2729
Petitionen
Die Schweiz hat schon vor einiger Zeit die Sodaproduktion in der Sodafabrik Zurzach eingestellt und damit die einzige Salz- einleitung von mehr als 1 kg/s beseitigt. Diese Vorleistung (un- ter Verlust von Arbeitsplätzen) wird der Schweiz mit 12 Millio- nen französischen Franken, d. h. 3 Millionen Schweizerfran- ken angerechnet.
Gemäss Vertrag würde der Kostenanteil für die Schweiz 30 Millionen französische Franken (6 Prozent von 500 Millio- nen französischen Franken), d. h. rund 7,5 Millionen Schwei- zerfranken betragen. Nachdem 12 Millionen französische Franken, d. h. rund 3 Millionen Schweizerfranken angerech- net werden, verbleibt für die Schweiz also ein Kostenanteil von 18 Millionen französischen Franken, d. h. rund 4,5 Millionen Schweizerfranken.
Durch die Zahlung dieser Beiträge wird das Abkommen sei- tens der Schweiz voll erfüllt.
Mme Jeanprêtre présente au nom de la commission le rap- port écrit suivant:
Le 3 décembre 1976, la Suisse, l'Allemagne fédérale, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas ont signé une conven- tion relative à la protection du Rhin contre la pollution, fruit d'années de négociations. Cette convention prévoit une ré- ductiion de la charge en chlorures de 60 kg/s, l'objectif fixé de- vant être atteint en plusieurs étapes. Dans une première étape, visant une réduction de 20 kg/s, une quantité correspondante de sels résiduaires provenant des mines de potasse d'Alsace ne devait plus être déversée dans le Rhin, mais injectée dans le sous-sol de ladite région. L'injection n'a pu être effectuée en raison de la résistance opposée par la population alsacienne. Une solution de rechange a été trouvée, consistant dans la mise en terrils des sels résiduaires. De ce fait, la convention n'est entrée en vigueur qu'en 1985 et la phase de réduction de 20 kg/s est en cours depuis 1986.
La Suisse a payé sa part (6 pour cent), soit 3,419 millions de francs suisses, des fraix totaux qui s'élèvent à 132 millions de francs français pour cette première phase.
les mines de potasse françaises doivent moduler les déver- sements de sels en fonction du niveau d'eau, afin que la concentration de chlorures à la frontière germano-néerlan- daise ne dépasse pas 200 milligrammes par litre (mg/l);
il n'est donc plus nécessaire de retenir 60 kg/s de chlorures; - pour leur part, les Pays-Bas prendront des mesures visant à abaisser la charge en chlorures de l'IJsselmeer, qui sert à l'ali- mentation en eau potable, en évitant d'y déverser l'eau saline en provenance des polders qui devra être conduite directe- ment dans la mer du Nord.
Les coûts sont limités à 400 millions de francs français pour les mesures à prendre en France et à 32,37 millions de florins, soit 100 millions de francs français, pour celles appliquées aux Pay-Bas.
En Suisse, l'unique rejet de chlorures supérieur à 1 kg/s a été supprimé il y a quelque temps par l'arrêt de la production de soude à l'usine «Sodafabrik» de Zurzach. Cette prestation anti- cipée (qui a entraîné une perte d'emplois) est mise en compte au profit de la Suisse par une compensation d'un montant de 12 millions de francs français, soit 3 millions de nos francs. Selon la convention, la part de la Suisse aux coûts s'élèverait à 30 millions de francs français (6 pour cent de 500 millions de francs français), soit en chiffres ronds 7,5 millions de francs suisses. Étant donné que 12 millions de francs français, soit environ 3 millions de francs suisses, sont mis en compte au profit de la Suisse, la part de celle-ci se réduit à 4,5 millions de francs suisses en chiffres ronds.
Par le paiement de ces contributions, la Suisse remplit tous les engagements qui découlent pour elle de la présente conven- tion.
Antrag der Kommission
Die Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie bean- tragt einstimmig bei drei Enthaltungen, auf die Vorlage einzu- treten, das Zusatzprotokoll zu genehmigen und den Bundes- rat zu ermächtigen, es zu ratifizieren.
Proposition de la commission
La Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie a décidé à l'unanimité, avec trois abs- tentions, de proposer d'entrer en matière, d'approuver le pro- tocole additionnel et d'autoriser le Conseil fédéral à le ratifier.
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
Detailberatung - Discussion par articles
Titel und Ingress, Art. 1, 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes 136 Stimmen (Einstimmigkeit)
An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
Petitionen - Pétitions
Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN
92.2010
Petition der Schweizer Liga gegen Vivisektion und für die Rechte des Tieres Gegen unnötige Tierversuche Pétition de la Ligue suisse contre la vivisection et pour les droits de l'animal Contre les expériences inutiles sur les animaux
Herr Etique unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Pétitions
2730
N
18 décembre 1992
Tierversuche (Pyrogentests, Toxizitätstests) abgebrochen und künftige Tierversuche in diesen Laboratorien verboten werden». Ferner soll «das Eidgenössische Veterinäramt ange- wiesen werden, sämtliche Tierversuchsbewilligungen, die durch das Veterinäramt des Kantons Bern erteilt werden, streng zu überwachen.»
Zu den in der Petition an den Nationalrat beanstandeten Tierversuchen im Zentrallabor des Schweizerischen Roten Kreuzes in Bern wurde von der gleichen Organisation auch eine Petition an den Bundesrat gerichtet, in der zusätzlich noch ein weiterer Tierversuch beanstandet wurde.
Im Zentrallaboratorium Blutspendedienst der Rotkreuzstif- tung (ZLB) werden stabile Blutprodukte aus menschlichem Plasma hergestellt. Die Hersteller sind behördlich verpflichtet, jeden Produktionsansatz auf Unschädlichkeit und Wirksam- keit zu testen. Für die Herstellung von Blutprodukten sind so- wohl der Pyrogen- wie der Toxizitätstest von Amtes wegen vor- geschrieben.
Die Kommission hat eine schriftliche Stellungnahme des Schweizerischen Roten Kreuzes eingeholt. Zudem lag ihr die Antwort von Bundesrat Delamuraz zu der an den Bundesrat gerichteten Petition vor.
