Exposition universelle 2000 de Hanovre
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9 décembre 1998
Art. 163 al. 1 Proposition de la commission Majorité Rejeter la proposition de la minorité
Minorité (Zwygart, Christen, Günter, Vollmer) Le Conseil fédéral est composé de neuf membres.
Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit Für den Antrag der Minderheit
101 Stimmen 33 Stimmen
An die Einigungskonferenz - A la Conférence de conciliation
98.040
Weltausstellung 2000 in Hannover Exposition universelle 2000 de Hanovre
Botschaft und Beschlussentwurf vom 22. Juni 1998 (BBl 1998 4665) Message et projet d'arrêté du 22 juin 1998 (FF 1998 4081)
Beschluss des Ständerates vom 8. Oktober 1998 Décision du Conseil des Etats du 8 octobre 1998 Kategorie III, Art. 68 GRN - Catégorie III, art. 68 RCN
Antrag der Kommission Mehrheit Eintreten Minderheit
(Randegger, Guisan, Langenberger, Moser, Simon, Stamm Luzi, Wittenwiler) Nichteintreten
Proposition de la commission Majorité Entrer en matière Minorité
(Randegger, Guisan, Langenberger, Moser, Simon, Stamm Luzi, Wittenwiler)
Ne pas entrer en matière
Ostermann Roland (G, VD), rapporteur: Les expositions uni- verselles ont une fâcheuse tendance à se multiplier et à se doubler d'expositions spécialisées. La Suisse a émis le sou- hait de voir leur organisation s'espacer dans le temps, sans grand succès. Il faut dire que ces expositions sont, comme les Jeux olympiques, chargées de promesses de développe- ment économique local pour qui les organise. La Suisse ne peut pas se poser la question de sa participation à l'«Expo 2000 Hanovre». Sa tenue dans un pays voisin, avec lequel nous entretenons des relations étroites, nous l'impose. L'ab- sence du pays qui est au centre de l'Europe de l'Ouest serait inconcevable au sein d'une exposition d'envergure mondiale ouverte à ses portes mêmes.
Comment la Suisse doit-elle se présenter dans cette exposi- tion? C'est la question centrale abordée en commission. Pour expliquer le parti choisi, il faut l'opposer à ce que les auteurs du projet n'ont pas voulu. Ils n'ont pas voulu d'un stand de foire commerciale où un maximum d'objets sont of- ferts à la vue, si ce n'est à la perception d'acheteurs poten- tiels. Ils n'ont pas voulu d'une exposition ou de nombreux panneaux expliquent que nous sommes les meilleurs, que nous allons faire mieux encore, parce que nous sommes créatifs, imaginatifs et performants. Ils ne l'ont pas voulu, parce qu'ils savent qu'au cours de la visite d'un pavillon na- tional, qui n'est qu'un parmi 173, la faculté d'intérêt
s'émousse et s'arrêtera au titre, pour autant encore qu'il soit rédigé dans une langue connue. Ils n'ont pas voulu non plus de cette réalité qui devient fictive, lorsqu'elle est véhiculée à l'envi par les moyens techniques d'aujourd'hui, essentielle- ment par des écrans. Ils n'ont pas succombé à l'hystérie audiovisuelle. Ils n'ont pas voulu non plus de ces attractions dont la vue est restreinte à quelques visiteurs, héros resca- pés de longues files d'attente.
Non, ce que le lauréat du concours nous propose, c'est quel- que chose de plus naturel, de plus reposant, de plus authen- tique.
Dans le cadre d'une exposition consacrée à «Homme/Na- ture/Technologie», l'auteur du projet a privilégié le thème «Nature» en y donnant une place agréable à l'homme et à la femme.
Le pavillon prévu est une oeuvre architecturale de valeur. Fait de bois brut, il n'ambitionne pas de rivaliser technologi- quement avec ses voisins, mais plutôt de s'en démarquer. Son but est d'offrir au visiteur sollicité et harcelé de toute part un espace de repos, un lieu de contacts humains et riche d'attention qu'on lui porte. Il en appelle aux sens: odeur du bois, musique, saveurs des aliments. Il est aire de repos, de réflexion. Il vise à la sérénité. N'est-ce pas un message que peut diffuser la Suisse? Plus qu'un message, n'est-ce pas une invite? Celle de venir en cette Suisse qui s'affiche calme, hospitalière et amicale.
On trouve cela dans le message du Conseil fédéral, mais la commission en a néanmoins assez longuement débattu. Certains commissaires que la lecture du message avait lais- sés dans le doute se sont laissés convaincre par l'auteur du projet. Bel exemple de ces expériences sensorielles qu'il pro- pose dans son pavillon! Certes, la démarche n'est pas sans danger. On pourrait craindre que l'oeuvre ne soit bien ressen- tie que si l'auteur est à nos côtés pour la commenter, mais la majorité de la commission a acquis la conviction que c'est le projet qui devait être accompagné et que l'oeuvre serait ex- plicite et appréciée en elle-même.
La visite de la maquette a permis à chacun d'y introduire la tête et de sembler la porter comme un masque de carnaval ou de fête traditionnelle. D'aucuns ont ainsi eu la vision de leurs collègues perdant la tête - je m'empresse d'ajouter «momentanément», pour ne pas laisser entendre que je dis- tingue ainsi ceux qui entrent en matière et ceux qui la refu- sent.
La question de l'animation du stand a été longuement discu- tée. Il faut dire que tout n'est pas déterminé à cette heure, si- non le grief fait par certains commissaires, que l'on vient vers nous avec une solution déjà arrêtée, serait fondé. A contra- rio, il faut donc admettre que des incertitudes subsistent.
Le principe est qu'une équipe conviviale soit présente dans le pavillon, à disposition pour donner des informations sur la Suisse, désaltérer et nourrir le visiteur avec des productions suisses. Pour certains membres de l'équipe, ce sera en com- plément de leur activité musicale. Des artistes seront conviés à venir animer le pavillon. Ils seront avec d'autres les porte- parole de la diversité culturelle de la Suisse. Certes, cette di- versité culturelle ne sera pas apparente aux visiteurs d'un jour, mais elle évitera la routine et créera la stimulation et l'événement. Il s'agit, au nom de l'authenticité, d'éviter la cul- ture en conserve. Sera-ce possible avec le budget à disposi- tion, à savoir 9 millions de francs pour 153 jours? L'auteur du projet qui doit le livrer cles en main en est persuadé. La com- mission en prend acte.
Il faut ajouter que la Suisse aura une place dans le secteur «Parc thématique» qui complète les pavillons nationaux. Confié à l'Office fédéral des transports et réalisé sur la base de fonds à récolter, il pourra illustrer les impacts concrets de la démocratie directe - l'initiative des Alpes par exemple - sur l'organisation de la mobilité et présenter des projets tech- niques d'avant-garde. Le financement de cette exposition n'émarge que pour 1,5 million de francs au présent crédit. Mais il faut relever que le sponsor principal du «Parc théma- tique» dans son ensemble a fait faux bond.
