N 2 octobre 1995
2024
Initiative parlementaire (Brunner Christiane)
94.414
Parlamentarische Initiative (Brunner Christiane) Sozialplan bei Kollektiventlassungen Initiative parlementaire (Brunner Christiane) Plan social en cas de licenciement collectif
Kategorie IV, Art. 68 GRN - Catégorie IV, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 15. Juni 1994 Ergänzung von Art. 335f OR Randtitel (neu)
Konsultation der Arbeitnehmervertretung und Sozialplanver- handlung
Art. 335f Abs. 5
Erweist sich eine Massenentlassung als unumgänglich, so kann die Arbeitnehmervertretung oder, wenn es keine solche gibt, die Mehrheit der betroffenen Arbeitnehmer verlangen, dass der Arbeitgeber vor dem Aussprechen der Kündigungen mit einer oder mehreren von ihr bestimmten Arbeitnehmer- organisationen zwecks Abschluss eines Sozialplanes Ver- handlungen aufnimmt. Dieser soll Massnahmen beinhalten, die zur Linderung der Folgen der Kündigungen beitragen. Art. 336 Abs. 2 Bst. c
.... worden sind oder ohne dass Verhandlungen zwecks Ab- schluss eines Sozialplanes aufgenommen worden sind (Art. 335f).
Art. 362
Artikel 335f
Texte de l'initiative du 15 juin 1994 Complément à l'art. 335f CO Titre marginal (nouveau)
Consultation de la représentation des travailleurs et négocia- tion d'un plan social Art. 335f al. 5
S'il est prouvé que le licenciement collectif est inévitable, la représentation des travailleurs ou, à défaut, la majorité des travailleurs concernés, peut exiger de l'employeur que, avant de prononcer les licenciements, il entame des négociations avec une ou plusieurs organisations de travailleurs dési- gnées par elle, en vue de conclure un plan social. Celui-ci doit prévoir des mesures destinées à atténuer les consé- quences des licenciements.
Art. 336 al. 2 let. c
.... collectifs ou sans avoir ouvert de négociations en vue de conclure un plan social (art. 335f). Art. 362
.... article 335f
Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine - Aucun
Reimann Maximilian (V, AG) unterbreitet im Namen der Kommission für Rechtsfragen (RK) den folgenden schriftli- chen Bericht:
Am 15. Juni 1994 reichte Frau Brunner Christiane eine parla- mentarische Initiative in der Form des ausgearbeiteten Ent- wurfes ein.
Die Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates, welcher dieses Geschäft zur Prüfung zugewiesen wurde, gab am 25. Oktober 1994 der Initiantin Gelegenheit, sich zu ihrem Vorstoss zu äussern.
Begründung der Initiantin (Zusammenfassung)
Es gilt klarzustellen, dass der Gesetzgeber in den Beziehun- gen zwischen Arbeitnehmerorganisationen und Arbeitgebern
nichts hält von Raubrittern, die sich alle schweizerischen Standortvorteile zunutze machen, jedoch nicht bereit sind, eine der zentralen Voraussetzungen des erfolgreichen Wirt- schaftsstandortes Schweiz zu beachten: die Spielregeln ge- ordneter Sozialpartnerschaft. Die beantragte Ergänzung der arbeitsvertraglichen Bestimmungen über die Massenentlas- sung soll sicherstellen, dass minimale Voraussetzungen der Sozialpartnerschaft zumindest in der Notsituation der Mas- senentlassung durch alle Arbeitgeber beachtet werden. Kon- kret geben die beantragten OR-Ergänzungen den Arbeitneh- mern oder deren betrieblichen Vertretungen das Recht, bei Massenentlassungen ihren Arbeitgeber mit einer von den Betroffenen bestimmten Arbeitnehmerorganisation an einen Tisch zu bringen und zumindest Verhandlungen über einen Sozialplan sicherzustellen.
