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Texte de l'initiative du 29 octobre 1992
Le canton des Grisons demande à l'Assemblée fédérale suisse de modifier voire compléter l'article 24sexies ainéa 5 de la constitution, de sorte:
que continue à être assurée, de manière adéquate, la pro- tection des marais et des sites marécageux qui sont d'une beauté particulière et qui présentent un intérêt national;
qu'il soit possible - dans des cas exceptionnels, et dès lors qu'il s'agira de fixer le but recherché et d'arrêter les mesures à prendre - de mettre en balance, d'une part, la protection des marais et des sites marécageux, d'autre part, les intérêts économiques de la région, en particulier ceux des secteurs agricole, sylvicole et touristique;
que soit abrogée la clause de rétroactivité qui figure dans la disposition transitoire et qui porte démesurément atteinte à la garantie de la propriété.
92.311
Standesinitiative Nidwalden Schutz der Moorlandschaften Initiative du canton d'Unterwald-le-Bas Protection des marais
Beschluss des Nationalrates vom 16. März 1995 Décision du Conseil national du 16 mars 1995
Wortlaut der Initiative vom 3. Dezember 1992
Der Kanton Nidwalden reicht in der Form der allgemeinen Anregung, gestützt auf Artikel 93 Absatz 2 der Bundes- verfassung, folgende Initiative zur Abänderung von Artikel 24sexies der Bundesverfassung ein:
Ein angemessener Schutz von Moorbiotopen und Moorland- schaften von nationaler Bedeutung und besonderer Schön- heit soll gewährleistet werden.
Die Schutzziele sind so festzulegen, dass eine Interessenab- wägung zwischen dem Moor- und Moorlandschaftsschutz sowie regionalwirtschaftlichen Aspekten, namentlich Alp- und Forstwirtschaft, Tourismus, Militär und für die Region wichtigen Gewerbebetrieben möglich ist. Bauten und Anla- gen sowie Bodenveränderungen sollen zulässig sein, soweit sie aus regionalwirtschaftlichen Gründen erforderlich sind und den Schutzzielen nicht widersprechen.
Die Rückwirkungsklausel in der Übergangsbestimmung ist aufzuheben.
Texte de l'initiative du 3 décembre 1992
Se fondant sur l'article 93 alinéa 2 de la constitution, le can- ton d'Unterwald-le-Bas dépose, en vue d'une modification de l'article 24sexies de la constitution, l'initiative suivante sous la forme d'une demande conçue en termes généraux: Il convient de garantir une protection adéquate des marais et des sites marécageux d'une beauté particulière présentant un intérêt national.
Le but visé par cette protection sera défini de manière à per- mettre la pondération des intérêts en présence; à cet effet, il conviendra de tenir compte, d'une part, de la protection des marais et des sites marécageux, et, d'autre part, des impéra- tifs de l'économie régionale, notamment, de l'économie al- pestre et forestière, du tourisme, de l'armée et des entreprises industrielles ou commerciales importantes pour la région. Toute installation ou construction ainsi que toute modification du terrain seront admises dans la mesure où elles s'imposent pour des motifs relevant de l'économie régionale et où elles ne sont pas contraires au but visé par la protection.
La clause de rétroactivité dans la disposition transitoire sera abrogée.
93.300
Standesinitiative Zug Schutz der Moorlandschaften Initiative du canton de Zoug Protection des marais
Beschluss des Nationalrates vom 16. März 1995 Décision du Conseil national du 16 mars 1995
Wortlaut der Initiative vom 12. Januar 1993
Gestützt auf Artikel 93 Absatz 2 der Bundesverfassung for- dert der Regierungsrat des Kantons Zug die Bundesbehör- den auf, Artikel 24sexies Absatz 5 der Bundesverfassung so zu ändern, dass beim Schutz von Gebieten von besonderer Schönheit und nationaler Bedeutung das Schwergewicht klar auf den Schutz von Mooren fällt. Der Schutz von Moorland- schaften ist beizubehalten, jedoch sind die Interessen der Landwirtschaft wie auch der Forstwirtschaft abzuwägen, fer- ner auch die Interessen der Bevölkerung an Erholungsräu- men. Die Übergangsbestimmung mit ihrem Abbruchgebot für rechtskräftig bewilligte Bauten und Anlagen ist aufzuheben.
Texte de l'initiative du 12 janvier 1993
En vertu de l'article 93 alinéa 2 de la Constitution fédérale, le Conseil d'Etat du canton de Zoug demande aux Chambres fédérales de modifier l'article 24sexies alinéa 5 de la consti- tution de sorte que la protection des sites qui sont d'une beauté particulière et qui présentent un intérêt national pro- fite avant tout aux marais. Il leur demande encore de mainte- nir la protection des sites marécageux, mais de soupeser les intérêts des secteurs agricole et sylvicole, et ceux de la po- pulation qui a besoin de zones de détente. Il leur demande enfin d'abroger la disposition transitoire, qui exige que soit démantelée toute installation ou toute construction posté- rieure au 1er juin 1983.
Schüle Kurt (R, SH) unterbreitet im Namen der Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie (Urek) den folgenden schriftlichen Bericht:
Zielsetzung der Initiativen
Die Kantone Obwalden, Schwyz, Graubünden, Nidwalden und Zug haben zwischen September 1992 und Januar 1993, gestützt auf Artikel 93 Absatz 2 der Bundesverfas- sung, Initiativen eingereicht, die eine Abänderung des Arti- kels 24sexies der Bundesverfassung erreichen wollen, und zwar aus den beiden folgenden Gründen:
Die Interessenabwägung zwischen dem Moor- und Moor- landschaftsschutz einerseits und einer ausgewogenen regio- nalwirtschaftlichen Entwicklung andererseits sollte gemäss Verfassung möglich sein.
Die Übergangsbestimmung mit ihrem Abbruchgebot für rechtskräftig bewilligte Bauten und Anlagen sei aufzuheben. Begründung der Initiativen
Die Kantonsregierungen begründen ihre Initiativen ausführ- lich aufgrund der Grossratsverhandlungen.
