Aussenpolitik. Persönliche Vorstösse
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Texte de l'interpellation du 7 février 1990
L'Europe connaît actuellement deux transformations rapides et profondes:
le réaménagement des rapports politiques en Europe cen- trale et orientale
l'intégration économique et politique en Europe occidentale. Ces deux processus se recoupent aux plans géographique, économique et politique.
Il est évident que la Suisse est concernée par ces évolutions, et sa collaboration est sollicitée.
Malgré l'importance de ces développements, le public a l'im- pression que, dans ce moment historique, la communication entre le gouvernement, le Parlement et le peuple laisse à dési- rer.
En considérant ces deux processus de transformation, le Con- seil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes:
Comment apprécie-t-il la situation résultant de l'évolution en Europe centrale et orientale et quelles conséquences en ti- re-t-il pour sa politique étrangère et sa politique économique extérieure ?
Quelle est, à l'heure de la réponse à l'interpellation, la situa- tion des relations CE-Suisse-AELE ?
Sur quelles bases le Conseil fédéral négocie-t-il dans ce do- maine, et quels buts vise-t-il ?
Comment se représente-t-il le calendrier du processus d'inté- gration?
Par quelles mesures envisage-t-il d'améliorer l'information du public ?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Cottier, Danioth, Delalay, Dobler, Jelmini, Küchler, Lauber, Meier Hans, Meier Josi, Mi- ville, Reichmuth, Roth, Seiler, Simmen, Weber, Ziegler, Zum- bühl (17)
90.331
Interpellation Jagmetti Aktive Rolle der Schweiz in der europäischen Entwicklung Rôle actif joué par la Suisse dans le devenir de l'Europe
Wortlaut der Interpellation vom 7. Februar 1990
Der tiefgreifende und rasche Wandel in Europa verlangt die Festlegung der Haltung unseres Landes gegenüber diesen Entwicklungen und die Umschreibung des aktiven Beitrages, den die Schweiz zur Gewährleistung demokratischer Struktu- ren im westeuropäischen Einigungsprozess und in Osteuropa leisten kann und muss. Dringend ist eine Mitwirkung der Bun- desversammlung an dieser Standort- und Zielbestimmung. Im Hinblick darauf frage ich den Bundesrat:
Wie kann die Mitbestimmung der Schweiz und ihrer Bürger an der Gestaltung des Wirtschaftsraumes und an den unser Land betreffenden politischen Entscheidungen im fortge- schrittenen Stadium der westeuropäischen Einigung sicher- gestellt werden?
Welche aktiven Dienste bei der Oeffnung Osteuropas und bei der Entwicklung zu pluralistischen Demokratien kann un- ser Land über die Wirtschaftshilfe hinaus leisten?
Welche Bedeutung misst der Bundesrat der Neutralität un- seres Landes angesichts der gesamteuropäischen Entwick- lung zu, und welches wäre die Stellung der Schweiz in einem ungeteilten, demokratischen, offenen und wirtschaftlich inte- grierten Europa?
Texte de l'interpellation du 7 février 1990
Les rapides et profonds changements en Europe exigent que notre pays définisse tant son attitude vis-à-vis de ces change-
ments que la contribution active qu'il peut et doit apporter à l'émergence de structures démocratiques en Europe de l'Est et dans le cadre du processus d'unification en Europe de l'Ouest. L'Assemblée fédérale doit participer sans tarder à cette réflexion. Dans cette perspective, je prie le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes:
Comment peut-on garantir la participation de la Suisse et de ses citoyens à l'organisation de l'Espace économique euro- péen et aux décisions politiques relatives à notre pays, prises dans le cadre du processus déjà bien avancé d'unification de l'Europe de l'Ouest ?
Comment la Suisse peut-elle activement contribuer à l'ou- verture de l'Europe de l'Est et au développement de démocra- ties pluralistes, au-delà de son aide économique ?
Quelle importance le Conseil fédéral accorde-t-il à la neutra- lité de notre pays en regard de l'évolution globale de l'Europe, et quelle serait la situation de la Suisse au sein d'une Europe unitaire, démocratique, ouverte et économiquement intégrée?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Affolter, Béguin, Bühler, Du- cret, Flückiger, Hänsenberger, Hefti, Hunziker, Iten, Masoni, Rhinow, Rüesch, Schoch (13)
90.367
Interpellation Gadient EG-Beitritt Adhésion à la CE
Wortlaut der Interpellation vom 8. Februar 1990
Zurzeit hoffen die Efta-Staaten auf die Schaffung eines Euro- päischen Wirtschaftsraumes (EWR) zusammen mit der EG, der bis 1991 verwirklicht werden soll. Indessen ist es keines- wegs sicher, dass eine Verständigung im Sinne einer unsere Mitbestimmung hinreichend gewährleistenden Regelung ge- funden wird. Ins Gewicht fallende Konzessionen seitens der EG sind dabei nicht zu erwarten. Die EG befindet sich auf ein- drücklichem Erfolgskurs und entwickelt sich immer mehr zu einem europäischen Gravitationszentrum. Es ist unverkenn- bar, dass die EG eine Beschneidung ihrer Entscheidungsau- tonomie nicht akzeptieren wird.
Die im Januar 1989 vom EG-Kommissionspräsidenten Delors vorgetragenen Gedanken über eine «strukturierte Partner- schaft» zwischen EG und Efta weckten bei den Efta-Staaten Hoffnungen auf gemeinsame EWR-Entscheidungsprozesse. Bereits ein Jahr später präzisierte Delors in Strassburg, dass Mitentscheidung nur im Rahmen der Vollmitgliedschaft in der EG zu haben sei. Selbst wenn es gelingen sollte, heute noch selbständige Entscheidungsstrukturen für einen EWR zu fin- den, bleibt die Frage offen, wie lange solche Zugeständnisse Bestand haben werden.
Teilt der Bundesrat die Auffassung, dass
alle Massnahmen zur Stärkung der Efta als vollwertiger Part- ner in einem EWR zu ergreifen sind, um eine Satellisierung un- seres Landes unter allen Umständen zu vermeiden,
ein Beitritt der Schweiz zur EG aus heutiger Sicht dann zwin- gend wird, wenn es in absehbarer Zeit nicht gelingen sollte, ei- nen für die Schweiz annehmbaren Vertrag zur Schaffung eines EWR zwischen Efta und EG auszuhandeln, und dass dem- zufolge die Voraussetzungen und die Auswirkungen eines EG-Beitritts der Schweiz ohne jeden Verzug umfassend zu klä- ren sind,
das Verständnis für die internationalen Zusammenhänge und die Informationen landesweit nachhaltig zu fördern sind, 4. sich eine Neukonzeption der Aufgabenverteilung zwischen Bundesrat und Bundesversammlung in den auswärtigen An- gelegenheiten aufdrängt, wobei auch die Verfassung auf- grund genauer Analysen der veränderten internationalen und
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E 8 mars 1990
völkerrechtlichen Rahmenbedingungen entsprechend anzu- passen ist, und Umfang und Grenzen der Mitwirkungs- und Mitentscheidungsrechte des Parlaments im Sinne einer Ver- stärkung seiner Rolle in der Aussenpolitik neu zu bestimmen sind?
Texte de l'interpellation du 8 février 1990
Les Etats de l'AELE placent actuellement leurs espoirs dans la création d'un espace économique européen avec la CE, lequel doit devenir réalité en 1993. Or il n'est nullement sûr que l'on parvienne à un accord qui garantisse suffisamment notre pouvoir de codécision. Il n'y a guère lieu d'attendre des con- cessions substantielles de la part de la CE, qui a le vent en poupe et tend à entraîner dans son sillage le reste de l'Europe. De toute évidence, la CE n'acceptera aucune limitation de son autonomie de décision. La notion de «partenariat structuré» de la CE et de l'AELE, évoquée en janvier 1989 par le président de la commission, Jacques Delors, avait suscité dans les pays membres de l'AELE des espoirs quant à une participation aux processus de décision. A peine un an plus tard, Delors préci- sait à Strasbourg que la codécision n'est concevable que dans la pleine adhésion à la CE. Même à supposer que l'on parvienne à obtenir des concessions quant à des structures décisionnelles propres à l'espace économique européen, il faut se demander combien de temps ces concessions reste- raient valables.
Le Conseil fédéral partage-t-il les vues suivantes:
Il convient de tout faire pour que l'AELE soit un partenaire de plein droit dans la constitution d'un espace économique euro- péen et éviter à tout prix une satellisation de notre pays.
L'adhésion de la Suisse à la CE deviendra inévitable si l'on ne parvient à négocier dans un proche avenir un accord ac- ceptable entre la CE et l'AELE sur la création d'un espace éco- nomique européen. Il faut donc clarifier au plus vite les condi- tions et les conséquences de l'adhésion pour notre pays.
Il faut renforcer systématiquement dans l'ensemble de no- tre pays l'information sur les réalités internationales, et par là la compréhension de la population à cet égard.
Il est indispensable de procéder à une redistribution, entre le Conseil fédéral et l'Assemblée fédérale, des tâches de politi- que étrangère, de manière à renforcer le rôle décisionnel du Parlement dans ce domaine, ce qui implique notamment une adaptation de la constitution sur la base d'une analyse appro- fondie de la situation internationale et du droit international pu- blic.
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Präsident: Nach Rücksprache mit den Interpellanten und mit dem Bundesrat schlägt das Büro vor, dass wir zunächst den Interpellanten das Wort geben, dass der Bundesrat am Schluss zu allen drei Interpellationen gesamthaft Stellung nimmt und dass dann eine allfällige Diskussion zum ganzen Thema stattfindet. - Sie sind damit einverstanden.
