Détenteurs de bétail. Contributions aux frais
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de programme pluriannuel pour le financement de la coopé- ration technologique en Europe.
Le Conseil fédéral estime d'autre part qu'il est de sa respon- sabilité d'améliorer, de concert avec les autres gouverne- ments européens, les conditions générales de la coopéra- tion technique et scientifique en Europe par le biais d'ac- tions spécifiques.
Il s'agit d'accélérer les efforts actuels visant la création d'un espace économique homogène, dynamique et ouvert vers l'extérieur qui n'est pas fragmentée par des entraves (par exemple le protectionnisme dans le domaine des subven- tions, des normes techniques, des homologations, de l'ou- verture des marchés publics).
Ces considérations constituent la teneur du chapitre III de la déclaration de base EUREKA de Hanovre qui prévoit que les projets de recherche seront soutenus par des actions étati- ques ayant pour but de créer ou d'améliorer les conditions- cadre nécessaires pour la commercialisaion des résultats issus de la recherche.
Ceci ne signifie toutefois pas qu'il est prévu de créer un statut spécial EUREKA. Il incombe aux instances compéten- tes de faire les travaux requis; les améliorations des condi- tions-cadres devraient aller dans l'intérêt de tous.
M. Couchepin: Pour l'essentiel, je suis satisfait de la réponse du Conseil fédéral, qui m'a été communiquée hier soir. Sur le plan des principes, je constate avec satisfaction que le Conseil fédéral entend favoriser la coopération tech- nique d'abord avec nos partenaires naturels, les Etats euro- péens, et cela va bien dans le sens de la discussion qui vient d'avoir lieu. Sur le plan pratique, le Conseil fédéral nous annonce un message pour favoriser la coopération techni- que. Je souhaite simplement que ce message vienne rapide- ment et que l'on puisse très vite juger la manière dont le Conseil fédéral entend faire passer les principes dans la pratique.
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundes- rates befriedigt.
86.051
Zolltarifarische Massnahmen im 1. Halbjahr 1986 Mesures tarifaires pendant le 1er semestre 1986
Bericht und Beschlussentwurf vom 12. August 1986 (BBI II, 1346) Rapport et projet d'arrêté du 12 août 1986 (FF II, 1374)
M. Gautier présente, au nom de la commission des affaires économiques, le rapport écrit suivant:
Le rapport concernant les mesures tarifaires prises pendant le premier semestre de 1986 est entièrement consacré à l'application provisoire, à partir du 1er mars 1986, des modi- fications tarifaires qu'ont entrainées les arrangements conclus avec la Communauté économique européenne et avec la Communauté européenne du charbon et de l'acier en raison de l'adhésion de l'Espagne et du Portugal à ces communautés (cf. aussi le rapport rédigé par la Commission des affaires économiques au sujet du 1er rapport gouverne- mental sur la politique économique extérieure en 1986).
Antrag der Kommission
Die einstimmige Kommission (mit einer Enthaltung) bean- tragt Eintreten und Zustimmung zum Entwurf des Bundes- rates.
Proposition de la commission
A l'unanimité (avec une abstention), la commission recom- mande d'entrer en matière et d'adhérer au projet du Conseil fédéral.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1 und 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, art. 1 et 2 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Beschlussentwurfes 111 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
86.035
Viehhalter im Berggebiet. Kostenbeiträge Détenteurs de bétail dans les régions de montagne. Contributions aux frais
Botschaft und Beschlussentwurf vom 16. Juni 1986 (BBI II, 901) Message et projet d'arrêté du 16 juin 1986 (FF II, 925)
Antrag der Kommission Eintreten
Antrag Biel Rückweisung der Vorlage an den Bundesrat
mit dem Auftrag, den Rahmenkredit für 1987 und 1988 auf der bisherigen Höhe von 350 Millionen Franken zu belassen und dafür den Höchstbetrag im Bundesbeschluss über die finanziellen Mittel für Bewirtschaftungsbeiträge an die Landwirtschaft mit erschwerten Produktionsbedingungen für die Jahre 1987-1989 um 105 Millionen Franken zu er- höhen.
Proposition de la commission Entrer en matière
Proposition Biel Renvoi du projet au Conseil fédéral
en l'invitant à laisser le crédit-cadre pour 1987 et 1988 au niveau actuel de 350 millions de francs et à relever en compensation de 105 millions de francs le montant maxi- mum fixé dans l'arrêté fédéral sur le financement des contri- butions à l'exploitation agricole du sol dans des conditions difficiles durant la période comprise entre 1987 et 1989.
Hösli, Berichterstatter: Bei diesem Bundesbeschluss han- delt es sich nicht um etwas grundlegend Neues. Es geht darum, eine richtige und wichtige Leistung an die Bergland- wirtschaft zu erneuern, zu erhöhen und zu verfeinern. In der Kommission war man sich darüber einig, dass den Bauern der anvisierten Regionen zusätzlich geholfen werden soll.