(Die Akten stehen den Ratsmitgliedern beim Sekretariat der Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie zur Ver- fügung.)
Stand der Arbeiten in der Bundesversammlung und der Ver- waltung zum gleichen Gegenstand
Am 18. Juni 1992 haben Nationalrat Schnider (92.3254) eine Motion (112 Mitunterzeichner) und die Ständeräte Frick (92.432) und Morniroli (92.433) sowie am folgenden Tag Na-
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tionalrat Blatter (92.434) eine parlamentarische Initiative ein- gereicht. Am 30. Juni 1992 hat die Urek-NR eine Motion (Ad 91.045) beschlossen, mit der sie auch eine Revison des Artikels 24sexies der Bundesverfassung verlangt. National- rat Schnider hat am 7. Oktober 1994 seine Motion (94.3455) noch einmal eingereicht, nachdem die erste nach der zwei- jährigen Frist ohne Behandlung im Rat abgeschrieben wor- den ist.
Zur gleichen Zeit fand die Beratung der Botschaft (91.045) betreffend die Revision des Bundesgesetzes über den Natur- und Heimatschutz statt.
Erwägungen der Kommission
Mit den neuen Bestimmungen in den Artikeln 23a (Schutz der Moore), 23abis (Begriff und Abgrenzung der Moorland- schaften), 23b (Schutz der Moorlandschaften) und 23c (Ge- staltung und Nutzung der Moorlandschaften) sowie in Artikel 25a (Wiederherstellung von Mooren und Moorland- schaften) haben die eidgenössischen Räte den Anliegen der Standesinitiativen soweit wie möglich Rechnung getragen. Die Kommission ist deshalb der Auffassung, dass die Anlie- gen der Standesinitiativen dadurch als erfüllt zu betrachten sind. Deswegen sind auch die oben erwähnten parlamenta- rischen Vorstösse bereits zurückgezogen worden.
Nachdem die Einigungskonferenz am 24. Februar 1995 die letzte Differenz (Verfahrenseintritt der Gemeinden und Orga- nisationen) ausgeräumt hat, haben die eidgenössischen Räte in der Frühjahrssession 1995 diesem Einigungsvor- schlag zugestimmt und die gesamte Revision des Bundesge- setzes über den Natur- und Heimatschutz in der Schlussab- stimmung angenommen. Damit sind alle Bedingungen er- füllt, um diesen Standesinitiativen betreffend Moorlandschaf- ten, weil inhaltlich erfüllt, keine Folge geben zu müssen.
Schüle Kurt (R, SH) présente au nom de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'éner- gie (Ceate) le rapport écrit suivant:
Objectifs visés
S'appuyant sur l'article 93 alinéa 2 de la constitution, les can- tons d'Unterwald-le-Haut, de Schwytz, des Grisons, d'Unter- wald-le-Bas et de Zoug ont chacun déposé entre le mois de septembre 1992 et le mois de janvier 1993 une initiative vi- sant à modifier l'article 24sexies de la constitution. Plus pré- cisément, ces cantons souhaitent:
que soit inscrit dans la constitution le principe d'une con- frontation des intérêts entre la protection des marais et des sites marécageux d'une part, et le développement économi- que de la région concernée d'autre part;
que soit abrogée la disposition transitoire qui prévoit le dé- mantèlement de toute installation ou construction posté- rieure au 1er juin 1983.
Développement des initiatives
Les gouvernements des cantons concernés renvoient cha- cun aux délibérations du Grand Conseil pour appuyer leur initiative (les députés peuvent consulter les dossiers au se- crétariat de la commission).
Etat des travaux sur le même objet dans l'Assemblée fédé- rale et dans l'administration
Le 18 juin 1992, M. Schnider (92.3254), conseiller national, a déposé une motion (appuyée par 112 cosignataires). MM. Frick (92.432) et Morniroli (92.433), conseillers aux Etats, ont déposé chacun une initiative parlementaire visant peu ou prou les mêmes objectifs, suivis le lendemain par M. Blatter (92.434), conseiller national. Le 30 juin 1992, la Ceate-CN avait elle-même déposé une motion (ad 91.045) visant à modifier l'article 24sexies de la constitution. Le 7 octobre 1994, M. Schnider, conseiller national, a à nou- veau déposé la motion (94.3455) qu'il avait déposée deux ans auparavant, celle-ci ayant été classée pour n'avoir pas été examinée par le Conseil dans le délai impératif de deux ans.
Parallèlement étaient en cours les travaux relatifs à la révi- sion de la loi fédérale sur la protection de la nature et du pay- sage (91.045).
Considérations de la commission
En approuvant les dispositions des articles 23a (Protection des marais), 23abis (Définition et délimitation des sites ma- récageux), 23b (Protection des sites marécageux), 23c (Aménagement et exploitation des sites marécageux) et 25a (Rétablissement de marais et de sites marécageux), les Chambres ont tenu compte autant que possible des préoccu- pations exprimées par les cantons par voie d'initiative. La commission est donc d'avis que, matériellement, les objectifs visés par les initiatives des cantons citées plus haut ont de fait été atteints, ce que confirme d'ailleurs le fait que les inter- ventions parlementaires susmentionnées du présent rapport ont été retirées.
La dernière divergence (qui portait sur les conditions dans lesquelles les communes et organisations étaient admises à recourir) ayant été éliminée par la Conférence de conciliation le 24 février 1995, les Chambres ont approuvé le compromis proposé à la session de printemps et adopté en votation fi- nale la version révisée de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage. Le dernier obstacle formel ayant ainsi été levé, il n'y a plus de raison de donner suite aux ini- tiatives précitées.
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt einstimmig, den Standesinitiati- ven keine Folge zu geben.
