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Wirtschaftslage. Dringliche Interpellationen
Zwölfte Sitzung - Douzième séance
Freitag, 20. März 1992, Vormittag Vendredi 20 mars 1992, matin
08.00 h
Vorsitz - Présidence: Herr Nebiker
92.3014
Dringliche Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion Verschlechterung der Wirtschaftslage und zunehmende Arbeitslosigkeit
Interpellation urgente du groupe socialiste Détérioration de la situation économique et aggravation du chômage
Fortsetzung - Suite
Siehe Seite 584 hiervor - Voir page 584 ci-devant
92.3057
Dringliche Interpellation der christlichdemokratischen Fraktion Konjunkturpolitische Massnahmen Interpellation urgente du groupe démocrate-chrétien Mesures conjoncturelles
Fortsetzung - Suite
Siehe Seite 585 hiervor - Voir page 585 ci-devant
92.3061
Dringliche Interpellation der grünen Fraktion Wirtschafts- und Beschäftigungslage Interpellation urgente du groupe écologiste Situation économique et état de l'emploi
Fortsetzung - Suite
Siehe Seite 586 hiervor - Voir page 586 ci-devant
M. Matthey: Permettez au représentant du groupe socialiste de regretter d'abord les conditions dans lesquelles se déroule ce débat, un peu à la sauvette et à la dérobée, persuadés que
sont certains que la situation va s'améliorer assez rapidement. Cela illustre aussi combien dans un même pays nous vivons des réalités différentes.
Le groupe socialiste ne conteste pas la nécessité de réduire le taux d'inflation avec la rigueur que cela comporte parfois, mais il estime que le temps est venu de prendre un certain nombre d'initiatives, dans un pays où l'on sait que l'on devra s'adapter à un contexte international dont nous sommes de plus en plus interdépendants. Mais l'adaptation, ce n'est pas seulement les conditions-cadres ou la plus ou moins grande dérégula- tion, c'est aussi la concertation et le dialogue social, et nous aurions aimé, Monsieur le Conseiller fédéral, entendre, face à l'augmentation du chômage et à l'aggravation de la situation économique et sociale, en particulier dans certains cantons, d'autres mots - à part ceux que vous avez exprimés hier - que patience, attente et confiance dans le rétablissement de la si- tuation. Je vous dirai aussi, en tant que Neuchâtelois, mes re- merciements pour ce qui a été fait en matière d'assurance- chômage. Nous aurions voulu, nous, groupe socialiste, un discours qui de lui-même aborde et anticipe certaines des ac- tions que le Conseil fédéral entrevoit désormais dans sa ré- ponse du 16 mars 1992 aux interpellations déposées.
Pour sa part, le groupe socialiste a déposé durant cette ses- sion une motion dans laquelle il propose des mesures à court, moyen et à long terme qui, tenant compte de la situation conjoncturelle, doivent agir sur les structures; des mesures qui n'en appellent pas à une relance artificielle et quantitative mais répondent à des besoins précis, notamment en matière d'assurance-chômage. On a dit hier qu'il fallait changer un état d'esprit. Il faut aussi changer un état d'esprit face à l'assu- rance-chômage, assurance-chômage qui a été conçue aussi dans un esprit de suspicion à l'égard des chômeurs. Et nous demandons qu'on limite la réduction des indemnités de chô- mage. On ne peut pas accepter que le revenu d'un chômeur qui avait 3000 francs par mois soit réduit en entrant à l'assu- rance-chômage directement de 20 pour cent. Nous deman- dons que la formation soit améliorée non seulement pendant la durée du chômage mais avant, dans les entreprises, de telle façon que l'on prévienne le chômage au moment où on est en- core en emploi. Nous demandons - et vous y avez partielle- ment répondu - que l'on évite une future crise du logement en favorisant aujourd'hui la construction de logements sociaux. Nous aimerions aussi que l'on reporte ou que l'on revoie cer- taines réductions prévues dans le budget, mais aussi dans les projets d'économies en matière de recherche et de technolo- gies nouvelles, lorsqu'elles peuvent avoir des conséquences sur l'emploi, sur la création de nouveaux produits et sur la compétitivité future des entreprises. Il est inadmissible, dans la situation d'aujourd'hui, qu'on coupe dans les programmes ju- gés prioritaires à l'époque et qui portent en eux-mêmes, que ce soit en microélectronique, en optoélectronique ou en ma- tière de recherche sur les matériaux, beaucoup de l'avenir de notre industrie. Nous demandons également qu'on améliore le transfert de technologies, qu'il y ait des interfaces plus nom- breuses entre la recherche, le développement et les entrepri- ses. Nous demandons enfin - le Conseil fédéral y a répondu mais sous réserve - que l'arrêté fédéral instituant des mesures en faveur des régions dont l'économie est menacée soit pro- rogé.
Enfin, nous aimerions que le Conseil fédéral revoie dans quelle mesure aussi il est possible d'encourager l'investisse- ment dans la production et la reconversion, voire l'innovation industrielle dans les petites et moyennes entreprises. Nous sommes inquiets de la situation dans le secteur de la ma- chine-outil, dans l'ensemble de l'industrie des machines où il y a plusieurs centaines de milliers d'emplois et dont on sait qu'elle est menacée dans une partie de son indépendance. Il y a là, pour des régions comme l'Arc jurassien en particulier, des perspectives inquiétantes. Nous souhaitons enfin que l'atti- tude des banques concernant le problème de l'attribution des crédits qu'elles ont largement ouverts à un moment donné soit revue parce qu'elles commencent d'étrangler, au risque de les étouffer, un certain nombre d'entreprises.
Monsieur le Conseiller fédéral, nous devons être rapides. Mais quand des cantons accusent plus de 4 pour cent de
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Situation économique. Interpellations urgentes
chômage, quand on va vers cent mille chômeurs et quand 70 pour cent de ces chômeurs ont parfois moins de 40 ans, il y a une volonté à affirmer, une solidarité sociale et régionale à renforcer, une espérance à donner. A l'effort d'adaptation in- dustrielle que révèle la situation que nous connaissons doi- vent correspondre de nouvelles perspectives et qu'un nou- veau contrat social puisse s'établir. C'est cette synthèse, cet éclairage de l'avenir, qui fait défaut dans la conjoncture ac- tuelle.
Frey Walter: Wenn wir die aufgeworfenen Fragen beantworten möchten, sollten wir Ueberlegungen darüber anstellen, was eigentlich die Schweizer Wirtschaft in den vergangenen Jahr- zehnten so stark gemacht hat. Wir dürfen nicht vergessen, dass die Schweiz vor rund neunzig Jahren, um die Jahrhun- dertwende, noch eines der ärmsten Länder Europas war und heute eines der reichsten Länder Europas ist. Was waren das also für Tugenden, die die Schweizer Wirtschaft stark gemacht haben? Ich kann sie nur in Stichworten nennen:
Es war die schweizerische Souveränität - gepaart mit interna- tionaler Disponibilität -; es war die Stabilität der Regierung; es war die bewaffnete Neutralität; es war der Arbeitsfrieden; es war die gute Ausbildung, und es war die Arbeitskraft unserer Arbeiter und Mitarbeiter. Auch waren es verlässliche, langfri- stig berechenbare Steuergesetze. All das hat mitgeholfen, den Standort Schweiz zu einem äusserst guten Wirtschaftsstand- ort zu machen.
Jetzt, nachdem wir nach acht Jahren Hochkonjunktur eine Konjunkturabschwächung, ja eine Rezession spüren, verlan- gen ausgerechnet - ausgerechnet! - die Sozialdemokraten Beschäftigungs- und Umschulungsprogramme, ohne den Markt zu fragen, was er eigentlich braucht. Die Sozialdemokra- ten sind es aber gewesen, die bei der Initiative zur Abschaf- fung der Armee mitgeholfen, d. h. die bewaffnete Neutralität in Frage gestellt haben; die eine Rüstungs-Initiative lanciert ha- ben; die das Referendum gegen die Abschaffung der Stem- pelsteuer lanciert haben, welche Arbeitsplätze im Bankensek- tor zurückgewinnen soll; welche gestern geschlossen für eine planwirtschaftliche Massnahme wie die Bodensperrfristen im Dringlichkeitsverfahren gestimmt haben.
Eine Schweizer Tugend war immer: Hilf Dir selbst, dann ist al- len geholfen. Kehren wir zu den alten Tugenden zurück! Die schweizerische Souveränität und Disponibilität sollten den EG-Visionen und dem Schattenboxen in dieser Frage ein biss- chen Platz machen, damit wir wieder eine berechenbare Poli- tik haben. Es muss wieder international klargemacht werden, dass wir die verteidigte Neutralität aufrechterhalten. Die Fi- nanzvorlage, Herr Bundesrat, muss nun einfach kommen. Und wir müssen in der Schweiz wieder einen ausgeglichenen Haushalt auf allen drei Stufen erreichen.
Selbstverständlich unterstützt unsere Fraktion eine Deregulie- rung, denn in den letzten zehn Jahren wurde in der Schweiz, weiss Gott, zuviel reguliert, d. h. zuviel Planwirtschaft und zu- wenig Marktwirtschaft betrieben.
M. Gros Jean-Michel: Il fallait s'y attendre: au moment où des signes de plus en plus nombreux témoignent du ralentisse- ment de la croissance économique dans notre pays, où le chô- mage atteint des chiffres records, une série d'interpellations demandent de relancer la machine économique en encoura- geant par exemple la construction de logements ou en stimu- lant la réalisation de grands chantiers déjà votés par le Parle- ment.
L'ennui, c'est que la période de morosité économique que nous vivons s'inscrit dans un moment de difficultés financières des collectivités publiques, tant fédérales que cantonales. Une politique sage et prévoyante aurait voulu qu'en période de haute conjoncture, l'Etat réduise ses dépenses pour lui per- mettre de les augmenter quand l'économie fléchit. Or, le moins qu'on puisse dire est que les interpellateurs d'au- jourd'hui ne sont pas les modérateurs de dépenses d'hier. Bref, lorsque les caisses sont vides il est utopique de deman- der aux collectivités publiques de s'engager dans une politi- que de relance conjoncturelle. D'ailleurs, en aurait-elle les
moyens que l'on peut se demander si le remède ne se révéle- rait pas pire que le mal, en mettant tout à coup de côté la lutte contre l'inflation et en accroissant les déficits publics. Poser la question c'est y répondre. Et M. Pierre Bérégovoy, ministre so- cialiste des finances du gouvernement français, dont les pro- pos sont rapportés par un quotidien romand, le confirme lorsqu'il dit: «Le dopage est inefficace, il ne produit aucun sup- plément de croissance, et il se termine toujours par des ajuste- ments douloureux. Le dopage, en économie comme en sport, ruine la santé et tue les performances. « Cette analyse tout à fait pertinente nous conforte dans la conviction que des mesures de relance n'ont aucun effet à terme sur la situation économi- que et que c'est bien sur les conditions-cadres de notre éco- nomie qu'il faut agir.
Or, nous constatons que la mauvaise période que nous traver- sons est un signe tangible que ces conditions-cadres ne sont pas ou plus adaptées. C'est donc bien sur la fiscalité, sur la for- mation professionnelle, sur toutes les possibilités de blocage, sur la cartellisation, sur l'engagement excessif de l'Etat qu'il faut agir. Le rapport du Conseil fédéral sur la politique éco- nomique extérieure constitue d'ailleurs une référence à cet égard, dont l'application concrète devient urgente.
Ce ne sera certes pas tâche facile. Il suffit d'observer les contradictions entre les souhaits exprimés dans les interpella- tions urgentes des groupes socialiste et écologiste et leur atti- tude lorsqu'il s'agit de passer aux actes. Il est en effet un peu facile de demander une relance dans la construction de loge- ments lorsque, dans les cantons, socialistes et écologistes s'opposent ou téléguident les recours contre tout nouveau projet. Il est trop facile de demander la mise sur pied d'un pro- gramme visant à rénover des bâtiments anciens lorsqu'on a contribué à mettre en place une réglementation visant à dé- courager tous les propriétaires immobiliers d'entreprendre de tels travaux. Enfin, demander un coup de pouce en faveur de l'économie par le biais d'investissements sur lesquels la Confédération a une influence relève de la plaisanterie lors- qu'on s'oppose, par exemple, à l'achèvement accéléré du ré- seau des routes nationales. Ainsi, Mesdames et Messieurs les députés socialistes et écologistes, vous me faites penser à ces enfants gâtés qui, après avoir cassé leur train électrique, vien- nent en pleurant en réclamer un nouveau.
Le groupe libéral souhaite que le ralentissement économique d'aujourd'hui provoque plutôt le choc nécessaire pour que nous corrigions le tir. Désengageons l'Etat pendant qu'il en est encore temps. Que les multiples prescriptions caractéri- sées par le perfectionnisme helvétique qui entravent la compé- titivité de l'économie nationale soient réexaminées et, autant que possible, abrogées ou, à tout le moins, harmonisées avec celles de nos concurrents. La fiscalité doit être revue dans un sens plus européen, le poids de celle-ci devant être davantage axé vers l'imposition indirecte. La situation de l'emploi dans le secteur tertiaire doit aussi nous inciter à rendre à la place finan- cière suisse toute son attractivité. Nous attendons ainsi du Conseil fédéral qu'il s'engage fermement en faveur de l'abro- gation du droit de timbre lors du vote populaire. Les normes imposées devraient non seulement être eurocompatibles mais encore propres à favoriser la capacité concurrentielle de la Suisse.
Monsieur le Conseiller fédéral, il faut bien vous avouer que le groupe libéral est saisi d'un doute. Nous nous souvenons de la résistance du Conseil fédéral, hier encore, à l'abrogation du délai d'interdiction de revente des immeubles non agricoles, de son opposition à rendre l'impôt direct aux cantons en le remplaçant par une taxe à la valeur ajoutée. Nous pensons aussi au volontarisme affiché en matière de protection de l'en- vironnement pour s'assurer la place de premier de classe, au risque de provoquer de sérieuses distorsions dans la concur- rence. Il nous reste enfin en mémoire le flou qui a entouré la notion de croissance qualitative exprimée il y a quatre ans dans les Grandes lignes de la politique gouvernementale. Le groupe libéral souhaite vivement que le Conseil fédéral s'en- gage résolument sur la voie de la libéralisation, seule à même de rendre à la Suisse sa compétitivité. Sachez que si vous te- nez ce cap, Monsieur le Conseiller fédéral, vous aurez le groupe libéral avec vous.
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Wirtschaftslage. Dringliche Interpellationen
Keller Rudolf: Es gibt in der Volkswirtschaft immer wieder Pha- sen, wo es aufwärtsgeht, und Zeiten, wo es eben schlechter läuft. Dies ist ein ganz normaler Vorgang, mit dem man auch als Politiker fertigwerden muss. Wir Politiker sind ja nur für die Rahmenbedingungen verantwortlich. Die Wirtschaft, unsere Industrie, das Dienstleistungsgewerbe und die Landwirtschaft müssen diese Rahmenbedingungen mit entsprechendem wirtschaftlichem Leben ausfüllen.
