Dans les permis concernant la durée du travail, l’autorité peut, à titre exceptionnel, apporter de minimes dérogations aux prescriptions de la loi et de l’ordonnance, lorsque l’application de ces prescriptions entraînerait des difficultés extraordinaires et que la majorité des travailleurs intéressés ou leurs représentants dans l’entreprise consentent à ces dérogations.
16 commentaries
Dans des conditions de travail éprouvantes (p. ex. port permanent de combinaisons de protection, travail dans des salles blanches non éclairées naturellement, procédures d'entrée et de sortie par sas), des prolongations du temps de travail qui paraîtraient autrement minimes peuvent, dans certaines circonstances, ne plus être considérées comme «minimes» au sens de l'art. 28 LTr. Dans l'affaire concrètement jugée, cela a abouti à ce qu'une prolongation d'une heure, respectivement une prolongation de la durée de présence de deux heures par jour de travail, ne soit plus qualifiée de minime, de sorte que les conditions pour l'octroi d'une autorisation d'exception faisaient défaut. Il est resté ouvert de savoir si le seul environnement de travail exclut systématiquement l'octroi d'une autorisation d'exception.
“Das Bundesgericht qualifizierte in seiner bisherigen Rechtsprechung eine dauerhafte Abweichung von den gesetzlichen Vorgaben von 30 Minuten pro Arbeitstag und von drei Stunden jeweils am Sonntag als nicht mehr geringfügig (Urteil 2C_535/2020 vom 24. März 2021, E. 7.3). In die Beurteilung einzubeziehen sind sodann die konkreten Arbeitsbedingungen. Wie das SECO zutreffend ausführt, handelt es sich um für die Arbeitnehmenden belastende Rahmenbedingungen. Gemäss den Feststellungen der Vorinstanz, welche die Beschwerdeführerin nicht substanziiert bestreitet, findet die Arbeit durchgehend in Schutzanzügen und in einem nicht natürlich beleuchteten Reinraum statt. Bei Arbeitspausen müssen sich die Arbeitnehmenden ein- bzw. ausschleusen. Unter Berücksichtigung dieser Umstände kann eine Arbeitszeitverlängerung von einer Stunde pro Arbeitstag bzw. eine Verlängerung der Präsenzzeit um zwei Stunden pro Arbeitstag nicht mehr als geringfügig qualifiziert werden. Damit fehlt es an einer der Voraussetzungen von Art. 28 ArG. Es erübrigt sich bei dieser Ausgangslage, auf die weitere Kritik der Beschwerdeführerin einzugehen.”
“Das Bundesverwaltungsgericht ging zunächst auf das Arbeitsumfeld im Schichtbetrieb der Beschwerdeführerin ein. Es erwog, im Betrieb der Beschwerdeführerin müssten ständig medizinische Masken und Reinigungsanzüge getragen werden. Diese körperlichen Einschränkungen seien in gewissem Ausmass belastend. Nicht unplausibel sei weiter das Vorbringen des SECO, das Ein- und Ausschleusen bei Toilettengängen führe zu einer Belastung. Komme hinzu, dass die Arbeitnehmenden in einem Raum ohne direkten Einfall von Tageslicht tätig seien. Ob bereits dieses Arbeitsumfeld eine Ausnahmebewilligung nach Art. 28 ArG ausschliesse, liess das Bundesverwaltungsgericht offen (angefochtenes Urteil, E. 7.5.2). Es kam stattdessen zum Ergebnis, das umstrittene Arbeitszeitmodell weiche nicht lediglich geringfügig im Sinn von Art. 28 ArG von den gesetzlichen Vorgaben ab. Daher sei es auch nicht ausnahmsweise bewilligungsfähig (angefochtenes Urteil, E. 7.5).”
Le consentement de la majorité des travailleurs concernés (ou de leur représentation) constitue une condition cumulative pour qu'une dérogation soit accordée ; les autorisations ne sont, selon la pratique, envisagées que de façon exceptionnelle lorsque des difficultés d'exécution extraordinaires existent et que le consentement de la majorité est obtenu.
“Nach Art. 28 ArG kann die zuständige Behörde ausnahmsweise eine geringfügige Abweichung von den Vorschriften des Gesetzes oder einer Verordnung vorsehen, soweit der Befolgung dieser Vorschriften ausserordentliche Schwierigkeiten entgegenstehen und das Einverständnis der Mehrheit der beteiligten Arbeitnehmer oder deren Vertretung im Betrieb vorliegt.”
“Die Vorinstanz ist ermächtigt, in ihren Arbeitszeitbewilligungen ausnahmsweise geringfügige Abweichungen von den Vorschriften des Gesetzes oder einer Verordnung vorzusehen, soweit der Befolgung dieser Vorschriften ausserordentliche Schwierigkeiten entgegenstehen und das Einverständnis der Mehrheit der beteiligten Arbeitnehmer oder deren Vertretung im Betrieb vorliegt (Art. 28 ArG).”
Référence : LTr art. 28 n. 14 Le consentement peut être donné par la majorité des travailleurs concernés ou par leurs représentants présents dans l'entreprise ; le droit applicable de participation/de coopération doit être respecté.