Viehhalter im Berggebiet. Kostenbeiträge
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Eintreten war denn auch mit 21 zu 0 Stimmen beschlossen worden. In der ausgedehnten Grundsatzdiskussion war man sich darüber einig, dass ein weiteres Auseinanderklaffen der Einkommen der Berg- und der Tallandwirtschaft vermieden werden muss. Ein Antrag, die Kostenbeiträge nicht anzuhe- ben, die entsprechenden Mittel aber zur Erhöhung der Bewirtschaftungsbeiträge einzusetzen, wurde mit 19 zu 1 Stimme abgelehnt, dies mit guten Gründen, denn vor zwei Jahren wurde der Zahlungsrahmen für die Kostenbeiträge nur teuerungsbedingt neu festgelegt, dies nur für zwei Jahre, weshalb wir uns heute erneut damit befassen müs- sen. Damals wurde die Höhe der Bewirtschaftungsbeiträge mit einer realen Verbesserung beschlossen, und zwar für die Dauer von 5 Jahren. Wir dürfen also jetzt nicht im Zusam- menhang mit dieser Vorlage einen rechtskräftig bestehen- den Beschluss ohne erneute Ueberprüfung umstossen. Der neue Höchstbetrag des Kredites soll wieder während zwei Jahren 420 Millionen betragen, also 70 Millionen mehr als beim letzten Beschluss oder 35 Millionen mehr pro Jahr. Um die Produktion nicht neu zu fördern, bleiben diese Beiträge, wie seit 1970, auf 15 Grossvieheinheiten beschränkt. Dazu kommt die Begrenzung auf die vorhandene Rauhfutter- menge. Abzüge erfolgen ebenfalls bei einem Einkommen von 50 000 Franken oder bei einem Vermögen ab 500 000 Franken. Beim Einkommen ist zu beachten, dass es sich um ein Familieneinkommen aus der Arbeit des Bauern, der Bäuerin und der ohne Lohn mitarbeitenden Familienmitglie- der handelt, also insgesamt um etwa 450 Arbeitstage pro Jahr.
Die Berg- und Hügelbauern sind weitgehend auf die Milch- produktion sowie den Verkauf und die Zucht von Nutz- und Schlachtvieh angewiesen. Alternativen, die eine ins Gewicht fallende Einkommensverbesserung bringen könnten, beste- hen kaum. Es bleiben also als direktes Mittel die Direktzah- lungen, welche die kleinen und mittleren Betriebe begünsti- gen. Es ist auch beabsichtigt, die Erhöhung der Ansätze nicht einfach linear, sondern gezielt nach Erschwernisgrund anzuheben. Dies trifft auch auf die Ziegen- und Schafhal- tung zu.
Der Mehraufwand von 35 Millionen Franken pro Jahr bei einer Teuerung des Lebenskostenindexes um 8,6 Prozent . (Stand März 1986) erlaubt somit eine dringend notwendige Einkommensverbesserung, welche umso gerechtfertigter ist, als die Bauern des Berggebietes bei der Schlachtvieh- produktion erwiesenermassen Einbussen erlitten haben und erleiden.
Angesichts dieser Tatsachen hat denn auch unsere Kommis- sion dem Bundesbeschluss nicht nur mit 20 zu 1 Stimmen beigepflichtet, sondern auch noch mit 10 zu 9 Stimmen ein Postulat beschlossen, das in Ihrem Besitze ist und den Bundesrat einlädt, weitere Vorschläge zu prüfen und den Eidgenössischen Räten zu unterbreiten. Damit soll ein schrittweiser Ausgleich der Einkommensunterschiede zwi- schen der Berg- und Tallandwirtschaft erreicht werden. Betreffend Rückweisungsantrag Biel werde ich nach dessen Begründung sprechen.
Namens der Kommission bitte ich Sie, auf die Vorlage einzu- treten, dem unveränderten Bundesbeschluss zuzustimmen und das Kommissionspostulat zu überweisen.
Mme Vannay, rapporteur: La commission chargée d'étudier le message relatif à l'arrêté fédéral concernant le finance- ment des contributions aux frais des détenteurs de bétail de la région de montagne et de la région préalpine des collines vous demande, à l'unanimité, d'entrer en matière sur cet objet.
Il s'agit aujourd'hui de reconnaître à nouveau les difficultés inhérentes à l'agriculture de montagne. Les conditions de production et de vie y sont beaucoup plus difficiles qu'en plaine. La topographie, le climat, l'altitude, la durée de la période de végétation sont autant de facteurs aggravants pour la productivité de l'agriculture de montagne et par conséquent pour la formation du revenu des paysans de montagne lorsqu'on le compare à celui de la plaine. De cette façon, le paysan de montagne ne peut pas parvenir à un
revenu décent, à un prix de l'heure correct et comparable au prix de l'heure moyen obtenu dans n'importe quelle autre branche économique par le seul jeu du prix payé pour la quantité de produit fourni. C'est ainsi que le produit du travail dans les petites exploitations reste constamment en dessous de la moyenne globale annuelle et cela d'autant plus que la zone de montagne est élevée. Des mesures spécifiques de politique agricole ont donc été prises pour améliorer le revenu par des paiements compensatoires et pour éviter aussi que l'exode rural ne s'accentue encore en montagne. Le risque de voir l'occupation décentralisée du territoire n'être plus assurée est réel. Dans certaines com- munes le bon fonctionnement des collectivités est en dan- ger et l'on sait que lorsque l'exploitation du sol n'est plus assurée ce sont de vastes surfaces qui redeviennent en friche, des paysages entiers qui se modifient et perdent souvent de leur attrait. Il est donc essentiel de reconnaître l'importance économique, sociale et écologique qu'il y a à avoir une société rurale montagnarde suffisante pour assu- rer des tâches d'intérêt national.
