Motion Salvioni
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26 janvier 1995
Frick Bruno (C, SZ), Berichterstatter: Der Bundesrat hat das Ämterverzeichnis den heutigen, tatsächlichen Verhältnissen angepasst, insbesondere der veränderten Auffassung in be- zug auf die sprachliche Berücksichtigung des weiblichen Ge- schlechts.
Wir beantragen Ihnen, diese Anpassung zu genehmigen.
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes
26 Stimmen (Einstimmigkeit)
Abschreibung - Classement
Antrag des Bundesrates Abschreiben der parlamentarischen Vorstösse gemäss Brief an die eidgenössischen Räte Proposition du Conseil fédéral Classer les interventions parlementaires
selon lettre aux Chambres fédérales
Angenommen - Adopté
An den Nationalrat - Au Conseil national
94.3272 Motion Salvioni Alkoholverwaltung Régie des alcools
Wortlaut der Motion vom 16. Juni 1994
Gestützt auf die Erklärungen von Bundespräsident Otto Stich ersuche ich den Bundesrat, die nötigen Vorkehrungen zu tref- fen, damit graduell innerhalb einer Frist von zehn Jahren die Alkoholverwaltung voll liberalisiert werden kann.
Texte de la motion du 16 juin 1994
Me fondant sur les déclarations du président de la Confédéra- tion, M. Otto Stich, je charge le Conseil fédéral de prendre les mesures nécessaires pour libéraliser graduellement, mais tota- lement, la Régie fédérale des alcools dans le délai de dix ans.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Cavadini Jean, Cottier, Frick, Onken, Petitpierre, Piller, Plattner, Roth, Schmid Carlo, Schoch, Schüle, Weber Monika (12)
Salvioni Sergio (R, TI): Nous allons traiter de l'article 32bis de la constitution qui, dans sa forme originelle, date de 1885. Il a été entièrement modifié en 1930. Il a subi en outre deux modifi- cations: la première, rédactionnelle, en 1930 et la deuxième, matérielle, en 1945.
La première version avait été axée sur la lutte contre l'alcoolisme qui ravageait alors la Suisse. Initialement, l'article prévoyait la compétence législative fédérale en matière de boissons distil- lées uniquement à base de pomme de terre, le «Bätzi», et la ré- partition entre les cantons du produit des impôts cantonaux et du futur impôt fédéral sur les boissons distillées.
A l'époque, la consommation d'alcool en Suisse, par habitant et par année, était de 11,2 litres. Cet article a réalisé le but que le Conseil fédéral et le Parlement s'étaient fixé: la consomma- tion d'eau de vie avait diminué de 11,2 litres à environ 6 litres entre 1884 et 1912, selon les données contenues dans le com- mentaire du professeur Jean-François Aubert sur cet article, et auquel je me suis largement référé.
Probablement parce que la disposition constitutionnelle ne concernait pas les produits de distillation des fruits, les Suis- ses ont commencé a planter des pommiers, des poiriers et des cerisiers en grand nombre, car la distillation de ces fruits était libre. Puisque les prix étaient très bas en l'absence d'un impôt fédéral, cela a entraîné à nouveau une augmentation des cas d'alcoolisme, non plus avec l'eau de vie de pomme de terre, mais avec l'eau-de-vie de pomme, de poire et de cerise. Vers 1920, la consommation était remontée à 7 litres par habi- tant et par année.
Au vu des résultats positifs que l'article de 1885 avait obtenus, il aurait été suffisant d'étendre la compétence fédérale aux au- tres eaux-de-vie. Mais à l'époque, les paysans qui avaient pro- fité de la lacune de l'article constitutionnel s'en sont fait un droit, et la politique de la santé, qui était le seul objectif, dut être accompagnée d'une norme de protection agricole.
Le premier projet du Conseil fédéral, proposé en 1920 et voté en 1923, fut rejeté par le peuple. Il prévoyait une protection sous forme de contingents d'importation, mais sans obliga- tion pour l'Etat d'acheter de surplus agricoles. En 1926, le Conseil fédéral soumettait au Parlement un autre message dans lequel les intérêts de la paysannerie étaient mieux proté- gés. Mais le Parlement alla encore plus loin et introduisit l'obli- gation pour la Confédération de retirer la production excéden- taire de pommes de terre et de fruits, soit comme telle, soit sous forme de produits distillés. Pour sa part, le Conseil fédé- ral obtint de s'assurer la moitié du produit de l'impôt qui, aupa- ravant, revenait totalement aux cantons. Cet article fut accepté en votation populaire en 1930.
