Motion von Felten
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N
1er février 1995
dre de ses compétences, toutes les mesures répressives et préventives qui s'imposent pour prévenir des incidents similai- res à ceux qui se sont produits le 24 juin 1993.»
Mais si l'on se réfère au chiffre 3 de la réponse, on s'aperçoit qu'il y a une sorte de contradiction interne dans cette réponse, puisqu'on nous dit: «Une interdiction de principe de manifes- ter aux abords des ambassades équivaudrait à une limitation non admissible du droit fondamental à la liberté d'opinion et de réunion.»
On ne voit alors plus très bien quelles sont les mesures que pourrait prendre raisonnablement le Conseil fédéral dans le cadre de ses compétences conformément au chiffre 5 pour prévenir les incidents qui se sont produits, si l'on se réfère en même temps au chiffre 3.
Monsieur le Conseiller fédéral, ce n'est pas à vous qu'on ré- pétera que, pour obtenir un comportement conforme au droit, il y a deux moyens: des moyens préventifs ou des moyens ré- pressifs.
Sur les moyens répressifs, nous sommes pratiquement au clair, par cet incident même. D'une part, s'il s'agit de recourir à des moyens répressifs contre les autorités diplomatiques, nous savons à quelles difficultés on se heurte. Le cas de la Tur- quie l'a démontré très amplement. S'il s'agit de prendre des mesures répressives contre des manifestants qui ont dépassé les limites d'un comportement correct, alors nous savons que c'est difficile, vous le relevez vous-même dans votre réponse. C'est difficile parce que ou bien c'est une infraction qui ne suffit pas pour entraîner un renvoi, ou bien il est tout à fait évident qu'on ne peut pas renvoyer dans son pays d'origine quelqu'un qui s'est livré à des manifestations violentes devant l'ambassade de son propre pays.
A notre avis, trois intérêts sont ici en cause, et j'aurais souhaité qu'on les mette en évidence dans la réponse. Il y a tout d'abord - cet intérêt est relevé dans la réponse - la liberté de manifester, qui est considérée à juste titre, et à nos yeux aussi, comme l'une des libertés fondamentales, d'ailleurs reconnue par des conventions internationales.
Le deuxième intérêt, c'est la sécurité publique suisse; c'est le fait, vous le soulignez, que l'on ne doit pas non plus tolérer dans notre pays que des luttes armées s'instaurent entre des gens qui sont d'accord ou pas avec le régime de leur propre pays.
Le troisième intérêt qui doit être évoqué, celui que je n'ai pas trouvé, c'est la sécurité des ambassades, pour laquelle la Suisse est responsable, en vertu de la Convention de Vienne, et pour laquelle elle doit prendre des mesures de manière que ces ambassades ne soient pas menacées.
Il nous paraît que c'est en pesant ces trois intérêts que les déci- sions doivent être prises. Mais si l'on veut pouvoir les peser, il faut évidemment partir du principe inverse de celui que vous avez posé. Il faut d'abord poser le principe qu'il est interdit de manifester devant les ambassades, mais qu'on peut accorder cette autorisation lorsque toutes les garanties sont données par les organisateurs de la manifestation qu'il n'y aura pas de débordements, que la manifestation ne va pas dégénérer.
Il nous paraît que, s'agissant non pas de l'autorisation géné- rale de manifester, qui ne peut sans doute pas être restreinte de manière excessive, mais de l'autorisation de manifester dans un périmètre limité, celui de l'ambassade d'un pays avec lequel la Suisse entretient des relations diplomatiques, cette mesure de limitation est raisonnable. C'est la seule qui permet aux autorités cantonales qui, vous le relevez à juste titre dans votre réponse, sont les premières responsables, mais aussi à la Confédération qui est également impliquée, parce qu'elle est responsable dans le cadre des relations internationales, d'assurer la sécurité des ambassades. Vous avez en effet constaté, dans l'affaire de l'ambassade de Turquie, que les au- torités cantonales ne sont pas toujours en mesure d'éviter les incidents.