La garantie de l'habitabilité de nos régions de montagne, l'attrait touristique que confèrent les soins au sol, à la forêt, aux cours d'eau, sont autant de prestations que l'on doit en grande partie aux paysans de montagne, et pour ces tâches de service public il est juste de rétribuer les paysans de la montagne. Toutefois, malgré une série de mesures telles que les contributions pour la garde et l'hygiène du bétail, les contributions pour l'exploitation agricole du sol, les primes pour la culture de céréales fourragères, de céréales panifia- bles, de pommes de terre, les contributions aux détenteurs de vaches dont le lait n'est pas commercialisé et les contri- butions pour le placement du bétail ou encore les contribu- tions pour les détenteurs de bétail, malgré tout cela le manque-à-gagner reste encore très important. Le revenu de la famille paysanne de montagne est bien en dessous de celui de la famille paysanne de plaine et du revenu équitable. Pour être plus explicite, le tableau 4 de notre message aurait pu traduire les chiffres et les pourcentages en francs par jour, ce qui donnerait pour les années 83 et 84 ce qui suit: en 1983, le revenu par jour en plaine est de 135,21 francs, celui de la montagne est de 88,63 francs, ce qui représente une différence négative pour la montagne de 46,58 francs par jour; en 1984, une année plus tard, le revenu par jour en plaine est de 162,21 francs, celui de la montagne de 93,20 francs, ce qui représente une différence négative de 69 francs par jour. Donc malgré toutes les mesures prises, notamment les aides à l'investissement et à l'orientation en matière de structure, malgré les garanties des prix et de la prise en charge, malgré les paiements directs, malgré les mesures sociales, le revenu des paysans de montagne accuse encore un retard considérable; pire, au lieu de se stabiliser, ce retard s'est encore accru passant, je le répète, d'un manque-à-gagner de 46 francs par jour en 1983 à 69 francs par jour en 1984. Une étude récente publiée en mai de cette année par le Groupement suisse pour la population de montagne évalue à un milliard de francs le montant qui serait nécessaire pour garantir le salaire paritaire dans les régions de montagne.
Ces grandes différences entre la rétribution équitable par jour et le revenu du travail en montagne n'ont pas laissé indifférente votre commission. Nous avons donc proposé un postulat qui demande au Conseil fédéral d'examiner à nou- veau cette question avec beaucoup de soin et de présenter aux Chambres des propositions complémentaires tendant à réduire progressivement les différences de revenu entre l'agriculture de montagne et celle de plaine. Des voies nouvelles doivent être cherchées, analysées et proposées et aussi une meilleure compréhension de ces problèmes doit · être recherchée par une bonne information des contribua- bles et des consommateurs. De nouvelles mesures devront être trouvées, financées par des moyens publics ou par des impôts indirects, ou les deux à la fois.
Pour ce qui est maintenant de l'arrêté fédéral, les membres de la commission ont reconnu le bien-fondé de l'augmenta- tion de 70 millions de francs en deux ans que le Conseil
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fédéral propose d'ajouter aux 350 millions actuellement nécessaires pour financer les contributions aux frais de détenteurs de bétail de la région de montagne et de la région préalpine des collines en 1987 et 1988. Il faut dire que ce montant doit couvrir le renchérissement qui n'a pas été compensé depuis fin 1982 et aussi apporter une légère augmentation en termes réels pour les ayants droit. Ce montant sera réparti d'une façon différenciée selon les zones si bien qu'il est prévu de passer en zone préalpine de 110 à 130 francs, pour la zone de montagne l de 210 à 250 francs, pour la zone Il de 380 à 450 francs, pour la zone III de 550 à 650 francs et pour la zone IV de 720 à 870 francs par unité de gros bétail. Si ces contributions sont versées jusqu'à un effectif de 15 unités de gros bétail, elles sont diminuées si l'ayant droit dépasse certaines limites de revenu et de fortune ou s'il n'atteint pas une surface mini- male requise par unité de gros bétail.
Comme vous pouvez le constater, la mesure que nous avons à prendre aujourd'hui est bien modeste, elle est entourée de nombreuses conditions garantissant qu'elle est bien accor- dée à ceux qui en ont besoin. C'est pourquoi la commission vous propose de l'accepter à l'unanimité moins une voix. Cette voix s'est manifestée par le biais d'une proposition de renvoi qui est distribuée sur votre bureau. La commission a déjà rejeté lors de sa séance, cette proposition de renvoi de M. Biel. En effet, il ne nous est pas paru du tout opportun ni justifié de compliquer encore les choses aujoud'hui en voulant modifier un autre arrêté pour accorder ce supplé- ment de 35 millions de francs par année aux agriculteurs de montagne. Si notre volonté est bien d'améliorer quelque peu la situation du paysan de montagne par des contribu- tions directes, il faut le faire aujourd'hui dans cet arrêté-ci. Une aide équivalente, qui nécessiterait un autre message, une autre commission, une nouvelle décision ne ferait que retarder une solution que nous devons apporter aujourd'hui, étant bien entendu que les contributions à la surface dev- ront aussi être améliorées et je dirais que le plus tôt sera le mieux.
