814.501.512•Ordonnance du DFI sur l’utilisation de sources radioactives scellées en médecine
814.501.512OSRMDepartmental Ordinance1 janv. 2018
(OSRM)
du 26 avril 2017 (État le 1erjanvier 2018)
Le Département fédéral de l’intérieur (DFI),
vu les art. 12, al. 4, 36, al. 2, 79, al. 5, 88, 91, 99, al. 2, 100, al. 3, et 102 de l’ordonnance du 26 avril 2017 sur la radioprotection (ORaP)^1^,
arrête:
Le fournisseur doit joindre à chaque source médicale un certificat du fabricant contenant au moins les informations suivantes:
Dans les cas où des raisons particulières le justifient (applications spéciales ou nouveautés techniques), l’OFSP peut admettre des dérogations aux prescriptions techniques de la présente ordonnance, dans la mesure où le requérant ou le titulaire de l’autorisation démontre que la radioprotection est garantie par le biais de mesures adéquates.
| a. 0,02 mSv pendant une semaine: | aux endroits où les personnes non exposées aux radiations dans l’exercice de leur profession peuvent séjourner de manière durable ou aux endroits où le séjour n’est pas sous le contrôle du titulaire de l’autorisation; |
|---|---|
| b. 0,1 mSv pendant une semaine: | aux endroits accessibles seulement aux personnes exposées aux radiations dans l’exercice de leur profession ou qui ne sont pas prévus pour un séjour durable. |
L’expert en radioprotection contrôle que l’exécution de la construction s’effectue conformément aux plans de radioprotection qui ont été autorisés.
Les sources médicales qui ne sont plus utilisées doivent être soit remises pour une réutilisation, soit éliminées, conformément aux prescriptions, comme déchets radioactifs.
Le service du feu compétent est informé par écrit par le titulaire de l’autorisation:
Lorsque les débits de dose admissibles visés à l’art. 7 peuvent être dépassés, les patients traités avec des sources médicales doivent être hospitalisés, séparément des autres patients, dans des chambres blindées de manière appropriée.
L’ordonnance du 15 novembre 2001 sur l’utilisation des sources radioactives scellées en médecine^10^est abrogée.
La présente ordonnance entre en vigueur le 1erjanvier 2018.
(art. 1, al. 3)
Remarque préliminaireLes définitions sont présentées par ordre alphabétique.
Planification, surveillance, contrôle et correction de l’exécution d’un produit ou d’une activité dans le but de satisfaire à des exigences de qualité.
Procédure radiothérapeutique au cours de laquelle la distance entre la source du rayonnement primaire et le tissu à irradier est inférieure à 10 cm. La source médicale est ainsi placée sur ou dans le corps du patient (thérapie intracavitaire ou interstitielle).
Chambre utilisée spécialement pour les patients hospitalisés et dans laquelle une application thérapeutique de sources médicales est effectuée.
Salle d’attente ou de déshabillage; locaux d’archives, locaux d’entreposage et caves ne comprenant pas de poste de travail fixe; toilettes; couloirs; escaliers; cages d’ascenseur; trottoirs; routes; chantiers; surfaces vertes; jardins.
Installation de brachythérapie avec des sources de rayonnement gamma télécommandées automatiquement ou manuellement, dont le mouvement ou le déplacement dans l’applicateur permet l’obtention de répartitions dosimétriques spatiales et qui, après un temps fixé préalablement, sont ramenées dans leur récipient conteneur.
Irradiation à l’aide d’une installation à chargement différé conduisant à un débit de dose absorbée au point de référence supérieur à 12 Gy/h.
Irradiation à l’aide d’une installation à chargement différé conduisant à un débit de dose absorbée au point de référence situé entre 2 et 12 Gy/h.
Irradiation à l’aide d’une installation à chargement différé conduisant à un débit de dose absorbée au point de référence inférieur à 2 Gy/h.
Unité d’irradiation servant à la production de champs de radiation gamma pour la téléthérapie.
Local où se trouve le pupitre de commande et depuis lequel le patient est surveillé durant le traitement.
Local dans lequel un traitement avec des radiations ionisantes est effectué.
Spécification résumée de l’indication radiothérapeutique pour un patient et des preuves de son irradiation.
Rayonnement ionisant dans le domaine d’utilisation primaire. Ce domaine est défini par les rayons géométriques partant de la source et passant par les bords actifs du système de collimation.
Rayonnement ionisant produit par interaction du rayonnement primaire avec la matière.