“28 LTr, dans les permis concernant la durée du travail, l'autorité peut, à titre exceptionnel, apporter de minimes dérogations aux prescriptions de la loi et de l'ordonnance, lorsque l'application de ces prescriptions entraînerait des difficultés extraordinaires et que la majorité des travailleurs intéressés ou leurs représentants dans l'entreprise consentent à ces dérogations. L'art. 28 LTr s'applique aussi bien aux entreprises soumises au régime dérogatoire général, comme c'est le cas de la recourante, qu'aux entreprises visées par les dispositions spéciales prévues à l'art. 27 LTr et dans l'OLT 2 (ATF 139 II 49 consid. 5). Il confère à l'autorité compétente un certain pouvoir d'appréciation dans l'octroi d'autorisations. Son application est toutefois strictement encadrée. Elle suppose la réalisation de trois conditions (ATF 139 II 49 consid. 6.1; RENÉ HIRSIGER, in ArG Kurzkommentar, Blesi/Pietruszak/ Wildhaber [éd.], 2018, no 4 à 7 ad art. 28 ArG; MÜLLER/MADUZ, ArG Kommentar, 8e éd. 2017, no 1 ad art. 28 ArG; OLIVIER SUBILIA, in Commentaire de la loi sur le travail, Geiser/Von Kaenel/Wyler [éd.], 2005, no 5-7). Premièrement, le texte de l'art. 28 LTr exige l'accord des travailleurs (majorité des travailleurs intéressés ou de leurs représentants dans l'entreprise), dans le respect du droit en vigueur (cf. art. 48 al. 1 let. b LTr et loi fédérale du 17 décembre 1993 sur l'information et la consultation des travailleurs dans les entreprises [loi sur la participation; RS 822.14]; sur cette condition, cf. arrêt 4A_93/2012 du 21 mai 2012 consid. 4.4). Deuxièmement, le respect de la loi ou de l'ordonnance doit entraîner des difficultés extraordinaires, qui ne sont pas imputables à une mauvaise organisation de l'entreprise. Cela signifie que la dérogation doit revêtir un caractère indispensable, soit apparaître comme une ultima ratio, qui est accordée lorsqu'aucune mesure moins contraignante ne semble concevable. Troisièmement, il faut que la dérogation soit minime (cf. ATF 139 II 49 consid. 6.1; 136 II 427 consid. 3.6). Cette notion ne peut faire l'objet d'une formule abstraite, le caractère minime dépendant de son importance pratique pour le travailleur - importance en chiffres absolus ou en pourcentage de la prolongation de la durée du travail ou de la réduction de la durée de repos - et de la durée pour laquelle la dérogation est autorisée (ATF 139 II 49 consid.”
Une dérogation demandée qui supprime entièrement la portée d'une disposition d'une ordonnance ne peut plus être considérée comme «minime» au sens de l'art. 28 LTr. Il peut rester ouvert de savoir si, par ailleurs, les circonstances concrètes du milieu de travail ou les problèmes particuliers de mise en œuvre constituent des difficultés extraordinaires.
“Da die von der Beschwerdeführerin beantragte Ausnahme von Art. 38 Abs. 3 ArGV 1, wie dargelegt, diese Verordnungsbestimmung vollständig derogieren würde, kann sie allein aus diesem Grund nicht mehr als "geringfügig" im Sinne von Art. 28 ArG eingestuft werden. Ob zusätzlich auch die konkreten Umstände des Arbeitsumfelds besonders belastend sind und gegen die Geringfügigkeit sprechen, kann daher offen gelassen werden, genau so wie die Frage, ob die Implementierung eines anderen Schichtmodells für die Beschwerdeführerin ausserordentliche Schwierigkeiten mit sich bringen würde. Auf die Abnahme der von der Beschwerdeführerin beantragten Beweise wie Augenschein, Parteibefragungen und Zeugenaussagen zu diesen beiden Fragen kann daher in antizipierter Beweiswürdigung verzichtet werden.”
“Wie bereits dargelegt, stellt Art. 38 Abs. 3 ArGV 1 eine Spezialbestimmung für den ununterbrochenem Betrieb dar, welche im Vergleich zu den normalen Bestimmungen bezüglich der Dauer der Nachtarbeit (vgl. Art. 17a ArG) strenger ist und eine kürzere tägliche Arbeitszeit und Schichtlänge vorsieht. So wird - jedenfalls für die Zeit von Montag bis Freitag - die tägliche Arbeitszeit für den einzelnen Arbeitnehmenden auf längstens neun Stunden innert 24 Stunden statt auf längstens zehn Stunden sowie die Schichtlänge mit Einschluss der Pausen auf zehn Stunden statt auf zwölf Stunden beschränkt (Art. 38 Abs. 3 ArGV 1 beziehungsweise Art. 17a Abs. 2 ArG). Die von der Beschwerdeführerin beantragte Ausnahme würde diese Differenz und damit überhaupt die Spezialbestimmung von Art. 38 Abs. 3 ArGV 1 vollständig aushebeln. Wenn der Verordnungsgeber es als erforderlich erachtete, spezifisch zu dieser Frage eine Bestimmung in der Verordnung zu erlassen, so kann deren Gehalt offensichtlich nicht als "geringfügig" im Sinne von Art. 28 ArG eingestuft werden.”
Pour le contrôle du respect de la durée maximale hebdomadaire de travail, la semaine fait en principe office de période de référence (art. 16 OLT 1) ; toutefois, pour des raisons de simplification, il est permis, dans des secteurs d'activité manifestement non saisonniers et ne subissant pas de fortes variations saisonnières, de se limiter à une mesure mensuelle.
