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8 décembre 1986
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Heure des questions
Fünfte Sitzung - Cinquième séance
Montag, 8. Dezember 1986, Nachmittag Lundi 8 décembre 1986, après-midi
14.30 h
Vorsitz - Présidence: M. Cevey
Le président: La votation fédérale d'hier a donné des résul- tats conformes aux recommandations du Parlement. Le verdict du peuple et des cantons était clair dans les deux cas.
Avec l'acceptation du nouvel article constitutionnel sur la protection des locataires, il sera dorénavant possible de faire bénéficier les preneurs de tout le pays des dispositions en la matière. Les congés abusifs pourront être annulés. La voie est ouverte à l'intégration de la législation temporaire contre les abus dans le droit ordinaire.
Enfin, le Code des obligations pourra être complété par de nouvelles dispositions, notamment en vue de prolonger le bail en cas de rigueur excessive.
S'agissant de l'autre scrutin, les électeurs ont signifié qu'ils ne voulaient pas dans l'immédiat d'une taxe sur les poids lourds, calculée en fonction des kilomètres parcourus. La taxe forfaitaire actuellement perçue a un caractère tempo- raire. La question de l'imposition du trafic routier en liaison avec la conception globale des transports sera reprise.
Je vous invite à passer à l'ordre du jour mais, auparavant, j'ai le plaisir de vous signaler qu'aujourd'hui M. Raoul Kohler fête son 65ème anniversaire. Je lui adresse, de la part de l'ensemble du Parlement, nos voeux les meilleurs. (Applau- dissements)
Fragestunde - Heure des questions
Question 1: Christinat. Südafrika. Erneute Verhaftung Afrique du Sud. Nouvelle arrestation
L'Agence luthérienne vient de signaler au Centre oecuméni- que des Eglises, à Genève, que le révérend Simon Farisani vient d'être à nouveau arrêté par la police sud-africaine. Récemment de passage à Genève, le révérend Farisani rentrait d'un voyage aux Etats-unis et en Europe, où il avait rencontré des mouvements anti-apartheid et de défense des droits de l'homme.
Étant donné les liens qui unissent ce pasteur de l'Eglise évangélique luthérienne au COE, je demande au Conseil fédéral ce qu'il pense de cette arrestation et quelles sont les démarches qu'il entend entreprendre auprès des autorités sud-africaines pour qu'elles relâchent le révérend Farisani.
M. Aubert, conseiller fédéral: Suite à la déclaration du Conseil fédéral, du 14 août 1985, soit il y a plus d'un an, sur la situation en Afrique du Sud, nous sommes intervenus à plusieurs reprises en faveur de citoyens sud-africains, suisses ou double nationaux. Nous sommes extrêmement préoccupés par la nouvelle vague des arrestations qui sont intervenues en vertu de l'état d'urgence. Afin de garantir un minimum d'efficacité à nos démarches, nous nous réser- vons d'intervenir discrètement - Mme Christinat voudra bien le comprendre - par la voie diplomatique en faveur de personnes récemment arrêtées et notamment du révérend Farisani.
Mme Christinat: Je vous remercie de votre réponse. Toute- fois, je souhaiterais, Monsieur le Conseiller fédéral, que vous soyez de plus en plus attentif à cet aspect du problème
en Afrique du Sud, car nous sommes toujours plus nom- breux à condamner l'apartheid. Ainsi, la semaine dernière, la Conférence des évêques suisses l'a elle-même condamné. Cela signifie bien que tout va mal et je demande au Conseil fédéral de faire preuve d'un dynamisme accru dans ce domaine.
Frage 2: Bäumlin. Aus religiösen Gründen inhaftierte Personen in der Sowjetunion Chrétiens arrêtés en Union soviétique
Ist der Bundesrat bereit, der Sowjetunion seine Besorgnis über die Situation der in diesem Lande aus Gewissensgrün- den, insbesondere wegen ihres religiösen Glaubens inhaf- tierten Personen mitzuteilen und dabei insbesondere auch den Fall von Alexander Ogorodnikov zu erwähnen, der, nach sechsjähriger Zwangsarbeit in seiner Gesundheit schwer- wiegend geschwächt, erneut zu drei Jahren Zwangsarbeit verurteilt worden ist?
