Initiative parlementaire. Politique des droits de l'homme
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17 décembre 1992
tarisme communiste, certains événements se passent, mal. J'ai, à Stockholm, entendu la première déclaration du ministre des affaires étrangères de Russie, M. Kozyrev, dont il a dit après qu'elle lui avait été imposée. Certes, mais il l'a quand même lue, on ne peut pas l'enlever de notre esprit. Cette dé- claration était une véritable menace. Il allait même jusqu'à dire qu'en cas d'intervention en Yougoslavie les troupes de la grande puissance qu'était restée la Russie interviendraient également, mais du côté des Serbes.
Nous ne pouvons pas ignorer cette menace. Au moment où nous constatons que les conservateurs et les traditionalistes en Union soviétique avancent, nous ne pouvons pas ignorer cette menace.
On nous dit qu'il faudrait surveiller l'espace aérien. Oui, c'est en effet l'un des voeux qui avaient été émis. Le secrétaire d'Etat américain, M. Eagleburger, disait l'autre jour: «Je veux bien, mais je n'ai pas le courage de dire aux Français, aux Bri- tanniques et aux Canadiens, qui sont les trois seules nations à avoir des soldats prêts à être opérationnels sur place, je n'ai pas le courage de leur dire de lancer leurs avions sur la Bos- nie-Herzégovine, sur la Serbie, et de se livrer à des combats aériens, alors que moi je sais qu'aucun de mes pilotes, aucun de mes appareils, ne risquera quoi que ce soit. » C'est une si- tuation extrêmement délicate, et toutes ces questions sont malheureusement trop souvent sans réponse.
Je vous remercie de votre attention et j'espère avoir contribué dans une certaine mesure à vous rassurer. Nous n'avons pas dit notre dernier mot et nous essaierons de contribuer à alléger et à abréger les souffrances des habitants de cette partie de notre continent. (Applaudissements)
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Parlamentarische Initiative (Bäumlin) Bundesgesetz zur Menschenrechtspolitik Initiative parlementaire (Bäumlin) Politique des droits de l'homme. Loi
Kategorie III, Art. 68 GRN - Catégorie III, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 13. Dezember 1991
Gestützt auf Artikel 21bis des Geschäftsverkehrsgesetzes rei- che ich eine parlamentarische Initiative in Form der allgemei- nen Anregung ein:
Das Bundesgesetz vom 19. März 1976 über die internationale Entwicklungszusammenarbeit und humanitäre Hilfe wird um einen dritten Teil zur internationalen Menschenrechtspolitik er- weitert.
Die Ziele, Instrumente und Kompetenzen dieser Menschen- rechtspolitik könnten allenfalls auch in einem separaten Erlass geregelt werden.
Der Bundesrat ernennt auf jeden Fall ein spezielles beraten- des Organ zur internationalen Menschenrechtspolitik.
Texte de l'initiative du 13 décembre 1991
En vertu de l'article 21bis de la loi sur les rapports entre les conseils, je présente une initiative sous forme d'une demande conçue en termes généraux:
La loi fédérale du 19 mars 1976 sur la coopération au dévelop- pement et l'aide humanitaire internationales est complétée d'un troisième volet, concernant la politique des droits de l'homme au plan international.
Les buts et les instruments de cette politique, ainsi que la ré- glementation des compétences, pourraient figurer dans des dispositions séparées.
Le Conseil fédéral nomme un organe consultatif spécial en matière de politique des droits de l'homme au plan inter- national.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bodenmann, Caspar-Hut- ter, Danuser, David, Eggenberger, von Felten, Gross Andreas, Haering Binder, Hafner Ursula, Haller, Hämmerle, Hubacher, Jöri, Ledergerber, Leemann, Leuenberger Ernst, Rechsteiner, Steiger, Strahm Rudolf, Tschäppät Alexander, Vollmer (21)
Herr Rychen unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Wir unterbreiten Ihnen hiermit gemäss Artikel 21ter des Ge- schäftsverkehrsgesetzes den Bericht der Aussenpolitischen Kommission über die von Nationalrätin Bäumlin am 13. De- zember 1991 eingereichte parlamentarische Initiative.
Die Kommission hörte am 24. März 1992 die Initiantin an und beschloss am gleichen Tag mit 15 zu 8 Stimmen, dem Natio- nalrat zu beantragen, der parlamentarischen Initiative Bäumlin sei keine Folge zu geben. Ein zusätzlicher Antrag um Ausset- zung des Kommissionsentscheids, um noch vorgängig Exper- tenanhörungen durchzuführen, wurde mit 14 zu 8 Stimmen bei einer Enthaltung abgewiesen.
Begründung der Initiantin
Menschenrechtspolitik ist zu einem wichtigen Pfeiler der schweizerischen Aussenpolitik geworden. Sie ist Ausdruck der Solidaritätsmaxime und vermag - richtig betrieben - Kon- flikte abzubauen und dadurch den Frieden zu sichern; ange- sichts der ungewissen Entwicklungen in Osteuropa wird sie neue Betätigungsfelder finden. Sie gewinnt auch zunehmend an Bedeutung, wenn man die Ursachen von Flucht und Zwangsmigration ernsthaft angehen will.
