Interpellation Duvoisin
2181
Die Schweiz hat sich jedoch im Rahmen der EIFAC (European Inland Fisheries Advisory Commission, eine Tochterorganisa- tion der FAO) für zwei Dinge engagiert: Einerseits hilft sie mit bei der Auswertung einer europäischen Umfrage über das Ausmass der Veränderungen der Fischbestände durch fisch- fressende Vögel, und andererseits hat sie kürzlich von der EIFAC ein Mandat übernommen, im Sommer 1993 einen euro- päischen Workshop über die Kormoran/Fisch-Problematik durchzuführen, um das Thema vertieft auszuleuchten.
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundesra- tes befriedigt.
92.3258
Interpellation Duvoisin Jugendpolitik Politique des jeunes
Wortlaut der Interpellation vom 18. Juni 1992
Der Bundesrat wird ersucht, das Parlament über seine Ju- gendpolitik in der laufenden Legislatur zu unterrichten, na- mentlich im Anschluss an
die Erklärung der Jugendminister-Konferenz (Lissabon 1990) und
die Jugendsession zur 700-Jahr-Feier.
Texte de l'interpellation du 18 juin 1992
Le Conseil fédéral est invité à renseigner le Parlement sur la politique des jeunes qu'il entend conduire dans la présente lé- gislature suite, notamment, à
la déclaration de la Conférence des ministres de la jeunesse (Lisbonne, 1990)
la Session des jeunes du 700e anniversaire de la Confédéra- tion.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Darbellay, Hafner Ursula, Jeanprêtre, Mauch Ursula, Ruffy (5)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 24. August 1992 Rapport écrit du Conseil fédéral du 24 août 1992
Au niveau fédéral, la politique de la jeunesse consiste avant tout à prendre en compte les intérêts des jeunes dans tous les domaines de la politique générale. A cette fin, le Conseil fédé- ral a institué en 1978 une Commission fédérale de la jeunesse qui étudie, à l'intention des autorités fédérales compétentes, la situation de la jeunesse en Suisse, examine les mesures sus- ceptibles d'être prises et donne son avis sur les conséquen- ces que peuvent avoir pour la jeunesse les dispositions légis- latives importantes prises par la Confédération. Cette commis- sion peut en outre faire des propositions de son propre chef. Conformément à son mandat, elle publie régulièrement des rapports sur différents thèmes touchant la jeunesse.
La politique de la jeunesse ne relève toutefois pas en premier lieu de la Confédération. De nombreuses mesures sont du res- sort des cantons et des communes, en particulier dans les do- maines éducationnel et social. C'est pourquoi la Confédéra- tion se limite, pour ce qui est des mesures ponctuelles, à en- courager les activités de jeunesse extra-scolaires.
En vertu de la loi fédérale du 6 octobre 1989 concernant l'en- couragement des activités de jeunesse extra-scolaires (loi sur les activités de jeunesse), la Confédération soutient des orga-
nismes responsables d'activités de jeunesse qui présentent un intérêt national et n'ont pas de but lucratif. Outre des aides financières annuelles, la Confédération peut allouer des aides pour des projets particuliers et pour la formation des respon- sables d'activités de jeunesse. Elle peut aussi soutenir des or- ganisations qui sont actives dans le domaine des échanges de jeunes au plan international. En outre, la Confédération par- ticipe au financement de projets nationaux et internationaux lancés par des jeunes. Ce soutien de la Confédération permet d'atteindre les objectifs visés par les recommandations adop- tées aux conférences des ministres de la jeunesse. Les bases légales qui sont entrées en vigueur le 1er janvier 1991 facilitent le développement de structures démocratiques et pluralistes au sein desquelles les jeunes peuvent assumer des respon- sabilités.
Le thème central de la 3e Conférence européenne des minis- tres de la jeunesse, qui s'est tenue à Lisbonne les 21 et 22 septembre 1990, a été la promotion de la mobilité des jeu- nes en Europe. Le texte final de la conférence contient différen- tes recommandations visant à intensifier les échanges de jeu- nes sur notre continent.
Le Conseil fédéral soutient les objectifs définis à Lisbonne. Dans son rapport sur le programme de la législature du 25 mars 1992, il a d'ailleurs fait part de son intention de soute- nir davantage les échanges de jeunes en dehors du cadre sco- laire, tant à l'échelle nationale qu'internationale.
Une des recommandations centrales de la Conférence des mi- nistres s'est déjà concrétisée. Il s'agit du projet «Cartes Jeunes Suisses». Né de l'initiative du Conseil de l'Europe et soutenu par la Confédération dans sa phase de préparation et de dé- marrage, ce projet a été officiellement lancé par une fondation au printemps 1992. Les jeunes Suisses de moins de 25 ans peuvent donc maintenant aussi profiter de tarifs avantageux dans les domaines de la mobilité, de la culture, de la formation et des loisirs. Cette carte facilite considérablement les échan- ges interculturels en Europe et le franchissement des frontiè- res linguistiques et géographiques. La Suisse envisage de de- mander cette année encore son adhésion à l'accord partiel qui lie le Conseil de l'Europe et la Conférence internationale des Cartes Jeunes.