C'est de cette manière que nous souhaiterions que le pro- blème soit réexaminé et que, véritablement, pour vous mettre en accord avec ce que vous dites sous chiffre 5 de la réponse, on évite des incidents semblables. Ceux-ci sont préjudiciables à la Suisse, parce que non seulement nous avons une respon- sabilité internationale, mais encore, on l'a vu dans l'affaire de
la Turquie, cela est de nature à compromettre nos intérêts, pendant un certain temps et de manière importante, avec des inconvénients graves pour nos propres ressortissants lorsqu'ils sont eux-mêmes pris par exemple dans la guerre ci- vile kurde. Ce sont ces intérêts que le Conseil fédéral doit dé- fendre en priorité.
Koller Arnold, Bundesrat: In Ergänzung zur schriftlichen Ant- wort, Herr Leuba, darf ich vielleicht hier noch festhalten, dass es sich bei dieser Demonstration vor der türkischen Botschaft am 24. Juni 1993 um eine unbewilligte Demonstration gehan- delt hat. Ich glaube, das zeigt sehr gut, dass - selbst bei einem Demonstrationsverbot - sich zum vornherein solche Ereig- nisse leider nicht mit absoluter Sicherheit vermeiden lassen. Dann muss ich ehrlich zugeben: Wir haben angesichts der zu- nehmenden Konflikte im Ausland, die immer mehr auch in der Schweiz ausgetragen werden, zurzeit tatsächlich ein Problem mit der ausreichenden Bewachung gefährdeter ausländischer Botschaften.
Der Bundesrat hat angesichts dieser Sachlage bereits mehre- re Massnahmen getroffen. Wir haben einerseits unsere Bei- träge an die Kantone bzw. an die städtischen Polizeikorps, an die wir diese Aufgabe delegiert haben, in den letzten Jahren wesentlich erhöht. Das betrifft einerseits die Stadtpolizei Bern, anderseits den Kanton Genf. Wir haben dann im Sinne einer weiteren Sofortmassnahme letztes Jahr zeitweise das Fe- stungswachtkorps eingesetzt; damit ist eine bessere Bewa- chung der türkischen Botschaft sichergestellt worden.
Zurzeit ist eine interdepartementale Arbeitsgruppe, die sich aus Beamten des EMD, des EDA und des EJPD zusammen- setzt, an der Arbeit, um dieses neue Problem einer adäquaten Sicherheit ausländischer Botschaften, die besonders gefähr- det sind, besser zu lösen. Wir werden Sie über die Massnah- men, die wir treffen werden, sicher noch in diesem Jahr orien- tieren können.
Was nun die präventiven Massnahmen anbelangt, die wir nach dieser Demonstration, nach diesem bedenklichen Ereig- nis vom 24. Juni 1993 getroffen haben, darf ich Sie an folgen- des erinnern: Wir haben Einreisesperren gegen erkannte Ka- derleute dieser extremistischen Ausländerorganisationen ver- fügt; wir haben eine verstärkte Beobachtung dieser extremisti- schen Kreise angeordnet, und wir haben, wie gesagt, den poli- zeilichen Schutz der Botschaften und Einrichtungen der be- troffenen Staaten erhöht. Das alles sind zusätzliche Massnah- men, die wir getroffen haben. Glücklicherweise haben sich denn auch seit dem Herbst 1993 keinerlei Gewalttätigkeiten mehr ereignet; aber bei einem Problem - die bessere und si- cherere Bewachung gefährdeter Botschaften - haben wir noch nicht jenen Stand erreicht, der wünschbar ist.