Die schweizerische Menschenrechtspolitik bedarf aus ver- schiedenen Gründen der gesetzlichen Abstützung. Je grösser ihre praktische Bedeutung wird,
desto wichtiger ist es, Ziele und Instrumente klar und trans- parent zu verankern;
desto ausgeprägter wird das Bedürfnis nach klarer Rege- lung der Kompetenzen von Bundesrat, Verwaltung, Bundes- versammlung und weiteren Organen (z. B. der vorgeschlage- nen Kommission);
desto grösser werden die finanziellen Aufwendungen für diesen Bereich und damit auch die Bedürfnisse nach einem Rahmenkredit, dessen Verabschiedung der Bundesversamm- lung jeweils Gelegenheit gäbe, die Politik des Bundesrates zu diskutieren.
Gemäss moderner Auffassung über das Legalitätsprinzip ist es geboten, für wichtige Aufgaben von dauerhaftem Cha- rakter sowie für die damit verbundenen Ausgaben (Rahmen- kredite) eine gesetzliche Grundlage zu schaffen. Zudem soll- ten die Ziele und Instrumente aus Gründen der demokrati- schen Legitimierung nicht durch Bundesrat und Verwaltung, sondern durch den Gesetzgeber definiert werden. In dieser Beziehung sind mit dem Bundesgesetz über die internationale Entwicklungszusammenarbeit und humanitäre Hilfe sehr gute Erfahrungen gemacht worden.
Folgende Materien müssten Inhalt eines Gesetzes über die Menschenrechtspolitik der Schweiz sein:
a. Gegenstand, Grundsätze, Ziele und Formen der Men- schenrechtspolitik;
b. Finanzierung;
c. Vollzug (Kompetenzordnung).
Erwägungen der Kommission
Die Initiative wurde von der Kommission am 24. März 1992 un- ter dem Vorsitz von Nationalrat Rychen ausführlich behandelt. Die Initiative verlangt die Festlegung der Grundsätze (Ziele, In- strumente, Kompetenzen, Finanzierung, Vollzug) der schwei- zerischen Menschenrechtspolitik entweder in einem neu zu schaffenden Bundesgesetz oder in einem dritten Teil des Bun-
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desgesetzes vom 19. März 1976 über die internationale Ent- wicklungszusammenarbeit und humanitäre Hilfe. Ferner soll der Bundesrat ein speziell beratendes Organ zur internationa- len Menschenrechtspolitik ernennen. In der Sitzung wurde zudem der Antrag gestellt, den Kommissionsentscheid aus- zusetzen, um vorgängig noch Expertenanhörungen durchzu- führen.
In der Kommission waren sich alle Mitglieder darin einig, dass der schweizerischen Menschenrechtspolitik eine wesentliche Bedeutung zukommt.
Hingegen sprach sich die Mehrheit der Votanten gegen die Festlegung dieser Politik in einem Bundesgesetz aus. Die Festlegung in einem Gesetz sei zu starr, bleibe stets unvoll- kommen und könne der Menschenrechtspolitik auch keine neuen Elemente und Impulse verleihen. Eine wirksame Men- schenrechtspolitik lasse sich nur auf internationaler Ebene verwirklichen, weshalb sich eine Konzentration auf die sich dort ergebenden Instrumente (Uno, Europarat, KSZE, IKRK) gebiete. Unter diesem Gesichtspunkt sei die vorgängige An- hörung von Experten nicht mehr notwendig und die Kommis- sion könne sofort über die Initiative Bäumlin entscheiden.
Die Kommissionsminderheit vertrat die Ansicht, die Men- schenrechtspolitik sei darart wichtig, dass sie eine Festlegung in einem formellen Gesetz erfordere. Der ausdrückliche Hin- weis auf die Respektierung der Menschenrechte ergebe sich insbesondere aus dem Legalitätsprinzip (Rechtssicherheit, Transparenz) und dem Demokratieprinzip. Bevor ein voreili- ger Entschluss gefasst werde, solle in jedem Fall eine Exper- tenanhörung stattfinden.
M. Rychen présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Conformément à l'article 21ter de la loi sur les rapports entre les conseils, nous vous transmettons le rapport de la Commis- sion de politique extérieure relatif à l'initiative parlementaire susmentionnée déposée par Mme Bäumlin, conseillère natio- nale, le 13 décembre 1991.
La commission a entendu l'auteur de l'initiative dans sa séance du 24 mars 1992. A cette occasion, elle a décidé par 15 voix contre 8 de proposer au Conseil national de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Bäumlin. La commis- sion a également rejeté par 14 voix contre 8 et une abstention une proposition subsidiaire tendant à suspendre la décision de la commission afin de procéder au préalable à l'audition d'experts.
