Initiative parlementaire (Raggenbass)
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rale sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID).
Il faut relever que le problème soulevé par l'initiative se pose uniquement si un canton change de système d'imposition. Aujourd'hui, à l'exception de Bâle-Ville, tous les cantons uti- lisent le système de taxation bisannuelle praenumerando. Cela signifie que les revenus des années 1997 et 1998 ser- vent à définir l'imposition pour 1999 et 2000. Seul le canton de Bâle-Ville a choisi le système de taxation annuelle postnu- merando, c'est-à-dire que le revenu de 1999 servira pour la taxation de 1999, mais le calcul sera fait seulement au début de l'année 2000.
Le problème se pose donc seulement si un canton passe de la taxation bisannuelle praenumerando à la taxation annuelle postnumerando. Je le répète, seul le canton de Bâle avait fait ce choix. Maintenant, le canton de Zurich l'a décidé aussi, et il se peut que d'autres cantons le suivent, mais ce n'est pas sûr. La loi laisse aux cantons le choix du système.
Il me paraît donc nécessaire de dire que le problème soulevé par l'initiative parlementaire ne se pose que si on change de système. Si on ne change pas de système, la LIFD prévoit actuellement la taxation des revenus extraordinaires, mais aussi la déduction des dépenses extraordinaires. Par contre, au cas où un canton change de système, quelle solution de- vra-t-on utiliser? On fera le calcul d'après l'ancien système, donc la moyenne de deux années; puis on recalculera d'après le nouveau système, soit l'année de la taxation, et on choisira ensuite pour l'imposition le résultat qui sera le plus élevé pour le fisc. Il y aura donc un choix déjà fait en faveur du fisc.
Du fait qu'on ne peut pas dire à l'avance si on choisira l'un ou l'autre système, étant donné qu'on ne peut pas savoir lequel sera le plus élevé, les dépenses extraordinaires ne pourront pas être déduites, car on ne sait pas où les placer. L'auteur de l'initiative parlementaire dit qu'il y a donc le risque, n'étant pas sûr de pouvoir déduire les dépenses extraordinaires ef- fectives, que certains investissements soient reportes après l'échéance des trois années de la période transitoire.
Le problème se pose donc uniquement pour les revenus ex- traordinaires. En effet, tant la LIFD que les dispositions tran- sitoires de la LHID, stipulent que les revenus extraordinaires seront taxés et oublient de spécifier que les dépenses extra- ordinaires pourront être déduites.
Dans le cas du changement de système, les dispositions transitoires de la législation sont fautives; c'est le problème qui se pose. L'initiative parlementaire Hegetschweiler de- mande corriger les dispositions transitoires dans le sens d'admettre non seulement la taxation des revenus extraordi- naires, mais aussi la déduction des dépenses extraordinaires dans le cas où un canton change de système. Le passage au nouveau système de la taxation annuelle vaut aussi pour l'im- pôt fédéral direct.
Il n'y a pas de perte fiscale comme on vient de le dire. Pour- quoi? Aujourd'hui, les revenus extraordinaires sont taxes; les dépenses extraordinaires sont déduites. Les dispositions transitoires permettront demain seulement de taxer les reve- nus extraordinaires, mais pas de déduire les dépenses extra- ordinaires. C'est cela que nous voulons corriger.
Il a aussi été dit qu'il y a des reports d'investissements, donc que cela entraîne des conséquences sur le plan économi- que. C'est en définitive une question de justice fiscale, il faut corriger ces deux dispositions transitoires pour les motifs qui ont été évoqués. On ne peut pas parler de perte de recettes ou d'une évaluation qu'on aurait dû faire parce qu'il n'est pas possible de calculer les conséquences qui se produiront, car nous ne savons pas quels cantons, à part Zurich, vont chan- ger de système dans les prochaines années. D'autre part, nous ne connaissons pas l'ampleur des investissements - qui pourraient être extraordinaires - qui seraient soumis à ces dispositions.
Voilà donc les raisons qui ont poussé la majorité de la com- mission à vous demander de donner suite à l'initiative parle- mentaire Hegetschweiler et d'inviter le Conseil fédéral et les cantons à corriger les dispositions transitoires auxquelles j'ai fait allusion.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit (Folge geben) Für den Antrag der Minderheit 109 Stimmen (keine Folge geben) 57 Stimmen
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Parlamentarische Initiative (Raggenbass) Invaliditäten unter 10 Prozent
Initiative parlementaire (Raggenbass) Personnes invalides à moins de 10 pour cent
Kategorie IV, Art. 68 GRN - Catégorie IV, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 11. Dezember 1996 In Artikel 18 Absatz 2 UVG ist der erste Satz wie folgt zu er- gänzen:
«Als invalid gilt, wer voraussichtlich bleibend oder für längere Zeit in seiner Erwerbstätigkeit zu mindestens 10 Prozent be- einträchtigt ist .... »
Texte de l'initiative du 11 décembre 1996
La première phrase de l'article 18 alinea 2 LAA doit être com- plétée comme suit:
«Est réputé invalide celui dont la capacité de gain subit vrai- semblablement une atteinte permanente ou de longue durée à raison d'au moins 10 pour cent .... »
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bortoluzzi, Deiss, Eger- szegi, Heberlein, Hochreutener, Pidoux, Rychen, Widrig (8)
Philipona Jean-Nicolas (R, FR) unterbreitet im Namen der Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit (SGK) den folgenden schriftlichen Bericht:
Die Kommission hat an ihrer Sitzung vom 30. Mai 1997 die von Nationalrat Raggenbass am 11. Dezember 1996 einge- reichte parlamentarische Initiative gemäss Artikel 21ter des Geschäftsverkehrsgesetzes vorgeprüft.