Les conséquences financières de cet article et de la législation d'application y relative sont illustrées de façon claire dans le commentaire du professeur Jean-François Aubert. Après avoir remarqué que, dans la législation, le Parlement avait fixé des maxima et minima de prix pour les achats et les ventes de la ré- gie, M. Jean-François Aubert commente: «Ces prix se révélè- rent en temps de récession tout à fait inadéquats, et la régie, tout à fait submergée, accumula des déficits au lieu des beaux bénéfices annoncés. L'hémorragie put être contenue seule- ment grâce au recours au droit d'urgence.» En 1932, on abolit les règles sur les prix et, en 1949, on étoffa le caractère de pro- tectionnisme agricole de la législation.
Par la révision de 1985 enfin, le Conseil fédéral obtenait le 90 pour cent du bénéfice de la régie en laissant aux cantons le 10 pour cent. La part des cantons est affectée à la lutte contre l'alcoolisme et, nouvellement, contre les abus de stupéfiants et de médicaments. La part de la Confédération de 90 pour cent est quant à elle affectée à l'AVS. Mais, comme la Confédé- ration doit financer l'AVS, cela signifie que sa part n'est plus du tout affectée.
Les conclusions que l'on peut tirer de cette analyse historique sont de différente nature. Le but initial et primordial était de combattre l'alcoolisme. Ce but fut atteint dans les vingt pre- mières années. Mais l'article en question avait une faiblesse: il ne frappait que l'eau-de-vie de pomme de terre. Les paysans touvèrent immédiatement cette brèche dans la constitution et l'exploitèrent en plantant des arbres à fruits. Quand le législa- teur fédéral voulut combattre l'alcoolisme renaissant par le même moyen, qui s'était révélé efficace, il buta contre le mur des intérêts qui s'étaient créés par le biais de la lacune consti- tutionnelle. Les paysans purent obtenir que le but de la législa- tion fût transformé, passant de la protection de la santé publi- que à un subventionnement agricole. Ils allèrent si loin, jusqu'à fixer dans la loi des prix qui, à court terme, mirent la Confédération en grosses difficultés, et ce n'est que grâce au droit d'urgence que l'on put voter des modifications.
La lutte contre l'alcoolisme ne pouvait se limiter qu'à une ex- tension à tous les produits distillés des mesures contenues dans la première loi de 1885, qui avait fait ses preuves. Les mesures agricoles n'auraient pas dû y trouver place. Mais, qui plus est, ces mesures ont ouvert la brèche à l'augmenta- tion de la production des eaux-de-vie bon marché et, par conséquent, de l'alcoolisme. La deuxième et la troisième révi- sion firent naître les revendications paysannes demandant à la Confédération de s'occuper des surproductions. Nous sa- vons maintenant qu'il s'agit de lois perverses, aptes unique-
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ment à causer des dépenses infinies dans une spirale impossi- ble à contenir.
Quelques mots quant au pourquoi de ma demande au Conseil fédéral d'abolir ou de changer radicalement la Régie fédérale des alcools dans un délai de 10 ans. Le Conseil fédéral a dé- claré à plusieurs reprises qu'il fallait essayer d'adapter nos lois à celles de l'Union européenne. Or, comme le remarque M. Jean-François Aubert, tant l'article constitutionnel que, et surtout, la législation d'application sont sur beaucoup de points opposés au droit européen.
Dans le volet sanitaire, les mesures adoptées ont eu un relatif succès. La consommation de boissons ayant un taux d'alcool supérieur à 40° se situe à environ 4 litres par habitant et par an- née; elle est assez stable. Pour combattre l'alcoolisme, l'arme la plus efficace, c'est le prix: plus le prix de l'alcool est élevé, moins on en consomme. Il suffit de maintenir le monopole et les normes fiscales. La régie peut être abolie ou, de toute ma- nière, faire l'objet d'une forte cure amaigrissante en ce qui concerne le nombre de fonctionnaires et donc les dépenses. Pour mémoire: la régie occupe 247 fonctionnaires.