Huber: Ich möchte mit einer philosophischen Reflexion begin- nen und meinen, dass es doch sehr interessant ist, mit welcher Intensität, mit welcher Konzentration, mit welcher Hartnäckig- keit wir uns diesen Morgen mit der Bewältigung der Vergan- genheit auseinandergesetzt haben und vor welch erleuchte- ten und gelichteten Reihen die Fragen der Zukunft um diese Zeit angesprochen werden. Selbstverständlich trifft weder die berechtigten Streiter an der Vergangenheitsbewältigung noch die Organisation durch das Büro, noch gar die Interpellanten oder den Sprecher des Bundesrates an dieser Situation ein Verschulden, aber vielleicht ist der Hinweis darauf ein Ge- danke, der uns beschäftigen sollte.
Es ist doch offensichtlich, dass die Vorgänge in den letzten Monaten sowohl im Bereich der Aussenpolitik wie der Aussen- wirtschaftspolitik in Europa einerseits, aber auch zwischen Eu- ropa und den Supermächten an Tempo und Tiefe zugenom- men haben.
Die von 18 Kolleginnen und Kollegen - ich hoffe, sie sind alle hier - mitunterzeichnete Interpellation will dem Bundesrat Ge- legenheit geben, seine Ueberlegungen und seine politische Haltung auf dem neuesten Stand nun auch im Ständerat dar- zulegen. Die Gründe für den Wandel - wir haben darüber ge-
sprochen - sind vorweg aussenpolitischer, sie sind auch si- cherheitspolitischer Natur. Von letzteren wird allerdings in die- ser Interpellation nichts gesagt. Herr Kollege Jagmetti hat so- eben dazu einiges Bedeutsames ausgeführt, das ich unter- stütze.
Im Vordergrund stehen die Wandlungen und die Entwicklun- gen in der UdSSR, in Ost- und Mitteleuropa. Die Befreiungs- bewegungen, die dort erfolgreich gegen kommunistische Do- minanz kämpften, der Zerfall eines Paktsystems, die Evidenz des Versagens einer zwangsweise verordneten Planwirtschaft stellen meiner Meinung nach auch die Schweiz vor eine Reihe von bedeutsamen Fragen.
Dazu tritt die Tendenz der Staaten Ost- und Mitteleuropas, ei- genständige politische Strukturen mit westlichen Ländern auf- zubauen. Es ist erkennbar, dass diese Staaten auch ihre multi- lateralen Beziehungen zur EG, zur Efta - vor allem von mir empfunden -, zum Europarat neu regeln wollen. All das hat durch die sogenannte «deutsche Frage», die im Laufe der Ge- schichte für Europa als Ganzes immer schicksalhaft war, zu- sätzliche Dimensionen erhalten. Als Nachbar der Bundesre- publik Deutschland und als neutraler Kleinstaat von kultureller Vielfalt können uns diese Vorgänge nicht unberührt lassen.
Gleichzeitig und nicht unbeeinflusst von aussenpolitischen Fakten und Ueberlegungungen ergeben sich aussenwirt- schaftliche Probleme. Im Vordergrund steht dabei die Schaf- fung des Europäischen Wirtschaftsraumes mit einer Vielzahl von innenpolitischen Implikationen. Bei den laufenden Ver- handlungen seit dem Jahre 1984 zwischen EG und Efta ste- hen die Vorstösse der EG-Kommission und die einsamen Re- den von Präsident Delors, die sicher nicht einem einsamen Willen entspringen, im Zentrum. Ich meine, dass für die heu- tige Lage von der Erklärung der Regierungschefs der Efta aus- zugehen ist, anlässlich ihrer Tagung im März 1989 in Oslo, und auf der anderen Seite von der gemeinsamen Erklärung vom 19. Dezember 1989 in Brüssel.
Für mich steht dabei politisch im Vordergrund, dass gemein- same Entscheidungsstrukturen im EWR gefordert wurden und dass von der vollen Autonomie der Efta-Staaten in ihrer Zu- sammenarbeit mit der EG die Rede war. Andererseits ist eine institutionelle Stärkung der Efta von der EG verlangt, in Aus- sicht genommen und durchgeführt worden. Die Brüsseler Er- klärung hebt denn auch hervor, dass man politisch mit einer Stimme spreche.
Man geht nun wohl nicht fehl in der Annahme, dass diese Ent- wicklung nicht mehr in allen Teilen mit dem Konzept des Bun- desrates in der Botschaft zur europäischen Integration vom Jahre 1988 in Uebereinstimmung steht. Das belegt im übrigen die Richtigkeit des pragmatischen Ansatzes in diesem Doku- ment und des zum Ausdruck kommenden Willens zur dauern- den Verfolgung der Vorgänge, zur dauernden Lagebeurtei- lung und zur Flexibilität im Rahmen unserer Interessen und Strukturen.
Auf diesem Hintergrund und aus diesen Sorgen sind die in der Interpellation enthaltenen Fragen entstanden. Zwei Dinge sind meiner Meinung nach nicht zu übersehen: einerseits die Tatsache, dass für eine weitere Oeffentlichkeit die Vorgänge und Folgen nicht so durchsichtig sind, wie es notwendig ist bei Fragen, die die Substanz unseres Staates tangieren oder so- gar verändern können. Andererseits haben die Dinge doch eine derart rasche und tiefgreifende Dynamik - vielleicht auch Eigendynamik - angenommen, dass zwischen der Gemäch- lichkeit der Neuorientierung schweizerischer Politik und der Raschheit der Neuordnung um uns herum eine tiefe Diskre- panz besteht.
Ich meine, dass nur eine orientierte Oeffentlichkeit und ein ori- entiertes, mitdenkendes und mithandelndes Parlament der Regierung in dieser nicht leichten Lage jenen Halt und jene Handlungsfähigkeit geben können, die sie braucht. Daher ha- ben der Interpellant und die, die seine Interpellation unter- zeichnet haben, die uns bedrängenden Fragen nach Zielen und Zeiträumen gestellt.
Jagmetti: Die Entwicklung in Europa, auf die ich mich konzen- trieren möchte, läuft auf zwei Gleisen in einem Rhythmus, den wir im internationalen Geschehen bisher kaum gekannt haben
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und den wir im politischen Alltag in unseren eigenen vier Wän- den in der Regel selbst nicht befolgen. Der Bundesrat ist voll an der Arbeit; wir wissen es. Indessen gehört es zum Selbst- verständnis der Bundesversammlung, dass sie die Verantwor- tung für diese Entwicklungsfragen im politischen Geschehen um unser Land nicht ausschliesslich delegieren möchte, son- dern die Verantwortung mittragen will.
Meine Interpellation greift drei Bezugsfelder auf: West, Ost und die Neutralitätssituation. Aber sie beschränkt sich auf ein Thema, nämlich jenes der politischen Institutionen. Ich weiss selbstverständlich, Herr Bundesrat, dass das nicht das einzige Thema ist. Ich kenne die Bedeutung des Gemeinsamen Mark- tes für unsere Wirtschaft. Ich weiss, dass sich unsere Aussen- politik nicht nur an den Institutionen orientieren kann. Aber ich erlaube mir, aus dem breiten Spektrum dieses Segment her- auszunehmen, weil es mich einfach mit Sorgen erfüllt.
Ich beginne mit dem Westen. Als durch die Einheitliche Euro- päische Akte vom 28. Februar 1986 der berühmte Artikel 8a in den EWG-Vertrag eingefügt wurde - mit dem Gemeinsamen Binnenmarkt und dem grenzfreien Raum -, dachten wir doch wohl zuerst - jedenfalls viele von uns Parlamentariern -, wir hätten Zeit, unsere Position zu bestimmen, ja, wir hätten viel- leicht sogar Musse, um das sorgfältig zu überlegen; unsere Neutralität als zentrales Anliegen unserer Aussenpolitik zwinge uns ja ohnehin zu einer gewissen Zurückhaltung. Wir glaubten also, wir hätten die Entscheidungsfreiheit und könn- ten selbst determinieren, wohin wir gehen wollten und wel- chen Weg wir einzuschlagen gedächten.
Dann hat man uns aber den Tarif erklärt, und die anderen Efta- Staaten folgten dem Ruf nach kollektiven Verhandlungen zwi- schen den beiden Wirtschaftsorganisationen. Nun sind wir auf diesem Weg, der vielleicht der Form nach nicht bilateral ist, weil auf seiten der Efta die einzelnen beteiligten Staaten Ver- handlungspartner sind, der aber doch - soweit ich orientiert bin - ausgeprägt auf kollektiver Ebene geführt wird. Der Pro- zess ist also eingeleitet. Mit der Musse ist es vorbei. Entschei- dungen werden auf der internationalen Ebene möglicher- weise bald getroffen, und interne Beschlüsse müssen dann folgen.
Bisher haben sich zwei Haltungen etwas plakativ nach aussen manifestiert: die Ablehnung internationaler Verpflichtungen ei- nerseits mit Wahrung unserer vollen Eigenständigkeit, und der Beitritt zur Europäischen Gemeinschaft als neue, übergeord- nete Heimat andererseits. Differenziertere Meinungen schei- nen nicht gerade fernsehgerecht. Aber sind sie deswegen falsch?
Den Befürwortern eines längerfristig anzustrebenden Beitritts zur EG stimme ich in einem zu, darin nämlich, dass uns mit den Staaten Westeuropas und des atlantischen Raumes die Wertordnung und die politische Kultur verbinden. Menschen- rechte, Gewaltenteilung, Demokratie, ja sogar Föderalismus sind Werte in der politischen Orientierung, die nicht von uns al- lein verwirklicht worden sind, sondern die uns mit unseren westeuropäischen und amerikanischen Verwandten gemein- sam sind. So schiene es, ein nahtloser Uebergang sei mög- lich. Wir könnten dem dreistufigen Staatsaufbau der Schweiz eine vierte, europäische Stufe überlagern.
