Non-entry for insufficiently reasoned employment appeal

4A_396/2009Tribunale federale / I divisione civile14 set 2009Inadmissible

Estratto da Omnilex

Sintesi Omnilex

A former employee sued his employer for CHF 20,510, claiming the difference between his last salary and an early-retirement pension during accident-related incapacity. The cantonal labor court rejected the claim and the Vaud appellate court confirmed. The Federal Supreme Court treated the filing as a civil appeal but found it manifestly inadmissible because it lacked any proper legal motivation under the LTF and only restated the appellant's view. The Court therefore issued a non-entry decision and waived federal court costs.

Massima Omnilex

Art. 42 al. 1-2 LTF et art. 106 al. 2 LTF; exigences de motivation du recours en matière civile. Le mémoire doit, sous peine d’irrecevabilité, contenir des conclusions et une motivation succincte exposant en quoi la décision attaquée viole le droit; lorsqu’un grief constitutionnel est invoqué, il doit être expressément soulevé et motivé. La simple reprise de l’argumentation cantonale ou l’invocation isolée d’une disposition de règlement interne ne satisfait pas à ces exigences. En procédure simplifiée, le Tribunal fédéral n’entre pas en matière sur un recours manifestement insuffisamment motivé (consid. 3).

Testo completo

{T 0/2}
4A_396/2009

Arrêt du 14 septembre 2009
Présidente de la Ire Cour de droit civil

Composition
Mme la Juge Klett, présidente.
Greffier: M. Carruzzo.

Parties
X.________,
recourant,

contre

Y.________ SA,
intimée.

Objet
contrat de travail,

recours contre l'arrêt rendu le 13 mai 2009 par la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud.

La Présidente de la Ire Cour de droit civil considère en fait et en droit:

1.
1.1 X.________, né le 10 juillet 1952, a oeuvré durant plus de 30 ans au sein de Y.________ Group. En dernier lieu, il a travaillé comme analyste pour le compte de Y.________ SA.

A sa demande, l'employé a été mis à la retraite anticipée avec effet au 30 septembre 2007. Alors qu'il prenait un solde de vacances du 3 au 30 septembre 2007, X.________ s'est blessé à l'épaule, à la suite d'une chute. Il en est résulté une incapacité de travail qui a duré apparemment jusqu'à fin mai 2008.

Un différend est alors né entre l'employé et l'employeur au sujet des conséquences financières de cet accident. Y.________ SA a versé, à bien plaire, à X.________ une indemnité correspondant à deux mois de salaire, laquelle a été remplacée, dès le 1er décembre 2007, par la rente de retraite anticipée.

1.2 Par demande du 30 mai 2008, X.________ a assigné Y.________ SA devant la juridiction prud'homale vaudoise compétente en vue d'obtenir le paiement de 20'510 fr., somme correspondant à la différence entre le salaire qu'il percevait en dernier lieu au service de la défenderesse et la rente de préretraite, cela pour la période allant du 1er décembre 2007 jusqu'à la fin de son incapacité de travail.

La défenderesse a conclu à libération.

Par jugement du 3 octobre 2008, le Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne a rejeté la demande.

Saisie par le demandeur, la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud, statuant par arrêt du 27 juillet 2009, a rejeté le recours, dans la mesure où il était recevable, et confirmé le jugement de première instance. La cour cantonale a considéré, en résumé, que, dans la mesure où le contrat de travail avait pris fin le 30 septembre 2007, à la suite de sa résiliation par l'employé, l'obligation de l'employeur de verser le salaire durant un temps limité à l'employé incapable de travailler s'était éteinte à cette date, faute d'un accord exprès contraire, quand bien même le crédit lié à cette incapacité n'aurait pas été épuisé. Pour le surplus, les juges cantonaux ne sont pas entrés en matière sur la question de la durée des prestations de l'assurance obligatoire contre les accidents dues au demandeur, dès lors que l'action de ce dernier ne visait que l'employeur.

1.3 Le 23 août 2009, X.________ a formé un recours au Tribunal fédéral à l'encontre de cet arrêt. Il y reprend la conclusion pécuniaire qu'il avait soumise aux juges précédents.

L'intimée et la cour cantonale n'ont pas été invitées à déposer une réponse.

2.
Le recours, non intitulé, sera traité comme un recours en matière civile (art. 72 ss LTF), dans la mesure où la valeur litigieuse atteint, en l'espèce, le seuil de 15'000 fr. fixé à l'art. 74 al. 1 let. a LTF pour la recevabilité d'un tel recours dans une contestation en matière de droit du travail.

3.
3.1 En vertu de l'art. 42 LTF, le mémoire de recours doit indiquer, notamment, les conclusions et les motifs (al. 1); ces derniers doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (al. 2). A ce défaut, le Tribunal fédéral n'entre pas en matière (art. 108 al. 1 let. a et b LTF). Pour le surplus, il n'examine la violation de droits fondamentaux que si un grief de ce chef a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF). Au demeurant, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF).

3.2 Le présent recours apparaît manifestement irrecevable au regard de ces règles. En effet, s'il comporte une conclusion condamnatoire implicite, on n'y trouve pas, en revanche, l'indication du droit constitutionnel que les juges précédents auraient méconnu ou de la règle du droit privé fédéral qu'ils auraient violée. L'argumentation qui y figure ne va, en réalité, pas au-delà de la simple présentation, guère compréhensible du reste, de la thèse soutenue par le recourant. A cet égard, la simple référence à une disposition tirée du règlement du personnel de Y.________ ne saurait remplacer une motivation en bonne et due forme, d'autant que le recourant laisse intact le motif retenu par les juges cantonaux pour rejeter sa demande.

Dans ces conditions, il n'est pas possible d'entrer en matière et il sera fait application de la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 LTF.

4.
Etant donné les circonstances, il sera renoncé à l'application de l'art. 65 al. 4 let. c LTF, si bien que le recourant, bien qu'il succombe, ne devra pas payer les frais de la procédure fédérale (art. 66 al. 1 LTF).

Par ces motifs, la Présidente de la Ire Cour de droit civil:

1.
N'entre pas en matière sur le recours.

2.
Dit qu'il n'est pas perçu de frais.

3.
Communique le présent arrêt aux parties et à la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud.

Lausanne, le 14 septembre 2009

Au nom de la Ire Cour de droit civil
du Tribunal fédéral suisse
La Présidente: Le Greffier:

Klett Carruzzo

Parole chiave

admissibilityreasoned appealemployment contractearly retirementaccident incapacitycourt costs

Estratto da Omnilex

Questione giuridica chiave

Whether the federal appeal was sufficiently reasoned to be admissible.

Decisione estratta

No. The appeal did not identify the constitutional right or federal private-law rule allegedly violated and merely repeated the appellant's own position.

Motivazione estratta

Under Art. 42 LTF and Art. 106(2) LTF, the appellant must briefly explain the alleged violation of law and any constitutional complaint; a mere reference to the employer's personnel regulations is not a proper legal motivation.

Questione giuridica chiave

Whether court costs should be charged despite the appellant losing.

Decisione estratta

No costs were charged in the federal proceedings, given the circumstances.

Motivazione estratta

The court waived costs under Art. 65(4)(c) LTF and therefore did not order judicial fees against the unsuccessful appellant.

Continua la tua ricerca in ChatGPT o Claude

Collega Omnilex per cercare nel corpus legale dal tuo assistente IA.