Mit diesen Bestimmungen wird den Beschäftigten in der pri- vaten Wirtschaft der notwendige Interessenschutz im Mo- ment der Kollektivkündigung aus wirtschaftlichen Gründen gestärkt, so, wie es ein Grossteil der bestehenden Gesamt- arbeitsverträge, die rund die Hälfte der privaten Anstellungs- verhältnisse in der Schweiz abdecken, bereits seit langem kennen.
Erwägungen der Kommission
Die eidgenössischen Räte haben am 17. Dezember 1993 die Bestimmungen des Obligationenrechts über die Massenent- lassung revidiert (in Kraft seit dem 1. Mai 1994). Hauptge- genstand dieser Revision waren einerseits das Verfahren, das bei Massenentlassungen einzuhalten ist, und anderer- seits die Massnahmen, welche die Folgen dieser Entlassun- gen für die Arbeitnehmer mildern können. Neu eingeführt wurde dabei insbesondere ein Konsultationsverfahren, wo- nach der Arbeitgeber die Arbeitnehmervertretung zu konsul- tieren hat, bevor der definitive Entscheid gefasst ist, eine Massenentlassung vorzunehmen. Die Konsultation hat - auf beiden Seiten - unter Beachtung des Grundsatzes von Treu und Glauben zu erfolgen. Dies bedeutet im besonderen, dass der Arbeitgeber versuchen muss, eine Einigung mit der Arbeitnehmervertretung zu finden; dieser ist auch genügend Zeit zu lassen, um eigene konstruktive Vorschläge zu unter- breiten.
Die Kommissionsmehrheit vertritt die Auffassung, dass die Revision der Bestimmungen über die Massenentlassung vom 17. Dezember 1993 den Schutz der Arbeitnehmer mit geeig- neten Massnahmen sicherstellt. Eine weiter gehende Rege- lung im Sinne der parlamentarischen Initiative würde keine Verbesserung der Verfahrensvorschriften, sondern eine übermässige Belastung der Sozialpartnerschaft darstellen. Schliesslich ist auch darauf hinzuweisen, dass eine neuerli- che Revision des Obligationenrechts nach weniger als einem Jahr nicht als angebracht erscheint.
Die Kommissionsminderheit teilt demgegenüber die von der Initiantin vorgebrachten Argumente und erachtet solche Vor- schriften als nötigen Interessenschutz der Arbeitnehmer bei Kollektivkündigungen.
Reimann Maximilian (V, AG) présente au nom de la Com- mission des affaires juridiques (CAJ) le rapport écrit suivant:
Le 15 juin 1994, Mme Brunner Christiane a déposé une initia- tive parlementaire sous la forme d'un projet rédigé de toutes pièces.
La Commission des affaires juridiques du Conseil national, à qui cet objet a été attribué pour examen préalable, a donné, le 25 octobre 1994, la possibilité à l'auteur de l'initiative de s'exprimer sur son intervention.
Développement de l'auteur de l'initiative (résumé)
Il faut préciser que le législateur, en ce qui concerne les rela- tions entre syndicats et organisations patronales, ne doit pas prendre en considération ces capitaines d'industrie qui veu- lent profiter de tous les avantages de site industriel suisse, sans pour autant accepter l'une des conditions essentielles du succès de ce site économique, à savoir: les règles du jeu d'un partenariat social organisé. La proposition d'un complé-
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Parlamentarische Initiative (Brunner Christiane)
ment concernant le licenciement collectif dans les disposi- tions sur le contrat du travail doit garantir que les conditions minimales du partenariat social soient respectées par tous les employeurs, au moins dans la situation d'urgence créée par un licenciement collectif.
Concrètement, les compléments au CO proposés donnent aux travailleurs ou à leurs représentations au sein des entre- prises le droit, en cas de licenciement collectif, d'amener leur patron à la table des négociations afin d'y discuter au mini- mum, avec une organisation de salariés désignée par les personnes concernées, du contenu d'un plan social.
Ces dispositions renforceront la protection nécessaire des in- térêts des salariés de l'économie privée, en cas de licencie- ment collectif pour des motifs économiques, comme c'est déjà le cas depuis longtemps dans la majorité des conven- tions collectives de travail existantes, qui couvrent près de la moitié des rapports de travail privés en Suisse.