Die Initiative verlangt mittels einer Präzisierung im Unfallver- sicherungsgesetz (UVG), dass keine Renten für Invaliditäts- grade von weniger als 10 Prozent ausgesprochen werden dürfen.
Begründung der Initiative
An die Sozialversicherungen werden immer höhere Ansprü- che gestellt. Die Wirtschaftslage zwingt die Versicherten, alle Möglichkeiten der Einkommensgewinnung auszuschöpfen. Die Kosten der Invalidenversicherung steigen dadurch ex- trem an. Das Eidgenössische Versicherungsgericht (EVG) pflegte seit Jahrzehnten die Rechtsprechung, wonach Versi- cherte mit einer Invalidität von weniger als 10 Prozent keinen Anspruch auf eine Rente der Unfallversicherung haben. Diese Rechtsprechung entsprach der Formulierung von Artikel 28 Absatz 1 IVG. Trotz des problematischen finanziel- len Umfeldes der Sozialversicherungen hat das EVG diese langjährige Praxis aufgegeben und mit Urteil vom 19. August 1996 einer Verunfallten mit einem Invaliditätsgrad von 6 Prozent eine Invalidenrente zugesprochen.
Diese Praxisänderung des EVG macht es nötig, die vorge- schlagene Gesetzesänderung zu beantragen, sollen nicht Ungerechtigkeiten unbeantwortet im Raume stehen bleiben. Die Vollinvalide muss einen Selbstbehalt von 20 Prozent in
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Kauf nehmen. In der IV wird sogar die Aufhebung der Vier- telsrente in Anlehnung an die EU diskutiert. Hier nun sollen Kleinstinvaliditäten entschädigt werden, obwohl die Festle- gung des Invaliditätsgrades eine reine Schätzung beinhaltet und nicht mathematisch genau berechenbar ist. Auch war mit der Einführung der Integritätsentschädigung 1984 unter an- derem die Absicht verbunden, kaum messbare Behinderun- gen namentlich bei Fingerschäden nicht mehr zu berenten und bei rein krankheitsbedingten Teilinvaliditäten in diesem Bereich die Betroffenen leer ausgehen zu lassen.
Der diesen Vorstoss auslösende Entscheid des EVG setzt ein falsches Zeichen in einer Zeit des rasanten Kostenan- stiegs im Gesundheitswesen. Die Mehrbelastung der Unfall- versicherung wird einen zweistelligen Millionenbetrag aus- machen. Der Kampf um Rentenleistungen wird weiter ver- schärft. Der administrative Aufwand steigt erheblich. Die Ei- geninitiative, kleinere Verdiensteinbussen aufzufangen, wird lahmgelegt. Der Vorstoss beinhaltet keinen Sozialabbau, sondern begegnet einem unnötigen Sozialausbau.
Die Initiative soll die Diskussion um die Berentung in der In- validenversicherung nicht präjudizieren.
Erwägungen der Kommission
Der Initiant ist an die Sitzung der SGK-NR vom 30. Mai 1997 eingeladen worden; er konnte aber selber nicht teilnehmen. Stellvertretend führte Nationalrat Deiss folgendes aus: Herr Raggenbass strebe eine Revision von Artikel 18 Absatz 2 UVG an. Seine Initiative richte sich gegen einen Entscheid des EVG vom 19. August 1996, der einen Invaliditätsgrad von weniger als 10 Prozent anerkennt. Eine Rente für einen Invaliditätsgrad von 6 Prozent zu sprechen widerspreche der langjährigen Praxis des EVG, keine Renten für Invaliditäten von weniger als 10 Prozent auszusprechen. Dieser Ent- scheid könne gegenüber hundertprozentig invaliden Perso- nen, die gemäss UVG nur 80 Prozent des früheren Lohnes erhielten und damit 20 Prozent des Erwerbsausfalls selber tragen müssten, ungerecht erscheinen. Vergleiche man die Praxis der Invalidenversicherung, wie Teilrenten und Vier- telsrenten gesprochen würden, wenn der Invaliditätsgrad we- niger als 40 Prozent betrage, erstaune dieser Entscheid des EVG. Es handle sich hier nicht um eine Invalidität als Folge eines Haftpflichtfalles, sondern als Folge eines Unfalles. Das Ganze sei deshalb ein Problem der Sozialversicherungen, die sich gegenwärtig in einer äussert prekären finanziellen Situation befänden. Die Annahme der Initiative bewirke kei- nen Rückschritt, sondern weitere Mehrbelastungen in Millio- nenhöhe könnten vermieden werden.
Die Kommissionsmehrheit hat sich dieser Argumentation an- geschlossen.
