98.069
Message concernant un arrêté fédéral sur les moyens financiers destinés à l'agriculture pour les années 2000 à 2003
du 18 novembre 1998
Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs,
Par le présent message, nous vous proposons d'approuver le projet d'arrêté fédéral simple fixant les fonds affectés, dans les années 2000 à 2003, aux domaines sui- vants.
amélioration des bases de production,
promotion de la production et des ventes,
paiements directs.
Nous vous prions d'agréer, Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs, l'assurance de notre haute considération.
18 novembre 1998
Au nom du Conseil fédéral suisse: Le président de la Confédération, Cotti Le chancelier de la Confédération, Couchepin
40238
1998-503
1477
5.7
Condensé
La nouvelle loi sur l'agriculture du 29 avril 1998 prévoit que les fonds desti- nés aux principaux domaines d'application sont autorisés par un arrêté fédéral simple pour quatre ans au plus (art. 6).
La nouvelle politique agricole apporte des modifications essentielles tant au système des instruments d'action qu'à l'allocation des ressources financières. Le soutien lié à la production étant partiellement remplacé par les paiements directs, la plupart des versements de la Confédération aux exploitations agri- coles deviennent un élément important du rendement brut. En fixant le cadre financier pour quatre ans, les pouvoirs publics offrent aux agriculteurs des conditions générales stables et déterminent; en même temps, le plafond des dépenses de la Confédération pour l'agriculture.
Le présent message propose de fixer comme suit les enveloppes financières destinées aux quatre années 2000 à 2003 :
1037 millions de francs pour l'amélioration des bases de production;
3490 millions de francs pour la promotion de la production et des ventes;
9502 millions de francs pour les paiements directs.
Les enveloppes financières couvrent plus de 95 % du budget de l'agriculture. Les sommes demandées figurent dans le plan financier actuel pour les années 2000 à 2002. Les montants pour 2003 seront fonction de l'évolution enregis- trée au cours des années précédentes. L'enveloppe financière réservée à la promotion de la production et des ventes est déterminée par les dispositions transitoires de l'art. 187, al. 12, de la nouvelle loi sur l'agriculture, concer- nant la réduction des dépenses pour le soutien du marché. Les fonds demandés suffiront à maintenir les revenus agricoles, à condition que les prévisions re- latives à l'évolution des prix et à la diminution des coûts se confirment.
En dehors des enveloppes financières, les mesures temporaires destinées à alléger le marché en cas d'urgence visées à l'art. 13 de la loi sur l'agriculture sont les seules possibilités d'intervention autorisées.
D'après la répartition des fonds entre les quatre années, les dépenses pour l'agriculture comprises dans les enveloppes financières baisseront au-dessous de 3,5 milliards de francs.
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e
Message
1 Partie générale
11 Point de la situation
L'arrêté fédéral proposé correspond au mandat fixé à l'art. 6 de la loi du 29 avril 1998 sur l'agriculture!) (LAgr), selon lequel les fonds destinés aux principaux domaines d'application doivent être autorisés par un arrêté fédéral simple pour quatre ans au plus. La politique agricole gagne ainsi en prévisibilité et en conti- nuité. Le présent message a été déjà annoncé dans celui concernant la Politique agricole 20022).
12 Enveloppes financières destinées à l'agriculture
121 Finalité des enveloppes financières
La première étape de la réforme agricole a eu essentiellement pour objet de séparer la politique des prix de celle des revenus. Diverses mesures visant à soutenir di- rectement ou indirectement les prix et l'écoulement de produits ont été réduites, alors que les paiements directs ont été développés. Depuis, ces derniers détermi- nent donc largement le revenu agricole. La part des paiements directs aux recettes totales de l'agriculture représentait déjà 23 % en 19963). En fixant des enveloppes financières pour quatre ans, les pouvoirs publics atteignent deux objectifs: d'une part, ils offrent aux agriculteurs des conditions générales stables, ce qui satisfait à un impératif d'ordre institutionnel4). D'autre part, ils répondent à l'exigence d'une planification pluriannuelle des dépenses.
En outre, la prévisibilité de l'engagement financier de l'Etat permet de rendre l'agriculture plus compétitive. Grâce à la réduction de l'intervention régulatrice des autorités publiques, producteurs, transformateurs et commerçants auront un
1 RS 910.1; RO 1998 3033
2 Message concernant la réforme de la politique agricole: Deuxième étape (Politique agricole 2002)
3 USP: Comptes économiques de l'agriculture suisse pour les années 1990 à 1997, Brougg 1998
4 Message sur la Politique agricole 2002: FF 1996 IV 1
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intérêt direct à fournir une bonne prestation sur le marché5). Les paiements directs devraient constituer une base solide du revenu pour les exploitations paysannes en vue de leur activité sur le marché. Les entreprises de transformation et de com- merce doivent également pouvoir compter dans leur activité sur des conditions-ca- dre financières de la part de la Confédération. Or, les modifications à court terme créent un climat d'insécurité et nuisent à l'adaptation au marché à tous les ni- veaux.
122 Enveloppes financières: instrument régulateur de la politique agricole
La régulation des dépenses de la Confédération est régie par la loi fédérale du 6 octobre 1989 sur les finances de la Confédération6) (LFC). En adoptant une enve- loppe financière (art. 32 LFC), l'Assemblée fédérale fixe pour plusieurs années le montant maximum des fonds pour certains domaines d'activité. Il s'agit là de déci- sions de financement sous forme d'un arrêté fédéral simple, qui supposent une base légale. Elles permettent de séparer l'acte normatif de base et le financement7). En l'occurrence, cette séparation est déjà prévue dans l'acte normatif de base, c'est-à-dire dans la LAgr (art. 6), et les raisons de ce choix sont exposées dans le message y relatif8). Pour réellement atteindre ses objectifs - prévisibilité et conti- nuite de la politique menée par la Confédération dans un domaine - l'enveloppe financière doit aller de pair avec l'intention d'autoriser effectivement les dépenses prévues.
Nous proposons, ci-après, trois enveloppes financières portant sur les années 2000 à 2003 pour les principaux domaines de l'agriculture. Ces enveloppes ser- vent à fixer le maximum des dépenses de la Confédération pour ce secteur pendant quatre ans. Quant aux crédits de paiements, ils devront être approuvés chaque annéc, dans le cadre du budget fédéral. Cette solution permettra d'adapter les tran- ches annuelles aux besoins effectifs, compte tenu notamment des fluctuations dans la production.
5 Message sur la Politique agricole 2002: FF 1996 IV 20
6 RS 611
7 Message relatif à la loi federale sur les finances de la Confédération: FF 1988 III 865
& Message sur la Politique agricole 2002; FF 1996 IV 94
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13 Réforme de la politique agricole
131 Etat de la réforme
Le Septième rapport sur l'agriculture, approuvé par le Conseil fédéral le 27 janvier 19929), posait les jalons d'une vaste réorientation de la politique agricole reflétant les profonds changements survenus dans le secteur primaire et le contexte écono- mique plus général, en Suisse et à l'étranger. La politique consistant à assurer le revenu en protégeant les prix de certains produits a entraîné une intensification de la production, portant parfois atteinte à l'environnement. Le niveau élevé des prix favorisait le tourisme alimentaire et mettait ainsi en danger les parts de marché de notre agriculture.
La stratégie envisagée pour résoudre ces problèmes se compose des éléments sui- vants:
séparer davantage la politique des prix de celle des revenus;
rendre l'écologie attrayante du point de vue financier;
réduire les interventions de l'Etat sur le marché de manière à améliorer la compétitivité du secteur agro-alimentaire.
Le Conseil fédéral a initié la première étape de la réforme en approuvant, le27 jan- vier 1992, le message concernant la Politique agricole avec des paiements directs compensatoires10) et le Septième rapport sur l'agriculture. Le 9 octobre 1992, le Parlement a adopté les art. 3la et 31b LAgr, base légale des paiements directs qui ne sont pas liés au produit. De 1993 à 1997, le Conseil fédéral a résolument pour- suivi sa stratégie de séparation de la politique des prix de celle des revenus dans le cadre des décisions relatives au revenu paysan: d'une part, il a réduit le soutien des prix et les paiements directs liés au produit; d'autre part, il a augmenté les nouveaux paiements directs qui n'ont pas d'incidence sur la production.
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9 FF 1992 II 140
10 Message concernant la modification de la loi sur l'agriculture, fre partie: Politique agricole avec des paiements directs compensatoires: FF 1992 II 1
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Les prix du lait, des céréales, des betteraves sucrières, des oléagineux, etc., béné- ficiant d'un soutien administratif, ont été réduits au cours de cette période, de sorte que les recettes de l'agriculture provenant de la vente de ces produits ont baissé d'environ 1 milliard de francs. En parallèle, la somme des paiements directs a été majorée d'autant. La chute des prix payés pour des produits dont les prix et l'écoulement ne sont pas garantis par l'Etat a également entraîné un manque à ga- gner avoisinant 1 milliard de francs. Notamment les prix de la viande de boeuf se sont effondrés: le recul persistant de la consommation, aggravé par la crise ESB, s'est traduit par une offre excédentaire.
En 1995 et 1996, les principales réductions de prix ont été compensées par l'augmentation des paiements directs écologiques, notamment des contributions pour la production intégrée et pour l'agriculture biologique. Ces mesures ont en- traîné l'exploitation, en 1997, de plus de 70 % de la surface agricole utile selon les règles de la production intégrée et de 6 % selon celles de la culture biologique. Le budget 1998 prévoit 809,25 millions de francs pour les paiements directs complé- mentaires et 750,5 millions de francs pour les contributions écologiques. L'exigence fixée par le Parlement au moment de l'adoption de la base légale des nouveaux paiements directs, selon laquelle un équilibre financier entre les paie- ments directs complémentaires et les contributions écologiques devait être atteint après une période d'introduction (art. 31b, al. 4, LAgr), a été ainsi remplie.
Le peuple et les cantons ont approuvé le 9 juin 1996 le nouvel article agricole de la constitution fédérale (31 octics cst). Celui-ci définit les tâches incombant à l'agri- culture et les principales mesures de politique agricole. Elaboré au cours de la réforme agricole, cet article en est le fondement constitutionnel. La nouvelle loi sur l'agriculture, qui concrétise les dispositions constitutionnelles, a été adoptéc par le Parlement le 29 avril 1998. Le peuple et les cantons ont clairement rejeté le 27 septembre 1998 l'initiative populaire «Pour des produits alimentaires bon mar- ché et des exploitations agricoles écologiques». La nouvelle loi sur l'agriculture est ainsi fondée sur une base constitutionnelle moderne solide.
La deuxième étape de la réforme a pour objectif principal d'améliorer la compétiti- vité du secteur agro-alimentaire tout entier. La nouvelle loi sur l'agriculture ne fournit donc plus de base légale aux garanties de prix, d'écoulement et de marges. Les mesures de soutien du marché sont toujours nécessaires, mais elles devraient être conçues de manière à promouvoir la prestation. Tous les acteurs concernés, des producteurs aux détaillants, doivent avoir un intérêt direct à ce que les pro- duits se vendent bien, l'objectif étant de conserver les débouchés et de tirer la valeur ajoutée maximale de la vente des produits.
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De par l'adoption du train d'ordonnances relatives à la Politique agricole 2002. le Conseil fédéral concrétise les dispositions légales. Les agriculteurs et les entre- prises de transformation et de commerce situées en aval en sentiront directement les effets au début ou dans le courant de 1999. Des instruments de soutien du mar- ché conformes aux règles de la concurrence constituent l'innovation principale. Ainsi, le supplément pour le lait transformé en fromage permet d'abroger une mul- titude de réglementations garantissant les prix et l'écoulement de produits. Le do- maine laitier a fait jusqu'ici l'objet de plus de 50 actes législatifs de différents ni- veaux. La nouvelle organisation du marché exige quatre ordonnances du Conseil fédéral, une du Département fédéral de l'économie (DFE) et une de l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG). Dans le domaine des paiements directs, les ordonnances fixent des conditions-cadre uniformes, telles que les limites de revenu et de for- tune, visées à l'art. 70 de la loi sur l'agriculture. Les prestations écologiques re- quises deviennent le préalable de tous les paiements directs.
Le peuple et les cantons devront se prononcer le 29 novembre 1998 sur le nouvel article céréalier adopté par le Parlement au même moment que la loi sur l'agriculture, sur la base du message concernant la Politique agricole 200211). En vertu de ses dispositions, il est prévu d'abroger en 2001 la réglementation du mar- ché céréalier et de mettre en place le marché unique des céréales panifiables et fourragères.
La révision de la loi sur le droit foncier rural et de la loi sur le bail à ferme agri- cole12), qui font également partie de la deuxième étape de la réforme, a été adoptée par le Parlement le 26 juin 1998. Le Conseil fédéral entend mettre en vigueur les deux lois précitées en même temps que le train d'ordonnances relatif à la Politique agricole 2002. L'assouplissement des dispositions relatives à la politique structu- relle dans ces deux lois facilite l'évolution des structures agricoles.
11 Message sur la Politique agricole 2002, 2º partie: Nouvel article céréalier constitutionnel de durée limitée; FF 1996 IV 370
12 Message sur la Politique agricole 2002, 3e partie: Droit foncier rural et bail à ferme agricole: assouplissement des dispositions relatives à la politique structurelle: FF 1996 IV 378
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En se référant également au message sur la Politique agricole 200213), le Parlement a adopté une modification de la loi sur les épizooties le 26 juin 1998. Il est prévu de réviser l'ordonnance y relative et notamment d'instituer une obligation d'identification et d'enregistrement, afin que l'on puisse saisir intégralement la circulation des animaux et reconstituer leur cheminement. de l'exploitation où ils sont nés à l'abattoir.
132 Rôle du présent arrêté fédéral dans la réforme
L'agriculture suisse et la politique agricole continueront de se transformer. Si les négociations bilatérales avec l'UE aboutissent, il en résultera un meilleur accès aux marchés européens pour certains produits agricoles importants, dont le fro- mage. L'ouverture progressive des marchés va de pair avec le processus de ré- forme interne. La nouvelle loi sur l'agriculture et le train d'ordonnances que le Conseil fédéral doit adopter ont été conçus dans cette perspective. Les conditions générales, telles que le niveau de protection douanière et les fonds destinés à fi- nancer les mesures de soutien du marché, ont pour objectif de réduire de moitié les différences de prix par rapport à l'UE d'ici à l'an 2003. Une adhésion à l'UI: aurait des incidences encore plus fortes sur la politique agricole suisse. Les con- séquences possibles de divers scénarios relatifs au rapprochement de la Suisse à l'UE seront décrites dans un chapitre spécial du rapport 1999 du Conseil fédéral sur l'intégration européenne.
Conformément à la décision de la Conférence ministérielle de l'OMC, qui s'est déroulée à Genève en mai 1998, il y a lieu d'élaborer, d'ici à fin 1999, des propo- sitions relatives au déroulement du prochain tour de négociations. On peut ainsi supposer qu'au début de l'an 2000, des pourparlers sur la poursuite de la libérali- sation dans le secteur agricole seront entamés. Ils porteront probablement sur les domaines dans lesquels des engagements ont déjà été pris (accès au marché, sou- tien dans le pays, subventions à l'exportation). Dans ce contexte, il sera aussi davantage tenu compte de la multifonctionnalité de l'agriculture («non-trade con- cerns»).
13 Message sur la Politique agricole 2002, 4º partie: Modification de la loi sur les epizooties en .ce qui concerne l'identification des animaux et l'enregistrement des troupeaux d'animaux de rente: FF 1996 IV 393
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L'art. 187 LAgr contient de nombreuses dispositions transitoires, dont la plupart ont pour objectif d'assurer le passage en douceur de l'ancien au nouveau régime. Ainsi, l'al. 12 fixe la réduction des moyens financiers destinés au soutien du mar- ché et l'al. 13 ordonne une évaluation des conséquences de toutes les mesures prises en vue de la promotion de la production et des ventes cinq ans après l'entrée en vigueur de la loi; les autres instruments (p. ex. amélioration des bases de production et paiements directs) peuvent aussi être pris en considération. Il faudra par exemple examiner après un certain temps, dans quelle mesure le sys- tème des paiements directs est encore satisfaisant en ce qui concerne la rémunéra- tion des prestations d'intérêt public, notamment des prestations écologiques parti- culières et la finalité sociale. Par ailleurs, les dispositions de l'art. 185 LAgr per- mettent d'évaluer régulièrement les mesures de politique agricole sur la base de données fiables.
