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Nach der in der Rechtsprechung entwickelten Transparenztheorie (Durchgriff) kann Art. 70 Abs. 2 StGB so angewendet werden, dass wirtschaftlich identische Dritte der Einziehung unterliegen. Liegt wirtschaftliche Identität vor oder wurden Vermögenswerte nur durch Scheingeschäfte an einen «Strohmann» übertragen, kann die formelle Trennung unbeachtet bleiben und die Einziehung gegenüber dem wirtschaftlich Berechtigten durchgesetzt werden.
“Toutefois, tant que l'étendue de la mesure ne paraît pas manifestement violer le principe de proportionnalité, notamment sous l'angle du respect des conditions minimales d'existence, le séquestre doit être maintenu. C'est devant le juge du fond au moment du prononcé de la créance compensatrice que la situation personnelle, notamment financière, du prévenu sera prise en considération (cf. art. 71 al. 2 CP). Tel est aussi le cas au moment de l'exécution de celle-ci. En effet, le séquestre conservatoire est maintenu une fois le jugement entré en force jusqu'à son remplacement par une mesure du droit des poursuites. La poursuite de la créance compensatrice, la réalisation des biens séquestrés et la distribution des deniers interviennent donc conformément à la loi sur la poursuite et auprès des autorités compétentes en la matière (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 et les références citées, not. ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2). Par « personne concernée » par ce type de séquestre, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP). La jurisprudence a admis qu'un séquestre ordonné sur la base de l'art. 71 al. 3 CP [actuel art. 263 al. 1 let. e CPP] peut viser les biens d'une société tierce, dans les cas où il convient de faire abstraction de la distinction entre l'actionnaire - auteur présumé de l'infraction - et la société qu'il détient, selon la théorie dite de la transparence (« Durchgriff »). Il en va de même dans l'hypothèse où le prévenu serait - dans les faits et malgré les apparences - le véritable bénéficiaire des valeurs cédées à un « homme de paille » (« Strohmann ») sur la base d'un contrat simulé. Un tiers peut être, dans des circonstances particulières, tenu des engagements d'un débiteur avec lequel il forme une identité économique. En effet, selon le principe de la transparence, on ne peut pas s'en tenir sans réserve à l'existence formelle de deux personnes juridiquement distinctes lorsque tout l'actif ou la quasi-totalité de l'actif d'une personne morale appartient soit directement, soit par personnes interposées, à une même personne, physique ou morale; malgré la dualité de personnes à la forme, il n'existe pas deux entités indépendantes, la personne morale étant un simple instrument dans la main de son auteur, qui, économiquement, ne fait qu'un avec elle.”
“mélangeait les fonds de ses clients et procédait par opérations de compensation. Par nature, ces opérations interrompent la trace documentaire. On ne peut dès lors exiger du juge qu'il reconstitue a posteriori, au franc près, quelle transaction est liée à quel client, respectivement la comptabilité précise, pour être à même de confisquer les sommes concernées (cf. arrêt du Tribunal fédéral 6B_474/2016 du 6 février 2017 consid. 3.1). De plus, B. se servait de comptes de sociétés pour d'autres, sans respecter le formulaire A. Il utilisait aussi pour eux les comptes de G. (cf. p.ex. consid. 10.4.1.2, d). En l'occurrence, la trace documentaire apparaît suffisante pour qu'une confiscation soit prononcée, renvoi étant fait au considérant 4.10.2 susmentionné. b) La société 8, titulaire du compte, a été enrichie par l'infraction de B. La société ne peut être maintenue dans ses droits. A l'instar de ce qui a été dit pour la société 6, la société 8 n'a point le statut de «tiers» concerné au sens de l'art. 70 al. 2 CP (ou art. 59 ch. 1 al. 2 aCP). En effet, à partir du 7 mars 2011, B., qui occupait dans la hiérarchie le niveau supérieur depuis son association en 1999, en était l'unique bénéficiaire (cf. rapport comptes de la sociétés 8 en Suisse du 15 octobre 2014, 11-01-0392). B. n'a pas contesté qu'il était le seul actionnaire lorsqu'il a été entendu le 3 juin 2015 par l'Office des faillites de […] (15-02-1432). Selon la réalité économique, il y a identité de personnes entre B. et la société 8. La confiscation vise ainsi la personne de B. 10.5.2.1.2 Autres valeurs patrimoniales saisies à titre conservatoire Pour les autres valeurs patrimoniales, comme on le verra, la trace documentaire entre elles et l'infraction commise par B. est insuffisante pour qu'une confiscation soit prononcée. Seule une créance compensatrice est envisageable. 10.5.2.2 Créance compensatrice a) Le montant total qui est confisqué (en mains de tous ceux qui ont profité de l'infraction de A.) et celui qui peut demeurer saisi à titre conservatoire (pour garantir la créance compensatrice) ne doit pas excéder le produit des actes de gestion déloyale commis par A.”
“Die Zwangsmassnahme der Beschlagnahme ist in Art. 263 ff. StPO geregelt. Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind (sogenannte Einziehungsbeschlagnahme). Neben den weiteren Beschlagnahmearten in der Strafprozessordnung (vgl. Art. 263 Abs. 1 Bst. a-c und Art. 268 StPO) regelt das Strafgesetzbuch in Art. 71 Abs. 3 StGB eine Beschlagnahme im Zusammenhang mit der Ersatzforderung (sogenannte Ersatzforderungsbeschlagnahme). Danach kann die Untersuchungsbehörde im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen. Als «Betroffener» im Sinne von Art. 71 Abs. 3 StGB gilt nicht nur der Täter. Eine Ersatzforderungsbeschlagnahme nach Art. 71 Abs. 3 StGB ist unter gewissen Voraussetzungen auch gegenüber einem durch die Straftat begünstigten Dritten möglich (Art. 71 Abs. 1 in Verbindung mit Art. 70 Abs. 2 StGB). Sie ist zudem zulässig, wenn es sich beim Dritten wirtschaftlich um dieselbe Person handelt und demgemäss die Voraussetzungen für einen Durchgriff vorliegen. Dasselbe gilt hinsichtlich der Vermögenswerte, die wirtschaftlich betrachtet im Eigentum der beschuldigten Person stehen, weil sie etwa nur durch ein Scheingeschäft an einen «Strohmann» übertragen worden sind (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 S. 64 mit Hinweisen). Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Damit unterscheidet sich dieser strafprozessuale Arrest von der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO, bei welcher ein Konnex zwischen der Tat und den mit Beschlag belegten Vermögenswerten bestehen muss (vgl. zum Ganzen auch Urteil des Bundesgerichts 6B_439/2019 vom 12. September 2019 E. 2.3.1 f.). 5. Aus den edierten Kontoauszügen ergibt sich, dass die mutmasslich deliktisch erlangten Vermögenswerte im Umfang von Euro 150'000.00 am 23.”
Art. 70 StGB kann auch auf gesperrte Kontoguthaben angewendet werden. Die Rechtsprechung dokumentiert Fälle, in denen von der Bundesanwaltschaft bzw. Gerichten vorläufig gesperrte Konten (auch zugunsten im Ausland domizilierter Gesellschaften) aufgeführt und daraus konkrete Beträge eingezogen bzw. zur Deckung einer Ersatzforderung herangezogen wurden.
“Sachverhalt: A. Die Bundesanwaltschaft (BA) führte eine Strafuntersuchung gegen zwei ukrainische Staatsangehörige wegen Geldwäscherei und Bestechung fremder Amtsträger. Am 19. bzw. 20. August 2013 teilten die in Panama domizilierte A.________ SA und die in Belize domizilierte B.________ Ltd. der BA mit, dass sie von einem Anwalt rechtlich vertreten würden. Sie reichten entsprechende Vollmachten zugunsten ihres Rechtsvertreters ein. Die BA teilte dem Rechtsvertreter der beiden Gesellschaften am 21. August 2013 mit, dass Vermögenswerte der Gesellschaften (auf Bankkonten) vorläufig beschlagnahmt worden seien. B. Am 19. Dezember 2019 erhob die BA Anklage gegen die Beschuldigten wegen qualifizierter Geldwäscherei. In der Anklageschrift wurden beschlagnahmte Vermögenswerte der A.________ SA und der B.________ Ltd. aufgeführt. Die BA beantragte unter anderem die Ausgleichseinziehung (Art. 70 StGB) von gesperrten Vermögenswerten der A.________ SA und die Zusprechung einer staatlichen Ersatzforderung (Art. 71 StGB) zu Lasten von beschlagnahmtem Vermögen der B.________ Ltd. B.a. Am 2. Juni 2020 fand (in Anwesenheit eines Vertreters der BA und der Verteidiger der beiden Beschuldigten) die Hauptverhandlung statt. Das Strafurteil SK.2019.77 der Strafkammer des Bundesstrafgerichtes wurden den Parteien (Beschuldigte und BA) am 26. Juni 2020 mündlich eröffnet und begründet. Die Beschuldigten liessen je die Berufung anmelden. Den beiden Gesellschaften und ihrem Rechtsvertreter wurde das Urteilsdispositiv weder förmlich eröffnet noch zugestellt. B.b. In ihrem Urteilsdispositiv (Ziff. III) zog die Strafkammer folgende Vermögenswerte ein bzw. belegte sie mit einer staatlichen Ersatzforderung: Auf einem ersten gesperrten Konto der A.________ SA erfolgte die Ausgleichseinziehung eines Betrages in USD (in mehrfacher Millionenhöhe) (Ziff. 1); auf einem ersten Konto der B.________ Ltd. wurde ein Betrag (in USD) zur Deckung der Verfahrenskosten herangezogen, der Restbetrag als (Teil-) Haftungssubstrat für die dem Staat zugesprochene Ersatzforderung (Ziff.”
“________ par ordonnance pénale du Ministère public du canton du Jura du 5 septembre 2013, en application de l'art. 46 al. 5 CP, en disant que le jugement de la procédure de révocation n'a pas engendré de frais particuliers et en n'allouant pas d'indemnité au prévenu ; il fixe l'indemnité pour la défense d'office et les honoraires de Maître C.________, défenseur d'office de A.________, par un montant de CHF 47'506.70 et constate que le solde encore à verser à Maître C.________ s'élève à CHF 15'189.70 au vu des deux avances déjà versées ; il ordonne la confiscation des drogues, des ustensiles (récipients, matériaux d'emballage et de conditionnement, balances, etc.) et des autres objets saisis pour destruction (art. 69 CP) ; il ordonne la restitution du BitCoin-Miner au prévenu ; il ordonne le maintien au dossier à titre de pièces à conviction de divers papiers manuscrits et bancaires ainsi que de diverses étiquettes d'adresse imprimées ; il ordonne la confiscation du montant de CHF 158'003.15 (dont EUR 3'960.00 convertis le 3 septembre 2015 pour CHF 4'242.15) en application de l'art. 70 CP ; Pour le surplus, en confirmation du jugement entrepris, reconnaître A.________ coupable de/d' : infraction qualifiée à la loi fédérale sur les stupéfiants, infraction commise à réitérée reprises dans les circonstances de temps, de lieu et de faits telles que décrites aux points I.1 de l'acte d'accusation du 19 septembre 2019 ; blanchiment d'argent qualifié, infraction commise à réitérées reprises dans les circonstances de temps, de lieu et de faits telles que décrites aux points I.4 de l'acte d'accusation du 19 septembre 2019. Partant, condamner A.________ à : une peine privative de liberté de 78 mois, sous déduction de la détention provisoire déjà subie ; une peine pécuniaire de 180 jours-amende, avec sursis pendant 3 ans. Le montant du jour-amende devra être fixé en fonction de la situation financière du prévenu au jour du jugement. Mettre les frais de procédure de première et de seconde instance à la charge du prévenu. Ordonner le prélèvement de CHF 14'535.35 sur le compte bloqué n° BC.”
“b et d et al. 2 let. a LStup), d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEI) et de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI). Condamne A______ à une peine privative de liberté de trois ans, sous déduction de la détention avant jugement et en exécution anticipée de peine subie depuis le 26 octobre 2021 (art. 40 et 51 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de cinq ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS ; RS 362.0). Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction de la drogue et des téléphones figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______, sous chiffre 1 de l'inventaire n°5______ et sous chiffre 7 de l'inventaire n°6______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat du solde des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 70 CP). Condamne A______ aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, arrêtés à CHF 24'366.60 (art. 426 al. 1 CPP). Prend acte de ce que l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseure d'office de A______, a été fixée à CHF 10'589.30 pour la procédure préliminaire et de première instance (art. 135 CPP). Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 2'115.-, y compris un émolument d'arrêt de CHF 1'800.-, et les met à la charge d'A______. Arrête à CHF 2'299.40, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseure d'office de A______, pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Secrétariat d'Etat aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations, à l'Office fédéral de la police, au Service d'application des peine et mesure, à l'Etablissement fermé B______ et au Tribunal pénal. La greffière : Yael BENZ La présidente : Delphine GONSETH Indication des voies de recours : Conformément aux art.”
Neben unmittelbar aus der Straftat stammenden Vermögenswerten können nach Art. 70 Abs. 1 StGB auch echte und unechte Surrogate eingezogen werden. Voraussetzung ist, dass durch Identifizierung und Dokumentation der den Übergang von Original- zu Ersatzwerten betreffenden Transaktionen (‚paper trail‘) nachgewiesen werden kann, dass die Ersatzwerte an die Stelle der deliktisch erlangten Werte getreten sind. Dies kann verschiedene Vermögensarten betreffen (z. B. Mobilien, Immobilien, Bankguthaben, Fahrzeuge, Forderungen).
“Nebst dem rügen sie die Beschlagnahme als unzulässig, da bereits andere Beschlagnahmeobjekte vorhanden gewesen und auch beschlagnahmt worden seien. Art. 70 Abs. 1 StGB sieht die Einziehung von Vermögenswerten vor, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Eingezogen werden können neben den unmittelbar aus der Straftat stammenden Vermögenswerten auch Surrogate, sofern die von den Original- zu den Ersatzwerten führenden Transaktionen identifiziert und dokumentiert sind (vgl. Urteile 6B_1236/2018 vom 28. September 2020 E. 5.2; 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.2; 6B_1256/2018 vom 28. Oktober 2019 E. 7.1; je mit Hinweisen). Die Bestimmung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Sie dient der Verwirklichung des sozialethischen Gebots, nach dem strafbares Verhalten sich nicht lohnen soll. Der Täter soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben (BGE 144 IV 285 E. 2.2, 1 E. 4.2.1; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Anders als die Beschlagnahme zur Kostendeckung (Art. 268 StPO) sieht die Einziehung von Vermögenswerten nach Art.”
“Objekt der Einziehung sind Vermögenswerte, d.h. alle wirtschaftlichen Vor- teile, gleichgültig ob sie in einer Vermehrung der Aktiven oder einer Verminderung der Passiven bestehen. Immer muss es sich aber um einen geldwerten Vorteil handeln. Ebenfalls der Einziehung unterliegen die echten und unechten Surroga- te, sofern sie beim Täter oder einem Drittbegünstigten noch vorhanden sind und sofern die von den Original- zu den Ersatzwerten führenden Transaktionen identi- fiziert und dokumentiert werden können (H EIMGARTNER, in: Donatsch [Hrsg.], Orell Füssli Kommentar StGB, 21. Auflage, Zürich 2022, N 10 zu Art. 70 StGB; TRECH- SEL /JEAN-RICHARD-DIT-BRESSEL, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Praxiskommentar StGB, 4. Auflage, Zürich 2021, N 2 zu Art. 70 StGB; BGer 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020, E. 4.3.2). Die Einziehung gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB setzt voraus, dass zwischen dem erlangten Vermögenswert und der Straftat ein Kausalzusammenhang besteht, und zwar insofern, als die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmit- telbare Folge der Straftat erscheint. Erforderlich ist, dass die Straftat die wesentli- che bzw. adäquate Ursache für die Erlangung des Vermögenswerts ist und dass der Vermögenswert typischerweise aus der Straftat herrührt (BGE 144 IV 285, E.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Ver- mögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wieder- herstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Sind die der Ein- ziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Das Gericht kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs. 2 StGB). Eingezogen werden können nach der Rechtsprechung neben den unmittelbar aus der Straftat stam- menden Vermögenswerten auch die echten und unechten Surrogate, sofern die von den Original- zu den Ersatzwerten führenden Transaktionen identifiziert und dokumentiert werden können. Es ist mithin anhand einer Papierspur ("paper trail") nachzuweisen, dass die einzuziehenden Werte an Stelle der deliktisch erlangten Originalwerte getreten sind.”
“Die sogenannte Ausgleichseinziehung (Art. 70 Abs. 1 StGB) setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; 129 IV 305 E. 4.2.1). Erforderlich ist überdies, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Kausalzusammenhang besteht (BGE 144 IV 285 E. 2.2). Der Vermögensvorteil muss auf die Straftat zurückzuführen sein (BGE 144 IV 285 E. 2.8.3). Eingezogen werden können nach der Rechtsprechung neben den unmittelbar aus der Straftat stammenden Vermögenswerten auch die echten und unechten Surrogate (BGer 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.2). Ein echtes Surrogat liegt vor, wenn der deliktische Originalwert in einen anderen Wertträger übergeführt wurde (z.B. Mobilien oder Immobilen, die mit dem Deliktserlös gekauft wurden). Bei einem unechten Surrogat wird der unmittelbare Deliktserlös in Form von Banknoten, Devisen, Guthaben etc. in vergleichbare Wertträger umgewandelt oder mit nicht deliktischen Geldern vermischt (BStGer SK.”
“Die zwei Autos und das Darlehen sind nach Angaben von G____ persönlich (SB [...]/1) mit Geld der E____ finanziert worden, womit es sich um Surrogate handelt, die nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen werden können (vgl. dazu BGE 126 I 97 E. 3c/bb; BGer 6S.667/2000 vom 19. Februar 2001 E. 3b/bb; Scholl, a.a.O., § 4 N 225 ff.; Baumann, a.a.O., Art. 70/71 StGB N 47; Trechsel/Jean-Richard-dit-Bressel, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Auflage, Zürich 2021, Art. 70 N 8 ff.). Dass der Teil am Deliktserlös, der auf den beiden Konti der AN____ verblieben ist (Akten S. 2160), eingezogen werden kann, versteht sich mit Hinweis auf oben Erwähntes von selbst (die Ausschlussgründe im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB stehen angesichts der Tatsache, dass G____ Begünstigter und nicht Dritterwerber ist, ausser Frage, wobei selbst bei Unterstellung von Letzterem angesichts der vorstehenden Erwägungen nicht von Gutgläubigkeit ausgegangen werden kann). Dass sich die Staatsanwaltschaft bereit erklärt hat, die gesperrten Konten gegen Hinterlegung einer Sicherheitsleistung freizugeben bzw. die beiden Fahrzeuge und die aus dem Darlehen resultierende Forderung nicht zu beschlagnahmen, stellt ein Entgegenkommen im Interesse von G____ dar (Akten S.”
Nach der Rechtsprechung kann bei Scheinverträgen bzw. Strohmann-Konstruktionen bzw. beim Durchgriff (Transparenztheorie) das Vermögen Dritter, einschliesslich juristischer Personen, dem Einziehungsbereich des Täters zugerechnet und so der Einziehung unterworfen werden. Voraussetzung ist u. a. eine wirtschaftliche Identität bzw. dass die rechtliche Unabhängigkeit der Drittperson dazu dient, gesetzliche Vorschriften zu umgehen oder die Rechte Dritter zu verletzen.
“Le séquestre en vue de l’exécution d’une créance compensatrice vise des éléments du patrimoine non seulement de l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, d’un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP). La jurisprudence a aussi admis qu'un séquestre ordonné sur la base de l'art. 71 al. 3 aCP peut viser les biens d'une société tierce, dans les cas où il convient de faire abstraction de la distinction entre l'actionnaire – auteur présumé de l'infraction – et la société qu'il détient, selon la théorie dite de la transparence ("Durchgriff"). Il en va de même dans l'hypothèse où le prévenu serait – dans les faits et malgré les apparences – le véritable bénéficiaire des valeurs cédées à un "homme de paille" ("Strohmann") sur la base d'un contrat simulé (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2 ; TF 7B_525/2023 du 10 novembre 2023 consid. 3.2 ; TF 6B_439/2019 du 12 septembre 2019 consid. 2.3.2). 3.2.2 Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi par l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 150 IV 338 consid. 2.1.1; ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; TF 7B_622/2024 du 10 décembre 2024 consid. 4.3.2). 3.2.3 Aux termes de l’art. 363 al. 1 CPP, le tribunal qui a prononcé le jugement en première instance rend également les décisions ultérieures qui sont de la compétence d’une autorité judiciaire, pour autant que la Confédération et les cantons n’en disposent pas autrement. L’art. 364 CPP dispose que l’autorité compétente introduit d’office la procédure tendant à rendre une décision judiciaire ultérieure, pour autant que le droit fédéral n’en dispose pas autrement.”
“Il renvoie la partie plaignante à agir par la voie civile lorsque le prévenu est acquitté alors que l’état de fait n’a pas été suffisamment établi (art. 126 al. 2 let. d CPP). 7.2. En l'espèce, l'appelante a été acquittée des faits sur lesquels la partie plaignante fonde ses conclusions civiles. Il ressort des considérants supra que l'état de fait est loin d'être suffisamment établi pour permettre à la CPAR de statuer sur les conclusions civiles déposées par B______ LTD. Il n'est en effet pas démontré que la détention des titres par l'appelante découle d'une appropriation illégitime et pénale. Par ailleurs, la CPAR n'est pas compétente pour examiner les prétentions découlant d'une prétendue obligation contractuelle de restituer les titres que l'appelante aurait détenu par l'effet d'une délégation de possession (cf. p. 16 du mémoire d'appel de B______ LTD et arrêt du Tribunal fédéral 6B_1310/2021 du 15 août 2022 destiné à la publication). Partant, B______ LTD sera renvoyé à agir par la voie civile. Le jugement de première instance sera réformé. L'appel de B______ LTD sera rejeté. 8. 8.1. Au sens de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. D'après l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’État d’un montant équivalent. L'indépendance juridique de la personne morale par rapport à la personne physique détenant celle-ci économiquement peut être exceptionnellement rompue par le biais de la théorie de la transparence (Durchgriff). Cela suppose, d'une part, qu'il existe une identité économique entre la personne morale et la personne physique qui se trouve derrière elle et, d'autre part, que l'invocation de l'indépendance juridique de la personne morale serve à contourner des dispositions légales ou à violer les droits des tiers. Ainsi, on ne saurait s'en tenir sans réserve à l'existence formelle de deux personnes juridiquement distinctes lorsque l'une d'elles est une personne morale qui se révèle être un simple instrument dans la main de son auteur, lequel, économiquement, ne fait qu'un avec elle.”
Das Gericht hat die tatsächliche Unkenntnis des Dritten sowie das Vorliegen einer gleichwertigen Gegenleistung zu prüfen; die Gutgläubigkeit muss klar und endgültig festgestellt sein und die Gegenleistung soll vor dem Erwerb erbracht worden sein. Fehlen Anhaltspunkte oder Belege hierfür, sind konkrete tatsächliche Nachweise (z. B. Verträge, detaillierte Leistungsabrechnungen, Zahlungsnachweise) erforderlich; das Gericht hat darzulegen, auf welche Anhaltspunkte es seine Annahmen stützt.
“263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (A. KUHN / Y. JEANNERET / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 17/22 ad art. 263). 4.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt du Tribunal fédéral 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2). Jusqu'au 1er janvier 2024, le CPP ne comprenait pas de dispositions sur le séquestre de valeurs patrimoniales en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, ce qui était toutefois réglé à l’art. 71 al. 3 CP, lequel permettait de séquestrer des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. Pour plus de clarté, cette disposition du CP a été abrogée et son contenu introduit à l’art. 263 al. 1 let. e CPP (Message du Conseil fédéral du 28 août 2019 [19.”
“Elle était de bonne foi au moment de l’acquisition de son logement et avait fourni une contre-prestation justifiant le "rabais" litigieux, à savoir une activité soutenue lors de l'exécution du chantier. En tout état, la saisie querellée était disproportionnée, la probabilité du prononcé d'une future confiscation/créance compensatrice ne s'étant en aucun cas renforcée lors de l'instruction. C. Dans sa décision déférée (PP 308'302 et ss), le Ministère public a considéré que les avantages financiers consentis par E______ à A______ avaient nécessairement prétérité les autres acheteurs. Le prévenu devait, sauf à violer son devoir de gestion, informer ces derniers du fait que des commissions avaient été versées à C______/D______ SA/F______ SARL, de façon à ce qu’ils puissent en réclamer la restitution; il devait également s'assurer que les prix de construction négociés pour leur compte le soient dans leur intérêt. L'accord conclu par A______ en 2018/2019 n’était plus applicable au moment de la signature des actes de vente, les prix du terrain et de la construction ayant sensiblement augmenté dans l'intervalle. Les réquisits de l'art. 70 al. 2 CP n'étaient pas réalisés. Bien que A______ ait acquis son appartement de bonne foi, l’existence d’une contre-prestation équivalente devait être niée, faute, pour l’intéressée, d’avoir produit un contrat attestant qu’elle aurait été mandatée pour accomplir une activité pendant le chantier, non plus qu’un décompte des prestations/heures effectuées par ses soins. À cette aune, le maintien du séquestre se justifiait. D. a.a. À l'appui de ses recours et réplique, A______ persiste, pour l'essentiel, dans ses précédents arguments. Elle ajoute qu'une infraction à l'art. 158 CP ne pouvait entrer en ligne de compte, dès lors que E______ n'avait jamais été chargé de veiller aux intérêts pécuniaires des acheteurs, ni n'avait bénéficié d'un pouvoir de gestion autonome sur leurs avoirs. a.b. Elle joint à cet acte, entre autres pièces nouvelles, un décompte établi à l'en-tête de F______ SARL, détaillant l'activité accomplie au titre de "suivi de la construction (…) de[s] 4 appartements". b. Invité à se déterminer, le Ministère public conclut au rejet du recours, pour les motifs exposés dans sa décision, précisant qu'au vu des "déclarations et positions" de la recourante, sa bonne foi était "loin d'être établie".”
“Ob die Vorbringen betreffend den Erwerb einer Bäckereimaschine über pauschale Behauptungen hinausgehen und inwiefern sich den erwähnten Kontoauszügen der legale Erwerb des Bargeldes tatsächlich entnehmen lässt, führt die Vorinstanz nicht aus. Schliesslich ist nicht ersichtlich, ob für die pauschal geäusserte Vermutung der Vorinstanz, wonach aus dem mutmasslich gutgläubigen Erwerb folge, dass eine gleichwertige Gegenleistung erfolgt sei, in tatsächlicher Hinsicht Anhaltspunkte vorliegen und ob der Beschwerdegegner diesbezüglich bei der Beweiserhebung im Einziehungsverfahren seiner Pflicht zur Mitwirkung in zumutbarer Weise nachgekommen ist (vgl. oben E. 1.2). Der angefochtene Entscheid vermag demnach den Begründungsanforderungen nach Art. 112 Abs. 1 lit. b BGG nicht zu genügen. Der Entscheid ist in Anwendung von Art. 112 Abs. 3 BGG aufzuheben. Im neuen Entscheid ist darzulegen, aufgrund welcher Anhaltspunkte von der fehlenden Kenntnis des deliktischen Erwerbs des Bargeldes durch den Beschwerdegegner und einer gleichwertigen Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB auszugehen ist.”
Der strafprozessuale Sequester kann vorbeugend zur Sicherung einer späteren Einziehung angeordnet werden und darf Gegenstände nur insoweit erfassen, als sie voraussichtlich Provento bilden oder für eine Einziehung in Frage kommen. Die Massnahme muss verhältnismässig und zweckgebunden sein; der Umfang des Sequesters hat in einem richtigen Verhältnis zum mutmasslichen rechtswidrigen Gewinn zu stehen. Wird der Sequester unverhältnismässig lange aufrechterhalten, kann das Gericht (bzw. werden die zuständigen Behörden) zur Beschleunigung aufgefordert oder ein angemessener Zeitraum zur Abschluss der Ermittlungen festgelegt werden. Zudem ist der verfolgenden Behörde der Zweck des vorsorglichen Eingriffs zu verdeutlichen.
“Per quanto riguarda la durata del sequestro, se è vero che dalla sentenza del 10 giugno 2021 in poi non sono stati esperiti atti istruttori di rilievo, va tuttavia rilevato che non solo la ricorrente non allega essersi lamentata, in questo lasso di tempo, della lentezza delle indagini (lo ha fatto solo nell'ambito della procedura aperta a seguito della sua istanza di dissequestro del 21 giugno 2024), ma essa stessa ha inoltre indicato che l'istruttoria sarebbe ancora lontana dall'essere conclusa e che sarebbe lecito supporre che gli imputati potrebbero portare ulteriori elementi a supporto delle loro tesi, proporre istanze probatorie etc. (cfr. ricorso cantonale, p. 4, cifra 14). A questo si aggiunge il fatto che, seppure siano passati più di 7 anni dall'apertura del procedimento nei confronti di B.________ (rispettivamente più di quattro anni dal sequestro ordinato sul conto bancario yyy della ricorrente), il sequestro penale si giustifica anche per un lungo periodo se sussiste, come in concreto, una probabilità di confisca, rispettivamente di risarcimento equivalente (cfr. sentenza 1B_281/2020 del 13 agosto 2020 consid. 2.1 e rinvii), ricordando che una tale misura provvisoria non pregiudica la confisca, le cui condizioni saranno esaminate dal giudice di merito (cfr. art. 70 CP). Infine, va sottolineato che se una misura provvisoria, quale il sequestro penale, appare indebitamente prolungata, si può comunque fissare un periodo di tempo ragionevole per prendere le misure necessarie e concludere l'indagine. In casu, la Corte cantonale ha invitato il procuratore pubblico a "voler concludere più che celermente il procedimento" (cfr. sentenza impugnata, consid. 4.4); una tale incombenza appare sufficiente nella fattispecie e anche fattibile (contrariamente a quanto ritenuto nella sentenza 1B_179/2019 di cui si prevale la ricorrente e nella quale il Tribunale federale ha indicato che il ritardo era dovuto ai risultati di una rogatoria all'estero e che ciò rendeva impossibile la chiusura dell'istruzione in un tempo ragionevole [consid. 3.2]). Il magistrato inquirente è comunque nuovamente invitato, in questa sede, a procedere senza indugio a tal fine. La censura di violazione del principio della proporzionalità deve perciò essere respinta. 5. 5.1. La ricorrente lamenta ancora una violazione del suo diritto di essere sentita, siccome i giudici cantonali non si sarebbero minimamente espressi sulla sua domanda di dissequestro (parziale) per ciò che atteneva ai costi di sussistenza a cui essa doveva far fronte annualmente (per un totale di fr.”
“restituiti ai danneggiati; d. confiscati. Il riferimento anche all’art. 71 cpv. 3 CP sembra invero lasciare intendere che il sequestro sia stato disposto a scopo confiscatorio (ai sensi dell’art. 263 cpv. 1 lit. d CPP). Nell’ordine 24.3.2022 (AI 143) si parlava di “provento di reato”. Spettava comunque al pubblico ministero indicare esplicitamente lo scopo del provvedimento cautelare per poter comprendere la sua finalità e, inoltre, per poter valutare la sua proporzionalità. 3.5.3. Ora, secondo il principio di proporzionalità i beni sequestrati non devono andare oltre lo scopo e le necessità della misura: deve esserci un corretto rapporto, in altre parole, tra il presunto provento di reato e quanto è posto sotto sequestro (cfr. sul tema per esempio decisione TF 1B_356/2021 del 21.9.2021 consid. 3.1.). Si è detto che l’art. 70 CP presuppone valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato oppure che erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato. L’applicazione dell’art. 71 CP implica che all’interessato dal sequestro siano pervenuti averi provento di reato, di cui si è in seguito liberato. Il sequestro degli averi riconducibili a RE 1 può, e deve, dunque estendersi solo all’entità dei beni che gli sono pervenuti quale (indebito) profitto, in relazione ai fatti ed ai reati ipotizzati. E’ quindi imperativo che sia chiarito se i reati ipotizzati a carico di RE 1 abbiano generato un indebito profitto (e, se si, di quale ampiezza) e se questo profitto indebito gli sia pervenuto. Si ricorda peraltro che, secondo la giurisprudenza, non c’è vincolo di solidarietà tra gli autori di un reato al risarcimento compensativo, per cui ciascuno è responsabile soltanto per quanto ha ricevuto, soluzione che – oltre che per ragioni giuridiche (la legge non prevede un vincolo di solidarietà) – si giustifica per motivi logici [DTF 119 IV 17 consid.”
“Se il motivo del sequestro viene meno, il pubblico ministero oppure il giudice dispone il dissequestro e restituisce gli oggetti o i valori patrimoniali agli aventi diritto (art. 267 cpv. 1 CPP) [BSK StPO – F. BOMMER / P. GOLDSCHMID, op. cit., art. 267 CPP n. 3 ss.; ZK StPO – S. HEIMGARTNER, op. cit., art. 267 CPP n. 3]. Per quanto non dissequestrato, la restituzione agli aventi diritto, l’utilizzo a copertura delle spese o la confisca sono stabiliti nella decisione finale in applicazione dell’art. 267 cpv. 3 CPP (BSK StPO – F. BOMMER / P. GOLDSCHMID, op. cit., art. 267 CPP n. 7 ss.; ZK StPO – S. HEIMGARTNER, op. cit., art. 267 CPP n. 5). 2.3. 2.3.1. Ai sensi dell’art. 70 cpv. 1 CP il giudice ordina la confisca [nei confronti dell’imputato oppure nei confronti di terzi (in quest’ultimo caso alle condizioni in applicazione dell’art. 70 cpv. 2 CP)] dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (DTF 140 IV 57 consid. 4.1.1.). La confisca è assicurata con il sequestro giusta l’art. 263 CPP. 2.3.2. La confisca (e quindi, prima, quale misura cautelare provvisoria, il sequestro) può essere disposta anche nei confronti di un terzo. Il provvedimento non può nondimeno essere ordinato se il terzo ha acquisito i valori patrimoniali ignorando i fatti che l’avrebbero giustificato, nella misura in cui [cumulativamente (decisione TF 6B_67/2019 del 16.12.2020 consid. 5.3.)] abbia fornito una controprestazione adeguata oppure qualora la confisca costituisca nei suoi confronti una misura eccessivamente severa [art.”
In den zitierten Entscheiden wurde Art. 70 StGB auch auf Beträge in Fremdwährung angewandt; es erfolgte dort die Einziehung von geringen Geldbeträgen (z. B. EUR 10.00; EUR 9.10).
“2) ; - d’avoir été en possession, lors de son interpellation le 5 octobre 2022, d’un total de 5'409 grammes d’héroïne mélangée représentant une quantité de drogue pure de 2'894.6 grammes, d’un total de 35 grammes de cocaïne mélangée représentant une quantité de drogue pure de 26.3 grammes (AA 1.1.3) ; blanchiment d’argent, commis à plusieurs reprises, entre le 3 août 2022 et le 5 octobre 2022, à C.________ (lieu) et ailleurs en Suisse, pour un montant d’au moins CHF 4'150.00 (AA 1.2) ; - il condamne A.________ au paiement des frais de procédure de première instance, soit un total de CHF 27'230.05 ; - il fixe l’indemnité pour la défense d’office et les honoraires de Me B.________, défenseur d’office de A.________, par un montant de CHF 10'130.05 ; - il ordonne la confiscation des objets listés au ch. IV.2 du jugement attaqué pour destruction (art. 69 CP) ; - il ordonne la confiscation des montants de CHF 2'717.35 et de CHF 9.45 (= EUR 10.00), soit au total CHF 2'726.80 (art. 70 CP) ; - il ordonne l’inscription dans le système d’information Schengen de l’expulsion (refus d’entrée et de séjour). 2. Pour le surplus, en confirmation du jugement entrepris, condamner A.________ à une peine privative de liberté de 6 ans, le tout sous déduction de la détention provisoire et pour motifs de sûreté déjà subie ; 3. Prononcer l’expulsion du prévenu du territoire suisse pour une durée de 10 ans ; 4. Mettre les frais de procédure de première et de seconde instance à la charge du prévenu ; 5. Ordonner le maintien en détention de A.________ et son retour en exécution de peine ; 6. Rendre les ordonnances d’usage (honoraires, ADN, données signalétiques biométriques, communications). 3.6 Prenant la parole en dernier, A.________ a déclaré n’avoir rien d’autre à ajouter que demander pardon et dire qu’il regrettait ce qui s’était passé. 4. Objet du jugement de deuxième instance 4.1 La 2e Chambre pénale limitera son examen aux points qui ont été attaqués.”
“________ une indemnité pour ses dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits pour cette partie de la procédure, fixée à CHF 5'000.00 (cf. ch. A.I.3 du dispositif du jugement attaqué) ; - il met les frais de cette partie de la procédure (1/5) pour un total de CHF 4’696.45 à la charge du canton de Berne (cf. ch. A.I.4 du dispositif du jugement attaqué) ; - il reconnaît A.________ coupable d'infraction à la LArm, commise le 14 avril 2015 et auparavant à Bienne (cf. ch. A.II.2 du dispositif du jugement attaqué) ; - il condamne A.________ à une peine pécuniaire de 15 jours-amende à CHF 80.00, soit un total de CHF 1'200.00, le sursis à l'exécution de la peine pécuniaire est accordé, le délai d'épreuve étant fixé à 2 ans (cf. ch. A.III.2 du dispositif du jugement attaqué) ; - il ordonne la confiscation des objets listés au ch. A.IV.1 du dispositif du jugement attaqué pour destruction selon l'art. 69 CP ; - il ordonne la confiscation du montant de CHF 3’353.31 et du montant de CHF 9.10 Euros (art. 70 CP) (cf. ch. A.IV.2 du dispositif du jugement attaqué). 2. Pour le surplus, reconnaître A.________ coupable d'infraction qualifiée à la LStup, infraction commise à la date, au lieu et dans les circonstances décrites au ch. I.A.1 de l'acte d'accusation du 25 septembre 2017. 3. Partant, condamner A.________ à une peine privative de liberté de 36 mois sans sursis, en tant que peine complémentaire à la peine infligée par jugement du 18 novembre 2019. 4. Mettre les frais de procédure de première instance afférents aux condamnations ainsi que les frais de seconde instance à la charge du prévenu. 5. Rendre les ordonnances d'usage (honoraires, ADN, données signalétiques, communications). B. S’agissant de C.________ 1. Constater que le jugement de première instance du 11 mai 2020 est entré en force de chose jugée dans la mesure où : - il classe la procédure pénale contre C.________ s'agissant des préventions de menaces, pour cause de retrait de plainte, de voies de fait, d'injures et de consommation de stupéfiants, pour cause de prescription de l'action pénale (cf.”
Die Einziehung ist amtlich bekannt zu machen; Verletzte oder andere Dritte können daraufhin Ansprüche geltend machen. Diese Ansprüche erlöschen fünf Jahre nach der amtlichen Bekanntmachung. Soweit binnen dieser Frist keine berechtigten Ansprüche geltend werden, fällt das eingezogene Vermögen an den Kanton oder den Bund. Die Zuweisung an verletzte Personen geht einer Zuweisung an den Staat vor (die Einziehung zugunsten des Staates ist subsidiär).
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Zuweisung an die verletzte Person geht somit einer Zuordnung eines Vermögenswerts an den Staat vor bzw. ist die Einziehung zugunsten des Staates subsidiär zur Zuweisung an die verletzte Person (Scholl, in: Ackermann et al. [Hrsg.], Kommentar Kriminelles Vermögen Kriminelle Organisationen, Band I, Zürich 2018, Art. 70 StGB N 513). Die Einziehung ist gemäss Art. 70 Abs. 4 StGB amtlich bekannt zu machen; Ansprüche Verletzter oder Dritter erlöschen fünf Jahre nach der amtlichen Bekanntmachung. Diese Bestimmung entspricht inhaltlich der Bestimmung von Art. 267 Abs. 6 StPO, wonach die beschlagnahmten Gegenstände oder Vermögenswerte zur Anmeldung von Ansprüchen öffentlich auszuschreiben sind, wenn im Zeitpunkt der Aufhebung der Beschlagnahme die Berechtigten nicht bekannt sind. Sofern innert fünf Jahren seit der Ausschreibung niemand Anspruch erhebt, fallen die Gegenstände und Vermögenswerte an den Kanton oder den Bund (Heimgartner, in: Donatsch et al. [Hrsg.], Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Auflage, Zürich 2020, Art. 267 N 10; ferner auch Baumann, in: Basler Kommentar, 4. Auflage, 2019, Art. 72 StGB N 19). Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB setzt eine Anlasstat voraus. Dabei kommen nicht nur Verbrechen und Vergehen im Sinne von Art. 10 StGB, sondern auch Übertretungen im Sinne von Art. 103 StGB in Frage. Nicht erforderlich ist, dass der Täter verurteilt wird.”
“f) On ajoutera qu'il n'est pas improbable que les objets confisqués doivent revenir à des tiers non connus en l'état (lésés ou créanciers) qui n'étaient pas partie à la procédure et qui seraient touchés par la confiscation prononcée. Or, ceux-ci ne peuvent se voir opposer un effet quelconque du jugement de confiscation par l'Etat. N'étant pas connus au moment de ce jugement, ils n'ont pas pu être entendus. Il ne serait pas défendable, à ce stade, de prononcer la déchéance de droits d'éventuels autres lésés ou tiers, ni de départager en faveur des E. qui n'ont du reste pris aucune conclusion fondée sur la transgression de l'art. 163 CP. Il est du reste probable que l'attribution de valeurs patrimoniales pose vis-à-vis des tiers des questions délicates à résoudre, qui ne peuvent l'être par la Cour. Par conséquent, afin de permettre à tous les tiers et lésés de faire valoir leurs intérêts, en vertu de l'art. 70 al. 4 CP, la décision de confiscation fera l'objet d'un avis officiel (voir aussi Marc J. Jeker, Die Konkurs- und strafrechtliche Aufarbeitung der Kriminalinsolvenz, 2009, p. 246). Leurs droits s'éteindront cinq ans après cet avis (art. 70 al. 4 CP). S'ils devaient se manifester, le droit de l'Etat à la délivrance des valeurs confisquées s'effacerait. g) Une fois le présent jugement entré en force, les valeurs patrimoniales susmentionnées (immeuble, cédules, comptes créanciers) pourraient être remises à l'Office des faillites de […] pour qu'il donne la suite nécessaire à la faillite suspendue (cf. Niklaus Schmid, Kommentar Einziehung Organisiertes Verbrechen Geldwäscherei, vol. 1, 2007, § 2, n° 73 ad art. 70-72 et références citées). h) En attendant de savoir à qui ces valeurs patrimoniales doivent revenir, l'Etat les conservera. Les loyers perçus et à percevoir doivent servir à l'entretien de l'immeuble sis à la […]. 10.5.2 Confiscation et créance compensatrice liées à A. En tant que la confiscation atteint A. et F., le total en francs suisses des avoirs et objets déchus, y compris ceux en lien avec les biens immobiliers en Espagne, est estimé à CHF 20'087'004.14. Ceux qui demeurent séquestrés en vue de l'exécution de la créance compensatrice visant F.”
Die Ersatzforderung ist subsidiär zur Naturaleinziehung nach Art. 70 StGB. Sie ersetzt die Einziehung in gleicher Höhe und darf gegenüber der Einziehung weder Vor- noch Nachteile bewirken. Im Grundsatz unterliegt die Ersatzforderung denselben Voraussetzungen wie die Einziehung.
“Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einer Drittperson jedoch nur, soweit dies nach Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB; sog. Ersatzforderungsbeschlagnahme). Durch die Festlegung einer Ersatzforderung soll verhindert werden, dass derjenige, welcher die Vermögenswerte bereits verbraucht oder sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jener, der noch über sie verfügt. Die Ersatzforderung gemäss Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung im Sinne von Art. 70 StGB (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2; BGE 147 IV 479 nicht publ. E. 3.5 und 6 mit Hinweisen). Im Übrigen richtet sie sich nach den gleichen Voraussetzungen (vgl. BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Die nach Art. 71 Abs. 3 StGB beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen. Damit unterscheidet sich dieser strafprozessuale Arrest von der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO, bei welcher ein Konnex zwischen der Tat und den mit Beschlag belegten Vermögenswerten bestehen muss (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 S. 63 mit Hinweisen; Urteil des Bundesgerichts 7B_291/2023 vom 12. Oktober 2023 E. 3.2; 6B_439/2019 vom 12. September 2019 E. 2.3.1 und E. 2.3.2). Anders als eine Einziehungsbeschlagnahme stellt eine Beschlagnahme zur Durchsetzung einer Ersatzforderung des Staats auch keine Vorstufe zu einer Einziehung dar (Urteile des Bundesgerichts 7B_291/2023 vom 12. Oktober 2023 E. 3.2; 6B_439/2019 vom 12. September 2019 E. 2.3.2; 1B_300/2013 vom 14. April 2014 E.”
“Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Damit soll verhindert werden, dass derjenige, der die Vermögenswerte bereits verbraucht bzw. sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jener, der noch über sie verfügt. Die Ersatzforderung nach Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung gemäss Art. 70 StGB. Sie hat die Einziehung zu ersetzen und darf im Vergleich zu dieser weder Vorteile noch Nachteile bewirken (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2; 123 IV 70 E. 3; Urteile 6B_1183/2020 vom 16. August 2022 E. 4.3; 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 3.5, nicht publ. in: BGE 147 IV 479; je mit Hinweisen). Folglich unterliegt die Ersatzforderung grundsätzlich den gleichen Voraussetzungen wie die Einziehung (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 mit Hinweisen).”
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Ersatzforderung gemäss Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung im Sinne von Art. 70 StGB (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2; Urteile 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 3.5, nicht publ. in: BGE 147 IV 479; 6B_439/2019 vom 12. September 2019 E. 2.3.1; je mit Hinweisen). Sie hat die Einziehung zu ersetzen und darf im Vergleich zu dieser weder Vorteile noch Nachteile bewirken (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2; 123 IV 70 E. 3; 119 IV 17 E. 2b). Der Sinn und Zweck der Einziehung bzw. der Ersatzforderung liegt im Ausgleich deliktischer Vorteile. Mit den Einziehungsbestimmungen soll verhindert werden, dass der Täter oder der Begünstigte im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleibt. Strafbares Verhalten soll sich nicht lohnen (BGE 146 IV 201 E. 8.4.3; 144 IV 285 E. 2.2; 141 IV 317 E. 5.8.3; je mit Hinweisen).”
Bei nicht bereicherten, gutgläubigen Dritten ist die Vorschrift restriktiv auszulegen; die Rechtsprechung hebt hervor, dass zugunsten solcher Dritter die Schutzinteressen besonders zu berücksichtigen sind und die Voraussetzungen des Art. 70 Abs. 2 StGB kumulativ zu prüfen sind.
“La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 et les références citées; 141 IV 155 consid. 4.1). Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (arrêts 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3; 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2; 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb; arrêt 7B_17/2022 précité consid. 2.1.3). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP - soit d'une part la bonne foi du tiers et d'autre part la contre-prestation adéquate ou la rigueur excessive d'une éventuelle confiscation ultérieure - sont cumulatives (arrêts 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3; 1B_623/2022 du 1 er juin 2023 consid. 3.2.2).”
“L'autorité précédente a tout d'abord constaté que le but des séquestres portant sur les tableaux était leur conservation en tant qu'éventuels produits des infractions examinées; en outre, dès lors que l'intimée ne les revendiquait pas, le Ministère public n'avait pas à rendre une décision en application de l'art. 267 al. 5 CPP (cf. consid. 2.3 p. 9 de l'arrêt attaqué; sur cette dernière disposition, voir notamment arrêts 6B_831/2021 du 26 janvier 2023 consid. 1.2; 1B_117/2022 du 18 mai 2022 consid. 4.1; 1B_667/2021 du 19 avril 2022 consid. 2.2; 1B_573/2021 du 18 janvier 2022 consid. 3.1). En l'occurrence, le motif du séquestre n'est pas remis en cause et les recourantes ne développent pas non plus d'argumentation spécifique visant à contester l'existence de soupçons suffisants de la commission d'infractions (cf. art. 197 al. 1 let. b CPP). Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner si la levée des séquestres portant sur les six tableaux concernés par la présente procédure s'imposait en application notamment de l'art. 267 al. 1 CPP. Seule est litigieuse la question de savoir si les conditions permettant le séquestre en vue de la confiscation de ces six objets appartenant à des tiers sont réunies (cf. art. 70 al. 2 CP).”
Nach der Bodensatz-/Sockeltheorie kann deliktischer Erlös bei der begünstigten Gesellschaft eingezogen werden, auch wenn eine Vermischung mit legalen Mitteln vorgenommen wurde, solange der «Bodensatz» im Umfang des Nettogewinns aus dem inkriminierten Geschäft noch vorhanden ist. Die Einziehung kann deshalb gegen die Gesellschaft erfolgen und nicht erforderlich gegen einen Aktionär persönlich. Der Umfang der Einziehung ist durch Abwägung aller relevanten Umstände zu bestimmen; dabei kann die Unfähigkeit des Beschuldigten, die Herkunft der Gelder nachvollziehbar darzulegen, die Anordnung einer Einziehung (etwa des Nettogewinns) rechtfertigen.
“Für einen Durchgriff genügt entgegen der Auffassung der Vorinstanz und der Bundesanwaltschaft wie bereits erwähnt nicht, dass der Beschwerdeführer 2 Alleinaktionär der X. S.A. ist. Auch die mutmassliche Vermischung der Vermögenswerte mit Geldern legaler Herkunft vermag kein Ausweichen auf eine Ersatzforderung gegenüber dem Beschwerdeführer 2 persönlich zu begründen. Der deliktische Erlös ist nach der sog. Bodensatz-/Sockeltheorie vielmehr selbst dann noch bei der begünstigten Gesellschaft einziehbar, wenn mit den vermischten Vermögenswerten Ausgaben getätigt wurden, solange diese den legalen Anteil nicht übersteigen (vgl. dazu Urteile 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.4.3; 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.2 mit Hinweisen auf die Lehre; vgl. auch BAUMANN, a.a.O., N. 73 in fine zu Art. 70/71 StGB, wonach Überweisungen seitens eines korruptiv begünstigten Unternehmens an Aktionäre, Arbeitnehmer, Organe und Zulieferer rein theoretisch so lange als unproblematisch zu erachten sind, als der Bodensatz im Umfange des Nettogewinns aus dem inkriminierten Geschäft beim Unternehmen noch vorhanden und damit im Sinne von Art. 70 StGB einziehbar ist). Dass gemäss der Bundesanwaltschaft von den von der L. Ltda. und der K. Ltda. in den Jahren 2012 bis 2015 vereinnahmten Kommissionen von USD 43'159'473.- bzw. USD 63'634'732.- nur ein kleiner Teil, nämlich USD 7'922'381.30 bzw. USD 6'341'888.20 (je nach Steuern), deliktischer Herkunft ist, spricht daher nicht für, sondern vielmehr gegen die Einziehbarkeit des deliktischen Erlöses beim Beschwerdeführer 2 persönlich und für die Einziehung (allenfalls in Form einer Ersatzforderung) bei den betroffenen Gesellschaften. Selbst wenn unklar wäre, ob die BGE 147 IV 479 S. 504 deliktischen Vermögenswerte bei den betroffenen Gesellschaften noch vorhanden sind, und daher eine Ersatzforderung auszusprechen wäre, wäre diese gegenüber den betroffenen Gesellschaften und nicht gegenüber dem Beschwerdeführer 2 persönlich zu verhängen, solange nicht erstellt ist, dass die Gelder diesem persönlich zuflossen. Daran ändert nichts, dass eine Ersatzforderung gegenüber den brasilianischen Gesellschaften als Vertragspartner von E.”
“Der Beschwerdeführer bestreitet die vorinstanzliche Feststellung nicht, wonach hinsichtlich der sichergestellten Barmittel eine Vermischung von legal erworbenem Geld und den Erlösen aus den Drogengeschäften stattgefunden habe. Nachdem gemäss der sog. Bodensatz-/Sockeltherorie deliktischer Erlös solange beim Begünstigten einzuziehen ist, als dass mit den vermischten Vermögenswerten keine Ausgaben getätigt wurden, die den legalen Anteil übersteigen (vgl. BGE 147 IV 479 E. 7.5.3 mit Hinweisen) - und der Beschwerdeführer keine solchen Ausgaben darlegt -, verletzt die vorinstanzliche angeordnete Einziehung des auf den Beschwerdeführer entfallenden Nettogewinnes nach Art. 70 StGB kein Bundesrecht. Denn eine solche ist anzuordnen, wenn dies nach Abwägung aller relevanten Umstände - einschliesslich der Unfähigkeit des Beschwerdeführers, die Herkunft der Gelder nachzuweisen, die durch andere Beweismittel verdächtig erscheinen - gerechtfertigt ist (Urteil 6B_474/2016 vom 6. Februar 2017 E. 3.1).”
Bei ausdrücklicher Zustimmung der Betroffenen zur Verwendung beschlagnahmter Vermögenswerte zugunsten der Geschädigten kann das Gericht aus verfahrensökonomischen Gründen auf die Einzelfallprüfung der Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 1 StGB verzichten. Über eine allfällige Verwendung der eingezogenen Gegenstände oder deren Verwertungserlös kann jedoch in einem separaten Verfahren entschieden werden.
“Ausgangspunkt für die Beurteilung des vorliegenden Falles bildet der Umstand, dass A.________ und seiner Ehefrau anlässlich der Verhandlung vor Bundesstrafgericht unabhängig vom Ausgang des Verfahrens ihre Zustimmung zur Verwendung der bei ihnen beschlagnahmten Vermögenswerte zugunsten der Geschädigten erklärt haben. Das Bundesstrafgericht hat bei dieser Sachlage aus verfahrensökonomischen Gründen auf eine Prüfung der Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 1 StGB hinsichtlich jeder einzelnen dem Einverständnis unterliegenden Vermögensposition verzichtet und die betreffenden Vermögenswerte eingezogen (vgl. Urteil des Bundesstrafgerichts vom 30. September 2016 und 30. März 2017 S. 83 Ziff. 3.2.3). Es hat indes ausdrücklich vorbehalten, dass über eine allfällige Verwendung der eingezogenen Gegenstände und Vermögenswerte bzw. deren Verwertungserlös sowie der Ersatzforderung zugunsten der Geschädigten in einem separaten Verfahren entschieden werde, wenn die Voraussetzungen von Art. 73 StGB erfüllt seien (Urteil des Bundesstrafgerichts vom 30. September 2016 und 30. März 2017 S. 92 Ziff. 5). Wie die Vorinstanz zutreffend erwägt (angefochtener Beschluss S. 8), ergeben sich allein aus dem Umstand, dass A.________ verstorben und über seinen Nachlass der Konkurs eröffnet worden ist, in Bezug auf die Zustimmung zur Einziehung der Vermögenswerte keine neue Tatsachen im Sinne von Art. 410 Abs. 1 lit. a StPO, welche zu einer Revision des bundesstrafgerichtlichen Urteils Anlass geben könnten.”
“Ausgangspunkt für die Beurteilung des vorliegenden Falles bildet der Umstand, dass A.________ und seiner Ehefrau anlässlich der Verhandlung vor Bundesstrafgericht unabhängig vom Ausgang des Verfahrens ihre Zustimmung zur Verwendung der bei ihnen beschlagnahmten Vermögenswerte zugunsten der Geschädigten erklärt haben. Das Bundesstrafgericht hat bei dieser Sachlage aus verfahrensökonomischen Gründen auf eine Prüfung der Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 1 StGB hinsichtlich jeder einzelnen dem Einverständnis unterliegenden Vermögensposition verzichtet und die betreffenden Vermögenswerte eingezogen (vgl. Urteil des Bundesstrafgerichts vom 30. September 2016 und 30. März 2017 S. 83 Ziff. 3.2.3). Es hat indes ausdrücklich vorbehalten, dass über eine allfällige Verwendung der eingezogenen Gegenstände und Vermögenswerte bzw. deren Verwertungserlös sowie der Ersatzforderung zugunsten der Geschädigten in einem separaten Verfahren entschieden werde, wenn die Voraussetzungen von Art. 73 StGB erfüllt seien (Urteil des Bundesstrafgerichts vom 30. September 2016 und 30. März 2017 S. 92 Ziff. 5). Wie die Vorinstanz zutreffend erwägt (angefochtener Beschluss S. 8), ergeben sich allein aus dem Umstand, dass A.________ verstorben und über seinen Nachlass der Konkurs eröffnet worden ist, in Bezug auf die Zustimmung zur Einziehung der Vermögenswerte keine neue Tatsachen im Sinne von Art. 410 Abs. 1 lit. a StPO, welche zu einer Revision des bundesstrafgerichtlichen Urteils Anlass geben könnten.”
Einziehung kann sich auf auf Konten sequestrierte bzw. gesperrte Geldbeträge erstrecken; in den Quellen wurden mehrere auf verschiedenen Konten sequestrierte Beträge einzeln konfiskiert.
“4 CPP, le solde éventuel du produit de la vente de l'immeuble de AA.________, après règlement des poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.________. 13.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de BW.________ est levé. ii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, la somme de CHF 95'000.- (BW.________) est remise à l’Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut, pour suite utile en lien avec la créance saisie au préjudice de I.________. iii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, le solde de CHF 358'727.12 (BW.________) est libéré en faveur de I.________. 14. [supprimé] 15.i. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 6'973.85 séquestrée sur le compte CF.________ SA de T.________ est confisquée. ii. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 9'839.05 séquestrée sur le compte auprès de CF.________ SA au nom de O.________ SA est confisquée. 16. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 19'400.- (véhicule AUDI Q3) est confisquée. 17.i. En application de l’art. 71 al. 1 et 2 CP, A.________ est condamné au paiement de la somme de CHF 206'000.- à titre de créance compensatrice. ii. Le séquestre de la créance en partage de A.________ dans la succession de son père BX.________, est maintenu à hauteur du montant de la créance compensatrice jusqu'à son remplacement par une mesure de droit des poursuites introduite par B.________ Ltd in liquidation. 18. En application de l’art. 73 al. 1 let. b et c CP, la somme de CHF 483'663.15 (avoirs confisqués par CHF 277'663.15 et créance compensatrice) est allouée à B.________ Ltd in liquidation à titre d’allocation au lésé. 19. En application de l’art. 73 al. 1 let. b CP, la somme de CHF 4'885.50 (avoirs confisqués) est allouée à C.________ et D.________ à titre d’allocation au lésé.”
“4 CPP, le solde éventuel du produit de la vente de l'immeuble de AA.________, après règlement des poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.________. 13.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de BW.________ est levé. ii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, la somme de CHF 95'000.- (BW.________) est remise à l’Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut, pour suite utile en lien avec la créance saisie au préjudice de I.________. iii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, le solde de CHF 358'727.12 (BW.________) est libéré en faveur de I.________. 14. [supprimé] 15.i. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 6'973.85 séquestrée sur le compte CF.________ SA de T.________ est confisquée. ii. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 9'839.05 séquestrée sur le compte auprès de CF.________ SA au nom de O.________ SA est confisquée. 16. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 19'400.- (véhicule AUDI Q3) est confisquée. 17.i. En application de l’art. 71 al. 1 et 2 CP, A.________ est condamné au paiement de la somme de CHF 206'000.- à titre de créance compensatrice. ii. Le séquestre de la créance en partage de A.________ dans la succession de son père BX.________, est maintenu à hauteur du montant de la créance compensatrice jusqu'à son remplacement par une mesure de droit des poursuites introduite par B.________ Ltd in liquidation. 18. En application de l’art. 73 al. 1 let. b et c CP, la somme de CHF 483'663.15 (avoirs confisqués par CHF 277'663.15 et créance compensatrice) est allouée à B.________ Ltd in liquidation à titre d’allocation au lésé. 19. En application de l’art. 73 al. 1 let. b CP, la somme de CHF 4'885.50 (avoirs confisqués) est allouée à C.________ et D.________ à titre d’allocation au lésé.”
“________ SA à l'encontre de A.________. v. En application des art. 263 al. 1 let. b, 267 al. 3, 268 al. 1 let. a et 442 al. 4 CPP, le solde éventuel du produit de la vente de l'immeuble de AA.________, après règlement des poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.________. 13.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de BW.________ est levé. ii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, la somme de CHF 95'000.- (BW.________) est remise à l’Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut, pour suite utile en lien avec la créance saisie au préjudice de I.________. iii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, le solde de CHF 358'727.12 (BW.________) est libéré en faveur de I.________. 14. [supprimé] 15.i. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 6'973.85 séquestrée sur le compte CF.________ SA de T.________ est confisquée. ii. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 9'839.05 séquestrée sur le compte auprès de CF.________ SA au nom de O.________ SA est confisquée. 16. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 19'400.- (véhicule AUDI Q3) est confisquée. 17.i. En application de l’art. 71 al. 1 et 2 CP, A.________ est condamné au paiement de la somme de CHF 206'000.- à titre de créance compensatrice. ii. Le séquestre de la créance en partage de A.________ dans la succession de son père BX.________, est maintenu à hauteur du montant de la créance compensatrice jusqu'à son remplacement par une mesure de droit des poursuites introduite par B.________ Ltd in liquidation. 18. En application de l’art. 73 al. 1 let. b et c CP, la somme de CHF 483'663.15 (avoirs confisqués par CHF 277'663.15 et créance compensatrice) est allouée à B.________ Ltd in liquidation à titre d’allocation au lésé. 19. En application de l’art.”
Bei unteilbaren Vermögenswerten, die teils aus legalen, teils aus illegalen Mitteln finanziert wurden (Wertvermischung), beschränkt sich die Einziehung nach Art. 70 StGB auf den deliktisch erlangten Anteil. Dieser Anteil wird durch Verwertung des vermischt finanzierten Vermögenswerts herausgelöst; der Einziehungsbetrag ist auf diesen ermittelten deliktischen Anteil begrenzt.
“Bezüglich beschlagnahmter Vermögenswerte ist demnach zunächst zu ent- scheiden, ob diese ihrem Inhaber gestützt auf Art. 70 StGB wegzunehmen und entweder zugunsten des Staates einzuziehen oder einer verletzten Person zuzu- weisen sind. Wurden diese Vermögenswerte durch Straftaten gegen Individualin- teressen erlangt, sind sie denjenigen Personen zurückzugeben, in deren Vermö- gen sie sich vor den Straftaten befunden haben (SCHOLL, in: Ackermann [Hrsg.], a.a.O., Art. 70 StGB N 90). Bei Wertvermischungen hat sich die Einziehung auf den deliktischen Anteil der Gelder zu beschränken (vgl. Urteil 1B_711/2012 des BGer vom 14. März 2013 E. 4.4.1).”
“Ergebnis und Verwendung zu Gunsten der Geschädigten (Art. 73 StGB) Eingezogen wird nur der Betrag, der deliktisch erlangt wurde. Dabei wird bei einem unteilbaren, gemischt (teils aus legalen und teils aus illegalen Mitteln) finanzierten Vermögenswert der illegale Anteil herausgelöst. Dies wird durch die Verwertung des vermischt finanzierten Vermögenswertes erreicht (vgl. Scholl, Vermögenseinziehung [Art. 70 StGB], in Ackermann [Hrsg.], Kommentar Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisationen, Bank I, Zürich 2018, § 4 N 255 ff. m.w.H.). Die Einziehung beschränkt sich damit nach der Verwertung der Liegenschaft auf die hiervor erwähnten CHF 258'017.00, welche in den Jahren 2013 – 2016 in das Haus investiert wurden. Das mit Verfügung vom 21. September 2017 beschlagnahmte Grundstück J.________(Ort)-Gbbl Nr. ________, im Gesamteigentum des Beschuldigten und seiner Ehefrau G.________, ist demnach zu verwerten und der Erlös aus der Verwertung (d.h. der die Hypothekarschulden bei der E.________ AG (Bank) übersteigende Verwertungserlös) ist im Umfang von CHF 258‘017.00 einzuziehen. Für den die Einziehung übersteigenden Verwertungserlös bleibt zu prüfen, ob die Beschlagnahme im Hinblick auf die Durchsetzung der (noch festzusetzenden) Ersatzforderung aufrechtzuerhalten ist (siehe dazu E. 27.1 hiernach).”
Der Verwertungserlös kann ganz oder teilweise an Geschädigte oder an Dritte, die an deren Schadensersatzansprüche abgetreten sind, ausgezahlt oder angerechnet werden. Die Gerichte können dabei konkrete Empfänger für die Einziehungserlöse festlegen; in den Entscheiden finden sich u. a. Zuweisungen an Genossenschaften oder an die Staatskasse im Zusammenhang mit abgetretenen Forderungen.
“Soweit weitergehend wird die Klage auf den Zivilweg verwiesen (Art. 126 Abs. 2 lit. b StPO). A.________ wird in Anwendung von Art. 41 OR und Art. 126 StPO verurteilt, P.________ CHF 100'000.00 zuzüglich Zins zu 5% seit dem 17. Januar 2013 zu bezahlen. Soweit weitergehend wird die Klage auf den Zivilweg verwiesen (Art. 126 Abs. 2 lit. b StPO). Für die Beurteilung der Zivilklagen werden erst- und oberinstanzlich keine Verfahrenskosten ausgeschieden. VI. Weiter wird verfügt: A.________ wird in Anwendung von Art. 67 Abs. 1 StGB für die Dauer von 3 Jahren untersagt, in selbstständiger Erwerbstätigkeit in der Treuhand-, Finanz und/oder Immobilienbranche tätig zu sein. in unselbstständiger Stellung mit eigener Zeichnungsberechtigung (auch Kollektivzeichnungsberechtigung) sowie mit rechtlicher und/oder faktischer Verfügungsberechtigung über finanzielle Mittel Dritter in der Treuhand-, Finanz und/oder Immobilienbranche tätig zu sein. Der beschlagnahmte Verwertungserlös der Liegenschaft U.___-weg wird im Umfang von CHF 95'000.00 eingezogen (Art. 70 StGB). Der Restbetrag von CHF 21'563.20 wird an L.________ ausbezahlt. L.________ wird für ihre Aufwendungen im erstinstanzlichen Verfahren mit CHF”
“Ordonne la restitution à D______ du véhicule Q______ immatriculé BN56 NUP (GB) et des objets figurant sous chiffres 3, 4, 7, 8, 11, 21 et 22, à A______ de ceux figurant sous chiffres 13, 14, 17 (la carte MAESTRO R______ au nom de A______ A______) et 19, à G______ du portemonnaie noir, de la carte S______ au nom de G______ G______ et de la carte T______ au nom de G______ G______ figurant sous chiffre 17, à son ayant droit de l'ordinateur figurant sous chiffre 16, à U______ de la carte V______ audit nom figurant sous chiffre 17 de l'inventaire n° 16322820180924 du 24 septembre 2018 et à l'OCPM du livret pour étranger B au nom de P______ ROGRIGUEZ PALACIOS figurant sous chiffre 1 de l'inventaire 15482820180903 du 3 septembre 2018 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne le versement à la procédure de l'enveloppe contenant le courrier de l'OCPM au nom de P______ P______ figurant sous chiffre 2 de l'inventaire 15482820180903 du 3 septembre 2018. Ordonne la confiscation des valeurs patrimoniales (CHF 8.20 et EUR 660.-) figurant sous chiffres 5 et 24 de l'inventaire n° 16322820180924 du 24 septembre 2018, sous déduction de la somme de CHF 150.- versée à G______ CIOBAU à titre humanitaire (art. 70 CP). Alloue à M______ les valeurs patrimoniales confisquées et les amendes payées par A______ et G______, M______ ayant cédé à l'Etat, à concurrence de tout montant effectivement recouvré, sa créance en dommages-intérêts contre A______ et G______ (art. 73 al. 2 CP). Déclare A______ coupable de traite d'êtres humains par métier (art. 182 al. 1 et 2 CP), de délit manqué d'escroquerie (art. 22 al. 1 cum 146 al. 1 CP), d'escroquerie (art. 146 al. 1 CP), de faux dans les certificats (art. 252 al. 1 et 2 CP), de blanchiment d'argent (art. 305bis ch. 1 CP) et de facilitation du séjour illégal (art. 116 al. 1 let. a LEI). Acquitte A______ de contrainte (art. 181 CP; B.3.V.12), de complicité d'encouragement à la prostitution au préjudice de O______ et de P______ (art. 25 cum 195 al. 1 let. c CP; ch. B.3.II.7 et 8), de blanchiment d'argent s'agissant de O______ (art. 305bis ch. 1 CP; ch. B.3.VI.14), de comportement frauduleux à l'égard des autorités (art. 118 al. 1 LEI; B.3.VII.15) et de séjour illégal (art.”
“Avertit A______ que, s'il commet un crime ou un délit dans le délai d'épreuve, le sursis pourra être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Ordonne la mise en liberté immédiate de A______, sous réserve qu'il ne doive être détenu pour une autre cause. Ordonne la restitution à A______ des objets figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 6______ et sous chiffres 1 à 6 de l'inventaire n° 7______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation des CHF 220.- figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 6______ (art. 70 CP) et leur allocation à C______, Société coopérative. Constate que les munitions figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 6______ ont été transmises aux autorités vaudoises afin qu'elles statuent sur leur sort. Ordonne la confiscation des avoirs figurant sur le compte n° 4______ ouvert auprès de la G______ au nom de D______ SARL (art. 70 CP) et leur allocation à C______, Société coopérative. Ordonne la confiscation et la réalisation du véhicule J______ figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ (art. 70 CP). Ordonne l'allocation à C______, Société coopérative du produit de la vente du véhicule J______ figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______. Condamne A______ à payer à C______, Société coopérative la somme de CHF 464'512.73, à titre de réparation du dommage matériel, sous déduction du produit de la vente du véhicule J______ et des montants confisqués et alloués à C______, Société coopérative (art. 41 CO). Prend acte du retrait des conclusions en indemnisation de A______ (art. 429 CPP). Condamne A______ à verser à CHF 3'900.- à C______, Société coopérative, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure préliminaire et de première instance (art. 433 al. 1 CPP). Prend acte de ce que l'indemnité de procédure due à Me L______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP), a été fixée à CHF 7'625.15 pour la première instance. Statuant le 24 juin 2021 : Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 2'825.-, comprenant un émolument de jugement de CHF 2'000.”
Praktische Anwendung: Nach Art. 70 Abs. 1 StGB können beschlagnahmte oder konfiszierte Vermögenswerte zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands verwendet werden. In den zitierten Entscheiden wurden solche Werte konkret zur Deckung von Verfahrenskosten, zur Anrechnung/Auszahlung von Parteientschädigungen bzw. zur Auszahlung an Anspruchsberechtigte bzw. zur Überweisung an das Konkursamt genutzt.
“________, die C.________ GmbH, die L.________ AG, A.________ sowie die K.________ AG im Vereinbarungsfall seien die Verfahrenskosten mit dem beschlagnahmten Guthaben von CHF 16'015.75 zu verrechnen und sei der Restbetrag von CHF 10'515.73 als Parteikostenbeitrag an die C.________ AG [ehemals C.________ GmbH] zu überweisen (pag. 723 f.). Der Beschuldigte teilte an der Berufungsverhandlung auf Nachfrage des Vorsitzenden mit, die gerichtliche Vereinbarung vom 21./28. September 2021 habe seiner Ansicht nach noch immer Bestand (pag. 1029 Z. 37 ff.). Erst- und oberinstanzlich beantragten beide Parteien, der beschlagnahmte Geldbetrag sei der Privatklägerin zurückzuerstatten (pag. 824 und pag. 1049) resp. unter Anrechnung der Parteientschädigung zu überweisen (pag. 824 und pag. 1053). Insofern kann als zwischen allen Involvierten anerkannt gelten, dass die beschlagnahmten CHF 16'015.75 der Privatklägerin zustehen. Die Kammer verfügt in Umsetzung der Vereinbarung vom 21./28. September 2021 und Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB (Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands) den beschlagnahmten Geldbetrag von CHF 16'015.75 an die Deckung der Parteientschädigung der Privatklägerin anzurechnen und dieser nach Rechtskraft des Urteils auszubezahlen (siehe auch E. V.23.2 hiervor).”
“422 und 426 Abs. 1 StPO verurteilt: 1. Zu einer Freiheitsstrafe von 22 Monaten. Die ausgestandene Polizeihaft von einem Tag wird an die Freiheitsstrafe angerechnet. Der Vollzug der Freiheitsstrafe wird aufgeschoben und die Probezeit auf 2 Jahre festgesetzt. 2. Zu einer Geldstrafe von 15 Tagessätzen zu je CHF 80.00, ausmachend total CHF 1'200.00. Der Vollzug der Geldstrafe wird aufgeschoben und die Probezeit auf 2 Jahre festgesetzt. 3. Zur Bezahlung einer Ersatzforderung von CHF 110'000.00 an den Kanton Bern (Art. 71 StGB). 4. Zur Bezahlung der auf die Schuldsprüche entfallenden Verfahrenskosten, ausmachend CHF 22'506.80. [Zusammensetzung der Gebühren und Auslagen] III. [amtliche Entschädigung] IV. 1. Die Zivilklage der Privatklägerin C.________ (AG), vgt., wird abgewiesen. 2. Für die Beurteilung der Zivilklage werden keine Verfahrenskosten ausgeschieden. V. Weiter wird verfügt: 1. Die sich auf dem BC.________ IBAN ________, lautend auf A.________, befindlichen Vermögenswerte werden eingezogen (Art. 70 Abs. 1 StGB). 2. Im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung bleibt die Beschlagnahme des Überschusses des Liquidationsergebnisses aus dem Verkauf der Liegenschaft N.________ in Z.________ im Umfang von CHF 110‘000.00 aufrechterhalten, bis im Zwangsvollstreckungsverfahren gegen A.________ gemäss SchKG über die Sicherungsmassnahmen entschieden wurde, längstens jedoch für die Dauer von zwei Jahren ab Rechtskraft des Urteils. Die restlichen CHF 47‘929.15 werden an H.________ herausgegeben. 3. Die Beschlagnahme der Forderungen des Darlehensgebers A.________ gegenüber dem Darlehensnehmer H.________ aus dem Darlehensvertrag vom 18.02.2009 wird aufgehoben. 4. Das beschlagnahmte Bargeld in der Höhe von CHF 1'370.00 (Ass.-Nr. 103) wird zur Deckung der Verfahrenskosten eingezogen (Art. 268 i.V.m. Art. 442 Abs. 4 StPO). 5. Die Beschlagnahme der Bargelder in der Höhe von CHF 140.00 (Ass.-Nr. 102), CHF 14'400.00 (Ass.-Nr. 105), CHF 5'200.00 (Ass.-Nr. 106) und CHF 970.00 (Ass.-Nr. 107) im Gesamtbetrag von CHF 20‘710.”
“Das mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Limmattal / Albis vom 12. März 2019 (Urk. 13/5) gesperrte Guthaben von Fr. 50'000.– auf dem Pensionskassen- konto des Beschuldigten ist Teil des Vermögens, welches der Beschuldigte im Konkursverfahren verheimlicht hat, und somit kein rechtmässig erlangtes Vorsor- gekapital. Er hat dieses Guthaben durch die Straftat erlangt, wegen der er heute verurteilt wird. Es ist deshalb zur (teilweisen) Wiederherstellung des rechtmässi- gen Zustandes dem Konkursamt Schlieren zu überweisen (Art. 70 Abs. 1 StGB). Es obliegt sodann dem Konkursamt, das erhaltene Geld an die zu Verlust ge- kommenen Gläubiger gemäss deren Rangordnung zu verteilen (Art. 269 Abs. 1 SchKG). - 17 - VII.”
“________ SA à l'encontre de A.________. v. En application des art. 263 al. 1 let. b, 267 al. 3, 268 al. 1 let. a et 442 al. 4 CPP, le solde éventuel du produit de la vente de l'immeuble de AA.________, après règlement des poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.________. 13.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de BW.________ est levé. ii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, la somme de CHF 95'000.- (BW.________) est remise à l’Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut, pour suite utile en lien avec la créance saisie au préjudice de I.________. iii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, le solde de CHF 358'727.12 (BW.________) est libéré en faveur de I.________. 14. [supprimé] 15.i. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 6'973.85 séquestrée sur le compte CF.________ SA de T.________ est confisquée. ii. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 9'839.05 séquestrée sur le compte auprès de CF.________ SA au nom de O.________ SA est confisquée. 16. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 19'400.- (véhicule AUDI Q3) est confisquée. 17.i. En application de l’art. 71 al. 1 et 2 CP, A.________ est condamné au paiement de la somme de CHF 206'000.- à titre de créance compensatrice. ii. Le séquestre de la créance en partage de A.________ dans la succession de son père BX.________, est maintenu à hauteur du montant de la créance compensatrice jusqu'à son remplacement par une mesure de droit des poursuites introduite par B.________ Ltd in liquidation. 18. En application de l’art. 73 al. 1 let. b et c CP, la somme de CHF 483'663.15 (avoirs confisqués par CHF 277'663.15 et créance compensatrice) est allouée à B.________ Ltd in liquidation à titre d’allocation au lésé. 19. En application de l’art.”
“50, avec intérêts à 5% dès le 5 mars 2021, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance (art. 433 al. 1 CPP). Déboute J______ de ses conclusions civiles à l'encontre de E______. Condamne C______ à payer à J______ EUR 8'728'482.05, avec intérêts à 5% dès le 3 juin 2016, à titre de réparation du dommage matériel (art. 41 CO). Condamne C______ à verser à J______ CHF 66'120.-, avec intérêts à 5% dès le 5 mars 2021, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance (art. 433 al. 1 CPP). Lève le séquestre sur le bien immobilier lot PPE 7______/15 sis 8______ à Genève respectivement sur le produit de sa vente et sur les loyers relatifs à cet immeuble, déposés sur le compte de consignation du pouvoir judiciaire CH83 0078 8000 A325 7183 1, à concurrence de CHF 967'737.85, correspondant au montant de la créance privilégiée de [la banque] AE______, le solde devant être confisqué (art. 70 al.1 CP). Ordonne la confiscation des avoirs figurant sur le compte n° 9______ ouvert au nom de AF______ CORP auprès de la H______ à Genève (art. 70 al. 1 CP). Prononce à l'encontre de C______, en faveur de l'Etat de Genève, une créance compensatrice d'un montant de CHF 611'500.-, celle-ci s'éteignant automatiquement dans la mesure du paiement par C______ (art. 71 al. 1 CP). Prononce à l'encontre de C______, en faveur de l'Etat de Genève, une créance compensatrice d'un montant de EUR 191'950.90, celle-ci s'éteignant automatiquement dans la mesure du paiement par C______ (art. 71 al. 1 CP). Ordonne le maintien, en vue de l'exécution de la créance compensatrice (art. 71 al. 3 CP), subsidiairement en garantie du paiement des indemnités dues aux parties plaignantes (art. 268 al. 1 let. a CPP), des séquestres : - des valeurs déposées dans le safe relatif à la relation bancaire n° 10______ ouverte auprès de G______ au nom de C______. - du bien immobilier lot PPE 7______/16, COP 7______/16-1 et COP 7______/16-2 sis 8______ à Genève appartenant à C______, respectivement du produit de la vente de ce bien.”
Bei Betäubungsmitteldelikten ist die Einziehung anzuordnen, wenn der Richter nach Prüfung aller relevanten Umstände zu dem Schluss gelangt, dass die betreffenden Vermögenswerte der Ertrag eines insgesamt erfassten Handels sind. Es muss ein Konnex zwischen der Straftat und den einzuziehenden Werten bestehen (die Werte müssen typische Folge der Tat sein bzw. in kausalem Zusammenhang mit ihr stehen).
“Cela étant, ex aequo et bono, afin de tenir compte de l'acquittement partiel et en vertu de son large pouvoir d'appréciation, la CPAR allouera à l'appelant A______ une indemnité correspondant à dix heures d'activité à CHF 450.- plus TVA, soit CHF 4'846.50. Conformément à l'art. 442 al. 4 CPP, la part des frais de la procédure supportée par l'appelant sera compensée à due concurrence avec les indemnités qui lui sont octroyées pour ses frais de défense (arrêt du Tribunal fédéral 6B_648/2016 du 4 avril 2017 consid. 1). E______ 7.3.3. La détention subie par l'appelant E______ est intégralement couverte par la peine prononcée et il a bénéficié d'une défense d'office, si bien qu'aucune indemnisation n'entre en compte. Confiscation et restitution 8. 8.1.1. Selon l'art. 69 CP, le juge prononce la confiscation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d'une infraction, si ces objets compromettent la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public. Le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits. 8.1.2. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Il doit exister un rapport de connexité entre l'infraction et les valeurs patrimoniales à confisquer. L'infraction doit ainsi être la cause essentielle et adéquate de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en question. Il doit donc exister, entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales, un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 129 II 453 consid. 4.1 p. 461). Dans le domaine des stupéfiants, le juge doit prononcer la confiscation lorsqu'il parvient à la conclusion, après avoir examiné l'ensemble des circonstances pertinentes - y compris, le cas échéant, l'incapacité de l'intéressé à justifier l'origine de fonds rendus suspects par d'autres éléments probants -, que les valeurs patrimoniales en cause sont le résultat d'un trafic appréhendé dans sa globalité (arrêt du Tribunal fédéral 6B_474/2016 du 6 février 2017 consid.”
Nach Art. 70 Abs. 1 StGB tritt die direkte Restitution der aus einer Straftat herrührenden Vermögenswerte an den Geschädigten einer konfiskatorischen Massnahme vor. Die Norm gewährt dem Verletzten vorrangig einen Anspruch auf direkte Rückgabe der betroffenen Werte; eine anschliessende Konfiskation oder Zuteilung an den Staat kommt nur in Betracht, wenn eine solche Restitution nicht vorzunehmen ist. Art. 70 Abs. 1 ist als vorrangige und anzuwendende Vorschrift zu beachten; das Gericht hat auf die Möglichkeit der direkten Restitution zu prüfen und zu entscheiden.
“Elles mènent cependant également une procédure en exécution forcée de la créance dont elles disposent à l'encontre du prévenu à la suite d'un porte-fort à concurrence de CHF 200'000.- que celui-ci leur a accordé en contrepartie de la levée du séquestre (civil) qu'elles avaient obtenu sur des comptes bancaires de B.________ Ltd (DO 11C/506005ss). Dans le cadre de cette procédure, un procès-verbal de saisie a été établi le 21 août 2015 par l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut (DO 11C/506041). Sous cet angle, elles peuvent se prévaloir de la qualité de tiers touchés par des actes de procédure au sens de l'art. 105 al. 1 let. f CPP. 6.1.4. S'agissant de B.________ Ltd in liquidation elle-même, il ne fait aucun doute, compte tenu des faits retenus par les premiers juges et le présent arrêt, qu'elle a subi des pertes en raison de la gestion déloyale opérée par le prévenu. Elle peut donc se prévaloir de la qualité de lésée, faire valoir des conclusions civiles et se prévaloir des mesures d'allocation au lésé prévues par la réglementation légale. 6.2. 6.2.1. Selon l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation n'entre dès lors en ligne de compte, conformément au texte clair de l'art. 70 al. 1 i.f. CP, que si les valeurs patrimoniales ne doivent pas être restituées au lésé. L'art. 70 al. 1 i.f. CP prévoit la restitution directe des valeurs patrimoniales, sans confiscation ni dévolution à l'Etat, ni sans avoir à recourir au mécanisme d'allocation prévu par l'art. 73 CP. La restitution directe en vertu de l'art. 70 al. 1 i.f. CP prime par conséquent une éventuelle confiscation, de même qu'une allocation ultérieure au lésé en réparation du dommage subi. En effet, l'Etat ne doit pas s'enrichir au dépens du lésé; l'art. 70 CP ne doit pas non plus exposer l'auteur à devoir restituer à double l'avantage illicite obtenu au moyen de l'infraction préalable.”
“Selon la jurisprudence, il ne l'est que s'il résulte de la violation d'une norme de comportement destinée à protéger le patrimoine de la victime. Tel est notamment le cas de l'art. 305bis CP qui protège le patrimoine de la victime du crime préalable au blanchiment d'argent (ATF 129 IV 322 consid. 2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1202/2019 du 9 juillet 2020 consid. 4.2.1). 5.2. En présence d'infractions dirigées contre des intérêts individuels, la confiscation n'entre en ligne de compte, conformément au texte clair de l'art. 70 al. 1 CP, que si les valeurs patrimoniales ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. L'art. 70 al. 1 CP prévoit ainsi la restitution directe des valeurs patrimoniales, sans confiscation ni dévolution à l'Etat, ni sans avoir à recourir au mécanisme d'allocation prévu par l'art. 73 CP (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 6B_344/2007 du 1er juillet 2008 consid. 3.3; L. JACQUEMOUD ROSSARI, La créance compensatrice : état des lieux de la jurisprudence, in SJ 2019 II 281. La restitution directe en vertu de l'art. 70 al. 1 CP prime par conséquent une éventuelle confiscation, de même qu'une allocation ultérieure au lésé en réparation du dommage subi (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2 et les références citées). L'art. 70 al. 1 CP est une norme obligatoire, que le juge doit appliquer d'office (L. MOREILLON / N. QUELOZ /A. MACALUSO / N. DONGOIS (éds), Commentaire romand, Code pénal I, art. 1-110 CP, 2ème édition, Bâle 2020, n. 4 ad art. 70). 5.3. L'appelante soutient que le taux moyen des commissions perçues, durant la période 2014, s'élève à 5.6%. Ce taux devrait ainsi être appliqué à l'intégralité des sommes qu'elle a reçues, d'où un enrichissement au détriment de D______ SA de CHF 17'217.-. Quand bien même ce taux reposerait sur des éléments fondés, ce qui n'est pas le cas, il ne concerne que l'année 2014. Or, l'appelante a reconnu avoir continué à recevoir des commissions en argent comptant en 2015 et 2016, dont le montant total exact n'est pas déterminé. Elle a déclaré qu'il était possible que ses gains eussent été de CHF 35'000.”
“Le blanchiment d’argent commis en l’espèce est une infraction trop grave, compte tenu du montant litigieux en cause, pour permettre l’application de l’art. 52 CP, l’intérêt public commandant au contraire de sanctionner les actes de cette envergure pour protéger l’intégrité de la place financière et la moralité des affaires. Par ailleurs, le dommage subi par l’appelante est purement matériel, et n’est pas la conséquence de ses actes mais bien de sa propre naïveté et de l’infraction dont elle a été victime. Une exemption de peine au titre de l’art. 54 CP n’entre dès lors pas en ligne de compte non plus. Tout bien pesé, compte tenu de l’ensemble des circonstances, une peine pécuniaire de 30 jours-amende apparaît adéquate pour sanctionner la faute commise par l’appelante. Le montant du jour-amende sera arrêté à CHF 100.-, qui paraît adapté à sa situation personnelle et financière. Le bénéfice du sursis est acquis à l’appelante. Le délai d’épreuve sera fixé à deux ans, pour tenir compte de la durée de la procédure et de l’absence d’antécédents. 4. 4.1. A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. L'art. 70 al. 1 in fine CP exclut la confiscation lorsqu'il s'agit de rétablir le lésé dans ses droits. Ainsi, le droit du lésé à la restitution et à l'attribution prime la confiscation (ATF 129 IV 322 consid. 2.2.4). Lorsqu'il est possible d'identifier de manière claire l'origine des valeurs patrimoniales acquises au moyen d'une infraction, l'autorité peut ordonner la restitution au lésé, sans qu'il soit nécessaire de passer préalablement par une confiscation (cf. M. DUPUIS / B. GELLER / G. MONNIER / L. MOREILLON / C. PIGUET (éds), Code pénal I : partie générale – art. 1 - 110 DPMIN, Bâle 2008, n. 15 ad art. 70 ; ATF 122 IV 365). La restitution au lésé selon l'art. 70 al. 1 in fine CP porte, en première ligne, sur les objets provenant directement du patrimoine du lésé et tend au rétablissement de ses droits absolus (restitution de l'objet volé ; pour une conception purement réelle, cf.”
Für die Einziehung gegenüber Dritten trägt der Staat die Beweislast für die gesetzlichen Einziehungsvoraussetzungen. Im Stadium der vorsorglichen Sicherstellung hingegen muss der Dritte, der die Aufhebung des Sicherstellungs- bzw. Beschlagnahmeverfügungsbegehrens geltend macht, seine Gutgläubigkeit klar und endgültig darlegen.
“2 CP)] dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (DTF 140 IV 57 consid. 4.1.1.). La confisca è assicurata con il sequestro giusta l’art. 263 CPP. 2.3.2. La confisca (e quindi, prima, quale misura cautelare provvisoria, il sequestro) può essere disposta anche nei confronti di un terzo. Il provvedimento non può nondimeno essere ordinato se il terzo ha acquisito i valori patrimoniali ignorando i fatti che l’avrebbero giustificato, nella misura in cui [cumulativamente (decisione TF 6B_67/2019 del 16.12.2020 consid. 5.3.)] abbia fornito una controprestazione adeguata oppure qualora la confisca costituisca nei suoi confronti una misura eccessivamente severa [art. 70 cpv. 2 CP (N. SCHMID, Kommentar, Einziehung, Organisiertes Verbrechen, Geldwäscherei, Band I, 2. ed., art. 70-72 CP n. 77 ss.)]. L’onere di provare i presupposti della confisca nei confronti di terze persone compete allo Stato (decisione TF 6B_285/2018 del 17.5.2019 consid. 1.4.3.). Allo stadio del provvedimento provvisionale, spetta tuttavia al terzo che pretende la revoca del sequestro invocando la buona fede dimostrarla in modo chiaro e definitivo (decisione TF 1P.779/2005 del 20.3.2006 consid. 3.4.; cfr. anche decisione TF 6B_285/2018 del 17.5.2019 consid. 1.4.3.; N. SCHMID, Kommentar, op. cit., art. 70-72 CP n. 96, e nota 538). 2.4. Se i valori patrimoniali sottostanti alla confisca non sono più reperibili (siccome consumati, dissimulati o alienati), il giudice ordina – secondo l’art. 71 cpv. 1 CP – in favore dello Stato un risarcimento equivalente per impedire “(…) che colui il quale si è liberato dei valori patrimoniali soggetti a confisca sia avvantaggiato rispetto a chi li ha conservati” (FF 1993 III 221; decisione TF 6B_1269/2016 del 21.”
“2 CP)] dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (DTF 140 IV 57 consid. 4.1.1.). La confisca è assicurata con il sequestro giusta l’art. 263 CPP. 2.3.2. La confisca (e quindi, prima, quale misura cautelare provvisoria, il sequestro) può essere disposta anche nei confronti di un terzo. Il provvedimento non può nondimeno essere ordinato se il terzo ha acquisito i valori patrimoniali ignorando i fatti che l’avrebbero giustificato, nella misura in cui [cumulativamente (decisione TF 6B_67/2019 del 16.12.2020 consid. 5.3.)] abbia fornito una controprestazione adeguata oppure qualora la confisca costituisca nei suoi confronti una misura eccessivamente severa [art. 70 cpv. 2 CP (N. SCHMID, Kommentar, Einziehung, Organisiertes Verbrechen, Geldwäscherei, Band I, 2. ed., art. 70-72 CP n. 77 ss.)]. L’onere di provare i presupposti della confisca nei confronti di terze persone compete allo Stato (decisione TF 6B_285/2018 del 17.5.2019 consid. 1.4.3.). Allo stadio del provvedimento provvisionale, spetta tuttavia al terzo che pretende la revoca del sequestro invocando la buona fede dimostrarla in modo chiaro e definitivo (decisione TF 1P.779/2005 del 20.3.2006 consid. 3.4.; cfr. anche decisione TF 6B_285/2018 del 17.5.2019 consid. 1.4.3.; N. SCHMID, Kommentar, op. cit., art. 70-72 CP n. 96, e nota 538). 2.4. Se i valori patrimoniali sottostanti alla confisca non sono più reperibili (siccome consumati, dissimulati o alienati), il giudice ordina – secondo l’art. 71 cpv. 1 CP – in favore dello Stato un risarcimento equivalente per impedire “(…) che colui il quale si è liberato dei valori patrimoniali soggetti a confisca sia avvantaggiato rispetto a chi li ha conservati” (FF 1993 III 221; decisione TF 6B_1269/2016 del 21.”
Bei Drittbezug ist zu prüfen, ob der Dritte als geschützter Erwerber im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB oder als wirtschaftlich begünstigter Dritter (z.B. Strohmann bzw. unmittelbarer Begünstigter) zu qualifizieren ist. Diese Qualifikation bestimmt die Anwendbarkeit von Art. 70 Abs. 2 StGB und beeinflusst damit die Frage einer Ausgleichseinziehung sowie die Zulässigkeit von Sicherungsmassnahmen gegen den Dritten.
“Die Staatsanwaltschaft führt in der angefochtenen Verfügung zutreffend an, dass die mutmasslich deliktisch erlangten Vermögenswerte unmittelbar auf das Bankkonto der H.________ GmbH CH07 0022 7227 1089 9001 A bei der UBS übertragen wurden (vgl. Akten W 23 188, pag. 06 002 001-007). Damit gilt die H.________ GmbH als aus der Straftat direkt begünstigte Person, bei der unter Berücksichtigung der vorzitierten Rechtsprechung (E. 3.3 hiervor) Art. 70 Abs. 2 StGB nicht zur Anwendung gelangen würde. Zumal vorliegend jedoch Vermögenswerte des Beschwerdeführers zur Sicherung einer späteren Ersatzforderung beschlagnahmt werden sollen, ist zu prüfen, ob der Beschwerdeführer als geschützter Dritterwerber im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB zu qualifizieren ist.”
“Zwar macht der Beschwerdeführer geltend, ein Teil der auf seinen Konten gesperrten Vermögenswerte gehöre nicht ihm, sondern Drittpersonen. Es wird jedoch im Falle einer Anklage Sache des Strafgerichts sein, welches ein allfälliges Einziehungsurteil zu fällen haben wird, zu prüfen, ob ein Teil des vorläufig beschlagnahmten Vermögens Dritten zivilrechtlich zuzurechnen wäre und ob (bzw. in welchem Umfang) eine Ausgleichseinziehung selbst bei Dritten zulässig erschiene (Art. 70 Abs. 2 StGB). Im Übrigen wären allfällige Drittansprüche von den fraglichen Personen selber geltend zu machen (vgl. Art. 267 Abs. 4-5 StPO). Im Beschwerdeverfahren gegen provisorische Beschlagnahmeentscheide ist der Beschwerdeführer grundsätzlich nicht legitimiert, angebliche Eigentumsrechte von Dritten im eigenen Namen als verletzt anzurufen (Art. 81 Abs. 1 lit. b BGG). Entgegen der Interpretation des Beschwerdeführers lässt sich dem angefochtenen Entscheid nicht entnehmen, dass die Vorinstanz "davon ausgegangen" wäre, dass die Vermögenswerte auf seinen Konten nicht ihm zustünden. Eine strafrechtliche Einziehung aller gesperrten Vermögenswerte (im Umfang von ca. Fr. 100'000.--) erscheint derzeit, aus der Sicht des Beschlagnahmerichters, nicht ausgeschlossen.”
“Die Zwangsmassnahme der Beschlagnahme ist in Art. 263 ff. StPO geregelt. Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind (sogenannte Einziehungsbeschlagnahme). Neben den weiteren Beschlagnahmearten in der Strafprozessordnung (vgl. Art. 263 Abs. 1 Bst. a-c und Art. 268 StPO) regelt das Strafgesetzbuch in Art. 71 Abs. 3 StGB eine Beschlagnahme im Zusammenhang mit der Ersatzforderung (sogenannte Ersatzforderungsbeschlagnahme). Danach kann die Untersuchungsbehörde im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen. Als «Betroffener» im Sinne von Art. 71 Abs. 3 StGB gilt nicht nur der Täter. Eine Ersatzforderungsbeschlagnahme nach Art. 71 Abs. 3 StGB ist unter gewissen Voraussetzungen auch gegenüber einem durch die Straftat begünstigten Dritten möglich (Art. 71 Abs. 1 in Verbindung mit Art. 70 Abs. 2 StGB). Sie ist zudem zulässig, wenn es sich beim Dritten wirtschaftlich um dieselbe Person handelt und demgemäss die Voraussetzungen für einen Durchgriff vorliegen. Dasselbe gilt hinsichtlich der Vermögenswerte, die wirtschaftlich betrachtet im Eigentum der beschuldigten Person stehen, weil sie etwa nur durch ein Scheingeschäft an einen «Strohmann» übertragen worden sind (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 S. 64 mit Hinweisen). Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Damit unterscheidet sich dieser strafprozessuale Arrest von der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO, bei welcher ein Konnex zwischen der Tat und den mit Beschlag belegten Vermögenswerten bestehen muss (vgl. zum Ganzen auch Urteil des Bundesgerichts 6B_439/2019 vom 12. September 2019 E. 2.3.1 f.).”
Bei unteilbar, gemischt finanzierten Vermögenswerten wird der deliktisch erlangte Anteil durch Verwertung herausgelöst. Vom Verwertungserlös sind vorrangige Rechte (z. B. Grundpfandrechte) und Verwertungskosten abzuziehen; der verbleibende Erlös kann im Umfang des deliktisch erlangten Betrags eingezogen bzw. der Staatskasse zugeführt werden.
“Ergebnis und Verwendung zu Gunsten der Geschädigten (Art. 73 StGB) Eingezogen wird nur der Betrag, der deliktisch erlangt wurde. Dabei wird bei einem unteilbaren, gemischt (teils aus legalen und teils aus illegalen Mitteln) finanzierten Vermögenswert der illegale Anteil herausgelöst. Dies wird durch die Verwertung des vermischt finanzierten Vermögenswertes erreicht (vgl. Scholl, Vermögenseinziehung [Art. 70 StGB], in Ackermann [Hrsg.], Kommentar Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisationen, Bank I, Zürich 2018, § 4 N 255 ff. m.w.H.). Die Einziehung beschränkt sich damit nach der Verwertung der Liegenschaft auf die hiervor erwähnten CHF 258'017.00, welche in den Jahren 2013 – 2016 in das Haus investiert wurden. Das mit Verfügung vom 21. September 2017 beschlagnahmte Grundstück J.________(Ort)-Gbbl Nr. ________, im Gesamteigentum des Beschuldigten und seiner Ehefrau G.________, ist demnach zu verwerten und der Erlös aus der Verwertung (d.h. der die Hypothekarschulden bei der E.________ AG (Bank) übersteigende Verwertungserlös) ist im Umfang von CHF 258‘017.00 einzuziehen. Für den die Einziehung übersteigenden Verwertungserlös bleibt zu prüfen, ob die Beschlagnahme im Hinblick auf die Durchsetzung der (noch festzusetzenden) Ersatzforderung aufrechtzuerhalten ist (siehe dazu E. 27.1 hiernach).”
“Sachverhalt: A. Mit Verfügung vom 28. Juni 2005 beschlagnahmte die Staatsanwaltschaft des Kantons St. Gallen im Strafverfahren gegen A.________ und B.________ die Eigentumswohnung U.________, Grundstück V.________, Grundbuch W.________, einschliesslich zweier Schuldbriefe. B.________ war zu jenem Zeitpunkt Eigentümerin des Grundstücks. Mit Strafurteil des Kreisgerichts St. Gallen vom 13. Dezember 2007 wurden das beschlagnahmte Grundstück und die Schuldbriefe gestützt auf Art. 70 StGB eingezogen und die Verwertung angeordnet. Über B.________ wurde am 11. Mai 2009 der Konkurs eröffnet, welcher vom Konkursamt Nidwalden durchgeführt wurde. Mit Strafurteil vom 14. Dezember 2009 bestätigte das Kantonsgericht St. Gallen die Einziehung und Verwertung des Grundstücks in W.________ einschliesslich der beiden Schuldbriefe. Das Urteil erwuchs in Rechtskraft. B. Am 31. Dezember 2009 teilte die Staatsanwaltschaft St. Gallen dem Konkursamt Nidwalden mit, dass die Verwertung des Grundstücks in W.________ zweckmässigerweise über das dortige Konkursamt (Nidwalden) erfolgen sollte, wobei vorgängig die Schuldbriefe zu löschen und der Verwertungserlös, abzüglich der Grundpfandrechte und der Verwertungskosten, der Staatskasse St. Gallen zuzuführen sei. Am 4. Mai 2011 verwertete das Konkursamt Nidwalden das Grundstück für Fr. 915'437.65. Nach Abzug von Gebühren und Auslagen sowie Abzug für Grundpfandrechten (Fr. 229'962.70 an eine Bank und Fr. 226'750.-- an die Staatsanwaltschaft St. Gallen für die Schuldbriefe) verblieb ein Netto-Erlös von Fr.”
Bei genereller Normwidrigkeit (insbesondere Drogenhandel) ist vom Primat des Bruttoprinzips auszugehen: Der als Ganzes rechtswidrig erworbene Vermögensvorteil ist grundsätzlich einzuziehen. Lässt sich der Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand ermitteln, kann das Gericht den Umfang schätzen.
“Eine solche Betrachtungsweise geht klar über das Prinzip, wonach sich deliktisches Verhalten nicht lohnen darf, hinaus. In solchen Fällen dürfte daher in aller Regel die Härtefallklausel greifen. 5.10 Bei der Berechnung des unrechtmässigen Vermögensvorteils, der eingezogen oder mittels einer Ersatzforderung ausgeglichen werden soll, ist vom Primat des Bruttoprinzips auszugehen. Dies hat jedenfalls bei genereller Normwidrigkeit, insbesondere beim Drogenhandel, zu gelten. Hier ist der Vermögensvorteil als Ganzes rechtswidrig entstanden und deshalb ohne Berücksichtigung irgendwelcher Gewinnungskosten einzuziehen (Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 6 zu Art. 70 StGB mit Hinweisen; Schmid, a.a.O., N. 57 zu Art. 70-72 StGB). 5.11 Lässt sich der Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand ermitteln, so kann das Gericht ihn schätzen (Art. 70 Abs. 5 StGB). Die Bestimmung ist nicht nur auf die Einziehung, sondern auch auf die Festlegung der Ersatzforderung anwendbar (Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 17 zu Art. 70 StGB; Schmid, a.a.O., N. 209 zu Art. 70-72 StGB). Die Schätzung ist so vorzunehmen, dass von bewiesenen Teilumständen der Tat unter Berücksichtigung der allgemeinen Lebenserfahrung auf den naheliegenden Gesamtumfang der zugeflossenen Vermögensvorteile geschlossen wird. Dabei muss sich die Schätzung zeitlich und betragsmässig nach den im Strafverfahren ermittelten Delikten und der dabei erzielten Gewinne richten. Berücksichtigt werden dürfen die Vermögensentwicklung sowie die Aufwendungen des Betroffenen für den Lebenswandel in der fraglichen Periode (Schmid, a.a.O., N. 213 f. zu Art. 70-72 StGB). 5.12 Die Beweislast für sämtliche Voraussetzungen der Dritteinziehung liegt beim Staat, auch wenn der Dritte sich nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann (Urteile des Bundesgerichts 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.3; 6B_925/2009 vom 11. März 2010 E. 5.3). Der Richter hat die Voraussetzungen der Einziehung und der Ersatzforderung gemäss den üblichen strafprozessualen Regeln betreffend”
“Cela signifie que, dans le futur, ce danger doit exister et que, précisément pour cette raison, il faut ordonner la confiscation en tant que mesure de sécurité (ATF 137 IV 249 consid. 4.4 ; TF 6B_189/2022 du 30 novembre 2022 consid. 4.1). C’est l’usage qui est fait de l’objet lors de la commission de l’infraction ou sa destination prévue, qui lui confère son caractère dangereux et justifie ainsi sa confiscation (ATF 103 IV 76 consid. 2 ; JdT 1978 IV 72 ; Dupuis et al., op. cit., n. 11 ad art. 69 CP). En application de l’art. 69 al. 2 CP, le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits. Il s’agit d’éviter que la mise en circulation de ces biens permette la commission d’autres infractions (Dupuis et al., op. cit., n. 22 ad art. 69 CP). 5.2.2 Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 ; ATF 125 IV 4 consid. 2a/bb). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable ne procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid.”
Erwerber sind vom Drittenprivileg des Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen, wenn ihnen aufgrund für sie erkennbarer Indizien (z. B. eingefärbte Banknoten) ersichtlich ist, dass die Vermögenswerte aus einer Straftat stammen. Das Drittenprivileg verlangt damit mehr als rein zivilrechtliche Gutgläubigkeit; einen Erwerb trotz Kenntnis solcher Erkennungsmerkmale schliesst es aus.
“Homburger, Kommentar zum Schweizerischen Zivilgesetzbuch [Zürcher Kommentar], Bd. IV, Art. 935 ZGB N 6 m.Hinw. auf BGE 47 II 264). Wie bereits erwähnt (Prozessgeschichte Lit. A.) waren etwa die Automaten des Casinos I. – wie seit geraumer Zeit auch Bankeinzahlungsautomaten und Bankchangeomaten – offensichtlich mit Farbdetektoren ausgerüstet und nahmen die inkriminierten Banknoten infolgedessen nicht an. Unter diesen Umständen ist zumindest zweifelhaft, ob die Casino D. AG bei der Ausstattung ihrer Automaten den erforderlichen Kontrollstandard etabliert hatte, um unter diesem Aspekt als gutgläubig zu gelten. Dass in den letzten Jahren schweizerischen Bankomaten sukzessive mit Raubstoppfarbmechanismen «aufgerüstet» wurden, um dem grassierenden Phänomen der Bankomatensprengungen generalpräventiv zu begegnen, hätte auch der Casino D. AG bekannt sein können. 4.4 Selbst bei Bejahung eines gutgläubigen zivilrechtlichen Erwerbs i.S. von Art. 935 ZGB, war ein Erwerb in Unkenntnis der Einziehungsgründe, wie ihn Art. 70 Abs. 2 StGB für das erwähnte sog. Drittenprivileg verlangt, ausgeschlossen. Wegen der Einfärbung war spätestens bei der visuellen Triage ersichtlich, dass die Noten aus einem raubähnlichen Delikt stammten. Dies war denn auch der Fall, als die Kassiererin des Casinos die Noten kontrollierte. Diese Anforderungen hinsichtlich der Unkenntnis resp. Kenntnisnahme gelten auch im Falle, dass zunächst Automaten Gelder «entgegennehmen», wie in casu. Die Entgegennahme durch Automaten erfolgt lediglich vorgelagert für die natürliche oder in diesem Fall juristische Person, die sie «vertreten». Für die Kenntnisnahme eventueller Einziehungsgründe ist naturgemäss die Wissens- und Willensbildung der natürlichen Person, die den Erwerber vertritt, massgebend. Aus diesem Grund blieben die Vermögenswerte auch Originalwerte und konnten nicht mittels Vermischung Surrogate werden. 4.5 Zivilrechtlich sind solche mit Raubstoppfarbe versehene Banknoten nicht per definitionem verkehrsunfähig, doch müssen sie de facto durch die Nationalbank in nicht eingefärbte Noten umgetauscht werden.”
Soweit die Voraussetzungen für die Fortdauer eines Sequesters entfallen, ist der Beschlagnahme/Sequester aufzuheben und die Werte den Berechtigten zurückzugeben. Ein Sequester darf nicht allein mit Blick auf eine spätere Einziehung bestehen bleiben, wenn keine Anhaltspunkte dafür vorliegen, dass die Vermögenswerte nach Art. 70 StGB Produkt einer Straftat oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen.
“1 CPP dispone che, se il motivo del sequestro viene meno, il pubblico ministero oppure il giudice dispone il dissequestro e restituisce gli oggetti o i valori patrimoniali agli aventi diritto. L’inchiesta in questione è terminata ed il magistrato inquirente ha prospettato l’emanazione di un decreto di abbandono, non avendo ravvisato indizi in capo a chicchesia per il reato di omicidio colposo. Il primo presupposto per il mantenimento del sequestro, segnatamente l’esistenza di sufficienti indizi di reato giusta l’art. 197 cpv. 1 lit. b CPP, è quindi venuto a cadere. 3.4.2.2. A fronte di quanto sopra, non è chiaro a che titolo il procuratore pubblico abbia deciso di mantenere il sequestro dell’orologio in questione, limitandosi - come visto - ad indicare che non sarebbe possibile escludere un passaggio di proprietà del citato bene. Neppure il sequestro può essere mantenuto a fini di confisca, aspetto che peraltro il procuratore pubblico nemmeno sostiene. Si è detto che l’art. 70 CP presuppone valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato oppure che erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato. Aspetto evidentemente non contemplato in concreto. 3.4.3. Si rileva infine che non spetta al magistrato inquirente sostituirsi al giudice civile in caso di un eventuale contenzioso legato alla successione di __________. In siffatte circostanze, visto come il mantenimento del sequestro non è giustificato, il procuratore pubblico provvederà a dissequestrare il citato orologio a favore degli aventi diritto, segnatamente la comunione ereditaria di __________. 3.5. Alla luce di quanto sopra esposto, il decreto qui impugnato deve essere annullato e gli atti dell’incarto MP __________ ritornati al magistrato inquirente per i suoi incombenti.”
Beschlagnahmte Bargeldbeträge sowie Mieteinnahmen und Gutschriften auf Mietzinskonten wurden in den zitierten Entscheiden gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen und zugunsten des Staates verwertet.
“1 et 2 CP, le sac de sport Nike contenant 5 blocs bruns (pains d’héroïne), un sachet de poudre brune (produit de coupage), 2 gants en latex blancs, un sac noir marqué « Mares », un sac en papier marqué « Lidl », un sac en plastique marqué « Coop » et un sac en tissu noir, un rouleau de cellophane, un lot de sachets en plastique, une boîte de gants Nitrile, 3 gants usagés jaune, 2 gants blancs, un rouleau de scotch de carrossier, un rouleau de cellophane Coop, un emballage papier cellophane vide, une spatule noire, un verre, un récipient mixer avec couvercle, un carton contenant un mixer, du cellophane et un gant, une assiette et une cuillère portant des résidus de poudre, 2 sprays de parfum de marque Coop, un carton avec un rouleau de cellophane, une serrure d’armoire (orange) (DO 2151ss), une feuille manuscrite, une clef marquée « R.________ », un relevé UBS, IBAN sss, une clef sans numéro, un trousseau de 2 clefs, un trousseau de 3 clefs, un appareil de détection d’ondes RF65 Detector, une enveloppe manuscrite marquée Mercedes portant des inscriptions manuscrites, une lettre manuscrite signée T.________ (DO 2154 ss), un gant en caoutchouc contenant un morceau de pain d’héroïne (poids net 299 g) (DO 2160 s.), 2 documents Swisscom pour les raccordements uuu et vvv, 6 récépissés Western Union, 4 gants en latex blanc usagés, un billet avec inscription manuscrite www, un iPhone noir, vitre brisée, contenant une carte SIM xxx (DO 2162 s.) ainsi qu’un téléphone portable Samsung Galaxy S10 contenant une carte SIM yyy, code d’accès zzz (DO 2164 s.), sont confisqués et seront détruits. 6. En application de l’art. 70 al. 1 CP, le montant de CHF 2'940.- séquestré le 10 février 2020 est confisqué et sera dévolu à l’État. 7. En application de l’art. 71 al. 1 CP, A.________ est condamné au paiement d’une créance compensatrice de CHF 20'000.-. 8. En application des art. 421 et 426 CPP, les frais de procédure sont mis à la charge de A.________. Ils sont fixés à CHF 3'630.- pour l'émolument de justice (Ministère public : CHF 1'130.- ; Tribunal pénal : CHF 2'500.-) et à CHF 24'754.- pour les débours (Ministère public : CHF 24’554.- ; Tribunal pénal : CHF 200.-), sous réserve d’éventuelles opérations ou factures complémentaires, soit CHF 28’384.- au total. 9. L’indemnité de défenseur d’office de Me Christian Delaloye est fixée à CHF 17'873.90, TVA incluse par CHF 1'277.90. En application de l’art. 135 al. 4 CPP, A.________ sera tenu de rembourser le montant précité de l’indemnité de défenseur d’office de Me Christian Delaloye dès que sa situation financière le permettra. II. En application de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure d’appel sont mis à la charge de A.”
“c) Aus dem Verwertungserlös sind die Verwertungskosten der Sicherheitsdirektion Basel-Landschaft, Abteilung Fund- und Verwertungsdienst, zu begleichen. d) Aus dem danach verbleibenden Überschuss sind die noch offene Hypothekarschuld und die aufgelaufenen Hypothekarzinsen bis zu einem Maximalbetrag in Höhe der grundpfandgesicherten Forderungen von CHF 2'650'000.− zu begleichen. e) Ein danach verbleibender Überschuss ist in Höhe von CHF 103'902.66 zugunsten von C. auszuscheiden. Davon werden CHF 100'000.− zur Sicherung der gegen C. ausgesprochenen Ersatzforderung (vgl. Ziff. 9) beschlagnahmt, bis im Falle einer Zwangsvollstreckung der Ersatzforderung die für die Zwangsvollstreckung zuständige Behörde über die Anordnung von Sicherungsmassnahmen entschieden hat. CHF 3'902.66 sind nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils an C. auf eine von ihm anzugebende Kontoverbindung zu überweisen. f) Ein danach verbleibender Überschuss verfällt dem Staat. 6.a) Die gemäss Ziff. 6.c des Beschlusses des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 beschlagnahmten Mieteinnahmen in Höhe von CHF 172'500.− (Stand per 24.06.2020) werden gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. b) Die gemäss Ziff. 6.b des Beschlusses des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 beschlagnahmten Gutschriften auf dem Mietzinskonto Nr. 4, lautend auf A. und C. , bei der K bank werden gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. c) Die gemäss Ziff. 3.a und 4 des Beschlusses des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 beschlagnahmten Mieteinnahmen aus der Liegenschaft J. strasse 2 in I. werden gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. d) Die Beschlagnahme über die Liegenschaft in I. gemäss Ziff. 1.a des Beschlusses des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 gilt mit der Verwertung durch den Fund- und Verwertungsdienst Basel-Landschaft als aufgehoben. Im Übrigen wird der Beschluss des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 mit Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils aufgehoben. 7. A. wird in Anwendung von Art. 71 Abs. 1 StGB zur Bezahlung einer Ersatzforderung an den Staat in Höhe von CHF 200'000.− verurteilt. Im Umfang von CHF 100'000.− ist die Haftung eine solidarische mit B. und C. . 8. B. wird in Anwendung von Art.”
Art. 70 erfasst nach der Rechtsprechung und Lehre weit gefasst alle wirtschaftlichen Vorteile, die direkt oder indirekt durch eine Straftat erlangt wurden. Konkret sind dies alle rechtswidrigen wirtschaftlichen Vorteile, die in geldwerten Grössen ausdrückbar und buchhalterisch bzw. rechnerisch bestimmbar sind (z. B. Vermögensmehrung, Schuldenverminderung oder das Ausbleiben einer Vermögensminderung). Ziel der Bestimmung ist es, dem Täter (oder Dritten) den Vorteil aus der Straftat zu entziehen, damit die Straftat sich nicht auszahlt («der crime must not pay»).
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 ; ATF 125 IV 4 consid. 2a/bb). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable ne procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Selon la jurisprudence, la confiscation peut porter tant sur le produit direct de l'infraction que sur les objets acquis au moyen de ce produit dans la mesure où les différentes transactions peuvent être identifiées et documentées (« Papierspur » ; « paper trail »). Ce principe est valable non seulement en cas de remploi improprement dit (« unechtes Surrogat »), à savoir lorsque le produit de l'infraction est une valeur destinée à circuler et qu'elle est réinvestie dans un support du même genre (billets de banque, devises, chèques, avoirs en compte ou autres créances), mais également en cas de remploi proprement dit (« echtes Surrogat »), à savoir lorsque le produit du délit sert à acquérir un objet de remplacement (par exemple de l'argent sale finançant l'achat d'une villa).”
“66, avec intérêts à 5 % l'an à compter du 2 septembre 2010, à P______ LTD ; - CHF 85'552.30, avec intérêts à 5 % l'an à compter du 2 septembre 2010, à Q______ CORP. En revanche, les conclusions civiles de D______ LTD, G______ SA, K______ CORP., L______ SA, M______ CORP., O______ LTD, N______ TRUST, P______ LTD et Q______ CORP., en lien avec les montants initialement investis, totalisant CHF 7'654'208.40, ne sauraient être admises. Il ne ressort en effet nullement du dossier ni de l'acte d'accusation d'ailleurs que ces montants auraient initialement été obtenus sur la base d'un comportement coupable. Tant l'appel de la prévenue que celui des sociétés appelantes seront rejetés sur ces points. 5. 5.1.1. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinés à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 5.1.2. L'esprit et le but de l'art. 70 CP est d’empêcher que l'auteur profite du produit de ses infractions, en leur ôtant toute rentabilité. Dans le cadre de cette disposition, il convient de supprimer tous les avantages financiers obtenus par l’activité illicite, afin que le crime ne paie pas. La loi pénale ne remplirait pas sa fonction si ceux qui commettent des infractions, au détriment de ceux que les normes pénales sont censées protéger, pouvaient garder le produit de leur infraction (L. MOREILLON / N. QUELOZ / A. MACALUSO / N. DONGOIS [éds], Commentaire romand, Code pénal I, 2ème éd., 2021, n. 5 ad art. 70). La notion de valeurs patrimoniales contenue à l'art. 70 CP s'interprète de façon très large. Les valeurs patrimoniales assujetties à la confiscation sont ainsi constituées de tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, appréciables en argent, pouvant être déterminés de façon comptable, susceptibles cas échéant d'être chiffrés dans le cadre d’une décision de créance compensatrice.”
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 p. 242; 144 IV 285 consid. 2.2 p. 286 s.; 144 IV 1 consid. 4.2.1 p. 7; 141 IV 155 consid. 4.1 p. 162 et les références citées). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 p. 7 s.; 125 IV 4 consid. 2a/bb p. 7). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid.”
Ist der durch eine Straftat konfiszierte Vermögenswert nicht durch eine Versicherung gedeckt und ist nicht mit Ersatz durch den Täter zu rechnen, kann das Gericht dem Verletzten auf dessen Antrag die aus der Einziehung stammenden Gegenstände oder den Veräusserungserlös bis zur Höhe des richterlich festgelegten Schadenersatzes bzw. der Genugtuung zuweisen; dabei sind die Kosten abzuziehen (vgl. Art. 73 StGB i.V.m. Art. 70 StGB).
“Giusta l'art. 70 CP, il giudice ordina la confisca dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l'autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (art. 70 cpv. 1 CP). All'art. 73 CP si legge inoltre che se, in seguito a un crimine o a un delitto, alcuno patisce un danno non coperto da un'assicurazione e si deve presumere che il danno o il torto morale non saranno risarciti dall'autore, il giudice assegna al danneggiato, a sua richiesta, fino all'importo del risarcimento o dell'indennità per torto morale stabiliti giudizialmente o mediante transazione gli oggetti e i beni confiscati o il ricavo della loro realizzazione, dedotte le spese.”
Der Einzug bzw. das Beibehalten von Werten kann auch erfolgen, um Schadenersatzansprüche oder die Sicherstellung von Ansprüchen des Geschädigten zu gewährleisten. Soweit Dritte als Inhaber der Werte geltend gemacht werden, greifen die Ausschlussgründe des Art. 70 Abs. 2 StGB nicht, wenn bei diesen keine Gutglaubensvoraussetzung vorliegt.
“Il en allait de même d'un bien saisi décrit comme étant de l'"alliage pour travaux clients E______ SA" et de deux bijoux et d'une carte bancaire, portant respectivement les mentions "?" et "expirée". D. a. Dans son recours, A______ SA conteste la restitution desdits biens et valeurs au motif que ces bijoux, fabriqués en violation de leurs accords, étaient des moyens de preuves de la commission de l'infraction (art. 263 al. 1 let. a CPP). Selon le fichier Excel produit à l'appui du recours, les bijoux figurant sur les photographies transmises au Ministère public par C______ étaient identiques à ceux photographiés par I______ lors de ses visites au siège de E______ SA et au domicile de B______, et dont ce dernier lui avait dit qu'ils avaient été créés avec de l'or lui appartenant. De plus, C______ n'avait pas prouvé en être propriétaire ni démontré avoir fourni une contre-prestation pour leur acquisition, de sorte qu'elle ne pouvait se prévaloir de la protection prévue par l'art. 70 al. 2 CP. Ces bijoux devaient donc être considérés comme le produit de l'infraction et être confisqués (art. 70 al. 1 CP). Les actifs ne pouvaient pas non plus être restitués à F______ SA en l'absence de preuve démontrant la propriété de cette dernière sur ceux-ci, ce d'autant plus que l'activité de ladite société se focalisait désormais dans le domaine de la cryptomonnaie. La possession de pierres précieuses, d'apprêts et de pièces non finies ne se justifiait donc pas pour cette société, ce d'autant moins que ces biens se trouvaient dans la résidence secondaire de l'intimé. Enfin, la description de certains actifs saisis correspondait à des objets également photographiés par I______. En tout état, le maintien du séquestre se justifiait pour couvrir son dommage ou les frais de la procédure. B______ et F______ SA formaient une unité économique de sorte que le prénommé était le seul bénéficiaire des valeurs détenues par la société. Selon la théorie de la transparence, le séquestre des biens appartenant à cette dernière devait être maintenu en vue d'une éventuelle allocation au lésé (art. 73 al. 1 let. b et c CP).”
“Die zwei Autos und das Darlehen sind nach Angaben von G____ persönlich (SB [...]/1) mit Geld der E____ finanziert worden, womit es sich um Surrogate handelt, die nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen werden können (vgl. dazu BGE 126 I 97 E. 3c/bb; BGer 6S.667/2000 vom 19. Februar 2001 E. 3b/bb; Scholl, a.a.O., § 4 N 225 ff.; Baumann, a.a.O., Art. 70/71 StGB N 47; Trechsel/Jean-Richard-dit-Bressel, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Auflage, Zürich 2021, Art. 70 N 8 ff.). Dass der Teil am Deliktserlös, der auf den beiden Konti der AN____ verblieben ist (Akten S. 2160), eingezogen werden kann, versteht sich mit Hinweis auf oben Erwähntes von selbst (die Ausschlussgründe im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB stehen angesichts der Tatsache, dass G____ Begünstigter und nicht Dritterwerber ist, ausser Frage, wobei selbst bei Unterstellung von Letzterem angesichts der vorstehenden Erwägungen nicht von Gutgläubigkeit ausgegangen werden kann). Dass sich die Staatsanwaltschaft bereit erklärt hat, die gesperrten Konten gegen Hinterlegung einer Sicherheitsleistung freizugeben bzw. die beiden Fahrzeuge und die aus dem Darlehen resultierende Forderung nicht zu beschlagnahmen, stellt ein Entgegenkommen im Interesse von G____ dar (Akten S.”
Für die Frage, ob Vermögenswerte als aus einer Vortat stammend anzusehen sind, muss die Vortat nicht definitiv nachgewiesen sein. Es genügt, dass der Täter ernstlichen Anlass zur Annahme hat, die Werte könnten aus einer schwerwiegenden Vortat stammen. Dies gilt insbesondere im Kontext von Art. 305bis StGB, wobei dadurch eine Einziehung nach Art. 70 StGB in Betracht kommen kann.
“Die Charakterisierung der Geldwäscherei als abstraktes Gefährdungsdelikt gegen die Rechtspflege bedeutet, dass das Delikt vollendet ist, sobald die vorgeworfene Handlung eine zumindest potentielle Strafverfolgung gefährdet. Folglich ist der durch Art. 305bis StGB strafbewehrte Angriff auf die Rechtspflege mit dem Abschluss eines entsprechend geeigneten Handelns verwirklicht; der Tatbestand ist unabhängig davon erfüllt, ob sich die dem Anschein nach bestehende Vortat effektiv bewahrheitet und eine Einziehung von entsprechendem Deliktsgut stattfinden kann. Die Vortat ist keine objektive Strafbarkeitsbedingung (Urteil 6S.66/1999 vom 24. Februar 1999 E. 2b), weshalb sie auch nicht abschliessend nachgewiesen sein muss. Vorausgesetzt ist nur, dass dem Geldwäscher gleichsam in einer "Parallelwertung in der Laiensphäre" bewusst ist, dass die Vermögenswerte aus einer schwerwiegenden Vortat stammen (können) (BGE 149 IV 248 E. 6.3 a.E.; Urteil 6B_270/2021 vom 5. Oktober 2022 E. 2.2 mit Hinweisen), und dass gegebenenfalls eine Einziehung nach Art. 70 StGB infrage kommt. Es genügt also, wenn der Täter die Rückverfolgung von Vermögenswerten durch aktives Handeln erschwert, obwohl er - ohne es letztlich sicher wissen zu müssen - erheblichen Grund zur Annahme hat, die betreffenden Mittel stammten aus einem Verbrechen (vgl. MARK PIETH, Basler Kommentar, Strafrecht II, 4. Aufl. 2019, N. 36 zu Art. 305bis StGB). In diesem Sinn bildet das Element der Vortat einen Teil des subjektiven Tatbestands von Art. 305bis StGB (unten E. 6.3).”
Ein Séquestre ist eine vorläufige, wahrscheinlichkeitgestützte Sicherungsmassnahme. Zur Aufrechterhaltung ist erforderlich, dass die Wahrscheinlichkeit einer späteren Einziehung/Créance sich im Verlauf des Verfahrens verstärkt. Ein Séquestre gegenüber einem Dritten kann wegen Art. 70 Abs. 2 StGB nur dann jedenfalls verweigert bzw. aufgehoben werden, wenn eine Konfiskation von vornherein und unzweifelhaft ausgeschlossen ist bzw. die Gutgläubigkeit des Dritten klar und endgültig feststeht; zudem muss eine angemessene Gegenleistung vom Dritten bereits vor Erwerb der fraglichen Werte erbracht worden sein. Die Umstände des Einzelfalls sind für die Beurteilung der Angemessenheit der Gegenleistung zu berücksichtigen.
“Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue. L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (A. KUHN / Y. JEANNERET / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 17/22 ad art. 263). 3.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt du Tribunal fédéral 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2). Jusqu'au 1er janvier 2024, le CPP ne comprenait pas de dispositions sur le séquestre de valeurs patrimoniales en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, ce qui était toutefois réglé à l’art. 71 al. 3 CP, lequel permettait de séquestrer des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. Pour plus de clarté, cette disposition du CP a été abrogée et son contenu introduit à l’art.”
“d CPP), de disposition permettant le séquestre en vue de garantir une créance compensatrice ; depuis le 1er janvier 2024, pour des raisons de clarté, la mesure de séquestre dans un tel cas de figure – qui était jusqu'alors prévue dans le Code pénal (cf. art. 71 al. 3, 1re phrase, aCP) – a été reprise dans une teneur identique par le nouvel art. 263 al. 1 let. e CPP, de sorte que les principes applicables demeurent les mêmes ; la disposition figurant dans le Code pénal a pour sa part été abrogée (cf. Message du 28 août 2019 concernant la modification du Code de procédure pénale, in FF 2019 6351, spéc. p. 6406). Selon l'art. 263 al. 1 let. e CPP, dans sa nouvelle teneur, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu'il est probable qu'ils seront utilisés pour couvrir les créances compensatrices de l'Etat selon l'art. 71 CP. La créance compensatrice ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (cf. art. 71 al. 1 in fine CP). Aux termes de l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (sur ces deux conditions, cumulatives, voir TF 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3 ; TF 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2). Dans le cadre de l'examen d'un séquestre conservatoire, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. Le séquestre pénal est en effet une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs qui peuvent servir de moyens de preuve, que le juge du fond pourrait être amené à confisquer ou à restituer au lésé, ou qui pourraient servir à l'exécution d'une créance compensatrice (art. 263 al. 1 CPP). Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des objets ou des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit pénal.”
“Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364; arrêt 1B_635/2020 du 5 mai 2021 consid. 3.1). Les probabilités d'une confiscation, respectivement du prononcé d'une créance compensatrice, doivent cependant se renforcer au cours de l'instruction (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 96; arrêt 1B_356/2021 du 21 septembre 2021 consid. 3.1). Un séquestre peut en effet apparaître disproportionné lorsque la procédure dans laquelle il s'inscrit s'éternise sans motifs suffisants (ATF 132 I 229 consid. 11.6 p. 247; arrêt 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.1). Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers (1) si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et (2) cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2 et les arrêts cités).”
Die Rigourenklausel des Art. 70 Abs. 2 StGB ist eng auszulegen: Es genügt nicht eine bloss unverhältnismässige Wirkung der Einziehung; die Massnahme muss den Dritten in seiner wirtschaftlichen Lage in besonders einschneidender (‚incisiver‘) Weise treffen. Die Klausel hat daher nur eine begrenzte Reichweite und ist vom Richter zurückhaltend anzuwenden.
“Le Tribunal fédéral a ainsi avalisé la confiscation d'un compte commun d'époux dont le mari s'était rendu coupable d'escroquerie et sur lequel les valeurs patrimoniales résultant de l'infraction avaient été versées (arrêt TF 6B_916/2016 du 25 octobre 2016 consid. 4; voir aussi Trechsel/Jean-Richard, in Trechsel/Pieth (éd.), Praxiskommentar StGB, 4e éd. 2021, art. 70 n.11). Il a en revanche considéré comme un tiers acquéreur la personne à laquelle les valeurs délictuelles avaient été remises par sa mère, auteur d'un abus de confiance (6B_654/2013 du 31 octobre 2013 consid. 2.3). Quant à la clause de rigueur, elle n'a qu'une portée limitée. Il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée. A teneur du texte légal, il faut que la mesure frappe de manière particulièrement incisive le tiers dans sa situation économique (arrêts TF 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3, 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.2). 7.1.4. Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’Etat d’un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s'il est à prévoir qu'elle ne serait pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée (art. 71 al. 2 CP). Le but de la créance compensatrice est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 et les références). La créance compensatrice doit en outre correspondre à l'avantage illicite effectif ; le montant de la créance compensatrice correspond en principe aux valeurs patrimoniales qui ont été obtenues par le biais des infractions réalisées et, ce faisant, seraient comprises dans le patrimoine recouvrable du prévenu si elles existaient encore (arrêt TC FR 501 2017 105 du 20 mars 2019 consid. 7.1). Le juge peut, dans les limites de son pouvoir d'appréciation, accorder des délais ou des facilités de paiements, voire réduire le cas échéant le montant de la créance.”
“6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). 2.2.2. Selon l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les biens/valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Ces conditions sont cumulatives. Si l’une d’elles n’est pas réalisée, la mesure peut être prononcée alors même que l’intéressé a conclu une transaction en soi légitime. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate quand les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit. La clause de rigueur n’a qu'une portée limitée; en effet, il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée; il faut encore qu’elle le frappe de manière particulièrement incisive dans sa situation économique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3). Pour qu'un séquestre puisse être refusé en application de l'art. 70 al. 2 CP, le prononcé d’une future confiscation doit être d'emblée et indubitablement exclu (arrêt du Tribunal fédéral 1B_660/2020 précité). 2.2.3. Une saisie est proportionnée lorsqu’elle porte sur des avoirs dont on peut admettre qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués. L'intégralité des fonds doit demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu'il existe un doute sur la part de ceux-ci qui pourrait provenir d'une activité criminelle (arrêt du Tribunal fédéral 1B_356/2021 du 21 septembre 2021 consid. 3.1). D’après le message du Conseil fédéral concernant la modification du code pénal suisse et du code pénal militaire du 30 juin 1993, lorsque la confiscation n’est que partielle et qu’elle porte sur un objet indivisible, le tiers acquéreur "pourrait [alors] avoir le choix" entre le paiement d’une soulte (ce qui s’apparenterait à une créance compensatrice) et la participation au produit de réalisation de l’objet confisqué (FF 1993 III 301). 2.3.1. En l’occurrence, A______ conteste avoir commis la plupart des faits qui lui sont reprochés, qu’il impute à G______.”
Kann der aus einer Straftat stammende Vermögenswert klar identifiziert werden, ist er gemäss Art. 70 Abs. 1 (in fine) vorrangig dem Verletzten zurückzugeben; eine anschliessende Konfiskation und eine spätere Zuweisung nach Art. 73 sind subsidiär. Eine Zuweisung konfiszierter Werte gemäss Art. 73 erfolgt nur auf Gesuch des Verletzten und unter den dort geregelten Voraussetzungen.
“Giusta l'art. 70 CP, il giudice ordina la confisca dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l'autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (art. 70 cpv. 1 CP). All'art. 73 CP si legge inoltre che se, in seguito a un crimine o a un delitto, alcuno patisce un danno non coperto da un'assicurazione e si deve presumere che il danno o il torto morale non saranno risarciti dall'autore, il giudice assegna al danneggiato, a sua richiesta, fino all'importo del risarcimento o dell'indennità per torto morale stabiliti giudizialmente o mediante transazione gli oggetti e i beni confiscati o il ricavo della loro realizzazione, dedotte le spese.”
“; 140 IV 57 consid. 4.1.2.; BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 69; StGB Praxiskommentar – S. TRECHSEL / M. PIETH / M. JEAN-RICHARD, op. cit., art. 71 CP n. 3). 4.3.3. Giusta l’art. 73 cpv. 1 lit. b CP se, in seguito a un crimine o a un delitto, alcuno patisce un danno non coperto da un’assicurazione e si deve presumere che il danno o il torto morale non saranno risarciti dall’autore, il giudice assegna al danneggiato, a sua richiesta, fino all’importo del risarcimento o dell’indennità per torto morale stabiliti giudizialmente o mediante transazione: gli oggetti ed i beni confiscati o il ricavo della loro realizzazione, dedotte le spese. L’art. 73 CP permette allo Stato di rinunciare ad una propria pretesa a favore del danneggiato allo scopo di facilitare il risarcimento del danno di questi (DTF 145 IV 237 consid. 3.1.). Se, secondo l’art. 70 CP, è ordinata la confisca di valori patirmoniali che provengono da reati contro gli interessi individuali del danneggiato, l’art. 73 cpv. 1 lit. b CP consente quindi, a titolo sussidiario in assenza di restituzione diretta giusta l’art. 70 cpv. 1 in fine CP, di assegnarli alla persona lesa (DTF 145 IV 237 consid. 3.2./3.3.). 4.3.4. La confisca è assicurata con il sequestro giusta l’art. 263 CPP. 4.4. La realizzazione di oggetti confiscati in virtù di leggi d’ordine penale o fiscale oppure in virtù della legge del 18 dicembre 2015 sui valori patrimoniali di provenienza illecita ha luogo secondo le disposizioni delle relative leggi federali o cantonali (art. 44 LEF). Secondo la giurisprudenza, questa riserva di legge vale per la confisca di oggetti pericolosi (art. 69 CP) o di valori patrimoniali (art.”
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation n'entre dès lors en ligne de compte, conformément au texte clair de l'art. 70 al. 1 i.f. CP, que si les valeurs patrimoniales ne doivent pas être restituées au lésé. L'art. 70 al. 1 i.f. CP prévoit la restitution directe des valeurs patrimoniales, sans confiscation ni dévolution à l'Etat, ni sans avoir à recourir au mécanisme d'allocation prévu par l'art. 73 CP. La restitution directe en vertu de l'art. 70 al. 1 i.f. CP prime par conséquent une éventuelle confiscation, de même qu'une allocation ultérieure au lésé en réparation du dommage subi. En effet, l'Etat ne doit pas s'enrichir au dépens du lésé; l'art. 70 CP ne doit pas non plus exposer l'auteur à devoir restituer à double l'avantage illicite obtenu au moyen de l'infraction préalable. En cas d'infraction contre la propriété ou le patrimoine, la mesure prononcée en application de l'art. 70 CP intervient dans l'intérêt du lésé (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2). Lorsque, dans ce contexte, la confiscation est néanmoins prononcée, l'art. 73 al. 1 let. b CP permet alors, à titre subsidiaire, l'allocation au lésé. Aux termes de l'art. 73 al. 1 CP en effet, si un crime ou un délit a causé à une personne un dommage qui n'est couvert par aucune assurance et s'il y a lieu de craindre que l'auteur ne réparera pas le dommage, le juge alloue au lésé, à sa demande, jusqu'à concurrence des dommages-intérêts fixés par un jugement ou par une transaction, les objets et les valeurs confisqués ou le produit de leur réalisation, sous déduction des frais (let. b), et/ou les créances compensatrices (let. c). L'allocation au lésé n'est accordée que sur requête de celui-ci (CR CP I – Hirsig-Vouilloz, 2e éd. 2021, art. 73 n. 21), celle-ci pouvant intervenir à tous les stades de la procédure (BSK-Strafrecht I – Baumann, 4e éd. 2019, art. 73 n. 19), et le juge ne peut ordonner cette mesure que si le lésé cède à l'Etat une part correspondante de sa créance (art.”
“La personne qui subit un préjudice indirect ne peut cependant prétendre à l'allocation au sens de cette disposition que lorsque celui qui a subi un préjudice direct a déjà été complètement dédommagé et ne dispose pas d'un droit préférable sur les avoirs confisqués (arrêt TF 6B_344/2007 du 1er juillet 2008 consid. 5.2 et 5.3). Le mécanisme de l'art. 73 CP se distingue de la restitution du produit de l'infraction au lésé au sens de l'art. 70 CP. Si les valeurs patrimoniales acquises au moyen d'une infraction peuvent être clairement identifiées, il n'y a pas lieu de les confisquer pour les attribuer au lésé. Elles peuvent en effet être restituées directement au lésé. La confiscation et l'attribution au sens de l'art. 73 CP ne s'appliquent ainsi qu'à titre subsidiaire. La restitution au lésé selon l'art. 70 al. 1 in fine CP prime sur une éventuelle confiscation et l'allocation ultérieure au lésé en réparation du dommage subi (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2; arrêt TF 6B_122/2017 du 8 janvier 2019 consid. 18.3; Hirsig-Vouilloz, art. 70 n. 24, art. 73 n. 6). A la différence du lésé au sens de l'art. 70 CP, le lésé au sens de l'art. 73 CP doit être une personne privée, à l'exclusion d'une corporation ou d'un service de l'Etat (ATF 145 IV 23 consid. 5.1; Hirsig-Vouilloz, art. 73 n. 9; Baumann, art. 73 n. 5). En effet, le but de l'art. 73 CP est de faciliter l'indemnisation du lésé et non de permettre la répartition des valeurs patrimoniales confisquées ou encaissées (arrêt TF 6B_834/2011 du 11 janvier 2013 consid. 4). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne paye pas". La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid.”
“Le préjudice ne doit pas être couvert par une assurance et les perspectives de recouvrement auprès de l'auteur être incertaines. Le préjudice et son montant doivent en outre être fixés par jugement ou par transaction. Conformément à l'art. 73 al. 1 let. b CP, l'allocation au lésé peut notamment se rapporter à des valeurs patrimoniales confisquées en vertu de l'art. 70 CP, auquel cas les conditions de cette mesure doivent elles-mêmes être réalisées (arrêt TF 6B_1065/2017 du 17 mai 2019 consid.3.1). L'art. 73 CP peut être invoqué par toute personne qui a subi un dommage à la suite d'un délit. La personne qui subit un préjudice indirect ne peut cependant prétendre à l'allocation au sens de cette disposition que lorsque celui qui a subi un préjudice direct a déjà été complètement dédommagé et ne dispose pas d'un droit préférable sur les avoirs confisqués (arrêt TF 6B_344/2007 du 1er juillet 2008 consid. 5.2 et 5.3). Le mécanisme de l'art. 73 CP se distingue de la restitution du produit de l'infraction au lésé au sens de l'art. 70 CP. Si les valeurs patrimoniales acquises au moyen d'une infraction peuvent être clairement identifiées, il n'y a pas lieu de les confisquer pour les attribuer au lésé. Elles peuvent en effet être restituées directement au lésé. La confiscation et l'attribution au sens de l'art. 73 CP ne s'appliquent ainsi qu'à titre subsidiaire. La restitution au lésé selon l'art. 70 al. 1 in fine CP prime sur une éventuelle confiscation et l'allocation ultérieure au lésé en réparation du dommage subi (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2; arrêt TF 6B_122/2017 du 8 janvier 2019 consid. 18.3; Hirsig-Vouilloz, art. 70 n. 24, art. 73 n. 6). A la différence du lésé au sens de l'art. 70 CP, le lésé au sens de l'art. 73 CP doit être une personne privée, à l'exclusion d'une corporation ou d'un service de l'Etat (ATF 145 IV 23 consid. 5.1; Hirsig-Vouilloz, art. 73 n. 9; Baumann, art. 73 n. 5). En effet, le but de l'art. 73 CP est de faciliter l'indemnisation du lésé et non de permettre la répartition des valeurs patrimoniales confisquées ou encaissées (arrêt TF 6B_834/2011 du 11 janvier 2013 consid.”
“Il tend également à éviter que l'exécution au profit de l'Etat de la peine ou de la mesure prononcée empêche le lésé d'obtenir réparation. L'art. 73 CP fonde, si les conditions en sont remplies, une prétention du lésé contre l'Etat dans la procédure pénale (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1065/2017 du 17 mai 2019 consid. 3.1 et 3.3). La cession se conçoit sans difficulté lorsque l'allocation se rapporte au montant d'une amende ou d'une peine pécuniaire (art. 73 al. 1 let. a CP). C'est précisément dans ce contexte que la cession trouve l'une de ses justifications, en permettant d'éviter que l'allocation du montant payé par l'auteur le libère de son obligation de réparer le dommage. Dans ce cas, la cession permet à l'Etat de se retourner contre ce dernier après avoir indemnisé le lésé. La condition de la cession exprimée par l'art. 73 al. 2 CP s'avère toutefois dénuée de sens lorsque l'allocation s'articule avec une mesure de confiscation réputée intervenir dans l'intérêt du lésé (art. 73 al. 1 let. b CP cum art. 70 CP). Il y a donc lieu de faire abstraction de cette condition dans ce contexte spécifique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1065/2017 du 17 mai 2019 destiné à la publication consid. 5.2.2). L'allocation n'est octroyée qu'à la demande expresse du lésé (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1065/2017 du 17 mai 2019 consid. 3.1). Lorsque plusieurs lésés peuvent prétendre à une allocation, il appartient à chacun d'entre eux d'en faire la demande (ATF 122 IV 365 consid. 2 p. 374 ss). Lorsqu'il existe plusieurs lésés, le juge ne tiendra compte, pour l'allocation, que de ceux qui ont expressément formulé une demande sur la base de l'art. 73 CP, à l'instar du juge civil ou du juge pénal appelé à statuer sur des prétentions civiles (arrêt du Tribunal fédéral 6B_659/2012 du 8 avril 2013 consid. 3.1). En vertu du principe de l'économie de la procédure, l'allocation doit, en principe, être ordonnée en même temps que la décision qui en constitue son fondement (cf. art. 73 al. 3 CP a contrario). Dans les cas où ce n'est pas possible, l'allocation peut faire l'objet d'une procédure ultérieure dont les modalités sont réglées par les cantons (art.”
Drittpersonen können im Sequestrations- und Einziehungsverfahren grundsätzlich Parteirechte zur Anfechtung geltend machen, soweit sie durch die Massnahme persönlich und unmittelbar betroffen sind (vgl. BGE-Rechtsprechung und Entscheidungen; vgl. Quelle 0; Einschränkend zu beachten: die blosse abstrakte Anspruchsbehauptung genügt nicht, es muss eine direkte Betroffenheit dargelegt werden, vgl. Quelle 1). Erben werden in der Lehre und Rechtsprechung im Regelfall als Dritte im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB angesehen und können sich grundsätzlich auf das Drittenprivileg berufen (Quellen 6, 9). Prozessvollmachten über den Tod hinaus sind grundsätzlich zulässig; die bevollmächtigte Person kann die Vertretung bis zur Einbindung der Erben wahrnehmen. Die Behörden haben jedoch nach Möglichkeit die einziehungsbetroffenen Erben persönlich zu benachrichtigen und aufzufordern, selbst einen Rechtsbeistand zu bestimmen (Quellen 2, 3).
“2020 consid. 2.4.; 1B_559/2018 del 12.3.2019 consid. 2.2.; DTF 143 IV 475 consid. 2.9.)] implica che il ricorrente sia personalmente, direttamente (decisioni TF 1B_55/2021 del 25.8.2021 consid. 4.1.; 6B_344/2019 del 6.5.2019 consid. 3.1.; DTF 142 IV 82 consid. 2.3.2.; 140 IV 155 consid. 3.2.) e (di principio: decisione TF 1B_55/2021 del 25.8.2021 consid. 4.1.; BSK StPO – M. ZIEGLER / S. KELLER, op. cit., art. 382 CPP n. 2) attualmente (DTF 144 IV 81 consid. 2.3.1.) leso dalla decisione che impugna (StPO Praxiskommentar – N. SCHMID / D. JOSITSCH, 3. ed., art. 382 CPP n. 2). 1.3.2. La RE 1, sul cui conto sono stati versati i soldi della cauzione (scritti allegati alle osservazioni di replica 13/14.6.2022), terza, ossia persona estranea ai reati ipotizzati nel procedimento penale (decisione TF 6B_1088/2017 del 4.4.2018 consid. 2.; StGB Praxiskommentar – S. TRECHSEL / M. PIETH / M. JEAN-RICHARD, 4. ed., art. 70 CP n. 11), aggravata da atti procedurali (ex art. 105 cpv. 1 lit. f CPP), ovvero dal sequestro dell’importo di CHF 35'000.00 corrisposto quale cauzione (BSK StPO – H. KÜFFER, op. cit., art. 105 CPP n. 28; ZK StPO – V. LIEBER, op. cit., art. 105 CPP n. 8; StPO Praxiskommentar – N. SCHMID / D. JOSITSCH, op. cit., art. 105 CPP n. 9), è pacificamente legittimata, giusta i combinati art. 382 cpv. 1 e 105 cpv. 2 CPP, a contestare la pronuncia 6.5.2022 del procuratore pubblico, avendo un interesse giuridicamente protetto alla liberazione degli averi sequestrati, sui quali ella non può oggi provvisoriamente disporre. 1.4. Le esigenze di forma e motivazione del reclamo sono rispettate. L’impugnativa, in queste circostanze, è ricevibile in ordine. 2. 2.1. Secondo l’art. 263 cpv. 1 CPP all’imputato e a terzi possono essere sequestrati oggetti e valori patrimoniali se questi saranno presumibilmente utilizzati come mezzi di prova (a), utilizzati per garantire le spese procedurali, le pene pecuniarie, le multe e le indennità (b), restituiti ai danneggiati (c) oppure confiscati (d).”
“Limitandosi ad addurre che tali accordi sarebbero irrilevanti essendo determinante unicamente il "rapporto di prestito" tra il suo amministratore (A.________) e l'opponente, non dimostra di essere titolare degli averi bancari parzialmente oggetto di confisca e non sostanzia arbitrio alcuno. Essa fa genericamente valere di avere subito, a seguito delle pretese malversazioni dell'opponente, un danno patrimoniale di almeno EUR 50'000.-- di cui chiede il rimborso. Invoca al riguardo essenzialmente un obbligo di risarcimento da parte dell'opponente. In tali circostanze, non sostanzia una violazione diretta, immediata e personale dei suoi diritti, legata alla misura di confisca in questione. Ne consegue che la ricorrente non è né accusatrice privata nel procedimento penale di cui al decreto di accusa del 27 settembre 2021 né fruisce dei diritti spettanti alle parti in applicazione dell'art. 105 CPP. La decisione della Corte cantonale, che le ha negato la legittimazione a presentare l'istanza di restituzione dei termini, non viola dunque l'art. 94 CPP, né l'art. 70 CP richiamato dalla ricorrente. 6. Ne segue che il ricorso deve essere respinto nella misura della sua ammissibilità. Le spese giudiziarie seguono la soccombenza e sono quindi poste a carico della ricorrente (art. 66 cpv. 1 LTF). Non si assegnano ripetibili all'opponente, non invitato a presentare una risposta nel merito del ricorso (art. 68 cpv. 1 LTF). Per questi motivi, il Tribunale federale pronuncia: 1. Nella misura in cui è ammissibile, il ricorso è respinto. 2. Le spese giudiziarie di fr. 3'000.-- sono poste a carico della ricorrente. 3. Comunicazione ai patrocinatori delle parti, al Ministero pubblico e alla Corte dei reclami penali del Tribunale d'appello del Cantone Ticino. Losanna, 17 novembre 2023 In nome della I Corte di diritto penale del Tribunale federale svizzero La Presidente: Jacquemoud-Rossari Il Cancelliere: Gadoni”
“Regeste Art. 70 StGB; Art. 127 Abs. 1 StPO; Art. 35 Abs. 1 und Art. 405 Abs. 1 OR; Einziehung von Vermögenswerten gegenüber den Erben der beschuldigten Person; Prozessvollmacht über den Tod hinaus. Prozessvollmachten über den Tod hinaus (sog. transmortale Vollmachten) sind grundsätzlich zulässig (E. 4.2; Bestätigung der Rechtsprechung). Stirbt die beschuldigte Person während des Untersuchungsverfahrens und ist eine Einziehung der beschlagnahmten Vermögenswerte daher gegenüber ihren Erben anzuordnen, erscheint es zum Schutz der einziehungsbetroffenen Erben - trotz der transmortalen Vollmacht des Erblassers - unabdingbar, dass die Erben von der Behörde, welche über die Einziehung zu befinden hat, über das Einziehungsverfahren nach Möglichkeit persönlich in Kenntnis gesetzt und aufgefordert werden, selber einen Rechtsbeistand zu bestimmen. Bis dahin behält die Vollmacht über den Tod hinaus grundsätzlich ihre Gültigkeit und der bevollmächtigte Rechtsanwalt kann sich darauf berufen, insbesondere wenn es darum geht, sicherzustellen, dass die Behörde die einziehungsbetroffenen Erben persönlich in das Verfahren einbezieht (E.”
“Rechtsanwältin Magda Zihlmann wurde mit der Vollmacht über den Tod hinaus vom 5. November 2018 angesichts des bei A. im Hinblick auf eine Einziehung nach Art. 70 StGB sichergestellten und beschlagnahmten Geldbetrages von EUR 15'000.- auch die Interessenwahrung in einer vermögensrechtlichen Angelegenheit BGE 147 IV 465 S. 470 anvertraut. Das Untersuchungsamt Altstätten wäre wie dargelegt verpflichtet gewesen, die Erben von A. ausfindig zu machen, ihnen im Einziehungsverfahren die Parteirechte zu gewähren und sie aufzufordern, selbst einen Rechtsvertreter zu bestimmen. Rechtsanwältin Magda Zihlmann blieb, nachdem ihr der Einziehungsentscheid vom 9. Dezember 2020 eröffnet wurde, daher zu Recht nicht untätig. Vielmehr durfte und musste sie die zu ihren Gunsten unterzeichnete Vollmacht über den Tod hinaus und den ihr erteilten Auftrag dazu nutzen, um die Interessen der noch nicht namentlich bekannten Erben, für deren Ausfindigmachung in erster Linie das Untersuchungsamt Altstätten hätte besorgt sein müssen, zu wahren und die von ihr behauptete Nichtigkeit der Einziehung vom 9. Dezember 2020 bzw. deren fehlende Wirksamkeit gegenüber den Erben im Rechtsmittelverfahren geltend zu machen.”
“Baumann, auf den Schödler zur Begründung ihrer Ansicht verweist, lässt die Frage, ob für Erben die Bestimmungen der Dritterwerbseinziehung gelten oder ob sie direkt in die einziehungsrechtliche Stellung des Erblassers eintreten, im Ergebnis offen (Baumann, Deliktisches Vermögen, Dargestellt anhand der Ausgleichseinziehung, Diss. Zürich 1997, S. 19 f.). Schmid meint, Dritter im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB sei, wer an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt sei und wer den der Einziehung unterliegenden Vermögenswert erworben habe, «sei es durch Rechtsgeschäft, Universalsukzession etc.» (Schmid, Kommentar Einziehung, Organisiertes Verbrechen, Geldwäscherei, Band I, 2. Aufl. 2007, N. 78 zu Art. 70-72 StGB). Auch gemäss anderen Teilen der Lehre wird der Vermögenserwerb durch Verfügungen von Todes wegen und die gesetzliche Erbfolge vom Drittenprivileg erfasst (Greiner/Akikol, Grenzen der Vermögenseinziehung bei Dritten [Art. 59 Ziff. 1 Abs. 2 StGB], in: AJP 2005 S. 1345; im Ergebnis auch Wohlers, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Handkommentar, 4. Aufl. 2020, N. 11 zu Art. 70 StGB; Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 11 zu Art. 70 StGB). Diese Auffassung deckt sich mit der bundesgerichtlichen Definition des Dritten im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB (siehe oben, E. 5.4). Die Erbengemeinschaft ist (in der Regel) selber nicht an der zur Einziehung führenden Straftat beteiligt und hat die Vermögenswerte nicht direkt daraus erworben. Sie tritt daher nicht unmittelbar in die Stellung des Beschuldigten ein, sondern gilt als Dritte im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB. Dies bedeutet, dass die Erbengemeinschaft sich im Grundsatz auf das Drittenprivileg berufen kann. 5.6 Zu klären bleibt, ob es sich bei Ersatzforderungen gleich verhält. Die Frage, ob die Erben einer einziehungsbetroffenen Person zu einer Ersatzforderung verpflichtet werden können, ist in Lehre und Rechtsprechung bisher ungeklärt geblieben (vgl. Scholl, a.a.O., N. 89 zu Art. 71 StGB; BGE 141 IV 155 E. 4.5). In Konstellationen, in denen im Moment des Todeseintritts die Voraussetzungen, den Erblasser zu einer Ersatzforderung zu verpflichten, gegeben gewesen wären, geht Scholl jedoch «tendenziell» von der Zulässigkeit der Ersatzforderung gegen die Erbengemeinschaft aus.”
“Baumann, auf den Schödler zur Begründung ihrer Ansicht verweist, lässt die Frage, ob für Erben die Bestimmungen der Dritterwerbseinziehung gelten oder ob sie direkt in die einziehungsrechtliche Stellung des Erblassers eintreten, im Ergebnis offen (Baumann, Deliktisches Vermögen, Dargestellt anhand der Ausgleichseinziehung, Diss. Zürich 1997, S. 19 f.). Schmid meint, Dritter im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB sei, wer an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt sei und wer den der Einziehung unterliegenden Vermögenswert erworben habe, «sei es durch Rechtsgeschäft, Universalsukzession etc.» (Schmid, Kommentar Einziehung, Organisiertes Verbrechen, Geldwäscherei, Band I, 2. Aufl. 2007, N. 78 zu Art. 70-72 StGB). Auch gemäss anderen Teilen der Lehre wird der Vermögenserwerb durch Verfügungen von Todes wegen und die gesetzliche Erbfolge vom Drittenprivileg erfasst (Greiner/Akikol, Grenzen der Vermögenseinziehung bei Dritten [Art. 59 Ziff. 1 Abs. 2 StGB], in: AJP 2005 S. 1345; im Ergebnis auch Wohlers, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Handkommentar, 4. Aufl. 2020, N. 11 zu Art. 70 StGB; Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 11 zu Art. 70 StGB). Diese Auffassung deckt sich mit der bundesgerichtlichen Definition des Dritten im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB (siehe oben, E. 5.4). Die Erbengemeinschaft ist (in der Regel) selber nicht an der zur Einziehung führenden Straftat beteiligt und hat die Vermögenswerte nicht direkt daraus erworben. Sie tritt daher nicht unmittelbar in die Stellung des Beschuldigten ein, sondern gilt als Dritte im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB. Dies bedeutet, dass die Erbengemeinschaft sich im Grundsatz auf das Drittenprivileg berufen kann.”
Die Schätzung des Einziehungsumfangs stellt eine praktische, verfahrensökonomische Möglichkeit dar, die angewendet wird, wenn eine genaue Ermittlung nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand möglich ist. Sie dient der Durchsetzung von Einziehung oder Ersatzforderung und wird in der Rechtsprechung und Praxis als geeignetes Mittel zur Festsetzung einer konfiszierbaren Summe verwendet.
“Nach Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Lässt sich der Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand ermitteln, so kann das Gericht diesen schätzen (Art. 70 Abs. 5 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Einziehung und Ersatzforderung sind strafrechtliche sachliche Massnahmen, die zwingend anzuordnen sind, wenn die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt sind (BGE 139 IV 209 E. 5.3; Urteil 6B_1419/2020 vom 2. Mai 2022 E. 4.3.2; je mit Hinweisen). Die Einziehung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Der Täter soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben. Damit dienen die Einziehungsbestimmungen der Verwirklichung des sozial-ethischen Gebots, nach welchem sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll (BGE 144 IV 285 E. 2.2, 1 E. 4.2.1; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Die gleichen Überlegungen gelten für Ersatzforderungen des Staates. Es soll verhindert werden, dass derjenige, der die Vermögenswerte bereits verbraucht bzw. sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jener, der noch über sie verfügt (BGE 140 IV 57 E.”
“Le fonctionnement de cette dernière, tel que décrit dans les conditions générales figurant sur le site internet de A______ AG – soit la mise en relation d'un vendeur détenteur d'un billet permettant l'accès à un événement culturel ou sportif et d'un acquéreur de ce billet –, ne correspondait ainsi pas complètement à l'exploitation réelle faite par A______ AG de ladite plateforme. De nombreux particuliers continuaient de déposer des plaintes pénales contre elle, en Suisse et à l'étranger, pour se plaindre de ses pratiques commerciales qualifiées de déloyales voire d'escroquerie. Vu le contexte de fait particulièrement complexe dans lequel coexistaient d'innombrables transactions effectuées sur le plan international par le biais de la plateforme internet exploitée par A______ AG dont une partie ne prêtait pas le flanc à la critique alors que d'autres étaient problématiques sous l'angle du droit pénal, soit en raison de l'identité réelle du vendeur (particulier ou A______ AG), soit en raison des restrictions auxquelles est soumise la revente ou la transmission de billets par leur émetteur (cf. F______, G______ et H______), soit encore en raison du mode de fonctionnement de la plateforme, il était impossible de chiffrer avec précision les montants perçus par A______ AG à la suite de la commission d'une infraction. L'art. 70 al. 5 CP permettait toutefois de confisquer des valeurs patrimoniales dont le montant ne pouvait être déterminé avec précision. Le chiffre d'affaires résultant, selon les propres déclarations des prévenus, du nombre colossal de transactions effectuées chaque année par A______ AG par le biais de sa plateforme internet, était de plusieurs millions. Il était ainsi raisonnable d'estimer que les ventes de billets pouvant être constitutives d'infractions pénales avaient procuré à A______ AG des revenus illicites et donc à terme confiscables d'à tout le moins CHF 15'000'000.-. Le montant des fonds actuellement séquestrés, soit CHF 3'000'000.- ne permettait pas de couvrir le produit des infractions qu'il lui était reproché d'avoir commises au préjudice des plaignantes et d'autres lésés cumulé à l'éventualité d'une peine sous forme d'amende. Il se justifiait ainsi d'arrêter à CHF 18'000'000.- le montant total des avoirs de la prévenue devant être placé sous séquestre. D. a. À l'appui de son recours, A______ AG reproche une nouvelle fois au Ministère public d'avoir fixé le montant du séquestre de manière arbitraire, celui-ci étant totalement disproportionné au regard du préjudice allégué par les parties plaignantes.”
“Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB; sog. Ersatzforderungsbeschlagnahme). Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). So lange die Untersuchung noch nicht abgeschlossen ist und die Möglichkeit einer Ersatzforderung besteht, muss die Sicherungsmassnahme aufrechterhalten bleiben. Die Behörde muss schnell entscheiden, was es ausschliesst, dass sie komplexe Rechtsfragen löst oder dass sie vor dem Entscheid darauf wartet, genau und vollständig über den Sachverhalt unterrichtet worden zu sein (BGE 141 IV 360 E. 3.2 mit Hinweisen). Die zu beschlagnahmende Ersatzforderung entspricht in ihrer Höhe grundsätzlich den Vermögenswerten, die durch die Anlasstat erlangt worden sind und somit der Einziehung von Art. 70 StGB unterlägen, wenn sie noch vorhanden wären. Die Höhe der Ersatzforderung kann im Sinne des Art. 70 Abs. 5 StGB geschätzt werden (vgl. Konopatsch, StGB Annotierter Kommentar, 2020 N. 13 f. zu Art. 71 StGB mit Hinweisen; Trechsel/Jean-Richard, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2021, N. 17 zu Art. 70 StGB).”
Die Staatsanwaltschaft kann die Einziehung ebenfalls verfügen. Für Betäubungsmitteldelikte ist die Einziehung unrechtmässiger Vermögensvorteile zudem ausdrücklich in Art. 24 Abs. 1 BetmG vorgesehen.
“und 2.9). Vielmehr ist nachfolgend zu prüfen, ob die Staatsanwaltschaft in der angefochtenen Einstellungsverfügung die Einziehungsvoraussetzungen in Bezug auf die CHF 21'731.40 als erfüllt erachten durfte: Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht (bzw. die Staatsanwaltschaft) die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung von unrechtmässigen Vermögensvorteilen aus Betäubungsmitteldelikten ist im Übrigen auch in Art. 24 Abs. 1 des Betäubungsmittelgesetzes (BetmG, SR 812.121) ausdrücklich vorgesehen.”
Das Gericht kann bei der Verfügung der Einziehung einen konkreten Geldbetrag bestimmen; im vorliegenden Entscheid wurde ein Betrag festgelegt und ein weiterer beschlagnahmter Geldbetrag ausdrücklich «als Anteil zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet».
“Wird keine schriftliche Begründung verlangt, reduziert sich die Gebühr um CHF 600.00. Die reduzierten Verfahrenskosten betragen damit CHF 6'800.00. II. Die amtliche Entschädigung und das volle Honorar für die amtliche Verteidigung von A.________ durch Fürsprecher B.________ werden wie folgt bestimmt: Der Kanton Bern entschädigt Fürsprecher B.________ für die amtliche Verteidigung von A.________ mit CHF 7'368.85. A.________ hat dem Kanton Bern die ausgerichtete amtliche Entschädigung zurückzuzahlen und Fürsprecher B.________ die Differenz von CHF 1'723.20 zwischen der amtlichen Entschädigung und dem vollen Honorar zu erstatten, sobald es seine wirtschaftlichen Verhältnisse erlauben (Art. 135 Abs. 4 StPO). III. Weiter wird verfügt: Folgende beschlagnahmte Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): 2 Tabletten 1 Minigrip braunes Pulver Weisses Pulver in Aluminium 1 Brieflein braunes Pulver Mobiltelefon ________ Der Betrag von CHF 610.00 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der restliche beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 500.00 wird als Anteil zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 4 i.V.m. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________ nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 4 und 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet. […] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete Fürsprecher B.________ namens und im Auftrag von A.________ (nachfolgend Beschuldigter) fristgerecht Berufung an (pag. 609). Die Berufungserklärung der Verteidigung datiert vom 24. Oktober 2023 und langte frist- und formgerecht beim Obergericht des Kantons Bern ein (pag.”
“der Gehilfenschaft zur Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (BetmG), begangen in der Zeit vom 20.02.2021 bis 28.02.2021 in C.________ durch Gehilfenschaft zum Besitz und zur Veräusserung von Heroingemisch (mindestens 6,2 Gramm netto Heroingemisch; Ziff. 1.2. AKS); und er sei darauf in Anwendung von Art. 25, 40, 42 Abs. 1, 44 Abs. 1, 47, 49 Abs. 1, 51, 66a Abs. 1 lit. o StGB; Art. 19 Abs. 2 lit. a i.V.m. Abs. 1 lit. c und d BetmG Art. 426 Abs. 1, 428 Abs. 1 und 3 StPO zu verurteilen: 1. zu einer Freiheitsstrafe von 17 Monaten, unter Gewährung des bedingten Strafvollzugs bei einer Probezeit von 5 Jahren sowie unter Anrechnung der Polizeihaft im Umfang von 1 Tag; 2. zu einer Landesverweisung von 5 Jahren; 3. zur Bezahlung der erst- und oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. eine angemessene Gebühr gemäss Art. 21 VKD). III. Im Weiteren sei zu verfügen: 1. Der Betrag von CHF 610.00 sei einzuziehen (Art. 70 StGB). 2. Der restliche beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 500.00 sei als Anteil zur Deckung der Verfahrenskosten zu verwenden. 3. Dem zuständigen Bundesamt sei die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 16 Abs. 2 lit. h DNA-ProfilG). 4. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst sei die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 2 lit. h). 5. Die Ausschreibung der Landesverweisung sei im Schengener Informationssystem (SIS) anzuordnen. 6. Das Honorar des amtlichen Verteidigers sei gerichtlich zu bestimmen. 6. Verfahrensgegenstand und Kognition der Kammer Die Berufung des Beschuldigten beschränkt sich auf die erstinstanzlichen Schuldsprüche wegen Gehilfenschaft zu qualifizierter Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (Ziff.”
Zu Beginn des Verfahrens genügt ein Anfangsverdacht für die Anordnung eines Séquestres; die Begründung muss sich im Verlauf der Untersuchung aber verdichten, will das Séquestre bestehen bleiben. Gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB ist ein Séquestre gegenüber einem Dritten nur zu versagen, wenn die Einziehung von vornherein und indubitable ausgeschlossen ist oder die Gutgläubigkeit des Dritten klar und endgültig feststeht. Sodann ist bei der Prüfung der Ausnahme zu berücksichtigen, dass der Dritte eine angemessene Gegenleistung erbracht haben muss (in der Praxis wird verlangt, dass diese Gegenleistung üblicherweise vor dem Erwerb erbracht wurde). Ein Séquestre kann daher nur unter engen Voraussetzungen mit Bezug auf Art. 70 Abs. 2 aufgehoben werden.
“263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (A. KUHN / Y. JEANNERET / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 17/22 ad art. 263). 3.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt du Tribunal fédéral 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2). Jusqu'au 1er janvier 2024, le CPP ne comprenait pas de dispositions sur le séquestre de valeurs patrimoniales en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, ce qui était toutefois réglé à l’art. 71 al. 3 CP, lequel permettait de séquestrer des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. Pour plus de clarté, cette disposition du CP a été abrogée et son contenu introduit à l’art. 263 al. 1 let. e CPP (Message du Conseil fédéral du 28 août 2019 [19.”
“d CPP, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu’il est probable qu’ils devront être confisqués. La confiscation de valeurs patrimoniales vise notamment celles qui sont le résultat d'une infraction (art. 70 al. 1 CP). Même si le texte de l’article 263 al. 1 let. d CPP ne le prévoit pas, le séquestre de valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée peut aussi être ordonné en vue de l’exécution d’une créance compensatrice de l’État, d’un montant équivalant à l’avantage illicite qui devrait être confisqué (art. 71 al. 3 CP ; arrêt de l’ARMP du 14.07.2017 [ARMP.2017.68] cons. 3 ; cf. aussi Julen Berthod, in : CR CPP, 2e éd., n. 10 ad art. 263). L’article 71 al. 3 CP prévoit que l’autorité d’instruction peut placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée. Par « personne concernée » au sens de cette disposition, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP ; ATF 140 IV 57 cons. 4.1.2). Les valeurs patrimoniales confisquées et le produit de créances compensatrices peuvent revenir aux lésés, afin de couvrir leur dommage (art. 73 al. 1 let. b et c CP ; ATF 140 IV 57 cons. 4.2). Un séquestre est une mesure fondée sur la vraisemblance ; elle porte sur des biens dont on peut admettre, prima facie, qu'ils pourront être confisqués en application du droit pénal fédéral. Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue ; un séquestre ne peut être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées et ne pourront pas l'être (arrêts du TF du 13.12.2022 [1B_398/2022] cons. 5.3 et du 26.05.2021 [1B_254/2021] cons. 2 ; ATF 141 IV 360 cons. 2 ; ATF 140 IV 133 cons. 4.2.1). c) En l’espèce, le Ministère public ne prétend pas que le recourant aurait été favorisé, d’une manière quelconque, par les infractions commises par son fils.”
“________ et de la mise en gage des actions F.________. Cette banque connaissait en effet la précédente banque suisse, qui avait dans un premier temps reçu les actions par G.________ en garantie, situation qui ne fondait aucun indice de blanchiment au sens de l’art. 3.2.5 de l’annexe de l’OBA-FINMA. Le Ministère public a ajouté que les actions étaient soumises à un risque de dépréciation rapide au sens de l’art. 266 al. 5 CPP et qu’à l’inverse A.________ SA n’aurait aucune difficulté à se faire indemniser par la banque du préjudice résultant d’un gage qui n’aurait pas dû avoir lieu. Fondé sur ce qui précède et au regard du principe de la proportionnalité, il a ainsi rejeté la nouvelle de demande de mise sous séquestre formulée par A.________ SA. 3.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie (arrêt TF 1B_615/2020 du 2 mars 2021 consid. 2.2 et les réf.). La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Selon la jurisprudence, elle ne se rapporte pas à la notion civile consacrée à l'art. 3 CC. La confiscation ne peut ainsi pas être prononcée si le tiers sait simplement qu'une procédure pénale a été ouverte contre son partenaire commercial, mais ne dispose pas d'informations particulières. Il faut que le tiers ait une connaissance certaine des faits qui auraient justifié la confiscation ou, à tout le moins, considère leur existence comme sérieusement possible, soit qu'il connaisse les infractions d'où provenaient les valeurs ou, du moins, ait eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction.”
Der Tod des Täters schliesst die Einziehung nicht aus. Nach der Rechtsprechung (vgl. BGE 141 IV 155) gehen beschlagnahmte Vermögenswerte mit dem Tod auf die Erben über; sind die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt, kann daher die Einziehung zu Lasten der Erben erfolgen.
“Grundsätzlich können die Vermögenseinziehung und die Ersatzforderung, wie das Gesetz sagt, auch gegenüber Dritten angeordnet werden. Sie sind jedoch ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (sog. Drittenprivileg, Art. 70 Abs. 2 StGB). Als Dritterwerber gilt nach der Rechtsprechung und Lehre diejenige natürliche oder juristische Person, die einen konkreten deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt, also an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt ist und am fraglichen Vermögenswert ein dingliches oder allenfalls obligatorisches Recht erwirbt. Keinen Schutz gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB kann demgegenüber der Dritte in Anspruch nehmen, welchem die Werte unmittelbar durch die Straftat zugekommen sind und der somit Direktbegünstigter ist. «Direkt» in diesem Sinne meint, dass die Vermögenswerte nicht zunächst durch einen anderen Vermögensträger erlangt werden und dem Dritten erst infolge nachträglichen und legalen Erwerbs zugehen. Das gilt insbesondere bei Vertretungsverhältnissen, also beim Handeln für einen anderen, wo die Wirkung der Rechtshandlung des Vertreters unmittelbar im Rechtskreis des Vertretenen eintritt (Urteil des Bundesgerichts 6B_80/2011 vom 8. September 2011 E. 4.2 f.). 5.5 Fraglich ist, ob Erben als Dritte im Sinne dieser Bestimmung zu betrachten sind. In BGE 141 IV 155 E. 4.5 führte das Bundesgericht aus, mit dem Tod des Beschuldigten seien die beschlagnahmten Vermögenswerte auf dessen Erben übergegangen. Im Falle des Ablebens der Person, welche einen Vermögenswert durch tatbestandsmässiges und rechtswidriges Verhalten erlangt habe, sei der Vermögenswert zu Lasten der Erben einzuziehen.”
Ein vor dem Delikt erfolgter Erwerb oder längere, undurchsichtige Herkunftsübergänge verhindern nicht automatisch die Einziehung. Art. 70 StGB verlangt einen hinreichenden Kausalzusammenhang zwischen Straftat und Werten; liegen Eigentumsübergänge über längere Zeit oder unklare Nachweise vor, kann die Klärung der Herkunft bzw. der Eigentumsverhältnisse zivilrechtlich erforderlich werden. Dafür ist der Vortrag bzw. die Dokumentation zur Herkunft und — soweit relevant für zivilrechtliche oder ersatzrechtliche Ansprüche — zur Werthaltigkeit der betreffenden Werte erforderlich.
“Par ailleurs, l'appelant a admis percevoir des commissions, ce qui vient corroborer le fait qu'il était un « partnership » dans les escroqueries de la « Zairean Connection ». Enfin, à ce stade, l’appelant ne conteste plus l’infraction de blanchiment d’argent qualifié, ce dont on doit déduire qu’il admet que les fonds avaient une origine criminelle. Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, on ne discerne aucune constatation erronée ou incomplète des faits. L’appelant est en outre bien coauteur des escroqueries commises. Les griefs, mal fondés, doivent être rejetés. 5. L'appelant invoque une violation des art. 70 CP et 267 CPP. Il estime qu'une partie des objets séquestrés doit lui être restituée, notamment les actes notariaux originaux et copies qui se trouvent dans les différentes fourres énumérées à la fin de la liste, pour l'achat de terrains au Congo en 2018 et 2019. Ces terrains avaient été acquis bien avant la commission des infractions en 2021 et n'étaient pas le résultat d'une infraction. 5.1 5.1.1 Aux termes de l'art. 70 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (al. 1) ; la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (al. 2). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer". La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid.”
“Se il motivo del sequestro viene meno, il pubblico ministero oppure il giudice dispone il dissequestro e restituisce gli oggetti o i valori patrimoniali agli aventi diritto (art. 267 cpv. 1 CPP) [BSK StPO – F. BOMMER / P. GOLDSCHMID, op. cit., art. 267 CPP n. 3 ss.; ZK StPO – S. HEIMGARTNER, op. cit., art. 267 CPP n. 3; N. OBERHOLZER, op. cit., n. 1543]. Per quanto non dissequestrato, la restituzione agli aventi diritto, l’utilizzo a copertura delle spese o la confisca sono stabiliti nella decisione finale in applicazione dell’art. 267 cpv. 3 CPP (BSK StPO – F. BOMMER / P. GOLDSCHMID, op. cit., art. 267 CPP n. 7 ss.; ZK StPO – S. HEIMGARTNER, op. cit., art. 267 CPP n. 5; N. OBERHOLZER, op. cit., n. 1532 e 1535). 2.3. Ai sensi dell’art. 70 cpv. 1 CP il giudice ordina la confisca [nei confronti dell’imputato oppure nei confronti di terzi (in quest’ultimo caso alle condizioni in applicazione dell’art. 70 cpv. 2 CP)] dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (DTF 140 IV 57 consid. 4.1.1.). La confisca è assicurata con il sequestro giusta l’art. 263 CPP. 3. 3.1. Si è detto che, con decisione 30.1.2023 il magistrato inquirente ha (tra l’altro) respinto la richiesta di dissequestro dell’orologio in questione, ritenuto che la documentazione prodotta da RE 1 in relazione all'acquisto del citato bene non sarebbe sufficiente “per escludere che nel corso di questi 20 anni non ci sia stato alcun passaggio di proprietà (in particolare in favore di __________, visto che l'orologio è stato trovato in suo possesso); questione che dovrà giocoforza essere stabilita a livello civile” (p.”
