Loi sur le marché intérieur
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N
3 octobre 1995
un pilier important de cette loi. Le Conseil des Etats nous a donné la possibilité de revoir ce problème et, le cas échéant, de corriger cette lacune.
Je pense qu'il faut saisir cette occasion et corriger cette er- reur en votant massivement en faveur de cette disposition.
Angenommen - Adopté
Art. 17 Ausgabenbremse - Frein aux dépenses
Abstimmung - Vote Für Annahme der Ausgabe Dagegen
124 Stimmen 12 Stimmen
Das qualifizierte Mehr ist erreicht La majorité qualifiée est acquise
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
94.101
Bundesgesetz über den Binnenmarkt Loi sur le marché intérieur
Differenzen - Divergences Siehe Seite 1143 hiervor - Voir page 1143 ci-devant Beschluss des Ständerates vom 28. September 1995 Décision du Conseil des Etats du 28 septembre 1995
Art. 5 Antrag der Kommission Abs. 1 erster Satz, 2, 3 Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Abs. 1 zweiter Satz Mehrheit Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Minderheit (Bodenmann, Hämmerle, Ledergerber, Strahm Rudolf, Thür) Festhalten
Art. 5
Proposition de la commission Al. 1 première phrase, 2, 3 Adhérer à la décision du Conseil des Etats Al. 1 deuxième phrase Majorité Adhérer à la décision du Conseil des Etats Minorité (Bodenmann, Hämmerle, Ledergerber, Strahm Rudolf, Thür) Maintenir
Strahm Rudolf (S, BE), Berichterstatter: Beim Bundesgesetz über den Binnenmarkt haben wir nur noch eine Knacknuss, die wirklich zu reden gab. Ich nehme die einzelnen angepas- sten Punkte nacheinander und kommentiere sie kurz.
Bei Artikel 5 hat die Kommission einstimmig beschlossen, dem Ständerat bei Absatz 1 zu folgen, mit Ausnahme des zweiten Satzes, der weiterhin umstritten ist. Es handelt sich um eine logische Anpassung. Der Ständerat hat dem Um- stand Rechnung getragen, dass auch interkantonales Recht entsteht, nämlich durch das Konkordat unter den Kantonen zum öffentlichen Beschaffungswesen. Das wird mit der Fas- sung des Ständerates berücksichtigt. Die Kommission schlägt einstimmig vor, dem Ständerat in diesem Punkt zu folgen. Hingegen ist der zweite Satz der nationalrätlichen Fassung von Artikel 5 Absatz 1 weiterhin umstritten. Bei diesem Satz geht es um das Prinzip der gleichen Arbeitsschutzbestim-
mungen und der gleichen Arbeitsbedingungen für gleichwer- tige Arbeit am gleichen Ort. Die Kommission für Wirtschaft und Abgaben hat mit 9 zu 5 Stimmen beschlossen, dem Ständerat zu folgen und diesen auch in diesem Rat früher schon umstrittenen Satz zu streichen.
Namens der Mehrheit der Kommission muss ich Sie bitten, dem Ständerat zu folgen. Es wird allerdings noch einen Min- derheitsantrag geben. Wir werden Gelegenheit haben, zu diesem nochmals Stellung zu nehmen.
Bei Artikel 9 Absatz 3 möchte die Kommission einstimmig dem Ständerat folgen. Bei Artikel 10 Absatz 2 gab es eine grössere Diskussion über die ständerätliche Fassung. Der Ständerat hat beschlossen, ein Rechtsmittel einzuführen, das die Kantone zu realisieren haben. Es ist nicht vorge- schrieben, wie diese verwaltungsunabhängige kantonale Be- schwerdeinstanz ausgestaltet werden soll. Es kann ein Ver- waltungsgericht sein, es kann eine eigene Rekursinstanz sein, aber es muss kantonal ein Rechtsschutz durch eine ver- waltungsunabhängige Instanz angeboten werden. Würde diese nicht bestehen, wäre es praktisch nur mit einer staats- rechtlichen Beschwerde an das Bundesgericht möglich, die Verfügungen der Kantone, die Auftragszuschläge, anzufech- ten. Das würde das Bundesgericht überfordern. Allenfalls würde das Bundesgericht diese Streitregelung gar nicht schlucken. Noch ein Punkt - wir übernehmen auch hier die Argumentation aus dem Ständerat -: Würde keine solche verwaltungsunabhängige kantonale Beschwerdeinstanz be- stehen, so könnte dies aufgrund von Artikel 6 der Europäi- schen Menschenrechtskonvention allenfalls angefochten werden. Dieser sieht vor, dass bei zivil- und staatsrechtlichen Verfahren eine Verfahrensgarantie errichtet werden muss, und zwar bei einer verwaltungsunabhängigen Instanz. Nur mit diesem Zusatz zu Artikel 10 Absatz 2 ist dies gewährlei- stet.