Die Kommissionsminderheit macht darauf aufmerksam, dass beim Entscheid des EVG nur der auf die Erwerbsarbeit bezo- gene Teil der Invalidität zur Diskussion stand. Die betref- fende Frau war nur zu 20 Prozent als Verkäuferin erwerbstä- tig. Wird in dieser Situation ein Invaliditätsgrad von 6 Prozent anerkannt, ist dies nicht unbedeutend. Die Frau ist in ihrer Haushaltarbeit sehr behindert. Nach tatbestandlichen Abklä- rungen ist die Verkäuferin in ihrer stehenden Tätigkeit voll- ständig erwerbsunfähig. Sie ist nicht mehr in der Lage, ihren Beruf auszuüben. Eine vergleichbare Stelle mit sitzender Tä- tigkeit ist aber auf dem heutigen Arbeitsmarkt kaum zu fin- den. Im weiteren spricht ein gewichtiger systematischer Grund dagegen, bei einem einzelnen Sozialversicherungs- zweig die Berücksichtigung des Invaliditätsgrades zu korri- gieren. Mit der 4. IV-Revision soll die Viertelsrente wieder aufgehoben werden. Dies ist jedoch noch keineswegs ent- schieden. Mit dieser Initiative darf im Rahmen der Unfallver- sicherung kein Präjudiz für die bevorstehende IV-Revision geschaffen werden.
Philipona Jean-Nicolas (R, FR) présente au nom de la Com- mission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) le rapport écrit suivant:
Lors de sa séance du 30 mai 1997, la commission a exa- mine, conformément à l'article 21ter de la loi sur les rapports
entre les Conseils, l'initiative parlementaire déposée le 11 décembre 1996 par M. Raggenbass.
Cette initiative demande une modification de la loi sur l'assu- rance-accidents (LAA) dans le sens qu'aucune rente ne soit plus accordée pour les cas d'invalidité inférieure à 10 pour cent.
Développement de l'initiative
On attend toujours plus des assurances sociales. La dégra- dation de la situation économique contraint les assurés à ex- ploiter tous les moyens possibles d'obtenir un gain, ce qui alourdit démesurément le coût de l'assurance-invalidité. La jurisprudence établie depuis plusieurs décennies par le Tri- bunal fédéral des assurances (TFA) avait considéré que seuls les assurés ayant un degré d'invalidité supérieur ou égal à 10 pour cent avaient droit à une rente de l'assurance- accidents. Cette jurisprudence allait dans le sens du libellé de l'article 28 alinea 1er LAI. Bien que les assurances sociales évoluent dans un environnement financier difficile, le TFA a abandonné cette pratique et conclu, dans son jugement du 19 août 1996, à l'attribution d'une rente à un accidente ayant un degré d'invalidité de 6 pour cent.
Le TFA ayant changé de jurisprudence, on doit apporter à la LAA la modification proposée si l'on ne veut pas laisser sub- sister des injustices. La personne invalide à cent pour cent doit prendre à sa charge une franchise de 20 pour cent. Dans le domaine de l'assurance-invalidité, il est même question de supprimer le quart de rente afin de rapprocher notre régime de prestations de celui de l'UE. Or, on entend indemniser les invalidités très minimes bien que la détermination du degré d'invalidité repose sur une simple estimation et non sur un calcul mathématique exact et bien que l'un des objectifs de l'introduction, en 1984, de l'indemnité pour atteinte à l'inté- grité ait été de supprimer l'allocation de rentes pour les han- dicaps difficilement mesurables, notamment pour les dom- mages causés aux doigts, et de ne rien verser, dans ce do- maine, aux personnes victimes d'une invalidité partielle im- putable exclusivement à une maladie.
Le jugement du TFA qui est à l'origine de la présente inter- vention est malvenu en période d'explosion des coûts de la santé. Les charges supplémentaires qui en résulteront pour l'assurance-accidents représenteront un montant de plu- sieurs dizaines de millions de francs. La lutte pour l'octroi de prestations de rente va s'en trouver accentuée et les charges administratives vont augmenter considérablement. De plus, les efforts du particulier pour compenser ce grignotement de son revenu seront réduits à néant. La présente intervention a pour objet non pas de réduire les prestations sociales, mais de lutter contre un étoffement inutile de ces prestations. Cette proposition ne doit pas préjuger de l'issue du débat sur l'octroi de rentes dans l'assurance-invalidité.
Considérations de la commission
La CSSS-CN avait invité l'auteur de l'initiative à sa séance du 30 mai 1997, mais il n'a pu y participer lui-même et s'est fait remplacer par M. Deiss, conseiller national. A cette occasion, M. Deiss a déclaré que M. Raggenbass souhaite une révi- sion de l'article 18 alinea 2 LAA. Son initiative est dirigée con- tre un arrêt du TFA, en date du 19 août 1996, qui reconnaît le droit à une rente pour un degré d'invalidité inférieur à 10 pour cent. L'octroi d'une rente pour un degré d'invalidité de 6 pour cent va à l'encontre de la pratique du TFA en vi- gueur depuis de nombreuses années, laquelle consistait à ne pas reconnaître le droit à une rente pour les cas d'invalidité inférieure à 10 pour cent. Cet arrêt peut paraître injuste vis- à-vis des personnes invalides à 100 pour cent qui, ne tou- chant, selon la LAA, que 80 pour cent de leur dernier salaire, doivent par conséquent prendre elles-mêmes en charge 20 pour cent de la perte de gain. Si l'on compare l'arrêt du TFA à la pratique actuelle de l'assurance-invalidité, selon la- quelle des rentes partielles et des quarts de rente sont accor- dés lorsque le degré d'invalidité atteint moins de 40 pour cent, cette décision paraît pour le moins surprenante. Il ne s'agit pas, en l'espèce, d'une invalidité résultant d'un cas de responsabilité civile, mais d'un accident. Cette problématique
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Initiative parlementaire (Raggenbass)
se pose de manière globale dans le domaine des assurances sociales, lesquelles se trouvent actuellement dans une situa- tion d'une grande précarité sur le plan financier. Donner suite à l'initiative ne signifierait pas un retour en arrière; bien au contraire, cela permettrait d'éviter des charges supplémen- taires de plusieurs millions de francs.
