0.822.728.3•Convention n o 183 sur la protection de la maternité, 2000
0.822.728.3Multilateral International Treaty4 juin 2015
Conclue à Genève le 15 juin 2000
Approuvée par l’Assemblée fédérale le 14 décembre 20121
Instrument de ratification déposé par la Suisse le 4 juin 2014
Entrée en vigueur pour la Suisse le 4 juin 2015
(État le 29 avril 2025)
Préambule
La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail,
convoquée à Genève par le Conseil d’administration du Bureau international du Travail, et s’y étant réunie le 30 mai 2000, en sa quatre-vingt-huitième session,
prenant note de la nécessité de réviser la convention sur la protection de la maternité (révisée), 1952, ainsi que la recommandation sur la protection de la maternité, 1952, afin de promouvoir davantage l’égalité de toutes les femmes qui travaillent ainsi que la santé et la sécurité de la mère et de l’enfant, et afin de reconnaître la diversité du développement économique et social des Membres ainsi que la diversité des entreprises et le développement de la protection de la maternité dans les législations et les pratiques nationales,
prenant note des dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), de la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes2(1979), de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant3(1989), de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing (1995), de la Déclaration sur l’égalité de chances et de traitement pour les travailleuses de l’Organisation internationale du Travail (1975), de la Déclaration de l’Organisation internationale du Travail relative aux principes et droits fondamentaux au travail et son suivi (1998) ainsi que des conventions et recommandations internationales du travail qui visent à garantir l’égalité de chances et de traitement aux travailleurs et aux travailleuses, en particulier la convention sur les travailleurs ayant des responsabilités familiales, 1981,
tenant compte de la situation des femmes qui travaillent et prenant acte de la nécessité d’assurer la protection de la grossesse, en tant que responsabilité partagée des pouvoirs publics et de la société,
après avoir décidé d’adopter diverses propositions relatives à la révision de la convention (révisée) et de la recommandation sur la protection de la maternité, 1952, question qui constitue le quatrième point à l’ordre du jour de la session,
après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d’une convention internationale,
adopte, ce quinzième jour de juin deux mille, la convention ci-après, qui sera dénommée Convention sur la protection de la maternité, 2000.
Aux fins de la présente Convention, le terme femme s’applique à toute personne du sexe féminin, sans discrimination quelle qu’elle soit, et le terme enfant à tout enfant, sans discrimination quelle qu’elle soit.
Tout Membre doit, après consultation des organisations représentatives des employeurs et des travailleurs, adopter les mesures nécessaires pour que les femmes enceintes ou qui allaitent ne soient pas contraintes d’accomplir un travail qui a été déterminé par l’autorité compétente comme préjudiciable à leur santé ou à celle de leur enfant ou dont il a été établi par une évaluation qu’il comporte un risque significatif pour la santé de la mère ou celle de l’enfant.
Sur présentation d’un certificat médical, un congé doit être accordé, avant ou après la période de congé de maternité, en cas de maladie, complications ou risque de complications résultant de la grossesse ou de l’accouchement. La nature et la durée maximale de ce congé peuvent être précisées conformément à la législation et à la pratique nationales.
Tout Membre doit examiner périodiquement, en consultation avec les organisations représentatives des employeurs et des travailleurs, l’opportunité d’étendre la durée du congé prévu à l’art. 4 et d’augmenter le montant ou le taux des prestations en espèces visé à l’art. 6.
La présente Convention doit être mise en œuvre par voie de législation, sauf dans la mesure où il lui serait donné effet par tout autre moyen tel que conventions collectives, sentences arbitrales, décisions judiciaires, ou de toute autre manière conforme à la pratique nationale.
La présente Convention révise la convention sur la protection de la maternité (révisée), 1952.
Les ratifications formelles de la présente Convention seront communiquées au Directeur général du Bureau international du Travail et par lui enregistrées.
1. La présente Convention ne liera que les Membres de l’Organisation internationale du Travail dont la ratification aura été enregistrée par le Directeur général du Bureau international du Travail.
2. Elle entrera en vigueur douze mois après que les ratifications de deux Membres auront été enregistrées par le Directeur général.
3. Par la suite, cette convention entrera en vigueur pour chaque Membre douze mois après la date où sa ratification aura été enregistrée.
1. Tout Membre ayant ratifié la présente Convention peut la dénoncer à l’expiration d’une période de dix années après la date de la mise en vigueur initiale de la convention, par un acte communiqué au Directeur général du Bureau international du Travail et par lui enregistré. La dénonciation ne prendra effet qu’une année après avoir été enregistrée.
2. Tout Membre ayant ratifié la présente Convention qui, dans le délai d’une année après l’expiration de la période de dix années mentionnée au paragraphe précédent, ne fera pas usage de la faculté de dénonciation prévue par le présent article sera lié pour une nouvelle période de dix années et, par la suite, pourra dénoncer la présente Convention à l’expiration de chaque période de dix années dans les conditions prévues au présent article.