Mit 11 zu 5 Stimmen beantragt Ihnen die WAK des National- rates, dem Ständerat bei Absatz 2 zu folgen. Bei Artikel 10 Absatz 3 beantragt Ihnen die WAK mit 9 zu 0 Stimmen, eben- falls dem Ständerat zu folgen; dieser Punkt war völlig unbe- stritten.
Deiss Joseph (C, FR), rapporteur: A l'article 5, la majorité de la commission vous propose de suivre le Conseil des Etats. En cela, elle confirme sa première décision, que votre plé- num avait complétée de la proposition Eymann Christoph. Or, il s'avère que cette adjonction est soit inutile, soit même malvenue.
D'abord, elle est superfétatoire car, à l'article 3 alinéa 2 lettre d, est déjà définie comme intérêt public prépondérant «la poursuite d'objectifs de politique sociale et énergétique». Il n'est donc pas nécessaire de revenir là-dessus à l'article 5. Ensuite, cette disposition pourrait être malvenue du point de vue de la politique de la concurrence puisqu'elle risque d'in- troduire, par le biais des conditions de travail, de nouvelles entraves à la concurrence. S'il est raisonnable de prescrire le respect des prescriptions de protection du travail ainsi que des autres conditions de travail sur le lieu de la prestation dans le cas de relations internationales, qui peuvent parfois accuser de sensibles différences, une disposition aussi ri- goureuse n'a pas de sens dans les relations concurrentielles d'un petit pays comme le nôtre, où d'ailleurs les principales dispositions de protection sociale sont d'ordre fédéral. Si l'en- treprise d'une région périphérique tire sa compétitivité des salaires relativement plus bas de sa région, il faut lui laisser jouer cet atout. D'une part, il ne s'agira jamais de salaires ri- diculement bas et, d'autre part, on est dans le même pays; il faut donc laisser faire à la concurrence son travail d'égalisa- tion entre les régions.
A l'article 10, que je prends en même temps, le Conseil des Etats impose aux cantons d'introduire une voie de droit afin de créer un échelon au niveau cantonal qui soit bien sûr in- dépendant de l'administration, et d'enlever le grain de beauté que sont les dispositions actuelles, aux termes desquelles seul est possible un recours de droit public au Tribunal fédéral. A l'article 10, il n'y a pas d'objection, de l'avis de la commis- sion, à suivre la décision du Conseil des Etats.
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Bundesgesetz über den Binnenmarkt
Gros Jean-Michel (L, GE): Le groupe libéral vous demande de vous rallier à la proposition de la majorité de la commis- sion, à l'article 5 alinéa 1er.
Prévoir l'obligation de respecter les prescriptions en vi- gueur sur le lieu de la prestation, c'est prendre le risque de vider la loi de son sens, d'une part, c'est priver les régions marginales de ce pays des avantages qu'elles pourraient re- tirer de cette loi sur le marché intérieur, d'autre part. Nous avons prévu cette clause, bien sûr, dans la loi sur les mar- chés publics dans le cadre de Gattlex, c'est vrai. Mais nous avions affaire à un tout autre contexte. Les marchés ouverts à l'ensemble des pays membres de l'Organisation mondiale du commerce représentaient un certain risque de dumping social. Nous nous occupons ici d'une loi déployant ses effets en Suisse, et en Suisse uniquement. Peut-on dès lors sérieu- sement parler de dumping social entre cantons suisses? A l'évidence, non. Les différences de conditions de travail d'un canton à l'autre ne sont pas telles qu'un pareil risque appa- raisse. Ces conditions sont d'ailleurs souvent élaborées à Berne et sont donc valables pour l'ensemble du pays. Nous pensons en particulier à la loi sur le travail et au prélèvement des cotisations sociales. Il serait donc vain de vouloir créer un véritable marché intérieur si, par avance, on prive toute entreprise extérieure au canton de la possibilité de faire valoir ses avantages concurrentiels.
