Irricevibile il ricorso tardivo contro la fissazione dell’onorario del patrocinatore

CREC aj13-014700-439/2014Tribunale cantonale / Camera dei ricorsi civili12 dic 2014Diritto civileInammissibile

Estratto da Omnilex

Sintesi Omnilex

La Camera cantonale di appello civile ha dichiarato irricevibile il ricorso di F.________ contro un’ordinanza di prima istanza che fissava l’onorario del patrocinatore d’ufficio a CHF 2,419.20. Il tribunale ha ritenuto che tali determinazioni dell’onorario siano impugnabili separatamente, ma che si applichi il termine di dieci giorni previsto dalle norme applicabili per analogia alle decisioni sul gratuito patrocinio. Poiché il ricorso è stato depositato oltre un mese dopo la notifica dell’ordinanza, era manifestamente tardivo. Il tribunale ha inoltre osservato che il rimborso del gratuito patrocinio ai sensi dell’articolo 123 CPC dipende dalla capacità della parte di pagare e può essere discusso con il servizio competente. Non sono state riscosse spese giudiziarie.

Massima Omnilex

Art. 110, 119 al. 3, 321 al. 2 CPC; ricorso contro la fissazione dell’onorario del patrocinatore d’ufficio; la determinazione dell’onorario è considerata una decisione sulle spese impugnabile separatamente ai sensi dell’art. 319 let. b ch. 1 CPC. Per analogia con l’art. 119 al. 3 CPC si applica la procedura sommaria e il termine di ricorso è di dieci giorni. Un ricorso interposto dopo la scadenza di tale termine è irricevibile d’ufficio (art. 322 al. 1 CPC). L’eventuale obbligo successivo del debitore di rimborsare il gratuito patrocinio ai sensi dell’art. 123 CPC non incide sul termine procedurale; riguarda soltanto l’esecuzione materiale del rimborso una volta che la parte è in grado di pagare.

Testo completo

855 TRIBUNAL CANTONAL AJ13.014700-142189 439 C H A M B R E D E S R E C O U R S C I V I L E


Arrêt du 12 décembre 2014


Présidence de M. W I N Z A P , président Juges:M.Giroud et Mme Courbat Greffière :Mme Tille


Art. 110, 119 al. 3, 321 al. 2 CPC Statuant à huis clos sur le recours interjeté par F.________, à [...] (France), contre le prononcé rendu le 22 octobre 2014 par la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte dans la cause divisant la recourante d’avec [...] et fixant l’indemnité d’office allouée à Me [...], la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal voit :

  • 2 - E n f a i t e t e n d r o i t : 1.Par prononcé du 22 octobre 2014, la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte a fixé l’indemnité d’office de F.________ allouée à Me [...] à 2'419 fr. 20, débours et TVA inclus, pour la période du 29 avril 2013 au 1 er septembre 2014 (I), dit que le bénéficiaire de l’assistance judiciaire est, dans la mesure de l’art. 123 CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008, RS 272), tenu au remboursement de cette indemnité, mise à la charge de l’Etat (II) et rendu le prononcé sans frais (III). A la fin du prononcé, il était mentionné que le délai de recours était de dix jours. Ce prononcé a été notifié à F.________ le 28 octobre 2014. 2.Par acte du 29 novembre 2014, reçu au greffe du Tribunal d’arrondissement de La Côte le 5 décembre 2014, F.________ a formé recours contre ce prononcé, invoquant un droit à l’assistance juridique gratuite et sollicitant que son obligation de paiement soit revue.

3.L’article 110 CPC ouvre la voie du recours séparé de l’art. 319 let. b ch. 1 CPC contre les décisions fixant l’indemnité du conseil d’office, cette indemnité étant considérée comme des frais au sens de l’art. 95 CPC (CREC 13 février 2013/52; Tappy, CPC commenté, Bâle 2011, n. 21 ad art. 122 CPC).

La procédure sommaire est applicable lorsque le tribunal statue sur l’indemnité du conseil d’office, en application par analogie de l’art. 119 al. 3 CPC, qui concerne la décision sur la requête d’assistance judiciaire. Partant, le délai pour déposer un recours est de dix jours (art. 321 al. 2 CPC), comme cela était indiqué au pied du prononcé attaqué.

En l’espèce, le recours a été formé le 29 novembre 2014, soit plus d’un mois après la notification du prononcé fixant l’indemnité d’office. Il en résulte que le recours est tardif et par conséquent irrecevable.

  • 3 - On relèvera que, selon l’art. 123 CPC, une partie est tenue de rembourser l’assistance judiciaire dès qu’elle est en mesure de le faire. La recourante, qui affirme que son revenu mensuel brut est insuffisant pour effectuer ce remboursement, a la faculté de s’adresser au Service juridique et législatif afin d’exposer sa situation et le cas échéant convenir de modalités de paiement du solde dû.

4.En définitive, le recours de F.________ doit être déclaré irrecevable selon la voie procédurale de l’art. 322 al. 1 CPC.

L’arrêt peut être rendu sans frais judiciaires (art. 11 TFJC [tarif des frais judiciaires civils du 28 septembre 2010, RSV 270.11.5]).

Par ces motifs, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal, statuant à huis clos, en application de l'art. 322 al. 1 CPC, p r o n o n c e : I. Le recours est irrecevable. III. L’arrêt, rendu sans frais, est exécutoire. Le président : La greffière :

  • 4 - Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à : -Mme F.________, -Me [...]. La Chambre des recours civile considère que la valeur litigieuse est inférieure à 30’000 francs. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF). Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à : -Mme la Présidente du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte. La greffière :

Parole chiave

appeal deadlinelegal aidex officio counselinadmissibilitysummary procedurecost decisionreimbursement obligation

The appeal was filed too late because the applicable appeal period was ten days and the appeal was lodged more than one month after notification.

A separate appeal is available against decisions fixing ex officio counsel fees. By analogy with the summary procedure for legal aid decisions, the deadline is ten days. Since the filing occurred well after notification, the appeal is inadmissible.

No. The court noted that reimbursement is due only when the party is able to pay and that the party may contact the competent service to arrange payment terms.

The reimbursement issue concerns execution of the legal-aid debt, not the time limit for appealing the fee order.

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