1127
Landwirtschaft und Umwelt Persönliche Vorstosse
Ich will nicht bestreiten, dass auch in der landwirtschaftlichen Forschung Einsparungen gemacht werden müssen. Dies soll jedoch in Bereichen geschehen, wo Doppelspurigkeiten vor- kommen oder wo die Forschungstätigkeit in der Schweiz oder in Europa schon durch andere Institutionen abgedeckt wird, nicht aber auf Kosten einer Institution, die europaweit führend ist und die sich stark um die Vermittlung ihrer Forschungser- gebnisse an die Oeffentlichkeit bemüht.
Der Unterzeichner ersucht den Bundesrat, die Forschungstä- tigkeit und die Strukturen der Forschungsanstalt Liebefeld zu sichern und damit eine Institution zu erhalten, die für die Schweiz und für Europa von erstrangiger Wichtigkeit ist
Texte du postulat du 9 octobre 1992
Comme toutes les stations de recherches, Liebefeld accomplit un travail scientifique. Ce caractère est particulièrement ac- cusé à Liebefeld.
Dans l'interdisciplinarité et la polyvalence qu'elle illustre au plus haut point pour l'écologie agraire, cette station développe des disciplines tournées vers l'avenir en ce qu'elles sont spé- cialement innovatrices à un niveau européen. La dispersion de telles recherches ne serait pas opportune car elle pourrait affaiblir une qualité reconnue comme exceptionnelle et ralentir le rythme des progrès scientifiques dans un domaine de grande activité.
S'il n'est pas contestable que des économies doivent interve- nir aussi en matière de recherche agricole, c'est au niveau des doubles emplois ou dans des domaines couverts par d'autres institutions en Suisse ou en Europe qu'elles doivent être déci- dées et non aux dépens d'une institution en pointe sur le plan européen, qui diffuse en outre intensément ses résultats dans le cadre de la vulgarisation.
Le soussigné prie le Conseil fédéral d'assurer le maintien de l'essentiel des activités et de l'organisation de Liebefeld comme entité structurée de première importance en Suisse et en Europe.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Beerli, Onken, Zimmerli (3)
92.3449
Interpellation Onken Ausbau der landwirtschaftlichen Umweltforschung Extension de la recherche sur l'environnement dans le domaine de l'agriculture
Wortlaut der Interpellation vom 9. Oktober 1992
Die schweizerische Landwirtschaft steht vor einem neuen Ab- schnitt. Sie nimmt Kurs auf eine modernisierte, umweltverträg liche und den veränderten ökologischen Erfordernissen ange- passte Landbewirtschaftung. Die Revision des Landwirt- schaftsgesetzes hat dazu klare Zeichen gesetzt
Es steht ausser Zweifel, dass diese Weichenstellung nun auch in der Agrarökologie ihren Niederschlag finden, das Potential unserer landwirtschaftlichen Umweltforschung stärken und auf die neuen Ziele ausgerichtet werden sollte.
Ich frage deshalb:
In welcher Weise gedenkt der Bundesrat dieser akzentuier- ten Priorität an den landwirtschaftlichen Forschungsanstalten Rechnung zu tragen?
Wie will er die Agrarökologie finanziell und personell stär- ken, damit sie den gestiegenen Anforderungen und Erwartun- gen gerecht werden kann? Welche Posterioritäten beabsich- tigt er gegebenenfalls in anderen landwirtschaftlichen For- schungsbereichen zu setzen?
Wie sind vor diesem Hintergrund die genau gegenläufigen Gerüchte zu verstehen, es bestünden Pläne, aus Spargrün- den ausgerechnet die Forschungsanstalt für Agrikulturchemie in Bern-Liebefeld (FAC) zu schliessen?
Texte de l'interpellation du 9 octobre 1992
L'agriculture suisse entre dans une nouvelle phase de muta- tion. Elle s'engage dans la voie d'une exploitation du sol mo- dernisée, respectant l'environnement, et adaptée aux nouvel- les exigences écologiques. La révision de la loi sur l'agri- culture a posé des jalons précis dans ce domaine.
Il est hors de doute que cette nouvelle orientation doit détermi- ner l'écologie agricole et qu'il faut renforcer la recherche dans ce domaine tout en lui fixant de nouveaux objectifs.
