Restituzione del termine per il versamento dell’anticipo delle spese di ricorso

CPF kc12-023344-294bis/2013Tribunale cantonale / Camera delle esecuzioni e fallimenti17 set 2013Esecuzione e fallimentoAccolto

Estratto da Omnilex

Sintesi Omnilex

Q.________SA ha impugnato una decisione del giudice di pace in una causa di esecuzione e fallimento, ma non ha versato l’anticipo delle spese richiesto di CHF 405 entro il termine prorogato, poiché il suo avvocato aveva subito un incidente ed era impossibilitato ad agire. Il Tribunale cantonale ha ritenuto che l’istanza di restituzione presentata il 17 July 2013 fosse tempestiva ai sensi dell’art. 148 CPC e che l’omissione fosse scusabile o, tutt’al più, imputabile a colpa lieve. Ha accordato un nuovo termine di cinque giorni per il versamento dell’anticipo, annullato l’ordinanza presidenziale del 15 July 2013 che aveva considerato il ricorso ritirato e non ha posto a carico delle parti né spese né ripetibili.

Massima Omnilex

Art. 148 CPC; restituzione di un termine mancato per il versamento di un anticipo delle spese di ricorso. Un’istanza è tempestiva se è presentata entro dieci giorni dalla cessazione della causa dell’impedimento. La restituzione può essere concessa quando l’omissione è scusabile o imputabile soltanto a colpa lieve; un incidente improvviso che renda il patrocinatore incapace di agire può costituire una simile circostanza, e la colpa lieve del rappresentante è imputata alla parte soltanto nei limiti dell’art. 148 CPC. Se la restituzione è concessa, la precedente decisione processuale secondo cui il rimedio giuridico è considerato non presentato deve essere annullata; il giudice può fissare un termine suppletorio per il pagamento in virtù degli art. 98 e 101 CPC (consid. 2-4).

Testo completo

111 TRIBUNAL CANTONAL KC12.023344-131018 294 bis C O U R D E S P O U R S U I T E S E T F A I L L I T E S


Arrêt du 17 septembre 2013


Présidence de M. S A U T E R E L , président Juges:MM. Hack et Maillard Greffier :MmeDebétaz Ponnaz


Art. 98, 101 al. 1 et 3 et 148 CPC Vu le recours formé le 21 mai 2013 par Q.SA, à Brent, contre la décision rendue le 5 décembre 2012 par le Juge de paix du district du Gros-de-Vaud, dont les motifs ont été adressés pour notification aux parties le 7 mai 2013, admettant partiellement la requête de mainlevée provisoire d'opposition déposée par la recourante dans la poursuite n° 6'125'741 de l'Office des poursuites du district du Gros-de- Vaud, exercée à son instance contre H., à Poliez-le-Grand, vu le délai au 17 juin 2013, fixé à la recourante par avis du greffe de la cour de céans du 31 mai 2013, pour effectuer l'avance des frais de recours de 405 francs,

  • 2 - vu la lettre recommandée du Président de la cour de céans du 24 juin 2013, accordant à la recourante un délai supplémentaire non prolongeable de cinq jours pour effectuer l'avance de frais, à défaut de quoi il ne serait pas entré en matière sur le recours,

vu le prononcé du Président de la cour de céans du 15 juillet 2013, constatant que l'avance de frais requise n'avait pas été effectuée dans le délai imparti et disant que le recours était considéré comme non avenu (I), rayant la cause du rôle (II) et déclarant ledit prononcé, rendu sans frais, exécutoire, ainsi que celui de première instance (III), vu la requête de restitution du délai de paiement de l'avance de frais, accompagnée de deux certificats médicaux et d'une lettre de sa mandante, déposée le 17 juillet 2013 par le conseil de la recourante, exposant qu'il avait fait l'objet d'un assez grave accident le 27 juin 2013 et n'avait pas pu s'occuper personnellement du suivi du dossier et que l'administrateur unique avec signature individuelle de sa mandante s'était trouvé lui-même en déplacement à l'étranger à ce moment, vu l'avis du Président de la cour de céans du 23 juillet 2013, impartissant à H.________ un délai de dix jours pour se déterminer sur la requête précitée, vu l'écriture spontanée de la recourante du 5 août 2013; attendu qu'aux termes de l'article 148 al. 1 CPC [Code de procédure civile; RS 272], le tribunal peut accorder un délai supplémentaire ou citer les parties à une nouvelle audience lorsque la partie défaillante en fait la requête et rend vraisemblable que le défaut ne lui est pas imputable ou n'est imputable qu'à une faute légère, que la requête doit être présentée dans les dix jours qui suivent celui où la cause du défaut a disparu (art. 148 al. 2 CPC),