Les régions marginales: pendant cette session, nous al- lons voter l'arrêté fédéral en faveur des zones économiques en redéploiement. La loi sur le marché intérieur peut repré- senter un complément utile à cet arrêté. On peut en effet es- pérer que certaines entreprises, sises dans des régions con- naissant un niveau de salaires légèrement inférieur, pourront faire valoir cet avantage concurrentiel lors de soumission pu- blique et, ainsi, développer leur marché. Maintenir la version de votre Conseil empêcherait dans les faits une entreprise ju- rassienne de participer à un chantier bâlois ou une entreprise glaronaise de soumissionner dans le canton de Zurich. Est- ce vraiment cela le sens d'un marché intérieur?
Non, nous ne le croyons pas et c'est pourquoi les libéraux se rallieront à la décision du Conseil des Etats.
Thür Hanspeter (G, AG), Sprecher der Minderheit: Ich bitte Sie im Namen der Minderheit, dem Minderheitsantrag zuzu- stimmen und an der Fassung des Nationalrates festzuhalten. Es geht der Minderheit darum, dass die Arbeitsschutzbestim- mungen, die am Ort gelten, wo die Leistung erbracht wird, eingehalten werden. Es geht vor allem um die Respektierung von lokalen Gesamtarbeitsverträgen. Was damit beantragt wird, ist die Statuierung des Vor-Ort-Prinzips. Dieses Prinzip wird in anderen Gesetzen ebenfalls eingehalten. Im Bundes- gesetz über das öffentliche Beschaffungswesen wird dieses Prinzip ausdrücklich statuiert. Der Bund als Arbeitgeber und Auftraggeber hat also die am Ort der Erbringung der Leistung geltenden Arbeitsschutzbestimmungen und die übrigen Ar- beitsbestimmungen als verbindlich zu erklären. Wir sehen nicht ein, weshalb in diesem Binnenmarktgesetz, das auf der gleichen Linie liegt, dieses Prinzip nicht gelten soll.
Dieses Prinzip will sicherstellen, dass die Sozialpartnerschaft in diesem Land einen minimalen Schutz erhält, dass be- währte Prinzipien wie die Aushandlung von Arbeitsschutzbe- stimmungen zwischen Gewerbe und Gewerkschaften auch weiterhin Sinn machen. Wir wollen damit vermeiden, dass ein Gewerbetourismus quer durch die Schweiz stattfindet. Herr Eymann Christoph als Liberaler hat diesen Antrag ur- sprünglich gestellt, und er hat bei der ersten Beratung eine Mehrheit erhalten, weil die Begründung offenbar damals in unserem Rat überzeugend war. Es ist ein Antrag, der nicht nur eine linke Optik wiedergibt, sondern durchaus auch im In- teresse der gewerblichen Kreise liegt.
Ich bitte Sie aus diesen Gründen, dem Minderheitsantrag zu- zustimmen.
Stucky Georg (R, ZG): Es ist manchmal schwierig, keine Sa- tire zu schreiben. Als ich es gewagt habe, das Binnenmarkt- gesetz in Frage zu stellen, nicht weil ich den Binnenmarkt verhindern wollte - ich habe deutlich erklärt, dass ich für den
Binnenmarkt bin -, sondern weil ich eine zweigleisige Lösung bekämpfte, da hat es sehr schrill und laut getönt.
Einige Bundeshausjournalisten haben die Differenzierung nicht verstanden, einige Kollegen haben sie verstanden; aber einige meiner Kollegen wollten à tout prix nichts verstehen und sind auf politischen Fischfang gegangen. Es sind die Kollegen, die sich jetzt in der Minderheit wiederfinden. Noch im Juni haben sie hier das Hohelied des Marktes gesungen, und im Herbst haben sie den Markt wieder vergessen.