C'est pourquoi, je pose les questions suivantes:
De quelle manière le Conseil fédéral pense-t-il prendre en considération les nouvelles priorités auxquelles seront soumi- ses les stations de recherches agricoles?
Que compte-t-il faire pour renforcer le soutien en ressour- ces financières et humaines accordé à l'écologie de l'agri- culture, afin qu'elle puisse répondre aux nouvelles attentes et aux exigences accrues? A quel réaménagement des priorités compte-t-il le cas échéant procéder dans d'autres secteurs de recherches agricoles?
Que faut-il penser dans ce contexte des rumeurs selon les- quelles on projetterait pour des raisons d'économies de fer- mer précisément la Station de recherches en chimie agricole et sur l'hygiène de l'environnement de Berne-Liebefeld, ce qui va diamétralement à l'encontre des impératifs mentionnés plus haut?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Beerli, Petitpierre, Piller, Plattner, Weber Monika, Zimmerli (6)
M. Petitpierre: Du fait que nous sommes deux à viser la même question, mon développement pourra se limiter à quelques observations.
S'il est vrai que l'éventuelle fermeture de la station de Liebefeld ne repose pas sur la volonté de mettre fin aux activités scientifi- ques qui s'y déploient à un niveau internationalement reconnu en matière de relations entre l'agriculture et les sciences de l'environnement, il apparaît dans la réalité que ce résultat indé- sirable pourrait au moins partiellement se produire. L'intérêt d'une entité structurée, qui rassemble les acteurs et les moyens des diverses spécialités concernées, me paraît évi- dent. La dispersion de ces acteurs et de ces moyens ferait cou- rir, à terme, le double risque d'une réduction de leur efficacité respective et de leur efficacité comme ensemble.
Le déplacement géographique soulève des problèmes pour le personnel qui est amené à déménager dans des conditions qui ne sont pas nécessairement favorables. En outre, un éven- tuel déplacement dans la région de Zurich ferait disparaître une localisation particulièrement favorable pour les relations avec l'ensemble de la Suisse, même si cet élément n'est pas primordial. Ce qui est plus essentiel, c'est que les informations accessibles me font douter de l'importance, voire même de la réalité, des économies ainsi réalisées, alors que la certitude du maintien de la qualité de l'instrument scientifique, après de pa- reils changements, n'est pas établie.
C'est pourquoi j'ai prié le Conseil fédéral d'étudier, sans re- noncer pour autant aux économies qu'impose la situation, le maintien de la station de Liebefeld pour la part de son activité scientifique la plus caractéristique et la plus renommée, parce qu'elle ouvre des perspectives d'une actualité, d'une impor- tance et d'une utilité incontestées dans les conditions les meil- leures.
Onken: Der 7. Landwirtschaftsbericht, der heute schon ein paarmal erwähnt worden ist, spricht sich klar für eine Stärkung der ökologisch ausgerichteten Landwirtschaft aus: Eine natur- nahe, umweltgerechte, qualitativ verbesserte Agrarproduktion ist das erklärte Ziel. Mit der Teilrevision des Landwirtschaftsge- setzes haben wir dazu nun auch die rechtliche Grundlage ge- schaffen. Die Leitplanken sind gesetzt. Mit den Direktzahlun- gen und ihrer ökologischen Gewichtung und Ausrichtung
Agriculture et environnement. Interventions personnelles
1128
E
2 décembre 1992
steht uns nun zusätzlich ein wichtiges Instrument zur Verfü- gung, um die zukünftige Entwicklung unserer Landwirtschaft sanft und durch Anreize in die neue, verstärkt umweltscho- nende Richtung zu lenken.
