E 9 mars 1995
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Motion CdF-CE (94.073)
Nous ne l'avons pas examinée en commission, mais effective- ment les trois alinéas de ces dispositions finales reprennent les éléments qui se trouvaient dans les dispositions transitoi- res du projet D5 concernant la loi fédérale sur l'assurance- vieillesse et survivants. Ceci en vue d'assurer, après le vote sur la 10e révision de l'AVS, la réduction de la participation de la Confédération de 17,5 à 17 pour cent, que nous avons par ail- leurs acceptée dans l'arrêté fédéral D6. Ces dispositions tran- sitoires doivent donc se retrouver dans la loi fédérale sur l'as- surance-vieillesse et survivants. Ainsi, le projet D5 ne contien- dra que ces dispositions transitoires.
Je vous demande, sous la forme d'un réexamen du projet D5, en accord avec le Conseil fédéral, de réintroduire ces trois alinéas.
Gemperli Paul (C, SG): Es geht jetzt um den Ersatz der Über- gangsbestimmungen zum Bundesgesetz über die Alters- und Hinterlassenenversicherung (AHVG), wie sie Ihnen auf der Fahne vorgelegen haben mit den Themen Mischindex, Bei- trag der Selbständigerwerbenden und Reduktion des Bun- desbeitrags.
Beim Mischindex ist der Rat dem Bundesrat nicht gefolgt, ebensowenig bei den Beiträgen der Selbständigerwerben- den. Wenn Sie die Übergangsbestimmungen auf der Fahne anschauen, stellen Sie fest, dass Absatz 1 Buchstabe a sich auf den Beitrag der Selbständigerwerbenden bezogen hat. Buchstabe b hat sich auf den Mischindex bezogen. Diese bei- den Bestimmungen sind überflüssig geworden, weil hier keine Änderung des Gesetzes erfolgen soll. Hingegen sind Absatz 1 Buchstabe c und Absatz 2 noch notwendig, weil es hier um den Beitrag des Bundes geht, um die Reduktion von 17,5 auf 17 Prozent. Dieser Antrag wurde angenommen.
Was Ihnen jetzt auf diesem Blatt (Antrag des Bundesrates vom 9. März 1995) vorliegt, fasst diese Bestimmungen neu zusam- men. Ich habe es überprüft. Ich bin der Ansicht, dass man zu- stimmen kann.
Meier Josi (C, LU): Ich habe gestern bewusst davon abgese- hen, diese Reduktion um 0,5 Prozent zu bekämpfen. Zwar könnte die Frage der zeitlich unbegrenzten Aufhebung eben- falls diskutiert werden, denn sie wird uns in der AHV-Rech- nung grosse Schwierigkeiten bereiten. Es ging aber dabei nicht um Bestimmungen, die sich direkt auf den einzelnen AHV-Bezüger auswirken, sondern um eine ausschliesslich fi- nanzpolitische Entscheidung. Ich bin - allerdings schweren Herzens - mit dieser Änderung einverstanden, da sie auch den Druck erhöht, die 11. Revision schnell in Angriff zu neh- men, in der all diese Finanzfragen der AHV gelöst werden müssen.
Ich habe nun aber noch ein Problem mit dem Entwurf der Übergangsbestimmungen, weil ich unsicher bleibe, welche Auswirkung sie auf die Volksrechte haben werden. Wir sind ja der Meinung, dass alle Bestimmungen im vorliegenden Paket dem Referendum unterliegen sollen. Es ist Sache des Bun- desrates, über das Inkrafttreten einer Bestimmung zu befin- den. Dafür bräuchte es hier keinen Artikel. Insofern bleibt für mich die Frage offen, was es bedeutet, wenn der neue Ab- satz 2 bestehenbleibt, wonach die jetzige Vorlage zusammen mit den übrigen AHV-Bestimmungen gemäss der 10. Revision in Kraft treten soll. Ich möchte ganz sicher sein, dass diese Vor- lage die Volksrechte nicht einschränkt, somit also auch gegen die Bestimmung der Reduktion von 0,5 Prozent ein Referen- dum ergriffen werden könnte.
