Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992
1783
La Convention pour la répression d'actes illicites contre la sé- curité de la navigation maritime et le Protocole concernant les plates-formes fixes visent à poursuivre et à punir les auteurs d'actes terroristes et activités connexes dans le domaine de la navigation maritime. L'idée de base à l'origine de cette convention consiste en ce que les Etats contractants se doi- vent soit de traduire en justice soit d'extrader toute personne appréhendée et qui est soupçonnée d'avoir commis sur leur territoire des actes punissables en vertu de cette même convention. Sa conception s'inspire largement du principe bien connu du «aut dedere, aut iudicare», qui a fait l'objet d'ap- plications notamment en droit aérien international.
La Convention internationale de 1989 sur l'assistance consiste à inciter l'assistant engagé dans une opération d'assistance à s'occuper non seulement du sauvetage des vies huamines, du navire et de son chargement, mais aussi tout particulière- ment de chercher à éviter que l'environnement ne subisse des dommages.
Le Protocole de 1990 modifiant la Convention d'Athènes de 1974 relative au transport par mer de passagers et de leurs ba- gages consiste à relever les plafonds de responsabilité pour les dommages que peuvent subir les passagers lors d'un voyage en mer. Cette convention déjà ratifiée par la Suisse n'est pas uniquement applicable en cas de dommages subis sur un paquebot battant pavillon d'un Etat contractant, mais aussi, entre autres, lorsque le contrat de transport a été conclu dans un de ces mêmes Etats. Du point de vue de l'améliora- tion des intérêts des passagers, cette convention et particuliè- rement les modifications apportées dans le protocole sont si- gnificatives pour la Suisse.
La plupart des modifications de la loi sur la navigation maritime sont peu importantes et découlent en partie directement de l'adoption des conventions et protocoles présentés ci-dessus. Sur le fond, ces modifications revêtent une signification consi- dérable en matière de droit d'enregistrement (art. 19 à 25). En effet, une norme de délégation est créée à l'intention du Conseil fédéral, norme qui lui permettra à l'avenir de procéder de façon indépendante à des modifications des conditions d'enregistrement des navires dans le cadre des restrictions lé- gales et du droit international. En considération de l'incidence potentielle de la politique européenne sur la Suisse, les dispo- sitions relatives à la nationalité, spécialement restrictives pour les bailleurs de fonds et les exploitants de navires battant pavil- lon suisse ne sont pas compatibles avec une liberté d'établis- sement étendue à l'Europe ainsi qu'avec une interdiction de discrimination. Cependant, du fait que nombre d'Etats con- tractants de la Communauté européenne connaissent en ma- tière de droit d'enregistrement des dispositions relatives à la nationalité également restrictives, il est tout d'abord indiqué d'observer comment ces pays évoluent avant de procéder à de vastes modifications de fond. C'est la raison pour laquelle, ce projet se limite à une modification formelle de la loi qui per- mette le cas échéant de procéder à des adaptations de fond rapides à de nouvelles conditions.
Antrag der Kommission
Die Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen beantragt, auf die Vorlage einzutreten und die internationalen Ueberein- kommen und Protokolle sowie die Aenderung des See- schiffahrtsgesetzes zu genehmigen. Der Antrag zur Genehmi- gung der Aenderungen im Seeschiffahrtsgesetz wurde von der Kommission mit 15 zu 1 Stimme beschlossen.
Proposition de la commission
La Commission des transports et des télécommunications propose d'entrer en matière sur le projet et d'adopter les conventions et protocoles ainsi que les modifications de la loi sur la navigation maritime. La proposition d'approuver les mo- difications de la loi sur la navigation maritime a été décidée par 15 voix contre une.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
A. Bundesbeschluss über internationale Seeschiffahrts- übereinkommen A. Arrêté fédéral concernant des conventions internationa- les relatives à la navigation maritime
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes 76 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
B. Seeschiffahrtsgesetz B. Loi sur la navigation maritime
Titel und Ingress, Ziff. I, II Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, ch. I, II Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes 79 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
92.038
Bundeshaushalt. Sanierungsmassnahmen 1992 Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992
Botschaft, Gesetz- und Beschlussentwürfe vom 25. März 1992 (BBI III 349) Message, projets de loi et d'arrêté du 25 mars 1992 (FF III 341) Beschluss des Ständerates vom 17. Juni 1992 Décision du Conseil des Etats du 17 juin 1992 Kategorie II/III, Art. 68 GRN - Catégorie II/III, art. 68 RCN
Ordnungsantrag Leuenberger Ernst Das Geschäft Dbis resp. D (Treibstoffzölle) ist zu Beginn zu be- handeln, also vor den Beschlüssen A, B, C, E, F, G, H.
Motion d'ordre Leuenberger Ernst Traiter l'objet Dbis voire D (Droits d'entrée sur les carburants) au début, autrement dit avant les objets A, B, C, E, F, G, H.
Antrag der Kommission Mehrheit Eintreten
21-N
Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992
1784
N
28 septembre 1992
Minderheit
(Dreher)
Eintreten und Rückweisung an den Bundesrat
mit dem Auftrag, ein Sanierungsprogramm vorzulegen, wel- ches sich ausschliesslich auf Kostensenkungen stützt Dabei sind insbesondere jene Ausgabenbereiche zu kürzen, die in den letzten fünf Jahren überdurchschnittlich stark gewachsen sind und für die keine Spezialfinanzierung vorliegt.
Antrag Spielmann Nichteintreten
Proposition de la commission Majorité Entrer en matière Minorité (Dreher)
Entrer en matière et renvoi au Conseil fédéral
en le priant de présenter un programme d'assinissement por- tant exclusivement sur des réductions de coûts. A cet égard, il convient en particulier de réduire les domaines de dépenses qui ont connu au cours des cinq dernières années une crois- sance fortement supérieure à la moyenne et pour lesquels au- cun financement spécial n'est disponible.
Proposition Spielmann Ne pas entrer en matière
Präsident: Das Geschäft wird in der Eintretensdebatte in Kate- gorie Il und in der Detailberatung in Kategorie III behandelt Ich schlage Ihnen folgende Beratungsweise vor: Zuerst wer- den die Kommissionssprecher die Vorlage präsentieren, dann erfolgt die Begründung sämtlicher Anträge, anschliessend führen wir die organisierte Debatte gemäss ausgeteilter Liste. Nachher haben die Kommissionssprecher Gelegenheit zu reagieren, und nach der Stellungnahme des Bundesrates fol- gen die Abstimmungen: Ordnungsantrag Leuenberger, Nichteintretens- und Rückweisungsanträge. So sieht das Drehbuch für diese komplizierte Vorlage aus.
Bonny, Berichterstatter: Noch selten war es um die Bundesfi- nanzen so schlecht bestellt wie heute. Und noch selten -leider muss ich auch das sagen - war das Wirtschaftsklima, gemes- sen an den Zukunftserwartungen, so frostig wie in diesem Herbst. Wenn man diese negativen Entwicklungen bei den Bundesfinanzen sieht, ist es am Platz, sich einmal zu fragen: Was sind eigentlich die Ursachen, die zu dieser verhängnisvol- len Entwicklung geführt haben? Ich möchte deren fünf nennen:
Seit zwei, drei Monaten zeichnet sich eine leichte Besserung ab, aber wir sind noch lange nicht über dem Berg. Die Be- kämpfung der Inflation, dieses sozialen und wirtschaftlichen Krebsübels, kann nur mit einer Ausgabendisziplin, die diesen Namen verdient, erfolgreich geführt werden.
Die Situation auf dem Kapitalmarkt und insbesondere die ausserordentlich hohen Kapitalmarktzinsen, die wir in der Schweiz derzeit zu entrichten haben: Dadurch sind wir den Ruf einer europäischen Zinsinsel losgeworden, aber wir stehen immer noch besser da als die meisten Länder im europäi- schen Raum, die nach dem neuesten Stand etwa 2 bis 2,5 Pro- zent höhere Kapitalmarktzinsen aufweisen. Die Höhe der Zin- sen hat wiederum auf die Bundesfinanzen durchgeschlagen, direkte Auswirkungen auf den Zinsendienst gezeitigt und zu- sätzlich - das ist ebenso schlimm - investitionshemmend ge- wirkt.
Die ausgeprägte Rezession, die uns seit einiger Zeit beglei- tet: Sie ist zwar nicht so dramatisch ausgefallen, wie wir das seinerzeit, Mitte der siebziger Jahre, erlebt haben, als wir im Jahre 1975 eine Rückbildung des Bruttosozialproduktes um volle 7,5 Prozent hinnehmen mussten; aber sie ist vielleicht hartnäckiger. Tatsache ist, dass wegen dieser Rezession, die sich nun bereits über einige Zeit erstreckt, auch die Einnah- menquellen langsam, aber sicher zurückgehen. Vor allem bei der Warenumsatzsteuer spüren wir Einnahmenausfälle.
Das internationale Umfeld: Nicht nur die Schweiz leidet un- ter der Rezession, sondern es gibt eine weltweite Rückbildung der Wirtschaft. Die USA und Japan haben sie zu spüren be- kommen - auch Japan -, aber auch die meisten EG-Staaten kämpfen heute mit grössten Schwierigkeiten. Das schlägt na- türlich in der Schweiz durch, wo jeder zweite Franken im Aus- land verdient wird.
Die Verschuldungssituation hat sich bei uns verschlechtert Aber wir stehen immer noch besser da als die USA, Italien, Frankreich und Spanien. Es ist typisch, dass gerade diese Länder in den letzten Tagen Abwertungen vornehmen mussten.
Die Turbulenzen in der europäischen Währungsschlange brin- gen uns zwar im Moment gewisse Vorteile, indem der Schweiz massiv Kapitalien zufliessen. Auf der anderen Seite müssen wir aber gestehen, dass sich eine permanente Währungsun- ruhe - die jetzige ist bei weitem nicht bewältigt - à la longue negativ auf unsere Wirtschaft und damit auf unsere Finanzen auswirkt
Wenn wir zu den 5 Milliarden Defizit des Bundes pro Jahr, die sich ohne Sanierungspaket abzeichnen, noch die zu erwar- tenden horrenden Defizite der Kantone und Gemeinden von insgesamt 7 Milliarden Franken hinzurechnen - das gibt also insgesamt 12 Milliarden Franken -, müssen jeder verantwor- tungsbewusste Politiker und jede verantwortungsbewusste Politikerin in diesem Saal, gleich welchen politischen Lagers, wissen, welche Stunde geschlagen hat.
Diese Defizitwirtschaft - das muss an diesem Pult einmal klar gesagt werden - führt letztlich dazu, dass spätere Generatio- nen die Zeche in Form von reduzierten Einkommen werden zahlen müssen. Es muss hier auch deutsch und deutlich ge- sagt werden, dass eine Fortsetzung dieser verantwortungslo- sen Finanzpolitik unsere Sozialwerke gefährden wird.
Damit ist die Frage des Verschuldens gestellt. Als ich mein Vo- tum vorbereitete, fragte ich mich, ob ich auch über diesen hei- klen Punkt reden soll - ich tue es, die Stunde ist gekommen, um Klartext zu sprechen.
Wir sollten uns bei der Frage des Verschuldens hüten, ein Schwarzpeterspiel zu betreiben. Ich persönlich bin überzeugt, dass vor allem drei Instanzen kollektiv und solidarisch die Schuld an dieser Situation tragen:
Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992
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Parkinson -, wo jeder die Decke nur immer nach der eigenen Seite ziehen wollte. Man muss dafür sorgen, dass die Verwal- tung nicht immer nur den eigenen engen Bereich sieht
Den heroischen Sparanstrengungen des Finanzministers - der sich dabei nicht immer beliebt gemacht hat - ist Anerken- nung zu zollen. Allerdings gab es auch bei Ihrem Departe- ment, Herr Bundesrat Stich, vereinzelte Sündenfälle.
Ich habe die Nationalbank bei diesen Verschuldungsfragen bewusst ausgeklammert Ich konzediere gerne, dass sie in den letzten Tagen mit den Zinssenkungen zwei gute Ent- scheide rasch und richtig getroffen hat. Das will aber nicht heissen, dass sie vorher alles gut gemacht hat.
Nun zur Situation der Bundesfinanzen: Was frappiert, ist, wie rasch der ausserordentliche Wetterwechsel eingetreten ist. Ich erinnere daran, dass der Bund 1990 einen Einnahmenüber- schuss von 1,058 Milliarden Franken aufwies und dass die Rechnung 1991 bereits mit einem Defizit von über 2 Milliarden Franken abschliessen wird. Ohne Sanierungsmassnahmen wäre in wenigen Jahren mit einem Loch von 5 Milliarden Fran- ken in der Bundeskasse zu rechnen. Eine solche Schulden- wirtschaft, die übrigens verfassungswidrig ist, wollen die Fi- nanzkommission und sicher auch Ihr Rat nicht akzeptieren. Eine solche Schuldenwirtschaft hätte verheerende Auswirkun- gen auf die Inflation, auf das Zinsniveau und auf die Stabilität des Schweizerfrankens.
Ich zeige an zwei kleinen Beispielen, wie tief wir im Sumpf stecken: Die Passivzinsen des Bundes steigen im Voran- schlag 1993 um 840 Millionen Franken, da ein hoher Finanz- bedarf mit hohen Zinsen zusammenfällt. Gesamthaft betrach- tet sieht es beim Zins so aus, dass wir von etwas über 2 Milliar- den Franken innert Kürze - wenn wir nicht geeignete Sanie- rungsmassnahmen treffen - auf über 4 Milliarden Franken Zin- sendienst kommen werden.
Ein zweites Beispiel aus den Regiebetrieben: Die SBB haben im ersten Halbjahr 1991 mit einem Defizit von 21,6 Millionen Franken abgeschlossen; in diesem Halbjahr sind es volle 146 Millionen Franken. Das ist eine Versiebenfachung eines an sich schon schlechten Resultates!
Zur Staatsverschuldung: Ich bin nicht einer, der punkto Staats- verschuldung dramatisiert. Ich kenne wohl den Unterschied zwischen der privaten Verschuldung und derjenigen der öf- fentlichen Hand. Die Staatsschulden sind das Spiegelbild der volkswirtschaftlichen Gesamtrechnung und müssen daher unter einem etwas anderen Blickpunkt gesehen werden als private Schulden. Trotzdem muss ich Ihnen sagen, dass diese Entwicklung der Verschuldung des Bundes nicht akzeptiert werden kann.
Dazu zwei Zahlen: 1991 hatten wir Bundesschulden von rund 45 Milliarden Franken, und ohne Korrekturmassnahmen wür- den wir im Jahre 1993 auf 64 Milliarden Franken und im Jahre 1996 gar auf 90 Milliarden Franken kommen. Das sind Zahlen, die nicht mehr akzeptabel sind. Es ist auch nicht verwunder- lich, dass die Zinslast von 3,9 Prozent des Budgets 1991 im Jahre 1995 auf 5,4 Prozent ansteigen wird. Das sind 1,5 Pro- zent, die schwer gewichten.
Es gäbe Jahre, in denen der Bund für sich und die SBB monat- lich in Zukunft eine Anleihe von 1 Milliarde Franken aufneh- men müsste. Sie können sich die Auswirkungen auf das Zins- gefüge und die privaten Investitionen vorstellen. Wir müssen deshalb dem vorgeschlagenen Sanierungsprogramm zum Durchbruch verhelfen, um nicht solch unhaltbare Zustände zu bekommen. Der absehbare Rückgang der Zinsen, die Beseiti- gung der inversen Zinsstruktur geben den Spielraum, das
ganze Sanierungspaket ohne Dringlichkeitsverfahren durch- zuführen - darauf werden wir noch zu sprechen kommen; es war ein sehr knapper Entscheid Ihrer Kommission.
Die Möglichkeiten der Sanierung: Hier gilt es weniges, aber dafür sehr Wichtiges festzuhalten:
Wir müssen unbedingt auf der ganzen Linie - im Gegensatz zu den vielen Antragstellern, die von der Sparlinie des Bundes- rates und der Finanzkommission abweichen wollen - durch- ziehen. Ich gebe ohne weiteres zu und stelle nicht in Abrede, dass hinter den meisten Anträgen durchaus ehrenwerte Gründe stecken. Aber man kann auch beim Staat letzten Endes nur das verteilen, was man hat. Hier ist die Priorität zu setzen, d. h., wir müssen rasch wieder gesunden finanziellen Boden unter die Füsse bekommen.
Ein entscheidender Grund für die vollumfängliche Durch- setzung des Sparprogramms ist die ernüchternde Tatsache, die wir in der Finanzkommission feststellen mussten, dass selbst bei Durchführung des Sparprogramms die Rechnung nicht aufgeht. Es bleibt auch unter Erschliessung neuer Ein- nahmequellen - Treibstoffzollzuschläge - eine deutliche Fi- nanzierungslücke, die wir schliessen müssen. Daher - wir wer- den darüber am Schluss unserer Beratungen zu befinden ha- ben - hat Ihnen die Finanzkommission mit deutlichem Mehr eine Motion unterbreitet, worin der Bundesrat eingeladen ist, innert nützlicher Frist ein zweites Sanierungsprogramm in der Höhe von 1 Milliarde Franken pro Jahr vorzulegen.
Wir müssen den Gürtel enger schnallen, auch wenn uns das schwerfällt. Auch bei den künftigen Budgetberatungen in der nächsten Session wird es keine Tabus geben. Wir müssen dann kritisch und innovativ nach neuen Sparquellen suchen. Der Inhalt des Sanierungspaketes sei kurz vorgestellt: Wir ha- ben ein Bundesgesetz A über den Abbau von Finanzhilfen und Abgeltungen. Es betrifft Erlasse, die dem fakultativen Re- ferendum unterstehen und - wenn wir es annehmen - bezo- gen auf das Jahr 1995 Einsparungen von rund 134 Millionen Franken bringen. Wir haben einen Bundesbeschluss B über den Abbau von Finanzhilfen und Abgeltungen. Dabei geht es um nicht allgemeinverbindliche Bundesbeschlüsse, die nicht dem Referendum unterstehen. Die Einsparungen machen hier 1,4 Millionen Franken aus. Die Pièce de résistance im Rahmen dieses Spar- und Sanierungspaketes ist der Bundes- beschluss C über die lineare Beitragskürzung in den Jahren 1993-1995. Hier ergeben sich bei einer Kürzung um 10 Pro- zent Einsparungen von rund 900 Millionen Franken.
Dann kommen weitere Vorlagen, so das Bundesgesetz über die Erhöhung des Treibstoffzolles - wir werden uns darüber noch eingehend unterhalten - und das Nationalbankgesetz, wo es um eine höhere Gewinnausschüttung in der Grössen- ordnung von 450 Millionen Franken mit einer Obergrenze bei 600 Millionen Franken geht. Weiter zu erwähnen sind der Bun- desbeschluss über die Aufhebung des Spielbankenverbots - ein spezieller Fall - und der Bundesbeschluss über eine Aus- gabenbremse.
Schliesslich unterbreitet eine Minderheit Leemann noch einen Antrag auf eine Beschränkung der Rüstungsausgaben (Vorla- ge H neu).