Des membres de la commission ont exprimé le désir d'être informés des constatations faites à l'issue des grandes mani-
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Weltausstellung 2000 in Hannover
festations, telles que foires et expositions, auxquelles la Suisse a participé pour pouvoir alors comparer espérance et réalité. Ce voeu sera réalisé, mais l'analyse risque d'être dif- ficile, voire périlleuse.
En conclusion, face à l'impossibilité de traduire en une expo- sition tout ce qu'est la Suisse, le Conseil fédéral, la commis- sion dans sa majorité et le Conseil des Etats à l'unanimité soutiennent le projet qui, dans la trilogie «Homme/Nature/ Technologie», privilégie la nature, dont il organise la rencon- tre avec l'homme.
Ce pavillon satisfait aux trois conditions fixées pour le con- cours: respect du développement durable, construction en bois, limites financières. C'est vrai que le développement du- rable concerne d'autres éléments que le bois et la nature, par exemple l'économie et les aspects sociaux. Face à ce foison- nement possible et très didactique, il est resté l'envie de don- ner au visiteur un souvenir durable, fait d'impressions et de sensations. Avec en sus un clin d'oeil: un morceau de bois où est gravée l'adresse d'un site Internet d'informations sur la Suisse.
Enfin, il faut rappeler que le rôle du Parlement doit être d'ac- cepter ou non le crédit demandé. Qu'il veuille savoir à quoi et comment il est utilisé est normal et dicte sa décision. Qu'il veuille se substituer à ceux qui ont été choisis par un jury pour créer lui-même l'oeuvre serait en l'occurrence teme- raire, et même disproportionné en regard du caractère éphé- mère du pavillon, qui d'ailleurs pourrait être réutilisé, en tout ou partie, dans notre Expo.01.
Arrivée à la conclusion que le projet présenté ne donne pas toutes les images possibles de la Suisse, mais en propose une qui est flatteuse, sympathique et chaleureuse, votre commission vous invite par 15 voix contre 7 et avec 1 absten- tion à entrer en matière et à approuver cet arrêté fédéral.
Kunz Josef (V, LU), Berichterstatter: Mit der Vorlage wird ein Verpflichtungskredit von 18 Millionen Franken beantragt, um die Teilnahme der Schweiz an der Weltausstellung in Hanno- ver zu ermöglichen. Wo liegen denn der Nutzen oder die Be- weggründe, sich an einer Weltausstellung zu beteiligen? Die Präsenz der Schweiz an der Weltausstellung «Expo 2000 Hannover» steht zwar in einer langen Tradition von Teilnah- men an Ausstellungen, doch die Tradition allein ist noch kein Grund für eine Teilnahme. Ein Beweggrund ist aber vor allem die Chance, die Schweiz in einer Zeit, in der ihr traditionelles Bild vielerorts im Ausland Risse bekommen hat, mit einem in- novativen Auftritt überraschend zu positionieren.
Der Auftritt der Schweiz in Hannover soll die Schweiz in ei- nem unerwarteten, neuen Licht zeigen. In Hannover gilt es, ohne Überheblichkeit, dafür mit bescheidenem Stolz, mit sinnlicher Erfahrung Vorurteilen zu begegnen. Der aller- grösste Teil der Besucher der «Expo 2000 Hannover» wird aus unseren unmittelbaren Nachbarländern stammen. Han- nover bietet die einzigartige Chance, unser Land in einer interessanten Form zu vermitteln. Nicht das bekannte Kli- schee soll gepflegt, sondern die Lust auf Neuentdeckungen in der Schweiz geweckt werden. In Hannover zeigt sich die Schweiz als ein nachhaltiges, innovatives, geheimnisvolles und doch offenes Land, das man wiederentdecken muss. Das Projekt des Architekten Peter Zumthor hat Ziele und Ele- mente für die Schweizer Beteiligung an der Weltausstellung aufgenommen, die zusammen mit der Koordinationskommis- sion für die Präsenz der Schweiz im Ausland (Koko) definiert worden sind. Dabei werden konkrete Botschaften über die Schweiz vermittelt.
Erste Botschaft: die kraftvolle Schweiz. Der Schweizer Pavil- lon in Hannover zeigt eine Schweiz, die bei aller Bescheiden- heit selbstbewusst auftritt.
Zweite Botschaft: die nachhaltige Schweiz. Das Schweizer Holz des Pavillons ist ein konkretes Beispiel für Nachhaltig- keit, den verantwortungsvollen Umgang der Schweiz mit ei- nem natürlichen, nachhaltigen Rohstoff, der sich als ein phantastischer Werkstoff verwenden lässt und nach der Aus- stellung vollumfänglich zur Weiterverwendung bereitsteht. Der Besucher soll erleben, dass die Schweiz immer noch grundlegende Erlebnisse vermitteln kann. Es ist eine Stärke
der Schweiz, insbesondere auch für den Tourismus nicht nur Unterhaltung zu produzieren, sondern bleibende Erfahrun- gen zu ermöglichen. In diesem Land kann «aufgetankt» wer- den, kann der Gast von der Lebensqualität und der in der Na- tur gespeicherten Kraft etwas mitnehmen.
Dritte Botschaft: die innovative Schweiz. Die Schweiz ist ein Beispiel für Innovation, und zwar auch in Bereichen, in denen sich dies nicht unbedingt erwarten lässt, so z. B. im Bereich vertrauter Materialien wie Holz oder in Anwendungsberei- chen wie Architektur, Tourismus und Gastlichkeit.
Vierte Botschaft: die geheimnisvolle Schweiz. Die Schweiz ist vielschichtig; die Schweiz muss entdeckt werden und lässt sich entdecken. Der Pavillon lässt Entdeckungen und Erfah- rungen zu. Der Pavillon soll letztlich die Besucher wieder auf die reelle Schweiz neugierig machen.
Fünfte Botschaft: die offene Schweiz. Die im Zentrum Euro- pas gelegene, international ausgerichtete Schweiz ist ein Beispiel für das Zusammenleben vielfältiger Kulturen und da- durch für die Offenheit und die Begegnung. Der Pavillon hat keine Türen. Er ist auf Offenheit und Durchblick hin konstru- iert. Diese Architektur entfaltet Wirkung: Statt durch lange Er- klärungen wird die Offenheit durch das nachhaltige Erlebnis der Architektur vermittelt. Durchblicke werden im wahrsten Sinne des Wortes durch die Holzstapel möglich.
Sechste Botschaft: die gastfreundliche Schweiz. Der Pavillon in Hannover betont, was viele nicht mehr so recht glauben wollen: die Gastfreundschaft der Schweiz. Es ist Zeit, die Schweiz wieder als gastfreundliches Land darzustellen. Da- bei wird die Gastfreundschaft in der Schweiz in eigener, bo- denständiger Art dargelegt. Es soll im Schweizer Pavillon kein heiles Bild der Schweiz vermittelt werden, das in der Realität nicht eingehalten werden kann.
