Fondation Pro Helvetia. Aides financières 1992-1995
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Rüesch: Ich danke Herrn Bundesrat Koller für die Präsenta- tion dieses Massnahmenkatalogs. Ueber die einzelnen Mass- nahmen können wir heute nicht diskutieren, das können wir erst, wenn Sie uns Vorlagen unterbreiten.
Ich stelle fest, dass der Bundesrat und verschiedene Departe- mente das Problem bearbeiten, und erkläre mich für heute als befriedigt.
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Stiftung Pro Helvetia. Finanzhilfen 1992-1995 Fondation Pro Helvetia. Aides financières 1992-1995
Botschaft und Beschlussentwurf vom 18. März 1991 (BBI | 1497) Message et projet d'arrêté du 18 mars 1991 (FF | 1425) Beschluss des Nationalrates vom 20. Juni 1991 Décision du Conseil national du 20 juin 1991
Antrag der Kommission Eintreten Proposition de la commission Entrer en matière
M. Cottier, rapporteur: La Commission de la science et de la recherche vous propose d'accorder à la Fondation Pro Helvetia des aides financières portant sur un montant de 130 millions de francs, à répartir sur les quatre prochaines an- nées. La commission se rallie ainsi au Conseil national. Des propositions allant au-delà ou en deçà du montant retenu ont été écartées. La commission vous présente aujourd'hui une seule proposition et vous demande de l'appuyer. Cette unité s'est créée, bien que pour certains membres de la commis- sion le montant était trop élevé, alors que pour d'autres l'aide était insuffisante. L'activité de Pro Helvetia, combien néces- saire et précieuse dans de nombreux domaines des arts et de la culture, a fait l'objet de critiques de la part de certains mem- bres de la commission, vous les entendrez tout à l'heure.
Pour justifier cette demande de crédits, je voudrais vous expo- ser les besoins de Pro Helvetia et m'exprimer ensuite sur les difficultés de fixer les critères d'appréciation des oeuvres artis- tiques et des activités culturelles à subventionner.
Depuis les origines de l'activité de Pro Helvetia jusqu'à aujour- d'hui, les besoins se sont fortement accrus. Pro Helvetia, constituée en 1939 sous forme d'une simple communauté de travail, a été par la suite transformée en fondation. Plus tard, les buts de Pro Helvetia, qui a reçu un statut de droit public, ont été définis par une loi spéciale. Il s'agit de conserver le patri- moine spirituel, d'encourager les créations, de promouvoir les échanges culturels entre les régions et d'entretenir des rela- tions culturelles avec l'étranger. En 1978, quatre cent cin- quante-quatre demandes de subventions ont été adressées à Pro Helvetia. Le nombre de collaborateurs, resté stable long- temps, était alors de 27,5 unités. En 1990, les demandes d'aide financière ont dépassé le nombre de 2000. Elles ont donc plus que quadruplé et le personnel n'a augmenté depuis 1978 que de trois auxiliaires. La forte affluence de nouvelles demandes et un plus fort engagement à l'étranger, notam- ment dans les pays de l'Est, nécessitent une augmentation de personnel. Les deux points forts de la mission de Pro Helvetia sont, sans aucun doute, l'encouragement à la création artisti- que en Suisse et la présentation à l'étranger de notre activité culturelle et de notre identité nationale. La diffusion à l'étranger d'informations sur la Suisse se fait par divers moyens, par des échanges entre artistes, des expositions et des concerts, par des documentations ou publications sur la vie culturelle, spiri- tuelle et sociale en Suisse.
Suite à l'ouverture des frontières à l'Est et à la disparition des dictatures opprimant toute vie créatrice d'art et de culture, no- tre présence à l'étranger doit encore être renforcée. Pour ces pays renaissants, la liberté d'expression dans la création artis- tique, les valeurs de la civilisation occidentale et notre patri- moine national peuvent présenter un réel intérêt. Pour notre pays aussi, donner c'est toujours recevoir. Cet effort à l'étran- ger exige de Pro Helvetia des moyens supplémentaires en personnes et en argent.
En Suisse, l'encouragement de Pro Helvetia à la création artis- tique a suscité au sein de la commission quelques critiques touchant à la qualité et au caractère social d'oeuvres subven- tionnées. Si, dans la Grèce antique, la notion du beau était liée à certaines normes et règles objectives, la philosophie mo- derne juge l'esthétique comme subjective. Selon Kant, il est impossible de définir ce qu'est le beau en soi. Le jugement de goût est toujours singulier. Le droit à la critique des projets subventionnés doit, en raison de cette subjectivité, être exercé avec retenue. Enfin, il a été dit à la commission que des projets de formation ayant bénéficié d'aide n'appartenaient pas au domaine de la culture mais plutôt au domaine social. La culture, comme enrichissement de l'esprit par des exercices intellectuels, comprend aussi la formation. Le critère décisif pour distinguer la culture d'autres domaines consiste en effet en un exercice intellectuel accompli de façon désintéressée. Le subventionnement de projets de formation d'adultes ré- pond donc parfaitement à la notion de culture.
En conclusion, le montant de 130 millions de francs adopté par la commission tient compte des nouveaux besoins de Pro Helvetia en Suisse et à l'étranger. La commission unanime a estimé que le nouveau crédit, augmenté par rapport à celui de la dernière législature, était justifié. C'est ce qui a incité la commission à renoncer à toute proposition de minorité. Je vous invite donc à suivre la commission et à voter le crédit pro- posé.
Rüesch: In Artikel 1 des Bundesgesetzes betreffend die Stif- tung Pro Helvetia heisst es: Die Stiftung «bezweckt die schwei- zerische Kulturwahrung und Kulturförderung sowie die Pflege der kulturellen Beziehungen mit dem Ausland.» Dieser Zweck ist unbestritten.