Sonst möchte ich Sie bitten, den letzten Absatz der Über- gangsbestimmungen dermalen abzulehnen, wobei es aber dem Nationalrat in der Differenzbereinigung unbenommen bliebe, ihn noch einmal anzuschauen. Wir könnten allenfalls in der Differenzbereinigung auf diese Frage zurückzukommen.
Stich Otto, Bundesrat: Ich empfehle Ihnen, dem Antrag zuzu- stimmen. Wenn ich Sie, Frau Meier Josi, richtig verstanden habe, haben Sie die Frage gestellt, ob die Volksrechte gewähr- leistet seien. Diese Frage kann ich bejahen, denn auch dies wird dem Referendum unterstehen.
Delalay Edouard (C, VS), rapporteur: Je crois que l'observa- tion de Mme Meier Josi est juste, mais je voudrais faire remar- quer que, de toute manière, même si on introduit ces disposi- tions finales, on a une divergence avec le Conseil national, qui n'avait pas accepté ces dispositions, de sorte qu'on peut en rediscuter dans le cadre de la procédure d'élimination des di- vergences au Conseil national et dans notre Chambre.
Il n'y a donc pas de précédent, si je puis dire, à accepter ces dispositions finales dans l'esprit de ce que vous avez exprimé tout à l'heure.
Meier Josi (C, LU): Ich stelle keinen Antrag. Ich möchte mich vorsichtshalber der Stimme enthalten, weil ich in dieser Hin- sicht noch unsicher bin. Wichtig ist mir die Feststellung, dass die Teilstreichung als Differenz aufgefasst wird, die vom näch- sten Rat im Rahmen der Differenzbereinigung noch einmal diskutiert werden kann.
Ich hoffe, dass der Nationalrat dieser Frage noch die nötige Aufmerksamkeit schenken wird.
Stich Otto, Bundesrat: Man kann natürlich nicht allein gegen diesen Teilbeschluss D5 das Referendum ergreifen, sondern man müsste es gegen die ganze Vorlage D ergreifen.
Angenommen - Adopté
An den Nationalrat - Au Conseil national
95.3073
Motion FK-SR (94.073) Neues Sanierungsprogramm 1996 Motion CdF-CE (94.073) Nouveau programme d'assainissement 1996
Wortlaut der Motion vom 2. Februar 1995
Der Bundesrat wird beauftragt, bis Mitte 1996 ein neues Sanie- rungsprogramm vorzulegen, das folgende Anforderungen er- füllt:
Erfassung und Überprüfung aller künftigen Einnahmen und Ausgaben, insbesondere auch jener für die Sanierung der SBB und die Verselbständigung der Pensionskasse des Bun- des im Rahmen der Finanzplanung. Das Defizit ist dabei in ei- ner konjunkturellen und einer strukturellen Komponente zu veranschlagen.
Berichterstattung über die mutmassliche Entwicklung der Mehrwertsteuererträge aufgrund der Eingänge 1995.
Vorschläge für echte Sparmassnahmen, die bis zum Jahr 2000 eine Ausgabenreduktion von wenigestens 80 Pro- zent des strukturellen Defizits, mindestens aber von 2,5 Milliar- den Franken durch die Neustrukturierung, den Abbau und den Verzicht von Staatsaufgaben bringen. Dabei sind die Wir- kungen darzustellen (Lasten- und Kompetenzverschiebun- gen, neue Belastungen usw.).
Jedes Departement soll zur Erreichung des Sanierungszie- les einen angemessenen Beitrag von in der Regel 3 Prozent des Haushaltvolumens leisten. Zu achten ist dabei unter ande- rem auf den Abbau der Normendichte, des Perfektionismus, unnötiger Subventionen und auf eine Vereinfachung der Ver- waltungsorganisation. Die Budgetierungspraxis und der Fi- nanzausgleich sind umzugestalten (zielorientierte Globalbud- gets, Konzentration auf den direkten Finanzausgleich) und die ergebnisorientierte Verwaltungsführung zu verstärken.