Siebte Botschaft: die kulturelle und vielfältige Schweiz. Im Schweizer Pavillon wird Kultur nicht beschrieben und abge- handelt, sondern erlebbar. Ohne pädagogische Absicht kon- frontiert er mit vielschichtigen Klängen, Abspielungen, die vielfältige Kultur der Schweiz.
Was soll der Schweizer Pavillon bewirken? Der Schweizer Pavillon soll beeindrucken: durch seine Architektur, seine Materialien, seine Gerüche, Klänge und Wortbilder, seine Gastfreundschaft, durch Dialog und Begegnung. Der Pavillon soll durch sein einzigartiges Design und die Nachhaltigkeit seines Baues - durch die Wiederverwertung des Holzes - auch bei den Medien auffallen. Als interessanter Pavillon dürfte er ein entsprechendes Medienecho erzielen und so auch indirekt mithelfen, die gesetzten Ziele zu erreichen.
Die Kommission hat es grundsätzlich begrüsst, dass der Pa- villon in Holz und insbesondere in dieser Einfachheit errichtet werden soll. An der Schwelle des nächsten Jahrtausends ist es nicht massgebend, die Vergangenheit darzustellen, viel- mehr muss in die Zukunft gewiesen werden. Dabei muss meines Erachtens wieder etwas zurückbuchstabiert werden. Für unsere Kommission ist vor allem massgebend, welche Botschaft wir mit dem Pavillon weitergeben wollen. Ich schätze die Einfachheit des Pavillons, auch darin kann eine Grösse liegen.
Die Kommission hat diesem Geschäft mit 15 zu 7 Stimmen bei 1 Enthaltung zugestimmt. Ich bitte Sie, der Kommission zu folgen.
Randegger Johannes (R, BS): Sieben Kolleginnen und Kol- legen haben es gewagt, den Nichteintretensantrag zu unter- schreiben und wider den Stachel zu locken. Sie haben sich damit der Gefahr ausgesetzt, als Kulturbanausen oder klein- karierte Parlamentarier abgestempelt zu werden.
Lassen Sie es mich gleich vorneweg nehmen: Es geht uns nicht um eine Kritik am Meisterarchitekten Zumthor, es geht uns auch nicht um eine Kritik an seiner Architektur. Bekannt- lich lässt sich ja über Geschmack trefflich streiten. Aber was wir heftig kritisieren, ist das Vorgehen der Koordinationskom- mission für die Präsenz der Schweiz im Ausland (Koko).
Mit den Weltausstellungen wiederholt sich in der WBK alle zwei Jahre das gleiche Schauspiel: Die Kommissionsbera- tung findet in letzter Minute statt, Sachzwang wird zwar ver- neint, besteht aber, nämlich entweder auf den Auftritt der
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Exposition universelle 2000 de Hanovre
Schweiz zu verzichten oder das vorgekochte Menü zu akzep- tieren, wie es die Koko präsentiert. Ich erinnere Sie an das Beispiel Sevilla: Es hat im Rat keine Debatte stattgefunden, es wurde im Parlament keine Aufarbeitung dieses Auftrittes durchgeführt. Ich erinnere an Lissabon: Die Unterlagen zum Pavillon Lissabon wurden am Morgen der WBK-Sitzung ver- teilt; es gab vorher nur eine dünne Botschaft. Kritik und Anre- gungen lässt man uns in der Kommission machen, aber sie bleiben wirkungslos, warme Luft. Der Standardsatz des jeweiligen Botschafters ist: «Eine Expo ist ein offener Pro- zess, wir schiessen auf fahrende Ziele, damit müsst Ihr le- ben.»
Selbstverständlich werden keine Erfolgskontrollen dieser schweizerischen Auftritte gemacht. Auf alles, was man sonst normalerweise bei Public-Relations-Veranstaltungen von dieser Grössenordnung als Standard ansieht - die Abklä- rung, ob man die gewünschte Wirkung auch erreicht hat, ob man daraus etwas lernen kann -, wird verzichtet.
Sie sehen, die Strategie, die die Koko anwendet, liegt klar und offen vor Ihnen:
Der WBK-Kontakt ist in der Vorbereitung des Geschäftes so weit wie möglich zu vermeiden.
Das Geschäft in letzter Minute in die WBK bringen und Verwirrung stiften, immer neue Dokumente liefern, die nicht mehr übereinstimmen, wie das hier der Fall ist.
Ja-Entscheid durch Sachzwang absichern - wir müssen ja dabeisein.
Erfolgskontrollen tunlichst vermeiden.
Der Unmut in der WBK beginnt zu steigen. Für Lissabon ha- ben 14 Mitglieder ja gestimmt, 2 haben nein gestimmt, 5 ha- ben sich enthalten, und das Geschäft wurde im Rat in Kate- gorie IV abgehandelt. Für Hannover stimmten 15 Mitglieder ja, aber 7 nein, bei 1 Enthaltung. Durch den Nichteintretens- antrag haben wir bewirkt, dass man heute in Kategorie III über dieses Geschäft spricht.
Wenn wir so weiterfahren, dann - so meine ich - ist die Zeit gekommen, dass das Geschäft für die nächste Weltausstel- lung entweder in der WAK oder in der Finanzkommission be- handelt werden muss. Denn Einfluss nehmen kann die WBK ja sowieso nicht, nicht einmal im begleitenden Sinne. Sie hat zu akzeptieren und den Frust wegzustecken.
Zur aktuellen Vorlage: Der Bundesrat hat im Jahre 1995 ent- schieden. Als einzige Auflage, die Sie in der Botschaft finden, steht, dass der Pavillon den Baustoff Holz zur Geltung brin- gen soll. Die Entscheidungsbefugnis wurde an die Koko de- legiert, «outgesourct». Das Thema war: Verkehrsentwick- lung, Verkehrsmittel, Nord-Sud-Verkehr zeigen, nachhaltige Entwicklung zeigen. Ein Zielsatz ist: «Der schweizerische Beitrag soll durch eine sachliche, auf Selbstvertrauen basie- rende Ausstellung Interesse und Sympathie für unser Land wecken.»
Im September 1997 hat das Preisgericht das Projekt des Ar- chitekten Zumthor ausgewählt: «Klangkörper Schweiz.» Es ist ein mutiges Projekt, ein immenses Labyrinth von Holz- stapeln, eine klingende Landschaft - eben «Klangkörper Schweiz» -, hohe Holzwände, Neonschrift, Holzduft, einfa- che Speisen sollen angeboten werden, und es soll ein Raum der Erholung sein.