Développement de l'auteur de l'initiative
La politique des droits de l'homme est devenue l'un des pi- liers de la politique étrangère suisse. Elle est l'expression même du principe de solidarité et permet, lorsqu'elle est bien menée, de désamorcer les conflits, et donc de préserver la paix; au vu de l'incertitude régnant en Europe orientale, elle trouvera de nouveaux champs d'activité. De plus, elle acquiert une importance croissante, si l'on veut s'attaquer aux causes profondes de la fuite et de la migration forcée de nombreuses personnes.
La politique suisse des droits de l'homme a besoin, à plus d'un titre, d'une base légale. En effet, plus on l'applique large- ment,
plus il est important de définir clairement ses buts et ses moyens d'action;
plus le besoin se fait sentir d'une réglementation claire des compétences du Conseil fédéral, de l'administration, de l'As- semblée fédérale et d'autres organes (en particulier l'organe consultatif proposé);
plus les exigences financières augmentent dans ce do- maine, et, par conséquent, le besoin d'un crédit-cadre, dont l'adoption par l'Assemblée fédérale donnerait chaque fois l'occasion de discuter de la politique du Conseil fédéral en la matière.
cette politique ne devraient pas, pour des raisons de légitima- tion démocratique, être définis par le Conseil fédéral et l'admi- nistration, mais par le législateur. On a fait dans ce domaine de très bonnes expériences avec la loi fédérale sur la coopération au développement et l'aide humanitaire internationales.
a. objet, principes, buts et formes de la politique des droits de l'homme;
b. financement;
c. exécution (réglementation des compétences).
Considérations de la commission
Sous la présidence de M. Rychen, conseiller national, la com- mission a traité, le 24 mars 1992, en détail l'initiative. L'initiative demande d'inscrire les principes (buts, instruments, compé- tences, financement, exécution) de la politique suisse en ma- tière des droits de l'homme, soit dans une nouvelle loi fédé- rale, soit dans un troisième volet de la loi fédérale du 19 mars 1976 sur la coopération au développement et l'aide humani- taire internationales. En outre, le Conseil fédéral devrait nom- mer un organe consultatif spécial en matière de politique des droits de l'homme au plan international. Enfin, lors de la séance de la commission, une proposition a été faite de sur- seoir à la décision de la commisison, afin de pouvoir procéder au préalable à l'audition d'experts.
Les membres de la commission se sont declares unanimes à reconnaître l'importance capitale de la politique suisse en ma- tière des droits de l'homme.
En revanche, la majorité des membres s'est opposée à ancrer cette politique dans une loi fédérale. Un tel ancrage dans une loi serait trop rigide, resterait malgré tout incomplet et ne pour- rait apporter aucun élément, ni souffle nouveaux à la politique en matière des droits de l'homme. Une politique vraiment effi- cace en matière des droits de l'homme ne peut l'être que si elle se réalise sur le plan international, raison pour laquelle elle doit être concentrée dans les instruments qui ont déjà fait leurs preuves, tels que l'ONU, le Conseil de l'Europe, la CSCE, la Croix-Rouge internationale. De ce point de vue-là déjà, une audition préalable d'experts ne s'est plus avérée nécessaire et la commission a pu ainsi se prononcer immédiatement sur l'initiative parlementaire Bäumlin.
La minorité de la commission a été d'avis que l'importance ac- tuelle de la politique en matière des droits de l'homme était telle qu'elle exigeait un ancrage dans une loi formelle. La réfé- rence expresse au respect des droits de l'homme se fonde en particulier sur le principe de la légalité (sécurité du droit, trans- parence) et le principe de la démocratie. Avant de prendre une décision hâtive, il y aurait lieu, en tout cas, à procéder à une audition d'experts.
Anträge der Kommission Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Minderheit
(Bär, Bircher Silvio, Grendelmeier, Ruffy, Vollmer)
Der Initiative Folge geben
Propositions de la commission Majorité
Ne pas donner suite à l'initiative Minorité
(Bär, Bircher Silvio, Grendelmeier, Ruffy, Vollmer) Donner suite à l'initiative
Frau Grendelmeier, Berichterstatterin: Wir haben am 24. März in der Aussenpolitischen Kommission die parlamentarische Initiative Bäumlin eingehend besprochen und sind in der
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Mehrheit zur Ansicht gelangt, dass man ihr keine Folge geben solle - und zwar mit 15 zu 8 Stimmen, bei einer Minderheit von einigen Mitgliedern, zu denen auch ich gehöre.
Was waren die Ueberlegungen unserer Kommission?
Frau Bäumlin verlangt in ihrer Initiative, dass ein Bundesge- setz zur Menschenrechtspolitik geschaffen werde. Es soll die Festlegung der Grundsätze, Ziele, Instrumente, Kompe- tenzen, aber auch die Finanzierung der schweizerischen Men- schenrechtspolitik entweder in einem neu zu schaffenden Bundesgesetz oder in einem dritten Teil des Bundesgesetzes vom 19. März 1976 über die internationale Entwicklungszu- sammenarbeit und humanitäre Hilfe enthalten. Ferner soll der Bundesrat ein speziell beratendes Organ zur internationalen Menschenrechtspolitik ernennen.