M. Aubert, conseiller fédéral: Tant sur le plan bilatéral que dans le cadre des réunions de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, nous avons, à plusieurs reprises, exprimé aux autorités soviétiques notre préoccu- pation sur la situation des droits de l'homme en URSS et nous sommes intervenus en faveur des personnes empri- sonnées pour avoir fait un usage non violent de leurs droits fondamentaux.
Lors de ma visite officielle à Moscou, au début du mois de septembre, j'ai personnellement remis à M. Chevardnadze, ministre des affaires étrangères, un aide-mémoire concer- nant un certain nombre de cas. Tous ont été réglés à l'exception d'un.
Pour des raisons d'efficacité, les démarches faites par la voie diplomatique sont confidentielles. Les noms des per- sonnes concernées ne peuvent donc pas faire l'objet d'une communication publique. Cela dit, je peux vous assurer que le cas de M. Alexander Ogorodnikov nous est déjà connu et qu'il mérite toute notre attention.
Question 3: de Chastonay. «Oekologischer» Vacherin. Obligatorische Thermisation Vacherin «écologique». Thermisation obligatoire
Le processus de thermisation obligatoire du vacherin a soulevé des critiques justifiées auprès des gastronomes. Cette mesure administrative est-elle pleinement proportion- née et justifiée aux circonstances ?
Ne risque-t-elle pas de créer de fâcheux précédents ?
Bundespräsident Egli: Es muss offenbar ein Irrtum vorlie- gen, denn der Bund hat für die Herstellung von Vacherin Mont d'or weder eine Bewilligung erteilt noch ein Verbot erlassen. Hingegen besteht eine Verordnung vom 14. Sep- tember 1981 über die hygienisch-mikrobiologischen Anfor- derungen an Lebensmittel, Gebrauchs- und Verbrauchsge- genstände. Wenn ein Lebensmittel, auch ein Vacherin Mont d'or, gegen diese verstösst, muss die kantonale Behörde einschreiten.
Frage 4: Camenzind. Europäische Zusammenarbeit im Umweltbe- reich
Protection de l'environnement. Coopération européenne
Einer schweizerischen Tageszeitung vom 17. November 1986 ist zu entnehmen, dass Bundeskanzler Kohl am Wochenende in einem Radio-Interview erklärte, es bleibe für ihn nach den dramatischen ökologischen Erfahrungen der letzten Jahre absolut unverständlich, wie der Chemieunfall von Basel überhaupt habe passieren können. Er forderte die schweizerischen Behörden auf, deutlich darzulegen, wie sie diese Art von Umweltkriminalität künftig verhindern wollen. Ich frage den Bundesrat deshalb an, ob durch die jüngste Chemiekatastrophe die förderliche Zusammenarbeit in Europa insbesondere im Umweltbereich gefährdet wird?
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Fragestunde
Bundespräsident Egli: Frau Camenzind, die Schweiz arbei- tet in zahlreichen Organisationen und mit zahlreichen Orga- nisationen des internationalen Rechtes zusammen in bezug auf den Umweltschutz. Ich erinnere an die Internationale Rheinschutzkommission, an die Europäische Wirtschafts- kommission der Uno, an die Organisation für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung, OECD, die ebenfalls eine eigene Umweltschutzorganisation hat, an die Europäischen Gemeinschaften, und schliesslich an das Umweltprogramm der Vereinten Nationen, UNEP genannt.
Es kann im Gegenteil betont werden, dass das Ereignis von Basel die internationalen Beziehungen bezüglich Umwelt- schutz nicht nur nicht getrübt, sondern noch verbessert und intensiviert hat. Ich erinnere Sie, dass ich im Anschluss an dieses Ereignis meine Mitfachminister der Rhein-Anrainer- staaten zu einer Konferenz nach Zürich eingeladen habe. Bereits am 19. Dezember 1986 wird eine weitere Konferenz derselben Teilnehmer stattfinden.
Frage 5: Rechsteiner. Verzicht auf den Kavernenspeicher Halden- stein
Protection des eaux. Caverne-réservoir d'Haldenstein
Im Rahmen der Vernehmlassung über die Aenderung der Verordnung über den Schutz der Gewässer vor wasserge- fährdenden Flüssigkeiten haben sich die Ostschweizer Kan- tone gegen das Projekt für einen Kavernenspeicher Halden- stein ausgesprochen. Ist der Bundesrat - nach der Basler Chemiekatastrophe - nicht auch der Auffassung, dass auf das Projekt definitiv verzichtet werden muss?
