0.814.08•Protocole sur les registres des rejets et transferts de polluants
0.814.08Multilateral International Treaty8 oct. 2009
Conclu à Kiev le 21 mai 2003
Instrument de ratification déposé par la Suisse le 27 avril 2007
Entré en vigueur pour la Suisse le 8 octobre 2009
(État le 16 octobre 2024)
Les Parties au présent Protocole,
rappelant le par. 9 de l’art. 5 et le par. 2 de l’art. 10 de la Convention de 1998 sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement (Convention d’Aarhus),
reconnaissant que les registres des rejets et transferts de polluants constituent un important outil de responsabilisation des entreprises, de lutte contre la pollution et de promotion du développement durable, comme il est indiqué dans la Déclaration de Lucques adoptée à la première Réunion des Parties à la Convention d’Aarhus,
prenant en considération le principe 10 de la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement (1992),
prenant également en considération les principes arrêtés et les engagements contractés à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement qui s’est tenue en 1992, en particulier les dispositions du chap. 19 du Programme Action 21,
prenant note du Programme relatif à la poursuite de la mise en œuvre d’Action 21 que l’Assemblée générale a adopté à sa dix‑neuvième session extraordinaire en 1997 et dans lequel elle a appelé, entre autres, à un renforcement des capacités et moyens nationaux de collecte, de traitement et de diffusion de l’information afin de rendre plus facilement accessible au public l’information sur les problèmes environnementaux mondiaux, en employant des moyens appropriés,
prenant en considération le Plan d’application adopté lors du Sommet mondial pour le développement durable tenu en 2002, qui incite à élaborer des informations cohérentes et intégrées sur les produits chimiques, notamment au moyen des registres nationaux des émissions et transferts de polluants,
tenant compte des travaux du Forum intergouvernemental sur la sécurité chimique, en particulier de la Déclaration de Bahia sur la sécurité chimique (2000), des Priorités d’action après 2000 et du Plan d’action sur les registres des rejets et transferts de polluants/inventaires des émissions,
tenant compte également des activités entreprises dans le cadre du Programme interorganisations pour la gestion rationnelle des produits chimiques,
tenant compte en outre des travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en particulier de la recommandation du Conseil de l’OCDE sur la mise en œuvre des registres des rejets et transferts de polluants, dans laquelle les pays membres sont invités à établir et mettre à la disposition du public des registres nationaux des rejets et transferts de polluants,
désirant instituer un mécanisme de nature à faciliter l’exercice du droit de chacun, dans les générations actuelles et futures, de vivre dans un environnement propice à sa santé et à son bien‑être, en assurant la mise en place de systèmes d’information sur l’environnement accessibles au public,
désirant également que l’élaboration de ces systèmes se fasse dans le respect des principes favorisant un développement durable comme la démarche de précaution consacrée dans le principe 15 de la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement (1992),
reconnaissant que l’exercice des droits énoncés dans la Convention d’Aarhus est lié à la mise en place de systèmes d’information sur l’environnement adéquats,
notant qu’il est nécessaire de coopérer avec d’autres initiatives internationales concernant les polluants et les déchets, en particulier la Convention de Stockholm de 2001 sur les polluants organiques persistants1et la Convention de Bâle de 1989 sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination2,
reconnaissant qu’une approche intégrée pour réduire au minimum la pollution et la quantité de déchets résultant du fonctionnement des installations industrielles et provenant d’autres sources a pour but d’assurer un niveau élevé de protection de l’environnement dans son ensemble, de promouvoir un développement durable et respectueux de l’environnement et de protéger la santé des générations actuelles et des générations futures,
convaincues de l’intérêt des registres des rejets et transferts de polluants dans lesquels elles voient un outil d’un bon rapport coût‑efficacité, qui permet de promouvoir une meilleure performance environnementale et de mettre à la disposition du public des informations sur les polluants rejetés, transférés ou en transit dans les communautés humaines, et grâce auquel les pouvoirs publics peuvent suivre les tendances, mettre en évidence les progrès réalisés dans la lutte contre la pollution, contrôler le respect de certains accords internationaux et fixer les priorités et évaluer les progrès accomplis dans le cadre des politiques et programmes relatifs à l’environnement,
estimant que l’établissement de registres des rejets et transferts de polluants peut être réellement bénéfique pour l’industrie en rendant possible une meilleure gestion des polluants,
notant que les données consignées dans les registres des rejets et transferts de polluants permettent, une fois combinées avec les données sanitaires, environnementales, démographiques et économiques ou avec d’autres types d’informations pertinentes, de mieux comprendre les problèmes qui peuvent se poser, de repérer les «points noirs», de prendre des mesures de prévention et d’atténuation et de fixer les priorités en matière de gestion de l’environnement,
reconnaissant qu’il est important de protéger la vie privée des personnes physiques identifiées ou identifiables lors du traitement des informations communiquées aux registres des rejets et transferts de polluants, conformément aux normes internationales applicables qui concernent la protection des données,
reconnaissant également qu’il importe d’élaborer des systèmes de registres nationaux des rejets et transferts de polluants compatibles au niveau international afin d’accroître la comparabilité des données,
notant que de nombreux États membres de la CEE, la Communauté européenne et les Parties à l’Accord de libre‑échange nord‑américain s’emploient actuellement à recueillir des données concernant les rejets et transferts de polluants de sources diverses et à mettre celles‑ci à la disposition du public, et tenant compte tout particulièrement de la longue et précieuse expérience acquise par certains pays dans ce domaine,
prenant en considération les diverses approches retenues pour les registres des émissions existants et la nécessité d’éviter les doubles emplois, et reconnaissant que, de ce fait, une certaine souplesse est nécessaire,
demandant instamment que des registres nationaux des rejets et transferts de polluants soient élaborés progressivement,
demandant instamment aussi que des liens soient établis entre les registres nationaux des rejets et transferts de polluants et les systèmes d’information sur d’autres rejets d’intérêt public,
sont convenues de ce qui suit:
L’objet du présent Protocole est de promouvoir l’accès du public à l’information par l’établissement de registres cohérents et intégrés des rejets et transferts de polluants (RRTP) à l’échelle nationale conformément aux dispositions du présent Protocole, qui puisse faciliter la participation du public au processus décisionnel en matière d’environnement et contribuer à la prévention et à la réduction de la pollution de l’environnement.