“Ce n’est qu’au stade du recours qu’elles invoquent pour la première fois comme motif du séquestre demandé, la garantie de leurs prétentions en paiement d’une éventuelle créance compensatrice (art. 71 al. 3 CP). Selon la jurisprudence précitée, cette configuration présuppose que l’hypothèse du prononcé d’une créance compensatrice entre en considération (arrêt TF 1B_100/2019 du 28 mars 2019 consid. 1.2). Or, les recourantes n’amorcent même pas le début d’une démonstration à cet égard. Elles ne motivent pas en quoi leurs conclusions civiles adhésives seraient mises en danger par le refus de séquestrer des biens de remplacement. Le prononcé d’une créance compensatrice en faveur de l’Etat et sa possible allocation aux lésés sont prévus aux art. 71 CP et 73 al. 1 let. c CP. Les recourantes ne soutiennent pas que les conditions permettant, le cas échéant, le prononcé d’une créance compensatrice, respectivement son allocation en leur faveur, seraient a priori réalisées. Elles ne prétendent pas que les valeurs patrimoniales, résultats de l’infraction d’escroquerie dénoncée, ne sont plus disponibles (art. 71 al. 1 en relation avec l’art. 70 CP). Elles n’indiquent pas non plus quelle est la valeur des actions que détiendrait le prévenu dans K.________ SA ni celle des demandes de brevets (actuels brevets), quand bien même une créance compensatrice sur d’autres biens du prévenu doit être d’un montant équivalent aux valeurs patrimoniales qui ne sont plus disponibles. En bref, sauf à brandir tardivement ce motif de séquestre, elles n’en discutent pas les conditions, même succinctement sous l’angle de la vraisemblance prévalant en la matière. Il s’ensuit que leur recours est irrecevable en l’absence de préjudice irréparable. 2. 2.1. Vu l’issue du recours, les frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 2’000.- (émolument : CHF 1’800.- ; débours : CHF 200.-), sont mis solidairement à la charge des recourantes (art. 428 al. 1 CPP). Ils sont prélevés sur les sûretés versées. 2.2. Aucune indemnité de partie n’est accordée aux recourantes. (dispositif en page suivante) la Chambre arrête : I. Le recours est irrecevable. II. Les frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 2’000.”
Die Praxis ordnet auch die Einziehung vergleichsweise kleiner Vermögenswerte an; in den publizierten Entscheidungen wurden Einziehungen von Beträgen im niedrigen vierstelligen Bereich bzw. darunter verfügt.
Bargeldbeträge und sonstige sichergestellte Gegenstände (z. B. Sicherstellungsbeträge, Drogenerlöse) können nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen und dem Staat zugewiesen werden.
“Ordonne le signalement de l’expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue (art. 69 CP). Ordonne la confiscation des boîtes, cartouches, téléphones, sacoche, revolver, pistolet, chargeur et matériel de conditionnement figurant sous chiffes 1, 4, 6, 7, 10, 11, 12, 13, 14 et 21 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation des téléphone, carte sim et quittance figurant sous chiffes 4, 8 et 9 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État de l'argent (CHF 130.-, EUR 2'030.-, CHF 4'350.- et EUR 1'440.-) figurant sous chiffres 2 et 17 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 70 al. 1 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État de l'argent (EUR 8'275.-, CHF 275.15, EUR 172.70 et CHF 40.-) figurant sous chiffres 1, 2 et 3 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 70 al. 1 CP). Ordonne la restitution à l'ayant droit des ticket, clefs et passeport figurant sous chiffres 3, 5, 8 et 19 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à l'ayant droit de la clef figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ de l'argent (LEK 8'700.-) et passeport figurant sous chiffres 17 et 18 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 à son nom (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ des collier, bague et argent (USD 200.-, CAD 100.- et GBP 5.-) figurant sous chiffres 2, 6 et 7 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 à son nom (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux 4/5 des frais de la procédure de première instance, qui s'élèvent dans leur globalité à CHF 7'047.-, y compris un émolument de jugement de CHF 2'500.- (art. 426 al. 1 CPP et 10 al. 1 let. e RTFMP). Laisse le solde des frais de la procédure à la charge de l'État (art.”
“Im Rahmen der Gewerbsmässigkeit wurde bereits aufgezeigt, dass A____ durch seine deliktische Tätigkeit einen Gewinn von deutlich mehr als dem Grenzwert der Gewerbsmässigkeit von CHF 10'000. erzielt haben musste, konnte er sich doch in einer Zeit, in der er keiner legalen Arbeit mehr nachging, unter anderem einen Ford Mustang für CHF 17'500. (in bar), eine Ferienreise im Wert von EUR 3'521. sowie eine [...] Tasche zum Preis von CHF 1'900. leisten. Das Gericht verfügt die Einziehung unter anderem von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Weil vorliegend gemäss den obigen Ausführungen davon auszugehen ist, dass es sich bei den von A____ geleisteten Sicherheitsleistung um aus Drogengeschäften erlangtes Geld handelt, ist folgerichtig die von A____ beigebrachte Sicherheitsleistung in der Höhe von CHF 20'000. in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen und kann insofern nicht in Anwendung von Art. 239 Abs. 2 StPO zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet werden. B. Reisepässe, Identitätskarte und Drogenerlös Die mit Verfügung des Zwangsmassnahmengerichts Basel-Stadt vom 8. Oktober 2020 verfügte Sicherstellung von Reisepass und Identitätskarte von A____ wird demgegenüber aufgehoben. Ebenso wird die in Sachen G____ verfügte Sicherstellung des türkischen Passes (Effektenverwaltung: Verzeichnis 152044) und in Sachen C____ verfügte Sicherstellung des thailändischen Reisepasses (Effektenverwaltung: Verzeichnis 502260) aufgehoben. Der beschlagnahmte Drogenerlös (Pos. 1001, 1002, 1008 und Pos. 1137.1) wird demgegenüber in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. VI. KOSTEN A. Ordentliche Kosten”
“-, est adéquat au regard de la situation financière de l'appelant. La contravention de CHF 200.- pour sanctionner la consommation de stupéfiants, laquelle n'est pas contestée par l'appelant, est adaptée et sera aussi confirmée. L'absence de révocation du sursis précédemment octroyé lui est pour le surplus acquise (art. 391 al. 2 CPP). L'appel sera partant rejeté et le jugement entrepris confirmé dans son ensemble. 4. Les mesures de confiscation et de destruction des drogues et objets saisis, figurant sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n°5______ et sous chiffres 1 à 3 de l'inventaire n°6______, ne sont, à juste titre, pas contestées et seront partant confirmées (art. 69 CP). Vu la culpabilité de l'appelant du chef d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. d LStup, le séquestre des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 6______ et la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n°7______ sont justifiés et seront également confirmés (art. 70 al. 1 CP ; 267 al. 3 et 268 al. 1 CPP). Contrairement à ce que soutient l'appelant, le TP n'a pas confisqué les deux trottinettes laissées sur place aux K______ [GE] le 11 juin 2021, celles-ci ayant été restituées à leur légitime ayant droit. Il sera précisé qu'il s'agit de trottinettes distinctes de celles mentionnées par l'appelant suite à son arrestation du 4 mars 2021, dont il a affirmé s'être ultérieurement dessaisi, et que l'appelant a indiqué durant la procédure qu'il n'était pas le propriétaire des trottinettes saisies. Sa demande de restitution est dès lors infondée et sera partant rejetée. Les autres mesures de restitution ne sont pas contestées en appel et seront donc confirmées (art. 267 al. 1 CPP). 5. 5.1. L'appelant, qui succombe, supportera les frais de la procédure envers l'État, comprenant un émolument d'arrêt de CHF 1'200.- (art. 428 al. 1 CPP ; art. 14 al. 1 let. e du règlement fixant le tarif des frais en matière pénale [RTFMP]). 5.2. Sa culpabilité étant acquise, la mise à sa charge de 7/8èmes des frais de première instance et de l'intégralité de l'émolument complémentaire de jugement sera aussi confirmée (art.”
In den vorliegenden Fällen benennt die Bundesanwaltschaft in ihrem Einziehungsverfahren konkret bezeichnete Bankverbindungen bzw. IBANs und konkrete Beträge, die eingezogen werden sollen; das Urteil kann die Einziehung von auf einer bestimmten IBAN befindlichen Vermögenswerten verfügen.
“November 2017 betreffend die von MARTYNENKO gegen den ermittelnden Staatsanwalt des Bundes Urs Köhli wegen Amtsgeheimnisverletzung eingereichte Anzeige ins Recht (Art. 399 Abs. 3 lit. c StPO) und behielt sich, aufgrund der noch ausstehenden Übersetzung des begründeten Urteils auf Ukrainisch zu Handen von MARTYNENKO, ausdrücklich weitere ergänzende Beweisanträge vor (CAR pag. 1.100.335). Schliesslich rügte MARTYNENKO die Verletzung des rechtlichen Gehörs der B. S.A. und der G. Ltd. dahingehend, dass diese bzw. deren Rechtsvertreter (RA Schaad) nicht zur Hauptverhandlung vorgeladen worden seien, was eine Verletzung von Art. 69 und Art. 71 StGB wie auch von Art. 29 BV darstelle, weshalb das Urteil in diesem Punkt aufzuheben sei (CAR pag. 1.100.328 ff.). B.3 Die BA erklärte mit Eingabe vom 25. November 2020 (CAR pag. 2.100.003 ff.) teilweise Anschlussberufung und stellte folgende Anträge (CAR pag. 2.100.008): 1. Ziff. III. des Dispositivs des Urteils der Strafkammer des Bundesstrafgerichts vom 26. Juni 2020 (SK.2019.77) sei aufzuheben; 2. In Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB seien auf der bei der GGGG. geführten Bankbeziehung Nr. 11, Iautend auf Bundesanwaltschaft, Vermögenswerte der B. S.A. bzw. von Mykola MARTYNENKO im Umfang von EUR 2'177'960.00 einzuziehen; 3. In Anwendung von Art. 71 Abs. 1 StGB und in Bestätigung des vorinstanzlichen Urteils sei gegen B. S.A. bzw. gegen Mykola MARTYNENKO auf eine Ersatzforderung im Umfang von EUR 2'878'547.40 zu erkennen; 4. Im Übrigen sei das Urteil der Strafkammer des Bundesstrafgerichts vom 26. Juni 2020 (SK.2019.77) vollumfänglich zu bestätigen und die BerufungserkIärungen der beiden Berufungskläger vollumfänglich abzuweisen; 5. Unter Kosten- und Entschädigungsfolgen zu Lasten der Berufungskläger. Zudem stellte die BA folgende Beweisanträge (Art. 399 Abs. 3 lit. c StPO; CAR pag. 2.100.008): 1. Einvernahme von Herrn CCCCC., Kyiv/UA, als Zeuge; 2. Einvernahme von Herrn AAAAA., Plzen/CZ, als Zeuge. Mit Eingabe vom 16. August 2023 erklärte die BA schliesslich den Rückzug ihrer Anschlussberufung (CAR pag. 1.300.”
Bei teilweise deliktischem Erlös ist nach Art. 70 Abs. 5 StGB eine Schätzung des einziehbaren Umfangs vorzunehmen. Pauschale Abzüge zur Berücksichtigung legitimer Anteile (etwa ein pauschaler Einschlag von 10 %) können dabei herangezogen werden, sofern sie für den Einzelfall ausreichend begründet und plausibel sind.
“% in Abzug. Zudem berücksichtigt sie einen Einschlag von 10 % für den Anteil der legalen Vermögenswerte, der unter Berücksichtigung aller wesentlichen Gesichtspunkte plausibel hergeleitet wird. Die Beschwerdegegnerin gelangt mit ihrer Berechnung auf einen einziehbaren Deliktserlös von USD 15'769'561.-, der deutlich über der angeordneten Ersatzforderung von USD 8'175'000.- liegt. Diese Berechnung der Beschwerdegegnerin entspricht einer pflichtgemässen Ermessensausübung unter Art. 70 Abs. 5 StGB. Sie ist bundesrechtskonform. Die Rückweisung an die Vorinstanz zur Übernahme dieser Berechnung des einziehbaren Deliktserlöses würde einem den Grundsätzen der Prozessökonomie widersprechenden formalistischen Leerlauf gleichkommen, weshalb davon abgesehen wird.”
“BGE 124 I 6 E. 4b/dd; Urteil 6B_697/2009 vom 30. März 2010 E. 2.4.1). Entscheidend sind die jeweils konkreten Umstände des Einzellfalls. Eine allgemein gültige Berechnungsmethode existiert nicht (BGE 147 IV 479 E. 6.5.3.3). In BGE 147 IV 479 legte das Bundesgericht die Grundzüge dar, in welchem Umfang der Gewinn aus einem durch Bestechung zustande gekommenen Vertrag einzuziehen ist. Unter ausführlicher Berücksichtigung der in der Doktrin vertretenen Ansichten wurde erkannt, dass darauf abzustellen ist, ob der Vertrag einen illegalen Inhalt hatte, der Vertragsabschluss im Ermessen des bestochenen Beamten lag (sog. Beeinflussung eines Ermessensentscheids) oder gar Anspruch auf die Leistung bestand bzw. der Vertrag auch ohne die Bestechungszahlung abgeschlossen worden wäre (BGE 147 IV 479 E. 6.4). Namentlich bei der Beeinflussung eines Ermessensentscheids ist mit der Lehre nicht der gesamte Nettoerlös einzuziehen, sondern hat eine sich an den gesamten Umständen orientierende Schätzung gemäss Art. 70 Abs. 5 StGB zu erfolgen (BGE 147 IV 479 E. 6.5.3.1 f. mit Hinweisen).”
“- (nach Abzug der Bestechungszahlung von Fr. 863'000.-) lediglich Fr. 1'160'000.-, d.h. rund 50 %, eingezogen (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 1.4 und 2.1), dies obschon die Vorinstanz für erwiesen hielt, dass der Ertrag aus dem Rechtsgeschäft ohne die Bestechungszahlung angesichts des vermehrten Kostendrucks tiefer ausgefallen wäre (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 1.3). Die Vorinstanz rechtfertigte dies damit, dass der erwähnte Erlös nicht nur von der korrumpierten Mandatserteilung, sondern auch von der erfolgreichen Arbeit des betroffenen Unternehmens abhängig gewesen sei. Der mit den Mandaten erwirtschaftete Ertrag stelle aus diesem Grund einen bloss teilweise deliktischen Vermögenswert dar (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 2.1). Dies war gemäss dem Bundesgericht nicht zu beanstanden (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 2.3). Das Bundesgericht stellte hierfür auf FLORIAN BAUMANN ab, wonach bei der Beeinflussung eines Ermessensentscheids eine sich an den gesamten Umständen orientierende Schätzung gemäss Art. 70 Abs. 5 StGB zu erfolgen hat (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 2.2). Dem ist weiterhin beizupflichten. Dies ergibt sich bereits daraus, dass der Vorteil aus dem Geschäft nur dann zu 100 % als "durch die Straftat erlangt" gelten kann, wenn hypothetisch davon auszugehen ist, das fragliche Unternehmen hätte ohne die Straftat in der fraglichen Periode mit den verwendeten Ressourcen kein anderes Geschäft getätigt (BAUMANN, a.a.O., N. 73 zu Art. 70/71 StGB).”
Die geschädigte Privatklägerin (der Verletzte) kann die direkte Zuweisung eingezogener deliktischer Vermögenswerte gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verlangen; die Rechtsprechung hat wiederholt solche direkten Zuweisungen zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands bestätigt.
“Direkte Zuweisung gewisser Gelder Die Privatklägerin brachte zunächst vor, die Vorinstanz habe zu Unrecht ausschliesslich auf eine Ersatzforderung erkannt. Gewisse deliktische Vermögenswerte seien nach wie vor vorhanden und ihr entsprechend gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB direkt zuzusprechen. Eventualiter seien die entsprechenden Vermögenswerte gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen und der Privatklägerin direkt oder eventualiter über Art. 73 Abs. 1 Bst. b StGB zuzusprechen.”
“64 auf dem Konto übrig (vgl. StA act. 8.5). Gemäss der oben beschriebenen Sockeltheorie bilden diese CHF 1'589.64 den deliktischen "Boden" bzw. "Sockel", da der Be- schuldigte mit der Abhebung der CHF 95'000.00 in die von April bis Juni 2017 an ihn ausbezahlten Löhne deliktischer Herkunft "eingriff" bzw. diesen deliktischen "Bodensatz" antastete (vgl. E. 8.2.2). Weitere deliktische Vermögenswerte bilden die nach der Abhebung vom 12. Juli 2017 vom B. an den Beschuldigten ausgerichteten Lohnfortzahlungen bzw. Krankentaggelder (CHF 4'936.40 vom 25. Juli 2017; CHF 4'936.85 vom 25. August 2017; CHF 4'936.85 vom 25. September 2017; CHF 8'997.65 vom 25. Oktober 2017; CHF 2'773.85 vom 24. November 2017). Der Einziehung unterliegen damit der sich nach der Abhebung vom 12. Juli 2017 noch auf dem Konto befindliche Betrag von CHF 1'589.64 sowie alle späte- ren Lohnzahlungen (CHF 1'589.64 + CHF 4'936.40 + CHF 4'936.85 + CHF 4'936.85 + CHF 8'997.65 + CHF 2'773.85), total somit CHF 28'171.24. Ge- stützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB werden diese der Privatklägerin zur Wiederherstel- lung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt bzw. aus den beschlagnahmten Vermögenswerten direkt zugesprochen. Demnach sind der Privatklägerin von den beschlagnahmten Vermögenswerten CHF 28'171.24 zuzuweisen. Um diesen Be- trag reduziert sich der vom Beschuldigten an die Privatklägerin zu bezahlende Schadenersatz. Weil die Privatklage im Umfang von CHF 49'356.17 vollumfänglich gutgeheissen wird, hat der Beschuldigte der Privatklägerin damit noch die Diffe- renz von CHF 21'184.93 zu bezahlen (CHF 49'356.17 - CHF 28'171.24).”
“Die auf dem PC-Konto der Staatsanwaltschaft hinterlegte Sicherheitsleistung des G____ in Höhe von CHF 407932.70 ist diesem nach dem Gesagten im Umfang von CHF 290'569.99 herauszugeben. Das Restguthaben in Höhe von CHF 117362.71 wird in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands der E____ zugesprochen. Die Staatsanwaltschaft wird angewiesen, die Guthaben innert fünf Tagen seit Rechtskraft des Urteils zu verteilen. Ein Doppelzahlungsrisiko (vgl. dazu BGE 117 IV 107 E. 2b; BGer 6B_326/2011 vom 14. Februar 2012 E. 2.3.3) von G____ besteht in vorliegendem Verfahren nicht, da gegen ihn keine Zivilforderungen geltend gemacht werden. Einem zukünftigen Risiko wird mit der Formulierung des vorliegenden Dispositivs, auf welches verwiesen werden kann, Rechnung getragen (vgl. dazu auch nachfolgend E. 9.4).”
“Dies ist vorliegend der Fall: Die durch die beiden Beschuldigten erhältlich gemachten Barmittel waren vor den inkriminierten Überweisungen Teil des Vermögens der E____, was die entsprechenden Kontoauszüge beweisen (vgl. dazu E. 4.1.1, 5.1.3, 5.3). Die bei der I____ beschlagnahmten Vermögenswerte auf den Konten der J____ ([...]), des C____ ([...] und [...]), der K____ ([...]), des A____ ([...]), des G____ ([...]) sowie der L____ ([...] und [...]) werden in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands daher der E____ zugesprochen. Die I____ wird angewiesen, die beschlagnahmten Vermögenswerte in Höhe von insgesamt EUR 650'034.28 und CHF 88'819.99 (Stand 26. Oktober 2021) innert fünf Tagen seit Rechtskraft des Urteils an die Privatklägerin zu überweisen.”
Der Schutz nach Art. 70 Abs. 2 StGB kann entfallen, wenn Zeitablauf und konkrete Umstände dafür sprechen. Die Entscheidsstelle führt hierzu beispielhaft an, dass der Empfänger während der relevanten Zeitspanne anderweitig Einkommen erzielte, weshalb der Schutz in jenem Fall nicht gewährt wurde.
“Nach dem Gesagten geniesst der Beschwerdeführer keinen Schutz gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB, so dass die mutmasslich deliktisch erlangten und schliesslich dem Beschwerdeführer zugeflossenen Vermögenswerte der Privatklägerin grundsätzlich der Einziehungsbeschlagnahme gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO unterliegen würden. Zufolge Zeitablaufs und insbesondere des Umstands, dass der Beschwerdeführer während seiner Aktivzeit im Rennsport auch anderweitig Einkommen generierte (vgl. Beschwerdebeilagen”
Sind die einzuziehenden Werte nicht mehr verfügbar (z. B. verbraucht, vernichtet, veräussert oder vermischt), kann subsidiär eine ersatzweise Forderung (créance compensatrice) angeordnet werden. Voraussetzung ist, dass die materiellen Tatbestandsvoraussetzungen der Einziehung nach Art. 70 StGB ursprünglich erfüllt gewesen wären; die créance compensatrice tritt nur ein, weil die konfiszierbaren Werte nicht mehr vorhanden sind.
“Les causes à l'origine de l'indisponibilité des valeurs illicites sont sans importance, qu'elles aient été dissimulées, aliénées, consommées, perdues, voire mélangées s'agissant de choses fongibles. 5.2.2. Pour prononcer une créance compensatrice, encore faut-il que les valeurs (produit de l'infraction) soient confiscables. Les conditions de la confiscation doivent être réunies à la différence près que les valeurs qui devraient être confisquées (produit de l'infraction) ne sont plus disponibles. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut en effet être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée ; elle est alors soumise aux mêmes conditions que cette mesure. Il en découle que la créance compensatrice non seulement dépend de la confiscation, mais encore s'y substitue. Le juge devra prononcer une créance compensatrice aux conditions suivantes : - les conditions de la confiscation de valeurs patrimoniales illicitement acquises auprès de l'auteur, respectivement de tiers, doivent être remplies au regard de l'art. 70 CP ; - les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles ; - l'auteur n'a pas entièrement dédommagé le lésé ou ce dernier ne se sera pas vu restituer directement les valeurs patrimoniales en rétablissement de ses droits. 5.2.3. En principe, le montant de la créance compensatrice est de la même valeur que le produit de l'activité délictueuse. Cela résulte de l'art. 71 al. 1 CP qui prévoit que la créance compensatrice doit être "d'un montant équivalent" à l'avantage illicite. L'étendue et l'importance des actifs qui peuvent être confisqués sont déterminées à partir du résultat économique de l'infraction perpétrée. On entend par résultat de l'infraction tant le produit immédiat de celle-ci que tout avantage économique obtenu grâce à l'infraction, ainsi que les revenus et gains générés par le produit de l'infraction ; en revanche, il n'y a pas lieu de tenir compte d'éventuels intérêts moratoires, compensatoires ou autres. La créance compensatrice, pas plus que la confiscation, ne constituent une forme de réparation du dommage, et cela quand bien même les participants à un acte illicite sont tenus de réparer le dommage qui en découle ; elle ne doit pas être confondue avec l'action acquilienne prévue par l'art.”
“La confiscation doit donc être ordonnée aussi longtemps que l'avantage illicite n'a pas été effectivement supprimé. Il est vrai que, dans ce cas, l'auteur s'expose à payer deux fois, dès lors que la confiscation n'empêche pas le lésé d'obtenir la réparation de son dommage. A quoi il faut ajouter que le lésé n'est pas tenu de réclamer à l'Etat l'attribution des objets et valeurs confisqués conformément à l'art. 73 CP ; il peut persister à agir contre l'auteur. Le juge ne peut pas non plus faire obstacle à cette double intervention en allouant spontanément au lésé les valeurs confisquées de manière à éviter à l'auteur une action en dommages et intérêts. En effet, l'allocation au lésé prévue par l'art. 73 al. 1 CP n'est, comme déjà relevé, accordée qu'à la demande exprès du lésé (ATF 145 IV 237 consid. 3.1; TF 6B_659/2012 du 8 avril 2013 consid. 3.1; TF 6B_53/2009 du 24 août 2009 consid. 2.4); de plus, elle ne peut intervenir que s'il est à prévoir que le délinquant ne réparera pas le dommage (Hirsig-Vouilloz, in : Roth/Moreillon [éd.], Commentaire Romand, Code pénal I, 2e éd., Bâle 2021, n. 27 ad art. 70 CP). 7.3 7.3.1 En l’espèce, le fait que l’argent perçu indûment par les prévenus ne soit plus disponible pour une confiscation n’est en soi pas remis en question. De plus, il est à prévoir que les intéressés, qui contestent les faits qui leur sont reprochés, ne répareront pas le dommage ou ne le feront que dans une mesure très limitée. Enfin, aucune assurance ne couvre le préjudice. Les appelants et l’appelant par voie de jonction n’articulent aucun moyen dirigé spécifiquement contre le calcul des créances compensatrices par les premiers juges. Le montant de ces créances équivaut à l’enrichissement respectif de chaque auteur, conformément au calcul des montants des pots-de-vin perçus dont le détail est exposé au considérant 3.3.2 ci-dessus, soit sans la réduction de 25% opérée par les premiers juges, qui n’est pas justifiée, comme le relève à juste titre le Ministère public. 7.3.2 Les appelants et l’appelant par voie de jonction ne contestent pas – à bon droit – que les conditions de l’allocation des créances compensatrices aux parties plaignantes sont réunies.”
“Cela signifie que, dans le futur, ce danger doit exister et que, précisément pour cette raison, il faut ordonner la confiscation en tant que mesure de sécurité (ATF 137 IV 249 consid. 4.4 ; TF 6B_189/2022 du 30 novembre 2022 consid. 4.1). C’est l’usage qui est fait de l’objet lors de la commission de l’infraction ou sa destination prévue, qui lui confère son caractère dangereux et justifie ainsi sa confiscation (ATF 103 IV 76 consid. 2 ; JdT 1978 IV 72 ; Dupuis et al., op. cit., n. 11 ad art. 69 CP). En application de l’art. 69 al. 2 CP, le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits. Il s’agit d’éviter que la mise en circulation de ces biens permette la commission d’autres infractions (Dupuis et al., op. cit., n. 22 ad art. 69 CP). 5.2.2 Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 ; ATF 125 IV 4 consid. 2a/bb). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable ne procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid.”
Bargeld, das im Rahmen von Hausdurchsuchungen, in Fahrzeugen oder bei einer Festnahme aufgefunden oder unmittelbar nach einer Übergabe sichergestellt wird, kann nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen werden. In der Rechtspraxis wird solches aufgefundenes Bargeld häufig als Deliktserlös bzw. einzuziehendes Vermögen angesehen.
“Mit dem angefochtenen Urteil verfügte die Vorinstanz gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB die Einziehung der beschlagnahmten Barschaft von Fr. 55'000.–. Sie erwog, dass dieser Bargeldbetrag dem Beschuldigten anlässlich der Übergabe einer Lieferung von gestohlenen Zigarettenstangen vom Abnehmer C._____ be- zahlt worden sei. Bei seiner Verhaftung unmittelbar nach der Übergabe habe das Bargeld beim Beschuldigten sichergestellt werden können, weshalb es zu diesem Zeitpunkt bereits in dessen Eigentum gewesen sei. Die Fr. 55'000.– seien somit Vermögenswerte, die der Beschuldigte durch eine Straftat – den Diebstahl von Zigarettenstangen und den anschliessenden Verkauf derselben – erlangt habe. Die beschlagnahmte Barschaft stelle somit Deliktserlös im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB dar. - 31 -”
“Beschlagnahmter Geldbetrag und Verrechnung Die Strafbehörden können ihre Forderungen aus Verfahrenskosten mit Entschädigungsansprüchen der zahlungspflichtigen Partei aus dem gleichen Strafverfahren sowie mit beschlagnahmten Vermögenswerten verrechnen (Art. 442 Abs. 4 StPO). Vermögenswerte, welche u.a. durch eine Straftat erlangt worden sind, werden durch das Gericht hingegen eingezogen (Art. 70 Abs. 1 StGB). Seitens des Beschuldigten 1 wurde nicht die Verrechnung des beschlagnahmten Geldbetrags an sich angefochten. Vielmehr beantragte er die Korrektur der zu verrechnenden Kosten dergestalt, dass den gestellten Anträgen gefolgt und sich die dem Beschuldigten 1 aufzuerlegenden Verfahrenskosten entsprechend reduzierten (pag. 2857). Anlässlich der Hausdurchsuchung vom 31. Oktober 2018 wurde im Kinderzimmer des Beschuldigten 1 ein Geldbetrag von CHF 1'805.57 (CHF 1'750.00 und EUR”
“Beschlagnahmter Geldbetrag und Verrechnung Die Strafbehörden können ihre Forderungen aus Verfahrenskosten mit Entschädigungsansprüchen der zahlungspflichtigen Partei aus dem gleichen Strafverfahren sowie mit beschlagnahmten Vermögenswerten verrechnen (Art. 442 Abs. 4 StPO). Vermögenswerte, welche u.a. durch eine Straftat erlangt worden sind, werden durch das Gericht hingegen eingezogen (Art. 70 Abs. 1 StGB). Anlässlich der Hausdurchsuchung vom 4. April 2019 wurde im Portemonnaie des Beschuldigten ein Geldbetrag von CHF 1'900.00 (Stückelung: 2 x CHF”
“B12.3) - 1 SIM-Karte Lycamobile .________ (Ass.-Nr. B12.4) - 1 SIM-Karte Sunrise .________ (Ass.-Nr. B12.5) - 1 SIM-Karte Swisscom P .________ (Ass.-Nr. B12.6) - 1 iPhone weiss, Model A .________ (Ass.-Nr. E1) - 1 Natel Nokia schwarz (Ass.-Nr. E4) - 1 SIM-Karte Sunrise, .________ (Ass.-Nr. E11) - 2 Lycamobile SIM-Karten, 1 Lebara SIM-Karte (Ass.-Nr. A3) - 1 Vakuumbeutel mit Inhalt (braunes Klebeband; Ass.-Nr. D1) AKS Ziff. 1.5.2.4: - 1 Sack mit einer Kleinmenge Kokain (Ass.-Nr. A1) - 1 Mobiltelefon Marke Nokia (Ass.-Nr. A2) - 1 Mobiltelefon Marke Nokia (Ass.-Nr. A3) - Diverses Verpackungsmaterial Vakuumbeutel Solis (Ass.-Nr. A5) - 1 Paar Haushaltshandschuhe pink (Ass.-Nr. A6) - 1 Schraubenschlüssel Grösse 14; AKS Ziff. 1.5.2.6 - 1 Mobiltelefon «I.________» Schwarz; AKS Ziff. 1.5.2.8 - 1 Milchkanne, Inhalt weisses Pulver in einem Sack; AKS Ziff. 1.5.2.11 - 1 Ladekabel zu Natel Alcatel; AKS Ziff. 1.5.2.11 Die beschlagnahmten Vermögenswerte von insgesamt CHF 10'832.15 seien einzuziehen (Art. 70 Abs. 1 StGB): - CHF 10'000.00 (100 Stück 100-Franken-Noten; aus Dachhimmel); AKS Ziff. 1.5.2.5 - € 605.00 (12 x 50 Euro und 1 x 5 Euro), Ass.-Nr. B1, gewechselt in CHF, ausmachend CHF 682.15; AKS Ziff. 1.5.2.2 - CHF 150.00 ab Konto BD.________ BD.________ (Bank) AG, Konto Nr.: .________, IBAN .________; AKS Ziff. 1.5.2.9 Die folgenden beschlagnahmten Papiere und Unterlagen seien einzuziehen und als Beweismittel bei den Akten zu belassen (Art. 69 StGB): - 1 Kopie des Briefes vom 11.09.2017 von A.________ an J.________, .________ (in amtlichen Akten); AKS Ziff. 1.5.2.1; - Diverse Akten betreffend Geldtransfers etc. (Ass.-Nr. B3): - Western Union SBB von E.________ an A.________ vom 13.07.2017 CHF 512.00, 15.07.2017 CHF 1'012.00, 18.07.2017 CHF 200.00, 21.07.2017 CHF 500.00; - Swiss Transfer an K.________ von E.________ vom 21.07.2017 CHF 214.74; - Ria von A.________ an L.________ vom 18.05.2017 CHF 137.00; - Ria von E.________ an M.________ vom 08.07.2017 CHF 119.00; - UBS Bankauszug von A.________ vom 07.”
“Einziehung des beschlagnahmten Geldbetrags Die Verteidigung beantragte anlässlich der Berufungsverhandlung (pag. 1270) erneut die Aufhebung der Beschlagnahme des Geldbetrages von CHF 18'782.60 und die Herausgabe an den Beschuldigten. Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (Art. 70 Abs. 1 StGB). In erster Linie soll mit dieser Einziehung dem Grundsatz, wonach sich Verbrechen nicht lohnen soll, Nachachtung verschafft werden. Anlässlich der Anhaltung vom 09. August 2019 konnten im Rahmen der groben Durchsuchung des vom Beschuldigten geführten Toyota Prius mit dem Kennzeichen ________ zwei Bargeldbeträge von CHF 2'160.00 / EUR”
Eine Ausgleichseinziehung nach Art. 70 StGB kann auch gegen juristische Personen angeordnet werden; dies zeigt der angeführten Praxisfall, in dem die Einziehung bzw. die staatliche Ersatzforderung gegenüber in Panama bzw. Belize domizilierten Gesellschaften und deren gesperrten Konten beantragt bzw. verfügt wurden, obwohl eine natürliche Person der wirtschaftliche Alleineigentümer war.
“Sachverhalt: A. Die Bundesanwaltschaft (BA) führte eine Strafuntersuchung gegen zwei ukrainische Staatsangehörige wegen Geldwäscherei und Bestechung fremder Amtsträger. Am 19. bzw. 20. August 2013 teilten die inPanama domizilierte A.________ SA (nachfolgend: Panama-Gesellschaft) und die in Belize domizilierte B.________ Ltd. (nachfolgend: Belize-Gesellschaft) der BA mit, dass sie von einem Anwalt rechtlich vertreten würden. Sie reichten entsprechende Vollmachten zugunsten ihres Rechtsvertreters ein. Die BA teilte dem Rechtsvertreter der beiden Gesellschaften am 21. August 2013 mit, dass Vermögenswerte der Gesellschaften (auf Bankkonten) vorläufig beschlagnahmt worden seien. B. Am 19. Dezember 2019 erhob die BA Anklage gegen die Beschuldigten wegen qualifizierter Geldwäscherei. In der Anklageschrift wurden beschlagnahmte Vermögenswerte der Panama-Gesellschaft und der Belize-Gesellschaft aufgeführt. Die BA beantragte unter anderem die Ausgleichseinziehung (Art. 70 StGB) von gesperrten Vermögenswerten der Panama-Gesellschaft und die Zusprechung einer staatlichen Ersatzforderung (Art. 71 StGB) zu Lasten von beschlagnahmtem Vermögen der Belize-Gesellschaft. Der Hauptbeschuldigte ist wirtschaftlicher Alleineigentümer der beiden Gesellschaften. C. Am 2. Juni 2020 fand (in Anwesenheit eines Vertreters der BA und der Verteidiger der beiden Beschuldigten) die Hauptverhandlung statt. Das Strafurteil "..." der Strafkammer des Bundesstrafgerichtes (SK BstGer) wurde den Parteien (Beschuldigte und BA) am 26. Juni 2020 mündlich eröffnet und begründet. Die Beschuldigten liessen je die Berufung anmelden. Den beiden Gesellschaften und ihrem Rechtsvertreter wurde das Urteilsdispositiv weder förmlich eröffnet, noch zugestellt. D. In ihrem Urteilsdispositiv (Ziff. III) zog die SK BstGer folgende Vermögenswerte ein bzw. belegte sie mit einer staatlichen Ersatzforderung: Auf einem ersten gesperrten Konto der Panama-Gesellschaft erfolgte die Ausgleichseinziehung eines Betrages in USD (in mehrfacher Millionenhöhe) (Ziff.”
“Sachverhalt: A. Die Bundesanwaltschaft (BA) führte eine Strafuntersuchung gegen zwei ukrainische Staatsangehörige wegen Geldwäscherei und Bestechung fremder Amtsträger. Am 19. bzw. 20. August 2013 teilten die inPanama domizilierte A.________ SA (nachfolgend: Panama-Gesellschaft) und die in Belize domizilierte B.________ Ltd. (nachfolgend: Belize-Gesellschaft) der BA mit, dass sie von einem Anwalt rechtlich vertreten würden. Sie reichten entsprechende Vollmachten zugunsten ihres Rechtsvertreters ein. Die BA teilte dem Rechtsvertreter der beiden Gesellschaften am 21. August 2013 mit, dass Vermögenswerte der Gesellschaften (auf Bankkonten) vorläufig beschlagnahmt worden seien. B. Am 19. Dezember 2019 erhob die BA Anklage gegen die Beschuldigten wegen qualifizierter Geldwäscherei. In der Anklageschrift wurden beschlagnahmte Vermögenswerte der Panama-Gesellschaft und der Belize-Gesellschaft aufgeführt. Die BA beantragte unter anderem die Ausgleichseinziehung (Art. 70 StGB) von gesperrten Vermögenswerten der Panama-Gesellschaft und die Zusprechung einer staatlichen Ersatzforderung (Art. 71 StGB) zu Lasten von beschlagnahmtem Vermögen der Belize-Gesellschaft. Der Hauptbeschuldigte ist wirtschaftlicher Alleineigentümer der beiden Gesellschaften. C. Am 2. Juni 2020 fand (in Anwesenheit eines Vertreters der BA und der Verteidiger der beiden Beschuldigten) die Hauptverhandlung statt. Das Strafurteil "..." der Strafkammer des Bundesstrafgerichtes (SK BstGer) wurde den Parteien (Beschuldigte und BA) am 26. Juni 2020 mündlich eröffnet und begründet. Die Beschuldigten liessen je die Berufung anmelden. Den beiden Gesellschaften und ihrem Rechtsvertreter wurde das Urteilsdispositiv weder förmlich eröffnet, noch zugestellt. D. In ihrem Urteilsdispositiv (Ziff. III) zog die SK BstGer folgende Vermögenswerte ein bzw. belegte sie mit einer staatlichen Ersatzforderung: Auf einem ersten gesperrten Konto der Panama-Gesellschaft erfolgte die Ausgleichseinziehung eines Betrages in USD (in mehrfacher Millionenhöhe) (Ziff.”
Nach der Rechtsprechung kommt eine Einziehung nach Art. 70 StGB nicht in Betracht, soweit nachgewiesen ist bzw. feststeht, dass die betroffenen Vermögenswerte nicht aus einer Straftat stammen oder bereits vor der begangenen bzw. begonnenen Tat erworben worden sind; fehlt der Nachweis einer deliktischen Herkunft, rechtfertigt dies die Einziehung nicht.
“________ Company -, n'était atteint que de façon médiate; deuxièmement, la confiscation au sens de l'art. 70 CP n'avait pas pour but de prévenir la commission d'un futur acte illicite; les montants que les recourants entendaient maintenir sous main de justice n'avaient pas (encore) fait l'objet d'une utilisation ou d'un début d'utilisation indue par les "trustees" et il importait peu que cela résulte (éventuellement) des mesures ordonnées par les juridictions de V.________, puis par le Ministère public; troisièmement, une confiscation ou une restitution ne pouvait pas porter sur "l'objet" d'une infraction, mais uniquement sur les valeurs qui en étaient le résultat; or les avoirs en cause ne provenant pas d'un acte illicite, leur saisie conservatoire n'avait point lieu d'être; quatrièmement, les fonds litigieux n'avaient pas été (en l'état) soustraits au Trust, de sorte qu'ils ne sauraient lui être restitués à l'issue de la procédure; cinquièmement, le prononcé d'une créance compensatrice (cf. art. 71 CP) ne pouvait pas non plus être envisagé, dès lors que les conditions de l'art. 70 CP n'étaient pas réunies.”
“Par ailleurs, l'appelant a admis percevoir des commissions, ce qui vient corroborer le fait qu'il était un « partnership » dans les escroqueries de la « Zairean Connection ». Enfin, à ce stade, l’appelant ne conteste plus l’infraction de blanchiment d’argent qualifié, ce dont on doit déduire qu’il admet que les fonds avaient une origine criminelle. Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, on ne discerne aucune constatation erronée ou incomplète des faits. L’appelant est en outre bien coauteur des escroqueries commises. Les griefs, mal fondés, doivent être rejetés. 5. L'appelant invoque une violation des art. 70 CP et 267 CPP. Il estime qu'une partie des objets séquestrés doit lui être restituée, notamment les actes notariaux originaux et copies qui se trouvent dans les différentes fourres énumérées à la fin de la liste, pour l'achat de terrains au Congo en 2018 et 2019. Ces terrains avaient été acquis bien avant la commission des infractions en 2021 et n'étaient pas le résultat d'une infraction. 5.1 5.1.1 Aux termes de l'art. 70 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (al. 1) ; la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (al. 2). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer". La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid.”
“L'appelant invoque une violation des art. 70 CP et 267 CPP. Il estime qu'une partie des objets séquestrés doit lui être restituée, notamment les actes notariaux originaux et copies qui se trouvent dans les différentes fourres énumérées à la fin de la liste, pour l'achat de terrains au Congo en 2018 et 2019. Ces terrains avaient été acquis bien avant la commission des infractions en 2021 et n'étaient pas le résultat d'une infraction. 5.1 5.1.1 Aux termes de l'art. 70 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (al. 1) ; la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (al. 2). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer". La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 et les réf. cit. ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1). Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (TF 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3 ; TF 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2 ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid.”
“Or, les montants que les recourants souhaitent voir conservés sous main de justice n'ont pas (encore) fait l'objet d'une utilisation, ou d'un début d'utilisation, indue par les trustees; que cette impossibilité d'utilisation puisse (éventuellement) résulter des mesures ordonnées sur les actifs de F______ LTD et G______ par les juridictions des îles Caïmans, puis par le Ministère public, n'y change rien. Troisièmement, une confiscation/restitution ne peut en aucun cas porter sur "l’objet" d’une infraction (comme l’estiment les recourants), mais uniquement sur les valeurs qui en sont le résultat. Dans la mesure où les sommes ici litigieuses ne proviennent pas d’un acte illicite, leur saisie conservatoire n’a point lieu d’être. Quatrièmement, les fonds concernés n’ont (en l’état) nullement été soustraits au trust, de sorte qu’ils ne sauraient lui être restitués au terme de la présente procédure. Cinquièmement, le prononcé d’une future créance compensatrice (art. 71 CP) ne peut être envisagé, à défaut pour les conditions de l’art. 70 CP d’être réunies. À cette aune, la qualité pour agir doit être déniée aux recourants. 2.3. Il s’ensuit que le recours est irrecevable. Dans ces circonstances, point n’est besoin d’examiner si, d'une part, les conditions de l'art. 158 CP sont prima facie réalisées – raison pour laquelle le mémoire déposé par les consorts en avril 2024 (lequel traite exclusivement de cette problématique) n’a pas été soumis aux intimés – et, d'autre part, le Ministère public a violé le droit d'être entendus des recourants, en omettant de leur transmettre la missive de F______ LTD et G______ du 23 octobre 2023 – étant relevé que les consorts se sont longuement exprimés, devant la Chambre de céans, sur les considérations utiles au sort de la cause –. 3. Les recourants succombent (art. 428 al. 1, 2ème phrase, CPP). Partant, ils assumeront solidairement (art. 418 al. 2 CPP) les frais de la procédure de recours, fixés en totalité à CHF 3'000.- (art. 3 cum 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP; E 4 10.”
“Si cela s'avérait, les prévenus, seuls propriétaires légaux du patrimoine du trust, ne seraient pas à même de défendre les intérêts de cette entité, étant (potentiellement) impliqués dans la commission des faits dénoncés. La question de savoir s'il se justifie, en conséquence, de reconnaître aux recourants le statut de lésé (art. 115 CPP) pour faire valoir les droits du P______ – interrogation qui n'a, à ce jour, ni été tranchée, sur le plan théorique, par le Tribunal fédéral, ni fait l'objet, ici, d'une décision préalable du Ministère public – souffre de demeurer indécise. 2.2.4. En effet, à supposer que ce soit le cas, les intéressés ne disposeraient alors pas d’un intérêt juridiquement protégé (art. 382 CPP) au maintien des séquestres litigieux, pour les cinq raisons qui suivent. Premièrement, F______ LTD et G______ sont seules titulaires des comptes bancaires saisis et, comme telles, directement touchées dans leurs droits par les mesures querellées. P______ n’est atteint que médiatement, en sa qualité d’actionnaire unique de F______ LTD, société qui détient, à son tour, G______. Deuxièmement, une confiscation/restitution fondée sur l'art. 70 CP suppose qu’une infraction ait été commise ou tentée, cette disposition n’ayant pas pour finalité de prévenir la commission d’un futur acte illicite. Or, les montants que les recourants souhaitent voir conservés sous main de justice n'ont pas (encore) fait l'objet d'une utilisation, ou d'un début d'utilisation, indue par les trustees; que cette impossibilité d'utilisation puisse (éventuellement) résulter des mesures ordonnées sur les actifs de F______ LTD et G______ par les juridictions des îles Caïmans, puis par le Ministère public, n'y change rien. Troisièmement, une confiscation/restitution ne peut en aucun cas porter sur "l’objet" d’une infraction (comme l’estiment les recourants), mais uniquement sur les valeurs qui en sont le résultat. Dans la mesure où les sommes ici litigieuses ne proviennent pas d’un acte illicite, leur saisie conservatoire n’a point lieu d’être. Quatrièmement, les fonds concernés n’ont (en l’état) nullement été soustraits au trust, de sorte qu’ils ne sauraient lui être restitués au terme de la présente procédure.”
“belastet, so dass sich der Kontostand am 5. November 2021 auf CHF 6'887.11 belief (pag. 18 117/2). Zwischenzeitlich überwies die Freizügigkeitsstiftung der P.________ AG (Bank) auf Auszahlungsantrag des Beschuldigten die Freizügigkeitsleistungen in der Höhe von CHF 61'325.00 auf das gesperrte Konto (vgl. pag. 19 520 ff.), dessen Stand infolgedessen per 23. Oktober 2023 CHF 67'988.90 betrug (pag. 19 611). Weder machte der Beschuldigte geltend noch ist ersichtlich, dass das Geld jemand anderem als ihm selbst zusteht. Es wurde bereits ausgeführt, dass auch in Bezug auf dieses Geld nicht nachgewiesen werden kann, dass es deliktischer Herkunft ist und eine Einziehung nach Art. 70 StGB somit nicht infrage kommt. Deshalb ist – gleich wie beim EUR-Konto – auch in Bezug auf dieses Konto die Kontosperre im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung aufrecht zu erhalten, bis im Zwangsvollstreckungsverfahren gemäss SchKG über die Sicherungsmassnahmen entschieden wurde, längstens jedoch für die Dauer von zwei Jahren ab Rechtskraft des Urteils.”
“1 CPP dispone che, se il motivo del sequestro viene meno, il pubblico ministero oppure il giudice dispone il dissequestro e restituisce gli oggetti o i valori patrimoniali agli aventi diritto. L’inchiesta in questione è terminata ed il magistrato inquirente ha prospettato l’emanazione di un decreto di abbandono, non avendo ravvisato indizi in capo a chicchesia per il reato di omicidio colposo. Il primo presupposto per il mantenimento del sequestro, segnatamente l’esistenza di sufficienti indizi di reato giusta l’art. 197 cpv. 1 lit. b CPP, è quindi venuto a cadere. 3.4.2.2. A fronte di quanto sopra, non è chiaro a che titolo il procuratore pubblico abbia deciso di mantenere il sequestro dell’orologio in questione, limitandosi - come visto - ad indicare che non sarebbe possibile escludere un passaggio di proprietà del citato bene. Neppure il sequestro può essere mantenuto a fini di confisca, aspetto che peraltro il procuratore pubblico nemmeno sostiene. Si è detto che l’art. 70 CP presuppone valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato oppure che erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato. Aspetto evidentemente non contemplato in concreto. 3.4.3. Si rileva infine che non spetta al magistrato inquirente sostituirsi al giudice civile in caso di un eventuale contenzioso legato alla successione di __________. In siffatte circostanze, visto come il mantenimento del sequestro non è giustificato, il procuratore pubblico provvederà a dissequestrare il citato orologio a favore degli aventi diritto, segnatamente la comunione ereditaria di __________. 3.5. Alla luce di quanto sopra esposto, il decreto qui impugnato deve essere annullato e gli atti dell’incarto MP __________ ritornati al magistrato inquirente per i suoi incombenti.”
“gekauft hatten (pag. 07 001 013), ist sie offensichtlich nicht „durch eine Straftat erlangt worden“, was aber Art. 70 StGB voraussetzen würde, damit sie eingezogen werden könnte. Angesichts des Umstandes, dass A.________ mit Zahlung von CHF 100‘000 an O.________ (vgl. Ziff. II.B.2.7.1 sowie übereinstimmende Aussagen von A.________ und O.________) mehr als die knapp CHF 75’000 zurückbezahlt hat, die er persönlich von der J.________ AG bezogen hatte (vgl. Ziff. II.B.4.2 hiervor), verzichtet das Gericht auch darauf, auf eine Ersatzforderung zu erkennen (Art. 71 StGB). Damit besteht kein Grund für die Aufrechterhaltung der Beschlagnahme bzw. der Grundbuchsperre und diese ist aufzuheben.”
“Die Vorinstanz ordnete an, dass die von der Staatsanwaltschaft beschlag- nahmte Barschaft von Fr. 4'540 sowie EUR 50 in Anwendung von Art. 268 StPO "zur Deckung der Verfahrenskosten einzuziehen" sei (Urk. 80 S. 62 und 68). Dies ist bereits insofern zu korrigieren, als eine Einziehung von Vermögenswerten nach Art. 70 StGB nur bei (nachweislichem) Deliktserlös in Frage kommt, wovon die Vorinstanz jedoch zu Recht nicht ausgegangen ist. Strittig ist, ob die be- schlagnahmte Barschaft gemäss Art. 267 Abs. 3 StPO in Verbindung mit Art. 268 Abs. 1 StPO zur Kostendeckung verwendet werden darf. Dabei wird das Vorlie- gen der allgemeinen Voraussetzungen für eine solche Kostendeckungsbeschlag- nahme zu Recht weder vom Beschuldigten noch von der Verfahrensbeteiligten in Abrede gestellt, zumal sich der Beschuldigte infolge der gegen ihn verhängten Einreisesperre einstweilen im Ausland aufhalten muss, weshalb die dem Be- schuldigten aufzuerlegenden Verfahrenskosten (vgl. nachstehend E. VI.) nicht ohne Weiteres einbringlich sind. Sowohl der Beschuldigte als auch die Verfah- rensbeteiligte machen jedoch geltend, das beschlagnahmte Geld gehöre nicht dem Beschuldigten, sondern der Verfahrensbeteiligten und sei dieser deshalb herauszugeben (Urk. 66 S. 1 und 27; Urk.”
“En outre, la décision était muette sur la question de la provenance criminelle des sommes transportées, un élément pourtant essentiel pour qu'un éventuel blanchiment d'argent puisse être retenu. Le prévenu disposait quant à lui d'attestations établissant les différents droits de propriété sur les montants en question. Le fait qu'il ne s'était pas enquis de l'arrière-plan économique et des ayants droit ne signifiait pas qu'il existait un crime préalable. En violation de l'art. 42 al. 1 CPP, le Ministère public avait refusé d'instruire la cause en raison de la procédure en fixation du for qui semblait s'enliser, tout en interdisant au prévenu l'accès au dossier. Dans un second grief, les recourants invoquent la violation de l'art. 263 al. 1 let. a, b et d CPP, les conditions du séquestre n'étant pas réalisées. Il n'existait aucun soupçon suffisant de blanchiment d'argent, faute de provenance criminelle des fonds. Ceux-ci ne pouvaient ainsi constituer des moyens de preuve (art. 263 al. 1 let. a CPP) et ne sauraient être confisqués, l'art. 70 CP exigeant un lien de connexité entre les valeurs séquestrées et l'infraction considérée, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. Enfin, les sommes ne pouvaient être séquestrées à des fins de garantie au sens de l'art. 263 al. 1 let. b CPP, vu qu'elles n'appartenaient pas au prévenu. Le prévenu estime avoir la qualité pour recourir dès lors que les montants bloqués avaient été placés sous sa responsabilité personnelle par les ayants droit économiques. Les autres recourants estiment la revêtir car ils étaient propriétaires desdits montants. Les recourants produisent les attestations suivantes : - Deux attestations en anglais du 16 juin 2020 (sic), par lesquelles B______ confirme que A______ transportait de la Suisse vers K______ [Emirats arabes unis], sous sa responsabilité personnelle, CHF 86'000.-, EUR 55'450.- et EUR 29'000.- lui appartenant (à elle). - Un reçu ("cash voucher for credit payment") en anglais du 16 juin 2021, à l'entête de C______, portant sur CHF 50'000.”
Praxisrelevant sind insbesondere die Frage, ob der Dritte eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat, und die Beweisführung hierzu. Gerichte wägen dabei Abklärungszweifel (z. B. unklare Kontoauszüge) gegen Indizien für eine deliktische Herkunft der Vermögenswerte ab.
“1 StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände oder Vermögenswerte voraussichtlich als Beweismittel oder zur Sicherstellung von Verfahrenskosten, Geldstrafen, Bussen oder Entschädigungen gebraucht werden (Bst. a und b), den Geschädigten zurückzugeben sind (Bst. c; sog. Restitution) oder einzuziehen sind (Bst. d). Gemäss Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0) werden Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, eingezogen, sofern sie nicht dem Verletzen zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB).”
“Die Vorinstanz erwägt, der Bargeldbetrag sei stark kontaminiert gewesen und es habe sich dabei um "Drogengeld" gehandelt. Die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 1 StGB seien grundsätzlich erfüllt. Die Beschwerdeführerin habe im Zusammenhang mit der Verfahrenseinstellung festgehalten, es könne aufgrund der vorgelegten Kontoauszüge nicht mit hinreichender Sicherheit ausgeschlossen werden, dass sich der Beschwerdegegner für eine legale Beschaffung einer Bäckereimaschine in die Schweiz begeben habe. Damit könne dem Beschwerdegegner keine Kenntnis der Einziehungsgründe vorgeworfen und eine gleichwertige Gegenleistung nicht ausgeschlossen werden. Die Voraussetzungen für eine Einziehung beim Beschwerdegegner als Dritten gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB seien nicht gegeben.”
Die Umwandlung des Erlöses (z. B. Währungswechsel, Anlage in Wertpapiere, Barauszahlungen) hindert die Einziehung nicht, soweit der Zusammenhang mit der Straftat anhand der rekonstruierbaren «Papierspur» nachgewiesen werden kann.
“3 La confiscation de valeurs patrimoniales provenant d'une infraction a un caractère répressif: elle vise à empêcher que le coupable puisse profiter de l'infraction commise, en évitant ainsi que le crime ne paie (ATF 139 IV 209 consid. 5.3; 129 IV 305 consid. 4.2.5; 106 IV 336 consid. 3b/aa; TPF 2014 31 consid. 4.1). Le produit du crime correspond à toute valeur qui est en lien direct et immédiat avec l'infraction. Lorsque le produit original est formé de valeurs destinées à circuler (billets de banque, effets de change, chèques, etc.) et qu'il a été transformé à une ou plusieurs reprises en de telles valeurs, il reste confiscable aussi longtemps que sa « trace documentaire » (« Papierspur », « paper trail ») peut être reconstituée de manière à établir son lien avec l'infraction (ATF 129 II 453 consid. 4.1 p. 461, SJ 2004 I 235; arrêt du Tribunal fédéral 1B_185/2007 du 30 novembre 2007 consid. 9). Ainsi, la conversion d'une somme d'argent en une autre monnaie ou en papiers-valeurs n'est pas un obstacle à la confiscation (Dupuis et al., Code pénal, 2e éd..2017, n° 7 ad art. 70 CP). Si les valeurs en cause ont fait l'objet d'actes punissables sous l'angle de l'art. 305bis CP, celles-ci peuvent également être confisquées au titre de résultat de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6S.667/2000 du 19 février 2001 consid. 3c, publié in SJ 2001 I p. 332). Dans tous les cas, le produit d'une infraction commise à l'étranger peut être confisqué en Suisse si les valeurs en question ont fait l'objet d'opérations de blanchiment (sur ces questions v. ATF 128 IV 145 en particulier consid. 2c p. 149 ss). Dans le cas d'une organisation criminelle, la confiscation en Suisse présuppose que les autorités helvétiques soient compétentes pour poursuivre la personne propriétaire des valeurs délictueuses pour appartenance ou soutien à une organisation criminelle. La confiscation est également possible si les fonds sont gérés en Suisse par un membre de l'organisation ou par une personne instrumentalisée à son insu (ATF 134 IV 185 consid. 2.1, publié aussi in SJ 2008 I p. 325 ss).”
“3 La confiscation de valeurs patrimoniales provenant d'une infraction a un caractère répressif: elle vise à empêcher que le coupable puisse profiter de l'infraction commise, en évitant ainsi que le crime ne paie (ATF 139 IV 209 consid. 5.3; 129 IV 305 consid. 4.2.5; 106 IV 336 consid. 3b/aa; TPF 2014 31 consid. 4.1). Le produit du crime correspond à toute valeur qui est en lien direct et immédiat avec l'infraction. Lorsque le produit original est formé de valeurs destinées à circuler (billets de banque, effets de change, chèques, etc.) et qu'il a été transformé à une ou plusieurs reprises en de telles valeurs, il reste confiscable aussi longtemps que sa « trace documentaire » (« Papierspur », « paper trail ») peut être reconstituée de manière à établir son lien avec l'infraction (ATF 129 II 453 consid. 4.1 p. 461, SJ 2004 I 235; arrêt du Tribunal fédéral 1B_185/2007 du 30 novembre 2007 consid. 9). Ainsi, la conversion d'une somme d'argent en une autre monnaie ou en papiers-valeurs n'est pas un obstacle à la confiscation (Dupuis et al., Code pénal, 2e éd..2017, n° 7 ad art. 70 CP). Si les valeurs en cause ont fait l'objet d'actes punissables sous l'angle de l'art. 305bis CP, celles-ci peuvent également être confisquées au titre de résultat de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6S.667/2000 du 19 février 2001 consid. 3c, publié in SJ 2001 I p. 332). Dans tous les cas, le produit d'une infraction commise à l'étranger peut être confisqué en Suisse si les valeurs en question ont fait l'objet d'opérations de blanchiment (sur ces questions v. ATF 128 IV 145 en particulier consid. 2c p. 149 ss). Dans le cas d'une organisation criminelle, la confiscation en Suisse présuppose que les autorités helvétiques soient compétentes pour poursuivre la personne propriétaire des valeurs délictueuses pour appartenance ou soutien à une organisation criminelle. La confiscation est également possible si les fonds sont gérés en Suisse par un membre de l'organisation ou par une personne instrumentalisée à son insu (ATF 134 IV 185 consid. 2.1, publié aussi in SJ 2008 I p. 325 ss).”
Fehlt eine nachvollziehbare «paper trail», kann statt direkter Konfiskation eine Ersatzforderung (créance compensatrice) angeordnet werden. Bei gemischten Konten bleibt die direkte Konfiskation möglich, sofern ein connexer Bezug zwischen Konto und Straftat festgestellt werden kann; sind die Bewegungen jedoch nicht mehr identifizierbar, ist die Ersatzforderung das geeignete Mittel. Im Bereich von Betäubungsmitteldelikten ist der Richter nicht verpflichtet, jede einzelne Transaktion bis auf den Franken zu rekonstruieren; eine pauschalierte Bemessung der Ersatzforderung kann zulässig sein.
“Il n'a toutefois pas pris de mesures particulières après les faits, refusant notamment la proposition de son employeur de le loger, ainsi que sa famille, durant quelques jours dans un autre quartier. Le seul impact durable dont il a fait part est le changement de service qu'il a été contraint d'effectuer au sein de la banque, sans toutefois s'épancher sur les conséquences que cela a pu avoir sur lui d'un point de vue émotionnel. Il n'a pas produit de certificat médical qui indiquerait qu'il aurait fait l'objet d'un quelconque suivi médical. Cela étant, la nature particulièrement choquante des faits dont il a été victime ne peut être niée. Il est incontestable que toute personne menacée par un inconnu de voir les membres de sa famille subir une atteinte à leur intégrité corporelle, voire à leur vie, en ressortirait choquée. Au regard de ce qui précède, le montant arrêté par le TCO, soit CHF 5'000.-, apparaît proportionné et adéquat. A______ sera ainsi condamné à payer cette somme à K______ à titre de réparation de son tort moral. CONFISCATIONS, CRÉANCE COMPENSATRICE ET SÉQUESTRES 5. 5.1.1. À teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation peut porter tant sur le produit direct de l'infraction que sur les objets acquis au moyen de ce produit dans la mesure où les différentes transactions peuvent être identifiées et documentées ("Papierspur", "paper trail") (ATF 144 IV 172 consid. 7.2.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B 861/2022 du 13 avril 2023 consid. 2.1.1). Souvent, les valeurs délictueuses seront versées sur un compte bancaire, de sorte qu'elles seront mélangées avec des valeurs de provenance licite appartenant à l'auteur ou à un tiers. Dans ce cas, la confiscation directe d'un montant correspondant au montant des valeurs délictueuses reste possible tant qu'un lien de connexité peut être établi entre le compte et l'infraction. Le recours à une créance compensatrice ne sera nécessaire que si le mouvement des valeurs ne peut pas être identifié (ATF 126 I 97 consid.”
“Le prononcé d'une peine pécuniaire, assortie du sursis, non contesté en appel, est acquis à l'appelant (art. 34 et 42 al. 1 CP ; art. 391 al. 2 CPP). 3.2.2. Il y a concours d'infractions, facteur aggravant de la peine. Les infractions à l'art. 19 al. 1 let. c LStup sont abstraitement les plus graves. La vente de crack les 9 et 10 novembre 2022 commanderait à elle seule au minimum une peine pécuniaire de 60 jours-amende et devrait être étendue à 180 jours-amende, tel que retenu de manière adéquate par le TP, pour tenir compte de la vente de cocaïne les 11 et 12 avril 2022 (40 jours, peine hypothétique de 60 jours), la vente de cocaïne le 8 juin 2022 (40 jours, peine hypothétique de 60 jours), de la violation de l'interdiction de pénétrer dans le canton de Genève (30 jours, peine hypothétique de 40 jours) et de l'entrée illégale (10 jours, peine hypothétique de 20 jours). Le prononcé d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende sera dès lors confirmé, tout comme le montant du jour-amende établi à CHF 10.- et le délai d'épreuve fixé à trois ans, conformes au droit. 4. 4.1.1. Selon l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 4.1.2. Dans le domaine des stupéfiants, la question de la preuve du rapport de connexité doit s'appréhender à l'aune du fait que l'art. 19 LStup ne réprime pas globalement le "trafic de stupéfiants", mais érige différents comportements en autant d'infractions indépendantes, chaque acte, même répété, constituant une infraction distincte. Cependant, on ne saurait en déduire qu'une mesure de confiscation nécessiterait, dans ce contexte, d'établir un rapport de connexité entre chaque acte isolé constitutif d'une infraction au sens de l'art. 19 LStup et un montant correspondant, retiré de cet acte. En d'autres termes, on ne peut exiger du juge qu'il reconstitue a posteriori, au franc près, chaque transaction et le montant de son produit, respectivement la comptabilité précise du trafic, pour être à même de confisquer les sommes en main d'un trafiquant.”
“Lorsque les circonstances atténuantes prévues par l'art. 48 CP sont réalisées, le juge atténue la peine en vertu de l'art. 48a CP (Dupuis et al., Petit commentaire, Code pénal, 2ème éd. 2017, n. 1 ad. art. 48a CP). Aux termes de cette disposition, le juge qui atténue la peine n'est pas lié par le minimum légal de la peine prévue pour l'infraction (al. 1). Il peut prononcer une peine d'un genre différent de celui qui est prévu pour l'infraction mais il reste lié par le maximum et par le minimum légal de chaque genre de peine (al. 2). 5.4 Fixation de la peine in casu [caviardée sur décision du 2 juillet 2022 de la Juge présidente] 6. Du sursis [caviardée sur décision du 2 juillet 2022 de la Juge présidente] 7. De la créance compensatrice 7.1 Le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être resti—tuées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponi—bles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensa—trice de l'État d'un montant équivalent (art. 71 al. 1 CP). Le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance com—pensatrice s'il est à prévoir qu'elle ne serait pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée (art. 71 al. 2 CP). Le séquestre en vue de l'exécution d'une créance compensatrice au sens de l'art. 71 al. 3 CP a pour but d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2). 7.2 En l'espèce, la somme de USD 1,5 million versée par EE. AG sur la relation bancaire ouverte au nom de L. auprès de la banque C. SA et dont A. était l'ayant droit économique a été mélangée avec les autres avoirs du compte. A la clôture du compte, les avoirs ont été versés sur une autre relation bancaire, ouverte auprès de la banque C.”
“Il relève que le premier juge s'est rapporté à juste titre à la pièce 13 du dossier pénal pour établir le chiffre d'affaires brut résultant de l'infraction, dont il découlait que le bénéfice net était de 1'340 francs. Toutefois, selon lui, en application de la jurisprudence récente, l'autorité de première instance n'aurait pas dû prendre en compte le chiffre d'affaires brut, mais le bénéfice net, pour fixer le montant de la créance compensatrice. Il ajoute encore que, dans la mesure où la somme des frais était indéniablement liée au nombre de personnes fréquentant l'établissement, c'est à tort que le tribunal a retenu qu'en tout état de cause, les frais relatifs à l'exploitation litigieuse ne pouvaient être déduits du produit de l'exploitation au motif qu'il devait dans tous les cas les supporter pour la partie autorisée de son activité. Il précise enfin qu'il a subi une perte de trésorerie de 73'441 fr. entre les mois d'octobre 2020 et de mai 2021, de sorte qu'il se justifie d'autant moins que ce soit le produit brut émanant de l'infraction qui soit pris en considération pour fixer le montant de la créance compensatrice. 2.2 En vertu de l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Aux termes de l’art. 71 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’Etat d’un montant équivalent (al. 1, 1ère phrase). Le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s'il est à prévoir qu'elle ne serait pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée (al. 2). Le Tribunal fédéral a confirmé la possibilité de prononcer une créance compensatrice selon l’art. 71 al. 1, 1ère phrase, CP également en cas de violation de normes de droit administratif cantonal (TF 6B_70/2016 du 2 juin 2016 consid. 7, non publié aux ATF 142 IV 315). Ce principe s’applique aux normes de la police du commerce.”
Nach der Rechtsprechung gelten Vermögenswerte, die gebleicht sind oder sich im Prozess des Wäschevorgangs befinden, als Ergebnis der Geldwäscherei i.S.v. Art. 70 Abs. 1 StGB und können als Erlös der Tat eingezogen werden. Ebenso kann die Vergütung des Täters als Produkt dieser Straftat konfiszierbar sein.
“le montant recyclé) constitue le chiffre d'affaires visé par l'art. 305bis ch. 2 let. c CP et non les honoraires touchés par l'intermédiaire financier (arrêts du Tribunal fédéral 6B_724/2012 du 24 juin 2013 consid. 7.2 et 6B_461/2018 du 24 janvier 2019 consid. 9.1). 4.1.10 Les valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 1 aCP, resp. de l'art. 70 al. 1 CP. De même, la rétribution de l'auteur du blanchiment constitue également un produit confiscable de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). 4.2 L'infraction de blanchiment d'argent dans le cas d'espèce 4.2.1 La circonstance aggravante du blanchiment d'argent Comme mentionné précédemment (cf. supra consid. 3.5 et 3.6), C. et D. ont été reconnus coupables de participation à une organisation criminelle, au sens de l'art. 260ter CP, le premier pour la période du 15 mai 2005 au mois de janvier 2009, le second pour la période du 15 mai 2005 au 16 janvier 2009. Les actes qui leur sont reprochés au titre du blanchiment d'argent présentent des liens matériels, personnels et temporels manifestes avec leur participation à l'organisation criminelle dont F. était membre. Dès lors, si les comportements qui leur sont reprochés au chapitre de l'infraction de blanchiment devaient être établis, la circonstance aggravante de l'art. 305bis ch.”
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction. Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, soit une augmentation de la probabilité de garder l'argent, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 1 aCP, resp. de l'art. 70 al. 1 CP. De même, la rétribution de l'auteur du blanchiment constitue un produit confiscable de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). Conformément à l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée. Cette disposition, dont la formulation est identique à l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, ne vise que le tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l'infraction, à l'exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l'infraction (par exemple de l'entreprise qui profite directement du produit illicite provenant d'une infraction commise par un de ses employés ou du proche d'un fonctionnaire corrompu auquel l'auteur a directement versé le pot-de-vin). Le terme "acquis" signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause. Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également protégé, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces.”
“En raison de son caractère accessoire, le blanchiment d'argent exige la preuve à la fois d'un acte d'entrave, d'un crime préalable ainsi que d'un lien entre les valeurs patrimoniales et cette infraction préalable (ATF 145 IV 335 consid. 3.1 p. 341 s.). La condamnation pour blanchiment ne suppose pas la connaissance précise du crime préalable et de son auteur. Le lien entre le crime à l'origine des fonds et le blanchiment d'argent est donc volontairement ténu. L'exigence d'un crime préalable suppose cependant que les valeurs patrimoniales proviennent d'un crime (ATF 138 IV 1 consid. 4.2.2 p. 5). En matière de blanchiment d'argent, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale, et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 70 al. 1 CP (arrêt du Tribunal fédéral 6S_667/2000 du 19 janvier 2001 consid. 3c). 5.3. En l'espèce, au moment où il a été contrôlé en possession des sommes d'argent séquestrées, le prévenu a expliqué qu'elles lui avaient été confiées pour leur transport à K______ [Emirats arabes unis] pour "procéder à des achats divers" dont il ne connaissait pas le détail, mais qui s'inscriraient dans le cadre des activités commerciales des sociétés et personnes ayant fait appel à lui. Soutenant ne pas agir de façon professionnelle, il a admis ne pas s'être renseigné sur les origines de ces montants, au demeurant importants. Il a déclaré que ce voyage était rendu nécessaire par le fait que les banques n'acceptaient pas de transactions sur des montants aussi élevés – un tel motif étant en lui-même suspect. En outre, la perquisition effectuée à son domicile a révélé la présence d'un coffre-fort et d'une machine professionnelle de comptage d'argent, ce qui permet de douter du caractère non professionnel de la prestation fournie.”
Bei der Einziehung von Erlösen aus Betteln nach Art. 70 StGB ist eine Verhältnismässigkeitsprüfung vorzunehmen. Diese Prüfung hat zu gewährleisten, dass das Existenzminimum der betroffenen Personen gewahrt bleibt und ihnen in Notlagen Zugang zu Nothilfe offensteht.
“Dans la mesure où toute aide d'urgence n’est pas exclue pour les mendiants, même étrangers, l'interdiction – au demeurant partielle en tant qu’elle ne concerne que certains lieux bien définis – qui leur est faite ne porte pas atteinte à leur droit d'obtenir de l'aide dans des situations de détresse, le but de l'art. 12 Cst. étant justement d'éviter qu'une personne ne doive se livrer à la mendicité pour survivre (ATF 150 I 6 consid. 5.1 et les références citées; TF 1C_443/2017 consid. 4.4.3). De plus, les amendes – qui devront être infligées en dernier recours par les autorités pénales – sont d’un faible montant, lequel pourra de surcroît être adapté vu les dispositions générales du CP examinées ci-avant. Au vu des considérants qui précèdent, celles-ci pourront ainsi dans la grande majorité des cas être payées par les revenus d’appoint perçus grâce à la mendicité, sans que cela ne porte atteinte au minimum vital des intéressés, lequel est garanti par l’octroi de l’aide d’urgence. En ce qui concerne la confiscation des recettes liées à la mendicité, on rappellera que celle-ci, fondée sur l’art. 70 CP, nécessite un examen de la proportionnalité par les autorités pénales, qui vise à garantir le minimum vital des personnes s’adonnant à la mendicité (cf. consid. 5b cc supra). Dans ces circonstances, et compte tenu de la nécessité d’infliger une sanction pénale afin de réprimer les comportements indésirables, laquelle n’a pas été exclue par la CourEDH (cf. consid. 5b cc supra), le principe de la proportionnalité au sens étroit est respecté.”
Für die Einziehung nach Art. 70 StGB ist neben der tatbestandsmässigen und rechtswidrigen Handlung erforderlich, dass ein Kausalzusammenhang zwischen der Straftat und den einzuziehenden Vermögenswerten besteht. Die Erlangung der Werte muss sich typischerweise als direkte bzw. unmittelbare Folge der Tat darstellen; die Tat muss als adäquate bzw. wesentliche Ursache des Vermögensvorteils erscheinen.
“Aux termes de l'art. 70 CP (RS 311.0), le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (al. 1); la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (al. 2). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer". La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid.”
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Si le montant des valeurs soumises à la confiscation ne peut être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation (art. 70 al. 5 CP). La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1; 144 IV 285 consid. 2.2; 144 IV 1 consid. 4.2.1). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2; 125 IV 4 consid. 2a/bb). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid.”
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die sogenannte Ausgleichseinziehung nach Art. 70 StGB setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist. Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein kausaler Zusammenhang besteht in dem Sinn, dass die Erlangung des Vermögenswerts als "direkte und unmittelbare" Folge der Straftat erscheint. Dabei können aber auch bloss indirekt durch eine strafbare Handlung erlangte Vermögenswerte Gegenstand einer Einziehung sein (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1 f., 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB ist die Einziehung ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt.”
“Aux termes de l'art. 70 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (al. 1); la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (al. 2). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer". La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid.”
Gerichte ordnen in der Praxis die Rückgabe geringwertiger oder nicht tatdienlicher Gegenstände sowie die Restitution kleiner Geldbeträge an die betroffene Person an; andere Werte werden hingegen dem Staat devolviert oder konfisziert. Diese Praxis findet sich in den zitierten Entscheiden.
“Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction de la drogue et du spray au poivre figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ du 18 avril 2022, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ du 18 avril 2022, sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n° 3______ du 22 septembre 2022, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 22 septembre 2022, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ du 22 septembre 2022, sous chiffres 2 à 4 de l'inventaire n° 6______ du 24 avril 2023 et sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 7______ du 5 juin 2023 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la mise hors d'usage du téléphone portable figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 6______ du 24 avril 2023 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne le séquestre la confiscation et la dévolution à l'Etat de la somme de CHF 50.- sur les valeurs figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 2______ du 18 avril 2022 et en restitue le solde à A______ (art. 263 al. 1 CPP, art. 267 al. 1 et 3 CPP et art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du téléphone figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______ du 18 avril 2022 ainsi que des valeurs figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 2______ du 18 avril 2022, sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ du 22 septembre 2022 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ du 24 avril 2023 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 3'053.-, y compris un émolument de jugement de CHF 900.- (art. 426 al. 1 CPP). ***** Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 1'800.-. Condamne A______ à payer à l'État de Genève ledit émolument complémentaire de jugement". Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'État aux migrations ainsi qu'à l'Office cantonal de la population et des migrations. La greffière : Melina CHODYNIECKI Le président : Vincent FOURNIER Indication des voies de recours : Conformément aux art.”
“Ordonne la confiscation et la destruction de 0.60 gramme de résine de cannabis figurant sous chiffre 6 de l'inventaire n°23_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du sachet contenant 1.3 gr/brut de cocaïne figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n°24_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la pipe à crack figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n°24_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation de la bague avec inscription "AB_____" figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n°24_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation de la sacoche avec inscription "AC_____" figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n°24_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à A______ de l'argent figurant sous chiffre 9 de l'inventaire n°23_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du pendentif en forme d'arbre gris figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°23_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ du collier jaune figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n°23_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ du bracelet gris avec un petit lama figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n°23_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ de la paire de lunettes de soleil [de marque] AD_____ brune et son étui noir figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n°23_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ du spray au poivre noir (OC) figurant sous chiffre 7 de l'inventaire n°23_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à la prénommée "AE_____" du fer à lisser de marque AF_____ noir et son étui en tissu noir figurant sous chiffre 8 de l'inventaire n°23_____ du 12 décembre 2022 au nom de A______ (art.”
“* * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTDP/305/2023 rendu le 13 mars 2023 par le Tribunal de police dans la procédure P/15512/2022. Le rejette. Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 1'155.-, qui comprennent un émolument de CHF 1'000.-. Arrête à CHF 516.96, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, défenseure d'office de A______. Confirme le jugement entrepris, dont le dispositif est le suivant : "Déclare A______ coupable d'infraction à la Loi fédérale sur les stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c LStup) et de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 4 mois, sous déduction de 1 jour de détention avant jugement (art. 40 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à A______ des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ (art. 70 CP). Fixe à CHF 1'400.10 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 709.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). " Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations et au Service de l'application des peines et des mesures. La greffière : Lylia BERTSCHY Le président : Gregory ORCI Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière pénale, sous la réserve qui suit. Dans la mesure où il a trait à l'indemnité de l'avocat désigné d'office ou du conseil juridique gratuit pour la procédure d'appel, et conformément aux art.”
“Prononce une peine privative de liberté de substitution d'un jour. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Renonce à révoquer les sursis octroyés le 10 aout 2021 par la Chambre d'appel et de révision mais adresse un avertissement à A______ et prolonge les délais d'épreuves d'un an (art. 46 al. 2 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 3 ans (art. 66abis CP). Dit que la peine prononcée avec sursis n'empêche pas l'exécution de l'expulsion durant le délai d'épreuve. Renonce à ordonner le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 7______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 7______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du téléphone figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 7______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure de première instance, qui s'élèvent à CHF 1'809.00 (art. 426 al. 1 CPP). Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'Etat aux migrations, à l'Office fédéral de la police, à l'Office cantonal de la population et des migrations et au Service de l'application des peines et mesures. La greffière : Dagmara MORARJEE Le président : Gregory ORCI Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière pénale, sous la réserve qui suit. Dans la mesure où il a trait à l'indemnité de l'avocat désigné d'office ou du conseil juridique gratuit pour la procédure d'appel, et conformément aux art.”
Nach der zitierten Rechtsprechung sind mutmassliche Täterwerte (pretia scelera) im Rahmen von Art. 70 StGB zu konfiszieren; im Übrigen dürfen zur Begleichung von Verteidigerkosten nur rechtmässige Werte verwendet werden. Zudem ist zu beachten, dass die Indigenz des Beschuldigten relevant sein kann, etwa wenn gepfändete oder beschlagnahmte Vermögenswerte eine Zahlung verhindern.
“Le point de savoir si les ressources de l'intéressé se sont modifiées depuis le mois de septembre 2018 n'est donc pas pertinent. Au surplus, rien ne permet de douter de l'affirmation de Me C______ selon laquelle E______, après s'être acquittée durant de nombreux mois de ses honoraires, ne les réglerait plus - choix que l'intéressée est fondée à exercer, puisqu'il n'apparaît pas qu'un jugement rendu en application des art. 328 et s. CC (dette alimentaire) l'y contraindrait -. Reste donc à déterminer si le recourant est indigent. Tel semble être le cas, ce dernier étant, au vu de sa détention, sans revenu (conséquent), respectivement, en raison de la saisie de ses avoirs, sans fortune. Si le Ministère public semble être d'un autre avis, il ne motive toutefois nullement sa position. En particulier, il ne prétend pas que le recourant disposerait encore d'avoirs pour régler les honoraires de son avocat - étant relevé que seules des valeurs licites pourraient être utilisées à cette fin, les éventuels pretia scelera non retrouvés à ce jour devant être confisqués (art. 70 CP) -. Il n'allègue pas non plus projeter de lever (partiellement) certains séquestres pour permettre le paiement desdits honoraires. Aussi, les conditions de l'art. 132 al. 1 let. b CPP sont-elles réunies. Le recours se révèle donc fondé. Partant, la décision déférée sera annulée et Me C______ - la suggestion du recourant de nommer ce conseil apparaissant appropriée, ce dernier disposant d'une connaissance approfondie du dossier -, désigné en qualité de défenseur d'office du prévenu dès le 8 juillet 2020, date de la demande. 3. Les frais de la procédure seront laissés à la charge de l'État (art. 20 RAJ; E 2 05 04). 4. Il n'y a pas lieu d'indemniser, à ce stade (cf. art. 135 al. 2 CPP), le défenseur d'office, qui ne l'a, du reste, pas demandé - seul le recourant ayant conclu à l'octroi de dépens -. * * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Admet le recours et annule l'ordonnance litigieuse. Désigne Me C______ comme défenseur d'office de A______ avec effet au 8 juillet 2020. Laisse les frais de la procédure de recours à la charge de l'État.”
Bei eindeutig zuordenbaren Kontobewegungen genügt ein nachvollziehbarer «paper trail», um die betreffenden Vermögenswerte als dem Delikt zugehörig festzustellen. Ist das Konto nicht ausreichend dotiert für eine vollständige Rückerstattung, kann der vorhandene Saldo anteilsmässig zugunsten der anspruchsberechtigten Personen verteilt bzw. eingezogen werden.
“Questa Corte ha del resto un potere d’esame completo sia in fatto sia in diritto (art. 391 CPP), di modo che può pienamente esaminare il caso. 5.3. 5.3.1. Il procuratore pubblico, preso atto che erano pervenuti sul conto della __________ il 20.4.2023 l’importo di CHF 9'999.95 da parte della PI 7, il 21.4.2023 l’importo di CHF 134'303.00 da parte di PI 8 ed il 26.4.2023 l’importo di CHF 13'731.75 da parte della PI 11, rilevato che non c’erano averi sufficienti sul conto per la restituzione integrale degli importi versati dai predetti accusatori privati, ha disposto che a loro favore venisse restituito, in proporzione, il saldo degli averi. Ha richiamato l’art. 70 CP ed i principi di cui alla DTF 122 IV 365. 5.3.2. Per concretizzare quanto prevedono l’art. 70 cpv. 1 in fine CP e detta giurisprudenza, si deve procedere in applicazione dell’art. 267 cpv. 2 CPP (Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen - Band I – M. SCHOLL, art. 70 CP n. 503), norma che presuppone un contesto giuridico non incerto (consid. 4.2.2.). Dall’estratto conto di cui al doc. 1 (allegato alle osservazioni del procuratore pubblico) inerente alla relazione n. IBAN __________ intestata alla __________ presso __________ risulta, al 18.4.2023, un saldo di CHF 27.90. Il conto bancario è stato successivamente alimentato il 20.4.2023 con l’importo di CHF 9'999.95 versato dalla PI 7, il 21.4.2023 con l’importo di CHF 134'303.00 versato da PI 8 ed il 26.4.2023 con l’importo di CHF 13'731.75 versato dalla PI 11. E’ di conseguenza certo che la relazione bancaria, a prescindere dall’importo di CHF 27.90 già presente, sia stata alimentata esclusivamente dai citati versamenti riconducibili ai predetti. C’è, in altre parole, un chiaro paper trail che identifica senza possibilità di dubbio gli averi in questione come riferiti alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11.”
“Tant l'appel de la prévenue que celui des sociétés appelantes seront rejetés sur ces points. 5. 5.1.1. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinés à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 5.1.2. L'esprit et le but de l'art. 70 CP est d’empêcher que l'auteur profite du produit de ses infractions, en leur ôtant toute rentabilité. Dans le cadre de cette disposition, il convient de supprimer tous les avantages financiers obtenus par l’activité illicite, afin que le crime ne paie pas. La loi pénale ne remplirait pas sa fonction si ceux qui commettent des infractions, au détriment de ceux que les normes pénales sont censées protéger, pouvaient garder le produit de leur infraction (L. MOREILLON / N. QUELOZ / A. MACALUSO / N. DONGOIS [éds], Commentaire romand, Code pénal I, 2ème éd., 2021, n. 5 ad art. 70). La notion de valeurs patrimoniales contenue à l'art. 70 CP s'interprète de façon très large. Les valeurs patrimoniales assujetties à la confiscation sont ainsi constituées de tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, appréciables en argent, pouvant être déterminés de façon comptable, susceptibles cas échéant d'être chiffrés dans le cadre d’une décision de créance compensatrice. Les valeurs patrimoniales qui se présentent sous la forme de billets de banque, de devises, des chèques, d'avoir en compte ou d'autres créances, sont confiscables aussi longtemps que les mouvements sont identifiables ou retraçables (principe de la trace documentaire ou paper trail). Ce principe est valable non seulement en cas de remploi improprement dit, à savoir que le produit de l'infraction est une valeur destinée à circuler et qu'elle est réinvestie dans un support du même genre mais également en cas de remploi proprement dit, à savoir lorsque le produit du crime sert à acquérir un objet de remplacement, tel qu'un immeuble (M.”
Die Entscheidung über die Einziehung ist amtlich bekannt zu machen, damit unbekannte Verletzte oder Dritte ihre Ansprüche innerhalb von fünf Jahren anmelden können. Erlangt binnen dieser Frist niemand einen Anspruch, erlöschen die Rechte der Verletzten oder Dritten und die Vermögenswerte fallen an den Kanton oder den Bund. Bis zur Klärung verbleiben die eingebogenen Werte in staatlicher Verwahrung; erzielte Erträge (z.B. Mietzinseinnahmen) können dabei für den Unterhalt des betreffenden Vermögenswerts verwendet werden.
“A titre d'indication, on se réfèrera à la pièce A-07-22-15-01-0098 qui indique que l'immeuble (qui occupe une surface de 1'650 m2) rapporte un rendement de l'ordre de CHF 500'000.- annuels. Les loyers perçus et à percevoir seront donc aussi confisqués. f) On ajoutera qu'il n'est pas improbable que les objets confisqués doivent revenir à des tiers non connus en l'état (lésés ou créanciers) qui n'étaient pas partie à la procédure et qui seraient touchés par la confiscation prononcée. Or, ceux-ci ne peuvent se voir opposer un effet quelconque du jugement de confiscation par l'Etat. N'étant pas connus au moment de ce jugement, ils n'ont pas pu être entendus. Il ne serait pas défendable, à ce stade, de prononcer la déchéance de droits d'éventuels autres lésés ou tiers, ni de départager en faveur des E. qui n'ont du reste pris aucune conclusion fondée sur la transgression de l'art. 163 CP. Il est du reste probable que l'attribution de valeurs patrimoniales pose vis-à-vis des tiers des questions délicates à résoudre, qui ne peuvent l'être par la Cour. Par conséquent, afin de permettre à tous les tiers et lésés de faire valoir leurs intérêts, en vertu de l'art. 70 al. 4 CP, la décision de confiscation fera l'objet d'un avis officiel (voir aussi Marc J. Jeker, Die Konkurs- und strafrechtliche Aufarbeitung der Kriminalinsolvenz, 2009, p. 246). Leurs droits s'éteindront cinq ans après cet avis (art. 70 al. 4 CP). S'ils devaient se manifester, le droit de l'Etat à la délivrance des valeurs confisquées s'effacerait. g) Une fois le présent jugement entré en force, les valeurs patrimoniales susmentionnées (immeuble, cédules, comptes créanciers) pourraient être remises à l'Office des faillites de […] pour qu'il donne la suite nécessaire à la faillite suspendue (cf. Niklaus Schmid, Kommentar Einziehung Organisiertes Verbrechen Geldwäscherei, vol. 1, 2007, § 2, n° 73 ad art. 70-72 et références citées). h) En attendant de savoir à qui ces valeurs patrimoniales doivent revenir, l'Etat les conservera. Les loyers perçus et à percevoir doivent servir à l'entretien de l'immeuble sis à la […]. 10.5.2 Confiscation et créance compensatrice liées à A. En tant que la confiscation atteint A.”
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Zuweisung an die verletzte Person geht somit einer Zuordnung eines Vermögenswerts an den Staat vor bzw. ist die Einziehung zugunsten des Staates subsidiär zur Zuweisung an die verletzte Person (Scholl, in: Ackermann et al. [Hrsg.], Kommentar Kriminelles Vermögen Kriminelle Organisationen, Band I, Zürich 2018, Art. 70 StGB N 513). Die Einziehung ist gemäss Art. 70 Abs. 4 StGB amtlich bekannt zu machen; Ansprüche Verletzter oder Dritter erlöschen fünf Jahre nach der amtlichen Bekanntmachung. Diese Bestimmung entspricht inhaltlich der Bestimmung von Art. 267 Abs. 6 StPO, wonach die beschlagnahmten Gegenstände oder Vermögenswerte zur Anmeldung von Ansprüchen öffentlich auszuschreiben sind, wenn im Zeitpunkt der Aufhebung der Beschlagnahme die Berechtigten nicht bekannt sind. Sofern innert fünf Jahren seit der Ausschreibung niemand Anspruch erhebt, fallen die Gegenstände und Vermögenswerte an den Kanton oder den Bund (Heimgartner, in: Donatsch et al. [Hrsg.], Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Auflage, Zürich 2020, Art. 267 N 10; ferner auch Baumann, in: Basler Kommentar, 4. Auflage, 2019, Art. 72 StGB N 19). Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB setzt eine Anlasstat voraus. Dabei kommen nicht nur Verbrechen und Vergehen im Sinne von Art. 10 StGB, sondern auch Übertretungen im Sinne von Art. 103 StGB in Frage. Nicht erforderlich ist, dass der Täter verurteilt wird.”
Fehlt ein nachweisbarer Zusammenhang (Connexität) zwischen den inkriminierten Vermögenswerten und der Straftat, scheidet eine Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB aus; die betroffenen Werte sind in der Regel zurückzugeben. Bestehende Sicherungsmassnahmen (Séquestre) können jedoch nach den Entscheiden zum Zwecke der Sicherung etwaiger Entschädigungs- oder Ersatzansprüche aufrechterhalten werden.
“1 CP, que l’argent déposé sur les comptes d’I.________ et S.________ SA était le résultat direct des infractions pénales commises par le premier nommé et B.________, de sorte que ces avoirs devaient être confisqués, le solde desdits comptes étant alloués à la Z.________ (cf. jgt, p. 207). Avec le Ministère public, la Cour de céans ne partage pas cette appréciation. En effet, aucun lien de connexité ne peut être établi entre les montants déposés sur les comptes bancaires des intimés et les infractions commises. Au contraire, l’instruction a précisément démontré que les montants qu’I.________ et B.________ ont effectivement perçus à la suite de leurs comportements délictueux ne sont plus disponibles, soit parce qu’ils ont été retirés en espèces, soit parce qu’ils ont été transférés au Liban, soit encore parce qu’ils ont été utilisés dans le cadre de l’exploitation de S.________ SA. Il s’ensuit que le Tribunal correctionnel ne pouvait pas prononcer la confiscation des comptes bancaires précités, les conditions de l’art. 70 al. 1 CP n’étant pas réalisées, en l’absence d’un lien de connexité entre les valeurs patrimoniales visées et les infractions en cause. Après avoir constaté, à tort, que les montants figurant sur les comptes bancaires séquestrés devaient être confisqués, les premiers juges ont indiqué que les « séquestres seront maintenus en vue de l’exécution de la créance compensatrice » (cf. jgt, p. 207), sans toutefois ordonner un tel maintien dans le dispositif de leur jugement. Or, comme l’a relevé le Ministère public, cette manière de procéder est erronée. En effet, soit les avoirs en question, en tant que résultat de l’infraction, doivent être confisqués et alloués directement à la Z.________, soit ils ne le sont pas – comme en l’espèce – et le séquestre qui les frappe doit être maintenu en vue de garantir l’exécution de la créance compensatrice allouée à la lésée. Enfin, c’est également à tort que les premiers juges ont prononcé une créance compensatrice à l’encontre d’I.________ et B.________, « solidairement entre eux ».”
“1.2). Le séquestre au sens de l'art. 71 al. 3 CP est une mesure d'une nature et d'une portée différente du séquestre pénal traditionnel, en ce sens que ses effets sont maintenus au-delà de l'entrée en force du jugement, jusqu'au moment où une mesure du droit des poursuites aura pris le relais (TF 6B_861/2022 du 13 avril 2023 et la référence citée ; Dupuis et al., op. cit., n° 19 ad art. 71 CP). 30.1.3 L'art. 73 al. 1 let. c CP dispose que si un crime ou un délit a causé à une personne un dommage qui n'est couvert par aucune assurance et s'il y a lieu de craindre que l'auteur ne réparera pas le dommage ou le tort moral, le juge alloue au lésé, à sa demande, jusqu'à concurrence des dommages-intérêts ou de la réparation morale fixés par un jugement ou par une transaction, les créances compensatrices. Le juge ne peut ordonner cette mesure que si le lésé cède à l'Etat une part correspondante de sa créance (art. 73 al. 2 CP). 30.2 30.2.1 Les premiers juges ont considéré, en application de l’art. 70 al. 1 CP, que l’argent déposé sur les comptes d’I.________ et S.________ SA était le résultat direct des infractions pénales commises par le premier nommé et B.________, de sorte que ces avoirs devaient être confisqués, le solde desdits comptes étant alloués à la Z.________ (cf. jgt, p. 207). Avec le Ministère public, la Cour de céans ne partage pas cette appréciation. En effet, aucun lien de connexité ne peut être établi entre les montants déposés sur les comptes bancaires des intimés et les infractions commises. Au contraire, l’instruction a précisément démontré que les montants qu’I.________ et B.________ ont effectivement perçus à la suite de leurs comportements délictueux ne sont plus disponibles, soit parce qu’ils ont été retirés en espèces, soit parce qu’ils ont été transférés au Liban, soit encore parce qu’ils ont été utilisés dans le cadre de l’exploitation de S.________ SA. Il s’ensuit que le Tribunal correctionnel ne pouvait pas prononcer la confiscation des comptes bancaires précités, les conditions de l’art.”
“Dass ein hinreichender Tatverdacht vorliegt, wird vom Beschwerdeführer mit Blick auf den dargelegten Ermittlungsstand (E. 3) zu Recht nicht bestritten. Gleiches gilt für die grundsätzliche Zulässigkeit der Ersatzforderungsbeschlagnahme gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB. Der Beschwerdeführer moniert jedoch, die Begründung der Beschlagnahme sei unzutreffend, da sich die Staatsanwaltschaft ausdrücklich auf Art. 70 Abs. 1 StGB stütze und durch die in Ziff. 2 der Beschlagnahmeverfügung bei der Pensionskasse edierten Unterlagen und Informationen implizit geltend mache, dass er freiwillige Einkäufe getätigt habe. Dem sei entgegenzuhalten, dass er das Pensionskassenguthaben weder durch eine Straftat erlangt habe noch sei es dazu bestimmt gewesen, eine solche zu veranlassen oder zu belohnen. Auch habe er keine Einkäufe in die fragliche Pensionskasse getätigt.”
“En application de ces principes, il convient de réduire certains postes de l'état de frais de Me B______ comme suit : - le temps consacré à l'étude du dossier entre le 17 février 2023 et le 3 août 2023 sera ramené à deux heures, activité devant suffire à une collaboratrice, de surcroît constituée depuis le début de la procédure, vu le temps consacré à la préparation de l'audience qui sera admis dans son intégralité ; - la durée de l'audience par-devant la Cour de céans sera ramenée à une heure et 20 minutes, temps effectif des débats. Sa rémunération sera donc arrêtée à CHF 2'450.17 correspondant à 13 heures et 20 minutes d'activité au tarif de CHF 150.-/heure (CHF 2'000.-), plus la majoration forfaitaire de 10% (CHF 200.-), la vacation (CHF 75.-) et l'équivalent de la TVA au taux de 7.7% (CHF 175.17). 6. Si le motif du séquestre disparaît, le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit (art. 267 al. 1 CPP). En l'espèce, en l'absence de lien avéré avec une infraction (art. 70 al. 1 CP a contrario), les sommes d'argent retrouvées en possession de l'appelante lors de son arrestation, figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______, lui seront restituées. * * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTCO/22/2023 rendu le 17 février 2023 par le Tribunal correctionnel dans la procédure P/18780/2021. L'admet. Annule ce jugement en ce qui la concerne. Et statuant à nouveau : Acquitte A______ d'infraction grave à la loi sur les stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c et d, et al. 2 let. a LStup) et de délit à la loi fédérale sur les médicaments et les dispositifs médicaux (art. 86 al. 1 let. a LPTh). Ordonne la levée des mesures de substitution. Ordonne la libération des sûretés (art. 239 al. 1 let. a CPP). Déboute A______ de ses conclusions en indemnisation (art. 429 al. 1 let. b CPP). Ordonne la restitution à A______ des téléphones et cartes SIM figurant sous chiffres 8 à 10 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP).”
“Die mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Zürich-Sihl vom 9. Januar 2015 beschlagnahmten Fr. 2'000.– sowie der mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Zürich-Sihl vom 14. April 2011 beschlagnahmte Schmuck stammen nicht nach- weislich aus den vorliegend als erstellt beurteilten strafbaren Handlungen der Beschuldigten. Eine Einziehung gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB und damit auch eine Verwendung zugunsten der Privatklägerin gemäss Art. 73 StGB fällt damit ausser Betracht. - 25 -”
Die Einziehung kann neben dem unmittelbaren Tatprodukt auch die daraus erzielten Erträge (z. B. Zinsen) sowie Vermögenswerte erfassen, die durch Remploi der Straftatserlöse erworben wurden (z. B. mit «schmutzigem Geld» gekaufene Immobilie).
“267 CPP) que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées, et ne pourront l'être (arrêts du Tribunal fédéral 1B_311/2009 du 17 février 2010 consid. 3 et 1S.8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Selon la jurisprudence, une mesure de séquestre est en principe proportionnée du seul fait qu'elle touche des valeurs patrimoniales susceptibles d'être confisquées en vertu du droit pénal (arrêt du Tribunal fédéral 1B_136/2009 du 11 août 2009 consid. 4.1 et les références citées). 2.2. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation tend à empêcher que le produit d'une infraction et les bénéfices y relatifs (tels que les intérêts de capitaux illicites; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.3), respectivement les objets acquis en remploi de ce produit (par exemple, achat d'une villa moyennant de "l'argent sale" ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_367/2020 du 17 janvier 2022 consid. 16.1 in fine), profitent à une personne, qu'il s'agisse de l'auteur du délit (art. 70 al. 1 CP) ou du tiers ayant reçu lesdits produit/bénéfices/objets (art. 70 al. 2 CP a contrario) (ATF 141 IV 155 consid. 4.5; arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). L'art. 71 al. 3 CP permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice jusqu'à concurrence du montant présumé du produit de l'infraction, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale, et même celles de provenance licite. La mesure prévue par cette disposition se différencie ainsi du séquestre conservatoire résultant des art. 263 al. 1 let. c CP ou 263 al. 1 let. d CPP, dispositions requérant en revanche l'existence d'un tel rapport de connexité (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2). Par "personne concernée" au sens de l'art. 71 al. 3 CP, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf.”
“Le prélèvement du montant de CHF 5'024.50 (valeur au 24 février 2021 : D. 20 104) se trouvant sur le compte D.________ no AW.________ au nom de C.________, compte bloqué par ordonnance du Ministère public du 20 octobre 2016 (D. 07 001 009), est ordonné. Le montant de la commission prélevée par le prévenu de CHF 4'146.20 est confisqué, conformément à l’art. 70 al. 1 CP. Le solde du compte, soit CHF 878.30, est quant à lui utilisé en couverture des frais judiciaires de première instance, conformément aux art. 267 al. 3 et 268 al. 1 CPP, les frais de procédure à payer par le prévenu diminuant dans cette mesure. En outre, la levée du blocage du compte précité est prononcée, une fois le prélèvement du montant de CHF 5'024.50 effectué.”
Die Beschlagnahme ist eine provisorische Sicherungsmassnahme zur Erhaltung von Vermögenswerten mit Blick auf eine spätere Entscheidung über Einziehung, Restitution oder – falls die einziehungsfähigen Werte nicht mehr vorhanden sind – eine Ersatzforderung. Beim Beschlagnahmebefehl kann offenbleiben, ob die Massnahme auf Einziehung oder auf Restitution gerichtet ist, solange klar wird, dass sie der Abschöpfung mutmasslich unrechtmässiger Vermögensvorteile dient.
“August 2023 sollte der Betrag auf das dafür eröffnete Konto E.________ bei der DC Bank Bern ausbezahlt werden (vgl. Akten W 23 188, pag. 07 701 007-014). Am 28. Juli 2023 erliess die Staatsanwaltschaft die vorliegend zu überprüfenden Beschlagnahme- und Kontosperrungsverfügungen. 4. 4.1 Als Zwangsmassnahme im Sinne von Art. 196 StPO kann eine Beschlagnahme angeordnet werden, wenn sie gesetzlich vorgesehen ist, ein hinreichender Tatverdacht vorliegt, sie verhältnismässig ist und durch die Bedeutung der Straftat gerechtfertigt wird (Art. 197 Abs. 1 Bst. a bis d StPO). Die gesetzliche Grundlage der Beschlagnahme befindet sich in Art. 263 Abs. 1 StPO. Danach können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person u.a. beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind (Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO). Ihre materielle Grundlage findet die Vermögensbeschlagnahme in Art. 70 ff. des Schweizerischen Strafgesetzbuches [StGB; SR 311.0]). Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB unterliegen Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, der Einziehung, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, kann auf einer Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe erkannt werden (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB; sog. Ersatzforderungsbeschlagnahme). 4.2 Die Beschlagnahme stellt eine provisorische, sichernde Massnahme dar. Sie soll den Erhalt der fraglichen Vermögenswerte während des Strafverfahrens sicherstellen, damit das urteilende Gericht hierüber gegebenenfalls disponieren kann. Dementsprechend setzt die Beschlagnahmeverfügung lediglich eine summarische, kurze Begründung voraus (vgl. Art. 263 Abs.”
“263 Abs. 1 Bst. c, d und e StPO). Meistens lässt sich zum Zeitpunkt der Anordnung einer Beschlagnahme nicht zuverlässig entscheiden, ob die Vermögenswerte letztlich (wenn überhaupt) eingezogen oder aber dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Aus diesem Grund kann im Beschlagnahmebefehl auch offen bleiben, ob es um eine Vermögenseinziehungs- oder eine Restitutionsbeschlagnahme geht; wichtig ist einzig, dass aus ihm klar wird, dass die Beschlagnahme unter dem Gesichtspunkt der Abschöpfung mutmasslich unrechtmässiger Vermögensvorteile aus einer Straftat angeordnet wurde. Eine sowohl auf die Restitution wie die Einziehung gestützte Anordnung der Beschlagnahme erfüllt den gleichen Zweck (Bommer/Goldschmid, in: Basler Kommentar Schweizerische Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2023, N. 50 zu Art. 263 StPO). Die Restitutions- und Einziehungsbeschlagnahme setzen voraus, dass die einzuziehenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Es müssen konkrete Anhaltspunkte für die Hypothese bestehen, dass betreffende Vermögenswerte in erheblichem Zusammenhang mit einem inkriminierten Verhalten stehen. Nicht erforderlich ist, dass diesbezüglich ein qualifizierter Verdacht besteht (Heimgartner, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2020, N. 18 zu Art. 263 StPO). Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. e StPO können Vermögenswerte ferner mit Beschlag belegt werden, wenn die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. sie auch nicht anhand einer Papierspur rekonstruierbar sind (Ersatzforderungsbeschlagnahme; vgl. Urteil des Bundesgerichts 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.2). Diese Art der Beschlagnahme setzt keinen direkten Zusammenhang zur untersuchten Straftat voraus, sondern richtet sich gegen das allgemeine Vermögen der beschuldigten Person (vgl. Bommer/Goldschmid, a.a.O., N. 47a ff. zu Art. 263 StPO). Eine Ersatzforderung kann auch zugunsten des Geschädigten verwendet werden (Art.”
Art. 70 Abs. 2 StGB schützt Dritte, die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben haben und dafür eine gleichwertige/angemessene Gegenleistung erbracht haben; die beiden Voraussetzungen sind kumulativ. Die Ausnahme umfasst zudem eine Härteklausel (Verbot unverhältnismässiger Härte), deren Anwendungsbereich aber nur begrenzt ist.
“Es ist damit unbestritten und aktenmässig erstellt, dass der Beschuldigte CHF 150'000.00 des Covid-Kredits an die E.________ AG weitergeleitet hat. Damit befindet sich ein Teil des mutmasslich deliktisch erhaltenen Vermögens bei einem Dritten. Die Einziehung ist demnach ausgeschlossen, wenn der Dritte die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteil des Bundesgerichts 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 3.4).”
“Elle n'a pas une portée plus étendue que la confiscation. Sa valeur doit être équivalente à l'avantage illicite (ATF 119 IV 17 consid. 2d). Le juge peut renoncer à imposer une créance compensatrice lorsqu'il est à prévoir qu'elle ne sera pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de l'intéressé (art. 71 al. 2 CP). h) Les mesures des art. 70 ss CP ne sont pas exclusives les unes des autres. Il peut arriver qu'une configuration conduise l'autorité à restituer une partie des valeurs au lésé, qu'elle en confisque une autre et prononce une créance compensatrice pour le reste (Laura Jacquemoud-Rossari, La créance compensatrice: état des lieux de la jurisprudence, SJ 2019 II p. 281 ss). i) Les mesures de confiscation et de créance compensatrice s'appliquent également aux tiers qui ont acquis les valeurs patrimoniales visées, à moins que cette acquisition ne soit intervenue de bonne foi et qu'une contre-prestation adéquate ait été fournie (art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, resp. art. 71 al. 1 in fine CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP). Par tiers au sens de cette disposition, il faut entendre toute personne juridique (physique ou morale) qui n'a pas participé d'un point de vue pénal à l'infraction et qui possède un droit sur la chose (arrêt du Tribunal fédéral 6B_916/2016 du 25 octobre 2016 consid. 5 et références citées). Le juge doit renoncer à la confiscation en mains de tiers si la mesure se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 in fine CP cum art. 71 al. 1 in fine CP). j) Les deux conditions posées à l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, respectivement 70 al. 2 CP, sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (arrêt du Tribunal fédéral 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid. 3.2 et référence citée). Quant à la clause de rigueur, elle n'a qu'une portée limitée.”
“2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir. Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation ou de créance compensatrice la saisie doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; arrêt du Tribunal fédéral 1B_660/2020 du 25 mars 2021 consid. 3.1). 2.2.1. La confiscation tend à empêcher que le produit d’une infraction et les bénéfices y relatifs (tels que les intérêts de capitaux illicites; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.3), respectivement les objets acquis en remploi de ce produit (par exemple, achat d’une villa moyennant de "l’argent sale"; arrêt du Tribunal fédéral 6B_367/2020 du 17 janvier 2022 consid.16.1 in fine), profitent à une personne, qu’il s’agisse de l’auteur du délit (art 70 al. 1 CP), du tiers ayant reçu lesdits produit/bénéfices/objets (art. 70 al. 2 CP a contrario) ou de l’héritier de ces auteurs et tiers après leur décès (ATF 141 IV 155 consid. 4.5; arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). 2.2.2. Selon l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les biens/valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Ces conditions sont cumulatives. Si l’une d’elles n’est pas réalisée, la mesure peut être prononcée alors même que l’intéressé a conclu une transaction en soi légitime. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate quand les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit. La clause de rigueur n’a qu'une portée limitée; en effet, il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée; il faut encore qu’elle le frappe de manière particulièrement incisive dans sa situation économique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3). Pour qu'un séquestre puisse être refusé en application de l'art. 70 al. 2 CP, le prononcé d’une future confiscation doit être d'emblée et indubitablement exclu (arrêt du Tribunal fédéral 1B_660/2020 précité).”
“1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel "le crime ne paie pas", la confiscation de valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 139 IV 209 consid. 5.3 et les arrêts cités). Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 129 II 453 consid. 4.1; ATF 140 IV 57 consid. 4.1 et les nombreuses références citées). C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1). Lorsque ces conditions sont réunies, la restitution doit avoir lieu sans égard aux autres créanciers ou lésés (ATF 128 I 129 consid. 3.1.2 p. 132 ss). L'art. 70 al. 2 CP précise que la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb p. 178; arrêt du Tribunal fédéral 1B_3/2014 du 5 février 2014 consid. 3.2 in RtiD 2014 II p. 227) Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payée avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation (arrêts du Tribunal fédéral 1B_222/2015 du 10 novembre 2015 consid.”
“Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteile 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; 6B_969/2020 vom 6. Dezember 2021 E. 1.3.2; je mit Hinweisen).”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht unter anderem die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht der verletzten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung kann auch bei nicht beschuldigten Drittpersonen erfolgen. Sie ist nach Art. 70 Abs. 2 StGB jedoch ausgeschlossen, wenn eine Drittperson die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit sie für diese eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihr gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einer Drittperson jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist.”
Ein Séquestre kann angeordnet werden, um Vermögenswerte zu sichern, die nach Art. 70 Abs. 1 StGB konfiskierbar sein könnten. Weiter kann ein Séquestre der Sicherung der Durchsetzung späterer Zuweisungen an Geschädigte bzw. der Vollstreckung entsprechender staatlicher Forderungen dienen; die Höhe des Séquestres richtet sich dabei nach dem voraussichtlichen Umfang der zu sichernden Vermögenswerte.
“Le Ministère public conclut au rejet du recours, sous réserve du montant du séquestre, qui doit être porté à 567.96 francs, compte tenu des informations fournies par la Banque [2] le 27 décembre 2023. c) Par courrier du 5 janvier 2024, le recourant a été invité à se déterminer dans les dix jours sur les observations du Ministère public. Il n’a pas présenté d’observations dans le délai fixé. C O N S I D É R A N T 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, par une personne directement touchée par la décision entreprise, le recours est recevable (art. 396 al. 1 CPP). 2. L’Autorité de recours en matière pénale revoit la cause en fait, en droit et en opportunité, donc avec un plein pouvoir d’examen (art. 391 et 393 al. 2 CPP ; cf. Calame, in : CR CPP, 2e éd., n. 1-2 ad art. 391). 3. a) Selon l’article 263 al. 1 let. d CPP, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu’il est probable qu’ils devront être confisqués. La confiscation de valeurs patrimoniales vise notamment celles qui sont le résultat d'une infraction (art. 70 al. 1 CP). Même si le texte de l’article 263 al. 1 let. d CPP ne le prévoit pas, le séquestre de valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée peut aussi être ordonné en vue de l’exécution d’une créance compensatrice de l’État, d’un montant équivalant à l’avantage illicite qui devrait être confisqué (art. 71 al. 3 CP ; arrêt de l’ARMP du 14.07.2017 [ARMP.2017.68] cons. 3 ; cf. aussi Julen Berthod, in : CR CPP, 2e éd., n. 10 ad art. 263). L’article 71 al. 3 CP prévoit que l’autorité d’instruction peut placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée. Par « personne concernée » au sens de cette disposition, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP ; ATF 140 IV 57 cons. 4.1.2). Les valeurs patrimoniales confisquées et le produit de créances compensatrices peuvent revenir aux lésés, afin de couvrir leur dommage (art.”
“e) Si des immeubles sont séquestrés, une restriction au droit de les aliéner est ordonnée et mentionnée au registre foncier (art. 266 al. 3 CPP). Contrairement à la teneur de cette disposition, l’autorité requiert en réalité une mention du blocage au registre foncier en lien avec l’immeuble séquestré ; concrètement, cela paralyse le droit de l’ayant droit de disposer, qu’il s’agisse de l’aliénation ou de la constitution d’éventuels droits réels limités sur l’immeuble en question (Lembo/Nerushay, in : CR CPP, 2ème éd., n. 6 et 6a ad art. 266). L’atteinte au droit de propriété qu’engendre le séquestre d’un immeuble apparaît en général limitée, puisque l’utilisation de cet immeuble demeure possible (arrêt du TF du 11.05.2017 [1B_60/2017] cons. 2.3). 3.2. a) Selon l’article 263 al. 1 let. d CPP, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu’il est probable qu’ils devront être confisqués. La confiscation de valeurs patrimoniales vise notamment celles qui sont le résultat d'une infraction (art. 70 al. 1 CP). Même si le texte de cette disposition ne le prévoit pas, le séquestre de valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée peut aussi être ordonné en vue de l’exécution d’une créance compensatrice de l’État, d’un montant équivalant à l’avantage illicite qui devrait être confisqué (art. 71 al. 3 CP ; arrêt de l’ARMP du 14.07.2017 [ARMP.2017.68] cons. 3 ; cf. aussi Julen Berthod, in : CR CPP, 2ème éd., n. 10 ad art. 263). Le lésé peut, si un crime ou un délit lui a causé un dommage et s'il y a lieu de craindre que l'auteur ne réparera pas ce dommage, demander au juge de lui allouer, jusqu'à concurrence des dommages-intérêts ou de la réparation morale fixés par un jugement ou par une transaction, les objets et les valeurs patrimoniales confisqués ou le produit de leur réalisation, sous déduction des frais (art. 73 al. 1 let. b CP), ou les créances compensatrices (art. 73 al. 1 let. c CP). Le plaignant ne pouvant prétendre à une restitution directe des objets et/ou valeurs séquestrés dispose donc, à certaines conditions, d'un droit à une allocation en sa faveur par l'État, tant dans l'hypothèse d'une confiscation – pour laquelle un séquestre est possible en application de l'article 263 al.”
“________ réplique le 28 mars 2021 (date du timbre postal), en affirmant notamment ne pas estimer devoir payer de créance compensatrice. C O N S I D E R A N T 1. Le séquestre ordonné par le Ministère public peut faire l’objet d’un recours en application de l’article 393 al. 1 let. a CPP. En sa qualité de titulaire du compte sur lequel un montant de 742.85 francs a été saisi, X.________ a qualité pour recourir, au sens de l’article 382 al. 1 CPP. Interjeté dans les formes et délai légaux (v. art. 396 CPP), le recours est recevable. 2. L'Autorité de céans jouit d'un plein pouvoir d'examen, en fait, en droit et en opportunité (art. 393 CPP), sans être liée par les motifs invoqués par les parties ni par les conclusions de celles-ci, sauf lorsqu'elle statue sur une action civile (art. 391 CPP). 3. Aux termes de l'article 263 al.1 let. d CPP, des objets ou valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre lorsqu’il est probable qu’ils devront être confisqués. La confiscation de valeurs patrimoniales vise notamment celles qui sont le résultat d'une infraction (art. 70 al. 1 CP). Même si le texte de l’article 263 al. 1 let. d CPP ne le prévoit pas expressément, le séquestre de valeurs patrimoniales appartenant à la personne peut aussi être ordonné en vue de l’exécution d’une créance compensatrice de l’État, d’un montant équivalant à l’avantage illicite qui devrait être confisqué (art. 71 al. 3 CP ; arrêt de l’Autorité de céans du 14.07.2017 [ARMP.2017.68] cons. 3). Le lésé dispose, s’il en fait la demande, d’un droit à l’allocation des biens qui seront confisqués ou feront l’objet d’une créance compensatrice (art. 73 CP). Un séquestre peut aussi se justifier, en application des articles 263 al. 1 let. b et 268 CPP, sur tous les biens d’un prévenu, aux fins de garantir le paiement des amendes, des frais de procédure et d’exécution des peines (art. 422 ss CPP), ainsi que des indemnités dues à la partie plaignante (art. 433 CPP). Le séquestre pénal ordonné par une autorité d'instruction est une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer ou qui pourraient servir à l'exécution d'une créance compensatrice.”
Liegt – wie im zitierten Entscheid – eine Indizienlage vor, nach der ungewöhnlich hohe Bareinnahmen in einem Nachtclub nicht glaubhaft als legale Erlöse erscheinen, darf die Staatsanwaltschaft vom begründeten bzw. hinreichenden Verdacht ausgehen, dass es sich um deliktisch erlangte Vermögenswerte oder deren Surrogate handelt; dies kann die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB rechtfertigen.
“Aus der vorstehend zusammengefassten Indizienlage geht hervor, dass es sich beim Vertreter der Beschwerdeführerin nicht um den an der "A. AG" wirtschaftlich Berechtigten handelt. Weiter erscheint die Darstellung, wonach es sich bei den im "X. Club" sichergestellten Geldern um Einnahmen aus legaler Erwerbstätigkeit handelt, nicht als glaubhaft. Vielmehr besteht der begründete Verdacht, dass der Beschuldigte und seine Mittäter die geschäftliche Tätigkeit des "X. Club" und deren Verwaltung durch den Vertreter der Beschwerdeführerin vorschoben hat, um Geldflüsse und Einnahmen zu verschleiern, die mit dem Handel von Betäubungsmitteln zusammenhängen. Bei dieser Ausgangslage sowie vor dem Hinter- grund, dass sich im Safe für die übliche Geschäftstätigkeit eines Nachtclubs ungewöhnlich hohe Bargeldbeträge befanden, durfte die Staatsanwaltschaft vom hinreichenden Verdacht ausgehen, es handle sich hier um deliktisch erlangte Vermögenswerte oder deren Surrogate, welche gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB der Einziehung unterliegen. Die Beschlagnahme beruht somit auf einer hinreichenden gesetzlichen Grundlage (Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO) und sie ist auch inhaltlich als verhältnismässig zu bewerten. Somit erweist sich die Beschwerde als unbegründet, weshalb sie abzuweisen ist. III. Kosten Gemäss Art. 428 Abs. 1 StPO tragen die Parteien die Kosten des Rechtsmittelverfahrens nach Massgabe ihres Obsiegens oder Unterliegens. Als unterliegend gilt auch jene Partei, auf deren Rechtsmittel nicht eingetreten wird, oder die das Rechtsmittel zurückzieht. Ausgangsgemäss sind die Verfahrenskosten von total CHF 1'050.– (bestehend aus einer Gerichtsgebühr von CHF 1'000.– und Auslagen von pauschal CHF 50.–) in Anwendung von § 13 Abs. 1 der Verordnung über die Gebühren der Gerichte vom 15. November 2010 (Gebührentarif, GebT; SGS 170.31) der Beschwerdeführerin aufzuerlegen. Beim vorliegenden Verfahrensausgang sind ihr keine Parteikosten zu ersetzen. Demnach wird erkannt:”
“Aus der vorstehend zusammengefassten Indizienlage geht hervor, dass es sich beim Vertreter der Beschwerdeführerin nicht um den an der "A. AG" wirtschaftlich Berechtigten handelt. Weiter erscheint die Darstellung, wonach es sich bei den im "X. Club" sichergestellten Geldern um Einnahmen aus legaler Erwerbstätigkeit handelt, nicht als glaubhaft. Vielmehr besteht der begründete Verdacht, dass der Beschuldigte und seine Mittäter die geschäftliche Tätigkeit des "X. Club" und deren Verwaltung durch den Vertreter der Beschwerdeführerin vorschoben hat, um Geldflüsse und Einnahmen zu verschleiern, die mit dem Handel von Betäubungsmitteln zusammenhängen. Bei dieser Ausgangslage sowie vor dem Hinter- grund, dass sich im Safe für die übliche Geschäftstätigkeit eines Nachtclubs ungewöhnlich hohe Bargeldbeträge befanden, durfte die Staatsanwaltschaft vom hinreichenden Verdacht ausgehen, es handle sich hier um deliktisch erlangte Vermögenswerte oder deren Surrogate, welche gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB der Einziehung unterliegen. Die Beschlagnahme beruht somit auf einer hinreichenden gesetzlichen Grundlage (Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO) und sie ist auch inhaltlich als verhältnismässig zu bewerten. Somit erweist sich die Beschwerde als unbegründet, weshalb sie abzuweisen ist. III. Kosten Gemäss Art. 428 Abs. 1 StPO tragen die Parteien die Kosten des Rechtsmittelverfahrens nach Massgabe ihres Obsiegens oder Unterliegens. Als unterliegend gilt auch jene Partei, auf deren Rechtsmittel nicht eingetreten wird, oder die das Rechtsmittel zurückzieht. Ausgangsgemäss sind die Verfahrenskosten von total CHF 1'050.– (bestehend aus einer Gerichtsgebühr von CHF 1'000.– und Auslagen von pauschal CHF 50.–) in Anwendung von § 13 Abs. 1 der Verordnung über die Gebühren der Gerichte vom 15. November 2010 (Gebührentarif, GebT; SGS 170.31) der Beschwerdeführerin aufzuerlegen. Beim vorliegenden Verfahrensausgang sind ihr keine Parteikosten zu ersetzen. Demnach wird erkannt:”
Die Einziehung setzt voraus, dass das zugrunde liegende Verhalten den objektiven und subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist. Sinn und Zweck der Ausgleichseinziehung ist der Ausgleich deliktischer Vorteile; sie dient der Verwirklichung des sozialethischen Gebots, dass sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll.
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1, 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. verfügbar, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nach den Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist. Nach Art. 71 Abs. 2 StGB kann das Gericht von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Sinn und Zweck der sogenannten Ausgleichseinziehung liegen im Ausgleich deliktischer Vorteile. Insofern dient sie der Verwirklichung des sozialethischen Gebots, nach welchem sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll (BGE 145 IV 237 E. 3.2.1; 144 IV 1 E. 4.2.1, 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Sie setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 285 E. 2.2 mit Hinweis; 141 IV 155 E. 4.1).”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1 und 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; 140 IV 57 E. 4.1.1; je mit Hinweisen). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. verfügbar, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nach den Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist. Nach Art. 71 Abs. 2 StGB kann das Gericht von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1 und 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; 140 IV 57 E. 4.1.1; je mit Hinweisen). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. verfügbar, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nach den Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist. Nach Art. 71 Abs. 2 StGB kann das Gericht von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1 und 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; 140 IV 57 E. 4.1.1; je mit Hinweisen). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. verfügbar, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nach den Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist. Nach Art. 71 Abs. 2 StGB kann das Gericht von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde.”
Bei einer nicht sicher aufteilbaren Vermischung legaler und illegaler Vermögensbestandteile kann eine Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB unterbleiben; in der zitierten Entscheidung wurde das beschlagnahmte Bargeld stattdessen zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet.
“Nach Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Was das beschlagnahmte Bargeld (Pos. 1161) im Umfang von CHF 35000. anbelangt, so geht die Beschuldigte 2 richtig in der Annahme, dass nicht mit Sicherheit als erstellt angesehen werden kann, dass der ganze Betrag aus illegalem Erwerb stammt, kann es sich doch zumindest teilweise dabei um ihre im Gefängnis erwirtschafteten Ersparnisse sowie «Gewinne» aus «Share» handeln. Auch wenn gleichwohl anzunehmen ist, dass ein grosser Teil der CHF 35'000. aus dem Betäubungsmittelhandel stammt, so kann aufgrund einer möglichen Vermischung mit legal erworbenen Vermögenswerten die genaue Unterscheidung nicht mehr vorgenommen werden. Entsprechend erfolgt keine Vermögenseinziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB, jedoch wird der Bargeldbetrag zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet. Was sodann die in Frage stehenden Luxushandtaschen der Beschuldigten 2 betrifft (Pos. 1131: Tasche mit Schmuck und Geld; Pos. 2200: 1 braune Handtasche [...] mit div. Utensilien; Pos. 2204: 1 Handtasche mit SIM-Karte; Pos. 2205: 1 Handtasche [...]; Pos. 2206: 1 Handtasche [...] und 1 Etui [...]; Pos. 2207: 3 Handtaschen [...]; Pos. 2208: 3 Handtaschen [...]; Pos. 2209: 1 Handtasche [...]; Pos. 2210: 1 Handtasche [...]; Pos. 2211: 1 Handtasche [...]), so wurde bereits dargelegt, dass ihre Aussagen zu deren Herkunft nicht glaubhaft sind (vgl. vorne E. 6.3.2.1). Entsprechend ist davon auszugehen, dass es sich bei den Taschen um (echte) Surrogate für durch den Crystal Meth-Verkauf erwirtschaftete Vermögenswerte handelt. Entsprechend sind die Luxushandtaschen gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen (eine Einziehung könnte auch erfolgen, wenn es sich um Surrogate aus illegalem Glücksspiel handelt).”
Beschlagnahmte Vermögenswerte können statt vernichtet oder schlicht eingezogen dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands übergeben werden. Dies schliesst nach der zitierten Praxis und Literatur auch Vermögenswerte ein, die in remploi aus den Erlösen der Straftat erworben wurden (z.B. ein in remploi angeschafftes Grundstück).
“1 CP prime sur une saisie ou un séquestre en cas de faillite, ce qui a pour conséquence de conférer un droit de distraction au profit de l'Etat ou du lésé par rapport aux autres créanciers (cf. arrêt TF 1B_388/2016 consid. 3.3). Selon le privilège de la spécialité, seules les valeurs patrimoniales constituant la rémunération ou le résultat direct de l'infraction peuvent être confisquées (cf. PC CP, art. 70 n. 10). En ce qui concerne le prêt de CHF 130'000.- consenti au prévenu par les enfants de G.________, il était garanti par une cédule hypothécaire de CHF 400'000.- sur le terrain de AC.________ que le prévenu avait acquis au moyen de la somme de CHF 400'000.- et mis en valeur au moyen du montant de CHF 200'000.- détournés au préjudice de ses partenaires contractuels en lien avec le chantier "E.________". Le bien-fonds de AC.________ ayant été acquis en remploi du résultat de l'infraction commise par le prévenu, il était susceptible de faire l'objet d'une confiscation ou d'une restitution au lésé au sens de l'art. 70 al. 1 CP. Cet immeuble, et la garantie qu'il représentait, subissait ainsi une perte de valeur à concurrence du montant en lien direct avec l'infraction, à savoir CHF 600'000.-. Or, si cet immeuble avait une valeur suffisante pour couvrir, en cas de réalisation, tant le dommage direct de CHF 600'000.- subi par D.________ SA que la créance de CHF 130'000.- des enfants de G.________ garantie par la cédule hypothécaire, l'on ne saurait retenir la présence d'un dommage, même temporaire. Pour déterminer la valeur du terrain de AC.________, on ne saurait cependant se fonder, comme le souhaite l'appelant, sur l'évaluation du bien-fonds effectuée le 8 juillet 2010, qui fixait sa valeur à CHF 3'111'672.- (cf. DO F 10 9921/2319), celle-ci ayant été effectuée deux ans après le prêt litigieux, soit à une époque où le terrain avait été complètement équipé. Le contrat de vente du 29 janvier 2009, par lequel C.________ SA a vendu le terrain en cause à la société H.________ SA (cf. DO F 10 9921/2339-2346), peut en revanche servir de point de repère.”
“Gemäss dem Grundsatz der Verhältnismässigkeit dürfen Zwangsmassnahmen nur soweit in fremde Rechtssphären eingreifen, wie die Strafuntersuchung es unbedingt nötig macht. Dementsprechend kann eine Beschlagnahme nur angeordnet werden, wenn die angestrebten Ziele nicht durch mildere Massnahmen erreicht werden können (Art. 197 Abs. 1 lit. c StPO). Die Staatsanwaltschaft hat sie aufzuheben, sobald ihr Grund wegfällt (Art. 267 Abs. 1 StPO). Die strafprozessuale Beschlagnahme nach den Art. 263 ff. StPO dient lediglich der vorläufigen Sicherstellung von Gegenständen und Vermögenswerten (Heimgartner, a.a.O., Art. 263 N 1). Sie ist daher grundsätzlich nur während laufendem Strafverfahren zulässig. Spätestens im Endentscheid ist über das Schicksal der beschlagnahmten Objekte zu bestimmen (Heimgartner, a.a.O., Art. 267 N 5). Entweder wird der fragliche Gegenstand oder Vermögenswert der berechtigten Person zurückgegeben, oder er wird eingezogen, worunter auch die Aushändigung an die verletzte Person zur Widerherstellung des rechtmässigen Zustands nach Art. 70 Abs. 1 StGB zu verstehen ist (Bommer/Goldschmid, in: Basler Kommentar, 2. Auflage, 2014, Art. 267 StPO N 7).”
“Le déclare coupable de rupture de ban (art. 291 CP), de séjour illégal du 17 mai au 3 juillet 2019 (art. 115 al. 1 let. b LEI), de non-respect d'une assignation à un lieu de résidence (art. 119 al. 1 LEI), de contravention à l'art. 19a ch.1 LStup pour les faits du 8 août 2020 et de contraventions à l'art. 11C al. 1 LPG. Condamne A______ à une peine privative de liberté de six mois, entièrement absorbée par la détention avant jugement subie. Condamne A______ à une amende de CHF 200.-. Prononce une peine privative de liberté de substitution de deux jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de cinq ans (art. 66abis CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 7______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à leur ayant droit des objets figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 8______(art. 70 al. 1 CP in fine). Arrête les frais de la procédure de première instance à CHF 2'278.-, en met la moitié à la charge de A______, soit CHF 1'139.-, et en laisse le solde à la charge de l'Etat. Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'635.-, comprenant un émolument de décision de CHF 1'500.-, en met les deux tiers à la charge de A______, soit CHF 1'090.-, et en laisse le solde à la charge de l'Etat. Constate que les frais et honoraires de Me B______, défenseure d'office de A______, ont été arrêtés à CHF 2'692.50 pour la procédure de première instance. Arrête à CHF 775.45, TVA comprise, le montant de ses frais et honoraires pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) et à l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM). La greffière : Melina CHODYNIECKI Le président : Vincent FOURNIER e.r. Catherine GAVIN Indication des voies de recours : Conformément aux art.”
Art. 70 Abs. 1 StGB ermöglicht die Einziehung von Vermögenswerten, die Folge einer Straftat sind. Dazu gehören nach der Rechtsprechung auch daraus erzielte Erträge (etwa Zinsen) sowie Vermögensgegenstände, die mit den aus der Straftat stammenden Mitteln in Remploi erworben wurden.
“267 CPP) que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées, et ne pourront l'être (arrêts du Tribunal fédéral 1B_311/2009 du 17 février 2010 consid. 3 et 1S.8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Selon la jurisprudence, une mesure de séquestre est en principe proportionnée du seul fait qu'elle touche des valeurs patrimoniales susceptibles d'être confisquées en vertu du droit pénal (arrêt du Tribunal fédéral 1B_136/2009 du 11 août 2009 consid. 4.1 et les références citées). 2.2. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation tend à empêcher que le produit d'une infraction et les bénéfices y relatifs (tels que les intérêts de capitaux illicites; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.3), respectivement les objets acquis en remploi de ce produit (par exemple, achat d'une villa moyennant de "l'argent sale" ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_367/2020 du 17 janvier 2022 consid. 16.1 in fine), profitent à une personne, qu'il s'agisse de l'auteur du délit (art. 70 al. 1 CP) ou du tiers ayant reçu lesdits produit/bénéfices/objets (art. 70 al. 2 CP a contrario) (ATF 141 IV 155 consid. 4.5; arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). L'art. 71 al. 3 CP permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice jusqu'à concurrence du montant présumé du produit de l'infraction, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale, et même celles de provenance licite. La mesure prévue par cette disposition se différencie ainsi du séquestre conservatoire résultant des art. 263 al. 1 let. c CP ou 263 al. 1 let. d CPP, dispositions requérant en revanche l'existence d'un tel rapport de connexité (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2). Par "personne concernée" au sens de l'art. 71 al. 3 CP, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf.”
Ersatzforderungsbeschlagnahme gegen begünstigte Dritte: Nach der Rechtsprechung kann die Untersuchungsbehörde zur Sicherung einer Ersatzforderung Vermögenswerte einer als «begünstigt» anzusehenden Drittperson mit Beschlag legen (Art. 71 Abs. 3 i.V.m. Art. 70 Abs. 2 StGB). Für diese Sicherstellungsbeschlagnahme ist nach der zitierten Rechtsprechung kein unmittelbarer Zusammenhang zwischen den konkret beschlagnahmten Werten und der untersuchten Straftat erforderlich.
“Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis, faute pour l’art. 71 al. 3 CP de l’exiger (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2, JdT 2014 IV 305). La possibilité pour l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la « personne concernée » découle directement de l'art. 71 al. 3 CP. Par « personne concernée » au sens de cette disposition, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Le séquestre tendant à garantir une éventuelle créance compensatrice peut porter sur tous les biens, valeurs et/ou revenus de l'intéressé ; il doit être maintenu tant qu'il ne viole pas le principe de la proportionnalité, notamment sous l'angle des conditions minimales d'existence (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). 2.2 En l'espèce, l'ordonnance attaquée est succincte s'agissant des charges pesant sur H.________. On relève toutefois que ce dernier a admis devant la procureure, lors de l’entretien téléphonique du 17 mai 2022, que sa « famille était dans une situation difficile avec des dettes » et qu’il avait été « aidé » par le plaignant à concurrence d'un montant de 170'000 fr. (cf. PV des opérations, p. 24). A cet égard, il n'a à ce jour fourni aucune explication permettant de justifier concrètement la remise d’une somme argent aussi importante, de sorte qu’il doit être retenu qu’il existe à ce stade des soupçons suffisants laissant présumer la commission d’une infraction.”
“Die Zwangsmassnahme der Beschlagnahme ist in Art. 263 ff. StPO geregelt. Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind (sogenannte Einziehungsbeschlagnahme). Neben den weiteren Beschlagnahmearten in der Strafprozessordnung (vgl. Art. 263 Abs. 1 Bst. a-c und Art. 268 StPO) regelt das Strafgesetzbuch in Art. 71 Abs. 3 StGB eine Beschlagnahme im Zusammenhang mit der Ersatzforderung (sogenannte Ersatzforderungsbeschlagnahme). Danach kann die Untersuchungsbehörde im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen. Als «Betroffener» im Sinne von Art. 71 Abs. 3 StGB gilt nicht nur der Täter. Eine Ersatzforderungsbeschlagnahme nach Art. 71 Abs. 3 StGB ist unter gewissen Voraussetzungen auch gegenüber einem durch die Straftat begünstigten Dritten möglich (Art. 71 Abs. 1 in Verbindung mit Art. 70 Abs. 2 StGB). Sie ist zudem zulässig, wenn es sich beim Dritten wirtschaftlich um dieselbe Person handelt und demgemäss die Voraussetzungen für einen Durchgriff vorliegen. Dasselbe gilt hinsichtlich der Vermögenswerte, die wirtschaftlich betrachtet im Eigentum der beschuldigten Person stehen, weil sie etwa nur durch ein Scheingeschäft an einen «Strohmann» übertragen worden sind (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 S. 64 mit Hinweisen). Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Damit unterscheidet sich dieser strafprozessuale Arrest von der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO, bei welcher ein Konnex zwischen der Tat und den mit Beschlag belegten Vermögenswerten bestehen muss (vgl. zum Ganzen auch Urteil des Bundesgerichts 6B_439/2019 vom 12. September 2019 E. 2.3.1 f.). 5. Aus den edierten Kontoauszügen ergibt sich, dass die mutmasslich deliktisch erlangten Vermögenswerte im Umfang von Euro 150'000.00 am 23.”
Die Vorinstanz hat ihr Ermessen nach Art. 70 Abs. 5 StGB überschritten, indem sie pauschal 50 % des Bruttoerlöses abgezogen hat, ohne eine zumindest rudimentäre Begründung für diese weitreichende Subtraktion zu liefern. Solche Abzüge müssen konkret begründet werden; in der vorliegenden Entscheidung ist namentlich nicht nachvollziehbar, weshalb die weitergeleiteten Bestechungsgelder nicht in dem geltend gemachten Umfang berücksichtigt worden sind.
“Der subsidiären Berechnung der Vorinstanz unter Berücksichtigung des Grundsatzes der Verhältnismässigkeit, bei welcher sie den vom Beschwerdeführer vorgebrachten Abzügen weitgehend Rechnung trägt und namentlich eine (sehr) weitreichende Subtraktion von 50 % des Bruttoerlöses für die behauptete legale Geschäftstätigkeit vornimmt, kann ebenfalls nicht gefolgt werden. Denn diese bewegt sich nicht mehr im Rahmen der zulässigen Ermessensausübung in Anwendung von Art. 70 Abs. 5 StGB. Die Berücksichtigung der vom Beschwerdeführer beantragten Abzüge im Sinne einer Wahrunterstellung ist nicht per se zu beanstanden. Allerdings erforderte namentlich die Auswahl der einzelnen Positionen, die als Abzüge berücksichtigt werden, eine zumindest rudimentäre Begründung. Nicht nachvollziehbar bleibt insbesondere, weshalb die weitergeleiteten Bestechungsgelder nicht im erstellten Umfang (USD 22'668'814.-) berücksichtigt werden. Die Berechnung des einziehbaren Deliktserlöses durch die Beschwerdegegnerin, auf welche die Vorinstanz explizit verweist, dieser jedoch nicht folgt, bewegt sich demgegenüber im Rahmen der Anforderungen an die pflichtgemässe Ermessensausübung unter Art. 70 Abs. 5 StGB. Die Beschwerdegegnerin bringt in Anwendung des Verhältnismässigkeitsprinzips vom Bruttoerlös (USD 57'505'550.-) die weitergeleiteten Bestechungsgelder (USD 22'668'814.-), die in Brasilien geleistete Strafzahlung (USD 16'166'800.-) sowie die Steueraufwendungen von”
“Die Vorinstanz verletzt kein Bundesrecht, wenn sie die von der Beschwerdegegnerin gegen den Beschwerdeführer angeordnete Ersatzforderung von USD 8'175'000.- schützt. Ihrer Begründung ist hingegen nicht zu folgen. Das von ihr primär angewandte (strikte) Bruttoprinzip ist aufgrund der dargelegten Rechtsprechung abzulehnen (siehe E. 4.3.3). Der subsidiären Berechnung der Vorinstanz unter Berücksichtigung des Grundsatzes der Verhältnismässigkeit, bei welcher sie den vom Beschwerdeführer vorgebrachten Abzügen weitgehend Rechnung trägt und namentlich eine (sehr) weitreichende Subtraktion von 50 % des Bruttoerlöses für die behauptete legale Geschäftstätigkeit vornimmt, kann ebenfalls nicht gefolgt werden. Denn diese bewegt sich nicht mehr im Rahmen der zulässigen Ermessensausübung in Anwendung von Art. 70 Abs. 5 StGB. Die Berücksichtigung der vom Beschwerdeführer beantragten Abzüge im Sinne einer Wahrunterstellung ist nicht per se zu beanstanden. Allerdings erforderte namentlich die Auswahl der einzelnen Positionen, die als Abzüge berücksichtigt werden, eine zumindest rudimentäre Begründung. Nicht nachvollziehbar bleibt insbesondere, weshalb die weitergeleiteten Bestechungsgelder nicht im erstellten Umfang (USD 22'668'814.-) berücksichtigt werden. Die Berechnung des einziehbaren Deliktserlöses durch die Beschwerdegegnerin, auf welche die Vorinstanz explizit verweist, dieser jedoch nicht folgt, bewegt sich demgegenüber im Rahmen der Anforderungen an die pflichtgemässe Ermessensausübung unter Art. 70 Abs. 5 StGB. Die Beschwerdegegnerin bringt in Anwendung des Verhältnismässigkeitsprinzips vom Bruttoerlös (USD 57'505'550.-) die weitergeleiteten Bestechungsgelder (USD 22'668'814.-), die in Brasilien geleistete Strafzahlung (USD 16'166'800.-) sowie die Steueraufwendungen von”
Bankgewinne, die durch die Verwaltung von Vermögenswerten krimineller Herkunft erzielt wurden, sind nach Art. 70 StGB grundsätzlich nicht einziehungsfähig, soweit die kriminelle Organisation nicht über diese Gewinne oder über eine Verfügungsmacht hierüber verfügte. Eine Einziehung kommt nur in Betracht, wenn die Organisation gegenüber den fraglichen Erträgen tatsächlich Verfügungsbefugnis hatte.
“dans son acte d'accusation. Dès lors, les gains que la banque B. peut avoir réalisés grâce à la gestion des avoirs de l'organisation criminelle ne constituent en l'espèce ni le résultat, ni la récompense de la seule infraction en cause, soit le blanchiment d'argent. Il s'ensuit qu'une confiscation ou une créance compensatrice ne peuvent pas être ordonnées, sur la base des art. 70 al. 1 et 71 al. 1 CP, pour ces gains. 12.2.4.3 L'art. 72 CP ne permet pas non plus le prononcé de mesures confiscatoires ou d'une créance compensatrice pour les gains de la banque résultant de la gestion des avoirs d'origine criminelle. En effet, la doctrine exclut que cette disposition permette le prononcé d'une créance compensatrice lorsque les valeurs patrimoniales d'une organisation criminelle ne sont plus disponibles. Selon la systématique légale, une créance compensatrice ne peut être prononcée qu'en application de l'art. 71 CP, disposition qui est rattachée matériellement à la confiscation compensatrice de l'art. 70 CP (cf. Seelmann/Thommen, in Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, Bd I, 2018, § 6, Einziehung von Vermögenswerten einer kriminellen Organisation, n° 35 ad art. 72 CP et les auteurs cités). En outre, l'art. 72 CP présuppose un pouvoir de disposition de l'organisation criminelle sur les valeurs patrimoniales à confisquer. En l'absence d'un pouvoir de disposition, des mesures confiscatoires ou une créance compensatrice pour des avantages dont une organisation criminelle aurait pu bénéficier ne sont pas envisageables (Baumann, in BSK-Strafrecht I, n° 7 ad art. 72 CP). En l'espèce, l'organisation criminelle de F. avait un pouvoir de disposition sur les valeurs patrimoniales déposées sur les relations ouvertes auprès de la banque B. Pour ce motif, il se justifie de prononcer la confiscation de l'intégralité des avoirs déposés sur les relations au nom de G., des sociétés 1 et 2, comme exposé ci-après (cf. infra consid. 13). En revanche, il n'apparaît pas que l'organisation avait un pouvoir de disposition ne serait-ce que sur une partie des gains que la banque a pu réaliser grâce à la gestion des avoirs d'origine criminelle.”
Beschlagnahmte bzw. eingezogene Vermögenswerte können verwertet werden; der dannzumalige Nettoerlös kann (anteilsmässig) zur Deckung der vom Beschuldigten zu tragenden Verfahrenskosten verwendet werden.
“zog den beschlagnahmten Personenwagen, Porsche Cayenne TDI (R.________ (Farbe)), ________ (Kennzeichen), Fahrgestellnummer ________ (inkl. 2 Fahrzeugschlüssel), in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB zur Verwertung ein, wobei verfügt wurde, der dannzumalige Nettoerlös (Verkaufspreis abzüglich Lagerungskosten) werde zur (anteilsmässigen) Deckung der vom Beschuldigten zu tragenden Verfahrenskosten verwendet (Ziff. IV.2. des erstinstanzlichen Urteilsdispositivs; pag. 1707);”
“Schliesslich bieten auch die beschlagnahmten CHF 200'000.00 keine Garantie dafür, dass sich der Beschwerdeführer im Falle einer Freilassung nicht ins Ausland absetzen würde, zumal die gesetzliche Konzeption keine Verknüpfung zwischen der Beschlagnahme bzw. Herausgabe von Vermögenswerten einerseits und der Anwesenheit bzw. Kooperation der beschuldigten Person andererseits vorsieht. Darüber hinaus werden beschlagnahmte Vermögenswerte im Verurteilungsfall regelmässig eingezogen und allfällig zum Begleichen der Verfahrenskosten verwendet, sofern sie nicht den geschädigten Personen zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden (vgl. Art. 267 Abs. 3 StPO; Art. 70 Abs. 1 StGB).”
Die Einziehung erfasst alle wirtschaftlichen Vorteile, die unmittelbar oder mittelbar durch die Straftat erlangt wurden und sich rechnerisch bzw. buchhalterisch feststellen lassen; dies kann sich beispielsweise in einer Erhöhung der Aktiven, einer Verminderung der Passiven, einer Nicht‑Verminderung der Aktiven oder einer Nicht‑Erhöhung der Passiven niederschlagen.
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi par l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 150 IV 338 consid. 2.1.1; 145 IV 237 consid. 3.2.1). La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1; arrêt 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.3). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid.”
“Il doit y avoir un lien de connexité entre l'objet à confisquer et l'infraction, en ce sens que celui-ci doit avoir servi ou devait servir à la commission d'une infraction (instrumenta sceleris) ou être le produit d'une infraction (producta sceleris). En outre, cet objet doit compromettre la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public. Cela signifie que, dans le futur, ce danger doit exister et que, précisément pour cette raison, il faut ordonner la confiscation en tant que mesure de sécurité (ATF 137 IV 249 consid. 4.4 ; TF 6B_189/2022 du 30 novembre 2022 consid. 4.1). C’est l’usage qui est fait de l’objet lors de la commission de l’infraction ou sa destination prévue, qui lui confère son caractère dangereux et justifie ainsi sa confiscation (ATF 103 IV 76 consid. 2 ; JdT 1978 IV 72 ; Dupuis et al., op. cit., n. 11 ad art. 69 CP). En application de l’art. 69 al. 2 CP, le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits. Il s’agit d’éviter que la mise en circulation de ces biens permette la commission d’autres infractions (Dupuis et al., op. cit., n. 22 ad art. 69 CP). 5.2.2 Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid.”
“Conformément à l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'État d'un montant équivalent; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70, al. 2, ne sont pas réalisées. Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 p. 242; 144 IV 285 consid. 2.2 p. 286 s.; 144 IV 1 consid. 4.2.1 p. 7). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid.”
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 p. 242; 144 IV 285 consid. 2.2 p. 286 s.; 144 IV 1 consid. 4.2.1 p. 7; 141 IV 155 consid. 4.1 p. 162 et les références citées). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid.”
Bei längerem Besitz oder wenn die ursprünglich mit kriminellen Mitteln finanzierten Vermögenswerte nicht mehr unterscheidbar sind, ist vor einer Einziehung zu prüfen, welche der aus Straftaten stammenden Werte noch identifizierbar sind. Können die betroffenen Werte nicht sachgerecht getrennt werden, lässt sich die Einziehung auf die nicht trennbaren Anteile (z. B. eine Immobilienquote) erstrecken.
“8 Bien immobilier sis à […] a) Acquis en mars 2007 par la société 45 qui est détenue par la société 75, […], elle-même contrôlée par A., ce dernier a transféré la propriété à F. en vertu du «Property Settlement Agreement» du 21 août 2007 mentionné au considérant 4.19.1.1 (ég. 18-01-0460). La maîtrise du droit de propriété est cependant restée en mains de la société 45 (18-01-0469; cf. aussi infra consid. 10.4.3.1, e). Selon les pièces figurant au dossier (A-07-08-06-04-0145), le transfert visait une chose unique, comprenant le bien-fonds ainsi que des meubles et des œuvres d'art. C'est la société 1 et A. qui ont financé ces biens. L'immeuble a été séquestré par le registre foncier espagnol le 16 janvier 2016 (18-01-0432) (ou 12 septembre 2018, 18-01-0520). b) Il est établi qu'une somme de EUR 6'506'600.- a été déboursée par la société 1 et A. entre les 5 et 28 mars 2007 en rapport avec cet immeuble. Les liquidités déposées sur leurs comptes bancaires qui les ont financés sont de provenance criminelle, mais aussi d'origine légale (cf. annexe 2 à l'acte d'accusation). Selon l'art. 59 ch. 1 aCP, respectivement art. 70 al. 1 CP, la confiscation peut porter sur les valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction. En l'occurrence, l'objet séquestré est sis en Espagne. La Cour s'est demandée s'il pouvait être confisqué en tant que tel. Sur la base des éléments fournis par l'accusation, au moment de son acquisition, il était apparemment formé d'un bien non divisible (le bien-fonds construit) et de plusieurs autres biens individuels et distincts (œuvres d'art, meubles), dont certains de grande valeur. On ignore la situation au moment du séquestre une dizaine d'années plus tard. Aucun inventaire ne figure au dossier. Il n'est pas exclu que certains biens qui composaient à l'origine le patrimoine (financés par des fonds d'origine criminelle) en soient sortis, que d'autres les aient remplacés et qu'ils n'aient aucun rapport avec l'infraction de A. En d'autres termes, concernant notamment les biens meubles, on ignore s'il y a des actifs représentant des valeurs subséquentes de remplacement qui auraient pu être confisqués.”
“Or, cette société a rencontré d’importantes difficultés financières depuis une époque qu’il appartiendra à l’instruction d’établir. Si les traitements et autres avantages dont jouissait le prévenu s’avéraient disproportionnés par rapport aux moyens dont E______ SA disposait au moment de leur paiement, le prénommé pourrait – dès lors qu’un administrateur est tenu de faire passer les intérêts de l’entité qu’il gère avant les siens propres (art. 717 CO; arrêt du Tribunal fédéral 6B_310/2014 du 23 novembre 2015 consid. et 3.2) – avoir commis l’un des autres actes pénalement répréhensibles qui lui est imputé. Des fonds d’origine possiblement délictueuse auraient donc permis l’exécution de travaux sur la parcelle familiale. 2.3.2. Les matériaux intégrés à l’immeuble à ces occasions ainsi que les plus-values découlant de ces travaux sont confiscables (au titre de potentiels remplois de pretia scelera et de bénéfices générés par ces remplois). La part de copropriété initialement détenue par A______ est, en conséquence, partiellement saisissable, qu’il en soit toujours le détenteur (art. 70 al. 1 CP) ou qu’elle ait été valablement cédée à ses enfants, ces derniers ayant reçu les avantages financiers précités à titre gratuit (art. 70 al. 2 CP a contrario). La seconde part de copropriété est également saisissable, l’épouse du prénommé ayant, elle aussi, gracieusement obtenu ces mêmes avantages (art. 70 al. 2 CP a contrario) avant de les transmettre à ses enfants, soit exclusivement (via la donation du 18 septembre 2020), soit conjointement avec son époux (par héritage, si une simulation de ladite donation devait être admise). L’acquisition d’à tout le moins une fraction de cette seconde part ayant conféré à B______ et C______ une certaine fortune, l’application de la clause de rigueur ancrée à l’art. 70 al. 2 CP n’a, a priori, pas lieu d’être. Le principe du séquestre litigieux est donc exempt de critique. 2.3.3. Il en va de même de son étendue, faute, en l’état, de connaître la quotité aussi bien du montant éventuellement confiscable que de la soulte à verser par les propriétaires – les avantages illicites ne semblant guère pouvoir être séparés de l’immeuble –.”
Das Gericht hält es in der konkret entschiedenen Sache für zulässig, bei der Schätzung des einziehbaren Vermögens einen pauschalen Einschlag für einen Anteil legaler Vermögenswerte vorzunehmen (im Streitfall 10 %). Eine so unter Berücksichtigung wesentlicher Gesichtspunkte plausibel hergeleitete Berechnung entspricht nach Auffassung des Bundesgerichts einer pflichtgemässen Ermessensausübung nach Art. 70 Abs. 5 StGB und erforderte keine Rückweisung an die Vorinstanz.
“% in Abzug. Zudem berücksichtigt sie einen Einschlag von 10 % für den Anteil der legalen Vermögenswerte, der unter Berücksichtigung aller wesentlichen Gesichtspunkte plausibel hergeleitet wird. Die Beschwerdegegnerin gelangt mit ihrer Berechnung auf einen einziehbaren Deliktserlös von USD 15'769'561.-, der deutlich über der angeordneten Ersatzforderung von USD 8'175'000.- liegt. Diese Berechnung der Beschwerdegegnerin entspricht einer pflichtgemässen Ermessensausübung unter Art. 70 Abs. 5 StGB. Sie ist bundesrechtskonform. Die Rückweisung an die Vorinstanz zur Übernahme dieser Berechnung des einziehbaren Deliktserlöses würde einem den Grundsätzen der Prozessökonomie widersprechenden formalistischen Leerlauf gleichkommen, weshalb davon abgesehen wird.”
In der Rechtspraxis wird Art. 70 StGB häufig so angewendet, dass vermögenswerte, die in den von den Behörden erstellten Inventaren unter konkreten Nummern/Positionen aufgeführt sind, vom Gericht zur Einziehung angeordnet und zur Devolution an den Staat bestimmt werden.
“1 LEI) et d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c LStup et 19a LStup). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 100 jours, sous déduction de 2 jours de détention avant jugement (art. 40 CP). Condamne A______ à une amende de CHF 100.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution d'1 jour. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Renonce à révoquer la libération conditionnelle octroyée par le Tribunal d'application des peines et des mesures du 28 février 2024. Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 45452220240425 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 45453520240425 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n° 45452220240425 (art. 70 CP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 961.- (art. 426 al. 1 CPP). Fixe à CHF 2'507.90 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). […] Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Met cet émolument complémentaire à la charge de A______." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, à l'Office cantonal de la population et des migrations ainsi qu'au Secrétariat d'État aux migrations. La greffière : Linda TAGHARIST Le président : Vincent FOURNIER Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière pénale. ETAT DE FRAIS COUR DE JUSTICE Selon les art.”
“Condamne A______ à une peine privative de liberté d'ensemble de quatre ans et deux mois, sous déduction de 802 jours de détention avant jugement (art. 40 et 89 al. 6 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de sept ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 Ordonnance N-SIS). *** Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, des balances, des produits de coupage, du matériel de conditionnement, du carnet de comptabilité et du lot de documents manuscrits, figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 37982120221124, sous chiffres 1, 2, 9 à 12, 15, 16, 24 à 26, 31, 33 de l'inventaire n°38076320221128, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 38146320221130 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42682520230901 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 19 et 32 de l'inventaire n° 38076320221128 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des téléphones portables, Smartphones, cartes SIM et carte mémoire micro SD, figurant sous chiffres 3 à 8, 13, 14, 17, 27 à 30 de l'inventaire n° 38076320221128, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42596320230824 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42682320230901(art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du pistolet d'alarme et des munitions, figurant sous chiffres 18, 20 à 22 de l'inventaire n° 38076320221128 (art. 69 CP). Ordonne la restitution à AI______ du lot de documents à son nom, figurant sous chiffre 23 de l'inventaire n° 38076320221128 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). *** Condamne A______ à 37.5% de la part des frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 73'794.40, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.-, et laisse le solde de 12.5% à la charge de l'État (art. 426 al. 1 CPP). *** Ordonne le maintien de A______ en détention pour motifs de sûreté. Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 2'775.”
“25 l'indemnité de procédure due à Me F______, défenseure d'office de D______, pour la procédure préliminaire et de première instance (art. 135 CPP). Arrête à CHF 2'489.25, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me F______ pour la procédure d'appel. * * * Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ du 11 août 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ du 11 août 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 18 août 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ du 18 août 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ du 28 septembre 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 5______ du 28 septembre 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 1 à 4 et 6 à 8 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 9 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à son ayant droit de la carte AF______ noire au nom de Z______ figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 7______ du 9 février 2023 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 1 et 3 à 5 de l'inventaire n° 7______ du 9 février 2023 (art. 69 CP). * * * Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, à l'Office fédéral de la police, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations ainsi qu'au Service de l'application des peines et des mesures.”
“Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ du 11 août 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 18 août 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ du 18 août 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ du 28 septembre 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 5______ du 28 septembre 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 1 à 4 et 6 à 8 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 9 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à son ayant droit de la carte AF______ noire au nom de Z______ figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 7______ du 9 février 2023 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 1 et 3 à 5 de l'inventaire n° 7______ du 9 février 2023 (art. 69 CP). * * * Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, à l'Office fédéral de la police, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations ainsi qu'au Service de l'application des peines et des mesures. La greffière : Lylia BERTSCHY Le président : Vincent FOURNIER Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“1 de la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 8 mois, sous déduction d'un jour de détention avant jugement (art. 40 et art. 51 CP). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 15 jours-amende. Fixe le montant du jour-amende à CHF 30.-. Condamne A______ à une amende de CHF 200.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 2 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. (…) Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction de la drogue et des cachets de méthadone figurant sous chiffres 1, 2 et 4 de l'inventaire n° 2______ du 14 janvier 2022 et sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2022 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2022 (art. 263 al. 1 CPP et art. 70 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la mise hors d'usage des téléphones figurant sous chiffres 4 et 5 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2022 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne la restitution à D______ des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 2______ du 14 janvier 2022 et à A______ des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 6 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2022 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ à 5/10 et D______ à 4/10 des frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'553.-, y compris un émolument de jugement de CHF 600.- (art. 426 al. 1 CPP). Laisse 1/10 des frais de la procédure à la charge de l'Etat (art. 423 al. 1 CPP). Fixe à CHF 1'600.40 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). (…)" Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information au Tribunal pénal, au Secrétariat d'État aux migrations (SEM) et à l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM).”
“66a al.1 CP). Dit que la peine prononcée avec sursis n'empêche pas l'exécution de l'expulsion durant le délai d'épreuve. Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ du 20 février 2023 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 2______ du 20 février 2023 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ du 25 septembre 2023 et des téléphones portables figurant sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n° 3______ du 25 septembre 2023 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 1______ du 20 février 2023 et figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______ du 25 septembre 2023 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à G______ des pièces d'identité figurant sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n° 1______ du 20 février 2023 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 9'550.50, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Fixera par ordonnance séparée, l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP) […] Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Condamne A______ à payer à l'État de Genève l'émolument complémentaire fixé à CHF 600.-". Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal pénal, au Secrétariat d'État aux migrations et à l'Office cantonal de la population et des migrations. La greffière : Linda TAGHARIST La présidente : Delphine GONSETH Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Condamne A______ à une amende de CHF 300.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 3 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Renonce à révoquer les sursis octroyés le 4 février 2020 et le 19 mars 2021 par le Tribunal de police de Genève (art. 46 al. 2 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 5 ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que l'exécution de la partie ferme de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Dit que la peine prononcée avec sursis n'empêche pas l'exécution de l'expulsion durant le délai d'épreuve. Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°2______ (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction [du téléphone portable de marque] F______ figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation de la montre figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 2______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à G______ de la clé figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n°2______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, de la balance, du produit de coupage et du matériel de conditionnement figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 2______ et sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à A______ du passeport figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Fixe à CHF 8'072.10 l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP)." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police et à l'Office cantonal de la population et des migrations, ainsi qu'au Service de l'application des peines et mesures.”
“Ordonne l'expulsion de Suisse de Y______ pour une durée de 7 ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de Y______ (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, des balances, des produits de coupage, du matériel de conditionnement, du carnet de comptabilité et du lot de documents manuscrits, figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 37982120221124, sous chiffres 1, 2, 9 à 12, 15, 16, 24 à 26, 31, 33 de l'inventaire n°38076320221128, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 38146320221130 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42682520230901 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 19 et 32 de l'inventaire n° 38076320221128 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des téléphones portables, Smartphones, cartes SIM et carte mémoire micro SD, figurant sous chiffres 3 à 8, 13, 14, 17, 27 à 30 de l'inventaire n° 38076320221128, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42596320230824 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42682320230901(art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du pistolet d'alarme et des munitions, figurant sous chiffres 18, 20 à 22 de l'inventaire n° 38076320221128 (art. 69 CP). Ordonne la restitution à AA______ du lot de documents à son nom, figurant sous chiffre 23 de l'inventaire n° 38076320221128 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Fixe à CHF 15'358.55 l'indemnité de procédure due à Me A______, défenseur d'office de X______ (art. 135 CPP). Fixe à CHF 5'882.- l'indemnité de procédure due à Me AM______, défenseur d'office de Y______ (art. 135 CPP). Condamne X______ et Y______, chacun par moitié, aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 73'794.40, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.”
“Condamne A______ à une peine privative de liberté de quatre ans, sous déduction de la détention avant jugement subie depuis le 9 janvier 2021 (art. 40 et 51 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de sept ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS). Ordonne le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______(art. 231 al. 1 CPP). Inventaire n° 2______ Ordonne la confiscation et la destruction des objets et du téléphone figurant sous chiffres 1 à 3 de l'inventaire n° 2______ (art. 69 CP). Inventaire n° 3______ Ordonne la confiscation et la destruction des objets et documents figurant sous chiffres 2 à 7 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°3______, sous déduction des sommes déjà restituées (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ de la montre figurant sous chiffre 8 de l'inventaire n°3______. Inventaire n°4______ Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à A______ des documents et clés figurant sous chiffres 2 à 6 de l'inventaire n°4______. Inventaire n° 5______ Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, des objets et des téléphones figurant sous chiffres 1 à 3, 6, 8, 10 à 12, 14, 22 à 30 de l'inventaire n°5______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 4, 5 et 9 de l'inventaire n°5______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ de la clé, des documents et des objets figurant sous chiffres 7, 13, 15 à 21 de l'inventaire n°5______, étant précisé que les documents figurant sous chiffres 15 et 16 et que les clés figurant sous chiffre 19 ont déjà été restituées. Condamne A______ aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 23'014.”
“Condamne A______ à une peine privative de liberté de 22 mois, sous déduction de 337 jours de détention avant jugement (77 jours au titre de la détention provisoire et 262 jours au titre de la détention pour des motifs de sûreté) (art. 40 CP). Révoque le sursis octroyé le 29 janvier 2021 par le Tribunal de police de Genève à la peine pécuniaire de 180 jours-amende à CHF 10.- l'unité, sous déduction de 4 jours de détention avant jugement (art. 46 al. 1 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 5 ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS ; RS 362.0). Ordonne le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat du solde des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 9 août 2021 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ du 11 novembre 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des objets figurant sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Prend acte de ce que les frais de la procédure de première instance ont été arrêtés à CHF 2'632.-. Condamne A______ au paiement de ces frais. Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'705.-, comprenant un émolument de décision de CHF 1'500.-. Met l'intégralité de ces frais à la charge de A______. Prend acte de ce que le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseure d'office, a été arrêté à CHF 5'385.- en première instance. Arrête à CHF 1'421.65.- TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______ pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Secrétariat d'Etat aux migrations, à l'Office fédéral de la Police ainsi qu'à l'Office cantonal de la population et des migrations. La greffière : Julia BARRY Le président : Vincent FOURNIER Indication des voies de recours : Conformément aux art.”
Die Frage, ob Erben als «Dritte» oder als unmittelbare Einziehungsbetroffene im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB zu gelten haben, ist umstritten. Das Bundesgericht hat in BGE 141 IV 155 zwar entschieden, dass ein wegen einer Straftat beschlagnahmtes Vermögen mit dem Tod des Beschuldigten auf die Erben übergeht und die Vorinstanz geschützt; die Aussagekraft dieses Entscheids zur grundsätzlichen Stellung der Erben ist nach Auffassung der Lehre jedoch begrenzt. In der überwiegenden Lehre gilt die Erbengemeinschaft typischerweise als eigenständiges Rechtssubjekt bzw. als Dritter, der an der Anlasstat nicht strafrechtlich beteiligt ist und die Vermögenswerte etwa durch Universalsukzession erworben hat; dementsprechend kann sie sich grundsätzlich auf das Drittenprivileg des Art. 70 Abs. 2 StGB berufen.
“2 StGB auch bei Erben zur Anwendung bringt. Weiter ist festzustellen, dass das Bundesgericht im zitierten BGE 141 IV 155 die Vorgehensweise der Vorinstanz, die Erben nicht als Dritte im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB zu betrachten, schützt, ohne sich mit der Stellung der Erbengemeinschaft als eigenständiges Rechtssubjekt und ihrer Stellung im Einziehungsverfahren einlässlich auseinanderzusetzen. Die Aussagekraft des Entscheids bezüglich dieser Frage ist deshalb begrenzt. Die in dieser Frage vom Bundesgericht, von Scholl und Schödler vertretene Ansicht wird in anderen Teilen der Lehre denn auch nicht gestützt. Baumann, auf den Schödler zur Begründung ihrer Ansicht verweist, lässt die Frage, ob für Erben die Bestimmungen der Dritterwerbseinziehung gelten oder ob sie direkt in die einziehungsrechtliche Stellung des Erblassers eintreten, im Ergebnis offen (Baumann, Deliktisches Vermögen, Dargestellt anhand der Ausgleichseinziehung, Diss. Zürich 1997, S. 19 f.). Schmid meint, Dritter im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB sei, wer an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt sei und wer den der Einziehung unterliegenden Vermögenswert erworben habe, «sei es durch Rechtsgeschäft, Universalsukzession etc.» (Schmid, Kommentar Einziehung, Organisiertes Verbrechen, Geldwäscherei, Band I, 2. Aufl. 2007, N. 78 zu Art. 70-72 StGB). Auch gemäss anderen Teilen der Lehre wird der Vermögenserwerb durch Verfügungen von Todes wegen und die gesetzliche Erbfolge vom Drittenprivileg erfasst (Greiner/Akikol, Grenzen der Vermögenseinziehung bei Dritten [Art. 59 Ziff. 1 Abs. 2 StGB], in: AJP 2005 S. 1345; im Ergebnis auch Wohlers, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Handkommentar, 4. Aufl. 2020, N. 11 zu Art. 70 StGB; Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 11 zu Art. 70 StGB). Diese Auffassung deckt sich mit der bundesgerichtlichen Definition des Dritten im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB (siehe oben, E. 5.4). Die Erbengemeinschaft ist (in der Regel) selber nicht an der zur Einziehung führenden Straftat beteiligt und hat die Vermögenswerte nicht direkt daraus erworben.”
“2 StGB sei, wer an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt sei und wer den der Einziehung unterliegenden Vermögenswert erworben habe, «sei es durch Rechtsgeschäft, Universalsukzession etc.» (Schmid, Kommentar Einziehung, Organisiertes Verbrechen, Geldwäscherei, Band I, 2. Aufl. 2007, N. 78 zu Art. 70-72 StGB). Auch gemäss anderen Teilen der Lehre wird der Vermögenserwerb durch Verfügungen von Todes wegen und die gesetzliche Erbfolge vom Drittenprivileg erfasst (Greiner/Akikol, Grenzen der Vermögenseinziehung bei Dritten [Art. 59 Ziff. 1 Abs. 2 StGB], in: AJP 2005 S. 1345; im Ergebnis auch Wohlers, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Handkommentar, 4. Aufl. 2020, N. 11 zu Art. 70 StGB; Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 11 zu Art. 70 StGB). Diese Auffassung deckt sich mit der bundesgerichtlichen Definition des Dritten im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB (siehe oben, E. 5.4). Die Erbengemeinschaft ist (in der Regel) selber nicht an der zur Einziehung führenden Straftat beteiligt und hat die Vermögenswerte nicht direkt daraus erworben. Sie tritt daher nicht unmittelbar in die Stellung des Beschuldigten ein, sondern gilt als Dritte im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB. Dies bedeutet, dass die Erbengemeinschaft sich im Grundsatz auf das Drittenprivileg berufen kann. 5.6 Zu klären bleibt, ob es sich bei Ersatzforderungen gleich verhält. Die Frage, ob die Erben einer einziehungsbetroffenen Person zu einer Ersatzforderung verpflichtet werden können, ist in Lehre und Rechtsprechung bisher ungeklärt geblieben (vgl. Scholl, a.a.O., N. 89 zu Art. 71 StGB; BGE 141 IV 155 E. 4.5). In Konstellationen, in denen im Moment des Todeseintritts die Voraussetzungen, den Erblasser zu einer Ersatzforderung zu verpflichten, gegeben gewesen wären, geht Scholl jedoch «tendenziell» von der Zulässigkeit der Ersatzforderung gegen die Erbengemeinschaft aus. Dafür spreche der Zweck und die Rechtsnatur der Vermögenseinziehung sowie die ständige Rechtsprechung des Bundesgerichts, wonach auch Drittpersonen finanziell nicht von Straftaten profitieren sollten. Der Erbe solle nicht mehr erben, als er es getan hätte, wenn der Erblasser keine Straftaten begangen hätte (Scholl, a.a.O., N.”
“«Direkt» in diesem Sinne meint, dass die Vermögenswerte nicht zunächst durch einen anderen Vermögensträger erlangt werden und dem Dritten erst infolge nachträglichen und legalen Erwerbs zugehen. Das gilt insbesondere bei Vertretungsverhältnissen, also beim Handeln für einen anderen, wo die Wirkung der Rechtshandlung des Vertreters unmittelbar im Rechtskreis des Vertretenen eintritt (Urteil des Bundesgerichts 6B_80/2011 vom 8. September 2011 E. 4.2 f.). 5.5 Fraglich ist, ob Erben als Dritte im Sinne dieser Bestimmung zu betrachten sind. In BGE 141 IV 155 E. 4.5 führte das Bundesgericht aus, mit dem Tod des Beschuldigten seien die beschlagnahmten Vermögenswerte auf dessen Erben übergegangen. Im Falle des Ablebens der Person, welche einen Vermögenswert durch tatbestandsmässiges und rechtswidriges Verhalten erlangt habe, sei der Vermögenswert zu Lasten der Erben einzuziehen. Dies ergäbe sich aus dem Zweck der Ausgleichseinziehung, wonach sich strafbares Verhalten nicht lohnen dürfe. Scholl und Schödler folgern daraus, dass Erben materiellrechtlich nicht als Dritte im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB gelten, sondern direkt in die Stellung der beschuldigten Person eintreten, was im Ergebnis zur Folge hat, dass sie sich nicht auf das Drittenprivileg berufen können (Scholl, a.a.O., N. 579 ff. zu Art. 70 StGB; Schödler, Dritte im Beschlagnahme- und Einziehungsverfahren, Diss. Luzern 2012, S. 59). Diese Sichtweise ist abzulehnen. Zivilrechtlich betrachtet gehen die beschlagnahmten Vermögenswerte mit dem Tod des Beschuldigten kraft Gesetzes auf die Erbengemeinschaft über (Universalsukzession, Art. 560 des Schweizerischen Zivilgesetzbuchs [SR 210]). Die Erben bilden bis zur Teilung der Erbschaft eine Gemeinschaft zu gesamter Hand (Art. 602 Abs. 1 und 2 ZGB). Diese Gemeinschaft ist offensichtlich nicht identisch mit dem Erblasser und stellt ein anderes Rechtssubjekt dar. Die Erbengemeinschaft kann daher, will man dem Prinzip der Einheit der Rechtsordnung Rechnung tragen, auch im Einziehungsrecht nicht mit dem Beschuldigten gleichgesetzt werden. Da dieser die fraglichen Vermögenswerte zunächst für sich selber erlangt hat, ist die Erbengemeinschaft auch nicht als Direktbegünstigte, sondern als Dritte zu betrachten.”
Als «gleichwertige Gegenleistung» im Sinn von Art. 70 Abs. 2 StGB können nach Rechtsprechung z.B. die Tilgung einer Schuld bzw. die Rückzahlung von Investitionsbeträgen oder tatsächlich erbrachte Werkleistungen (mit Abzug entsprechender Rechnungsbeträge) anerkannt werden. Ferner haben Gerichte entschieden, dass eine Bank sich nicht auf Art. 70 Abs. 2 berufen kann, wenn sie keine Gegenleistung nachweist oder wenn Überwachungs‑/Sorgfaltspflichten verletzt wurden, sodass der Schutz des Art. 70 Abs. 2 gegenüber ihr ausscheidet.
“f. und 040 ff.]). Es handle sich dabei um die Tilgung einer Schuld bzw. eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB. Dasselbe gelte auch für den Geldfluss von der Berufungsführerin zum H. Fonds und wieder zurück (Erwerb von Anteilen am H. Fonds im Umfang von USD 4'800'000.00 durch die Berufungsführerin und Erhalt der Rücküberweisung im Umfang von USD 4'394'139.76) (vgl. Berufungserklärung vom 25. November 2019, Rz. 68 ff. [CAR pag.”
“Les recourants se plaignent d'une violation de l'art. 70 al. 2 CP. A teneur de l'ordonnance de classement du 9 septembre 2020 - qui n'a pas été contestée par les parties plaignantes -, ils n'avaient nullement participé à l'infraction et n'avaient aucune conscience de l'intention délictueuse reprochée à F.________. On ne pouvait attendre d'eux qu'ils vérifiassent si l'entreprise générale avait débité les bons comptes bancaires. Les recourants avaient par ailleurs fourni une contre-prestation adéquate, soit les travaux effectués sur la villa B, le montant de 15'000 fr. ayant été déduit de la facture finale. Rien ne justifierait d'obliger les recourants à participer au futur procès qui ne les concerne pas.”
“70 al. 1 CP se chiffrent à EUR 16'054'863.49 pour les virements vers l'étranger, à EUR 107'465.00 pour les retraits en espèces et à EUR 2'501'261.41 pour les virements internes, soit un montant total de EUR 18'663'589.90. 12.2.3 Toutes les sommes précitées proviennent d'actes de blanchiment non prescrits retenus contre A. Il s'ensuit que le principe de la confiscation de l'art. 70 al. 1 CP est applicable pour ces sommes, étant précisé que le délai de prescription applicable à la confiscation est celui de l'infraction de blanchiment d'argent retenu contre A. (art. 70 al. 3 CP). Le droit de confisquer n'est donc pas prescrit s'agissant de ces sommes. Il ne fait aucun doute que si les sommes précitées étaient encore disponibles, elles seraient confisquées auprès de la banque B., vu qu'il s'agit d'argent blanchi. Il faut ainsi examiner si les conditions d'une créance compensatrice contre la banque sont réunies. Cette créance compensatrice ne peut être prononcée que si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 in fine CP). Une violation au sens de l'art. 102 al. 2 CP a été retenue contre la banque pour les actes de blanchiment précités étant donné que ces derniers ont été rendus possibles par un défaut de surveillance imputable à la banque. A cela s'ajoute qu'A. a commis des actes de blanchiment en sa qualité de gestionnaire et d'employée de la banque B. Cette dernière ne peut donc pas se prévaloir du principe de la bonne foi. En outre, il n'apparaît pas que la banque ait fourni une contre-prestation pour les valeurs patrimoniales déposées par F. et son entourage. La seule exception à cet égard concerne la relation de la société 1, dont les fonds ont été mis en gage, à concurrence d'un montant de EUR 10 millions, pour servir de garantie au prêt «back-to-back» d'un montant équivalent octroyé par la banque. Cependant, la somme de EUR 2'500'000.- débitée de cette relation le 8 août 2007 en faveur du compte de la société 62 ne faisait pas partie de la somme mise en gage en faveur de la banque, ce qui exclut une quelconque contre-prestation de la banque pour ce montant.”
“2 CP a été retenue contre la banque pour les actes de blanchiment précités étant donné que ces derniers ont été rendus possibles par un défaut de surveillance imputable à la banque. A cela s'ajoute qu'A. a commis des actes de blanchiment en sa qualité de gestionnaire et d'employée de la banque B. Cette dernière ne peut donc pas se prévaloir du principe de la bonne foi. En outre, il n'apparaît pas que la banque ait fourni une contre-prestation pour les valeurs patrimoniales déposées par F. et son entourage. La seule exception à cet égard concerne la relation de la société 1, dont les fonds ont été mis en gage, à concurrence d'un montant de EUR 10 millions, pour servir de garantie au prêt «back-to-back» d'un montant équivalent octroyé par la banque. Cependant, la somme de EUR 2'500'000.- débitée de cette relation le 8 août 2007 en faveur du compte de la société 62 ne faisait pas partie de la somme mise en gage en faveur de la banque, ce qui exclut une quelconque contre-prestation de la banque pour ce montant. En conclusion, la banque B. ne peut pas se prévaloir de la protection de l'art. 70 al. 2 CP. Par conséquent, il se justifie de prononcer contre elle une créance compensatrice de EUR 18'663'589.90, en application de l'art. 71 al. 1 CP. 12.2.4 Aux débats, le MPC a également requis la confiscation, respectivement le prononcé contre la banque B. d'une créance compensatrice de CHF 7'869'625.- correspondant aux gains que la banque a réalisés grâce à la gestion des avoirs d'origine criminelle. 12.2.4.1 A teneur du rapport FFA du 28 mai 2020 (cf. 11-04-0001 ss), la banque B. aurait réalisé des gains de CHF 7'662'267.- entre 2005 et 2012 grâce à la gestion des avoirs de l'organisation criminelle. Ce rapport porte sur l'ensemble de la période pendant laquelle la banque a eu sous sa gestion les comptes de l'organisation criminelle dont F. était membre. La période incriminée concernant la banque B., selon l'acte d'accusation, est celle du 1er juillet 2004 au 8 décembre 2008. En raison de la prescription partielle de l'action pénale, la période déterminante est toutefois restreinte à celle allant du 27 juin 2007 au 8 décembre 2008.”
