0.814.287•Convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets
0.814.287Multilateral International Treaty30 août 1979
Conclue à Londres, Mexico, Moscou et Washington le 29 décembre 1972
Approuvée par l’Assemblée fédérale le 14 mars 19791
Instrument de ratification déposé par la Suisse le 31 juillet 1979
Entrée en vigueur pour la Suisse le 30 août 1979
(État le 11 septembre 2024)
Les Parties contractantes à la présente Convention,
reconnaissant que le milieu marin et les organismes vivants qu’il nourrit sont d’une importance capitale pour l’humanité et que l’humanité tout entière a intérêt à veiller à ce que ce milieu soit géré en sorte que ses qualités et ses ressources ne soient pas altérées,
reconnaissant que la capacité de la mer d’assimiler les déchets et de les rendre inoffensifs et ses possibilités de régénérer les ressources naturelles ne sont pas illimitées,
reconnaissant que les États ont, en vertu de la Charte des Nations Unies et des principes du droit international, le droit souverain d’exploiter leurs propres ressources selon leur politique de l’environnement et qu’ils ont le devoir de s’assurer que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommage à l’environnement d’autres États ou de zones situées en dehors des limites de leur juridiction nationale,
rappelant la Résolution 2749 (XXV) de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les principes gouvernant les fonds marins et leur sous‑sol situés en dehors des limites des juridictions nationales,
constatant que la pollution marine a des sources multiples, notamment l’immersion, l’évacuation par l’intermédiaire de l’atmosphère, des cours d’eau, des estuaires, des émissaires et des canalisations, et qu’il est important que les États utilisent les meilleurs moyens possibles pour prévenir une telle pollution et mettent au point des produits et des procédés qui réduiront la quantité de déchets nuisibles à éliminer,
convaincues qu’une action internationale de contrôle de la pollution des mers résultant d’opérations d’immersion peut et doit être menée sans tarder, mais que cette action ne doit pas empêcher l’étude de mesures de lutte contre les autres sources de pollution marine dès que possible, et
désireuses d’améliorer la protection du milieu marin en encourageant les États ayant des intérêts communs dans des régions géographiques déterminées à conclure des accords appropriés pour compléter la présente Convention,
sont convenus de ce qui suit:
Les Parties contractantes chercheront à promouvoir individuellement et collectivement le contrôle effectif de toutes les sources de pollution du milieu marin et s’engagent particulièrement à prendre toutes les mesures possibles pour prévenir la pollution des mers par l’immersion de déchets et d’autres matières susceptibles de mettre en danger la santé de l’homme, de nuire aux ressources biologiques, à la faune et à la flore marines, de porter atteinte aux agréments ou de gêner toutes autres utilisations légitimes de la mer.
Les Parties contractantes prendront, conformément aux articles suivants, toutes les mesures appropriées pour prévenir la pollution des mers due à l’immersion, individuellement, selon leurs possibilités scientifiques, techniques et économiques, et collectivement, et ils harmoniseront leurs politiques à cet égard.
Aux fins de la présente Convention:
Afin de promouvoir les objectifs de la présente Convention, les Parties contractantes ayant des intérêts communs à protéger dans le milieu marin d’une zone géographique donnée s’efforceront, compte tenu des caractéristiques régionales, de conclure des accords régionaux compatibles avec la présente Convention en vue de prévenir la pollution, particulièrement celle due à l’immersion. Les Parties à la présente Convention s’efforceront d’agir en accord avec les objectifs et les dispositions de ces accords régionaux qui leur seront communiqués par l’Organisation. Les Parties contractantes s’efforceront de collaborer avec les Parties aux accords régionaux en vue d’harmoniser des procédures destinées à être suivies par les Parties contractantes aux diverses conventions. Une attention particulière sera accordée à la coopération dans le domaine de la surveillance et de la recherche scientifique.
Les Parties contractantes facilitent, par leur collaboration au sein de l’Organisation et d’autres organismes internationaux, l’assistance aux Parties qui en font la requête en matière de:
de préférence à l’égard des pays intéressés, agissant ainsi dans le sens des buts et objectifs de la présente Convention.