Aux fins du présent Protocole,
Conformément au présent Protocole, chaque Partie établit et tient un registre national des rejets et transferts de polluants accessible au public:
Les motifs susmentionnés de préservation de la confidentialité doivent être interprétés de manière restrictive compte tenu de l’intérêt que la divulgation des informations demandées présenterait pour le public et selon que ces informations ont trait ou non aux rejets dans l’environnement. 2. Dans le cadre de l’al. c du par. 1, toute information concernant les rejets qui intéresse la protection de l’environnement est susceptible d’être divulguée conformément au droit national. 3. Lorsqu’une information n’est pas divulguée en vertu du par. 1, le registre précise quel type d’information n’a pas été rendue publique, par exemple en fournissant des données génériques sur les produits chimiques, et pour quelle raison elle n’a pas été divulguée.
Les annexes au présent Protocole font partie intégrante de celui‑ci et, sauf disposition contraire expresse, toute référence au présent Protocole constitue également une référence à ses annexes.
Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Europe exerce les fonctions de secrétariat suivantes au titre du présent Protocole:
À sa première session, la Réunion des Parties établit, par consensus, des procédures et des mécanismes institutionnels de coopération à caractère non judiciaire, non conflictuel et consultatif en vue d’évaluer et de promouvoir le respect des dispositions du présent Protocole et de traiter les cas de non‑respect. Lorsqu’elle établit ces procédures et mécanismes, la Réunion des Parties se pose, entre autres, la question de savoir si elle autorise les membres du public à communiquer des informations sur des questions en rapport avec le présent Protocole.
Toute organisation d’intégration économique régionale peut faire en matière d’arbitrage une déclaration allant dans le même sens conformément à la procédure visée à l’al. b. 3. Si les parties au différend ont accepté les deux moyens de règlement des différends visés au par. 2, le différend peut n’être soumis qu’à la Cour internationale de Justice, à moins que les parties au différend n’en conviennent autrement.
Le présent Protocole est ouvert à la signature à Kiev (Ukraine) du 21 au 23 mai 2003 à l’occasion de la cinquième Conférence ministérielle «Un environnement pour l’Europe», puis au Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York jusqu’au 31 décembre 2003, pour tous les États qui sont Membres de l’Organisation des Nations Unies ainsi que les organisations d’intégration économique régionale constituées par des États souverains Membres de l’Organisation auxquelles des États membres ont donné compétence dans des domaines régis par le présent Protocole, notamment pour conclure des accords dans ces domaines.
Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies remplit les fonctions de Dépositaire du présent Protocole.
Aucune réserve ne peut être faite au présent Protocole.
À tout moment après l’expiration d’un délai de trois ans commençant à courir à la date d’entrée en vigueur du présent Protocole à l’égard d’une Partie, cette Partie peut dénoncer l’instrument par notification écrite adressée au Dépositaire. Cette dénonciation prend effet le quatre‑vingt‑dixième jour qui suit la date de réception de sa notification par le Dépositaire.