Der Bundesrat hat für Pro Helvetia erhebliche Mittel einge- setzt, er hat sie erhöht. Der Nationalrat ist noch grosszügiger gewesen, und die ständerätliche Kommission beantragt Ih- nen, dem Nationalrat zu folgen. Das Wachstum dieser Bun- desausgabe ist trotz der schweren Wolken am Finanzhimmel recht erheblich. Die Diskussion um Pro Helvetia beginnt dann, wenn man sich fragt, was Kultur sei; darüber sind sich die Gei- ster ebenso uneinig wie in der Frage, was Kunst sei. Ein Künst- ler hat Kunst wie folgt definiert: «Kunst ist das, was der Künstler mit Kunst bezeichnet.» Unter dieser Definition wurde vor Jah- ren bekanntlich ein Fuder Mist als Kunstwerk vor dem Bundes- haus deponiert. Es gibt Sprayer, welche die sogenannte Mauer-Kunst pflegen und der Meinung sind, sie begingen keine Sachbeschädigung; hingegen sollte man diejenigen be- strafen, welche ihre Kunstwerke zerstören, wenn diese die Mauer reinigen. Wir werden uns auch in diesem Saale wohl kaum je darüber einig werden, was Kunst ist, und ebensowe- nig, was Kultur ist. Hingegen erteilt Artikel 2 des Bundesgeset- zes betreffend die Stiftung Pro Helvetia den Stiftungsorganen doch klare Aufträge. Wenn die Stiftung heute der Meinung ist, dass ihre Mittel knapp sind, muss sie sich vermehrt auf diese klaren Schwergewichte des Gesetzes konzentrieren.
Wenn man den Jahresbericht durchsieht, kommt man nicht um den Eindruck herum, dass man zurzeit noch zu sehr dem Giesskannenprinzip folgt. Der Bund hat im weiten Bereiche der Kulturförderung nur eine subsidiäre Aufgabe. Im lokalen Bereich sind in erster Linie die Gemeinden, unterstützt von den Kantonen, verantwortlich; auch die private Initiative darf nicht vergessen werden. Eine schwergewichtige Aufgabe auf Bundesebene ist in Artikel 2 Absatz 1 Buchstabe c des Bun- desgesetzes festgelegt, da heisst es, die Tätigkeit umfasse u. a. «die Förderung des Austausches kultureller Werte zwi- schen den Sprachgebieten und Kulturkreisen.» Diese Auf- gabe scheint gerade in der gegenwärtigen Identitätskrise der
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Schweiz von zentraler Bedeutung zu sein. Das Zusammenle- ben von vier Kulturen und die Begegnung dieser vier Kulturen sind ein wesentlicher Teil der schweizerischen Identität. Mit der Oeffnung gegenüber Europa besteht eine gewisse Gefahr des Auseinanderdriftens der vier Kulturkreise.
Es ist deshalb eine wesentliche Aufgabe von Pro Helvetia, die kulturelle Verflechtung der vier Kulturkreise unseres Landes zu fördern. Im Zusammenleben von vier Kulturkreisen wollen wir ja auch modellartig für die Kulturen im kommenden Europa dastehen, so wie wir mit dem Föderalismus für die zukünftigen politischen Strukturen Europas heute werben. Vermutlich ist der Kulturaustausch zwischen den vier schweizerischen Kul- turkreisen für den Fortbestand der Eidgenossenschaft ein we- sentlicher Faktor; er muss gemäss Gesetz für Pro Helvetia ein zentrales Anliegen sein.
In Artikel 2 Absatz 1 Buchstabe d des Bundesgesetzes über Pro Helvetia ist der Stiftung «die Pflege der kulturellen Bezie- hungen mit dem Ausland, insbesondere durch Werbung um das Verständnis für schweizerisches Gedanken- und Kultur- gut» übertragen. Diese Aufgabe ist für unsere Stellung in der Welt, und besonders im kommenden Europa, von grosser Be- deutung. Im Zusammenhang mit dem Jubiläumsjahr 1991 ist in ausländischen Zeitungen sehr viel über die Schweiz ge- schrieben worden. Wie Zusammenfassungen dieser Publizität in schweizerischen Blättern, etwa im «Tages-Anzeiger» und in der «Basler Zeitung», zeigen, ist dieses Echo vorwiegend ne- gativ. Schuld daran sind weitgehend schweizerische Publizi- sten, die nicht müde werden, alles, was mit dem eigenen Lande zu tun hat, zu kritisieren, ja sogar in den Dreck zu reis- sen. Niemand behauptet, bei uns sei alles in Ordnung. Wir sind uns einig, dass Kritik, auch scharfe Kritik nötig ist. Kritik darf aber nicht zur Selbstzerfleischung werden. Wenn es bei uns wirklich so schlecht wäre, wie gewisse Publizisten be- haupten, wäre die Schweiz nicht der allergrösste Anziehungs- punkt, der stärkste Magnet für Wirtschaftsflüchtlinge unter dem Titel Asylanten. Ich meine, es wäre eine wesentliche Auf- gabe der Pro Helvetia, mit dem gesetzlichen Auftrag, der also heisst - ich wiederhole -: «durch Werbung um das Verständ- nis für schweizerisches Gedanken- und Kulturgut», im Aus- land ein Gegengewicht zu setzen. Die Pro Helvetia verteilt ihre Mittel selbständig. Wir sind aber der Gesetzgeber, und wir ha- ben innerhalb des gesetzlichen Auftrages die Pflicht, auch im Zusammenhang mit der Kreditgebung unsere Empfehlungen an Pro Helvetia zu geben. Diese beiden Schwerpunkte wären wesentlich für die Zukunft.
In diesem Sinne bin ich für Eintreten und für Zustimmung zu den Anträgen der Kommission.
Frau Simmen: Gestatten Sie auch der Präsidentin der Stiftung Pro Helvetia ein Wort zur Vorlage, die für die Arbeit der Stiftung in den nächsten Jahren von grosser Bedeutung sein wird. Ich möchte mich bei meinen Ausführungen nicht der gebote- nen vornehmen Zurückhaltung befleissigen, sondern ganz of- fen und anwaltschaftlich, wie das bei den Medien heisst, aus der Sicht einer Direktbetroffenen zu Ihnen sprechen.
In den nunmehr 52 Jahren seit der Gründung der Pro Helvetia ist viel Wasser die Aare hinuntergeflossen. 1939, am Vorabend des Zweiten Weltkrieges, wurde die Pro Helvetia als Arbeitsge- meinschaft ins Leben gerufen, mit dem Ziel, Schweizer Kultur und Eigenart gegen die übermächtige Bedrohung zu verteidi- gen. In den ersten Jahren war dies die Aufgabe schlechthin; es war ein Teil der geistigen Landesverteidigung. Als dann 1945 der Alptraum vorüber war und die Grenzen wieder aufgingen, kam zur bewahrenden Funktion auch die Auslandsaktivität hinzu. Und das Bundesgesetz von 1965 nennt vier Aufgaben der Stiftung, nämlich: «Die Erhaltung des schweizerischen Gei- steserbes und die Bewahrung der kulturellen Eigenart des Lan- des unter besonderer Berücksichtigung der Volkskultur; die Förderung des schweizerischen kulturellen Schaffens gestützt auf die in den Kantonen sowie in den Sprachgebieten und Kul- turkreisen frei wirkenden Kräfte; die Förderung des Austauschs kultureller Werte zwischen den Sprachgebieten und Kulturkrei- sen» und nicht zuletzt «die Pflege der kulturellen Beziehungen mit dem Ausland, insbesondere durch Werbung um das Ver- ständnis für schweizerisches Gedanken- und Kulturgut».
