N 19 septembre 1991
1574
Motion du groupe écologiste
Les nouveaux défis que représente l'intégration euro- péenne ont accru les besoins de réformes et, partant, leur ac- ceptabilité; il se peut aussi que les récents événements aient incité à poser un regard plus critique sur nos institutions et à procéder à des changements.
Le Conseil fédéral soumettra des innovations sous forme de variantes surtout dans les cas où un défaut de la constitution en vigueur ne peut être éliminé que par le biais d'une modifi- caiton matérielle ou lorsque la révision totale offre l'occasion d'analyser globalement les problèmes et les possibilités de ré- forme. Il s'agit principalement des propositions qui ont été dis- cutées lors des travaux préparatoires de la révision totale de la constitution et approuvés en procédure de consultation; celle-ci a offert aux divers milieux de la population une occa- sion unique de s'exprimer. Il s'agit en outre des propositions qui font suite à un mandat d'analyse de la part des Chambres fédérales. Le Conseil fédéral est également prêt à examiner d'autres variantes, de manière à ce que la nouvelle constitu- tion soit en mesure de répondre aux exigences du 21ème siècle. Cependant, il convient de se garder d'introduire dans la révision totale elle-même. Certaines questions et des innovations ponctuelles peuvent et doivent faire l'objet de révi- sions partielles; il s'agit néanmoins de veiller à ce qu'elles puissent également s'intégrer dans la nouvelle constitution.
Le Conseil fédéral estime judicieux de procéder de la ma- nière suivante: en premier lieu, il convient de négocier le traité instituant l'EEE, de la soumettre à approbation et de procéder aux adaptations de l'ordre juridique suisse qui lui seront né- cessairement liées. En cas de décision positive concernant l'adhésion à un traité sur l'EEE, le Conseil fédéral pourra pré- senter un projet de nouvelle Constitution fédérale compatible avec les principes européens: conformément aux lignes direc- trices de l'Assemblée fédérale, le texte principal contiendra la mise à jour du droit actuel, tandis que les variantes propose- ront des innovations institutionnelles.
En vertu de la décision prise par l'Assemblée fédérale lors des débats relatifs au rapport sur la révision totale de la constitu- tion, le Parlement décidera, sur la base du projet et du mes- sage, s'il souhaite élaborer lui-même la nouvelle constitution ou s'il préfère confier cette tâche à une assemblée consti- tuante. La révision totale permettra de tenir compte du contexte global et des interdépendances, de corriger les dé- fauts de la constitution en vigueur et d'adapter le droit constitu- tionnel aux réalités de notre époque.
Ce processus garantit en outre la souplesse nécessaire: ac- tuellement, la négociation d'un traité instituant l'EEE constitue la priorité. Le Conseil fédéral conserve toutefois d'autres op- tions, ainsi qu'il l'a souligné dans son rapport du 24 août 1988 sur l'intégration européenne. Le même processus pourrait s'appliquer si les résultats de la négociation n'étaient pas sa- tisfaisants et si une adhésion à la CE entrait alors en ligne de compte. Si, au contraire, le choix se portait sur la solution d'un rapprochement échelonné avec la CE, la révision totale de la Constitution fédérale pourrait alors s'effectuer conformément aux lignes directrices de l'Assemblée fédérale.
Partant de ces considérations, le Conseil fédéral est prêt à ac- cepter l'intervention sous forme de postulat.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates
Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzuwan- deln.
Déclaration écrite du Conseil fédéral Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postu- lat.
90.450
Motion der grünen Fraktion Totalrevision der Bundesverfassung Motion du groupe écologiste Révision totale de la constitution
Wortlaut der Motion vom 21. März 1990
Der Bundesrat wird ersucht, die Totalrevision unserer Bundes- verfassung in die Wege zu leiten, welche zum Ziel hat, unsere Verfassung in ökologischer, demokratischer, föderalistischer und sozialer Hinsicht den Gegebenheiten unserer Zeit anzu- passen und die Entwicklungen in Europa zu berücksichtigen.
Texte de la motion du 21 mars 1990
Le Conseil fédéral est chargé de préparer une révision totale de la Constitution fédérale qui aura pour but d'adapter la cons- titution aux exigences de notre époque en matière écologique, démocratique, fédéraliste et sociale, et de prendre en compte les récents changements en Europe.