Pour l'instant, je vous prie donc de suivre votre commission qui, par 20 voix contre 1, vous propose d'accepter cet arrêté.
Biel: Ich stelle Ihnen einen Rückweisungsantrag, wobei ich vorschlage, dass wir die Erhöhung in Millionen, wie sie der Bundesrat vorsieht, nicht bei den Kostenbeiträgen für Vieh- halter vornehmen, sondern bei den Bewirtschaftungsbeiträ- gen. Man soll mir nicht sagen, das kompliziere das Proze- dere. Ich habe in der Kommission ganz konkrete Anträge gestellt. Ich habe einen gleich bleibenden Zahlungsrahmen bei den Kostenbeiträgen für Viehhalter verlangt und gleich- zeitig einen Antrag beim Rahmenkredit zur Erhöhung der Bewirtschaftungsbeiträge formuliert. Da die Kommission das nicht so behandeln wollte, bleibt mir nichts anderes übrig, als mit dem Rückweisungsantrag zu operieren. Man kann es auch kompliziert machen. Wenn ich aber dazu gezwungen werde, so tue ich es.
Es besteht ein Einkommensrückstand, ein Einkommensun- terschied. Allerdings - dessen bin ich mir bewusst - ist es ausserordentlich schwierig, weil die Vergleiche, die wir haben, an einer inneren Problematik leiden. Man vergleicht Dinge, die schwer vergleichbar sind. Dennoch, weil wir nun einmal diese Politik haben, kommen wir nicht darum herum, mit solchen Vergleichen zu operieren. Wir müssen auf die Ergebnisse der Buchhaltungsbetriebe abstellen; diese täu- schen allerdings, denn wir haben dort nur Berg und Tal. Einmal haben wir eine ausserordentliche Vielfalt in jedem Bereich. Dann dürfen wir nicht vergessen, dass die Resul- tate der Talbetriebe zu tief sind, weil statistisch gesehen alle Buchhaltungsbetriebe im Hügelgebiet zum Talgebiet gezählt werden. Man kann durchaus annehmen, dass unter vergleichbaren Bedingungen die Hügelbetriebe etwa 85 Prozent des landwirtschaftlichen Einkommens der Talbe- triebe erreichen. Dadurch wird der Durchschnitt auch tiefer. Das heisst mit anderen Worten: Effektiv sind die Unter- schiede noch grösser.
Es bleibt mir auch nichts anderes übrig, als auf das landwirt-
schaftliche Einkommen abzustellen. Das landwirtschaftliche Einkommen ist das Einkommen des Landwirtschaftsbetrie- bes als Unternehmung. Da kommen wir nun dazu, dass vor zehn Jahren der Unterschied zwischen Tal- und Berggebiet beim landwirtschaftlichen Unternehmen etwa 18 700 Fran- ken betrug gegenüber - das ist die letzte ausgerechnete Statistik, die verfügbar ist - 33 100 Franken im Jahre 1984. Er hat also trotz aller Direktzahlungen und allem, was wir machen, zugenommen. Das hat seine Gründe.
Die Einkommenspolitik über die Preise ist nicht in der Lage, die Einkommensunterschiede auszugleichen; im Gegenteil, sie führt dazu, dass sie noch zunehmen.
Kommt ein Zweites hinzu: Durch die einseitige Politik, die im Talgebiet jahrelang nur auf die Milch ausgerichtet war, ist seinerzeit die Kontingentierung nötig geworden. Als Folge der Kontingentierung haben die Talbetriebe Produktions- zweige aufgenommen, unter anderem die Aufzucht, die bis- her nach einer recht vernünftigen Arbeitsteilung eine Auf- gabe der Berggebiete war. Da haben die Berggebiete einen wichtigen Teil ihrer bisherigen Tätigkeit verloren. Nach dem Grundsatz der komparativen Kostenvorteile sollten die Berg- gebiete weiterhin die Aufzucht machen und nicht andere Betriebszweige, weil dort die volkswirtschaftlichen Kosten höher sind. Aber es bleibt ihnen unter den heutigen Umstän- den nichts anderes übrig. Man hat also die Arbeitsteilung zuungunsten der Berggebiete verschoben. Das hat dazu mitbeigetragen, dass, zusammen mit der Einkommenspoli- tik über Preiserhöhungen, die Einkommensunterschiede gewachsen sind. Das ist nicht nur in der Schweiz so, son- dern das ist auch in anderen Ländern so.
Ich lese Ihnen ein Zitat vor von Hermann Briebe in seinem Bestseller «Die subventionierte Unvernunft», ein Zitat, das uns zeigt, wie die Politik auch anderweitig läuft:
«Preisanhebungen werden mit der Hilfe für einkommens- schwache Kleinbetriebe in ungünstigen Lagen begründet, führen aber praktisch zur weiteren Begünstigung der Wohl- habenden. Besonders krass sind die Gegensätze zwischen Bauern in Berggebieten und günstigen Tallagen. Nicht zu Unrecht wird in den Alpenländern gesagt, dass mit der Träne des Bergbauern im Knopfloch eine Agrarpolitik zugunsten der reichen Bauern im Tiefland gemacht wird.» Wenn ich die Ergebnisse bei uns ansehe, muss ich sagen: Briebe liegt auch bei uns nicht daneben. Das ist eben so! Das ist auch der Grund, weshalb wir versuchen, mit Direkt- zahlungen zu korrigieren.