La majorité de la commission a adhéré à cette argumenta- tion.
La minorité de la commission souligne que l'arrêt du TFA ne porte que sur la part de l'invalidité liée à l'exercice d'une ac- tivité lucrative, la personne concernée ne travaillant comme vendeuse qu'à 20 pour cent. Il en résulte que si le tribunal re- connaît un degré d'invalidité de 6 pour cent est dans un tel cas, son verdict peut être considéré comme justifié. Cette personne éprouve en effet une grande difficulté à assumer les tâches ménagères. A la suite d'investigations sur l'état de fait, il a été établi que l'incapacité de travail de cette ven- deuse, contrainte de se tenir debout dans le cadre de son ac- tivité professionnelle, est complète et qu'elle ne peut par con- séquent plus exercer sa profession. De plus, un emploi com- parable, permettant de travailler en position assise, est très difficile à trouver compte tenu de la situation actuelle sur le marché du travail. Enfin, vu la structure actuelle du système des assurances sociales, des raison majeures s'opposent à ce que la prise en compte du degré d'invalidité soit modifiée dans une seule branche d'assurance. Une suppression des quarts de rente est certes prévue dans la 4e révision de l'Al, mais une décision définitive n'a pas encore été prise à ce su- jet. L'adoption de l'initiative créerait donc, dans le cadre de l'assurance-accidents, un précédent peu judicieux pour la prochaine révision de l'Al.
Antrag der Kommission
Die Kommission beantragt mit 11 zu 9 Stimmen bei 3 Enthal- tungen:
Mehrheit
Der Initiative Folge geben
Minderheit
(Gross Jost, Baumann Stephanie, Cavalli, Goll, Gonseth, Hafner Ursula, Jeanprêtre, Maury Pasquier, Rechsteiner Ru- dolf)
Der Initiative keine Folge geben
Proposition de la commission
La commission propose, par 11 voix contre 9 et avec 3 abs- tentions:
Majorité Donner suite à l'initiative
Minorité
(Gross Jost, Baumann Stephanie, Cavalli, Goll, Gonseth, Hafner Ursula, Jeanprêtre, Maury Pasquier, Rechsteiner Ru- dolf)
Ne pas donner suite à l'initiative
Raggenbass Hansueli (C, TG): Mit Urteil vom 19. August 1996 hat das Eidgenössische Versicherungsgericht (EVG) seine bisherige Praxis aus dem Jahre 1944 aufgegeben, für Teilinvaliditäten unter 10 Prozent in der obligatorischen Un- fallversicherung keine Dauerrente auszusprechen. Die parla- mentarische Initiative richtet sich allein gegen diesen die langjährige Praxis ändernden Entscheid. Das Gericht selbst hat diese langjährige Praxis im Urteil anerkannt. Diese Praxis war seit Einführung des UVG rechtlich abgesichert und so- zialpolitisch unbestritten. Die Praxisänderung des EVG er- folgte ohne neue Argumente der Wissenschaft, weder rechtsdogmatischen noch sozialpolitischen. Sie erfolgte auch in einer Zeit, in der an die Sozialversicherungen immer hö- here Ansprüche gestellt werden und in der die Wirtschafts- lage die Versicherten zwingt, alle Möglichkeiten der Einkom- mensgewinnung auszuschöpfen.
Die Kosten der Invalidenversicherung steigen bekanntlich extrem an; die Aussichten unserer Sozialwerke sind alles andere als rosig. Mit der parlamentarischen Initiative will ich einzig erreichen, dass die bisherige Praxis - also der bishe- rige Zustand, der auch Artikel 28 Absatz 1 des Bundesgeset-
zes vom 19. Juni 1959 über die Invalidenversicherung ent- spricht - nicht geändert wird. Damit ist auch ausgesagt, dass keinerlei Präjudiz bezüglich der in der 4. IV-Revision zu dis- kutierenden Frage der Abschaffung der Viertelsrenten ge- schaffen wird. Wenn Sie der parlamentarischen Initiative Folge geben, wird kein neuer Zustand geschaffen, sondern der seit 54 Jahren praktizierte Zustand bleibt erhalten. Damit ist ebenfalls ausgesagt, dass keinerlei Sozialabbau betrie- ben wird, sondern lediglich der Status quo erhalten bleibt, also vermieden wird, dass ein Sozialausbau erfolgt.