Zum Schluss: Die Lage der Bundesfinanzen ist ausserordent- lich ernst. Wir stehen - darauf lege ich grösstes Gewicht - vor einer ausserordentlich wichtigen Weichenstellung für die mit- tel- und längerfristige Zukunft. Entweder gelingt es uns jetzt, das Rad herumzudrehen, oder dann fahren die Bundesfinan- zen in eine verhängnisvolle Richtung ab, die wir später nicht mehr oder nur noch unter allergrössten Anstrengungen korri- gieren können.
Es geht meines Erachtens heute nicht nur um die gesunde fi- nanzielle Basis unseres Landes. Sie steht zwar auf dem Spiel, aber ebenso stehen die finanzielle Glaubwürdigkeit gegen aussen und innen unserer Regierung und unseres Parlaments und damit auch das Schicksal unserer Währung und unserer Sozialwerke auf dem Spiel.
Bei dieser Lage ist es das absolute Minimum, dass wir den An- trägen der Mehrheit Ihrer Kommission, die - mit einer Aus- nahme, bei den Treibstoffzöllen - auf der Linie des Bundesra- tes gefahren ist, folgen und durchziehen.
Der Ständerat ist eine andere Linie gefahren. Ich möchte ihn
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nicht kritisieren, sondern ihm zugute halten, dass auch er die Situation der Bundesfinanzen als schlecht beurteilte; aber eine weitere markante Verschlechterung ist nach der Junises- sion eingetreten.
Das Sanierungsprogramm bringt wohl eine Verbesserung der Situation, aber es genügt - wie bereits erwähnt - allein noch nicht, um die Finanzierungslücke zu schliessen. Daher bitte ich Sie, alle Minderheitsanträge abzulehnen.
In diesem Sinne beantragen wir, auf dieses Sanierungspro- gramm einzutreten.
M. Borel François, rapporteur: Si nous n'entreprenons rien, le budget 1993 présentera un déficit de 25 milliards de francs. C'est la raison pour laquelle nous vous proposons des mesu- res d'assainissement qui, dès l'an prochain, le diminueront de 7 milliards de francs au moyen de 2,2 milliards de recettes et 4,8 milliards d'économie. Le déficit restera cependant de l'or- dre de 18 milliards, ce qui nous contraindra à d'autres mesu- res les années suivantes. C'est ce que je devrais dire si j'étais rapporteur de la Commission des finances du Parlement sué- dois! C'est pour ne pas en arriver là que votre commission es- time qu'il ne faut pas attendre que la situation soit aussi grave qu'en Suède, pays qui, par sa dimension et son niveau de dé- veloppement économique, nous est comparable. C'est donc pour cette raison que nous vous proposons d'intervenir au- jourd'hui déjà par des mesures d'assainissement des finan- ces fédérales.
Brossons un bref tableau de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Les finances fédérales se sont détériorées très rapidement: en 1990, 1 milliard de francs de bénéfice; en 1991, 2 milliards de déficit, alors que le budget prévoyait l'équilibre; en 1992, on estime le déficit à au moins 2 milliards; pour 1993, si nous ne prenons aucune mesure, 5,2 milliards de déficit; en 1994, selon le plan financier, 3,8 milliards de défi- cit; en 1995, nous revenons à 5 milliards de déficit. La dette de la Confédération, qui était en 1990 de 38 milliards, en 1991 de 45 milliards, passera fin 1992 à 53 milliards, en 1993 à 64 milliards.
Ce qui est peut-être plus important pour estimer la véritable si- tuation financière de la Confédération, c'est de parler du dé- couvert du bilan, nos réelles dettes qui de 20,6 milliards de francs en 1991 passeront, si nous n'entreprenons rien, à 40 milliards de francs en 1996, soit un doublement en 5 ans.
Faut-il chercher des responsabilités? Il y a l'inflation, le rappor- teur de langue allemande en a parlé. Qui en est responsable? Il y a la conjoncture mondiale. Il y a le fait que la plupart des pays connaissent le même genre de problèmes. Il est vrai que tout le monde est un peu responsable et que cela décourage de chercher des responsabilités. On peut penser que le peu- ple suisse a une part de responsabilité du fait que nous nous trouvions dans une telle situation. La population attend beau- coup, peut-être trop de la Confédération, sans vouloir toujours lui donner les moyens suffisants pour remplir sa tâche. Le peu- ple vote les allégements fiscaux un peu facilement et les nou- veaux impôts peut-être plus difficilement. Cependant, sur la durée - l'histoire nous le démontre - on ne peut pas prétendre que le peuple ait été incohérent On peut donc faire confiance à sa sagesse pour continuer dans cette voie. De toute ma- nière, en démocratie, le peuple a toujours raison.
S'il faut rechercher les responsabilités, tout compte fait il ne faut les rechercher nulle part ailleurs que dans ce Parlement qui - j'entends celui qui siège aujourd'hui, mais aussi celui des législatures précédentes - n'a pas eu beaucoup de cou- rage. Il n'a pas le courage suffisant pour prendre des mesures d'économie ciblées ayant une réelle portée. Il n'a pas le cou- rage d'affirmer haut et fort que beaucoup de tâches de la Confédération sont indispensables, mais qu'elles coûtent cher et entraînent ainsi des impôts impopulaires peut-être, mais nécessaires à leur financement Si vous, parlementaires, voulez économiser, ayez le courage de voter la majorité en précisant les secteurs où vous voulez opérer des coupes som- bres. Si vous estimez les dépenses publiques justifiées, ayez le courage de défendre devant vos électeurs les mesures fis- cales qui s'imposent en conséquence.
J'ai parlé de la situation de la Confédération. Celle des can-
tons et des communes n'est pas meilleure. Si rien n'est entre- pris à chacun des niveaux communal, cantonal et fédéral, l'en- semble des pouvoirs publics devra emprunter 12 milliards de francs chaque année d'ici 1994/1995. Vous imaginez les effets de telles ponctions sur le marché de l'argent et sur le taux d'in- térêts! Notre économie rencontre des difficultés, en particulier pour investir et cela, en bonne partie, à cause de la hausse des taux d'intérêts.
Une hausse incontrôlée des déficits publics pousserait encore ces taux à la hausse avec des conséquences économiques difficiles à mesurer, mais certainement négatives. D'autre part, il paraît hautement probable que sur le front du chômage la si- tuation s'aggravera encore. Pour répondre à ce défi, pour à la fois prendre en charge ces demandeurs d'emploi et prendre des mesures structurelles favorisant une reprise économique, il faudra beaucoup d'argent. Pour pouvoir faire l'effort néces- saire, les finances devront être assainies, entre autres il ne fau- dra pas devoir consacrer plus de 4 milliards de francs - les es- timations vont jusqu'à 4,2 milliards de francs - par an au ser- vice de la dette, ce qui arrivera si vous n'adoptez pas les mesu- res proposées.
Certains pourront dire, pertinemment, que des mesures d'économie ne devraient pas être prises maintenant et parle- ront de politique anticyclique. Je répondrai simplement qu'il eût fallu y penser plus tôt et nous donner les moyens d'être anticycliques aujourd'hui en n'étant pas procycliques il y a quelques années. D'ailleurs, anticycliques nous l'avons été quelque peu, en 1991 et en 1992, pendant 2 ans durant les- quels la politique budgétaire a soutenu la conjoncture. Lorsqu'en 1991 le produit national brut croissait de 4,5 pour cent, les dépenses de la Confédération, elles, ont crû de 12,3 pour cent. En 1992, de manière un peu atténuée, nous constatons que si le produit national brut a augmenté de 3,9 pour cent, les dépenses de la Confédération ont nettement plus augmenté: de 7,6 pour cent, mais cela au prix de déficits qui maintenant, faute de réserves, deviennent insurmonta- bles. Il faut reconnaître qu'il n'est pas facile de jeter la pierre au Parlement d'il y a 10 ans qui n'aurait pas fait ces réserves. Nous devons constater ce qui existe aujourd'hui et aussi ad- mettre qu'en 1983, après la crise qui a suivi le deuxième choc pétrolier, nous avons voté des mesures de relance, mais que celles-ci - une étude de la Commission de gestion l'a mis en évidence - sont venues suffisamment tard pour accompagner plutôt le processus de relance que véritablement créer cette relance et n'ont pas aidé réellement l'économie à l'époque. Il nous faut donc prendre des mesures. Passons brièvement en revue les mesures proposées par le Conseil fédéral. Dans le cadre des économies, le Conseil fédéral a d'abord pris un certain nombre de mesures importantes qui dépendent de sa compétence. Il a, par des ajustements dans tous les départe- ments, aboutit à des économies de l'ordre de 2,7 milliards de francs par année. Mais le résultat net se réduit à des diminu- tions de dépenses de seulement 1 milliard en raison d'un cer- tain nombre d'accroissements, voulus en particulier par ce Parlement, dont les gros postes sont les paiements directs à l'agriculture et l'assurance-maladie. Ensuite, le Conseil fédéral a décidé une prolongation de 3 ans des réductions décidées par le Parlement dans le budget 1992, ce qui représente des économies de l'ordre de 300 à 400 millions de francs. Puis il nous propose, et c'est l'enjeu du débat d'aujourd'hui, de voter un certain nombre d'économies ciblées, qui selon vos déci- sions pourront avoir un résultat de l'ordre de 110 à 240 millions. Enfin, un gros morceau parce qu'il faut agir vite: des réductions linéaires des subventions qui apporteront la première année, en 1993, des économies de 700 millions de francs et la troisième année de 900 millions. Ces réductions li- néaires sont limitées dans le temps et dureront 3 ans.
Du côté des recettes, le Conseil fédéral va augmenter progres- sivement l'impôt sur le tabac, jusqu'à 40 centimes par paquet, pour des recettes supplémentaires de l'ordre de 350 millions en 1995. Le Conseil fédéral vous propose d'augmenter les droits d'entrée sur les carburants de 25 centimes ce qui rap- portera 1,6 milliards de francs. Il propose encore une nouvelle répartition du bénéfice de la Banque nationale suisse. Le total représente 600 millions de francs, dont 400 millions iraient aux
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Bundeshaushalt. Sanierungsmassnahmen 1992
cantons et 200 millions à la Confédération. Enfin, l'autorisation des maisons de jeux permettra d'obtenir, dans une phase ulté- rieure à 1996, un rendement qu'il n'est pas possible de calcu- ler aujourd'hui.
De cette manière, globalement, entre les mesures autonomes du Conseil fédéral, les mesures d'économie sur lesquelles nous devons nous prononcer aujourd'hui, demain et peut-être après-demain et les recettes nouvelles, la situation financière serait améliorée pour 1993 de 2,8 milliards environ, pour 1994 de 3,3 milliards, pour 1995 de 3,8 milliards, ce qui ramènerait les déficits budgétaires pour 1993 à 2,5 milliards, pour 1994, une bonne année, à seulement 0,5 milliard, pour 1995 à 1,2 milliard. Mais je dois déjà nuancer, j'ai parlé de 2,5 mil- liards de francs de déficit prévisible pour 1993, c'était ce que le Conseil fédéral pensait avant l'été, mais des faits nouveaux sont apparus. Tout d'abord, nous savons qu'un référendum sera lancé contre l'augmentation de la taxe sur l'essence.
L'augmentation des recettes provenant de ce poste ne pourra donc entrer au mieux en vigueur - c'est-à-dire pour autant que le peuple l'accepte - qu'en été 1993. Cela représente un man- que à gagner de 800 millions. Ensuite, les intérêts passifs ont augmenté de plus de 800 millions par rapport aux estimations. Un certain nombre d'autres surprises ont encore aggravé la si- tuation, ce qui conduit le Conseil fédéral et le Parlement à être confrontés à une détérioration supplémentaire de la situation, de l'ordre de 2 milliards de francs.
C'est pourquoi, se fondant sur une demande de votre Com- mission des finances visant à limiter le déficit du budget 1993 à 2,5 milliards, le Conseil fédéral a déposé un message supplé- mentaire par lequel il entend introduire la hausse de 25 centimes des droits de douane sur les carburants, selon la procédure d'urgence. Votre commission est entrée en matière sur ce message par la voie ordinaire, mais, à une courte majo- rité, elle a refusé la demande d'urgence formulée par le Conseil fédéral. Je reviendrai sur les raisons de ce refus lors- que nous aborderons cet arrêté urgent.
De manière générale, votre commission tient à relever deux aspects des mesures proposées. Tout d'abord, elle partage le point de vue du Conseil fédéral selon lequel la situation bud- gétaire de la Confédération exige, pour être améliorée, à la fois des mesures d'économie et de nouvelles recettes. Dans ce sens, votre commission estime que le paquet d'aujourd'hui est équilibré. Ensuite, on ne résout pas le problème de la Confédération en le reportant sur les cantons et les commu- nes. Le Conseil fédéral l'a compris et, dans leur ensemble, les mesures envisagées n'aggravent pas la situation budgétaire des cantons. De l'avis de la commission, cela paraît être un point positif du paquet.
Je retiendrai encore un autre aspect, soit celui de la réduction linéaire des subventions, qui représente malgré tout une grande partie des économies. Le débat d'entrée en matière, au sein de la commission, a démontré que, de manière géné- rale, ces réductions linéaires ne sont pas considérées comme satisfaisantes, et que, seule, l'urgence d'intervention pour as- sainir les finances fédérales légitime notre accord à ces réduc- tions linéaires. Le fait qu'elles soient limitées sur une période de trois ans et qu'ensuite nous ayons trouvé des solutions plus satisfaisantes est une condition à notre oui.
Les propositions de votre commission diffèrent quelque peu de celles du Conseil des Etats. En matière d'économies, le Conseil des Etats ne s'est écarté des propositions du Conseil fédéral que pour un montant de 300 millions de francs. Pour l'essentiel, cette différence provient du fait qu'il a voté une par- ticipation plus élevée des cantons à l'augmentation de 25 centimes sur les droits d'entrée sur les carburants. Il a en fait décidé que, tant qu'à faire, puisqu'il fallait assainir les finan- ces de la Confédération, il faudrait profiter de cette opération pour assainir également quelque peu celles de tous les can- tons. La commission du Conseil national estime que la neutra- lité du paquet est suffisante pour les cantons et qu'il ne s'agit pas de leur accorder des cadeaux supplémentaires.
Sur le plan des recettes, votre commission n'a pas suivi le Conseil des Etats concernant les 25 centimes sur l'essence. Elle vous demande d'en rester à 20 centimes, ce qui repré- sente une diminution de recettes de 360 millions de francs. Il
faut tempérer ce chiffre en signalant que cela signifiera aussi 170 millions de moins de dépenses obligatoires dans le sec- teur routier. En effet, sur ces 360 millions, 170 seraient versés au compte routier et devraient être investis dans la construc- tion des routes. Votre commission estime que les 650 millions supplémentaires restants sont suffisants pour terminer le ré- seau routier tel que le peuple l'a voulu.
Le rapporteur de langue allemande a passé en revue les arrêtés A à H figurant sur le dépliant. Je ne traduirai pas son intervention sur des points de détail; j'y reviendrai, si néces- saire, lors de la discussion par articles.
J'en arrive à la conclusion. J'ai déjà parlé de la Suède. L'Italie, elle, envisage d'économiser 100 milliards de francs par an- née, par le biais de mesures drastiques dont la moins popu- laire est l'élèvement de cinq ans de l'âge de la retraite. Les me- sures que nous vous suggérons sont beaucoup plus modes- tes, mais nous vous proposons d'agir à temps, avant qu'il ne soit trop tard et que, par exemple - et certaines années, si nous ne faisons rien, cela se passera - CFF et Confédération ne doi- vent emprunter un milliard par mois sur le marché de l'argent Nous vous soumettons des mesures qui, dans leur ensemble, ne touchent pas les cantons, ni les communes, et ne sont donc pas un simple report des problèmes de la Confédération sur les autres institutions publiques. Nous vous présentons des mesures qui prennent en compte la nécessité, mais aussi la possibilité d'économiser, d'une part, et de prélever de nou- velles recettes, d'autre part.
Ce projet vient à temps, il est équilibré, et c'est la raison pour laquelle nous vous invitons à entrer en matière.
Leuenberger Ernst: Ich beantrage Ihnen, bei der Detailbera- tung der Vorlagen A bis H die Entwürfe D und Dbis, die sich mit den Treibstoffzöllen befassen, an erster Stelle zu behan- deln. Warum?
Die heutige bundesratliche Vorlage ist so aufgebaut, dass man zuerst über das Sparen reden soll. «Sparen, dass es weh tut», hat es geheissen, und ich denke, die meisten haben den Ernst der Lage erkannt. Wenn wir uns dann über das Sparen geeinigt hätten, könnte man den zweiten Teil des Pakets ange- hen, nämlich die Beschaffung von Neueinnahmen.
Wenn wir diese beiden Teile, das Reduzieren der Ausgaben und das Beschaffen von Neueinnahmen, näher betrachten, stellen wir fest, dass die Kommission in ihrer Mehrheit (teil- weise Zweidrittelsmehrheit) beim Sparen grosso modo dem Bundesrat gefolgt ist. Ich verrate Ihnen kein Geheimnis, dass in den allermeisten Fällen auch Sozialdemokratinnen und So- zialdemokraten - manchmal schweren Herzens - mitgemacht haben, den bundesrätlichen Kurs zu fahren.
Betrachten Sie aber die Einnahmenseite und vor allem die An- träge, die uns heute auf den Tisch geflattert sind, so stellen Sie fest, dass bereits in der Kommission die Mehrheit nicht bereit gewesen ist, dem Bundesrat zu folgen. Es ist bloss eine Min- derheit, die ich anführen darf. Und wenn Sie weiter zur Kennt- nis nehmen, was heute an Anträgen vorgelegt worden ist, se- hen Sie, dass die Vorstellungen bei der Einnahmenbeschaf- fung um Hunderte von Millionen Franken auseinanderliegen. Kommt noch dazu, dass wir uns betreffend die Einnahmen- seite - aufgrund dessen, was man in der Kommission gehört hat und hier noch hören wird - von Anfang an damit auseinan- dersetzen müssen, dass wir höchstwahrscheinlich ein Refe- rendum zu bestehen haben.
Wenn es nicht gelingt, uns bei der Einnahmenbeschaffung zu einem Konsens zusammenzuraufen, wird die Sparübung zu einer Uebung divergierender Interessen verkommen. Denn, wenn ich in diesen Saal blicke und die Ausgabenkürzungen - vor allem die linearen - anschaue, stelle ich eine Zweidrittels- mehrheit von Betroffenen fest. Es braucht nichts anderes zu passieren, als dass sich all diese Einzelanliegen zusammen- schliessen - und dann ist die ganze Sparübung gelaufen!