In all den Jahren ihres Bestehens hat die Pro Helvetia ihre Ar- beit als zwar öffentlich-rechtliche und vom Bund finanzierte, je- doch unabhängige Stiftung wahrgenommen und ihre Ent- scheidungen selbständig getroffen. Es gereicht dem schwei- zerischen Staat zur Ehre, dass er die Kulturförderung immer an dieser langen Leine gelassen hat. Diese relative Staatsferne gereicht dem Staat zur Ehre, sie gereicht sicher aber auch ihm und der Kultur zum Vorteil.
Die Schweizer Kulturförderung hat sich also wohltuend abge- hoben von anderen, hauptsächlich östlich der Schweiz gele- genen Kulturbürokratien, die die kulturellen Belange regel- mässig der Staatsräson unterzuordnen pflegten und damit jene Art von monotoner Staatskultur schufen, die wir heute nicht mehr ansehen mögen.
Diese Staatsferne hat aber auch die Unterstützung von Projek- ten und Künstlern in Ländern ermöglicht, die der offiziellen Schweiz nicht oder noch nicht zugänglich gewesen wären. Schon vor dem Zusammenbruch des Ostblocks waren so Kontakte mit den damals dissidenten Kulturschaffenden mög- lich, die heute die führenden Leute der neuen Demokratien sind.
In der föderalistischen Schweiz ist die Kulturförderung in erster Linie Sache der Gemeinden und Kantone, und das wird auch in Zukunft so bleiben. Doch es gibt eine ganze Reihe von Auf- gaben, die von den einzelnen Gemeinwesen nur schlecht oder gar nicht bewerkstelligt werden können. Nehmen Sie z. B. Buchstabe c von Artikel 2 des Bundesgesetzes betref- fend der Stiftung Pro Helvetia: Der kulturelle Austausch zwi- schen den einzelnen Regionen ist ausgesprochen Sache des Bundes. Hier sind die einzelnen Mitglieder überfordert.
Im Bereich der Schweizer Literatur z. B. spielt die «CH-Reihe» der Pro Helvetia eine wichtige Rolle. In dieser Buchreihe wer- den Schweizer Autoren von einer Landessprache in die an- dere übersetzt. Es ist eine Tatsache, dass Westschweizer Le- ser französische Autoren viel besser kennen als deutsch- schweizerische und dass umgekehrt Deutschschweizer Leser in bezug auf Autoren aus der lateinischen Schweiz eben viel weniger wissen als über solche aus Deutschland. Gerade in einer Zeit, in der viel von drohendem Auseinanderfallen der verschiedenen Sprachen und Kulturen in der Schweiz die Rede ist, ist es besonders wichtig, die gegenseitigen Kennt- nisse immer wieder zu erneuern und zu vertiefen. Es reicht nicht, wenn die Genfer Friedrich Dürrenmatt und die St. Galler Charles Ferdinand Ramuz kennen. Gerade das zeitgenössi- sche Kulturschaffen braucht vermehrt Unterstützung und Ver- breitung.
Zur Schaffung und Belebung von Kontakten über die Sprach- grenzen hinweg gehört auch der Austausch von Personen, von Künstlerinnen und Künstlern, seien es Musiker, bildende Künstler oder sogar Schauspieler; denn persönliche Begeg- nungen zwischen Menschen, die durch dieselbe Tätigkeit ver- bunden sind, tragen ganz besonders zum gegenseitigen Ver- ständnis bei.
Was für die Beziehungen zwischen den verschiedenen Lan- desteilen gilt, das gilt mutatis mutandis auch für die Beziehun- gen der Schweiz zum Ausland. Ich stelle immer wieder fest, wie wenig andere Staaten, oft sogar unsere Nachbarn, zur Kenntnis nehmen, dass die Schweiz nicht nur aus Käse, Scho- kolade und Banken besteht. Gerade die Kultur ist ein Mittel par excellence, um Kontakte über die Grenzen zu knüpfen, in ei- nem Geben und Nehmen zwischen Partnern. Das wird die Schweiz auch davor bewahren, im kleinen Kreis, fein säuber- lich abgeschirmt, ein Mauerblümchendasein zu führen.
Wir bieten keine schweizerische Einheitskultur an. Unser Bei- trag ist vielmehr ein Strauss von verschiedenen Blumen, ein Strauss, der einmal mehr von diesen, einmal mehr von jenen Blüten aufweist.
Bezog sich der Austausch ursprünglich fast ausschliesslich auf unsere Nachbarstaaten, mit denen wir unsere Kultur teilen, so gewinnen in einer Zeit, da die Distanzen kleiner werden und die Mobilität zunimmt, auch weiter entfernte Länder an Bedeu- tung. Immer aber sollen diese Kontakte auf Gegenseitigkeit beruhen und über die Selbstdarstellung hinaus den Kontakt und den Dialog ermöglichen.
So tritt z. B. in diesem Jubiläumsjahr 1991 eine grosse Pho-
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toausstellung die Reise um die Welt an. Sie bietet in 160 Exem- plaren Leuten, die wenig oder nichts über die Schweiz wissen, einen Ausschnitt, einen Ueberblick über schweizerische Kul- tur, schweizerische Staatspolitik und schweizerisches Sozial- leben - vorzüglich in Bildern und auch in etwas Text, der in 25 Sprachen übersetzt wurde. Wir haben aus den verschieden- sten Teilen der Welt ausserordentlich positive Echos darüber bekommen, dass diese Ausstellung eben auch als Einstieg zu weiterführenden Veranstaltungen dient, zu Dialogen und zu Gesprächen.
Kultur lässt sich gewiss nicht mit Geld erschaffen. Doch es ist ebenso sicher, dass in der Kultur - wie an allen anderen Orten auch - ohne Geld nichts geht. Seien es Gesuche, welche die Pro Helvetia unterstützt, oder seien es Eigenaktivitäten, immer spielen neben der Beratung auch die finanziellen Mittel eine Rolle.
