0.814.323•Protocole à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance de 1979, relatif à la lutte contre les émissions d’oxydes d’azote ou leurs flux transfrontières
0.814.323Multilateral International Treaty14 févr. 1991
Conclu à Sofia le 31 octobre 1988
Approuvé par l’Assemblée fédérale le 22 juin 19901
Instrument de ratification déposé par la Suisse le 18 septembre 1990
Entré en vigueur pour la Suisse le 14 février 1991
(État le 25 février 2014)
Les Parties,
résolues à appliquer la Convention2sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance,
préoccupées par le fait que des émissions actuelles de polluants atmosphériques endommagent, dans les régions exposées d’Europe et d’Amérique du Nord, des ressources naturelles extrêmement importantes du point de vue écologique et économique,
rappelant que l’Organe exécutif de la Convention a reconnu à sa deuxième session la nécessité de réduire effectivement les émissions annuelles totales d’oxydes d’azote provenant de sources fixes ou mobiles ou leurs flux transfrontières au plus tard en 1995, ainsi que la nécessité, pour les États qui avaient déjà commencé à réduire ces émissions, de maintenir et de réviser leurs normes d’émissions d’oxydes d’azote,
prenant en considération les données scientifiques et techniques actuelles relatives à l’émission, au déplacement dans l’atmosphère et à l’incidence sur l’environnement des oxydes d’azote et de leurs produits secondaires, ainsi qu’aux techniques de lutte,
conscientes que les effets nocifs des émissions d’oxydes d’azote pour l’environnement varient selon les pays,
résolues à prendre des mesures efficaces de lutte et à réduire les émissions annuelles nationales d’oxydes d’azote ou leurs flux transfrontières, notamment grâce à l’application de normes nationales appropriées d’émission pour les sources mobiles nouvelles et les grandes sources fixes nouvelles ainsi qu’à l’adaptation après coup des grandes sources fixes existantes,
reconnaissant que les connaissances scientifiques et techniques sur ces questions évoluent, et qu’il faudra tenir compte de cette évolution en examinant l’application du présent Protocole et en décidant des actions ultérieures à mener,
notant que l’élaboration d’une approche fondée sur les charges critiques vise à établir une base scientifique axée sur les effets, dont il faudra tenir compte en examinant l’application du présent Protocole et en décidant de nouvelles mesures agréées sur le plan international en vue de limiter et de réduire les émissions d’oxydes d’azote ou leurs flux transfrontières,
reconnaissant que l’examen diligent de procédures visant à créer des conditions plus favorables pour l’échange de technologies contribuera à la réduction effective des émissions d’oxydes d’azote dans la région de la Commission,
notant avec satisfaction l’engagement mutuel pris par plusieurs pays de réduire sans délai et dans des proportions notables leurs émissions annuelles nationales d’oxydes d’azote,
prenant acte des mesures déjà prises par certains pays, qui avaient eu pour effet de réduire les émissions d’oxydes d’azote,
sont convenues de ce qui suit:
Aux fins du présent Protocole,
Les Parties feront en sorte que, le plus tôt possible mais au plus tard deux ans après la date d’entrée en vigueur du présent Protocole, le carburant sans plomb soit suffisamment disponible, dans des cas particuliers au minimum le long des grands itinéraires de transit international, pour faciliter la circulation des véhicules équipés de convertisseurs catalytiques.
Les Parties accordent un rang de priorité élevé aux activités de recherche et de surveillance relatives à la mise au point et à l’application d’une méthode fondée sur les charges critiques pour déterminer, de manière scientifique, les réductions nécessaires des émissions d’oxydes d’azote. Les Parties visent en particulier, par des programmes nationaux de recherche, dans le plan de travail de l’Organe exécutif et par d’autres programmes de coopération entrepris dans le cadre de la Convention, à:
Les Parties établissent sans retard des programmes, politiques et stratégies nationaux d’exécution des obligations découlant du présent Protocole, qui permettront de combattre et de réduire les émissions d’oxydes d’azote ou leurs flux transfrontières.
