0.311.542•Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants
0.311.542Multilateral International Treaty26 nov. 2006
Conclu à New York le 15 novembre 2000
Approuvé par l’Assemblée fédérale le 23 juin 20061
Instrument de ratification suisse déposé le 27 octobre 2006
Entré en vigueur pour la Suisse le 26 novembre 2006
(État le 10 avril 2025)
Préambule
Les États parties au présent Protocole,
déclarant qu’une action efficace visant à prévenir et combattre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, exige de la part des pays d’origine, de transit et de destination une approche globale et internationale, comprenant des mesures destinées à prévenir une telle traite, à punir les trafiquants et à protéger les victimes de cette traite, notamment en faisant respecter leurs droits fondamentaux internationalement reconnus,
tenant compte du fait que, malgré l’existence de divers instruments internationaux qui renferment des règles et des dispositions pratiques visant à lutter contre l’exploitation des personnes, en particulier des femmes et des enfants, il n’y a aucun instrument universel qui porte sur tous les aspects de la traite des personnes,
préoccupés par le fait que, en l’absence d’un tel instrument, les personnes vulnérables à une telle traite ne seront pas suffisamment protégées,
rappelant la résolution 53/111 de l’Assemblée générale du 9 décembre 1998, dans laquelle l’Assemblée a décidé de créer un comité intergouvernemental spécial à composition non limitée chargé d’élaborer une convention internationale générale contre la criminalité transnationale organisée et d’examiner s’il y avait lieu d’élaborer, notamment, un instrument international de lutte contre la traite des femmes et des enfants,
convaincus que le fait d’adjoindre à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée2un instrument international visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, aidera à prévenir et combattre ce type de criminalité,
sont convenus de ce qui suit:
(1) Le présent Protocole complète la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée. Il est interprété conjointement avec la Convention.
(2)Les dispositions de la Convention s’appliquentmutatis mutandis au présent Protocole, sauf disposition contraire dudit Protocole.
(3) Les infractions établies conformément à l’art. 5 du présent Protocole sont considérées comme des infractions établies conformément à la Convention.
Le présent Protocole a pour objet:
Aux fins du présent Protocole:
Le présent Protocole s’applique, sauf disposition contraire, à la prévention, aux enquêtes et aux poursuites concernant les infractions établies conformément à son art. 5, lorsque ces infractions sont de nature transnationale et qu’un groupe criminel organisé y est impliqué, ainsi qu’à la protection des victimes de ces infractions.
(1) Chaque État partie adopte les mesures législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale aux actes énoncés à l’art. 3 du présent Protocole, lorsqu’ils ont été commis intentionnellement.
(2) Chaque État partie adopte également les mesures législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale:
(1) Lorsqu’il y a lieu et dans la mesure où son droit interne le permet, chaque État partie protège la vie privée et l’identité des victimes de la traite des personnes, notamment en rendant les procédures judiciaires relatives à cette traite non publiques.
(2) Chaque État partie s’assure que son système juridique ou administratif prévoit des mesures permettant de fournir aux victimes de la traite des personnes, lorsqu’il y a lieu:
(3) Chaque État partie envisage de mettre en œuvre des mesures en vue d’assurer le rétablissement physique, psychologique et social des victimes de la traite des personnes, y compris, s’il y a lieu, en coopération avec les organisations non gouvernementales, d’autres organisations compétentes et d’autres éléments de la société civile et, en particulier, de leur fournir:
(4) Chaque État partie tient compte, lorsqu’il applique les dispositions du présent article, de l’âge, du sexe et des besoins spécifiques des victimes de la traite des personnes, en particulier des besoins spécifiques des enfants, notamment un logement, une éducation et des soins convenables.
(5) Chaque État partie s’efforce d’assurer la sécurité physique des victimes de la traite des personnes pendant qu’elles se trouvent sur son territoire.
(6) Chaque État partie s’assure que son système juridique prévoit des mesures qui offrent aux victimes de la traite des personnes la possibilité d’obtenir réparation du préjudice subi.
(1) En plus de prendre des mesures conformément à l’art. 6 du présent Protocole, chaque État partie envisage d’adopter des mesures législatives ou d’autres mesures appropriées qui permettent aux victimes de la traite des personnes de rester sur son territoire, à titre temporaire ou permanent, lorsqu’il y a lieu.