Die WBK nimmt zur Kenntnis, dass die von den Petenten bean- standeten Versuche von der Pharmakopöe verlangt und zu- dem von den Experten als nicht sehr belastend beurteilt wer- den. Zwar kann der Pyrogentest zur Prüfung der fiebererzeu- genden Wirkung von Stoffen bereits für eine Reihe von Stoffen durch Methoden ohne Verwendung von Wirbeltieren ersetzt werden, doch sind solche Methoden derzeit noch nicht in allen Fällen verfügbar. (In einer Toxizitätsrichtlinie vom 23. Oktober 1991 hat das Bundesamt für Veterinärwesen den Ersatz des Pyrogentests geregelt.)
Im Zentrallaboratorium der Rotkreuzstiftung (ZLB) hat die Zahl der Tierversuche in den letzten zehn Jahren um rund 25 Pro- zent abgenommen. Die Einhaltung der Vorschriften wird jähr- lich durch unangemeldete Inspektionen der kantonalen Aufsichtskommission für wissenschaftliche Tierversuche kon- trolliert.
Wie der Bundesrat hält auch die Kommission ein vollständiges Verbot der beanstandeten Tierversuche nicht für angezeigt. Es wird jedoch darauf verwiesen, dass gemäss dem neuen Arti- kel 19b des Tierschutzgesetzes der Bund verpflichtet ist, sich in internationalen Organisationen dafür einzusetzen, dass al- ternative Prüfmethoden vermehrt anerkannt werden. Im Fall des Albumin-Testes, bei dem aus wissenschaftlicher Sicht auf den Toxizitätstest im Tierversuch verzichtet werden könnte - das zuständige Europaratsgremium hat Anfang 1991 eine ent- sprechende Empfehlung erlassen -, wird von unsern Behör- den ein Einwirken erwartet, damit die entsprechenden Vor- schriften europaweit rasch geändert werden.
M. Etique présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Le 22 octobre 1991, la Ligue suisse contre la vivisection et pour les droits de l'animal a déposé une pétition munie de 7320 signatures. Celle-ci exige que les expériences sur les ani- maux en cours à l'Institut de la Croix-Rouge suisse à Berne soient suspendues (tests pyrogènes et tests de toxicité) et que désormais tous tests dans ces laboratoires soient interdits. De plus, la pétition demande «à l'Office vétérinaire fédéral .... de contrôler rigoureusement les autorisations délivrées .... par l'Office vétérinaire cantonal bernois.»
La même organisation a soumis aussi une pétition au Conseil fédéral dans laquelle, outre les expériences sur ani- maux faites au Laboratoire central de la Croix-Rouge suisse à Berne, une autre expérience encore est critiquée.
Au Laboratoire central du service de transfusion de la Fon- dation de la Croix-Rouge, on fabrique des produits sanguins stables du plasma humain. Les autorités imposent à tous les fabricants de vérifier que chaque produit (charge) est inoffen- sive et active. Le test pyrogène, comme le test de toxicité, sont exigés d'office pour la production de produits sanguins.
La commission a demandé un avis écrit de la Croix-rouge suisse. Elle disposait en outre de la réponse que M. Delamuraz a donnée à la pétition adressée au Conseil fédéral.
La commission constate que les expériences dénoncées par les pétitionnaires sont requises par la pharmacopée et que les experts considèrent qu'elles ne sont pas trop graves. Il est vrai que le test pyrogène qui sert à étudier dans quelle mesure des substances induisent un état fébrile peut actuellement déjà être remplacé pour bon nombre de substances par des mé- thodes qui n'utilisent pas de vertébrés, mais dans certains cas de telles méthodes n'existent pas encore. (L'Office vétérinaire fédéral a réglementé la possibilité de remplacer le test pyro- gène par un autre dans des directives du 23 octobre 1991 concernant la toxicité.)
Au Laboratoire central de la Fondation de la Croix-Rouge, le nombre des expériences sur les animaux a diminué d'environ 25 pour cent au cours des dix dernières années. L'application des prescriptions est annuellement contrôlée par des inspec- tions effectuées à l'improviste auxquelles procèdent les com- missions cantonales exerçant la surveillance sur les expérien- ces scientifiques sur les animaux.
A l'instar du Conseil fédéral, la commission est d'avis qu'une interdiction totale des expériences contestées faites sur les animaux n'est pas opportune. Elle relève cependant que la Confédération est tenue, aux termes du nouvel article 19b de la loi précitée, d'encourager sur le plan international la re- connaissance de tests pouvant remplacer les expériences sur animaux. Dans le cas du test de l'albumine, pour lequel il serait possible, du point de vue scientifique, de renoncer au test de toxicité fait sur les animaux - l'organe du Conseil de l'Europe compétent en la matière a adopté une recommandation en ce sens au début de 1991 - on attend que nos autorités fassent les démarches nécessaires pour que les prescriptions y affé- rentes soient rapidement modifiées dans toute l'Europe.
Antrag der Kommission
Mit 12 zu 0 Stimmen bei 8 Enthaltungen beantragt die Kom- mission, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ihr aber keine Folge zu geben.
Antrag Weder Hansjürg Ueberweisung an den Bundesrat zur Kenntnisnahme Schriftliche Begründung
Die Ueberprüfung flüssiger Produkte auf bakterielle Verunrei- nigungen wird im sogenannten Pyrogentest vorgenommen, indem man sie drei Kaninchen in den Blutkreislauf infundiert. Gelegentlich werden auch Mäuse oder Meerschweinchen ver- wendet. Danach erfolgt eine genaue Kontrolle der Körpertem- peratur dieser Tiere, ob eine signifikante Erhöhung eintritt. Dies wäre ein Zeichen für das Vorhandensein dieser bakteriel- len Toxine.
2731
Petitionen
Dieser Test ist deshalb sehr unsicher, weil er alleine von der Reaktionsfähigkeit des Kaninchens auf diese Verunreinigung abhängt, und häufig reagiert deshalb auch nur ein Teil der ver- wendeten Tiere in der Form einer Temperaturerhöhung. Des- halb wird zur Wiederholung des Versuchs mit grösseren Tier- zahlen dann geraten, wenn nur 30 Prozent oder weniger auf die Einspritzung hin Reaktionen erkennen liessen. Diese Emp- fehlung wird vorsorglich gegeben, obwohl bekannt ist, dass der reagierende Prozentsatz auch bei einer grösseren Ver- suchstierzahl gleich bleiben kann und deshalb auch keine grössere Sicherheit zu erhalten ist.
