Interpellation Friderici Charles
653
Conseil d'Etat genevois, a fait part à plusieurs reprises de son intention de porter une attention toute particulière à ce type d'organisation. Il entend non seulement assurer le développe- ment des organismes déjà installés à Genève en fonction de leurs besoins concrets, mais encore faciliter, dans la mesure de ses moyens, le développement à Genève de nouvelles acti- vités en matière d'environnement, en permettant, à plus long terme, la réalisation d'une solution globale et rationnelle par la concentration des différentes activités en un seul bâtiment: une «maison de l'environnement». En ce qui concerne les nouveaux besoins, il faut avant tout mentionner les deux conventions sur, respectivement, le changement climatique et la bio-diversité, lesquelles font actuellement l'objet de négo- ciations dans la perspective de leur signature à l'occasion de la CNUED et pour lesquelles il faudra, le moment venu, des se- crétariats d'une taille substantielle. Rappelons notamment que Genève abrite déjà le Secrétariat ad hoc de la Convention sur le climat et que des études sont faites sur la possibilité d'accueillir le futur secrétariat permanent de cette convention. Il est toutefois évident que la réalisation de ces objectifs doit te- nir compte d'un certain nombre de contingences telles que la situation financière de la Confédération et du canton de Ge- nève, ou encore les terrains disponibles et constructibles à Genève. En outre, aussi longtemps que les décisions perti- nentes n'auront pas été prises par la Conférence de Rio de Ja- neiro, une certaine incertitude demeure quant aux activités du système des Nations Unies qui seront renforcées et aux insti- tutions qui en découleront Il importerait, avant de prendre des engagements fermes en la matière, de connaître les consé- quences prévisibles de leur réalisation, en particulier le nom- bre d'employés et les surfaces de bureaux nécessaires afin de pouvoir évaluer le montant des moyens financiers nécessaires de la part de la Confédération. Cela vaut notamment pour l'Académie mondiale de l'environnement, évoquée dans l'interpellation, dont la réalisation et le volume sont encore très incertains.
L'administration examine actuellement les modalités permet- tant de soutenir les deux organismes du PNUE mentionnés, à savoir le «Centre des Nations Unies pour l'assistance environ- nementale d'urgence» et le «Bureau d'information sur le chan- gement climatique». Ce dernier a d'ailleurs déjà obtenu un soutien de la Confédération l'année dernière.
Enfin, il est exact qu'un engagement de la Suisse en faveur des nouvelles institutions internationales à créer peut apparaî- tre comme un signe de sa bonne volonté en faveur de l'envi- ronnement Mais n'oublions pas qu'il ne s'agirait là que d'un geste symbolique au regard de l'énormité des moyens indis- pensables pour lutter contre les problèmes pressants de l'en- vironnement, en particulier au niveau global.
Präsident: Der Interpellant beantragt Diskussion.
Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen Verschoben - Renvoyé
62 Stimmen 59 Stimmen
91.3234
Interpellation Friderici Charles Blockierung des Gotthardtunnels Blocage du tunnel du St-Gothard
Wortlaut der Interpellation vom 20. Juni 1991
Am 17. Juni hat eine Gruppe von rund 50 Aktivisten der Um- weltschutzbewegung Greenpeace während fast drei Stunden die Nordeinfahrt des Gotthardtunnels blockiert. Vor dem Tun- nel bildete sich rasch ein Verkehrsstau von mehreren Kilome- tern Länge. Einige militante Mitglieder ketteten sich für diese Zeit vor dem Tunnel an. Eine dritte Gruppe errichtete ein Ge- rüst mit einem Transparent und der Inschrift «Stop dem Tran- sit-Terror.»
Die erwähnte Organisation führt gewohnheitsmässig solche auf Publikumswirkung ausgerichtete Aktionen durch, die dann von den Medien aufgegriffen werden. Schon Wochen zu- vor hatte sie übrigens ihre Absicht zu dieser Aktion laut ange- kündigt Solche Handlungen verletzen jedoch das Strassen- verkehrsgesetz und können das Leben Dritter gefährden so- wie die Wirtschaft einer ganzen Region behindern. Trotzdem ist die Polizei während der ganzen Manifestation auffallend un- tätig geblieben und wartete, wie sie es selber ausdrückte, «auf Anweisungen von politischer Seite». Schliesslich hat sie ein- gegriffen, um die Manifestanten zu schützen, die von Perso- nen angegangen wurden, die vom Stau aufgehalten worden waren. Eine derartige Passivität bei widergesetzlichen Manife- stationen ist bereits schon als Toleranz, wenn nicht als Kompli- zenschaft zu bezeichnen.
