319
Motion der Fraktion der Freiheits-Partei
Le principe de cette réserve légale est en règle générale ob- servé lorsqu'il s'agit de dépenses proposées pour la première fois. Il est toutefois difficile de le concrétiser dans certains cas particuliers. La pratique révèle que certaines subventions sont accordées sur la base d'un arrêté du Conseil fédéral. On se ré- fère alors à la Constitution fédérale - comme par exemple aux intérêts de la politique étrangère - ou à une compétence cons- titutionnelle non écrite (p. ex. pour certaines parties du do- maine culturel). Plusieurs subventions se fondent cependant uniquement sur des arrêtés budgétaires. Il s'agit en l'occur- rence de prestations extraordinaires et uniques ou de subven- tions minimes à des institutions, où l'on a renoncé à présenter un projet au Parlement afin de réduire les frais administratifs. On compte également dans cette catégorie les cotisations an- nuelles de membres à des organisations nationales et interna- tionales qui fournissent notamment une certaine prestation à la Confédération (informations techniques et formation conti- nue). Ces contributions se chiffrent à quelque 4 millions de francs au total selon le budget 1994.
Toujours est-il qu'avec l'arrêté sur le budget (un arrêté simple) le Conseil fédéral et l'administration sont légitimes par l'As- semblée fédérale à utiliser les crédits inscrits au budget pour un but précis, à raison du montant fixé et pendant l'exercice prévu. Pour ce qui est des contributions conçues à l'origine comme dépenses uniques, mais auxquelles il est prévu de conférer un caractère périodique, le Conseil fédéral est toute- fois prêt à assainir la situation juridique dans chaque cas (cf. FF 1993 || 1045).
Il peut être satisfait à la première proposition des motionnaires d'indiquer dans le budget 1995, à l'exception des articles concernant le domaine administratif proprement dit (projets de l'administration fondés sur les besoins), les bases légales ou constitutionnelles pour chaque article de dépenses. Lors des instructions budgétaires que le Conseil fédéral émet cha- que année, il a d'ores et déjà invité les services concernés à in- diquer dans leurs demandes budgétaires les bases légales ou constitutionnelles pour le crédit sollicité. Il veillera à ce que cel- les-ci figurent pour tous les secteurs de dépenses dans les ex- posés des motifs en regard du budget 1995.
Quant à la deuxième proposition des motionnaires, à savoir de biffer toutes les dépenses pour lesquelles une telle base fait défaut, elle ne peut être réalisée sans plus avec le budget 1995. D'une part, des préparatifs sont en cours pour la créa- tion d'une base légale concernant certaines aides financiè- res, notamment dans le domaine de la culture. D'autre part, la suppression de certaines cotisations de membres ou de contributions aux frais d'organisations nationales ou interna- tionales nous obligerait à renoncer à des prestations de ser- vice utiles. Le Conseil fédéral étudiera cependant la question pour l'avenir.
Erklärung des Bundesrates
Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzu- wandeln.
Déclaration écrite du Conseil fédéral Le Conseil fédéral propose de transfomer la motion en pos- tulat
Sandoz Suzette (L, VD): La motion du groupe libéral deman- dait que, pour le budget 1995 déjà, chaque poste ait une justifi- cation constitutionnelle ou légale ou que soient biffés du bud- get les postes qui ne pouvaient pas avoir une telle justification. Dans sa réponse, le Conseil fédéral donne en grande partie raison au groupe libéral, disant qu'en effet, les dépenses doi- vent être justifiées. Il explique fort bien que, dans certains cas, l'obligation de faire une dépense résulte tout simplement d'une tâche fédérale constitutionnelle. Il explique aussi que certaines dépenses n'ont pas à être directement justifiées, soit parce qu'elles reposent sur une compétence tacite de la Confédération, soit parce qu'elles sont des prestations pour des services rendus par des associations ou que ce seraient des cotisations de membre de la Confédération dans l'une ou l'autre des associations. Je voudrais m'arrêter un instant avec vous sur ces deux arguments qui méritent, je crois, réflexion.
