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Dringliche Interpellation der grünen Fraktion
soins de l'ancienne Union soviétique. Il est certain que nous avons à faire face là à des problèmes extrêmement impor- tants, exigeant des moyens supplémentaires. Je crois que ces moyens, nous devons vous les demander.
Toutefois, j'aimerais encore ajouter que je dois répondre d'abord à plusieurs questions qui m'ont été posées sur l'insuf- fisance de l'engagement du crédit de 800 millions. Ce crédit était prévu pour une durée minimale de trois ans. Les péripé- ties du budget de la Confédération vous ont fait - vous- mêmes, Mesdames et Messieurs et non celui qui vous parle - réduire les crédits de paiements à l'intérieur du budget annuel de la Confédération à des sommes telles que si on les multiplie par trois, on aboutira à peine à 500 millions et non pas aux 800 cents millions que nous avions demandés. Cela dit, je crois que nous devrons certainement vous demander d'aug- menter le volume de paiements nécessaire au cours des deux premières années. Nous le ferons à travers une demande de budget supplémentaire. En effet, les mesures que nous avons prises prouvent que les besoins immédiats et la nécessité de les financer sont extrêmement importants dans un avenir im- médiat, c'est-à-dire dans les années 1992/1993. Après nous pourrons, au cours des années suivantes, étaler, en particu- lier, les crédits au titre de l'aide financière qui se paient beau- coup plus lentement.
On nous a demandé à plusieurs reprises quelles étaient les ex- périences que nous avons faites. Les pays de la Communauté des Etats indépendants ne peuvent pas bénéficier de la loi sur la garantie des risques à l'exportation, de même que la Polo- gne ne le pouvait pas, alors que la Tchécoslovaquie et la Hon- grie sont mises au bénéfice de ces dispositions. Nous avons fait une expérience en Pologne. En ce dernier pays, il y a ac- tuellement trente projets à garantir à travers la GRE. pour un montant de 40 millions de francs. Sur ces trente projets, un seul a échoué. Cela veut dire que vingt-neuf projets ont été sui- vis d'un paiement de la part des importateurs. C'est donc ce type de problèmes que nous rencontrerons vraisemblable- ment également au niveau des pays de la Communauté des Etats indépendants et non pas nécessairement des refus de payer ou des impossibilités de paiement
Les expériences que nous avons faites à l'intérieur des pays comme la Hongrie, la Tchécoslovaquie et la Pologne, ont été expliquées ou illustrées dans le message concernant le cré- dit-cadre de 800 millions - vous me permettrez de ne pas y re- venir en détail - mais nous pourrons, je peux m'y engager, re- prendre les plus significatifs d'entre eux au moment où nous élaborerons le message en faveur de l'ancienne Union soviéti- que de manière à ce que vous ayez un certain nombre de com- paraisons indispensables et intéressantes.
Enfin, je voudrais vous rappeler que le Conseil fédéral ne peut jamais négliger le fait que les investissements qu'il effectue à l'étranger au titre d'une aide sont toujours des investisse- ments qui servent les intérêts de notre pays. Tout d'abord au titre de la sécurité générale et de nos relations bilatérales ou multilatérales avec l'ensemble des pays avec lesquels nous établissons ces contacts et avec les pays que nous aidons, qu'ils soient du sud, du centre ou de l'est de l'Europe. Mais ils servent aussi, dans une certaine mesure, l'économie de notre pays dès l'instant où nous favorisons ainsi des exportations de biens de consommation. Ce n'est pas un défaut. Ce qu'il faut retenir, c'est que l'aide que nous accordons à ces pays ne doit pas viser seulement ce but-là mais évidemment être d'abord utile à ces pays avant d'être utile à nos exportateurs. Mais si les deux peuvent être conciliés, il n'y a pas de raisons de condam- ner l'effet synergique et je crois que vous en tomberez tous d'accord.