Weil der Bundesrat pro Jahr 35 Millionen mehr geben will, schlage ich Ihnen vor, dass Sie diese 35 Millionen pro Jahr bei den Bewirtschaftungsbeiträgen einsetzen. Weil jener Rahmenkredit aber noch drei Jahre läuft, ergeben sich auf drei Jahre 105 Millionen anstatt der 70 Millionen auf zwei Jahre bei den Kostenbeiträgen an Viehhalter.
Warum möchte ich jetzt die Bewirtschaftungsbeiträge erhö- hen? Ich halte sie für zielkonformer. Wir haben zwei Mög- lichkeiten von Direktzahlungen, die unterschiedlich an die Produktionsmenge gebunden sind. Zweifellos sind die Vieh- halterbeiträge deshalb weniger zielkonform, weil sie doch noch tendenziell an das Produkt, das Tier, gebunden sind. Wir haben ja die grossen Probleme in der Landwirtschaft, weil wir zuviel haben. Also müssen wir davon wegkommen, und wenn wir schon Direktzahlungen entrichten, müssen wir möglichst produktionsneutrale Direktzahlungen vor- sehen.
Wir wollen ferner, dass Gebiete in Grenzlagen mit schwieri- gen Bedingungen besiedelt und bewirtschaftet werden. Dafür eignen sich die Bewirtschaftungsbeiträge besser.
In der Kommission hat man eingewendet, das würde preis- treibend auf den Boden wirken. Alles, was wir in den letzten Jahren in der schweizerischen Landwirtschaftspolitik beschlossen haben, hat den gleichen Effekt und wird im Bodenpreis oder im Pachtzins kapitalisiert.
Das gilt sowohl für ein Milchkontingent als für alles, was Sie sonst hier eingeführt haben, letztlich auch für die Viehhal- terbeiträge. Da kommt es von dieser Seite her auf das gleiche heraus. Also müssen wir doch sehen, welches Instrument am zielkonformsten ist. Ein vollkommener Ein-
Viehhalter im Berggebiet. Kostenbeiträge
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kommensausgleich ist nie möglich, die Unterschiede sind zu differenziert. Das können wir nicht korrigieren, aber wir können zweifellos einen Beitrag dafür geben, dass unter schwierigen Bedingungen gewirtschaftet wird.
Heute morgen habe ich in der Zeitung gelesen, dass gestern in Antwerpen der Präsident des Verbandes der europäi- schen Landwirtschaft, dessen Sekretariat ja interessanter- weise in Brugg, beim Bauernsekretariat, geführt wird, der Oesterreicher Orsini Rosenberg, in seiner Eröffnungsan- sprache betont habe, dass es darum gehe, neben der Bewäl- tigung der Probleme auf dem Markt die Umweltleistungen der Landwirtschaft und die Besiedelung peripherer Räume zu honorieren. Und genau das machen wir zielkonform, sinngemäss mit dem Instrument der Bewirtschaftungsbei- träge.
Das sind die Ueberlegungen, die mich zu diesem Rückwei- sungsantrag bewogen haben. Ich werde mich für produk- tionsunabhängige Ergänzungszahlungen einsetzen, aber Direktzahlungen, die irgendwie an ein Produkt gebunden sind, werde ich bekämpfen.
Bühler-Tschappina: Namens der SVP-Fraktion beantrage ich Ihnen, auf die Vorlage einzutreten und den Anträgen von Kommission und Bundesrat zuzustimmen.
Die Berglandwirtschaft hat sich in den letzten Jahren und Jahrzehnten grosse Mühe gegeben, das Einkommen aus eigener Anstrengung zu verbessern. Infolge von Beschrän- kungen, nicht zuletzt auf unserem wichtigsten Sektor, bei der Milch, sind diesen Anstrengungen Grenzen gesetzt wor- den, die ein Schritthalten mit den übrigen Bevölkerungs- schichten - leider, möchte ich fast sagen - verunmöglichen. So bleibt der Berglandwirtschaft nichts anderes übrig, als einen Teil des notwendigen Einkommens in Form von Direktzahlungen entgegenzunehmen. Heute stammen durchschnittlich, auch im Berggebiet, noch zirka zwei Drittel des Einkommens aus dem Verkauf der Produkte und nur zirka ein Drittel aus Direktzahlungen. Wir hoffen, dass dieses Verhältnis in etwa aufrechterhalten werden kann.
Dank diesem Zusammenspiel zwischen einer bescheidenen Verbesserung der Produktionsanteile einerseits und Direkt- zahlungen andererseits ist es gelungen, die bergbäuerlichen Einkommen prozentual immer auf ungefähr 60 Prozent des Lohnanspruches zu stabilisieren. In Franken ausgedrückt, da hat Herr Biel recht, wird der Rückstand des bergbäuerli- chen Einkommens leider ständig grösser. So betrug der Unterschied zwischen Tal- und Berggebiet 1978 bis 1980 im Durchschnitt beim landwirtschaftlichen Einkommen 23 000, beim Gesamteinkommen 22 000 Franken; 1984 war dieser Unterschied bereits auf 33 000 beziehungsweise 32 000 Franken angewachsen.
