Motion du Conseil national
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E
10 mars 1992
définit, soit l'adhésion comme but, tenter d'obtenir davantage de renseignements à ce sujet. Je prendrai personnellement mon bâton de pèlerin pour rencontrer, au cours de ces pro- chains jours, un certain nombre de mes collègues, les pre- miers ministres des Etats de la Communauté.
C'est pourquoi nous avons le sentiment que, malgré tout, ce type d'intervention ne fait qu'ouvrir un débat pour ou contre l'adhésion, alors que nous n'en avons pas encore entamé le processus et que nous n'avons pas encore publié les élé- ments essentiels que sont les arguments du Conseil fédéral en faveur de l'adhésion de la Suisse à la Communauté. Nous le regrettons, car votre demande, Madame la Conseillère aux Etats, est bien d'examiner le dépôt immédiat et la remise d'un rapport avant la session d'été.
De plus, je vous rappelle que tout signal mal compris de la part des Etats-membres de la Communauté peut aussi entraîner des interprétations négatives pour la Suisse. C'est précisé- ment ce que redoute le Conseil fédéral qui vous prie de rejeter ce postulat. Quant à ma conviction personnelle, vous la connaissez parfaitement.
Abstimmung - Vote Für Ueberweisung des Postulates Dagegen
22 Stimmen 15 Stimmen
90.443
Motion des Nationalrates (Houmard) Entschädigung der ehemaligen Algerienschweizer Motion du Conseil national (Houmard) Indemnisation des anciens Suisses d'Algérie
Wortlaut der Motion vom 18. September 1991
Der Bundesrat wird eingeladen, dem Parlament einen Bun- desbeschluss zur Gewährung eines Verpflichtungskredites zu unterbreiten, damit die ehemaligen Algerienschweizer, die ihr Eigentum durch Verstaatlichungen oder ähnliche Massnah- men im Zuge der Unabhängigkeit Algeriens verloren haben, durch den Bund entschädigt werden können.
Texte de la motion du 18 septembre 1991
Le Conseil fédéral est invité à présenter au Parlement un arrêté prévoyant l'ouverture d'un crédit d'engagement destiné à per- mettre à la Confédération d'indemniser les ressortissants suis- ses anciennement en Algérie privés de leurs biens par des na- tionalisations et mesures analogues suite au processus d'in- dépendance de ce pays.
Herr Cavelty unterbreitet im Namen der Kommission folgen- den schriftlichen Bericht:
Begründung des Motionärs
Der Motionär wies in seiner Begründung auf folgendes hin: - Das von den algerischen Massnahmen im Jahre 1962 betrof- fene Vermögen von Schweizern beliefe sich nach Berechnun- gen der Vereinigung der in Algerien oder Uebersee geschä- digten Schweizer (ASSAOM) auf 35 Millionen Schweizerfran- ken (Wert 1962).
Algerien weigere sich seit 1980 systematisch, über Entschä- digungen zu verhandeln.
Ein Entschädigungsvertrag mit Algerien sei in absehbarer Zeit unwahrscheinlich. Deshalb sollten Massnahmen ergriffen werden, um die Algerienschweizer zu entschädigen.
Er wies auf die Paraphierung Anfang März 1990 eines Ent- schädigungsvertrages mit der UdSSR sowie auf die Verbesse- rung des Verhandlungsklimas mit der DDR hin. Deshalb sei nun auch für den Bund der Moment gekommen, die rechtli- chen Grundlagen zur Entschädigung der Algerienschweizer zu schaffen.
Stellungnahme des Bundesrates vom 11. Juni 1990
Nationalisierungs- und ähnliche Schäden im Ausland, die von fremden Staaten verursacht werden, entschädigt der Bund in konstanter Praxis nicht, und zwar unabhängig vom Abschluss von Entschädigungsabkommen mit den verantwortlichen Staaten. Der Bund kann Schweizer Bürgern und Unterneh- men, die sich im Ausland niederlassen oder dort wirtschaftli- che Interessen haben, das damit verbundene Risiko nicht ab- nehmen. Diese können sich aber u. a. durch Beitritt zum Soli- daritätsfonds der Auslandschweizer absichern, dem der Bund eine unbeschränkte Ausfallgarantie gewährt.
Der Gleichbehandlungsgrundsatz von Artikel 4 BV steht zu- dem einer Abgeltung nur der Algerienschweizer entgegen. Die mit der Motion vorgeschlagene Lösung müsste deshalb als Präzedenzfall unvorhersehbare finanzielle, politische und ad- ministrative Auswirkungen haben.
Der Bundesrat bestätigt demzufolge seinen Beschluss vom 9. März 1987 über ein analoges Begehren des ASSAOM und beantragt Ablehnung der Motion.
M. Cavelty présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Développement de l'auteur de la motion
L'auteur de la motion a souligné les points suivants dans son développement:
Les biens et intérêts suisses en Algérie touchés par des na- tionalisations et mesures analogues lors du processus d'indé- pendance en 1962 représentent, selon les calculs de l'Asso- ciation des Suisses spoliés d'Algérie et d'Outre-Mer (AS- SAOM), un montant de 35 millions de francs (valeur 1962).