Damit bin ich beim zweiten und letzten Teil meiner Ausführun- gen angelangt, nämlich bei der Höhe des Kredites, der hier anbegehrt wird. Sie finden im Anhang der Botschaft die Ein- gabe, welche die Pro Helvetia an den Bundesrat gemacht hatte. Darin sehen Sie den ursprünglich anbegehrten Betrag von 168 Millionen Franken, verteilt auf vier Jahre. Sie sehen auch die Aufgaben, welche die Pro Helvetia damit zu erfüllen gedachte. Diese 168 Millionen Franken sind keine taktische Summe, die wir aufgestellt haben, weil wir sowieso damit rech- neten, dass wir nicht alles bekommen würden. Sie sind viel- mehr der Betrag, den wir bräuchten, wollten wir in den kom- menden Jahren einigermassen mit den Erfordernissen im In- und Ausland Schritt halten.
Im Inland möchte ich stellvertretend für vieles andere die Werk- beiträge erwähnen, die natürlich bei einer Jahresteuerung von 6 Prozent im Laufe einer Finanzierungsperiode ganz sichtbar zusammenschmelzen.
Oder nehmen Sie als Beispiel für das Ausland eine Ausstel- lung über Schweizer Malerei. Die Versicherungsprämien sind in den letzten Jahren derart gestiegen, dass grosse Ausstel- lungen, z. B. eine Hodler-Ausstellung, die wir noch vor weni- gen Jahren veranstalten konnten, heute nicht mehr zu finan- zieren wären. Wir brauchen neben der aktuellen und mode- rnen Kunst eben auch diese Zugpferde, die wir zeigen kön- nen, um für die noch weniger bekannten Künstler Platz und Raum zu schaffen.
Auch die Oeffnung von Mittel- und Osteuropa mit den riesigen Kulturräumen, die hier wieder zugänglich sind, oder der Zu- sammenschluss von Europa mit der Gefahr für die Schweiz, ins Abseits zu geraten, all dies erfordert unsere verstärkte Prä- senz im Ausland. Wir haben kulturell mindestens soviel zu bie- ten wie alle anderen Länder. Aber wir müssen in der Lage sein, das auch tun zu können.
Ein letztes Wort zur prozentualen Erhöhung des Betrages im Vergleich zur letzten Periode. 44 Prozent in der Bundesva- riante scheint enorm. Aber lassen Sie sich nicht täuschen. Je kleiner die absoluten Beträge sind, desto grösser sind die Pro- zentzahlen bei den Veränderungen. Nehmen Sie als aktuelles Beispiel die Wohnbauförderung. Wenn der Nationalrat gegen- über dem Ständerat 500 Millionen Franken, das ist eine halbe Milliarde Franken, aufstockt, so sind das 35 Prozent des Gan-
· zen. Wenn aber die Pro Helvetia 38 Millionen mehr bekommt, sind das schon 44 Prozent. Ich bitte Sie deshalb, in bezug auf Prozentzahlen etwas vorsichtig zu sein und die effektiven Be- träge anzusehen.
Ich bin ausser Präsidentin der Pro Helvetia auch - und in erster Linie - Politikerin, und die Kommissionsberatungen haben mir mit aller wünschbaren Deutlichkeit gezeigt, wo für die Mehr- heit der Kommission die finanzielle Schmerzgrenze verläuft. Wenn ich an all die guten und notwendigen Projekte denke, die wir nicht werden durchführen können, wenn wir weniger Mittel bekommen, fällt es mir nicht leicht, keinen Minderheits- antrag zu stellen. Ich werde mich trotzdem der Einsicht beu- gen, dass das Bessere manchmal der Feind des Guten ist.
Ich stimme der Kommission zu und bitte Sie, dasselbe zu tun.
Onken: Frau Simmen hat soeben das facettenreiche Pan- orama der Tätigkeiten der Stiftung Pro Helvetia nachgezeich- net. Ich möchte die Arbeit unserer schweizerischen Kulturstif-
tung ebenfalls in vollem Umfang würdigen und anerkennen, und zwar nicht nur, weil diese Arbeit nach bestem Wissen und Gewissen geleistet wird, das darf man füglich erwarten. Im Vor- dergrund stehen für mich noch andere Argumente:
Der tolerante und weitgefasste Kulturbegriff, den die Pro Helvetia hochhält: Darin möchte ich sie ausdrücklich bestär- ken, denn künstlerische Kreativität braucht ein Klima der Frei- heit, der Offenheit, der Toleranz, um wachsen und sich entfal- ten zu können. Deshalb muss das Kulturverständnis der Pro Helvetia grosszügig sein, es muss Freiräume öffnen, es muss auch Grenzbereiche der Kultur einschliessen.
Ihr Mut und ihre Risikobereitschaft: Sicher verdient auch tra- ditionelles Kulturschaffen gezielte Förderung, und der weitaus grösste Teil der Mittel der Pro Helvetia fliesst ja auch in diese Bereiche - glücklicherweise jedoch nicht alles, denn im ver- trauten Bereich des Gesicherten, des Risikolosen sprudeln meistens noch andere Quellen der kulturellen Subvention. Beim Wagnis jedoch, beim künstlerischen Experiment, bei der kulturellen Innovation sind Förderungsimpulse ganz beson- ders gefragt. Pro Helvetia hat hier eine besondere Verpflich- tung, zu der ich sie auch weiterhin ausdrücklich ermutigen möchte.
Ihre Unabhängigkeit: Staatliche Kulturförderung - das sieht man auch in den Kantonen - muss ausgewogen sein, muss Rücksicht nehmen - und bleibt gerade deshalb im Mittelmass stecken. Die Pro Helvetia ist freier; sie kann - ja sie muss mit- unter sogar - kompromisslos sein. Sie darf wagen, und sie darf auch einmal scheitern. Sie darf sich vor allem von den kleinlichen Buchhaltern, die es auch im Kulturbereich gibt, von den Aengstlichen und Engherzigen nicht dreinreden lassen. 4. «Pro Helvetia» heisst: für die Schweiz, für die ganze Schweiz. Ich finde es richtig, dass die Stiftung einem Bottom- up-Prinzip den Vorrang einräumt und dass sie versucht, ein- heitliche Förderungskriterien durchzuhalten. Wenn man der Verteilung ihrer Mittel auf die Kantone aber nachspürt, sieht man doch, dass diese teilweise recht ungleich ist. Es ist nicht immer zu vermeiden, das räume ich ein, aber ich meine, dass der Ausgewogenheit mehr Beachtung zu schenken sei, und zwar nicht als Nivellierung nach unten, nicht als falsches Zuge- ständnis, sondern als Beitrag zur Erhaltung der kulturellen Vielfalt, die auch Kollege Rüesch betont hat, als besondere Unterstützung für das Kulturschaffen abseits der Metropolen und ihrer Sogkraft.