M. Pini, notamment, a rappelé l'idée du Plan Marshall. C'est à mon avis un mauvais exemple que de baptiser une aide à l'Est du nom de Plan Marshall. En effet, comme cela a déjà été dit, le Plan Marshall visait à relever une économie qui s'était écroulée en trois ou quatre ans - dont les usines étaient détruites, les machines démontées ou cassées - avec des peuples qui n'avaient ni arrêté de travailler ni perdu l'habitude des règles du libéralisme économique. En revanche, dans les pays d'Eu- rope centrale et de l'Est, nous devons nous attaquer à des pro- blèmes qui sont davantage des problèmes de mentalité de
nos correspondants que des problèmes de défaite de leur économie. Ils ont pris l'habitude d'une économie planifiée, qu'ils ne dirigeaient plus, et ils ont perdu l'habitude de la concurrence établie en économie libérale. Il ne suffit pas de re- lever une économie qui vient de s'écrouler, il faut établir une nouvelle économie. Le professeur Brejsenski, qui est un spé- cialiste des pays de l'Est, conseiller à la Maison-Blanche, me disait très récemment ceci: «Les économistes du monde entier ont écrit des livres sur l'économie planifiée et l'ont parfaite- ment expliquée, y compris décrit ses défauts. Ils ont écrit des quantités d'ouvrages sur le libéralisme économique, le libéra- lisme économique à dimension sociale. Tout cela est parfaite- ment expliqué. Mais ce qui n'existe pas, c'est la façon de pas- ser de l'économie planifiée à l'économie libérale. Là, personne ne s'est jamais posé la question.» Je crois que c'est vrai, c'est à ce problème-là que nous nous heurtons et c'est ce qui rend particulièrement difficile l'élaboration des solutions. C'est pourquoi, sans être opposé à une aide, je ne l'appellerai pas Plan Marshall, car il y a une différence essentielle.
Je vous remercie d'accepter que je ne réponde pas à toutes vos questions, mais je vous promets que les notes que nous avons prises inspireront nos réponses dans le message du Conseil fédéral.
Persönliche Erklärung - Déclaration personnelle
Frau Robert: Herr Bonny, Sie haben mir unterschoben, dass ich die Finanzhilfe, insbesondere Ihre Finanzhilfe im Sinne von Kreditgewährung, gegen die technische Zusammenarbeit ausgespielt habe. Das Gegenteil ist der Fall! Ich habe gesagt, man solle sie nicht gegeneinander ausspielen, was Sie getan haben.
Ich möchte Sie an Ihre Begründung erinnern, die lautet: «Der Interpellation liegt daher die Absicht zugrunde, die für die Fi- nanzhilfe vorgesehenen 600 Millionen Franken wesentlich zu erhöhen, wenn möglich zu verdoppeln.» Kein Wort von Ihrer Seite zur technischen Zusammenarbeit. Genau gegen diese Art, technische Zusammenarbeit und Finanzhilfe gegeneinan- der auszuspielen, habe ich mich gewehrt. Wir sind für mehr Fi- nanzhilfe, wir sind aber insbesondere auch für mehr techni- sche Zusammenarbeit, wenn schon jetzt mehr Geld fliessen soll. Wir sind dagegen, dass hier falsch gespielt wird, und wir sind insbesondere gegen Ihre Ueberfalltaktik!
Ich bin dem Bundesrat dankbar, dass er darauf nicht einge- stiegen ist und Ihre diesbezüglichen Fragen richtigerweise nicht beantwortet hat.
92.3062
Dringliche Interpellation der grünen Fraktion Fehler bei der Auszählung des Neat-Referendums
Interpellation urgente du groupe écologiste Referendum sur la NLFA. Erreurs de dépouillement
Wortlaut der Interpellation vom 3. März 1992
Angesichts der gravierenden Fehler bei der Auszählung des Neat-Referendums bitten wir den Bundesrat dringend um die Beantwortung folgender Fragen:
Wie ist es zu diesem Fehler gekommen? Ist der Bundesrat bereit, die Ergebnisse der verwaltungsinternen Untersuchung zu veröffentlichen?
Drängen sich aufgrund dieses Fehlers in Zukunft konkrete Massnahmen auf und welche? Ist der Bundesrat nicht auch der Auffassung, dass die Bestimmungen über die Einreichung eines Referendums abgeändert werden müssen?
N 16 mars 1992
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Interpellation urgente du groupe écologiste
Kann der Bundesrat ausschliessen, dass es im Rahmen die- ser Auszählung zu gezielten Unregelmässigkeiten gekommen ist?
Wie beurteilt der Bundesrat die Tatsache, dass es während der Auszählung zu Indiskretionen über den Stand der Auszäh- lung gekommen ist? Wie kann das in Zukunft verhindert wer- den?