Es ist deshalb dringend nötig, vor allem auch aus siedlungs- politischen Ueberlegungen, dass wir von den wenigen Pro- duktionsmöglichkeiten, die im Berggebiet vorhanden sind, diesem Gebiet einen angemessenen Anteil überlassen und das fehlende Einkommen möglichst vollständig - leider war das bisher nie der Fall, und es dürfte auch in Zukunft kaum der Fall sein - über Direktzahlungen ausgleichen.
Nun liegt uns ein Antrag von Kollege Biel vor, der keine Erhöhung will, dafür aber denselben Betrag bei den Bewirt- schaftungsbeiträgen aufstocken möchte. Dazu muss ich sagen: Die Zeiten ändern sich und mit ihnen offenbar auch die Meinungen. Vor zwei Jahren haben wir hier gleichzeitig über eine Anpassung von Kostenbeiträgen und von Bewirt- schaftungsbeiträgen gesprochen. Die Kommission hat damals bei den Bewirtschaftungsbeiträgen einen über den Antrag des Bundesrates hinausgehenden Vorschlag unter- breitet. Der Sprecher der LdU/EVP-Fraktion hat damals gemäss «Amtlichem Bulletin» ausgeführt, dass er im Namen seiner einstimmigen Fraktion für den kleineren Betrag, also für jenen des Bundesrates, votiere. Damals gab es nach LdU-Auffassung scheinbar Gründe, die gegen eine stärkere Erhöhung bei den Bewirtschaftungsbeiträgen sprachen. Man wird den Eindruck nicht ganz los, dass der LdU einfach gegen den Vorschlag ist, der jeweils zur Sprache kommt. Wir sind überzeugt, dass es richtig ist, die Direktzahlungen
nicht einseitig nur an die Fläche zu binden, sondern zwei- gleisig zu fahren, das heisst, einen Teil an die Fläche zu binden - das sind die Bewirtschaftungsbeiträge - und den andern Teil als Kostenbeiträge über die Grossvieheinheiten auszurichten, um so mehr als es heute nur noch wenige Bauernbetriebe gibt, die die Grenze von 15 Grossvieheinhei- ten nicht erreichen. Ich habe ausdrücklich gesagt: bäuerli- che Betriebe, denn es sind vor allem die Hobbybetriebe, die weniger Vieheinheiten halten, und diese sollen nicht bevor- zugt behandelt werden. Die Flächenbeiträge kommen eher bei den grösseren Betrieben voll zur Auszahlung, während die Kostenbeiträge die kleineren Betriebe infolge der Limitierung auf diese 15 Grossvieheinheiten eindeutig bevorzugen, also genau das tun, was heute immer gefordert wird.
Herr Bundesrat Furgler, Sie haben in der Kommission ange- deutet, das Sie keine lineare Erhöhung vornehmen werden, sondern differenziert nach Zonen und unter besonderer Bevorzugung des Kleinviehs, das heisst von Schafen und Ziegen, vorgehen werden. Gerade diese letzten Gruppen sind gegenüber der Rindviehhaltung stark vernachlässigt worden. Ich bin dem Bundesrat dankbar, wenn er hier eine Korrektur vornimmt.
In diesem Zusammenhang bitte ich den Bundesrat, auch noch zu prüfen, ob nicht eine besondere Behandlung der Milchschafe als Alternative gerechtfertigt wäre. Ich bin Ihnen, Herr Bundesrat Furgler, dankbar, wenn Sie die dies- bezüglichen Erklärungen, die Sie in der Kommission abge- geben haben, auch hier wiederholen können.
Im Namen der einstimmigen SVP-Fraktion ersuche ich Sie, auf die Vorlage einzutreten und ihr gemäss Kommissionsan- trag zuzustimmen. Den Antrag Biel bitte ich Sie abzulehnen.
M. Savary-Fribourg: Le groupe démocrate-chrétien sans opposition a décidé de soutenir l'arrêté. Les propositions du Conseil fédéral vont tout à fait dans le sens des discussions dans ce Parlement au cours des dernières années, soit l'attribution de paiements directs en fonction du manque-à- gagner et des difficultés d'exploitation rencontrées dans les différentes zones de production. Cette aide sera distribuée à ceux qui n'ont pratiquement pas d'alternative de production et qui, ces prochaines années en tout cas, ne pourront pas profiter d'une extension de leurs productions, qui sont le lait, le bétail de boucherie et le bétail d'élevage, soit trois secteurs déjà en difficulté.
Par la limite des quinze UGB, les petites et moyennes entre- prises sont favorisées. Il est à souligner que la base fourra- gère de l'exploitation doit être suffisante. Le département envisage encore de resserrer les normes afin d'éviter tout excès. L'adaptation des contributions ne se fera pas linéai- rement mais progressivement selon les zones et les diffi- cultés d'exploitation. Nous souhaitons toutefois que ces mesures, attendues par nos paysans de montagne, ne soient pas annulées par des décisions restrictives qui pourraient être prises pour certaines branches de production, je pense plus particulièrement à la production laitière.
Nous rejetons la proposition de M. Biel qui souhaite le renvoi du projet au Conseil fédéral en lui demandant d'attri- buer ce même montant au poste des contributions à l'ex- ploitation agricole du sol, subsides à la surface et pour l'estivage du bétail. La répartition des contributions sont le fruit de mûres réflexions. Reconnaissons que jusqu'à ce jour, le système a bien joué. Vouloir le modifier si brutale- ment provoquerait certainement d'autres difficultés. Qu'ad- viendrait-il du marché des terres? Quelles seraient les rela- tions entre propriétaires et fermiers ? Est-ce que les proprié- taires ne seraient pas tentés d'exploiter eux-mêmes les terres?