En accord avec les principes du droit international relatifs à la responsabilité des États en matière de dommages causés à l’environnement d’autres États ou à tout autre secteur de l’environnement par l’immersion de déchets ou autres matières de toute sorte, les Parties contractantes entreprendront l’élaboration de procédures pour la détermination des responsabilités et pour le règlement des différends en ce qui concerne l’immersion.
Les Parties contractantes, lors de leur première réunion consultative, examineront les procédures de règlement des différends concernant l’interprétation et l’application de la présente Convention.
Les Parties contractantes s’engagent à promouvoir, dans le cadre des institutions spécialisées compétentes et d’autre organismes internationaux, des mesures de protection du milieu marin contre la pollution provoquée par:
Les Parties s’efforceront également de promouvoir, au sein de l’organisation internationale appropriée, la codification des signaux qui seront adoptés par les navires utilisés pour l’immersion.
Aucune disposition de la présente Convention ne préjuge la codification et l’élabo-ration du droit de la mer par la Conférence des Nations Unies sur le droit de la mer convoquée en vertu de la résolution 2750C (XXV) de l’Assemblée générale des Nations Unies ni les revendications et positions juridiques présentes ou futures de tout État touchant le droit de la mer et la nature et l’étendue de sa juridiction côtière et de la juridiction qu’il exerce sur les navires battant son pavillon. Les Parties contractantes conviennent de se consulter lors d’une réunion qui sera convoquée par l’Organisation postérieurement à la Conférence sur le droit de la mer et en tout cas au plus tard en 1976 en vue de définir la nature et l’étendue des droits et obligations d’un État côtier quant à l’application des dispositions de la Convention dans une zone adjacente à ses côtes.
Avant la désignation de l’Organisation, ces fonctions seront, le cas échéant, assurées par l’un des dépositaires, en l’occurrence le gouvernement du Royaume‑Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord.
4. Lors des réunions consultatives ou spéciales, les Parties contractantes procèdent à un examen constant de la mise en œuvre de la présente Convention et peuvent notamment:
5. Au cours de leur première réunion consultative, les Parties adopteront le règlement intérieur nécessaire.
La présente Convention sera ouverte à la signature de tout État à Londres, Mexico, Moscou et Washington du 29 décembre 1972 au 31 décembre 1973.
La présente Convention sera soumise à ratification. Les instruments de ratification seront déposés auprès des Gouvernements des États‑Unis d’Amérique, du Mexique, du Royaume‑Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord, et de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.
La présente Convention, après le 31 décembre 1973, sera ouverte à l’adhésion de tout État. Les instruments d’adhésion seront déposés auprès des Gouvernements des États‑Unis d’Amérique, du Mexique, du Royaume‑Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, et de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.
Les dépositaires aviseront les Parties contractantes:
Toute Partie contractante pourra dénoncer la présente Convention moyennant un préavis écrit de six mois adressé à l’un des dépositaires qui en avisera immédiatement toutes les Parties.
L’original de la présente Convention, dont les textes en anglais, espagnol, français et russe font également foi, est déposé auprès des Gouvernements des États-Unis d’Amérique, du Mexique, du Royaume‑Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord et de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, qui en transmettent des copies certifiées conformes à tous les États.