“On constate ainsi que le poste de conducteur de travaux – au contraire du poste d’agent de sécurité / responsable de service dans l’affaire jugée par le Tribunal fédéral – est principalement un poste à responsabilité et cérébral ; qu’il consiste en particulier à représenter l’employeur face au maître de l’ouvrage et à prendre des décisions d’une certaine importance dans la conduite des chantiers ; qu’il ne s’agit donc précisément pas, au sens de la doctrine et de la jurisprudence, d’un travail d’ordre manuel ; qu’enfin, s’il englobe des tâches de surveillance, il ne s’agit pas de tâches de surveillance au sens strict qu’exerce un agent de sécurité (que l’on pourrait assimiler à un travail manuel) mais de tâches à responsabilité consistant à vérifier le travail effectué par des subordonnés. Le grief de X.________ SA doit aussi être rejeté. 6. a) Dans un grief subsidiaire également, Y.________ soutient que le Tribunal civil a calculé de manière erronée le nombre d’heures de travail supplémentaire. b) La référence pour la durée maximale du travail est la semaine de travail, définie à l’article 16 OLT 1. Aux termes de cette disposition, sous réserve des particularités résultant du travail en équipes et du travail continu, il s’agit de la période s’étendant du lundi au dimanche suivant. Cette référence a pour conséquence qu’en principe, le respect de la durée maximale du travail doit être vérifié pour chaque période hebdomadaire, sans que, sous réserve d’une dérogation soumise aux conditions de l’art. 28 LTr, un lissage sur une période plus longue puisse être opéré, par exemple par une mensualisation ou une annualisation de la durée du travail (Wyler / Heinzer, Droit du travail, 2019, p. 134). Cependant, à des fins de simplification, il est admissible de s'en tenir à une mesure mensuelle dans des secteurs d'activités qui ne sont manifestement pas saisonniers et soumis à de grandes variations d'activité sur l'année (arrêt de la Cour de cassation civile du 30.04.2010 précité [CCC.2010.19] cons. 4, let. b et les références citées). Aux termes de l’article 23 al. 1 OLT 1, pendant les semaines au cours desquelles un ou plusieurs jours fériés légaux assimilés au dimanche tombent un jour ouvrable au cours duquel le travailleur exerce habituellement son activité, la durée maximale du travail hebdomadaire est réduite en proportion égale. Les dispositions du présent article ont pour but d’éviter que le temps de travail non effectué pendant un jour férié soit compensé les autres jours de la semaine.”
L'autorisation d'exception en vertu de l'art. 28 LTr suppose cumulativement : 1) le consentement de la majorité des travailleurs concernés ou de leurs représentants ; 2) des difficultés extraordinaires qui ne sont pas imputables à une organisation défaillante de l'entreprise, de sorte que l'autorisation apparaît comme le dernier recours (aucune mesure moins contraignante n'étant envisageable) ; et 3) que la dérogation soit minime. Elle ne doit pas saper l'objet protecteur de la disposition concernée. Une appréciation globale des circonstances du cas d'espèce est requise.
“Das Bundesgericht äusserte sich in einem Leitentscheid ausführlich zur Ausnahmebewilligung nach Art. 28 ArG. Dafür müssen drei Voraussetzungen kumulativ erfüllt sein: Erstens ist die Zustimmung der Mehrheit der Arbeitnehmenden erforderlich (BGE 139 II 49 E. 6.1). Zweitens soll mit der Ausnahmebewilligung auf ausserordentliche Schwierigkeiten reagiert werden, die ihren Ursprung nicht in einer schlechten Organisation des betreffenden Unternehmens haben. Die Ausnahmebewilligung muss im Sinn einer ultima ratio erteilt werden, wenn keine weniger weitgehenden Massnahmen erfolgversprechend sind (BGE 139 II 49 E. 6.1). Drittens darf die Abweichung von den gesetzlichen Vorgaben nur geringfügig sein. Eine abstrakte Umschreibung dieser Voraussetzung ist nicht möglich. Der Umfang der zulässigen Abweichung hängt u.a. von der Dauer der Arbeitszeitverlängerung oder der Reduktion der Pausenzeit ab. Jedenfalls darf die Ausnahmebewilligung den Schutzzweck der Bestimmung, von der abgewichen werden soll, nicht aushöhlen (BGE 139 II 49 E. 6.1). Erforderlich ist eine Gesamtwürdigung aller Umstände des Einzelfalls (BGE 139 II 49 E.”
“4). Deuxièmement, le respect de la loi ou de l'ordonnance doit entraîner des difficultés extraordinaires, qui ne sont pas imputables à une mauvaise organisation de l'entreprise. Cela signifie que la dérogation doit revêtir un caractère indispensable, soit apparaître comme une ultima ratio, qui est accordée lorsqu'aucune mesure moins contraignante ne semble concevable. Troisièmement, il faut que la dérogation soit minime (cf. ATF 139 II 49 consid. 6.1; 136 II 427 consid. 3.6). Cette notion ne peut faire l'objet d'une formule abstraite, le caractère minime dépendant de son importance pratique pour le travailleur - importance en chiffres absolus ou en pourcentage de la prolongation de la durée du travail ou de la réduction de la durée de repos - et de la durée pour laquelle la dérogation est autorisée (ATF 139 II 49 consid. 6.1 et les auteurs cités). La dérogation doit demeurer du domaine de l'exception et ne pas porter atteinte au but de protection de la loi (ATF 139 II 49 consid. 6.1). L'art. 28 LTr n'autorise pas la mise en place d'une dérogation générale, mais une exception fondée sur un cas concret et suppose donc un examen de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce (ATF 139 II 49 consid. 6.1).”
Citation : LTr art. 28 ch. 10 Des dérogations (p. ex. pour des modèles de travail posté) peuvent être autorisées si la majorité des travailleurs concernés y consent et si la protection de la santé est assurée par d'autres mesures (la source mentionne comme compensations notamment des périodes de repos prolongées de 24 ou 48 heures ainsi que des mesures avantageuses du point de vue de la médecine du travail).