Was haben Sie als Regierungsparteien nun aber in den letzten Jahrzehnten gemacht? Sie haben unsere Volkswirtschaft ge- fährlich aufgebläht Und um das zu bewerkstelligen, haben Sie ausländische Arbeitskräfte ins Land geholt. Bei der letzten Rezession haben Sie denn auch das Problem mit der abneh- menden Zahl von Arbeitsplätzen elegant lösen können, indem Sie einfach die Leute, die Sie gerufen haben, ganz brutal und unmenschlich wieder heimschickten. Weil man jetzt aber den grossen europäischen Einheitsbrei anstrebt, wurden auch die marktwirtschaftlichen Rahmenbedingungen dermassen ver- ändert, dass die Ausländer bei dieser Rezession, in der wir nun mittendrin stehen, nicht mehr heimgeschickt werden können. Und das Fazit davon ist die Tatsache, dass es in unserem Lande immer mehr arbeitslose Einheimische gibt. Und, Herr Bundesrat, unter Einheimischen verstehen wir Schweizerin- nen und Schweizer und nie und nimmer, wie das nach Ihrer Terminologie der Fall ist, auch niedergelassene Ausländer.
Als Parteipräsident der Schweizer Demokraten verlange ich, dass unsere Schweizer Arbeitnehmer auf dem Arbeitsmarkt Vorrang haben. Sehen Sie sich in den anderen Ländern um! Auch in der EG, wo zwar anderes auf dem Papier steht, halten sich die Länder nicht an diese Abmachungen. Auch in Italien, in Frankreich, in Deutschland geht man zunehmend da- zu über, den Vorrang für die einheimischen Arbeitskräfte zu postulieren.
Jetzt verlangen die Linken Beschäftigungsprogramme. Doch damit lindern wir die Probleme höchstens sehr kurzfristig ein wenig. Das Geld fehlt uns, um solche Uebungen in grossem Stil umfassend und im Extremfall über Jahre durchzuziehen. Auch mit dem Wohnungsbau, den man nun forcieren solle, beissen wir uns wieder in den Schwanz Im Gegensatz zur letz- ten Rezession verlassen uns heute keine Ausländer mehr. Im Gegenteil, es kommen ständig noch mehr Leute in unser Land. Wohnungen bauen wir deshalb im besten Falle für Neuankömmlinge, und die brauchen dann wieder Arbeits- plätze usw. Wenn wir nicht lernen, unsere Grenzen zu erken- nen, werden wir in unserem Land sehr schnell gravierende so- ziale Probleme bekommen. Und davor möchten wir Sie war- nen.
Unsere Alternative muss bei der Qualitätsarbeit liegen. Das be- dingt gute Schulen und Universitäten, Ausbildung, die zu for- cieren ist, und Forschung. Wir sind überzeugt, dass unser Land wirtschaftlich bestehen kann, wenn es nicht auf Massen- ware, sondern auf Qualitätsware setzt. Wir müssen für die Schweiz, für unser Land, wirtschaftliche Nischen besetzen und versuchen, so unser tägliches Brot zu verdienen. Dieses hochgesteckte wirtschaftspolitische Ziel ist mit marktwirt- schaftlichen Mitteln zu erreichen. Dazu gehören auch wäh- rungstechnische Massnahmen. Aber unser Vertrauen in die Währungspolitik eines Herrn Lusser ist leider nicht sehr gross. Im währungspolitischen Bereich wäre ein grösserer Einfluss staatlicher Stellen vielleicht noch am ehesten angebracht. Die bereitgestellte marktaktive Geldmenge ist dann richtig und entsprechend dem Wirtschaftsgeschehen dosiert, wenn sie weder einen inflatorischen noch einen deflatorischen Preis- trend verursacht
Dies wollte ich noch kurz im Namen unserer Partei anbringen.
Bührer Gerold: Ich möchte es gleich vorwegnehmen: Herr Bundesrat, ich begrüsse es, dass Sie sich auch in der Beant- wortung der dringlichen Interpellationen in konsistenter Weise an die schonungslose Diagnose des Aussenwirtschaftsbe- richtes gehalten haben. Es ist zu begrüssen, dass Sie sich nicht schwergewichtig auf kurzfristige, stimulierende Mass- nahmen einlassen, sondern das Schwergewicht in der Ver- besserung der strukturellen Voraussetzungen für unsere Volkswirtschaft sehen.
Ich glaube, es führt kein Weg an der notwendigen Restaura- tion unserer marktwirtschaftlichen Ordnung vorbei; vor allem im binnenwirtschaftlichen Bereich ist sie notwendiger denn je, ansonsten wir auch im internationalen Wettbewerb in der Ex- portwirtschaft zunehmend benachteiligt sind.
Das Exposé enthält die richtige Stossrichtung. Was wir brau- chen, sind Taten. Taten sind überfällig. Wenn wir uns die Ent- wicklungen in den letzten Jahren an der internationalen Wirt- schaftsfront vergegenwärtigen, müssen wir feststellen, dass sich die Position des Wirtschaftsstandorts Schweiz in besorg- niserregendem Masse verschlechtert hat. Sie hat sich nicht nur im Bereich der Fabrikation verschlechtert, nein, auch im Bereich der Forschung, im Bereich des Dienstleistungssek- tors. Denken Sie an die Abwanderung der Finanzgeschäfte nach London und Luxemburg.
Stimulierungsprogramme täuschen uns vor, dass wir mit kurz- fristiger Ankurbelung diese grundlegenden Probleme lösen könnten. Doch das ist weit gefehlt. Diese Programme gehen an der Diagnose, an den Strukturschwächen unserer Wirt- schaft vorbei. Was sind denn die Resultate solch antizyklischer Konjunkturprogramme in einer exportorientierten, offenen Volkswirtschaft?
Konjunkturprogramme führen zwar sektoriell zu gewissen Erleichterungen, aber sie bremsen den notwendigen Teue- rungs- und folglich auch Zinsrückgang in unserer Wirtschaft.
Sie bremsen den notwendigen Strukturanpassungspro- zess.
Sie führen dazu, dass unsere Wettbewerbskraft in der inter- nationalen Auseinandersetzung nicht gestärkt, sondern ge- schwächt wird.
Wenn wir eine Rückschau auf die Programme der sechziger und siebziger Jahre machen, fällt dreierlei auf:
Die Stimulierungsprogramme kamen jeweils zu spät; sie wirkten prozyklisch.
Sie haben die strukturellen Schwächen unserer Wirtschaft eher erhöht.
Sie haben mittelfristig die Steuerquote über grössere Defi- zite erhöht und uns somit einen wesentlichen Standortvorteil im Bereich der Steuern genommen.
Oberflächentherapie: nein. Dafür sind die Schwächen des Wirtschaftsstandortes Schweiz zu weit gediehen. Was wir brauchen, sind rasche, schonungslose und tiefgreifende Massnahmen. Wir müssen die Teuerung nach unten bringen. Es ist nicht tolerabel, dass wir die Geldpolitik in einer Phase lockern, in der die Notenbanken um uns herum immer noch einen stabilitätsorientierten Kurs verfolgen. Wir müssen alles daransetzen, dass wir in einer zunehmend kapitalintensiven Wirtschaft die Zinsvorteile wieder erlangen, die wir früher ge- habt haben. Wenn Sie zurückschauen: 1980 hatten wir gegen- über der Deutschen Mark einen Zinsvorteil von 3 Prozent, ge- genüber dem Franzosenfranken von 6 Prozent. Wo stehen wir denn heute? Wir haben noch geringe Zinsvorteile von 2 Pro- zent gegenüber dem Franzosenfranken und von 1,5 Prozent gegenüber der Deutschen Mark. Das sind signifikante Nach- teile in einer kapitalintensiven Wirtschaft.
Die Stossrichtung der SP-Interpellationen ist nicht nur im Grundsatz falsch und vom Zeitpunkt her zu spät, nein, sie ist auch voller Widersprüche. Einerseits will man den Finanzplatz mit dem Hinauszögern der Stempelsteuerrevision blockieren. Man will die Bauwirtschaft mit Verzögerungen abblocken, und man will den Wohnungsmarkt mit den Marktmechanismus hemmenden Massnahmen eindämmen. Diese Widersprüche können jetzt mit nachträglichen Nachfragemassnahmen nicht aufgefangen werden.
Ich komme zum Schluss: Was der Wirtschaftsstandort Schweiz braucht, ist Kontinuität und Verlässlichkeit statt Ver- hinderung und Verunsicherung. Wir brauchen einen Abbau der Berührungsängste zwischen Politik und Wirtschaft Wir brauchen mehr Markt statt Abschottung und Bürokratie. Wo- hin auch immer die Reise unseres Landes europapolitisch ge- hen wird, wir kommen nicht darum herum, die Revitalisierung unverzüglich und schonungslos an die Hand zu nehmen.
Binder: Wir führen heute sozusagen aus aktuellem Anlass eine Konjunkturdebatte. Solche Debatten finden immer wie-
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der statt. Deshalb wollte die Kommission WAK Ihres Rates die Motion des Ständerates (Jelmini) in Kategorie III behandeln. Aufgrund der dringlichen Interpellationen war dies gestern nicht nötig.
Die Schweizer Wirtschaft wird sich nach Worten von Experten im zweiten Halbjahr 1992 etwas erholen. Für das heurige Jahr wird ein bescheidenes Wachstum des realen Bruttoinlandpro- duktes von etwas mehr als 0,5 Prozent vorausgesagt. Das Sor- genkind im momentanen Wirtschaftsumfeld ist der Arbeits- markt. Aufgrund der Ergebnisse der quartalsweisen Schätzun- gen des Bruttoinlandprodukts hat das reale Inlandprodukt 1991 im Durchschnitt um 0,5 Prozent abgenommen. Gesamt- wirtschaftlich betrachtet kann dieser Rückschlag als mild ta- xiert werden. Gleichzeitig muss aber festgehalten werden, dass einzelne Wirtschaftssektoren und auch einzelne Regio- nen kräftigere Einbussen in Kauf nehmen mussten. Ich ver- weise auf das Baugewerbe, die baunahen Industrien, den Im- mobilienmarkt, insbesondere in der Westschweiz und im Kan- ton Tessin, sowie auf die Maschinen-, Elektro- und Metallindu- strie.
Der in Aussicht gestellte Konjunkturaufschwung hat sich ver- zögert. Wir können davon ausgehen, dass die Schweizer Wirt- schaft 1992 im Jahresdurchschnitt dank den Verbesserungen im zweiten Halbjahr etwa 0,5 Prozent Wachstum erreichen kann. Für 1993 rechnet man mit einer spürbaren Zunahme. Gleichzeitig besteht die Hoffnung, dass die Teuerung unter zeitweisen Rückschlägen etwas nachlassen wird.
Das Hauptproblem bleibt der Arbeitsmarkt. Hier stehen die Aussichten nicht zum besten. Die Zahl der eingeschriebenen Arbeitslosen hat im Verlaufe des Jahres 1991 stark zugenom- men. Die Wirtschaft reagierte auf den Konjunkturrückgang, im Unterschied zu 1982, gleichzeitig mit einer schwächeren Ar- beitskräftenachfrage, dies gemessen an den Erwerbstätigen. Parallel dazu nahm das Angebot an Arbeitskräften zu. Auch diese Entwicklung steht wiederum im Gegensatz zu 1982. Der Rückzug aus der Erwerbstätigkeit ist relativ gering. Der Versi- cherungsschutz gegen Arbeitslosigkeit ist heute viel umfas- sender als damals. Diese beiden Aspekte zusammen liessen einen Grossteil des Arbeitskräfteüberschusses zu registrierten Arbeitslosen werden.
Ich habe gesagt, das Sorgenkind sei der Arbeitsmarkt. Ein weiteres und für mich ebenso grosses Sorgenkind ist aber un- ser dichtes, engmaschiges Regel- und Gesetzesnetz, das wir uns selber übergespannt haben. Nach meiner Meinung gilt es nun, die Maschen dieses Netzes, in denen wir uns immer wie- der verfangen, grösser zu machen. Das heisst: Abbau von un- nötigen, den Wirtschaftsgang verhindernden und verschlep- penden Massnahmen. Dies erreichen wir aber nicht mit Be- schäftigungsprogrammen. Sie führen zu noch mehr Staat, ko- sten viel, bringen im Verhältnis zu den Kosten wenig Ertrag und kommen in ihrer Wirkung ohnehin viel zu spät. Versuche, eine antizyklische Wirtschaftspolitik zu betreiben, erwiesen sich in der Vergangenheit als wenig erfolgreich, insbesondere im Bereich Finanz- und Geldpolitik. Die Wirtschaft vom Staat her steuern zu wollen, ist ein Unterfangen, das schwer zu ver- wirklichen ist. Daher meine ich, dass an mittelfristigen Konzep- ten festzuhalten sei. Der Glaube an den Staat ist gut. Ich stehe für einen starken Rechtsstaat ein. Was wir aber heute tun - das müssen wir bekämpfen -: Wir bewegen uns in Richtung eines Staates der Obrigkeit, der unsere Freiheiten immer stärker ein- schränkt. Dies gilt es - gestern, heute und auch morgen - zu verhindern. Das hilft unserem Staat und damit seinen Einwoh- nern.
Im übrigen werde ich den Eindruck nicht los, dass wir heute vor lauter Europa, Europa und nochmals Europa unsere In- nenpolitik und damit eben auch die Innenwirtschaft vernach- lässigen. Ich meine, dass es in diesem Staat immer noch viele Dinge gibt, die es vorerst einmal innenwirtschaftlich zu lösen gilt, z. B. die Beschleunigung der Baubewilligungsverfahren. Genau in diesem Punkt muss ich mich an Sie, verehrte Kolle- ginnen und Kollegen der SP, der Grünen Partei, aber auch an viele Politiker aus bürgerlichen Parteien richten. Ueberlegen Sie sich einmal, was Ihre Parteien in der Vergangenheit in die- sem Bereich getan haben. Ich gebe Ihnen ein Beispiel aus meiner Wohngemeinde: Vor zweieinhalb bis drei Jahren
reichte ein Unternehmer ein Baugesuch ein, um seinen Be- trieb zu vergrössern. Dies bedurfte einer kleinen Umzonung, die als problemlos angesehen wurde. In unserem Gemeinde- parlament wurde diese abgelehnt. Stand heute, fast drei Jahre später: Rekurs gegen den Gestaltungsplan; wahrlich eine po- litische Heldentat! Wo andernorts bereits produziert würde, streiten sich hierzulande Hochlohnleute in Rechtsfragen.
Ich nütze meine Redezeit nicht aus - damit Sie Zeit haben, über das Gesagte nachzudenken.