Das Festhalten am Status quo war durch folgende Überle- gung begründet: Nach dem klaren Willen des seinerzeitigen Gesetzgebers wird eine Rente nur gewährt, wenn eine spür- bare Beeinträchtigung eingetreten ist. Die seinerzeitigen Be- mühungen, diesen Grundsatz im Gesetz festzuhalten, schei- terten an der Befürchtung, dass bei jedem rentenbegründen- den Urteil mit einer Invalidität von über 10 Prozent eine Rente geltend gemacht würde; man beachte diese Argumentation. Auch in der Doktrin wird unisono angenommen, dass nur ren- tenberechtigt ist, wer eine erhebliche Beeinträchtigung der Erwerbstätigkeit erlitten hat, und dass Einbussen - gleich welcher Art -, die unter 10 Prozent liegen, weder einer durch- schnittlichen noch dauerhaften Invalidität entsprechen. Die Erheblichkeitsgrenze wird zwischen sozialversicherungs- rechtlicher Leistungspflicht und Eigenverantwortlichkeit und anhand der Kriterien Zumutbarkeit und Schadenminderungs- pflicht gezogen. Aus diesen Gründen muss der Vollinvalide auch einen Selbstbehalt von 20 Prozent in Kauf nehmen.
Zu bedenken ist ferner, dass die Schätzung des Invaliditäts- wertes ein äusserst schwieriges Unterfangen ist und Abwei- chungen bei den Schätzungen von etwa 10 bis 20 Prozent im oberen, solche von 5 bis 10 Prozent gemäss Erfahrungswer- ten jedoch im unteren Bereiche liegen. Invaliditätswerte unter 10 Prozent gehören schon aufgrund der einer Schätzung in- härenten Ungenauigkeit nicht mehr zu einem Bereich, der mit der Rente zu entschädigen ist.
Mit der Einführung des neuen UVG kam noch dazu, dass die eigentliche Integritätskomponente, die unter der Herrschaft des KUVG oft zu kleinen, meist terminierten Renten von 5 bis 7 Prozent führte, weggefallen ist und durch eine Integritäts- entschädigung wiedergutgemacht wird.
Die Mehrbelastung der Unfallversicherung durch diesen Ent- scheid des EVG macht gemäss Auskunft der Suva einen zweistelligen Millionenbetrag aus und müsste durch die Prä- mienzahler berappt werden. Der administrative Aufwand für Festlegung und Administration solcher Kleinstrenten - im konkreten Fall wird eine Rente von 34 Franken pro Monat ausgerichtet - ist unverhältnismässig. Darüber hinaus wird die Eigeninitiative lahmgelegt, um kleinere Verdiensteinbus- sen aufzufangen. Der EVG-Entscheid setzt in einer Zeit des rasanten Kostenanstiegs im Gesundheitswesen ein falsches Zeichen. Er ist durch uns zu korrigieren, und zwar so, wie es der ursprünglichen Meinung des Gesetzgebers entsprochen hat.
Ich bitte Sie, der parlamentarische Initiative Folge zu geben.
Gross Jost (S, TG): Die Minderheit stellt hier, wie bereits an- gekündigt, den Antrag, der parlamentarischen Initiative Rag- genbass keine Folge zu geben. Den Ausgangspunkt dieses Vorstosses hat der Initiant bereits geschildert. Nach alter EVG-Praxis wurden Invaliditätsrenten bei einem Invaliditäts- grad unter 10 Prozent nicht gewährt. Der Auslöser des Vor- stosses war ein neues EVG-Urteil vom 19. August 1996, das eine IV-Rente nach UVG bei einem Invaliditätsgrad von 6 Prozent zusprach. Das sei - so der Initiant sinngemäss - gewissermassen Verhältnisblödsinn, führe zu einem unnöti- gen Sozialausbau.
Dazu: Wenn man das Urteil des EVG betrachtet, dann fallen verschiedene Dinge auf, die diese pauschale Beurteilung des Falles als ungerecht erscheinen lassen. Vor allem - das ist wichtig - war das eine Praxisänderung bezogen auf einen Einzelfall, ich würde sogar von einem Härtefall sprechen. Es ist nicht sicher, dass das eine generelle Praxisänderung ist. Es ging um eine Frau, die zu 20 Prozent als Verkäuferin tätig war und durch den Unfall ihren Job verlor und damit das Ein-
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Parlamentarische Initiative (Raggenbass)
kommen, auf das sie angewiesen war. Zudem ist diese Frau in ihrer Haushaltarbeit ganz erheblich behindert. Für die Frau sind das effektiv 20 Prozent Einkommensverlust, denn sie ist in ihrem angestammten Beruf als Verkäuferin nicht mehr ver- mittelbar.
Natürlich trifft sie der Rentenverlust nicht; die vom Initianten beantragte Rechtsänderung kommt ja noch nicht zur Wir- kung. Aber Sie sehen daraus, dass die Realität des Falles bei näherem Zusehen und bei Kenntnis der persönlichen Um- stände oft anders aussieht.
Es ergibt sich daraus eine Schlussfolgerung: Eine solche, wie vom Initianten gefordert, minimale Festsetzung des Inva- liditätsgrades auch in der Unfallversicherung kann gerade auch Teilzeitangestellte einschneidend treffen. Gerade ha- ben wir zwei Vorstosse - von Frau Zapfl und Frau Roth - überwiesen, mit welchen die Teilzeitarbeit attraktiver ge- macht werden soll. Hier aber reduzieren wir genau in diesem Bereich wieder Sozialleistungen; das sind widersprüchliche Signale.