Antrag Maissen
Den Initiativen der Kantone Obwalden, Schwyz, Graubün- den, Nidwalden und Zug betreffend Schutz der Moorland- schaften sei insofern Folge zu geben, als dass der Bundesrat beauftragt wird, im Rahmen des Reformprojektes der Total- revision der Bundesverfassung die bezüglich der Zustän- digkeitsordnung zwischen Bund und Kantonen sowie den Verfahren aus Artikel 22quater BV (Raumplanung) und Artikel 24sexies BV (Natur- und Heimatschutz) sich ergeben- den Gegensätzlichkeiten zu bereinigen.
Proposition de la commission
La commission propose, à l'unanimité, de ne pas donner suite aux initiatives.
Proposition Maissen
Il convient de donner suite aux initiatives des cantons d'Obwald, de Schwytz, des Grisons, de Nidwald et de Zoug concernant la protection des marais en sorte que le Conseil fédéral soit chargé, dans le cadre du projet de révision totale de la constitution, d'éliminer les contradictions existantes, du point de vue de la répartition des compétences entre la Con- fédération et les cantons, entre la procédure prévue à l'article 22quater de la constitution (aménagement du terri- toire) et celle prévue à l'article 24sexies (protection de la nature et du paysage).
Schüle Kurt (R, SH), Berichterstatter: Wir haben Ihnen einen schriftlichen Bericht unterbreitet, aus dem hervorgeht, dass die Anliegen der Standesinitiativen mit der Revision des Na- tur- und Heimatschutzgesetzes als erfüllt betrachtet werden können und dass wir darum vorschlagen, den Initiativen keine Folge zu geben.
Nun hat aber Kollege Maissen einen anderen Antrag gestellt, und ich würde vorschlagen, dass er seinen Antrag zuerst be- gründen kann.
Maissen Theo (C, GR): Das Anliegen dieser fünf Kantone wirft in einem zentralen Punkt die Frage der Interessenabwä- gung auf. Dieser Begriff ist ein allgemein verwendeter, im Zu- sammenhang mit diesen Initiativen hingegen ganz klar ein raumplanungsrechtlicher Begriff. Es geht darum, die Nut- zungsansprüche raumplanerisch zu koordinieren. In diesem Sinne wird die Interessenabwägung im Raumplanungsrecht benutzt und angewendet. In diesem Zusammenhang rekla- mieren die Kantone gleichzeitig ihre Planungshoheit. Ich muss Ihnen Artikel 22quater der Bundesverfassung zitieren. Dort steht: «Der Bund stellt auf dem Wege der Gesetzge-
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bung Grundsätze auf für eine durch die Kantone zu schaf- fende, der zweckmässigen Nutzung des Bodens und der ge- ordneten Besiedlung des Landes dienende Raumplanung.» Es ist also den Kantonen überlassen, diese Raumordnung durchzuführen.
Ein zweites Anliegen dieser fünf Kantone ist die Frage der Rückwirkungsbestimmung, die in der Übergangsbestim- mung zu Artikel 24sexies Absatz 5 der Bundesverfassung formuliert ist. Wichtig ist, dass festgestellt wird, dass der Moorschutz von den Kantonen nicht bestritten ist. Das ist auch meine Position, aber es geht um die Frage der Zustän- digkeitsregelungen in der Raumordnungspolitik. Es geht um die Frage der Verfahren, um die Frage der Stellung der Kan- tone und der Gemeinden. Schliesslich ist ein wesentlicher Punkt, dass im Bundesgesetz über die Raumplanung (RPG) festgehalten ist, dass die Raumplanung unter Information und Mitwirkung der Bevölkerung zu erfolgen hat.
Wenn wir nun davon ausgehen, dass wir diese Standesinitia- tiven ernst nehmen, sind folgende Fragen zu prüfen:
Sind die Anliegen und Begehren der Kantone mit der Re- vision des Bundesgesetzes über den Natur- und Heimat- schutz (NHG) erfüllt?
Sind die Anliegen verfassungsrechtlich korrekt und ge- setzlich kohärent erfüllt?
Zur Beantwortung der Frage 1: Es sind dabei drei Problem- bereiche zu beachten: Mit der Revision des NHG vom 19. Juni 1987 wurde ein Gegenvorschlag zur sogenannten Rothenthurm-Initiative gemacht. Es wurde mit dieser Revi- sion der Biotopschutz geregelt. In der damaligen Botschaft des Bundesrates wurde vorgeschlagen, diesen Biotopschutz über Raumplanungsverfahren zu regeln. Im Ständerat wurde dann eine «Vereinfachung» beschlossen und auf Raumpla- nungsverfahren verzichtet. Ich komme nachher darauf zu- rück, welche Konsequenzen das hat.
Zweiter Problembereich: Die Rothenthurm-Initiative wurde am 6. Dezember 1987 angenommen. Hier ist ebenfalls ein Widerspruch zum Raumplanungsartikel in der Bundesver- fassung festzustellen, indem hier der Bund direkt die Raum- nutzung ordnet. Die Konsequenzen daraus: Mit dem NHG- Biotopschutz besteht eine Gesetzeskonkurrenz zwischen dem RPG und dem NHG, indem die Planungshoheit der Kantone unterlaufen wird; die für die Nutzungsordnung massgebenden demokratischen Verfahren und die Interes- senabwägung, die entscheidender Bestandteil in der Raum- ordnungspolitik ist, fallen praktisch weg. Dasselbe gilt für den Moorschutz. Auch hier ist dieser Widerspruch festzustellen.
Nun gibt es einen Weg, um aus diesem Dilemma herauszu- kommen. Es ist an sich nichts Neues, dass der Bund selber plant und raumbeeinflussend wirkt. Ich denke zum Beispiel an die Nationalstrassen oder neuestens an das Alpentransit- projekt.