Präsenz im Themenpark, Bereich Mobilität: Es sollen Neat und «Bahn 2000» vorgestellt und es soll der Entscheidungs- prozess für unsere Verkehrspolitik in der direkten Demokratie aufgezeigt werden. Wenn wir nun schauen, was bis heute herausgekommen ist, dann ist es tatsächlich so, dass man ab und zu danebenschiesst, wenn man auf fahrende Ziele schiesst. Am 3. Dezember 1998 hat man noch einmal ein Budget nachgereicht; ich habe es am Montag erhalten.
Präsident: Ihre Redezeit ist abgelaufen.
Randegger Johannes (R, BS): In diesem Budget sehen Sie, dass der «Klangkörper Schweiz» verstummt. Man hat näm- lich für die musikalische Untermalung die eine Million Fran- ken, die es dazu braucht, gestrichen. Man hat jetzt auch ge- sehen, dass im Themenpark, Bereich Mobilität, der Sponsor fehlt. In der Botschaft steht, es brauche keine Sponsoren.
Jetzt braucht es eine Million Franken von Sponsoren. Die Fi- nanzierung ist nicht sichergestellt.
Wenn Sie den Antrag auf Nichteintreten unterstützen, dann geben Sie ein Signal, dass wir mit dem Vorgehen der Koko nicht einverstanden sind. Sie laufen allerdings auch Gefahr, dass sich dann etwas ändern könnte!
Bezzola Duri (R, GR): Wie der Bundesrat und der Stände- rat - der Ständerat übrigens einstimmig - ist auch eine klare Mehrheit der FDP-Fraktion für die Teilnahme der Schweiz an der Weltausstellung in Hannover. Persönlich freut es mich natürlich ausserordentlich und ganz besonders, dass der Bündner Architekt Peter Zumthor als Sieger des Wettbewer- bes für den Schweizer Pavillon hervorgegangen ist.
Kollega Randegger als Sprecher der Minderheit hat als kriti- scher Betrachter auf Mängel im Projektmanagement hinge- wiesen. Diese müssen ernst genommen werden. Zugege- ben: Optimierungsmöglichkeiten sind noch vorhanden und sollen auch genutzt werden. Die Kritikpunkte genügen aber nicht, um auf diese für unser Land wichtige Vorlage nicht ein- zutreten. Nichteintreten würde für mich heissen: keine Teil- nahme. In den kommenden Jahren werden wir anspruchs- volle Verkehrsprojekte für 30 Milliarden Franken realisieren. Ich bin überzeugt, dass wir in der Lage sein werden, auch dieses einmalige Vorhaben zur Zufriedenheit aller Beteiligten umzusetzen. Wir entscheiden über einen Verpflichtungskre- dit von 18 Millionen Franken.
Machen Weltausstellungen im Zeitalter der globalen Kommu- nikation überhaupt noch Sinn? Das ist die Frage. Ich meine: auf jeden Fall; auch wenn der Informationsauftrag nicht mehr der gleiche ist wie im letzten Jahrhundert. Es ist kein Zufall, dass die erste Weltausstellung Mitte des letzten Jahrhun- derts mit der Industrialisierung in Europa zusammengefallen ist. Im 19. Jahrhundert waren die Kommunikationsmittel be- scheiden: kein Fernsehen, wenig Zeitungen. Die Zeiten ha- ben sich geändert, die Weltausstellungen sind aber Publi- kumsmagnete geblieben. Ungebrochen hoch ist auch die Zahl der teilnehmenden Länder.
Als primäre Leistungsschauen hingegen haben sich die Welt- ausstellungen überlebt. Die «Expo 2000 Hannover» will keine einseitige Leistungsschau sein; hier setzen die Organi- satoren mit einem Themenpark rund um die Frage der nach- haltigen Entwicklung neue Akzente. Akzente will man auch mit dem Schweizer Pavillon setzen. Bewusst will man aus der Reihe der Nullachtfünfzehn-Pavillons ausscheren. Das Zumthor-Team spielt damit auf eine originelle und sympathi- sche Art und Weise auf den Sonderfall Schweiz an, auf den wir uns bei anderer Gelegenheit so gerne berufen. Im Zen- trum des Projektes stehen für einmal weder Vergangenheits- bewältigung noch Zukunftsvisionen, sondern das Hier und Heute, das Sein. Der Holzpavillon versteht sich als Kontra- punkt zur üblichen Technologieshow, als natürlicher, nach- haltiger Ruhe- und Begegnungsort, als bewusste Schweizer Insel in einer reizüberfluteten Welt.
Nachhaltigkeit beruht zu einem wichtigen Teil auf der Fähig- keit zum vernetzten Denken, und genau dort setzt das Zumthor-Konzept an, am sichtbarsten bei der Verwendung von unbehandeltem Holz für das Gebäude.
Nicht die übliche Informationsvermittlung wird im Mittelpunkt stehen, sondern der direkte, persönliche Kontakt mit den Be- sucherinnen und Besuchern. Begegnungen, die sich nicht vorausplanen lassen, sind ein gewisses Risiko. Man braucht etwas Mut, Selbstbewusstsein, Offenheit und auch Grosszü- gigkeit dafür.
Von einem gelungenen, mutigen Auftritt in Hannover kann die Schweiz nur profitieren. Ein Abseitsstehen unseres Lan- des würde schlecht verstanden werden. Auf jeden Fall wäre es ein Affront gegenüber dem Gastgeberland Deutschland, unserem nicht nur in wirtschaftlicher Hinsicht wichtigsten Partner.
Im Namen der FDP-Fraktion bitte ich Sie, auf das Geschäft einzutreten.
Mühlemann Ernst (R, TG): Die Schweiz muss jede Möglich- keit nutzen, direkt im Ausland aufzutreten, sich zu präsentie-
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ren und zu zeigen, welche Stärken dieses Land aufweist. Es sind in der Sekundärwirklichkeit der Medien zu viele negative Informationen über unser Land verbreitet worden. Wir haben allen Grund, die Weltausstellung in Hannover ernst zu neh- men und uns dort darzustellen.
Wenn wir auf die Weltausstellung in Sevilla zurückblicken, dürfen wir mit Befriedigung sagen, dass dort ein Kulturpavil- lon aufgebaut worden war, der grosse Beachtung fand. Durch eine Desinformation geriet er allerdings in Verruf. Das ist bedauerlich. Wir haben dann für Lissabon aufgrund der Imageschäden von Sevilla eine minimale Lösung gewählt; wir sind in Lissabon weder hervorgestochen noch abgefallen. Es war eine durchaus mittelmässige Präsentation, allerdings mit viel zu geringen Investitionen.
Ich bin froh, dass wir nun den Mut haben, in Hannover wieder etwas mehr Geld einzusetzen, um uns darzustellen. Es ist Sache der Ausstellungsorganisation, das Bild der Schweiz nicht in der Vergangenheit zu sehen, sondern in der Zukunft. Es geht darum, aus Sevilla zu lernen und nicht nur die Kultur- gesellschaft, sondern auch die Informationsgesellschaft mit all den technischen Möglichkeiten, welche die Zukunft bietet, zu präsentieren und die hohe Qualität unserer Arbeit zu zei- gen.