Ist diese Einsparung - wie das auch angedeutet wird - finan- ziell wirklich ein Pappenstiel? Der Initiant selber spricht von Mehrkosten in zweistelliger Millionenhöhe, wenn dieses Ur- teil - was noch nicht feststeht - konsequent in allen Fällen durchgezogen würde. Berechnet hat das freilich noch nie- mand; das gilt auch für die sozialen Folgekosten.
Das Gesetz legt keinen minimalen Invaliditätsgrad fest. Es wird deshalb meines Erachtens zu Unrecht von einem So- zialausbau gesprochen. In Wirklichkeit ist das, gemessen an der aktuellen Gesetzgebung, Auslegung und Anwendung be- stehenden Rechtes. Die vom Initianten geforderte gesetzli- che Korrektur ist aber im Klartext Sozialabbau.
Ist es richtig, in einer Zeit, in der noch keine politischen Schlussfolgerungen aus dem Bericht IDA-Fiso 2 gezogen wurden, in einem Bereich der Sozialwerke unkoordiniert punktuell Abbau zu betreiben? Der Initiant macht etwas scheinheilig geltend, es gehe ihm auch darum, die Koordina- tion mit der Invalidenversicherung anzustreben. Der IV-Ge- setzgeber - und das sagt er noch in der Begründung, auch wenn er das heute nicht mehr so verstanden haben will - sei drauf und dran, die IV-Viertelsrente zu streichen. Das ist noch nicht gegessen; da wird auch noch erbitterter Widerstand der Behindertenorganisationen kommen.
Apropos Harmonisierung: Die Militärversicherung zahlt wei- terhin Invalidenrenten bei Invaliditätsgraden unter zehn Pro- zent. Ist das logisch, ist das vor allem gerecht, ist das rechts- gleich, wenn Sie, je nachdem, ob Sie durch Militärunfall, Ar- beitsunfall oder Krankheit invalid werden, unterschiedliche Renten oder im schlechtesten Fall gar keine Rente erhalten? Das Parlament laboriert aufgrund eines Vorstosses von alt Ständeratin Josi Meier seit Jahren an einem allgemeinen Teil des Sozialversicherungsrechtes mit einem einheitlichen In- validitätsbegriff. Das wäre echte Harmonisierung. Das Pro- blem ist klar in diesem Zusammenhang zu lösen.
Gestatten Sie mir eine abschliessende Bemerkung: Sie ha- ben vorgestern einem Gleichstellungsgebot in der Verfas- sung zum Durchbruch verholfen. Ich danke Ihnen auch im Namen der Behindertenorganisationen dafür. Wollen Sie heute bereits wieder an den Behinderten sparen und die Un- gleichbehandlung auch einzelner Behindertengruppen ze- mentieren?
Ich bitte Sie, die Minderheit zu unterstützen.
Gysin Hans Rudolf (R, BL), Berichterstatter: Die parlamenta- rische Initiative Raggenbass verlangt eine Ergänzung von Artikel 18 Absatz 2 UVG. Dieser wäre wie folgt zu ergänzen: «Als invalid gilt, wer voraussichtlich bleibend oder für längere Zeit in seiner Erwerbstätigkeit zu mindestens 10 Prozent» - das ist die Neuerung - «beeinträchtigt ist .... »
Diese Initiative ist als Konsequenz eines Entscheides des EVG vom 19. August 1996 zu sehen. In diesem Entscheid hatte das EVG einer Verunfallten mit einem Invaliditätsgrad von 6 Prozent eine Invalidenrente zugesprochen.
Die Kommission beantragt Ihnen in ihrer Mehrheit, der parla- mentarischen Initiative Raggenbass Folge zu geben.
Die Begründung der Initiative: An die Sozialversicherungen
werden immer höhere Ansprüche gestellt, die Wirtschafts- lage zwingt die Versicherten dazu, alle Möglichkeiten der Einkommensgewinnung auszuschöpfen. Die Kosten der In- validenversicherung steigen dadurch extrem an. Das EVG pflegte seit Jahren die Rechtsprechung, wonach Versicherte mit einer Invalidität von weniger als 10 Prozent keinen An- spruch auf eine Rente der Unfallversicherung haben. Mit dem genannten Urteil änderte das EVG diese Praxis, indem es einer Versicherten mit einem Invaliditätsgrad von 6 Prozent eine Rente zusprach. Um weiteren Rechtsun- gleichheiten vorzubeugen, wird nun eine Gesetzesänderung vorgeschlagen.
Die Vollinvaliden müssen heute zudem einen Selbstbehalt von 20 Prozent in Kauf nehmen; wie wir gehört haben, wird in Anlehnung an die EU-Praxis sogar die Aufhebung der Vier- telsrente bei der Invalidenversicherung erwogen.
Der diesen Vorstoss auslösende Entscheid des EVG setzt in einer Zeit des rasanten Kostenanstieges im Gesundheitswe- sen ein falsches Zeichen. Die Mehrbelastung der Unfallversi- cherung wird einen zweistelligen Millionenbetrag ausma- chen. Der Vorstoss hat keinen sozialen Abbau zur Folge - wie der Sprecher der Minderheit, Gross Jost, das behauptet hat -, sondern stellt den Status quo sicher und begegnet da- mit einem unnötigen und in der heutigen Situation unverant- wortbaren Ausbau der Sozialleistungen.