Und hierfür, wenn der Bund selber plant, sind Instrumente vorgesehen, nämlich sogenannte Konzepte und Sachpläne des Bundes. Nun stellt sich natürlich die Frage, in welchem Zusammenhang die Möglichkeit des Sachplanes zum Bio- top- und Moorschutz steht. Wir haben im Kanton Graubün- den diese Fragen diskutiert. Das zuständige Departement des Kantons hat am 16. Oktober 1991 vom Bundesamt für Raumplanung ein Schreiben erhalten, in welchem festgehal- ten wird, die Umschreibung der Biotope und der darin zuläs- sigen Nutzung könne als Sachplan verstanden werden.
Nun, was heisst das, wenn der Biotop- und Moorschutz als Sachplan gemäss Raumplanungsgesetz anzusehen ist? Es ist natürlich evident, dass damit der Sachplan Moorschutz oder auch Biotopschutz im Zusammenhang mit der kantona- len Richtplanung zu sehen ist. Damit Sie sehen, dass diese Problematik nicht allein von mir aufgezeigt wird, zitiere ich hier doch aus einem Aufsatz von Meinrad Huser im Juristi- schen Zentralblatt 5/1994, wo folgendes zum Verhältnis Richtplan und Sachplan ausgeführt wird: «Der Richtplan ist als das Koordinationsinstrument anerkannt. Die Richtpla- nung ist die Phase, in der die verschiedenen Planungsträger eng zusammenarbeiten. Das Ergebnis der Zusammenarbeit konkretisiert sich im Richtplan; er soll die Sach- mit den Raumordnungszielen verbinden. In dieses Koordinationsin-
strument fliessen somit alle raumwirksamen Tätigkeiten jeg- licher Planungsträger (Bund, Kanton und Gemeinden) ein. Weil der Richtplan mit dem Ziel der Koordination als kanto- nales Planungsinstrument das gesamte kantonale Gebiet abdeckt, sind folgerichtig darin auch die auf kantonalem Ge- biet zu realisierenden Bundesplanungen aufzunehmen. Auch die Sachpläne, Planungsergebnis für Bundesprojekte, müssen ihren Platz im Richtplan finden. Der Bundesrat ge- nehmigt zwar die Richtpläne und ihre Anpassung. Bei Kon- fliktsituationen, wenn also keine Einigung darüber gefunden werden kann, wie raumwirksame Tätigkeiten zwischen Kan- ton und Bund im Richtplan aufeinander abzustimmen sind, kann er aber nicht vorweg hoheitlich den Bundesanliegen zum Durchbruch verhelfen; dieser Konflikt muss im Bereini- gungsverfahren ausgetragen werden.»
Ich war vom Kanton Graubünden in eine Arbeitsgruppe des Buwal «Moorschutz und Tourismus>> delegiert und habe dort diese Frage des Sachplanes eingebracht. Zuerst wurde das von den Vertretern des Buwal begrüsst. Ich möchte hier fest- stellen, dass die Arbeiten dieser Arbeitsgruppe offen und konstruktiv waren. Als dann erkannt wurde, dass dieser Sachplan über den Richtplan, die Mitwirkung und die Mög- lichkeit der Bereinigung bis hin zum Nutzungsplan fortschrei- tet, wurde dieser Sachplan im Arbeitsbericht wieder relati- viert, indem gesagt wurde, es könne nicht jeder Sachplan gleich beurteilt werden.
Nun ist es natürlich so, dass es nicht verschiedene Arten von Sachplänen gibt, sondern nur jenen gemäss Raumplanungs- gesetz, und der ist nicht beliebig interpretierbar. Wir stellen hier also Widersprüchlichkeiten auf Verwaltungsebene fest, wie das Ganze gehandhabt werden soll.
Der dritte Problembereich betrifft die Rückwirkungsklau- sel. Wenn man den Text der Bundesverfassung in Arti- kel 24sexies liest, gibt es an und für sich keine Unter- scheidung zwischen den Moorlandschaften im Rothen- thurm und jenen in den andern Gebieten. Hier wird nun aber im Natur- und Heimatschutzgesetz im Artikel 25a differenziert. Ich meine, das ist eine moderate Lösung, und die Kantone dürften damit leben können.
Nun zur Beantwortung der Frage 1: Sind die Anliegen und Begehren der Kantone erfüllt? Nach meiner Meinung ist die Frage der Zuständigkeiten, die in den Standesinitiativen be- züglich der Raumplanung und der Raumordnungsansprüche angesprochen werden, nicht beantwortet. Damit ist die Frage der Planungshoheit der Kantone angesprochen: Das Verfah- ren der Bundesplanungen, sprich Sachplanung, wie es hier angewendet werden müsste, ist damit nicht geregelt. Wir stellen also einen Konflikt einerseits auf Verfassungsebene und andererseits auf Gesetzesebene fest.
Zur Beantwortung der Frage 2: Sind die Anliegen verfas- sungsrechtlich korrekt und gesetzlich kohärent erfüllt? Es ist festzuhalten, dass die Anliegen der Kantone bezüglich der raumplanungsrechtlichen Interessenabwägung mit der NHG-Revision unberücksichtigt sind. Hingegen ist die Rück- wirkungsklausel vom Ablauf her so geregelt, dass es funktio- niert. Nach meinem Dafürhalten funktioniert es aber verfas- sungsrechtlich nicht korrekt, weil zwischen verschiedenen Moorlandschaften differenziert wird.
Meine Schlussfolgerungen:
Ich muss vor allem darauf hinweisen, dass für den Biotop- schutz weitere Inventare erarbeitet werden, sobald wir das Problem beim Moorschutz gelöst haben. So tauchen ständig wieder die Fragen auf, wie das Verhältnis der Planungsho- heit der Kantone zu diesen speziellen Bundesplanungen sei. 2. In bezug auf die Rückwirkungsklausel meine ich - wie be- reits erwähnt -, dass es vorderhand geht. Es ist aber eine problematische Entwicklung, wenn wir das Verfassungsrecht derart pragmatisch auslegen, dass man sich fragen muss, ob die Lösung noch verfassungskonform ist.