Utilisant des modèles appropriés, l’EMEP fournit à l’Organe exécutif, en temps opportun avant ses réunions annuelles, des calculs des bilans d’azote, des flux transfrontières et des retombées d’oxydes d’azote dans la zone géographique des activités de l’EMER. Dans les régions hors de la zone des activités de l’EMEP, des modèles appropriés aux circonstances particulières des Parties à la Convention sont utilisés.
L’Annexe technique au présent Protocole a le caractère d’une recommandation. Elle fait partie intégrante du Protocole.
Si un différend s’élève entre deux ou plusieurs Parties quant à l’interprétation ou à l’application du présent Protocole, ces Parties recherchent une solution par voie de négociation ou par toute autre méthode de règlement des différends acceptable pour les Parties au différend.
À tout moment après cinq ans à compter de la date à laquelle le présent Protocole est entré en vigueur à l’égard d’une Partie, cette Partie peut dénoncer le Protocole par une notification écrite adressée au dépositaire. La dénonciation prend effet le quatre‑vingt‑dixième jour suivant la date de sa réception par le dépositaire, ou à toute autre date ultérieure qui peut être spécifiée dans la notification de dénonciation.
L’original du présent Protocole, dont les textes anglais, français et russe font également foi, est déposé auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
En foi de quoi, les soussignés, à ce dûment autorisés, ont signé le présent Protocole.Fait à Sofia, le trente et unième jour du mois d’octobre mil neuf cent quatre-vingt-huit.
1. Les informations concernant les résultats d’émission et les coûts se fondent sur la documentation officielle de l’Organe exécutif et de ses organes subsidiaires, en particulier sur les documents EB.AIR/WG.3/R.8, R.9 et R.16, ainsi que ENV/ WP.1/R.86 et Corr. 1, reproduits dansLes effets de la pollution atmosphérique trans frontière et la lutte antipollution 5. Sauf indication contraire, on considère que les techniques énumérées sont éprouvées et reposent sur l’expérience d’exploitation6.2. Les informations qui figurent dans la présente annexe sont incomplètes. Étant donné que l’expérience concernant les nouveaux moteurs et les nouvelles installations utilisant des techniques à faibles émissions ainsi que l’adaptation d’installations existantes, s’étend constamment, il sera nécessaire de développer et d’amender régulièrement l’annexe. L’annexe, qui ne saurait être un exposé exhaustif des options techniques, a pour objet d’aider les Parties dans la recherche de techniques économiquement praticables aux fins de l’application des obligations contractées en vertu du Protocole.
3. La combustion de combustibles fossiles est la principale source fixe d’émissions anthropiques de NOx. En outre, quelques opérations autres que la combustion peuvent contribuer aux émissions de NOx.
4. Les grandes catégories de sources fixes d’émission de NOxpeuvent être:
5. Les techniques de réduction des émissions de NOxsont centrées sur certaines modifications de la combustion ou de l’opération et – en particulier pour les grandes centrales thermiques – sur le traitement des gaz de combustion.
6. Pour l’adaptationa posteriori des installations existantes, l’étendue d’application des techniques anti‑NOxpeut être limitée par des effets secondaires négatifs sur le fonctionnement ou par d’autres contraintes propres à l’installation. Par conséquent, en cas d’adaptation après coup, seules des estimations approximatives sont données pour les valeurs caractéristiquement réalisables des émissions de NOx. Pour les installations neuves, les effets secondaires négatifs peuvent être ramenés à un minimum ou exclus par une conception appropriée.
7. D’après les données dont on dispose actuellement, le coût des modifications de la combustion peut être considéré comme faible dans les installations neuves. Par contre, dans le cas de l’adaptationa posteriori , par exemple dans les grandes centrales thermiques, ce coût pouvait varier, à peu près, entre 8 et 25 francs suisses par kWel(en 1985). En règle générale, les coûts d’investissement pour les systèmes de traitement des gaz de combustion sont beaucoup plus élevés.
