E 24 janvier 1995
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Motion Cavadini Jean
94.3392 Motion Cavadini Jean Revision des 31. Titels des Obligationenrechts (Geschäftsfirmen) Révision du titre 31 du Code des obligations (Des raisons de commerce)
Wortlaut der Motion vom 3. Oktober 1994 Wir ersuchen den Bundesrat, die Revision der gesetzlichen Bestimmungen über die Geschäftsfirmen zu unterbreiten. Diese Revision müsste auf die entsprechende Richtlinie der Europäischen Union abgestimmt sein, die internationalen Handelspraktiken berücksichtigen und die Grundsätze des schweizerischen Immaterialgüterrechts beachten. Mit dem Vollzug der neuen Bestimmungen sollte ein einziges Bundes- amt betraut werden.
Texte de la motion du 3 octobre 1994
Nous invitons le Conseil fédéral à proposer la révision des dis- positions relatives aux raisons de commerce, en garantissant la compatibilité avec la directive de l'Union européenne, en te- nant compte des pratiques du commerce international et en respectant les principes du droit suisse des biens immatériels. L'exécution des nouvelles dispositions devrait être confiée à un seul office fédéral.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Beerli, Béguin, Bisig, Bloet- zer, Cottier, Coutau, Delalay, Iten Andreas, Petitpierre, Piller, Reymond, Roth, Salvioni, Uhlmann, Zimmerli (15)
Cavadini Jean (L, NE): La mondialisation croissante des échanges, nos relations commerciales toujours plus étroites et toujours plus intenses avec l'étranger, les mutations nom- breuses qui interviennent dans les raisons de commerce nous engagent aujourd'hui à demander au Conseil fédéral de pro- poser la révision des dispositions relatives aux raisons de commerce.
Il convient d'abord de garantir la compatibilité de nos disposi- tions avec la première directive de l'Union européenne du 9 mars 1968 dans le domaine du droit des sociétés, et singu- lièrement son article 4 qui précise: «Les Etats membres pres- crivent que les lettres et notes de commande portent les indi- cations suivantes: un registre auprès duquel le dossier men- tionné à l'article 3 est ouvert, ainsi que le numéro d'immatricu lation de la société dans ce registre, la forme de la société, le lieu de son siège social et, le cas échéant, l'état de liquidation dans lequel elle se trouve. Si, dans ces documents, il est fait mention du capital de la société, l'indication doit porter sur le capital souscrit et versé.»
Ces dispositions doivent permettre d'identifier clairement une entreprise. En droit suisse, c'est la raison de commerce qui permet cette identification. C'est pourquoi notre droit actuel doit être rigoureux, afin de garantir cette identification. Si nous adoptons la réglementation correspondante de l'Union euro- péenne, les dispositions quelque peu dépassées des raisons de commerce pourront être libéralisées. Une telle libéralisa- tion est au reste nécessaire. Les entreprises suisses sont en concurrence, particulièrement avec les entreprises européen- nes, et cette concurrence ne commence pas seulement avec les produits, mais déjà avec la marque distinctive de l'entre- prise, sa raison de commerce, qui doit être soumise à des rè- gles communes.
Lors de demandes d'informations au Registre des raisons de commerce, le service fédéral compétent rend attentif au fait qu'il ne peut se prononcer sur la désignation des marques. Si un seul service fédéral était chargé du droit des raisons de
commerce et des marques déposées, il pourrait alors mieux coordonner les pratiques des deux domaines.
Nous avons rappelé que certaines dispositions du Code des obligations ne sont pas reconnues par des entreprises inter- nationales, et notamment par celles qui viennent des Etats- Unis. On parle souvent de X ou de Y, mais sans ajouter, comme le prévoit expressément l'article 950 du Code des obligations, la désignation de sociétés anonymes ou de so- ciétés coopératives. Si l'on peut imaginer de renoncer aux prescriptions sur la formation des raisons de commerce spé- ciales, ainsi que la disposition des articles 954 et suivants le précise, on ne saurait faire l'économie de garantir une identi- fication claire, précise, telle que le prévoit la directive de l'Union européenne.
C'est si vrai que le Département fédéral de justice et police, vo- tre département, Monsieur le Conseiller fédéral, avait consti- tué un groupe de réflexion relatif au droit des sociétés. Ce groupe a déposé un rapport final, en date du 24 septembre 1993, et en était venu à la conclusion qu'une telle adaptation était nécessaire.
C'est la raison pour laquelle je crois que ma motion ne contre- vient pas aux intentions mêmes du Conseil fédéral.