Das Problem und die Unsicherheit dieses Testes ist, dass er alleine von der Reaktionsfähigkeit der Tiere abhängt und beim Negativergebnis keine sichere Aussage darüber erlaubt, dass tatsächlich keine bakterielle toxische Verunreinigung vorliegt. Dies kann dann immer nur am Menschen erkannt werden, und es ist jedem Arzt bekannt, dass auf Transfusionen, Infusionen und Plasmainfusionen fast immer in wechselnder Stärke Tem- peraturen, Uebelkeit und andere Unverträglichkeitsreaktionen als Beleg einer vorliegenden Verunreinigung auftreten.
Es gibt schon seit fast zehn Jahren mehrere Ersatzmethoden ohne Benutzung eines Tieres, wobei die tierspezifischen Re- aktionsunsicherheiten ausgeschaltet werden. Alle grossen Firmen als Hersteller dieser angesprochenen Produkte ver- wenden routinemässig nicht mehr den Pyrogentest am Kanin- chen zur Chargenüberprüfung.
Daher sollten diese Tests auch in den Laboratorien des Roten Kreuzes in Bern nicht mehr gestattet sein - wie das übrigens das Tierschutzgesetz ausdrücklich verlangt.
Proposition de la commission
A la majorité de 12 voix et sans opposition, avec 8 abstentions, la commission propose de prendre acte de la pétition, mais de ne pas lui donner de suite.
Proposition Weder Hansjürg Transmettre au Conseil fédéral pour prendre connaissance
Weder Hansjürg: Beim Kürzen der Begründung ist mir leider ein Fehler unterlaufen; ich bitte um Nachsicht. Der erste Satz sollte wie folgt lauten: «Die Ueberprüfung stabiler Blutpro- dukte aus menschlichem Plasma auf bakterielle Verunreini- gung wird im sogenannten Pyrogentest vorgenommen, .... » Die beiden Wörter «flüssiger Produkte» sind zu ersetzen durch «stabiler Blutprodukte aus menschlichem Plasma».
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission Für den Antrag Weder Hansjürg
85 Stimmen 38 Stimmen
92.2015
Petition Walaulta Reto Datenschutzregelung bei Telefon-Taxauszügen Pétition Walaulta Reto Protection des données et extrait de taxes téléphoniques
Herr Wanner unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Am 26. Mai 1992 reichte Reto Walaulta eine Petition ein, die fol- genden Wortlaut hat:
«Als Natel-C-Abonnent war ich froh um einen vollständigen Auszug über meine geführten Telefongespräche. Nachdem die gesetzliche Grundlage unverhältnismässig stark geändert hat, ersuche ich Sie, eine Korrektur vorzunehmen. Sinnge- mäss soll der vollständige Taxauszug weiterhin möglich sein, wenn ein Anschluss ausschliesslich durch einen Abonnenten
allein benutzt wird .... Den PTT selbst ist es offenbar verwehrt, in solchen Fällen - wenn unterschriftlich eine Alleinbenutzung bestätigt wird - einen vollständigen Auszug zu erstellen.
Seit Abonnementsbeginn 1989 hatte ich den Taxauszug mit- abonniert. Wieso ist der Besitzstand im vorliegenden Fall nicht gewahrt? Man hätte doch für bisherige Abonnenten die voll- ständige Ausführung weiterhin zulassen dürfen. Datenschutz hin oder her, wo kommen wir denn hin, wenn man einfach will- kürlich Rechte von Staatsbürgern schmälert? Antrag an National- und Ständerat:
Abänderung der entsprechenden Grundlagen im obgenann- ten Sinne, damit es den PTT wieder möglich ist, anständige, d. h. vollständige Telefon-Taxauszüge zu erstellen.
Meine persönliche Meinung zu diesem Problem ist übrigens, dass hier ganz gewaltig übertrieben wird. Wenn einer ein Ge- spräch führen will, das niemand nachträglich eruieren kann, soll er aus einer öffentlichen Sprechstelle ohne Repetitions- taste telefonieren!»
Die neuen Bestimmungen über das Telefongeheimnis und be- treffend Herausgabe von Informationen an Telefonabonnen- ten im neuen Fernmeldegesetz vom 21. Juni 1991, das am 1. Mai 1992 in Kraft getreten ist, wurden in verschiedenen Zu- schriften an die Generaldirektion PTT und an die Ratspräsi- denten kritisiert.
Bei der Ausarbeitung des in der Petition kritisierten Artikels 17 im neuen Fernmeldegesetz musste der Gesetzgeber zwei An- liegen berücksichtigen: Einerseits die Verantwortung des Abonnenten für die Verwendung seines Anschlusses und and- rerseits das Fernmeldegeheimnis, auf welches ein Benützer eines Anschlusses aufgrund des Schutzes der Persönlich- keitsrechte, wie sie in Artikel 28 des Zivilgesetzbuches veran- kert sind, Anspruch hat.
Das alte Telegrafen- und Telefonverkehrsgesetz vom 14. Okto- ber 1922 enthielt keine Vorschriften betreffend Herausgabe von Informationen an Abonnenten. Hingegen war in Artikel 10 der Verordnung vom 17. August 1983 zum erwähnten Gesetz festgelegt, dass der Abonnent eines Anschlusses das Recht hat, von den PTT Angaben über Rufnummern, Namen und Adressen der angewählten Personen zu verlangen.
In einem Gutachten vom 24. August 1988 zur Frage des Da- tenschutzes im Telekommunikationsbereich kam das Bun- desamt für Justiz zum Schlusse, dass unter dem Aspekt des Datenschutzes die Herausgabe der erwähnten Angaben durch die PTT fragwürdig sei.
Bei der Ausarbeitung des neuen Fernmeldegesetzes kam der Gesetzgeber zur Auffassung, dass eine Gesetzesgrundlage für das Herausgeben dieser Angaben geschaffen werden müsse, die den Anliegen des Datenschutzes Rechnung trägt. Das neue Fernmeldegesetz sieht vor, dass der Abonnent von den PTT eine genaue Aufstellung folgender Angaben betref- fend seinen Anschluss verlangen kann:
Zeitpunkt der Auftragserteilung (insbesondere Anwählen ei- ner Telefonverbindung),
die Art der Dienstleistung,
das Entgelt für die Dienstleistung,
die Ortszentrale mit denen die angewählten Anschlüsse ver- bunden sind.
Mit diesen Bestimmungen können auch die Interessen des Benützers geschützt werden.
Es darf in diesem Zusammenhang darauf hingewiesen wer- den, dass Unterschriften für ein Referendum gegen das Fern- meldegesetz vom 21. Juni 1991 gesammelt wurden, dass aber das Referendum nicht zustandekam.