“Die Beschwerdeführerin macht geltend, die Vorinstanz empfehle auf ihrer Website moderne Schichtmodelle für den ununterbrochenen Betrieb, welche ebenfalls nicht sämtliche gesetzlichen Bestimmungen erfüllten. So halte beispielsweise der auf der SECO-Website zur Verfügung gestellte Schichtplan für den ununterbrochenen Betrieb (Nr. 413) mit vier Gruppen und einem ebenfalls "kurz und vorwärts rollierenden" Modell die Ruhezeitbestimmung im ununterbrochenen Betrieb nicht ein (Art. 37 Abs. 1 ArGV 1). Gemäss den Bemerkungen der Vorinstanz werde dies aber als geringfügige Abweichung von den Vorschriften des Arbeitsgesetzes und der Verordnung qualifiziert. Die Vorinstanz bewillige dieses Schichtmodell gestützt auf die Ausnahme in Art. 28 ArG. Auch ihr Schichtmodell weiche lediglich in einem Punkt von den gesetzlichen Vorschriften ab. Im Gegenteil zu dem vom SECO empfohlenen Schichtmodell sei die Abweichung bei ihrem Schichtmodell aber gesetzlich vorgesehen. Zudem liege die Zustimmung der Arbeitnehmenden vor und der Gesundheitsschutz der Mitarbeitenden werde durch andere arbeitsmedizinisch vorteilhafte Massnahmen sichergestellt. Die Vorinstanz erwidert, die Analyse der Konformität eines Modells ende nicht mit der Summe der erfüllten Kriterien. Entscheidend sei vielmehr, welches Kriterium in welchem Ausmass nicht eingehalten werde und welchen konkreten Arbeitsbedingungen die Arbeitnehmenden ausgesetzt seien. Bei jenem Schichtmodell sei die Abweichung von der Verordnungsbestimmung (Art. 37 ArGV 1) dadurch gerechtfertigt, dass den Arbeitnehmenden als direkter Ausgleich zwischen den Schichtwechseln verlängerte Ruhezeiten von 24 oder 48 Stunden gewährt würden.”
LTr art. 28 ch. 9 Les autorisations peuvent être délivrées pour une durée déterminée et assorties de la réserve expresse « sans préjudice ». Lorsqu'elles sont ainsi accordées et que l'autorisation contient la réserve expresse « sans préjudice », cela ne constitue, selon la jurisprudence citée, en règle générale aucune base de confiance justifiant une reconduction de l'autorisation. Dans l'affaire jugée, l'instance inférieure a en outre accordé une période de transition pour procéder aux adaptations nécessaires.
“Vorausgesetzt ist weiter, dass die Person, die sich auf Vertrauensschutz beruft, berechtigterweise auf diese Grundlage vertrauen durfte und gestützt darauf nachteilige Dispositionen getroffen hat, die sie nicht mehr rückgängig machen kann; schliesslich scheitert die Berufung auf Treu und Glauben dann, wenn ihr überwiegende öffentliche Interessen gegenüberstehen (BGE 137 I 69 E. 2.5.1; 131 II 627 E. 6.1, 129 I 161 E. 4.1). Vorliegend ist streitig, ob die Vorinstanz als Bewilligungsbehörde eine Vertrauensgrundlage gesetzt hat. Die Beschwerdeführerin macht geltend, das betreffende Vierschichtmodell sei seit 2009 so gelebt und von der Vorinstanz in konstanter Verwaltungspraxis bewilligt worden. Aus den Akten geht hervor, dass die bisher an die Beschwerdeführerin erteilten Bewilligungen für ununterbrochenen Betrieb befristet auf jeweils drei Jahre ausgestellt wurden (15. Dezember 2010 - 31. Dezember 2013, 1. Januar 2014 - 31. Dezember 2016, 1. Januar 2017 bis 31. Dezember 2019 sowie 1. Mai 2019 - 30. April 2022). In diesen Bewilligungen steht ausserdem ausdrücklich in den "Bedingungen und Auflagen": "Die Abweichung von Art. 34 Abs. 4 Bst. a und Art. 38 Abs. 3 ArGV 1 wird gestützt auf Art. 28 ArG unter Einhaltung der in Art. 29 Abs. 1 ArGV 1 aufgeführten Bedingungen und Auflagen ohne Präjudiz erteilt". Rechte, deren Geltung befristet sind, fallen mit Ablauf der Frist von selbst - das heisst ohne behördliche Anordnung - dahin. Aufgrund der Befristung und des zusätzlichen ausdrücklichen Vorbehalts "wird ... ohne Präjudiz erteilt" scheitert die Berufung der Beschwerdeführerin auf den Vertrauensschutz daher an der fehlenden Vertrauensgrundlage respektive an der fehlenden Zusicherung einer weiteren Bewilligung. Der Vertrauensschutz fällt von daher als Anspruchsgrundlage für die Weitergewährung der Bewilligung ausser Betracht. Im Übrigen trug die Vorinstanz dem Grundsatz von Treu und Glauben dadurch Rechnung, dass der Beschwerdeführerin eine Übergangsfrist zur Umstellung ihres Schichtmodells bis Ende 2024 eingeräumt wurde.”
Il convient de recourir avec retenue aux dérogations prévues à l'art. 28 LTr. Lors de l'appréciation de savoir si une dérogation est «minime», il faut tenir compte de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment de la durée de l'autorisation, des dérogations déjà existantes dans l'entreprise, du cercle des personnes concernées ainsi que de l'ampleur et de l'intensité de la violation de la règle légale. La dérogation ne doit pas affaiblir la finalité protectrice de la disposition violée ni en compromettre la substance. À l'instance précédente, qui connaît mieux les circonstances concrètes, il convient d'accorder une certaine marge d'appréciation.