(2) Lorsqu’il applique la disposition du par. 1 du présent article, chaque État partie tient dûment compte des facteurs humanitaires et personnels.
(1) L’État partie dont une victime de la traite des personnes est ressortissante ou dans lequel elle avait le droit de résider à titre permanent au moment de son entrée sur le territoire de l’État partie d’accueil facilite et accepte, en tenant dûment compte de la sécurité de cette personne, le retour de celle-ci sans retard injustifié ou déraisonnable.
(2) Lorsqu’un État partie renvoie une victime de la traite des personnes dans un État partie dont cette personne est ressortissante ou dans lequel elle avait le droit de résider à titre permanent au moment de son entrée sur le territoire de l’État partie d’accueil, ce retour est assuré compte dûment tenu de la sécurité de la personne, ainsi que de l’état de toute procédure judiciaire liée au fait qu’elle est une victime de la traite, et il est de préférence volontaire.
(3) À la demande d’un État partie d’accueil, un État partie requis vérifie, sans retard injustifié ou déraisonnable, si une victime de la traite des personnes est son ressortissant ou avait le droit de résider à titre permanent sur son territoire au moment de son entrée sur le territoire de l’État partie d’accueil.
(4) Afin de faciliter le retour d’une victime de la traite des personnes qui ne possède pas les documents voulus, l’État partie dont cette personne est ressortissante ou dans lequel elle avait le droit de résider à titre permanent au moment de son entrée sur le territoire de l’État partie d’accueil accepte de délivrer, à la demande de l’État partie d’accueil, les documents de voyage ou toute autre autorisation nécessaires pour permettre à la personne de se rendre et d’être réadmise sur son territoire.
(5) Le présent article s’entend sans préjudice de tout droit accordé aux victimes de la traite des personnes par toute loi de l’État partie d’accueil.
(6) Le présent article s’entend sans préjudice de tout accord ou arrangement bilatéral ou multilatéral applicable régissant, en totalité ou en partie, le retour des victimes de la traite des personnes.
(1) Les États parties établissent des politiques, programmes et autres mesures d’ensemble pour:
(2) Les États parties s’efforcent de prendre des mesures telles que des recherches, des campagnes d’information et des campagnes dans les médias, ainsi que des initiatives sociales et économiques, afin de prévenir et de combattre la traite des personnes.
(3) Les politiques, programmes et autres mesures établis conformément au présent article incluent, selon qu’il convient, une coopération avec les organisations non gouvernementales, d’autres organisations compétentes et d’autres éléments de la société civile.
(4) Les États parties prennent ou renforcent des mesures, notamment par le biais d’une coopération bilatérale ou multilatérale, pour remédier aux facteurs qui rendent les personnes, en particulier les femmes et les enfants, vulnérables à la traite, tels que la pauvreté, le sous-développement et l’inégalité des chances.
(5) Les États parties adoptent ou renforcent des mesures législatives ou autres, telles que des mesures d’ordre éducatif, social ou culturel, notamment par le biais d’une coopération bilatérale et multilatérale, pour décourager la demande qui favorise toutes les formes d’exploitation des personnes, en particulier des femmes et des enfants, aboutissant à la traite.
(1) Les services de détection, de répression, d’immigration ou d’autres services compétents des États parties coopèrent entre eux, selon qu’il convient, en échangeant, conformément au droit interne de ces États, des informations qui leur permettent de déterminer:
(2) Les États parties assurent ou renforcent la formation des agents des services de détection, de répression, d’immigration et d’autres services compétents à la prévention de la traite des personnes. Cette formation devrait mettre l’accent sur les méthodes utilisées pour prévenir une telle traite, traduire les trafiquants en justice et faire respecter les droits des victimes, notamment protéger ces dernières des trafiquants. Elle devrait également tenir compte de la nécessité de prendre en considération les droits de la personne humaine et les problèmes spécifiques des femmes et des enfants, et favoriser la coopération avec les organisations non gouvernementales, d’autres organisations compétentes et d’autres éléments de la société civile.
(3) Un État partie qui reçoit des informations se conforme à toute demande de l’État partie qui les a communiquées soumettant leur usage à des restrictions.
(1) Sans préjudice des engagements internationaux relatifs à la libre circulation des personnes, les États parties renforcent, dans la mesure du possible, les contrôles aux frontières nécessaires pour prévenir et détecter la traite des personnes.