Indessen geht es nicht um die Zusammenarbeit mit Staaten, die den gleichen Werten verpfichtet sind und eine ähnliche po- litische Ordnung aufgebaut haben. Es geht heute um die Be- ziehungen zu einer supranationalen Organisation ganz be- stimmter Prägung. Hier macht uns die Annäherung nun ge- rade institutionell doch erhebliche Mühe, mir jedenfalls.
Die Organisation ist völlig zentralistisch aufgebaut und wird von einer Verwaltung beherrscht, die äusserst leistungsfähig ist, aber eben eine Organisation mit einer dominierenden Ge- walt (und nicht mit Gewaltenteilung) darstellt.
Das Europäische Parlament ist nach neuerem französischem Vorbild nur Gegengewicht, nicht mehr oberste Gewalt wie bei uns, unter Vorbehalt der Rechte des Volkes. Gewaltenteilung und Gewaltenkontrolle funktionieren in der EG nicht im Wech- selspiel von Exekutive und Legislative, sondern zwischen den zwei Türmen in Brüssel, jeder mit seiner umfangreichen Ad- ministration, also zwischen dem aus je einem Regierungsver- treter gebildeten Rat und der Kommission.
Recht gesetzt wird in dieser Organisation nicht mehr auf dem Weg des Staatsvertrages, sondern durch Erlasse, an denen das Europäische Parlament aber nur im Sinne der Konsulta- tion Anteil hat. Die Verordnungen mit unmittelbarer Geltung und die über die Mitgliederstaaten zu verwirklichenden und in internes Recht umzusetzenden Richtlinien werden von Kom- mission und Rat festgesetzt. Von sachlich höchst kompetenter Stelle ausgearbeitet, aber ohne eigentliches Entscheidungs- recht des Parlamentes aufgestellte Regeln nehmen einen Um- fang an, der dem Nichtfachmann den Zugang faktisch verun- möglicht und auch unter diesem Gesichtspunkt unserem insti- tutionellen Verständnis nicht entspricht.
Im Jahre 1989 sind 4209 Verordnungen und 725 Richtlinien im Amtsblatt der EG veröffentlicht worden, das im übrigen mit mehr als einer Nummer pro Tag erscheint. Gewiss, 2894 die- ser Erlasse betrafen meist kurzfristig wirksame Anordnungen im Bereiche der Landwirtschaft. Darüber hinaus veröffentlicht worden sind 2040 Erlasse, die unsere nationale Produktion, die 1984 rund 500 Erlasse betrug, um ein Mehrfaches überstei- gen. Mit einem Berg von Reglementierungen ausserhalb jeder demokratischen Kontrolle sind wir in Zukunft konfrontiert.
Natürlich sind Vergleiche dieser Art problematisch, ich weiss das. Aber die Frage stellt sich: Fügen wir uns einfach, indem wir uns einem in Vorbereitung stehenden Europäischen Wirt- schaftsraum anschliessen und das EG-Recht als verbindlich anerkennen? Haben wir nach der Beitrittserklärung noch eine Mitgestaltungsmöglichkeit? Kann sich der Bürger, und kann sich die Bundesversammlung noch äussern?
Mir schwebte eine Annäherung auf bilateralem Wege vor, durch Abschluss von Abkommen, bei denen das Parlament und gegebenenfalls die Bürger hätten mitbestimmen können. Dieser Zug scheint abgefahren. Aber auf das Mindestmass der demokratischen Gestaltung dürfen wir nicht verzichten, sonst rücken wir ab von unserer politischen Kultur. Und diese ist nicht Folklore, sondern Verkörperung der Wertordnung, die wir in unserem Staat verwirklichen wollen.
Nachdem nun der Kollektivweg eingeschlagen ist, fragt es sich, ob wir einfach die EG-Ordnung, wie sie sich heute darbie- tet und im Eiltempo fortentwickelt, anerkennen müssen oder ob wir nun einen Vertrag vorbereiten, dem weitere schrittweise folgen, so dass wir, und mit uns die Bürger, noch etwas zu sa- gen haben.
Wird es uns gelingen, selbst einen Einfluss auf die Weiterent- wicklung des EG-Rechts zu nehmen? Mit einigen Hinweisen auf die Zahl der Abstimmungsvorlagen, die nach dem heuti- gen Stand bei einem Anschluss an die EG wegfallen würden, ist es nicht ganz getan. Wir müssen wissen, auf welchen Weg wir uns begeben. Nur dann können wir echte Optionen treffen. Ich weiss um die wirtschaftliche Bedeutung des europäischen Zusammenschlusses. Ich weiss um die kulturelle Gemein- schaft in diesem europäischen Raum und um die Geschichte, die uns verbindet. Aber ich frage nach den Konsequenzen für unsere eigenen Institutionen, und ich frage nach der Weiter- entwicklung der EG im Sinne des Abbaus dessen, was ein ehemaliges Kommissionsmitglied als das Demokratiedefizit der EG bezeichnet hat. Gelingt es uns, hier auch etwas von un- seren Wertordnungen einfliessen zu lassen?
Einige Worte betreffend die osteuropäischen Staaten: Wir ha- ben dazu vor zwei Tagen eine Debatte geführt. Ich möchte sie nicht voll aufnehmen. Den finanziellen Rahmen haben wir ab- gesteckt. Ich begrüsse das, bin froh darum und frage nun ein- fach noch nach den Institutionen.
In der Debatte wurde am Dienstag auf das Fehlen von Struktu- ren hingewiesen. Das gilt für Wirtschaft, Gesellschaft und sozi- ale Gruppen. Meine Frage gilt auch hier den politischen Struk- turen. Auch solche bestehen in diesen Staaten, von denen man grob sagen kann, sie hätten seit zwei Generationen keine freien Wahlen mehr durchgeführt, nicht. Dabei besteht gerade in dieser Beziehung ein gewaltiger Bedarf. Die Werte, auf de- nen unsere gesellschaftliche und politische Ordnung beruht, haben einen Durchbruch erfahren, der uns tief beeindruckt und der mit der Hinwendung zur sozialen Marktwirtschaft nur teilweise umschrieben wird. Freiheit und Demokratie sind für mich die entscheidenden Stichworte. Hier suchen diese Staa- ten den Weg.
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Können wir helfen, ohne als selbsternannte Lehrmeister auf- zutreten? Können wir die freiheitliche und demokratische Be- wegung stärken? Wir wollen nicht Ideologien exportieren, denn die Werte sind auch ohne freiheitlich und demokratisch gestaltete staatliche Institutionen tief im Menschen verankert. Ein ideelles Vakuum herrscht in jenen Staaten nicht, denn reli- giöse und philosophische Grundlagen sind den Menschen dort vertraut wie uns. Aber im institutionellen Rahmen könnten wir einen Beitrag leisten aus der Erfahrung, die wir gemacht haben. Ich denke an die Art der Durchsetzung der Menschen- rechte, an demokratische und föderalistische Einrichtungen, an ihre Funktionen mit Stärken und auch mit Schwächen; diese verschweigen wir nicht. Kann nicht ein Land wie die Schweiz, das keinen Einfluss begründen will, sondern als Part- ner ohne Ambitionen auftritt und es auch so meint, einen kon- struktiven Beitrag leisten?
Was in dieser Beziehung sinnvoll ist, können wir Schweizer si- cher nicht selbst bestimmen. Wir müssen das Gespräch su- chen und gestützt darauf handeln. Wäre nicht das auch für die Parlamentarier selbst ein Engagement wert? Ich wünsche mir, dass wir aus der Zuschauerrolle heraustreten und zu Akteuren werden. Wir haben das mit dem 250-Millionen-Kredit getan. Könnten wir nicht auch durch Dienstleistungen im politischen Bereich einen Beitrag leisten? Das war der Sinn meiner zwei- ten Frage.
Nun noch ein Wort zur schweizerischen Neutralität im umge- stalteten Europa: Ich kann meine Begründung in dieser Bezie- hung kurz fassen, nachdem ich im Zusammenhang mit dem Postulat dazu schon etwas gesagt habe. Ich messe unserer Neutralität grosse Bedeutung zu bei der Suche nach dem plu- ralistischen europäischen Gleichgewicht, das sich anbahnt. Wenn dieses Gleichgewicht einmal hergestellt ist, könnten wir zur Sicherung eben dieses Gleichgewichtes Dienste anbieten von der aktiven Mitwirkung von Schweizern bis hin zur Bildung eines Verifikationszentrums.
Aktives Handeln am Konferenztisch zunächst also und Pla- nung der nächsten Schritte, um bereit zu sein, das wäre von mir aus gesehen der Weg. Diesen genau zu bestimmen und die Inhalte im einzelnen festzulegen, wird Sache unserer Aus- senpolitik sein, aber ich bin überzeugt, dass unsere Neutrali- tätspolitik, wenn sie eine aktive, engagierte und auf Dienstlei- stungen ausgerichtete Politik ist, jetzt im Prozess der Bildung des neuen Gleichgewichts und nachher in der Phase der Si- cherung dieses Gleichgewichts durchaus eine Funktion hat, die wir wahrnehmen müssen. Das bleibt meines Erachtens im europäischen Kontext unsere wichtige aussenpolitische Funk- tion.
Das Parlament sollte in diesen für die Zukunft, für die Stellung unseres Landes so wichtigen Fragen Grundoptionen treffen. Das war denn auch der Sinn meiner dritten Interpellations- frage.