“Wann eine Abweichung "geringfügig" im Sinne von Art. 28 ArG ist, wird weder im Gesetz noch in der Verordnung näher definiert. Bei der Beurteilung sind jeweils die gesamten Umstände des konkreten Falles zu würdigen, etwa die Dauer der Bewilligung, bereits bestehende Ausnahmen im betreffenden Betrieb, der Kreis der Betroffenen, der Umfang und die Intensität der Verletzung der gesetzlichen Regelung. In jedem Fall darf der Schutzgedanke, der der verletzten Regelung zugrunde liegt, durch die Abweichung nicht ausgehöhlt oder in seiner Substanz gefährdet werden (zum Ganzen BGE 139 II 49 E. 6.1 ff.; Urteil des BGer 2C_535/2020 vom 24. März 2021 E. 7.1). Von der Ausnahmeregelung von Art. 28 ArG soll die Vorinstanz daher nur mit Zurückhaltung Gebrauch machen und dabei die Konsequenzen für den ordnungsgemässen Gesetzesvollzug und die Substanz des Schutzgedankens hinter der Norm bedenken (René Hirsiger, in: Blesi/Pietruszak/Wildhaber [Hrsg.], Kurzkommentar zum Arbeitsgesetz [ArG], 2018, Art. 28 N. 1 ff.). Der Schutzgedanke einer täglichen Höchstarbeitszeit bei Nachtarbeit lässt sich allgemein damit begründen, dass Arbeit, welche zumindest teilweise in der Nacht erfolgt, für den Betroffenen mit einer grösseren Belastung verbunden ist (Jean-Fritz Stöckli/Daniel Soltermann, in: Geiser/von Kaenel/Wyler [Hrsg.], Kommentar zum Arbeitsgesetz, 2005, Art. 17a N. 1). Bei der Auslegung dieses unbestimmten Rechtsbegriffs gesteht das Bundesverwaltungsgericht der Vorinstanz, welche die konkreten Verhältnisse besser kennt und über eine grössere Vergleichsbasis verfügt, einen gewissen Beurteilungsspielraum zu (vgl. Urteil des BVGer B-2255/2011 vom 22. Dezember 2011 E. 5).”
“Wann eine Abweichung "geringfügig" im Sinne von Art. 28 ArG ist, wird weder im Gesetz noch in der Verordnung näher definiert. Bei der Beurteilung sind jeweils die gesamten Umstände des konkreten Falles zu würdigen, etwa die Dauer der Bewilligung, bereits bestehende Ausnahmen im betreffenden Betrieb, der Kreis der Betroffenen, der Umfang und die Intensität der Verletzung der gesetzlichen Regelung. In jedem Fall darf der Schutzgedanke, der der verletzten Regelung zugrunde liegt, durch die Abweichung nicht ausgehöhlt oder in seiner Substanz gefährdet werden (zum Ganzen BGE 139 II 49 E. 6.1 ff.; Urteil des BGer 2C_535/2020 vom 24. März 2021 E. 7.1). Von der Ausnahmeregelung von Art. 28 ArG soll die Vorinstanz daher nur mit Zurückhaltung Gebrauch machen und dabei die Konsequenzen für den ordnungsgemässen Gesetzesvollzug und die Substanz des Schutzgedankens hinter der Norm bedenken (René Hirsiger, in: Blesi/Pietruszak/Wildhaber [Hrsg.], Kurzkommentar zum Arbeitsgesetz [ArG], 2018, Art. 28 N. 1 ff.). Der Schutzgedanke einer täglichen Höchstarbeitszeit bei Nachtarbeit lässt sich allgemein damit begründen, dass Arbeit, welche zumindest teilweise in der Nacht erfolgt, für den Betroffenen mit einer grösseren Belastung verbunden ist (Jean-Fritz Stöckli/Daniel Soltermann, in: Geiser/von Kaenel/Wyler [Hrsg.”
Pour l'octroi d'une dérogation en vertu de l'art. 28 LTr, selon la jurisprudence citée, il n'est pas nécessaire de démontrer que le travail de nuit ou le travail dominical est «indispensable pour des raisons techniques ou économiques» (contrairement à l'art. 17 al. 2 et à l'art. 19 al. 2 OLT).
“Il ne résulte pas de l'exposé des conditions susmentionnées que l'octroi d'une dérogation au sens de l'art. 28 LTr est subordonné à la démonstration que le travail de nuit ou le dimanche est indispensable "pour des raisons techniques ou économiques" au sens des art. 17 al. 2 et 19 al. 2 cum art. 28 OLT”
Pour les autorisations en vertu de l'art. 28 LTr, trois conditions doivent être réunies cumulativement : (1) le consentement de la majorité des travailleurs concernés ou de leur représentation du personnel ; (2) l'application des dispositions pertinentes devrait entraîner des difficultés d'exécution extraordinaires qui ne sont pas imputables à une mauvaise organisation de l'entreprise (l'autorisation doit être considérée comme un ultime recours) ; et (3) la dérogation envisagée doit être de faible importance (à apprécier selon l'importance pratique et la durée).
“28 LTr, dans les permis concernant la durée du travail, l'autorité peut, à titre exceptionnel, apporter de minimes dérogations aux prescriptions de la loi et de l'ordonnance, lorsque l'application de ces prescriptions entraînerait des difficultés extraordinaires et que la majorité des travailleurs intéressés ou leurs représentants dans l'entreprise consentent à ces dérogations. L'art. 28 LTr s'applique aussi bien aux entreprises soumises au régime dérogatoire général, comme c'est le cas de la recourante, qu'aux entreprises visées par les dispositions spéciales prévues à l'art. 27 LTr et dans l'OLT 2 (ATF 139 II 49 consid. 5). Il confère à l'autorité compétente un certain pouvoir d'appréciation dans l'octroi d'autorisations. Son application est toutefois strictement encadrée. Elle suppose la réalisation de trois conditions (ATF 139 II 49 consid. 6.1; RENÉ HIRSIGER, in ArG Kurzkommentar, Blesi/Pietruszak/ Wildhaber [éd.], 2018, no 4 à 7 ad art. 28 ArG; MÜLLER/MADUZ, ArG Kommentar, 8e éd. 2017, no 1 ad art. 28 ArG; OLIVIER SUBILIA, in Commentaire de la loi sur le travail, Geiser/Von Kaenel/Wyler [éd.], 2005, no 5-7). Premièrement, le texte de l'art. 28 LTr exige l'accord des travailleurs (majorité des travailleurs intéressés ou de leurs représentants dans l'entreprise), dans le respect du droit en vigueur (cf. art. 48 al. 1 let. b LTr et loi fédérale du 17 décembre 1993 sur l'information et la consultation des travailleurs dans les entreprises [loi sur la participation; RS 822.14]; sur cette condition, cf. arrêt 4A_93/2012 du 21 mai 2012 consid. 4.4). Deuxièmement, le respect de la loi ou de l'ordonnance doit entraîner des difficultés extraordinaires, qui ne sont pas imputables à une mauvaise organisation de l'entreprise. Cela signifie que la dérogation doit revêtir un caractère indispensable, soit apparaître comme une ultima ratio, qui est accordée lorsqu'aucune mesure moins contraignante ne semble concevable. Troisièmement, il faut que la dérogation soit minime (cf. ATF 139 II 49 consid. 6.1; 136 II 427 consid.”