Nach meiner Meinung ist die Situation bezüglich des
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Moorlandschaften
Moorschutzes und der Moorlandschaften im Moment gere- gelt, wenn auch teilweise nicht befriedigend. Ich meine aber, dass es gerechtfertigt ist, diesen Regelungsbedarf im Rah- men des Reformprojektes der Bundesverfassung als Auftrag an den Bundesrat weiterzuleiten, ähnlich wie wir das bei den Volksrechten der Standesinitiative Solothurn gemacht ha- ben. Denn wir haben hier ein echtes Konfliktpotential, das uns je länger, je mehr Schwierigkeiten bereiten wird.
Ich bitte Sie also, meinem Antrag im Interesse klarer und ef- fizienter Strukturen der Zuständigkeiten in der Raumord- nungspolitik - dazu gehört letztlich auch der Natur- und Hei- matschutz - zuzustimmen; dies nicht zuletzt auch wegen der Glaubwürdigkeit der Verfahren.
Schüle Kurt (R, SH), Berichterstatter: Der Antrag Maissen hat der Kommission nicht vorgelegen. Ich kann mich dazu materiell also nicht im Namen der Kommission äussern. Aber ich darf an dieser Stelle festhalten, dass wir die Anliegen und Interessen der Kantone sehr ernst genommen haben. Wir haben im Rahmen der Revision des Bundesgesetzes über den Natur- und Heimatschutz (NHG) Anhörungen vorgenom- men. Die Kantone, die die Standesinitiativen eingereicht ha- ben, wurden in der Kommission angehört, und wir haben bei der Beschlussfassung über das NHG den Bedenken, wie sie von Herrn Maissen vorgebracht worden sind, bestmöglich Rechnung zu tragen versucht.
Ein Problem konnten wir nicht vom Tische wischen: das ist die absolut formulierte Rothenthurm-Initiative, die von Volk und Ständen gutgeheissen worden ist und die jetzt einen ver- fassungskonformen Vollzug verlangt. Aber wir haben - Herr Maissen hat Artikel 25a NHG angesprochen - dort, wo es um das rückwirkende Recht geht, eine Lösung getroffen, die das Maximum dessen ist, was mit dieser Verfassungsnorm noch vereinbart werden kann. Wir haben es den Kantonen übertragen, die Anlagen zu bezeichnen, die aufgrund der Rückwirkungsklausel der Rothenthurm-Initiative wieder zu entfernen sind.
Zurück zum Antrag Maissen: Die Kommission hat das Anlie- gen der Standesinitiativen durch die erwähnte Revision des NHG einstimmig als erfüllt betrachtet, mit der der Moorschutz im Rahmen des geltenden Verfassungsrechtes umfassend geregelt worden ist.
Die Initiativen unserer Kollegen Frick und Morniroli wurden daraufhin zurückgezogen, und der Nationalrat hat am 16. März 1995 ebenfalls beschlossen, dass diesen fünf Stan- desinitiativen keine Folge zu geben sei.
Formell handelt es sich um Standesinitiativen aus dem Jahre 1992. Inzwischen haben wir das Verfahren geändert. Stim- men Sie dem Antrag Maissen zu, so ginge das Geschäft nach Artikel 21octies des Geschäftsverkehrsgesetzes vor- weg an den Nationalrat zurück,.
Ein Problem des Antrags Maissen ist, dass wir damit den Bundesrat verpflichten würden, zu handeln. Dabei müssen wir bei Standesinitiativen in gleicher Weise wie bei den par- lamentarischen Initiativen selbst ans Werk gehen. Ich frage mich, ob es opportun ist, diese Standesinitiativen bis 1998 pendent zu halten. Dann erst wird uns der Bundesrat den Entwurf zur Totalrevision der Bundesverfassung vorlegen. Kollege Maissen hat darüber hinaus den Standesinitiativen doch einen etwas anderen Sinn gegeben, insbesondere mit seiner Forderung, auf Verfassungsebene eine Kompetenz- klärung herbeizuführen.
Eine Alternative wäre, dass Herr Maissen sein Anliegen in die Form der Motion kleidet, um so die Frage der Neuord- nung des Verfassungsrechtes im Bereich Raumplanung und Natur- und Heimatschutz anzugehen.
In diesem Sinne sollten wir dem Antrag der Urek folgen und den Initiativen keine Folge geben.
Iten Andreas (R, ZG): Ich kann die Bedenken von Kollege Maissen an einem praktischen Beispiel illustrieren. Ich habe den Briefwechsel der Regierung des Kantons Zug mit Ihnen, Frau Bundesratin, und mit dem Buwal vor mir. Der Kanton Zug bemühte sich darum, dass das Gebiet von Unterägeri nicht zur Moorlandschaft erklärt werde. Ich glaube nicht,
dass dieses Gebiet den Charakter einer Moorlandschaft hat. Es entspricht nicht den phänotypischen Eigenschaften, wie sie im Bericht «Die Moorlandschaften der Schweiz» festge- legt worden sind.
Der Kanton Zug hat, wie ihm durch das Buwal bestätigt wurde, zum Schutz der Moore schon früh und freiwillig sehr viel getan. Er hat als erster sämtliche Biotope von nationaler Bedeutung unter Schutz gestellt. Er hat im Rahmen der kan- tonalen Richt- und Nutzungsplanung und mit Erlass von Pla- nungszonen betreffs Moorschutz alle Biotope rechtsgültig und vorsorglich geschützt. Es wurden kleinere Moorbiotope und Auenwälder unter Schutz gestellt und mit ausreichenden Pufferzonen als kantonale Naturschutzgebiete ausgeschie- den.
Die Korporation Unterägeri, in deren Gebiet die Moorland- schaft fällt, hat am 7. April dieses Jahres anlässlich einer Ge- meindeversammlung zusätzliche gemeindliche Schutzge- biete ausgeschieden. Mit dem Kanton wurden Verträge ab- geschlossen, die der Erhaltung und Bewirtschaftung der Moorgebiete dienen.