Depuis 1980, les autorités fédérales font état d'un veto algé- rien répété et systématique à toute négociation d'indemnisa- tion.
Comme il n'apparaît pas possible, dans un avenir prévisible, de conclure avec l'Algérie un accord d'indemnisation, une me- sure s'impose pour indemniser ces Suisses dépossédés.
Un premier accord d'indemnisation a pu être paraphé avec l'URSS au début du mois de mars 1990 et les perspectives dans les négociations avec la RDA ont considérablement changé. Le moment est dès lors venu de créer la base légale pour un dédommagement des spoliés d'Algérie par la Confé- dération.
Avis du Conseil fédéral du 11 juin 1990
Conformément à une pratique constante, la Confédération n'indemnise pas les dommages résultant de nationalisations et de mesures analogues causés, à l'étranger, par des Etats étrangers, et cela indépendamment de la conclusion d'ac- cords d'indemnisation avec les Etats responsables. La Confé- dération ne peut prendre à son compte le risque que courent les citoyens et entreprises suisses qui s'établissent à l'étran- ger ou qui y possèdent des intérêts économiques. Ils peuvent toutefois s'en prémunir en adhérant, entre autres, au Fonds de solidarité des Suisses de l'étranger auquel la Confédération accorde une garantie de perte illimitée.
De plus, le principe de l'égalité de traitement prévu à l'article 4 cst. s'oppose à une indemnisation des seuls dommages d'AI- gérie. La solution proposée par la motion devrait dès lors créer un précédent et avoir des conséquences financières, politi- ques et administratives imprévisibles.
Pour ces raisons, le Conseil fédéral confirme sa décision du 9 mars 1987 concernant une demande analogue de l'AS- SAOM et propose le rejet de la motion.
Antrag der Kommission Ablehnung der Motion
Proposition de la commission Rejeter la motion
S
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Interpellation Flückiger
M. Petitpierre: J'insiste sur le fait que nous venons d'appren- dre que ce dossier contient des éléments nouveaux qui pour- raient être déterminants pour notre décision.
J'en ai parlé au président de la Commission des affaires étran- gères. Il serait logique et cohérent pour que nous nous infor- mions avant de prendre une décision, de renvoyer le débat, de prier la Commission des affaires étrangères ou la Commission de gestion de réexaminer le dossier, afin de pouvoir nous pro- noncer en connaissance de cause lors d'une prochaine ses- sion. Cela n'implique aucune critique à l'égard des travaux de la commission, mais reflète le souci de tenir compte de faits ré- cents de nature à influencer notre décision.
Je propose donc de surseoir au débat, sans nécessairement retourner cet objet à la Commission des affaires étrangères.
Cavelty, Berichterstatter: Die Kommission hat diesen Antrag nicht beraten können. Persönlich opponiere ich diesem An- trag nicht, wenn es sich um eine reine Terminfrage handelt und um keine Schlaumeierei. Keine Schlaumeierei sage ich deswegen, weil ich gegenüber der Vereinigung der Algerien- schweizer aus gemachten Erfahrungen vorsichtig geworden bin:
Höflichkeitshalber habe ich dem Präsidenten dieser Organisa- tion nach Nizza geschrieben und ihm auf seine Eingabe geant- wortet; u. a. habe ich geschrieben: «Quant aux intérêts maté- riels bien justifiés que vous représentez envers l'Algérie .... » Dies veranlasste die Organisation in der Folge, einzelnen Kol- legen einen Brief zu schreiben und mitzuteilen, Cavelty habe ihre Interessen anerkannt, was bezüglich der Interessen ge- genüber der Schweiz nicht der Fall ist. Deshalb sage ich: Es darf mit der Verschiebung keine Schlaumeierei verbunden sein.
Präsidentin: Herr Petitpierre beantragt Verschiebung des Ge- schäftes auf einen späteren Zeitpunkt.
Abstimmung - Vote Für den Antrag Petitpierre
19 Stimmen (Einstimmigkeit)
91.3384
Interpellation Flückiger Erhaltung einer internationalen Eisenbahnverbindung Maintien d'une relation ferroviaire internationale
Wortlaut der Interpellation vom 26. November 1991
Die von Entscheidungen der SNCF abhängige Bahnlinie Delle-Belfort ist für die Transitachse Biel-Paris über Delsberg und Pruntrut unerlässlich.
Dieser Verbindungslinie kommt auch eine ergänzende Rolle zu als Zufahrtslinie zur Lötschberg-Simplon-Strecke im Rah- men des Alpentransitprojektes. Sie hat auch noch Bedeutung für den interregionalen Anschluss (Solothurn-Biel-Jura) an die Linie des künftigen TGV Rhein-Rhone.