Es ist verfassungsmässig eine institutionelle Schranke vor- zusehen, die die Verschuldung des Bundes stabilisiert bzw. zumindest ab dem Jahr 2001 ein Wachstum der Staatsausga- ben, das über das Wachstum des BIP hinausgeht, verhindert.
Motion FK-SR (94.073)
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Texte de la motion du 2 février 1995
Le Conseil fédéral est chargé, d'ici au milieu de 1996, de pré- senter un nouveau programme d'assainissement satisfaisant aux exigences suivantes:
Calculation et réexamen de toutes les recettes futures et les dépenses, en particulier de celles relatives à l'assainissement des CFF et à l'autonomie comptable de la Caisse fédérale de pensions de la Confédération, dans le cadre de la planification financière. Le déficit sera évalué à cet égard en deux compo- santes, l'une conjoncturelle et l'autre structurelle.
Etablissement d'un rapport sur l'évolution présumée du pro- duit de la taxe sur la valeur ajoutée, en prenant pour base les rentrées de 1995.
Propositions pour de véritables mesures d'économie visant, d'icil'an 2000, une réduction des dépenses d'au moins 80 pour cent du déficit structurel, mais au minimum 2,5 milliards de francs en réaménageant, réduisant ou en abandonnant des tâ- ches fédérales. Il y aura lieu de présenter les conséquences des mesures envisagées (transfert de charges et de compétences, charges nouvelles, etc.).
Pour parvenir à l'objectif d'assainissement, chaque départe- ment doit fournir une contribution raisonnable qui s'élèvera en règle générale à 3 pour cent de l'ensemble du volume du bud- get. Il conviendra de veiller à cet égard entre autres à éliminer la densité normative, le perfectionnisme, les subventionne- ments inutiles et à simplifier l'organisation de l'administration. Il faut transformer la pratique en matière de budgétisation et de péréquation financière (budgets globaux ciblés, concentra- tion sur la péréquation financière directe). Enfin, il faut renfor- cer la gestion des administrations vers un objectif de résultat. - Sur le plan constitutionnel, il y a lieu de prévoir des limita- tions institutionnelles permettant de stabiliser l'endettement de la Confédération en vue d'empêcher, tout au moins dès l'année 2001, une croissance des dépenses étatiques allant au-delà de la croissance du PIB.
Si ces mesures d'assainissement ne suffisent pas, on propo- sera des recettes supplémentaires introduites au besoin gra- duellement. Les recettes supplémentaires devront être recher- chées avant tout dans le domaine de la fiscalité indirecte et analysées selon leur impact sur l'économie.
Delalay Edouard (C, VS), rapporteur: La motion de la Com- mission des finances constitue en elle-même, par son texte, un programme d'assainissement des finances fédérales, qui représente en fait une suite logique à celui dont nous venons de débattre. De telle sorte, mon intervention sera inversement proportionnée à la longueur du texte qui vous est proposé. Les points importants portent sur le fait que nous souhaitons, pour le milieu de l'année prochaine au plus tard, un nouveau programme de redressement, élaboré sous un autre aspect que celui qui nous a été présenté et dont nous avons débattu hier et aujourd'hui. Cela signifie aussi que cette motion concerne le long terme, et cela, contrairement à la recomman- dation de la Commission des finances, qui envisage des dis- positions à court terme.
Tout d'abord, notre motion veut promouvoir une technique budgétaire basée sur un concept global de politique finan- cière. Il s'agit essentiellement de procéder par une apprécia- tion minutieuse des ressources fiscales et de toutes les autres recettes dont dispose la Confédération. Il y a là des difficultés, par exemple, dans l'appréciation du montant des recettes fis- cales dues à la taxe sur la valeur ajoutée, raison pour laquelle nous avons dû accorder un certain délai.