Das Sparen, das mir und den SP-Leuten ein Anliegen ist, kann nur gelingen, wenn wir zuerst ganz klar sagen, dass wir auch bei der Einnahmenbeschaffung bereit sind, dem Bundesrat in etwa zu folgen, und wenn wir all diese Discounter-Anträge, die uns neuerdings auf den Tisch geflattert sind, zurückweisen. Ich rede mit aller Ernsthaftigkeit mit den Damen und Herren
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aus den grossen bürgerlichen Fraktionen. Ich habe festge- stellt, dass Sie, sobald jemand von der Auto-Partei ein biss- chen hüstelt, in solchen Fragen bereits hohes Fieber haben. Darum bin ich nicht ganz sicher, ob Sie dieses Auto-Partei-Fie- ber bei der vorgesehenen Beratungsweise nicht dazu verlei- ten könnte - nachdem wir unsere Anliegen auf dem Spartisch des Hauses geopfert haben -, bei der Einnahmenbeschaffung und der Treibstoffzollerhöhung mit der Minivariante vorliebzu- nehmen.
Das ist der Beweggrund für meinen Ordnungsantrag. Sie ha- ben bis etwa morgen mittag Zeit, sich zu überlegen, ob es nicht sinnvoll wäre, sich ganz grosse Mühe zu geben, auf der Einnahmenseite einen Kompromiss, einen Konsens zu schaf- fen. Ich verspreche Ihnen - und ich bin ganz sicher, es wird vie- len so gehen -: Wir werden dann weniger Mühe haben, bei der Sparübung den zum Teil harten bundesrätlichen Anträgen zu folgen.
Ich bitte Sie, meinem Ordnungsantrag zuzustimmen.
M. Spielmann: Ce n'est pas la situation financière de l'Etat qui motive en priorité mon refus des économies, mais c'est la na- ture et la manière dont ces dernières nous sont présentées. Les multiples paquets financiers discutés dans les parlements cantonaux - toutes les collectivités publiques sont en effet aux prises à des difficultés - ont pour dénominateur commun une volonté d'assainir, c'est-à-dire d'équilibrer les budgets. La question qu'on peut et qu'on doit se poser est celle de savoir si une telle politique d'assainissement est vraiment saine du point de vue économique. Pour y répondre, il s'agit, dans un premier temps, d'analyser les présentations comptables pour tenter d'évacuer tout ce qui pourrait être de la cosmétique budgétaire et des différences d'organisations comptables d'un canton à l'autre ou d'une collectivité à l'autre - je pense particulièrement à la Confédération et aux cantons - c'est-à- dire d'avoir les mêmes critères de définition quant aux investis- sements et aux dépenses de fonctionnement afin de prendre en considération une réalité incontournable: «s'il est possible de s'endetter pour des investissements qui profiteront aux gé- nérations futures, il n'est pas possible de conduire une politi- que d'endettement qui obligerait les générations à venir à payer le fonctionnement d'aujourd'hui». En partant de cette constatation, il s'agit d'avoir effectivement une vision claire dans la présentation comptable.
Ensuite, des mesures de l'ampleur de celles préconisées ont aussi un impact sur le développement économique plus géné- ral. Je crois qu'il n'est pas inutile de rappeler ici le résultat du vote sur l'arrêté conjoncturel soumis au peuple suisse en 1977 et qui exigeait que la Confédération prenne des mesures vi- sant, non seulement à équilibrer ses comptes, mais surtout à assurer une évolution conjoncturelle équilibrée, ce qui impli- quait la prise de mesures contrecarrant les fluctuations. L'alinéa 3 de l'article 31quinquies de cet arrêté, qui est d'ail- leurs toujours en vigueur, dit clairement: «La Confédération, les cantons et les communes établissent leurs budgets compte tenu des impératifs de la situation conjoncturelle», ce qui ne signifie en tout cas pas accroître les fluctuations, mais, dans la mesure du possible, les compenser. Or, la démarche proposée par le Conseil fédéral dans son paquet financier va dans une direction diamétralement opposée. Au lieu d'assurer la relance, de freiner l'inflation, elle provoquera l'inverse, sans parler de toute la problématique de la politique des investisse- ments, du renchérissement de la consommation, etc.
Le principal argument développé de ce paquet d'assainisse ment est celui du désendettement public qui pousse à la hausse des taux d'intérêts et décourage ainsi - nous dit le Conseil fédéral - les efforts d'investissement. Il faut savoir que ces taux d'intérêts ont augmenté dans les années quatre- vingt, alors même que la situation des finances publiques n'était pas celle que nous connaissons aujourd'hui. Elle était même - comme l'ont relevé tout à l'heure les rapporteurs - flo- rissante. Cette volonté d'investissements n'est pas seulement déterminée par le niveau des taux d'intérêts, mais également par les perspectives de ventes dont profiteront demain les in- vestisseurs. Il y a donc un ensemble de mesures à prendre en considération.
En se basant sur cette idée, on écarte aussi un peu facilement tous les aspects négatifs provoqués par les restrictions de per- sonnel, les coupes sombres dans les subventions, les haus- ses d'impôts, les taxes qui sont autant de mesures allant dans le mauvais sens et qui agiront négativement sur la consomma- tion, amplifiant une situation conjoncturelle au moment même où elle est en train de se rétablir partiellement.
Comment peut-on en effet parler d'encourager les investisse- ments en considérant aujourd'hui le comportement des col- lectivités publiques? Le meilleur service que nous pourrions rendre à l'économie, en tant que parlementaires et responsa- bles des finances des collectivités publiques, serait d'appli- quer une politique de stabilité qui prévilégierait à plus long terme le développement harmonieux et stable du bateau de l'Etat, plutôt que de suivre les pulsions du développement économique qui, en définitive, nous font toujours retarder d'une crise. Nous accélérons lorsqu'il faudrait freiner et frei- nons lorsqu'il faudrait accélérer.
Chacun s'accorde à dire qu'une redéfinition du rôle de l'Etat et une restructuration de l'administration sont nécessaires. Je considère que plus l'on attendra la mise en place des mesures de fond souhaitées par l'ensemble de la population et de l'éco- nomie pour redéfinir le rôle de l'Etat et conduire une restructu- ration, plus elles seront difficiles et douloureuses et moins elles seront couronnées de succès. Ainsi, plus on attendra avant d'entreprendre ces réformes, plus la facture et les conséquences de notre politique seront désastreuses.
Or, dans le cas particulier, le Conseil fédéral propose toute une série de mesures de saupoudrage qui comportent tous les ingrédients d'une politique financière ne visant qu'à re- pousser dans le temps l'échéance des réformes indispensa- bles. Elles ont aussi pour inconvénient majeur de cristalliser tous les mécontentements et toutes les oppositions qui, en définitive, conduiront au report et au rejet de ces paquets. La politique envisagée comporte aussi des mesures linéai- res, des réductions de subventions à la prévoyance sociale, notamment à l'AVS. Or, on sait aujourd'hui qu'un des gros problèmes des finances publiques est le coût de l'assis- tance qui est le fruit direct d'une mauvaise politique de pré- voyance. En développant cette dernière, on réduit les coûts d'assistance. La direction prise est donc opposée à l'effica- cité. En définitive, je considère que cette politique coûtera beaucoup plus cher qu'une politique de prévoyance. A long terme, elle sera plus onéreuse que si nous prenions le temps de conduire les véritables réformes de fond et de structure de manière à proposer un paquet qui réponde, non seulement à l'actualité de la situation financière et éco- nomique, mais aux nécessaires réformes de l'Etat.
Präsident: Es folgt die Begründung der Nichteintretensan- träge zu Vorlage D.
Frey Walter, Sprecher der Minderheit: Es geht bei meinem Vo- tum um den Nichteintretensantrag zur Vorlage über die Erhö- hung des Treibstoffzolls, zum Gesetzentwurf D. Ich möchte bekennen, dass es auch mir ein Anliegen ist, meinen Teil zur Sanierung der Bundesfinanzen beizutragen. Nun bin ich aber der Ansicht, dass in bezug auf dieses Bundesgesetz D grund- sätzlich überlegt werden muss und dass grundsätzlich keine Mehreinnahmen beschlossen werden sollten, wenn das Spar- potential im Bundeshaushalt noch nicht ausgereizt ist
Prinzipiell sollte man vor allem auf Mehreinnahmen verzichten, welche präjudizierende Wirkung auf die von uns allen ange- strebte neue Finanzordnung haben könnten und welche Kon- sumenten und Wirtschaft äusserst stark belasten.
Zusätzliche Steuern zu erheben ist bei schlechtgehender Wirt- schaft, ja einer Wirtschaft, die sich in einer rezessiven Phase befindet, ein untaugliches Mittel. Die Automobilisten, an die sich diese Ansprache richtet, müssen sich in diesem Staat langsam wie Milchkühe vorkommen, denen man zwar wenig Heu verfüttern will, bei denen man auf der anderen Seite aber die Erwartung in die Milchproduktion recht hoch ansetzt. Heute schon ist jeder Liter Treibstoff in diesem Land mit etwa 60 Rappen belastet; 60 Rappen des Säulenpreises fliessen heute schon in die Bundeskassen. Zusätzlich kommen jetzt
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die vorgeschlagenen 25 Rappen, zusätzlich kommt die Vi- gnettenerhöhung, und zusätzlich soll noch eine sogenannte CO2-Abgabe kommen.
Das irritiert nicht nur die Automobilisten, sondern es sollte auch allen Bürgern dieses Landes zu denken geben, denn diese Erhöhung betrifft uns alle. Ueber 95 Prozent der Waren des täglichen Bedarfes in diesem Lande werden auf der Strasse transportiert. Eine solch massive Erhöhung des Treib- stoffgrundzolls wird Auswirkungen auf die Preise aller Güter und Dienstleistungen haben.
Wir haben errechnet, dass der Teuerungsschub oder die infla- tionäre Wirkung des geplanten Treibstoffzollaufschlages von 25 Rappen eine Inflationsrate von rund 0,6 bis 0,8 Prozent be- deuten würden. Darin sind sich Vorort und KOF (Konjunktur- forschungsstelle der ETH Zürich) nun einmal einig; das ist et- was, was wir heute nicht gebrauchen können. Es hilft weder den Konsumenten noch der Wirtschaft.
Im übrigen muss ich Ihnen sagen, dass es nicht bei dieser Er- höhung der Preise um 25 Rappen bleiben wird, sondern dass auf diese Sollerhöhung eine Steuer von 6,2 Prozent geschla- gen wird, die Wust, und das an der Säule. So wird die Erhö- hung für den Konsumenten dann mit etwa 27 bis 28 Rappen zu Buche schlagen.
Wenn Sie das mit dem heutigen Benzinpreis vergleichen, se- hen Sie, dass wir im Falle der Annahme dieses Vorschlages des Bundesrates gegenüber den meisten unserer Nachbar- länder keine substantiellen Preisvorteile mehr hätten. Der heute für unseren Staat relativ gute Benzintourismus, der etwa 60 Rappen pro Liter einbringt, würde ganz stark zurückgehen; diese Einnahmen würden dementsprechend sinken.
Noch ein Wort zur Art und Weise, wie diese Treibstoffzollerhö- hung begründet wird. Ich muss Ihnen sagen, dass der Wink mit dem reduzierten Strassenbau bei mir, Herr Bundesrat, nicht gut ankommt. Das tönt ein bisschen nach Erpressung. Wenn die Strassen nicht mehr aus Bundesmitteln bezahlt wer- den können, hat wahrscheinlich kein Automobilist etwas da- gegen, wenn man den Treibstoffzollzuschlag, der nach Verfas- sung ganz und gar den Strassenbaukosten zugute kommt, um etwa 10 Rappen angleicht. Mit diesen 10 Rappen könnten Sie die Ausgaben, welche den Strassenbau betreffen, in den nächsten Jahren ganz abgelten. Ganz zu schweigen von den 1,7 Milliarden Schweizerfranken, die heute noch unverzinst in Ihrer Kasse schlummern und die zweckgerichtet für den Stras- senbau vorhanden sind.
Ich muss Ihnen auch sagen, dass der Entscheid des Bundes- rates, diese Treibstoffzollerhöhung dringlich zu gestalten - ein Entscheid, der etwa zwei bis drei Wochen nach der Sitzung der nationalrätlichen Kommission erfolgt ist -, für mich unver- ständlich ist Wahrscheinlich ist es politische Taktik. Man hat sich wahrscheinlich überlegt, wie man das manchmal in Han- delskreisen tut, dass man eine Kuh verlangen solle - um beim landwirtschaftlichen Beispiel zu bleiben -, wenn man (vom Parlament) letztlich ein Kalb erhalten wolle.
Das Volk soll also während eines Jahres von seiner Referen- dumsmöglichkeit ausgeschlossen werden. Wenn wir als Par- lament unserer Aufgabe nachkommen wollen, dürfen wir die dringlichen Bundesbeschlüsse wirklich nur dann annehmen, wenn sie dringlich sind. Ich möchte Sie an die letzten beiden dringlichen Bundesbeschlüsse erinnern, mit denen, rück- blickend gesehen, niemand von Ihnen glücklich werden konnte.
Ich bitte Sie also aus prinzipiellen Gründen, auf diese Mehrein- nahmen zu verzichten. Treten Sie auf die Treibstoffzollerhö- hungsvorlage nicht ein, weder im ordentlichen noch im dringli- chen Gesetzgebungsverfahren! Warten wir auf eine dringlich gebotene neue Finanzordnung.
Maspoli: Es gäbe mindestens noch sechs gute Gründe, auf diese Vorlage nicht einzutreten. Leider kann ich Ihnen diese nicht schildern, da ich ganze zwei Minuten zur Verfügung habe. Das Reglement will es so.
Es ist ein Reglement, das je nachdem angewendet wird - je nachdem, wer spricht. Herr Spielmann hat zehn Minuten ge- sprochen. Das mag vielleicht daran liegen, dass unser Präsi- dent für ihn einige Sympathien hat, vielleicht wegen der Frisur,
die sie beide gemeinsam haben. Sie tragen die Haare ausge- fallen. (Unruhe) Ich habe wahrscheinlich zu viele Haare. So bleibt mir nichts anderes übrig, als Ihnen einen wunder- schönen Abend zu wünschen. Erholen Sie sich heute nacht gut. Ich werde morgen das Vergnügen und die Ehre haben, zu Ihnen sprechen zu dürfen; dann werde ich sieben Minuten Zeit haben.
Präsident: Ich danke Herrn Maspoli für seine Kürze.
Ich möchte nur auf ein Problem aufmerksam machen: Wir ha- ben hier verschiedene Male gleichlautende Fraktions- und Minderheitsanträge. Das hat doch keinen Sinn. Wenn man weitere Argumente hat, kann man sie in der Diskussion vor- bringen. Das Ratsreglement sagt ganz deutlich, bei gleichlau- tenden Anträgen habe der zweite Antragsteller nur noch Gele- genheit für eine kurze Ergänzung. Eine solche kurze Ergän- zung erwarten wir auch von Herrn Scherrer.
Scherrer Jürg: Herr Bundesrat Stich hat am vorletzten Freitag in der «Freitagsrunde» die Drohung ausgesprochen, wenn der Benzingrundzoll nicht erhöht werde, stünde dem Staat für den Strassenbau kein Geld mehr zur Verfügung.
Herr Bundesrat, ich lese Ihnen Auszüge aus Artikel 36ter Ab- satz 1 der Bundesverfassung vor: «Der Bund verwendet die Hälfte des Reinertrages des Treibstoffzolls und den gesamten Ertrag eines Zollzuschlages wie folgt für Aufgaben im Zusam- menhang mit dem Strassenverkehr: .... » Dann werden die Auf- gaben aufgelistet Und in Absatz 2 steht: «Soweit der Ertrag des zweckgebundenen Grundzolls zur Sicherstellung» - Herr Bundesrat Stich, ich wäre froh, wenn Sie mir zuhören würden - «der in Absatz 1 genannten Aufgaben nicht ausreicht, erhebt der Bund einen Zollzuschlag.» Die Drohung, den Strassenbau einzustellen, wenn wir jetzt auf die Vorlage D nicht eintreten, entbehrt jeder Grundlage.
Das Autobahnnetz - das wissen Sie - kann fertiggestellt wer- den. Wir wollen heute keine Steuern auf Vorrat. Wir wollen zu- erst einmal die Rückstellungen, das Guthaben, die Forderun- gen der Automobilisten aus der Treibstoffkasse von rund 1,8 Milliarden Franken aufbrauchen, auch wenn Sie das Geld nicht mehr haben. Wenn dann kein Guthaben mehr vorhan- den ist, Herr Bundesrat Stich, ist auch die Auto-Partei bereit, über eine Erhöhung des Zollzuschlages zu diskutieren.
Ich bitte Sie, dem Nichteintretensantrag zum Entwurf D zuzu- stimmen und jetzt dafür zu sorgen, dass dieser Staat spart. Je mehr Geld er hat, um so mehr wachsen die Begehrlichkeiten. Ziehen Sie die Steuerschraube nicht bis zur Streckgrenze an; dann bricht sie nämlich ab!
M. Eggly: D'après la situation actuelle, d'après la loi, s'il y a distribution aux cantons du bénéfice de la Banque nationale, cela va pour les deux tiers aux cantons et pour un tiers à la Confédération. C'est en somme, d'après la loi toujours, une compensation à l'abandon de souveraineté monétaire des cantons à l'époque. En fait, on ne peut pas dire que les can- tons en aient beaucoup profité. Cela n'a guère été souvent que la Banque nationale a distribué son bénéfice, pour ne pas dire jamais. Faut-il - et c'est une question que l'on peut se poser - considérer qu'il est opportun que la Banque nationale distri- bue une partie de son bénéfice à la Confédération et aux can- tons? Est-ce vraiment le rôle de la Banque nationale? Cette question sera encore abordée, notamment dans la discussion par le porte-parole du groupe libéral. Mais, si on considère que, au vu des bénéfices de la Banque nationale, d'une part, et au vu des difficultés financières de la Confédération et des cantons, d'autre part, il faut le faire, alors quels sont les critè- res? Faut-il modifier les critères pour cette part distribuée aux cantons en ce qui concerne la répartition entre eux? Le Conseil fédéral le pense et nous propose désormais, contrai- rement au texte actuel qui ne retient comme critère que la po- pulation de résidence de chaque canton, de pouvoir moduler entre le critère de la population de résidence et celui de la ca- pacité financière, vus à travers les critères de la péréquation fi- nancière, cela après consultation des cantons.
Le Conseil des Etats, lui, a en somme proposé un compromis qui est, de mon point de vue, déjà mieux que rien, car au moins
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cinq huitièmes seraient répartis selon le critère de la popula- tion de résidence et seulement trois huitièmes selon celui de la capacité financière. Toutefois, la version du Conseil des Etats reste à mes yeux tout à fait insatisfaisante. Or, la majorité de la commission du Conseil national propose quelque chose de moins satisfaisant encore, puisqu'elle demande de moduler la moitié selon le critère de la capacité financière et l'autre moitié selon celui de la population de résidence. Cela est très préoc- cupant. Même si l'on prend seulement le critère du Conseil des Etats, on arrive bien sûr à quelque chose d'avantageux pour le canton du Valais qui aurait touché en 1991 31 millions au lieu de 15 millions. Le canton de Neuchâtel aurait été avan- tage avec 14 millions au lieu de 9,5 millions. Les cantons d'Obwald et d'Appenzell Rhodes-Intérieures auraient été avantagés. Mais, qu'en est-il du canton de Vaud, du canton de Zurich, du canton de Zoug, du canton de Bâle-Ville, du canton de Bâle-Campagne ou du canton de Genève, mon canton? Pour ce dernier, au lieu de toucher, selon le seul critère de la population de résidence, quelque 23 millions, il n'en touche- rait que quelque 14 millions.