L'arrêté fédéral fixant l'enveloppe financière indique aux paysans les montants de paiements directs auxquels ils peuvent s'attendre ces prochaines années et les fonds destinés à l'amélioration des bases de production. Les perspectives finan- cières à moyen terme sont donc claires. Tant les agriculteurs que les entreprises de commerce et de transformation sauront ainsi quels montants la Confédération veut affecter au soutien du marché. Les intéressés pourront en déduire le niveau de prix probable ainsi que des prévisions concernant l'évolution du marché. L'approbation des enveloppes financières par l'Assemblée fédérale n'équivaut pas à une autorisation de dépenses; elle signale toutefois la volonté du Parlement d'utiliser de fait les sommes prévues. Enfin, l'arrêté fédéral indique que ces enve- loppes financières ne seront probablement pas augmentées pour les différents do- · maines d'application dans les années 2000 à 2003.
14 Les trois enveloppes financières
141 Trois domaines d'activité
141.1 Synthèse
Les trois enveloppes financières. couvrent les principaux domaines d'activité de l'agriculture, à savoir l'amélioration des bases de production, la promotion de la production et des ventes, ainsi que les paiements directs. Ces domaines corres- pondent à la structure du compte financier de la Confédération tel qu'il est pré- senté dans le budget 1999. La classification usuelle des instruments de politique
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agricole, déjà prévue dans le Septième rapport sur l'agriculture(+) et dans le mes- sage concernant la Politique agricole 200215), est présentée sous une forme adap- tée dans le tableau synoptique 1.
Tableau synoptique 1
Soutien financier des mesures de politique agricole
Amélioration dès bases de production
Conditions-cadre de la production et de l'écoulement
Paiements directs
Aide à l'investissement pour améliorations structurelles
contributions à fonds perdu
crédits d'investissements
aide aux exploitations
Allégement du marché (*) (art. 13 LAgr)
Contributions à l'exportation (p. ex. bétail de rente ou d'élevage)
Soutien du marché du lait:
supplément versé pour le lait . transforme en fromage
supplement de non-ensilage
promotion des ventes dans le pays
aides à l'exportation
Paiements directs écologiques
Lutte contre les maladies et parasites des plantes (*)
Promotion des ventes dans le pays et à l'étranger (mesures de commu- nication)
Paiements directs généraux
contributions à la surface
contributions pour la garde d'animaux consommant des fourrages grossiers
contributions pour la garde d'animaux dans des conditions difficiles
Stations de recherches (*)
Contributions pour la vulgarisation (*)
Contributions pour les sélec- tions vegetale et animale
Contributions à la production et à la mise en valeur: sucre. oleagineux. pommes de terre. fruits, semences, matières premières renouvelables
contributions écologiques pour la protection des caux
contributions d'estivage
(*) Ces positions ne concernent pas les enveloppes financières
14 FF 1992 II 140
15 FF 1996 IV 94
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Fragmenter davantage le champ d'application et augmenter le nombre d'enveloppes financières limiterait inutilement la marge de manoeuvre pour l'allocation des res- sources à moyen terme. Ainsi, le regroupement des fonds destinés à la production et à l'écoulement permet, au besoin, de déplacer les montants d'un produit à l'autre lors de l'établissement du budget et du plan financier. Quant aux paiements directs, ils permettent, par exemple, de faire face à une évolution imprévue des cheptels donnant droit à la contribution ou de la participation aux programmes écologiques. Nous donnons ci-après une description de chaque domaine d'application.
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141.2 Amélioration des bases de production
Les mesures prises à ce titre visent avant tout à réduire les frais et à améliorer la qualité des produits, c'est-à-dire à augmenter la compétitivité de l'agriculture. El- les sont fondées sur l'art. 31octies de la constitution, plus particulièrement sur l'al. 3, let. e.
L'enveloppe financière porte sur les mesures suivantes:
a. Mesures d'accompagnement social (tit. 4 LAgr)
L'aide aux exploitations paysannes permet de convertir des dettes par des prêts sans intérêts dans les cas de rigueur qui ne peuvent pas être imputés à l'intéressé. Elle a eu peu de poids jusqu'à présent. A l'avenir, l'allégement du fardeau de la dette pourrait gagner en importance par rapport à la promotion des investissements. Ces deux instruments sont complémentaires.
b. Amélioration des structures (tit. 5 LAgr)
Ces mesures comprennent:
les contributions pour l'amélioration de l'infrastructure (remaniements parcellaires, dessertes, adductions d'eau, etc.);
les contributions pour la transformation et la construction de bâtiments d'exploitation dans la région de montagne et des collines;
les crédits d'investissements alloués comme prêts sans intérêts et destinés à financer des bâtiments d'habitation et d'exploitation, ainsi que l'aide ini- tiale.
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L'aide initiale aux jeunes agriculteurs, instituée par la Politique agricole 2002, nécessite une forte augmentation des fonds dans le domaine des crédits d'investissements. N'étant pas liée à des investissements particuliers, elle répond le mieux au principe du financement de base permettant d'alléger le service des intérêts.
c. Encouragement de la sélection végétale et animale (tit. 6, chap. 3, LAgr)
La Confédération soutient les travaux visant à fournir aux agriculteurs du matériel végétal et animal d'excellente qualité et approprié du point de vue écologique. Il importe de préserver et d'améliorer les ressources génétiques de l'agriculture.
141.3 Promotion de la production et des ventes
En vertu de l'article 31octies, al. 1, cst., l'agriculture doit remplir ses tâches d'intérêt public par une production durable et adaptée aux exigences du marché. Elle doit prendre des mesures permettant à l'agriculture suisse de s'imposer face à une forte concurrence et de s'adapter à un marché libéralisé. Si l'on veut axer la production sur le marché, le marketing est indispensable. La Confédération sou- tient dès lors les efforts consentis dans ce domaine par les producteurs. Cette me- sure s'ajoute au soutien des prix et devrait faciliter le passage aux nouvelles con- ditions du marché. Elle sert par ailleurs à limiter le besoin en paiements directs. Toutes ces mesures se fondent sur le titre 2 de la loi sur l'agriculture. L'enveloppe financière porte sur les mesures suivantes:
a. Promotion des ventes (art. 12 LAgr)
Les contributions octroyées pour des mesures de promotion des ventes (com- munication) prises à titre privé sont destinées à augmenter la valeur ajoutée tirée des produits agricoles.
b. Economie laitière (art. 38 à 41 LAgr)
Compte tenu de la concurrence accrue régnant sur les marchés intérieur et extérieur, la Confédération soutient le prix à la production du lait transformé en fromage à l'aide de suppléments (supplément pour le lait transformé en fromage, supplément de non-ensilage). Elle verse des aides destinées à pro- mouvoir les ventes dans le pays, notamment pour le beurre et pour la matière grasse du lait. Les aides à l'exportation, quant à elles, visent à maintenir le niveau de la production laitière.
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c. Economie animale (art. 26, 50 et 52 LAgr)
Grâce aux contributions à l'exportation, la Suisse est en mesure d'exporter annuellement quelque 10000 têtes de gros bétail et, partant, d'assurer l'utilisation d'une surface d'environ 8000 hectares dans la région de monta- gne et des collines, à condition que nos pays voisins lèvent les restrictions à l'importation imposées en raison de l'ESB. La taxation neutre de la qualité dans les abattoirs et sur les marchés publics surveillés, les mesures destinées à alléger le marché de la viande et celui des oeufs, ainsi que le soutien de la production des oeufs dans les exploitations paysannes, sont financés par des droits de douane à affectation spéciale, perçus sur les importations.
d. Production végétale (art. 54 à 59 LAgr)
La Confédération confie à l'économie sucrière un mandat de prestations pour assurer la production suisse de betteraves sucrières. Elle verse aussi des contributions pour la culture et la transformation des oléagineux, des légumi- neuses à graines, des pommes de terre, des semences et des matières premiè- res renouvelables; sinon, ces cultures seraient abandonnées dans notre pays. Or, leur maintien répond à un intérêt public (e.a. sécurité alimentaire). Quant aux contributions versées pour la transformation des fruits, elles sont néces- saires pour la mise en valeur des récoltes abondantes et servent surtout à préserver les arbres fruitiers haute-tige.
e. Economie viti-vinicole (art. 58 et 66 LAgr)
Les droits de douane à affectation spéciale perçus sur les importations ser- vent à financer le maintien des surfaces viticoles (contributions pour des ter- rains en forte pente et en terrasses) et à promouvoir la vente de produits viti- coles de qualité. Ces dépenses sont intégrées dans l'enveloppe financière (comme dans le cas du fonds «viande»).
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141.4 Paiements directs
L'octroi des paiements directs se fonde sur l'art. 31octies, al. 3, let. a et b, cst. L'enveloppe financière porte sur les mesures suivantes:
a. Paiements directs généraux (tit. 3, chap. 2, LAgr)
Les paiements directs généraux comprennent, d'une part, des contributions liées à la surface et au nombre d'animaux, versées dans tout le pays et, d'autre part, des contributions liées à la surface et au nombre d'animaux, des- tinées à compenser les conditions difficiles, dans la région de montagne et des collines (cf. tableau synoptique 2). Ces paiements servent, entre autres, à assurer l'exploitation du sol. Il est notamment prévu d'octroyer des contribu- tions pour la garde d'animaux consommant des fourrages grossiers. Ces con- tributions seront désormais versées non seulement pour les vaches dont le lait n'est pas commercialisé, mais aussi pour d'autres animaux, tels que les équidés, les moutons, les chèvres et les génisses. Par contre, il ne sera pas alloué de contributions pour les vaches laitières dont le lait est destiné à la commercialisation.
b. Paiements directs écologiques (tit. 3, chap. 3, LAgr)
Le système institué en 1993 subit quelques changements. Les paiements di- rects écologiques comprennent dorénavant aussi les contributions versées pour la culture extensive de céréales fourragères et panifiables ainsi que de colza. Au contraire, la production intégrée en est exclue, car les prestations y relatives devront à l'avenir être fournies par tous les agriculteurs souhaitant toucher des paiements directs. Les fonds affectés jusqu'à présent à ce mode de production seront donc transférés à la rubrique des paiements directs gé- néraux.
La loi sur la protection des eaux 16) (LEaux) a été révisée parallèlement à la loi sur l'agriculture. L'art. 62a LEaux prévoit que la Confédération alloue des indemnités pour les mesures prises par l'agriculture afin d'éviter le ruisselle- ment et le lessivage de substances.
16 RS 814.20; RO 1997 2243
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Les contributions d'estivage font désormais partie des paiements directs éco- logiques. Elles servent à assurer l'exploitation de la région d'estivage en de- hors de la surface agricole utile proprement dite. Elles contribuent d'une ma- nière substantielle à la protection et à l'entretien du paysage rural et, par là. à la sauvegarde du caractère particulier de ces régions.
Systématique des paiements directs
Tableau synoptique 2
Surfaces
Animaux
Promotion de l'exploitation des terres sur l'ensemble du territoire
Contributions à la surface
Contributions pour la garde ! d'animaux consommant des fourrages grossiers
Compensation des. conditions de production difficiles
Contr. générales pour terrains et surfaces viticoles en pente
Contributions pour la garde d'animaux dans des conditions difficiles
Contributions écologiques
culture biologique surfaces de compensation écologique garde d'animaux de rente programmes de culture extensive
Contributions écologiques pour la protection des eaux
Contributions d'estivage
142 Domaines de dépenses exclus des enveloppes financières
C'est pour garantir une plus grande souplesse que les dépenses consenties pour l'administration, la recherche, la vulgarisation agricole et la lutte contre les rava- geurs et les maladies des plantes ne seront pas réglées dans le cadre des envelop- pes financières. En effet, elles n'entrent pas dans le cadre prévu par l'art. 6 LAgr.
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Restent comme possibilité d'intervention en dehors des enveloppes financières, les mesures de durée limitée destinées à alléger le marché (art. 13 LAgr), que la Confédération peut prendre en vertu de l'art. 5, al. 2, LAgr (mesures visant à amé- liorer les revenus).
Ne relèveront pas non plus du champ d'application des enveloppes financières les dépenses relatives aux stations fédérales de recherches et d'essais (stations de recherches) ni celles du haras fédéral. Dès le 1er janvier 2000, les stations de re- cherches seront gérées par mandat de prestations et enveloppe budgétaire (GMEB), les moyens financiers devant être obtenus à l'aide de crédits par la voie budgétaire ordinaire.
Parmi les autres dépenses en faveur de l'agriculture, on relèvera les allocations familiales, le remboursement de l'impôt sur les carburants et, indirectement, les contributions à l'exportation de produits agricoles transformés. Elles ne sont pas administrées par l'Office fédéral de l'agriculture et n'entrent pas dans le montant des enveloppes financières demandées.
15 Montants nécessaires
. 151 Accomplissement des tâches et évolution structurelle supportable au plan social
Les moyens financiers affectés à la politique agricole doivent, en premier lieu, être. suffisants pour permettre à l'agriculture d'assumer ses tâches constitutionnelles. Depuis la Seconde Guerre mondiale, cette condition a toujours été remplie. Comme nous l'avons exposé ci-dessus, les instruments de la politique agricole continuent d'être développés en vue d'une utilisation ciblée des fonds disponibles. Ce soutien reste adapté à la structure particulière de l'agriculture suisse, caractéri- sée par un grand nombre de petites exploitations. Lors des débats parlementaires sur la politique agricole 2002, les propositions visant à accélérer l'évolution structurelle ont été rejetées au profit d'une évolution socialement supportable. suivant le rythme des générations, laquelle devrait néanmoins conduire à des structures compétitives. Les fonds réservés à l'agriculture dans le plan financier 2000 à 2002 du 28 septembre 1998 suffisent à cet effet. Les montants des paie- ments directs versés par hectare et par animal devraient rester stables. Par contre, le soutien lié aux produits diminuera progressivement. La rationalisation et la di- minution des coûts devraient permettre de compenser la baisse des prix qui en résultera.
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152 Impératifs financiers
0
Les incidences financières de la réforme agricole ont été suivies dès le début. Ainsi, l'Institut d'économie rurale de l'EPF de Zurich a évalué les conséquences de l'accord de l'OMC!7) sur l'agriculture18). Ce même institut a été mandaté pour apprécier l'impact de la politique agricole 200219). L'objectif principal consistait à réduire de moitié l'écart entre la Suisse et l'Union européenne en ce qui concerne les prix à la production des denrées agricoles. On a admis l'hypothèse d'une aug- mentation de la productivité de 1 % par année et une diminution annuelle du nom- bre d'exploitations (évolution structurelle) de 2 %. Les auteurs de l'étude ont éta- bli le besoin en paiements directs de telle façon que le revenu des agriculteurs ayant réussi à s'adapter aux nouvelles conditions augmente de 1 % par an. Les résultats sont présentés dans le message sous le chiffre 31120). En considération des limites prévisibles des paiements directs, il était déjà clair à ce moment-là que les aides à l'investissement devraient constituer une partie du montant supplémen- taire nécessaire. Au total, les paiements directs et les crédits d'investissements indispensables s'élèvent à 1.2 milliard de francs. Après avoir adopté le message relatif à la Politique agricole 2002, le Conseil fédéral a prévu une nouvelle réparti- tion des fonds dans les plans financiers; en raison de la mise en oeuvre de la nou- velle politique agricole, les moyens financiers passeront de la garantie des prix et de l'écoulement aux paiements directs et aux aides à l'investissement.