8. Pour les sources fixes, les coefficients d’émission sont exprimés en milligrammes de NO2par mètre cube (mg/m3) normal (0 °C, 1013 mb), poids sec.
Installations de combustion
9. La catégorie des installations de combustion vise la combustion de combustibles fossiles dans des fours, des chaudières, des réchauffeurs indirects et autres installations de combustion fournissant un apport de chaleur supérieur à 10 MW, sans mélange des gaz de combustion avec d’autres effluents ou matières traitées. Pour les installations nouvelles ou existantes, on dispose des techniques de combustion ci‑ après, qu’on peut employer seules ou en association:
Les normes de résultats qu’il est possible d’atteindre sont résumées dans le tableau 1.
10. Le traitement des gaz de carneau par réduction catalytique sélective (RCS) est une mesure supplémentaire de réduction des émissions de NOxdont le rendement atteint 80 pour cent ou même davantage. On a maintenant, dans la région de la CEE, une grande expérience du fonctionnement d’installations nouvelles ou adaptées après coup, en particulier pour les centrales thermiques de plus de 300 MW (thermiques). Si l’on y ajoute des modifications de la combustion, on peut facilement réaliser des valeurs d’émission de 200 mg/m3(combustibles solides, 6% de O2) et de 150 mg/m3(combustibles liquides, 3% de O2).
Tableau 1
Normes de résultats NOx, (mg/m3) réalisables par des modifications de la
combustion
Combustibles solides
| Type d’installationa) | Niveau de référence (pas de mesure anti-NO | Adaptation a posteriori d’installations existantesb) | Installation neuve | O | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Intervalle | Valeur caracté- ristique | % | ||||
| 10 MWc) à 300 MW | Combustion sur grille (charbon) Combustion en lit fluidisé i) fixe ii) circulant Combustion de charbon pulvérisé i) sole sèche ii) sole humide | 300–1000 300– 600 150– 300 700–1700 1000–2300 | – – – 600–1100 1000–1400 | 600 – – 800 – | 400 400 200 < 600 <1000 | 7 7 7 6 6 |
| >300 MW | Combustion de charbon pulvérisé i) sole sèche ii) sole humide | 700–1700 1000–2300 | 600–1100 1000–1400 | – – | < 600 <1000 | 6 6 |
Combustibles liquides
| Type d’installationa) | Niveau de référence (pas de mesure anti-NO | Adaptation a posteriori d’installations existantesb) | Installation neuve | O | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Intervalle | Valeur caracté- ristique | % | |||||
| 10 MWc) à 300 MW | Combustion de fuel distillé Combustion de fuel résiduel | – 500–1400 | – 200–400 | 300 400 | – – | 3 3 | |
| >300 MW | Combustion de fuel résiduel | 500–1400 | 200–400 | – | – | 3 | |
| a) | Les capacités désignent l’apport de chaleur en MW (thermiques) par combustible (pouvoir calorifique inférieur). | ||||||
| b) | Compte tenu des contraintes propres à l’installation et des fortes incertitudes quant aux résultats de l’adaptation a posteriori d’installations existantes, il n’est possible de donner que des valeurs approximatives. | ||||||
| c) | Pour les petites installations (10 MW–100 MW), tous les chiffres donnés comportent un degré plus élevé d’incertitude. |
Combustibles gazeux
| Type d’installationa) | Niveau de référence (pas de mesure anti-NO | Adaptation a posteriori d’installations existantesb) | Installation neuve | O | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Intervalle | Valeur caracté- ristique | % | |||||
| 10 MWc) à 300 MW | 150–1000 | 100–300 | – | <300 | 3 | ||
| >300 MW | 250–1400 | 100–300 | – | <300 | 3 | ||
| a) | Les capacités désignent l’apport de chaleur en MW (thermiques) par combustible (pouvoir calorifique inférieur). | ||||||
| b) | Compte tenu des contraintes propres à l’installation et des fortes incertitudes quant aux résultats de l’adaptation a posteriori d’installations existantes, il n’est possible de donner que des valeurs approximatives. | ||||||
| c) | Pour les petites installations (10 MW–100 MW), tous les chiffres donnés comportent un degré plus élevé d’incertitude. |
11. La réduction non catalytique sélective (RNCS), technique dé traitement des gaz de carneau permettant d’obtenir une réduction de 20 à 60 pour cent des NOx, est une technique moins coûteuse qui a des applications spéciales (par exemple fours de raffinerie et combustion de gaz sous charge minimale).