Cela ne va pas au moment où les critères de capacité finan- cière retenus pour la péréquation financière sont de toute façon, Monsieur le Conseiller fédéral, rediscutés et remis en cause, au moment où il est admis qu'il faut les redéfinir, notam- ment en regard du fait que les cantons dits forts ne sont pas si forts que cela, qu'ils ont des charges que les autres n'ont pas et qu'ils ont des difficultés financières et budgétaires specta- culaires que certains cantons dits faibles ou moins forts n'ont pas. Les cantons forts prennent à leur charge de nombreuses tâches d'intérêt général au bénéfice de tout le pays, particuliè- rement des cantons voisins. Dois-je rappeler à mes compatrio- tes valaisans, par exemple, qu'ils bénéficient, ô combien!, de l'Université de Genève et de l'Université de Lausanne? Dois-je rappeler ce qu'il en est pour les hôpitaux? Dois-je rappeler ce qu'il en est pour les dépenses culturelles, pour les organisa- tions internationales, à Bâle et à Genève? Il y a longtemps que Genève ne reçoit plus de subventions pour les organisations internationales et pour les frais d'infrastructure. Vous savez bien que les organisations internationales, sans doute, partici- pent à la prospérité du canton, mais ne rapportent guère de re- cettes fiscales puisque les internationaux ne paient pas d'im- pôts. Bref, il y a quelque chose qui ne va plus.
Et puis, Monsieur le Conseiller fédéral, vous n'êtes pas sans savoir que si la Confédération a un déficit qui vous inquète et qui nous inquiète, les cantons dits forts ont des déficits qui les inquiètent et qui doivent aussi vous inquiéter. Genève, actuel- lement, détient le record du déficit budgétaire. Vous me direz que c'est en partie de sa faute. C'est possible, mais c'est aussi à cause des charges considérables que Genève doit assumer, et dans les flux financiers qui vont de Genève à la Confédéra- tion et de la Confédération à Genève, il est évident que Genève donne plus qu'il ne reçoit. C'est la même chose pour Zurich et pour Bâle.
Je ne suis pas en train de remettre la solidarité en question. Je reconnais qu'il doit y avoir une péréquation financière en fa- veur des cantons potentiellement, intrinsèquement plus fai- bles et qui ont moins de possibilités que les cantons forts. Mais les critères sont allés trop loin; comme je l'ai dit, même pour la péréquation financière cela doit être revu. Par conséquent, au- jourd'hui, ajouter que, dans le cadre de la distribution des bé- néfices de la Banque nationale allant aux cantons, il faut, par exemple, qu'un canton comme Genève ne touche pas ce qu'il toucherait s'il n'y avait que le critère de la population de rési- dence, et qu'il doive là encore et là aussi sacrifier en quelque sorte à la solidarité et à la capacité financière des cantons, eh bien! - comme l'a dit M. Coutau, conseiller aux Etats - cela re- lève du surréalisme le plus amer.
Mes chers collègues des cantons, par exemple, de Zoug, de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne et d'autres cantons dits finan- cièrement forts, j'en appelle à vous afin que vous vous joigniez à moi pour reconsidérer que cela ne peut pas aller comme cela. A cette occasion, nous devons donner ici un signal à la Confédération et au Conseil fédéral pour dire que cela ne peut continuer ainsi. La solidarité, je l'ai dit, est une belle chose, mais il faut justement qu'elle soit ressentie comme telle par
tout le monde. Il faut qu'elle corresponde à une réalité, à un sentiment d'équité, sans quoi, si vous abusez, si le déséquili- bre est trop grand, si dans les cantons dits riches qui croulent sous les charges d'intérêt général et qui se débattent actuelle- ment dans des déficits considérables - un des déficits record, par exemple, pour le canton de Genève - si cette solidarité n'est plus ressentie, c'est un véritable malaise que vous créez au sein de la Confédération et une sorte de sentiment d'agace- ment et d'injustice qui s'adresse en fin de compte aux cantons bénéficiaires. C'est ce que nous ne voulons pas. Nous vou- lons des critères de solidarité acceptés par le plus grand nom- bre parce qu'ils seraient empreints de légitimité. C'est dans ce sens que je vous invite à ne pas entrer en matière sur l'arrêté E. Je précise encore, pour que les choses soient bien claires, que ne pas entrer en matière sur cet arrêté E ne signifie pas du tout que l'on refuse qu'il y ait distribution des bénéfices de la Banque nationale aux cantons, mais bien que l'on en reste au critère du texte actuel de la loi, c'est-à-dire que cette distribu- tion soit faite selon la population qui réside dans les cantons. C'est pourquoi je vous invite à ne pas entrer en matière sur l'arrêté E. C'est une question d'équité confédérale, car, tel qu'il est présenté, cet arrêté ne respecte pas cette équité et va provoquer un malaise confédéral.
Präsident: Es folgt die Begründung der Nichteintretensan- träge zum Beschluss F.
Hafner Rudolf, Sprecher der Minderheit: Es scheint ein Zei- chen der Zeit zu sein, dass man etwas von der grossen, weiten Welt schnuppern möchte, und das heisst, dass man wenig- stens einmal im Leben in einem schweizerischen Spielkasino spielen möchte. Für alle, die so gut jassen können wie Sie, Herr Bundesrat Stich, ist es natürlich schwierig zu verstehen, dass man nur um ein paar wenige Fränklein Einsatz spielen kann. Es wäre wohl schöner, um grössere Summen spielen zu können.
Die Frage ist nicht allein die Frage des Lustprinzips, sondern auch die nach den konkreten Folgen.
Ich bin kein guter Jasser; ich jasse nicht um Geld. Ich kann aber sagen, dass die Informationen in der Botschaft nicht so ausführlich sind. Wenn Sie die Botschaft lesen, so stellen Sie fest, dass diese Informationen nur eine Seite umfassen. Von ir- gendwelchen bedenklichen Seiten dieser Spielbanken ist lei- der nichts zu lesen; und das, obwohl es um eine Verfassungs- änderung mit obligatorischer Volksabstimmung geht Nicht einmal der Bericht von Ex-Bupo-Chef Huber, der in sehr harm- losem Ton abgefasst ist, lag der Kommission vor.
Dieser Huber-Bericht befasste sich mit der Situation in Deutschland und Oesterreich, wo eben die Dinge nicht so hei- kel waren, wie das vielleicht in andern Ländern der Fall ist. Aber darauf ist noch zurückzukommen.
Ueber die Folgen allfälliger Spielsüchte hat die sehr aner- kannte Stiftung Pro Mente Sana ausführliche Tagungen veran- staltet Pro Mente Sana ist nicht einfach eine grüne Organisa- tion; es sind viele bürgerliche Politiker im Stiftungsrat.
Pro Mente Sana hat sich auch mit der Frage der Geldspielau- tomaten im Kanton Zürich eingehend beschäftigt. Der Herr Bundesrat wird diese Broschüre wohl kaum gelesen haben. Wenn man viel jassen muss, kann man eben keine 50seitigen Broschüren mehr studieren. Aber immerhin wurde im Kanton Zürich diese Vorlage abgelehnt Und der Kanton Zürich ist ja doch weiss Gott ein respektabler Stand. Wohlgemerkt sind diese Geldspielautomaten sehr viel harmloser als das, was jetzt zur Diskussion steht, Herr Bundesrat
Es ist auch kein Zufall, dass bei sehr vielen Spielkasinos ein Verbot für die Leute aus der Region besteht, weil sich die Ge- meinden - sie können auch rechnen - schlicht und einfach ausgerechnet haben, dass sie viele Millionen Franken bezah- len müssen, wenn sie all die Fürsorgegelder für die Menschen bezahlen müssen, die bankrott gegangen sind. Deshalb möchte keine Gemeinde ein solches Kasino mehr in der Um- gebung haben. Und Gemeinden sind ja öffentliche Gemein- wesen, die heute bekanntlich auch nicht soviel Geld haben.
Zum Stichwort Geldwäscherei: Es liegt mir ein Dokument der Parlamentsdienste vor. Es handelt sich darum, dass im Falle
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des Kasinos in Campione recherchiert wurde. Es liegt ja sehr nahe der Schweizer Grenze und kann durchaus als Beispiel für die Entwicklung in der Schweiz angesehen werden. Dieses Dokument liest sich immerhin so spannend, dass ich einiges zitieren möchte:
«Das Spielkasino von Campione am Luganersee war nach Be- richten der Mailänder Zeitung 'Corriere della Sera' und des Tessiner Radios Bestandteil eines grosses Projekts der ameri- kanischen Mafia zur Reinwaschung von schmutzigen Gel- dern. Die italienische Finanzpolizei hatte laut diesen Angaben mit ihrer landesweiten Anti-Mafia-Aktion in den Spielkasinos von Campione, San Remo, Saint-Vincent im Aostatal und Ve- nedig Mitte November einen Strich durch die Pläne der Cosa Nostra gemacht. Die amerikanische Mafia wollte angeblich ita- lienische und französische Spielkasinos zu Geheimbanken umfunktionieren und hatte bereits damit begonnen. In den Ka- sinos sollten Gelder aus Entführungen, aus Drogen- und Waf- fenhandel und anderen Delikten reingewaschen werden, wo- bei das Kasino der italienischen Enklave am Luganersee of- fenbar als Vorposten der Cosa Nostra vorgesehen war. Das Spielkasino von Campione blieb nach der Polizeiaktion vom 11. November während rund sechs Wochen geschlossen.» Sie müssen sich das einmal vorstellen: Geldwäscherei in so ei- nem Stil, dass ein Kasino während sechs Wochen geschlos- sen werden muss!
Also, Herr Bundesrat, da stellt sich schon die Frage: Der Be- richt in der Botschaft war sehr harmlos; wenn Sie das lesen, ist es nicht unbedingt derselbe Tenor. Der Gemeinderat von Campione musste geschlossen zurücktreten. In der Anklage- schrift rekonstruieren die zuständigen Staatsanwälte die Ge- schichte des Spielkasinoskandals, was zur Beschuldigung und teilweise zur Festnahme von Bürgermeistern, Assessoren und Gemeinderäten von Campione und San Remo sowie von Industriellen und von Personen, die man der Mafia-Zugehörig- keit verdächtigte, führte usw. Sie können es selber nachlesen. Die Anklageliste ist lang und reicht von der Gründung einer mafiaartigen, verbrecherischen Vereinigung über die Korrup- tion, Erpressung, Begünstigung, Drohung und den unerlaub- ten Waffenbesitz bis zum Bankrott, zur Auktionsstörung und zum Verstoss gegen das italienische Gesetz über die Finanzie- rung der Parteien.
Ja, Herr Bundesrat Stich, bei dieser Liste kann man wohl kaum sagen, Geld stinke nicht. Ob wir das alles unbedingt in die Schweiz einführen müssen, bleibe dahingestellt!
Zur Verteilung der Einnahmen: Ich verstehe Sie sehr gut, Herr Bundesrat Stich, wenn Sie 80 Prozent der Einnahmen für die Bundeskasse haben wollen. Allerdings sind wir ja alle nicht nur Bundesbürger, wir sind auch Kantonsbürger. Ich liess bei verschiedenen Kantonen eine Umfrage machen, also u. a. in Genf, Waadt, Tessin, Bern, Thurgau usw. Sehen Sie, alle diese Kantone sind mit der Geldverteilung nicht einverstanden. Dass das so ist, liegt natürlich auf der Hand.
Es ist wohl auch ein Zeichen dafür, dass in diesem Geschäft offenbar gar keine richtige Vernehmlassung stattgefunden hat. Wir müssen doch vermeiden, dass wir hier einfach eine Debatte führen und die Vernehmlassung dann gewissermas- sen im nachhinein durchgeführt wird. Es wäre schon lustig, wenn die kantonalen Finanzdirektoren dann öffentlich in einer Kampagne auftreten müssten, wo es um ein Bundesgeschäft geht.
Es gibt aber auch noch andere problematische Punkte, u. a. zum Beispiel den Kanton Genf. Herr Staatsrat Ziegler hat den Personalbedarf für die Kontrolle dieser Spielbanken wie folgt eingeschätzt: «Selon une estimation effectuée par mes ser- vices de police, entre 20 et 30 personnes.»
Wenn Sie hören, dass 20 bis 30 Kontrollbeamte nötig sind, können Sie das leicht selber ausrechnen: Bei durchschnittli- chen Arbeitskosten von 200 000 Franken sind allein schon da- für 40 bis 60 Millionen Franken nötig. Und wenn Sie dann noch alle Fürsorgeauslagen dazurechnen, bleibt letzten Endes von dem Geld kaum noch etwas übrig. Es geht also hier um keine fundamentale Haltung, sondern schlicht darum, dass man die Folgen dieses Geschäftes bedenkt.
Ueber 30 Parlamentarier waren der Auffassung, dass man das wirklich gründlich prüfen müsse. Wir stellen daher den Antrag
auf Abstimmung unter Namensaufruf und bitten Sie, den Nichteintretensantrag zu unterstützen.
Präsident: Gleichlautende Nichteintretensanträge haben ein- gereicht: Herr Jäggi Paul, Antrag Nummer 12, und Herr Scher- rer Werner, Antrag Nummer 32. Diese Antragsteller haben Ge- legenheit für eine kurze Ergänzung.
Jäggi Paul: Im Namen einer Minderheit der CVP-Fraktion be- antrage ich Ihnen, dem Minderheitsantrag zuzustimmen und auf den Bundesbeschluss F nicht einzutreten. Das heute noch geltende Spielbankenverbot von 1928 hat eine lange Vorge- schichte und führt in unserem Land immer wieder zu erregten Diskussionen. Dies dürfte auch diesmal und trotz der Aussage des Bundesrates, das Spielbankenverbot sei eine nicht mehr zeitgemässe Bevormundung, der Fall sein. Nach meiner Mei- nung ist es gerade die heutige Entwicklung in Gesellschaft und Wirtschaft - mit den vielen Unsicherheiten und Aeng- sten -, die sehr wohl die Beibehaltung des Verbotes rechtfer- tigt Das Wohl der Bürgerinnen und Bürger als verfassungs- mässiger Auftrag kann man nicht im Moment des mangelnden Geldes über Bord werfen, und würde das Geld für einen noch so edlen Zweck eingesetzt
Es ist eine eigenartige Situation, dass wir die Schweizerinnen und Schweizer im selben Moment, in dem viele von ihnen spa- ren müssen oder sogar Not leiden, noch zum Spielen verleiten wollen. In diesem Fall ist der Schutz vor selbstschädigendem Verhalten vor das Individualrecht auf Spielen zu stellen. Wol- len wir in der Schweiz neben der Alkohol- und Drogenszene noch eine Spielerszene?
Die Bedenken, die der Bundesrat in seiner Botschaft selber auflistet, sind viel ernster zu nehmen. An einen Vorteil für Tou- rismus und Kurorte ist ohnehin kaum zu glauben. Andere Werte wie Wohnlichkeit und Erholung gelten mehr. Die Attrak- tivität unserer Städte und Touristenorte ist wirklich förderungs- würdig, aber nicht durch Spielbanken. Wir brauchen men- schenfreundlichere Städte, nicht spielfreudigere Menschen und Touristen. Oder haben Sie, wenn Sie am Abend durch die Strassen und Gassen unserer Städte gehen, das Gefühl, den Menschen fehlten zu ihrem Glück noch die Spielbanken? Ich habe diesen Eindruck nicht
Wichtiger als wirtschaftliche Kassenerfolge der Spielbanken sind körperliche und geistige Gesundheit der Menschen. Dies ist förderungswürdig, und nicht das Spielen um Geld. Ein Staat, der nur noch das macht, was ein paar Franken bringt, degradiert sich selber zu einer Nehmer- und Verteilerorganisa- tion und verliert die Achtung der Bürgerinnen und Bürger. Las- sen wir es nicht soweit kommen.
In diesem Hause geht es häufig oder meistens um Geld. Mit ei- nem Nein zur Aufhebung des Spielbankenverbots sorgen wir dafür, dass es uns für einmal nicht nur ums Geld geht.
Scherrer Werner: Nach dem Bericht von Herrn Bonny habe ich Verständnis dafür, dass man Geld sucht; ich habe auch Verständnis für den Bundesrat, dass er das fehlende Geld ir- gendwo holen will. Ich habe aber absolut kein Verständnis da- für, dass man unter trügerischem Vorwand die Bundeskasse mit etwa 300 Millionen Franken, mit diesem schmutzigen Geld, füllen will.
Im Gegensatz zu meinem Vorredner möchte ich erklären, dass dieses Geld zum Himmel stinkt, weil es auf einem Pflaster von Spielleidenschaft, von Enttäuschungen und viel Leid geschef- felt wird. Ein moralisch korrupter Neoliberalismus unterstützt diese Bestrebungen und hilft, unsere Familien und die Jugend zu zerstören.
Auf die Aufhebung des Spielbankenverbotes ist deshalb nicht einzutreten.
Präsident: Frau Leemann begründet nun den Nichteintre- tensantrag der Minderheit zu Vorlage G und den Eintretensan- trag für einen neuen Beschluss H.
Frau Leemann, Sprecherin der Minderheit: Ich bitte Sie, auf den Bundesbeschluss G, Ausgabenbremse, nicht einzutre- ten. Wir müssen uns überlegen, was uns diese Ausgaben-
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bremse finanzpolitisch bringen kann. Wir müssen uns aber auch überlegen, welchen staatspolitischen Stellenwert diese Vorlage hat. Es ist ja nicht umsonst, dass sich die Staatspoliti- sche Kommission des Ständerates mit der Vorlage befasst und von der Abteilung für Staats- und Verwaltungsrecht des Bundesamtes für Justiz einen Bericht angefordert hat. Aus die- sem Bericht gehen die politischen und staatsrechtlichen Zwei- fel am Sinn dieses Instrumentes sehr klar hervor.
Es ist klar, dass die Ausgabenbremse das Verhältnis zwischen Legislative und Exekutive zugunsten der Exekutive verändert Es ist ein Prozess, der seit Jahrzehnten zu beobachten ist: dass die Exekutive und die Verwaltung stärker werden. Ich brauche Sie nicht an die Parlamentsreform zu erinnern; ich bitte Sie, daran zu denken, dass gerade das Uebergewicht der Exekutive ein wesentlicher Grund dafür ist, dass viele Leute Zweifel am EWR oder an der EG äussern.
Es ist nun ausserordentlich problematisch, wenn im Rahmen eines befristeten Sanierungsprogrammes eine derart rele- vante Verfassungsänderung eingebracht wird; wenn allenfalls noch verschiedene Varianten vorgeschlagen werden, ändert das grundsätzlich an dieser Problematik auch nichts.