(2) Chaque État partie adopte les mesures législatives ou autres appropriées pour prévenir, dans la mesure du possible, l’utilisation des moyens de transport exploités par des transporteurs commerciaux pour la commission des infractions établies conformément à l’art. 5 du présent Protocole.
(3) Lorsqu’il y a lieu, et sans préjudice des conventions internationales applicables, ces mesures consistent notamment à prévoir l’obligation pour les transporteurs commerciaux, y compris toute compagnie de transport ou tout propriétaire ou exploitant d’un quelconque moyen de transport, de vérifier que tous les passagers sont en possession des documents de voyage requis pour l’entrée dans l’État d’accueil.
(4) Chaque État partie prend les mesures nécessaires, conformément à son droit interne, pour assortir de sanctions l’obligation énoncée au par. 3 du présent article.
(5) Chaque État partie envisage de prendre des mesures qui permettent, conformément à son droit interne, de refuser l’entrée de personnes impliquées dans la commission des infractions établies conformément au présent Protocole ou d’annuler leur visa.
(6) Sans préjudice de l’art. 27 de la Convention, les États parties envisagent de renforcer la coopération entre leurs services de contrôle aux frontières, notamment par l’établissement et le maintien de voies de communication directes.
Chaque État partie prend les mesures nécessaires, selon les moyens disponibles:
À la demande d’un autre État partie, un État partie vérifie, conformément à son droit interne et dans un délai raisonnable, la légitimité et la validité des documents de voyage ou d’identité délivrés ou censés avoir été délivrés en son nom et dont on soupçonne qu’ils sont utilisés pour la traite des personnes.
(1) Aucune disposition du présent Protocole n’a d’incidences sur les droits, obligations et responsabilités des États et des particuliers en vertu du droit international, y compris du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits de l’homme et en particulier, lorsqu’ils s’appliquent, de la Convention de 19513et du Protocole de 19674relatifs au statut des réfugiés ainsi que du principe de non-refoulement qui y est énoncé.
(2) Les mesures énoncées dans le présent Protocole sont interprétées et appliquées d’une façon telle que les personnes ne font pas l’objet d’une discrimination au motif qu’elles sont victimes d’une traite. L’interprétation et l’application de ces mesures sont conformes aux principes de non-discrimination internationalement reconnus.
(1) Les États parties s’efforcent de régler les différends concernant l’interprétation ou l’application du présent Protocole par voie de négociation.
(2) Tout différend entre deux États parties ou plus concernant l’interprétation ou l’application du présent Protocole qui ne peut être réglé par voie de négociation dans un délai raisonnable est, à la demande de l’un de ces États parties, soumis à l’arbitrage. Si, dans un délai de six mois à compter de la date de la demande d’arbitrage, les États parties ne peuvent s’entendre sur l’organisation de l’arbitrage, l’un quelconque d’entre eux peut soumettre le différend à la Cour internationale de Justice en adressant une requête conformément au Statut de la Cour.
(3) Chaque État partie peut, au moment de la signature, de la ratification, de l’acceptation ou de l’approbation du présent Protocole ou de l’adhésion à celui-ci, déclarer qu’il ne se considère pas lié par le par. 2 du présent article. Les aures États parties ne sont pas liés par le par. 2 du présent article envers tout État partie ayant émis une telle réserve.
(4) Tout État partie qui a émis une réserve en vertu du par. 3 du présent article peut la retirer à tout moment en adressant une notification au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
(1) Le présent Protocole sera ouvert à la signature de tous les États du 12 au 15 décembre 2000 à Palerme (Italie) et, par la suite, au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York, jusqu’au 12 décembre 2002.
(2) Le présent Protocole est également ouvert à la signature des organisations régionales d’intégration économique à la condition qu’au moins un État membre d’une telle organisation ait signé le présent Protocole conformément au par. 1 du présent article.
(3) Le présent Protocole est soumis à ratification, acceptation ou approbation. Les instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation seront déposés auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Une organisation régionale d’intégration économique peut déposer ses instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation si au moins un de ses États membres l’a fait. Dans cet instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation, cette organisation déclare l’étendue de sa compétence concernant les questions régies par le présent Protocole. Elle informe également le dépositaire de toute modification pertinente de l’étendue de sa compétence.