En foi de quoi, les Plénipotentiaires soussignés, dûment habilités à cet effet par leurs gouvernements respectifs, apposent leur signature à la présente Convention.Fait en quatre exemplaires à Londres, Mexico, Moscou et Washington, le vingt-neuf décembre 1972.(Suivent les signatures)
1. Les composés organohalogénés.2. Le mercure et ses composés.3. Le cadmium et ses composés.4. Les plastiques non destructibles et autres matières synthétiques non destructibles, par exemple les filets et les cordages, susceptibles de flotter ou de rester en suspension dans la mer de telle façon qu’ils constituent une gêne matérielle à la pêche, la navigation ou aux autres utilisations légitimes de la mer.5. Le pétrole brut et ses déchets, les produits raffinés du pétrole, les résidus de produits de la distillation du pétrole ainsi que les mélanges contenant ces produits, chargés à bord pour être immergés.»6. Déchets radioactifs et autres matières radioactives7. Les matières produites pour la guerre biologique et chimique sous quelque forme que ce soit (solide, liquide, semi‑liquide, gazeuse ou vivante).8. À l’exception du par. 6 ci-dessus, les par. 1 à 7 de la présente Annexe ne s’appliquent pas aux substances qui sont rapidement rendues inoffensives dans la mer par des processus physiques, chimiques ou biologiques pourvu: i. qu’ils n’altèrent pas le goût des organismes marins comestibles, ou ii. qu’ils ne présentent pas de danger pour la vie de l’homme ni des animaux domestiques.En cas de doute sur l’innocuité d’une substance, la Partie concernée aura recours à la procédure consultative prévue à l’art. XIV.9. À l’exception des déchets industriels tels que définis au par. 11 ci-dessous, la présente Annexe ne s’applique pas aux déchets et autres matières, tels les boues d’égout et les matériaux de dragage, qui contiennent les substances définies aux par. 1 à 5 ci‑dessus à l’état de contaminants en traces. Le par. 6 ci-dessus ne s’applique pas aux déchets et autres matières (par exemple les boues d’égout et les déblais de dragage) qui contiennent des niveaux «de minimis» de radioactivité (pouvant faire l’objet d’exemptions) tels que définis par l’AIEA et adoptés par les Parties contractantes. À moins d’être interdite par ailleurs par l’Annexe I, l’immersion de ces déchets est soumise aux dispositions des Annexes II et III selon le cas.10. a) L’incinération en mer de déchets industriels tels que définis au par. 11 ci-dessous et de boues d’épuration est interdite. b) L’incinération en mer de tous autres déchets ou matières est subordonnée à la délivrance d’un permis spécifique. c) Lorsqu’elles délivrent des permis spécifiques d’incinération en mer, les Parties contractantes appliquent les règles élaborées en vertu de la présente Convention. d) Aux fins de la présente Annexe: i) L’expression «installation d’incinération en mer» signifie un navire, une plate-forme ou un autre ouvrage utilisé pour l’incinération en mer. ii) L’expression «incinération en mer» signifie la combustion délibérée de déchets ou autres matières dans des installations d’incinération en mer aux fins de leur destruction thermique. Cette définition n’englobe pas les activités résultant de l’exploitation normale de navires, plates-formes ou autres ouvrages.11. Déchets industriels à compter du 1erjanvier 1996.Aux fins de la présente Annexe:L’expression «déchets industriels» s’entend des déchets provenant d’opérations de fabrication ou de traitement et ne s’applique pas aux: a) déblais de dragage; b) boues d’épuration; c) déchets de poisson, ou matières organiques résultant d’opérations de transformation industrielle du poisson; d) navires et plates-formes ou autres ouvrages en mer, sous réserve que les matériaux susceptibles de produire des débris flottants ou contribuant d’une autre manière à la pollution du milieu marin aient été retirés dans toute la mesure du possible; e) matériaux géologiques inertes non pollués dont les constituants chimiques ne risquent pas d’être libérés dans le milieu marin; f) matières organiques non polluées d’origine naturelle.L’immersion des déchets et autres matières énumérés aux sous-par. a) à f) est soumise à toutes les autres dispositions de l’Annexe I et aux dispositions des Annexes II et III.Le présent paragraphe ne s’applique pas aux déchets radioactifs ni aux autres matières radioactives visés au par. 6 de la présente Annexe.12. Dans un délai de 25 ans à compter de la date à laquelle l’amendement au par. 6 entre en vigueur et par la suite, à chaque intervalle de 25 ans, les Parties contractantes devront avoir achevé une étude scientifique concernant tous les déchets radioactifs et autres matières radioactives autres que les déchets ou matières fortement radioactifs, en tenant compte de tous les autres facteurs qu’elles jugeront appropriés, et devront passer en revue l’inscription de ces matières à l’Annexe I conformément aux procédures énoncées à l’art. XV.
Aux fins du présent additif:
1) La deuxième partie des présentes règles s’applique aux déchets ou autres matières ci‑après.
2) Les Parties contractantes doivent envisager tout d’abord les possibilités pratiques de recourir sur la terre ferme à d’autres méthodes de traitement, de destruction ou d’élimination, ou à des traitements réduisant la nocivité de ces déchets ou autres matières, avant de délivrer un permis d’incinération en mer conformément aux présentes règles. L’incinération en mer ne doit en aucun cas être interprétée comme étant de nature à décourager la recherche de solutions préférables sur le plan de l’environnement, et notamment la mise au point de techniques nouvelles.