Zum Schluss bedanke ich mich beim Bundesrat für den aus- führlichen und die Situation gut widerspiegelnden Bericht. Als Schlussfolgerung gilt auch für mich als Bauern einmal mehr die alte Weisheit, die mein Kollege Walter Frey ein biss- chen anders angesprochen hat: Hilf dir selbst, sonst hilft dir niemand.
Fischer-Sursee: Ich muss Sie leider in der Denkpause stören. Die heutige Rezession ist zum kleineren Teil hausgemacht, zum grösseren ist sie durch die internationale Lage verur- sacht; auch das Ausland hat Rezession. Wir haben daher nur begrenzte Möglichkeiten, darauf einzuwirken und die Kon- junktur kurzfristig zu beleben. Hausgemacht ist bei uns der Rückgang im Baugewerbe. Das war aber eine notwendige Korrektur, denn der Boom war ungesund. Mit Konjunkturbele- bungsmassnahmen müssen wir aber vorsichtig sein. Wir lau- fen Gefahr, dass sie prozyklisch wirken, d. h. dann wirksam werden, wenn sie nicht mehr nötig sind. Wir laufen auch Ge- fahr, dass wir damit dringend notwendige Strukturverbesse- rungen verzögern. Sinn machen höchstens Belebungsmass- nahmen im Baubereich, indem baureife Projekte ausgelöst und gefördert werden, aber nicht im Sinne von eigentlichen Beschäftigungsprogrammen.
Im übrigen dürfen wir die derzeitigen konjunkturellen Schwie- rigkeiten nicht dramatisieren. Der Tiefpunkt der Rezession dürfte erreicht sein. Verschiedene Indikatoren weisen deutlich auf eine Stabilisierung oder leichte Erholung hin. Die Teue- rung ist rückläufig, was wiederum sinkende Zinsen zur Folge haben wird. Der günstige Wechselkurs des Frankens ist für die Exportindustrie zurzeit recht komfortabel. Unser oberstes Ziel muss nach wie vor die Bekämpfung der Teuerung sein, denn sie ist der grösste Feind unserer Wirtschaft.
Die heutige Situation sollte uns aber wachrütteln. Wir müssen uns hüten, die derzeitigen Schwierigkeiten nur mit schmerzlin- dernden Mitteln zu dämpfen und die Augen vor den viel gravie- renderen mittelfristigen Problemen zu verschliessen. Wir brau- chen dringend eine marktwirtschaftliche Erneuerung. Wir lei- den an einer schleichenden Erosion der Attraktivität des Wirt- schaftsstandortes Schweiz, und das zu einem Zeitpunkt, wo der internationale Wettlauf um Direktinvestitionen in vollem Gange ist und das Ausland uns gegenüber eindeutig stärker geworden ist.
Die hindernden Barrikaden haben wir uns selber aufgebaut. Es beginnt mit einem wettbewerbsverzerrenden Steuerrecht - ich erinnere an die Taxe occulte -, es geht weiter über die enorme gesetzliche Regelungsdichte und endet mit den schwerfälligen, zeitraubenden Bewilligungsverfahren - alles Hindernisse, die wir uns mit gutgemeinten gesetzlichen Vor- schriften selber in den Weg gelegt haben.
Ich verfolge zurzeit in meinem Büro ein aktuelles Beispiel: Ein Industrieunternehmen möchte neu bauen. Die Abklärungen haben ergeben, dass wir alle Bewilligungen erst in etwa drei Jahren haben werden. Bis das Gebäude dann steht, kommen noch ein bis zwei Jahre dazu. Weitere Abklärungen haben er- geben, dass wir im Elsass innert sechs Monaten sämtliche Be- willigungen haben würden; diese Zusicherung hat das Unter- nehmen. Hier müssen wir Ordnung schaffen.
Unsere Unternehmen sind verunsichert oder scheuen sich, wegen der sinkenden Attraktivität des Wirtschaftsstandortes Schweiz, hier zu investieren. Die Wirtschaft braucht im Hin- blick auf die um sich greifende Unsicherheit klare Signale der Wirtschaftspolitik. Nur so lösen wir unsere schwieriger wer- dende wirtschaftliche Situation.
Ich bin Ihnen dankbar, Herr Bundesrat, wenn Sie hier klare Si- gnale setzen.
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Blocher: Wer schon längere Zeit im Rat ist, stellt fest, dass im- mer in Rezessionszeiten Leute plötzlich ihr Herz für die Wirt- schaft entdecken und um die Arbeitsplätze zu bangen begin- nen, die vorher für die Wirtschaft nicht viel übrighatten und ei- gentlich das Gegenteil dessen taten, was der Erhaltung der Ar- beitsplätze und der Wirtschaft nützte. Es ist in der Regel zu spät, in der Rezession Wirtschaftspolitik betreiben zu wollen! Wir sollten zuerst fragen: Wo stehen wir eigentlich? Wir stehen jetzt, nach sieben Jahren unvergleichlicher Welthochkonjunk- tur, vor oder in einer Rezession; daran gibt es nichts zu deu- teln. Solche Rezessionen dauern nie nur Monate, sondern im- mer Jahre. Wir haben in Amerika eine der schwersten Rezes- sionen der Nachkriegszeit; diese dauert auch schon einige Jahre und wird auch einige Jahre früher beendet sein. Wir ha- ben in Europa eine starke Rezession; sie wird etwas verfälscht in der Bundesrepublik Deutschland, welche mit der Integrie- rung der ehemaligen DDR einen gewissen künstlichen Markt geschaffen hat.
Auch unser Land ist davon betroffen, aber etwas weniger, weil unser Land in der Hochkonjunktur auch etwas weniger Sün- den begangen hat. Die Hauptsünde der meisten Länder liegt darin, dass die Hochkonjunktur nicht auf einer echten Lei- stung, sondern auf einer enormen Verschuldung, namentlich einer enormen Staatsverschuldung, basiert -z. B. in den USA, in Italien, Belgien usw. Wir haben in Europa eigentlich nur noch drei Länder mit einer einigermassen tragbaren Verschul- dung, das sind die Schweiz, das Fürstentum Liechtenstein und Luxemburg. Das ist die Realität.
In der Rezession gilt es, alles zu tun, damit die Wirtschaft wett- bewerbsfähig ist. Staatshilfe ist hier sehr wenig möglich; sie kann eigentlich nur die Sünden korrigieren, die man in der Hochkonjunktur begangen hat. Ich bin dankbar dafür, Herr Bundesrat, dass der Bundesrat in seinem Bericht eine Dia- gnose macht und Schwächen aufzählt. Aber wir müssen hier in diesem Saal auch zugeben, dass die aufgezählten Schwä- chen eigentlich ein eigenes Sündenregister sind. Die Schwä- chen sind nicht vom Himmel gefallen. Das sind konstruierte, politisch verursachte Sünden, die wir in den vergangenen Jah- ren begangen haben. Aber ich bin dankbar, dass das einmal festgestellt wird. Und jetzt kommt die Korrektur.
Was wird hier gefordert? Von sozialdemokratischer und grü- ner Seite wird gefordert, dass wir Geld ausgeben, um die Kon- junktur zu stimulieren. Doch das nützt praktisch nichts. Sie können zwar Geld verteilen, aber Sie müssen der gleichen Wirtschaft das Geld wieder entziehen. Es nützt nichts.
Zu den geforderten Beschäftigungsprogrammen: Sie können gewisse antizyklische Massnahmen einleiten - ich will das nicht in Abrede stellen -, aber das bringt ausserordentlich we- nig. Ganz gefährlich ist aber die Geldverteilung aus einem an- deren Grund: Wenn Sie der Wirtschaft Geld verteilen, dann bringen Sie die Leistungs- und die Beschäftigungstätigkeiten der Industrie und der Wirtschaft in falsche Kanäle. Es ist ge- fährlich, wenn Sie das Management erziehen, sich an die staatlichen Futterkrippen zu drängen, Forschungsgelder zu kassieren, statt dass Sie das Management und die Wirtschaft dazu zwingen, mit marktfähigen Leistungen selbst Leistungen zu erbringen. Ich vertrete in keiner Art und Weise diejenigen Wirtschaftskreise, welche jetzt nach höheren Forschungsgel- dern, nach Unterstützung vom Staat rufen oder in die EG und den EWR drängen, um dort an diese Gelder zu kommen. Es wäre besser, die Managements zu erziehen, die Fehler, die sie zum Teil begangen haben, zu korrigieren. Geld verteilen stützt auch ein schlechtes Management in den Unternehmen. Das sind Schwächen, die in vielen Staaten erkennbar sind, und deshalb kommt man nicht voran.
Was kann der Staat tun? Wir müssen die Dinge wegbringen, die die Wirtschaft und die Wettbewerbsfähigkeit hindern:
Wir müssen wettbewerbsverzerrende Steuern wie die Stem- pelsteuer abschaffen. Es ist mir unverständlich, dass die Sozi- aldemokraten nicht merken, wie jetzt wegen solcher Steuern Steuergelder ins Ausland abwandern, die in der Schweiz blei- ben sollten. Dass sie das Referendum gegen die Abschaffung dieser wettbewerbsverzerrenden Steuern ergriffen haben, ist mir unverständlich. Sie exportieren geradezu Arbeitsplätze.
Weiter müssen wir auch im Umweltschutz die Bauvorschrif-
ten auf ein vernünftiges Mass bringen: Wir haben Umweltver- träglichkeitsprüfungen für jeden Parkplatz eingeführt - was für ein Unsinn! Wir haben ein Bundesdefizit geschaffen, das wir wegbringen müssen, und zwar über die Ausgabenseite, nicht über höhere Steuern.
Der EWR wird für dieses Land, für diesen Werkplatz - nicht für die Wirtschaft, nicht für die Unternehmen, sondern für die- ses Land - einen weiteren Sozialisierungs- und Regelungs- schub bringen. Sie können die Details anschauen.
Die Nationalbank muss jetzt dringend ihre Politik ändern. Die Zeit ist gekommen, jetzt keine Hochzinspolitik mehr zu be- treiben.
Ein letzter Punkt: Es muss auch vom Staat her das Ver- trauen in dieses Land gefördert werden; das gilt auch für die Währung. Wenn man in diesem Land Spitzenpolitiker hat, die im Lande herumlaufen und sagen, es sei gut vorstellbar, dass der Schweizerfranken im Jahre 2000 nicht mehr existiere, son- dern nur noch der Ecu, dann gibt das kein Vertrauen in die Währung. Ich habe Briefe aus dem Ausland erhalten, aus massgebenden Kreisen, die sehr verunsichert sind. Man kann die Währung nicht mit hohen Zinsen stützen; das ist volkswirt- schaftlich abträglich. Die Währung ist eine Sache des Vertrau- ens in die Wirtschaft und in die Stabilität des Landes. Das sollte unser Kurs sein.
Ich bin froh, Herr Bundesrat Delamuraz, dass der Bundesrat diesen Bericht in bezug auf die Liberalisierung verfasst hat. Hier sind wir uns einig. Betreffend den EWR und die EG sehen wir uns ja dann bei Philippi wieder, und dann wird die Sache auch in Ordnung sein.
Giezendanner: Wenn man in diesem Saal sitzt und zuhört, könnte man meinen, alle Redner seien in der Auto-Partei, denn sie nehmen unser Parteiprogramm und sprechen da- von. Haben Sie gesehen, wer diese Interpellationen einge- reicht hat? Die SP, die grüne Fraktion und die CVP. Die dekla- rierten Wirtschaftsfeinde in diesem Land wollen Arbeitsbe- schaffungsmassnahmen; sie starten einen verzweifelten Ver- such, die falsche Politik der letzten Jahre zu vertuschen. Aber das Schweizervolk ist nicht so dumm, es glaubt das nicht!
Herr Jaeger, ich muss Sie schnell stören: Sie haben gestern wieder einmal rhetorisch - und inhaltlich - brillant gespro- chen. Ich könnte alles unterschreiben, was Sie gestern gesagt haben. Aber der Wirtschaftsprofessor sollte hier zum Tragen kommen, nicht der LdU-Politiker, das muss ich Ihnen sagen. Wenn Sie so politisieren würden, wie Sie gestern gesprochen haben, wären wir die besten Freunde.
Die Wirtschaftskrise - ich spreche heute nicht von Rezession - ist hausgemacht, jawohl. Die SP hat es doch brillant verstan- den, zusammen mit den Grünen eine Hetzkampagne gegen die Banken zu starten, eine Hetzkampagne gegen jeden Grossanleger. Jeder grosse oder mittelgrosse Anleger in der Schweiz ist heute doch ein Geldwäscher! Das Vertrauen in den Bankenplatz ist geschwunden, das Geld ist nach Luxem- burg abgeflossen. Was haben wir nun? Wir haben eine klei- nere Geldmenge, d. h. höhere Zinsen. Höhere Zinsen bedeu- ten eine höhere Teuerung. Die Teuerung ist der ärgste Feind der Schweizer Wirtschaft. Das sind die Tatsachen.
Das Resultat kann sich -wie gesagt-sehen lassen. Die Bürger- lichen haben es nicht verstanden, dieser Tendenz Einhalt zu gebieten. Der Schweizer Verbotsstaat ist allein auf weiter Flur. Vor einigen Tagen habe ich in meinem Betrieb einen deutschen Kunden gehabt. Erwollte mir einen Lager-und Distributionsauf- trag geben. Bei diesen Waren war aber Gefahrengut dabei. Seit der Katastrophe «Schweizerhalle» - ich sage jetzt auch einmal «Katastrophe» - haben wir die härtesten Reglemente für Lage- rung von Gefahrengut. Ich musste meinem Kunden sagen, dass ich dafür in Gottes Namen ein neues Lagerhaus bauen müsse; das bedinge erst eine UVP, dann eine Risikoanalyse undein Baugesuch: Das werde 18 Monate dauern. Dieser deut- sche Kunde hat sich totgelacht. Was ist eine UVP? Den EG- Befürwortern in diesem Saal: In der EG weiss man nicht, was eine UVP, was eine Risikoanalyse ist. Ich kann Sie beruhigen: Wir werden das Lagerhaus bauen, 55 Kilometer von Rothrist weg, im Elsass. Am 1. August werden wir einziehen. Das sind Tatsachen. Ich freue mich darauf, Sie einzuladen. Sie dürfen
Situation économique. Interpellations urgentes
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N 20 mars 1992
das Lagerhaus gerne besichtigen - in fünf Monaten gebaut. Uebrigens: Die Produkte werden auch durch Lastwagen unse- rer Flotte verteilt. Sie werden keinen Unterschied sehen, denn die Wagen haben die gleichen Farben, nur schwarze Kontroll- schilder anstelle von weissen, und die Fahrer werden im El- sass ihre Einkommenssteuern bezahlen.
