Inadmissibility of residence permit appeal due to no enforceable right

2C_401/2008Tribunale federale / II divisione di diritto pubblico9 giu 2008Dismissed

Estratto da Omnilex

Sintesi Omnilex

The Federal Court, sitting under summary procedure, held that the Bosnian appellant had no enforceable right to renewal of his residence permit after the breakdown and divorce of his marriage to a Swiss citizen. Because the marriage had lasted less than five years, he could not rely on Art. 7 LSEE or Art. 8 ECHR. The appeal in public law matters was therefore unavailable, and subsidiary constitutional review was likewise barred for lack of a legally protected interest and any properly alleged constitutional violation. The appeal was declared inadmissible, and CHF 800 in court costs were charged to the appellant.

Massima Omnilex

Art. 83 let. c ch. 2, 113 ss, 115 let. b and 116 LTF; admissibility of constitutional and public-law appeals against refusal to renew a residence permit. Where the applicant cannot invoke any federal or international provision conferring a subjective right to the permit, an appeal in public law matters is excluded. Subsidiary constitutional review requires, in addition to a constitutional grievance, a legally protected interest within the meaning of Art. 115 let. b LTF; such interest is lacking where the contested measure refuses a permit to which the person has no entitlement. In manifestly inadmissible cases, the president may decide under Art. 108 LTF without exchange of briefs; requests for deadline extensions do not alter the outcome and are generally excluded by Art. 47 al. 1 LTF.

Testo completo

2C_401/2008/CFD/elo
{T 0/2}

Arrêt du 9 juin 2008
IIe Cour de droit public

Composition
M. le Juge Merkli, Président.
Greffière: Mme Charif Feller.

Parties
X.________, recourant,

contre

Office cantonal de la population du canton de Genève, route de Chancy 88, case postale 2652,
1211 Genève 2.

Objet
Autorisation de séjour,

recours contre la décision de la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève du 22 avril 2008.

Considérant:
que X.________, ressortissant de Bosnie et Herzégovine né en 1950, a épousé le 15 juillet 2003 une ressortissante helvétique, avant d'entrer en Suisse et d'y obtenir une autorisation de séjour pour vivre auprès de son épouse,
que les époux se sont séparés dans le courant de l'année 2005,
que, le 17 janvier 2007, un Tribunal en Bosnie a prononcé le divorce des époux,
que, par décision du 12 octobre 2007, l'Office cantonal de la population du canton de Genève a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de l'intéressé,
que, par décision du 22 avril 2008, la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève a confirmé la décision précitée de l'Office cantonal de la population,
que, par écriture du 25 mai 2008, postée le lendemain, X.________ demande implicitement au Tribunal fédéral d'annuler la décision de la Commission cantonale de recours de police des étrangers,
que le recourant ne peut invoquer aucune disposition de droit fédéral ou de droit international lui accordant le droit au renouvellement de son autorisation de séjour,
qu'en particulier, le recourant ne peut se prévaloir de l'art. 7 LSEE ni de l'art. 8 CEDH pour prétendre à un droit à une autorisation de séjour, dès lors que son mariage avec une Suissesse a duré moins de cinq ans,
que, partant, la décision attaquée ne peut faire l'objet d'un recours en matière de droit public (art. 83 let. c ch. 2 LTF),
que le recours ne peut être traité comme recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF), le recourant n'invoquant pas la violation d'un droit constitutionnel par la Commission cantonale de recours (art. 116 LTF),
qu'au demeurant, le recourant n'aurait de toute manière pas qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire, faute d'un "intérêt juridique" à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée lui refusant une autorisation à l'octroi de laquelle il n'a aucun droit (art. 115 let. b LTF; cf. ATF 113 I 185),
que, dans ces conditions, point n'est besoin d'examiner plus avant la question du délai supplémentaire sollicité par le recourant pour compléter son recours, une telle mesure étant en principe exclue par la loi (art. 47 al. 1 LTF),
que, manifestement irrecevable (art. 108 al. 1 let. a LTF), le présent recours doit être traité selon la procédure simplifiée de l'art. 108 LTF, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures,
que, succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (art. 66 al. 1 1ère phrase et art. 65 LTF),

par ces motifs, le Président prononce:

1.
Le recours est irrecevable.

2.
Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge du recourant.

3.
Le présent arrêt est communiqué au recourant, à l'Office cantonal de la population et à la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève ainsi qu'à l'Office fédéral des migrations.
Lausanne, le 9 juin 2008
Au nom de la IIe Cour de droit public
du Tribunal fédéral suisse
Le Président: La Greffière:

Merkli Charif Feller

Parole chiave

residence permitinadmissibilitysummary procedurelegal interestconstitutional complaintfamily reunificationcourt costs

Estratto da Omnilex

Questione giuridica chiave

Whether the appeal in public law matters against the refusal to renew the residence permit was admissible

Decisione estratta

It was not admissible because the appellant could not rely on a federal or international provision granting a right to renewal.

Motivazione estratta

The court held that Art. 7 LSEE and Art. 8 ECHR did not confer a residence right because the marriage to a Swiss citizen lasted less than five years.

Questione giuridica chiave

Whether subsidiary constitutional review was available

Decisione estratta

No. The appellant did not invoke a constitutional violation and, in any event, lacked a legally protected interest to challenge the refusal.

Motivazione estratta

Without a protected legal interest in the requested permit, the requirements of Art. 115(b) LTF were not met.

Questione giuridica chiave

Whether an additional deadline to complete the appeal had to be granted

Decisione estratta

The court did not examine the request further, as such an extension is generally excluded by law.

Motivazione estratta

Given the manifest inadmissibility of the appeal, no further procedural step was necessary.

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