3) L’incinération en mer de déchets ou autres matières visés au par. 10 de l’Annexe I et au par. E de l’Annexe II, autres que ceux mentionnés au par. 1 de la présente règle, doit être contrôlée et jugée satisfaisante par la Partie contractante qui délivre le permis spécifique.
4) L’incinération en mer de déchets ou autres matières non mentionnés aux par. 1 et 3 de la présente règle doit être subordonnée à la délivrance d’un permis général.
5) Pour la délivrance des permis prévus aux par. 3 et 4 de la présente règle, les Parties contractantes doivent tenir pleinement compte de toutes les dispositions des présentes règles et des directives techniques relatives au contrôle de l’incinération en mer de déchets et autres matières applicables aux déchets en question.
1) Le système d’incinération de chaque installation d’incinération en mer envisagée doit être soumis aux visites spécifiées ci‑après. Conformément aux dispositions du par. 1 de l’art. VII de la Convention, toute Partie contractante qui envisage de délivrer un permis d’incinération doit s’assurer que les visites de l’installation d’incinération en mer qui sera utilisée ont été effectuées et que le système d’incinération satisfait aux dispositions contenues dans les présentes règles. Si la visite initiale est effectuée sous la direction d’une Partie contractante, celle‑ci délivre un permis spécifique sur lequel sont indiqués les essais requis. Les résultats de chaque visite sont consignés dans un rapport de visite.
ii) approuver les dispositifs d’échantillonnage des gaz y compris l’emplacement des points de prélèvement et les systèmes d’analyse ainsi que les modalités d’enregistrement;
iii) s’assurer que des dispositifs approuvés ont été installés pour couper automatiquement l’arrivée des déchets dans l’incinérateur si la température tombe au‑dessous d’un minimum convenu;
iv) s’assurer que pendant les opérations normales d’incinération, il n’existe aucun moyen d’éliminer les déchets ou autres matières à partir de l’installation d’incinération en mer autrement que par l’incinérateur;
v) approuver les dispositifs qui permettent de contrôler et d’enregistrer le taux d’alimentation des déchets et des combustibles;
vi) vérifier le rendement du système d’incinération en procédant à partir de déchets présentant les caractéristiques de ceux que l’on prévoit d’incinérer à des essais sous surveillance continue et détaillée effectués à la sortie du four, avec mesures portant sur les teneurs en O2, CO, CO2, produits organohalogénés et hydrocarbures totaux.
c) Le système d’incinération doit faire l’objet de visites tous les deux ans au moins, afin de s’assurer que l’incinérateur reste conforme aux présentes règles. La visite biennale doit être effectuée à partir d’une évaluation des données de fonctionnement et d’entretien portant sur les deux années écoulées.
2) Après achèvement de la visite, si celle‑ci est satisfaisante et si le système d’incinération est jugé conforme aux présentes règles, un certificat d’approbation est délivré par une Partie contractante. Une copie du rapport de visite est jointe au certificat d’approbation. Un certificat d’approbation délivré par une Partie contractante doit être reconnu par les autres Parties contractantes, sauf lorsqu’il existe de fortes raisons de penser que le système d’incinération n’est pas conforme aux présentes Règles. Une copie de chaque certificat d’approbation et de chaque rapport de visite doit être adressée à l’Organisation.
3) Après l’une quelconque de ces visites, aucun changement important pouvant affecter le fonctionnement du système d’incinération ne doit être apporté à ce dernier sans l’approbation de la Partie contractante qui a délivré le certificat d’approbation.
1) Lorsqu’une Partie contractante a des doutes quant à la destructibilité thermique des déchets ou autres matières que l’on se propose d’incinérer, des essais pilotes doivent être effectués en laboratoire.
2) Lorsqu’une Partie contractante envisage d’autoriser l’incinération de déchets ou autres matières pour lesquels il existe des doutes quant à leur taux de combustion, le système d’incinération doit être soumis à une surveillance continue et détaillée identique à celle prévue au titre de la visite initiale du système d’incinération en mer. L’échantillonnage des particules doit être envisagé compte tenu de la quantité de particules solides contenues dans les déchets.
3) La température de flamme minimale approuvée doit être celle qui est spécifiée à la règle 5 à moins que les résultats des essais auxquels est soumise l’installation d’incinération en mer ne démontrent que le taux de combustion et le taux de destruction exigés peuvent être atteints au moyen d’une température plus faible.