Texte de l'interpellation du 3 mars 1992
Vu la gravité des erreurs commises lors du comptage des si- gnatures du référendum sur la NLFA, nous demandons au Conseil fédéral de répondre de toute urgence aux questions suivantes:
Comment une telle erreur a-t-elle été possible? Le Conseil fédéral est-il prêt à publier les résultats de l'enquête adminis- trative interne?
Sera-t-il nécessaire à l'avenir de prendre des mesures concrètes et, si oui, lesquelles? Le Conseil fédéral n'est-il pas comme nous d'avis que les dispositions régissant la demande de référendum doivent être modifiées?
Le Conseil fédéral peut-il affirmer qu'il est impossible que se soient produites des irrégularités voulues lors du comptage? 4. Que pense-t-il enfin du fait qu'il y a eu, lors de l'opération de comptage, des indiscrétions sur le résultat? Comment compte-t-il y remédier à l'avenir?
Sprecherin - Porte-parole: Gardiol
Schriftliche Begründung Die Urheber verzichten auf eine Begründung und wünschen eine schriftliche Antwort.
Développement par écrit Les auteurs renoncent au développement et demandent une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 16. März 1992
Die beanstandeten Unzulänglichkeiten gehen auf Rech- nungsfehler sowie auf Schwierigkeiten bei der Beurteilung ge- wisser Unterschriften zurück, die naturgemäss schwer auszu- schliessen sind. Der Bundesrat ist bereit, zu gegebener Zeit das Ergebnis der administrativen Untersuchung zu veröffentli- chen, welche der Vorsteher des Eidgenössischen Departe- mentes des Innern (dem das Bundesamt für Statistik unter- stellt ist) und der Bundeskanzler am 17. Februar 1992 ange- ordnet haben.
Die erwähnte Untersuchung wird insbesondere auch die Frage zu beantworten haben, ob sich Aenderungen am ge- genwärtigen Verfahren der Prüfung von Unterschriften für Re- ferenden oder Volksinitiativen aufdrängen. Sollte dies der Fall sein, so werden Aenderungen im Bereich der Verfahrensorga- nisation nicht ausgeschlossen. Vor einem Entscheid werden jedenfalls die Schlussfolgerungen der Untersuchung abzu- warten sein.
Der Bundesrat kann zwar nicht behaupten, dass derlei Un- regelmässigkeiten schlechthin unmöglich seien; er ist aber überzeugt, dass im vorliegenden Fall keine gezielten Unregel- mässigkeiten vorgekommen sind. Nachdem ein Bürger ein als Strafanzeige zu betrachtendes Schreiben eingereicht hat, das unter anderem den Vorwurf enthielt, Mitarbeiter des Bundes- amtes für Statistik hätten bewusst etwa 1500 Unterschriften verschwinden lassen, wurde die Bundesanwaltschaft einge- schaltet. Bevor ein Untersuchungsergebnis vorliegt, kann der Bundesrat keine definitiven Aeusserungen machen.
Indiskretionen lassen sich nie ganz ausschliessen. Der Bun- desrat bedauert sie.
Rapport écrit du Conseil fédéral du 16 mars 1992
ment fédéral de l'intérieur (dont dépend l'Office fédéral de la statistique) et le chancelier de la Confédération ont ordonnée le 17 février 1992.
L'enquête précitée devra, en particulier, répondre à la ques- tion de savoir s'il s'impose d'apporter des modifications à la procédure actuelle de contrôle des signatures, déposées à l'appui d'une demande de référendum ou d'une initiative po- pulaire. Dans l'affirmative, il pourrait y avoir du changement au niveau de l'organisation de la procédure. Avant toute décision, on attendra les conclusions de l'enquête.
Si le Conseil fédéral ne peut dire que de telles irrégularités sont impossibles, il est en revanche convaincu qu'il n'y en a pas eu en l'espèce. Après qu'un citoyen ait adressé une lettre, que l'on doit considérer comme une plainte pénale et dans la- quelle il reproche notamment à des collaborateurs de l'Office fédéral de la statistique d'avoir sciemment laissé disparaître quelque 1500 signatures, le Ministère public de la Confédéra- tion a été saisi de l'affaire. Tant que l'enquête n'aura pas fourni de résultat, le Conseil fédéral ne peut pas se prononcer de ma- nière définitive.