Considérations de la commission
Les Chambres ont révisé le 17 décembre 1993 les disposi- tions du Code des obligations relatives aux licenciements col- lectifs (en vigueur depuis le 1er mai 1994). Cette révision a porté, d'une part, sur la procédure à suivre en cas de licen- ciement collectif, et, d'autre part, sur les mesures à prendre afin d'en atténuer les conséquences pour les personnes licen- ciées. Il a notamment été ainsi introduit une procédure selon laquelle l'employeur est tenu de consulter la représentation des salariés avant de prendre la décision de procéder à un licenciement collectif. Cet échange de vues doit reposer sur la bonne foi des deux parties, ce qui signifie notamment que l'employeur a l'obligation de rechercher un accord avec la re- présentation salariale, et de lui accorder un délai suffisant pour lui permettre d'élaborer des propositions constructives. La majorité de la commission considère que les dispositions sur les licenciements collectifs adoptées le 17 décembre 1993 sont de nature à assurer suffisamment la protection des salariés. Loin d'améliorer le dispositif en place, un renforce- ment de la réglementation ne ferait que compliquer excessi- vement les rapports entre partenaires sociaux. D'autre part, il pourrait sembler déplacé de procéder à une nouvelle révi- sion du Code des obligations moins d'un an après la précé- dente.
La minorité de la commission partage au contraire le point de vue de l'auteur de l'interpellation, et considère donc comme elle que les nouvelles dispositions proposées sont nécessai- res pour assurer la défense des intérêts des salariés en cas de licenciement collectif.
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt mit 12 zu 9 Stimmen ohne Enthal- tungen:
Mehrheit Der Initiative keine Folge geben
Minderheit
(de Dardel, Bär, von Felten, Grendelmeier, Leuenberger Mo- ritz, Ostermann, Rechsteiner, Stamm Judith, Tschäppät Alexander)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la commission
La commission propose par 12 voix contre 9 et sans absten- tions:
Majorité
Ne pas donner suite à l'initiative Minorité
(de Dardel, Bär, von Felten, Grendelmeier, Leuenberger Mo- ritz, Ostermann, Rechsteiner, Stamm Judith, Tschäppät Alexander)
Donner suite à l'initiative
Brunner Christiane (S, GE): L'objectif de mon initiative par- lementaire est de combler une lacune importante dans le Code des obligations. Il s'agit de compléter les dispositions du Code des obligations sur les licenciements collectifs que nous avons adoptées en date du 17 décembre 1993.
Nous avions, à ce moment-là, adapté le Code des obligations aux dispositions minimales de l'Union européenne. Mais un aspect important nous avait échappé lors de cette révision, à savoir les conséquences d'un licenciement collectif. Nous avions réglé, à l'article 335f alinéa 2, le droit des travailleurs de formuler des propositions sur les moyens d'éviter des con- gés ou d'en limiter le nombre, ainsi que d'en atténuer les con- séquences. Nous avions aussi stipulé, à l'article 335g alinéa 3, que l'Office cantonal du travail tente de trouver des solutions aux problèmes posés par le licenciement collectif projeté.
Ce que nous avons négligé de mettre dans la loi c'est: 1. une précision concernant la forme dans laquelle ces mesures so- ciales devraient être discutées ou adoptées, c'est-à-dire en la forme d'un plan social; 2. le droit pour les travailleuses et les travailleurs concernés de désigner une organisation de tra- vailleurs pour négocier. Cet oubli est dû au fait que la direc- tive de l'Union européenne ne contient aucune prescription à cet égard, parce que, dans les pays de l'Union européenne, ces précisions seraient inutiles dans la mesure où la question est déjà réglée par voie de convention collective ou par voie législative.