(4) Le présent Protocole est ouvert à l’adhésion de tout État ou de toute organisation régionale d’intégration économique dont au moins un État membre est partie au présent Protocole. Les instruments d’adhésion sont déposés auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Au moment de son adhésion, une organisation régionale d’intégration économique déclare l’étendue de sa compétence concernant les questions régies par le présent Protocole. Elle informe également le dépositaire de toute modification pertinente de l’étendue de sa compétence.
(1) Le présent Protocole entrera en vigueur le quatre-vingt-dixième jour suivant la date de dépôt du quarantième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, étant entendu qu’il n’entrera pas en vigueur avant que la Convention n’entre elle-même en vigueur. Aux fins du présent paragraphe, aucun des instruments déposés par une organisation régionale d’intégration économique n’est considéré comme un instrument venant s’ajouter aux instruments déjà déposés par les États membres de cette organisation.
(2) Pour chaque État ou organisation régionale d’intégration économique qui ratifiera, acceptera ou approuvera le présent Protocole ou y adhérera après le dépôt du quarantième instrument pertinent, le présent Protocole entrera en vigueur le trentième jour suivant la date de dépôt de l’instrument pertinent par ledit État ou ladite organisation ou à la date à laquelle il entre en vigueur en application du par. 1 du présent article, si celle-ci est postérieure.
(1) À l’expiration d’un délai de cinq ans à compter de l’entrée en vigueur du présent Protocole, un État partie au Protocole peut proposer un amendement et en déposer le texte auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Ce dernier communique alors la proposition d’amendement aux États parties et à la Conférence des parties à la Convention en vue de l’examen de la proposition et de l’adoption d’une décision. Les États parties au présent Protocole réunis en Conférence des parties n’épargnent aucun effort pour parvenir à un consensus sur tout amendement. Si tous les efforts en ce sens ont été épuisés sans qu’un accord soit intervenu, il faudra, en dernier recours, pour que l’amendement soit adopté, un vote à la majorité des deux tiers des États parties au présent Protocole présents à la Conférence des parties et exprimant leur vote.
(2) Les organisations régionales d’intégration économique disposent, pour exercer, en vertu du présent article, leur droit de vote dans les domaines qui relèvent de leur compétence, d’un nombre de voix égal au nombre de leurs États membres parties au présent Protocole. Elles n’exercent pas leur droit de vote si leurs États membres exercent le leur, et inversement.
(3) Un amendement adopté conformément au par. 1 du présent article est soumis à ratification, acceptation ou approbation des États parties.
(4) Un amendement adopté conformément au par. 1 du présent article entrera en vigueur pour un État partie quatre-vingt-dix jours après la date de dépôt par ledit État partie auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies d’un instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation dudit amendement.
(5) Un amendement entré en vigueur a force obligatoire à l’égard des États parties qui ont exprimé leur consentement à être liés par lui. Les autres États parties restent liés par les dispositions du présent Protocole et tous amendements antérieurs qu’ils ont ratifiés, acceptés ou approuvés.
(1) Un État partie peut dénoncer le présent Protocole par notification écrite adressée au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Une telle dénonciation prend effet un an après la date de réception de la notification par le Secrétaire général.
(2) Une organisation régionale d’intégration économique cesse d’être Partie au présent Protocole lorsque tous ses États membres l’ont dénoncé.
(1) Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies est le dépositaire du présent Protocole.