Lors du débat portant sur le message relatif à PA 2002, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national a exigé des explications complé- mentaires concernant les conséquences de cette redistribution sur l'agriculture et
0
17 Message 2 GATT, chiffre 431.11; FF 1992 IV 1171
18 Rieder P., Rösti A., Jörin R .: Auswirkungen der GATT-Uruguay-Runde auf die schweize- rische Landwirtschaft, Zürich 1994
19 Rieder P., Rösti A., Jörin R .: Auswirkungen der Agrarpolitik 2002, notwendige Stützung für die Landwirtschaft in Abhängigkeit veränderter Rahmenbedingungen, Zürich 1996
20 Message sur la Politique agricole 2002; FF 1996 IV 288
1493
.
les perspectives financières. Dans un rapport complémentaire21), l'administration a circonstancié les perspectives présentées dans le message précité.
La disposition transitoire inscrite à l'art. 187, al. 12, LAgr prescrit la réduction des moyens financiers destinés au soutien du marché. Dans les cinq ans à compter de l'entrée en vigueur de la loi, ces fonds devront diminuer d'un tiers par rapport au niveau de 1998, ce qui équivaut à un montant d'à peine 400 millions de francs. · Les enveloppes financières pour les années 2000 à 2003 ont été calculées en con- séquence (cf. ch. 23).
Vu la situation tendue en matière de revenus agricoles, la diminution du soutien du marché liée à la mise en oeuvre de la Politique agricole 2002 et le plafonnement de la plupart des chiffres contenus dans le plan financier, le Conseil fédéral ne pro- pose pas d'autres réductions des dépenses agricoles dans son message concernant le programme de stabilisation de 1998.
153 Nouvelles conditions-cadre et revenu agricole
153.1 Evolution du revenu sectoriel
Pour apprécier la situation économique de l'agriculture au sens de l'art. 5 LAgr, on se fonde surtout sur les comptes globaux de l'agriculture. Ceux-ci sont établis par le secrétariat de l'Union suisse des paysans (USP), sur mandat et sous la sur- veillance de l'OFAG et de l'Office fédéral de la statistique (OFS), conformément au système européen des comptes généraux de l'économie publique (Eurostat). Reconnue au plan international, cette méthode permet de comparer nos données avec celles d'autres pays. Les résultats sont transmis à diverses organisations internationales, dont l'OCDE et l'ONU.
Les comptes économiques de l'agriculture saisissent, d'une part, la production finale, qui correspond à la valeur de l'ensemble des denrées agricoles produites en Suisse et, d'autre part, les transferts à l'agriculture (subventions). La somme des
21 Rapport complémentaire sur le message concernant la réforme de la politique agri- cole:deuxième étape (Politique agricole 2002) à la Commission de l'économie et des redevan- ces du Conseil national sur 2€ proposition Kühne, motion d'ordre 38 Strahm, motion d'ordre 86 David, janvier 1997
1494
deux chiffres représente les recettes tirées de l'activité agricole. En sont déduits les prestations préliminaires et les impôts liés à la production. On obtient ainsi la valeur ajoutée réalisée par l'agriculture (valeur ajoutée brute au coût des facteurs). Cette dernière comprend aussi bien les amortissements, les intérêts versés sur les dettes, les fermages et le salaire des employés que le revenu de la main-d'oeuvre familiale rémunérant à la fois le travail et le capital propre investi. Les résultats des calculs sont publiés annuellement22).
La figure 1 illustre l'évolution de la production finale, de la valeur ajoutée et des revenus nets depuis 1990 (cf. tab. 3.6 en annexe). Elle reflète, à partir de 1993, l'effet produit par la première étape de la réforme agricole, qui a consisté à séparer la politique des prix de celle des revenus. Alors que la valeur de la production finale diminue suite à la baisse des prix, on enregistre une augmentation des trans- ferts (surtout paiements directs), c'est-à-dire de la différence entre la valeur ajou- tée brute aux prix du marché et la même valeur au coût des facteurs. Quant au re- venu sectoriel, il est resté stable pendant cette période. Il est à noter que la valeur de la production finale et le revenu ont chuté juste avant le début de la réforme, soit de 1989 à 1990. A cette époque, il était devenu impossible de maintenir le niveau des prix, et les paiements directs n'avaient pas encore été institués. C'est leur introduction qui mit finalement un terme à cette évolution.
o
22 Statistiques et évaluation de l'USP sur l'agriculture et l'alimentation: Comptes économiques de l'agriculture suisse et produit national brut, Brougg 1998
1495
I
i
Figure 1
Evolution de la production finale, de la valeur ajoutée et du revenu net aux prix courants (de 1990 à 1998) 0
12'000'000
10'000'000
8'000'000
en 1000 fr.
6'000'000
4'000'000
2'000'000
0
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996* 1997 ** 1998 ***
années
+- Valeur ajoutée brute aux prix du
-+- Valeur ajoutée brute au coût des
*- Revenu net de l'activité agricole pour la main-d'œuvre
· provisoire, 22.12.97
estimation 22.12.97
estimation 19.8.98
Calculs du Secrétariat de l'Union Suisse des Paysans Source: UPS, Statistiques et évaluations
Pour que la Suisse puisse maintenir ses parts de marché, on considère qu'il est nécessaire, dans une première étape, de réduire de moitié l'écart de prix par rap- port à l'UE. La diminution des fonds destinés au soutien des prix, prévue à l'art. 187, al. 12, LAgr entraînera donc une baisse des prix, qui ne sera plus com-
1496
.
pensée par une augmentation des paiements directs. En effet, on estime que les taux qui seront fixés dans l'ordonnance de 1999 sur les paiements directs ne se- ront plus relevés. Le montant total disponible devra correspondre à la participation accrue aux programmes écologiques et permettre le versement de contributions pour les animaux consommant des fourrages grossiers. On peut par contre s'attendre à une réduction des coûts suite à l'augmentation de la productivité et à l'évolution structurelle.
Ces deux dernières années, la Station fédérale de recherches en économie et tech- nologie agricoles de Tänikon (FAT) a développé un modèle permettant de simuler divers scénarios fondés sur les comptes économiques de l'agriculture. Le tableau 1 indique les résultats du scénario «Politique agricole 2002».
Tableau 1
Comptabilité du secteur agricole 1998 à 2003
Données en millions de francs
Modélisation
2000
2001
2002
2003
Production finale
7 993
7 447
.7 339
7 254
7 069
Subventions
2 500
2 569
2 547
2 588
2 626
Total (product. finale + subvent.)
10 493
10 016
9 886
9 842
9 695
Consommation intermédiaire
3 933
3 773
3 746
3 676
3 605
Amortissements totaux
1 865
1 864
1 814
1 794
1 773
Autres côuts structurels
1 775
1 826
1 809
1 815
1 828
(impôts, intérêts, fermages, salaires)
Revenu net de la famille
2 920
2 553
2 517
2 557
2 489
Variations par rapport à 1998 en pour-cent
12.6 %
13.8 %
12.4 %
14.8 %
= Estimation, état 19.8.1998, calcuis du Secrétariat de l'Union Suisse des Paysans
1497
Le rapport de la FAT-3 expose le mode de calcul et les hypothèses formulées sur la base des données fournies par l'OFAG.
D'après les modélisations, la valeur de la production finale baissera de 12 "n et les coûts de quelque 5 "% dans la période de 1998 à 2003, alors que les paiements directs (subventions) devraient augmenter de 5 %. Cette progression ne sera pas imputable à des taux de contributions plus eleves mais à une participation proba- blement accrue aux programmes écologiques et aux contributions pour les ani- maux consommant des fourrages grossiers. Les modélisations montrent par ailleurs une diminution de revenu de près de 15 "o, ce qui équivaut à une baisse de 2.5 à 3 % par an. Afin que le revenu par unite de main-d'oeuvre reste stable, il
. faudrait donc que les unités de main-d'oeuvre agricole diminuent dans la meme proportion. La valeur estimée est done supérieure aux 2 "a, sur lesquels on se fondait jusqu'à présent24). La pression économique accrue et la reprise conjonctu- relle pourraient effectivement déclencher un exode rural de cet ordre de grandeur. L'évolution de l'agriculture devrait néanmoins être socialement supportable.
153.2 Evolution du revenu des exploitations
.
Selon l'art. 5, al. 1, les mesures prévues dans la LAgr ont pour objectif de permet- tre aux exploitations remplissant les critères de durabilité et de performance éco- nomique de réaliser, en moyenne pluriannuelle, un revenu comparable à celui de la population active dans les autres secteurs économiques. Le mode d'appréciation du revenu sera regle par voie d'ordonnance dans le cadre des nouveaux textes adoptés en prévision de PA 2002.
La comparaison des revenus qui permet d'apprécier la situation économique de l'agriculture se fonde sur les résultats comptables de la FAT (env. 3500 exploita- tions). Or, on enregistre généralement une grande dispersion des chiffres clés re- latifs aux revenus, comme le confirme le tableau 2.
23 FAT, Entwicklung der landwirtschaftlichen Gesamtrechnung bis 2003, Ergebnis des Sektora- len Informations- und Prognosesystems für die Landwirtschaft Schweiz (SILAS), Tänikon 1998
24 Message sur la Politique agricole 2002; FF 1996 IV 288
1498
Tableau 2
Chiffres-clés des exploitations-témoins PI et Bio de la FAT pour 1995 à 1997
Classement selon le revenu du travail par unité de main-d'oeuvre normale* de la famille dans la région I (zone de grandes cultures et zones intermédiaires)
classées en fonction du revenu du travail
Moyenne 95-97
tranche infer. 25 %
: médiane 50 % .tranche super. !
50 %
25 %
Nombre-total d'exploitations
4 498
1 124
2 250
dont exploitations en fermage
768
120
376
272
Surface agricole utile
ha
20.24
18.75
19.51
23.20
Terres ouvertes
ha
9.79
8.1.
9.0
12.99
Vaches, total
nbre
15.8
15.8
16.2
15.0
Animaux, total
UGB
26.8
26.4
26.4
28.1
Actif total
fr.
758 183
813 570
718 039
783 164
dont capital propre total
fr.
438 050
455 564
416 244
464 196
Rendement brut total
fr.
236 412
204 013
224 378
293 202
dont paiements directs
fr.
35 999
33 983
34 567
40 884
Charges materielles
fr.
128 643
129 548
121 446
142 144
Revenu social
fr.
107 769
74 609
102 932
150 758
Frais des employés
fr.
19 660
22 774
15 877
24 123
Intérêts des dettes
fr.
11 382
13 707
10 597
10 628
Fermages
fr.
7 995
5 863
7 666
10 786
Revenu agricole
fr.
68 732
32 121
68 792
105 221
Revenu accessoire
fr.
14 979
19 664
13 371
13 512
Revenu total
fr.
83 711
51 785
82 163
118 733
Consommation de la famille
fr.
68 825
63 050
67 528
77 193
Formation de capital propre
fr.
14 886
14 635
41 540
Revenu du travail par UMON*famille fr.
39 695
11 514
38 393
75 754
!
..
Remarque: le calcul de l'intérêt servi sur le capital propre se fonde sur le taux d'intérêt applicable aux obligations de la Confédération (1995: 4.57%: 1996: 4.0%: 1997: 3.4%)
Source: FAT. Dépouillement centralisé des données comptables
1499
.
Conformément à l'art. 5, al. 1, LAgr, la situation économique des exploitations est appréciée en fonction du revenu de la population active dans les autres secteurs économiques de la même région. C'est pourquoi les indicateurs relatifs à la com- pétitivité et à la viabilité des exploitations sont calculés par région. Ainsi, le re- venu des paysans de montagne est comparé avec les salaires d'employés tra- vaillant dans cette région. A cet effet, l'ordonnance dont il a été question plus haut distribue les exploitations agricoles en trois régions:
. région 2: zone des collines et zone de montagne I;
Pour 1996, on a réparti les exploitations entre les régions définies ci-dessus en fonction du revenu de travail annuel par unité de main-d'oeuvre normale (tab. 3).
Tableau 3
Revenu du travail: moyenne des exploitations de 1995 à 1997, par région
Région /
Région 2
Région 3
Nombre d'exploitations
4 498
2 605
2 366
Revenu du travail, moyenne
fr.
41 206
31 114
22 870
Revenu comparable
fr.
61 080
55 843
51 411
Exploitations atteignant ou dépassant
le revenu comparable
%
18.9
10.6
5.3
Remarque: le calcul de l'intérêt servi sur le capital propre se fonde sur le taux d'intérêt applicable aux obligations de la Confédération (1995: 4,57%; 1996: 4.0%; 1997: 3,4%).
Source: FAT, Dépouillement centralisé des données comptables
L'analyse montre qu'une part des exploitations a réalisé un revenu comparable, la proportion n'étant toutefois pas la même dans toutes les régions. Compte tenu des éléments exposés au chiffre 153.1 et des ressources disponibles, la situation res- tera probablement inchangée pendant toute la période couverte par les enveloppes financières, à condition, bien sûr, que les hypothèses en matière de diminution de
1500
i
coûts et d'évolution structurelle, admises dans les calculs, se vérifient. Selon le message concernant la nouvelle loi sur l'agriculture, l'objectif de l'art. 5, al. . 1, LAgr est considéré comme atteint si une part importante des exploitations-témoins comptables parvient à réaliser un revenu comparable25).
On se référera aussi à l'art. 5, al. 3, LAgr, selon lequel il convient de prendre en considération les autres branches de l'économie et la situation économique de la population non paysanne. La protection et le soutien dont bénéficie notre agricul- ture se traduisent par des prix élevés et des impôts qui viennent grever le budget des consommateurs et des contribuables. Les fonds servant à les financer sont en règle générale le fruit d'activités exercées dans des conditions de concurrence. L'industrie d'exportation doit couvrir ses frais de production en Suisse tout en écoulant les biens et les services aux prix pratiqués sur les marchés étrangers. C'est pourquoi la population non agricole peut demander que l'allocation du tra- vail et du capital soit efficiente dans l'agriculture également.
25 Message sur la Politique agricole 2002; FF 1996 IV 90
0
1501
2 Partie spéciale
21 Aperçu
Comme nous l'avons expliqué au chiffre 14, nous proposons trois enveloppes financières dont le montant se fonde en grande partie sur le plan financier du 28 septembre 1998. Quant aux chiffres prévus pour l'an 2003, ils résultent d'une extrapolation de l'évolution enregistrée. les années précédentes.
Toutefois, on constate de légers écarts entre les rubriques du plan financier et les enveloppes financières. Cela vaut également pour la comparaison entre les an- nées.De nouvelles donnéeset des considérations tenant à la structure du plan fi- nancier ont conduit à quelques mutations entre les rubriques. Les dépenses totales prévues pour les années 2000 à 2002 ne dépasseront cependant pas le plafond fixé dans le plan financier.
Les tableaux ci-après indiquent la composition des enveloppes financières. Ils font notamment ressortir l'importance accordée actuellement aux diverses mesures. Ces tableaux n'ont qu'un caractère indicatif. Ils ne fixent pas les tranches annuel- les ni ne répartissent les montants entre les rubriques budgétaires. Cette tâche incombe au Parlement dans le cadre des délibérations budgétaires annuelles.
Tableau 4
Les enveloppes financières: récapitulation
2000
2001
2002 - 2003
en millions de francs
Amélioration des bases de production
221
272
272
272
1037
Production et écoulement
994
889
820
787
3490
Paiements directs
2321
2366
2396
2419
9502
Total
3536
3527
3488
3478
14'029
1502
Les enveloppes financières couvrent plus de 95 % du budget de l'OFAG. Les chif- fres montrent qu'à partir de 2001, les dépenses de la Confédération pour l'agriculture diminueront.
22 Amélioration des bases de production
L'enveloppe financière fixée pour l'amélioration des bases de production résulte de l'évolution des mesures prévue dans le plan financier:
a. Aide aux exploitations paysannes
Les moyens prévus sont mis en réserve pour des prêts sans intérêts qui pour- raient être sollicités en plus grand nombre si la situation venait à se détério- rer. Il faudra, selon les cas, les redistribuer entre cette rubrique et celle des crédits d'investissements.
b. Contributions pour les améliorations structurelles
Quelque 70 % de ces contributions sont alloués pour des remaniements par- cellaires, des dessertes et des adductions d'eau (génie rural). Le solde sert à soutenir la construction et la transformation de bâtiments d'exploitation dans la région de montagne et des collines.
c. Crédits d'investissements
Les moyens prévus servent, d'une part, à financer la nouvelle mesure que constitue l'aide initiale et, d'autre part, à augmenter le soutien aux systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux.
d. Sélection végétale et animale
Les mesures relevant de ces domaines seront reconduites, mais les dépenses res- teront stables.