Die Schweizer Wirtschaft wird hellhörig. Sie will wissen, wer die schwarzen Schafe in diesem Parlament sind, die diese Wirtschaftskrise verursacht haben. Ich habe mich zur Verfü- gung gestellt, mit einer kleinen Gruppe von Leuten aus diesem Saal eine Liste zur erstellen. «Rote Wölfe im bürgerlichen Schafspelz», heisst diese Liste. Da finden Sie Namen von Theo Fischer aus Sursee über Frau Nabholz bis zu Herrn Wanner. Die Leute lächeln jetzt, aber ich verspreche Ihnen: Sie werden nicht mehr lächeln, wenn die Liste draussen ist. Wir werden sie an Handelskammern, an Gewerbeverbände und interessierte Wirtschaftskreise verteilen. Jetzt muss einmal Klartext gespro- chen werden, und die Leute, die unseren Staat in diese Situa- tion gebracht haben, müssen deklariert werden.
Steinemann: Dass wir uns in einer ernsthaften Krise befinden, bestreitet hier wohl niemand. Jetzt aber kommen die Brandstif- ter von früher und wollen Feuerwehr spielen. Sämtliche Be- schäftigungsprogramme sind unwirksame Alibiübungen. Das sollten sogar die Leute von der CVP wissen. Aber sie wollen von der Verantwortung ablenken und die von ihnen aufgebau- ten falschen Strukturen erhalten, ja sogar noch ausbauen, wie wir das mit der Verewigung der Sperrfrist soeben erlebt haben. Mit den eingebrachten Vorschlägen soll lediglich der funda- mentalen Herausforderung ausgewichen werden, endlich die Wahlversprechen oder die Parteiprogramme zu erfüllen.
In der Beantwortung der drei dringlichen Interpellationen hält der Bundesrat richtigerweise fest, dass die Notwendigkeit ei- nes umfangreichen Beschäftigungsprogramms in der gegen- wärtigen Lage nicht gegeben sei. Ebenso lese ich dort, dass es immer schwererfalle, Dichte und Perfektionismus im Nor- menbereich zu tragen, und dass dem rasch mit deutlichen Li- beralisierungsschritten zu begegnen sei. Diese Absicht ist auch der Legislaturplanung zu entnehmen. So weit, so gut. Leere Worthülsen müssen mit Taten gefüllt werden. Nur - das sage ich heute klar und deutlich -, es genügt nicht, die bun- desrätlichen Deregulierungsbestrebungen auf wirtschaftspoli- tische Bereiche zu beschränken. Es müssen alle staatlichen Bereiche darauf geprüft werden, wie weit echte Deregulierung möglich ist. So hat sich etwa im Bereich des Umweltschutzes ein Perfektionismus eingebürgert, der mit seiner Regelungs- dichte wirtschaftlich und vor allem ordnungspolitisch unak- zeptabel geworden ist Das organisierte Chaos «Schweiz» muss wieder in den Griff bekommen werden, indem endlich kontrollierte und konkrete Deregulierungsschritte getan wer- den, aber nicht damit, dass sich der Staat weiterhin in unak- zeptabler Art in die Marktwirtschaft einmischt Strukturelle Ur- sachen kommen dann ins Spiel, wenn der Einbruch - wie bei- spielsweise im privaten Wohnungsbau - nicht auf Nachfrage- schwäche, sondern auf angebotsfeindliche Rahmenbedin- gungen zurückzuführen ist. So ist die Forderung, der Woh- nungsbau sei durch staatliche Förderung anzukurbeln und zu subventionieren, verfehlt. Die Investitionsverweigerung priva- ter Bauträger hat in erster Linie mit schikanösen Bauvorschrif- ten und mit einem eigentümerfeindlichen Mieterschutz zu tun. Man muss nur dem privaten Mietwohnungsbau jene Frei- räume wieder geben, die man ihm im Planungs- und Rege- lungswahn genommen hat. Die in unserem Land allgegenwär- tigen Wirtschaftsvögte von heute führen uns ins wirtschaftliche Verderben. Die Politiker haben diese gezüchtet. Die Politik hat unsere Wirtschaft überfordert. Unsere Unternehmen wurden und werden immer noch unter Anrufung irgendwelcher Schutzbedürfnisse gekünstelter Art mit ordnungspolitisch äusserst bedenklichen Vorschriften so eingedeckt, dass ihnen die Luft ausgeht.
Die linke Demagogie mit ihrer ökologischen Opposition wurde nicht gestoppt So konnte es beispielsweise möglich werden, dass - ein uns allen bekanntes Beispiel - die Ciba-Geigy ihr Biotechnikum mit 400 Arbeitsplätzen anstatt in der Schweiz jenseits der Grenze, im Elsass, baut Hauptgründe für den Ent-
scheid waren die fundamentalistische Industriegegnerschaft, die langwierigen Bau- und anderen Bewilligungsverfahren, welche nur Risiken, nicht aber den Nutzen berücksichtigen. Weniger leistungshemmende fiskalische Belastungen und Abbau staatlicher Bürokratie sind keineswegs Schlagwörter, sondern ganz einfach eine Frage des Ueberlebens. Mehr Ar- beitsplätze mit hoher Wertschöpfung und Qualität - und nicht die Anlehnung an den Staat - garantieren uns eine gute Zu- kunft! Die Einsicht muss kommen, dass nur eine an den frei- heitlichen Grundwerten orientierte Wirtschaft in der Lage ist, die Lebensqualität der Bevölkerung und überdies auch un- sere Umwelt zu schützen.
Fischer-Seengen: Sowohl im Aussenwirtschaftsbericht als auch in der Beantwortung der Interpellationen hält der Bun- desrat zu Recht fest, dass sich die Standortgunst unseres Lan- des in den letzten Jahren erheblich verschlechtert hat. Der Bundesrat macht dafür u. a. den Perfektionismus im Normie- rungsbereich verantwortlich, eine Auffassung, der ich zustim- men kann. Die Regulierungsmanie in unserem Land hat tat- sächlich nicht viel Gutes gebracht. Die Geschichte der Sperr- frist, die wir heute mühsam auf zwei Jahre reduzieren werden, ist beredter Ausdruck der volkswirtschaftlich schädlichen Aus- wirkungen solcher Interventionspolitik.
Wir können die wirtschaftliche Stärke wieder erreichen, wenn wir unsere Konkurrenzfähigkeit erhalten und neben dem Fit- nessprogramm, dem Revitalisierungsprogramm der Privat- wirtschaft, wie es vom Bundesrat genannt wird, auch die staat- lichen Rahmenbedingungen wieder verbessern.
Ich bin mit dem Bundesrat einverstanden: Beschäftigungspro- gramme im herkömmlichen Sinne sind wenig sinnvoll. Aber diese Erkenntnis soll uns nicht daran hindern, Investitionen zu beschleunigen, die ohnehin schon beschlossen sind. Ich bin der Meinung, die Zeit sei gekommen, den Nationalstrassen- bau voranzutreiben. Die baldige Fertigstellung dieses Netzes ist geboten. Die Kleeblatt-Initiativen sind abgelehnt worden, der Transitvertrag verlangt implizit diese Fertigstellung, und in beiden Räten wurden Motionen überwiesen, die diese Fertig- stellung bis zum Jahr 2000 fordern.
Ausnahmsweise ist auch die Finanzierung kein Problem. Die Rückstellungen für den Strassenbau, die einst 2,5 Milliarden betrugen, machen heute immer noch 1,8 Milliarden Franken aus.
Die Beträge in der Schatulle des Bundes nützen beschäfti- gungspolitisch wenig - nur der Bundeskasse, weil sie nicht ordnungsgemäss verzinst werden. Es ist deshalb sinnvoll, den Nationalstrassenkredit wenigstens um jene 116 Millionen Franken aufzustocken, die im Budget gekürzt wurden, d. h., auf jenes Niveau aufzustocken, das der Bundesrat selber ur- sprünglich vorgeschlagen hatte.
Die Budgetkürzungen im Nationalstrassenbau haben zur Folge gehabt, dass nicht nur keine neuen Aufträge erteilt wer- den konnten, sondern dass - besonders in der Westschweiz - Verzögerungen bei den angefangenen Arbeiten in Kauf ge- nommen werden mussten, so bei der N 1, der N 5, der N 9 und der N 16. Die Korrektur dieser Budgetposition, wahrscheinlich im Rahmen der Nachtragskredite, würde eine speditive Wei- terführung mit optimalem Beschäftigungseffekt erlauben, vor allem in Regionen, die vom Konjunktureinbruch speziell stark betroffen wurden.
Die Aufstockung des Nationalstrassenbudgets auf das ur- sprüngliche Niveau wäre eine - nicht etwa die einzige, aber eine - sinnvolle Massnahme zur Bewältigung der gegenwärti- gen Schwierigkeiten. Sie wäre konjunkturpolitisch, beschäfti- gungspolitisch, regionalpolitisch und verkehrspolitisch sinn- voll.
M. Couchepin: Les récessions - celle-ci comme les précé- dentes - mettent en cause d'abord des destins individuels. Des hommes et des femmes sont frappés par la perte de leur emploi ou par l'angoisse de l'avenir. Cet aspect est particuliè- rement sensible lorsqu'on est au contact des réalités commu- nales. Comme président de commune, j'ai souvent reçu la vi- site de personnes dont la situation est dramatique. Ceci pour dire que j'approuve sans réserve toutes les propositions ou
Wirtschaftslage. Dringliche Interpellationen
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projets qui permettent des améliorations de la situation indivi- duelle des demandes d'emploi. Mais ce souci des personnes ne doit pas nous inciter à prendre des dispositions qui empê- cheraient les modifications structurelles et le renforcement à long terme de l'économie.
Le groupe radical, en septembre 1991 déjà, avait appelé le Conseil fédéral à préparer l'avenir en proposant des améliora- tions des conditions-cadres. Jusqu'à ce jour, malheureuse- ment, rien de concret n'est intervenu, ce qui n'est d'ailleurs pas la faute du Conseil fédéral qui insiste dans chacune de ses interventions sur cette nécessité. Mais pensons à des obsta- cles qui ont été créés par d'autres, notamment à l'égard de la suppression du droit de timbre ou en empêchant l'introduc- tion rapide de la TVA. Le Conseil fédéral a aussi raison de rap- peler qu'il ne faut pas renoncer à la lutte contre l'inflation. Ce n'est pas au moment où nous allons toucher enfin les dividen- des de notre vertu monétaire qu'il faut l'abandonner.
Les régions périphériques sont plus touchées par la réces- sion. Elles devront certainement subir une modification struc- turelle. Je pense, en particulier pour ma région, au surdimen- sionnement de l'industrie et de la construction. L'aide la plus efficace qu'on peut donner à ces régions périphériques est le soutien des initiatives porteuses pour l'avenir, notamment dans le domaine de la formation, de la recherche et - j'insiste sur ce point - pas seulement dans les cantons universitaires. Enfin, je voudrais féliciter le Conseil fédéral pour un point parti- culier: pour la première fois, il évoque la composante démo- graphique de la situation que nous subissons actuellement. Il constate que la transmission de l'innovation est affaiblie par l'évolution négative de la démographie. Nous sommes quel- ques rares députés qui, depuis une dizaine d'années, souhai- tons une réflexion dans le domaine de la démographie. Il ne s'agit pas seulement, comme on l'a souvent dit, du problème du financement de l'AVS, mais de quelque chose de beau- coup plus vaste qui concerne tous les secteurs de la société dans les domaines de la culture, de la transmission des connaissances et de l'innovation. L'évolution démographique négative que nous connaissons affaiblit la position de notre pays et il faut discuter sur ce point, y réfléchir et, le cas éché- ant, mener une politique qui limite les effets négatifs de cette fâcheuse évolution.
Je pose ma question au Conseil fédéral: est-il disposé, dans ce domaine, à aller plus loin qu'une petite phrase, à se livrer à une réflexion d'ensemble sur les résultats dans les domaines social, culturel et économique de l'évolution démographique? Il y va, je crois, aussi de l'avenir de notre pays.
M. Pidoux: Il me plaît que ce débat sur les interpellations ur- gentes relatives à la situation économique soit le premier, après la prise de connaissance du rapport «ébouriffant» du Conseil fédéral sur la politique économique. En d'autres ter- mes, nous avons maintenant l'occasion de mettre en pratique, pour la première fois, notre credo économique libéral. Ce credo n'est pas seulement celui de quelques individus qui ne sont pas à la mode, pas seulement celui de quelques hauts fonctionnaires éclairés, pas seulement celui d'un gouverne- ment responsable, mais aussi celui d'une bonne partie de no- tre Parlement. Il existe un fossé entre le dire et le faire et, on le sait, la coupe est loin des lèvres. Ce qu'on a entendu hier après-midi et ce matin détonne par rapport aux principes que le gouvernement nous a présentés.
Je me méfie de tous les plans étatiques de relance, comme d'ailleurs de tous les arrêtés fédéraux urgents. Il existe deux domaines dans lesquels la Confédération peut agir, en fonc- tion de la loi actuelle et des moyens à sa disposition. Des cré- dits et un fonds sont disponibles pour la construction des au- toroutes. Mais le gouvernement a dépensé ce fonds routier dans d'autres buts, se contentant de laisser une créance dans les comptes. J'invite le Conseil fédéral à agir comme on l'exi- gerait de tout citoyen sous peine d'escroquerie, en d'autres termes à reconstituer ce fonds et à l'utiliser pour achever les autoroutes qui manquent à la Suisse romande et sur les- quelles le peuple s'est prononcé et a donné son accord. Dans ce domaine, les règles de l'efficacité rejoignent celles de la simple honnêteté.
On parle beaucoup aussi, et à juste titre, de créer des condi- tions-cadres de l'activité économique. Elles comprennent, nous en sommes tous conscients, la transformation de la fis- calité directe en des impôts indirects. On parle maintenant du rapport confidentiel sur la libéralisation de notre économie, qui proposait d'abolir l'impôt fédéral direct. Certes, parler ici d'abolition d'impôt fédéral direct nécessite un certain cou- rage; ce n'est pas très à la mode. Et cela nécessite également que les règles de la collégialité fonctionnent au sein du gou- vernement. Peut-être certains ont-ils tort d'avoir raison un peu trop tôt! Mais, Monsieur le Conseiller fédéral, il faut ici du cou- rage, il faut aussi une volonté, et là où il y a une volonté, il y a toujours un chemin.
Bezzola: Es geht einerseits um bessere Rahmenbedingun gen für unsere Wirtschaft und für die Zukunft, andererseits aber auch darum, die Ueberbrückung der Durststrecke in der Wirtschaft sicherzustellen. Wir müssen doch dafür sorgen, dass nicht einzelne Wirtschaftszweige diese Rezessions- phase entweder stark geschwächt oder überhaupt nicht über- leben.