Des indiscrétions sont toujours possibles. Le Conseil fédé- ral les regrette.
Mme Gardiol: Le groupe écologiste n'est que partiellement satisfait de la réponse du Conseil fédéral. Il se déclare satisfait d'apprendre qu'une enquête a été ordonnée et il est donc prêt à attendre les résultats de celle-ci, afin de voir quelles seront les mesures à prendre à l'avenir. Mais, par exemple, la ré- ponse à la question 4 est complètement insatisfaisante; en fait, il n'y a absolument pas eu de réponse, alors que ces indis- crétions, ayant eu lieu dès le début, c'est-à-dire déjà à fin jan- vier, et ayant abouti à des prises de position dans la presse an- nonçant l'échec du référendum, ont complètement saboté la fin du dépouillement. C'est pourquoi, je pense que nous avons droit à de meilleures réponses et que je demande la dis- cussion.
Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen 39 Stimmen 33 Stimmen
Mme Gardiol: L'interpellation que vous avez devant vous avait été déposée avant de connaître le résultat définitif du dé- pouillement, également avant la conférence de presse qui a eu lieu lundi dernier. Si elle a apporté quelques réponses, elle a aussi soulevé un certain nombre de questions. En particu- lier, elle a laissé sous-entendre que des pressions étaient res- ponsables des irrégularités, des indiscrétions et des fautes qui se sont produites, venant entre autres du comité d'initiative et de la presse. Je tiens à préciser que le comité d'initiative avait tout le temps. Il avait peut-être une certaine curiosité face au résultat officiel, créée par le suspense des affirmations contra- dictoires, mais la date du mois de septembre pour une vota- tion lui convenait parfaitement. Par contre, M. Ogi, conseiller fédéral, avait été clair dès le début: s'il devait y avoir votation, ce serait en mai. Le calendrier était ainsi fixé, personne ne l'ignorait, et c'est cela la pression qui a poussé au cafouillage que nous avons connu. Il ne faut donc pas faire porter le cha- peau à d'autres, comme la conférence de presse l'a laissé sous-entrendre.
Nous attendrons les résultats de l'enquête avec patience, mais j'aimerais tout de même ajouter un point: aux pannes qui ont été dénoncées dans le déroulement du dépouillement, il faut encore ajouter les irrégularités qui se sont passées dans les communes. Ces dernières ont été débordées, elles n'ont pas pu renvoyer à temps ou ont renvoyé à la mauvaise adresse les listes. La chancellerie a encore et toujours un stock d'envi- ron 150 enveloppes non ouvertes. Ces interférences ont failli mettre en jeu le respect des droits populaires et c'est là un as- pect pour nous très important, très grave, le plus grave de toute cette affaire. Actuellement, il semble que les communes ont en main la possibilité de faire capoter un référendum. Donc, j'aimerais que M. le chancelier s'exprime aussi sur cet
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Dringliche Interpellation der grünen Fraktion
aspect du fonctionnement du droit référendaire. Ce référen- dum très serré a eu l'effet d'une sonnette d'alarme. Il faut révi- ser et revoir plusieurs points de procédure pour protéger l'exercice des droits politiques.
Nous attendons donc des réponses précises de la part du Conseil fédéral, certaines maintenant, d'autres peut-être après les résultats de l'enquête. Voilà quelques points sur les- quels je voulais attirer votre attention.
Dünki: Bekanntlich bin ich Stimmrechtsregisterführer einer Gemeinde. Ich bin daher in der Lage, zur Frage der Unter- schriftenbeglaubigung bei Initiativen und Referenden aus praktischen Erfahrungen einige Ausführungen zu machen:
Was von den Gemeinden über Weihnachten und Neujahr auf diesem Sektor verlangt wurde, darf nicht mehr vorkom- men. Es kann nicht verantwortet werden, Beglaubigungen derart unter Zeitdruck vornehmen lassen zu müssen. Eine se- riöse Arbeit braucht eben Zeit. Vier Referenden miteinander komplizieren das Verfahren. Wir weigern uns in Zukunft, den Forderungen der Referendenkomitees innert Stunden nach- zukommen. Das ist einfach nicht möglich. Wir können nicht aus dem hohlen Bauch beglaubigen. Wir müssen uns verge- wissern, ob jemand nicht schon einmal oder mehrmals Unter- schriftenbogen ausgefüllt hat. Mehrfachunterschriften sind nicht selten. Diesmal waren sie äusserst häufig. Wenn wir alle Schuldbaren dem Strafrichter überwiesen hätten, hätte er lange Zeit gebraucht, um diese Fälle zu bearbeiten.