1503
Tableau 5
Enveloppe financière «amélioration des bases de production»
2000
2001
2002
2003
en millions de francs
Aide aux exploitations
20.0
30.0
30.0
30.0
110.0
Contributions pour les
80.0
80.0
80.0
80.0
320.0
améliorations structurelles
Crédits d'investissements
100.0
140.0
140.0
140.0
520.0
Sélections végétale et animale
21.0
21.5
22.0
22.5
87.0
Total
221.0
271.5
272.0
272.5
1'037.0
23 Promotion de la production et des ventes
Cette enveloppe financière est en grande partie liée à l'obligation de réduire le soutien du marché prévue à l'art. 187, al. 12, LAgr. Les groupes de produits con- cernés sont les suivants:
a. Promotion des ventes
Afin que la continuité soit assurée, les moyens financiers resteront stables.
b. Economie laitière
La diminution obligatoire du soutien agricole pendant la période de quatre ans touche essentiellement le compte laitier. Le Conseil fédéral avait déjà an- noncé, dans son message sur la Politique agricole 200226), que les dépenses pour le soutien du prix du lait devraient être ramenées au niveau de 500 mil- lions de francs en l'espace de cinq ans.
26 Message sur la Politique agricole 2002; FF 1996 IV 94
1504
c. Production animale
Les moyens disponibles resteront stables de 2000 à 2003.Dans le cadre du compte d'Etat, les dépenses sont couvertes à raison d'environ 60 % par le fonds de réserve et par la caisse de compensation du prix des oeufs et des produits à base d'oeufs (CCO), lesquels sont tous deux alimentés par les parts de droits de douane à affectation spéciale perçus sur les importations de viande et d'oeufs.
d. Production végétale
Les moyens disponibles seront fortement réduits en 1998 et en 1999; les pri- mes de culture seront supprimées et les fonds y relatifs (26 millions de francs) seront intégrés aux paiements directs à partir de 2001. C'est cette réaffectation qui explique la différence entre les valeurs ici indiquées et le plan financier 2000 à 2002.
e. Economie viti-vinicole
Les moyens financiers disponibles resteront stables. Les mesures seront en- tièrement financées par le fonds viticole, lequel est alimenté par une partie des droits de douane prélevés sur les importations de vin, de moût et de jus de raisin. Les fonds demandés de 7,5 millions de francs par année ne com- prennent pas les ressources destinées aux contributions pour les terrains viti- coles en pente (terrains en forte pente et en terrasses), lesquelles figureront à la rubrique des paiements directs généraux (ch. 24).
·
1505
.
·
Tableau 6
Enveloppe financière «production et écoulement»
2000
2001
2002
2003
en millions de francs
Promotion des ventes
60.0
60.0
60.0
60.0
240.0
Economie laitière
716.2
636.2.
567.2
533.6
2'453.2
Production animale
49.1
49.4
49.4
49.4
197.3
Production végétale
161.6
135.8
136.3
136.3
570.0
Economie viti-vinicole
7.5
7.5
7.5
7.5
30.0
Total
994.4
888.9
820.4
786.8
3'490.5
Obligation légale de réduire le soutien au marché (art. 187, al. 12)
·
L'art. 187, al. 12, LAgr prévoit la réduction des dépenses dans le domaine de la production et du placement. Dans les cinq ans à compter de l'entrée en vigueur de la loi, la somme des contributions fédérales destinées aux domaines qu'elle men- tionne devra être réduite d'un tiers par rapport aux dépenses de 1998.
En raison de l'instauration de nouvelles mesures et des réaffectations précitées des moyens financiers, il est impossible de procéder à une comparaison directe entre le budget de 1998 et l'enveloppe financière. Les montants de référence ins- crits au budget 1998 doivent donc correspondre aux mesures mentionnées au titre 2, LAgr. Il en résulte une somme de dépenses de l'186 millions de francs pour la production et le placement. En font également partie les dépenses liées à l'économie animale dans le cadre de la caisse de compensation du prix des oeufs et des produits à base d'oeufs ou CCO (14 millions de francs) et du fonds de ré- serve de la viande (16 millions de francs). Par contre, la somme des dépenses ne comprend pas les fonds qui sont destinés aux mesures relevant de la production végétale et qui entreront désormais dans la rubrique des paiements directs. Cette réaffectation concerne en particulier les contributions pour les jachères vertes et pour l'exploitation extensive. Les rubriques assujetties à la diminution obligatoire
0
1506
des dépenses en vertu de la loi conduiront à une réduction globale de 395 millions de francs. Ce montant est pris en compte dans les enveloppes financières propo- sées. Le tableau synoptique 3 récapitule les dépenses soumises à la réduction obligatoire.
Tableau synoptique 3
Budget 1998 rectifié et réduction du soutien
` selon la loi sur l'agriculture (art. 187, al. 12, LAgr)
(en millions de francs)
Promotion des ventes (montant prévu dans le budget économie laitière) 60
Economie laitière (dépenses sans promotion des ventes) 881
Economie animale (COO et fonds de réserve «viande» inclus) 49
Production végétale (sans l'économie viti-vinicole et sans les fonds transférés aux paiements directs)
196
Total: production et écoulement (budget 1998 rectifié)
1186
Réduction du soutien obligatoire art. 187, al. 12. LAgr: 1/3 de 1186 395
Total: production et écoulement (après réduction du soutien)
791
24 Paiements directs
Selon les estimations de l'OFAG, les montants prévus dans le plan financier pour les paiements directs suffisent à répondre à la participation accrue aux program- mes écologiques et à l'octroi de contributions pour la garde d'animaux consom- mant des fourrages grossiers.
Par rapport aux chiffres contenus dans le plan financier 2000 à 2002, les écarts sont les suivants:
! 1 ---
1507
seuil plus bas des contributions à la surface en raison des restrictions pré- vues par la loi et par l'ordonnance (dégression, limite d'âge, limites de for- tune et de revenu);
besoins financiers plus faibles la première année, mais augmentation par la suite pour ce qui est des contributions à la garde d'animaux consommant des fourrages grossiers;
majoration des contributions d'estivage pour garantir l'exploitation des pâtu- rages.
Voici comment nous envisageons l'évolution des diverses mesures:
a. Contributions à la surface
On s'attend à une légère augmentation jusqu'en 2002. Il est probable qu'après cette date tous les agriculteurs fourniront les prestations écologiques requi- ses et auront donc droit au montant total. Ceux qui ne le feront pas touche- ront une contribution réduite à la surface pendant la période transitoire.
b. Contributions pour la garde d'animaux consommant des fourrages grossiers
Il faut s'attendre à une légère augmentation du nombre d'animaux donnant droit aux contributions au cours de la période de quatre ans. Si les fonds pro- posés se révélaient insuffisants, il conviendrait d'adapter le taux des contri- butions ou les conditions requises en vue de leur octroi.
c. Contributions pour des terrains en pente
Les contributions pour des terrains en pente comprennent les contributions générales pour des terrains en pente et celles allouées pour les surfaces viti- coles en forte pente et en terrasses, ces dernières étant financées par le fonds viticole. Étant donné que l'on escompte guère de changements en ce qui con- cerne les surfaces donnant droit aux contributions, les montants qui sont ver- sés pour des terrains en pente seront reconduits tels quels.
1508
d. Contributions pour la garde d'animaux dans des conditions difficiles
Il n'est pas prévu de modifier les taux des contributions, qui seront recondui- tes telles quelles.
e. Contributions écologiques
Ce poste budgétaire réunit les fonds destinés aux programmes suivants:
compensation écologique
culture biologique
production extensive
garde d'animaux de rente particulièrement respectueuse de l'espèce.
La production intégrée ne fait plus partie des programmes écologiques, car l'octroi de paiements directs est désormais subordonné à l'observation des règles y relati- ves au titre des prestations écologiques requises. Les fonds servant à rétribuer ces prestations sont réservés dans la rubrique des contributions à la surface. Par · conséquent, la somme à affecter aux autres programmes écologiques est moins élevée que celle que la Confédération versait jusqu'à présent sous forme de con- tributions écologiques en vertu de l'article 31b de l'ancienne loi sur l'agriculture. Quelque 230 millions de francs ont été versés en faveur de ces mesures en 1997.
Il est difficile de prévoir la participation des agriculteurs aux programmes écologi- ques facultatifs, mais on pense que la progression se poursuivra. Les fonds de- mandés suffisent pour atteindre les objectifs en matière de garde d'animaux et de surfaces de compensation écologique (cf. ch. 3.5 du message sur la PA 200227)). En effet, il conviendra de fixer les montants alloués pour ces dernières de sorte qu'un équilibre s'établisse entre leur l'évolution et celle des surfaces affectées à la culture céréalière. La baisse probable des prix des céréales pourrait donc entraî- ner une diminution des taux de contribution octroyés pour les surfaces de com- pensation écologique.
27 Message sur la Politique agricole 2002, FF 1996 IV 295
·
1509
f. Contributions écologiques pour la protection des eaux
Ces contributions seront versées pour la première fois en 1999. Conformé- ment à l'article 76, 7e alinéa, de la loi sur l'agriculture, les fonds nécessaires à financer les indemnités prévues à l'article 62a de la loi sur la protection des eaux sont prélevés sur les crédits accordés pour l'octroi des contributions écologiques. Les contributions qui sont prévues se stabiliseront autour des 60 millions de francs à partir de 2001.
g. Contributions d'estivage
La somme des contributions sera augmentée de 25 millions de francs dès l'an 2000 pour grimper à 90 millions de francs.Cette meilleure rétribution de l'estivage assurera l'exploitation de quelque 600'000 hectares de pâturages d'estivage dans les Alpes et dans le Jura.
Enveloppe financière «paiements directs»
Tableau 7
2000
200
2002
2003
en millions de francs
Contributions à la surface
1195
1207
1218
1218
4838
Contributions pour la garde d'animaux 245 consommant des fourrages grossiers
252
259
266
1022
Contributions pour des terrains en pente 112
112
112
112
448
Contributions pour la garde d'animaux dans des conditions difficiles
267
267
267
267
1068
.
Contributions écologiques
362
378
390
406
1536
Contributions écologiques pour la protection des eaux
50
60
60
60
230
Contributions d'estivage
90
90
90
90
360
Total
2321
2366
2396
2419
9502
1510
.
3 Conséquences
31 Conséquences financières et effets sur l'état du personnel
311 Conséquences financières pour la Confédération
Les enveloppes financières proposées dans le présent arrêté fédéral équivalent aux fonds prévus dans le plan financier 2000 à 2002 et, pour l'an 2003, à l'évolution escomptée. Leur montant total couvre plus de 95 % des dépenses de l'OFAG. Les fonds demandés s'alignent sur le plan financier 2000 à 2002 du 28 septembre 1998 et n'entraînent pas de dépenses supplémentaires par rapport à celui-ci. D'une ma- nière générale, les dépenses annuelles en faveur de l'agriculture se stabiliseront de 2000 à 2003.
312 Effets sur l'état du personnel
Les enveloppes financières demandées n'auront pas d'effet sur l'état du person- nel.
313 Frein aux dépenses 0
0
En vertu de l'art. 88, al. 2, cst., les dispositions législatives et les arrêtés fédé- raux de portée générale relatifs aux subventions, ainsi que les crédits d'engagement et les enveloppes financières qui entraînent de nouvelles dépenses uniques de plus de 20 millions de francs ou de nouvelles dépenses périodiques de plus de 2 millions de francs doivent être adoptés à la majorité de tous les membres dans chaque Conseil (majorité qualifiée). Pour la plupart des dépenses liées aux enveloppes prévues, il s'agit d'une reconduction des dispositions actuelles en matière de subventions, ainsi qu'elles ont été présentées dans le message sur la Politique agricole 200228). Lors de l'adoption de la loi sur l'agriculture, les nou- veaux critères d'attribution des subventions ont été examinés sous l'angle du frein aux dépenses. Le présent arrêté fédéral est soumis à la même procédure, car il dépasse la limite prévue.
28 Message sur la Politique agricole 2002, 1re partie, annexe: Récapitulation des dispositions relatives au subventionnement; FF 1996 IV 367
1 1
1511
4 Programme de la législature
Les enveloppes financières sont un élément de la Politique agricole 2002, qui est mentionnée dans le Programme de la législature 1995 - 199929).
5 Relation avec le droit européen et avec l'accord de l'OMC
Les enveloppes financières proposées pour l'agriculture ne posent pas de problè- mes au plan des affaires économiques extérieures. Comme le présent message ne contient pas de propositions concernant l'adaptation de la législation agricole suisse, il ne change en rien le rapport avec le droit européen.
Le projet est conforme au droit de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ct, plus particulièrement, aux engagements pris par la Suisse dans le cadre de l'OMC.
6 Base juridique
L'art. 31 octies, al. 4, cst., prévoit que la Confédération engage des crédits à affec- tation spéciale du domaine de l'agriculture et des moyens généraux de la Confédé- ration pour financer les diverses mesures. Cette disposition est concrétisée par l'art. 6 LAgr, lequel prévoit que les moyens destinés aux principaux domaines d'application sont autorisés pour quatre ans au maximum par arrêté fédéral simple. sur la base d'un message du Conseil fédéral. Cet arrêté n'est pas sujet au référen- dum.
0
29 FF 1996 Il 290 ss
1512
Annexe
Tableaux relatifs à la politique agricole
Liste des tableaux
La présente annexe actualise les tableaux du message sur la Politique agricole 200230)
1 Structure
1.1 Evolution du nombre des exploitations agricoles
1.2 Entreprises exploitées à titre principal ou accessoire, surface agricole utile . dans les régions de plaine et de montagne en 1996
1.3 Moyen de traction et équipement technique
1.4 Emploi dans l'agriculture en 1996
1.5 Personnes actives dans l'ensemble de l'économie et dans l'agriculture
2 Consommation de denrées alimentaires et dépenses / commerce extérieur
2.1 Taux de croissance démographique, de la production de denrées alimen- taires et de la production par habitant de 1970 à 1990 et pronostic pour 1990 à 2010
2.2 Consommation de denrées alimentaires en Suisse
2.3 Part de l'alimentation dans les dépenses des ménages
2.4 Taux d'auto-approvisionnement
2.5 Importations et exportations de produits agricoles et apparentés
2.6 Evolution des prix d'importation de quelques produits agricoles
3 Quantités et prix
3.1 Comparaison des prix à la production dans la CE et en Suisse
3.2 Indice des prix des principaux agents de production agricoles
3.3 Evolution des indices des prix des produits et des agents de production agricoles
3.4 Production finale par branche d'exploitation
3.5 Evolution des volumes et des prix
3.6 Les comptes économiques de l'agriculture suisse aux prix courants
30 Message sur la Politique agricole 2002; FF 1996 IV 405 ss
1513
4 Résultats des exploitations-témoins
4.1 Principaux résultats des exploitations-témoins 1995/1997
4.2 Actifs et passifs dans les exploitations en propriété ou affermées 1995/1997
4.3 Evolution comparée des revenus des exploitations de plaine et des collines et des exploitations de montagne
5 Amélioration des bases de production
5.1 Contributions à la formation et à la vulgarisation
5.2 Fréquentation des écoles et nombre de candidats ayant réussi les examens
5.3 Projets d'améliorations structurelles approuvées 1997
5.4 Prêts d'investissements accordés 1997
6 Production agricole
6.1 Evolution des surfaces de terres ouvertes
6.2 Evolution des rendements à l'hectare de diverses cultures
6.3 Evolution des effectifs d'animaux
6.4 Evolution de l'effectif de vaches, de la productivité laitière et des livrai- sons
6.5 Estivage du bétail en Suisse 1997
6.6 Production suisse et auto-approvisionnement en bétail de boucherie et en viande
6.7 Consommation totale de viande, par habitant, et composition
7 Paiements directs
7.1 Paiements directs à l'agriculture
8 Dépenses de la Confédération pour l'agiruciture et l'alimentation
8.1 Dépenses de l'Office fédéral de l'agriculture
.