L’original du présent Protocole, dont les textes anglais, français et russe sont également authentiques, est déposé auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
En foi de quoi , les soussignés, à ce dûment autorisés, ont signé le présent Protocole.Fait à Kiev, le 21 mai 2003.(Suivent les signatures)
| No | Activité | Seuil d’activité (colonne 1) | Seuil fondé sur le nombre d’employés (colonne 2) |
|---|---|---|---|
| 1. | Secteur de l’énergie | ||
| a) | Raffineries de pétrole et de gaz | * | 10 employés |
| b) | Installations de gazéification et de liquéfaction | * | |
| c) | Centrales thermiques et autres installations de combustion | Avec un apport thermique de 50 mégawatts (MW) | |
| d) | Cokeries | * | |
| e) | Broyeurs à charbon | Avec une capacité d’une tonne par heure | |
| f) | Installations pour la fabrication des produits à base de charbon et de combustibles non fumigènes solides | * | |
| 2. | Production et transformation des métaux | ||
| a) | Installations de grillage ou de frittage de minerai métallique (y compris de minerai sulfuré) | * | 10 employés |
| b) | Installations pour la production de fonte ou d’acier (de première ou seconde fusion) notamment en coulée continue | Avec une capacité de 2,5 tonnes par heure | |
| c) | Installations destinées à la transformation des métaux ferreux: | ||
| i) Par laminage à chaud | Avec une capacité de 20 tonnes d’acier brut par heure | ||
| ii) Par forgeage à l’aide de marteaux | Avec une énergie de frappe de 50 kilojoules par marteau, lorsque la puissance calorifique mise en œuvre est supérieure à 20 MW | ||
| iii) Application de couches de protection de métal en fusion | Avec une capacité de traitement de 2 tonnes d’acier brut par heure | ||
| d) | Fonderies de métaux ferreux | Avec une capacité de production de 20 tonnes par jour | |
| e) | Installations: | ||
| i) Destinées à la production de métaux bruts non ferreux à partir de minerais, de concentrés ou de matières premières secondaires par procédés métallurgiques, chimiques ou électrolytiques | * | ||
| ii) Destinées à la fusion, y compris l’alliage, de métaux non ferreux, incluant des produits de récupération (affinage, moulage en fonderie, etc.) | Avec une capacité de fusion de 4 tonnes par jour pour le plomb et le cadmium ou 20 tonnes par jour pour tous les autres métaux | ||
| f) | Installations de traitement de surface de métaux et matières plastiques utilisant un procédé électrolytique ou chimique | Lorsque le volume des cuves affecté au traitement est égal à 30 m3 | |
| 3. | Industrie minérale | ||
| a) | Extraction souterraine et opérations connexes | * | 10 employés |
| b) | Extraction à ciel ouvert | Lorsque la superficie du site est égale à 25 hectares | |
| c) | Installations destinées à la production: | ||
| i) De clinker (ciment) dans des fours rotatifs | Avec une capacité de production de 500 tonnes par jour | ||
| ii) De chaux dans des fours rotatifs | Avec une capacité de production supérieure à 50 tonnes par jour | ||
| iii) De clinker ou de chaux dans d’autres types de fours | Avec une capacité de production de 50 tonnes par jour | ||
| d) | Installations destinées à la production d’amiante et à la fabrication de produits à base d’amiante | * | |
| e) | Installations destinées à la fabrication du verre, y compris celles destinées à la fabrication de fibres de verre | Avec une capacité de fusion de 20 tonnes par jour | |
| f) | Installations destinées à la fusion de matières minérales, y compris celles destinées à la production de fibres minérales | Avec une capacité de fusion de 20 tonnes par jour | |
| g) | Installations destinées à la fabrication de produits céramiques par cuisson, notamment de tuiles, de briques (simples ou réfractaires), de carrelages, de grès ou de porcelaines | Avec une capacité de production de 75 tonnes par jour, ou une capacité de four de 4 m3et avec une densité d’empilage de 300 kg/m3par four | |
| 4. | Industrie chimique | ||
| a) | Installations chimiques destinées à la fabrication industrielle de produits chimiques organiques de base, tels que: | * | 10 employés |
| i) Hydrocarbures simples (linéaires ou cycliques, saturés ou insaturés, aliphatiques ou aromatiques) | |||
| ii) Hydrocarbures oxygénés, notamment alcools, aldéhydes, cétones, acides carboxyliques, esters, acétates, éthers, peroxydes, résines époxydes | |||
| iii) Hydrocarbures sulfurés | |||
| iv) Hydrocarbures azotés, notamment amines, amides, composés nitreux, nitrés ou nitratés, nitriles, cyanates, isocyanates | |||
| v) Hydrocarbures phosphorés | |||
| vi) Hydrocarbures halogénés | |||
| vii) Composés organométalliques | |||
| viii) Matières plastiques de base (polymères, fibres synthétiques, fibres à base de cellulose) | |||
| ix) Caoutchoucs synthétiques | |||
| x) Colorants et pigments | |||
| xi) Tensioactifs et agents de surface | |||
| b) | Installations chimiques destinées à la fabrication industrielle de produits chimiques inorganiques de base, tels que: | * | |
| i) Gaz, notamment ammoniac, chlore ou chlorure d’hydrogène, fluor ou fluorure d’hydrogène, oxydes de carbone, composés soufrés, oxydes d’azote, hydrogène, dioxyde de soufre, dichlorure de carbonyle | |||
| ii) Acides, notamment acide chromique, acide fluorhydrique, acide phosphorique, acide nitrique, acide chlorhydrique, acide sulfurique, oléum, acides sulfurés | |||