Tout d'abord, l'argument de la compétence tacite de la Confé- dération. Vous savez que c'est un nouveau hochet politique qu'ont découvert quelques personnes en mal d'interprétation de la constitution. En fait, notre système fédéraliste et l'article 3 fort clair de la constitution ne se concilient pas avec une com- pétence tacite de la Confédération. C'est une notion socio- politico-évolutive, mais ce n'est pas une notion compatible avec la souveraineté cantonale. La preuve que notre constitu- tion ou que notre ordre juridique ne connaît pas cette notion, c'est que, si vous lisez bien la réponse du Conseil fédéral, cette compétence tacite est invoquée notamment en matière culturelle.
Or, il se trouve qu'en matière culturelle, les cantons, interpellés par un article sur la culture, ont refusé cette compétence à la Confédération. Dire qu'il y avait une compétence tacite et constater qu'ensuite, quand on pose quand même la question aux cantons et au peuple, elle est refusée, c'est la preuve tan- gible qu'une telle compétence est inconnue de notre ordre ju- ridique. Par conséquent, il s'agissait peut-être une fois de le dire. On a, hier déjà, évoqué du côté du Conseil fédéral une notion de compétence tacite; c'est, encore une fois, un jouet socio-politique, mais c'est un mensonge de l'ordre juridique fédéraliste constitutionnel.
En ce qui concerne l'autre argument du Conseil fédéral, argu- ment selon lequel certaines dépenses qui, comme telles, ne sont pas très importantes, n'ont pas besoin d'être justifiées parce que ce serait trop long d'expliquer les services rendus par une association ou une autre, à qui la Confédération verse un petit montant, cette explication souffre malheureusement d'un certain manque de clarté. Il y a comme un petit relent de favoritisme à l'égard d'une association ou d'une autre, et il faut reconnaître que ce manque de clarté n'est pas très favorable au développement de la confiance que le peuple peut avoir dans les autorités. Au nom de la transparence, je crois qu'on ne peut pas accepter une telle justification.
Néanmoins, la motion du groupe libéral était déposée en fonc- tion déjà du budget 1995. La lenteur de la procédure parle- mentaire, qui n'est pas imputable au Conseil fédéral, a pour conséquence qu'on pourrait maintenant, pour des raisons pu- rement formelles, dire que cette motion est dépassée, bien que son intérêt à long terme soit évident.
C'est à cause de cela que le groupe libéral accepte la transfor- mation de la motion en postulat, en précisant toutefois qu'il se réjouit de vérifier l'esprit du Conseil fédéral lors du prochain budget, et qu'il espère que la preuve de cet esprit d'ouverture sera faite par un traitement rapide du postulat Duvoisin 94.3432, qui traite précisément de la politique culturelle de la Confédération.
Überwiesen als Postulat - Transmis comme postulat
94.3401
Motion der Fraktion der Freiheits-Partei Sanierung der Bundesfinanzen Motion du groupe du Parti de la liberté Finances fédérales. Assainissement
Wortlaut der Motion vom 5. Oktober 1994
Zur Sanierung der Bundesfinanzen wird der Bundesrat aufge- fordert, der Bundesversammlung die künftigen Budgets nach den folgenden Richtlinien vorzulegen:
Motion du groupe du Parti de la liberté
320
N
2 février 1995
Die Zunahme der Ausgaben richtet sich nach der Zunahme des Bruttoinlandproduktes zwischen dem Jahr mit dem letz- ten positiven Rechnungsabschluss und dem letzten Kalender- jahr vor der Budgetierung.
Das Budget ist vorab in jenen Departementen und Bun- desämtern zu kürzen, in welchen die grössten Ausgabenstei- gerungen seit dem Jahr mit dem letzten positiven Rechnungs- abschluss zu verzeichnen sind.
Ist in einem Departement oder Bundesamt eine überpropor- tionale Ausgabensteigerung auf zwingende gesetzliche Be- stimmungen zurückzuführen, so ist der Budgetausgleich durch Kürzungen in allen Departementen vorzunehmen.
Texte de la motion du 5 octobre 1994
Le Conseil fédéral est chargé, en vue d'assainir les finances fé- dérales, de soumettre au Parlement les budgets prévus, en te- nant compte des principes suivants:
La budgétisation pour l'année suivante doit se référer à la dernière année dont le bilan a été positif, c'est-à-dire 1988.