1514
.
4
1 Structure.
1.1 Evolution du nombre des exploitations agricoles
Tableau 1.1
Année
Exploitations agricoles1)
Diminution
Diminution annuelle moyenne
nombre
nombre
%
1985
98 759
-1,2
1990
92 815
79 479
13 336
-2,6
sans les petits producteurs
l'Office fédéral de la statistique (OFS) a utilisé, pour la première fois, à l'occasion du recensement 1996 la Nomenclature générale des activités économiques (NOGA), qui se base sur le système européen. De ce fait, en comparaison de l'année 1990, environ 16'000 petites exploitations n'ont pas été recensées. Les résultats de 1996 sont difficilement comparables avec les données des recensements précédents. L'OFS a recalculé sur la base des nouvelles normes les données les plus importantes (par ex. le nombre d'exploitations)
Sources: OFS, Recensements fédéraux des entreprises et de l'agriculture
1515
1.2 Entreprises exploitées à titre principal ou accessoire, surface agricole utile dans les régions de plaine et de montagne en 1996
Tableau 1.2
Critère Région
Entrepri- Entrepri-
ses à ti-
ses à ti-
Total des exploita- tions agricoles
Entrepri- Entrepri- ses à ti- ses à ti-
Total des exploita- tions
cipal
cessoire
Surface
agricole utile
ha
ha
ha
%
%
%
Plaine et
collines
605 187
62 065
667 252
55.9
5.7
61.6
Montagne
367 291
48 333
415 624
33.9
4.5
38.4
Suisse
total
972 478 110 398 1 082 8762)
89.8
10,2
100
Nombre d'ex-
ploitations
nombre
nombre
nombre
%
%
%
Plaine et
collines
33 603
13 183
46 786
42.3
16.6
58.9
Montagne
22 348
10 345
32 693
28.1
13.0
41.1
Suisse
total
55 951
23 528
79 479
70.4
29.6
100
Surface agri- cole utile
ha/entre- prise
ha/entre- ha/entre-
moyenne"
Plaine et
collines
18.0
4.7
14.3
Montagne
16.4
4.7
12.7
Suisse
total
17.4
4.7
13.6
.
sans les pâturages d'estivage calculés en fonction du rendement
sans les petits producteurs
s'y ajoute la surface des petits producteurs (4 688 ha); la SAU totale de la Suisse est de 1 071 346 ha (surface des entreprises horticoles et pâturage d'estivage exclus)
Source: OFS, Recensement fédéral des entreprises agricoles 1996
151.6
tre prin-
tre ac-
tre prin- cipal
tre ac- cessoire
agricoles
.
prise
prise
1.3 Moyens de traction et équipement technique
Tableau 1.3
Machines, installations
1985
1990
1996
Tracteurs à quatre roues et
tracteurs à chenilles
103 913
112 225
112 003
Transporteurs
22 920
24 102
24 187
Charrues
36 355
42 531
35 363
Motofaucheuses
89 760
91 085
82 759
Faucheuses-conditionneuses
24 709
26 245
36 935
Faucheuses à deux essieux
3 801
6 952
10 846
Moissonneuses-batteuses
4 551
3 998
3 880
Installations de séchage du foin
38 881
43 435
44 833
Installation avec griffe mobile
2 918
4 775
8 836
Installations de traite directe
3 026
5 791
10 123
et salles de traite
567
1 155
2 434
Stabulation entravée1)
63 658
50 434
Stabulation libre1)
25 649
29 432
0
1517
1.4 Emplois dans l'agriculture en 1996
Tableau 1.4
Catégorie
A plein temps"
A temps partial
Total
Chefs d'ex-
hommes
59 560
20 831
80 391
ploitation
femmes
1 505
1 375
2 880
Autres membres hommes
13 828
25 118
38 946
de la famille
femmes
14 146
65 950
80 096
Main-d'œuvre total
89 039
113 214
202 313
familiale
Main-d'œuvre
hommes femmes
11 435
6 188
17 623
suisse non fami- liale
2 851
4 976
7 827
Main-d'œuvre
hommes
8 726
4 949
13 675
étrangère
femmes
1 528
3 602
5 130
Main-d'œuvre
total
24 540
19 715
44 255
non familiale
Main-d'œuvre au total
113 579
132 989
246 568
" par personne employée à plein temps, on entend une personne consacrant du moins 75% de son temps de travail à l'exploitation
Source: OFS, Recensement fédéral des entreprises agricoles 1996
1518
1.5 Personnes actives dans l'ensemble de l'économie et dans l'agriculture
Tableau 1.5
Année
Personnes actives dans l'ensemble de l'économie
Personnes actives dans l'agriculture
nombre
nombre
diminution annuelle. moyenne
part
en 1000
en 1000
%
%
1960
2 71.71)
13,3
1970
3 1431)
4,1
7,5
1980
3 1661)
5,7
3 898
166
4,3
1992
3 827
162
4,2
1993
3 793
165
4,3
1994
3 785
157
4,1
1995
3 802
163
4,3
1996
3 813
172
4,5
3 803
176
4,6
résultats des recensements fédéraux de la population, personnes actives à plein temps et à temps partiel
résultats des recensements fédéraux des exploitations et de l'agriculture, unités de main-d'oeuvre, conversion sur la base du temps de travail annuel d'une personne active à plein temps dans l'agriculture
en 1991, l'Office fédéral de la statistique a introduit une nouvelle méthode d'estimation pour la statistique portant sur la population active. Les valeurs de 1991 ont été adaptées a posteriori. Les données relatives aux personnes occupées dans l'agriculture ne sont plus saisies séparément: depuis 1991, les résultats se réfèrent au secteur primaire entier, comprenant l'agriculture, l'horticulture et l'économie forestière. A partir de 1990, les chiffres sont des moyennes annuelles
données provisoires
Source: Office fédéral de la statistique, statistique de la population active
.
1
1519
0
1
2,8
2 Consommation de denrées alimentaires et dépenses / commerce extérieur
2.1 Taux de la croissance démographique, de la production de denrées alimentaires et de la production par habitant de 1970 à 1990 et pronostic pour 1990 à 2010
Tableau 2.1
Pays
Croissance démogra- phique
Croissance.de la production de denrées alimen- taires"
Croissance de la production par habitant"
% par année
% par année
% par année
Monde
1970-1990
1,8
2,3
0,5
1990-2010
1,6
1,8
0,2
Pays
1970-1990
0,8
1,4
0,6
industrialisés
1990-2010
0,5
0,7
0,2
Pays en
1970-1990
2,2
3,3
1,1
développement
1990-2010
1,8
2,6
0,8
(Chine comprise)
dont:
Afrique
1970-1990
3,0
1,9
subsaharienne
1990-2010
3,2
3,0
Proche Orient
1970-1990
2,8
3,1
0,3
1990-2010
2,4
2,7
0,3
Amérique latine
1970-1990
2,3
2,9
.
0,6
1990-2010
1,7
2,3
0,6
Asie Est
1970-1990
1,7
4,1
2,4
1990-2010
1,2
2,7
1,5
Asie Sud
1970-1990
2,4
3,1
0,7
1990-2010
2,0
2,6
0,6
.
le pronostic pour 2010 se fonde sur la période de 1988/90
Source: FAO, Agriculture: Towards 2010 (Rome, 1995)
1520
2.2 Consommation de denrées alimentaires en Suisse
Tableau 2.2
Désignation
1979/80
1995/96
Variation %
Population
en 1000 personnes
6 368
7 224
Consommation par habitant
Céréales (farine), riz, etc.
kg/an
72
72
Pommes de terre
kg/an
48
45
Sucre
kg/an
41
42
Légumes
kg/an
67
77
Fruits
kg/an
92
81
Viande désossée
kg/an
63
57
Oeufs et conserves d'oeufs
kg/an
12
10
Lait de consommation
kg/an
131
111
Fromage
kg/an
12
15
Beurre
kg/an
8
6
-25
Graisses et huiles végétales
kg/an
13
14
Denrées alimentaires au total par habitant
végétales
kilojoules/jour
8 896
8 883
animales
kilojoules/jour
5 168
4 764
8
Total
kilojoules/jour
14 064
13 647
Consommation totale de
denrées alimentaires
Total
térajoules/an
33 142
35 717
Source: SPS, Statistiques et évaluations
:
0
1521
2.3 Part de l'alimentation dans les dépenses des ménages
Dépenses d'alimentation, boissons non comprises
Tableau 2.3
Année
Budgets des ménages
Comptes nationaux3)
Part dans les dépenses de ménage1)
Part dans les dépenses de consommation2)
Part à la consommation finale4)
Diminution moyenne par année
%
%
%
%
26,5
31,5
25,5
1,5
19,4
23,9
21,9
0,9
13,0
17,5
20,1
0,5
10,6
15,4
19,2
1,6
10,5
15,0
18,9
3,2
9,7
i
14,0
18,3
2,2
1993
17,9
1,1
1994
17,7
29,99)
1995
12,4º)
1,6
1996
12,2
0,8
1997
12,1
dépenses du ménage = ensemble des dépenses, impôts et assurances compris 2) dépenses de consommation = dépenses du ménage, impôts directs et assurances déduits
dépenses d'alimentation, repas pris en voyages d'affaires non compris
consommation finale des ménages privés = dépenses des ménages privés, déduction faite des impôts directs et des cotisations à titre d'assurance sociale, ainsi que des parts versées à titre d'indemnisation dans le cadre de l'assurance privée
enquête de l'OFS menée auprès d'environ 500 ménages de salariés; dépenses pour la consommation alimentaire à domicile, repas pris pendant les vacan- ces et excursions non compris
1990: deux enquêtes de l'OFS menées respectivement auprès de 1994 et 841 ménages
1991 à 1992: enquêtes de l'OFS menées respectivement auprès de 650 ménages
des données concernant le budget ne sont plus disponibles jusqu'en 1998
modification de la nomenclature: la consommation d'aliments dans les restaurants n'est plus comptabilisée
Ì
0
Sources: OFS, Budgets des ménages, comptes nationaux
1522
2.4 Taux d'auto-approvisionnement
Tableau 2.4
Denrées
1981
1986
bis
bis 1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
En calories digestibles:
%
%
%
%
%
%
%
%
Céréales panifiables
94
113
115
115
120
134
138
Céréales fourragères "
39
53
62
61
69
70
75
83
Céréales, total 2)
43
56
65
63
68
69
68
71
Pommes de terre comestibles
104
99
107
95
99
92
99
99
Sucre
42
48
44
44
49
40
42
64
Graisses et huiles végétales
19
23
24
22
24
15
20
19
Fruits"
79
60
78
78
69
71
79
Légumes
54
54
53
56
57
52
55
60
Lait de consommation
99
98
97
97
97
97
97
97
Beurre
77
83
91
88
86
90
93
89
Fromage
150
142
137
135
134
134
129
128
Lait et produits laitiers, total
109
110
110
108
108
109
110
109
Viande de veau
96
96
99
98
97
97
97
99
Viande de boeuf
90
92
94
94
93
89
92
106
Viande de porc
99
99
99
98
98
98
98
92
Viande de mouton
41
41
44
48
46
45
46
45
Volaille
46
43
46
49
48
48
51
48
Viande, total"
83
80
80
80
79
77
79
78
Oeufs et conserves d'oeufs
51
47
44
45
46
46
45
48
En énergie digestible "
Denrées végétales
45
45
42
43
45
41
42
47
Denrées animales, brut
97
96
97
96
95
94
96
95
Denrées, au total, brut
65
64
62
62
63
59
61
64
Denrées, au total, net 6)
62
60
58
59
60
56
57
60
En valeur *)
Denrées alimentaires au total
74
74
72
72
73
71
71
69
Notes: voir page suivante
Sources: SPS, Statistiques et évaluations, Statistique laitière de la Suisse; Statistique de la SEG; Rapports de gestion de la CBV; Office fiduciaire des importateurs suisses de denrées alimentaires
1523
.
1985
Notes du tableau 2.4:
= y compris les produits de meunerie et le blé germé, mais sans les tourteaux, modi- fications des stocks non comprises
blé dur, avoine, orge, maïs et riz pour la consommation humaine inclus
pommes, poires, cerises, pruneaux et prunes, abricots et pêches
4} y compris la viande de cheval, chèvre, lapin, ainsi que gibier, poissons, crustacés et mollusques
énergie digestible en joules, boissons alcoolisées comprises
production animale à base de fourrages importés exclue
moyenne de 1983 à 1985, méthode de calcul différente auparavant
production indigène calculée aux prix à la production; importations calculées aux prix de la statistique du commerce extérieur (franco frontière suisse, non dé- douanées)
0
1524
2.5 Importations et exportations de produits agricoles et apparentés
Chapitres 1 à 24 du tarif douanier
Tableau 2.5
Produit
Importations
Exportations
(chiffre = chapitre du tarif douanier)
1996/97
Modification depuis 94/95
1996/97
Modification depuis 94/95
mio fr.
%
mio fr.
%
22
1104
+16
169
+14
816
6
14
Viande, préparations carnées
02+16
766
+11
28
07
493
5
5
75
Plantes, fleurs
06
496
3
--
03
337
2
50
Lait, produits de laiterie
04
415
538
5
et légumes
20
310
81
10
Café, thé, épices
09
295
32
+23
23
280
139
+14
10+11
230
10
+43
transformés
24
275
+10
514
2
Cacao, chocolat 18
238
404
21
346
+12
618
+10
semences, etc.
12
157
+18
10
9
Sucre, sucreries
17
159
1
113
7
Graisses, huiles
15
134
26
01
49
8
12
55
Divers (chap. 5,13,14,19)
397
401
+18
Total des chapitres 1-24
7 337
+5,2
i 3 111
--
Source: DGD, Statistique du commerce extérieur suisse
.
1525
O
2.6 Evolution des prix d'importation de quelques produits agricoles
franco frontière suisse, non dédouanés
Tableau 2.6
Année
Froment1)
Orge fourra- gère2)
Sucre cristallisé3)
Beurre4)
fr./q
fr./q
fr./q
fr./kg
1982
46.02
30.78
67.79
4.63
1983
46.23
28.55
52.41
4.29
1984
49.32
33.20
46.38
3.73
1985
48.78
27.85
42.98
3.44
1986
35.05
16.15
39.19
2.52
1987
27.01
13.00
33.95
2.01
1988
31.98
18.25
34.21
1.99
1989
37.73
23.65
41.80
2.48
1990
29.57
19.35
49.43
3.01
1991
27.68
18.81
45.80
2.77
1992
33.09
21.74
39.97
2.41
1993
35.43
22.19
38,90
2.27
1994
34.58
20.45
41.80
2.99
1995
33.45
18.39
43.42
3.00
1996
34.57
26.98
39.05
2.81
1997
30.84
24.75
39.31
2.90 (prov.)
Canada Western Red Spring 1, franco wagon port fluvial de Bâle, moyenne arithmétique des cotations journalières
moyenne arithmétique des cotations journalières
moyenne pondérée d'après les quantités importées
franco frontière suisse, sans droits de douane seulement pour les impor- tations en provenance des pays de l'AELE, y compris 20 ct./kg de droit de douane pour les autres provenances
Source: DGD, Statistique du commerce extérieur
1526
3 Quantités et prix
· 3.1 Comparaison des prix à la production dans la CE et en Suisse
Tableau 3.1
Produit .