“28 LTr, dans les permis concernant la durée du travail, l'autorité peut, à titre exceptionnel, apporter de minimes dérogations aux prescriptions de la loi et de l'ordonnance, lorsque l'application de ces prescriptions entraînerait des difficultés extraordinaires et que la majorité des travailleurs intéressés ou leurs représentants dans l'entreprise consentent à ces dérogations. L'art. 28 LTr s'applique aussi bien aux entreprises soumises au régime dérogatoire général, comme c'est le cas de la recourante, qu'aux entreprises visées par les dispositions spéciales prévues à l'art. 27 LTr et dans l'OLT 2 (ATF 139 II 49 consid. 5). Il confère à l'autorité compétente un certain pouvoir d'appréciation dans l'octroi d'autorisations. Son application est toutefois strictement encadrée. Elle suppose la réalisation de trois conditions (ATF 139 II 49 consid. 6.1; RENÉ HIRSIGER, in ArG Kurzkommentar, Blesi/Pietruszak/ Wildhaber [éd.], 2018, no 4 à 7 ad art. 28 ArG; MÜLLER/MADUZ, ArG Kommentar, 8e éd. 2017, no 1 ad art. 28 ArG; OLIVIER SUBILIA, in Commentaire de la loi sur le travail, Geiser/Von Kaenel/Wyler [éd.], 2005, no 5-7). Premièrement, le texte de l'art. 28 LTr exige l'accord des travailleurs (majorité des travailleurs intéressés ou de leurs représentants dans l'entreprise), dans le respect du droit en vigueur (cf. art. 48 al. 1 let. b LTr et loi fédérale du 17 décembre 1993 sur l'information et la consultation des travailleurs dans les entreprises [loi sur la participation; RS 822.14]; sur cette condition, cf. arrêt 4A_93/2012 du 21 mai 2012 consid. 4.4). Deuxièmement, le respect de la loi ou de l'ordonnance doit entraîner des difficultés extraordinaires, qui ne sont pas imputables à une mauvaise organisation de l'entreprise. Cela signifie que la dérogation doit revêtir un caractère indispensable, soit apparaître comme une ultima ratio, qui est accordée lorsqu'aucune mesure moins contraignante ne semble concevable. Troisièmement, il faut que la dérogation soit minime (cf. ATF 139 II 49 consid. 6.1; 136 II 427 consid. 3.6). Cette notion ne peut faire l'objet d'une formule abstraite, le caractère minime dépendant de son importance pratique pour le travailleur - importance en chiffres absolus ou en pourcentage de la prolongation de la durée du travail ou de la réduction de la durée de repos - et de la durée pour laquelle la dérogation est autorisée (ATF 139 II 49 consid.”
Citation : LTr art. 28 ch. 5 Les autorisations exceptionnelles prévues à l'art. 28 LTr ne peuvent être accordées lorsque les difficultés extraordinaires alléguées résultent d'une organisation durablement défaillante de l'entreprise.
“Damit die zuständige Behörde eine Bewilligung im Sinne von Art. 28 ArG erteilen kann, müssen der Befolgung der Vorschriften des Gesetzes oder einer Verordnung ausserordentliche Schwierigkeiten entgegenstehen. Diese Schwierigkeiten dürfen nach der Rechtsprechung nicht einer schlechten Organisation des Betriebs zuzuschreiben sein, ausserdem darf keine andere Möglichkeit bestehen als eine Abweichung vom geltenden Recht (vgl. hiervor E. 7.2). Der Begriff der aussergewöhnlichen Schwierigkeiten wird auch anhand des Begriffs der Notwendigkeit beschrieben. Dafür wird auf das Verständnis des Begriffs der Notwendigkeit im Zusammenhang mit Überstundenarbeit nach Obligationenrecht (Art. 321c OR) verwiesen. Demnach mangelt es bei Überstundenarbeit, die durch permanent schlechte Organisation anfällt, an der Voraussetzung der Notwendigkeit (vgl. Olivier Subilia, in: Geiser/von Kaenel/Wyler [Hrsg.], Kommentar zum Arbeitsgesetz, 2005, Art. 28 N. 6).”
Référence : LTr art. 28 ch. 4 La formulation « L'autorité compétente est autorisée... » confère à l'autorité une importante marge d'appréciation pour décider si, et dans quelle mesure, des dérogations doivent être accordées. Le Tribunal administratif fédéral estime qu'il convient en principe de respecter cette marge d'appréciation et ne substitue pas son appréciation à celle de l'instance précédente. L'autorité doit toutefois exercer son pouvoir d'appréciation conformément à ses obligations ; sa décision est soumise aux exigences d'égalité de traitement et à l'interdiction de l'arbitraire.