Kann eine direkte Rückerstattung nach Art. 70 nicht erfolgen, kann das Gericht Vermögenswerte subsidiär dem Verletzten zuweisen gestützt auf Art. 73; dies setzt voraus, dass die Voraussetzungen der Einziehung/Confiscation erfüllt sind und die geschädigte Person die Zuweisung verlangt.
“Giusta l’art. 73 cpv. 1 lit. b CP se, in seguito a un crimine o a un delitto, alcuno patisce un danno non coperto da un’assicurazione e si deve presumere che il danno o il torto morale non saranno risarciti dall’autore, il giudice assegna al danneggiato, a sua richiesta, fino all’importo del risarcimento o dell’indennità per torto morale stabiliti giudizialmente o mediante transazione: gli oggetti ed i beni confiscati o il ricavo della loro realizzazione, dedotte le spese. L’art. 73 CP permette allo Stato di rinunciare ad una propria pretesa a favore del danneggiato allo scopo di facilitare il risarcimento del danno di questi (DTF 145 IV 237 consid. 3.1.). Se, secondo l’art. 70 CP, è ordinata la confisca di valori patirmoniali che provengono da reati contro gli interessi individuali del danneggiato, l’art. 73 cpv. 1 lit. b CP consente quindi, a titolo sussidiario in assenza di restituzione diretta giusta l’art. 70 cpv. 1 in fine CP, di assegnarli alla persona lesa (DTF 145 IV 237 consid. 3.2./3.3.). 4.3.4. La confisca è assicurata con il sequestro giusta l’art. 263 CPP. 4.4. La realizzazione di oggetti confiscati in virtù di leggi d’ordine penale o fiscale oppure in virtù della legge del 18 dicembre 2015 sui valori patrimoniali di provenienza illecita ha luogo secondo le disposizioni delle relative leggi federali o cantonali (art. 44 LEF). Secondo la giurisprudenza, questa riserva di legge vale per la confisca di oggetti pericolosi (art. 69 CP) o di valori patrimoniali (art. 70, 72 CP) e, anche, per i sequestri penali eseguiti a garanzia di una futura confisca o restituzione ai danneggiati (art. 263 cpv. 1 lit. c-d CPP) [DTF 131 III 652 consid. 3.1.; 120 IV 365 consid. 2.a); 115 III 1 consid.”
“21), celle-ci pouvant intervenir à tous les stades de la procédure (BSK-Strafrecht I – Baumann, 4e éd. 2019, art. 73 n. 19), et le juge ne peut ordonner cette mesure que si le lésé cède à l'Etat une part correspondante de sa créance (art. 73 al. 2 CP). Sur ce plan, le Tribunal fédéral a souligné dans sa jurisprudence que le mécanisme d'allocation prévu par l'art. 73 CP correspond à la préoccupation d'éviter qu'une mesure de confiscation aboutisse à enrichir l'Etat au détriment du lésé, direct ou indirect (ATF 145 IV 237 consid. 3.3). L'allocation au sens de l'art. 73 CP suppose, en particulier, une infraction pénale et un préjudice (dommage, tort moral) causé par cette même infraction. Le préjudice ne doit pas être couvert par une assurance et les perspectives de recouvrement auprès de l'auteur être incertaines. Le préjudice et son montant doivent en outre être fixés par jugement ou par transaction. Conformément à l'art. 73 al. 1 let. b CP, l'allocation au lésé peut notamment se rapporter à des valeurs patrimoniales confisquées en vertu de l'art. 70 CP, auquel cas les conditions de cette mesure doivent elles-mêmes être réalisées (arrêt TF 6B_1065/2017 du 17 mai 2019 consid.3.1). L'art. 73 CP peut être invoqué par toute personne qui a subi un dommage à la suite d'un délit. La personne qui subit un préjudice indirect ne peut cependant prétendre à l'allocation au sens de cette disposition que lorsque celui qui a subi un préjudice direct a déjà été complètement dédommagé et ne dispose pas d'un droit préférable sur les avoirs confisqués (arrêt TF 6B_344/2007 du 1er juillet 2008 consid. 5.2 et 5.3). Le mécanisme de l'art. 73 CP se distingue de la restitution du produit de l'infraction au lésé au sens de l'art. 70 CP. Si les valeurs patrimoniales acquises au moyen d'une infraction peuvent être clairement identifiées, il n'y a pas lieu de les confisquer pour les attribuer au lésé. Elles peuvent en effet être restituées directement au lésé. La confiscation et l'attribution au sens de l'art. 73 CP ne s'appliquent ainsi qu'à titre subsidiaire. La restitution au lésé selon l'art.”
Höhe der Ersatzforderung: Grundsätzlich entspricht die Ersatzforderung der Höhe derjenigen Vermögenswerte bzw. des persönlichen finanziellen Vorteils, die durch die Straftat erlangt wurden, bemessen am Urteilszeitpunkt. Von einer Ersatzforderung kann das Gericht ganz oder teilweise absehen oder sie herabsetzen, insbesondere wenn sie voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde.
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht der Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Einziehung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Die Täterin soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben. Damit dienen die Einziehungsbestimmungen der Verwirklichung des sozialethischen Gebots, nach welchem sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll (vgl. BGE 146 IV 201 E. 8.4.3; 144 IV 1 E. 4.2.1; 139 IV 209 E. 5.3; je mit Hinweisen). Die gleichen Überlegungen gelten für Ersatzforderungen des Staates. Es soll verhindert werden, dass die Täterin, welche die Vermögenswerte bereits verbraucht beziehungsweise sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jene, die sie noch hat (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2; 123 IV 70 E. 3; 119 IV 17 E. 2a; je mit Hinweisen). Die Ersatzforderung entspricht in ihrer Höhe deshalb grundsätzlich den Vermögenswerten, die durch die strafbaren Handlungen erlangt worden sind und somit der Vermögenseinziehung unterlägen, wenn sie noch vorhanden wären (Urteile 6B_989/2023 vom 22.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1, 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. verfügbar, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nach den Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist. Nach Art. 71 Abs. 2 StGB kann das Gericht von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermö- genswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt wa- ren, eine Straftat zu veranlassen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederher- stellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Sind die der Einzie- hung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Ge- richt auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Das Gericht kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Be- troffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs. 2 StGB). Voraussetzung für die Anordnung einer subsidiären Ersatzforderung ist, dass der Ersatzforderungs- schuldner durch eine Straftat persönlich Vermögenswerte erlangt oder solche später erworben hat (vgl. Scholl, a.a.O., N 96 zu Art. 71 StGB). Gemäss dem Wortlaut des Gesetzes ist die Ersatzforderung in gleicher Höhe wie die nicht mehr vorhandenen Vermögenswerte anzusetzen (Art.”
“Für die Lohnzahlungen vor der Abhebung vom 12. Juli 2017 ist hingegen eine Ersatzforderung des Staates im Sinne von Art. 71 Abs. 1 StGB auszuspre- chen, da diese Vermögenswerte aufgrund des Bezugs der CHF 97'248.30 nicht mehr vorhanden (und damit nicht einzugsfähig i.S.v. Art. 70 Abs. 1 StGB) sind. Voraussetzung für die Anordnung einer subsidiären Ersatzforderung ist, dass der Ersatzforderungsschuldner durch eine Straftat persönlich Vermögenswerte erlangt oder solche später erworben hat (vgl. Scholl, a.a.O., N 96 zu Art. 71 StGB). Dies ist vorliegend der Fall; der Beschuldigte hat persönlich durch die von ihm verwirk- ten Straftatbestände (unrechtmässige) Krankentaggelder des B. erlangt. Gemäss dem Wortlaut des Gesetzes ist die Ersatzforderung "in gleicher Höhe" wie die nicht mehr vorhandenen Vermögenswerte anzusetzen (Art. 71 Abs. 1 StGB). Als Ausgangspunkt bei der Bestimmung der Höhe der Ersatzforderung ist vom finanziellen Profit auszugehen, welchen der Ersatzforderungsschuldner per- sönlich aus der Straftat gezogen hat. Davon abzuziehen ist der Wert jener Vermö- genswerte, auf welche die Strafbehörden zugreifen, dem Inhaber wegnehmen und zugunsten des Staates einziehen oder der verletzten Person zuweisen können (Scholl, a.a.O., N 97 zu Art. 71 StGB mit Hinweisen). Die Ersatzforderung berechnet sich mithin aus den bis zur Abhebung vom 12.”
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Das Gericht kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde. Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen. Die Beschlagnahme begründet bei der Zwangsvollstreckung der Ersatzforderung kein Vorzugsrecht zu Gunsten des Staates (Art. 71 StGB). Die Ersatzforderung ist somit grundsätzlich subsidiär gegenüber der Einziehung und soll verhindern, dass derjenige, der sich der Vermögenswerte entledigt hat, besser gestellt wird als jener, der sie behält. Der Grund für das Nichtmehrvorhandensein der Vermögenswerte spielt grundsätzlich keine Rolle. Der Umfang einer Ersatzforderung beurteilt sich in allen Fällen nach dem für den Ausgleichsumfang massgeblichen abstrakten Vorteil im Urteilszeitpunkt.”
“Par conséquent, il est renoncé au prononcé des mesures confiscatoires ou d'une créance compensatrice en la matière contre la banque. 12.3 E. En contrepartie de ses actes de soutien en faveur de l'organisation criminelle dont F. était membre, E. a perçu, à titre de rémunération, les sommes de EUR 60'000.- le 27 juillet 2007, de EUR 59'000.- en avril 2008 et de USD 50'000.- le 16 juin 2008. Il faut préciser que le second montant de EUR 59'000.- était composé de EUR 24'000.-, à titre d'avance pour les activités futures d'E., et de EUR 35'000.- pour les factures échues qu'il avait déjà payées avec ses fonds personnels. Cette dernière somme ne constitue dès lors pas une rémunération à proprement parler. Il s'ensuit que la rémunération effectivement perçue par E. se chiffre à EUR 84'000.- (EUR 60'000.- + EUR 24'000.-) et à USD 50'000.-. L'intéressé ayant perçu ces dernières sommes pour son activité de consultant au service de F. et de l'organisation criminelle, il s'agit d'une récompense confiscable (art. 70 al. 1 CP). Ces sommes n'étant plus disponibles en l'état, il se justifie d'ordonner leur remplacement par une créance compensatrice d'une valeur équivalente, soit CHF 137'401.20 (EUR 84'000.- = CHF 85'201.20, selon le taux de conversion EUR/CHF de 1.0143 le 27 juin 2022; USD 50'000.- = CHF 52'200.-, selon le taux de conversion USD/CHF de 1.044 le 27 juin 2022). En application de l'art. 71 al. 2 CP, il sied de réduire ce montant à CHF 100'000.- afin de tenir compte de la situation financière d'E. et de ne pas compromettre trop sérieusement sa réinsertion. Dès lors, une créance compensatrice de CHF 100'000.- est prononcée à l'encontre d'E. en faveur de la Confédération. 13. Confiscations (art. 72 CP) 13.1 A teneur de l'art. 72 CP, le juge prononce la confiscation de toutes les valeurs patrimoniales sur lesquelles une organisation criminelle ou terroriste exerce un pouvoir de disposition. Les valeurs appartenant à une personne qui a participé ou apporté son soutien à une telle organisation (art.”
Für eine kompensatorische Forderung bzw. einen Sequester nach Art. 71 StGB ist keine deliktskonnexe Verbindung zwischen den zu sichernden Werten und der Straftat erforderlich; dies unterscheidet sich von der Einziehung nach Art. 70 StGB, die eine solche Verbindung voraussetzt.
“Ce premier grief doit être écarté. Le recourant perd en effet de vue qu'il n'est pas question en l'occurrence de confiscation (cf. art. 70 CP), mais de créance compensatrice au sens de l'art. 71 al. 1 CP. Dans une telle configuration, un lien de connexité entre les biens ou valeurs à placer sous séquestre et les infractions examinées n'est pas exigé; il en en va de même en cas de séquestre visant à garantir le prononcé ou l'exécution d'une telle créance (cf. art. 71 al. 3 CPP; ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2 p. 63; arrêt 1B_623/2022 du 1er juin 2023 consid. 3.1).”
Sichergestelltes Bargeld kann zunächst sequestriert bzw. zur Deckung von Bussen und Verfahrenskosten verwendet werden; andere Beträge werden gemäss den Entscheiden entweder eingezogen (Art. 70 StGB) oder, soweit berechtigte Ansprüche Dritter/Verletzter bestehen, restituiert.
“c LStup, de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI) et de contravention à l'art. 19a ch. 1 LStup. Révoque la libération conditionnelle accordée le 19 décembre 2022 par le Tribunal d'application des peines et des mesures de Genève (solde de peine de 120 jours) (art. 89 al. 1 CP). Condamne A______ à une peine privative de liberté d'ensemble de 6 mois, sous déduction de 3 jours de détention avant jugement (art. 40, 51 et 89 al. 6 CP). Condamne A______ à une amende de CHF 400.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 4 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 2______, sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation de la somme de CHF 40.- figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à E______ du téléphone de marque F______ figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ du téléphone figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'009.-, y compris un émolument de jugement de CHF 400.- (art. 426 al. 1 CPP). Ordonne le séquestre et compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec le solde des valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 442 al. 4 CPP). Fixe à CHF 2'502.80 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Condamne A______ à payer un émolument complémentaire de CHF 800.- à l'Etat de Genève." Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 1'175.-, qui comprennent un émolument de CHF 1'000.-. Fixe à CHF 778.50 l'indemnité de procédure due à Me B______, pour la procédure d'appel (art.”
“3) - 15.8 Gramm Streckmittel (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 104.4) - 1 Mobiltelefon Huawei (sichergestellt aus Effekten des Beschuldigten) - 1 Grammwaage mit Kokainrückständen (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 103) - 1 Messer/Verpackungsmaterial aus Couvert mit Kokainanhaftungen (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 104) - div. Packungen Medikamente (Steroide) (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 106) 2. Der Notizzettel (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 04) verbleibt als Beweismittel bei den Akten. 3. Der Betrag von CHF 2'400.00 (CHF 1'800.00, sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 101 und CHF 600.00 sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 102) wird eingezogen (Art. 70 StGB). 4. Der beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 1'200.00 (sichergestellt aus Effekten des Beschuldigten) wird in der Höhe von CHF 250.00 zur Deckung der Busse und in der Höhe von CHF 950.00 zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet. 5. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr. ________) und der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 4 und 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Verteidigung von A.________ (nachfolgend: Beschuldigter) am 13. April 2023 Berufung an (pag. 719). Mit Verfügung vom 15. September 2023 stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend ebenfalls vom 15. September 2023, zu (pag. 766 f.; pag. 727 ff.). Am 6. Oktober 2023 reichte die Verteidigung form- und fristgerecht die Berufungserklärung ein.”
“Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de cinq ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Déclare C______ coupable de vol en bande (art. 139 al. 3 CP). Condamne C______ à une peine privative de liberté de dix mois, sous déduction de la détention avant jugement subie du 19 avril au 15 septembre 2023 (art. 40 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de C______ pour une durée de huit ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Renvoie la partie plaignante, E______, à agir par la voie civile (art. 126 al. 2 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 12 de l'inventaire n° 5______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution au E______ des CHF 400.- figurant à l'inventaire du Ministère public du 25 avril 2023, ainsi que de la sacoche figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des CHF 456.10 et EUR 5.- figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 6______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à C______ des objets figurant sous chiffres 3 à 6 de l'inventaire n° 6______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à G______ du [téléphone portable] I______/2______ figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à F______ du [téléphone portable] I______/4______ figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à H______ du [téléphone portable] I______/1______ figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ des objets et valeurs figurant sous chiffres 4 à 11 et 14 à 18 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à U______ de la carte d'assurance maladie italienne figurant sous chiffre 13 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ et C______ aux frais de la procédure de première instance, à raison de la moitié chacun, qui s'élèvent à CHF 2'131.”
“658; Hervorhebungen im Original]): 1. A.________ wird in Sicherheitshaft belassen. Die Verlängerung der Sicherheitshaft wird für vorerst 3 Monate, d.h. bis am 19.7.2023, bewilligt (Art. 231 i.V.m. Art. 227 StPO). […] 2. Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet (Art. 20 N-SIS-Verordnung). 3. Folgende Gegenstände werden A.________ nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils zurückgegeben: - SIM Karte - Samsung ______ - Apple iPhone 7+ - 3 Pocket Books 4. Folgende Gegenstände werden als Beweismittel bei den Akten behalten: - Schreiben der Sozialen Dienste D.________ (Ortschaft) inkl. Übersetzung vom 10.02.2022 - Original des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Kopie des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Ernennungsurkunde KESB G.________ (Kanton) vom 11.03.2021 5. Der Betrag von CHF 560.00 wird eingezogen (Art. 70 StGB). 6. Die beschlagnahmten Geldbeträge von A.________ werden in der Höhe von CHF 7'440.50 und Euro 250.00 zur Deckung der Verfahrenskosten von CHF 24'855.90 verwendet. [Verfügungen betreffend Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils und der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Staatsanwaltschaft, Region Berner Jura-Seeland, mit Schreiben vom 26. April 2023 fristgerecht die Berufung an (pag. 670). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 23. August 2023 (pag. 721 ff.) und wurde den Parteien am Folgetag zugestellt (pag. 776 ff.). Mit Eingabe vom 1. September 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft frist- und formgerecht die Berufung (pag. 780.2 ff.), beschränkt auf den Schuldspruch gemäss Ziff. I.1.2. des erstinstanzlichen Urteils sowie die Dauer der Freiheitsstrafe und der Landesverweisung (Ziff. I.1. und Ziff. I.2. des erstinstanzlichen Urteils). Der Beschuldigte, privat vertreten durch Fürsprecher C.”
“SIM-Karte Lebara (Ass.-Nr 023) - Mobiltelefon Samsung Yateley, inkl. SIM-Karte Vodafone (Ass.-Nr. 024) - Mobiltelefon Samsung Yateley, inkl. SIM-Karte Lebara (Ass.-Nr. 025) - SIM-Karte Swisscom (Ass.-Nr. 028) - SIM-Karte .________ (Ass.-Nr. 030) - SIM-Karte .________ (Ass.-Nr. 031) - SIM-Karte Salt (Ass.-Nr. 033) - SIM-Karte (Ass.-Nr. 034) - 3 Schachteln Kamagra 100mg (Ass.-Nr. 069) - Mobiltelefon iPhone (Ass.-Nr. 072) - Mobiltelefon Samsung (Ass.-Nr. 073) - 8 Tabletten Sildenafil Sildenax 100mg Drossa Pharm AG - 2 Tabletten Sildenafil Sildenafilum 100mg Sandoz - SIM-Karte Lebara .________ (Ass.-Nr. G-1) - Axt (Ass.-Nr. 004) 3. Folgendes Dokument wird als Beweismittel bei den Akten belassen: - Kopie des Briefes von G.________ an A.________ vom 11. Januar 2018 (8 Seiten) 4. Der beschlagnahmte Personenwagen BMW 320i, blau, Fahrgestell-Nr. .________ wird eingezogen und verwertet (Art. 69 StGB). Ein allfälliger Verwertungserlös wird an die Verfahrenskosten angerechnet. 5. Folgende Beträge werden eingezogen (Art. 70 StGB): - Bargeld CHF 2'002.65 (Ass.-Nr. 006, Ass.-Nr. 014, Ass.-Nr. 002) - Bargeld Euro 788.62 (Ass.-Nr. 007, Ass.-Nr 015), es wird zudem festgestellt, dass die gefälschte 200 Euronote bereits dem Bundesamt für Polizei übergeben worden ist. - Bargeld Dollar 117.00 (Ass.-Nr. 016) 6. Die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr. .________ nach Ablauf der Frist wird dem zuständigen Bundesamt erteilt (Art. 16 Abs. 4 DNA-ProfilG). 7. Die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten durch die auftraggebende Behörde wird nach Ablauf der Frist erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. Art. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter) mit Schreiben vom 19. August 2021 form- und fristgerecht Berufung an (pag. 1717). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 9. Dezember 2021 (pag. 1723 ff.). Mit Berufungserklärung vom 30.”
Ist ein Konto nachweislich vollständig mit Vermögenswerten krimineller Herkunft gefüllt, kommt eine Einziehung der gesamten Kontobeläge in Frage. Werden illegale und legale Mittel vermischt, ist die Einziehung auf den nachgewiesenen rechtswidrigen Anteil zu beschränken (Quotierung nach Nachweis).
“Il a été ouvert par B. pour recueillir les fonds tirés de l'infraction préalable. b) Ce compte a été alimenté par le crédit de EUR 500'000.- versé le 24 janvier 2007 (cf. consid. 4.8.1, c) et celui de CHF 1'337'855.-, versé le 25 octobre 2007 suite à une vente d'or (cf. consid. 4.11.1, f) (voir rapport du 15 juillet 2011, 11-01-0060 ss; voir aussi rapport FFA du 16 décembre 2014, 11-01-0704). Comme exposé aux considérants 4.8.2, c) et 4.11.2, la traçabilité des fonds et leur lien avec le crime préalable sont donnés. B. est condamné pour blanchiment d'argent pour avoir effectué ces opérations (cf. consid. 4.8.3 et 4.11.3). La relation a également servi à permettre à A. de récupérer ses actifs et d'en faire usage (cf. consid. 4.8). Le compte n'a pas été approvisionné par d'autres sources. La relation n°1 a ainsi été alimentée à hauteur de 100% par des valeurs patrimoniales d'origine criminelle, de sorte que l'intégralité des actifs doit être confisqué en application de l'art. 59 ch. 1 aCP (ou art. 70 al. 1 CP). 10.4.1.2 Compte n°2 de la société 5 à la banque 2 a) Tout d'abord, on relèvera qu'à l'instar des autres tiers saisis, la société la société 5 a bénéficié des droits de participation dans la procédure (cf. supra V). La société a pris position à de réitérées reprises par le biais de son administrateur B. b) Concernant l'ouverture du compte de la société 5 à la banque 2 à […] (le 22 décembre 2006) qui présente au 31 décembre 2020 un solde de EUR 701'231.- (TPF 677.018-030), il est renvoyé au considérant 4.7.1.1, b). Le compte appartient à la société 5, constituée le 11 mai 2006 par B. en faveur de G., soit A. (consid. 4.5.1.5). La société 5 est une société de domicile au sens de l'art. 6 al. 2 OBA, dès lors qu'elle n'exerce ni une activité de commerce ou de fabrication, ni une autre activité exploitée en la forme commerciale. Elle n'a ni salarié, ni activité économique. Sa seule fonction est de détenir des valeurs patrimoniales pour A. et de servir d'écran. Une société tierce peut être visée par une confiscation dans les cas où on peut faire abstraction de la distinction entre l'actionnaire – auteur présumé de l'infraction – et la société qu'il détient, selon la théorie dite de la transparence («Durchgriff»; cf.”
“-, A-07-08-06-04-0147) et le prix effectivement payé selon la documentation bancaire remise par la banque 28 (EUR 6'506'600. ). Cela rend impossible l'établissement du trajet exact des montants («propres» ou non) investis en mars 2007 dans ce bien immobilier par A., respectivement F. L'accusation doit en supporter les conséquences (cf. Simone Nadelhofer do Canto, Vermögenseinziehung bei Wirtschafts- und Unternehmensdelikten [Art. 70 f. StGB], […] 2008, p. 147 s.). Cette situation fait ainsi échec à une confiscation qui demeure limitée aux actifs d'origine criminelle en application de l'art. 59 ch. 1 aCP, respectivement art. 70 al. 1 CP. Le sort du bien-fonds séquestré est réglé au considérant 10.4.4 ci-après. 10.4.3 Confiscation a) Concernant les trois comptes de F., la société 1 et la la société 2 à la banque 4, les valeurs d'origine illicite qui y ont été transférées ont été mélangées à des valeurs patrimoniales d'origine licite. Comme on l'a déjà dit, la trace documentaire des valeurs a pu être reconstituée. La confiscation est donc possible en application de l'art. 59 ch. 1 aCP (ou art. 70 al. 1 CP). Elle porte sur la quote-part de valeurs d'origine criminelle. Vu le seuil que représente en l'occurrence dite quote-part, il se justifie d'appliquer en l'espèce une méthode autre que celle qui a été appliquée plus haut, soit celle de la proportionnalité (cf. à ce propos, Scholl, Kommentar Kriminelles Vermögen – Kriminelle Organisationen, vol. I, 2018, § 4, n° 246 ad art. 70). C'est le lieu de rappeler que C. et D. sont condamnés (pour blanchiment d'argent) pour des actes qui s'inscrivent clairement en aval de l'infraction (cf. consid. 4.19). La confiscation vise aussi l'immeuble sis à […]. On rappellera que la confiscation peut porter sur un objet de remplacement dans la mesure où le mouvement des valeurs a pu être reconstitué, ce qui est le cas. b) Les quotes-parts de 2%, 13% et 8% de valeurs d'origine licite ne peuvent en revanche être confisquées. Leur sort sera réglé au considérant 10.4.4. c) Concernant les autres comptes bancaires séquestrés, les fonds qui y sont déposés ne sont pas issus de l'infraction de A.”
“Sa version des faits a varié au fil des auditions ; il est allé jusqu’à soutenir devant la Cour de céans que son coprévenu avait été incité au mensonge par son avocat Les excuses présentées en toute fin des débats d’appel apparaissent de circonstance, et il ne semble pas avoir pris conscience de la gravité des faits reprochés ; ses explications sur les aspects financiers du trafic de stupéfiants démontrent au contraire qu’il considère cette activité comme une activité lucrative ordinaire. Rien ne justifie ni n’explique son comportement. Dans ces circonstances, l’infraction la plus grave est sans contexte le trafic de stupéfiants, qui a porté sur plus de 220 grammes de cocaïne. A eux seuls, ces faits emportent une peine privative de liberté de l’ordre de 20 mois, qui constitue la peine de base et qui doit être aggravée de deux mois (peine théorique : trois mois) pour tenir compte du séjour illégal. Cette peine doit encore être aggravée pour tenir compte de la révocation de la libération conditionnelle, qui entraîne une aggravation de deux mois supplémentaire, pour une peine d’ensemble de deux ans. La Cour de céans étant liée par l’interdiction de la reformatio in peius, la peine privative de liberté de 22 mois prononcée par le premier juge sera ainsi confirmée et l’appel sur ce point rejeté. 4. 4.1. A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Lorsqu'un gain n'est réalisé que partiellement de manière illicite, seul doit être confisqué l'avantage obtenu de manière illégale (ATF 119 IV 145 consid. 3 p. 153). Les dispositions du CP concernant la confiscation de valeurs patrimoniales et de valeurs de remplacement par le prononcé d'une créance compensatrice de l'Etat ne précisent pas si, lors du calcul de la valeur à saisir, la valeur nette ("Nettoprinzip") ou brute ("Bruttoprinzip") doit être retenue. La jurisprudence incline pour la prise en compte d'une valeur brute, mais préconise l'observation du principe général de la proportionnalité (ATF 141 IV 305 consid. 6.3.3 p. 313 ; 124 I 6 consid. 4b/bb p. 8 et suivante avec les références ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_56/2010 du 29 juin 2010 consid.”
Fehlt ein hinreichender Verdacht auf die kriminelle Herkunft der Werte, steht dies der Anordnung eines Séquestres oder einer Einziehung nach Art. 70 StGB entgegen.
“En outre, la décision était muette sur la question de la provenance criminelle des sommes transportées, un élément pourtant essentiel pour qu'un éventuel blanchiment d'argent puisse être retenu. Le prévenu disposait quant à lui d'attestations établissant les différents droits de propriété sur les montants en question. Le fait qu'il ne s'était pas enquis de l'arrière-plan économique et des ayants droit ne signifiait pas qu'il existait un crime préalable. En violation de l'art. 42 al. 1 CPP, le Ministère public avait refusé d'instruire la cause en raison de la procédure en fixation du for qui semblait s'enliser, tout en interdisant au prévenu l'accès au dossier. Dans un second grief, les recourants invoquent la violation de l'art. 263 al. 1 let. a, b et d CPP, les conditions du séquestre n'étant pas réalisées. Il n'existait aucun soupçon suffisant de blanchiment d'argent, faute de provenance criminelle des fonds. Ceux-ci ne pouvaient ainsi constituer des moyens de preuve (art. 263 al. 1 let. a CPP) et ne sauraient être confisqués, l'art. 70 CP exigeant un lien de connexité entre les valeurs séquestrées et l'infraction considérée, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. Enfin, les sommes ne pouvaient être séquestrées à des fins de garantie au sens de l'art. 263 al. 1 let. b CPP, vu qu'elles n'appartenaient pas au prévenu. Le prévenu estime avoir la qualité pour recourir dès lors que les montants bloqués avaient été placés sous sa responsabilité personnelle par les ayants droit économiques. Les autres recourants estiment la revêtir car ils étaient propriétaires desdits montants. Les recourants produisent les attestations suivantes : - Deux attestations en anglais du 16 juin 2020 (sic), par lesquelles B______ confirme que A______ transportait de la Suisse vers K______ [Emirats arabes unis], sous sa responsabilité personnelle, CHF 86'000.-, EUR 55'450.- et EUR 29'000.- lui appartenant (à elle). - Un reçu ("cash voucher for credit payment") en anglais du 16 juin 2021, à l'entête de C______, portant sur CHF 50'000.”
“Il s'ensuit que la mise hors d'usage ou la destruction des objets confisqués ne peut être ordonnée que si elle est nécessaire à atteindre le but visé. Conformément à l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel "le crime ne paie pas", cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 132 II 178 consid. 4.1 p. 184; 129 IV 107 consid. 3.2 p. 109; 117 IV 107 consid. 2a p. 110). Une confiscation patrimoniale n'est envisageable que dans la mesure où la remise au lésé du bien patrimonial n'est définitivement ou, à tout le moins, momentanément impossible. Tel est le cas lorsqu'il n'est pas clairement établi lequel des lésés a un droit sur le bien à confisquer (Hirsig-Vouilloz, in CR-CP I, n° 25 ad art. 70 CP). 11.2 En l'espèce, le MPC a ordonné le séquestre de plusieurs objets durant la procédure. 11.2.1 A. S'agissant d'A., le séquestre des objets suivants a eu lieu durant la procédure (cf. la rubrique 8.4 du dossier): · no 3.3: 2 CD-ROM (Server Daten banque B.) Siegelung Nr. 001248 und Siegelung Nr. 001249; · no 1.1: Rapport au Compliance - coupures de presse - acte de décès - fax du 15.05.2009 de M. annonçant la mort de son fils L. à A.a.; · no 2.1: Dossier-client […] de la société 35 et de la relation no 35; · no 2.2: Dossier-client de la société 36 et de la relation no 36; · no 2.3: Dossier-client OOOOO. et de la relation no 58; · no 2.4: Dossier-client PPPPP. et de la relation no 59; · no 2.5: Dossier-client KKKK. et de la relation no 60; · no 2.6: Dossier-client de la société 110 et de la relation no 65; · no 2.7: Dossier-client de la société 32 et de la relation no 30; · no 2.8: Dossier-client de la société 31 et de la relation no 26; · no 2.9: Dossier-client […] et de la relation no 28; · no 2.”
Erlöse, die als wirtschaftlicher Vorteil unmittelbar aus einer strafbaren Tätigkeit erzielt worden sind, können nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen werden. Dies umfasst nach der Rechtsprechung auch Einnahmen aus Tätigkeiten, die aufgrund gesundheitlicher Schutzmassnahmen verboten waren (konkrete während der Verbotsperiode erzielte Einkünfte).
“Le respect de ce dernier implique d'une part que la mesure qui porte atteinte à la propriété est propre à atteindre le but recherché et d'autre part que ce résultat ne peut pas être obtenu par une mesure moins grave (subsidiartié) (ATF 137 IV 249 consid. 4.5 p. 256 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_35/2017 du 26 février 2018 consid. 9.1). 4.2. En l'espèce, les téléphones portables confisqués par le Tribunal de police ont été utilisés pour contacter les clients de l'appelant dans le cadre de son activité professionnelle. Or, la pratique de ladite activité était interdite dans le contexte sanitaire particulier. Partant, le lien de connexité entre le téléphone et l'infraction est établi. La prostitution était, au moment où l'appel a été déposé, interdite à Genève en raison des mesures sanitaires visant à contrôler l'épidémie. Dès lors, il existe un danger pour la sécurité des personnes, la morale et l'ordre public et il convient de confirmer la confiscation des téléphones portables en tant que mesure de sécurité. L'état de santé actuel allégué par l'appelant, qui souffre d'une fracture, est guérissable. Le grief de l'appelant sera donc rejeté sur ce point. 5. 5.1. Au sens de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 5.2. En l'espèce, si l'appelant conclut à la restitution de CHF 490.- dans la déclaration d'appel du 29 juin 2020, il n'est plus fait mention de ce grief dans le mémoire d'appel du 18 novembre 2020. Serait-il recevable que la CPAR rejette ce grief dès lors que la somme de CHF 490.- est le résultat de l'infraction, à savoir les revenus tirés de l'activité de prostitution de l'appelant, activité interdite lors de la propagation de la pandémie COVID-19. 6. L'appelant, qui succombe partiellement mais obtient gain de cause sur l'expulsion, supportera la moitié des frais de la procédure d'appel envers l'Etat (art. 428 CPP). Le verdict de culpabilité étant intégralement confirmé, il supportera la totalité des frais de procédure de première instance, mais l'émolument complémentaire de décision sera laissé à la charge de l'état, pour tenir adéquatement compte du fait que l'appel a été partiellement accueilli.”
“doit se laisser reprocher notamment une infraction de banqueroute frauduleuse et de blanchiment d'argent aggravé. Il doit pour chaque infraction être frappé par une confiscation. La requête tendant à la confiscation des avoirs de la société 6 doit être examinée séparément de celle visant ceux de la société 8 et des autres tiers saisis. Tout d'abord, on relèvera que tous les tiers saisis liés à B. ont bénéficié des droits de participation dans la procédure (cf. supra V). Ils ont pris position à de réitérées reprises en cours de procédure par le biais de B. 10.5.1 Confiscation liée à la banqueroute frauduleuse a) Grâce à la banqueroute frauduleuse (cf. consid. 5), B. a pu conserver les participations de la société 6. Quant à la société 8, suite à l'avis du liquidateur en vertu de l'art. 725a CO, elle a été déclarée en faillite le 22 février 2015. L'Office des faillites de […] a constaté l'absence d'actifs et a prononcé la suspension de la liquidation en vertu de l'art. 230 LP. b) Selon l'art. 59 ch. 1 aCP, respectivement art. 70 al. 1 CP, la confiscation peut porter sur les valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, en ce sens qu'elles ont été acquises ou obtenues grâce au comportement illicite. En règle générale, la confiscation portera sur des valeurs acquises par une infraction génératrice de profits. Selon la jurisprudence, les biens sujets à confiscation doivent avoir une valeur économique (ATF 119 IV 17 consid. 2d). Ils se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2). Dans la situation où l'auteur n'a pas acquis des valeurs patrimoniales mais qu'il les a conservées, jurisprudence et doctrine tendent à admettre une confiscation, car les valeurs (qui doivent être déterminables et concrètes) sont conservées de manière illégale (Scholl, op.”
Art. 70 StGB ermöglicht die Einziehung (Konfiskation/Devolution) von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren; die devolution an den Staat wird in der Praxis angeordnet. Separat dazu können Vermögenswerte im Verfahren (Art. 268 CPP) séquestriert und — gegebenenfalls — zur Deckung von Verfahrenskosten verwendet oder mit der Staatsforderung (Art. 442 Abs. 4 CPP) verrechnet werden. Die Möglichkeit, sequestrierte Werte zur Begleichung von Verfahrenskosten zu verwenden, ist nicht mit der Einziehung nach Art. 70 StGB gleichzusetzen und verlangt keinen direkten Deliktskonnex.
“En application du principe de l’aggravation, la révocation du sursis justifie en définitive le prononcé d’une peine privative de liberté ferme d’ensemble de 6 mois. La peine prononcée par le premier juge peut ainsi être confirmée, d’autant qu’une telle peine privative de liberté reste aménageable si le prévenu justifie d’une activité professionnelle. 4. 4.1 L’appelant sollicite la levée du séquestre concernant son ordinateur portable « [...]». 4.2 Conformément à l'art. 268 al. 1 let. a CPP, le patrimoine d'un prévenu peut être séquestré dans la mesure qui paraît nécessaire pour couvrir les frais de procédure et les indemnités à verser. Il importe peu que les éléments du patrimoine concernés soient ou non le produit de l’activité illicite du prévenu pour qu'ils puissent être conservés à titre de garantie de la couverture des frais de procédure, en application de l'art. 268 al. 1 let. a CPP. La dévolution à l'Etat du patrimoine séquestré au titre de couverture des frais est en effet usuelle et non subordonnée à un lien de connexité, contrairement à la confiscation des valeurs patrimoniales de l'art. 70 CP (cf. CAPE 8 juin 2022/172 consid. 7 ; CAPE 19 mai 2022/117 consid. 2). 4.3 L’appelant souhaite récupérer son portable. Ce bien a été saisi après la perquisition et le prévenu a démontré qu’il ne s’agissait pas d’un objet annoncé comme volé à l’assurance [...]. Peu importe que le portable séquestré soit sans lien avec l’activité délictueuse de l’appelant, puisque l’art. 268 al. 1 let. a CPP autorise le séquestre du patrimoine d’un prévenu pour couvrir les frais de procédure. Il ne s’agit pour le surplus pas d’un bien insaisissable au sens de l’art. 92 LP. Il convient donc de maintenir le séquestre sur le portable de l’appelant et d’ordonner sa dévolution à l’Etat en paiement des frais de procédure. Le premier juge a ordonné la « confiscation » des objets séquestrés sous fiche no 36459 en paiement partiel des frais de procédure. Le chiffre V du dispositif du jugement entrepris doit être rectifié d’office en application de l’art. 83 al. 1 CPP, la dévolution de biens à l’Etat au titre de couverture des frais supposant le « maintien du séquestre » des objets saisis, et non leur « confiscation » au sens des art.”
“Selon la même disposition, il renvoie la partie plaignante à agir par la voie civile lorsque la partie plaignante n'a pas chiffré ses conclusions de manière suffisamment précise ou ne les a pas suffisamment motivées (al. 2 let. b). 3.1.4. Chacun est tenu de réparer le dommage qu'il cause à autrui d'une manière illicite, soit intentionnellement, soit par négligence ou imprudence (art. 41 al. 1 CO). La preuve du dommage incombe au demandeur (art. 42 al. 1 CO). 3.2. En l'espèce, il sera fait droit aux conclusions civiles du plaignant B______ en lien avec les retraits frauduleux effectués au moyen de sa carte bancaire, le prévenu ayant acquiescé à celles-ci. Par conséquent, il sera condamné à verser au plaignant B______ EUR 4'000.- et CHF 60.-, avec intérêt à 5% dès le 3 septembre 2023, à titre de réparation du dommage matériel. Quant au plaignant A______, il sera envoyé à agir par la voie civile. Frais, indemnisations et sort des valeurs patrimoniales 4. Les valeurs patrimoniales transférées par la police Fribourgeoise seront confisquées, dévolues à l'Etat des et transmises au Service financiers du pouvoir judiciaire (art. 70 CP). 5. Au vu de l'issue de la cause, le prévenu sera condamné aux frais de la procédure, lesquels s'élèvent à CHF 1'603.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compte tenu de l’annonce d’appel du prévenu à l’origine du présent jugement motivé, ce dernier sera condamné à un émolument complémentaire de jugement de CHF 600.- conformément à l'art. 9 al. 2 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale (RTFMP; E 4.10.03) 6. La créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure sera compensée à due concurrence avec les valeurs patrimoniales séquestrées (art. 442 al. 4 CPP). 7. Vu le verdict de culpabilité pour l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, aucune indemnité ne sera accordée au prévenu (art. 429 CPP). 8. Le défenseur d'office du prévenu sera indemnisé selon détails figurant en pied de jugement (art. 135 CPP). PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Déclare X______ coupable de vol (art. 139 ch. 1 CP), de vol d'importance mineure (art.”
“65, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, défenseure d'office de A______ pour la procédure d’appel (art. 135 CPP). Confirme le jugement entrepris, dont le dispositif est le suivant: "Déclare A______ coupable d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup. Condamne A______ à une peine pécuniaire de 60 jours-amende, sous déduction de 1 jour-amende, correspondant à 1 jour de détention avant jugement (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 20.-. Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à 3 ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 5______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du téléphone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Rejette les conclusions en indemnisation de A______ (art. 429 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 676.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ et sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n° 5______ (art. 442 al. 4 CPP). (…) Condamne A______ à payer un émolument complémentaire de CHF 600.- à l'Etat de Genève." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police et à l'Office cantonal de la population et des migrations. La greffière : Lylia BERTSCHY La présidente : Gaëlle VAN HOVE Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
Praktische Folge: Ein vorsorglicher Séquester (Art. 263 CPP) kann auch dann in frühen Stadien der Untersuchung bestehen bleiben, wenn die Gutgläubigkeit Dritter nicht ausgeschlossen ist, weil die Behörde eine vorläufige Prüfung unter dem Wahrrscheinlichkeitsgesichtspunkt vornimmt. Ergibt sich hingegen, dass die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB (guter Glaube des Dritten und angemessene Gegenleistung bzw. unverhältnismässige Härte bei Einziehung) vorliegen, kommt eine Freigabe oder Rückgabe der Werte an den Dritten in Betracht.
“d CPP), de disposition permettant le séquestre en vue de garantir une créance compensatrice ; depuis le 1er janvier 2024, pour des raisons de clarté, la mesure de séquestre dans un tel cas de figure – qui était jusqu'alors prévue dans le Code pénal (cf. art. 71 al. 3, 1re phrase, aCP) – a été reprise dans une teneur identique par le nouvel art. 263 al. 1 let. e CPP, de sorte que les principes applicables demeurent les mêmes ; la disposition figurant dans le Code pénal a pour sa part été abrogée (cf. Message du 28 août 2019 concernant la modification du Code de procédure pénale, in FF 2019 6351, spéc. p. 6406). Selon l'art. 263 al. 1 let. e CPP, dans sa nouvelle teneur, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu'il est probable qu'ils seront utilisés pour couvrir les créances compensatrices de l'Etat selon l'art. 71 CP. La créance compensatrice ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (cf. art. 71 al. 1 in fine CP). Aux termes de l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (sur ces deux conditions, cumulatives, voir TF 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3 ; TF 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2). Dans le cadre de l'examen d'un séquestre conservatoire, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. Le séquestre pénal est en effet une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs qui peuvent servir de moyens de preuve, que le juge du fond pourrait être amené à confisquer ou à restituer au lésé, ou qui pourraient servir à l'exécution d'une créance compensatrice (art. 263 al. 1 CPP). Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des objets ou des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit pénal.”
“En l'occurrence, le recourant s'oppose au séquestre notamment pour le motif que les conditions de l'art. 70 al. 2 CP seraient remplies, à savoir qu'il n'aurait pas connu l'origine délictueuse des fonds reçus sur son compte et qu'il aurait fourni une prestation adéquate à ceux-ci. De plus, il soutient qu'il aurait été concrètement empêché de démontrer la réunion de ces conditions, vu l'accès au dossier limité qui lui a été octroyé. Ces questions n'apparaissent pas d'emblée évidentes et leur résolution va au-delà d'un simple examen sommaire. Cela étant, il ressort de l'ordonnance du 15 janvier 2024 que le Ministère public a levé le séquestre après avoir reçu le 15 décembre 2023 le rapport de police et ses annexes; or, il découle de ces documents que le recourant a reversé au prévenu un montant largement supérieur à celui reçu de ce dernier sur son compte, de sorte que le maintien du séquestre à des fins confiscatoire ne se justifiait plus. Cette autorité a encore relevé qu'un "examen minutieux des transactions et des flux financiers" par la police avait été nécessaire pour parvenir au constat précité et qu'il avait été "très difficile de réaliser un examen pertinent du compte, au vu du nombre de transactions réalisées".”
“À réception des plus-values, le compte bancaire de la société était quasiment vide, de sorte qu'ils n'ont pas pu utiliser d'autres fonds à cet effet. La CPAR retient donc qu'une part de CHF 265'085.- sur CHF 340'000.- versés n'a pas été utilisée pour payer des plus-values, mais des charges de la société et d'anciennes factures sans lien avec le chantier. Les plaignants ont cependant réussi à réduire leur dommage en négociant notamment avec les entreprises, de sorte qu'un montant de CHF 199'595.95 qui leur sera octroyé à titre de réparation du dommage illicite. Ce montant est dû solidairement par les prévenus (art. 50 al. 1 CO). Séquestre 5. 5.1.1. Selon l'art. 263 CPP, des objets et valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre s'il est probable qu'ils seront utilisés comme moyens de preuve (let. a), qu'ils seront utilisés pour garantir le paiement des frais de procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités (let. b), qu'ils devront être restitués au lésé (let. c) ou confisqués (let. d). 5.1.2. Selon l’art. 70 al. 2 CP, la confiscation ne peut être prononcée à l’encontre d’un tiers désormais en possession de valeurs patrimoniales illicites si celui-ci les a acquises de bonne foi, dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate voire si la confiscation se révèle d’une rigueur excessive. 5.1.3. En l'espèce, l'argent trouvé en possession de [l'entreprise individuelle] N______, M______ a été valablement saisi en application de l'art. 263 let. d CPP. Cependant, cette dernière a acquis les valeurs de bonne foi, étant créancière de S______ SA pour d'importants montants. Elle avait en outre fourni une contre-prestation, certes sur d'autres chantiers, mais qui doit être qualifiée d'adéquate. Enfin, la procédure pénale à son encontre a été classée. Le séquestre sur le montant de CHF 15'000.- doit dès lors être levé. Créance compensatrice 5.2.1. Lorsque les valeurs à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne, selon l’art. 71 CP, leur remplacement par une créance compensatrice. Il peut ordonner le séquestre d’éléments patrimoniaux en vue de l’exécution de ladite créance (al.”
“En effet, les intimés justifient notamment la facturation des travaux objet de l’envoi des commandements de payer litigieux par des exigences subséquentes des CFF quant à l’aménagement des parcelles. Toutefois, à ce stade embryonnaire de l’instruction, la question peut demeurer indécise, dès lors que la simple probabilité de la commission de cette infraction suffit en l’état. Si la direction de la procédure est certes tenue de déterminer dans quelle mesure des soupçons suffisants de la commission d’une infraction justifient le maintien du séquestre, elle n’a pas à le faire à tous les stades de l’enquête, mais uniquement en fonction de l’avancement de celle-ci, de sorte que le grief y relatif est largement prématuré à ce stade. Il n’est pas non plus douteux que les plaignants, qui se voient exposés à payer deux fois des prestations relevant du contrat d’entreprise, seraient fondés à élever des créances compensatrices si des infractions pénales devaient être retenues à l’encontre de H.________ en sa qualité de gérant des sociétés intimées, lesquelles semblent avoir bénéficié des versements litigieux. Sous l’angle de l’art. 70 al. 2 CP, l’éventuelle bonne foi de la société tierce V.________ SA – qui a vendu les terrains, encaissé leur prix et assuré la promotion des lots, mais qui ne semble pas réellement suspectée d’avoir agi de façon répréhensible, apparaissant à ce stade seulement comme la récipiendaire de certains acomptes versés – pourrait justifier le refus du prononcé d’une créance compensatrice portant sur ses avoirs. Cet examen, qui incombe en principe au juge du fond, est toutefois largement prématuré à ce stade précoce de l’instruction. Compte tenu de ce qui précède, c’est donc à raison que la procureure a retenu l’existence de soupçons suffisants de commission d’une infraction. En conséquence, il apparaît non seulement utile, mais également nécessaire, à ce stade de l’enquête, que les fonds litigieux demeurent à disposition de la justice. Les autres éléments relatés dans l’acte de recours, qui concernent l’aspect civil du différend, ne changent rien à la nécessité de séquestrer à titre conservatoire les comptes en question jusqu’à ce que l’enquête ait pu progresser.”
“2 CPP prescrit que le Ministère public lève, dans l'ordonnance de classement, les mesures de contrainte en vigueur et peut ordonner la confiscation d'objets et de valeurs patrimoniales. Cela s'étend au droit du lésé à la restitution et à l'attribution au sens de l'art. 70 al. 1 in fine CP (A. KUHN / Y. JEANNERET /A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, 2ème éd. Bâle 2019, n. 8 ad art. 320). 4.2. Dans l'ordonnance querellée, le Ministère public a en définitive renoncé à toute poursuite, classant la procédure à l'égard des deux prévenus sans aucune mise en prévention. Cette décision n'a pas été contestée par l'intimée, partie plaignante, seule à pouvoir être éventuellement lésée par l'absence de charges retenue à l'endroit de l'un ou l'autre des prévenus. Partant, l'ordonnance querellée ne peut plus être remise en cause sur ces points. Dès lors que le Ministère public n'a pas prononcé la confiscation du bien en question, il ne pouvait qu’ordonner sa restitution au lésé (art. 70 al. 1 CP et 320 al. 2 CPP) ou au tiers de bonne foi (art. 70 al. 2 CP). Le grief est dès lors infondé. 5. Le recourant conteste la restitution de la stèle à l'intimée et en sollicite l'attribution en sa faveur. 5.1. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Il doit exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 140 IV 57 consid. 4.1 et les références citées). La confiscation est une mesure à caractère réel qui doit être prononcée indépendamment du fait que l'auteur de l'infraction soit identifié, poursuivable ou condamnable (M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI (éds), Code pénal - Petit commentaire, Bâle 2017, n. 11 ad art. 70). L'art. 70 CP est en effet applicable alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, par exemple car l'auteur ne peut être identifié, est décédé ou irresponsable, ou encore du fait qu'il ne peut être poursuivi en Suisse pour d'autres raisons, par exemple parce qu'il s'est enfui à l'étranger et qu'il n'a pas été extradé (ATF 141 IV 155 consid.”
Bei Vermischung von deliktischen und rechtmässigen Mitteln kann nach der in der Praxis angewandten Sedimenttheorie eine anteilige Einziehung (Confiscation) bis zur nachweisbaren Höhe der deliktischen Mittel erfolgen; dies ist im Rahmen von Art. 70 Abs. 2 StGB zu prüfen.
“- le 8 janvier 2019 (DO 211600) résultent des infractions commises. Même si un lien direct entre ces deux versements avec les montants prélevés sans droit sur le compte de D.________ est impossible dès lors que ces prélèvements ont eu lieu en espèces, force est de constater qu'ils correspondent à deux prélèvements en espèces effectués à des dates très rapprochées, soit un montant de CHF 25'000.- prélevé le 1er mai 2018 et un montant de CHF 25'000.- prélevé le 28 décembre 2018 (DO 14723). Un lien direct peut ainsi être établi entre le compte de l'appelante et les infractions commises par le prévenu, même si les valeurs délictueuses ont été mélangées avec des valeurs de provenance licite appartenant à l'appelante. Dans ces conditions, et à tout le moins à hauteur de CHF 37'000.- (27'000 + 10'000), les valeurs figurant sur ce compte peuvent en application de la théorie dite du sédiment (consid. 7.1.2 ci-avant) faire l'objet d'une confiscation et il n'est pas nécessaire de recourir à une créance compensatrice. Il en résulte que, si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP sont remplies, c'est bien une confiscation, comme requis par le Ministère public, voire même une restitution au lésé au sens de l'art. 70 al. 1 CP, qu'il s'agira de prononcer. 7.3.2. Contrairement à ce que les premiers juges ont admis, il y a lieu de constater que l'appelante revêt la qualité de tiers acquéreur et non de tiers bénéficiaire au sens de la jurisprudence citée ci-avant. En effet, si les fonds dont elle a bénéficié provenaient certes des infractions commises, il ne lui sont pas parvenus immédiatement et directement par celles-ci, mais bien par l'intermédiaire du prévenu. Il convient par conséquent d'examiner dans quelle mesure elle était de mauvaise foi ou, si elle était de bonne foi, si elle a fourni une contreprestation adéquate ou si le prononcé de la confiscation est d'une rigueur excessive à son égard. En ce qui concerne la condition de la bonne foi, l'appelante fait valoir qu'elle n'a jamais été mise au courant, ni a eu un quelconque soupçon quant à l'activité délictueuse de son mari et qu'elle était totalement ignorante quant à l'origine délictuelle de leur train de vie.”
“- le 8 janvier 2019 (DO 211600) résultent des infractions commises. Même si un lien direct entre ces deux versements avec les montants prélevés sans droit sur le compte de D.________ est impossible dès lors que ces prélèvements ont eu lieu en espèces, force est de constater qu'ils correspondent à deux prélèvements en espèces effectués à des dates très rapprochées, soit un montant de CHF 25'000.- prélevé le 1er mai 2018 et un montant de CHF 25'000.- prélevé le 28 décembre 2018 (DO 14723). Un lien direct peut ainsi être établi entre le compte de l'appelante et les infractions commises par le prévenu, même si les valeurs délictueuses ont été mélangées avec des valeurs de provenance licite appartenant à l'appelante. Dans ces conditions, et à tout le moins à hauteur de CHF 37'000.- (27'000 + 10'000), les valeurs figurant sur ce compte peuvent en application de la théorie dite du sédiment (consid. 7.1.2 ci-avant) faire l'objet d'une confiscation et il n'est pas nécessaire de recourir à une créance compensatrice. Il en résulte que, si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP sont remplies, c'est bien une confiscation, comme requis par le Ministère public, voire même une restitution au lésé au sens de l'art. 70 al. 1 CP, qu'il s'agira de prononcer. 7.3.2. Contrairement à ce que les premiers juges ont admis, il y a lieu de constater que l'appelante revêt la qualité de tiers acquéreur et non de tiers bénéficiaire au sens de la jurisprudence citée ci-avant. En effet, si les fonds dont elle a bénéficié provenaient certes des infractions commises, il ne lui sont pas parvenus immédiatement et directement par celles-ci, mais bien par l'intermédiaire du prévenu. Il convient par conséquent d'examiner dans quelle mesure elle était de mauvaise foi ou, si elle était de bonne foi, si elle a fourni une contreprestation adéquate ou si le prononcé de la confiscation est d'une rigueur excessive à son égard. En ce qui concerne la condition de la bonne foi, l'appelante fait valoir qu'elle n'a jamais été mise au courant, ni a eu un quelconque soupçon quant à l'activité délictueuse de son mari et qu'elle était totalement ignorante quant à l'origine délictuelle de leur train de vie.”
Der Drittenschutz nach Art. 70 Abs. 2 StGB entfällt insbesondere, wenn der Dritte die Herkunft der Mittel nicht in Unkenntnis erworben hat oder durch sein Verhalten die Identifikation bzw. die Sicherstellung der aus Straftaten stammenden Vermögenswerte erschwert hat. Ebenso ist bei offensichtlich aus Drogendelikten stammenden Erlösen regelmässig kein Drittenschutz gegeben.
“Une mesure de séquestre est en principe proportionnée du simple fait qu'elle porte sur des valeurs dont on peut vraisemblablement admettre qu'elles pourront être confisquées en application du droit pénal (art. 70 et 71 CP). Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364). Le séquestre ne peut donc être levé (art. 267 CPP) que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées, et ne pourront l'être (arrêts du Tribunal fédéral 1B_311/2009 du 17 février 2010 consid. 3 in fine et 1S.8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). 2.3. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel "le crime ne paie pas", cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 139 IV 209 consid. 5.3 p. 211 s. et les arrêts cités). 2.4. L'art. 70 al. 2 CP précise que la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb p. 178; arrêt du Tribunal fédéral 1B_3/2014 du 5 février 2014 consid. 3.2 in RtiD 2014 II p. 227). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation (arrêts du Tribunal fédéral 1B_222/2015 du 10 novembre 2015 consid.”
“Vielmehr drängt sich mit Blick auf seine durch das vorliegende Urteil erstellten umfangreichen Drogenhandelsaktivitäten der Schluss auf, dass die geleistete Kaution aus Verdiensten aus entsprechenden Geschäften finanziert wurde. Im Rahmen der Gewerbsmässigkeit wurde bereits aufgezeigt, dass A____ durch seine deliktische Tätigkeit einen Gewinn von deutlich mehr als dem Grenzwert der Gewerbsmässigkeit von CHF 10'000. erzielt haben musste, konnte er sich doch in einer Zeit, in der er keiner legalen Arbeit mehr nachging, unter anderem einen Ford Mustang für CHF 17'500. (in bar), eine Ferienreise im Wert von EUR 3'521. sowie eine [...] Tasche zum Preis von CHF 1'900. leisten. Das Gericht verfügt die Einziehung unter anderem von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Weil vorliegend gemäss den obigen Ausführungen davon auszugehen ist, dass es sich bei den von A____ geleisteten Sicherheitsleistung um aus Drogengeschäften erlangtes Geld handelt, ist folgerichtig die von A____ beigebrachte Sicherheitsleistung in der Höhe von CHF 20'000. in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen und kann insofern nicht in Anwendung von Art. 239 Abs. 2 StPO zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet werden. B. Reisepässe, Identitätskarte und Drogenerlös Die mit Verfügung des Zwangsmassnahmengerichts Basel-Stadt vom 8. Oktober 2020 verfügte Sicherstellung von Reisepass und Identitätskarte von A____ wird demgegenüber aufgehoben. Ebenso wird die in Sachen G____ verfügte Sicherstellung des türkischen Passes (Effektenverwaltung: Verzeichnis 152044) und in Sachen C____ verfügte Sicherstellung des thailändischen Reisepasses (Effektenverwaltung: Verzeichnis 502260) aufgehoben. Der beschlagnahmte Drogenerlös (Pos. 1001, 1002, 1008 und Pos. 1137.1) wird demgegenüber in Anwendung von Art.”
Für die Einziehung ist häufig erforderlich, dass sich der Geld- oder Wertefluss («paper trail») so rekonstruieren lässt, dass ein Zusammenhang mit der Straftat festgestellt werden kann. Fehlt diese Nachvollziehbarkeit oder steht die erforderliche Aufklärung im Verhältnis zum Aufwand, kann die Durchsetzbarkeit der Einziehung erheblich erschwert sein bzw. einen unverhältnismässigen Aufwand erfordern.
“Après avoir obtenu de chacune d'elles qu'elles produisent un tableau exhaustif et détaillé des montants versés ainsi que l'intégralité des factures en cause, il s'agira en effet de vérifier que chacune de celles-ci correspond à chacun de ceux-là, étant rappelé que les prétentions des parties plaignantes reposent sur des milliers de factures. Le seul examen des 16'853 pièces certes incomplètes mais déjà produites à ce titre (7'116 pour le groupe C______, 672 pour F______ et 8'466 pour le GROUPE C______) exigerait un travail disproportionné. Cela fait, il sera encore nécessaire de vérifier que les montants nets fixés par les assurances ont effectivement été versés, et enfin dans quelle mesure ils n'ont pas été remboursés aux assurances dans le cadre des accords passés entre le prévenu et [l'organisation] X______ (cf. supra let. B.f). Au vu de ce qui précède, les conclusions civiles des parties plaignantes seront admises sur le principe et celles-ci seront pour le surplus renvoyées à agir par la voie civile. 7. 7.1. Selon l'art. 70 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (al. 1). La confiscation peut porter tant sur le produit direct de l'infraction que sur les objets acquis au moyen de ce produit dans la mesure où les différentes transactions peuvent être identifiées et documentées ("Papierspur", "paper trail"). Ce qui compte est que le mouvement des valeurs puisse être reconstitué de manière à établir leur lien avec l'infraction (ATF 126 I 97 consid. 3c/bb p. 105; arrêts 6B_1000/2019 du 19 février 2019 consid. 13.1; 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 3.1). 7.2. Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, l'art. 71 CP autorise le juge à ordonner leur remplacement par une créance compensatrice de l'État d'un montant équivalent (al. 1). Le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s'il est à prévoir qu'elle ne serait pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée (al.”
“Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1 et les références citées). Si le produit de l’infraction consiste dans une valeur, comme des espèces, et que cette valeur a été utilisée pour acquérir une chose, cette dernière chose, qui incorpore désormais la valeur provenant de l’infraction, peut être confisquée (cas du remploi proprement dit). Si la valeur est utilisée pour en acquérir une autre, du même genre (cas du remploi improprement dit), les valeurs ainsi acquises pourront être confisquées si le mouvement des valeurs peut être reconstitué de manière à établir leur lien avec l’infraction (Dupuis et al. [éd.], Commentaire du Code pénal, 2e éd., Bâle 2017, n. 8 ad art. 70 CP et réf. cit.). 2.3 En l’espèce, le recourant a admis qu’il avait participé à un trafic de cocaïne entre le mois de juin 2020 et le 4 août 2020 avec plusieurs comparses et qu’il avait consommé des produits stupéfiants (PV aud. 2 R. 5 ; PV aud. 5 ll. 41-47 et ll. 70-73), de sorte que la condition de l’art. 197 al. 1 let. b CPP est remplie. L’enquête devra notamment établir si l’argent saisi au domicile du recourant est le produit des infractions commises. Il ressort de l’inventaire établi lors de la perquisition de l’appartement du recourant (P. 9 p. 2) que le montant de 870 fr. était composé de huit billets de 100 fr., d’un billet de 50 fr., de cinq pièces de 2 fr. et de dix pièces de 1 fr., alors que le montant de 1'200 fr. était composé de trois billets de 200 fr. et de six billets de 100 francs. Lors de son audition par la police le 5 août 2020, le recourant a expliqué qu’il vivait à [...] depuis 2006 avec deux colocataires qui lui payaient chacun 650 fr. par mois, frais liés à la connexion Internet compris (PV aud.”
Erfolgt eine Schätzung nach Art. 70 Abs. 5 StGB, muss die Auswahl und Bemessung der berücksichtigten Abzugspositionen zumindest rudimentär nachvollziehbar begründet werden. Die Schätzung hat in pflichtgemässer und verhältnismässiger Weise vorzunehmen zu sein; es besteht keine allgemein verbindliche Berechnungsmethode, sondern es kommt auf die konkreten Umstände des Einzelfalls an.
“Der subsidiären Berechnung der Vorinstanz unter Berücksichtigung des Grundsatzes der Verhältnismässigkeit, bei welcher sie den vom Beschwerdeführer vorgebrachten Abzügen weitgehend Rechnung trägt und namentlich eine (sehr) weitreichende Subtraktion von 50 % des Bruttoerlöses für die behauptete legale Geschäftstätigkeit vornimmt, kann ebenfalls nicht gefolgt werden. Denn diese bewegt sich nicht mehr im Rahmen der zulässigen Ermessensausübung in Anwendung von Art. 70 Abs. 5 StGB. Die Berücksichtigung der vom Beschwerdeführer beantragten Abzüge im Sinne einer Wahrunterstellung ist nicht per se zu beanstanden. Allerdings erforderte namentlich die Auswahl der einzelnen Positionen, die als Abzüge berücksichtigt werden, eine zumindest rudimentäre Begründung. Nicht nachvollziehbar bleibt insbesondere, weshalb die weitergeleiteten Bestechungsgelder nicht im erstellten Umfang (USD 22'668'814.-) berücksichtigt werden. Die Berechnung des einziehbaren Deliktserlöses durch die Beschwerdegegnerin, auf welche die Vorinstanz explizit verweist, dieser jedoch nicht folgt, bewegt sich demgegenüber im Rahmen der Anforderungen an die pflichtgemässe Ermessensausübung unter Art. 70 Abs. 5 StGB. Die Beschwerdegegnerin bringt in Anwendung des Verhältnismässigkeitsprinzips vom Bruttoerlös (USD 57'505'550.-) die weitergeleiteten Bestechungsgelder (USD 22'668'814.-), die in Brasilien geleistete Strafzahlung (USD 16'166'800.-) sowie die Steueraufwendungen von”
“BGE 124 I 6 E. 4b/dd; Urteil 6B_697/2009 vom 30. März 2010 E. 2.4.1). Entscheidend sind die jeweils konkreten Umstände des Einzellfalls. Eine allgemein gültige Berechnungsmethode existiert nicht (BGE 147 IV 479 E. 6.5.3.3). In BGE 147 IV 479 legte das Bundesgericht die Grundzüge dar, in welchem Umfang der Gewinn aus einem durch Bestechung zustande gekommenen Vertrag einzuziehen ist. Unter ausführlicher Berücksichtigung der in der Doktrin vertretenen Ansichten wurde erkannt, dass darauf abzustellen ist, ob der Vertrag einen illegalen Inhalt hatte, der Vertragsabschluss im Ermessen des bestochenen Beamten lag (sog. Beeinflussung eines Ermessensentscheids) oder gar Anspruch auf die Leistung bestand bzw. der Vertrag auch ohne die Bestechungszahlung abgeschlossen worden wäre (BGE 147 IV 479 E. 6.4). Namentlich bei der Beeinflussung eines Ermessensentscheids ist mit der Lehre nicht der gesamte Nettoerlös einzuziehen, sondern hat eine sich an den gesamten Umständen orientierende Schätzung gemäss Art. 70 Abs. 5 StGB zu erfolgen (BGE 147 IV 479 E. 6.5.3.1 f. mit Hinweisen).”
“% in Abzug. Zudem berücksichtigt sie einen Einschlag von 10 % für den Anteil der legalen Vermögenswerte, der unter Berücksichtigung aller wesentlichen Gesichtspunkte plausibel hergeleitet wird. Die Beschwerdegegnerin gelangt mit ihrer Berechnung auf einen einziehbaren Deliktserlös von USD 15'769'561.-, der deutlich über der angeordneten Ersatzforderung von USD 8'175'000.- liegt. Diese Berechnung der Beschwerdegegnerin entspricht einer pflichtgemässen Ermessensausübung unter Art. 70 Abs. 5 StGB. Sie ist bundesrechtskonform. Die Rückweisung an die Vorinstanz zur Übernahme dieser Berechnung des einziehbaren Deliktserlöses würde einem den Grundsätzen der Prozessökonomie widersprechenden formalistischen Leerlauf gleichkommen, weshalb davon abgesehen wird.”
Für Beschlagnahmen zur Vorbereitung einer Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB genügen konkrete bzw. hinreichende Anhaltspunkte dafür, dass die betroffenen Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen; ein qualifizierter Verdacht ist nicht erforderlich. Die Beschlagnahme muss verhältnismässig sein. Im Verlauf der Untersuchungen müssen die Anhaltspunkte für eine künftige Einziehung an Wahrscheinlichkeit gewinnen und die Behörde hat die Voraussetzungen der Beschlagnahme regelmässig zu prüfen und die Massnahme aufzuheben, wenn der Beschlagnahmegrund entfällt.
“263 Abs. 1 Bst. c, d und e StPO). Meistens lässt sich zum Zeitpunkt der Anordnung einer Beschlagnahme nicht zuverlässig entscheiden, ob die Vermögenswerte letztlich (wenn überhaupt) eingezogen oder aber dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Aus diesem Grund kann im Beschlagnahmebefehl auch offen bleiben, ob es um eine Vermögenseinziehungs- oder eine Restitutionsbeschlagnahme geht; wichtig ist einzig, dass aus ihm klar wird, dass die Beschlagnahme unter dem Gesichtspunkt der Abschöpfung mutmasslich unrechtmässiger Vermögensvorteile aus einer Straftat angeordnet wurde. Eine sowohl auf die Restitution wie die Einziehung gestützte Anordnung der Beschlagnahme erfüllt den gleichen Zweck (Bommer/Goldschmid, in: Basler Kommentar Schweizerische Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2023, N. 50 zu Art. 263 StPO). Die Restitutions- und Einziehungsbeschlagnahme setzen voraus, dass die einzuziehenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Es müssen konkrete Anhaltspunkte für die Hypothese bestehen, dass betreffende Vermögenswerte in erheblichem Zusammenhang mit einem inkriminierten Verhalten stehen. Nicht erforderlich ist, dass diesbezüglich ein qualifizierter Verdacht besteht (Heimgartner, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2020, N. 18 zu Art. 263 StPO). Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. e StPO können Vermögenswerte ferner mit Beschlag belegt werden, wenn die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. sie auch nicht anhand einer Papierspur rekonstruierbar sind (Ersatzforderungsbeschlagnahme; vgl. Urteil des Bundesgerichts 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.2). Diese Art der Beschlagnahme setzt keinen direkten Zusammenhang zur untersuchten Straftat voraus, sondern richtet sich gegen das allgemeine Vermögen der beschuldigten Person (vgl. Bommer/Goldschmid, a.a.O., N. 47a ff. zu Art. 263 StPO). Eine Ersatzforderung kann auch zugunsten des Geschädigten verwendet werden (Art.”
“Dans le cadre de l'examen d'un séquestre, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. Le séquestre pénal est, en effet, une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers qui sont susceptibles d'être utilisés comme moyens de preuve, de devoir être restitués au lésé ou confisqués ou encore de servir à l'exécution d'une créance compensatrice (art. 263 al. 1 CPP et 71 al. 3 CP). L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (v. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; 140 IV 57 consid. 4.1.2; arrêt du Tribunal fédéral 1B_321/2021 du 29 octobre 2021 consid. 3.1). 2.1.2 Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit pénal (sur l'art. 70 al. 1 CP, voir notamment ATF 144 IV 285 consid. 2.2). Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). L'intégralité des fonds doit demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu'il existe un doute sur la part de ceux-ci qui pourrait provenir d'une activité criminelle (arrêt du Tribunal fédéral 1B_414/2019 du 13 janvier 2020 consid. 2.1). Les probabilités d'une confiscation, respectivement du prononcé d'une créance compensatrice, doivent cependant se renforcer au cours de l'instruction (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 96). 2.1.3 La réalisation des conditions du séquestre doit être régulièrement vérifiée par l'autorité compétente, avec une plus grande rigueur à mesure que l'enquête progresse (ATF 122 IV 91 consid. 4). Conformément à l'art. 267 al. 1 CPP, si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit.”
“Die Vorinstanz stützt die strittigen Beschlagnahmen unter Einschluss der Kontosperren auf Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO sowie auf Art. 71 Abs. 3 StGB. Nach der ersten Bestimmung können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn sie voraussichtlich einzuziehen sind (Einziehungsbeschlagnahme; vgl. dazu BGE 143 IV 357 E. 1.2.3; 141 IV 360 E. 3.2; 140 IV 57 E. 4.1.1). Gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB können Vermögenswerte im Hinblick auf die Durchsetzung einer strafrechtlichen Ersatzforderung beschlagnahmt werden, falls die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden sind (Ersatzforderungsbeschlagnahme). Beide Formen der Beschlagnahme sind unzulässig, wenn in Anwendung von Art. 70 Abs. 2 StGB wegen eines Drittrechts auch die Einziehung selbst ausgeschlossen ist. Voraussetzung der Beschlagnahme ist jedenfalls ein hinreichender konkreter Verdacht, wonach die betroffenen Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB; Art. 197 Abs. 1 lit. b StPO; Urteil des Bundesgerichts 1B_277/2015 vom 12. Januar 2016 E. 4.2 mit Hinweisen). Schliesslich muss die Beschlagnahme wie alle Zwangsmassnahmen überhaupt auch mit Blick auf die Bedeutung der in Frage stehenden Straftat verhältnismässig sein (vgl. Art. 5 Abs. 2 BV und Art. 197 Abs. 1 lit. d StPO).”
“Sodann beruft sich die Staatsanwaltschaft auf Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO als gesetzliche Grundlage für die Beschlagnahme des X____. Sie macht eine Beschlagnahme zur Einziehung gemäss Art. 70 StGB geltend (vgl. Vernehmlassung vom 16. Juni 2022). Bei der Beschlagnahme zur Einziehung gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO richtet sich deren Umfang nach den Vorgaben des materiellen Rechts. Eingezogen werden können nach Art. 70 Abs. 1 StGB namentlich Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind. Der X____ kann gestützt auf diese Norm beschlagnahmt werden, sofern hinreichende Verdachtsmomente dafür vorliegen, dass er mit deliktisch erlangten Geldmitteln erworben wurde.”
Nach der Rechtsprechung gelten bereits gebliechene oder sich im Prozess des Geldwäschens befindliche Vermögenswerte als Ergebnis der Straftat im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB und sind damit einziehungsfähig. Ebenso kann die Vergütung des Täters als Produkt der Geldwäscherei konfiziert werden.
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction. Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, soit une augmentation de la probabilité de garder l'argent, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 1 aCP, resp. de l'art. 70 al. 1 CP. De même, la rétribution de l'auteur du blanchiment constitue un produit confiscable de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). Conformément à l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée. Cette disposition, dont la formulation est identique à l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, ne vise que le tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l'infraction, à l'exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l'infraction (par exemple de l'entreprise qui profite directement du produit illicite provenant d'une infraction commise par un de ses employés ou du proche d'un fonctionnaire corrompu auquel l'auteur a directement versé le pot-de-vin). Le terme "acquis" signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause. Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également protégé, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces.”
“8 du dossier), à savoir une enveloppe blanche A4 intitulée «Documents for client» contenant ces objets: · a. «Certifica con vista a la solicitud 06-90564 no 263108» de la République du Panama; · b. Document original n° 12.109 du 19 mai 2006 concernant la société 33; · c. Copie du document sous lettre b n° 12.109. Ces documents sont en lien avec les activités ou les avoirs de l'organisation criminelle dont F. était membre, ce qui justifie leur confiscation (art. 69 al. 1 CP). 11.3 Durant la procédure, le MPC a aussi procédé au séquestre de la somme de CHF 12'382.20 déposée sur le compte de consignation de la Banque nationale suisse (BNS), qui résulte de la saisie de 80 billets de EUR 50.- et de 40 billets de EUR 200.- au domicile de D. le 31 mars 2009 (objets séquestrés nos 1.1 et 1.2). Ces billets constituant l'objet et le bénéfice de l'infraction de blanchiment d'argent retenue contre D., leur confiscation se justifie également, en application de l'art. 70 al. 1 CP. 12. Créances compensatrices (art. 70 et 71 CP) 12.1 A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction. Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, soit une augmentation de la probabilité de garder l'argent, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 1 aCP, resp.”
Bei Immobilien, die durch Reemploi deliktischer Erlöse erworben oder damit (teilweise) finanziert wurden, kommt eine Einziehung bzw. Rückerstattung nach Art. 70 Abs. 1 StGB in Betracht; die Einziehung ist auf den dem Delikt zurechenbaren Wertanteil gerichtet. Bei der Wertermittlung sind zeitliche und wertbildende Umstände zu berücksichtigen (z. B. dass spätere Bewertungen nach vollständiger Erschliessung nicht notwendigerweise massgeblich sind).
“1 CP prime sur une saisie ou un séquestre en cas de faillite, ce qui a pour conséquence de conférer un droit de distraction au profit de l'Etat ou du lésé par rapport aux autres créanciers (cf. arrêt TF 1B_388/2016 consid. 3.3). Selon le privilège de la spécialité, seules les valeurs patrimoniales constituant la rémunération ou le résultat direct de l'infraction peuvent être confisquées (cf. PC CP, art. 70 n. 10). En ce qui concerne le prêt de CHF 130'000.- consenti au prévenu par les enfants de G.________, il était garanti par une cédule hypothécaire de CHF 400'000.- sur le terrain de AC.________ que le prévenu avait acquis au moyen de la somme de CHF 400'000.- et mis en valeur au moyen du montant de CHF 200'000.- détournés au préjudice de ses partenaires contractuels en lien avec le chantier "E.________". Le bien-fonds de AC.________ ayant été acquis en remploi du résultat de l'infraction commise par le prévenu, il était susceptible de faire l'objet d'une confiscation ou d'une restitution au lésé au sens de l'art. 70 al. 1 CP. Cet immeuble, et la garantie qu'il représentait, subissait ainsi une perte de valeur à concurrence du montant en lien direct avec l'infraction, à savoir CHF 600'000.-. Or, si cet immeuble avait une valeur suffisante pour couvrir, en cas de réalisation, tant le dommage direct de CHF 600'000.- subi par D.________ SA que la créance de CHF 130'000.- des enfants de G.________ garantie par la cédule hypothécaire, l'on ne saurait retenir la présence d'un dommage, même temporaire. Pour déterminer la valeur du terrain de AC.________, on ne saurait cependant se fonder, comme le souhaite l'appelant, sur l'évaluation du bien-fonds effectuée le 8 juillet 2010, qui fixait sa valeur à CHF 3'111'672.- (cf. DO F 10 9921/2319), celle-ci ayant été effectuée deux ans après le prêt litigieux, soit à une époque où le terrain avait été complètement équipé. Le contrat de vente du 29 janvier 2009, par lequel C.________ SA a vendu le terrain en cause à la société H.________ SA (cf. DO F 10 9921/2339-2346), peut en revanche servir de point de repère.”
Wenn die zu konfiszierenden Vermögenswerte nicht mehr verfügbar sind, kann nach Art. 71 Abs. 1 die Konfiskation durch eine ersatzweise Staatsforderung ersetzt werden. Diese Forderung steht subsidiär zur Konfiskation und bemisst sich in der Regel nach dem tatsächlich erlangten Vorteil. Gegenüber Dritten ist die Anordnung einer solchen Forderung nur in dem Umfang möglich, in dem die Ausnahmen von Art. 70 Abs. 2 nicht erfüllt sind.
“Inspirée de l'adage selon lequel « le crime ne paie pas », cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction. Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1, JdT 2014 IV 305). C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 précité, JdT 2014 IV 305). 2.2.6 Lorsque l'avantage illicite doit être confisqué, mais que les valeurs patrimoniales en résultant ne sont plus disponibles – parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées –, le juge ordonne le remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent (art. 71 CP) ; celle-ci ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP, qui exclut la confiscation lorsqu'un tiers a acquis des valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée s'il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive, ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 ; ATF 140 IV 57 précité ; TF 1B_398/2022 du 13 décembre 2022 consid.”
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer » (ATF 145 IV 237 consid. 3.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). L'Etat ne doit pas s'enrichir aux dépens du lésé. L'art. 70 CP ne doit pas non plus exposer l'auteur à devoir restituer à double l'avantage illicite obtenu au moyen de l'infraction préalable (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2 p. 243 et les références citées). Lorsque l'avantage illicite doit être confisqué, mais que les valeurs patrimoniales en résultant ne sont plus disponibles – parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées –, le juge ordonne le remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent (art. 71 CP) ; celle-ci ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP, qui exclut la confiscation lorsqu'un tiers a acquis des valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée s'il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive, ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 ; ATF 140 IV 57 précité ; TF 1B_398/2022 du 13 décembre 2022 consid.”
“Inspirée de l'adage selon lequel « le crime ne paie pas », cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction. Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1, JdT 2014 IV 305). C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 précité, JdT 2014 IV 305). 2.1.3 Lorsque l'avantage illicite doit être confisqué, mais que les valeurs patrimoniales en résultant ne sont plus disponibles – parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées –, le juge ordonne le remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent (art. 71 CP) ; celle-ci ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP, qui exclut la confiscation lorsqu'un tiers a acquis des valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée s'il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive, ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis, faute pour l’art. 71 al. 3 CP de l’exiger (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.”
“5 CP n'emporte aucun allègement des conditions de fond de la mesure de confiscation, mais consacre un allègement du fardeau de la preuve en ce qui concerne la détermination du montant à confisquer. L'estimation peut se rapporter à l'ensemble des facteurs qui, dans un cas concret, sont pertinents pour évaluer le montant à confisquer. La disposition permet donc de pallier une incertitude quantitative par différents facteurs d'estimation. Dans cette mesure et compte tenu du but poursuivi par l'art. 70 al. 1 CP, il faut également admettre que le juge peut renoncer à chiffrer de façon explicite la quotité de la mesure, s'il est à même d'en circonscrire l'objet et de le désigner de façon suffisamment précise (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1). 6.2.3. Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’Etat d’un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s'il est à prévoir qu'elle ne serait pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée (art. 71 al. 2 CP). Le but de la créance compensatrice est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 et les références). La créance compensatrice doit en outre correspondre à l'avantage illicite effectif ; le montant de la créance compensatrice correspond en principe aux valeurs patrimoniales qui ont été obtenues par le biais des infractions réalisées et, ce faisant, seraient comprises dans le patrimoine recouvrable du prévenu si elles existaient encore (arrêt TC FR 501 2017 105 du 20 mars 2019 consid. 7.1). Le juge peut, dans les limites de son pouvoir d'appréciation, accorder des délais ou des facilités de paiements, voire réduire le cas échéant le montant de la créance.”
Die amtliche Bekanntmachung begründet den Beginn der fünfjährigen Frist, nach deren Ablauf Ansprüche von Verletzten oder Dritten an den beschlagnahmten Werten erlöschen. Vor Ablauf dieser Frist können die Werte staatlich verwahrt und — je nach Fallgestalt — zur Durchsetzung einer kompensatorischen Staatsforderung zurückbehalten oder an das zuständige Konkursamt übergeben werden.
“A titre d'indication, on se réfèrera à la pièce A-07-22-15-01-0098 qui indique que l'immeuble (qui occupe une surface de 1'650 m2) rapporte un rendement de l'ordre de CHF 500'000.- annuels. Les loyers perçus et à percevoir seront donc aussi confisqués. f) On ajoutera qu'il n'est pas improbable que les objets confisqués doivent revenir à des tiers non connus en l'état (lésés ou créanciers) qui n'étaient pas partie à la procédure et qui seraient touchés par la confiscation prononcée. Or, ceux-ci ne peuvent se voir opposer un effet quelconque du jugement de confiscation par l'Etat. N'étant pas connus au moment de ce jugement, ils n'ont pas pu être entendus. Il ne serait pas défendable, à ce stade, de prononcer la déchéance de droits d'éventuels autres lésés ou tiers, ni de départager en faveur des E. qui n'ont du reste pris aucune conclusion fondée sur la transgression de l'art. 163 CP. Il est du reste probable que l'attribution de valeurs patrimoniales pose vis-à-vis des tiers des questions délicates à résoudre, qui ne peuvent l'être par la Cour. Par conséquent, afin de permettre à tous les tiers et lésés de faire valoir leurs intérêts, en vertu de l'art. 70 al. 4 CP, la décision de confiscation fera l'objet d'un avis officiel (voir aussi Marc J. Jeker, Die Konkurs- und strafrechtliche Aufarbeitung der Kriminalinsolvenz, 2009, p. 246). Leurs droits s'éteindront cinq ans après cet avis (art. 70 al. 4 CP). S'ils devaient se manifester, le droit de l'Etat à la délivrance des valeurs confisquées s'effacerait. g) Une fois le présent jugement entré en force, les valeurs patrimoniales susmentionnées (immeuble, cédules, comptes créanciers) pourraient être remises à l'Office des faillites de […] pour qu'il donne la suite nécessaire à la faillite suspendue (cf. Niklaus Schmid, Kommentar Einziehung Organisiertes Verbrechen Geldwäscherei, vol. 1, 2007, § 2, n° 73 ad art. 70-72 et références citées). h) En attendant de savoir à qui ces valeurs patrimoniales doivent revenir, l'Etat les conservera. Les loyers perçus et à percevoir doivent servir à l'entretien de l'immeuble sis à la […]. 10.5.2 Confiscation et créance compensatrice liées à A. En tant que la confiscation atteint A.”
“A titre d'indication, on se réfèrera à la pièce A-07-22-15-01-0098 qui indique que l'immeuble (qui occupe une surface de 1'650 m2) rapporte un rendement de l'ordre de CHF 500'000.- annuels. Les loyers perçus et à percevoir seront donc aussi confisqués. f) On ajoutera qu'il n'est pas improbable que les objets confisqués doivent revenir à des tiers non connus en l'état (lésés ou créanciers) qui n'étaient pas partie à la procédure et qui seraient touchés par la confiscation prononcée. Or, ceux-ci ne peuvent se voir opposer un effet quelconque du jugement de confiscation par l'Etat. N'étant pas connus au moment de ce jugement, ils n'ont pas pu être entendus. Il ne serait pas défendable, à ce stade, de prononcer la déchéance de droits d'éventuels autres lésés ou tiers, ni de départager en faveur des E. qui n'ont du reste pris aucune conclusion fondée sur la transgression de l'art. 163 CP. Il est du reste probable que l'attribution de valeurs patrimoniales pose vis-à-vis des tiers des questions délicates à résoudre, qui ne peuvent l'être par la Cour. Par conséquent, afin de permettre à tous les tiers et lésés de faire valoir leurs intérêts, en vertu de l'art. 70 al. 4 CP, la décision de confiscation fera l'objet d'un avis officiel (voir aussi Marc J. Jeker, Die Konkurs- und strafrechtliche Aufarbeitung der Kriminalinsolvenz, 2009, p. 246). Leurs droits s'éteindront cinq ans après cet avis (art. 70 al. 4 CP). S'ils devaient se manifester, le droit de l'Etat à la délivrance des valeurs confisquées s'effacerait. g) Une fois le présent jugement entré en force, les valeurs patrimoniales susmentionnées (immeuble, cédules, comptes créanciers) pourraient être remises à l'Office des faillites de […] pour qu'il donne la suite nécessaire à la faillite suspendue (cf. Niklaus Schmid, Kommentar Einziehung Organisiertes Verbrechen Geldwäscherei, vol. 1, 2007, § 2, n° 73 ad art. 70-72 et références citées). h) En attendant de savoir à qui ces valeurs patrimoniales doivent revenir, l'Etat les conservera. Les loyers perçus et à percevoir doivent servir à l'entretien de l'immeuble sis à la […]. 10.5.2 Confiscation et créance compensatrice liées à A. En tant que la confiscation atteint A.”
In der Praxis werden eingezogene Geldbeträge — auch geringe Beträge und Beträge in Fremdwährung — regelmässig zur Deckung oder Verrechnung von Verfahrenskosten bzw. zur Begleichung staatlicher Forderungen verwendet. Allfällige Verwertungserlöse werden entsprechend angerechnet bzw. mit diesen Kosten und Forderungen verrechnet.
“Les conclusions civiles formulées par R.________ sont partiellement admises. Partant, A.________ est condamné à verser à R.________ la somme de CHF 30'000.‑, avec intérêts à 5 % l’an dès le 24 mars 2020, à titre d’indemnité pour tort moral. Pour plus amples ou toutes autres prétentions civiles, R.________ est renvoyée à agir par la voie civile, conformément à l’art. 126 al. 2 let. b CPP. Il est pris acte du passé expédient de A.________ sur les conclusions civiles formulées par F.________, à hauteur de CHF 5'700.-. Partant, A.________ est condamné à verser à F.________, le montant de CHF 5'700.‑. Séquestre 7.1 En application de l’article 267 CPP, le séquestre prononcé sur le téléphone portable Samsung cassé, IMEI vvv, de C.________, sur le téléphone portable Samsung, IMEI www de D.________, ainsi que sur le permis de conduire suisse no xxx, au nom de C.________ (pièce no 20-0321OBJ4.3) est levé. Ces objets seront restitués aux parties plaignantes dès l’entrée en force du présent jugement. 7.2 En application de l’art. 70 CP, 267 al. 3 et 268 CPP, les montants de EUR 32.45 (réf. no 20-0329OBJ1.3), de CHF 30.15 (réf. no 20-13255) et de CHF 6'504.45 séquestrés sont confisqués et seront portés en déduction des frais de procédure. 7.3 En application de l’art. 69 CP, tous les autres éléments sous séquestres sont confisqués et seront détruits, dès l’entrée en force du présent jugement. 7.4 Il est constaté que, selon l’ordonnance de levée de séquestre du 10 août 2020 rendue par le Ministère public, le montant de CHF 3'000.- a été réalisé lors de la vente du cheval Y.________, ainsi que selon l’ordonnance de levée de séquestre du 23 septembre 2020 rendue par le Ministère public, le montant de CHF 4'000.- a été réalisé lors de la vente du van à chevaux (fourgon Z.________), soit au total un montant de CHF 7'000.-, lequel a d’ores et déjà été restitué à la famille AA.________ par l’intermédiaire de leur mandataire. En application des art. 421 et 426 CPP, les frais de procédure sont mis à la charge de A.________. Ils sont fixés à CHF 20'000.”
“50, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, défenseur d'office de A______, pour la procédure d'appel. Confirme le jugement entrepris, dont le dispositif est le suivant : "Déclare A______ coupable d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup. Condamne A______ à une peine pécuniaire de 30 jours-amende, sous déduction d'un jour-amende, correspondant à un jour de détention avant jugement (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 30.-. Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à 3 ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 43144320231012 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 43144320231012 (art. 70 CP). Rejette les conclusions en indemnisation de A______ (art. 429 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 811.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 43144320231012 (art. 442 al. 4 CPP). (…) Condamne A______ à payer un émolument complémentaire de CHF 600.- à l'Etat de Genève." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, à l'Office cantonal de la population et des migrations et au Tribunal de police. La greffière : Lylia BERTSCHY La présidente : Rita SETHI-KARAM Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“3) - 15.8 Gramm Streckmittel (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 104.4) - 1 Mobiltelefon Huawei (sichergestellt aus Effekten des Beschuldigten) - 1 Grammwaage mit Kokainrückständen (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 103) - 1 Messer/Verpackungsmaterial aus Couvert mit Kokainanhaftungen (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 104) - div. Packungen Medikamente (Steroide) (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 106) 2. Der Notizzettel (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 04) verbleibt als Beweismittel bei den Akten. 3. Der Betrag von CHF 2'400.00 (CHF 1'800.00, sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 101 und CHF 600.00 sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 102) wird eingezogen (Art. 70 StGB). 4. Der beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 1'200.00 (sichergestellt aus Effekten des Beschuldigten) wird in der Höhe von CHF 250.00 zur Deckung der Busse und in der Höhe von CHF 950.00 zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet. 5. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr. ________) und der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 4 und 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Verteidigung von A.________ (nachfolgend: Beschuldigter) am 13. April 2023 Berufung an (pag. 719). Mit Verfügung vom 15. September 2023 stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend ebenfalls vom 15. September 2023, zu (pag. 766 f.; pag. 727 ff.). Am 6. Oktober 2023 reichte die Verteidigung form- und fristgerecht die Berufungserklärung ein.”
“Et statuant à nouveau : Déclare A______ coupable d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup, d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEI) et d'infraction à l'art. 119 al. 1 LEI. Acquitte A______ de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 140 jours, sous déduction de deux jours de détention avant jugement (art. 40 et 51 CP). Renonce à révoquer le sursis octroyé le 5 février 2021 par le Ministère public du canton de Genève, mais adresse un avertissement à A______ et prolonge le délai d'épreuve d'un an (art. 46 al. 2 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______, de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ et du téléphone figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 5______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______, à hauteur de CHF 40.-, et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______, à hauteur de CHF 60.- (art. 70 CP). Condamne A______ aux 9/10èmes des frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent au total à CHF 2'264.-, y compris un émolument de jugement de CHF 500.- et un émolument complémentaire de CHF 1'000.- (art. 426 al. 1 CPP). Laisse le solde des frais de la procédure à la charge de l'État (art. 423 al. 1 CPP). Ordonne le maintien du séquestre et compense à due concurrence la créance de l'État portant sur les frais de la procédure avec le solde des valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ (art. 442 al. 4 CPP). Ordonne la restitution du solde des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______, après confiscation et compensation, à A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Fixe à CHF 3'323.15 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseure d'office de A______, pour l'activité déployée en première instance (art.”
“658; Hervorhebungen im Original]): 1. A.________ wird in Sicherheitshaft belassen. Die Verlängerung der Sicherheitshaft wird für vorerst 3 Monate, d.h. bis am 19.7.2023, bewilligt (Art. 231 i.V.m. Art. 227 StPO). […] 2. Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet (Art. 20 N-SIS-Verordnung). 3. Folgende Gegenstände werden A.________ nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils zurückgegeben: - SIM Karte - Samsung ______ - Apple iPhone 7+ - 3 Pocket Books 4. Folgende Gegenstände werden als Beweismittel bei den Akten behalten: - Schreiben der Sozialen Dienste D.________ (Ortschaft) inkl. Übersetzung vom 10.02.2022 - Original des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Kopie des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Ernennungsurkunde KESB G.________ (Kanton) vom 11.03.2021 5. Der Betrag von CHF 560.00 wird eingezogen (Art. 70 StGB). 6. Die beschlagnahmten Geldbeträge von A.________ werden in der Höhe von CHF 7'440.50 und Euro 250.00 zur Deckung der Verfahrenskosten von CHF 24'855.90 verwendet. [Verfügungen betreffend Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils und der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Staatsanwaltschaft, Region Berner Jura-Seeland, mit Schreiben vom 26. April 2023 fristgerecht die Berufung an (pag. 670). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 23. August 2023 (pag. 721 ff.) und wurde den Parteien am Folgetag zugestellt (pag. 776 ff.). Mit Eingabe vom 1. September 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft frist- und formgerecht die Berufung (pag. 780.2 ff.), beschränkt auf den Schuldspruch gemäss Ziff. I.1.2. des erstinstanzlichen Urteils sowie die Dauer der Freiheitsstrafe und der Landesverweisung (Ziff. I.1. und Ziff. I.2. des erstinstanzlichen Urteils). Der Beschuldigte, privat vertreten durch Fürsprecher C.”
“Angesichts des drohenden Freiheitsentzugs sowie der fehlenden Bindung zur Schweiz besteht für A.________ ein beträchtlicher Anreiz, in der Schweiz unterzutauchen oder diese unverzüglich zu verlassen, um sich dem Strafvollzug zu entziehen. In Anbetracht der ausgesprochenen Strafe erweist sich die Verlängerung der Sicherheitshaft ausserdem als verhältnismässig. 2. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB); insbesondere: -weisses Pulver in Cashewnuss-Verpackung (Ass-Nr. 03), -zwei Haschischplatten à brutto total 198.1 Gramm. 3. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): -Grammwaage silber, Dramliner, inkl. Hülle (Ass-Nr. 01), -div. neue Minigrip (Ass-Nr. 02), -iPhone10, weiss (Ass-Nr. 04), -div. neue Minigrip (Ass-Nr. 08), -iPhone 12 Pro (aus Effekten). 4. Die Beträge von CHF 1'600.00 (Ass-Nr. 05) CHF 10'300.00 (Ass-Nr. 06), CHF 300.00 (aus Effekten), EUR 100.00 (Ass-Nr. 07) und EUR 100.00 (aus Effekten) werden eingezogen (Art. 70 StGB). 5. Die beschlagnahmten Geldbeträge von CHF 300.00 (aus Effekten), EUR 100.00 (Ass-Nr. 07) und EUR 100.00 (aus Effekten) (vgl. zuvor Ziff. V. 4.) werden zur Deckung der Verfahrenskosten von CHF 14'495.50 (vgl. zuvor Ziff. II. 4.) verwendet. 6. Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet. 7. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil der Vorinstanz meldete der Beschuldigte, amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, mit Eingabe vom 10. März 2022 die Berufung an (pag. 438). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 28. Juli 2022 (pag. 518 ff.) und wurde den Parteien mit Verfügung vom 29. Juli 2022 zugestellt (pag. 564 f.). Am 18. August 2022 reichte der Beschuldigte form- und fristgerecht gegen das vorgenannte Urteil seine Berufungserklärung ein (pag. 579 ff.). Er focht die Verurteilung zu einer Landesverweisung von sechs Jahren sowie die Ausschreibung der Landesverweisung im Schengener Informationssystem (SIS) an und beantragte, es sei von einer Landesverweisung abzusehen.”
“SIM-Karte Lebara (Ass.-Nr 023) - Mobiltelefon Samsung Yateley, inkl. SIM-Karte Vodafone (Ass.-Nr. 024) - Mobiltelefon Samsung Yateley, inkl. SIM-Karte Lebara (Ass.-Nr. 025) - SIM-Karte Swisscom (Ass.-Nr. 028) - SIM-Karte .________ (Ass.-Nr. 030) - SIM-Karte .________ (Ass.-Nr. 031) - SIM-Karte Salt (Ass.-Nr. 033) - SIM-Karte (Ass.-Nr. 034) - 3 Schachteln Kamagra 100mg (Ass.-Nr. 069) - Mobiltelefon iPhone (Ass.-Nr. 072) - Mobiltelefon Samsung (Ass.-Nr. 073) - 8 Tabletten Sildenafil Sildenax 100mg Drossa Pharm AG - 2 Tabletten Sildenafil Sildenafilum 100mg Sandoz - SIM-Karte Lebara .________ (Ass.-Nr. G-1) - Axt (Ass.-Nr. 004) 3. Folgendes Dokument wird als Beweismittel bei den Akten belassen: - Kopie des Briefes von G.________ an A.________ vom 11. Januar 2018 (8 Seiten) 4. Der beschlagnahmte Personenwagen BMW 320i, blau, Fahrgestell-Nr. .________ wird eingezogen und verwertet (Art. 69 StGB). Ein allfälliger Verwertungserlös wird an die Verfahrenskosten angerechnet. 5. Folgende Beträge werden eingezogen (Art. 70 StGB): - Bargeld CHF 2'002.65 (Ass.-Nr. 006, Ass.-Nr. 014, Ass.-Nr. 002) - Bargeld Euro 788.62 (Ass.-Nr. 007, Ass.-Nr 015), es wird zudem festgestellt, dass die gefälschte 200 Euronote bereits dem Bundesamt für Polizei übergeben worden ist. - Bargeld Dollar 117.00 (Ass.-Nr. 016) 6. Die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr. .________ nach Ablauf der Frist wird dem zuständigen Bundesamt erteilt (Art. 16 Abs. 4 DNA-ProfilG). 7. Die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten durch die auftraggebende Behörde wird nach Ablauf der Frist erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. Art. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter) mit Schreiben vom 19. August 2021 form- und fristgerecht Berufung an (pag. 1717). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 9. Dezember 2021 (pag. 1723 ff.). Mit Berufungserklärung vom 30.”
“80 (TTC) pour la deuxième instance ; ce montant est porté en déduction des frais de CHF 8'000.00 mis à la charge de A.________ selon le ch. III.2.2 ci‑dessus, de sorte que le prévenu ne doit plus que CHF 5'866.20 au titre des frais de deuxième instance ; fixe comme suit la rémunération du mandat d'office de Me C.________, défenseur d'office de A.________, et ses honoraires en tant que mandataire privé : pour la première instance (jusqu’au 31 décembre 2017) : pour la première instance (dès le 1er janvier 2018) : pour la deuxième instance : dès que sa situation financière le permet, A.________ est tenu de rembourser, pour les deux instances, dans la mesure indiquée ci-dessus, d'une part au canton de Berne la rémunération allouée pour sa défense d'office, d'autre part, à Me C.________ la différence entre cette rémunération et les honoraires que celui-ci aurait touchés comme défenseur privé (art. 135 al. 4 CPP) ; ordonne : la confiscation du montant de 157'893.15 (dont € 3'960.00 convertis le 3 septembre 2015 pour CHF 4'243.15 ; art. 70 CP) ; le prélèvement de CHF 14'535.35 sur le compte bloqué no BC.________ au nom de A.________ auprès de la BCBE (compte épargne, solde au 22 novembre 2022 ; CHF 19'343.35) à titre de créance compensatrice au sens de l’art. 71 CP, en faveur de l’Etat ; le prélèvement de CHF 9'254.35 correspondant aux soldes au jour du jugement des comptes bloqués de A.________ no BC.________ auprès de la BCBE (sous déduction de la créance compensatrice prononcée au ch. VI.2 ci-dessus ; solde : CHF 4'808.00) et no IBAN BD.________ auprès de la Raiffeisen (compte épargne, solde : CHF 4'446.35), ainsi que le prélèvement du solde du compte no BE.________ auprès de la Raiffeisen (compte de titres [actions UBS], solde au 21 novembre 2022 : CHF 31'647.85), et l’utilisation de ces montants pour payer partiellement les frais de procédure de première instance susmentionnés, le solde y afférent à payer par A.________ se montant au total encore à CHF 58'163.70, sous déduction des avoirs du compte de titres UBS (valeur au 21 novembre 2022 : CHF 31'647.”
“sur les valeurs saisies (art. 70 CP) ; - il ordonne l’utilisation du montant séquestré de CHF 4'247.90 pour payer en priorité l’amende de CHF 200.00, ainsi que les frais de procédure à concurrence de CHF 4'047.90, le solde à payer par A.________ se montant encore au total de CHF 4'892.10 (art. 267 al. 3 et 268 CPP) ;”
Als «Dritte» im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB sind nur Personen geschützt, die die strittigen Vermögenswerte tatsächlich «erworben» haben. Nach der Rechtsprechung bedeutet dies, dass sie wenigstens ein Eigentums- oder ein dingliches (auch nur beschränktes) Recht an den Werten haben müssen; blosse schuldrechtliche Ansprüche (z. B. aus Mandat, Treuhand, Darlehen) begründen keinen Schutz. Allerdings kann ein persönliches Verfügungsrecht über ein Konto wirtschaftlich einem dinglichen Recht an Bargeld gleichgestellt und damit ebenfalls geschützt sein.
“2 aCP, ne vise que le tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l'infraction, à l'exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l'infraction (par exemple de l'entreprise qui profite directement du produit illicite provenant d'une infraction commise par un de ses employés ou du proche d'un fonctionnaire corrompu auquel l'auteur a directement versé le pot-de-vin). Le terme "acquis" signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause. Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également protégé, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces. En revanche, le tiers qui peut se prévaloir seulement de droits de nature obligationnelle (mandat, fiducie, prêt) ne pourra pas invoquer cette disposition (arrêt du Tribunal fédéral 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.1 et les réf. citées). Dès lors, pour que la banque puisse faire valoir des droits sur les actifs séquestrés, elle doit les avoir «acquis», selon l'expression utilisée à l'art. 70 al. 2 CP. Ce qui signifie qu'elle doit avoir au moins un droit réel limité sur les valeurs en question. Ce n'est que si elle a un tel droit sur ces valeurs que la banque peut être considérée comme un tiers, pour autant qu'elle satisfasse aux autres exigences posées par la loi (bonne foi et contre-prestation suffisante). En revanche, si la banque ne fait valoir que des prétentions de nature personnelle ou obligationnelle à l'égard de son cocontractant, elle ne dispose d'aucune protection particulière (Lombardini, Le séquestre pénal d'actifs bancaires, op. cit., p. 11). S'agissant de la condition de la bonne foi, la personne morale ne peut pas s'en prévaloir lorsque l'infraction a été commise en son sein (Macaluso, in CR-CP I, n° 83 ad art. 102 CP). La condition de la bonne foi est également exclue lorsqu'un défaut de surveillance a permis la commission de l'infraction (Niggli/Gfeller, in BSK-Strafrecht I, n° 360 ad art. 102 CP). Aux termes de l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent dont le but est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 124 I 6 consid.”
“2 aCP, ne vise que le tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l'infraction, à l'exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l'infraction (par exemple de l'entreprise qui profite directement du produit illicite provenant d'une infraction commise par un de ses employés ou du proche d'un fonctionnaire corrompu auquel l'auteur a directement versé le pot-de-vin). Le terme "acquis" signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause. Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également protégé, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces. En revanche, le tiers qui peut se prévaloir seulement de droits de nature obligationnelle (mandat, fiducie, prêt) ne pourra pas invoquer cette disposition (arrêt du Tribunal fédéral 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.1 et les réf. citées). Dès lors, pour que la banque puisse faire valoir des droits sur les actifs séquestrés, elle doit les avoir «acquis», selon l'expression utilisée à l'art. 70 al. 2 CP. Ce qui signifie qu'elle doit avoir au moins un droit réel limité sur les valeurs en question. Ce n'est que si elle a un tel droit sur ces valeurs que la banque peut être considérée comme un tiers, pour autant qu'elle satisfasse aux autres exigences posées par la loi (bonne foi et contre-prestation suffisante). En revanche, si la banque ne fait valoir que des prétentions de nature personnelle ou obligationnelle à l'égard de son cocontractant, elle ne dispose d'aucune protection particulière (Lombardini, Le séquestre pénal d'actifs bancaires, op. cit., p. 11). S'agissant de la condition de la bonne foi, la personne morale ne peut pas s'en prévaloir lorsque l'infraction a été commise en son sein (Macaluso, in CR-CP I, n° 83 ad art. 102 CP). La condition de la bonne foi est également exclue lorsqu'un défaut de surveillance a permis la commission de l'infraction (Niggli/Gfeller, in BSK-Strafrecht I, n° 360 ad art. 102 CP). Aux termes de l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent dont le but est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 124 I 6 consid.”
Die Voraussetzungen des Art. 70 Abs. 2 StGB sind kumulativ zu erfüllen. Die Gegenleistung muss vor dem Empfang der Vermögenswerte erbracht worden sein; ob sie als angemessen (adäquat) zu qualifizieren ist, ist unter Würdigung aller Umstände des Einzelfalls zu prüfen. Zur Verweigerung eines Séquestres in diesem Verfahrensstadium muss zudem die Unkenntnis des Dritten bzw. die Ausschlussgründe für eine Einziehung klar festgestellt sein.
“Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêts 1B_76/2020 du 6 juillet 2020 consid. 4.3; 1B_59/2019 du 21 juin 2019 consid. 3.2 et les arrêts cités).”
Im Konfliktfall geht die strafrechtliche Beschlagnahme/Einziehung den nachfolgenden zivilen Pfändungs-, Arrest- und Konkursbeschlägen vor. Diese Vorrangwirkung ist für Betreibungs- und Konkursbehörden verbindlich; die betreffenden Vermögenswerte sind für spätere Pfändungen entsprechend vorrangbelastet.
“Gemäss Art. 44 SchKG geschieht die Verwertung von Gegenständen, welche (unter anderem) aufgrund strafrechtlicher Gesetze mit Beschlag belegt sind, nach den zutreffenden eidgenössischen oder kantonalen Gesetzesbestim- mungen. Die Vorschrift kommt zur Anwendung, wenn Vermögenswerte von den Strafuntersuchungsbehörden oder vom Richter gestützt auf Art. 70 StGB eingezo- gen werden (BGer 5A_133/2019 vom 20. Juli 2020, E. 3.1.1), und erfasst entge- gen ihrem zu eng gefassten Wortlaut nicht nur die Verwertung als solche, sondern auch eine ihr vorangehende Beschlagnahme. Sie begründet einen Vorrang der einschlägigen strafrechtlichen bzw. strafprozessualen Bestimmungen über die Be- - 10 - schlagnahme und Verwertung vor dem im SchKG geregelten Pfändungs-, Kon- kurs- und Arrestbeschlag, selbst wenn dieser bereits vollzogen ist. Dieser Vorrang schliesst umgekehrt eine spätere Pfändung, Konkurseröffnung und Arrestlegung als solche nicht aus. Im Konfliktsfall geht aber die Beschlagnahme vor (BGer 5A_18/2024 vom 9. April 2024, E. 2.1; BSK SchKG I-Acocella, Art. 44 N 2 [je m.w.Hinw.]). Sie ist für die Betreibungs- und Konkursbehörden verbindlich; es steht diesen nicht zu, ihr eine eigene Verfügung entgegenzusetzen (BGE 78 I 215 E. 1 S. 219), es sei denn, sie sei offensichtlich unzulässig (nichtig) und daher auch für die Zwangsvollstreckungsbehörden unwirksam (vgl.”
“15 Rz 14) kann somit verzichtet werden, zumal im Rechtsöffnungsverfahren die Urkundenedition und der Aktenbeizug von anderen Behörden ohnehin nur ausnahmsweise zulässig sind (BSK SchKG I-Staehelin, Art. 84 N 57; KUKO SchKG-Vock, Art. 84 N 21). Zudem handelt es sich hierbei um einen im Beschwerdeverfahren unzulässigen neuen Antrag, der im Ergebnis auf eine Erweiterung des vorinstanzlichen Pro- zessstoffs abzielt (Art. 326 Abs. 1 ZPO und vorne, E. II.3). Im Übrigen legen die Erwägungen im angefochtenen Entscheid und die dagegen gerichteten Ausfüh- rungen in der Beschwerdeschrift die Vermutung nahe, dass sowohl die Vorinstanz als auch die Gesuchsgegnerin die beiden unterschiedlichen und klar voneinander zu trennenden Rechtsfiguren der (hier nicht ausgefällten [vgl. Urk. 4/2 S. 9 Disp.- Ziff. 15] und deshalb auch nicht weiter interessierenden) öffentlichrechtlichen Er- - 13 - satzforderung des Staates nach Art. 71 StGB einerseits und einer im Strafurteil gestützt auf Art. 122 ff. StPO adhäsionsweise zugesprochenen Zivilforderung (Urk. 4/2 S. 9 Disp.-Ziff. 13 f.) andererseits vermengen. Auf die Verwertung von Gegenständen, die nach Art. 70 StGB eingezogen wurden, findet Art. 44 SchKG zwar Anwendung (BSK SchKG I-Acocella, Art. 44 N 3 m.w.Hinw.; SK SchKG-Krüsi, Art. 44 N 3). Das ändert nach dem Gesagten je- doch nichts daran, dass für die zwangsweise Vollstreckung der zivilrechtlichen Geldschuld aus dem Strafurteil das Einleitungsverfahren des SchKG (Betrei- bungsbegehren, Zahlungsbefehl, Rechtsvorschlag, Rechtsöffnung) zu durch- schreiten ist und die Zulässigkeit der Betreibung (vgl. Art. 38 SchKG) sowie die Zuständigkeit der Vorinstanz zur Erteilung der Rechtsöffnung zu bejahen sind. Die Wirkung der Anwendbarkeit von Art. 44 SchKG erschöpft sich in casu darin, dass die bereits erfolgte strafrechtliche Beschlagnahme und Einziehung der deliktisch erworbenen Vermögenswerte bzw. ihrer Surrogate einer nachfolgenden Pfändung oder einem Konkursbeschlag vorgehen, diese Gegenstände im (zulässigen) Be- treibungsverfahren zur Vollstreckung der auf Geldzahlung lautenden Forderung der Gesuchstellerin mithin nicht mehr bzw. nur noch "vorrangbelastet", d.”
“Gemäss Art. 44 SchKG geschieht die Verwertung von Gegenständen, welche (unter anderem) aufgrund strafrechtlicher Gesetze mit Beschlag belegt sind, nach den zutreffenden eidgenössischen oder kantonalen Gesetzesbestim- mungen. Die Vorschrift kommt zur Anwendung, wenn Vermögenswerte von den Strafuntersuchungsbehörden oder vom Richter gestützt auf Art. 70 StGB eingezo- gen werden (BGer 5A_133/2019 vom 20. Juli 2020, E. 3.1.1), und erfasst entge- gen ihrem zu eng gefassten Wortlaut nicht nur die Verwertung als solche, sondern auch eine ihr vorangehende Beschlagnahme. Sie begründet einen Vorrang der einschlägigen strafrechtlichen bzw. strafprozessualen Bestimmungen über die Be- - 10 - schlagnahme und Verwertung vor dem im SchKG geregelten Pfändungs-, Kon- kurs- und Arrestbeschlag, selbst wenn dieser bereits vollzogen ist. Dieser Vorrang schliesst umgekehrt eine spätere Pfändung, Konkurseröffnung und Arrestlegung als solche nicht aus. Im Konfliktsfall geht aber die Beschlagnahme vor (BGer 5A_18/2024 vom 9. April 2024, E. 2.1; BSK SchKG I-Acocella, Art. 44 N 2 [je m.w.Hinw.]). Sie ist für die Betreibungs- und Konkursbehörden verbindlich; es steht diesen nicht zu, ihr eine eigene Verfügung entgegenzusetzen (BGE 78 I 215 E. 1 S. 219), es sei denn, sie sei offensichtlich unzulässig (nichtig) und daher auch für die Zwangsvollstreckungsbehörden unwirksam (vgl.”
In der Praxis werden geringe sichergestellte Geldbeträge oft zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet bzw. mit der Forderung des Staates hierüber verrechnet.
“Condamne A______ à une peine privative de liberté de 180 jours, sous déduction de 4 jours de détention avant jugement (art. 40, 51 et 110 al. 7 CP). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 15 jours-amende (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 10.-. Condamne A______ à une amende de CHF 200.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 2 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Renonce à révoquer le sursis octroyé le 10 septembre 2019 par le Ministère public du canton de Genève et celui octroyé le 21 septembre 2020 par le Ministère public du canton du Tessin (art. 46 al. 2 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 6______ du 15 août 2020 et sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 7______ du 24 août 2020 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat d'une somme de CHF 37.- sur les valeurs figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 6______ du 15 août 2020 (art. 70 CP). Ordonne le maintien du séquestre à concurrence de CHF 92.05 sur les valeurs patrimoniales figurant sous ch. 3 de l'inventaire n° 6______ du 15 août 2020 et des valeurs patrimoniales figurant sous ch. 3 de l'inventaire n° 7______ du 24 août 2020 (art. 263 al. 1 let. b CPP). Ordonne la restitution au prévenu du téléphone figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 6______ du 15 août 2020 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure de première instance, qui s'élèvent à CHF 1'576.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- et l'émolument complémentaire de CHF 600.- (art. 426 al. 1 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, qui comprennent un émolument de CHF 1'500.-. Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec les valeurs patrimoniales séquestrées en CHF 92.05 figurant sous ch. 3 de l'inventaire n° 6______ du 15 août 2020 et sous ch. 3 de l'inventaire n° 7______ du 24 août (art. 442 al. 4 CPP).”
“Condamne A______ à une peine pécuniaire de 120 jours-amende, sous déduction de 5 jours-amende, correspondant à 5 jours de détention avant jugement (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 30.-. Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à 3 ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Condamne A______ à une amende de CHF 100.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 1 jour. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales à concurrence de CHF 20.- figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du téléphone figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 6______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'365.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec le solde des valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ (art. 442 al. 4 CPP). [...] Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Met cet émolument complémentaire à la charge de A______." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Service de l'application des peines et mesures, à l'Office cantonal de la population et des migrations et au Secrétariat d'Etat aux migrations. La greffière : Melina CHODYNIECKI La présidente : Gaëlle VAN HOVE Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“658; Hervorhebungen im Original]): 1. A.________ wird in Sicherheitshaft belassen. Die Verlängerung der Sicherheitshaft wird für vorerst 3 Monate, d.h. bis am 19.7.2023, bewilligt (Art. 231 i.V.m. Art. 227 StPO). […] 2. Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet (Art. 20 N-SIS-Verordnung). 3. Folgende Gegenstände werden A.________ nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils zurückgegeben: - SIM Karte - Samsung ______ - Apple iPhone 7+ - 3 Pocket Books 4. Folgende Gegenstände werden als Beweismittel bei den Akten behalten: - Schreiben der Sozialen Dienste D.________ (Ortschaft) inkl. Übersetzung vom 10.02.2022 - Original des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Kopie des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Ernennungsurkunde KESB G.________ (Kanton) vom 11.03.2021 5. Der Betrag von CHF 560.00 wird eingezogen (Art. 70 StGB). 6. Die beschlagnahmten Geldbeträge von A.________ werden in der Höhe von CHF 7'440.50 und Euro 250.00 zur Deckung der Verfahrenskosten von CHF 24'855.90 verwendet. [Verfügungen betreffend Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils und der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Staatsanwaltschaft, Region Berner Jura-Seeland, mit Schreiben vom 26. April 2023 fristgerecht die Berufung an (pag. 670). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 23. August 2023 (pag. 721 ff.) und wurde den Parteien am Folgetag zugestellt (pag. 776 ff.). Mit Eingabe vom 1. September 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft frist- und formgerecht die Berufung (pag. 780.2 ff.), beschränkt auf den Schuldspruch gemäss Ziff. I.1.2. des erstinstanzlichen Urteils sowie die Dauer der Freiheitsstrafe und der Landesverweisung (Ziff. I.1. und Ziff. I.2. des erstinstanzlichen Urteils). Der Beschuldigte, privat vertreten durch Fürsprecher C.”
Art. 70 Abs. 3 StGB setzt die frühere aCP-Regelung fort. Nach der Rechtsprechung finden die in Art. 70 Abs. 3 normierten Verjährungsgrundsätze auch auf Ersatzforderungen Anwendung.
“Selon l'art. 59 ch. 1 al. 3 aCP (dans sa version en vigueur jusqu'au 31 décembre 2006), le droit d'ordonner la confiscation de valeurs se prescrivait par sept ans, à moins que la poursuite de l'infraction en cause ne soit soumise à une prescription d'une durée plus longue; celle-ci était alors applicable. Ces principes ont été repris, sans modification, à l'art. 70 al. 3 CP régissant la confiscation après le 1 er janvier 2007 (RO 2006 3459). Ces changements sont donc sans pertinence du point de vue de la lex mitior (cf. art. 2 al. 2 CP).”
“Das Recht zur Einziehung verjährt nach sieben Jahren. Ist die Verfolgung der Straftat jedoch einer längeren Verjährungsfrist unterworfen, findet diese Frist auch auf die Einziehung Anwendung (Art. 70 Abs. 3 StGB). Die Bestimmungen über die Verjährung der Einziehung sind auch auf Ersatzforderungen anwendbar (BGE 141 IV 305 E. 1.4). Da die qualifizierten Widerhandlungen gegen das BetmG, welche dem Beschuldigten zur Last gelegt werden, noch nicht verjährt sind, ist demnach auch das Recht auf Ersatzforderungen noch nicht verjährt.”
Art. 70 Abs. 2 StGB schützt Dritte, die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe und gegen eine gleichwertige Gegenleistung erworben haben oder bei denen die Einziehung eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Dieser Schutz ist restriktiv auszulegen; e contrario können Vermögenswerte bei Dritten eingezogen werden, die die Einziehungsgründe kannten oder keine gleichwertige Gegenleistung erbracht haben.
“Nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson unter anderem beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände oder Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind. Gemäss Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0) verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangt in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheint (BGE 144 IV 285 E. 2.2 mit Hinweisen). Eine Beschlagnahme ist nur aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 139 IV 250 E. 2.1 mit Hinweisen; vgl. statt vieler: Beschluss des Obergerichts des Kantons Bern BK 19 262 vom 8. August 2019 E. 5). Wie ausgeführt, besteht der hinreichende Verdacht, dass (auch) das beschlagnahmte Grundstück Gbbl Nr. J.________ durch das Verheimlichen der mutmasslichen wirtschaftlichen Berechtigung der Beschuldigten der Pfändung entzogen wurde. Dem Zugriff der Gläubiger entzogene Vermögenswerte unterliegen grundsätzlich der Einziehung (vgl. Urteil des Bundesgerichts 1A.38/2005 vom 18. Mai 2005 E.”
“En l'espèce, les informations ressortant de l'ordonnance de séquestre, soit que la recourante est soupçonnée d'avoir commis un blanchiment d'argent au préjudice du plaignant et qu'il ne voyait pas d'autres mesures envisageables, ont permis à la première citée de développer son recours. Le grief est infondé. 4. 4.1. Selon l'art. 263 al. 1 CPP, des objets et valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, notamment lorsqu'il est probable qu'ils seront utilisés comme moyens de preuves (let. a), qu'ils devront être restitués au lésé (let. c) ou qu'ils devront être confisqués (let. d). L'art. 71 al. 3 CP, permet par ailleurs à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des éléments du patrimoine de la personne concernée, par quoi il faut entendre non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP; arrêts du Tribunal fédéral 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1; 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). 4.2. Le séquestre prévu par l'art. 263 al. 1 let. d CPP a pour but de préparer la confiscation au sens des art. 69 et 70 CP. Selon cette dernière disposition, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). L'art. 70 al. 2 CP précise que la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. 4.3. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés.”
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches [StGB; SR 311.0]). Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangte in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheine (BGE 144 IV 285 E. 2.2). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). E contrario folgt aus dieser Bestimmung, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt.”
Kann wegen Vermischung mit legalen Mitteln die Herkunft von beschlagnahmten Vermögenswerten nicht mehr mit hinreichender Sicherheit unterschieden werden, wird in der in den Quellen dargestellten Praxis auf eine Vermögenseinziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB verzichtet; der Betrag kann stattdessen zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet werden.
“Nach Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Was das beschlagnahmte Bargeld (Pos. 1161) im Umfang von CHF 35000. anbelangt, so geht die Beschuldigte 2 richtig in der Annahme, dass nicht mit Sicherheit als erstellt angesehen werden kann, dass der ganze Betrag aus illegalem Erwerb stammt, kann es sich doch zumindest teilweise dabei um ihre im Gefängnis erwirtschafteten Ersparnisse sowie «Gewinne» aus «Share» handeln. Auch wenn gleichwohl anzunehmen ist, dass ein grosser Teil der CHF 35'000. aus dem Betäubungsmittelhandel stammt, so kann aufgrund einer möglichen Vermischung mit legal erworbenen Vermögenswerten die genaue Unterscheidung nicht mehr vorgenommen werden. Entsprechend erfolgt keine Vermögenseinziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB, jedoch wird der Bargeldbetrag zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet.”
Lässt sich der Umfang nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand bestimmen, kann das Gericht schätzen. Die Schätzung kann sich auf alle im konkreten Fall relevanten Umstände stützen, insbesondere auf bewiesene Teilumstände der Tat, die Vermögensentwicklung, den Lebensaufwand der betreffenden Periode und die allgemeine Lebenserfahrung. Die Schätzung muss sich zeitlich und betragsmässig an den im Verfahren ermittelten Delikten und Gewinnen orientieren. Soweit das geschätzte Objekt hinreichend bestimmbar ist, kann der Richter auf eine explizite Zahlbenennung verzichten und das Objekt stattdessen hinreichend präzise umschreiben.
“Parmi celles-ci, la préférence devrait être donnée à la théorie dite du sédiment (Bodensatz-/Sockeltheorie). Selon cette théorie, développée en rapport avec la problématique du blanchiment d'argent, les prélèvements ultérieurs sur un compte "mélangé" doivent théoriquement être considérés comme non problématiques tant que le sédiment à la hauteur du bénéfice net de l’activité incriminée est toujours présent et donc récupérable au sens de l’art. 70 CP. Le produit délictuel peut ainsi toujours être confisqué auprès du bénéficiaire même si des dépenses ont été effectuées avec les valeurs mélangées, à condition qu'un montant correspondant à celui de l'infraction demeure sur le compte (ATF 147 IV 479 consid. 7.5.3; voir aussi BSK StGB I-Baumann, 4e éd. 2019, art. 70/71 n. 46; Delnon/Hubacher, Geldwäscherei und Teilkontamination, RPS 134/2016 326). Si le montant des valeurs soumises à la confiscation ne peut être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation (art. 70 al. 5 CP). L'art. 70 al. 5 CP n'emporte aucun allègement des conditions de fond de la mesure de confiscation, mais consacre un allègement du fardeau de la preuve en ce qui concerne la détermination du montant à confisquer. L'estimation peut se rapporter à l'ensemble des facteurs qui, dans un cas concret, sont pertinents pour évaluer le montant à confisquer. La disposition permet donc de pallier une incertitude quantitative par différents facteurs d'estimation. Dans cette mesure et compte tenu du but poursuivi par l'art. 70 al. 1 CP, il faut également admettre que le juge peut renoncer à chiffrer de façon explicite la quotité de la mesure, s'il est à même d'en circonscrire l'objet et de le désigner de façon suffisamment précise (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1). 6.2.3. Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’Etat d’un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art.”
“Lässt sich der Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand ermitteln, so kann das Gericht ihn schätzen (Art. 70 Abs. 5 StGB). Die Bestimmung ist nicht nur auf die Einziehung, sondern auch auf die Festlegung der Ersatzforderung anwendbar (Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 17 zu Art. 70 StGB; Schmid, a.a.O., N. 209 zu Art. 70-72 StGB). Die Schätzung ist so vorzunehmen, dass von bewiesenen Teilumständen der Tat unter Berücksichtigung der allgemeinen Lebenserfahrung auf den naheliegenden Gesamtumfang der zugeflossenen Vermögensvorteile geschlossen wird. Dabei muss sich die Schätzung zeitlich und betragsmässig nach den im Strafverfahren ermittelten Delikten und der dabei erzielten Gewinne richten. Berücksichtigt werden dürfen die Vermögensentwicklung sowie die Aufwendungen des Betroffenen für den Lebenswandel in der fraglichen Periode (Schmid, a.a.O., N. 213 f. zu Art. 70-72 StGB).”
Die Härtefallklausel des Art. 70 Abs. 2 StGB ist restriktiv auszulegen: Die Einziehung kann nur dann entfallen, wenn der Drittinhaber in Unkenntnis der Einziehungsgründe war und die Einziehung ihm gegenüber eine besonders einschneidende wirtschaftliche Härte bedeuten würde. Die Klausel hat nur begrenzte Reichweite und ist daher zurückhaltend anzuwenden.
“2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir. Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation ou de créance compensatrice la saisie doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; arrêt du Tribunal fédéral 1B_660/2020 du 25 mars 2021 consid. 3.1). 2.2.1. La confiscation tend à empêcher que le produit d’une infraction et les bénéfices y relatifs (tels que les intérêts de capitaux illicites; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.3), respectivement les objets acquis en remploi de ce produit (par exemple, achat d’une villa moyennant de "l’argent sale"; arrêt du Tribunal fédéral 6B_367/2020 du 17 janvier 2022 consid.16.1 in fine), profitent à une personne, qu’il s’agisse de l’auteur du délit (art 70 al. 1 CP), du tiers ayant reçu lesdits produit/bénéfices/objets (art. 70 al. 2 CP a contrario) ou de l’héritier de ces auteurs et tiers après leur décès (ATF 141 IV 155 consid. 4.5; arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). 2.2.2. Selon l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les biens/valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Ces conditions sont cumulatives. Si l’une d’elles n’est pas réalisée, la mesure peut être prononcée alors même que l’intéressé a conclu une transaction en soi légitime. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate quand les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit. La clause de rigueur n’a qu'une portée limitée; en effet, il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée; il faut encore qu’elle le frappe de manière particulièrement incisive dans sa situation économique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3). Pour qu'un séquestre puisse être refusé en application de l'art. 70 al. 2 CP, le prononcé d’une future confiscation doit être d'emblée et indubitablement exclu (arrêt du Tribunal fédéral 1B_660/2020 précité).”
“Es ist ebenso keine unverhältnismässige Härte auszumachen. L.________ bestreitet ihren Lebensunterhalt seit langem ohne die fraglichen Vermögenswerte. Sie verfügt über ein finanzielles Polster (pag. 18 1289, Z. 7 f.). Die familiär und finanziell harten Folgen, die Fürsprecher M.________ anführt (pag. 18 1273), stehen in keinerlei Zusammenhang zum hier interessierenden Vermögenswert. Sie zeigen einzig die Konsequenzen des Verhaltens des Beschuldigten für seine Familie auf. Die angeführten Studienkosten der drei Söhne begründen ebenfalls keine unverhältnismässige Härte. Einerseits sind diese zumindest teilweise auf persönliche Wünsche zurückzuführen. Andererseits besteht die Möglichkeit zum Erhalt von Stipendien, wie es beim ältesten Sohn bereits der Fall ist (pag. 18 1289, Z. 24). Eine unverhältnismässige Härte ist nur restriktiv anzunehmen und ist in casu nicht gegeben (vgl. Scholl, a.a.O., Art. 70 N 371). Zusammenfassend ist mangels geldwerter Gegenleistung und unverhältnismässiger Härte nicht von einem Drittenprivileg gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB auszugehen. Der Verwertungserlös ist im Umfang von CHF 95'000.00 als Surrogat deliktisch erlangter Vermögenswerte einzuziehen. Die verbleibenden CHF 21'563.20 werden L.________ ausbezahlt.”
Entscheide zeigen, dass Art. 70 StGB in zahlreichen Fällen auf beschlagnahmte Bargeldwerte angewendet wird; die Gerichte ordnen in solchen Fällen die Einziehung und die Devolution der Geldbeträge an den Staat an.
“186 CP), de tentative de violation de domicile (art. 22 al. 1 cum art. 186 CP) et d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEI). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 4 ans, sous déduction de 333 jours de détention avant jugement (dont 143 jours en exécution anticipée de peine) (art. 40 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 5 ans (art. 66a al. 1 let. d CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne la confiscation et la destruction des pieds de biche figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n°41349920230420, de la scie figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°42431420230809 et des objets figurant sous chiffres 1 à 6 de l'inventaire n°42612720230826 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n°42608620230826 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des objets figurant sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n°42608620230826 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 8'947.50, y compris un émolument de jugement de CHF 1'000.- (art. 426 al. 1 CPP). Fixe à CHF 6'075.75 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP)." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, à l'Etablissement fermé de la Brenaz, à l'Office cantonal de la population et des migrations, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. La greffière : Sonia LARDI DEBIEUX Le président : Fabrice ROCH Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“***** Ordonne la restitution à A______ du trousseau de clés figurant sous chiffre 9 de l'inventaire n° 25______ et de l'ordinateur portable figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 26______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation des objets figurant sous chiffres 1 à 7 et 10 à 13 de l'inventaire n° 25______ et des objets figurant sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n° 26______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des espèces figurant sous chiffre 8 de l'inventaire n° 25______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à D______ des objets figurant sous chiffres 3 et 4 de l'inventaire n° 27______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 27______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation du téléphone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 27______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des espèces figurant sous chiffres 2 et 6 de l'inventaire n° 27______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à G______ des objets figurant sous chiffres 1 à 3 de l'inventaire n° 28______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation du téléphone portable figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 29______ (art. 69 CP). Ordonne le séquestre en couverture partielle des frais de la procédure des espèces figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 29______ (art. 267 al. 3 et 268 al. 1 let. a CPP). Condamne A______ au paiement de 4/14èmes des frais de la procédure, K______ de 2/14èmes des frais de la procédure, D______ de 2/14èmes des frais de la procédure, N______ de 1/14ème des frais de la procédure, X______ de 2/14èmes des frais de la procédure, AA______ de 1/14ème des frais de la procédure, G______ de 2/14èmes des frais de la procédure qui s'élèvent à CHF 92'431.05 dans leur totalité, y compris un émolument de jugement de CHF 5'250.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'État portant sur les frais de la procédure de G______ avec les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 29______ du 13 mars 2023 (art.”
“Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ du 18 août 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ du 28 septembre 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 5______ du 28 septembre 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 1 à 4 et 6 à 8 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 9 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à son ayant droit de la carte AF______ noire au nom de Z______ figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 7______ du 9 février 2023 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 1 et 3 à 5 de l'inventaire n° 7______ du 9 février 2023 (art. 69 CP). * * * Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, à l'Office fédéral de la police, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations ainsi qu'au Service de l'application des peines et des mesures. La greffière : Lylia BERTSCHY Le président : Vincent FOURNIER Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière pénale. ETAT DE FRAIS COUR DE JUSTICE Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens en matière pénale (E 4 10.”
“Il soutient y avoir une compagne depuis janvier 2024, dont il ne connaît toutefois pas le nom de famille et quelques amis dont on ne sait rien. En particulier, il déclare lui-même habiter et souhaiter retourner en France. Dès lors que l'intérêt privé du prévenu est faible voire nul, tandis que l'intérêt public à son éloignement du territoire est important, ce dernier l'emporte dans la pesée des intérêts. Par conséquent, l'expulsion du territoire suisse du prévenu sera prononcée pour une durée de 3 ans, durée proportionnée au regard des circonstances de l'espèce. Le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) sera par ailleurs ordonné. Inventaires 4.1. Le Tribunal ordonnera les confiscations, destructions et restitutions qui s'imposent (267 al. 1 et 3 CPP et 69 CP). En particulier, le téléphone portable du prévenu lui sera restitué. 4.2. L'argent figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 43146420231012 du 12 octobre 2023 sera confisqué et dévolu à l'Etat (art. 70 CP). Frais et indemnités 5.1. Les frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 4'594.- y compris un émolument de jugement de CHF 300.-, seront mis à la charge du prévenu (art. 426 al. 1 CPP). Vu l’annonce d’appel du prévenu à l’origine du présent jugement motivé, ce dernier sera condamné à un émolument complémentaire de jugement de CHF 600.- (art. 9 al. 2 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale RTFMP; E 4.10.03) 5.2. Le défenseur d'office du prévenu sera indemnisé selon détails figurant en pied de jugement (art. 135 CPP). PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Déclare X______ coupable de voies de fait (art. 126 al. 1 CP), de menaces (art. 180 al. 1 CP), d'injure (art. 177 al. 1 CP), d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 CP), d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c et d LStup), d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEI), de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI) et d'infraction à l'art.”
“Renonce à prononcer une créance compensatrice. * * * * * * * Inventaires au nom de G______ Ordonne la restitution à G______ des objets et documents figurant sous ch. 2, 4, 5, 6, 7, 10, 11, 12, 13, 15, 16, 17 et 21 de l'inventaire no 17_____ du 18 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction des documents figurant sous ch. 1, 3, 19 et 20 de l'inventaire no 17_____ du 18 août 2021 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent figurant sous ch. 8, 9, 14 et 18 de l'inventaire no 17_____ du 18 août 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à AI_____ du téléphone portable figurant sous ch. 1 de l'inventaire no 18______ du 19 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à G______ du couteau figurant sous ch. 1 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juin 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent figurant sous ch. 1 et 2 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juillet 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à G______ du sac à dos figurant sous ch. 1 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juillet 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des sachets et valeurs qu'ils contiennent figurant sous ch. 2 à 7 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juillet 2021 et séquestrés par ordonnance du 27 août 2021 (art. 69 et 70 CP). Inventaire au nom de "G______" Ordonne la confiscation du téléphone et les valeurs figurant sous ch. 1 et 2 de l'inventaire no 19_____ du 18 août 2021 (art. 69 et 70 CP). Inventaire au nom de E______ Ordonne la confiscation du téléphone portable figurant sous ch. 1 de l'inventaire no 20_____ du 18 août 2021 (art. 69 CP). Ordonne la restitution à E______ des objets et documents figurant sous ch. 2, 4 à 7, 9 à 10 de de l'inventaire no 20_____ du 18 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP) Ordonne la confiscation et la destruction des documents figurant sous chiffres 3 et 8 de l'inventaire no 20_____ du 18 août 2021 (art.”
Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB kann auch gegen nicht beschuldigte Drittpersonen erfolgen; nach Art. 70 Abs. 2 StGB ist sie jedoch ausgeschlossen, wenn die Drittperson die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und dafür eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihr gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde.
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht unter anderem die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht der verletzten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung kann auch bei nicht beschuldigten Drittpersonen erfolgen. Sie ist nach Art. 70 Abs. 2 StGB jedoch ausgeschlossen, wenn eine Drittperson die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit sie für diese eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihr gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einer Drittperson jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1 und 285 E. 2.2 S. 287; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteile 6B_67/2019 vom 16.”
“Das Strafgericht verfügt (unter Vorbehalt von Art. 352 Abs. 2 und Art. 376-378 StPO) als Sanktion die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen), sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person können schon im Vorverfahren strafprozessual beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich den Geschädigten zurückzugeben oder einzuziehen sind (Art. 263 Abs. 1 lit. c-d StPO). Auch im Hinblick auf die Durchsetzung einer staatlichen Ersatzforderung kann die Untersuchungsbehörde Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB). Provisorische Vermögensbeschlagnahmen sind aufzuheben, falls eine richterliche Einziehung, die Rückgabe an Geschädigte oder die Zusprechung einer staatlichen Ersatzforderung schon im Vorverfahren als rechtlich ausgeschlossen erscheinen (BGE 140 IV 57 E.”
Bei im Ausland begangenen Delikten wird die Verjährung der Einziehung grundsätzlich nach dem ausländischen Recht bestimmt. In der Lehre und der Rechtsprechung wird jedoch für bestimmte Konstellationen — namentlich im Zusammenhang mit Art. 24 LStup — diskutiert und im Einzelfall gezeigt, dass alternativ auch schweizerisches Recht herangezogen oder das günstigere Recht berücksichtigt werden kann. Diese Möglichkeit ist fallabhängig und ergibt sich aus der zitierten Rechtsprechung und der dazu ersichtlichen Kommentarliteratur.
“Questa disposizione consacra una competenza universale della Svizzera per la confisca in caso di reati alla LStup (GUSTAV HUG-BEELI, Betäubungsmittelgesetz [BetmG]: Kommentar zum Bundesgesetz über die Betäubungsmittel und die psychotropen Stoffe vom 3. Oktober 1951, 2016, n. 2 ad art. 24 LStup; PETER ALBRECHT, Die Strafbestimmungen des Betäubungsmittelgesetzes [art. 19-28 BetmG], 3a ed. 2016, n. 1 ad art. 24 LStup; BENOÌT MAURON, Interactions entre blanchiment et confiscation, notamment dans un contexte international, AJP/PJA 2021 pag. 378; MOREILLON/NICOLET, La créance compensatrice, RPS 135/2017 pag. 421). Giusta l'art. 70 cpv. 3 CP, il diritto di ordinare la confisca si prescrive in sette anni; se il perseguimento del reato soggiace a una prescrizione più lunga, questa si applica anche alla confisca. Se l'infrazione è stata commessa all'estero, il termine di prescrizione si determina essenzialmente sulla scorta del diritto estero (MARCEL SCHOLL, in Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, vol. I, 2018 § 4 Vermögenseinziehung, n. 401 ad art. 70 CP; TRECHSEL/JEAN-RICHARD, in Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4a ed. 2021, n. 15 ad art. 70 CP; ACKERMANN/ZEHNDER, in Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, vol. II, 2018, § 11 Geldwäscherei, n. 332 ad art. 305bis CP). Nella DTF 126 IV 255 consid. 4c, il Tribunale federale ha ritenuto che, nell'ambito delle infrazioni alla LStup commesse all'estero, si potesse far capo alternativamente anche al diritto svizzero per stabilire il termine di prescrizione delle pretese confiscatorie, in applicazione analogica dell'art. 19 cpv. 4 LStup. La stessa soluzione è avanzata anche dalla dottrina, con esplicito richiamo a tale sentenza (GUSTAV HUG-BEELI, op. cit., n. 108 ad art. 24 LStup; FINGERHUTH/SCHLEGEL/JUCKER, BetmG Kommentar: Betäubungsmittelgesetz mit weiteren Erlassen, 3a ed. 2016, n. 6 ad art. 24 LStup; HANS MAURER, in StGB, JStG: Kommentar, 20a ed. 2018, n. 1b ad art. 24 LStup; MICHEL DUPUIS ET AL., Code pénal, petit commentaire, 2a ed. 2017, n. 28 ad art.”
“Non vi è dunque motivo di soffermarsi oltre. Vero è che, alla luce della ritenuta origine dei valori patrimoniali pervenuti sul conto ddd (v. supra consid. 4.2.3), la loro confiscabilità potrebbe fondarsi anche sull'art. 24 cpv. 1 LStup, a tenore del quale i vantaggi pecuniari illeciti collocati in Svizzera sono devoluti allo Stato anche quando l'infrazione [alla LStup] è stata commessa all'estero. Questa disposizione consacra una competenza universale della Svizzera per la confisca in caso di reati alla LStup (GUSTAV HUG-BEELI, Betäubungsmittelgesetz [BetmG]: Kommentar zum Bundesgesetz über die Betäubungsmittel und die psychotropen Stoffe vom 3. Oktober 1951, 2016, n. 2 ad art. 24 LStup; PETER ALBRECHT, Die Strafbestimmungen des Betäubungsmittelgesetzes [art. 19-28 BetmG], 3a ed. 2016, n. 1 ad art. 24 LStup; BENOÌT MAURON, Interactions entre blanchiment et confiscation, notamment dans un contexte international, AJP/PJA 2021 pag. 378; MOREILLON/NICOLET, La créance compensatrice, RPS 135/2017 pag. 421). Giusta l'art. 70 cpv. 3 CP, il diritto di ordinare la confisca si prescrive in sette anni; se il perseguimento del reato soggiace a una prescrizione più lunga, questa si applica anche alla confisca. Se l'infrazione è stata commessa all'estero, il termine di prescrizione si determina essenzialmente sulla scorta del diritto estero (MARCEL SCHOLL, in Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, vol. I, 2018 § 4 Vermögenseinziehung, n. 401 ad art. 70 CP; TRECHSEL/JEAN-RICHARD, in Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4a ed. 2021, n. 15 ad art. 70 CP; ACKERMANN/ZEHNDER, in Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, vol. II, 2018, § 11 Geldwäscherei, n. 332 ad art. 305bis CP). Nella DTF 126 IV 255 consid. 4c, il Tribunale federale ha ritenuto che, nell'ambito delle infrazioni alla LStup commesse all'estero, si potesse far capo alternativamente anche al diritto svizzero per stabilire il termine di prescrizione delle pretese confiscatorie, in applicazione analogica dell'art.”
“70 CP; TRECHSEL/JEAN-RICHARD, in Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4a ed. 2021, n. 15 ad art. 70 CP; ACKERMANN/ZEHNDER, in Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, vol. II, 2018, § 11 Geldwäscherei, n. 332 ad art. 305bis CP). Nella DTF 126 IV 255 consid. 4c, il Tribunale federale ha ritenuto che, nell'ambito delle infrazioni alla LStup commesse all'estero, si potesse far capo alternativamente anche al diritto svizzero per stabilire il termine di prescrizione delle pretese confiscatorie, in applicazione analogica dell'art. 19 cpv. 4 LStup. La stessa soluzione è avanzata anche dalla dottrina, con esplicito richiamo a tale sentenza (GUSTAV HUG-BEELI, op. cit., n. 108 ad art. 24 LStup; FINGERHUTH/SCHLEGEL/JUCKER, BetmG Kommentar: Betäubungsmittelgesetz mit weiteren Erlassen, 3a ed. 2016, n. 6 ad art. 24 LStup; HANS MAURER, in StGB, JStG: Kommentar, 20a ed. 2018, n. 1b ad art. 24 LStup; MICHEL DUPUIS ET AL., Code pénal, petit commentaire, 2a ed. 2017, n. 28 ad art. 70 CP; FLORIAN BAUMANN, in Basler Kommentar, Strafrecht I, 4a ed. 2019, n. 64 ad art. 70/71 CP; MADELEINE HIRSIG-VOUILLOZ, in Commentaire romand, Code pénal I, 2a ed. 2021, n. 63 ad art. 70 CP). Posteriormente all'emanazione della citata DTF, l'art. 19 cpv. 4 LStup è stato modificato. Nella sua nuova versione in vigore dal 1° luglio 2011, oltre a prevedere la punibilità in virtù degli art. 19 cpv. 1 e 2 LStup di chiunque ha commesso l'atto all'estero, si trova in Svizzera e non è estradato, sempreché l'atto sia punibile anche nel luogo in cui è stato commesso, l'art. 19 cpv. 4 LStup dichiara applicabile la legge di tale luogo se è più favorevole all'autore nonché l'art. 6 CP. Da questa nuova formulazione l'insorgente deduce l'obbligo di applicare il diritto più favorevole anche alla pretesa confiscatoria. Non occorre prendere posizione su questa tesi perché, anche volendo per ipotesi aderirvi, nulla muterebbe in concreto. Oggetto di questo procedimento non è infatti un'infrazione alla LStup, bensì il reato di riciclaggio di denaro.”
Dritte, die sich auf Art. 70 Abs. 2 berufen, sind im Einziehungsverfahren zur zumutbaren Mitwirkung bei der Beweiserhebung verpflichtet. Insbesondere müssen sie die legale Herkunft der Mittel bzw. die Erbringung einer gleichwertigen Gegenleistung zumindest plausibel darlegen; ein vollständiger Beweis ihrer Unschuld ist damit nicht verlangt.
“Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (BGer 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; 6B_969/2020 vom 6. Dezember 2021 E. 1.3.2; je mit Hinweisen). Auch wenn sich der Dritte im Einziehungsverfahren nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann, so hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung beim Dritten zu beweisen. Dritte, die behaupten, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, müssen bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken; insbesondere, indem sie die legale Herkunft der Gelder zumindest plausibel behaupten jedoch nicht beweisen müssen (BGer 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.4 und 2.4.2; 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3 und 5.6; je mit Hinweisen).”
Konkrete Verwertungserlöse (z. B. der Erlös aus dem Verkauf eines eingelösten Fahrzeugs) können als Einziehungsgegenstand festgestellt und nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen werden.
“/ Neubeurteilung 460 18 362 (Berufung des Beschuldigten und Anschlussberufung der Staatsanwaltschaft Basel-Landschaft gegen das Urteil des Strafgerichts Basel-Landschaft vom 6. Juli 2018)A. Mit Urteil des Strafgerichts Basel-Landschaft vom 6. Juli 2018 wurde B. des gewerbsmässigen Betrugs sowie des untauglichen Versuchs der mehrfachen qualifizierten ungetreuen Geschäftsbesorgung schuldig erklärt und zu einer Freiheitsstrafe von drei Jahren und sechs Monaten verurteilt; dies in Anwendung von Art. 146 Abs. 1 in Verbindung mit Abs. 2 StGB, Art. 158 Ziff. 1 Abs. 1 in Verbindung mit Abs. 3 StGB und Art. 22 Abs. 1 StGB, Art. 40 StGB, Art. 47 StGB sowie Art. 49 Abs. 1 StGB. In Bezug auf die Transaktion Nr. 19 in der Höhe von CHF 7'372.-- wurde B. von der Anklage des mehrfachen gewerbsmässigen Betrugs freigesprochen. Sodann wurden diverse beschlagnahmte Ordner, Unterlagen, Schriftsachen und weitere Gegenstände zur Vernichtung eingezogen. Der aus der Verwertung des auf die C. GmbH eingelösten Mercedes Benz R63 AMG (Kontrollschild ZG 6. ) stammende Erlös in der Höhe von CHF 32'525.10 wurde gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. Des Weiteren wurde B. bei seiner Anerkennung behaftet, dem A. in solidarischer Haftung mit D. CHF 418'602.25 zu bezahlen. Ferner wurden B n Anwendung von Art. 426 Abs. 1 StPO die Verfahrenskosten, bestehend aus den Kosten des Vorverfahrens von CHF 43'675.--und der Gerichtsgebühr von CHF 24'000.--, auferlegt. Schliesslich wurde erkannt, dass die Kosten der amtlichen Verteidigung in der Höhe von insgesamt CHF 25'394.-- aus der Gerichtskasse entrichtet werden, wobei der Beschuldigte gestützt auf Art. 135 Abs. 4 lit. a und lit. b StPO verpflichtet wurde, dem Staat die Kosten der amtlichen Verteidigung zurückzuzahlen und der amtlichen Verteidigung die Differenz zwischen der amtlichen Entschädigung und dem vollen Honorar zu erstatten, sobald es seine wirtschaftlichen Verhältnisse erlauben. Auf die Begründung dieses Urteils, des ersten Berufungsurteils des Kantonsgerichts vom 5. Juni 2019 und desjenigen des Bundesgerichts vom 28. Mai 2021 sowie der nachfolgenden Eingaben der Parteien wird, soweit erforderlich, im Rahmen der Erwägungen eingegangen.”
Reicht die Erwerbung oder Finanzierung eines Vermögenswerts durch Drogenerlöse nachweislich festzustellen, begründet dies einen Herkunftsbezug im Sinne von Art. 70 StGB. In solchen Fällen muss das Gericht nicht zusätzlich nachweisen, dass das Objekt selbst im Delikt verwendet wurde oder die Sicherheit gefährdete; die Anforderungen an den Verbindungsnachweis sind nicht übermässig hoch.
“En l'occurrence, la cour cantonale a retenu, sans que le recourant en démontre l'arbitraire, que l'acquisition du véhicule BMW avait été financée au moyen de revenus réalisés par la vente de stupéfiants (supra consid. 2.3). Il y a donc lieu de considérer que ledit véhicule et sa clé proviennent des infractions à la LStup commises par le recourant. Il existe donc un lien de causalité, exigé par l'art. 70 CP, entre l'infraction et les valeurs patrimoniales. Il s'ensuit que, dans ce cadre, la cour cantonale n'avait pas à examiner le point, contesté par le recourant, de savoir si le véhicule BMW avait servi au transport de stupéfiants et s'il compromettait la sécurité des personnes. C'est donc en vain que le recourant soutient, en se référant à ses propres déclarations et à celles de certains prévenus, qu'il n'a pas utilisé la BMW M5 ni un autre véhicule pour se fournir en stupéfiants dans le canton de Vaud ou livrer à des clients. En effet, outre qu'il procède de manière appellatoire, partant irrecevable, en se bornant à opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, comme susmentionné, cette question n'est pas pertinente pour ordonner une confiscation au sens de l'art. 70 CP. Il en va de même de la question de savoir si le véhicule BMW M5 compromettrait la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public. C'est dès lors également en vain que le recourant soutient que tel ne serait pas le cas.”
“C’est d’ailleurs pour rembourser l’argent que lui avançait le prévenu qu’elle a effectué les transports faisant l’objet de la procédure (D. 866 l. 23-26). Or, elle devait, avec cette somme, assumer son propre entretien et celui de sa plus jeune fille, qui vivait avec elle. Manifestement, ses revenus ne lui permettaient de couvrir son minimum vital que difficilement, étant précisé que le montant pris en compte pour l’entretien de base (sans loyer ni primes d’assurance-maladie) s’élevait déjà à CHF 1'950.00 pour elle-même et sa fille (annexe 1 à la circulaire no B1 de la Cour suprême du canton de Berne concernant le calcul du minimum d’existence). Ainsi, il est constaté que les montants séquestrés proviennent du transport de stupéfiants effectué par la prévenue (les exigences quant au rapport de connexité entre les valeurs patrimoniales et les infractions commises en matière d’infraction à la loi sur les stupéfiants ne devant pas être excessivement élevées : Madeleine Hirsig-Vouilloz, in Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd. 2020, no 9a ad art. 70 CP). Ces montants sont donc confisqués, conformément à l’art. 70 CP.”
Ansprüche aus beruflicher Vorsorge können vorsorglich bis zum Zeitpunkt ihrer Fälligkeit mit Beschlag belegt werden. Bereits erhaltene Vorschüsse und Honorare von Rechtsanwälten entziehen sich dem Séquestre/der Einziehung, sofern die betreffenden Dritten gutgläubig erworben und die Gegenleistung erbracht wurde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB sowie die Härteklausel sind restriktiv auszulegen.
“Die Staatsanwaltschaft begründet die angefochtene Beschlagnahmeverfügung wie folgt (Hervorhebung durch die Kammer hinzugefügt): Gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO können Vermögenswerte vorsorglich beschlagnahmt werden, wenn diese voraussichtlich einzuziehen sind. Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB unterliegen Vermögenswerte der Einziehung, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der verletzten Person zur Widerherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Wenn die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden sind, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB im Hinblick auf die Durchsetzung einer Ersatzforderung Vermögenswerte der betroffenen Person vorsorglich mit Beschlag belegen lassen. Die Bestimmungen des BVG und des SchKG stehen einer vorläufigen Beschlagnahme von Ansprüchen aus beruflicher Vorsorge auf den Zeitpunkt ihrer Fälligkeit (Eintritt Versicherungsfall) nicht entgegen. Aufgrund der bisherigen Erkenntnisse besteht der Verdacht, dass der Beschuldigte im Rahmen seines Anstellungsverhältnisses bei der G.________ -Gruppe sich oder nahestehenden Dritten zum Nachteil der G.”
“1.1 En l'espèce, les prévenus C. et D. sont soupçonnés d'avoir entravé l'identification de l'origine, la découverte et la confiscation de valeurs patrimoniales issues de possibles détournements de fonds au préjudice de la Banque E. Séquestrées en tant que potentiel résultat de l'infraction de blanchiment d'argent (art. 305bis CP) commis en Suisse, les valeurs patrimoniales déposées sur les comptes des sociétés A. Trust reg. et B. Ltd sont susceptibles d'être confisquées, au sens de l'art. 70 CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152; arrêt du Tribunal fédéral 6B_914/2009 consid. 2.2 in fine; 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 5.1). 2.1.2 Le séquestre en vue de confiscation, dit conservatoire, est prévu à l'art. 263 al. 1 let. d CPP. Cette mesure provisoire est destinée à préserver les objets ou les valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer. Il se fonde sur la vraisemblance et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application de l'art. 70 al. 1 CP semble, prima facie, subsister (ATF 139 IV 250 consid. 2.1 p. 252 ss; 137 IV 145 consid. 6.4 p. 151 ss et les références citées). Ce séquestre ne peut donc être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées et ne pourront l'être (ATF 140 IV 133; 139 IV 250; arrêt du Tribunal fédéral 1S_8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Tant que subsiste un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité criminelle, l'intérêt public commande qu'ils demeurent dans leur intégralité à la disposition de la justice (Julen Berthod, Commentaire romand, 2ème éd. 2019, n. 27 ad art. 263 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 1B_269/2018 du 26 septembre 2018 consid. 4.1). 2.1.3 Les provisions et honoraires déjà perçus par un avocat, en particulier à l'occasion d'une défense pénale, échappent au séquestre, en application de l'art. 70 al. 2 CP, si l'avocat ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid.”
“Comme cela ressort du texte de cette disposition, une telle mesure est fondée sur la vraisemblance; elle porte sur des objets dont on peut admettre, prima facie, qu'ils pourront être confisqués en application du droit pénal fédéral. Tant que l'instruction n'est pas achevée, une simple probabilité suffit. Par ailleurs, l'autorité doit pouvoir décider rapidement du séquestre provisoire (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir. Le séquestre pénal ne peut donc être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées, et ne pourront l'être (arrêt TF 1B_254/2021 du 26 mai 2021 consid. 2 et les références citées, not. ATF 140 IV 57 consid. 4.1.). Il doit exister un rapport de causalité entre l’infraction et l’objet saisi en vue de la confiscation (arrêt TF 1B_527/2022 du 21 avril 2023 consid. 2.1 et les références citées). Selon l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. L’art. 70 al. 2 CP dispose que la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les valeurs dans l’ignorance des faits qui l’auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d’une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi. Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction.”
Zur Begründung deliktischer Herkunft sind Indizien erforderlich; blosse, nicht belegte Angaben (z. B. Behauptungen über Eigenerparnisse oder Geschenke) genügen insoweit nicht. Die Rechtsprechung verlangt zudem einen Zusammenhang zwischen Straftat und Vermögenswert; in der veröffentlichten Praxis ist teilweise von einem direkten und unmittelbaren Kausalzusammenhang die Rede. Gleichzeitig ist nicht verlangt, dass die Behörde sämtliche konkreten Tatumstände bis ins Detail kennt.
“Für den Nachweis der deliktischen Herkunft der Gelder aus dem Drogenhandel bedarf es vielmehr weiterer Indizien wie das Fehlen einer plausiblen Erklärung für einen legalen Erwerb der Gelder, die Stückelung eines grossen Geldbetrags in kleine Einheiten und verschiedene Währungen oder die Art des Geldtransports (Urteile 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5; 6B_216/2021 vom 16. Februar 2022 E. 2.2; je mit Hinweisen). Nicht verlangt wird hingegen, dass die Behörde auch detaillierte Kenntnis der Tatumstände und des Täters hat, inklusive Ort und Zeit der einzelnen Tathandlungen; ein strikter Beweis der (Vor-) Tat ist nicht erforderlich (BGE 138 IV 1 E. 4.2.2; 120 IV 323 E. 3d; Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweisen). Dies gilt nicht nur für den Nachweis der verbrecherischen Herkunft der Gelder im Sinne des Geldwäschereitatbestands von Art. 305bis Ziff. 1 StGB (BGE 138 IV 1 E. 4.2.2; 120 IV 323 E. 3d; Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweisen), sondern a maiore minus auch für die selbstständige Einziehung, mit welcher kein strafrechtlicher Schuldvorwurf an die von der Einziehung betroffene Person einhergeht. Gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB ist die Einziehung von Vermögenswerten deliktischer Herkunft vielmehr auch beim gutgläubigen Dritten zulässig, sofern dieser keine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat. Anders als beim Geldwäschereivorwurf im Sinne von Art. 305bis StGB, auf welchen sich die zuvor zitierten Bundesgerichtsentscheide beziehen, müssen die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte auch nicht zwingend aus einem Verbrechen herrühren (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Der Nachweis der deliktischen Herkunft von Vermögenswerten aus Betäubungsmitteldelikten kann nach der Rechtsprechung daher auch ohne Kenntnis der konkreten Tatumstände, insbesondere von Täter, Ort und Zeit der einzelnen Tathandlungen, als erbracht gelten (Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweisen). Eine Einziehung ist folglich auch ohne detaillierte Umschreibung der konkreten Betäubungsmitteldelikte möglich (Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweis). Daran ist trotz der Kritik in der Lehre (vgl. PETER ALBRECHT, forumpoenale 6/2020, Rechtsprechung Nr.”
“On relève toutefois que ce dernier a admis devant la procureure, lors de l’entretien téléphonique du 17 mai 2022, que sa « famille était dans une situation difficile avec des dettes » et qu’il avait été « aidé » par le plaignant à concurrence d'un montant de 170'000 fr. (cf. PV des opérations, p. 24). A cet égard, il n'a à ce jour fourni aucune explication permettant de justifier concrètement la remise d’une somme argent aussi importante, de sorte qu’il doit être retenu qu’il existe à ce stade des soupçons suffisants laissant présumer la commission d’une infraction. Pour le reste, la recourante se limite à indiquer que les biens séquestrés auraient d’une part été acquis au moyen de ses propres économies et, d’autre part, seraient des cadeaux de ses sœurs notamment. Ces simples déclarations, qui ne sont pas étayées, sont insuffisantes à elles seules pour établir ou même rendre très vraisemblable qu'elle ne se trouve pas dans la situation d'un tiers favorisé (cf. ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2, JdT 2014 IV 305) et il n'est à ce stade pas démontré que les conditions de l'art. 70 al. 2 CP seraient remplies à son égard, ni encore qu'elle serait de bonne foi. Enfin, le séquestre est proportionné compte tenu du caractère luxueux et donc superflu des biens séquestres. Le séquestre est ainsi pleinement justifié sur la base des art. 263 al. 1 litt. d CPP et 71 al. 1 CP. 3. En définitive, le recours interjeté par P.________, manifestement mal fondé, doit être rejeté sans échange d’écritures (art. 390 al. 2 CPP) et l’ordonnance attaquée confirmée. Les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de l’émolument d’arrêt (art. 422 al. 1 CPP), par 880 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1]), seront mis à la charge de la recourante, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP). Par ces motifs, la Chambre des recours pénale prononce : I. Le recours est rejeté. II. L’ordonnance du 25 mai 2022 est confirmée. III. Les frais d’arrêt, par 880 fr. (huit cent huitante francs), sont mis à la charge de P.________.”
“Nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson unter anderem beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände oder Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind. Gemäss Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0) verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangt in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheint (BGE 144 IV 285 E. 2.2 mit Hinweisen). Eine Beschlagnahme ist nur aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 139 IV 250 E. 2.1 mit Hinweisen; vgl. statt vieler: Beschluss des Obergerichts des Kantons Bern BK 19 262 vom 8. August 2019 E. 5).”
Die Beschlagnahme im Sinne der Restitutionsbeschlagnahme dient als vorläufige Sicherstellung von Gegenständen und Vermögenswerten mit Blick auf eine Rückgabe an den Verletzten nach Art. 70 Abs. 1 StGB. Zivilrechtliche Ansprüche werden durch die Anordnung einer Beschlagnahme nicht berührt. Die Beschlagnahme ist aufzuheben, sobald ihr Zweck — insbesondere die voraussichtliche Rückgabe oder die Einziehung — entfällt.
“Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. c StPO i.V.m. Art. 70 Abs. 1 in fine des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0) können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich den Geschädigten zurückzugeben sind. Die Restitutionsbeschlagnahme bezweckt die vorläufige Sicherstellung von Gegenständen und Vermögenswerten im Hinblick auf die Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes. Sie setzt voraus, dass die betreffenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Zivilrechtliche Ansprüche werden mit der Anordnung einer Beschlagnahme nicht tangiert (Jositsch/Schmid, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2023, Rz. 4 zu Vor Art. 263-268; BGE 120 IV 365 E. 1c mit Hinweis). Die Beschwerdekammer entscheidet nicht über das endgültige Schicksal der Vermögenswerte. Dementsprechend sind bei der Zulässigkeitsbeurteilung nicht alle Tat- und Rechtsfragen abschliessend zu prüfen. Eine Beschlagnahme ist nur dann aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 139 IV 250 E. 2.1 mit Hinweisen; vgl. Urteil des Bundesgerichts 7B_224/2023 vom 16. Januar 2024 E. 5.1; zum Ganzen: Beschluss des Obergerichts des Kantons Bern BK 20 483 vom 18. Januar 2021 E. 4.3).”
“Als Zwangsmassnahme im Sinne von Art. 196 StPO kann eine Beschlagnahme angeordnet werden, wenn sie gesetzlich vorgesehen ist, ein hinreichender Tatverdacht vorliegt, sie verhältnismässig ist und durch die Bedeutung der Straftat gerechtfertigt wird (Art. 197 Abs. 1 Bst. a bis d StPO). Die gesetzliche Grundlage der Beschlagnahme befindet sich in Art. 263 Abs. 1 StPO. Danach können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person u.a. beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind (Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO). Ihre materielle Grundlage findet die Vermögensbeschlagnahme in Art. 70 ff. des Schweizerischen Strafgesetzbuches [StGB; SR 311.0]). Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB unterliegen Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, der Einziehung, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, kann auf einer Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe erkannt werden (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB; sog. Ersatzforderungsbeschlagnahme).”
“La débitrice reproche à l'Office d'avoir saisi, dans le cadre du procès-verbal complémentaire du 9 mai 2023, des biens déjà séquestrés pénalement en violation de l'art. 44 LP. Elle conclut principalement à l'annulation de la saisie complémentaire dans sa plainte du 22 mai 2023. 3.1 L'art. 44 LP prévoit que la réalisation d'objets confisqués en vertu des lois pénales et fiscales de la Confédération et des cantons s'opère en conformité des dispositions de ces lois. 3.1.1 En application de l'art. 263 al. 1 CPP, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu’il est probable : a. qu’ils seront utilisés comme moyens de preuves; b. qu’ils seront utilisés pour garantir le paiement des frais de procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités (art. 268 CPP, cf. infra); c. qu’ils devront être restitués au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP); d. qu’ils devront être confisqués en tant que valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction (art. 70 al. 1 CP). Si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l’ayant droit (art. 267 al. 1 CPP). S’il est incontesté que des objets ou des valeurs patrimoniales ont été directement soustraits à une personne déterminée du fait de l’infraction, l’autorité pénale les restitue à l’ayant droit avant la clôture de la procédure (art. 267 al. 2 CPP). Pour le surplus, la restitution à l’ayant droit des objets et des valeurs patrimoniales séquestrés qui n’ont pas été libérés auparavant, leur utilisation pour couvrir les frais ou leur confiscation sont statuées dans la décision finale (art. 267 al. 3 CPP). Plus particulièrement, le patrimoine d’un prévenu peut être séquestré dans la mesure qui paraît nécessaire pour couvrir: a. les frais de procédure et les indemnités à verser; b. les peines pécuniaires et les amendes (art. 268 al. 1 CPP). Le séquestre aux fins de garantie ou de couverture des frais et indemnités à verser, ou des peines pécuniaires et des amendes peut être ordonné sur tous les biens du prévenu, même ceux sans rapport avec l'infraction (Moreillon / Parein-Reymond, Petit commentaire CPP, 2013, ad art.”
“a), qu’ils seront utilisés pour garantir le paiement des frais de procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités (al. 1 let. b), qu’ils devront être restitués au lésé (al. 1 let. c) ou qu’ils devront être confisqués (al. 1 let. d). Aux termes de l'art. 267 al. 1 CPP, si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit. Le séquestre est une mesure provisoire qu’il convient de lever dès que les conditions de sa mise en œuvre ne sont plus réalisées (Moreillon/Parein-Reymond, Petit Commentaire, Code de procédure pénale, 2e éd., Bâle 2016, nn. 2 ss, ad art. 267 CPP). A teneur de l’art. 70 al. 1 CPP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Ainsi, le droit du lésé à la restitution et à l’attribution prime la confiscation (Moreillon/Parein-Reymond, op. cit., n. 15 ad art. 70 al. 1 CP). 2.3 En l’espèce, de nombreux objets de marque ont été saisis dans la chambre du recourant, dont certains ont été considérés comme des contrefaçons et ont donc été séquestrés, dont la sacoche Louis Vuitton noire et la ceinture Louis Vuitton noire à carreaux dont il demande la restitution. La sacoche M4400 figure sur la liste des achats de la mère du recourant auprès de la maison Louis Vuitton, pour un montant de 1'100 francs. En outre, le prévenu a produit la facture selon laquelle la sacoche a été acquittée par carte de crédit. Il est donc établi que cette sacoche n’est pas une contrefaçon et qu’elle appartient au recourant, de sorte qu’elle doit lui être restituée. La ceinture M9808S figure également sur la liste des achats de la mère du recourant auprès de Louis Vuitton, pour un montant de 395 francs. Bien que le prévenu n’ait pas produit la facture selon laquelle la ceinture a été payée, on peut néanmoins considérer qu’elle n’est pas une contrefaçon et qu’elle lui appartient. Par conséquent, cette ceinture doit également lui être restituée.”
“Gemäss dem Grundsatz der Verhältnismässigkeit dürfen Zwangsmassnahmen nur soweit in fremde Rechtssphären eingreifen, wie die Strafuntersuchung es unbedingt nötig macht. Dementsprechend kann eine Beschlagnahme nur angeordnet werden, wenn die angestrebten Ziele nicht durch mildere Massnahmen erreicht werden können (Art. 197 Abs. 1 lit. c StPO). Die Staatsanwaltschaft hat sie aufzuheben, sobald ihr Grund wegfällt (Art. 267 Abs. 1 StPO). Die strafprozessuale Beschlagnahme nach den Art. 263 ff. StPO dient lediglich der vorläufigen Sicherstellung von Gegenständen und Vermögenswerten (Heimgartner, a.a.O., Art. 263 N 1). Sie ist daher grundsätzlich nur während laufendem Strafverfahren zulässig. Spätestens im Endentscheid ist über das Schicksal der beschlagnahmten Objekte zu bestimmen (Heimgartner, a.a.O., Art. 267 N 5). Entweder wird der fragliche Gegenstand oder Vermögenswert der berechtigten Person zurückgegeben, oder er wird eingezogen, worunter auch die Aushändigung an die verletzte Person zur Widerherstellung des rechtmässigen Zustands nach Art. 70 Abs. 1 StGB zu verstehen ist (Bommer/Goldschmid, in: Basler Kommentar, 2. Auflage, 2014, Art. 267 StPO N 7).”
Gutgläubige Drittpersonen können nach Art. 70 Abs. 2 StGB die Freigabe bzw. Restitution der sichergestellten Vermögenswerte verlangen. Soweit relevant, kann ihnen subsidiär eine Entschädigung für Anwaltskosten zugesprochen werden (vgl. im entschiedenen Fall Zuweisung einer Entschädigung nach Art. 434 CPP).
“, respectivement de prononcer une créance compensatrice. 3. Ordonner en conséquence la levée des séquestres frappant tous les actifs dont elle est propriétaire ou ayant droit économique, soit en particulier ceux visés aux chiffres 13, 14, 15, 17, 18 et 19 du tableau « Liquidités » de l'annexe 47 à l'acte d'accusation du Ministère public de la Confédération du 20 février 2019, au chiffre 1 du tableau « Dépôts/titres » de cette annexe ainsi qu'aux chiffres 8 et 9 du tableau « Immobilier» de cette dernière. 4. Ordonner la restitution desdits actifs à F. 5. Allouer à F., en application de l'art. 434 al. 1 CPP, une indemnité de CHF 781'374.20 au titre de juste compensation des frais et honoraires d'avocat. 6. Mettre les frais de la procédure à la charge de la Confédération. […] Subsidiairement, dans l'hypothèse où un ou plusieurs prévenus serai(en)t reconnu(s) coupable(s) de tout ou partie des infractions poursuivies: 1. Dire et constater que F. remplit les conditions de l'exception prévue à l'art. 70 al. 2 CP en faveur des tiers de bonne foi. 2. Dire qu'il n'y a pas lieu de confisquer les actifs séquestrés au préjudice de cette dernière, respectivement de prononcer à son endroit une créance compensatrice. 3. Ordonner en conséquence la levée des séquestres frappant tous les actifs dont elle est propriétaire ou ayant droit économique, soit en particulier [cf. supra conclusion 3]. 4. [cf. supra conclusion 4] 5. [cf. supra conclusion 5] 6. [cf. supra conclusion 6]] […] AAA. Il a été passé ensuite à la plaidoirie de A. (TPF 720.147; 721.3540 ss), puis à celle de B. (TPF 720.148 ss), de C. (TPF 720.154; 721.3946 ss) et enfin de D. (TPF 720.1154; 721.4133 ss). Conclusions de A. (adaptées) (TPF 721.3704): 1. Que A. soit acquitté de l'ensemble des charges retenues contre lui. 2. A titre éventuel, que l'acte d'accusation du 20 février 2019 soit rejeté. 3. A titre plus éventuel encore, que les réquisitions de preuves […] soient admises. […] 5. Que les avoirs saisis soient intégralement restitués.”
Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden (z. B. weil sie verbraucht, verborgen, veräussert oder ins Ausland verbracht wurden), erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe.
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, weil sie bspw. verbraucht, versteckt, veräussert oder ins Ausland verbracht wurden (Trechsel/Jean-Richard, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2021, Art. 71 StGB N. 1), so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Gemäss Rechtsprechung des Bundesgerichts soll die Regelung in Art. 71 Abs. 1 StGB verhindern, dass derjenige, der sich einschlägiger Vermögenswerte entledigt hat, bessergestellt wird, als jemand, der sie behalten hat (BGE 129 IV 107 E. 3.2). Das Gericht kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs. 2 StGB).”
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht der Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Einziehung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Die Täterin soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben. Damit dienen die Einziehungsbestimmungen der Verwirklichung des sozialethischen Gebots, nach welchem sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll (vgl. BGE 146 IV 201 E. 8.4.3; 144 IV 1 E. 4.2.1; 139 IV 209 E. 5.3; je mit Hinweisen). Die gleichen Überlegungen gelten für Ersatzforderungen des Staates. Es soll verhindert werden, dass die Täterin, welche die Vermögenswerte bereits verbraucht beziehungsweise sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jene, die sie noch hat (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2; 123 IV 70 E. 3; 119 IV 17 E. 2a; je mit Hinweisen). Die Ersatzforderung entspricht in ihrer Höhe deshalb grundsätzlich den Vermögenswerten, die durch die strafbaren Handlungen erlangt worden sind und somit der Vermögenseinziehung unterlägen, wenn sie noch vorhanden wären (Urteile 6B_989/2023 vom 22.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1, 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. verfügbar, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nach den Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist. Nach Art. 71 Abs. 2 StGB kann das Gericht von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde.”
Der Drittenschutz nach Art. 70 Abs. 2 StGB greift nur, wenn der Dritte die Werte tatsächlich „erworben“ hat; dies setzt jedenfalls ein dingliches Recht oder ein wirtschaftlich gleichwertiges Verfügungsrecht voraus (z. B. Eigentum oder beschränkte dingliche Rechte). Nach Rechtsprechung ist auch ein persönliches Verfügungsrecht über ein Konto geschützt, weil es wirtschaftlich einem dinglichen Recht auf Bargeld entspricht. Reine schuldrechtliche Ansprüche (z. B. aus Mandat, Treuhand, Darlehen) rechtfertigen den Drittenschutz hingegen nicht.
“Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, soit une augmentation de la probabilité de garder l'argent, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 1 aCP, resp. de l'art. 70 al. 1 CP. De même, la rétribution de l'auteur du blanchiment constitue un produit confiscable de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). Conformément à l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée. Cette disposition, dont la formulation est identique à l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, ne vise que le tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l'infraction, à l'exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l'infraction (par exemple de l'entreprise qui profite directement du produit illicite provenant d'une infraction commise par un de ses employés ou du proche d'un fonctionnaire corrompu auquel l'auteur a directement versé le pot-de-vin). Le terme "acquis" signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause. Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également protégé, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces. En revanche, le tiers qui peut se prévaloir seulement de droits de nature obligationnelle (mandat, fiducie, prêt) ne pourra pas invoquer cette disposition (arrêt du Tribunal fédéral 6S.”
“Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, soit une augmentation de la probabilité de garder l'argent, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 1 aCP, resp. de l'art. 70 al. 1 CP. De même, la rétribution de l'auteur du blanchiment constitue un produit confiscable de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). Conformément à l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée. Cette disposition, dont la formulation est identique à l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, ne vise que le tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l'infraction, à l'exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l'infraction (par exemple de l'entreprise qui profite directement du produit illicite provenant d'une infraction commise par un de ses employés ou du proche d'un fonctionnaire corrompu auquel l'auteur a directement versé le pot-de-vin). Le terme "acquis" signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause. Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également protégé, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces. En revanche, le tiers qui peut se prévaloir seulement de droits de nature obligationnelle (mandat, fiducie, prêt) ne pourra pas invoquer cette disposition (arrêt du Tribunal fédéral 6S.”
Die Rechtsprechung wendet Art. 70 Abs. 1 StGB auf beschlagnahmtes Bargeld in verschiedenen Währungen an. In den entschiedenen Fällen wurden konkrete Beträge in CHF, EUR und weiteren Fremdwährungen genannt und gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB der Staat zugewiesen.