Die Vorlage geht im Prinzip davon aus, dass der Bundesrat verantwortlicher handle als das Parlament. Ich will natürlich nicht bestreiten, dass das Parlament an der heutigen Finanz- misere mit schuld ist. Es ist ja angenehmer, Geld auszugeben als zu sparen. Aber konsequent zu Ende gedacht, heisst dies nichts anderes, als dass wir das Gleichgewicht zwischen Exe- kutive und Legislative, mit allen «checks and balances», in Frage stellen. Diese Gewaltentrennung ist aber eine Grundfe- ste unserer Rechtsstaatlichkeit
Die Tatsache, dass diese Ausgabenbremse auf die Ausgaben- seite beschränkt ist, zeigt übrigens, dass es nicht so sehr um die Sanierung des Bundeshaushaltes geht: Es geht eher um die Einschränkung des Staatshaushaltes. Auch deshalb wehre ich mich dagegen. Weshalb etwa ist das Parlament im Falle der Stempelsteuer nicht dem Bundesrat gefolgt? Das ist jetzt Historie, aber ich könnte heute auch den Benzinpreis an- führen. Die kompensationslose Kürzung von Einnahmen ist durchaus nicht weniger verantwortungslos als das leichtfer- tige Ausgeben von Geld.
Im Grunde genommen möchte ich Sie aber noch grundsätzli- cher fragen: Weshalb sollen Ausgabenbeschlüsse derart lapi- dar und einseitig das wichtigste auf der Welt sein? Wir würden beispielsweise ein Quorum brauchen, um einen Budgetpo- sten von 120 000 auf 125 000 Franken zu erhöhen. Dabei füh- ren wir eine «Jahrhundertabstimmung» über den EWR-Vertrag und später vielleicht über den EG-Beitritt durch, und da spricht niemand von einem Quorum. Für mich ist das eine Absurdität Sie werden sagen: Es geht um ein Quorum, um 101 Stimmen, und nicht um irgend etwas viel massiver Einschränkendes. Zum Stichwort Zufälligkeit: Das gilt genausogut zwischen 100 und 101 Stimmen wie zwischen 89 und 90 Stimmen. Gegen eine Zufälligkeit ist übrigens unser Zweikammersystem eine wirkungsvolle Hürde. In den meisten Fällen sind es nicht so knappe Entscheide, die zu den Ausgabenerhöhungen geführt haben. Von Ende 1990 bis Herbst 1991 hat das Parlament rund 50 ausgabenrelevante Beschlüsse gefasst, und zehnmal hat das Parlament etwas beschlossen, das die Bundeskasse im Vergleich mit dem Vorschlag des Bundesrates mehr bela- stet hat. Es ist vielleicht pikant zu sagen, welche zwei dieser Ausgabenbeschlüsse mit weniger als 101 Stimmen zustande gekommen sind: einmal das militärische Bauprogramm 1991, dann die Aeufnung des Investitionshilfefonds für Berggebiete. Sie sehen, dass ich nicht parteipolitisch argumentiere. Es mag durchaus sein, dass heute die andern acht Beschlüsse, mit über 101 Stimmen gefällt, auch anders ausfallen würden. Wir brauchen dazu aber nicht unbedingt ein Instrument wie die Ausgabenbremse, sondern wir brauchen die Einsicht in die Notwendigkeit, genauso wie wir sie heute für diese Beratung hier brauchen.
Der Vergleich mit dem Dringlichkeitsrecht ist übrigens nicht angebracht: Dort geht es um eine zeitweilige Ausschaltung der Rechte des Souveräns, und nicht um die Rechte von Parla- ment und Bundesrat. Sie müssen sich übrigens auch darüber Rechenschaft geben, dass Sie mit der Ausgabenbremse
durchaus prozedurale Schwierigkeiten haben werden: Wenn es um einfache Kreditbeschlüsse geht, die eine festgelegte Summe vorsehen, mag das entsprechend der Dringlichkeits- regelung durchaus gehen. Wenn es aber um den Voranschlag oder um Gesetze geht, wo z. B. bei Subventionshöhen und -bedingungen keineswegs auf Franken und Rappen klar ist, ob die Rechnung aufgeht oder ein kleines Plus oder Minus re- sultiert, dann können Sie sich vorstellen, dass epische Diskus- sionen resultieren, die ohne irgendeine Wirkung sein werden. Abstimmungen, bei denen ein Quorum vorausgesetzt wird, haben die Eigenschaft, dass die Zahl der Gegenstimmen keine Rolle spielt. Das heisst nichts anderes, als dass die Geg- ner eines Beschlusses gar nicht in Erscheinung zu treten brau- chen. Mit der Ausgabenbremse sagen wir unseren Wählern und Wählerinnen also nicht nur, dass wir uns selber nicht so ganz trauen, sondern wir sagen ihnen auch, dass sich die Gegner unter Umständen drücken können und dafür hono- riert werden, dass sie nicht Stellung nehmen. Ich halte das für etwas Verhängnisvolles und des Parlamentes Unwürdiges. 1974 ist in einer früheren Diskussion um die Ausgabenbremse von der Finanzverwaltung zuhanden der damaligen Kommis- sion folgendes geäussert worden: «Die Ausgabenbremse blieb wirkungslos. Sie hat nie einen Beschluss verhindert Sie war mehr ein politisches Mittel, um den Sparwillen des Parla- mentes zu demonstrieren.» Mich dünkt, dass das heute wie- der der Fall ist, und wegen der staatspolitisch negativen Seite möchte ich dazu nicht Hand bieten. Ich bitte Sie deshalb, auf die Vorlage G nicht einzutreten.
Im Gegensatz dazu bitte ich Sie, auf Vorlage H (neu) einzutre- ten. Ich gehe bei der Beschränkung der Rüstungsausgaben von den folgenden Voraussetzungen aus:
Das EMD hat in den letzten Jahren unter allen Departementen zweifellos die geringste Wachstumsrate ausgewiesen und wird dieses Jahr sowie nach Planung in den nächsten Jahren sogar real einen gewissen Abbau erfahren. Das steht im Zu- sammenhang mit der Veränderung der Bedrohungslage, der wir uns gegenüber sehen: Sie hat sich in den letzten Jahren und Jahrzehnten sehr stark verändert. Der Zerfall des früheren Ostblocks hat diese Veränderungen noch massiv beschleu- nigt Heute, mitten im europäischen Raum - der bald ein Euro- päischer Wirtschaftsraum sein wird, ohne uns oder mit uns -- , sieht die Bedrohung der Schweiz sehr viel anders aus als in früheren Jahrzehnten.
Die SP ist nun der Ansicht, dass in dieser Situation die Neudefi- nition der Landesverteidigung weitaus stärker und grundsätz- licher an die Hand genommen werden müsste und dass des- halb eine weit stärkere Reduktion der Militärausgaben ange- bracht wäre. Wir haben auch guten Grund zur Annahme, dass heute die Mehrheit der Bevölkerung mit uns diese Ueberzeu- gung teilt. Mein Antrag ist kein «F/A-18-Antrag», aber trotzdem ist es klar, dass die Argumente in eine ähnliche Richtung ge- hen. Wir haben heute eine sehr schwierige Finanzsituation, und wir müssen ganz klar auf Prioritäten setzen. Es geht nicht mehr darum, was wünschbar ist - davon ist auch das Militär nicht ausgenommen -, sondern um die Frage, was wir uns heute unter den extrem einschränkenden Bedingungen noch leisten können. Für Dinge in anderen Gebieten, die absolut vordringlich sind - ich denke an Bildung, Landschaftsschutz u. a. - , haben wir nicht genug Geld. Wir müssen deshalb beim Militär vermehrt sparen, damit wir am anderen Ort mehr Spiel- raum haben. Das Militär unterliegt nicht etwa den linearen Kür- zungen um die 10 Prozent, weil das Militär als traditionelle Staatsaufgabe auch nicht Zahlungen erhält, die unter dem Terminus «Subventionen» laufen.
Aus diesem Grund schlage ich Ihnen vor, für die Beschrän- kung der Rüstungsausgaben einen eigenen Beschluss, den Bundesbeschluss H, mit der Begrenzung auf eine bestimmte Höhe einzuführen. Was heisst diese Zahl im Bundesbeschluss genau? Wenn Sie die Botschaft zum Sanierungsprogramm le- sen, finden Sie auf Seite 41 festgehalten, dass die Rüstungs- ausgaben des Bundes bis 1995 auf 2,7 Milliarden Franken (pro Jahr) plafoniert werden sollen. Mein Antrag sieht die Pla- fonierung auf 2,3 Milliarden Franken vor. Dies bedeutet, dass jährlich 400 Millionen Franken weniger für das Militär ausge- geben werden sollen, als der bundesrätliche Vorschlag vom
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Frühjahr 1992 vorsieht. Ich denke, dass dies ein verhältnis- mässig bescheidener Antrag ist und betone: Er ist für mich realistisch.
Ich weiss auch, dass Rüstungsabbau gleichzeitig Abbau von Arbeitsplätzen bedeutet. Es gibt allerdings genügend Unter- suchungen, die zeigen, dass Arbeitsplätze in der Rüstungsin- dustrie teuer und volkswirtschaftlich ineffizient sind. Sie sollten konvertiert werden; das ist eine alte Forderung unsererseits. Diese Konversion kann aber nicht von einem Tag auf den an- deren geschehen. Aus diesem Grund bin ich bei dieser ver- hältnismässig bescheidenen Kürzung von 400 Millionen Fran- ken bei einem Voranschlag von 2,7 Milliarden Franken ge- blieben.
Wenn wir bedenken, dass wir zusätzlich zum vorliegenden Sa- nierungsprogramm noch eine weitere Milliarde einsparen müssen, sollte es für Sie leicht sein, diesem Antrag auf Kür- zung um 400 Millionen Franken im Rüstungsbereich zu folgen.
Ich bitte Sie deshalb, auf den Bundesbeschluss H einzutreten und ihm zuzustimmen.
Dreher, Sprecher der Minderheit: Ich begründe nicht nur mei- nen Rückweisungsantrag, den Sie auf der Fahne erkennen können; ich rede zugleich für die Fraktion, so dass ich als Frak- tionssprecher nachher das Wort nicht mehr ergreifen werde. Unsere Fraktion heisst die Geschäfte A, B und C gut, wobei wir gewisse Vorbehalte gegenüber linearen Beitragskürzungen haben, weil dann diejenigen Ausgabenbereiche, die in der Vergangenheit nicht so stark gewachsen sind - wie beispiels- weise die Landesverteidigung (mit einem effektiv rezessiven Wachstum) -, im Vergleich zu anderen Ausgabenbereichen - wie zum Beispiel das Asylanten-Unwesen, die Entwicklungs- hilfe oder die Raumplanung, die überdurchschnittlich stark gewachsen sind - ungerecht behandelt werden.
Wir sagen klar nein zur Benzinzollerhöhung - Kollege Jürg Scherrer hat das bereits begründet; ich komme noch darauf zurück. Wir sagen ja zu Abschnitt E, Nationalbankgesetz, und sind für Eintreten, wobei wir es mit der Minderheit II halten werden.
Bei Vorlage F, Spielbanken, sind wir ebenfalls für Eintreten, haben aber eine etwas andere Meinung dazu. Es ist zumin- dest seltsam, dass man einen Staatshaushalt mit den Abga- ben von Spielbanken sanieren will. Das hat schon etwas Belu- stigendes an sich. Wir sind der Auffassung, es hätte ohne das eigentlich auch gehen können. Andererseits hat sich dieses Spielbankenverbot überlebt, und jede Liberalisierung wird von uns grundsätzlich begrüsst; also ja!
An die Adresse der Fundamentalisten, die heute in dieser Sa- che unter den Steinen hervorgekrochen sind, möchte ich noch sagen: Sind denn eigentlich die Amerikaner, die Deut- schen, die Franzosen, die Italiener, die Oesterreicher mora- lisch soviel tieferstehend als die Schweizer, weil sie Spielban- ken zulassen? Die Schweizer gingen bis jetzt halt in diese Län- der und haben ihr Geld leider dort liegenlassen.
Ausgesprochen warm begrüssen wir die Einführung der Aus- gabenbremse. Sie ist wirklich dringend, hat doch dieses Parla- ment in der Vergangenheit jede Proportion, jedes Mass und Ziel verloren, wenn sich populistische Einflüsse bemerkbar machten und unter dem Einfluss der Medienszene die Lebe- heute-zahle-morgen-Mentalität zelebriert wurde. Wir betrach- ten diese Ausgabenbremse als etwas absolut Notwendiges und Dringliches und stimmen diesem Bundesbeschluss wie den andern auch einstimmig zu.
Die Position H, die uns soeben wortreich begründet wurde, lehnen wir ab. Es geht doch nur darum, die Armee zu schwä- chen. Das ist man sich vom Koalitionspartner der bürgerlichen Regierung ja gewohnt und ist eigentlich auch nicht speziell er- wähnenswert; ich gehe nur drauf ein, weil's auf der Fahne steht.
Die Motion I der Finanzkommission des Nationalrates, wo- nach sofort und dringlich 1 Milliarde Franken zu sparen sei, unterstützen wir in allen Teilen. Wir sind allerdings der Mei- nung, 2 Milliarden Franken wären gescheiter und würden dem Volkswillen mehr entsprechen. Ebenfalls unterstützen wir die Motion II, dort die Minderheit Frey Walter.
Ich komme nun zum Allgemeinen: Der Bund ist fett geworden. Der Bund hat in den letzten Jahren Fett angesetzt, und dieses Fett muss jetzt wieder weg. Nun wissen Sie alle, dass der Uebergang von Dom Pérignon zu Dom Perrier, von Hennessy zu Henniez natürlich schmerzhaft, ärgerlich ist, Entbehrungen fordert, und da kann es nicht ausbleiben, dass von allen Seiten Proteste angemeldet werden.
Niemand, der aus der Bundeskasse Gelder erhält, an ihr mit- unter auch schmarotzt - das wollen wir doch ordnungshalber festhalten -, sagt doch freiwillig: Mein Beitrag, den ich hier er- halte, dieser Beitrag ist unnötig; ja, bei mir können Sie mit dem Kürzen anfangen. Alle Subventionen sind für die Empfänger doch die allernotwendigsten und allerwichtigsten Bundesbei- träge! Das machen wir jetzt seit Jahren mit. Als Resultat davon sind die Subventionen in den letzten 10 Jahren um 53 Prozent gestiegen, wenn ich es recht in Erinnerung habe.
Was kommt denn alles auf uns zu? Es heisst jetzt, man müsse neue Einnahmen beschaffen. Wir aber sagen, man müsse Ein- nahmenausfällen Ausgabenausfälle entgegensetzen. Man müsse also, wie das in meinem Rückweisungsantrag steht, zunächst ein Sanierungsprogramm vorlegen, das sich aus- schliesslich auf Ausgabenkürzungen stützt Haben wir dann ein solches Sanierungsprogramm vor uns, dann können wir entscheiden, ob wir das akzeptieren wollen oder nicht; aber wir sehen dann, wie das aussieht.
Aber nicht einmal das legt man uns vor! Es heisst einfach, es wird gekürzt, und dann brauchen wir natürlich neue Einnah- men. Neue Einnahmen gibt es in einer Rezession nicht; es wäre das Verkehrteste, was man tun könnte.
Einem allfälligen Vorbringen von Herrn Bundesrat Stich möchte ich nun vorweg und vorsorglich entgegnen: Wir wis- sen natürlich auch, dass im Ausland der Benzinpreis höher ist. Aber das ist auch durch die ausländischen Gegebenheiten be- dingt: In Italien beispielsweise wäre eine Abrechnung der AHV, wie sie hierzulande üblich ist, mittels Weiterleitung der Arbeitgeber- und Arbeitnehmerbeiträge an eine Zentralkasse in Rom doch etwas weniger effizient zu kontrollieren, als dies in unseren schweizerischen Breitengraden funktioniert. Darum wird dort die Rente der Alten über den Treibstoffzoll fi- nanziert - unter anderem.
Sie wollen den Benzinzoll erhöhen, um 100 Prozent, mit der Begründung, er sei seit 1936 nicht mehr gestiegen. Das aber ist doch nicht das Thema! Das Thema ist höchstens, dass wir 1936 90 000 Autos hatten, und jetzt sind wir allein bei den Per- sonenwagen an der Dreimillionengrenze angelangt. Ein Ku- gelschreiber kostete 1947 auch 50 Franken das Stück; jetzt ist er ein Wegwerfartikel.
Insgesamt hat der Autofahrer 1991 6,3 Milliarden, 6300 Millio- nen Franken, abgeliefert, und wir sind der Auffassung, das sollte doch eigentlich reichen! Es ist dies eine ganz eigenar- tige Vulgarität, welche aus dem Begehren spricht, den Treib- stoff höher zu belasten, weil er im internationalen Vergleich bil- liger ist. Dazu sagen wir dezidiert nein, und da wird das Refe- rendum ergriffen werden. Ich sage das mit aller Klarheit, damit Sie es gehört haben und keinerlei Zweifel aufkommen.
Sie wollen den Benzinzoll erhöhen, eine neue Vignette einfüh- ren; eine CO2-Steuer von etwa 20 Rappen pro Liter Treibstoff soll kommen, und der Oekobonus geistert in der Gegend herum. 30 Prozent höhere Autosteuern im Kanton Zürich ste- hen bevor! Der Kanton Baselland hat jetzt allerdings ein Zei- chen gesetzt, dass der umgekehrte Weg auch möglich ist. Und dann kommt noch eine Sackgebühr im Kanton Zürich! Ja, wie soll der kleine Mann, wie soll die kleine Frau, wie sollen sie denn da noch sehen, ob all der Kostensteigerungen, wo sie bleiben?
Wir führen nicht die ganze Zeit das Wort «sozial» im Mund. Aber wir handeln in einer Art und Weise, welche vom Volk ver- standen wird. Das Resultat Ihrer Politik nach dem Motto «Lebe heute, zahle morgen» haben Sie jetzt gesehen: Wir haben eine unglaubliche Schweinerei in den Bundesfinanzen bekom- men. Das ist nicht nur die Schuld des Bundesrates, sondern ebensosehr des Parlamentes.
Der Bundesrat will zwar auch Geld ausgeben. Er ist ein sehr grosszügiger Bundesrat. Als es um den vollen Teuerungsaus- gleich für das Bundespersonal ging, ist beim Finanzminister
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eher der Sozialist durchgebrochen und nicht die Sorge um die Bundesfinanzen. Das wollen wir doch festhalten, damit es wie- der einmal gesagt worden ist.
Und man hat dann noch gesagt, 1991 sei halt ein Wahljahr ge- wesen, weshalb das Parlament besonders grosszügig gewe- sen sei. Man habe Wahlgeschenke verteilt. Wenn ich aber die Wahlresultate 1991 anschaue, dann haben sich diese Wahl- geschenke offensichtlich nicht ausgezahlt. Das Volk hat die Sparsamen gewählt, es hat die Auto-Partei gewählt, auch seit- her wieder. Nicht immer, aber immer öfter!
M. Zisyadis: Trois cent mille Suisses ont été fichés par le Dé- partement de justice et police. En 1990, le département en question a jugé bon de congédier publiquement le responsa- ble de cette institution, M. Fiches, c'est-à-dire M. Peter Huber. Or, peu de temps après, le même département fédéral, ayant encore à sa tête M. Koller, a chargé M. Huber d'une étude sur l'interdiction des grands jeux d'argent. Donc, celui que M. Koller avait éjecté officiellement par la grande porte de son département y rentrait peu après chargé d'une mission offi- cielle, fédérale, et très probableement rémunérée.