M. Wanner présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Le 26 mai 1992, M. Reto Walaulta a transmi une pétition formu- lée comme il suit:
«En tant qu'abonné au réseau Natel-C, j'appréciais de pouvoir disposer d'un extrait complet des taxes de mes conversations téléphoniques. Après que la base légale ait été démesurément modifiée, je vous prie d'entreprendre une correction. Il devrait
N 18 décembre 1992
2732
Pétitions
être possible, par analogie, de disposer d'un extrait complet des taxes lorsqu'un raccordement est utilisé exclusivement par un seul abonné .... Il semble qu'il soit interdit aux PTT, dans de tels cas, de fournir un extrait des taxes complet, même en présence d'une attestation écrite de l'utilisation exclusive. Depuis que je suis abonné, soit en 1989, j'ai demandé qu'on me fournisse l'extrait des taxes. Pourquoi dans ce cas la régle- mentation actuelle n'est-elle pas maintenue? On aurait pu continuer de fournir l'extrait complet aux anciens abonnés. Dispositions sur la protection des données ou pas, où allons- nous si les droits des citoyens sont limités de manière arbi- traire?
Proposition au Conseil national et au Conseil des Etats: modi- fication de la disposition concernée afin que les PTT puissent à nouveau communiquer des extraits de taxes convenables, c'est-à-dire complets.
D'ailleurs, mon opinion personnelle sur ce problème est que dans ce cas, on a énormément exagéré. Lorsque quelqu'un veut avoir une conversation téléphonique que personne ne puisse reconstituer par la suite, il est alors contraint d'utiliser une cabine publique sans touche de répétition!»
Les nouvelles dispositions sur le secret des télécommunica- tions et la communication d'informations aux abonnés, de la nouvelle loi sur les télécommunications du 21 juin 1991, en- trée en vigueur le 1er mai 1992, a fait l'objet de plusieurs criti- ques écrites adressées à la Direction générale des PTT ainsi qu'aux présidents des Chambres.
Lors de l'élaboration de l'article 17 de la loi, mis en cause dans la pétition, le législateur s'est efforcé de concilier deux princi- pes juridiques en apparence opposés. Il s'agit, d'une part, de la responsabilité de l'abonné quant à l'utilisation de son rac- cordement et, d'autre part, du secret de télécommunication auquel à droit l'utilisateur d'un raccordement, en vertu de la protection privée des droits de la personnalité telle que prévue par l'article 28 du Code civil suisse.
L'ancienne loi du 14 octobre 1922, réglant la correspondance télégraphique et téléphonique ne contenait aucune disposi- tion concernant la communication d'informations aux abon- nés. Par contre, l'article 10 de l'ordonnance du 17 août 1983, sur l'application de la loi susmentionnée prévoyait expressé- ment que l'abonné à un raccordement téléphonique avait le droit d'exiger des PTT le numéro appelé, les nom et adresse de la personne appelée.
Dans une expertise du 24 août 1988 sur la question de la pro- tection des données dans le domaine des télécommunica- tions, l'Office fédéral de la justice est arrivé à la conclusion que, considérée sous l'aspect de la protection des données, la communication des indications citées était problématique.
Lors de l'élaboration de la nouvelle loi sur les télécommunica- tions, le législateur est arrivé à la conclusion qu'une base lé- gale devait être élaborée pour fournir ces indications, laquelle devra tenir compte de la protection des données. La nouvelle loi prévoit que l'abonné qui souhaite avoir un contrôle précis de son raccordement peut obtenir les indications suivantes des PTT:
l'heure à laquelle l'ordre a été donné (en particulier la sélec- tion d'une communication téléphonique),
la nature de la prestation,
la rémunération de la prestation,
les centraux locaux auxquels sont reliés les raccordements appelés.
Grâce à ces dispositions, les intérêts de l'utilisateur peuvent également être protégés.
Il faut également signaler que des signatures pour un référen- dum contre la nouvelle loi sur les télécommunications du 21 juin 1991 ont été récoltées, mais que le référendum n'a pas abouti.
Anträge der Kommission Mehrheit
Von der Petition Kenntnis nehmen, ihr aber keine Folge geben Minderheit (Giger, Bürgi, Fischer-Seengen, Poncet, Stalder) Der Petition Folge geben
Propositions de la commission Majorité Prendre acte de la pétition sans y donner suite Minderheit (Giger, Bürgi, Fischer-Seengen, Poncet, Stalder) Donner suite à la pétition
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit
42 Stimmen
36 Stimmen
92.2022
Petition Hammer Fritz Gehälter und Reisetätigkeit von Politikern und Politikerinnen Pétition Hammer Fritz Rémunération et voyages des politiciens
Herr Bonny unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Mit Brief vom April 1992 reichte Herr Fritz Hammer, wohnhaft in Uster, eine Petition an den Präsidenten des Nationalrates ein. Er stellt das Begehren, dass für die Gehälter von Politikern und Politikerinnen aller Stufen sowie der Diplomaten und Chefbe- amten angesichts der zunehmenden Arbeitslosigkeit eine Re- duktion von 10 bis 20 Prozent vorgeschrieben werden sollte. Zudem regt er eine Kürzung der Ruhegehälter der Mitglieder des Bundesrates um 50 Prozent an.
Ferner petitioniert Herr Hammer zur Reisetätigkeit. Es werde zu viel in der weiten Welt herumgereist, was den Steuerzahler jährlich viele Millionen Franken koste.
Entsprechend Artikel 45 des Geschäftsreglementes des Na- tionalrates hat die Finanzkommission die vorliegende Petition in ihrer Sitzung vom 9./10. November 1992 behandelt. Sie hat festgestellt, dass sie für die Begehren des Petenten nur teil- weise zuständig ist. Die Gehälter der Politikerinnen und Politi- ker auf Kantons- und Gemeindeebene liegen nicht in ihrem Zuständigkeitsbereich. Bezüglich der Entschädigungen für die eidgenössischen Parlamentarier ist auf das Entschädi- gungsgesetz vom 18. März 1988 hinzuweisen. Das Volk hat am 27. September 1992 eine Revision dieses Gesetzes deut- lich abgelehnt, das höhere Entschädigungen gebracht hätte. In diesem Punkt ist der Petition durch den Volksentscheid weitgehend entsprochen worden.
