Initiative du canton du Jura
1286
N
21 juin 1991
un texte constitutionnel, afin que toute l'activité en Suisse soit soumise à la même loi. Je vous donne un exemple afin de vous convaincre, si nécessaire: que peut-il arriver si un canton, dans le domaine sensible des données policières, avait une réglementation différente de celle que nous avons établie par le biais d'un compromis assez délicat et difficile à trouver? Nous pourrions poser une base en prévision de difficultés ulté- rieures que nous espérons cependant éliminer grâce à cette loi.
Finalement, je reste dans la ligne et l'esprit de cette loi si je de- mande qu'elle soit applicable sur tout le territoire de la Suisse et je ne pense pas que les intérêts fédéralistes soient contrai- res à une solution commune.
Le Conseil fédéral répond comme suit à ma motion: «si l'on acceptait cette proposition, on retarderait l'entrée en vigueur d'une loi nécessaire». Cette considération était opportune au moment où l'on a examiné cette loi, car on aurait perdu du temps si l'on avait hésité entre une base constitutionnelle et une loi. Mais, étant donné que la loi est maintenant sous toit, cette considération n'a plus aucune valeur. Nous devons seu- lement compléter la loi; c'est pourquoi je vous demande d'ac- cepter ma motion.
M. Petitpierre: Au nom du groupe radical à qui cette motion a été présentée mais qui ne l'a pas reprise comme telle, je vou- drais apporter mon appui en insistant sur ceci: nous sommes en situation de prendre des engagements internationaux mais nous n'avons pas la compétence en matière cantonale et com- munale; c'est désagréable de prendre des engagements internationaux qui violent l'ordre interne des compétences ou de ne pas pouvoir, notamment en matière policière et trans- frontalière, prendre des engagements parce que la compé- tence n'est pas donnée. Dans les deux cas, la situation est in- confortable. C'est pourquoi le groupe radical, à la majorité, soutient cette motion.
Bundesrat Koller: Ich gebe Herrn Salvioni gerne zu: Wenn wir noch in den siebziger Jahren wären und die ganze Uebung noch einmal von vorne beginnen könnten, müsste man sich überlegen, ob man nicht den Weg über die Verfassung be- schreiten sollte, um damit auch eine Datenschutzkompetenz für die Kantone zu erhalten.
Nun ist aber der Weg, den wir beschritten haben, ein anderer gewesen. Wir haben damals - ich gebe zu, vielleicht wieder einmal zu Unrecht, auch aus Zeitgründen - gesagt: Wir nutzen die bestehende Verfassungskompetenz aus; wir erlassen ein Bundesgesetz und hoffen, dass dann die Kantone in ihrem Be- reich selber tätig werden. Heute besteht tatsächlich eine gute Chance, dass dieses Datenschutzgesetz im nächsten Jahr in Kraft treten kann. Zudem haben heute bereits acht Kantone kantonale Datenschutzgesetze. Sehr viele Kantone warten un- geduldig auf dieses Bundes-Datenschutzgesetz, weil sie ihre eigenen kantonalen Datenschutzgesetze möglichst mit die- sem Bundes-Datenschutzgesetz harmonisieren möchten. Deshalb scheint es mir angesichts dieser Sachlage vollstän- dig unverhältnismässig, wenn wir nach der Meinung des Mo- tionärs noch einmal von vorne beginnen und neu eine Bun- deskompetenz in der Verfassung vorsehen sollten. Ich glaube, wir haben wirklich Wichtigeres zu tun.
Ich bin fest überzeugt, dass die Kantone, wenn dieses Bun- des-Datenschutzgesetz einmal steht, nachziehen werden und dass wir in absehbarer Zeit in allen Kantonen - auch in jenem Bereich, wo wir im Moment keine Verfassungskompetenz ha- ben - über kantonale Datenschutzgesetze verfügen werden. Es wäre daher unverhältnismässig, wenn Sie uns nun beauf- tragen würden, eine neue Bundesverfassungskompetenz mit der ganzen Aufwendigkeit des Verfahrens vorzubereiten. Im übrigen darf ich Sie daran erinnern: Sie würden sich auch sehr widersprüchlich verhalten. Sie haben in dieser Session die Initiative von Herrn Nationalrat Gerwig abgeschrieben und würden nun den gleichen Gedanken als verbindliche Motion dem Bundesrat wieder mitgeben.
Aus all diesen Gründen muss ich Sie bitten, diese Motion ab- zulehnen. Gehen wir den Weg, den wir nun beschritten haben! Schauen wir dafür, dass dieses Bundes-Datenschutzgesetz
möglichst rasch in Kraft treten kann; dann werden die Kantone nachziehen und wir können diese internationale Ueberein- kunft unterzeichnen.
Abstimmung - Vote Für Ueberweisung der Motion Dagegen
37 Stimmen 52 Stimmen
90.204
Standesinitiative Jura Abschaffung des Militärpflichtersatzes für Invalide
Initiative du canton du Jura Suppression de la taxe militaire pour les handicapés
Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 19. September 1990
Der Kanton Jura verlangt mit einer Standesinitiative die Ab- schaffung des Militärpflichtersatzes für körperlich und geistig behinderte Personen.