Moteurs fixes, turbines à gaz et moteurs à combustion interne
12. On peut diminuer les émissions de NOxdes turbines à gaz fixes soit en modifiant la combustion (voie sèche) soit par injection d’eau/vapeur (voie humide). Ces deux sortes de mesures sont bien éprouvées. On peut ainsi obtenir des valeurs d’émission de 150 mg/m3(gaz, 15% de O2) et 300 mg/m3(fuel, 15% de O2). L’adaptationa posteriori est possible.
13. On peut diminuer les émissions de NOx, des moteurs fixes à combustion interne à allumage par étincelle soit en modifiant la combustion (par exemple mélange pauvre et recyclage des gaz d’échappement) soit en traitant les gaz d’échappement (convertisseur catalytique à 3 voies à boucle fermée, RCS). La possibilité technique et économique d’appliquer ces divers procédés dépend de la taille du moteur, du type de moteur (deux temps/quatre temps) et du mode de fonctionnement du moteur (charge constante/variable). Le système à mélange pauvre permet d’obtenir des valeurs d’émission de NOxde 800 mg/m3(5% de O2), le procédé RCS ramène les émissions de NOxbien au‑dessous de 400 mg/m3(5% de O2) et le convertisseur catalytique à trois voies permet même de descendre au‑dessous de 200 mg/m3(5% de O2).
Fours industriels – Calcination du ciment
14. Le procédé de précalcination est en cours d’évaluation dans la région de la Commission comme technique possible pour ramener les concentrations de NOxdans le gaz de carneau des fours, nouveaux ou existants, de calcination du ciment à environ 300 mg/m3(10% de O2).
Opérations autres que la combustion – Production d’acide nitrique
15. La production d’acide nitrique avec absorption sous haute pression (>8 bars) permet de maintenir au‑dessous de 400 mg/m3les concentrations de NOxdans les effluents non dilués. Le même résultat peut être obtenu par absorption sous pression moyenne associée à un procédé RCS ou à tout autre procédé de réduction des NOxd’une efficacité semblable. L’adaptationa posteriori est possible.
16. Les véhicules à moteur visés par la présente annexe sont ceux qui servent aux transports routiers, à savoir, les voitures particulières, véhicules utilitaires légers et véhicules utilitaires lourds fonctionnant à l’essence ou au carburant diesel. Il est fait mention, quand il y a lieu, des catégories de véhicules (M1, M2, M3, N1, N2, N3,) définies dans le Règlement N° 13 de la CEE pris en application de l’Accord de 1958 concernant l’adoption de conditions uniformes d’homologation et la reconnaissance réciproque de l’homologation des équipements et pièces de véhicules à moteur.
17. Les transports routiers sont une source importante d’émissions anthropiques de NOxdans beaucoup de pays de la Commission: ils contribuent pour 40 à 80 pour cent au total des émissions nationales. Globalement, les véhicules à essence contribuent aux deux tiers du total des émissions de NOxdues aux transports routiers.