“Der Wortlaut von Art. 28 ArG enthält die Formulierung "Die zuständige Behörde ist ermächtigt..." (beziehungsweise in der französischen Fassung "...l'autorité peut..." und in der italienischen Fassung "...l'autorità può..."). Mit einer derartigen "kann"-Formulierung räumt der Gesetzgeber der Verwaltungsbehörde einen erheblichen Ermessensspielraum ein beim Entscheid, ob eine Massnahme zu treffen sei oder nicht (BGE 132 II 485 E. 6.2.1). Das heisst zwar nicht, dass die Behörde in ihrem Entscheid völlig frei ist; sie hat immer nach pflichtgemässem Ermessen zu handeln und ist an das Rechtsgleichheitsgebot und das Willkürverbot gebunden. Das Bundesverwaltungsgericht hat indessen den Ermessensspielraum der zuständigen Behörde zu respektieren und nicht sein Ermessen an die Stelle desjenigen der Vorinstanz zu setzen (Urteile des BVGer B-903/2022 vom 13. März 2023 E. 10.2; B-1854/2021 vom 5. Juli 2022 E. 10.4; A-6830/2017 vom 15. Januar 2019 E. 7.3; B-5431/2013 vom 17. November 2014 E. 5.3; vgl. Ulrich Häfelin/ Georg Müller/ Felix Uhlmann, Allgemeines Verwaltungsrecht, 8.”
“Der Wortlaut von Art. 28 ArG enthält die Formulierung "Die zuständige Behörde ist ermächtigt..." (beziehungsweise in der französischen Fassung "...l'autorité peut..." und in der italienischen Fassung "...l'autorità può..."). Mit einer derartigen "kann"-Formulierung räumt der Gesetzgeber der Verwaltungsbehörde einen erheblichen Ermessensspielraum ein beim Entscheid, ob eine Massnahme zu treffen sei oder nicht (BGE 132 II 485 E. 6.2.1). Das heisst zwar nicht, dass die Behörde in ihrem Entscheid völlig frei ist; sie hat immer nach pflichtgemässem Ermessen zu handeln und ist an das Rechtsgleichheitsgebot und das Willkürverbot gebunden. Das Bundesverwaltungsgericht hat indessen den Ermessensspielraum der zuständigen Behörde zu respektieren und nicht sein Ermessen an die Stelle desjenigen der Vorinstanz zu setzen (Urteile des BVGer B-903/2022 vom 13. März 2023 E. 10.2; B-1854/2021 vom 5. Juli 2022 E. 10.4; A-6830/2017 vom 15. Januar 2019 E. 7.3; B-5431/2013 vom 17. November 2014 E. 5.3; vgl. Ulrich Häfelin/ Georg Müller/ Felix Uhlmann, Allgemeines Verwaltungsrecht, 8.”
L'application de l'art. 28 LTr nécessite la réunion de trois conditions cumulatives. L'article accorde à l'autorité compétente une certaine marge d'appréciation ; son exercice est toutefois strictement encadré et subordonné à la réunion de ces trois conditions.
“A teneur de l'art. 28 LTr, dans les permis concernant la durée du travail, l'autorité peut, à titre exceptionnel, apporter de minimes dérogations aux prescriptions de la loi et de l'ordonnance, lorsque l'application de ces prescriptions entraînerait des difficultés extraordinaires et que la majorité des travailleurs intéressés ou leurs représentants dans l'entreprise consentent à ces dérogations. L'art. 28 LTr s'applique aussi bien aux entreprises soumises au régime dérogatoire général, comme c'est le cas de la recourante, qu'aux entreprises visées par les dispositions spéciales prévues à l'art. 27 LTr et dans l'OLT 2 (ATF 139 II 49 consid. 5). Il confère à l'autorité compétente un certain pouvoir d'appréciation dans l'octroi d'autorisations. Son application est toutefois strictement encadrée. Elle suppose la réalisation de trois conditions (ATF 139 II 49 consid. 6.1; RENÉ HIRSIGER, in ArG Kurzkommentar, Blesi/Pietruszak/ Wildhaber [éd.], 2018, no 4 à 7 ad art. 28 ArG; MÜLLER/MADUZ, ArG Kommentar, 8e éd. 2017, no 1 ad art. 28 ArG; OLIVIER SUBILIA, in Commentaire de la loi sur le travail, Geiser/Von Kaenel/Wyler [éd.], 2005, no 5-7). Premièrement, le texte de l'art. 28 LTr exige l'accord des travailleurs (majorité des travailleurs intéressés ou de leurs représentants dans l'entreprise), dans le respect du droit en vigueur (cf. art. 48 al. 1 let. b LTr et loi fédérale du 17 décembre 1993 sur l'information et la consultation des travailleurs dans les entreprises [loi sur la participation; RS 822.”
“A teneur de l'art. 28 LTr, dans les permis concernant la durée du travail, l'autorité peut, à titre exceptionnel, apporter de minimes dérogations aux prescriptions de la loi et de l'ordonnance, lorsque l'application de ces prescriptions entraînerait des difficultés extraordinaires et que la majorité des travailleurs intéressés ou leurs représentants dans l'entreprise consentent à ces dérogations. L'art. 28 LTr s'applique aussi bien aux entreprises soumises au régime dérogatoire général, comme c'est le cas de la recourante, qu'aux entreprises visées par les dispositions spéciales prévues à l'art. 27 LTr et dans l'OLT 2 (ATF 139 II 49 consid. 5). Il confère à l'autorité compétente un certain pouvoir d'appréciation dans l'octroi d'autorisations. Son application est toutefois strictement encadrée. Elle suppose la réalisation de trois conditions (ATF 139 II 49 consid. 6.1; RENÉ HIRSIGER, in ArG Kurzkommentar, Blesi/Pietruszak/ Wildhaber [éd.], 2018, no 4 à 7 ad art. 28 ArG; MÜLLER/MADUZ, ArG Kommentar, 8e éd. 2017, no 1 ad art.”
