Istanza di revisione inammissibile; denuncia penale trasmessa a Ginevra

CRP 7/2010Tribunale cantonale / Camera dei ricorsi penali12 ott 2010Diritto penaleRespinto

Estratto da Omnilex

Sintesi Omnilex

S.________, che aveva agito quale parte civile e denunciante nel procedimento penale contro T.________, ha chiesto alla camera cantonale vodese di revisione di rivedere una sentenza che aveva preso atto del ritiro delle querele e abbandonato il procedimento. La camera ha ritenuto che non fosse legittimato a chiedere la revisione secondo le norme del CPP vodese, poiché tale rimedio spetta soltanto al pubblico ministero, al condannato, al suo rappresentante legale o a determinati congiunti di un condannato deceduto, e T.________ non era neppure stato condannato. L’istanza di revisione è stata pertanto dichiarata inammissibile. La camera ha inoltre considerato una parte della lettera come denuncia penale e l’ha trasmessa all’autorità di perseguimento penale ginevrina. Non sono state addebitate spese.

Massima Omnilex

Art. 456, 461 cpv. 1 CPP; legittimazione a chiedere la revisione nella procedura penale vodese. Il diritto di chiedere la revisione spetta esclusivamente al pubblico ministero, al condannato, al suo rappresentante legale e, se il condannato è deceduto, ai suoi prossimi congiunti ai sensi dell’Art. 110 n. 1 CP. Un denunciante o una parte civile non è legittimato a chiedere la revisione di una sentenza che non ha condannato l’imputato. Un’istanza presentata da una persona priva della legittimazione è inammissibile e deve essere respinta immediatamente. Qualora uno scritto contenga anche una nuova denuncia penale indirizzata a un’autorità incompetente, questa può essere trasmessa d’ufficio all’autorità di perseguimento penale competente (consid. 2-3).

Testo completo

702 TRIBUNAL CANTONAL 7 PE06.026698-JRU/EMM/MCA C O M M I S S I O N D E R E V I S I O N P E N A L E


Arrêt du


Présidence de M. H A C K , président Juges:M.Giroud et Mme Byrde Greffier :M. Rebetez


Art. 385 CP; 456, 461 al. 1 CPP Vu le jugement du 23 septembre 2010 par lequel le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne a pris acte du retrait des plaintes et a ordonné la cessation des poursuites pénales dirigées contre T.________ pour diffamation, calomnie et injure (I); a dit que celui-ci était le débiteur de S.________ du montant de 4'500 fr. à titre de dépens pénaux (II) et a mis une part des frais de la cause arrêtée à 705 fr. à la charge de T., le solde étant laissé à la charge de l'Etat (III), vu le courrier adressée le 2 septembre 2010 par S. au Président du Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne dans lequel il déclare porter plainte contre T.________ et demande la révision du

  • 2 - jugement du 23 septembre 2010 dans la mesure où ce dernier n'aurait pas respecté ses engagements, vu le courrier du 15 septembre 2010 par lequel le Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne a transmis la lettre ainsi que les pièces produites par S.________ à la Chambre des révisions du Tribunal cantonal et a informé l'intéressé que les plaintes pénales devaient être adressées, dans le canton de Vaud, au Juge d'instruction de l'arrondissement concerné par les faits dénoncés, vu les pièces du dossier, attendu que les cantons sont tenus de prévoir un recours en révision en faveur du condamné contre les jugements rendus en vertu du code pénal ou d'une autre loi fédérale, quand des faits ou des moyens de preuve sérieux et dont le juge n'avait pas eu connaissance lors du premier procès viennent à être invoqués, que, dans le canton de Vaud, la procédure de révision est régie par les art. 455 ss CPP (Code de procédure pénale du 12 septembre 1967, RSV 312.01), que, selon l'art. 456 CPP, le droit de demander la révision appartient au Ministère public, au condamné, à son représentant légal et, si le condamné est décédé, à ses proches au sens de l'art. 110 ch. 1 CP, qu'en l'occurrence, S.________ est intervenu comme partie civile et comme plaignant dans le procès pénal dirigé contre T., qu'au vu des dispositions de la procédure pénale vaudoise rappelées ci-dessus, il n'a pas la possibilité de requérir la révision du jugement concernant T., qui n'a au demeurant pas été condamné,

  • 3 - qu'en conséquence, la demande de révision qu'il a présentée est irrecevable et doit être écartée d'entrée de cause en application de l'art. 461 al. 1 CPP, que s'agissant de la plainte pénale contenue dans le courrier du 2 septembre 2010, par laquelle S.________ reproche à T.________ de lui avoir notifié un commandement de payer (dossier, pièce 3) en violation de la convention signée par les parties lors de l'audience du 23 septembre 2009 devant le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne, elle sera transmise au Procureur de la République et Canton de Genève, comme objet de sa compétence (art. 340 CP); attendu que l'arrêt est rendu sans frais. Par ces motifs, la Commission de revision pénale, statuant à huis clos, p r o n o n c e : I. La demande de révision présentée le 2 septembre 2010 par S.________ est écartée. II. L'arrêt, rendu sans frais, est exécutoire. Le président :Le greffier : Du L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à :

  • 4 - -M. S.________, -M. le Procureur général du canton de Vaud, et communiqué à : -M. le Président du Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne, -Procureur général de la République et canton de Genève, -M. le Juge d'instruction cantonal, par l'envoi de photocopies. Il prend date de ce jour. Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1 LTF). Le greffier :

Parole chiave

revisionstandinginadmissibilitycivil partycriminal complaintcoststransfercompetent authority

No. The right to request revision belongs to the public prosecutor, the convicted person, the legal representative, and certain relatives of a deceased convicted person; a complainant/civil party lacks standing.

The applicant had appeared only as civil party and complainant. The underlying judgment did not convict T.________, so he was not among the persons entitled to seek revision under Art. 456 CPP.

Yes. The complaint was transmitted to the competent prosecutor in Geneva as a matter within its competence.

The letter also contained a new criminal complaint alleging violation of the parties' agreement by service of a payment order; that complaint had to be sent to the competent Geneva prosecutorial authority.

No costs were imposed.

The chamber expressly stated that the decision was rendered without costs.

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