1799
Motion des Ständerates. Koordinierte Drogenpolitik
Titel und Ingress, Ziff. I, II Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Titre et préambule, ch. I, II Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
101 Stimmen (Einstimmigkeit)
90.411
Motion des Ständerates (Bühler) Koordinierte Drogenpolitik Motion du Conseil des Etats (Bühler) Politique coordonnée de la drogue
Wortlaut der Motion vom 2. Oktober 1990
Der Bundesrat wird beauftragt, den eidgenössischen Räten eine Revision des Betäubungsmittelgesetzes und allenfalls weiterer gesetzlicher Bestimmungen mit den folgenden Ziel- setzungen vorzuschlagen:
in Zusammenarbeit mit den Kantonen den Einstieg in Dro- genkonsum und Drogenabhängigkeit durch umfassende pro- phylaktische Massnahmen, insbesondere durch entspre- chende Hilfe an Eltern, Lehrer, Ausbildner und an die Jugend- lichen selbst sowie durch Reduktion des Drogenangebots, zu vermindern;
die Betreuung von Drogenabhängigen mit dem längerfristi- gen Ziel der Drogenabstinenz und Wiedereingliederung in Ge- sellschaft und Arbeitswelt zu verstärken;
den Kampf gegen alle Formen des Drogenhandels wirksam zu intensivieren;
die internationale Zusammenarbeit zur Bekämpfung von Produktion und Handel mit Drogen auszubauen.
Ausserdem sollen verschiedene in der politischen und öffentli- chen Diskussion um die Drogenpolitik häufig verwendete Be- griffe klar definiert werden.
Texte de la motion du 2 octobre 1990
Le Conseil federal est chargé de présenter aux Chambres une révision de la loi fédérale sur les stupéfiants et éventuellement des autres dispositions légales en la matière afin d'atteindre les objectifs suivants:
limiter, en collaboration avec les cantons, la consommation de la drogue et la dépendance par des mesures prophylacti- ques générales, en particulier par une aide appropriée aux pa- rents, aux enseignants, aux éducateurs et aux jeunes eux- mêmes, ainsi que par la réduction de l'offre de drogue;
prendre soin des personnes dépendantes en vue de les faire parvenir à long terme à une abstinence totale et de les réintégrer dans la société et dans le monde du travail;
intensifier la lutte contre toutes les formes de commerce de drogue;
développer la collaboration internationale en vue de lutter contre la production et le commerce de la drogue.
De plus, il y a lieu de définir clairement certaines notions sou- vent évoquées dans les discussions politiques et publiques portant sur la lutte contre la drogue.
Frau Spoerry unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Am 13. März 1990 reichten Ständerat Bühler und Nationalrat Zwingli gleichlautende Motionen ein, in denen sie eine Revi- sion des Betäubungsmittelgesetzes verlangten. In seiner Stel- lungnahme beantragte der Bundesrat, die Motion Bühler in ein Postulat umzuwandeln, da eine Gesetzesrevision nicht zwingend sei, um die angestrebten Ziele zu erreichen. Die Mo- tion wurde am 2. Oktober 1990 mit 16 zu 1 Stimmen vom Stän- derat angenommen.
Am 24. Juni horte die Kommission mehrere Fachleute aus ver- schiedenen Regionen und verschiedener Richtung sowie zwei ehemalige Drogenabhängige zu Drogenproblemen an. Die Fachleute unterstrichen nachdrücklich, dass es eine ein- zige gute Lösung für die Bewältigung der Probleme nicht gebe. Die Anhörung zeigte, dass die schweizerische Drogen- politik über keine klare Konzeption verfügt und Widersprüche aufweist. Darüber hinaus existiert zwischen Bund und Kanto- nen und zwischen den Kantonen selbst keine Koordination. Des weiteren waren sich alle Experten einig, dass bestimmte Massnahmen ohne internationale Koordination nur schwer er- griffen werden können.
Aus den Beratungen in der Sitzung vom 21. August 1991 er- gab sich klar, dass künftig auf Bundesebene eine zusammen- hängende Drogenpolitik formuliert werden muss. Es ist not- wendig, eine Konzeption auszuarbeiten und Ziele festzulegen. Es muss angestrebt werden, die bestehenden Widersprüche zu beseitigen und mit den Kantonen zusammenzuarbeiten.
Die Kommission hat bereits am 22. November 1989 in Zusam- menhang mit der parlamentarischen Initiative Rechsteiner (87.232) eine Motion angenommen, die den Bundesrat beauf- tragt, dem Parlament so schnell wie möglich eine Revision des Betäubungsmittelgesetzes im Bereich der Drogenbekämp- fung zu unterbreiten. Der Nationalrat hat die Motion am 26. September 1990 überwiesen; die Kommission des Stän- derates hat den gleichen Antrag am 16. August 1991 gestellt. Die Nationalratskommission hatte mit ihrer eigenen Motion keinen bestimmten Weg in der Drogenpolitik vorgeschlagen, sondern den Entscheid über die zu wählende Stossrichtung bewusst dem Bundesrat überlassen, wobei dieser die Ergeb- nisse der Vernehmlassung zum Drogenbericht berücksichti- gen soll. Daraus ergab sich die Frage, wie die Motion Bühler zu interpretieren sei, da sie in ihrem Punkt 2 gewisse Optionen vorwegzunehmen scheint. Wenn sie in einem weiten Sinne in- terpretiert wird, dürfte sie die laufenden Bemühungen im Be- ; reich der Prävention und der Forschung, einschliesslich die kontrollierte Drogenabgabe während einer Versuchsphase, nicht gefährden. Die Kommission erachtet diese weite Inter- pretation als notwendig.