Angesichts der Aufgabenfülle und der vielfältigen neuen Her- ausforderungen, die sich der Pro Helvetia stellen, sind die Mit- tel meines Erachtens nicht übertrieben grosszügig bemessen. Die vitale Bedeutung eines lebendigen Kulturlebens auch für einen regen und ausstrahlenden Denkplatz Schweiz, die Wichtigkeit der Kultur als Botschafterin unseres Landes in der Welt, als Ferment für eine offene und innovationsorientierte Gesellschaft - alle diese Komponenten werden alles in allem immer noch zu wenig erkannt, sonst müssten wir hier im Grunde noch bereitwilliger, noch weitsichtiger investieren.
Ich verzichte ebenfalls auf einen Antrag im Plenum, weil ich ihn schon in der Kommission gestellt und dort zuwenig Sukkurs bekommen habe und weil ich die Kommissionsberatung hier nicht wiederholen möchte. Aber von der Notwendigkeit zu- sätzlicher Mittel bin und bleibe ich überzeugt.
Ich habe vom kulturellen Schaffen als Botschafterin der Schweiz in der Welt gesprochen, und andere haben diesen Gesichtspunkt ebenfalls betont, vom kulturellen Beitrag, der auch im Ausland für uns spricht, der Einsichten schafft und dies mit den unvergleichlichen Mitteln der Kunst ermöglicht, in einer Sprache, die überall auf der Welt von empfindsamen, aufgeschlossenen Menschen verstanden wird. Das ist ein In- strument, das wir stärker nutzen müssen. Auch unsere Aus- senpolitik muss es tun, dezidiert sogar, aus eigener Initiative und mit eigenen Mitteln. Die Pro Helvetia tut manches und will sogar noch mehr leisten. Das sei anerkannt, aber sie will auf der anderen Seite ihre Distanz, ihre Unabhängigkeit wahren. Auch Frau Simmen hat die bewusste «Staatsferne» betont; daran soll nicht gerüttelt werden. Das heisst aber auch, dass das Departement für auswärtige Angelegenheiten eigene Wir- kungsmöglichkeiten braucht, um von sich aus tätig werden zu können. Es sollte z. B. die kulturellen Bestrebungen unserer
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Botschaften im Ausland besser unterstützen; es sollte eigene Akzente setzen können, wo heute manches brachliegt. Hier wächst - über Pro Helvetia hinaus - eine neue Aufgabe heran, hier fordert ein neues Instrument unserer Aussenpolitik im wei- testen Sinne seine Rechte. Wir sollten dieser kulturellen Di- mension unbedingt mehr Beachtung schenken.
Mme Jaggi: Permettez-moi de faire tout d'abord une remar- que liminaire. On le savait et c'est l'évidence aujourd'hui, la culture et son encouragement ne sont pas une cause qui pas- sionne le Parlement. Je dirai pour résumer: l'agriculture oui, la culture non! Il en est ainsi et la présence à ce débat sur le finan- cement de Pro Helvetia d'à peine plus de la moitié des mem- bres de notre Conseil le confirme.
Cela dit, c'est l'intervention de M. Ruesch tout à l'heure qui motive mes propos de ce moment. Elle illustrait en effet toute l'ambiguïté des rapports entre les sponsors de la culture-qu'il s'agisse de particuliers ou de collectivités publiques - et les activités culturelles que ces sponsors contribuent à financer. L'ambiguïté est due au fait suivant. On connaît la loi, dure et claire, qui dit: «Qui paie commande». Or, cette loi, dans toute sa netteté en tout cas, ne peut pas concerner le domaine cultu- rel. En effet, l'autorité qui subventionne, ou le sponsor privé, dans toute la mesure possible, doit résister à la tentation d'utili- ser les moyens financiers mis à disposition pour influencer le contenu, pour faire des choix artistiques. La puissance sub- ventionnante doit en tout cas s'interdire de choisir les pro- grammes, d'influencer en quelque sorte le message artisti- que. Ce qu'elle promet, ce ne sont pas les oeuvres qui plaisent au gouvernement d'une ville ou d'un canton, à une autorité fé- dérale ou à un conseil d'administration; mais c'est en soi- même la diversité, la multiplicité des activités culturelles; ce qui est encouragé, ce sont les contrastes qui sont source de fertilité, de choc et, finalement, d'abondance. L'art n'est pas une activité organisable dont la mission et les objectifs se lais- sent exactement définir et, par conséquent, contrôler. L'art est une activité d'éveil, de combat, et non de fuite dans la doctrine ou d'évasion dans la pure consommation.
A cet égard, il est évident que tout le monde a de gros risques à prendre: l'autorité qui doit répondre à des demandes d'un montant toujours supérieur aux subventions disponibles et les artistes eux-mêmes. Mais une société qui a le courage de se regarder bien en face ne laisse évidemment pas les artistes courir ce risque seuls, elle le partage avec eux. Idéalement, l'Etat et l'économie privée assument leur part. Il faut pour cela, comme l'a dit tout à l'heure M. Cottier, une certaine audace, et aussi beaucoup de persévérance dans l'appui et le soutien, le tout en acceptant de ne rien attendre en retour car, ainsi que le rappelait M. Cottier, «donner c'est toujours recevoir».
Voilà l'explication que je donnerai à l'ambiguïté des rapports qu'entretiennent souvent ceux qui financent les activités cultu- relles. Dans le domaine de l'art, qui paie ne commande pas le contenu, ne commande pas le message, et doit accepter cette modestie, n'en déplaise à M. Rüesch.
Hunziker: Ich stehe der Vorlage positiv gegenüber, möchte aber darauf hinweisen, dass wir uns nicht einfach über die Ab- lehnung des Kulturartikels durch das Volk hinwegsetzen dür- fen. Damals sind viele Zweifel und allerlei Unbehagen zum Ausdruck gekommen. Es gilt auch zu beachten, dass wir, ge- nau genommen, gar keine Verfassungsgrundlage haben. Aus diesem Grund sollten wir auf jeden Fall nicht von den vom Bundesrat beantragten Limiten abweichen. Das Parlament hat - nicht nur in dieser Session, sondern auch in anderen - wie- derholt nicht durch besondere Ausgabendisziplin geglänzt. Ich rufe bei diesem Geschäft in Erinnerung, dass die Beiträge des Bundes an die Stiftung Pro Helvetia seit 1978 ganz massiv erhöht worden sind. Eine Vervierfachung hat in dieser Zeit stattgefunden. Ich habe auch etwas Mühe mit der Auslegung des Begriffs «Kultur». Kultur darf nicht beliebig definiert und verwässert werden. Den wesentlichen Inhalt der Kultur ma- chen meines Erachtens die Wissenschaft und die Kunst aus. Das ist Inhalt und Ziel zugleich, aber nicht x-beliebige trieb- hafte Tätigkeiten oder Modeströmungen.