Rayonnement ionisant produit par interaction du rayonnement secondaire avec la matière.
Rayonnement ionisant qui est transmis à travers les éléments de protection visant à empêcher l’émission du rayonnement par l’installation radiologique ou un de ses composantes ou à l’atténuer suffisamment pour que les exigences de radioprotection soient remplies.
La notion de résistance au feu est définie par les prescriptions de protection incendie (norme de protection incendie, directives de protection incendie et conditions d’examen) de l’Association des établissements cantonaux d’assurance incendie (AEAI). Le comportement d’éléments de construction en cas d’incendie est caractérisé par sa durée de résistance au feu. Il s’agit de la durée minimale en minutes durant laquelle l’élément doit répondre aux exigences posées (classe de résistance au feu REI30 / REI60 = durée de résistance au feu ≥ respectivement 30 minutes et 60 minutes, pour: EI = éléments non porteurs avec fonction de compartimentage, REI = éléments porteurs avec fonction de compartimentage).
Démarche visant à assurer le fonctionnement et la sécurité d’une installation par des mesures préventives conformément aux indications du fabricant.
Sources radioactives sous forme scellée appliquées à l’homme ou à l’animal à des fins diagnostiques ou thérapeutiques. Elles sont soit montées dans des unités d’irradiation, soit appliquées manuellement, sous forme d’aiguilles, de fils, de tubes, de perles, de grains, etc.
Procédure radiothérapeutique, utilisant une installation d’irradiation au rayonnement gamma, au cours de laquelle la distance entre la source de rayonnement primaire et le tissu à irradier est supérieure à 10 cm.
Contrôle d’un produit, prêt à être livré ou livré, pour déterminer si les spécifications techniques et les exigences de sécurité en vue de son utilisation sont remplies.
Appareil utilisé à des fins d’irradiation thérapeutique (installation d’irradiation au rayonnement gamma, installation à chargement différé) contenant une ou plusieurs sources radioactives scellées. Les sources sont placées dans un dispositif de blindage avec lequel elles sont reliées mécaniquement dans tous les états de fonctionnement.
(art. 8, al. 2)
Les indications suivantes doivent être disponibles dans la documentation de radioprotection relative à la construction conformément à l’art. 14:
La charge d’exploitation indique le taux d’utilisation de l’installation à chargement différé. Elle est égale au produit du nombre possible de séances hebdomadaires d’irradiation par leur dose équivalente moyenne à 1 m de la source médicale. La radioprotection architecturale doit être calculée sur la base de la charge d’exploitation attendue de l’installation à chargement différé. Pour le calcul, on utilisera les charges minimales d’exploitation suivantes:
Si des charges d’exploitation plus importantes sont attendues, le calcul des blindages de radioprotection est adapté en conséquence.
Le blindage des chambres de patients traités par radiothérapie doit être conçu en vue d’une occupation permanente.
3.1.1 Les mesures de radioprotection liées à la construction doivent garantir que les endroits à protéger le soient suffisamment, aussi bien contre le rayonnement direct que contre le rayonnement indirect.
3.1.2 La plupart des éléments qui délimitent les locaux sont principalement exposés au rayonnement direct non atténué. La protection offerte par ces éléments se calcule selon le ch. 3.2, le rayonnement indirect pouvant être négligé.
3.1.3 Le secteur d’entrée à la salle d’irradiation est en général délimité par une porte d’accès donnant sur un sas (labyrinthe). Ce secteur peut être significativement exposé aux deux composantes du rayonnement et doit être blindé de la façon suivante:
3.1.4 Il faut prendre en compte l’exposition simultanée par les deux composantes du rayonnement à l’endroit à protéger en introduisant, dans le calcul des facteurs d’atténuation selon les ch. 3.2 et 3.3, des valeurs réduites de dose ambiante admissible de sorte que leur somme ne dépasse pas la dose ambiante admissible selon l’art. 7.
Le facteur d’atténuationF est le rapport entre la dose ambiante sans blindage et la dose ambiante avec blindage. Le calcul du facteur d’atténuationF d’un rayonnement direct atteignant un endroit à protéger s’effectue à l’aide de l’équation suivante:
avec:
F facteur d’atténuation contre le rayonnement direct
W A charge d’exploitation en mSv/semaine selon le ch. 2
H W dose ambiante admissible en mSv/semaine selon l’art. 7
a distance en m entre la source médicale et l’endroit à protéger en m, en prenant la plus courte distance entre le secteur marqué au sol pour la position du lit visé à l’art. 10, al. 3, let. a, et l’endroit à protéger
a 0 distance de référence (1 m)
Lorsque le blindage est constitué de plusieurs blindages partiels avec les facteurs d’atténuationF 1,F 2, …F n, le facteur total d’atténuation est égal au produit des facteurs individuelsF 1∙F 2∙ … ∙F n.