Bei der Stellungnahme des Bundesrates zur aktuellen Situa- tion vermisse ich einen Hinweis auf die Beschäftigungslage in den Rand- und Berggebieten. Strukturschwache Regionen und Branchen, also Rand- und Bergregionen, das Bauge- werbe, der Tourismus, das Gewerbe im allgemeinen, werden in der Regel von der Rezession sehr stark betroffen. Die rigoro- sen Sparmassnahmen des Bundes beim Budget 1992 haben grosse Auswirkungen auf die Finanzen der Kantone und da- durch auch auf diejenigen der Gemeinden. Auch werden strukturschwache Regionen stärker betroffen als andere.
Ich weiss, Herr Bundesrat, die öffentliche Hand allein kann das Problem nicht lösen. Sie kann aber in der jetzigen Situation kurzfristig wesentlich dazu beitragen, dass Arbeitsplätze erhal- ten bleiben, Arbeitsplätze, die wir eventuell heute nicht benöti- gen, auf die wir aber vielleicht morgen angewiesen sind.
In den strukturschwachen Regionen unseres Landes sind Ge- werbetreibende stärker auf Aufträge der öffentlichen Hand an- gewiesen als in den Zentren und Agglomerationen. Kleinere Gewerbebetriebe in den abgelegenen Regionen beschäftigen verhältnismässig viele Einheimische. Ein Abbau von Arbeits- plätzen trifft daher einheimische Familien sehr stark.
Anpassung an den Markt ist auch in Rand- und Berggebieten notwendig. Nicht Arbeitsbeschaffungsprogramme braucht man; vielmehr müssen die ursprünglich zugesicherten Investi- tionskredite, mit denen die Kantone gerechnet und geplant haben, freigegeben werden. Damit könnte rasch und ohne Verzögerung die Realisation baureifer, bewilligter Projekte der öffentlichen Hand - Projekte, die den Bedürfnissen entspre- chen - ausgelöst werden. Die Beschäftigungslage liesse sich dadurch sofort und ohne künstliche Impulsprogramme ver- bessern.
Ich erwähne einige Projekte, die von grosser Tragweite sind: Aufforstungen, Lawinenverbauungen, Güterzusammenlegun- gen, Meliorationen usw. Sie sind vom Bund zum Teil stark ge- fördert werden, können nun aber durch die Gemeinden nicht mehr fertiggestellt oder in Angriff genommen werden.
Im Forstbereich zum Beispiel standen im Kanton Graubünden 1991 28 Millionen Franken zur Verfügung, heute nurmehr 22 Millionen. Folgeprojekte der Sturmschäden vom Februar 1990 können nicht mehr realisiert und zu Ende geführt wer- den.
Die Kürzungen bei den Hauptstrassen treffen vor allem Rand- und Bergregionen. Dringend notwendige Bauwerke zur Si- cherung der Verkehrswege, aber auch zur Entlastung der Dör- fer können nicht oder nur verzögert realisiert werden.
Nicht neue Bedürfnisse müssen geschaffen, sondern beste- hende abgedeckt werden! Es sind nicht neue Beschäftigungs- programme notwendig. Vielmehr müssen die ursprünglichen, durch den Bund zugesicherten Mittel für Investitionen freige- geben werden. Baureife bewilligte Projekte könnten dadurch ohne Verzögerung sofort in Angriff genommen oder weiterge- führt werden. Damit liesse sich die Durststrecke überbrücken und wichtige, dezentralisierte Arbeitsplätze in den Rand- und Bergregionen könnten gerettet und gesichert werden.
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Moser: Es ist nicht nötig, dass ich jetzt noch einmal auf den lei- digen Konjunkturabschwung zu reden komme. Vielmehr möchte ich einige Worte über die - meines Erachtens - ord- nungspolitische Verwahrlosung in der Schweiz verlieren.
Schon gestern habe ich gesagt, dass die Linken und Grünen, zusammen mit einer der bürgerlichen Bundesratsparteien, al- les getan haben, um den Werkplatz Schweiz zu einem Risiko- platz zu machen. Und jetzt schreien die gleichen Leute nach totaler Sicherheit durch staatliche Politik. Es ist zu bedauern, dass wir mehr und mehr in einer Forderungsgesellschaft le- ben, die durch eine unmögliche Anspruchs- und Erwartungs- inflation geprägt ist. Wir sind auf dem besten Weg, die Gren- zen des Sozialstaates zu überschreiten. Wir bewegen uns be- reits in Richtung eines Wohlfahrtsstaates.
Das Elend ist - das ist wirklich das Elend in diesem Land -, dass unsere Politiker derart kurzfristig orientiert sind und die Entwicklungen über Jahrzehnte kaum oder nicht beachten. Die meisten Vorschläge in den vorliegenden Vorstössen sind geradezu ein Paradebeispiel dafür.
Sie fordern unter anderem kurzfristige Beschäftigungspro- gramme, und diese sollten natürlich auch noch ökologischen Anforderungen genügen. Eine angeschlagene Wirtschaft lässt sich nicht mit Oeko- und Beschäftigungsprogrammen beleben. Eine bessere Wirtschaftslage können Sie nur über die Verbesserung der Rahmenbedingungen erreichen. Was wir brauchen, ist eine zügige und radikale Umkehr zu einer freiheitlichen Ordnung. Unsere wirtschaftsfeindlichen Gesetze und Verordnungen müssen nun endlich einer Deregulierungs- überprüfung unterzogen werden. Denn hier liegt das Haupt- übel unserer hausgemachten schlechten Wirtschaftslage.
Wir fordern den Bundesrat auf, nun endlich etwas gegen die laufende Verschlechterung der Standortqualität zu unterneh- men. Es ist allerhöchste Zeit, dass die Ursachen bekämpft werden und nicht die Symptome, wie dies jetzt wieder von un- seren Salonsozialisten verlangt wird.
In der Beantwortung der Interpellationen erklärt der Bundesrat die Absicht, für eine Verbesserung der Rahmenbedingungen zu sorgen. Ja, Herr Bundesrat, wenn Sie mit derselben Akribie, mit der Sie einen EG-Beitritt vorbereiten, die dringend notwen- digen Deregulierungen angehen würden, könnte ich Ihnen Glauben schenken. Nur: Die Botschaft hör' ich wohl, allein mir fehlt der Glaube.
Herr Bundesrat, Sie können sicher sein, dass ich in einem hal- ben Jahr wieder auf Ihr Versprechen von heute zurückkom- men werde.
Scherrer Jürg: Es ist bezeichnend, dass genau diejenigen Fraktionen wegen der Strukturkrise der Schweizer Wirtschaft dringliche Interpellationen einreichen, die in den letzten Jah- ren nichts versäumt haben, um den Finanz- und Werkplatz Schweiz systematisch zu demontieren.
Bei den Sozialisten ist das verständlich; denn sie wollen den Sozialismus, sie wollen eine freiheitliche Wirtschaft so lange demontieren, bis nichts mehr anderes übrigbleibt, als endgül- tig die Staatswirtschaft einzuführen. Wir bewegen uns heute in eine Richtung, aus der die Ex-DDR und andere sozialistische Länder gerade herkommen: in Richtung Planwirtschaft, in Richtung alles kontrollierende Staatsmacht.
Wer hat den Finanzplatz Schweiz jahrelang verketzert, mit dem Resultat, dass ausländische Anleger das Vertrauen in die Schweiz verloren haben und Milliardenbeträge abgeflossen sind, zum Beispiel nach Luxemburg? Wer stellt das Geldver- dienen und das Erwirtschaften von Gewinn als unmoralisch dar und saugt mit einem Minderheitenschutz, der bis zum Ex- zess geht, unsere Volkswirtschaft aus?
Dieser Rat hat mit seiner bürgerlichen Mehrheit wiederholt Be- schlüsse verabschiedet, die die Nichtleistung belohnen. In Biel zeigt es sich besonders drastisch, wie dieser Minderhei- tenschutz missbraucht und die Förderung der Faulenzer und Nichtstuer bis zum Exzess getrieben wird. Es gibt junge, ar- beitsfähige Leute in Biel, die von der Fürsorge leben, tagtäg- lich oder wöchentlich ihr Geld beziehen, auf dem Nachhause- weg bei den arbeitenden Kollegen vorbeigehen, die Hunder- ternoten schwenken und die Dummköpfe auslachen, die noch arbeiten. Das ist der Zustand der Schweiz heute, verursacht
von den Sozialisten, den Grünen, unterstützt von der CVP und anderen linksunterwanderten Bürgerlichen.
Wer treibt mit dem Argument des Umweltschutzes und apoka- lyptischen Untergangsszenarien linke Politik und schürt ge- zielt die Zukunftsangst des Volkes? Wenn ich mich in den Ar- gumentationskatalogen der Grünen und Linken umschaue, geht doch morgen die Welt unter. Wieso soll ich dann noch in- vestieren? Wieso soll ich überhaupt noch arbeiten? Sie haben ein Umweltschutzgesetz verabschiedet - da war die Auto-Par- tei noch nicht in diesem Rat -, welches den Bundesrat er- mächtigt, eine Luftreinhalte-Verordnung in Kraft zu setzen. Wir wissen es: Wenn diese durchgesetzt wird, legen wir nicht nur den Strassenverkehr, sondern ganze Industrie- und Gewerbe- zweige still. Es ist heute ein Affentheater um die Luft entstan- den, das jeder sachlichen Grundlage entbehrt. Aber dafür sind wir auf dem besten Weg zur Systemveränderung.
Wer hat denn eine Beschwerdeberechtigung von zwanzig so- genannten Umweltschutzorganisationen im Gesetz verankert, die nun jedes grössere Bauvorhaben willkürlich und erst noch auf Kosten des Steuerzahlers behindern oder sogar verun- möglichen können? Mein Kollege Giezendanner hat es Ihnen bereits erklärt, er ist persönlich davon betroffen: Die Unterneh- mer wandern heute ins Ausland ab; es wird in der Schweiz nicht mehr investiert. Und jetzt kommen Sie und beklagen und beweinen die wirtschaftliche Lage der Schweiz. So geht es nun wirklich nicht!
Wir haben einen Mieterschutz, der dem Hauseigentümer prak- tisch das Verfügungsrecht über die Wohnungen entzogen hat. Wir haben die Sperrfrist nicht abgeschafft. Ich muss sagen: Wenn ich eine Million Franken hätte, würde ich mir überlegen, wo ich diese investieren würde: sicher nicht im Mietwohnungs- bau! Es ist heute so: Investitionen fehlen, und wo die Investitio- nen fehlen, geht die Wirtschaft kaputt Die Grünen wundern sich jetzt, warum die nach ihrem Dafürhalten «umweltfreundli chen» Produkte und sozialistisches Verhalten eine Wirtschaft nicht florieren lassen. Das ist ganz einfach: Grüne Politik, so- zialistische Politik wollen keine Wertschöpfung, und wo keine Wertschöpfung mehr stattfindet, geht die Wirtschaft kaputt.
Und jetzt noch zum Herrn Bundesrat: Sie wollen noch eine CO2-Steuer, Sie wollen Umweltabgaben, Sie wollen Energie- steuern, und Sie wollen eine Benzinpreiserhöhung. Wann hört man endlich auf, diese Volkswirtschaft auszusaugen wie ein Blutegel, der nie satt wird? Darüber möchte ich vom Bundesrat einmal eine Stellungnahme, wie er sich das denn vorstellt. Es gibt nur eines: Wir müssen in Zukunft deregulieren. Und ich sage heute dem Wähler ganz klar: Je länger er Sozialisten und Grüne wählt, um so schneller geht es mit der Schweiz bergab.
Jenni Peter: Vorgestern, als wir die Interpellationen ausgeteilt erhielten, musste ich mich am Stuhl festhalten, damit ich beim Durchlesen nicht in die Luft ging.
Ich muss es deutlich sagen: Es ist eine Zumutung gegenüber der Wirtschaft, was hier in diesem Saal passiert. Vor einer Wo- che kämpfte die CVP zusammen mit den Grünen und den Lin- ken für die Beibehaltung der Sperrfrist Jetzt verlangen genau die Gleichen staatliche Unterstützung, um der wirtschaftlichen Krise entgegenzuwirken. Wie heisst es doch so schön: Angriff ist die beste Verteidigung.
Herr Fasel - er ist nicht im Saal, andere Meinungen interessie- ren ihn wahrscheinlich nicht. Aber, meine Damen und Herren von der CVP: Wir Kleinunternehmer wollen keine zusätzlichen Mittel vom Bund und schon gar nicht von einem Bundesrat, der ohnehin nicht mehr weiss, wie er die Löcher in seiner Kasse stopfen soll. Was die Wirtschaft jetzt braucht, ist die Wie- dereinführung der vollen Handels- und Gewerbefreiheit, die Abschaffung von Notrechtsmassnahmen, die Rückbildung der eigentumsfeindlichen Gesetzgebungen. Anstatt jetzt zu versuchen, zusätzliche Mittel zur Verfügung zu stellen, wäre es vernünftiger, dafür zu sorgen, dass nicht jeder Querulant mit Einsprachen Bauverzögerungen oder sogar -verhinderungen betreiben kann. Sie aber verlangen genau das Gegenteil, nämlich zusammen mit den Linksparteien die Einführung ei- ner totalen Planwirtschaft. Es ist abzusehen, dass die Fraktion der Auto-Partei ab 1995 mit Hilfe von ehemaligen CVP-Wäh- lern verstärkt gegen die Planwirtschaft kämpfen kann.
Wirtschaftslage. Dringliche Interpellationen
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Meier Hans: Fast ein Jahrzehnt boomte die Wirtschaft in den USA, in Japan, in den EG-Ländern und vor allem bei uns in der Schweiz. Ich habe gestern und heute viel Gescheites, auch Dummes, über die Wiederankurbelung der Konjunktur gehört. Eines aber wurde nicht gesagt. Ich lese Ihnen aus einem Brief eines bald 90jährigen Kollegen vor, der mir schreibt: «Wenn das mit dem Wirtschaftswachstum nochmals Jahrzehnte so weitergeht, dann sind alle grünen Bestrebungen im Eimer.» Gewiss: den Arbeitslosen soll geholfen werden. Daneben aber - muss ich gestehen - freut es mich, dass weltweite Geldimperien wie Rey oder Maxwell zusammenbrechen. Ich freue mich auch, dass es in unserem Lande vielen Spekulan- ten, den Hubers, Müllers und den Taxi-Meiers an den Kragen geht. Schon aber schreit die Meute: Sperrfrist aufheben, Steuern senken, Wirtschaft ankurbeln, weitere Staatsverschul- dung. Der Staat soll weiter Schulden machen, die Inflation wei- ter angeheizt werden. Mit dem linearen Teuerungsausgleich werden dann die Reichen noch reicher, die Armen noch ärmer gemacht. Sparer, Rentner, sozial Schwache bleiben bei dieser Inflationsspirale auf der Strecke. Herr Bundesrat, geben Sie mit einem gesunden Finanzhaushalt Gegensteuer zur Infla- tion. Es muss eine neue Stabilität, ein neues Gleichgewicht auf tieferem Niveau gefunden werden. Herr Scherrer von der Auto-Partei hat das Loblied des unmoralischen Geldverdie- nens gesungen. Ich aber sage: Wir müssen teilen lernen, und zwar im eigenen Land durch mehr Lohngerechtigkeit, vor al- lem aber mit denen ausserhalb unserer Grenzpfähle. Statt Hunderttausende von Gastarbeitern und x-Tausende von Asylschwarzarbeitern schlecht zu bezahlen, soll doch ein Teil dieser Arbeit ins Ausland gehen. Wir müssen diese sogenannt niedrige Arbeit wieder bedeutend besser bezahlen. Nicht mehr der weisse Kittel, die Krawatte und die «Schale» sollen Ehrenkleid der Arbeit sein, sondern das «Uebergwändli».