Gadient: Wie das Herr Huber soeben angedeutet hat, ist der Bundesrat im letzten Integrationsbericht noch einer pragmati- schen Strategie verpflichtet gewesen. Er ist angesichts der zwischenzeitlich eingetretenen Dynamik davon meines Erach- tens zu Recht abgewichen. Der Bundesrat konzentriert seine Anstrengungen nun derzeit auf die Schaffung eines Europäi- schen Wirtschaftsraumes, der durchaus als erstrebenswerte Lösung oben auf der integrationspolitischen Prioritätenliste stehen darf, vorausgesetzt allerdings - ich bringe jetzt die vor- hin geäusserten Bedenken von Herrn Kollege Jagmetti in die- sem Bereich auf einen Nenner -, dass Entscheidungsverfah- ren verwirklicht werden können, die ein Mitsprache- und Mit- entscheidungsrecht der Efta-Staaten überall dort sichern, wo EG-Recht zu EWR-Recht werden soll.
Ohne diese Einflussnahme auf wesentliche Teile des EG- Rechtes ist das EWR-Modell auch für unser Land nicht akzep- tabel.
In bezug auf den Ablauf der Entscheidungsprozesse im Eu- ropa der 19 hat die Efta im Gegensatz zur EG - das darf man auch einmal zum Ausdruck bringen - ihre Vorstellungen be- reits weitgehend und zielstrebig in einem Dreiphasenplan und -vorschlag entwickelt, der dem EG-internen Entscheidungs-
prozess in einer interessanten Art und Weise Rechnung trägt, ohne einfach zu einer Unterwerfung der Efta-Interessen zu füh- ren. Nun wird man in der Folge im Rahmen der weiteren Ex- ploration und Vorbereitung sorgfältig abzuklären haben, in- wieweit insbesondere auch unsere föderativen Strukturen von einer solchen Regelung betroffen würden.
Das Efta-Konzept nach derzeitigem Stand scheint mir sehr of- fen, aber es bleibt der EG danach natürlich vorbehalten, jeder- zeit zu dem gemeinsamen EWR-Entscheidungsvorgang nein zu sagen. Aber ohne dieses Entgegenkommen auch an die von der EG stets dezidiert geforderte Entscheidungsautono- mie wird kaum eine Lösung erreichbar sein.
Auslösender Faktor dieser Entwicklung war bekanntlich die Rede von EG-Kommissionspräsident Jacques Delors vor dem Europäischen Parlament in Strassburg am 17. Januar 1989 zu Beginn der neuen, vierjährigen Amtsperiode der EG-Kommis- sion, worin er sich auch mit den EG-Efta-Beziehungen ausein- andersetzte. Er fragte sich, ob der durch die Erklärung von Lu- xemburg aus dem Jahre 1984 vorgesehene Weg einer ständi- gen Verstärkung einer pragmatischen, zum grössten Teil bila- teralen Zusammenarbeit heute noch gangbar sei oder ob nicht eine neue, auf institutioneller Ebene weiter durchstruktu- rierte Form der Assoziation mit gemeinsamen Organen für Entscheidung und Durchführung zu suchen sei. Es handelt sich dabei also nicht um eine auch noch erfolgte Aeusserung eines massgeblichen EG-Politikers, sondern sie erfolgte aus Anlass der Eröffnung der neuen Amtsperiode. Das muss man in der ganzen Gewichtung berücksichtigen.
Delors' Idee weckte nun bei den Efta-Staaten grosse Hoffnun- gen auf einen gangbaren Weg der Verständigung. Inzwischen aber - das wissen wir alle - hat Herr Delors präzisiert, dass Mit- entscheidung nur im Rahmen der Vollmitgliedschaft in der EG zu haben sei. Diese offensichtliche Widersprüchlichkeit der Brüsseler Potentaten lässt wenig Erfreuliches ahnen, vor allem auch, wenn man den Einfluss und das Gewicht dieser Herren im Brüsseler Geschehen kennt und berücksichtigt.
Verschiedene EG- und Kommissionsstrategen haben offen- sichtlich noch nicht hinreichend erkannt - ich habe das schon vorgestern betont -, dass die EG weit mehr als eine Wirt- schaftsmaschine sein kann, wenn sie sich nur ein bisschen mehr nach dem Europaverständnis des Europarates ausrich- ten und sich auf die Kraft föderalistischer Strukturen besinnen statt dem Wirtschaftserfolg zuliebe einen europäischen Ein- topf zelebrieren würde.
In jedem Fall wird der enge Zusammenhalt in der Efta auch im Rahmen dieser Verhandlungen wesentlich, und da wäre es über meine erste Frage hinaus eigentlich interessant zu erfah- ren, welche konkreten Massnahmen der Bundesrat zur weite- ren Stärkung der Efta zu ergreifen gedenkt. Ich muss sagen, dass aufgrund persönlicher Wahrnehmung bei den Efta-Parla- mentariern eine gute Atmosphäre vorherrscht und vorzufin- den war, und ich meine, dass eine doch positive Veränderung in dieser Richtung eingetreten ist. Ich möchte dem Bundesrat für die diesbezüglichen Anstrengungen danken.
Es war nicht einfach, bei diesen so verschiedenen Standpunk- ten eine Verständigung zu finden, um gemeinsam antreten zu können.
Wenn es aber - das ist die Rückseite der Medaille - trotz aller Anstrengungen innert nützlicher Frist nicht gelingen sollte, eine Vereinbarung über den Europäischen Wirtschaftsraum zu erzielen, droht vermutlich ein weiterer Zerfall der Efta und damit eine höchst bedenkliche Satellisierung unseres Lan- des; das ist nun kein Gespenst, wie das Herr Ruesch vorge- stern formulierte, sondern eine Realität. Die Konsequenzen aus dieser Realität mag man freilich unterschiedlich beurtei- len. Man mag sie bagatellisieren. Meine Beurteilung ist eine andere.
Ein Beitritt zur EG - das sage ich mit aller Deutlichkeit - dürfte in einem solchen Fall für die Schweiz zwingend werden.
Diese Entwicklung - ob man dieser Folgerung beipflichten will oder nicht - zwingt uns so oder anders gebieterisch zum Han- deln. Die Fehler bei der Vorbereitung des Uno-Entscheides dürfen sich nicht wiederholen.
Trotz aller legitimen Konzentration und Hoffnung auf den Euro- päischen Wirtschaftsraum müssen die Voraussetzungen und
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die Auswirkungen eines EG-Beitritts der Schweiz ohne jeden Verzug umfassend geklärt und dem Volk bis in alle Einzelhei- ten dargelegt und erläutert werden, damit die Volksabstim mung in voller Kenntnis der Konsequenzen erfolgen kann. Das gehört zu unserer politischen Führungsaufgabe, die es wahrzunehmen gilt. Das setzt zudem eine landesweite und umfassende Information voraus, die bis heute ungenügend ist, denn - und da folgt wieder, auch wenn das heute morgen schon einmal geschehen ist, ein Kompliment an die Medien - die meisten Medien haben in dieser Frage auch versagt, ha- ben die Dimension der Entwicklung nicht zeitgerecht erkannt, was sie freilich heute nicht hindert, Bundesrat und Parlament die bezügliche Verantwortung grosszügig und exklusiv zu überlassen.
Wie fatal gering war doch etwa das Interesse der Medien für den Europarat und die dort bis dahin konzentrierten Gescheh- nisse bis über die Mitte der achtziger Jahre hinaus. Ich habe das selber beobachtet. Ausser den Herren Stranner und Laemmler und einem Vertreter der Schweizerischen Depe- schenagentur war praktisch kein Korrespondent der Schwei- zer Medien regelmässig in Strassburg anzutreffen. Ein natio- nales Informationskonzept ist heute ohne Zweifel von grundle- gender Bedeutung.
Nach diesem kurzen pragmatischen Teil der Interpellation nun zum Kernpunkt meiner in Ziffer 4 enthaltenen Frage, welche die Neukonzeption der Aufgabenverteilung zwischen Bundes- rat und Bundesversammlung in den auswärtigen Angelegen- heiten zum Gegenstand hat. Das Unbehagen über die Zustän- digkeitsverteilung zwischen Bundesrat und Bundesversamm- lung in den auswärtigen Angelegenheiten ist im Parlament in den letzten Jahren angesichts der zunehmenden internationa- len Verflechtung gewachsen. Die Kommissionen für auswär- tige Angelegenheiten des Nationalrates und des Ständerates haben sich insbesondere in den Jahren zwischen 1979 und 1986 wiederholt mit der Frage der Kompetenzverteilung zwi- schen Bundesrat und Bundesversammlung in den auswärti- gen Angelegenheiten befasst. Im Jahre 1980 hatte sich der Nationalrat mit einem Postulat Barchi zu befassen. Das Postu- lat forderte, es sei die Frage der Kompetenzverteilung in der Aussenpolitik im Hinblick auf eine Neubestimmung der Gren- zen der Mitwirkung des Parlamentes und seiner Kommissio- nen gründlich zu prüfen und dabei der Entwicklung und der Aktivierung der schweizerischen Beziehungen zum Ausland seit der Festlegung dieser Grenzen durch Lehre und Praxis Rechnung zu tragen. Das Postulat wurde im Geschäftsbericht 1984 als erledigt abgeschrieben; Massnahmen wurden je- doch keine ergriffen. Die Kommission war zur Ueberzeugung gelangt, dass die in der Bundesverfassung formulierten Kom- petenzen des Parlamentes in der Aussenpolitik weitreichend und genügend seien; eine verfassungsrechtliche Neuord- nung der Kompetenzverteilung dränge sich nicht auf, denn es gehe lediglich um eine gezieltere Ausschöpfung dieser Kom- petenz. Seit 1978 besteht denn auch ein lediglich kleiner Kata- log von Forderungen des Parlamentes zur Stärkung seiner Kompetenzen in der Aussenpolitik.