L'augmentation des dépenses correspond à l'augmenta- tion du produit intérieur brut entre la dernière année dont le bi- lan a été positif et la dernière année civile avant l'établissement du budget.
Le budget doit être réduit avant tout dans les départements et les offices fédéraux qui enregistrent le plus fort accroisse- ment des dépenses depuis la dernière année dont le bilan a été positif.
Si un accroissement disproportionné des dépenses dans un département ou un office fédéral est dû à des dispositions législatives contraignantes, l'équilibre budgétaire se fera au moyen de réductions dans tous les départements.
Sprecher - Porte-parole: Scherrer Jürg
Schriftliche Begründung
Die negative Entwicklung der Bundesfinanzen gibt zu Besorg- nis Anlass. Eine Entlastung durch Mehreinnahmen wie durch neue oder höhere Steuern und Abgaben ist nicht zweckmäs- sig, da dies für die schweizerische Wirtschaft untragbar und zudem ordnungspolitisch falsch ist
Kann kein Mehrertrag erzielt werden, ist die Sanierung der Fi- nanzen nur auf der Ausgabenseite möglich. Demzufolge ist hier der Hebel anzusetzen. In den letzten Jahren sind neue Ausgaben beschlossen worden, welche in den Jahren der Hochkonjunktur ohne weiteres verkraftbar waren. In Zeiten ei- ner langanhaltenden Rezession sind diese wieder zu kürzen bzw. zu streichen.
Mit der Ausrichtung des Budgets auf den letzten positiven Rechnungsabschluss, d. h. das Jahr 1988, ist Gewähr gebo- ten, dass vorab alle Bereiche, in welchen die Ausgaben stärker als das Bruttoinlandprodukt gestiegen sind, wieder gekürzt werden müssen. Die schlimmsten konjunkturbedingten Aus- gabenauswüchse können damit zurückgebaut werden.
Développement par écrit
L'état des finances fédérales est préoccupant. Accroître les re- cettes en multipliant ou en augmentant les impôts et les taxes n'est pas une bonne solution, car cela serait néfaste à l'écono- mie suisse et, qui plus est, malvenu sur le plan politique.
S'il n'est pas possible d'agir sur les recettes pour assainir les finances, il ne reste plus qu'à agir sur les dépenses. Ces der- nières années, de nouvelles dépenses ont été engagées, dé- penses qui étaient tout à fait raisonnables en période de haute conjoncture, mais qui, en période de récession persistante, doivent être réduites, voire supprimées.
L'alignement du budget sur le bilan de l'exercice 1988 entraîne inévitablement des réductions avant tout dans les domaines où les dépenses ont augmenté davantage que le produit inté- rieur brut Les excès de dépenses les plus graves liés à la haute conjoncture pourront être ainsi résorbés.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 28. November 1994
Der Bundesrat hat schon verschiedentlich zum Ausdruck ge- bracht, dass er eine anhaltende Defizitfinanzierung des Bun-
deshaushaltes als nicht akzeptabel erachtet. Mit den bean- tragten Sanierungsmassnahmen 1994 soll der strukturelle De- fizitsockel, der auf mindestens 4 Milliarden Franken veran- schlagt wird, weitgehend beseitigt werden. Dies setzt aller- dings voraus, dass auch die einnahmenseitigen Massnahmen in Kraft gesetzt werden können.
Bereits in seiner Antwort auf die Motion der LdU/EVP-Fraktion (94.3282) hat der Bundesrat darauf hingewiesen, dass ein an das Bruttoinlandprodukt (BIP) gebundenes Ausgabenwachs- tum und damit eine mehr oder weniger stabile Staatsquote keine hinreichende Voraussetzung zur Begrenzung der Defi- zitwirtschaft darstellen. Mit einer Ausgabenbindung, wie sie die Motion vorsieht, ist keine Aussage darüber gemacht, in welchem Umfang die Ausgaben über Einnahmen oder aber über Verschuldung finanziert werden sollen. Solange die Ein- nahmenquote tiefer ist als die Staatsquote, resultieren weiter- hin Defizite.