| iii) Bases, notamment hydroxyde d’ammonium, hydroxyde de potassium, hydroxyde de sodium | |||
| iv) Sels, notamment chlorure d’ammonium, chlorate de potassium, carbonate de potassium, carbonate de sodium, perborate, nitrate d’argent | |||
| v) Non‑métaux, oxydes métalliques ou autres composés inorganiques, tels que carbure de calcium, silicium, carbure de silicium | |||
| c) | Installations chimiques destinées à la fabrication industrielle d’engrais à base de phosphore, d’azote ou de potassium (engrais simples ou composés) | * | |
| d) | Installations chimiques destinées à la fabrication industrielle de produits de base phytosanitaires et de biocides | * | |
| e) | Installations utilisant un procédé chimique ou biologique pour la fabrication industrielle de produits pharmaceutiques de base | * | |
| f) | Installations destinées à la fabrication industrielle d’explosifs et de produits pyrotechniques | * | |
| 5. | Gestion des déchets et eaux usées | ||
| a) | Installations destinées à l’incinération, la pyrolyse, la valorisation, le traitement chimique ou la mise en décharge des déchets dangereux | Recevant 10 tonnes par jour | 10 employés |
| b) | Installations pour l’incinération des déchets municipaux | Avec une capacité de 3 tonnes par heure | |
| c) | Installations pour l’élimination des déchets non dangereux | Avec une capacité de 50 tonnes par jour | |
| d) | Décharges (à l’exclusion des décharges de déchets inertes) | Recevant 10 tonnes par jour ou avec une capacité totale de 25 000 tonnes | |
| e) | Installations destinées à l’élimination ou au recyclage de carcasses et de déchets d’animaux | Avec une capacité de traitement de 10 tonnes par jour | |
| f) | Installations municipales d’épuration des eaux usées | Avec une capacité de 100 000 équivalents‑ habitants | |
| g) | Installations industrielles autonomes d’épuration des eaux usées issues de l’une ou de plusieurs des activités figurant dans la présente annexe | Avec une capacité de 10 000 m3par jour | |
| 6. | Fabrication et transformation du papier et du bois | ||
| a) | Installations industrielles destinées à la fabrication de pâte à papier à partir de bois ou d’autres matières fibreuses | * | 10 employés |
| b) | Installations industrielles destinées à la fabrication de papier et de carton et d’autres produits dérivés du bois (tels que l’aggloméré, le panneau de fibres ou le contreplaqué) | Avec une capacité de production de 20 tonnes par jour | |
| c) | Installations industrielles destinées à la conservation du bois et des produits dérivés du bois au moyen de substances chimiques | Avec une capacité de 50 m3par jour | |
| 7. | Élevage intensif et aquaculture | ||
| a) | Installations destinées à l’élevage intensif de volailles ou de porcs | i) Disposant de 40 000 emplacements pour la volaille | 10 employés |
| ii) Disposant de 2000 emplacements pour porcs de production (plus de 30 kg) | |||
| iii) Disposant de 750 emplacements pour truies | |||
| b) | Aquaculture intensive | 1000 tonnes de poissons et de crustacés par an | |
| 8. | Produits d’origine animale et végétale issus de l’industrie alimentaire et des boissons | ||
| a) | Abattoirs | Avec une capacité de production de carcasses de 50 tonnes par jour | 10 employés |
| b) | Traitement et transformation destinés à la fabrication de produits alimentaires et de boissons à partir de: | ||
| i) Matières premières animales (autres que le lait) | Avec une capacité de production de produits finis de 75 tonnes par jour | ||
| ii) Matières premières végétales | Avec une capacité de production de produits finis de 300 tonnes par jour (valeur moyenne sur une base trimestrielle) | ||
| c) | Traitement et transformation du lait | Avec une quantité de lait reçue égale à 200 tonnes par jour (valeur moyenne sur une base annuelle) | |
| 9. | Autres activités | ||
| a) | Installations destinées au traitement (opérations de lavage, blanchiment, mercerisage) ou à la teinture de fibres ou de textiles | Avec une capacité de traitement de 10 tonnes par jour | 10 employés |
| b) | Tanneries | Avec une capacité de traitement de 12 tonnes de produits finis par jour | |
| c) | Installations destinées au traitement de surface de matières, d’objets ou de produits, et ayant recours à l’utilisation de solvants organiques, notamment pour les opérations d’apprêt, d’impression, de revêtement, de dégraissage, d’imperméabilisation, de collage, de peinture, de nettoyage ou d’imprégnation | Avec une capacité de consommation de 150 kg par heure ou de 200 tonnes par an | |
| d) | Installations destinées à la fabrication de carbone (charbon dur) ou d’électrographite par combustion ou graphitisation | * | |
| e) | Installations destinées à la construction, à la peinture ou au décapage de bateaux | Avec une capacité d’accueil de bateaux de 100 m de long |
Notes explicatives:
La colonne 1 indique les seuils d’activités visés au par. 1 a) de l’art. 7.
L’astérisque (*) indique qu’aucun seuil d’activité n’est applicable (toutes les installations sont soumises à notification).
La colonne 2 indique le seuil en fonction du nombre d’employés visé au par. 1 b) de l’art. 7.
La mention «10 employés» signifie l’équivalent de 10 employés à plein temps.