Genre de prix
Prix CE 1995/961) en ECU/q
Prix CE 1995/96" en CHF/q2)
Prix CH 1995 en CHF/q
Prix CE en % des prix suisses
Blé tendre
Prix d'inter- vention Prix d'interven- tion, y c aide
11.92
19.55
79.503)
25
17.35
28.45
79.503)
36
|Orge
Prix d'inter- vention
11.92
19.55
52.504)
37
Prix d'interven- tion, y c aide
17.35
28.45
65.335)
44
Colza
Prix de réf. Prix de réf., y c aide
19.68
32.38
165.00
12
38.05
62.40
165.00
23
Betteraves sucrières
Prix de base des betteraves A
4.77
7.82
12.00
65
Fruits6)
Prix de base
93.29
153.00
271.00
56
Légumes7
Prix de base
46.95
77.00
131.00
59
Viande de boeuf
Prix d'inter- vention (PM)
347.50
569.90
775.008)
74
Viande de porc
Prix de base (PM)
150.94
247.54
457.009)
54
Lait
Prix indicatif
30.98
50.81
87.00
58
.
Notes: voir page suivante
Sources: Pour les prix CE: Décision sur les prix 1995/96; Suisse: Office fédéral de l'agriculture
1527
Notes du tableau 3.1:
prix administrés; les réductions ne sont pas prises en considération.
taux de change: 1 ECU = 1.64 CHF En raison des cours des changes adoptés pour les produits agricoles (ECU vert), des écarts existent entre les pays de la CE. (La relation correspond à peu près au taux de change vert appliqué pour l'Allemagne.)
prix que les producteurs ont pu obtenir en 1997 après déduction de la contribution aux frais de mise en valeur de 14fr.50 fr., servant à financer le déclassement de blé panifiable.
prix indicatif de l'orge (à partir du 1er juillet 1995)
prix de l'orge, y compris la prime de culture de 770 francs/ha; calculé pour un rendement moyen de 60 q/ha
prix moyens 1996 d'un assortiment de cinq espèces de fruits (classe de qualité 1), prix départ, ouvert. Les prix CE correspondent aux prix pratiqués en Allemagne (Obst ZMP Bilanz 1997, Zentrale Markt- und Preisberichtstelle, Bonn). Les prix suisses sont tirés du rapport annuel 1996/97 de la Fruit Union suisse et des communications des bourses régionales du fruit
" prix moyens 1996 d'un assortiment de neuf espèces de légumes (classe de qualité 1), prix départ, ouvert. Les prix CE correspondent aux prix pratiqués en Allemagne (Gemüse ZMP Bilanz 1997, Zentraler Markt- und Preisberichtstelle, Bonn). Les prix suisses sont tirés du rapport annuel 1996 de la Centrale suisse de la culture maraîchère
prix à la production moyen réalisé sur le marché par kilo de poids mort
prix à la production moyen réalisé sur le marché par kilo de poids mort, franco abattoir
1528
3.2 Indice des prix des principaux agents de production agricole
(mai 1993 = 100)
Tableau 3.2
Année
Denrées fourra- gères
Engrais
Produits phytosa- nitaires
Instru- ments et machines
Cons- truc- tions
Taux hypothé- caire
Main- d'oeuvre
. non fa- miliale
1970
70
63
76
67
1
63
85
56
1976
100
100
100
100
100
100
100
1980
109
96
88
108
111
74
116
1985
123
112
107
137
139
93
148
1990
128
111
108
167
159
109
178
1991
126
115
114
17,6
166
118
180
1992
126
119
114
185
173
119
189
1993
126
119
113
188
177
112
196
1994
122
114-
113
191
180
95
203
1995
114
116
112
191
183
94
207
1996
107
116
110
193
184
86
209
1997
101
113
105
195
185
78
209
Modifi-
cation de
90-97
-21%
+2%
-3%
+17%
+16%
-28%
+17%
Source: SPS, Statistiques et évaluations
3.3 Evolution des indices des prix des produits et des agents de production agricoles
(Indice 1976 = 100)
Tableau 3.3
Année
Produits agricoles
Végétaux
Animaux
Total
Agents de pro- duction agricole
1993 1)
100
100
100
100
1994
100
102
102
99
1995
98
94
95
98
1996
93
88
89
97
1997
89
88
88
95
Modification de
1993 à 1997
-11%
-12%
-12%
-5%
0
Source: SPS, OFS, Statistiques et évaluations
1529
0
3.4 Production finale par branches d'exploitation
Tableau 3.4
Branche d'exploitation
Mo-
Mo yenne
Valeur
yenne
86/90 91
95
96
97
86/90
1991
1993 1995 1996" 19972)
%
millions francs
Production végétale
7,8
8,3
9,1
9,7
8,6
766
844
824
800
796
691
1,9
2,1
2,5
2,5
2,4
187
212
228
216
203
194
1,5
1,3
1,5
2,0
2,0
144
133
147
129
167
157
3,5
3,9
4,7
5,2
5,3
337
390
373
418
424
427
3,9
3,0
3,6
4,4
3,6
384
304
337
318
358
289
6,6
6,1
6,4
7,4
6,2
641
618
515
562
610
497
1,5
2,1
1,7
2,1
2,2
142
216
169
152
173
173
Total de la production végétale
26,7
26,9
29,5
33,3
30,3
2 601 2 717
2 593 2 595 2 731 2 428
Production animale
33,2
34,9
35,8
34,6
35,0
3 247 1 781
3 526
3 385
3 154 2 842
2 806
viande de boeuf et de veau
viande de porc
15,9
16,2
12,5
14,6
14,8
1 557
1 636
1 345
1 099 1 151
1 185
3,9
3,8
4,1
4,4
4,6
376
384
385
360
363
372
1,6
1,9
2,3
1,5
1,6
152
190
177
207
121
131
Total de la production animale
72,8
72,6
69,7
65,8
68,8
7 113 7 339
6 852 6 145 5408 5 521
Travail sala-
rié dans la production
0,5
0,5
0,8
0,9
0,9
52
52
57
69
75
73
Total de la production finale
100
100
100
100
100
9766
10 108
9 502 8 809 8 214 8 022
provisoire
estimation
Source: SPS, Statistiques et évaluations
1530
.
0
18,2
15,9
15,0
11,3
12,8
1 603
1 560
1 325 931
1 027
C
Définition de la production finale
La production finale est la valeur de la production agricole. Elle remplace le rendement brut épuré qui servait à estimer cette valeur jusqu'en 1993. La méthode choisie est fondée sur le système européen des comptes économiques intégrés et sur les règles qui en découlent pour le compte agricole. Les calculs relatifs à la production finale ont été effectués rétroactivement jusqu'à l'an 1985. La production finale comprend toutes les ventes de produits agricoles à d'autres secteurs de l'économie, la consommation particulière, les fluctuations de stocks ainsi que les installations construites par les producteurs agricoles. Les produits utilisés dans l'agriculture notamment les céréales fourragères et de semence, ne sont inclus comme ventes dans la valeur de la production que s'ils ont parcouru un échelon situé en aval, par exemple s'ils sont entrés dans le commerce ou l'industrie des aliments mixtes. La production finale est estimée aux prix à la ferme.
0
1531
3.5 Evolution des volumes et des prix
Tableau 3.5
Secteur
Changements de 1985/86 à 1995/96 (provisoire)
Indice quanti-
Production
tatif de la production agricole
finale
Indice des prix. des agents de production agricoles
%
%
%
Production
végétale
+9.0
Production
animale·
-15.3
Total
1.5
8.7
+16.9
Source: SPS, Statistiques et évaluations
.
1532
0
3.6 Les comptes économiques de l'agriculture suisse aux prix courants
en 1000 fr.
Tableau 3.6
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997"
1998
Production finale Consommation intermédiaire
10 006 437
10 129 810
9 571 058
9 502 051
9 094 248
8 809 637
8 211 825
8 021 749
7 993 000
4 091 396
4 159 663
4 267 485
4 255 681
4 209 944
4 013 001
3 900 797
3 884 092
3 932 000
Valeur ajoutée brute aux prix du marché
5 915 041
5 970 147
5 303 573
5 246 370
4 884 304
4 796 636
4 311 028
4 134 657
4 061 000
Subventions
1 105 873
1 389 449
1 455 791
1 697 586
1 902 233
2 001 038
2 411 707
2 449 271
2 500 000
Surcompensation TVA
65 786
155 181
149 331
140 289
170 691
200 508 66 898
206 506 71 270
72 250
75 000
Valeur ajoutée brute au coût des facteurs
6 955 128
7 204 415
6 610 033
6 803 667
6 615 846
6 530 268
6 444 959
6 301 145
6 296 000
Amortissements totaux
1 980 174
2 051 056
2 061 458
2 048 404
2 073 672
1 952 280
1 907 314
1 858 423
1865 000
Amortissements de construction' Amortissements des machines
1 043 370
1 083 872
1 044 348
980 507
968 450
913 291
853 602
809 044
936 804
967 184
1 017110
1 067 897
1 105 222
1 038 989
1 053 712
1 049 379
Valeur ajoutée nette au coût des facteurs
4 974 954
5 153 359
4 548 575
4 755 263
4 542 174
4 577 988
4 537 645
4 442 722
4 431 000
Fermages et intérêts
783 976
859 341
890 751
786 919
757 021
754 523
743 755
727 886
717 000
Fermages Intérêts
222 639
231 856
228 766
224 523
224 221
224 183
225 866
224 407
561 337
627 485
661 985
562 396
532 800
530 340
517 889
503 479
Revenu net de l'activité agricole pour la main-d'œuvre totale
4 190 978
4 294 018
3 657 824
3 968 344
3 785 153
3 823 465
3 793 890
3 714 836
3 714 000
Rémunération des salariés
810 021
852 746
818 406
842 840
837 468
845 476
826 500
797 707
793 000
Revenu net de l'activité agricole pour la main-d'œuvre familiale
3 380 957
3 441 272
2 839 418
3 125 504
2 947 685
2 977 989
2 967 390
2 917 129
2 921 000
.
y compris installation fixes
provisoire, 22.12.97
.. estimation, 22.12.97
... estimation, 19.8.98
Calculs du Secrétariat de l'Union Suisse des Paysans Source: UPS, Statistiques et évaluations
1533
1
Impôts liés à la production Sous-compensation TVA
210 533
190 000
4 Résultats des exploitations-témoins
4.1 Principaux résultats des exploitations-témoins 1995/97
Tableau 4.1
Structures d'exploitation, résultats
Exploitations de plaine et des collines
Exploita- tions de montagne
Structures d'exploitation
Exploitations (nombre moyen de
clôtures par an)
nombre
1 918
1095
dont fermiers
%
17
12
Surface agricole utile
ha
19,62
20,00
Terres ouvertes
%
44
6
Vaches
pièces
16,4
14,7
Autres bovins
pièces
18,8
19,6
Porcs d'élevage
pièces
4,5
1,9
Porcs d'engrais
pièces
16,3
6,0
Journées de travail de la famille
405
413
Journées de travail des employés
164
82
Total des journées de travail
569
495
Revenu et consommation
Revenu brut
fr.
233 969
154 877
fr.
127 504
86 871
= Revenu social
fr.
106 465
68 006
fr.
17 384
7 146
fr.
17 954
12 084
= Revenu agricole
fr.
71 127
48 776
fr.
10 877
12 043
= Revenu total
fr.
82 004
60 819
fr.
67 081
52 867
= Formation de capital propre
fr.
14 923
7 952
Source: FAT, Dépouillement centralisé des données comptables
1534
4.2 Actifs et passifs dans les exploitations en propriété ou affermées 1995/97
Tableau 4.2
Position
Exploitations de plaine et des collines
Exploitations de montagne
Propriétaires Fermiers
Propriétaires Fermiers
Exploitations,
(nombre moyen de clôtures
par an)
nombre
1 595
323
961
134
Surface agricole utile
ha
19,23
21,57
19,55
23,22
Forêt
ha
2,03
0,52
3,15
0,59
Part affermée
%
31
95
33
95
Actifs
Entreprises annexes et
biens du ménage
fr.
81 651
70 832
39 521
33 068
Actif fermier
provisions et espèces
fr.
105 991
115 456
72 421
75 120
bétail
fr.
60 094
60 452
52 148
54 625
machines et matériel de -
traction
fr.
58 598
69 343
52 550
66 679
Total
fr.
224 683
245 251
177 119
196 424
Actif domaine
plantes
fr.
13 419
4 822
6 209
346
fr.
20 323
12 721
14 147
7 071
constructions .
fr.
374 025
59 250
309 259
51 647
sol et améliorations
foncières
fr.
89 128
10 762
48 773
5 143
Total
fr.
496 895
87 555
378 388
64 207
Capital étranger
Dettes à court terme
fr.
19 032
18 373
16 788
12 679
Crédits d'investissements
fr.
36 591
17 067
60 463
25 359
Dettes hypothécaires
fr.
169 211
24 011
128 225
17 009
Autres dettes
fr.
111 596
69 156
67 779
47 207
Capital propre
Total des actifs
fr.
803 229
403 638
595 028
293 699
fr.
336 430
128 607
273 255
102 254
= Capital propre
fr.
466 799
275 031
321 773
191 445
Source: FAT, Dépouillement centralisé des données comptables
1535
4.3 Evolution comparée des revenus des exploitations de plaine et des collines et des exploitations de montagne
Tableau 4.3
Critères
1985/87
1988/90
1991/93
1994/96
1997
Revenu agricole
par famille et par an
Exploitations de plaine et des collines fr.
71 252
90 667
80 058
68 284
80 220
Exploitations de
montagne
fr.
49 126
60 798
56 562
47 156
56 948
en pour-cent des exploitations de plaine et des collines
%
68,9
67,1
70,7
69,1
71,0
Revenu total
par famille et par an Exploitations de
plaine et des col- lines
fr.
78 433
99 126
90 213
78 494
92 083
Exploitations de
montagne
fr
58 277
71 255
68 027
58 939
69 226
en pour-cent des exploitations de plaine et des collines
%
74,3
71,9
75,4
75,1
75,2
Source: FAT, Dépouillement centralisé des données comptables
1536
5 Amélioration des bases de production
5.1 Contributions à la formation et à la vulgarisation
Tableau 5.1
Dépenses
1994-1996 en 1000 fr.
1997 en 1000 fr.
Formation1)
13'776
10'541
7'386
8'080
505
432
Total
21'667
19'053
Vulgarisation
8'731
8'270
5'013
3'880
7'006
5'596
809
961
Total
21'559
18'707
Constructions et agrandissements 2)
5'305
1'943
Total général
48'531
*39'703
Total (sans les bâtiments)
43'226
37'760
les dépenses pour la formation sont prises en charge par l'OFFT depuis le 1.1.1998
en cessation
Source: Office fédéral de l'agriculture
1537
1
1
5.2 Fréquentation des écoles et nombre de candidats ayant réussi leurs examens
Tableau 5.2
1980
1985
1990
1995
1997
Elèves/étudiants
Ecoles:
4 932
3 972
2 476
1 766
1 652
3 195
3 235
2 580
1 679
1 663
1 376
1 410
913
1 044
1 075
--
46
144
143
97
128
166
137
120
29
19
38
14
Lullier
23
34
63
64
Wädenswil
57
42
145
136
Zollikofen
160
177
172
213
564
Examens réussis
Examens:
2 083
1 924
1 399
--
1 343
1 587
1 329
950
955
464
411
370
292
306
95
96
59
44
368
399
353
254
236
195
133
135
94
108
48
107
73
139
138
--
Source: Office fédéral de l'agriculture
Ces données sont recensées depuis 1998 par l'OFFT
1538
0
5.3 Projets d'améliorations structurelles approuvés 1997
Tableau 5.3
Moyenne 1993-1996
1997
Genre d'amélioration
Devis en 1000 fr.
Subside fédéral 1) en 1000 fr.
Devis en 1000 fr.
Subside fédéral 1) en 1000 fr.s
Améliorations intégrales
94'519
31'733
92'873
29'390
Assainissements
3'346
496
805
152
Irrigations
4'407
1'232
5'307
1'539
Constructions de chemins
47'002
13'550
34'995
10'079
Adductions d'eau
36'018
7'991
27'601
6'662
Raccordements au réseau él.