93.3474
Motion von Felten
Sexuelle Ausbeutung von Kindern durch Schweizer Touristen im Ausland. Strafbarkeit
Exploitation sexuelle d'enfants par des touristes suisses à l'étranger. Punissabilité
Wortlaut der Motion vom 6. Oktober 1993
Nach geltendem Recht scheitert die Strafverfolgung für im Ausland vorgenommene sexuelle Handlungen mit Kindern im wesentlichen - neben den sich stellenden Beweisproble- men - an der fehlenden Strafbarkeit des Delikts im Tatortstaat. Gerade in diesem Bereich ist es jedoch stossend, dass je- mand nach einer Reise von wenigen Flugstunden Handlun- gen ungestraft begehen darf, für die er in der Schweiz eine Zuchthausstrafe von bis zu fünf Jahren gewärtigen muss.
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Motion von Felten
Sexuelle Ausbeutung von Kindern durch deutsche Touristen im Ausland wurde aus diesem Grund in Deutschland unter Anwendung des Universalitätsprinzips unter Strafe gestellt. Ein entsprechendes Gesetz wurde diesen Sommer vom Bun- destag mit Billigung der deutschen Länderkammer verab- schiedet.
Der Bundesrat wird beauftragt, das Strafgesetz so zu ändern, dass sexuelle Handlungen mit Kindern (Art. 187 StGB sowie indirekt Art. 197 Ziff. 3 StGB) auch dann der Strafbarkeit vor schweizerischen Gerichten unterstellt werden, wenn das De- likt im Tatortstaat selbst nicht verfolgt wird.
Texte de la motion du 6 octobre 1993
Selon le droit en vigueur, on ne parvient guère à faire aboutir une poursuite pénale s'agissant de délits sexuels commis contre des enfants à l'étranger, car il est non seulement difficile de réunir les preuves, mais surtout parce que le pays où a eu lieu l'infraction ne reconnaît pas le caractère répréhensible du délit. Dans ce domaine précisément, il est particulièrement choquant qu'une personne puisse, à quelques heures d'avion de la Suisse, commettre en toute impunité des actes pour les- quels elle encourrait chez nous une peine de réclusion pou- vant aller jusqu'à cinq ans.
C'est la raison pour laquelle l'Allemagne a décrété punissable, en vertu du principe d'universalité, l'exploitation sexuelle d'en- fants par des touristes allemands à l'étranger. Une loi en la ma- tière a été adoptée cet été par le Bundestag après avoir été ap- prouvée par la Länderkammer.
Le Conseil fédéral est chargé d'élaborer un projet de modifica- tion du code pénal, visant à rendre punissables devant les tri- bunaux suisses les actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 CP ainsi qu'indirectement art. 197 ch. 3 CP), même si le délit ne peut être poursuivi dans l'Etat où il a été commis.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Aguet, Bär, Bäumlin, Bégue- lin, Bodenmann, Brügger Cyrill, Brunner Christiane, Bühl- mann, Carobbio, Danuser, de Dardel, Dormann, Duvoisin, Fankhauser, Fasel, Gardiol, Gonseth, Grendelmeier, Gross Andreas, Grossenbacher, Hafner Ursula, Hammerle, Her- czog, Hollenstein, Hubacher, Jeanprêtre, Jöri, Ledergerber, Leemann, Leuenberger Ernst, Maeder, Misteli, Rechsteiner, Robert, Seiler Rolf, Sieber, Spielmann, Stamm Judith, Strahm Rudolf, Tschäppät Alexander, Weder Hansjürg, Wick, Zbin- den, Ziegler Jean, Zisyadis (45)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