Es muss dem Komitee eine Frist gesetzt werden, bis wann die Unterschriften den Gemeinden spätestens unterbreitet werden müssen. Bei mir trafen die letzten Unterschriftenbo- gen am gleichen Tage ein, als das Referendum hätte einge- reicht werden sollen. Da kann man nichts mehr machen, es ist zu spät - es kam von Ihrem Komitee; das haben Sie selbst zu verantworten. Wir haben auch noch andere Arbeiten zu erledi- gen, wir machen unser möglichstes, aber so einfach ist das nicht. Wir arbeiten sicher speditiv, das können Sie von uns ver- langen, aber innert Stunden ist das nicht möglich. Setzen Sie eine angemessene Frist vor dem Einreichungsdatum, dann werden Sie die Bogen auch erhalten.
Im weiteren stelle ich immer wieder fest, dass viele Unterschrif- tenbogen offensichtlich von der gleichen Person handschrift- lich, aber nur mit Blockschrift, ausgefüllt werden. Jemand schreibt den Namen auf von Mann und Frau, von den stimm- berechtigten Kindern, von Grossvater und Grossmutter. Eine Unterschrift wird nicht verlangt; das ist ein grosser Mangel.
Wir stehen immer vor einer Gewissensfrage: Sollen wir nun diese Unterschriften gelten lassen? Sollen wir sie streichen? Wir sind ja keine Schriftexperten, die genau feststellen kön- nen, ob es wirklich der gleiche ist, aber die Vermutung liegt nahe. Missbräuche können mit dem jetzigen System nicht ausgeschlossen werden. Eine Aenderung drängt sich auf; das möchte ich der Bundeskanzlei mit auf den Weg geben.
Denken Sie auch daran, dass nicht alle Bogen am gleichen Tag zur Beglaubigung der Unterschrift gelangen sollen. Manchmal dauert das Wochen, vielleicht sogar Monate. Dann wissen wir nicht mehr ganz genau, wie der frühere Bogen aus- gesehen hat. Uns bleibt nichts anderes übrig, als dass wir Ver- merke auf den Stimmregistern anbringen, was an und für sich verboten wäre; der Datenschutz würde dies nicht gestatten. Aber wenn die Bogen gestaffelt eingereicht werden, bleibt uns nichts anderes übrig. Man sollte von den Komitees - gehe es um Initiativen oder Referenden - verlangen, dass sie das ganze Paket an einem Tag derselben Gemeinde überreichen; das würde uns die Arbeit sehr erleichtern und würde zu weni- ger Mängeln führen.
Ich empfehle dem Bundesrat, den Fragenkomplex der Unter- schriftenbeglaubigung durch eine Expertenkommission oder durch Sachverständige untersuchen zu lassen. Das System hat Mängel, es muss verbessert werden. Ich befürchte, dass die Flut von Referenden und Initiativen weitergeht. So geht es aber nicht, so kommt es zu Missständen wie diesmal bei der Neat. Zeitdruck, unvollständige Vorschriften: das erschwert die Arbeit. Die Gemeinden haben - ich kann nicht für alle spre- chen - ihr möglichstes getan. Aber unter diesem Zeitdruck war es nicht möglich, allen Forderungen nachzukommen.
Thür: Ich bin enttäuscht über die sehr pauschale Antwort zur Frage 1. Wir haben gefragt: Wie ist es zu diesem Fehler ge- kommen? Ich glaube, aufgrund der heutigen Erkenntnisse könnte diesbezüglich einiges mehr gesagt werden. Diese Hin- tergründe werfen Fragen auf.