Il n'en est pas de même en Suisse. Le système des conven- tions collectives de travail ne couvre pas l'ensemble des branches et des entreprises. Environ la moitié seulement des rapports de travail sont soumis à des conventions collectives, dans le cadre du partenariat social. Dans ce cadre-là, les dis- cussions sur les plans sociaux se tiennent en fonction des besoins des travailleuses et des travailleurs, de la situation particulière de l'entreprise et de ses possibilités financières. Nous connaissons bien sûr aussi de nombreux employeurs qui s'asseyent à la table de négociations, même s'ils ne sont pas soumis à des conventions collectives de travail. Malheu- reusement, nous avons aussi affaire, dans notre pays, à des moutons noirs, à des employeurs qui refusent de discuter avec les travailleurs, et encore moins avec leurs représen- tants. Nous avons connu des cas qui ont fait la une des mé- dias dans le canton de Zurich, dans le canton de Glaris, où l'entreprise s'est clairement refusée à discuter d'un plan so- cial, tant avec son personnel qu'avec le syndicat. Les respon- sables de ces entreprises se sont ouvertement référés au fait qu'il n'existe en Suisse aucune obligation de négocier un plan social. Malgré l'intervention des instances cantonales pour essayer de ramener ces employeurs à la raison, les tra- vailleurs ont dû utiliser l'arme de la grève pour se faire écou- ter.
J'aimerais insister sur le fait que mon initiative parlementaire n'entraîne aucune obligation de conclure un plan social; elle vise uniquement l'obligation de discuter d'un tel plan lors d'un licenciement collectif. Les dispositions proposées obligent simplement les employeurs à s'asseoir à la table des négo- ciations, avec leur personnel ou avec les représentants syn- dicaux désignés. Il est en outre très important que les em- ployeurs ne puissent plus dorénavant refuser cette forme de dialogue et qu'un tel refus arbitraire soit sanctionné par la loi. Mon initiative comprend un deuxième élément nouveau par rapport à la loi actuelle, il s'agit du droit octroyé aux travailleu- ses et aux travailleurs de l'entreprise concernée de désigner une ou plusieurs organisations de travailleurs pour parler en leur nom. Il est très important que les représentations des tra- vailleurs puissent faire appel à des syndicats pour entamer des négociations en vue de conclure un plan social. Lors d'un licenciement collectif, les travailleurs eux-mêmes sont en gé- néral sous le choc, ils ne sont pas à même de discuter des moyens de réduire les conséquences du licenciement. Ils sont souvent touchés directement par le licenciement collec- tif et se trouvent dans la situation difficile de défendre à la fois leur intérêt individuel et les intérêts collectifs de leurs collè- gues. C'est pourquoi l'aide d'un porte-parole et le recours à une organisation de travailleurs est légitime.
Quant à l'argument avancé par la majorité de la commission, selon lequel il pourrait sembler déplacé de procéder à une nouvelle révision du Code des obligations moins d'un an après la précédente: voilà déjà quelque temps que j'ai dé- posé mon initiative parlementaire et vous savez bien qu'au
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N
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rythme où nous allons - même si je dépasse mon temps de parole! - , un long laps de temps s'écoule entre le moment où l'initiative est déposée et celui où l'on parvient à la traiter.
Rechsteiner Paul (S, SG), Sprecher der Minderheit: Ich ver- suche, die durch Frau Brunner Christiane überzogene Zeit einzusparen, möchte Ihnen aber doch im Namen der Minder- heit beantragen, der parlamentarischen Initiative Folge zu geben. Das würde bedeuten, dass im Gesetz explizit festge- schrieben würde, dass eine Verhandlungspflicht über Sozial- pläne bei Massenentlassungen besteht.
Die Initiative verlangt überhaupt nichts Revolutionäres, einzig eine bescheidene Ergänzung des heute schon bestehenden Artikels 335f OR, der Bestimmung nämlich, welche die Kon- sultationspflichten des Arbeitgebers bei Massenentlassun- gen vorschreibt. Die bescheidene Ergänzung besteht darin, dass der Arbeitgeber neu über einen Sozialplan verhandeln muss. Das ist eine kleine Differenz gegenüber dem heutigen Gesetz, aber für Betroffene doch eine wichtige.