Ich bin sehr glücklich, dass man ein Projekt ausgewählt hat, das qualitativ ausgezeichnet ist. Architekt Zumthor gehört heute zu den herausragenden Architekten der Welt. Es ist nicht allein der Werkstoff Holz, der beachtlich ist, sondern es ist die architektonisch klare Lösung, die eindrücklich auf alle Menschen wirkt. Ich habe das selber im Falle des von vielen Leuten verfemten Kunsthauses in Bregenz erlebt. Beim Au- genschein waren alle überrascht, wie aussergewöhnlich die architektonische Leistung ist.
Ich bitte den Bundespräsidenten - er ist leider nicht mehr da -, der Koko ganz klar und deutlich zu sagen, dass sie den Architekten nicht am Zeug herumflicken soll! Die Koko hat überhaupt keine glückliche Hand bei der Darstellung der Pro- jekte und bei der Werbung für ihre Projekte. Sie sollte hier be- scheiden im Hintergrund stehen. Die Führung sollte denen überlassen bleiben, die tatsächlich in der Lage sind, die Schweiz optimal zu präsentieren.
Ich bitte Sie, den gutgemeinten Antrag der Minderheit abzu- lehnen und dem Projekt zuzustimmen.
Giezendanner Ulrich (V, AG): Herr Mühlemann, wir haben von Herrn Randegger gehört, dass in diesem Pavillon nebst der Ruhe auch der Verkehr dargestellt werden soll. Er hat «Bahn 2000» und Neat erwähnt. Herr Mühlemann, können Sie uns darüber informieren, ob auch etwas über die zweite Röhre des Gotthard-Strassentunnels gesagt wird? Sie wis- sen, dass wir jetzt dann 300 000 LKW haben werden. Das in- teressiert ja in Deutschland, vor allem in Hannover. Wissen Sie etwas darüber?
Mühlemann Ernst (R, TG): Persönlich würde ich es begrüs- sen, wenn man auch das Zukunftsprojekt «zweite Gotthard- röhre» erwähnen würde. Aber es ist klar, dass in dieser Ge- samtschau nicht alles untergebracht werden kann. Eines, Herr Giezendanner, würde ich aber wünschen: dass man die Schweiz als Problemlöser und nicht als Problembringer dar- stellt, dass man die Schweiz als Land des Mutes und nicht als Land der Angst zeigt!
Moser René (F, AG): Jetzt kommt bereits der erste Kunstba- nause. Ich unterstütze selbstverständlich den Nichteintre- tensantrag der Minderheit Randegger. Seit über sieben Jah- ren verfolge ich nun in diesem «hohen Hause», wie sich Aus- stellungen im Ausland präsentieren und wie sie diskutiert werden. Bei diesen halbfertigen und unvollständigen Präsen- tationen, die ich bis jetzt jedes Mal erlebt habe, bleiben die Überraschungen nie aus. Heute haben wir es wieder mit ei- nem Meisterstück zu tun. «Klangkörper Schweiz» heisst das Ding - jedenfalls heute noch, denn die Musik ist bereits her- ausgenommen worden. Wahrscheinlich bleibt es bei Auftrit- ten, für welche die Hauptprobe bereits an der 150-Jahr-Feier auf dem Bundesplatz abgehalten worden ist.
Was die dauernden Veränderungen betrifft, möchte ich dar- auf hinweisen, dass seit unserer letzten Kommissionssitzung wieder ein völlig neues Finanzgerüst erstellt worden ist. Eine Position war sehr interessant: das Honorar für den vielgelob- ten Architekten. Für ein Projekt, das jetzt auf 7,55 Millionen Franken reduziert wird, verlangt der gute Mann ein Honorar von 1,4 Millionen Franken. Fragen Sie einmal einen Architek- ten hier im Saal, wer in der Privatwirtschaft so viel einstrei- chen kann! Das ist nicht nur eine Frechheit; man sollte grund- sätzlich einmal untersuchen, was diesbezüglich eigentlich abläuft, wenn Bauprojekte zur Diskussion stehen, wie die Aufträge vergeben werden, was für Honorare kassiert wer- den usw. Sie können, was diese Sachen anbelangt, eine ge- hörige Begründung für eine PUK zusammenstellen.
Nun hat der «Klangkörper Schweiz» seinen Standort im The- menpark, im Bereich «Mobilität», zugewiesen bekommen. Daimler-Benz, der Hauptsponsor - es geht in diesem Bereich um ein Budget von etwa 120 Millionen Franken -, ist ausge- stiegen. Auch derjenige, der für diesen Park verantwortlich gewesen ist, hat «die Finken geklopft». Es ist weit und breit kein Nachfolger zu sehen, aber wir sind dabei.
Die Koko glaubt, dass die Schweiz an dieser Ausstellung keine wirtschaftlichen Inhalte zeigen soll. Das ist so gesagt worden. Sie will mit diesem Holzlager in Hannover eine be- sondere Art schweizerischer Kulturwerkstatt zur Schau stel- len, wie Herr Zumthor, der Architekt, gesagt hat - eine Kultur- werkstatt, die möglichst nicht definiert werden soll, das haben wir auch gehört. Es steht geschrieben, dass das Konzept auf Kultur, auf Sinnlichkeit, auf Erlebnis und Erfahrung beruhen soll. Die Erfahrung erstreckt sich wahrscheinlich auf die Ho- norareinstreichung. Solche Aussagen beunruhigen mich - und auch die sechs anderen Vertreter der Minderheit.
Was haben wir doch mit Bezug auf ausländische Pavillons nicht schon alles an Aussagen gehört! Ich habe - gelinde ge- sagt - überhaupt kein Verständnis, dass an einer Weltaus- stellung nur die Kultur vertreten sein soll. Ja, Herr Kollege Bezzola, Sie haben ja als beflissener Kulturinformator ge- sagt, dass die Wirtschaft eingebettet sei usw. Nichts ist ein- gebettet! Es ist «ausgebettet» worden! Eingebettet sind nur die Kulturschaffenden.
Vielleicht haben diese Ausstellungsmacher etwas verges- sen. Sie haben vergessen, dass sich nur eine gesunde Wirt- schaft solche Kultur leisten kann. Wir sind ein High-Tech- Land; ich stehe dazu - einige von Ihnen auch. Es ist unser Auftrag, dies nach aussen zu tragen. Wir können hier nicht immer nur schöngeistige Debatten führen und schöngeistige Visionen in alle Welt hinaustragen, sondern wir müssen auch ab und zu einmal sagen, was wir leisten können und dass wir damit in der Vergangenheit sehr gut gelebt haben.
Ich unterstütze also den Nichteintretensantrag der Minderheit Randegger ganz klar. Die beiden Kommissionssprecher ha- ben zwar mit grossem Engagement versucht, die Sache schönzureden. Damit wird dieser Scheiterhaufen aber nicht besser!