Ensuite, l'objectif que nous considérons comme supportable en matière de résultat du compte financier: s'agit-il d'obtenir un équilibre financier ou supportons-nous un certain déficit? Selon le résultat de cette appréciation, nous obtiendrons, avec les recettes prévisibles, le volume des dépenses que la Confé- dération est en mesure d'assumer pour un exercice. Une fois
ce cadre établi, les départements doivent inscrire leurs dépen- ses, selon des enveloppes déterminées, avec une stabilisa- tion, voire une réduction de leurs besoins: réduire la densité normative, le perfectionnisme, certaines subventions, simpli- fier l'organisation de l'administration sont les voies par les- quelles les départements sont chargés, à travers cette motion, d'atteindre les buts qu'elle vise.
La Commission des finances propose aussi par la motion d'in- troduire une limitation institutionnelle à la croissance des dé- penses. J'ai dit déjà dans l'entrée en matière que les deux Commissions des finances du Conseil national et du Conseil des Etats se réuniront les 30 et 31 mars 1995 à Dornach, dans la région de domicile de notre ministre des finances, pour dé- battre justement de ces mesures institutionnelles à prendre pour freiner la croissance des dépenses de la Confédération. Ce n'est que si toutes ces mesures techniques et d'économie ne suffisent pas que de nouvelles recettes pourront alors être envisagées, introduites graduellement et mises en oeuvre d'abord par la fiscalité indirecte. Cette motion résulte de la mise en commun, par un groupe de travail à l'intérieur de la Commission des finances, de plusieurs propositions allant dans la même direction. C'est dire aussi que la Commission des finances est déterminée à apporter sa contribution à l'as- sainissement des finances fédérales, et ce n'est pas le résultat des délibérations de ces deux derniers jours, ni même l'éclair- cie que représente le résultat du compte 1994, qui changent quoi que ce soit à cette intention de la Commission des finan- ces. Il faut considérer en effet que les 2 milliards de francs d'amélioration du résultat du compte 1994 sont constitués es- sentiellement par deux éléments: tout d'abord la diminution des dépenses pour le chômage et, ensuite, les recettes sup- plémentaires en provenance de la Caisse fédérale d'assu- rance. Même si nous pensons que cette heureuse surprise pouvait peut-être être connue avant le mois de février 1995, nous considérons qu'un déficit de l'ordre de 5 milliards de francs, tel qu'il subsiste encore au compte 1994, est trop élevé, et qu'une dette de l'ordre de 70 à 80 milliards de francs n'est pas admissible.
Pour ces raisons, je vous invite à transmettre la motion que vous propose, à l'unanimité, la Commission des finances.
Stich Otto, Bundesrat: Der Bundesrat teilt das Grundanliegen der Motion und beurteilt die Haushaltsanierung unvermindert als prioritäre Aufgabe von Regierung und Parlament. Verschie- dene Forderungen der Motion decken sich mit den Absichten und Pflichten des Bundesrates. Dies gilt insbesondere für die möglichst lückenlose Erfassung aller künftigen Einnahmen und Ausgaben in der Finanzplanung, die Aufteilung des Haus- haltdefizites in eine konjunkturelle und eine strukturelle Kom- ponente sowie die Berichterstattung über die Entwicklung der Mehrwertsteuererträge.
Was die sich abzeichnenden Belastungen des Bundeshaus- haltes aus der Sanierung der SBB und der rechnungsmässi- gen Verselbständigung der Pensionskasse des Bundes be- trifft, sind die entsprechenden Vorlagen an das Parlament - Leitbild SBB und Revision Finanzhaushaltgesetz (FHG) - in Arbeit, so dass der Bundesrat mit dem Legislaturfinanzplan 1997-1999 detailliert über die finanziellen Auswirkungen wird orientieren können.
Bereits mit der Botschaft zum Voranschlag 1995 wurde gros- ses Gewicht auf die Quantifizierung des strukturellen Haus- haltdefizites gelegt. Auch bei einer weiteren Verfeinerung der Berechnungsmethoden werden indessen einer genauen Aus- scheidung der konjunkturellen und strukturellen Komponen- ten Grenzen gesetzt sein.