Schon heute, seit zwei Jahren nämlich, muss der Arbeitge- ber, was in der Praxis leider noch viel zuwenig bekannt ist, vor Massenentlassungen die Arbeitnehmervertretung oder, wo es keine solche Arbeitnehmervertretung gibt, die Arbeit- nehmer selber konsultieren. Er muss den Arbeitnehmerinnen und -nehmern sämtliche nötigen Auskünfte erteilen, und die Arbeitnehmerinnen und -nehmer oder die Arbeitnehmerver- tretung müssen die Möglichkeit haben, bei solchen Dramen Vorschläge zu machen, wie die Entlassungen vermieden oder wie die Folgen dieser Entlassungen gemildert werden können.
Aus dieser Mitsprache ist logischerweise bereits heute das Recht auf Sozialplanverhandlungen abzuleiten. Eine Kory- phäe des schweizerischen Arbeitsrechtes, Professor Gabriel Aubert, sagt, es sei bereits aus den heutigen Bestimmungen abzuleiten, dass eine Pflicht zur Verhandlung besteht, keine Abschlusspflicht zwar - das verlangt auch Frau Brunner Chri- stiane nicht -, aber aus der Konsultationspflicht folge eine Verhandlungspflicht über einen Sozialplan.
Somit kann man sagen, dass die Initiative nur das festschrei- ben will, was eigentlich heute schon minimaler Anstand und Selbstverständlichkeit wäre, nämlich dass ein Arbeitgeber, der eine Massenentlassung durchführen möchte, der also einen grösseren Teil seiner Belegschaft auf die Strasse stel- len möchte oder stellen muss, auch Verhandlungen über ei- nen Sozialplan zur Vermeidung der sozialen Folgen führen muss.
Die parlamentarische Initiative Brunner Christiane verlangt nur diese Selbstverständlichkeit. Wer also Dutzende, viel- leicht Hunderte von Arbeitnehmerinnen oder -nehmern auf die Strasse stellt, muss sich nach Treu und Glauben auch den Folgen der sozialen Härten dieser Massnahme stellen. Eine Massenentlassung betrifft ja regelmässig nicht nur die Arbeitnehmerinnen und -nehmer selber, sondern mit voller Härte auch ihre Familie, ein ganzes Dorf oder eine ganze Re- gion. Von einem Arbeitgeber darf verlangt werden, dass er über einen Sozialplan verhandelt.
Die Initiative bleibt bescheiden, verlangt nur eine Verhand- lungs-, keine Abschlusspflicht, und das ist nicht mehr als das, was nach Treu und Glauben verlangt werden kann. Diese In- itiative trifft somit nicht die anständigen Arbeitgeber, sie trifft auch all jene Arbeitgeber nicht, in deren Betrieben ein Ge- samtarbeitsvertrag existiert. Nach den Gesamtarbeitsverträ- gen ist eine solche Pflicht bereits heute vorgesehen. Sie trifft einzig und allein die sozial verantwortungslosen Unterneh- mer oder «Raubritter>> im Stile von Adrian Gasser, die solche Pflichten missachten.
Wenn Sie der parlamentarischen Initiative Brunner Chri- stiane im Vorprüfungsverfahren Folge geben - es geht jetzt nur um das Vorprüfungsverfahren -, hat die Kommission im- mer noch die Möglichkeit, in der detaillierten Ausarbeitung der Initiative eine massgeschneiderte Lösung zu finden, wel- che auch im Wortlaut des Gesetzes festhält, was schon heute selbstverständlich sein müsste, dass nämlich im Falle von Massenentlassungen über einen Sozialplan verhandelt werden muss.
Ich ersuche Sie, der parlamentarischen Initiative Brunner Christiane Folge zu geben.
Engler Rolf (C, Al), Berichterstatter: Im Namen der Kommis- sionsmehrheit beantrage ich Ihnen, dieser parlamentari- schen Initiative Brunner Christiane keine Folge zu geben. Die Kommission ist mit 12 zu 9 Stimmen zu diesem Ergebnis ge- langt.