| No | Numéro CAS | Polluant | Seuil de rejet (colonne 1) | Seuil de transfert de polluants hors du site (colonne 2) | Seuil de fabrication, de transformation ou d’utilisation (colonne 3) | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dans l’atmosphère (colonne 1a) | Dans l’eau (colonne 1b) | Dans le sol (colonne 1c) | |||||||
| (kg/an) | (kg/an) | (kg/an) | (kg/an) | (kg/an) | |||||
| 1 | 74-82-8 | Méthane (CH | 100 000 | – | – | – | * | ||
| 2 | 630-08-0 | Monoxyde de carbone (CO) | 500 000 | – | – | – | * | ||
| 3 | 124-38-9 | Dioxyde de carbone (CO | 100 Mios. | – | – | – | * | ||
| 4 | Hydrofluorocarbones (HFC) | 100 | – | – | – | * | |||
| 5 | 10024-97-2 | Protoxyde d’azote (N | 10 000 | – | – | – | * | ||
| 6 | 7664-41-7 | Ammoniac (NH | 10 000 | – | – | – | 10 000 | ||
| 7 | Composés organiques volatils autres que le méthane (COVNM) | 100 000 | – | – | – | * | |||
| 8 | Oxydes d’azote (NO | 100 000 | – | – | – | * | |||
| 9 | Perfluorocarbones | 100 | – | – | – | * | |||
| 10 | 2551-62-4 | Hexafluorure de soufre (SF | 50 | – | – | – | * | ||
| 11 | Oxydes de soufre (SO | 150 000 | – | – | – | * | |||
| 12 | Azote total | – | 50 000 | 50 000 | 10 000 | 10 000 | |||
| 13 | Phosphore total | – | 5 000 | 5 000 | 10 000 | 10 000 | |||
| 14 | Hydrochlorofluorocarbones (HCFC) | 1 | – | – | 100 | 10 000 | |||
| 15 | Chlorofluorocarbones (CFC) | 1 | – | – | 100 | 10 000 | |||
| 16 | Halons | 1 | – | – | 100 | 10 000 | |||
| 17 | 7440-38-2 | Arsenic et composés (en As) | 20 | 5 | 5 | 50 | 50 | ||
| 18 | 7440-43-9 | Cadmium et composés (en Cd) | 10 | 5 | 5 | 5 | 5 | ||
| 19 | 7440-47-3 | Chrome et composés (en Cr) | 100 | 50 | 50 | 200 | 10 000 | ||
| 20 | 7440-50-8 | Cuivre et composés (en Cu) | 100 | 50 | 50 | 500 | 10 000 | ||
| 21 | 7439-97-6 | Mercure et composés (en Hg) | 10 | 1 | 1 | 5 | 5 | ||
| 22 | 7440-02-0 | Nickel et composés (en Ni) | 50 | 20 | 20 | 500 | 10 000 | ||
| 23 | 7439-92-1 | Plomb et composés (en Pb) | 200 | 20 | 20 | 50 | 50 | ||
| 24 | 7440-66-6 | Zinc et composés (en Zn) | 200 | 100 | 100 | 5 000 | 10 000 | ||
| 25 | 15972-60-8 | Alachlore | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 26 | 309-00-2 | Aldrine | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 27 | 1912-24-9 | Atrazine | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 28 | 57-74-9 | Chlordane | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 29 | 143-50-0 | Chlordécone | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 30 | 470-90-6 | Chlorfenvinphos | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 31 | 85535-84-8 | Chloroalcanes, C | – | 1 | 1 | 10 | 10 000 | ||
| 32 | 2921-88-2 | Chlorpyrifos | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 33 | 50-29-3 | DDT | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 34 | 107-06-2 | 1,2-dichloroéthane (EDC) | 5 000 | 10 | 10 | 100 | 10 000 | ||
| 35 | 75-09-2 | Dichlorométhane (DCM) | 5 000 | 10 | 10 | 100 | 10 000 | ||
| 36 | 60-57-1 | Dieldrine | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 37 | 330-54-1 | Diuron | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 38 | 115-29-7 | Endosulphan | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 39 | 72-20-8 | Endrine | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 40 | Composés organiques halogénés (en AOX) | – | 5 000 | 5 000 | 5 000 | 10 000 | |||
| 41 | 76-44-8 | Heptachlore | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 42 | 118-74-1 | Hexachlorobenzène (HCB) | 10 | 1 | 1 | 1 | 5 | ||
| 43 | 87-68-3 | Hexachlorobutadiène (HCBD) | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 44 | 608-73-1 | 1,2,3,4,5,6-hexachlorocyclohexane (HCH) | 10 | 1 | 1 | 1 | 10 | ||
| 45 | 58-89-9 | Lindane | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 46 | 2385-85-5 | Mirex | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 47 | PCDD+PCDF (dioxines + furannes) (en Teq) | 0,001 | 0,001 | 0,001 | 0,001 | 0,001 | |||
| 48 | 608-93-5 | Pentachlorobenzène | 1 | 1 | 1 | 5 | 50 | ||
| 49 | 87-86-5 | Pentachlorophénol (PCP) | 10 | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 50 | 1336-36-3 | Biphényles polychlorés (PCB) | 0,1 | 0,1 | 0,1 | 1 | 50 | ||
| 51 | 122-34-9 | Simazine | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 52 | 127-18-4 | Tétrachloroéthylène (PER) | 2 000 | – | – | 5 000 | 10 000 | ||
| 53 | 56-23-5 | Tétrachlorométhane (TCM) | 100 | – | – | 5 000 | 10 000 | ||
| 54 | 12002-48-1 | Trichlorobenzènes (TCB) | 10 | – | – | 5 000 | 10 000 | ||
| 55 | 71-55-6 | 1,1,1-trichloroéthane | 100 | – | – | 5 000 | 10 000 | ||
| 56 | 79-34-5 | 1,1,2,2-tétrachloroéthane | 50 | – | – | 5 000 | 10 000 | ||