Bundespräsident Egli: Ueber die Kavernenspeicherung Hal- denstein wird nicht der Bundesrat, sondern die zuständige Behörde des Kantons Graubünden erstinstanzlich entschei- den. Es kommt auf die rechtliche Begründung an, ob even- tuell der Bundesrat in zweiter Instanz noch zum Zug käme. Wenn dies der Fall wäre, würde der Bundesrat selbstver- ständlich die Erwägungen der ersten Instanz einlässlich würdigen.
Question 6:
Grassi. Vorläufiger Verzicht auf Rückführung von Tamilen Refoulement différé de Tamouls
De source digne de foi on apprend que la situation au Sri Lanka, même dans le sud, considéré comme plus tranquille, empire constamment et que d'autres Tamouls ont été fu- sillés.
Le Conseil fédéral peut-il donner l'assurance à la population suisse que, conformément aux principes humanitaires les plus élémentaires, les Tamouls auxquels il a refusé définiti- vement le droit d'asile ne seront pas rapatriés tant que la situation ne sera pas redevenue normale dans tout le pays, même s'il faut encore attendre longtemps ?
Bundesrätin Kopp: Die Zumutbarkeit einer Rückschaffung abgewiesener Asylbewerber wird von der zuständigen Behörde in jedem Einzelfall gesondert geprüft. Der Dele- gierte für das Flüchtlingswesen überwacht die Situation in Sri Lanka laufend. Es sind keine Anzeichen für eine Ver- schlechterung der Sicherheitslage im Süden Sri Lankas festzustellen. Dies bestätigen auch die Erfahrungen mit den bisher vollzogenen Rückschaffungen. Deshalb sind in Ein- zelfällen weiterhin Rückschaffungen nach Sri Lanka mög- lich. Die Betroffenen können, wie bisher, die Rückkehrhilfe des Bundes in Anspruch nehmen.
Grassi: Ich danke Ihnen für Ihre Beantwortung. Ich frage mich nur, was in sechs oder acht Monaten passiert, wenn sich die Lage verbessern sollte. Nach den Zeitungsberichten hat sich die Lage in Sri Lanka noch nicht beruhigt. Wenn wir diese Tamilen nur vorläufig bei uns behalten, sind sie im Ungewissen und können kein neues Leben aufbauen. Es ist doch unzumutbar, dass man sie so lange Zeit im Ungewis- sen lässt. Sollte man ihnen nicht doch das dauernde Asyl-
recht gewähren, damit sie hier bei uns ein neues Leben aufbauen können?
Bundesrätin Kopp: Die Lage in Sri Lanka kann nicht gene- rell beurteilt werden. Sie ist im Osten und im Norden des Landes nach wie vor kritisch, während im Süden, wo immer- hin 700 000 Tamilen leben, die Lage relativ ruhig ist. Deswe- gen wurde bis anhin verfügt, dass rund 40 Tamilen, die eine soziale Verwurzelung im Süden haben, weggewiesen wer- den können. Im übrigen wollen die meisten Tamilen gar nicht hier bleiben, sondern sie warten, bis sich die Situation soweit beruhigt hat, dass sie auch in den Norden und in den Osten zurückkehren können.
Question 7: Longet. Videofilme. Szenen mit Gewalttätigkeiten Videofilms. Scènes de violence
Le 18 mars 1983, le Conseil national acceptait le postulat Jaggi sur les films vidéo comprenant des scènes de bruta- lité. Les deux conseils ont également adopté au cours de la même année deux motions (Zbinden et Guntern) allant dans la même direction.
Le Conseil fédéral peut-il dire où en est la réalisation de ces mandats et dans quel délai il pense soumettre des proposi- tions aux Chambres ?
Bundesrätin Kopp: Der Bundesrat hat mit Botschaft vom 26. Juni 1985 betreffend die strafbaren Handlungen gegen Leib und Leben, gegen die Sittlichkeit und gegen die Fami- lie dem Parlament im Sinne der Vorstösse Jaggi, Zbinden und Guntern eine neue Strafbestimmung über strafbare Gewaltdarstellung bereits unterbreitet. Zur Zeit wird diese Vorlage von einer ständerätlichen Kommission behandelt.