Hat der Bundesrat, sobald er von den Absichten von Green- peace in Kenntnis gesetzt wurde, den kantonalen Behörden Anweisung gegeben, derartige gesetzwidrige Manifestatio- nen zu verhindern?
Beabsichtigt der Bund, gegen die Manifestanten und die Oekologiebewegung Greenpeace strafrechtlich vorzugehen? 3. Hat der Bundesrat Massnahmen getroffen, damit
das Risiko derartiger Manifestationen erheblich herabge- setzt wird;
die kantonalen Polizeien über die Risiken von Manifestatio- nen informiert sind und wissen, was sie zu tun haben, sobald das Sicherheitsdispositiv zur Anwendung kommt;
die Sicherheit der Strassenbenützer und die öffentliche Ord- nung gewährleistet sind?
Texte de l'interpellation du 20 juin 1991
Lundi 17 juin, une cinquantaine d'activistes du mouvement écologiste Greenpeace ont bloqué durant près de trois heures l'accès nord du tunnel du St-Gothard. Un bouchon de plu- sieurs kilomètres s'est rapidement formé. Pendant ce temps, quelques militants s'enchaînaient devant le tunnel, alors qu'un troisième groupe montait un échafaudage avec un pan- neau portant l'inscription «Halte à la terreur du transit».
Cette organisation est coutumière de telles actions médiati- ques et médiatisées. Elle avait d'autre part clairement an- noncé son intention dans la presse il y a quelques semaines déjà. De tels agissements sont contraires à la loi sur la circula- tion routière, ils peuvent mettre en danger la vie d'autrui et per- turber gravement l'économie d'une région. Or, la police est restée étrangement passive durant toute cette manifestation, attendant selon ses propres déclarations «des instructions de la part des milieux politiques». Elle n'est finalement intervenue que pour protéger les manifestants pris à partie par des per- sonnes retenues dans l'embouteillage. Une telle passivité lors de manifestations illégales peut être assimilée à de la tolé- rance, pour ne pas parler de complicité.
Interpellation Fischer-Seengen
654
N
20 mars 1992
La Confédération entend-elle engager des poursuites péna- les contre les manifestants et le mouvement écologiste Green- peace?
Le Conseil fédéral a-t-il pris des mesures:
pour que le risque de telles manifestations soit fortement ré- duit?
pour que les polices cantonales soient informées des ris- ques de manifestations et sachent comment agir dès la mise en place du dispositif?
pour que la sécurité des usagers et l'ordre public soient as- surés?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine - Aucun
Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 6. November 1991 Rapport écrit du Conseil fédéral du 6 novembre 1991
Les autoroutes sont des routes rapides, réservées exclusive- ment à la circulation automobile. Entraver et porter atteinte à la circulation sur les autoroutes constitue également une me- nace importante pour la sécurité routière. Les organisateurs et les participants des campagnes de blocage de la circulation sur les autoroutes visent essentiellement à provoquer des bouchons, mettant ainsi sérieusement en danger la sécurité des autres usagers de la route.
En sa qualité d'autorité supérieure de surveillance des routes nationales, la Confédération a demandé au canton d'Uri, à la suite de cet incident, de lui fournir des explications concernant la manifestation de Greenpeace. Dans un rapport détaillé, le canton a énuméré des moyens d'améliorer la situation et af- firmé qu'il les a déjà mis en oeuvre.
Quant aux questions posées par l'auteur de l'interpellation, elles appellent les réponses suivantes:
Non. L'exécution du droit de la circulation routière et en par- ticulier la poursuite pénale ressortissent aux cantons. Ce serait s'immiscer dans la souveraineté cantonale si le Conseil fédé- ral entendait remettre, avant chaque manifestation annoncée, des instructions aux cantons. Le Conseil fédéral est convaincu que les autorités du canton d'Uri demanderont des comptes aux responsables du blocage de la circulation routière du 17 juin 1991.
La Confédération n'a pas déposé plainte pénale. En revan- che, selon une lettre du Chef du Département de la police du canton d'Uri, il appert que les autorités uranaises envisagent d'engager une action pénale; la procédure est toutefois en- core en suspens.
Les organisateurs d'éventuelles manifestations ont la possi- bilité de choisir, comme bon leur semble, le lieu, le moment et le genre de manifestation, de sorte que, le cas échéant, il est difficile pour les cantons de prendre des mesures préventives efficaces. La police uranaise, comme elle l'affirme, a été sur- prise par le moment choisi pour bloquer la circulation routière, car elle s'attendait plutôt à des actions en fin de semaine.
