Zweiter Satz eingefügt durch Ziff. I des BG vom 14. Juni 2024 (Massnahmenpaket Sanktionenvollzug), in Kraft seit 1. Juli 2025 (AS 2025 224;BBl 2022 2991). ↩
9 commentaries
Nach Art. 10 Abs. 1 JStG können die erforderlichen Schutzmassnahmen angeordnet werden, unabhänging davon, ob der Jugendliche schuldhaft gehandelt hat. Eine Unterbringung nach Art. 15 Abs. 1–2 JStG ist nur anzuordnen, wenn die notwendige Erziehung oder Behandlung auf anderem Weg nicht sichergestellt werden kann. Die Anordnung einer Unterbringung in einer geschlossenen Einrichtung ist nur zulässig, wenn sie für den persönlichen Schutz oder zur Behandlung einer psychischen Störung des Jugendlichen unumgänglich ist.
“Im Jugendstrafverfahren ordnet die urteilende Behörde die nach den Umständen erforderlichen Schutzmassnahmen an, wenn der Jugendliche eine mit Strafe bedrohte Tat begangen hat und die Abklärung ergibt, dass er einer besonderen erzieherischen Betreuung oder therapeutischen Behandlung bedarf, unabhängig davon, ob er schuldhaft gehandelt hat (Art. 10 Abs. 1 JStG). Hat der Jugendliche schuldhaft gehandelt, so verhängt die urteilende Behörde zusätzlich zu einer Schutzmassnahme oder als einzige Rechtsfolge eine Strafe (Art. 11 Abs. 1 Satz 1 JStG). Eine Unterbringung ist nach Art. 15 Abs. 1 und 2 JStG anzuordnen, wenn die notwendige Erziehung und Behandlung des Jugendlichen nicht anders sichergestellt werden kann. Diese erfolgt namentlich bei Privatpersonen oder in Erziehungs- oder Behandlungseinrichtungen, die in der Lage sind, die erforderliche erzieherische oder therapeutische Hilfe zu leisten (Abs. 1). Die urteilende Behörde darf die Unterbringung in einer geschlossenen Einrichtung nur anordnen, wenn sie für den persönlichen Schutz oder für die Behandlung der psychischen Störung des Jugendlichen unumgänglich ist (Abs. 2 lit.”
Eine beharrliche Verweigerungshaltung des Jugendlichen stellt die angeordnete Unterbringung nicht von vornherein in Frage. Sind die Voraussetzungen der Massnahme — insbesondere dass Erziehung oder Behandlung anderweitig nicht sichergestellt werden können und die Unterbringung im Interesse des Jugendlichen liegt — weiterhin gegeben, ist die Massnahme anzuwenden und mit Beharrlichkeit und Geduld durchzuführen.
“Der Vorinstanz ist zuzustimmen, dass die in der Vergangenheit oftmals an den Tag gelegte Verweigerungshaltung die angeordnete Unterbringung derzeit nicht in Frage zu stellen vermag (Beschluss S. 16). Die Voraussetzungen der Unterbringung sind weiterhin gegeben, dass nämlich die notwendige Erziehung und Behandlung des Jugendlichen nicht anders sichergestellt werden kann (Art. 15 Abs. 1 JStG). Die Unterbringung liegt im Interesse des Beschwerdeführers. Sind die Voraussetzungen gegeben, ist die Massnahme anzuwenden und mit Beharrlichkeit und Geduld durchzuführen, um den vorgezeichneten Weg eines Jugendlichen in eine kriminelle Karriere zu unterbrechen (HUG/SCHLÄFLI/VALÄR, a.a.O., N. 6 zu Art. 10 JStG sowie N. 4 zu Art. 19 JStG). Nicht zielführend und damit unbehelflich ist es vorzubringen, dass der Beschwerdeführer lieber die im anhängigen Strafverfahren (oben Sachverhalt A”
Sind besondere erzieherische Betreuung oder therapeutische Behandlung erforderlich, ordnet die urteilsbildende Behörde die erforderlichen Schutzmassnahmen an, unabhängig von der Schuldfrage. Hat der Jugendliche schuldhaft gehandelt, kann die Behörde zusätzlich eine Sanktion verhängen. Bestehende therapeutische Betreuung wird in der Entscheidfindung berücksichtigt; die Anordnung und Durchführung von Schutzmassnahmen kann auch dann geboten sein, wenn dies langfristig erforderlich erscheint.