“1054 4 Visitenkarten, 1 Notizzettel Pos. 1055 5 Bank-/Kreditkarten, 1 Karte [...] Pos. 1056 1 Reisepass Kolumbien, stark beschädigt Pos. 1057 1 Tokken Pos. 1058 1 Fahrzeugausweis D ltd. auf [...] Pos. 1059 1 Reisepass Deutschland ltd. auf [...], gültig bis 21.06.2019 Pos. 1060 1 Reisepass Costa Rica ltd. auf [...], gültig bis 07.11.2020 Pos. 1061 2 internat. Führerausweise Kolumbien, jeweils gültig 1 Jahr, beide abgelaufen Pos. 1062 1 Ausländerausweis B ltd. auf [...], gültig bis 28.02.2018 Pos. 1063 diverse Schriften: Pos. 1064 6 gestempelte Empfangsscheine von EZS, jeweils CHF 470.00 an [...] Pos 1065 1 Bankkarte [...] ltd. auf [...] Pos. 1066 1 Swisspass ltd. auf [...], grüner Notizzettel mit Tel.-Nr. aus Verzeichnis 152116: Pos. 1601 1 Tupperware mit div. Inhalt (Steroide) Pos. 1602 1 Tasche mit div. Unterlagen und Zertifikaten Pos. 1603 1 Diethyl Ether-Flasche Pos. 1604 1 Trinkflasche mit Marihuana und Haschisch Pos. 1605 2 Zertifikate Pos. 1606 1 Couvert mit Zertifikat Einziehung in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB: Kasse Staatsanwaltschaft, Pos. 1016: CHF 2330.‒, EUR 1075.‒ und COP 350'000 Zu Handen des Rechts beschlagnahmt gelassen: Verzeichnis 151854: Pos. 1008 1 CHE-ID des [...], Nr. C826550 Als Beweismittel bei den Akten gelassen: aus Verzeichnis 151843: 1 Festplatte WD Elements (Daten [...]) 1 USB-Stick (Daten [...]) 1 USB-Stick (Daten [...]) 1 USB-Stick (Daten Mobile [...], Pos. 1001) 1 USB-Stick (Daten Mobile [...], Pos. 1006) 1 USB-Stick (Daten Mobile [...], Pos. 1007) Dem Berufungskläger zurückzugeben: Pos. 1301 1 Halskette silberfarbig Pos. 1302 1 Diamond Report (Zertifikat) aus Pos. 1017 (Kasse Staatsanwaltschaft): Pos. 1101 1 Fingerring silberfarben, Cartier 750 Pos. 1102 1 Damenarmbanduhr goldfarben, Zifferblatt weiss Pos. 1103 1 Diamond Security Karte, linkseitig ein Plastikaufsatz mit 1 Stein. Pos. 1104 1 International [...] Karte, linksseitig ein Plastikaufsatz mit einem Stein Pos. 1105 1 Plastikaufsatz mit 1 Stein Pos. 1106 1 Plastikaufsatz mit 2 Steinen. Pos. 1107 1 Plastikaufsatz mit 2 Steinen Pos.”
“sichergestellte und am 15. September 2021 (act. 1463) beschlagnahmte - Mobiltelefon iPhone, IMEI 6. (Pos. D1; G 86325) wird in Anwendung von Art. 69 Abs. 1 StGB eingezogen. B. kann innert 30 Tagen nach der Rechtskraft des Urteils beim Fund- und Verwertungsdienst, Oristalstrasse 100, 4410 Liestal diejenigen persönlichen Bilder/Aufnahmen auf diesem Mobiltelefon bezeichnen, welche er ausgehändigt zu haben wünscht. Gegen vorgängige Bezahlung sind B. anschliessend – soweit durchführbar – Kopien der von ihm bezeichneten Bilder/Aufnahmen auszuhändigen. Der Fund- und Verwertungsdienst wird ersucht, das Mobiltelefon erst nach Fristablauf bzw. Erstellen der Kopien zu vernichten oder zu verwerten. (…) 4. Das am 3. Dezember 2020 (act. 1435) aus den Effekten von B. sichergestellte und am 15. September 2021 (act. 1463) beschlagnahmte Bargeld Fr. 0.05, EUR 1'291.96 (Pos. D2; G 92548; total vgl. Buchungsbeleg Fr. 1'384.15, act. 1455 sowie in bar gegen Quittung EUR 1.96 und CHF 0.05, act. 1459) wird gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. 5. Der am 3. Dezember 2020 (act. 1619) aus dem PW Peugeot Partner sichergestellte und am 14. September 2021 (act. 1631) beschlagnahmte Arbeitsvertrag lautend auf A. , (Pos. 1AA; G 86322); die am 3. Dezember 2020 (act. 1735) aus den Effekten von D. sichergestellte und am 15. September 2021 (act. 1765) beschlagnahmte Reisekostenabrechnung (Pos. E2; G 87188); sowie die am 3. Dezember 2020 (act. 1743) im Fahrzeug Audi A8 sichergestellten und am 15. September 2021 (act. 1765) beschlagnahmten Unterlagen: verbleiben als Aktenbestandteil bei den Akten. 6. Der am 3. Dezember 2020 (act. 1743) sichergestellte und am 15. Februar 2021 (act. 1765) beschlagnahmte Ac. Ausweis, ltd. auf A. (Pos. 5BB; G 87185) wird nach Rechtskraft unter Aufhebung der Beschlagnahme gestützt auf Art. 267 Abs. 1 und Abs. 3 StPO A. zurückgegeben. - div. Papiere, Quittungen etc. (Pos. 2BB; G 87182); - div. Papiere, Quittungen etc. (Pos. 3BB; G 87183); 7.a) Das am 3. Dezember 2020 (act. 1611) aus den Effekten von A.”
“Von den beschlagnahmten Bargeldbeträgen werden in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB CHF 3'400.00 sowie EUR”
“1 et 2 CP, le sac de sport Nike contenant 5 blocs bruns (pains d’héroïne), un sachet de poudre brune (produit de coupage), 2 gants en latex blancs, un sac noir marqué « Mares », un sac en papier marqué « Lidl », un sac en plastique marqué « Coop » et un sac en tissu noir, un rouleau de cellophane, un lot de sachets en plastique, une boîte de gants Nitrile, 3 gants usagés jaune, 2 gants blancs, un rouleau de scotch de carrossier, un rouleau de cellophane Coop, un emballage papier cellophane vide, une spatule noire, un verre, un récipient mixer avec couvercle, un carton contenant un mixer, du cellophane et un gant, une assiette et une cuillère portant des résidus de poudre, 2 sprays de parfum de marque Coop, un carton avec un rouleau de cellophane, une serrure d’armoire (orange) (DO 2151ss), une feuille manuscrite, une clef marquée « R.________ », un relevé UBS, IBAN sss, une clef sans numéro, un trousseau de 2 clefs, un trousseau de 3 clefs, un appareil de détection d’ondes RF65 Detector, une enveloppe manuscrite marquée Mercedes portant des inscriptions manuscrites, une lettre manuscrite signée T.________ (DO 2154 ss), un gant en caoutchouc contenant un morceau de pain d’héroïne (poids net 299 g) (DO 2160 s.), 2 documents Swisscom pour les raccordements uuu et vvv, 6 récépissés Western Union, 4 gants en latex blanc usagés, un billet avec inscription manuscrite www, un iPhone noir, vitre brisée, contenant une carte SIM xxx (DO 2162 s.) ainsi qu’un téléphone portable Samsung Galaxy S10 contenant une carte SIM yyy, code d’accès zzz (DO 2164 s.), sont confisqués et seront détruits. 6. En application de l’art. 70 al. 1 CP, le montant de CHF 2'940.- séquestré le 10 février 2020 est confisqué et sera dévolu à l’État. 7. En application de l’art. 71 al. 1 CP, A.________ est condamné au paiement d’une créance compensatrice de CHF 20'000.-. 8. En application des art. 421 et 426 CPP, les frais de procédure sont mis à la charge de A.________. Ils sont fixés à CHF 3'630.- pour l'émolument de justice (Ministère public : CHF 1'130.- ; Tribunal pénal : CHF 2'500.-) et à CHF 24'754.- pour les débours (Ministère public : CHF 24’554.- ; Tribunal pénal : CHF 200.-), sous réserve d’éventuelles opérations ou factures complémentaires, soit CHF 28’384.- au total. 9. L’indemnité de défenseur d’office de Me Christian Delaloye est fixée à CHF 17'873.90, TVA incluse par CHF 1'277.90. En application de l’art. 135 al. 4 CPP, A.________ sera tenu de rembourser le montant précité de l’indemnité de défenseur d’office de Me Christian Delaloye dès que sa situation financière le permettra. II. En application de l’art. 428 al. 1 CPP, les frais de la procédure d’appel sont mis à la charge de A.”
“Ordonne le signalement de l’expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue (art. 69 CP). Ordonne la confiscation des boîtes, cartouches, téléphones, sacoche, revolver, pistolet, chargeur et matériel de conditionnement figurant sous chiffes 1, 4, 6, 7, 10, 11, 12, 13, 14 et 21 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation des téléphone, carte sim et quittance figurant sous chiffes 4, 8 et 9 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État de l'argent (CHF 130.-, EUR 2'030.-, CHF 4'350.- et EUR 1'440.-) figurant sous chiffres 2 et 17 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 70 al. 1 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État de l'argent (EUR 8'275.-, CHF 275.15, EUR 172.70 et CHF 40.-) figurant sous chiffres 1, 2 et 3 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 70 al. 1 CP). Ordonne la restitution à l'ayant droit des ticket, clefs et passeport figurant sous chiffres 3, 5, 8 et 19 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à l'ayant droit de la clef figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ de l'argent (LEK 8'700.-) et passeport figurant sous chiffres 17 et 18 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 à son nom (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ des collier, bague et argent (USD 200.-, CAD 100.- et GBP 5.-) figurant sous chiffres 2, 6 et 7 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 à son nom (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux 4/5 des frais de la procédure de première instance, qui s'élèvent dans leur globalité à CHF 7'047.-, y compris un émolument de jugement de CHF 2'500.- (art. 426 al. 1 CPP et 10 al. 1 let. e RTFMP). Laisse le solde des frais de la procédure à la charge de l'État (art.”
“B12.3) - 1 SIM-Karte Lycamobile .________ (Ass.-Nr. B12.4) - 1 SIM-Karte Sunrise .________ (Ass.-Nr. B12.5) - 1 SIM-Karte Swisscom P .________ (Ass.-Nr. B12.6) - 1 iPhone weiss, Model A .________ (Ass.-Nr. E1) - 1 Natel Nokia schwarz (Ass.-Nr. E4) - 1 SIM-Karte Sunrise, .________ (Ass.-Nr. E11) - 2 Lycamobile SIM-Karten, 1 Lebara SIM-Karte (Ass.-Nr. A3) - 1 Vakuumbeutel mit Inhalt (braunes Klebeband; Ass.-Nr. D1) AKS Ziff. 1.5.2.4: - 1 Sack mit einer Kleinmenge Kokain (Ass.-Nr. A1) - 1 Mobiltelefon Marke Nokia (Ass.-Nr. A2) - 1 Mobiltelefon Marke Nokia (Ass.-Nr. A3) - Diverses Verpackungsmaterial Vakuumbeutel Solis (Ass.-Nr. A5) - 1 Paar Haushaltshandschuhe pink (Ass.-Nr. A6) - 1 Schraubenschlüssel Grösse 14; AKS Ziff. 1.5.2.6 - 1 Mobiltelefon «I.________» Schwarz; AKS Ziff. 1.5.2.8 - 1 Milchkanne, Inhalt weisses Pulver in einem Sack; AKS Ziff. 1.5.2.11 - 1 Ladekabel zu Natel Alcatel; AKS Ziff. 1.5.2.11 Die beschlagnahmten Vermögenswerte von insgesamt CHF 10'832.15 seien einzuziehen (Art. 70 Abs. 1 StGB): - CHF 10'000.00 (100 Stück 100-Franken-Noten; aus Dachhimmel); AKS Ziff. 1.5.2.5 - € 605.00 (12 x 50 Euro und 1 x 5 Euro), Ass.-Nr. B1, gewechselt in CHF, ausmachend CHF 682.15; AKS Ziff. 1.5.2.2 - CHF 150.00 ab Konto BD.________ BD.________ (Bank) AG, Konto Nr.: .________, IBAN .________; AKS Ziff. 1.5.2.9 Die folgenden beschlagnahmten Papiere und Unterlagen seien einzuziehen und als Beweismittel bei den Akten zu belassen (Art. 69 StGB): - 1 Kopie des Briefes vom 11.09.2017 von A.________ an J.________, .________ (in amtlichen Akten); AKS Ziff. 1.5.2.1; - Diverse Akten betreffend Geldtransfers etc. (Ass.-Nr. B3): - Western Union SBB von E.________ an A.________ vom 13.07.2017 CHF 512.00, 15.07.2017 CHF 1'012.00, 18.07.2017 CHF 200.00, 21.07.2017 CHF 500.00; - Swiss Transfer an K.________ von E.________ vom 21.07.2017 CHF 214.74; - Ria von A.________ an L.________ vom 18.05.2017 CHF 137.00; - Ria von E.________ an M.________ vom 08.07.2017 CHF 119.00; - UBS Bankauszug von A.________ vom 07.”
“Ordonne le maintien de A______ en détention pour motifs de sûreté. Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de dix ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que la peine privative de liberté doit être exécutée avant l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue et du produit de coupage. Ordonne la confiscation et la mise hors d'usage des téléphones figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______, sous chiffre 4 de l'inventaire n° 6______ et sous chiffres 6 et 7 de l'inventaire n° 7______ du 13 août 2019 au nom de A______. Ordonne la confiscation des balance, taie d'oreiller et couverture figurant sous chiffres 5 et 6 de l'inventaire n° 6______ et sous chiffre 9 de l'inventaire n° 7______ du 13 août 2019 au nom de A______. Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent (CHF 625.50, EUR 400.-, CHF 5'050.- et CHF 80.-) figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 5______ et sous chiffres 1 et 8 de l'inventaire n° 7______ du 13 août 2019 au nom de A______ (art. 70 al. 1 CP). Ordonne la restitution à A______ du t-shirt et à l'ayant droit des clefs figurant sous chiffres 3, 4 et 5 de l'inventaire n° 7______ du 13 août 2019 au nom de A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux 4/5èmes des frais de la procédure de première instance, qui s'élèvent dans leur globalité à CHF 7'774.75, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.- (art. 426 al. 1 CPP et 10 al. 1 let. e RTFMP). Laisse le solde des frais de la procédure de première instance à la charge de l'Etat (art. 423 CPP). Constate que l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseure d'office de A______, a été fixée à CHF 11'423.80 pour la procédure de première instance (art. 135 al. 2 CPP). Condamne A______ aux 4/5èmes des frais de la procédure d'appel, en CHF 2'765.-, qui comprennent un émolument de jugement de CHF 2'500.-. Laisse le solde de ces frais à la charge de l'État. Arrête à CHF 2'066.25 le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseure d'office de A______ pour la procédure d'appel.”
“November 2013 von der Staatsanwaltschaft des Kantons Basel-Stadt bei einer Probezeit von drei Jahren bedingt ausgesprochene Geldstrafe von 60 Tagessätzen zu je CHF 100.--, durch Entscheid der Staatsanwaltschaft Basel-Landschaft vom 9. Juni 2015 um ein Jahr verlängert, wurde in Anwendung von Art. 46 Abs. 1 StGB für vollziehbar erklärt. Dabei wurde die Geldstrafe wiederum mit dem beschlagnahmten Bargeld gemäss Ziffer 4.e des Urteilsdispositivs verrechnet und damit als getilgt erklärt (Ziff. 3.a). Die gegen den Beschuldigten am 2. April 2012 von der Staatsanwaltschaft des Kantons Solothurn bei einer Probezeit von zwei Jahren bedingt ausgesprochene Geldstrafe von 15 Tagessätzen zu je CHF 80.--, durch Entscheide der Staatsanwaltschaft Basel-Stadt vom 8. November 2013 und der Staatsanwaltschaft Basel-Landschaft vom 9. Juni 2015 je um ein Jahr verlängert, wurde in Anwendung von Art. 46 Abs. 2 StGB für nicht vollziehbar erklärt (Ziff. 3.b). Ferner wurden diverse beschlagnahmten Gegenstände in Anwendung von Art. 69 Abs. 1 und Abs. 2 StGB zur Vernichtung eingezogen (Ziff. 4.a), das beschlagnahmte Bargeld im Betrag von € 200'000.-- gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen (Ziff. 4.b) und diverse weitere beschlagnahmten Gegenstände als Aktenbestandteile bei den Akten belassen (Ziff. 4.c). Des Weiteren wurde die Beschlagnahme über diverse beschlagnahmten Waffen und Waffenbestandteile aufgehoben und festgestellt, dass über eine allfällige Rückgabe als zuständige Behörde die Polizei Basel-Landschaft entscheidet (Ziff. 4.d). Sodann wurde festgehalten, dass das weitere beschlagnahmte Bargeld in Schweizer Währung gestützt auf Art. 442 Abs. 4 StPO in Verbindung mit Art. 268 StPO mit der Geldstrafe, der widerrufenen Geldstrafe, der Ersatzforderung des Staates, dem vom Beschuldigten zu tragenden Verfahrenskostenanteil sowie dem Rückerstattungsanspruch des Staates verrechnet und ein allfälliger Rest nach dem Eintritt der Rechtskraft zurückerstattet wird (Ziff. 4.e). Demgegenüber wurden dem Beschuldigten in Anwendung von Art. 267 Abs. 1 und Abs. 3 StPO diverse beschlagnahmten Gegenstände nach Eintritt der Rechtskraft unter Aufhebung der Beschlagnahme zurückgegeben (Ziff.”
Nach Art. 70 Abs. 1 StGB kann die Staatsanwaltschaft bei einer erheblichen Wertschöpfungs- bzw. Investitionsgrösse vorläufig Grundbuchsperren anordnen, ohne die mutmasslichen Mehrwerte genau zu beziffern. In diesem Zusammenhang war es der Staatsanwaltschaft nicht erforderlich zu darlegen, weshalb keine Ersatzmassnahmen anstelle der Beschlagnahme ergriffen wurden, sofern nicht ersichtlich ist, dass mildere Mittel das mit den Grundbuchsperren verfolgte Ziel erreicht hätten.
“Die Vorinstanz erwägt, die durch den Abbruch der drei Gebäude angefallenen Mehrwerte der Liegenschaften seien als widerrechtliche Gewinne voraussichtlich gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen. Angesichts der Grössenordnung der investierten Beträge (namentlich dem "Wertschöpfungspotential von über 9 Mio. Fr.") habe die Staatsanwaltschaft die mutmasslichen Mehrwerte nicht genau bestimmen müssen, um die Verhältnismässigkeit der Grundbuchsperren vorläufig zu rechtfertigen. Die Staatsanwaltschaft habe ferner auch nicht darlegen müssen, weshalb anstelle der Beschlagnahme keine "Ersatzmassnahmen" ergriffen worden seien. Es sei nicht ersichtlich, inwiefern das mit den Grundbuchsperren angestrebte Ziel durch mildere Massnahmen hätte erreicht werden können.”
In Spezialfällen kann eine Einziehung nach Art. 70 Abs. 2 StGB wegen unzumutbarer Härte ausgeschlossen werden; dies wurde etwa für die Situation geprüft, in der unbeteiligte Anleger im Rahmen einer Liquidation durch die Einziehung ihres Anteils am Liquidationserlös beeinträchtigt würden. Bei der Prüfung eines Härtefalls sind die wirtschaftlichen Interessen Dritter (z.B. zu erwartende Liquidationsquoten) in die Interessenabwägung einzubeziehen, ohne dass damit der Vorrang des öffentlichen Interesses grundsätzlich ausgeschlossen wäre.
“Schliesslich macht die Berufungsführerin auch das Vorliegen eines Härtefalls im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB geltend. Bei Straftaten gegen Individualinteressen seien die Interessen der geschädigten Personen, d.h. der Anleger der Berufungsführerin, zu beachten. Es handle sich um einen Spezialfall, da sich die Berufungsführerin in Liquidation befinde und die Anleger, welche sich nicht am Strafverfahren beteiligt hätten oder mit ihrer Schadenersatzforderung auf den Zivilweg verwiesen worden seien, im Falle der Aufrechterhaltung der Einziehung um ihren Anteil am Liquidationserlös gebracht bzw. gänzlich leer ausgehen würden (vgl. Berufungserklärung vom 25. November 2019, Rz. 93 [CAR pag.”
“vollständig beglichen war. Wieso A.________ C.________ erneut CHF 30’000.-- hat zukommen lassen, kann und darf im Vorliegenden offen gelassen werden. Gemäss C.________ habe A.________ bei ihm keine weiteren Schulden gehabt (vgl. EV-Pol vom 13.01.2021, S. 6, Z. 216 f.; sinngemäss ebenso A.________, Pol-EV vom 12.01.2021, S. 9, Z. 314f.). Der Vollständigkeit halber sei auch darauf hingewiesen, dass in casu auch kein Härtefall im Sinn von Art. 70 Abs. 2 StGB als Ausschlussgrund für eine Einziehung gestützt auf das Verhältnismässigkeitsprinzip (vgl. hierzu Florian Baumann in Basler Kommentar, N 62 zu Art. 70/71 StGB) vorliegt. C.________ hat bei der P.________(Unternehmung) in Q.________(Ortschaft) eine feste und gemäss den edierten Kontoauszügen sehr gut bezahlte Arbeitsstelle (Monatseinkommen netto zwischen CHF 8’000.-- und 10’000.--). Er verfügt offensichtlich auch zumindest - ohne dass die Unterlagen aller seiner Bankkonti ediert, beziehungsweise seine Einkommens- und Vermögensverhältnisse umfassend abgeklärt worden wären - auch über ein gewisses Vermögen. Zweck und Ziel der Massnahme gemäss Art. 70 StGB stehen hier - nicht zuletzt aufgrund des hohen Deliktsbetrags und des deutlich überwiegenden öffentlichen Interesses an der Vermögensabschöpfung bei unrechtmässig erlangten Vermögensvorteilen durch staatliche Hilfsgelder in der CORONA-Krise - eindeutig im Vordergrund. Die Einziehung ist somit in casu absolut notwendig und unverzichtbar.”
Ein direkter und unmittelbarer Zusammenhang zwischen Straftat und Vermögensvorteil ist nicht erforderlich. Erforderlich bleibt jedoch ein Zusammenhang in kausal/adäquater Hinsicht; es genügt, wenn der unrechtmässige wirtschaftliche Vorteil indirekt aus der Straftat herrührt und sich etwa über die Differenztheorie erfassen lässt.
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die sog. Ausgleichsentziehung beruht auf dem Gedanken, dass sich strafbares Verhalten nicht lohnen darf (BGE 144 IV 285 E. 2.2, 1 E. 4.2.1; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Sie setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1). Erforderlich ist zudem, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht (BGE 144 IV 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; 140 IV 57 E. 4.1.1). Ein direkter und unmittelbarer Zusammenhang zwischen Straftat und Vermögensvorteil ist dabei nicht erforderlich. Für die Einziehung von Vermögenswerten genügt es gemäss neuer bundesgerichtlicher Rechtsprechung vielmehr, wenn der unrechtmässige wirtschaftliche Vorteil indirekt aus der Straftat herrührt und sich über die Differenztheorie erfassen lässt (Urteil 7B_135/2022 vom 9.”
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die sogenannte Ausgleichseinziehung nach Art. 70 StGB setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist. Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein kausaler Zusammenhang besteht in dem Sinn, dass die Erlangung des Vermögenswerts als "direkte und unmittelbare" Folge der Straftat erscheint. Dabei können aber auch bloss indirekt durch eine strafbare Handlung erlangte Vermögenswerte Gegenstand einer Einziehung sein (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1 f., 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB ist die Einziehung ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt.”
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die sogenannte Ausgleichseinziehung beruht auf dem Gedanken, dass sich strafbares Verhalten nicht lohnen darf. Sie setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist. Erforderlich ist zudem, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangte in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheint. Es betonte dabei auch, dass die Straftat die wesentliche respektive adäquate Ursache für die Erlangung des Vermögenswerts sein muss und der Vermögenswert typischerweise aus der Straftat herrühren muss. Gleichzeitig ging es aber davon aus, dass auch bloss indirekt durch eine strafbare Handlung erlangte Vermögenswerte der Einziehung unterliegen können. Der Vorteil muss nach der Rechtsprechung "in sich" unrechtmässig sein.”
Im angeführten Entscheid wurde die Einziehung von Geldbeträgen in Schweizer Franken und in Euro angeordnet (Art. 70 StGB).
“________ une indemnité pour ses dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits pour cette partie de la procédure, fixée à CHF 5'000.00 (cf. ch. A.I.3 du dispositif du jugement attaqué) ; - il met les frais de cette partie de la procédure (1/5) pour un total de CHF 4’696.45 à la charge du canton de Berne (cf. ch. A.I.4 du dispositif du jugement attaqué) ; - il reconnaît A.________ coupable d'infraction à la LArm, commise le 14 avril 2015 et auparavant à Bienne (cf. ch. A.II.2 du dispositif du jugement attaqué) ; - il condamne A.________ à une peine pécuniaire de 15 jours-amende à CHF 80.00, soit un total de CHF 1'200.00, le sursis à l'exécution de la peine pécuniaire est accordé, le délai d'épreuve étant fixé à 2 ans (cf. ch. A.III.2 du dispositif du jugement attaqué) ; - il ordonne la confiscation des objets listés au ch. A.IV.1 du dispositif du jugement attaqué pour destruction selon l'art. 69 CP ; - il ordonne la confiscation du montant de CHF 3’353.31 et du montant de CHF 9.10 Euros (art. 70 CP) (cf. ch. A.IV.2 du dispositif du jugement attaqué). 2. Pour le surplus, reconnaître A.________ coupable d'infraction qualifiée à la LStup, infraction commise à la date, au lieu et dans les circonstances décrites au ch. I.A.1 de l'acte d'accusation du 25 septembre 2017. 3. Partant, condamner A.________ à une peine privative de liberté de 36 mois sans sursis, en tant que peine complémentaire à la peine infligée par jugement du 18 novembre 2019. 4. Mettre les frais de procédure de première instance afférents aux condamnations ainsi que les frais de seconde instance à la charge du prévenu. 5. Rendre les ordonnances d'usage (honoraires, ADN, données signalétiques, communications). B. S’agissant de C.________ 1. Constater que le jugement de première instance du 11 mai 2020 est entré en force de chose jugée dans la mesure où : - il classe la procédure pénale contre C.________ s'agissant des préventions de menaces, pour cause de retrait de plainte, de voies de fait, d'injures et de consommation de stupéfiants, pour cause de prescription de l'action pénale (cf.”
Die Einziehung darf nicht dazu führen, dass der Täter den rechtswidrig erlangten Vorteil doppelt erstatten muss; zugleich darf der Staat sich nicht auf Kosten des Verletzten bereichern.
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1; 144 IV 1 consid. 4.2.1; arrêt 6B_1166/2023 du 13 juin 2024 consid. 2.1.1, destiné à publication). L'État ne doit pas s'enrichir aux dépens du lésé. L'art. 70 CP ne doit pas non plus exposer l'auteur à devoir restituer à double l'avantage illicite obtenu au moyen de l'infraction préalable (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2 et les références citées).”
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). L'État ne doit pas s'enrichir aux dépens du lésé. L'art. 70 CP ne doit pas non plus exposer l'auteur à devoir restituer à double l'avantage illicite obtenu au moyen de l'infraction préalable (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2 et les références citées).”
“supra consid. 6.3) et qu’il a renoncé en audience à prendre des conclusions formelles (cf. supra p. 3). 10. Les appelants concluent à ce que les séquestres ordonnés sur leurs immeubles soient levés et qu’il soit renoncé à prononcer à leur encontre une créance compensatrice, en ce qui concerne C.________, d’une part, et s’agissant des infractions de gestion déloyale et de diminution de l’actif au préjudice des créanciers, d’autre part. Ils soutiennent à ce dernier égard que ce seraient eux qui auraient subi des pertes dans le cadre de la faillite de L.________ et qu’il serait absurde d’ordonner qu’ils versent à l’Etat le montant de la perte qu’ils subissent eux-mêmes. 10.1 Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer » (ATF 145 IV 237 consid. 3.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). L'Etat ne doit pas s'enrichir aux dépens du lésé. L'art. 70 CP ne doit pas non plus exposer l'auteur à devoir restituer à double l'avantage illicite obtenu au moyen de l'infraction préalable (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2 p. 243 et les références citées). Lorsque l'avantage illicite doit être confisqué, mais que les valeurs patrimoniales en résultant ne sont plus disponibles – parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées –, le juge ordonne le remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent (art. 71 CP) ; celle-ci ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP, qui exclut la confiscation lorsqu'un tiers a acquis des valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée s'il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive, ne sont pas réalisées (art.”
Sicherstellungen/Sequestre können auch Vermögenswerte Dritter betreffen. Im Beschlagnahme- und Einziehungsverfahren sind die Rechte Dritter zu prüfen; sind die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB erfüllt, steht dies der Einziehung — und damit auch Einziehungs- oder Ersatzforderungsbeschlagnahmen — entgegen.
“d CPP, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu’il est probable qu’ils devront être confisqués. La confiscation de valeurs patrimoniales vise notamment celles qui sont le résultat d'une infraction (art. 70 al. 1 CP). Même si le texte de l’article 263 al. 1 let. d CPP ne le prévoit pas, le séquestre de valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée peut aussi être ordonné en vue de l’exécution d’une créance compensatrice de l’État, d’un montant équivalant à l’avantage illicite qui devrait être confisqué (art. 71 al. 3 CP ; arrêt de l’ARMP du 14.07.2017 [ARMP.2017.68] cons. 3 ; cf. aussi Julen Berthod, in : CR CPP, 2e éd., n. 10 ad art. 263). L’article 71 al. 3 CP prévoit que l’autorité d’instruction peut placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée. Par « personne concernée » au sens de cette disposition, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP ; ATF 140 IV 57 cons. 4.1.2). Les valeurs patrimoniales confisquées et le produit de créances compensatrices peuvent revenir aux lésés, afin de couvrir leur dommage (art. 73 al. 1 let. b et c CP ; ATF 140 IV 57 cons. 4.2). Un séquestre est une mesure fondée sur la vraisemblance ; elle porte sur des biens dont on peut admettre, prima facie, qu'ils pourront être confisqués en application du droit pénal fédéral. Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue ; un séquestre ne peut être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées et ne pourront pas l'être (arrêts du TF du 13.12.2022 [1B_398/2022] cons. 5.3 et du 26.05.2021 [1B_254/2021] cons. 2 ; ATF 141 IV 360 cons. 2 ; ATF 140 IV 133 cons. 4.2.1). c) En l’espèce, le Ministère public ne prétend pas que le recourant aurait été favorisé, d’une manière quelconque, par les infractions commises par son fils.”
“Die Vorinstanz stützt die strittigen Beschlagnahmen unter Einschluss der Kontosperren auf Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO sowie auf Art. 71 Abs. 3 StGB. Nach der ersten Bestimmung können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn sie voraussichtlich einzuziehen sind (Einziehungsbeschlagnahme; vgl. dazu BGE 143 IV 357 E. 1.2.3; 141 IV 360 E. 3.2; 140 IV 57 E. 4.1.1). Gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB können Vermögenswerte im Hinblick auf die Durchsetzung einer strafrechtlichen Ersatzforderung beschlagnahmt werden, falls die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden sind (Ersatzforderungsbeschlagnahme). Beide Formen der Beschlagnahme sind unzulässig, wenn in Anwendung von Art. 70 Abs. 2 StGB wegen eines Drittrechts auch die Einziehung selbst ausgeschlossen ist. Voraussetzung der Beschlagnahme ist jedenfalls ein hinreichender konkreter Verdacht, wonach die betroffenen Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB; Art. 197 Abs. 1 lit. b StPO; Urteil des Bundesgerichts 1B_277/2015 vom 12. Januar 2016 E. 4.2 mit Hinweisen). Schliesslich muss die Beschlagnahme wie alle Zwangsmassnahmen überhaupt auch mit Blick auf die Bedeutung der in Frage stehenden Straftat verhältnismässig sein (vgl. Art. 5 Abs. 2 BV und Art. 197 Abs. 1 lit. d StPO).”
Gerichte können die Einziehung konkreter Geldbeträge auf bezeichneten Konten/IBANs anordnen. In den Entscheidungen wurden solche Beträge — einschliesslich umgerechneter Fremdwährungen — auf bestimmten Kontoguthaben konfiskatorisch erfasst und zur Befriedigung von Ansprüchen (z. B. Zuteilung an Verletzte, kompensatorische Forderungen des Staates) verwendet bzw. entsprechende Kontosequester aufrechterhalten.
“* * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTDP/90/2023 rendu par le Tribunal de police le 25 janvier 2023, dans la procédure P/17153/2020. L'admet partiellement. Annule ce jugement. Et statuant à nouveau : Déclare A______ coupable d'utilisation sans droit de valeurs patrimoniales (art. 141bis CP). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 150 jours-amende, sous déduction de 26 jours de détention avant jugement (art. 40 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 30.-. Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à trois ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Ordonne la restitution à C______ du solde au 25 janvier 2023 du compte n° 1______ au nom de A______ auprès de E______ (art. 267 al. 2 CPP). Ordonne la confiscation de la somme de CHF 17'000.- sur le compte n° IBAN CH 2______ (art. 70 CP). Alloue à C______ la somme de CHF 17'000.- (art. 73 al. 1 let. b CP). Condamne A______ à payer à C______ CHF 52'069.50, avec intérêts à 5% dès le 25 janvier 2023, à titre de réparation du dommage matériel (art. 41 CO). Prononce à l'encontre de A______ en faveur de l'État de Genève une créance compensatrice de CHF 52'986.-, celle-ci s'éteignant automatiquement dans la mesure du paiement par A______ (art. 71 al. 1 CP). Ordonne le maintien du séquestre du compte n° IBAN CH 3______ ouvert auprès de F______ au nom de A______ à hauteur de CHF 7'946.96 et du compte E______ n° 4______ à hauteur de CHF 110.40 en vue de l'exécution de la créance compensatrice (art. 71 al. 3 CP). Alloue à la partie plaignante C______ une somme de CHF 52'069.50 sur le montant de la créance compensatrice, celle-ci ayant cédé à l'État de Genève à concurrence de tout montant effectivement recouvré, sa créance en dommages-intérêts contre A______ (art. 73 al. 1 et 2 CP). Condamne A______ à verser à C______ CHF 11'847.”
“________ serait tenu de rembourser d'une part au canton de Berne l'indemnité allouée pour sa défense d'office, d'autre part à Me C.________ la différence entre cette indemnité et les honoraires que celui-ci aurait touchés comme défenseur privé (art. 135 al. 4 CPP) ; constaté que le solde encore à verser à Me C.________ s’élevait à CHF 15'189.70 (cf. deux avances déjà versées durant l’instruction d’un montant total de CHF 32'317.00) ; - ordonné : 1. la confiscation des drogues, des ustensiles (récipients, matériaux d’emballage et de conditionnement, balances, etc.) et des autres objets saisis (pas expressément mentionnés ci-après) pour destruction (art. 69 CP) ; 2. la restitution du Bitcoin-Miner au prévenu dès l’entrée en force du présent jugement ; 3. le maintien au dossier à titre de pièces à conviction des objets suivants : - divers papiers manuscrits et bancaires (partie intégrante du dossier) ; - diverses étiquettes d’adresses imprimées (partie intégrante du dossier) ; 4. la confiscation du montant de CHF 158'003.15 (dont € 3'960.00 convertis le 3 septembre 2015 pour CHF 4'243.15 ; art. 70 CP) ; 5. le prélèvement de CHF 14'535.35 sur le compte bloqué no BC.________ au nom de A.________ auprès de la BCBE (compte épargne, solde au 25 août 2021 ; CHF 19'345.40) à titre de créance compensatrice au sens de l’art. 71 CP, en faveur de l’Etat ; 6. le prélèvement de CHF 44'543.13 correspondant aux soldes au jour du jugement des comptes bloqués de A.________ no BC.________ auprès de la BCBE (sous déduction de la créance compensatrice prononcée au ch. VII.5 ci-dessus ; solde : CHF 4'810.05), no IBAN BD.________ auprès de la Raiffeisen (compte épargne, solde : CHF 11'574.28) et no BE.________ auprès de la Raiffeisen (compte de titres (action UBS), solde : CHF 28'158.80) et l’utilisation de ces montants (CHF 44'543.13 au total) pour payer partiellement les frais de procédure susmentionnés (honoraires de la défense d’office non compris), le solde y afférent à payer par A.________ se montant au total encore à CHF 22'874.87 (motivation comprise) respectivement CHF 21'874.87 (art. 267 al. 3 et 268 al.”
“à une peine privative de liberté de 24 mois, en tant que peine complémentaire à celle prononcée par jugement du 18 novembre 2019 du Tribunal régional Jura bernois Seeland ; le sursis partiel à l’exécution de la peine privative de liberté est accordé pour 12 mois, le délai d’épreuve étant fixé à 2 ans, si bien que la partie à exécuter est de 12 mois ; la détention provisoire de 261 jours est imputée à raison de 261 jours sur la partie de la peine à exécuter ; 2. à une peine pécuniaire de 15 jours-amende à CHF 80.00, soit un total de CHF 1’200.00 ; le sursis à l’exécution de la peine pécuniaire est accordé, le délai d’épreuve étant fixé à 2 ans ; 3. au paiement des frais de procédure afférents à la condamnation, composés de CHF 13'540.00 d'émoluments et de CHF 6'260.75 de débours, soit un total de CHF 19'800.75 ; - ordonné : 1. la confiscation des objets suivants pour destruction (art. 69 CP) : - balance ; - quittance de versement "Western Union" ; - spray au poivre TW1000 ; - 1 spray ; - spray au poivre ; - moulin à chanvre ; - agenda ; - ordinateur portable Asus ; - ordinateur portable Sony ; - pistolet spray au poivre ; - spray au poivre ; - téléphone portable Nokia ; - contrat de location pour un local à Bienne ; 2. la confiscation du montant de CHF 3'353.31 et du montant de 9.10 euros (art. 70 CP) ; 3. que l’effacement du profil d’ADN prélevé sur la personne de A.________ et répertorié sous le numéro PCN AA.________ soit effectué (art. 16 al. 1 let. e de la Loi sur les profils d’ADN) ; 4. que l’effacement des données signalétiques biométriques prélevées soit effectué par le service chargé de la gestion d’AFIS après l’échéance du délai prévu par la loi (art. 17 al. 1 let. e en relation avec l’art. 19 al. 1 de l’Ordonnance sur le traitement des données signalétiques biométriques) ; B. Concernant C.________ 1. classé la procédure pénale dirigée contre C.________ s’agissant des préventions de/d’ : 1.1. menaces, infraction prétendument commise à réitérées reprises : 1.1.1. le 25 septembre 2014, à Bienne, au préjudice de V.________ et X.________ (ch. B. 4 AA) ; 1.1.2. le 2 février 2015, à Bienne, au préjudice de V.________ (ch. B. 5 AA) : le tout, pour cause de retrait de plainte ; 1.2. voies de fait, infraction prétendument commise à réitérées reprises : 1.2.1. le 17 janvier 2015, à Bienne, au préjudice de U.”
In der Praxis wird nach Art. 70 Abs. 1 StGB vorrangig Rückerstattung der einziehungsfähigen Vermögenswerte an die Geschädigten angeordnet. Subsidiär kann Konfiskation erfolgen; konfiszierte Werte können den Geschädigten zugewiesen werden (Art. 73 StGB). Als weitere subsidiäre Massnahme wird in der Praxis die Feststellung einer Ersatzforderung nach Art. 71 StGB verwendet, wenn Vermögenswerte nicht mehr verfügbar sind.
“En application de l'art. 267 al. 1 CPP, le produit de la vente de l'immeuble de BY.________, par CHF 37'859.55, est remis à l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut pour suite utile en lien avec la poursuite n° ckckck introduite par E.________, G.________ et F.________ à l'encontre de A.________. iii. En application des art. 263 al. 1 let. b, 267 al. 3, 268 al. 1 let. a et 442 al. 4 CPP, le solde éventuel du produit de la vente de l'immeuble de BY.________, après règlement de la poursuite n° ckckck de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduite par E.________, G.________ et F.________, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.________. 12.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de AA.________ est levé. ii. En application de l’art. 70 al. 1 i.f. CP., la somme de CHF 150'000.- (AA.________) est restituée à C.________ et D.________. iii. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 122'000.- (AA.________) est confisquée. iv. En application de l'art. 267 al. 1 CPP, le solde du produit de la vente de l'immeuble de AA.________, par CHF 552'430.-, est remis à l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut pour suite utile en lien avec les poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA à l'encontre de A.________. v. En application des art. 263 al. 1 let. b, 267 al. 3, 268 al. 1 let. a et 442 al. 4 CPP, le solde éventuel du produit de la vente de l'immeuble de AA.________, après règlement des poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.”
“1 et 2 CP), de faux dans les titres (au sens de l'art. 251 ch. 1 CP) et d'obtention frauduleuse d'une constatation fausse (au sens de l'art. 253 CP). 2. Il doit être condamné à une peine privative de liberté de 2 ans avec sursis. 3. Il doit être condamné au paiement des frais de la procédure pénale (art. 426 CPP), qui s'élèvent à CHF 58'057.83 (émoluments: CHF 25'000.- et débours: CHF 33'057.83) ainsi qu'au paiement des frais du MPC dans la procédure judiciaire (art. 2 aI. 6 RFPPF) à hauteur de CHF 2'608.90. Restitution/Confiscation/Créance compensatrice: a) Restitution aux lésés (art. 70 al. 1 i.f. CP) Toutes les valeurs patrimoniales disponibles sous le contrôle des accusés, selon la liste des avoirs séquestrés annexée à l'acte d'accusation, qui sont le résultat, respectivement le remploi du résultat, des infractions (i) d'escroquerie, respectivement de gestion déloyale, voire d'abus de confiance, commises par A. et (II) de blanchiment d'argent commises par A., B., C. et D., doivent être restituées aux E. b) Confiscation (art. 70 al. 1 CP)/Allocation aux lésés (art. 73 CP) Subsidiairement, les valeurs susmentionnées doivent être confisquées (art. 70 al. 1 CP), lesdites valeurs confisquées devant alors être allouées aux E., respectivement à chacun des fonds, à hauteur de leur dommage, contre cession en faveur de l'Etat de leur créance en dommages-intérêts à hauteur du même montant. c) Créance compensatrice (art. 71 al. 1 CP)/Allocation aux lésés (art. 73 CP) Plus subsidiairement, pour toutes les valeurs patrimoniales qui sont le résultat des infractions susmentionnées et qui ne sont plus disponibles, il y a lieu de prononcer une créance compensatrice (art. 71 al. 1 CP) et d'allouer cette créance en faveur des E., respectivement à chacun des E. à hauteur de leur dommage, contre cession en faveur de l'Etat de leur créance en dommages-intérêts d'un même montant (art. 73 CP), le montant de la créance compensatrice devant être établi sur la base de l'avantage économique retiré soit pour A., à USD 170'938'806.- au moins, montant correspondant à l'ensemble de ses profits illicites, pour B.”
“________, et versement de CHF 50'000.- au compte de libre passage de la prévoyance professionnelle de B.________, et de son allocation à E.________ jusqu'à concurrence de sa créance de CHF 33'000.- conformément à l'art. 73 al. 1 let. c CP, il y a lieu de relever ce qui suit. Au bénéfice du doute, le Tribunal pénal économique a retenu qu'au moment de l'arrestation du prévenu, il restait un montant de CHF 25'000.- à rembourser à E.________, alors que le prévenu, tout en s'interrogeant sur la somme de CHF 8'000.- qu'il pensait avoir remboursée en 2016 déjà (DO 3290-3291, 15626), a admis un montant de CHF 33'000.- à ce titre (DO 3291, 15624). Il a de plus passé expédient sur les conclusions civiles prises par la partie plaignante à concurrence de CHF 33'000.-. Le Tribunal pénal économique en a pris acte et a condamné le prévenu à verser cette somme à E.________ (ch. 7.2 du dispositif du jugement attaqué). Afin d'assurer le paiement de cette créance, les premiers juges ont fait usage de la restitution au lésé au sens de l'art. 70 al. 1 CP, mais également de l'allocation au lésé au sens de l'art. 73 CP au préjudice du prévenu, de son épouse, de F.________ et de C.________ (ch. 6.1, 635, 6.4, 6.5 et 662 du dispositif du jugement attaqué). Ils ont ainsi prévu que, dans la mesure où les montants restitués à E.________ en exécution des ch. 6.1 et 6.6 ne suffisaient pas, la créance compensatrice versée par l'appelant lui serait allouée à concurrence du montant manquant, mais au maximum à concurrence de sa créance de CHF 33'000.-. Les conditions relatives à l'attribution d'une créance compensatrice prévues par l'art. 73 al. 1 let. c CP sont remplies en l'espèce. En effet, E.________ revêt la qualité de lésé, ce qui n'est pas contesté, et a déposé une demande d'allocation au sens de l'art. 73 al. 1 CP par courriel du 22 février 2021 adressé au Président du Tribunal pénal économique (DO 15531). Selon courrier de E.________, celle-ci s'est déjà vue restituer un montant de CHF 10'000.- par F.________ (consid. 7.5 ci-après) sur sa créance CHF 33'000.”
Gerichte haben nach Art. 70 StGB auch die Einziehung vergleichsweise kleiner Geldbeträge angeordnet (in den zitierten Entscheiden CHF 610, CHF 150, CHF 20 und CHF 70).
“der Gehilfenschaft zur Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (BetmG), begangen in der Zeit vom 20.02.2021 bis 28.02.2021 in C.________ durch Gehilfenschaft zum Besitz und zur Veräusserung von Heroingemisch (mindestens 6,2 Gramm netto Heroingemisch; Ziff. 1.2. AKS); und er sei darauf in Anwendung von Art. 25, 40, 42 Abs. 1, 44 Abs. 1, 47, 49 Abs. 1, 51, 66a Abs. 1 lit. o StGB; Art. 19 Abs. 2 lit. a i.V.m. Abs. 1 lit. c und d BetmG Art. 426 Abs. 1, 428 Abs. 1 und 3 StPO zu verurteilen: 1. zu einer Freiheitsstrafe von 17 Monaten, unter Gewährung des bedingten Strafvollzugs bei einer Probezeit von 5 Jahren sowie unter Anrechnung der Polizeihaft im Umfang von 1 Tag; 2. zu einer Landesverweisung von 5 Jahren; 3. zur Bezahlung der erst- und oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. eine angemessene Gebühr gemäss Art. 21 VKD). III. Im Weiteren sei zu verfügen: 1. Der Betrag von CHF 610.00 sei einzuziehen (Art. 70 StGB). 2. Der restliche beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 500.00 sei als Anteil zur Deckung der Verfahrenskosten zu verwenden. 3. Dem zuständigen Bundesamt sei die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 16 Abs. 2 lit. h DNA-ProfilG). 4. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst sei die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 2 lit. h). 5. Die Ausschreibung der Landesverweisung sei im Schengener Informationssystem (SIS) anzuordnen. 6. Das Honorar des amtlichen Verteidigers sei gerichtlich zu bestimmen. 6. Verfahrensgegenstand und Kognition der Kammer Die Berufung des Beschuldigten beschränkt sich auf die erstinstanzlichen Schuldsprüche wegen Gehilfenschaft zu qualifizierter Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (Ziff.”
“2 let. b CPP). D’une manière générale, en matière de responsabilité civile (CO 41 ss) et en tant que les prétentions civiles découlent directement de la commission de l’infraction reprochée au prévenu (CPP 122 s.), si l’acquittement du prévenu résulte de motifs tenant au droit matériel (c’est-à-dire en cas de non-réalisation d’un élément constitutif de l’infraction), alors les conditions d’une action civile par adhésion à la procédure pénale feront défaut et les conclusions civiles devront – en principe – être rejetées (CR CPP-JEANDIN/FONTANET, n°11a ad art. 126). 5.2. En l'espèce, le prévenu a été acquitté du chef d'incendie par négligence, de sorte qu'il y a lieu de débouter A______ SA de ses conclusions civiles. Sort des biens et valeurs saisis & frais 6. En application des articles 69 CP, 70 CP et 267 CPP, le Tribunal statuera conformément aux réquisitions du Ministère public telles que détaillées dans l'acte d'accusation, à l'exception du chiffre 2.2.5. En effet, conformément à l'art. 70 CP, l'argent saisi figurant sous le chiffre n° 1 de l'inventaire 39274120230120 du 20 janvier 2023 sera séquestré et confisqué à hauteur de CHF 20.- correspondant à l'avantage financier obtenu par l'activité illicite. S'agissant du solde de l'argent, il servira à la couverture partielle des frais de la procédure. Se fondant sur l'art. 442 al. 4 CPP, le Tribunal ordonnera ainsi la compensation de la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec la somme de CHF 420.-. 7. Vu l'acquittement partiel, le prévenu sera condamné à 4/5 des frais de la procédure (art. 426 al. 1 CPP). PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Acquitte X______ d'incendie par négligence (art. 222 al. 1 CP) et de séjour illégal par négligence (art. 115 al. 1 let. b et al. 3 LEI, s'agissant de la période du 4 août 2021 au 21 octobre 2022). Déclare X______ coupable d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c et d LStup, d'infraction à l'art. 19a ch. 1 LStup et de séjour illégal par négligence (art.”
“Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 3 ans (art. 66abis CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction des téléphones et de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 1______, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______, sous chiffres 1 et 3 de l'inventaire n° 3______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs figurant sous chiffres 3 de l'inventaire n° 1______ et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______, à concurrence de CHF 70.- (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des valeurs figurant sous chiffres 4 à 5 de l'inventaire n° 1______ et du solde des valeurs figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à son ayant-droit lorsqu'il sera connu de la clé figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'389.- (art. 426 al. 1 CPP). Fixe à CHF 3'597.20 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP)." *** "Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Met cet émolument complémentaire à la charge de A______." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations et à l'Office fédérale de la police. La greffière : Lylia BERTSCHY Le Président : Pierre BUNGENER Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“c LEI), de facilitation de séjour illégal d'un étranger (art. 116 al. 1 let. a LEI) et de tentative d'infraction à l'art. 118 al. 1 LEI. Le condamne à une peine privative de liberté de dix mois, sous déduction de deux jours de détention avant jugement (art. 40 et 51 CP). Déclare A______ coupable d'infraction à l'art. 92 al. 1 let. a LAMal. Le condamne à une peine pécuniaire de 20 jours-amende (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 50.-. Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à trois ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Ordonne l'expulsion facultative de Suisse de A______ pour une durée de trois ans (art. 66abisCP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de la somme de CHF 150.- figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°5______ (art. 70 CP). Condamne A______ à deux tiers des frais de la procédure préliminaire et de première instance, soit CHF 1'063.35 (art. 426 al. 1 CPP). Met trois quarts de l'émolument complémentaire de jugement de CHF 1'000.-, soit CHF 750.- à la charge de A______, le solde étant laissé à charge de l'Etat. Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'175.-, y compris un émolument de CHF 1'000.-. Met trois quarts de ces frais, soit CHF 881.25 à la charge de A______, et laisse le solde de ces frais à la charge de l'État. Alloue à A______ une indemnité de CHF 605.80 pour ses frais de défense pour la procédure d'appel. Compense à due concurrence l'indemnité accordée pour ses dépenses occasionnées par la procédure d'appel avec la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure (art. 442 al. 4 CPP). Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, à l'Office cantonal de la population et des migrations, Secrétariat d'Etat aux Migrations ainsi qu'au Service de l'application des peines et mesures.”
Ist zwischen dem Beschuldigten und dem Dritten wirtschaftliche Identität gegeben (wirtschaftliche Realität entspricht derselben Person), wird der Dritte nicht als schutzwürdiger Dritter im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB angesehen; die Einziehung kann in diesem Fall gegenüber diesem Dritten nicht ausgeschlossen werden.
“mélangeait les fonds de ses clients et procédait par opérations de compensation. Par nature, ces opérations interrompent la trace documentaire. On ne peut dès lors exiger du juge qu'il reconstitue a posteriori, au franc près, quelle transaction est liée à quel client, respectivement la comptabilité précise, pour être à même de confisquer les sommes concernées (cf. arrêt du Tribunal fédéral 6B_474/2016 du 6 février 2017 consid. 3.1). De plus, B. se servait de comptes de sociétés pour d'autres, sans respecter le formulaire A. Il utilisait aussi pour eux les comptes de G. (cf. p.ex. consid. 10.4.1.2, d). En l'occurrence, la trace documentaire apparaît suffisante pour qu'une confiscation soit prononcée, renvoi étant fait au considérant 4.10.2 susmentionné. b) La société 8, titulaire du compte, a été enrichie par l'infraction de B. La société ne peut être maintenue dans ses droits. A l'instar de ce qui a été dit pour la société 6, la société 8 n'a point le statut de «tiers» concerné au sens de l'art. 70 al. 2 CP (ou art. 59 ch. 1 al. 2 aCP). En effet, à partir du 7 mars 2011, B., qui occupait dans la hiérarchie le niveau supérieur depuis son association en 1999, en était l'unique bénéficiaire (cf. rapport comptes de la sociétés 8 en Suisse du 15 octobre 2014, 11-01-0392). B. n'a pas contesté qu'il était le seul actionnaire lorsqu'il a été entendu le 3 juin 2015 par l'Office des faillites de […] (15-02-1432). Selon la réalité économique, il y a identité de personnes entre B. et la société 8. La confiscation vise ainsi la personne de B. 10.5.2.1.2 Autres valeurs patrimoniales saisies à titre conservatoire Pour les autres valeurs patrimoniales, comme on le verra, la trace documentaire entre elles et l'infraction commise par B. est insuffisante pour qu'une confiscation soit prononcée. Seule une créance compensatrice est envisageable. 10.5.2.2 Créance compensatrice a) Le montant total qui est confisqué (en mains de tous ceux qui ont profité de l'infraction de A.) et celui qui peut demeurer saisi à titre conservatoire (pour garantir la créance compensatrice) ne doit pas excéder le produit des actes de gestion déloyale commis par A.”
“mélangeait les fonds de ses clients et procédait par opérations de compensation. Par nature, ces opérations interrompent la trace documentaire. On ne peut dès lors exiger du juge qu'il reconstitue a posteriori, au franc près, quelle transaction est liée à quel client, respectivement la comptabilité précise, pour être à même de confisquer les sommes concernées (cf. arrêt du Tribunal fédéral 6B_474/2016 du 6 février 2017 consid. 3.1). De plus, B. se servait de comptes de sociétés pour d'autres, sans respecter le formulaire A. Il utilisait aussi pour eux les comptes de G. (cf. p.ex. consid. 10.4.1.2, d). En l'occurrence, la trace documentaire apparaît suffisante pour qu'une confiscation soit prononcée, renvoi étant fait au considérant 4.10.2 susmentionné. b) La société 8, titulaire du compte, a été enrichie par l'infraction de B. La société ne peut être maintenue dans ses droits. A l'instar de ce qui a été dit pour la société 6, la société 8 n'a point le statut de «tiers» concerné au sens de l'art. 70 al. 2 CP (ou art. 59 ch. 1 al. 2 aCP). En effet, à partir du 7 mars 2011, B., qui occupait dans la hiérarchie le niveau supérieur depuis son association en 1999, en était l'unique bénéficiaire (cf. rapport comptes de la sociétés 8 en Suisse du 15 octobre 2014, 11-01-0392). B. n'a pas contesté qu'il était le seul actionnaire lorsqu'il a été entendu le 3 juin 2015 par l'Office des faillites de […] (15-02-1432). Selon la réalité économique, il y a identité de personnes entre B. et la société 8. La confiscation vise ainsi la personne de B. 10.5.2.1.2 Autres valeurs patrimoniales saisies à titre conservatoire Pour les autres valeurs patrimoniales, comme on le verra, la trace documentaire entre elles et l'infraction commise par B. est insuffisante pour qu'une confiscation soit prononcée. Seule une créance compensatrice est envisageable. 10.5.2.2 Créance compensatrice a) Le montant total qui est confisqué (en mains de tous ceux qui ont profité de l'infraction de A.) et celui qui peut demeurer saisi à titre conservatoire (pour garantir la créance compensatrice) ne doit pas excéder le produit des actes de gestion déloyale commis par A.”
Der Begriff «Vermögenswerte» im Sinn von Art. 70 Abs. 1 StGB umfasst wirtschaftliche Vorteile, sowohl in Form einer Vermehrung der Aktiven als auch in Form einer Verminderung der Passiven.
“Der Begriff der Vermögenswerte im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB erstreckt sich auf alle wirtschaftlichen Vorteile, gleichgültig ob sie in einer Vermehrung der Aktiven oder in einer Verminderung der Passiven bestehen (Botschaft über die Änderung des Schweizerischen Strafgesetzbuches und des Militärstrafgesetzes [Revision des Einziehungsrechts, Strafbarkeit der kriminellen Organisation, Melderecht des Financiers] vom 30. Juni 1993 [fortan: Botschaft Revision StGB 1993], BBl 1993 III 307; DUPUIS ET AL, Petit Commentaire CP, 2. Aufl. 2017, Art. 70 N 4; Hirsig-Vouilloz, Commentaire romand CP, 1. Aufl. 2009, Art. 70 N 13).”
“Der Begriff der Vermögenswerte im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB erstreckt sich auf alle wirtschaftlichen Vorteile, gleichgültig ob sie in einer Vermehrung der Aktiven oder in einer Verminderung der Passiven bestehen (Botschaft über die Änderung des Schweizerischen Strafgesetzbuches und des Militärstrafgesetzes [Revision des Einziehungsrechts, Strafbarkeit der kriminellen Organisation, Melderecht des Financiers] vom 30. Juni 1993 [fortan: Botschaft Revision StGB 1993], BBl 1993 III 307; DUPUIS ET AL, Petit Commentaire CP, 2. Aufl. 2017, Art. 70 N 4; Hirsig-Vouilloz, Commentaire romand CP, 1. Aufl. 2009, Art. 70 N 13).”
Bei Vermischung von rechtswidrig erlangten und rechtmässigen Vermögenswerten richtet sich die Einziehung nach der nachweisbaren Quote krimineller Herkunft; die Einziehung kann demnach nur auf den Anteil vorgenommen werden, dessen kriminalstiftende Herkunft rekonstruierbar ist. Die Feststellung dieser Quote kann anhand der dokumentarisch nachvollziehbaren Spurenspur/Rekonstruktion der Mittel erfolgen; dabei sind nach den Umständen auch verschiedene Ermittlungsmethoden denkbar.
“En d'autres termes, concernant notamment les biens meubles, on ignore s'il y a des actifs représentant des valeurs subséquentes de remplacement qui auraient pu être confisqués. De plus, il ne peut être exclu que l'acquisition de l'un ou l'autre des objets qui seraient concernés par une confiscation ait pu s'effectuer à l'époque avec des fonds «propres». Il y a enfin une différence qui ne s'explique pas entre le prix de vente prévu par le contrat (EUR 6'100'000.-, A-07-08-06-04-0147) et le prix effectivement payé selon la documentation bancaire remise par la banque 28 (EUR 6'506'600. ). Cela rend impossible l'établissement du trajet exact des montants («propres» ou non) investis en mars 2007 dans ce bien immobilier par A., respectivement F. L'accusation doit en supporter les conséquences (cf. Simone Nadelhofer do Canto, Vermögenseinziehung bei Wirtschafts- und Unternehmensdelikten [Art. 70 f. StGB], […] 2008, p. 147 s.). Cette situation fait ainsi échec à une confiscation qui demeure limitée aux actifs d'origine criminelle en application de l'art. 59 ch. 1 aCP, respectivement art. 70 al. 1 CP. Le sort du bien-fonds séquestré est réglé au considérant 10.4.4 ci-après. 10.4.3 Confiscation a) Concernant les trois comptes de F., la société 1 et la la société 2 à la banque 4, les valeurs d'origine illicite qui y ont été transférées ont été mélangées à des valeurs patrimoniales d'origine licite. Comme on l'a déjà dit, la trace documentaire des valeurs a pu être reconstituée. La confiscation est donc possible en application de l'art. 59 ch. 1 aCP (ou art. 70 al. 1 CP). Elle porte sur la quote-part de valeurs d'origine criminelle. Vu le seuil que représente en l'occurrence dite quote-part, il se justifie d'appliquer en l'espèce une méthode autre que celle qui a été appliquée plus haut, soit celle de la proportionnalité (cf. à ce propos, Scholl, Kommentar Kriminelles Vermögen – Kriminelle Organisationen, vol. I, 2018, § 4, n° 246 ad art. 70). C'est le lieu de rappeler que C. et D. sont condamnés (pour blanchiment d'argent) pour des actes qui s'inscrivent clairement en aval de l'infraction (cf.”
“-, A-07-08-06-04-0147) et le prix effectivement payé selon la documentation bancaire remise par la banque 28 (EUR 6'506'600. ). Cela rend impossible l'établissement du trajet exact des montants («propres» ou non) investis en mars 2007 dans ce bien immobilier par A., respectivement F. L'accusation doit en supporter les conséquences (cf. Simone Nadelhofer do Canto, Vermögenseinziehung bei Wirtschafts- und Unternehmensdelikten [Art. 70 f. StGB], […] 2008, p. 147 s.). Cette situation fait ainsi échec à une confiscation qui demeure limitée aux actifs d'origine criminelle en application de l'art. 59 ch. 1 aCP, respectivement art. 70 al. 1 CP. Le sort du bien-fonds séquestré est réglé au considérant 10.4.4 ci-après. 10.4.3 Confiscation a) Concernant les trois comptes de F., la société 1 et la la société 2 à la banque 4, les valeurs d'origine illicite qui y ont été transférées ont été mélangées à des valeurs patrimoniales d'origine licite. Comme on l'a déjà dit, la trace documentaire des valeurs a pu être reconstituée. La confiscation est donc possible en application de l'art. 59 ch. 1 aCP (ou art. 70 al. 1 CP). Elle porte sur la quote-part de valeurs d'origine criminelle. Vu le seuil que représente en l'occurrence dite quote-part, il se justifie d'appliquer en l'espèce une méthode autre que celle qui a été appliquée plus haut, soit celle de la proportionnalité (cf. à ce propos, Scholl, Kommentar Kriminelles Vermögen – Kriminelle Organisationen, vol. I, 2018, § 4, n° 246 ad art. 70). C'est le lieu de rappeler que C. et D. sont condamnés (pour blanchiment d'argent) pour des actes qui s'inscrivent clairement en aval de l'infraction (cf. consid. 4.19). La confiscation vise aussi l'immeuble sis à […]. On rappellera que la confiscation peut porter sur un objet de remplacement dans la mesure où le mouvement des valeurs a pu être reconstitué, ce qui est le cas. b) Les quotes-parts de 2%, 13% et 8% de valeurs d'origine licite ne peuvent en revanche être confisquées. Leur sort sera réglé au considérant 10.4.4. c) Concernant les autres comptes bancaires séquestrés, les fonds qui y sont déposés ne sont pas issus de l'infraction de A.”
Als «Dritter» im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB können Personen gelten, die nicht strafrechtlich beteiligt sind; dies hat das Bundesgericht bestätigt (vgl. Quelle 0). Auch Erben können nach der Rechtsprechung bzw. in der Lehre als Dritte betrachtet werden (vgl. Quelle 3). Hingegen wurden in Einzelfällen bestimmte Gesellschaften nicht als schutzwürdige Dritte anerkannt (vgl. Quelle 5). Ob das Drittprivileg angewendet wird, ist häufig erst im Endurteil durch den Sachrichter zu entscheiden (vgl. Quelle 1).
“Der Beschwerdegegner war an der diesem Verfahren zugrunde liegenden Veruntreuung zum Nachteil von E.________ nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt; gegen ihn wurde keine Anklage erhoben (vgl. angefochtenes Urteil S. 17 f.). Demzufolge gilt er als Dritter i.S.v. Art. 70 Abs. 2 StGB.”
“En effet, le séquestre litigieux a été prononcé le 16 juin 2017 dans le cadre de l'instruction de faits potentiellement constitutifs d'abus de confiance (art. 138 CP), de gestion déloyale (art. 158 CP) et de faux dans les titres (art. 251 CP) à charge de plusieurs prévenus, dont B______. Certes, le Ministère public a reconnu que ce dernier n'avait pas apporté de contribution causale à la réalisation des infractions notamment reprochées à C______ et, partant, a classé la procédure ouverte contre lui. Cela étant, le prénommé sera, quant à lui, prochainement renvoyé en jugement devant le Tribunal de police, lequel devra établir si la somme de CHF 15'000.- constitue le résultat d'une infraction ou si elle était destinée à décider ou à récompenser l'auteur de cette infraction. Le juge du fond devra, en d'autres termes, déterminer si les fonds séquestrés constituent un avantage illicite et doivent être confisqués en application de l'art. 70 al. 1 CP ou, le cas échéant, examiner si la réserve en faveur du tiers de bonne foi (art. 70 al. 2 CP) doit s'appliquer. À cet égard, le droit de propriété sur la somme saisie est, en l'état, contesté, puisque tant les époux lésés que les recourants, acquéreurs qui arguent de leur bonne foi, le revendiquent. Par conséquent, il apparaît prématuré de lever le séquestre sur la base de l'art. 70 al. 2 CP. Cette mesure conservatoire peut ainsi continuer à subsister et c'est à bon droit que le Ministère public a retenu qu'il appartiendrait au juge du fond de statuer sur son sort dans le jugement final. 3. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 4. Les recourants, qui succombent, supporteront les frais envers l'État, qui seront fixés en totalité à CHF 1'500.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03), émolument de décision compris. * * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Rejette le recours. Condamne A______ SA et B______, conjointement et solidairement, aux frais de la procédure de recours fixés en totalité à CHF 1'500.”
“1 und 2 ZGB). Diese Gemeinschaft ist offensichtlich nicht identisch mit dem Erblasser und stellt ein anderes Rechtssubjekt dar. Die Erbengemeinschaft kann daher, will man dem Prinzip der Einheit der Rechtsordnung Rechnung tragen, auch im Einziehungsrecht nicht mit dem Beschuldigten gleichgesetzt werden. Da dieser die fraglichen Vermögenswerte zunächst für sich selber erlangt hat, ist die Erbengemeinschaft auch nicht als Direktbegünstigte, sondern als Dritte zu betrachten. Alles andere würde zu einer sachlichen Ungleichbehandlung von Erben und anderen Dritten führen, welche sachlich nicht gerechtfertigt ist und vom Gesetzgeber nicht gewollt sein kann. Soweit Schödler ihre Ansicht damit begründet, es bestehe kein Grund dafür, den Erben des Einziehungsbetroffenen gegenüber anderen Empfängern von aus einer Straftat stammenden Vermögenswerten eine privilegierte Stellung zuzuerkennen (Schödler, a.a.O. S. 59), ist ihr entgegenzuhalten, dass eine solche Privilegierung nicht stattfindet, wenn man Art. 70 Abs. 2 StGB auch bei Erben zur Anwendung bringt. Weiter ist festzustellen, dass das Bundesgericht im zitierten BGE 141 IV 155 die Vorgehensweise der Vorinstanz, die Erben nicht als Dritte im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB zu betrachten, schützt, ohne sich mit der Stellung der Erbengemeinschaft als eigenständiges Rechtssubjekt und ihrer Stellung im Einziehungsverfahren einlässlich auseinanderzusetzen. Die Aussagekraft des Entscheids bezüglich dieser Frage ist deshalb begrenzt. Die in dieser Frage vom Bundesgericht, von Scholl und Schödler vertretene Ansicht wird in anderen Teilen der Lehre denn auch nicht gestützt. Baumann, auf den Schödler zur Begründung ihrer Ansicht verweist, lässt die Frage, ob für Erben die Bestimmungen der Dritterwerbseinziehung gelten oder ob sie direkt in die einziehungsrechtliche Stellung des Erblassers eintreten, im Ergebnis offen (Baumann, Deliktisches Vermögen, Dargestellt anhand der Ausgleichseinziehung, Diss. Zürich 1997, S. 19 f.). Schmid meint, Dritter im Sinne von Art.”
“à hauteur de leur dommage, contre cession en faveur de l'Etat de leur créance en dommages-intérêts d'un même montant (art. 73 CP), le montant de la créance compensatrice devant être établi sur la base de l'avantage économique retiré soit pour A., à USD 170'938'806.- au moins, montant correspondant à l'ensemble de ses profits illicites, pour B. à CHF 63'284'491.- au moins, pour C., à CHF 46'614'595.- au moins, et pour D., à CHF 13'546'787.- au moins, les trois derniers montants correspondant aux valeurs patrimoniales d'origine criminelle blanchies. d) Restitution aux lésés (art. 70 al. 1 i.f. CP)/Confiscation (art. 70 al. 1 CP)/Créance compensatrice (art. 71 al. 1 CP)/Allocation aux lésés (art. 73 CP) en ce qui concerne les valeurs patrimoniales acquises par des tiers Les tiers saisis F., la société 1, la société 3, la société 4, la société 2, H., la société 8 en liquidation, la société 6, la société 20, la société 21, la société 16, la société 11, la société 19 et la société 18, ne pouvant être considérés comme des tiers au sens de l'art. 70 al. 2 CP, le MPC requiert la restitution aux E. (art. 70 al. 1 i.f. CP) de toutes les valeurs patrimoniales détenues par ces derniers (énumérées sur la liste des avoirs séquestrés annexée à l'acte d'accusation) qui sont le résultat, respectivement le remploi du résultat, des infractions reprochées aux prévenus. Subsidiairement à la restitution aux lésés, il requiert la confiscation des valeurs susmentionnées (art. 70 al. 1 CP), lesdites valeurs confisquées devant alors être allouées aux E., respectivement à chacun des fonds, à hauteur de leur dommage, contre cession en faveur de l'Etat de leur créance en dommages-intérêts à hauteur du même montant (art. 73 CP). Plus subsidiairement, pour toutes les valeurs patrimoniales qui sont le résultat des infractions susmentionnées et qui ne sont plus disponibles, il requiert le prononcé d'une créance compensatrice (art. 71 al. 1 CP) et l'allocation de cette créance en faveur des E., respectivement à chacun des fonds à hauteur de leur dommage, contre cession en faveur de l'Etat de leur créance en dommages intérêts d'un même montant (art.”
Art. 70 Abs. 2 StGB schützt nach der Rechtsprechung nur bona‑fide Drittererwerber. Ist der Dritte zum Zeitpunkt des Erwerbs in Kenntnis der Einziehungsgründe oder hat er keine gleichwertige Gegenleistung erbracht, kann die Einziehung gegenüber ihm in Betracht fallen. Entgegen dem Drittenschutz sind Personen nicht geschützt, denen der deliktisch erlangte Vermögenswert unmittelbar durch die Straftat zukommt (Direktbegünstigte); in solchen Fällen kommt Art. 70 Abs. 1 StGB zur Anwendung.
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB unterliegen der Einziehung Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der verletzten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (BGE 147 IV 479 nicht publ. E. 3.4; Urteile des Bundesgerichts 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.1 6B_1256/2018 vom 28. Oktober 2019 E. 7.1; 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.1 mit Hinweis). Art. 70 Abs. 2 StGB schützt nach der Rechtsprechung nur Dritterwerber, nicht aber Direktbegünstigte, bei welchen Art. 70 Abs. 1 StGB zur Anwendung kommt. Als Dritterwerber gilt, wer einen deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt. Drittbegünstigt ist dagegen, wem der deliktisch erlangte Vermögenswert unmittelbar durch die Straftat direkt zukommt (BGE 147 IV 479 nicht publ. E. 3.4; Urteile des Bundesgerichts 6B_910/2019 vom 15. Juni 2020 E. 6.5.1; 6B_137/2018 vom 7. November 2018 E. 3.2; 6B_916/2016 vom 25. Oktober 2016 E.”
“4. 4.1 Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches [StGB; SR 311.0]). Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangte in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheine (BGE 144 IV 285 E. 2.2). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). E contrario folgt aus dieser Bestimmung, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt. 4.2 Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Durch die Festlegung einer Ersatzforderung soll verhindert werden, dass derjenige, welcher die Vermögenswerte bereits verbraucht oder sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jener, der noch über sie verfügt. Die Ersatzforderung gemäss Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung im Sinne von Art. 70 StGB (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Im Übrigen richtet sie sich nach den gleichen Voraussetzungen (vgl. BGE 140 IV 57 E. 4.1.2), gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). 4.3 Der Sicherung der Einziehung und Ersatzforderung dienen strafprozessuale Massnahmen mit vorläufigem und nicht präjudizierendem Charakter.”
“Dans la situation où l'auteur n'a pas acquis des valeurs patrimoniales mais qu'il les a conservées, jurisprudence et doctrine tendent à admettre une confiscation, car les valeurs (qui doivent être déterminables et concrètes) sont conservées de manière illégale (Scholl, op. cit., § 4, nos 279 à 282 ad art. 70 et références; ég. Reto Weilenmann, forumpoenale 5/2018, p. 376 ss), alors qu'elles auraient dû tomber dans la masse en faillite (en l'occurrence celle de la société 8) (voir aussi jugement de la Cour pénale du Tribunal pénal fédéral SK.2004.13 du 6 juin 2005 consid. 10.3.1 et références citées). Ainsi peut-on considérer in casu que les participations de la société 6 dissimulées par B. par l'acte de vente du 30 décembre 2013 constituent un avantage direct qui découle de la commission de l'infraction et qu'elles peuvent être confisquées au sens de l'art. 70 al. 1 CP. c) C'est la société 114 qui a été favorisée par l'infraction reprochée à B. et qui demeure indûment enrichie. La société 117 n'est cependant pas un «tiers» concerné au sens de l'art. 70 al. 2 CP puisque B. est et demeure le bénéficiaire des biens de la société 6 par le biais de la société 117 et de CCCC. (cf. consid. 5.4, c). Quand bien même l'art. 70 al. 2 CP devait trouver application que l'exception admise par la doctrine et la jurisprudence selon laquelle le tiers qui a reçu des valeurs directement par l'infraction ne peut s'en prévaloir entrerait en ligne de compte (cf. Fabio Burgener/Katia Villard, De la confiscation du gain découlant d'un tournoi de poker illégal, Jusletter 2 novembre 2020, n° 60). La confiscation vise ainsi la personne de B. d) En principe, la confiscation devrait porter sur le certificat d'actions de la société 6. Ce certificat est en mains de la société 117, dont les actions sont détenues par CCCC., épouse de B. (cf. consid. 5.4, c). Il n'est toutefois pas exclu qu'à l'heure actuelle, ce certificat, libellé au porteur (cf. 21-98-0028), ait à nouveau été transféré à un tiers. Cela était du reste prévu ainsi dès le moment où CCCC. a investi dans la société 6 (cf.”
Für Taten, die vor einer Rechtsänderung begangen wurden, sind grundsätzlich die zum Tatzeitpunkt geltenden Vorschriften zur Verfolgungsverjährung von Art. 70 Abs. 1 StGB anzuwenden. Neuere Regelungen gelten nur, wenn sie ein milderes Verjährungsrecht vorsehen (lex mitior; vgl. Art. 389 Abs. 1 StGB).
“September 2006 geltende Recht, das bis zu 20 Jahre Zuchthaus vorsah: aArt. 35 StGB, Fassung gemäss Ziff. I des BG vom 18. März 1971, in Kraft ab 1. Juli 1971 [AS 1971 777 807; BBl 1965 I 561]). Da das BetmG keine speziellen Bestimmungen zur Verjährung enthält, gelten nach Massgabe von Art. 26 BetmG und Art. 333 Abs. 1 StGB die Bestimmungen des allgemeinen Teils des StGB zur Verfolgungsverjährung. Hierbei ist zu beachten, dass grundsätzlich die zum Zeitpunkt der Tatbegehung geltenden Bestimmungen zur Verfolgungsverjährung anwendbar sind, es sei denn, neuere Bestimmungen sähen ein milderes Verjährungsrecht vor (Art. 389 Abs. 1 StGB; vgl. auch zur Anwendbarkeit der lex mitior im Kontext der Einziehungsverjährung Scholl, a.a.O., Art. 70 StGB N 398). Damals wie heute sah bzw. sieht das Gesetz eine Verfolgungsverjährung nach Ablauf von 15 Jahren vor, wenn das fragliche Delikt wie vorliegend eine angedrohte Höchststrafe von mehr als drei Jahren Gefängnis oder Zuchthaus bzw. mehr als drei Jahren Freiheitsstrafe aufweist (aArt. 70 Abs. 1 lit. b StGB, Fassung gemäss Ziff. I des BG vom”
“September 2006 geltende Recht, das bis zu 20 Jahre Zuchthaus vorsah: aArt. 35 StGB, Fassung gemäss Ziff. I des BG vom 18. März 1971, in Kraft ab 1. Juli 1971 [AS 1971 777 807; BBl 1965 I 561]). Da das BetmG keine speziellen Bestimmungen zur Verjährung enthält, gelten nach Massgabe von Art. 26 BetmG und Art. 333 Abs. 1 StGB die Bestimmungen des allgemeinen Teils des StGB zur Verfolgungsverjährung. Hierbei ist zu beachten, dass grundsätzlich die zum Zeitpunkt der Tatbegehung geltenden Bestimmungen zur Verfolgungsverjährung anwendbar sind, es sei denn, neuere Bestimmungen sähen ein milderes Verjährungsrecht vor (Art. 389 Abs. 1 StGB; vgl. auch zur Anwendbarkeit der lex mitior im Kontext der Einziehungsverjährung Scholl, a.a.O., Art. 70 StGB N 398). Damals wie heute sah bzw. sieht das Gesetz eine Verfolgungsverjährung nach Ablauf von 15 Jahren vor, wenn das fragliche Delikt wie vorliegend eine angedrohte Höchststrafe von mehr als drei Jahren Gefängnis oder Zuchthaus bzw. mehr als drei Jahren Freiheitsstrafe aufweist (aArt. 70 Abs. 1 lit. b StGB, Fassung gemäss Ziff. I des BG vom”
Beschlagnahme kann sowohl zur Sicherung einer späteren Einziehung als auch zur Sicherung einer Restitution angeordnet werden; der Beschlagnahmebefehl kann offenlassen, ob die Massnahme der Einziehung oder der Restitution dienen soll. Sind die einziehungsfähigen Vermögenswerte nicht mehr verfügbar, ist eine Ersatzforderungsbeschlagnahme bzw. die Anordnung einer gleichwertigen «créance compensatrice» nach Art. 71 möglich.
“263 Abs. 1 Bst. c, d und e StPO). Meistens lässt sich zum Zeitpunkt der Anordnung einer Beschlagnahme nicht zuverlässig entscheiden, ob die Vermögenswerte letztlich (wenn überhaupt) eingezogen oder aber dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Aus diesem Grund kann im Beschlagnahmebefehl auch offen bleiben, ob es um eine Vermögenseinziehungs- oder eine Restitutionsbeschlagnahme geht; wichtig ist einzig, dass aus ihm klar wird, dass die Beschlagnahme unter dem Gesichtspunkt der Abschöpfung mutmasslich unrechtmässiger Vermögensvorteile aus einer Straftat angeordnet wurde. Eine sowohl auf die Restitution wie die Einziehung gestützte Anordnung der Beschlagnahme erfüllt den gleichen Zweck (Bommer/Goldschmid, in: Basler Kommentar Schweizerische Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2023, N. 50 zu Art. 263 StPO). Die Restitutions- und Einziehungsbeschlagnahme setzen voraus, dass die einzuziehenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Es müssen konkrete Anhaltspunkte für die Hypothese bestehen, dass betreffende Vermögenswerte in erheblichem Zusammenhang mit einem inkriminierten Verhalten stehen. Nicht erforderlich ist, dass diesbezüglich ein qualifizierter Verdacht besteht (Heimgartner, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2020, N. 18 zu Art. 263 StPO). Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. e StPO können Vermögenswerte ferner mit Beschlag belegt werden, wenn die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. sie auch nicht anhand einer Papierspur rekonstruierbar sind (Ersatzforderungsbeschlagnahme; vgl. Urteil des Bundesgerichts 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.2). Diese Art der Beschlagnahme setzt keinen direkten Zusammenhang zur untersuchten Straftat voraus, sondern richtet sich gegen das allgemeine Vermögen der beschuldigten Person (vgl. Bommer/Goldschmid, a.a.O., N. 47a ff. zu Art. 263 StPO). Eine Ersatzforderung kann auch zugunsten des Geschädigten verwendet werden (Art.”
“Le produit délictuel peut ainsi toujours être confisqué auprès du bénéficiaire même si des dépenses ont été effectuées avec les valeurs mélangées, à condition qu'un montant correspondant à celui de l'infraction demeure sur le compte (ATF 147 IV 479 consid. 7.5.3; voir aussi BSK StGB I-Baumann, 4e éd. 2019, art. 70/71 n. 46; Delnon/Hubacher, Geldwäscherei und Teilkontamination, RPS 134/2016 326). Si le montant des valeurs soumises à la confiscation ne peut être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation (art. 70 al. 5 CP). L'art. 70 al. 5 CP n'emporte aucun allègement des conditions de fond de la mesure de confiscation, mais consacre un allègement du fardeau de la preuve en ce qui concerne la détermination du montant à confisquer. L'estimation peut se rapporter à l'ensemble des facteurs qui, dans un cas concret, sont pertinents pour évaluer le montant à confisquer. La disposition permet donc de pallier une incertitude quantitative par différents facteurs d'estimation. Dans cette mesure et compte tenu du but poursuivi par l'art. 70 al. 1 CP, il faut également admettre que le juge peut renoncer à chiffrer de façon explicite la quotité de la mesure, s'il est à même d'en circonscrire l'objet et de le désigner de façon suffisamment précise (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1). 6.2.3. Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’Etat d’un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s'il est à prévoir qu'elle ne serait pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée (art. 71 al. 2 CP). Le but de la créance compensatrice est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 et les références). La créance compensatrice doit en outre correspondre à l'avantage illicite effectif ; le montant de la créance compensatrice correspond en principe aux valeurs patrimoniales qui ont été obtenues par le biais des infractions réalisées et, ce faisant, seraient comprises dans le patrimoine recouvrable du prévenu si elles existaient encore (arrêt TC FR 501 2017 105 du 20 mars 2019 consid.”
Der gute Glaube des Erwerbers wird grundsätzlich vermutet. Er ist im strafrechtlichen Sinne weiter auszulegen als der zivilrechtliche gute Glaube (Art. 3 ZGB). Schutz entfällt, wenn der Dritte Kenntnis der Einziehungsgründe hatte oder zumindest solche Tatsachen kannte oder für wahrscheinlich hielt, die auf einen deliktischen Ursprung der Werte hindeuteten (entsprechend einem dem Eventualvorsatz vergleichbaren Wissensstand).
“La restitution au lésé (art. 263 al. 1 let. c CPP) vise, en première ligne, les objets provenant directement du patrimoine du lésé, qui doit être identifié, et tend au rétablissement de ses droits absolus. La restitution doit porter sur des valeurs patrimoniales qui sont le produit d'une infraction dont le lésé a été lui-même victime. Il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 129 II 453 consid. 4.1; 140 IV 57 consid. 4.1 et les nombreuses références citées). C'est, en particulier, le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 126 I 97 consid. 3c/cc). Lorsque ces conditions sont réunies, la restitution doit avoir lieu sans égard aux autres créanciers ou lésés (ATF 128 I 129 consid. 3.1.2). 4.4. A teneur de l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle à son égard d'une rigueur excessive. La bonne foi du tiers, à distinguer de la notion de bonne foi en droit civil (art. 3 CC), est présumée (M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI, Petit commentaire du CP, Bâle 2017, n. 21 ad art. 70). La confiscation ne peut ainsi être prononcée si le tiers sait simplement qu'une procédure pénale a été ouverte contre son partenaire commercial, mais ne dispose pas d'informations particulières. Suivant la doctrine majoritaire, il faut que le tiers ait une connaissance certaine des faits qui auraient justifié la confiscation ou, à tout le moins, considère leur existence comme sérieusement possible, soit qu'il connaisse les infractions d'où provenaient les valeurs ou, du moins, ait eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction.”
“Or, cette dernière pourrait être sérieusement entravée, surtout après une période de détention, par une lourde dette supplémentaire à la charge de l'intéressé, d'autant plus que le juge aura déjà tenu compte, lors de la fixation de la peine de l'importance des profits délictueux réalisés. Une réduction, voire une suppression de la créance compensatrice n'est cependant admissible que dans la mesure où l'on peut réellement penser que celle-ci mettrait concrètement en danger la situation sociale de l'intéressé sans que des facilités de paiement permettent d'y remédier (ATF 119 IV 17 consid. 2a/bb ; 106 IV 9 consid. 2 ; arrêts du Tribunal fédéral 6P_138/2006 du 22 septembre 2006 consid. 5.2 ; 6S_59/2003 du 6 juin 2003 consid. 5.2). 5.3. Au sens de lart. 70 al. 2 CP, la confiscation nest pas prononcée lorsquun tiers a acquis les valeurs dans lignorance des faits qui lauraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle dune rigueur excessive. Selon lart. 71 al. 1 CP, la créance compensatrice ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à lart. 70 al. 2 ne sont pas réalisées. Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP – d'une part la bonne foi du tiers et, d'autre part, la contre-prestation adéquate ou la rigueur excessive d'une éventuelle confiscation ultérieure – sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Il faut que le tiers ait une connaissance certaine des faits qui auraient justifié la confiscation ou, à tout le moins, considère leur existence comme sérieusement possible, soit qu'il connaisse les infractions d'où provenaient les valeurs ou, du moins, ait eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction. En d'autres termes, la confiscation à l'égard d'un tiers ne sera possible que si celui-ci a une connaissance – correspondant au dol éventuel – des faits justifiant la confiscation.”
“Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteile 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.3; 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; je mit Hinweisen). Die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB sind kumulativ (Urteile 1B_269/2018 vom 26. September 2018 E. 4.2; 6B_672/2014 vom 22. Dezember 2017 E. 3.2; JACQUEMOUD-ROSSARI, La créance compensatrice, état des lieux de la jurisprudence, in: La Semaine Judiciaire [SJ] 2019 II S. 292). Für die Einziehung nach Art. 70 Abs. 2 StGB wird vorausgesetzt, dass es sich um eine Drittperson handelt, die die einzuziehenden Vermögenswerte erworben hat, die guten Glaubens ist und die eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihr gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (JACQUEMOUD-ROSSARI, a.a.O., S. 292). Der gute Glaube der Drittperson wird vermutet. Das Verhältnismässigkeitsprinzip erfordert eine breite Auslegung des Begriffs des guten Glaubens, der nicht deckungsgleich ist mit dem zivilrechtlichen Begriff des guten Glaubens gemäss Art. 3 ZGB (Urteil 1B_269/2018 vom 26. September 2018 E. 4.2; JACQUEMOUD-ROSSARI, a.a.O., S. 293). Nach der Rechtsprechung wird verlangt, dass die Drittperson eine dem Eventualvorsatz entsprechende Kenntnis der Tatsachen hat, die eine Einziehung rechtfertigen, d.”
Art. 70 Abs. 1 StGB kann sich konkret auf bankguthaben und Gutschriften, auf Immobilien und deren Mieterträge sowie auf Verwertungserlöse (z. B. Erlös aus der Versteigerung oder dem Verkauf eines Fahrzeugs) erstrecken. Entscheide zeigen ferner Einziehungen von auf Gerichts- oder Konsignationskonten hinterlegten Mitteln und von Werten aus Safe- oder Kontobeziehungen.
“433 al. 1 CPP). Déboute J______ de ses conclusions civiles à l'encontre de E______. Condamne C______ à payer à J______ EUR 8'728'482.05, avec intérêts à 5% dès le 3 juin 2016, à titre de réparation du dommage matériel (art. 41 CO). Condamne C______ à verser à J______ CHF 66'120.-, avec intérêts à 5% dès le 5 mars 2021, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance (art. 433 al. 1 CPP). Lève le séquestre sur le bien immobilier lot PPE 7______/15 sis 8______ à Genève respectivement sur le produit de sa vente et sur les loyers relatifs à cet immeuble, déposés sur le compte de consignation du pouvoir judiciaire CH83 0078 8000 A325 7183 1, à concurrence de CHF 967'737.85, correspondant au montant de la créance privilégiée de [la banque] AE______, le solde devant être confisqué (art. 70 al.1 CP). Ordonne la confiscation des avoirs figurant sur le compte n° 9______ ouvert au nom de AF______ CORP auprès de la H______ à Genève (art. 70 al. 1 CP). Prononce à l'encontre de C______, en faveur de l'Etat de Genève, une créance compensatrice d'un montant de CHF 611'500.-, celle-ci s'éteignant automatiquement dans la mesure du paiement par C______ (art. 71 al. 1 CP). Prononce à l'encontre de C______, en faveur de l'Etat de Genève, une créance compensatrice d'un montant de EUR 191'950.90, celle-ci s'éteignant automatiquement dans la mesure du paiement par C______ (art. 71 al. 1 CP). Ordonne le maintien, en vue de l'exécution de la créance compensatrice (art. 71 al. 3 CP), subsidiairement en garantie du paiement des indemnités dues aux parties plaignantes (art. 268 al. 1 let. a CPP), des séquestres : - des valeurs déposées dans le safe relatif à la relation bancaire n° 10______ ouverte auprès de G______ au nom de C______. - du bien immobilier lot PPE 7______/16, COP 7______/16-1 et COP 7______/16-2 sis 8______ à Genève appartenant à C______, respectivement du produit de la vente de ce bien. Ordonne la levée des séquestres sur les comptes suivants: - Compte n° 10______ ouvert au nom de C______ auprès de G______.”
“1 CP, des montants transférés en interne sur le compte de la société 3, qui a déjà été confisqué, ni du virement interne de EUR 535'000.- précité, au risque de retenir ce dernier montant deux fois. En revanche, il faut prendre en considération le virement interne de EUR 1'261.41 intervenu le 6 novembre 2007 entre le compte de Q. et celui de la société 32, ainsi que le virement interne de EUR 2'500'000.- intervenu le 8 août 2007 entre les relations des sociétés 1 et 62, puisque les comptes des sociétés 32 et 62 n'ont pas fait l'objet d'un séquestre ou d'une confiscation. Par conséquent, les sommes déterminantes au regard de l'art. 70 al. 1 CP se chiffrent à EUR 16'054'863.49 pour les virements vers l'étranger, à EUR 107'465.00 pour les retraits en espèces et à EUR 2'501'261.41 pour les virements internes, soit un montant total de EUR 18'663'589.90. 12.2.3 Toutes les sommes précitées proviennent d'actes de blanchiment non prescrits retenus contre A. Il s'ensuit que le principe de la confiscation de l'art. 70 al. 1 CP est applicable pour ces sommes, étant précisé que le délai de prescription applicable à la confiscation est celui de l'infraction de blanchiment d'argent retenu contre A. (art. 70 al. 3 CP). Le droit de confisquer n'est donc pas prescrit s'agissant de ces sommes. Il ne fait aucun doute que si les sommes précitées étaient encore disponibles, elles seraient confisquées auprès de la banque B., vu qu'il s'agit d'argent blanchi. Il faut ainsi examiner si les conditions d'une créance compensatrice contre la banque sont réunies. Cette créance compensatrice ne peut être prononcée que si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 in fine CP). Une violation au sens de l'art. 102 al. 2 CP a été retenue contre la banque pour les actes de blanchiment précités étant donné que ces derniers ont été rendus possibles par un défaut de surveillance imputable à la banque. A cela s'ajoute qu'A. a commis des actes de blanchiment en sa qualité de gestionnaire et d'employée de la banque B.”
“/ Neubeurteilung 460 18 362 (Berufung des Beschuldigten und Anschlussberufung der Staatsanwaltschaft Basel-Landschaft gegen das Urteil des Strafgerichts Basel-Landschaft vom 6. Juli 2018)A. Mit Urteil des Strafgerichts Basel-Landschaft vom 6. Juli 2018 wurde B. des gewerbsmässigen Betrugs sowie des untauglichen Versuchs der mehrfachen qualifizierten ungetreuen Geschäftsbesorgung schuldig erklärt und zu einer Freiheitsstrafe von drei Jahren und sechs Monaten verurteilt; dies in Anwendung von Art. 146 Abs. 1 in Verbindung mit Abs. 2 StGB, Art. 158 Ziff. 1 Abs. 1 in Verbindung mit Abs. 3 StGB und Art. 22 Abs. 1 StGB, Art. 40 StGB, Art. 47 StGB sowie Art. 49 Abs. 1 StGB. In Bezug auf die Transaktion Nr. 19 in der Höhe von CHF 7'372.-- wurde B. von der Anklage des mehrfachen gewerbsmässigen Betrugs freigesprochen. Sodann wurden diverse beschlagnahmte Ordner, Unterlagen, Schriftsachen und weitere Gegenstände zur Vernichtung eingezogen. Der aus der Verwertung des auf die C. GmbH eingelösten Mercedes Benz R63 AMG (Kontrollschild ZG 6. ) stammende Erlös in der Höhe von CHF 32'525.10 wurde gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. Des Weiteren wurde B. bei seiner Anerkennung behaftet, dem A. in solidarischer Haftung mit D. CHF 418'602.25 zu bezahlen. Ferner wurden B n Anwendung von Art. 426 Abs. 1 StPO die Verfahrenskosten, bestehend aus den Kosten des Vorverfahrens von CHF 43'675.--und der Gerichtsgebühr von CHF 24'000.--, auferlegt. Schliesslich wurde erkannt, dass die Kosten der amtlichen Verteidigung in der Höhe von insgesamt CHF 25'394.-- aus der Gerichtskasse entrichtet werden, wobei der Beschuldigte gestützt auf Art. 135 Abs. 4 lit. a und lit. b StPO verpflichtet wurde, dem Staat die Kosten der amtlichen Verteidigung zurückzuzahlen und der amtlichen Verteidigung die Differenz zwischen der amtlichen Entschädigung und dem vollen Honorar zu erstatten, sobald es seine wirtschaftlichen Verhältnisse erlauben. Auf die Begründung dieses Urteils, des ersten Berufungsurteils des Kantonsgerichts vom 5. Juni 2019 und desjenigen des Bundesgerichts vom 28. Mai 2021 sowie der nachfolgenden Eingaben der Parteien wird, soweit erforderlich, im Rahmen der Erwägungen eingegangen.”
“d) Aus dem danach verbleibenden Überschuss sind die noch offene Hypothekarschuld und die aufgelaufenen Hypothekarzinsen bis zu einem Maximalbetrag in Höhe der grundpfandgesicherten Forderungen von CHF 2'650'000.− zu begleichen. e) Ein danach verbleibender Überschuss ist in Höhe von CHF 103'902.66 zugunsten von C. auszuscheiden. Davon werden CHF 100'000.− zur Sicherung der gegen C. ausgesprochenen Ersatzforderung (vgl. Ziff. 9) beschlagnahmt, bis im Falle einer Zwangsvollstreckung der Ersatzforderung die für die Zwangsvollstreckung zuständige Behörde über die Anordnung von Sicherungsmassnahmen entschieden hat. CHF 3'902.66 sind nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils an C. auf eine von ihm anzugebende Kontoverbindung zu überweisen. f) Ein danach verbleibender Überschuss verfällt dem Staat. 6.a) Die gemäss Ziff. 6.c des Beschlusses des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 beschlagnahmten Mieteinnahmen in Höhe von CHF 172'500.− (Stand per 24.06.2020) werden gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. b) Die gemäss Ziff. 6.b des Beschlusses des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 beschlagnahmten Gutschriften auf dem Mietzinskonto Nr. 4, lautend auf A. und C. , bei der K bank werden gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. c) Die gemäss Ziff. 3.a und 4 des Beschlusses des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 beschlagnahmten Mieteinnahmen aus der Liegenschaft J. strasse 2 in I. werden gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. d) Die Beschlagnahme über die Liegenschaft in I. gemäss Ziff. 1.a des Beschlusses des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 gilt mit der Verwertung durch den Fund- und Verwertungsdienst Basel-Landschaft als aufgehoben. Im Übrigen wird der Beschluss des Strafgerichts vom 24. Juni 2020 mit Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils aufgehoben. 7. A. wird in Anwendung von Art. 71 Abs. 1 StGB zur Bezahlung einer Ersatzforderung an den Staat in Höhe von CHF 200'000.− verurteilt. Im Umfang von CHF 100'000.− ist die Haftung eine solidarische mit B. und C. . 8. B. wird in Anwendung von Art. 71 Abs. 1 StGB zur Bezahlung einer Ersatzforderung an den Staat in Höhe von CHF 150'000.− verurteilt. Im Umfang von CHF 100'000.− ist die Haftung eine solidarische mit A. und C. . 9. C. wird in solidarischer Haftung mit A.”
Bei der Beeinflussung eines Ermessensentscheids ist nicht zwingend der gesamte Nettoerlös einzuziehen; vielmehr hat das Gericht den einziehbaren Deliktserlös an den konkreten Umständen orientiert zu schätzen (Art. 70 Abs. 5 StGB).
“BGE 124 I 6 E. 4b/dd; Urteil 6B_697/2009 vom 30. März 2010 E. 2.4.1). Entscheidend sind die jeweils konkreten Umstände des Einzellfalls. Eine allgemein gültige Berechnungsmethode existiert nicht (BGE 147 IV 479 E. 6.5.3.3). In BGE 147 IV 479 legte das Bundesgericht die Grundzüge dar, in welchem Umfang der Gewinn aus einem durch Bestechung zustande gekommenen Vertrag einzuziehen ist. Unter ausführlicher Berücksichtigung der in der Doktrin vertretenen Ansichten wurde erkannt, dass darauf abzustellen ist, ob der Vertrag einen illegalen Inhalt hatte, der Vertragsabschluss im Ermessen des bestochenen Beamten lag (sog. Beeinflussung eines Ermessensentscheids) oder gar Anspruch auf die Leistung bestand bzw. der Vertrag auch ohne die Bestechungszahlung abgeschlossen worden wäre (BGE 147 IV 479 E. 6.4). Namentlich bei der Beeinflussung eines Ermessensentscheids ist mit der Lehre nicht der gesamte Nettoerlös einzuziehen, sondern hat eine sich an den gesamten Umständen orientierende Schätzung gemäss Art. 70 Abs. 5 StGB zu erfolgen (BGE 147 IV 479 E. 6.5.3.1 f. mit Hinweisen).”
Sind auf einem Konto mehrere Einzahlungen nachweisbar und lassen sich einzelne Einzahlungen eindeutig bestimmten Geschädigten zuordnen, kann nach Art. 70 StGB eine anteilige Rückerstattung an diese Geschädigten erfolgen. Die Praxis verteilt den verfügbaren Kontosaldo anteilig in Bezug auf die bis zum letzten eindeutig zuordenbaren Zufluss vorhandenen Mittel (unter Berücksichtigung bereits bestehender Salden und zwischenzeitlicher Belastungen).
“In considerazione di questa chiara giurisprudenza, ancorché datata ma non successivamente smentita, si può ritenere inoppugnabile ed indubbio che il denaro sul conto n. IBAN __________ debba essere restituito, giusta l’art. 70 cpv. 1 in fine CP, ai danneggiati che hanno proceduto al versamento di detto denaro, ovvero alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11. Le contestazioni dei reclamanti al proposito non ostano evidentemente a tale restituzione: alle loro pretese, in applicazione di detta giurisprudenza, non si può infatti manifestamente dare seguito. Esse sono irricevibili. Il denaro pervenuto sul conto, dopo il 18.4.2023, quando presentava un saldo quasi nullo, di CHF 27.90, è infatti palesemente riconducibile alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11, non ai reclamanti. Si è dunque in presenza di una situazione liquida, che – giusta l’art. 267 cpv. 2 CPP – permette di procedere alla restituzione. Si è del resto detto che la restituzione ai danneggiati giusta l’art. 70 CP prevale, come previsto dall’art. 44 LEF, sul fallimento. 5.3.3. Il procuratore pubblico, ritenuto che non c’erano averi sufficienti sul conto per la restituzione integrale degli importi versati dai predetti accusatori privati, ha disposto che a loro favore venisse restituito, in proporzione, il saldo degli averi ancora presenti sul conto, eccettuando l’importo di CHF 27.90 (pari al saldo del conto al 18.4.2023). La PI 7, PI 8 e la PI 11 non contestano tale modo di procedere, di modo che esso non deve essere approfondito. 5.4. Il decreto 10.5.2023 del magistrato inquirente è confermato. 6. I reclami, per quanto ricevibili, sono respinti. La tassa di giustizia e le spese sono poste a carico dei reclamanti, soccombenti (art. 428 cpv. 1 CPP). Lo Stato della Repubblica e del Cantone Ticino rifonderà alla PI 7 ed a PI 1, che l’hanno richiesta, un’adeguata indennità.”
“5.3.1. Il procuratore pubblico, preso atto che erano pervenuti sul conto della __________ il 20.4.2023 l’importo di CHF 9'999.95 da parte della PI 7, il 21.4.2023 l’importo di CHF 134'303.00 da parte di PI 8 ed il 26.4.2023 l’importo di CHF 13'731.75 da parte della PI 11, rilevato che non c’erano averi sufficienti sul conto per la restituzione integrale degli importi versati dai predetti accusatori privati, ha disposto che a loro favore venisse restituito, in proporzione, il saldo degli averi. Ha richiamato l’art. 70 CP ed i principi di cui alla DTF 122 IV 365. 5.3.2. Per concretizzare quanto prevedono l’art. 70 cpv. 1 in fine CP e detta giurisprudenza, si deve procedere in applicazione dell’art. 267 cpv. 2 CPP (Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen - Band I – M. SCHOLL, art. 70 CP n. 503), norma che presuppone un contesto giuridico non incerto (consid. 4.2.2.). Dall’estratto conto di cui al doc. 1 (allegato alle osservazioni del procuratore pubblico) inerente alla relazione n. IBAN __________ intestata alla __________ presso __________ risulta, al 18.4.2023, un saldo di CHF 27.90. Il conto bancario è stato successivamente alimentato il 20.4.2023 con l’importo di CHF 9'999.95 versato dalla PI 7, il 21.4.2023 con l’importo di CHF 134'303.00 versato da PI 8 ed il 26.4.2023 con l’importo di CHF 13'731.75 versato dalla PI 11. E’ di conseguenza certo che la relazione bancaria, a prescindere dall’importo di CHF 27.90 già presente, sia stata alimentata esclusivamente dai citati versamenti riconducibili ai predetti. C’è, in altre parole, un chiaro paper trail che identifica senza possibilità di dubbio gli averi in questione come riferiti alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11. Ora, si è già ricordato più sopra (consid.”
“Ha chiesto il perseguimento e la condanna di PI 1. Ha fatto valere, quale parte lesa, le sue pretese risarcitorie. l. Con scritto 8/9.5.2023 (AI 170) PI 12, esposti i rapporti con la __________ e con PI 1 in relazione alla realizzazione di un giardino d’inverno, non avvenuta, si è notificato quale accusatore privato domandando, anche, il risarcimento del danno cagionatogli per CHF 86'160.00, oltre interessi. m. Con decreto 10.5.2023 (AI 177) il procuratore pubblico ha disposto, a crescita in giudicato della decisione, il dissequestro dei fondi presenti sulla relazione n. IBAN __________ presso __________ intestata alla __________ a favore della PI 7 per CHF 8'732.17, di PI 8 per CHF 117'273.21 e della PI 11 per CHF 13'684.45. Il magistrato inquirente, rilevato che gli accusatori privati chiedevano la restituzione di quanto anticipato quale acconto e ricordati l’art. 70 cpv. 1 CP, dottrina e giurisprudenza, ha evidenziato che tra le transazioni presenti sul citato conto bancario era possibile tracciare chiaramente la provenienza di tre accrediti, ovvero: il 20.4.2023 era pervenuto sul conto l’importo di CHF 9'999.95 da parte della PI 7; il 21.4.2023 era pervenuto sul conto l’importo di CHF 134'303.00 da parte di PI 8; il 26.4.2023 era pervenuto sul conto l’importo di CHF 13'731.75 da parte della PI 11. Non essendoci averi sufficienti sul conto per la restituzione integrale degli importi versati dai predetti accusatori privati, ha disposto che a favore della PI 7 e di PI 8 venisse restituito, in proporzione, il saldo presente sul conto fino all’ultimo accredito avvenuto il 26.4.2023, dedotti gli addebiti effettuati nel frattempo: CHF 8'732.17 a favore della PI 7 (6.93% dell’importo a disposizione di CHF 126'005.38, ovvero dell’importo presente il 26.4.2023 prima del versamento della PI 11, dedotti CHF 27.90 già presenti sul conto al momento degli accrediti); CHF 117'273.”
Regelmässige und erhebliche Kontobewegungen oder nachweisbare Geldflüsse und Barbezüge können konkrete Anhaltspunkte bzw. Indizien dafür bilden, dass Vermögenswerte im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB in erheblichem Zusammenhang mit einer Straftat stehen. Es ist nicht erforderlich, jede einzelne Zahlung oder jeden – Franken einer bestimmten Tathandlung exakt zuzuordnen; eine frankengenaue Rekonstruktion aller Transaktionen wird in der Praxis nicht verlangt, wenn die Gesamtschau der Geldflüsse den erforderlichen Konnex nahelegt.
“Die Restitutions- und die Einziehungsbeschlagnahme setzen voraus, dass die einzuziehenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Es müssen konkrete Anhaltspunkte für die Hypothese bestehen, dass betreffende Vermögenswerte in erheblichem Zusammenhang mit einem inkriminierten Verhalten stehen. Nicht erforderlich ist, dass diesbezüglich ein qualifizierter Verdacht besteht (Heimgartner, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2020, N. 18 zu Art. 263 StPO). Der Konnex zwischen dem sich auf dem Konto .________ befindenden gesperrten Betrag von CHF 219'738.70 und den erwirtschafteten Erlösen aus dem mutmasslich illegalen Geschäftsmodell von E.________ und dem Beschwerdeführer ist zu bejahen. Es ist unbestritten und ergibt sich aus den Kontoauszügen der C.________ Bank, dass im Zeitraum ab Juni 2020 immer wieder namhafte Beträge von der F.________ GmbH auf dieses Konto transferiert wurden. Diese betrugen zwischen CHF 10'000.00 und CHF 20'000.00 pro Monat, teilweise sogar zwischen CHF 30'000.00 und CHF 45'000.00 pro Monat, wobei ein separater regelmässiger Zins im Bereich von CHF 2'100.00 bis CHF 2'500.”
“La peine privative de liberté de six mois prononcée par le premier juge apparaît ainsi adéquate, sinon clémente, et doit être confirmée. Malgré la peine privative de liberté de 120 jours prononcée avec sursis le 21 octobre 2020, l'appelant n'a pas hésité à récidiver par des actes de même nature et, comme déjà relevé, aucune prise de conscience n'est amorcée. C'est ainsi à juste titre que le premier juge a prononcé une peine ferme à son encontre. Cela étant, la Cour est d'avis, avec le TP, que la nouvelle peine ferme pourra avoir un effet dissuasif et apparaît suffisante à détourner l'appelant de la récidive. Par conséquent, le sursis octroyé le 21 octobre 2020 ne sera pas révoqué. La prolongation du délai d'épreuve aux fins d'avertissement est conforme aux réquisits de la loi. L'appelant encourt une peine pécuniaire pour l'infraction à l'art. 286 CP. La peine de 10 jours-amende, à CHF 10.- l'unité, fixée par le premier juge, est proportionnée et non critiquée en tant que telle. Elle sera ainsi confirmée. Le sursis est acquis à l'appelant et le délai d'épreuve fixé à trois ans adéquat. 7. 7.1.1. Selon l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 7.1.2. Dans le domaine des stupéfiants, la question de la preuve du rapport de connexité doit s'appréhender à l'aune du fait que l'art. 19 LStup ne réprime pas globalement le "trafic de stupéfiants", mais érige différents comportements en autant d'infractions indépendantes, chaque acte, même répété, constituant une infraction distincte. Cependant, on ne saurait en déduire qu'une mesure de confiscation nécessiterait, dans ce contexte, d'établir un rapport de connexité entre chaque acte isolé constitutif d'une infraction au sens de l'art. 19 LStup et un montant correspondant, retiré de cet acte. En d'autres termes, on ne peut exiger du juge qu'il reconstitue a posteriori, au franc près, chaque transaction et le montant de son produit, respectivement la comptabilité précise du trafic, pour être à même de confisquer les sommes en main d'un trafiquant.”
“Vorliegend ist mit der Staatsanwaltschaft aufgrund der aktenkundigen Geldflüsse vom Verdacht auszugehen, dass der X____ vollumfänglich über die nach oben Gesagtem mutmasslich deliktisch erlangten Leistungen der Öffentlichen Arbeitslosenkasse Basel-Stadt finanziert wurde: So erhielt der Beschwerdeführer am 12. August 2021 eine Überweisung des Öffentlichen Arbeitslosenkasse Basel-Stadt in Höhe von CHF 41'567.20 auf das [...]-Konto [...] der C____ GmbH. Zwischen dem 13. August 2021 und dem 6. September 2021 bezog der Beschwerdeführer mittels neun Barbezügen einen Betrag von insgesamt CHF 41'100. von diesem Konto (Verfahrensakten, SB [...] MPL 1 / 08-09). Am 9. September 2021 löste der Beschwerdeführer sodann den X____ auf die C____ GmbH ein (siehe Fahrzeugausweis, Verfahrensakten, SB MPL FZG / 150). Vor diesem Hintergrund kann der Verteidigung nicht zugestimmt werden, wenn sie vorbringt, für die Annahme, das Fahrzeug sei mit deliktischen Mitteln erworben worden, lägen keinerlei Beweise, ja noch nicht einmal Indizien vor. Vielmehr ist bei aktueller Aktenlage mit der Staatsanwaltschaft davon auszugehen, dass der X____ ein im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB durch eine Straftat erlangtes Surrogat darstellt, welches daher grundsätzlich eingezogen werden kann.”
Die Einziehung kann auch Bargeld in Fremdwährungen umfassen (in den Quellen etwa Euro und US-Dollar). Es kommt vor, dass Beträge in mehreren Währungen gemeinsam eingezogen werden.
“SIM-Karte Lebara (Ass.-Nr 023) - Mobiltelefon Samsung Yateley, inkl. SIM-Karte Vodafone (Ass.-Nr. 024) - Mobiltelefon Samsung Yateley, inkl. SIM-Karte Lebara (Ass.-Nr. 025) - SIM-Karte Swisscom (Ass.-Nr. 028) - SIM-Karte .________ (Ass.-Nr. 030) - SIM-Karte .________ (Ass.-Nr. 031) - SIM-Karte Salt (Ass.-Nr. 033) - SIM-Karte (Ass.-Nr. 034) - 3 Schachteln Kamagra 100mg (Ass.-Nr. 069) - Mobiltelefon iPhone (Ass.-Nr. 072) - Mobiltelefon Samsung (Ass.-Nr. 073) - 8 Tabletten Sildenafil Sildenax 100mg Drossa Pharm AG - 2 Tabletten Sildenafil Sildenafilum 100mg Sandoz - SIM-Karte Lebara .________ (Ass.-Nr. G-1) - Axt (Ass.-Nr. 004) 3. Folgendes Dokument wird als Beweismittel bei den Akten belassen: - Kopie des Briefes von G.________ an A.________ vom 11. Januar 2018 (8 Seiten) 4. Der beschlagnahmte Personenwagen BMW 320i, blau, Fahrgestell-Nr. .________ wird eingezogen und verwertet (Art. 69 StGB). Ein allfälliger Verwertungserlös wird an die Verfahrenskosten angerechnet. 5. Folgende Beträge werden eingezogen (Art. 70 StGB): - Bargeld CHF 2'002.65 (Ass.-Nr. 006, Ass.-Nr. 014, Ass.-Nr. 002) - Bargeld Euro 788.62 (Ass.-Nr. 007, Ass.-Nr 015), es wird zudem festgestellt, dass die gefälschte 200 Euronote bereits dem Bundesamt für Polizei übergeben worden ist. - Bargeld Dollar 117.00 (Ass.-Nr. 016) 6. Die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr. .________ nach Ablauf der Frist wird dem zuständigen Bundesamt erteilt (Art. 16 Abs. 4 DNA-ProfilG). 7. Die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten durch die auftraggebende Behörde wird nach Ablauf der Frist erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. Art. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter) mit Schreiben vom 19. August 2021 form- und fristgerecht Berufung an (pag. 1717). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 9. Dezember 2021 (pag. 1723 ff.). Mit Berufungserklärung vom 30.”
“Die folgenden beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Behältnis mit weissen Pulveranhaftungen und 1 kleiner Löffel (HD-Nr. 2) - 2 Glasbehältnisse «XANAX+, leer (HD-Nr. 9) - Diverse Minigrip, Behältnisse usw., leer (HD Nr. 10) - Diverse Raucherutensilien (HD-Nr. 11) - Diverse Minigrip (HR-Nr. 12) - Minigrip mit weissen Pulverrückständen (HD-Nr. 13) - Postverpackung aus E.________ (HD-Nr. 14) - 1 Löffel mit Rückständen (HD-Nr. 15) - Coop Plastiksack (HD-Nr. 16) - Grosses Minigrip «Jungle Boys» (HD-Nr. 17) - Plastik für Fallschirmchen (HD-Nr. 19) - 1 Kartonbox aus D.________ (HD-Nr. 20) - 2 Feinwagen (HD-Nr. 22) - 1 Marihuanamühle (HD-Nr. 24) 3. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 2 Cornercards (X________ (Nummer) und Y________ (Nummer)) (HD-Nr. 21) - 1 Mobiltelefon iPhone 11 (IMEI Z________ (Nummer)) 4. Die Beträge von CHF 6'020.00 sowie Euro 100.00 werden eingezogen (Art. 70 StGB). 5. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 1 lit. e i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 6. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 1 lit. e und Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 7. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Regionale Staatsanwaltschaft Berner Jura-Seeland am 4. Juli 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 1213). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 22. August 2023 (pag. 1280 ff.). Mit Eingabe vom 29. August 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft (nachfolgend: Berufungsführerin) form- und fristgerecht die Berufung beschränkt auf die Strafzumessung sowie die Nichtanordnung der Landesverweisung (pag.”
“2) ; d’avoir été en possession, lors de son interpellation le 5 octobre 2022, - d’un total de 5'409 grammes d’héroïne mélangée représentant une quantité de drogue pure de 2'894.6 grammes, - d’un total de 35 grammes de cocaïne mélangée représentant une quantité de drogue pure de 26.3 grammes (AA I.1.3) ; 2. blanchiment d’argent, commis à plusieurs reprises, entre le 3 août 2022 et le 5 octobre 2022, à C.________ (lieu) et ailleurs en Suisse, pour un montant d’au moins CHF 4'150.00 (AA I.2). condamne A.________, au paiement des frais de procédure, soit un total de CHF 27'230.05 ; fixe l’indemnité pour la défense d’office ; ordonne le maintien en détention de A.________ et son retour en exécution de peine ; la confiscation des objets pour destruction (art. 69 CP) ; la confiscation des montants de CHF 2'717.35 et de CHF 9.45 (=EUR 10.00), soit au total CHF 2'726.80 (art. 70 CP) ; que l’effacement du profil d’ADN et des données signalétiques biométriques soit effectué à l’expiration du délai légal par l’office fédéral compétent ; l’inscription dans le système d’information Schengen de l’expulsion. En modification du jugement de première instance : condamner A.________ : à une peine privative de liberté de 49 mois, la détention provisoire et pour motifs de sûreté étant à imputer sur la peine privative de liberté prononcée ; à une expulsion du territoire suisse pour une durée de 5 ans ; mettre les frais de la procédure de seconde instance à la charge du canton de Berne ; fixer l’indemnité du mandataire d’office, respectivement fixer les honoraires du mandataire d’office pour la procédure de seconde instance, selon note d’honoraires, en disant que le prévenu ne doit pas un quelconque remboursement. Le Parquet général : 1. Constater que le jugement du Tribunal régional Jura bernois-Seeland du 30 août 2023 est entré en force dans la mesure où : - il reconnaît A.”
Beweislast: Grundsätzlich obliegt der Staatsanwaltschaft der Nachweis, dass die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB (fehlende Gutgläubigkeit bzw. fehlende angemessene Gegenleistung) nicht erfüllt sind. Der Drittbegünstigte, der sich auf Gutgläubigkeit beruft, hat jedoch zur Aufklärung beizutragen und insbesondere die erforderlichen Erklärungen zu liefern; bleiben dadurch erforderliche Nachweise aus, kann dies zulasten des Dritten gewertet werden.
“Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (arrêt du Tribunal fédéral 1B_3/2014 du 5 février 2014 consid. 3.2 publié in RtiD 2014 II 227). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_664/2014 du 22 février 2018 consid. 8.3 et 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie (arrêt du Tribunal fédéral 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid. 3.2). C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe, sans se limiter à une appréciation de pur droit civil (arrêts du Tribunal fédéral 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1 et 1B_222/2015 du 10 novembre 2015 consid. 2.1). La preuve de l'absence de bonne foi et de contre-prestation adéquate au sens de cette disposition incombe en principe à l'accusation. Toutefois, le tiers qui se prétend de bonne foi doit collaborer à l'établissement des faits sur ce point et, en particulier, fournir les explications nécessaires, faute de quoi il peut être amené à subir les conséquences de l'absence d'éléments probants (arrêt du Tribunal fédéral 1B_312/2010 du 8 décembre 2010 consid. 3.2 et les références citées).”
“3 CPP, comprennent non seulement l'auteur mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (arrêt 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4). 2.1.3. L'art. 70 al. 2 CP précise que la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (arrêt du Tribunal fédéral 1B_3/2014 du 5 février 2014 consid. 3.2 publié in RtiD 2014 II 227). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_664/2014 du 22 février 2018 consid. 8.3 et 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie (arrêt du Tribunal fédéral 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid. 3.2). C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe, sans se limiter à une appréciation de pur droit civil (arrêts du Tribunal fédéral 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1 et 1B_222/2015 du 10 novembre 2015 consid. 2.1). La preuve de l'absence de bonne foi et de contre-prestation adéquate au sens de cette disposition incombe en principe à l'accusation.”
Das Gericht hat in der Praxis angeordnet, dass das aktuelle Kontoguthaben eines Verurteilten vollumfänglich eingezogen werden kann; im vorliegenden Entscheid wurde daher ausdrücklich verfügt, das aktuelle Guthaben des genannten Kontos "vollumfänglich einzuziehen" (Art. 70 Abs. 1 StGB).
“a StPO zu verurteilen; zu einer Freiheitsstrafe von 3 Jahren und 6 Monaten, unter Anrechnung der ausgestandenen Polizeihaft von 1 Tag; zur Bezahlung der vollumfänglichen erstinstanzlichen Verfahrenskosten; zur Bezahlung der oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. eine Gebühr von CHF 1500.00 gemäss Art. 21 VKD); zur Bezahlung eines Betrages von CHF 129’250.00 als Ersatzforderung. III. Im Weiteren sei zu verfügen: Die als Beweismittel beschlagnahmten Gegenstände und Unterlagen (gemäss Ziff. 11./1.4.1 Anklageschrift) seien bei den Akten zu belassen. Das beschlagnahmte Bargeld in der Höhe von CHF 140.00 (Ass.-Nr. 102), CHF 1370.00 (Ass.-Nr. 103), CHF 5200.00 (Ass.-Nr. 106) und CHF 970.00 (Ass.-Nr. 107), insgesamt ausmachend CHF 7680.00, sei zur Deckung der Verfahrenskosten einzuziehen (Art. 268 i.V.m. Art. 442 Abs. 4 StPO). Die Beschlagnahme des Bargelds in der Höhe von CHF 14400.00 (Ass.-Nr. 105) sei aufzuheben und der entsprechende Betrag sei der G.________ (GmbH) herauszugeben. Das aktuelle Guthaben des von der BC.________ für A.________ geführten Kontos IBAN ________ sei vollumfänglich einzuziehen (Art. 70 Abs. 1 StGB). Im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung sei die Beschlagnahme der Forderungen aus dem Darlehensvertrag vom 18.02.2009 sowie die Beschlagnahme des Überschusses des Liquidationsergebnisses aus dem Verkauf der Liegenschaft N.________ 2 in Z.________ im Umfang von CHF 129250.00 aufrecht zu erhalten, bis im Zwangsvollstreckungsverfahren gegen A.________ gemäss SchKG über die Sicherungsmassnahmen entschieden wurde, längstens jedoch für die Dauer von zwei Jahren ab Rechtskraft des Urteils. Der überschiessende Betrag aus dem Liquidationsergebnis in der Höhe von CHF 28'679.15 sei H.________ herauszugeben. Der G.________ (GmbH) sei für die anwaltliche Vertretung durch Fürsprecher F.________ vor erster Instanz ein Anteil von 2/3 des geltend gemachten Aufwands, ausmachend CHF 2440.25 (inkl. MWST und Auslagen), als Entschädigung auszurichten. Das Honorar von Fürsprecher B.________ für die amtliche Verteidigung von A.________ und die damit einhergehenden Rück- und Nachzahlungspflichten seien gerichtlich zu bestimmen.”
Art. 70 Abs. 3 StGB unterliegt der Verjährung. Mit Eintritt der Siebenjahresfrist (bzw. der längeren, gegebenenfalls für die Haupttat geltenden Verjährungsfrist) erlischt das Recht zur Einziehung; Einziehungsbefehle, die nach Ablauf dieser Frist erlassen werden, sind damit nicht durchsetzbar bzw. können als nichtig betrachtet werden. In der Praxis bedeutet dies unter anderem, dass bereits verteilte oder nicht mehr verfügbare Vermögenswerte in der Regel nicht mehr eingezogen werden können. Bei verwandten Delikten (z.B. Geldwäscherei) ist vorab stets zu prüfen, ob die betreffenden Vermögenswerte noch konfiszierbar sind, weil das Vorliegen einer abstrakten Möglichkeit der Einziehung eine Voraussetzung mancher Nebenstrafbestände darstellt.
“Zu beachten ist allerdings, dass die Einziehung gemäss Art. 70 Abs. 3 StGB der Verjährung unterliegt.”
“En raison de son caractère accessoire, le blanchiment d'argent exige la preuve à la fois d'un acte d'entrave, d'un crime préalable ainsi que d'un lien entre les valeurs patrimoniales et cette infraction préalable (ATF 145 IV 335 consid. 3.1 p. 341 s.). La condamnation pour blanchiment ne suppose pas la connaissance précise du crime préalable et de son auteur. Le lien entre le crime à l'origine des fonds et le blanchiment d'argent est donc volontairement ténu. L'exigence d'un crime préalable suppose cependant établi que les valeurs patrimoniales proviennent d'un crime (ATF 138 IV 1 consid. 4.2.2 p. 5). Le caractère confiscable des valeurs patrimoniales constitue un élément constitutif de l'infraction de blanchiment d'argent. Cette infraction suppose en effet une entrave à la confiscation ; une possibilité abstraite de confiscation suffit, en ce sens que l'ouverture effective d'une procédure de confiscation n'est pas nécessaire. En revanche, on ne peut plus parler d'acte d'entrave lorsqu'il n'existe plus aucune possibilité de confiscation, par exemple en raison de la prescription du droit de confisquer (art. 70 al. 3 CP). Les autorités doivent toujours examiner, à titre préalable, si les valeurs patrimoniales acquises au travers du crime préalable sont bien confiscables (ATF 145 IV 335 consid. 3.2 p. 343 et consid. 4.4 p. 345 avec références). 2.3. En l'espèce, il est constant que le père des recourants, F______, et son ex-épouse, G______, ont été reconnus coupables de gestion déloyale qualifiée, même si l'arrêt de la CPAR n'est pas définitif. Dans ce cadre, il a été retenu qu'ils avaient vidé les comptes bancaires de H______ SA entre juillet et novembre 2009 et ensuite rapidement dépensé ou distribué les valeurs acquises aux proches de F______. Au jour de l'arrêt de la CPAR, ces fonds n'étaient plus disponibles, ce qui a justifié le prononcé de créances compensatrices à l'encontre des intéressés. L'arrêt du 5 mai 2021 contient de longs développements sur les différentes opérations depuis les comptes de F______ et de G______ (cf. let. B.i. ss et consid. 5.5.1 ss). Il en ressort notamment que le premier nommé a procédé à divers versements – parfois en espèces – en faveur de ses fils A______, B______ et N______, ainsi que de sa mère, O______.”
“] hat uns das Konkursamt Aargau, Amtsstelle Brugg, als Hilfsperson beigezogen (…). In diesem Zusammenhang sind wir auch mit der Prüfung des Inventars der Nachlassliquidationsmasse des am 5. März 2019 verstorbenen A. betraut. Dabei sind wir auf die Einziehungsbefehle im Verfahren SV.19.0430 vom 24. Juni 2021 i.S. C. Ltd und D. Ltd gestossen, mit denen A. zugeordnete Vermögenswerte eingezogen werden. Das für die Liquidation der ausgeschlagenen Erbschaft von A. zuständige Konkursamt Aargau, Amtsstelle Brugg (…), wurde vor Erlass dieser Einziehungsbefehle nicht angehört und diese sind dem Konkursamt auch nicht eröffnet worden. Dadurch wurde das rechtliche Gehör der konkursamtlichen Nachlassliquidationsmasse als Rechtsnachfolgerin von A. verletzt, was einen Verstoss gegen Art. 377 Abs. 2 StPO darstellt. Wie aus dem beiliegenden Beschluss des Bundesstrafgerichts vom 17. September 2020 ersichtlich ist, war das Recht zur Einziehung im Zeitpunkt des Erlasses der besagten Einziehungsbefehle ausserdem gemäss Art. 70 Abs. 3 StGB bereits verjährt, womit diese Erlasse ohnehin nichtig sind. Nur am Rande wird deshalb ferner darauf hingewiesen, dass im Konkursfall die Geltendmachung einer Vermögenseinziehung generell ausgeschlossen ist, da der Aspekt der Uneinbringlichkeit (vgl. Art. 71 Abs. 2 StGB) auch die Schmälerung des Vollstreckungssubstrats der Konkursitin zulasten deren Privatgläubigern verbietet (…). Wir ersuchen Sie entsprechend, die besagten Erlasse von Amtes wegen dahingehend zu berichtigen, dass die verfahrensgegenständlichen Vermögenswerte nur noch zur Sicherung der im Urteil SK.2015.44 gegen A. begründeten Ersatzforderung beschlagnahmt bleiben, wofür das Verfahren nach SchKG Anwendung findet, wie sich aus Art. 71 Abs. 3 Satz 2 StGB ergibt. Sollte unserem Antrag wider Erwarten nicht entsprochen werden, sind uns die besagten Einziehungsbefehle in anfechtbarer Weise schriftlich zu eröffnen. (…) Mit Schreiben vom 2. November 2021 teilte die Bundesanwaltschaft der B. AG Folgendes mit (Verfahrensakten, pag.”
Kann ein Deliktskonnex für eine Liegenschaft nur für einen Teil der in sie geflossenen Gelder nachgewiesen werden, ist — vorbehaltlich der tatsächlichen Prüfung — eine anteilige Einziehung in Höhe der aus deliktischen Mitteln erfolgten Investitionen möglich.
“Deliktskonnex (Art. 70 Abs. 1 StGB) Die Vorinstanz ging davon aus, dass zum beschlagnahmten Grundstück in J.________(Ort) kein Deliktskonnex bestehe und schloss damit die Einziehung nach Art. 70 StGB aus. Im Gegensatz dazu kann nach Ansicht der Kammer zumindest teilweise (im Umfang der in die Liegenschaft investierten Gelder) durchaus ein Deliktskonnex nachgewiesen werden. So ergeben sich – wie auch von Rechtsanwalt F.________ dargelegt (pag. 19 041) – aus den aktenkundigen Steuererklärungen (bzw. den dort deklarierten Umbau- und Unterhaltskosten) folgende Investitionen in die eheliche Liegenschaft: - Im Jahr 2013 CHF 83'722.00 (pag. 07 100 038) - Im Jahr 2014 CHF 71'455.00 (pag. 07 100 050) - Im Jahr 2015 CHF 73'652.00 (pag. 07 100 062) - Im Jahr 2016 CHF 29'188.00 (pag. 07 101 009) Im Deliktszeitraum 2013-2016 ergibt dies insgesamt CHF 258'017.00, dies bei einem im gleichen Zeitraum veranlagten steuerbaren Einkommen von gesamthaft CHF 432'070.00. Im Jahr 2013 wurde gar mehr als das gesamte steuerbare Einkommen (von CHF 70'154.”
Tatsächliche erbrachte Arbeitsleistungen können — je nach Einzelfall — eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB darstellen (vgl. Praxis, in der aktive Beteiligung auf der Baustelle als Gegenleistung gewertet wurde). Hingegen entfällt der Schutz eines gutgläubigen Dritt‑erwerbers typischerweise, wenn die Erwerbsumstände darauf gerichtet sind, Vermögenswerte dem Zugriff von Gläubigern zu entziehen; in solchen Fällen kommen Einziehung oder Konfiskation in Betracht.
“- facturés par F______ SARL avaient été répercutés sur le prix des constructions (PP 400'304); c'était E______ qui avait négocié la convention afférente à cette somme avec G______, qu'elle-même s'était contentée de signer (PP 500'154). Au cours du chantier, elle avait participé à de très nombreuses séances et réunions, à la suite desquelles elle avait modifié "[d]es plans" en fonction de ce qui avait été discuté (PP 500'588). e.d. Le 24 novembre 2023, A______ a requis du Ministère public qu'il lève le séquestre ordonné sur son appartement (PP 308’301.01 et ss). La différence de prix entre son lot et celui des autres acheteurs ne résultait nullement d’une infraction. Elle avait conclu, en 2018/2019, un accord pour acquérir une habitation à prix coûtant, lequel avait simplement été respecté. Les intervenants de la promotion étaient libres de négocier avec les autres acquéreurs un tarif plus élevé, correspondant au prix du marché. Subsidiairement, à supposer qu'une infraction existât, les conditions de l'art. 70 al. 2 CP étaient réunies. Elle était de bonne foi au moment de l’acquisition de son logement et avait fourni une contre-prestation justifiant le "rabais" litigieux, à savoir une activité soutenue lors de l'exécution du chantier. En tout état, la saisie querellée était disproportionnée, la probabilité du prononcé d'une future confiscation/créance compensatrice ne s'étant en aucun cas renforcée lors de l'instruction. C. Dans sa décision déférée (PP 308'302 et ss), le Ministère public a considéré que les avantages financiers consentis par E______ à A______ avaient nécessairement prétérité les autres acheteurs. Le prévenu devait, sauf à violer son devoir de gestion, informer ces derniers du fait que des commissions avaient été versées à C______/D______ SA/F______ SARL, de façon à ce qu’ils puissent en réclamer la restitution; il devait également s'assurer que les prix de construction négociés pour leur compte le soient dans leur intérêt. L'accord conclu par A______ en 2018/2019 n’était plus applicable au moment de la signature des actes de vente, les prix du terrain et de la construction ayant sensiblement augmenté dans l'intervalle.”
“Es besteht jedenfalls ein hinreichender Tatverdacht, dass der Beschuldigte 1 einen Pfändungsbetrug begangen hat, indem er seine mutmassliche wirtschaftliche Berechtigung an der Beschwerdeführerin und damit am beschlagnahmten Grundstück verheimlichte. Die Beschuldigte 2 war in diese Geschäfte zumindest involviert. 3.5 Nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson unter anderem beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände oder Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind. Gemäss Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0) verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangt in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheint (BGE 144 IV 285 E. 2.2 mit Hinweisen). Eine Beschlagnahme ist nur aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 139 IV 250 E. 2.1 mit Hinweisen; vgl. statt vieler: Beschluss des Obergerichts des Kantons Bern BK 19 262 vom 8. August 2019 E. 5). Wie ausgeführt, besteht der hinreichende Verdacht, dass (auch) das beschlagnahmte Grundstück Gbbl Nr. J.________ durch das Verheimlichen der mutmasslichen wirtschaftlichen Berechtigung der Beschuldigten der Pfändung entzogen wurde. Dem Zugriff der Gläubiger entzogene Vermögenswerte unterliegen grundsätzlich der Einziehung (vgl. Urteil des Bundesgerichts 1A.38/2005 vom 18. Mai 2005 E.”
“d) En principe, la confiscation devrait porter sur le certificat d'actions de la société 6. Ce certificat est en mains de la société 117, dont les actions sont détenues par CCCC., épouse de B. (cf. consid. 5.4, c). Il n'est toutefois pas exclu qu'à l'heure actuelle, ce certificat, libellé au porteur (cf. 21-98-0028), ait à nouveau été transféré à un tiers. Cela était du reste prévu ainsi dès le moment où CCCC. a investi dans la société 6 (cf. 05-00-0816) et paraît s'être produit puisque selon B., la société 6 appartient (tel était le cas en 2020) à un industriel italien (cf. TPF 923.9.076; cf. supra M). La confiscation a pour but d'ôter l'avantage illicite, le crime ne devant profiter à aucun individu. Elle sert à rétablir la situation qui prévalait avant l'infraction (Scholl, op. cit., § 4, n° 135 ad art. 70). L'auteur doit être «dépouillé» de son butin. L'Etat doit le lui reprendre. En l'occurrence, la confiscation du certificat d'actions de la société 6 en mains de son actuel détenteur n'aurait aucun impact, tout comme il apparaîtrait improbable (à supposer que l'art. 70 al. 2 CP s'applique) que celui-ci, qui qu'il soit, ait pu ignorer l'existence des séquestres frappant les avoirs et l'immeuble de la société 6. Il paraît en revanche adéquat et pertinent de confisquer les actifs de la société, soit l'immeuble composé de bureaux (comprenant 60 places de parc, A-07-22-15-01-0098; 0198 ss), propriété de la société 6 à la […] (de même que la cédule hypothécaire séquestrée le 18 juin 2019, cf. supra M), ses deux comptes créanciers auprès des banques 6 (n°8) et la banque 5 à […] (n°7) dont l'épouse de B. est l'ayant droit économique (A 07-69-01-01-0107 et A-07-22-15-01-0006). e) Les avantages futurs encore attendus doivent aussi être confisqués s'ils peuvent être déterminés avec une précision suffisante (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4; cf. Hirsig-Vouilloz, op. cit., n° 15b ad art. 70). En l'occurrence, le séquestre de l'immeuble sis à la […] n'a pas empêché B. d'en retirer la substance économique puisqu'il a mis en place des locataires dans l'immeuble. Il est en effet établi que deux étages sont loués, sans que la Cour ait pu déterminer la quotité du loyer payé par le locataire (cf.”
Art. 70 Abs. 2 StGB schliesst die Einziehung aus, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und zusätzlich entweder für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht worden ist oder die Einziehung ihm gegenüber eine unverhältnismässige Härte darstellen würde.
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlas- - 32 - sen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden (Art 70 Abs. 1 StGB). Die Einzie- hung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegen- leistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhält- nismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB).”
“4. 4.1 Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches [StGB; SR 311.0]). Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangte in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheine (BGE 144 IV 285 E. 2.2). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). E contrario folgt aus dieser Bestimmung, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt. 4.2 Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Durch die Festlegung einer Ersatzforderung soll verhindert werden, dass derjenige, welcher die Vermögenswerte bereits verbraucht oder sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jener, der noch über sie verfügt. Die Ersatzforderung gemäss Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung im Sinne von Art. 70 StGB (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Im Übrigen richtet sie sich nach den gleichen Voraussetzungen (vgl. BGE 140 IV 57 E. 4.1.2), gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). 4.3 Der Sicherung der Einziehung und Ersatzforderung dienen strafprozessuale Massnahmen mit vorläufigem und nicht präjudizierendem Charakter.”
Die in Art. 70 Abs. 2 StGB genannten Voraussetzungen sind kumulativ zu prüfen. Die Regelung schützt Erwerber, die in Unkenntnis der Einziehungsgründe und im Rahmen eines rechtmässigen Geschäfts gehandelt haben; eine Gegenleistung gilt nicht als gleichwertig, wenn die Überlassung unentgeltlich war. Zweck der Vorschrift ist, Vermögenswerte zu schonen, deren Verlust den gutgläubigen Dritten unverhältnismässig treffen würde.
“Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 ; ATF 140 IV 57 précité consid. 4.1.2 ; TF 1B_398/2022 précité consid. 5.2), faute pour l’art. 71 al. 3 CP de l’exiger. La possibilité pour l’autorité d’instruction de placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à « la personne concernée » découle directement de cette dernière disposition. Par « personne concernée », il faut entendre non seulement l’auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d’une manière ou d’une autre, par l’infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l’art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1 ; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Conformément à l’art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (TF 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid.”
Bei treuwidrigen Sicherungsleistungen oder Gestaltungen durch Treuhand/Prête‑nom kann der Drittenschutz des Art. 70 Abs. 2 StGB entfallen. Insbesondere wenn Vermögenswerte nur zum Schein auf einen Dritten übertragen wurden oder Sicherungsleistungen simuliert wurden und der Dritte nicht in gutem Glauben bzw. ohne angemessene Gegenleistung gehandelt hat, können die betreffenden Vermögenswerte als Surrogate dem Täter zugerechnet bzw. für Einziehungs- oder Ausgleichsansprüche herangezogen werden.
“Die zwei Autos und das Darlehen sind nach Angaben von G____ persönlich (SB [...]/1) mit Geld der E____ finanziert worden, womit es sich um Surrogate handelt, die nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen werden können (vgl. dazu BGE 126 I 97 E. 3c/bb; BGer 6S.667/2000 vom 19. Februar 2001 E. 3b/bb; Scholl, a.a.O., § 4 N 225 ff.; Baumann, a.a.O., Art. 70/71 StGB N 47; Trechsel/Jean-Richard-dit-Bressel, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Auflage, Zürich 2021, Art. 70 N 8 ff.). Dass der Teil am Deliktserlös, der auf den beiden Konti der AN____ verblieben ist (Akten S. 2160), eingezogen werden kann, versteht sich mit Hinweis auf oben Erwähntes von selbst (die Ausschlussgründe im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB stehen angesichts der Tatsache, dass G____ Begünstigter und nicht Dritterwerber ist, ausser Frage, wobei selbst bei Unterstellung von Letzterem angesichts der vorstehenden Erwägungen nicht von Gutgläubigkeit ausgegangen werden kann). Dass sich die Staatsanwaltschaft bereit erklärt hat, die gesperrten Konten gegen Hinterlegung einer Sicherheitsleistung freizugeben bzw. die beiden Fahrzeuge und die aus dem Darlehen resultierende Forderung nicht zu beschlagnahmen, stellt ein Entgegenkommen im Interesse von G____ dar (Akten S. 345 ff.). Dass sich Letzterer nunmehr darauf beruft, es habe sich nicht um Surrogate gehandelt bzw. man hätte die Fahrzeuge beschlagnahmen bzw. die Konten beschlagnahmt lassen müssen (Akten S. 11844 ff., 12161 f., 12267 f.), ist treuwidrig und daher nicht zu hören, wobei Surrogate wie soeben erwogen ohnehin der Einziehung unterliegen. Die Konsequenz daraus ist aber, dass es sich wie von der Staatsanwaltschaft dargelegt dazumals um eine Sicherheitsleistung hinsichtlich einer späteren Einziehung gehandelt hat und die entsprechenden Vermögenswerte heute nicht (mehr) als Ersatzforderung behandelt werden können.”
“Cette dernière avait ainsi pu soustraire ce bien aux autorités pénales, alors que la procédure pénale était déjà ouverte et que le Ministère public était sur le point de prononcer le séquestre des deux autres parcelles composant sa propriété. E______ avait effectué des paiements qu'il avait comptabilisés comme étant des prêts garantis par les cédules hypothécaires sur les biens-fonds appartenant à la prévenue, faisant baisser leur valeur. Il avait également, en 2017, connaissant les mesures de séquestre prises sur les biens de la prévenue, obtenu la cession du contrat de prêt simulé, afin de placer un obstacle supplémentaire à des mesures qui pourraient viser la parcelle 2______ en tant que bien de la prévenue. La parcelle 2______ devait être considérée comme faisant partie du patrimoine de la prévenue, bien que détenue par le biais d'un tiers, lequel agissait en tant que prête-nom. Pour le surplus, même à supposer que la parcelle 2______ appartienne véritablement à la recourante, il n'était pas possible à ce stade de déterminer si A______, en tant que tiers à la procédure, remplissait les conditions prescrites à l'art. 70 al. 2 CP, par renvoi de l'art. 71 al. 1 CP, soit si elle devait être considérée comme ayant conclu la transaction avec C______ de bonne foi, ou si elle avait connaissance des faits justifiant la confiscation. En revanche, force était de constater que la fourniture d'une contre-prestation adéquate faisait défaut, permettant ainsi le prononcé d'une créance compensatrice contre un tiers. c. La recourante réplique en contestant que la prévenue puisse disposer librement de la parcelle 2______; elle n'avait pas à pâtir des séquestres tardifs ordonnés par le Ministère public; la preuve contraire de sa bonne foi n'avait pas été apportée. Le séquestre de sa parcelle était disproportionné. EN DROIT : 1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner d'un tiers saisi qui, partie à la procédure (art. 105 al.”
Bei der Festlegung des einzuziehenden Betrags sind bereits restitutierte Summen sowie geleistete Acontozahlungen vom einzuziehenden Vermögenswert abzuziehen.
“Inventaire n° 3______ Ordonne la confiscation et la destruction des objets et documents figurant sous chiffres 2 à 7 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°3______, sous déduction des sommes déjà restituées (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ de la montre figurant sous chiffre 8 de l'inventaire n°3______. Inventaire n°4______ Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à A______ des documents et clés figurant sous chiffres 2 à 6 de l'inventaire n°4______. Inventaire n° 5______ Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, des objets et des téléphones figurant sous chiffres 1 à 3, 6, 8, 10 à 12, 14, 22 à 30 de l'inventaire n°5______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 4, 5 et 9 de l'inventaire n°5______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ de la clé, des documents et des objets figurant sous chiffres 7, 13, 15 à 21 de l'inventaire n°5______, étant précisé que les documents figurant sous chiffres 15 et 16 et que les clés figurant sous chiffre 19 ont déjà été restituées. Condamne A______ aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 23'014.90.-, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.- (art. 426 al. 1 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 2'265.-, qui comprennent un émolument de CHF 2'000.- (art. 428 al. 1 CPP). Prend acte de ce que la rémunération de Me C______, défenseure d'office de A______, a été fixée à CHF 30'507.95 pour la procédure de première instance. Arrête à CHF 2'102.-, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseure d'office de A______, pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, à la prison de B______, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office fédéral de la police et à l'Office cantonal de la population et des migrations.”
“de 2013 à 2016, les indemnités journalières frauduleusement obtenues de M.________ par 62'143 fr. 20 et les honoraires détournés au préjudice d’U.________ par 5'044 fr. 43. Du montant total de 2'829'709 fr. 63, il faudrait déduire l’acompte de 90'000 fr. versé en exécution de la transaction passée avec Santésuisse devant le Tribunal arbitral des assurances du canton de Vaud et les acomptes de 45'000 fr. versés à M.________. Le montant de la créance compensatrice serait donc de 2'694'709 fr. 63, sous réserve de restitution au cas et dans la mesure où le prévenu indemniserait les lésés pour le dommage qu’il leur a causé. L’appelant conteste le prononcé de toute créance compensatrice en faveur de l’Etat. 13.2 Selon l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer ». La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 ; ATF 125 IV 4 consid.”
Strafprozessuale Sicherungsmassnahmen (z. B. Séquestre/Kostendeckungsbeschlagnahme) können angeordnet werden, um die spätere Deckung der Verfahrenskosten sicherzustellen. Séquestrierte Vermögenswerte können sodann mit Ansprüchen auf Verfahrenskosten oder ähnlichen Forderungen verrechnet werden.
“Nach Art. 263 Abs. 1 lit. d und e StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind oder zur Deckung von Ersatzforderungen des Staates gemäss Art. 71 StGB gebraucht werden. Die StPO regelt als weitere strafprozessuale Beschlagnahmeart unter anderem die Kostendeckungsbeschlagnahme (Art. 263 Abs. 1 lit. b i.V.m. Art. 268 StPO). Gemäss Art. 70 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der geschädigten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Abs. 1). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Abs. 2). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einer Drittperson jedoch nur, soweit dies nach Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). Strafprozessuale Zwangsmassnahmen können nur ergriffen werden, wenn ein hinreichender Tatverdacht vorliegt (Art. 197 Abs. 1 lit. b StPO). Sie müssen zudem verhältnismässig sein, dürfen also nur soweit angeordnet und aufrecht erhalten werden, als die angestrebten Ziele nicht durch mildere Massnahmen erreicht werden können und die Bedeutung der Straftat die Zwangsmassnahme rechtfertigt (Art.”
“Die von der Beschwerdeführerin 2 beanstandete Dispositivziffer 5 des vorinstanzlichen Urteils lautet: "Das beschlagnahmte Bargeld bzw. Guthaben von E.________ bei der Ausgleichskasse Luzern im Betrag von Fr. 23'049.-- wird mit Rechtskraft des Urteils eingezogen und zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet." Der Beschwerdeführerin 2 ist grundsätzlich beizupflichten: Die gewählte Formulierung ist in der Tat widersprüchlich (in diesem Sinne auch MARCEL SCHOLL, in: Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, Bd. I, 2018, N. 613 zu Art. 70 StGB). Beschlagnahmte Vermögenswerte können entweder eingezogen (Art. 70 f. StGB) oder zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet werden (Art. 267 Abs. 3 i.V.m. Art. 268 i.V.m. Art. 442 Abs. 4 StPO). Aus dem Dispositiv und den Erwägungen des angefochtenen Urteils ergibt sich jedoch eindeutig, dass die Vorinstanz mit den beschlagnahmten Vermögenswerten die Verfahrenskosten deckt bzw. diese mit den Verfahrenskosten verrechnet. Erstens erkennt die Vorinstanz ausdrücklich, dass das beschlagnahmte Guthaben keinen Deliktskonnex aufweise und es sich deshalb nicht um eine Einziehung nach Art. 70 f. StGB handle. Zweitens wird mit den beschlagnahmten Geldern nicht die Ersatzforderung gegen den Beschwerdeführer 1 (teilweise) getilgt, wie die Beschwerdeführerin 2 mutmasst. Das ergibt sich bereits daraus, dass die Vorinstanz in Dispositivziffer 5 ausdrücklich die Verwendung zur Deckung der Verfahrenskosten anordnet und in Dispositivziffer”
“Renonce à révoquer le sursis octroyé le 30 juillet 2019 par le Tribunal de police de Genève mais adresse un avertissement à A______ et prolonge le délai d'épreuve de 1 an et demi (art. 46 al. 2 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, des balances et des objets figurant sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n° 5______, ainsi que de la drogue et du spray au poivre figurant sous chiffres 1 à 3 de l'inventaire n° 6______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à A______ du téléphone et du couteau suisse figurant sous chiffres 5 et 6 de l'inventaire n° 6______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne le séquestre des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 6______ en vue de couvrir les frais de la procédure (art. 70 CP). Ordonne la restitution à leur légitime ayant droit des deux trottinettes électriques figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 7______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 7______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ de la somme de CHF 50.- figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 7______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux 7/8ème des frais de la procédure, qui s'élèvent au total à CHF 1'036.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Laisse le solde des frais de la procédure à la charge de l'Etat (art. 423 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 6______ (art. 442 al. 4 CPP). Fixe à CHF 2'649.40 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). [ ] Condamne A______ à payer un émolument complémentaire de CHF 600.- à l'Etat de Genève." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, à l'Office cantonal de la population et des migrations, au Service d'application des peines et des mesures.”
Banken können nach Art. 70 Abs. 2 StGB als schutzwürdige Dritte angesehen werden, wenn sie die betreffenden Vermögenswerte «erworben» haben, was regelmässig ein Eigentums- oder zumindest ein beschränkt dingliches Recht (z. B. Pfandrecht) voraussetzt. Anerkannt ist ebenfalls, dass ein persönliches Verfügungsrecht über ein Konto wirtschaftlich einem solchen Recht gleichstehen kann. Dagegen begründen lediglich obligatorische/vertragliche Forderungen (z. B. Mandat, Darlehen, Treuhand) keinen Drittenschutz nach Art. 70 Abs. 2 StGB.
“Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, soit une augmentation de la probabilité de garder l'argent, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 1 aCP, resp. de l'art. 70 al. 1 CP. De même, la rétribution de l'auteur du blanchiment constitue un produit confiscable de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). Conformément à l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée. Cette disposition, dont la formulation est identique à l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, ne vise que le tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l'infraction, à l'exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l'infraction (par exemple de l'entreprise qui profite directement du produit illicite provenant d'une infraction commise par un de ses employés ou du proche d'un fonctionnaire corrompu auquel l'auteur a directement versé le pot-de-vin). Le terme "acquis" signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause. Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également protégé, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces. En revanche, le tiers qui peut se prévaloir seulement de droits de nature obligationnelle (mandat, fiducie, prêt) ne pourra pas invoquer cette disposition (arrêt du Tribunal fédéral 6S.”
“2 aCP, ne vise que le tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l'infraction, à l'exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l'infraction (par exemple de l'entreprise qui profite directement du produit illicite provenant d'une infraction commise par un de ses employés ou du proche d'un fonctionnaire corrompu auquel l'auteur a directement versé le pot-de-vin). Le terme "acquis" signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause. Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également protégé, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces. En revanche, le tiers qui peut se prévaloir seulement de droits de nature obligationnelle (mandat, fiducie, prêt) ne pourra pas invoquer cette disposition (arrêt du Tribunal fédéral 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.1 et les réf. citées). Dès lors, pour que la banque puisse faire valoir des droits sur les actifs séquestrés, elle doit les avoir «acquis», selon l'expression utilisée à l'art. 70 al. 2 CP. Ce qui signifie qu'elle doit avoir au moins un droit réel limité sur les valeurs en question. Ce n'est que si elle a un tel droit sur ces valeurs que la banque peut être considérée comme un tiers, pour autant qu'elle satisfasse aux autres exigences posées par la loi (bonne foi et contre-prestation suffisante). En revanche, si la banque ne fait valoir que des prétentions de nature personnelle ou obligationnelle à l'égard de son cocontractant, elle ne dispose d'aucune protection particulière (Lombardini, Le séquestre pénal d'actifs bancaires, op. cit., p. 11). S'agissant de la condition de la bonne foi, la personne morale ne peut pas s'en prévaloir lorsque l'infraction a été commise en son sein (Macaluso, in CR-CP I, n° 83 ad art. 102 CP). La condition de la bonne foi est également exclue lorsqu'un défaut de surveillance a permis la commission de l'infraction (Niggli/Gfeller, in BSK-Strafrecht I, n° 360 ad art. 102 CP). Aux termes de l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent dont le but est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 124 I 6 consid.”
Bei Vermischung deliktischer und rechtmässiger Vermögenswerte kann nach der in der Quelle bezeichneten «Theorie des Sédiments» zumindest der identifizierbare (aufklärbare) Anteil eingezogen werden. Ergibt sich der Zufluss nicht unmittelbar vom Täter, kann der Empfänger als Dritterwerber gelten; in diesem Fall ist zu prüfen, ob er gutgläubig war oder eine angemessene Gegenleistung erbracht hat, bevor die Einziehung angeordnet wird.
“________ est impossible dès lors que ces prélèvements ont eu lieu en espèces, force est de constater qu'ils correspondent à deux prélèvements en espèces effectués à des dates très rapprochées, soit un montant de CHF 25'000.- prélevé le 1er mai 2018 et un montant de CHF 25'000.- prélevé le 28 décembre 2018 (DO 14723). Un lien direct peut ainsi être établi entre le compte de l'appelante et les infractions commises par le prévenu, même si les valeurs délictueuses ont été mélangées avec des valeurs de provenance licite appartenant à l'appelante. Dans ces conditions, et à tout le moins à hauteur de CHF 37'000.- (27'000 + 10'000), les valeurs figurant sur ce compte peuvent en application de la théorie dite du sédiment (consid. 7.1.2 ci-avant) faire l'objet d'une confiscation et il n'est pas nécessaire de recourir à une créance compensatrice. Il en résulte que, si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP sont remplies, c'est bien une confiscation, comme requis par le Ministère public, voire même une restitution au lésé au sens de l'art. 70 al. 1 CP, qu'il s'agira de prononcer. 7.3.2. Contrairement à ce que les premiers juges ont admis, il y a lieu de constater que l'appelante revêt la qualité de tiers acquéreur et non de tiers bénéficiaire au sens de la jurisprudence citée ci-avant. En effet, si les fonds dont elle a bénéficié provenaient certes des infractions commises, il ne lui sont pas parvenus immédiatement et directement par celles-ci, mais bien par l'intermédiaire du prévenu. Il convient par conséquent d'examiner dans quelle mesure elle était de mauvaise foi ou, si elle était de bonne foi, si elle a fourni une contreprestation adéquate ou si le prononcé de la confiscation est d'une rigueur excessive à son égard. En ce qui concerne la condition de la bonne foi, l'appelante fait valoir qu'elle n'a jamais été mise au courant, ni a eu un quelconque soupçon quant à l'activité délictueuse de son mari et qu'elle était totalement ignorante quant à l'origine délictuelle de leur train de vie. Elle a ainsi expliqué qu'elle savait que son mari "s'occupait des finances" à D.”
Bei der Einziehung kann die zugrundeliegende Vortat nicht abschliessend nachgewiesen sein. Im Bereich der Geldwäscherei (Art. 305bis StGB) ist die Vortat keine objektive Strafbarkeitsbedingung; es genügen gewichtige Anhaltspunkte bzw. die Überzeugung des Täters im Sinne einer ‚Parallelwertung in der Laiensphäre‘, dass die Vermögenswerte aus einer schwerwiegenden Vortat stammen und eine Einziehung nach Art. 70 StGB in Betracht kommt.
“Die Charakterisierung der Geldwäscherei als abstraktes Gefährdungsdelikt gegen die Rechtspflege bedeutet, dass das Delikt vollendet ist, sobald die vorgeworfene Handlung eine zumindest potentielle Strafverfolgung gefährdet. Folglich ist der durch Art. 305bis StGB strafbewehrte Angriff auf die Rechtspflege mit dem Abschluss eines entsprechend geeigneten Handelns verwirklicht; der Tatbestand ist unabhängig davon erfüllt, ob sich die dem Anschein nach bestehende Vortat effektiv bewahrheitet und eine Einziehung von entsprechendem Deliktsgut stattfinden kann. Die Vortat ist keine objektive Strafbarkeitsbedingung (Urteil 6S.66/1999 vom 24. Februar 1999 E. 2b), weshalb sie auch nicht abschliessend nachgewiesen sein muss. Vorausgesetzt ist nur, dass dem Geldwäscher gleichsam in einer "Parallelwertung in der Laiensphäre" bewusst ist, dass die Vermögenswerte aus einer schwerwiegenden Vortat stammen (können) (BGE 149 IV 248 E. 6.3 a.E.; Urteil 6B_270/2021 vom 5. Oktober 2022 E. 2.2 mit Hinweisen), und dass gegebenenfalls eine Einziehung nach Art. 70 StGB infrage kommt. Es genügt also, wenn der Täter die Rückverfolgung von Vermögenswerten durch aktives Handeln erschwert, obwohl er - ohne es letztlich sicher wissen zu müssen - erheblichen Grund zur Annahme hat, die betreffenden Mittel stammten aus einem Verbrechen (vgl. MARK PIETH, Basler Kommentar, Strafrecht II, 4. Aufl. 2019, N. 36 zu Art. 305bis StGB). In diesem Sinn bildet das Element der Vortat einen Teil des subjektiven Tatbestands von Art. 305bis StGB (unten E. 6.3).”
Art. 70 Abs. 2 StGB gewährt seinen Schutz dem nachträglichen Dritterwerber, nicht dem Direktbegünstigten. Geschützt ist, wer einen deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs und ohne Zusammenhang (Konnex) mit der Tathandlung erwirbt; dem unmittelbar durch die Straftat zugutekommenden Dritten (Direktbegünstigten) kommt der Schutz nach Art. 70 Abs. 2 StGB hingegen nicht zugute.
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB unterliegen der Einziehung Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der verletzten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (BGE 147 IV 479 nicht publ. E. 3.4; Urteile des Bundesgerichts 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.1 6B_1256/2018 vom 28. Oktober 2019 E. 7.1; 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.1 mit Hinweis). Art. 70 Abs. 2 StGB schützt nach der Rechtsprechung nur Dritterwerber, nicht aber Direktbegünstigte, bei welchen Art. 70 Abs. 1 StGB zur Anwendung kommt. Als Dritterwerber gilt, wer einen deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt. Drittbegünstigt ist dagegen, wem der deliktisch erlangte Vermögenswert unmittelbar durch die Straftat direkt zukommt (BGE 147 IV 479 nicht publ. E. 3.4; Urteile des Bundesgerichts 6B_910/2019 vom 15. Juni 2020 E. 6.5.1; 6B_137/2018 vom 7. November 2018 E. 3.2; 6B_916/2016 vom 25. Oktober 2016 E. 5).”
“2 CP ne se rapporte pas à la notion civile de bonne foi. Il faut que le tiers ait une connaissance certaine des faits qui auraient justifié la confiscation ou, à tout le moins, considère leur existence comme sérieusement possible, soit qu'il connaisse les infractions d'où provenaient les valeurs ou, du moins, ait eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction. En d'autres termes, la confiscation à l'égard d'un tiers ne sera possible que si celui-ci a une connaissance – correspondant au dol éventuel – des faits justifiant la confiscation ou, à tout le moins, s'il a eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction (arrêts TF 6B_654/2013 du 31 octobre 2013 consid. 2.3; 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.2). S'agissant de la contreprestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit ou que la contreprestation avait une valeur immatérielle (arrêt TF 6B_910/2019 du 15 juin 2020 consid. 6.5.1). Selon la jurisprudence, l'art. 70 al. 2 CP protège le tiers acquéreur (Dritterwerber), mais non le tiers bénéficiaire (Drittbegünstigter). Est un tiers acquéreur celui qui reçoit une valeur patrimoniale d'origine illicite après la commission de l'infraction, dans le cadre d'un transfert sans lien de connexité avec l'acte incriminé. Le tiers bénéficiaire en revanche reçoit la valeur patrimoniale immédiatement et directement par l'infraction (arrêt TF 6B_137/2018 du 18 juillet 2018 consid. 3.2; voir aussi Konopatsch, in Graf (éd.), StGB Annotierter Kommentar, 2020, art. 70 n. 52; PC CP; 2e éd. 2017, art. 70 n. 19). Le Tribunal fédéral a ainsi avalisé la confiscation d'un compte commun d'époux dont le mari s'était rendu coupable d'escroquerie et sur lequel les valeurs patrimoniales résultant de l'infraction avaient été versées (arrêt TF 6B_916/2016 du 25 octobre 2016 consid. 4; voir aussi Trechsel/Jean-Richard, in Trechsel/Pieth (éd.), Praxiskommentar StGB, 4e éd. 2021, art. 70 n.11). Il a en revanche considéré comme un tiers acquéreur la personne à laquelle les valeurs délictuelles avaient été remises par sa mère, auteur d'un abus de confiance (6B_654/2013 du 31 octobre 2013 consid.”
“Die Festlegung einer Ersatzforderung unterliegt den gleichen Voraussetzungen wie die Einziehung von Vermögenswerten. Diese sind mit anderen Worten immer zu prüfen. Erst wenn die Einziehung nicht greifen kann, weil die entsprechenden Vermögenswerte etwa verbraucht, versteckt oder veräussert wurden, kommt eine Ersatzforderung in Betracht (vgl. BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 mit Hinweisen; Botschaft über die Änderung des Schweizerischen Strafgesetzbuches und des Militärstrafgesetzes vom 30. Juni 1993 [nachfolgend: Botschaft], BBl. 1993 III 311 Ziff. 223.5; Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 1 zu Art. 71 StGB). 5.4 Grundsätzlich können die Vermögenseinziehung und die Ersatzforderung, wie das Gesetz sagt, auch gegenüber Dritten angeordnet werden. Sie sind jedoch ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (sog. Drittenprivileg, Art. 70 Abs. 2 StGB). Als Dritterwerber gilt nach der Rechtsprechung und Lehre diejenige natürliche oder juristische Person, die einen konkreten deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt, also an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt ist und am fraglichen Vermögenswert ein dingliches oder allenfalls obligatorisches Recht erwirbt. Keinen Schutz gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB kann demgegenüber der Dritte in Anspruch nehmen, welchem die Werte unmittelbar durch die Straftat zugekommen sind und der somit Direktbegünstigter ist. «Direkt» in diesem Sinne meint, dass die Vermögenswerte nicht zunächst durch einen anderen Vermögensträger erlangt werden und dem Dritten erst infolge nachträglichen und legalen Erwerbs zugehen. Das gilt insbesondere bei Vertretungsverhältnissen, also beim Handeln für einen anderen, wo die Wirkung der Rechtshandlung des Vertreters unmittelbar im Rechtskreis des Vertretenen eintritt (Urteil des Bundesgerichts 6B_80/2011 vom 8.”
Liegt fest, dass ein Dritter Inhaber der streitigen Sachen/Werte ist, kommen Einziehung bzw. Sequester gegenüber diesem Dritten nicht in Betracht, soweit die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB (vgl. Entscheid) nicht erfüllt sind.
“Cette argumentation n’est pas contestée par le recourant – à juste titre d’ailleurs, puisqu’il n’aurait pas d’intérêt à se plaindre de cette identité économique qui ne le concerne pas. Quant à lui, le prévenu n’a pas recouru contre l’ordonnance attaquée, ce qu’il aurait pu faire s’il estimait que les véhicules ne pouvaient pas être séquestrés puisqu’ils étaient propriété de l’une des sociétés, à l’exclusion de lui-même. Ainsi, la Chambre ne se penchera pas sur ce point, pas plus qu’elle n’examinera le respect du principe de proportionnalité, puisque ce point n’a pas été remis en question par le prévenu, qui n’a pas interjeté de recours. Le séquestre des véhicules est ainsi confirmé. La conclusion (dont on doit comprendre qu’elle est subsidiaire et non alternative, malgré le terme « oder » utilisé) du recourant visant à ce qu’il consigne un montant de CHF 10'000.- ou à dire d’expertise afin que le séquestre soit levé doit également être rejetée, puisqu’aucun des biens ou valeurs du recourant ne sauraient être séquestrés, celui-ci étant un tiers à la procédure et les conditions de l’art. 70 al. 2 CP (par renvoi de l’art. 71 al. 2 CP) n’étant pas remplies. Encore une fois, si les véhicules litigieux sont séquestrés, c’est bien parce qu’on estime que ces biens sont propriété du prévenu, à l’exclusion du recourant. 2.4.4. Sur le vu de l’ensemble de ce qui précède, le recours doit être rejeté et l’ordonnance attaquée confirmée. 3. Les frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 600.- (émolument : CHF 500.-; débours : CHF 100.-), sont mis à la charge de A.________, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP; art. 124 LJ et 33 ss du règlement sur la justice du 30 novembre 2010 [RJ; RSF 130.11]). Pour la même raison, il ne lui est pas alloué d’indemnité de partie, étant relevé au demeurant qu’il a agi seul. (dispositif en page suivante) la Chambre arrête : I. Le recours est rejeté. Partant, l’ordonnance du Ministère public du 15 avril 2024 est confirmée. II. Les frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 600.- (émolument : CHF 500.-; débours : CHF 100.-), sont mis à la charge de A.________.”
“Cette argumentation n’est pas contestée par le recourant – à juste titre d’ailleurs, puisqu’il n’aurait pas d’intérêt à se plaindre de cette identité économique qui ne le concerne pas. Quant à lui, le prévenu n’a pas recouru contre l’ordonnance attaquée, ce qu’il aurait pu faire s’il estimait que les véhicules ne pouvaient pas être séquestrés puisqu’ils étaient propriété de l’une des sociétés, à l’exclusion de lui-même. Ainsi, la Chambre ne se penchera pas sur ce point, pas plus qu’elle n’examinera le respect du principe de proportionnalité, puisque ce point n’a pas été remis en question par le prévenu, qui n’a pas interjeté de recours. Le séquestre des véhicules est ainsi confirmé. La conclusion (dont on doit comprendre qu’elle est subsidiaire et non alternative, malgré le terme « oder » utilisé) du recourant visant à ce qu’il consigne un montant de CHF 10'000.- ou à dire d’expertise afin que le séquestre soit levé doit également être rejetée, puisqu’aucun des biens ou valeurs du recourant ne sauraient être séquestrés, celui-ci étant un tiers à la procédure et les conditions de l’art. 70 al. 2 CP (par renvoi de l’art. 71 al. 2 CP) n’étant pas remplies. Encore une fois, si les véhicules litigieux sont séquestrés, c’est bien parce qu’on estime que ces biens sont propriété du prévenu, à l’exclusion du recourant. 2.4.4. Sur le vu de l’ensemble de ce qui précède, le recours doit être rejeté et l’ordonnance attaquée confirmée. 3. Les frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 600.- (émolument : CHF 500.-; débours : CHF 100.-), sont mis à la charge de A.________, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP; art. 124 LJ et 33 ss du règlement sur la justice du 30 novembre 2010 [RJ; RSF 130.11]). Pour la même raison, il ne lui est pas alloué d’indemnité de partie, étant relevé au demeurant qu’il a agi seul. (dispositif en page suivante) la Chambre arrête : I. Le recours est rejeté. Partant, l’ordonnance du Ministère public du 15 avril 2024 est confirmée. II. Les frais de la procédure de recours, arrêtés à CHF 600.- (émolument : CHF 500.-; débours : CHF 100.-), sont mis à la charge de A.________.”
Drittbetroffene sind im Einziehungsverfahren nur insoweit als Partei zu behandeln, als dies zur Wahrung ihrer Interessen bei der Einziehungsfrage nötig ist. Sie haben insbesondere ein Recht, zur Einziehung angehört zu werden und Einsicht in die Teile des Aktenmaterials zu nehmen, die für die Beurteilung der Einziehung/relevante Konfiskationsfragen erforderlich sind; ein uneingeschränkter Anspruch auf Einsicht in das gesamte Dossier besteht nicht.
“La partie plaignante dispose sans condition des droits procéduraux conférés par le CPP, dont ceux de consulter le dossier, déposer des réquisitions de preuve et participer aux auditions, cela toutefois dans la mesure où ces moyens concernent l'infraction pour laquelle elle est lésée dans ses droits juridiquement protégés (arrêt du Tribunal fédéral 1B_438/2016 du 14 mars 2017 consid. 2.2.2). En d'autres termes, le droit de la partie plaignante de consulter le dossier de la procédure ne vaut que pour les faits pour lesquels elle dispose effectivement de cette qualité (cf. arrêts du Tribunal fédéral 1B_344/2019 du 16 janvier 2020 consid. 2.2 ; 1B_485/2018 du 1er février 2019 consid. 1.2 ; 1B_374/2017 du 13 novembre 2017 consid. 1.2). La situation est en substance la même pour les tiers touchés par des actes de procédure (art. 105 al. 1 let. f CPP), lesquels se voient reconnaître la qualité de partie – et les droits qui y sont associés – dans la mesure nécessaire à la sauvegarde de leurs intérêts (art. 105 al. 2 CPP). À ce titre, ils ne sauraient prétendre à un droit à la consultation de l'intégralité du dossier de la procédure pénale, mais uniquement aux éléments pertinents pour l'exercice de leurs droits de défense (arrêt du Tribunal fédéral 1B_612/2019 du 13 mai 2020 consid. 4.3). Ainsi, le tiers touché par une mesure de confiscation (art. 70 al. 2 CP), respectivement par le prononcé d'une créance compensatrice (art. 71 al. 1 in fine CP), dispose du droit d'être entendu sur ce point seulement ; il peut notamment consulter les pièces du dossier qui touchent à la question de la confiscation (ATF 121 IV 365 consid. 7c ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_523/2007 du 18 janvier 2008 consid. 5.2 ; cf. aussi arrêt 5A_893/2010 du 5 mai 2011 consid. 3.3 : "le juge pénal doit [ ] interpeller [le tiers] afin de respecter son droit d'être entendu"). En doctrine, on admet que le lésé qui demande la restitution de valeurs patrimoniales sur la base de l'art. 70 al. 1 in fine CP, respectivement l'allocation de valeurs patrimoniales confisquées sur la base de l'art. 73 CP, dispose du droit d'être entendu et de consulter le dossier dans la mesure utile à ces questions (R. WEILENMANN, Drittgeschädigte Personen im Strafverfahren, Zurich 2020, n. 625 s. et 634 s. ; voir aussi S. SCHÖDLER, Dritte im Beschlagnahme- und Einziehungsverfahren, Zurich 2012, p. 81 s.”
Beschlagnahmte Gelder können im Rahmen von Art. 70 Abs. 1 StGB auf Parteientschädigungen bzw. Verfahrenskosten angerechnet und nach Rechtskraft entsprechend ausbezahlt bzw. zur Deckung dieser Kosten verwendet werden.
“________, die C.________ GmbH, die L.________ AG, A.________ sowie die K.________ AG im Vereinbarungsfall seien die Verfahrenskosten mit dem beschlagnahmten Guthaben von CHF 16'015.75 zu verrechnen und sei der Restbetrag von CHF 10'515.73 als Parteikostenbeitrag an die C.________ AG [ehemals C.________ GmbH] zu überweisen (pag. 723 f.). Der Beschuldigte teilte an der Berufungsverhandlung auf Nachfrage des Vorsitzenden mit, die gerichtliche Vereinbarung vom 21./28. September 2021 habe seiner Ansicht nach noch immer Bestand (pag. 1029 Z. 37 ff.). Erst- und oberinstanzlich beantragten beide Parteien, der beschlagnahmte Geldbetrag sei der Privatklägerin zurückzuerstatten (pag. 824 und pag. 1049) resp. unter Anrechnung der Parteientschädigung zu überweisen (pag. 824 und pag. 1053). Insofern kann als zwischen allen Involvierten anerkannt gelten, dass die beschlagnahmten CHF 16'015.75 der Privatklägerin zustehen. Die Kammer verfügt in Umsetzung der Vereinbarung vom 21./28. September 2021 und Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB (Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands) den beschlagnahmten Geldbetrag von CHF 16'015.75 an die Deckung der Parteientschädigung der Privatklägerin anzurechnen und dieser nach Rechtskraft des Urteils auszubezahlen (siehe auch E. V.23.2 hiervor).”
“Le prélèvement du montant de CHF 5'024.50 (valeur au 24 février 2021 : D. 20 104) se trouvant sur le compte D.________ no AW.________ au nom de C.________, compte bloqué par ordonnance du Ministère public du 20 octobre 2016 (D. 07 001 009), est ordonné. Le montant de la commission prélevée par le prévenu de CHF 4'146.20 est confisqué, conformément à l’art. 70 al. 1 CP. Le solde du compte, soit CHF 878.30, est quant à lui utilisé en couverture des frais judiciaires de première instance, conformément aux art. 267 al. 3 et 268 al. 1 CPP, les frais de procédure à payer par le prévenu diminuant dans cette mesure. En outre, la levée du blocage du compte précité est prononcée, une fois le prélèvement du montant de CHF 5'024.50 effectué.”
Bei der Ermittlung der nach Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehenden Vermögenswerte sind interne Überweisungen nur insoweit zu berücksichtigen, als die betreffenden Beträge nicht bereits durch Sequester oder konfiskatorische Massnahmen erfasst worden sind. Beträge, die auf Konten oder Kontobeziehungen verbracht wurden, die bereits gesperrt oder konfisziniert wurden, dürfen nicht nochmals für die Einziehung angesetzt werden, da sonst eine doppelte Berücksichtigung eintreten würde.
“après la commission de l'infraction principale. A l'exception des fonds du compte bancaire au nom de la société 1, qui ont été mis en gage, à concurrence d'un montant de EUR 10 millions, pour servir de garantie au crédit de même valeur de type «back-to-back» octroyé par la banque, celle-ci ne dispose pas d'un droit réel limité sur les autres valeurs déposées par F. et son entourage. Il s'ensuit que la protection découlant de l'art. 70 al. 2 CP ne peut concerner que les valeurs de la relation au nom de la société 1, à l'exclusion des autres relations ouvertes par F. et son entourage. 12.2.2 Comme relevé ci-dessus, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment est confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. En l'espèce, les sommes concernées par les actes de blanchiment retenus à l'encontre d'A. se chiffrent à EUR 16'054'863.49 pour les virements à l'étranger et à EUR 107'465.00 pour les retraits en espèces. Ces sommes doivent être prises en considération dans le cadre de l'art. 70 al. 1 CP. S'agissant des virements internes, les précisions suivantes sont nécessaires. En ce qui concerne les virements internes de CHF 89'367.50 et de CHF 95'770.09 les 3 et 5 juillet 2007, de EUR 118'440.78 le 6 juillet 2007, de USD 167'138.- le 9 juillet 2007 et de EUR 39'867.08 le 10 juillet 2007, il en va de sommes qui ont toutes été transférées du compte n° 21 vers le compte de la société 3. Cette dernière relation a fait l'objet d'un séquestre le 29 août 2007 et les valeurs patrimoniales déposées sur celle-ci ont été confisquées par ordonnance pénale du 15 décembre 2020 rendue contre N. (cf. supra A.10). De même, la somme de EUR 535'000.- transférée en interne le 1er octobre 2007 de la relation n° 21 vers le compte de la société 32, puis transférée le même jour auprès de la banque 6, à Chypre, est comprise dans la somme de EUR 16'054'863.49 précitée. Il s'ensuit qu'il ne peut pas être tenu compte, dans la détermination des valeurs patrimoniales qui devaient être confisquées au sens de l'art.”
“- transférée en interne le 1er octobre 2007 de la relation n° 21 vers le compte de la société 32, puis transférée le même jour auprès de la banque 6, à Chypre, est comprise dans la somme de EUR 16'054'863.49 précitée. Il s'ensuit qu'il ne peut pas être tenu compte, dans la détermination des valeurs patrimoniales qui devaient être confisquées au sens de l'art. 70 al. 1 CP, des montants transférés en interne sur le compte de la société 3, qui a déjà été confisqué, ni du virement interne de EUR 535'000.- précité, au risque de retenir ce dernier montant deux fois. En revanche, il faut prendre en considération le virement interne de EUR 1'261.41 intervenu le 6 novembre 2007 entre le compte de Q. et celui de la société 32, ainsi que le virement interne de EUR 2'500'000.- intervenu le 8 août 2007 entre les relations des sociétés 1 et 62, puisque les comptes des sociétés 32 et 62 n'ont pas fait l'objet d'un séquestre ou d'une confiscation. Par conséquent, les sommes déterminantes au regard de l'art. 70 al. 1 CP se chiffrent à EUR 16'054'863.49 pour les virements vers l'étranger, à EUR 107'465.00 pour les retraits en espèces et à EUR 2'501'261.41 pour les virements internes, soit un montant total de EUR 18'663'589.90. 12.2.3 Toutes les sommes précitées proviennent d'actes de blanchiment non prescrits retenus contre A. Il s'ensuit que le principe de la confiscation de l'art. 70 al. 1 CP est applicable pour ces sommes, étant précisé que le délai de prescription applicable à la confiscation est celui de l'infraction de blanchiment d'argent retenu contre A. (art. 70 al. 3 CP). Le droit de confisquer n'est donc pas prescrit s'agissant de ces sommes. Il ne fait aucun doute que si les sommes précitées étaient encore disponibles, elles seraient confisquées auprès de la banque B., vu qu'il s'agit d'argent blanchi. Il faut ainsi examiner si les conditions d'une créance compensatrice contre la banque sont réunies. Cette créance compensatrice ne peut être prononcée que si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art.”
Wird deliktisches Vermögen dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt, mindert dies den zivilrechtlichen Schadenersatzanspruch in diesem Umfang. Ist das deliktische Original zurückgegeben worden, kann ein dafür geleistetes Surrogat (z. B. bezahlter Kaufpreis) von einer Einziehung ausgeschlossen sein. Andererseits können aus deliktischer Herkunft stammende Auszahlungen (etwa Lohn- oder Krankentaggeldzahlungen) als einziehbare deliktische Mittel der geschädigten Privatklägerin zugewiesen werden.