3'180
721
1'081
189
Téléphériques
1'567
303
3'910
912
Réfections et stabilisations
7'162
1'906
1'697
487
Autres mesures
180
42
1'115
110
Total améliorations foncières
197'381
57'974
169'384
49'520
0
Bâtiments d'exploitation
146'119
25'144
132'267
23'991
Bâtiments alpestres
13'387
2'613
11'386
1'845
Fromageries de village
14'080
690
3'190
454
Fosses à purin et fumières
5'746
1'040
16'755
2'877
Total bâtiments ruraux
179'332
29'487
163'598
29'167
Divers
248
101
261'
88
Total général
376'961
87'562
333'243
78'775
Source: Office fédéral de l'agriculture
1539
0
5.4 Prêts d'investissements accordés 1997
Tableau 5.4
Objet
Demandes Nombre
Somme des crédits en fr.
Pourcen- tage %
Personnes morales:
10
0 1'850'000
0,9
23
2'110'000
1,0
20
1'033'600
0,5
7
894'000
0,4
320'000
0,2
4
183'000
0,1
-· Étables et bâtiments communautaires
23
2'981'000
1,4
26
3'275'000
1,6
12
1'220'000
0,6
50
1'883'000
0,9
Total
176
15'749'600
7,6
Personnes physiques:
16
865'600
0,4
1
130'000
0,1
60
5'205'950
2,5
7
539'000
0,3
145
9'329'550
4,5
327
28'388'160
13,7
670
60'603'180
29,3
158
7'019'595
3,4
73
6'549'875
3,1
305
17'214'650
8,3
391
27'763'095
13,4
Total
2'153
163'608'655
79,0
Crédits de construction alloués pour 1 à 2 ans aux
pers. morales pour des grands projets d'améliora-
112
27'690'000
13,4
tions fonc. et d'équipement en région de montagne
Total personnes morales et physiques
2'441
207'048'255
100,0
Source: Office fédéral de l'agriculture
1540
!
--
C
0
1
6 Production agricole
6.1 Evolution des surfaces de terres ouvertes
Tableau 6.1
Année
Céréales pani- fiables
Céréales fourra- gères1)
Colza
Pom- mes de terre
Bette- raves su- crières
Maïs d'ensi- lage
Autres cul- tures2)
Total
ha
ha
ha
ha
ha
ha
1969
119'445
55'940
7'305
31'528
8'520
10'457
ha 16'783
ha 249'978
1975
96'167
81'637
9'283
23'811
10'641
27'119
13'872
262'530
1980
98'679
78'263
12'577
23'664
13'075
37'412
11'286
274'956
1985
100'805
83'113
14'999
21'800
14'935
42'218
12'183
290'053
1990
103'355
108'548
16'813
19'000
14'460
38'811
15'202
316'189
1991
102'960
105'710
16'810
18'100
14'280
37'500
16'570
311'930
1992
102'140
99'100
16'570
17'900
14'190
38'300
18'973
307'173
1993
103'500
98'300
16'550
17'600
14'080
37'400
20'048
307'478
1994
108'840
100'150
14'511
17'200
13'800
38'800
20'044
313'345
1995
109'436
95'812
14'472
16'116
13'369
41'554
21'185
311'944
1996
107'423
89'015
13'998
16'666
16'045
43'352
22'425
308'924
101'751
84'622
14'745
14'962
16'728
42'280
25'650
300'738
Varia-
tion
80 - 97
+3 %
+8 %
+17 %
-37 %
+28 %
+13 %
+127 %
+9 %
y compris le maïs-grain, mais sans féveroles
dont en 1997+A1: betteraves fourragères, 3 601 ha; tabac, 678 ha; légumes, 8 014 ha ' résultats provisoires
Sources: OFS (Recensement fédéraux des entreprises et de l'agriculture), OFAG
1541
6.2 Evolution des rendements à l'hectare de diverses cultures
Tableau 6.2
Année
Froment d'automne
Orge d'automne
Maïs- grain
Pommes de terre
Betteraves sucrières1)
dt/ha
dt/ha
dt/ha
dt/ha
dt/ha
1966/70
36.1
38.7
55.6
343
457
1971/75
42.2
43.8
61.3
399
479
1976/80
44.6
47.6
68.1
397
507
1981/85
54.1
54.2
77.2
435
566
1986/90
57.0
55.8
83.5
439
603
1991
61.9
61.6
83.0
443
628
1992
56.7
61.9
85.7
468
639
1993
61.1
63.3
91.8
488
693
1994
57.4
55.2
90.2
369
611
1995
62.4
55.5
86.2
367
597
1996
68.3
65.2
88.4
487
680
61.5
65.0
95.6
458
701
Variation de
81/85 - 97
+14 %
+20 %
+24 %
+5 %
+24 %
sur la base de la récolte de betteraves transformées
résultats provisoires
Sources: SPS, Statistiques et évaluations; pour les pommes de terre: Régie fédérale des alcools
1542
--
!
6.3 Evolution des effectifs d'animaux
Tableau 6.3
Espèces
1978
1983
1988
1993
1996
Variation
78-96
têtes 1 000
en %
Vaches
893
844
798
762
764
Autres bovins
1 131
1 089
1 039
983
983
Porcs
2 115
2 191
1 941
1 692
1 379
Poules pondeuses
3 282
3 203
3 036
2 482
2 212
Volaille
d'engraissement
1 945
1 946
2 511
2 990
3 293
Moutons
383
355
367
424
419
Chèvres
80
79
72
57
57
Chevaux
46
46
49
54
43
Sources: OFS, Recensements fédéraux du bétail
.
.
1543
6.4 Evolution de l'effectif des vaches, de la productivité laitière et des livraisons
Tableau 6.4
Année
Nombre de vaches laitières1) (cheptel moyen de l'année)
Productivité
Livraisons de lait (y compris le lait des zones franches)
·
nombre
kg/vache
million de kg
1976/1980
881 600
4 029
2 974
1981/1985
837 200
4 480
3 088
1986/1990
971 400
4 836
3 046
1991/1995
764 200
5 106
3 064
1992
768 000
5 040
3 010
1993
753 000
5 130
3 038
1994
761 000
5 110
3 092
1995
759 000
5 150
3 102
1996
754 600
5 120
3 049
1997
735 400
5 260
3 0712)
y compris les vaches dont le lait n'est pas commercialisé
Source: OFS. SPS, Statistiques et évaluations, Statistique laitière de la Suisse
.
1544
6.5 Estivage du bétail en Suisse, 1997
Tableau 6.5
Espèces
Animaux estivés total
UGB1)
Proportion du cheptel suisse total
nombre
nombre
%
Jeunes bovins
292 203
130 801
31,4
Vaches
130 720
130 720
17,6
Bovins au total
422 923
261 521
25,5
Chevaux et mulets
5 796
3 264
13,5
Chèvres
27 810
5 205
45,6
Moutons
241 024
40 974
54,0
Total
697 553
310 964
31,4
Source: Office fédéral de l'agriculture
O
1545
6.6 Production suisse et auto-approvisionnement en bétail de boucherie et en viande
Tableau 6.6
Année
Tonnes
en %1)
Tonnes
en %1)
Tonnes
en %1)
Viande de boeuf
Viande de veau
Viande de porc
1971/1975
97 167
77,0
36 740
92,2
228 283
97,2
1976/1980
116 943
89,3
38 152
96,7
261 774
98,6
1981/1985
122.193
90,2
37 149
96,1
283 267
98,6
1986/1990
126 246
91,9
36 539
95,5
278 259
98,6
1991
113 178
93,7
36 356
98,5
265 333
98,5
1992
130 460
94,4
37 953
97,6
262 276
98,4
1993
124 676
93,3
35 380
96,5
260 454
97,7
1994
109 084
89,2
34 033
96,6
246 604
$98,4
1995
110 641
92,1
34 861
97,1
249 641
98,1
1996
121 052
106,3
37 837
99,0
221 088
91,8
1997
114 801
98,7
37 409
98,6
214 257
91,3
Viande de mouton
Viande de volaille
Toutes sortes de viande2)
1971/1975
2 881
43,6
19 560
44,2
394 028
79,4
1976/1980
3 559
48,5
22 088
47,6
452 957
84,0
1981/1985
3 385
40,9
25 302
46,3
481 866
82,8
1986/1990
4 251
41,1
30 624
43,0
485 995
80,0
1991
5 124
43,7
34 990
45,6
482 995
79,6
1992
5 594
47,6
36 670
49,0
482 694
80,4
1993
5 507
45,9
35 750
48,4
471 723
79,4
1994
5 284
45,4
37 830
48,1
442 871
77,4
1995
5 279
45,6
39 790
50,8
447 887
78,5
1996
5 699
44,7
40 510
48,0
432 797
77,5
1997
5 906
46,3
43 870
51,7
423 048
76,1
production suisse en pour-cent de la consommation totale. La viande d'animaux du pays consommée pendant la même année est considérée comme production suisse (c .- à-d. production + ou - modification de stocks de fin d'année provenant de la mise en valeur des excédents)
viande de cheval, de chèvre, de lapin, ainsi que gibier, poissons, crustacés et mollusques compris
Source: CBV, Rapports de gestion
1546
6.7 Consommation totale de viande, par habitant, et composition
Tableau 6.7
Année
Viande de boeuf
Viande de veau
Viande de porc
Viande de mouton
Viande de volaille
Toutes sortes de viandes1)
Consommation totale en tonnes
1973/1978
125 872
38 352
250 306
6 918
44 763
511 646
1979/1984
134 149
39 320
282 824
8 371
51 158
571 855
1985/1990
138 462
38 377
283 241
10 159
69 272
607 130
1991
139 963
36 914
269 518
11 719
76 821
606 713
1992
138 208
38 889
266 644
11 765
74 921
600 456
1993
133 708
36 670
266 654
11 986
73 842
594 040
1994
122 314
35 242
250 608.
11 715
78 601
572 487
1995
120 196
35 898
254 516
11 562
78 240
570 522
1996
113 869
38 214
240 812
12 742
84 438
558 678
1997
116 271
37 946
234 787
12 763
84 851
556 230
Consommation par habitant en kilogrammes (sans les os et les tendons)
1973/1978
12,91
3,91
27,05
0,78
3,46
51,47
1979/1984
13,67
3,98
30,37
0,94
4,00
57,01
1985/1990
13,61
3,77
29,46
1,10
5,14
57,79
1991
13,31
3,51
27,18
1,23
5,54
55,71
1992
12,97
3,66
26,63
1,23
5,35
54,60
1993
12,38
3,42
26,36
1,23
5,22
53,41
1994
11,11
3,24
24,43
1,19
5,48
50,34
1995
10,93
3,31
24,89
1,18
5,46
50,43
1996
10,37
3,52
23,54
1,30
5,90
49,26
1997
10,59
3,50
22,95
1,30
5,93
48,91
Quotes-parts des sortes de viande dans la consommation totale
1973/1978
24,80
7,60
52,55
1,52
6,78
100
1979/1984
23,98
6,98
53,27
1,65
7,02
100
1985/1990
23,55
6,52
50,98
1,90
8,89
100
1991
23,89
6,30
48,79
2,21
9,94
100
1992
23,75
6,70
48,77
2,25
9,80
100
1993
23,18
6,40
49,35
2,30
9,77
100
1994
22,07
6,44
48,53
2,36
10,89
100
1995
21,67
6,56
49,36
2,34
10,83
100
1996
21,05
7,15
47,79
2,6
11,98
100
1997
21,65
7,16
46,92
2,66
12,12
100
.
Source: CBV, Rapports de gestion
1547
7 Paiements directs
7.1 Paiements directs à l'agriculture
Tableau 7.1
Type de contribution
Montants en millions fr.
1997 1)
Total
dont en montagne
856,8 856,8
506,7
809,2
1.1 Paiements directs complémentaires selon l'art. 31a
506,7
809,2
425,4
425,4
432,0
2.1 Contributions aux frais des détenteurs de bétail
261,9
261,9
270,0
2.2 Contributions à la surface et contributions d'estivage
163,5
163,5
162,0
766,4
271,2
807,0
3.1 Contributions selon l'art. 31b (5 programmes)
709,5
231,2
750,5
3.2 Contributions pour la production céréalière extensive
47,3
33,4
45,5
3.3 Contributions à l'exploitation de terrains secs et de prés à litière
9,6
6,6
11,0
159,9
94,0
164,9
4.1 Primes de culture pour céréales fourragères et légumineuses
52,1
13,9
53,0
4.2 Contributions pour jachères vertes et matières premières renouvelables
14,4
3,6
22,2
4.3 Contributions aux détenteurs de vaches
93,4
76,5
89,7
142,7
67,8
147,1
5.1 Allocations familiales aux petits paysans
119,2
62,7
120,4
5.2 Allocations familiales aux travailleurs agricoles ·
23,5
5,1
26,7
Total
2 351,2
1 365,1
2 360,2
certains chiffres sont provisoires
incl. zone colline; répartition partiellement estimée
financés par les contributions des employeurs ainsi que par la Confédération et les cantons
1998 Budget
Source: Office fédéral de l'agriculture
1548
8 Dépenses de la Confédération pour l'agriculture et l'alimentation
8.1 Dépenses le l'office fédéral de l'agriculture
Tableau 8.1
Rubrique
Dénomination
1997 Compte
1998 Budget
1999 Budget
2000 Plan financier
2001 Plan financier
2002 Plan financier
708
708 Office fédéral de l'agriculture
3'497'439'760
3'527'528'550
3'825'529'800
3'609'572'100
3'613'296'600
3'545'366'500
Administration
32'771'673
38'939'250
45'281'500
-44'152'900
43'424'100
44'216'200
30
Dépenses de personnel
23'046'669
25'900'600
32'093'200
31'010'200
30'010'200
30'770'200
3010.010
Rétribution plafonnée du personnel
22'849'035
22'911'500
25'093'200
25'010200
25'010200
24770'200
3050.001
Prestations versées à la CFP
197'634
2'989'100
7'000'000
6'000'000
5'000'000
6'000'000
31
Biens et services
3'878'984
6'900'650
6'998'300
6'942'700
7'213'900
7'246'000
3180.000
Prestations de service de tiers
2'965'918
5'954'150
5'947'900
5'874'900
6'126700
6'148'800
3189.000
Mutations Prestations de service de tiers
3189.001
Commissions et honoraires
179'931
2'739'000
2744'000
2'744'000
2'744'000
2744'000
3189.002
Indemnités pour la réalisation de mesures écologiques
/058'674
1'511'250
1'556'000
1'658'000
1'658'000
1'658'000
3189.003
Mandats de recherche et de développement
782'360
774'000
783'000
598'900
845'700
862'800
3189.004
Formation et perfectionnement
43'333
115'000
100'000
105'000
110'000
115'000
[3189.005
Union suisse du légume
351'820
353'900
353'900
360'000
360'000
360'000
3189.007
Relevés de données concernant l'économie d'entreprise
549'800
461'000
411'000
409'000
409'000
409'000
à des fins statistiques réalisés par le Secrétariat des
paysans suisses (nouvelle)
3190.000
Autres dépenses d'équipement
913'066
946'500
1'050'400
1'067'800
1'087200
1'097'200
3199.000
Mutations Autres dépenses d'équipement
3199.001
Dédommagements
346'463
312'000
360'000
362'000
366'400
366'400
3199.002
Comité suisse de la FAO
69'675
77'000
73'400
71'800
71'800
71'800
3199.003
Autres dépenses d'équipement
496'928
557'500
617'000
634'000
649'000
659'000
36
Contributions à des dépenses courantes
5'846'020
6'138'000
6'190'000
6'200'000
6'200'000
6'200'000
3600.001
Organisation des Nations Unies pour
5'846'020
6'138'000
6'190'000
6'200'000
6'200'000
6200'000
l'alimentation et l'agriculture (FAO), Rome
Améliorations des structures agricoles
157'613'355
162'582'500
148'696'800
247'539'000
297'702'300
297'814'600
36
Contributions à des dépenses courantes
63'435'123
62'286'500
43'878'500
44'520'800
45'184'100
45'774'600
3600.100
Sélection végétale et élevage (nouvelle)
22'396'069
21'000'000
21'000'000
21'500'000
22'000'000
3601.100
Elevage (nouvelle)
22'396'069
21'000'000
20'500'000 19'500'000 1'000'000
19'500'000 1'500'000
20'000'000
20'000'000
3603.100
Indemnité pour la mise en oeuvre du plan d'action national relatif aux ressources phytogénétiques (nouvelle)
1'500'000
2'000'000
1549
1550
Rubrique
Dénomination
1997 Compte
1998 Budget
1999 Budget
2000 Plan financier
2001 Plan financier
2002 Plan financier
3600.101
Vulgarisation (nouvelle)
38335254
38381 000
20311 000
20371'100
20'475 000
20565 500
3601.101
Vulgarisation agricole (nouvelle)
37'759'527
38'000'000
20'114'000
20'241'200
20'475'000
20'535'500
3602.101
Centre international d'études agricoles (CIEA) (nouvelle)
30'000
30'000
30'000
3603.101
Mesures en faveur de la culture fruitière (nouvelle)
575'727
351'000
197'000
99'900
3600.102 42
Prêts et participations
7'972'557
22'000'000
4200.100
Crédits d'investissements (nouvelle)
4'900'000
20'000'000
25'000'000 20'000'000 5'000'000
3'149700 120'000'000 100'000'000 20'000'000
3 209'100 170'000'000 140'000'000 30'000'000
3209'100 170'000'000 140'000'000 30'000'000
4200.101
Aide aux exploitations paysannes (nouvelle)
3'072'557
2'000'000
46
Aide à l'investissement
84'487'903 82'150'032
76'400'000
76'400'000
81'000'000 80'000'000
80'500'000 80'000'000
80'000'000 80'000'000
4600.101
Constructions nouvelles et complémentaires destinées à l'enseignement agricole
2'337'871
1'400'000
1'400'000
1'000'000
500'000
Lutte contre les maladies et les parasites des
1'717'772
1'896'000
3'418'300
2'018'200
2018'200
2'040'000
plantes
Biens et services
878'176
1'037'700 97'200
1'062'900 ' 108'500
1'073'200 109'700
1'073'200 109700
111'900
3119.120
Mutations Infrastructure
3119.121
Machines, appareils, véhicules, installations
57'598
38'000
58'800
59'400
59'400
60'600
3119.122
Entretien des machines, appareils et installations
8'808
10'900
11'000
11'200
11'200
11'400
3119.123
Loyers et fermages d'immeubles
26'867
28'300
38'700
39'100
39'100
39'900
3120.120
Exploitation
21'618
21'700
22'100
22'300
22'300
22'800
3129.121
Dépenses d'exploitation
21'618
21'700
22'100
22'300
22'300
22'800
3180.120
Prestations de service de tiers
742'433
891'900
905'300
914'200
914'200
931'700
3189.120
Mutations Prestations de service de tiers
3189.121
Commissions et honoraires
734'433
854'000
866'800
875'300
875'300
892'800
3189.122
Certificats phytosanitaires
8'000
37'900
38'500
38'900
38'900
38'900
3190.120
Autres dépenses d'équipement
20'852
26'900
27'000
27'000
27'000
27'300
3199.120
Mutations Autres dépenses d'équipement
3199.121
Dédommagements
14'707
20'800
20'800
20'800
20'800
21'000
3199.122
Autres dépenses d'équipement
6'145
6'100
6'200
6'200
6'200
6'300
4600.100.