Frage 8: Ruf-Bern. Ausschaffung abgewiesener Scheinasylanten. Fehlender Vollzug
Ruf-Berne. Expulsion des demandeurs d'asile déboutés. Exécution par les cantons
Die illegale Unterbringung rechtskräftig abgewiesener Asyl- bewerber, die unser Land verlassen müssen, durch private und kirchliche Kreise hat in den vergangenen Monaten immer groteskere Ausmasse angenommen. Rechtsstaatlich und politisch unhaltbar ist es, dass gewisse kantonale Behörden, z. B. Herr Hofstetter, Polizeidirektor des Kantons Bern, diesen gesetzeswidrigen Zustand bewusst dulden und die vom Bund verfügten Ausschaffungen der abgewiesenen Scheinasylanten nicht vollziehen!
Wie beurteilt der Bundesrat die bedenkliche Tatsache, dass diese illegalen Versteckaktionen nicht unterbunden und die vom Bund verfügten Ausschaffungen nicht vollzo- gen werden?
'Ist der Bundesrat bereit, bei den betroffenen Kantonen energisch zu intervenieren, damit diese endlich ihre Pflicht erfüllen ?
Bundesrätin Kopp: Der Bundesrat hat über seine Haltung zum sogenannten Kirchenasyl und zum Widerstand gegen behördliche Anordnungen keinen Zweifel offengelassen. Solche Aktionen sind in unserem Staatswesen durch nichts zu rechtfertigen.
Der Bundesrat hat im Zusammenhang mit solchen Vor- kommnissen wiederholt und unverzüglich bei jenen Kanto- nen interveniert, die Wegweisungen abgelehnter Asylbewer- ber nicht vollzogen haben. Er wird das auch in Zukunft tun. Private, welche abgelehnte Asylbewerber beherbergen, haben die dafür im ANAG vorgesehenen Sanktionen zu gewärtigen. Die Strafverfolgung obliegt den Kantonen.
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Frage 9: Rechsteiner. Förderung der Gleichstellung der Frauen durch Kantone und Gemeinden Egalité des droits entre hommes et femmes. Action des cantons et des communes
Der Bundesrat hat in seiner Botschaft über das Rechtset- zungsprogramm «Gleiche Rechte für Mann und Frau» aus- geführt, dass es zur Verwirklichung einer tatsächlichen Gleichberechtigung über die Gleichbehandlung in der Rechtsordnung hinaus zusätzliche Anstrengungen brauche. Teilt er die Auffassung, dass diesbezügliche Aktivitäten der Kantone und der Gemeinden, wie beispielsweise die Ein- richtung und Unterstützung von Beratungsstellen, Durch- setzungsorganen, Frauenkulturzentren, Frauenbibliotheken etc., nötig und wünschbar sind?
Bundesrätin Kopp: Der Bundesrat begrüsst die Aktivitäten, die zur Verwirklichung der tatsächlichen Gleichberechti gung zwischen Mann und Frau auf Kantons- und Gemein- deebene entfaltet werden, wie z. B. das Bureau de la condi- tion féminine du canton du Jura oder die verschiedenenorts gegründeten Frauenkommissionen.
Artikel 4 Absatz 2 BV entfaltet seine Gültigkeit zwar auf allen Ebenen. Der Bundesrat ist aber nicht befugt, in die Kompe- tenzbereiche der Kantone oder der Gemeinden einzugrei- fen. Jedes Gemeindewesen hat die in seiner Kompetenz liegenden Aktivitäten, die es für nötig und für wünschbar hält, von sich aus zu entfalten. Der Bundesrat wird auf jeden Fall versuchen, das in seinem Kompetenzbereich liegende Mögliche zu tun.
Question 10: Magnin. Feuerschäden durch die Armee Incendie provoqué par l'armée
La presse nous apprend que le grave incendie provoqué à la frontière du Liechtenstein par des tirs de l'armée suisse à St- Luzisteig (GR) coûtera plus de 6 millions de francs à la Confédération.
Le Conseil fédéral peut-il nous dire sur quel poste du budget ce montant sera prélevé ? D'autre part, peut-il nous dire si les responsabilités ont été établies, si des manquements ont été constatées et si des sanctions ont été prises ?