Dans le volet des mesures agricoles, s'il faut admettre que l'amélioration de la qualité des prix et de la consommation des boissons non alcoolisées a été positive, il faut néan- moins remarquer que ces mesures doivent trouver leur place dans la législation agricole et non pas dans celle destinée à protéger la santé publique. Il s'agit d'une doublure causant des confusions inacceptables et des dépenses inutiles et hors contrôle. Les paiements directs devraient couvrir ce do- maine, le cas échéant en posant certaines conditions de qua- lité pour les produits, comme le prévoit l'ordonnance sur les paiements directs.
Je tiens à vous rappeler que tant mes propos que ma conclu- sion ne sont pas originaux ou révolutionaires: le 25 juin 1992, le Département fédéral de l'économie publique présenta au Conseil fédéral, qui l'adopta le 1er juillet 1992, la proposition suivante: «Das Eidgenössische Finanzdepartement und das Eidgenössische Volkswirtschaftsdepartement werden beauf- tragt, die Integration der auf die Landwirtschaft ausgerichte- ten Teile der Eidgenössischen Alkoholverwaltung in das Bun- desamt für Landwirtschaft zu prüfen und dem Bundesrat zu gegebener Zeit die Entwürfe der erforderlichen Änderungen von Erlassen und einen Umsetzungsplan zu unterbreiten.»
La cohérence au sein du Conseil fédéral est toutefois curieuse. Dans le rapport de la Régie fédérale des alcools du 19 septem- bre 1994, deux années plus tard, le Conseil fédéral est cité de la manière suivante:
«Das gesundheitspolitische Ziel der Alkoholordnung ist vorran- gig. Doch sind daneben auch andere Fragen von Belang. Am 21. April 1994 verlangte die Geschäftsprüfungskommission des Nationalrates in einem Postulat vom Bundesrat, für die Al- koholpolitik eine verbindliche Zielhierarchie festzulegen, da die vier von der Alkoholverwaltung verfolgten Ziele zueinander in einem Spannungsverhältnis stehen können: Gesundheitspoli- tik, Fiskalpolitik, Landwirtschaftspolitik und Gewerbepolitik. Bis zur Revision der geltenden Alkoholordnung soll folgende Prioritätenordnung in die Praxis umgesetzt werden:
erste Priorität kommt dem gesundheitspolitischen Ziel zu;
von zweiter Priorität sind die fiskalischen Mittel als Instru- ment der Verwirklichung dieses Ziels;
von dritter Priorität sind die Ziele der Landwirtschafts- und Gewerbepolitik.
Der Bundesrat hat sich am 30. Mai 1994 bereit erklärt, das Postulat entgegenzunehmen. Er wird sich zu gegebener Zeit zu diesen grundsätzlichen Fragen äussern.» (Seite 5, Ziff. 11; «Grundzüge der Alkoholordnung»)
Cela n'est pas arrivé. En 1992, le Conseil fédéral demande aux deux départements de distinguer le volet agricole du volet sa- nitaire en laissant ce dernier dans l'article 32bis de la constitu- tion et en mettant le premier à sa place, c'est-à-dire dans les dispositions sur l'agriculture. Mais en 1994, il confirme que l'article 32bis contient ces deux volets et qu'ils doivent y rester. Je me permets de remarquer que ça n'est pas faire preuve d'une grande cohérence.
En ce qui concerne le volet des mesures agricoles, il faut ad- mettre que des améliorations de qualité ont été obtenues,
mais qu'elles auraient dû trouver place dans les dispositions sur l'agriculture et pas dans cet article-ci.
Pour finir, je ne peux m'abstenir de poser une question. Quel orgueil, quelle satisfaction peut avoir un paysan quand il sait que sa production devra être achetée par l'Etat et qu'elle va causer de sérieux ennuis financiers, car la régie ne sait pas quoi en faire, comme l'indiquent certains rapports de la Régie fédérale des alcools? Il y a des excédents d'alcool, de poudre de pomme de terre, de flocons de pomme de terre et de cidre que l'on vend à l'étranger à des prix compétitifs, mais qui, par contre, restent très chers en Suisse. Le paysan ne serait-il pas plus comblé s'il pouvait trouver, grâce à la qualité ou au type de production, des niches de marché, sans devoir s'appuyer sur les béquilles de l'Etat?