| 57 | 79-01-6 | Trichloroéthylène | 2 000 | – | – | 5 000 | 10 000 | ||
| 58 | 67-66-3 | Trichlorométhane | 500 | – | – | 5 000 | 10 000 | ||
| 59 | 8001-35-2 | Toxaphène | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| 60 | 75-01-4 | Chlorure de vinyle | 5 000 | 10 | 10 | 100 | 10 000 | ||
| 61 | 120-12-7 | Anthracène | 50 | 1 | 1 | 50 | 50 | ||
| 62 | 71-43-2 | Benzène | 5 000 | 200 (en BTEX)a | 200 (en BTEX)a | 2 000 (en BTEX)a | 10 000 | ||
| 63 | Diphényléthers bromés (PBDE) | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | |||
| 64 | Éthoxylates de nonylphénol (NP/NPE) et substances associées | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | |||
| 65 | 100-41-4 | Éthylbenzène | – | 200 (en BTEX)a | 200 (en BTEX)a | 2 000 (en BTEX)a | 10 000 | ||
| 66 | 75-21-8 | Oxyde d’éthylène | 5 000 | 10 | 10 | 100 | 10 000 | ||
| 67 | 34123-59-6 | Isoproturon | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 68 | 91-20-3 | Naphthalène | 100 | 10 | 10 | 100 | 10 000 | ||
| 69 | Composés organostanniques (en Sn total) | – | 50 | 50 | 50 | 10 000 | |||
| 70 | 117-81-7 | Phtalate de di‑(2‑éthylhexyl) (DEHP) | 10 | 1 | 1 | 100 | 10 000 | ||
| 71 | 108-95-2 | Phénols (en C total) | – | 20 | 20 | 200 | 10 000 | ||
| 72 | Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)b | 50 | 5 | 5 | 50 | 50 | |||
| 73 | 108-88-3 | Toluène | – | 200 (en BTEX)a | 200 (en BTEX)a | 2 000 (en BTEX)a | 10 000 | ||
| 74 | Tributylétain et composés | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | |||
| 75 | Triphénylétain et composés | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | |||
| 76 | Carbone organique total (en C total, ou DCO/3) | – | 50 000 | – | – | ** | |||
| 77 | 1582-09-8 | Trifluraline | – | 1 | 1 | 5 | 10 000 | ||
| 78 | 1330-20-7 | Xylènes | – | 200 (en BTEX)a | 200 (en BTEX)a | 2 000 (en BTEX)a | 10 000 | ||
| 79 | Chlorures (en Cl total) | – | 2 Mios. | 2 Mios. | 2 Mios. | 10 000c | |||
| 80 | Chlore et composés inorganiques (en HCl) | 10 000 | – | – | – | 10 000 | |||
| 81 | 1332-21-4 | Amiante | 1 | 1 | 1 | 10 | 10 000 | ||
| 82 | Cyanures (en CN total) | – | 50 | 50 | 500 | 10 000 | |||
| 83 | Fluorures (en F total) | – | 2 000 | 2 000 | 10 000 | 10 000c | |||
| 84 | Fluor et composés inorganiques (en HF) | 5 000 | – | – | – | 10 000 | |||
| 85 | 74-90-8 | Acide cyanhydrique (HCN) | 200 | – | – | – | 10 000 | ||
| 86 | Particules (MP | 50 000 | – | – | – | * | |||
| a Chacun des polluants est soumis à notification si le seuil fixé pour les substances BTEX (somme des rejets de benzène, toluène, éthylbenzène et xylène) est dépassé. | |||||||||
| b Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) à mesurer sont le benzo(a)pyrène (50-32-8), le benzo(b)fluoranthène (205-99-2), le benzo(k)fluorenthène (207-08-9) et l’indeno(1,2,3-cd)pyrène (193-39-5) (comme indiqué dans le Protocole relatif aux polluants organiques persistants à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance). | |||||||||
| c Exprimé en composés inorganiques. |
Notes explicatives:
Le numéro CAS du polluant renvoie à l’identificateur précis du Chemical Abstracts Service.
La colonne 1 indique les seuils visés aux al. a i et iv du par. 1 de l’art. 7. Si le seuil indiqué dans l’une des sous‑colonne (atmosphère, eau ou sol) est dépassé, les Parties qui ont opté pour le système de notification décrit à l’al. a du par. 1 de l’art. 7, sont tenues de notifier, pour l’installation considérée, les rejets ou, s’il s’agit de polluants présents dans des eaux usées destinées à faire l’objet d’une épuration, les transferts dans le milieu correspondant à cette sous‑colonne.
La colonne 2 indique les seuils visés à l’al. a ii du par. 1 de l’art. 7. Si le seuil indiqué dans cette colonne est dépassé pour un polluant donné, les Parties qui ont opté pour le système de notification décrit à l’al. a ii du par. 1 de l’art. 7 sont tenues de notifier le transfert hors du site de ce polluant, pour l’installation considérée.
La colonne 3 indique les seuils visés à l’al. b du par. 1 de l’art. 7. Si le seuil indiqué dans cette colonne est dépassé pour un polluant donné, les Parties qui ont opté pour le système de notification décrit à l’al. b du par. 1 de l’art. 7 sont tenues de notifier les rejets et transferts hors du site de ce polluant, pour l’installation considérée.
Un tiret (–) indique que le paramètre en question n’entraîne pas une obligation de notification.
Un astérisque (*) indique que, pour ce polluant, il convient d’appliquer le seuil de rejet précisé dans la colonne 1a) de préférence à un seuil de fabrication, de transformation ou d’utilisation.