Der Bundesrat ist mit dem von der Motion anvisierten Ziel, die Bundesfinanzen zu sanieren, vollumfänglich einverstanden. Die in der Motion vorgeschlagenen Richtlinien erachtet er je- doch aus folgenden Gründen als nicht zieladäquat:
Zu Punkt 1: Der Bundesrat erachtet es als falsch, sich bei der Steuerung der Ausgaben an einem beliebig hohen, positiven Rechnungsabschluss zu orientieren. Eine sinnvolle Orientie- rungsgrösse wäre vielmehr ein Rechnungsjahr mit einem strukturell ausgeglichenen Haushalt Nur mit einer solchen Ausgangsbasis kann verhindert werden, dass konjunkturelle Einflüsse das Bild über den effektiven Zustand der Bundesfi- nanzen verzerren.
Zu Punkt 2: Die Bindung der Ausgaben an die Zunahme des BIP, wie es die Motion vorsieht, wirkt prozyklisch. Der Bund würde mit einer solchen Regelung die konjunkturellen Schwankungen verstärken, was aus wachstumspolitischer Sicht höchst bedenklich wäre und in klarem Widerspruch zu Artikel 31 quinquies Absatz 3 der Bundesverfassung stünde. Zu den Punkten 3/4: Die Forderung der Motion, wonach Aus- gabenkürzungen vorab in jenen Departementen und Bun- desämtern mit der grössten Ausgabensteigerung vorzuneh- men wären, trägt weder dem Einfluss von Sonderfaktoren (bei- spielsweise Zinsausgaben) noch der politischen Prioritäten- setzung (z. B. im Bereich der Krankenversicherung) Rech- nung. Schliesslich führt eine solche Vorschrift zu einer Zemen- tierung der Ausgabenstrukturen. Neuen Herausforderungen könnte nur noch beschränkt begegnet werden, und die politi- sche Willensbildung in den eidgenössischen Räten würde drastisch eingeschränkt.
Rapport écrit du Conseil fédéral du 28 novembre 1994
Le Conseil fédéral a eu l'occasion de rappeler à de nombreu- ses reprises qu'on ne saurait tolérer une persistance du déficit à long terme. Les mesures d'assainissement 1994 devraient permettre de réduire dans une large mesure le déficit structu- rel, évalué à 4 milliards de francs au moins. Cela suppose ce- pendant que l'on agisse également sur les recettes.
Le Conseil fédéral avait déjà souligné dans sa réponse à la motion du groupe Adl/PEP (94.3282) qu'il ne suffit pas d'ali- gner la croissance des dépenses sur le produit intérieur brut (BIP) - ce qui, partant, garantirait une quote-part de la Confé- dération plus ou moins stable - pour maîtriser les déficits que nous enregistrons actuellement. En proposant l'alignement des dépenses sur le PIB, la présente motion ne dit pas com- ment et dans quelle mesure on financera les dépenses (par le biais de recettes ou par des emprunts). Il ne faut pas se leurrer, les déficits perdureront tant que la quote-part des recettes ne rejoindra pas le niveau de la quote-part de la Confédération. Le Conseil fédéral souscrit à tous les points de vue à l'objectif visé par cette motion, soit l'assainissement des finances fédé- rales. Il estime toutefois que les principes posés par les mo- tionnaires ne sont guère appropriés à la réalisation de ce but, et ce, pour les raisons suivantes:
Ad chiffre 1: Le Conseil fédéral estime qu'il est faux de fixer les dépenses sur la base d'une année qui s'est soldée par un ré- sultat positif. Il serait plus juste au contraire de se référer aux résultats d'un exercice présentant des comptes équilibrés sur
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Motion der LdU/EVP-Fraktion
le plan structurel. C'est la seule base qui permettrait de se faire un jugement objectif de l'état des finances fédérales sans que des influences conjoncturelles faussent le tableau.
Ad chiffre 2: Il ne faut pas perdre de vue qu'un alignement des dépenses sur la croissance du PIB, comme le propose la mo- tion, aurait un effet procyclique. En appliquant cette règle, la Confédération ne ferait qu'aggraver les cycles conjoncturels, ce qui serait très contestable au regard des objectifs de crois- sance et en parfaite contradiction avec l'article 31quinquies alinéa 3 de la constitution.