Nach der Absichtserklärung im Bericht einerseits und der Ge- setzgebung durch die eidgenössischen Räte andererseits hat nun die Umsetzung zu erfolgen. Eine folgerichtige Umset- zung, die im Einklang mit dem politisch-parlamentarischen Willen steht, an dessen Zielen und an dessen Ausrichtung es meines Erachtens keinerlei Zweifel gibt. Bei der landwirtschaft- lichen Forschung kann diese Umsetzung, dieser zu leistende «Tatbeweis», nur heissen: Ausbau der landwirtschaftlichen Umweltforschung, Verstärkung der Agrarökologie, Prioritäten- setzung zugunsten dieses Forschungszweiges, dessen Er- kenntnisse, dessen neue Einsichten, dessen praktische Hin- weise und Anleitungen für weite Teile unserer Landwirtschaft Zukunftschancen eröffnen und Wettbewerbsvorteile schaffen sollen.
Diese Umsetzung muss in Zeiten finanzieller Engpässe - die haben wir - auch heissen, dass andernorts Posterioritäten festgelegt werden, dass Bereiche, die an gesellschaftlicher oder wirtschaftlicher Bedeutung eingebüsst haben, zurückge- stuft, schwächer gewichtet, abgebaut werden.
Alles andere als dieser Vorgang - und wissenschaftliche For- schung ist diesem Vorgang immer ausgesetzt -, als diese poli- tische Gewichtung und Neuorientierung, die Sie, Herr Bun- desrat, und Ihre Kollegen vorzunehmen haben, würde ich als inakzeptabel bezeichnen. Es stünde nicht im Einklang mit der Gewichtsverschiebung, die das Parlament vorgenommen, mit der Neuorientierung, die die Landwirtschaftspolitik unseres Landes erfahren hat. Diese muss auch in der landwirtschaftli- chen Forschung ihren Niederschlag finden. Die Forschung ist immer eine Begleiterin, oft auch eine Wegbereiterin einer sol- chen Politik, und sie hat auf die relevanten gesellschaftlichen Fragen Antworten zu liefern. Wenn die gesellschaftlichen und wirtschaftlichen Ziele justiert, akzentuiert werden, wie das ge- schehen ist, ergibt sich daraus zwingend eine entsprechende Weichenstellung in den flankierenden Bereichen, zu denen die Forschung gehört.
Die ersten beiden Fragen meiner Interpellation zielen auf diese Neuausrichtung der landwirtschaftlichen Forschung. Ich frage:
In welcher Weise gedenkt der Bundesrat den neuen Prioritä- ten an den landwirtschaftlichen Forschungsanstalten Rech- nung zu tragen? Nicht, ob er das tut, sondern wie er das tun will, interessiert mich.
Wie sieht diese beabsichtigte und mehrfach angekündigte Stärkung der ökologischen Landwirtschaftsforschung in concreto aus, und wo sollen in diesem Bereich allenfalls Po- sterioritäten gesetzt werden?
So weit, so gut, nun gibt es da noch eine dritte Frage:
Was ursprünglich nur ein vages Gerücht war, durchgesickert durch eine Indiskretion, hat sich mittlerweile zu einem ganz konkreten Szenario gemausert. Da greift man sich an den Kopf: Ausgerechnet diese Forschungsanstalt Liebefeld-Bern, eine führende und international renommierte Forschungsan- stalt für Agrarökologie, die der neuen landwirtschaftspoliti- schen Zielsetzung in idealer Weise entspricht, ausgerechnet sie soll unter das Fallbeil des Sparens kommen und geopfert werden. Ich sage «geopfert», auch wenn sie gemäss Szena- rien «nur» verlegt werden sollte.
Dies, Herr Bundesrat - wir müssen Klartext sprechen -, kann nicht sein! Es wäre ein Schildbürgerstreich allererster Güte, den Sie und Ihre Kollegen kaum verantworten könnten. Wenn ich das sage, torpediere ich keineswegs die Sparziele, die der Bundesrat zu Recht gesetzt hat, ganz im Gegenteil. Es gibt Einsparungsmöglichkeiten. Das Sparziel von 7 Millionen Franken für das Jahr 1994 und von 14 Millionen Franken für
das Jahr 1995 lässt sich - auch wenn Sparen immer schmerz- lich ist und auch in diesem Bereich Narben hinterlassen wird - erreichen.