Sprecher - Porte-parole: Thür
Schriftliche Begründung
Nach der Krise unseres politischen Systems, welche gravie- rende Mängel unserer Konkordanzdemokratie ans Licht geför- dert hat, wird unsere Gesellschaft mit den Diskussionen über unser Verhältnis zu Europa, zur Europäischen Gemeinschaft und den Beitritt unseres Landes zum Europäischen Wirt- schaftsraum praktisch nahtlos in eine noch existentiellere Krise fallen. Bis heute ist nicht sichtbar, wie der Bundesrat die- ser Tatsache Rechnung tragen und die Voraussetzungen schaffen will, dass unser Volk die Schritte in die Zukunft bewäl- tigen kann. Wer eine grundlegende Neuausrichtung unseres Landes mit gravierenden Folgen für unsere föderalistischen und demokratischen Institutionen will, kommt nicht darum herum, unsere verfassungsmässige Grundordnung einer voll- ständigen Revision zu unterziehen.
Développement par écrit
La crise de notre système politique a montré les graves dé- fauts de notre démocratie fondée sur le consensus. Notre so- ciété devra faire face à une crise existentielle encore plus mar- quée sur tous les plans lorsqu'il s'agira de discuter de nos rap- ports avec l'Europe, des communautés européennes et de l'adhésion de notre pays à l'Espace économique européen. Jusqu'à présent, le Conseil fédéral n'a pas expliqué comment il entend tenir compte de ces faits et comment il compte créer les conditions qui assureront l'avenir du peuple. Une moderni- sation fondamentale de nos institutions aura d'importantes conséquences sur nos institutions fédéralistes et démocrati- ques, conséquences qui exigent une révision totale de la constitution.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 17. September 1990
Der Bundesrat hat in seinem Bericht vom 6. November 1985 keinen Zweifel offengelassen, dass er eine Totalrevision der Bundesverfassung für notwendig hält. Die eidgenössischen Räte sind ihm gefolgt: mit Bundesbeschluss vom 3. Juni 1987 haben sie die Totalrevision der Bundesverfassung nach Arti- kel 120 BV beschlossen und den Bundesrat beauftragt, ihnen Entwurf und Botschaft zu einer neuen Verfassung zu unterbrei- ten.
Der Entwurf des Bundesrates soll nach den Leitlinien der Bun- desversammlung in seinem Haupttext das Verfassungsrecht nachführen; Neuerungen kann er in der Form von Varianten zur Diskussion stellen. Nach der Legislaturplanung sollen Ent- wurf und Botschaft dem Parlament voraussichtlich in der Le- gislaturperiode 1991-1995 unterbreitet werden.
Motion der grünen Fraktion
1575
Die Totalrevision der Bundesverfassung wird die Gelegenheit bieten, die Mängel der geltenden Verfassung zu beheben, das Verfassungsrecht der Wirklichkeit anzupassen und die Ent- wicklungen in Europa zu berücksichtigen.
Die Motion spricht in ihrer Begründung von einer «Krise unse- res politischen Systems». Der Bundesrat hat bereits erklärt, dass man unter den gegenwärtigen Umständen weder von ei- ner Staatskrise noch von einer Krise der Institutionen spre- chen kann. Die bedauerlichen Fehler und Missstände sind we- der der Bundesverfassung noch «unserer Konkordanzdemo- kratie» anzulasten. Die verfassungsrechtlichen Instrumente zur Behebung und künftigen Verhinderung solcher Fehllei- stungen sind vorhanden. Der Bundesrat und die Bundesver- sammlung haben bewiesen, dass sie - mit den Mitteln der Auf- sicht, der Oberaufsicht und der Rechtsetzung - in der Lage sind, die Missstände zu bekämpfen und die notwendigen Re- formen in die Wege zu leiten.
Hingegen wird sich ein allfälliger Beitritt der Schweiz zu einem EWR-Vertrag auf unser Landesrecht auswirken. Allerdings las- sen sich die Auswirkungen auf unsere Rechtsordnung und die notwendigen oder wünschbaren Anpassungen erst nach Ab- schluss der laufenden Vertragsverhandlungen ·zuverlässig und im Detail bestimmen.
Noch stehen nicht fest: der genaue Umfang des EG-Binnen- marktrechts, das von den Vertragsstaaten übernommen wer- den muss; die Bereiche, in denen der Schweiz unbefristete Ausnahmen oder Uebergangsfristen zugestanden werden; die EWR-Organe und ihre Zuständigkeiten; die Verfahren für die Aufsicht, für die Streitschlichtung, für die Rechtsprechung, für gemeinsame Entscheide und künftige Erlasse sowie für die Aenderung und die Kündigung des EWR-Vertrags. Alles ist noch Gegenstand der Verhandlungen.