Comment expliquer le maintien de ces structures quand on parle de libéraliser et, surtout, de diminuer les dépenses struc- turelles? Cela, c'est une dépense structurelle inutile.
J'ai fixé dans ma motion un délai assez large de 10 ans pour ne pas, comme très souvent, être accusé d'irréalisme.
Je vous demande, Monsieur le Conseiller fédéral, d'accepter ma motion.
Stich Otto, Bundesrat: Der Bundesrat hat bereits Schritte ein- geleitet, damit die Alkoholgesetzgebung zukunftsorientiert ge- staltet werden kann. Er hat unter anderem folgendes be- schlossen: Teilrevision des Alkoholgesetzes auf der Basis des geltenden Artikels 32bis der Bundesverfassung. Ziel ist es, in kurzer Zeit die unbedingt notwendigen Verbesserungen, im Hinblick auf die europäische Integration und das Gatt sowie zugunsten der Wirtschaft und zur Rationalisierung der Verwal- tung, zu erreichen, dies durch die Inangriffnahme der Arbeiten zur Revision von Artikel 32bis der Bundesverfassung, unter Einbezug der Artikel 32ter und 32quater.
Es geht darum, eine auf die Zukunft ausgerichtete Verfas- sungsgrundlage im Suchtmittelbereich zu schaffen, weiter um die Anpassung der Subventionspolitik in den Bereichen der Obst- und Kartoffelwirtschaft an die Forderung des neuen Gatt-Abkommens, d. h. die sukzessive Reduktion der Subven- tionsausgaben. Das ist eine Zielsetzung, die durchgesetzt werden muss und auch durchgesetzt wird. Damit sind die wichtigsten Schritte eingeleitet, um im Verlaufe der nächsten zehn Jahre im Rahmen der Alkoholgesetzgebung Liberalisie- rungen vorzunehmen. Das Parlament wird gemäss geltender Kompetenzordnung Einfluss nehmen können.
Der Motionär hat vorhin darauf hingewiesen, dass wir ein Po- stulat zur Strukturierung bekommen haben, dessen Beant- wortung wir hier noch nicht vorgelegt haben. Ich erinnere daran, dass wir auch den Auftrag der Verwaltungsreorganisa- tion haben. Wir haben uns daher entschieden, das Postulat in diesem Zusammenhang zu erledigen. Betroffen sein dürfte ja nicht nur unser Departement. Unter Umständen werden gewisse Dinge verschoben. Vorauszusehen ist, dass Aufga- ben in der Zukunft separiert werden. Daraufhin arbeiten wir. Entscheide fallen im Rahmen der Verwaltungsreform. Das Geschäft Verwaltungsreform ist jedoch noch nicht so weit gediehen.
Der Bundesrat ist bereit, die Motion als Postulat entgegenzu- nehmen. Offen ist noch, wie man dem Ersuchen gerecht wer- den kann, wonach der Bundesrat die nötigen Vorkehren tref- fen soll, damit die Alkoholverwaltung graduell innerhalb einer Frist von zehn Jahren voll liberalisiert wird. So eindeutig ist die Sache nicht. Wir finden daher, dass die Motion zweckmässi- gerweise als Postulat entgegenzunehmen ist. Ich versichere Ihnen aber, dass wir einiges tun werden.
Salvioni Sergio (R, TI): Dans la discussion précédente, j'ai ap- pris qu'il y avait des postulats «vivants» et d'autres «pas vi- vants». Alors, les parlementaires sont mis en difficulté parce qu'ils ne savent jamais si leur postulat est classé parmi les «Vi- vants» ou parmi les «morts>!