Bekanntlich hat das Urner Komitee den Fehler festgestellt, und zwar aufgrund der Tatsache, dass über die eingegange- nen und abgelieferten Unterschriften genau Buch geführt wurde. Die Urner gaben nämlich exakt 4545 Unterschriften ab; nach Ortschaften geordnet in Sichtmäppchen zusammenge- fasst. Auf diesen Sichtmäppchen war ein Deckblatt mit der Postleitzahl und der Unterschriftenzahl nach Gemeinde. Zu- sammengefasst haben die Urner diese Gemeinden auf einem A4-Blatt aufgelistet und darauf die Summe der Gemeindere- sultate notiert.
Bei der Auszählung ist die verantwortliche Equipe aber auf 4100 Unterschriften gekommen. Ich frage mich nun: Wie kann dieser Fehler geschehen? Vom Komitee liegt ein Blatt mit ex- akten Zahlen vor - 4545 Unterschriften bezeichnet das Komi- tee als abgegeben -, und umgekehrt kommt die Zähl-Equipe nur auf 4100 Stimmen. Die Zähl-Equipe nimmt nun das Nor- malste auf der Welt nicht vor, nämlich das Resultat noch ein- mal zu überprüfen, eine zweite Zählung durchzuführen! Ich möchte den Herrn Bundeskanzler bitten, uns über dieses My- sterium aufzuklären.
Nicht befriedigt bin ich auch in bezug auf die Frage 4, die Indis- kretionen. Es ist bekannt, dass eine Handvoll Personen am Freitag, den 24. Januar, das Ergebnis dieser Auszählung ge- kannt hat. Es sind drei Personen, leitende Personen aus dem Bundesamt für Statistik. Es war Herr Wili von der Bundeskanz- lei, der es am gleichen Nachmittag - Ihnen, Herr Bundeskanz- ler! - mitgeteilt hat. Ich stelle nun die Frage: Wann haben Sie dieses Resultat, das Sie von Herrn Wili erhalten haben, dem Bundesrat mitgeteilt?
Ich denke, diese Indiskretionen müssen aufgeklärt werden. Sie können um so einfacher aufgeklärt werden, als nur sehr wenige Personen das Ergebnis kannten.
Gross Andreas: Ich möchte einen etwas anderen Akzent set- zen als Herr Thür. Ich glaube, mit einer Administrativuntersu- chung ist es nicht getan. Wir haben es hier mit einem schwer- wiegenden politischen Problem zu tun. Es geht nicht an, dass z. B. Referendumsgruppen in den drei Monaten, in denen sie die nötigen Unterschriften beibringen müssen, behindert wer- den, beispielsweise durch überlastete Gemeindekanzleien - Herr Dünki hat diesbezüglich ganz recht -, durch eine überla- stete Bundeskanzlei oder durch Zeiten, in denen niemand ar- beitet, so dass die Beglaubigungen nicht erfolgen können.
Es ist ein politisches Problem, wie wir verhindern können, dass - in einem Moment, wo mehr Leute und Gruppen zum Referendum greifen, weil die Probleme und die Konsenssu- che schwieriger geworden sind, andererseits aber die Men- schen an den genannten Stellen überlastet sind - das Refe- rendumsrecht insofern ausgehöhlt wird, als nur noch finanz- kräftige, sehr gut organisierte, hochbürokratisch fähige Grup- pen davon Gebrauch machen können.
Das ist meiner Meinung nach eine zentrale politische Frage, die uns durch das Neat-Referendum signalisiert wird und die man nicht lösen kann, indem man jetzt auf die Bundeskanzlei losgeht und sich auf eine Administrativuntersuchung be- schränkt.
Es bestehen verschiedene Möglichkeiten, dieses Problem an- zugehen. Im Rechtswesen gibt es den sogenannten Rechts- stillstand. Gewisse Ferientage gelten bei den Fristen nicht. Das wäre eine Möglichkeit. Eine zweite Möglichkeit hat Herr Dünki genannt. Bei der dritten Möglichkeit könnte man sagen, dass nicht die Referendumsträgerinnen oder -träger die Unter- schriften in den drei Monaten beglaubigen lassen müssen. Sie sollten sie unbeglaubigt abgeben können. Die Beglaubigung wäre dann innerhalb der zur Verfügung stehenden Zeit, ohne Druck von irgendwoher, zentral durch die Bundeskanzlei vor- zunehmen.