Die Ruhegehälter der Bundesräte sind im Bundesbeschluss über Besoldung und berufliche Vorsorge der Magistratsperso- nen vom 6. Oktober 1989 festgesetzt. Die Besoldungen und Ruhegehälter stehen in angemessenen Relationen zu den Be- soldungen der Beamten. Die vom Petenten geforderte iso- lierte Halbierung der Ruhegehälter der Bundesräte widersprä- che dem Grundsatz der Gleichbehandlung. Eine finanzielle Diskriminierung der verdienten alt Bundesrätin und der ver- dienten alt Bundesräte ist abzulehnen.
Was die Besoldungen der Chefbeamten betrifft, steht eine Be- grenzung des Teuerungsausgleichs auf maximal 120 000 Franken zur Diskussion. Nach dem geltenden Bundesbe- schluss über den Teuerungsausgleich ist zwar eine solche Ab- stufung nicht zulässig. Sie fiele auch finanziell nicht ins Ge- wicht: Bei einem angenommenen Teuerungsausgleich von 3 Prozent könnten lediglich rund 2 Millionen Franken einge- spart werden. Der Bundesrat prüft, im Sinne eines einmaligen Sparopfers bei den Bediensteten der Besoldungsklassen ab 120 000 Franken beim Ortszuschlag 1993 einen einmaligen Abzug von bis zu 1000 Franken vorzunehmen. Mit dieser Massnahme könnten 1993 Einsparungen von maximal 5 Mil- lionen Franken erzielt werden.
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Petitionen
Die Reisetätigkeit in der Verwaltung wurde im Auftrag der Sub- kommission 4 durch die Eidgenössische Finanzkontrolle un- tersucht. Aufgrund dieser Erhebungen kann festgestellt wer- den, dass die bestehenden Regelungen durchaus genügen können, doch sollten die Führungskräfte bei der Bewilligung von Reisen noch vermehrt den Grundsatz der Wirtschaftlich- keit beachten. Die Vorgabe der Finanzkommission auf Kür- zung der Kredite Spesenentschädigungen sollte hier im Sinne des Petenten wirken.
M. Bonny présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
M. Fritz Hammer, domicilié à Uster/ZH, a, dans une lettre da- tée d'avril 1992, adressé une pétition au président du Conseil national dans laquelle il demande que, en raison de la montée du chômage, l'on réduise de 10 à 20 pour cent les indemnités des politiciens de tout niveau, de même que les traitements des diplomates et des hauts fonctionnaires. Il suggère en outre que l'on ampute de moitié les pensions des conseillers fédéraux.
Sa pétition porte aussi sur les voyages des fonctionnaires. Se- lon lui, ces derniers voyagent trop de par le monde, ce qui coûte chaque année des millions de francs aux contribuables. Conformément à l'article 45 du Règlement du Conseil natio- nal, la Commission des finances a examiné cette pétition lors de la séance qu'elle a tenue les 9 et 10 novembre 1992. Elle a jugé qu'elle n'est qu'en partie compétente pour examiner la- dite pétition, étant donné que la rémunération des politiciens communaux et cantonaux n'est pas de son ressort. En ce qui concerne les indemnités des parlementaires fédéraux, elle rappelle que le peuple a refusé à une large majorité le 27 septembre dernier la révision de la loi du 18 mars 1988 sur les indemnités parlementaires, révision qui prévoyait d'aug- menter ces indemnités. Sur ce point donc, le souverain a lar- gement répondu au souhait de l'auteur de la pétition.
Le montant de la pension des conseillers fédéraux est, quant à lui, fixé dans l'arrêté fédéral du 6 octobre 1989 concernant les traitements et la prévoyance professionnelle des magistrats. La rémunération et la pension qu'ils perçoivent ne sont pas disproportionnées par rapport aux rémunérations des fonc- tionnaires. Diminuer isolément de moitié les pensions des conseillers fédéraux, comme l'exige le pétitionnaire, violerait le principe de l'égalité de traitement. Aussi faut-il, pensons-nous, rejeter cette proposition qui, si elle était acceptée, discrimine- rait financièrement une femme et des hommes méritants qui ont été membres du Conseil fédéral.
Pour ce qui est des hauts fonctionnaires, il est question de ne leur accorder la compensation du renchérissement que jusqu'à concurrence de 120 000 francs. Or, l'actuel arrêté fé- deral sur la compensation du renchérissement interdit cette pratique, dont le résultat serait par ailleurs insignifiant, vu qu'il permettrait, en admettant que la compensation du renchéris- sement soit de l'ordre de 3 pour cent, d'économiser à peine 2 millions de francs. Le Conseil fédéral examine actuellement la possibilité de réduire de 1000 francs au plus, à titre de me- sure exceptionnelle, l'indemnité de résidence que toucheront en 1993 les fonctionnaires gagnant plus de 120 000 francs par an. Cela permettrait d'économiser un maximum de 5 millions de francs l'an prochain.
Le Contrôle fédéral des finances a, à la demande de la sous-commission 4, examiné les statistiques des voyages ef- fectués par les fonctionnaires de la Confédération. Il en res- sort que les dispositions en la matière sont amplement suffi- santes, mais qu'il conviendrait que les responsables qui ac- cordent les autorisations de voyage fassent preuve d'un plus grand souci d'économie. La réduction des crédits destinés à rembourser les frais de déplacement, que notre commission a proposée, devrait aller dans le sens souhaité par le pétition- naire.
Antrag der Kommission
Die Finanzkommission beantragt, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ihr jedoch keine Folge zu geben.
Proposition de la commission La Commission des finances propose de prendre acte de la pétition sans y donner suite.
Angenommen - Adopté
92.2026
Petition Zisyadis Joseph Amnestie für Volkszählungsverweigerer Pétition Zisyadis Joseph Amnistie pour les réfractaires au recensement fédéral 1990
Herr Engler unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht:
Mit Eingabe vom 30. September 1992 reichte Nationalrat Joseph Zisyadis ein Amnestiegesuch ein, mit welchem er die eidgenössischen Räte ersucht, «in Anbetracht des politischen Klimas, in dem die Volkszählung stattfand, und angesichts der Tatsache, dass die Verweigerer unterschiedlich behandelt wurden, eine Amnestie für die Verurteilten zu bewirken».
Die Kommission für Rechtsfragen befasste sich am 29. Ok- tober 1992 mit dieser Eingabe. Sie hält dazu folgendes fest: 2.1. Amnestie und Begnadigung sind in Artikel 85 Ziffer 7 der Bundesverfassung unter den Gegenständen aufgeführt, die in den Geschäftskreis der eidgenössischen Räte fallen. Ueber Begriff, Gegenstand, Voraussetzungen und Form der Amne- stie kennt das Bundesrecht keine besonderen Bestimmungen (vgl. hingegen zur Begnadigung Artikel 394-396 des Strafge- setzbuches StGB).