Soll ein allfälliger EWR-Vertrag am 1. Januar 1993 in Kraft tre- ten, so ist die Abstimmung über den Beitritt im Jahre 1992 durchzuführen. In der kurzen Zeit zwischen Vertragsab- schluss und Abstimmung werden umfangreiche und an- spruchsvolle Probleme zu bewältigen sein: die Anpassung der innerstaatlichen Rechtsordnung auf den komplexen In- halt des EWR-Vertrags, Erarbeiten und Beraten einer Vorlage sowie Information der Oeffentlichkeit. Bundesrat, Verwaltung, Parlament, Kantone und Stimmberechtigte werden durch den EWR-Vertrag und die auf sein Inkrafttreten angepasste Gesetzgebung sehr stark gefordert werden. Eine gleichzei- tige Totalrevision der Bundesverfassung würde eine seriöse Behandlung beider Vorlagen gefährden; der Beitritt zum EWR-Vertrag würde zudem mit einer Vielzahl verfassungs- rechtlicher Probleme belastet, welche mit dem EWR nichts zu tun haben.
Der Bundesrat erachtet folgendes Vorgehen für sinnvoll: Zu- erst soll ein EWR-Vertrag ausgehandelt, genehmigt und die damit notwendig verbundene Anpassung der schweizeri- schen Rechtsordnung vollzogen werden. Nach einem positi- ven Entscheid über den Beitritt zu einem EWR-Vertrag kann der Bundesrat eine europagerechte Vorlage für eine neue Bundesverfassung unterbreiten: der Haupttext wird - nach den Leitlinien der Bundesversammlung - das geltende Recht nachführen, und die Varianten werden institutionelle Neuerun- gen zur Diskussion stellen. Die Totalrevision wird erlauben, den Gesamtzusammenhang und die Querbezüge zu beach- ten, die Mängel der geltenden Bundesverfassung zu beheben und das Verfassungsrecht der Wirklichkeit anzupassen.
Ein solches Vorgehen sichert zudem die notwendige Flexibili- tät: Zurzeit stehen die Verhandlungen über einen EWR-Vertrag im Vordergrund. Der Bundesrat hält sich aber auch andere Optionen offen, wie er bereits in seinem Integrationsbericht vom 24. August 1988 unterstrichen hat.
Sollte das EWR-Verhandlungsergebnis nicht befriedigen und ein EG-Beitritt erwogen werden, so könnte das gleiche Vorge- hen gewählt werden. Sollte hingegen eine schrittweise Annä- herung an die EG vorgezogen werden, so könnte - nach ei- nem solchen Entscheid - die Totalrevision der Bundesverfas-
sung entsprechend den Richtlinien der Bundesversammlung unternommen werden.
Der Bundesrat ist aufgrund dieser Ueberlegung bereit, den Vorstoss als Postulat entgegenzunehmen.
Rapport écrit du Conseil fédéral
du 17 septembre 1990
Dans son rapport du 6 novembre 1985, le Conseil fédéral n'a laissé planer aucun doute quant à la nécessité d'entreprendre une révision totale de la Constitution fédérale. Les Chambres fédérales se sont ralliées à son opinion: par arrêté fédéral du 3 juin 1987, elles ont décrété la révision totale de la constitu- tion, conformément à l'article 120 cst., et chargé le Conseil fe- déral de leur soumettre un projet et un message relatifs à une nouvelle constitution.
Selon les lignes directrices fixées par l'Assemblée fédérale, le Conseil fédéral doit présenter une mise à jour du droit constitu- tionnel dans la version principale de son projet; il peut en outre proposer des innovations sous forme de variantes. Conformé- ment au programme de la législature, le projet et le message seront vraisemblablement soumis au Parlement durant la pé- riode 1991-1995.
La révision totale de la Constitution fédérale offrira l'occasion d'éliminer les défauts de la constitution en vigueur, d'adapter le droit constitutionnel aux réalités de notre époque et de pren- dre en compte l'évolution de l'Europe.
Dans son développement, la motion parle d'une «crise de no- tre système politique». Le Conseil fédéral a déjà déclaré que, dans les circonstances actuelles, l'on ne saurait parler ni d'une crise de l'Etat, ni d'une crise des institutions. Aussi regretta- bles soient-elles, les erreurs et anomalies constatées ne sau- raient être imputées ni à la Constitution fédérale, ni à «notre démocratie fondée sur le consensus». Le droit constitutionnel offre les moyens nécessaires pour éliminer et empêcher le re- nouvellement de telles erreurs. Le Conseil fédéral et l'Assem- blée fédérale ont prouvé qu'ils sont en mesure - grâce aux ins- truments de contrôle et de haute surveillance, ainsi qu'à la législation - de combattre les irrégularités et d'entreprendre les réformes qui s'imposent.