Was bedeutet der Antrag der Minderheit? Er bietet doch nichts anderes als ein Schlupfloch dafür - man könnte schon von einem Scheunentor sprechen -, dass örtliche Behörden örtliche Arbeitsbedingungen festlegen und damit die auswär- tige Konkurrenz ausschliessen. Es ist das Beispiel des juras- sischen Malers genannt worden, der dann in Basel nicht mehr anbieten könnte. Wir aber beabsichtigen doch gerade einen gewissen Ausgleich auch der Lebensstandards zwi- schen den Regionen. Nun nennt man diesen Ausgleich - diese Möglichkeit Auswärtiger, z. B. in den Städten mit höhe- ren Löhnen zu arbeiten - abwertend «Gewerbetourismus». Herr Thür hat diesen Ausdruck gebraucht. Aber wenn wir das täten, dann würden wir die Schweiz wieder in örtliche Grup- pen parzellieren, wo man verschiedene Lohn- und Lebens- bedingungen hat - gerade das wollen wir ja nicht, auch im langfristigen volkswirtschaftlichen Interesse nicht! Es ist ein Anliegen des Binnenmarktgesetzes, nicht nur den Markt zu öffnen, sondern auch einen gewissen regionalen Ausgleich zu ermöglichen. Den wollen wir doch nicht unterbinden. Ich betone noch einmal: Es geht um Arbeitsbedingungen, es geht nicht um die Arbeitssicherheit, es geht um Löhne und nicht um die meist ohnehin eidgenössisch geltenden Arbeits- schutzbedingungen.
Die FDP-Fraktion schliesst sich der Mehrheit an und emp- fiehlt Ihnen Ablehnung der Minderheit. Wir halten diese Be- stimmung für essentiell für das Binnenmarktgesetz.
Kühne Josef (C, SG): Das Binnenmarktgesetz soll die Gren- zen im Inland aufheben und mehr Wettbewerb schaffen. Die Minderheit will, dass die Verpflichtung zur Einhaltung der am Ort der Leistungserbringung geltenden Arbeitsschutzbestim- mungen und der übrigen Arbeitsbedingungen besteht. Damit wird ein Distanzschutz eingeführt, und wir benachteiligen die Leistungserbringer aus den Randregionen. Wenn beispiels- weise ein Schreiner aus dem Toggenburg in der Agglomera- tion Zürich eine Arbeit ausführen will, dann soll er seine Vor- teile, die er hat, die günstigen Lebenhaltungskosten an sei- nem Wohnort, nicht mehr ausspielen können, und dann muss er nebst der Erbringung der Leistungen in Zürich auch noch den Weg zum Arbeitsort auf sich nehmen. Das ist eine neue Benachteiligung der Randregionen, und dies ist vor al- lem insofern bemerkenswert, als wir beim nächsten Geschäft dann wieder die Stärkung regionaler Wirtschaftsstrukturen vornehmen wollen. Wenn Sie der Minderheit zustimmen, dann kommen Sie mir vor wie Autofahrer, die gleichzeitig bremsen und Gas geben.
Ich bitte Sie daher, konsequent zu sein und der Mehrheit und dem Ständerat zuzustimmen.
Ledergerber Elmar (S, ZH): Ich muss doch noch auf die An- griffe der Kollegen Georg Stucky und Josef Kühne antworten: Sie haben uns nun als die letzten «Partikular-Kantönligeist- ler» hingestellt und betont, dass wir uns das letzte Mal beim Kartellgesetz und beim Binnenmarktgesetz für den Markt stark gemacht hätten und uns jetzt sozusagen als Bewahrer der lokalen Kartelle aufspielen würden. Dieser Vorwurf be- darf meines Erachtens einer Antwort.