2.2. Wie die Begnadigung ist auch die Amnestie ein Akt der Staatshoheit, mit dem in den ordentlichen Gang der Rechts- pflege eingegriffen wird:
Begnadigung ist der gänzliche oder teilweise Verzicht des Staates auf den Vollzug einer rechtskräftig ausgesprochenen Strafe zugunsten einer Einzelperson. Sie erfordert eine indivi- duelle Prüfung des Verurteilten und wird in der Regel aus Gründen der Billigkeit, die in der betreffenden Person liegen, gewährt (vgl. Aubert II Nr. 1467; Fleiner/Giacometti 854f .; Burckhardt 680; BBI 1955 | 946).
Amnestie ist der Verzicht des Staates auf die Strafverfolgung oder den Strafvollzug gegenüber einer Mehrzahl von Perso- nen, die nicht individuell bestimmt sind, deren Widerhandlun- gen aber durch ein gemeinsames generelles Merkmal be- zeichnet werden. Der Verzicht erfolgt aus wichtigen Gründen des öffentlichen Interesses (vgl. Aubert Il Nr. 1467; Burck- hardt 680; Schultz AT | 256; Schwander 245f .; BBI 1955 | 946; VEB 16.31). Jede Amnestie ist notwendigerweise eine Teil- amnestie: Soll nicht die gesamte Strafrechtsordnung ausser Kraft gesetzt werden, muss eine Amnestie stets nach verschie- denen Kriterien abgegrenzt werden.
Die Wirkungen der Amnestie bestehen in einer Einschränkung der Kompetenzen, die den Strafbehörden normalerweise zu- kommen. Die Einschränkung geht mehr oder weniger weit, je nach dem Stadium, in dem sich die Strafverfahren befinden, und je nach dem Inhalt des Amnestiebeschlusses. Amnestie kann also bedeuten, dass auf die Einleitung von Strafverfah ren verzichtet wird, hängige Strafverfahren eingestellt oder be- reits ausgesprochene, noch nicht verbüsste Strafen erlassen werden. Das ausgesprochene Urteil als solches bleibt aber bestehen.
Die Amnestie ist nach übereinstimmender Meinung von Parla- ment und Bundesrat an keine besonderen Voraussetzungen geknüpft. So bedarf es keines Gesuchs der Beschuldigten oder Verurteilten. Besteht ein öffentliches Interesse an einer Amnestie, kann sie von Amtes wegen verfügt werden (BBI 1955 | 947). Die Amnestie braucht sich nicht auf die Ge-
Pétitions
2734
N
18 décembre 1992
suchsteller zu beschränken. Sie muss vielmehr auch die ande- ren Personen erfassen, deren Widerhandlungen das massge- bende Merkmal aufweisen und deren Strafbefreiung im öffent- lichen Interesse steht
2.3. Der Entscheid, ob einem Amnestiebegehren Folge zu geben sei, ist in erster Linie nach politischen Erwägungen zu treffen.
Die Amnestie wird im Interesse des Staates gewährt, nicht oder jedenfalls nicht vorwiegend aus Rücksicht auf die betrof- fenen Personen. Die Umstände der einzelnen Tat, die Person des Straffälligen und die Härte, mit welcher ihn die Strafe trifft, d. h. alle für die Begnadigung ausschlaggebenden Faktoren, haben gegenüber allgemeinen staatspolitischen Erwägungen zurückzutreten.
2.4. Die eidgenössischen Räte machten in ihrer bisherigen Praxis die Gewährung der Amnestie von der Voraussetzung abhängig, dass ein öffentliches Interesse am Verzicht auf die Ahndung der Widerhandlung besteht, dem ein ganz besonde- rer Wert zukommt. Nur wenn dieses öffentliche Interesse hö- her gewertet wird als jenes an der Verhängung und Voll- streckung der gesetzlichen Sanktionen, d. h. als das Interesse an Rechtssicherheit und Rechtsgleichheit, betrachtet das Par- lament die Amnestie als gerechtfertigt. Als vornehmlich geeig- net für die Amnestie bezeichnete der Bundesrat in seinem Be- richt vom 20. Januar 1939 über die Amnestiegesuche zugun- sten der Teilnehmer am spanischen Bürgerkrieg «vor allem in- nere Unruhen, nach deren Beilegung die öffentliche Meinung im Interesse des Friedens und der Versöhnung der Parteien den Verzicht auf die Ahndung der begangenen strafbaren Handlungen begrüsst und wünscht» (BBI 1939 | 124).
Zuständig für den Erlass von Amnestiebeschlüssen ist die Bundesversammlung in allen Fällen, in denen ein Delikt dem eidgenössischen Recht untersteht (vgl. BBI 1939 | 120 und dort zitierte Literatur; Aubert II Nr. 1467; Schultz AT 234).
2.5. Die Entscheidung des Gesetzgebers darüber, ob eine Strafe vollzogen oder erlassen wird, muss sachgerecht und rechtsgleich sein.
Sinn der Amnestie kann es nämlich keineswegs sein, eine Kor- rektur an Gesetzen bzw. an der Gerichtspraxis zu sein. Amne- stie ist ein Ventil des Rechts, d. h., das Recht wird dort ausser Kraft gesetzt, wo durch gesellschaftlichen Druck der Vollzug der Strafe als derart stossend erachtet wird, dass der Sinn der Strafe ins Gegenteil gekehrt würde. Eine Amnestie kann dann gewährt werden, wenn die zuständige Behörde der Ueberzeu- gung ist, dass die Strafvollstreckung von der öffentlichen Mei- nung als unerträglich empfunden wird, wenn sie sogar Erbitte- rung und politische Leidenschaften provozieren würde.
M. Engler présente au nom de la commission le rapport écrit suivant:
Dans une requête du 30 septembre 1992, M. Joseph Zisya- dis, conseiller national, a déposé une demande d'amnistie, en priant les Chambres fédérales, «au vu du contexte politique évident entourant le recensement 1990, et au vu de la diversité de traitement infligé aux réfractaires, à autoriser une amnistie des condamnations».
Le 29 octobre 1992, la Commission des affaires juridiques a examiné cette requête. Elle se prononce comme suit:
2.1. L'amnistie et la grâce relèvent de la compétence des Chambres fédérales, selon l'article 85 chiffre 7 de la Constitu- tion fédérale. Pour le reste, le droit fédéral n'a pas de disposi- tion précisant la notion, l'objet, les conditions, les effets et la forme de l'amnistie (s'agissant de la grâce, voir les articles 394 à 396 du Code pénal).