(2) L’original du présent Protocole, dont les textes anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe font également foi, sera déposé auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
En foi de quoi , les plénipotentiaires soussignés, à ce dûment autorisés par leurs gouvernements respectifs, ont signé le présent Protocole.(Suivent les signatures)
| États parties | Ratification Adhésion (A) Déclaration de succession (S) | Entrée en vigueur | ||
|---|---|---|---|---|
| Afghanistan | 15 août | 2014 A | 14 septembre | 2014 |
| Afrique du Sud* | 20 février | 2004 | 21 mars | 2004 |
| Albanie | 21 août | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Algérie* | 9 mars | 2004 | 8 avril | 2004 |
| Allemagne | 14 juin | 2006 | 14 juillet | 2006 |
| Andorre* | 21 septembre | 2022 A | 21 octobre | 2022 |
| Angola | 19 septembre | 2014 A | 19 octobre | 2014 |
| Antigua-et-Barbuda | 17 février | 2010 | 19 mars | 2010 |
| Arabie Saoudite* | 20 juillet | 2007 | 19 août | 2007 |
| Argentine | 19 novembre | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Arménie | 1erjuillet | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Australie* | 14 septembre | 2005 | 14 octobre | 2005 |
| Autriche | 15 septembre | 2005 | 15 octobre | 2005 |
| Azerbaïdjan* | 30 octobre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Bahamas* | 26 septembre | 2008 | 26 octobre | 2008 |
| Bahreïn* | 7 juin | 2004 A | 7 juillet | 2004 |
| Bangladesh* | 12 septembre | 2019 A | 12 octobre | 2019 |
| Barbade | 11 novembre | 2014 | 11 décembre | 2014 |
| Bélarus | 25 juin | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Belgique* | 11 août | 2004 | 10 septembre | 2004 |
| Belize | 26 septembre | 2003 A | 25 décembre | 2003 |
| Bénin | 30 août | 2004 | 29 septembre | 2004 |
| Bhoutan* | 20 février | 2023 A | 22 mars | 2023 |
| Bolivie* | 18 mai | 2006 | 17 juin | 2006 |
| Bosnie et Herzégovine | 24 avril | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Botswana | 29 août | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Brésil | 29 janvier | 2004 | 28 février | 2004 |
| Brunéi* | 30 mars | 2020 A | 29 avril | 2020 |
| Bulgarie | 5 décembre | 2001 | 25 décembre | 2003 |
| Burkina Faso | 15 mai | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Burundi | 24 mai | 2012 | 23 juin | 2012 |
| Cambodge | 2 juillet | 2007 | 1eraoût | 2007 |
| Cameroun | 6 février | 2006 | 8 mars | 2006 |
| Canada | 13 mai | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Cap-Vert | 15 juillet | 2004 | 14 août | 2004 |
| Chili | 29 novembre | 2004 | 29 décembre | 2004 |
| Chine* | 8 février | 2010 A | 10 mars | 2010 |
| Macao | 8 février | 2010 | 10 mars | 2010 |
| Chypre | 6 août | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Colombie* | 4 août | 2004 | 3 septembre | 2004 |
| Comores | 23 juin | 2020 A | 23 juillet | 2020 |
| Congo (Kinshasa) | 28 octobre | 2005 A | 27 novembre | 2005 |
| Corée (Sud) | 5 novembre | 2015 | 5 décembre | 2015 |
| Costa Rica | 9 septembre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Côte d’Ivoire | 25 octobre | 2012 A | 24 novembre | 2012 |
| Croatie | 24 janvier | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Cuba* | 20 juin | 2013 A | 20 juillet | 2013 |
| Danemarka | 30 septembre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Djibouti | 20 avril | 2005 A | 20 mai | 2005 |
| Dominique | 17 mai | 2013 A | 16 juin | 2013 |
| Égypte | 5 mars | 2004 | 4 avril | 2004 |
| El Salvador* | 18 mars | 2004 | 17 avril | 2004 |
| Émirats arabes unis* | 21 janvier | 2009 A | 20 février | 2009 |
| Équateur* | 17 septembre | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Érythrée* | 25 septembre | 2014 A | 25 octobre | 2014 |
| Espagne | 1ermars | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Estonie | 12 mai | 2004 | 11 juin | 2004 |
| Eswatini | 24 septembre | 2012 | 24 octobre | 2012 |
| États-Unis* | 3 novembre | 2005 | 3 décembre | 2005 |
