Motion du Conseil des Etats. Politique conjoncturelle
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N 19 mars 1992
nen die übrigen Entwicklungsländer nur Zollpräferenzen ge- niessen.
M. Rychen présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Le présent rapport se fonde sur les mesures suivantes, prises en vertu de l'arrêté sur les préférences tarifaires, et mises en application le 1er janvier 1992 (sous réserve de la décision de l'Assemblée fédérale de les maintenir):
Suppression des exceptions au système préférentiel suisse qui touchaient la Bulgarie et la Roumanie;
inclusion de l'Albanie dans la liste des pays en développe- ment;
inclusion du Libéria dans la liste des pays les moins avancés (PMA), auxquels un statut spécial est accordé dans le cadre du système préférentiel suisse.
A. Suppression des exceptions touchant la Bulgarie et la Rou- manie
La Bulgarie et la Roumanie n'ont pas bénéficié de tous les avantages prévus malgré leur inclusion dans le système préfé- rentiel suisse en 1976. L'exclusion de certaines préférences dans les secteurs de l'agriculture et de l'industrie a été motivée par la nécessité de protéger la production suisse et le manque de transparence existant dans une économie planifiée (voir le rapport pour plus de détail sur les préférences qui n'ont pas été accordées). Le Conseil fédéral a décidé le 1er janvier 1992 d'accorder aux marchandises en provenance de Bulgarie et de Roumanie le même traitement qu'aux importations prove- nant des pays en développement. L'impact commercial de cette mesure devrait être minime. Plus importante en revanche est la signification politique pour ces pays du soutien que la Suisse leur accorde ainsi dans leur effort de reconstruction économique.
B. Suppression des exceptions touchant la Yougoslavie
S'agissant de la Yougoslavie, le Conseil fédéral avait prévu d'accorder à ce pays l'égalité de traitement avec les pays en développement, au titre du système suisse de préférence tari- faires relatives aux chaussures ainsi qu'aux produits en cuivre et en aluminium. Toutefois, en raison des conflits armés qui ont éclaté dans ce pays, le Conseil fédéral a renoncé à mettre ces mesures en application. Il a autorisé le Département de l'écono- mie publique à fixer une date ultérieure de mise en oeuvre en accord avec le Département des affaires étrangères et compte tenu de l'évolution de la situation politique en Yougoslavie. En cas de mise en train ultérieure des mesures, il faudra escompter des pertes annuelles de l'ordre d'un demi-million de francs.
C. Octroi de préférences tarifaires à l'Albanie
L'Albanie est rangée parmi les pays en développement et bé- néficie déjà de certaines préférences tarifaires. Il est question de lui octroyer d'autres avantages. Ici aussi, il s'agit avant tout pour la Suisse de faire un geste politique signifiant sa volonté d'aider ce pays dans sa reconstruction économique.
D. Inclusion du Libéria dans la liste des PMA
Depuis 1982, le système préférentiel suisse accorde aux PMA un traitement préférentiel spécial par rapport à celui accordé aux autres pays en développement. Les pays bénéficiaires sont ceux qui figurent sur la liste correspondante des Nations Unies. Le traitement spécial signifie en particulier l'annulation des droits de douane dans les secteurs industriels pour les- quels les autres pays en développement ne jouissent que de préférences tarifaires.
Antrag der Kommission
Die einstimmige Kommission beantragt, auf die Vorlage einzu- treten und dem Bundesbeschluss über die Genehmigung von zolltarifarischen Massnahmen zuzustimmen.
Proposition de la commission La commission unanime propose d'entrer en matière et d'ap- prouver l'arrêté fédéral portant approbation de mesures tou- chant le tarif des douanes.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes 132 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
91.3237
Motion des Ständerates (Jelmini)
Konjunkturpolitik. Gesetz zum Vollzug von Artikel 31quinquies BV
Mozione del Consiglio degli Stati (Jelmini)
Politica congiunturale. Legge di applicazione dell'articolo 31quinquies della Costituzione federale Motion du Conseil des Etats (Jelmini) Politique conjoncturelle. Loi d'application de l'article 31quinquies cst.
Wortlaut der Motion vom 30. September 1991
Der Bundesrat wird eingeladen, ein Gesetz zum Vollzug von Artikel 31quinquies der Bundesverfassung vorzubereiten, mit dem eine wirksame Zusammenarbeit von Bund, Kantonen, Wirtschaft und Nationalbank im Bereich der Konjunkturpolitik institutionalisiert wird und die Richtlinienkompetenzen von Re- gierung und Parlament sichergestellt werden.