Wie die Motion legt auch der Bundesrat das Schwergewicht bei den weiteren notwendigen Einsparungen auf strukturelle Massnahmen. Im Vordergrund stehen dabei die Überprüfung von Normen und Standards und diejenige des gesamten Sub- ventionsbereichs, die Neuordnung des bundesstaatlichen Fi- nanzausgleichs, die Regierungs- und Verwaltungsreform so- wie institutionelle Massnahmen zur Begrenzung der Verschul- dung. In der Botschaft vom 19. Oktober 1994 über die Sanie- rungsmassnahmen 1994 für den Bundeshaushalt wurde über die erteilten Aufträge und die gesetzten Fristen orientiert.
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Motion CdF-CE (94.073)
Skeptisch eingestellt ist der Bundesrat indessen gegenüber der Auflage eines vierten Sanierungsprogramms in Folge. Er beabsichtigt vielmehr, seine Anstrengungen auf die Umset- zung der genannten strukturellen Reformen, auf Einsparun- gen im Rahmen der jährlichen Budgetierung sowie auf eine gesicherte Finanzierung der bevorstehenden Infrastrukturvor- haben zu konzentrieren. Er ist nach wie vor überzeugt, dass eine dauerhafte Haushaltsanierung ohne einnahmenseitige Massnahmen nicht zu erreichen sein wird.
Der Bundesrat beantragt Ihnen, die Motion in ein Postulat um- zuwandeln.
Delalay Edouard (C, VS), rapporteur: La Commission des fi- nances n'envisage pas du tout d'accepter la transformation de cette motion en postulat. Nous en avons débattu en commis- sion d'une façon tout à fait complète, et le Conseil fédéral me surprend un peu, aujourd'hui, en proposant la transformation de cette motion en postulat. Les discussions ont eu lieu, en commission, en présence du chef du Département fédéral des finances.
Par conséquent, au nom de la Commission des finances, je maintiens ce texte sous la forme proposée, et je vous prie de donner votre appui à cette motion de la Commission des finances.
Piller Otto (S, FR): Ich möchte es ganz kurz machen. Mir per- sönlich ist es gleichgültig, ob dies ein Postulat oder eine Mo- tion ist. Im Finanzbereich habe ich auch vor einer Motion keine grosse Achtung mehr. Vorhin haben wir die Motion «Brem- sung des Ausgabenwachstums» abgeschrieben (unter Ge- schäft 94.073).
Nehmen Sie doch diesen Text noch einmal hervor, lesen Sie nach, was wir damals als Motion eingegeben haben, und sa- gen Sie mir dann, warum wir diese Motion nach dieser Sanie- rungsübung abgeschrieben haben!
Jetzt machen wir eine neue Motion und verlangen, jedes De- partement müsse «zur Erreichung des Sanierungszieles einen angemessenen Beitrag von in der Regel 3 Prozent des Haus- haltvolumens leisten».
Das sind alles Diskussionen, die wir seit vier, fünf Jahren in den Budgetdebatten führen. Die Meinungen sind gemacht, wir können Motionen überweisen, so viele wir wollen, dann kön- nen wir noch Motionen überweisen, die verlangen, dass die Motionen zu erfüllen seien, und Empfehlungen einreichen. Machen wir das! Aber wir brauchen jetzt Taten! Wir hätten das in den letzten drei Tagen schon machen können. Beim Budget 1996 haben wir dann wieder Gelegenheit dazu.
Ich wollte das einfach noch sagen: Schauen Sie einmal, was für eine Motion wir heute morgen abgeschrieben haben, und schauen Sie, was wir wieder motionieren!
Gemperli Paul (C, SG): Ich möchte Sie bitten, den Vorstoss im Sinne der Finanzkommission als Motion zu überweisen. Ich glaube, es ist heute - nach den Erfahrungen, die wir gemacht haben - dringend notwendig, dass wir auf der einen Seite in einem neuen Schritt zu einer grundsätzlichen Schau der fi- nanzpolitischen Probleme kommen und dass wir auf der an- deren Seite auch die Massnahmen, die wir zur Beseitigung des Defizites einsetzen, einmal koordinieren.