Sie haben von unserer damaligen Sekretärin und heutigen Kollegin, Brigitta Gadient, einen Bericht erhalten. Ich möchte nur einige kurze Ergänzungen beifügen.
Herr Rechsteiner hat die parlamentarische Initiative Brunner Christiane richtig charakterisiert und auch ihre Bedeutung sehr stark relativiert. Im Rahmen der Gesetzesanpassungen bei Swisslex haben wir 1993 das Obligationenrecht bereits einmal ergänzt und eine Bestimmung aufgenommen, wo- nach bei Massenentlassungen vorgängig zu informieren ist. Diese Bestimmung ist am 1. Mai 1994 in Kraft getreten.
Die parlamentarische Initiative Brunner Christiane möchte nun über dieses Konsultationsverfahren hinausgehen. Sie verlangt eine Verhandlungspflicht, und zwar - was von Be- deutung ist - mit einer betriebsexternen Arbeitnehmerorgani- sation, einer Gewerkschaft. Es ist auch der Initiantin klar, dass es keine Abschlusspflicht geben kann. Verhandlungen aber, die zu keinem Abschluss führen müssen, sind nutzlos. Ob es zu einem Sozialplan kommt oder nicht, hängt letztlich nicht von der Verhandlungspflicht, auch nicht von der Konsul- tationspflicht, die es gibt, ab, sondern von den wirtschaftli- chen Gegebenheiten und dem Anstand der Arbeitgeber. Schon mit der heutigen Konsultationspflicht hat der Arbeitge- ber gewisse Normen einzuhalten, hat er sich an Treu und Glauben zu halten. Ergänzend kommen in den meisten Fäl- len die Normen über die Teilliquidation bei den Pensionskas- sen hinzu, die auch eine grosse Bedeutung erlangt haben.
Die Kommission ist daher mehrheitlich der Ansicht, dass ein korrektes, anständiges Verhalten nicht durch weitere Verfah- rensvorschriften erzwungen werden kann. Dies gilt um so mehr, als die Initiantin selbst gesagt hat, man habe mit dieser Initiative eigentlich nur die «Raubritter» - heute hat sie von schwarzen Schafen gesprochen - im Auge. In rund der Hälfte der Fälle gibt es Gesamtarbeitsverträge, und in diesen Fällen ist auch die Verhandlungspflicht vorgeschrieben.
Wie Herr Rechsteiner zu Recht betont hat, gibt es bereits heute ein Recht auf Verhandlungen im konkreten Fall. Es handelt sich somit um eine sehr bescheidene Ergänzung, und man muss sich allen Ernstes die Frage stellen, ob nach kürzester Zeit eine Norm eingeführt werden soll, welche rechtlich nichts verändert und auch die schwarzen Schafe nicht zur Raison zwingen kann.
Wir beantragen Ihnen deshalb, dieser unnötigen Gesetzes- änderung nach dieser kurzen Zeit nicht zuzustimmen und dementsprechend der parlamentarischen Initiative Brunner Christiane keine Folge zu geben.
Ducret Dominique (C, GE), rapporteur: Je remplace, au pied levé, notre président défaillant et un de nos collègues absent. C'est la raison pour laquelle je me contenterai pour l'essentiel de me référer, comme l'a fait le rapporteur de langue alle- mande, à l'excellent rapport de M. Reimann Maximilian ins- piré par l'ex-muse de la Commission des affaires juridiques, Mme Gadient.
Il est vrai que l'initiative parlementaire Brunner Christiane ne contient rien de révolutionnaire, M. Rechsteiner l'a même qualifiée de modeste. C'est bien pour cette raison que la ma- jorité de la commission considère qu'il serait inopportun de modifier les dispositions du Code des obligations qui ont été adoptées le 17 décembre 1993 et qui sont entrées en vigueur dans le courant de l'année 1994, celles-ci assurant suffisam- ment, à ses yeux, la protection des salariés.