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Ist die Beschlagnahme eines Gegenstandes oder Vermögenswertes nicht vorher aufgehoben worden, so ist über seine Rückgabe an die berechtigte Person im Endentscheid zu befinden (Art. 267 Abs. 3 StPO). Gestützt auf die vorstehenden Erwägungen (E. II.3.5.3) ist das beschlagnahmte Bargeld im Umfang von CHF 4'000.– deliktischer Herkunft und somit der geschädigten Privatklägerin zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes zurückzugeben. In diesem Umfang verringert sich der Schadenersatzanspruch, so dass dieser Betrag an die Forderung der Privatklägerin gemäss Dispositiv-Ziffer III.2 Abs. 1 angerechnet wird. In diesem Sinne ist Ziffer III.1 Abs. 5 des vorinstanzlichen Urteilsdispositivs abzuändern.”
“Weiter steht fest, dass der Zweitberufungskläger Besitz an den gekauften Ziga- rettenstangen erlangte, zumal diese in seinem Lieferwagen sichergestellt werden konnten (Urk. 29/1). Allerdings wurde C._____ im Zeitpunkt der Besitzübertra- gung nicht Eigentümer der 900 Stangen, da der Beschuldigte diese zuvor gestoh- len hatte. Die rechtliche Würdigung der Vorinstanz blieb unangefochten, soweit sie das Verhalten des Beschuldigten grundsätzlich als Diebstahl im Sinne von Art. 139 Ziff. 1 StGB qualifizierte. Entsprechend hätte die Privatklägerin die er- worbenen Zigarettenstangen gestützt auf Art. 934 Abs. 1 ZGB noch während fünf Jahren von C._____ herausverlangen können. Einer Rückerstattung der delik- tisch erlangten Vermögenswerte an die Privatklägerin standen somit keine ge- schützten dinglichen Rechte des Zweitberufungsklägers entgegen. Insofern ist - 35 - nicht zu beanstanden, dass die sichergestellten Zigarettenstangen am 30. April 2020 an die Privatklägerin herausgegeben wurden. Ihr gegenüber wurde somit der rechtmässige Zustand im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB wiederhergestellt. Als Folge ist eine Einziehung des geleisteten Kaufpreises von Fr. 55'000.– aus- geschlossen, da dieser – wie bereits erwähnt – lediglich ein Surrogat des delik- tisch erlangten Originalwerts, d.h. der 900 Zigarettenstangen darstellt. Da der beschlagnahmte Geldbetrag keinen einziehbaren Vermögenswert dar- stellt, fällt dessen Zusprechung an die Privatklägerin gestützt auf Art. 73 Abs. 1 lit. b StPO ausser Betracht.”
“64 auf dem Konto übrig (vgl. StA act. 8.5). Gemäss der oben beschriebenen Sockeltheorie bilden diese CHF 1'589.64 den deliktischen "Boden" bzw. "Sockel", da der Be- schuldigte mit der Abhebung der CHF 95'000.00 in die von April bis Juni 2017 an ihn ausbezahlten Löhne deliktischer Herkunft "eingriff" bzw. diesen deliktischen "Bodensatz" antastete (vgl. E. 8.2.2). Weitere deliktische Vermögenswerte bilden die nach der Abhebung vom 12. Juli 2017 vom B. an den Beschuldigten ausgerichteten Lohnfortzahlungen bzw. Krankentaggelder (CHF 4'936.40 vom 25. Juli 2017; CHF 4'936.85 vom 25. August 2017; CHF 4'936.85 vom 25. September 2017; CHF 8'997.65 vom 25. Oktober 2017; CHF 2'773.85 vom 24. November 2017). Der Einziehung unterliegen damit der sich nach der Abhebung vom 12. Juli 2017 noch auf dem Konto befindliche Betrag von CHF 1'589.64 sowie alle späte- ren Lohnzahlungen (CHF 1'589.64 + CHF 4'936.40 + CHF 4'936.85 + CHF 4'936.85 + CHF 8'997.65 + CHF 2'773.85), total somit CHF 28'171.24. Ge- stützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB werden diese der Privatklägerin zur Wiederherstel- lung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt bzw. aus den beschlagnahmten Vermögenswerten direkt zugesprochen. Demnach sind der Privatklägerin von den beschlagnahmten Vermögenswerten CHF 28'171.24 zuzuweisen. Um diesen Be- trag reduziert sich der vom Beschuldigten an die Privatklägerin zu bezahlende Schadenersatz. Weil die Privatklage im Umfang von CHF 49'356.17 vollumfänglich gutgeheissen wird, hat der Beschuldigte der Privatklägerin damit noch die Diffe- renz von CHF 21'184.93 zu bezahlen (CHF 49'356.17 - CHF 28'171.24).”
Fehlt der Gutglaube des Erwerbers — etwa weil er an der unrechtmässigen Veräusserung beteiligt oder als wirtschaftlich identische Person/Strohmann der Täterin anzusehen ist — greift der Schutz des Art. 70 Abs. 2 StGB nicht. In solchen Konstellationen kann die Einziehung bzw. ein Sequester gegenüber dem Dritten erfolgen.
“00, welche vom Beschuldigten 1 und die CHF 20'000.00, welche von der H.________ GmbH auf das F.________-Konto der Beschwerdeführerin einbezahlt worden sind. Aufgrund des Zeitablaufs seit der Tat und weiterer Gutschriften und Belastungen auf dem BEKB-Konto der H.________ GmbH kann nicht mehr nachvollzogen werden, ob es sich hierbei um unmittelbar aus der mutmasslichen Straftat stammende Vermögenswerte handelt. Eine Einziehungsbeschlagnahme bei der Beschwerdeführerin scheint vor diesem Hintergrund nicht (mehr) möglich. 6. 6.1 Zu prüfen bleibt, ob die Vermögenswerte auf dem F.________-Konto der Beschwerdeführerin im Hinblick auf die Durchsetzung einer Ersatzforderung beschlagnahmt werden können. Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen. Wie ausgeführt, ist eine Ersatzforderungsbeschlagnahme nach Art. 71 Abs. 3 StGB unter gewissen Voraussetzungen auch gegenüber einem durch die Straftat begünstigten Dritten möglich (Art. 71 Abs. 1 in Verbindung mit Art. 70 Abs. 2 StGB). Sie ist zudem zulässig, wenn es sich beim Dritten um wirtschaftlich dieselbe Person handelt und demgemäss die Voraussetzungen für einen Durchgriff vorliegen. Dasselbe gilt hinsichtlich der Vermögenswerte, die wirtschaftlich betrachtet im Eigentum der beschuldigten Person stehen, weil sie etwa nur durch ein Scheingeschäft an einen «Strohmann» übertragen worden sind (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 S. 64 mit Hinweisen). 6.2 Gemäss Angaben der Beschwerdeführerin setzt sich der auf das F.________-Konto einbezahlte Betrag von insgesamt CHF 41'000.00 aus den vorerwähnten Beträgen von CHF 9'000.00 (eigenes Geld), von CHF 12'000.00 (Einzahlung durch den Beschuldigten 1) und von CHF 20'000.00 (Einzahlung durch die H.________ GmbH) zusammen (vgl. Beschwerdebeilage 1 und 4). Die Beschwerdeführerin behauptet, es handle sich um ihr eigenes Geld bzw. sie allein sei wirtschaftlich daran beteiligt. Dies erscheint in Übereinstimmung mit der Staatsanwaltschaft nicht glaubhaft. Es kann vollumfänglich auf die Ausführungen in der staatsanwaltlichen Stellungnahme verwiesen werden.”
“C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1). Lorsque ces conditions sont réunies, la restitution doit avoir lieu sans égard aux autres créanciers ou lésés (ATF 128 I 129 consid. 3.1.2 p. 132 ss). L'art. 70 al. 2 CP précise que la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb p. 178; arrêt du Tribunal fédéral 1B_3/2014 du 5 février 2014 consid. 3.2 in RtiD 2014 II p. 227) Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payée avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation (arrêts du Tribunal fédéral 1B_222/2015 du 10 novembre 2015 consid. 2.1; 1B_166/2008 du 17 décembre 2008 consid. 4.3). 3.2. En l'espèce, la recourante ne peut pas être suivie, quand bien même l'on ignore les raisons pour lesquelles son animateur et propriétaire n'a pas été interrogé, ne fût-ce (art. 6 al. 1 CPP) que pour lever les doutes et dissiper "l'ignorance" dont le Ministère public fait état dans la décision attaquée. En premier lieu, c'est en vain que la recourante se prévaut de sa bonne foi, dans la mesure où son animateur et propriétaire est expressément visé par la partie plaignante comme un participant à l'aliénation indue des vingt-quatre tableaux placés sous séquestre à Genève (art.”
Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB ist eine dingliche Massnahme und kann unabhängig von der Strafbarkeit einer bestimmten Person angeordnet werden. Die Rechtsprechung lässt die Einziehung auch zu, wenn keine bestimmte Person bestrafbar ist (z. B. weil der Täter nicht identifiziert werden kann, verstorben ist oder die Verfolgung ausländischer Gründe nicht möglich ist), soweit ein hinreichender Zusammenhang zwischen der Straftat und den zu entziehenden Werten besteht.
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Die Verurteilung einer bestimmten Person als Täter ist nicht erforderlich (vgl. BGE 141 IV 155 E. 4.1). Eine Einziehung kommt namentlich auch in Betracht, wenn das Verfahren mangels eines ausreichend konkreten, eine Anklage rechtfertigenden Tatverdachts gegen eine bestimmte Person eingestellt wird, sofern nur eine strafbare Handlung gegeben ist (vgl. Art. 319 Abs. 1 lit. a i.V.m. Art. 320 Abs. 2 Satz 2 StPO; Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.1 mit Hinweisen).”
“2 CPP prescrit que le Ministère public lève, dans l'ordonnance de classement, les mesures de contrainte en vigueur et peut ordonner la confiscation d'objets et de valeurs patrimoniales. Cela s'étend au droit du lésé à la restitution et à l'attribution au sens de l'art. 70 al. 1 in fine CP (A. KUHN / Y. JEANNERET /A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, 2ème éd. Bâle 2019, n. 8 ad art. 320). 4.2. Dans l'ordonnance querellée, le Ministère public a en définitive renoncé à toute poursuite, classant la procédure à l'égard des deux prévenus sans aucune mise en prévention. Cette décision n'a pas été contestée par l'intimée, partie plaignante, seule à pouvoir être éventuellement lésée par l'absence de charges retenue à l'endroit de l'un ou l'autre des prévenus. Partant, l'ordonnance querellée ne peut plus être remise en cause sur ces points. Dès lors que le Ministère public n'a pas prononcé la confiscation du bien en question, il ne pouvait qu’ordonner sa restitution au lésé (art. 70 al. 1 CP et 320 al. 2 CPP) ou au tiers de bonne foi (art. 70 al. 2 CP). Le grief est dès lors infondé. 5. Le recourant conteste la restitution de la stèle à l'intimée et en sollicite l'attribution en sa faveur. 5.1. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Il doit exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 140 IV 57 consid. 4.1 et les références citées). La confiscation est une mesure à caractère réel qui doit être prononcée indépendamment du fait que l'auteur de l'infraction soit identifié, poursuivable ou condamnable (M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI (éds), Code pénal - Petit commentaire, Bâle 2017, n. 11 ad art. 70). L'art. 70 CP est en effet applicable alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, par exemple car l'auteur ne peut être identifié, est décédé ou irresponsable, ou encore du fait qu'il ne peut être poursuivi en Suisse pour d'autres raisons, par exemple parce qu'il s'est enfui à l'étranger et qu'il n'a pas été extradé (ATF 141 IV 155 consid.”
“Certes, ce type de séquestre peut porter sur tous les biens, valeurs et/ou revenus de l'intéressé sans qu'un lien de connexité avec l'infraction ne soit exigé (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 ; ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2). Toutefois, tant que l'étendue de la mesure ne paraît pas manifestement violer le principe de proportionnalité, notamment sous l'angle du respect des conditions minimales d'existence (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 ; TF 1B_123/2022 du 9 août 2022 consid. 2.1 ; TF 1B_157/2007 du 25 octobre 2007 consid. 2.6 ; TF 1P.21/2007 du 2 mai 2007 consid. 4.3), le séquestre doit être maintenu. C'est devant le juge du fond au moment du prononcé de la créance compensatrice que la situation personnelle, notamment financière, du prévenu sera prise en considération (cf. art. 71 al. 2 CP ; ATF 141 IV 360 consid. 3.2). 4.1.4 La loi autorise le juge à prononcer la confiscation de valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). Inspirée de l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer », cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 ; ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1 et les références citées ; TF 1B_398/2022 précité consid. 5.1). La confiscation suppose un comportement qui réunisse les éléments constitutifs objectifs et subjectifs d'une infraction et qui soit illicite. Elle peut cependant être ordonnée alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, ou lorsque l'auteur de l'acte répréhensible ne peut être puni en l'absence de culpabilité ou parce qu'il est décédé (ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références citées). La confiscation suppose également un lien de causalité tel que l'obtention des valeurs patrimoniales apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de l'infraction (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références citées ; TF 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid.”
“En ce qui concerne le séquestre conservatoire (let. d), celui-ci est ordonné sur des biens d’origine criminelle ou qui représentent un danger pour la sécurité publique, l’ordre public ou la morale. Leur placement sous main de la justice tend ainsi à garantir leur présence jusqu’au stade du jugement, moment où le juge du fond se prononcera sur l’opportunité de rendre une décision matérielle de confiscation à leur encontre, en application des art. 69ss CP (Lembo/Julen-Berthod, in : Kuhn/Jeanneret [éd.], Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, art. 263 CPP N. 7-8 ; Piquerez/Macaluso, Procédure pénale suisse, 3e éd., 2011, N. 1391ss ; Pitteloud, Code de procédure pénale suisse, Commentaire à l’usage des praticiens, éd. Dike, Zurich, St-Gall, 2012, p. 770, N. 627). A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Tant les choses matérielles ou immatérielles obtenues par l’infraction que les économies réalisées grâce à elle constituent notamment des valeurs patrimoniales susceptibles d'être confisquées (ATF 119 IV 10 consid. 4c/bb ; Benoît Mauron, la valeur patrimoniale sujette à confiscation ou à restitution en procédure pénale, in PJA 2018 p. 1364, 1371). Selon la jurisprudence, l'art. 70 CP est applicable alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, car l'auteur ne peut être identifié, est décédé ou irresponsable, ou encore du fait qu'il ne peut être poursuivi en Suisse pour d'autres raisons, par exemple parce qu'il s'est enfui à l'étranger et qu'il n'a pas été extradé (ATF 128 IV 145 consid. 2c). Cela étant, il doit exister un rapport de connexité entre l'infraction et les valeurs patrimoniales à confisquer.”
Praxisrelevanter Nachweisvorbehalt: In der Rechtsprechung wird wiederholt festgestellt, dass die Erbringung und der Nachweis einer "gleichwertigen Gegenleistung" gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB in der Praxis schwierig sein können. Besonders bei zahlreichen oder komplexen Transaktionen sowie bei unglaubwürdigen Bargeldangaben erschwert die fehlende Nachvollziehbarkeit die Prüfung; dies kann dazu führen, dass das Drittprivileg nicht anerkannt wird.
“En l'occurrence, le recourant s'oppose au séquestre notamment pour le motif que les conditions de l'art. 70 al. 2 CP seraient remplies, à savoir qu'il n'aurait pas connu l'origine délictueuse des fonds reçus sur son compte et qu'il aurait fourni une prestation adéquate à ceux-ci. De plus, il soutient qu'il aurait été concrètement empêché de démontrer la réunion de ces conditions, vu l'accès au dossier limité qui lui a été octroyé. Ces questions n'apparaissent pas d'emblée évidentes et leur résolution va au-delà d'un simple examen sommaire. Cela étant, il ressort de l'ordonnance du 15 janvier 2024 que le Ministère public a levé le séquestre après avoir reçu le 15 décembre 2023 le rapport de police et ses annexes; or, il découle de ces documents que le recourant a reversé au prévenu un montant largement supérieur à celui reçu de ce dernier sur son compte, de sorte que le maintien du séquestre à des fins confiscatoire ne se justifiait plus. Cette autorité a encore relevé qu'un "examen minutieux des transactions et des flux financiers" par la police avait été nécessaire pour parvenir au constat précité et qu'il avait été "très difficile de réaliser un examen pertinent du compte, au vu du nombre de transactions réalisées".”
“Sodann erschienen die Angaben, für eine Fahrradreparatur eigens von Luzern nach Dornbirn in Österreich gereist zu sein und dafür Fr. 2'400.-- in bar mitgenommen zu haben, nicht glaubwürdig. Insbesondere seien die entsprechenden Kosten um ein Vielfaches niedriger gewesen und vom Beschwerdeführer ohnehin mit Debitkarte bezahlt worden. Zudem habe der Beschwerdeführer zu Protokoll gegeben, dass es für ihn nicht in Ordnung gewesen wäre, wenn der Service des Fahrrades in der Schweiz knapp Fr. 2'000.-- gekostet hätte. Dennoch habe er für einen Service in Österreich Fr. 2'400.-- mitgeführt. Schliesslich wäre, würde das Bargeld von verschiedenen Käufern bzw. vom Bankomaten (zur Bezahlung der Fahrradreparatur) stammen, kaum mit einer durchgehend hohen und gleichmässigen Kontamination zu rechnen. Gestützt auf diese Überlegungen gelangt die Vorinstanz zum Schluss, die deliktische Herkunft des Geldes sei ebenso zu bejahen wie das Fehlen einer gleichwertigen Gegenleistung. Die Voraussetzungen einer Einziehung nach Art. 70 Abs. 2 StGB seien gegeben.”
“Der Staatsanwaltschaft ist mithin beizupflichten, dass es – rein wirtschaftlich betrachtet – ausschliesslich der Beschwerdeführer gewesen ist, der von den auf das Konto der H.________ GmbH überwiesenen Vermögenswerten der Privatklägerin profitierte. Zumal die Vermögenswerte der Privatklägerin – wie gezeigt – nie vollumfänglich in Startgelder reinvestiert wurden, muss mit Blick auf die Lohnzahlungen von insgesamt mehr als CHF 80'000.00, die Bargeldbezüge von total über CHF 12'000.00 und die Zahlungsaufträge zugunsten des Beschwerdeführers bzw. dessen Kreditkarten von über CHF 60'000.00 davon ausgegangen werden, dass es sich dabei – zumindest teilweise – um deliktisch erlangte Vermögenswerte handelte. Gleich verhält es sich mit den zur (teilweisen) Bezahlung der Honda CRF 1000 L verwendeten Gelder. Mit Ausnahme der Lohnzahlungen erscheint unklar, gestützt auf welche Rechtsgrundlage der Beschwerdeführer die Vermögenswerte erworben hat und für sich selber verwenden durfte. Entsprechendes wird vom Beschwerdeführer denn auch nicht dargelegt. Selbst wenn der Beschwerdeführer als Dritterwerber im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB qualifizieren würde, wäre insbesondere mit Blick auf die bar bezogenen über CHF 12'000.00, die infolge der Zahlungsaufträge erhaltenen über CHF 60'000.00 sowie die zur (teilweisen) Bezahlung der Honda CRF 1000 L gebrauchten CHF 3'510.00 fraglich, worin die gleichwertige Gegenleistung zugunsten der H.________ GmbH bestanden hätte. So kann sich der Beschwerdeführer beim aktuellen Ermittlungstand nicht darauf berufen, dass seine Gegenleistung gegenüber der H.________ GmbH darin bestanden hat, dass er als Gesicht der Unternehmung im Rahmen eines mehrjährigen Sponsorings Werbedienstleistungen zugunsten der Privatklägerin erbracht haben will. Wie die Staatsanwaltschaft in ihrer oberinstanzlichen Stellungnahme darlegt, können den mit Strafanzeige vom 27. Juli 2023 eingereichten Unterlagen lediglich Hinweise auf ein Sponsoring in den Jahren 2013 bis 2015 entnommen werden. Dieses umfasste Sponsoring-Beträge von insgesamt CHF 22'500.00 (Akten W 23 188, pag. 04 003 213-217). Auch nachdem die Staatsanwaltschaft den Beschwerdeführer und die H.”
Bankkonten bzw. Kontoguthaben können nach Art. 70 Abs. 1 StGB als vermögenswerte Einziehungsobjekte erfasst werden, wenn sie typischerweise durch die begangene Straftat bzw. durch Einnahmen aus der deliktischen Tätigkeit erhöht worden sind.
“8 La confiscation suppose l’existence d’un acte illicite réunissant aussi bien les éléments objectifs que subjectifs d’une infraction, acte qui ne doit pas nécessairement être fautif. Il doit exister un rapport de connexité entre l’infraction commise, d’une part, et les valeurs saisies, d’autre part. L’infraction doit en effet être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l’obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l’infraction en cause. Les valeurs patrimoniales assujetties à la confiscation doivent revêtir la forme d’une augmentation de l’actif, d’une diminution du passif, d’une non-augmentation du passif ou d’une non-diminution de l’actif. La jurisprudence est extrêmement large à ce titre. Contrairement à l’art. 69 CP, la confiscation au sens de l’art. 70 CP ne se limite pas aux choses matérielles telles que l’argent en espèces, les pierres précieuses ou les biens-fonds, mais s’étend aux droits réels limités, aux créances, aux papiers-valeurs et aux droits immatériels. Ainsi un compte bancaire, créancier grâce à des rentrées procurées par la délinquance, peut être confisqué en application de l’art. 70 al. 1 CP (Madeleine HIRSIG-VOUILLOZ, op. cit., art. 70 n. 9, p. 1140 ss. et les références citées). 5.9 La créance compensatrice vise à empêcher que l’auteur d’une infraction demeure en possession d’avantages qu’il s’est procurés au moyen de ses agissements délictueux. S’il s’est déjà débarrassé de ses actifs, la dévolution à l’État du montant correspondant à l’avantage économique au moment de l’infraction enlèvera toute rentabilité à l’infraction (Madeleine HIRSIG-VOUILLOZ, op. cit. art. 71, n. 1, p. 1174 et les références citées). La créance compensatrice, pas plus que la confiscation ne constituent une forme de réparation du dommage, quand bien même les participants à un acte illicite sont tenus de réparer le dommage qui en découle. En principe, le montant de la créance compensatrice est de la même valeur que le produit de l’activité délictueuse (Madeleine HIRSIG-VOUILLOZ, op. cit. art. 71, n. 3 ss, p. 1174 ss. et les références citées). 5.10 L’amende, au contraire de l’art. 70 CP, n’est pas une mesure, mais une peine.”
Die direkte Rückgabe der betroffenen Vermögenswerte an den Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands hat Vorrang vor der Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB. Eine Einziehung kommt demnach nur in Betracht, soweit eine solche Rückgabe nicht erfolgt oder nicht erfolgen kann.
“oder wenn sie voraussichtlich einzuziehen sind (lit. d; sogenannte Einziehungsbe- - 29 - schlagnahme). Eine weitere Beschlagnahme regelte das Strafgesetzbuch altrechtlich in Art. 71 Abs. 3 StGB im Zusammenhang mit der Ersatzforderung (sogenannte Ersatzforderungsbeschlagnahme; vgl. nun Art. 263 Abs. 1 lit. e StPO). Ist die Beschlagnahme eines Gegenstands oder Vermögenswertes nicht vorher aufgehoben worden, so ist über seine Rückgabe an die berechtigte Person, seine Verwendung zur Kostendeckung oder über seine Einziehung im Endentscheid zu befinden (Art. 267 Abs. 3 StPO). Die Einziehung deliktischer Gegenstände und Vermögenswerte ist in Art. 69 ff. StGB geregelt. Nach Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Ver- letzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Diese Bestimmung sieht eine Einziehung mithin nur vor, sofern der Vermögenswert nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des recht- mässigen Zustands ausgehändigt wird. Letzteres hat somit Vorrang vor der Einzie- hung (BGE 139 IV 209 E. 5.3 S. 209 mit Hinweis). 1.2.Mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Limmattal / Albis vom 16. Juli 2020 wurde ein Firmenkonto lautend auf die D._____ AG gesperrt. Das betreffende Konto (CH1) wies per 16. Juli 2020 einen Saldo von Fr. 80'216.-- auf (Urk. 7/3; Urk. 7/4, Beziehung Nr. 3, Vermögensausweis, S. 4). Mit der Vorinstanz (Urk. 60 S. 50 f.) kann festgehalten werden, dass es sich bei den fraglichen Gelder im We- sentlichen um Restanzen der von der Credit Suisse erlangten Kreditmittel handelt.”
“________ ont eu lieu sur une période de quatre ans, au préjudice de ses voisins et copropriétaires. Là encore, le prévenu a agi pour des motifs purement égoïstes et financiers et a pris le parti de péjorer la situation financière d'une copropriété dont les membres lui faisaient confiance, pour satisfaire des envies et besoins personnels. Quant aux facteurs liés à l'auteur, il peut être renvoyé à ce qui a été dit ci-avant (consid. 6.2.1). Ces éléments justifient d'augmenter dans une juste proportion la peine de base. 6.2.4. Compte tenu de l'ensemble de ce qui précède, c'est une peine privative de liberté de 7½ ans qui sera prononcée. 7. Le prévenu conteste l'ensemble des mesures ordonnées en lien avec les biens et créances lui appartenant. De son côté, le Ministère public conteste la créance compensatrice prononcée à l'encontre de B.________, estimant qu'une confiscation s'imposait. Quant à B.________ et C.________, elles s'en prennent aux créances compensatrices prononcées à leur encontre et au séquestre de leurs avoirs en garantie de ces créances. 7.1. 7.1.1. Selon l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation n'entre dès lors en ligne de compte, conformément au texte clair de l'art. 70 al. 1 i.f. CP, que si les valeurs patrimoniales ne doivent pas être restituées au lésé. L'art. 70 al. 1 i.f. CP prévoit la restitution directe des valeurs patrimoniales, sans confiscation ni dévolution à l'Etat, ni sans avoir à recourir au mécanisme d'allocation prévu par l'art. 73 CP. La restitution directe en vertu de l'art. 70 al. 1 CP prime par conséquent une éventuelle confiscation, de même qu'une allocation ultérieure au lésé en réparation du dommage subi. En effet, l'Etat ne doit pas s'enrichir au dépens du lésé; l'art. 70 CP ne doit pas non plus exposer l'auteur à devoir restituer à double l'avantage illicite obtenu au moyen de l'infraction préalable.”
“Selon la jurisprudence, il ne l'est que s'il résulte de la violation d'une norme de comportement destinée à protéger le patrimoine de la victime. Tel est notamment le cas de l'art. 305bis CP qui protège le patrimoine de la victime du crime préalable au blanchiment d'argent (ATF 129 IV 322 consid. 2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1202/2019 du 9 juillet 2020 consid. 4.2.1). 5.2. En présence d'infractions dirigées contre des intérêts individuels, la confiscation n'entre en ligne de compte, conformément au texte clair de l'art. 70 al. 1 CP, que si les valeurs patrimoniales ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. L'art. 70 al. 1 CP prévoit ainsi la restitution directe des valeurs patrimoniales, sans confiscation ni dévolution à l'Etat, ni sans avoir à recourir au mécanisme d'allocation prévu par l'art. 73 CP (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2; arrêt du Tribunal fédéral 6B_344/2007 du 1er juillet 2008 consid. 3.3; L. JACQUEMOUD ROSSARI, La créance compensatrice : état des lieux de la jurisprudence, in SJ 2019 II 281. La restitution directe en vertu de l'art. 70 al. 1 CP prime par conséquent une éventuelle confiscation, de même qu'une allocation ultérieure au lésé en réparation du dommage subi (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2 et les références citées). L'art. 70 al. 1 CP est une norme obligatoire, que le juge doit appliquer d'office (L. MOREILLON / N. QUELOZ /A. MACALUSO / N. DONGOIS (éds), Commentaire romand, Code pénal I, art. 1-110 CP, 2ème édition, Bâle 2020, n. 4 ad art. 70). 5.3. L'appelante soutient que le taux moyen des commissions perçues, durant la période 2014, s'élève à 5.6%. Ce taux devrait ainsi être appliqué à l'intégralité des sommes qu'elle a reçues, d'où un enrichissement au détriment de D______ SA de CHF 17'217.-. Quand bien même ce taux reposerait sur des éléments fondés, ce qui n'est pas le cas, il ne concerne que l'année 2014. Or, l'appelante a reconnu avoir continué à recevoir des commissions en argent comptant en 2015 et 2016, dont le montant total exact n'est pas déterminé. Elle a déclaré qu'il était possible que ses gains eussent été de CHF 35'000.”
“54 (factures privées au nom des restaurants AJ_____ [EUR 484.-], AK_____ [EUR 187.-] et de la quincaillerie de AI_____ [EUR 375.54]) avec intérêts à 5% l'an dès le 1er octobre 2017 (les factures ayant été payées entre 2016 et juin 2019); et - CHF 3'966.83 (factures AL_____ pour un montant total de CHF 4'666.83, ce à quoi il convient de soustraite la somme de CHF 700.-, octroyée à titre de rabais) avec intérêts moyens à 5% l'an dès le 14 février 2019 (total de 20 factures payées entre octobre 2018 et juillet 2019). La masse en faillite d'A______ Sàrl sera déboutée de ses conclusions civiles pour le surplus, la prévenue ayant été acquittée pour certaines factures, ainsi que du chef d'infraction de gestion fautive. Il sera fait droit aux conclusions civiles de C______ pour un montant de CHF 2'669.- correspondant au dommage qu'il a effectivement subi, étant précisé que celui-ci a conclu au paiement de cette somme avec intérêts à 5% l'an dès le 23 mai 2019. Créance compensatrice 6.1.1. Aux termes de l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 6.1.2. La restitution au sens de l'art. 70 al. 1 in fine CP offre au lésé un droit à la restitution directe des valeurs patrimoniales, sans confiscation ni dévolution à l’Etat, et sans avoir à recourir au mécanisme d’allocation prévu par l'art. 73 CP. Cette mesure a la priorité sur une éventuelle confiscation et l'attribution au lésé en réparation du dommage subi (ATF 145 IV 237 consid. 3.2, JdT 2019 IV 317). 6.1.3. La confiscation suppose (i) la réalisation des conditions objectives et subjectives d’une infraction, (ii) des valeurs patrimoniales, (iii) un rapport de connexité entre les valeurs patrimoniales et l’infraction et (iv) l’absence de cause d’exclusion (Mauron, La valeur patrimoniale sujette à confiscation ou à restitution en procédure pénale, p.”
“Il fournit également la facture de la sacoche qui a été acquittée le 28 août 2019 par carte de crédit. 2.2 Le séquestre pénal est une mesure de contrainte prévue à l’art. 263 CPP, qui consiste à mettre sous mains de justice des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers, lorsqu’il est probable qu’ils seront utilisés comme moyens de preuves (al. 1 let. a), qu’ils seront utilisés pour garantir le paiement des frais de procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités (al. 1 let. b), qu’ils devront être restitués au lésé (al. 1 let. c) ou qu’ils devront être confisqués (al. 1 let. d). Aux termes de l'art. 267 al. 1 CPP, si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit. Le séquestre est une mesure provisoire qu’il convient de lever dès que les conditions de sa mise en œuvre ne sont plus réalisées (Moreillon/Parein-Reymond, Petit Commentaire, Code de procédure pénale, 2e éd., Bâle 2016, nn. 2 ss, ad art. 267 CPP). A teneur de l’art. 70 al. 1 CPP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Ainsi, le droit du lésé à la restitution et à l’attribution prime la confiscation (Moreillon/Parein-Reymond, op. cit., n. 15 ad art. 70 al. 1 CP). 2.3 En l’espèce, de nombreux objets de marque ont été saisis dans la chambre du recourant, dont certains ont été considérés comme des contrefaçons et ont donc été séquestrés, dont la sacoche Louis Vuitton noire et la ceinture Louis Vuitton noire à carreaux dont il demande la restitution. La sacoche M4400 figure sur la liste des achats de la mère du recourant auprès de la maison Louis Vuitton, pour un montant de 1'100 francs. En outre, le prévenu a produit la facture selon laquelle la sacoche a été acquittée par carte de crédit. Il est donc établi que cette sacoche n’est pas une contrefaçon et qu’elle appartient au recourant, de sorte qu’elle doit lui être restituée.”
Praktische Verfahrensaspekte: Die Rechtsprechung hält fest, dass eine detaillierte Auseinandersetzung mit umfangreichen, für die Beurteilung von Art. 70 StGB nicht relevanten Verfahrensakten nicht immer erforderlich ist. In einem konkreten Fall rechtfertigte dies die Kürzung des geltend gemachten Arbeitsaufwands (von knapp 70 auf 47 Stunden). Daraus folgt, dass der erforderliche Aktenaufwand bei Einziehungsfragen begrenzt und eine entsprechende Reduktion der Verfahrenskostenentschädigung sachgerecht sein kann.
“nicht entschädigt werden können. Kommt dazu, dass gemäss Art. 434 Abs. 1 StPO «nur» ein «angemessener Ersatz» entschädigt werden kann. Die Parteirechte von G____ beschränkten sich allerdings wie zu Beginn erwähnt (vgl. dazu E. 1.1.2) im Wesentlichen auf die Frage, ob die Voraussetzungen von Art. 70 StGB erfüllt sind oder nicht. Hierzu ist eine detaillierte Auseinandersetzung mit den umfangreichen und im Wesentlichen die Vermögensübertragungen an ihn nicht betreffenden Verfahrensakten nicht notwendig. Es rechtfertigt sich deshalb, den geltend gemachten Aufwand von insgesamt knapp 70 Stunden um 1/3 auf 47 Stunden zu kürzen (zuzüglich die geltend gemachten Auslagen von CHF”
Für die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB ist mindestens eine begangene oder zumindest versuchte Straftat erforderlich. Zudem muss zwischen der Tat und den einzuziehenden Werten ein Konnex bestehen: die Werte müssen als direkte und unmittelbare Folge der Tat erscheinen (kausaler Zusammenhang).
“2.3 et 1B_100/2019 du 28 mars 2019 consid. 1.2). Cela implique que le prononcé d'une future confiscation/restitution (cf. i. ci-après), respectivement d'une éventuelle créance compensatrice (cf. ii. infra), entre en considération. i. Selon l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Cette norme suppose la réalisation des conditions suivantes, notamment : i.a. Une infraction doit avoir été commise ou, à tout le moins, tentée (ATF 125 IV 4 consid. 2b/aa). En effet, le législateur a entendu opérer une "séparation nette" entre, d'une part, la mesure de sécurité préventive que constitue la confiscation d'objets dangereux au sens de l'art. 69 CP – norme qui autorise une telle confiscation lorsque ces objets doivent servir à la commission d'une future infraction – et, d'autre part, la confiscation de valeurs patrimoniales au sens de l'art. 70 al. 1 CP, mesure qui vise à absorber des profits illicites (Message du Conseil fédéral concernant la modification du code pénal suisse et du code pénal militaire [Révision du droit de la confiscation, punissabilité de l'organisation criminelle, droit de communication du financier] du 30 juin 1993, in FF 1993 III 297). i.b. Les valeurs à confisquer/restituer doivent provenir de cette infraction, c'est-à-dire s'inscrire dans un rapport de causalité avec le comportement incriminé (arrêt du Tribunal fédéral 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.3). Il faut, par conséquent, que l'obtention de celles-là apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de celui-ci (ibidem). i.c. Pour être restituées au lésé, les sommes séquestrées doivent avoir été soustraites à ce dernier du fait de l’infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_17/2011 du 18 juillet 2011 consid. 2). ii. Selon l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les montants à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’État d’un montant équivalent.”
“Dispose d'un tel intérêt, en matière de séquestre d'un compte bancaire, le titulaire de cette relation, à l'exclusion de l'ayant droit économique des fonds qui y sont déposés, atteint par ricochet (arrêts du Tribunal fédéral 1B_354/2020 du 26 octobre 2020 consid. 4.1 et 1B_21/2010 du 25 mars 2010 consid. 2). ii. Quand un séquestre (art. 263 CPP) est levé, la partie plaignante peut contester cette décision, pour autant qu'elle mette en danger ses expectatives tendant à se voir, en fin de procédure, soit allouer les valeurs patrimoniales confisquées (art. 263 al. 1 let. d CPP cum 70 al. 1 CP et 73 CP) ou restituer directement celles-ci (art. 263 al. 1 let. c CPP cum 70 al. 1 CP), soit attribuer la créance compensatrice ordonnée en faveur de l'État (art. 263 al. 1 let. e CPP cum art. 71 al. 1 et 73 CP; arrêts du Tribunal fédéral 6B_900/2018 du 27 septembre 2019 consid. 2.2.3 et 1B_100/2019 du 28 mars 2019 consid. 1.2). Cela implique que le prononcé d'une future confiscation/restitution (cf. ii.a ci-après), respectivement d'une éventuelle créance compensatrice (cf. ii.b infra), entre en considération. ii.a. Selon l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Cette norme suppose la réalisation des conditions suivantes, notamment : ii.a.a. Une infraction doit avoir été commise ou, à tout le moins, tentée (ATF 125 IV 4 consid. 2b/aa). En effet, le législateur a entendu opérer une "séparation nette" entre, d'une part, la mesure de sécurité préventive que constitue la confiscation d'objets dangereux au sens de l'art. 69 CP – norme qui autorise une telle confiscation lorsque ces objets doivent servir à la commission d'une future infraction – et, d'autre part, la confiscation de valeurs patrimoniales au sens de l'art. 70 al. 1 CP, mesure qui vise à absorber des profits illicites (Message du Conseil fédéral concernant la modification du code pénal suisse et du code pénal militaire [Révision du droit de la confiscation, punissabilité de l'organisation criminelle, droit de communication du financier] du 30 juin 1993, in FF 1993 III 297).”
“Il a toutefois été jugé que la saisie pouvait avoir pour objet des biens, certes présents dans le patrimoine concerné, mais dépourvus d'une connexité immédiate avec l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 1P.94/1990 du 15 juin 1990). L'autorité doit pouvoir décider rapidement du séquestre (art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 116 Ib 96 consid. 3a; arrêt du Tribunal fédéral 1B_421/2011 du 22 décembre 2011 consid. 3.1 et 3.3). Ainsi, au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, Bâle 2019 n. 17-22 ad art. 263). 3.2. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel "le crime ne paie pas", la confiscation de valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 139 IV 209 consid. 5.3 et les arrêts cités). Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 129 II 453 consid. 4.1 ; ATF 140 IV 57 consid. 4.1 et les nombreuses références citées). C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1). Le séquestre pénal doit être maintenu tant que subsiste une probabilité de confiscation (SJ 1994 p.”
Bei der Prüfung von Art. 70 Abs. 2 StGB können die Umstände der konkreten Erwerbsperson entscheidend sein: Bei erfahrenen Personen (z. B. Geschäftsführern) können ernsthafte Anhaltspunkte dafür sprechen, dass Unkenntnis der Einziehungsgründe ausgeschlossen ist (vgl. 6B_969/2020). Gleiches gilt, wenn objektiv erkennbare Indizien — etwa eingefärbte Banknoten — bereits bei der visuellen Kontrolle offenkundig machen, dass die Werte aus einer strafbaren Handlung stammen; in solchen Fällen ist Gutglauben gegenüber der Einziehung ausgeschlossen (vgl. SK.2023.50).
“Die Beschwerdeführerin rügt folglich mit Bezug auf die Begründung des Bezirksgerichts zu Recht, der Beschwerdegegner sei sich zum Zeitpunkt des Eingangs der Zahlung am 7. November 2014 fraglos bewusst gewesen, dass der Aktienkaufvertrag, mit welchem die Transaktionen begründet worden seien, faktisch aufgehoben sei. Was der Beschwerdegegner dagegen vorbringt, vermag nicht zu überzeugen und ist grösstenteils als appellatorische Kritik zurückzuweisen. Andererseits begründet die Vorinstanz das Absehen von einer Einziehung damit, dem Beschwerdegegner habe eine Beteiligung an den deliktischen Tätigkeiten von B.________ und C.________ nicht nachgewiesen werden können, gegen ihn habe keine Anklage erhoben werden können, eine entsprechende Strafuntersuchung sei denn auch unterblieben und die übrigen Lohnzahlungen seien auch nicht Gegenstand von irgendwelchen Untersuchungen geworden. Dabei verkennt sie, dass gerade erst die mangelnde Beteiligung an den deliktischen Tätigkeiten von B.________ und C.________ den Beschwerdegegner überhaupt zum Dritten i.S.v. Art. 70 Abs. 2 StGB macht. Insgesamt geht die Vorinstanz zu Unrecht von einer Gutgläubigkeit und damit einer Unkenntnis der Einziehungsgründe i.S.v. Art. 70 Abs. 2 StGB des Beschwerdegegners aus, obwohl für ihn in seiner Stellung als erfahrener Geschäftsführer der Gesellschaften B.________s ernsthafte Anhaltspunkte dafür vorlagen, dass die Zahlungen vom 7. November 2014 jeglicher Rechtsgrundlage entbehrten. Durch sein Verhalten hat der Beschwerdegegner vielmehr nicht mehr in Unkenntnis der Einziehungsgründe gehandelt und die Vorinstanz verletzt Bundesrecht, wenn sie von einer Ersatzforderung i.S.v. Art. 71 Abs. 1 i.V.m. Art. 70 Abs. 2 StGB absieht.”
“Homburger, Kommentar zum Schweizerischen Zivilgesetzbuch [Zürcher Kommentar], Bd. IV, Art. 935 ZGB N 6 m.Hinw. auf BGE 47 II 264). Wie bereits erwähnt (Prozessgeschichte Lit. A.) waren etwa die Automaten des Casinos I. – wie seit geraumer Zeit auch Bankeinzahlungsautomaten und Bankchangeomaten – offensichtlich mit Farbdetektoren ausgerüstet und nahmen die inkriminierten Banknoten infolgedessen nicht an. Unter diesen Umständen ist zumindest zweifelhaft, ob die Casino D. AG bei der Ausstattung ihrer Automaten den erforderlichen Kontrollstandard etabliert hatte, um unter diesem Aspekt als gutgläubig zu gelten. Dass in den letzten Jahren schweizerischen Bankomaten sukzessive mit Raubstoppfarbmechanismen «aufgerüstet» wurden, um dem grassierenden Phänomen der Bankomatensprengungen generalpräventiv zu begegnen, hätte auch der Casino D. AG bekannt sein können. 4.4 Selbst bei Bejahung eines gutgläubigen zivilrechtlichen Erwerbs i.S. von Art. 935 ZGB, war ein Erwerb in Unkenntnis der Einziehungsgründe, wie ihn Art. 70 Abs. 2 StGB für das erwähnte sog. Drittenprivileg verlangt, ausgeschlossen. Wegen der Einfärbung war spätestens bei der visuellen Triage ersichtlich, dass die Noten aus einem raubähnlichen Delikt stammten. Dies war denn auch der Fall, als die Kassiererin des Casinos die Noten kontrollierte. Diese Anforderungen hinsichtlich der Unkenntnis resp. Kenntnisnahme gelten auch im Falle, dass zunächst Automaten Gelder «entgegennehmen», wie in casu. Die Entgegennahme durch Automaten erfolgt lediglich vorgelagert für die natürliche oder in diesem Fall juristische Person, die sie «vertreten». Für die Kenntnisnahme eventueller Einziehungsgründe ist naturgemäss die Wissens- und Willensbildung der natürlichen Person, die den Erwerber vertritt, massgebend. Aus diesem Grund blieben die Vermögenswerte auch Originalwerte und konnten nicht mittels Vermischung Surrogate werden. 4.5 Zivilrechtlich sind solche mit Raubstoppfarbe versehene Banknoten nicht per definitionem verkehrsunfähig, doch müssen sie de facto durch die Nationalbank in nicht eingefärbte Noten umgetauscht werden.”
Ein zivilrechtlicher Vergleich hindert die Einziehung nicht; das Strafgericht entscheidet im Hauptverfahren über die Einziehungsfrage. Die Einziehung ist zwingend anzuwenden, ausser die betroffenen Vermögenswerte müssen dem Geschädigten zur Wiederherstellung seines rechtmässigen Zustands zugewiesen werden. Bei strittigem Eigentum oder konkurrierenden zivilrechtlichen Ansprüchen fällt die endgültige Entscheidung über Einziehung oder den Schutz Dritter (Art. 70 Abs. 2 StGB) dem Urteil des Strafgerichts zu.
“Le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’État d’un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l’art. 70 al. 2 ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Selon la doctrine, la confiscation ne constitue pas une sanction personnelle (in personam), mais une mesure réelle (in rem) qui est totalement indépendante de la punissabilité de l’auteur ou de la culpabilité du détenteur de valeurs (Madeleine HIRSIG-VOUILLOZ, Commentaire romand du Code pénal I, 2e édition, 2021, art. 70, n. 4 et 11 p. 1140 ss. et les références citées). Elle tend à empêcher l’auteur de bénéficier du produit de l’infraction. L’art. 70 al. 1 CP, comme l’art. 69 CP, est une norme obligatoire, que le juge doit appliquer d’office. Il ne peut y être renoncé parce que le lésé a passé une convention civile avec l’auteur par laquelle il renonce à toute indemnisation. L’art. 70 al. 1 in fine CP in fine exclut toutefois la confiscation lorsqu’il s’agit de rétablir le lésé dans ses droits ; ainsi, le droit de ce dernier à la restitution et à l’attribution prime la confiscation (Madeleine HIRSIG-VOUILLOZ, op. cit., n. 4 et 11 p. 1140 ss. et les références citées). 5.7 La confiscation au sens des art. 70 et ss. CP est également appelée confiscation de compensation (Ausgleichs- oder Abschöpfungseinziehung). Elle s’impose pour des motifs d’éthique sociale. Les avantages financiers obtenus par l’activité illicite doivent être supprimés, non parce qu’ils seraient une source d’infractions pour le futur, mais parce qu’il serait moralement inadmissible de laisser l’auteur de l’infraction en possession de biens patrimoniaux acquis au moyen d’une infraction.”
“2 CPP prescrit de lever dans l'ordonnance de classement les mesures de contrainte en vigueur, il présuppose néanmoins que le motif du séquestre ait disparu (art. 267 CPP), ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. En effet, le séquestre litigieux a été prononcé le 16 juin 2017 dans le cadre de l'instruction de faits potentiellement constitutifs d'abus de confiance (art. 138 CP), de gestion déloyale (art. 158 CP) et de faux dans les titres (art. 251 CP) à charge de plusieurs prévenus, dont B______. Certes, le Ministère public a reconnu que ce dernier n'avait pas apporté de contribution causale à la réalisation des infractions notamment reprochées à C______ et, partant, a classé la procédure ouverte contre lui. Cela étant, le prénommé sera, quant à lui, prochainement renvoyé en jugement devant le Tribunal de police, lequel devra établir si la somme de CHF 15'000.- constitue le résultat d'une infraction ou si elle était destinée à décider ou à récompenser l'auteur de cette infraction. Le juge du fond devra, en d'autres termes, déterminer si les fonds séquestrés constituent un avantage illicite et doivent être confisqués en application de l'art. 70 al. 1 CP ou, le cas échéant, examiner si la réserve en faveur du tiers de bonne foi (art. 70 al. 2 CP) doit s'appliquer. À cet égard, le droit de propriété sur la somme saisie est, en l'état, contesté, puisque tant les époux lésés que les recourants, acquéreurs qui arguent de leur bonne foi, le revendiquent. Par conséquent, il apparaît prématuré de lever le séquestre sur la base de l'art. 70 al. 2 CP. Cette mesure conservatoire peut ainsi continuer à subsister et c'est à bon droit que le Ministère public a retenu qu'il appartiendrait au juge du fond de statuer sur son sort dans le jugement final. 3. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 4. Les recourants, qui succombent, supporteront les frais envers l'État, qui seront fixés en totalité à CHF 1'500.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03), émolument de décision compris. * * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Rejette le recours. Condamne A______ SA et B______, conjointement et solidairement, aux frais de la procédure de recours fixés en totalité à CHF 1'500.”
“Da allerdings in der Folge der Verkaufserlös aus der Liegenschaft in AP.________ durch H.________ auf das Privatkonto des Beschuldigten einbezahlt wurde (pag. 07 476 012 f.), ist die Kammer der Auffassung – entgegen den Ausführungen der Vorinstanz – dass das Surrogat damit in das alleinige Eigentum des Beschuldigten überging. Dies insbesondere auch in Anbetracht dessen, dass die Ehegatten A.________ gegen aussen hin rechtlich verbindlich dem Güterstand der Gütertrennung unterstehen. Die Kammer stellt demnach die alleinige Berechtigung des Beschuldigten an den Geldern auf dem BC.________ fest. Demnach erübrigen sich weitere Ausführungen zur Gut- bzw. Bösgläubigkeit von E.________ hinsichtlich ihrer eigenen Berechtigung und derjenigen des Beschuldigten bezüglich des vorgenannten Verkaufserlöses. Demzufolge sind die sich auf dem Konto IBAN-Nr. ________ befindlichen Vermögenswerte resp. deren Surrogat letztlich im Rahmen des Pfändungsbetrugs erlangt worden. Demnach ist der gesamte Betrag gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen. Auf Grund des Verweises der Zivilklage auf den Zivilweg steht die von der Privatklägerin neu beantragte Zuweisung der beschlagnahmten Vermögenswerte bis zur Höhe der Zivilforderung nicht zur Diskussion (pag. 19 125). Damit kann auch offengelassen werden, ob die Stellung dieses Antrags im Rahmen der Berufungsverhandlung – als Ergänzung seiner bisherigen Anträge – überhaupt noch zulässig war oder nicht.”
Liegen keine Anhaltspunkte dafür vor, dass Vermögenswerte aus einer Straftat stammen oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen (etwa wegen fehlender Nachweise bzw. Papierspur oder unklarer Herkunft), kommt eine Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB in der Regel nicht in Betracht.
“Ebenfalls mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Limmattal / Albis vom 16. Juli 2020 wurde ein Sparkonto für Mietzinskaution lautend auf den Beschuldig- ten gesperrt. Das betreffende Konto (Nr. 2) wies per 16. Juli 2020 einen Saldo von Fr. 10'501.-- auf (Urk. 7/3; Urk. 7/4, Beziehung Nr. 2, Vermögensausweis). Anders als beim oben genannten Firmenkonto ist hier mangels Papierspur nicht erkennbar, dass die Vermögenswerte auf dem Sparkonto aus dem von der Credit Suisse ge- leisteten Kredit und damit aus einer Straftat stammen würden. Ebenso wenig steht fest, dass es sich dabei um unechte Surrogate (Ersatzwerte) handelt. Eine Einzie- hung oder eine Aushändigung an den Verletzten gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB fällt damit ausser Betracht.”
“Dass ein hinreichender Tatverdacht vorliegt, wird vom Beschwerdeführer mit Blick auf den dargelegten Ermittlungsstand (E. 3) zu Recht nicht bestritten. Gleiches gilt für die grundsätzliche Zulässigkeit der Ersatzforderungsbeschlagnahme gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB. Der Beschwerdeführer moniert jedoch, die Begründung der Beschlagnahme sei unzutreffend, da sich die Staatsanwaltschaft ausdrücklich auf Art. 70 Abs. 1 StGB stütze und durch die in Ziff. 2 der Beschlagnahmeverfügung bei der Pensionskasse edierten Unterlagen und Informationen implizit geltend mache, dass er freiwillige Einkäufe getätigt habe. Dem sei entgegenzuhalten, dass er das Pensionskassenguthaben weder durch eine Straftat erlangt habe noch sei es dazu bestimmt gewesen, eine solche zu veranlassen oder zu belohnen. Auch habe er keine Einkäufe in die fragliche Pensionskasse getätigt.”
Auch sog. echte und unechte Surrogate unterliegen der Einziehung, sofern nachgewiesen ist, dass sie aus dem Originalwert bzw. dem ursprünglich deliktisch erlangten Vermögenswert hervorgegangen sind.
“2 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). Das Gericht kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs. 2 StGB). Die Vermögenseinziehung steht wesentlich im Dienst des sozialethischen Gebots, dass der Täter nicht im Genuss eines durch strafbare Handlung erlangten Vorteils bleiben darf. Strafbares Verhalten soll sich nicht lohnen. Diese Funktion der Einziehung nach Art. 70 StGB kommt präziser in den Bezeichnungen Ausgleichs- oder Abschöpfungseinziehung zum Ausdruck (Trechsel/Jean-Richard, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2021 [nachfolgend: Praxiskommentar], Art. 70 StGB N. 1). Objekt der Einziehung sind Vermögenswerte. Erfasst werden alle wirtschaftlichen Vorteile, gleichgültig ob sie in einer Vermehrung der Aktiven oder einer Verminderung der Passiven bestehen. Immer muss es sich aber um einen geldwerten Vorteil handeln (Trechsel/Jean-Richard, Praxiskommentar, Art. 70 StGB N. 2 m.w.H.). Der Einziehung unterliegen auch sog. echte und unechte Surrogate, sofern nachgewiesen ist, dass diese aus dem Originalwert hervorgegangen sind (Trechsel/Jean-Richard, Praxiskommentar, Art. 70 StGB N. 8 m.w.H.). 5.2 Gestützt auf diese Bestimmungen ist mit den gemäss Anklageschrift, S. 8 f., noch beschlagnahmten Gegenständen und Vermögenswerten wie folgt zu verfahren: 5.2.1 Die folgenden beschlagnahmten Gegenstände werden gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. a StPO als Beweismittel bei den Akten belassen: Asservaten-ID 31842, 31843, 31844, 31845, 31846, 31847, 100449, 100450, 100451, 100452. 5.2.2 Beim Beschuldigten wurde anlässlich einer Hausdurchsuchung eine Armbanduhr Rolex Submariner, Seriennummer 6, sichergestellt und am 12.”
“Die Vermögenseinziehung steht wesentlich im Dienst des sozialethischen Gebots, dass der Täter nicht im Genuss eines durch strafbare Handlung erlangten Vorteils bleiben darf. Strafbares Verhalten soll sich nicht lohnen. Diese Funktion der Einziehung nach Art. 70 StGB kommt präziser in den Bezeichnungen Ausgleichs- oder Abschöpfungseinziehung zum Ausdruck (Trechsel/Jean-Richard, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2021 [nachfolgend: Praxiskommentar], Art. 70 StGB N. 1). Objekt der Einziehung sind Vermögenswerte. Erfasst werden alle wirtschaftlichen Vorteile, gleichgültig ob sie in einer Vermehrung der Aktiven oder einer Verminderung der Passiven bestehen. Immer muss es sich aber um einen geldwerten Vorteil handeln (Trechsel/Jean-Richard, Praxiskommentar, Art. 70 StGB N. 2 m.w.H.). Der Einziehung unterliegen auch sog. echte und unechte Surrogate, sofern nachgewiesen ist, dass diese aus dem Originalwert hervorgegangen sind (Trechsel/Jean-Richard, Praxiskommentar, Art. 70 StGB N. 8 m.w.H.). 5.2 Gestützt auf diese Bestimmungen ist mit den gemäss Anklageschrift, S. 8 f., noch beschlagnahmten Gegenständen und Vermögenswerten wie folgt zu verfahren: 5.2.1 Die folgenden beschlagnahmten Gegenstände werden gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. a StPO als Beweismittel bei den Akten belassen: Asservaten-ID 31842, 31843, 31844, 31845, 31846, 31847, 100449, 100450, 100451, 100452. 5.2.2 Beim Beschuldigten wurde anlässlich einer Hausdurchsuchung eine Armbanduhr Rolex Submariner, Seriennummer 6, sichergestellt und am 12. Juli 2021 beschlagnahmt (Asservaten-ID 31850; BA 08-00-0075 ff.). Die diesbezügliche Kaufquittung vom 27. März 2021 lautet auf den Namen des Beschuldigten. Wie vorstehend ausgeführt, bestehen keine Zweifel daran, dass der Beschuldigte diese Uhr mit Bargeld, welches er zuvor aus Briefpostsendungen vom 8. März 2021 und 19. März 2021 an seinem Arbeitsplatz entwendet hatte, bezahlte (E. 2.3.4.6). Die Uhr ist als echtes Surrogat von gestohlenem Geld einzuziehen. 5.”
Gerichte haben eingezogene bzw. beschlagnahmte Vermögenswerte zur Deckung von Verfahrenskosten und Gebühren verwendet bzw. mit solchen staatlichen Forderungen verrechnet.
“sur les valeurs saisies (art. 70 CP) ; pour le surplus partant, et en application des art. 40, 47, 49 al. 1, 51, 66a al. 1 let. e et o, 106, 148a al. 1 CP, 19 al. 2 let. a en lien avec l’art. 19 al. 1 let. c et d, 19a ch. 1 LStup, 135 al. 1 et 4, 426 al. 1, 428 al. 1 CPP, condamne A.________ à une peine privative de liberté de 30 mois ; la détention provisoire de 99 jours et les mesures de substitutions de 177 jours sont imputées à raison de 125 jours sur la peine privative de liberté prononcée ; prononce l’expulsion de A.________ de Suisse pour une durée de 7 ans ; la peine doit être exécutée avant l’expulsion ; met les frais de la procédure de première instance sur le plan pénal, fixés à CHF 9'540.00 (rémunération du mandat d’office non comprise) à la charge de A.________ ; met les frais de la procédure de deuxième instance sur le plan pénal, fixés à CHF 4'000.00 (rémunération du mandat d’office non comprise) à la charge de A.________ ; fixe comme suit la rémunération du mandat d'office de Me B.________, défenseur d'office de A.”
“80 (TTC) pour la deuxième instance ; ce montant est porté en déduction des frais de CHF 8'000.00 mis à la charge de A.________ selon le ch. III.2.2 ci‑dessus, de sorte que le prévenu ne doit plus que CHF 5'866.20 au titre des frais de deuxième instance ; fixe comme suit la rémunération du mandat d'office de Me C.________, défenseur d'office de A.________, et ses honoraires en tant que mandataire privé : pour la première instance (jusqu’au 31 décembre 2017) : pour la première instance (dès le 1er janvier 2018) : pour la deuxième instance : dès que sa situation financière le permet, A.________ est tenu de rembourser, pour les deux instances, dans la mesure indiquée ci-dessus, d'une part au canton de Berne la rémunération allouée pour sa défense d'office, d'autre part, à Me C.________ la différence entre cette rémunération et les honoraires que celui-ci aurait touchés comme défenseur privé (art. 135 al. 4 CPP) ; ordonne : la confiscation du montant de 157'893.15 (dont € 3'960.00 convertis le 3 septembre 2015 pour CHF 4'243.15 ; art. 70 CP) ; le prélèvement de CHF 14'535.35 sur le compte bloqué no BC.________ au nom de A.________ auprès de la BCBE (compte épargne, solde au 22 novembre 2022 ; CHF 19'343.35) à titre de créance compensatrice au sens de l’art. 71 CP, en faveur de l’Etat ; le prélèvement de CHF 9'254.35 correspondant aux soldes au jour du jugement des comptes bloqués de A.________ no BC.________ auprès de la BCBE (sous déduction de la créance compensatrice prononcée au ch. VI.2 ci-dessus ; solde : CHF 4'808.00) et no IBAN BD.________ auprès de la Raiffeisen (compte épargne, solde : CHF 4'446.35), ainsi que le prélèvement du solde du compte no BE.________ auprès de la Raiffeisen (compte de titres [actions UBS], solde au 21 novembre 2022 : CHF 31'647.85), et l’utilisation de ces montants pour payer partiellement les frais de procédure de première instance susmentionnés, le solde y afférent à payer par A.________ se montant au total encore à CHF 58'163.70, sous déduction des avoirs du compte de titres UBS (valeur au 21 novembre 2022 : CHF 31'647.”
Für Art. 70 StGB ist Art. 98 StGB analog anwendbar. Die Verjährung des Einziehungsrechts beginnt demnach mit dem Tag der Anlasstat (der Tatbegehung), durch welche der Vermögenswert erlangt wurde, und nicht mit der späteren Entdeckung des Vermögenswerts oder mit nachfolgenden Handlungen.
“Aus Art. 70 StGB ergibt sich nicht, wann die Verjährung des Einziehungsrechts beginnt. Insoweit ist Art. 98 StGB analog anwendbar. Die Verjährung beginnt demnach mit dem Tag, an dem der Täter die strafbare Tätigkeit ausführt, durch welche er den Vermögenswert erlangt. Die Verjährungsfrist für die Einziehung beginnt somit mit jener für die Anlasstat zu laufen. Die Handlung, welche zum Sachverhalt führt, welcher Grundlage für die Anordnung einer Massnahme der Vermögenseinziehung bildet, ist für die Berechnung der Verjährung irrelevant (vgl. BGE 141 IV 305 E. 1.4; BGer 6B_887/2016 vom 6. Oktober 2016 E. 4.4.2; Scholl, a.a.O., Art. 70 StGB N 397; Baumann, Deliktisches Vermögen. Dargestellt anhand der Ausgleichseinziehung, Diss. Zürich 1997, S. 20 Fn. 90; vgl. auch Konopatsch, in: Graf [Hrsg.], Annotierter Kommentar StGB, Art. 70 N 59). Vorliegend ist demnach hinsichtlich des Verjährungsbeginns auf die Anlasstat, d.h. die qualifizierte Widerhandlung gegen das BetmG vor dem 25. September 2006 abzustellen. Keine Anlasstaten und damit nicht relevant für den Fristenlauf sind hingegen die Widerhandlungen, welche sich nach diesem Datum ereignet haben. Aus ihnen kann das bereits am 25. September 2006 sichergestellte Bargeld zwangsläufig nicht im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB «erlangt worden» sein. Damit ist insbesondere das Datum der Entdeckung der Vorkommnisse am [...], d.h. der 9. April 2007, für die Berechnung der Einziehungsverjährung nicht relevant. Die Verfolgungsverjährung wird mit dem Tag der Tatbegehung ausgelöst (vgl. Art. 98 lit. a StGB). Praxisgemäss beginnt die Verjährungsfrist am Tag nach dem fristauslösenden Ereignis zu laufen (Zurbrügg, in: Niggli/Wiprächtiger [Hrsg.”
“Aus Art. 70 StGB ergibt sich nicht, wann die Verjährung des Einziehungsrechts beginnt. Insoweit ist Art. 98 StGB analog anwendbar. Die Verjährung beginnt demnach mit dem Tag, an dem der Täter die strafbare Tätigkeit ausführt, durch welche er den Vermögenswert erlangt. Die Verjährungsfrist für die Einziehung beginnt somit mit jener für die Anlasstat zu laufen. Die Handlung, welche zum Sachverhalt führt, welcher Grundlage für die Anordnung einer Massnahme der Vermögenseinziehung bildet, ist für die Berechnung der Verjährung irrelevant (vgl. BGE 141 IV 305 E. 1.4; BGer 6B_887/2016 vom 6. Oktober 2016 E. 4.4.2; Scholl, a.a.O., Art. 70 StGB N 397; Baumann, Deliktisches Vermögen. Dargestellt anhand der Ausgleichseinziehung, Diss. Zürich 1997, S. 20 Fn. 90; vgl. auch Konopatsch, in: Graf [Hrsg.], Annotierter Kommentar StGB, Art. 70 N 59). Vorliegend ist demnach hinsichtlich des Verjährungsbeginns auf die Anlasstat, d.h. die qualifizierte Widerhandlung gegen das BetmG vor dem 25. September 2006 abzustellen. Keine Anlasstaten und damit nicht relevant für den Fristenlauf sind hingegen die Widerhandlungen, welche sich nach diesem Datum ereignet haben.”
Die Rechtsprechung betrachtet geldwerte Vermögenswerte, die bereits gebleicht sind oder sich im Prozess des Geldwäschens befinden, als Ergebnis der Straftat der Geldwäscherei und damit als einziehungsfähig nach Art. 70 Abs. 1 StGB.
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction. Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, soit une augmentation de la probabilité de garder l'argent, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 1 aCP, resp. de l'art. 70 al. 1 CP. De même, la rétribution de l'auteur du blanchiment constitue un produit confiscable de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). Conformément à l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée. Cette disposition, dont la formulation est identique à l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, ne vise que le tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l'infraction, à l'exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l'infraction (par exemple de l'entreprise qui profite directement du produit illicite provenant d'une infraction commise par un de ses employés ou du proche d'un fonctionnaire corrompu auquel l'auteur a directement versé le pot-de-vin). Le terme "acquis" signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause. Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également protégé, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces.”
“Le séquestre des objets suivants a également été ordonné, qui appartiennent à G. (cf. la rubrique 8.8 du dossier), à savoir une enveloppe blanche A4 intitulée «Documents for client» contenant ces objets: · a. «Certifica con vista a la solicitud 06-90564 no 263108» de la République du Panama; · b. Document original n° 12.109 du 19 mai 2006 concernant la société 33; · c. Copie du document sous lettre b n° 12.109. Ces documents sont en lien avec les activités ou les avoirs de l'organisation criminelle dont F. était membre, ce qui justifie leur confiscation (art. 69 al. 1 CP). 11.3 Durant la procédure, le MPC a aussi procédé au séquestre de la somme de CHF 12'382.20 déposée sur le compte de consignation de la Banque nationale suisse (BNS), qui résulte de la saisie de 80 billets de EUR 50.- et de 40 billets de EUR 200.- au domicile de D. le 31 mars 2009 (objets séquestrés nos 1.1 et 1.2). Ces billets constituant l'objet et le bénéfice de l'infraction de blanchiment d'argent retenue contre D., leur confiscation se justifie également, en application de l'art. 70 al. 1 CP. 12. Créances compensatrices (art. 70 et 71 CP) 12.1 A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction. Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, soit une augmentation de la probabilité de garder l'argent, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art.”
“En raison de son caractère accessoire, le blanchiment d'argent exige la preuve à la fois d'un acte d'entrave, d'un crime préalable ainsi que d'un lien entre les valeurs patrimoniales et cette infraction préalable (ATF 145 IV 335 consid. 3.1 p. 341 s.). La condamnation pour blanchiment ne suppose pas la connaissance précise du crime préalable et de son auteur. Le lien entre le crime à l'origine des fonds et le blanchiment d'argent est donc volontairement ténu. L'exigence d'un crime préalable suppose cependant que les valeurs patrimoniales proviennent d'un crime (ATF 138 IV 1 consid. 4.2.2 p. 5). En matière de blanchiment d'argent, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale, et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 70 al. 1 CP (arrêt du Tribunal fédéral 6S_667/2000 du 19 janvier 2001 consid. 3c). 5.3. En l'espèce, au moment où il a été contrôlé en possession des sommes d'argent séquestrées, le prévenu a expliqué qu'elles lui avaient été confiées pour leur transport à K______ [Emirats arabes unis] pour "procéder à des achats divers" dont il ne connaissait pas le détail, mais qui s'inscriraient dans le cadre des activités commerciales des sociétés et personnes ayant fait appel à lui. Soutenant ne pas agir de façon professionnelle, il a admis ne pas s'être renseigné sur les origines de ces montants, au demeurant importants. Il a déclaré que ce voyage était rendu nécessaire par le fait que les banques n'acceptaient pas de transactions sur des montants aussi élevés – un tel motif étant en lui-même suspect. En outre, la perquisition effectuée à son domicile a révélé la présence d'un coffre-fort et d'une machine professionnelle de comptage d'argent, ce qui permet de douter du caractère non professionnel de la prestation fournie.”
Für die Gewährung einer Erleichterung nach Art. 70 Abs. 2 StGB ist mit richterlicher Zurückhaltung vorzugehen. Es bedarf einer umfassenden Beurteilung der finanziellen Lage der betroffenen Person und konkreter Gründe, die zuverlässig erkennen lassen, dass sich die ernsthafte Gefährdung der Resozialisierung nicht durch Zahlungserleichterungen beheben lässt und die Ermässigung bzw. der Verzicht deshalb unerlässlich ist.
“2 StGB vorgesehenen Möglichkeit des ganzen oder teilweisen Absehens von einer Ersatzforderung ist nach der Rechtsprechung mit Zurückhaltung Gebrauch zu machen. Die Frage, ob sich eine Herabsetzung oder sogar ein Verzicht auf die Ersatzforderung rechtfertigt, setzt eine umfassende Beurteilung der finanziellen Lage der betroffenen Person voraus (BGE 122 IV 299 E. 3.b; 119 IV 17 E. 3). Es müssen bestimmte Gründe vorliegen, die zuverlässig erkennen lassen, dass sich die ernsthafte Gefährdung der Resozialisierung nicht durch Zahlungserleichterungen beheben lässt und die Ermässigung der Ersatzforderung für eine erfolgreiche Wiedereingliederung des Täters unerlässlich ist (BGE 106 IV 9 E. 2; Urteile 6B_181/2021 vom 29. November 2022 E. 4.2.3; 6B_1416/2020 vom 30. Juni 2021 E. 6.3.2; je mit Hinweisen). Die Ersatzforderung sollte unter Vorbehalt ausserordentlicher Umstände auch dann nicht den Betrag des erzielten Nettogewinns unterschreiten, wenn die Voraussetzungen für die Herabsetzung gegeben sind (BGE 106 IV 9 E. 2). Art. 71 Abs. 2 StGB sieht einen weiteren richterlichen Spielraum vor als die Härtefallklausel gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB (JACQUEMOUD-ROSSARI, La créance compensatrice, état des lieux de la jurisprudence, in: La Semaine Judiciaire [SJ] 2019 II S. 296).”
Sind die einzuziehenden Vermögenswerte durch einen «paper trail» eindeutig einer bestimmten geschädigten Person zuzuordnen, ist deren vorrangige Rückerstattung an diese Person vorzunehmen. Die Rückerstattungsansprüche betreffen nur die Werte, die als Ertrag der gegen diese Person begangenen Straftat identifiziert werden können; eine Solidarhaftung mehrerer Verletzter für solche eindeutig zuordenbaren Werte besteht nicht.
“Secondo la giurisprudenza [DTF 122 IV 365 consid. III.2.b); 128 I 129 consid. 3.1.2.; decisioni TF 1B_109/2016 del 12.10.2016 consid. 4.7.; 6S.68/2004 del 9.8.2005 consid. 5.2.; criticata, cfr. per esempio BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 49 ss.] il diritto della parte lesa alla restituzione o agli assegnamenti concerne unicamente i valori patrimoniali costituenti il prodotto dei reati commessi nei suoi confronti, non i valori patrimoniali illecitamente sottratti ad un’altra parte lesa. I valori patrimoniali possono essere restituiti soltanto nella misura in cui sia identificata chiaramente la loro provenienza. Non c’è solidarietà tra le parti lese in ragione del danno subito: qualora determinati valori patrimoniali siano stati sottratti con un reato ad una determinata persona, essi devono essere integralmente restituiti a questa persona (Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen - Band I – M. SCHOLL, art. 70 CP n. 477). Non si procede pertanto ad una ripartizione, per esempio per rapporto all’entità del danno (Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen - Band I – M. SCHOLL, art. 70 CP n. 477). 4.3.2. Se i valori patrimoniali sottostanti alla confisca non sono più reperibili (siccome consumati, dissimulati o alienati), il giudice ordina – secondo l’art. 71 cpv. 1 CP – in favore dello Stato un risarcimento equivalente per impedire “(…) che colui il quale si è liberato dei valori patrimoniali soggetti a confisca sia avvantaggiato rispetto a chi li ha conservati” (FF 1993 III 221; DTF 140 IV 57 consid. 4.1.2.; decisione TF 1B_398/2022 del 13.12.2022 consid. 5.2.). La competente autorità – giusta l’art. 71 cpv. 3 prima frase CP – in vista dell’esecuzione può sequestrare i valori patrimoniali dell’interessato (che può essere l’imputato oppure una terza persona) “(…), prodotto diretto o indiretto del reato, come pure quelli di provenienza lecita fino a concorrenza dell’importo presumibile del provento del reato [decisione TF 6B_199/2016 dell’8.”
“C’è, in altre parole, un chiaro paper trail che identifica senza possibilità di dubbio gli averi in questione come riferiti alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11. Ora, si è già ricordato più sopra (consid. 4.3.1.) che, secondo la giurisprudenza di cui alla DTF 122 IV 365 consid. III.2.b), il diritto della parte lesa alla restituzione o agli assegnamenti concerne unicamente i valori patrimoniali costituenti il prodotto dei reati commessi nei suoi confronti, non i valori patrimoniali illecitamente sottratti ad un’altra parte lesa. Non c’è pertanto solidarietà tra le parti lese in ragione del danno subito: qualora determinati valori patrimoniali siano stati sottratti con un reato ad una determinata persona, essi devono essere integralmente restituiti a questa persona. In considerazione di questa chiara giurisprudenza, ancorché datata ma non successivamente smentita, si può ritenere inoppugnabile ed indubbio che il denaro sul conto n. IBAN __________ debba essere restituito, giusta l’art. 70 cpv. 1 in fine CP, ai danneggiati che hanno proceduto al versamento di detto denaro, ovvero alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11. Le contestazioni dei reclamanti al proposito non ostano evidentemente a tale restituzione: alle loro pretese, in applicazione di detta giurisprudenza, non si può infatti manifestamente dare seguito. Esse sono irricevibili. Il denaro pervenuto sul conto, dopo il 18.4.2023, quando presentava un saldo quasi nullo, di CHF 27.90, è infatti palesemente riconducibile alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11, non ai reclamanti. Si è dunque in presenza di una situazione liquida, che – giusta l’art. 267 cpv. 2 CPP – permette di procedere alla restituzione. Si è del resto detto che la restituzione ai danneggiati giusta l’art. 70 CP prevale, come previsto dall’art. 44 LEF, sul fallimento. 5.3.3. Il procuratore pubblico, ritenuto che non c’erano averi sufficienti sul conto per la restituzione integrale degli importi versati dai predetti accusatori privati, ha disposto che a loro favore venisse restituito, in proporzione, il saldo degli averi ancora presenti sul conto, eccettuando l’importo di CHF 27.”
“C’è, in altre parole, un chiaro paper trail che identifica senza possibilità di dubbio gli averi in questione come riferiti alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11. Ora, si è già ricordato più sopra (consid. 4.3.1.) che, secondo la giurisprudenza di cui alla DTF 122 IV 365 consid. III.2.b), il diritto della parte lesa alla restituzione o agli assegnamenti concerne unicamente i valori patrimoniali costituenti il prodotto dei reati commessi nei suoi confronti, non i valori patrimoniali illecitamente sottratti ad un’altra parte lesa. Non c’è pertanto solidarietà tra le parti lese in ragione del danno subito: qualora determinati valori patrimoniali siano stati sottratti con un reato ad una determinata persona, essi devono essere integralmente restituiti a questa persona. In considerazione di questa chiara giurisprudenza, ancorché datata ma non successivamente smentita, si può ritenere inoppugnabile ed indubbio che il denaro sul conto n. IBAN __________ debba essere restituito, giusta l’art. 70 cpv. 1 in fine CP, ai danneggiati che hanno proceduto al versamento di detto denaro, ovvero alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11. Le contestazioni dei reclamanti al proposito non ostano evidentemente a tale restituzione: alle loro pretese, in applicazione di detta giurisprudenza, non si può infatti manifestamente dare seguito. Esse sono irricevibili. Il denaro pervenuto sul conto, dopo il 18.4.2023, quando presentava un saldo quasi nullo, di CHF 27.90, è infatti palesemente riconducibile alla PI 7, a PI 8 ed alla PI 11, non ai reclamanti. Si è dunque in presenza di una situazione liquida, che – giusta l’art. 267 cpv. 2 CPP – permette di procedere alla restituzione. Si è del resto detto che la restituzione ai danneggiati giusta l’art. 70 CP prevale, come previsto dall’art. 44 LEF, sul fallimento. 5.3.3. Il procuratore pubblico, ritenuto che non c’erano averi sufficienti sul conto per la restituzione integrale degli importi versati dai predetti accusatori privati, ha disposto che a loro favore venisse restituito, in proporzione, il saldo degli averi ancora presenti sul conto, eccettuando l’importo di CHF 27.”
Bei einer längeren Verfolgungsverjährungsfrist richtet sich die Verjährung des Einziehungsrechts nach dieser längeren Frist. Nach der zitierten Rechtsprechung tritt die Einziehungsverjährung nicht ein, wenn vor Ablauf der einschlägigen Frist ein erstinstanzliches Urteil über die Einziehung ergeht (z.B. Einstellungsverfügung).
“Okt. 2001, in Kraft ab 1. Oktober 2002 [AS 2002 2993 2996 3146; BBl 2000 2943] bzw. Art. 97 Abs. 1 lit. b StGB). Da diese Verfolgungsverjährungsfrist länger als 7 Jahre ist, richtet sich die Einziehungsverjährung nach ihr (vgl. Art. 70 Abs. 3 StGB). In Analogie zu Art. 97 Abs. 3 StGB tritt die Verjährung nicht ein, wenn vor Ablauf der Verjährungsfrist ein «erstinstanzliches Urteil» über die Einziehung getroffen wird, namentlich in einer Einstellungsverfügung (Scholl, a.a.O., Art. 70 StGB N 394; Konopatsch, a.a.O., Art. 70 N 60). Bei einer Frist von 15 Jahren mit Fristbeginn per 25. September 2006 verjährte das Recht zur Einziehung vorliegend am 25. September 2021, sofern nicht zuvor ein fristwahrendes Urteil erfolgte. Die Anordnung der Einziehung erfolgte allerdings erst mit Verfügung vom 4. April 2022 und damit nach Eintritt der Einziehungsverjährung.”
“Okt. 2001, in Kraft ab 1. Oktober 2002 [AS 2002 2993 2996 3146; BBl 2000 2943] bzw. Art. 97 Abs. 1 lit. b StGB). Da diese Verfolgungsverjährungsfrist länger als 7 Jahre ist, richtet sich die Einziehungsverjährung nach ihr (vgl. Art. 70 Abs. 3 StGB). In Analogie zu Art. 97 Abs. 3 StGB tritt die Verjährung nicht ein, wenn vor Ablauf der Verjährungsfrist ein «erstinstanzliches Urteil» über die Einziehung getroffen wird, namentlich in einer Einstellungsverfügung (Scholl, a.a.O., Art. 70 StGB N 394; Konopatsch, a.a.O., Art. 70 N 60). Bei einer Frist von 15 Jahren mit Fristbeginn per 25. September 2006 verjährte das Recht zur Einziehung vorliegend am 25. September 2021, sofern nicht zuvor ein fristwahrendes Urteil erfolgte. Die Anordnung der Einziehung erfolgte allerdings erst mit Verfügung vom 4. April 2022 und damit nach Eintritt der Einziehungsverjährung.”
Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB ist eine strafrechtliche, sachliche Massnahme, die das Gericht bei Vorliegen der gesetzlichen Voraussetzungen von Amtes wegen anzuordnen hat. Sie dient der Abschöpfung/ dem Ausgleich deliktischer Vorteile, damit der Täter nicht im Genuss eines aus einer Straftat erlangten Vermögensvorteils bleibt. Entgegen der Beschlagnahme zur Kostendeckung sieht die Einziehung keine generelle betragsmässige Obergrenze vor.
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Es kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs. 2 StGB). Einziehung und Ersatzforderung sind strafrechtliche sachliche Massnahmen; sie sind zwingend anzuordnen, wenn die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt sind (BGE 139 IV 209 E. 5.3 mit Hinweisen). Die Einziehung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Der Täter soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben. Damit dienen die Einziehungsbestimmungen der Verwirklichung des sozialethischen Gebots, nach welchem sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Die gleichen Überlegungen gelten für Ersatzforderungen des Staates.”
“Nach Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Lässt sich der Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand ermitteln, so kann das Gericht diesen schätzen (Art. 70 Abs. 5 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Einziehung und Ersatzforderung sind strafrechtliche sachliche Massnahmen, die zwingend anzuordnen sind, wenn die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt sind (BGE 139 IV 209 E. 5.3; Urteil 6B_1419/2020 vom 2. Mai 2022 E. 4.3.2; je mit Hinweisen). Die Einziehung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Der Täter soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben. Damit dienen die Einziehungsbestimmungen der Verwirklichung des sozial-ethischen Gebots, nach welchem sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll (BGE 144 IV 285 E.”
“1 StGB sieht die Einziehung von Vermögenswerten vor, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Eingezogen werden können neben den unmittelbar aus der Straftat stammenden Vermögenswerten auch Surrogate, sofern die von den Original- zu den Ersatzwerten führenden Transaktionen identifiziert und dokumentiert sind (vgl. Urteile 6B_1236/2018 vom 28. September 2020 E. 5.2; 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.2; 6B_1256/2018 vom 28. Oktober 2019 E. 7.1; je mit Hinweisen). Die Bestimmung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Sie dient der Verwirklichung des sozialethischen Gebots, nach dem strafbares Verhalten sich nicht lohnen soll. Der Täter soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben (BGE 144 IV 285 E. 2.2, 1 E. 4.2.1; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Anders als die Beschlagnahme zur Kostendeckung (Art. 268 StPO) sieht die Einziehung von Vermögenswerten nach Art. 70 Abs. 1 StGB daher keine betragsmässige Obergrenze vor. Sofern die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt sind, sind die betroffenen Gegenstände und Vermögenswerte zwingend einzuziehen (vgl. BGE 139 IV 209 E. 5.3; Urteile 6B_1419/2020 vom 2. Mai 2022 E. 4.3.2; 6B_1416/2020 vom 30. Juni 2021 E. 6.3.2). Dass noch weitere Vermögenswerte beschlagnahmt wurden, ändert an der Rechtmässigkeit der Einziehung des Betrags von Fr. 4'100.-- somit nichts.”
Bei der Berechnung des einzuziehenden Vermögens neigt die Rechtsprechung bzw. Lehre insbesondere bei genereller Normwidrigkeit (z. B. Drogenhandel) zur Anwendung des Bruttoprinzips, d. h. zur Einziehung des Vermögensvorteils ohne Abzug von Gewinnungskosten; dabei ist der Verhältnismässigkeitsgrundsatz zu beachten. Lässt sich der Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand ermitteln, kann das Gericht den Umfang schätzen (Art. 70 Abs. 5 StGB).
“Vermögenswerte, die durch Betäubungsmittelhandel erlangt wurden, sind gemäss Art. 70 StGB einzuziehen. Soweit die der Einziehung im Sinne von Art. 70 StGB unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr in natura vorhanden sind, erkennt das Strafgericht gemäss Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Das Gericht kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich nicht einbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs. 2 StGB). Sinn und Zweck dieser im Verhältnis zu Art. 70 StGB subsidiären Ersatzabschöpfung ist, dass derjenige, der sich der Vermögenswerte entledigt hat, nicht besser gestellt sein soll als derjenige, der sie behält (BGE 142 III 65 E. 4.1). Aus den Bestimmungen des StGB betreffend die Einziehung von Vermögenswerten und die Ersatzeinziehung durch Festlegung einer staatlichen Ersatzforderung ergibt sich nicht, ob bei der Berechnung des einzuziehenden Vermögenswerts nach dem Bruttoprinzip oder nach dem Nettoprinzip zu verfahren ist. Die Rechtsprechung des Bundesgerichts neigt zur Anwendung des Bruttoprinzips, verlangt aber die Beachtung des allgemeinen Grundsatzes der Verhältnismässigkeit.”
“Eine solche Betrachtungsweise geht klar über das Prinzip, wonach sich deliktisches Verhalten nicht lohnen darf, hinaus. In solchen Fällen dürfte daher in aller Regel die Härtefallklausel greifen. 5.10 Bei der Berechnung des unrechtmässigen Vermögensvorteils, der eingezogen oder mittels einer Ersatzforderung ausgeglichen werden soll, ist vom Primat des Bruttoprinzips auszugehen. Dies hat jedenfalls bei genereller Normwidrigkeit, insbesondere beim Drogenhandel, zu gelten. Hier ist der Vermögensvorteil als Ganzes rechtswidrig entstanden und deshalb ohne Berücksichtigung irgendwelcher Gewinnungskosten einzuziehen (Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 6 zu Art. 70 StGB mit Hinweisen; Schmid, a.a.O., N. 57 zu Art. 70-72 StGB). 5.11 Lässt sich der Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand ermitteln, so kann das Gericht ihn schätzen (Art. 70 Abs. 5 StGB). Die Bestimmung ist nicht nur auf die Einziehung, sondern auch auf die Festlegung der Ersatzforderung anwendbar (Trechsel/Jean-Richard, a.a.O., N. 17 zu Art. 70 StGB; Schmid, a.a.O., N. 209 zu Art. 70-72 StGB). Die Schätzung ist so vorzunehmen, dass von bewiesenen Teilumständen der Tat unter Berücksichtigung der allgemeinen Lebenserfahrung auf den naheliegenden Gesamtumfang der zugeflossenen Vermögensvorteile geschlossen wird. Dabei muss sich die Schätzung zeitlich und betragsmässig nach den im Strafverfahren ermittelten Delikten und der dabei erzielten Gewinne richten. Berücksichtigt werden dürfen die Vermögensentwicklung sowie die Aufwendungen des Betroffenen für den Lebenswandel in der fraglichen Periode (Schmid, a.a.O., N. 213 f. zu Art. 70-72 StGB). 5.12 Die Beweislast für sämtliche Voraussetzungen der Dritteinziehung liegt beim Staat, auch wenn der Dritte sich nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann (Urteile des Bundesgerichts 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.3; 6B_925/2009 vom 11. März 2010 E. 5.3). Der Richter hat die Voraussetzungen der Einziehung und der Ersatzforderung gemäss den üblichen strafprozessualen Regeln betreffend”
In der Praxis wird die Einziehung nach Art. 70 StGB in sehr unterschiedlichen Fallkonstellationen angeordnet. Die Entscheide zeigen Beträge von niedrigen Summen (z. B. wenige hundert Franken) bis hin zu mehrtausend- bzw. fünfstelligen Beträgen (z. B. CHF 13'620).
“Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue et du matériel de conditionnement figurant sous chiffre 1 de l'inventaire 1______ du 10 mars 2022, sous chiffres 1 à 12 de l'inventaire 5______ du 11 mars 2022 et sous chiffres 1 à 5 de l'inventaire 6______ du 11 mars 2022 (art. 69 CP). Dit que, dans un délai de trois mois dès l'entrée en force du présent arrêt, en consultation avec la police ou le greffe des pièces à conviction, A______ peut demander qu'il soit procédé, à ses frais qu'il devra avancer, à l'extraction et à la sauvegarde, sur un support adéquat, des photographies en lien avec ses enfants conservées dans la mémoire du téléphone portable figurant sous chiffre 3 de l'inventaire 1______ du 10 mars 2022, et ordonne, à l'échéance de ce délai, la confiscation et la destruction de cette pièce à conviction (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des CHF 231.75 et EUR 11.31 figurant sous chiffre 2 de l'inventaire 1______ du 10 mars 2022 ainsi que des CHF 85.- et EUR 330.- figurant sous chiffre 13 de l'inventaire 5______ du 11 mars 2022 (art. 70 CP). Condamne A______ aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 1'580.40, y compris un émolument de jugement de CHF 600.- (art. 426 al. 1 CPP). Prend acte que le Tribunal de police a ordonné la défense d'office avec effet au 22 mai 2023 en faveur de A______ en la personne de Me C______ et l'a informé que si sa situation financière le permettait, il pourra être tenu de rembourser les honoraires de son conseil, qui ne sont qu'avancés par l'Etat (art. 135 al. 4 CPP). Prend acte que l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseur d'office de A______, a été arrêtée à CHF 1'292.40 pour la procédure préliminaire et de première instance (art. 135 CPP). Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 2'155.-, comprenant un émolument de CHF 2'000.-. Met les trois quarts de ces frais, soit CHF 1'616,25, à la charge de A______ et laisse le solde de ces frais à la charge de l'Etat. Arrête à CHF 1'292.40 le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseur d'office de A______, pour la procédure d'appel.”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, am 20. Oktober 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 2195). Daraufhin stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend vom 9. Januar 2024, zu (pag. 2200 ff., pag. 2246 f.). In der Berufungserklärung vom 29. Januar 2024 beschränkte der Beschuldigte die Berufung auf einzelne Schuldsprüche wegen gewerbsmässigen Diebstahls, Sachbeschädigung und Hinderung einer Amtshandlung sowie auf die rechtliche Qualifikation des Schuldspruchs wegen qualifizierter Sachbeschädigung. Weiter focht er die entsprechenden Sanktions-, Kosten- und Entschädigungsfolgen sowie die Anordnung einer stationären therapeutischen Massnahme an (pag.”
“Die folgenden beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Behältnis mit weissen Pulveranhaftungen und 1 kleiner Löffel (HD-Nr. 2) - 2 Glasbehältnisse «XANAX+, leer (HD-Nr. 9) - Diverse Minigrip, Behältnisse usw., leer (HD Nr. 10) - Diverse Raucherutensilien (HD-Nr. 11) - Diverse Minigrip (HR-Nr. 12) - Minigrip mit weissen Pulverrückständen (HD-Nr. 13) - Postverpackung aus E.________ (HD-Nr. 14) - 1 Löffel mit Rückständen (HD-Nr. 15) - Coop Plastiksack (HD-Nr. 16) - Grosses Minigrip «Jungle Boys» (HD-Nr. 17) - Plastik für Fallschirmchen (HD-Nr. 19) - 1 Kartonbox aus D.________ (HD-Nr. 20) - 2 Feinwagen (HD-Nr. 22) - 1 Marihuanamühle (HD-Nr. 24) 3. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 2 Cornercards (X________ (Nummer) und Y________ (Nummer)) (HD-Nr. 21) - 1 Mobiltelefon iPhone 11 (IMEI Z________ (Nummer)) 4. Die Beträge von CHF 6'020.00 sowie Euro 100.00 werden eingezogen (Art. 70 StGB). 5. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 1 lit. e i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 6. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 1 lit. e und Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 7. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Regionale Staatsanwaltschaft Berner Jura-Seeland am 4. Juli 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 1213). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 22. August 2023 (pag. 1280 ff.). Mit Eingabe vom 29. August 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft (nachfolgend: Berufungsführerin) form- und fristgerecht die Berufung beschränkt auf die Strafzumessung sowie die Nichtanordnung der Landesverweisung (pag.”
“Dispositif La 2e Chambre pénale : constate que le jugement du Tribunal régional Jura bernois-Seeland du 19 octobre 2022 est entré en force de chose jugée dans la mesure où le tribunal a : reconnu A.________ coupable de contravention à la LStup, commise entre le 1er juin 2021 et le 30 juin 2021, en Suisse, par le fait d'avoir consommé de la cocaïne et de l'héroïne (ch. 2 AA) ; condamné A.________ à une amende contraventionnelle de CHF 200.00, la peine privative de liberté de substitution ayant été fixée à 2 jours en cas de non-paiement fautif ; ordonné : le maintien au dossier, à titre de pièce à conviction, du sachet contenant différents documents personnels (diverses quittances, contrat de location de voiture), l'exception des documents médicaux, qui doivent être restitués au prévenu dès l'entrée en force du présent jugement ; la confiscation des objets suivants pour destruction (art. 69 CP) : Téléphone mobile Samsung, modèle S20, IMEI 3513281 18838291 Téléphone mobile Samsung défectueux la confiscation du montant de CHF 13'620.00 (art. 70 CP) ; pour le surplus reconnaît A.________ coupable de/d’ : infraction grave à la loi sur les stupéfiants, commise entre le 2 mai et le 30 juin 2021, notamment à C.________, commise en ayant mis en danger la santé d’un grand nombre de personne et en bande, par le fait : d'avoir vendu au minimum 4'800 grammes d'héroïne mélangée, présentant un taux de pureté de 23 %, soit 1'104 grammes d'héroïne pure, réalisant un chiffre d'affaires d'au minimum CHF 91'250.00 (ch. I.1.1 AA) ; d'avoir possédé en vue de la vendre (ch. I.1.2 AA) : 479 grammes d'héroïne mélangée, présentant un taux de pureté de 23 %, soit”
Ist der mutmassliche Täter weiterhin Nutzniesser der betreffenden Vermögenswerte (z. B. durch Kapitalbeteiligungen oder über nahe stehende Gesellschaften bzw. Angehörige), wird die Empfängerin/der Empfänger in der Rechtsprechung nicht als schutzwürdiger Dritter im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB angesehen. Entsprechende Werte können dann als aus der Tat herrührend konfiszierbar sein, weil der wahre Begünstigte fortbesteht.
“Dans la situation où l'auteur n'a pas acquis des valeurs patrimoniales mais qu'il les a conservées, jurisprudence et doctrine tendent à admettre une confiscation, car les valeurs (qui doivent être déterminables et concrètes) sont conservées de manière illégale (Scholl, op. cit., § 4, nos 279 à 282 ad art. 70 et références; ég. Reto Weilenmann, forumpoenale 5/2018, p. 376 ss), alors qu'elles auraient dû tomber dans la masse en faillite (en l'occurrence celle de la société 8) (voir aussi jugement de la Cour pénale du Tribunal pénal fédéral SK.2004.13 du 6 juin 2005 consid. 10.3.1 et références citées). Ainsi peut-on considérer in casu que les participations de la société 6 dissimulées par B. par l'acte de vente du 30 décembre 2013 constituent un avantage direct qui découle de la commission de l'infraction et qu'elles peuvent être confisquées au sens de l'art. 70 al. 1 CP. c) C'est la société 114 qui a été favorisée par l'infraction reprochée à B. et qui demeure indûment enrichie. La société 117 n'est cependant pas un «tiers» concerné au sens de l'art. 70 al. 2 CP puisque B. est et demeure le bénéficiaire des biens de la société 6 par le biais de la société 117 et de CCCC. (cf. consid. 5.4, c). Quand bien même l'art. 70 al. 2 CP devait trouver application que l'exception admise par la doctrine et la jurisprudence selon laquelle le tiers qui a reçu des valeurs directement par l'infraction ne peut s'en prévaloir entrerait en ligne de compte (cf. Fabio Burgener/Katia Villard, De la confiscation du gain découlant d'un tournoi de poker illégal, Jusletter 2 novembre 2020, n° 60). La confiscation vise ainsi la personne de B. d) En principe, la confiscation devrait porter sur le certificat d'actions de la société 6. Ce certificat est en mains de la société 117, dont les actions sont détenues par CCCC., épouse de B. (cf. consid. 5.4, c). Il n'est toutefois pas exclu qu'à l'heure actuelle, ce certificat, libellé au porteur (cf. 21-98-0028), ait à nouveau été transféré à un tiers. Cela était du reste prévu ainsi dès le moment où CCCC. a investi dans la société 6 (cf. 05-00-0816) et paraît s'être produit puisque selon B., la société 6 appartient (tel était le cas en 2020) à un industriel italien (cf. TPF 923.9.076; cf. supra M).”
Bei der Festsetzung von Entschädigungen ist nur ein "angemessener Ersatz" zu leisten; umfangreich geltend gemachter Verteidigungsaufwand kann gekürzt werden, wenn ein wesentlicher Teil der Arbeiten nicht erforderlich war, um die für Art. 70 StGB relevanten Fragen (ob die Voraussetzungen der Einziehung vorliegen) zu klären.
“nicht entschädigt werden können. Kommt dazu, dass gemäss Art. 434 Abs. 1 StPO «nur» ein «angemessener Ersatz» entschädigt werden kann. Die Parteirechte von G____ beschränkten sich allerdings wie zu Beginn erwähnt (vgl. dazu E. 1.1.2) im Wesentlichen auf die Frage, ob die Voraussetzungen von Art. 70 StGB erfüllt sind oder nicht. Hierzu ist eine detaillierte Auseinandersetzung mit den umfangreichen und im Wesentlichen die Vermögensübertragungen an ihn nicht betreffenden Verfahrensakten nicht notwendig. Es rechtfertigt sich deshalb, den geltend gemachten Aufwand von insgesamt knapp 70 Stunden um 1/3 auf 47 Stunden zu kürzen (zuzüglich die geltend gemachten Auslagen von CHF”
Zweck der Einziehung nach Art. 70 ist aus ethisch-sozialen Gründen die Beseitigung des aus einer Straftat erzielten Vermögensvorteils, damit die Tat wirtschaftlich nicht lohnend ist. Die Einziehung dient dabei nicht dazu, den Staat auf Kosten des Verletzten zu bereichern. Erforderlich ist ein Konnex zwischen der begangenen Tat und den einzuziehenden Werten: die Straftat muss die wesentliche bzw. adäquate Ursache für die Erlangung der betreffenden Vermögenswerte sein.
“7 La confiscation au sens des art. 70 et ss. CP est également appelée confiscation de compensation (Ausgleichs- oder Abschöpfungseinziehung). Elle s’impose pour des motifs d’éthique sociale. Les avantages financiers obtenus par l’activité illicite doivent être supprimés, non parce qu’ils seraient une source d’infractions pour le futur, mais parce qu’il serait moralement inadmissible de laisser l’auteur de l’infraction en possession de biens patrimoniaux acquis au moyen d’une infraction. Il convient en effet d’enlever toute rentabilité à l’infraction, afin que le crime ne paie pas. La loi pénale ne remplirait pas sa fonction si ceux qui commettent des infractions, au détriment de ceux que les normes pénales sont censées protéger, pouvaient garder le produit de leur infraction. L’État ne doit pas non plus s’enrichir au dépend du lésé ; l’art. 70 CP ne doit ainsi pas non plus exposer l’auteur à devoir restituer à double l’avantage illicite obtenu au moyen de l’infraction préalable. La confiscation de l’art. 70 CP se distingue donc clairement du but de la confiscation de l’art. 69 CP, qui n’est pas ordonnée dans l’intérêt du lésé, mais vise à protéger la société d’une future menace provoquée par une nouvelle utilisation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d’une infraction (Madeleine HIRSIG-VOUILLOZ, op. cit. art. 70, n. 5, p. 1140 ss. et les références citées). 5.8 La confiscation suppose l’existence d’un acte illicite réunissant aussi bien les éléments objectifs que subjectifs d’une infraction, acte qui ne doit pas nécessairement être fautif. Il doit exister un rapport de connexité entre l’infraction commise, d’une part, et les valeurs saisies, d’autre part. L’infraction doit en effet être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l’obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l’infraction en cause. Les valeurs patrimoniales assujetties à la confiscation doivent revêtir la forme d’une augmentation de l’actif, d’une diminution du passif, d’une non-augmentation du passif ou d’une non-diminution de l’actif.”
Im vorliegenden Entscheid wurde gemäss Art. 70 Abs. 4 StGB angeordnet, dass die Beschlagnahmungs-/Konfiskationsentscheidung amtlich bekannt zu machen ist; dies betraf ausdrücklich unter anderem ein in Spanien gelegenes Grundstück sowie Vermögenswerte bei mehreren ausländischen Banken.
“92% du solde des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 3 à […], relation n°5, au nom de la société 2, anciennement ouverte à la banque 4 à […]. 6. L'immeuble à […], Espagne (bureau du cadastre n°6), sous réserve de son exécution par les autorités espagnoles. A l'encontre de B.: 7. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 5 à […], relation n°7, au nom de la société 6. 8. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 6 à […], relation n°8, au nom de la société 6. 9. La cédule hypothécaire au porteur « […], Ordn.-Nr. n°10» (n° de série n°11), constituée le 1er septembre 1989 et dont la débitrice est la société 6, portant sur la parcelle […] à […], cadastre […]. 10. L'immeuble composé de bureaux sis […] à […] (feuille […], plan […], cadastre n° […]), ainsi que les loyers perçus et à percevoir. 11. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 7 à […], relation n°12, au nom de la société 9. 12. S'agissant des chiffres V.7 à V.10 susmentionnés, la décision de confiscation fera l'objet d'un avis officiel (art. 70 al. 4 CP). A l'encontre de H.: 13. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 9 à […], relation n°13, au nom de H. VI. Créance compensatrice (art. 59 ch. 2 al. 1 aCP; art. 71 al. 1 CP) 1. La Cour ordonne le prononcé en faveur de la Confédération d'une créance compensatrice d'un montant de CHF 8'800'000.- à l'encontre de F. 2. La Cour ordonne le prononcé en faveur de la Confédération d'une créance compensatrice d'un montant de CHF 22'000'000.- à l'encontre de B. VII. Maintien des saisies (art. 59 ch. 2 al. 3 aCP; art. 71 al. 3 CP) La Cour maintient les saisies suivantes, en vue de l'exécution de la créance compensatrice prononcée à l'encontre de F.: 1. 2% du solde des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 3 à […], relation n°3, au nom de F., anciennement ouverte à la banque 4 à […]. 2. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 10 à […], relation n°14, au nom de F. 3. Les titres de la société 116 (300'000) déposés à la banque 11 à […], relation n°15.”
Ist der deliktische Ursprung der Vermögenswerte nicht festgestellt bzw. fällt der Beschlagnahmegrund weg, ist die Beschlagnahme aufzuheben und die Sachen herauszugeben. Eine nachträgliche Zweckänderung einer zu Einziehungszwecken beschlagnahmten Sache zu einer Beschlagnahme zur Deckung von Verfahrenskosten ist ausgeschlossen, wenn der deliktische Ursprung nicht festgestellt worden ist.
“2 CP, l'expulsion obligatoire requise par le Ministère public n'entre pas en ligne de compte. Pour des motifs de proportionnalité, l'expulsion facultative du prévenu ne sera pas prononcée. L'attention du prévenu est toutefois attirée sur le fait qu'il est tenu de quitter le territoire Suisse. Sort des objets et valeurs patrimoniales séquestrés 4.1.1. Selon l'art. 69 CP, alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, le juge prononce la confiscation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d'une infraction, si ces objets compromettent la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public (al. 1). Le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits (al. 2). 4.1.2. Le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). 4.1.3. Conformément à l'art. 267 CPP, si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit (al. 1). La restitution à l'ayant droit des objets et des valeurs patrimoniales séquestrés qui n'ont pas été libérés auparavant, leur utilisation pour couvrir les frais ou leur confiscation sont statuées dans la décision finale (al. 3). 4.2. Le Tribunal ordonnera la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42494120230815 vu leur utilisation frauduleuse. Il ordonnera la restitution au prévenu de la montre figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 42494120230815. Frais et indemnisation 5. Les frais de la procédure, y compris un émolument de jugement de CHF 300.-, seront mis à la charge du prévenu (art. 426 al. 1 CPP). 6. Le défenseur d'office sera indemnisé (art. 135 CPP). PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Déclare X______ coupable de vol (art.”
“Gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. b StPO i.V.m. Art. 268 Abs. 1 lit. a StPO kann Vermögen der beschuldigten Person indessen unter anderem auch zur Deckung der Verfahrenskosten beschlagnahmt werden. Die Beschlagnahme zur Kosten- deckung darf dabei aber nicht zur Sicherung allfälliger Zivilforderungen erfolgen, da dies einen unzulässigen Gläubigerarrest darstellen würde (BSK StPO- B OMMER/ GOLDSCHMID, Art. 268 N 2). Der Schmuck der Beschuldigten wurde gemäss Verfügung der Staatsanwaltschaft Zürich-Sihl vom 14. April 2011 einzig aufgrund eines vermuteten deliktischen Ursprungs, nicht aber zur Kostendeckung beschlagnahmt (Urk. 11/2). Ein deliktischer Ursprung ist nun vorliegend nicht erstellt und eine nachträgliche Zweckänderung der Einziehungsbeschlagnahme gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB zu einer Deckungsbeschlagnahme im Sinne von Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO ist nunmehr ausgeschlossen. Der zwecks Beweissicherung bzw. allfälliger Einziehung beschlagnahmte Schmuck der Beschuldigten ist ihr daher herauszugeben. Im Gegensatz dazu wurden die Fr. 2'000.– gemäss Verfügung der Staatsanwalt- schaft Zürich-Sihl vom 9. Januar 2015 ausdrücklich im Sinne von Art. 263 Abs. 1 lit. b StPO zur Kostendeckung beschlagnahmt (Urk. 64/3). Diese Vermögenswerte sind daher zur (teilweisen) Kostendeckung heranzuziehen. VIII. Kosten- und Entschädigungsfolgen”
Fahrzeuge können nach Art. 70 StGB eingezogen werden, wenn sie konkret zum Zwecke des Drogenhandels als Transportmittel verwendet wurden. Dies gilt insbesondere für Fahrzeuge, die mit eingebauten Drogenverstecken versehen waren und für Transporte von Betäubungsmitteln eingesetzt wurden.
“sowie der M.________(Auto) beschlagnahmt. Der Notizzettel verbleibt als Beweismittel bei den Akten. Die restlichen Gegenstände sind in Anwendung von Art. 69 resp. Art. 70 StGB einzuziehen. Die Vorinstanz hat die rechtlichen Grundlagen für eine Einziehung zutreffend wiedergegeben und angewendet (pag. 2743 f., S. 152 f. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung). Die Erwägungen werden zum besseren Verständnis auszugsweise zitiert: Das beschlagnahmte Fahrzeug M.________(Auto) mit den zwei eingebauten Drogenverstecken wurde für die Transporte des Kokains aus Holland in die Schweiz und somit zum Zwecke des Drogenhandels eingesetzt, womit dieses dazu diente, Straftaten zu verüben. Anlässlich der Hauptverhandlung hat A.________ geltend gemacht, dass er das AF.________ aus dem M.________(Auto) – bzw. das gesamte Fahrzeug (pag. 2491) – zurückerhalten möchte. Das AF.________ allein weist keinen strafrechtlich relevanten Bezug auf und kann dem Beschuldigten ausgehändigt werden. Der PW M.________(Auto), grau, .________, ist gemäss Art. 70 StGB einzuziehen, wobei das AF.________ A.________ herauszugeben ist. Beim beschlagnahmten Geldbetrag von CHF”
“Die folgenden beschlagnahmten Vermögenswerte werden eingezogen (Art. 70 StGB): […] - PW M.________(Auto), grau, .________ (A.________) […]”
“sowie der M.________(Auto) beschlagnahmt. Der Notizzettel verbleibt als Beweismittel bei den Akten. Die restlichen Gegenstände sind in Anwendung von Art. 69 resp. Art. 70 StGB einzuziehen. Die Vorinstanz hat die rechtlichen Grundlagen für eine Einziehung zutreffend wiedergegeben und angewendet (pag. 2743 f., S. 152 f. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung). Die Erwägungen werden zum besseren Verständnis auszugsweise zitiert: Das beschlagnahmte Fahrzeug M.________(Auto) mit den zwei eingebauten Drogenverstecken wurde für die Transporte des Kokains aus Holland in die Schweiz und somit zum Zwecke des Drogenhandels eingesetzt, womit dieses dazu diente, Straftaten zu verüben. Anlässlich der Hauptverhandlung hat A.________ geltend gemacht, dass er das AF.________ aus dem M.________(Auto) – bzw. das gesamte Fahrzeug (pag. 2491) – zurückerhalten möchte. Das AF.________ allein weist keinen strafrechtlich relevanten Bezug auf und kann dem Beschuldigten ausgehändigt werden. Der PW M.________(Auto), grau, .________, ist gemäss Art. 70 StGB einzuziehen, wobei das AF.________ A.________ herauszugeben ist. Beim beschlagnahmten Geldbetrag von CHF”
Zur Auslegung von Art. 70 Abs. 3 StGB gelten ergänzend die allgemeinen Regeln der Verfolgungsverjährung: Soweit Art. 70 Abs. 3 nicht selbst alle Verjährungsfragen regelt, sind die allgemeinen Bestimmungen des StGB analog anzuwenden (insbesondere betreffend Dies a quo und ad quem). Die allgemeinen Regeln zur Unterbrechung und Neubeginn der Verjährung sind entsprechend heranzuziehen. Hingegen ist die Vollstreckungsverjährung für die Einziehung zugunsten des Staates irrelevant, weil durch die Einziehung das Eigentum unmittelbar auf den Staat übergeht.
“Nach Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Das Recht zur Einziehung verjährt nach sieben Jahren; ist jedoch die Verfolgung der Straftat einer längeren Verjährungsfrist unterworfen, so findet diese Frist auch auf die Einziehung Anwendung (Art. 70 Abs. 3 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Das Gericht kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs.2 StGB). Einziehung und Ersatzforderung sind strafrechtliche sachliche Massnahmen; sie sind zwingend anzuordnen, wenn die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt sind (BGE 139 IV 209 E. 5.3; MARCEL SCHOLL, in: Jürg-Beat Ackermann [Hrsg.], Kommentar, Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisationen, [Einziehung/Kriminelle Organisationen/ Finanzierung des Terrorismus/Geldwäscherei], Bd. I, Zürich 2018, N. 105 zu Art. 70 StGB; NIKLAUS SCHMID, Kommentar, Einziehung Organisiertes Verbrechen Geldwäscherei, Bd. I, 2. Aufl. 2007, N. 98 zu Art. 70-72 StGB).”
“Das Recht zur Einziehung verjährt grundsätzlich nach 7 Jahren. Sofern die Anlasstat einer längeren Verfolgungsverjährung unterworfen ist, gilt die entsprechende Verjährungsfrist auch für die Einziehung (Art. 70 Abs. 3 StGB). Für die weiteren, von Art. 70 Abs. 3 StGB nicht geregelten Aspekte der Verfolgungsverjährung gelten die allgemeinen Bestimmungen des StGB (BGE 141 IV 305 E. 1.4; BGer 6B_425/2011 vom 10. April 2012 E. 4.3; Scholl, in: Ackermann [Hrsg.], Kommentar Kriminelles Kriminelle Organisationen, Zürich 2018, Art. 70 StGB N 394). Nicht relevant ist im Kontext der Einziehung zugunsten des Staats die Vollstreckungsverjährung. Denn mit der Einziehung wird das Eigentum an den Vermögenswerten direkt dem Staat übertragen, womit sich die Frage der Vollstreckung nicht stellt (Baumann, in: Niggli/Wiprächtiger [Hrsg.], Basler Kommentar StGB, 4. Aufl. 2019, Art. 70/71 N 63).”
“absence de for en Suisse/prescription de l'action pénale) et, partant, à conduire à l'annulation du classement. Les recourants ne prennent, au demeurant, aucune conclusion en constat d'une telle violation. L'auraient-ils fait qu'ils ne disposeraient plus d'un intérêt actuel à se plaindre d’un (éventuel) retard à statuer, le classement des infractions dénoncées par leurs soins venant d’être confirmé. Le grief tiré d’une violation de l'art. 5 CPP doit donc être rejeté. 5. Les recourants sollicitent la restitution, en leur faveur, des avoirs saisis. 5.1. Conformément à l'art. 70 al. 1 in fine CP, la confiscation n’entre en ligne de compte que si les valeurs patrimoniales [séquestrées] ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La restitution prime toute autre mesure (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2). Pour l’ordonner, les fonds concernés doivent être la conséquence directe et immédiate de l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_17/2011 du 18 juillet 2011 consid. 2). 5.2. Selon l'art. 70 al. 3 CP, le droit de confisquer – et de restituer au lésé (arrêt du Tribunal fédéral 6B_122/2017 du 8 janvier 2019 consid. 18.2.3) – se prescrit par sept ans, à moins que la poursuite des infractions en cause ne soit soumise à une prescription d'une durée plus longue; celle-ci est alors pertinente. Les règles générales sur la prescription de l'action pénale s’appliquent par analogie aux dies a quo et ad quem du droit de confisquer (ATF 141 IV 305 consid. 1.4; arrêt du Tribunal fédéral 6B_164/2019 du 11 février 2020 consid. 1.2 in fine et consid. 1.6; arrêt du Tribunal fédéral 6B_122/2017 précité, consid. 18.2.2). 5.3. Dans le cas présent, il a été jugé qu’il n’existait plus, dès août 2007, de lien suffisant entre les avoirs déposés sur le compte de R______ LTD et les USD 1'643'964.91 provenant du crime préalable allégué (cf. consid. 4.3.2). Les actifs séquestrés, ayant été crédités sur les comptes de F______ LLC et de G______ FOUNDATION après cette dernière époque (entre mi-2008 et fin 2011), ils ne sauraient être restitués aux recourants.”
Blosse Vermutungen genügen nicht für eine Beschlagnahme/Einziehung; erforderlich sind erhebliche und konkrete Hinweise bzw. hinreichende Verdachtsmomente für deliktische Herkunft. Die Behörden dürfen jedoch aus mehreren Indizien auf deliktische Herkunft schliessen, wenn die plausible legalen Herkunft verneint wird. Zu beachten ist, dass eine Einziehung nach Art. 70 StGB nur bei (nachweislichem) Deliktserlös in Betracht kommt.
“370, 377-378, 386-388, 391-393, 400-402 und 406), die von ihm im Beschwerdeverfahren eingereichten Quittungen die Herkunft des Bargeldes nicht überzeugend zu erklären vermöchten, der Beschwerdeführer namentlich wegen Beschäftigung von Ausländerinnen und Ausländer ohne Bewilligung vorbestraft sei (vgl. Strafregisterauszug vom 18. September 2023) und es nun weiter zu prüfen gelte, ob die hohe Bargeldsumme aus einer illegalen Tätigkeit des Beschwerdeführers stamme oder legalen Ursprungs sei. Welche erheblichen und konkreten Hinweise aufgrund der bisherigen Untersuchungsergebnisse für einen hinreichenden Tatverdacht sprechen, erhellt jedoch nicht, zumal auch im Beschwerdeverfahren nicht dargetan wird, worin die näher zu untersuchende(n) strafbare Handlung(en) besteht bzw. bestehen. Die blosse Vermutung, dass das aufgefundene Bargeld aus einer – nicht näher benannten – strafbaren Handlung stammen oder unrechtmässig verwendet werden könnte, reicht für die Anordnung einer Zwangsmassnahme nicht aus. Mangels eines hinreichenden Tatverdachts hinsichtlich einer konkreten Straftat, die einen direkten Zusammenhang zu den zu beschlagnahmenden Vermögenswerten aufweist, sind die Voraussetzungen gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO i.V.m. Art. 70 StGB – zumindest derzeit – offensichtlich nicht erfüllt.”
“Sodann beruft sich die Staatsanwaltschaft auf Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO als gesetzliche Grundlage für die Beschlagnahme des X____. Sie macht eine Beschlagnahme zur Einziehung gemäss Art. 70 StGB geltend (vgl. Vernehmlassung vom 16. Juni 2022). Bei der Beschlagnahme zur Einziehung gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO richtet sich deren Umfang nach den Vorgaben des materiellen Rechts. Eingezogen werden können nach Art. 70 Abs. 1 StGB namentlich Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind. Der X____ kann gestützt auf diese Norm beschlagnahmt werden, sofern hinreichende Verdachtsmomente dafür vorliegen, dass er mit deliktisch erlangten Geldmitteln erworben wurde.”
“Sodann beruft sich die Staatsanwaltschaft auf Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO als gesetzliche Grundlage für die Beschlagnahme des X____. Sie macht eine Beschlagnahme zur Einziehung gemäss Art. 70 StGB geltend (vgl. Vernehmlassung vom 16. Juni 2022). Bei der Beschlagnahme zur Einziehung gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO richtet sich deren Umfang nach den Vorgaben des materiellen Rechts. Eingezogen werden können nach Art. 70 Abs. 1 StGB namentlich Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind. Der X____ kann gestützt auf diese Norm beschlagnahmt werden, sofern hinreichende Verdachtsmomente dafür vorliegen, dass er mit deliktisch erlangten Geldmitteln erworben wurde.”
“Gestützt auf den willkürfrei festgestellten Sachverhalt und die verschiedenen Indizien (hohe Kokain-Kontamination, Stückelung des grossen Bargeldbetrages, widersprüchliche Äusserungen, Fehlen einer plausiblen Erklärung für einen legalen Erwerb) durfte die Vorinstanz von einer deliktischen Herkunft der Vermögenswerte aus Drogengeschäften ausgehen. Es liegt weder eine Verletzung von Art. 70 StGB noch eine willkürliche Sachverhaltsfeststellung vor. Bei diesem Ergebnis vermag der Beschwerdeführer auch aus der Rüge betreffend unzulässige Beweislastumkehr nichts für sich ableiten. Er macht in dieser Hinsicht geltend, obwohl der Staat die deliktische Herkunft eines bestimmten Vermögenswertes zu beweisen habe, verlange die Vorinstanz von ihm nicht bloss eine Plausibilisierung der legalen Herkunft des Geldes, sondern geradezu einen strikten Beweis. Dadurch, dass sie die Geldübergabe an C.________ durch die von ihm eingereichten Bankbelege nicht als erstellt erachte, verletze sie Art. 10 StPO (Beschwerde Ziff. 33). Obwohl ihm insoweit beizupflichten ist, als dass der Staat sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung zu beweisen hat (vgl. E. 5.3 oben), verkennt er, dass die Vorinstanz von ihm in casu keinen direkten Beweis der legalen Herkunft der Vermögenswerte fordert, sondern gestützt auf den willkürfrei festgestellten Sachverhalt und ohne unzulässige Beweislastumkehr zu Recht die Plausibilität der legalen Herkunft verneint (vgl.”
“Il n'y a aucune raison de mettre en doute la véracité de cette déposition précise et détaillée, dépourvue de contradiction ou d'incohérence, mettant en rapport quantités de drogue, flux d'argent, prix et commissions des divers intervenants, et enfin confirmée par la surveillance policière. Au demeurant, C.________ s'est incriminé lui-même, une enquête pénale étant dirigée contre lui (P. 143). La thèse d'aveux de complaisance pour donner satisfaction à la police n'a aucun fondement. Le moyen tiré d'une preuve suspecte ou insuffisante doit donc être écarté. Il s’ensuit que les faits tels qu’ils ressortent de l’acte d’accusation sont établis et doivent être retenus. 4. 4.1 U.________ a également demandé la levée du séquestre portant sur une somme d’environ 6'000 fr., soutenant qu’il s’agirait de l’argent que lui aurait prêté sa mère pour le fonds de caisse d’un commerce de voiture qu’il serait venu faire en Suisse avec son oncle. 4.2 Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références citées). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer » (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références citées). 4.3 En l’espèce, il n’est pas crédible que l’appelant ait gardé cette somme de 6’250 fr. pendant quatre mois, soit depuis son arrivée en Suisse et jusqu’à son interpellation, sans le dépenser, alors qu’il n’avait aucun revenu de provenance licite.”
“Die Vorinstanz ordnete an, dass die von der Staatsanwaltschaft beschlag- nahmte Barschaft von Fr. 4'540 sowie EUR 50 in Anwendung von Art. 268 StPO "zur Deckung der Verfahrenskosten einzuziehen" sei (Urk. 80 S. 62 und 68). Dies ist bereits insofern zu korrigieren, als eine Einziehung von Vermögenswerten nach Art. 70 StGB nur bei (nachweislichem) Deliktserlös in Frage kommt, wovon die Vorinstanz jedoch zu Recht nicht ausgegangen ist. Strittig ist, ob die be- schlagnahmte Barschaft gemäss Art. 267 Abs. 3 StPO in Verbindung mit Art. 268 Abs. 1 StPO zur Kostendeckung verwendet werden darf. Dabei wird das Vorlie- gen der allgemeinen Voraussetzungen für eine solche Kostendeckungsbeschlag- nahme zu Recht weder vom Beschuldigten noch von der Verfahrensbeteiligten in Abrede gestellt, zumal sich der Beschuldigte infolge der gegen ihn verhängten Einreisesperre einstweilen im Ausland aufhalten muss, weshalb die dem Be- schuldigten aufzuerlegenden Verfahrenskosten (vgl. nachstehend E. VI.) nicht ohne Weiteres einbringlich sind. Sowohl der Beschuldigte als auch die Verfah- rensbeteiligte machen jedoch geltend, das beschlagnahmte Geld gehöre nicht dem Beschuldigten, sondern der Verfahrensbeteiligten und sei dieser deshalb herauszugeben (Urk. 66 S. 1 und 27; Urk.”
Werden Vermögenswerte nach Art. 70 StGB eingezogen (konfiskatorische Wirkung), ist die dadurch reduzierte Gewinnbemessungsgrundlage steuerlich zu berücksichtigen; solche Sanktionen, die der Verringerung des aus einer rechtswidrigen Tätigkeit erzielten Gewinns dienen, sind als bei der Steuerbemessung zu beachtende Reduktion des Gewinns anzusehen.
“En ce qui concerne ce genre de sanction, on ne trouve a priori aucune contradiction/tension entre l'appréciation en droit fiscal et en droit pénal, respectivement entre le principe de l'unité de l'ordre juridique et le principe de l'imposition selon la capacité contributive : d'un côté il n'y a précisément pas de culpabilité subjective pour les personnes morales et de l'autre côté, du fait du prélèvement de la partie du bénéfice obtenu de manière illicite, il n'y a plus de fondement pour l'imposition de cette dernière. Par conséquent, les sanctions sans caractère pénal visant à réduire le bénéfice sont qualifiées par la doctrine de manière convaincante comme des dépenses justifiées par l'usage commercial et partant déductibles de l'assiette de l'impôt. Toujours selon le Message du Conseil fédéral, ces sanctions sont prononcées en raison d’une activité commerciale qui rapporte un bénéfice en enfreignant les conditions légales. Elles visent à rétablir une situation conforme au droit en réduisant, l’année de sa réalisation, la part imposée du bénéfice obtenu au moyen d’une infraction. Elles permettent également de corriger tout avantage concurrentiel obtenu grâce au comportement illicite. La sanction n’a pas pour but de réparer le tort causé (Message, ch. 1.2.2 p. 8265). Typiquement, la confiscation au sens de l’art. 70 CP est un exemple de ce type de sanction (Andreas OPEL, Nouvelle réglementation pour la déduction des amendes pour les entreprises, ch. 2.1.2 in Revue fiscale). 5.5 Le revenu d’une activité commerciale, même s’il a été réalisé en enfreignant une disposition légale, est imposé en tant que bénéfice en vertu du principe de l’imposition selon la capacité économique inscrit dans la Constitution (art. 127 al. 2 Cst.). En d’autres termes, tous les bénéfices sont soumis à l’impôt, indépendamment de leur provenance. Le Tribunal fédéral a arrêté à ce sujet que rien ne justifie qu’un bénéfice réalisé de manière illicite ne soit pas soumis à l’impôt qui frappe les bénéfices réalisés de manière licite par une entreprise commerciale. Il faut en conclure que la réduction d’un bénéfice réalisé illicitement doit aussi être prise en compte fiscalement. Si une sanction visant à réduire un bénéfice est prononcée en raison d’une activité commerciale en partie illégale, le bénéfice imposé doit pouvoir être réduit du montant de la sanction prononcée, laquelle est portée en déduction dans les dépenses.”
Die Rechtspraxis ordnet gestützt auf Art. 70 StGB regelmässig die Einziehung (Dévolution/Devolution an den Staat) von aus Straftaten stammenden Vermögenswerten an. Betroffen sind in der Praxis insbesondere Geldbeträge und sonstige werthaltige Vermögenswerte. (Dinge, die als Gegenstände zu vernichten oder ausser Gebrauch zu setzen sind, werden i.d.R. nach Art. 69 behandelt.)
“25, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, défenseur d'office de A______. Confirme le jugement entrepris, dont le dispositif est le suivant : "Déclare A______ coupable d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. d LStup, d'empêchement d'accomplir une acte officiel (art. 286 CP) et d'infraction à l'art. 115 al. 1 let. a et al. 3 LEI. Condamne A______ à une peine pécuniaire de 180 jours-amende (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 10.-. Condamne A______ à une amende de CHF 200.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 2 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue et du téléphone figurant sous chiffres 1 à 5 de l'inventaire n° 41354920230420 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 6 de l'inventaire n° 41354920230420 (art. 70 CP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 764.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 6 de l'inventaire n° 41354920230420 (art. 442 al. 4 CPP). Fixe à CHF 2'707.90 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). [...] Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Met cet émolument complémentaire à la charge de A______." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, à l’Office cantonal de la population et des migrations et au Secrétariat d’État au migrations. La greffière : Sarah RYTER La présidente : Sara GARBARSKI Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“Condamne A______ à une peine privative de liberté d'ensemble de quatre ans et deux mois, sous déduction de 802 jours de détention avant jugement (art. 40 et 89 al. 6 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de sept ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 Ordonnance N-SIS). *** Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, des balances, des produits de coupage, du matériel de conditionnement, du carnet de comptabilité et du lot de documents manuscrits, figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 37982120221124, sous chiffres 1, 2, 9 à 12, 15, 16, 24 à 26, 31, 33 de l'inventaire n°38076320221128, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 38146320221130 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42682520230901 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 19 et 32 de l'inventaire n° 38076320221128 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des téléphones portables, Smartphones, cartes SIM et carte mémoire micro SD, figurant sous chiffres 3 à 8, 13, 14, 17, 27 à 30 de l'inventaire n° 38076320221128, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42596320230824 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42682320230901(art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du pistolet d'alarme et des munitions, figurant sous chiffres 18, 20 à 22 de l'inventaire n° 38076320221128 (art. 69 CP). Ordonne la restitution à AI______ du lot de documents à son nom, figurant sous chiffre 23 de l'inventaire n° 38076320221128 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). *** Condamne A______ à 37.5% de la part des frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 73'794.40, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.-, et laisse le solde de 12.5% à la charge de l'État (art. 426 al. 1 CPP). *** Ordonne le maintien de A______ en détention pour motifs de sûreté. Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 2'775.”
“En ce qui concerne la consommation de stupéfiants, il sera condamné à une amende de CHF 100.-. Sort des objets et valeurs patrimoniales séquestrés 4.1.1. Selon l'art. 69 CP, alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, le juge prononce la confiscation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d'une infraction, si ces objets compromettent la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public (al. 1). Le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits (al. 2). 4.1.2. Le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). 4.2. Les stupéfiants seront séquestrés, confisqués et détruits (art. 69 CP). Quant aux valeurs patrimoniales, elles seront séquestrées et confisquées, vu leur provenance délictuelle (art. 70 CP). Frais et indemnisation 5. Vu le verdict condamnatoire, le prévenu sera condamné aux frais de la procédure (art. 426 al. 1 CPP). 6. L'indemnité due au défenseur d'office sera fixée conformément à l'art. 135 CPP. PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Déclare A______ coupable d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEI), de violation d'une interdiction de pénétrer dans une région déterminée (art. 119 al. 1 LEI), de vente de stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c LStup), de détention de stupéfiants (art. 19 al. 1 let. d LStup), d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 al. 1 CP) et de consommation de stupéfiants (art. 19a ch. 1 LStup). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 180 jours-amende sous déduction de 3 jours de détention avant jugement (art. 34 et 51 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 20.-. Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à 3 ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art.”
“Condamne A______ à une peine pécuniaire de 50 jours-amende (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 10.-. Condamne A______ à une amende de CHF 300.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de trois jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Renonce à révoquer le sursis octroyé le 19 octobre 2022 par le Ministère public du canton de Genève, mais adresse un avertissement à A______ et prolonge le délai d'épreuve d'un an (art. 46 al. 2 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°5______, sous chiffre 1 de l'inventaire n°1______, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ et sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°6______, sous chiffre 2 de l'inventaire n°1______, sous chiffre 1 de l'inventaire n°2______ (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des téléphones portables figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n°1______, sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n°3______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à A______ des écouteurs sans fil figurant sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n°3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Prend acte de ce que l'indemnité pour la procédure préliminaire et de première instance due à Me B______, défenseure d'office de A______, a été fixée à CHF 1'538.50 (art. 135 CPP). Condamne A______ aux 95% des frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 1'166.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- et un émolument de jugement complémentaire de CHF 600.- (art. 426 al. 1 CPP). Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'675.-, y compris un émolument d'arrêt de CHF 1'500.-. Met 80% de ces frais, soit CHF 1'340.-, à la charge de A______ et laisse le solde à la charge de l'État. Arrête à CHF 654.”
“1 de la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 8 mois, sous déduction d'un jour de détention avant jugement (art. 40 et art. 51 CP). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 15 jours-amende. Fixe le montant du jour-amende à CHF 30.-. Condamne A______ à une amende de CHF 200.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 2 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. (…) Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction de la drogue et des cachets de méthadone figurant sous chiffres 1, 2 et 4 de l'inventaire n° 2______ du 14 janvier 2022 et sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2022 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2022 (art. 263 al. 1 CPP et art. 70 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la mise hors d'usage des téléphones figurant sous chiffres 4 et 5 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2022 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne la restitution à D______ des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 2______ du 14 janvier 2022 et à A______ des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 6 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2022 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ à 5/10 et D______ à 4/10 des frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'553.-, y compris un émolument de jugement de CHF 600.- (art. 426 al. 1 CPP). Laisse 1/10 des frais de la procédure à la charge de l'Etat (art. 423 al. 1 CPP). Fixe à CHF 1'600.40 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). (…)" Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information au Tribunal pénal, au Secrétariat d'État aux migrations (SEM) et à l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM).”
“Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 à 11 de l'inventaire n° 41753920230601 (art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction de la drogue et du téléphone IPhone figurant sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n° 37448620221103 (art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction du pistolet, du couteau et de la drogue figurant sous chiffres 2 à 9, 11 et 13 de l'inventaire n° 37448120221103 (art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction du récipient contenant 5.5 grammes bruts de marijuana et de résine de cannabis figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 35710820220808 (art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 9 de l'inventaire n° 41760120230601 (art. 70 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 10 et 12 de l'inventaire n° 37448120221103 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à X______ des téléphones portables et de la tirelire noire figurant sous chiffres 6, 7 et 10 de l'inventaire n° 41760120230601 et de l'IPad figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 37448120221103 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). ***** Condamne X______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 16'928.90 (art. 426 al. 1 CPP). Fixe à CHF 22'984.05 l'indemnité de procédure due à Me A______, défenseur d'office de X______ (art. 135 CPP). Ordonne la communication du présent jugement aux autorités suivantes : Casier judiciaire suisse, Office fédéral de la police, Brigade des armes, de la sécurité privée et des explosifs (BASPE), Office cantonal de la population et des migrations, Service des contraventions (art. 81 al. 4 let. f CPP). Le Greffier Aurélien GEINOZ La Présidente Katerina FIGUREK ERNST Voies de recours Les parties peuvent annoncer un appel contre le présent jugement, oralement pour mention au procès-verbal, ou par écrit au Tribunal pénal, rue des Chaudronniers 9, case postale 3715, CH-1211 Genève 3, dans le délai de 10 jours à compter de la communication du dispositif écrit du jugement (art.”
“Lève les mesures de substitution ordonnées par le Tribunal des mesures de contrainte la dernière fois le 18 octobre 2019 (art. 231 al. 1 et 237 al. 4 CPP). Alloue à C______ CHF 25'354.15 à titre d'indemnité pour les dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure (art. 429 al. 1 let. a CPP). Alloue à C______ CHF 50'000.-, avec intérêts à 5% dès le 7 décembre 2019, à titre d'indemnité pour la réparation du tort moral subi (art. 429 al. 1 let. c CPP). Rejette pour le surplus les conclusions en indemnisation de C______ (art. 429 CPP). ***** Ordonne la restitution à A______ des sommes de EUR 20'000.- (liasse 5) et EUR 10'000.- (liasse 6) mises en sûreté provisoire par l'AFD le 14 janvier 2017. Ordonne la restitution à E______ de la somme de EUR 5'000.- (liasse 21) mise en sûreté provisoire par l'AFD le 15 janvier 2017. Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat du solde des valeurs patrimoniales (CHF 107'050.- et EUR 110'040.-; EUR 4'620.-, CHF 5'000.- et USD 800.-) mises en sûreté provisoire par l'AFD respectivement les 14 et 15 janvier 2017 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la reconnaissance de dette figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 5______ du 13 février 2018 (art. 69 CP). Ordonne la restitution à C______ de l'ordinateur figurant sous chiffre 6 de l'inventaire n° 5______ du 13 février 2018 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ des objets figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______, 1 et 2 de l'inventaire n° 7______ du 13 février 2018, 1 à 8 et 10 à 14 de l'inventaire n° 8______ du 12 mars 2018 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne l'apport à la procédure des objets figurant sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n° 5______ du 13 février 2018, sous chiffre 1 de l'inventaire du n° 9______ du 1er mars 2018 et sous chiffre 9 de l'inventaire du n° 8______ du 12 mars 2018. Condamne A______ au paiement de 3/8ème des frais de la procédure de première instance, qui s'élèvent à CHF 9'535.-, et au paiement de l'émolument complémentaire de CHF 1'350.-, soit un montant total de CHF 4'925.”
Die Beschlagnahme im Hinblick auf die Durchsetzung einer Ersatzforderung begründet nicht per se ein Vorzugsrecht des Staates bei der Zwangsvollstreckung. Sog. sichernde Beschlagnahmen oder Blockierungen, die auf eine spätere Einziehung oder Rückgabe nach Art. 70 StGB abzielen, verschaffen dem Staat oder dem Geschädigten jedoch eine distraktive Stellung gegenüber andern Gläubigern; dies kann dazu führen, dass sie an der Verwertung teilhaben bzw. im Konkurs berücksichtigt werden.
“Gemäss Art. 70 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der geschädigten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Abs. 1). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Abs. 2). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einer Drittperson jedoch nur, soweit dies nach Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte mit Beschlag belegen. Die Beschlagnahme begründet bei der Zwangsvollstreckung der Ersatzforderung kein Vorzugsrecht zu Gunsten des Staates (Art.”
“La realizzazione di oggetti confiscati in virtù di leggi d’ordine penale o fiscale oppure in virtù della legge del 18 dicembre 2015 sui valori patrimoniali di provenienza illecita ha luogo secondo le disposizioni delle relative leggi federali o cantonali (art. 44 LEF). Secondo la giurisprudenza, questa riserva di legge vale per la confisca di oggetti pericolosi (art. 69 CP) o di valori patrimoniali (art. 70, 72 CP) e, anche, per i sequestri penali eseguiti a garanzia di una futura confisca o restituzione ai danneggiati (art. 263 cpv. 1 lit. c-d CPP) [DTF 131 III 652 consid. 3.1.; 120 IV 365 consid. 2.a); 115 III 1 consid. 3.a); decisioni TF 5A_367/2019 del 23.6.2020 consid. 3.1.; 5A_150/2015 del 4.6.2015 consid. 5.2.2.; 5A_893/2010 del 5.5.2011 consid. 2.2.; sentenze CEF inc. 14.2021.141 del 15.4.2022 consid. 6.1.; inc. 15.2018.96 del 23.4.2019 consid. 3.; ZK StPO – S. HEIMGARTNER, op. cit., art. 263 CPP n. 28; StGB Praxiskommentar – S. TRECHSEL / M. PIETH / M. JEAN-RICHARD, op. cit., art. 70 CP n. 10; BSK SchKG – D. ACOCELLA, op. cit., art. 44 LEF n. 2/3]. Si tratta di misure provvisionali destinate a garantire una prospettata (o prospettabile) espropriazione dell’attivo patrimoniale sequestrato a favore dello Stato o del danneggiato, espropriazione che sottraendolo al patrimonio del suo proprietario o titolare attuale (di solito l’imputato o il condannato) specularmente lo porrà al di fuori della portata dei suoi creditori. In questo senso il diritto penale, giusta l’art. 44 LEF, conferisce allo Stato o al danneggiato un diritto di distrazione a scapito degli altri creditori, in deroga al principio esecutivo del pari trattamento dei creditori (secondo l’art. 219 cpv. 4 LEF), anche in caso di fallimento [DTF 142 III 174 consid. 3.1.1.; 126 I 97 consid. 3.d); decisioni TF 5A_133/2019 del 20.7.2020 consid. 3.1.1./3.1.2./3.2.1.; 5A_221/2019 del 17.2.2020 consid. 4.3.2.; 1B_388/2016 del 6.3.2017 consid. 3.3.; 5A_893/2010 del 5.5.2011 consid.”
“Ove mira a garantire la successiva confisca del fondo gravato o la sua restituzione alla persona lesa giusta l’art. 70 CP, il blocco penale ne impedisce la realizzazione nella procedura esecutiva (DTF 131 III 657 consid. 3.2) e fa correre ai creditori pignoranti il rischio che al termine del procedimento penale il fondo venga confiscato (art. 44 LEF), ovvero distratto dal patrimonio dell’escusso e pertanto dall’attivo destinato a garantire i loro crediti (DTF 142 III 176 consid. 3.1.1). Ma anche se il blocco assume i tratti di un semplice sequestro conservativo a garanzia dell’esecuzione del risarcimento equivalente, che secondo l’art. 71 cpv. 3 CP non conferisce alcun privilegio allo Stato o alla persona lesa, secondo la giurisprudenza del Tribunale federale lo Stato, a favore del quale potrebbe essere ordinato il risarcimento equivalente, partecipa di diritto in via provvisoria a un eventuale pignoramento in corso in applicazione analogica dell’art. 281 LEF (già citata DTF 142 III 178 seg. consid. 3.4). Significa che i creditori pignoranti dovranno condividere il provento della realizzazione del fondo con lo Stato, ciò che potrebbe condurre, a seconda del valore del fondo, a una riduzione del dividendo sul quale essi avrebbero potuto contare senza la partecipazione dello Stato.”
Die Aufhebung einer Verfügung führt nicht zwingend zur Aufhebung bereits getroffener vorläufiger Sicherstellungs- oder Einziehungsmassnahmen; solche Sicherstellungen können bis zu einem neuen Entscheid über die Einziehung aufrechterhalten bleiben.
“Nach dem Gesagten ist die Beschwerde mangels Vorliegens der Voraussetzungen gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO i.V.m. Art. 70 StGB (und Art. 263 Abs. 1 Bst. d i.V.m. Art. 71 Abs. 3 StGB bzw. Art. 263 Abs. 1 Bst. c StPO) sowie wegen Verletzung des rechtlichen Gehörs gutzuheissen. Die angefochtene Verfügung ist aufzuheben. Die Sicherstellung des Bargeldbetrages von CHF 121’180.00 bleibt bis zum neuen Entscheid über die Beschlagnahme aufrechterhalten.”
Nach Art. 70 Abs. 3 StGB verjährt das Recht zur Einziehung grundsätzlich nach sieben Jahren; die in der Rechtsprechung bestätigte Folge hiervon ist, dass dieselbe Verjährungsregelung auch auf Ausgleichs‑ bzw. Ersatzforderungen (créance compensatrice) Anwendung findet.
“Le recourant semble vouloir se prévaloir d'une prescription du droit d'ordonner une telle créance compensatrice. Cette critique est vaine dans la mesure où la poursuite des infractions en cause n'est pas prescrite (cf. art. 70 al. 3 CP qui traite de la prescription du droit d'ordonner la confiscation de valeur et s'applique également au prononcé de créance compensatrice).”
“Das Recht zur Einziehung verjährt nach sieben Jahren. Ist die Verfolgung der Straftat jedoch einer längeren Verjährungsfrist unterworfen, findet diese Frist auch auf die Einziehung Anwendung (Art. 70 Abs. 3 StGB). Die Bestimmungen über die Verjährung der Einziehung sind auch auf Ersatzforderungen anwendbar (BGE 141 IV 305 E. 1.4). Da die qualifizierten Widerhandlungen gegen das BetmG, welche dem Beschuldigten zur Last gelegt werden, noch nicht verjährt sind, ist demnach auch das Recht auf Ersatzforderungen noch nicht verjährt.”
Die Rückerstattung gemäss Art. 70 richtet sich nur auf solche Vermögenswerte, die als Produkt des gegen die konkret geschädigte Person gerichteten Delikts eindeutig identifiziert werden können. Vermögenswerte, die einem anderen Geschädigten entzogen wurden, stehen nicht pauschal der Rückerstattung an einen anderen Geschädigten zu; eine Solidarverteilung zwischen Geschädigten ist nicht vorgesehen.
“1 CP il giudice ordina la confisca [nei confronti dell’imputato oppure nei confronti di terzi (in quest’ultimo caso alle condizioni in applicazione dell’art. 70 cpv. 2 CP)] dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (DTF 140 IV 57 consid. 4.1.1.). La confisca dei valori patrimoniali è sussidiaria alla restituzione al danneggiato in applicazione dell’art. 70 cpv. 1 in fine CP (DTF 145 IV 237 consid. 3.2.2.; decisione TF 5A_893/2010 del 5.5.2011 consid. 2.2.; BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 49; StGB Praxiskommentar – S. TRECHSEL / M. PIETH / M. JEAN-RICHARD, 4. ed., art. 70 CP n. 9; StGB Annotierter Kommentar – C. KONOPATSCH, art. 70 CP n. 42). La restituzione alla parte danneggiata ai sensi dell’art. 70 cpv. 1 in fine CP può essere effettuata anche dal procuratore pubblico nel corso dell’istruzione (BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 54; Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen - Band I – M. SCHOLL, art. 70 CP n. 502). Secondo la giurisprudenza [DTF 122 IV 365 consid. III.2.b); 128 I 129 consid. 3.1.2.; decisioni TF 1B_109/2016 del 12.10.2016 consid. 4.7.; 6S.68/2004 del 9.8.2005 consid. 5.2.; criticata, cfr. per esempio BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 49 ss.] il diritto della parte lesa alla restituzione o agli assegnamenti concerne unicamente i valori patrimoniali costituenti il prodotto dei reati commessi nei suoi confronti, non i valori patrimoniali illecitamente sottratti ad un’altra parte lesa. I valori patrimoniali possono essere restituiti soltanto nella misura in cui sia identificata chiaramente la loro provenienza. Non c’è solidarietà tra le parti lese in ragione del danno subito: qualora determinati valori patrimoniali siano stati sottratti con un reato ad una determinata persona, essi devono essere integralmente restituiti a questa persona (Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen - Band I – M.”
“4.3. 4.3.1. Ai sensi dell’art. 70 cpv. 1 CP il giudice ordina la confisca [nei confronti dell’imputato oppure nei confronti di terzi (in quest’ultimo caso alle condizioni in applicazione dell’art. 70 cpv. 2 CP)] dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (DTF 140 IV 57 consid. 4.1.1.). La confisca dei valori patrimoniali è sussidiaria alla restituzione al danneggiato in applicazione dell’art. 70 cpv. 1 in fine CP (DTF 145 IV 237 consid. 3.2.2.; decisione TF 5A_893/2010 del 5.5.2011 consid. 2.2.; BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 49; StGB Praxiskommentar – S. TRECHSEL / M. PIETH / M. JEAN-RICHARD, 4. ed., art. 70 CP n. 9; StGB Annotierter Kommentar – C. KONOPATSCH, art. 70 CP n. 42). La restituzione alla parte danneggiata ai sensi dell’art. 70 cpv. 1 in fine CP può essere effettuata anche dal procuratore pubblico nel corso dell’istruzione (BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 54; Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen - Band I – M. SCHOLL, art. 70 CP n. 502). Secondo la giurisprudenza [DTF 122 IV 365 consid. III.2.b); 128 I 129 consid. 3.1.2.; decisioni TF 1B_109/2016 del 12.10.2016 consid. 4.7.; 6S.68/2004 del 9.8.2005 consid. 5.2.; criticata, cfr. per esempio BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 49 ss.] il diritto della parte lesa alla restituzione o agli assegnamenti concerne unicamente i valori patrimoniali costituenti il prodotto dei reati commessi nei suoi confronti, non i valori patrimoniali illecitamente sottratti ad un’altra parte lesa. I valori patrimoniali possono essere restituiti soltanto nella misura in cui sia identificata chiaramente la loro provenienza.”
“68/2004 del 9.8.2005 consid. 5.2.; criticata, cfr. per esempio BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 49 ss.] il diritto della parte lesa alla restituzione o agli assegnamenti concerne unicamente i valori patrimoniali costituenti il prodotto dei reati commessi nei suoi confronti, non i valori patrimoniali illecitamente sottratti ad un’altra parte lesa. I valori patrimoniali possono essere restituiti soltanto nella misura in cui sia identificata chiaramente la loro provenienza. Non c’è solidarietà tra le parti lese in ragione del danno subito: qualora determinati valori patrimoniali siano stati sottratti con un reato ad una determinata persona, essi devono essere integralmente restituiti a questa persona (Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen - Band I – M. SCHOLL, art. 70 CP n. 477). Non si procede pertanto ad una ripartizione, per esempio per rapporto all’entità del danno (Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen - Band I – M. SCHOLL, art. 70 CP n. 477). 4.3.2. Se i valori patrimoniali sottostanti alla confisca non sono più reperibili (siccome consumati, dissimulati o alienati), il giudice ordina – secondo l’art. 71 cpv. 1 CP – in favore dello Stato un risarcimento equivalente per impedire “(…) che colui il quale si è liberato dei valori patrimoniali soggetti a confisca sia avvantaggiato rispetto a chi li ha conservati” (FF 1993 III 221; DTF 140 IV 57 consid. 4.1.2.; decisione TF 1B_398/2022 del 13.12.2022 consid. 5.2.). La competente autorità – giusta l’art. 71 cpv. 3 prima frase CP – in vista dell’esecuzione può sequestrare i valori patrimoniali dell’interessato (che può essere l’imputato oppure una terza persona) “(…), prodotto diretto o indiretto del reato, come pure quelli di provenienza lecita fino a concorrenza dell’importo presumibile del provento del reato [decisione TF 6B_199/2016 dell’8.”
Die Einziehung nach Art. 70 StGB verfolgt das Ziel, zu verhindern, dass eine strafbare Handlung dem Täter oder Dritten einen Vermögensvorteil verschafft («the crime must not pay»). Sie soll bewirken, dass aus der Straftat entstandene oder hierfür bestimmte Vermögenswerte dem Täter oder Dritten nicht zugutekommen. Die Einziehung kann nicht allein zum Zweck der Deckung von Prozesskosten angeordnet werden.
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1; 144 IV 1 consid. 4.2.1; arrêt 6B_1166/2023 du 13 juin 2024 consid. 2.1.1, destiné à publication). L'État ne doit pas s'enrichir aux dépens du lésé. L'art. 70 CP ne doit pas non plus exposer l'auteur à devoir restituer à double l'avantage illicite obtenu au moyen de l'infraction préalable (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2 et les références citées).”
“Il giudice ordina la confisca dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l'autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (art. 70 cpv. 1 CP). La confisca non può essere ordinata se un terzo ha acquisito i valori patrimoniali ignorando i fatti che l'avrebbero giustificata, nella misura in cui abbia fornito una controprestazione adeguata o la confisca costituisca nei suoi confronti una misura eccessivamente severa (art. 70 cpv. 2 CP). Se i valori patrimoniali sottostanti alla confisca non sono più reperibili, il giudice ordina in favore dello Stato un risarcimento equivalente; nei confronti di terzi, tuttavia, il risarcimento può essere ordinato soltanto per quanto non sia escluso giusta l'art. 70 cpv. 2 CP (art. 71 cpv. 1 CP). La confisca e il risarcimento in favore dello Stato si fondano sul principio che il crimine non deve pagare (DTF 145 IV 237 consid. 3.2.1). Con queste misure si vuole impedire che una persona tragga profitto da un reato. L'obiettivo del risarcimento equivalente, in particolare, è di evitare che la persona che ha già utilizzato o disposto dei valori patrimoniali si ritrovi in una posizione migliore rispetto a quella che li ha ancora a sua disposizione.”
“Enfin, c'est en vain que le recourant soutient que les valeurs patrimoniales devraient être "saisies pour la couverture des frais de procès" - dont 17'429 fr. 95 ont été mis à sa charge - dès lors que la mesure de l'art. 70 CP a précisément pour but d'éviter qu'un comportement punissable puisse procurer un gain à l'auteur (cf. supra consid. 5.2).”
Bereits vereinnahmte Provisionen oder Honorare eines Anwalts können nach Art. 70 Abs. 2 StGB von der Einziehung ausgenommen werden, wenn der Anwalt die Herkunft der Mittel in gutem Glauben nicht kannte und zum Zeitpunkt der Erbringung der Gegenleistung noch gutgläubig war sowie die Gegenleistung tatsächlich erbracht wurde. Für Dritte allgemein gilt, dass die Freigabe voraussetzt, dass sie gutgläubig waren und eine angemessene Gegenleistung geleistet haben. Inwieweit konkrete Überprüfungen (z. B. Recherchen im «Art Loss»-Register) als hinreichende Due‑Diligence‑Massnahme für die Annahme des guten Glaubens genügen, ist nicht klar und wird in der Rechtsprechung bezweifelt.
“Il se fonde sur la vraisemblance et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application de l'art. 70 al. 1 CP semble, prima facie, subsister (ATF 139 IV 250 consid. 2.1 p. 252 ss; 137 IV 145 consid. 6.4 p. 151 ss et les références citées). Ce séquestre ne peut donc être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées et ne pourront l'être (ATF 140 IV 133; 139 IV 250; arrêt du Tribunal fédéral 1S_8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Tant que subsiste un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité criminelle, l'intérêt public commande qu'ils demeurent dans leur intégralité à la disposition de la justice (Julen Berthod, Commentaire romand, 2ème éd. 2019, n. 27 ad art. 263 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 1B_269/2018 du 26 septembre 2018 consid. 4.1). 2.1.3 Les provisions et honoraires déjà perçus par un avocat, en particulier à l'occasion d'une défense pénale, échappent au séquestre, en application de l'art. 70 al. 2 CP, si l'avocat ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid. 3.2, in: SJ 2013 I p. 13, et les références citées). L'avocat ne jouit pas, en matière de séquestre pénal et de confiscation, d'un statut spécial qui permettrait la distraction en sa faveur de sommes faisant l'objet d'un séquestre conforme aux prescriptions légales (décision de la Cour de justice genevoise ACPR/291/2021 du 3 mai 2021 consid. 2.4). Le Tribunal fédéral admet une levée partielle du séquestre pour s'acquitter de provisions et d'honoraires, afin de ne pas compromettre une représentation défense privée efficace (art. 29a Cst.), lorsque, en l'absence d'assistance judiciaire, tous les biens de l'intéressé sont saisis, pour autant que les valeurs libérées soient de provenance licite (arrêts du Tribunal fédéral 1B_565/2018 du 12 mars 2019 consid.”
“Or, l'arrêt susmentionné avait été rendu lorsque B______ était encore soupçonné d'avoir commis des actes pénalement relevants. Le Ministère public avait, depuis, retenu que B______ était totalement étranger aux faits notamment reprochés à C______ et qu'il avait été rémunéré pour ses services sans se douter que les fonds pouvaient provenir d'une infraction. Cette autorité avait ainsi reconnu sa bonne foi et, corollairement, son ignorance quant à l'origine illicite des fonds reçus. B______, respectivement A______ SA, n'avaient donc pas participé à la commission d'une infraction et devaient désormais être considérés comme tiers acquéreurs de bonne foi. Cette dernière société avait, enfin, fourni une contre-prestation adéquate. Elle avait oeuvré dans la villa des époux G______ et les factures qu'elle avait émises l'avaient été en lien avec l'activité effectivement réalisée. Aussi, elle ne s'était pas enrichie illégitimement, puisque que la somme de CHF 15'000.- avait été déduite de la facture finale transmise aux époux susnommés. Par conséquent, les conditions cumulatives de l'art. 70 al. 2 CP étaient réalisées et il convenait d'ordonner la levée du séquestre contesté. b. À réception du recours, la cause a été gardée à juger. EN DROIT : 1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner un aspect d'une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner tant du prévenu (art. 104 al. 1 let. a CPP) que du tiers saisi (art. 105 al. 1 let. f CPP), qui, parties à la procédure, ont qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). 2. Les recourants considèrent que le maintien du séquestre litigieux, nonobstant le classement prononcé le 9 septembre 2020, contrevient à l'art. 320 al. 2 CPP. 2.1. Lorsqu'il classe la poursuite, le ministère public lève dans l'ordonnance de classement les mesures de contrainte en vigueur et peut ordonner la confiscation d'objets (art.”
“Vu les considérations qui précèdent, il n'y a pas lieu d'examiner les arguments soulevés par le recourant afin d'établir en substance qu'il aurait acquis la stèle de manière légitime et de bonne foi (cf. art. 70 al. 2 CP) ou en raison de la prescription acquisitive du possesseur de bonne foi au sens de l'art. 728 al. 1 CC, dès lors que l'art. 728 al. 1ter CC relatif aux biens culturels au sens de l'art. 2 al. 1 LTBC n'est entré en vigueur que le 1er juin 2005 (RO 2005 1869; FF 2022 505; cf. notamment ch. 2 p. 13 s. du recours et let. C p. 16 s. du recours). Cette conclusion s'impose d'autant plus s'agissant de l'argumentation développée en lien avec l'art. 70 al. 2 CP; en effet, le recourant se réfère à ce propos au contenu de l'ordonnance du Ministère public tel que rappelé dans les faits de l'arrêt entrepris (cf. let. C p. 17 du recours et sa note de bas de page 21) et on peine dès lors à comprendre en quoi le raisonnement de l'autorité précédente violerait le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). En tout état de cause, on peut se demander dans quelle mesure des recherches sur le registre "Art Loss" effectuées en 2010 tendraient à établir une "due diligence" - respectivement un comportement de bonne foi notamment au sens de l'art. 70 al. 2 CP (sur cette même notion en lien avec l'art. 728 al. 1 CC, RUSCH/WOLF, in Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch II, 7e éd. 2023, nos 7 s. ad art. 728 CC; DELPHINE PANNATIER KESSLER, in Commentaire romand, Code civil II, 2e éd. 2016, nos 23 s. ad art. 728 CC) - lors d'une acquisition alléguée en”
Lässt sich der konfiszierbare Vermögenswert nicht genau bestimmen, erlaubt Art. 70 Abs. 5 StGB dem Gericht, dessen Umfang zu schätzen. In einem entschieden komplexen, grenzüberschreitenden Transaktionskontext schätzte das Gericht gestützt auf die tatsächlichen Umstände illegale Erlöse in Höhe von mindestens CHF 15'000'000.– und setzte den unter Sequester gestellten Gesamtbetrag auf CHF 18'000'000.– fest (konkretes Beispiel aus der Rechtsprechung).
“Le fonctionnement de cette dernière, tel que décrit dans les conditions générales figurant sur le site internet de A______ AG – soit la mise en relation d'un vendeur détenteur d'un billet permettant l'accès à un événement culturel ou sportif et d'un acquéreur de ce billet –, ne correspondait ainsi pas complètement à l'exploitation réelle faite par A______ AG de ladite plateforme. De nombreux particuliers continuaient de déposer des plaintes pénales contre elle, en Suisse et à l'étranger, pour se plaindre de ses pratiques commerciales qualifiées de déloyales voire d'escroquerie. Vu le contexte de fait particulièrement complexe dans lequel coexistaient d'innombrables transactions effectuées sur le plan international par le biais de la plateforme internet exploitée par A______ AG dont une partie ne prêtait pas le flanc à la critique alors que d'autres étaient problématiques sous l'angle du droit pénal, soit en raison de l'identité réelle du vendeur (particulier ou A______ AG), soit en raison des restrictions auxquelles est soumise la revente ou la transmission de billets par leur émetteur (cf. F______, G______ et H______), soit encore en raison du mode de fonctionnement de la plateforme, il était impossible de chiffrer avec précision les montants perçus par A______ AG à la suite de la commission d'une infraction. L'art. 70 al. 5 CP permettait toutefois de confisquer des valeurs patrimoniales dont le montant ne pouvait être déterminé avec précision. Le chiffre d'affaires résultant, selon les propres déclarations des prévenus, du nombre colossal de transactions effectuées chaque année par A______ AG par le biais de sa plateforme internet, était de plusieurs millions. Il était ainsi raisonnable d'estimer que les ventes de billets pouvant être constitutives d'infractions pénales avaient procuré à A______ AG des revenus illicites et donc à terme confiscables d'à tout le moins CHF 15'000'000.-. Le montant des fonds actuellement séquestrés, soit CHF 3'000'000.- ne permettait pas de couvrir le produit des infractions qu'il lui était reproché d'avoir commises au préjudice des plaignantes et d'autres lésés cumulé à l'éventualité d'une peine sous forme d'amende. Il se justifiait ainsi d'arrêter à CHF 18'000'000.- le montant total des avoirs de la prévenue devant être placé sous séquestre. D. a. À l'appui de son recours, A______ AG reproche une nouvelle fois au Ministère public d'avoir fixé le montant du séquestre de manière arbitraire, celui-ci étant totalement disproportionné au regard du préjudice allégué par les parties plaignantes.”
Die Einziehung nach Art. 70 StGB kann nicht nur den direkten Produkt einer Straftat, sondern auch Vermögenswerte erfassen, die mit diesem Produkt durch Remploi (echtes oder unechtes Surrogat) angeschafft wurden, sofern die einzelnen Transaktionen so identifiziert und dokumentiert werden können, dass ein Zusammenhang («Papierspur»/"paper trail") zur ursächlichen Straftat hergestellt werden kann.
“A teneur de l'art. 70 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (al. 1); la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (al. 2). La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 p. 242 et les arrêts cités). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 p. 7 s.). Selon la jurisprudence, la confiscation peut porter tant sur le produit direct de l'infraction que sur les objets acquis au moyen de ce produit dans la mesure où les différentes transactions peuvent être identifiées et documentées ("Papierspur"; "paper trail"). Ce principe est valable non seulement en cas de remploi improprement dit ("unechtes Surrogat") - à savoir lorsque le produit de l'infraction est une valeur destinée à circuler et qu'elle est réinvestie dans un support du même genre (billets de banque, devises, chèques, avoirs en compte ou autres créances) -, mais également en cas de remploi proprement dit ("echtes Surrogat"), soit lorsque le produit du délit sert à acquérir un objet de remplacement (par exemple de l'argent sale finançant l'achat d'une villa).”
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 ; ATF 125 IV 4 consid. 2a/bb). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel " le crime ne doit pas payer " (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Selon la jurisprudence, la confiscation peut porter tant sur le produit direct de l'infraction que sur les objets acquis au moyen de ce produit dans la mesure où les différentes transactions peuvent être identifiées et documentées. Ce principe est valable non seulement en cas de remploi improprement dit, à savoir lorsque le produit de l'infraction est une valeur destinée à circuler et qu'elle est réinvestie dans un support du même genre (billets de banque, devises, chèques, avoirs en compte ou autres créances), mais également en cas de remploi proprement dit, à savoir lorsque le produit du délit sert à acquérir un objet de remplacement (par exemple de l'argent sale finançant l'achat d'une villa). Ce qui compte, dans un cas comme dans l'autre, c'est que le mouvement des valeurs puisse être reconstitué de manière à établir leur lien avec l'infraction (ATF 144 IV 172 consid.”
“Selon la jurisprudence, la confiscation au sens de l'art. 70 CP peut porter tant sur le produit direct de l'infraction que sur les objets acquis au moyen de ce produit dans la mesure où les différentes transactions peuvent être identifiées et documentées (" Papierspur ", " paper trail "). Ce principe est valable non seulement en cas de remploi improprement dit ( unechtes Surrogat), à savoir lorsque le produit de l'infraction est une valeur destinée à circuler et qu'elle est réinvestie dans un support du même genre (billets de banque, devises, chèques, avoirs en compte ou autres créances), mais également en cas de remploi proprement dit ( echtes Surrogat), à savoir lorsque le produit du délit sert à acquérir un objet de remplacement (par exemple de l'argent sale finançant l'achat d'une villa). Ce qui compte, dans un cas comme dans l'autre, c'est que le mouvement des valeurs puisse être reconstitué de manière à établir leur lien avec l'infraction (ATF 144 IV 172 consid. 7.2.2 p. 175; 126 I 97 consid. 3c/bb p. 105; arrêts 6B_815/2020 du 22 décembre 2020 consid.”
Praxis/Anwendung: Ist die Verfolgung der Haupttat einer längeren Verjährungsfrist unterworfen, findet diese Frist nach Art. 70 Abs. 3 StGB auch auf die Einziehung Anwendung. In den referenzierten Entscheiden wurde dies etwa im Zusammenhang mit einer 15‑jährigen Verjährungsfrist bei Veruntreuung bzw. bei Geldwäscherei so angewendet.
“), sowie aus seiner handschriftlichen Auflistung, gemäss welcher er die behändigten Barmittel mitunter für Gärtner, Hausunterhalt, Handwerker, Neuanschaffungen in bar verbrauchte (pag. 03 002 003). Dass der Beschuldigte die deliktisch erlangten Vermögenswerte restlos für seine «vergänglichen Vergnügen» ausgegeben haben soll, wie die Vorinstanz mutmasst (pag. 19 464), ist damit gerade nicht erstellt. Vielmehr widerspricht diese Schlussfolgerung den vorhandenen Beweismitteln bzw. den Aussagen des Beschuldigten. Demzufolge bleiben für die Kammer keinerlei Zweifel, dass die besagten Liegenschaftsinvestitionen von CHF 258'017.00 aus deliktisch erworbenen Barmitteln getätigt wurden, die sich nicht mit seinem legalen Vermögen vermischt haben. An dieser Erkenntnis vermag auch die oberinstanzlich vorgebrachte, offensichtliche Schutzbehauptung des Beschuldigten, wonach er in dieser Zeit auch die Hypothek um ca. CHF 300'000.00 erhöht habe (pag. 19 667 Z. 44 ff.), nichts zu ändern, erfolgte diese wie gezeigt doch vor dem Deliktszeitraum. Gemäss Art. 70 Abs. 3 StGB verjährt das Recht zur Einziehung nach sieben Jahren; ist jedoch die Verfolgung der Straftat einer längeren Verjährungsfrist unterworfen, so findet diese Frist auch auf die Einziehung Anwendung. Nach Art. 97 Abs. 1 lit. b StGB verjährt die Veruntreuung nach 15 Jahren, womit vorliegend noch keine Verjährung eingetreten ist.”
“3 aCP en vigueur jusqu'au 31 décembre 2006) prévoit que le droit d'ordonner la confiscation de valeurs se prescrit par sept ans, à moins que la poursuite de l'infraction en cause ne soit soumise à une prescription d'une durée plus longue; celle-ci étant alors applicable. Les règles générales sur la prescription de l'action pénale sont applicables par analogie à la question du point de départ et de la fin du délai de prescription du droit de confisquer et donc à celui de prononcer une créance compensatrice (cf. ATF 141 IV 305 consid. 1.4 p. 309 s. et les références citées; arrêt 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.11.2 et 6.6.4; cf. arrêt 6B_178/2019 1er avril 2020 consid. 4.1.2 non publié in ATF 146 IV 201). En l'occurrence, il est établi et incontesté que le comportement litigieux, faisant l'objet de la procédure ouverte pour diminution effective de l'actif au préjudice des créanciers (art. 164 CP), a eu lieu entre le 20 septembre 2006 et le 15 juin 2007 (cf. arrêt entrepris let. B.i et C; mémoire de recours ch. 42). Le délai de prescription de 15 ans de l'action pénale (art. 97 al. 1 let. b cum art. 164 CP), applicable en matière de confiscation (art. 70 al. 3 CP) est dès lors arrivé à échéance au plus tard en juin”
“En revanche, il faut prendre en considération le virement interne de EUR 1'261.41 intervenu le 6 novembre 2007 entre le compte de Q. et celui de la société 32, ainsi que le virement interne de EUR 2'500'000.- intervenu le 8 août 2007 entre les relations des sociétés 1 et 62, puisque les comptes des sociétés 32 et 62 n'ont pas fait l'objet d'un séquestre ou d'une confiscation. Par conséquent, les sommes déterminantes au regard de l'art. 70 al. 1 CP se chiffrent à EUR 16'054'863.49 pour les virements vers l'étranger, à EUR 107'465.00 pour les retraits en espèces et à EUR 2'501'261.41 pour les virements internes, soit un montant total de EUR 18'663'589.90. 12.2.3 Toutes les sommes précitées proviennent d'actes de blanchiment non prescrits retenus contre A. Il s'ensuit que le principe de la confiscation de l'art. 70 al. 1 CP est applicable pour ces sommes, étant précisé que le délai de prescription applicable à la confiscation est celui de l'infraction de blanchiment d'argent retenu contre A. (art. 70 al. 3 CP). Le droit de confisquer n'est donc pas prescrit s'agissant de ces sommes. Il ne fait aucun doute que si les sommes précitées étaient encore disponibles, elles seraient confisquées auprès de la banque B., vu qu'il s'agit d'argent blanchi. Il faut ainsi examiner si les conditions d'une créance compensatrice contre la banque sont réunies. Cette créance compensatrice ne peut être prononcée que si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 in fine CP). Une violation au sens de l'art. 102 al. 2 CP a été retenue contre la banque pour les actes de blanchiment précités étant donné que ces derniers ont été rendus possibles par un défaut de surveillance imputable à la banque. A cela s'ajoute qu'A. a commis des actes de blanchiment en sa qualité de gestionnaire et d'employée de la banque B. Cette dernière ne peut donc pas se prévaloir du principe de la bonne foi. En outre, il n'apparaît pas que la banque ait fourni une contre-prestation pour les valeurs patrimoniales déposées par F.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 3 StGB verjährt das Recht auf Einziehung nach sieben Jahren; ist jedoch die Verfolgung der Straftat einer längeren Verjährungsfrist unterworfen, so findet diese Frist auch auf die Einziehung Anwendung. Diese Bestimmung gilt auch bei einer Ersatzforderung nach Art. 71 StGB (BGE 141 IV 305 E. 1.4 mit Hinweis). Die Staatsanwaltschaft wirft dem Beschuldigten Veruntreuung gemäss Art. 138 StGB vor. Für diese droht das Gesetz Freiheitsstrafe von mehr als drei Jahren an. Dies gilt ebenso für Betrug nach Art. 146 StGB und ungetreue Geschäftsbesorgung mit Bereicherungsabsicht nach Art. 158 Ziff. 1 Abs. 3 StGB. Die Strafverfolgung verjährt damit gemäss Art. 97 Abs. 1 lit. b StGB in 15 Jahren. Wie erwähnt (oben E. 3.3), legt die Staatsanwaltschaft dem Beschuldigten unter anderem Taten zur Last, die er am 23. September 2009 und 14. Dezember 2011 begangen haben soll. Zumindest insoweit ist die Verjährung noch nicht eingetreten und damit eine Ersatzforderung weiterhin möglich. Die Beschwerde ist somit auch insoweit unbegründet.”
Gerichte haben in den vorliegenden Entscheidungen die Einziehung auch gegenüber sehr geringen Bargeldbeträgen angeordnet; die Rechtspraxis enthält Fälle mit Einziehungen von beispielsweise CHF 20, CHF 40, CHF 64.80, CHF 14.80, CHF 80 sowie EUR 5 bzw. EUR 0.50.
“c LStup, de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI) et de contravention à l'art. 19a ch. 1 LStup. Révoque la libération conditionnelle accordée le 19 décembre 2022 par le Tribunal d'application des peines et des mesures de Genève (solde de peine de 120 jours) (art. 89 al. 1 CP). Condamne A______ à une peine privative de liberté d'ensemble de 6 mois, sous déduction de 3 jours de détention avant jugement (art. 40, 51 et 89 al. 6 CP). Condamne A______ à une amende de CHF 400.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 4 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 2______, sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation de la somme de CHF 40.- figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à E______ du téléphone de marque F______ figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ du téléphone figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'009.-, y compris un émolument de jugement de CHF 400.- (art. 426 al. 1 CPP). Ordonne le séquestre et compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec le solde des valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 442 al. 4 CPP). Fixe à CHF 2'502.80 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Condamne A______ à payer un émolument complémentaire de CHF 800.- à l'Etat de Genève." Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 1'175.-, qui comprennent un émolument de CHF 1'000.-. Fixe à CHF 778.50 l'indemnité de procédure due à Me B______, pour la procédure d'appel (art.”
“a LEI), de non-respect d'une assignation à un lieu de résidence ou d'une interdiction de pénétrer dans une région déterminée (art. 119 al. 1 LEI) ainsi que de contravention à la LStup (art. 19a ch. 1 LStup). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 90 jours, sous déduction de deux jours de détention avant jugement (art. 41 et 51 CP). Dit que cette peine est complémentaire à celle prononcée le 14 octobre 2022 par le Ministère public du canton de Genève (art. 49 al. 2 CP). Condamne A______ à une amende de CHF 100.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution d'un jour. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffre 1 de l'inventaire du 16 août 2022 et sous chiffre 1 de l'inventaire du 17 août 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation de la somme de CHF 14.80 et EUR 0.50 sous chiffre 2 de l'inventaire du 17 août 2022 (art. 70 CP). Condamne A______ à 80% des frais de la procédure de première instance, qui s'élèvent à CHF 1'526.-, comprenant un émolument de jugement en CHF 300.- et complémentaire en CHF 600.- (art. 426 al. 1 CPP), le solde étant laissé à la charge de l'État (art. 428 al. 1 CPP). Prend acte de ce que la rémunération de Me B______, défenseur d'office de A______ durant la procédure de première instance, a été fixée à CHF 2'778.65 (art. 135 CPP) Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'655.-, comprenant un émolument de jugement de CHF 1'500.-. Met 80% de ces frais à la charge de A______, soit CHF 1'324.-, le solde étant laissé à la charge de l'État (art. 428 al. 1 CPP). Arrête à CHF 1'362.05, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, défenseur d'office de A______ pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'État aux migrations ainsi qu'à l'Office cantonal de la population et des migrations.”
“Condamne A______ à une peine privative de liberté de 30 jours, sous déduction de 2 jours de détention avant jugement (art. 40 et art. 51 CP). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 10 jours-amende (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 10.-. Renonce à révoquer les sursis octroyés le 20 avril 2021 par le Tribunal de police à la peine pécuniaire de 15 jours-amende à CHF 20.- le jour, sous déduction de deux jours-amende correspondant à deux jours de détention avant jugement et le 25 avril 2022 par le Tribunal de police à la peine pécuniaire de 20 jours-amende à CHF 10.- le jour sous déduction d'un jour-amende correspondant à un jour de détention avant jugement mais adresse un avertissement à A______ et prolonge le délai d'épreuve d'un an (art. 46 al. 2 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ du 18 novembre 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ du 18 novembre 2022 à concurrence de CHF 80.- (art. 70 CP). Ordonne pour le surplus le séquestre des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ du 18 novembre 2022 et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2023 (art. 267 al. 3 et art. 268 al. 1 CPP). Ordonne la restitution à A______ des téléphones portables figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______ du 18 novembre 2022 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2023 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'483.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ du 18 novembre 2022 et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ du 14 janvier 2023 (art. 442 al. 4 CPP). Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Condamne A______ à payer à l'Etat de Genève l'émolument complémentaire fixé à CHF 600.”
“115 al. 1 let. a LEI), d'infraction à l'art. 119 al. 1 LEI et d'infraction à l'art. 19a ch. 1 LStup. Acquitte A______ du chef d'entrée illégale s'agissant du 1er novembre 2022 (art. 115 al. 1 let. a LEI). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 130 jours, sous déduction de 3 jours de détention avant jugement (art. 40, 41 et 51 CP). Condamne A______ à une amende de CHF 100.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 1 jour. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue et du téléphone figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 4______, de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ et de la drogue figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 6______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État de la somme de CHF 20.- figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 4______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux 4/5èmes des frais de la procédure, qui s'élèvent au total à CHF 1'331.-, y compris un émolument de jugement de CHF 400.- (art. 426 al. 1 CPP). Laisse le solde des frais de la procédure à la charge de l'État (art. 423 al. 1 CPP). Ordonne le maintien du séquestre et compense à due concurrence la créance de l'État portant sur les frais de la procédure avec le solde des valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 4______ (art. 442 al. 4 CPP). Fixe à CHF 2'778.65 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). […] Condamne A______ à payer un émolument complémentaire de CHF 800.- à l'État de Genève." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'État aux migrations et à l'Office cantonal de la population et des migrations.”
“Weiter wird verfügt: 1. A.________ geht in den Strafvollzug zurück. 2. Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet (Art. 20 N-SIS-Verordnung). 3. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). 4. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 1 Mobiltelefon Samsung Galaxy S6, IMEI ________ inkl. SIM Karte Lebara - 1 Mobiltelefon Nokia inkl. Kabel - 1 Mobiltelefon Huawei Y6 Pro, IMEI ________, ________, inkl. 2 SIM-Karten Lyca - 5 Pfund - Verpackung, Vollmacht sowie Benutzerhandbuch Lyca - Beutel mit Verpackungsmaterial, darunter Aluminium - Drogenpresse (1 Schraubstock sowie 2 Schraubzwingen und Holzform) - 4 SIM-Karten (3x ALBtelecom, 1x Lycamobile) - 5 Packungen Medikamente 5. Der beschlagnahmte Geldbetrag in Höhe von total CHF 64.80, wird eingezogen (Art. 70 StGB). 6. Folgende Gegenstände verbleiben als Beweismittel bei den Akten: - Div. Papiere (Quittungen sowie Papiere mit Adressen und/oder Telefonnummern) 7. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 4 i.V.m. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 8. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m Art. 16 Abs.4 und 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 9. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwalt B.________, am 17. August 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 640). Die Begründung des erstinstanzlichen Urteils wurde dem Beschuldigten am 13. Oktober 2023 zugestellt (pag. 722). Mit Eingabe vom 30.”
“Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction des vêtements ainsi que de la sacoche et de son contenu figurant sous chiffres 1 à 8 de l'inventaire n° 31805620210810 du 10 août 2021, de la cagoule et du téléphone portable iPhone XS figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 28653620201022 du 22 octobre 2020, de la paire de gants et du casque figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 30830820210424 du 24 avril 2021, des téléphones portables iPhone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 31804120210810 du 10 août 2021, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 33512120211031 du 31 octobre 2021 et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 33501520211029 du 29 octobre 2021, de la drogue et des objets figurant sous chiffres 1 à 3 de l'inventaire n° 33511920211031 du 31 octobre 2021, sous chiffres 1, 2 et 4 à 6 de l'inventaire n° 39836120230208 du 8 février 2023 et sous chiffres 1 à 6 de l'inventaire n° 39836320230208 du 8 février 2023, de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 31803620210810 du 10 août 2021 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 31803520210810 du 10 août 2021 ainsi que des sachets minigrips figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 33501520211029 du 29 octobre 2021 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat des EUR 5.- figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 39836120230208 du 8 février 2023 (art. 263 al. 1 CPP et art. 70 CP). Ordonne la restitution à X______ des CHF 130.- figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 39836120230208 du 8 février 2023, des CHF 60.- figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 33511920211031 du 31 octobre 2021 et des CHF 7.70, ainsi que de la pièce de 50 kurus figurant sous chiffre 9 de l'inventaire n° 31805620210810 du 10 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat de la moitié des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 7 à 9 de l'inventaire n° 39836320230208 du 8 février 2023 et la restitution du solde à X______ (art. 263 al. 1 CPP, art. 267 al. 1 et 3 CPP et art. 70 CP). Ordonne la restitution à Y______ du portable iPhone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 31804120210810 du 10 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne X______ à 3/5 et Y______ à 1/5 des frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 9'803.-, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.- (art. 426 al. 1 CPP). Laisse 1/5 des frais de la procédure à la charge de l'Etat (art. 423 al. 1 CPP). Fixe à CHF 11'869.75 l'indemnité de procédure due à Me N______, défenseur d'office d'X______ (art. 135 CPP). Fixe à CHF 10'145.35 l'indemnité de procédure due à Me P______, défenseur d'office de Y______ (art. 135 CPP). Ordonne la communication du présent jugement aux autorités suivantes : Casier judiciaire suisse, Office fédéral de la police, Service cantonal des véhicules, Service des contraventions (art. 81 al. 4 let. f CPP). La Greffière Léa Audrey GARCIA La Présidente Anne JUNG BOURQUIN Voies de recours Les parties peuvent annoncer un appel contre le présent jugement, oralement pour mention au procès-verbal, ou par écrit au Tribunal pénal, rue des Chaudronniers 9, case postale 3715, CH-1211 Genève 3, dans le délai de 10 jours à compter de la communication du dispositif écrit du jugement (art.”
“* * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTDP/947/2023 rendu le 17 juillet 2023 par le Tribunal de police dans la procédure P/20193/2020. L'admet très partiellement. Annule ce jugement. Et statuant à nouveau : Déclare A______ coupable d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup, de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI), d'infractions à l'art. 119 al. 1 LEI et d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 CP). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 100 jours, sous déduction de 6 jours de détention avant jugement (art. 40, 41 et 51 CP). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 40 jours-amende (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 10.-. Renonce à révoquer le sursis octroyé le 29 mars 2019 par le Ministère public du canton de Genève (art. 46 al. 2 CP). Ordonne la restitution à A______ des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales, à hauteur de CHF 40.-, figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ (art. 70 CP). Condamne A______ aux frais de la procédure de première instance, qui s'élèvent à CHF 3'529.-, y compris l'émolument de jugement de base de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Condamne A______ aux trois quarts de l'émolument complémentaire de jugement (CHF 600.-), soit à CHF 450.-. Maintient le séquestre et compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure de première instance avec le solde des valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ (art. 442 al. 4 CPP). Fixe à CHF 5'168.50 l'indemnité de procédure de première instance due à Me B______, défenseure d'office de A______ (art. 135 CPP). Arrête les frais de la procédure d'appel, qui comprennent un émolument de CHF 1'000.-, à CHF 1'115.-. Met le trois quart de ces frais, soit CHF 836.25, à la charge de A______ et laisse le solde de ces frais à la charge de l'État. Arrête à CHF 646.20, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, défenseure d'office de A______ pour la procédure d'appel.”
Im vorliegenden Sachverhalt berief sich die EL‑Durchführungsstelle ausdrücklich auf Art. 70 Abs. 3 StGB, um einen siebenjährigen Rückforderungszeitraum geltend zu machen; in der Mitteilung wurde dies im Zusammenhang mit der Absicht zur Verjährungsunterbrechung genannt.
“97 Franken belaufen und dann laufend erhöht habe, sodass ab April 2018 monatlich 340.84 Franken ausbezahlt worden seien. Zudem seien Jahreszuschüsse von 238.87 Franken (1998) bis 452 Franken (2017) ausgerichtet worden. Die Auszahlungen seien auf ein Bankkonto in C.___ erfolgt. Die EL-Bezügerin erhalte keine Rentenleistungen. Mit einer „Mitteilung“ vom 12. Oktober 2018 forderte die EL-Durchführungsstelle „zu Zwecken der Verjährungsunterbrechung“ Ergänzungsleistungen von 72’396 Franken vom EL-Bezüger und Ergänzungsleistungen von 41’153 Franken von der EL-Bezügerin zurück (EL-act. I/78). Zur Begründung führte sie an, sie werde eine definitive Verfügung erlassen, sobald die Abklärungen bezüglich der Liegenschaft im Ausland abgeschlossen seien. Die Rückforderung betreffe die unter Berücksichtigung der ausländischen Rente und eines vorläufigen Schätzwertes der Liegenschaft im Ausland in den vergangenen sieben Jahren, also ab dem 1. November 2011, zu viel ausgerichteten Ergänzungsleistungen. Die siebenjährige Frist für die Rückforderung ergebe sich aus dem Art. 70 Abs. 3 StGB. Am 12. Juni 2019 verstarb der EL-Bezüger (EL-act. I/7). Wenige Tage später ging der EL-Durchführungsstelle ein Gutachten zur Schätzung des Immobilienmarktwertes betreffend die im Jahr 2015 renovierte Liegenschaft im Ausland zu (EL-act. I/6). Der Sachverständige hatte festgehalten, dass sich der hälftige – nur eine von zwei Wohnungen und nur die halbe Landfläche betreffende – Gesamtwert der sich in einer nahezu unbewohnten Gegend befindlichen Liegenschaft mit einer unregelmässigen Wasserversorgung, einer unzureichenden Stromversorgung und einer schlechten Bausubstanz auf 17’158 Euro belaufe. Mit einer die Mitteilung vom 12. Oktober 2018 „ersetzenden“ Verfügung vom 28. Juni 2019 setzte die EL-Durchführungsstelle die Ergänzungsleistung rückwirkend per 1. November 2011 neu fest (EL-act. I/5). Sie hielt fest, für die Berechnung der Ergänzungsleistung sei der Schätzwert der Liegenschaft zu verdoppeln, weil die Schätzung nur eine von zwei Wohnungen und nur den halben Landanteil betroffen habe.”
Bei gemischt (legal/illegal) finanzierter Liegenschaft kann der deliktische Anteil der in die Immobilie investierten Mittel anteilig herausgelöst und eingezogen werden. Nach Verwertung der Liegenschaft ist nur der deliktisch erlangte Betrag einzuziehen; ein darüber hinausgehender Verwertungserlös bleibt gesondert zu prüfen.
“Deliktskonnex (Art. 70 Abs. 1 StGB) Die Vorinstanz ging davon aus, dass zum beschlagnahmten Grundstück in J.________(Ort) kein Deliktskonnex bestehe und schloss damit die Einziehung nach Art. 70 StGB aus. Im Gegensatz dazu kann nach Ansicht der Kammer zumindest teilweise (im Umfang der in die Liegenschaft investierten Gelder) durchaus ein Deliktskonnex nachgewiesen werden. So ergeben sich – wie auch von Rechtsanwalt F.________ dargelegt (pag. 19 041) – aus den aktenkundigen Steuererklärungen (bzw. den dort deklarierten Umbau- und Unterhaltskosten) folgende Investitionen in die eheliche Liegenschaft: - Im Jahr 2013 CHF 83'722.00 (pag. 07 100 038) - Im Jahr 2014 CHF 71'455.00 (pag. 07 100 050) - Im Jahr 2015 CHF 73'652.00 (pag. 07 100 062) - Im Jahr 2016 CHF 29'188.00 (pag. 07 101 009) Im Deliktszeitraum 2013-2016 ergibt dies insgesamt CHF 258'017.00, dies bei einem im gleichen Zeitraum veranlagten steuerbaren Einkommen von gesamthaft CHF 432'070.00. Im Jahr 2013 wurde gar mehr als das gesamte steuerbare Einkommen (von CHF 70'154.00) in die Liegenschaft investiert. In den Jahren 2014 und 2015 machte der Liegenschaftsunterhalt ca. drei Viertel des steuerbaren Einkommens aus.”
“Ergebnis und Verwendung zu Gunsten der Geschädigten (Art. 73 StGB) Eingezogen wird nur der Betrag, der deliktisch erlangt wurde. Dabei wird bei einem unteilbaren, gemischt (teils aus legalen und teils aus illegalen Mitteln) finanzierten Vermögenswert der illegale Anteil herausgelöst. Dies wird durch die Verwertung des vermischt finanzierten Vermögenswertes erreicht (vgl. Scholl, Vermögenseinziehung [Art. 70 StGB], in Ackermann [Hrsg.], Kommentar Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisationen, Bank I, Zürich 2018, § 4 N 255 ff. m.w.H.). Die Einziehung beschränkt sich damit nach der Verwertung der Liegenschaft auf die hiervor erwähnten CHF 258'017.00, welche in den Jahren 2013 – 2016 in das Haus investiert wurden. Das mit Verfügung vom 21. September 2017 beschlagnahmte Grundstück J.________(Ort)-Gbbl Nr. ________, im Gesamteigentum des Beschuldigten und seiner Ehefrau G.________, ist demnach zu verwerten und der Erlös aus der Verwertung (d.h. der die Hypothekarschulden bei der E.________ AG (Bank) übersteigende Verwertungserlös) ist im Umfang von CHF 258‘017.00 einzuziehen. Für den die Einziehung übersteigenden Verwertungserlös bleibt zu prüfen, ob die Beschlagnahme im Hinblick auf die Durchsetzung der (noch festzusetzenden) Ersatzforderung aufrechtzuerhalten ist (siehe dazu E. 27.1 hiernach).”
Indizien, die Zweifel an der Gutgläubigkeit eines Dritterwerbers begründen können, sind etwa ein unverhältnismässig hoher Lebensstil bzw. auffällige Privatkonsumationen, enge familiäre Beziehungen oder konkrete Anhaltspunkte dafür, dass der Erwerber von der deliktischen Herkunft der Mittel wusste oder hätte wissen müssen, sowie konkrete Umstände im Bargeld- oder Zahlungsverkehr (z. B. unglaubwürdige Bargeldangaben oder eine ungewöhnliche, gleichmässige Kontamination von Bargeld). Solche Anhaltspunkte können die Annahme von Bösgläubigkeit rechtfertigen und damit den Schutz nach Art. 70 Abs. 2 StGB entfallen lassen.
“Nach den unbestritten gebliebenen Ausführungen der Bundesanwaltschaft hätten die Saldi der beiden gesperrten Konten der Beschwerdeführerin am 15. März 2023 gesamthaft Fr. 65'788.09, d.h. Fr. 11'822.29 und 26'816 Aktien E.________ AG im Wert von Fr. 53'830.--, zuzüglich einer Liquidität von Fr. 135.80, betragen. Da die Beträge auf den gesperrten Konten der Beschwerdeführerin kleiner seien, als die mutmasslich zweckentfremdeten Vermögenswerte von D.________, seien die Kontosperren auch unter diesem Gesichtspunkt als verhältnismässig zu beurteilen. Die Beschwerdeführerin habe zwar erklärt, die Sperrung ihrer Vermögenswerte sei unangebracht und unverhältnismässig, weil am 22. März 2022 Vermögenwerte der F.________ im Gesamtwert von Fr. 110'000.-- bei der Bank G.________ gesperrt worden seien. Unterlagen, welche ihre Darstellung stützen würden, habe die Beschwerdeführerin aber nicht eingereicht, weshalb auf ihre Argumentation bereits aus diesem Grund nicht weiter einzugehen sei. Entgegen der Beschwerdeführerin bestehe zudem kein Grund zur Annahme, sie sei gutgläubig (im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB) gewesen und habe keine Ahnung - weder von der angespannten finanziellen Situation ihres Ehemannes noch von seinem strafrechtlichen Vorleben, den damit verbundenen Verurteilungen und seinen aktuellen Aktivitäten - gehabt.”
“Drittenprivileg (Art. 70 Abs. 2 StGB; betreffend G.________) Die Liegenschaft steht im Gesamteigentum der Ehegatten, welche mit Ehevertrag eine Gütergemeinschaft vereinbart haben (pag. 07 360 002 ff.). Die deliktischen Gelder flossen damit auch ins Eigentum von G.________, welche an den Straftaten ihres Ehemannes nicht beteiligt war. Für die Kammer ist indes aus nachfolgenden Gründen erstellt, dass die Ehefrau zumindest in Kauf genommen hat, dass die von ihr erworbenen Vermögenswerte aus einem Delikt stammen könnten, womit entgegen der Vorinstanz keine Gutgläubigkeit angenommen werden kann: - Für Privatkonsumationen (Ausgaben für Metzgereien, Blumengeschäfte, teils exklusive Kleider, Elektroartikel, Versicherungen, Möbel, öffentliche Abgaben oder Steuern, Auto, Kurierdienste, Gärtnerei-Dienstleistungen, Restaurantbesuche, alkoholische Produkte etc.) wurden im Zeitraum von 2013 bis 2017 rund CHF 800'000.00 ausgegeben (siehe Zusammenstellung von Rechtsanwalt F.________, Beilage 18 zum Plädoyer vor der Vorinstanz, pag.”
“Sodann erschienen die Angaben, für eine Fahrradreparatur eigens von Luzern nach Dornbirn in Österreich gereist zu sein und dafür Fr. 2'400.-- in bar mitgenommen zu haben, nicht glaubwürdig. Insbesondere seien die entsprechenden Kosten um ein Vielfaches niedriger gewesen und vom Beschwerdeführer ohnehin mit Debitkarte bezahlt worden. Zudem habe der Beschwerdeführer zu Protokoll gegeben, dass es für ihn nicht in Ordnung gewesen wäre, wenn der Service des Fahrrades in der Schweiz knapp Fr. 2'000.-- gekostet hätte. Dennoch habe er für einen Service in Österreich Fr. 2'400.-- mitgeführt. Schliesslich wäre, würde das Bargeld von verschiedenen Käufern bzw. vom Bankomaten (zur Bezahlung der Fahrradreparatur) stammen, kaum mit einer durchgehend hohen und gleichmässigen Kontamination zu rechnen. Gestützt auf diese Überlegungen gelangt die Vorinstanz zum Schluss, die deliktische Herkunft des Geldes sei ebenso zu bejahen wie das Fehlen einer gleichwertigen Gegenleistung. Die Voraussetzungen einer Einziehung nach Art. 70 Abs. 2 StGB seien gegeben.”
“________ GmbH verwendet worden war. Der Beschuldigte sagte diesbezüglich aus, er habe mit Desinfektionsmitteln und Masken eine Chance gesehen, deshalb habe er einen Covid-Kredit beantragt. Sein Sohn habe dem Bund und überall geliefert. Aus diesem Grund habe er die CHF 150'000.00 zur E.________ AG transferiert, damit er die Firma haben pushen können; dies für Masken und Desinfektionsmittel. Damit habe er seiner Firma neuen Aufschwung verleihen wollen (Z. 122 ff.). 6.2 Es ist damit unbestritten und aktenmässig erstellt, dass der Beschuldigte CHF 150'000.00 des Covid-Kredits an die E.________ AG weitergeleitet hat. Damit befindet sich ein Teil des mutmasslich deliktisch erhaltenen Vermögens bei einem Dritten. Die Einziehung ist demnach ausgeschlossen, wenn der Dritte die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteil des Bundesgerichts 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 3.4). 7. Ad Bösgläubigkeit des Dritterwerbers 7.1 Beim Dritterwerber handelt es sich um die E.________ AG, deren einzelzeichnungsberechtigter Verwaltungsrat der Sohn des Beschuldigten ist. Es ist nicht bestritten, dass die E.________ AG für die erhaltenen CHF 150'000.00 eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat (Kauf von Hygienemasken). Es bleibt jedoch die Frage, ob der Sohn des Beschuldigten Kenntnis der deliktischen Herkunft des Geldes hatte. Bei einer Beschlagnahme entscheidet die Behörde unter dem Gesichtswinkel der Wahrscheinlichkeit, da es um noch ungewisse Ansprüche geht. Es handelt sich bei ihr um eine konservatorische provisorische Massnahme, welche die Bewahrung von Gegenständen und Vermögenswerten bezweckt, die das Sachgericht unter anderem einziehen oder dem Geschädigten zurückerstatten oder die der Durchsetzung einer Ersatzforderung dienen könnte.”
Die konfiskationsfähigen banklichen Guthaben nach Art. 70 StGB können in praktischer Wirkung einer Drittforderung im Sinne von Art. 95 Abs. 3 LEF gleichgestellt werden und sind daher bei der Exekutionsreihenfolge hinter den Liegenschaften zu pignorieren möglich. Zudem können im Zusammenhang mit einer Einziehung ergänzende Massnahmen wie Ausweisungen bzw. die Eintragung von Einreise-/Aufenthaltsverboten in das Schengen‑Informationssystem angeordnet werden.
“178 CC perché non conferiscono ai coniugi alcun privilegio particolare nell’esecuzione forzata, neppure quello dell’art. 281 cpv. 1 LEF); che i ricorrenti non dimostrano, comunque sia, che la confisca penale degli averi bancari sia esclusa – non producono invero neppure il decreto di sequestro penale; che contrariamente a quanto essi allegano in modo temerario, l’UE ha, già l’11 aprile 2024, interpellato il procuratore pubblico competente prima di eseguire i pignoramenti; che il magistrato ha risposto il 23 aprile di non essergli possibile autorizzare il dissequestro dei conti di RI 2, in quanto gli stessi sono suscettibili di confisca ai sensi sia dell’art. 70 che dell’art. 71 CP; che i provvedimenti impugnati resistono quindi alla critica, anche in considerazione del fatto che l’ipotesi di una confisca degli averi bancari giusta l’art. 70 CP è da assimilare a una rivendicazione di terzi nel senso dell’art. 95 cpv. 3 LEF (come “altro diritto incompatibile con il pignoramento” giusta l’art. 106 cpv. 1 LEF, cfr. Gilliéron, Commentaire de la LP, vol. II, 2000, n. 52 ad art. 95 e n. 15 ad art. 106 LEF), ciò che costituisce un ulteriore motivo per pignorarli solo dopo i beni immobiliari; che, a dispetto di quanto insegnano alcuni autori (ad esempio: Staehelin/Strub in: Basler Kommentar, SchKG I, 3a ed. 2021, n. 9 ad art. 106 LEF), a ben vedere il sequestro penale non impedisce il pignoramento né il sequestro giusta gli art. 271 segg. LEF dei beni sequestrati – ma solo la loro realizzazione –, finché non ne è stata decretata la confisca (art. 44 LEF), siccome non si può escludere che il sequestro penale venga poi revocato, specie nell’ipotesi in cui non dovessero essere accertati i presupposti per la loro confisca (sentenze della CEF 15.2022.119 del 29 novembre 2022 e 15.2023.90 del 7 settembre 2023 consid.”
Art. 70 Abs. 2 StGB bildet das Drittenprivileg: die Einziehung ist gegenüber Dritten ausgeschlossen, wenn sie zum Erwerbszeitpunkt in Unkenntnis der Einziehungsgründe handelten und eine gleichwertige Gegenleistung erbracht haben oder die Einziehung sonst eine unverhältnismässige Härte wäre. Die Norm ist in der Praxis regelmässig zu prüfen und stellt insbesondere bei Ersatzforderungen einen häufigen Einwendungspunkt dar; die Gutgläubigkeit des Erwerbers zum Zeitpunkt des Erwerbs ist dabei zentral.
“1 StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich als Beweismittel gebraucht werden (lit. a); zur Sicherstellung von Verfahrenskosten, Geldstrafen, Bussen und Entschädigungen gebraucht werden (lit. b); den Geschädigten zurückzugeben sind (lit. c); einzuziehen sind (lit. d). Ist der Grund für die Beschlagnahme weggefallen, so hebt die Staatsanwaltschaft oder das Gericht die Beschlagnahme auf und händigt die Gegenstände oder Vermögenswerte der berechtigten Person aus (Art. 267 Abs. 1 StPO). Ist die Beschlagnahme nicht vorher aufgehoben worden, so ist über die Rückgabe an die berechtigte Person, die Verwendung zur Kostendeckung oder die Einziehung im Endentscheid zu befinden (Art. 267 Abs. 3 StPO). 5.1.2 Das Gericht verfügt (u.a.) die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sie ist (u.a.) ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat (Art. 70 Abs. 2 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). Das Gericht kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs. 2 StGB). Die Vermögenseinziehung steht wesentlich im Dienst des sozialethischen Gebots, dass der Täter nicht im Genuss eines durch strafbare Handlung erlangten Vorteils bleiben darf. Strafbares Verhalten soll sich nicht lohnen. Diese Funktion der Einziehung nach Art. 70 StGB kommt präziser in den Bezeichnungen Ausgleichs- oder Abschöpfungseinziehung zum Ausdruck (Trechsel/Jean-Richard, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2021 [nachfolgend: Praxiskommentar], Art. 70 StGB N.”
“Gemäss Art. 70 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Abs. 1). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Abs. 2). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB).”
“6 Zu klären bleibt, ob es sich bei Ersatzforderungen gleich verhält. Die Frage, ob die Erben einer einziehungsbetroffenen Person zu einer Ersatzforderung verpflichtet werden können, ist in Lehre und Rechtsprechung bisher ungeklärt geblieben (vgl. Scholl, a.a.O., N. 89 zu Art. 71 StGB; BGE 141 IV 155 E. 4.5). In Konstellationen, in denen im Moment des Todeseintritts die Voraussetzungen, den Erblasser zu einer Ersatzforderung zu verpflichten, gegeben gewesen wären, geht Scholl jedoch «tendenziell» von der Zulässigkeit der Ersatzforderung gegen die Erbengemeinschaft aus. Dafür spreche der Zweck und die Rechtsnatur der Vermögenseinziehung sowie die ständige Rechtsprechung des Bundesgerichts, wonach auch Drittpersonen finanziell nicht von Straftaten profitieren sollten. Der Erbe solle nicht mehr erben, als er es getan hätte, wenn der Erblasser keine Straftaten begangen hätte (Scholl, a.a.O., N. 93 zu Art. 71 StGB). Diese Auffassung verdient Zustimmung. Im Gesetz ist die Definition des Dritten in Art. 71 Abs. 1 StGB die gleiche wie bei Art. 70 Abs. 2 StGB; es wird sogar darauf verwiesen. Auch aus der Botschaft geht hervor, dass der Gesetzgeber den Dritten bei der Einziehung und bei der Ersatzforderung gleich behandeln wollte (BBl. 1993 III 312 Ziff. 223.5). Eine generelle Ausnahme für Erben lässt sich dem Gesetz nicht entnehmen und ergibt sich auch nicht aus der höchstrichterlichen Rechtsprechung. Folglich müssen grundsätzlich auch Erben, unter Vorbehalt des Drittenprivilegs, mit einer Ersatzforderung nach Art. 71 Abs. 1 StGB belangt werden können. 5.7 Das Drittenprivileg greift in jedem Fall nur, wenn die Vermögenswerte in Unkenntnis von deren deliktischen Herkunft erworben wurden. Gutgläubigkeit in diesem Sinne ist gegeben, wenn der Dritte im Zeitpunkt des Erwerbs keine Kenntnis von der Anlasstat hatte. Für die Annahme von Bösgläubigkeit genügt es, wenn der Dritte die deliktische Herkunft der Vermögenswerte annehmen muss, das heisst wenn er beim Erwerb eventualvorsätzlich gehandelt hat (Schmid, a.a.O., N. 84 zu Art. 70-72 StGB; Botschaft BBl.”
Stellt Art. 70 Abs. 1 StGB klar: Vermögenswerte, die Ergebnis einer Straftat sind oder zur Veranlassung/Belohnung einer Straftat bestimmt waren, können eingezogen werden. Die Rechtsprechung betont, dass dies insbesondere bei Delikten wie Betäubungsmittelhandel oder Geldwäscherei zur Einziehung der deliktisch erlangten Vorteile führt; ebenso können Erlöse aus verbotswidrigen Tätigkeiten als Tatsergebnis erfasst werden. Ergibt sich ein nur teilweise rechtswidriger Gewinn, ist nach der Rechtsprechung nur der unrechtmässige Anteil zu konfiszieren.
“2, zweiter Absatz), behält dieser Beschlagnahmezweck unter der StPO und somit für das vorliegende Verfahren seine Gültigkeit (Art. 263 Abs. 1 lit. b StPO). Nach der in casu einschlägigen Normierung wird die Beendigung der Beschlagnahme im Endentscheid geregelt (Art. 81 Abs. 4 lit. e i.V.m. Art. 267 Abs. 3 StPO). Nach dieser Bestimmung ist neben der Rückgabe die Verwendung zur Kostendeckung gesetzlich ausdrücklich vorgesehen. Insoweit ist die Rechtslage eindeutig. Soweit der Beschwerdeführer unter Hinweis auf den damaligen Verdacht der Untersuchungsbehörde auf Geldwäscherei geltend macht, damit sei klarerweise erstellt, dass die Beschlagnahme zu Ermittlungszwecken erfolgt sei (was entgegen oben E. 3.1 auch zur Verurteilung führte, oben Sachverhalt A.a), betont er eines der Motive für die Beschlagnahme, das weder die vorinstanzliche Annahme noch den Beschlagnahmebefehl entkräften noch die gesetzliche Verrechnungsmöglichkeit ausschliessen kann. Angesichts des Untersuchungsgegenstands (BetmG und Geldwäscherei) ist darauf hinzuweisen, dass alle deliktisch erlangten Vorteile einzuziehen sind (Art. 70 Abs. 1 StGB; vgl. BGE 139 IV 209 E. 5.3). Für die Kostendeckungsbeschlagnahme ist es überdies nicht erforderlich, dass die Vermögenswerte aus der Straftat herrühren oder mit dieser in Zusammenhang stehen (Urteil 1B_274/2012 vom 11. Juli 2012 E. 3.1; NIKLAUS OBERHOLZER, Grundriss des Strafprozessrechts, 4. Aufl. 2020, Rz. 1530). Die Strafbehörden können ihre Forderungen aus Verfahrenskosten mit Entschädigungsansprüchen der zahlungspflichtigen Partei aus dem gleichen Strafverfahren sowie mit beschlagnahmten Vermögenswerten verrechnen (Art. 442 Abs. 4 StPO). Die Verrechnung als solche richtet sich nach Art. 120 ff. OR (BGE 144 IV 212 E. 2.2). Gemäss Art. 125 Abs. 2 OR nicht verrechnet werden kann beispielsweise die Genugtuung im Sinne von Art. 431 Abs. 1 StPO (BGE 147 IV 55 E. 2.5.2, 2.5.4; Urteil 6B_142/2020 vom 27. Mai 2021 E. 2.3.1). Im Endentscheid vom 20. Mai 2015 ordnete das Kantonsgericht die Rückgabe der Gegenstände an den Beschwerdeführer an. Dieser wendet daher ein, nun plötzlich das Urteil zu ändern, sei nicht haltbar.”
“Le respect de ce dernier implique d'une part que la mesure qui porte atteinte à la propriété est propre à atteindre le but recherché et d'autre part que ce résultat ne peut pas être obtenu par une mesure moins grave (subsidiartié) (ATF 137 IV 249 consid. 4.5 p. 256 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_35/2017 du 26 février 2018 consid. 9.1). 4.2. En l'espèce, les téléphones portables confisqués par le Tribunal de police ont été utilisés pour contacter les clients de l'appelant dans le cadre de son activité professionnelle. Or, la pratique de ladite activité était interdite dans le contexte sanitaire particulier. Partant, le lien de connexité entre le téléphone et l'infraction est établi. La prostitution était, au moment où l'appel a été déposé, interdite à Genève en raison des mesures sanitaires visant à contrôler l'épidémie. Dès lors, il existe un danger pour la sécurité des personnes, la morale et l'ordre public et il convient de confirmer la confiscation des téléphones portables en tant que mesure de sécurité. L'état de santé actuel allégué par l'appelant, qui souffre d'une fracture, est guérissable. Le grief de l'appelant sera donc rejeté sur ce point. 5. 5.1. Au sens de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 5.2. En l'espèce, si l'appelant conclut à la restitution de CHF 490.- dans la déclaration d'appel du 29 juin 2020, il n'est plus fait mention de ce grief dans le mémoire d'appel du 18 novembre 2020. Serait-il recevable que la CPAR rejette ce grief dès lors que la somme de CHF 490.- est le résultat de l'infraction, à savoir les revenus tirés de l'activité de prostitution de l'appelant, activité interdite lors de la propagation de la pandémie COVID-19. 6. L'appelant, qui succombe partiellement mais obtient gain de cause sur l'expulsion, supportera la moitié des frais de la procédure d'appel envers l'Etat (art. 428 CPP). Le verdict de culpabilité étant intégralement confirmé, il supportera la totalité des frais de procédure de première instance, mais l'émolument complémentaire de décision sera laissé à la charge de l'état, pour tenir adéquatement compte du fait que l'appel a été partiellement accueilli.”
“Sa version des faits a varié au fil des auditions ; il est allé jusqu’à soutenir devant la Cour de céans que son coprévenu avait été incité au mensonge par son avocat Les excuses présentées en toute fin des débats d’appel apparaissent de circonstance, et il ne semble pas avoir pris conscience de la gravité des faits reprochés ; ses explications sur les aspects financiers du trafic de stupéfiants démontrent au contraire qu’il considère cette activité comme une activité lucrative ordinaire. Rien ne justifie ni n’explique son comportement. Dans ces circonstances, l’infraction la plus grave est sans contexte le trafic de stupéfiants, qui a porté sur plus de 220 grammes de cocaïne. A eux seuls, ces faits emportent une peine privative de liberté de l’ordre de 20 mois, qui constitue la peine de base et qui doit être aggravée de deux mois (peine théorique : trois mois) pour tenir compte du séjour illégal. Cette peine doit encore être aggravée pour tenir compte de la révocation de la libération conditionnelle, qui entraîne une aggravation de deux mois supplémentaire, pour une peine d’ensemble de deux ans. La Cour de céans étant liée par l’interdiction de la reformatio in peius, la peine privative de liberté de 22 mois prononcée par le premier juge sera ainsi confirmée et l’appel sur ce point rejeté. 4. 4.1. A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Lorsqu'un gain n'est réalisé que partiellement de manière illicite, seul doit être confisqué l'avantage obtenu de manière illégale (ATF 119 IV 145 consid. 3 p. 153). Les dispositions du CP concernant la confiscation de valeurs patrimoniales et de valeurs de remplacement par le prononcé d'une créance compensatrice de l'Etat ne précisent pas si, lors du calcul de la valeur à saisir, la valeur nette ("Nettoprinzip") ou brute ("Bruttoprinzip") doit être retenue. La jurisprudence incline pour la prise en compte d'une valeur brute, mais préconise l'observation du principe général de la proportionnalité (ATF 141 IV 305 consid. 6.3.3 p. 313 ; 124 I 6 consid. 4b/bb p. 8 et suivante avec les références ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_56/2010 du 29 juin 2010 consid.”
Fremdwährungsbeträge wurden in den zitierten Entscheiden in CHF umgerechnet und als CHF-Betrag zur Einziehung festgesetzt. In der Praxis erfolgte die Umrechnung im Beispiel mit Angabe des konkreten Umrechnungsdatums (3. September 2015).
“la confiscation du montant de CHF 158'003.15 (dont € 3'960.00 convertis le 3 septembre 2015 pour CHF 4'243.15 ; art. 70 CP) ;”
“80 (TTC) pour la deuxième instance ; ce montant est porté en déduction des frais de CHF 8'000.00 mis à la charge de A.________ selon le ch. III.2.2 ci‑dessus, de sorte que le prévenu ne doit plus que CHF 5'866.20 au titre des frais de deuxième instance ; fixe comme suit la rémunération du mandat d'office de Me C.________, défenseur d'office de A.________, et ses honoraires en tant que mandataire privé : pour la première instance (jusqu’au 31 décembre 2017) : pour la première instance (dès le 1er janvier 2018) : pour la deuxième instance : dès que sa situation financière le permet, A.________ est tenu de rembourser, pour les deux instances, dans la mesure indiquée ci-dessus, d'une part au canton de Berne la rémunération allouée pour sa défense d'office, d'autre part, à Me C.________ la différence entre cette rémunération et les honoraires que celui-ci aurait touchés comme défenseur privé (art. 135 al. 4 CPP) ; ordonne : la confiscation du montant de 157'893.15 (dont € 3'960.00 convertis le 3 septembre 2015 pour CHF 4'243.15 ; art. 70 CP) ; le prélèvement de CHF 14'535.35 sur le compte bloqué no BC.________ au nom de A.________ auprès de la BCBE (compte épargne, solde au 22 novembre 2022 ; CHF 19'343.35) à titre de créance compensatrice au sens de l’art. 71 CP, en faveur de l’Etat ; le prélèvement de CHF 9'254.35 correspondant aux soldes au jour du jugement des comptes bloqués de A.________ no BC.________ auprès de la BCBE (sous déduction de la créance compensatrice prononcée au ch. VI.2 ci-dessus ; solde : CHF 4'808.00) et no IBAN BD.________ auprès de la Raiffeisen (compte épargne, solde : CHF 4'446.35), ainsi que le prélèvement du solde du compte no BE.________ auprès de la Raiffeisen (compte de titres [actions UBS], solde au 21 novembre 2022 : CHF 31'647.85), et l’utilisation de ces montants pour payer partiellement les frais de procédure de première instance susmentionnés, le solde y afférent à payer par A.________ se montant au total encore à CHF 58'163.70, sous déduction des avoirs du compte de titres UBS (valeur au 21 novembre 2022 : CHF 31'647.”
“________ par ordonnance pénale du Ministère public du canton du Jura du 5 septembre 2013, en application de l'art. 46 al. 5 CP, en disant que le jugement de la procédure de révocation n'a pas engendré de frais particuliers et en n'allouant pas d'indemnité au prévenu ; il fixe l'indemnité pour la défense d'office et les honoraires de Maître C.________, défenseur d'office de A.________, par un montant de CHF 47'506.70 et constate que le solde encore à verser à Maître C.________ s'élève à CHF 15'189.70 au vu des deux avances déjà versées ; il ordonne la confiscation des drogues, des ustensiles (récipients, matériaux d'emballage et de conditionnement, balances, etc.) et des autres objets saisis pour destruction (art. 69 CP) ; il ordonne la restitution du BitCoin-Miner au prévenu ; il ordonne le maintien au dossier à titre de pièces à conviction de divers papiers manuscrits et bancaires ainsi que de diverses étiquettes d'adresse imprimées ; il ordonne la confiscation du montant de CHF 158'003.15 (dont EUR 3'960.00 convertis le 3 septembre 2015 pour CHF 4'242.15) en application de l'art. 70 CP ; Pour le surplus, en confirmation du jugement entrepris, reconnaître A.________ coupable de/d' : infraction qualifiée à la loi fédérale sur les stupéfiants, infraction commise à réitérée reprises dans les circonstances de temps, de lieu et de faits telles que décrites aux points I.1 de l'acte d'accusation du 19 septembre 2019 ; blanchiment d'argent qualifié, infraction commise à réitérées reprises dans les circonstances de temps, de lieu et de faits telles que décrites aux points I.4 de l'acte d'accusation du 19 septembre”
Dritte müssen im Einziehungsverfahren in zumutbarer Weise mitwirken und die legale Herkunft der Vermögenswerte zumindest plausibel darlegen; sie müssen diese aber nicht letztlich beweisen. Zur Erfüllung der Mitwirkungspflicht können Unterlagen wie Kontoauszüge, Belege oder sonstige Indizien genügen.
“Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (BGer 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; 6B_969/2020 vom 6. Dezember 2021 E. 1.3.2; je mit Hinweisen). Auch wenn sich der Dritte im Einziehungsverfahren nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann, so hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung beim Dritten zu beweisen. Dritte, die behaupten, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, müssen bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken; insbesondere, indem sie die legale Herkunft der Gelder zumindest plausibel behaupten jedoch nicht beweisen müssen (BGer 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.4 und 2.4.2; 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3 und 5.6; je mit Hinweisen).”
“Die Staatsanwaltschaft habe das Verfahren wegen Geldwäscherei mit der Begründung eingestellt, dass dem Beschwerdegegner nicht rechtsgenüglich habe nachgewiesen werden können, Kenntnis von der deliktischen Herkunft des Geldes gehabt zu haben. Aufgrund der vorgelegten Kontoauszüge sei nicht mit ausreichender Sicherheit auszuschliessen, dass sich der Beschwerdegegner tatsächlich für eine legale Beschaffung einer Bäckereimaschine in die Schweiz begeben habe. Der Beschwerdegegner habe mittels Kontoauszügen seine Behauptung der Überweisung von Barmittel an eine Agentur untermauert. Er habe angegeben, diese Barmittel unter Abzug von Spesen für den Erwerb einer Bäckereimaschine in Annemasse (F) und der Schweiz wieder in Empfang genommen zu haben. Zudem habe er Fotos von der zum Kauf beabsichtigten Bäckereimaschine eingereicht. Damit liege eine plausible Erklärung vor. Mit der Einreichung der Kontoauszüge und den Fotos sei der Beschwerdegegner seiner Mitwirkungspflicht nachgekommen. Die Voraussetzungen für eine Einziehung beim Dritten gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB seien nicht gegeben und der beschlagnahmte Bargeldbetrag sei dem Beschwerdegegner zurückzugeben.”
Liegt ein Vermögenswert nur teilweise im Delikt begründet vor, kann das Gericht den einziehbaren deliktischen Anteil schätzen.
“% zu berücksichtigen sei, und er sinngemäss die Berücksichtigung zusätzlicher Abzüge beantragt, insbesondere die Strafzahlung in Brasilien und die Berücksichtigung der Aufwendungen für seine Subunternehmer, und damit einen angeblich von ihm erlittenen Nettoverlust von über USD 13 Mio. nachweisen will, kommt er den Begründungsanforderungen nicht nach (siehe E. 4.3.1). Aus dem vom Beschwerdeführer angerufenen bundesgerichtlichen Urteil 6B_1099/2014 vom 19. August 2015 kann dieser im Übrigen nichts zu seinen Gunsten ableiten. Im besagten Urteil war die Höhe des Deliktserlöses von einem Umsatz abhängig, der sich aus legaler und illegaler Geschäftstätigkeit zusammensetzte. Der erwirtschaftete Ertrag stellte einen bloss teilweise deliktischen Vermögenswert dar, weshalb der einziehbare Deliktserlös, wie vorliegend, in Anwendung von Art. 70 Abs. 5 StGB geschätzt werden musste (Urteil 6B_1099/2014 vom 19. August 2015 E. 2.1 ff.; vgl. hierzu auch BGE 147 IV 479 E. 6.5.3.2).”
Die Einziehungsbeschlagnahme (Séquestre) nach Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO ist eine provisorische, konservatorische prozessuale Sicherungsmassnahme zur vorläufigen Sicherstellung von Vermögenswerten, die voraussichtlich zurückzugeben oder einzuziehen sind bzw. der Durchsetzung einer staatlichen Ersatzforderung dienen können. Sie greift dem materiellen Einziehungsentscheid (Art. 70 Abs. 1 StGB) nicht vor und berührt die zivilrechtlichen Eigentumsverhältnisse nicht endgültig.
“Das Strafgericht verfügt (unter Vorbehalt von Art. 352 Abs. 2 und Art. 376-378 StPO) als Sanktion die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen), sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person können schon im Vorverfahren strafprozessual beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich den Geschädigten zurückzugeben oder einzuziehen sind (Art. 263 Abs. 1 lit. c-d StPO). Auch im Hinblick auf die Durchsetzung einer staatlichen Ersatzforderung kann die Untersuchungsbehörde Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB). Provisorische Vermögensbeschlagnahmen sind aufzuheben, falls eine richterliche Einziehung, die Rückgabe an Geschädigte oder die Zusprechung einer staatlichen Ersatzforderung schon im hängigen Verfahren als rechtlich ausgeschlossen erscheinen (BGE 140 IV 57 E.”
“Die Einziehungsbeschlagnahme gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO kann zwei unterschiedlichen Zwecken dienen: Während die Sicherungseinziehungsbeschlagnahme die vorläufige Konfiszierung von rechtsgutgefährdenden Gegenständen bezweckt, strebt die Vermögenseinziehungsbeschlagnahme die provisorische Sicherstellung von Vermögen an, die eventuell durch eine Straftat erlangt wurden. Die Einziehungsbeschlagnahme stellt – im Gegensatz zur endgültigen materiellrechtlichen Einziehung – lediglich eine von Bundesrechts wegen vorgesehene provisorische (konservatorische) prozessuale Massnahme zur vorläufigen Sicherstellung von allenfalls der Einziehung unterliegenden Vermögenswerten dar. Die Beschlagnahme greift dem Einziehungsentscheid nicht vor und die zivilrechtlichen Eigentumsverhältnisse an den Vermögenswerten bleiben durch die strafprozessuale Beschlagnahme unberührt (BGE 126 I 97, E. 1c; BGE 124 IV 313, E. 4; BGE 120 IV 365, E. 1c). In Beachtung des Grundsatzes "Straftaten sollen sich nicht lohnen" verfügt das Gericht nach Art. 70 Abs. 1 StGB die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Oberholzer, Grundzüge des Strafprozessrechts,”
“Gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO können Vermögenswerte einer beschuldigten Person unter anderem dann beschlagnahmt werden, wenn sie einzuziehen sind. Materiellrechtliche Grundlage dieser prozessualen Sicherungsmassnahme bilden die Art. 70 ff. StGB. Nach Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden.”
“Dans le cadre de l'examen d'un séquestre, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. Le séquestre pénal est, en effet, une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers qui sont susceptibles d'être utilisés comme moyens de preuve, de devoir être restitués au lésé ou confisqués ou encore de servir à l'exécution d'une créance compensatrice (art. 263 al. 1 CPP et 71 al. 3 CP). L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (v. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; 140 IV 57 consid. 4.1.2; arrêt du Tribunal fédéral 1B_321/2021 du 29 octobre 2021 consid. 3.1). 2.1.2 Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit pénal (sur l'art. 70 al. 1 CP, voir notamment ATF 144 IV 285 consid. 2.2). Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). L'intégralité des fonds doit demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu'il existe un doute sur la part de ceux-ci qui pourrait provenir d'une activité criminelle (arrêt du Tribunal fédéral 1B_414/2019 du 13 janvier 2020 consid. 2.1). Les probabilités d'une confiscation, respectivement du prononcé d'une créance compensatrice, doivent cependant se renforcer au cours de l'instruction (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 96). 2.1.3 La réalisation des conditions du séquestre doit être régulièrement vérifiée par l'autorité compétente, avec une plus grande rigueur à mesure que l'enquête progresse (ATF 122 IV 91 consid. 4). Conformément à l'art. 267 al. 1 CPP, si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit.”
Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB kann sich nicht nur auf direkte Tatserlöse, sondern auch auf mit diesen erworbene oder daraus entstandene Vermögenswerte (Surrogate) erstrecken, sofern die betreffenden Transaktionen rekonstruierbar und dokumentierbar sind («paper trail»). Sind die zu konfiszierenden Werte nicht mehr vorhanden, kann der Ersatz durch eine dem Wert entsprechende (kompensatorische) Forderung gem. Art. 71 erfolgen; die Behörde kann jedoch ganz oder teilweise auf eine solche Forderung verzichten, etwa wenn sie voraussichtlich nicht einbringlich wäre oder ihre Geltendmachung die Wiedereingliederung der betroffenen Person ernstlich beeinträchtigen würde.
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Selon la jurisprudence, la confiscation peut porter tant sur le produit direct de l'infraction que sur les objets acquis au moyen de ce produit dans la mesure où les différentes transactions peuvent être identifiées et documentées (" Papierspur ", " paper trail "; ATF 144 IV 172 consid. 7.2.2; arrêts 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.1; 6B_861/2022 du 13 avril 2023 consid. 2.1.1). Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles - parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées -, le juge ordonne, conformément à l'art. 71 CP, leur remplacement par une créance compensatrice de l'état d'un montant équivalent, dont le but est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 140 IV 57 consid.”
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Selon la jurisprudence, la confiscation peut porter tant sur le produit direct de l'infraction que sur les objets acquis au moyen de ce produit dans la mesure où les différentes transactions peuvent être identifiées et documentées ("Papierspur", "paper trail") (ATF 144 IV 172 consid. 7.2.2 p. 175; arrêt 6B_98/2021 du 8 octobre 2021 consid. 3.1). Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles - parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées -, le juge ordonne, conformément à l'article 71 CP, leur remplacement par une créance compensatrice de l'État d'un montant équivalent, dont le but est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 140 IV 57 consid.”
“-, A-07-08-06-04-0147) et le prix effectivement payé selon la documentation bancaire remise par la banque 28 (EUR 6'506'600. ). Cela rend impossible l'établissement du trajet exact des montants («propres» ou non) investis en mars 2007 dans ce bien immobilier par A., respectivement F. L'accusation doit en supporter les conséquences (cf. Simone Nadelhofer do Canto, Vermögenseinziehung bei Wirtschafts- und Unternehmensdelikten [Art. 70 f. StGB], […] 2008, p. 147 s.). Cette situation fait ainsi échec à une confiscation qui demeure limitée aux actifs d'origine criminelle en application de l'art. 59 ch. 1 aCP, respectivement art. 70 al. 1 CP. Le sort du bien-fonds séquestré est réglé au considérant 10.4.4 ci-après. 10.4.3 Confiscation a) Concernant les trois comptes de F., la société 1 et la la société 2 à la banque 4, les valeurs d'origine illicite qui y ont été transférées ont été mélangées à des valeurs patrimoniales d'origine licite. Comme on l'a déjà dit, la trace documentaire des valeurs a pu être reconstituée. La confiscation est donc possible en application de l'art. 59 ch. 1 aCP (ou art. 70 al. 1 CP). Elle porte sur la quote-part de valeurs d'origine criminelle. Vu le seuil que représente en l'occurrence dite quote-part, il se justifie d'appliquer en l'espèce une méthode autre que celle qui a été appliquée plus haut, soit celle de la proportionnalité (cf. à ce propos, Scholl, Kommentar Kriminelles Vermögen – Kriminelle Organisationen, vol. I, 2018, § 4, n° 246 ad art. 70). C'est le lieu de rappeler que C. et D. sont condamnés (pour blanchiment d'argent) pour des actes qui s'inscrivent clairement en aval de l'infraction (cf. consid. 4.19). La confiscation vise aussi l'immeuble sis à […]. On rappellera que la confiscation peut porter sur un objet de remplacement dans la mesure où le mouvement des valeurs a pu être reconstitué, ce qui est le cas. b) Les quotes-parts de 2%, 13% et 8% de valeurs d'origine licite ne peuvent en revanche être confisquées. Leur sort sera réglé au considérant 10.4.4. c) Concernant les autres comptes bancaires séquestrés, les fonds qui y sont déposés ne sont pas issus de l'infraction de A.”
“Le produit délictuel peut ainsi toujours être confisqué auprès du bénéficiaire même si des dépenses ont été effectuées avec les valeurs mélangées, à condition qu'un montant correspondant à celui de l'infraction demeure sur le compte (ATF 147 IV 479 consid. 7.5.3; voir aussi BSK StGB I-Baumann, 4e éd. 2019, art. 70/71 n. 46; Delnon/Hubacher, Geldwäscherei und Teilkontamination, RPS 134/2016 326). Si le montant des valeurs soumises à la confiscation ne peut être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation (art. 70 al. 5 CP). L'art. 70 al. 5 CP n'emporte aucun allègement des conditions de fond de la mesure de confiscation, mais consacre un allègement du fardeau de la preuve en ce qui concerne la détermination du montant à confisquer. L'estimation peut se rapporter à l'ensemble des facteurs qui, dans un cas concret, sont pertinents pour évaluer le montant à confisquer. La disposition permet donc de pallier une incertitude quantitative par différents facteurs d'estimation. Dans cette mesure et compte tenu du but poursuivi par l'art. 70 al. 1 CP, il faut également admettre que le juge peut renoncer à chiffrer de façon explicite la quotité de la mesure, s'il est à même d'en circonscrire l'objet et de le désigner de façon suffisamment précise (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1). 6.2.3. Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’Etat d’un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s'il est à prévoir qu'elle ne serait pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée (art. 71 al. 2 CP). Le but de la créance compensatrice est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 et les références). La créance compensatrice doit en outre correspondre à l'avantage illicite effectif ; le montant de la créance compensatrice correspond en principe aux valeurs patrimoniales qui ont été obtenues par le biais des infractions réalisées et, ce faisant, seraient comprises dans le patrimoine recouvrable du prévenu si elles existaient encore (arrêt TC FR 501 2017 105 du 20 mars 2019 consid.”
“64 et les références citées). Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation ou d'une créance compensatrice, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364). L'intégralité des fonds doit demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu'il existe un doute sur la part de ceux-ci qui pourrait provenir d'une activité criminelle. Le séquestre ne peut donc être levé (art. 267 CPP) que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées, et ne pourront l'être (arrêts du Tribunal fédéral 1B_311/2009 du 17 février 2010 consid. 3 et 1S.8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Selon la jurisprudence, une mesure de séquestre est en principe proportionnée du seul fait qu'elle touche des valeurs patrimoniales susceptibles d'être confisquées en vertu du droit pénal (arrêt du Tribunal fédéral 1B_136/2009 du 11 août 2009 consid. 4.1 et les références citées). 2.2. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation tend à empêcher que le produit d'une infraction et les bénéfices y relatifs (tels que les intérêts de capitaux illicites; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.3), respectivement les objets acquis en remploi de ce produit (par exemple, achat d'une villa moyennant de "l'argent sale" ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_367/2020 du 17 janvier 2022 consid. 16.1 in fine), profitent à une personne, qu'il s'agisse de l'auteur du délit (art. 70 al. 1 CP) ou du tiers ayant reçu lesdits produit/bénéfices/objets (art. 70 al. 2 CP a contrario) (ATF 141 IV 155 consid. 4.5; arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). L'art. 71 al. 3 CP permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice jusqu'à concurrence du montant présumé du produit de l'infraction, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale, et même celles de provenance licite.”
Aus den vorliegenden Entscheiden ergibt sich, dass Art. 70 Abs. 1 StGB sowohl die Einziehung kleiner Bargeldbeträge (z. B. CHF 300) als auch sehr hoher Devisenbeträge (z. B. EUR 200'000) umfasst. In den Fällen wurde das eingezogene Bargeld zudem zur Verrechnung mit Geldstrafen und Verfahrenskosten herangezogen.
“o CP, l'expulsion judiciaire obligatoire de A.________ pour une durée de 10 ans ; 8. admet partiellement les conclusions civiles formulées le 6 février 2019 par J.________ SA ; partant, condamne A.________ à verser à cette dernière la somme de CHF 125.- à titre de surtaxe et frais administratifs ; 9. ordonne, en application des art. 69 CP et 192 CPP, la confiscation et le maintien au dossier, à titre de pièce à conviction, du pistolet SIG 220 n° A1167043, séquestré le 4 février 2019 ; 10. ordonne, en application de l’art. 69 CP, la confiscation et la destruction de 12 emballages pour stupéfiants (pacsons), d’une assiette à soupe, d’un minigrip vide, de 33.2 g d’héroïne, de 99 g de bicarbonate, d’une balance électronique, de 7 supports de carte SIM, d’un téléphone HUAWEI, de 3 IPHONES, d’un téléphone SAMSUNG avec l’écran cassé, d’une carte PostFinance et d’une carte bancaire de Pristina au nom de K.________ et d’une carte bancaire UBS au nom de L.________, séquestrés le 4 février 2019 ; 11. ordonne, en application de l’art. 70 al. 1 CP, la confiscation de la somme de CHF 300.-, séquestrée le 4 février 2019, et sa dévolution à l’Etat ; 12. rejette la requête d’indemnité au sens de l’art. 429 CPP formulée le 21 avril 2020 par A.________ ; 13.i. prend acte que l’indemnité due à Me MONTFERINI NUOFFER, défenseure d’office de A.________ (pour la période du 5 février au 10 mai 2019), a été arrêtée au montant de CHF 2'257.85 (TVA comprise) ; ii. fixe l'indemnité due à Me Marino MONTINI, défenseur d’office de A.________ (dès le 10 mai 2019), à CHF 8'509.10 (honoraires : CHF 4'715.- ; débours : CHF 235.75 ; frais de déplacements : CHF 2'950.- ; TVA de 7.7% : CHF 608.35) ; 14. condamne A.________, en application des art. 421 et 426 CPP, au paiement des 9/10 des frais de procédure, le 1/10 restant étant laissé à la charge de l’Etat de Fribourg : émolument global : CHF 3'145.- (Ministère public : CHF 1'645.- ; Tribunal pénal : CHF 1’500.-), sous réserve d'éventuelles factures complémentaires ; débours : CHF 25'912.95 (Ministère public : CHF 14'996.”
“November 2013 von der Staatsanwaltschaft des Kantons Basel-Stadt bei einer Probezeit von drei Jahren bedingt ausgesprochene Geldstrafe von 60 Tagessätzen zu je CHF 100.--, durch Entscheid der Staatsanwaltschaft Basel-Landschaft vom 9. Juni 2015 um ein Jahr verlängert, wurde in Anwendung von Art. 46 Abs. 1 StGB für vollziehbar erklärt. Dabei wurde die Geldstrafe wiederum mit dem beschlagnahmten Bargeld gemäss Ziffer 4.e des Urteilsdispositivs verrechnet und damit als getilgt erklärt (Ziff. 3.a). Die gegen den Beschuldigten am 2. April 2012 von der Staatsanwaltschaft des Kantons Solothurn bei einer Probezeit von zwei Jahren bedingt ausgesprochene Geldstrafe von 15 Tagessätzen zu je CHF 80.--, durch Entscheide der Staatsanwaltschaft Basel-Stadt vom 8. November 2013 und der Staatsanwaltschaft Basel-Landschaft vom 9. Juni 2015 je um ein Jahr verlängert, wurde in Anwendung von Art. 46 Abs. 2 StGB für nicht vollziehbar erklärt (Ziff. 3.b). Ferner wurden diverse beschlagnahmten Gegenstände in Anwendung von Art. 69 Abs. 1 und Abs. 2 StGB zur Vernichtung eingezogen (Ziff. 4.a), das beschlagnahmte Bargeld im Betrag von € 200'000.-- gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen (Ziff. 4.b) und diverse weitere beschlagnahmten Gegenstände als Aktenbestandteile bei den Akten belassen (Ziff. 4.c). Des Weiteren wurde die Beschlagnahme über diverse beschlagnahmten Waffen und Waffenbestandteile aufgehoben und festgestellt, dass über eine allfällige Rückgabe als zuständige Behörde die Polizei Basel-Landschaft entscheidet (Ziff. 4.d). Sodann wurde festgehalten, dass das weitere beschlagnahmte Bargeld in Schweizer Währung gestützt auf Art. 442 Abs. 4 StPO in Verbindung mit Art. 268 StPO mit der Geldstrafe, der widerrufenen Geldstrafe, der Ersatzforderung des Staates, dem vom Beschuldigten zu tragenden Verfahrenskostenanteil sowie dem Rückerstattungsanspruch des Staates verrechnet und ein allfälliger Rest nach dem Eintritt der Rechtskraft zurückerstattet wird (Ziff. 4.e). Demgegenüber wurden dem Beschuldigten in Anwendung von Art. 267 Abs. 1 und Abs. 3 StPO diverse beschlagnahmten Gegenstände nach Eintritt der Rechtskraft unter Aufhebung der Beschlagnahme zurückgegeben (Ziff.”
Art. 70 Abs. 2 schützt gutgläubige Dritte: Die Einziehung ist gegenüber Dritten ausgeschlossen, die in Unkenntnis der Einziehungsgründe eine gleichwertige Gegenleistung erbracht haben oder für die die Einziehung eine unverhältnismässige Härte bedeuten würde. Die beiden Voraussetzungen sind kumulativ zu prüfen. Eine ersatzweise zu ordnende Forderung des Staates (créance compensatrice) ist subsidiär und kann gegenüber einem Dritten nur verhängt werden, soweit die in Art. 70 Abs. 2 genannten Voraussetzungen nicht erfüllt sind; sie unterliegt denselben Verhältnismässigkeitsgrundsätzen wie die konfiskatorische Massnahme.
“La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 et les réf. cit. ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1). Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (TF 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3 ; TF 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2 ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 7B_17/2022 précité consid. 2.1.3). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP - soit d'une part la bonne foi du tiers et d'autre part la contre-prestation adéquate ou la rigueur excessive d'une éventuelle confiscation ultérieure - sont cumulatives (TF 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3 ; TF 1B_623/2022 du 1 er juin 2023 consid. 3.2.2). 2.2.3 En vertu de l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'État d'un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées. Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que cette mesure.”
Luxusgegenstände können nach Art. 70 Abs. 1 StGB als Surrogate eingezogen werden, wenn ihre Herkunft unglaubhaft ist und naheliegt, dass sie mit durch eine Straftat erzielten Erlösen in Verbindung stehen (z.B. aus Betäubungsmittelhandel). Hingegen kann bei vermischten legalen und illegalen Mitteln eine präzise Zuordnung unmöglich sein, sodass eine Einziehung entfallen kann (vgl. zur Abgrenzung Bargeld).
“ aus dem Betäubungsmittelhandel stammt, so kann aufgrund einer möglichen Vermischung mit legal erworbenen Vermögenswerten die genaue Unterscheidung nicht mehr vorgenommen werden. Entsprechend erfolgt keine Vermögenseinziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB, jedoch wird der Bargeldbetrag zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet. Was sodann die in Frage stehenden Luxushandtaschen der Beschuldigten 2 betrifft (Pos. 1131: Tasche mit Schmuck und Geld; Pos. 2200: 1 braune Handtasche [...] mit div. Utensilien; Pos. 2204: 1 Handtasche mit SIM-Karte; Pos. 2205: 1 Handtasche [...]; Pos. 2206: 1 Handtasche [...] und 1 Etui [...]; Pos. 2207: 3 Handtaschen [...]; Pos. 2208: 3 Handtaschen [...]; Pos. 2209: 1 Handtasche [...]; Pos. 2210: 1 Handtasche [...]; Pos. 2211: 1 Handtasche [...]), so wurde bereits dargelegt, dass ihre Aussagen zu deren Herkunft nicht glaubhaft sind (vgl. vorne E. 6.3.2.1). Entsprechend ist davon auszugehen, dass es sich bei den Taschen um (echte) Surrogate für durch den Crystal Meth-Verkauf erwirtschaftete Vermögenswerte handelt. Entsprechend sind die Luxushandtaschen gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen (eine Einziehung könnte auch erfolgen, wenn es sich um Surrogate aus illegalem Glücksspiel handelt).”
Einziehung kann trotz formellem Erwerb beim Dritten möglich sein, wenn der Dritte wirtschaftlich mit dem Beschuldigten identisch ist. Dasselbe gilt, wenn Vermögenswerte nur durch ein Scheingeschäft an einen «Strohmann» übertragen wurden; in solchen Fällen greifen die Ausnahmen nach Art. 70 Abs. 2 StGB nicht.
“am 14. Juli 2020; vgl. Urk. 7/6, Adhoc-Postenauszug vom 8. Oktober 2020 betreffend Konto CH1). Folglich handelt es sich bei den auf dem - 30 - beschlagnahmten Firmenkonto befindlichen Vermögenswerten im Umfang von Fr. 80'216.-- abzüglich Fr. 6'609.-- um den Rest des Kreditbetrages. Da eine Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB subsidiär zur Herausgabe an den Verletzten ist und die Privatklägerin einen entsprechenden Antrag stellt, fällt eine Einziehung ausser Betracht. Dem Antrag der Privatklägerin folgend sind ihr die Ver- mögenswerte auf dem Konto bei der Credit Suisse, lautend auf die D._____ AG, CH1 (Saldo per 16. Juli 2020: Fr. 80'216.--), abzüglich Fr. 6'609.--, zur teilweisen Deckung ihrer Schadenersatzforderung herauszugeben. Art. 70 Abs. 2 StGB ist be- reits deshalb nicht einschlägig, weil der Beschuldigte mit der D._____ AG wirt- schaftlich identisch ist (Urk. 60 S. 49 und 51; E. VII.2. nachfolgend). Auch die übri- gen Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB liegen hier offensichtlich nicht vor.”
“00, welche vom Beschuldigten 1 und die CHF 20'000.00, welche von der H.________ GmbH auf das F.________-Konto der Beschwerdeführerin einbezahlt worden sind. Aufgrund des Zeitablaufs seit der Tat und weiterer Gutschriften und Belastungen auf dem BEKB-Konto der H.________ GmbH kann nicht mehr nachvollzogen werden, ob es sich hierbei um unmittelbar aus der mutmasslichen Straftat stammende Vermögenswerte handelt. Eine Einziehungsbeschlagnahme bei der Beschwerdeführerin scheint vor diesem Hintergrund nicht (mehr) möglich. 6. 6.1 Zu prüfen bleibt, ob die Vermögenswerte auf dem F.________-Konto der Beschwerdeführerin im Hinblick auf die Durchsetzung einer Ersatzforderung beschlagnahmt werden können. Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen. Wie ausgeführt, ist eine Ersatzforderungsbeschlagnahme nach Art. 71 Abs. 3 StGB unter gewissen Voraussetzungen auch gegenüber einem durch die Straftat begünstigten Dritten möglich (Art. 71 Abs. 1 in Verbindung mit Art. 70 Abs. 2 StGB). Sie ist zudem zulässig, wenn es sich beim Dritten um wirtschaftlich dieselbe Person handelt und demgemäss die Voraussetzungen für einen Durchgriff vorliegen. Dasselbe gilt hinsichtlich der Vermögenswerte, die wirtschaftlich betrachtet im Eigentum der beschuldigten Person stehen, weil sie etwa nur durch ein Scheingeschäft an einen «Strohmann» übertragen worden sind (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 S. 64 mit Hinweisen). 6.2 Gemäss Angaben der Beschwerdeführerin setzt sich der auf das F.________-Konto einbezahlte Betrag von insgesamt CHF 41'000.00 aus den vorerwähnten Beträgen von CHF 9'000.00 (eigenes Geld), von CHF 12'000.00 (Einzahlung durch den Beschuldigten 1) und von CHF 20'000.00 (Einzahlung durch die H.________ GmbH) zusammen (vgl. Beschwerdebeilage 1 und 4). Die Beschwerdeführerin behauptet, es handle sich um ihr eigenes Geld bzw. sie allein sei wirtschaftlich daran beteiligt. Dies erscheint in Übereinstimmung mit der Staatsanwaltschaft nicht glaubhaft. Es kann vollumfänglich auf die Ausführungen in der staatsanwaltlichen Stellungnahme verwiesen werden.”
Eine Herabsetzung oder ein Verzicht auf die Ersatzforderung ist zurückhaltend vorzunehmen und setzt eine umfassende Beurteilung der finanziellen Lage voraus. Es müssen verlässliche, konkrete Gründe vorliegen, die erkennen lassen, dass eine ernsthafte Gefährdung der Resozialisierung besteht und sich nicht durch Zahlungserleichterungen beheben lässt. Unter Vorbehalt ausserordentlicher Umstände sollte die Ersatzforderung den Betrag des erzielten Nettogewinns nicht unterschreiten.
“2 StGB vorgesehenen Möglichkeit des ganzen oder teilweisen Absehens von einer Ersatzforderung ist nach der Rechtsprechung mit Zurückhaltung Gebrauch zu machen. Die Frage, ob sich eine Herabsetzung oder sogar ein Verzicht auf die Ersatzforderung rechtfertigt, setzt eine umfassende Beurteilung der finanziellen Lage der betroffenen Person voraus (BGE 122 IV 299 E. 3.b; 119 IV 17 E. 3). Es müssen bestimmte Gründe vorliegen, die zuverlässig erkennen lassen, dass sich die ernsthafte Gefährdung der Resozialisierung nicht durch Zahlungserleichterungen beheben lässt und die Ermässigung der Ersatzforderung für eine erfolgreiche Wiedereingliederung des Täters unerlässlich ist (BGE 106 IV 9 E. 2; Urteile 6B_181/2021 vom 29. November 2022 E. 4.2.3; 6B_1416/2020 vom 30. Juni 2021 E. 6.3.2; je mit Hinweisen). Die Ersatzforderung sollte unter Vorbehalt ausserordentlicher Umstände auch dann nicht den Betrag des erzielten Nettogewinns unterschreiten, wenn die Voraussetzungen für die Herabsetzung gegeben sind (BGE 106 IV 9 E. 2). Art. 71 Abs. 2 StGB sieht einen weiteren richterlichen Spielraum vor als die Härtefallklausel gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB (JACQUEMOUD-ROSSARI, La créance compensatrice, état des lieux de la jurisprudence, in: La Semaine Judiciaire [SJ] 2019 II S. 296).”
Die Ersatzforderung nach Art. 71 StGB ist subsidiär zur Einziehung nach Art. 70 StGB und kann nur dann angeordnet werden, wenn bei Vorhandensein der entsprechenden Vermögenswerte die Einziehung nach Art. 70 StGB gerechtfertigt gewesen wäre. Gegenüber Dritten ist die Ersatzforderung nur insoweit möglich, als die Ausschlussvoraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB (guter Glaube und angemessene Gegenleistung bzw. unverhältnismässige Härte) nicht vorliegen.
“Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Durch die Festlegung einer Ersatzforderung soll verhindert werden, dass derjenige, welcher die Vermögenswerte bereits verbraucht oder sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jener, der noch über sie verfügt. Die Ersatzforderung gemäss Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung im Sinne von Art. 70 StGB (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Im Übrigen richtet sie sich nach den gleichen Voraussetzungen (vgl. BGE 140 IV 57 E. 4.1.2), gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB).”
“La créance compensatrice ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (cf. art. 71 al. 1 in fine CP). Aux termes de l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (sur ces deux conditions, cumulatives, voir arrêts 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3; 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2). L'art. 71 al. 3 CP prévoit que l'autorité d'instruction peut placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2 p. 63). Par "personne concernée" au sens de l'art. 71 al. 3 CP, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al.”
“En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 ; ATF 140 IV 57 précité consid. 4.1.2 ; TF 1B_398/2022 précité consid. 5.2), faute pour l’art. 71 al. 3 CP de l’exiger. La possibilité pour l’autorité d’instruction de placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à « la personne concernée » découle directement de cette dernière disposition. Par « personne concernée », il faut entendre non seulement l’auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d’une manière ou d’une autre, par l’infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l’art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1 ; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Conformément à l’art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (TF 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid. 3.2 et la référence citée). Quant à la clause de rigueur, elle n'a qu'une portée limitée.”
“2 L'argument de l'appelant est vain dès lors que le séquestre est probatoire et indépendant de la question de savoir si les terrains en question sont le résultat d'une infraction. 6. L'appelant se plaint d'une violation de l'art. 71 CP. Il conteste le montant de la créance compensatrice retenue dans le jugement entrepris. Pour lui, les montants de 3'750 fr. en lien avec le virement du 7 mai 2021, celui de 3'866 fr. en lien avec le virement du 9 juin 2021 et celui de 12'500 fr. en lien avec le virement du 16 juin 2021 et encore de 3'311 fr. en lien avec le virement du 2 juillet 2021 n'étaient aucunement justifiés. Selon lui, ce serait donc un montant de 8'796 fr. 50 au maximum qui pourrait faire l'objet d'une créance compensatrice. 6.1 Lorsque l'avantage illicite doit être confisqué, mais que les valeurs patrimoniales en résultant ne sont plus disponibles — parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées —, le juge ordonne le remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent (art. 71 CP) ; celle-ci ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP, qui exclut la confiscation lorsqu'un tiers a acquis des valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée s'il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive, ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 ; ATF 140 IV 57 précité ; TF 1B_398/2022 du 13 décembre 2022 consid.”
In den zitierten Entscheiden wurde die Einziehung von Vermögenswerten gestützt auf Art. 70 StGB bestätigt bzw. die Einziehungsverfügung als rechtskräftig festgestellt.
“) nicht in Rechtskraft erwachsen. Es sind die folgenden Punkte des erstinstanzlichen Urteils in Rechtskraft erwachsen: Die Schuldsprüche wegen Widerhandlungen gegen das Betäubungsmittelgesetz und Tätlichkeiten (Ziff. II.1. und II.2.), der Verzicht auf den Widerruf der mit Urteilen der Staatsanwaltschaft Basel vom 22. März 2019 für eine Geldstrafe von 10 Tagessätzen und der Regionalen Staatsanwaltschaft Oberland vom 11. Februar 2021 für eine Geldstrafe von 80 Tagessätzen gewährte bedingte Vollzug (Ziff. III.3.), die Verwarnung des Beschuldigten im Hinblick auf das Urteil der Regionalen Staatsanwaltschaft Oberland vom 11. Februar 2021 (Ziff. III.3.), die Bestimmung und Auferlegung der Verfahrenskosten des Widerrufsverfahrens (Ziff. III.4.), der Verweis der Zivilklage des Zivilkläger D.________ auf den Zivilweg (Ziff. V.) sowie die Einziehung der beschlagnahmten Drogen, Drogenutensilien und Gegenstände nach Art. 69 StGB (Ziff. VI.2. und VI.3.) und die Einziehung der Vermögenswerte gemäss Art. 70 StGB (Ziff. V.4. und V.5.). Die Verfügung betreffend den Verbleib des Beschuldigten in Sicherheitshaft (Ziff. VI.1. des erstinstanzlichen Urteilsdispositivs) wurde mit Beschluss der Beschwerdekammer des Obergerichts vom 22. März 2022 rechtskräftig aufgehoben (vgl. Ziff. I.4. hiervor). Infolge der beschränkten Anschlussberufung der Generalstaatsanwaltschaft (vgl. Ziff. I.2. hiervor) ist die Kammer als Berufungsgericht bei der Überprüfung der ausgesprochenen Landesverweisung resp. deren Dauer an das Verschlechterungsgebot (Verbot der reformatio in peius) gemäss Art. 391 Abs. 2 StPO gebunden und darf das Urteil nicht zu Ungunsten des Beschuldigten abändern. Indes ist die Kammer soweit die Strafzumessung (ausgesprochene Freiheitsstrafe und Übertretungsbusse) betreffend nicht an das Verschlechterungsgebot gebunden und darf das Urteil auch zu Ungunsten des Beschuldigten abändern. II.”
“Nach dem Erwogenen erweist sich die Beschlagnahme des X____ auch gestützt auf Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO i.V.m. Art. 70 StGB als rechtmässig.”
“(Schuldspruch wegen Widerhandlungen gegen das Betäubungsmittelgesetz durch Veräusserung von Kokain), Ziff. A.I.1.2. (Schuldspruch wegen Anstalten treffen zur Veräusserung von Kokain), Ziff. A.I.2. und Ziff. A.I.3. (Schuldsprüche wegen Geldwäscherei und Widerhandlungen gegen das Ausländer- und Integrationsgesetz), Ziff. A.I.1. und Ziff. 2. (Sanktionenpunkt) sowie Ziff. A.I.3. (Anordnung einer Landesverweisung). Dasselbe gilt in Bezug auf Ziff. A.I.4. (erstinstanzliche Verfahrenskosten) sowie Ziff. A.II. (amtliche Entschädigung inkl. Rückzahlungspflicht). Neu zu befinden hat die Kammer auch über Ziff. C.7. und Ziff. 8. (Löschung des erstellten DNA-Profils bzw. der erhobenen erkennungsdienstlichen Daten), da diese praxisgemäss nicht der Rechtskraft zugänglich sind. Demgegenüber sind unangefochten geblieben und damit in Rechtskraft erwachsen Ziff. A.I.1.2 (Schuldspruch wegen Widerhandlungen gegen das Betäubungsmittelgesetz durch Besitz von 886,4 Gramm Kokaingemisch) und Ziff. C.3. - 6. (Einziehung der beschlagnahmten Gegenstände gestützt auf Art. 69 bzw. Art. 70 StGB [Ziff. C.3., 4. und 6.] sowie die Belassung diverser Dokumente als Beweismittel bei den amtlichen Akten [Ziff. C.5.]). Die Kammer verfügt bei der Überprüfung der angefochtenen Punkte über volle Kognition (Art. 398 Abs. 3 StPO). Aufgrund der Anschlussberufung der Generalstaatsanwaltschaft hinsichtlich Ziff. A.I.1. und Ziff. A.I.2. des erstinstanzlichen Urteilsdispositivs (Verurteilung zu einer Freiheitsstrafe von 5 Jahren und 9 Monaten und Verurteilung zu einer Geldstrafe von 30 Tagen à CHF 30.00) darf das Urteil in Bezug auf die Höhe der Freiheitsstrafe bzw. die Anzahl der Tagessätze der Geldstrafe auch zum Nachteil des Beschuldigten abgeändert werden; das Verschlechterungsverbot gilt insoweit nicht (Art. 391 Abs. 2 StPO e contrario). Vom Verschlechterungsverbot grundsätzlich nicht erfasst ist die Höhe des Tagessatzes, zumal allfällig verbesserte finanzielle Verhältnisse nach bundesgerichtlicher Rechtsprechung Tatsachen im Sinne von Art. 391 Abs. 2 Satz 2 StPO darstellen, die einem erstinstanzlichen Gericht zum Zeitpunkt seines Urteils allenfalls noch nicht bekannt waren (BGE 144 IV 198 E.”
Konfiszierte bzw. nach Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehende Vermögenswerte unterliegen gemäss Art. 44 SchKG den hierfür einschlägigen straf- bzw. fiskalrechtlichen Vorschriften. Dadurch stehen sie gegenüber Konkurs- oder Zwangsvollstreckungsgläubigern in der Regel zurück: Eine solche Konfiskation bzw. Einziehung begründet ein Recht der Ablenkung (Distriktion) zugunsten des Staates oder des Geschädigten gegenüber anderen Gläubigern.
“La LP, qui consacre le principe de l'égalité des créanciers, ne reconnaît en principe aucun privilège aux créanciers de prétentions fondées sur le droit public. L'art. 44 LP contient toutefois une exception à ce principe. Selon cette disposition, la réalisation d'objets confisqués notamment en vertu des lois fédérales ou cantonales en matière pénale s'opère en conformité avec ces lois. Sur la base de la législation spéciale à laquelle cette norme renvoie, certaines prétentions de droit public sont privilégiées, en ce sens qu'elles sont exécutées en dehors du système que la LP instaure. L'art. 44 LP ne s'applique qu'à la réalisation d'objets déterminés, qui ont été mis sous main de justice directement en lien avec une procédure pénale en vertu des lois fédérales ou cantonales applicables. Il en va ainsi des biens à l'encontre ou à l'aide desquels des infractions ont été commises ou de ceux destinés à garantir le recouvrement des frais d'instruction, de procédure et d'exécution des peines. Une confiscation au sens de l'art. 70 al. 1 CP prime sur une saisie ou un séquestre en cas de faillite, ce qui a pour conséquence de conférer un droit de distraction au profit de l'Etat ou du lésé par rapport aux autres créanciers (cf. arrêt TF 1B_388/2016 consid. 3.3). Selon le privilège de la spécialité, seules les valeurs patrimoniales constituant la rémunération ou le résultat direct de l'infraction peuvent être confisquées (cf. PC CP, art. 70 n. 10). En ce qui concerne le prêt de CHF 130'000.- consenti au prévenu par les enfants de G.________, il était garanti par une cédule hypothécaire de CHF 400'000.- sur le terrain de AC.________ que le prévenu avait acquis au moyen de la somme de CHF 400'000.- et mis en valeur au moyen du montant de CHF 200'000.- détournés au préjudice de ses partenaires contractuels en lien avec le chantier "E.________". Le bien-fonds de AC.________ ayant été acquis en remploi du résultat de l'infraction commise par le prévenu, il était susceptible de faire l'objet d'une confiscation ou d'une restitution au lésé au sens de l'art.”
“2 Lorsque la saisie porte sur une créance, le préposé prévient le tiers débiteur que désormais il ne pourra plus s'acquitter qu'en mains de l'Office (art. 99 LP). 2.1.3 Selon les termes de l'art. 44 LP, la réalisation d'objets confisqués en vertu des lois fédérales ou cantonales en matière pénale ou fiscale s'opère en conformité avec ces lois. A teneur de la jurisprudence (ATF 115 III 1 consid. 3a), cette disposition s'applique également à la mise sous mains de justice, soit au séquestre, y compris ses conditions, son exécution et ses effets, sans qu'il importe à cet égard que cette mesure porte sur des actifs qui ont été antérieurement saisis. Les conditions et les effets de la "confiscation" au sens de l'art. 44 LP doivent être jugés uniquement par les juridictions pénales ou fiscales compétentes selon les dispositions des lois pénales ou fiscales. En matière pénale, l'art. 44 LP s'applique à la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). Les éléments patrimoniaux confisqués - ou mis sous mains de justice en vue de leur confiscation future (art. 263 al. 1 let. d CPP) - échappent ainsi aux prescriptions de la LP, l'art. 44 LP conférant à l'Etat ou au lésé un droit de distraction par rapport aux autres créanciers (ATF 142 III 174 consid. 3.1.1). L'art. 44 LP ne s'applique en revanche pas à la créance compensatrice que peut prononcer le juge pénal lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles (art. 71 al. 1 1ère phrase CP; Krüsi, in Kommentar zum SchKG, 2017, Kren Kostkiewicz/Vock [éd.], N 4 ad art. 44 LP). Le séquestre pénal ordonné aux fins de garantir le paiement d'une telle créance compensatrice ne crée ainsi pas de droit de préférence en faveur de l'Etat ou de l'attributaire de la créance compensatrice (art. 71 al. 3 CP), de telle sorte que ces derniers devront faire valoir cette dernière selon les règles de la LP sans jouir d'aucun privilège par rapport aux autres créanciers, sous réserve d'une participation de plein droit à la saisie en application analogique de l'art.”
Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB ist eine verpflichtend anzuordnende Massnahme, soweit die gesetzlichen Voraussetzungen vorliegen. Sie ist eine vermögensrechtliche (in rem) Sanktion, die vom Vorliegen von Strafbarkeit oder von persönlicher Schuld des Inhabers unabhängig ist.
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Es kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs. 2 StGB). Einziehung und Ersatzforderung sind strafrechtliche sachliche Massnahmen; sie sind zwingend anzuordnen, wenn die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt sind (BGE 139 IV 209 E. 5.3 mit Hinweisen). Die Einziehung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Der Täter soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben. Damit dienen die Einziehungsbestimmungen der Verwirklichung des sozialethischen Gebots, nach welchem sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Die gleichen Überlegungen gelten für Ersatzforderungen des Staates.”
“La doctrine confirme cette interprétation. Madeleine SIMONEK déduit du principe de l’imposition d’après la capacité économique et du principe net qui en découle que les sanctions financières dépourvues de caractère pénal constituent une charge justifiée par l’usage commercial qui réduit le bénéfice imposable en conséquence. D’autres auteurs expriment le même avis. La réglementation proposée crée une distinction entre le traitement fiscal de ces sanctions et celui des amendes, peines pécuniaires et sanctions administratives à caractère pénal (ibid.). 5.6 La confiscation en droit suisse est régie par les art. 69 à 72 CP. L’art. 69 CP régit la confiscation d’objets dangereux, tandis que les art. 70 à 72 CP traitent de la confiscation de valeurs patrimoniales. Le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’État d’un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l’art. 70 al. 2 ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP). Selon la doctrine, la confiscation ne constitue pas une sanction personnelle (in personam), mais une mesure réelle (in rem) qui est totalement indépendante de la punissabilité de l’auteur ou de la culpabilité du détenteur de valeurs (Madeleine HIRSIG-VOUILLOZ, Commentaire romand du Code pénal I, 2e édition, 2021, art. 70, n. 4 et 11 p. 1140 ss. et les références citées). Elle tend à empêcher l’auteur de bénéficier du produit de l’infraction. L’art. 70 al. 1 CP, comme l’art. 69 CP, est une norme obligatoire, que le juge doit appliquer d’office. Il ne peut y être renoncé parce que le lésé a passé une convention civile avec l’auteur par laquelle il renonce à toute indemnisation.”
Ein Dritter, der über ein persönliches Verfügungsrecht über ein Konto verfügt, kann im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB als "Erwerber" gelten. In der Rechtsprechung wird ein solches persönliches Verfügungsrecht wirtschaftlich einem dinglichen Recht auf Bargeld gleichgestellt, so dass der Dritte vom Ausschlusstatbestand des Art. 70 Abs. 2 erfasst sein kann. Soweit relevant, hat die Rechtsprechung auch auf Fälle mit Anwaltseinlagen hingewiesen, wobei dabei die Prüfung der guten‑glaubenslage des Dritten eine Rolle spielt.
“Le terme "acquis" ("erworben", "acquisto") de l'art. 70 al. 2 CP signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause (arrêts 7B_525/2023 du 10 novembre 2023 consid. 1.1.1; 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.1, publié in SJ 2006 I 461; MADELEINE HIRSIG-VOUILLOZ, in Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd. 2021, n° 32 ad art. 70 CP). Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également concerné, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces (arrêt 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.1; HIRSIG-VOUILLOZ, op. cit., n° 32 ad art. 70 CP; LAURA JACQUEMOUD-ROSSARI, La créance compensatrice : état des lieux de la jurisprudence, in SJ 2019 II p. 281, ch. V/A/1 p. 292). Pour rappel, le séquestre peut viser en particulier les provisions que l'auteur présumé de l'infraction a versées à son avocat. Ce dernier peut échapper au séquestre en application de l'art. 70 al. 2 CP s'il ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêts 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid. 3.2; 1S.5/2006 du 5 mai 2006 consid. 3.2 publié in SJ 2006 I 489). La violation d'un devoir de diligence ou d'un devoir de se renseigner ne suffit pas pour exclure la bonne foi du tiers (arrêts 1B_59/2019 du 21 juin 2019 consid. 3.2; 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1 et l'arrêt cité).”
“Le terme "acquis" ("erworben", "acquisto") de l'art. 70 al. 2 CP signifie que le tiers doit jouir d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (notamment d'un droit de gage) sur les valeurs en cause (arrêts 7B_525/2023 du 10 novembre 2023 consid. 1.1.1; 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.1, publié in SJ 2006 I 461; MADELEINE HIRSIG-VOUILLOZ, in Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd. 2021, n° 32 ad art. 70 CP). Il est toutefois admis que le tiers qui jouit d'un droit personnel de disposition sur un compte est également concerné, car ce droit équivaut économiquement à un droit réel sur des espèces (arrêt 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.1; HIRSIG-VOUILLOZ, op. cit., n° 32 ad art. 70 CP; LAURA JACQUEMOUD-ROSSARI, La créance compensatrice : état des lieux de la jurisprudence, in SJ 2019 II p. 281, ch. V/A/1 p. 292). Pour rappel, le séquestre peut viser en particulier les provisions que l'auteur présumé de l'infraction a versées à son avocat. Ce dernier peut échapper au séquestre en application de l'art. 70 al. 2 CP s'il ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêts 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid. 3.2; 1S.5/2006 du 5 mai 2006 consid. 3.2 publié in SJ 2006 I 489). La violation d'un devoir de diligence ou d'un devoir de se renseigner ne suffit pas pour exclure la bonne foi du tiers (arrêts 1B_59/2019 du 21 juin 2019 consid. 3.2; 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1 et l'arrêt cité).”
Bei vorläufigen Sicherstellungs- bzw. Séquestre‑Entscheiden genügt zu Beginn ein glaubhafter Verdacht (vraisemblance). Die in Art. 70 Abs. 2 StGB genannten Ausschlussgründe (guter Glaube des Dritten und adäquate Gegenleistung bzw. unverhältnismässige Härte) müssen aber im Verlauf des Verfahrens klar und definitiv festgestellt sein, bevor mit Bezug auf Art. 70 Abs. 2 ein Séquestre abgelehnt oder gelockert werden kann; es muss von vornherein offenkundig und unzweifelhaft sein, dass eine Konfiskation ausgeschlossen ist.
“d CPP), de disposition permettant le séquestre en vue de garantir une créance compensatrice ; depuis le 1er janvier 2024, pour des raisons de clarté, la mesure de séquestre dans un tel cas de figure – qui était jusqu'alors prévue dans le Code pénal (cf. art. 71 al. 3, 1re phrase, aCP) – a été reprise dans une teneur identique par le nouvel art. 263 al. 1 let. e CPP, de sorte que les principes applicables demeurent les mêmes ; la disposition figurant dans le Code pénal a pour sa part été abrogée (cf. Message du 28 août 2019 concernant la modification du Code de procédure pénale, in FF 2019 6351, spéc. p. 6406). Selon l'art. 263 al. 1 let. e CPP, dans sa nouvelle teneur, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu'il est probable qu'ils seront utilisés pour couvrir les créances compensatrices de l'Etat selon l'art. 71 CP. La créance compensatrice ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (cf. art. 71 al. 1 in fine CP). Aux termes de l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (sur ces deux conditions, cumulatives, voir TF 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3 ; TF 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2). Dans le cadre de l'examen d'un séquestre conservatoire, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. Le séquestre pénal est en effet une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs qui peuvent servir de moyens de preuve, que le juge du fond pourrait être amené à confisquer ou à restituer au lésé, ou qui pourraient servir à l'exécution d'une créance compensatrice (art. 263 al. 1 CPP). Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des objets ou des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit pénal.”
“Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue. L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (A. KUHN / Y. JEANNERET / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 17/22 ad art. 263). 5.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt du Tribunal fédéral 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2). L'art. 71 al. 3 CP permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. Les termes "personnes concernées" au sens de l'art. 71 al. 3 CP, comprennent non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid.”
“Dans le cadre de l'examen de cette mesure, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, appréciant des prétentions encore incertaines. Elle doit se prononcer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir. Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation ou de créance compensatrice la saisie doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; arrêt du Tribunal fédéral 1B_660/2020 du 25 mars 2021 consid. 3.1). 2.2.1. La confiscation tend à empêcher que le produit d’une infraction et les bénéfices y relatifs (tels que les intérêts de capitaux illicites; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.3), respectivement les objets acquis en remploi de ce produit (par exemple, achat d’une villa moyennant de "l’argent sale"; arrêt du Tribunal fédéral 6B_367/2020 du 17 janvier 2022 consid.16.1 in fine), profitent à une personne, qu’il s’agisse de l’auteur du délit (art 70 al. 1 CP), du tiers ayant reçu lesdits produit/bénéfices/objets (art. 70 al. 2 CP a contrario) ou de l’héritier de ces auteurs et tiers après leur décès (ATF 141 IV 155 consid. 4.5; arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). 2.2.2. Selon l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les biens/valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Ces conditions sont cumulatives. Si l’une d’elles n’est pas réalisée, la mesure peut être prononcée alors même que l’intéressé a conclu une transaction en soi légitime. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate quand les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit. La clause de rigueur n’a qu'une portée limitée; en effet, il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée; il faut encore qu’elle le frappe de manière particulièrement incisive dans sa situation économique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid.”
“Dans le cadre de l'examen de cette mesure, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Les probabilités d'une confiscation doivent cependant se renforcer au cours de l'instruction (ATF 122 IV 91 consid. 4). Une confiscation ne peut être prononcée à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate a été fournie (arrêts 1B_76/2020 du 6 juillet 2020 consid. 4.3; 1B_59/2019 du 21 juin 2019 consid. 3.2 et les arrêts cités).”
Als Direktbegünstigte gelten natürliche oder juristische Personen, denen die Vermögenswerte unmittelbar durch die Straftat zugekommen sind. Solche Empfänger gelten nicht als geschützte Dritterwerber im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB; das Drittenprivileg greift deshalb grundsätzlich nicht, sodass Einziehung oder Ersatzforderung gegen sie angeordnet werden können.
“Es ist mithin anhand einer Papierspur («paper trail») nachzuweisen, dass die einzuziehenden Werte an Stelle der deliktisch erlangten Originalwerte getreten sind. Ist die Papierspur nicht rekonstruierbar, so ist auf eine Ersatzforderung in entsprechender Höhe zu erkennen (BGE 126 I 97 E. 3c S. 105 ff.; Urteile 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.2; 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.2; 6B_180/2016 vom 28. Oktober 2016 E. 4.4.1; je mit Hinweisen). Der Nachweis eines Surrogats im Sinne der vorerwähnten Papierspur kann jedoch nicht nur anhand von Bankdokumenten oder ähnlichen Urkunden, sondern mit allen prozessual zulässigen Beweismitteln erbracht werden (Scholl, a.a.O., Art. 70 N 234). Grundsätzlich können die Vermögenseinziehung und die Ersatzforderung auch gegenüber Dritten angeordnet werden. Sie sind jedoch ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (sog. Drittenprivileg, Art. 70 Abs. 2 StGB). Als Dritterwerber gilt nach der Rechtsprechung und Lehre diejenige natürliche oder juristische Person, die einen konkreten deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt, also an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt ist und am fraglichen Vermögenswert ein dingliches oder allenfalls obligatorisches Recht erwirbt. Keinen Schutz gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB kann demgegenüber der Dritte in Anspruch nehmen, welchem die Werte unmittelbar durch die Straftat zugekommen sind und der somit Direktbegünstigter ist. «Direkt» in diesem Sinne meint, dass die Vermögenswerte nicht zunächst durch einen anderen Vermögensträger erlangt werden und dem Dritten erst infolge nachträglichen und legalen Erwerbs zugehen. Das gilt insbesondere bei Vertretungsverhältnissen, also beim Handeln für einen anderen, wo die Wirkung der Rechtshandlung des Vertreters unmittelbar im Rechtskreis des Vertretenen eintritt (Urteil des Bundesgerichts 6B_80/2011 vom 8.”
“Von der Einziehung/Ersatzforderung Betroffene Grundsätzlich können die Vermögenseinziehung und die Ersatzforderung, wie das Gesetz sagt, auch gegenüber Dritten angeordnet werden. Sie sind jedoch ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (sog. Drittenprivileg, Art. 70 Abs. 2 StGB). Als Dritterwerber gilt nach der Rechtsprechung und Lehre diejenige natürliche oder juristische Person, die einen konkreten deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt, also an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt ist und am fraglichen Vermögenswert ein dingliches oder allenfalls obligatorisches Recht erwirbt. Keinen Schutz gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB kann demgegenüber der Dritte in Anspruch nehmen, welchem die Werte unmittelbar durch die Straftat zugekommen sind und der somit Direktbegünstigter ist. «Direkt» in diesem Sinne meint, dass die Vermögenswerte nicht zunächst durch einen anderen Vermögensträger erlangt werden und dem Dritten erst infolge nachträglichen und legalen Erwerbs zugehen. Das gilt insbesondere bei Vertretungsverhältnissen, also beim Handeln für einen anderen, wo die Wirkung der Rechtshandlung des Vertreters unmittelbar im Rechtskreis des Vertretenen eintritt (Urteil des Bundesgerichts 6B_80/2011 vom 8. September 2011 E. 4.2 f.). Vorliegend wurden die deliktischen Gelder von der E.________ AG in einem ersten Schritt entweder an den Beschuldigten 1 oder an die N.________AG überwiesen und von dort aus (teilweise) über die I.________ GmbH bis zur G.________GmbH verschoben. Zum Zeitpunkt der relevanten Transaktionen war der Beschuldigte 1 alleiniger Inhaber der G.________GmbH, welche ihrerseits sämtliche Anteile der I.”
“Au préalable, il sied de constater que la recourante, à qui le fonds de commerce en question a été remis, ne fait pas valoir que les valeurs transférées existent toujours et qu’il aurait fallu prononcer le séquestre sur ces valeurs patrimoniales plutôt que de prononcer le séquestre en vue d’une créance compensatrice. La recourante ne semble pas non plus contester les forts soupçons qui pèsent sur les prévenus. Elle fait en revanche implicitement valoir que les conditions de l’art. 70 al. 2 CP sont réunies, de sorte que le séquestre ne pouvait pas être prononcé. Selon elle, la cession n’a pas eu lieu à titre gratuit, puisqu’elle aurait payé, en 2018, diverses créances pour le compte de la Société (dont la TVA) pour un total de plus de CHF 190'000.- et que l’exploitation du restaurant de N.________ aurait permis de soulager la Société de la charge du loyer ainsi que des salaires importants du personnel. Elle ne saurait toutefois être suivie sur ce point. Elle perd en effet de vue que l’art. 70 al. 2 CP ne protège que le tiers. Selon la jurisprudence, il s’agit du tiers qui a acquis des valeurs délictueuses après la commission de l’infraction, à l’exclusion de celui qui a reçu les valeurs directement par l’infraction (cf. arrêt TF 6B_619/2016 du 25 octobre 2016 consid. 5), comme c’est le cas de la recourante. Elle ne saurait donc se prévaloir de cette protection. Il est vrai qu’à tout le moins une partie de la doctrine, notamment Scholl, critique cette jurisprudence et défend l’avis selon lequel les bénéficiaires directs doivent également pouvoir profiter de cette protection lorsqu’ils remplissent les conditions, tout particulièrement celle de la bonne foi (Ackermann et al. (éd.), Kommentar Kriminelles Vermögen – Kriminelle Organisationen, Tome I, Einziehung, Kriminelle Organisation, Finanzierung des Terrorismus, Geldwäscherei, 2018, p. 418 n. 318). En l’occurrence toutefois, la recourante ne peut prétendre avoir « acquis » les valeurs dans l’ignorance des faits, tant la Société que la recourante ayant été administrées, au moment des faits, par les deux prévenus, C.”
Gerichte haben in den vorgelegten Entscheiden vermögenswerte Posten aus Inventaren (insbesondere Geldbeträge und sonstige „Werte“) im Sinne von Art. 70 StGB eingezogen und zur Devolution an den Staat angeordnet. Einzelne bewegliche Gegenstände aus Inventaren wurden je nach richterlicher Verfügung entweder restituiert, vernichtet (Art. 69 StGB) oder dem Staat überwiesen.
“2 grammes brut d'héroïne figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______, de la drogue et du matériel de conditionnement, des contenants et valises, ainsi que du badge d'entrée, de l'enveloppe, des documents d'identité, des objets, document, clés, du téléphone portable, des cartes SIM, de l'ordinateur et de la clé USB figurant sous chiffres 1 à 20, 23, 24 et 26 à 45 de l'inventaire n° 6______, du téléphone portable figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 7______, des comprimés DORMICUM figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 8______, du récépissé figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 9______, des objets figurant sous chiffres 1 à 6 de l'inventaire n° 10______, des valises, du matériel de conditionnement et produit de coupage figurant sous chiffres 1 à 22 de l'inventaire n° 11______ ( (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ et sous chiffres 21 et 22 de l'inventaire n° 6______ (art. 70 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction de la carte [de crédit] Q______ au nom de R______ figurant au dépôt de A______ (pièce Y-127) (art. 69 CP). Ordonne la restitution à D______ de la carte d'identité figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à D______ du passeport albanais figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ du passeport, de la carte d'identité albanaise et du permis de conduire au nom de A______ figurant sous chiffres 2 et 4 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à son ayant-droit, de la carte ID allemande au nom de S______ figurant sous chiffre 7 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à son ayant-droit, soit l'entreprise T______ Sàrl, du trousseau de trois clés ouvrant le box 12______ figurant sous chiffre 13 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP).”
“303) ; - 1 Paar Perlohrstecker (Ass. Nr. 304) ; - 1 Anhänger, silbernfarben mit Steinen, Form Auge (Ass. Nr. 305) ; - 1 Anhänger, durchsichtige Kugelin goldfarbener Umwindung (Ass. Nr. 306) ; - 1 einzelner Stein, schwarz (Ass. Nr. 308) ; - 1 Anhänger goldfarben (Ass. Nr. 309) ; - 1 Handgelenkkette mit Herzanhänger, silberfarben (Ass. Nr. 310) ; - 1 Halskette mit Notenschlüsselanhänger, goldfarben (Ass. Nr. 311) ; - 1 Halskette mit Pendelanhänger und «A»-Anhänger, goldfarben (Ass. Nr. 312) ; - 1 Ring, goldfarben mit rechteckigem Stein (Ass. Nr. 313) ; - 1 Ring, goldfarben mit ovalem Stein (Ass. Nr. 314) ; - 1 Minigrip mit div. Schmuck (Ass. Nr. 7) ; - 1 Fingerring besetzt mit Stein (Ass. Nr. 201) ; - 2 Broschen Pferd (Ass. Nr. 203) ; 5. la restitution des objets suivants à A.________ dès l’entrée en force du présent jugement : - une jaquette rouge ; - un sous-vêtement ; - un téléphone portable HUAWEI ; 6. la confiscation des montants de EUR 20.00 (= CHF 19.42 au taux de change de 0.97 au 11 août 2022) et d’un penny (art. 70 CP) ; 7. l’utilisation des montants séquestrés de EUR 150.00, EUR 200.00 (au taux de change du jour du séquestre) et CHF 100.00 en couverture des frais de procédure (art. 267 al. 3 et 268 CPP) ; 8. que la requête d’autorisation d’effacement du profil d’ADN prélevé sur la personne de A.________ et répertorié sous les numéros PCN ________, PCN ________, PCN ________, PCN ________ et PCN ________ soit soumise après l’échéance du délai prévu par la loi à l’autorité de céans (art. 16 al. 4 de la Loi sur les profils d’ADN) ; 9. que la requête d’autorisation d’effacement des données signalétiques biométriques prélevées soit soumise après l’échéance du délai prévu par la loi à l’autorité compétente (art. 17 al. 4 en relation avec l’art. 19 al. 1 de l’Ordonnance sur le traitement des données signalétiques biométriques) ; 10. l’inscription dans le système d’information Schengen de l’expulsion (refus d’entrée et de séjour) ; 11. (notification) ; 12. (communication). 2.3 Par courrier du 18 août 2022 (D.”
“45 Schadenersatz an die Allianz Versicherungs-Gesellschaft verurteilt, unter solidarischer Haftbarkeit mit I.________ ________ und E.________. Die Zivilklage der C.________ wird auf den Zivilweg verwiesen. Für die Beurteilung der Zivilklage werden keine Kosten ausgeschieden. V. [Entschädigung amtliche Verteidigung] VI. Weiter wird beschlossen: A.________ wird in Sicherheitshaft belassen. Zur Begründung wird auf den separaten Beschluss verwiesen. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr. ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 4 i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. Art. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). [Eröffnungsformel] D. Weitere Beschlüsse Der beschlagnahmte Geldbetrag von insgesamt CHF 1'546.10 wird als Deliktsgut eingezogen (Art. 70 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung (Art. 69 StGB) eingezogen: 1 Mobiltelefon iPhone 6S (IMEI: ________) (Nr. 7), 1 SIM-Karte Lyca Mobil Serien-Nr. ________ (Nr. 51), 1 SIM-Karte Lyca Mobil Serien-Nr. ________ (Nr. 52), 1 Uhr Omega Silber (Serien-Nr. ________) (Nr. 53), 1 Waldplan R.________ (Ort) Rohr (Nr. 57), 1 Paar Schuhe Kodi schwarz (Nr. 61 / B3), 1 Paar Turnschuhe Adidas blau Gr. 7 US (Nr. 62 / D1), 1 Paar Turnschuhe Adidas blau-orange Gr. 7,5 US (Nr. 63), 1 Paar Turnschuhe No Name schwarz (Nr. 64 / D3), 4 Stk. Quittungen Western Union (Nr. 69), 1 Autoschlüssel Audi (Nr. 70), 1 SIM-Karte Lyca Mobil Serien-Nr. ________ (Nr. 72), 1 Mobiltelefon iPhone (IMEI: ________ ohne SIM-Karte) (Nr. 77), 1 Bajonett (Nr. 78), 1 Paar Schuhe H&M dunkelblau Gr. 40 (Nr. 79 / E13), 1 Tankstellenschlüssel (Nr. 82), 1 Paar Schuhe Adidas schwarz Gr. 9 US (Nr. 85), 1 Paar Schuhe Bugatti blau Fr. 42 (Nr. 86), 1 Paar Turnschuhe Adidas blau Gr. 8 US (Nr. 87), 1 Greifzange (Nr.”
“Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Rejette les conclusions en indemnisation de A______ (art. 429 CPP). Condamne A______ à payer à D______ CHF 10'000.-, avec intérêts à 5% dès le 1er mars 2016, à titre de réparation du tort moral (art. 47 CO). Déboute D______ de ses prétentions en réparation du dommage matériel subi. ( ) Condamne A______ et J______ à payer, conjointement et solidairement, à F______ CHF 15'000.-, avec intérêts à 5% dès le 1er juillet 2018, à titre de réparation du tort moral (art. 47 CO). Condamne A______ et J______ à payer, conjointement et solidairement, à H______ CHF 20'000.-, avec intérêts à 5% dès le 1er août 2018, à titre de réparation du tort moral (art. 47 CO). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ du 13 mars 2019 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16 de l'inventaire n° 3______ du 13 mars 2019 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ du 13 mars 2019 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 2, 3, 5, 7, 8, 9, 11, 14, 15, 16 et 17 de l'inventaire n° 5______ du 13 mars 2019 (art. 69 CP). Ordonne la restitution à AJ______ de la facture AK______ [compagnie d'assurances] figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 5______ du 13 mars 2019 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ à raison de 3/4 aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 21'346.85, y compris un émolument de jugement de CHF 3'000.- (art. 426 al. 1 CPP). Condamne J______ à raison de 1/4 aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 21'346.85, y compris un émolument de jugement de CHF 3'000.- (art. 426 al. 1 CPP).”
“40 correspondant à sa part des frais de la procédure préliminaire et de première instance (art. 426 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 2, 5, 22, 26 et 28 de l'inventaire n° 7______, des téléphones portables figurant sous chiffres 4, 9, 10, 11, 13, 14, 17 et 21 de l'inventaire n° 7______, de la drogue, de la poudre brune et du matériel de conditionnement figurant sous chiffres 3, 6, 12, 16, 18, 20 et 24 de l'inventaire no 7______, de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 8______ et du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 9______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à I______ du passeport albanais figurant sous chiffre 25 de l'inventaire n° 7______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat du solde des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 7______, sous chiffres 7, 8, 15, 19, 23 et 27 de l'inventaire n° 7______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 9______ (art. 70 CP). Prend acte de ce que le Tribunal correctionnel a arrêté à CHF 5'467.30 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP) pour la procédure préliminaire et de première instance. Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'955.-, comprenant un émolument de jugement de CHF 1'500.-. Met la moitié de ces frais, soit CHF 977.50 à la charge de A______ et laisse le solde de ces frais à la charge de l'Etat. Arrête à CHF 3'192.05, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, défenseur d'office de A______ pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, au Secrétariat d'Etat aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations et au Service d’application des peines et mesures. La greffière : Melina CHODYNIECKI La présidente : Gaëlle VAN HOVE Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
Bei einer Vielzahl von Straftaten, die eine einheitliche deliktische Tätigkeit bilden, genügt für die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB in der Regel ein connexer Bezug zu dieser Tätigkeit als Ganzes; es ist nicht notwendig, für jede Einzelhandlung einen eigenen Einziehungsnachweis zu führen.
“Par conséquent, le juge doit poser un pronostic quant à la vraisemblance suffisante que l'objet, dans la main de l'auteur, compromette à l'avenir la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public (ATF 137 IV 249 consid. 4.4 ; ATF 130 IV 143 consid. 3.3.1 ; TF 6B_189/2022 du 30 novembre 2022 consid. 4.1). La confiscation d'objets dangereux constitue une atteinte à la garantie de la propriété selon l'art. 26 Cst. et elle est soumise pour cette raison au principe de la proportionnalité dans ses deux composantes de l'adéquation au but et de la subsidiarité (art. 36 Cst. ; ATF 137 IV 249 consid. 4.5T ; TF 6B_189/2022 du 30 novembre 2022 consid. 4.1). La confiscation au sens de l'art. 69 CP ne peut porter que sur des objets corporels matériels, au sens des droits réels, tant mobiliers qu'immobiliers. Toutefois, les valeurs patrimoniales et biens immatériels, comme les avoirs bancaires, les patentes, les droits d’auteur, le numéraire (à moins qu'il s'agisse de billets de banque falsifiés) ne peuvent pas faire l’objet d’une confiscation au sens de l’art. 69 CP (Hirsig-Vouilloz, in : Moreillon et al. [éd.], Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd., Bâle 2021, n. 20 ad art. 69 CP). En vertu de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation de valeurs patrimoniales au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction et un rapport de connexité entre celle-ci et les valeurs patrimoniales visées. En principe, le rapport de connexité doit être établi entre les valeurs patrimoniales et une infraction déterminée. En présence d'une pluralité d'infractions qui forment une unité, les exigences en la matière ne doivent pas être fixées avec une rigueur excessive ; il suffit d'établir un lien de connexité avec l'activité délictueuse considérée dans son ensemble, sans qu'il faille établir un tel lien pour chaque acte particulier qu'elle englobe. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer » (ATF 145 IV 237 consid.”
“En vertu de l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation de valeurs patrimoniales au sens de l’art. 70 CP suppose une infraction et un rapport de connexité entre celle-ci et les valeurs patrimoniales visées. En principe, le rapport de connexité doit être établi entre les valeurs patrimoniales et une infraction déterminée. En présence d’une pluralité d’infractions qui forment une unité, les exigences en la matière ne doivent pas être fixées avec une rigueur excessive ; il suffit d’établir un lien de connexité avec l’activité délictueuse considérée dans son ensemble, sans qu’il faille établir un tel lien pour chaque acte particulier qu’elle englobe.”
“C’est en outre à juste titre que le Tribunal correctionnel a relevé que les ressources financières légales de l’appelant ne lui permettaient pas d’envoyer une quelconque somme d’argent à l’étranger. Ce sont ainsi manifestement les gains procurés par le trafic de stupéfiants, qu’il s’évertue à nier, qui ont permis les envois d’argent à l’étranger, à défaut de gains licites suffisants. Ce moyen doit donc être rejeté et la condamnation d’A.________ pour blanchiment d’argent, infraction dont la qualification juridique n’est au demeurant pas contestée, confirmée. 10. 10.1 L’appelant conteste ensuite la confiscation et la dévolution à l’Etat des sommes trouvées à son domicile et dans un pantalon qui lui a été apporté en prison, soit un montant de 9'912 fr. 40. Il fait valoir que la provenance de ces montants serait licite, la somme de 3'000 fr. trouvée à son domicile provenant de son activité professionnelle auprès d’O.________ SA et le montant de 6'650 fr. qui lui a été transmis en prison étant le résultat d’une collecte destinée à payer son avocate et/ou à subvenir à ses besoins en détention. Il soutient par ailleurs que la saisie de 245 euros serait arbitraire. 10.2 En vertu de l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation de valeurs patrimoniales au sens de l’art. 70 CP suppose une infraction et un rapport de connexité entre celle-ci et les valeurs patrimoniales visées. En principe, le rapport de connexité doit être établi entre les valeurs patrimoniales et une infraction déterminée. En présence d’une pluralité d’infractions qui forment une unité, les exigences en la matière ne doivent pas être fixées avec une rigueur excessive ; il suffit d’établir un lien de connexité avec l’activité délictueuse considérée dans son ensemble, sans qu’il faille établir un tel lien pour chaque acte particulier qu’elle englobe. Ces principes trouvent notamment application dans le domaine des stupéfiants (SJ 2017 I 366). 10.3 Comme l’ont retenu à juste titre les premiers juges, les sommes d’argent séquestrées sont manifestement le produit d’infractions et doivent être confisquées.”
Teilweise Einziehung möglich: Das Gericht kann die Einziehung auf einen konkreten Teilbetrag oder einen bis zu einem bestimmten Betrag begrenzten Anteil beschränken; es kann Beträge oder Quoten festlegen (z. B. Einziehung eines bestimmten Geldbetrags, Einziehung "à concurrence" eines Betrags).
“der Gehilfenschaft zur Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (BetmG), begangen in der Zeit vom 20.02.2021 bis 28.02.2021 in C.________ durch Gehilfenschaft zum Besitz und zur Veräusserung von Heroingemisch (mindestens 6,2 Gramm netto Heroingemisch; Ziff. 1.2. AKS); und er sei darauf in Anwendung von Art. 25, 40, 42 Abs. 1, 44 Abs. 1, 47, 49 Abs. 1, 51, 66a Abs. 1 lit. o StGB; Art. 19 Abs. 2 lit. a i.V.m. Abs. 1 lit. c und d BetmG Art. 426 Abs. 1, 428 Abs. 1 und 3 StPO zu verurteilen: 1. zu einer Freiheitsstrafe von 17 Monaten, unter Gewährung des bedingten Strafvollzugs bei einer Probezeit von 5 Jahren sowie unter Anrechnung der Polizeihaft im Umfang von 1 Tag; 2. zu einer Landesverweisung von 5 Jahren; 3. zur Bezahlung der erst- und oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. eine angemessene Gebühr gemäss Art. 21 VKD). III. Im Weiteren sei zu verfügen: 1. Der Betrag von CHF 610.00 sei einzuziehen (Art. 70 StGB). 2. Der restliche beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 500.00 sei als Anteil zur Deckung der Verfahrenskosten zu verwenden. 3. Dem zuständigen Bundesamt sei die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 16 Abs. 2 lit. h DNA-ProfilG). 4. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst sei die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 2 lit. h). 5. Die Ausschreibung der Landesverweisung sei im Schengener Informationssystem (SIS) anzuordnen. 6. Das Honorar des amtlichen Verteidigers sei gerichtlich zu bestimmen. 6. Verfahrensgegenstand und Kognition der Kammer Die Berufung des Beschuldigten beschränkt sich auf die erstinstanzlichen Schuldsprüche wegen Gehilfenschaft zu qualifizierter Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (Ziff.”
“Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 3 ans (art. 66abis CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction des téléphones et de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 1______, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______, sous chiffres 1 et 3 de l'inventaire n° 3______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs figurant sous chiffres 3 de l'inventaire n° 1______ et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______, à concurrence de CHF 70.- (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des valeurs figurant sous chiffres 4 à 5 de l'inventaire n° 1______ et du solde des valeurs figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à son ayant-droit lorsqu'il sera connu de la clé figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'389.- (art. 426 al. 1 CPP). Fixe à CHF 3'597.20 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP)." *** "Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Met cet émolument complémentaire à la charge de A______." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations et à l'Office fédérale de la police. La greffière : Lylia BERTSCHY Le Président : Pierre BUNGENER Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“0) - 1 Mobiltelefon Samsung schwarz inkl. SIM-Karte, SIM-Kartenklammer (Ass. 6.1) - 1 Nähnadel (Ass. 6.2) - 1 brauner Lederleibgurt mit silberfarbener Schnalle (Ass. 6.3) - 1 graue Kappe (Ass. 6.4) - 1 schwarze Herrenjacke Marke Jack Wolfskin (Ass. 6.5) - 1 Paar schwarz-graue Gartenhandschuhe (Ass. 6.8) - 1 schwarze Kopfhaube (Ass. 6.9) - 1 Taschenlampe in Kugelschreiberform (Ass. 7.0) - 2 Schraubenzieher Swiss Tool Grösse Nr. 7 (Ass. 7.1) - 1 silberfarbene Halskette mit Anhänger (Ass. 6 HS Ferienwohnung) - 1 Paar goldfarbene Ohrstecker mit Stein (Ass. 7 HS Ferienwohnung) 4. Folgende Gegenstände werden nach Rechtskraft des Urteils A.________ zu Handen seiner Effekten zurückgegeben: - 1 serbische Identitätskarte, lautend auf AU.________, Nr. AV.________ (Ass. 1.1) - 1 serbischer Führerausweis, lautend auf AU.________, Nr. AW.________ (Ass. 1.2) - 1 serbischer Pass, lautend auf AU.________, Nr. AX.________ (Ass. 1.4) 5. Vom Betrag von total Fr. 2'665.20 werden - Fr. 1'605.25 eingezogen (Art. 70 StGB). - Fr. 1'059.95 anteilsmässig zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet (Art. 267 Abs. 2 i.V.m. Art. 268 Abs. 1 lit. a, Art. 442 Abs. 4 StPO). 6. Folgende Geldbeträge werden bei den Akten belassen: - 1 Fünfrappenstück (Ass. 107) - Bargeld 1 Banknote Lire 1x 10‘000.00 (Ass. 13.2) - Bargeld 1 Banknote Rand 1x 10.00 (Ass. 13.4) - Bargeld Banknoten indonesische Rupien 19‘000.00 (Ass. 2.12) 7. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN.________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 4 i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 8. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. Art. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). 2. Berufung Gegen dieses Urteil liess der Beschuldigte, amtlich verteidigt durch Rechtsanwalt B.”
Nach dem in den Quellen zitierten Entscheid war das Recht zur Einziehung zum Zeitpunkt des Erlasses der betreffenden Einziehungsbefehle bereits gemäss Art. 70 Abs. 3 StGB verjährt; die Erlasse wurden daher als nichtig bezeichnet.
“] hat uns das Konkursamt Aargau, Amtsstelle Brugg, als Hilfsperson beigezogen (…). In diesem Zusammenhang sind wir auch mit der Prüfung des Inventars der Nachlassliquidationsmasse des am 5. März 2019 verstorbenen A. betraut. Dabei sind wir auf die Einziehungsbefehle im Verfahren SV.19.0430 vom 24. Juni 2021 i.S. C. Ltd und D. Ltd gestossen, mit denen A. zugeordnete Vermögenswerte eingezogen werden. Das für die Liquidation der ausgeschlagenen Erbschaft von A. zuständige Konkursamt Aargau, Amtsstelle Brugg (…), wurde vor Erlass dieser Einziehungsbefehle nicht angehört und diese sind dem Konkursamt auch nicht eröffnet worden. Dadurch wurde das rechtliche Gehör der konkursamtlichen Nachlassliquidationsmasse als Rechtsnachfolgerin von A. verletzt, was einen Verstoss gegen Art. 377 Abs. 2 StPO darstellt. Wie aus dem beiliegenden Beschluss des Bundesstrafgerichts vom 17. September 2020 ersichtlich ist, war das Recht zur Einziehung im Zeitpunkt des Erlasses der besagten Einziehungsbefehle ausserdem gemäss Art. 70 Abs. 3 StGB bereits verjährt, womit diese Erlasse ohnehin nichtig sind. Nur am Rande wird deshalb ferner darauf hingewiesen, dass im Konkursfall die Geltendmachung einer Vermögenseinziehung generell ausgeschlossen ist, da der Aspekt der Uneinbringlichkeit (vgl. Art. 71 Abs. 2 StGB) auch die Schmälerung des Vollstreckungssubstrats der Konkursitin zulasten deren Privatgläubigern verbietet (…). Wir ersuchen Sie entsprechend, die besagten Erlasse von Amtes wegen dahingehend zu berichtigen, dass die verfahrensgegenständlichen Vermögenswerte nur noch zur Sicherung der im Urteil SK.2015.44 gegen A. begründeten Ersatzforderung beschlagnahmt bleiben, wofür das Verfahren nach SchKG Anwendung findet, wie sich aus Art. 71 Abs. 3 Satz 2 StGB ergibt. Sollte unserem Antrag wider Erwarten nicht entsprochen werden, sind uns die besagten Einziehungsbefehle in anfechtbarer Weise schriftlich zu eröffnen. (…) Mit Schreiben vom 2. November 2021 teilte die Bundesanwaltschaft der B. AG Folgendes mit (Verfahrensakten, pag.”
“] hat uns das Konkursamt Aargau, Amtsstelle Brugg, als Hilfsperson beigezogen (…). In diesem Zusammenhang sind wir auch mit der Prüfung des Inventars der Nachlassliquidationsmasse des am 5. März 2019 verstorbenen A. betraut. Dabei sind wir auf die Einziehungsbefehle im Verfahren SV.19.0430 vom 24. Juni 2021 i.S. C. Ltd und D. Ltd gestossen, mit denen A. zugeordnete Vermögenswerte eingezogen werden. Das für die Liquidation der ausgeschlagenen Erbschaft von A. zuständige Konkursamt Aargau, Amtsstelle Brugg (…), wurde vor Erlass dieser Einziehungsbefehle nicht angehört und diese sind dem Konkursamt auch nicht eröffnet worden. Dadurch wurde das rechtliche Gehör der konkursamtlichen Nachlassliquidationsmasse als Rechtsnachfolgerin von A. verletzt, was einen Verstoss gegen Art. 377 Abs. 2 StPO darstellt. Wie aus dem beiliegenden Beschluss des Bundesstrafgerichts vom 17. September 2020 ersichtlich ist, war das Recht zur Einziehung im Zeitpunkt des Erlasses der besagten Einziehungsbefehle ausserdem gemäss Art. 70 Abs. 3 StGB bereits verjährt, womit diese Erlasse ohnehin nichtig sind. Nur am Rande wird deshalb ferner darauf hingewiesen, dass im Konkursfall die Geltendmachung einer Vermögenseinziehung generell ausgeschlossen ist, da der Aspekt der Uneinbringlichkeit (vgl. Art. 71 Abs. 2 StGB) auch die Schmälerung des Vollstreckungssubstrats der Konkursitin zulasten deren Privatgläubigern verbietet (…). Wir ersuchen Sie entsprechend, die besagten Erlasse von Amtes wegen dahingehend zu berichtigen, dass die verfahrensgegenständlichen Vermögenswerte nur noch zur Sicherung der im Urteil SK.2015.44 gegen A. begründeten Ersatzforderung beschlagnahmt bleiben, wofür das Verfahren nach SchKG Anwendung findet, wie sich aus Art. 71 Abs. 3 Satz 2 StGB ergibt. Sollte unserem Antrag wider Erwarten nicht entsprochen werden, sind uns die besagten Einziehungsbefehle in anfechtbarer Weise schriftlich zu eröffnen. (…) Mit Schreiben vom 2. November 2021 teilte die Bundesanwaltschaft der B. AG Folgendes mit (Verfahrensakten, pag.”
Für den Lauf der Verjährungsfrist des Einziehungsrechts gelten die allgemeinen Regeln zum dies a quo und ad quem der Strafverfolgung. Die Frist kann daher jedenfalls spätestens mit dem Ende der strafbaren Handlung(en) zu laufen beginnen (vgl. die Anwendung der allgemeinen Verjährungsregeln auf das Einziehungsrecht und die Feststellung konkreter Tatzeiträume).
“absence de for en Suisse/prescription de l'action pénale) et, partant, à conduire à l'annulation du classement. Les recourants ne prennent, au demeurant, aucune conclusion en constat d'une telle violation. L'auraient-ils fait qu'ils ne disposeraient plus d'un intérêt actuel à se plaindre d’un (éventuel) retard à statuer, le classement des infractions dénoncées par leurs soins venant d’être confirmé. Le grief tiré d’une violation de l'art. 5 CPP doit donc être rejeté. 5. Les recourants sollicitent la restitution, en leur faveur, des avoirs saisis. 5.1. Conformément à l'art. 70 al. 1 in fine CP, la confiscation n’entre en ligne de compte que si les valeurs patrimoniales [séquestrées] ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La restitution prime toute autre mesure (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2). Pour l’ordonner, les fonds concernés doivent être la conséquence directe et immédiate de l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_17/2011 du 18 juillet 2011 consid. 2). 5.2. Selon l'art. 70 al. 3 CP, le droit de confisquer – et de restituer au lésé (arrêt du Tribunal fédéral 6B_122/2017 du 8 janvier 2019 consid. 18.2.3) – se prescrit par sept ans, à moins que la poursuite des infractions en cause ne soit soumise à une prescription d'une durée plus longue; celle-ci est alors pertinente. Les règles générales sur la prescription de l'action pénale s’appliquent par analogie aux dies a quo et ad quem du droit de confisquer (ATF 141 IV 305 consid. 1.4; arrêt du Tribunal fédéral 6B_164/2019 du 11 février 2020 consid. 1.2 in fine et consid. 1.6; arrêt du Tribunal fédéral 6B_122/2017 précité, consid. 18.2.2). 5.3. Dans le cas présent, il a été jugé qu’il n’existait plus, dès août 2007, de lien suffisant entre les avoirs déposés sur le compte de R______ LTD et les USD 1'643'964.91 provenant du crime préalable allégué (cf. consid. 4.3.2). Les actifs séquestrés, ayant été crédités sur les comptes de F______ LLC et de G______ FOUNDATION après cette dernière époque (entre mi-2008 et fin 2011), ils ne sauraient être restitués aux recourants.”
“En tout état, la recourante ne dispose plus d'un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée, au regard de la prescription (cf. arrêts 6B_707/2019 du 29 novembre 2019 consid. 2.3; 6B_927/2015 du 2 mai 2016 consid. 1; ATF 116 IV 80 consid. 2b, sur le défaut d'intérêt juridique à recourir en cas d'acquisition de la prescription), question qu'il convient d'examiner d'office à chaque étape de la procédure (ATF 139 IV 62 consid. 1 et les références citées; arrêts 6B_707/2019 du 29 novembre 2019 consid. 3). La recourante sollicite le prononcé d'une créance compensatrice en invoquant une violation, par la cour cantonale, des art. 70 al. 1 et 71 CP concernant les conditions de la confiscation, respectivement de la créance compensatrice. Or, l'art. 70 al. 3 CP (cf. art. 59 ch. 1 al. 3 aCP en vigueur jusqu'au 31 décembre 2006) prévoit que le droit d'ordonner la confiscation de valeurs se prescrit par sept ans, à moins que la poursuite de l'infraction en cause ne soit soumise à une prescription d'une durée plus longue; celle-ci étant alors applicable. Les règles générales sur la prescription de l'action pénale sont applicables par analogie à la question du point de départ et de la fin du délai de prescription du droit de confisquer et donc à celui de prononcer une créance compensatrice (cf. ATF 141 IV 305 consid. 1.4 p. 309 s. et les références citées; arrêt 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.11.2 et 6.6.4; cf. arrêt 6B_178/2019 1er avril 2020 consid. 4.1.2 non publié in ATF 146 IV 201). En l'occurrence, il est établi et incontesté que le comportement litigieux, faisant l'objet de la procédure ouverte pour diminution effective de l'actif au préjudice des créanciers (art. 164 CP), a eu lieu entre le 20 septembre 2006 et le 15 juin 2007 (cf.”
Bei Fehlen der in Art. 70 Abs. 2 StGB vorausgesetzten guten Glaubenslage (z. B. Kenntnis oder ernsthafte Indizien für die deliktische Herkunft) kann die Einziehung auch dann angeordnet werden, wenn der Dritte formell eine Gegenleistung erbracht hat; die beiden Voraussetzungen des Abs. 2 sind kumulativ. Zudem besteht, soweit die Einziehung nicht in Natur möglich ist, die Möglichkeit einer kompensatorischen Forderung gegen die betroffene «Person», wozu unter bestimmten Bedingungen auch ein begünstigter Dritter gehören kann.
“Il doit exister un rapport de causalité entre l’infraction et l’objet saisi en vue de la confiscation (arrêt TF 1B_527/2022 du 21 avril 2023 consid. 2.1 et les références citées). Selon l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. L’art. 70 al. 2 CP dispose que la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les valeurs dans l’ignorance des faits qui l’auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d’une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi. Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie (arrêts TF 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1 et TF 1B_615/2020 du 2 mars 2021 consid. 2.2 et les références citées; cf. ég. arrêt TC FR 502 2021 209 du 7 décembre 2021 consid. 3.2). 2.4. En l’espèce, peu importe que la somme de CHF 20'000.- qui compose principalement le compte bancaire litigieux provienne de la société L.________ SA ou de J.________ SA, ou que cette somme fasse « partie intégrante de la somme transférée par J.”
“Inspirée de l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer », cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 ; ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1 et les références citées ; TF 1B_398/2022 précité consid. 5.1). La confiscation suppose un comportement qui réunisse les éléments constitutifs objectifs et subjectifs d'une infraction et qui soit illicite. Elle peut cependant être ordonnée alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, ou lorsque l'auteur de l'acte répréhensible ne peut être puni en l'absence de culpabilité ou parce qu'il est décédé (ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références citées). La confiscation suppose également un lien de causalité tel que l'obtention des valeurs patrimoniales apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de l'infraction (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références citées ; TF 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.2). 4.1.5 Conformément à l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (TF 1B_59/2019 du 21 juin 2019 consid. 3.2 et les références citées). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation.”
“________ GmbH verwendet worden war. Der Beschuldigte sagte diesbezüglich aus, er habe mit Desinfektionsmitteln und Masken eine Chance gesehen, deshalb habe er einen Covid-Kredit beantragt. Sein Sohn habe dem Bund und überall geliefert. Aus diesem Grund habe er die CHF 150'000.00 zur E.________ AG transferiert, damit er die Firma haben pushen können; dies für Masken und Desinfektionsmittel. Damit habe er seiner Firma neuen Aufschwung verleihen wollen (Z. 122 ff.). 6.2 Es ist damit unbestritten und aktenmässig erstellt, dass der Beschuldigte CHF 150'000.00 des Covid-Kredits an die E.________ AG weitergeleitet hat. Damit befindet sich ein Teil des mutmasslich deliktisch erhaltenen Vermögens bei einem Dritten. Die Einziehung ist demnach ausgeschlossen, wenn der Dritte die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteil des Bundesgerichts 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 3.4). 7. Ad Bösgläubigkeit des Dritterwerbers 7.1 Beim Dritterwerber handelt es sich um die E.________ AG, deren einzelzeichnungsberechtigter Verwaltungsrat der Sohn des Beschuldigten ist. Es ist nicht bestritten, dass die E.________ AG für die erhaltenen CHF 150'000.00 eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat (Kauf von Hygienemasken). Es bleibt jedoch die Frage, ob der Sohn des Beschuldigten Kenntnis der deliktischen Herkunft des Geldes hatte. Bei einer Beschlagnahme entscheidet die Behörde unter dem Gesichtswinkel der Wahrscheinlichkeit, da es um noch ungewisse Ansprüche geht. Es handelt sich bei ihr um eine konservatorische provisorische Massnahme, welche die Bewahrung von Gegenständen und Vermögenswerten bezweckt, die das Sachgericht unter anderem einziehen oder dem Geschädigten zurückerstatten oder die der Durchsetzung einer Ersatzforderung dienen könnte.”
“Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 ; ATF 140 IV 57 précité consid. 4.1.2 ; TF 1B_398/2022 précité consid. 5.2), faute pour l’art. 71 al. 3 CP de l’exiger. La possibilité pour l’autorité d’instruction de placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à « la personne concernée » découle directement de cette dernière disposition. Par « personne concernée », il faut entendre non seulement l’auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d’une manière ou d’une autre, par l’infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l’art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1 ; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Conformément à l’art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (TF 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid.”
Bei hohem Deliktsbetrag und einem deutlich überwie-genden öffentlichen Interesse kann die Einziehung vorrangig sein. Im vorliegenden Fall wurde zudem festgestellt, dass kein Härtefall im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB vorliegt, weshalb die Einziehung als erforderlich angesehen werden kann.
“-- hat zukommen lassen, kann und darf im Vorliegenden offen gelassen werden. Gemäss C.________ habe A.________ bei ihm keine weiteren Schulden gehabt (vgl. EV-Pol vom 13.01.2021, S. 6, Z. 216 f.; sinngemäss ebenso A.________, Pol-EV vom 12.01.2021, S. 9, Z. 314f.). Der Vollständigkeit halber sei auch darauf hingewiesen, dass in casu auch kein Härtefall im Sinn von Art. 70 Abs. 2 StGB als Ausschlussgrund für eine Einziehung gestützt auf das Verhältnismässigkeitsprinzip (vgl. hierzu Florian Baumann in Basler Kommentar, N 62 zu Art. 70/71 StGB) vorliegt. C.________ hat bei der P.________(Unternehmung) in Q.________(Ortschaft) eine feste und gemäss den edierten Kontoauszügen sehr gut bezahlte Arbeitsstelle (Monatseinkommen netto zwischen CHF 8’000.-- und 10’000.--). Er verfügt offensichtlich auch zumindest - ohne dass die Unterlagen aller seiner Bankkonti ediert, beziehungsweise seine Einkommens- und Vermögensverhältnisse umfassend abgeklärt worden wären - auch über ein gewisses Vermögen. Zweck und Ziel der Massnahme gemäss Art. 70 StGB stehen hier - nicht zuletzt aufgrund des hohen Deliktsbetrags und des deutlich überwiegenden öffentlichen Interesses an der Vermögensabschöpfung bei unrechtmässig erlangten Vermögensvorteilen durch staatliche Hilfsgelder in der CORONA-Krise - eindeutig im Vordergrund. Die Einziehung ist somit in casu absolut notwendig und unverzichtbar.”
Gerichte ordnen die Einziehung von Bargeld wiederholt konkret für in Inventaren aufgeführte Positionen an; die Urteile nennen dabei Inventarnummern und die jeweilige Position des Geldbetrags.
“Avertit A______ de ce que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Ordonne la mise en liberté de A______ s'il ne doit pas être détenu pour un autre motif. Condamne A______ à une amende de CHF 500.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de cinq jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de cinq ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). **** Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, des objets et du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______ du 29 mai 2021, sous chiffres 1 à 3 de l'inventaire n° 3______ du 5 août 2022 et sous chiffres 2 à 7 de l'inventaire n° 4______ du 6 août 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation de l'argent figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 6 août 2022 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à son ayant-droit lorsqu'il sera connu du vélo figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______ du 5 août 2022 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ du couteau pliable figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ du 29 mai 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 à 9 de l'inventaire 5______ du 27 avril 2023 établi par la police de Q______ au nom de A______ (C-20'062 ; art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets et médicaments figurant sous chiffres 3 à 5, 7 et 8 de l'inventaire 5______ du 27 avril 2023 établi par la police de Q______ au nom de A______ (C-20'064 ; art. 69 CP). Ordonne la confiscation de l'argent figurant sous chiffre 1 de l'inventaire 5______ du 27 avril 2023 établi par la police de Q______ au nom de A______ (C-20'064 ; art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du permis de séjour C à son nom figurant sous chiffre 2 de l'inventaire 5______ du 27 avril 2023 établi par la police de Q______ au nom de A______ (C-20'064 ; art.”
“Ordonne la confiscation de l'argent figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 6 août 2022 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à son ayant-droit lorsqu'il sera connu du vélo figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______ du 5 août 2022 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ du couteau pliable figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ du 29 mai 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 à 9 de l'inventaire 5______ du 27 avril 2023 établi par la police de Q______ au nom de A______ (C-20'062 ; art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets et médicaments figurant sous chiffres 3 à 5, 7 et 8 de l'inventaire 5______ du 27 avril 2023 établi par la police de Q______ au nom de A______ (C-20'064 ; art. 69 CP). Ordonne la confiscation de l'argent figurant sous chiffre 1 de l'inventaire 5______ du 27 avril 2023 établi par la police de Q______ au nom de A______ (C-20'064 ; art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du permis de séjour C à son nom figurant sous chiffre 2 de l'inventaire 5______ du 27 avril 2023 établi par la police de Q______ au nom de A______ (C-20'064 ; art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à E______ de la carte de débit S______ à son nom figurant sous chiffre 6 de l'inventaire 5______ du 27 avril 2023 établi par la police de Q______ au nom de A______ (C-20'064; art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la libération des sûretés fournies par A______ (art. 239 CPP). **** Prend acte de ce que les premiers juges ont arrêté les frais de la procédure préliminaire et de première instance à CHF 29'671.- (hors émolument complémentaire de jugement), et condamne A______ aux 4/5èmes des frais de la procédure (art. 426 al. 1 CPP), le solde (sous réserve de CHF 250.- mis à la charge de H______) demeurant à la charge de l'État (art. 423 al. 1 CPP). **** Prend acte de ce que les premiers juges ont fixé à CHF 16'916.45 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______, pour la procédure préliminaire et de première instance (art.”
“115 al. 1 let. b LEI) et de rupture de ban (art. 291 al. 1 CP). Révoque la libération conditionnelle accordée le 19 novembre 2020 par le Tribunal d'application des peines et des mesures de Genève (solde de peine : 62 jours) (art. 89 al. 1 CP). Condamne A______ à une peine privative de liberté d'ensemble de trois ans et six mois, sous déduction de la détention avant jugement subie du 8 au 10 juillet 2022, puis depuis le 9 août 2023 (art. 40, 51 et 89 al. 6 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 20 ans (art. 66b al. 1 CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS). Ordonne le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______. Ordonne la restitution à A______ de l'argent figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation de l'argent figurant sous chiffre 7 de l'inventaire n° 3______ (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 5 et 6 et des téléphones portables figurant sous chiffres 8 et 9 de l'inventaire n°3______ (art. 69 CP). Fixe à CHF 8'347.40 l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseur d'office de A______, pour la procédure préliminaire et de première instance (art. 135 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 7'306.-, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.- (art. 426 al. 1 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 2'375.-, qui comprennent un émolument de CHF 2'000.- (art. 14 al. 1 let. e du règlement fixant le tarif des frais en matière pénale [RTFMP]). Arrête à CHF 3'840.20, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseur d'office de A______, pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office fédéral de la police et à l'Office cantonal de la population et des migrations.”
“3) - 15.8 Gramm Streckmittel (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 104.4) - 1 Mobiltelefon Huawei (sichergestellt aus Effekten des Beschuldigten) - 1 Grammwaage mit Kokainrückständen (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 103) - 1 Messer/Verpackungsmaterial aus Couvert mit Kokainanhaftungen (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 104) - div. Packungen Medikamente (Steroide) (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 106) 2. Der Notizzettel (sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 04) verbleibt als Beweismittel bei den Akten. 3. Der Betrag von CHF 2'400.00 (CHF 1'800.00, sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 101 und CHF 600.00 sichergestellt anlässlich Hausdurchsuchung R.________strasse, D.________, Ass. 102) wird eingezogen (Art. 70 StGB). 4. Der beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 1'200.00 (sichergestellt aus Effekten des Beschuldigten) wird in der Höhe von CHF 250.00 zur Deckung der Busse und in der Höhe von CHF 950.00 zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet. 5. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr. ________) und der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 4 und 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Verteidigung von A.________ (nachfolgend: Beschuldigter) am 13. April 2023 Berufung an (pag. 719). Mit Verfügung vom 15. September 2023 stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend ebenfalls vom 15. September 2023, zu (pag. 766 f.; pag. 727 ff.). Am 6. Oktober 2023 reichte die Verteidigung form- und fristgerecht die Berufungserklärung ein.”
“Il soutient y avoir une compagne depuis janvier 2024, dont il ne connaît toutefois pas le nom de famille et quelques amis dont on ne sait rien. En particulier, il déclare lui-même habiter et souhaiter retourner en France. Dès lors que l'intérêt privé du prévenu est faible voire nul, tandis que l'intérêt public à son éloignement du territoire est important, ce dernier l'emporte dans la pesée des intérêts. Par conséquent, l'expulsion du territoire suisse du prévenu sera prononcée pour une durée de 3 ans, durée proportionnée au regard des circonstances de l'espèce. Le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) sera par ailleurs ordonné. Inventaires 4.1. Le Tribunal ordonnera les confiscations, destructions et restitutions qui s'imposent (267 al. 1 et 3 CPP et 69 CP). En particulier, le téléphone portable du prévenu lui sera restitué. 4.2. L'argent figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 43146420231012 du 12 octobre 2023 sera confisqué et dévolu à l'Etat (art. 70 CP). Frais et indemnités 5.1. Les frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 4'594.- y compris un émolument de jugement de CHF 300.-, seront mis à la charge du prévenu (art. 426 al. 1 CPP). Vu l’annonce d’appel du prévenu à l’origine du présent jugement motivé, ce dernier sera condamné à un émolument complémentaire de jugement de CHF 600.- (art. 9 al. 2 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale RTFMP; E 4.10.03) 5.2. Le défenseur d'office du prévenu sera indemnisé selon détails figurant en pied de jugement (art. 135 CPP). PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Déclare X______ coupable de voies de fait (art. 126 al. 1 CP), de menaces (art. 180 al. 1 CP), d'injure (art. 177 al. 1 CP), d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 CP), d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c et d LStup), d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEI), de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI) et d'infraction à l'art.”
Der Verkaufserlös einer Liegenschaft kann grundsätzlich als einziehbares Surrogat des deliktisch erlangten Vermögens gelten.
“________, welcher nur ihr wirtschaftlich zugestanden habe, finanziert habe. Die Bewegungen auf dem Postkonto hätten keine strafrechtlichen Zusammenhänge (pag. 18 776). Demgegenüber hielt die Generalstaatsanwaltschaft an der vollumfänglichen Einziehung des Guthabens auf dem Konto fest (pag. 19 014). Sie führte bereits vor erster Instanz aus, dass es sich um ein unechtes Surrogat handle, an welchem der Beschuldigte wirtschaftlich berechtigt sei (pag. 18 773). Aus der durch die Vorinstanz korrekt erfolgten Analyse des Geldflusses ergibt sich, dass es sich bei dem auf diesem Konto befindenden Vermögenswert um einen Teil des Kaufpreiserlöses der Liegenschaft in AP.________ handelt (S. 113 der erstinstanzlichen Urteilsbegründung, pag. 18 939, pag. 07 470 030 ff.). In Übereinstimmung mit der Vorinstanz stellt sich demnach die Frage, ob es sich beim Erlös aus dem Verkauf dieser Liegenschaft um einen Vermögenswert bzw. um dessen Surrogat handelt, der aus einem Delikt stammt, sodass dieser gemäss Art. 70 StGB eingezogen werden könnte. Wie voranstehend im Rahmen des Pfändungsbetrugs erwähnt, hätte die Liegenschaft in AP.________ durch den Beschuldigten im Pfändungsverfahren – insbesondere infolge seiner wirtschaftlichen Berechtigung und der Herkunft der investierten Gelder – angegeben werden müssen. Der Verkaufserlös dieser Liegenschaft stellt damit grundsätzlich ein einziehbares Surrogat dar. Wie voranstehend ebenfalls ausgeführt, stand der Erlös aus dem Verkauf des Inventars der V.________, welcher anschliessend in den Erwerb der Liegenschaft in AP.________ via H.________ floss, sowohl dem Beschuldigten als auch E.________ zu (Ziff. II.”
Ergibt sich im weiteren Verfahren, dass kein genügender Bezug zu den untersuchten Straftaten besteht oder die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB vorliegen, sind die betroffenen Vermögenswerte unverzüglich freizugeben.
“Die Beschwerdeführerinnen erachten es als "kurios", "bodenlos" und "merkwürdig", dass das schweizerische Strafverfahren weitergeführt werde, obwohl der betroffene ausländische Staat, hier Gambia, selbst nach Prüfung des Falles zum Schluss gekommen sei, es liege kein rechtswidriges bzw. strafbares Verfahren vor. Die Gründe für das Schreiben der gambischen Behörden und dessen Tragweite für das schweizerische Strafverfahren sind zurzeit jedoch nicht geklärt. Selbst wenn sich daraus Straflosigkeit nach gambischem Recht ableiten liesse, müsste dies nicht zwangsläufig auch nach Schweizer Recht zutreffen. Es erscheint daher verfrüht, bereits heute von einer solchen Rechtsfolge auszugehen und damit das Risiko zu schaffen, dass es später nicht mehr möglich ist, allenfalls strafrechtlich relevante Vermögenswerte einzuziehen. Aus analogen Gründen ist es ebenfalls verfrüht, Vermögenswerte von der Beschlagnahme auszunehmen, die nach dem 25. September 2020 auf die gesperrten Konten eingegangen sind. Auch dass eine spätere Einziehung mit Blick auf Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen wäre, ist nach gegenwärtigem Verfahrensstand nicht ersichtlich. Sollte sich im Verlauf des weiteren Strafverfahrens ergeben, dass kein ausreichender Bezug zu den untersuchten mutmasslichen Straftaten besteht oder dass die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB erfüllt sind, wären die entsprechenden Vermögenswerte selbstredend unverzüglich freizugeben.”
Liegt ein unbestrittener, direkter Zusammenhang zwischen den sichergestellten Werten und der Straftat (z. B. eindeutig entwendete oder nachweislich dem Delikt entnommene Gegenstände), hat die Strafbehörde die Gegenstände gemäss Art. 267 Abs. 2 StPO vor Abschluss des Verfahrens dem Anspruchsberechtigten zu restituieren. Soweit die Herkunft oder der Zusammenhang streitig ist, ist die Zuordnung im Verfahren zu klären; eine Konfiskation nach Art. 70 Abs. 1 StGB kommt nur in Betracht, wenn die Werte nicht der Restitution an den Geschädigten dienen.
“La débitrice reproche à l'Office d'avoir saisi, dans le cadre du procès-verbal complémentaire du 9 mai 2023, des biens déjà séquestrés pénalement en violation de l'art. 44 LP. Elle conclut principalement à l'annulation de la saisie complémentaire dans sa plainte du 22 mai 2023. 3.1 L'art. 44 LP prévoit que la réalisation d'objets confisqués en vertu des lois pénales et fiscales de la Confédération et des cantons s'opère en conformité des dispositions de ces lois. 3.1.1 En application de l'art. 263 al. 1 CPP, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu’il est probable : a. qu’ils seront utilisés comme moyens de preuves; b. qu’ils seront utilisés pour garantir le paiement des frais de procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités (art. 268 CPP, cf. infra); c. qu’ils devront être restitués au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP); d. qu’ils devront être confisqués en tant que valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction (art. 70 al. 1 CP). Si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l’ayant droit (art. 267 al. 1 CPP). S’il est incontesté que des objets ou des valeurs patrimoniales ont été directement soustraits à une personne déterminée du fait de l’infraction, l’autorité pénale les restitue à l’ayant droit avant la clôture de la procédure (art. 267 al. 2 CPP). Pour le surplus, la restitution à l’ayant droit des objets et des valeurs patrimoniales séquestrés qui n’ont pas été libérés auparavant, leur utilisation pour couvrir les frais ou leur confiscation sont statuées dans la décision finale (art. 267 al. 3 CPP). Plus particulièrement, le patrimoine d’un prévenu peut être séquestré dans la mesure qui paraît nécessaire pour couvrir: a. les frais de procédure et les indemnités à verser; b. les peines pécuniaires et les amendes (art. 268 al. 1 CPP). Le séquestre aux fins de garantie ou de couverture des frais et indemnités à verser, ou des peines pécuniaires et des amendes peut être ordonné sur tous les biens du prévenu, même ceux sans rapport avec l'infraction (Moreillon / Parein-Reymond, Petit commentaire CPP, 2013, ad art.”
“a), qu’ils seront utilisés pour garantir le paiement des frais de procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités (al. 1 let. b), qu’ils devront être restitués au lésé (al. 1 let. c) ou qu’ils devront être confisqués (al. 1 let. d). Aux termes de l'art. 267 al. 1 CPP, si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit. Le séquestre est une mesure provisoire qu’il convient de lever dès que les conditions de sa mise en œuvre ne sont plus réalisées (Moreillon/Parein-Reymond, Petit Commentaire, Code de procédure pénale, 2e éd., Bâle 2016, nn. 2 ss, ad art. 267 CPP). A teneur de l’art. 70 al. 1 CPP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Ainsi, le droit du lésé à la restitution et à l’attribution prime la confiscation (Moreillon/Parein-Reymond, op. cit., n. 15 ad art. 70 al. 1 CP). 2.3 En l’espèce, de nombreux objets de marque ont été saisis dans la chambre du recourant, dont certains ont été considérés comme des contrefaçons et ont donc été séquestrés, dont la sacoche Louis Vuitton noire et la ceinture Louis Vuitton noire à carreaux dont il demande la restitution. La sacoche M4400 figure sur la liste des achats de la mère du recourant auprès de la maison Louis Vuitton, pour un montant de 1'100 francs. En outre, le prévenu a produit la facture selon laquelle la sacoche a été acquittée par carte de crédit. Il est donc établi que cette sacoche n’est pas une contrefaçon et qu’elle appartient au recourant, de sorte qu’elle doit lui être restituée. La ceinture M9808S figure également sur la liste des achats de la mère du recourant auprès de Louis Vuitton, pour un montant de 395 francs. Bien que le prévenu n’ait pas produit la facture selon laquelle la ceinture a été payée, on peut néanmoins considérer qu’elle n’est pas une contrefaçon et qu’elle lui appartient. Par conséquent, cette ceinture doit également lui être restituée.”
“Das Strafgericht geht in seinem Urteil vom 9. September 2021 implizit davon aus, dass die bei der Beschuldigten anlässlich der Hausdurchsuchung vom 28. Dezember 2018 im Safe sichergestellten und beschlagnahmten CHF 5'000.– (vgl. act. 1199, 1211, 1277 f.) nicht deliktischer Herkunft sind, weshalb sie an die Verfahrenskosten angerechnet bzw. der Beschuldigten zurückzuerstatten sind. Sodann wird die Schadenersatzforderung der Privatklägerin im veruntreuten Gesamtbetrag von CHF 20'000.– gutgeheissen (Dispositiv-Ziffern III.1 Abs. 5, III.2. Abs. 1). Die Staatsanwaltschaft macht diesbezüglich mit Berufungserklärung vom 13. April 2022 geltend, dass die beschlagnahmten CHF 5'000.– einen Teil des veruntreuten Geldes darstellen würden, weshalb sie der Privatklägerin gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 267 Abs. 3 StPO zurückzugeben seien.”
“Or, ces considérations ne convainquent pas. En effet, la confiscation porte sur des fonds déjà séquestrés et elle n'obligera pas l'appelante à puiser dans ses revenus actuels et à se priver du nécessaire pour assurer leur versement. On notera encore que l'appelante bénéficie depuis près de trois ans d'un appartement luxueux dont elle ne paie ni les intérêts hypothécaires, ni les charges de copropriété, de sorte qu'elle est mal venue de se plaindre d'une atteinte à son minimum d'existence. La clause de rigueur ne peut donc trouver application dans ce cas. 7.3.4. Au vu de ce qui précède, la confiscation du montant de CHF 37'000.- figurant sur le compte mmm auprès de H.________ dont l'appelante est titulaire pourrait être prononcée. Dans la mesure où la confiscation n'entre en ligne de compte que si les valeurs patrimoniales ne doivent pas être restituées au lésé, il convient d'examiner si une restitution directe est possible en l'espèce. Or, les conditions relatives à la restitution au lésé conformément à l'art. 70 al. 1 CP ne sont pas remplies en l'espèce faute de lien direct entre le montant de CHF 37'000.- précité et le dommage subi par E.________, soit le prélèvement indu de CHF 25'000.- effectué par le prévenu en date du 23 août 2019 (DO 2187). Comme expliqué par le prévenu (DO 2210), ce montant a en effet été conservé à hauteur de CHF 5'000.- en liquide et confisqué à son domicile (DO 2183), et pour le solde de CHF 20'000.- envoyé à J.________ (DO 2373). Il existe en revanche un lien direct entre le montant de CHF 37'000.- précité et le dommage subi par D.________ (consid. 7.3.1 ci-avant). Dans ces conditions, le montant de CHF 37'000.- doit faire l'objet d'une restitution directe à celle-ci en application de l'art. 70 al. 1 CP, en déduction de la créance fixée dans la décision du Conseil communal du 24 juillet 2020. Le ch. 6.2 du dispositif du jugement attaqué sera complété en conséquence, alors que le ch. 6.4 du même dispositif sera supprimé. Ce qui précède conduit à l'admission de l'appel du Ministère public et au rejet de celui de B.”
Beschlagnahmte Schmuckstücke können nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen (verwertet) oder — soweit in den Entscheidungen praktiziert — in bestimmten Fällen auch vernichtet werden, wenn sie als Produkte der Straftat oder als Surrogate dieser Vermögenswerte zu qualifizieren sind.
“Folgende beschlagnahmte Gegenstände werden in Anwendung von Art. 69 Abs. 1 StGB und Art. 70 Abs. 1 StGB zur Verwertung oder in Anwendung von Art. 69 Abs. 1 und Abs. 2 StGBsowie teilweise zufolge Verzichts zur Vernichtung eingezogen: - Ohrstecker, silbern, Schiffssteuerrad, Pos.”
“Il en allait de même d'un bien saisi décrit comme étant de l'"alliage pour travaux clients E______ SA" et de deux bijoux et d'une carte bancaire, portant respectivement les mentions "?" et "expirée". D. a. Dans son recours, A______ SA conteste la restitution desdits biens et valeurs au motif que ces bijoux, fabriqués en violation de leurs accords, étaient des moyens de preuves de la commission de l'infraction (art. 263 al. 1 let. a CPP). Selon le fichier Excel produit à l'appui du recours, les bijoux figurant sur les photographies transmises au Ministère public par C______ étaient identiques à ceux photographiés par I______ lors de ses visites au siège de E______ SA et au domicile de B______, et dont ce dernier lui avait dit qu'ils avaient été créés avec de l'or lui appartenant. De plus, C______ n'avait pas prouvé en être propriétaire ni démontré avoir fourni une contre-prestation pour leur acquisition, de sorte qu'elle ne pouvait se prévaloir de la protection prévue par l'art. 70 al. 2 CP. Ces bijoux devaient donc être considérés comme le produit de l'infraction et être confisqués (art. 70 al. 1 CP). Les actifs ne pouvaient pas non plus être restitués à F______ SA en l'absence de preuve démontrant la propriété de cette dernière sur ceux-ci, ce d'autant plus que l'activité de ladite société se focalisait désormais dans le domaine de la cryptomonnaie. La possession de pierres précieuses, d'apprêts et de pièces non finies ne se justifiait donc pas pour cette société, ce d'autant moins que ces biens se trouvaient dans la résidence secondaire de l'intimé. Enfin, la description de certains actifs saisis correspondait à des objets également photographiés par I______. En tout état, le maintien du séquestre se justifiait pour couvrir son dommage ou les frais de la procédure. B______ et F______ SA formaient une unité économique de sorte que le prénommé était le seul bénéficiaire des valeurs détenues par la société. Selon la théorie de la transparence, le séquestre des biens appartenant à cette dernière devait être maintenu en vue d'une éventuelle allocation au lésé (art. 73 al. 1 let. b et c CP).”
Eine alleinige Kokain-Kontamination von Bargeld genügt nach der bundesgerichtlichen Rechtsprechung in der Regel nicht für den Nachweis einer deliktischen Herkunft im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB. Insbesondere ist dies der Fall, wenn sich ein Besitz zum Eigenkonsum nicht ausschliessen lässt. Zur Begründung der deliktischen Herkunft sind weitere Indizien erforderlich, etwa das Fehlen einer plausiblen legalen Herkunftsangabe, die Stückelung grosser Geldbeträge in kleine Banknoten oder der Transportmodus des Geldes.
“Weiter verlangt Art. 70 Abs. 1 StGB, dass durch die Anlasstat Vermögenswerte erlangt wurden. Gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung genügt die blosse Kokain-Kontamination in der Regel nicht für den Nachweis der deliktischen Herkunft von Bargeld aus dem Drogenhandel. Dies gilt insbesondere, wenn als Grund für die Kontamination ein blosser Besitz von Kokain zum Eigenkonsum nicht ausgeschlossen werden kann. Für den Nachweis der deliktischen Herkunft der Gelder aus dem Drogenhandel bedarf es vielmehr weiterer Indizien wie das Fehlen einer plausiblen Erklärung für einen legalen Erwerb der Gelder, die Stückelung eines grossen Geldbetrags in kleine Einheiten und verschiedene Währungen oder die Art des Geldtransports (BGer 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5; 6B_216/2021 vom 16. Februar 2022 E. 2.2; 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; 6B_502/2020 vom 6. Mai 2021 E. 1.2.1; 6B_1042/2019 vom 2. April 2020 E. 2.4.1 f.; 6B_220/2018 vom 12. April 2018 E. 6). Der Nachweis der deliktischen Herkunft von Vermögenswerten aus Betäubungsmitteldelikten kann nach der Rechtsprechung auch ohne Kenntnis der konkreten Tatumstände, insbesondere von Täter, Ort und Zeit der einzelnen Tathandlungen, als erbracht gelten (BGer 6B_1390/2020 vom 8.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB sind Vermögenswerte einzuziehen, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Auf die deliktische Herkunft kann aus Indizien wie einer hohen Kokain-Kontamination des Bargeldes geschlossen werden. Die blosse Kokain-Kontamination genügt für den Nachweis der (deliktischen) Herkunft von Bargeld aus Drogenhandel in der Regel nicht, wenn als Grund für die Kontamination der blosse Besitz von Kokain zum Eigenkonsum nicht ausgeschlossen werden kann. Für den Nachweis der deliktischen Herkunft der Gelder bedarf es in diesem Fall weiterer Indizien wie der Stückelung des grossen Geldbetrages in vorwiegend kleinen Banknoten, des Transports des Geldes in zwei Kleidervakuumsäcken sowie des Fehlens einer plausiblen Erklärung für die legale Herkunft eines grossen Geldbetrages (Urteile des Bundesgerichts 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E.”
Als aus Straftaten stammende Sicherheitsleistung bzw. als Drogenerlös sichergestellte Geldbeträge können nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen und verwertet werden. Im vorliegenden Entscheid wurde eine solche Sicherheitsleistung in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen und nicht zur Deckung von Verfahrenskosten verwendet.
“Im Rahmen der Gewerbsmässigkeit wurde bereits aufgezeigt, dass A____ durch seine deliktische Tätigkeit einen Gewinn von deutlich mehr als dem Grenzwert der Gewerbsmässigkeit von CHF 10'000. erzielt haben musste, konnte er sich doch in einer Zeit, in der er keiner legalen Arbeit mehr nachging, unter anderem einen Ford Mustang für CHF 17'500. (in bar), eine Ferienreise im Wert von EUR 3'521. sowie eine [...] Tasche zum Preis von CHF 1'900. leisten. Das Gericht verfügt die Einziehung unter anderem von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Weil vorliegend gemäss den obigen Ausführungen davon auszugehen ist, dass es sich bei den von A____ geleisteten Sicherheitsleistung um aus Drogengeschäften erlangtes Geld handelt, ist folgerichtig die von A____ beigebrachte Sicherheitsleistung in der Höhe von CHF 20'000. in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen und kann insofern nicht in Anwendung von Art. 239 Abs. 2 StPO zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet werden. B. Reisepässe, Identitätskarte und Drogenerlös Die mit Verfügung des Zwangsmassnahmengerichts Basel-Stadt vom 8. Oktober 2020 verfügte Sicherstellung von Reisepass und Identitätskarte von A____ wird demgegenüber aufgehoben. Ebenso wird die in Sachen G____ verfügte Sicherstellung des türkischen Passes (Effektenverwaltung: Verzeichnis 152044) und in Sachen C____ verfügte Sicherstellung des thailändischen Reisepasses (Effektenverwaltung: Verzeichnis 502260) aufgehoben. Der beschlagnahmte Drogenerlös (Pos. 1001, 1002, 1008 und Pos. 1137.1) wird demgegenüber in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. VI. KOSTEN A. Ordentliche Kosten”
Bei zweckgebundenen Sachen kann das Gericht nur den für die Straftat eingesetzten bzw. zweckbezogenen Teil einziehen; unschädliche Teile können zurückgegeben werden.
“________(Auto) beschlagnahmt. Der Notizzettel verbleibt als Beweismittel bei den Akten. Die restlichen Gegenstände sind in Anwendung von Art. 69 resp. Art. 70 StGB einzuziehen. Die Vorinstanz hat die rechtlichen Grundlagen für eine Einziehung zutreffend wiedergegeben und angewendet (pag. 2743 f., S. 152 f. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung). Die Erwägungen werden zum besseren Verständnis auszugsweise zitiert: Das beschlagnahmte Fahrzeug M.________(Auto) mit den zwei eingebauten Drogenverstecken wurde für die Transporte des Kokains aus Holland in die Schweiz und somit zum Zwecke des Drogenhandels eingesetzt, womit dieses dazu diente, Straftaten zu verüben. Anlässlich der Hauptverhandlung hat A.________ geltend gemacht, dass er das AF.________ aus dem M.________(Auto) – bzw. das gesamte Fahrzeug (pag. 2491) – zurückerhalten möchte. Das AF.________ allein weist keinen strafrechtlich relevanten Bezug auf und kann dem Beschuldigten ausgehändigt werden. Der PW M.________(Auto), grau, .________, ist gemäss Art. 70 StGB einzuziehen, wobei das AF.________ A.________ herauszugeben ist. Beim beschlagnahmten Geldbetrag von CHF”
“Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction des vêtements ainsi que de la sacoche et de son contenu figurant sous chiffres 1 à 8 de l'inventaire n° 31805620210810 du 10 août 2021, de la cagoule et du téléphone portable iPhone XS figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 28653620201022 du 22 octobre 2020, de la paire de gants et du casque figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 30830820210424 du 24 avril 2021, des téléphones portables iPhone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 31804120210810 du 10 août 2021, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 33512120211031 du 31 octobre 2021 et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 33501520211029 du 29 octobre 2021, de la drogue et des objets figurant sous chiffres 1 à 3 de l'inventaire n° 33511920211031 du 31 octobre 2021, sous chiffres 1, 2 et 4 à 6 de l'inventaire n° 39836120230208 du 8 février 2023 et sous chiffres 1 à 6 de l'inventaire n° 39836320230208 du 8 février 2023, de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 31803620210810 du 10 août 2021 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 31803520210810 du 10 août 2021 ainsi que des sachets minigrips figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 33501520211029 du 29 octobre 2021 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat des EUR 5.- figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 39836120230208 du 8 février 2023 (art. 263 al. 1 CPP et art. 70 CP). Ordonne la restitution à X______ des CHF 130.- figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 39836120230208 du 8 février 2023, des CHF 60.- figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 33511920211031 du 31 octobre 2021 et des CHF 7.70, ainsi que de la pièce de 50 kurus figurant sous chiffre 9 de l'inventaire n° 31805620210810 du 10 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat de la moitié des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 7 à 9 de l'inventaire n° 39836320230208 du 8 février 2023 et la restitution du solde à X______ (art. 263 al. 1 CPP, art. 267 al. 1 et 3 CPP et art. 70 CP). Ordonne la restitution à Y______ du portable iPhone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 31804120210810 du 10 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne X______ à 3/5 et Y______ à 1/5 des frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 9'803.-, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.- (art. 426 al. 1 CPP). Laisse 1/5 des frais de la procédure à la charge de l'Etat (art.”
In den zitierten Entscheiden wurden bei gewerbsmässigem bzw. bandenmässigem Drogenhandel Einziehungen in beträchtlicher Höhe angeordnet.
“(art. 70 CP) ; pour le surplus reconnaît A.________ coupable d’infraction grave à la loi sur les stupéfiants, infraction commise entre le 19 mars 2020 et le 3 juin 2020, notamment à Lengnau, Zuchwil SO, Wil SG, Burgdorf, Zollikofen, Berne, Thoune, Ringgenberg BE, Wohlen AG, Menziken AG (ch. I.B.1 AA), commise en ayant mis en danger la santé de nombreuses personnes, en bande et par métier, par le fait : d’avoir remis à E.________, une quantité totale d’au moins 14 kg d’héroïne brute, correspondant à quelques 5,25 kg d’héroïne pure (taux de pureté minimal 37,5 %), d’avoir ensuite, à plusieurs occasions, récupéré auprès de E.________ une partie de cette héroïne qu’il lui avait précédemment confiée passagèrement, d’avoir, entre le 28 avril 2020 et le 3 juin 2020, livré, en partie seul et en partie avec C.________, une quantité d’au moins 4,126 kg d’héroïne pure, d’avoir livré, avec C.________, sans qu’il ne puisse être établi que les stupéfiants provenaient de E.________, à au moins quatre reprises, plus précisément les 19, 24, 25 et 31 mars 2020, un total d’au moins 100 g d’héroïne brute, correspondant à au moins 14 g de produit pur (taux de pureté minimal 14 %) ; partant, et en application des art.”
“6 AA) ; séjour illégal, infraction commise du 23 juillet 2013 au 14 avril 2015, à Bienne (ch. B.7 AA) ; sur le plan civil : homologué les conventions conclues le 5 mai 2020 entre C.________ et X.________ ainsi qu’entre C.________ et V.________ et constaté que les actions civiles sont devenues sans objet ; dit que l’action civile n’a pas engendré de frais particuliers ; ordonné : la confiscation des objets suivants pour destruction (art. 69 CP) : valise Samsonite ; sac "portugais" ; sac "portugais" ; sacs "portugais" ; sac noir ; sac noir et rose ; sac de voyage "Sports" ; balance digitale ; balance digitale ; sac bleu "Cokpit" ; sac brun "Cucci" ; sac Gommy ; appareil à mettre sous-vide ; balance "intertronic" ; matériel pour un pistolet à air comprimé ; diverses notices ; téléphone portable avec carte SIM ; spray au poivre ; diverses notices et 1 document bancaire ; téléphone portable (IMEI AB.________) ; clef d’appartement ; badge ; divers matériaux d’emballage vides ; 1 montre pour homme ; 1 permis de conduire CH vierge ; la confiscation du montant de CHF 138'401.41 (art. 70 CP) ; pour le surplus reconnaît C.________ coupable de/d’ : infraction qualifiée à la LStup, commise à réitérées reprises entre le 1er avril 2014 et le 14 avril 2015, à Bienne, par métier et en bande notamment avec A.________, E.________, I.________ et K.________ (ch. B. 1 AA), par le fait d’avoir notamment : - acquis une quantité indéterminée de marijuana ; - vendu une quantité d’au minimum 18’000 grammes de marijuana, en réalisant par ce biais un chiffre d’affaire total d’au moins CHF 139'800.00 ; - détenu et entreposé du 1er avril 2015 au 14 avril 2015 dans l’appartement de G.________ 20'207.5 grammes de marijuana, 4'485 grammes de haschich et 1'425 grammes de déchets de chanvre ; - détenu et entreposé le 25 mars 2015 dans l’appartement de G.________ 2'000 grammes de marijuana ; lésions corporelles simples, infraction commise le 17 janvier 2015, à Bienne, au préjudice de U.________ (ch. B. 3 AA) ; menaces, infraction commise le 17 janvier 2015, à Bienne, au préjudice de U.________ (ch.”
Zeitpunkt und Angemessenheit der Gegenleistung: Eine angemessene Gegenleistung muss nach der Rechtsprechung bereits vor dem Empfang der betreffenden Werte erbracht worden sein. Die Angemessenheit ist unter Berücksichtigung aller Umstände des Einzelfalls zu prüfen; unentgeltliche Zuwendungen gelten in der Regel nicht als angemessene Gegenleistung. Die Gegenleistung bildet eine kumulative Voraussetzung für den Ausschluss der Einziehung nach Art. 70 Abs. 2 StGB und ist somit restriktiv zu prüfen.
“263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (A. KUHN / Y. JEANNERET / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 17/22 ad art. 263). 4.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt du Tribunal fédéral 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2). Jusqu'au 1er janvier 2024, le CPP ne comprenait pas de dispositions sur le séquestre de valeurs patrimoniales en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, ce qui était toutefois réglé à l’art. 71 al. 3 CP, lequel permettait de séquestrer des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. Pour plus de clarté, cette disposition du CP a été abrogée et son contenu introduit à l’art. 263 al. 1 let. e CPP (Message du Conseil fédéral du 28 août 2019 [19.”
“Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (arrêt TF 1B_145/2016 du 1er juillet 2016 consid. 3.1 s. et réf. citées). Selon l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Une créance compensatrice ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 2ème phrase CP). Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi. Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant en particulier de la seconde condition, soit la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe, sans se limiter à une appréciation de pur droit civil. En particulier, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (arrêt TF 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid.”
Die Aufhebung eines Séquestres wegen Gutglaubens eines Dritten setzt sichere, im Zeitpunkt der Entscheidung eindeutige Feststellungen voraus; es muss von vornherein und indubitable sein, dass die Voraussetzungen einer Einziehung nicht erfüllt sind bzw. die Gutgläubigkeit des Dritten klar und endgültig feststehen. Blosse Zweifel oder das schlichte Bestehen einer Strafuntersuchung genügen für die Freigabe in der Regel nicht; die vorsorgliche Massnahme kann solange bestehen bleiben, wie eine realistische Wahrscheinlichkeit einer Einziehung, Ersatzforderung oder Zuweisung an den Geschädigten besteht.
“art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (A. KUHN / Y. JEANNERET / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 17/22 ad art. 263). 5.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt du Tribunal fédéral 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2). L'art. 71 al. 3 CP permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. Les termes "personnes concernées" au sens de l'art. 71 al. 3 CP, comprennent non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid.”
“La violation d'un devoir de diligence ou d'un devoir de se renseigner ne suffit pas pour exclure la bonne foi du tiers (arrêt du Tribunal fédéral 1B_222/2015 du 10 novembre 2015 consid. 2.1. et 2.4 et les références citées). L'art. 71 al. 3 CP permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice jusqu'à concurrence du montant présumé du produit de l'infraction, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. La mesure prévue par cette disposition se différencie ainsi du séquestre conservatoire résultant des art. 263 al. 1 let. c CPP (restitution au lésé) ou 263 al. 1 let. d CPP, dispositions requérant l'existence d'un tel rapport de connexité (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2). Par "personne concernée" au sens de cette disposition, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP). 4.4.Une mesure de séquestre est en principe proportionnée du simple fait qu'elle porte sur des valeurs dont on peut vraisemblablement admettre qu'elles pourront être confisquées en application du droit pénal (art. 70 et 71 CP). Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364). Le séquestre ne peut donc être levé (art. 267 CPP) que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées, et ne pourront l'être (arrêts du Tribunal fédéral 1B_311/2009 du 17 février 2010 consid. 3 in fine et 1S.8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). 4.5. En l'espèce, la recourante ne saurait être, à ce stade de la procédure, considérée comme un tiers de bonne foi en tant qu'elle est soupçonnée de blanchiment d'argent pour avoir acquis un véhicule avec des fonds provenant d'un abus de confiance commis par son associée au préjudice du plaignant.”
“A______ avait donc été informé de la déconvenue financière imminente de G______ SA et du plan de F______ de la céder pour un montant symbolique à un homme de paille ; il connaissait également les plans échafaudés par le conseil de ce dernier, Me O______. Il n'était du reste pas compréhensible que l'accord trouvé par les recourants avec les époux H______ ne comprenne pas la restitution du montant de CHF 15'000.- qui avait été débité de leur propre compte de construction. e. A______ et B______ SA dupliquent. EN DROIT : 1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner du tiers saisi qui, partie à la procédure (art. 105 al. 1 let. f et 2 CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). 2. Les recourants reprochent au Ministère public une violation de l'art. 70 al. 2 CP. 2.1. Selon l'art. 263 al. 1 CPP des objets ou valeurs appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre lorsqu'il est probable, notamment, qu'ils devront être restitués au lésé (let. c) ou qu'ils devront être confisqués (let. d). Dans le cadre de l'examen de cette mesure, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir. Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364). Les probabilités d'une confiscation doivent cependant se renforcer au cours de l'instruction (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 96). Une confiscation ne peut être prononcée à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art.”
“4. 4.1 Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches [StGB; SR 311.0]). Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangte in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheine (BGE 144 IV 285 E. 2.2). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). E contrario folgt aus dieser Bestimmung, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt. 4.2 Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Durch die Festlegung einer Ersatzforderung soll verhindert werden, dass derjenige, welcher die Vermögenswerte bereits verbraucht oder sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jener, der noch über sie verfügt. Die Ersatzforderung gemäss Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung im Sinne von Art. 70 StGB (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Im Übrigen richtet sie sich nach den gleichen Voraussetzungen (vgl. BGE 140 IV 57 E. 4.1.2), gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). 4.3 Der Sicherung der Einziehung und Ersatzforderung dienen strafprozessuale Massnahmen mit vorläufigem und nicht präjudizierendem Charakter.”
Wird der Séquestre aufgehoben oder fällt sein Grund weg, entscheidet die Schlussverfügung (vgl. Art. 267 StPO) über die Rückgabe an den Berechtigten, die Verwendung zur Deckung der Verfahrenskosten oder über die Einziehung. Soweit die Werte zur Wiederherstellung der Rechte des Geschädigten verwendet werden können, hat die Auszahlung an den Geschädigten Vorrang vor einer Einziehung zugunsten des Staates (Art. 70 Abs. 1 StGB i.V.m. Art. 267 StPO).
“2 CP, l'expulsion obligatoire requise par le Ministère public n'entre pas en ligne de compte. Pour des motifs de proportionnalité, l'expulsion facultative du prévenu ne sera pas prononcée. L'attention du prévenu est toutefois attirée sur le fait qu'il est tenu de quitter le territoire Suisse. Sort des objets et valeurs patrimoniales séquestrés 4.1.1. Selon l'art. 69 CP, alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, le juge prononce la confiscation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d'une infraction, si ces objets compromettent la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public (al. 1). Le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits (al. 2). 4.1.2. Le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). 4.1.3. Conformément à l'art. 267 CPP, si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit (al. 1). La restitution à l'ayant droit des objets et des valeurs patrimoniales séquestrés qui n'ont pas été libérés auparavant, leur utilisation pour couvrir les frais ou leur confiscation sont statuées dans la décision finale (al. 3). 4.2. Le Tribunal ordonnera la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 42494120230815 vu leur utilisation frauduleuse. Il ordonnera la restitution au prévenu de la montre figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 42494120230815. Frais et indemnisation 5. Les frais de la procédure, y compris un émolument de jugement de CHF 300.-, seront mis à la charge du prévenu (art. 426 al. 1 CPP). 6. Le défenseur d'office sera indemnisé (art. 135 CPP). PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Déclare X______ coupable de vol (art.”
“Cette peine doit être aggravée de sept mois en raison de la rupture de ban objet de la présente procédure (peine hypothétique de huit mois) et d’un mois et une semaine correspondant au solde de la libération conditionnelle. Si les faits concernés par la présente procédure avaient été jugés en même temps que ceux du 7 septembre 2020, une peine privative de liberté d’ensemble de douze mois aurait été la sanction adéquate, d’où le prononcé d’une peine partiellement complémentaire de neuf mois. La peine prononcée par le TP, sous déduction de la détention avant jugement, est adéquate et sera donc confirmée. Les mesures de substitution seront levées. L'appelant s'y étant soustrait, aucune imputation sur la peine ne sera prononcée. 4. 4.1.1. Le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). 4.1.2. Selon l'art. 267 al. 1 et 3 CPP, si le motif du séquestre disparaît, le Ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit (al. 1). La restitution à l'ayant droit des objets et des valeurs patrimoniales séquestrés qui n'ont pas été libérés auparavant, leur utilisation pour couvrir les frais ou leur confiscation sont statuées dans la décision finale (al. 3). 4.1.3. Le raisonnement du TP sur les inventaires ne prête pas le flanc à la critique et sera dès lors repris mutatis mutandis. La boîte en carton figurant sous ch. 1 de l'inventaire n° 3______ et la drogue figurant sous ch. 1 de l'inventaire n° 4______ seront confisquées et détruites. Les divers articles de tabac, le téléphone O______, la carte M______ et la boombox N______ figurant sous ch. 2 à 5 de l'inventaire n° 1______ devront être restitués à leur ayant-droit, dès qu'il sera connu. Les valeurs patrimoniales figurant sous ch. 1 de l'inventaire n° 1______ seront confisquées et dévolues à l'Etat à concurrence de CHF 310.”
“En ce qui concerne ces indemnités, les biens séquestrés ne peuvent donc être alloués directement, mais seulement servir aux fins de garantir leur paiement. Le recouvrement des réparations civiles et des indemnités pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure relève de la procédure de poursuite pour dettes, le jugement pénal valant titre de mainlevée définitive (CR CPP – Perrin/Roten, 2e éd. 2019, art. 443 n. 4). Le séquestre consiste alors à mettre en sûreté certaines valeurs patrimoniales pouvant faire l'objet d'une exécution forcée future lorsque l'Etat ou le lésé agissent par la voie de la poursuite pour recouvrer les prétentions qui leur sont allouées par le prononcé pénal en force (Perrin/Roten, art. 442 n. 13). Il incombe à l'autorité qui rend la décision finale de statuer sur la restitution à l'ayant droit des objets et des valeurs patrimoniales séquestrés, sur leur utilisation pour couvrir les frais et sur leur confiscation (art. 267 al. 3 CPP). Les valeurs séquestrées seront, alternativement, restituées au lésé (art. 267 al. 2 CPP; art. 70 al. 1 CP), restituées à l'ayant droit (art. 267 al. 3 et 4 CPP), ou utilisées pour couvrir les frais (art. 267 al. 3 et 268 CPP), ou encore confisquées ou allouées aux termes des dispositions légales en la matière (art. 267 al. 3 CPP, art. 376 ss CPP; art. 69 à 73 CP), la restitution au lésé ayant priorité sur une éventuelle confiscation. La restitution au prévenu n'intervient que sur les objets et valeurs qui ne sont ni restitués au lésé, ni confisqués – en vue notamment d'une allocation au lésé –, ni utilisés pour couvrir les frais (Lembo/Nerushay, art. 267 n. 13, art. 268 n. 2b). 6.3. En ce qui concerne les confiscations, restitutions et allocations aux lésés et créance compensatrice que le Tribunal pénal économique a décidées (jugement attaqué consid. H.III.B-M p. 84-91), elles sont contestées sur plusieurs points. 6.3.1. Les sommes de EUR 10'049.41 (553.27 + 9'496.14), séquestrées par les autorités espagnoles (jugement attaqué consid. H.III.B p. 84, ch. 10.i du dispositif), ainsi que de CHF 361'657.”
Nach der Rechtsprechung schützt Art. 70 Abs. 2 StGB nur Dritterwerber, d.h. Personen, die einen deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs und ohne Konnex zur Tathandlung erworben haben. Personen, denen der deliktisch erlangte Vermögenswert unmittelbar durch die Tat zukommt (Direkt‑ bzw. Drittbegünstigte), werden von Abs. 2 nicht erfasst und können daher nach Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen werden.
“1 StGB unterliegen der Einziehung Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der verletzten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (BGE 147 IV 479 nicht publ. E. 3.4; Urteile des Bundesgerichts 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.1 6B_1256/2018 vom 28. Oktober 2019 E. 7.1; 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.1 mit Hinweis). Art. 70 Abs. 2 StGB schützt nach der Rechtsprechung nur Dritterwerber, nicht aber Direktbegünstigte, bei welchen Art. 70 Abs. 1 StGB zur Anwendung kommt. Als Dritterwerber gilt, wer einen deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt. Drittbegünstigt ist dagegen, wem der deliktisch erlangte Vermögenswert unmittelbar durch die Straftat direkt zukommt (BGE 147 IV 479 nicht publ. E. 3.4; Urteile des Bundesgerichts 6B_910/2019 vom 15. Juni 2020 E. 6.5.1; 6B_137/2018 vom 7. November 2018 E. 3.2; 6B_916/2016 vom 25. Oktober 2016 E. 5).”
“adäquate Ursache für die Erlangung des Vermögenswerts ist. Denn der Vermögensvorteil ist nicht auf die Straftat zurückzuführen, wenn dieser auch ohne die strafbare Handlung angefallen wäre. Der Vorteil muss zudem «in sich» unrechtmässig sein. Vermögenswerte, die aus einem objektiv legalen Geschäft stammen, welches nicht in unmittelbarem Zusammenhang mit der Straftat steht, auch wenn eine solche jenes erleichtert haben mag, sind daher nicht einziehbar (Urteil des Bundesgerichts 6B_1091/2017 vom 15. August 2018 E. 2.2 mit weiteren Hinweisen). Die Einziehung kann beim Täter oder bei einem Dritten erfolgen. Beim Dritten ist sie hingegen ausgeschlossen, wenn dieser die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Die Bestimmung schützt nach der Rechtsprechung nur Dritterwerber, nicht aber Direktbegünstigte, bei welchen Art. 70 Abs. 1 StGB zur Anwendung kommt. Als Dritterwerber gilt, wer einen deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt. Drittbegünstigt ist dagegen, wem der deliktisch erlangte Vermögenswert unmittelbar durch die Straftat direkt – das heisst nicht über einen anderen Vermögensträger – zukommt (Urteil des Bundesgerichts 6B_916/2016 vom 25. Oktober 2016 E. 5 mit weiteren Hinweisen). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Gemäss Art. 71 Abs. 2 StGB kann das Gericht von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Urteil des Bundesgerichts 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.1). Gemäss Art. 73 Abs. 1 StGB («Verwendung zu Gunsten des Geschädigten») spricht das Gericht dem Geschädigten, der durch ein Verbrechen oder Vergehen einen Schaden erleidet, welcher nicht durch eine Versicherung gedeckt ist, auf dessen Verlangen bis zur Höhe des Schadenersatzes bzw.”