Ich vermisse etwas sowohl in der Botschaft als auch in der De-
batte in der Kommission und hier: die Bedeutung der privaten Kulturförderung. Für mich steht sie immer noch im Vorder- grund, die staatliche ist eine subsidiäre. Es ist auch nicht zu übersehen, dass neben dem Bund natürlich die Kantone und auch die Gemeinden Förderung in diesem Sinn betreiben. Kultur ist auch nicht nur eine Frage des zur Verfügung gestell- ten Geldes, der finanziellen Mittel der öffentlichen Hand. Mehr Geld heisst nicht unbedingt mehr oder bessere Kultur.
Mit diesen einschränkenden Interpretationen und einem et- was schlechten Gewissen wegen der fehlenden Verfassungs- grundlage stimme ich aber auf der Basis der bundesrätlichen Anträge der Vorlage zu, weil mir die Kulturförderung ein ern- stes Anliegen ist und wir ja nicht erst heute damit beginnen. Die verfassungsrechtlichen und Bedenken anderer Art sind schon früher im Parlament vorgetragen worden. Offenbar hat man sie zuwenig gewichtet, um ernsthaft nach einer neuen Grundlage zu suchen.
Danioth: Das Votum meines sehr verehrten Kollegen - das möchte ich hier betonen -, mit dem ich in vielen Fragen die Grundauffassung teile, veranlasst mich doch als Kommis- sionsmitglied ein Votum abzugeben.
Gerade weil ich persönlich überzeugt und der Meinung bin, dass wir keine Verstaatlichung der Kultur wollen - wie immer wir, eng oder weit, den Kulturbegriff auslegen -, keine staatlich gelenkte, dirigierte Kulturpolitik wünschen, deshalb sollten wir die Stellung von Pro Helvetia stärken. Ich meine, dass der ab- tretende Präsident der Pro Helvetia, Herr Nationalrat Widmer, hiezu ein sehr beherzigenswertes Votum abgegeben hat.
Die Aufgabe von Pro Helvetia ist - wie das die neue Präsidentin dargelegt hat - etwas typisch Schweizerisches: eine öffent- lich-rechtliche Stiftung, getragen zwar durch den Bund, je- doch unabhängig von irgendwelchen Direktiven der Bundes- behörden und damit auch des Bundesamtes für Kulturpflege. Die Rolle der Pro Helvetia verstehe ich persönlich nach wie vor als Aufgabe, das wertvolle kulturelle Schaffen in der Schweiz zu fördern, die kulturelle Vielfalt auch im Brauchtum zu pfle- gen, zur kulturellen Identifikation der Schweiz und der Schwei- zer beizutragen und insbesondere auch im Ausland unsere kulturelle Vielfalt zur Geltung und zur Darstellung zu bringen. Hier möchte ich die verfassungsrechtlichen Bedenken an- sprechen. Wenn man im innerstaatlichen Bereich durchaus die Bedenken, die sich auf die fehlende Verfassungsgrund- lage stützen, teilen kann, so dürfen wir festhalten, dass der Bund im Bereich der Aussenpolitik eindeutig vermehrte priori- täre Kompetenzen hat. Zur Vertretung der Schweiz im Ausland gehört nach meiner Meinung auch ganz besonders das kultu- relle Schaffen. Gerade bezüglich der wichtigen Repräsenta- tion des Kulturschaffens im Ausland, der Förderung kultureller Kontakte mit Mittel- und Osteuropa, die nun im Aufbau begrif- fen sind, glaube ich, dass die Mittel sehr gut eingesetzt sind. Einzelne Fehler und Auswüchse eines gewissen Giesskan- nenprinzips sollten uns den Blick vor der wichtigen Aufgabe, die Pro Helvetia gerade mit Richtung auf die Integration Euro- pas in kultureller Hinsicht zu leisten hat, nicht verstellen. Wir wollen Ausland-Kulturkontakte nicht ausschliesslich den Dienststellen des EDA und den offiziellen Vertretungen über- lassen, sondern in Koordination dazu auch die Pro-Helvetia- Stiftung stärken. Dazu braucht es die notwendigen Mittel, und ich meine, wir sollten mindestens beim Beschluss des Natio- nalrates bleiben und nicht zum bundesrätlichen Antrag zu- rückkehren.
In diesem Sinne bitte ich Sie, der Mehrheit zuzustimmen.
M. Cotti, président de la Confédération: La demande en ma- tière de culture, si vous me permettez une expression passa- blement inadaptée au sujet que nous traitons, est en augmen- tation constante. C'est d'ailleurs un fait réjouissant dans une société qui prend naturellement une orientation toujours plus économique, de constater que, peut-être à cause d'une né- cessité de compensation naturelle à l'homme, la demande culturelle s'accroît.
Je n'affirmerai pas qu'elle augmente seulement sur le plan international. C'est un fait évident. Comparez ce qu'entre- prend actuellement la Confédération à l'extérieur en matière
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culturelle avec ce que font d'autres pays qui ont bien entendu une autre dimension et - si vous voulez - une autre tradition. Mais les chiffres sont tout de même très significatifs. Pro Helve- tia destine actuellement environ 14 millions de francs par an à l'extérieur et si l'on ajoute les quelques millions inscrits dans les budgets de l'Office fédéral de la culture, les 15 millions ver- sés aux écoles suisses à l'étranger et environ 20 millions réser- vés au Département des affaires étrangères, en particulier à la Commission pour la présence de la Suisse à l'étranger, on se trouve toujours au-dessous des 50 millions de francs. Par rap- port à ce que dépense la République fédérale d'Allemagne, nous nous situons à un niveau bien inférieur puisqu'elle consacre près d'un demi-milliard de Deutsch Mark. De son côté, la France dépense beaucoup d'argent et agit admirable- ment dans ce secteur. Elle dépense à l'étranger quelque 4 milliards de francs français par année.
Ainsi donc, la demande augmente à l'étranger, mais j'ai remar- qué qu'il est réjouissant de constater qu'elle s'accroît aussi à l'intérieur de notre pays. Tous les représentants des cantons et des villes, des communes en particulier qui s'engagent dans le secteur, ne font que répéter qu'on arrive bientôt à la li- mite des possibilités financières. Et Dieu sait combien l'enga- gement - je pense à certaines grandes villes - est effectif dans le secteur culturel. On constate de plus en plus que l'augmen- tation de la demande, en soi réjouissante, met les principaux artisans publics du soutien culturel aux limites de leurs possi- bilités, d'où les requêtes toujours plus insistantes et plus nom- breuses présentées à la Confédération dont la compétence - vous le savez - est extrêmement limitée.