Ein wichtiger Punkt der Motion ist für die Kommission auch die Notwendigkeit einer Klarstellung der im Zusammenhang mit Drogenfragen verwendeten Begriffe. Die Auseinandersetzung mit der Drogenproblematik zeigt, dass unterschiedliche Inter- pretationen vorkommen, was die politischen Entscheide er- schwert.
Mme Spoerry presente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Le 13 mars 1990, M. Bühler, conseiller aux Etats, et M. Zwingli, conseiller national, ont déposé une motion identique deman- dant la révision de la loi fédérale sur les stupéfiants. Dans sa réponse, le Conseil fédéral a proposé de transformer la motion Bühler en postulat car une réforme de la législation n'est pas indispensable pour atteindre les buts visés. Cette motion a été acceptée par 16 voix contre 1 au Conseil des Etats le 2 octobre 1991.
Lors d'une audition le 24 juin 1991, la commission avait déjà entendu plusieurs experts de différentes régions et de différen- tes tendances ainsi que deux anciens toxicomanes sur les pro- blèmes de la drogue.
Les experts ont expressément souligné qu'il n'existe pas une bonne et unique solution assurant la résolution du problème. L'audition a montré que la politique de la drogue en Suisse n'a
Motion du Conseil des Etats. Politique de la drogue
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N
2 octobre 1991
pas de concept précis et qu'elle présente des contradictions. D'autre part, il n'y a pas de coordination entre la Confédération et les cantons ainsi qu'entre les cantons eux-mêmes. Les ex- perts étaient tous d'accord pour dire qu'il sera difficile de pren- dre certaines mesures sans coordination internationale.
Il est clairement ressorti des débats de la séance de commis- sion du 21 août 1991 qu'il faut dorénavant définir, au niveau de la Confédération, une politique cohérente. Il est nécessaire d'établir un concept et de se fixer des buts. Il faut essayer d'éli- miner les contradictions existantes et travailler en collabora- tion avec les cantons.
La commission a déjà accepté le 22 novembre 1989 une mo- tion en rapport avec l'initiative parlementaire Rechsteiner (87.232) qui charge le Conseil fédéral de soumettre au Parle- ment aussi vite que possible une révision de la loi fédérale sur les stupéfiants dans le domaine de la lutte contre la drogue. Le Conseil national l'a transmise le 26 septembre 1990 et la com- mission du Conseil des Etats a fait la même proposition le 16 août 1991.
Dans sa propre motion, la commission du Conseil national n'avait pas proposé un chemin à suivre pour la politique de la drogue mais avait sciemment laissé au Conseil fédéral le choix de la direction, laquelle doit prendre en considération les ré- sultats de la procédure de consultation touchant aux problè- mes de la drogue. Par la suite, elle s'est demandée comment il fallait interpréter la motion (Bühler) du Conseil des Etats puisqu'elle donne, au point 2, une certaine option à la politi- que de la drogue. Si elle est interprétée de manière large, elle ne mettra pas en péril les efforts qui sont en cours, soit les pro- jets dans le domaine de la prévention et de la recherche, y compris la distribution de drogue sous contrôle durant une phase d'essai. La commission estime qu'une interprétation large est nécessaire.
Pour la commission, un point important de la motion est aussi la nécessité de clarifier les concepts utilisés dans le domaine de la politique de la drogue. L'analyse des problèmes de la drogue montre qu'il existe différentes interprétations. Il est ainsi plus difficile de prendre des décisions politiques.
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt mit 17 zu 2 Stimmen, die Motion zu überweisen.
Proposition de la commission La commission propose par 17 voix contre 2 de transmettre la motion.
Persönliche Erklärung - Déclaration personnelle
Rechsteiner: Der Presse können wir heute entnehmen, dass der Bundesrat gemäss Aussagen von Bundespräsident Cotti an der Drogenkonferenz offenbar keine Revision des Betäu- bungsmittelgesetzes vorzulegen beabsichtigt. Ich bin sehr er- staunt über diese Mitteilung, die das Parlament der Presse ent- nehmen muss. Sie können sich erinnern, dass wir im National- rat unlängst eine Motion verabschiedet haben, welche eine Revision des Betäubungsmittelgesetzes in Richtung des Dro- genberichtes verlangt hat. Der Ständerat hat dieser Motion ebenfalls zugestimmt. Das Vernehmlassungsverfahren bei den Kantonen hat eine mehrheitlich zustimmende Haltung zu diesem Drogenbericht ergeben. Ich bin sehr erstaunt darüber, dass Bundespräsident Cotti offenbar eine andere Haltung ver- tritt, obwohl eine Motion ein verbindlicher Rechtsetzungsauf- trag ist.