“1 CP, que les peines soient de même genre, implique que le juge examine, pour chaque infraction commise, la nature de la peine à prononcer pour chacune d'elle. Le prononcé d'une peine d'ensemble en application du principe de l'aggravation contenu à l'art. 49 CP n'est ensuite possible que si le juge choisit, dans le cas concret, le même genre de peine pour sanctionner chaque infraction commise. Que les dispositions pénales applicables prévoient abstraitement des peines de même genre ne suffit pas. Si les sanctions envisagées concrètement ne sont pas du même genre, elles doivent être prononcées cumulativement. La peine privative de liberté et la peine pécuniaire ne sont pas des sanctions du même genre (TF 6B_559/2018 du 26 octobre 2018 consid. 1.1.1) 5.1.3 Si le mineur a commis un acte punissable et que l'enquête sur sa situation personnelle conclut à la nécessité d'une prise en charge éducative ou thérapeutique particulière, l'autorité de jugement ordonne les mesures de protection exigées par les circonstances, que le mineur ait agi de manière coupable ou non (art. 10 DPMin). Si le mineur a agi de manière coupable, l'autorité de jugement prononce une peine, en plus d'une mesure de protection ou comme seule mesure, l'exemption de peine étant réservée (art. 11 DPMin). Les peines pouvant être prononcées par l'autorité pénale des mineurs sont la réprimande (art. 22 DPMin), les prestations personnelles (art. 23 DPMin), l'amende (art. 24 DPMin) et la privation de liberté (art. 25 DPMin). 5.2 En l'espèce, les infractions commises par le prévenu sont graves et la culpabilité est relativement lourde. Au moment des faits, il n'a pas hésité à s'en prendre au plus jeune des plaignants après avoir été repoussé par l'aîné pour assouvir une pulsion sexuelle. A décharge, on doit tenir compte du fait que le prévenu a eu une enfance difficile, ayant perdu ses deux parents, et qu’il a rencontré des difficultés – a priori encore présentes – au moment de son entrée dans la vie adulte. Il a déjà été pris en charge, longuement, par l'ESPAS et fait encore l'objet d'un suivi tant psychothérapeutique qu’auprès de la DGEJ, qui semble bénéfique puisqu’il est en deuxième année d’apprentissage de menuisier à l’ORIF de [.”
“Der Vorinstanz ist zuzustimmen, dass die in der Vergangenheit oftmals an den Tag gelegte Verweigerungshaltung die angeordnete Unterbringung derzeit nicht in Frage zu stellen vermag (Beschluss S. 16). Die Voraussetzungen der Unterbringung sind weiterhin gegeben, dass nämlich die notwendige Erziehung und Behandlung des Jugendlichen nicht anders sichergestellt werden kann (Art. 15 Abs. 1 JStG). Die Unterbringung liegt im Interesse des Beschwerdeführers. Sind die Voraussetzungen gegeben, ist die Massnahme anzuwenden und mit Beharrlichkeit und Geduld durchzuführen, um den vorgezeichneten Weg eines Jugendlichen in eine kriminelle Karriere zu unterbrechen (HUG/SCHLÄFLI/VALÄR, a.a.O., N. 6 zu Art. 10 JStG sowie N. 4 zu Art. 19 JStG). Nicht zielführend und damit unbehelflich ist es vorzubringen, dass der Beschwerdeführer lieber die im anhängigen Strafverfahren (oben Sachverhalt A”
Ergebnisse umfassender (pädo‑)psychiatrischer Gutachten, die ein relevantes Rückfallrisiko und eine beeinträchtigte persönliche Situation aufzeigen, können die Anordnung von Schutzmassnahmen nach Art. 10 JStG rechtfertigen. Dabei sind die Verhältnismässigkeit der Massnahme und die Gesamtschau der persönlichen Umstände zu beachten.