Im Schlussbericht der Arbeitsgruppe «Zukunft des Parlamen- tes» aus dem Jahre 1978 wurden keine grundlegenden Re- formvorschläge zur Kompetenzverteilung oder Kompetenz- wahrnehmung gemacht. Dem Bericht sind zur Stärkung der Position des Parlamentes im wesentlichen drei Vorschläge zu entnehmen:
Es wird die Forderung erhoben, der Bundesrat habe die zu- ständigen Kommissionen laufend und rechtzeitig über Staats- vertragsverhandlungen zu orientieren und deren Wünsche, soweit wie möglich, zu berücksichtigen. Es sollen wieder Par- lamentarier, das heisst Mitglieder der aussenpolitischen oder wirtschaftspolitischen Kommissionen, in die Vertragsverhand- lungsdelegationen des Bundesrates aufgenommen werden. Der Bundesrat hat diese Variante als möglich erwähnt; die Kommissionen waren skeptisch. Auch ein Vernehmlassungs- verfahren bei den Kommissionen stand zur Diskussion.
Ein dritter Vorschlag schliesslich forderte eine vermehrte Ab- ordnung von Parlamentariern an Konferenzen internationaler Organisationen.
Weitere Vorschläge kamen in den folgenden Jahren von sei-
ten des Parlamentes nicht dazu. Hingegen wurde insbeson- dere in den aussenpolitischen und aussenwirtschaftlichen Kommissionen die Notwendigkeit eines intensiven Dialoges mit dem Bundesrat betont.
Kurzer Hinweis auf die Lehre: Frau Jacqueline Moeri hat die diesbezügliche Problematik in ihrer Dissertation mit grosser Sachkunde erarbeitet und dargelegt. Es gibt auch in der Lehre, neben einer Reihe von Analysen, die Defizite der parla- mentarischen Beteiligung an der Aussenpolitik feststellen, nur wenige eigentliche Therapievorschläge. Solche sind etwa die Beteiligung von Parlamentariern an den Verhandlungsdelega- tionen und an der Erarbeitung von Instruktionen der Unter- händler und die Nutzung der vorgängigen detaillierten Er- mächtigung zur Intensivierung der Einflussnahme des Parla- mentes auf Vertragsverhandlungen; die Aktivierung des Parla- mentes in der aussenpolitischen Planung; die Intensivierung des Weisungs- und Kontrollrechtes.
Nach der hauptsächlich dogmatischen Beschränkung treten heute vielfach faktische Beschränkungen der Kompetenzen des Parlamentes in der Aussenpolitik in den Vordergrund, wie etwa unsere Stellung als Milizparlament im modernen Lei- stungsstaat sowie etwa die Entwicklungen in den internationa- len Beziehungen, dort insbesondere die Verlagerungen von Entscheidungen in internationale Organisationen.
Diese Entwicklungen führen zu einer Kumulation der Entschei- dungsmacht in den Händen der Regierung, auch zu einem Defizit an parlamentarischer Kontrolle und Mitgestaltung und zu einem Defizit an innenpolitischer Abstützung der an Bedeu- tung gewinnenden aussenpolitischen Entscheide. Es gibt De- fizite in der heute bestehenden Kompetenzverteilung ange- sichts der internationalen Entwicklungen und der zunehmen- den Verflechtung der Schweiz.
Es sollte deshalb die Kompetenzverteilung zwischen Bundes- rat und Bundesversammlung geklärt werden. Heute offene Fragen müssen in Anbetracht der Dynamik der Entwicklung beantwortet werden. Die Stellung des Parlamentes als Reprä- sentationsorgan des Volkes und als Entscheidungs-, Kontroll- und Vermittlungsorgan in der Aussenpolitik ist zu stärken.
Die Normen der Bundesverfassung, die sich mit der Kompe- tenzverteilung zwischen Bundesrat und Bundesversammlung befassen, sind wenig konkret und aussagekräftig. «Das Parla- ment fällt auch heute noch in Vorstellungen der Gewaltentei- lung in der Aussenpolitik zurück, die der Aera Motta zwar alle Ehre antun, mit der bestehenden Verfassung jedoch nur we- nig zu tun haben» (Moeri).
In der Aussenpolitik geht es dem Verfassunggeber offensicht- lich gerade nicht um eine strenge Realisierung des Gewalten- teilungsprinzips, sondern um die Gewaltenverschränkung. Es sollte daher geklärt werden, welche Bedeutung dem Gewal- tenteilungsprinzip der Bundesverfassung für die aussenpoliti- sche Kompetenzverteilung zwischen Bundesrat und Bundes- versammlung zukommt.
Was das Motionsrecht des Parlamentes in den auswärtigen Angelegenheiten anbetrifft, besteht in der traditionellen Auffas- sung ein solches Recht des Parlamentes lediglich im Rahmen der landesrechtlichen Massregeln für die Wahrung der äusse- ren Sicherheit, Unabhängigkeit und Neutralität. Es lassen sich jedoch aufgrund der heute gültigen Verfassung auch Konzep- tionen vorstellen, in denen das Parlament in qualifizierten Fäl- len auch im Rahmen des Vertragsabschlusses und generell bei völkerrechtlichen Massregeln über ein Weisungsrecht ver- fügt. Es ist auch auf die Diskrepanz zwischen Norm und Wirk- lichkeit hinzuweisen. Die heute gültigen Verfassungsnormen zur Kompetenzverteilung in der Aussenpolitik widerspiegeln die heute gültige Praxis insbesondere bezüglich des Ab- schlusses völkerrechtlicher Verträge nicht mehr; sie sind zum Teil sogar irreführend. Zwischen Norm und Wirklichkeit klafft eine grosse Lücke. Deshalb müsste meines Erachtens eine Anpassung der Normen an die gelebte Verfassung vorgenom- men werden.
Dazu noch kurz zwei Verdeutlichungen. Der Abschluss völker- rechtlicher Verträge wird nur im Zusammenhang mit der Bun- desversammlung erwähnt. Die Kompetenzen von Bundesrat und Parlament werden im Verfassungstext nicht sichtbar. Die Möglichkeit des selbständigen Abschlusses von Verträgen
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durch den Bundesrat oder die Erteilung von Ermächtigungen lassen sich aus der Verfassung nicht ablesen.
Nach einem allgemeinen Grundsatz des Verfassungsrechtes sodann tragen Bundesrat und Bundesversammlung gemein- sam die Verantwortung für Grundentscheide der Politik. Dies gilt auch für die aussenpolitische Staatsleitung. Die Konse- quenzen dieses Grundsatzes kommen jedoch in den aussen- politischen Normen der Verfassung bezüglich der Führung der auswärtigen Angelegenheiten nicht zur Geltung. Der operative Bereich der aussenpolitischen Führung sowie die Planung und die konzeptionelle Gestaltung der Aussenpolitik liegen beim Bundesrat. Die konzeptionelle Ebene der Füh- rung der auswärtigen Angelegenheiten kann aber nur inso- fern als ausschliessliche Kompetenz des Bundesrates be- zeichnet werden, als damit die Planungsvorbereitung und die Verantwortung für eine kohärente Planung angesprochen werden.
Denn dem Parlament kommt das Recht zu, bei der Richt- linienfestlegung sowie bei wesentlichen Grundentscheidun- gen der Aussenpolitik - nicht nur der Neutralitätspolitik - entscheidend mitzuwirken. Die Verfassungsbestimmungen, die die Kompetenzverteilung zwischen Bundesrat und Bun- desversammlung regeln, orientieren sich an einem Völker- recht der Zwischensouveränitätenordnung und der Theorie der Aussenpolitik als permanentem Ausnahmezustand und damit sicherlich an veralteten Vorstellungen. Sie sind daher stark auf ausserordentliche Situationen der Aussenpolitik ausgerichtet, jedoch nicht auf die zwischenstaatliche Koope- ration, obschon diese heute von grosser Bedeutung ist. Deshalb meine Frage, ob der Bundesrat bereit ist, eine ge- naue Analyse der veränderten internationalen und völker- rechtlichen Rahmenbedingungen vorzunehmen und dann die Anpassung der Verfassung entsprechend vorzubereiten. Ich komme zum Schluss. Bundesrat und Bundesversamm- lung sind im Rahmen der Kompetenzen des Bundes für die Aussenpolitik verantwortlich. Die Normen, die diesen an Be- deutung gewinnenden Bereich staatlicher Tätigkeit regeln, sind veraltet. Sie widerspiegeln in keiner Weise mehr die viel- fältigen Aufgaben des modernen Staates in seinen Aussen- beziehungen. Auch aus diesem Grunde stelle ich die in Punkt 4 enthaltene Frage, um deren Beantwortung ich bitte.
Miville: Es sind in allen Vorstössen höchst bedeutende Fra- gen angesprochen worden, und sie sind in einer ebenso höchst kompetenten Weise dargelegt worden. Ich trete heute nicht sachlich darauf ein, sondern ich sage Ihnen, was die Mit- wirkung des Parlamentes in aussenpolitischen Angelegen- heiten bedingt, etwas, was sicher nicht die Ansprüche, die in dieser Hinsicht mit Recht erhoben werden, erfüllt, aber was Sie interessieren mag.
Am 18./19. Mai 1990 kommt die Delegation der EG zu den eid- genössischen Räten, zu uns. Die Kommission Topmann kommt in die Schweiz und verhandelt mit der Delegation der eidgenössischen Räte für die Beziehungen zum Europäi- schen Parlament zwei Tage lang. Es unterliegt keinem Zweifel, dass gerade die Fragen, die heute behandelt worden sind, auch Gegenstand der gemeinsamen Beratungen der beiden Delegationen am 18. und am 19. Mai sein werden. Dieser Dele- gation gehören ausser mir Herr Cavelty, Herr Affolter und Herr Gautier an.