Améliorations structurelles dans l'agriculture
75'000'000
75'000'000
31
1'093'700
3110.120
Infrastructure
93'273
Subsides pour la recherche
2703 800
2 905 500
3 067500
Tableau 8.1 (suite)
Tableau 8.1 (suite)
Rubrique
Dénomination
1997 Compte
1998 Budget
1999 Budget
2000 Plan financier
2001 Plan financier
2002 Plan financier
36 3600.120 3600.121
Contributions à des dépenses courantes
839'596
858'300
2'355'400
945'000 878'500
945'000
Mesures de lutte
782730
792 000
2290 000
Organisation internationale pour la
56866
66 300
65'400
66'500
66'500
67800
, protection des plantes, Zurich Production et ventes
1'299'476'555
1'244'556'800
36
Contributions à des dépenses courantes
3600.200
Promotion des ventes (nouvelle)
987'841'167
941'392'700 2'129'200 1'910'000
1'335'551'500 50'000'000 50 000 000 1'045'260'000 4'160'000
996'880'200 60'000'000 60 000000 716'160'000 6'160'000
917'170'200 000.000.09 60 000 000
848'335'700 60'000'000 60 000 000 567'.150'000 6'150'000
3180.210
Indemnité pour le prélèvement de la taxe sur le lait de consommation et la crème
131'676
219'200
160'000
160'000
150'000
150'000
3180.212
Administration Mise en valeur du lait (nouvelle)
4'000'000
6'000'000
6'000'000
6'000'000
36
Contributions à des dépenses courantes
985'799'491 189'374'866
939'263'500 248'000'000
1'041'100'000
710'000'000 366'000'000
630'000'000 366'000'000
561'000'000 . 366'000'000
3600.210
Suppléments pour la fabrication de fromage (nouvelle)
125'874'866
184'000'000
90'000'000
3/5'000'000
315'000'000
315'000'000
3602.210
Indemnités de non-ensilage
63'500'000 796'165'625
64'000'000 691'005'500
25'500'000 236'000'000
51'000'000 344'000'000
51'000'000 264'000'000
51'000'000 195'000'000
3601.211
Promotion des ventes de beurre dans le pays (nouvelle)
399'932'174
350'805'500
67'100'000
114'000'000
85'000'000
65'000'000
3602.211
Promotion des ventes de lait écrémé et de poudre de lait dans le pays (nouvelle)
29'100'000
$7'000'000
+2'000'000
32'000'000
3603.211
Promotion des ventes de fromage dans le pays (nouvelle)
17'900'000
39'000'000
30'000'000
22'000'000
3604.211
Aides à l'exportation pour le fromage (nouvelle)
68'000'000
3605.211
Aides à l'exportation pour d'autres produits laitiers (nouvelle)
391'204'023 S'029'428
335'000'000 3'200'000
115'900'000 6'000'000
119'000'000 15'000'000
90'000'000 1!'000'000
8'000'000
3600.212
Mesures propres à alléger le marché du lait
259'000
258'000
31
Biens et services
2'041'676 1'910'000
3180.211
Indemnités aux commissions régionales de recours 1-26 en matière de contingentement du lait
3601.210
Supplément de prix versé sur le lait transformé en fromage
3600.211
Aides financières à l'économie laitière (nouvelle)
115'500'000
Economie laitière
636'150'000 6'150'000
878 500
946'300 878500
1551
1552
Tableau 8.1(suite)
Rubrique
Dénomination
1997 Compte
1998 Budget
1999 Budget
2000 Plan financier
2001 Plan financier
2002 Plan financier
3600.213
Mesures transitoires de durée limitée
581'900'000
concernant le lait (nouvelle)
3601.213
Indemnité pour le prélèvement de la taxe sur le lait de consommation
955'000
3602.213 3603.213
Placement du beurre Placement du fromage
170'000'000 248'500'000 20'500'000
3604.213
Réduction spéciale des prix de sortes de fromages indigènes
24'445'000
3605.213 3606.213 3607.213
Autres mesures d'économie laitière Indemnités de non-ensilage
25'500'000 92'000'000
3600.214 3600.215
Liquidation de la Butyra (nouvelle)
7'700'000 100'000'000
Liquidation de l'Union suisse du commerce de fromage (USF) (nouvelle) Production animale
44'326'509
19'048'000
49'125'000
49'125'000 7'000'000 7'000'000
49'425'000 7'500'000
7'500'000
3181.230
Indemnisation d'organisations privées bétail
de boucherie et viande (nouvelle)
36 3600.230
Contributions à des dépenses courantes
44'326'509
19'048'000 17'500'000
44'325'000 18'500'000
42'125'000 18'500'000
41'925'000 19'000'000
19'000'000
3600.231
Promotion des ventes de bétail de boucherie et de viande dans le pays
39'500'000
11'200'000
9'000'000
8'500000
8'500'000
3600.232
Aides financières pour les oeufs du pays
13'625'000
13'625'000
13'625'000
13'625'000
3600.233
Mise en valeur de la laine de moutons Production végétale
240'992728
1'548'000 259'445'300
1'000'000 181'185'300 181'185'300 61900'000
1'000'000 161'619'900 161'619'900 63'400'000
161'619'900 161'619'900 63'400'000
162'104'900
3600.240
Contributions pour la culture des champs (nouvelle)
63'400000
3601.240
Contributions à la surface pour les oléagineux (nouvelle)
7'500'000
33'150'000
33'150'000
33'150'000
3602.240
Contributions à la surface pour les légumineuses à grains (nouvelle)
3'024'000
2'800'000
2'800'000
2'800'000
3603.240
Contributions à la surface pour les matières premières renouvelables (nouvelle)
3'400'000
1'600'000
1'600'000
1'600'000
3604.240
Primes de culture pour les céréales fourragères (nouvelle)
47'976'000
25°850'000
25'850'000
25'850000
.
1'555'796
800'000
800'000
162'104'900
36
Contributions à des dépenses courantes
240'992728 129'359'914
259'445'300 127'800'000
4'800'000 4'800'000
7'500'000
7'500'000
41'925'000
Aides à l'exportation de bétail d'élevage et d'animaux de rente
3270713
49'425'000
31
Biens et services
Supplément de prix versé sur le lait transformé en fromage
3
Tableau 8.1(suite)
Rubrique
Dénomination
1997 Compte
1998 Budget
1999 Budget
2000 Plan financier
2001 Plan financier
2002 Plan financier
3600.241
Contributions à la transformation et à la mise
109182814
129207800
119285300
98219900
98219900
98704 900
en valeur (nouvelle)
3601.241
Transformation des betteraves sucrières (nouvelle)
22'007'611
34'125'000
34'125'000
48'950'000
48'950'000
48'950'000
3602.241
Transformation des oléagineux (nouvelle)
39'690'082 40'194'357
39'487'500 33'164'600
31'887'500 25'295'800
1'500'000 20'694'500 4'600'000
1'500'000
1'500'000
3603.241
Mise en valeur des pommes de terre (nouvelle)
20'694'500
20'694'500 4'600'000
3604.241
Production de semences (nouvelle)
3605.241 3606.241
Mise en valeur des fruits (nouvelle)
7'290'764
22'430'700
23'127'000
21'325'400 1'150'000
1'150'000
21'810'400 1'150'000
3600.242
Abricots du Valais
2'450 000
2'437500
7'412'400
7'471 500
7'471500
7591 000
31
Biens et services
113'629
122'100
120'900
121'500
121'500
124'000
3180.250
Prestations de service de tiers
55622
64'200
63 600
63 900
63 900
65200
3189.251
Commissions et honoraires
55'622
64'200
63'600
63'900
63'900
65'200
3190.250
Autres dépenses d'équipement
58'007
57'900
57'300
57'600
57'600
58'800
3199.250
Mutations Autres dépenses d'équipement
3199.251
Cave fédérale
56'622
54'900
54'300
$4'600
54'600
55'800
3199.252
Autres dépenses d'équipement
1'385
3'000
3'000
3'000
3'000
3'000
36
Contributions à des dépenses courantes
6'248'794
7'850'000
7'291'500
7'350'000
7'350'000
7'467'000
3600.250
Encouragement de la viticulture
1'218'423
2'000'000
1'500'000
1'500'000
1'500'000
1'500'000
3600.251
Mesures de placement
5'030'371
5'850'000
5791'500
5'850'000
5'850'000
5'967'000
Administration des blés
19'953'728
16'698'700
2'568'800
2'503'800
2'503'800
2'064'800
30
Dépenses de personnel
2'768'141
2'931'600
2'442'800
2'376'800
2'376'800
1'937'800
Rétribution plafonnée du personnel
2'768'141
2'931'600
2'442'800
2'376'800
2'376'800
1'937'800
3010.280 31
Biens et services
26'387
153'900
26'000
27'000
27'000
27'000
3180.280
Prestations de service de tiers
78'900
3189.280
Mutations Autres biens et services
3189.281
Commissions et honoraires
3'900
3189.282
Mandants de recherche et de développement
75'000
3190.280
Autres dépenses d'équipement
26'387
75'000
26'000
27'000
27'000
27'000
3199.280
Mutations Autres dépenses d'équipement
3199.281
Dédommagements
22'114
65'000
16'000
17'000
17'000
17'000
3199.282
Autres dépenses d'équipement
4'273
10'000
10'000
10'000
10'000
10'000
4'750'000
4'600'000
21'325'400
Transformation de matières premières renouvelables (nouvelle)
Encouragement de la viticulture
6362'423
7972'100
100'000
1553
1554
Tableau 8.1(suite)
Rubrique
Dénomination
1997 Compte
1998 Budget
1999 Budget
2000 Plan financier
2001 Plan financier
2002 Plan financier
36 3600.280 3600.281
Contributions à des dépenses courantes Egalisation de la marge de mouture Réduction de prix des céréales panifiables à l'aide de recettes douanières Mesures concernant la répartition des moulins à blé tendre Paiements directs
107'200
263'200
100'000
100'000
100'000
100'000
36 3600.300 3601.300
Contributions à des dépenses courantes
2'007'578'177 2'007'578'177 1'360'778'177 856'800'096
2'081'450'000 2'081'450'000 1'330'950'000 809'250'000
2'296'000'000 2'296'000'000 1'847'000'000 1'203'000'000
2'321'000'000 2'321'000'000 1'844'000'000 1'230'000'000
2'355'000'000 2'355'000'000 1'856'000'000 1'242'000'000
2'355'000'000 2'355'000'000 1'867'000'000 1'253'000'000
3602.300
Contributions pour les animaux consommant des fourrages grossiers (nouvelle)
93'100'013
89'700'000
280'000'000
250'000'000
250'000'000
250'000'000
3603.300
Contributions pour des terrains en pente (nouvelle)
148'960'000
162'000'000
112'000'000
112'000'000
112'000'000
112'000'000
3604.300
Contributions pour la garde d'animaux consommant des fourrages grossiers dans des conditions de production difficiles (nouvelle)
2611918'068
270'000'000
252'000'000
252'000'000
252'000'000
252'000'000
3600.301 3601.301
Paiements directs écologiques (nouvelle) Contributions écologiques (nouvelle)
646'800'000 646'800'000
750'500'000
449'000'000 354'000'000
477'000'000 362'000'000
499'000'000 374'000'000
488'000'000 363'000'000
3602.301
Contributions d'estivage (nouvelle)
65'000'000
65'000'000
65'000'000
65'000'000
3603.301
Protection des eaux (nouvelle)
30'000'000
50'000'000
60'000'000
60'000'000
17'159'200
13'613'200
100'000
100'000
100'000
100'000
17'052'000
13'350'000
3600.282
Paiements directs généraux Contributions à la surface (nouvelle)
750'500'000
Arrêté fédéral sur les moyens financiers destinés à l'agriculture pour les années 2000 à 2003
Projet
du
L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu l'art. 6 de la loi sur l'agriculture1; vu le message du Conseil fédéral du 18 novembre 19982, arrête:
Art. 1
Pour les années 2000 à 2003, les montants maximaux autorisés sont les suivants:
a. 1037 millions de francs pour le financement de mesures destinées à l'amélio- ration des bases de production;
b. 3490 millions de francs pour le financement de mesures destinées à la promo- tion de la production et des ventes;
c. 9502 millions de francs pour l'octroi de paiements directs.
Art. 2
Le présent arrêté qui n'est pas de portée générale, n'est pas soumis au référendum.
40238
1 RS 910.1; RO 1998 3033
2 FF 1999 1477
1555
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Message concernant un arrêté fédéral sur les moyens financiers destinés à l'agriculture pour les années 2000 à 2003 du 18 novembre 1998
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Bundesblatt
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Feuille fédérale
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Foglio federale
Jahr
1999
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Anno
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2
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Volume
Heft
09
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Geschäftsnummer
98
Numéro d'affaire
Numero dell'oggetto
Datum
09.03.1999
Date
Data
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1477-1555
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Pagina
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10 109 744
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