Sie alle haben jetzt miterlebt, was wir drei Tage lang durchexer- ziert haben. Wir haben am dritten Sparpaket gearbeitet, und wir haben uns alle eingesetzt. Die Finanzkommission hat viel Schweiss «vergossen» - der Bundesrat im Zusammenhang mit der Ausarbeitung dieses Sparpaketes vermutlich auch. Herausgekommen ist aber recht wenig. Herr Rüesch hat ge- sagt, der Berg habe eine Maus geboren. Ich habe gesagt: Wenn man dem Parlament ein Kuckucksei ins Nest setzt, dann kann man nicht erwarten, dass nachher ein Paradiesvogel her- auskommt. Das ist einfach nicht möglich. Wir haben jetzt lange genug versucht, mit Einzelmassnahmen zu sanieren. Wir ha- ben da und dort Millionenbeträge gekürzt. Aber die Struktu- ren, die eben grundsätzlich auf Ausgabenwachstum ausge- richtet sind, haben wir nicht entsprechend angepasst. Das hat uns in diese schwierige Situation hineingeführt. Wenn wir zu
einer umfassenden Sanierung der Bundesfinanzen kommen wollen, ist es heute notwendig, dass wir grundsätzliche Schritte in die Wege leiten.
Die vorliegende Motion versucht, hier einen Weg aufzuzeigen und mindestens die Elemente zu nennen, die notwendig sind, um zu einer dauernden Sanierung zu kommen.
Ich glaube, es ist absolut notwendig - und das wird in Ziffer 1 erwähnt -, dass wir einmal Kassensturz machen, dass wir schauen, welche Ausgaben und Aufgaben noch auf uns zu- kommen. Herr Bundesrat Stich hat heute morgen eigentlich sehr offen darüber gesprochen, was im Zusammenhang mit den Treibstoffzöllen allenfalls noch auf uns wartet - mit der Neat, mit den SBB. Wenn wir jetzt aber nur wieder eine Neat- Vorlage bringen und nur die Finanzierung der Neat im Auge behalten, haben wir wieder nicht eine umfassende Übersicht über das, was finanziell auf uns zukommt.
Die Mehrwertsteuer ist ein spezielles Problem. Ich glaube, das muss man eben auch herausgreifen. Herr Bundesrat, ich teile die geäusserte Meinung, die Wirtschaft sei um 2 Milliarden Franken entlastet worden, nicht ganz. Natürlich ist die Taxe oc- culte entfallen, aber wir haben dafür auch die Dienstleistungen der Mehrwertsteuer unterstellt, und das bringt dem Bund auch entsprechende Mehreinnahmen von der Wirtschaft her. Im üb- rigen schafft die Wirtschaft Arbeitsplätze. Auch das dürfen wir nicht ausser acht lassen.
Wir wollen Ausgabenreduktionen struktureller Art, und wir ver- langen daher vom Bundesrat, dass 2,5 Milliarden Franken durch strukturelle Massnahmen eingespart werden. Ich glaube, das ist ein Ziel, das erreichbar ist, vor allem deshalb, weil auch die einzelnen Departemente verpflichtet werden - Herr Finanzchef -, ihren jeweiligen Beitrag zu leisten. Die De- partemente können hier nicht mehr ausweichen und den Schwarzen Peter des Sparens von einem Departement zum anderen schieben. Jedes Departement ist zu einem Beitrag verpflichtet. Das ist meines Erachtens notwendig und ent- scheidend, wenn man zu einer Sanierung kommen will.
Endlich haben wir institutionelle Schranken vorgesehen, Herr Bundesrat: Sie haben - letzte Woche, glaube ich - Perspekti- ven zur Finanzpolitik vorgestellt. Ich habe diese mit sehr gros- sem Interesse und auch mit grosser Freude gelesen. Ich ma- che dem Finanzdepartement ein Kompliment. Sie haben hier nämlich wirklich Massnahmen vorgesehen, die einschnei- dend sind. Genau das wird von der Finanzkommission ver- langt: institutionelle Massnahmen, um die Verschuldung zu stoppen, institutionelle Massnahmen, um ein Wachstum der Staatsausgaben, das über das Wachstum des BIP hinaus- geht, zu verhindern.