Les assurances que les représentants du Conseil fédéral nous donnent sont sympathiques, mais évidemment le problème reste: il y a deux catégories. Je pense qu'il est dans l'intérêt du Conseil fédéral et du Parlement d'arriver à diminuer cette masse de fonctionnaires que je considère vraiment excéden-
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Interpellation Seiler Bernhard
taire pour la tâche qu'ils auront quand la loi sera modifiée. J'ai fixé un délai de 10 ans. C'est peut-être un peu ridicule de fixer un tel délai pour une chose pareille, mais en 10 ans on peut faire beaucoup de choses et on peut réaliser ce que le Conseil fédéral souhaite.
Si j'accepte la transformation de ma motion en postulat, le dé- lai disparaît. Je ne serai plus là, mais dans 10 ans le Conseil fé- déral dira: «On est en train de faire la modification et la restruc- turation. Vous allez voir!» Pendant ce temps, les déficits aug- mentent.
Cette motion est très liée aux discussions que nous allons me- ner durant la session de printemps sur les «Sanierungsmass- nahmen», l'assainissement des finances de la Confédération. Si on n'arrive pas à faire des propositions pour éliminer les dé- ficits structurels, Monsieur le Conseiller fédéral, vous savez mieux que moi que les déficits seront toujours là, surtout quand vos projets connaissent la destinée qu'ils ont subie hier au Conseil national.
C'est la raison pour laquelle il faut bien commencer quelque part. Je me permets d'insister pour que vous transmettiez ma motion et que vous ne la transformiez pas en postulat.
Stich Otto, Bundesrat: Wenn wir sagen, dass wir das Anliegen als Postulat entgegennehmen, dann ist es «vivant, pas mort». Wir sagen ja: Wir tun das. Wir haben Ihnen ja schon im Sanie- rungsprogramm Vorschläge unterbreitet, die alle in diese Richtung gehen.
Aber Sie müssen doch auch sehen, dass es hier noch einige Hindernisse gibt. Sie haben zu Recht von Überschüssen ge- sprochen. Im letzten Jahr bzw. jetzt haben wir zu wenig Kartof- feln produziert. Wir haben 18 000 Tonnen importiert. Das be- deutet, dass man nicht einfach alles liberalisieren kann. Ge- rade in der Landwirtschaft, wo es einmal viel zuviel gibt und dann wieder viel zuwenig, ist es vermutlich sinnvoll, wenn man einen gewissen Ausgleich schafft.
Ich bin für die Marktwirtschaft, aber die Marktwirtschaft löst nicht alle Probleme. Das werden Sie in den nächsten Jahren noch merken. Der Beweis, dass sie funktioniert, muss jetzt erst noch erbracht werden. So gesehen, brauchen wir natürlich auch eine gewisse Übergangszeit
Wir werden ja anschliessend einen anderen Vorstoss, eine In- terpellation, behandeln, betreffend den Schutz der Hoch- stämme. Sie sehen auch hier, dass wir mit sehr gegensätzli- chen Dingen zu kämpfen haben. Letztlich muss man einen Ausgleich finden und einen Ausgleich schaffen, innerhalb der Verwaltung, aber auch im Interesse der Landwirtschaft. Das dürfen wir nicht vergessen, und das muss auch gesagt sein. In der Landwirtschaft sind natürlich die Zielsetzungen auch ver- schieden.
Wenn Sie das Anliegen von Herrn Salvioni in der Form der Mo- tion überweisen wollen, dann heisst das, dass es nachher in den Nationalrat geht, dass eine Kommission bestellt werden muss, dass alles behandelt werden muss. Ich bin dafür, dass man die Dinge möglichst einfach macht, und ich sage Ihnen: Wir werden etwas tun, wir werden das tun, was möglich und was sinnvoll ist. Mehr kann ich nicht versprechen. Aber ändern wird sich nichts, auch wenn Sie eine Motion überweisen.
Salvioni Sergio (R, TI): Après les déclarations contraignantes de la part de M. Stich, je vais me laisser séduire encore une fois. Mais ce sera la dernière si ma confiance est trahie. Donc, j'accepte la transformation de ma motion en postulat. Mais je garde M. Stich dans mon collimateur!