“1 StGB unterliegen der Einziehung Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der verletzten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (BGE 147 IV 479 nicht publ. E. 3.4; Urteile des Bundesgerichts 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.1 6B_1256/2018 vom 28. Oktober 2019 E. 7.1; 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.1 mit Hinweis). Art. 70 Abs. 2 StGB schützt nach der Rechtsprechung nur Dritterwerber, nicht aber Direktbegünstigte, bei welchen Art. 70 Abs. 1 StGB zur Anwendung kommt. Als Dritterwerber gilt, wer einen deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt. Drittbegünstigt ist dagegen, wem der deliktisch erlangte Vermögenswert unmittelbar durch die Straftat direkt zukommt (BGE 147 IV 479 nicht publ. E. 3.4; Urteile des Bundesgerichts 6B_910/2019 vom 15. Juni 2020 E. 6.5.1; 6B_137/2018 vom 7. November 2018 E. 3.2; 6B_916/2016 vom 25. Oktober 2016 E. 5).”
Bei Verurteilung werden beschlagnahmte Vermögenswerte in der Praxis regelmässig eingezogen und — sofern sie nicht zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes an den Geschädigten ausgehändigt werden — zur Deckung von Verfahrenskosten oder zugunsten des Staates verwendet. Die Staatsanwaltschaft kann in Einstellungsverfügungen die Einziehungsvoraussetzungen als erfüllt erachten. Gerichte verfügen in konkreten Fällen häufig kurze Fristen für die Überweisung beschlagnahmter Guthaben nach Rechtskraft des Entscheids.
“Schliesslich bieten auch die beschlagnahmten CHF 200'000.00 keine Garantie dafür, dass sich der Beschwerdeführer im Falle einer Freilassung nicht ins Ausland absetzen würde, zumal die gesetzliche Konzeption keine Verknüpfung zwischen der Beschlagnahme bzw. Herausgabe von Vermögenswerten einerseits und der Anwesenheit bzw. Kooperation der beschuldigten Person andererseits vorsieht. Darüber hinaus werden beschlagnahmte Vermögenswerte im Verurteilungsfall regelmässig eingezogen und allfällig zum Begleichen der Verfahrenskosten verwendet, sofern sie nicht den geschädigten Personen zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden (vgl. Art. 267 Abs. 3 StPO; Art. 70 Abs. 1 StGB).”
“und 2.9). Vielmehr ist nachfolgend zu prüfen, ob die Staatsanwaltschaft in der angefochtenen Einstellungsverfügung die Einziehungsvoraussetzungen in Bezug auf die CHF 21'731.40 als erfüllt erachten durfte: Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht (bzw. die Staatsanwaltschaft) die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung von unrechtmässigen Vermögensvorteilen aus Betäubungsmitteldelikten ist im Übrigen auch in Art. 24 Abs. 1 des Betäubungsmittelgesetzes (BetmG, SR 812.121) ausdrücklich vorgesehen.”
“________]) sprach es sie frei. Die Berufung der D.________ Ltd. hiess es teilweise gut. Es wies die Bank E.________ AG in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB an, dieser beschlagnahmte Vermögenswerte auf den Konten der Anwaltskanzlei F.________ SL, von A.________, C.B.________, B.B.________, G.________ und der H.H.________ Galerie AG in Liq. in Höhe von insgesamt EUR 650'034.28 und CHF 88'819.99 (Stand 26. Oktober 2021) innert fünf Tagen seit Rechtskraft des Urteils zu überweisen (Dispositiv-Ziff. 4). Weiter sprach es der D.________ Ltd. in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB Restguthaben in Höhe von CHF 117'362.71 auf dem PC-Konto der Staatsanwaltschaft (von G.________ hinterlegte Sicherheit) zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands zu (Dispositiv-Ziff. 5). B.B.________ und A.________ verurteilte es in solidarischer Haftung zur Bezahlung von EUR 7'901'399.-- und CHF 190'000.-- Schadenersatz an die D.________ Ltd., zuzüglich 5% Zins seit dem 21. März 2018 und abzüglich der in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB zugesprochenen Beträge von insgesamt EUR 650'034.28 und CHF 88'819.99 (Stand 26. Oktober 2021) sowie CHF 117'362.71. Die Mehrforderung der D.________ Ltd. im Betrag von EUR 2'626'435.-- verwies es auf den Zivilweg (Dispositiv-Ziff. 6). Die Freigabe der bei der Bank E.________ AG beschlagnahmten Vermögenswerte der Gesellschaften der D._________-Gruppe erwuchs unangefochten in Rechtskraft. Dem Urteil liegt folgender Sachverhalt zugrunde: A.________ war ab Herbst 2008 auf der Suche nach einer Finanzierung für diverse Projekte seiner notleidenden, im Immobilienbereich tätigen Gesellschaft L.________ SL mit Sitz in Spanien, welche ihrerseits Inhaberin bzw. Halterin der einzigen Aktie der D.________ Ltd. mit Sitz in London war. A.________ war im englischen Handelsregister (Companies House) seit dem 18. September 2008 als "Director" der D.________ Ltd. eingetragen. A.________ und B.B.________ (nachfolgend auch: Beschuldigte) lernten sich spätestens im November 2008 kennen. Letzterer gab sich gegenüber Ersterem als Trader im Bereich hochrentabler "High Yield Investmentprogramme" aus.”
“a StPO zu verurteilen; zu einer Freiheitsstrafe von 3 Jahren und 6 Monaten, unter Anrechnung der ausgestandenen Polizeihaft von 1 Tag; zur Bezahlung der vollumfänglichen erstinstanzlichen Verfahrenskosten; zur Bezahlung der oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. eine Gebühr von CHF 1500.00 gemäss Art. 21 VKD); zur Bezahlung eines Betrages von CHF 129’250.00 als Ersatzforderung. III. Im Weiteren sei zu verfügen: Die als Beweismittel beschlagnahmten Gegenstände und Unterlagen (gemäss Ziff. 11./1.4.1 Anklageschrift) seien bei den Akten zu belassen. Das beschlagnahmte Bargeld in der Höhe von CHF 140.00 (Ass.-Nr. 102), CHF 1370.00 (Ass.-Nr. 103), CHF 5200.00 (Ass.-Nr. 106) und CHF 970.00 (Ass.-Nr. 107), insgesamt ausmachend CHF 7680.00, sei zur Deckung der Verfahrenskosten einzuziehen (Art. 268 i.V.m. Art. 442 Abs. 4 StPO). Die Beschlagnahme des Bargelds in der Höhe von CHF 14400.00 (Ass.-Nr. 105) sei aufzuheben und der entsprechende Betrag sei der G.________ (GmbH) herauszugeben. Das aktuelle Guthaben des von der BC.________ für A.________ geführten Kontos IBAN ________ sei vollumfänglich einzuziehen (Art. 70 Abs. 1 StGB). Im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung sei die Beschlagnahme der Forderungen aus dem Darlehensvertrag vom 18.02.2009 sowie die Beschlagnahme des Überschusses des Liquidationsergebnisses aus dem Verkauf der Liegenschaft N.________ 2 in Z.________ im Umfang von CHF 129250.00 aufrecht zu erhalten, bis im Zwangsvollstreckungsverfahren gegen A.________ gemäss SchKG über die Sicherungsmassnahmen entschieden wurde, längstens jedoch für die Dauer von zwei Jahren ab Rechtskraft des Urteils. Der überschiessende Betrag aus dem Liquidationsergebnis in der Höhe von CHF 28'679.15 sei H.________ herauszugeben. Der G.________ (GmbH) sei für die anwaltliche Vertretung durch Fürsprecher F.________ vor erster Instanz ein Anteil von 2/3 des geltend gemachten Aufwands, ausmachend CHF 2440.25 (inkl. MWST und Auslagen), als Entschädigung auszurichten. Das Honorar von Fürsprecher B.________ für die amtliche Verteidigung von A.________ und die damit einhergehenden Rück- und Nachzahlungspflichten seien gerichtlich zu bestimmen.”
Die Rechtsprechung wendet das Drittprivileg von Art. 70 Abs. 2 StGB restriktiv an. Die Gutgläubigkeit der Drittperson wird zwar vermutet, ist aber im Einzelfall zu prüfen; zudem sind die Voraussetzungen des Abs. 2 kumulativ zu erfüllen. Bei der Beurteilung ist das Verhältnismässigkeitsprinzip zu beachten.
“2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (TF 1B_59/2019 du 21 juin 2019 consid. 3.2 et les références citées). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Selon la jurisprudence, elle ne se rapporte pas à la notion civile consacrée à l'art. 3 CC. La confiscation ne peut ainsi pas être prononcée si le tiers sait simplement qu'une procédure pénale a été ouverte contre son partenaire commercial, mais ne dispose pas d'informations particulières. Il faut que le tiers ait une connaissance certaine des faits qui auraient justifié la confiscation ou, à tout le moins, considère leur existence comme sérieusement possible, soit qu'il connaisse les infractions d'où provenaient les valeurs ou, du moins, ait eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction. En d'autres termes, la confiscation à l'égard d'un tiers ne sera possible que si celui-ci a une connaissance - correspondant au dol éventuel - des faits justifiant la confiscation.”
“70 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (al. 1); la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (al. 2). Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (arrêts 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2; 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb; arrêt 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2 et les arrêts cités). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP - soit d'une part la bonne foi du tiers et d'autre part la contre-prestation adéquate ou la rigueur excessive d'une éventuelle confiscation ultérieure - sont cumulatives (arrêt 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2). Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction (arrêt 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Selon la jurisprudence, elle ne se rapporte pas à la notion civile consacrée à l'art. 3 CC. La confiscation ne peut ainsi pas être prononcée si le tiers sait simplement qu'une procédure pénale a été ouverte contre son partenaire commercial, mais ne dispose pas d'informations particulières.”
“Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteile 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.3; 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; je mit Hinweisen). Die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB sind kumulativ (Urteile 1B_269/2018 vom 26. September 2018 E. 4.2; 6B_672/2014 vom 22. Dezember 2017 E. 3.2; JACQUEMOUD-ROSSARI, La créance compensatrice, état des lieux de la jurisprudence, in: La Semaine Judiciaire [SJ] 2019 II S. 292). Für die Einziehung nach Art. 70 Abs. 2 StGB wird vorausgesetzt, dass es sich um eine Drittperson handelt, die die einzuziehenden Vermögenswerte erworben hat, die guten Glaubens ist und die eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihr gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (JACQUEMOUD-ROSSARI, a.a.O., S. 292). Der gute Glaube der Drittperson wird vermutet. Das Verhältnismässigkeitsprinzip erfordert eine breite Auslegung des Begriffs des guten Glaubens, der nicht deckungsgleich ist mit dem zivilrechtlichen Begriff des guten Glaubens gemäss Art. 3 ZGB (Urteil 1B_269/2018 vom 26. September 2018 E. 4.2; JACQUEMOUD-ROSSARI, a.a.O., S. 293). Nach der Rechtsprechung wird verlangt, dass die Drittperson eine dem Eventualvorsatz entsprechende Kenntnis der Tatsachen hat, die eine Einziehung rechtfertigen, d.”
Die Einziehung ist – sofern die gesetzlichen Voraussetzungen vorliegen – zwingend anzuordnen. Die Rechtsprechung zeigt, dass sich die Einziehung auf verschiedenste Vermögenswerte erstrecken kann (z.B. Kleidung, Telefone, Bankkarten, Trottinetten sowie sonstige in Inventaren aufgeführte Gegenstände). Soweit es um Wertpapiere oder treuhänderisch gehaltene Titel geht, kommt in der Praxis auch eine Einziehung der entsprechenden Werte bzw. gegebenenfalls eine Ersatzforderung in Betracht; ebenso können Verwertungserlöse relevant werden.
“Das Recht zur Einziehung verjährt nach sieben Jahren; ist jedoch die Verfolgung der Straftat einer längeren Verjährungsfrist unterworfen, so findet diese Frist auch auf die Einziehung Anwendung (Art. 70 Abs. 3 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Das Gericht kann von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde (Art. 71 Abs.2 StGB). Einziehung und Ersatzforderung sind strafrechtliche sachliche Massnahmen; sie sind zwingend anzuordnen, wenn die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt sind (BGE 139 IV 209 E. 5.3; MARCEL SCHOLL, in: Jürg-Beat Ackermann [Hrsg.], Kommentar, Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisationen, [Einziehung/Kriminelle Organisationen/ Finanzierung des Terrorismus/Geldwäscherei], Bd. I, Zürich 2018, N. 105 zu Art. 70 StGB; NIKLAUS SCHMID, Kommentar, Einziehung Organisiertes Verbrechen Geldwäscherei, Bd. I, 2. Aufl. 2007, N. 98 zu Art. 70-72 StGB).”
“- à W______; - CHF 990.- à Z______; - CHF 597.- à Y______. ******* Ordonne la confiscation et la destruction de la carte AS_____ [banque] figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 9______, des habits, des chaussures et de la trottinette électrique avec son chargeur figurant sous chiffres 1 à 19 de l'inventaire n° 10_____, de la pièce d'identité française au nom de AA_____ [alias], du téléphone AT_____ noir et de la trottinette électrique figurant sous chiffres 1 à 3 de l'inventaire n° 11_____, de la carte bancaire AU_____, des trois impressions de cours des billets, de la semelle de chaussure, de la casquette blanche, du téléphone portable AT_____ blanc, de la CI française au nom de A______ [alias] et des 6 récépissés de pari en sport figurant sous chiffres 2 et 4 à 9 de l'inventaire n° 12_____ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 4 à 5 de l'inventaire n°11_____ et sous chiffre 1 de l'inventaire n°12_____ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du document figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 12_____ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______, à raison de deux tiers, et AA_____, à raison d'un tiers, aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 6'272.-, y compris un émolument de jugement de CHF 2'000.- (art. 426 al. 1 CPP). Condamne A______ à verser à Z______ CHF 1'500.- à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure (art. 433 al. 1 CPP). Fixe à CHF 9'768.40 l'indemnité de procédure due à Me AV_____, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP)." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations, à C______ ainsi qu'au Service de l'application des peines et mesures. La greffière : Melina CHODYNIECKI La présidente : Gaëlle VAN HOVE Indication des voies de recours : Conformément aux art.”
“Partant, il convient de préserver les intérêts de l’État et du plaignant, potentiels bénéficiaires des valeurs susceptibles d’être saisies par le juge du fond – lesquelles pourraient s’élever à plusieurs centaines de milliers de francs in casu –. Qu’il y ait ou non matière à douter du futur recouvrement de ces valeurs importe peu. En effet, contrairement au séquestre en couverture des frais de la procédure – mesure que visent les arrêts du Tribunal fédéral cités par l’intimé –, la saisie confiscatoire tend à priver l’auteur de l’infraction d’un gain illicite déjà en sa possession, et non à veiller à ce qu’il puisse effectivement s’acquitter d’une dette (licite) qui ne naîtra qu’au terme de la procédure. C’est pourquoi, il convient d’examiner si les conditions pour le prononcé d’un séquestre fondé sur l’art. 71 al. 3 CP – étant relevé que seul le prononcé d’une créance compensatrice est envisageable à ce stade, dès lors que l’on ignore si l’intimé dispose de valeurs (in)directement acquises au moyen du produit des infractions qui lui sont reprochées (art. 70 CP) – sont réalisées. 2.6.1. L’intimé a détenu, à titre fiduciaire, pour le compte du recourant, des actions F______ PLC (8 millions) et J______ INC (11'000) qu’il était tenu, soit de lui restituer, soit de vendre avec l’obligation de lui remettre tout ou partie des gains correspondants. Ces titres – dont on ignore s’ils étaient incorporés dans des papiers-valeurs – constituaient donc des choses/valeurs confiées au sens de l’art. 138 CP. Il résulte des relevés de la banque E______ que l’intimé a vendu, entre les étés 2011 et 2014, 16 millions d’actions F______ PLC, respectivement 11'000 titres J______ INC, et affecté les bénéfices y relatifs (GBP 131'086.- et USD 72'759.05) à des dépenses personnelles. L’intéressé ne le conteste du reste pas. Il soutient, en revanche, qu’il aurait encore disposé, après ces opérations et jusqu’en été 2018, d’une quantité suffisante des titres concernés pour respecter l’accord passé avec le plaignant. Cette thèse ne trouve aucun ancrage dans le dossier, à ce stade.”
“Révoque le sursis octroyé le 20 avril 2020 par la Chambre pénale d'appel et de révision à la peine privative de liberté de 3 mois, sous déduction de 6 jours de détention avant jugement (art. 46 al. 1 CP). Condamne A______ à une peine privative de liberté d'ensemblede huit mois, sous déduction de 121 jours de détention avant jugement (art. 40 CP). Condamne A______ à une amende de CHF 200.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 2 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation du téléphone figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 2______. Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______ (art. 70 CP). Prend acte de ce que l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseur d'office de A______, pour la procédure préliminaire et de première instance a été fixée à CHF 2'217.05 (art. 135 CPP) Statuant le 13 janvier 2022 : Condamne A______ aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 1'093.-, ainsi qu'au 90% de l'émolument complémentaire de jugement de CHF 600.- (art. 426 al. 1 CPP). Condamne A______ aux 90% des frais de la procédure d'appel, en CHF 1'215.-, qui comprennent un émolument de CHF 1'000.-, soit CHF 1'093.50 (art. 428 al. 1 CPP). Arrête à CHF 1'923.20, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Notifie le présent dispositif aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, à la prison B______, à l'Office cantonal de la population et des migrations et au Secrétariat d'Etat aux migrations. Le greffier : Alexandre DA COSTA Le président : Pierre BUNGENER e.”
Teilweise Rückgabe schliesst Einziehung nicht aus: Die Rechtsprechung bestätigt, dass einzelne Vermögenswerte oder Effekten an Beschuldigte zurückgegeben werden können, während gleichzeitig andere werthaltige Vermögenswerte nach Art. 70 StGB eingezogen werden.
“Au regard de ce qui précède, il apparaît que l'intérêt de la Suisse à prononcer l'expulsion dépasse celui de l'appelant à y rester. Il n'apparaît toutefois pas nécessaire, compte tenu de l'absence d'antécédents, de fixer la durée de l'expulsion au-delà de la durée minimale de cinq ans. L'expulsion obligatoire de l'appelant sera dès lors ordonnée pour une durée de cinq ans, durée légale minimale, l'appel étant rejeté sur cette question également. 4.2.2. Il sera renoncé à l'inscription dans le SIS dans la mesure où il n'apparaît pas au dossier que l'appelant aurait commis des infractions en Europe et qu'il possède un titre en séjour espagnol, pays dans lequel réside son père. 5. 5.1. Selon l'art. 69 CP, alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, le juge prononce la confiscation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d'une infraction, si ces objets compromettent la sécurité des personnes, le morale ou l'ordre public. Le juge peut ordonner que les objets confisqués soit mis hors d'usage ou détruits. 5.2. En vertu de l'art. 70 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 5.3. Malgré d'une erreur de plume, on comprend des conclusions de l'appelant qu'il sollicite la restitution des objets et valeurs figurant aux chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 1______ et aux chiffres 5, 6, 18 et 20 de l'inventaire n° 3______. Il s'agit du montant de CHF 1'416.60 et [d'un téléphone portable de marque] Z______ noir retrouvés sur lui au moment de son interpellation ainsi que de CHF 1'410.-, EUR 1'000.-, d'un Z______ blanc/rose et d'un [téléphone portable de marque] AA______ découverts lors de la perquisition de sa chambre, soit des valeurs patrimoniales et des objets en lien avec le trafic de stupéfiants tel que cela ressort des considérants du présent arrêt. Par conséquent, les confiscations, destructions et dévolutions à l'état contestées par l'appelant seront confirmées, de même que celles qui concernaient les biens de son co-prévenu.”
“0) - 1 Mobiltelefon Samsung schwarz inkl. SIM-Karte, SIM-Kartenklammer (Ass. 6.1) - 1 Nähnadel (Ass. 6.2) - 1 brauner Lederleibgurt mit silberfarbener Schnalle (Ass. 6.3) - 1 graue Kappe (Ass. 6.4) - 1 schwarze Herrenjacke Marke Jack Wolfskin (Ass. 6.5) - 1 Paar schwarz-graue Gartenhandschuhe (Ass. 6.8) - 1 schwarze Kopfhaube (Ass. 6.9) - 1 Taschenlampe in Kugelschreiberform (Ass. 7.0) - 2 Schraubenzieher Swiss Tool Grösse Nr. 7 (Ass. 7.1) - 1 silberfarbene Halskette mit Anhänger (Ass. 6 HS Ferienwohnung) - 1 Paar goldfarbene Ohrstecker mit Stein (Ass. 7 HS Ferienwohnung) 4. Folgende Gegenstände werden nach Rechtskraft des Urteils A.________ zu Handen seiner Effekten zurückgegeben: - 1 serbische Identitätskarte, lautend auf AU.________, Nr. AV.________ (Ass. 1.1) - 1 serbischer Führerausweis, lautend auf AU.________, Nr. AW.________ (Ass. 1.2) - 1 serbischer Pass, lautend auf AU.________, Nr. AX.________ (Ass. 1.4) 5. Vom Betrag von total Fr. 2'665.20 werden - Fr. 1'605.25 eingezogen (Art. 70 StGB). - Fr. 1'059.95 anteilsmässig zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet (Art. 267 Abs. 2 i.V.m. Art. 268 Abs. 1 lit. a, Art. 442 Abs. 4 StPO). 6. Folgende Geldbeträge werden bei den Akten belassen: - 1 Fünfrappenstück (Ass. 107) - Bargeld 1 Banknote Lire 1x 10‘000.00 (Ass. 13.2) - Bargeld 1 Banknote Rand 1x 10.00 (Ass. 13.4) - Bargeld Banknoten indonesische Rupien 19‘000.00 (Ass. 2.12) 7. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN.________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 4 i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 8. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. Art. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). 2. Berufung Gegen dieses Urteil liess der Beschuldigte, amtlich verteidigt durch Rechtsanwalt B.”
Eine teilweise Aufhebung (Levée) des strafrechtlichen Séquestres zugunsten der Befriedigung zivilrechtlicher Gläubiger kann beantragt werden; Verteidiger haben solche Anträge in der Praxis gestellt. Die Behörden und Gerichte können ferner séquestrierte Beträge ganz oder teilweise einer Verrechnung mit staatlichen Forderungen (z. B. Bussen, Verfahrenskosten) zuweisen und den verbleibenden Rest zurückgeben. Ob und in welchem Umfang eine Teilhebung stattgegeben wird, ist im Einzelfall zu prüfen.
“382 république et canton de Genève POUVOIR JUDICIAIRE P/6441/2016 ACPR/270/2021 COUR DE JUSTICE Chambre pénale de recours Arrêt du lundi 26 avril 2021 Entre A______, domicilié ______, comparant par Me B______, avocat, recourant, contre le refus de levée de séquestre rendu le 17 février 2021 par le Ministère public, et LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, intimé. Vu : - la procédure ouverte, le 17 avril 2016, contre C______ pour infraction à la LStup et le séquestre de son compte auprès de D______ SA; - la constitution de Me B______ à la défense des intérêts de C______ le 19 avril 2016 et la révocation du mandat le 8 novembre suivant; - le courrier du 26 février 2018 par lequel Me B______ a demandé la levée partielle du séquestre pénal du compte de C______; - le refus du Ministère public du 28 février 2018; - le courrier du 16 février 2021 par lequel Me B______ a renouvelé la demande de levée de séquestre; - le refus renouvelé du 17 février 2021 du Ministère public, notifié à une date inconnue, au motif que "ces fonds proviennent de la commission d'une infraction pénale et qu'ils seront, au terme de la procédure, confisqués au sens de l'art. 70 CP"; - le recours du 1er mars 2021 formé par Me A______, sous la plume de Me B______, concluant, préalablement, à lui autoriser l'accès à la procédure et lui donner 1'occasion de compléter son recours; au fond, lever le séquestre pénal des avoirs de C______ auprès de D______ SA dans la mesure nécessaire pour recouvrer sa créance de CHF 10'280.- avec intérêts et frais; - les observations du Ministère public. Attendu que : - il ressort du recours que Mes A______ et B______ avaient été mandatés pour la défense du prévenu; ils avaient cessé d'occuper faute pour ce dernier d'avoir versé les provisions; ils avaient obtenu un séquestre civil sur le compte du prévenu auprès de D______ SA et Me B______ avait cédé sa créance à Me A______. L'Office des poursuites ayant fait savoir qu'il ne pouvait exécuter la réquisition de continuer la poursuite en raison du séquestre pénal frappant les avoirs du prévenu, Me A______ avait sollicité la levée de ce séquestre à due concurrence.”
“2.2 L'art. 442 al. 4 CPP prévoit que les autorités pénales peuvent compenser les créances portant sur des frais de procédure avec les indemnités accordées à la partie débitrice dans la même procédure pénale et avec les valeurs séquestrées. La jurisprudence reconnaît que l'autorité pénale peut prononcer la compensation, fondée sur l'art. 120 ss CO, à l'égard d'autres créances que celles portant sur des frais de procédure (cf. TF 6B_138/2019 du 6 août 2019 consid. 4.4.3). Cela suppose néanmoins que la compensation concerne des créances et des dettes issues de la même procédure pénale (cf. ibidem). 8.3 Comme la condamnation de l'appelant est confirmée, ses conclusions principales portant sur la restitution de la totalité des sommes séquestrées doivent être rejetées. En revanche sa conclusion subsidiaire doit être admise. En effet, contrairement à ce que le procureur avait retenu dans son ordonnance pénale, soit une confiscation fondée sur l'art. 70 CP, le premier juge a limité, dans son dispositif (ch. III), la confiscation et la dévolution à l'Etat des sommes séquestrées à l'imputation du montant de l'amende et des frais de justice. Le Ministère public n'ayant pas déposé un appel joint, la Cour est liée par cette formulation du dispositif et une rectification de celle-ci équivaudrait à une reformatio in pejus. Au vu de ce qui précède, le montant séquestré de 240'884 fr. 04 sur le compte UBS n° 0243-147571.01N devra être confisqué et alloué à l’Etat en compensation de l’amende de 100'000 fr. prononcée à l’encontre de l’appelant, ainsi que des frais de justice de première et deuxième instances mis à la charge de celui-ci, incluant les indemnités allouées à son défenseur d’office. Le solde des montants séquestrés devra être restitué à l’appelant. L’appel doit être admis dans cette mesure également. 9. La libération de l’appelant du chef de prévention d’infraction qualifiée à la loi relative à la recherche sur l’être humain n’a pas d’incidence sur la mise à sa charge de l’entier des frais de première instance.”
Aus dem Verwertungserlös sind zunächst die Verwertungskosten zu decken. Anschliessend können grundpfandgesicherte Hypothekarschulden (inkl. aufgelaufener Hypothekarzinsen) bis zur Höhe der grundpfandgesicherten Forderungen befriedigt werden. Ein danach verbleibender Überschuss kann zugunsten des Geschädigten ausgeschieden bzw. weiter verteilt werden.
“34 StGB, Art. 40 StGB, Art. 42 Abs. 1 StGB, Art. 44 Abs. 1 StGB, Art. 47 StGB, Art. 49 Abs. 1 und 2 StGB sowie Art. 333 Abs. 1 StGB. 2. A. wird vom Vorwurf der Unterlassung der Buchführung in Ziff. 4.4 der Anklage, vom Vorwurf der Urkundenfälschung in Ziff. 6.2 der Anklage und vom Vorwurf der groben Verletzung von Verkehrsregeln in Ziff. 8 der Anklage freigesprochen. 3. Das Verfahren betreffend Unterlassung der Buchführung gemäss Ziff. 6.3 der Anklage wird zufolge Eintritts der Verjährung eingestellt (aArt. 166 StGB i.V.m. aArt. 97 Abs. 1 StGB). 4. Eine Ersatzforderung gegenüber F. , E. und D. wird mangels Vorliegens der Voraussetzungen nicht ausgesprochen. Die gegenüber F. , E. und D. von der Staatsanwaltschaft mit Verfügung vom 13. März 2015 angeordnete Forderungsbeschlagnahme und Anweisung in Zusammenhang mit der Liegenschaft G. 1 in H. wird aufgehoben. 5.a) Die beschlagnahmte Liegenschaft in I. , Grundstück Parzelle Nr. 2, Plan Nr. 3, Dorf, mit Wohnhaus Nr. 2, J. strasse 2, wird gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen und verwertet. b) Mit der Verwertung der Liegenschaft wird die Sicherheitsdirektion Basel-Landschaft, Abteilung Fund- und Verwertungsdienst, beauftragt. c) Aus dem Verwertungserlös sind die Verwertungskosten der Sicherheitsdirektion Basel-Landschaft, Abteilung Fund- und Verwertungsdienst, zu begleichen. d) Aus dem danach verbleibenden Überschuss sind die noch offene Hypothekarschuld und die aufgelaufenen Hypothekarzinsen bis zu einem Maximalbetrag in Höhe der grundpfandgesicherten Forderungen von CHF 2'650'000.− zu begleichen. e) Ein danach verbleibender Überschuss ist in Höhe von CHF 103'902.66 zugunsten von C. auszuscheiden. Davon werden CHF 100'000.− zur Sicherung der gegen C. ausgesprochenen Ersatzforderung (vgl. Ziff. 9) beschlagnahmt, bis im Falle einer Zwangsvollstreckung der Ersatzforderung die für die Zwangsvollstreckung zuständige Behörde über die Anordnung von Sicherungsmassnahmen entschieden hat. CHF 3'902.66 sind nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils an C.”
Kann der Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte nicht genau bestimmt werden oder würde die Bestimmung einen unverhältnismässigen Aufwand erfordern, kann das Gericht den Betrag nach Art. 70 Abs. 5 StGB schätzen. Die Vorschrift findet, soweit die Rechtsprechung ausführt, auch auf Ersatzforderungen Anwendung. Die Bestimmung dient der Durchsetzung des Ziels, deliktische Vorteile auszugleichen («le crime ne doit pas payer») und bringt insoweit eine Erleichterung der Beweislast bei der Festsetzung des einzuziehenden Betrags.
“Lässt sich der Umfang der einzuziehenden resp. von einer Ersatzforderung erfassten Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand ermitteln, so kann ihn das Gericht schätzen (Art. 71 und Art. 70 Abs. 5 StGB).”
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer ». La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 et les références citées ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 ; TF 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.3). Aux termes de l'art. 70 al. 5 CP, si le montant des valeurs patrimoniales soumises à la confiscation ne peut pas être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation. L'art. 70 al. 5 CP n'emporte aucun allègement des conditions de fond de la mesure de confiscation ou de la créance compensatrice, mais consacre un allègement du fardeau de la preuve en ce qui concerne la détermination du montant à confisquer (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1 ; TF 6B_861/2022 du 13 avril 2023 consid. 2.1.2). En vertu de l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'État d'un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées. Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que cette mesure.”
“Nach Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Lässt sich der Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand ermitteln, so kann das Gericht diesen schätzen (Art. 70 Abs. 5 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe. Einziehung und Ersatzforderung sind strafrechtliche sachliche Massnahmen, die zwingend anzuordnen sind, wenn die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt sind (BGE 139 IV 209 E. 5.3; Urteil 6B_1419/2020 vom 2. Mai 2022 E. 4.3.2; je mit Hinweisen). Die Einziehung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Der Täter soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben. Damit dienen die Einziehungsbestimmungen der Verwirklichung des sozial-ethischen Gebots, nach welchem sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll (BGE 144 IV 285 E. 2.2, 1 E. 4.2.1; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Die gleichen Überlegungen gelten für Ersatzforderungen des Staates. Es soll verhindert werden, dass derjenige, der die Vermögenswerte bereits verbraucht bzw. sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jener, der noch über sie verfügt (BGE 140 IV 57 E.”
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Si le montant des valeurs soumises à la confiscation ne peut être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation (art. 70 al. 5 CP). La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1; 144 IV 285 consid. 2.2; 144 IV 1 consid. 4.2.1). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2; 125 IV 4 consid. 2a/bb). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid.”
Ist die für die Einziehung erforderliche «Papierspur» nicht rekonstruierbar, kommt anstelle der Einziehung regelmässig eine Ersatzforderung des Staates in Betracht. Die Voraussetzungen der Einziehung gegenüber einem Dritten muss der Staat beweisen. Behauptet der Dritte, er habe eine gleichwertige Gegenleistung erbracht, ist er zur zumutbaren Mitwirkung bei der Beweiserhebung verpflichtet.
“zu, wenn anzunehmen ist, dass der Täter den Schaden nicht ersetzen oder eine Genugtuung nicht leisten wird. Nach der Rechtsprechung können neben den unmittelbar aus der Straftat stammenden Vermögenswerten auch die echten und unechten Surrogate eingezogen werden, sofern die von den Original- zu den Ersatzwerten führenden Transaktionen identifiziert und dokumentiert werden können. Es ist mithin anhand einer «Papierspur» («paper trail») nachzuweisen, dass die einzuziehenden Werte an Stelle der deliktisch erlangten Originalwerte getreten sind. Ist die Papierspur nicht rekonstruierbar, so ist auf eine Ersatzforderung in entsprechender Höhe zu erkennen (BGE 126 I 97 E. 3c; Urteil des Bundesgerichts 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.2). Auch wenn sich der Dritte im Einziehungsverfahren nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann, hat der Staat sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung beim Dritten zu beweisen. Der Dritte, der behauptet, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, muss bei der Beweiserhebung in zumutbarer Weise mitwirken (Urteil des Bundesgerichts 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.3; Urteil des Bundesgerichts 6B_925/2009 vom 11. März 2010 E. 5.3).”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nach den Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist. Dabei entspricht die Ersatzforderung in ihrer Höhe grundsätzlich den durch die strafbaren Handlungen erlangten Vermögenswerten, welche der Vermögenseinziehung unterlägen, wenn sie noch vorhanden wären.”
“1 in fine CP offre au lésé un droit à la restitution directe des valeurs patrimoniales, sans confiscation ni dévolution à l’Etat, et sans avoir à recourir au mécanisme d’allocation prévu par l'art. 73 CP. Cette mesure a la priorité sur une éventuelle confiscation et l'attribution au lésé en réparation du dommage subi (ATF 145 IV 237 consid. 3.2, JdT 2019 IV 317). 6.1.3. La confiscation suppose (i) la réalisation des conditions objectives et subjectives d’une infraction, (ii) des valeurs patrimoniales, (iii) un rapport de connexité entre les valeurs patrimoniales et l’infraction et (iv) l’absence de cause d’exclusion (Mauron, La valeur patrimoniale sujette à confiscation ou à restitution en procédure pénale, p. 1636 in Pratique juridique actuelle, 2018). 6.1.4. Lorsque l'avantage illicite doit être confisqué, mais que les valeurs patrimoniales en résultant ne sont plus disponibles, parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées, le juge ordonne le remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 CP; arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 consid. 3.2, SJ 2013 I 13). Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée: elle est alors soumise aux mêmes conditions que cette mesure. Le prononcé de la créance compensatrice n’exigera en revanche pas de lien de connexité entre les valeurs qui seront séquestrées à cette fin et l’infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2; arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 6.2, SJ 2021 I 305). 6.1.5. A teneur de l'art. 71 al. 2 CP, le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s’il est à prévoir qu’elle ne serait pas recouvrable ou qu’elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée.”
Bei der nach Art. 70 StGB vorzunehmenden Verhältnismässigkeitsprüfung ist darauf zu achten, dass die Einziehung die Mindestversorgung der betroffenen Person nicht gefährdet; bei Bedürftigen muss die gewährleistete Mindestversorgung sichergestellt werden.
“Dans la mesure où toute aide d'urgence n’est pas exclue pour les mendiants, même étrangers, l'interdiction – au demeurant partielle en tant qu’elle ne concerne que certains lieux bien définis – qui leur est faite ne porte pas atteinte à leur droit d'obtenir de l'aide dans des situations de détresse, le but de l'art. 12 Cst. étant justement d'éviter qu'une personne ne doive se livrer à la mendicité pour survivre (ATF 150 I 6 consid. 5.1 et les références citées; TF 1C_443/2017 consid. 4.4.3). De plus, les amendes – qui devront être infligées en dernier recours par les autorités pénales – sont d’un faible montant, lequel pourra de surcroît être adapté vu les dispositions générales du CP examinées ci-avant. Au vu des considérants qui précèdent, celles-ci pourront ainsi dans la grande majorité des cas être payées par les revenus d’appoint perçus grâce à la mendicité, sans que cela ne porte atteinte au minimum vital des intéressés, lequel est garanti par l’octroi de l’aide d’urgence. En ce qui concerne la confiscation des recettes liées à la mendicité, on rappellera que celle-ci, fondée sur l’art. 70 CP, nécessite un examen de la proportionnalité par les autorités pénales, qui vise à garantir le minimum vital des personnes s’adonnant à la mendicité (cf. consid. 5b cc supra). Dans ces circonstances, et compte tenu de la nécessité d’infliger une sanction pénale afin de réprimer les comportements indésirables, laquelle n’a pas été exclue par la CourEDH (cf. consid. 5b cc supra), le principe de la proportionnalité au sens étroit est respecté.”
Wird eine berechtigte Person nicht festgestellt, erfolgt eine öffentliche Ausschreibung bzw. amtliche Bekanntmachung, um die Anmeldung von Ansprüchen Dritter zu ermöglichen.
“(G93685) Die beschlagnahmten Schmuckstücke werden mangels Feststellung der berechtigten Personen zur Anmeldung von Ansprüchen nach Art. 267 Abs. 6 StPO i.V.m. Art. 70 Abs. 4 StGB öffentlich ausgeschrieben. Im Übrigen werden die Gegenstände vernichtet.”
“92% du solde des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 3 à […], relation n°5, au nom de la société 2, anciennement ouverte à la banque 4 à […]. 6. L'immeuble à […], Espagne (bureau du cadastre n°6), sous réserve de son exécution par les autorités espagnoles. A l'encontre de B.: 7. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 5 à […], relation n°7, au nom de la société 6. 8. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 6 à […], relation n°8, au nom de la société 6. 9. La cédule hypothécaire au porteur « […], Ordn.-Nr. n°10» (n° de série n°11), constituée le 1er septembre 1989 et dont la débitrice est la société 6, portant sur la parcelle […] à […], cadastre […]. 10. L'immeuble composé de bureaux sis […] à […] (feuille […], plan […], cadastre n° […]), ainsi que les loyers perçus et à percevoir. 11. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 7 à […], relation n°12, au nom de la société 9. 12. S'agissant des chiffres V.7 à V.10 susmentionnés, la décision de confiscation fera l'objet d'un avis officiel (art. 70 al. 4 CP). A l'encontre de H.: 13. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 9 à […], relation n°13, au nom de H. VI. Créance compensatrice (art. 59 ch. 2 al. 1 aCP; art. 71 al. 1 CP) 1. La Cour ordonne le prononcé en faveur de la Confédération d'une créance compensatrice d'un montant de CHF 8'800'000.- à l'encontre de F. 2. La Cour ordonne le prononcé en faveur de la Confédération d'une créance compensatrice d'un montant de CHF 22'000'000.- à l'encontre de B. VII. Maintien des saisies (art. 59 ch. 2 al. 3 aCP; art. 71 al. 3 CP) La Cour maintient les saisies suivantes, en vue de l'exécution de la créance compensatrice prononcée à l'encontre de F.: 1. 2% du solde des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 3 à […], relation n°3, au nom de F., anciennement ouverte à la banque 4 à […]. 2. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 10 à […], relation n°14, au nom de F. 3. Les titres de la société 116 (300'000) déposés à la banque 11 à […], relation n°15.”
Bei der Vollziehung von Art. 70 StGB erfolgt die Befriedigung staatlicher Ansprüche häufig durch Verrechnung mit séquestrierten Werten zugunsten der Verfahrenskosten. Séquestrate können zurückbehalten werden, bis Ansprüche von Verletzten oder Dritten geltend gemacht sind; erst danach erfolgt gegebenenfalls die Devolution an den Staat. Ein bereits strafrechtlich angeordneter Sequester schliesst die Einziehung nicht aus, kann jedoch die Realisierung und Verteilung der Vermögenswerte behindern.
“Ordonne la confiscation et le versement à la procédure des objets figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 21_____, et sous chiffres 1 à 4, 13 et 14 de l'inventaire n° 22_____ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue et des objets figurant sous chiffres 1, 3 à 5, de l'inventaire n° 23_____, sous chiffres 9 et 10 de l'inventaire n° 24_____, sous chiffre 2 de l'inventaire n° 25_____, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 26_____, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 27_____, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 28_____, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 29_____ sous chiffres 1 et 3 à 6 de l'inventaire n° 30_____, sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 31_____, sous chiffre 3 de l'inventaire n° 32_____ et sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 33_____ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation des objets figurant sous chiffres 6 à 21 de l'inventaire n° 23_____ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 25_____ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des objets figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 34_____, sous chiffres 10 et 11 de l'inventaire n°24_____, sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n°32_____ et sous chiffre 2 de l'inventaire n°30_____ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à leur ayant-droit lorsqu'il sera connu des objets figurant sous chiffres 6 à 12 de l'inventaire n° 22_____, sous chiffre 2 de l'inventaire n°23_____, sous chiffres 1 à 8, 13 et 14 de l'inventaire n°24_____, sous chiffre 2 de l'inventaire n°27_____, sous chiffre 7 de l'inventaire n°30_____ et sous chiffres 3 et 4 de l'inventaire n°31_____ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 23'227.20, y compris un émolument de jugement de CHF 2'000.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 25_____ (art.”
“Prononce une peine privative de liberté de substitution de 3 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 5 ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que la peine prononcée avec sursis n'empêche pas l'exécution de l'expulsion durant le délai d'épreuve. Renonce à ordonner le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Lève les mesures de substitution ordonnées le 8 décembre 2020 par le Tribunal des mesures de contraintes. Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 2 à 6 de l'inventaire n°2______ et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°2______ et sous chiffres 2 à 4 de l'inventaire n°4______, sous déduction des montants versés à titre humanitaire (art. 70 CP). Ordonne la restitution à son ayant-droit des objets figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ et sous chiffre 2 de l'inventaire n°5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne le séquestre et l'affectation aux frais de la procédure des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ (art. 268 al. 1 let. a CPP). Fixe à CHF 8'798.60 l'indemnité de procédure due à Me H______, défenseur d'office de E______ (art. 135 CPP). Fixe à CHF 11'167.65 l'indemnité de procédure due à Me D______, défenseur d'office de C______ (art. 135 CPP). Fixe à CHF 9'240.65 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Condamne [...], C______ et A______, chacun pour un tiers, aux frais de la procédure, qui s'élèvent au total à CHF 9'766.80, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure à l'égard de A______ avec les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ (art.”
“Il fatto poi che nel 2018 i fondi erano posti sotto sequestro penale già dal 2011 non ne ostava al pignoramento, anche senza un previo “co-sequestro” (DTF 93 III 93 consid. 3), ma solo alla realizzazione e alla distribuzione (art. 44 LEF; DTF 131 III 657 consid. 3.2), finché ne rimanevano possibili la confisca o la restituzione giusta l’art. 70 CP – mentre il sequestro conservativo in vista dell’esecuzione del risarcimento equivalente previsto dall’art. 71 cpv. 3 CP non conferisce alcun privilegio allo Stato o alla persona lesa (DTF 142 III 176 consid. 3.1; sentenza della CEF”
Dritte, die geltend machen, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, müssen bei der Beweiserhebung in zumutbarer Weise mitwirken; dies umfasst zumindest die plausible Darlegung der legalen Herkunft bzw. das Vorlegen entsprechender Unterlagen, ohne dass von ihnen ein strikter Beweis verlangt wird.
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die sogenannte Ausgleichseinziehung nach Art. 70 StGB setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist. Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein kausaler Zusammenhang besteht in dem Sinn, dass die Erlangung des Vermögenswerts als "direkte und unmittelbare" Folge der Straftat erscheint. Dabei können aber auch bloss indirekt durch eine strafbare Handlung erlangte Vermögenswerte Gegenstand einer Einziehung sein (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1 f., 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB ist die Einziehung ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt. Dritte, die behaupten, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, müssen bei der Beweiserhebung in zumutbarer Weise mitwirken (Urteile 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.3 f.; 6B_502/2020 vom 6. Mai 2021 E. 1.2.1; je mit Hinweisen). Die blosse Kokain-Kontamination genügt für den Nachweis der deliktischen Herkunft von Bargeld aus dem Drogenhandel in der Regel nicht. Dazu bedarf es vielmehr weiterer Indizien wie das Fehlen einer plausiblen Erklärung für einen legalen Erwerb der Gelder, die Stückelung eines grossen Geldbetrags in kleine Einheiten und verschiedene Währungen oder die Art des Geldtransports.”
“Von Gesetzes wegen ist die Einziehung ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteile 6B_1477/2021 vom 2. November 2022 E. 3.1; 6B_1227/2021 vom 10. Oktober 2022 E. 1.4; 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.3; je mit Hinweisen). Auch wenn sich der Dritte im Einziehungsverfahren nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann, so hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung bei diesem zu beweisen. Dritte, die behaupten, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, müssen bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken (Urteile 6B_1227/2021 vom 10. Oktober 2022 E. 1.5; 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.4; 6B_502/2020 vom 6. Mai 2021 E. 1.2.1; je mit Hinweisen). Ob ein Einziehungsentscheid gegen die bundesrechtlichen Beweislastregeln verstösst, prüft das Bundesgericht als Rechtsfrage mit voller Kognition (Urteile 6B_1227/2021 vom 10. Oktober 2022 E. 1.5; 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.4; je mit Hinweisen).”
“Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (BGer 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; 6B_969/2020 vom 6. Dezember 2021 E. 1.3.2; je mit Hinweisen). Auch wenn sich der Dritte im Einziehungsverfahren nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann, so hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung beim Dritten zu beweisen. Dritte, die behaupten, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, müssen bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken; insbesondere, indem sie die legale Herkunft der Gelder zumindest plausibel behaupten jedoch nicht beweisen müssen (BGer 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.4 und 2.4.2; 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3 und 5.6; je mit Hinweisen).”
Die Schätzung betrifft allein die Ermittlung des einzuziehenden Betrags und stellt eine Erleichterung des Beweislastes hinsichtlich der Höhe dar. Sie verändert nicht die materiellen Voraussetzungen der Einziehung und beeinflusst nicht die Anforderungen an den Nachweis des Vorliegens der Straftat.
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer ». La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 et les références citées ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 ; TF 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.3). Aux termes de l'art. 70 al. 5 CP, si le montant des valeurs patrimoniales soumises à la confiscation ne peut pas être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation. L'art. 70 al. 5 CP n'emporte aucun allègement des conditions de fond de la mesure de confiscation ou de la créance compensatrice, mais consacre un allègement du fardeau de la preuve en ce qui concerne la détermination du montant à confisquer (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1 ; TF 6B_861/2022 du 13 avril 2023 consid. 2.1.2). En vertu de l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'État d'un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées. Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient.”
“Aux termes de l'art. 70 al. 5 CP, si le montant des valeurs patrimoniales soumises à la confiscation ne peut pas être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation. L'art. 70 al. 5 CP n'emporte aucun allègement des conditions de fond de la mesure de confiscation ou de la créance compensatrice, mais consacre un allègement du fardeau de la preuve en ce qui concerne la détermination du montant à confisquer (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1 p. 11). Selon l'art. 71 al. 2 CP, le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s'il est à prévoir qu'elle ne serait pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée. Il doit procéder à une appréciation globale de la situation de l'intéressé. Le cas échéant, il tiendra compte du fait que le délinquant a dû emprunter une somme importante pour se lancer dans le trafic de stupéfiants ou qu'il doit subir une lourde peine privative de liberté.”
“1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer ». La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 et les références citées ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 ; TF 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.3). Aux termes de l'art. 70 al. 5 CP, si le montant des valeurs patrimoniales soumises à la confiscation ne peut pas être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation. L'art. 70 al. 5 CP n'emporte aucun allègement des conditions de fond de la mesure de confiscation ou de la créance compensatrice, mais consacre un allègement du fardeau de la preuve en ce qui concerne la détermination du montant à confisquer (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1 ; TF 6B_861/2022 du 13 avril 2023 consid. 2.1.2). En vertu de l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'État d'un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées. Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que cette mesure.”
Bei Korruptions- und Bestechungsfällen ist der durch die Straftat erlangte Vermögensvorteil häufig nicht genau bestimmbar und daher nach Art. 70 Abs. 5 StGB zu schätzen. Die Schätzung hat sich an den konkreten Umständen des Einzelfalls zu orientieren; eine pauschale Festsetzung des gesamten Nettoerlöses kommt nicht stets in Betracht. Insbesondere bei der Beeinflussung eines Ermessensentscheids kann der erzielte Geschäftsertrag nur teilweise deliktisch sein, so dass eine umfassende Umstände berücksichtige Schätzung vorzunehmen ist.
“BGE 124 I 6 E. 4b/dd; Urteil 6B_697/2009 vom 30. März 2010 E. 2.4.1). Entscheidend sind die jeweils konkreten Umstände des Einzellfalls. Eine allgemein gültige Berechnungsmethode existiert nicht (BGE 147 IV 479 E. 6.5.3.3). In BGE 147 IV 479 legte das Bundesgericht die Grundzüge dar, in welchem Umfang der Gewinn aus einem durch Bestechung zustande gekommenen Vertrag einzuziehen ist. Unter ausführlicher Berücksichtigung der in der Doktrin vertretenen Ansichten wurde erkannt, dass darauf abzustellen ist, ob der Vertrag einen illegalen Inhalt hatte, der Vertragsabschluss im Ermessen des bestochenen Beamten lag (sog. Beeinflussung eines Ermessensentscheids) oder gar Anspruch auf die Leistung bestand bzw. der Vertrag auch ohne die Bestechungszahlung abgeschlossen worden wäre (BGE 147 IV 479 E. 6.4). Namentlich bei der Beeinflussung eines Ermessensentscheids ist mit der Lehre nicht der gesamte Nettoerlös einzuziehen, sondern hat eine sich an den gesamten Umständen orientierende Schätzung gemäss Art. 70 Abs. 5 StGB zu erfolgen (BGE 147 IV 479 E. 6.5.3.1 f. mit Hinweisen).”
“BERNARD BERTOSSA zeigt ebenfalls die Probleme auf, die sich bei der Einziehung des deliktischen Erlöses aus dem durch BGE 147 IV 479 S. 492 Bestechung zustande gekommenen Rechtsgeschäft stellen. Der Autor führt die schwierige Feststellung eines deliktischen Erlöses einerseits darauf zurück, dass ein Abstellen auf den Marktwert einer Leistung mangels Bestimmbarkeit eines solchen nicht immer möglich ist. Andererseits weist er aber auch darauf hin, dass für die Ermittlung des Vorteils nicht einzig auf die Leistung und Gegenleistung abgestellt werden darf, sondern dass auch die effektive wirtschaftliche Situation des Bestechenden nach dem Vertragsabschluss mit der Situation ohne Vertragsabschluss verglichen werden muss. Der Autor anerkennt, dass es keine allgemein anwendbare Berechnungsmethode gibt und die Bestimmung des durch die Bestechung erlangten Vorteils vielmehr von Fall zu Fall zu erfolgen hat und nötigenfalls in Anwendung von Art. 70 Abs. 5 StGB zu schätzen ist (BERTOSSA, Confiscation et corruption, SJ 2009 II S. 380 f.).”
“- (nach Abzug der Bestechungszahlung von Fr. 863'000.-) lediglich Fr. 1'160'000.-, d.h. rund 50 %, eingezogen (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 1.4 und 2.1), dies obschon die Vorinstanz für erwiesen hielt, dass der Ertrag aus dem Rechtsgeschäft ohne die Bestechungszahlung angesichts des vermehrten Kostendrucks tiefer ausgefallen wäre (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 1.3). Die Vorinstanz rechtfertigte dies damit, dass der erwähnte Erlös nicht nur von der korrumpierten Mandatserteilung, sondern auch von der erfolgreichen Arbeit des betroffenen Unternehmens abhängig gewesen sei. Der mit den Mandaten erwirtschaftete Ertrag stelle aus diesem Grund einen bloss teilweise deliktischen Vermögenswert dar (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 2.1). Dies war gemäss dem Bundesgericht nicht zu beanstanden (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 2.3). Das Bundesgericht stellte hierfür auf FLORIAN BAUMANN ab, wonach bei der Beeinflussung eines Ermessensentscheids eine sich an den gesamten Umständen orientierende Schätzung gemäss Art. 70 Abs. 5 StGB zu erfolgen hat (zit. Urteil 6B_1099/2014 E. 2.2). Dem ist weiterhin beizupflichten. Dies ergibt sich bereits daraus, dass der Vorteil aus dem Geschäft nur dann zu 100 % als "durch die Straftat erlangt" gelten kann, wenn hypothetisch davon auszugehen ist, das fragliche Unternehmen hätte ohne die Straftat in der fraglichen Periode mit den verwendeten Ressourcen kein anderes Geschäft getätigt (BAUMANN, a.a.O., N. 73 zu Art. 70/71 StGB).”
“Gemäss FLORIAN BAUMANN genügt die Tatsache allein, dass im Zusammenhang mit einem Geschäft Korruptionsgelder geflossen sind, nicht, um die daraus erlangten Vermögenswerte als "verbrecherisch" erscheinen zu lassen. Bestehe der Erfolg der Bestechung in einer Pflichtwidrigkeit, sei der deliktische Ertrag einigermassen einfach zu berechnen. Schon schwieriger werde dies bei der Beeinflussung eines Ermessensentscheids oder beim "Schmieren" einer pflichtgemässen Amtstätigkeit. Andererseits sei der aus dem Geschäft erlangte Vorteil nur dann zu 100 % "durch die Straftat erlangt", wenn man hypothetisch davon ausgehen müsste, das fragliche Unternehmen hätte ohne die Straftat in der fraglichen Periode mit den verwendeten Ressourcen kein anderes Geschäft getätigt. Gemäss FLORIAN BAUMANN bleibt daher nur eine sich an den gesamten Umständen orientierende Schätzung gemäss Art. 70 Abs. 5 StGB (BAUMANN, in: Basler Kommentar, Strafrecht, Bd. I, 4. Aufl. 2019, N. 73 zu Art. 70/71 StGB). BGE 147 IV 479 S. 490”
“MARK PIETH argumentiert in diesem Zusammenhang, das Grundgeschäft sei nur dann gänzlich illegal, wenn der Hauptvertrag derart korruptionsbetroffen sei, dass er bereits "ex ante" nichtig erklärt werden müsse. In solchen Fällen sei der "Wert des Vertragsabschlusses" in Rechnung zu stellen. Die Berechnung möge im Einzelfall schwierig sein, das Einziehungsrecht erlaube dem Richter allerdings, eine Schätzung vorzunehmen (Art. 70 Abs. 5 StGB). Sodann falle der Praxis die Aufgabe zu, im Einzelfall zu klären, ob eine (u.U. sehr geringfügige) Bestechungszahlung einen (u.U. sehr grossen) Unternehmensgewinn gesamthaft bemakeln könne. Diese Kausalüberlegung sollte in die Prüfung des Äquivalenzprinzips einfliessen (PIETH, Korruptionsstrafrecht, in: Wirtschaftsstrafrecht der Schweiz, Jürg-Beat Ackermann [Hrsg.], 2. Aufl. 2021, Rz. 117 S. 839 f.).”
Das Vorliegen einer gleichwertigen Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB muss vom Dritten nachgewiesen werden. Die Rechtsprechung verlangt in der Regel konkrete Unterlagen (z. B. Vertrag, Leistungs-/Stundennachweise, Kontoauszüge, Zahlungsbelege, Fotos), mit denen eine äquivalente Gegenleistung plausibel gemacht wird; fehlen solche Belege, wurde in den angeführten Entscheiden der Schutz des Dritten nach Art. 70 Abs. 2 verneint bzw. ein Sequester aufrechterhalten.
“Elle était de bonne foi au moment de l’acquisition de son logement et avait fourni une contre-prestation justifiant le "rabais" litigieux, à savoir une activité soutenue lors de l'exécution du chantier. En tout état, la saisie querellée était disproportionnée, la probabilité du prononcé d'une future confiscation/créance compensatrice ne s'étant en aucun cas renforcée lors de l'instruction. C. Dans sa décision déférée (PP 308'302 et ss), le Ministère public a considéré que les avantages financiers consentis par E______ à A______ avaient nécessairement prétérité les autres acheteurs. Le prévenu devait, sauf à violer son devoir de gestion, informer ces derniers du fait que des commissions avaient été versées à C______/D______ SA/F______ SARL, de façon à ce qu’ils puissent en réclamer la restitution; il devait également s'assurer que les prix de construction négociés pour leur compte le soient dans leur intérêt. L'accord conclu par A______ en 2018/2019 n’était plus applicable au moment de la signature des actes de vente, les prix du terrain et de la construction ayant sensiblement augmenté dans l'intervalle. Les réquisits de l'art. 70 al. 2 CP n'étaient pas réalisés. Bien que A______ ait acquis son appartement de bonne foi, l’existence d’une contre-prestation équivalente devait être niée, faute, pour l’intéressée, d’avoir produit un contrat attestant qu’elle aurait été mandatée pour accomplir une activité pendant le chantier, non plus qu’un décompte des prestations/heures effectuées par ses soins. À cette aune, le maintien du séquestre se justifiait. D. a.a. À l'appui de ses recours et réplique, A______ persiste, pour l'essentiel, dans ses précédents arguments. Elle ajoute qu'une infraction à l'art. 158 CP ne pouvait entrer en ligne de compte, dès lors que E______ n'avait jamais été chargé de veiller aux intérêts pécuniaires des acheteurs, ni n'avait bénéficié d'un pouvoir de gestion autonome sur leurs avoirs. a.b. Elle joint à cet acte, entre autres pièces nouvelles, un décompte établi à l'en-tête de F______ SARL, détaillant l'activité accomplie au titre de "suivi de la construction (…) de[s] 4 appartements". b. Invité à se déterminer, le Ministère public conclut au rejet du recours, pour les motifs exposés dans sa décision, précisant qu'au vu des "déclarations et positions" de la recourante, sa bonne foi était "loin d'être établie".”
“Il en va de même des discussions avec le musée R.________ (2011 et 2012) et avec la Fondation Q.________ (2014 et 2017), lesquelles ne visaient pas à se renseigner sur les origines de la stèle - notamment au moment de sa prétendue acquisition en 2000 -, mais à leur vendre ladite pièce (cf. ch. 2 p. 14 du recours). Enfin le recourant ne prétend pas avoir produit la documentation, notamment bancaire, permettant d'établir la contre-prestation adéquate qu'il aurait fournie en vue de l'achat de la stèle à C.________, condition nécessaire à l'application de l'art. 70 al. 2 CP.”
“Die Staatsanwaltschaft habe das Verfahren wegen Geldwäscherei mit der Begründung eingestellt, dass dem Beschwerdegegner nicht rechtsgenüglich habe nachgewiesen werden können, Kenntnis von der deliktischen Herkunft des Geldes gehabt zu haben. Aufgrund der vorgelegten Kontoauszüge sei nicht mit ausreichender Sicherheit auszuschliessen, dass sich der Beschwerdegegner tatsächlich für eine legale Beschaffung einer Bäckereimaschine in die Schweiz begeben habe. Der Beschwerdegegner habe mittels Kontoauszügen seine Behauptung der Überweisung von Barmittel an eine Agentur untermauert. Er habe angegeben, diese Barmittel unter Abzug von Spesen für den Erwerb einer Bäckereimaschine in Annemasse (F) und der Schweiz wieder in Empfang genommen zu haben. Zudem habe er Fotos von der zum Kauf beabsichtigten Bäckereimaschine eingereicht. Damit liege eine plausible Erklärung vor. Mit der Einreichung der Kontoauszüge und den Fotos sei der Beschwerdegegner seiner Mitwirkungspflicht nachgekommen. Die Voraussetzungen für eine Einziehung beim Dritten gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB seien nicht gegeben und der beschlagnahmte Bargeldbetrag sei dem Beschwerdegegner zurückzugeben.”
“), ont aussi été restitués à ce dernier. Il en allait de même d'un bien saisi décrit comme étant de l'"alliage pour travaux clients E______ SA" et de deux bijoux et d'une carte bancaire, portant respectivement les mentions "?" et "expirée". D. a. Dans son recours, A______ SA conteste la restitution desdits biens et valeurs au motif que ces bijoux, fabriqués en violation de leurs accords, étaient des moyens de preuves de la commission de l'infraction (art. 263 al. 1 let. a CPP). Selon le fichier Excel produit à l'appui du recours, les bijoux figurant sur les photographies transmises au Ministère public par C______ étaient identiques à ceux photographiés par I______ lors de ses visites au siège de E______ SA et au domicile de B______, et dont ce dernier lui avait dit qu'ils avaient été créés avec de l'or lui appartenant. De plus, C______ n'avait pas prouvé en être propriétaire ni démontré avoir fourni une contre-prestation pour leur acquisition, de sorte qu'elle ne pouvait se prévaloir de la protection prévue par l'art. 70 al. 2 CP. Ces bijoux devaient donc être considérés comme le produit de l'infraction et être confisqués (art. 70 al. 1 CP). Les actifs ne pouvaient pas non plus être restitués à F______ SA en l'absence de preuve démontrant la propriété de cette dernière sur ceux-ci, ce d'autant plus que l'activité de ladite société se focalisait désormais dans le domaine de la cryptomonnaie. La possession de pierres précieuses, d'apprêts et de pièces non finies ne se justifiait donc pas pour cette société, ce d'autant moins que ces biens se trouvaient dans la résidence secondaire de l'intimé. Enfin, la description de certains actifs saisis correspondait à des objets également photographiés par I______. En tout état, le maintien du séquestre se justifiait pour couvrir son dommage ou les frais de la procédure. B______ et F______ SA formaient une unité économique de sorte que le prénommé était le seul bénéficiaire des valeurs détenues par la société. Selon la théorie de la transparence, le séquestre des biens appartenant à cette dernière devait être maintenu en vue d'une éventuelle allocation au lésé (art.”
Über beschlagnahmte Vermögenswerte ist im Endentscheid zu befinden: Sie können eingezogen oder der berechtigten Person zurückgegeben werden. Werden sie nicht eingezogen, besteht anstelle der Rückgabe die Möglichkeit, sie zur Deckung von Verfahrenskosten zu verwenden (Art. 70 Abs. 1 StGB; vgl. Art. 267 Abs. 3 und Art. 442 Abs. 4 StPO).
“Rechtliches Da die Beschlagnahme nur als vorübergehender staatlicher Zugriff für die Dauer des Strafprozesses konzipiert ist, muss über das Schicksal der beschlagnahmten Gegenstände oder Vermögenswerte im Endentscheid befunden werden. Dabei bestehen zwei Möglichkeiten: Entweder wird der Gegenstand oder Vermögenswert der berechtigten Person zurückgegeben, oder er wird eingezogen, worunter auch die Aushändigung an den Verletzten zu verstehen ist (Art. 70 Abs. 1 StGB letzter Satzteil; Felix Bommer/Peter Goldschmid, in: Basler Kommentar, Strafprozessordnung/Jugendstrafprozessordnung, 2. Aufl. 2014, N 7 zu Art. 267 StPO). Der Entscheid über die beschlagnahmten Gegenstände im Endentscheid ist in Art. 267 Abs. 3 StPO vorgesehen: Wurde die Beschlagnahme eines Gegenstandes oder Vermögenswertes nicht vorher aufgehoben, so ist über seine Rückgabe an die berechtigte Person, seine Verwendung zur Kostendeckung oder über seine Einziehung im Endentscheid zu befinden. Bei Gegenständen, die nicht eingezogen werden, besteht folglich anstelle der Rückgabe auch die Möglichkeit der Verwendung zur Kostendeckung. Die entsprechende Rechtsgrundlage findet sich in Art. 442 Abs. 4 StPO. Diese Bestimmung erlaubt den Strafbehörden, ihre Forderungen aus Verfahrenskosten mit Entschädigungsansprüchen der zahlungspflichtigen Partei aus dem gleichen Strafverfahren sowie mit beschlagnahmten Vermögenswerten zu verrechnen. Im Übrigen hat jedes staatliche Handeln verhältnismässig zu sein (Art.”
“Le prélèvement du montant de CHF 5'024.50 (valeur au 24 février 2021 : D. 20 104) se trouvant sur le compte D.________ no AW.________ au nom de C.________, compte bloqué par ordonnance du Ministère public du 20 octobre 2016 (D. 07 001 009), est ordonné. Le montant de la commission prélevée par le prévenu de CHF 4'146.20 est confisqué, conformément à l’art. 70 al. 1 CP. Le solde du compte, soit CHF 878.30, est quant à lui utilisé en couverture des frais judiciaires de première instance, conformément aux art. 267 al. 3 et 268 al. 1 CPP, les frais de procédure à payer par le prévenu diminuant dans cette mesure. En outre, la levée du blocage du compte précité est prononcée, une fois le prélèvement du montant de CHF 5'024.50 effectué.”
“Il ne sera donc pas mis au bénéfice du sursis, ce qui n'est du reste pas remis en question. L’amende de CHF 150.- prononcée par le premier juge en lien avec l'infraction à la LCR n’est pas contestée. Adéquate, elle sera confirmée, ainsi que la peine privative de liberté de substitution d'un jour. 6. Vu le sort des appel et appel joint, l'appelant supportera la moitié des frais de la procédure envers l'État, comprenant un émolument de jugement de CHF 1'500.- (art. 428 CPP). Il n'y a pas lieu de revoir la répartition des frais de première instance (art. 426 al. 1 et 428 al. 3 CPP). 7. Vu la confirmation de la culpabilité de l'appelant du chef d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup, la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ sera confirmée. Il en ira de même du séquestre du solde desdits avoirs en couverture des frais de la procédure, l'appelant, respectivement son épouse, n'ayant nullement démontré, en particulier par pièces, que la somme saisie appartenait à cette dernière. (art. 70 al. 1 CP ; 267 al. 3 CPP). 8. Considéré globalement, l'état de frais produit par Me C______, défenseur d'office de A______, satisfait les exigences légales et jurisprudentielles régissant l'assistance judiciaire gratuite en matière pénale. La rémunération de Me C______ sera partant arrêtée à CHF 1'842.20 correspondant à 7h45 d'activité au tarif de CHF 200.-/heure (CHF 1550.-) plus la majoration forfaitaire de 10 % (CHF 155.-), l'activité déployée étant supérieure à 30 heures (arrêt du Tribunal fédéral 6B_838/2015 du 25 juillet 2016 consid. 3.5.2 ; voir aussi les décisions de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2016.34 du 21 octobre 2016 consid. 4.1 et 4.2 et BB.2015.85 du 12 avril 2016 consid. 3.5.2 et 3.5.3) et l'équivalent de la TVA au taux de 7.7% et 8.1%, en CHF 137.20. * * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Reçoit l'appel formé par A______ et l'appel joint formé par le Ministère public contre le jugement JTDP/1601/2023 rendu le 7 décembre 2023 par le Tribunal de police dans la procédure P/3201/2020.”
“Quoi qu'il en soit, ce seuil n'était vraisemblablement pas encore atteint compte tenu des autres infractions pour lesquelles l'appelant avait été condamné en parallèle des infractions de séjour illégal. 3.6.3. S'agissant ensuite des infractions à l'art. 286 CP commises à trois reprises, la peine pécuniaire de 40 jours-amende à CHF 10.- l'unité prononcée par le premier juge est adéquate et proportionnée, de sorte qu'elle sera confirmée. 3.6.4. Vu le pronostic particulièrement défavorable, le sursis ne sera pas accordé à l'appelant. Le principe de la non-révocation du sursis octroyé le 29 mars 2019 par le MP à l'appelant lui est acquis, compte tenu de l'interdiction de la reformatio in pejus. 4. Vu la culpabilité de l'appelant du chef d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup, la confiscation et la dévolution à l'Etat, à hauteur de CHF 40.-, des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ sera confirmée, à l'instar du séquestre du solde desdits avoirs en couverture des frais de la procédure (art. 70 al. 1 CP ; 267 al. 3 CPP). 5. 5.1. L'appelant, qui obtient très partiellement gain de cause, supportera trois quarts des frais de la procédure d'appel, comprenant un émolument de jugement de CHF 1'000.- (art. 428 al. 1 CPP et art. 14 al. 1 let. e du Règlement genevois fixant le tarif des frais en matière pénale [RTFMP]). Il s'acquittera, dans la même proportion, de l'émolument complémentaire de jugement de CHF 600.-. Le solde de ces frais sera laissé à la charge de l'État. 5.2. Pour le surplus, compte tenu du verdict de culpabilité confirmé, il ne convient pas de revenir sur la condamnation de l'appelant au paiement des frais de la procédure de première instance (art. 428 al. 3 CPP), à l'exception de l'émolument de jugement complémentaire dont il devra s'acquitter pour les trois quarts, ni sur la décision du premier juge de compenser ceux-ci avec les valeurs patrimoniales séquestrées en vertu de l'art. 442 al. 4 CPP, le solde éventuel devant être restitué à l'appelant. 6. Considéré globalement, l'état de frais produit par Me B______, défenseure d'office de A______ satisfait les exigences légales et jurisprudentielles régissant l'assistance judiciaire en matière pénale.”
In den vorliegenden Entscheiden wird die Einziehung konkreter Geldbeträge nach Art. 70 StGB angeordnet (z.B. CHF 610.00; CHF 2'045.40; CHF 560.00; CHF 13'620.00; CHF 2'726.80; CHF 6'020.00 + EUR 100.00; CHF 2'002.65). In mehreren Fällen wurden beschlagnahmte Geldbeträge ganz oder teilweise zur Deckung von Verfahrenskosten oder zur Begleichung von Bussen/Verfahrenskostenteilen verwendet.
“der Gehilfenschaft zur Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (BetmG), begangen in der Zeit vom 20.02.2021 bis 28.02.2021 in C.________ durch Gehilfenschaft zum Besitz und zur Veräusserung von Heroingemisch (mindestens 6,2 Gramm netto Heroingemisch; Ziff. 1.2. AKS); und er sei darauf in Anwendung von Art. 25, 40, 42 Abs. 1, 44 Abs. 1, 47, 49 Abs. 1, 51, 66a Abs. 1 lit. o StGB; Art. 19 Abs. 2 lit. a i.V.m. Abs. 1 lit. c und d BetmG Art. 426 Abs. 1, 428 Abs. 1 und 3 StPO zu verurteilen: 1. zu einer Freiheitsstrafe von 17 Monaten, unter Gewährung des bedingten Strafvollzugs bei einer Probezeit von 5 Jahren sowie unter Anrechnung der Polizeihaft im Umfang von 1 Tag; 2. zu einer Landesverweisung von 5 Jahren; 3. zur Bezahlung der erst- und oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. eine angemessene Gebühr gemäss Art. 21 VKD). III. Im Weiteren sei zu verfügen: 1. Der Betrag von CHF 610.00 sei einzuziehen (Art. 70 StGB). 2. Der restliche beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 500.00 sei als Anteil zur Deckung der Verfahrenskosten zu verwenden. 3. Dem zuständigen Bundesamt sei die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 16 Abs. 2 lit. h DNA-ProfilG). 4. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst sei die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 2 lit. h). 5. Die Ausschreibung der Landesverweisung sei im Schengener Informationssystem (SIS) anzuordnen. 6. Das Honorar des amtlichen Verteidigers sei gerichtlich zu bestimmen. 6. Verfahrensgegenstand und Kognition der Kammer Die Berufung des Beschuldigten beschränkt sich auf die erstinstanzlichen Schuldsprüche wegen Gehilfenschaft zu qualifizierter Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (Ziff.”
“der Gehilfenschaft zur Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (BetmG), begangen in der Zeit vom 20.02.2021 bis 28.02.2021 in C.________ durch Gehilfenschaft zum Besitz und zur Veräusserung von Heroingemisch (mindestens 6,2 Gramm netto Heroingemisch; Ziff. 1.2. AKS); und er sei darauf in Anwendung von Art. 25, 40, 42 Abs. 1, 44 Abs. 1, 47, 49 Abs. 1, 51, 66a Abs. 1 lit. o StGB; Art. 19 Abs. 2 lit. a i.V.m. Abs. 1 lit. c und d BetmG Art. 426 Abs. 1, 428 Abs. 1 und 3 StPO zu verurteilen: 1. zu einer Freiheitsstrafe von 17 Monaten, unter Gewährung des bedingten Strafvollzugs bei einer Probezeit von 5 Jahren sowie unter Anrechnung der Polizeihaft im Umfang von 1 Tag; 2. zu einer Landesverweisung von 5 Jahren; 3. zur Bezahlung der erst- und oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. eine angemessene Gebühr gemäss Art. 21 VKD). III. Im Weiteren sei zu verfügen: 1. Der Betrag von CHF 610.00 sei einzuziehen (Art. 70 StGB). 2. Der restliche beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 500.00 sei als Anteil zur Deckung der Verfahrenskosten zu verwenden. 3. Dem zuständigen Bundesamt sei die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 16 Abs. 2 lit. h DNA-ProfilG). 4. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst sei die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 2 lit. h). 5. Die Ausschreibung der Landesverweisung sei im Schengener Informationssystem (SIS) anzuordnen. 6. Das Honorar des amtlichen Verteidigers sei gerichtlich zu bestimmen. 6. Verfahrensgegenstand und Kognition der Kammer Die Berufung des Beschuldigten beschränkt sich auf die erstinstanzlichen Schuldsprüche wegen Gehilfenschaft zu qualifizierter Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (Ziff.”
“der Gehilfenschaft zur Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (BetmG), begangen in der Zeit vom 20.02.2021 bis 28.02.2021 in C.________ durch Gehilfenschaft zum Besitz und zur Veräusserung von Heroingemisch (mindestens 6,2 Gramm netto Heroingemisch; Ziff. 1.2. AKS); und er sei darauf in Anwendung von Art. 25, 40, 42 Abs. 1, 44 Abs. 1, 47, 49 Abs. 1, 51, 66a Abs. 1 lit. o StGB; Art. 19 Abs. 2 lit. a i.V.m. Abs. 1 lit. c und d BetmG Art. 426 Abs. 1, 428 Abs. 1 und 3 StPO zu verurteilen: 1. zu einer Freiheitsstrafe von 17 Monaten, unter Gewährung des bedingten Strafvollzugs bei einer Probezeit von 5 Jahren sowie unter Anrechnung der Polizeihaft im Umfang von 1 Tag; 2. zu einer Landesverweisung von 5 Jahren; 3. zur Bezahlung der erst- und oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. eine angemessene Gebühr gemäss Art. 21 VKD). III. Im Weiteren sei zu verfügen: 1. Der Betrag von CHF 610.00 sei einzuziehen (Art. 70 StGB). 2. Der restliche beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 500.00 sei als Anteil zur Deckung der Verfahrenskosten zu verwenden. 3. Dem zuständigen Bundesamt sei die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 16 Abs. 2 lit. h DNA-ProfilG). 4. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst sei die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig zu erteilen (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 2 lit. h). 5. Die Ausschreibung der Landesverweisung sei im Schengener Informationssystem (SIS) anzuordnen. 6. Das Honorar des amtlichen Verteidigers sei gerichtlich zu bestimmen. 6. Verfahrensgegenstand und Kognition der Kammer Die Berufung des Beschuldigten beschränkt sich auf die erstinstanzlichen Schuldsprüche wegen Gehilfenschaft zu qualifizierter Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz (Ziff.”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, am 20. Oktober 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 2195). Daraufhin stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend vom 9. Januar 2024, zu (pag. 2200 ff., pag. 2246 f.). In der Berufungserklärung vom 29. Januar 2024 beschränkte der Beschuldigte die Berufung auf einzelne Schuldsprüche wegen gewerbsmässigen Diebstahls, Sachbeschädigung und Hinderung einer Amtshandlung sowie auf die rechtliche Qualifikation des Schuldspruchs wegen qualifizierter Sachbeschädigung. Weiter focht er die entsprechenden Sanktions-, Kosten- und Entschädigungsfolgen sowie die Anordnung einer stationären therapeutischen Massnahme an (pag.”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, am 20. Oktober 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 2195). Daraufhin stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend vom 9. Januar 2024, zu (pag. 2200 ff., pag. 2246 f.). In der Berufungserklärung vom 29. Januar 2024 beschränkte der Beschuldigte die Berufung auf einzelne Schuldsprüche wegen gewerbsmässigen Diebstahls, Sachbeschädigung und Hinderung einer Amtshandlung sowie auf die rechtliche Qualifikation des Schuldspruchs wegen qualifizierter Sachbeschädigung. Weiter focht er die entsprechenden Sanktions-, Kosten- und Entschädigungsfolgen sowie die Anordnung einer stationären therapeutischen Massnahme an (pag.”
“StPO erkannt wurde, dass die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin E________, dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen wurde; die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen wurde; die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen wurde; für den Zivilpunkt keine Kosten ausgeschieden werden. weiter verfügt wurde, dass die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien zur Vernichtung eingezogen werden (Art. 69 StGB); folgende Gegenstände zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB) werden: - Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) - Hammer (Ass.-Nr. 058) - Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) - Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) - Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5); der Betrag von CHF 2'045.40 eingezogen wird (Art. 70 StGB). II. Das Strafverfahren gegen A.________ wegen Sachbeschädigung, angeblich begangen am”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, am 20. Oktober 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 2195). Daraufhin stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend vom 9. Januar 2024, zu (pag. 2200 ff., pag. 2246 f.). In der Berufungserklärung vom 29. Januar 2024 beschränkte der Beschuldigte die Berufung auf einzelne Schuldsprüche wegen gewerbsmässigen Diebstahls, Sachbeschädigung und Hinderung einer Amtshandlung sowie auf die rechtliche Qualifikation des Schuldspruchs wegen qualifizierter Sachbeschädigung. Weiter focht er die entsprechenden Sanktions-, Kosten- und Entschädigungsfolgen sowie die Anordnung einer stationären therapeutischen Massnahme an (pag.”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel]”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel]”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, am 20. Oktober 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 2195). Daraufhin stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend vom 9. Januar 2024, zu (pag. 2200 ff., pag. 2246 f.). In der Berufungserklärung vom 29. Januar 2024 beschränkte der Beschuldigte die Berufung auf einzelne Schuldsprüche wegen gewerbsmässigen Diebstahls, Sachbeschädigung und Hinderung einer Amtshandlung sowie auf die rechtliche Qualifikation des Schuldspruchs wegen qualifizierter Sachbeschädigung. Weiter focht er die entsprechenden Sanktions-, Kosten- und Entschädigungsfolgen sowie die Anordnung einer stationären therapeutischen Massnahme an (pag.”
“StPO erkannt wurde, dass die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin E________, dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen wurde; die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen wurde; die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen wurde; für den Zivilpunkt keine Kosten ausgeschieden werden. weiter verfügt wurde, dass die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien zur Vernichtung eingezogen werden (Art. 69 StGB); folgende Gegenstände zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB) werden: - Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) - Hammer (Ass.-Nr. 058) - Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) - Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) - Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5); der Betrag von CHF 2'045.40 eingezogen wird (Art. 70 StGB). II. Das Strafverfahren gegen A.________ wegen Sachbeschädigung, angeblich begangen am”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, am 20. Oktober 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 2195). Daraufhin stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend vom 9. Januar 2024, zu (pag. 2200 ff., pag. 2246 f.). In der Berufungserklärung vom 29. Januar 2024 beschränkte der Beschuldigte die Berufung auf einzelne Schuldsprüche wegen gewerbsmässigen Diebstahls, Sachbeschädigung und Hinderung einer Amtshandlung sowie auf die rechtliche Qualifikation des Schuldspruchs wegen qualifizierter Sachbeschädigung. Weiter focht er die entsprechenden Sanktions-, Kosten- und Entschädigungsfolgen sowie die Anordnung einer stationären therapeutischen Massnahme an (pag.”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, am 20. Oktober 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 2195). Daraufhin stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend vom 9. Januar 2024, zu (pag. 2200 ff., pag. 2246 f.). In der Berufungserklärung vom 29. Januar 2024 beschränkte der Beschuldigte die Berufung auf einzelne Schuldsprüche wegen gewerbsmässigen Diebstahls, Sachbeschädigung und Hinderung einer Amtshandlung sowie auf die rechtliche Qualifikation des Schuldspruchs wegen qualifizierter Sachbeschädigung. Weiter focht er die entsprechenden Sanktions-, Kosten- und Entschädigungsfolgen sowie die Anordnung einer stationären therapeutischen Massnahme an (pag.”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, am 20. Oktober 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 2195). Daraufhin stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend vom 9. Januar 2024, zu (pag. 2200 ff., pag. 2246 f.). In der Berufungserklärung vom 29. Januar 2024 beschränkte der Beschuldigte die Berufung auf einzelne Schuldsprüche wegen gewerbsmässigen Diebstahls, Sachbeschädigung und Hinderung einer Amtshandlung sowie auf die rechtliche Qualifikation des Schuldspruchs wegen qualifizierter Sachbeschädigung. Weiter focht er die entsprechenden Sanktions-, Kosten- und Entschädigungsfolgen sowie die Anordnung einer stationären therapeutischen Massnahme an (pag.”
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter), amtlich verteidigt durch Rechtsanwältin B.________, am 20. Oktober 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 2195). Daraufhin stellte die Vorinstanz den Parteien die schriftliche Urteilsbegründung, datierend vom 9. Januar 2024, zu (pag. 2200 ff., pag. 2246 f.). In der Berufungserklärung vom 29. Januar 2024 beschränkte der Beschuldigte die Berufung auf einzelne Schuldsprüche wegen gewerbsmässigen Diebstahls, Sachbeschädigung und Hinderung einer Amtshandlung sowie auf die rechtliche Qualifikation des Schuldspruchs wegen qualifizierter Sachbeschädigung. Weiter focht er die entsprechenden Sanktions-, Kosten- und Entschädigungsfolgen sowie die Anordnung einer stationären therapeutischen Massnahme an (pag.”
“StPO erkannt wurde, dass die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin E________, dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen wurde; die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen wurde; die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen wurde; für den Zivilpunkt keine Kosten ausgeschieden werden. weiter verfügt wurde, dass die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien zur Vernichtung eingezogen werden (Art. 69 StGB); folgende Gegenstände zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB) werden: - Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) - Hammer (Ass.-Nr. 058) - Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) - Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) - Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5); der Betrag von CHF 2'045.40 eingezogen wird (Art. 70 StGB). II. Das Strafverfahren gegen A.________ wegen Sachbeschädigung, angeblich begangen am”
“2) ; d’avoir été en possession, lors de son interpellation le 5 octobre 2022, - d’un total de 5'409 grammes d’héroïne mélangée représentant une quantité de drogue pure de 2'894.6 grammes, - d’un total de 35 grammes de cocaïne mélangée représentant une quantité de drogue pure de 26.3 grammes (AA I.1.3) ; 2. blanchiment d’argent, commis à plusieurs reprises, entre le 3 août 2022 et le 5 octobre 2022, à C.________ (lieu) et ailleurs en Suisse, pour un montant d’au moins CHF 4'150.00 (AA I.2). condamne A.________, au paiement des frais de procédure, soit un total de CHF 27'230.05 ; fixe l’indemnité pour la défense d’office ; ordonne le maintien en détention de A.________ et son retour en exécution de peine ; la confiscation des objets pour destruction (art. 69 CP) ; la confiscation des montants de CHF 2'717.35 et de CHF 9.45 (=EUR 10.00), soit au total CHF 2'726.80 (art. 70 CP) ; que l’effacement du profil d’ADN et des données signalétiques biométriques soit effectué à l’expiration du délai légal par l’office fédéral compétent ; l’inscription dans le système d’information Schengen de l’expulsion. En modification du jugement de première instance : condamner A.________ : à une peine privative de liberté de 49 mois, la détention provisoire et pour motifs de sûreté étant à imputer sur la peine privative de liberté prononcée ; à une expulsion du territoire suisse pour une durée de 5 ans ; mettre les frais de la procédure de seconde instance à la charge du canton de Berne ; fixer l’indemnité du mandataire d’office, respectivement fixer les honoraires du mandataire d’office pour la procédure de seconde instance, selon note d’honoraires, en disant que le prévenu ne doit pas un quelconque remboursement. Le Parquet général : 1. Constater que le jugement du Tribunal régional Jura bernois-Seeland du 30 août 2023 est entré en force dans la mesure où : - il reconnaît A.”
“2) ; - d’avoir été en possession, lors de son interpellation le 5 octobre 2022, d’un total de 5'409 grammes d’héroïne mélangée représentant une quantité de drogue pure de 2'894.6 grammes, d’un total de 35 grammes de cocaïne mélangée représentant une quantité de drogue pure de 26.3 grammes (AA 1.1.3) ; blanchiment d’argent, commis à plusieurs reprises, entre le 3 août 2022 et le 5 octobre 2022, à C.________ (lieu) et ailleurs en Suisse, pour un montant d’au moins CHF 4'150.00 (AA 1.2) ; - il condamne A.________ au paiement des frais de procédure de première instance, soit un total de CHF 27'230.05 ; - il fixe l’indemnité pour la défense d’office et les honoraires de Me B.________, défenseur d’office de A.________, par un montant de CHF 10'130.05 ; - il ordonne la confiscation des objets listés au ch. IV.2 du jugement attaqué pour destruction (art. 69 CP) ; - il ordonne la confiscation des montants de CHF 2'717.35 et de CHF 9.45 (= EUR 10.00), soit au total CHF 2'726.80 (art. 70 CP) ; - il ordonne l’inscription dans le système d’information Schengen de l’expulsion (refus d’entrée et de séjour). 2. Pour le surplus, en confirmation du jugement entrepris, condamner A.________ à une peine privative de liberté de 6 ans, le tout sous déduction de la détention provisoire et pour motifs de sûreté déjà subie ; 3. Prononcer l’expulsion du prévenu du territoire suisse pour une durée de 10 ans ; 4. Mettre les frais de procédure de première et de seconde instance à la charge du prévenu ; 5. Ordonner le maintien en détention de A.________ et son retour en exécution de peine ; 6. Rendre les ordonnances d’usage (honoraires, ADN, données signalétiques biométriques, communications). 3.6 Prenant la parole en dernier, A.________ a déclaré n’avoir rien d’autre à ajouter que demander pardon et dire qu’il regrettait ce qui s’était passé. 4. Objet du jugement de deuxième instance 4.1 La 2e Chambre pénale limitera son examen aux points qui ont été attaqués.”
“Die folgenden beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Behältnis mit weissen Pulveranhaftungen und 1 kleiner Löffel (HD-Nr. 2) - 2 Glasbehältnisse «XANAX+, leer (HD-Nr. 9) - Diverse Minigrip, Behältnisse usw., leer (HD Nr. 10) - Diverse Raucherutensilien (HD-Nr. 11) - Diverse Minigrip (HR-Nr. 12) - Minigrip mit weissen Pulverrückständen (HD-Nr. 13) - Postverpackung aus E.________ (HD-Nr. 14) - 1 Löffel mit Rückständen (HD-Nr. 15) - Coop Plastiksack (HD-Nr. 16) - Grosses Minigrip «Jungle Boys» (HD-Nr. 17) - Plastik für Fallschirmchen (HD-Nr. 19) - 1 Kartonbox aus D.________ (HD-Nr. 20) - 2 Feinwagen (HD-Nr. 22) - 1 Marihuanamühle (HD-Nr. 24) 3. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 2 Cornercards (X________ (Nummer) und Y________ (Nummer)) (HD-Nr. 21) - 1 Mobiltelefon iPhone 11 (IMEI Z________ (Nummer)) 4. Die Beträge von CHF 6'020.00 sowie Euro 100.00 werden eingezogen (Art. 70 StGB). 5. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 1 lit. e i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 6. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 1 lit. e und Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 7. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Regionale Staatsanwaltschaft Berner Jura-Seeland am 4. Juli 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 1213). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 22. August 2023 (pag. 1280 ff.). Mit Eingabe vom 29. August 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft (nachfolgend: Berufungsführerin) form- und fristgerecht die Berufung beschränkt auf die Strafzumessung sowie die Nichtanordnung der Landesverweisung (pag.”
“Weiter verfügt wurde: Die folgenden beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Behältnis mit weissen Pulveranhaftungen und 1 kleiner Löffel (HD-Nr. 2) - 2 Glasbehältnisse «XANAX+, leer (HD-Nr. 9) - Diverse Minigrip, Behältnisse usw., leer (HD Nr. 10) - Diverse Raucherutensilien (HD-Nr. 11) - Diverse Minigrip (HR-Nr. 12) - Minigrip mit weissen Pulverrückständen (HD-Nr. 13) - Postverpackung aus E.________ (HD-Nr. 14) - 1 Löffel mit Rückständen (HD-Nr. 15) - Coop Plastiksack (HD-Nr. 16) - Grosses Minigrip «Jungle Boys» (HD-Nr. 17) - Plastik für Fallschirmchen (HD-Nr. 19) - 1 Kartonbox aus D.________ (HD-Nr. 20) - 2 Feinwagen (HD-Nr. 22) - 1 Marihuanamühle (HD-Nr. 24) 2. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 2 Cornercards (X________ (Nummer) und Y________ (Nummer)) (HD-Nr. 21) - 1 Mobiltelefon iPhone 11 (IMEI Z________ (Nummer)) 3. Die Beträge von CHF 6'020.00 sowie Euro 100.00 werden eingezogen (Art. 70 StGB). II. A.________ sei gestützt auf die rechtskräftigen Schuldsprüche gemäss Ziff. B. 1.1., 1.2., 1.3., 1.4. und 2. hiervor und in Anwendung von Art. 40, 47, 49 Abs. 1, 51, 66a Abs. 1 lit. o, 106, 305bis Ziff. 1 StGB, Art. 19 Abs. 1 lit. c, d und g, Abs. 2 lit. a und g BetmG, Art. 426 Abs. 1 StPO zu verurteilen: zu einer Freiheitsstrafe von 48 Monaten, unter Anrechnung der Untersuchungshaft im Umfang von 282 Tagen und des vorzeitigen Strafvollzugs im Umfang von 175 Tagen; zu einer Übertretungsbusse von CHF 500.00 (Ersatzfreiheitsstrafe 5 Tage); 3. zu einer Landesverweisung von 8 Jahren; 4. zur Bezahlung der oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. einer angemessenen Gebühr gemäss Art. 21 VKD). III. Im Weiteren sei zu verfügen: Es sie die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem anzuordnen. Die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN Nr. ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist sei vorzeitig zu erteilen (Art.”
“Die folgenden beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Behältnis mit weissen Pulveranhaftungen und 1 kleiner Löffel (HD-Nr. 2) - 2 Glasbehältnisse «XANAX+, leer (HD-Nr. 9) - Diverse Minigrip, Behältnisse usw., leer (HD Nr. 10) - Diverse Raucherutensilien (HD-Nr. 11) - Diverse Minigrip (HR-Nr. 12) - Minigrip mit weissen Pulverrückständen (HD-Nr. 13) - Postverpackung aus E.________ (HD-Nr. 14) - 1 Löffel mit Rückständen (HD-Nr. 15) - Coop Plastiksack (HD-Nr. 16) - Grosses Minigrip «Jungle Boys» (HD-Nr. 17) - Plastik für Fallschirmchen (HD-Nr. 19) - 1 Kartonbox aus D.________ (HD-Nr. 20) - 2 Feinwagen (HD-Nr. 22) - 1 Marihuanamühle (HD-Nr. 24) 3. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 2 Cornercards (X________ (Nummer) und Y________ (Nummer)) (HD-Nr. 21) - 1 Mobiltelefon iPhone 11 (IMEI Z________ (Nummer)) 4. Die Beträge von CHF 6'020.00 sowie Euro 100.00 werden eingezogen (Art. 70 StGB). 5. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 1 lit. e i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 6. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 1 lit. e und Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 7. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Regionale Staatsanwaltschaft Berner Jura-Seeland am 4. Juli 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 1213). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 22. August 2023 (pag. 1280 ff.). Mit Eingabe vom 29. August 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft (nachfolgend: Berufungsführerin) form- und fristgerecht die Berufung beschränkt auf die Strafzumessung sowie die Nichtanordnung der Landesverweisung (pag.”
“Weiter verfügt wurde: Die folgenden beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Behältnis mit weissen Pulveranhaftungen und 1 kleiner Löffel (HD-Nr. 2) - 2 Glasbehältnisse «XANAX+, leer (HD-Nr. 9) - Diverse Minigrip, Behältnisse usw., leer (HD Nr. 10) - Diverse Raucherutensilien (HD-Nr. 11) - Diverse Minigrip (HR-Nr. 12) - Minigrip mit weissen Pulverrückständen (HD-Nr. 13) - Postverpackung aus E.________ (HD-Nr. 14) - 1 Löffel mit Rückständen (HD-Nr. 15) - Coop Plastiksack (HD-Nr. 16) - Grosses Minigrip «Jungle Boys» (HD-Nr. 17) - Plastik für Fallschirmchen (HD-Nr. 19) - 1 Kartonbox aus D.________ (HD-Nr. 20) - 2 Feinwagen (HD-Nr. 22) - 1 Marihuanamühle (HD-Nr. 24) 2. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 2 Cornercards (X________ (Nummer) und Y________ (Nummer)) (HD-Nr. 21) - 1 Mobiltelefon iPhone 11 (IMEI Z________ (Nummer)) 3. Die Beträge von CHF 6'020.00 sowie Euro 100.00 werden eingezogen (Art. 70 StGB). II. A.________ sei gestützt auf die rechtskräftigen Schuldsprüche gemäss Ziff. B. 1.1., 1.2., 1.3., 1.4. und 2. hiervor und in Anwendung von Art. 40, 47, 49 Abs. 1, 51, 66a Abs. 1 lit. o, 106, 305bis Ziff. 1 StGB, Art. 19 Abs. 1 lit. c, d und g, Abs. 2 lit. a und g BetmG, Art. 426 Abs. 1 StPO zu verurteilen: zu einer Freiheitsstrafe von 48 Monaten, unter Anrechnung der Untersuchungshaft im Umfang von 282 Tagen und des vorzeitigen Strafvollzugs im Umfang von 175 Tagen; zu einer Übertretungsbusse von CHF 500.00 (Ersatzfreiheitsstrafe 5 Tage); 3. zu einer Landesverweisung von 8 Jahren; 4. zur Bezahlung der oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. einer angemessenen Gebühr gemäss Art. 21 VKD). III. Im Weiteren sei zu verfügen: Es sie die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem anzuordnen. Die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN Nr. ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist sei vorzeitig zu erteilen (Art.”
“Weiter verfügt wurde: Die folgenden beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Behältnis mit weissen Pulveranhaftungen und 1 kleiner Löffel (HD-Nr. 2) - 2 Glasbehältnisse «XANAX+, leer (HD-Nr. 9) - Diverse Minigrip, Behältnisse usw., leer (HD Nr. 10) - Diverse Raucherutensilien (HD-Nr. 11) - Diverse Minigrip (HR-Nr. 12) - Minigrip mit weissen Pulverrückständen (HD-Nr. 13) - Postverpackung aus E.________ (HD-Nr. 14) - 1 Löffel mit Rückständen (HD-Nr. 15) - Coop Plastiksack (HD-Nr. 16) - Grosses Minigrip «Jungle Boys» (HD-Nr. 17) - Plastik für Fallschirmchen (HD-Nr. 19) - 1 Kartonbox aus D.________ (HD-Nr. 20) - 2 Feinwagen (HD-Nr. 22) - 1 Marihuanamühle (HD-Nr. 24) 2. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 2 Cornercards (X________ (Nummer) und Y________ (Nummer)) (HD-Nr. 21) - 1 Mobiltelefon iPhone 11 (IMEI Z________ (Nummer)) 3. Die Beträge von CHF 6'020.00 sowie Euro 100.00 werden eingezogen (Art. 70 StGB). II. A.________ sei gestützt auf die rechtskräftigen Schuldsprüche gemäss Ziff. B. 1.1., 1.2., 1.3., 1.4. und 2. hiervor und in Anwendung von Art. 40, 47, 49 Abs. 1, 51, 66a Abs. 1 lit. o, 106, 305bis Ziff. 1 StGB, Art. 19 Abs. 1 lit. c, d und g, Abs. 2 lit. a und g BetmG, Art. 426 Abs. 1 StPO zu verurteilen: zu einer Freiheitsstrafe von 48 Monaten, unter Anrechnung der Untersuchungshaft im Umfang von 282 Tagen und des vorzeitigen Strafvollzugs im Umfang von 175 Tagen; zu einer Übertretungsbusse von CHF 500.00 (Ersatzfreiheitsstrafe 5 Tage); 3. zu einer Landesverweisung von 8 Jahren; 4. zur Bezahlung der oberinstanzlichen Verfahrenskosten (inkl. einer angemessenen Gebühr gemäss Art. 21 VKD). III. Im Weiteren sei zu verfügen: Es sie die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem anzuordnen. Die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN Nr. ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist sei vorzeitig zu erteilen (Art.”
“Die folgenden beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Behältnis mit weissen Pulveranhaftungen und 1 kleiner Löffel (HD-Nr. 2) - 2 Glasbehältnisse «XANAX+, leer (HD-Nr. 9) - Diverse Minigrip, Behältnisse usw., leer (HD Nr. 10) - Diverse Raucherutensilien (HD-Nr. 11) - Diverse Minigrip (HR-Nr. 12) - Minigrip mit weissen Pulverrückständen (HD-Nr. 13) - Postverpackung aus E.________ (HD-Nr. 14) - 1 Löffel mit Rückständen (HD-Nr. 15) - Coop Plastiksack (HD-Nr. 16) - Grosses Minigrip «Jungle Boys» (HD-Nr. 17) - Plastik für Fallschirmchen (HD-Nr. 19) - 1 Kartonbox aus D.________ (HD-Nr. 20) - 2 Feinwagen (HD-Nr. 22) - 1 Marihuanamühle (HD-Nr. 24) 3. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 2 Cornercards (X________ (Nummer) und Y________ (Nummer)) (HD-Nr. 21) - 1 Mobiltelefon iPhone 11 (IMEI Z________ (Nummer)) 4. Die Beträge von CHF 6'020.00 sowie Euro 100.00 werden eingezogen (Art. 70 StGB). 5. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 1 lit. e i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 6. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 1 lit. e und Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 7. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Regionale Staatsanwaltschaft Berner Jura-Seeland am 4. Juli 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 1213). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 22. August 2023 (pag. 1280 ff.). Mit Eingabe vom 29. August 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft (nachfolgend: Berufungsführerin) form- und fristgerecht die Berufung beschränkt auf die Strafzumessung sowie die Nichtanordnung der Landesverweisung (pag.”
“Die folgenden beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Behältnis mit weissen Pulveranhaftungen und 1 kleiner Löffel (HD-Nr. 2) - 2 Glasbehältnisse «XANAX+, leer (HD-Nr. 9) - Diverse Minigrip, Behältnisse usw., leer (HD Nr. 10) - Diverse Raucherutensilien (HD-Nr. 11) - Diverse Minigrip (HR-Nr. 12) - Minigrip mit weissen Pulverrückständen (HD-Nr. 13) - Postverpackung aus E.________ (HD-Nr. 14) - 1 Löffel mit Rückständen (HD-Nr. 15) - Coop Plastiksack (HD-Nr. 16) - Grosses Minigrip «Jungle Boys» (HD-Nr. 17) - Plastik für Fallschirmchen (HD-Nr. 19) - 1 Kartonbox aus D.________ (HD-Nr. 20) - 2 Feinwagen (HD-Nr. 22) - 1 Marihuanamühle (HD-Nr. 24) 3. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - 2 Cornercards (X________ (Nummer) und Y________ (Nummer)) (HD-Nr. 21) - 1 Mobiltelefon iPhone 11 (IMEI Z________ (Nummer)) 4. Die Beträge von CHF 6'020.00 sowie Euro 100.00 werden eingezogen (Art. 70 StGB). 5. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 1 lit. e i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 6. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 354 Abs. 4 lit. a StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 1 lit. e und Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 7. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Regionale Staatsanwaltschaft Berner Jura-Seeland am 4. Juli 2023 fristgerecht Berufung an (pag. 1213). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 22. August 2023 (pag. 1280 ff.). Mit Eingabe vom 29. August 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft (nachfolgend: Berufungsführerin) form- und fristgerecht die Berufung beschränkt auf die Strafzumessung sowie die Nichtanordnung der Landesverweisung (pag.”
“658; Hervorhebungen im Original]): 1. A.________ wird in Sicherheitshaft belassen. Die Verlängerung der Sicherheitshaft wird für vorerst 3 Monate, d.h. bis am 19.7.2023, bewilligt (Art. 231 i.V.m. Art. 227 StPO). […] 2. Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet (Art. 20 N-SIS-Verordnung). 3. Folgende Gegenstände werden A.________ nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils zurückgegeben: - SIM Karte - Samsung ______ - Apple iPhone 7+ - 3 Pocket Books 4. Folgende Gegenstände werden als Beweismittel bei den Akten behalten: - Schreiben der Sozialen Dienste D.________ (Ortschaft) inkl. Übersetzung vom 10.02.2022 - Original des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Kopie des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Ernennungsurkunde KESB G.________ (Kanton) vom 11.03.2021 5. Der Betrag von CHF 560.00 wird eingezogen (Art. 70 StGB). 6. Die beschlagnahmten Geldbeträge von A.________ werden in der Höhe von CHF 7'440.50 und Euro 250.00 zur Deckung der Verfahrenskosten von CHF 24'855.90 verwendet. [Verfügungen betreffend Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils und der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Staatsanwaltschaft, Region Berner Jura-Seeland, mit Schreiben vom 26. April 2023 fristgerecht die Berufung an (pag. 670). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 23. August 2023 (pag. 721 ff.) und wurde den Parteien am Folgetag zugestellt (pag. 776 ff.). Mit Eingabe vom 1. September 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft frist- und formgerecht die Berufung (pag. 780.2 ff.), beschränkt auf den Schuldspruch gemäss Ziff. I.1.2. des erstinstanzlichen Urteils sowie die Dauer der Freiheitsstrafe und der Landesverweisung (Ziff. I.1. und Ziff. I.2. des erstinstanzlichen Urteils). Der Beschuldigte, privat vertreten durch Fürsprecher C.”
“658; Hervorhebungen im Original]): 1. A.________ wird in Sicherheitshaft belassen. Die Verlängerung der Sicherheitshaft wird für vorerst 3 Monate, d.h. bis am 19.7.2023, bewilligt (Art. 231 i.V.m. Art. 227 StPO). […] 2. Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet (Art. 20 N-SIS-Verordnung). 3. Folgende Gegenstände werden A.________ nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils zurückgegeben: - SIM Karte - Samsung ______ - Apple iPhone 7+ - 3 Pocket Books 4. Folgende Gegenstände werden als Beweismittel bei den Akten behalten: - Schreiben der Sozialen Dienste D.________ (Ortschaft) inkl. Übersetzung vom 10.02.2022 - Original des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Kopie des Schreibens der Republik Albanien vom 14.02.2022 - Ernennungsurkunde KESB G.________ (Kanton) vom 11.03.2021 5. Der Betrag von CHF 560.00 wird eingezogen (Art. 70 StGB). 6. Die beschlagnahmten Geldbeträge von A.________ werden in der Höhe von CHF 7'440.50 und Euro 250.00 zur Deckung der Verfahrenskosten von CHF 24'855.90 verwendet. [Verfügungen betreffend Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils und der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die Staatsanwaltschaft, Region Berner Jura-Seeland, mit Schreiben vom 26. April 2023 fristgerecht die Berufung an (pag. 670). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 23. August 2023 (pag. 721 ff.) und wurde den Parteien am Folgetag zugestellt (pag. 776 ff.). Mit Eingabe vom 1. September 2023 erklärte die Generalstaatsanwaltschaft frist- und formgerecht die Berufung (pag. 780.2 ff.), beschränkt auf den Schuldspruch gemäss Ziff. I.1.2. des erstinstanzlichen Urteils sowie die Dauer der Freiheitsstrafe und der Landesverweisung (Ziff. I.1. und Ziff. I.2. des erstinstanzlichen Urteils). Der Beschuldigte, privat vertreten durch Fürsprecher C.”
“; - il ordonne - le maintien au dossier, à titre de pièce de conviction, du sachet contenant différents documents personnels, à l'exception des documents médicaux ; - la confiscation de deux téléphones mobiles Samsung pour destruction (art. 69 CP) ; - la confiscation du montant de CHF 13'620.00 (art. 70 CP).”
“________, défenseur d'office de A.________ : Prestations dès le 1er janvier 2018 - dit que dès que sa situation financière le permet, A.________ est tenu de rembourser d'une part au canton de Berne la rémunération allouée pour sa défense d'office, d'autre part à Me B.________ la différence entre cette rémunération et les honoraires que celui-ci aurait touchés comme défenseur privé (art. 135 al. 4 CPP) ; - ordonné : 1. le maintien en détention de A.________ et son retour en exécution de peine ; 2. le maintien au dossier, à titre de pièce à conviction, du sachet contenant différents documents personnels (diverses quittances, contrat de location de voiture), à l’exception des documents médicaux, qui doivent être restitués au prévenu dès l’entrée en force du présent jugement ; 3. la confiscation des objets suivants pour destruction (art. 69 CP) : 3.1. Téléphone mobile Samsung, modèle S20, IMEI 3513281 18838291 ; 3.2. Téléphone mobile Samsung défectueux ; 4. la confiscation du montant de CHF 13'620.00 (art. 70 CP) ; 5. que la requête d’autorisation d’effacement du profil d’ADN prélevé sur la personne de A.________ et répertorié sous le numéro PCN ________ soit soumise après l’échéance du délai prévu par la loi à l’autorité de céans (art. 16 al. 4 de la loi sur les profils d’ADN) ; 6. que la requête d’autorisation d’effacement des données signalétiques biométriques prélevées soit soumise après l’échéance du délai prévu par la loi à l’autorité compétente (art. 17 al. 4 en relation avec l’art 19 al. 1 de l’ordonnance sur le traitement des données signalétiques biométriques) ; 7. l’inscription dans le système d’information Schengen de l’expulsion (refus d’entrée et de séjour ; 8. la notification (…). 2.3 Par courrier du 25 octobre 2022 (D. 378), Me B.________ a annoncé l'appel pour A.________. 2.4 La motivation dudit jugement a été envoyée le 2 décembre 2022 (D. 383-413). 3. Deuxième instance 3.1 Par mémoire du 23 décembre 2022 (D. 434-435), Me B.”
“Dispositif La 2e Chambre pénale : constate que le jugement du Tribunal régional Jura bernois-Seeland du 19 octobre 2022 est entré en force de chose jugée dans la mesure où le tribunal a : reconnu A.________ coupable de contravention à la LStup, commise entre le 1er juin 2021 et le 30 juin 2021, en Suisse, par le fait d'avoir consommé de la cocaïne et de l'héroïne (ch. 2 AA) ; condamné A.________ à une amende contraventionnelle de CHF 200.00, la peine privative de liberté de substitution ayant été fixée à 2 jours en cas de non-paiement fautif ; ordonné : le maintien au dossier, à titre de pièce à conviction, du sachet contenant différents documents personnels (diverses quittances, contrat de location de voiture), l'exception des documents médicaux, qui doivent être restitués au prévenu dès l'entrée en force du présent jugement ; la confiscation des objets suivants pour destruction (art. 69 CP) : Téléphone mobile Samsung, modèle S20, IMEI 3513281 18838291 Téléphone mobile Samsung défectueux la confiscation du montant de CHF 13'620.00 (art. 70 CP) ; pour le surplus reconnaît A.________ coupable de/d’ : infraction grave à la loi sur les stupéfiants, commise entre le 2 mai et le 30 juin 2021, notamment à C.________, commise en ayant mis en danger la santé d’un grand nombre de personne et en bande, par le fait : d'avoir vendu au minimum 4'800 grammes d'héroïne mélangée, présentant un taux de pureté de 23 %, soit 1'104 grammes d'héroïne pure, réalisant un chiffre d'affaires d'au minimum CHF 91'250.00 (ch. I.1.1 AA) ; d'avoir possédé en vue de la vendre (ch. I.1.2 AA) : 479 grammes d'héroïne mélangée, présentant un taux de pureté de 23 %, soit”
“SIM-Karte Lebara (Ass.-Nr 023) - Mobiltelefon Samsung Yateley, inkl. SIM-Karte Vodafone (Ass.-Nr. 024) - Mobiltelefon Samsung Yateley, inkl. SIM-Karte Lebara (Ass.-Nr. 025) - SIM-Karte Swisscom (Ass.-Nr. 028) - SIM-Karte .________ (Ass.-Nr. 030) - SIM-Karte .________ (Ass.-Nr. 031) - SIM-Karte Salt (Ass.-Nr. 033) - SIM-Karte (Ass.-Nr. 034) - 3 Schachteln Kamagra 100mg (Ass.-Nr. 069) - Mobiltelefon iPhone (Ass.-Nr. 072) - Mobiltelefon Samsung (Ass.-Nr. 073) - 8 Tabletten Sildenafil Sildenax 100mg Drossa Pharm AG - 2 Tabletten Sildenafil Sildenafilum 100mg Sandoz - SIM-Karte Lebara .________ (Ass.-Nr. G-1) - Axt (Ass.-Nr. 004) 3. Folgendes Dokument wird als Beweismittel bei den Akten belassen: - Kopie des Briefes von G.________ an A.________ vom 11. Januar 2018 (8 Seiten) 4. Der beschlagnahmte Personenwagen BMW 320i, blau, Fahrgestell-Nr. .________ wird eingezogen und verwertet (Art. 69 StGB). Ein allfälliger Verwertungserlös wird an die Verfahrenskosten angerechnet. 5. Folgende Beträge werden eingezogen (Art. 70 StGB): - Bargeld CHF 2'002.65 (Ass.-Nr. 006, Ass.-Nr. 014, Ass.-Nr. 002) - Bargeld Euro 788.62 (Ass.-Nr. 007, Ass.-Nr 015), es wird zudem festgestellt, dass die gefälschte 200 Euronote bereits dem Bundesamt für Polizei übergeben worden ist. - Bargeld Dollar 117.00 (Ass.-Nr. 016) 6. Die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr. .________ nach Ablauf der Frist wird dem zuständigen Bundesamt erteilt (Art. 16 Abs. 4 DNA-ProfilG). 7. Die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten durch die auftraggebende Behörde wird nach Ablauf der Frist erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. Art. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete A.________ (nachfolgend: Beschuldigter) mit Schreiben vom 19. August 2021 form- und fristgerecht Berufung an (pag. 1717). Die schriftliche Urteilsbegründung datiert vom 9. Dezember 2021 (pag. 1723 ff.). Mit Berufungserklärung vom 30.”
“Folgende Beträge werden eingezogen (Art. 70 StGB): - Bargeld CHF 2'002.65 (Ass.-Nr. 006, Ass.-Nr. 014, Ass.-Nr. 002) - Bargeld Euro”
“-, qui comprennent un émolument de CHF 1'500.-. Confirme le jugement entrepris, dont le dispositif est le suivant : "Déclare A______ coupable d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c LStup) et d'infraction à la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (art. 119 al. 1 LEI). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 90 jours-amende, sous déduction de 2 jours-amende, correspondant à 2 jours de détention avant jugement (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 10.-. Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à 3 ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Ordonne la confiscation de la somme de CHF 30.- figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°7______ du 6 janvier 2022 et de l'argent figurant sous chiffre 2 de l'inventaire du 28 avril 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n°7______ du 6 janvier 2022 et du téléphone portable figurant sous chiffre 1 de l'inventaire du 28 avril 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l’inventaire n°8______ du 28 avril 2022 (art. 69 CP). Rejette les conclusions en indemnisation de A______ (art. 429 CPP). Fixe à CHF 3'209.45 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 916.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Ordonne la communication du présent jugement aux autorités suivantes : Casier judiciaire suisse, Secrétariat d'Etat aux migrations, Office cantonal de la population et des migrations, Service des contraventions (art. 81 al. 4 let. f CPP). Informe les parties que, dans l'hypothèse où elles forment un recours à l'encontre du présent jugement ou en demandent la motivation écrite dans les dix jours qui suivent la notification du dispositif (art.”
Eine Einziehung kann auch Vermögenswerte einer rechtlich selbständigen Gesellschaft erfassen, wenn diese nach der Aktenlage faktisch dem Beschuldigtenvermögen zuzurechnen sind (strafprozessualer Durchgriff); dies ist vor allem dann anzunehmen, wenn die Gesellschaft als Surrogat des durch die Straftat erlangten Werts erscheint.
“Die Verteidigung bestätigt in ihrer Replik zumindest, der Beschwerdeführer habe mit unwahren Angaben «via die C____ GmbH» Kurzarbeitsentschädigungen in grösserem Umfang erschlichen (act. 6). Nach der bundesgerichtlichen Rechtsprechung kann nicht nur der aus der Straftat unmittelbar erlangte Wert eingezogen werden, sondern auch Werte, die nachweislich an seine Stelle getreten sind (echte und unechte Surrogate; BGE 126 I 97 E. 3c/bb; vgl. auch BGE 144 IV 172 E. 7.2.2). Ein Surrogat liegt namentlich vor, wenn mit dem ursprünglichen Deliktserlös ein Sachwert gekauft wird (Bommer/Goldschmid, a.a.O., Art. 263 StPO N 44). Vorliegend ist mit der Staatsanwaltschaft aufgrund der aktenkundigen Geldflüsse vom Verdacht auszugehen, dass der X____ vollumfänglich über die Leistungen der Öffentlichen Arbeitslosenkasse BL vom 10. Februar sowie 2. März 2021 finanziert wurde (siehe oben E. 3.3.1), die nach soeben Gesagtem wiederum mutmasslich deliktisch vom Beschwerdeführer erlangt wurden. Damit liegt auch ein hinreichender Verdacht vor, dass der X____ ein im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB durch eine Straftat erlangtes Surrogat darstellt, welches grundsätzlich eingezogen werden kann. Das von der Verteidigung vorgebrachte «Fehlen eines deliktischen Zusammenhangs» infolge der Eigentümerstellung von B____ konnte sie demgegenüber nicht überzeugend darlegen. Vielmehr richtet sich die Beschlagnahme zur Einziehung vorliegend gegen den Beschwerdeführer, zu dessen Vermögen der X____ gemäss momentaner Aktenlage zumindest faktisch bzw. im Rahmen eines strafprozessualen Durchgriffs zu zählen ist (vgl. E. 3.3.1 f.). Schliesslich ist auch das Erfordernis der Verhältnismässigkeit erfüllt, da keine milderen Mittel zur Verfügung stehen und die Bedeutung der vorgeworfenen Straftaten sowie der sich zunehmend erhärtende Tatverdacht die Zwangsmassnahme rechtfertigen (vgl. oben E. 3.3.5). Somit erweist sich die Beschlagnahme des X____ auch gestützt auf Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO i.V.m. Art. 70 StGB als rechtmässig.”
“Die Verteidigung bestätigt in ihrer Replik zumindest, der Beschwerdeführer habe mit unwahren Angaben «via die C____ GmbH» Kurzarbeitsentschädigungen in grösserem Umfang erschlichen (act. 6). Nach der bundesgerichtlichen Rechtsprechung kann nicht nur der aus der Straftat unmittelbar erlangte Wert eingezogen werden, sondern auch Werte, die nachweislich an seine Stelle getreten sind (echte und unechte Surrogate; BGE 126 I 97 E. 3c/bb; vgl. auch BGE 144 IV 172 E. 7.2.2). Ein Surrogat liegt namentlich vor, wenn mit dem ursprünglichen Deliktserlös ein Sachwert gekauft wird (Bommer/Goldschmid, a.a.O., Art. 263 StPO N 44). Vorliegend ist mit der Staatsanwaltschaft aufgrund der aktenkundigen Geldflüsse vom Verdacht auszugehen, dass der X____ vollumfänglich über die Leistungen der Öffentlichen Arbeitslosenkasse BL vom 10. Februar sowie 2. März 2021 finanziert wurde (siehe oben E. 3.3.1), die nach soeben Gesagtem wiederum mutmasslich deliktisch vom Beschwerdeführer erlangt wurden. Damit liegt auch ein hinreichender Verdacht vor, dass der X____ ein im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB durch eine Straftat erlangtes Surrogat darstellt, welches grundsätzlich eingezogen werden kann. Das von der Verteidigung vorgebrachte «Fehlen eines deliktischen Zusammenhangs» infolge der Eigentümerstellung von B____ konnte sie demgegenüber nicht überzeugend darlegen. Vielmehr richtet sich die Beschlagnahme zur Einziehung vorliegend gegen den Beschwerdeführer, zu dessen Vermögen der X____ gemäss momentaner Aktenlage zumindest faktisch bzw. im Rahmen eines strafprozessualen Durchgriffs zu zählen ist (vgl. E. 3.3.1 f.). Schliesslich ist auch das Erfordernis der Verhältnismässigkeit erfüllt, da keine milderen Mittel zur Verfügung stehen und die Bedeutung der vorgeworfenen Straftaten sowie der sich zunehmend erhärtende Tatverdacht die Zwangsmassnahme rechtfertigen (vgl. oben E. 3.3.5). Somit erweist sich die Beschlagnahme des X____ auch gestützt auf Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO i.V.m. Art. 70 StGB als rechtmässig.”
Im Verlauf der Untersuchung müssen sich die Anhaltspunkte für eine Einziehung verstärken; die zuständige Behörde hat die Voraussetzungen der Einziehung bzw. des Sicherungsbeschlags regelmässig zu überprüfen und dies mit zunehmender Strenge, je weiter die Ermittlungen fortschreiten.
“Il a toutefois été jugé que la saisie pouvait avoir pour objet des biens, certes présents dans le patrimoine concerné, mais dépourvus d'une connexité immédiate avec l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 1P.94/1990 du 15 juin 1990). L'autorité doit pouvoir décider rapidement du séquestre (art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 116 Ib 96 consid. 3a; arrêt du Tribunal fédéral 1B_421/2011 du 22 décembre 2011 consid. 3.1 et 3.3). Ainsi, au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, Bâle 2019 n. 17-22 ad art. 263). 3.2. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel "le crime ne paie pas", la confiscation de valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 139 IV 209 consid. 5.3 et les arrêts cités). Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 129 II 453 consid. 4.1 ; ATF 140 IV 57 consid. 4.1 et les nombreuses références citées). C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1). Le séquestre pénal doit être maintenu tant que subsiste une probabilité de confiscation (SJ 1994 p.”
“Dans le cadre de l'examen d'un séquestre, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. Le séquestre pénal est, en effet, une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers qui sont susceptibles d'être utilisés comme moyens de preuve, de devoir être restitués au lésé ou confisqués ou encore de servir à l'exécution d'une créance compensatrice (art. 263 al. 1 CPP et 71 al. 3 CP). L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (v. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; 140 IV 57 consid. 4.1.2; arrêt du Tribunal fédéral 1B_321/2021 du 29 octobre 2021 consid. 3.1). 2.1.2 Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit pénal (sur l'art. 70 al. 1 CP, voir notamment ATF 144 IV 285 consid. 2.2). Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). L'intégralité des fonds doit demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu'il existe un doute sur la part de ceux-ci qui pourrait provenir d'une activité criminelle (arrêt du Tribunal fédéral 1B_414/2019 du 13 janvier 2020 consid. 2.1). Les probabilités d'une confiscation, respectivement du prononcé d'une créance compensatrice, doivent cependant se renforcer au cours de l'instruction (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 96). 2.1.3 La réalisation des conditions du séquestre doit être régulièrement vérifiée par l'autorité compétente, avec une plus grande rigueur à mesure que l'enquête progresse (ATF 122 IV 91 consid. 4). Conformément à l'art. 267 al. 1 CPP, si le motif du séquestre disparaît, le ministère public ou le tribunal lève la mesure et restitue les objets et valeurs patrimoniales à l'ayant droit.”
“et si elle apparaît justifiée au regard de la gravité de l'infraction (let. d). Dans le cadre de l'examen d'un séquestre, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. Le séquestre pénal est en effet une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs qui peuvent servir de moyens de preuve, que le juge du fond pourrait être amené à confisquer ou à restituer au lésé, ou qui pourraient servir à l'exécution d'une créance compensatrice (art. 263 al. 1 CPP et 71 al. 3 CP). L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364). Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit pénal (sur l'art. 70 al. 1 CP, voir notamment ATF 144 IV 285 consid. 2.2 p. 286). Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364). L'intégralité des fonds doit demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu'il existe un doute sur la part de ceux-ci qui pourrait provenir d'une activité criminelle (arrêt 1B_414/2019 du 13 janvier 2020 consid. 2.1). Les probabilités d'une confiscation, respectivement du prononcé d'une créance compensatrice, doivent cependant se renforcer au cours de l'instruction (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 96). Un séquestre peut en effet apparaître disproportionné lorsque la procédure dans laquelle il s'inscrit s'éternise sans motifs suffisants (ATF 132 I 229 consid. 11.6 p. 247). En outre, pour respecter le principe de proportionnalité, l'étendue du séquestre doit rester en rapport avec le produit de l'infraction poursuivie (ATF 130 II 329 consid.”
Einziehbar sind nach Art. 70 StGB nicht nur Vermögenswerte, die unmittelbar aus der Straftat resultieren, sondern auch wirtschaftliche Vorteile, die indirekt aus der Tat herrühren. Entscheidend ist, dass sich diese Vorteile in buchhalterischer Hinsicht darstellen lassen (z. B. als Erhöhung der Aktiven, Verringerung der Passiven, Nicht‑Verringerung der Aktiven oder Nicht‑Vermehrung der Passiven). Ein durchgängig direkter und unmittelbarer Kausalzusammenhang ist demnach nicht in allen Fällen erforderlich.
“BGE 144 IV 285 E. 2.2 und 2.8.3; Urteil 6B_1302/2020 vom 3. Februar 2021 E. 4.2, nicht publ. in: BGE 147 IV 176; je mit Hinweisen). Zur Klarstellung ist an dieser Stelle festzuhalten, dass anders als etwa in BGE 145 IV 237 E. 3.2.1, 144 IV 1 E. 4.2.1, 141 IV 155 E. 4.1 und 140 IV 57 E. 4.1.1 ohne nähere Begründung erwogen, ein "direkter und unmittelbarer" Zusammenhang nicht erforderlich ist. Vielmehr muss es grundsätzlich genügen, wenn die unrechtmässigen wirtschaftlichen Vorteile direkt oder auch indirekt aus der Straftat herrühren und sich buchhalterisch als Erhöhung der Aktiven, Verringerung der Passiven, Nicht-Verringerung der Aktiven oder Nicht-Vermehrung der Passiven erfassen lassen (vgl. BGE 144 IV 1 E. 4.2.2; 125 IV 4 E. 2a/bb; 120 IV 365 E. 1d; Urteile 6B_64/2021 vom 7. September 2022 E. 5.1; 6B_367/2020 vom 17. Januar 2022 E. 16.1; 6B_98/2021 vom 8. Oktober 2021 E. 3.1; gl.M. MARCEL SCHOLL, in: Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, Band I, 2018, N. 177 zu Art. 70 StGB). Dies muss jedenfalls dann gelten, wenn die strafbare Handlung zum Abschluss eines objektiv legalen Rechtsgeschäfts führt, dessen Erfüllung erst zum Vermögenszuwachs bei der Täterschaft führt. Illustrieren lässt sich dies anhand der bundesgerichtlichen Rechtsprechung zur Einziehung von Vermögenswerten, die dank eines durch Bestechung zustande gekommenen Rechtsgeschäfts erlangt wurden. Das Bundesgericht hat solche Vermögenswerte bereits in der Vergangenheit unter Verzicht auf das Erfordernis des direkten Kausalzusammenhangs für einziehbar erklärt (BGE 137 IV 79 E. 3.2 = Pra 100 [2011] Nr. 120) und diese Rechtsprechung jüngst bestätigt (BGE 147 IV 479 E. 6.3.2).”
“Conformément à l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'État d'un montant équivalent; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70, al. 2, ne sont pas réalisées. Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 p. 242; 144 IV 285 consid. 2.2 p. 286 s.; 144 IV 1 consid. 4.2.1 p. 7). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 p. 7 s.; 125 IV 4 consid. 2a/bb p. 7). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel " le crime ne doit pas payer " (ATF 145 IV 237 consid.”
“Tant l'appel de la prévenue que celui des sociétés appelantes seront rejetés sur ces points. 5. 5.1.1. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinés à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 5.1.2. L'esprit et le but de l'art. 70 CP est d’empêcher que l'auteur profite du produit de ses infractions, en leur ôtant toute rentabilité. Dans le cadre de cette disposition, il convient de supprimer tous les avantages financiers obtenus par l’activité illicite, afin que le crime ne paie pas. La loi pénale ne remplirait pas sa fonction si ceux qui commettent des infractions, au détriment de ceux que les normes pénales sont censées protéger, pouvaient garder le produit de leur infraction (L. MOREILLON / N. QUELOZ / A. MACALUSO / N. DONGOIS [éds], Commentaire romand, Code pénal I, 2ème éd., 2021, n. 5 ad art. 70). La notion de valeurs patrimoniales contenue à l'art. 70 CP s'interprète de façon très large. Les valeurs patrimoniales assujetties à la confiscation sont ainsi constituées de tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, appréciables en argent, pouvant être déterminés de façon comptable, susceptibles cas échéant d'être chiffrés dans le cadre d’une décision de créance compensatrice. Les valeurs patrimoniales qui se présentent sous la forme de billets de banque, de devises, des chèques, d'avoir en compte ou d'autres créances, sont confiscables aussi longtemps que les mouvements sont identifiables ou retraçables (principe de la trace documentaire ou paper trail). Ce principe est valable non seulement en cas de remploi improprement dit, à savoir que le produit de l'infraction est une valeur destinée à circuler et qu'elle est réinvestie dans un support du même genre mais également en cas de remploi proprement dit, à savoir lorsque le produit du crime sert à acquérir un objet de remplacement, tel qu'un immeuble (M.”
Fahrlässige Unkenntnis genügt nicht. Für den guten Glauben des Drittens verlangt die Rechtsprechung zumindest eine dem «dol éventuel» entsprechende Kenntnis oder jedenfalls das Vorliegen ernsthafter, konkreter Anhaltspunkte, dass die Werte aus einer Straftat stammen. Blosses Bekanntsein mit dem Bestehen eines Strafverfahrens ohne konkrete Hinweise auf die Herkunft der Werte schliesst die Gutgläubigkeit nicht aus.
“En d'autres termes, la confiscation à l'égard d'un tiers ne sera possible que si celui-ci a une connaissance – correspondant au dol éventuel – des faits justifiant la confiscation. La violation d'un devoir de diligence ou d'un devoir de se renseigner ne suffit pas pour exclure la bonne foi du tiers. S'agissant de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe, sans se limiter à une appréciation de pur droit civil (arrêts TF 1B_22/2017 précité consid. 3.1 et 1B_615/2020 précité consid. 2.2 et les références citées). 3.3.2. Selon l’art. 71 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’Etat d’un montant équivalent; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l’art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (al. 1). Le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s’il est à prévoir qu’elle ne serait pas recouvrable ou qu’elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée (al. 2). Le séquestre en vue de l’exécution d’une créance compensatrice peut porter sur tous les biens, valeurs et/ou revenus de l'intéressé sans qu'un lien de connexité avec l'infraction ne soit exigé. Toutefois, tant que l'étendue de la mesure ne paraît pas manifestement violer le principe de proportionnalité, notamment sous l'angle du respect des conditions minimales d'existence, le séquestre doit être maintenu. C'est devant le juge du fond au moment du prononcé de la créance compensatrice que la situation personnelle, notamment financière, du prévenu sera prise en considération (cf. art. 71 al. 2 CP). Tel est aussi le cas au moment de l'exécution de celle-ci. En effet, le séquestre conservatoire est maintenu une fois le jugement entré en force jusqu'à son remplacement par une mesure du droit des poursuites.”
“________ et de la mise en gage des actions F.________. Cette banque connaissait en effet la précédente banque suisse, qui avait dans un premier temps reçu les actions par G.________ en garantie, situation qui ne fondait aucun indice de blanchiment au sens de l’art. 3.2.5 de l’annexe de l’OBA-FINMA. Le Ministère public a ajouté que les actions étaient soumises à un risque de dépréciation rapide au sens de l’art. 266 al. 5 CPP et qu’à l’inverse A.________ SA n’aurait aucune difficulté à se faire indemniser par la banque du préjudice résultant d’un gage qui n’aurait pas dû avoir lieu. Fondé sur ce qui précède et au regard du principe de la proportionnalité, il a ainsi rejeté la nouvelle de demande de mise sous séquestre formulée par A.________ SA. 3.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie (arrêt TF 1B_615/2020 du 2 mars 2021 consid. 2.2 et les réf.). La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Selon la jurisprudence, elle ne se rapporte pas à la notion civile consacrée à l'art. 3 CC. La confiscation ne peut ainsi pas être prononcée si le tiers sait simplement qu'une procédure pénale a été ouverte contre son partenaire commercial, mais ne dispose pas d'informations particulières. Il faut que le tiers ait une connaissance certaine des faits qui auraient justifié la confiscation ou, à tout le moins, considère leur existence comme sérieusement possible, soit qu'il connaisse les infractions d'où provenaient les valeurs ou, du moins, ait eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction.”
Bei Drogendelikten ordnen Gerichte häufig den Sequester und die Einziehung (Confiscation) von werthaltigen Vermögenswerten an; dies umfasst unter anderem Bargeld und Wertersatzpositionen bzw. Vermögenswerte, die aus dem Delikt finanziert wurden und an den Staat devolviert werden können (Art. 70 StGB).
“25, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me B______, défenseur d'office de A______. Confirme le jugement entrepris, dont le dispositif est le suivant : "Déclare A______ coupable d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. d LStup, d'empêchement d'accomplir une acte officiel (art. 286 CP) et d'infraction à l'art. 115 al. 1 let. a et al. 3 LEI. Condamne A______ à une peine pécuniaire de 180 jours-amende (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 10.-. Condamne A______ à une amende de CHF 200.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 2 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue et du téléphone figurant sous chiffres 1 à 5 de l'inventaire n° 41354920230420 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 6 de l'inventaire n° 41354920230420 (art. 70 CP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 764.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 6 de l'inventaire n° 41354920230420 (art. 442 al. 4 CPP). Fixe à CHF 2'707.90 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). [...] Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Met cet émolument complémentaire à la charge de A______." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, à l’Office cantonal de la population et des migrations et au Secrétariat d’État au migrations. La greffière : Sarah RYTER La présidente : Sara GARBARSKI Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“En ce qui concerne la consommation de stupéfiants, il sera condamné à une amende de CHF 100.-. Sort des objets et valeurs patrimoniales séquestrés 4.1.1. Selon l'art. 69 CP, alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, le juge prononce la confiscation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d'une infraction, si ces objets compromettent la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public (al. 1). Le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits (al. 2). 4.1.2. Le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). 4.2. Les stupéfiants seront séquestrés, confisqués et détruits (art. 69 CP). Quant aux valeurs patrimoniales, elles seront séquestrées et confisquées, vu leur provenance délictuelle (art. 70 CP). Frais et indemnisation 5. Vu le verdict condamnatoire, le prévenu sera condamné aux frais de la procédure (art. 426 al. 1 CPP). 6. L'indemnité due au défenseur d'office sera fixée conformément à l'art. 135 CPP. PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Déclare A______ coupable d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEI), de violation d'une interdiction de pénétrer dans une région déterminée (art. 119 al. 1 LEI), de vente de stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c LStup), de détention de stupéfiants (art. 19 al. 1 let. d LStup), d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 al. 1 CP) et de consommation de stupéfiants (art. 19a ch. 1 LStup). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 180 jours-amende sous déduction de 3 jours de détention avant jugement (art. 34 et 51 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 20.-. Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à 3 ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art.”
“2 grammes brut d'héroïne figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______, de la drogue et du matériel de conditionnement, des contenants et valises, ainsi que du badge d'entrée, de l'enveloppe, des documents d'identité, des objets, document, clés, du téléphone portable, des cartes SIM, de l'ordinateur et de la clé USB figurant sous chiffres 1 à 20, 23, 24 et 26 à 45 de l'inventaire n° 6______, du téléphone portable figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 7______, des comprimés DORMICUM figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 8______, du récépissé figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 9______, des objets figurant sous chiffres 1 à 6 de l'inventaire n° 10______, des valises, du matériel de conditionnement et produit de coupage figurant sous chiffres 1 à 22 de l'inventaire n° 11______ ( (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ et sous chiffres 21 et 22 de l'inventaire n° 6______ (art. 70 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction de la carte [de crédit] Q______ au nom de R______ figurant au dépôt de A______ (pièce Y-127) (art. 69 CP). Ordonne la restitution à D______ de la carte d'identité figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à D______ du passeport albanais figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ du passeport, de la carte d'identité albanaise et du permis de conduire au nom de A______ figurant sous chiffres 2 et 4 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à son ayant-droit, de la carte ID allemande au nom de S______ figurant sous chiffre 7 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à son ayant-droit, soit l'entreprise T______ Sàrl, du trousseau de trois clés ouvrant le box 12______ figurant sous chiffre 13 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP).”
“Mit Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO i.V.m. Art. 70 StGB stützt sich die vorliegend streitige Einziehungsbeschlagnahme klarerweise auf eine hinreichende gesetzliche Grundlage. Dem Beschwerdeführer wird vorgeworfen, am 11. November 2021 in Bern sowie Herzogenbuchsee mit Betäubungsmitteln gehandelt und dadurch gegen das Bundesgesetz über die Betäubungsmittel und die psychotropen Stoffe (BetmG; SR 812.121) verstossen zu haben. Der Tatverdacht ergibt sich aus einer Leibesvisitation infolge einer Polizeikontrolle am 11. November 2021 um 15:25 Uhr am Bahnhof Bern. Hierbei wurden aus der Unterhose resp. Umhängetasche des Beschwerdeführers insgesamt sechs Minigrip Amphetamin (8.1 Gramm, jeweils brutto), zwei Minigrip Kokain (1.8 Gramm), ein Minigrip Marihuana (2.1 Gramm), ein Minigrip Haschisch (1.5 Gramm) sowie ein Beutel Marihuana (17.1 Gramm) sichergestellt. Anlässlich der Hausdurchsuchung am Wohnort des Beschwerdeführers fand die Polizei sodann rund”
“6 AA) ; séjour illégal, infraction commise du 23 juillet 2013 au 14 avril 2015, à Bienne (ch. B.7 AA) ; sur le plan civil : homologué les conventions conclues le 5 mai 2020 entre C.________ et X.________ ainsi qu’entre C.________ et V.________ et constaté que les actions civiles sont devenues sans objet ; dit que l’action civile n’a pas engendré de frais particuliers ; ordonné : la confiscation des objets suivants pour destruction (art. 69 CP) : valise Samsonite ; sac "portugais" ; sac "portugais" ; sacs "portugais" ; sac noir ; sac noir et rose ; sac de voyage "Sports" ; balance digitale ; balance digitale ; sac bleu "Cokpit" ; sac brun "Cucci" ; sac Gommy ; appareil à mettre sous-vide ; balance "intertronic" ; matériel pour un pistolet à air comprimé ; diverses notices ; téléphone portable avec carte SIM ; spray au poivre ; diverses notices et 1 document bancaire ; téléphone portable (IMEI AB.________) ; clef d’appartement ; badge ; divers matériaux d’emballage vides ; 1 montre pour homme ; 1 permis de conduire CH vierge ; la confiscation du montant de CHF 138'401.41 (art. 70 CP) ; pour le surplus reconnaît C.________ coupable de/d’ : infraction qualifiée à la LStup, commise à réitérées reprises entre le 1er avril 2014 et le 14 avril 2015, à Bienne, par métier et en bande notamment avec A.________, E.________, I.________ et K.________ (ch. B. 1 AA), par le fait d’avoir notamment : - acquis une quantité indéterminée de marijuana ; - vendu une quantité d’au minimum 18’000 grammes de marijuana, en réalisant par ce biais un chiffre d’affaire total d’au moins CHF 139'800.00 ; - détenu et entreposé du 1er avril 2015 au 14 avril 2015 dans l’appartement de G.________ 20'207.5 grammes de marijuana, 4'485 grammes de haschich et 1'425 grammes de déchets de chanvre ; - détenu et entreposé le 25 mars 2015 dans l’appartement de G.________ 2'000 grammes de marijuana ; lésions corporelles simples, infraction commise le 17 janvier 2015, à Bienne, au préjudice de U.________ (ch. B. 3 AA) ; menaces, infraction commise le 17 janvier 2015, à Bienne, au préjudice de U.________ (ch.”
“Or, dans la mesure où la cour cantonale a retenu que tant le véhicule BMW que les téléphones cellulaires avaient été financés par des fonds provenant du trafic de stupéfiants du recourant (cf. jugement attaqué, consid. 7.2), la question se posait de la confiscation de ces objets en application de l'art. 70 CP.”
Eine Verurteilung einer bestimmten Person ist für die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB nicht erforderlich. Die Einziehung kann auch erfolgen, wenn ein Verfahren etwa mangels ausreichend konkretem Tatverdacht gegen eine bestimmte Person eingestellt wird, sofern feststeht, dass eine strafbare Handlung vorliegt bzw. sich aus überzeugenden Indizien ergibt, dass die Vermögenswerte aus einer Straftat stammen. Voraussetzung bleibt, dass das betreffende Verhalten den objektiven und subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist.
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die sogenannte Ausgleichseinziehung beruht auf dem sozialethischen Gedanken, dass sich strafbares Verhalten nicht lohnen darf. Sie setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1, 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Die Verurteilung einer bestimmten Person als Täter ist nicht erforderlich. Eine Einziehung kommt namentlich auch in Betracht, wenn das Verfahren mangels eines ausreichend konkreten, eine Anklage rechtfertigenden Tatverdachts gegen eine bestimmte Person eingestellt wird, sofern nur eine strafbare Handlung gegeben ist (Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.1 mit Hinweisen). Nicht einziehbar sind Vermögenswerte, die aus einem objektiv legalen Geschäft stammen (BGE 141 IV 155 E.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Die Verurteilung einer bestimmten Person als Täter ist nicht erforderlich (vgl. BGE 141 IV 155 E. 4.1). Eine Einziehung kommt namentlich auch in Betracht, wenn das Verfahren mangels eines ausreichend konkreten, eine Anklage rechtfertigenden Tatverdachts gegen eine bestimmte Person eingestellt wird, sofern nur eine strafbare Handlung gegeben ist (vgl. Art. 319 Abs. 1 lit. a i.V.m. Art. 320 Abs. 2 Satz 2 StPO; Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.1 mit Hinweisen).”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Die Verurteilung einer bestimmten Person als Täter ist nicht erforderlich (vgl. BGE 141 IV 155 E. 4.1). Eine Einziehung kommt namentlich auch in Betracht, wenn das Verfahren mangels eines ausreichend konkreten, eine Anklage rechtfertigenden Tatverdachts gegen eine bestimmte Person eingestellt wird, sofern nur eine strafbare Handlung gegeben ist (vgl. Art. 319 Abs. 1 lit. a i.V.m. Art. 320 Abs. 2 Satz 2 StPO; GRÄDEL/HEINIGER, in: Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 2. Aufl. 2014, N. 10 Art. 320 StPO; PETER ALBRECHT, forumpoenale 6/2020, Rechtsprechung Nr.”
“Bereits dieser Umstand spricht klar dafür, dass diese vier Mobiltelefone ebenfalls Diebesgut darstellen, zumal es sich bei keinem dieser vier Geräte um das private Mobiltelefon des Berufungsklägers handelte (vgl. u.a. Akten S. 426 ff., 475). Kommt hinzu, dass der Berufungskläger im vorliegenden Verfahren wie bereits erwähnt angab, sämtliche sechs Mobiltelefone von einer rumänischen Gruppierung abgekauft zu haben, was sich als vollkommen unglaubwürdig herausstellte (vgl. hierzu E. 3.2.3.3 oben). Auch in Bezug auf die vier Mobiltelefone sind ferner die bereits erörterten Indizien heranzuziehen (die strafrechtliche Vorgeschichte des Berufungsklägers, die Anhaltesituation im Geschäft [...], sowie das auch im Übrigen über weite Strecken unglaubwürdige und teils widersprüchliche Aussageverhalten des Berufungsklägers, E. 3.2.3.3 oben). Unter diesen Umständen ist nicht verständlich, weshalb diesbezüglich keine Anklage zum Nachteil von unbekannt erhoben wurde, bestehen doch keine Zweifel, dass auch die vier Mobiltelefone durch einen Diebstahl erlangt wurden. Wie dargelegt, steht der Umstand, dass es in Bezug auf die vier Mobiltelefone zu keiner Verurteilung gekommen ist, einer Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB jedoch nicht entgegen (E. 7.4.1).”
Bei Bargeld ist für die Anwendbarkeit des Drittprivilegs nach Art. 70 Abs. 2 StGB auf einen gutgläubigen Erwerb Art. 935 ZGB zu prüfen. Dagegen sind zivilrechtliche Ansprüche, die aus dem Handel mit absolut verbotenen Waren herrühren, nicht geschützt und gelten nicht als Vermögenswerte im Rechtssinn; in solchen Fällen kommt eine Einziehung bzw. Ersatzforderung nicht in Betracht.
“-- umsetzte, hat er nach Art eines Berufes gehandelt, weil er einen namhaften Beitrag an die Kosten zur Finanzierung seiner Lebensgestaltung erzielt hat. Mithin hat sich der Beschuldigte des gewerbsmässigen betrügerischen Missbrauchs einer Datenverarbeitungsanlage gemäss Art. 147 Abs. 1 und Abs. 2 StGB schuldig gemacht. Die Versuche gehen in der Gewerbsmässigkeit auf (sog. normative Handlungseinheit; BGE 123 IV 113 E. 2c). 4. Zivilklage der Privatklägerin 3, Casino D. AG 4.1 Was die Zivilklage der Casino D. AG auf Herausgabe der inkriminierten Noten im Betrag von Fr. 72'800.-- gestützt auf Art. 935 ZGB betrifft, gilt es vorab zu prüfen, ob nicht die Privatklägerin 1, Bank B., einen Anspruch auf Restitution der betreffenden Noten hat. 4.2 Wie bereits im Rahmen des Tatbestandsmerkmals des Schadens erläutert (E. 3.4.3) sind durch Straftaten erlangte Vermögenswerte gemäss Art. 70 Abs. 1 in fine StGB, primär dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes zu restituieren. Diese strafrechtliche Regelung geht als öffentlich-rechtliche Regelung dem ZGB vor. Ein Restitutionsausschluss ist gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB nur vorgesehen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Art. 935 ZGB ist insofern relevant, als die Geltendmachung des Drittenprivilegs von Art. 70 Abs. 2 StGB voraussetzt, dass eine zivilrechtlich gültige Eigentumsübertragung stattgefunden hat (Scholl, in: Ackermann (Hrsg.), Kommentar Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisationen, Band I, 2018, Art. 70 N 328 ff.). 4.3 Es stellt sich somit zunächst die Frage, ob die Spezialbestimmung von Art. 935 ZGB, die auch einen gutgläubigen Erwerb von gestohlenem Bargeld und derartigen Inhaberpapieren vorsieht, vorliegend Geltung beansprucht. Die ratio legis liegt darin, die Verkehrsfähigkeit von Geld und Inhaberpapieren – im Unterschied zu anderen abhanden gekommenen Sachen, die gemäss Art. 934 Abs. 1 ZGB nicht erworben werden können – zu privilegieren. Deren Herkunft soll zu keinen rechtlichen Diskussionen Anlass geben, da der Vermutung der Integrität solcher Papiere zentrale Bedeutung für einen funktionierenden Zahlungsverkehr resp.”
“Verkauf von Waren, deren Handel absolut verboten ist, wie dies bei Betäubungs- oder Dopingmittel aufgrund von Art. 19 Abs. 1 BetmG bzw. Art. 22 Abs. 1 SpoFöG der Fall ist, ist wegen seines Inhalts rechtswidrig und damit gemäss Art. 20 OR nichtig (vgl. BGE 117 IV 139 E. 3d/bb; Urteil 6B_994/2010 vom 7. Juli 2011 E. 5.3.3.2; je mit Hinweisen). Die dem Beschwerdeführer gegen L.________ zustehende, aus dem verbotenen Dopingmittelhandel herrührende Forderung ist dementsprechend zivilrechtlich nicht geschützt und kann nicht Gegenstand eines legalen Rechtsgeschäfts sein, weshalb sie keinen Vermögenswert im Rechtssinn darstellt. Weil dem Beschwerdeführer aus dem Dopingmittelhandel damit (noch) kein relevanter Vermögensvorteil zugekommen ist, fällt eine diesbezügliche Einziehung bzw. Ersatzforderung ausser Betracht (vgl. auch Urteil 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.3.3 betreffend die fehlende vermögensrechtliche Beachtlichkeit rechtswidriger oder sittenwidriger Gegenleistungen bei der Einziehung gegenüber einer gutgläubigen Drittperson nach Art. 70 Abs. 2 StGB). Würde eine solche, von der Rechtsordnung nicht geschützte Forderung dennoch als auszugleichende Vermögensvermehrung beurteilt und eine Einziehung bzw. Ersatzforderung angeordnet, führte dies zu einem nicht rechtfertigbaren Wertungswiderspruch (vgl. dazu BAUMANN, Deliktisches Vermögen, Dargestellt anhand der Ausgleichseinziehung, Diss. 1997, S. 61).”
Bei einer Ersatzforderungsbeschlagnahme kann die Höhe der Ersatzforderung im Sinn von Art. 70 Abs. 5 StGB geschätzt werden. Die Untersuchungsbehörde kann Vermögenswerte des Betroffenen bereits während der Untersuchung mit Beschlag belegen, solange die Möglichkeit einer Ersatzforderung besteht.
“Ausserdem ist festzuhalten, dass bei der Ersatzforderungsbeschlagnahme gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. e StPO die beschlagnahmten Vermögenswerte keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen brauchen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Solange die Untersuchung noch nicht abgeschlossen ist und die Möglichkeit einer Ersatzforderung besteht, muss die Sicherungsmassnahme aufrechterhalten bleiben. Die Behörde muss schnell entscheiden, was es ausschliesst, dass sie komplexe Rechtsfragen löst oder dass sie vor dem Entscheid darauf wartet, genau und vollständig über den Sachverhalt unterrichtet worden zu sein (BGE 141 IV 360 E. 3.2). Eine Beschlagnahme ist nur aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 140 IV 133 E. 4.2.1; 139 IV 250 E. 2.1). Die zu beschlagnahmende Ersatzforderung entspricht in ihrer Höhe grundsätzlich den Vermögenswerten, die durch die Anlasstat erlangt worden sind und somit der Einziehung von Art. 70 StGB unterlägen, wenn sie noch vorhanden wären. Die Höhe der Ersatzforderung kann im Sinne des Art. 70 Abs. 5 StGB geschätzt werden (OGer BE BK 23 21 vom 13. Juli 2023 E. 4; vgl. Konopatsch, Annotierter Kommentar StGB, 2020, Art. 71 N 13 f.; Trechsel/Jean-Richard, Praxiskommentar StGB, 4. Aufl. 2021, Art. 70 N 17).”
“Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB; sog. Ersatzforderungsbeschlagnahme). Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). So lange die Untersuchung noch nicht abgeschlossen ist und die Möglichkeit einer Ersatzforderung besteht, muss die Sicherungsmassnahme aufrechterhalten bleiben. Die Behörde muss schnell entscheiden, was es ausschliesst, dass sie komplexe Rechtsfragen löst oder dass sie vor dem Entscheid darauf wartet, genau und vollständig über den Sachverhalt unterrichtet worden zu sein (BGE 141 IV 360 E. 3.2 mit Hinweisen). Die zu beschlagnahmende Ersatzforderung entspricht in ihrer Höhe grundsätzlich den Vermögenswerten, die durch die Anlasstat erlangt worden sind und somit der Einziehung von Art. 70 StGB unterlägen, wenn sie noch vorhanden wären. Die Höhe der Ersatzforderung kann im Sinne des Art. 70 Abs. 5 StGB geschätzt werden (vgl. Konopatsch, StGB Annotierter Kommentar, 2020 N. 13 f. zu Art. 71 StGB mit Hinweisen; Trechsel/Jean-Richard, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2021, N. 17 zu Art. 70 StGB).”
“Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, kann auf einer Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe erkannt werden (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB; sog. Ersatzforderungsbeschlagnahme). So lange die Untersuchung noch nicht abgeschlossen ist und die Möglichkeit einer Ersatzforderung besteht, muss die Sicherungsmassnahme aufrechterhalten bleiben. Die Behörde muss schnell entscheiden, was es ausschliesst, dass sie komplexe Rechtsfragen löst oder dass sie vor dem Entscheid darauf wartet, genau und vollständig über den Sachverhalt unterrichtet worden zu sein (BGE 141 IV 360 E. 3.2 mit Hinweisen). Die zu beschlagnahmende Ersatzforderung entspricht in ihrer Höhe grundsätzlich den Vermögenswerten, die durch die Anlasstat erlangt worden sind und somit der Einziehung von Art. 70 StGB unterlägen, wenn sie noch vorhanden wären. Die Höhe der Ersatzforderung kann im Sinne des Art. 70 Abs. 5 StGB geschätzt werden (vgl. Konopatsch, StGB Annotierter Kommentar, 2020 N. 13 f. zu Art. 71 StGB mit Hinweisen; Trechsel/Jean-Richard, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2021, N. 17 zu Art. 70 StGB).”
Art. 70 Abs. 2 schützt Dritte, die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe und gegen eine gleichwertige Gegenleistung erworben haben oder denen eine Einziehung sonst eine unverhältnismässige Härte bedeuten würde. In der zitierten Entscheidung wurde diese Ausnahme nicht angenommen, weil die Sicherheitsleistung aus mutmasslichen Drogenerlösen stammte; die Kaution wurde daher in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 eingezogen und konnte nicht zur Deckung von Verfahrenskosten verwendet werden.
“Vielmehr drängt sich mit Blick auf seine durch das vorliegende Urteil erstellten umfangreichen Drogenhandelsaktivitäten der Schluss auf, dass die geleistete Kaution aus Verdiensten aus entsprechenden Geschäften finanziert wurde. Im Rahmen der Gewerbsmässigkeit wurde bereits aufgezeigt, dass A____ durch seine deliktische Tätigkeit einen Gewinn von deutlich mehr als dem Grenzwert der Gewerbsmässigkeit von CHF 10'000. erzielt haben musste, konnte er sich doch in einer Zeit, in der er keiner legalen Arbeit mehr nachging, unter anderem einen Ford Mustang für CHF 17'500. (in bar), eine Ferienreise im Wert von EUR 3'521. sowie eine [...] Tasche zum Preis von CHF 1'900. leisten. Das Gericht verfügt die Einziehung unter anderem von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Weil vorliegend gemäss den obigen Ausführungen davon auszugehen ist, dass es sich bei den von A____ geleisteten Sicherheitsleistung um aus Drogengeschäften erlangtes Geld handelt, ist folgerichtig die von A____ beigebrachte Sicherheitsleistung in der Höhe von CHF 20'000. in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen und kann insofern nicht in Anwendung von Art. 239 Abs. 2 StPO zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet werden. B. Reisepässe, Identitätskarte und Drogenerlös Die mit Verfügung des Zwangsmassnahmengerichts Basel-Stadt vom 8. Oktober 2020 verfügte Sicherstellung von Reisepass und Identitätskarte von A____ wird demgegenüber aufgehoben. Ebenso wird die in Sachen G____ verfügte Sicherstellung des türkischen Passes (Effektenverwaltung: Verzeichnis 152044) und in Sachen C____ verfügte Sicherstellung des thailändischen Reisepasses (Effektenverwaltung: Verzeichnis 502260) aufgehoben. Der beschlagnahmte Drogenerlös (Pos. 1001, 1002, 1008 und Pos. 1137.1) wird demgegenüber in Anwendung von Art.”
In den angeführten Entscheidungen ordnen die Gerichte wiederholt die Einziehung von Bargeld bzw. sonstigen Geldbeträgen, wie sie in Inventarpositionen aufgeführt sind, an und verfügen deren Devolution an den Staat im Sinne von Art. 70 StGB.
“115 al. 1 let. b LEI) et de rupture de ban (art. 291 al. 1 CP). Révoque la libération conditionnelle accordée le 19 novembre 2020 par le Tribunal d'application des peines et des mesures de Genève (solde de peine : 62 jours) (art. 89 al. 1 CP). Condamne A______ à une peine privative de liberté d'ensemble de trois ans et six mois, sous déduction de la détention avant jugement subie du 8 au 10 juillet 2022, puis depuis le 9 août 2023 (art. 40, 51 et 89 al. 6 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 20 ans (art. 66b al. 1 CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS). Ordonne le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______. Ordonne la restitution à A______ de l'argent figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation de l'argent figurant sous chiffre 7 de l'inventaire n° 3______ (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 5 et 6 et des téléphones portables figurant sous chiffres 8 et 9 de l'inventaire n°3______ (art. 69 CP). Fixe à CHF 8'347.40 l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseur d'office de A______, pour la procédure préliminaire et de première instance (art. 135 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 7'306.-, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.- (art. 426 al. 1 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 2'375.-, qui comprennent un émolument de CHF 2'000.- (art. 14 al. 1 let. e du règlement fixant le tarif des frais en matière pénale [RTFMP]). Arrête à CHF 3'840.20, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseur d'office de A______, pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office fédéral de la police et à l'Office cantonal de la population et des migrations.”
“Dit que la peine prononcée avec sursis n'empêche pas l'exécution de l'expulsion durant le délai d'épreuve. * * * * * * * Condamne G______ à payer à A______ CHF 4'000.- avec intérêts à 5% dès le 1er juin 2014, à titre de réparation du tort moral (art. 47/49 CO). Condamne G______ à payer à C______ CHF 1.- symbolique, à titre de réparation du tort moral (art. 47/49 CO). Déboute A______ de ses conclusions civiles à titre de réparation du dommage matériel. Renonce à prononcer une créance compensatrice. * * * * * * * Inventaires au nom de G______ Ordonne la restitution à G______ des objets et documents figurant sous ch. 2, 4, 5, 6, 7, 10, 11, 12, 13, 15, 16, 17 et 21 de l'inventaire no 17_____ du 18 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction des documents figurant sous ch. 1, 3, 19 et 20 de l'inventaire no 17_____ du 18 août 2021 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent figurant sous ch. 8, 9, 14 et 18 de l'inventaire no 17_____ du 18 août 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à AI_____ du téléphone portable figurant sous ch. 1 de l'inventaire no 18______ du 19 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à G______ du couteau figurant sous ch. 1 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juin 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent figurant sous ch. 1 et 2 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juillet 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à G______ du sac à dos figurant sous ch. 1 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juillet 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des sachets et valeurs qu'ils contiennent figurant sous ch. 2 à 7 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juillet 2021 et séquestrés par ordonnance du 27 août 2021 (art. 69 et 70 CP). Inventaire au nom de "G______" Ordonne la confiscation du téléphone et les valeurs figurant sous ch. 1 et 2 de l'inventaire no 19_____ du 18 août 2021 (art.”
“Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de cinq ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Déclare C______ coupable de vol en bande (art. 139 al. 3 CP). Condamne C______ à une peine privative de liberté de dix mois, sous déduction de la détention avant jugement subie du 19 avril au 15 septembre 2023 (art. 40 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de C______ pour une durée de huit ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Renvoie la partie plaignante, E______, à agir par la voie civile (art. 126 al. 2 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 12 de l'inventaire n° 5______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution au E______ des CHF 400.- figurant à l'inventaire du Ministère public du 25 avril 2023, ainsi que de la sacoche figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des CHF 456.10 et EUR 5.- figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 6______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à C______ des objets figurant sous chiffres 3 à 6 de l'inventaire n° 6______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à G______ du [téléphone portable] I______/2______ figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à F______ du [téléphone portable] I______/4______ figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à H______ du [téléphone portable] I______/1______ figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ des objets et valeurs figurant sous chiffres 4 à 11 et 14 à 18 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à U______ de la carte d'assurance maladie italienne figurant sous chiffre 13 de l'inventaire n° 5______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ et C______ aux frais de la procédure de première instance, à raison de la moitié chacun, qui s'élèvent à CHF 2'131.”
“72735733 effectué le 14 mai 2021 et renvoie pour le surplus A______ à agir devant le juge civil, y-compris pour le dommage postérieur invoqué (art. 126 al. 3 et 126 al. 1 let. b CPP). Condamne B______ à verser à A______ CHF 17'610.- au titre d'indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure pénale. Déboute pour le surplus A______ de ses conclusions en indemnisation. Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______, sous chiffres 5 à 9 et 12 à 14 de l'inventaire n° 7______, sous chiffres 1 à 5 et 8 à 10 de l'inventaire n°8______ et sous chiffre 8 de l'inventaire n°9______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation des objets figurant sous chiffre 11 de l'inventaire n°7______, sous chiffres 3 et 4 de l'inventaire n°10______ et sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n°11______ (art. 69 al. 1 CP). Ordonne la confiscation des valeurs figurant sous chiffres 1, 2 et 4 de l'inventaire n° 7______ et sous chiffre 5 de l'inventaire n° 10______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution des objets figurant sous chiffres 3, 10 et 15 de de l'inventaire n° 7______ et sous chiffres 6, 7, 11 et 12 de l'inventaire n° 8______ à B______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution, en tant que de besoin, des valeurs figurant sous chiffre 7 de l'inventaire n°9______ à E______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Constate que les valeurs figurant sous chiffres 1 à 6 et 9 à 12 de l'inventaire n° 9______ et les objets figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 10______ ont déjà été restitués à E______. Ordonne la restitution à S______ de la montre figurant sous 1 de l'inventaire n° 12______. Condamne B______ au paiement de CHF 18'415.50 correspondant aux trois-quarts des frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 24'554.- (art. 426 al. 1 CPP). Laisse pour le surplus les frais de la procédure préliminaire et de première instance à la charge de l'Etat (art. 423 al. 1 CPP). Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 2'555.”
“Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 3 ans (art. 66abis CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction des téléphones et de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 1______, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______, sous chiffres 1 et 3 de l'inventaire n° 3______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs figurant sous chiffres 3 de l'inventaire n° 1______ et sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______, à concurrence de CHF 70.- (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des valeurs figurant sous chiffres 4 à 5 de l'inventaire n° 1______ et du solde des valeurs figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à son ayant-droit lorsqu'il sera connu de la clé figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'389.- (art. 426 al. 1 CPP). Fixe à CHF 3'597.20 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP)." *** "Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Met cet émolument complémentaire à la charge de A______." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations et à l'Office fédérale de la police. La greffière : Lylia BERTSCHY Le Président : Pierre BUNGENER Indication des voies de recours : Conformément aux art.”
“Ordonne la confiscation et la destruction de la marijuana figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ du 18 octobre 2020, du haschich figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ du 18 octobre 2020, des téléphones portables figurant sous chiffres 2 à 8 de l'inventaire n° 2______ du 18 octobre 2020, du haschich figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ du 12 janvier 2021, du téléphone portable figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 3______ du 12 janvier 2021, des Stilnox figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 2 février 2021, du haschich figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ du 2 février 2021, du haschich figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ du 16 février 2021, du haschich figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 7______ du 9 mars 2021, du téléphone portable figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 7______ du 9 mars 2021, de la chaîne en métal figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 7______ du 9 mars 2021, de la balance électronique figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 8______ du 9 mars 2021, de ______ (téléphone portable) figurant sous chiffre 6 de l'inventaire n° 9______ du 9 mars 2021, du téléphone portable I______ figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 10______ du 9 mars 2021, des bijoux (chaîne avec sautoir cassé et chaîne dorée sans pendentifs) figurant parmi les bijoux saisis sous chiffre 7 de l'inventaire n° 11______ du 9 mars 2021, de la bague figurant sous chiffre 13 de l'inventaire n° 10______ du 9 mars 2021, des objets figurant sous chiffres 3 à 7, 8, 9, 13 à 16 de l'inventaire n° 10______ du 9 mars 2021 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation de l'argent figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ du 12 janvier 2021, de l'argent figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ du 2 février 2021, de l'argent figurant sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n° 6______ du 16 février 2021, de l'argent figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 7______ du 9 mars 2021, de l'argent figurant sous chiffre 10 à 12 de l'inventaire n° 10______ du 9 mars 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des comprimés de J______ figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 7______ du 9 mars 2021, de la photocopie d'ordonnance figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 8______ du 9 mars 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Dit que les documents figurant sous chiffres 5 et 7 de l'inventaire n° 9______ du 9 mars 2021 établi au nom d'H______ sont versés à la procédure. Condamne A______ et K______ aux frais de la procédure, à raison d'une moitié chacun, qui s'élèvent à CHF 6257.-, y compris un émolument de jugement de CHF 500.- (art. 426 al. 1 CPP). Fixe à CHF 14'110.55 l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseure d'office d'A______ (art. 135 CPP). [ ] Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 500.-. Condamne A______ à payer à l'Etat de Genève l'émolument complémentaire fixé à CHF 500.-." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'Etat aux migrations, à l'Office fédéral de la police, à l'Office cantonal de la population et des migrations et au Service cantonal des véhicules.”
“Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable F______ n° d'appel 6______ figurant sous chiffre 23 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des pièces figurant sous chiffres 1, 3, 4, 12, 13, 14, 16, 19 et 28 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des pièces figurant sous chiffres 31 et 38 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la pièce figurant sous chiffre 39 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la pièce figurant sous chiffre 364262 de l'inventaire n° 7______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent figurant sous chiffre 364265 de l'inventaire n° 7______ (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des sommes de CHF 33.50 figurant sous chiffre 17, de CHF 222.95 et EUR 330.- figurant sous chiffre 21, de CHF 1'700.- et EUR 0.74 figurant sous chiffre 24 de l'inventaire n° 3______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du portemonnaie figurant sous chiffre 27 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Prend acte de ce que le Tribunal correctionnel a arrêté à CHF 9'374.00 l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Statuant le 3 mars 2022 Condamne A______ au paiement des frais de la procédure préliminaire et de première instance à hauteur de CHF 11'873.60 et laisse (temporairement) le solde de ces frais à la charge de l’Etat. Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'775.-, comprenant un émolument de jugement de CHF 1'500.-. Met un tiers de ces frais, soit CHF 597.70 à la charge de A______ et laisse le solde de ces frais à la charge de l'Etat. Arrêt à CHF 1'942.90, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseur d'office de A______ pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, à l'Etablissement fermé de B______, au Secrétariat d'Etat aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations, au Service de probation et d’insertion et au Service d’application des peines et mesures.”
“* * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement rendu le 3 décembre 2020 par le Tribunal de police dans la procédure P/8106/2019. Le rejette. Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 1'335.-, qui comprennent un émolument de CHF 1'200.-. Confirme le jugement entrepris, dont le dispositif est le suivant (l'inversion des nom et prénom de l'appelant figurant au dispositif du jugement étant rectifiée) : "Déclare A______ coupable d'infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c LStup) et de séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 120 jours, sous déduction de 2 jours de détention avant jugement (art. 40 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 et du téléphone figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 2______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de la somme de CHF 825.80 figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 2______ (art. 70 CP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 851.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Condamne A______ à payer à l'Etat de Genève l'émolument complémentaire fixé à CHF 600.-." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Service d'Etat aux migrations et à l'Office cantonal de la population et des migrations. Le greffier : Alexandre DA COSTA Le président : Pierre BUNGENER Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière pénale. ETAT DE FRAIS COUR DE JUSTICE Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens en matière pénale (E 4 10.”
Die Einziehung (Art. 70 StGB) ist eine dingliche Massnahme, die unabhängig davon angeordnet werden kann, ob ein Täter identifiziert, verfolgbar oder verurteilt ist. Voraussetzung ist jedoch ein nachgewiesener Connex zwischen den betreffenden Werten und einer Straftat; eine Einziehung oder ein Sequester kann daher auch Vermögenswerte betreffen, die sich bei Dritten befinden, sofern dieser Zusammenhang glaubhaft gemacht wird. Besteht ein vorrangiger Anspruch des Verletzten auf Restitution, so geht dieser der Einziehung vor.
“1 Le principe de la présomption d’innocence a été explicité au considérant 6.2 ci-dessus, de sorte qu’il peut y être renvoyé. 8.2.2 En vertu de l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation de valeurs patrimoniales au sens de l’art. 70 CP suppose une infraction et un rapport de connexité entre celle-ci et les valeurs patrimoniales visées. En principe, le rapport de connexité doit être établi entre les valeurs patrimoniales et une infraction déterminée. En présence d’une pluralité d’infractions qui forment une unité, les exigences en la matière ne doivent pas être fixées avec une rigueur excessive ; il suffit d’établir un lien de connexité avec l’activité délictueuse considérée dans son ensemble, sans qu’il faille établir un tel lien pour chaque acte particulier qu’elle englobe. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer » (ATF 145 IV 237 consid. 3.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Ces principes trouvent notamment application dans le domaine des stupéfiants (SJ 2017 I 366). 8.3 Force est tout d’abord de relever que l’invocation faite par les appelants de l’art. 10 al. 1 CPP et du principe de la présomption d’innocence est infondée dès lors qu’ils ne sont pas prévenus dans la présente cause. Il convient par ailleurs de souligner que la confiscation prévue à l’art. 70 CP est une mesure à caractère réel qui doit être prononcée indépendamment du fait que l’auteur soit identifié, poursuivable ou condamnable. Cette disposition exclut en outre, à son 1er alinéa in fine, la confiscation lorsqu’il s’agit de rétablir le lésé dans son droit. Ainsi, il incombe bien aux appelants – lésés dans le cas d’espèce –, et non au Ministère public ou à la Cour de céans, de démontrer qu’ils disposent d’un droit préférable.”
“En principe, le rapport de connexité doit être établi entre les valeurs patrimoniales et une infraction déterminée. En présence d’une pluralité d’infractions qui forment une unité, les exigences en la matière ne doivent pas être fixées avec une rigueur excessive ; il suffit d’établir un lien de connexité avec l’activité délictueuse considérée dans son ensemble, sans qu’il faille établir un tel lien pour chaque acte particulier qu’elle englobe. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer » (ATF 145 IV 237 consid. 3.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Ces principes trouvent notamment application dans le domaine des stupéfiants (SJ 2017 I 366). 8.3 Force est tout d’abord de relever que l’invocation faite par les appelants de l’art. 10 al. 1 CPP et du principe de la présomption d’innocence est infondée dès lors qu’ils ne sont pas prévenus dans la présente cause. Il convient par ailleurs de souligner que la confiscation prévue à l’art. 70 CP est une mesure à caractère réel qui doit être prononcée indépendamment du fait que l’auteur soit identifié, poursuivable ou condamnable. Cette disposition exclut en outre, à son 1er alinéa in fine, la confiscation lorsqu’il s’agit de rétablir le lésé dans son droit. Ainsi, il incombe bien aux appelants – lésés dans le cas d’espèce –, et non au Ministère public ou à la Cour de céans, de démontrer qu’ils disposent d’un droit préférable. On ne discerne donc aucun renversement du fardeau de la preuve. En réalité, il convient d’examiner s’il existe un lien de connexité entre le trafic de drogue reproché à B.K.________ et les valeurs séquestrées chez E.K.________ et F.K.________, ce qui revient en substance à examiner si les fonds et la clé Trezor séquestrés appartiennent à B.K.________. En l’occurrence, les fonds litigieux (CHF 62'950.- et EUR 5'100.-) et la clé Trezor ont été saisis lors d’une perquisition effectuée au domicile des appelants le 2 octobre 2020. Ceux-ci ne contestent pas que B.”
“Dès lors que le Ministère public n'a pas prononcé la confiscation du bien en question, il ne pouvait qu’ordonner sa restitution au lésé (art. 70 al. 1 CP et 320 al. 2 CPP) ou au tiers de bonne foi (art. 70 al. 2 CP). Le grief est dès lors infondé. 5. Le recourant conteste la restitution de la stèle à l'intimée et en sollicite l'attribution en sa faveur. 5.1. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Il doit exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 140 IV 57 consid. 4.1 et les références citées). La confiscation est une mesure à caractère réel qui doit être prononcée indépendamment du fait que l'auteur de l'infraction soit identifié, poursuivable ou condamnable (M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI (éds), Code pénal - Petit commentaire, Bâle 2017, n. 11 ad art. 70). L'art. 70 CP est en effet applicable alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, par exemple car l'auteur ne peut être identifié, est décédé ou irresponsable, ou encore du fait qu'il ne peut être poursuivi en Suisse pour d'autres raisons, par exemple parce qu'il s'est enfui à l'étranger et qu'il n'a pas été extradé (ATF 141 IV 155 consid. 4.1; 128 IV 145 consid. 2c). L’art. 70 al. 1 in fine CP exclut la confiscation lorsqu’il s’agit de rétablir le lésé dans ses droits. Ainsi, le droit de celui-ci à la restitution prime la confiscation, lorsqu'il est possible d'identifier de manière claire l'origine des valeurs patrimoniales acquises au moyen d'une infraction. Elle vise, en première ligne, les objets provenant directement du patrimoine du lésé, qui doit être identifié, et tend au rétablissement de ses droits absolus (restitution de l'objet volé). La restitution doit porter sur des valeurs patrimoniales qui sont le produit d'une infraction dont le lésé a été lui-même victime. Lorsque ces conditions sont remplies, la restitution doit avoir lieu sans égard aux autres créanciers ou lésés (ATF 128 I 129 consid.”
Aus den entschiedenen Fällen ergibt sich, dass das Gericht nach Art. 70 StGB einzelne patrimonialwerte der Einziehung und gleichzeitig andere, konkret bezeichnete Werte einem Beschuldigten/Verurteilten zur Restitution übergeben kann; in den vorliegenden Entscheidungen erfolgte sowohl die Devolution bestimmter Werte an den Staat als auch die Rückgabe von in Fremdwährung bezeichneten Werten an den Verurteilten.
“Ordonne l'expulsion de Suisse de D______ pour une durée de cinq ans (art. 66a al. 1 let. o CP. Dit que la peine prononcée avec sursis n'empêche pas l'exécution de l'expulsion durant le délai d'épreuve. Ordonne le signalement de l'expulsion de D______ dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS ; RS 362.0). Prend acte de ce que les premiers juges ont ordonné, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de D______ jusqu'au 7 décembre 2023 (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 1______ et sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 2______, de la drogue et des objets figurant sous chiffres 1 à 8 de l'inventaire n° 3______, et de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ et sous chiffre 3 de l'inventaire n° 2______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à D______ des valeurs en ALL (lek) figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ (art. 70 CP). Condamne A______ et D______, à raison de la moitié chacun, aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 7'050.-, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.-, ainsi qu'aux frais de la procédure d'appel, de CHF 1'815.-, y compris un émolument d'arrêt de CHF 1'500.-, soit CHF 4'432.50 chacun (art. 428 al. 1 et 3 CPP). Prend acte de ce que les premiers juges ont arrêté à CHF 5'597.35 (TVA comprise) la rémunération de Me C______, défenseure d'office de A______, pour la procédure préliminaire et de première instance, et à CHF 5'665.- (TVA comprise) celle de Me E______, défenseure d'office de D______ (art. 135 CPP). Arrête la rémunération de leur diligence en appel à : - CHF 1'502.05 (TVA comprise) pour Me C______ ; - CHF 1'017.55 (TVA comprise) pour Me E______. Notifie le présent arrêt aux parties.”
“Dit que la peine prononcée avec sursis n'empêche pas l'exécution de l'expulsion durant le délai d'épreuve. Ordonne le signalement de l'expulsion de D______ dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS ; RS 362.0). Prend acte de ce que les premiers juges ont ordonné, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de D______ jusqu'au 7 décembre 2023 (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 1______ et sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 2______, de la drogue et des objets figurant sous chiffres 1 à 8 de l'inventaire n° 3______, et de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ et sous chiffre 3 de l'inventaire n° 2______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à D______ des valeurs en ALL (lek) figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ (art. 70 CP). Condamne A______ et D______, à raison de la moitié chacun, aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 7'050.-, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.-, ainsi qu'aux frais de la procédure d'appel, de CHF 1'815.-, y compris un émolument d'arrêt de CHF 1'500.-, soit CHF 4'432.50 chacun (art. 428 al. 1 et 3 CPP). Prend acte de ce que les premiers juges ont arrêté à CHF 5'597.35 (TVA comprise) la rémunération de Me C______, défenseure d'office de A______, pour la procédure préliminaire et de première instance, et à CHF 5'665.- (TVA comprise) celle de Me E______, défenseure d'office de D______ (art. 135 CPP). Arrête la rémunération de leur diligence en appel à : - CHF 1'502.05 (TVA comprise) pour Me C______ ; - CHF 1'017.55 (TVA comprise) pour Me E______. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office fédéral de la police, à l'Office cantonal de la population et des migrations, ainsi qu'au Service de l'application des peines et mesures.”
Bei Vermischung legitimer und deliktischer Werte ist die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB nur möglich, soweit ein connexer bzw. kausal zurechenbarer Anteil an deliktischem Vermögen festgestellt werden kann. Lässt sich ein solcher Zusammenhang nicht mehr nachweisen (unauflösliche Vermischung), scheidet die direkte Einziehung wegen fehlenden Kausalzusammenhangs in der Regel aus; verbleiben hingegen Ansprüche auf Ersatz und allenfalls Sicherungs- bzw. Sperrmassnahmen zur Durchsetzung dieser Forderung.
“________ AG (Bank) (Pensionskassenguthaben von CHF 1‘765‘414.94 per 16. Oktober 2023 [pag. 19 584]) liegen, ist kein Deliktskonnex auszumachen, zumal die Gelder aus der Pensionskasse stammen und keine Hinweise auf Einkäufe in die Pensionskasse bestehen. Damit ist die Einziehung schon von Vornherein klar zu verneinen. Das Konto hat indes allenfalls für die Durchsetzung einer Ersatzforderung gesperrt zu bleiben (siehe dazu E. 27.2 hiernach). Auf den anderen beiden Konti (EUR-Konto bei der E.________ AG (Bank) [Kontostand per 16. Oktober 2023 EUR 10‘429.49, pag. 19 585] und Konto bei der P.________ AG (Bank) [Kontostand per 16. Oktober 2023 CHF 67‘988.90, pag. 19 611]) haben sich die legalen Einkünfte des Beschuldigten mit den illegal erworbenen Geldern aus der Veruntreuung vermischt. Es ist im jetzigen Zeitpunkt nicht mehr nachvollziehbar, ob und in welchem Umfang es sich bei den beiden Restbeträgen auf den Konti um Deliktsgelder handelt oder nicht. Damit scheitert die Vermögenseinziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB an der Voraussetzung des Kausalzusammenhangs. Damit bleibt zu prüfen, ob die Konti für die Durchsetzung einer Ersatzforderung gesperrt zu bleiben haben (siehe dazu E. 27.3 hiernach).”