Die Kommission zog folgende Überlegungen in Erwägung: Eine Rente für einen Invaliditätsgrad von 6 Prozent auszu- sprechen widerspricht der langjährigen Praxis des EVG, wo- nach für einen Invaliditätsgrad von unter 10 Prozent keine Renten zugesprochen wurden. Dieser Entscheid des EVG hat gegenüber Personen, die zu 100 Prozent invalid sind, aber gemäss Bundesgesetz über die Unfallversicherung nur 80 Prozent des früheren Lohnes erhalten, also 20 Prozent selber tragen, eine an sich schon stossende Rechtsungleich- heit zur Folge. Vergleicht man die Praxis der Invalidenversi- cherung bezüglich Teilrenten und Viertelsrenten bei einem Invaliditätsgrad von weniger als 40 Prozent, erstaunt dieser Entscheid des EVG doch sehr.
Die Annahme der parlamentarischen Initiative Raggenbass bewirkt keinen Rückschritt. Statt dessen gilt es, weitere Mehrbelastungen in Millionenhöhe zu vermeiden. Die Kom- missionsminderheit macht darauf aufmerksam, dass beim Entscheid des EVG nur der auf die Erwerbsarbeit bezogene Teil der Invalidität zur Diskussion stand. Als Beispiel wurde eine Frau erwähnt, die nur zu 20 Prozent als Verkäuferin tätig war. Werde in dieser Situation ein Invaliditätsgrad von 6 Prozent zugesprochen, sei dies nicht unbedeutend, denn die Frau sei nicht mehr in der Lage, ihren Beruf auszuüben; als weiteres Argument gegen die Annahme der parlamenta- rischen Initiative moniert die Kommissionsminderheit, dass bezüglich der Abschaffung der Viertelsrente kein Präjudiz für die bevorstehende IV-Revision zu schaffen sei. Nach Erach- ten der Mehrheit der Kommission gewichtet das Argument der sozialen Verantwortung mehr als jenes der Kommissi- onsminderheit. Es geht nicht in erster Linie darum, Mindest- renten auszusprechen und so eine Mehrbelastung der Unfall- und Sozialversicherungen zu produzieren; es geht einzig und allein darum, die schon prekare Situation in diesem Bereich nicht noch zu verschlimmern.
Die parlamentarische Initiative hat also keinen sozialen Ab- bau zur Folge, sondern verhindert einen unnötigen Sozial- ausbau - unnötig deshalb, weil durch das Sprechen von Min- destrenten ein Defizit in der Höhe eines zweistelligen Millio- nenbetrages entstehen würde. Dies kann und darf nicht Sinn und Zweck unseres Sozialstaates sein!
Der bedeutende deutsche Sozialversicherungsexperte Friedrich Watermann hat vor Jahren einmal gesagt, dass Ko- sten in Milliardenhöhe ausgelöst würden, wenn man an- fange, bei der Rentenversicherung an der Mikrometer- schraube zu drehen. Auf die Schweiz bezogen werden es nicht Milliarden sein, aber es werden Kosten sein, die nicht mehr zu verantworten sind!
Ich beantrage Ihnen namens der Kommissionsmehrheit, der parlamentarischen Initiative Raggenbass Folge zu geben und den Antrag der Minderheit Gross Jost abzulehnen.
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Initiative parlementaire (Spielmann)
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Deiss Joseph (C, FR), rapporteur: Le principal argument de M. Raggenbass repose sur le fait que, par son jugement, le Tribunal federal des assurances donne le faux signal à un moment où nos assurances sociales ont déjà beaucoup de problèmes à assurer leur financement. Son initiative parle- mentaire ne propose pas une diminution des prestations ac- tuelles, mais vise simplement à maintenir la pratique qui était jusqu'à présent valable aussi au Tribunal fédéral des assu- rances, à savoir que des rentes d'invalidité, dans le cadre de la loi sur l'assurance-accidents, n'étaient pas accordées pour des degrés d'invalidité inférieurs à 10 pour cent. Or, le juge- ment dont il est question avait accorde une rente malgré le fait que le tribunal constatait un degré d'invalidité de 6 pour cent seulement.
La crainte est justifiée que ce jugement ne fasse école et que par ce procédé-là, le tribunal étende les prestations dans une direction qui peut d'ailleurs paraître choquante pour d'autres. Je rappelle que, même si on maintenait les quarts de rente, il faudrait un degré d'invalidité de 40 pour cent pour bénéficier d'une telle rente, ou encore que celui qui est à 100 pour cent invalide doit accepter un réduction de 20 pour cent de sa rente par rapport à sa situation matérielle antérieure.
Il n'est donc pas possible non plus, comme le fait M. Gross Jost, au nom de la minorité, de mélanger cette question avec d'autres décisions que nous avons prises, qu'il s'agisse des droits des handicapés inscrits dans notre projet de mise à jour de la constitution ou encore des décisions que nous avons prises concernant le travail à temps partiel.
Par conséquent, la majorité de la commission vous invite à donner un signal très clair au Tribunal federal des assuran- ces en ce qui concerne l'octroi de rentes lorsque les cas d'in- validité sont considérés comme relativement faibles, comme cela est le cas pour toutes les situations ou elle est inférieure à 10 pour cent.