Die Bestimmung, so wie sie hier beantragt ist, ist in ihrer Form nichts anderes als die Entsende-Richtlinie, die heute in Europa - wir sind zum Teil dabei, zum Teil aber eher nicht dabei - diskutiert wird, wenn es darum geht, über solche Lohndumpingfragen lokal das Gewerbe, die Arbeitnehmer auszuhebeln. Diese Diskussion findet heute in Europa statt und muss auch in der Schweiz stattfinden. Der Antrag, den wir hier gestellt haben, hat überhaupt nicht die Konsequen- zen, die Josef Kühne oder Georg Stucky vorausgesagt ha-
Renforcement des structures économiques régionales
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N 3 octobre 1995
ben - immer unter der Voraussetzung, dass die Sozialpart- ner, vor allem die Arbeitgeber, bereit sind, in Zukunft Landes- mantelverträge einzugehen, die diese Bedingungen in der ganzen Schweiz einheitlich regeln. Dann finden im Rahmen dieser Mantelverträge durchaus sowohl eine Lohnkonkur- renz wie auch die Konkurrenz zwischen verschiedenen Ort- schaften und Kantonen statt, denn diese Mantelverträge re- geln einfach den Minimallohn, und wir haben trotzdem eine gewisse Varietät bei den Löhnen. Dann sagt diese Bestim- mung nichts anderes, als dass diese Verträge in der ganzen Schweiz angewendet werden sollen. Wenn Anbieter kom- men, die nicht im Rahmen dieser Mantelverträge anbieten, kann man etwas machen und sonst nicht.
So dumm, wie Sie das dargestellt haben, Kollege Stucky, ist das Ganze nicht. Es ist auch der Versuch, diese Mantelver- träge landesweit aufrechtzuerhalten, was auch im Sinne des Binnenmarktes wäre, denn es hat keinen Sinn, diese Arbeits- bedingungen in 26 Kantonen unterschiedlich zu regeln. Ich bitte Sie, der Minderheit zuzustimmen, die in der letzten Abstimmung in diesem Rat übrigens die Mehrheit war.
Le président: Avant de passer la parole au représentant du Conseil fédéral, je rappelle, pour que tout soit clair, que la mi- norité ne conteste pas la première phrase de la version du Conseil des Etats, mais qu'elle souhaite y ajouter la deuxième phrase telle qu'elle résulte de la décision du Con- seil national du 8 juin 1995.
Delamuraz Jean-Pascal, conseiller fédéral: Pour continuer dans la clarté, je dis qu'il faut suivre sur ce point la proposition de la majorité de la commission. En d'autres termes, l'ajout contenu dans la proposition Eymann Christoph que vous aviez accepté à une courte majorité à l'époque, l'ajout con- tenu dans la proposition Bisig que le Conseil des Etats a net- tement refusé lors de sa dernière discussion, je vous de- mande de les éliminer du texte définitif de la loi. Pour quelles raisons?
J'aimerais rappeler à votre Conseil que nous parlons ici d'entreprises suisses qui fournissent des prestations à des clients suisses, en Suisse. C'est vraiment du marché inté- rieur dont il s'agit. Par conséquent, la crainte d'un dumping social tel qu'on peut l'avoir dans des marchés internationaux, où la diversité des conditions nationales est considérable, ne se réalise absolument pas ici, en Suisse, pour les Suisses. Nous sommes en présence d'un marché du travail, de condi- tions sociales qui sont réglées pour l'essentiel au plan fédé- ral, et s'il y a des différences intercantonales, elles n'ont ja- mais le risque d'avoir l'ampleur que l'on a entre les conditions sociales nationales sur un marché européen, par exemple. Donc, il est absolument légitime, dans un marché internatio- nal, de se prémunir contre ces risques. Le même risque n'existant pas pour un marché national intérieur comme le nôtre, on peut très bien travailler avec le projet de loi du Con- seil fédéral, sans la proposition Eymann Christoph.
J'aimerais rappeler que nous avons souligné, dès le début, le caractère supplétif de cette loi. Et nous avons dit en parti- culier que les conditions du concordat intercantonal, là où el- les prévoient que ce sont les conditions du lieu de travail qui jouent, dérogeaient à la loi et que la loi ne s'appliqueit pas dans ce cas-là. Vous aurez beaucoup de situations, à l'ave- nir, où la loi ne s'appliquera pas, et où s'appliquera le concor- dat intercantonal qui, lui, prévoit souvent les conditions du lieu de travail.