4) Les résultats des essais spéciaux prévus aux par. 1), 2) et 3) de la présente règle doivent être enregistrés et joints au rapport de visite. Une copie doit être adressée à l’Organisation.
1) Le fonctionnement du système d’incinération doit être contrôlé pour s’assurer que l’incinération de déchets ou autres matières ne peut pas se produire à une température de flamme inférieure à 1250 °C, sauf dans les conditions prévues à la règle 4.
2) Le taux de combustion qui doit être d’au moins 99,95 ± 0,05% est obtenu par la formule suivante:
Taux de combustion
dans laquelle
| C | = | concentration de l’anhydride carbonique dans les gaz de combustion, | |
|---|---|---|---|
| C | = | concentration de l’oxyde de carbone dans les gaz de combustion. |
3) Il ne doit pas y avoir ni fumée noire ni flammes au‑dessus du plan supérieur de la sortie du four.
4) L’installation d’incinération en mer doit être prête en permanence à répondre sans tarder aux appels radioélectriques lancés pendant l’opération d’incinération.
1) Les installations d’incinération en mer doivent utiliser des appareils ou des méthodes d’enregistrement approuvés conformément à la règle 3. Les données minimales ci‑après doivent être enregistrées au cours de chaque opération d’incinération et gardées aux fins d’inspection par la Partie contractante qui a délivré le permis:
2) Des copies des certificats d’approbation et des rapports de visite établis conformément à la règle 3 ainsi que des copies des permis d’incinération délivrés par une Partie contractante pour les déchets ou autres matières destinés à être incinérés dans l’installation d’incinération doivent être disponibles à bord de l’installation en mer.
Une demande de permis pour l’incinération en mer de déchets ou autres matières doit être accompagnée de renseignements suffisamment détaillés sur leurs caractéristiques pour que l’on puisse satisfaire aux prescriptions de la règle 9.
1) Les critères qui régissent le choix des lieux d’incinération sont déterminés par les facteurs ci‑après, à côté des considérations énumérées à l’Annexe III de la Convention:
2) Les coordonnées des zones d’incinération désignées en permanence doivent être largement diffusées et communiquées à l’Organisation.
Les Parties contractantes doivent observer les procédures de notification adoptées par les Parties contractantes en consultation.
Les substances et matières dont l’immersion nécessite des précautions spéciales sont énumérées ci‑après aux fins de l’art. VI, par. 1, al. a.A. Les déchets contenant des quantités notables des matières ci‑après:
| arsenic plomb cuivre zinc | ⎫ ⎪ ⎬ ⎪ ⎭ | et leurs composés | |||
|---|---|---|---|---|---|
| composés organosiliciés cyanures fluorures pesticides et sous‑produits de pesticides non visés à l’Annexe I. | |||||
| béryllium chrome nickel vanadium | ⎫ ⎪ ⎬ ⎪ ⎭ | et leurs composés | |||
| B. Les conteneurs, les déchets métalliques et autres déchets volumineux susceptibles d’être déposés au fond de la mer et de constituer un sérieux obstacle à la pêche ou à la navigation.C. Lorsqu’elles délivrent des permis spécifiques pour l’incinération de substances et de matières énumérées dans la présente Annexe, les Parties contractantes appliquent les Règles relatives au contrôle de l’incinération en mer de déchets et autres matières énoncées dans l’additif à l’Annexe I et tiennent pleinement compte des Directives techniques relatives au contrôle de l’incinération en mer de déchets et autres matières adoptées par les Parties contractantes en consultation, dans les limites prescrites dans ces règles et directives.D. Les matières qui, bien que non toxiques par nature, peuvent devenir nocives en raison des quantités immergées, ou qui sont de nature à diminuer sensiblement les agréments. |
Les dispositions qui doivent être prises en considération pour établir les critères régissant la délivrance des autorisations d’immersion de matières, suivant les dispositions de l’art. IV, par. 2, sont notamment les suivantes:
1. Quantité totale immergée et composition moyenne de la matière (par exemple par an).
2. Forme, par exemple solide, boueuse, liquide ou gazeuse.
3. Propriétés physiques (telles que solubilité et densité), chimiques et biochimiques (telles que demande en oxygène, éléments nutritifs) et biologiques (telles que présence de virus, bactéries, levures, parasites).