2.2. Comme la grâce, l'amnistie relève de la souveraineté de l'Etat. Toutes deux constituent une intervention dans le cours ordinaire de l'administration de la justice. La grâce est un acte par lequel l'Etat renonce partiellement ou totalement à l'exécu- tion d'une peine exécutive et frappant une seule personne. Elle nécessite un examen approfondi du cas du condamné. En règle générale, elle est prononcée pour des raisons
d'équité liées à la personne concernée (voir Aubert II No 1467; Fleiner/Giacometti 854ss .; Burckhardt 680; FF 1955 | 942).
Pour l'amnistie, l'Etat renonce à poursuivre ou punir un certain nombre de personnes non déterminées individuellement, mais dont les délits présentent des caractères communs. Elle est prononcée pour des raisons importantes d'intérêt public (voir Aubert Il No 1467; Burckhardt 680; Schultz AT | 256; Schwander 245ss .; FF 1955 | 942; VEB 16.31).
Toute amnistie est par nature partielle. Si l'on ne veut pas abo- lir l'ensemble de l'ordre juridique, elle doit nécessairement être limitée en vertu de certains critères.
L'amnistie implique une limitation des compétences normale- ment attribuées aux autorités judiciaires. Cette limitation est plus ou moins poussée, selon le stade où se trouvent les pro- cédures pénales, et selon la teneur du décret d'amnistie. Se- lon le cas, une amnistie peut donc signifier la renonciation à l'ouverture d'une procédure pénale, la suspension des procé- dures en cours, ou la remise des peines déjà prononcées, mais non encore exécutées. Par contre, un jugement pro- noncé n'en est pas annulé pour autant
De l'avis commun du Conseil fédéral et de l'Assemblée fédé- rale, l'amnistie n'est soumise à aucune condition particulière. Ainsi, une requête de l'inculpé ou du condamné n'est pas né- cessaire. Si l'amnistie répond à un intérêt public, elle peut être décrétée d'office (FF 1955 | 943). Elle ne doit pas être limitée aux requérants. Au contraire, elle doit s'appliquer à tous les auteurs des délits répondant aux critères déterminants et dont l'acquittement répond à l'intérêt public.
2.3. La réponse à une demande d'amnistie dépend primor- dialement de considérations politiques. Elle est accordée dans l'intérêt de l'Etat et non pas, ou tout au moins pas es- sentiellement, en considération des personnes touchées. Les circonstances dans lesquelles les délits ont été commis, la personne des prévenus, la dureté de la peine - tous critè- res déterminants dans le cas d'une grâce - passent au se- cond plan par rapport aux considérations de politique géné- rale de l'Etat
2.4. Jusqu'ici, les Chambres fédérales ont subordonné l'am- nistie à l'existence d'un intérêt public important à la suspen- sion des poursuites engagées contre les auteurs d'infractions. Autrement dit, ce n'est que lorsque l'intérêt public lié à une suspension des poursuites est jugé plus important que celui attaché à l'exécution des peines - donc en fin de compte à la sûreté du droit et à l'égalité de traitement - que le Parlement a jugé l'amnistie justifiée.
Selon le Conseil fédéral, «l'amnistie est surtout indiquée en cas de troubles intérieurs, lorsque l'opinion publique, une fois le calme revenu, .... désire, dans l'intérêt de la paix et de la ré- conciliation des parties, que l'on renonce à réprimer les délits commis» (FF 1939 | 124, conclusion du rapport du Conseil fé- déral à l'Assemblée fédérale concernant les demandes d'am- nistie en faveur des participants à la guerre civile espagnole, du 20 janvier 1939).
C'est l'Assemblée fédérale qui est compétente pour la procla- mation des amnisties dans tous les cas où un délit tombe sous le coup du droit fédéral (voir FF 1939 | 120, ouvrages cités; Aubert II No 1467; Schultz AT 234).
2.5. La décision du législateur quant à l'exécution ou à la levée d'une peine doit répondre aux impératifs d'opportunité et d'équité. L'amnistie ne doit pas être un correctif des lois ou de la pratique des tribunaux. Elle équivaut à une suspension du droit, effectuée lorsque la société juge l'exécution d'une peine si choquante que celle-ci risque d'aller à fin contraire. Ainsi, l'autorité compétente peut déclarer une amnistie lorsqu'elle est persuadée que l'exécution de la peine serait jugée insup- portable par l'opinion publique, voir lorsqu'elle risque de pro- voquer du ressentiment ou de déchaîner les passions politi- ques.
Antrag der Kommission
Die Kommission für Rechtsfragen beantragt, dem Amnestie- begehren keine Folge zu geben.
2735
Motion Fankhauser
Proposition de la commission La Commission des affaires juridiques propose de ne pas don- ner suite à la demande d'amnistie.
Angenommen - Adopté
92.3336
Motion Fankhauser Einhaltung der Menschenrechte in der Türkei. Gute Dienste der Schweiz Respect des droits de l'homme en Turquie. Bons offices de la Suisse
Wortlaut der Motion vom 1. September 1992 Der Bundesrat wird gebeten,
den Einsatz von Beobachtern und Beobachterinnen zur Wahrung der Menschenrechte in der Türkei zu veranlassen; und
seine Guten Dienste zugunsten der Aufnahme von Verhand- lungen zwischen den Konfliktparteien für einen Waffenstill- stand anzubieten.
Texte de la motion du 1er septembre 1992 Le Conseil fédéral est prié
d'envoyer des observateurs en Turquie dans le but de contri- buer au respect des droits de l'homme dans ce pays;
d'offrir ses bons offices afin que des négociations puissent avoir lieu entre les parties en conflit et qu'un cessez-le-feu soit décrété.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Aguet, Bäumlin, Béguelin, Bircher Silvio, Blatter, Bodenmann, Brügger Cyrill, Brunner Christiane, Bundi, Caccia, Carobbio, Couchepin, Danuser, Darbellay, de Dardel, Diener, Dünki, Duvoisin, von Felten, Goll, Grendelmeier, Gross Andreas, Guinand, Haering Binder, Herczog, Hollenstein, Hubacher, Jeanprêtre, Jöri, Leuba, Mauch Ursula, Meier Hans, Meyer Theo, Perey, Rechsteiner, Ruffy, Rychen, Schmid Peter, Seiler Rolf, Sieber, Steiger, Thür, Tschopp, Wanner, Weder Hansjürg, Zisyadis, Zwygart (47)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
Aus verschiedenen Alarmmeldungen der kurdischtürkischen Menschenrechtsvereine wie auch aus Zeitungsmeldungen ist ersichtlich, dass die bürgerkriegsähnliche Situation in der Tür- kei eskaliert. Ich selber konnte anlässlich einer Privatreise in der Osttürkei in der Zeit vom 5. bis 11. August 1992 Kenntnis nehmen von mehr als hundert «mysteriösen» Morden, von Exekutionen von kritischen Journalisten auf offener Strasse und vom Vertreiben ganzer Dorfbevölkerungen.