Celle-ci a été limitée - M. Hunziker a tout à fait raison de la sou- ligner - en vertu d'un vote populaire qui a été très clair et que le Conseil fédéral entend respecter. Je vous signale que sa ligne politique avait déjà été indiquée lors du précédent message concernant Pro Helvetia. Elle est confirmée aujourd'hui. Il ne faut pas élargir les domaines de présence de la Confédéra- tion, mais maintenir au moins ceux qui lui sont traditionnels. Certes, M. Hunziker a raison, cela est dû au fait que le peuple s'est exprimé, et de manière précise. Il n'empêche - mais je ne veux pas reprendre ici les propos de M. Hunziker - que la doc- trine est unanime quant à la présence d'une base constitution- nelle non écrite. Cela est tout de même insatisfaisant et c'est la raison pour laquelle - je m'exprimerai à ce propos tout à l'heure - le Conseil fédéral présentera encore avant la fin de cette année un projet de nouvel article constitutionnel sur la culture, l'un des nombreux sujets dont le Parlement sera saisi dès le début de la prochaine législature.
J'en viens à la proposition du Conseil fédéral. L'augmentation est relativement importante, car elle représente environ 44 pour cent par rapport à la période précédente. Mme Simmen a dit à juste titre qu'il fallait tout de même toujours partir des chif- fres de base, car on se doit parfois de constater que lorsque le point de départ est très bas, le taux d'augmentation paraît tout de suite relativement important. Il est certain que les moyens fi- nanciers effectifs mis à disposition restent relatifs, très modes- tes même. Mais, comme nous l'avons dit, nous ne voulons pas abandonner la retenue qui nous est imposée en relation avec le vote populaire. Cela étant, je vous signale que le Conseil fé- déral adhère à la modeste augmentation proposée par le Conseil national. Il importe d'éviter des divergences qui se- raient insignifiantes et inutiles. D'autre part, la volonté du Conseil des Etats de suivre l'autre Chambre selon des vues proches de celles du Conseil fédéral justifie cette conclusion. Je souligne encore quelques aspects collatéraux de l'activité de Pro Helvetia. On évoque de plus en plus la nécessité d'une collaboration plus étendue avec le Département des affaires étrangères, notamment. Il ne fait aucun doute que l'élargisse- ment de l'activité à l'étranger impose un contact toujours ac- cru avec ce département. Je tiens à le souligner, non pas pour entraver l'autonomie de Pro Helvetia, qui est au fond sa raison d'être-Mme Jaggi et M. Onken l'ont relevé - mais pour élargir le dialogue avec le département qui est directement chargé de la présence suisse à l'étranger. C'est d'ailleurs déjà en voie de réalisation, ce dont je me félicite.
M. Ruesch a tout à fait raison quand il dit que l'ouverture vers l'étranger, même si la loi l'exige, ne peut nous faire oublier que
Pro Helvetia doit, évidemment, rester active à l'intérieur du pays. En effet, les échanges dans un pays multiculturel restent toujours l'objectif premier de Pro Helvetia, objectif historique, car Pro Helvetia est née investie de ce rôle, qui a d'ailleurs été fixé par la législation.
Enfin, je répéterai encore une fois que le Conseil fédéral en- tend soumettre au Parlement, d'ici la fin de l'année, un nou- veau message en matière culturelle, qui sera l'occasion effec- tive et réelle pour le Parlement de définir en profondeur la fonc- tion de la Confédération dans le secteur culturel. Je dirai d'ores et déjà à M. Hunziker que le message confiera à la Confédération un rôle strictement secondaire et subsidiaire dans ce secteur vis-à-vis des collectivités locales ainsi que des efforts importants et croissants que le secteur privé consent en matière de culture.
Je dirai donc que le futur article constitutionnel sera l'occasion unique d'approfondir tant la présence de la Confédération dans le secteur de la culture que peut-être, dans ce contexte, la fonction de Pro Helvetia. Je vous renvoie donc à la discus- sion qui aura lieu dans quelques mois au Parlement. Je pense que ce sera une discussion fascinante relatif à un domaine es- sentiel pour notre société qui, heureusement, devient, Ma- dame Jaggi, indépendamment du nombre de conseillers pré- sents, un point central de la mission publique et politique.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Titre et préambule Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil national
Angenommen - Adopté
Art. 1 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Antrag Hunziker Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Art. 1 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil national
Proposition Hunziker Adhérer au projet du Conseil fédéral
Hunziker: Ich habe dem Präsidenten meinen Antrag schrift- lich eingereicht, dass die jährlichen Tranchen gemäss Entwurf des Bundesrats zu fixieren seien und nicht gemäss Nationalrat. Ich bitte Sie um Entschuldigung. Ich habe den Antrag dem Präsidenten spät zugeleitet, und die Zeit hat nicht mehr ge- reicht, ihn zu verteilen. Nach Artikel 58 unseres Reglements genügt es aber, wenn der Wortlaut in einer der drei Amtsspra- chen dem Präsidenten schriftlich eingereicht wird. Ich glaube also, dass formell diesem Antrag nichts entgegensteht, und wir darüber abstimmen können.
M. Cottier, rapporteur: La commission était tout à fait claire: pour elle, seule la version du Conseil national doit être soute- nue. Nous avons discuté également de la proposition Hunzi- ker, qui a été écartée, et nous avons finalement décidé à l'una- nimité - avec M. Hunziker qui était également membre de la commission - de ne pas présenter de proposition de minorité. Dès lors, je m'étonne quelque peu aujourd'hui de la proposi- tion de dernière minute qui vient de nous être soumise et qui n'est même pas écrite. Raison de plus pour soutenir la propo- sition de la commission qui est aussi celle du Conseil national.
Motion des Nationalrates (Kommission)
795
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission Für den Antrag Hunziker
31 Stimmen 1 Stimme
Art. 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil national
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes 32 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
Ad 87.232
Motion des Nationalrates (Kommission) Betäubungsmittelgesetz. Revision Motion du Conseil national (Commission) Loi sur les stupéfiants. Révision
Wortlaut der Motion vom 26. September 1990 Der Bundesrat wird beauftragt, dem Parlament eine Revision des Betäubungsmittelgesetzes und allenfalls weitere gesetzli- che Massnahmen im Bereich der Drogenbekämpfung mög- lichst rasch zu unterbreiten.