Zusätzlich wurde in der Sitzung der Antrag gestellt, man möge zu diesem sehr wichtigen, aber auch schwierigen Problem eine Anhörung von Experten durchführen. Die Mitglieder wa- ren sich alle darin einig, dass die Menschenrechtspolitik eine wesentliche Bedeutung in unserem Lande und überhaupt weltweit hat, wie die heutige Diskussion den ganzen Tag über deutlich gezeigt hat.
Hingegen sprach sich die Mehrheit der Votanten gegen die Festlegung dieser Politik in einem Bundesgesetz aus. Und zwar warum? Man befürchtete, dass es zu starr und auch un- vollkommen sein könnte und dass die Menschenrechtspolitik auf diese Art keine neuen Impulse bekommen könne. Hinge- gen ist man der Meinung, dass sich die Menschenrechtspolitik viel besser und viel deutlicher verfechten und auch verwirkli- chen lasse, wenn man sich auf diejenigen Instrumente kon- zentriere, die wir international haben. Das sind beispielsweise die Uno, auch wenn wir ihr nicht angehören, der Europarat, die KSZE und das IKRK
Eine Kommissionsminderheit hingegen ist der Ansicht, dass die Menschenrechtspolitik derart wichtig sei, dass sie eine Festlegung in einem formellen Gesetz erfordere. Der aus- drückliche Hinweis auf die Respektierung der Menschen- rechte ergebe sich vor allem aus dem Legalitätsprinzip und dem Demokratieprinzip. Bevor - und das war vor allem auch die Ansicht der Minderheit - ein voreiliger Entschluss gefasst werde, solle auf jeden Fall eine Expertenanhörung stattfinden. Ich wiederhole: Eine Mehrheit von 15 Mitgliedern der Aussen- politischen Kommission ist der Meinung, dass man dieser par- lamentarischen Initiative keine Folge geben soll.
M. Eggly, rapporteur: Je remplace au pied levé le rapporteur qui était prévu initialement. J'insiste seulement sur quelques points. L'initiative parlementaire de Mme Bäumlin dit ceci - je la lis pour ceux qui n'ont pas eu le document sous les yeux: elle demande, en vertu de l'article 21bis de la loi sur les rap- ports entre les conseils, que la loi fédérale du 19 mars 1976 sur la coopération au développement et l'aide humanitaire inter- nationales soit complétée d'un troisième volet concernant la politique des droits de l'homme au plan international. Les buts et les instruments de cette politique - propose-t-elle - ainsi que la réglementation des compétences pourraient figurer dans des discussions séparées. Elle demande encore «que le Conseil fédéral nomme un organe consultatif spécial en ma- tière de politique des droits de l'homme au plan international». La commission a entendu l'auteur de l'initiative dans sa séance du 24 mars 1992 et c'est par 15 voix contre 8 qu'elle a décidé de proposer au Conseil national de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire. Elle a également rejeté par 14 voix contre 8 et une abstention une proposition tendant à suspendre la décision de la commission jusqu'à ce qu'on ait procédé à l'audition d'experts.
Une minorité des membres de la commission a proposé de donner suite à l'initiative.
Le rapport écrit vous explique au fond quelle est l'argumenta- tion de la commission. En en faisant une synthèse, ou plutôt un résumé, je vous dirai ceci: la majorité de la commission a le sentiment qu'une telle loi serait à la fois trop rigide et trop in- complète. Nous pensons, et les débats qui ont eu lieu cet après-midi nous confirment dans cette idée, que le Conseil fé- déral n'a pas besoin d'une loi pour mener une politique étran- gère et une politique d'aide humanitaire et de coopération au
développement qui soit marquée par son souci de défendre et de promouvoir les droits de l'homme. J'irai même plus loin. Pour un pays comme la Suisse, avec sa démocratie, avec sa philosophie, il va sans dire que toute sa politique étrangère doit s'inspirer de la défense des droits de l'homme. Pour la majorité de la commission, on peut même se demander si, en voulant inscrire dans une loi, une sorte de conduite politique, on n'affaiblirait pas même cette base fondamentale qui, tout simplement, a inspiré, cela va sans dire, par la force des cho- ses, dès l'origine, et inspirera jusqu'à la fin des temps, cette politique étrangère. Son intensité, les modalités, tout cela est sujet à discussions et à variations. Nous avons vu, par exem- ple dans le cadre de la Bosnie - le président de la Confédéra- tion nous l'a dit - comment les accents peuvent être davan- tage mis et comment cela peut s'articuler.
Par conséquent, pour la majorité de la commission, cette ini- tiative parlementaire, quand bien même elle part des meilleu- res intentions, intentions partagées par tous les membres de la commission et par tout le monde dans cette salle, n'abouti- rait au fond qu'à affaiblir ce qu'elle veut renforcer, à créer une incertitude quant aux définitions, une rigidité, un caractère in- complet. Il valait donc mieux vous proposer de ne pas donner suite à cette initiative.