18. Les techniques dont on dispose pour lutter contre les oxydes d’azote provenant des véhicules à moteur sont résumées aux tableaux 3 et 6. Il est commode de grouper les techniques en fonction des normes d’émission nationales et internationales existantes ou proposées, qui diffèrent par la rigueur des dispositions. Comme les cycles d’essai réglementaires actuels ne correspondent qu’à la conduite en zone urbaine, les estimations des émissions relatives de NOxqu’on trouvera ci‑après tiennent compte de la conduite à des vitesses plus élevées lorsque les émissions de NOxrisquent d’être particulièrement importantes.
19. Les coûts de production supplémentaires indiqués aux tableaux 3 et 6 pour les diverses techniques sont des estimations du coût de fabrication et non des prix de détail.
20. Il est important de contrôler la conformité au stade de la production et aussi selon les résultats du véhicule en cours d’utilisation pour s’assurer que le potentiel de réduction prévu par les normes d’émission est atteint en pratique.
21. Les techniques qui comportent l’utilisation de convertisseurs catalytiques ou se fondent sur celle‑ci exigent du carburant sans plomb. La libre circulation des véhicules équipés d’un tel convertisseur est subordonnée à la possibilité de se procurer partout du carburant sans plomb.
Voitures particulières à essence et à carburant diesel (M1)
22. Le tableau 2 résume quatre normes d’émission. Ces normes sont utilisées dans le tableau 3 pour regrouper les différentes techniques de moteur applicables aux véhicules à essence en fonction de leur potentiel de réduction des émissions de NOx.
Tableau 2
Définition des normes d’émission
| Norme | Limites | Observations |
|---|---|---|
| A. ECE R.15–04 | HC + NO 19–28 g/essai | Norme CEE actuelle (Règlement No15, y compris la série d’amendements 04, pris en conformité de l’Accord de 1958 mentionné au paragraphe 16 ci‑dessus), également adoptée par la Communauté économique européenne (Directive 83/ 351). Cycle d’essai en conduite urbaine ECE R.15. La limite d’émission varie avec la masse du véhicule. |
| B. «Luxembourg 1985» | HC + NO 1,4–2,0 l: 8,0 g/essai Cette norme ne s’applique qu’à ce groupe de moteurs (<1,4 1: 15,0 g/essai >2,01: 6,5 g/essai) | Ces normes seront introduites pendant la période 1988–1993 dans la Communauté économique européenne selon le débat tenu à la Réunion du Conseil des ministres de la Communauté à Luxembourg en 1985 et la décision finale prise en décembre 1987. Le cycle d’essai en conduite urbaine ECE R.15 s’applique. La norme pour les moteurs >2 1 équivaut généralement à la norme US 1983. La norme pour les moteurs <1,4 1 est provisoire, la norme définitive est à élaborer. La norme pour les moteurs de 1,4 à 2,0 s’applique à toutes les voitures à moteur diesel >1,4 1. |
| C. «Stockholm 1985» | NO NO | Norme pour la législation nationale d’après le «document cadre» élaboré après la Réunion des ministres de l’en-vironnement de huit pays à Stockholm en 1985. Correspond aux normes US 1987 avec les procédures d’essai suivantes: US Federal Test Procedure (1975). Highway fuel economy test procedure. |
| D. «Californie 1989» | NO | Cette norme sera introduite dans l’État de Californie (États‑Unis d’Amérique) à partir des modèles 1989. US Federal Test Procedure. |
Tableau 3
Techniques applicables aux moteurs à essence, résultats d’émission, coûts et consommation de carburant correspondant aux normes d’émission
| Norme | Technique | Réduction composite1) des NO % | Coût supplémentaire de production^2^^)^^ ^(Francs suisses 1986) | Indice de consommation de carburant1) | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| A. | Référence (moteur classique actuel à allumage par étincelle avec carburateur) | –3) | – | 100 | ||