Ich bin sicher, dass es uns nach diesen Verhandlungen ein Anliegen sein wird, Sie über den parlamentarischen Aspekt der heute diskutierten Themen zu informieren.
M. Felber, conseiller fédéral: Je vous prie tout d'abord de bien vouloir excuser le manque de précision de mes réponses qui résument trois interpellations touchant des domaines proches les uns des autres tout en étant quelquefois très différents.
Les questions concernant l'Europe de l'Est et l'Europe Cen- trale, que M. Jagmetti, entre autres, a posées dans son inter- pellation, sont extrêmement précises: pouvons-nous, en tant que Suisses, aider à la restructuration politique de ces pays? Pouvons-nous participer à cette reconstruction à tous les ni- veaux: communal, régional ou national? Les parlementaires peuvent-ils être impliqués, avec d'autres, dans cet effort de
participation de la Suisse à la reconstruction de la démocratie dans ces Etats?
A toutes ces questions, nous répondons oui. Les demandes que nous obtenons de la plupart de ces pays nous indiquent très clairement que ce sont des domaines qui les intéressent. Tout ce qui concerne la culture politique est un des besoins les plus importants de ces Etats et la Suisse est précisément inter- pellée à ce sujet. Nous avons déjà imaginé la possibilité non pas d'aller en tant que ministres ou conseillers fédéraux, non pas d'envoyer nécessairement de grands spécialistes mais des hommes et des femmes qui vivent les structures de notre pays dans les communes, les cantons, les parlements, qui sont ou étaient des conseillers d'Etat, qui sont des conseillers de commune, des syndics ou d'anciens syndics, qui sont des parlementaires disponibles. Nous réfléchissons à cela et nous savons que la demande sera suffisamment importante pour que vous soyez, vous aussi peut-être, interpellés par ces pro- blèmes. Nous pouvons vous rassurer: oui, nous apporterons quelque chose dans ce domaine, non seulement parce que nous le pouvons mais parce qu'on nous le demande.
Il est aussi question de la restructuration des partis politiques et de la façon de conduire une campagne politique. Tout cela constitue des questions qui nous sont posées aujourd'hui et qui ne présentent absolument aucun risque pour notre neutra- lité. C'est de la coopération et non de l'immixtion de la Suisse dans les affaires intérieures de ces Etats. C'est une active dis- ponibilité, Monsieur le Conseiller aux Etats. Nous y pensons et nous prenons note aussi de ceux qui, parmi vous, sont le cas échéant directement intéressés à se mettre à disposition en tant que parlementaires et à répondre aux demandes qui nous ont été faites, même par l'URSS.
Le deuxième thème, soulevé par M. Huber en particulier, est celui de l'information: Il rejoint aussi les préoccupations de M. Gadient: où en sommes-nous? Qui sait? Quand? Quand pour- rons-nous nous prononcer, indépendamment du partage des responsabilités dans le domaine de la politique étrangère? Le Conseil fédéral - je répète ce que M. Delamuraz, conseiller fédéral, disait l'autre jour, mais il est utile de le souligner - a pris un certain nombre de décisions dans le domaine de l'informa- tion.
Premièrement, nous avons invité à deux séminaires - l'un en langue allemande et l'autre en langue fançaise - les représen- tants de la presse suisse, non seulement les journalistes ac- crédités au Palais fédéral mais l'ensemble de la presse suisse et des rédactions des journaux suisses. Ils n'y entendront pas seulement des discours politiques, nous laisserons essentiel- lement parler les représentants de l'Administration fédérale qui travaillent sur le dossier «Intégration de la Suisse à l'Eu- rope», et plus particulièrement celui de l'Espace économique européen. Ce sera donc une information de base avec beau- coup de documentation écrite prodiguée par nos négocia- teurs à l'ensemble de la presse suisse. Cela se passera au début du mois de mai car nous voulons aller relativement vite. Ensuite, nous prévoyons de fournir une série d'informations au Parlement lui-même, ce qui représente un plus gros pro- blème. L'idéal serait de pouvoir réunir le Parlement un jour pour faire le même exercice avec les mêmes spécialistes mais cela est plus difficile. Nous réfléchissons à la formule la meil- leure pour que vous disposiez à votre tour d'informations de base qui soient égales. Dans les Commissions des affaires économiques extérieures, dans les Commissions des affaires étrangères, il y a naturellement davantage de documents qu'il n'y en a peut-être dans les autres commissions parlementai- res. Bref, nous tenons à maîtriser ce problème.
Je reprends maintenant la situation en ce qui concerne l'inté- gration de la Suisse à l'Europe. En 1984, après la Conférence de Luxembourg, nous avons entamé le processus que l'on a appelé le Suivi de Luxembourg. Plusieurs d'entre vous en ont parlé; M. Gadient le connaît bien puisqu'il l'a cité très exacte- ment. Excusez-moi, mais je dois revenir sur les définitions du Suivi de Luxembourg: c'est l'ouverture de la Communauté à des accords précis dans tous les domaines du droit commu- nautaire, mais sur le plan bilatéral. Autrement dit, les Etats non-membres de la Communauté choisissaient un peu à la carte les domaines dans lesquels ils voulaient obtenir un ac-
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cord les liant à la Communauté. Cela a été fait jusqu'à fin 1988, et qui a été poursuivi plus tard, parce que ce processus n'a pas été dénoncé. L'accord sur les assurances, signé l'année der- nière, s'est encore réalisé selon le Suivi de Luxembourg.
Mais la proximité de la conclusion de l'Acte unique et du Marché intérieur européen, qui doivent entrer en vigueur au 1er janvier 1993, la multiplication des demandes de négocia- tions sur toute une série de domaines traditionnels et nou- veaux, de la part des six pays de l'AELE, ont conduit la Com- munauté à offrir une autre solution - on peut la comprendre car elle aurait été débordée - qui consistait à dire: «nous of- frons désormais la possibilité d'une négociation et d'une ap- proche globale que nous ferons non plus avec chacun des Six mais avec les Six parlant d'une seule voix». Cela est important et signifie donc que nous ne traiterons plus chaque cas mais tenterons de mettre dans un seul accord l'ensemble des do- maines qui pourraient intéresser la Suisse et les autres mem- bres de l'AELE, de même que la Communauté si elle désire également créer un espace économique européen avec des règles égales pour 19 Etats.
Cet élément nouveau a été accepté formellement, au mois de décembre 1988 à Bruxelles, lors de la réunion ministérielle Communauté/AELE. Il a été réaffirmé en janvier 1989 par le président de la commission, M. Jacques Delors, qui a bien parlé d'institution commune et de possibilités de décisions communes. C'est ce qui a engagé l'AELE, en 1989, à travailler vite et de façon précise, en s'avançant dans cette direction, exi- geant alors un droit de codécision envers les institutions pro- pres à l'espace économique européen. A la fin de 1989, les pays de l'AELE, s'exprimant d'une seule voix - ce qui signifie qu'ils ont maintenu le système du consensus et n'ont pris au- cune décision majoritaire - ont proposé l'entrée en négocia- tion à la Communauté sur un espace économique européen. La substance qui sera négociée reprendra les fameuses li- bertés de circulation des biens, des capitaux, des personnes et des services, voyant se joindre à cela ce qu'on appelle les politiques d'accompagnement, c'est-à-dire les transports, la protection de l'environnement, les problèmes sociaux et d'éducation, etc. Nous estimons qu'actuellement, dans la phase d'exploration que nous avons demandée et que la Communauté a acceptée, nous devons déterminer ensemble ce qu'est réellement l'acquis communautaire pertinent, celui que la Communauté exige que nous acceptions de voir figurer dans l'accord consacrant un espace économique européen. Nous avons la possibilité, durant ladite période, d'écarter un certain nombre de domaines que nous ne pourrions pas sans autres voir introduire dans notre droit positif. C'est le cas de l'agriculture. Dans le domaine de la libre circulation des per- sonnes, nous poserons un certain nombre de conditions nous permettant de respecter la politique du Conseil fédéral, soute- nue par le Parlement et le peuple suisse, qui est celle d'un pla- fonnement du nombre des étrangers dans notre pays.
Nous fixerons les règles de droit communautaire, que nous ne pouvons accepter que si on nous laisse une période transi- toire en vue de les introduire dans notre droit. Tout ce travail de débroussaillement, de mise au net, s'accomplit ces jours.
Je vous rappelle, en réponse aux préoccupations de M. Ga- dient, que nous n'avons pas qu'un groupe en train de nego- cier à Bruxelles, mais bien quatre ou cinq, qui traitent en même temps des institutions, de l'échange des biens et des mar- chandises, ainsi que des problèmes des transports. Tous ces groupes sont différents; c'est pourquoi il est difficile d'imagi- ner, à ce stade de la négociation, une participation directe du Parlement. En effet, chaque semaine se posent de nouveaux problèmes et nos négociateurs doivent se voir préciser leur mandat et connaître la souplesse qui leur est accordée.
Cela concerne donc la substance qui définira le fond même du contrat et constituera l'Espace économique européen en con- ditionnant les droits des six pays de l'AELE, en cas d'accepta- tion bien entendu.
Le deuxième problème important qui vous intéresse est celui des institutions, problème le plus délicat pour un pays comme le nôtre, avec ses structures fédéralistes, d'une part, ses tradi- tions institutionnelles dans le domaine de la démocratie di- recte ou semi-directe, d'autre part. C'est pourquoi la Suisse a
demandé et obtenu de l'ensemble des pays de l'AELE que ce problème fasse partie intrinsèque du futur rapport. En effet, la question de la participation et de la codécision devra être réglée dans l'accord, de la manière la plus précise possible.