Un double astérisque (**) indique que, pour ce polluant, il convient d’appliquer le seuil de rejet précisé dans la colonne 1b) de préférence à un seuil de fabrication, de transformation ou d’utilisation.
– Dépôt sur ou dans le sol (par exemple mise en décharge). – Traitement en milieu terrestre (par exemple biodégradation de déchets liquides ou de boues dans les sols, etc.). – Injection en profondeur (par exemple des déchets pompables dans des puits, des dômes de sel ou des failles géologiques naturelles). – Lagunage (par exemple déversement de déchets liquides ou de boues dans des puits, des étangs ou des bassins). – Mise en décharge spécialement aménagée (par exemple placement dans des alvéoles étanches séparées, recouvertes et isolées les unes des autres et de l’environnement). – Rejet dans le milieu aquatique sauf l’immersion en mer. – Immersion en mer, y compris enfouissement dans le sous-sol marin. – Traitement biologique non spécifié ailleurs dans la présente annexe, aboutissant à des composés ou à des mélanges qui sont éliminés selon l’un des procédés énumérés dans la présente partie. – Traitement physico-chimique non spécifié ailleurs dans la présente annexe, aboutissant à des composés ou à des mélanges qui sont éliminés selon l’un des procédés énumérés dans la présente partie (par exemple évaporation, séchage, calcination, neutralisation, précipitation). – Incinération à terre. – Incinération en mer. – Stockage permanent (par exemple placement de conteneurs dans une mine). – Regroupement préalablement à l’une des opérations de la partie A. – Reconditionnement préalablement à l’une des opérations de la partie A. – Stockage préalablement à l’une des opérations de la partie A.
– Utilisation comme combustible (autrement qu’en incinération directe) ou autre moyen de produire de l’énergie. – Récupération ou régénération des solvants. – Recyclage ou récupération de substances organiques qui ne sont pas utilisées comme solvants. – Recyclage ou récupération des métaux ou des composés métalliques. – Recyclage ou récupération d’autres matières inorganiques. – Régénération des acides ou des bases. – Récupération des produits servant à capter les polluants. – Récupération des produits provenant des catalyseurs. – Régénération ou autres réemplois des huiles usées. – Épandage sur le sol au profit de l’agriculture ou de l’écologie. – Utilisation de matériaux résiduels obtenus à partir de l’une des opérations mentionnées dans la présente partie. – Échange de déchets en vue de les soumettre à l’une des opérations mentionnées dans la présente partie. – Mise en réserve de matériaux en vue de les soumettre à l’une des opérations mentionnées dans la présente partie.
1. En cas de différend soumis pour arbitrage conformément au par. 2 de l’art. 23 du présent Protocole, une ou plusieurs parties notifient à l’autre ou aux autres parties au différend par la voie diplomatique ainsi qu’au secrétariat, l’objet du différend et précisent, notamment, les articles du présent Protocole dont l’interprétation ou l’application est en cause. Le secrétariat transmet les informations reçues à toutes les Parties au présent Protocole.
2. Le tribunal arbitral se compose de trois membres. Le ou les demandeurs et l’autre ou les autres parties au différend nomment un arbitre et les deux arbitres ainsi nommés désignent d’un commun accord le troisième arbitre, lequel préside le tribunal arbitral. Ce dernier n’est pas un ressortissant de l’une des parties au différend, n’a pas son lieu de résidence habituel sur le territoire de l’une de ces parties, n’est employé par aucune d’entre elles et n’a pas traité cette affaire dans l’exercice de quelque autre fonction que ce soit.
3. Si le président du tribunal arbitral n’a pas été désigné dans les deux mois qui suivent la nomination du deuxième arbitre, le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Europe, agissant à la demande de l’une ou l’autre partie au différend, désigne le président dans un délai de deux mois.
4. Si l’une des parties au différend n’a pas nommé un arbitre dans le délai de deux mois après la notification qui est mentionnée au par. 1, l’autre partie peut en informer le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Europe, et celui-ci désigne le président du tribunal arbitral dans un nouveau délai de deux mois. Au moment de cette désignation, le président du tribunal arbitral demande à la partie qui n’a pas nommé d’arbitre de le faire dans les deux mois. Si celle‑ci ne s’est pas exécutée dans ce délai, le président en informe le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Europe qui procède à cette nomination dans un nouveau délai de deux mois.
5. Le tribunal arbitral prend sa décision conformément au droit international et aux dispositions du présent Protocole.
6. Tout tribunal arbitral constitué en vertu des dispositions décrites dans la présente annexe établit son propre règlement intérieur.
7. Les décisions du tribunal arbitral, en matière de procédure et sur les questions de fond, sont prises à la majorité de ses membres.
8. Le tribunal peut prendre toutes les mesures nécessaires à l’établissement des faits.
9. Les parties au différend facilitent la tâche du tribunal arbitral et notamment, en utilisant tous les moyens à leur disposition:
10. Les parties et les arbitres protègent le caractère confidentiel de toutes les informations qu’ils reçoivent sous le sceau du secret durant les travaux du tribunal arbitral.
11. Le tribunal arbitral peut, à la demande de l’une des parties, recommander des mesures intérimaires de protection.
12. Si l’une des parties au différend ne comparaît pas devant le tribunal arbitral ou ne fait pas valoir ses moyens, l’autre partie peut demander au tribunal de poursuivre ses travaux et de rendre sa décision finale. Le fait qu’une partie ne comparaisse pas ou qu’elle ne fasse pas valoir ses moyens ne constitue pas une fin de non-recevoir. Avant de rendre sa décision finale, le tribunal arbitral doit établir que la requête est fondée en fait et en droit.