Lors du calcul du facteur d’atténuationF Dcontre le rayonnement diffusé indirect, il y a lieu de prendre en compteF D=F /10 et d’utiliser poura la somme dea 1eta 2
avec:
a 1 moyenne en m des distances entre la source médicale et les centres de gravité des surfaces de diffusion concernées
a 2 moyenne en m des distances entre les centres de gravité des surfaces de diffusion concernées et l’endroit à protéger
Le calcul des épaisseurs de protection s’effectue à l’aide de la formule suivante:
CAD = log (F )ou log (F D)
avec:
CAD nombre de couches d’atténuation au dixième avec lequel l’épaisseur des blindages sera calculée à l’aide du tableau 1
F ,F D facteurs d’atténuation calculés selon les ch. 3.2 et 3.3 en utilisant le cas échéant des valeurs réduites pour la dose ambiante admissible selon le ch. 3 dans le cas d’une exposition significative par les deux composantes du rayonnement au même endroit à protéger
log logarithme à base 10
Tableau 1
Couches d’atténuation au dixième pour différents nuclides et différents matériaux
| Matériau de construction | Plomb | Verre en plomb | Fer | Béton baryté | Béton | Brique |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Densité en g/cm3 | 11.34 | variable,ρ | 7,8 | 3,2 | 2,3 | 1,4 |
| Co-60 | 4 cm | 47/ρ cm | 7 cm | 16 cm | 22 cm | 36 cm |
| Cs-137 | 2,1 cm | 32/ρ cm | 5,5 cm | 12 cm | 17 cm | 28 cm |
| Ir-192 | 1,7 cm | 25/ρ cm | 4,5 cm | 10 cm | 14 cm | 23 cm |
(art. 8, al. 2)
Les indications suivantes doivent être disponibles dans la documentation de radioprotection relative à la construction conformément à l’art. 14:
La charge d’exploitation indique le taux d’utilisation de l’unité d’irradiation. La radioprotection architecturale doit être calculée à partir de la charge d’exploitation attendueW A. Pour le calcul, on utilisera les charges minimales d’exploitation suivantes:
Lorsque d’autres nuclides sont utilisés ou lorsque l’on peut s’attendre à des charges d’exploitation plus élevées, la charge d’exploitationW As’obtient en multipliant le nombre prévu de séances d’irradiation par semaine par la dose ambiante moyenne, pour le plus grand champ du faisceau primaire, à la distance de référencea 0= 100 cm de la source médicale.
3.1 Le facteur de directionU tient compte de la direction du faisceau primaire par rapport à la mesure architecturale de radioprotection à évaluer. A cet effet, toutes les directions que peut prendre le faisceau primaire dans les conditions d’utilisation envisagées sont à considérer. 3.2 Lorsque le faisceau primaire est dirigé régulièrement dans la direction de l’endroit à protéger, on utiliseraU = 1 pour le rayonnement primaire. 3.3 Lorsque le faisceau primaire est dirigé au maximum 10 % du temps dans la direction de l’endroit à protéger ou seulement lors des irradiations dynamiques, on utiliseU = 0,1 pour le rayonnement primaire. 3.4 Pour le calcul de la protection contre le rayonnement photonique secondaire et contre le rayonnement transmis, on utiliseU = 1, indépendamment de la direction du faisceau primaire. 3.5 Pour la protection contre le rayonnement photonique secondaire provenant de parois qui sont touchées au maximum durant 10 % de l’exploitation par le rayonnement primaire, on utilise, à la différence du paragraphe ci-dessus, une valeur deU = 0,1.
L’épaisseur de blindage, pour chacune des composantes du rayonnement intervenant à l’endroit à protéger, s’obtient à l’aide des figures 1 à 4. Le calcul du facteur d’atténuation des protections contre chacune des composantes du rayonnement intervenant à l’endroit à protéger, se calcule à l’aide de la formule suivante:
avec:
F facteur d’atténuation
i indice pour spécifier la composante du rayonnement
W A charge d’exploitation en mSv/semaine selon le ch. 2
U facteur de direction selon le ch. 3
K i facteur de réduction du débit de dose selon les ch. 4.2 à 4.6; il s’agit du rapport entre le débit de dose du rayonnement à atténuer à l’endroit à protéger et le débit de dose du rayonnement primaire à une distance a0= 100 cm de la source
H W dose ambiante admissible selon l’art. 7, en mSv/semaine
Lorsque l’incidence de la radiation est oblique, les mesures de radioprotection sont calculées comme si le rayonnement avait une incidence perpendiculaire.