Texte de la motion du 26 septembre 1990
Le Conseil fédéral est chargé de soumettre au plus vite au Par- lement une révision de la loi sur les stupéfiants et au besoin, d'autres mesures légales dans le domaine de la lutte contre la drogue.
M. Gautier, rapporteur: Le Conseil national a adopté en sep- tembre de l'année dernière une motion réclamant la révision de la loi sur les stupéfiants et, éventuellement, d'autres mesu- res législatives dans le domaine de la lutte contre la drogue. Cette motion ne précise aucunement dans quelle direction la loi sur les stupéfiants doit être modifiée. Il est vrai que cette motion est un compromis trouvé par la, commission du Conseil national qui s'occupait d'une initiative parlementaire réclamant la dépénalisation de la consommation de drogue, initiative que le Conseil national a rejetée à la forte majorité de 94 voix contre 35. Le débat au Conseil national a montré que si certains s'exprimaient en faveur de la dépénalisation, la majo- rité des orateurs s'exprimait pour le maintien de pénalités en ce domaine.
La Commission de la santé publique et de l'environnement de notre conseil a jugé nécessaire d'étudier très à fond les problè- mes posés par cette motion, ce qu'elle a fait au cours d'un sé- minaire tenu le 16 août, où elle a entendu trois experts, le Dr van der Linde, président de la sous-commission «Drogue» de la Commission fédérale des stupéfiants, le Dr Zeltner, di- recteur de l'Office fédéral, et M. Schild, chef de l'Office central pour la répression du trafic des stupéfiants au Ministère public de la Confédération. Ces exposés ont été suivis d'une discus- sion approfondie et la Commission de la santé publique m'a prié de vous résumer ces débats, souhaitant qu'une discus- sion s'instaure aussi dans notre conseil. Mon propos de ce
matin est donc de vous rappeler quelques-uns des principaux problèmes posés par la toxicomanie et la lutte contre ce fléau. Personne ne conteste que la consommation de drogue est un phénomène grave dans le monde entier certes, mais dans no- tre pays en particulier, où la proportion de drogués semble des plus élevées. On chiffre à 65 000 le nombre de personnes consommant ou ayant consommé de la drogue, c'est-à-dire environ 1 pour cent de la population. Mais toute statistique dans ce domaine est aléatoire pour des raisons évidentes. L'important est que nombreux sont ceux - surtout parmi les jeunes - qui se détruisent par la drogue et que ce phénomène semble ne pas cesser d'augmenter en importance. Le but à at- teindre est de stabiliser d'abord et de faire régresser ensuite cette épidémie. Chacun tombe d'accord sur ce principe, mais quand on aborde la méthode, les divergences apparaissent. Le principal point de divergences est la répression de la consommation. Une tendance est apparue depuis quelques années qui, se fondant sur l'échec jusqu'ici des méthodes ré- pressives, voudrait dépénaliser plus ou moins totalement la consommation de drogue, arguant ainsi qu'un marché s'éta- blirait, que les prix baisseraient et que les drogués ne seraient plus contraints de se procurer leur drogue en se livrant au tra- fic où à d'autres activités, telles que le vol et autres violences. Les opposants à cette libéralisation rétorquent, à juste titre - nous semble-il - que légaliser la drogue, c'est renoncer à ra- mener à la raison les consommateurs et baisser les bras de- vant ce fléau. Et la baisse des prix, en bonne logique économi- que, provoquerait probablement une augmentation de la consommation, ce que personne ne souhaite.
Sur le plan international, les politiques les plus variées ont été tentées, de la répressivité des Etats-Unis au laxisme ou au pragmatisme des Pays-Bas, avec tous les intermédiaires. Hé- las, aucune méthode, aucun pays n'a connu de résultats satis- faisants. En Suisse même, il n'y a pas d'unité de doctrine. Une récente procédure de consultation du Conseil fédéral a mon- tré schématiquement que la Suisse alémanique se voulait plus libérale dans ce domaine, la Suisse latine plus rigoureuse. Je dis bien schématiquement, car il existe aussi des différences entre cantons alémaniques et entre cantons latins.
La répression de la toxicomanie est réglée chez nous de ma- nière très claire par la loi fédérale de 1951, révisée en 1975. Ce sont les cantons qui doivent appliquer cette loi. Comme celle-ci laisse de grandes marges d'appréciation aux tribu- naux qui jugent les consommateurs, il est évident que l'on ne peut pas parler d'unité de l'application du droit. Mais la consommation de drogue n'est de loin pas le seul domaine où il en est ainsi. En résumé sur ce point, la Commission de la santé publique estime qu'il n'est pas possible de renoncer ac- tuellement à toute répression de la consommation de drogue. J'en viens à un autre point tout aussi important, la prévention. La commission unanime estime que c'est dans ce domaine qu'on peut espérer quelque succès et souhaite qu'on y agisse plus énergiquement que ces vingt dernière années. Et là, cer- tains membres de la commission ont adresse des reproches assez sévères à la Confédération, dont ils auraient souhaité une action plus énergique. Il est vrai que jusqu'au début de cette année, l'Office fédéral de la santé publique ne disposait pour cette tâche que d'un seul et unique collaborateur et d'un budget annuel de 200 000 francs. Depuis février dernier, le Conseil fédéral a porté ces chiffres à 10 collaborateurs et 6,5 millions, ce dont nous sommes très heureux. De même, nous félicitons le Conseil fédéral d'avoir dynamise sa politique de soutien aux cantons dans ce domaine par diverses mesu- res qui vont entrer en vigueur: une campagne nationale de sensibilisation qui s'ouvrira dans quelques jours, le 1er octobre, par une Conférence nationale de la drogue et qui s'inspirera de la campagne contre le sida; une aide financière aux cantons pour la formation de personnel spécialisé; une in- citation et un soutien à la recherche; la ratification de trois conventions de l'ONU et diverses autres mesures. Je le ré- pète, la Commission de la santé publique tient à féliciter ici le chef du Département fédéral de l'intérieur et le nouveau direc- teur de l'Office fédéral de la santé publique de prendre ferme- ment en main la lutte contre la drogue, que la Confédération avait quelque peu négligée jusqu'ici.
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Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Stiftung Pro Helvetia. Finanzhilfen 1992-1995 Fondation Pro Helvetia. Aides financières 1992-1995
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Herbstsession
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Session d'automne
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Sessione autunnale
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
08
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 91.024
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 26.09.1991 - 08:00
Date
Data
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790-795
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