De l'avis de la majorité, l'obligation de négocier ne doit pas trouver place dans la loi, mais plutôt dans le cadre des con- trats collectifs. Il serait totalement contre-productif de régle- menter encore plus dans ce domaine, ne serait-ce que pour contrer quelques moutons noirs qui, de toute façon, trouve- ront toujours le moyen de contourner la loi. Le droit à négo-
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Parlamentarische Initiative (Schmidhalter)
cier existe déjà, il n'est donc pas nécessaire d'introduire une nouvelle norme contraignante.
Par 12 voix contre 9, la majorité de la commission vous invite donc à ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Brun- ner Christiane.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit (keine Folge geben) Für den Antrag der Minderheit (Folge geben)
80 Stimmen
61 Stimmen
94.417
Parlamentarische Initiative (Schmidhalter) Schutz des Alpengebietes vor den negativen Auswirkungen des Verkehrs
Initiative parlementaire (Schmidhalter) Protection de la région alpine contre les effets négatifs du trafic
Kategorie IV, Art. 68 GRN - Catégorie IV, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 17. Juni 1994
Gestützt auf Artikel 21bis GVG reiche ich folgende parlamen- tarische Initiative in der Form der allgemeinen Anregung ein: Mit der Annahme der Volksinitiative «zum Schutz des Alpen- gebietes vor dem Transitverkehr» hat das Schweizervolk ent- schieden, dass binnen zehn Jahren der alpenquerende Gü- tertransitverkehr von der Strasse auf die Schiene umgelagert wird und die Kapazität für den Personenauto- und Lastwa- genverkehr auf den Transitstrassen im Alpengebiet nicht mehr erhöht werden darf.
Die Umsetzung dieser zwingenden Bestimmungen in der Bundesverfassung führt zu enormen aussen- und innenpoli- tischen Schwierigkeiten.
Ich schlage daher vor, dass wir Artikel 36sexies der Bundes- verfassung und Artikel 20 der Übergangsbestimmungen der Bundesverfassung ausser Kraft setzen und durch eine euro- paverträgliche und innenpolitisch durchsetzbare Neuformu- lierung mit der gleichen Zielsetzung, das Alpengebiet vor den negativen Auswirkungen des Verkehrs zu schützen, ersetzen.
Texte de l'initiative du 17 juin 1994
Me fondant sur l'article 21bis LREC, je dépose l'initiative par- lementaire suivante formulée en termes généraux:
En adoptant l'initiative populaire «pour la protection des ré- gions alpines contre le trafic de transit», le peuple suisse a décidé qu'il fallait, dans un délai de dix ans, transférer de la route au rail le trafic de marchandises transitant à travers les Alpes et que la capacité des routes de transit dans les ré- gions alpines ne devait pas être augmentée pour le trafic des automobiles et des camions.
L'application de ces dispositions contraignantes de la Cons- titution fédérale provoque d'énormes difficultés en matière de politique nationale et internationale.
Je propose que nous déclarions caducs l'article 36sexies de la Constitution fédérale et l'article 20 des dispositions transi- toires de celle-ci et que nous les remplacions par un nouveau texte eurocompatible et applicable sur le plan national, mais ayant comme l'initiative pour objectif de préserver les Alpes contre les effets néfastes du trafic.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine - Aucun
Béguelin Michel (S, VD) unterbreitet im Namen der Kommis- sion für Verkehr und Fernmeldewesen (KVF) den folgenden schriftlichen Bericht:
Begründung des Initianten (Zusammenfassung)
Die Umlagerung des Transitgüterverkehrs erfolgt schritt- weise in zehn Jahren, und der Transitvertrag ist befristet. Um mittelfristig eine verträglichere Bundesverfassungsregelung zu erhalten, muss diese parlamentarische Initiative bereits heute eingegeben werden. Ein neuer Verfassungsartikel kann nicht vor drei bis fünf Jahren vom Schweizervolk be- schlossen werden.