Herr Bundesrat, mit einem Umschulungs- und Weiterbil- dungsprogramm für die Arbeitslosen, mit einer konsequenten Teuerungs- und Inflationsbekämpfung, aber nicht mit Be- schäftigungsprogrammen, die verkrustete Strukturen erhal- ten, sind Sie auf dem richtigen Wege zur Arbeitslosigkeitsbe- kämpfung. Richtigerweise haben Sie die Neat unter dem Titel «Investitionssteuerung» nicht erwähnt. Die Neat, falls je ge- baut, würde zwar von der Schweiz bezahlt, aber von ausländi- schen Firmen erstellt werden.
Herr Bundesrat, leider haben Sie den F/A-18-Beschaffungs- block in Ihre sonst ausserordentlich fundierte und gute Inter- pellationsantwort hineingebaut. Wenn Sie schon die ganze Si- cherheitspolitik der Schweiz am F/A-18 aufhängen, tun Sie dies doch nicht auch noch mit der Arbeitslosigkeitsbekämp- fung. Auch wenn Sie die Beschaffung des F/A-18 im ange- schlagenen Tempo durch die Räte peitschen - die erwähnten 20 000 Mannjahre werden auf keinen Fall innert nützlicher Frist beschäftigungswirksam. Das wissen Sie ganz genau, Herr De- lamuraz.
Reimann Maximilian: Es ist mir gestern und heute bei diver- sen Voten linksalternativer Provenienz die Bibel in den Sinn gekommen, namentlich die Gleichnisse mit den Pharisäern. Da machen sich viele Leute in diesem Land Sorgen um nega- tive Zustände, die sie selber durch ihr jahrelanges aktives Tun und Handeln mitverschuldet haben! Und nun, in der Krise, sucht man sein Heil beim Bundesrat und spielt sich hier drin- nen unverfroren als Retter der Nation auf.
Es wäre von der Ratslinken viel ehrlicher gewesen, wenn sie einmal in sich gegangen wäre und sich gefragt hätte, was alles auf ihre Kappe geht, z. B .: dass unsere Arbeitslosenrate heute bei 2,3 Prozent liegt; dass wir an Wohnungsmangel leiden; dass ganze Bereiche unserer Industrie ihre künftigen Erweite- rungen und Investitionen im Ausland tätigen; dass immer we- niger ausländisches Kapital in unser Land fliesst und wir ge- zwungen sind, unser Zinsniveau immer höher zu schrauben usw. Dazu drei typische, kontraproduktive Beispiele jüngeren Datums:
tes wie Fachpersonal, Männer wie Frauen. Doch welch ein Auf- schrei ging durch die Gewerkschaften und die Linksparteien, als die Solothurner Regierung ausnahmsweise bei einem Be- trieb der Uhrenbranche für beschränkte Zeit das Nachtarbeits- verbot lockern wollte! Die betroffenen Frauen wären noch so gerne bereit gewesen, diese Arbeit zu leisten, da sie erst noch mit einem Nachtzuschlag besser entlohnt worden wären. Doch nein, die Uebung wurde abgeblockt! Ein typisches Sym- ptom für die Mentalität gewisser Kreise in unserem Lande.
Ein weiteres Beispiel aus dem Aargau. Ein Betrieb der gra- phischen Branche hatte sich aus konjunkturellen Gründen entschliessen müssen, vorläufig den Teuerungsausgleich für das Jahr 1992 ausfallen zu lassen. Die Belegschaft akzeptierte diesen Entscheid grossmehrheitlich und wollte damit ihren Teil zur Wiederverbesserung der Ertragslage beitragen. Was aber tat die SP-Fraktion im aargauischen Grossen Rat? Sie wusste nichts Gescheiteres zu tun, als den Regierungsrat in ei- nem Postulat aufzufordern, diesen Betrieb mit Druckaufträgen so lange zu boykottieren, bis er den vollen Teuerungsaus- gleich nachgeholt hat. Und die SP-Fraktion hier, in unserem Saal, ruft praktisch in der gleichen Woche nach Arbeitsbe- schaffungsprogrammen, um gefährdete Arbeitsplätze zu ret- ten. Sage mir einer: Wo ist da die Logik?
Der Finanzplatz. Dazu ein Vergleich mit Luxemburg. Luxem- burg war bis tief in die siebziger Jahre hinein einseitig auf die Stahlindustrie ausgerichtet. Dann entdeckte das Land seine Rolle als europäischer Finanzplatz. Es wurden optimale Rah- menbedingungen geschaffen, namentlich in bezug auf die Steuerpolitik. Heue erntet Luxemburg seine Früchte: Gegen 200 ausländische Banken sind ins Land gezogen, haben Ar- beitsplätze geschaffen und haben der Schweiz bei weitem den ersten Rang im internationalen Fonds-Geschäft abgelaufen. Die Arbeitslosenrate in Luxemburg liegt bei tiefen 1,8 Prozent. Und bei uns, da kämpfen die Sozialdemokraten mit einem Re- ferendum gegen die Abschaffung dieser völlig überholten, wettbewerbsbehindernden Stempelsteuer und zwingen damit den Finanzplatz Schweiz förmlich zur Ausgliederung des inter- nationalen Geschäftes ins Ausland. Und nun beklagt sich die- selbe SP, dass selbst der Dienstleistungsplatz Schweiz von der Rezession betroffen ist.
Herr Bundesrat, die Haltung der Landesregierung zu den vor- liegenden dringlichen Interpellationen hat mich weitgehend überzeugt Sorgen Sie aber dafür, dass diese zehn Seiten, auf denen Sie zu den aufgeworfenen Fragen Stellung bezogen haben, nicht toter Buchstabe bleiben.
Frau Goll: Die steigenden Arbeitslosenzahlen zeigen unter an- derem, dass die Schweiz vom Sockel des helvetischen Son- derreichtums heruntergerissen wird. Die damit verbundenen Reichtumseinbussen werden heute jedoch einseitig auf die ökonomisch und politisch Schwächsten abgewälzt. Dazu ge- hören in erster Linie die Frauen.
Bei leeren Staats- und Haushaltskassen sind die klassischen protektionistischen Instrumente erschöpft. Dazu gehörte Mitte der siebziger Jahre auch der Export der Arbeitslosigkeit, in- dem Ausländerinnen und Ausländer zurück in ihre Ursprungs- länder und Frauen zurück an den Herd geschickt wurden. Heute trifft uns die Erhöhung der Arbeitslosigkeit nicht einfach als Rezession, sondern, im globalen Kontext gesehen, als strukturelle Entwicklungskrise. Gleichzeitig schafft auch die sich weiter verschärfende Umweltzerstörung Unsicherheiten gegenüber der Fortsetzung jenes langfristigen Wachstums- pfades, an den wir uns seit den dreissiger Jahren gewöhnt ha- ben. Trotz auch in dieser Institution nach wie vor ungebroche- nem Wachstumsglauben mit den Pseudolehren der Wunder- heilmittel ist ein neuer Wachstumsmotor der Wirtschaft nicht in Sicht. Da hilft es eben auch nichts, wenn der Genfer Automo- bilsalon titelt: «Das Auto, der Motor der Wirtschaft. »>
Die helvetischen Schönwetterzahlen wurden kürzlich durch die schweizerische Arbeitskräfteerhebung des Bundesamtes für Statistik korrigiert. Sichtbar wurde dabei nicht nur, dass die Arbeitslosenzahlen doppelt so hoch sind wie die vom Biga offi- ziell ausgewiesenen, sondern auch, dass die Frauen stärker betroffen sind. Ursache dafür ist vor allem der Mangel an Teil- zeitstellen. Zwei Drittel der erwerbslosen stellensuchenden
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Frauen suchen Teilzeitarbeit. Die Untersuchung bestätigt auch die prekären Beschäftigungsformen: So ist z. B. jede zehnte erwerbstätige Frau ein mitarbeitendes Familienmit- glied, eine Gelegenheits- oder Heimarbeiterin oder eine Ange- stellte in einem Privathaushalt; über die Hälfte der Frauen sind teilzeitbeschäftigt. Viele von ihnen haben deshalb ein Einkom- men unter der BVG-Beitragspflicht oder keinen Anspruch auf Suva-Leistungen, weil sie weniger als zwölf Stunden pro Wo- che arbeiten.
Verschiedene Faktoren häufen sich, vor allem bei den Frauen. Ich möchte sie kurz aufzählen: Bildungsdefizite, Lohndiskrimi- nierungen, ungenügende Kinderbetreuungsmöglichkeiten, fehlende Präventivmassnahmen und Benachteiligungen bei der Arbeitslosenversicherung, um nur einige zu nennen.
Ich möchte einen Punkt aus der Antwort des Bundesrates auf die Interpellationen aufgreifen. Es ist ein symbolträchtiges und zugleich ein zynisches Beispiel, nämlich der Werbespot des Bundesrates für das Kampfflugzeug F/A-18. In der Antwort wird versprochen, die daraus resultierende Beschäftigung von rund 20 000 Mannjahren würde auf die wirtschaftlichen Krisen- regionen verteilt. Ich möchte dem entgegenhalten: Die «Kri- senregion Frau» verlangt eine Friedensdividende, d. h. die Sa- nierung der Staatsfinanzen durch den Abbau der destruktiven Militärausgaben, damit ein Vielfaches an Fraujahren im Sozial- und Bildungsbereich, für sozial abgesicherte Teilzeitstellen und für eine qualifizierte Kinderbetreuung investiert werden kann.
Zum Schluss: Auf der Ebene der Politik ist vor allem die Frage nach einem vernünftigen Umgang mit der Arbeitslosigkeit zu stellen. Die Antwort lautet: Solidarität in dem Sinne, dass das knapper werdende Gut Arbeit auf alle verteilt werden muss und auch die Frauen das Recht auf eine Teilnahme auf der Ebene der Oekonomie erhalten.
M. Spielmann: Dans le cadre de ce débat, notre première pensée doit aller vers ceux qui sont victimes de la situation. Je pense aux chômeurs, aux familles qui se trouvent devant des difficultés considérables et face à de graves interrogations sur l'avenir. Bien sûr, les premières préoccupations concernent les modifications de notre législation. Toute une série de pro- positions et de motions ont été présentées et je crois que le Conseil fédéral est conscient de la nécessité de revoir aujour- d'hui ces différentes législations, de les adapter à la situation et de répondre aux attentes de nombreuses familles. Je n'entrerai donc pas dans les détails, mais j'estime qu'il est im- portant, en introduction, de penser en priorité à ceux qui en sont les victimes.
Il ne suffit pas, bien entendu, de jouer aux pompiers et de «met- tre des emplâtres sur une situation économique». Il faut aussi voir quels sont les moyens qui nous permettent de modifier à long terme une telle situation. Je suis étonné que personne à cette tribune n'ait parlé de la situation économique telle qu'elle se présente dans notre pays. Or, durant cette session, après le dépôt de ces interpellations urgentes, la presse a publié les ré- sultats des grandes banques suisses. Cet élément est impor- tant, car si la situation économique frappe durement un certain nombre de familles, il y a aussi ceux qui profitent de la crise. Quand on peut lire dans les journaux que les grandes banques ont accru leurs bénéfices - pour l'UBS, par exemple, l'augmentation a été de 36 pour cent sur une année (1215 millions), pour la SBS de 25 pour cent (1032 millions) et pour le Crédit suisse de 57 pour cent - on est obligé d'admet- tre que la crise n'est pas partagée de manière égale pour tous. Il y a effectivement, d'un côté, ceux qui en sont les victimes et, de l'autre, ceux qui profitent de la situation.
La politique des taux d'intérêt - je ne reviendrai pas ici sur le débat des taux hypothécaires, mais on en voit le résultat - conduit aussi à un certain nombre de difficultés. De nombreux entrepreneurs et de nombreuses entreprises sont frappés di- rectement par la politique des taux d'intérêt et par l'augmenta- tion des taux hypothécaires, sans parler des locataires et du marché du logement.
En faisant ce constat, on doit immédiatement intervenir en di- sant, du haut de cette tribune, si on veut parler économie: «Comment peut-on raisonnablement et valablement débattre
des choix politiques qui engagent l'avenir de notre société alors que les principales décisions - celles que je viens de mentionner relatives aux taux hypothécaires et au monde éco- nomique - sont prises hors du Parlement et échappent à tout contrôle démocratique?» Ainsi, si l'on veut valablement inter- venir dans notre pays au niveau économique, il s'agit de don- ner des nouveaux droits et de tenter d'effectuer ensemble quelques projections sur l'avenir, car il est vrai qu'en matière économique, quand on prend des décisions, notamment con- joncturelles, sur la base d'arrêtés urgents, elles ne sont jamais bonnes. En outre, dans le cadre d'une telle politique - du moins à notre avis - il ne suffit pas que l'Etat introduise une re- lance et je suis étonné de voir des intervenants à cette tribune, en parlant du credo économique libéral et en insistant sur ce thème durant les trois quarts de leur exposé, conclure leur intervention en affirmant qu'il s'agit maintenant de relancer la construction des autoroutes et de reprendre les programmes routiers qui ont été abandonnés. Pour eux, la seule réponse à leur credo économique est de demander à l'Etat d'assurer la relance. Je ne crois pas que ce soit de ce côté-là qu'on trou- vera des solutions, mais plutôt par la prise en compte de la si- tuation politico-économique internationale dans laquelle se débat la Suisse, ainsi que des futures constructions européen- nes.
M. Blocher a donné, à cette tribune, un certain nombre d'indi- cations que je partage, notamment lorsqu'il disait: «Il ne faut pas préparer nos entreprises à une relance économique im- pulsée par l'Etat, mais à répondre aux enjeux économiques de ce siècle.» Je considère qu'il a bien posé le diagnostic, mais qu'il a fourni une mauvaise réponse.
Dans le sens où prendre en compte notre avenir, c'est aussi prendre en compte la construction européenne, c'est aussi prendre en compte l'ensemble des problèmes liés au déve- loppement de nos sociétés. Je pense à la nécessaire protec- tion de l'environnement, je pense à la nécessaire démocratisa- tion au niveau de la politique économique. C'est en s'inscri- vant résolument, de manière novatrice, dans la construction européenne qu'on peut aller de l'avant.