La Suisse participe régulièrement aux travaux du Centre euro- péen de la jeunesse et du Fonds européen pour la jeunesse, deux instruments du Conseil de l'Europe qui ont fait la preuve de leur efficacité en matière de politique de la jeunesse.
Dans le cadre de la coopération avec les pays d'Europe cen- trale et orientale, la Suisse soutient des projets qui, s'ils profi- tent avant tout aux jeunes de ces pays, peuvent également permettre aux jeunes Suisses de nouer des contacts culturels enrichissants. Ce type de coopération sera poursuivi dans les prochaines années.
Notre pays s'est aussi efforcé de promouvoir l'échange de jeu- nes travailleurs en aménageant dans la réglementation rela- tive aux étrangers différentes possibilités de séjours de perfec- tionnement professionnel et linguistique, dont la durée est ac- tuellement de 18 mois au maximum. A cette fin, des accords sur l'échange de stagiaires ont notamment été conclus avec dix-sept Etats, pour la plupart européens.
Si le peuple et les cantons acceptent le Traité EEE, la Suisse, à l'instar des autres pays de l'AELE, sera activement associée au programme «Youth for Europe> lancé par la Communauté européenne. Ce programme, qui vise à renforcer les échan- ges de jeunes en dehors du cadre scolaire, devrait débuter le 1er janvier 1993. La Suisse participe aujourd'hui déjà aux né- gociations à ce sujet, qui ont lieu à Bruxelles, de manière à créer en Suisse des structures propres à assurer le démarrage optimal de ce programme dans notre pays.
La poursuite de la politique de la jeunesse dans le cadre des recommandations des conférences des ministres de la jeu- nesse doit être laissée à l'initiative des jeunes, c'est là un point que le Conseil fédéral tient à souligner. En principe, la politi- que de la Confédération se limite à un soutien subsidiaire d'ac- tivités dont l'initiative vient des jeunes et qui correspondent à leurs besoins.
Le Conseil fédéral est prêt à soutenir, dans les limites de ses possibilités financières et juridiques, des manifestations telles
Interpellation Cavadini Adriano
2182
N
9 octobre 1992
que la Session des jeunes du 700e, comme le proposent le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ) et d'autres mi- lieux intéressés. Mais il ne le fera qu'à la condition que ces ses- sions correspondent véritablement à un besoin chez les jeu- nes et qu'elles reposent sur la participation active d'un grand nombre de jeunes.
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundesra- tes teilweise befriedigt.
92.3100
Interpellation Cavadini Adriano Kampf gegen die Drogen Lutte anti-drogue
Wortlaut der Interpellation vom 17. März 1992
Am 29. November 1988 habe ich eine Motion zum Kampf ge- gen den Drogenhandel (Nr. 88.811) eingereicht. Diese sah drei Massnahmen vor, nämlich:
bei der Bundesanwaltschaft einen Spezialdienst zur Be- kämpfung des Drogenhandels zu schaffen;
eine Datenbank für den Bereich Drogen einzurichten;
das Bundesamt für Polizeiwesen und die kantonalen Or- gane der Strafrechtspflege zu verpflichten, in dieser Daten- bank sämtliche Angaben über die Fälle von internationalem Drogenhandel und die damit verbundene Geldwäscherei zu speichern.
Diese Motion wurde vom Bundesrat und von den beiden Kam- mern entgegengenommen.
Daraufhin nahm der Nationalrat auch ein Postulat von mir ent- gegen (Nr. 88.877 vom 15. Dezember 1988), das zur wirksa- men Bekämpfung des Drogenhandels die Revision einiger Ar- tikel des Schweizerischen Strafgesetzbuches vorschlug, ins- besondere die Revision von Artikel 58 StGB (Konfiszierung in- direkter Gewinne aus ungesetzlichen Handlungen).
Da nun seit der Annahme meiner Vorstosse etliche Jahre vergangen sind, möchte ich gerne wissen, welche der darin gemachten Vorschläge verwirklicht worden sind und mit wel- chem Erfolg.
Betreffend die noch nicht verwirklichten Vorschläge möchte ich gerne wissen, innert welcher Frist man ihnen Folge zu ge- ben gedenkt.
Texte de l'interpellation du 17 mars 1992
Le 29 novembre 1988 j'ai déposé une motion (88.811) concer- nant la lutte contre le trafic de stupéfiants. Elle proposait trois mesures:
instituer auprès du Ministère public de la Confédération un service de répression du trafic de stupéfiants;
constituer une banque de données relatives à la drogue;
instituer l'obligation pour l'Office fédéral de police et pour les autorités cantonales de stocker toutes les données sur le trafic de stupéfiants à caractère international, ainsi que celles relati- ves au recyclage de l'argent lié à ce trafic.