Nous précisons au surplus que le mot codécision ne signifie pas, pour la Suisse et pour l'AELE, immixtion ou ingérence dans la politique pure de la Communauté européenne et que nous ne demandons pas la possibilité de modifer des déci- sions internes à la Communauté, si on la considère comme un seul Etat, mais que, pour nous, cela signifie que, dans l'appli- cation du droit découlant de l'Espace économique européen, nous participerons avec les mêmes droits que la Commu- nauté; que, deuxièmement, si ce droit de l'Espace économi- que européen doit être modifié (question posée par M. Jag- metti et par M. Gadient en particulier), il ne puisse pas l'être par une seule décision de la Communauté, mais par le Conseil de l'Espace économique européen. A ce moment-là, nous de- mandons, nous Suisses, la possibilité d'associer directement le Parlement et le peuple, c'est-à-dire de respecter nos structu- res politiques démocratiques traditionnelles et constitution- nelles. Cela signifie donc que, jusqu'à l'élaboration et à la si- gnature de l'accord instituant un espace économique euro- péen, il s'agira de négociations.
Il y aura ensuite un large débat au Parlement, puis soumission au peuple suisse qui se prononcera. Nous estimons que là, comme pour un autre accord, même si celui-ci est beaucoup plus important, nous aurons respecté la règle constitution- nelle suisse. C'est à partir de là que se posent les problèmes: si cet accord doit être modifié, si l'on doit introduire des règles de droit supplémentaires sur lesquelles ni le Parlement ni le peuple ne pourraient se prononcer. Nous estimons qu'il doit être possible à chacun des Etats de l'AELE non-membres de la Communauté de pouvoir se prononcer librement, soit pour dire, avec l'avis du Parlement et du gouvernement, qu'il faut accepter ces nouvelles dispositions, car elles sont une évolu- tion normale, soit au contraire les rejeter parce qu'elles tou- chent à des institutions qui ne peuvent pas sans autre les sup- porter.
Voilà, d'une manière résumée, un peu simpliste, ce que nous cherchons à obtenir dans le domaine des institutions, et nous pensons que cela doit être possible. Les préparatifs sont en route chez les spécialistes du droit international public et du droit européen au Département de justice et police, en particu- lier pour trouver les solutions compatibles avec notre droit.
Il devrait être possible, en cas de refus pur et simple d'un Parle- ment national, de revenir avec le projet selon le système d'aller et retour pratiqué ici, entre les deux Chambres du Parlement suisse, jusqu'à ce qu'on trouve une solution admissible.
Nous disons encore que même le droit d'initiative ne peut pas être prescrit par l'introduction, dans notre droit suisse, y com- pris de la constitution, d'une participation de notre pays à l'Es- pace économique européen. Mais alors il faut en mesurer les conséquences. Il est bien certain qu'une initiative fédérale constitutionnelle, touchant un volet seulement de l'accord qui ne forme qu'un tout, met en cause tout l'accord. On ne peut pas interdire l'initiative mais l'on peut dire simplement qu'une initiative lancée contre une partie de cet accord rend celui-ci totalement déséquilibré et peut remettre en cause sa totalité. Voilà les problèmes tels qu'ils sont actuellement posés. Il ne sont bien sûr pas tous résolus, mais ce sont les directions dans lesquelles nous allons.
L'important aujourd'hui - me semble-t-il - c'est d'affirmer que le Conseil fédéral a décidé de s'avancer dans cette direction, de ne plus tergiverser, mesurer, essayer, tâtonner, mais de nous engager à aller maintenant jusqu'au bout, avec nos idées, notre programme, notre proposition et nous verrons, après la conclusion des négociations, si ce que nous avons obtenu est excellent, bon, supportable et suffisant ou, au contraire, si cela ne peut pas convenir à notre pays. Cela ne conviendra pas à notre pays si nous aboutissons à une union douanière. Nous l'avons rejetée, il n'en est plus question; cela ne conviendra pas à notre pays si l'AELE devait se restructurer de manière à devenir une forme de communauté réduite avec des règles de supranationalité. Le Conseil fédéral l'a dit déjà en 1988. Dans ce cas, il vaudrait mieux analyser l'adhésion
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pure et simple à la Communauté. Cela ne pourra pas être satis- faisant si les possibilités laissées au Parlement de participer à l'élaboration de règles nouvelles et de se prononcer sur les règles qui sont soumises sont totalement écartées.
Nous savons que cela est grave et qu'il faudra une analyse ex- trêmement précise des avantages et des désavantages que pourrait présenter un accord aussi important que celui auquel nous travaillons. Nous savons aussi que nous devrons tenir compte de tous les éléments, que notre pays, appartenant à l'Europe, doit participer à une forme ou à une autre d'inté- gration. C'est d'ailleurs politiquement ce qui se passe à l'Est, mais sur le plan économique, nous devrons mesurer exacte- ment ce que cela signifie, par exemple, une non-adhésion à l'Espace économique européen et un isolement. Nos devrons aussi mesurer ce que signifie sur le plan social, sur le plan de la politique culturelle, et cela nous paraît des domaines ex- trêmement importants; sur le plan de l'image de notre pays en Europe, et de l'efficacité que pourrait avoir la politique suisse dans ce continent, si nous nous retirons totalement de toute alliance avec les autres Etats; nous devons mesurer ce qui res- terait des accords de libre-échange que nous avons déjà avec la Communauté etc, etc.
Mais - c'est la réponse que j'apporte encore à M. Gadient - le Conseil fédéral a répété une fois de plus, en affirmant sa vo- lonté cette fois d'aller jusqu'au bout de cette négociation et de cette analyse, la position qui était déjà la sienne en 1988. Le problème de l'adhésion de la Suisse aux Communautés éco- nomiques européennes n'est pas et ne peut pas, à l'heure ac- tuelle, être définitivement évacué. C'est impossible. Comme en 1988, nous nous trouvons devant l'impossibilité d'une ad- hésion immédiate, parce que la Communauté va terminer sa propre intégration. Mais pas plus qu'en 1988 nous ne savons aujourd'hui ce que sera le futur politique des Communautés économiques européennes. Aurons-nous affaire à un Etat central? Aurons-nous affaire à un Etat fédéral? Ou encore est-ce que cela deviendra une Confédération d'Etats? Tous les ministres des affaires étrangères et ceux des affaires éco- nomiques que nous rencontrons, de pays membres de la Communauté ne le savent pas non plus et optent l'un et l'autre pour une solution différente, soit la centralisation, soit la con- fédération, soit la fédération.
Eh bien, concernant cette question, nous n'avons pas la prétention d'y répondre, nous ne savons pas. Mais il est vrai que si une adhésion à la Communauté est le seul moyen de nous intégrer, de maintenir les avantages qui nous permettent de vivre et de nous développer et en même temps d'obtenir pleinement le droit de décision qu'ont les pays de la Commu- nauté et que nous n'aurions pas, cette éventualité de l'ad- hésion doit être objectivement analysée. Nous aurons certai- nement l'occasion d'en reparler avec le Parlement. D'ailleurs, ne nous cachons pas qu'une partie des analyses de ce que si- gnifierait l'adhésion de la Suisse à la Communauté pour nos institutions et pour notre droit suisses est déjà entamée, ce qui est normal car nous devons savoir ce que cela signifie.
Pour que ni le problème de la neutralité, ni celui du fédéra- lisme, ni celui de la démocratie directe ne se posent et afin que nous puissions garder notre «treaty making power», ce mot cher aux économistes, c'est-à-dire la possibilité de traiter avec l'ensemble des pays du monde et pas seulement avec la Com- munauté, le Conseil fédéral précise: nous ne demandons pas à adhérer à la Communauté, mais pour pouvoir maintenir no- tre position en Europe et maintenir des relations satisfaisantes avec les Etats de l'Ouest européen, sans toutefois gêner les habitudes de nos populations et sans restreindre leurs li- bertés, nous devons trouver une solution pour créer une nou- velle forme d'intégration par la voie de l'Espace économique européen. C'est à cela que nous nous engageons, mais sans avoir définitivement répondu à toutes les questions.
Reste encore ce que certains appellent un «Alleingang» qui en réalité n'en est pas un mais qui signifie une position indépen- dante, qui maintiendrait un certain nombre d'accords exis- tants avec la Communauté, susceptibles d'ailleurs d'être mo- difiés par la volonté de la Communauté - nous ne sommes pas seuls à décider au sein d'un accord - et qui nous permettrait de rechercher à l'extérieur les appuis qui nous manqueraient à
l'intérieur de la Communauté. Nous devrons donc analyser aussi cette alternative, mais nous déclarons clairement que le Conseil fédéral ne lui octroie guère de chances et considère plutôt comme problématique et même dangereux cette sorte de retrait et d'isolement qui nous conduirait infailliblement à accepter les règles communautaires par une espèce d'os- mose. Pour pouvoir survivre, on devrait aussi transformer petit à petit nos propres législations et nos propres règles pour nous approcher de celles en vigueur dans l'ensemble des pays d'Europe.
J'espère ne pas avoir été trop long. Je n'ai pas ignoré volontai- rement des questions, j'ai tenté de résumer et de brosser un tableau. Reste la question essentielle posée par M. Gadient, à la fin de son intervention, quant à la répartition des tâches et des compétences en matière de politique étrangère. On peut imaginer aujourd'hui que la difficulté dans ce domaine n'est pas tant la réaction immédiate à tel ou tel événement, qui reste de la compétence du Conseil fédéral, elle réside plutôt dans l'engagement de très longues négociations telles que celles que nous menons actuellement et où il nous faut donner prati- quement chaque semaine des impulsions, des indications et des mandats à nos négociateurs. Il est difficile d'imaginer ici une participation constante et directe du Parlement. Ce que nous tentons de faire, en l'améliorant, c'est de partager davan- tage les préoccupations des parlementaires, éventuellement de les faire participer à certains types de négociations, non pas directement comme porte-parole mais afin qu'ils aient aussi la possibilité de juger des climats où nous évoluons.