Pour le calcul du facteur d’atténuationF Pdes mesures architecturales de radioprotection contre le rayonnement primaire, on utilise la formule (1) du ch. 4.1.
Le facteur de réductionK Pse calcule comme suit:
avec:
a o 100 cm
a P distance entre la source médicaleet l’endroit à protéger
L’épaisseurS Pde la protection se calcule à partir du facteur d’atténuationF Pdonné, dans le cas du cobalt-60, à la figure 1 et, dans le cas du césium-137, à la figure 2.
Pour le calcul du facteur d’atténuationF Tdes mesures architecturales de radioprotection contre le rayonnement transmis en position d’irradiation de l’installation au rayonnement gamma, on utilise la formule (1) du ch. 4.1.
Le facteur de réductionK Tse calcule comme suit:
avec:
g T= 5×10–3, rapport entre le débit de dose du rayonnement transmis en position d’irradiation de l’installation à une distance de la source médicale dea o= 100 cm et le débit de dose sur l’axe du faisceau primaire à une distancea o= 100 cm de la source médicale
a 0 100 cm
a T distance entre la source médicale et l’endroit à protéger
L’épaisseurS Tde la protection se calcule à partir du facteur d’atténuationF Tdonné, dans le cas du cobalt-60, à la figure 1 et, dans le cas du césium-137, à la figure 2.
Pour le calcul du facteur d’atténuationF Sdes mesures architecturales de radioprotection contre le rayonnement secondaire, on utilisera la formule (1) du ch. 4.1.
Le facteur de réductionK S, dans le cas du rayonnement secondaire issu du patient, se calcule comme suit:
avec:
A Max grandeur maximale du champ à une distance Bo = 100 cm de la source
A 0 100 cm2
g S valeur maximale du rapport entre le débit de dose du rayonnement secondaire à une distance a1= 100 cm du patient et le débit de dose du rayonnement primaire pour une grandeur de champA 0= 100 cm2à une distance B0= 100 cm de la source selon le tableau 2
a 1 100 cm
a s distance entre l’endroit à protéger et le point d’impact du faisceau primaire
Tableau 2
g Sen fonction du plus petit angle φs, formé par la direction du faisceau primaire et la direction du faisceau secondaire issu du patient et atteignant l’endroit à protéger
| φ | 20° | 30° | 40° | 50° | 60° | 70° | 80° | 90° | > 90° |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| g | 12 ∙ 10–4 | 9 ∙ 10–4 | 7 ∙ 10–4 | 5 ∙ 10–4 | 4 ∙ 10–4 | 3 ∙ 10–4 | 2 ∙ 10–4 | 2 ∙ 10–4 | 2 ∙ 10–4 |
L’épaisseurS Sdes protections se calcule à partir du facteur d’atténuationF Sdonné, à la figure 3 ou 4 pour le cobalt-60 et le césium-137.
Pour le calcul du facteur d’atténuationF SPdes mesures architecturales de radioprotection contre le rayonnement secondaire issu des parois, du sol et du plafond (appelés ci-après «parois»), on utilise la formule (1) du ch. 4.1.
Le facteur de réductionK SP, pour le rayonnement secondaire issu des parois, se calcule comme suit:
avec:
A SP grandeur du champ du faisceau primaire au point d’impact pour l’ouverture maximale et dont la surface n’est pas couverte par d’autres protections vis‑à‑vis de l’endroit à protéger
A 1 100 cm2
g SP valeur maximale du rapport entre le débit de dose du rayonnement secondaire à une distancea 1= 100 cm du point d’impact du faisceau primaire et le débit de dose du rayonnement primaire pour une grandeur de champA 1= 100 cm2au point d’impact selon le tableau 3
a 0 100 cm
a 1 100 cm
a Q distance entre le point d’impact du faisceau primaire et la source médicale
a SP distance entre le point d’impact du faisceau primaire et l’endroit à protéger
Tableau 3
g SPen fonction du plus petit angle φw, entre la direction du faisceau primaire et la direction de l’endroit à protéger contre le rayonnement secondaire
| φ | 80° | 90° | > 110° |
|---|---|---|---|
| g | 2 ∙ 10–4 | 1 ∙ 10–4 | 0.6 ∙ 10–4 |
L’épaisseurS SPdes protections contre le rayonnement secondaire issu des parois se calcule à partir du facteur d’atténuationF SPselon la formule:
| S | (6) |
|---|
avec:
Z SP couche d’atténuation au dixième selon le tableau 4
F SP facteur d’atténuation selon le ch. 4.4
Tableau 4
Couche d’atténuation au dixième pour le rayonnement secondaire issu des parois
| Matériau de blindage | Plomb | Fer | Béton | Béton baryté |
|---|---|---|---|---|
| Densité (g/cm3) | 11,3 | 7,8 | 2,3 | 3,2 |
| Couche d’atténuation au dixièmeZ | 0.5 cm | 5 cm | 14 cm | 7 cm |
Pour le calcul du facteur d’atténuationF T3des mesures architecturales de radioprotection contre le rayonnement tertiaire, on utilise la formule (1) du ch. 4.1.