Verlagerung des alpenquerenden Gütertransitverkehrs von Grenze zu Grenze von der Strasse auf die Bahn:
Mit der heutigen Verfassungsbestimmung muss nur der Transitanteil (5 Prozent) in zehn Jahren zwingend auf die Schiene verlagert werden, und dies ist quantitativ zu wenig. Was wir für die Berechtigung der Neat-Milliardeninvestitionen brauchen, ist eine Förderung des kombinierten Verkehrs auf internationaler Ebene. Der kombinierte Verkehr, einschliess- lich der dazugehörenden mobilen und festen Umschlagsein- richtungen, müsste derart gefördert werden, dass der Güter- verkehr (Transit, Import, Export usw.) auf der Schiene für den Benutzer wirtschaftlicher wird als jener auf der Strasse. Dies muss über international abgestimmte marktwirtschaftliche und gesetzlich geregelte Massnahmen und nicht über einsei- tige nationale Zwangsmassnahmen erfolgen. Bei der Be- handlung der Alpenschutz-Initiative in den Räten und im Bun- desbüchlein hat Herr Bundesrat Adolf Ogi, im Namen des Bundesrates, auf die Schwierigkeiten bei der Durchführung eingehend aufmerksam gemacht, so unter anderem auf die unumgängliche internationale Verflechtung der Verkehrspoli- tik. Er hat auf die erheblichen Schwierigkeiten in der interna- tionalen Zusammenarbeit bei einer Annahme der Initiative klar hingewiesen, und wir erleben dies heute fast täglich hautnah. Er hat darauf aufmerksam gemacht, dass der neue Bundesverfassungstext im Widerspruch zu zahlreichen bila- teralen Strassenverkehrsabkommen stehe und dass der Zwangsverlad der Gütertransitfahrzeuge die ausländischen Transporteure diskriminiere und wir mit Retorsionsmassnah- men rechnen müssten. Der Transitvertrag brachte als wich- tigste Massnahme die 28-Tonnen-Limite, das Nacht- und Sonntagsfahrverbot - und dieser Transitvertrag sei gefähr- det. Auch das Zivilluftfahrtabkommen werde auf Widerstand stossen. Die Durchführung und Umsetzung in der täglichen Praxis werde zu einer übermässigen Bürokratie führen. Alles hat sich seither bewahrheitet, und es gilt nun, sorg- fältige, konzeptionelle Arbeit zu leisten und eine Gesamtan- alyse der Situation aufzunehmen.
Es ist auch notwendig, mittelfristig den engen Spielraum aus- zuweiten und mit einer international abgestimmten Förde- rung des kombinierten Verkehrs eine grösstmögliche Umla- gerung des Güterverkehrs von der Strasse auf die Bahn zu erhalten, welche auch im Einklang mit den von uns eingegan- genen internationalen Verpflichtungen steht.
Am 14. Juni 1994 entschieden die Verkehrsminister der EU- Staaten, dass die für unser Land dringend notwendigen Ver- handlungen über Luft- und Strassenverkehrsabkommen so lange nicht aufgenommen werden, bis genügend Antworten über die Auswirkungen der Alpen-Initiative geliefert werden können.
Transitstrassengesetz:
Mit der Absage an einen weiteren Ausbau der Transitstras- senkapazität wollte man laut Nationalrat Hämmerle, dem Sprecher in dieser Angelegenheit, keine zweite Röhre am Gotthard, keine dritte und vierte Spur am San Bernardino und nur eine zweispurige Umfahrungsstrasse zwischen Siders und Brig. Alles wurde, mit der einzigen Ausnahme Siders- Brig (vier- statt zweispurig), erreicht, und, Glaubwürdigkeit hin oder her, die Talstrecke Siders-Brig ist nun einmal keine Transitstrasse.
Gerade an den Wochenenden leiden Urner und Tessiner in erster Linie unter dem enormen PW-Verkehr. Auch dieses Pro- blem muss einer Lösung zugeführt werden - und nicht mit der Theorie Strassenverhinderung, sondern mit Massnahmen,
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Datum 02.10.1995 - 14:30
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