Es lässt sich durch die Beseitigung von Doppelspurigkeiten erreichen, die zum Beispiel zwischen Reckenholz und Chan- gins existieren; es lässt sich erreichen in der Erforschung der Pflanzenproduktion; es lässt sich erreichen über die Privatisie- rung gewisser Teilbereiche, beispielsweise der Bodenanaly- sen, die ja bereits eingeleitet worden ist Aber diese For- schungsanstalt Bern-Liebefeld - es tut mir leid - ist kein taugli- ches Sparobjekt. Ich möchte dazu drei Gründe nennen:
Wissen Sie, Herr Bundesrat, und können Sie uns sagen, was es kostet, einen solchen Forschungskontext allenfalls an ei- nem anderen Ort wieder zu errichten? Das würde mich interes- sieren.
Was ist mit diesen Investitionen? Was geschieht mit diesen ge- bundenen Geldern? Sollen sie auch nach Reckenholz verlegt werden? Wie denn? Oder sollen sie einfach abgeschrieben werden? Wo liegt dann aber tatsächlich der behauptete Spar- effekt einer solchen Uebung?
Hier würde nicht ein einziger Franken gespart, im Gegenteil: Es ginge sinnvoll investiertes Geld unwiederbringlich verloren. 3. Wer sparen will, der konzentriert im allgemeinen, der setzt Schwerpunkte. Hier geschieht möglicherweise das genaue Gegenteil. Es wird aufgeteilt, es wird verzettelt: hier ein wenig, dort ein wenig. Natürlich ist Umweltforschung eine Querschnitt- aufgabe. Aber trotzdem: So, wie beabsichtigt, darf man nicht vorgehen. Man wird den Eindruck nicht los, dass es auch ein «divide et impera» ist-also teile und herrsche. Das kann nur die verkappte Devise derjenigen sein, die das Zentrum der Agrar- ökologie und sein bedeutungsvolles interdisziplinäres Wirken treffen wollen, jene Forschungsanstalt, von der beispielsweise das Buwal schreibt, dass sie als einzige immer wieder «fundiert zu Umweltschutzanliegen Stellung bezogen habe». Damit, das ist zuzugeben, hat sie oft gemahnt, hat bisweilen gestört, hat sich wohl auch unbeliebt gemacht. Aber gerade solche For- schungsanstalten, gerade diese Mahnung und diese konkre- ten Forschungsergebnisse brauchen wir; in Zukunft werden wir sie sogar noch nachhaltiger brauchen, wenn unsere verän- derte Agrarpolitik wirklich zum Durchbruch kommen soll.
Ich möchte nicht in weitere Details eintreten, wie dieses Szena- rio erarbeitet worden ist. Allenfalls kann man in der Diskussion darauf zurückkommen. Ich möchte nur abschliessend noch- mals sagen, dass die Forschungsanstalt Bern-Liebefeld wich- tige und verdienstvolle, sehr praxisnahe Forschungsarbeit lei- stet - keineswegs nur Grundlagenforschung -, dass sie sich internationale Anerkennung erworben hat und dass wir, die wir neue agrarpolitische Ziele gesetzt haben, jetzt erwarten, dass nun entsprechend auch in der Forschung nachgezogen wird.
Die über 100 Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter dieser For- schungsanstalt dürfen sich durch die Entscheide, die vom Par- lament beim Landwirtschaftsgesetz getroffen worden sind, er- mutigt und bestärkt fühlen. Ich möchte sie in dieser Zuversicht auch ermuntern. Sie werden nämlich gebraucht, und sie wer- den in Bern-Liebefeld gebraucht, nicht anderswo. Durch die Pläne der beratenden Kommission fühlen sie sich zu Unrecht verunsichert und in ihren Arbeitsplätzen bedroht Das halte ich, Herr Bundesrat, für unzumutbar.
Landwirtschaft und Umwelt. Persönliche Vorstosse
1129
Ich ersuche Sie deshalb gemeinsam mit meinem Kollegen Pe- titpierre und seinem Postulat, aber auch mit den Mitunter- zeichnern meines Vorstosses, diesem Verwirrspiel ein Ende zu bereiten und die politischen Entscheide zu treffen, die unse- rer agrarpolitischen Weichenstellung entsprechen. Diese kön- nen nur lauten, dass die Forschungsanstalt Bern-Liebefeld bleibt und dass der Ausbau der Agrarökologie schwergewich- tig dort vorgenommen wird.