Les polices routières des cantons, qui sont sans cesse con- frontées à des interruptions du trafic routier (accidents, bou- chons, etc.), sont en mesure, de par leur formation, d'interve- nir à temps et au moment opportun lorsque des perturbations de la circulation sont provoquées volontairement. Cela fut no- tamment le cas lorsque, par mesure de protestation, des chauffeurs de poids lourds roulèrent à très faible vitesse ou lors du blocage de la circulation routière. Si le reproche de passivité à l'égard de la police uranaise, lors du blocage par Greenpeace de l'entrée du tunnel du St-Gothard le 17 juin 1991, devait se révéler exact, ce serait au canton d'Uri d'en supporter les conséquences.
Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral ne voit pas la néces- sité d'entrer en matière sur les mesures mises en discussion par l'auteur de l'interpellation.
Präsident: Der Interpellant beantragt Diskussion.
Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen
Verschoben - Renvoyé
offensichtliche Mehrheit Minderheit
91.3274
Interpellation Fischer-Seengen Verbesserungen des Asylverfahrens Procédure d'asile. Améliorations
Wortlaut der Interpellation vom 16. September 1991 Obwohl mit den bisherigen Revisionen des Asylgesetzes und des Anag erhebliche Verbesserungen erreicht werden konn- ten, bleibt das Asylantenproblem in der Schweiz ungelöst und verschärft sich immer mehr. Eine erneute Diskussion dieser Problematik erscheint unerlässlich. Der Bundesrat wird aufge- fordert, auf dem Weg einer dringlichen Interpellation zu folgen- den Problemkreisen und Vorschlägen Stellung zu nehmen:
Ist der Bundesrat bereit, auf diplomatischen Kanälen dafür zu sorgen, dass bei Fehlen der entsprechenden Ausweispa- piere die für die Ausschaffung nötigen Dokumente bei den Botschaften des entsprechenden Staates ohne Verzug be- schafft werden können?
Ist der Bundesrat bereit, die notwendigen technischen Massnahmen zu treffen, damit durch erkennungsdienstliche Vorkehren Doppelgesuchsteller innert Stunden festgestellt werden können?
Ist der Bundesrat bereit, Artikel 23 Anag so zu verschärfen, dass bei ausländischen Schleppern in jedem Fall eine Auswei- sung gemäss Artikel 10 Absatz 1 Buchstabe a Anag angeord- net werden kann?
Ist der Bundesrat bereit, alle illegal eingereisten Asylbewer- ber bis zum Entscheid über ihr Gesuch in Gemeinschaftszen- tren des Bundes unterzubringen und zu Arbeiten gegen Ent- richtung eines Taschengeldes anzuhalten?
Ist der Bundesrat bereit, die Beschwerdeinstanz für Asylge- suche zur Bewältigung ihrer Aufgabe personell ausreichend zu dotieren?
Ist der Bundesrat bereit, Artikel 14 Absatz 2 Anag so zu ver- schärfen, dass bei rechtskräftigen Wegweisungsentscheiden eine Ausschaffungshaft ohne weitere Voraussetzungen ange- ordnet werden kann?
Bei welchen dieser Massnahmen ist die Anwendung von Dringlichkeitsrecht gemäss Artikel 9 des Asylgesetzes nötig?
Texte de l'interpellation du 16 septembre 1991
Quoique les précédentes révisions de la loi sur l'asile et de la LSEE aient entraîné des améliorations sensibles, le problème de l'asile n'est toujours pas résolu en Suisse, et il ne cesse de s'exacerber. Il semble donc indispensable de relancer la dis- cussion à ce propos. C'est pourquoi le Conseil fédéral est in- vité, par la voie d'une interpellation, à prendre position quant aux problèmes et propositions que voici:
Le Conseil fédéral est-il prêt, par le voie diplomatique, à faire en sorte que les ambassades des pays concernés délivrent immédiatement les pièces requises pour le renvoi de leurs res- sortissants, lorsque celles-ci font défaut?
Est-il disposé à prendre les mesures techniques nécessai- res afin que les requérants ayant déposé deux demandes soient repérés en l'espace de quelques heures par le Service d'identification?
Est-il prêt à renforcer l'article 23, LSEE, de manière à ce que les passeurs étrangers puissent être expulsés dans tous les cas, conformément à l'article 10, 1er alinéa, lettre a, LSEE?
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Friderici Charles Blockierung des Gotthardtunnels Interpellation Friderici Charles Blocage du tunnel du St-Gothard
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1992
Année
Anno
Band
II
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
12
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 91.3234
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
20.03.1992 - 08:00
Date
Data
Seite
653-654
Page
Pagina
Ref. No
20 021 094
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