Überwiesen als Postulat - Transmis comme postulat
94.3198
Interpellation Seiler Bernhard Hochstämme in Gefahr Danger pour les arbres à haute tige
Wortlaut der Interpellation vom 2. Juni 1994
Der Bundesrat beabsichtigt, durch eine Teilrevision des Alko- holgesetzes sich schrittweise dem europäischen Niveau anzu- passen. Dies im zweiten Anlauf nach dem Nein zum EWR, der die sogenannte Europatauglichkeit schon früher gebracht hätte.
Der Bundesrat beabsichtigt vor allem, die unterschiedliche Besteuerung inländischer und ausländischer Spirituosen zu beseitigen. Voraussichtlich sollte dieser Schritt am 1. Januar 1999 vollzogen werden.
Die Schweizer Bauern, insbesondere die Obstproduzenten, befürchten eine Überschwemmung des einheimischen Mark- tes mit billigen ausländischen Produkten.
In den Jahren 1981-1991 hat der Obstbaumbestand um über 20 Prozent abgenommen, und gleichzeitig ist der Verbrauch an alkoholhaltigen und alkoholfreien Obstprodukten zurück- gegangen.
Für die Produzenten verschlimmern kann sich die Situation bereits ab Herbst 1994, weil der Bundesrat beabsichtigt, die Mostobstpreise nach unten zu korrigieren.
Ich bitte den Bundesrat um Beantwortung folgender Fragen: 1. Ist er der Meinung, eine weitere Reduktion des Hochstamm- bestandes sei aus landschaftsschützerischen Gründen ver- kraftbar?
Findet er nicht auch, dass es sinnlos ist, weiterhin Hoch- stämme zu pflegen oder zu pflanzen, wenn sich wegen der zu tiefen Preise das Ernten nicht mehr lohnt.
Glaubt der Bundesrat, der bereits geschaffene Anreiz von 10 Franken pro Baum, wie er dank Artikel 31 Landwirtschafts- gesetz ausbezahlt werden kann, genüge, damit die Bäume stehen gelassen oder gar junge neu gesetzt werden?
Sollte nicht über Absatzförderung und Aufklärung mög- lichst viel gemacht werden, um den Frischkonsum von Früchten und vergorenen Fruchtsäften zu fördern? Wie ver- trägt sich damit die rigorose Sparmassnahme bei der Eidge- nössischen Alkoholverwaltung, die sich bisher intensiv für den Absatz von Schweizer Obst eingesetzt hat? Und wie steht es mit der allfälligen Auflösung der Schweizerischen Zentrale für Obstbau, die durch Aufklärung und Schulung der Obstfachleute zur Qualitätsverbesserung und damit zur Ab- satzförderung beiträgt?
Welche konkreten Möglichkeiten sieht der Bundesrat vor, um längerfristig den Bestand an Hochstämmen in der Schweiz zu sichern, wobei auch eine vernünftige Verwertung der anfallenden Früchte mit berücksichtigt werden sollte?
Texte de l'interpellation du 2 juin 1994
Le Conseil fédéral entend procéder à une révision partielle de la loi sur l'alcool pour s'adapter progressivement à l'Europe. Il s'agit là d'une deuxième tentative, après le non à l'EEE, qui aurait conduit plus rapidement à l'eurocompatibilité.
Le Conseil fédéral compte avant tout supprimer la différence entre les taxes prélevées sur les spiritueux suisses et celles qui frappent les alcools étrangers. A priori, cette mesure devrait prendre effet le 1er janvier 1999.
Les agriculteurs suisses, notamment les producteurs de fruits, redoutent une inondation du marché intérieur par des produits étrangers bon marché.
Entre 1981 et 1991, le nombre d'arbres fruitiers a diminué de plus de 20 pour cent; dans ce même laps de temps, la consommation de produits à base de fruits, avec ou sans al- cool, a également baissé. Pour les producteurs, la situation pourrait se détériorer dès l'automne 1994, car le Conseil fé- déral prévoit de corriger à la baisse les prix des fruits à cidre.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Salvioni Alkoholverwaltung Motion Salvioni Régie des alcools
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1995
Année
Anno
Band
I
Volume
Volume
Session
Januarsession
Session
Session de janvier
Sessione
Sessione di gennaio
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
04
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 94.3272
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 26.01.1995 - 08:00
Date
Data
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72-74
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Pagina
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