Je suis frappé aussi de voir que pour certains programmes qui permettraient à l'industrie de se développer, d'innover et de rendre notre marché concurrentiel, comme le programme COMETT, ce sont les milieux provenant de l'entourage de M. Blocher qui freinent le plus l'ouverture, ainsi que les perspecti- ves économiques de développement.
Voilà un certain nombre de paramètres que je voulais donner ici. Mais je voulais insister sur la contradiction qu'il y a à prê- cher le credo libéral et ensuite défendre une économie cartelli- sée, bloquée, à vouloir continuer à vivre toutes fenêtres fer- mées alors qu'au dehors se construit notre avenir, ce qui re- vient à hypothéquer gravement notre économie de demain. Pour cela il faut une politique résolument novatrice et ouverte sur la nouveauté, en l'occurrence ouverte sur l'Europe de de- main.
Mme Aubry: Si le ridicule et la mauvaise foi tuaient, il y aurait des cadavres dans ce conseil dont celui de M. Spielmann. Rappelez-vous les exigences des écologistes et des partis de gauche afin de limiter, voire d'atrophier l'expansion de notre industrie par des mesures trop contraignantes, mesures et pressions qui ont obligé de nombreuses industries - comme vous l'avez déjà entendu - à s'expatrier.
Je vous rappellerai quand même Ciba-Geigy à Bâle qui a passé la frontière pour créer de l'autre côté 150 emplois, moyennant la suppression de quelques centaines chez nous, sinon davantage; Orgamol en Valais, Bobst dans le canton de Vaud, Oerlikon-Bührle, qui est parti en Italie, nos grandes ban- ques qui, n'en déplaise à M. Spielmann et à d'autres, font leurs bénéfices à l'étranger, et Swissair. Ces sociétés ont expa- trié une partie de leur production afin de rester concurrentiel- les dans les prix. Plus récemment, hier, à Bienne, ce sont les Tréfileries Réunies qui supprimaient quarante emplois pour s'installer en France. Avec ces divers secteurs économiques qui ont passé nos frontières, c'est également un exil des cer- veaux et un transfert de technologies qui ont lieu.
Le résultat est là, pour ceux qui pleurent sur le chômage ac-
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tuel. Nous avons un chômage qui est devenu assez alarmant pour que le Conseil fédéral soit interpellé aujourd'hui par ceux-là mêmes qui portent une lourde responsabilité dans cette situation. En répétant que l'économie a besoin de règles fixes et stables pour fonctionner, j'énonce une vérité de La Pa- lice et vous le savez, Monsieur le Conseiller fédéral. Nous de- vons nous y engager, mais sans l'intervention de l'Etat, qui ne doit pas s'immiscer dans le secteur économique lors d'un ra- lentissement. Il y a certes, comme l'ont dit certains de la gau- che, un changement d'esprit, mais pas dans le sens où ils le veulent.
Le groupe PDC a posé notamment une question intéressante au sujet de l'avancement des projets des routes nationales, cela pour encourager les mesures conjoncturelles dans ce secteur. A mes yeux ce serait une solution acceptable et indis- pensable. Que la Confédération continue de suite le pro- gramme des routes nationales puisque, comme déjà dit par M. Fischer, l'argent est là. Le fonds routier s'élevait en 1991 à 1,7 milliard de francs, auquel s'ajoute chaque année la surtaxe sur les carburants de plus de 1 milliard. L'article 36ter de la constitution précise d'ailleurs l'emploi de cette surtaxe.
Il y a aussi les motions Kohler et Cavadini Jean qui ont été ac- ceptées par le Parlement et qui exigent l'achèvement des rou- tes nationales. Ce serait un baume sur les plaies de la réces- sion et ce serait également, nous l'avons déjà dit à cette tri- bune, une solidarité avec les régions touchées par la suppres- sion d'emplois et qui désenclaverait ces régions, puisque ce sont celles-là mêmes les plus touchées par le chômage qui n'ont pas vu leur réseau routier achevé. Cela donnerait en même temps des travaux de génie civil à ce secteur en panne qu'est celui de la construction. De bonnes voies de communi- cations - on l'a vu dans le canton de Fribourg - engageront les industriels à rester ou à s'établir et elles contribueront à la mo- bilité de la main d'oeuvre. Peu d'autres solutions enrayeront la crise économique dans laquelle se trouve notre pays et elles n'auront que des effets de courte durée - vous le savez bien. Je vous demande d'y réfléchir sérieusement C'est aujour- d'hui - je crois - une sonnette d'alarme qui n'est plus une son- nette, mais une cloche!
Strahm Rudolf: Ich habe meine vorbereiteten Notizen auf die Seite gelegt; denn ich habe das Gefühl, es sei im Sinne eines Dialogs besser, auf einige Voten einzutreten.
Die Fraktion der Auto-Partei, die hier fast vollzählig angetreten ist und das Feld in dieser Debatte beherrscht hat, hat hier auch in corpore ihre überschiessende ökonomische Kompetenz zur Schau gestellt, so dass ich mich nicht befähigt fühle, dar- auf einzutreten. Auf jeden Fall hat sie es gewagt, die Polterei, die wir vom Biertisch her kennen, auch im Parlament vorzutra- gen. Das braucht Mut
Zu den seriösen Voten: Hier hat jeder Referent das Krankheits- bild so definiert, dass das Heilmittel, das in seinem eigenen oder im Interesse seines Wirtschaftszweiges liegt, auch zutrifft. Das war eine Wirtschaftsdebatte, in der man einander den Schwarzen Peter zugespielt hat. Ein Zauberwort ist z. B. der Gummibegriff der «Rahmenbedingungen». Kein bürgerlicher Redner hier vorne, der nicht die Rahmenbedingungen be- schworen hätte! Es gibt in der Wirtschaftsdebatte so Mode- wörter. Wer nicht weiss, was zu tun ist, oder wer nicht klar sa- gen kann, was er will, spricht von «besseren Rahmenbedin- gungen». Sagen Sie doch bitte konkret: Was verstehen Sie un- ter «besseren Rahmenbedingungen»? Sagen Sie bitte kon- kret: Wo wollen Sie deregulieren? Wo wollen Sie abbauen? Zum Beispiel haben Sie zum Kartellrecht - das ist eine Rah- menbedingung - in allen Landessprachen geschwiegen. Es hat niemand etwas zu den Kartellen und zum Wettbewerbs- recht gesagt. Verstehen Sie unter «Rahmenbedingungen» nur tiefere Steuern? Die Schweiz hat von allen OECD-Ländern - ausser Japan - die tiefste Staatsquote. Wir haben die tiefste Belastung der Unternehmen, die tiefste Unternehmensbe- steuerung in ganz Europa.
Ich kann Ihnen schon sagen, weshalb die «Rahmenbedingun gen» in den grössten Zusammenhängen nicht stabil sind: weil von der Wirtschaft selber in praktisch allen wichtigen Fragen der Rahmenbedingungen widersprüchliche Signale kom-
men. Es wurde die Taxe occulte angesprochen, die Mehrwert- steuer: da haben wir völlig widersprüchliche Signale aus der Privatwirtschaft. Die EWR-Frage: widersprüchliche Signale aus der Privatwirtschaft. Die Frage des EG-Beitritts: alles Wi- dersprüche. Sogar in der Gatt-Frage ist man sich nicht einig. Zum Kartellrecht, zur Wettbewerbsgestaltung: völlig wider- sprüchliche Auffassungen auch in der Privatwirtschaft. Sie werden heute in der Schlussabstimmung dem modifizier- ten Alkoholgesetz zustimmen und damit eine neue, zusätzli- che staatliche Regulierungsmaschinerie aufziehen.
Nach meiner persönlichen Auffassung ist die Exportkraft un- geschmälert. Wir haben strukturschwache Branchen, wir ha- ben viele subjektive Klagen. Aber nennen Sie mir einmal ob- jektive Indikatoren, die auf eine wirkliche Schwächung der Ex- portkraft hinweisen. Wir haben immer noch Ertragsbilanzüber- schüsse von 12 Milliarden Franken und mehr. Wir haben einen wachsenden Marktanteil bei den Exporten, die in den europäi- schen Raum gehen usw.
Aber wir haben einen Einbruch im Inland, konkret im Bausek- tor. Unsere Vorstellungen und Vorstösse zur Stützung der Be- schäftigung zielen vor allem in die Richtung der inländischen Wirtschaft. Wir haben einen Einbruch im Wohnungsbau, weil die hohen Zinsen und die gestiegenen Baukosten dem Woh- nungsbau das Genick gebrochen haben. Sie wissen - und das ist nicht bestritten -: 45 000 Wohnungen wären nötig, und jetzt sinkt die Zahl im Wohnungsbau auf unter 30 000. Ein Wie- deraufbau der Wohnbaukapazität ist kostspielig, und deswe- gen wollten wir in diesem Bereich stützen. Ich bin dankbar, dass der Bundesrat das in seiner Antwort auch so sieht.
Zum Schluss: 100 000 Arbeitslose und mehr sind nicht erträg- lich. Es gibt keine grössere Erniedrigung für einen Menschen, als das Gefühl zu haben, nicht gebraucht zu werden. Deswe- gen haben wir diese Vorstösse eingereicht, weil das auf die Dauer nicht tolerabel ist.
Allenspach: Wir haben schon Mitte des letzten Jahres eine deutliche Abschwächung der wirtschaftlichen Aktivitäten fest- gestellt, eine deutliche Zunahme der Arbeitslosigkeit befürch- tet. Unsere Feststellungen wurden damals, insbesondere von den Gewerkschaften, als professionelle Schwarzmalerei dis- kreditiert. Noch vor wenigen Monaten haben die Gewerkschaf- ten ein ausserordentlich positives Bild der Lage und der Zu- kunftsaussichten unserer Wirtschaft gezeichnet Es ging ihnen darum, eine möglichst positive Atmosphäre zu schaffen, um möglichst hohe Lohnforderungen durchsetzen zu können. Es ist unglaubwürdig, wenn die gleichen Kreise, die auf Jahresbe- ginn unter Berufung auf die gute Wirtschaftslage massive Real- lohnerhöhungen verlangt haben, wenige Monate später nach staatlichen, konjunkturstützenden Massnahmen rufen.
Die gegenwärtigen Probleme sind vor allem strukturbedingt. Viele Votanten haben auf die Verschlechterung der Standort- bedingungen des Wirtschaftsplatzes Schweiz hingewiesen und ein Deregulierungskonzept verlangt. Ich schliesse mich diesen Votanten an. Beschäftigungsprogramme nützen nichts, sie zementieren höchstens nicht mehr konkurrenzfä- hige Strukturen. Alle Interpellationen fordern auch Massnah- men der Arbeitslosenversicherung. Mit der Arbeitslosenversi- cherung und deren Massnahmen hat sich der Rat in der De- batte kaum auseinandergesetzt. Gerade hier gilt es, konkret zu werden. Auch in der Arbeitslosenversicherung sollte der Grundsatz im Vordergrund stehen: Eingliederung kommt vor Rente. Die Verantwortlichen und sehr viele Politiker konzen- trieren sich offenbar lieber auf die Höhe und die Dauer der Tag- gelder. Sie kümmern sich zu wenig um die Eingliederung, um die Umschulung und die Ausbildung. Die Leistungen unserer Arbeitslosenversicherung übertreffen bezüglich Höhe das an- derswo Uebliche. Es ist nicht möglich, durch Aufhebung der Degression diese Leistungen noch weiter zu erhöhen. Wir können eine Verlängerung der Bezugsdauer auf über ein Jahr - wie sie der Bundesrat für die von Arbeitslosigkeit stark betrof- fenen Kantone und Personengruppen bereits beschlossen hat - nur dann in Erwägung ziehen, wenn gleichzeitig die De- gression weitergeführt und verstärkt wird. Es ist abzulehnen, dass die Kantone und Gemeinden ihre Fürsorgepflichten der Arbeitslosenversicherung überbinden können. Ein Rahmen-
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gesetz für die kantonale Arbeitslosenbeihilfe kommt nicht in Frage, wenn diese Arbeitslosenbeihilfe von der Arbeitslosen- versicherung, d. h. von den Arbeitgebern und Arbeitnehmern, finanziert werden müsste. Das muss Aufgabe der Kantone bleiben. Wir begrüssen die Massnahmen zur Requalifizierung der Arbeitslosen. Aus- und Weiterbildung werden permanente Aufgaben aller bleiben. Wir appellieren an die Kantone, von den im Arbeitslosenversicherungsgesetz gebotenen Möglich- keiten umfassend Gebrauch zu machen. Die primäre Berufs- ausbildung aber kann nicht Aufgabe der Arbeitslosenversi- cherung sein und von ihr finanziert werden. Die Arbeitslosen- versicherung wird auf Jahresende ihre Prämien erhöhen müs- sen. Man spricht von einer Verdoppelung. Wir widersetzen uns ausgewiesenen Bedürfnissen nicht; jede Ausweitung der Auf- gaben der Arbeitslosenversicherung wird aber auch zu neuen und weit höheren lohnprozentualen Abzügen bei den Arbeit- nehmern führen. Auch diese Kehrseite der Medaille ist zu be- rücksichtigen.
Gestatten Sie mir eine Schlussbemerkung: Unsere Politik muss konstanter werden. Die Stop-and-go-Politik hat versagt Stabilität und Vernunft in der Politik sind die wesentlichsten Voraussetzungen für die Stabilität in der Wirtschaft.