Ich glaube, das wäre die Lösung, die dem Referendumsrecht am ehesten zum Durchbruch verhelfen könnte, indem die drei Monate nicht von bürokratischen Problemen belastet würden,
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sondern zur Verfügung stünden, um die Unterschriften zusam- menzubringen. Diese Regelung würde auch jenen Gruppen gerecht, die nicht genügend Geld und Personal und auch nicht die erforderliche Uebung haben, um die nötigen Unter- schriften zu sammeln, wenn man nur zwei Monate zur Verfü- gung hat und ein restlicher Monat für Ferien, überlastete Ge- meindekanzleien usw. verlorengeht.
M. Couchepin, chancelier de la Confédération: Mme Gardiol a dit que nous essayons de faire porter le chapeau à quelqu'un d'autre. J'ai l'habitude de porter mes propres chapeaux lors- que je les ai achetés moi-même.
Je n'ai jamais dit, et je n'ai pas entendu, au cours de la confé- rence de presse, que nous ayons prétendu que la pression ve- nait soit des comités référendaires soit même de la presse. Je ne l'ai pas dit. J'ai déclaré en revanche que nous étions effecti- vement curieux de connaître le résultat et que, compte tenu de l'hypothèse qu'on puisse éventuellement voter au mois de mai sur ce référendum s'il aboutissait, j'avais demandé à l'Office de la statistique s'il pouvait me fournir les résultats assez tôt. Ce chapeau-là, je le porte, mais je ne me rappelle pas avoir tenté de le faire porter par quelqu'un d'autre.
Il est exact que dans cette circonstance particulière des diffi- cultés spéciales ont été réunies: les fêtes, d'une part, et le nombre considérable de référendums, d'autre part, ont fait que, comme l'a signalé M. Dünki, il y a eu des difficultés au ni- veau des communes. Il n'en reste pas moins que la loi est claire pour le moment, il est possible qu'il faille en changer à la lumière des expériences faites - ce qui répond à la question de M. Gross Andreas - mais pour le moment elle est claire, nous ne pouvions pas prolonger les délais. Qu'auriez-vous pensé si, arrivant maintenant à la conviction qu'il y a au moins 50 051 signatures, on disait qu'il n'y en a que 51 de plus, donc que ça n'a pas abouti. De même, dans l'autre sens, il n'était pas possi- ble de prendre des libertés avec la loi: les chiffres sont précis, tout comme les délais, nous ne pouvions donc pas nous per- mettre des fantaisies dans ce domaine-là.
Lorsque les résultats ont été communiqués par l'Office fédéral de la statistique, conformément aux dispositions légales et dans le cadre du respect des droits des intéressés, j'ai trans- mis, par l'intermédiaire de mes services, les résultats auxquels nous arrivions avec les chiffres de l'Office de la statistique aux comités référendaires, et c'est à ce moment-là qu'effective- ment le comité d'Uri nous a signalé que selon ses calculs il ar- rivait à d'autres chiffres. Je le déplore avec vous, j'ai probable- ment été trop confiant, mais j'avais pensé que si, depuis 1874, l'Office de la statistique nous donnait des résultats corrects on pouvait préjuger qu'il avait encore une fois accompli son tra- vail comme il faut. Une erreur d'addition due à la maladie d'une personne a fait que 350 et quelques signatures n'ont pas été comptées. C'est précisément le but de la procédure qui consiste à consulter les intéressés, avant de prendre une décision sujette à recours, de déceler une éventuelle omis- sion. Je pense que nos institutions sont donc relativement bien faites qui ont justement permis de constater l'erreur assez tôt. Nous avons donc demandé un nouveau décompte, mais il ne s'agissait pas, comme je l'ai expliqué lors de la conférence de presse, d'un simple calcul, d'une simple addition. Il a fallu que les deux bureaux mis en place examinent, une à une, les 50 000 signatures pour voir si oui ou non elles étaient attes- tées correctement, si elles étaient conformes, si elles n'étaient pas apposées deux fois par la même main, s'il n'y avait pas des signatures apposées par la même personne sous plu- sieurs noms, etc. Je pense donc que, dans le cadre de cet inci- dent, que j'assume, nous avons fait ce qu'il fallait pour que les droits populaires soient strictement respectés.