| Éthiopie* | 22 juin | 2012 A | 22 juillet | 2012 |
| Fidji* | 19 septembre | 2017 A | 19 octobre | 2017 |
| Finlande | 7 septembre | 2006 | 7 octobre | 2006 |
| France | 29 octobre | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Gabon | 22 septembre | 2010 A | 22 octobre | 2010 |
| Gambie | 5 mai | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Géorgie | 5 septembre | 2006 | 5 octobre | 2006 |
| Ghana | 21 août | 2012 A | 20 septembre | 2012 |
| Grèce* | 11 janvier | 2011 | 10 février | 2011 |
| Grenade | 21 mai | 2004 A | 20 juin | 2004 |
| Guatemala | 1eravril | 2004 A | 1ermai | 2004 |
| Guinée | 9 novembre | 2004 A | 9 décembre | 2004 |
| Guinée-Bissau | 10 septembre | 2007 | 10 octobre | 2007 |
| Guinée équatoriale | 7 février | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Guyana | 14 septembre | 2004 A | 14 octobre | 2004 |
| Haïti | 19 avril | 2011 | 19 mai | 2011 |
| Honduras | 1eravril | 2008 A | 1ermai | 2008 |
| Hongrie | 22 décembre | 2006 | 21 janvier | 2007 |
| Inde | 5 mai | 2011 | 4 juin | 2011 |
| Indonésie* | 28 septembre | 2009 | 28 octobre | 2009 |
| Iraq | 9 février | 2009 A | 11 mars | 2009 |
| Irlande | 17 juin | 2010 | 17 juillet | 2010 |
| Islande | 22 juin | 2010 | 22 juillet | 2010 |
| Israël* | 23 juillet | 2008 | 22 août | 2008 |
| Italie | 2 août | 2006 | 1erseptembre | 2006 |
| Jamaïque | 29 septembre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Japon | 11 juillet | 2017 | 10 août | 2017 |
| Jordanie | 11 juin | 2009 A | 11 juillet | 2009 |
| Kazakhstan | 31 juillet | 2008 A | 30 août | 2008 |
| Kenya | 5 janvier | 2005 A | 4 février | 2005 |
| Kirghizistan | 2 octobre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Kiribati | 15 septembre | 2005 A | 15 octobre | 2005 |
| Koweït | 12 mai | 2006 A | 11 juin | 2006 |
| Laos* | 26 septembre | 2003 A | 25 décembre | 2003 |
| Lesotho | 24 septembre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Lettonie | 25 mai | 2004 | 24 juin | 2004 |
| Liban | 5 octobre | 2005 | 4 novembre | 2005 |
| Libéria | 22 septembre | 2004 A | 22 octobre | 2004 |
| Libye | 24 septembre | 2004 | 24 octobre | 2004 |
| Liechtenstein | 20 février | 2008 | 21 mars | 2008 |
| Lituanie | 23 juin | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Luxembourg | 20 avril | 2009 | 20 mai | 2009 |
| Macédoine du Nord | 12 janvier | 2005 | 11 février | 2005 |
| Madagascar | 15 septembre | 2005 | 15 octobre | 2005 |
| Malaisie* | 26 février | 2009 A | 28 mars | 2009 |
| Malawi* | 17 mars | 2005 A | 16 avril | 2005 |
| Maldives | 14 septembre | 2016 A | 14 octobre | 2016 |
| Mali | 12 avril | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Malte | 24 septembre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Maroc | 25 avril | 2011 A | 25 mai | 2011 |
| Maurice | 24 septembre | 2003 A | 25 décembre | 2003 |
| Mauritanie | 22 juillet | 2005 A | 21 août | 2005 |
| Mexique | 4 mars | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Micronésie* | 2 novembre | 2011 A | 2 décembre | 2011 |
| Moldova* | 16 septembre | 2005 | 16 octobre | 2005 |
| Monaco | 5 juin | 2001 | 25 décembre | 2003 |
| Mongolie | 27 juin | 2008 A | 27 juillet | 2008 |
| Monténégro | 23 octobre | 2006 S | 3 juin | 2006 |
| Mozambique | 20 septembre | 2006 | 20 octobre | 2006 |
| Myanmar* | 30 mars | 2004 A | 29 avril | 2004 |
| Namibie | 16 août | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Nauru | 12 juillet | 2012 | 11 août | 2012 |
| Népal* | 16 juin | 2020 A | 16 juillet | 2020 |
| Nicaragua | 12 octobre | 2004 A | 11 novembre | 2004 |
| Niger | 30 septembre | 2004 | 30 octobre | 2004 |
| Nigéria | 28 juin | 2001 | 25 décembre | 2003 |
| Norvège | 23 septembre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Nouvelle-Zélandeb | 19 juillet | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Oman | 13 mai | 2005 A | 12 juin | 2005 |