M. Delamuraz, conseiller fédéral: L'enquête sur l'incendie de forêt a été ouverte le 5 décembre 1985 par la justice militaire. Elle est actuellement close. Elle parvient à la conclusion, que lors de l'exercice de tir, aucune prescription de service ni aucun règlement n'ont été violés et aucun militaire ne peut être rendu responsable du point de vue pénal. Sur proposition du juge d'instruction, aucune suite judiciaire ni disciplinaire ne sera donnée à cette affaire. La séparation des pouvoirs m'interdit toute appréciation.
Mais si une chose est de constater qu'il n'y a pas de responsabilité pénale en l'occurrence, une autre chose est de renforcer les mesures (actives et passives) qui doivent être prises sur cette place, afin d'éviter, dans une mesure aussi complète que possible, le retour de tels événements. C'est ainsi que le Département militaire a décidé que cer- taines mesures de protection contre l'incendie touchant l'organisation des tirs, ainsi que les bâtiments de la place d'arme de Sankt Luzisteig devaient être prises. Nous sommes en train de les réaliser. Un chef de place de tir a été nommé qui surveille souverainement les exercices de tir de la troupe. Quant aux bâtiments, le Conseil fédéral a ouvert un crédit de 3,7 millions qui sera porté au compte des constructions du département. La demande de crédit cor- respondante fait partie du programme 1987 mais la Déléga- tion des finances des deux Chambres a été requise de donner son autorisation - ce qu'elle a fait - pour nous permettre de commencer les travaux durant l'année 1986 déjà.
Le reboisement des forêts dévastées par l'incendie coûtera entre 4 et 7 millions de francs qui se répartiront sur un laps de temps extrêmement long (on parle d'une trentaine d'an-
née pour terminer le reboisement intégral de la zone sinis- trée). Les coûts seront mis à la charge du département sous la rubrique «Dommages aux cultures et à la propriété».
Frage 11: Herczog. US-Waffengeschäft mit Iran Ventes d'armes à l'Iran
Die Reagan-Administration liess seinen vom Kongress unterbundenen Krieg gegen Nicaragua durch Waffenge- schäfte mit dem als Terrorregime angeklagten Iran finanzie- ren, wobei der Geldtransfer über Schweizer Bankkonten der Contras lief; in Bankkreisen wird diese Aktion als «normales Bankgeschäft mit politischem Hintergrund» qualifiziert. Wie schätzt der Bundesrat diesen «politischen Hintergrund» ein, insbesondere da ja unser Land die Interessen der USA in Iran zu vertreten hat; sind derartige Geschäfte geeignet, das aussenpolitische Image der Schweiz zu verbessern?
Question 12: Borel. Waffenhandel und Schweizer Banken Trafic d'armes et banques suisses
A l'insu du parlement et, selon ses dires, du président des USA, certains membres de l'administration Reagan ont vendu des armes à l'Iran et versé le bénéfice de ce trafic à l'opposition armée au Nicaragua. Les transactions finan- cières se sont faites par l'intermédiaire d'une ou plusieurs banques suisses.
De quelles informations le Conseil fédéral dispose-t-il concernant cette affaire ?
'Que pense le Conseil fédéral de la participation de ban- ques suisses à ce genre de transactions?
'Le poste-parole d'une grand banque ayant, selon la radio romande, affirmé que ce genre d'opérations est couvert par le secret bancaire, le Conseil fédéral partage-t-il cet avis?
Bundesrat Stich: Ich beantworte die beiden Fragen gemein- sam. Nachdem der Bundesrat von den fraglichen Waffenlie- ferungen und einer möglichen Beteiligung von Schweizer Banken bei der finanziellen Abwicklung der Geschäfte Kenntnis erhalten hatte, wandte er sich in dieser Sache an die amerikanische Regierung. Die Schweiz ist besonders an Ergebnissen der Untersuchungen interessiert, die von ame- rikanischen Behörden eingeleitet worden sind. Die Regie- rung der Vereinigten Staaten hat sich bereit erklärt, uns die Resulate dieser Untersuchungen mitzuteilen. Die Schweiz gewährt ihrerseits Amerika, das im Rahmen der erfolgten Kontaktnahme darum ersucht hat, ihre Unterstützung. Zudem hat die betreffende Bank von sich aus die sich aufdrängenden Sofortmassnahmen ergriffen.
In der Schweiz ist der Zahlungsverkehr frei und unterliegt, soweit er über Banken abgewickelt wird, dem Bankgeheim- nis. Das Bankgeheimnis ist indessen nicht absolut. Es kann insbesondere im Rahmen von Gerichts- und Rechtshilfever- fahren durchbrochen werden. Ein Rechtshilfegesuch wurde bereits angekündigt.