Texte de l'initiative du 19 septembre 1990
Le canton du Jura demande par voie d'initiative cantonale que soit supprimé le paiement de la taxe militaire pour les handica- pés physiques et mentaux.
Herr Allenspach unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht:
Das Parlament des Kantons Jura hat am 31. Mai 1990 be- schlossen, eine Standesinitiative einzureichen. Die Initiative wurde im Parlament unter anderem wie folgt begründet: «Die Verpflichtung geistig und körperlich Behinderter zur Be- zahlung von Militärpflichtersatz ist ungerecht. Sie widerspricht dem Verfassungsgrundsatz, dass alle Schweizerinnen und Schweizer vor dem Gesetz gleich sind. Wenn sie Bundesrat, Pfarrer, Arzt, Krankenpfleger, Spitalverwalter oder SBB-Ange- stellter sind und sich bester Gesundheit erfreuen, können sie sich entscheiden, keinen Militärdienst zu leisten, und sie sind von der Bezahlung von Militärpflichtersatz befreit. Diese Be- rufe haben sie aber frei gewählt. Aber sie haben es keines- wegs frei gewählt, krank oder behindert zu sein.»
Erwägungen der Kommission
Die Kommission nimmt zur Kenntnis, dass es gemäss IV-Stati- stik 27 000 Invalide männlichen Geschlechts zwischen 20 und 50 Jahren gibt. Heute werden bereits 18 000 dieser invaliden Männer von der Ersatzpflicht befreit. Gemäss Artikel 4 Ab- satz 1 Litera a des Bundesgesetzes über den Militärpflichter- satz ist von der Ersatzpflicht befreit, wer im Ersatzjahr «wegen körperlicher oder geistiger Gebrechen unfähig ist, den für sich und seine Familie notwendigen Lebensunterhalt zu erwerben, kein für diesen Unterhalt ausreichendes Vermögen hat .... ». Für Behinderte mit Familie liegt diese Einkommensgrenze z. B. im Kanton Bern bei rund 70 000 Franken. Bezieht der Be- hinderte nur eine Invalidenrente oder eine andere Rente, z. B. von der Militärversicherung, ist er sowieso ersatzfrei, weil diese Rentenleistungen nicht als ersatzpflichtiges Einkom- men angesehen werden. Mit der gänzlichen Aufhebung des Militärpflichtersatzes für Invalide würden rund weitere 9000 Behinderte von der Ersatzpflicht befreit. Dies hätte einen Ertragsausfall von rund 3 bis 4 Millionen Franken zur Folge. Die Kommission ist der Ansicht, dass die Zeit reif ist, die ent- sprechenden Gesetzesänderungen vorzunehmen, um alle Behinderten von der Ersatzpflicht zu befreien.
Zolltarif. Aenderung
1287
M. Allenspach présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Le Parlement du canton du Jura a décidé, le 31 mai 1990, de déposer une initiative cantonale.
Au Parlement, les motifs suivants ont notamment été exposés à l'appui de l'initiative:
L'obligation faite aux handicapés physiques ou mentaux de payer la taxe militaire est injuste. Elle est contraire au principe constitutionnel selon lequel toutes les Suissesses et tous les Suisses sont égaux devant la loi. Ceux qui deviennent conseil- ler fédéral, pasteur, médecin, infirmier, gérant d'un hôpital ou employé CFF et qui jouissent d'une excellente santé peuvent décider de ne pas faire de service militaire, et ils sont exonérés de la taxe militaire. Mais ces professions, ils les ont choisies li- brement, alors qu'on ne choisit nullement d'être malade ou handicapé.
Considérations de la commission
La commission prend acte du fait que, selon les statistiques de J'AI, notre pays compte 27 000 invalides de sexe masculin âgés de 20 à 50 ans. A l'heure actuelle, 18 000 d'entre eux sont déjà exonérés de la taxe militaire. Aux termes de l'article 4, 1er alinéa, lettre a, de la loi fédérale sur la taxe d'exemption du service militaire, «est exonéré de la taxe celui qui, au cours de l'année d'assujettissement, est incapable, en raison d'infirmi- tés du corps ou de l'esprit, de subvenir par son travail aux dé- penses indispensables à son entretien et à celui de sa famille, n'a pas une fortune suffisante à cet effet .... » Pour les handica- pés ayant une famille, cette limite de revenu est fixée à environ 70 000 francs dans le canton de Berne, par exemple. Si la per- sonne handicapée ne bénéficie que d'une rente d'invalide ou d'une autre rente, par exemple de l'assurance militaire, elle est de toute manière exonérée de la taxe militaire, étant donné que ces rentes ne sont pas considérées comme un revenu as- sujetti à la taxe. Si on supprimait totalement la taxe militaire pour les invalides, quelque 9000 handicapés supplémentaires en seraient exonérés. Il en résulterait une perte de gain d'envi- ron 3 à 4 millions de francs. La commission estime que le mo- ment est venu'de procéder à une modification de la législation afin que toutes les personnes handicapées soient exonérées de la taxe militaire.