Testo della mozione del 30 settembre 1991
Il Consiglio federale è invitato ad elaborare una legge di appli- cazione dell'articolo 31quinquies della Costituzione federale che instauri una efficiente interazione della Confederazione, dei cantoni, dell'economia e della Banca nazionale nell'am- bito della politica congiunturale, assicurando i compiti direttivi del governo e del Parlamento.
Texte de la motion du 30 septembre 1991
Le Conseil fédéral est chargé d'élaborer une loi d'application de l'article 31quinquies de la Constitution fédérale afin d'ins- taurer une coordination efficace entre la Confédération, les cantons, la Banque nationale et l'économie privée dans le sec- teur de la politique conjoncturelle, conformément aux compé- tences du Gouvernement et du Parlement fédéraux en la ma- tière.
Herr Matthey unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Der Autor erinnerte daran, dass unsere Wirtschaft sich in einer Phase der Stagnation befindet und die Teuerung ungefähr doppelt so hoch wie in vergleichbaren europäischen Ländern ist. Es sind aus sozialer und wirtschaftlicher Sicht negative Fol-
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Motion des Ständerates. Konjunkturpolitik
gen feststellbar, weil wir nicht über das Instrument einer ent- sprechenden Konjunkturpolitik verfügen, das uns ein unver- zügliches und gezieltes Eingreifen beim Auftreten von Span- nungen ermöglicht. Obgleich der Verfassungsartikel über die Konjunktur aussagt, die Konjunkturpolitik sei eine gemein- same Aufgabe von Bund, Kantonen, Wirtschaft und Noten- bank, bleibt die Ausrichtung der Konjunktur, insbesondere die Teuerungsbekämpfung, praktisch gänzlich der Nationalbank überlassen. Die in diesem Sinn bisher ergriffenen Massnah- men wurden mit bedeutenden Nachteilen vor allem in der Bau- wirtschaft, in der Exportindustrie und bei den Mietern begrün- det. Wichtig ist auch, dass die Konjunkturpolitik die beschleu- nigte Integration unserer Wirtschaft in die europäische Wirt- schafts-, Währungs- und Konjunkturpolitik berücksichtigt. Der Bundesrat ist bereit, die Motion entgegenzunehmen. Ei- nerseits, weil er auch die Motion Lauber (88.488 Stabilitätsge- setz) entgegengenommen hat, die zwar nicht speziell das Pro- blem der Zusammenarbeit anvisierte, sondern in mehr allge- meiner Art ein modernes Instrument verlangte, welches eine in Zukunft ausgeglichene wirtschaftliche Entwicklung des Lan- des ermöglicht. Anderseits, weil er eine in der Motion ge- machte Anregung mit einem von einer Expertengruppe erar- beiteten Gesetzesentwurf schon bis am 31. Dezember 1991 in die Vernehmlassung gegeben hat.
Die Kommissionsmehrheit unterstützt die Ueberweisung der Motion, weil die Verbesserung der konjunkturpolitischen Ko- ordination zwischen den verschiedenen wirtschaftlich Han- delnden nötig ist. Wir stellen fest, dass die Nationalbank mit den ihr zur Verfügung stehenden Instrumenten nicht allein auf die Konjunkturpolitik enwirken kann, weil diese neben der Geldpolitik auch Instrumente erfordert, die von der Budgetpo- litik und der Fiskalpolitik stammen. Der in der Motion vor- geschlagene Weg im Rahmen der Anwendung von Ar- tikel 31quinquies der Bundesverfassung soll untersucht wer- den, um eine wachsende Zusammenarbeit zwischen Bund, Kantonen, Nationalbank und Privatwirtschaft zu gewährleisten und auch um die Konjunkturpolitik wirksamer werden zu las- sen.
Die Kommissionsminderheit ist gegen die Ueberweisung, weil die Motion erstens ein Gesetz verlangt, welches im Zusam- menhang mit der Motion Lauber (88.488 Gesetz zur Verstär- kung der wirtschaftlichen Stabilität) schon unterwegs ist, und weil zweitens die Motion Jelmini eher Absichten als Möglich- keiten der Verwirklichung enthält.