Ueber diese Entwicklungen ist das Eidgenössische Verkehrs- und Energiewirtschaftsdepartement gut unterrichtet.
Die SNCF hat nun aber bestimmte Rationalisierungsmassnah- men angekündigt, welche die Aufhebung des Personenver- kehrs auf dieser Strecke einschliessen, während die öffentli- che Meinung anstelle dieser Aufhebung eine Erneuerung der bestehenden Einrichtungen verlangt.
Zieht der Bundesrat die Möglichkeit in Betracht, bei den zu- ständigen französischen Behörden vorstellig zu werden, da- mit die SNCF ihre Meinung ändert?
Texte de l'interpellation du 26 novembre 1991
Tributaire de décisions de la SNCF, la ligne Delle-Belfort est indispensable à l'axe de transit Bienne-Paris, via Delémont et Porrentruy.
Cette ligne de jonction est également appelée à jouer un rôle complémentaire d'accès à l'itinéraire Lötschberg-Simplon du projet «Alpentransit».
De plus, elle s'inscrit comme voie de raccordement interrégio- nale (Soleure-Bienne-Jura) au futur TGV Rhin-Rhône.
Ces perspectives de développement sont bien connues du Département fédéral des transports, des communications et de l'énergie.
Or, la SNCF a annoncé certaines mesures de rationalisation incluant la suppression du trafic voyageur sur cette ligne, alors même que l'intérêt public postule une modernisation des ins- tallations existantes en lieu et place de la suppression envisa- gée.
Partant, le Conseil federal envisage-t-il d'intervenir auprès des autorités françaises compétentes dans le but d'infléchir la po- sition de la SNCF?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Cavadini Jean, Martin Jac- ques, Petitpierre, Roth, Simmen, Zimmerli (6)
M. Flückiger: Trois mois se sont écoulés depuis le dépôt de l'interpellation que j'ai l'honneur de motiver ce matin, interpel- lation qui, au-delà de la sensibilisation au problème de la fer- meture ou de l'interruption du trafic voyageurs sur une ligne ferroviaire reliant notre pays à la France voisine, a pour objectif de demander au Conseil fédéral qu'il s'entretienne avec son homologue, le gouvernement français, d'une décision qui, manifestement, lèse les intérêts de la Suisse.
En effet, quelle aberration que cette décision française d'inter- rompre l'exploitation du service voyageurs sur un tronçon de moins de 25 kilomètres, entre Delle et Belfort, de la ligne inter- nationale Bienne-Belfort, au moment où l'intensification des échanges en Europe postule le développement de toutes les voies de communication. Trois mois se sont écoulés sans que les démarches qui ont associé le gouvernement jurassien, les collectivités locales suisses et françaises concernées, les élus de la région tant française que suisse, ne soient parvenues à infléchir la SNCF qui s'en tient à la décision de mettre fin au tra- fic voyageurs sur la ligne en question, à compter du 22 mai prochain.
Placé face à cette impasse, je ne vous cacherai pas, Monsieur le Conseiller fédéral, que votre disponibilité et celle du collège gouvernemental apparaissent aujourd'hui comme le recours ultime, le seul susceptible de débloquer une situation inaccep- table à raison de nombreux éléments que je résume. La ligne Bienne-Delémont-Belfort revêt un intérêt économique fonda- mental pour le canton du Jura et pour toute la région, jusqu'à Soleure. Elle permet d'assurer la connection à Belfort des cor- respondances des CFF vers Paris, Strasbourg et Lyon. Elle fi- gure au schéma européen des lignes internationales; la sup- pression du trafic voyageurs entraînerait son déclassement Elle a vocation d'assurer une partie du trafic de fret en direction de la transversale alpine du Loetschberg; à ce titre, le tonnage transitant par la ligne Belfort-Bienne a augmenté de 25 pour cent en 1991. Elle apparaît comme une solution de délestage de la pénétrante de Bâle, souvent saturée, et assurément en- core plus saturée dans un proche avenir, eu égard à l'intensifi- cation des mouvements liés au marché unique de la Commu- nauté européenne et, espérons-le, de l'Espace économique européen. Elle se situe sur un itinéraire logique prolongeant le tunnel sous la Manche.
A cette argumentation immédiatement pertinente s'ajoute la perspective de la réalisation à moyen terme d'une ligne TGV qui a les faveurs de la SNCF, le Rhin-Rhône, dont la gare desti- née à desservir le triangle urbain Montbéliard-Héricourt-Bel- fort se situera à moins de dix kilomètres de la frontière suisse, par la ligne actuellement litigieuse. Circonstance supplémen- taire, s'il en fallait, pour que les Jurassiens mettent tout en oeu- vre pour maintenir ouverte une ligne par laquelle ils entendent bien accéder, le moment venu, au réseau européen des lignes à grande vitesse!
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Dans
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Jahr
1992
Année
Anno
Band
II
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
05
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 90.443
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
10.03.1992 - 08:00
Date
Data
Seite
148-149
Page
Pagina
Ref. No
20 021 156
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