Le facteur de réductionK T3contre le rayonnement tertiaire se calcule comme suit:
avec:
A T3 surface de l’impact du rayonnement secondaire sur la paroi qui n’est pas masquée par d’autres protections par rapport à l’endroit à protéger
A 1 100 cm2
g T3 rapport entre le débit de dose du rayonnement tertiaire à une distancea 2= 100 cm du point d’impact du rayonnement secondaire et le débit de dose de ce rayonnement secondaire à l’endroit d’impact pour une surface de diffusionA 1= 100 cm2
Pour le champ d’application de la présente ordonnance,
on utiliseg T3= 1 ∙ 10–4.
a 2 100 cm
a T3 distance entre le point à protéger et l’endroit d’impact du rayonnement secondaire
K S facteur de réduction du rayonnement secondaire selon le ch. 4.3, en utilisant pour aSla distance entre l’origine du rayonnement secondaire et le point d’impact où est produit le rayonnement tertiaire
K SP facteur de réduction du rayonnement secondaire selon le ch. 4.4, en utilisant pour aSPla distance entre le point d’impact du faisceau primaire et le point d’impact du rayonnement secondaire
L’épaisseurS T3des protections contre le rayonnement tertiaire se calcule à partir du facteur d’atténuationF T3selon la formule:
| S | (8) |
|---|
avec:
Z T3 couche d’atténuation au dixième selon le tableau 5
F T3 facteur d’atténuation selon le ch. 4.1
Tableau 5
Couches d’atténuation au dixième pour le rayonnement tertiaire
| Matériau de blindage | Plomb | Fer | Béton | Béton baryté |
|---|---|---|---|---|
| Densité (g/cm3) | 11,3 | 7,8 | 2,3 | 3,2 |
| Couche d’atténuation au dixième Z | 0.5 cm | 5 cm | 14 cm | 7 cm |
Figure 1
Facteurs d’atténuationF PetF Tcontre le rayonnement primaire et le rayonnement transmis du cobalt-60 en fonction de l’épaisseur de différents matériaux de blindage
Figure 2
Facteurs d’atténuationF PetF Tcontre le rayonnement primaire et le rayonnement transmis du césium-137 en fonction de l’épaisseur de différents matériaux de blindage
Figure 3
Facteurs d’atténuationF Scontre le rayonnement secondaire pour le cobalt‑60 et le césium-137 en fonction de l’épaisseur de brique, de béton, de béton baryté et de fer et en fonction de l’angle de diffusion φ
Figure 4
Facteurs d’atténuationF Scontre le rayonnement secondaire pour le cobalt‑60 et le césium-137 en fonction de l’épaisseur de plomb et de l’angle de diffusion φ
(art. 14, al. 1, let. b)
Le tableau de calcul pour les installations à chargement différé doit comporter les indications ci-dessous:
| Nuclide: | Activité: [GBq] | Charge d’exploitation W [mSv/sem] | Etage: | ||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dénomination de l’installation: | Dénomination du local: | Hauteur du local: | cm | ||||||||||||||||||
| a. | b. | c. | d. | d. | e. | e. | e. | f. | |||||||||||||
| Position | Secteur contigu | H [mSv/sem] | Distance | F | F | CAD exigées log(F) | Matériau | Densité nette [g/cm 3 ] | Epaisseur [cm] | CAD présentes | Blindage supplémentaire nécessaire [cm] | Blindage supplémentaire mis en place [cm] | |||||||||
| Plancher | |||||||||||||||||||||
| Plafond |
Le tableau de calcul pour les installations d’irradiation au rayonnement gamma doit comporter les indications ci-dessous:
| Nuclide: | Activité: [TBq] | Charge d’exploitation W [mSv/sem] | Etage: | ||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dénomination de l’installation: | Dénomination du local: | Hauteur du local: | cm | ||||||||||||||||||||
| a. | b. | c. | d. | e. | f. | g. | h. | h. | h. | i. | |||||||||||||
| Position | Secteur contigu | H [mSv/sem] | U | a [m] | K | F | Indice de la composante | Epaisseur massique [g/cm 2 ] | Matériau | Densité brute [g/cm 3 ] | Epaisseur [cm] | Epaisseur massique présente [g/cm 2 ] | Blindage supplémentaire nécessaire [cm] | Blindage supplémentaire mis en place [cm] | |||||||||