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Le Conseil fédéral accepte le postulat de M. Petitpierre et répond comme il suit aux in- quiétudes que tant ce postulat que votre interpellation, Mon- sieur Onken, font apparaître à propos de l'existence d'une re- cherche et de sa localisation.
Que les choses soient bien claires! Nous n'assistons pas au- jourd'hui à un procès d'intention d'un Conseil fédéral qui au- rait déjà décidé l'irréparable et qui ne l'aurait point encore an- noncé. Nous sommes très exactement dans la phase suivante de nos réflexions: le Département fédéral de l'économie publi- que a été chargé par le Conseil fédéral de proposer un certain nombre de mesures d'économies dans la répartition, la ges- tion et le programme des stations de recherches agronomi- ques qui dépendent de lui, et c'est dans le cadre de cet exa- men qu'un rapport est établi à l'intention du chef du Départe- ment fédéral de l'économie publique. Ce rapport, je ne l'ai ni vu ni lu, il est actuellement l'objet d'examen, notamment de la part d'organes consultatifs, auxquels vous vous êtes référé, Monsieur Onken. Lorsque je l'aurai vu, j'aurai à décider si je le fais mien ou si je lui apporte des corrections en vue de sa pré- sentation au Conseil fédéral, lequel, lorsqu'il aura à en juger et à prendre les décisions de principe qui devraient permettre cette rationalisation et cette économie de moyens, sera l'auto- rité de décision dans ce domaine. Nous n'en sommes, et de loin, pas encore là. Par conséquent, le sort tant de la station de Liebefeld que de l'ensemble de la recherche n'est aucune- ment remis en question.
J'aimerais dire en toute clarté que les objectifs que la Confédé- ration s'est fixés à partir de 1992 comprennent le développe- ment de la recherche sur la protection de l'environnement et, en premier lieu, de l'agroécologie, et que, sous prétexte d'éco- nomies ou de rationalisation, aucun sacrifice ne sera opéré sur ce chapitre qui est devenu un chapitre capital, un devoir scien- tifique et même un devoir politique incontournable, que le Conseil fédéral entend assumer absolument sans réserve et sans bavure. C'est un centre de gravité, c'est un ordre de prio- rité dans le programme des recherches que nous avons à conduire à propos duquel le Conseil fédéral ne fera aucune concession.
La recherche sur la protection de l'environnement devra dès lors non seulement, Messieurs Petitpierre et Onken, garder la place qu'elle a acquise aujourd'hui, mais encore la renforcer et jouer un rôle plus important dans le futur que celui qu'elle a joué jusqu'à maintenant. La recherche dans ce domaine devra continuer d'être développée et concentrée pour l'essentiel sur une station. Il importe en outre qu'une vision globale des pro- blèmes relatifs à notre environnement intervienne de plus en plus dans tous les domaines de la recherche et pas seulement dans celui de la recherche spécifiquement agronomique. C'est tellement vrai que nous soutenons de nos efforts mo- raux, intellectuels et matériels d'autres activités de recherche concourant au même but et qu'en particulier depuis 1990 la Confédération accorde un soutien financier annuel de l'ordre d'un million de francs à l'Institut de recherche en agriculture biologique d'Oberwil.
Dans le cadre des mesures d'économies dont j'ai parlé et qui devraient nous permettre d'atteindre une économie de l'ordre de 14 millions de francs l'an, les dépenses dans le domaine de la recherche agronomique en général, jusqu'à la fin de l'année 1995, impliquent un redimensionnement des stations de recherches agronomiques, notamment dans les domaines que vous avez cités vous-même, Monsieur Onken, lorsque vous parliez de doubles emplois et de rationalisation de ges- tion entre les différentes stations.