Zur Durchsetzung der Menschenrechte scheint eine Hilfe von aussen unerlässlich. Der Einsatz von Beobachtern und Beob- achterinnen, wie in Helsinki im März 1992 im Rahmen des KSZE-Folgetreffens bereits durch die Schweiz angeregt, ist eine der friedlichen Massnahmen, die zur Entspannung der Krisensituation beitragen kann.
Die Eskalation des Konfliktes nimmt ein sehr bedrohliches Ausmass an. Die Angst vor Repression und der Krieg treiben unzählige Leute in die Flucht. Die Schweiz wäre gut beraten, sich für die Lösung des Konfliktes einzusetzen, bevor sie eine grössere Zahl von Schutzsuchenden aufnehmen muss.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 28. Oktober 1992 Rapport écrit du Conseil fédéral du 28 octobre 1992
Einsatz von Beobachtern zur Wahrung der Menschenrechte: Anlässlich des KSZE-Folgetreffens in Helsinki vom 30. März 1992 gab die Leiterin der schweizerischen Delegation, Frau Botschafterin Marianne von Grünigen folgende Erklärung ab: «Wir sind zutiefst beunruhigt über die jüngsten Ereignisse im Südosten der Türkei und verurteilen sowohl das Vorgehen der Sicherheitskräfte gegen unbewaffnete Zivilisten als auch die von der Kurdischen Arbeiterpartei PKK verübten Terroran- schläge gegen unbeteiligte Dritte. .... Die KSZE muss auch in dieser Region die weitere Entwicklung sorgfältig verfolgen. Sollte sich die Lage im Südosten der Türkei nicht verbessern, schlagen wir die Prüfung der Möglichkeit vor, eine KSZE- Berichterstattermission dorthin zu entsenden.»
Dieser Vorschlag wurde aber von der grossen Mehrheit der übrigen Teilnehmerstaaten nicht unterstützt.
Es sei in diesem Zusammenhang darauf hingewiesen, dass Beobachtermissionen in dem von der Schweiz im Rahmen der KSZE vorgeschlagenen Sinne in aller Regel nur in einem multi- lateralen Kontext durchgeführt werden, d. h., dass deren Zu- sammensetzung international ist und diese durch eine interna- tionale Organisation wie zum Beispiel die Uno oder die KSZE veranlasst werden. Eine von der Schweiz ausgehende und ausschliesslich aus Schweizern zusammengesetzte Mission hätte ohne Zweifel auch weniger Chancen, akzeptiert zu wer- den als die nicht unterstützte multilaterale KSZE-Mission.
Die Schweiz hat in den letzten Jahren regelmässig und auf ho- her und höchster Ebene zur Menschenrechtssituation in der Türkei Stellung genommen und die türkischen Behörden wie- derholt eindringlich dazu aufgefordert, die Menschenrechte besser zu respektieren.
So hat beispielsweise Bundespräsident Arnold Koller anläss- lich seines Treffens mit dem türkischen Präsidenten Oezal im Juni 1990 in Ankara mitgeteilt, dass der Bundesrat die Ver- schlechterung der Situation in den kurdischen Provinzen, die Ausdehnung des Ausnahmezustandes in der Region sowie den Entscheid der türkischen Behörden, gewisse Bestimmun- gen der Europäischen Menschenrechtskonvention vorläufig ausser Kraft zu setzen, mit Besorgnis zur Kenntnis genommen hat.
Anlässlich des Ministertreffens der OECD im Mai 1990 in Paris hat weiter Bundesrat René Felber seinem türkischen Kollegen gegenüber die Besorgnis des Bundesrates über die Men- schenrechtslage in der Türkei zum Ausdruck gebracht. Der Bundesrat hat überdies in seiner Antwort auf das Postulat «Asylgesetz und Entwicklungszusammenarbeit» der zuständi- gen nationalrätlichen Kommission vom 11. Juni 1990 eine Er- klärung in diesem Sinne abgegeben, ebenso in der Antwort auf die Motion «Asylgesetz - Lage in der Türkei und in Kurdi- stan» der Kommissionsminderheit. Er hielt dabei auch fest, dass das EDA seinen Einsatz zugunsten der Menschenrechte in der Türkei intensivieren und die Direktion für Entwicklungs- zusammenarbeit und humanitäre Hilfe (DEH) überprüfen werde, ob das Entwicklungsprogramm im Osten der Türkei nicht erweitert werden könnte. In der Zwischenzeit sind diese Programme tatsächlich wesentlich verstärkt worden, und zwar vor allem auf dem Gebiet des Forstwesens und der Aus- bildung.
In der Folge des erwähnten Gesprächs vom Mai 1990 bot der offizielle Arbeitsbesuch von Bundesrat René Felber vom 5. und 6. April 1991 in Ankara eine weitere Gelegenheit, nach- drücklich auf die Menschenrechtssituation und die schwierige Lage der Kurden in der Türkei hinzuweisen.
Die interne Lage in der Türkei, insbesondere die Menschen- rechtssituation, war auch Gegenstand der Gespräche, die Staatssekretär Jakob Kellenberger am 9. September 1992 in Ankara mit Aussenminister Hikmet Cetin und Staatssekretär Ozdem Sanberk geführt hatte. J. Kellenberger erinnerte in die- sem Zusammenhang daran, dass die Schweiz und die Türkei durch ihre Mitgliedschaft im Europarat und der KSZE der glei- chen Wertegemeinschaft angehören. Dies legitimiere beson- ders das schweizerische Interesse an der Menschenrechtssi-
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Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Petitionen
Pétitions
In
Dans
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
In
Jahr
1992
Année
Anno
Band
VI
Volume
Volume
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Wintersession
Session
Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
15
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
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Numero dell'oggetto
Datum
18.12.1992 - 08:00
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