Je pose à M. Stich, conseiller fédéral, une première question: combien a coûté le rapport de 134 pages établi par M. le doc- teur Peter Huber? Ce rapport, dont je vous lis juste un passage pour vous en montrer le style, dit par exemple ceci: «Les ou- vriers sont moins présents dans les casinos, ceci étant à met- tre en rapport avec les sévères prescriptions vestimentaires. Il semblerait que les membres de cette couche ne se sentent pas à l'aise en veston et cravate.» Voilà le style du rapport Peter Huber. On a le droit de savoir combien la collectivité publique a dépensé pour un rapport renfermant de telles inepties!
Deuxième question: le rapport Huber a été dissimulé à tous les membres de la Commission des finances du Conseil national, y compris à son président, M. Bonny. Cette commission a été chargée, à la hâte, de préaviser la libéralisation des grands jeux d'argent en Suisse. Ce rapport est finalement parvenu à la connaissance des membres de la commission, mais trop tar- divement, et, on peut le constater, grâce à la pression d'un quotidien romand du 23 août. La décision de la commission était déjà prise en faveur des mises illimitées sur les tapis verts. Le rapport officiellement commandé à M. Huber a été finale- ment mis à la disposition des conseillers nationaux. Je pose encore la question suivante à M. Stich: si ce document, orné de la signature d'un très célèbre ancien chef de la police fédé- rale, était si important, pourquoi l'avoir dissimulé aux parle- mentaires? Ce rapport était pourtant en mains du Départe- ment de justice et police depuis mars 1992. De mars 1992 à fin août, date de la dernière et décisive réunion de la Commission des finances à Kandersteg, il s'est écoulé plus de quatre mois. Que s'est-il donc passé? Un manque de coordination entre les plus hauts services de M. Stich et de M. Koller est à mon avis absolument incroyable en matière de modification de la Cons- titution fédérale. N'est-ce pas plutôt une volonté concertée de dissimuler aux conseillers nationaux certains aspects négatifs du rapport Huber? En effet, il n'a pas été possible, même à M. Huber, de soustraire totalement les risques de blanchiment d'argent sale au difficile contrôle des recettes réalisées très ra- pidement sur les tapis verts. Pourquoi M. Koller n'aurait-il pas renseigné M. Stich, ou pourquoi M. Stich aurait-il attendu que la presse révèle ce renseignement pour le communiquer à ce moment-là trop tard à la Commission des finances, puis ren- seigner les conseillers nationaux avec un texte de 134 pages, que nous avons pu obtenir?
Je rappelle que le passage du message du Conseil fédéral sur cet important problème des mises illimitées ne comporte qu'une page et demie. On peut dire que c'est un record du genre. Tout ceci est insuffisant, incomplet et, surtout, je consi- dère qu'il est inadmissible de passer ainsi par-dessus bord des décennies de tradition helvétique en matière de maisons de jeux. Il y a de la précipitation dans l'air, sans aucune ré- flexion, sur les incidences sociales de la libéralisation, à un moment où le chômage et la crise touchent de nombreuses fa- milles et que tout ceci s'accompagne souvent d'une course ef- frénée aux petits crédits.
Je vous propose par conséquent de renvoyer cet objet au
Conseil fédéral afin qu'il nous présente un rapport complé- mentaire, lequel devrait comporter une évaluation des char- ges cantonales et communales de la libéralisation, une mise à plat des incidences sociales de cette libéralisation et, enfin, une analyse européenne, mais vraiment européenne, Mon- sieur Stich, sur les risques de recyclage d'argent sale.
Hafner Rudolf: Die grüne Fraktion erachtet ein Sanierungs- programm in Anbetracht der voraussichtlichen Budgetdefizite in Milliardenhöhe als absolut notwendig und ist generell für Eintreten, mit Ausnahme des Bundesbeschlusses F - das habe ich bereits im Zusammenhang mit meinem Minderheits- antrag begründet, auf den die grosse Mehrheit nicht eintreten will - und des Beschlusses G (Ausgabenbremse).
Frühere Zeiten waren bessere Zeiten. Die Bundeskasse war am Ueberquellen. Man kann sagen, es konnte noch der Tanz ums Goldene Kalb stattfinden. Aber eben: Das Goldene Kalb ist etwas verblasst Man hat den Eindruck, es sei jetzt eher ein mageres Sparschweinchen; die Leute tanzen auf dem Spar- schwein herum und versuchen, einander herunterzustossen, und jeder versucht, bevor er hinunterfällt, noch eine Handvoll Golddukaten herauszuholen.
Ich kann Sie daran erinnern, dass unsere Fraktion bereits frü- her auf die Problematik der Bundesfinanzen aufmerksam ge- macht hat Sie können sich erinnern: Unsere Fraktion war die- jenige, die schon in früheren Jahren konsequent Rückwei- sungsanträge zum Budget gestellt hat. Die fatale Entwicklung konnte man vorhersehen; man darf ruhig sagen, es wäre be- reits früher notwendig gewesen, Gegensteuer zu geben. Je länger man indessen zuwartet, desto schwieriger wird es na- türlich, die aufgetretenen Probleme überhaupt noch zu lösen. Die massive Beanspruchung des Kapitalmarktes in den näch- sten Jahren wird zweifellos zur Folge haben, dass der Druck infolge der tendenziellen Erhöhung der Zinsen weiter zu- nimmt, dass trotz der Diskontsatzsenkungen der National- bank eine gegenläufige Bewegung stattfindet. Daran kann nie- mand Freude haben, aber auch nicht daran, dass es mut- masslich - wenn das Bundesdefizit sehr expansiv ist - auch in Richtung Inflation geht. Auch daran kann niemand Freude ha- ben, weil es zuletzt breite Bevölkerungskreise trifft.
Das vorgelegte Konzept mit den linearen Kürzungen um 10 Prozent - das wurde in der Kommission zu Recht schon ge- sagt - ist nicht differenziert. Es nimmt unseres Erachtens zu wenig Rücksicht auf politisch heikle Sachverhalte wie z. B. den Umweltschutz, die Entwicklungszusammenarbeit, das Bil- dungswesen usw.
Unsere Fraktionssprecher bzw. - sprecherinnen werden noch weiter darauf eingehen.
Auf der anderen Seite wurde aus unserer Sicht das Sparpoten- tial, insbesondere beim Militärdepartement, zu wenig ausge- schöpft. Wir unterstützen deshalb den Minderheitsantrag auf Kürzung der Rüstungsmaterialbeschaffung. Ein neues Kampf- flugzeug dürfte nach der jüngsten Entwicklung und nach dem Abstimmungswochenende - Neat usw. - nicht mehr drinlie- gen. Was für Privatpersonen gilt, müsste im Grunde auch für den Bundesfinanzhaushalt gelten: Man kann den gleichen Franken nicht zweimal ausgeben.
Der Kommissionspräsident, Kollega Bonny, hat gesagt, wir hätten in der Vergangenheit über unsere Verhältnisse gelebt. Aber ich frage die Vertreter der Regierungsparteien: Wo waren Sie denn, als wir über die Neat diskutierten? Die Frage der Fi- nanzen wurde damals um Viertel vor zwölf behandelt, aber nicht Viertel vor zwölf am Mittag, sondern um Mitternacht. Es hat keine konsequente Debatte darüber stattgefunden.
Nun einige Schwerpunkte: Auch wir sind der Auffassung, die Erhöhung des Treibstoffzolls sei wichtig und dringend. Aus diesem Grunde unterstützen wir den Ordnungsantrag Leuen- berger Ernst auf Vorziehen dieses Geschäftes.
Die stundenlange Diskussion in der Finanzkommission über die Frage der Aufteilung des Treibstoffzolls, ob eben 50 Pro- zent Bundeskasse, 50 Prozent Strassenkasse oder wie sonst aufgeteilt werden soll, war - das wissen die Kommissionsmit- glieder - regelrecht mühsam. Glücklicherweise hat man sich am Schluss doch auf 50/50 geeinigt. Aber eben: Es kann fest- gestellt werden, dass die Autolobby immer noch hungrig nach
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Beton ist. Unseres Erachtens ist jedoch der bisher geltende Anteil von 50 Prozent für den Nationalstrassenfonds bereits ein äusserster Kompromiss. Wir sind der Auffassung, die Zweckbindung der Mittel im Nationalstrassenfonds sollte grundsätzlich überprüft und gegebenenfalls geändert werden.
Was man bisher gemacht hat, Herr Bundesrat Stich, sollte konsequent weitergeführt werden. Man sollte aus diesen Mit- teln weiterhin Umweltschutzmassnahmen finanzieren oder gewisse Massnahmen des öffentlichen Verkehrs fördern.
Immerhin muss man relativieren, was von seiten der Auto-Par- tei gesagt wurde: Wenn sie sagt, man habe schon viel zuviel bezahlt, so stimmt das nicht. Wenn man die Unfallfolgekosten, die Umweltschäden, die Gebäuderenovationen usw. betrach- tet, stellt man fest, dass von dieser Seite bis heute zuwenig be- zahlt wurde.
Wir sind demzufolge für 25 Rappen Erhöhung auf den Treib- stoffzoll, und wir werden dem dringlichen Bundesbeschluss für eine Erhöhung zustimmen, wie ihn die Minderheit vor- schlägt, da eine Verbesserung des Budgets 1993 unbedingt notwendig ist. Aus sachlichen Gründen (Verursacherprinzip) müsste man konsequenterweise sogar mehr als 25 Rappen Treibstoffzollerhöhung verlangen. Wenn man unseren Benzin- preis mit den Benzinpreisen im Ausland vergleicht, ist diese Erhöhung ebenfalls gerechtfertigt.
Wir bitten diejenigen, die nicht an die Strassenlobby gebun- den sind, dem Antrag des Bundesrates zuzustimmen. Insbe- sondere möchte ich die Vertreter der Landwirtschaft darauf aufmerksam machen, dass heute um die Frage des Bundes- haushaltes gerungen wird. Wenn Sie nicht für eine Erhöhung des Treibstoffzolls in diesem Ausmasse stimmen, werden wir uns überlegen müssen, ob wir in Zukunft die Anliegen der Landwirtschaft weiter so unterstützen können wie bisher. Wir werden uns deshalb genau merken, wer wie stimmt.
Wir sind auch für eine vermehrte Ablieferung der Gewinne von seiten der Nationalbank. Hingegen erachten wir die Idee, das gelobte Geld über die Spielbanken hereinzuholen, nicht unbe- dingt als die beste Idee, sondern als gefährliche Spielerei. Die Folgekosten einer seriösen Kontrolle, Fürsorgeauslagen usw., dürften die vermeintliche Geldquelle eventuell sogar zu einer Defizitquelle werden lassen. Ich erinnere an die Büchse der Pandora; darüber, was letztlich herauskommt, wird man staunen.
Wir werden auf alle Vorlagen eintreten, mit Ausnahme der Be- schlüsse F und G.
Oehler: In den vergangenen anderthalb Stunden musste man fast glauben, dass einige der Redner die Jahrzahl vergessen haben und davon ausgingen, die Herbstwahlen 1991 stünden unmittelbar bevor, weil der grosse Teil übersehen hat, worüber wir an und für sich reden.
Es geht doch letztlich darum, dass wir die Bundesfinanzen sa- nieren, und nicht, dass wir, wie mein Vorredner es getan hat, frei nach dem Motto «Löschst du mir den Durst, dann geb' ich dir die Wurst» vorgehen und festhalten: Wenn die Bauern dem nicht zustimmen, stimmen wir dem anderen nicht zu, usw. Der Bundesrat ist bestimmt auch der Meinung, dass wir auf diese Art und Weise die gegenwärtige missliche Lage der Bundesfi- nanzen nicht sanieren können.
Die CVP-Fraktion teilt die Auffassung, dass wir den Bundes- haushalt nur über Sparanstrengungen und mit zusätzlichen Einnahmen wieder ins Gleichgewicht bringen können. Es ist deshalb klar, dass wir uns unmissverständlich und einstimmig gegen alle Nichteintretensanträge aussprechen.
Wir stimmen aber andererseits der ganzen Vorlage und den verschiedenen Einzelvorlagen nur mit Vorbehalt zu, und zwar weil wir dem milliardenschweren Sanierungsprogramm diese Qualifizierung nur teilweise geben können. Wir übersehen nicht, dass die Bundesfinanzen nur teilweise über echte Ein- sparungen saniert werden sollen. Die Lasten der Sanierung werden vielmehr auf die Schultern von anderen abgeschoben. Das sind für uns von der CVP-Fraktion keine Sparmassnah- men, zumal die anderen die Rolle der Zahlmeister zu überneh- men haben.
Im Unterschied zum Bund verfügen weder Kantone noch Ge-
meinden über eine Ausgabenposition, die wegen der weltpoli- tischen Entwicklung als eigentliches Sparschwein herangezo- gen werden kann. Wir haben heute wiederum die entspre- chenden Anträge und Ausführungen gehört. Wir meinen das EMD, das dem Bundeshaushalt in dieser Phase der Ausga- benreduzierung die Friedensdividende entrichtet. Kantone und Gemeinden müssen ihrerseits über unsere Gesetzge- bung und über die Vollzugsentscheidungen des Bundesrates mit neuen Aufgaben und damit auch mit neuen Ausgaben be- lastet werden.
Wir sind der Ansicht, dass man beim vorliegenden sogenann- ten Sanierungsprogramm übersieht, dass sich auch die ande- ren Ebenen unseres föderalistischen Bundesstaates mit Fi- nanzproblemen konfrontiert sehen. In diesem Sinne ist es un- genügend, wenn wir bloss darangehen, die Bundesfinanzen einäugig zu regeln, Kantone und Gemeinden aber selbstän- dig ans rettende Ufer schwimmen zu lassen.
Unseres Erachtens, Herr Bundesrat, übersehen Sie diese Tat- sachen. Eine ganzheitliche Betrachtungsweise der aktuellen Situation in unserem Land ist vordringlich, weil sowohl der Bund als auch die Kantone und Gemeinden die Gebühren steuern; Regiebetriebe wie SBB und PTT werden die Tarife er- höhen, die SRG die Radio- und Fernsehgebühren, die Kran- kenkassen die Prämien, die Kraftwerke die Energiepreise und die Arbeitslosenversicherung die Lohnprozente. Diese Liste könnte fast beliebig erweitert werden.
Die CVP-Fraktion verlangt in diesem Sinne eine transparente Absprache und die Koordination aller Massnahmen auf allen Stufen. Im gleichen Zug erwähnen wir, dass wir andererseits vom Bürger Masshalten, gar einen Verzicht bei der Einkom- mensvermehrung oder beim Teuerungsausgleich verlangen. Wir halten fest, Herr Bundesrat Stich: Für uns ist auch der Steuerzahler ein Mensch, und zwar ein Mensch, der die Rolle satt hat, lediglich als Milchkuh herangezogen zu werden. Wir müssen auf seine Rolle Rücksicht nehmen. Wir glauben, dass der Bürger nur gewillt ist, diese «Zitronenfunktion» zu überneh- men, wenn wir in diesem Rat echte Sparmassnahmen be- schliessen. In diesem Sinn vermissen wir umfassende Vor- schläge des Bundesrates.
Ein Wort zur Staatsquote, die laufend als Indiz dafür herange- zogen wird, dass machbar sei, was wir anstreben. Die gleich- bleibende und stabile Höhe der Staatsquote wird als Argu- ment herangezogen, wenn man auf Bundesebene die Ausga- benexplosion der vergangenen Jahre und die anvisierten Steuererhöhungen begründen will. Der Hinweis, die Staats- quote habe sich in den vergangenen Jahren stabilisiert, zeit- weise sogar zurückgebildet, stimmt nicht, sondern ist das Er- gebnis einer einäugigen Betrachtungsweise. Niemand kann leugnen, dass der Bürger in den letzten Jahren spürbar stärker belastet worden ist, wenn wir seine Verpflichtungen auf kom- munaler, kantonaler und eidgenössischer Ebene zusammen- zählen.
Um die Entwicklung der Staatsquote aussagekräftig aufzu- zeichnen, sind die Belastungen dieser drei Ebenen zusam- menzuzählen. Wir meinen, Herr Bundesrat, es wäre ehrlich, wenn wir dieses ganze Bild zusammennähmen.
Einige Worte zu den einzelnen Vorlagen: An die Adresse von Herrn Leuenberger Ernst möchte ich festhalten, dass die CVP kein Fieber und keine Angst hat, wenn sie zu Vorlagen und An- trägen Stellung nimmt, die von seiten der Auto-Partei kom- men, und zwar aus dem einfachen Grund, weil wir jeden Vor- schlag und jeden Antrag, der in diesem Saal auf den Tisch ge- legt wird, ernst nehmen und ihn mindestens einmal durchge- hen. Wir haben uns mit grosser Mehrheit für die Erhöhung des Treibstoffpreises um 25 Rappen ausgesprochen; eine starke Minderheit indessen votiert für 20 Rappen. Dieses Abstim- mungsergebnis zeigt, dass uns der Entscheid nicht leichtge- fallen ist. Dazu kommt, dass sich die CVP aus politischen Gründen und mit Blick auf einen durchsetzbaren Beschluss dafür ausspricht, dass eine vernünftige Aufteilung der anvisier- ten Einnahmen zwischen allgemeiner Bundeskasse und Strassenrechnung einzieht. Das bedeutet, dass wir für eine Aufteilung je zur Hälfte stimmen werden.
Viele von uns und offenbar vor allem auch der Bundesrat ha- ben vergessen, dass wir im Zuge der Wirtschaftskrise in den
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siebziger Jahren mit ähnlichen Vorgängen konfrontiert waren. Ganz Europa wollte damals die Staatsfinanzen über zusätzli- che Steuern und Einnahmen aus den Zöllen auf Treibstoff und Diesel sanieren. Wir haben offenbar vergessen, was sich da- mals die Lieferanten der Erdölderivate sagten, nämlich dass auch sie ihren gerechten Anteil daran haben und daraus ablei- ten möchten; wir haben die damalige Ausgangslage verges- sen: dass die Opec die Preise in die Höhe trieb und wir damals Heizölpreise von rund 80 Franken pro 100 Kilogramm hatten. Wir erinnern uns vielleicht noch, dass das der Beginn der da- maligen Wirtschaftskrise war.
Uns scheint, als ob man - nicht nur in unserem Land - nach dem gleichen Strickmuster wiederum Staatsfinanzen sanieren will. Die CVP tritt grossmehrheitlich gegen den dringlichen Bundesbeschluss und gegen die Anwendung von Notrecht auf diesem Gebiet an.
Wir meinen, es sei wichtiger, dass wir hier aufgrund der Lage, aufgrund der politischen Landschaft etwas Machbares durch- zusetzen versuchen. Wir glauben, der Bundesrat weiss selber, dass er uns hier ein Kuckucksei ins Nest legt, dass er uns aber letztlich - wie wir das heute oder morgen verschiedentlich hö- ren werden - den Schwarzen Peter zuschieben möchte, wenn wir die Dringlichkeit ablehnen.