4. Toxicité.
5. Persistance: physique, chimique et biologique.
6. Accumulation et transformation biologique dans les matières et sédiments biologiques.
7. Sensibilité aux transformations physiques, chimiques et biochimiques et interaction dans le milieu aquatique avec d’autres matières organiques et inorganiques dissoutes.
8. Probabilité de contamination et autres altérations diminuant la valeur commerciale des ressources marines (poissons, mollusques et crustacés, etc.).
9. Lors de délivrance d’un permis d’immersion, les Parties contractantes devraient déterminer si, en ce qui concerne les caractéristiques et la composition de la matière à immerger, il existe une base scientifiques appropriée d’évaluation de l’impact de cette matière sur la faune et la flore marines et la santé de l’homme.
1. Emplacement (coordonnées de la zone d’immersion, profondeur et distance des côtes), situation par rapport à d’autres emplacements (tels que zones d’agrément, de frai, de culture et de pêche, et ressources exploitables).
2. Cadence d’évacuation de la matière (par exemple, quotidienne, hebdomadaire, mensuelle).
3. Méthodes d’emballage et de conditionnement, le cas échéant.
4. Dilution initiale réalisée par la méthode de décharge proposée.
5. Caractéristiques de dispersion (telles qu’effets des courants, des marées et du vent sur le déplacement horizontal et le brassage vertical).
6. Caractéristiques de l’eau (telles que température, pH, salinité, stratification, indices de pollution: notamment oxygène dissous (OD), demande biochimique en oxygène (DBO), demande chimique en oxygène (DCO), présence d’azote sous forme organique ou minérale et notamment présence d’ammoniaque, de matières en suspension, autres matières nutritives, productivité).
7. Caractéristique du fond (telles que topographie, caractéristiques géochimimiques et géologiques, productivité biologique).
8. Existence et effets d’autres immersions pratiquées dans la zone d’immersion (par exemple, relevés indiquant la présence de métaux lourds et teneur en carbone organique).
9. Lors de la délivrance d’un permis d’immersion, les Parties contractantes s’efforcent de déterminer s’il existe une base scientifique d’évaluation des conséquences de l’immersion comme indiqué dans cette annexe, en tenant compte également des variations saisonnières.
1. Effets éventuels sur les zones d’agrément (tels que présence de matériaux flottants ou échoués, turbidité, odeurs désagréables, décoloration, écume).
2. Effets éventuels sur la faune et la flore marines, la pisciculture et la conchyliculture, les réserves poissonnières et les pêcheries, la récolte et la culture d’algues.
3. Effets éventuels sur les autres utilisations de la mer (tels que altération de la qualité de l’eau pour des usages industriels, corrosion sous‑marine des ouvrages en mer, perturbations du fonctionnement des navires par les matières flottantes, entraves à la pêche et à la navigation dues au dépôt de déchets ou d’objets solides sur le fond de la mer et protection de zones d’une importance particulière du point de vue scientifique ou de la conservation).
4. Possibilités pratiques de recourir sur la terre ferme à d’autres méthodes de traitement, de rejet ou d’élimination, ou à des traitements réduisant la nocivité des matières avant leur immersion en mer.
La Conférence est convenue, sur l’avis du Groupe de travail technique, que pendant une période de cinq années à dater de l’entrée en vigueur de la présente Convention, les déchets contenant de faibles quantités de composés inorganiques de mercure et de cadmium, solidifiés par intégration dans le béton, peuvent être rangés en première approximation dans la catégorie des déchets contenant ces substances sous forme de contaminants à l’état de traces, dont il est fait mention au par. 9 de l’Annexe I de la Convention. Toutefois, dans de tels cas, les déchets en question ne peuvent être immergés qu’à une profondeur d’au moins 3500 mètres dans des conditions qui ne sont pas nuisibles au milieu marin et à ses ressources biologiques.