| B. | a) | Injection de carburant + RGE + air secondaire4) | 25 | 200 | 105 | |
| b) | Catalyseur à trois voies à boucle ouverte (+ RGE) | 55 | 150 | 103 | ||
| c) | Moteur à mélange pauvre avec catalyseur d’oxyda-tion (+ RGE)5) | 60 | 200–600 | 90 | ||
| C. | Catalyseur à trois voies à boucle fermée | 90 | 300–600 | 95 | ||
| D. | Catalyseur à trois voies à boucle fermée (+ RGE) | 92 | 350–650 | 98 | ||
| 1) | Les estimations concernant la réduction composite de NO | |||||
| 2) | Les coûts supplémentaires de production pourraient être exprimés plus pratiquement en pourcentage du coût total du véhicule. Toutefois, puisque les estimations de coût sont destinées surtout à la comparaison en termes relatifs, c’est la formulation des documents originaux qui a été retenue. | |||||
| 3) | Coefficient d’émission composite de NO | |||||
| 4) | RGE: Recyclage des gaz d’échappement. | |||||
| 5) | Uniquement d’après des données relatives à des moteurs expérimentaux. Il n’y a pratiquement aucune production de véhicules à moteur à mélange pauvre. |
23. Les normes d’émission A, B, C et D comprennent des limites d’émission non seulement pour NOxmais aussi pour les hydrocarbures (HC) et le monoxyde de carbone (CO). Les réductions estimatives d’émission de ces polluants, par rapport à la référence ECE R.15–04, sont données dans le tableau 4.
Tableau 4
Réductions estimatives des émissions de HC et de CO par les voitures
particulières à essence d’après différentes techniques
| Norme | Technique | Réduction de HC % | Réduction de CO % | |
|---|---|---|---|---|
| B. | a) b) c) | Injection de carburant + RGE + air secondaire Catalyseur à trois voies à boucle ouverte (+ RGE) Moteur à mélange pauvre avec catalyseur d’oxydation (+ RGE) | 30–40 50–60 70–90 | 50 40–50 70–90 |
| C. | Catalyseur à trois voies à boucle fermée | 90 | 90 | |
| D. | Catalyseur à trois voies à boucle fermée (+ RGE) | 90 | 90 |
24. Les voitures diesel actuelles peuvent satisfaire aux exigences d’émission de NOxfixées par les normes A, B et C. Les exigences rigoureuses concernant l’émission de particules ainsi que les limites rigoureuses pour NOxde la norme D impliquent que les voitures particulières diesel auront besoin de nouveaux perfectionnements, comprenant probablement le contrôle électronique de la pompe d’alimentation, des systèmes perfectionnés d’injection de carburant, le recyclage des gaz d’échappement et des pièges à particules. Il n’existe à l’heure actuelle que des véhicules expérimentaux. (Voir aussi le tableau 6, note1).)
Autres véhicules utilitaires légers (N1)
25. Les méthodes de lutte relatives aux voitures particulières sont applicables, mais les facteurs suivants peuvent être différents: réduction de NOx, coûts et délai de démarrage de la production commerciale.
Véhicules lourds à essence (M2, M3, N2, N3)
26. Ce genre de véhicule n’a qu’une importance négligeable en Europe occidentale et diminue en Europe orientale. Les niveaux d’émission de NOxUS–1990 et US–1991 (voir tableau 5) pourraient être atteints, moyennant un coût modeste, sans progrès techniques importants.
Véhicules diesel lourds (M2, M3, N2, N3)
27. Trois normes d’émission sont résumées dans le tableau 5. Elles sont reprises dans le tableau 6 pour grouper les techniques-moteur applicables aux véhicules diesel lourds en fonction du potentiel de réduction de NOx. La configuration de référence du moteur se modifie, la tendance étant de remplacer les moteurs à aspiration naturelle par des moteurs à turbocompresseur. Cette tendance a des incidences sur les valeurs améliorées de la consommation de référence de carburant. Aucune estimation comparative de la consommation n’est donc donnée ici.