Mit einer starken Mehrheit lehnt die CVP-Fraktion das Eintre- ten auf den Beschluss G (Ausgabenbremse) ebenfalls ab. Wir meinen, dass das Parlament klug und reif genug sein sollte, je- weils mit entsprechenden Mehrheiten und verantwortungsbe- wusst die Entscheidungen zu treffen und sich nicht von der Verwaltung und vom Bundesrat zeigen zu lassen, wo wir und was wir jeweils entscheiden können.
Unsere Fraktion befürwortet dennoch und trotz dieser Vorbe- halte die Uebernahme des sogenannten Sanierungskonzep- tes des Bundesrates - nicht aus eitel Freude, sondern weil wir uns in einem Vollzugszwang fühlen. Die jüngste Zinsrunde deutet immerhin darauf hin, dass sich entsprechend auch auf anderen Gebieten einiges in Bewegung gesetzt hat Aus die- sem Grunde erhoffen wir, dass sich - auch mit Blick auf die Wirtschaftsentwicklung - einige Rückschlüsse auf den Bun- deshaushalt machen lassen, und zwar im positiven Sinne.
M. Narbel: L'état de santé des finances publiques se dégrade rapidement aux trois niveaux, au niveau de la Confédération, des cantons et des communes. Selon certaines informations le déficit budgétaire total pour l'an prochain pourrait s'élever à 7 milliards de francs. Si on examine ces déficits budgétaires, on constate qu'ils ont des causes de deux natures.
Premièrement, des causes conjoncturelles. Le ralentissement de notre économie provoque des baisses de recettes et les prévisions communiquées dernièrement par le Conseil fédé- ral en matière de recettes pour l'année 1992 donnent des in- quiétudes quant au bouclement des comptes de cette année. La hausse des taux d'intérêt accroît la charge financière pour nos collectivités. La forte inflation de ces dernières années a augmenté la charge salariale et diverses dépenses avec une croissance supérieure à celle des recettes.
Deuxièmement, des causes structurelles. Les collectivités pu- bliques ont pris en charge, en une période particulièrement fa- vorable économiquement, de plus en plus de tâches. Les comptes de la Confédération l'attestent. De 1980 à 1990, les dépenses sont passées de 17,5 milliards à 30 milliards, soit une augmentation de 72 pour cent, alors que durant la même période l'indice des prix à la consommation progressait de 40 pour cent. La croissance réelle des charges de la Confédé- ration est donc de 23 pour cent, soit près d'un quart en 10 ans. La Confédération, comme la plupart des collectivités publi- ques, a mis en place des solutions perfectionnistes, qui de- mandent un personnel et des moyens accrus. La répartition des charges Confédération/cantons s'est compliquée. On s'est écarté du principe «qui décide, paye». Il en résulte des charges supplémentaires pour la Confédération. Enfin, des procédures administratives trop compliquées provoquent une croissance des dépenses.
Face à une telle situation, le groupe libéral approuve le Conseil fédéral dans sa volonté d'assainir les finances fédérales et il votera l'entrée en matière des arrêtés qui nous sont proposés,
tout en étant conscient que les mesures proposées seront lar- gement insuffisantes pour retrouver l'équilibre des comptes. En matière de dépenses, le groupe libéral votera les réduc- tions proposées dans leur ensemble. Il mesure combien les réductions linéaires sont arbitraires, parfois injustes, qui tou- chent avec la même brutalité, aussi bien le gestionnaire avisé et prudent, que le responsable moins enclin à l'économie. On peut d'ailleurs se demander s'il est opportun que certains sec- teurs soient touchés durablement pendant trois ans. Par exemple, le secteur de la formation ou celui de l'aide aux uni- versités. Ces secteurs ne justifient-ils pas des allégements? Ces allégements seraient à trouver grâce à de nouvelles éco- nomies dans d'autres domaines. Ces mesures doivent encore avoir un caractère transitoire.
Devant l'ampleur du déficit prévisible, nous appuyons néan- moins cet effort de compression des dépenses, aussi nous ne nous associerons pas au choeur des pleureuses et des pleu- reurs qui, au vu des propositions déposées, dresseront un vé- ritable mur des lamentations sur les réductions. Diminuer les réductions, c'est s'exposer dans quelques mois à des mesu- res encore plus brutales. Notre groupe approuvera le frein aux dépenses qui nous semble une autodiscipline acceptable que le Parlement doit mettre à ses activités. Nous le faisons d'au- tant plus aisément que nous avons le plus souvent plaidé pour des réductions de dépenses ou des limitations de tâches étati- ques qui n'ont pas trouvé un écho favorable au sein de notre Parlement.
En matière de recettes, nous accepterons un relèvement de 20 centimes du prix de l'essence, en souhaitant que le Conseil fédéral prenne l'engagement de terminer rapidement le ré- seau des routes nationales, conformément au scrutin popu- laire. Au cas où le relèvement serait de 25 centimes, nous le re- fuserions, car nous estimons que la mesure serait condamnée par le peuple à un moment où le contribuable voit son pouvoir économique fortement entamé par la non-indexation partielle de son revenu, l'augmentation de sa cotisation à l'assurance- chômage et les conséquences des hausses des tarifs des grandes régies. Nous appuyons donc une mesure qui per- mette une recette durable, assurant un véritable assainisse- ment des finances fédérales, et non un expédient voué à l'échec devant le peuple.
Le groupe libéral acceptera les autres recettes proposées. Il fait d'ores et déjà les remarques suivantes sur lesquelles il re- viendra lors de la discussion de chaque objet. Premièrement, la distribution par la Banque nationale d'une part de 600 millions de francs de son bénéfice annuel est-elle une me- sure qui puisse avoir un caractère durable? En effet, dans cer- taines circonstances économiques, il pourrait être hautement profitable, pour assurer la défense de notre franc, que notre institut d'émission dispose des plus grandes ressources pos- sibles. N'est-il donc pas préjudiciable à l'économie de ce pays de priver durablement la BNS de tels moyens?
Deuxièmement la suppression de l'interdiction des jeux dans les casinos devrait procurer de nouvelles ressources à la Confédération. On peut se demander, au vu de la longue pro- cédure nécessaire, s'il est opportun d'intégrer cette mesure au programme d'assainissement ou s'il n'aurait pas été préféra- ble de le traiter de manière indépendante.
Nous le relevions tout à l'heure, les mesures proposées sont très largement insuffisantes pour atteindre l'équilibre des comptes. Nous estimons que le Conseil fédéral doit rapide- ment proposer au Parlement de nouvelles mesures d'écono- mie, notamment dans le cadre du fonctionnement de l'admi- nistration fédérale. Il est nécessaire que le gouvernement réex- amine, à l'instar de certains cantons et de nombreuses entre- prises du secteur privé, s'il n'est pas souhaitable de remettre en cause le principe de la compensation automatique du ren- chérissement récemment décidée.
En outre, il est absolument nécessaire de réétudier certaines tâches étatiques et d'envisager leur abandon. La répartition des tâches entre la Confédération et les cantons doit être sim- plifiée en appliquant le principe du décideur-payeur.
Enfin, si l'on veut que les finances publiques retrouvent dans leur ensemble - Confédération, cantons et communes - l'équilibre, un réaménagement de la fiscalité est indispensa-
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ble, avec l'instauration d'une TVA moderne et eurocompatible, d'un taux qui permette la suppression partielle ou totale de l'impôt fédéral direct. Cette mesure permettrait aux cantons et aux communes de retrouver les moyens nouveaux qui leur font cruellement défaut aujourd'hui. Aller dans cette direction est le seul moyen permettant à toutes nos collectivités publi- ques de retrouver une bonne santé financière.
Nous souhaitons que le gouvernement mette tout en oeuvre afin que l'assainissement des finances publiques soit réalisé dans les délais les plus courts, car notre économie profiterait largement de ce redressement de nos finances. Il y a quelques mois, le Conseil fédéral affirmait la nécessité de créer des conditions-cadres permettant à notre politique économique de trouver un nouvel essor. Le bon état des finances publiques est une de ces conditions-cadres. Aussi, nous appuyerons les efforts du gouvernement, à condition que les mesures propo- sées aient des effets de sacrifices symétriques, touchant à la fois le fonctionnement de l'administration, les fonctionnaires et le contribuable.
Au moment de conclure, nous aimerions également rappeler combien il est essentiel, dans le fonctionnement de nos institu- tions, de retrouver le goût de la simplicité et de la décision ra- pide. La période de haute conjoncture nous a permis d'adop- ter des procédures trop compliquées. Nous sommes persua- dés qu'avec un esprit positif et décidé on pourrait éviter nom- bre de travaux fastidieux et simplifier les tâches. La consé- quence en serait précisément une diminution des dépenses. C'est dans ce sens que nous souhaitons que Parlement et gouvernement oeuvrent pour rétablir l'équilibre des finances publiques et que, comme au tennis, la Suisse aille en finale au titre de champion des finances publiques.
Leuenberger Ernst: Es ist uns allen klar, dass die Herstellung des Haushaltgleichgewichtes nicht bloss ein Verfassungsauf- trag ist, der irgendwann festgelegt wurde, sondern dass sie eine ökonomische Notwendigkeit ist. Ausländische Staaten, die dieses Gesetz leichtfertig verletzt haben, werken und labo- rieren heute intensiv an den Folgen einer verfehlten Haushalt- politik, sei es, dass sie unüberwindliche währungspolitische Probleme haben, sei es, dass sie sehr tiefgreifende Sparein- schnitte in ihren Staatshaushalt machen müssen. Die Wirkung von staatlicher Schuldenwirtschaft auf das Zinsniveau ist höchst erfreulich! Die Inflationswirkung ist verurteilenswürdig. Lassen Sie mich angesichts dieses Sanierungsprogramms sechs Erwägungen anstellen.
Wer glaubt, man könne auf der Einnahmenseite hier elegant wesentliche Teile, d. h. Hunderte von Millionen Franken her- ausbrechen, lädt grosse Verantwortung auf sich, wenn das ganze Projekt vor dem Volk Schiffbruch erleidet.
Ich muss Ihnen ganz offen sagen: Man darf, muss und soll den Rahmen noch ein klein wenig weiter spannen, indem man ganz ruhig darauf hinweist: Wenn, wie Herr Narbel das eben gesagt hat, die Mehrwertsteuer in den nächsten Jahren je auch nur den Hauch einer Chance vor dem Schweizervolk ha- ben soll, muss ich Sie dringend darauf aufmerksam machen, dass Sie hier die Voraussetzungen für diese kommenden Volksabstimmungen schaffen.
Bedenken Sie wohl, dass soziale Aufgaben zu den ersten Auf- gaben dieses Staates gehören. Wer die soziale Sicherheit und damit den sozialen Frieden leichtfertig aufs Spiel setzt, verdirbt mehr als einer, der eine Zeitlang eine Schuldenwirtschaft be- treibt
Zukunftsgerichtete Investitionen, die beschäftigungswirk- sam sind, sollten nach Möglichkeit, soweit es irgendwie geht, von Sparübungen verschont werden. Ich nenne Ihnen ein ein- ziges Beispiel: den Bereich der Berufsbildung.
Ich will gerne bekennen, dass wir selbstverständlich - ich komme wieder zu den Komponenten -, um ein gutes Klima für die Volksabstimmung zur Beschaffung von Mehreinnahmen zu schaffen, in diesem Haus Sparmassnahmen verabschie- den müssen, die uns allen irgendwo im Herzen zuwider sind: Denn diese Sparmassnehmen treffen Gebiete, Staatsaufga- ben und Bereiche, von deren Erfüllung wir uns viel verspre- chen, deren Erfüllung wichtig ist, aber vielleicht nicht allererste Priorität hat.
Ich schreibe das auch den «Flugzeugfans» - F/A-18! - hier in diesem Hause ins Stammbuch. Es ist schon eigenartig, wenn wir demnach Hunderttausende von Franken abschneiden und sparen werden: Sie haben vor kurzem mit einer «certaine élégance» 3,5 Milliarden Franken beschlossen und hatten nicht die geringste Ahnung, wie Sie das Zeug bezahlen wollen.
Es darf nach unserer Meinung auch keine Schwarz-Peter- Uebung geben, indem man Lasten an die Kantone weiter- schiebt. Hier ist ein Kompliment an den Bundesrat ange- bracht: Er hat mit der Nationalbankübung, die jetzt von födera- listischer Seite bestritten wird, die Grundlage dafür geschaf- fen, dass die Kantone Finanzmittel erhalten, um jene Aufga- ben lösen zu können, bei deren Finanzierung der Bund ins- künftig weniger mithelfen möchte.
Sparen nach linearen Grundsätzen ist nicht gerade das Klügste, was einem einfallen kann. Es sind Schwerpunkte zu bilden. Ich betone hier: Die Sozialdemokraten sind die einzi- gen, die ganz klare Sparvorschläge auf den Tisch gelegt ha- ben; wir haben den Antrag der Minderheit Leemann zur Auf- nahme eines Bundesbeschlusses über Begrenzung der Rü- stungsausgaben (Vorlage H neu) und die Motion «Zivilschutz. Senkung der Ausgaben», die zur Motion der Kommissions- mehrheit geworden ist; sie stammt von Herrn François Borel. Werner Marti wird Ihnen morgen oder am Mittwoch einen An- trag begründen: Er wird Ihnen sagen, warum bei den Strassen noch Sparmassnahmen möglich sind.
Meine Zeit scheint sich dem Ende zuzuneigen - nur die Rede- zeit. (Heiterkeit) Ich darf Ihnen beantragen, auf alle Vorlagen einzutreten, mit Ausnahme der unseligen Ausgabenbremse. Ich muss Ihnen auch gestehen, dass Herr Gianfranco Cotti mit seinen Eskapaden für den Spielbankenbeschluss wunder- bare Voraussetzungen geschaffen hat; die SP-Fraktion ist auch da nicht bereit, mitzumachen.
Mit Ausnahme dieser beiden Uebungen treten wir auf alle Vor- lagen ein.
Keller Rudolf: Wenn wir ernsthaft daran denken, den Bundes- haushalt zu sanieren, müssen wir mit einer viel grösseren Kompromissbereitschaft dahintergehen. Jetzt haben wir ein Sammelsurium von Vorschlägen für Sparmassnahmen und die Erschliessung neuer Einnahmequellen auf dem Tisch: Mancher Sparvorschlag wird wohl zwischen Stuhl und Bank fallen - nach dem Motto: «Was die eine Fast-Ratshälfte will, lehnt die andere knappe Mehrheit ab.»
Am Wochenende hat das Volk die Ausgaben ein klein wenig begrenzt und am Parlament respektive an dessen Entschädi- gungen ein Exempel statuiert - ein kleiner Beitrag. Anderseits sind Hunderte von Millionen, ja Milliarden Franken für die Neat neu bewilligt worden - ein Finanzabenteuer, bei dem wir uns fragen, ob es grossen Sinn macht, überhaupt noch zu sparen. Ob zu diesem Neat-Schuldenberg dann noch einige Milliar- den aus dem normalen Budget hinzukommen, könnte uns vor diesem Hintergrund ja eigentlich egal sein. Ich sage aber: könnte. Es darf uns nicht gleich sein, weil sonst das ganze Bundesgefüge auseinanderfällt.
Die Fraktion der Schweizer Demokraten und der Lega dei Tici-
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nesi ist sich einig, dass wir den Bundeshaushalt nicht mit der Erhöhung von Steuern sanieren dürfen. Wir lehnen deshalb die Erhöhung des Treibstoffzolls strikte ab. Die Art und Weise, wie das jetzt erzwungen werden soll, wie das Inkrafttreten gar noch vorgezogen werden soll, ist für unsere Fraktion unerträg- lich. So dürfen wir nicht politisieren!
Im übrigen finden wir es auch bedenklich, dass in den Hinter- köpfen diverser Leute bereits die Möglichkeit eines vierten An- laufes zur Einführung einer Mehrwertsteuer herumgeistert Das darf doch nicht wahr sein; das Volk hat zu dieser Steuer dreimal nein gesagt! Wir dürfen sie jetzt nicht auf kaltem Wege - wahrscheinlich infolge dieses Programms - doch ein- zuführen versuchen! Ich glaube nicht, dass das Volk so etwas mitmachen würde.
Heute lautet unsere Alternative: sparen. Einmal mehr verlan- gen wir von der SD/Lega-Fraktion massive Einsparungen im Asylsektor. Diese Ausgaben sind nach wie vor unerträglich hoch.
Dann gilt es aber durchaus auch, die eine oder andere Stelle neu zu schaffen. Es ist ein Bedarf da, aber im gleichen Atem- zug ist ein Bedarf nach Stelleneinsparungen vorhanden. Wir müssen mehr Stellen einsparen als neue schaffen. Das ist die Aufgabe, die wir nun zu erfüllen haben. Es gibt Aufgaben, die vom Bund in den nächsten Jahren nicht mehr zu erfüllen sind, die man privatisieren kann.
Die Zeit erlaubt es mir nicht, hier noch Ausführungen zu ma- chen, aber es ist eine Frage des Willens: Stellen kann man ein- sparen; es gibt die Möglichkeit von Stellenzusammenlegun- gen-dort, wo nicht reine Spezialisten arbeiten, sogar departe- mentübergreifend. Dann müssen wir halt bei neuen Ausgaben und Forderungen zurückhaltender und sicher auch beschei- dener werden.
Die Fraktion der Schweizer Demokraten und der Lega dei Tici- nesi ist für Rückweisung gemäss Minderheit Dreher. Wir blei- ben skeptisch. Sie, meine Damen und Herren der Regierungs- parteien, haben uns dieses Finanzdebakel eingebrockt Wir von der Opposition haben Ihnen in den letzten Jahren schon manche Sparvorschläge präsentiert. Sie haben diese mit Ih- ren Mehrheiten in den Wind geschlagen. Für uns ist jetzt die Zeit gekommen, klar zu erklären, dass wir von Ihrer bürger- lich-sozialistischen Finanzpolitik genug haben!
Wir wollen nicht italienische Zustände in unseren Staatsfinan- zen. Unser Land sollte einer alten Tradition folgen: es sollte vorbildlich vorausgehen. Wer Ordnung in den Staatsfinanzen hat, hat auch Ordnung in seinem Staatswesen.
Fischer-Hägglingen: Man braucht nicht viele Worte darüber zu verlieren, dass dieses Massnahmenpaket notwendig ist Die Zahlen und Prognosen sprechen für sich. Wir haben in den letzten Jahren über unsere Verhältnisse gelebt. Die guten Rechnungsabschlüsse verleiteten den Bundesrat und vor al- lem das Parlament, recht grosszügig mit dem Geld von ande- ren umzugehen. Die schlechten Rechnungsabschlüsse für die Jahre 1992 und folgende waren absehbar. Unser Finanz- minister machte uns schon vor Jahren darauf aufmerksam; doch das Parlament stiess diese Warnung beiseite und ging bei vielen Kreditvorlagen über die Vorschläge des Bundesra- tes hinaus.