  • 3 - qu'en l'espèce, l'incapacité de travail totale du conseil de la recourante, à la suite d'un accident, a duré dix jours, du 28 juin au 7 juillet 2013 inclus, que la requête de restitution de délai du 17 juillet 2013 a ainsi été déposée en temps utile; attendu qu'a été jugée non fautive l'inobservation d'un délai due à un accident qui a empêché la partie ou son mandataire d'agir le dernier jour du délai (Tappy, in Code de procédure civile commenté, n. 14 ad art. 148 CPC), qu'en l'espèce, le délai supplémentaire de cinq jours pour effectuer l'avance de frais, fixé par avis du 25 juin 2013, est arrivé à échéance durant la période d'incapacité de travail du conseil de la recourante, que, si ledit conseil a commis une faute en ne prenant pas de dispositions pour faire effectuer l'avance de frais requise durant son incapacité de travail, on peut considérer cette faute comme légère dès lors que cette incapacité, due à un accident, a été subite et, partant, imprévisible, qu'une faute légère du mandataire doit être assimilée à une faute légère du plaideur qu'il représente (Tappy, op. cit., n. 18 ad art. 148 CPC), que la requête de la recourante peut ainsi être admise et un délai supplémentaire de cinq jours, dès réception du présent arrêt, lui être fixé pour effectuer l'avance de frais de 405 fr., à défaut de quoi le recours ne sera pas pris en considération (art. 98 et 101 al. 1 et 3 CPC); attendu que le prononcé présidentiel du 15 juillet 2013 doit par conséquent être annulé;

  • 4 - attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais ni dépens. Par ces motifs, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal, statuant à huis clos en sa qualité d'autorité de recours en matière sommaire de poursuites, p r o n o n c e : I. La requête présentée par Q.________SA est admise et un délai supplémentaire de cinq jours dès réception du présent arrêt lui est accordé pour effectuer l'avance de frais de 405 fr. (quatre cent cinq francs), à défaut de quoi son recours ne sera pas pris en considération. II. Le prononcé présidentiel du 15 juillet 2013 est annulé. III. L’arrêt, rendu sans frais ni dépens, est exécutoire. Le président : La greffière : Du 17 septembre 2013 L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, prend date de ce jour. Il est notifié, par l'envoi de photocopies, à :

  • 5 - -Me Razi Abderrahim, avocat (pour Q.SA), -M. H.. La Cour des poursuites et faillites considère que la valeur litigieuse est de 6'391 fr. 10. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit du bail à loyer, au moins à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). Cet arrêt est communiqué à : -M. le Juge de paix du district du Gros-de-Vaud. La greffière :

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Yes. The request was filed within ten days after the cause of default ended, and the lawyer's sudden accident amounted at most to a slight fault attributable to the represented party.

The lawyer was totally unable to work for ten days after the accident; the additional five-day deadline expired during that incapacity. The court treated the omission as excusable or at most due to slight negligence, which is sufficient for restitution under Article 148 CPC.

Yes. Since restitution was granted, the earlier pronouncement had to be annulled.

Granting the extra deadline necessarily removed the basis for the earlier declaration that the appeal was deemed not filed.

Yes, an additional five-day deadline was granted from receipt of the judgment, failing which the appeal would not be considered.

Under Articles 98 and 101 CPC, the court may set a supplementary deadline after restitution of the missed payment period.

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