Die Korporationsgemeinde und der Kanton sind also sehr an der Erhaltung der Landschaft und der sich darin befindenden Biotope und Moorgebiete interessiert. Sie tun alles, damit diese erhalten bleiben. Nun geht die Verfügung als Moor- landschaft dem Kanton und der Korporation zu weit. Darüber wurde an der Gemeindeversammlung orientiert. Die Korpo- ration hat einen Allmend-Naturschutzplan erlassen. Dieser ist sehr sorgfältig erarbeitet worden. Der Korporationsrat schreibt, dass die Allmend - das ist das fragliche Gebiet - keine Moorlandschaft im Sinne des Rothenthurm-Artikels sein könne. Der Bundesrat ist ja bei der Festlegung von Moorlandschaften an sich frei; er kann nach freien Ermessen Gebiete auswählen. Es ist aus der Rothenthurm-Initiative nicht abzuleiten, welche Gebiete Moorlandschaften werden sollen.
Ich zitiere aus der Gemeindevorlage, um zu zeigen, wie es in einer Gemeinde so zu- und hergeht: «Von der in den Perime- ter einbezogenen Fläche von 300 Hektaren sind lediglich 14 Prozent oder 42 Hektaren als moortypische Fläche kar- tiert. Das Vorhaben nimmt in keiner Art und Weise auf die landwirtschaftliche Struktur in unserer Gemeinde Rücksicht. Das einbezogene Land ist und bleibt weitgehend wertvolles Kulturland. Diese Nutzung aufgrund einer Fehlinterpretation aufzugeben kann nicht akzeptiert werden. Die Korporations- bürger haben seit Jahrhunderten die Nutzung der Allmend selber bestimmt. Mit Schreiben vom 29. Mai 1992 haben wir den Regierungsrat des Kantons Zug dringend aufgefordert, sich mit allen Mitteln dafür einzusetzen, dass auf die Moor- landschaft von nationaler Bedeutung in Unterägeri verzichtet wird. Am 5. Oktober 1992 hat sich der Regierungsrat im Rah- men der Vernehmlassung betreffend Moorlandschaften ge- gen die Aufnahme der Moorlandschaft Unterägeri ausge- sprochen. Am 3. Mai 1993 erfolgte mit dem Bundesamt für Umwelt, Wald und Landschaft eine Besichtigung der All- mend. An dieser Besprechung wurde eine Reduktion des Pe- rimeters in Aussicht gestellt. Wir haben, unterstützt durch die Baudirektion und den Gemeinderat, die Moorlandschaft in al- ler Form abgelehnt. Im Brief vom 20. Juli 1993 an das Buwal teilten wir mit, dass wir eine Moorlandschaft Unterägeri nie akzeptieren werden, weil hierfür keine rechtlichen Grundla- gen bestehen. Ein Entscheid in dieser Frage steht bis heute noch aus. Sollte jedoch wider Erwarten vom Bund eine Moor- landschaft Unterägeri verfügt werden, schlagen wir vor, sich erneut dagegen einzusetzen und den Korporationsrat zu er- mächtigen, die geeigneten rechtlichen und finanziellen Mittel einzusetzen. Wir sind überzeugt, dass sich der Aufwand ge- gen eine solche haltlose Bevormundung lohnen würde.» Ab- schliessend heisst es in dieser Vorlage: «Naturschutz ja, aber in einer Art und Weise, zu der auch der Grundeigentü- mer ja sagen kann.»
Zu diesen Ausführungen des Korporationsrates möchte ich folgendes sagen:
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schaft verhandeln. Dabei erwarte ich Flexibilität und Ent- scheidungen nach dem Verhältnismässigkeitsprinzip. Die Schutzmassnahmen der Korporationsgemeinde sind sehr wertvoll.
Landschafts- und Moorschutz gegen den Willen einer star- ken Korporation und ihrer Bürgerschaft durchsetzen zu wol- len, ist meines Erachtens falsch. Man muss die Eigentümer für sich und die Sache gewinnen. Das ist bis jetzt in Unter- ägeri nicht gelungen.
Der Allmend-Naturschutzplan, der alle wertvollen Biotope einbezieht, wäre eine gute Grundlage für ein Gespräch und für Entscheidungen, die allen dienen.
Bei einem Gespräch auf der Korporationskanzlei musste ich vernehmen, dass der Rat über das weitere Vorgehen im dunkeln tappt. Transparenz über die Verfahrensschritte wür- den der Sache dienen.
Obwohl ich dem Antrag der Urek zustimme, bitte ich Frau Bundesrätin Dreifuss und das Buwal, meine vier Punkte im weiteren Vorgehen zu berücksichtigen. Aufgrund dieser Aus- führungen könnte ich einer Motion Maissen zustimmen.
Frick Bruno (C, SZ): Ich muss Sie bitten, dem Antrag der Kommission zu folgen. Das Anliegen von Kollege Maissen ist zwar berechtigt, aber er setzt auf ein falsches Vehikel. Ich möchte das kurz darlegen:
Erinnern wir uns, woher alle diese Standesinitiativen und par- lamentarischen Initiativen kommen. Nach Annahme des Ro- thenthurm-Artikels in seiner harten, aber gleichzeitig recht in- terpretationsbedürftigen Fassung ging es darum, die Bestim- mung im Natur- und Heimatschutzgesetz umzusetzen. An- fangs hatten viele Moorkantone, und aus einem solchen komme auch ich, berechtigte Bedenken. Es wurde befürch- tet, dass regionalwirtschaftliche Anliegen vergessen und land- und forstwirtschaftliche Anliegen zu wenig berücksich- tigt würden. Zudem machte die harte Rückwirkungsklausel mit dem Abbruchgebot allen grosse Sorgen.
Aus dieser Konstellation erwuchsen die Standes- und die parlamentarischen Initiativen. Diese Initiativen waren vor al- lem Waffen in der Hinterhand. Sie haben es ermöglicht, die Umsetzung sachgerecht zu vollziehen. Sie erinnern sich: In hartem Ringen haben wir in der Kommission und in diesem Rat mit mehreren Differenzbereinigungen eine Lösung erar- beitet, die nun von allen mitgetragen werden kann.