Grossenbacher Ruth (C, SO): «Expo 2000 Hannover» - ein Kontrapunkt. Unser Land will sich an dieser Weltausstellung beteiligen. Mit der Annahme des vorliegenden Bundesbe- schlusses, mit einem Ja zum Verpflichtungskredit von 18 Mil- lionen Franken und mit einem Ja zum Projekt eines Pavillons aus rohen Holzbalken von Peter Zumthor geben wir dafür grünes Licht. Nach Lissabon im Sommer dieses Jahres müs- sen wir auch in Hannover präsent sein, in unserem Nachbar- land, denn auch Länder müssen ihre nachbarlichen Bezie- hungen und ihr Image pflegen, auch Länder müssen präsent sein, um Kontakte zu knüpfen, um sich darstellen zu können. Wie soll sich denn unser Land im Jahre 2000 in Hannover darstellen? Da gehen die Meinungen auseinander, auch in diesem Saal, auch in der vorberatenden Kommission, der WBK. Eine Minderheit glaubt, ein Land müsse an einer Welt- ausstellung seine Produkte vor dem Publikum ausbreiten, das technische Know-how vorstellen, ähnlich einer Muster- messe, einer Olma oder einer Industriemesse; das ist mög- lich. Aber die Mehrheit der Kommission, der sich auch die Mehrheit der CVP-Fraktion anschliesst, folgt den Vorstellun-
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Exposition universelle 2000 de Hanovre
gen des Projektgewinners Peter Zumthor, der die Werte und nicht die Produkte unseres Landes vorstellen will; Produkte ändern sich, Werte bleiben.
In einem einfachen, grossen Pavillon aus rohem Holz sollen unsere Werte aufgezeigt werden. Dieser einfache Bau steht als Kontrapunkt und ruhender Pol inmitten der anderen Län- derpavillons, die mit den neusten Technologien, mit raffinier- ten audiovisuellen Hilfsmitteln angefüllt sind. Ganz bewusst will die Schweiz in Hannover zurück zu den Wurzeln gehen, zur Einfachheit, zur Echtheit, zur Stille in dieser reizüberflute- ten Zeit. Mit Selbstbewusstsein und Überzeugung wollen wir zeigen, welches unsere Werte sind, was uns von anderen Ländern unterscheidet. Deshalb wurde auch Holz als Bau- mittel gewählt, Holz als Symbol der Beständigkeit und der nachhaltigen Entwicklung. Schon vor hundert Jahren haben unsere Vorfahren in unseren Wäldern nur so viel Holz ge- schlagen, als für die nachkommenden Generationen nach- wachsen konnte.
Im Schweizer Pavillon soll es Begegnung und Dialog geben, statt Berieselung durch moderne Informationstechnologien. Informationen über ein Land kann man auf verschiedenste Arten vermitteln, durch Bilder, durch Schrifttafeln, durch Texte, durch Videos und Internet. Das vorliegende Projekt will Informationen durch Begegnungen von Mensch zu Mensch vermitteln, durch den Dialog zwischen Menschen, durch den Austausch von Erfahrungen; Kommunikation nicht als Einbahnstrasse, wie das bei den modernen Kommunika- tionsmitteln oft der Fall ist, sondern Kommunikation durch Gespräche, durch den Austausch von Meinungen. Ein Ge- spräch bleibt viel länger haften als ein schnell gezeigtes Bild. Als Gastgeber und Gastgeberinnen im Pavillon werden Men- schen aus den verschiedensten beruflichen Bereichen am- ten. Sie sollen kompetent und sprachgewandt über unser Land Auskunft geben können, über unser politisches Sy- stem, über unsere vier Kulturen, aber auch über unsere Wirt- schaft, unsere Industrie, den Tourismus. Selbstverständlich werden als Ergänzung Dokumente aufgelegt, Internet-Adres- sen abgegeben.
Ein weiterer Wert: Unsere Gastfreundschaft soll nicht allein durch Werbeagenturen der Tourismusbranche dargestellt werden. Vielmehr soll man sich mit ganz einfachen Schwei- zer Spezialitäten im Schweizer Pavillon vom Stress der Aus- stellung erholen können. Ein kulturelles Rahmenprogramm und ein besonderer Auftritt, der die schweizerische Verkehrs- politik zeigt, sind neben dem Pavillon weitere Möglichkeiten, unser Land in Hannover vorzustellen.
Das Konzept zur «Expo 2000 Hannover» will nicht Schein, nicht Glitzer und Glimmer, nicht Effekthascherei, sondern Le- bensqualität vermitteln. Ich bin davon überzeugt, dass der Schweizer Pavillon auch neugierig macht und das Interesse der Besucher wecken wird. Neugierde und Interesse, auch das ist gut fürs Marketing. Wir wollen viele Besucher und Be- sucherinnen im Schweizer Pavillon haben.
Haben wir also den Mut, zu diesem Projekt ja zu sagen; auch die Mehrheit der CVP-Fraktion wird ihn haben.
Moser René (F, AG): Ich habe zwei Fragen:
Sind Sie der Meinung, dass die Wirtschaft an dieser Aus- stellung nicht vertreten sein soll?
Ist Herr Zumthor Mitglied der CVP?
Grossenbacher Ruth (C, SO): 1. Ich habe erwähnt, dass die Wirtschaft auch präsent sein wird. In diesem Pavillon wird es Möglichkeiten zum Gespräch über die Wirtschaft geben. In- ternet-Adressen ergänzen die Informationen. Die Wirtschaft wird präsent sein, Herr Moser, auch in den Rahmenprogram- men, welche die Verkehrssituation und unsere Verkehrspoli- tik darlegen werden. Das ist ein ganz besonderes Projekt. Auch Verkehrspolitik ist Wirtschaft.
Scheurer Rémy (L, NE): On pourrait parler longuement du pavillon prévu pour la Suisse pour l'«Expo 2000 Hanovre».
On pourrait émettre des doutes, faire part de voeux, on ne s'en est pas privé. Mais devons-nous vraiment dire ici que la relation entre le pavillon lui-même et son contenu est discu- table? Que le toit pourrait devenir un tambour en cas de pluie? Ou quoi que ce soit concernant la répartition des coûts? Ou encore qu'on en fait trop à l'extérieur et pas assez à l'intérieur, à moins que ce ne soit le contraire?
Il est vrai que les expositions universelles ont une fréquence rapide, et nous demandons au Conseil fédéral de continuer à user de son influence pour que ces manifestations s'espa- cent dans le temps. Cependant, une fois que toutes les réser- ves seront exprimées, il restera que l'«Expo 2000 Hanovre» aura lieu. Dès lors, peut-on imaginer un seul instant que la Suisse, qui vit d'échanges, soit absente d'une manifestation ayant lieu en Allemagne, d'une manifestation de cette am- pleur chez l'un de nos principaux partenaires culturels et éco- nomiques? La Suisse existe, et c'est parce qu'elle existe qu'elle doit être présente dans les grands lieux de rencontre. A Hanovre, nous avons l'occasion d'affirmer notre presence avec un pavillon conçu par l'un de nos meilleurs architectes, un pavillon contigu à celui de la Grande-Bretagne, voisin de celui de la France. C'est une place d'honneur qui nous est ré- servée; et nous renoncerions à l'occuper?