Pour toutes ces raisons, nous ne soutiendrons pas la propo- sition de M. Biel et nous voterons l'arrêté.
Wanner: Bei den Kostenbeiträgen für die Viehhalter im Berggebiet handelt es sich um eine ausserordentlich sinn- volle Massnahme. Die Kostenbeiträge helfen mit, das berg- bäuerliche Einkommen zu verbessern. Es handelt sich um
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Direktzahlungen, die keine Almosen sind, sondern eine Abgeltung für Leistungen, die die Berglandwirtschaft im Interesse unserer ganzen Volkswirtschaft erbringt. Ohne diese Beiträge könnten diese Leistungen keinen Nieder- schlag im bäuerlichen Einkommen finden. Die Vorlage steht zudem - das scheint mir wesentlich zu sein - im Einklang mit den im 6. Landwirtschaftsbericht festgelegten Oberzie- len der schweizerischen Agrarpolitik. Die Erhöhung um 70 Millionen Franken gegenüber den beiden Vorjahren ist gerechtfertigt, weil damit die Teuerung ausgeglichen wird und eine bescheidene Einkommensverbesserung realisiert werden kann.
Der Rückweisungsantrag Biel ist abzulehnen. Die Begrün- dung, dass die Kostenbeiträge die Produktion zusätzlich anheizen würden, ist in dieser Form nicht haltbar, und zwar darum, weil die Kostenbeiträge an Viehhalter im Berggebiet nach oben limitiert sind und weil neu bei der Ausrichtung die Berücksichtigung der betriebseigenen Futterbasis ver- stärkt werden soll. Zudem sind die Bewirtschaftungsbei- träge - Herr Biel hat es selbst angeführt - auch nicht unproblematisch, weil die Tendenz, immer mehr Fläche zu bewirtschaften, steigt, was einen negativen respektive - in bezug auf die Preise - positiven Einfluss haben kann. Das darf nicht der Fall sein. Wir wollen auch in der Berglandwirt- schaft mit unseren Massnahmen nicht zusätzlich dafür sor- gen, dass die Bodenpreise noch mehr in die Höhe steigen, als dies bis heute schon der Fall ist.
In diesem Sinne empfehle ich Ihnen im Auftrag unserer Fraktion,dieser Vorlage zuzustimmen und den Rückwei- sungsantrag Biel abzulehnen.
M. Longet: Ce projet a une grande importance pour notre groupe. Et je le dis d'autant plus que je ne suis ni de la campagne, ni exploitant comme tous ceux qui m'ont pré- cédé, mais en tant que consommateur et citadin il me semble essentiel, pour l'équilibre du pays, que chaque région ait les moyens de demeurer vivante et habitée, c'est- à-dire soit une région où l'on puisse vivre et produire. Dans chacune d'elles il faut également un bon équilibre entre les différentes activités, entre l'artisanat, l'agriculture, les ser- vices et l'industrie, car nous ne voulons pas dans notre pays de régions qui se vident de leur population ou qui soient abandonnées à la monoculture touristique. C'est dans ce sens que nous estimons que le soutien à l'agriculture de montagne est bel et bien une tâche nationale. Comme, contrairement à la loi (voir l'article 2 de la loi sur l'agricul- ture) les prix ne couvrent pas les coûts réels de production, il faut des mesures complémentaires sous forme de paie- ments directs. Il en existe différentes sortes et ceux dont nous parlons aujourd'hui en sont une. J'insiste sur le fait que ces paiements sont nécessaires, parce que les prix ne couvrent pas les véritables coûts de production.
D'après les organisations directement intéressées, je pense notamment au Groupement suisse pour la population de montagne (SAB) qui a proposé des mesures concrètes dans un rapport présenté il y a quelques mois, l'ensemble des paiements directs en faveur des agriculteurs de montagne, dont le présent crédit n'est qu'un élément, devraient être multipliés par un facteur huit à douze, selon les zones, pour compenser les inégalités entre la plaine et la montagne! On voit donc qu'il ne faudrait pas 200 millions par année, mais 2 milliards. En quelque sorte, il faudrait doubler le coût de la politique agricole, si l'on voulait compenser le fossé existant par des paiements étatiques. Or, nous tenons à diminuer ce fossé. Dès lors, si nous affirmons cet objectif, nous devons constater que les paiements directs ne peuvent pas être le seul moyen. Par conséquent, il faut mettre en place toute une batterie de mesures complémentaires. C'est exacte- ment ce que le SAB a proposé dans son rapport. La discus- sion doit maintenant avoir lieu; il est encore trop tôt pour déterminer d'ores et déjà quelles seront les mesures les plus adéquates. Probablement essentiellement des mesures de péréquation, qui feront appel à la solidarité ville-campagne, et à une solidarité à l'intérieur du monde rural. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas voter simplement 400 millions et nous
en laver les mains. Si nous sommes conscients de la situa- tion et de l'action à entreprendre pour compenser ces inéga- lités. C'est la raison pour laquelle nous vous avons soumis le postulat qui vous est présenté par la commission.