Herczog: Eine Frage noch: Die Vereinigten Staaten haben offenbar unser Land noch nicht offiziell informiert. Ist es heute noch möglich, dass wir verabrechnungsgemäss die Interessen der Vereinigten Staaten im Iran vertreten können, ohne dass wir umfassende Informationen über diese Trans- aktionen erhalten?
Bundesrat Stich: Es ist zweifellos einmalig, wenn das Land, das die Interessen eines anderen Landes vertritt, nicht orien- tiert ist über die Kontakte, die stattgefunden haben. Aber die Schweizer Regierung ist nicht die einzige, die hierüber nicht im Bilde ist. (Heiterkeit)
Question 13: Darbellay. Dezentralisierung der Bundesverwaltung Décentralisation de l'administration
Pour quelles raisons, la décentralisation de l'administration, qui avait éveillé de légitimes espoirs dans les régions péri-
Voranschlag der Eidgenossenschaft 1987
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phériques, économiquement défavorisées, semble-t-elle aujourd'hui vidée d'une grande partie de sa substance ?
Bundesrat Stich: Folgende Gründe haben den Bundesrat veranlasst, vier Bundesämter nach Bulle, Neuenburg, Gren- chen und Biel zu verlegen: Es soll eine stärkere Vertretung der französischsprachigen Minderheit in der allgemeinen Bundesverwaltung erreicht werden.
Die Begrenzung der Dezentralisierung innerhalb der Pend- lerdistanz ist erfolgt, um bisherigen Mitarbeitern die Verle- gung zu erleichtern. Die Orte liegen alle im Bereich der Sprachgrenze, so dass die Mitarbeiter in der Nähe des Arbeitsortes in einem deutsch- oder französischsprechen- den Ort Wohnsitz nehmen können. Die Verlegungsorte gehören nicht zu den wirtschaftlich bevorzugten Regionen. Die zu verlegenden Aemter sind heute in Bern auseinander- gerissen oder in Mietgebäuden untergebracht. Es wären deshalb ohnehin in absehbarer Zukunft Investitionen zur besseren Unterbringung erforderlich gewesen. In Zukunft wird der Bundesrat bei der Schaffung neuer Dienststellen jeweils die Frage prüfen, ob diese zwingend in Bern unter- gebracht werden müssen.
Frage 14: Euler. Atomkraftwerke Beznau Centrale nucléaire de Beznau
Das AKW Beznau ist kürzlich wegen undefinierbarer Geräu- sche im Reaktor stillgelegt worden, um die Ursache der Geräusche zu eruieren.
Pressemeldungen zufolge geht aber das AKW Beznau am 8. Dezember wieder in Betrieb, obwohl die Auswirkungen und Ursachen der Geräusche offenbar nicht festgestellt worden sind.
Hält der Bundesrat die Inbetriebnahme des AKW Beznau trotz unzureichender Klärung der aufgetretenen Störung für verantwortbar?
Bundesrat Schlumpf: An ausländischen Reaktoren sind tat- sächlich in einzelnen Fällen lose Teile im Reaktorkühlsy- stem festgestellt worden. Um solche Teile frühzeitig erken- nen zu können, hat man in verschiedenen Reaktoren - so auch im Kernkraftwerk Beznau - Körperschallmikrophone installiert. Das festgestellte Geräusch lässt auf einen Gegen- stand von geringer Grösse schliessen. Solche lose Teile können zwar zu Betriebsunterbrechungen für Kontrollen, allenfalls auch zu Reparaturarbeiten führen, sie haben aber keine direkte Bedeutung für die Sicherheit des Reaktors. Die Suche nach einem solchen Teil wurde im vorliegenden Fall bei Beznau vom Betreiber angeordnet, um ein Abstellen zu einem allenfalls später ungünstigen Zeitpunkt zu vermeiden. Die Aufsichtsbehörde wurde über die durchgeführten Kon- trollen durch die Unternehmung informiert. Es wurde zwar ein sehr kleiner Metallgegenstand entdeckt, nicht aber ein Teil, welcher die aufgetretenen Geräusche hätte verursa- chen können. Sofern die künftigen Funktionskontrollen an den Abschaltstäben keine Unregelmässigkeiten zeigen, bestehen keine sicherheitstechnischen Einwände gegen den Weiterbetrieb. Allfällig weiterhin auftretende Geräusche werden natürlich beobachtet und analysiert. Sollte der Gegenstand - was möglich wäre - an eine andere Stelle transportiert werden, würde dies über die erwähnten Mikro- phone erkannt. In einem solchen Fall müsste über eine erneute Kontrolle entschieden werden.