Tableau 5
Définition des normes d’émission
| Norme | Limites NO | Observations | |
|---|---|---|---|
| I II III | ECE R.49 US–1990 US–1991 | 18 8.0 6.7 | Essai à 13 modes Essai en conditions transitoires Essai en conditions transitoires |
Tableau 6
Moteurs diesel lourds: techniques, résultats d’émission^1)^^
^et coûts correspondant au niveau d’émission des normes
| Norme | Technique | Réduction estimative de NO (%) | Coût de production supplémentaire (dollars E.‑U. 1984) | |
|---|---|---|---|---|
| I | Moteur diesel classique actuel à injection directe | – | – | |
| II2) | Turbocompresseur + refroidissement intermédiaire + décalage de l’injection (Modification de la chambre de combustion et des conduits) (Les moteurs à aspiration naturelle ne pourront probablement pas satisfaire à cette norme) | 40 | 115 dollars E.‑U. (dont 69 dollars E.‑U. imputables à la norme NO | |
| III2) | Perfectionnement des techniques énumérées sous II ainsi que calage d’injection variable et utilisation de systèmes électroniques | 50 | 404 dollars E.‑U. (dont 68 dollars E.‑U. imputables à la norme NO | |
| 1) | Une altération de la qualité du carburant diesel aurait une influence défavorable sur l’émission et pourrait influer sur la consommation de carburant pour les véhicules utilitaires aussi bien lourds que légers. | |||
| 2) | Il reste nécessaire de vérifier en grand la disponibilité des nouveaux composants. | |||
| 3) | La différence s’explique par la lutte contre les émissions de particules et par d’autres considérations. |
Déclaration du 31 octobre 1988
relative à une réduction des émissions d’oxydes d’azote
de l’ordre de 30 pour cent
Les gouvernements de la République fédérale d’Allemagne, de l’Autriche, de la
Belgique, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l’Italie, du Liechtenstein,
de la Norvège, des Pays‑Bas, de la Suède et de la Suisse,
qui signeront le Protocole à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance de 1979, relatif à la lutte contre les émissions d’oxydes d’azote ou leurs flux transfrontières (ci‑dessous désigné par le terme de «Protocole»),8
Considérant que les oxydes d’azote par eux‑mêmes et combinés avec des composés organiques volatils (COV) ont des effets particulièrement nocifs pour l’environnement et la santé;
Rappelant que l’Organe exécutif de la Convention a reconnu lors de sa deuxième session en 1984 «la nécessité pour les États de réduire effectivement d’ici à 1995, soit leur taux annuel d’émissions d’oxydes d’azote à partir de sources fixes ou mobiles, soit leurs flux transfrontières»;
Rappelant également que l’Organe exécutif de la Convention, lors de sa cinquième session en 1987, a «reconnu l’importance des dommages causés à l’environnement, dans de nombreux pays, par les émissions de composés organiques volatils (COV) qui, par réaction avec les oxydes d’azote, contribuent à la formation d’oxydants photochimiques tels que l’ozone, et a estimé nécessaire, par conséquent, de réduire efficacement les émissions de COV»;
Se félicitant que les Parties à la Convention signeront le Protocole à l’occasion de la sixième session de l’Organe exécutif à Sofia le 1ernovembre 1988;
Considérant que, outre les mesures prévues par le Protocole, une réduction immédiate et effective des émissions d’oxydes d’azote se révèle nécessaire;
Déclarent:
En foi de quoi, les soussignés ont signé la présente Déclaration.
Fait à Sofia le 31 octobre 1988.