Dreher: Die Erfahrung des Lebens lehrt: Wenn jemand ruft: «Haltet den Dieb!», muss man nicht den Dieb suchen, sondern denjenigen ins Auge fassen, der gerufen hat. Die Erfahrung meines Lebens hat mich gelehrt, dass bei Testamentsvoll- streckungen das Auge ganz besonders auf diejenigen gerich- tet werden muss, die bei jeder Gelegenheit die Worte Recht, Gerechtigkeit und Fairness in den Mund nehmen. Und in wirt- schaftspolitischen Fragen ist es ein Axiom, dass die Soziali- sten das Volk irreführen wollen, wenn sie sich angeblich um die Arbeitsplätze sorgen. Die Sozialisten und die Grünen sind doch die grössten Arbeitsplatzkiller der neueren Geschichte! Sagen Sie mir einmal, meine Damen und Herren von den So- zialisten, wie viele Arbeitsplätze Sie ausserhalb der Staatsauf- blähung geschaffen haben. Sie haben doch Arbeitsplätze ver- hindert! Nicht offiziell, aber Sie haben unter grüner Tarnkappe Ihre Unterorganisationen wirken lassen:
Am 17. März 1992 ging es in der Sendung «10 vor 10» darum, auf dem Schiessplatz Ochsenboden ein Projekt vorzustellen, wo die Oerlikon-Bührle-Gruppe einen Hochtemperaturofen für Sonderabfallverbrennung einrichten möchte. Die Ge- meinde Hoch-Ybrig ist dafür, der Kanton Schwyz auch. Was ist passiert? Es kam doch, wie das Amen in der Kirche, wieder ein Umweltgangster vom WWF zu Wort, der gesagt hat, der Him- mel sei zu hoch, das Tal sei zu breit und der Boden zu tief - oder weiss Gott, was diese Herren immer vorbringen, wenn es darum geht, der Wirtschaft irgendwelche Knüppel zwischen die Beine zu werfen. Sie erregen sich zu Recht, Frau Bär, Sie sind auch gemeint, Sie gehören ja auch zu denen! Meine Da- men und Herren, so ist es! Sie haben diese Gesetze geschaf- fen - ich erinnere an das katastrophale Umweltschutzgesetz, wo Artikel 55 irgendwelchen Umweltgangsterorganisationen das Recht gibt, jedes wirtschaftliche oder private Investitions- vorhaben zu bodigen, zu verzögern und mit mala fide vorge- brachten Argumenten zu verzögern. Die Kosten gehen zu La- sten des Bauherrn, des Steuerzahlers. Und am Schluss, wenn man vor Gericht doch obsiegt, sind die Prozessentschädigun gen derart lächerlich, dass sich der Investitionswillige abwen- det und ins Ausland verreist Artikel 36 des Umweltschutzge- setzes ermöglicht sogenannten Umweltschutzbüros, diesen Schmarotzerexistenzen am Körper der Volkswirtschaft, mit pseudowissenschaftlichen Argumenten jedes Projekt böswil- lig zu verzögern, es sei denn, man gebe ihnen den fetten staat- lich vorgeschriebenen Auftrag.
Es kommt noch etwas dazu. Diese Organisationen haben sich die UVP-Rechte nicht selbst gegeben. Es muss ja irgendwo einmal eine legiferierende Mehrheit dagewesen sein, welche ihnen diese Rechte gegeben hat. Die Verordnung kommt von Herrn Bundesrat Cotti von der CVP. Wenn Herr Cotti sagt, der VCS und der Bundesrat hätten noch einen langen gemeinsa- men Weg vor sich, ist keine andere Erklärung möglich, als dass sich der CVP-Bundesrat Cotti mit diesen Umweltgang- stern solidarisiert. Eine andere Erklärung gibt es nicht.
Sie reden nun davon, was man tun könnte. Immer dann, wenn man irgendwo versagt hat, muss man «etwas tun», In der Asyl- politik hat man versagt, da brauchen wir jetzt ein Rassismus- gesetz. Auch in der Wirtschaft hat man versagt. Folglich müs- sen Sie nun sagen: Okay, jetzt werden wir einmal diese Artikel aus dem Umweltschutzgesetz hinauswerfen! Schlagartig könnte dann die Bautätigkeit einsetzen, können Baubewilli- gungen erteilt werden und die Traxe auffahren. Kein Postfach kann dann irgendwo noch eine Umweltverträglichkeitsprü- fung anfechten. Das wäre der erste Schritt. Der zweite Schritt wäre die Abschaffung der direkten Bundessteuer und deren Ersatz durch eine Mehrwertsteuer. Die Schweiz würde dann aus steuerlichen Gründen von einem Tag auf den anderen zu einem attraktiven Standort. Aber das wollen Sie nicht, das wol- len Sie ja alle nicht
Hören Sie einmal mit diesem Deregulierungsgeschwätz auf! Sie wollen doch gar nicht deregulieren. Niemand will deregu- lieren. Sie wollen vielmehr mit den Sozialisten zusammen im Frieden die Chefbeamtenposten nach Proporz aushandeln,
Präsident: Herr Dreher, Ihre Redezeit ist abgelaufen.
Dreher: Ich bin auch am Schluss. .... und Sie wollen gemein- sam die Subventionen verteilen, Geld, das Ihnen nicht gehört!
Persönliche Erklärung - Déclaration personnelle
Fischer-Sursee: Die Auto-Partei hat die CVP angegriffen. Herr Giezendanner hat mich nebst einigen anderen Damen und Herren als «roten Wolf im bürgerlichen Schafspelz» bezeich- net. Herr Giezendanner, ich glaube, Sie sind farbenblind. Sie haben mich auch auf die schwarze Liste gesetzt, das ehrt mich! Ich müsste mich nämlich fragen, ob ich etwas falsch ge- macht habe, wenn ich nicht auf dieser Liste wäre - oder ob ich einen Charakterdefekt habe!
Und nun zum Thema: Die Arbeitslosigkeit und die Rezession sind nicht etwa eine schweizerische Eigenart, sie sind europa- weit und weltweit verbreitet. Sie können deshalb nicht den bür- gerlichen Parteien die Schuld für die derzeitige Rezession in die Schuhe schieben. Ich habe deutlich gesagt, was wir brau- chen. Wir brauchen eine marktwirtschaftliche Erneuerung. Aber nicht so, wie es die Auto-Partei will: Mit stinkendem Ka- min und Autoabgasen bekämpfen Sie die Arbeitslosigkeit und die Rezession nicht. Diese Zeit ist endgültig vorbei! Nehmen Sie die modernen Wirtschaftsleute zur Kenntnis, wie Stephan Schmidheiny, der ebenfalls ganz klar in diese Richtung sieht Zum Schluss: Die CVP ist immer eine verlässliche Stütze für eine sozial verpflichtete Marktwirtschaft in der Schweiz gewe- sen, und sie wird es auch bleiben.
Präsident: Ich möchte insbesondere die Redner der Auto- Partei daran erinnern, dass beleidigende Aeusserungen nicht zu den Gepflogenheiten dieses Rates gehören. (Beifall) Sol- che Aeusserungen tragen nichts zur politischen Meinungsfin- dung bei. Wir sind aufgefordert, unsere politische Meinung zu sagen. Man kann im politischen Bereich hart diskutieren, aber man beleidigt hier nicht Personen, ob sie anwesend seien oder nicht. Das gehört zur politischen Kultur.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: J'espère que le porte- parole du Conseil fédéral respectera les principes éthiques que le président vient de rappeler.
La Suisse paie aujourd'hui le prix de la surexpansion et du su- remploi de huit années consécutives. Vous avez en général accueilli favorablement les réponses du Conseil fédéral aux interpellations urgentes de ce long débat et nous voulons en tirer quatre brèves conclusions.
Premièrement, lutter contre le renchérissement: ici, la contri- bution de la Banque nationale suisse, entre autres, sera déci- sive. Si la Banque nationale lâche les freins de la création mo- nétaire, l'inflation repart. Si elle bloque ces freins, tout redé- marrage de l'économie devient, hélas, problématique. Or, l'économie suisse a besoin de redémarrer. C'est l'enseigne- ment que je retire de cet utile débat.
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Deuxièmement: dynamiser la politique du marché du travail, notamment grâce à une politique forte en matière de formation et de recherche, prolonger une seconde fois la couverture des chômeurs, intensifier la solidarité du pays à l'égard des ré- gions touchées de plein fouet par le chômage, et donner à la politique régionale les moyens de se développer, telle est la première conclusion à retirer dans le domaine de la lutte contre le chômage.
En matière de politique régionale, nous avons fait usage de la loi sur les investissements dans les régions de montagne, en cautionnant des prêts conclus sur le marché et en assumant totalement ou partiellement les charges d'intérêt. Cette opéra- tion déclenchera, dans les seules régions de montagne, des investissements pouvant atteindre un milliard de francs. Ce n'est que l'un des exemples que je voulais vous donner de la politique régionale qui vise à lutter contre le chômage. Soute- nir davantage, étendre, diversifier les mesures préventives - et j'entends par là non seulement les mesures à court terme mais aussi à long terme, c'est-à-dire donner à nos programmes de recherche des moyens et une signification - voilà bien la meil- leure parade à la disparition des emplois et le meilleur moyen d'en créer de nouveaux.
Le chômage n'est pas une statistique économique et sociale froide, c'est une somme de problèmes, et même de drames, humains. A nous de leur apporter des solutions vraiment hu- maines. A nous aussi de considérer que les conditions légales que nous nous sommes fixées dans ce domaine se révèlent heureuses à l'usage, en période de crise, sans toutefois les te- nir pour immuables. Nous devons, à cet égard, avoir une capa- cité d'imagination et de renouvellement dont nous reparlerons certainement ici.
Troisièmement, éviter des programmes artificiels de relance mais réanimer certains secteurs. Les conversations que j'ai eues au sommet, avec les syndicats et avec les patrons, avant que le Conseil fédéral ne prépare ses réponses à vos interpel- lations - car il ne s'agissait pas de travailler pour nous en cir- cuit fermé - révèlent une large convergence d'opinions, que j'ai retrouvée également dans ce débat Il s'agit d'éviter des programmes de relance alibis, des programmes artificiels, coûteux et illusoires. Un secteur mérite une attention particu- lière, celui de la construction. La situation y est satisfaisante pour le génie civil et pour la rénovation d'immeubles; elle est préoccupante, en revanche, dans le bâtiment. La demande de locaux industriels et commerciaux est anémique - d'innom- brables locaux sont inoccupés. Enfin, la construction de loge- ments piétine alors même que, là, la demande existe bel et bien.
L'accélération de la construction des routes nationales - pre- mier chapitre de ces constructions publiques - ne serait sans doute pas absolument prioritaire, je le répète: le secteur du gé- nie civil n'est pas le plus touché; mais il est clair qu'elle serait de nature à animer l'économie en général. Le Parlement n'en a pas précisément pris le chemin antérieurement, car, en effet, aux moyens proposés par le Conseil fédéral au titre de la constructions des routes nationales, c'est-à-dire 1395 millions de francs, le Parlement a retranché quelques millions pour ar- river à 1279 millions de francs, c'est-à-dire à des montants qui ne permettent pas de satisfaire aux exigences des motions Cavadini Jean et Kohler. Si les anciennes dotations étaient rétablies, il en résulterait une augmentation du volume des constructions de l'ordre de 9 pour cent pour la Suisse ro- mande, de 10 pour cent pour le Tessin, de 13 pour cent pour le canton de Berne.
Dans le domaine du logement, des millions de francs pour la construction sans fonds publics de logements ne sont pas li- bérables dans des délais que j'appellerais corrects, du seul fait des interminables procédures d'octroi des autorisations publiques de construire. Que cela soit rappelé dans notre préoccupation d'améliorer les conditions-cadres à tous les ni- veaux dans notre pays! Quant aux logements subventionnés par la Confédération, qui doivent rester dans des limites convenables, normales, du marché total du logement, ils pourraient se monter à 15 000 logements nouveaux à la fin de cette année, ce qui démontre que nous n'avons pas relâché notre activité coopératrice dans ce domaine.
Enfin, pour l'ensemble des constructions publiques en 1992, en dépit des duretés financières des collectivités publiques, nous aurons par rapport à l'année prochaine des taux de crois- sance pour la Confédération y compris les régies, pour les cantons et pour les villes de plus de 20 000 habitants, dans le seul domaine des bâtiments neufs et non pas de leur entre- tien, compris entre 2,5 et quasiment 5 pour cent. Il n'y a donc pas récession dans ce secteur, il n'y a pas abandon de nos responsabilités.
Je termine cette troisième conclusion relative au secteur des constructions et à l'appui public qui peut y intervenir par une allusion aux réponses du Conseil fédéral lorsqu'elles font état des retombées économiques que représenterait l'acquisition de l'avion militaire F/A-18. Cela n'a pas été du goût de plu- sieurs conseillers nationaux, auxquels je m'empresse de pré- ciser, au cas où ils ne l'auraient pas observé, que le Conseil fé- déral, dans sa réponse, n'entendait pas rallier les indécis et les réticents au panache blanc de l'avion de combat; il y a d'autres messages pour cela. Il entendait simplement exposer factuel- lement, tranquillement et sereinement les retombées écono- miques d'une telle acquisition publique.
Quatrièmement et en conclusion: offrir à nos activités des conditions-cadres optimales. J'insiste sur cet aspect dont traitent les réponses du Conseil fédéral et auxquelles M. Cou- chepin a fait allusion, à savoir que nous devons compter avec la composante pénible de l'avenir de la chute de la natalité, de la baisse de la démographie suisse. Il y a trois ans, en 1988, 12 400 certificats de maturité étaient distribués dans notre pays; en 1990, nous en sommes à 12 000. Il y a trois ans, 60 000 certificats d'apprentissage étaient délivrés dans notre pays; en 1990, il n'y en avait plus que 57 000. Les problèmes de la relève par l'éducation permanente en particulier se trou- vent posés par ce véritable défi de la chute démographique, et bien d'autres encore. Il faudra donc englober dans nos ré- flexions sur les conditions-cadres futures d'une manière com- plète cette réflexion capitale sur l'avenir politico-économique de la Suisse qu'est la chute de la natalité.
Les interpellations portaient sur la situation conjoncturelle - c'était leur titre et leur contenu - mais vous l'aurez remarqué, toutes les interpellations et pratiquement toutes les interven- tions dans ce débat ont dépassé cette limite et ont parlé de la situation structurelle de notre économie qui est bien le terrain de nos décisions futures. Il y a notamment des décisions dans l'immédiat, que j'ai énumérées dans les trois premières conclusions. Mais surtout, et cette conclusion-là reprend de l'importance, nous devons prendre des décisions à long terme. Traiter de nos conditions économiques, établir une po- litique fiscale et financière cohérente de l'Etat, préparer des accords internationaux qui nous mettent en situation de com- pétition européenne et mondiale favorable, demander aux dé- cideurs privés de faire sauter, là où ils existent - et c'est le cas dans trop d'endroits - les verrous apparemment protection- nistes qui bétonnent certains secteurs, tel est le programme de demain qui permettra d'imaginer des situations conjonctu- relles meilleures que celles que nous vivons actuellement et qui, seules, nous assureront une politique de croissance co- hérente, contrôlée, mesurée et efficace.
Sur ce point, le représentant du Conseil fédéral a tiré des conclusions suffisamment claires du débat d'hier pour qu'il ne soit pas nécessaire de le répéter maintenant. Je peux donc me taire, vous livrer au train salvateur du dernier vendredi de la session et vous affirmer que le Conseil fédéral fera son profit des débats de haute tenue que nous avons eus, concernant le rapport sur la politique économique extérieure et à propos des trois interpellations urgentes, qui contribuent à l'encourager dans sa volonté de redonner de meilleures conditions d'ex- pression et de créativité à l'économie à long terme, par consé- quent à tous les travailleurs de ce pays.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Dringliche Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion Verschlechterung der Wirtschaftslage und zunehmende Arbeitslosigkeit
Interpellation urgente du groupe socialiste Détérioration de la situation économique et aggravation du chômage
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
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1992
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II
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Frühjahrssession
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Session de printemps
Sessione
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Rat
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Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
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12
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 92.3014
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
20.03.1992 - 08:00
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599-611
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