Frage 15: Rechsteiner. Autobahnanschluss Wil-West Autoroute N 1. Raccordement de Wil-Ouest
Es bestehen offenbar Pläne, zwischen Münchwilen und Wil auf einer Strecke von nur 5 km ein neues Autobahnan- schlusswerk (N 1) zu errichten. Ist der Bundesrat über diese Absichten unterrichtet und ist er nicht auch der Auffassung, dass auf ein derartiges neues Anschlusswerk wegen des Kulturlandverlustes und der Umweltsituation zu verzichten sei ?
Bundesrat Schlumpf: Dem Bund liegt kein Gesuch um Erstellung eines zusätzlichen Anschlusses an die Autobahn N 1 im Raume Wil-West vor. Das Bedürfnis nach einem derartigen neuen Autobahnanschluss müsste im Rahmen eines vom Bundesrat zu genehmigenden generellen Projek- tes raumplanerisch und auch verkehrsmässig nachgewie- sen werden, und zwar überzeugend. Es darf daran erinnert werden, dass seit Beginn des Nationalstrassenbaus noch nie nachträglich - in bezug auf einen in Betrieb stehenden Netzteil - ein zusätzlicher, neuer Autobahnanschluss bewil- ligt worden ist.
86.052
Voranschlag der Eidgenossenschaft 1987 Budget de la Confédération 1987
Fortsetzung - Suite
Siehe Seite 1754 hiervor - Voir page 1754 ci-devant
M. Salvioni, rapporteur: Je remarque que dans cette affaire, il ne m'a pas été possible d'interpeller la commission, mais je pense en interpréter la volonté. Mercredi dernier, vous avez bien voulu augmenter de quelque 3 millions les sub- ventions fédérales à titre de mesure de lutte contre le SIDA en acceptant la proposition faite par Mme Segmüller, conseillère nationale. La Commission des finances s'y était opposée après que le Département de l'intérieur, s'appuyant sur les déclarations de l'Office fédéral de la santé, nous avait déclaré textuellement que pour le moment il n'aurait pas pu employer de façon raisonnable un crédit supérieur. La presse a, par la suite, relate que le Directeur de l'Office fédéral de la Santé publique, M. Roos, aurait déclaré sa satisfaction pour l'augmentation des crédits. Or, une activité fructueuse entre les commissions du Parlement et l'adminis- tration n'est possible que si les hauts fonctionnaires expri- ment clairement leur opinion et leur programme aux com- missions compétentes du Parlement. Je ne peux pas admet- tre que dans les commissions, on cache des nécessités urgentes pour le pays, comme c'était paraît-il le cas pour le SIDA, pour exprimer la gratitude à la suite d'augmentations de crédits que l'administration n'a même pas demandées et auxquelles elle s'est même opposée. C'est une question importante de méthode qu'il sera souhaitable, à mon avis, de suivre dans le futur.
Volkswirtschaftsdepartement Département de l'économie publique
Antrag Renschler 705 Bundesamt für Industrie, Gewerbe und Arbeit 463.01 Berufliches Bildungswesen Fr. 277 300 000
Proposition Renschler 705 OFIAMT 463.01 Formation professionnelle Fr. 277 300 000
Renschler: Bei meinem Antrag handelt es sich darum, den Bundesbeitrag von 100 000 Franken für das Schweizerische Institut für Hauswirtschaft (SIH) in Zürich zu streichen. Der VPOD, dessen geschäftsleitender Sekretär ich bin, vertrat beim SIH das Personal bis vor kurzer Zeit. Das SIH versteht sich als neutraler Vermittler zwischen Produktion und Kon- sum. Es befasst sich mit der technischen Einzelprüfung von hauswirtschaftlichen Geräten und Verbrauchsgütern, haupt- sächlich von elektrischen Haushaltgeräten und von Reini- gungsmitteln. Angeblich tragen über 750 Produkte das SIH- Gütesiegel.
11-N
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
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Sessione invernale
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Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
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05
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