C'est positivement, Monsieur le Conseiller aux Etats, que je reçois cette partie de votre interpellation: trouver une meilleure manière d'associer le Parlement à la politique étrangère en général.
Je vous rappelle qu'aujourd'hui la politique étrangère con- cerne tous les départements, car tous aujourd'hui sont oc- cupés à faire valoir la défense des intérêts de la Suisse dans le ou les secteurs qui nous préoccupent - et je pense à la protec- tion de l'environnement, domaine international par excel- lence, aux transports, au problème de l'énergie, etc., et même à la santé publique avec la lutte contre le SIDA ou contre le cancer, qui tous ne sont plus du simple domaine national. En d'autres termes, tous les départements ont aujourd'hui des tâches internationales et font donc de la politique étrangère. Le Département des affaires étrangères est plus spécialement attaché à des tâches de négociations ou de coordination de l'ensemble des tâches internationales réparties dans les départements fédéraux. Il est donc tout à fait naturel que le Parlement puisse y être directement lié avant même que nous n'ayons engagé des pourparlers.
Voilà ce que je tenais à dire en réponse aux diverses interpella- tions et aux conseillers aux Etats qui se sont exprimés. J'es- père qu'ils ne me tiendront pas rigueur de n'avoir pas répondu textuellement à toutes les questions et d'avoir repris l'ensem- ble du problème qui nous préoccupe actuellement.
Huber: Einer der Herren Staatssekretäre hat im Zusammen- hang mit den vorliegenden Problemen die Ausführung ge- macht, dass der Bildhauer nicht gerne den Blick auf die unvoll- endete Statue werfen lasse, wenn er noch daran arbeite. Ich danke Ihnen dafür, dass Sie uns heute die Gelegenheit gege- ben haben, in die Werkstatt des Bildhauers einzutreten und ei- nen Blick auf eine unvollendete Statue zu werfen.
Sie haben die Fragen der Interpellation in der Ziffer 2 allesamt beantwortet. Die Frage nach der Lagebeurteilung des Bun- desrates in bezug auf die Vorgänge in Mittel- und Osteuropa sind im Zusammenhang mit dem 250-Millionen-Kredit behan- delt worden. Ich verzichte darauf, hier nachzustossen.
Ich danke Ihnen für die Beantwortung und erkläre mich befrie- digt.
Jagmetti: Ich schliesse mich dem Votum von Herrn Huber an, erkläre mich befriedigt und bin dankbar für die Antworten, im vollen Bewusstsein, dass die Debatte damit nicht abgeschlos- sen ist, sondern dass wir versuchen müssen - wie das der Bundesrat selbst unterstrichen hat -, den Dialog mit der Regie- rung über diese Entwicklung im europäischen Raum perma-
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nent weiterzuführen, vielleicht mit Schwergewicht bei der Kommission für auswärtige Angelegenheiten oder den Dele- gationen, aber auch im Plenum. Ich bin sehr froh, dass wir die Debatte heute geführt haben.
Etwas detaillierter noch: Ich bin erfreut über die in Aussicht ste- henden Beiträge der Schweiz zur Entwicklung der Demokratie in Osteuropa, möchte das Departement unterstützen und en- couragieren, diesen Weg zu gehen, teile die Grundhaltung des Bundesrates im Zusammenhang mit dem Europäischen Wirtschaftsraum und bin froh, dass nach dem Plan des Bun- desrates mindestens die Grundpfeiler unserer Institutionen nicht in Frage gestellt werden.
Ich bleibe aber skeptisch für unsere Institutionen bei den sich anbahnenden Entwicklungen und hoffe, dass unser Land im übrigen zu diesem neu sich entwickelnden Gleichgewichtssy- stem auf pluralistischer Grundlage in Europa einen aktiven Beitrag leisten kann.
Gadient: Ich danke für die umfassende Beantwortung und er- kläre mich im wesentlichen als befriedigt. Danken möchte ich insbesondere dem Bundesrat dafür, dass er diese integrati- onspolitischen Fragen mit soviel Umsicht und Initiative an die Hand genommen hat.
Zwei Bemerkungen seien mir gestattet:
Ich hoffe, dass die informative Tätigkeit - Sie erwähnten Se- minarien, und dass die Kommissionen und Delegationen ver- mehrt informiert werden sollen - im Sinne meiner Anfrage in ein nationales Informationskonzept zu diesen sehr bedeutsa- men Fragen ausmündet.
Mir ist natürlich klar, dass meine Frage 4 jetzt nicht mit ei- nem konkreten Konzept beantwortet werden konnte. Ich habe Ihre positive Grundhaltung sehr gerne vorgemerkt. Sie wer- den verstehen, wenn ich diese für das Parlament derart be- deutsamen Fragen, die ich ein wenig auszuleuchten ver- suchte, allenfalls zum Gegenstand einer Motion machen werde, die uns Gelegenheit geben wird, in die Einzelheiten dieser Problematik einzusteigen.
Präsident: Mir liegen drei Wortmeldungen vor. Opponiert je- mand der Diskussion?
Meier Hans: Ich bin nicht gegen Diskussion. Das sind bedeu- tende Fragen. Aber in Anbetracht der vorgerückten Zeit und der schlechten Besetzung des Rates glaube ich, dass diese Probleme eine andere Präsenz erfordern. Ich stimme der Dis- kussion zu, stelle aber einen Ordnungsantrag auf Verschie- bung auf einen späteren Zeitpunkt.
Präsident: Die Diskussion wird nicht bestritten.
Abstimmung - Vote
Für den Ordnungsantrag Meier Hans Dagegen
15 Stimmen 5 Stimmen
89.046
Grenzabfertigung. Abkommen mit der Bundesrepublik Deutschland Contrôles douaniers. Accord avec la République fédérale d'Allemagne
Botschaft und Beschlussentwurf vom 28. Juni 1989 (BBI II, 1145) Message et projet d'arrêté du 28 juin 1989 (FF II, 1033) Beschluss des Nationalrates vom 15. Dezember 1989 Décision du Conseil national du 15 décembre 1989
Herr Masoni unterbreitet im Namen der Kommission für aus- wärtige Angelegenheiten den folgenden schriftlichen Bericht:
Das Abkommen vom 1. Juni 1961 zwischen der Schweiz und der Bundesrepublik Deutschland über die Errichtung neben- einanderliegender Grenzabfertigungsstellen und die Grenz- abfertigung in Verkehrsmitteln während der Fahrt bestimmt, dass Zolldeklaranten, die ihre Tätigkeit in nebeneinanderlie- genden Grenzabfertigungsstellen ausüben, für die direkten Steuern aus dieser Tätigkeit von dem Staat besteuert werden, auf dessen Gebiet sich die Grenzabfertigungsstelle befindet. Gemäss diesem Abkommen hat die Bundesrepublik Deutsch- land, nach der Inbetriebnahme der Grenzabfertigungsanlage am Autobahnübergang Basel-Weil, bei welcher sowohl die deutsche als auch die schweizerische Grenzabfertigungs- stelle sich auf deutschem Gebiet befinden, die schweizeri- schen Speditionsfirmen für ihre Zolldeklarantentätigkeit in Deutschland besteuert. Dagegen haben sich diese Firmen mit dem Argument gewehrt, sie seien wegen der Lage der Grenz- abfertigungsanlagen gezwungen, auf deutschem Gebiet tätig zu sein. Das neue Abkommen, das infolgedessen unter den Vertretern beider Länder ausgehandelt wurde, ändert Arti- kel 22 des Abkommens von 1961 in dem Sinne, dass die direk- ten Steuern an den Staat gehen, dem die Grenzabfertigungs- stelle gehört, auch wenn sie auf dem Gebiet des anderen Staa- tes steht.
Diese Lösung entspricht derjenigen aus den Abkommen mit Frankreich und Italien und befriedigt die interessierten Kreise.
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt einstimmig, dem Bundesbe- schluss zum Abkommen mit der Bundesrepublik Deutschland zur Aenderung des Abkommens vom 1. Juni 1961 über die Er- richtung nebeneinanderliegender Grenzabfertigungsstellen und die Grenzabfertigung in Verkehrsmitteln während der Fahrt zuzustimmen.
M. Masoni soumet au nom de la Commission des affaires étrangères le rapport écrit suivant:
La Convention du 1er juin 1961 entre la Confédération suisse et la République fédérale d'Allemagne relative à la création de bureaux à contrôles nationaux juxtaposés et aux contrôles dans les véhicules en cours de route stipule que les déclarants en douane qui effectuent leurs opérations auprès des bureaux à contrôles nationaux juxtaposés sont imposés, en ce qui con- cerne l'impôt direct sur ces opérations, par l'Etat sur le terri- toire duquel se trouve le bureau à contrôles. Dès l'ouverture du poste de douane autoroutier de Bâle-Weil, poste dont les bu- reaux de douane allemands mais aussi suisses se trouvent sur le territoire allemand, la République fédérale d'Allemagne a, conformément à cette convention, imposé les maisons d'ex- pédition suisses sur le chiffre d'affaires qu'elles réalisent dans ces locaux. Les entreprises concernées ont refusé en invo- quant le fait qu'elles sont obligées de travailler sur territoire al- lemand en raison de l'emplacement des bureaux de douane. La nouvelle convention dont les représentants des deux pays sont convenus modifie l'article 22 de la version de 1961 en ce qu'elle accorde le bénéfice de l'impôt sur le chiffre d'affaires au
12-S
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Interpellation Gadient EG-Beitritt Interpellation Gadient Adhésion à la CE
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Jahr
1990
Année
Anno
Band
II
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
04
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 90.367
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 08.03.1990 - 08:00
Date
Data
Seite
103-111
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20 018 580
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