Ad chiffres 3/4: En demandant de réduire les dépenses en pre- mier lieu dans les départements et les offices qui accusent la plus forte croissance, les motionnaires ne tiennent pas compte des facteurs spéciaux (par exemple les charges d'inté- rêt) ni des priorités politiques (par exemple dans le domaine de l'assurance-maladie). A terme, ce principe conduirait à ci- menter les structures sur le plan des dépenses. Les moyens disponibles pour affronter les nouvelles tâches seraient limités d'autant, sans compter le lourd handicap qui affecterait les choix politiques des parlementaires.
Schriftliche Erklärung des Bundesrates Der Bundesrat beantragt, die Motion abzulehnen.
Déclaration écrite du Conseil fédéral Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Scherrer Jürg (A, BE): Die Antwort des Bundesrates auf un- sere Motion ist eigentlich so ausgefallen, wie ich es erwartet habe, nämlich so, wie alle Antworten ausfallen, wenn es um die Sanierung der Bundesfinanzen geht. Da heisst es: Ja, spa- ren schon; man müsste, man sollte, man könnte .... Aber dann ist man natürlich gleich mit Einschränkungen zur Stelle: nicht so, nicht auf diese Weise, und vor allem nicht in diesem und je- nem Bereich. Diese Platte kennen wir jetzt zur Genüge. Sie hat Kratzer, Sprünge und Löcher, und man sollte sie schon längst in den Kehricht schmeissen.
Sämtliche Sparanstrengungen scheitern nach meiner An- sicht, nach meinen Erfahrungen - die ich hier vor jetzt immer- hin schon sieben Jahren zu sammeln begann -, deshalb, weil sich die sogenannten Volksvertreter nicht als Vertreter des Vol- kes verstehen, sondern Interessenvertreter von einzelnen Gruppierungen oder z. B. Verbänden sind. Dann heisst es, nach einem alten Sprichwort: «Löschst du mir den Durst, geb' ich dir die Wurst >> Solange dieses Spielchen so läuft, werden wir keine Erfolge erzielen; wir müssen uns damit abfinden, dass in Zukunft alle Durst haben werden und keiner mehr eine Wurst, vor allem keine Extrawurst mehr bekommt. Und nur, wenn man sich zu diesem Grundsatz durchringt und ihm nachlebt, ist überhaupt an eine wirkliche Sanierung unserer Bundesfinanzen zu denken.
Mir fällt auf, dass gewisse Bereiche von der Sanierung ausge- klammert werden. Dies sind vor allem das Asylwesen, der Kol- lektivverkehr und die Entwicklunghilfe. Das sind Bereiche, wo wir in den letzten sieben, acht Jahren den grössten Ausgaben- zuwachs zu verzeichnen hatten. Es kommt dann noch der so- genannte Umweltschutz dazu.
Unsere Motion verlangt deshalb eine grundsätzliche Orientie- rung am letzten positiven Rechnungsabschluss, welcher nun schon sechs bzw. sieben Jahre zurückliegt Dabei ist natürlich klar, dass sich die Ausgabensteigerung nicht grundsätzlich am Wachstum des Bruttoinlandprodukts zu orientieren hat, in dem Sinne, dass man meint, man müsse so viel ausgeben, wie zusätzlich eingenommen wurde. Die allenfalls zulässigen Ausgabensteigerungen sind somit als «höchstens» zu verste- hen, d. h., das Ausgabenwachstum darf maximal das Wachs- tum des Bruttoinlandproduktes erreichen, aber es darf natür- lich auch weniger sein. Innerhalb dieser Bandbreite, Herr Bun- desrat, ist dann eben eine antizyklische Finanzpolitik möglich. Ich bestreite vehement, wie es in der Antwort des Bundesrates behauptet wird, dass diese Motion in Widerspruch zur Bun- desverfassung stehe.