Telles sont les raisons de la majorité de la commission.
Vollmer, Sprecher der Minderheit: Ich möchte Ihnen im Na- men der Kommissionsminderheit empfehlen, dieser parla- mentarischen Initiative Folge zu geben.
Die Initiative wurde vor gut einem Jahr eingereicht. Sie wurde im März dieses Jahres in der Aussenpolitischen Kommission behandelt. Sie haben den Bericht der Kommission vor sich, und Sie haben jetzt auch die Berichterstatter der Mehrheit ge- hört. Ich bin überzeugt: Wenn diese Initiative heute in der Aus- senpolitischen Kommission behandelt würde, müsste ich mich hier nicht als Minderheitssprecher für diese Initiative stark machen, dann hätten es auch die Sprecher der Kommis- sionsmehrheit getan.
Wir hatten heute morgen eine eindrückliche Debatte zur Frage Rassendiskriminierung; wir hatten heute abend eine eindrück- liche Debatte zur Situation in Ex-Jugoslawien: Wir haben heute festgestellt, dass es in all diesen Fragen eine grosse Uebereinstimmung gibt, nämlich die Uebereinstimmung, dass die Menschenrechtspolitik für unser Land grosse Bedeu- tung gewinnt, dass die Menschenrechtspolitik einer der wich- tigsten Pfeiler unserer Aussenpolitik geworden ist. Nach die- sen eindrücklichen Debatten möchte ich jetzt die Bedeutung der Menschenrechtspolitik nicht noch einmal wiederholen. Es wäre fast unanständig nach allem, was wir heute darüber ge- hört haben.
Mit dieser parlamentarischen Initiative haben wir jetzt die Mög- lichkeit, diese Menschenrechtspolitik auch institutionell bes- ser zu verankern. Mit dieser Initiative muss nicht zwingend ein neues Gesetz geschaffen werden. Die Initiantin hat in ihrem Text ausdrücklich die Möglichkeit offengelassen, allenfalls die- ses Anliegen der institutionellen Verankerung der Menschen- rechtspolitik auch einem bestehenden Gesetz anzufügen. Was würde sich besser eignen als das bestehende Bundesge- setz über die internationale Entwicklungszusammenarbeit und die humanitäre Hilfe?
Es ist sicher richtig, dass die institutionelle Verankerung einer solchen zentralen Politik, einer solchen zentralen Maxime un- serer Aussenpolitik, die Politik allein noch nicht verändert. Aber wir haben jetzt mit dieser institutionellen Verankerung die Möglichkeit, unseren Willen kundzutun, in diesem Bereich für die Zukunft wirklich einen neuen Schwerpunkt zu setzen. Wir haben das mit anderen Maximen unserer Aussenpolitik auch getan. Wir haben das Gesetz über die Entwicklungszusam- menarbeit erlassen. Wir haben in diesem Gesetz die wichtige Aufgabe der humanitären Hilfe verankert; genau so versteht die Kommissionsminderheit eben auch die Bedeutung der in- stitutionellen Verankerung der Menschenrechtspolitik.
Ich möchte Sie eindringlich bitten: Geben Sie dieser parla- mentarischen Initiative Folge; Sie bringen damit zum Aus- druck, dass wir die Menschenrechtspolitik in Zukunft auch in- stitutionell, auch in der Tätigkeit der Verwaltung, auch in der
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Tätigkeit der Organisation unserer Aussenpolitik stärken wol- len. Die Initiative ist so flexibel, dass alle Möglichkeiten offen- bleiben, wie das Anliegen konkret ausgestaltet werden soll. Jetzt geht es einzig und allein um den Grundsatz; es geht darum, den Willen zu bekunden, dieser Politik in unserer gan- zen Gesetzgebungs- und Staatstätigkeit auch institutionell ih- ren Ausdruck zu verleihen. Ich meine, dass dieser Entscheid von diesem Rat, nach all diesen Debatten, heute mit sehr gros- ser Ueberzeugung gefällt werden müsste.
Ich bitte Sie im Namen der Kommissionsminderheit: Stimmen Sie der parlamentarischen Initiative zu.
Frau Bäumlin: Die praktische Bedeutung der Menschen- rechtspolitik ist immer unbestrittener; es braucht sie, es braucht die Politik der Solidarität mit den Schwachen und mit Minderheiten; es braucht den Abbau von Konflikten und Mi- grationspotentialen; es braucht die Friedenssicherung. Eine gesetzliche Regelung würde diese praktischen Bemühungen unterstützen und ordnen. Wichtig sind eine gesetzliche Ab- stützung der nötigen Finanzen und eine parlamentarische Kontrolle der Ausgaben.