Bundespräsident Cotti: Ich kann Ihnen aufgrund der näheren Abklärungen, die besonders in den letzten Monaten stattge- funden haben, und aufgrund der gestrigen allgemeinen und breiten Drogenkonferenz eine Mitteilung machen, die es mir in gewissem Sinne erlaubt, die Haltung, die der Bundesrat vor dem Ständerat eingenommen hat, etwas zu ändern. Gestern fand die erste Drogenkonferenz statt, an der alle Kantone ver- treten waren; ferner waren auch die betroffenen interkantona- len Gremien sowie der Schweizerische Städteverband vertre- ten. Es hat sich herausgestellt - ich richte dies besonders an
die Adresse der Präsidentin der Kommission und an die Kom- mission selbst -, dass der Wille zum Handeln sowohl bei den Kantonen wie beim Bund tatsächlich die Oberhand über jede ideologische Begutachtung dieser Problematik gewinnt. Der Präsident der Drogenkommission war ebenfalls anwesend. Die alten bestehenden oder vermeintlichen Gräben zwischen den Landesteilen scheinen sich gegenüber diesem Willen zum Handeln zu schliessen. Ich konnte feststellen, dass die neue Drogenpolitik, der neue Einsatz des Bundes, von den Kantonen getragen wird. Dieser Einsatz wurde schon im Früh- jahr mitgeteilt. Wir arbeiten zurzeit an der Entwicklung der ver- schiedenen Zielvorgaben.
Wenn ich den Inhalt der Motion lese, kann ich feststellen, dass Bundesrat und Kantone im Sinne der hier erwähnten Zusam- menarbeit alle in dieser Motion enthaltenen Elemente zurzeit bearbeiten. Kein einziges Element ist im gestern besproche- nen Programm nicht enthalten. Ich muss nur hinzufügen, dass sich alle diese Elemente durchaus ohne Revision des Geset- · zes rechtfertigen lassen und realisiert werden können, bis auf Punkt 4, die internationale Zusammenarbeit. Das ist der Grund, weshalb der Bundesrat eine Gesetzesrevision in Rich- tung Unterzeichnung einzelner internationaler Konventionen bringen wird, von denen die Schweiz als einziges europäi- sches Land allzulange fernblieb.
Ich erkläre, dass ich die Motion mit dem Hinweis annehme, dass nur dort eine Gesetzesänderung und eine rechtliche Grundlage geschaffen werden muss, wo die heutige ungenü- gend ist. Ich erwähne die gestern lange diskutierten wissen- schaftlichen Versuche, die sicher auch in irgendeiner Form in dieser Motion subsumiert sind. Zu diesen Versuchen brau- chen wir überhaupt keine Gesetzesänderung; wir können sie realisieren und sind daran, es zu tun, auch ohne Gesetzesrevi- sion.
In diesem Sinne kann ich die Motion annehmen.
Frau Spoerry, Berichterstatterin: Ich danke Herrn Bundesprä- sident Cotti für seine Ausführungen. Wir nehmen mit Genugtu- ung zur Kenntnis, dass die Kantone sich bemühen, ihre Dro- genpolitik besser zu koordinieren, und dass man auf dem Wege ist, heute bestehende Widersprüche abzubauen.
Ich glaube, dass ich im Namen der Kommission sprechen darf, wenn ich sage, dass wir die Motion Bühler bzw. die Mo- tion unseres Kollegen Zwingli so verstehen, dass nur diejeni- gen Gesetzesänderungen vorgenommen werden sollen, die notwendig sind, um die bisherige Drogenpolitik den neuen Er- fordernissen anzupassen. Wir nehmen zur Kenntnis, dass die gezielte, kontrollierte Drogenabgabe im Sinne von Versuchen aufgrund der heutigen Gesetzgebung möglich ist. Aber eine Lücke besteht offensichtlich bei der Koordination auf interna- tionaler Ebene, wo eine verstärkte Zusammenarbeit dringend notwendig ist. Die Kommission und die von der Kommission angehörten Experten sind einhellig der Meinung, dass nach- haltige Erfolge in der Drogenpolitik ohne internationale Koor- dination kaum zu erzielen sind. Die Schaffung der entspre- chenden gesetzlichen Grundlagen ist daher dringend notwen- dig.
Wir danken Herrn Bundespräsident Cotti, wenn er unsere Mo- tion in diesem Sinne annimmt. Wir bitten den Rat, die Motion zu unterstützen.
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1991
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Anno
Band
IV
Volume
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Herbstsession
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Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
12
Séance Seduta
Geschäftsnummer 90.411
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Numero dell'oggetto
Datum 02.10.1991 - 08:00
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Data
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1799-1800
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