Entscheidend ist schliesslich, dass auch ein anderer Wunsch berücksichtigt wird. Wir sind bereit, über Mehreinnahmen zu sprechen. Wir verweigern Mehreinnahmen ja gar nicht. Wir se- hen ein, dass zur Sanierung des Haushaltes unter Umständen auch Mehreinnahmen erforderlich sind. Aber wir wollen Mehr- einnahmen nur dann, wenn wir auch sicher sind, dass wir zu einer dauernden Sanierung kommen und dass diese Mehrein- nahmen nicht in «einem Fass ohne Boden» versickern und da- mit der ganze Effekt dieser Mehreinnahmen zunichte gemacht wird.
Darum möchte ich Sie bitten, der Finanzkommission zuzu- stimmen und den Vorstoss als Motion zu überweisen.
Weber Monika (U, ZH): Ich bin selbstverständlich für Überwei- sung dieser Motion, auch wenn ich die Meinung von Herrn Pil- ler teile, dass wir mit der letzten Motion zu keinem echten Re- sultat gekommen sind. Ich widerspreche ebenfalls Herrn Gemperli nicht. Aber ich möchte eine Reflexion machen: Es ist interessant - wenn es nicht so tragisch wäre, könnte man sa- gen, es sei amüsant -, wie lange wir uns damit schwertun, ir- gendwohin zu kommen. Wir sind seit sechs Jahren in einer fi- nanziellen Situation, die alles andere als gut ist. Wir haben Herrn Piller und Herrn Gemperli gehört. Es könnte auch je- mand von der FDP und von der SVP sein. Aber Sie, die Sie den Bundesratsparteien angehören, müssen sich zusammenrau- fen und hier mit einer Mehrheit auftreten, um eine Linie anzu- geben. Wenn wir das nicht spätestens bei Erfüllung der vor- liegenden Motion hinbringen, müssen wir unser Regierungs-
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Empfehlung FK-SR (94.073)
system als gescheitert betrachten. Wir müssen Perspektiven und eine Linie bekommen, um diese katastrophale Situation wegzubringen.
Stich Otto, Bundesrat: Wenn Sie jetzt wieder ein Sanierungs- programm beschliessen, dann müssen wir morgen damit be- ginnen. Stellen Sie sich einmal die Motivation meiner Mitarbei- ter vor, die morgen mit einem neuen Sanierungsprogramm beginnen müssen, nachdem Sie im vorliegenden Programm ziemlich genau die Hälfte aller Vorschläge abgelehnt haben. Einzig die lineare Kürzung ist gut angekommen. Dazu muss ich sagen, dass Sie mit solchen Kürzungsprogrammen verhin- dern, dass wir die Überprüfung der Subventionen vornehmen können und dass wir auch den Finanzausgleich überprüfen können. Zaubern können wir nicht. Es hängt vom politischen Willen ab.
Ich habe Ihnen gestern schon gesagt, dass es seltsam ist, wenn man solche Motionen bekommt und dann hier andere Motionen liest. Ich habe sie gestern vorgelesen, eine Motion der Kommission für Wissenschaft, Bildung und Kultur: «Kom- mission zur Förderung der wissenschaftlichen Forschung: Keine Kürzungen. Der Bundesrat wird beauftragt, die Kredite für die Aktivitäten der KWF von weiteren Kürzungen auszu- nehmen.»
Wie sollen wir eigentlich noch arbeiten? Es liegt nicht am Sy- stem, es liegt an den Leuten.
Abstimmung - Vote Für Überweisung der Motion
26 Stimmen (Einstimmigkeit)
95.3074
Empfehlung FK-SR (94.073) Sofortmassnahmen Recommandation CdF-CE (94.073) Mesures immédiates
Wortlaut der Empfehlung vom 2. Februar 1995 Der Bundesrat wird eingeladen:
a. Abbau der Stellenpläne auch in den zivilen Departementen, der Bundeskanzlei und den Parlamentsdiensten um minde- stens 2 Prozent;
b. Reduktion, mindestens jedoch nominale Plafonierung der Sachausgaben sowie der steuerbaren Transferausgaben, wo- bei die Prioritäten festzusetzen sind;
c. ausgabenseitige Kompensationen bei Anhandnahme von neuen Aufgaben/Ausgaben.