Koller Arnold, Bundesrat: Mit der Motion wird der Bundesrat ersucht, eine Revision des Rechts der Geschäftsfirmen, also des 31. Titels des OR, einzuleiten. Es geht dem Motionär vor allem um die Kompatibilität des schweizerischen Rechts mit den europäischen Richtlinien und der internationalen Praxis. Das schweizerische Firmenrecht ist demjenigen von Deutsch- land sehr ähnlich. Demgegenüber ist das Firmenrecht in Frank- reich schon heute etwas liberaler ausgestaltet. Die firmenrecht- lichen Regelungen verschiedener amerikanischer Staaten ste- hen teilweise in Widerspruch zu den europäischen Vorschrif- ten. Die massgebende Richtlinie der Europäischen Union ver- langt namentlich die Angabe der Rechtsform einer Unterneh- mung in deren Firma. Eine Revision des schweizerischen Fir- menrechts wird sich daher zweifellos am europäischen und nicht am amerikanischen Recht zu orientieren haben.
Die EU-Richtlinie verlangt ferner die Angabe einer Identifika- tionsnummer in der Geschäftskorrespondenz. Die Begrün- dung der Motion enthält ebenfalls ein entsprechendes Begeh- ren. Gemäss den Vorschlägen einer vom Bundesamt für Justiz eingesetzten Arbeitsgruppe soll diesem Anliegen im Zusam- menhang mit der Informatisierung des Handelsregisters voll- umfänglich Rechnung getragen werden. Die Struktur der vor- geschlagenen Identifikationsnummer wird den von der EU und der Uno statuierten Kriterien entsprechen. Die Spezifikationen dieser Nummer werden im Anhang der Weisung des Eidgenös sischen Amtes für das Handelsregister betreffend die elektroni- sche Übermittlung der Registereintragungen ausgeführt sein. Insgesamt erscheint eine Überprüfung des schweizerischen Firmenrechts mit Blick auf die Regelungen unserer Nachbar- staaten und namentlich der Europäischen Union als wün- schenswert. Aus der Perspektive der Rechtsvergleichung er- gibt sich auch die Frage, ob durch gewisse punktuelle Liberali- sierungen des schweizerischen Firmenrechts den legitimen Interessen der Unternehmungen an einer möglichst freien Fir- menbildung verstärkt Rechnung getragen werden kann. Die Bundesverwaltung wurde daher bereits mit der entsprechen- den Überprüfung beauftragt. Eine Lockerung der Praxis er- scheint insbesondere im Bereich der territorialen und reklame- haften Bezeichnungen möglich.
Eine Revision des Firmenrechtes wird im Rahmen der bevor- stehenden Totalrevision der Handelsregisterverordnung wahrscheinlich verwirklicht werden können. Es steht also noch offen, ob überhaupt eine Gesetzesänderung nötig ist, oder ob es mit der Revision der Handelsregisterverordnung sein Bewenden haben kann.
Ein weiteres Anliegen der Motion besteht darin, dass der Voll- zug künftig einem einzigen Bundesamt übertragen wird. Heute liegt, wie Sie zu Recht ausgeführt haben, die Rechtsan- wendung einerseits beim Bundesamt für geistiges Eigentum, im Bereich des Markenrechts, und andererseits beim Eidge- nössischen Amt für das Handelsregister als Teil meines Bun- desamtes für Justiz.
Motion Cavadini Jean
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Bei einer Revision des Firmenrechtes ist sicher eine Harmoni- sierung mit dem Markenrecht anzustreben. In diesem Zusam- menhang wird auch die Schaffung einer einheitlichen Be- hörde im Sinne des vorliegenden Vorstosses zu prüfen sein. Doch wäre es heute verfrüht, hier nun bereits eine definitive Lösung in Aussicht zu stellen.
Herr Cavadini Jean, Sie sehen also, wir sind am Werk, Ihre An- liegen nehmen wir gerne auf, hingegen möchten wir einfach das Schlussresultat noch nicht präjudizieren. Einzig aus die- sem Grund wäre uns mit einem Postulat besser gedient, aber die inhaltlichen Anliegen im Sinne einer Prüfung und Revision sind unbestritten.
Cavadini Jean (L, NE): Je vous remercie, Monsieur Koller, de votre réponse extrêmement engageante, puisque vous voulez bien reconnaître le bien-fondé de cette motion et l'objectif qui doit être poursuivi par l'étude. C'est simplement le fait que vous ne vouliez pas préjuger du résultat de cette étude qui vous engage à me demander d'accepter la transformation de ma motion dans la forme moins contraignante d'un postulat. Si des délais raisonnables peuvent être tenus, j'accepte volon- tiers cette transformation, en rappelant que le postulat Leuen- berger Moritz - il y a deux ans qu'il est au feu - n'a pas encore donné de bien grands résultats.
Je suis donc d'accord pour la transformation en postulat, en demandant vivement que ces études voient leur achèvement ce siècle encore.