M. Matthey présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Son auteur a rappelé que notre économie est en phase de sta- gnation et que le renchérissement est environ le double des pays européens comparables. Il a également déclaré que des conséquences négatives du point de vue social et économi- que se produisent parce que nous ne disposons pas d'une politique conjoncturelle convenable qui permette d'intervenir rapidement et ponctuellement lorsque des tensions se produi- sent. Bien que l'article constitutionnel sur la conjoncture éta- blisse que la politique conjoncturelle est une tâche commune de la Confédération, des cantons, de l'économie et de la ban- que d'émission, l'orientation de la conjoncture et en particulier la lutte contre l'inflation sont pratiquement confiées entière- ment à la Banque nationale. Les mesures adoptées dans ce sens depuis quelque temps ont cause des inconvénients considérables, surtout à l'industrie du bâtiment, à l'économie d'exportation, ainsi qu'aux locataires. Il est également impor- tant que notre politique conjoncturelle tienne compte du fait que notre économie se trouve sur le chemin d'une intégration accrue dans une politique économique, monétaire et conjonc- turelle européenne en développement.
Le Conseil fédéral est d'accord de recevoir cette motion parce que, d'une part, il a accepté la motion Lauber (88.488 Loi de stabilité) qui ne traitait pas spécialement du problème de la
collaboration mais, d'une manière générale, demandait que l'on mette sous toit un instrument moderne pour permettre l'évolution économique équilibrée du pays dans le futur et que, d'autre part, il a déjà fait usage des recommandations de cette motion puisqu'un projet de loi né d'un groupe d'experts mandatés a été soumis en consultation jusqu'au 31 décembre 1991.
La majorité de la commission est d'avis qu'il faut accepter la motion car il est nécessaire d'améliorer la coordination entre les différents acteurs de l'activité économique en matière de politique conjoncturelle. Nous remarquons aujourd'hui que la Banque nationale, avec les instruments de lutte contre l'infla- tion dont elle dispose, ne saurait à elle seule agir sur la politi- que conjoncturelle qui requiert également, outre la politique monétaire, des instruments émanant de la politique budgé- taire et de la politique fiscale. Le chemin proposé par la mo- tion, dans le cadre de l'application de l'article 31quinquies de la constitution, doit être étudié pour assurer une coopération accrue entre la Confédération, les cantons, la Banque natio- nale et l'économie privée qui soit à même de rendre la politi- que conjoncturelle plus efficace.
Pour la minorité de la commission, il vaut mieux s'opposer à cette motion ou la classer car elle est déjà traitée dans le cadre de la motion Lauber demandant une loi qui tend à renforcer la stabilité économique. D'autre part, la motion Jelmini constitue plus des intentions que des possibilités de concrétisation.
Antrag der Kommission Die Kommission beantragt mit 14 zu 6 Stimmen, die Motion zu überweisen.
Antrag Mauch Rolf Ablehnung der Motion Eventualantrag Mauch Rolf (falls Ablehnung des Hauptantrages) Ueberweisung als Postulat
Antrag Binder Ablehnung der Motion Schriftliche Begründung
Die Motion führt zu neuen staatlichen Regelungen. Damit die- nen wir unserem Wirtschaftsstandort Schweiz in keiner Art und Weise. Der Staat, und das zeigt die jetzige Situation deutlich, ist nicht in der Lage, mit der nötigen Flexibilität auf neue Situa- tionen zu reagieren. Unsere Wirtschaft braucht Rahmenbedin- gungen, die es ihr erlauben, sich beweglich auf ein veränder- tes wirtschaftliches Umfeld einzustellen. Sie ist auch gewillt und in der Lage, dies zu tun. Die heutige Regel- und Gesetzes- dichte in allen Bereichen unseres Lebens schränkt aber eben diese Beweglichkeit stark ein. Die Motion des Ständerates (Jelmini) führt zu einem noch engmaschigeren Netz von Re- geln und Gesetzen.
Proposition de la commission
Par 14 voix contre 6, la commission propose au plénum de transmettre la motion au Conseil fédéral.
Proposition Mauch Rolf Rejeter la motion Proposition subsidiaire Mauch Rolf (en cas de rejet de la proposition principale) Transmettre comme postulat
Proposition Binder Rejeter la motion
Abstimmung - Vote Für Ueberweisung der Motion Dagegen
50 Stimmen 75 Stimmen
Präsident: Damit entfällt der Eventualantrag Mauch Rolf.
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Motion des Ständerates (Jelmini) Konjunkturpolitik. Gesetz zum Vollzug von Artikel 31quinquiesBV
Motion du Conseil des Etats (Jelmini) Politique conjoncturelle. Loi d'application de l'article 31 quinquies cst.
Mozione del Consiglio degli Stati (Jelmini) Politica congiunturale. Legge di applicazione dell'articolo 31quinquies della Costituzione federale
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1992
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Band
II
Volume
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Session
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Frühjahrssession Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
11
Séance Seduta
Geschäftsnummer 91.3237
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
19.03.1992 - 08:00
Date
Data
Seite
582-583
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Ref. No 20 021 037
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