| Plancher | |||||||||||||||||||||||
| Plafond |
(art. 26, al. 3, 27, al. 2, 31, al. 1)
Lors de l’utilisation de sources médicales, il faut appliquer régulièrement un programme d’assurance de qualité qui établit les contrôles et les vérifications nécessaires ainsi que leurs périodicités et qui réglemente les responsabilités. Le titulaire de l’autorisation veille à ce que les sources médicales fassent au moins chaque année l’objet d’un contrôle. Le programme d’assurance de qualité doit au moins prendre en compte les aspects suivants:
Lors de l’installation des unités d’irradiation et durant toute la durée de leur utilisation, il faut appliquer régulièrement un programme d’assurance de qualité. Le titulaire de l’autorisation veille à ce que l’unité d’irradiation fasse au moins chaque année l’objet d’un contrôle. L’unité doit être vérifiée quant à son état et à son fonctionnement par du personnel technique formé et selon les spécifications du fabricant et les normes internationales et nationales. A l’issue de cette vérification, les valeurs de référence doivent être contrôlées et, le cas échéant, redéfinies.
Les points indiqués ci-dessous sont à prendre en compte: a. Test de réception Le fournisseur d’unités d’irradiation effectue un test de réception avant la remise à l’exploitant. Dans ce cadre, les composants qui sont importants pour la sécurité et la dosimétrie doivent être vérifiés en collaboration avec le physicien médical compétent. Un test de réception, total ou partiel, est également requis après une réparation ou une intervention sur l’installation; les composants et les éléments concernés doivent être contrôlés sous la responsabilité du physicien médical. A l’issue du test de réception, les valeurs de référence des contrôles ultérieurs sont également déterminées. b. Exécution des contrôles Lors de l’exécution des contrôles il importe de tenir compte de l’expérience et de l’état de la science et de la technique. A cet effet, les éléments suivants sont déterminants: 1. les indications du fabricant; 2. les normes nationales et internationales correspondantes, notamment les normes CEI; 3. les recommandations des organisations professionnelles nationales et internationales, en particulier celles de la Société suisse de radiobiologie et de physique médicale (SSRPM)11; 4. les directives de l’OFSP. Les fournisseurs, les fabricants ou les entreprises spécialisées qui effectuent les contrôles de qualité sur les unités d’irradiation doivent disposer d’une autorisation délivrée par l’OFSP et d’un personnel technique spécialisé formé à cet effet. Les intervalles des contrôles peuvent être raccourcis par rapport aux périodicités minimales indiquées, ceci en fonction du point particulier à contrôler. Les intervalles et l’étendue de la révision/maintenance se basent sur les dispositions de l’ODim12et sont fixés par le fabricant.
RS 814.501 ↩
RS 812.213 ↩
Classe de résistance «EI» pour les éléments non porteurs et «REI» pour les éléments porteurs ↩
La directive de protection incendie (13-15fr) et la norme associée (1-15fr) peuvent être obtenues auprès de l’Association des établissements cantonaux d’assurance incendie (AEAI), Bundesgasse 20, case postale, CH-3001 Berne ou peuvent être consultées gratuitement à l’adresse internet suivante: www.vkf.ch. ↩
La directive de protection incendie (10-15fr) et la norme associée (1-15fr) peuvent être obtenues auprès de l’Association des établissements cantonaux d’assurance incendie (AEAI), Bundesgasse 20, Case postale, CH-3001 Berne ou être consultées gratuitement à l’adresse internet suivante: www.vkf.ch. ↩
RS 814.50 ↩
RS 941.210.5 ↩
RS 812.213 ↩
[RO 2001 2848] ↩
RS 812.213 ↩
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