Dans ce cadre-là, j'aurai à connaître, lorsque ce rapport me sera présenté, de plusieurs variantes quant à la répartition
des charges entre les stations. Sachez qu'aucune de ces va- riantes ne met en cause le principe de cette recherche - je le répète encore une fois pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté quant à mon propos, - la priorité pour la recherche de la pro- tection de l'environnement en matière de politique de recher- ches agraires est une priorité qui n'est pas mise en cause. En- suite, parmi les différentes variantes qui me seront proposées, il y aura à prendre en compte, bien entendu, les aspects éco- nomiques qu'elles présentent chacune, mais il y aura à pren- dre en compte, avec au moins la même importance, la valeur scientifique et technique du travail qui doit être conduit. Nous ne ferons pas de sacrifices concernant la recherche sur l'autel des finances. En d'autres termes, les facteurs de qualité des prestations, de promesse de qualité des prestations dans une éventuelle autre organisation que la stricte organisation de Liebefeld seront comptés, analysés et sérieusement exa- minés.
Dans les variantes qui me seront proposées et que nous sou- mettrons ensuite au Conseil fédéral, d'autres aspects encore seront pris en compte. Je veux parler d'un aspect social et humain, d'un aspect politique aussi, qui exigeront par exem- ple et notamment la discussion de ces différentes variantes avec le gouvernement du canton de Berne, tant il est vrai que l'inscription de ces activités à Liebefeld, indépendamment de ces aspects strictement matériel et scientifique méritent éga- lement de la considération eu égard à une longue tradition, à une histoire dans laquelle Berne s'est identifiée. Cela exigera, avant quelque décision que ce soit, du Conseil fédéral une prise de décisions et des discussions avec le gouvernement cantonal.
C'est cet ensemble de démarches qui sera conduit, Messieurs Onken et Petitpierre, et non pas une démarche de petit épicier ou de petit comptable qui se mettrait à faire une colonne des économies et une colonne des charges pour en arriver inéluc- tablement aux solutions du plus petit calibre. C'est d'autre chose qu'il doit s'agir dans la vue à long terme que nous avons à établir. Sachez qu'à ce moment-là, lorsque ces différentes variantes seront soupesées en vue d'un choix, les éléments comme ceux que vous avez déjà posés Monsieur Onken: qu'adviendrait-il, en cas de déplacement, des investissements qui ont été faits à Liebefeld? Que deviendrait aussi - c'était plu- tôt une des questions de M. Petitpierre - le génie accroché à cette maison et dont elle est porteuse? sont autant de ques- tions qui seront examinées avec au moins autant de minutie que les seuls aspects comptables de la question.
J'espère pouvoir vous rassurer sur les intentions, sur la vo- lonté et sur la largeur de l'examen que le Conseil fédéral veut faire. Laissez-nous gouverner, laissez-nous agir pour juger sur pièces et non pas sur alarme préalable. A cet égard, je suis convaincu que nous pourrons conduire notre débat intérieur puis extérieur avec plus de sérénité que si chaque jour que Dieu fait est caractérisé par une lettre ouverte, une lettre de lec- teur ou des brûlots de tel ou tel organisme, parfois même à l'in- térieur de cette station, qui finissent par agiter l'opinion, plutôt qu'à la rasséréner et qui compliquent le problème plutôt qu'ils cherchent à le résoudre.
Vous voyez dans quel esprit et à quelle altitude le Conseil fédé- ral situe sa préoccupation dans ce domaine. De grâce, lais- sons-le faire et n'encombrons pas le débat par des réflexions parfaitement prématurées, car elles ne reposent sur aucun do- cument factuel! C'est bien sur de tels documents que nous de- vons travailler pour prendre des décisions sereines.
Merci de votre longue attention, le problème en vaut la peine.
Interpellation 92.3449
Onken: Ich möchte nicht eigens Diskussion beantragen; nur für den Fall, dass ich nochmals länger werde. Nach der Erklä- rung von Herrn Bundesrat Delamuraz habe ich jedoch keine langen ergänzenden Ausführungen zu machen. Ich habe mit Genugtuung zur Kenntnis genommen, Herr Bundesrat, dass Sie der Agrarökologie eine hohe Priorität beimessen, dass Sie sie sogar zu einem eigentlichen Gravitätszentrum der landwirt- schaftlichen Forschung ausbauen wollen, dass Sie sie stärken möchten.