| Ouganda | 27 mars | 2024 | 26 avril | 2024 |
| Ouzbékistan* | 12 août | 2008 | 11 septembre | 2008 |
| Pakistan* | 4 novembre | 2022 A | 4 décembre | 2022 |
| Palaos | 27 mai | 2019 A | 26 juin | 2019 |
| Palestine | 29 décembre | 2017 A | 28 janvier | 2018 |
| Panama | 18 août | 2004 | 17 septembre | 2004 |
| Paraguay | 22 septembre | 2004 | 22 octobre | 2004 |
| Pays-Basc | 27 juillet | 2005 | 26 août | 2005 |
| Aruba | 18 janvier | 2007 | 18 janvier | 2007 |
| Curaçao | 16 novembre | 2023 | 16 novembre | 2023 |
| Partie caraïbe (Bonaire, Sint Eustatius et Saba) | 10 octobre | 2010 | 10 octobre | 2010 |
| Pérou | 23 janvier | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Philippines | 28 mai | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Pologne | 26 septembre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Portugal | 10 mai | 2004 | 9 juin | 2004 |
| Qatar* | 29 mai | 2009 A | 28 juin | 2009 |
| République centrafricaine | 6 octobre | 2006 A | 5 novembre | 2006 |
| République dominicaine | 5 février | 2008 | 6 mars | 2008 |
| République tchèque | 17 décembre | 2014 | 16 janvier | 2015 |
| Roumanie | 4 décembre | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Royaume-Uni | 9 février | 2006 | 11 mars | 2006 |
| Russie | 26 mai | 2004 | 25 juin | 2004 |
| Rwanda | 26 septembre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Saint-Kitts-et-Nevis | 21 mai | 2004 A | 20 juin | 2004 |
| Saint-Marin | 20 juillet | 2010 | 19 août | 2010 |
| Saint-Vincent-et-les Grenadines | 29 octobre | 2010 | 28 novembre | 2010 |
| Sainte-Lucie | 16 juillet | 2013 A | 15 août | 2013 |
| Sao Tomé-et-Principe | 23 août | 2006 A | 22 septembre | 2006 |
| Sénégal | 27 octobre | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Serbie | 6 septembre | 2001 | 25 décembre | 2003 |
| Seychelles | 22 juin | 2004 | 22 juillet | 2004 |
| Sierra Leone | 12 août | 2014 | 11 septembre | 2014 |
| Singapour* | 28 septembre | 2015 A | 28 octobre | 2015 |
| Slovaquie | 21 septembre | 2004 | 21 octobre | 2004 |
| Slovénie | 21 mai | 2004 | 20 juin | 2004 |
| Somalie* | 25 mars | 2025 A | 24 avril | 2025 |
| Soudan | 2 décembre | 2014 A | 1erjanvier | 2015 |
| Soudan du Sud | 9 avril | 2025 A | 9 mai | 2025 |
| Sri Lanka* | 15 juin | 2015 | 15 juillet | 2015 |
| Suède | 1erjuillet | 2004 | 31 juillet | 2004 |
| Suisse | 27 octobre | 2006 | 26 novembre | 2006 |
| Suriname | 25 mai | 2007 A | 24 juin | 2007 |
| Syrie* | 8 avril | 2009 | 8 mai | 2009 |
| Tadjikistan | 8 juillet | 2002 A | 25 décembre | 2003 |
| Tanzanie | 24 mai | 2006 | 23 juin | 2006 |
| Tchad | 18 août | 2009 A | 17 septembre | 2009 |
| Thaïlande* | 17 octobre | 2013 | 16 novembre | 2013 |
| Timor-Leste | 9 novembre | 2009 A | 9 décembre | 2009 |
| Togo | 8 mai | 2009 | 7 juin | 2009 |
| Trinité-et-Tobago | 6 novembre | 2007 | 6 décembre | 2007 |
| Tunisie* | 14 juillet | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Turkménistan | 28 mars | 2005 A | 27 avril | 2005 |
| Turquie | 25 mars | 2003 | 25 décembre | 2003 |
| Ukraine* | 21 mai | 2004 | 20 juin | 2004 |
| Union européenne* | 6 septembre | 2006 | 6 octobre | 2006 |
| Uruguay | 4 mars | 2005 | 3 avril | 2005 |
| Venezuela | 13 mai | 2002 | 25 décembre | 2003 |
| Vietnam* | 8 juin | 2012 A | 8 juillet | 2012 |
| Zambie | 24 avril | 2005 A | 24 mai | 2005 |
| Zimbabwe* | 13 décembre | 2013 A | 12 janvier | 2014 |
| * Réserves et déclarations. Les réserves et déclarations ne sont pas publiées au RO. Les textes en français et en anglais peuvent être consultés à l’adresse du site Internet de l’Organisation des Nations Unies (ONU):http://treaties.un.orgou obtenus auprès de la Direction du droit international public (DDIP), Section des traités internationaux, 3003 Berne. a Le Prot. ne s’applique pas aux Îles Féroé et au Groenland. b Le Prot. ne s’applique pas à Tokélaou. c Pour le Royaume en Europe. |
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