Ladite motion a été acceptée par les deux Chambres ainsi que par le Conseil fédéral.
Par la suite, le Conseil national a aussi accepté mon postulat (88.877 du 15 décembre 1988) demandant entre autres quel- ques modifications du Code pénal suisse de manière à per- mettre une lutte plus efficace contre le trafic de drogue, en par- ticulier de l'article 58, afin de pouvoir confisquer l'argent pro- venant d'actes illicites.
Quelques années ayant passé, j'aimerais savoir lesquelles de ces propositions ont été mises en oeuvre et quels en ont été les résultats.
S'agissant des propositions non encore réalisées, je sou- haiterais connaître le délai prévu pour leur mise en application.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Chevallaz, Couchepin, Comby, Frey Claude, Poncet (5)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 31. August 1992 Rapport écrit du Conseil fédéral du 31 août 1992
En 1989, le Conseil fédéral a décidé de renforcer de 15 fonctionnaires l'Office central pour la répression du trafic il- licite des stupéfiants du Ministère public de la Confédération. Depuis le 1er octobre 1990, cet Office central dispose de 21,5 postes. En plus, deux spécialistes du service informati- que du Ministère public de la Confédération sont engagés pour la lutte contre la criminalité en matière de stupéfiants. S'agissant des tâches légales à remplir, l'Office central a fixé les priorités suivantes: améliorer la logistique en faveur des cantons, mener les propres enquêtes de police judiciaire dans les cas complexes les plus importants et créer une banque de données. Grâce au renforcement du personnel, la coordina- tion en faveur des brigades cantonales des stupéfiants a pu sensiblement être améliorée.
La création d'une police fédérale des stupéfiants ne fait actuel- lement pas l'objet de discussions. Contrairement à la sous- commission «drogues» de la Commission fédérale des stupé- fiants, la Commission d'enquête parlementaire a, s'agissant des événements survenus dans le DFJP, retenu dans son rap- port du 22 novembre 1989 que presque tous les cantons se sont prononcés contre une restriction de leurs activités opéra- tionnelles en matière de lutte contre les stupéfiants et décliné la création d'une police fédérale de répression du trafic de stu- péfiants (p. 111 ss). Le respect strict de la souveraineté canto- nale dans le domaine policier est la raison principale pour la- quelle il n'existe pas en Suisse de véritable police «nationale». Dans ce contexte, il convient de se référer à la motion Iten An- dreas (91.3320) qui a été acceptée comme postulat par le Conseil des Etats.
L'Office central pour la répression du trafic illicite des stupé- fiants a déposé en automne 1990 un concept relatif au contenu nécessaire pour une banque de données fédérale. Les conditions légales, organisationnelles, techniques et celles du droit de la protection des données sont encore tou- jours en voie d'élaboration. Ce sont pour l'essentiel les ques- tions de la protection des données, de la transmission techni- que aux cantons ainsi que la réorganisation imminente du Mi- nistère public de la Confédération qui sont à l'origine de ce re- tard. Seuls des renseignements en relation avec des violations de la loi fédérale des stupéfiants peuvent constituer la banque de données en voie d'élaboration. Il est évident que des infor- mations provenant de l'entraide judiciaire internationale en matière pénale doivent également être introduites dans la ban- que de données. La nouvelle infraction du blanchiment d'ar- gent sale selon les articles 305bis et 305ter du Code pénal suisse relève par contre uniquement du domaine de compé- tences des cantons, dans la mesure où l'application de l'article 19 alinéa 7 chiffre 1 de la loi fédérale sur les stupéfiants n'est pas également mise en cause.
En ce qui concerne le postulat no 88.877 du 15 décembre 1988, les observations suivantes peuvent y être apportées: le Conseil fédéral a pris connaissance, le 1er juillet 1992, du ré- sultat de la procédure de consultation concernant le deuxième paquet des mesures contre le crime organisé (l'avant-projet et le rapport explicatif du 15 mars 1991) et a décidé de la marche à suivre. Le projet de norme prévoyant la responsabilité de l'entreprise a été, lors de la procédure de consultation, l'objet de vives critiques. C'est la raison pour laquelle il va être sorti de ce paquet législatif et soumis à un examen approfondi dans le cadre des travaux de révision de la partie générale du Code pénal suisse. Quant aux trois autres prescriptions de l'avant- projet (la punissabilité de l'organisation criminelle, la révision du droit de la confiscation, le droit de communication du finan- cier), elles ont, dans son ensemble, été approuvées par la ma-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Duvoisin Jugendpolitik Interpellation Duvoisin Politique des jeunes
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1992
Année
Anno
Band
V
Volume
Volume
Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
17
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 92.3258
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 09.10.1992 - 08:00
Date
Data
Seite
2181-2182
Page
Pagina
Ref. No
20 021 702
Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.