Quant au coût de l'opération, il est tout à fait dans nos moyens.
Le groupe libéral est convaincu que la Suisse doit marquer davantage sa présence à l'étranger et saisir les occasions qui lui sont offertes. Il entrera en matière et votera le crédit.
Gonseth Ruth (G, BL): Die grüne Fraktion ist für Eintreten. Das Gesamtkonzept des Schweizer Beitrages für die «Expo 2000 Hannover» ist für uns überzeugend und weltoffen. Es ermöglicht, dass die Schweiz mit dem Begriff «Nachhaltig- keit» in Verbindung gebracht wird. Der geplante Beitrag ist sozusagen ein «innovatives Gesamtkunstwerk». Zwar steht die grüne Fraktion Grossveranstaltungen wie Weltausstellun- gen grundsätzlich skeptisch gegenüber, weil sie mit den Zie- len einer an ökologischen Grundsätzen orientierten Politik oft schlecht vereinbar sind. Um so froher sind wir, dass sich der Schweizer Pavillon an der «Expo 2000 Hannover» am Prin- zip der Nachhaltigkeit orientiert. Der Pavillon bietet eine of- fene, durchlässige, spielerisch aufgebaute Freiluftarchitektur des vom Valser Thermalbad her bestens bekannten Bündner Architekten Peter Zumthor. Der Pavillon lädt zum Schlendern und Entdecken, zum Rasten, Verweilen und Entspannen ein. Die Architektur benützt traditionelles Material und besetzt es neu. Die Architektur besteht nicht mehr aus Handgestricktem oder aus heimeligem Holz, sondern steht auf der Höhe der Zeit. Es ist ein weltzugewandtes Konzept, das dem schlech- ten Ruf einer isolierten Schweiz etwas Konkretes entgegen- setzt. Dies ist ein Schweizer Beitrag zu einer Weltausstel- lung, der endlich nicht mehr einfach als ein Kiosk konzipiert ist, welcher Sackmesser und «Schoggi» feilbietet - oder eben auch die Basler Industrie, wie dies wahrscheinlich Herr Randegger möchte.
Nochmals zur Nachhaltigkeit: Die Baumaterialien werden schliesslich wiederverwertet werden; auch das Musikkonzept sieht nicht den Einsatz von - wie auch immer zu entsorgen- den - Tonkonserven vor, sondern Live-Musik mit vielfältigen Klängen, die vorwärtsgewandt ist.
Neben Architektur und Klang sind auch das Wort und die Ga- stronomie vertreten. Das Gesamtkonzept ist auf das funktio- nale Thema «Haus der Gastfreundschaft, Entspannung und Anregung» zentriert, und es zielt auf Unmittelbarkeit, auf un- vermitteltes und sinnliches Erleben - die Expo-Gesamtlei- tung in Hannover hat auch bereits zum mutigen Gesamtkon- zept gratuliert. Mit diesem Konzept könnte die Schweiz sogar zum «Geheimtip» werden.
Wir Grünen sind überzeugt, dass die Koko, die für den Schweizer Pavillon in Hannover eingesetzt wurde und uns die Umsetzung dieses Konzeptes vorschlägt, eine gute Wahl getroffen hat. Zu viele Köche - wie dies Herr Randegger viel- leicht möchte - verderben bekanntlicherweise den Brei.
Noch ein Wort zu Ihrem Minderheitsantrag auf Nichteintre- ten, Herr Randegger: Sie haben uns nicht gesagt, wo Sie Ein-
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Weltausstellung 2000 in Hannover
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fluss nehmen wollen. Das Konzept sieht vor, dass eben nicht irgendeine Klientel bevorzugt bedient werden soll. Auch die Wirtschaft kann und soll den Pavillon besuchen, sie kann dort sogar ihre Geschäftsessen abhalten - Herr Randegger kann seine Gruppen schon heute anmelden. Aber diese werden eben nicht besonders hofiert werden. Die Musik soll ihretwe- gen nicht abgestellt und der Pavillon auch nicht für andere Gruppen gesperrt werden. Das Miteinander und das friedfer- tige Nebeneinander von städtischen und ländlichen, volks- tümlichen und intellektuellen Kulturen und der Wirtschaft soll geschätzt und gepflegt werden.
Die grüne Fraktion bittet Sie, dieser Vorlage zuzustimmen.
Maspoli Flavio (D, TI): Nessuno più di me desidererebbe che la Svizzera si presentasse all'estero per quello che vera- mente è, e cioè una nazione positiva, una nazione in cui vi- vono cittadine e cittadini laboriosi, aperti, una nazione in cui - quale unica in Europa - vivono in modo tranquillo e senza creare problemi quasi il 20 percento di stranieri. Nessuno più di me desidererebbe che la Svizzera si presentasse all'estero come paese fiero, fiero della sua indipendenza, della sua au- tonomia, fiero di quanto è riuscito a fare nei secoli; e nessuno più di me desidererebbe che la Svizzera all'estero desse l'im- magine di quell'elemento positivo che in tutta la storia è sem- pre riuscito ad accompagnarla.
Purtroppo però sappiamo molto bene che la Svizzera, ogni qualvolta che andiamo all'estero a presentarla, è la Svizzera in ginocchio, la Svizzera prona, la Svizzera che si scusa. Si scusa perché non fa parte dell'Unione europea, perché non fa parte dell'ONU, non fa parte della Nato; si scusa per quel che ha fatto rispettivamente non ha fatto durante la Seconda guerra mondiale; si scusa anche per quel che avrebbe potuto fare ma che in quel momento non ha pensato di fare. Si scusa per quel che hanno fatto i nostri politici cinquant'anni fa, e comincia già a scusarsi per quel che faranno i nostri po- litici fra cento anni. Si scusa perché la classe politica non ha il popolo che vorrebbe, si scusa perché la classe politica non può manovrare il popolo come lo desidererebbe.
Questa è la Svizzera che noi presentiamo all'estero, questa è la Svizzera che abbiamo presentata non tanto tempo fa in Germania, in occasione della Fiera del libro di Francoforte. Me la prendo con la congrega degli intellettuali - sia ben chiaro: dei sedicenti intellettuali, perché mi piacerebbe ve- dere se sono veramente intellettuali o se fanno solo finta di esserlo o se sono riusciti a far credere agli altri di essere ap- punto intellettuali; perché intelletto non è necessariamente raccontare fesserie come fanno loro. Sono sempre riusciti a portare le loro idee distruttive sul nostro paese fuori dai nostri confini. C'era una volta un tale - e non era un cretino, crede- temelo - di nome Johann Gottlieb Fichte, che ha detto chia- ramente cosa dovrebbero fare gli intellettuali. E non è certo quello che fanno gli intellettuali svizzeri quando vanno a pre- sentare il nostro paese all'estero.