Lorsque vous prétendez, Madame, que l'on se moque du Par- lement en disant que l'on regrette les indiscrétions, je ne vois pas comment on peut affirmer une telle chose. Je pense au contraire que l'on vous ferait plutôt perdre du temps en es- sayant de vous expliquer les choses autrement. Ces indiscré- tions ont eu lieu, nous les regrettons, nous ignorons malheu- reusement comment elles ont pu se produire, et nous espé- rons que l'enquête nous éclairera sur ce point. Mais aussi
longtemps que je ne le sais pas, je ne vais pas commencer à dire des choses que j'ignore.
En répondant à Mme Gardiol, je crois avoir également ré- pondu aux questions de MM. Thür et Gross Andreas. Les droits politiques et les délais qui sont actuellement fixés dans la loi pourraient être l'objet d'un réexamen dans le cadre de la révision de la loi sur les droits politiques et, sur la base des ex- périences acquises dans ce cas-là, je voudrais insister cepen- dant sur le fait que c'est la première fois depuis 1874 que nous nous trouvons dans une situation où quelques signatures peu- vent modifier le résultat. Heureusement, ces résultats ne sont pas toujours aussi serrés. Il ne faudra donc pas forcément adopter chaque fois une procédure aussi stricte. Lorsqu'il y a 10 000 ou 15 000 voix de différence et par conséquent moins de risques d'erreurs, on peut appliquer une procédure plus simple et moins coûteuse.
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Militärversicherung. Bundesgesetz Assurance militaire. Loi
Botschaft und Gesetzentwurf vom 27. Juni 1990 (BBI III 201) Message et projet de loi du 27 juin 1990 (FF III 189) Beschluss des Ständerates vom 3. Oktober 1991 Décision du Conseil des Etats du 3 octobre 1991 Kategorie III, Art. 68 GRN - Catégorie III, art. 68 RCN
Antrag der Kommission Eintreten Proposition de la commission Entrer en matière
Seiler Rolf, Berichterstatter: Wir werden uns Mühe geben, da- mit wir das Geschäft heute noch über die Bühne bringen. Ich möchte hier die Vorlage kurz vorstellen und anschliessend un- sere Arbeit in der Kommission schildern.
Mit der Totalrevision des Bundesgesetzes über die Militärversi- cherung will der Bundesrat vor allem drei Ziele erreichen:
eine weitgehende Angleichung an die übrigen Sozialversi- cherungen;
bestehende Versicherungslücken schliessen;
Ueberdeckungen oder Ueberversicherungen vermeiden. Zu Punkt 1, Angleichung an die übrigen Sozialversicherun gen: Eine ganze Anzahl von Bestimmungen werden formell und zum Teil materiell an das Unfallversicherungsgesetz oder an die Gesetze über die AHV und IV angepasst. Sie finden die vollständige Liste auf Seite 6 der Botschaft. Ich möchte nur auf die neu geregelte Rechtspflege hinweisen, weil diese immer wieder beanstandet wurde. Es wird vollumfänglich das mit dem UVG eingeführte Verwaltungsverfahren übernommen.
Die Harmonisierung der verschiedenen Sozialversicherungen findet jedoch ihre Grenze bei den spezifischen Eigenschaften und Bedürfnissen der Militärversicherung. Die Militärversiche- rung ist eben nicht nur eine Sozialversicherung, sondern auch ein Instrument des Bundes zur Deckung von Schadenersatz- ansprüchen aus dem militärischen Betrieb. Es gilt also, im Mili- tärversicherungsrecht die Prinzipien des Haftpflichtrechts und des Sozialversicherungsrechts ergänzend einzusetzen. Mit der Vorlage und mit den Anträgen der Mehrheit wird dieses Ziel soweit als möglich erreicht.
Zu Punkt 2 betreffend Schliessung von Lücken: Unter diesem Titel sind verschiedene Verbesserungen zu erwähnen - zum Teil auch in Erfüllung von parlamentarischen Vorstössen -, wie die Erhöhung der Bestattungsentschädigung, die Anpas- sung der Reise- und Bergungskosten an das UVG, der Ver- zicht auf Leistungskürzungen bei Grobfahrlässigkeit, der ein- heitliche Taggelder- und Rentenansatz von 95 Prozent, die wesentliche Verbesserung der Leistungen an Selbständig-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
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Conseil
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Consiglio
Consiglio nazionale
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Datum 16.03.1992 - 14:30
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