“Conformément au principe de la proportionnalité, le placement d’un mineur dans un établissement ne peut être ordonné que si les mesures prévues aux art. 12 à 14 DPMin s’avèrent insuffisantes pour assurer son éducation ou le traitement que requiert son état (Dupuis et al., Petit commentaire, Code pénal I, Partie générale : art. 1-110 CP et DPMin, Bâle 2008, n. 5 ad art. 15 DPMin ; Hug/Schläfli, Basler Kommenar, Schweizerische Strafprozessordnung, Jugendstraf-prozessordnung, 2e éd., Bâle 2014, n. 3 ad. art. 15 DPMin). L’art. 1 al. 2 let. c DPMin renvoie aux règles du Code pénal s’agissant des principes applicables aux mesures, notamment à l’art. 56 al. 2 CP qui dispose que le prononcé d’une mesure suppose que l’atteinte aux droits de la personnalité qui en résulte pour l’auteur ne soit pas disproportionnée au regard de la vraisemblance qu’il commette de nouvelles infractions et de leur gravité. 4.3 La situation personnelle d’A.________ est extrêmement préoccupante et les premiers juges ont pris soin de détailler les éléments à prendre en considération avant d’examiner le prononcé de mesures de protection au sens de l’art. 10 DPMin. Pour l’essentiel, ces éléments ressortent de son casier judiciaire, qui fait état de quatre condamnations entre 2015 et 2020, du rapport d’observation de [...] du 24 janvier 2020, du résultat des consultations pédopsychiatriques de [...] du 27 janvier 2020, de l’expertise pédopsychiatrique du 1er mai 2021 et de son complément du 21 juin 2021, du bilan cognitif réalisé dans ce cadre (P. 111/1 et 124), du rapport de détention du 6 août 2021, ainsi que des déclarations de l’éducateur auprès du Tribunal des mineurs, qui ont été résumés ci-avant (cf. consid. 1.4 à 1.6 dans la partie « En fait ») et auxquels il est renvoyé pour le surplus, leur contenu (cf. jugt, pp. 13 à 26) n’étant en soi pas contesté. L’examen effectué par les premiers juges de ces divers éléments est particulièrement complet et leur analyse parfaitement convaincante, de sorte qu’il peut être renvoyé à cet égard à la motivation du jugement attaqué (jugt, p. 31). En particulier, force est de constater que les éléments qui ressortent de l’expertise pédopsychiatrique, soit la socialisation défaillante de l’appelant, son identification à la culture de rue, son évolution psychiatrique qui s’oriente vers un probable trouble de la personnalité de type dyssocial à l’âge adulte, sa remise en question relative, sa relation perturbée avec les autorités et le risque de récidive qu’il présente – risque qui est avéré, même si, selon l’expert, « un acte comme celui du 4 novembre 2019 [est] faiblement à moyennement probable sous cette forme » (P.”
Eine Unterbringung in einer geschlossenen Einrichtung darf nur angeordnet werden, wenn sie für den persönlichen Schutz des Jugendlichen oder für die Behandlung seiner psychischen Störung unumgänglich ist.
“Rechtliche Grundlagen Gemäss Art. 10 Abs. 1 JStG ordnet die urteilende Behörde eine Schutzmassnahme an, wenn der Jugendliche eine mit Strafe bedrohte Tat begangen hat und die Abklärung ergibt, dass er einer besonderen erzieherischen Betreuung oder therapeutischen Behandlung bedarf. Eine Unterbringung ist nach Art. 15 Abs. 1 und 2 JStG anzuordnen, wenn die notwendige Erziehung und Behandlung des Jugendlichen nicht anders sichergestellt werden kann. Diese erfolgt namentlich bei Privatpersonen oder in Erziehungs- oder Behandlungseinrichtungen, die in der Lage sind, die erforderliche erzieherische oder therapeutische Hilfe zu leisten (Abs. 1). Die urteilende Behörde darf die Unterbringung in einer geschlossenen Einrichtung nur anordnen, wenn sie für den persönlichen Schutz oder für die Behandlung der psychischen Störung des Jugendlichen unumgänglich (Abs. 2 Bst.”
Sind bei einem Jugendlichen besondere erzieherische Betreuung oder therapeutische Behandlung erforderlich, gehen nach Art. 10 Abs. 1 JStG Schutzmassnahmen den Strafen vor. Zu den Schutzmassnahmen gehören insbesondere Aufsicht, persönliche Betreuung, ambulante Behandlung und – als letztes Mittel – die Unterbringung, die nur anzuordnen ist, wenn die erforderliche Erziehung oder Behandlung anders nicht sichergestellt werden kann.