Suivent les signatures
| États parties | Ratification Adhésion (A) Déclaration de succession (S) | Entrée en vigueur | ||
|---|---|---|---|---|
| Albanie | 16 juin | 2009 A | 14 septembre | 2009 |
| Allemagne | 16 novembre | 1990 | 14 février | 1991 |
| Autriche | 15 janvier | 1990 | 14 février | 1991 |
| Bélarus | 8 juin | 1989 | 14 février | 1991 |
| Belgique | 8 novembre | 2000 | 6 février | 2001 |
| Bulgarie | 30 mars | 1989 | 14 février | 1991 |
| Canada | 25 janvier | 1991 | 25 avril | 1991 |
| Chypre | 2 septembre | 2004 A | 1erdécembre | 2004 |
| Croatie | 3 mars | 2008 A | 1erjuin | 2008 |
| Danemark*a | 1ermars | 1993 | 30 mai | 1993 |
| Espagne | 4 décembre | 1990 | 4 mars | 1991 |
| Estonie | 7 mars | 2000 A | 5 juin | 2000 |
| États-Unis | 13 juillet | 1989 | 14 février | 1991 |
| Finlande | 1erfévrier | 1990 | 14 février | 1991 |
| France | 20 juillet | 1989 | 14 février | 1991 |
| Grèce | 29 avril | 1998 | 28 juillet | 1998 |
| Hongrie | 12 novembre | 1991 | 10 février | 1992 |
| Irlande | 17 octobre | 1994 | 15 janvier | 1995 |
| Italie | 19 mai | 1992 | 17 août | 1992 |
| Liechtenstein | 24 mars | 1994 | 22 juin | 1994 |
| Lituanie | 26 mai | 2006 A | 24 août | 2006 |
| Luxembourg | 4 octobre | 1990 | 14 février | 1991 |
| Macédoine du Nord | 10 mars | 2010 A | 8 juin | 2010 |
| Norvège | 11 octobre | 1989 | 14 février | 1991 |
| Pays-Bas*b | 11 octobre | 1989 | 14 février | 1991 |
| Pologne | 23 novembre | 2011 | 21 février | 2012 |
| République tchèque | 30 septembre | 1993 S | 1erjanvier | 1993 |
| Royaume-Uni* | 15 octobre | 1990 | 14 février | 1991 |
| Akrotiri et Dhekelia | 15 octobre | 1990 | 14 février | 1991 |
| Guernesey | 15 octobre | 1990 | 14 février | 1991 |
| Île de Man | 15 octobre | 1990 | 14 février | 1991 |
| Jersey | 15 octobre | 1990 | 14 février | 1991 |
| Russie | 21 juin | 1989 | 14 février | 1991 |
| Slovaquie | 28 mai | 1993 S | 1erjanvier | 1993 |
| Slovénie | 5 janvier | 2006 A | 5 avril | 2006 |
| Suède | 27 juillet | 1990 | 14 février | 1991 |
| Suisse | 18 septembre | 1990 | 14 février | 1991 |
| Ukraine | 24 juillet | 1989 | 14 février | 1991 |
| Union européenne | 17 décembre | 1993 A | 17 mars | 1994 |
| * Réserves et déclarations. Les réserves et déclarations ne sont pas publiées au RO Les textes en français et en anglais peuvent être consultés à l’adresse du site Internet de l’Organisation des Nations Unies (ONU):http://treaties.un.orgou obtenus auprès de la Direction du droit international public (DDIP), Section des traités internationaux, 3003 Berne. a Le Protocole ne s’applique pas aux îles Féroé et au Groenland. b Pour le Royaume en Europe. |
RO 1991 1502 ↩
RS 0.814.32 ↩
RS 0.814.32 ↩
RS 0.814.322 ↩
Etudes sur la pollution atmosphérique No4 (Publication des Nations Unies, numéro de vente: F.87.II.E.36). ↩
Il est actuellement difficile de fournir des données fiables, en termes absolus, sur les coûts des techniques anti‑émissions. Il y a donc lieu, en ce qui concerne les coûts indiqués dans la présente annexe, de mettre l’accent sur les relations entre les coûts des différentes techniques plutôt que sur des coûts chiffrés absolus. ↩
L’expérience d’exploitation de cette technique de combustion est limitée. ↩
Adopté par l’Organe exécutif de la Convention à l’occasion de sa sixième session (31 oct.–4 nov. 1988). ↩
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