Wenn ich in meiner Initiative von einem beratenden Organ spreche, meine ich damit zum Beispiel eine beratende Kom- mission, wie es deren Dutzende gibt. Dieses beratende Organ wäre der Gesprächspartner für die Regierung und die Oeffent- lichkeit. Ich weiss, es besteht gegenwärtig Zurückhaltung ge- genüber neuen ausserparlamentarischen Kommissionen. Diese werden momentan eher zusammengelegt als erweitert, wie beispielsweise die Eidgenössische Kommission für Flüchtlingsfragen und die Eidgenössische Kommission für Ausländerprobleme. Der Menschenrechtspolitik-Aspekt könnte aber auch in eine schon bestehende oder neu zu for- mierende Kommission eingebaut und eingeordnet werden.
Das Argument der Mehrheit der Aussenpolitischen Kommis- sion (APK), eine gesetzlich-institutionell festgelegte Men- schenrechtspolitik sei zu starr, sticht nicht. Der finanzielle Aspekt und die beratende Funktion müssen per se flexibel ge- regelt werden. Dazu gibt es, wie schon angedeutet, jede Menge Beispiele, gerade bei den Kommissionen der drei an- deren Solidaritäts- und Friedenspolitiken.
Das zweite Argument der APK-Mehrheit, schweizerische Men- schenrechtspolitik solle in schon bestehende internationale Organisationen ausgelagert werden, ist meines Erachtens schlicht eine Ausrede. Ein schweizerisches Menschenrechts- politik-Gesetz könnte diese Aktivitäten sehr gut mit einbezie- hen und würdigend zusammenfassen und damit einen Syner- gieeffekt auslösen. Das wäre im übrigen die von mir verlangte Rechtssicherheit und Transparenz.
Eine Ablehnung eines Menschenrechtspolitik-Gesetzes mit dem Verweis auf schon laufende Aktivitäten ist nichts anderes als eine Reduktion, eine Einschränkung der Menschenrechts- politik, ein Abschieben auf andere Träger und Akteure. Das ist unwürdig und entspricht der Bedeutung dieses Friedens- und Sicherheitsinstrumentes in keiner Weise. Ich könnte, wie mein Vorredner auch, auf das Beispiel der Menschenrechtsverlet zungen verweisen, das wir vorhin in den dringlichen Interpella- tionen diskutiert haben. Wie gut wäre es - verschiedene von Ihnen haben das geäussert -, wenn wir zur rechten Zeit Or- gane, eine Kompetenzordnung und operationelle Formen und Gelder zur Verfügung gehabt hätten, die die Vernetzung dieser dringend nötigen Menschenrechtspolitik in Jugosla- wien international und präventiv hätten in Angriff nehmen kön- nen, weil umfassende Instrumente hier in der Schweiz bereits vorhanden gewesen wären.
Ein anderer Fall, der gegenwärtig hinter dem unsäglichen Ge- waltausbruch in Ex-Jugoslawien sozusagen zu verschwinden droht, ist die Eskalation des Bürgerkriegs im türkischen Süd- anatolien. Unsere schweizerische Aussenpolitik gegenüber der Türkei ist vorwiegend Aussenwirtschaftspolitik, und diese konterkariert alle Proteste gegen Menschenrechtsverletzun gen. Die Türkei hat ja die Folterkonvention von Genf und die Menschenrechtskonvention von Strassburg unterschrieben und ratifiziert, aber trotzdem nehmen die Folterungen zu, und die sogenannte Konterguerilla hat gegen die Kurden absolut freie Hand. Der schlagendste Beweis dafür ist, dass Hunderte
von Morden an Zivilisten, z. B. Journalisten und Schriftstellern, nicht aufgeklärt und geahndet werden.
Was tun? Die Schweiz hat diesen Frühling ein Feihandelsab- kommen ratifiziert, und die diplomatischen Proteste verhallen. Etwas anderes kommt niemandem hier in den Sinn. Meine Frage nach einer Demarche in Richtung einer Staatsbe- schwerde wurde zum x-tenmal abgewimmelt. Ein solches wir- kungsvolles Instrument hätte jedoch in einem Gesetz zur Men- schenrechtspolitik eine Grundlage gehabt und Wirkung ge- zeigt. Gerade dieses Beispiel - ich gebe es zu - ist ein beson- ders «heisses», und ich möchte betonen, dass es mir fernliegt, Aussenwirtschaftspolitik irgendwie mit Menschenrechtspolitik austricksen oder abschaffen zu wollen. Es geht mir vielmehr um einen friedenstiftenden und konfliktpräventiven Ausgleich zwischen den ökonomischen und ideellen Beziehungen mit schwierigen Partnern, wie die Türkei einer ist, wie es Oststaa- ten sind - wie Herr Bundespräsident Felber angetönt hat - oder wie es labile Schwellenländer im Trikont sind.