“Da sich Jugendliche in ihrer Einstellung und ihrem Verhalten noch in Entwicklung befinden, sind sie für pädagogische Massnahmen erreichbar, was die jugendstrafrechtliche Beurteilung ihrer Straftaten beeinflusst (Botschaft des Bundesrates vom 21. September 1998 zur Änderung des Schweizerischen Strafgesetzbuches [Allgemeine Bestimmungen, Einführung und Anwendung des Gesetzes] und des Militärstrafgesetzes sowie zu einem Bundesgesetz über das Jugendstrafrecht, BBl 1999 II 1979, 2081, 2222; Riesen-Kupper, StGB/JStGB Kommentar, a.a.O., N. 1 zu Vorbem. Art. 1 JStG). Daher sind jugendstrafrechtliche Sanktionen (und Strafverfahren) anders ausgestaltet als im Erwachsenenstrafrecht, indem Schutzmassnahmen, soweit Erziehungs- oder Therapiebedarf besteht, den Strafen (Verweis, persönliche Leistung [Arbeitsleistung, Kursteilnahme], Busse und Freiheitsentzug, vgl. Art. 22-25 JStG) vorgehen. Benötigen daher Jugendliche eine besondere erzieherische Betreuung oder therapeutische Behandlung, sind gemäss Art. 10 Abs. 1 JStG (i.V.m. Art. 12-20 JStG) die nach den Umständen erforderlichen Schutzmassnahmen anzuordnen. Dadurch soll eine erneute Straffälligkeit der jugendlichen Person verhindert und ihre Wiedereingliederung in die Gesellschaft ermöglicht werden (vgl. auch Hug/Schläfli/Valär, Basler Kommentar Strafrecht II, a.a.O., N. 67 zu Art. 1 JStG zur in der Schweiz konsequent pädagogisch ausgerichteten Sanktionspraxis und den hauptsächlich offen geführten Vollzugseinrichtungen; vgl. zur Wichtigkeit der Prävention: Sandrine Haymoz, Délinquance juvénile et prévention : entre défis et prudence, in: Genillod/Graf/Keller/Oberholzer/Fink, Von Repression zur Prävention: Antagonistische oder komplementäre Logiken?, S. 120 f.). Diesem Zweck dienen vier Typen von Schutzmassnahmen: Die Aufsicht (Art. 12 JStG), die persönliche Betreuung (Art. 13 JStG), die ambulante Behandlung (Art. 14 JStG) und die Unterbringung (in offenen oder geschlossenen Einrichtungen, vgl. Art. 15 f. JStG). Nach Art. 15 Abs. 1 JStG wird die Unterbringung (offen oder geschlossen) angeordnet, wenn die notwendige Erziehung oder Behandlung des Jugendlichen nicht anders sichergestellt werden kann, wobei diese bei Privatpersonen oder in Erziehungs- oder Behandlungseinrichtungen erfolgt, welche in der Lage sind, die erforderliche erzieherische oder therapeutische Hilfe zu leisten (vgl.”
Die zur Entscheidfindung erforderliche Abklärung der persönlichen Verhältnisse (vgl. Art. 9 JStG) ist nur durchzuführen, soweit sie für den Sanktionsentscheid nötig ist. Eine anzordnende Schutzmassnahme muss geeignet, erforderlich und ausreichend sein, um die notwendige erzieherische Betreuung oder therapeutische Behandlung sicherzustellen. Nach dem im JStG vertretenen Dualismus wird in der Regel zusätzlich zur Schutzmassnahme eine Strafe angeordnet; der Vollzug der Schutzmassnahme geht dem Strafvollzug vor.