L'éventuelle adhésion de la Suisse à un traité instituant l'EEE aura en revanche des répercussions sur notre droit national. Toutefois, ce n'est qu'après l'achèvement des négociaitons en cours que l'on pourra mesurer avec précision l'ampleur des conséquences de ce traité sur notre ordre juridique et des adaptations qui seront nécessaires ou souhaitables. Les points encore incertains sont les suivants: l'étendue précise du droit applicable au marché intérieur de la CE qui devra être repris par les Etats contractants; les secteurs dans lesquels la Suisse bénéficiera de dérogations à titre permanent ou transi- toire; les institutions de l'EEE et leurs compétences; la procé- dure de surveillance, de contrôle judiciaire et de règlement des différends, de décisions communes et d'élaboration des futurs actes législatifs, ainsi que les modalités de modification et de dénonciation du traité sur l'EEE. Tous ces points font en- core l'objet de négociations.
Si un éventuel traité sur l'EEE devait entrer en vigueur le 1er janvier 1993, il serait alors nécessaire d'organiser en 1992 la votation relative à l'adhésion. Durant le bref laps de temps qui s'écoulera entre la conclusion du traité et la votation, il s'agira de résoudre toute une série de problèmes aussi vastes qu'épineux: adaptation de l'ordre juridique interne aux règles complexes du traité sur l'EEE, élaboration et discussion d'un message et information du public. Le Conseil fédéral, l'ad- ministration, le Parlement, les cantons et les citoyens seront très fortement sollicités par le traité sur l'EEE et les adaptations de la législation dictées par son entrée en vigueur.
Une révision totale de la constitution engagée simultanément risquerait de compromettre le traitement sérieux des deux pro- jets; en outre, l'adhésion au traité sur l'EEE se trouverait com- pliquée par de nombreux problèmes de droit constitutionnel qui ne sont pas liés à l'EEE.
Motion Nabholz
1576
N
19 septembre 1991
Le Conseil fédéral estime judicieux de procéder de la matière suivante: en premier lieu, il convient de négocier le traité insti- tuant l'EEE, de le soumettre à approbation et de procéder aux adaptations de l'ordre juridique suisse qui lui seront nécessai- rement liées. En cas de décision positive concernant l'adhé- sion à un traité sur l'EEE, le Conseil fédéral pourra présenter un projet de nouvelle Constitution fédérale compatible avec les principes européens: conformément aux lignes directrices de l'Assemblée fédérale, le texte principal contiendra la mise à jour du droit actuel, tandis que les variantes proposeront des innovations institutionnelles. La révision totale permettra de te- nir compte du contexte global et des interdépendances, de corriger les défauts de la constitution en vigueur et d'adapter le droit constitutionnel aux réalités de notre époque.
Ce processus garantit en outre la souplesse nécessaire: ac- tuellement, la négociation d'un traité instituant l'EEE constitue la priorité. Le Conseil fédéral conserve toutefois d'autres op- tions, ainsi qu'il l'a souligné dans son rapport du 24 août 1988 sur l'intégration européenne. Le même processus pourrait s'appliquer si les résultats de la négociation n'étaient pas sa- tisfaisants et si une adhésion à la CE entrait alors en ligne de compte. Si, au contraire, le choix se portait sur la solution d'un rapprochement échelonné avec la CE, la révision totale de la Constitution fédérale pourrait alors s'effectuer conformément aux lignes directrices de l'Assemblée fédérale.
Partant de ces considérations, le Conseil fédéral est prêt à ac- cepter l'intervention sous forme de postulat.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzuwan- deln.
Déclaration écrite du Conseil fédéral Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postu- lat.
90.503
Motion Nabholz Totalrevision der Bundesverfassung. Einsetzung eines Verfassungsrates
Révision totale de la constitution. Création d'une assemblée constituante
Wortlaut der Motion vom 23. März 1990
Der Bundesrat wird angesichts des in unserem Land brüchi- ger gewordenen staatspolitischen Grundkonsenses, der tief- greifenden Veränderungen in Europa und der zu erwartenden Auswirkungen europäischer Integrationsfortschritte auf die schweizerische Staatsstruktur beauftragt,
a. der Bundesversammlung in Nachachtung des Bundesbe- schlusses vom 3. Juni 1987 beförderlich den Entwurf zu einer neuen Bundesverfassung zu unterbreiten;
b. in einer vorangehenden Partialrevision unverzüglich die Möglichkeit zu schaffen, einen mit der Totalrevision der Bun- desverfassung betrauten Verfassungsrat einzusetzen.