Die Initiativen - parlamentarische und Standesinitiativen - haben ihren Zweck erreicht. Die Kommission ist einstimmig der Ansicht, dass sie abgeschrieben werden können. Das In- stitut «als erfüllt abschreiben» gibt es leider nicht, sonst hätte man es gewählt. Wir haben nur die Möglichkeit, den Vorstös- sen keine Folge zu geben.
Nun stört also Herr Maissen diesen «Gottesdienst». Das nehme ich ihm an sich nicht übel. Ungestörte Gottesdienste nützen nämlich mehr den Frömmlern als den echten Gläubi- gen. Man muss ab und zu neue Gedanken hineinbringen. Aber was will Herr Maissen? Herr Maissen stört sich vor al- lem daran, dass die Planungshoheit der Kantone beschränkt sei, dass zu viele verschiedene Planungen miteinander kon- kurrieren würden, nicht aufeinander abgestimmt seien, und zudem den Kantonen die Planungshoheit weggenommen würde.
Dieses Anliegen ist absolut berechtigt. Wir müssen gelegent- lich darauf kommen, dass diese verschiedenen Inventari- sationen, die verschiedenen Planungen verschiedenster Bundesämter und Stufen kohärenter, kompakter gemacht werden. Das Anliegen ist berechtigt. Die Frage ist aber, ob dieses Anliegen mittels Aufrechterhaltung dieser Standes- initiativen verwirklicht werden soll. Aus folgenden zwei Über- legungen bin ich nicht dieser Ansicht:
Wenn wir das Ziel von Herrn Maissen erreichen wollen, müs- sen wir also ein neues Pferd satteln. Das alte Pferd hat sein Rennen gemacht. Es ist müde. Es hat gesiegt. Wenn wir ein neues Rennen gewinnen wollen, müssen wir ein anderes Pferd satteln.
Aus diesen Gründen möchte ich nahelegen, dass wir hiezu eine Motion machen. Das kann der Initiant machen. Die Kommission hätte die Initiative in eine Motion umformulieren können. Sie hat das nicht getan. Auf dem Weg der parlamen- tarischen Initiative kann das gute Anliegen leider nicht ver- wirklicht werden - müssten wir doch ein neues Pferd satteln, das genau diesen Sattel trägt. Dieses Pferd können wir, Herr Maissen, mit frischen Kräften an den Start und über die Ziel- linie bringen.
Dreifuss Ruth, conseillère fédérale: Les initiatives dont nous traitons ont atteint l'objectif qui était le leur. Elles ont mani- festé l'inquiétude que les cantons avaient quant à l'applica- tion de l'article «Rothenthurm» de la constitution. De ce fait, elles ont certainement joué un rôle dans la recherche des so- lutions qui ont marqué les débats autour de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage.
Nous avons été très loin dans une interprétation marquée au sceau de la raison et de la proportionnalité en acceptant de différencier aussi l'intervention dans les sites marécageux et dans les biotopes, que la constitution ne prévoit effective- ment pas. Nous avons été aussi très loin dans la collabora- tion avec les cantons pour la mise au point de l'inventaire des sites marécageux. A ce titre, ces initiatives ont joué leur rôle et ont bien mérité leur repos, c'est-à-dire que vous leur don- niez ou non une suite, puisque c'est le seul choix que vous avez.
J'ai parlé de l'inventaire des sites marécageux et j'en viens à la remarque faite par M. Iten Andreas. Je m'étonne un peu d'ailleurs de sa remarque quant à l'ignorance dans la- quelle serait la corporation d'Unterägeri quant à la procé- dure choisie, étant donné que cette procédure a toujours été très clairement, par écrit et par oral, confirmée à tous les cantons et en particulier aux cantons qui ont, comme c'est le cas dans votre canton, de grandes surfaces de sites ma- récageux.
Il y a eu des négociations entre l'Ofefp et les cantons, et ceci jusqu'au niveau des communes également concernées. Mal- heureusement, comme vous le savez, deux cantons ayant donné la préférence à de telles négociations après l'achève- ment de la loi fédérale sur la protection de la nature et du pay- sage, nous avons dû étendre la mise au point de cet inventaire au niveau national; il n'est pas encore tout à fait achevé dans la mesure où les cantons des Grisons et de Berne nous ont encore soumis un certain nombre de problèmes.
Sur les quelque 91 paysages concernés - je n'ai pas les chif- fres sous les yeux -, nous avons trouvé pour la plupart une solution satisfaisante de part et d'autre, sans la moindre dif- ficulté ou par ajustement réciproque, mais nous savons aussi que nous avons encore quelques lieux problématiques - je crois qu'il y en a cinq ou six. Unterägeri en fait partie, je le sais et j'en suis tout à fait consciente, mais c'est un problème que nous avons dû mettre de côté en attendant d'avoir ter- miné l'ensemble de l'inventaire.
Les cantons savent très bien qu'ils seront encore appelés à une brève consultation sur l'ensemble de l'inventaire, qu'il m'appartiendra ensuite de transmettre au Conseil fédéral. Il est donc clair qu'en tant que responsable de ce département, je n'interviendrai que sur le tableau d'ensemble, puis sur les points les plus délicats, sur lesquels l'ensemble des cantons auront pu prendre position, avant de décider sous quelle forme je le transmettrai au Conseil fédéral.
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679
Moorlandschaften
La fin de cet inventaire est - j'espère que nous pourrons tenir les délais - prévu pour la fin de cette année. Il y aura ensuite les deux ou trois mois nécessaires pour s'entendre sur les zones où le désaccord régnait encore, et pour que le Conseil fédéral en décide. C'est donc une procédure claire - je crois que ça fait deux ans au moins, sinon plus, qu'elle l'est - qui a été explicitée à tous les cantons; à charge pour eux de l'ex- pliquer aux communes qui leur posent la question.