Texte de la recommandation du 2 février 1995 Le Conseil fédéral est invité:
a. réduction de la planification des effectifs du personnel de 2 pour cent au moins, également dans les départements civils, la Chancellerie fédérale et les Services du Parlement;
b. réduction ou, à tout le moins, plafonnement à la valeur no- minale des dépenses pour les biens et services et des dépen- ses maîtrisables dans le domaine des transferts, en définis- sant les priorités;
c. obtention de compensations sur les dépenses des nouvel- les tâches/dépenses.
Delalay Edouard (C, VS), rapporteur: A la différence de la mo- tion qui vise des mesures à long terme, la recommandation de la Commission des finances vous propose des mesures im- médiates en vue d'assainir les comptes de la Confédération. Il s'agit de trois objectifs.
La réduction des effectifs du personnel de l'administration centrale de la Confédération de 2 pour cent. La commission estime que la Confédération n'a pas épuisé les possibilités de réorganisation de l'administration, alors que, par exemple, beaucoup de cantons ont entrepris des travaux dans cette di- rection. Il y a donc là un champ d'action encore possible pour la Confédération.
Réduire ou au moins plafonner les dépenses pour des biens et des services, comme par exemple l'achat de mobi- lier, de véhicules, d'informatique, de matériel de bureau, les frais de mandats. J'ai vu, par exemple, que, dans les directi- ves du Conseil fédéral pour la préparation du budget 1996, on retrouve exactement ce même objectif de réduire, voire de plafonner ces dépenses de choses. Je pense donc que, là, nous sommes tout à fait en harmonie avec les vues du Conseil fédéral.
Financer de nouvelles tâches éventuelles, soit par des com- pensations, soit par des réductions d'autres prestations, soit par une prise en charge des coûts par les bénéficiaires eux- mêmes.
Cette recommandation vous propose également d'instituer une délégation pour les questions financières et budgétaires, chargée d'établir un catalogue des mesures à court ou à moyen terme destinées à rétablir l'équilibre des finances fédé- rales. Elle demande aussi qu'une délégation des directeurs cantonaux des finances, d'experts scientifiques, examine tou- tes les mesures à prendre pour atteindre ce but.
Vous voyez que nous voulons surtout promouvoir, par cette recommandation, d'autres propositions possibles destinées à équilibrer les finances fédérales.
Je vous prie, avec la Commission des finances unanime, d'ac- cepter cette recommandation adressée au Conseil fédéral.
Stich Otto, Bundesrat: In Anbetracht der nach wie vor besorg- niserregenden Haushaltlage erachtet der Bundesrat - wie die Finanzkommission des Ständerates in ihrer Empfehlung - strenge Grundsätze für die Ausarbeitung des Voranschlages 1996, von Finanzierungsbeschlüssen, Verpflichtungskrediten und Zahlungsrahmen als notwendig.
Den konkreten Empfehlungen kann er sich indessen nur teil- weise anschliessen. Insbesondere beurteilt er einen Abbau der Stellenpläne in den zivilen Departementen und in der Bundeskanzlei um mindestens 2 Prozent als nicht realisier- bar. Ein Personalabbau um mehr als 400 Stellen steht in ei- nem eindeutigen Widerspruch zu den zahlreichen neuen bzw. wachsenden Aufgaben der zivilen Verwaltung, die ihr insbesondere durch Beschlüsse des Parlamentes überbun- den werden. Ziel des Bundesrates ist es, diese wachsenden Ansprüche durch Verzichtplanungen in der zivilen Verwal- tung auffangen zu können.
Als der Haushaltsanierung kaum förderlich beurteilt der Bun- desrat zudem die Schaffung zusätzlicher Delegationen und zusätzlicher Gremien. Es darf darauf hingewiesen werden, dass bereits heute ein Ausschuss des Bundesrates für Finanz-
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Sessione primaverile
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
04
Séance
Seduta
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Datum 09.03.1995 - 08:00
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