Texte de la motion du 23 mars 1990
Le Conseil fédéral est chargé, eu égard à la remise en question du consensus politique de base dans notre pays, aux événe- ments qui bouleversent l'Europe et aux effets probables de l'intégration européenne sur les structures de notre Etat,
a. de soumettre au plus vite à l'Assemblée fédérale le projet d'une nouvelle constitution, en se conformant à l'arrêté fédéral du 3 juin 1987;
b. de procéder sans retard à une révision partielle préalable afin de créer la base constitutionnelle nécessaire à l'institution d'une assemblée constituante chargée de la révision totale de la constitution.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Antille, Aubry, Auer, Bremi, Büttiker, Couchepin, Dubois, Eppenberger Susi, Fäh, Martin, Mauch Rolf, Mühlemann, Müller-Meilen, Petitpierre, Philipona, Pini, Salvioni, Scheidegger, Schüle, Segond, Wanner, Wyss Paul
(22)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
In Entlehnung des vor gut 25 Jahren vom Staatsrechtler Max Imboden geprägten Begriffs ist heute ein «helvetisches Ma- laise» zu diagnostizieren. Der gesellschaftliche und struktu- relle Wandel, die Umweltproblematik und die enormen politi- schen Herausforderungen eines enger zusammenrückenden Europas sind ebenso Stichworte dazu wie die Erschütterung des Vertrauens weiter Bevölkerungskreise in die staatlichen Institutionen. Vor diesem Hintergrund muss der Totalrevision der Bundesverfassung neues Gewicht und erhöhte Priorität eingeräumt werden. Sie sollte darum ohne Verzug und mit neuer Kraft weiterverfolgt werden. Dies böte die Chance, die auseinanderdriftenden Kräfte zusammenzubringen, den ab- bröckelnden nationalen Grundkonsens zu stärken, die mittel- und langfristige Politik grundsätzlich zu überdenken und die Innovationsfähigkeit unseres politischen Systems zu verbes- sern. Die mit einer Grundreform verbundene staatliche und gesellschaftliche «Psychoanalyse» kann überdies dazu beitra- gen, Verkrampfungen zu lösen und Verzerrungen im Gefüge der staatlichen Gewalten zu beseitigen.
Nicht zu vernachlässigen ist die Chance, welche mit solcher in die Zukunft gerichteter Grundsatzarbeit verbunden ist; sie hilft mit, eine gesellschaftliche und politische «Ambiance» entste- hen zu lassen, welche die Lösung der grossen anstehenden Probleme zu erleichtern hilft.
Unser Parlament ist unbestrittenermassen überlastet, und man muss sich ernsthaft fragen, ob es neben den ordentlichen Aufgaben in der Lage ist, zusätzlich noch eine Grundreform des Verfassungsrechts durchzuführen. Es drängt sich daher auf, in Anlehnung an das ermutigende Vorgehen in mehreren Kantonen die Möglichkeit zu schaffen, einen speziell für die Verfassungsreform zu wählenden Verfassungsrat einzuset- zen, wobei die föderalistische Staatsstruktur berücksichtigt werden muss.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 17. September 1990 Rapport écrit du Conseil fédéral du 17 septembre 1990
Die Bundesversammlung hat mit Bundesbeschluss vom 3. Juni 1987 die Totalrevision der Bundesverfassung be- schlossen; der Entwurf des Bundesrats soll «das geltende ge- schriebene und ungeschriebene Verfassungsrecht nachfüh- ren, es verständlich darstellen, systematisch ordnen sowie Dichte und Sprache vereinheitlichen». Die neuen Vorgaben unterscheiden sich wesentlich von den bisherigen Ansätzen und erfordern aufwendige Abklärungen. Nach der Legislatur- planung sollen Entwurf und Botschaft «dem Parlament voraus- sichtlich in der Legislaturperiode 1991-1995 unterbreitet wer- den».
Die Motion verlangt, dass der Entwurf zu einer neuen Bundes- verfassung «beförderlich» zu unterbreiten sei. Der Bundesrat möchte vor überstürztem Handeln warnen. Gerade die euro- päischen Herausforderungen zwingen zu einem schrittweisen Vorgehen. Die Abstimmung über den Beitritt zum EWR-Ver-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion der grünen Fraktion Totalrevision der Bundesverfassung Motion du groupe écologiste Révision totale de la constitution
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Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
05
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 90.450
Numéro d'objet
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Datum 19.09.1991 - 08:00
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