Wir verlangen weiter, dass vor allem in den Departementen und Bundesämtern mit dem höchsten Ausgabenwachstum zu sparen ist, z. B. in der Umweltbürokratie, beim Kollektivver-
kehr, bei der Entwicklungshilfe und im Asylwesen. Dies führt keinesfalls zu einer Zementierung von Ausgabenstrukturen, denn - ich wiederhole es - man kann auch in anderen Berei- chen sparen.
Wenn man Prioritäten im Sinne unserer Motion setzt, heisst das nicht, dass man alle anderen Sparmöglichkeiten ausser acht lassen muss. Es ist also nicht verboten, die Ausgaben auch in denjenigen Bereichen zu senken, deren Wachstum sich zwar unterhalb des Bruttoinlandproduktes befindet, die sich aber sonst objektiv nicht mehr rechtfertigen lassen.
Die FPS-Motion hat vor allem zum Zweck, all jene Ausgaben zu reduzieren, welche in der Euphorie der vergangenen Hoch- konjunktur zum Teil mass- und gedankenlos beschlossen wurden. Alle anderen Sanierungsversuche sind bisher klar ge- scheitert. Es ist nun an der Zeit, neue Wege zu beschreiten. Ich bitte Sie demzufolge, unsere Motion zu überweisen. Wir halten daran fest
Stich Otto, Bundesrat: Ich bitte Sie, diese Motion abzulehnen. Ich habe nichts dagegen, wenn man sparen will. Noch lieber hätte ich es, wenn Sie tatsächlich sparen würden. Mit Motio- nen - das muss ich Ihnen heute leider noch einmal sagen - spart man nicht, sondern man produziert Papier. Sparen kann man nur, wenn der politische Wille vorhanden ist.
Diese Art des Sparens ist nicht möglich. Man kann nicht das Jahr 1988 - das Jahr mit der höchsten Hochkonjunktur und nachfolgender Inflation - nehmen und das dann als Basisjahr einer Zeit nach einer wirtschaftlichen Krisensituation zugrunde legen.
Auch der Behelf, auf Departemente und Zuwächse in Departe- menten abzustellen, ist schlicht und einfach nicht möglich. Sonst hätten wir beispielsweise in die Arbeitslosenversiche rung kein Geld einschiessen können. Das wäre nicht möglich gewesen, wenn wir solche Vorschriften hätten.
Wenn Sie das Budget 1995 ansehen, stellen Sie fest, dass wir beispielsweise bei einzelnen Posten effektiv die Zahlen von 1994 übernommen haben. Wir haben tatsächlich gespart. Aber so, wie Sie es machen, ist es nicht möglich. Die Bindung an das Bruttosozialprodukt wäre schon rein theoretisch falsch, weil wir dann automatisch eine prozyklische Finanzpolitik be- treiben würden.
Zu Ihrem Trost: Sie dürfen die Motion ruhig ablehnen. Wir wer- den Ihnen bessere Vorschläge unterbreiten.
Abstimmung - Vote Für Überweisung der Motion Dagegen
18 Stimmen 67 Stimmen
94.3282
Motion der LdU/EVP-Fraktion Stopp der Defizitwirtschaft Motion du groupe Adl/PEP Gestion équilibrée des fonds publics
Wortlaut der Motion vom 17. Juni 1994 Der Bundesrat wird beauftragt, spätestens zwei Jahre nach Überweisung dieser Motion den eidgenössischen Räten eine Vorlage zuzuleiten, die das Wachstum der Bundesausgaben auf das Wachstum des Bruttoinlandprodukts beschränkt.
Die Vorlage hat sich nach folgenden Eckwerten auszurichten: 1. Die Ausgaben des Bundes dürfen prozentual nicht mehr zu- nehmen als das Bruttoinlandprodukt im Durchschnitt der vier vorangegangenen Jahre.
41-N
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Motion der Fraktion der Freiheits-Partei Sanierung der Bundesfinanzen Motion du groupe du Parti de la liberté Finances fédérales. Assainissement
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Dans
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Jahr
Année
1995
Anno
Band
I
Volume
Volume
Session
Januarsession
Session
Session de janvier
Sessione
Sessione di gennaio
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
11
Séance Seduta
Geschäftsnummer 94.3401
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 02.02.1995 - 15:00
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