Antrag der Kommission
Einstimmig mit 18 Stimmen und ohne Enthaltungen beantragt die Kommission, der Standesinitiative sei Folge zu geben und der Bundesrat sei zu beauftragen, innert eines Jahres eine ent- sprechende Gesetzesänderung vorzuschlagen.
Proposition de la commission
A l'unanimité, par 18 voix sans abstentions, la commission propose de donner suite à l'initiative cantonale et de charger le Conseil fédéral de présenter en l'espace d'une année une mo- dification de la législation.
Angenommen - Adopté
91.011
Zolltarif. Aenderung Tarif des douanes. Modification
Botschaft und Gesetzentwurf vom 13. Februar 1991 (BBI | 1140) Message et projet de loi du 13 février 1991 (FF | 1092) Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN
Herr Oehler unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Nach Artikel 1 Absatz 1 des Zolltarifgesetzes vom 9. Oktober 1986 müssen grundsätzlich alle Waren, die über die schweize- rische Zollgrenze eingeführt werden, verzollt werden. Davon betroffen sind auch - sofern keine Ausnahmen bestehen - Vorprodukte (Rohstoffe), die von der schweizerischen Indu- strie zur Verarbeitung eingeführt werden.
Die Europäischen Gemeinschaften können ganz allgemein Zollaussetzungen für bestimmte Waren, insbesondere für Vor- produkte für die verarbeitende Industrie, beschliessen. Wer- den solche Massnahmen von den EG beschlossen, kann die dort ansässige verarbeitende Industrie solche Produkte gün- stiger beziehen als die schweizerische Konkurrenz.
Gemäss der gegenwärtig gültigen Regelung kann die Schweiz im Vergleich zu Zollaussetzungen nur dauerhafte Zollsenkungen vornehmen, womit die Möglichkeit fehlt, auf Aenderungen der Wirtschaftslage flexibel zu reagieren. Die entsprechenden Artikel betreffend Zollsenkungen können überdies nur in einer allgemeinen Notlage oder bei ausseror- dentlichen Verhältnissen in den Beziehungen zum Ausland angewendet werden.
Nationalrat R. Mauch wies in der Motion vom 8. Februar 1990 auf diese unbefriedigende Situation hin und schlug vor, Arti- kel 4 Absatz 3 ZTG in dem Sinne zu ergänzen, dass der Bun- desrat ermächtigt wird, Zollansätze auch befristet auszuset- zen. Um Wettbewerbsnachteile zu beseitigen oder zu mildern, soll der Bundesrat die Kompetenz erhalten, nicht nur die von den EG beschlossenen Zollaussetzungen nachzuvollziehen, sondern auch von sich aus bestimmte Massnahmen anzuord- nen.
Eine genaue Liste der für Zollaussetzungen in Frage kommen- den Waren lässt sich nicht erstellen. Es dürfte sich jedoch ins- besondere um Vorprodukte (Kap. 25-81 des schweizerischen Zolltarifs) handeln. Auf die Erhebung der Zölle soll nur vor- übergehend verzichtet werden. Der Bundesrat wird periodisch überprüfen, ob die Voraussetzungen, die zur Zollaussetzung geführt haben, noch gegeben sind.
Die finanziellen Auswirkungen der Zollaussetzungen hängen davon ab, wie oft von dieser Kompetenz Gebrauch gemacht wird. Gemäss Bundesrat soll es sich allerdings nicht um Millio- nenbeträge handeln.
Die beantragten Massnahmen werden keine Auswirkungen auf den Personalbestand haben.
M. Oehler présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: 1
Selon l'article 1, alinéa 1 de la loi sur le tarif des douanes du 9 octobre 1986, toute marchandise importée doit en principe être dédouanée. Cette règle s'applique aussi, lorsqu'aucune exception n'est prévue, aux produits de base (matières pre- mières) importés par l'industrie suisse en vue de leur transfor- mation. Les Communautés européennes connaissent, de façon générale, le régime de la suspension des droits de douane pour certaines marchandises, notamment pour les produits de base destinés à l'industrie de transformation. Une telle suspension permet aux industries qui en bénéficient d'im- porter les matières premières à de meilleures conditions que leurs concurrentes suisses. Sous le régime actuel, la Suisse ne peut procéder qu'à des baisses durables de tarifs. Com-
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Standesinitiative Jura Abschaffung des Militärpflichtersatzes für Invalide Initiative du canton du Jura Suppression de la taxe militaire pour les handicapés
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1991
Anno
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III
Volume
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Sommersession
Session
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Sessione estiva
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
16
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 90.204
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Numero dell'oggetto
Datum 21.06.1991 - 08:00
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Data
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20 020 013
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