Lors de l’entrée en vigueur de la Convention, cette méthode de rejet, qui ne sera pas utilisée pendant plus de cinq ans, sera soumise aux dispositions applicables de l’Art. XIV, par. 4.
| États parties | Ratification Adhésion (A) Déclaration de succession (S) | Entrée en vigueur | ||
|---|---|---|---|---|
| Afghanistan | 2 avril | 1975 A | 30 août | 1975 |
| Afrique du Sud | 7 août | 1978 A | 6 septembre | 1978 |
| Allemagne | 8 novembre | 1977 | 8 décembre | 1977 |
| Antigua-et-Barbuda | 6 janvier | 1989 A | 5 février | 1989 |
| Argentine* ** | 12 septembre | 1979 | 12 octobre | 1979 |
| Australie | 21 août | 1985 | 20 septembre | 1985 |
| Azerbaïdjan | 1erjuillet | 1997 A | 31 juillet | 1997 |
| Barbade | 4 mai | 1994 A | 3 juin | 1994 |
| Bélarus | 29 janvier | 1976 | 28 février | 1976 |
| Belgique* | 12 juin | 1985 | 12 juillet | 1985 |
| Bénin | 28 avril | 2011 A | 28 mai | 2011 |
| Bolivie | 10 juillet | 1999 | 9 août | 1999 |
| Brésil | 26 juillet | 1982 A | 25 août | 1982 |
| Bulgarie | 25 janvier | 2006 A | 24 février | 2006 |
| Canada | 13 novembre | 1975 | 13 décembre | 1975 |
| Cap-Vert | 26 mai | 1977 A | 25 juin | 1977 |
| Chili | 4 août | 1977 A | 3 septembre | 1977 |
| Chine | 22 octobre | 1985 A | 21 novembre | 1985 |
| Hong Kong | 3 juin | 1997 | 1erjanvier | 1997 |
| Macao | 12 mai | 1999 | 20 décembre | 1999 |
| Chypre | 7 juin | 1990 A | 7 juillet | 1990 |
| Congo (Kinshasa) | 16 septembre | 1975 A | 16 octobre | 1975 |
| Corée (Sud) | 21 décembre | 1993 A | 20 janvier | 1994 |
| Costa Rica | 16 juin | 1986 | 16 juillet | 1986 |
| Côte d’Ivoire | 9 octobre | 1987 A | 8 novembre | 1987 |
| Croatie | 23 septembre | 1992 S | 8 octobre | 1991 |
| Cuba | 1erdécembre | 1975 A | 31 décembre | 1975 |
| Danemark | 23 octobre | 1974 | 30 août | 1975 |
| Îles Féroé | 2 novembre | 1976 A | 15 novembre | 1976 |
| Égypte | 30 juin | 1992 A | 30 juillet | 1992 |
| Émirats arabes unis | 9 août | 1974 A | 30 août | 1975 |
| Espagne | 31 juillet | 1974 | 30 août | 1975 |
| États-Unis | 29 avril | 1974 | 30 août | 1975 |
| Finlande | 3 mai | 1979 | 2 juin | 1979 |
| France* | 3 février | 1977 | 5 mars | 1977 |
| Gabon | 5 février | 1982 A | 7 mars | 1982 |
| Grèce* | 10 août | 1981 | 9 septembre | 1981 |
| Guatemala | 14 juillet | 1975 | 30 août | 1975 |
| Guinée équatoriale | 21 janvier | 2004 A | 20 février | 2004 |
| Haïti | 28 août | 1975 | 27 septembre | 1975 |
| Honduras | 2 mai | 1980 | 1erjuin | 1980 |
| Hongrie | 5 février | 1976 | 6 mars | 1976 |
| Îles Salomon | 6 mars | 1984 S | 7 juillet | 1978 |
| Iran | 20 janvier | 1997 A | 19 février | 1997 |
| Irlande | 17 février | 1982 | 19 mars | 1982 |
| Islande | 24 mai | 1973 | 30 août | 1975 |
| Italie* | 30 avril | 1984 | 30 mai | 1984 |
| Jamaïque | 22 mars | 1991 A | 21 avril | 1991 |
| Japon | 15 octobre | 1980 | 14 novembre | 1980 |
| Jordanie | 11 novembre | 1974 | 30 août | 1975 |
| Kenya | 7 janvier | 1976 A | 6 février | 1976 |
| Kiribati | 3 juin | 1982 S | 12 juillet | 1979 |
| Libye | 22 novembre | 1976 A | 22 décembre | 1976 |
| Luxembourg | 21 février | 1991 | 23 mars | 1991 |
| Malte | 28 décembre | 1989 A | 27 janvier | 1990 |
| Maroc | 18 février | 1977 | 20 mars | 1977 |
| Mexique | 7 avril | 1975 | 30 août | 1975 |
| Monaco | 16 mai | 1977 | 15 juin | 1977 |
| Monténégro | 9 janvier | 2007 S | 3 juin | 2006 |
| Nauru | 26 juillet | 1982 A | 25 août | 1982 |