“Soweit dies für den Entscheid über die Anordnung einer Schutzmassnahme oder Strafe erforderlich ist, klärt die zuständige Behörde die persönlichen Verhältnisse des Jugendlichen ab, namentlich in Bezug auf Familie, Erziehung, Schule und Beruf (Art. 9 Abs. 1 Satz 1 JStG). Diese Bestimmung beinhaltet somit Handlungsanweisungen an die zuständige Behörde, was sie vorzukehren hat, um die nötigen Entscheidungsgrundlagen für die Anordnung einer Schutzmassnahme bzw. Strafe zu erlangen. Der Gesetzgeber räumt allerdings ein, dass eine eingehende sozialpädagogische Abklärung nur zu erfolgen hat, wenn sie für den Sanktionsentscheid erforderlich ist. Damit wird gesagt, dass nicht in jedem Fall notwendigerweise eine ausführliche Abklärung der persönlichen Verhältnisse des Jugendlichen vorzunehmen ist (vgl. Christoph Hug/Patrizia Schläfli/Martina Valär, Strafrecht II, Basler Kommentar, 4. Aufl., N 3 zu Art. 9 JStG). Hat der Jugendliche eine mit Strafe bedrohte Tat begangen und ergibt die Abklärung, dass er einer besonderen erzieherischen Betreuung oder therapeutischen Behandlung bedarf, so ordnet die urteilende Behörde die nach den Umständen erforderlichen Schutzmassnahmen an, unabhängig davon, ob er schuldhaft gehandelt hat (Art. 10 Abs. 1 JStG). Das JStG ist nach dem Prinzip des Dualismus aufgebaut. Grundsätzlich ist daher zusätzlich zu einer Schutzmassnahme noch eine Strafe anzuordnen. Der Vollzug der Schutzmassnahme geht jedoch dem Strafvollzug vor (Christoph Hug/Patrizia Schläfli/Martina Valär, a.a.O., N 2 zu Art. 10 JStG). Erforderlich ist, dass der Jugendliche eine mit Strafe bedrohte Tat begangen hat. Schuldhaftes Handeln ist nicht erforderlich für die Anordnung einer Schutzmassnahme, jedoch für die Verhängung einer Strafe. Als weitere Voraussetzung der Schutzmassnahme muss eine Abklärung deren Notwendigkeit ergeben haben (vgl. Christoph Hug/Patrizia Schläfli/Martina Valär, a.a.O., N 3 f.). Im Einzelfall gilt die allgemeine Voraussetzung jeder Schutzmassnahme, dass sie geeignet sein muss, die notwendige erzieherische Betreuung oder therapeutische Behandlung (oder beides zusammen) sicherzustellen. Ferner muss sie erforderlich sein und auch ausreichend, um der Gefährdung begegnen zu können (Christoph Hug/Patrizia Schläfli/Martina Valär, a.”
Auch wenn die materiellen Voraussetzungen einer Schutzmassnahme nach Art. 10 Abs. 1 JStG weiterhin erfüllt sind, kann ihre Fortdauer an der Unverhältnismässigkeit scheitern. Es ist zu prüfen, ob gleich geeignete, weniger einschneidende Massnahmen möglich sind (zum Beispiel Fortsetzung ambulanter Therapie statt geschlossener Unterbringung).
“Der Beschwerdeführer bestreitet nicht, dass die Voraussetzungen der Schutzmassnahme der Unterbringung gemäss Art. 15 Abs. 1 JStG weiterhin erfüllt sind und eine solche erforderlich ist, um die notwendige Erziehung und Behandlung sicherzustellen. Insofern ist der Beschwerdeführer auch an der Fortsetzung der ambulanten therapeutischen Behandlung interessiert. Beanstandet wird einzig die Einschätzung der Jugendanwaltschaft, wonach keine geeignete und weniger einschneidende Massnahme besteht als die Fortsetzung der Unterbringung in einer geschlossenen Erziehungseinrichtung gemäss Art. 15 Abs. 2 JStG. Die allgemeinen Voraussetzungen gemäss Art. 10 Abs. 1 JStG, wonach der Beschwerdeführer eine mit Strafe bedrohte Tat begangen haben muss und eine Abklärung die Notwendigkeit der Massnahme ergeben hat, werden mit Bezug auf das Urteil des Jugendgerichts vom 3. März 2022 und die Gutachten vom 1. April 2021 und 1. September 2023 zu Recht nicht bestritten. Damit ist vorliegend einzig zu beurteilen, ob die Fortsetzung der mit Urteil des Jugendgerichts vom 3. März 2022 angeordneten Unterbringung in einer geschlossenen Erziehungseinrichtung und die damit verbundene Versetzung des Beschwerdeführers in das K.________ verhältnismässig sind.”