Das Problem der sexuellen Ausbeutung von Kindern in der Dritten Welt und zunehmend auch in gewissen Oststaaten ist bekannt. Untersuchungen aus den späten achtziger Jahren sprechen eine nur allzu deutliche Sprache. In einer Arbeit aus dem Jahr 1988 zum Beispiel wird berichtet: «Mitte der achtzi- ger Jahre schätzen Bürger aus Pagsanjan (ein philippinisches Tourismuszentrum, MvF), dass von 4000 Jungen in der Stadt zwischen 5 und 15 Jahren 3000 im Sexgewerbe arbeiten .. , und als einige Pädophile ausgewiesen wurden, waren sie in- nerhalb von zwei Wochen wieder da - gegen Bezahlung von nur 500 Dollar Bestechungsgeld, wie sie sich brüsteten.» Eine weitere Untersuchung der deutschen «Aktionsgemeinschaft gegen internationale und rassistische Ausbeutung» kommt zum Schluss, dass Ende der achtziger Jahre die Nachfrage an Kinderprostitution sprunghaft angestiegen sei - unter ande- rem, weil sich die Freier erhofften, je jünger ihr Opfer sei, desto kleiner das Aids-Ansteckungsrisiko. Allein in Bangkok werden heute über 30 000 Mädchen unter fünfzehn Jahren dem weis- sen Mann «angeboten». Und für den Nordosten Brasiliens mit den Städten Bahia und Recife rechnet man mit zwei Millionen Mädchen unter fünfzehn Jahren, die als Prostituierte arbeiten. Der Prostitutionstourismus wird deshalb auch als Hauptgrund dafür angesehen, dass sich die Krankheit Aids in der Dritten Welt unter der weiblichen Bevölkerung - Kinder, Mädchen, Frauen - rasant und in erschreckendem Ausmass verbreitet. Das Recht des Kindes auf seine eigene - auch sexuelle und körperliche - Integrität ist als eines der grundlegendsten Men- schenrechte zu betrachten. Dieses Recht ist auch in der «Inter- nationalen Konvention über die Rechte des Kindes», die die
Schweiz nach Absicht des Bundesrates unterschreiben soll, festgeschrieben. An sich eine Selbstverständlichkeit.
Die Verfolgung der sexuellen Ausbeutung von Kindern durch Schweizer Bürger im Ausland gestaltet sich hingegen schwie- rig. Oft scheitert sie an den fehlenden Möglichkeiten, sie in den Ländern der Tatbegehung überhaupt aufzunehmen. So ken- nen zum Beispiel die Philippinen, eines der meistbetroffenen Länder, den Begriff des Offizialdelikts nicht, was in den aller- meisten Fällen dazu führt, dass es - sei es aus Unkenntnis der betroffenen Eltern, sei es nach «Schweigegeldzahlung» und Polizeikorruption - gar nicht zu einer Untersuchung kommt. Und sollte doch einmal ein Schweizer in Haft genommen wer- den, kann er sich einer weiteren Verfolgung dadurch entzie- hen, indem er sich - nach Zahlung einer Kaution - «freiwillig ausweisen» lässt, was zur Niederschlagung des Verfahrens führt. In andern Ländern ist die Praxis ähnlich. Ein weiteres Problem ist auch das wesentlich geringere Schutzalter in vie- len Ländern der Dritten Welt.
Aus den Philippinen sind auch Fälle des Menschen- und Or- ganhandels mit und von Kindern bekannt, ebenso aus Rumä- nien und anderen Staaten des ehemaligen Ostblocks. Diese Probleme müssten hingegen wohl mit einer weiteren Strafge- setzrevision gelöst werden.
Die Bundesrepublik Deutschland hat die Lücke in ihrem Sexu- alstrafrecht erkannt. In einem Gesetzentwurf der Bundesregie- rung heisst es: «Der sexuelle Missbrauch ausländischer Kin- der durch Deutsche im Ausland ist bisher nicht nach Para- graph 176 StGB strafbar, wenn die Tat am ausländischen Tat- ort - zum Beispiel wegen niedrigerer Schutzaltersgrenzen - nicht mit Strafe bedroht ist. Zur Bekämpfung des sogenannten Sextourismus soll diese Strafbarkeitslücke geschlossen wer- den.» (Deutscher Bundestag, 12. Wahlperiode, Drucksa- che 12/4584, 18. März 1993) In Anwendung des Universali- tätsprinzips wurde deshalb das deutsche Strafrecht dahinge- hend geändert, dass ein Deutscher Staatsbürger in Deutsch- land für den sexuellen Missbrauch von Kindern strafbar ist, «wenn der Täter Deutscher ist und seine Lebensgrundlage im Inland hat». Der Bundespräsident und der Bundeskanzler ha- ben das Gesetz am 23. Juli 1993 unterschrieben; es trat am 1. Oktober in Kraft. Andere europäische Staaten kennen ähnli- che Regelungen.