| Nigéria | 19 mars | 1976 A | 18 avril | 1976 |
| Norvège | 4 avril | 1974 | 30 août | 1975 |
| Nouvelle-Zélande*a | 30 avril | 1975 | 30 août | 1975 |
| Oman | 14 mars | 1984 A | 13 avril | 1984 |
| Pakistan | 9 mars | 1995 A | 8 avril | 1995 |
| Panama | 31 juillet | 1975 | 30 août | 1975 |
| Papouasie-Nouvelle-Guinée | 10 mars | 1980 A | 9 avril | 1980 |
| Pays-Bas | 2 décembre | 1977 | 1erjanvier | 1978 |
| Aruba | 2 décembre | 1977 | 1erjanvier | 1978 |
| Curaçao | 2 décembre | 1977 | 1erjanvier | 1978 |
| Partie caraïbe (Bonaire, Sint Eustatius et Saba) | 2 décembre | 1977 | 1erjanvier | 1978 |
| Sint Maarten | 2 décembre | 1977 | 1erjanvier | 1978 |
| Pérou | 7 mai | 2003 | 6 juin | 2003 |
| Philippines | 10 août | 1973 | 30 août | 1975 |
| Pologne | 23 janvier | 1979 A | 22 février | 1979 |
| Portugal | 14 avril | 1978 | 14 mai | 1978 |
| République dominicaine | 7 décembre | 1973 | 30 août | 1975 |
| Royaume-Uni | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Bermudes | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Guernesey | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Île de Man | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Îles Cayman | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Îles Falkland et dépendances (Géorgie du Sud et îles Sandwich du Sud) | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Îles Pitcairn (Ducie, Oeno, Henderson et Pitcairn) | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Îles Turques et Caïques | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Îles Vierges britanniques | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Jersey | 5 mars | 1976 A | 4 avril | 1976 |
| Montserrat | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Sainte-Hélène et dépendances (Ascension et Tristan da Cunha) | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Territoire britannique de l’Océan Indien | 17 novembre | 1975 | 17 décembre | 1975 |
| Russie | 30 décembre | 1975 | 29 janvier | 1976 |
| Sainte-Lucie | 23 août | 1985 A | 22 septembre | 1985 |
| Saint-Vincent-et-les Grenadines | 24 octobre | 2001 A | 23 novembre | 2001 |
| Serbie | 25 juin | 1976 A | 25 juillet | 1976 |
| Seychelles | 29 octobre | 1984 A | 28 novembre | 1984 |
| Sierra Leone | 12 mars | 2008 A | 11 avril | 2008 |
| Slovénie | 27 mai | 1992 S | 25 juin | 1991 |
| Suède | 21 février | 1974 | 30 août | 1975 |
| Suisse | 31 juillet | 1979 | 30 août | 1979 |
| Suriname | 21 octobre | 1980 A | 20 novembre | 1980 |
| Syrie | 6 mai | 2009 A | 5 juin | 2009 |
| Tanzanie | 28 juillet | 2008 A | 27 août | 2008 |
| Tonga | 8 novembre | 1995 A | 8 décembre | 1995 |
| Tunisie | 13 avril | 1976 | 13 mai | 1976 |
| Ukraine | 5 février | 1976 | 6 mars | 1976 |
| Vanuatu | 22 septembre | 1992 A | 22 octobre | 1992 |
| * Réserves et déclarations. ** Objections. Les réserves, déclarations et objections ne sont pas publiées au RO Les textes en anglais peuvent être obtenus à l’adresse du site Internet l’Organisation maritime internationale (OMI):www.imo.org> Qui nous sommes > Conventions > État des conventions > Status Book, ou auprès de la Direction du droit international public (DDIP), Section des traités internationaux, 3003 Berne. a La convention ne s’applique pas à Nioué, les Îles-Cook et Tokélaou. |
Art. 1erde l’AF du 14 mars 1979 (RO 1979 1334) ↩
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