Sind Betreuung oder Behandlung erforderlich, sind geeignete, auf Rückfallverhinderung ausgerichtete Schutzmassnahmen anzustreben. Eine Unterbringung ist nur anzuordnen, wenn die notwendige Erziehung und Behandlung auf anderem Wege nicht sichergestellt werden können; sie ist anzuwenden und mit Beharrlichkeit durchzuführen, sofern sie im Interesse des Jugendlichen steht und verhältnismässig ist.
“Der Vorinstanz ist zuzustimmen, dass die in der Vergangenheit oftmals an den Tag gelegte Verweigerungshaltung die angeordnete Unterbringung derzeit nicht in Frage zu stellen vermag (Beschluss S. 16). Die Voraussetzungen der Unterbringung sind weiterhin gegeben, dass nämlich die notwendige Erziehung und Behandlung des Jugendlichen nicht anders sichergestellt werden kann (Art. 15 Abs. 1 JStG). Die Unterbringung liegt im Interesse des Beschwerdeführers. Sind die Voraussetzungen gegeben, ist die Massnahme anzuwenden und mit Beharrlichkeit und Geduld durchzuführen, um den vorgezeichneten Weg eines Jugendlichen in eine kriminelle Karriere zu unterbrechen (HUG/SCHLÄFLI/VALÄR, a.a.O., N. 6 zu Art. 10 JStG sowie N. 4 zu Art. 19 JStG). Nicht zielführend und damit unbehelflich ist es vorzubringen, dass der Beschwerdeführer lieber die im anhängigen Strafverfahren (oben Sachverhalt A”
“Conformément au principe de la proportionnalité, le placement d’un mineur dans un établissement ne peut être ordonné que si les mesures prévues aux art. 12 à 14 DPMin s’avèrent insuffisantes pour assurer son éducation ou le traitement que requiert son état (Dupuis et al., Petit commentaire, Code pénal I, Partie générale : art. 1-110 CP et DPMin, Bâle 2008, n. 5 ad art. 15 DPMin ; Hug/Schläfli, Basler Kommenar, Schweizerische Strafprozessordnung, Jugendstraf-prozessordnung, 2e éd., Bâle 2014, n. 3 ad. art. 15 DPMin). L’art. 1 al. 2 let. c DPMin renvoie aux règles du Code pénal s’agissant des principes applicables aux mesures, notamment à l’art. 56 al. 2 CP qui dispose que le prononcé d’une mesure suppose que l’atteinte aux droits de la personnalité qui en résulte pour l’auteur ne soit pas disproportionnée au regard de la vraisemblance qu’il commette de nouvelles infractions et de leur gravité. 4.3 La situation personnelle d’A.________ est extrêmement préoccupante et les premiers juges ont pris soin de détailler les éléments à prendre en considération avant d’examiner le prononcé de mesures de protection au sens de l’art. 10 DPMin. Pour l’essentiel, ces éléments ressortent de son casier judiciaire, qui fait état de quatre condamnations entre 2015 et 2020, du rapport d’observation de [...] du 24 janvier 2020, du résultat des consultations pédopsychiatriques de [...] du 27 janvier 2020, de l’expertise pédopsychiatrique du 1er mai 2021 et de son complément du 21 juin 2021, du bilan cognitif réalisé dans ce cadre (P. 111/1 et 124), du rapport de détention du 6 août 2021, ainsi que des déclarations de l’éducateur auprès du Tribunal des mineurs, qui ont été résumés ci-avant (cf. consid. 1.4 à 1.6 dans la partie « En fait ») et auxquels il est renvoyé pour le surplus, leur contenu (cf. jugt, pp. 13 à 26) n’étant en soi pas contesté. L’examen effectué par les premiers juges de ces divers éléments est particulièrement complet et leur analyse parfaitement convaincante, de sorte qu’il peut être renvoyé à cet égard à la motivation du jugement attaqué (jugt, p. 31). En particulier, force est de constater que les éléments qui ressortent de l’expertise pédopsychiatrique, soit la socialisation défaillante de l’appelant, son identification à la culture de rue, son évolution psychiatrique qui s’oriente vers un probable trouble de la personnalité de type dyssocial à l’âge adulte, sa remise en question relative, sa relation perturbée avec les autorités et le risque de récidive qu’il présente – risque qui est avéré, même si, selon l’expert, « un acte comme celui du 4 novembre 2019 [est] faiblement à moyennement probable sous cette forme » (P.”
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