Des conditions de travail pénibles (port continu de masques médicaux et de combinaisons de protection/de nettoyage, absence de lumière naturelle du jour, passage par sas d'entrée et de sortie) ont été qualifiées par la jurisprudence de conditions‑cadre pesant pour les travailleurs. Compte tenu de telles circonstances, une prolongation du temps de travail — par exemple d'une heure par jour ouvré, ou respectivement une augmentation du temps de présence de deux heures par jour ouvré — ne peut plus être considérée comme « minime » au sens de l'art. 28 LTr ; dans de telles configurations, il manque dès lors une condition requise pour l'octroi d'une autorisation de dérogation. La juridiction inférieure a laissé ouverte la question de savoir si l'environnement de travail, à lui seul, exclut en principe toute dérogation.
“Das Bundesverwaltungsgericht ging zunächst auf das Arbeitsumfeld im Schichtbetrieb der Beschwerdeführerin ein. Es erwog, im Betrieb der Beschwerdeführerin müssten ständig medizinische Masken und Reinigungsanzüge getragen werden. Diese körperlichen Einschränkungen seien in gewissem Ausmass belastend. Nicht unplausibel sei weiter das Vorbringen des SECO, das Ein- und Ausschleusen bei Toilettengängen führe zu einer Belastung. Komme hinzu, dass die Arbeitnehmenden in einem Raum ohne direkten Einfall von Tageslicht tätig seien. Ob bereits dieses Arbeitsumfeld eine Ausnahmebewilligung nach Art. 28 ArG ausschliesse, liess das Bundesverwaltungsgericht offen (angefochtenes Urteil, E. 7.5.2). Es kam stattdessen zum Ergebnis, das umstrittene Arbeitszeitmodell weiche nicht lediglich geringfügig im Sinn von Art. 28 ArG von den gesetzlichen Vorgaben ab. Daher sei es auch nicht ausnahmsweise bewilligungsfähig (angefochtenes Urteil, E. 7.5).”
“Das Bundesgericht qualifizierte in seiner bisherigen Rechtsprechung eine dauerhafte Abweichung von den gesetzlichen Vorgaben von 30 Minuten pro Arbeitstag und von drei Stunden jeweils am Sonntag als nicht mehr geringfügig (Urteil 2C_535/2020 vom 24. März 2021, E. 7.3). In die Beurteilung einzubeziehen sind sodann die konkreten Arbeitsbedingungen. Wie das SECO zutreffend ausführt, handelt es sich um für die Arbeitnehmenden belastende Rahmenbedingungen. Gemäss den Feststellungen der Vorinstanz, welche die Beschwerdeführerin nicht substanziiert bestreitet, findet die Arbeit durchgehend in Schutzanzügen und in einem nicht natürlich beleuchteten Reinraum statt. Bei Arbeitspausen müssen sich die Arbeitnehmenden ein- bzw. ausschleusen. Unter Berücksichtigung dieser Umstände kann eine Arbeitszeitverlängerung von einer Stunde pro Arbeitstag bzw. eine Verlängerung der Präsenzzeit um zwei Stunden pro Arbeitstag nicht mehr als geringfügig qualifiziert werden. Damit fehlt es an einer der Voraussetzungen von Art. 28 ArG. Es erübrigt sich bei dieser Ausgangslage, auf die weitere Kritik der Beschwerdeführerin einzugehen.”
Une autorisation dérogatoire en vertu de l'art. 28 LTr peut être accordée si, par des mesures compensatoires concrètes, la protection de la santé des travailleurs reste assurée. Il n'importe pas d'additionner purement et simplement le nombre de critères remplis, mais de déterminer quelle obligation de protection est violée et dans quelle mesure, ainsi que quelles conditions de travail concrètes les travailleurs subissent. Dans l'affaire jugée, la dérogation a été justifiée au motif que, comme compensation directe entre les changements d'équipe, des périodes de repos prolongées (24 ou 48 heures) avaient été accordées aux travailleurs.
“Die Beschwerdeführerin macht geltend, die Vorinstanz empfehle auf ihrer Website moderne Schichtmodelle für den ununterbrochenen Betrieb, welche ebenfalls nicht sämtliche gesetzlichen Bestimmungen erfüllten. So halte beispielsweise der auf der SECO-Website zur Verfügung gestellte Schichtplan für den ununterbrochenen Betrieb (Nr. 413) mit vier Gruppen und einem ebenfalls "kurz und vorwärts rollierenden" Modell die Ruhezeitbestimmung im ununterbrochenen Betrieb nicht ein (Art. 37 Abs. 1 ArGV 1). Gemäss den Bemerkungen der Vorinstanz werde dies aber als geringfügige Abweichung von den Vorschriften des Arbeitsgesetzes und der Verordnung qualifiziert. Die Vorinstanz bewillige dieses Schichtmodell gestützt auf die Ausnahme in Art. 28 ArG. Auch ihr Schichtmodell weiche lediglich in einem Punkt von den gesetzlichen Vorschriften ab. Im Gegenteil zu dem vom SECO empfohlenen Schichtmodell sei die Abweichung bei ihrem Schichtmodell aber gesetzlich vorgesehen. Zudem liege die Zustimmung der Arbeitnehmenden vor und der Gesundheitsschutz der Mitarbeitenden werde durch andere arbeitsmedizinisch vorteilhafte Massnahmen sichergestellt. Die Vorinstanz erwidert, die Analyse der Konformität eines Modells ende nicht mit der Summe der erfüllten Kriterien. Entscheidend sei vielmehr, welches Kriterium in welchem Ausmass nicht eingehalten werde und welchen konkreten Arbeitsbedingungen die Arbeitnehmenden ausgesetzt seien. Bei jenem Schichtmodell sei die Abweichung von der Verordnungsbestimmung (Art. 37 ArGV 1) dadurch gerechtfertigt, dass den Arbeitnehmenden als direkter Ausgleich zwischen den Schichtwechseln verlängerte Ruhezeiten von 24 oder 48 Stunden gewährt würden.”
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