Interpellation Flückiger
1130
E
2 décembre 1992
Das erfüllt mich mit einer gewissen Zuversicht. Denn wer das will, Herr Bundesrat, der kann die Forschungsanstalt Bern-Lie- befeld meines Erachtens nicht schliessen. Der kann sie nicht schliessen, denn dort ist dieses Zentrum bereits vorhanden, dort ist dieser Kern der Agrarökologie - und diesen Kern brau- chen wir auch weiterhin, vor allem weil dort eine interdiszipli näre, sektorenübergreifende Forschung geleistet wird wie nir- gends sonst, wie in keiner anderen Forschungsanstalt
Man muss die Agrarökologie ganz sicher auch in die anderen Forschungsanstalten stärker hineintragen. Umwelt ist ein Querschnitt-Thema, dem sich keine dieser Forschungsanstal- ten verschliessen kann. Aber das heisst nicht, dass man das bisherige Zentrum dieses Forschungszweiges aufgibt, son- dern ganz im Gegenteil: Das bedeutet, dass man die bisheri- gen Bestrebungen stärkt.
Wenn Sie sagen, Herr Bundesrat, keines dieser Szenarien, die Ihnen unterbreitet worden sind und die Sie noch vertieft studie- ren werden, gefährde eigentlich die landwirtschaftliche Um- weltforschung oder stelle sie in Frage, so kann ich nur sagen: Dieses Szenario, das Liebefeld aufgeben will, würde die land- wirtschaftliche Umweltforschung einschneidend treffen. Es ist nicht glaubhaft zu machen, dass sie an den anderen Orten in gleichem Umfange, mit dem gleichen Nachdruck gestärkt werden könnte, wenn man auf der anderen Seite hingeht und dort, wo das bisherige Zentrum war und wo hervorragende Ar- beit geleistet und entsprechend investiert worden ist, die Tore schliesst. Das geht schlicht nicht auf!
Würde die Antwort auf meine Interpellation nur in der Erklä- rung bestehen, die Sie abgegeben haben, so müsste ich mich als nur teilweise befriedigt erklären. Aber Sie sind ja bereit, das Postulat Petitpierre entgegenzunehmen. Und das gibt Ihrer Aussage eine grössere Verbindlichkeit. Denn damit sind Sie bereit, dem Ersuchen des Postulanten Rechnung zu tragen, «die Forschungstätigkeit und die Strukturen der Forschungs- anstalt Liebefeld zu sichern und damit eine Institution zu erhal- ten, die für die Schweiz und für Europa von erstrangiger Wich- tigkeit ist».
Mit dieser Bereitschaft, mit dieser Erklärung bekunden Sie ei- nen politischen Willen, der für mich ein grösseres Gewicht hat und der mich - und sicher auch die Mitarbeiterinnen und Mitar- beiter dieser Forschungsanstalt - mit einer berechtigten Zu- versicht erfüllt.
Postulat 92.3450 Ueberwiesen - Transmis
92.3128
Interpellation Flückiger Regionale Verteilung der F/A-18-Kompensationsgeschäfte F/A-18. Compensations pour toutes les régions
Wortlaut der Interpellation vom 19. März 1992
Die Beschaffung des Kampfflugzeuges F/A-18 Hornet wird aufgrund von Kompensationsverträgen eine direkte Beteili- gung der schweizerischen Industrie zur Folge haben. Die Un- ternehmen, die Aufträge zur Lieferung von Flugzeugteilen be- kommen sollen, sind bereits bekannt. Unternehmen aber, die für Aufträge im Rahmen von Ausgleichsgeschäften in Frage kommen, müssen grundsätzlich der Rüstungsindustrie ange- hören.
Zur Ausrüstung unserer Armee tragen die Steuerzahler eines jeden Kantons bei. Ist der Bundesrat angesichts dieser Tatsa- che bereit, die Aufträge des Bundes, welcher Art sie auch sind, so zu verteilen, dass der wirtschaftliche Nutzen für alle Regio- nen gleichmässig verteilt wird?