13. Le tribunal arbitral peut entendre et établir les demandes reconventionnelles directement liées à l’objet du différend.
14. Sauf si le tribunal arbitral en décide autrement en raison des circonstances particulières de l’affaire, les frais du tribunal, y compris la rémunération de ses membres, sont pris en charge à parties égales par les parties au différend. Le tribunal garde la trace de toutes les dépenses qu’il a engagées et en fournit un état final aux parties.
15. Toute Partie au présent Protocole qui a un intérêt de nature juridique dans la question qui fait l’objet du différend, et qui risque d’être affectée par une décision dans cette affaire, peut intervenir dans la procédure avec l’assentiment du tribunal.
16. Le tribunal arbitral rend sa sentence dans les cinq mois qui suivent la date à laquelle elle est établie, sauf s’il estime nécessaire de prolonger ce délai pendant une période qui ne peut excéder cinq mois.
17. La sentence du tribunal arbitral est accompagnée d’un exposé des motifs. Elle est définitive et présente un caractère contraignant pour toutes les parties au différend. La sentence est transmise par le tribunal arbitral aux parties au différend et au secrétariat. Le secrétariat transmet les informations reçues à toutes les Parties au présent Protocole.
18. Tout différend qui peut survenir entre les parties au sujet de l’interprétation ou de l’exécution de la sentence peut être soumis par l’une ou l’autre des parties au tribunal arbitral qui l’a prononcée ou, si ce dernier ne peut en être saisi, à un autre tribunal constitué à cet effet de la même façon que le premier.
| États parties | Ratification Adhésion (A) Déclaration de succession (S) | Entrée en vigueur | ||
|---|---|---|---|---|
| Albanie | 16 juin | 2009 A | 8 octobre | 2009 |
| Allemagne | 28 août | 2007 | 8 octobre | 2009 |
| Autriche | 23 mars | 2010 | 21 juin | 2010 |
| Belgique* | 12 mars | 2009 | 8 octobre | 2009 |
| Bulgarie | 15 janvier | 2010 | 15 avril | 2010 |
| Chypre | 5 novembre | 2012 | 3 février | 2012 |
| Croatie | 14 juillet | 2008 | 8 octobre | 2009 |
| Danemark*a | 13 octobre | 2008 | 8 octobre | 2009 |
| Espagne | 24 septembre | 2009 | 23 décembre | 2009 |
| Estonie | 15 août | 2007 | 8 octobre | 2009 |
| Finlande | 21 avril | 2009 | 8 octobre | 2009 |
| France* | 10 juillet | 2009 | 8 octobre | 2009 |
| Hongrie | 13 juillet | 2009 | 11 octobre | 2009 |
| Irlande | 20 juin | 2012 | 18 septembre | 2012 |
| Israël* | 14 janvier | 2013 A | 14 avril | 2013 |
| Italie | 23 novembre | 2020 | 21 février | 2021 |
| Kazakhstan | 24 janvier | 2020 A | 23 avril | 2020 |
| Lettonie | 24 avril | 2008 | 8 octobre | 2009 |
| Lituanie | 5 mars | 2009 | 8 octobre | 2009 |
| Luxembourg | 7 février | 2006 | 8 octobre | 2009 |
| Macédoine du Nord | 2 novembre | 2010 | 31 janvier | 2011 |
| Malte | 20 mai | 2016 A | 18 août | 2016 |
| Moldova | 23 décembre | 2013 | 23 mars | 2014 |
| Monténégro | 11 octobre | 2017 S | 9 janvier | 2018 |
| Norvège | 27 juin | 2008 | 8 octobre | 2009 |
| Pays-Bas | 11 février | 2008 | 8 octobre | 2009 |
| Pologne | 25 septembre | 2012 | 24 décembre | 2012 |
| Portugal | 8 octobre | 2009 | 6 janvier | 2010 |
| République tchèque | 12 août | 2009 | 10 novembre | 2009 |
| Roumanie | 26 août | 2009 | 24 novembre | 2009 |
| Royaume-Uni | 31 juillet | 2009 | 29 octobre | 2009 |
| Serbie* | 23 novembre | 2011 | 21 février | 2012 |
| Slovaquie | 1eravril | 2008 A | 8 octobre | 2009 |
| Slovénie | 23 avril | 2010 | 22 juillet | 2010 |
| Suède | 15 octobre | 2008 | 8 octobre | 2009 |
| Suisse | 27 avril | 2007 | 8 octobre | 2009 |
| Ukraine | 2 mai | 2016 | 31 juillet | 2016 |
| Union européenne* | 21 février | 2006 | 8 octobre | 2009 |
| * Réserves et déclarations. Les réserves et déclarations ne sont pas publiées au RO. Les textes en français et en anglais peuvent être consultés à l’adresse du site Internet de l’Organisation des Nations Unies (ONU):http://treaties.un.orgou obtenus auprès de la Direction du droit international public (DDIP), Section des traités internationaux, 3003 Berne. a Le Protocole ne s’applique pas aux îles Féroé et au Groenland. |
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