1. Le Directeur général du Bureau international du Travail notifiera à tous les Membres de l’Organisation internationale du Travail l’enregistrement de toutes ratifications et de tous actes de dénonciation qui lui seront communiqués par les Membres de l’Organisation.
2. En notifiant aux Membres de l’Organisation l’enregistrement de la deuxième ratification qui lui aura été communiquée, le Directeur général appellera l’attention des Membres de l’Organisation sur la date à laquelle la présente Convention entrera en vigueur.
Le Directeur général du Bureau international du Travail communiquera au Secrétaire général des Nations Unies, aux fins d’enregistrement, conformément à l’art. 102 de la Charte des Nations Unies6, des renseignements complets au sujet de toutes ratifications et de tous actes de dénonciation qu’il aura enregistrés conformément aux articles précédents.
Chaque fois qu’il le jugera nécessaire, le Conseil d’administration du Bureau international du Travail présentera à la Conférence générale un rapport sur l’application de la présente Convention et examinera s’il y a lieu d’inscrire à l’ordre du jour de la Conférence la question de sa révision totale ou partielle.
1. Au cas où la Conférence adopterait une nouvelle convention portant révision totale ou partielle de la présente Convention, et à moins que la nouvelle convention ne dispose autrement:
2. La présente Convention demeurerait en tout cas en vigueur dans sa forme et teneur pour les Membres qui l’auraient ratifiée et qui ne ratifieraient pas la convention portant révision.
Les versions française et anglaise du texte de la présente Convention font également foi.
(Suivent les signatures)
| États parties | Ratification | Entrée en vigueur | ||
|---|---|---|---|---|
| Albanie | 18 août | 2004 | 18 août | 2005 |
| Allemagne | 30 septembre | 2021 | 30 septembre | 2022 |
| Antigua-et-Barbuda | 6 mai | 2022 | 6 mai | 2023 |
| Autriche | 30 avril | 2004 | 30 avril | 2005 |
| Azerbaïdjan | 29 octobre | 2010 | 29 octobre | 2011 |
| Belize | 9 novembre | 2005 | 9 novembre | 2006 |
| Bosnie et Herzégovine | 18 janvier | 2010 | 18 janvier | 2011 |
| Bulgarie | 6 décembre | 2001 | 6 décembre | 2002 |
| Burkina Faso | 4 mars | 2013 | 4 mars | 2014 |
| Bélarus | 10 février | 2004 | 10 février | 2005 |
| Bénin | 10 janvier | 2012 | 10 janvier | 2013 |
| Chypre | 12 janvier | 2005 | 12 janvier | 2006 |
| Cuba | 1erjuin | 2004 | 1erjuin | 2005 |
| Djibouti | 25 septembre | 2020 | 25 septembre | 2021 |
| El Salvador | 7 juin | 2022 | 7 juin | 2023 |
| Hongrie | 4 novembre | 2003 | 4 novembre | 2004 |
| Italie | 7 février | 2001 | 7 février | 2002 |
| Kazakhstan | 13 juin | 2012 | 13 juin | 2013 |
| Lettonie | 9 février | 2009 | 9 février | 2010 |
| Lituanie | 29 septembre | 2003 | 29 septembre | 2004 |
| Luxembourg | 8 avril | 2008 | 8 avril | 2009 |
| Macédoine du Nord | 3 octobre | 2012 | 3 octobre | 2013 |
| Mali | 5 juin | 2008 | 5 juin | 2009 |
| Maroc | 13 avril | 2011 | 13 avril | 2012 |
| Maurice | 13 juin | 2019 | 13 juin | 2020 |
| Moldova | 28 août | 2006 | 28 août | 2007 |
| Monténégro | 19 avril | 2012 | 19 avril | 2013 |
| Niger | 10 juin | 2019 | 10 juin | 2020 |
| Norvège | 9 novembre | 2015 | 9 novembre | 2016 |
| Pays-Bas | 15 janvier | 2009 | 15 janvier | 2010 |
| Panama | 22 mars | 2022 | 22 mars | 2023 |
| Pérou | 9 mai | 2016 | 9 mai | 2017 |
| Portugal | 8 novembre | 2012 | 8 novembre | 2013 |
| République dominicaine | 9 février | 2016 | 9 février | 2017 |
| République tchèque | 3 juillet | 2017 | 3 juillet | 2018 |
| Roumanie | 23 octobre | 2002 | 23 octobre | 2003 |
| Saint-Marin | 19 juin | 2019 | 19 juin | 2020 |
| Sao Tomé-et-Principe | 12 juin | 2017 | 12 juin | 2017 |
| Sénégal | 18 avril | 2017 | 18 avril | 2017 |
| Serbie | 31 août | 2010 | 31 août | 2011 |
| Slovaquie | 12 décembre | 2000 | 7 février | 2002 |
| Slovénie | 1ermars | 2010 | 1ermars | 2011 |
| Suisse | 4 juin | 2014 | 4 juin | 2015 |
| Suriname | 28 novembre | 2024 | 28 novembre | 2025 |
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