Gerade um diese schwierige Aufgabe lösen zu helfen, habe ich in der Kommission Expertenhearings verlangt. Die Mehr- heit - das muss ich sagen - hat das bedenkenlos vom Tisch gewischt. Ich kann das nur - und höflich - bedauern und Sie dringend bitten, den Minderheitsantrag anzunehmen. Dann würden solche Hearings nachgeholt. Dann wird mindestens der Versuch gemacht, ein solches Gesetz zur Menschen- rechtspolitik zu formulieren, wozu Sie und die Stimmbürgerin- nen und Stimmbürger ja erst noch das letzte Wort hätten.
Es ist meiner Meinung nach schon reichlich spät und höchste Zeit, die schweizerische Menschenrechtspolitik auf eine solide Grundlage zu stellen, z. B. auf eine gesetzliche.
Was ist mit der vom Bundesrat stolz vorgezeigten Million Fran- ken für Menschenrechtsaktivitäten passiert? Sie wurde schä- bigerweise der linearen Kürzung unterzogen. Jetzt sind statt einer Million 900 000 Franken im Budget festgeschrieben. Wo- für und wie werden diese wohl ausgegeben? Ich habe darüber keine Nachrichten. Ich muss dieser Frage mühsam nachge- hen; Sie wissen auch nicht, was damit passiert, wenn Sie nicht nachforschen. Ich habe auch den Eindruck, dass sich ausser mir wenig Leute dafür interessieren. Das ist auch nicht gerade ein Ausdruck grosser Wertschätzung der als so wichtig ange- priesenen schweizerischen Menschenrechtspolitik.
Wenn Sie meiner parlamentarischen Initiative Folge geben, vergeben Sie sich nichts. Sie führen fort, was der Bundesrat mit seinem Bericht über die schweizerische Menschenrechts- politik begonnen hat. Nehmen Sie bitte das Datum dieses Be- richtes zur Kenntnis. Ich wiederhole es hier: Er trägt das Datum des 2. Juni 1982. Die Zeiten sind seither nicht besser gewor- den. Die Gefährdung der Menschenrechte braucht vermehrte Anstrengungen und nicht einfach weitere Berichte, weder ei- nen grossen Zehnjahresbericht noch die halbe Seite pro Ge- schäftsbericht.
Helfen Sie mit, die schweizerische Menschenrechtspolitik fort- zuführen. Unterstützen Sie den Minderheitsantrag!
Mühlemann: Ich spreche für die freisinnig-demokratische Fraktion und möchte darauf hinweisen, dass es eine Mehrheit in der Kommission gibt, die selbstverständlich für die Men- schenrechte einsteht. Wir glauben deshalb, dass Frau Bäum- lin offene Türen einrennt: Unser Staat hat sich als eines der er- sten Länder in Europa in der Regeneration 1830 klar zu den persönlichen und politischen Freiheitsrechten auf Ebene der Kantone bekannt und hat 1848 klar den Willen verankert, eine Demokratie mit Menschenrechten und politischen Freiheits- rechten zu gestalten. Das ist ein Axiom unseres Landes: Wir haben dafür zu sorgen, dass möglichst alle Länder dieser Welt die Menschenrechte einhalten. Diese Aufgabe ist damit zu ei- ner internationalen Aufgabe geworden, die in Europa zu Recht als Hauptaufgabe dem Europarat zusteht. Hier haben wir auch das gerichtliche Instrument, um etwas zu ahnden, was man als Menschenrechtsverstoss bezeichnen darf.
Ich möchte Sie bitten, diese unnötige Kraftanstrengung im Be- reich der Legiferierung zu unterlassen. Wesentlicher ist der Kampf, pragmatisch überall für die Menschenrechte einzuste- hen. Wir haben das jetzt in der Debatte über den Jugoslawien- konflikt gezeigt: Es geht darum, durch Taten, konzentriert, ge-
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Postulat Pini
bündelt unseren Einfluss geltend zu machen. Wenn wir jetzt feststellen, wie es Herr Bundespräsident Felber besorgniser- regend gesagt hat, dass in Moskau, in der Republik Russland, Menschenrechte nicht mehr ganz selbstverständlich sind und man es wagt, eine der freiesten Zeitungen, die «Iswestija», wie- der zu knebeln, und wenn der verantwortliche Parlamentsprä- sident, der diese Zeitung überwachen liess, diese Woche hier in Bern erscheinen wollte, dann ist es unsere Aufgabe, zu mah- nen und zu kämpfen. Ich bin froh, dass Herr Chaspulatow heute nicht bei uns auf der Tribüne sitzt. Wir haben überall da- für einzustehen, dass die Menschenrechte eingehalten wer- den. Die Kraftanstrengung im Innern können wir uns ersparen, weil wir selbstverständlich für dieses Anliegen eintreten. Ich bitte Sie deshalb, der Kommissionsmehrheit zu folgen und auf das Anliegen von Frau Bäumlin nicht einzutreten, so wohl- gemeint es natürlich ist.