Primitivement, nous avions présenté une motion demandant un certain nombre de mesures. Après avoir biffé les mesures, et ensuite rejeté la forme de la motion, il est resté un postulat, mais un postulat de la commission. Si ce conseil l'accepte, j'espère qu'il lui restera tout de même suffisamment de poids politique pour réaffirmer l'objectif de réduire les inégalités, et pour inciter à un véritable examen des propositions formulées par les milieux intéressés.
En conclusion, notre groupe apporte son appui au projet, dans la perspective que je viens de développer. Nous votons la version du Conseil fédéral, car nous ne pensons pas que la proposition Biel soit suffisamment mûre et bien réfléchie pour être applicable telle quelle. Nous aurons l'occasion de revoir l'ensemble du problème dans le cadre de la révision du contingentement laitier; dans ce contexte, on pourra également pondérer les différentes cibles des paiements directs, fourrage et exploitation. Quoiqu'il en soit, une des propositions présentées par le SAB imagine une échelle de paiement inversement proportionnelle aux effectifs. C'est peut-être là une manière de répondre à ce qu'il y a de positif dans la proposition de M. Biel, dans la perspective de la politique agricole que nous voulons.
M. Thévoz: Le groupe libéral appuiera sans réserve le projet présenté. Il votera donc l'entrée en matière et repoussera la proposition de renvoi de M. Biel. C'est l'occasion de souli- gner à nouveau que la politique des prix agricoles ne per- mettra jamais à elle seule d'assurer un revenu suffisant aux paysans de montagne. Des mesures de soutien à caractère social sont donc indispensables. Les contributions aux frais pour la garde de bétail qui est une activité hautement prioritaire des montagnards va donc dans ce sens. Elle y va d'autant mieux qu'elle constitue une mesure souple en ce sens que le montant alloué à ces contributions est fixé tous les deux ans par le Parlement. Cette périodicité très courte permet ainsi de tenir compte de l'évolution des revenus, du coût de la vie et des frais de production. Il existe donc en la matière une analogie certaine avec les critères utilisés pour fixer les traitements, les salaires ou les prix agricoles qui sont les principales composantes du revenu de la popula- tion suisse. En proposant une hausse de 20 pour cent de ces contributions, le Conseil fédéral a tenu compte de l'analogie avec ces divers facteurs. En allant sensiblement au-delà du taux de renchérissement, il a aussi et surtout voulu faire un pas en vue de réduire l'écart des revenus existant entre paysans de plaine et de montagne.
Notre groupe souscrit donc pleinement aux propositions du Conseil fédéral, comme l'a fait très largement la commission contre le représentant de l'Alliance des indépendants. M. Biel récidive aujourd'hui avec sa proposition de renvoi au Conseil fédéral, assortie d'une proposition visant à affecter le montant annuel correspondant au financement des contributions à l'exploitation du sol dans des conditions difficiles. Je dois dire que nous ne sommes pas dupes de la manoeuvre. Ainsi, même pour une contribution directe aussi indispensable que celle qui nous est proposée, on cherche, sous les prétextes les plus divers et en utilisant des artifices de procédure, à marchander le montant en cause et à retarder une décision qui doit pourtant être prise sans retard. Cette tactique dilatoire ne laisse rien augurer de bon du climat dans lequel serait débattu les éventuels verse- ments complémentaires généralisés pour toute l'agriculture, préconisée par les milieux politiques de M. Biel, afin de compenser la réduction des prix agricoles qu'ils appellent de leur voeux. Un homme averti - dit-on - en vaut deux. Nous sommes donc dûment avertis.
Je voudrais dire encore quelques mots à propos du postulat, adopté par la majorité de la commission, visant à réduire la différence de revenu entre les agriculteurs de plaine et ceux de montagne. Si le but est louable en soi, les moyens qui ont été préconisés à cet effet lors des débats en commission,
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Viehhalter im Berggebiet. Kostenbeiträge
appellent de notre part des réserves compréhensibles. Il y a notamment été question de frapper les agents de produc- tion agricole d'une taxe spéciale et de taxer plus lourdement les fourrages importés, ceci pour alimenter un fonds spécial créé à cet effet. Il faut souligner à ce propos, que ce serait l'agriculteur de plaine qui ferait les frais quasi essentiels de l'opération. La conséquence la plus directe serait une aug- mentation du prix de revient des produits agricoles. Loin de susciter et d'améliorer la collaboration et une complémenta- rité nécessaire, voire indispensable entre paysans de plaine et de montagne, ces taxes seraient plutôt de nature à altérer leurs relations, ce qui serait fort regrettable. Ce n'est pas en pénalisant un groupe économique qui a déjà de la peine à se rapprocher du revenu paritaire qui lui est légalement reconnu que l'on résoudra le problème. L'aide à l'agricul- ture de montagne est une oeuvre d'importance nationale, elle doit être soutenue par l'ensemble du peuple, c'est la raison pour laquelle notre groupe ne soutiendra pas ce postulat.
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Viehhalter im Berggebiet. Kostenbeiträge Détenteurs de bétail dans les régions de montagne. Contributions aux frais
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Dans
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1986
Année
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Band
III
Volume
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Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
02
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 86.035
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 23.09.1986 - 08:00
Date
Data
Seite
1110-1115
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Pagina
Ref. No
20 014 610
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