Tout ce que je peux vous dire, c'est que nous savons qu'il y a là un vent de révolte qui souffle - vous l'avez bien exprimé en lisant le compte rendu de la réunion de la corporation - et qui sera certainement pris très au sérieux. Si besoin est, j'irai voir sur place avec mes collaborateurs les raisons de cette révolte et la façon d'en tenir compte. La procédure se dérou- lera telle qu'elle a été communiquée aux cantons ainsi qu'aux Commissions de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie des deux Chambres lorsque j'avais été interrogée à ce sujet.
Nous considérons donc que ces initiatives ont atteint leur ob- jectif et que la proposition Maissen conduirait à des difficultés majeures puisqu'on ne peut pas renvoyer tel quel au Conseil fédéral quelque chose qui devrait ensuite être traité au ni- veau du Parlement, de par la nature même de l'objet.
Permettez-moi d'ajouter une remarque, au cas où vous se- riez tentés de présenter une motion de même contenu. Le Conseil fédéral considère que, dans la révision («Na- chführung») de la constitution - il espère ouvrir très prochai- nement une vaste procédure de consultation -, il ne modi- fiera aucun texte adopté par le peuple et les cantons au cours des dix dernières années, si mes souvenirs sont exacts, ou des cinq dernières années. Par exemple, l'article constitu- tionnel issu de l'acceptation de l'initiative de Rothenthurm tomberait dans ce délai. Le Conseil fédéral considère que ce n'est pas son rôle que de modifier quelque chose qui a été adopté par le peuple et les cantons.
La «Nachführung» est un travail de mise à jour de la consti- tution, qui s'arrête devant les décisions les plus récentes pri- ses par le peuple et les cantons. Cela est sage et l'opinion publique, ou, pour utiliser un terme plus noble et plus digne de la démocratie, les citoyennes et les citoyens de ce pays n'accepteraient pas que, sous prétexte d'une mise à jour de la constitution, on annule des décisions prises récemment. Ils auraient le sentiment - c'est là le point délicat - que la mise à jour est plus qu'une mise à jour, qu'elle pourrait être une modification de leur volonté politique, volonté exprimée sans la moindre équivoque dans le cas de l'article sur la pro- tection des marais.
Je ne veux pas anticiper, mais je crois pouvoir dire que, même sous la forme d'une motion, le Conseil fédéral vous re- commanderait de rejeter la proposition Maissen, à savoir d'inclure cela dans la réforme de la constitution.
Je ne suis pas en mesure de répondre à toutes les remar- ques que vous avez faites puisque les procédures d'aména- gement du territoire ne sont pas du ressort de mon départe- ment et que, de ce fait, je les connais moins bien que les pro- cédures d'inventaire de protection de la nature auxquelles vous avez également fait allusion. Il se peut qu'il y ait effecti- vement certaines collisions, mais elles seront souvent plus faciles à régler au niveau législatif qu'au niveau constitution- nel, c'est alors la voie qu'il faudrait choisir.
Je vous prie donc de ne pas suivre la proposition Maissen et de considérer que nous avons fait du bon travail depuis l'épo- que où ces initiatives ont été déposées.
Maissen Theo (C, GR): Kurz eine Stellungnahme zu den Äus- serungen: Was das Formelle betrifft, Herr Schüle, da habe ich das Ganze von unserem Beschluss zur Standesinitiative So- lothurn abgeleitet, wo wir ja das gleiche gemacht haben. Wir haben der Standesinitiative, nicht einer parlamentarischen In- itiative, Folge gegeben und gleichzeitig in den Erläuterungen gesagt, das sei ein Auftrag für die Totalrevision der Bundes- verfassung. Dies einfach, damit man sieht, wo ich mich an- gelehnt habe.
Was ich ganz klar nicht wollte, war eine Diskussion über den eigentlichen Moor- oder Biotopschutz im Sinne von Flächen,
sondern ich wollte tatsächlich das Verfahren beleuchten. Ich wollte aufzeigen, dass es hier Probleme gibt, dass die Pla- nungshoheit der Kantone systematisch unterwandert wird, dass die Koordination der Nutzungen nicht mehr so erfolgt, wie sie nach dem Raumplanungsartikel in der Bundesverfas- sung an und für sich geschehen sollte, und dass wir ein ech- tes Demokratiedefizit haben. Weil dieser Biotopschutz eine Aufgabe ist, die weiter geht, müssen wir das einmal regeln. Es ist natürlich so, Frau Dreifuss, dass die Kantone gewiss gut mitgearbeitet haben, aber - ich weiss das aus eigener Er- fahrung - oftmals doch mit der Faust im Sack. Man musste ja mitmachen, damit man mitwirken und Einfluss nehmen konnte.
Ich bin froh um diese Diskussion, die wir geführt haben. Ich meine, es hat sich gezeigt, dass eine Sensibilität für diese Frage da ist. Um das Bild von Kollege Frick mit dem alten Pferd zu nehmen: Ich habe nun das alte Pferd einfach ge- nommen, um noch einmal ein paar Furchen zu pflügen und will nun - um bei diesem Bild zu bleiben - die Saat mit einer Motion machen. Ich ziehe den Antrag zurück.
Präsident: Herr Maissen hat seinen Antrag zurückgezogen.
Angenommen gemäss Antrag der Kommission Adopté selon la proposition de la commission
Schluss der Sitzung um 20.00 Uhr La séance est levée à 20 h 00
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Standesinitiative Zug Schutz der Moorlandschaften Initiative du canton de Zoug Protection des marais
In
Dans
In
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr
1995
Année
Anno
Band
III
Volume
Volume
Session
Sommersession
Session
Session d'été
Sessione
Sessione estiva
Rat
Ständerat
Conseil
Conseil des Etats
Consiglio
Consiglio degli Stati
Sitzung
19
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 93.300
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
19.06.1995 - 18:15
Date
Data
Seite
674-679
Page
Pagina
Ref. No
20 026 028
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