Auch die Schweiz kennt das Universalitätsprinzip. In Arti- kel 185 Ziffer 5 StGB etwa heisst es im Zusammenhang mit der Geiselnahme: «Strafbar ist auch, wer die Tat im Ausland be- geht, wenn er in der Schweiz verhaftet und nicht ausgeliefert wird.» Eine Strafbarkeit am Begehungsort der Tat ist nicht Vor- aussetzung für eine Verfolgung in der Schweiz
Angesichts der Schwere des Verbrechens, das der sexuelle Missbrauch von Kindern darstellt, und der flagranten Verlet- zung elementarster Menschenrechte von Kindern, ist es ange- zeigt, das Strafgesetz im Sinne meiner Motion zu ändern. Da- bei geht es nicht nur um die Verfolgung von Straftätern. Eine solche Änderung mit all ihren sich daraus ergebenden Konse- quenzen könnte beim dreckigen Geschäft des Sextourismus auch bis zu einem gewissen Mass präventiv wirken.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 23. Februar 1994
Rapport écrit du Conseil fédéral du 23 février 1994
Nach geltendem Recht können sexuelle Handlungen, die im Ausland mit Kindern begangen werden, in der Schweiz nur strafrechtlich verfolgt werden, wenn entweder das Opfer (Prin- zip der passiven Personalität, Art. 5 StGB) oder der Täter (Prin- zip der aktiven Personalität, Art. 6 StGB) Schweizer sind.
Gestützt auf das Prinzip der aktiven Personalität übernimmt die Schweiz die Strafverfolgung auch stellvertretend für den Staat, in welchem das Delikt begangen worden ist. Das setzt allerdings voraus, dass die Auslandtat eines Schweizers «auch am Begehungsorte strafbar ist» (Art. 6 StGB). Nicht von Belang ist hingegen, ob die Strafverfolgungsbehörden im aus- ländischen Staat aktiv geworden sind. Die Strafverfolgung von Schweizer Touristen, die im Ausland sexuelle Handlungen mit Kindern vorgenommen haben, ist in der Schweiz vielfach darum nicht möglich, weil verschiedene Staaten der Dritten
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Motion Stucky
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Welt entweder sexuelle Handlungen mit Kindern nicht unter Strafe stellen oder, was häufiger der Fall ist, sie zwar strafbar erklären, aber ein tieferes Schutzalter vorsehen.
Um der Motion nachzukommen, könnten die Artikel 187 StGB (sexuelle Handlungen mit Kindern) und 197 Ziffer 3 StGB (u. a. Pornographie mit Kindern) mit einer Bestimmung er- gänzt werden, wonach ein Schweizer auch dann strafbar ist, wenn er die Tat im Ausland begeht und sich in der Schweiz be- findet. Damit würde in diesen Fällen die Strafbarkeit am Bege- hungsort nicht mehr Voraussetzung für eine Strafverfolgung in der Schweiz bilden (wie dies nach Art. 6 StGB grundsätzlich erforderlich wäre). Die Strafbarkeit würde sich, unabhängig von einem möglicherweise tieferen Schutzalter im Tatortstaat, nach schweizerischem Recht richten.
Diese Lösung trägt jedoch folgenden Gesichtspunkten zuwe- nig Rechnung:
Um den Schutz der Kinder vor sexuellem Missbrauch und se- xueller Ausbeutung möglichst umfassend zu gewährleisten, sollten auch die Artikel 189 StGB und 190 StGB mit einer Be- stimmung ergänzt werden, wonach die Strafbarkeit im Tatort- staat nicht Voraussetzung für eine Strafverfolgung in der Schweiz ist.