Texte de l'interpellation du 19 mars 1992
L'acquisition d'avions de combat F/A-18 Hornet donnera lieu à des participations directes sous forme de contrats compensa- toires de l'industrie suisse. Les entreprises bénéficiaires de commandes de pièces sont déja connues, alors que celles qui entreront en ligne de compte des mandats sous forme d'affai- res compensatoires doivent appartenir, en principe, à l'in- dustrie d'armement
Considérant que l'ensemble des contribuables, dans chaque canton, participe à l'équipement de notre armée, le Conseil fé- déral est-il prêt à répartir les commandes de la Confédération, de quelque nature que ce soit, de manière à ce que les retom- bées économiques soient d'égale valeur pour toutes les ré- gions.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Béguin, Bloetzer, Cavadini Jean, Delalay, Martin Jacques, Petitpierre, Salvioni (7)
M. Flückiger: A quelques jours du scrutin capital sur la partici- pation de la Suisse à l'Espace économique européen, nos concitoyens sont au moins aussi nombreux qui s'interrogent sur les conséquences d'un rejet du traité que ceux qui crai- gnent la ratification dudit traité. On est inquiet dans un camp comme dans l'autre, mais pour des raisons opposées. Une in- quiétude qui grandit encore si l'on en vient à évoquer une pos- sible divergence, une fracture dans les choix opérés des deux côtés de la Sarine. Déjà des voix s'élèvent pour recommander que, quel que soit le verdict des urnes le 6 décembre pro- chain, la priorité aille à la sauvegarde de l'unité du pays.
Est-ce à dire que la construction institutionnelle de la Suisse, de même que la cohésion nationale seraient plus fragiles que nous aimons à le croire? A cette question, nous répondrons par l'affirmation de notre confiance dans la faculté des Suisses à surmonter les difficultés nées de différences identifiées, re- connues et acceptées comme telles en tant que composantes incontournables de notre identité. En serions-nous là, obligés à des professions de foi pour exorciser nos doutes, si nous avions mieux pris soin des solidarités commandées par notre fédéralisme? Certes, l'équilibre parfait, notamment en matière de développement économique entre les régions du pays, re- présente un pari ambitieux, trop peut-être dès lors que les conditions initiales de départ changent d'un canton à l'autre. De là à prétendre que l'objectivité est la règle en matière d'in- vestissements de la Confédération, que les comportements collectifs - je dis bien collectifs - de la majorité linguistique vis-à-vis des minorités sont exemplaires à tous égards, j'y re- garderais à deux fois avant que de l'affirmer.
Or, il existe une réponse aux contingences des rapports de force dans la Confédération: elles portent le nom de politique régionale. Une politique régionale d'envergure, conduite avec volontarisme et rigueur, aussi bien par le Conseil fédéral que par les Chambres, constitue le moyen d'éviter que l'insou- ciance des négligences parfois, sinon des égoïsmes, ne fi- nisse par générer un malaise chez les minorités.
Dès lors que l'acquisition du F/A-18 constitue un passage obligé pour remplacer les avions actuels de notre armée et qu'il en résulte que des affaires compensatoires iront à l'in- dustrie suisse, une application sans concession de la politique régionale dans l'attribution des commandes liées à la cons- truction en Suisse de ces appareils aura des répercussions positives, et pas seulement au plan économique, ce qui n'est pas négligeable dans un contexte non exempt de passion. Les conséquences pour l'emploi qui découleront de l'association d'entreprises de régions périphériques, aux prises avec des indices de chômage supérieurs à la moyenne suisse, qui dé- couleront donc de la livraison de matériel entrant dans la cons- truction des machines de McDonnell Douglas, sont évidentes et tout bénéfice pour les équilibres interrégionaux. Encore faut-il, je le concède, Monsieur le Conseiller fédéral, que des entreprises technologiquement performantes soient opéra- tionnelles dans les régions concernées. Je pense que c'est souvent le cas et j'avance, à titre d'exemple, que la Chambre de commerce et d'industrie du Jura a recensé dans mon can- ton des entreprises prêtes à s'insérer, et surtout capables de le
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Onken Ausbau der landwirtschaftlichen Umweltforschung Interpellation Onken Extension de la recherche sur l'environnement dans le domaine de l'agriculture
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1992
Année
Anno
Band
VI
Volume
Volume
Session
Wintersession
Session
Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
03
Séance
Seduta
Geschäftsnummer
92.3449
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 02.12.1992 - 08:00
Date
Data
Seite
1127-1130
Page
Pagina
Ref. No
20 022 241
Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.