Au nom de la majorité de la commission, je vous invite à don- ner suite à l'initiative parlementaire Raggenbass.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit (Folge geben) Für den Antrag der Minderheit (keine Folge geben)
100 Stimmen
60 Stimmen
97.416
Parlamentarische Initiative (Spielmann) Schaffung einer Ethikkommission Initiative parlementaire (Spielmann) Création d'une commission d'éthique
Kategorie IV, Art. 68 GRN - Catégorie IV, art. 68 RCN
Wortlaut der Initiative vom 28. April 1997
Gestützt auf Artikel 21bis des Geschäftsverkehrsgesetzes schlage ich mit einer Initiative in der Form der allgemeinen Anregung ein Gesetz zur Schaffung einer nationalen Ethik- kommission vor.
Diese Kommission soll beauftragt werden, dem Bundesrat jährlich einen Bericht über hohe Geldsummen, die bei Schweizer Banken hinterlegt werden, sowie über die Identität ihrer Besitzer vorzulegen.
Das Gesetz stattet die Kommission mit den gesetzlichen In- strumenten und mit der Kompetenz aus, die zur Erfüllung ih-
res Auftrages erforderlichen Nachforschungen durchzufüh- ren. Damit die nationale Ethikkommission ihren Auftrag erfül- len kann, darf das Bankgeheimnis ihren Mitgliedern nicht ent- gegengehalten werden. Diese selbst unterstehen jedoch dem Bankgeheimnis, ausser gegenüber dem Bundesrat.
Die Kommission zählt mindestens fünf Mitglieder. Diese wer- den vom Bundesrat ernannt. Sie müssen im Finanzbereich kompetent und gegenüber der Schweizerischen National- bank, den Grossbanken und den Privatbanken völlig unab- hängig sein.
Texte de l'initiative du 28 avril 1997
En vertu de l'article 21bis de la loi fédérale sur les rapports entre les Conseils, je propose par une initiative parlemen- taire, rédigée sous la forme d'une demande conçue en ter- mes généraux, la mise en place d'une loi instituant une com- mission nationale d'éthique.
Cette commission nationale d'éthique sera chargée de pré- senter au Conseil fédéral un rapport annuel sur l'origine des fonds importants déposés dans les banques suisses, ainsi que sur l'identité des propriétaires des fonds déposés.
La loi donnera à la commission nationale d'éthique les moyens légaux et les pouvoirs de conduire les investigations nécessaires à l'accomplissement de son mandat. Afin que la commission nationale d'éthique puisse remplir son mandat, le secret bancaire ne sera pas opposable à ses membres. Ceux-ci seront soumis au secret bancaire, sauf à l'égard du Conseil fédéral.
Le Conseil federal nomme les membres de la commission nationale d'éthique qui sera composée de cinq membres au minimum. Les membres seront choisis parmi des personnes compétentes dans le domaine financier et totalement indé- pendantes de la Banque nationale suisse, des grands éta- blissements bancaires et des banques privées.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine - Aucun
von Felten Margrith (S, BS) unterbreitet im Namen der Kom- mission für Rechtsfragen (RK) den folgenden schriftlichen Bericht:
Die Kommission hat an ihrer Sitzung vom 12. Januar 1998 die von Nationalrat Spielmann am 28. April 1997 einge- reichte parlamentarische Initiative gemäss Artikel 21ter des Geschäftsverkehrsgesetzes vorgeprüft.
Die Initiative verlangt die Ausarbeitung der gesetzlichen Grundlagen zur Schaffung einer nationalen Ethikkommis- sion. Diese Kommission soll beauftragt werden, dem Bun- desrat jährlich einen Bericht über hohe Geldsummen, die bei Schweizer Banken hinterlegt werden, sowie über die Identität ihrer Besitzer vorzulegen.
Die Kommission hat den Initianten am 12. Januar 1998 ange- hört.
Begründung der Initiative
Seit vielen Jahren nimmt unser Land, namentlich durch un- sere Banken, Beträge in der Höhe von Milliarden Dollar zur Aufbewahrung entgegen, die aus dem Vermögen von Dikta- toren, Spekulanten sowie von Waffen- und Drogenhändlern stammen. Die Anhäufung dieser Vermögen hat meistens zu Elend und Tragödien vor allem in der Dritten Welt geführt.
Die Kritik an den Praktiken unserer Banken, namentlich an der Aufbewahrung der Vermögen der Diktatoren Marcos und Mobutu, wird immer lauter. Der Druck durch diese weltweiten und berechtigten Proteste wird noch vergrössert durch die Kritik an der Behandlung der nachrichtenlosen Vermögen, namentlich derjenigen jüdischer Herkunft.
Angesichts dieser Tatsachen drängt sich eine Kontrolle der Finanz- und Bankentätigkeiten auf, und zwar vor allem unter ethischen und menschlichen Gesichtspunkten.
Aus diesen Gründen schlage ich die Schaffung einer nationa- len Ethikkommission vor, welche die rechtlichen Möglichkei- ten hat, die zur Erfüllung ihres Auftrags erforderlichen Unter- suchungen durchzuführen.
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Jahr
1998
Année
Anno
Band
II
Volume
Volume
Session
Frühjahrssession
Session
Session de printemps
Sessione
Sessione primaverile
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
16
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 96.460
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum
20.03.1998 - 08:00
Date
Data
Seite
710-714
Page
Pagina
Ref. No
20 043 716
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