Präsident: Die CVP-Fraktion und die liberale Fraktion lassen mitteilen, dass sie für den Antrag der Mehrheit stimmen wer- den. Die grüne und die LdU/EVP-Fraktion werden für die Min- derheit stimmen.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit
64 Stimmen 40 Stimmen
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Interpellation de Dardel Internationales Zentrum für Umweltschutz Centre international se consacrant aux problèmes de l'environnement
Diskussion - Discussion Siehe Seite 652 hiervor - Voir page 652 ci-devant
M. de Dardel: Je suis partiellement satisfait.
Je dirai très brièvement que cette interpellation est effective- ment dépassée par les événements puisqu'elle porte sur les efforts du Conseil fédéral en vue d'un centre international insti- tuant le suivi de la Conférence de Rio à Genève. Comme cette affaire a échoué, maintenant les acteurs sont sortis de la scène, les rideaux sont fermés et les lumières sont malheureu- sement éteintes sur cette affaire. Par conséquent, je regrette de constater que cette interpellation est devenue sans objet.
M. Felber, président de la Confédération: Je répondrai aux préoccupations de M. de Dardel d'une manière très simple en disant que la maison de l'environnement, et son établissement à Genève naturellement, reste une préoccupation du Conseil fédéral. Les décisions du secrétaire général des Nations Unies ont été prises et ne nous sont pas favorables, nous le savons, mais nous avons encore à espérer le secrétariat de la Confé- rence de Rio, le secrétariat de la Conférence de Bâle sur le trai- tement des déchets, et le secrétariat des Conventions sur la di- versité biologique, dont l'emplacement n'a pas encore été dé- finitivement déterminé.
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Postulat Pini Rehabilitierung der schweizerischen Teilnehmer am Spanischen Bürgerkrieg
Postulato Pini Riabilitazione dei combattenti svizzeri nella Guerra civile spagnola Postulat Pini Réhabilitation des combattants suisses de la Guerre civile d'Espagne
Wortlaut des Postulates vom 20. Juni 1991
Unter Bezugnahme auf die bereits früher eingereichten parla- mentarischen Vorstösse zur Rehabilitierung der Schweizer, die 1936 im Spanischen Bürgerkrieg auf der Seite der demo- kratisch gebildeten republikanischen Regierung gekämpft ha- ben, lade ich den Bundesrat ein, diesen Mitbürgern, von de- nen einige bereits verstorben sind, im Jubiläumsjahr der Eid- genossenschaft offiziell die moralische und bürgerliche Würde zurückzugeben.
Testo del postulato del 20 giugno 1991
Facendo riferimento agli atti parlamentari precedentemente deposti in merito alla riabilitazione degli Svizzeri che hanno combattuto nella Guerra civile spagnola del 1936, a fianco del governo repubblicano, democraticamente costituito, invito il Consiglio federale, nell'anno commemorativo del 700° della Confederazione, a ridare ufficialmente la dignità morale e ci- vile a questi nostri connazionali, di cui una parte non è soprav- vissuta ai nostri giorni.
Texte du postulat du 20 juin 1991
Me référant aux interventions parlementaires précédemment déposées afin de demander la réhabilitation des Suisses ayant combattu dans la Guerre civile d'Espagne de 1936, aux côtés du gouvernement républicain démocratiquement cons- titué, j'invite le Conseil fédéral, en cette année commémorative du 700e anniversaire de la Confédération, à redonner officiel- lement leur dignité morale et civique à ces concitoyens, dont une partie vit encore.
Mitunterzeichner - Cofirmatari - Cosignataires: Keine - Nessuno - Aucun
Schriftliche Begründung - Motivazione scritta - Développement par écrit
Il Consiglio federale ha avuto ripetutamente modo di pronun- ciarsi in merito a questo problema, rispondendo, in partico- lare, al postulato del compianto collega ticinese Didier Wyler (14 dicembre 1978), alla domanda ordinaria dell'ex-collega ti- cinese Dario Robbiani (24 giugno 1982) e, infine, alla mozione del collega Günter del 7 giugno 1989.
A questi citati atti parlamentari, il Consiglio federale propose, di respingere la richiesta di riabilitazione. Motivi giuridici ed an- che politici sono alla base di questo negativo atteggiamento governativo.
Dal profilo giuridico, il Consiglio federale nella sua risposta alla mozione Günter, rileva che «una riabilitazione dei combattenti della guerra di Spagna, conformemente al diritto penale (art. 57s. del Codice penale militare e dell'art. 77s. del Codice penale) è già stata ottenuta attraverso la radiazione dell'iscri- zione del casellario giudiziario e attraverso la reintegrazione nell'esercizio dei diritti civici unitamente della capacità di assu- mere una funzione pubblica .... » Il problema, per il Consiglio federale si porrebbe se un'amnistia conformemente all'artico- lo 85 cifra 7 della Costituzione federale rispondesse alla richie- sta avanzata nel 1989 dalla mozione Günter.
Il postulante ritiene che il Consiglio federale potrebbe pro- porre, in via eccezionale e per la riabilitazione morale e civile
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Anno
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VI
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Consiglio
Consiglio nazionale
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Séance
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91.433
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Numero dell'oggetto
Datum
17.12.1992 - 15:00
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2714-2718
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