Überwiesen als Postulat - Transmis comme postulat
Begrüssung - Bienvenue
Präsident: Ich habe nun die grosse Ehre, auf unserer Tribüne Herrn Lennart Meri, Staatspräsident der Republik Estland, zu begrüssen. (Beifall)
Während rund eines halben Jahrhunderts wurde Estland von seinem mächtigen Nachbarn besetzt. Seine Bevölkerung hat lange Jahre der Unterdrückung erlebt. Die Familie von Staats- präsident Meri wurde nach Sibirien deportiert. Der lange Kampf der Estländer sowie deren ungebrochener Glaube an eine Zukunft haben aber dazu geführt, dass dieses Land wie- derum seinen Platz inmitten der demokratischen Staaten Eu- ropas eingenommen hat.
Nach Erlangen der Unabhängigkeit Estlands wurde Herr Meri im Jahre 1990 zuerst zum Aussenminister und später zum Bot- schafter in Finnland ernannt. Am 5. Oktober 1992 wurde Len- nart Meri zum Staatspräsidenten der Republik Estland ge- wählt.
Ich entbiete Ihnen, Herr Staatspräsident Meri, die besten Wün- sche seitens unseres Ständerates, der eine grosse Achtung vor Ihrem Land und seinen Leuten hat. Ich wünsche Herrn Meri einen schönen Aufenthalt in unserem Land. Ich danke Ih- nen für Ihren Besuch. (Beifall)
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Motion Cavadini Jean Einheitliche Veröffentlichung im Schweizerischen Handelsamtsblatt
Garantie de l'uniformité des publications dans la Feuille officielle suisse du commerce
Wortlaut der Motion vom 3. Oktober 1994
Wir ersuchen den Bundesrat, dafür zu sorgen, dass die Ein- träge im Schweizerischen Handelsregister und die Veröffentli- chungen im Schweizerischen Handelsamtsblatt (SHAB) ein- heitlich sind. Ausserdem müssen die im SHAB veröffentlichten Daten den Interessierten - öffentlichrechtliche oder private Or- ganisationen - sofort auf elektronischen Datenträgern zur Ver- fügung gestellt werden. Artikel 929 Absatz 2 OR ist deshalb in diesem Sinne zu ändern und so zu präzisieren, dass die Ge- bühren die Verwaltungskosten der Handelsregisterämter so- wie die Kosten für die Veröffentlichungen in den amtlichen Pu- blikationen decken müssen.
Texte de la motion du 3 octobre 1994
Nous invitons le Conseil fédéral à garantir l'uniformité des ins- criptions au registre du commerce et des publications dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC). En outre les données publiées dans la FOSC doivent être mises à disposi- tion immédiate du public intéressé - organisation publique ou privée - sous forme électronique. Il conviendrait donc de mo- difier l'article 929 alinéa 2 CO dans le sens indiqué, en préci- sant que les émoluments doivent couvrir les frais de gestion des offices du registre du commerce et de publication dans les organes officiels.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Beerli, Béguin, Bisig, Bloet- zer, Cottier, Coutau, Delalay, Iten Andreas, Petitpierre, Piller, Reymond, Roth, Salvioni, Uhlmann, Zimmerli (15)
Cavadini Jean (L, NE): Si notre première motion visait à faire correspondre les dispositions du droit suisse en particulier à la réglementation de l'Union européenne, la seconde souhaite apporter la garantie de l'uniformité des inscriptions au registre du commerce et des publications dans la Feuille officielle suisse du commerce. Il est évident que toutes les inscriptions au registre du commerce ainsi que les publications dans la Feuille officielle relèvent d'une même loi. On peut aisément re- marquer qu'il s'agit toujours des mêmes événements qui se répètent pour toutes les entreprises, indépendamment du canton dans lequel elles sont domiciliées. Or - et c'est là ce que nous trouvons regrettable -, pour un même événement, il peut exister plusieurs variantes du même texte et la garantie de l'uniformité n'est pas donnée. Il convient que cette garantie puisse être donnée.
En outre, nous demandons que les données publiées dans la Feuille officielle soient immédiatement mises à disposition du public intéressé, qu'il s'agisse d'organisations publiques ou privées, et ce, sous une forme électronique. On peut imaginer, par exemple, la vente du journal sous forme électronique, ce qui permettrait la reprise de ces données dans des banques de données privées ou publiques. Dans plusieurs cantons, les représentants des registres du commerce envisagent de créer une base de données commune et un réseau de télécommu- nication entre les registres du commerce. On n'écarte pas, d'ailleurs, dans quelques cantons une privatisation de ces mê- mes registres.
On connaît les critiques qui sont parfois adressées à la Feuille officielle qui fournit des informations importantes en prove- nance de registres du commerce cantonaux avec deux ou trois semaines de retard. On peut en mesurer les conséquen- ces, par exemple, dans le cas d'une entreprise mise en faillite.
4-S
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Cavadini Jean Revision des 31. Titels des Obligationenrechts (Geschäftsfirmen) Motion Cavadini Révision du titre 31 du Code des obligations (Des raisons de commerce)
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Sessione di gennaio
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Conseil
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Consiglio
Consiglio degli Stati
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02
Séance Seduta
Geschäftsnummer 94.3392
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Datum 24.01.1995 - 08:00
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