Il nous reste un certain nombre de cas qui seront réglés par cette loi, et cette loi doit être telle qu'elle permette aux gypsiers-peintres de Frauenfeld de pouvoir venir travailler à Winterthour, avec les conditions de Frauenfeld, et qu'ils ne soient pas astreints aux conditions de Winterthour. Si, d'aventure, malgré tout, il pouvait se présenter ici ou là un cas de dumping social dans ces transferts intercantonaux, alors vous avez voté un article 3 alinéa 2 lettre d qui rappelle que les objectifs de politique sociale gardent leur significa- tion. On a donc une soupape de sécurité qui rend parfaite- ment superfétatoire l'adjonction contenue dans la proposition Eymann Christoph.
Pour les trois raisons 1. qu'il nous est impossible de compa- rer notre situation intérieure à une situation internationale; 2. que nous avons le concordat intercantonal qui s'appli- quera dans de très nombreux cas; 3. que nous laissons une soupape de sûreté à l'intérieur de cette loi, je vous invite vi- vement à suivre la proposition de la majorité de votre com- mission.
Abs. 1 erster Satz, 2, 3 - Al. 1 première phrase, 2, 3 Angenommen - Adopté
Abs. 1 zweiter Satz - Al. 1 deuxième phrase
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit 81 Stimmen 49 Stimmen
Art. 9 Abs. 3; 10 Abs. 2, 3 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Art. 9 al. 3; 10 al. 2, 3 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
94.039
Stärkung der regionalen Wirtschaftsstrukturen und der Standortattraktivität der Schweiz
Renforcement des structures économiques régionales et du rayonnement de la Suisse
Differenzen - Divergences Siehe Seite 1826 hiervor - Voir page 1826 ci-devant Beschluss des Ständerates vom 28. September 1995 Décision du Conseil des Etats du 28 septembre 1995
Strahm Rudolf (S, BE), Berichterstatter: Wenn Sie dem An- trag der WAK des Nationalrates folgen, verbleibt bei diesen insgesamt sechs Beschlussentwürfen über die Stärkung der regionalen Wirtschaftsstrukturen und der Standortattraktivität der Schweiz eine einzige Differenz zum Ständerat. Es han- delt sich um den Beschlussentwurf A, Bundesbeschluss zu- gunsten wirtschaftlicher Erneuerungsgebiete, Artikel 4bis - um die umstrittenen Zinskostenbeiträge also. In einem Ver- hältnis von 10 zu 3 Stimmen empfiehlt Ihnen die WAK, fest- zuhalten und diese Zinskostenbeiträge nicht zu streichen. Ich führe nicht mehr alle Argumente im einzelnen auf. An der gestrigen Sitzung waren folgende Gesichtspunkte, die Zins- kostenbeiträge beizubehalten, ausschlaggebend:
Man muss wissen, dass die Zinskostenbeiträge von allen im Beschlussentwurf A aufgeführten Förderungsinstrumen- ten das wichtigste und wirksamste darstellen. Es gibt andere Förderungsinstrumente, die Bürgschaften zum Beispiel, aber bei der Standortwahl und Beurteilung stellen die Zinskosten- beiträge für eine Firma in der Regel das wichtigste Element dar. Würden die Zinskostenbeiträge gestrichen, wäre dem Beschluss A das wichtigste Instrument entzogen.
Gegen die immer wieder angebrachten ordnungspoliti- schen Bedenken ist zu sagen: Die Zinskostenbeiträge kön- nen nur gewährt werden, wenn auch die Bank Zusagen ge- macht hat. Die Bankzusage ist die Voraussetzung für die Ge- währung von Zinskostenbeiträgen. In diesem Sinn ist das In- strument nicht einfach der privatwirtschaftlichen Beurteilung und Dynamik entzogen. Die Zinskostenbeiträge sind gewis-
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Jahr
1995
Année
Anno
Band
IV
Volume
Volume
Session
Herbstsession
Session
Session d'automne
Sessione
Sessione autunnale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
10
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 94.101
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 03.10.1995 - 08:00
Date
Data
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2052-2054
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