Quando poi sento parlare di grosse innovazioni, perché un certo Zumthor - o zum Fenster, non ricordo più bene - ha in- ventato le case senza porte, posso dirgli che Mario Botta le case senza porte le ha inventate grosso modo venticinque anni fa, senza incassare per questo - se è vero quello che ha detto un collega - 1,4 milioni di franchi. Ma non è certo que- sta somma che mi da fastidio, e non sono i 18 milioni a darmi fastidio. A darmi fastidio è l'immagine della Svizzera che noi una volta di più daremo fuori dai nostri confini.
«Suiza no existe» - cosa c'è di più bello che scusarsi? Noi ci scusiamo anche perché esistiamo. «Scusate, ci siamo, non vorremmo esserci, stiamo facendo di tutto per distruggerci! Però lasciateci il tempo di farlo. Per il momento accettateci, sopportateci, cercheremo di dare il meno fastidio possibile.» Questo è il messaggio che noi riusciamo a dare.
Per concludere vorrei dire al collega Mühlemann di non aver paura, che non è certo la Svizzera che ha paura che presen- teremo. Noi presenteremo la Svizzera masochista, autolesio- nista. Presenteremo la Svizzera che veramente non esiste, cioè quella Svizzera che viene creata e mantenuta nelle teste di quattro intellettualidi che l'abbeverano delle loro conget- ture contorte e delle loro menti ancora più contorte. Una Sviz-
zera che veramente non esiste, ma che è mantenuta dall'al- tra Svizzera, quella di cui ci scusiamo e ci vergognamo.
Ruf Markus (D, BE): Im Namen der Minderheit der demokra- tischen Fraktion beantrage ich Ihnen aus Überzeugung, auf die Vorlage einzutreten und ihr zuzustimmen. Für mich steht ausser Frage, dass sich die Schweiz an Weltausstellungen beteiligen soll und muss, also auch an der «Expo 2000 Han- nover». In der heutigen, interdependenten Welt wäre ein Abseitsstehen aus vielfältigen politischen und wirtschaft- lichen Gründen, die hier bereits genannt worden sind, ein kapitaler Fehler. Gerade als Kleinstaat haben wir ein vitales Interesse daran, unser Land als modernes, selbstbewuss- tes, leistungsfähiges und weltoffenes Land einem breiten Publikum vorzustellen. Ich kann mich diesbezüglich den Ausführungen von Herrn Kollege Mühlemann vollumfänglich anschliessen.
Das vorliegende Konzept stellt - im Bewusstsein der Tat- sache, dass es immer mehrere gängige und akzeptable Va- rianten gäbe - eine überzeugende, originelle Lösung dar, um die vielfältigen Werte der Schweiz darzustellen und das Interesse an unserem Land zu wecken. Die vorgebrachten Befürchtungen entbehren nach Studium der Vorlage, na- mentlich auch im Rahmen der Kommission, jeglicher Grund- lage.
Ich ersuche Sie deshalb noch einmal um Eintreten und um Zustimmung.
Fehr Jacqueline (S, ZH): Die Schweiz kann an einer Welt- ausstellung in Deutschland, dem wichtigsten Handelspartner der Schweiz, nicht nicht teilnehmen. Das ist auch Herrn Randegger klar. Trotzdem lehnt ein Teil der FDP-Fraktion dieses Konzept ab. Warum? Weil es nicht die wahren Lei- stungen, das Fortschrittliche der Schweiz, zeige.
In der Kommission hat Architekt Zumthor die Frage aufge- worfen, was denn im Zusammenhang mit einer solchen Aus- stellung tatsächlich fortschrittlich sei. Ist es wirklich die multi- mediale Show, die Imitation des Vorhandenen, das gar nicht Existente, das Virtuelle? Wir stehen an der Schwelle zum nächsten Jahrtausend. Das Tempo der Entwicklung in den vergangenen Jahren steckt uns allen noch in den Knochen. Noch wissen wir nicht, wie es weitergeht. Wohin werden uns die kommenden Jahre führen? Was wird in zehn, zwanzig Jahren Normalität sein? Welche Rolle übernehmen wir als In- dividuum und als Gesellschaft in diesem Prozess? Wir blik- ken angst- oder hoffnungsvoll vorwärts und verwechseln den Blick nach vorn mit Fortschritt und Innovation.
Wenn wir heute dem Verpflichtungskredit zustimmen, wird die Schweiz in Hannover Aufsehen erregen. Es wird sich eine Schweiz darstellen, die nicht verkauft, nicht bedrängt, nicht entschuldigt und nicht rechtfertigt. Es wird eine Schweiz sein, die ist, unverfälscht und auf eine Art unverarbeitet wie das Holzlager. Sie wird sich auf das Wahre beschränken, auf das Echte, auf die Authentizität. Ist nicht gerade dies Fortschritt? Ein Land, das dem Tatsächlichen auf den Grund geht, ist mu- tig. Diesen Mut wird die Schweiz im nächsten Jahrtausend brauchen. Aus diesem Mut entstehen echte Innovation und echter Fortschritt.
Einfach machen, was die anderen auch, vielleicht sogar bes- ser machen, kann nicht unser Weg sein. Das haben doch verschiedene Wirtschaftszweige in der Vergangenheit zur Genüge schmerzlich erlebt. Einfach etwas audiovisueller und etwas multimedialer sein, mit etwas verrückteren Clips und schöneren Ausstellungswänden, das kann nicht unser Weg sein.
Nicht Gegenstand dieser Debatte und dieses Kredites ist der Themenpark, Bereich Mobilität. Dort erwartet die SP-Frak- tion, dass die Schweiz Wegmarken setzt und ihrer Reputa- tion in Sachen Verkehrspolitik, die sie sich mit den Abstim- mungen zu Alpen-Initiative, LSVA und FinoV geholt hat, ge- recht wird.
Ich bitte Sie, dem Verpflichtungskredit für das Projekt «Klangkörper» zuzustimmen. Sie stimmen damit einem wahrhaft fortschrittlichen Auftritt der Schweiz an der Schwelle zum dritten Jahrtausend zu.
Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Exposition universelle 2000 de Hanovre
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N 9 décembre 1998
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 12.50 Uhr La séance est levée à 12 h 50
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1998
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Anno
Band
VI
Volume
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Wintersession
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Session d'hiver
Sessione
Sessione invernale
Rat
Nationalrat
Conseil
Conseil national
Consiglio
Consiglio nazionale
Sitzung
07
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 98.040
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Datum 09.12.1998 - 10:00
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2556-2562
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