Bereits seit 1990 fungiert in der Uno-Menschenrechtskommis- sion ein Spezialberichterstatter zum Thema Kinderhandel, mit dem die Schweiz Kontakt hat und der auch regelmässig über Kinderprostitution und Kinderpornographie überall auf der Welt berichtet und entsprechende Massnahmen vorschlägt.
Die Voraussetzung, dass entweder das Opfer oder der Täter Schweizer sein müssen, wird fallengelassen; Auslandtaten sollen in der Schweiz gegenüber jedem Täter verfolgt werden, sofern er sich unter anderem in der Schweiz aufhält oder der Eidgenossenschaft ausgeliefert wird. Damit wird das Prinzip der stellvertretenden Strafrechtspflege in den Vordergrund ge- stellt, das aber nur zur Anwendung kommen kann, wenn eine Tat auch am Begehungsort strafbar ist.
den sich stellenden Beweisproblemen. Zum einen werden die schweizerischen Strafbehörden nur in seltenen Fällen konkrete Hinweise auf sexuelle Handlungen eines Schweizers mit Kin- dern im Ausland erhalten, weil für kaum eine Regierung der meistbetroffenen Länder die Bekämpfung dieses Problems ein zentrales Anliegen darstellt. Der Bericht derinterdepartementa- len Arbeitsgruppe «Frauen aus der Dritten Welt» von 1988 stellt fest, dass hier offenbar eine gewisse Hemmung besteht, eine vermeintliche oder tatsächliche Devisenquelle zuzuschütten. Zum andern ergeben sich auch Probleme aus der Tatsache, dass zwar in verschiedenen Staaten sexueller Missbrauch von Kindern strafbar ist, das Schutzalter jedoch tiefer angesetzt wird als in der Schweiz. Diese Länder werden der Schweiz nur so- weit Rechtshilfe leisten, als die Tat in ihrem Land strafbar ist. Schliesslich kann die Schweiz von Staaten, in denen sexuelle Handlungen mit Kindern nicht unter Strafe gestellt sind, in be- zug auf diese Delikte überhaupt keine Rechtshilfe verlangen. Sogar wenn ein konkreter Verdacht auf eine Straftat besteht, wird es ein schweizerisches Gericht in solchen Fällen schwer haben, Beweise zu erlangen, die zu einer Verurteilung führen können. Die Schweiz wird, gestützt auf die Konvention über die Rechte des Kindes, auch die internationale Zusammenarbeit auf diesem Gebiet, insbesondere mit den betroffenen Staaten, wesentlich verstärken müssen.
Die sexuelle Ausbeutung von Kindern unter Ausnutzung ihrer Notlage hat in einigen Ländern beängstigende Ausmasse an- genommen. Der Bundesrat ist entschlossen, adäquate Mass- nahmen zu ergreifen, um den Schutz dieser Kinder zu verbes- sern. Die damit verbundenen Fragen bedürfen jedoch in ei- nem weiteren Zusammenhang vertiefter Abklärung.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzu- wandeln.
Überwiesen als Postulat - Transmis comme postulat
93.3477
Motion Stucky Überwachung von Telekommunikationen mit Berufsgeheimnisträgern Surveillance des télécommunications avec des personnes astreintes au secret professionnel
Wortlaut der Motion vom 6. Oktober 1993
Der Bundesrat wird beauftragt, die Revision der entsprechen- den Gesetzesbestimmungen vorzunehmen, damit durch technische und administrative Massnahmen die Überwa- chung und Aufzeichnung von Telefongesprächen und andern Telekommunikationen (Telex, Telefax) zwischen Beschuldig-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion von Felten Sexuelle Ausbeutung von Kindern durch Schweizer Touristen im Ausland. Strafbarkeit Motion von Felten Exploitation sexuelle d'enfants par des touristes suisses à l'étranger. Punissabilité
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Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
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Anno
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Volume
Volume
Session
Januarsession
Session
Session de janvier
Sessione
Sessione di gennaio
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
09
Séance
Seduta
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Datum 01.02.1995 - 15:00
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