Wir haben im Laufe der letzten Jahre dem Bund verschiedene neue Aufgaben aufgebürdet und dabei vielfach die Folgeko- sten übersehen. Wir haben uns auf verschiedenen Gebieten ehrgeizige Ziele gesetzt. Naturgemäss stellt jede Epoche die öffentliche Hand vor neue Aufgaben und Probleme. Schwer- punkte müssen immer wieder von neuem gesetzt werden. Da- bei sollte man aber überlegen, wo man abbauen und wo man auf Aufgaben verzichten könnte. Dies ist in den letzten Jahren nicht passiert. Die Besitzstandwahrung steht im Vordergrund, nicht nur bei den Empfängern der Bundesleistungen, sondern auch im Parlament und in der Verwaltung.
Es fällt auch dem Parlament und der Verwaltung ausseror- dentlich schwer, einzugestehen, dass einer Aufgabe nicht mehr jene Priorität zukommt wie noch vor Jahren. Dies zeigt sich vorab bei Programmen und zusätzlichem Mitteleinsatz, die unter dem Eindruck eines ganz bestimmten Ereignisses beschlossen wurden. Die beschlossenen Kredite bleiben auf
Jahre hinaus auf hohem Niveau. Die Budgetierung ist zuse- hends zu einer Fortschreibe-Uebung verkommen, wo man zu jedem Posten noch die Teuerung dazuzählt
Wenn wir beim Budget wieder mehr Bewegungsfreiheit zu- rückgewinnen wollen, was in Anbetracht neuer grosser Aufga- ben unbedingt notwendig ist, müssen wir den Mut haben, von liebgewordenen Mechanismen und Bundesbeiträgen Ab- schied zu nehmen.
Wie schwer es fällt, zu korrigieren, haben wir alle in den letzten Wochen gespürt. Ich habe noch selten so viele Briefe erhalten, in denen ich gebeten wurde, mich dafür einzusetzen, dass die- ser und jener Posten nicht gekürzt wird. Wenn ich all diesen Briefen Rechnung tragen wollte, könnten wir diese Sparübung glattweg vergessen. Viele der Empfänger von Bundesmitteln haben scheinbar gar nicht realisiert, in welch misslicher Lage der Bund steckt.
Ich bin denn auch überzeugt, dass wir dieses Paket auf der Ausgabenseite so verabschieden sollten, wie es der Bundes- rat geschnürt hat. Wir sollten keine Positionen herausbrechen, sonst bricht das ganze Gebäude zusammen, und wir stehen vor einem Debakel.
Ich weiss, wie schwer es ist, diese Linie durchzuhalten. Auch meine Fraktion ist bei eineim oder zwei Punkten schwachge- worden, wobei die vorgebrachten Begründungen bei den um- strittenen Kürzungen im Landwirtschaftsbereich etwas für sich haben, geht es doch um einkommenswirksame Massnah- men, die bei Kürzungen in sehr vielen Bauernfamilien zu ei- nem kleineren Einkommen führen würden.
Die Landwirte fühlen sich gegenwärtig etwas als Stiefkinder der Nation. Ihr Lohn ist in den letzten Jahren beträchtlich zu- rückgegangen. Zudem handelt es sich hier um echte Kürzun- gen, im Gegensatz zu den meisten anderen Posten, wo nur das Ausgabenwachstum etwas gebremst wird, aber trotz der Sparübung in den nächsten Jahren mehr Mittel zur Verfügung stehen als bisher.
Bei den Massnahmen auf der Einnahmenseite haben wir grös- sere Mühe, dem Bundesrat zu folgen. Unser Konzept, dem im Vorfeld der neuen Legislaturperiode auch von den anderen bürgerlichen Bundesratsparteien zugestimmt wurde, lautet: zuerst Sparmassnahmen, dann Bundesfinanzreform mit Uebergang zur Mehrwertsteuer, schliesslich allfällige Mehr- einnahmen. Dieses Konzept halten wir längerfristig für erfolg- versprechender als den Zickzackkurs des Bundesrates.
Der Bundesrat hat es unterlassen, sein Programm auch zeit- lich richtig abzustimmen und sich auf ein Hauptziel, nämlich den Uebergang zur Mehrwertsteuer, zu konzentrieren. Mit der Weigerung, nach dem 2. Juni 1991 mit einer entschlackten Mehrwertsteuervorlage vor das Parlament zu treten, hat er un- nötige Diskussionen über Verfahrensfragen heraufbeschwo- ren und unnötige Kontroversen zwischen dem Bundesrat und der vorberatenden Kommission verursacht Wir erachten den Uebergang zur Mehrwertsteuer nach wie vor als das A und O einer erfolgversprechenden Finanzpolitik für die nächsten Jahre und Jahrzehnte.
Wir stehen nun vor der ungemütlichen Situation, dass der Stimmbürger im nächsten Jahr über die Treibstoffzollvorlage, die Weiterführung der Schwerverkehrsabgabe und der Vi- gnette sowie über die Mehrwertsteuer abstimmen muss. Diese Häufung ist nicht gut und könnte zur Gefährdung vor al- lem der Mehrwertsteuervorlage führen. Nicht förderlich für diese Vorlagen sind aber auch die ständigen Diskussionen über zusätzliche Einnahmequellen. Man spricht gegenwärtig von neuem von der CO2-Abgabe, von der Wust auf Energie, von der Aufhebung der Freiliste für Lebensmittel bei der Wust usw. Wir sollten uns endlich auf das konzentrieren, was wir wollen, und den Stimmbürger nicht immer zusätzlich mit neuen Vorschlägen in bezug auf Mehreinnahmen verunsi- chern. Auf der anderen Seite kann der Einnahmenverbesse- rung im jetzigen Zeitpunkt zugestimmt werden, wenn gewisse Bedingungen erfüllt sind.
Ein Teil unserer Fraktion wird der Treibstoffzollerhöhung nicht zustimmen, und zwar aus grundsätzlichen Ueberlegungen: Einerseits ist eine stärkere Belastung des Bürgers und der Wirtschaft in der gegenwärtig rezessiven Zeit nicht gerade sinnvoll. Anderseits wird der Index mit 0,5 Punkten belastet.
Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992
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Die heute veröffentliche Konjunkturstudie der ETH zieht - we- gen dem Inflationseffekt - eine Treibstoffzollerhöhung im Jahr 1994 ebenfalls vor.
Die Mehrheit unserer Fraktion wird jedoch der Vorlage auf Er- höhung der Treibstoffzölle zustimmen. Aber sie lehnt die Dringlichkeit ab. Einerseits ist es unüblich, mitten im Behand- lungsverfahren die Spielregeln zu ändern. Ferner bestreiten wir, dass die Voraussetzungen für die Dringlichkeit gegeben sind. Zudem gefährden wir die übrigen finanzpolitischen Vor- lagen, weil der Stimmbürger recht sauer reagiert, wenn er sich bewusst wird, dass er überspielt wird. Zudem stehen wir in fünf Jahren wieder vor der gleichen Diskussion.
Sicher ist es für unseren Finanzminister schmerzlich, wenn er nicht schon ab dem 1. Januar den vollen Ertrag aus den Treib- stoffzöllen in der Kasse hat.
Auf der anderen Seite sieht das Budget 1993 ein Ausgaben- wachstum von 6,9 Prozent vor, also viel höher als das Wirt- schaftswachstum. Hier muss nochmals der Rotstift angesetzt werden; vorab bei den Ausgabengebieten mit grossem Wachstum. Ich denke an die Beziehungen mit dem Ausland mit 15,5 Prozent Wachstum, Bildung und Grundlagenfor- schung mit 8,6 Prozent, Verkehr mit 10,4 Prozent und Volks- wirtschaft mit 9,2 Prozent. Im übrigen wird unsere Fraktion dem Antrag der Minderheit II (Bührer Gerold) auf 20 Rappen Treibstoffaufschlag mit einer Aufteilung von 10 und 10 Rappen zustimmen. Dieser Antrag ist nicht nur materiell, sondern auch aus abstimmungspolitischen Ueberlegungen richtig. Materi- ell, weil er einerseits der Bundeskasse etwas bringt und ander- seits eine termingerechte Beendigung des Nationalstrassen- baus garantiert Gerade in der gegenwärtigen Zeit ist es rich- tig, die Investitionen zu fördern. Mit der Aufteilung 10/10 kann damit gerechnet werden, dass die Verkehrsverbände Gewehr bei Fuss stehen werden; dann wird es für die Auto-Partei ziem- lich schwierig sein, die Referendumsabstimmung erfolgreich zu bestehen.
Unsere Fraktion ist sich bewusst, dass weitere Sparanstren- gungen notwendig sind, um die Finanzen wieder ins Gleich- gewicht zu bringen. Diese Sparanstrengungen werden zum Teil schmerzlich sein. Gesunde Finanzen haben positive Wir- kungen auf die Teuerungsentwicklung und den Wechselkurs. Somit sind sie Voraussetzungen für den Wiederaufstieg unse- rer Wirtschaft. Zudem erwarten wir, dass sich nicht nur das Parlament seiner Verantwortung bewusst wird, sondern auch jeder einzelne Bundesrat, indem er seine departementalen Sonderwünsche im Interesse der gesamten Situation in den Hintergrund stellt. Von aussen hat man vielfach den Eindruck, die finanzpolitische Gesamtverantwortung der Regierung als Kollegialbehörde fehle bei einzelnen Bundesräten. Dabei möchte ich keinen ausnehmen.
Ich bitte Sie, auf alle Vorlagen einzutreten, mit Ausnahme der- jenigen, die die Dringlichkeit beansprucht.
Weder Hansjürg: Die LdU/EVP-Fraktion empfiehlt Ihnen Ein- treten. Uns droht für 1993 ein Defizit von 3,5 Milliarden Fran- ken. Die Schuldenlast droht bis anno 1996 bis auf 80 Milliar- den zu wachsen; der Kommissionspräsident sprach sogar von 90 Milliarden Franken. Mit anderen Worten: eine Sanie- rung ist unumgänglich. Die Ausgaben laufen uns davon, und wir rennen ihnen fast rettungslos hinterher.
Ziel des bundesrätlichen Sanierungsprogrammes ist es, das Gleichgewicht in den Finanzen wiederherzustellen. Damit er- füllt der Bundesrat eine Verfassungsbestimmung, in der es heisst, dass Einnahmen und Ausgaben einander die Waage zu halten haben.
Unsere Fraktion sagt ja zu den linearen Beitragskürzungen; dies mit zwei Ausnahmen: Entwicklungshilfe und Moorschutz Hier sollten wir dringend eine Ausnahme machen. Wir begrün- den das später.
Wir sagen auch ja zur Erhöhung des Treibstoffzolls, und zwar nicht nur um 25, sondern um 30 Rappen. Herr Zwygart wird Ih- nen den entsprechenden Antrag begründen.
Ferner sagen wir ja zur Ablieferung von 600 Millionen Franken durch die Nationalbank. Allerdings sind wir damit nicht zufrie- den. Unsere Fraktion teilt die Auffassung unseres Kommis- sionspräsidenten, dass die Nationalbank an der Inflation
hauptschuldig ist In Anbetracht der Devisenreserven von 41 Milliarden Franken und des Goldschatzes von 44 Milliar- den Franken Marktwert könnte man durchaus eine grössere Ablieferung erwarten, mindestens so viel, wie die Deutsche Bundesbank ihrer Bevölkerung abliefert. Wir bekommen zu wenig; das Dreifache würde etwa den deutschen Verhältnis- sen entsprechen.
Wir sagen jein zum Spielbankenverbot. Unsere Fraktion ist in dieser Frage zerstritten; zerstritten kann man nicht sagen: wir haben nicht immer gleichviel Freude aneinander. (Heiterkeit) Wir meinen, das sei eine ethische Frage und überlassen das jedem einzelnen. Meine Auffassung ist die des Herrn Zwygart; wir sollten die Leute nicht in Versuchung führen.
Wir sagen auch ja zum Sparpaket und ja zur Erhöhung der Ta- baksteuer. Aber bei der Ausgabenbremse haben wir wie- derum Mühe. Jedenfalls sagen wir dazu nicht einstimmig ja. Wir unterstützen den Bundesrat, soweit wir nur können, denn auf diesem Wege wäre ein Ausgleich zu schaffen.
Ein Wort noch zur Inflation - ein Anliegen, das mir seit Jahren unter den Fingernägeln brennt. Seit 1988 mussten wir eine 23- prozentige Inflation über uns ergehen lassen. Wer anno 1988 nur 200 000 Franken auf dem Bankkonto hatte, kann heute kaufkraftmässig noch 158 000 Franken abholen. Das ist ein Betrug an der Bevölkerung.
Jetzt kommt Herr Bundesrat Stich mit den Zinsen. Man hat uns aber immer gesagt, die Zinsen seien Entgelt für Konsumver- zicht; Zinsen seien nicht dazu da, um die Inflation auszuglei- chen. Sie kennen meine Zinsauffassung. Ich möchte Ihnen nur jetzt schon den Wind aus den Segeln nehmen, wenn Sie mir wegen der Zinsen antworten.
Was hatte diese Inflation zur Folge? Wir kamen von 5,25 Pro- zent Hypothekarzinsen auf 8,25 Prozent: 3 Prozent Hypothe- karzinserhöhung! Die Schweiz ist mit 450 Milliarden Franken hypothekarisch verschuldet. 3 Prozent Hypothekarzinserhö- hung machen nach Adam Riese 13,5 Milliarden Franken jähr- lich aus. Das ist nicht Reingewinn, das gestehe ich ganz offen. Diesem Betrag stehen auch Passivposten gegenüber. Aber man muss wissen, dass dieses Geld in neue, andere Kanäle fliesst, in von Banken und Kreditgebern beherrschte Kanäle. Das ist ja die Crux. Darum haben wir jetzt 100 000 Arbeitslose und noch viele weitere Probleme, die uns sehr viel Kummer machen.
Zur Inflation: Ich habe eine 50-Millionen-Mark-Note vor mir, eine Reichsbanknote: Berlin, 25. Juni 1923. Mit diesen 50 Mil- lionen Mark konnte man dazumal zwei Eier kaufen, und ein paar Stunden später nur noch eines. Damit möchte ich nur darauf hinweisen, wie gefährlich die Inflationsmentalität ist
Natürlich wird uns das nicht passieren. Aber die Deutschen anno 1923 meinten auch, es passiere ihnen nichts. Dann sind solche Papiere in Umlauf gekommen. Ich gebe diese 50-Millio- nen-Mark-Note unserem Bundesrat mit der höflichen Bitte, doch alle Verantwortlichen auf die damalige Entwicklung auf- merksam zu machen.
O je, ich komme immer in Konflikt mit unserem Präsidenten! Ich rede nicht zu lange, aber er hat zu wenig Geduld, verste- hen Sie? (Heiterkeit)
Ich wiederhole, dass wir dem Bundesrat grosso modo zustim- men. Gute Nacht.
On. Camponovo: Penso che più passa il tempo più forse un mio carissimo amico e buon cittadino svizzero ha ragione quando dice che meno tempo passiamo a Berna, meno danni facciamo. Ma anch'io faccio il mio compito.
Je résume la position du groupe radical. Nous voterons l'en- trée en matière pour tous les arrêtés. Nous soutiendrons tou- tes les propositions du Conseil fédéral qui tendent à freiner l'augmentation des dépenses. Nous appuyons la motion qui demande au gouvernement de présenter une nouvelle série de freins aux dépenses ainsi que le principe d'un corset adopté de façon autonome par le Parlement en matière de dé- penses. Nous approuvons la nouvelle répartition des bénéfi- ces de la Banque nationale. Sans lui donner trop d'importance dans le contexte en question, nous acceptons la proposition qui concerne les salles de jeu. Nous approuvons le principe de
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Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992
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l'augmentation de l'imposition sur les carburants; ses limites et sa répartition restent à discuter.
Pourquoi mettre des freins aux dépenses? Parce qu'une aug- mentation des dépenses allant au-delà de celle du produit in- térieur brut, prolongée dans le temps, telle que celle qui nous préoccupe actuellement, provoque des déséquilibres écono- miques et sociaux dangereux pour une nation qui jouit juste- ment d'un équilibre de la vie économique et sociale. Pourquoi de nouvelles recettes? Parce qu'une action prolongée de ré- équilibre des finances, basé uniquement sur les dépenses, ac- tion passablement lourde, risque également de provoquer des déséquilibres dangereux de nature économique et so- ciale. Les marges de manoeuvre - pensons aux dépenses propres de la Confédération - existent, même si elles connais- sent des limites. Cette première opération a rencontré des ré- sistances, tant au sein de la population qu'à celui du Parle- ment, tous deux armés de bons arguments.
Imaginons l'effet des prochaines actions et les dangers qu'on encourrait si l'on touchait au secteur social. Comme en Italie, le peuple irait dans la rue! Dans le secteur des recettes, les li- mites de toute action sont données par la cote fiscale, d'une part, et par l'extension à la seule imposition indirecte, d'autre part. Le dialogue entre les forces politiques et celles de la vie sociale revêt une grande importance.
Una convergenza sulle due politiche, quella del contenimento della spesa e quella della nuova struttura delle entrate, non è facile. Per cui è più che mai indispensabile che tutte le forze politiche ricerchino un comune denominatore al di sopra degli interessi di parte, perché gli squilibri economici e sociali non tornano sicuramente a beneficio di nessuna aggregazione po- litica, almeno non di quelle rappresentate in Governo; altro discorso è per le opposizioni. L'orgoglio e l'interesse supe- riore nazionale, a confronto con le nuove sfide internazionali, devono dettare la via della ricerca di un consenso che sia prima governativo, poi parlamentare e poi popolare. Una prima dimostrazione di consenso il Parlamento l'ha data con l'esame del preventivo 1992. Oggi è chiamato a darne un'altra, superando pressioni e aspirazioni particolari. Altre prove se- guiranno a ritmo regolare per tutto il quadriennio.
Oggi è importante sapere che il bilancio federale risulterebbe pesantemente squilibrato, anche se ci si trovasse in un pe- riodo di buon andamento economico, e questo è il punto che dobbiamo correggere. Non possiamo parlare di politiche più o meno anticongiunturali; anche con una situazione economica florida il bilancio sarebbe squilibrato. Per farlo, bisogna ridurre in alcuni settori la percentuale di aumento delle spese, in altri di ridurle per fare spazio a nuove esigenze. Bisogna inoltre modificare l'assetto delle entrate per far sì che seguano l'anda- mento economico e la spesa privata. Quello dell'imposizione sui carburanti è un primo passo. L'assetto attuale con entrate che tendono ad uno sviluppo inferiore a quello economico non fa altro che impedire allo Stato di svolgere la sua funzione originaria più - quello è importante - quella sociale.
Sono in gioco i valori di stabilità, sui quali abbiamo basato tutte le nostre fortune svizzere. E' necessario un largo consenso politico fra le forze che portano la responsabilità della politica federale, di quella governativa, di quella parlamentare, e so- prattutto un consenso anche nella società.
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 19.55 Uhr La séance est levée à 19 h 55
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Bundeshaushalt. Sanierungsmassnahmen 1992 Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992
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Geschäftsnummer 92.038
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28.09.1992 - 14:30
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