“- que L______ a été condamné à payer à l'appelant par le TCO n'a pas été effectivement versée ou éteinte de toute autre manière – fait négatif dont on ne saurait exiger de l'appelant qu'il en apporte la preuve –, cette condamnation n'a aucun effet sur la prétention de l'appelant vis-à-vis de C______ (cf. art. 147 al. 1 CO). Il sera par conséquent fait droit à la conclusion de l'appelant tendant à ce que C______ soit condamné à lui payer USD 1'200'000.-, avec intérêts à 5% dès le 9 janvier 2013. En revanche, il n'y a pas lieu de convertir ce montant en francs suisses, l'art. 84 CO prévoyant notamment que, si la dette est exprimée dans une monnaie qui n'est pas la monnaie du pays du lieu de paiement, elle peut être acquittée en monnaie du pays au cours du jour de l'échéance, au choix du débiteur, mais non du créancier (cf. arrêt du Tribunal fédéral 6B_923/2014 du 6 mars 2017 consid. 2.3). Reste à déterminer si l'appelant peut émettre des prétentions sur les sommes sur lesquelles le premier juge a maintenu les séquestres en vue de garantir l'exécution de la créance compensatrice de CHF 600'000.- prononcée à l'encontre de C______. 4. 4.1. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Si les valeurs délictueuses sont versées sur un compte bancaire, de sorte qu'elles seront mélangées avec des valeurs de provenance licite appartenant à l'auteur ou à un tiers, la confiscation directe d'un montant correspondant au montant des valeurs délictueuses reste possible tant qu'un lien de connexité peut être établi entre le compte et l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 3.1 ; SJ 2006 I 461 consid. 3.1 p. 463 ; N. SCHMID, Kommentar, Einziehung, Organisiertes Verbrechen, Geldwäscherei, vol. I, Zurich 1998, n. 50, 59 et 64 ad art. 59 CP). La confiscation doit être prononcée quel que soit le possesseur actuel des valeurs patrimoniales assujetties, qu'il soit ou non concerné par le contexte délictueux (L. MOREILLON / A. MACALUSO / N. QUELOZ / N. DONGOIS (éds), Commentaire romand, Code pénal I, art.”
“Die Vorinstanz schickt voraus, die Einziehung von Vermögenswerten (Art. 70 Abs. 1 StGB, Art. 267 Abs. 3 StPO; vgl. Art. 2 und 82 des Bundesgesetzes vom 22. März 1974 über das Verwaltungsstrafrecht [VStrR; SR 313.0]) bedinge einen Kausalzusammenhang zwischen Delikt und Vermögenswert. Die Einnahmen aus dem Betrieb der Automaten seien ursächlich auf die Verletzung der Vorführungspflicht nach Art. 56 Abs. 1 lit. c des Bundesgesetzes vom 18. Dezember 1998 über Glücksspiele und Spielbanken (SBG; aufgehoben per 1. Januar 2019) zurückzuführen. Indessen gebe es keine Beweise, dass das auf dem Balkon gefundene Geld von Fr. 110'483.40 auch nur teilweise aus dem illegalen Spielbetrieb stamme. Aus den defizitären finanziellen Verhältnissen des Beschwerdeführers allein lasse sich nicht auf eine deliktische Herkunft schliessen. Eine Einziehung dieses Geldes falle mangels Deliktsverstrickung nicht in Betracht. Stattdessen bestehe gegenüber dem Beschwerdeführer eine Ersatzforderung nach Art. 71 StGB in Verbindung mit Art. 2 VStrR in Höhe des durch illegales Glücksspiel erwirtschafteten Gewinns.”
Verwendungsnachweis: Ergibt sich aus den Akten, dass Erlöse aus Verkäufen oder vermischte Mittel durch nachgewiesene, rechtmässige Ausgaben oder sonstige nachvollziehbare Verwendung dem gesetzlichen Anspruch entzogen wurden, kann dies die Einziehung einschränken. Kann der Betroffene solche Verwendungen nicht darlegen, ist die Einziehung nach Art. 70 StGB gerechtfertigt.
“Partant, il convient de préserver les intérêts de l’État et du plaignant, potentiels bénéficiaires des valeurs susceptibles d’être saisies par le juge du fond – lesquelles pourraient s’élever à plusieurs centaines de milliers de francs in casu –. Qu’il y ait ou non matière à douter du futur recouvrement de ces valeurs importe peu. En effet, contrairement au séquestre en couverture des frais de la procédure – mesure que visent les arrêts du Tribunal fédéral cités par l’intimé –, la saisie confiscatoire tend à priver l’auteur de l’infraction d’un gain illicite déjà en sa possession, et non à veiller à ce qu’il puisse effectivement s’acquitter d’une dette (licite) qui ne naîtra qu’au terme de la procédure. C’est pourquoi, il convient d’examiner si les conditions pour le prononcé d’un séquestre fondé sur l’art. 71 al. 3 CP – étant relevé que seul le prononcé d’une créance compensatrice est envisageable à ce stade, dès lors que l’on ignore si l’intimé dispose de valeurs (in)directement acquises au moyen du produit des infractions qui lui sont reprochées (art. 70 CP) – sont réalisées. 2.6.1. L’intimé a détenu, à titre fiduciaire, pour le compte du recourant, des actions F______ PLC (8 millions) et J______ INC (11'000) qu’il était tenu, soit de lui restituer, soit de vendre avec l’obligation de lui remettre tout ou partie des gains correspondants. Ces titres – dont on ignore s’ils étaient incorporés dans des papiers-valeurs – constituaient donc des choses/valeurs confiées au sens de l’art. 138 CP. Il résulte des relevés de la banque E______ que l’intimé a vendu, entre les étés 2011 et 2014, 16 millions d’actions F______ PLC, respectivement 11'000 titres J______ INC, et affecté les bénéfices y relatifs (GBP 131'086.- et USD 72'759.05) à des dépenses personnelles. L’intéressé ne le conteste du reste pas. Il soutient, en revanche, qu’il aurait encore disposé, après ces opérations et jusqu’en été 2018, d’une quantité suffisante des titres concernés pour respecter l’accord passé avec le plaignant. Cette thèse ne trouve aucun ancrage dans le dossier, à ce stade.”
“Der Beschwerdeführer bestreitet die vorinstanzliche Feststellung nicht, wonach hinsichtlich der sichergestellten Barmittel eine Vermischung von legal erworbenem Geld und den Erlösen aus den Drogengeschäften stattgefunden habe. Nachdem gemäss der sog. Bodensatz-/Sockeltherorie deliktischer Erlös solange beim Begünstigten einzuziehen ist, als dass mit den vermischten Vermögenswerten keine Ausgaben getätigt wurden, die den legalen Anteil übersteigen (vgl. BGE 147 IV 479 E. 7.5.3 mit Hinweisen) - und der Beschwerdeführer keine solchen Ausgaben darlegt -, verletzt die vorinstanzliche angeordnete Einziehung des auf den Beschwerdeführer entfallenden Nettogewinnes nach Art. 70 StGB kein Bundesrecht. Denn eine solche ist anzuordnen, wenn dies nach Abwägung aller relevanten Umstände - einschliesslich der Unfähigkeit des Beschwerdeführers, die Herkunft der Gelder nachzuweisen, die durch andere Beweismittel verdächtig erscheinen - gerechtfertigt ist (Urteil 6B_474/2016 vom 6. Februar 2017 E. 3.1).”
“Erheblich belastet wird der Berufungskläger in dem Zusammenhang tatsächlich durch die auffallende, kleine Stückelung des Betrags (160 Noten zu 5; 364 Noten zu 10; 2 Noten zu 20; 170 Noten zu 50; 18 Noten zu 100; Einzelheiten Akten S. 1694). Wenn er einwendet, es sei unter Landsmännern eben üblich, bar und nicht per Banküberweisung zu geschäften, hat er diesen Aspekt nicht erklärt. Auffällig ist nicht primär und nicht nur der Aspekt der Aushändigung in bar, sondern jener der Stückelung. Selbst wenn ein solches Darlehen in bar ausgerichtet worden wäre, wäre unter legalen Vorzeichen nicht mit einer solchen Stückelung zu rechnen. Der Berufungskläger versuchte dies in der Berufungsverhandlung mit dem Hinweis zu erklären, dass es sich dabei um Bareinnahmen gehandelt habe, welche der Darlehensgeber in seinem Lebensmittelladen mache (Protokoll der Berufungsverhandlung S. 4). Dies vermag angesichts der Grössenordnung des Betrags nicht zu überzeugen und läuft als Erklärungsversuch auch angesichts der dargelegten Gesamtumstände ins Leere (etwa später zugestandene Tätigkeit im Marihuanahandel im Kilobereich). Es bleibt somit bei der Einziehung des Betrags nach Art. 70 StGB.”
Provisionen und Honorare, die ein Anwalt bereits erhalten hat, können dem Einzug/Sequester nach Art. 70 Abs. 2 StGB entzogen sein, wenn der Anwalt die deliktische Herkunft der Mittel gutgläubig nicht kannte und diese Gutgläubigkeit bis zur Erbringung der Gegenleistung fortbestand. Der Anwalt verfügt hierbei nicht über einen besonderen Begünstigtenstatus, der generell eine Ablösung von sequestrierten Mitteln erlauben würde. In engen Fällen kann der Sequester jedoch teilweise aufgehoben werden, damit provisions- bzw. honorarzahlungen die wirksame Verteidigung nicht vereiteln, vorausgesetzt die freigegebenen Werte sind von rechtmässiger Herkunft.
“3 CP permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice jusqu'à concurrence du montant présumé du produit de l'infraction, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale, et même celles de provenance licite. La mesure prévue par cette disposition se différencie ainsi du séquestre conservatoire résultant des art. 263 al. 1 let. c CP ou 263 al. 1 let. d CPP, dispositions requérant en revanche l'existence d'un tel rapport de connexité (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2). Par "personne concernée" au sens de l'art. 71 al. 3 CP, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP; arrêts 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1). 2.3. Les provisions et honoraires déjà perçus par un avocat, en particulier à l'occasion d'une défense pénale, échappent au séquestre, en application de l'art. 70 al. 2 CP, si l'avocat ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid. 3.2, in: SJ 2013 I p. 13, et les références citées). L'avocat ne jouit pas, en matière de séquestre pénal et de confiscation, d'un statut spécial qui permettrait la distraction en sa faveur de sommes faisant l'objet d'un séquestre conforme aux prescription légales (ACPR/291/2021 du 3 mai 2021 consid. 2.4, citant A. MACALUSO, Séquestre et confiscation des provisions et honoraires d'avocat: comment interpréter l'exigence jurisprudentielle de la persistance de la bonne foi au moment de la contre-prestation adéquate?, in RPS 2013 28 ss, notamment pp. 38 ss et 44 ss). Les valeurs patrimoniales séquestrées ne peuvent, en effet, en principe, pas être utilisées pour payer des dettes ou pour s'acquitter des frais de procédure ou de défense (arrêts du Tribunal pénal fédéral BB.”
“Il se fonde sur la vraisemblance et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application de l'art. 70 al. 1 CP semble, prima facie, subsister (ATF 139 IV 250 consid. 2.1 p. 252 ss; 137 IV 145 consid. 6.4 p. 151 ss et les références citées). Ce séquestre ne peut donc être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées et ne pourront l'être (ATF 140 IV 133; 139 IV 250; arrêt du Tribunal fédéral 1S_8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Tant que subsiste un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité criminelle, l'intérêt public commande qu'ils demeurent dans leur intégralité à la disposition de la justice (Julen Berthod, Commentaire romand, 2ème éd. 2019, n. 27 ad art. 263 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 1B_269/2018 du 26 septembre 2018 consid. 4.1). 2.1.3 Les provisions et honoraires déjà perçus par un avocat, en particulier à l'occasion d'une défense pénale, échappent au séquestre, en application de l'art. 70 al. 2 CP, si l'avocat ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid. 3.2, in: SJ 2013 I p. 13, et les références citées). L'avocat ne jouit pas, en matière de séquestre pénal et de confiscation, d'un statut spécial qui permettrait la distraction en sa faveur de sommes faisant l'objet d'un séquestre conforme aux prescriptions légales (décision de la Cour de justice genevoise ACPR/291/2021 du 3 mai 2021 consid. 2.4). Le Tribunal fédéral admet une levée partielle du séquestre pour s'acquitter de provisions et d'honoraires, afin de ne pas compromettre une représentation défense privée efficace (art. 29a Cst.), lorsque, en l'absence d'assistance judiciaire, tous les biens de l'intéressé sont saisis, pour autant que les valeurs libérées soient de provenance licite (arrêts du Tribunal fédéral 1B_565/2018 du 12 mars 2019 consid.”
Die Anordnung der Einziehung nach Art. 70 StGB setzt eine bereits begangene oder zumindest versuchte Straftat (eine Anlasstat) voraus und dient nicht der präventiven Sicherstellung künftiger, noch nicht erfolgter Zahlungen.
“1 CP, lorsque les montants à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’État d’un montant équivalent. ii.a. En raison de son caractère subsidiaire, cette mesure ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, leur confiscation eût été prononcée; elle est donc soumise aux mêmes conditions qu'une telle confiscation (arrêt du Tribunal fédéral 7B_191/2023 du 14 mars 2024 précité, consid. 2.3.4). ii.b. Lorsque l'auteur d’une infraction détient des créances (licites) à l'égard de tiers, celles-ci peuvent être séquestrées (cf. art. 266 al. 4 CPP) en vue de garantir l'exécution de la créance compensatrice (ATF 141 IV 360 consid. 3.4). 1.4.3. En l’occurrence, la recourante ne dispose pas d'un intérêt juridiquement protégé (art. 382 CPP) à voir saisir, en mains des personnes occupant ses appartements, les espèces destinées à payer leurs loyers, cela pour les quatre raisons qui suivent. Premièrement, une confiscation/restitution fondée sur l'art. 70 CP suppose qu’une infraction ait été commise ou tentée, cette disposition n’ayant pas pour finalité de prévenir la commission d’un futur acte illicite. Or, les montants que la recourante souhaite voir séquestrés n'ont pas encore été versés à C______/au prévenu, de sorte que ces derniers n’ont pas pu les conserver/utiliser de manière indue. Deuxièmement, une confiscation/restitution ne peut en aucun cas porter sur l’objet d’une infraction (comme semble le penser la recourante), mais uniquement sur les valeurs qui en sont le résultat. Dès lors que les sommes ici litigieuses ne proviennent pas d’un acte illicite, leur saisie conservatoire n’a point lieu d’être. Troisièmement, les montants des loyers concernés n’ont (en l’état) nullement été soustraits à la recourante, de sorte qu’ils ne sauraient lui être restitués au terme de la présente procédure. Quatrièmement, le prononcé d’une future créance compensatrice (art. 71 CP) ne peut être envisagé, à défaut pour les conditions de l’art. 70 CP d’être réunies, comme relevé ci-avant.”
“Premièrement, une confiscation/restitution fondée sur l'art. 70 CP suppose qu’une infraction ait été commise ou tentée, cette disposition n’ayant pas pour finalité de prévenir la commission d’un futur acte illicite. Or, les montants que la recourante souhaite voir séquestrés n'ont pas encore été versés à C______/au prévenu, de sorte que ces derniers n’ont pas pu les conserver/utiliser de manière indue. Deuxièmement, une confiscation/restitution ne peut en aucun cas porter sur l’objet d’une infraction (comme semble le penser la recourante), mais uniquement sur les valeurs qui en sont le résultat. Dès lors que les sommes ici litigieuses ne proviennent pas d’un acte illicite, leur saisie conservatoire n’a point lieu d’être. Troisièmement, les montants des loyers concernés n’ont (en l’état) nullement été soustraits à la recourante, de sorte qu’ils ne sauraient lui être restitués au terme de la présente procédure. Quatrièmement, le prononcé d’une future créance compensatrice (art. 71 CP) ne peut être envisagé, à défaut pour les conditions de l’art. 70 CP d’être réunies, comme relevé ci-avant. 1.4.4. L’existence d’un intérêt juridiquement protégé doit également être niée s'agissant du séquestre des "créances" en paiement de loyers, dont C______ s'estime titulaire. Si, sur le plan théorique, une créance (licite), détenue par l’auteur de l'infraction, est saisissable – afin de garantir l'exécution d'une future créance compensatrice, ce qui implique que les valeurs d’ores et déjà séquestrées soient insuffisantes pour absorber les profits illicites provenant des actes exécutés/tentés –, encore faut-il toutefois qu’une telle créance existe, prémisse indispensable à la saisie de ce droit. Or, in casu, la recourante dénie à C______ – que ce soit dans le cadre de la cause civile C/1______/2022 (initiée devant le Tribunal de première instance) ou dans la présente procédure – le statut de locataire, qualité qui est indispensable pour admettre l'existence de créances en paiement de loyers au titre de la sous-location. De plus, elle a, afin de sécuriser ses droits, résilié avec effet au 31 octobre 2022 les éventuels contrats de bail qui pourraient la lier à la précitée, de sorte que si le Tribunal des baux et loyers, saisi par C______ (C/2______/2022), devait juger ces congés fondés, les contrats de sous-location litigieux prendraient fin à la même date; il en résulterait que C______ ne bénéficierait plus de créances de loyers contre les sous-locataires (cf.”
“6 StPO, wonach die beschlagnahmten Gegenstände oder Vermögenswerte zur Anmeldung von Ansprüchen öffentlich auszuschreiben sind, wenn im Zeitpunkt der Aufhebung der Beschlagnahme die Berechtigten nicht bekannt sind. Sofern innert fünf Jahren seit der Ausschreibung niemand Anspruch erhebt, fallen die Gegenstände und Vermögenswerte an den Kanton oder den Bund (Heimgartner, in: Donatsch et al. [Hrsg.], Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Auflage, Zürich 2020, Art. 267 N 10; ferner auch Baumann, in: Basler Kommentar, 4. Auflage, 2019, Art. 72 StGB N 19). Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB setzt eine Anlasstat voraus. Dabei kommen nicht nur Verbrechen und Vergehen im Sinne von Art. 10 StGB, sondern auch Übertretungen im Sinne von Art. 103 StGB in Frage. Nicht erforderlich ist, dass der Täter verurteilt wird. Gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung genügt eine objektiv und subjektiv tatbestandsmässige und rechtswidrige Tat. Dementsprechend kann über die Anordnung von Massnahmen der Vermögenseinziehung auch unabhängig von einem Strafverfahren in einem selbständigen Einziehungsverfahren nach Art. 376 StPO geurteilt werden (Scholl, a.a.O., Art. 70 StGB N 109 sowie 130 f.; Baumann, a.a.O., Art. 70/71 StGB N 17 ff.).”
Gegenleistung und Fortbestehen der Gutgläubigkeit: Die Gegenleistung muss angemessen sein und bereits erbracht worden sein; nach der Rechtsprechung ist sie grundsätzlich vor dem Erwerb der betreffenden Werte zu erbringen. Die gutgläubige Unkenntnis des Dritten muss bis zum Zeitpunkt der erbrachten Gegenleistung fortbestehen (z.B. betreffend bereits vereinnahmte Anwaltsprovisionen).
“Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue. L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (A. KUHN / Y. JEANNERET / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 17/22 ad art. 263). 4.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt du Tribunal fédéral 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2). Jusqu'au 1er janvier 2024, le CPP ne comprenait pas de dispositions sur le séquestre de valeurs patrimoniales en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, ce qui était toutefois réglé à l’art. 71 al. 3 CP, lequel permettait de séquestrer des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. Pour plus de clarté, cette disposition du CP a été abrogée et son contenu introduit à l’art.”
“d CPP), de disposition permettant le séquestre en vue de garantir une créance compensatrice ; depuis le 1er janvier 2024, pour des raisons de clarté, la mesure de séquestre dans un tel cas de figure – qui était jusqu'alors prévue dans le Code pénal (cf. art. 71 al. 3, 1re phrase, aCP) – a été reprise dans une teneur identique par le nouvel art. 263 al. 1 let. e CPP, de sorte que les principes applicables demeurent les mêmes ; la disposition figurant dans le Code pénal a pour sa part été abrogée (cf. Message du 28 août 2019 concernant la modification du Code de procédure pénale, in FF 2019 6351, spéc. p. 6406). Selon l'art. 263 al. 1 let. e CPP, dans sa nouvelle teneur, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu'il est probable qu'ils seront utilisés pour couvrir les créances compensatrices de l'Etat selon l'art. 71 CP. La créance compensatrice ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (cf. art. 71 al. 1 in fine CP). Aux termes de l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (sur ces deux conditions, cumulatives, voir TF 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3 ; TF 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2). Dans le cadre de l'examen d'un séquestre conservatoire, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. Le séquestre pénal est en effet une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs qui peuvent servir de moyens de preuve, que le juge du fond pourrait être amené à confisquer ou à restituer au lésé, ou qui pourraient servir à l'exécution d'une créance compensatrice (art. 263 al. 1 CPP). Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des objets ou des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit pénal.”
“2 CP a contrario) (ATF 141 IV 155 consid. 4.5; arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). L'art. 71 al. 3 CP permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice jusqu'à concurrence du montant présumé du produit de l'infraction, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale, et même celles de provenance licite. La mesure prévue par cette disposition se différencie ainsi du séquestre conservatoire résultant des art. 263 al. 1 let. c CP ou 263 al. 1 let. d CPP, dispositions requérant en revanche l'existence d'un tel rapport de connexité (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2). Par "personne concernée" au sens de l'art. 71 al. 3 CP, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP; arrêts 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1; arrêt du Tribunal fédéral 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1). 2.3. Les provisions et honoraires déjà perçus par un avocat, en particulier à l'occasion d'une défense pénale, échappent au séquestre, en application de l'art. 70 al. 2 CP, si l'avocat ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid. 3.2, in: SJ 2013 I p. 13, et les références citées). L'avocat ne jouit pas, en matière de séquestre pénal et de confiscation, d'un statut spécial qui permettrait la distraction en sa faveur de sommes faisant l'objet d'un séquestre conforme aux prescription légales (ACPR/291/2021 du 3 mai 2021 consid. 2.4, citant A. MACALUSO, Séquestre et confiscation des provisions et honoraires d'avocat: comment interpréter l'exigence jurisprudentielle de la persistance de la bonne foi au moment de la contre-prestation adéquate?”
Blosse Vermutungen, dass Vermögenswerte aus einer nicht näher bezeichneten Straftat stammen, genügen nicht als Grundlage für die Anordnung einer Einziehung oder anderer Zwangsmassnahmen nach Art. 70 StGB. Erforderlich sind vielmehr erhebliche und konkrete Hinweise bzw. ein hinreichender Tatverdacht bezüglich einer konkret bezeichneten Straftat, die in einem direkten Zusammenhang zu den zu einziehenden Vermögenswerten steht.
“370, 377-378, 386-388, 391-393, 400-402 und 406), die von ihm im Beschwerdeverfahren eingereichten Quittungen die Herkunft des Bargeldes nicht überzeugend zu erklären vermöchten, der Beschwerdeführer namentlich wegen Beschäftigung von Ausländerinnen und Ausländer ohne Bewilligung vorbestraft sei (vgl. Strafregisterauszug vom 18. September 2023) und es nun weiter zu prüfen gelte, ob die hohe Bargeldsumme aus einer illegalen Tätigkeit des Beschwerdeführers stamme oder legalen Ursprungs sei. Welche erheblichen und konkreten Hinweise aufgrund der bisherigen Untersuchungsergebnisse für einen hinreichenden Tatverdacht sprechen, erhellt jedoch nicht, zumal auch im Beschwerdeverfahren nicht dargetan wird, worin die näher zu untersuchende(n) strafbare Handlung(en) besteht bzw. bestehen. Die blosse Vermutung, dass das aufgefundene Bargeld aus einer – nicht näher benannten – strafbaren Handlung stammen oder unrechtmässig verwendet werden könnte, reicht für die Anordnung einer Zwangsmassnahme nicht aus. Mangels eines hinreichenden Tatverdachts hinsichtlich einer konkreten Straftat, die einen direkten Zusammenhang zu den zu beschlagnahmenden Vermögenswerten aufweist, sind die Voraussetzungen gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO i.V.m. Art. 70 StGB – zumindest derzeit – offensichtlich nicht erfüllt.”
Der Staat muss gegenüber Dritten sämtliche Voraussetzungen der Einziehung beweisen. Die Frage, ob ein Einziehungsentscheid den bundesrechtlichen Beweislastregeln entspricht, prüft das Bundesgericht als Rechtsfrage mit voller Kognition.
“Von Gesetzes wegen ist die Einziehung ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteile 6B_1477/2021 vom 2. November 2022 E. 3.1; 6B_1227/2021 vom 10. Oktober 2022 E. 1.4; 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.3; je mit Hinweisen). Auch wenn sich der Dritte im Einziehungsverfahren nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann, so hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung bei diesem zu beweisen. Dritte, die behaupten, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, müssen bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken (Urteile 6B_1227/2021 vom 10. Oktober 2022 E. 1.5; 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.4; 6B_502/2020 vom 6. Mai 2021 E. 1.2.1; je mit Hinweisen). Ob ein Einziehungsentscheid gegen die bundesrechtlichen Beweislastregeln verstösst, prüft das Bundesgericht als Rechtsfrage mit voller Kognition (Urteile 6B_1227/2021 vom 10.”
“Auch wenn sich der Dritte im Einziehungsverfahren nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann, so hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung beim Dritten zu beweisen. Dritte, die behaupten, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, müssen bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken (Urteile 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; 6B_502/2020 vom 6. Mai 2021 E. 1.2.1; je mit Hinweisen). Ob ein Einziehungsentscheid gegen die bundesrechtlichen Beweislastregeln verstösst, prüft das Bundesgericht als Rechtsfrage mit voller Kognition (Urteile 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.4; 6B_1042/2019 vom 2. April 2020 E. 2.2.2; je mit Hinweisen).”
“Auch wenn sich der Dritte im Einziehungsverfahren nicht auf die Unschuldsvermutung berufen kann, so hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung beim Dritten zu beweisen. Dritte, die behaupten, eine gleichwertige Gegenleistung im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB erbracht zu haben, müssen bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken (Urteile 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; 6B_502/2020 vom 6. Mai 2021 E. 1.2.1; 6B_1042/2019 vom 2. April 2020 E. 2.2.2; je mit Hinweisen). Ob ein Einziehungsentscheid gegen die bundesrechtlichen Beweislastregeln verstösst, prüft das Bundesgericht als Rechtsfrage mit voller Kognition (Urteil 6B_1042/2019 vom 2. April 2020 E. 2.2.2).”
Schutz nach Art. 70 Abs. 2 StGB entfällt etwa dann, wenn der Erwerb mit Mitteln aus der Straftat bezahlt wurde oder der Erwerb nicht als entkoppelter Dritterwerb (ohne Konnex zur Tat) zu qualifizieren ist; Direktbegünstigte (keine nachträglichen Dritterwerber) sind nicht durch das Drittenprivileg geschützt. Bei Erben und sonstigen Drittbegünstigten ist insoweit stets zu prüfen, ob Unkenntnis vorlag und ob eine gleichwertige Gegenleistung erbracht wurde bzw. ob die Einziehung eine unverhältnismässige Härte darstellen würde.
“La possibilité pour l’autorité d’instruction de placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à « la personne concernée » découle directement de cette dernière disposition. Par « personne concernée », il faut entendre non seulement l’auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d’une manière ou d’une autre, par l’infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l’art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1 ; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Conformément à l’art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (TF 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid. 3.2 et la référence citée). Quant à la clause de rigueur, elle n'a qu'une portée limitée. Il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée. A teneur du texte légal, il faut que la mesure frappe de manière particulièrement incisive le tiers dans sa situation économique (TF 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3; TF 6B_664/2014 du 22 février 2018 consid. 8.3; TF 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.2). Le séquestre en vue de garantir une créance compensatrice est ainsi possible en application de l'art. 71 al. 3 CP. Cette disposition permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale (ATF 141 IV 360 précité ; ATF 140 IV 57 précité ; Moreillon/Parein-Reymond, op.”
“Der Nachweis eines Surrogats im Sinne der vorerwähnten Papierspur kann jedoch nicht nur anhand von Bankdokumenten oder ähnlichen Urkunden, sondern mit allen prozessual zulässigen Beweismitteln erbracht werden (Scholl, a.a.O., Art. 70 N 234). Grundsätzlich können die Vermögenseinziehung und die Ersatzforderung auch gegenüber Dritten angeordnet werden. Sie sind jedoch ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (sog. Drittenprivileg, Art. 70 Abs. 2 StGB). Als Dritterwerber gilt nach der Rechtsprechung und Lehre diejenige natürliche oder juristische Person, die einen konkreten deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt, also an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt ist und am fraglichen Vermögenswert ein dingliches oder allenfalls obligatorisches Recht erwirbt. Keinen Schutz gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB kann demgegenüber der Dritte in Anspruch nehmen, welchem die Werte unmittelbar durch die Straftat zugekommen sind und der somit Direktbegünstigter ist. «Direkt» in diesem Sinne meint, dass die Vermögenswerte nicht zunächst durch einen anderen Vermögensträger erlangt werden und dem Dritten erst infolge nachträglichen und legalen Erwerbs zugehen. Das gilt insbesondere bei Vertretungsverhältnissen, also beim Handeln für einen anderen, wo die Wirkung der Rechtshandlung des Vertreters unmittelbar im Rechtskreis des Vertretenen eintritt (Urteil des Bundesgerichts 6B_80/2011 vom 8. September 2011 E. 4.2 f.).”
“Toutefois, ces deux situations ne devraient pas conduire à une solution différente et l'examen des conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, à l'égard des héritiers devrait être exigé dans tous les cas. En effet, si les héritiers ignorent que les valeurs héritées proviennent d'une infraction - que le de cujus ait lui-même réalisé les éléments constitutifs de cette infraction ou qu'il en ait simplement profité - ils seront amenés à accepter la succession alors que celle-ci pourrait être, finalement, déficitaire. Ils pourraient alors se retrouver débiteurs dans le cadre d'une succession qu'ils auraient répudiée s'ils avaient su que des valeurs patrimoniales seraient confisquées. Dans ce cas, les héritiers de bonne foi ne pourraient même pas se prévaloir de la rigueur excessive de la confiscation puisqu'ils ne seraient pas considérés comme des tiers. Cela ne paraît pas conforme ni au but de la loi, ni au principe d'équité. Il y a ainsi lieu d'interpréter la jurisprudence en ce sens que l'autorité doit procéder à l'examen des conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, à l'égard des héritiers lorsqu'elle envisage une confiscation en leurs mains. Eu égard au renvoi de l'art. 71 al. 1 CP, resp. de l'art. 59 ch. 2 al. 1 aCP, à l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, s'agissant des conditions au prononcé d'une créance compensatrice à l'encontre d'un tiers, les mêmes exigences s'appliquent au prononcé d'une créance compensatrice à l'encontre des héritiers. En d'autres termes, une créance compensatrice ne pourra être prononcée contre eux que s'ils sont de mauvaise foi ou, s'ils sont de bonne foi, que s'ils n'ont pas fourni une contre-prestation adéquate ou que le prononcé de la créance compensatrice n'est pas d'une rigueur excessive à leur égard.”
Eine Einziehungsanordnung nach Art. 70 Abs. 1 StGB kann sich auch auf im Ausland belegene Vermögenswerte erstrecken. Die Praxis umfasst dabei namentlich Kontoguthaben und im Ausland gelegenes Grundeigentum, wie in der zitierten Entscheidung angeordnete Einziehungen von Konten in Frankreich und auf Mauritius sowie von in Frankreich gelegenem Immobilienbesitz zeigen.
“- à G______ Ltd et H______ Ltd à titre de participation à leurs honoraires de conseil afférents à la procédure d'appel postérieure à l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral (art. 433 CPP). Déboute pour le surplus G______ Ltd et H______ Ltd de leurs prétentions civiles. Condamne C______ à payer à I______ SA le montant de CHF 25'000.-, plus intérêts à 5% dès le 23 novembre 2007, et le montant de CHF 25'000.-, plus intérêts à 5% dès le 27 novembre 2007, à titre de réparation de son dommage matériel. Condamne C______ à verser le montant de CHF 16'000.- à I______ SA à titre de participation à ses honoraires de conseil afférents à la procédure de première instance (art. 433 CPP). Déboute pour le surplus I______ SA de ses prétentions civiles. Dit que les conclusions civiles de la Masse en faillite de E______ SA sont irrecevables. Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant à l'inventaire du 29 novembre 2007 (pce 905'040) ainsi qu'à l'inventaire du 24 avril 2008 (pce 905'064). Ordonne la confiscation (art. 70 al. 1 CP) : o des avoirs figurant sur les comptes : - n° 22______ ouvert au nom de C______ auprès de N______ à Genève ; - n° 6______ ouvert au nom de A______ auprès de AC______; - n° 14______ ouvert au nom de A______ auprès de AK______ à Genève; - n° 10______ ouvert au nom de J______ CORP auprès de AC______ à Genève ; - n° 17______ ouvert au nom de AN______ SA auprès de AC______ à Genève ; - n° 23______ ouvert au nom de A______ auprès de AC______ (Agence de AU______) à AI______ [France]; - n° 15______ ouvert au nom de A______ auprès de AL______ à l'Ile Maurice ; o des parts de la Société civile immobilière AP______/1 immatriculée sous n° 28______ AI______, à concurrence de CHF 604'916.50 ; o des parts de la Société civile immobilière AP______/2 immatriculée sous n° 29______ AI______, à concurrence de CHF 1'977'451.20 ; o du bien immobilier dit "Chalet 2", propriété de A______, représentant le lot n° 24______ de l'ensemble immobilier situé [à l'adresse] 25______ à AJ______ [France] et figurant au cadastre section E n° 30______ et 31______, à concurrence de CHF 1'589'470.”
Ansprüche aus beruflicher Vorsorge können nach den in BK 22 278 dargestellten Erwägungen vorsorglich bis zur Fälligkeit mit Beschlag belegt werden; BVG und SchKG stehen dem nicht entgegen. Solche Ansprüche können zur Sicherung einer allenfalls zu vollstreckenden Ersatzforderung beschlagnahmt werden.
“Die Staatsanwaltschaft begründet die Beschlagnahmeverfügung wie folgt: Gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StP0 können Vermögenswerte vorsorglich beschlagnahmt werden, wenn diese voraussichtlich einzuziehen sind. Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB unterliegen Vermögenswerte der Einziehung, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der verletzten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Wenn die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden sind, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB im Hinblick auf die Durchsetzung einer Ersatzforderung Vermögenswerte der betroffenen Person vorsorglich mit Beschlag belegen lassen. Die Bestimmungen des BVG und des SchKG stehen einer vorläufigen Beschlagnahme von Ansprüchen aus beruflicher Vorsorge auf den Zeitpunkt ihrer Fälligkeit (Eintritt Versicherungsfall) nicht entgegen. Aufgrund der bisherigen Erkenntnisse besteht der Verdacht, dass der Beschuldigte im Rahmen seines Anstellungsverhältnisses bei der Gemeinde D.________(Ortschaft) mittels gefälschter Unterschriften namens der Gemeinde D.”
“Die Staatsanwaltschaft begründet die Beschlagnahmeverfügung wie folgt: Gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StP0 können Vermögenswerte vorsorglich beschlagnahmt werden, wenn diese voraussichtlich einzuziehen sind. Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB unterliegen Vermögenswerte der Einziehung, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der verletzten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Wenn die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden sind, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB im Hinblick auf die Durchsetzung einer Ersatzforderung Vermögenswerte der betroffenen Person vorsorglich mit Beschlag belegen lassen. Die Bestimmungen des BVG und des SchKG stehen einer vorläufigen Beschlagnahme von Ansprüchen aus beruflicher Vorsorge auf den Zeitpunkt ihrer Fälligkeit (Eintritt Versicherungsfall) nicht entgegen. Aufgrund der bisherigen Erkenntnisse besteht der Verdacht, dass der Beschuldigte im Rahmen seines Anstellungsverhältnisses bei der Gemeinde D.________(Ortschaft) mittels gefälschter Unterschriften namens der Gemeinde D.”
Der Séquestre (Sequester) dient der vorsorglichen Sicherstellung von Gegenständen und Werten, die voraussichtlich einzuziehen sind oder einer Ersatzforderung unterliegen. Er kann gestützt auf die prima‑facie‑Wahrscheinlichkeit angeordnet bleiben und erstreckt sich auf Kontoguthaben und sonstige Vermögenswerte, die nach den Umständen der Sache als konfiskations‑ oder ersatzforderungsrelevant erscheinen.
“Selon l'art. 45 al. 1 DPA, le séquestre, la perquisition, l'arrestation provisoire ou l'arrestation doivent être opérés avec les égards dus à la personne concernée et à sa propriété (cf. le principe de la proportionnalité; STEFAN HEIMGARTNER, in Basler Kommentar, Verwaltungsstrafrecht, 2020, n° 15 ad art. 46 DPA). Le fonctionnaire enquêteur met sous séquestre notamment les objets et autres valeurs qui seront vraisemblablement confisqués (art. 46 al. 1 let. b DPA; voir également art. 70 CP, applicable par renvoi de l'art. 2 DPA; ATF 137 IV 145 consid. 6.4; arrêt 1B_243/2016 du 6 octobre 2016 consid. 3.7) ou pourraient faire l'objet d'une créance compensatrice (cf. par analogie, l'art. 263 al. 1 let. e CPP; HEIMGARTNER, op.cit., n° 28 ad art. 46 DPA). Les autres objets et valeurs qui ont servi à commettre l'infraction ou qui en sont le produit peuvent être séquestrés lorsque cela paraît nécessaire pour empêcher de nouvelles infractions ou pour garantir un droit de gage légal (art. 46 al. 2 DPA).”
“Die Einziehungs- und Ersatzforderungsbeschlagnahme gründet auf einer Wahrscheinlichkeit und rechtfertigt sich, solange die blosse Möglichkeit der Einziehung resp. der Zusprechung einer Ersatzforderung durch das Sachgericht «prima facie» zu bestehen scheint (BGE 140 IV 57 E. 4.1.1 mit Hinweisen). Gemäss Art. 70 StGB verfügt das Gericht (resp. die Staatsanwaltschaft im Rahmen eines Strafbefehls) die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden (Abs. 1). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Abs. 2). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht/die Staatsanwaltschaft im Endentscheid gestützt auf Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist. Gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB kann die Untersuchungsbehörde im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen.”
“AG, qui a payé les factures de Me I. risquerait, en acceptant les fonds, de s'exposer lui-même à l'infraction de blanchiment d'argent (BB.2022.40-41, act. 1, n. 36-39). Concernant la facture du 24 janvier 2022, les recourantes expliquent que Me I. les représente régulièrement pour des questions juridiques dans le cadre de l'administration de leurs affaires et a été leur premier interlocuteur lors du blocage des comptes. Leurs mandataires actuels se sont coordonnés avec Me I. (BB.2022.40-41, act. 1, p. 10 et act. 1.9). 2.1 2.1.1 En l'espèce, les prévenus C. et D. sont soupçonnés d'avoir entravé l'identification de l'origine, la découverte et la confiscation de valeurs patrimoniales issues de possibles détournements de fonds au préjudice de la Banque E. Séquestrées en tant que potentiel résultat de l'infraction de blanchiment d'argent (art. 305bis CP) commis en Suisse, les valeurs patrimoniales déposées sur les comptes des sociétés A. Trust reg. et B. Ltd sont susceptibles d'être confisquées, au sens de l'art. 70 CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152; arrêt du Tribunal fédéral 6B_914/2009 consid. 2.2 in fine; 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 5.1). 2.1.2 Le séquestre en vue de confiscation, dit conservatoire, est prévu à l'art. 263 al. 1 let. d CPP. Cette mesure provisoire est destinée à préserver les objets ou les valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer. Il se fonde sur la vraisemblance et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application de l'art. 70 al. 1 CP semble, prima facie, subsister (ATF 139 IV 250 consid. 2.1 p. 252 ss; 137 IV 145 consid. 6.4 p. 151 ss et les références citées). Ce séquestre ne peut donc être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées et ne pourront l'être (ATF 140 IV 133; 139 IV 250; arrêt du Tribunal fédéral 1S_8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Tant que subsiste un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité criminelle, l'intérêt public commande qu'ils demeurent dans leur intégralité à la disposition de la justice (Julen Berthod, Commentaire romand, 2ème éd.”
“Gemäss Art. 70 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Abs. 1). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Abs. 2). Nach Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind. Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art.”
Hat ein Dritter die betroffenen Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und hat er dafür eine angemessene Gegenleistung erbracht, führt dies nach der Rechtsprechung dazu, dass die Einziehung nicht zu erfolgen hat; ähnlich kann die Einziehung unterbleiben, wenn sie dem Dritten eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Die Praxis schützt dabei Werte, die in gutem Glauben im Rahmen eines rechtmässigen Rechtsgeschäfts erworben wurden.
“Dans ce contexte, la réflexion autour de la crainte exprimée par la doctrine de paralyser avec la méthode de la confiscation intégrale l'activité économique n'est pas pertinente. Aucun motif légitime ne s'oppose ainsi à une confiscation intégrale, qui est ainsi prononcée. 10.4.2 Comptes et valeurs patrimoniales liés à F. On rappellera que toutes les valeurs patrimoniales obtenues au moyen d'une infraction sont soumises à confiscation, qu'elles soient en mains de l'auteur ou d'autres personnes n'ayant pas participé d'une manière pénalement relevante à cette infraction. Le crime ne doit profiter à personne, ni à l'auteur, ni à des tiers (Scholl, Kommentar Kriminelles Vermögen – Kriminelle Organisationen, vol. I, 2018, § 4, nos 299 s. ad art. 70). Concernant F., il n'a à ce stade pas été nécessaire d'examiner si elle avait, par son comportement, réalisé les éléments constitutifs d'une infraction puisque l'acte d'accusation ne la visait pas, quand bien même une procédure pénale a été ouverte contre elle peu avant son dépôt au tribunal (cf. supra L). F. a donc le statut de «tiers» au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, respectivement art. 70 al. 2 CP. Si une confiscation, respectivement une créance compensatrice, doit être prononcée, elle devra l'être aux conditions de l'art. 59 ch. 1 al. 2 et 59 ch. 2, 2e phrase aCP (ou art. 70 al. 2 et 71 al. 1, 2e phrase CP). La confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (cf. arrêt du Tribunal fédéral 1B_269/2018 du 26 septembre 2018 consid. 4.2). Les comptes et valeurs patrimoniales liés à F. sont les suivants. 10.4.2.1 Compte n°3 de F. à la banque 4, actuellement à la banque 3 a) Concernant l'ouverture de ce compte à la banque 4 à […] (le 16 septembre 2009) qui présentait au 31 décembre 2020 un solde de CHF 6'839'253.”
Bei Anordnung der Einziehung bzw. der vorbereitenden/sequestrierenden Sicherstellung muss die Verfügung einen konkreten Bezug zwischen den betroffenen Vermögenswerten und den geltend gemachten Straftaten darlegen. Die Begründung hat insbesondere die vermutete Straftat, die Anhaltspunkte für deren Vorausswahrscheinlichkeit und die Connexität bzw. kausale Verknüpfung zwischen Delikt und Vermögenswerten erkennbar zu machen; pauschale oder ungenaue Formulierungen genügen nicht.
“2 ; ATF 142 II 218 précité ; ATF 124 I 49 consid. 1 ; TF 2C_94/2022 précité). 2.3 En l’occurrence, la Procureure, après avoir exposé les faits brièvement, a uniquement indiqué qu’il convenait d’ordonner la saisie pénale conservatoire des avoirs « afin de prévenir toute récidive et utilisation des fonds indûment perçus ». L’ordonnance indique pour le surplus de façon générale les art. 263 ss CPP sans préciser quels article, alinéa et lettre trouvent leur application en particulier dans le cas d’espèce. Cette motivation ne permet pas de connaître la nature du séquestre, dès lors que la prévention de la récidive et de l’utilisation des fonds indûment perçus ne sont pas prévus par l’art. 263 CPP qui permet le séquestre de valeurs patrimoniales comme moyens de preuves (al. 1 let. a), comme garantie du paiement des frais de procédure, des peines pécuniaires, des amendes et des indemnités (al. 1 let. b), en vue de leur restitution au lésé (al. 1 let. c) ou de leur confiscation (al. 1 let. d), étant précisé qu’à la teneur de l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. De plus, le séquestre est une mesure de contrainte qui ne peut être ordonnée, en vertu de l'art. 197 al. 1 CPP, que si elle est prévue par la loi (let. a), s'il existe des soupçons suffisants laissant présumer une infraction (let. b), si les buts poursuivis ne peuvent pas être atteints par des mesures moins sévères (let. c) et si elle apparaît justifiée au regard de la gravité de l'infraction (let. d). Or, dans son ordonnance, la Procureure n’a pas exposé qu’il existait des indices permettant d’admettre la vraisemblance des infractions considérées, ni comment la proportionnalité pouvait être respectée, notamment eu égard au produit des infractions prétendues et aux autres montants séquestrés, au préjudicie de T.________SA. Elle n’a pas non plus précisé le lien de connexité entre les valeurs patrimoniales saisies et les infractions commises, ni la limite supérieure du séquestre, l’entier des avoirs déposés sur le compte ayant été saisis.”
“; Julen Berthod, in : Jeanneret/Kuhn/Perrier Depeursinge [éd.], op. cit., n. 26 ad art. 263 CPP et les références citées). 4.1.2 Le séquestre de type conservatoire – soit en vue d’une confiscation – (art. 263 al. 1 let. d CPP) consiste à placer sous main de justice des biens en raison du danger qu'ils présentent pour la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public (art. 69 CP), de leur origine ou de leur utilisation criminelle (art. 70 et 72 CP) pour autant que l'on puisse admettre, prima facie, qu'ils pourront, au terme de la procédure pénale, être détruits, restitués au lésé ou confisqués en application des art. 69 ss CP ou d’autres normes de confiscation spéciales (sur l'art. 70 al. 1 CP, voir notamment ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; TF 1B_343/2020 du 3 septembre 2020 consid. 3.1 ; Julen Berthod, in : Jeanneret/Kuhn/Perrier Depeursinge [éd.], op. cit., n. 7 ad art. 263 CPP). Il s’agit d’une mesure conservatoire provisoire fondée sur la vraisemblance (ATF 143 IV 357 consid. 1.2.3 et les références citées). L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel « le crime ne paie pas », cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1 ; ATF 139 IV 209 consid. 5.3 et les références citées). La confiscation suppose un comportement qui réunisse les éléments objectifs et subjectifs d'une infraction et qui soit illicite. La confiscation suppose également un lien de causalité tel que l'obtention des valeurs patrimoniales apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de l'infraction (ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références citées ; TF 6B_664/2014 du 22 février 2018 consid. 8.2). 4.2 En l’espèce, le recourant ne conteste pas, à juste titre, l’existence de soupçons suffisants de la commission des infractions d’escroquerie, de faux dans les titres et de blanchiment d’argent, lesquels sont exposés dans l’ordonnance querellée.”
“Die Vorinstanz schickt voraus, die Einziehung von Vermögenswerten (Art. 70 Abs. 1 StGB, Art. 267 Abs. 3 StPO; vgl. Art. 2 und 82 des Bundesgesetzes vom 22. März 1974 über das Verwaltungsstrafrecht [VStrR; SR 313.0]) bedinge einen Kausalzusammenhang zwischen Delikt und Vermögenswert. Die Einnahmen aus dem Betrieb der Automaten seien ursächlich auf die Verletzung der Vorführungspflicht nach Art. 56 Abs. 1 lit. c des Bundesgesetzes vom 18. Dezember 1998 über Glücksspiele und Spielbanken (SBG; aufgehoben per 1. Januar 2019) zurückzuführen. Indessen gebe es keine Beweise, dass das auf dem Balkon gefundene Geld von Fr. 110'483.40 auch nur teilweise aus dem illegalen Spielbetrieb stamme. Aus den defizitären finanziellen Verhältnissen des Beschwerdeführers allein lasse sich nicht auf eine deliktische Herkunft schliessen. Eine Einziehung dieses Geldes falle mangels Deliktsverstrickung nicht in Betracht. Stattdessen bestehe gegenüber dem Beschwerdeführer eine Ersatzforderung nach Art. 71 StGB in Verbindung mit Art. 2 VStrR in Höhe des durch illegales Glücksspiel erwirtschafteten Gewinns.”
Die Untersuchungsbehörde kann Vermögenswerte im Hinblick auf die Durchsetzung einer staatlichen Ersatzforderung mit Beschlag legen. Eine solche Beschlagnahme begründet bei der anschliessenden Zwangsvollstreckung der Ersatzforderung kein Vorzugs- oder Pfandrecht zugunsten des Staates.
“oder einzuziehen sind (lit. d). Gemäss Art. 70 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der geschädigten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Abs. 1). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Abs. 2). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einer Drittperson jedoch nur, soweit dies nach Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte mit Beschlag belegen. Die Beschlagnahme begründet bei der Zwangsvollstreckung der Ersatzforderung kein Vorzugsrecht zu Gunsten des Staates (Art.”
Die Einziehung unterliegt der Verjährung; ist die Verjährungsfrist eingetreten, besteht kein Einziehungsanspruch mehr. Vor einer strafrechtlichen Beurteilung, namentlich bei Geldwäschereivorwürfen, ist daher vorfrageweise zu prüfen, ob die betreffenden Vermögenswerte einziehbar sind. Für die Strafbarkeit der Geldwäscherei kann grundsätzlich bereits eine abstrakte Einziehbarkeit genügen.
“Zu beachten ist allerdings, dass die Einziehung gemäss Art. 70 Abs. 3 StGB der Verjährung unterliegt.”
“Die Einziehbarkeit stellt ein normatives Tatbestandselement der Geldwäscherei dar. Nach der Rechtsprechung folgt aus der Konzeption des Tatbestands als Vereitelung der Einziehung, dass Geldwäscherei nur an Vermögenswerten begangen werden kann, die einziehbar sind. Die Vereitelung von Einziehungsinteressen bedingt mithin, dass solche Interessen überhaupt bestehen. Die Einziehung eines Vermögenswerts kann nicht vereitelt werden, wenn ein entsprechender Anspruch etwa wegen Eintritts der Verjährung (Art. 70 Abs. 3 StGB) nicht mehr existiert (BGE 145 IV 335 E. 3.2; 129 IV 238 E. 3.3; 126 IV 255 E. 3b/bb; je mit Hinweisen). Die Strafbarkeit ist mit anderen Worten an die Eignung der Tathandlung geknüpft, die Einziehung von Vermögenswerten zu vereiteln. Die Behörden haben dementsprechend vorfrageweise immer zu prüfen, ob die durch die Vortaten erlangten Vermögenswerte einziehbar sind. Es genügt grundsätzlich eine abstrakte Einziehbarkeit. Dies bedeutet, dass für die Strafbarkeit der Geldwäscherei bei bestehendem Einziehungsanspruch nicht die Eröffnung eines konkreten Einziehungsverfahrens erforderlich ist (BGE 145 IV 335 E. 4.4 mit Hinweisen; Botschaft vom 12. Juni 1989 über die Änderung des Schweizerischen Strafgesetzbuches [Gesetzgebung über Geldwäscherei und mangelnde Sorgfalt bei Geldgeschäften], BBl 1989 II 1084). In der Literatur ist entsprechend auch die Rede vom "hypothetischen Einziehungsobjekt" (ACKERMANN/ZEHNDER, in: Kommentar Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisationen, Bd. II, 2018, § 11, N.”
“Die Unterscheidung ob die behauptete Vortat im Jahr 1991 oder 2002 anzusiedeln ist, ist vorliegend deshalb relevant, weil ein Teil der Lehre eine Bestrafung wegen Geldwäscherei auch nach dem Eintritt der Verjährung der Vortat noch für möglich hält. Gemäss dieser Ansicht komme es lediglich darauf an, ob die Geldwäschereihandlung innerhalb der Verjährungsfrist für die Einziehung (Art. 70 Abs. 3 StGB) erfolgt ist. Sei dies der Fall, würde erst mit der Geldwäschereihandlung die Frist für die Verfolgungsverjährung zu laufen beginnen. Die Verjährung der Vortat habe keinen direkten Einfluss auf die Strafbarkeit der Geldwäscherei (Ackermann/Zehnder, a.a.O., Art. 305bis StGB N 326). Dem steht die Ansicht gegenüber, dass eine Verfolgung wegen Geldwäscherei nach Eintritt der Verjährung der Vortat nicht mehr opportun erscheine. In einer solchen Situation sei die Vereitelung der Auffindung der verbrecherisch erlangten Vermögenswerte nicht mehr strafwürdig, da der Staat selbst auf die Verfolgung der Täterschaft verzichtet (Christine Egger Tanner, a.a.O., S. 44). Wird der ersten Lehrmeinung gefolgt (der im Übrigen auch das Bundesgericht zu folgen scheint, vgl. BGer 6B_1208/2018 und 6B_1209/2018 vom 6. August 2019 E. 3.3, wonach: «Weitere Voraussetzung für einen Schuldspruch wegen Geldwäscherei ist, dass die Vortat im Zeitpunkt der Geldwäschereihandlung nicht verjährt ist [ ]») und gleichzeitig von einer begangenen Vortat am 7.”
Ist die deliktische Herkunft oder der Deliktskonnex der betreffenden Vermögenswerte nicht glaubhaft aufgeklärt, rechtfertigt dies regelmässig die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB. Können dagegen die rechtmässige Herkunft oder Ersatzwerte glaubhaft nachgewiesen werden, ist die Einziehung ausgeschlossen oder – falls nur ein Teil der Werte deliktischer Natur ist – auf den entsprechenden Anteil zu beschränken.
“Ebenfalls mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Limmattal / Albis vom 16. Juli 2020 wurde ein Sparkonto für Mietzinskaution lautend auf den Beschuldig- ten gesperrt. Das betreffende Konto (Nr. 2) wies per 16. Juli 2020 einen Saldo von Fr. 10'501.-- auf (Urk. 7/3; Urk. 7/4, Beziehung Nr. 2, Vermögensausweis). Anders als beim oben genannten Firmenkonto ist hier mangels Papierspur nicht erkennbar, dass die Vermögenswerte auf dem Sparkonto aus dem von der Credit Suisse ge- leisteten Kredit und damit aus einer Straftat stammen würden. Ebenso wenig steht fest, dass es sich dabei um unechte Surrogate (Ersatzwerte) handelt. Eine Einzie- hung oder eine Aushändigung an den Verletzten gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB fällt damit ausser Betracht.”
“Sie verfügte damit nach der Konkurseröffnung über legale Einkünfte. Dass sie diese zumindest teilweise - wie auch den Erlös aus einem allfälligen Verkauf des Toffs und des Biedermeierti- sches - sparte, wie sie geltend machte, um ihre Schulden abzuzahlen (act. H.2 Frage V.13), und stattdessen den Lebensunterhalt aus anderen Quellen, z.B. dem Erlös aus dem Cannabisverkauf, deckte, lässt sich nicht widerlegen. So führte sie denn auch, wie angemerkt, aus, sie habe von dem Geld aus dem Drogenhandel gelebt, sei in den Ferien gewesen, mithin habe sie das Geld "verfressen und ge- lebt" (RG act. 5 S. 4 [515-2021-19]). Auch wenn es angesichts der finanziellen Gesamtsituation der Beschuldigten durchaus möglich erscheint, dass der be- schlagnahmte Bargeldbetrag gesamthaft deliktischer Herkunft ist, lässt sich dies entgegen der Vorinstanz nicht rechtsgenüglich erstellen. Zugunsten der Beschul- digten ist entsprechend nicht von einer Deliktsverstrickung des Bargeldes auszu- gehen, womit eine Einziehung im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB entfällt. Die be- schlagnahmte Barschaft von CHF 26'440.00 ist in Anwendung von Art. 442 Abs. 4 StPO zur Kostendeckung zu verwenden (vgl. E. 9.5).”
“Deliktskonnex (Art. 70 Abs. 1 StGB) Die Vorinstanz ging davon aus, dass zum beschlagnahmten Grundstück in J.________(Ort) kein Deliktskonnex bestehe und schloss damit die Einziehung nach Art. 70 StGB aus. Im Gegensatz dazu kann nach Ansicht der Kammer zumindest teilweise (im Umfang der in die Liegenschaft investierten Gelder) durchaus ein Deliktskonnex nachgewiesen werden. So ergeben sich – wie auch von Rechtsanwalt F.________ dargelegt (pag. 19 041) – aus den aktenkundigen Steuererklärungen (bzw. den dort deklarierten Umbau- und Unterhaltskosten) folgende Investitionen in die eheliche Liegenschaft: - Im Jahr 2013 CHF 83'722.00 (pag. 07 100 038) - Im Jahr 2014 CHF 71'455.00 (pag. 07 100 050) - Im Jahr 2015 CHF 73'652.00 (pag. 07 100 062) - Im Jahr 2016 CHF 29'188.00 (pag. 07 101 009) Im Deliktszeitraum 2013-2016 ergibt dies insgesamt CHF 258'017.00, dies bei einem im gleichen Zeitraum veranlagten steuerbaren Einkommen von gesamthaft CHF 432'070.00. Im Jahr 2013 wurde gar mehr als das gesamte steuerbare Einkommen (von CHF 70'154.”
“Sa version des faits a varié au fil des auditions ; il est allé jusqu’à soutenir devant la Cour de céans que son coprévenu avait été incité au mensonge par son avocat Les excuses présentées en toute fin des débats d’appel apparaissent de circonstance, et il ne semble pas avoir pris conscience de la gravité des faits reprochés ; ses explications sur les aspects financiers du trafic de stupéfiants démontrent au contraire qu’il considère cette activité comme une activité lucrative ordinaire. Rien ne justifie ni n’explique son comportement. Dans ces circonstances, l’infraction la plus grave est sans contexte le trafic de stupéfiants, qui a porté sur plus de 220 grammes de cocaïne. A eux seuls, ces faits emportent une peine privative de liberté de l’ordre de 20 mois, qui constitue la peine de base et qui doit être aggravée de deux mois (peine théorique : trois mois) pour tenir compte du séjour illégal. Cette peine doit encore être aggravée pour tenir compte de la révocation de la libération conditionnelle, qui entraîne une aggravation de deux mois supplémentaire, pour une peine d’ensemble de deux ans. La Cour de céans étant liée par l’interdiction de la reformatio in peius, la peine privative de liberté de 22 mois prononcée par le premier juge sera ainsi confirmée et l’appel sur ce point rejeté. 4. 4.1. A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Lorsqu'un gain n'est réalisé que partiellement de manière illicite, seul doit être confisqué l'avantage obtenu de manière illégale (ATF 119 IV 145 consid. 3 p. 153). Les dispositions du CP concernant la confiscation de valeurs patrimoniales et de valeurs de remplacement par le prononcé d'une créance compensatrice de l'Etat ne précisent pas si, lors du calcul de la valeur à saisir, la valeur nette ("Nettoprinzip") ou brute ("Bruttoprinzip") doit être retenue. La jurisprudence incline pour la prise en compte d'une valeur brute, mais préconise l'observation du principe général de la proportionnalité (ATF 141 IV 305 consid. 6.3.3 p. 313 ; 124 I 6 consid. 4b/bb p. 8 et suivante avec les références ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_56/2010 du 29 juin 2010 consid.”
“8 Bien immobilier sis à […] a) Acquis en mars 2007 par la société 45 qui est détenue par la société 75, […], elle-même contrôlée par A., ce dernier a transféré la propriété à F. en vertu du «Property Settlement Agreement» du 21 août 2007 mentionné au considérant 4.19.1.1 (ég. 18-01-0460). La maîtrise du droit de propriété est cependant restée en mains de la société 45 (18-01-0469; cf. aussi infra consid. 10.4.3.1, e). Selon les pièces figurant au dossier (A-07-08-06-04-0145), le transfert visait une chose unique, comprenant le bien-fonds ainsi que des meubles et des œuvres d'art. C'est la société 1 et A. qui ont financé ces biens. L'immeuble a été séquestré par le registre foncier espagnol le 16 janvier 2016 (18-01-0432) (ou 12 septembre 2018, 18-01-0520). b) Il est établi qu'une somme de EUR 6'506'600.- a été déboursée par la société 1 et A. entre les 5 et 28 mars 2007 en rapport avec cet immeuble. Les liquidités déposées sur leurs comptes bancaires qui les ont financés sont de provenance criminelle, mais aussi d'origine légale (cf. annexe 2 à l'acte d'accusation). Selon l'art. 59 ch. 1 aCP, respectivement art. 70 al. 1 CP, la confiscation peut porter sur les valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction. En l'occurrence, l'objet séquestré est sis en Espagne. La Cour s'est demandée s'il pouvait être confisqué en tant que tel. Sur la base des éléments fournis par l'accusation, au moment de son acquisition, il était apparemment formé d'un bien non divisible (le bien-fonds construit) et de plusieurs autres biens individuels et distincts (œuvres d'art, meubles), dont certains de grande valeur. On ignore la situation au moment du séquestre une dizaine d'années plus tard. Aucun inventaire ne figure au dossier. Il n'est pas exclu que certains biens qui composaient à l'origine le patrimoine (financés par des fonds d'origine criminelle) en soient sortis, que d'autres les aient remplacés et qu'ils n'aient aucun rapport avec l'infraction de A. En d'autres termes, concernant notamment les biens meubles, on ignore s'il y a des actifs représentant des valeurs subséquentes de remplacement qui auraient pu être confisqués.”
Drittenprivileg: Schutz nach Art. 70 Abs. 2 StGB gilt für natürliche oder juristische Personen, die einen deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat und ohne Konnex zur Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs erwerben. Geschützt werden dingliche oder allenfalls obligatorische Erwerbsrechte am betreffenden Vermögenswert. Kein Schutz besteht für den Direktbegünstigten, dem die Werte unmittelbar durch die Straftat zugegangen sind.
“Von der Einziehung/Ersatzforderung Betroffene Grundsätzlich können die Vermögenseinziehung und die Ersatzforderung, wie das Gesetz sagt, auch gegenüber Dritten angeordnet werden. Sie sind jedoch ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (sog. Drittenprivileg, Art. 70 Abs. 2 StGB). Als Dritterwerber gilt nach der Rechtsprechung und Lehre diejenige natürliche oder juristische Person, die einen konkreten deliktisch erlangten Vermögenswert nach der Tat im Rahmen eines Rechtsübergangs ohne Konnex zur Tathandlung erwirbt, also an der Anlasstat nicht in strafrechtlich relevanter Weise beteiligt ist und am fraglichen Vermögenswert ein dingliches oder allenfalls obligatorisches Recht erwirbt. Keinen Schutz gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB kann demgegenüber der Dritte in Anspruch nehmen, welchem die Werte unmittelbar durch die Straftat zugekommen sind und der somit Direktbegünstigter ist. «Direkt» in diesem Sinne meint, dass die Vermögenswerte nicht zunächst durch einen anderen Vermögensträger erlangt werden und dem Dritten erst infolge nachträglichen und legalen Erwerbs zugehen. Das gilt insbesondere bei Vertretungsverhältnissen, also beim Handeln für einen anderen, wo die Wirkung der Rechtshandlung des Vertreters unmittelbar im Rechtskreis des Vertretenen eintritt (Urteil des Bundesgerichts 6B_80/2011 vom 8.”
Bei der Entscheidung über die Rückgabe begehrter Gegenstände ist zu prüfen, ob sie als Arbeitsmittel für die Straftat dienten; insbesondere kann die tatsächliche Nutzung des Gegenstands für die Beurteilung der Restitutionsfrage von Bedeutung sein (vgl. Telefon als Arbeitsmittel im Betäubungsmittelkontext). Wird eine deliktisch erlangte Sache an das Opfer herausgegeben, schliesst dies die Einziehung des geleisteten Kaufpreises bzw. eines Surrogats aus.
“En l’espèce, l’appelant conteste le prononcé de l’expulsion, sans expliquer en quoi une telle mesure lui porterait atteinte, étant relevé qu’aux débats de première instance il a expliqué ne pas s’y opposer. En l’absence de tout lien de l’appelant avec la Suisse, et au vu de la récidive que constitue la présente condamnation, il se justifie de prononcer à son encontre une expulsion facultative pour une durée de dix ans. 4.3. Il n'y a pas lieu d'étendre la mesure d'expulsion prononcée à l'ensemble de l'espace Schengen, le prévenu étant titulaire d’un titre de séjour d'un État membre. 5. 5.1. Selon l'art. 69 CP, même si aucune personne déterminée n'est punissable, le juge prononce la confiscation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d'une infraction, si ces objets compromettent la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public (al. 1). Le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits (al. 2). 5.2. Conformément à l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 5.3. En l’espèce, l’appelant sollicite la restitution de son téléphone portable. Les téléphones sont un outil de travail essentiel dans le trafic de stupéfiants, infraction dont l’appelant est reconnu coupable ; son appareil n’a certes pas été exploité et il n’a pas formellement utilisé cet appareil dans ce contexte. Il doit dès lors lui être restitué. 5.4. L’appelant sollicite la restitution des fonds saisis. Le premier juge, qui a ordonné leur affectation au paiement des frais de la procédure, a ainsi en réalité d’ores et déjà ordonné leur restitution puisqu’ils ont été compensés avec une dette de l’appelant. Il n’y a pas lieu de statuer différemment en l’espèce, étant notamment relevé que l’appelant a lui-même déclaré gagner suffisamment sa vie et que la compensation ne porte ainsi pas atteinte à son minimum vital.”
“Weiter steht fest, dass der Zweitberufungskläger Besitz an den gekauften Ziga- rettenstangen erlangte, zumal diese in seinem Lieferwagen sichergestellt werden konnten (Urk. 29/1). Allerdings wurde C._____ im Zeitpunkt der Besitzübertra- gung nicht Eigentümer der 900 Stangen, da der Beschuldigte diese zuvor gestoh- len hatte. Die rechtliche Würdigung der Vorinstanz blieb unangefochten, soweit sie das Verhalten des Beschuldigten grundsätzlich als Diebstahl im Sinne von Art. 139 Ziff. 1 StGB qualifizierte. Entsprechend hätte die Privatklägerin die er- worbenen Zigarettenstangen gestützt auf Art. 934 Abs. 1 ZGB noch während fünf Jahren von C._____ herausverlangen können. Einer Rückerstattung der delik- tisch erlangten Vermögenswerte an die Privatklägerin standen somit keine ge- schützten dinglichen Rechte des Zweitberufungsklägers entgegen. Insofern ist - 35 - nicht zu beanstanden, dass die sichergestellten Zigarettenstangen am 30. April 2020 an die Privatklägerin herausgegeben wurden. Ihr gegenüber wurde somit der rechtmässige Zustand im Sinne von Art. 70 Abs. 1 StGB wiederhergestellt. Als Folge ist eine Einziehung des geleisteten Kaufpreises von Fr. 55'000.– aus- geschlossen, da dieser – wie bereits erwähnt – lediglich ein Surrogat des delik- tisch erlangten Originalwerts, d.h. der 900 Zigarettenstangen darstellt. Da der beschlagnahmte Geldbetrag keinen einziehbaren Vermögenswert dar- stellt, fällt dessen Zusprechung an die Privatklägerin gestützt auf Art. 73 Abs. 1 lit. b StPO ausser Betracht.”
Liegt – wie in der zitierten Entscheidung – beschlagnahmtes Bargeld in dealertypischer Stückelung vor und fehlt ein nachvollziehbares Erwerbseinkommen, hat das Gericht in diesem Fall angenommen, dass die Mittel aus dem Drogenhandel stammen und nach Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen sind.
“Einziehungen Der Beschuldigte hat die Sicherheitseinziehung der beschlagnahmten Drogen sowie Drogenutensilien wie auch seiner Mobiltelefone gemäss Art. 69 Abs. 1 StGB sowie die Vermögenseinziehung der beschlagnahmten Barwerte in Höhe von gesamthaft Fr. 1'1'50.-- gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB angefochten, ohne dies näher zu begründen. Nachdem der Beschuldigte gänzlich schuldig zu sprechen ist, kann vollumfänglich auf die korrekten Erwägungen des Strafgerichts verwiesen werden (Art. 82 Abs. 4 StPO). Es steht ausser Frage, dass die genannten Gegenstände zur Begehung der Straftaten des Beschuldigten gedient haben. Die Vorinstanz weist sodann zutreffend darauf hin, dass das beschlagnahmte Bargeld in dealertypischer Stückelung beim Beschuldigten zu Hause aufgefunden wurde. Nachdem der Beschuldigte keiner Erwerbstätigkeit nachgeht und mithin kein eigenes Erwerbseinkommen erwirtschaftet, ist unzweifelhaft davon auszugehen, dass das genannte Bargeld aus dem Drogenhandel stammt und folglich ebenfalls einzuziehen ist.”
Für die Einziehungsbeschlagnahme (Séquestre) im Hinblick auf eine allfällige Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB genügt während der Untersuchung eine prima‑facie‑Wahrscheinlichkeit (vraisemblance), dass die betreffenden Werte konfiskationsfähig sind. Die Strafverfolgungsbehörde muss rasch entscheiden und darf nicht auf eine vollständige oder abschliessende Aufklärung der Sach- und Rechtslage warten. Der Séquestre kann nur dann aufgehoben werden, wenn bereits offensichtlich und unumstösslich feststeht, dass die materiellen Voraussetzungen einer Einziehung nicht vorliegen und auch nicht werden erfüllt.
“Comme cela ressort du texte de cette disposition, une telle mesure est fondée sur la vraisemblance; elle porte sur des objets dont on peut admettre, prima facie, qu'ils pourront être confisqués en application du droit pénal fédéral. Tant que l'instruction n'est pas achevée, une simple probabilité suffit. Par ailleurs, l'autorité doit pouvoir décider rapidement du séquestre provisoire (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir. Le séquestre pénal ne peut donc être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées, et ne pourront l'être (arrêt TF 1B_254/2021 du 26 mai 2021 consid. 2 et les références citées, not. ATF 140 IV 57 consid. 4.1.). Il doit exister un rapport de causalité entre l’infraction et l’objet saisi en vue de la confiscation (arrêt TF 1B_527/2022 du 21 avril 2023 consid. 2.1 et les références citées). Selon l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. L’art. 70 al. 2 CP dispose que la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les valeurs dans l’ignorance des faits qui l’auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d’une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi. Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction.”
“En outre, dans le cadre de l'examen d'un séquestre, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, examinant des prétentions encore incertaines. La mesure doit pouvoir être ordonnée rapidement, ce qui exclut la résolution de questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 ; TF 1B_667/2021 du 19 avril 2022 ; TF 1B_481/2021 du 4 novembre 2021 consid. 2.2). 4.1.2 Le séquestre de type conservatoire – soit en vue d’une confiscation – (art. 263 al. 1 let. d CPP) consiste à placer sous main de justice des biens en raison du danger qu'ils présentent pour la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public (art. 69 CP), de leur origine ou de leur utilisation criminelle (art. 70 et 72 CP) pour autant que l'on puisse admettre, prima facie, qu'ils pourront, au terme de la procédure pénale, être détruits, restitués au lésé ou confisqués en application des art. 69 ss CP ou d’autres normes de confiscation spéciales (sur l'art. 70 al. 1 CP, voir notamment ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; TF 1B_343/2020 du 3 septembre 2020 consid. 3.1 ; Julen Berthod, in : Jeanneret/Kuhn/Perrier Depeursinge [éd.], op. cit., n. 7 ad art. 263 CPP). Il s’agit d’une mesure conservatoire provisoire fondée sur la vraisemblance (ATF 143 IV 357 consid. 1.2.3 et les références citées). 4.1.3 A teneur de l’art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’État d’un montant équivalent ; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l’art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées. Selon l'art. 71 al. 3 CP, l'autorité d'instruction peut placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des éléments du patrimoine de la personne concernée ; le séquestre ne donne pas de droit de préférence en faveur de l'Etat lors de l'exécution forcée de la créance compensatrice. Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués ou restitués en application du droit pénal.”
“1.1 En l'espèce, les prévenus C. et D. sont soupçonnés d'avoir entravé l'identification de l'origine, la découverte et la confiscation de valeurs patrimoniales issues de possibles détournements de fonds au préjudice de la Banque E. Séquestrées en tant que potentiel résultat de l'infraction de blanchiment d'argent (art. 305bis CP) commis en Suisse, les valeurs patrimoniales déposées sur les comptes des sociétés A. Trust reg. et B. Ltd sont susceptibles d'être confisquées, au sens de l'art. 70 CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152; arrêt du Tribunal fédéral 6B_914/2009 consid. 2.2 in fine; 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 5.1). 2.1.2 Le séquestre en vue de confiscation, dit conservatoire, est prévu à l'art. 263 al. 1 let. d CPP. Cette mesure provisoire est destinée à préserver les objets ou les valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer. Il se fonde sur la vraisemblance et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application de l'art. 70 al. 1 CP semble, prima facie, subsister (ATF 139 IV 250 consid. 2.1 p. 252 ss; 137 IV 145 consid. 6.4 p. 151 ss et les références citées). Ce séquestre ne peut donc être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées et ne pourront l'être (ATF 140 IV 133; 139 IV 250; arrêt du Tribunal fédéral 1S_8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Tant que subsiste un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité criminelle, l'intérêt public commande qu'ils demeurent dans leur intégralité à la disposition de la justice (Julen Berthod, Commentaire romand, 2ème éd. 2019, n. 27 ad art. 263 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 1B_269/2018 du 26 septembre 2018 consid. 4.1). 2.1.3 Les provisions et honoraires déjà perçus par un avocat, en particulier à l'occasion d'une défense pénale, échappent au séquestre, en application de l'art. 70 al. 2 CP, si l'avocat ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid.”
“Gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO können Vermögenswerte einer beschuldigten Person unter anderem dann beschlagnahmt werden, wenn sie einzuziehen sind. Materiellrechtliche Grundlage dieser prozessualen Sicherungsmassnahme bilden die Art. 70 ff. StGB. Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Bei der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO handelt es sich um eine vorsorgliche Sicherungsmassnahme. Sie bezweckt die Sicherstellung von Gegenständen und Vermögenswerten, welche das Sachgericht einziehen könnte. Die Einziehungsbeschlagnahme gründet auf blosser Wahrscheinlichkeit und rechtfertigt sich, solange die Möglichkeit der Einziehung durch das Sachgericht "prima facie" zu bestehen scheint (BGE 140 IV 57 E. 4.1.1 mit Hinweisen). Die Strafverfolgungsbehörde muss rasch über eine Beschlagnahme entscheiden können (vgl. Art. 263 Abs. 2 StPO). Das schliesst aus, dass sie vor ihrem Entscheid schwierige juristische Fragen klärt oder zuwartet, bis sie eine genaue und vollständige Kenntnis des Sachverhalts hat (BGE 141 IV 360 E.”
“De toute manière, les besoins de l’instruction ne justifient pas que les valeurs restent longtemps en mains du Ministère public. e) D’après l’article 263 al. 1 let. a CPP, les objets et valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être séquestrées lorsqu’il est probable qu’ils seront utilisés comme moyens de preuves. La saisie probatoire se justifie quand elle porte sur des objets et valeurs susceptibles de servir – directement ou indirectement – à la manifestation de la vérité, soit qui serviront de pièces à conviction dont le maintien est ainsi garanti durant la procédure, jusqu’à décision sur leur sort par l‘autorité de jugement (Moreillon/Parein-Reymond, Petit commentaire CPP, n. 2 Rem. prél. aux art. 263 à 268 et n. 6 ad art. 263). f) Selon l'article 263 al.1 let. d CPP, des objets ou valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre lorsqu’il est probable qu’ils devront être confisqués. La confiscation de valeurs patrimoniales vise notamment celles qui sont le résultat d'une infraction (art. 70 al. 1 CP). Même si le texte de l’article 263 al. 1 let. d CPP ne le prévoit pas, le séquestre de valeurs patrimoniales appartenant à la personne peut aussi être ordonné en vue de l’exécution d’une créance compensatrice de l’État, d’un montant équivalant à l’avantage illicite qui devrait être confisqué (art. 71 al. 3 CP ; arrêt de l’Autorité de recours en matière pénale du 14.07.2017 [ARMP.2017.68] cons. 3 ; cf. aussi Julen Berthod, in : CR CPP, 2ème éd., n. 10 ad art. 263). Le séquestre est ainsi une mesure conservatoire provisoire destinée à préserver les objets ou valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer ou qui pourraient servir à l'exécution d'une créance compensatrice. Une telle mesure est fondée sur la vraisemblance. Tant que l'instruction n'est pas achevée, respectivement qu'une décision finale n'est pas exécutoire, une simple probabilité suffit car, à l'instar de toute mesure provisionnelle, la saisie se rapporte à des prétentions encore incertaines. L'autorité doit pouvoir décider rapidement du séquestre provisoire (cf.”
Bei konfiszieren Werten nach Art. 70 StGB kann der Richter auf Antrag des Geschädigten gemäss Art. 73 Abs. 1 lit. b StGB diese Werte (oder den Erlös) bis zur Höhe des zivilrechtlich festgestellten Schadens zuweisen. Nach der Rechtsprechung ist die Zessionsvoraussetzung von Art. 73 Abs. 2 im spezifischen Kontext einer solchen Zuweisung an den Geschädigten nicht anzuwenden.
“Giusta l'art. 70 CP, il giudice ordina la confisca dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l'autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (art. 70 cpv. 1 CP). All'art. 73 CP si legge inoltre che se, in seguito a un crimine o a un delitto, alcuno patisce un danno non coperto da un'assicurazione e si deve presumere che il danno o il torto morale non saranno risarciti dall'autore, il giudice assegna al danneggiato, a sua richiesta, fino all'importo del risarcimento o dell'indennità per torto morale stabiliti giudizialmente o mediante transazione gli oggetti e i beni confiscati o il ricavo della loro realizzazione, dedotte le spese.”
“Il tend également à éviter que l'exécution au profit de l'Etat de la peine ou de la mesure prononcée empêche le lésé d'obtenir réparation. L'art. 73 CP fonde, si les conditions en sont remplies, une prétention du lésé contre l'Etat dans la procédure pénale (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1065/2017 du 17 mai 2019 consid. 3.1 et 3.3). La cession se conçoit sans difficulté lorsque l'allocation se rapporte au montant d'une amende ou d'une peine pécuniaire (art. 73 al. 1 let. a CP). C'est précisément dans ce contexte que la cession trouve l'une de ses justifications, en permettant d'éviter que l'allocation du montant payé par l'auteur le libère de son obligation de réparer le dommage. Dans ce cas, la cession permet à l'Etat de se retourner contre ce dernier après avoir indemnisé le lésé. La condition de la cession exprimée par l'art. 73 al. 2 CP s'avère toutefois dénuée de sens lorsque l'allocation s'articule avec une mesure de confiscation réputée intervenir dans l'intérêt du lésé (art. 73 al. 1 let. b CP cum art. 70 CP). Il y a donc lieu de faire abstraction de cette condition dans ce contexte spécifique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1065/2017 du 17 mai 2019 destiné à la publication consid. 5.2.2). L'allocation n'est octroyée qu'à la demande expresse du lésé (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1065/2017 du 17 mai 2019 consid. 3.1). Lorsque plusieurs lésés peuvent prétendre à une allocation, il appartient à chacun d'entre eux d'en faire la demande (ATF 122 IV 365 consid. 2 p. 374 ss). Lorsqu'il existe plusieurs lésés, le juge ne tiendra compte, pour l'allocation, que de ceux qui ont expressément formulé une demande sur la base de l'art. 73 CP, à l'instar du juge civil ou du juge pénal appelé à statuer sur des prétentions civiles (arrêt du Tribunal fédéral 6B_659/2012 du 8 avril 2013 consid. 3.1). En vertu du principe de l'économie de la procédure, l'allocation doit, en principe, être ordonnée en même temps que la décision qui en constitue son fondement (cf. art. 73 al. 3 CP a contrario). Dans les cas où ce n'est pas possible, l'allocation peut faire l'objet d'une procédure ultérieure dont les modalités sont réglées par les cantons (art.”
“; 140 IV 57 consid. 4.1.2.; BSK Strafrecht I – F. BAUMANN, op. cit., art. 70/71 CP n. 69; StGB Praxiskommentar – S. TRECHSEL / M. PIETH / M. JEAN-RICHARD, op. cit., art. 71 CP n. 3). 4.3.3. Giusta l’art. 73 cpv. 1 lit. b CP se, in seguito a un crimine o a un delitto, alcuno patisce un danno non coperto da un’assicurazione e si deve presumere che il danno o il torto morale non saranno risarciti dall’autore, il giudice assegna al danneggiato, a sua richiesta, fino all’importo del risarcimento o dell’indennità per torto morale stabiliti giudizialmente o mediante transazione: gli oggetti ed i beni confiscati o il ricavo della loro realizzazione, dedotte le spese. L’art. 73 CP permette allo Stato di rinunciare ad una propria pretesa a favore del danneggiato allo scopo di facilitare il risarcimento del danno di questi (DTF 145 IV 237 consid. 3.1.). Se, secondo l’art. 70 CP, è ordinata la confisca di valori patirmoniali che provengono da reati contro gli interessi individuali del danneggiato, l’art. 73 cpv. 1 lit. b CP consente quindi, a titolo sussidiario in assenza di restituzione diretta giusta l’art. 70 cpv. 1 in fine CP, di assegnarli alla persona lesa (DTF 145 IV 237 consid. 3.2./3.3.). 4.3.4. La confisca è assicurata con il sequestro giusta l’art. 263 CPP. 4.4. La realizzazione di oggetti confiscati in virtù di leggi d’ordine penale o fiscale oppure in virtù della legge del 18 dicembre 2015 sui valori patrimoniali di provenienza illecita ha luogo secondo le disposizioni delle relative leggi federali o cantonali (art. 44 LEF). Secondo la giurisprudenza, questa riserva di legge vale per la confisca di oggetti pericolosi (art. 69 CP) o di valori patrimoniali (art.”
Konkrete Konfiskationsanordnungen nach Art. 70 Abs. 1 StGB können sich auf namentlich bezeichnete Kontosalden und auf einzelne Immobilien beziehen. Soweit erforderlich, werden auch prozentuale Anteile an Kontosalden angeordnet. Ferner können nach Befriedigung privilegierter Forderungen verbleibende Überschüsse (z. B. aus Sperrkonto oder Verkaufserlös einer Immobilie) der Konfiskation unterliegen.
“est condamné à une peine privative de liberté de 24 mois et à une peine pécuniaire de 180 jours-amende à CHF 200.-. 5. C. est mis au bénéfice du sursis à l'exécution de la peine privative de liberté et de la peine pécuniaire durant un délai d'épreuve de 2 ans. 6. Les autorités du canton de […] sont compétentes pour l'exécution des peines. IV. D. 1. La procédure relative aux infractions de violation de l'obligation de communiquer (art. 37 LBA) et de faux dans les titres (art. 251 ch. 1 CP) est classée. 2. D. est acquitté du chef d'accusation d'obtention frauduleuse d'une constatation fausse (art. 253 CP). 3. D. est reconnu coupable de blanchiment d'argent aggravé (art. 305bis ch. 1 et 2 CP). 4. D. est condamné à une peine privative de liberté de 20 mois et à une peine pécuniaire de 100 jours-amende à CHF 120.-. 5. D. est mis au bénéfice du sursis à l'exécution de la peine privative de liberté et de la peine pécuniaire durant un délai d'épreuve de 2 ans. 6. Les autorités du canton de […] sont compétentes pour l'exécution des peines. V. Confiscation (art. 59 ch. 1 aCP; art. 70 al. 1 CP) La Cour ordonne la confiscation des valeurs patrimoniales suivantes: A l'encontre de A.: 1. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 1 à […], relation n°1, au nom de G. 2. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 2 à […], relation n°2, au nom de la société 5. A l'encontre de F.: 3. 98% du solde des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 3 à […], relation n°3, au nom de F., anciennement ouverte à la banque 4 à […]. 4. 87% du solde des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 3 à […], relation n°4, au nom de la société 1, anciennement ouverte à la banque 4 à […]. 5. 92% du solde des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 3 à […], relation n°5, au nom de la société 2, anciennement ouverte à la banque 4 à […]. 6. L'immeuble à […], Espagne (bureau du cadastre n°6), sous réserve de son exécution par les autorités espagnoles. A l'encontre de B.: 7. L'intégralité des valeurs patrimoniales déposées auprès de la banque 5 à […], relation n°7, au nom de la société 6.”
“________, après règlement des poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.________. 13.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de BW.________ est levé. ii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, la somme de CHF 95'000.- (BW.________) est remise à l’Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut, pour suite utile en lien avec la créance saisie au préjudice de I.________. iii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, le solde de CHF 358'727.12 (BW.________) est libéré en faveur de I.________. 14. [supprimé] 15.i. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 6'973.85 séquestrée sur le compte CF.________ SA de T.________ est confisquée. ii. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 9'839.05 séquestrée sur le compte auprès de CF.________ SA au nom de O.________ SA est confisquée. 16. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 19'400.- (véhicule AUDI Q3) est confisquée. 17.i. En application de l’art. 71 al. 1 et 2 CP, A.________ est condamné au paiement de la somme de CHF 206'000.- à titre de créance compensatrice. ii. Le séquestre de la créance en partage de A.________ dans la succession de son père BX.________, est maintenu à hauteur du montant de la créance compensatrice jusqu'à son remplacement par une mesure de droit des poursuites introduite par B.________ Ltd in liquidation. 18. En application de l’art. 73 al. 1 let. b et c CP, la somme de CHF 483'663.15 (avoirs confisqués par CHF 277'663.15 et créance compensatrice) est allouée à B.________ Ltd in liquidation à titre d’allocation au lésé. 19. En application de l’art. 73 al. 1 let. b CP, la somme de CHF 4'885.50 (avoirs confisqués) est allouée à C.________ et D.________ à titre d’allocation au lésé. 21.i. Les conclusions civiles formulées par B.________ Ltd in liquidation sont admises partiellement; partant, A.________ est condamné à verser à cette dernière les sommes de CHF 31'990'348.”
“50, avec intérêts à 5% dès le 5 mars 2021, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance (art. 433 al. 1 CPP). Déboute J______ de ses conclusions civiles à l'encontre de E______. Condamne C______ à payer à J______ EUR 8'728'482.05, avec intérêts à 5% dès le 3 juin 2016, à titre de réparation du dommage matériel (art. 41 CO). Condamne C______ à verser à J______ CHF 66'120.-, avec intérêts à 5% dès le 5 mars 2021, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance (art. 433 al. 1 CPP). Lève le séquestre sur le bien immobilier lot PPE 7______/15 sis 8______ à Genève respectivement sur le produit de sa vente et sur les loyers relatifs à cet immeuble, déposés sur le compte de consignation du pouvoir judiciaire CH83 0078 8000 A325 7183 1, à concurrence de CHF 967'737.85, correspondant au montant de la créance privilégiée de [la banque] AE______, le solde devant être confisqué (art. 70 al.1 CP). Ordonne la confiscation des avoirs figurant sur le compte n° 9______ ouvert au nom de AF______ CORP auprès de la H______ à Genève (art. 70 al. 1 CP). Prononce à l'encontre de C______, en faveur de l'Etat de Genève, une créance compensatrice d'un montant de CHF 611'500.-, celle-ci s'éteignant automatiquement dans la mesure du paiement par C______ (art. 71 al. 1 CP). Prononce à l'encontre de C______, en faveur de l'Etat de Genève, une créance compensatrice d'un montant de EUR 191'950.90, celle-ci s'éteignant automatiquement dans la mesure du paiement par C______ (art. 71 al. 1 CP). Ordonne le maintien, en vue de l'exécution de la créance compensatrice (art. 71 al. 3 CP), subsidiairement en garantie du paiement des indemnités dues aux parties plaignantes (art. 268 al. 1 let. a CPP), des séquestres : - des valeurs déposées dans le safe relatif à la relation bancaire n° 10______ ouverte auprès de G______ au nom de C______. - du bien immobilier lot PPE 7______/16, COP 7______/16-1 et COP 7______/16-2 sis 8______ à Genève appartenant à C______, respectivement du produit de la vente de ce bien.”
Vermögenswerte, die aus einer Straftat herrühren oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, können im Strafverfahren konfisziert werden. Bei unklarer Eigentumslage oder bei Geltendmachung des guten Glaubens Dritter kann das Séquestre bestehen bleiben, bis das Strafgericht im Urteil feststellt, ob es sich um einen rechtswidrigen Vorteil handelt oder ob der Schutz zugunsten Dritter (Art. 70 Abs. 2) greift. Über Freigabe oder Zuordnung der Mittel entscheidet das Gericht im Endurteil; ein vorzeitiges Aufheben des Séquesters ist nur möglich, wenn der Anlass für die Sicherung weggefallen ist.
“________, après règlement des poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.________. 13.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de BW.________ est levé. ii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, la somme de CHF 95'000.- (BW.________) est remise à l’Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut, pour suite utile en lien avec la créance saisie au préjudice de I.________. iii. En application de l’art. 267 al. 1 CPP, le solde de CHF 358'727.12 (BW.________) est libéré en faveur de I.________. 14. [supprimé] 15.i. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 6'973.85 séquestrée sur le compte CF.________ SA de T.________ est confisquée. ii. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 9'839.05 séquestrée sur le compte auprès de CF.________ SA au nom de O.________ SA est confisquée. 16. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 19'400.- (véhicule AUDI Q3) est confisquée. 17.i. En application de l’art. 71 al. 1 et 2 CP, A.________ est condamné au paiement de la somme de CHF 206'000.- à titre de créance compensatrice. ii. Le séquestre de la créance en partage de A.________ dans la succession de son père BX.________, est maintenu à hauteur du montant de la créance compensatrice jusqu'à son remplacement par une mesure de droit des poursuites introduite par B.________ Ltd in liquidation. 18. En application de l’art. 73 al. 1 let. b et c CP, la somme de CHF 483'663.15 (avoirs confisqués par CHF 277'663.15 et créance compensatrice) est allouée à B.________ Ltd in liquidation à titre d’allocation au lésé. 19. En application de l’art. 73 al. 1 let. b CP, la somme de CHF 4'885.50 (avoirs confisqués) est allouée à C.________ et D.________ à titre d’allocation au lésé. 21.i. Les conclusions civiles formulées par B.________ Ltd in liquidation sont admises partiellement; partant, A.________ est condamné à verser à cette dernière les sommes de CHF 31'990'348.”
“2 CPP prescrit de lever dans l'ordonnance de classement les mesures de contrainte en vigueur, il présuppose néanmoins que le motif du séquestre ait disparu (art. 267 CPP), ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. En effet, le séquestre litigieux a été prononcé le 16 juin 2017 dans le cadre de l'instruction de faits potentiellement constitutifs d'abus de confiance (art. 138 CP), de gestion déloyale (art. 158 CP) et de faux dans les titres (art. 251 CP) à charge de plusieurs prévenus, dont B______. Certes, le Ministère public a reconnu que ce dernier n'avait pas apporté de contribution causale à la réalisation des infractions notamment reprochées à C______ et, partant, a classé la procédure ouverte contre lui. Cela étant, le prénommé sera, quant à lui, prochainement renvoyé en jugement devant le Tribunal de police, lequel devra établir si la somme de CHF 15'000.- constitue le résultat d'une infraction ou si elle était destinée à décider ou à récompenser l'auteur de cette infraction. Le juge du fond devra, en d'autres termes, déterminer si les fonds séquestrés constituent un avantage illicite et doivent être confisqués en application de l'art. 70 al. 1 CP ou, le cas échéant, examiner si la réserve en faveur du tiers de bonne foi (art. 70 al. 2 CP) doit s'appliquer. À cet égard, le droit de propriété sur la somme saisie est, en l'état, contesté, puisque tant les époux lésés que les recourants, acquéreurs qui arguent de leur bonne foi, le revendiquent. Par conséquent, il apparaît prématuré de lever le séquestre sur la base de l'art. 70 al. 2 CP. Cette mesure conservatoire peut ainsi continuer à subsister et c'est à bon droit que le Ministère public a retenu qu'il appartiendrait au juge du fond de statuer sur son sort dans le jugement final. 3. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 4. Les recourants, qui succombent, supporteront les frais envers l'État, qui seront fixés en totalité à CHF 1'500.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03), émolument de décision compris. * * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Rejette le recours. Condamne A______ SA et B______, conjointement et solidairement, aux frais de la procédure de recours fixés en totalité à CHF 1'500.”
Bei der Einziehung kann das Gericht zuvor ausbezahlte Beträge aus humanitären Gründen vom einzuziehenden (konfiskierbaren) Vermögenswert abziehen; in den vorliegenden Entscheiden wurden exemplarisch CHF 90.– bzw. CHF 150.– aus humanitären Gründen freigegeben.
“1 CP) et de violation de la loi fédérale sur les stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c et d LStup). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 12 mois, sous déduction de 88 jours de détention avant jugement (art. 40 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 8 ans (art. 66abis CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 3______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 3______, étant précisé que CHF 90.- ont été libérés à titre humanitaire le 1er décembre 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du téléphone figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'212.-, (art. 426 al. 1 CPP). Fixe à CHF 3'446.40 l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). [...] Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.-. Met cet élément complémentaire à la charge de A______" Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, à la prison de B______ et à l'Office cantonal de la population et des migrations. La greffière : Andreia GRAÇA BOUÇA La présidente : Alessandra CAMBI FAVRE-BULLE Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF), par-devant le Tribunal fédéral (1000 Lausanne 14), par la voie du recours en matière pénale, sous la réserve qui suit.”
“Ordonne la restitution à D______ du véhicule Q______ immatriculé BN56 NUP (GB) et des objets figurant sous chiffres 3, 4, 7, 8, 11, 21 et 22, à A______ de ceux figurant sous chiffres 13, 14, 17 (la carte MAESTRO R______ au nom de A______ A______) et 19, à G______ du portemonnaie noir, de la carte S______ au nom de G______ G______ et de la carte T______ au nom de G______ G______ figurant sous chiffre 17, à son ayant droit de l'ordinateur figurant sous chiffre 16, à U______ de la carte V______ audit nom figurant sous chiffre 17 de l'inventaire n° 16322820180924 du 24 septembre 2018 et à l'OCPM du livret pour étranger B au nom de P______ ROGRIGUEZ PALACIOS figurant sous chiffre 1 de l'inventaire 15482820180903 du 3 septembre 2018 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne le versement à la procédure de l'enveloppe contenant le courrier de l'OCPM au nom de P______ P______ figurant sous chiffre 2 de l'inventaire 15482820180903 du 3 septembre 2018. Ordonne la confiscation des valeurs patrimoniales (CHF 8.20 et EUR 660.-) figurant sous chiffres 5 et 24 de l'inventaire n° 16322820180924 du 24 septembre 2018, sous déduction de la somme de CHF 150.- versée à G______ CIOBAU à titre humanitaire (art. 70 CP). Alloue à M______ les valeurs patrimoniales confisquées et les amendes payées par A______ et G______, M______ ayant cédé à l'Etat, à concurrence de tout montant effectivement recouvré, sa créance en dommages-intérêts contre A______ et G______ (art. 73 al. 2 CP). Déclare A______ coupable de traite d'êtres humains par métier (art. 182 al. 1 et 2 CP), de délit manqué d'escroquerie (art. 22 al. 1 cum 146 al. 1 CP), d'escroquerie (art. 146 al. 1 CP), de faux dans les certificats (art. 252 al. 1 et 2 CP), de blanchiment d'argent (art. 305bis ch. 1 CP) et de facilitation du séjour illégal (art. 116 al. 1 let. a LEI). Acquitte A______ de contrainte (art. 181 CP; B.3.V.12), de complicité d'encouragement à la prostitution au préjudice de O______ et de P______ (art. 25 cum 195 al. 1 let. c CP; ch. B.3.II.7 et 8), de blanchiment d'argent s'agissant de O______ (art. 305bis ch. 1 CP; ch. B.3.VI.14), de comportement frauduleux à l'égard des autorités (art. 118 al. 1 LEI; B.3.VII.15) et de séjour illégal (art.”
Pensionskassenguthaben sind nach Art. 70 Abs. 1 StGB nur einziehbar, wenn sie durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen. Pensionskassenguthaben ohne solchen Zusammenhang sind nicht Gegenstand der Einziehung.
“Dass ein hinreichender Tatverdacht vorliegt, wird vom Beschwerdeführer mit Blick auf den dargelegten Ermittlungsstand (E. 3) zu Recht nicht bestritten. Gleiches gilt für die grundsätzliche Zulässigkeit der Ersatzforderungsbeschlagnahme gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB. Der Beschwerdeführer moniert jedoch, die Begründung der Beschlagnahme sei unzutreffend, da sich die Staatsanwaltschaft ausdrücklich auf Art. 70 Abs. 1 StGB stütze und durch die in Ziff. 2 der Beschlagnahmeverfügung bei der Pensionskasse edierten Unterlagen und Informationen implizit geltend mache, dass er freiwillige Einkäufe getätigt habe. Dem sei entgegenzuhalten, dass er das Pensionskassenguthaben weder durch eine Straftat erlangt habe noch sei es dazu bestimmt gewesen, eine solche zu veranlassen oder zu belohnen. Auch habe er keine Einkäufe in die fragliche Pensionskasse getätigt.”
Ist ein Gewinn nur teilweise rechtswidrig erzielt, ist in der Regel nur der rechtswidrige Anteil einzuziehen. Soweit hingegen konkret realisierte Beträge vorliegen (etwa abgehobene Kommissionen), können diese tatsächlich eingezogen werden.
“Sa version des faits a varié au fil des auditions ; il est allé jusqu’à soutenir devant la Cour de céans que son coprévenu avait été incité au mensonge par son avocat Les excuses présentées en toute fin des débats d’appel apparaissent de circonstance, et il ne semble pas avoir pris conscience de la gravité des faits reprochés ; ses explications sur les aspects financiers du trafic de stupéfiants démontrent au contraire qu’il considère cette activité comme une activité lucrative ordinaire. Rien ne justifie ni n’explique son comportement. Dans ces circonstances, l’infraction la plus grave est sans contexte le trafic de stupéfiants, qui a porté sur plus de 220 grammes de cocaïne. A eux seuls, ces faits emportent une peine privative de liberté de l’ordre de 20 mois, qui constitue la peine de base et qui doit être aggravée de deux mois (peine théorique : trois mois) pour tenir compte du séjour illégal. Cette peine doit encore être aggravée pour tenir compte de la révocation de la libération conditionnelle, qui entraîne une aggravation de deux mois supplémentaire, pour une peine d’ensemble de deux ans. La Cour de céans étant liée par l’interdiction de la reformatio in peius, la peine privative de liberté de 22 mois prononcée par le premier juge sera ainsi confirmée et l’appel sur ce point rejeté. 4. 4.1. A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Lorsqu'un gain n'est réalisé que partiellement de manière illicite, seul doit être confisqué l'avantage obtenu de manière illégale (ATF 119 IV 145 consid. 3 p. 153). Les dispositions du CP concernant la confiscation de valeurs patrimoniales et de valeurs de remplacement par le prononcé d'une créance compensatrice de l'Etat ne précisent pas si, lors du calcul de la valeur à saisir, la valeur nette ("Nettoprinzip") ou brute ("Bruttoprinzip") doit être retenue. La jurisprudence incline pour la prise en compte d'une valeur brute, mais préconise l'observation du principe général de la proportionnalité (ATF 141 IV 305 consid. 6.3.3 p. 313 ; 124 I 6 consid. 4b/bb p. 8 et suivante avec les références ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_56/2010 du 29 juin 2010 consid.”
“Le prélèvement du montant de CHF 5'024.50 (valeur au 24 février 2021 : D. 20 104) se trouvant sur le compte D.________ no AW.________ au nom de C.________, compte bloqué par ordonnance du Ministère public du 20 octobre 2016 (D. 07 001 009), est ordonné. Le montant de la commission prélevée par le prévenu de CHF 4'146.20 est confisqué, conformément à l’art. 70 al. 1 CP. Le solde du compte, soit CHF 878.30, est quant à lui utilisé en couverture des frais judiciaires de première instance, conformément aux art. 267 al. 3 et 268 al. 1 CPP, les frais de procédure à payer par le prévenu diminuant dans cette mesure. En outre, la levée du blocage du compte précité est prononcée, une fois le prélèvement du montant de CHF 5'024.50 effectué.”
Fehlt ein Deliktskonnex zwischen den angezogenen Vermögenswerten und der Straftat, ist Art. 70 Abs. 2 StGB nicht anwendbar und entfällt die Prüfung der in diesem Absatz genannten Ausschlussgründe. In einem solchen Fall ist die Einziehung der betreffenden Vermögenswerte aufzuheben.
“Aufgrund der bestehenden Zweifel über die Herkunft der Vermögenswerte der Berufungsführerin ist daher in Anlehnung an die aus der Unschuldsvermutung fliessende Beweiswürdigungsregel in dubio pro reo zugunsten der Berufungsführerin davon auszugehen, dass die Vermögenswerte von B. sel. nicht zweckwidrig für die Aufrechterhaltung des von ihm betriebenen Umlageverfahrens verwendet wurden und aufgrund dessen nicht deliktischer Herkunft sind. Damit entfällt ein möglicher Deliktskonnex. Ein Vermischungstatbestand war nie Verfahrensgegenstand und würde wohl auch an derselben Beweisproblematik scheitern, weshalb auch eine teilweise Einziehung der Gelder entfällt. Aufgrund des fehlenden Deliktskonnexes erübrigt sich die Prüfung der Ausschlussgründe nach Art. 70 Abs. 2 StGB. Die Berufung ist demzufolge in diesem Punkt gutzuheissen und die Einziehung der Vermögenswerte auf dem Konto Nr. 2 bei der Bank D., Z. (ehemals Konto Nr. 1 bei der Bank C. (Z.) Ltd., Z.) zuzüglich allfälliger auf diesen Betrag angefallener Zinsen lautend auf die Berufungsführerin in vollem Umfang aufzuheben.”
Eine Einziehung nach Art. 70 StGB erfordert eine Prüfung der Verhältnismässigkeit im konkreten Einzelfall.
“Dès lors, est pertinent le "cas moyen" de l’infraction en cause pour déterminer, par comparaison, si dans le cadre des faits pénaux du cas d’espèce, la culpabilité et le résultat se trouvent être bien en deçà de l’infraction ordinaire envisagée par le législateur (Kurth/Killias, op. cit., n° 3 ss ad art. 52 CP). L’art. 35 al. 1 CP permet quant à lui à l’autorité d’exécution de fixer un délai de paiement allant d’un à six mois; celle-ci peut également autoriser le paiement par acomptes et, sur requête, prolonger les délais. Quant à la conversion de l’amende en peine privative de liberté de substitution prévue à l’art. 106 al. 2 CP, elle n’est, à la rigueur du texte, pas automatique. Elle est en effet soumise à la condition que l’amende ne soit pas payée "de manière fautive", cette formulation étant une notion juridique indéterminée laissant à l’autorité de jugement une certaine marge d’appréciation lui permettant de tenir compte des circonstances particulières. A cela s’ajoute la possibilité d’exécuter la peine d’amende sous la forme d’un travail d’intérêt général (art. 79a CP). Enfin, une éventuelle confiscation fondée sur l’art. 70 CP nécessite un examen de la proportionnalité (ATF 147 IV 479 consid. 6.5.3 et les références citées). Dans ces conditions, il y a lieu de constater que les autorités pénales compétentes disposent des moyens juridiques pour procéder in concreto à une véritable pesée des intérêts et s’assurer de la proportionnalité de la sanction fondée sur l’art. 23 al. 4 LPén ainsi que d’une éventuelle conversion en une peine privative de liberté de substitution à la lumière des circonstances du cas d’espèce, notamment pour le cas où les personnes concernées seraient victimes de réseaux organisés de mendicité, voire de traite d’êtres humains.”
“Dès lors, est pertinent le "cas moyen" de l’infraction en cause pour déterminer, par comparaison, si dans le cadre des faits pénaux du cas d’espèce, la culpabilité et le résultat se trouvent être bien en deçà de l’infraction ordinaire envisagée par le législateur (Kurth/Killias, op. cit., n° 3 ss ad art. 52 CP). L’art. 35 al. 1 CP permet quant à lui à l’autorité d’exécution de fixer un délai de paiement allant d’un à six mois; celle-ci peut également autoriser le paiement par acomptes et, sur requête, prolonger les délais. Quant à la conversion de l’amende en peine privative de liberté de substitution prévue à l’art. 106 al. 2 CP, elle n’est, à la rigueur du texte, pas automatique. Elle est en effet soumise à la condition que l’amende ne soit pas payée "de manière fautive", cette formulation étant une notion juridique indéterminée laissant à l’autorité de jugement une certaine marge d’appréciation lui permettant de tenir compte des circonstances particulières. A cela s’ajoute la possibilité d’exécuter la peine d’amende sous la forme d’un travail d’intérêt général (art. 79a CP). Enfin, une éventuelle confiscation fondée sur l’art. 70 CP nécessite un examen de la proportionnalité (ATF 147 IV 479 consid. 6.5.3 et les références citées). Dans ces conditions, il y a lieu de constater que les autorités pénales compétentes disposent des moyens juridiques pour procéder in concreto à une véritable pesée des intérêts et s’assurer de la proportionnalité de la sanction fondée sur l’art. 23 al. 4 LPén ainsi que d’une éventuelle conversion en une peine privative de liberté de substitution à la lumière des circonstances du cas d’espèce, notamment pour le cas où les personnes concernées seraient victimes de réseaux organisés de mendicité, voire de traite d’êtres humains.”
Sind die Vermögenswerte von einem Dritten in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erworben worden, besteht nach der Rechtsprechung grundsätzlich keine Schutzwirkung des Abs. 2 und die Einziehung kann erfolgen.
“Es ist damit unbestritten und aktenmässig erstellt, dass der Beschuldigte CHF 150'000.00 des Covid-Kredits an die E.________ AG weitergeleitet hat. Damit befindet sich ein Teil des mutmasslich deliktisch erhaltenen Vermögens bei einem Dritten. Die Einziehung ist demnach ausgeschlossen, wenn der Dritte die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteil des Bundesgerichts 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 3.4).”
“Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt (Urteile 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.3; 6B_969/2020 vom 6. Dezember 2021 E. 1.3.2; je mit Hinweisen).”
“Für den Nachweis der deliktischen Herkunft der Gelder aus dem Drogenhandel bedarf es vielmehr weiterer Indizien wie das Fehlen einer plausiblen Erklärung für einen legalen Erwerb der Gelder, die Stückelung eines grossen Geldbetrags in kleine Einheiten und verschiedene Währungen oder die Art des Geldtransports (Urteile 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5; 6B_216/2021 vom 16. Februar 2022 E. 2.2; je mit Hinweisen). Nicht verlangt wird hingegen, dass die Behörde auch detaillierte Kenntnis der Tatumstände und des Täters hat, inklusive Ort und Zeit der einzelnen Tathandlungen; ein strikter Beweis der (Vor-) Tat ist nicht erforderlich (BGE 138 IV 1 E. 4.2.2; 120 IV 323 E. 3d; Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweisen). Dies gilt nicht nur für den Nachweis der verbrecherischen Herkunft der Gelder im Sinne des Geldwäschereitatbestands von Art. 305bis Ziff. 1 StGB (BGE 138 IV 1 E. 4.2.2; 120 IV 323 E. 3d; Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweisen), sondern a maiore minus auch für die selbstständige Einziehung, mit welcher kein strafrechtlicher Schuldvorwurf an die von der Einziehung betroffene Person einhergeht. Gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB ist die Einziehung von Vermögenswerten deliktischer Herkunft vielmehr auch beim gutgläubigen Dritten zulässig, sofern dieser keine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat. Anders als beim Geldwäschereivorwurf im Sinne von Art. 305bis StGB, auf welchen sich die zuvor zitierten Bundesgerichtsentscheide beziehen, müssen die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte auch nicht zwingend aus einem Verbrechen herrühren (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Der Nachweis der deliktischen Herkunft von Vermögenswerten aus Betäubungsmitteldelikten kann nach der Rechtsprechung daher auch ohne Kenntnis der konkreten Tatumstände, insbesondere von Täter, Ort und Zeit der einzelnen Tathandlungen, als erbracht gelten (Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweisen). Eine Einziehung ist folglich auch ohne detaillierte Umschreibung der konkreten Betäubungsmitteldelikte möglich (Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweis). Daran ist trotz der Kritik in der Lehre (vgl. PETER ALBRECHT, forumpoenale 6/2020, Rechtsprechung Nr.”
Mobiltelefone und zugehörige SIM‑Karten können nach Art. 70 StGB der Einziehung unterliegen, wenn sie nach den vorliegenden Entscheidungen unmittelbar für die Organisation oder den Betrieb von Drogengeschäften eingesetzt wurden; in den cited Fällen erfolgten Einziehung, Konfiskation und teilweise Vernichtung beziehungsweise Unbrauchbarmachung der Geräte.
“66a StGB ist die Landesverweisung für 5 bis 15 Jahre auszu- sprechen, wobei die Dauer verhältnismässig sein muss. Das vom Beschuldigten A._____ begangene Drogendelikt überschreitet die Grenze des schweren Falls deutlich und zudem ist eine Mehrfachbegehung gegeben. Auch wenn der Vaterrolle des Beschuldigten A._____ Rechnung zu tragen ist, erscheint angesichts der Schwere der Kriminalität sowie angesichts des Vorstrafenregisters die von der Vorinstanz festgesetzte Dauer der Landesverweisung von 10 Jahren gerechtfertigt und ist zu bestätigen. 6.Die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverwei- gerung) im Schengener Informationssystem (SIS) kommt, wie die Vorinstanz zu Recht erkannte, aufgrund der niederländischen Staatsangehörigkeit des Beschul- digten A._____ nicht in Frage (vgl. Art. 20 N-SIS-Verordnung; vgl. ferner Art. 391 Abs. 2 StPO). VII. Beschlagnahmungen 1.Zu den Voraussetzungen einer Einziehung gemäss Art. 69 und Art. 70 StGB sowie der Beschlagnahmung von Vermögenswerten hat sich die Vorinstanz bereits zutreffend geäussert, worauf, um Wiederholungen zu vermeiden, zu verweisen ist (Urk. 63 S. 164 f.). 2.Das sichergestellte iPhone X konnte zweifelsfrei dem Beschuldigten A._____ zugeordnet werden und diente entgegen der Verteidigung (Urk. 121 S. 24) der - 64 - Organisation seiner Drogengeschäfte. Die Vorinstanz erkannte auf Einziehung und Vernichtung des Mobiltelefons, was zu bestätigen ist. VIII. Kosten- und Entschädigungsfolgen 1.Da es im Berufungsverfahren bei einem vollständigen Schuldspruch bleibt, ist die erstinstanzliche Kostenauflage gemäss Dispositivziffer 14 des angefochtenen Entscheids ausgangsgemäss zu bestätigen (Art. 426 Abs. 1 StPO). 2.Die Entscheidgebühr für das Berufungsverfahren ist auf Fr. 3'600.– zu ver- anschlagen (Art. 424 Abs. 1 StPO in Verbindung mit § 16 Abs. 1 GebV OG und § 14 Abs. 1 lit. b GebV OG). 3.Im Berufungsverfahren werden die Kosten nach Obsiegen und Unterliegen auferlegt (Art.”
“wird deshalb gemäss Art. 70 StGB eingezogen. Die beiden beschlagnahmten Mobiltelefone und SIM-Karten (1 Mobiltelefon iPhone 7, schwarz, mit schwarzer Hülle (CP) und 1 Mobiltelefon Samsung mit 2 SIM-Karten (T-1), pag. 1227 f.) sind für den Drogenhandel eingesetzt worden, weshalb sie gemäss Art. 69 StGB einzuziehen sind.”
“Prononce une peine privative de liberté de substitution de 3 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, du couteau, du calcium, des balances électroniques et du matériel servant à la culture figurant sous chiffres 1, 4 à 6, 12, 15, 16, 18, 19, 22, 24, 27 à 29 de l'inventaire n°2______ du 19 janvier 2021 et sous chiffres 1 à 16 de l'inventaire n° 3______ du 20 janvier 2021 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la mise hors d'usage des téléphones portables figurant sous chiffres 7 et 10 de l'inventaire n° 2______ du 19 janvier 2021 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 2, 3, 9, 13, 14, 17, 23, 25 et 26 de l'inventaire n°2______ du 19 janvier 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP et art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ de la carte bancaire, de la facture des SIG et du document postal figurant sous chiffres 11, 20 et 21 de l'inventaire n°2______ du 19 janvier 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne le séquestre en vue de l'allocation aux frais de la procédure des CHF 2'000.- figurant sous chiffre 8 de l'inventaire n°2______ du 19 janvier 2021 et la restitution du solde à A______ (art. 268 al. 1 et art. 267 al. 1 et 3 CPP). Fixe à CHF 6'289.70 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'478.40, y compris un émolument de jugement de CHF 400.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec les valeurs patrimoniales séquestrées figurant sous chiffre 8 de l'inventaire n°2______ du 19 janvier 2021 (art. 442 al. 4 CPP). [ ] Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 800.-. Met cet émolument complémentaire à la charge de A______.”
Schutz Dritter: Nach der Rechtsprechung schützt Art. 70 Abs. 2 StGB gutgläubige Dritterwerber, die eine gleichwertige Gegenleistung erbracht haben, bzw. Personen, für die die Einziehung eine unverhältnismässige Härte bedeuten würde. Diese Schutzregel ist auf Dritte beschränkt; Direktbegünstigte fallen demgegenüber grundsätzlich unter die Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB.
“Im Rahmen der Gewerbsmässigkeit wurde bereits aufgezeigt, dass A____ durch seine deliktische Tätigkeit einen Gewinn von deutlich mehr als dem Grenzwert der Gewerbsmässigkeit von CHF 10'000. erzielt haben musste, konnte er sich doch in einer Zeit, in der er keiner legalen Arbeit mehr nachging, unter anderem einen Ford Mustang für CHF 17'500. (in bar), eine Ferienreise im Wert von EUR 3'521. sowie eine [...] Tasche zum Preis von CHF 1'900. leisten. Das Gericht verfügt die Einziehung unter anderem von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Weil vorliegend gemäss den obigen Ausführungen davon auszugehen ist, dass es sich bei den von A____ geleisteten Sicherheitsleistung um aus Drogengeschäften erlangtes Geld handelt, ist folgerichtig die von A____ beigebrachte Sicherheitsleistung in der Höhe von CHF 20'000. in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen und kann insofern nicht in Anwendung von Art. 239 Abs. 2 StPO zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet werden. B. Reisepässe, Identitätskarte und Drogenerlös Die mit Verfügung des Zwangsmassnahmengerichts Basel-Stadt vom 8. Oktober 2020 verfügte Sicherstellung von Reisepass und Identitätskarte von A____ wird demgegenüber aufgehoben. Ebenso wird die in Sachen G____ verfügte Sicherstellung des türkischen Passes (Effektenverwaltung: Verzeichnis 152044) und in Sachen C____ verfügte Sicherstellung des thailändischen Reisepasses (Effektenverwaltung: Verzeichnis 502260) aufgehoben. Der beschlagnahmte Drogenerlös (Pos. 1001, 1002, 1008 und Pos. 1137.1) wird demgegenüber in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. VI. KOSTEN A. Ordentliche Kosten”
“Ausschlussgründe (i) Gutgläubigkeit beim Erwerb und erbrachte Gegenleistung Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Daraus folgt e contrario, dass deliktisch erlangte Vermögenswerte grundsätzlich bei jedem Dritten eingezogen werden können, der diese in Kenntnis der Einziehungsgründe oder ohne gleichwertige Gegenleistung erwirbt. Art. 70 Abs. 2 StGB schützt nach der Rechtsprechung nur Dritterwerber, nicht aber Direktbegünstigte, bei welchen Art. 70 Abs. 1 StGB zur Anwendung kommt (BGer 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 3.4). (ii) Unverhältnismässige Härte”
Fehlt eine hinreichend sichere Verbindung zwischen dem Vermögenswert und der Straftat, oder stammt der Vermögenswert aus einem objektiv legalen Geschäft, kommt eine Einziehung nicht in Betracht. Ebenso kann bei ungeklärter Herkunft bzw. fehlender Kenntnis der Einziehungsgründe die Einziehung nicht durchgesetzt werden.
“Die damit verknüpfte Behauptung, dass der in Russland lebende Vater aufgrund seines Militärdienstes die polnische Staatsbürgerschaft erlangt haben soll (vgl. Urk. 96 S. 12), ist jedenfalls kaum plausibel, zumal der Beschuldigte diese wenig substantiierte Erklärung erst anlässlich der Berufungsverhandlung erstmals vorbrachte. 4.2.Es bleibt somit bei der Ausschreibung der Landesverweisung im Schengener Informationssystem und der erstinstanzliche Entscheid ist mithin auch in diesem Punkt zu bestätigen. VIII. Beschlagnahme 1.Der Beschuldigte hat die Anordnung der Vorinstanz betreffend die beschlag- nahmten Betäubungsmittel und Betäubungsmittelutensilien akzeptiert, womit diese bereits in Rechtskraft erwachsen ist. Er wendet sich im Berufungsverfahren mithin lediglich noch gegen die Einziehung der beschlagnahmten Barschaft in der Höhe - 39 - von Fr. 1'330.–, deren Herausgabe er namentlich für den Fall eines Freispruches verlangt (Urk. 60 S. 2 + 22; Urk. 96 S. 17). 2.Das Gericht verfügt nach Art. 70 Abs. 1 StGB die Einziehung von Vermö- genswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Nicht ein- ziehbar sind Vermögenswerte, die aus einem objektiv legalen Geschäft stammen (vgl. BGE 125 IV 7; BGE 137 IV 307 ff.). Diese können jedoch gestützt auf Art. 268 StPO zur Urteilsvollstreckung herangezogen werden, worunter insbesondere auch die Kostendeckung fällt. 3.Aufgrund der Bestätigung des vorinstanzlichen Schuldspruches kommt eine Herausgabe der Barschaft an den Beschuldigten nicht in Betracht. Bei diesem be- schlagnahmten Bargeld ist indes fraglich, ob es aus den inkriminierten Drogenver- käufen ab Anfang Januar 2020 stammt, denn der Beschuldigte erhielt teilweise auch Gelder von Freunden und Bekannten zur Bestreitung seines Lebensunterhal- tes und während einiger Monate überdies auch noch Lohnzahlungen.”
“Die Vorinstanz erwägt, der Bargeldbetrag sei stark kontaminiert gewesen und es habe sich dabei um "Drogengeld" gehandelt. Die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 1 StGB seien grundsätzlich erfüllt. Die Beschwerdeführerin habe im Zusammenhang mit der Verfahrenseinstellung festgehalten, es könne aufgrund der vorgelegten Kontoauszüge nicht mit hinreichender Sicherheit ausgeschlossen werden, dass sich der Beschwerdegegner für eine legale Beschaffung einer Bäckereimaschine in die Schweiz begeben habe. Damit könne dem Beschwerdegegner keine Kenntnis der Einziehungsgründe vorgeworfen und eine gleichwertige Gegenleistung nicht ausgeschlossen werden. Die Voraussetzungen für eine Einziehung beim Beschwerdegegner als Dritten gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB seien nicht gegeben.”
Der Schutz nach Art. 70 Abs. 2 StGB kann sich auf jene Vermögenswerte beschränken, an denen Dritte ein dingliches Sicherungsrecht innehaben (z.B. verpfändete Guthaben zur Absicherung eines Back‑to‑back‑Kredits). Für Konten/Beziehungen, an denen kein dingliches Recht besteht, kommt dieser Schutz nach der zitierten Rechtsprechung nicht in Betracht.
“En revanche, les auteurs de l'infraction ne peuvent être enrichis du fait de leur activité illégale et une créance compensatrice sera prononcée à concurrence du montant de leur enrichissement, créance dont ils seront les débiteurs et dont l'Etat sera le créancier (Lombardini, Le séquestre pénal d'actifs bancaires, op. cit., p. 2). 12.2 Banque B. 12.2.1 En l'espèce, la Cour a retenu que les fonds déposés en Suisse par F. et son entourage dès le mois de juillet 2004 provenaient du trafic international de stupéfiants perpétré par l'organisation criminelle dont F. était membre (cf. supra consid. 3.4.4). Ces fonds ont donc été déposés auprès de la banque B. après la commission de l'infraction principale. A l'exception des fonds du compte bancaire au nom de la société 1, qui ont été mis en gage, à concurrence d'un montant de EUR 10 millions, pour servir de garantie au crédit de même valeur de type «back-to-back» octroyé par la banque, celle-ci ne dispose pas d'un droit réel limité sur les autres valeurs déposées par F. et son entourage. Il s'ensuit que la protection découlant de l'art. 70 al. 2 CP ne peut concerner que les valeurs de la relation au nom de la société 1, à l'exclusion des autres relations ouvertes par F. et son entourage. 12.2.2 Comme relevé ci-dessus, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment est confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. En l'espèce, les sommes concernées par les actes de blanchiment retenus à l'encontre d'A. se chiffrent à EUR 16'054'863.49 pour les virements à l'étranger et à EUR 107'465.00 pour les retraits en espèces. Ces sommes doivent être prises en considération dans le cadre de l'art. 70 al. 1 CP. S'agissant des virements internes, les précisions suivantes sont nécessaires. En ce qui concerne les virements internes de CHF 89'367.50 et de CHF 95'770.09 les 3 et 5 juillet 2007, de EUR 118'440.78 le 6 juillet 2007, de USD 167'138.- le 9 juillet 2007 et de EUR 39'867.08 le 10 juillet 2007, il en va de sommes qui ont toutes été transférées du compte n° 21 vers le compte de la société 3. Cette dernière relation a fait l'objet d'un séquestre le 29 août 2007 et les valeurs patrimoniales déposées sur celle-ci ont été confisquées par ordonnance pénale du 15 décembre 2020 rendue contre N.”
“En revanche, les auteurs de l'infraction ne peuvent être enrichis du fait de leur activité illégale et une créance compensatrice sera prononcée à concurrence du montant de leur enrichissement, créance dont ils seront les débiteurs et dont l'Etat sera le créancier (Lombardini, Le séquestre pénal d'actifs bancaires, op. cit., p. 2). 12.2 Banque B. 12.2.1 En l'espèce, la Cour a retenu que les fonds déposés en Suisse par F. et son entourage dès le mois de juillet 2004 provenaient du trafic international de stupéfiants perpétré par l'organisation criminelle dont F. était membre (cf. supra consid. 3.4.4). Ces fonds ont donc été déposés auprès de la banque B. après la commission de l'infraction principale. A l'exception des fonds du compte bancaire au nom de la société 1, qui ont été mis en gage, à concurrence d'un montant de EUR 10 millions, pour servir de garantie au crédit de même valeur de type «back-to-back» octroyé par la banque, celle-ci ne dispose pas d'un droit réel limité sur les autres valeurs déposées par F. et son entourage. Il s'ensuit que la protection découlant de l'art. 70 al. 2 CP ne peut concerner que les valeurs de la relation au nom de la société 1, à l'exclusion des autres relations ouvertes par F. et son entourage. 12.2.2 Comme relevé ci-dessus, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment est confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. En l'espèce, les sommes concernées par les actes de blanchiment retenus à l'encontre d'A. se chiffrent à EUR 16'054'863.49 pour les virements à l'étranger et à EUR 107'465.00 pour les retraits en espèces. Ces sommes doivent être prises en considération dans le cadre de l'art. 70 al. 1 CP. S'agissant des virements internes, les précisions suivantes sont nécessaires. En ce qui concerne les virements internes de CHF 89'367.50 et de CHF 95'770.09 les 3 et 5 juillet 2007, de EUR 118'440.78 le 6 juillet 2007, de USD 167'138.- le 9 juillet 2007 et de EUR 39'867.08 le 10 juillet 2007, il en va de sommes qui ont toutes été transférées du compte n° 21 vers le compte de la société 3. Cette dernière relation a fait l'objet d'un séquestre le 29 août 2007 et les valeurs patrimoniales déposées sur celle-ci ont été confisquées par ordonnance pénale du 15 décembre 2020 rendue contre N.”
Eine Ersatzforderung gemäss Art. 71 Abs. 1 StGB kann gegenüber Dritten nur insoweit angeordnet werden, als die Ausschlussgründe des Art. 70 Abs. 2 StGB nicht eingreifen.
“En vertu de l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'État d'un montant équivalent; elle ne peut être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées. Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée: elle est alors soumise aux mêmes conditions que cette mesure. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; arrêt 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.4 et les références).”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1, 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; je mit Hinweisen). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. verfügbar, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nach den Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist. Nach Art. 71 Abs. 2 StGB kann das Gericht von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde.”
“Gemäss Art. 70 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht der geschädigten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Abs. 1). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Abs. 2). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einer Drittperson jedoch nur, soweit dies nach Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte mit Beschlag belegen. Die Beschlagnahme begründet bei der Zwangsvollstreckung der Ersatzforderung kein Vorzugsrecht zu Gunsten des Staates (Art. 71 Abs. 3 StGB).”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt wurden oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung setzt ein Verhalten voraus, das den objektiven und den subjektiven Tatbestand einer Strafnorm erfüllt und rechtswidrig ist (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1 und 285 E. 2.2; 141 IV 155 E. 4.1; 140 IV 57 E. 4.1.1; je mit Hinweisen). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden bzw. verfügbar, so erkennt das Gericht nach Art. 71 Abs. 1 StGB auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nach den Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht ausgeschlossen ist. Nach Art. 71 Abs. 2 StGB kann das Gericht von einer Ersatzforderung ganz oder teilweise absehen, wenn diese voraussichtlich uneinbringlich wäre oder die Wiedereingliederung des Betroffenen ernstlich behindern würde.”
Sichergestellte Vermögenswerte können nach Art. 70 Abs. 1 StGB dem/der Geschädigten zurückgegeben werden; die Rückgabe ist jedoch insbesondere dann streitig, wenn die deliktische Herkunft der Mittel nicht geklärt ist. Fehlen Nachweise Dritter über Eigentum an den sichergestellten Mitteln, kann dies die Bestätigung einer Konfiskation bzw. die Verweigerung der Rückgabe stützen.
“Il ne sera donc pas mis au bénéfice du sursis, ce qui n'est du reste pas remis en question. L’amende de CHF 150.- prononcée par le premier juge en lien avec l'infraction à la LCR n’est pas contestée. Adéquate, elle sera confirmée, ainsi que la peine privative de liberté de substitution d'un jour. 6. Vu le sort des appel et appel joint, l'appelant supportera la moitié des frais de la procédure envers l'État, comprenant un émolument de jugement de CHF 1'500.- (art. 428 CPP). Il n'y a pas lieu de revoir la répartition des frais de première instance (art. 426 al. 1 et 428 al. 3 CPP). 7. Vu la confirmation de la culpabilité de l'appelant du chef d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup, la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ sera confirmée. Il en ira de même du séquestre du solde desdits avoirs en couverture des frais de la procédure, l'appelant, respectivement son épouse, n'ayant nullement démontré, en particulier par pièces, que la somme saisie appartenait à cette dernière. (art. 70 al. 1 CP ; 267 al. 3 CPP). 8. Considéré globalement, l'état de frais produit par Me C______, défenseur d'office de A______, satisfait les exigences légales et jurisprudentielles régissant l'assistance judiciaire gratuite en matière pénale. La rémunération de Me C______ sera partant arrêtée à CHF 1'842.20 correspondant à 7h45 d'activité au tarif de CHF 200.-/heure (CHF 1550.-) plus la majoration forfaitaire de 10 % (CHF 155.-), l'activité déployée étant supérieure à 30 heures (arrêt du Tribunal fédéral 6B_838/2015 du 25 juillet 2016 consid. 3.5.2 ; voir aussi les décisions de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral BB.2016.34 du 21 octobre 2016 consid. 4.1 et 4.2 et BB.2015.85 du 12 avril 2016 consid. 3.5.2 et 3.5.3) et l'équivalent de la TVA au taux de 7.7% et 8.1%, en CHF 137.20. * * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Reçoit l'appel formé par A______ et l'appel joint formé par le Ministère public contre le jugement JTDP/1601/2023 rendu le 7 décembre 2023 par le Tribunal de police dans la procédure P/3201/2020.”
“Das Strafgericht geht in seinem Urteil vom 9. September 2021 implizit davon aus, dass die bei der Beschuldigten anlässlich der Hausdurchsuchung vom 28. Dezember 2018 im Safe sichergestellten und beschlagnahmten CHF 5'000.– (vgl. act. 1199, 1211, 1277 f.) nicht deliktischer Herkunft sind, weshalb sie an die Verfahrenskosten angerechnet bzw. der Beschuldigten zurückzuerstatten sind. Sodann wird die Schadenersatzforderung der Privatklägerin im veruntreuten Gesamtbetrag von CHF 20'000.– gutgeheissen (Dispositiv-Ziffern III.1 Abs. 5, III.2. Abs. 1). Die Staatsanwaltschaft macht diesbezüglich mit Berufungserklärung vom 13. April 2022 geltend, dass die beschlagnahmten CHF 5'000.– einen Teil des veruntreuten Geldes darstellen würden, weshalb sie der Privatklägerin gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 267 Abs. 3 StPO zurückzugeben seien.”
“Les 50'000 francs ont été versés par le recourant le 23 décembre 2022, soit le jour où il savait que son fils allait être interrogé, le motif du paiement étant « Surete A.________ ». Tout cela va assez clairement dans le sens d’une volonté du recourant de verser une caution devant permettre une libération rapide de son fils, et pas, indépendamment de toute influence sur la détention, de garantir l’indemnisation des lésés. Dès lors, on ne peut pas justifier la conservation, par le Ministère public, des 50'000 francs par la volonté manifestée par celui qui les a versés. 5. a) Reste à examiner si, indépendamment de la volonté du recourant, le séquestre des 50'000 francs se justifie. b) Selon l’article 263 al. 1 let. d CPP, des objets et des valeurs patrimoniales appartenant au prévenu ou à des tiers peuvent être mis sous séquestre, lorsqu’il est probable qu’ils devront être confisqués. La confiscation de valeurs patrimoniales vise notamment celles qui sont le résultat d'une infraction (art. 70 al. 1 CP). Même si le texte de l’article 263 al. 1 let. d CPP ne le prévoit pas, le séquestre de valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée peut aussi être ordonné en vue de l’exécution d’une créance compensatrice de l’État, d’un montant équivalant à l’avantage illicite qui devrait être confisqué (art. 71 al. 3 CP ; arrêt de l’ARMP du 14.07.2017 [ARMP.2017.68] cons. 3 ; cf. aussi Julen Berthod, in : CR CPP, 2e éd., n. 10 ad art. 263). L’article 71 al. 3 CP prévoit que l’autorité d’instruction peut placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée. Par « personne concernée » au sens de cette disposition, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP ; ATF 140 IV 57 cons. 4.1.2). Les valeurs patrimoniales confisquées et le produit de créances compensatrices peuvent revenir aux lésés, afin de couvrir leur dommage (art.”
Zur Sicherung einer allenfalls späteren Ersatzforderung des Staats sind provisorische Sicherungsmassnahmen (z. B. Kontensperren, Beschlagnahmen) nach Art. 71 Abs. 3 StGB möglich; dies gilt insbesondere gegenüber dem Beschuldigten. Gegenüber dem Eigentum unbeteiligter Dritter sind Ersatzforderungs- und Deckungsbeschlagnahmen nach der bundesgerichtlichen Praxis in der Regel unzulässig.
“1 StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn sie voraussichtlich als Beweismittel oder zur Sicherstellung von Verfahrenskosten, Geldstrafen, Bussen und Entschädigungen gebraucht werden, den Geschädigten zurückzugeben oder einzuziehen sind. Ist der Grund für die Beschlagnahme weggefallen, so hebt die Staatsanwaltschaft oder das Gericht die Beschlagnahme auf und händigt die Gegenstände oder Vermögenswerte der berechtigten Person aus (Art. 267 Abs. 1 StPO). Zuständig für den Entscheid ist jeweils die Strafbehörde, bei welcher das Verfahren hängig ist (Heimgartner, in Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2020, Art. 267 N. 2; Botschaft vom 21. Dezember 2005 zur Vereinheitlichung des Strafprozessrechts, BBI 2006 1085, 1246). Art. 71 Abs. 3 StGB regelt die Ersatzforderungsbeschlagnahmung als besondere Beschlagnahmeart. Unter dem Randtitel "Ersatzforderungen" bestimmt Art. 71 Abs. 1 StGB, was folgt: Sind die der Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staats in gleicher Höhe, gegenüber einem Dritten jedoch nur, soweit dies nicht nach Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist. Dies ist der Fall, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Gemäss Art. 71 Abs. 3 Satz 1 StGB kann die Untersuchungsbehörde im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Urteil BGer 1B_208/2015 vom 2. November 2015 E. 4.2). Die Untersuchungsbehörde kann somit (gestützt auf Art. 71 Abs. 3 StGB) zur Sicherung einer allfälligen Ersatzforderung des Staats insbesondere eine Kontensperre verfügen und so Vermögenswerte der beschuldigten Person mit Beschlag belegen. Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen. Damit unterscheidet sich dieser strafprozessuale Arrest gemäss Art. 71 Abs. 3 StGB von der Einziehungsbeschlagnahmung (nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO) und der Beschlagnahmung im Hinblick auf eine Rückgabe an den Geschädigten ("Restitutionsbeschlagnahmung", Art.”
“Die Zwangsmassnahme der Beschlagnahme ist in Art. 263 ff. StPO geregelt. Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind (sogenannte Einziehungsbeschlagnahme). Neben den weiteren Beschlagnahmearten in der Strafprozessordnung (vgl. Art. 263 Abs. 1 Bst. a-c und Art. 268 StPO) regelt das Strafgesetzbuch in Art. 71 Abs. 3 StGB eine Beschlagnahme im Zusammenhang mit der Ersatzforderung (sogenannte Ersatzforderungsbeschlagnahme). Danach kann die Untersuchungsbehörde im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen. Als «Betroffener» im Sinne von Art. 71 Abs. 3 StGB gilt nicht nur der Täter. Eine Ersatzforderungsbeschlagnahme nach Art. 71 Abs. 3 StGB ist unter gewissen Voraussetzungen auch gegenüber einem durch die Straftat begünstigten Dritten möglich (Art. 71 Abs. 1 in Verbindung mit Art. 70 Abs. 2 StGB). Sie ist zudem zulässig, wenn es sich beim Dritten wirtschaftlich um dieselbe Person handelt und demgemäss die Voraussetzungen für einen Durchgriff vorliegen. Dasselbe gilt hinsichtlich der Vermögenswerte, die wirtschaftlich betrachtet im Eigentum der beschuldigten Person stehen, weil sie etwa nur durch ein Scheingeschäft an einen «Strohmann» übertragen worden sind (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 S. 64 mit Hinweisen). Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Damit unterscheidet sich dieser strafprozessuale Arrest von der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO, bei welcher ein Konnex zwischen der Tat und den mit Beschlag belegten Vermögenswerten bestehen muss (vgl. zum Ganzen auch Urteil des Bundesgerichts 6B_439/2019 vom 12. September 2019 E. 2.3.1 f.).”
“Das Strafgericht verfügt (unter Vorbehalt von Art. 352 Abs. 2 und Art. 376-378 StPO) als Sanktion die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen), sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person können schon im Vorverfahren strafprozessual beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich den Geschädigten zurückzugeben oder einzuziehen sind (Art. 263 Abs. 1 lit. c-d StPO). Auch im Hinblick auf die Durchsetzung einer staatlichen Ersatzforderung kann die Untersuchungsbehörde Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB). Provisorische Vermögensbeschlagnahmen sind aufzuheben, falls eine richterliche Einziehung, die Rückgabe an Geschädigte oder die Zusprechung einer staatlichen Ersatzforderung schon im hängigen Verfahren als rechtlich ausgeschlossen erscheinen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.1-4.1.2; 139 IV 250 E. 2.1; 137 IV 145 E. 6.3-6.4; je mit Hinweisen). Gegenüber dem Eigentum von unbeteiligten Dritten sind Ersatzforderungs- und Deckungsbeschlagnahmen nach der bundesgerichtlichen Praxis in der Regel unzulässig.”
“Das Strafgericht verfügt (unter Vorbehalt von Art. 352 Abs. 2 und Art. 376-378 StPO) als Sanktion die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen), sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person können schon im Vorverfahren strafprozessual beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich den Geschädigten zurückzugeben oder einzuziehen sind (Art. 263 Abs. 1 lit. c-d StPO). Auch im Hinblick auf die Durchsetzung einer staatlichen Ersatzforderung kann die Untersuchungsbehörde Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB). Provisorische Vermögensbeschlagnahmen sind aufzuheben, falls eine richterliche Einziehung, die Rückgabe an Geschädigte oder die Zusprechung einer staatlichen Ersatzforderung schon im Vorverfahren als rechtlich ausgeschlossen erscheinen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.1-4.1.2; 139 IV 250 E. 2.1; 137 IV 145 E. 6.3-6.4; je mit Hinweisen). Gegenüber dem Eigentum von (unbeteiligten) Dritten sind Ersatzforderungs- und Deckungsbeschlagnahmen nach der bundesgerichtlichen Praxis in der Regel unzulässig.”
Art. 70 Abs. 5 StGB erlaubt dem Gericht, den Umfang der einzuziehenden Vermögenswerte zu schätzen, wenn eine genaue Ermittlung nicht möglich oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand möglich ist. Die Regelung ist gerade für Delikte vorgesehen, bei denen die Herkunft bzw. die Höhe der Erlöse anonym oder schwer nachweisbar sind; in der Literatur und Rechtsprechung werden hierfür exemplarisch clandestine Trafiken wie Drogenhandel oder die Ausbeutung der Prostitution genannt. In der Praxis werden in solchen Fällen Schätzungen als zulässig angesehen.
“La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références citées). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2; ATF 125 IV 4 consid. 2a/bb). Aux termes de l’art. 70 al. 5 CP, si le montant des valeurs patrimoniales soumises à confiscation ne peut être précisément déterminé ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation. L'art. 70 al. 5 CP est pensé pour faire face à certaines infractions qui, de par leur nature, ne peuvent être appréhendées que de façon approximative, à l'image, par exemple, des trafics clandestins (drogue, exploitation de la prostitution), dans lesquels la source du gain est anonyme (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1 et les références citées). L’art. 71 al. 2 CP dispose que le juge peut renoncer totalement ou partiellement à la créance compensatrice s'il est à prévoir qu'elle ne serait pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de la personne concernée. Le juge doit procéder à une appréciation globale de la situation de l'intéressé. Une réduction ou une suppression de la créance compensatrice n'est admissible que dans la mesure où l'on peut réellement penser que celle-ci mettrait concrètement en danger la situation sociale de l'intéressé et que des facilités de paiement ne permettraient pas d'y remédier (ATF 119 IV 17 consid. 2a p. 20 ss; TF 6B_352/2014 du 22 mai 2015 consid. 8.1, non publié aux ATF 141 IV 273; Dupuis et al.”
“70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel « le crime ne doit pas payer ». La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 ; ATF 125 IV 4 consid. 2a/bb). Aux termes de l’art. 70 al. 5 CP, si le montant des valeurs patrimoniales soumises à confiscation ne peut être précisément déterminé ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation. L'art. 70 al. 5 CP est pensé pour faire face à certaines infractions qui, de par leur nature, ne peuvent être appréhendées que de façon approximative, à l'image, par exemple, des trafics clandestins (drogue, exploitation de la prostitution), dans lesquels la source du gain est anonyme (ATF 144 IV 1 consid. 4.4.1 et les références citées). Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l’État d’un montant équivalent (art. 71 al. 1 CP). Comme la créance compensatrice se substitue à la valeur patrimoniale indisponible, son montant peut aussi résulter d’une estimation (Laura Jacquemoud-Rossari, La créance compensatrice : état des lieux de la jurisprudence, SJ 2019 II 291 in fine). 13.3 Le Tribunal correctionnel a relevé que le calcul exact des gains illicites du prévenu était impossible, mais qu’une part de ceux-ci pouvaient néanmoins être estimée.”
“Le fonctionnement de cette dernière, tel que décrit dans les conditions générales figurant sur le site internet de A______ AG – soit la mise en relation d'un vendeur détenteur d'un billet permettant l'accès à un événement culturel ou sportif et d'un acquéreur de ce billet –, ne correspondait ainsi pas complètement à l'exploitation réelle faite par A______ AG de ladite plateforme. De nombreux particuliers continuaient de déposer des plaintes pénales contre elle, en Suisse et à l'étranger, pour se plaindre de ses pratiques commerciales qualifiées de déloyales voire d'escroquerie. Vu le contexte de fait particulièrement complexe dans lequel coexistaient d'innombrables transactions effectuées sur le plan international par le biais de la plateforme internet exploitée par A______ AG dont une partie ne prêtait pas le flanc à la critique alors que d'autres étaient problématiques sous l'angle du droit pénal, soit en raison de l'identité réelle du vendeur (particulier ou A______ AG), soit en raison des restrictions auxquelles est soumise la revente ou la transmission de billets par leur émetteur (cf. F______, G______ et H______), soit encore en raison du mode de fonctionnement de la plateforme, il était impossible de chiffrer avec précision les montants perçus par A______ AG à la suite de la commission d'une infraction. L'art. 70 al. 5 CP permettait toutefois de confisquer des valeurs patrimoniales dont le montant ne pouvait être déterminé avec précision. Le chiffre d'affaires résultant, selon les propres déclarations des prévenus, du nombre colossal de transactions effectuées chaque année par A______ AG par le biais de sa plateforme internet, était de plusieurs millions. Il était ainsi raisonnable d'estimer que les ventes de billets pouvant être constitutives d'infractions pénales avaient procuré à A______ AG des revenus illicites et donc à terme confiscables d'à tout le moins CHF 15'000'000.-. Le montant des fonds actuellement séquestrés, soit CHF 3'000'000.- ne permettait pas de couvrir le produit des infractions qu'il lui était reproché d'avoir commises au préjudice des plaignantes et d'autres lésés cumulé à l'éventualité d'une peine sous forme d'amende. Il se justifiait ainsi d'arrêter à CHF 18'000'000.- le montant total des avoirs de la prévenue devant être placé sous séquestre. D. a. À l'appui de son recours, A______ AG reproche une nouvelle fois au Ministère public d'avoir fixé le montant du séquestre de manière arbitraire, celui-ci étant totalement disproportionné au regard du préjudice allégué par les parties plaignantes.”
Voraussetzungen: Für den Ausschluss der Einziehung nach Art. 70 Abs. 2 StGB ist erforderlich, dass ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat; zusätzlich muss entweder eine gleichwertige Gegenleistung erbracht worden sein oder die Einziehung dem Dritten sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen. Diese Voraussetzungen folgen aus dem Gesetzeswortlaut und sind entsprechend auszulegen.
“Nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson unter anderem beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände oder Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind. Gemäss Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0) verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangt in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheint (BGE 144 IV 285 E. 2.2 mit Hinweisen). Eine Beschlagnahme ist nur aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 139 IV 250 E. 2.1 mit Hinweisen; vgl. statt vieler: Beschluss des Obergerichts des Kantons Bern BK 19 262 vom 8. August 2019 E. 5).”
“1 StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände oder Vermögenswerte voraussichtlich als Beweismittel oder zur Sicherstellung von Verfahrenskosten, Geldstrafen, Bussen oder Entschädigungen gebraucht werden (Bst. a und b), den Geschädigten zurückzugeben sind (Bst. c; sog. Restitution) oder einzuziehen sind (Bst. d). Gemäss Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0) werden Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, eingezogen, sofern sie nicht dem Verletzen zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB).”
Séquestrierte Geldbeträge können im Rahmen derselben Strafsache zur Begleichung von Geldstrafen und Verfahrenskosten verrechnet werden; ein darüber hinausgehender Rest ist dem Betroffenen zu restituieren. Eine Verrechnung betrifft nur Ansprüche und Verbindlichkeiten aus derselben strafrechtlichen Verfahren.
“2.2 L'art. 442 al. 4 CPP prévoit que les autorités pénales peuvent compenser les créances portant sur des frais de procédure avec les indemnités accordées à la partie débitrice dans la même procédure pénale et avec les valeurs séquestrées. La jurisprudence reconnaît que l'autorité pénale peut prononcer la compensation, fondée sur l'art. 120 ss CO, à l'égard d'autres créances que celles portant sur des frais de procédure (cf. TF 6B_138/2019 du 6 août 2019 consid. 4.4.3). Cela suppose néanmoins que la compensation concerne des créances et des dettes issues de la même procédure pénale (cf. ibidem). 8.3 Comme la condamnation de l'appelant est confirmée, ses conclusions principales portant sur la restitution de la totalité des sommes séquestrées doivent être rejetées. En revanche sa conclusion subsidiaire doit être admise. En effet, contrairement à ce que le procureur avait retenu dans son ordonnance pénale, soit une confiscation fondée sur l'art. 70 CP, le premier juge a limité, dans son dispositif (ch. III), la confiscation et la dévolution à l'Etat des sommes séquestrées à l'imputation du montant de l'amende et des frais de justice. Le Ministère public n'ayant pas déposé un appel joint, la Cour est liée par cette formulation du dispositif et une rectification de celle-ci équivaudrait à une reformatio in pejus. Au vu de ce qui précède, le montant séquestré de 240'884 fr. 04 sur le compte UBS n° 0243-147571.01N devra être confisqué et alloué à l’Etat en compensation de l’amende de 100'000 fr. prononcée à l’encontre de l’appelant, ainsi que des frais de justice de première et deuxième instances mis à la charge de celui-ci, incluant les indemnités allouées à son défenseur d’office. Le solde des montants séquestrés devra être restitué à l’appelant. L’appel doit être admis dans cette mesure également. 9. La libération de l’appelant du chef de prévention d’infraction qualifiée à la loi relative à la recherche sur l’être humain n’a pas d’incidence sur la mise à sa charge de l’entier des frais de première instance.”
“0) - 1 Mobiltelefon Samsung schwarz inkl. SIM-Karte, SIM-Kartenklammer (Ass. 6.1) - 1 Nähnadel (Ass. 6.2) - 1 brauner Lederleibgurt mit silberfarbener Schnalle (Ass. 6.3) - 1 graue Kappe (Ass. 6.4) - 1 schwarze Herrenjacke Marke Jack Wolfskin (Ass. 6.5) - 1 Paar schwarz-graue Gartenhandschuhe (Ass. 6.8) - 1 schwarze Kopfhaube (Ass. 6.9) - 1 Taschenlampe in Kugelschreiberform (Ass. 7.0) - 2 Schraubenzieher Swiss Tool Grösse Nr. 7 (Ass. 7.1) - 1 silberfarbene Halskette mit Anhänger (Ass. 6 HS Ferienwohnung) - 1 Paar goldfarbene Ohrstecker mit Stein (Ass. 7 HS Ferienwohnung) 4. Folgende Gegenstände werden nach Rechtskraft des Urteils A.________ zu Handen seiner Effekten zurückgegeben: - 1 serbische Identitätskarte, lautend auf AU.________, Nr. AV.________ (Ass. 1.1) - 1 serbischer Führerausweis, lautend auf AU.________, Nr. AW.________ (Ass. 1.2) - 1 serbischer Pass, lautend auf AU.________, Nr. AX.________ (Ass. 1.4) 5. Vom Betrag von total Fr. 2'665.20 werden - Fr. 1'605.25 eingezogen (Art. 70 StGB). - Fr. 1'059.95 anteilsmässig zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet (Art. 267 Abs. 2 i.V.m. Art. 268 Abs. 1 lit. a, Art. 442 Abs. 4 StPO). 6. Folgende Geldbeträge werden bei den Akten belassen: - 1 Fünfrappenstück (Ass. 107) - Bargeld 1 Banknote Lire 1x 10‘000.00 (Ass. 13.2) - Bargeld 1 Banknote Rand 1x 10.00 (Ass. 13.4) - Bargeld Banknoten indonesische Rupien 19‘000.00 (Ass. 2.12) 7. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN.________) nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 4 i.V.m. Art. 17 Abs. 1 DNA-ProfilG). 8. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten nach Ablauf der gesetzlichen Frist vorzeitig erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. Art. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). 2. Berufung Gegen dieses Urteil liess der Beschuldigte, amtlich verteidigt durch Rechtsanwalt B.”
Einziehung kann sich auf konkret bezifferte Geldbeträge erstrecken. In der Praxis werden solche Beträge teilweise dem Staat zugewiesen oder – soweit in den Entscheiden ausgewiesen – zur Deckung von Verfahrenskosten verwendet. In einzelnen Entscheidungen werden Verwertungs- bzw. Einziehungsanordnungen zusammen mit der Anordnung der Vernichtung beschlagnahmter Gegenstände getroffen.
“________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin F.________, v.d. ________, wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Die Zivilklage der Straf- und Zivilklägerin G.________ wird dem Grundsatz nach gutgeheissen und für die vollständige Beurteilung der Forderung auf den Zivilweg verwiesen. Für den Zivilpunkt werden keine Kosten ausgeschieden. VIII. Weiter wird verfügt: A.________ geht in den Strafvollzug zurück. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB). Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): ̶ Schraubenschlüssel, grün (Ass.-Nr. 046) ̶ Hammer (Ass.-Nr. 058) ̶ Latexhandschuhe (Ass.-Nr. 2) ̶ Handwerkzeug Schraubenzieher (Ass.-Nr. 3) ̶ Handwerkzeug Hammer (Ass.-Nr. 5) ̶ Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Der Betrag von CHF 2'045.40 wird eingezogen (Art. 70 StGB). Das DNA-Profil und die erfassten biometrischen erkennungsdienstlichen Daten (PCN ________) sind 20 Jahre nach dem endgültigen Vollzug der therapeutischen Massnahme (Art. 16 Abs. 6 DNA-ProfilG und Art. 354 Abs. 4 Bst. a StGB) zu löschen. [Eröffnungs- und Mitteilungsformel]”
“Ordonne le séquestre, la confiscation et la destruction de la drogue et du spray au poivre figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 1______ du 18 avril 2022, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ du 18 avril 2022, sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n° 3______ du 22 septembre 2022, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 22 septembre 2022, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ du 22 septembre 2022, sous chiffres 2 à 4 de l'inventaire n° 6______ du 24 avril 2023 et sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n° 7______ du 5 juin 2023 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la mise hors d'usage du téléphone portable figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 6______ du 24 avril 2023 (art. 263 al. 1 CPP et art. 69 CP). Ordonne le séquestre la confiscation et la dévolution à l'Etat de la somme de CHF 50.- sur les valeurs figurant sous chiffre 4 de l'inventaire n° 2______ du 18 avril 2022 et en restitue le solde à A______ (art. 263 al. 1 CPP, art. 267 al. 1 et 3 CPP et art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du téléphone figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______ du 18 avril 2022 ainsi que des valeurs figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n° 2______ du 18 avril 2022, sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ du 22 septembre 2022 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 6______ du 24 avril 2023 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 3'053.-, y compris un émolument de jugement de CHF 900.- (art. 426 al. 1 CPP). ***** Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 1'800.-. Condamne A______ à payer à l'État de Genève ledit émolument complémentaire de jugement". Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'État aux migrations ainsi qu'à l'Office cantonal de la population et des migrations. La greffière : Melina CHODYNIECKI Le président : Vincent FOURNIER Indication des voies de recours : Conformément aux art.”
“________ bei vollumfänglicher Rück- und Nachzahlungspflicht des Beschuldigten] […] F. Weiter wird verfügt: 1. Es wird festgestellt, dass im vorliegenden Verfahren das Beschleunigungsgebot verletzt wurde. Diesem Umstand wird mit einer Strafminderung im folgenden Umfang Rechnung getragen: […] 1.2. bei A.________: 3 Monate […] 3. Folgende Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): […] Hinsichtlich A.________: - 1 Mobiltelefon iPhone 7, schwarz, mit schwarzer Hülle (CP) - 1 Mobiltelefon Samsung mit 2 SIM-Karten (T-1) […] 4. Folgende Gegenstände verbleiben als Beweismittel bei den Akten: […] Hinsichtlich A.________: - 1 Notizzettel mit Angaben über G.________ (T-3) 5. Folgende Gegenstände werden A.________ nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils zurückgegeben: - 1 Pfefferspray (T-2) - 1 AF.________ aus dem PW M.________ (Auto), grau, .________ […] 7. Der beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 842.10 betreffend A.________ wird eingezogen (Art. 70 StGB). 8. Die folgenden beschlagnahmten Vermögenswerte werden eingezogen (Art. 70 StGB): […] - PW M.________(Auto), grau, .________ (A.________) […] 11. Die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils von A.________ (PCN-Nr. .________) nach Ablauf der Frist wird dem zuständigen Bundesamt erteilt (Art. 16 Abs. 4 DNA-ProfilG). 12. Die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten von A.________ durch die auftraggebende Behörde wird nach Ablauf der Frist erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). […] [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete der Beschuldigte, amtlich verteidigt durch Rechtsanwalt B.________, mit Schreiben vom 17. November 2021 fristgerecht Berufung an (pag. 2544). Die namens und Auftrags des Beschuldigten eingereichte Berufungserklärung der Verteidigung (pag. 2830 ff.) ging fristgerecht ein. Der Beschuldigte erklärte darin, dass das erstinstanzliche Urteil nur in Teilen angefochten werde.”
“Der restliche beschlagnahmte Verwertungserlös der Liegenschaft U.___-weg im Umfang von CHF 53'381.10 wird eingezogen (Art. 70 StGB).”
“Wird keine schriftliche Begründung verlangt, reduziert sich die Gebühr um CHF 600.00. Die reduzierten Verfahrenskosten betragen damit CHF 17‘952.05. III. Weiter wird verfügt: Die amtliche Entschädigung und das volle Honorar für die amtliche Verteidigung von A.________ durch Fürsprecher B.________ werden in einer separaten Verfügung festgesetzt. A.________ ist unverzüglich aus dem vorzeitigen Strafvollzug zu entlassen. Die beschlagnahmten Drogen und Drogenutensilien werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Digitalwaage schwarz; - Blauer Sack mit Plastikhandschuhen; - Verpackungsmaterial. Die folgenden beschlagnahmten Gegenstände werden zur Vernichtung eingezogen (Art. 69 StGB): - Simkartenhalter Orange; - Nokia 6303 schwarz; - Simkarten und Simkartenhalter (Leica, M-budget SALT 2x und Orange); - Nokia .________; - Samsung .________; - Samsung rot; - Natel MI 5S; - Nokia 105; - Samsung .________; - Dextroenergen; - Diverse Dokumente; - Notizbuch. Der beschlagnahmte Geldbetrag im Umfang von CHF 2‘900.00 wird als Drogenerlös eingezogen (Art. 70 StGB). Der beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 940.40 wird in vollem Umfang zur Deckung der Verfahrenskosten von CHF 18‘552.05 verwendet. Folgende Gegenstände werden A.________ nach Eintritt der Rechtskraft des vorliegenden Urteils zurückgegeben: - Reisepass; - 1 Bankkarte BEKB. Die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr. .________) wird vorzeitig erteilt (Art. 16 Abs. 4 DNA-ProfilG). Die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten wird vorzeitig erteilt (Art. 17 Abs. 4 i.V.m. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufenthaltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete der Beschuldigte, amtlich verteidigt durch Rechtsanwalt B.________, mit Schreiben vom 30. Januar 2020 die Berufung an (pag. 597). Die erstinstanzliche Urteilsbegründung datiert vom 3. April 2020 (pag.”
“Dit que la peine prononcée avec sursis n'empêche pas l'exécution de l'expulsion durant le délai d'épreuve. * * * * * * * Condamne G______ à payer à A______ CHF 4'000.- avec intérêts à 5% dès le 1er juin 2014, à titre de réparation du tort moral (art. 47/49 CO). Condamne G______ à payer à C______ CHF 1.- symbolique, à titre de réparation du tort moral (art. 47/49 CO). Déboute A______ de ses conclusions civiles à titre de réparation du dommage matériel. Renonce à prononcer une créance compensatrice. * * * * * * * Inventaires au nom de G______ Ordonne la restitution à G______ des objets et documents figurant sous ch. 2, 4, 5, 6, 7, 10, 11, 12, 13, 15, 16, 17 et 21 de l'inventaire no 17_____ du 18 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la destruction des documents figurant sous ch. 1, 3, 19 et 20 de l'inventaire no 17_____ du 18 août 2021 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent figurant sous ch. 8, 9, 14 et 18 de l'inventaire no 17_____ du 18 août 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à AI_____ du téléphone portable figurant sous ch. 1 de l'inventaire no 18______ du 19 août 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à G______ du couteau figurant sous ch. 1 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juin 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent figurant sous ch. 1 et 2 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juillet 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à G______ du sac à dos figurant sous ch. 1 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juillet 2021 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des sachets et valeurs qu'ils contiennent figurant sous ch. 2 à 7 de l'inventaire de la police de Lausanne du 27 juillet 2021 et séquestrés par ordonnance du 27 août 2021 (art. 69 et 70 CP). Inventaire au nom de "G______" Ordonne la confiscation du téléphone et les valeurs figurant sous ch. 1 et 2 de l'inventaire no 19_____ du 18 août 2021 (art.”
Bei teilweiser Freisprechung oder teilweiser Verantwortlichkeit können beschlagnahmte bzw. einzuziehende Geldmittel anteilig zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet bzw. mit der staatlichen Kostengläubigkeit verrechnet werden.
“2 let. b CPP). D’une manière générale, en matière de responsabilité civile (CO 41 ss) et en tant que les prétentions civiles découlent directement de la commission de l’infraction reprochée au prévenu (CPP 122 s.), si l’acquittement du prévenu résulte de motifs tenant au droit matériel (c’est-à-dire en cas de non-réalisation d’un élément constitutif de l’infraction), alors les conditions d’une action civile par adhésion à la procédure pénale feront défaut et les conclusions civiles devront – en principe – être rejetées (CR CPP-JEANDIN/FONTANET, n°11a ad art. 126). 5.2. En l'espèce, le prévenu a été acquitté du chef d'incendie par négligence, de sorte qu'il y a lieu de débouter A______ SA de ses conclusions civiles. Sort des biens et valeurs saisis & frais 6. En application des articles 69 CP, 70 CP et 267 CPP, le Tribunal statuera conformément aux réquisitions du Ministère public telles que détaillées dans l'acte d'accusation, à l'exception du chiffre 2.2.5. En effet, conformément à l'art. 70 CP, l'argent saisi figurant sous le chiffre n° 1 de l'inventaire 39274120230120 du 20 janvier 2023 sera séquestré et confisqué à hauteur de CHF 20.- correspondant à l'avantage financier obtenu par l'activité illicite. S'agissant du solde de l'argent, il servira à la couverture partielle des frais de la procédure. Se fondant sur l'art. 442 al. 4 CPP, le Tribunal ordonnera ainsi la compensation de la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec la somme de CHF 420.-. 7. Vu l'acquittement partiel, le prévenu sera condamné à 4/5 des frais de la procédure (art. 426 al. 1 CPP). PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Acquitte X______ d'incendie par négligence (art. 222 al. 1 CP) et de séjour illégal par négligence (art. 115 al. 1 let. b et al. 3 LEI, s'agissant de la période du 4 août 2021 au 21 octobre 2022). Déclare X______ coupable d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c et d LStup, d'infraction à l'art. 19a ch. 1 LStup et de séjour illégal par négligence (art.”
Für eine direkte Restitution nach Art. 70 Abs. 1 StGB ist ein direkter Zusammenhang zwischen dem konkreten Vermögenswert und der Straftat erforderlich; der Vermögenswert muss durch die Straftat erlangt worden bzw. der verletzten Person entzogen worden sein, d. h. ursprünglich Teil ihres Vermögens gewesen sein.
“196 StPO dar und kann angeordnet werden, wenn sie gesetzlich vorgesehen ist, ein hinreichender Tatverdacht vorliegt, sie verhältnismässig ist und durch die Bedeutung der Straftat gerechtfertigt wird (Art. 197 Abs. 1 StPO). Dabei handelt es sich um eine vorläufige Massnahme; die rechtlichen Besitz- und Eigentumsverhältnisse bleiben unberührt (Heimgartner, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2020, N. 1 zu Art. 263 StPO). Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. a-d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn sie als Beweismittel gebraucht werden (sog. Beweismittelbeschlagnahme), zur Sicherstellung der Verfahrenskosten, Geldstrafen, Bussen und Entschädigungen gebraucht werden (sog. Deckungsbeschlagnahme), den Geschädigten zurückzugeben sind (Restitution; Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuchs [StGB; SR 311.0]) oder wenn diese voraussichtlich einzuziehen sind. Hinzu kommt gestützt auf das Schweizerische Strafgesetzbuch die Beschlagnahme zur Sicherstellung einer Ersatzforderung (Art. 71 Abs. 3 StGB). Die Restitution von Vermögenswerten nach Art. 70 Abs. 1 StGB setzt voraus, dass der fragliche Vermögenswert durch eine Straftat erlangt worden ist. Für eine Beschlagnahme unter diesem Titel ist somit ein direkter Zusammenhang des zu beschlagnahmenden Vermögenswerts zur untersuchten Straftat vorausgesetzt. Entsprechend ihrer Natur als provisorische konservative prozessuale Massnahme sind bei der Beurteilung der Zulässigkeit der Beschlagnahme nicht alle Tat- und Rechtsfragen abschliessend zu beurteilen. Die Beschlagnahme ist nur aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 139 IV 250 E. 2.1 betreffend Einziehung; Urteile des Bundesgerichts 1B_418/2021 vom 2. Juni 2022 E. 3.2 und 1B_556/2021 vom 29. November 2021 E. 3.2). 5. 5.1 Die angefochtene Verfügung beschränkt sich auf die Wiedergabe des Gesetzeswortlauts von Art. 263 Abs. 1 StPO, ergänzt mit dem pauschal gehaltenen Satz, wonach «die fraglichen Gegenstände und Vermögenswerte daher zu beschlagnahmen seien». Auch wenn ein Beschlagnahmebefehl nur kurz zu begründen ist (Art.”
“Or, ces considérations ne convainquent pas. En effet, la confiscation porte sur des fonds déjà séquestrés et elle n'obligera pas l'appelante à puiser dans ses revenus actuels et à se priver du nécessaire pour assurer leur versement. On notera encore que l'appelante bénéficie depuis près de trois ans d'un appartement luxueux dont elle ne paie ni les intérêts hypothécaires, ni les charges de copropriété, de sorte qu'elle est mal venue de se plaindre d'une atteinte à son minimum d'existence. La clause de rigueur ne peut donc trouver application dans ce cas. 7.3.4. Au vu de ce qui précède, la confiscation du montant de CHF 37'000.- figurant sur le compte mmm auprès de H.________ dont l'appelante est titulaire pourrait être prononcée. Dans la mesure où la confiscation n'entre en ligne de compte que si les valeurs patrimoniales ne doivent pas être restituées au lésé, il convient d'examiner si une restitution directe est possible en l'espèce. Or, les conditions relatives à la restitution au lésé conformément à l'art. 70 al. 1 CP ne sont pas remplies en l'espèce faute de lien direct entre le montant de CHF 37'000.- précité et le dommage subi par E.________, soit le prélèvement indu de CHF 25'000.- effectué par le prévenu en date du 23 août 2019 (DO 2187). Comme expliqué par le prévenu (DO 2210), ce montant a en effet été conservé à hauteur de CHF 5'000.- en liquide et confisqué à son domicile (DO 2183), et pour le solde de CHF 20'000.- envoyé à J.________ (DO 2373). Il existe en revanche un lien direct entre le montant de CHF 37'000.- précité et le dommage subi par D.________ (consid. 7.3.1 ci-avant). Dans ces conditions, le montant de CHF 37'000.- doit faire l'objet d'une restitution directe à celle-ci en application de l'art. 70 al. 1 CP, en déduction de la créance fixée dans la décision du Conseil communal du 24 juillet 2020. Le ch. 6.2 du dispositif du jugement attaqué sera complété en conséquence, alors que le ch. 6.4 du même dispositif sera supprimé. Ce qui précède conduit à l'admission de l'appel du Ministère public et au rejet de celui de B.”
“Der staatliche Einziehungsanspruch von Art. 70 Abs. 1 StGB bedeutet nach überzeugender Herleitung von Scholl (a.a.O., § 4 N 450 ff.) nicht bloss einen Vorbehalt zugunsten des Zivilrechts, sondern ist eine selbständige, öffentlich-rechtliche Anspruchsgrundlage. Daraus ergibt sich ein Anspruch der verletzten Person hier der E____ auf Zuweisung von Vermögenwerten, welche durch eine Straftat aus ihrem Vermögen erlangt wurden. Der Zweck dieser Bestimmung liegt darin, dass die Vermögenseinziehung nicht zu einer Bereicherung des Staates auf Kosten des Geschädigten oder des Täters führt. Die materielle Zuweisungsvoraussetzung für die Zuweisung eines der Wegnahme unterliegenden Vermögenswerts an eine verletzte Person besteht daher darin, dass der ursprünglich durch die Straftat erlangte Vermögenswert vor der Straftat Teil des Vermögens dieser verletzen Person gewesen und durch die Straftat der verletzten Person entzogen worden sein muss.”
Für die Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 70 Abs. 1 StGB genügen zu Beginn konkrete Anhaltspunkte bzw. eine prima‑facie‑Wahrscheinlichkeit dafür, dass die Vermögenswerte in erheblichem Zusammenhang mit einer Straftat stehen. Als provisorische Sicherungsmassnahme sind nicht alle Tat‑ und Rechtsfragen abschliessend zu klären; die Anforderungen an die Begründung erhöhen sich jedoch im Verlauf des Verfahrens.
“Die Restitutions- und die Einziehungsbeschlagnahme setzen voraus, dass die einzuziehenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Es müssen konkrete Anhaltspunkte für die Hypothese bestehen, dass betreffende Vermögenswerte in erheblichem Zusammenhang mit einem inkriminierten Verhalten stehen. Nicht erforderlich ist, dass diesbezüglich ein qualifizierter Verdacht besteht (Heimgartner, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2020, N. 18 zu Art. 263 StPO). Der Konnex zwischen dem sich auf dem Konto .________ befindenden gesperrten Betrag von CHF 219'738.70 und den erwirtschafteten Erlösen aus dem mutmasslich illegalen Geschäftsmodell von E.________ und dem Beschwerdeführer ist zu bejahen. Es ist unbestritten und ergibt sich aus den Kontoauszügen der C.________ Bank, dass im Zeitraum ab Juni 2020 immer wieder namhafte Beträge von der F.________ GmbH auf dieses Konto transferiert wurden. Diese betrugen zwischen CHF 10'000.00 und CHF 20'000.00 pro Monat, teilweise sogar zwischen CHF 30'000.00 und CHF 45'000.00 pro Monat, wobei ein separater regelmässiger Zins im Bereich von CHF 2'100.00 bis CHF 2'500.”
“Die Einziehungsbeschlagnahme gründet auf einer Wahrscheinlichkeit und rechtfertigt sich, solange die blosse Möglichkeit der Einziehung durch das Sachgericht «prima facie» zu bestehen scheint (BGE 140 IV 57 E. 4.1.1 mit Hinweisen). Entsprechend ihrer Natur als provisorische konservative prozessuale Massnahme sind bei der Beurteilung der Zulässigkeit der Beschlagnahme – anders als bei der definitiven Einziehung – nicht alle Tat- und Rechtsfragen abschliessend zu beurteilen. Die Beschlagnahme ist nur aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 139 IV 250 E. 2.1; Urteil des Bundesgerichts 7B_185/2023 vom 26. Juli 2023 E. 2.1 mit Hinweisen). Gemäss Art. 70 Abs. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuchs (StGB; SR 311.0) sind Vermögenswerte einzuziehen, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die Einziehung von Vermögenswerten nach Art. 70 Abs. 1 StGB setzt voraus, dass die einzuziehenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen. Für eine Beschlagnahme unter diesem Titel ist somit ein direkter Zusammenhang der zu beschlagnahmenden Vermögenswerte zur untersuchten Straftat vorausgesetzt (BGE 140 IV 57 E. 4.1.1; anders bei der Deckungs- und der Ersatzforderungsbeschlagnahme [Bommer/Goldschmid, in: Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2023, N. 7 vor Art. 263-268 StPO und N. 53 zu Art. 263 StPO; vgl. auch Urteil des Bundesgerichts 6B_1362/2020 vom 20. Juni 2022 E. 23.4.2).”
“Als Zwangsmassnahme im Sinne von Art. 196 StPO setzt eine Beschlagnahme voraus, dass sie gesetzlich vorgesehen ist, ein hinreichender Tatverdacht vorliegt, sie verhältnismässig ist und durch die Bedeutung der Straftat gerechtfertigt wird (Art. 197 Abs. 1 StPO). Gemäss Art. 263 Abs. 1 StPO können Gegenstände und Vermögenswerte beschlagnahmt werden, wenn sie (Bst. a.) als Beweismittel gebraucht werden, (Bst. b.) zur Sicherstellung der Verfahrenskosten, Geldstrafen, Bussen und Entschädigungen gebraucht werden, (Bst. c.) den Geschädigten zurückzugeben sind oder wenn sie (Bst. d.) voraussichtlich einzuziehen sind. Die Beschlagnahme dient der vorläufigen Sicherstellung von Gegenständen und Vermögenwerten, die evtl. im Verlauf des Strafprozesses Verwendung finden werden (Heimgartner, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung [StPO], 3. Aufl. 2020, N. 1 zu Art. 263 StPO mit Hinweisen). Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO regelt die sog. Einziehungsbeschlagnahme und ist zusammen mit Art. 70 ff. StGB zu lesen. Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB unterliegen Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind, der Einziehung, sofern sie nicht der verletzten Person zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands ausgehändigt werden. Die Einziehungsbeschlagnahme bedarf eines eventuellen relevanten Zusammenhangs zwischen den Vermögenswerten und einer inkriminierten Tat. Es müssen sodann konkrete Anhaltspunkte für die Hypothese bestehen, dass die fraglichen Vermögenswerte in erheblichem Zusammenhang mit einem deliktischen Verhalten stehen. Nicht erforderlich ist, dass diesbezüglich ein qualifizierter Verdacht besteht (Urteil des Bundesgerichts 1B_684/2012 vom 24. Januar 2013 E. 2.1; Heimgartner, a.a.O., N. 18 zu Art. 263 StPO mit Hinweisen). Während zu Beginn einer Strafuntersuchung eine einfache Wahrscheinlichkeit genügt, nehmen die Anforderungen an die voraussichtliche Verwendung im Verlauf des Verfahrens zu (Urteil des Bundesgerichts 1B_157/2007 vom 25. Oktober 2007 E. 2.2; Heimgartner, a.a.O., N. 13 zu Art. 263 StPO). Weiter kann gemäss Art.”
Bei einem unentgeltlichen Erwerb (z. B. Schenkung oder Erbschaft ohne echte Gegenleistung) liegt nach der Rechtsprechung keine gleichwertige Gegenleistung vor; der in Art. 70 Abs. 2 StGB vorausgesetzte Schutz des gutgläubigen Dritten greift deshalb regelmässig nicht.
“En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 ; ATF 140 IV 57 précité consid. 4.1.2 ; TF 1B_398/2022 précité consid. 5.2), faute pour l’art. 71 al. 3 CP de l’exiger. La possibilité pour l’autorité d’instruction de placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à « la personne concernée » découle directement de cette dernière disposition. Par « personne concernée », il faut entendre non seulement l’auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d’une manière ou d’une autre, par l’infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l’art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1 ; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Conformément à l’art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (TF 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid. 3.2 et la référence citée). Quant à la clause de rigueur, elle n'a qu'une portée limitée.”
“La possibilité pour l’autorité d’instruction de placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à « la personne concernée » découle directement de cette dernière disposition. Par « personne concernée », il faut entendre non seulement l’auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d’une manière ou d’une autre, par l’infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l’art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1 ; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Conformément à l’art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (TF 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid. 3.2 et la référence citée). Quant à la clause de rigueur, elle n'a qu'une portée limitée. Il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée. A teneur du texte légal, il faut que la mesure frappe de manière particulièrement incisive le tiers dans sa situation économique (TF 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3 ; TF 6B_664/2014 du 22 février 2018 consid. 8.3 ; TF 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.2). Le séquestre en vue de garantir une créance compensatrice est ainsi possible en application de l'art. 71 al. 3 CP. Cette disposition permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale (ATF 141 IV 360 précité ; ATF 140 IV 57 précité ; Moreillon/Parein-Reymond, op.”
“Elle n'a pas une portée plus étendue que la confiscation. Sa valeur doit être équivalente à l'avantage illicite (ATF 119 IV 17 consid. 2d). Le juge peut renoncer à imposer une créance compensatrice lorsqu'il est à prévoir qu'elle ne sera pas recouvrable ou qu'elle entraverait sérieusement la réinsertion de l'intéressé (art. 71 al. 2 CP). h) Les mesures des art. 70 ss CP ne sont pas exclusives les unes des autres. Il peut arriver qu'une configuration conduise l'autorité à restituer une partie des valeurs au lésé, qu'elle en confisque une autre et prononce une créance compensatrice pour le reste (Laura Jacquemoud-Rossari, La créance compensatrice: état des lieux de la jurisprudence, SJ 2019 II p. 281 ss). i) Les mesures de confiscation et de créance compensatrice s'appliquent également aux tiers qui ont acquis les valeurs patrimoniales visées, à moins que cette acquisition ne soit intervenue de bonne foi et qu'une contre-prestation adéquate ait été fournie (art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, resp. art. 71 al. 1 in fine CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP). Par tiers au sens de cette disposition, il faut entendre toute personne juridique (physique ou morale) qui n'a pas participé d'un point de vue pénal à l'infraction et qui possède un droit sur la chose (arrêt du Tribunal fédéral 6B_916/2016 du 25 octobre 2016 consid. 5 et références citées). Le juge doit renoncer à la confiscation en mains de tiers si la mesure se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 in fine CP cum art. 71 al. 1 in fine CP). j) Les deux conditions posées à l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, respectivement 70 al. 2 CP, sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (arrêt du Tribunal fédéral 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid. 3.2 et référence citée). Quant à la clause de rigueur, elle n'a qu'une portée limitée.”
“0) können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich den Geschädigten zurückzugeben sind (sog. Restitutionsbeschlagnahme). Die Restitutionsbeschlagnahme bezweckt die vorläufige Sicherstellung von Gegenständen und Vermögenswerten im Hinblick auf die Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes. Sie setzt voraus, dass die betreffenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Werden inkriminierte Gegenstände oder Vermögenswerte im Herrschaftsbereich von Drittpersonen aufgefunden, ist eine Beschlagnahme zur Rückgabe an den Berechtigten oder zur Einziehung grundsätzlich unter denselben Voraussetzungen wie beim Tatverdächtigen möglich. Der Gewahrsamsinhaber selber muss sich mit anderen Worten keiner Straftat schuldig gemacht oder in irgendeiner Weise daran beteiligt haben. Rechte von Dritten stehen einer Beschlagnahme nur entgegen, wenn aus materiell-rechtlichen Gründen eine Restitution gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB ausgeschlossen ist. Dies ist der Fall, wenn der Dritte einen Vermögenswert in Unkenntnis der Restitutionsgründe und im Rahmen eines synallagmatischen Vertrags erworben hat. Der Erwerb ist nur geschützt, wenn der Erwerber eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat. Damit unterliegen selbst bei Unkenntnis der Einziehungsgründe erbrechtliche oder durch Schenkung gutgläubig erlangte Gegenstände und Vermögenswerte der Restitution (vgl. zum Ganzen: Heimgartner, Strafprozessuale Beschlagnahme, Wesen, Arten und Wirkungen, 2011, S. 77, 280 ff. mit Hinweisen).”
“Zudem habe sie ab dem Tod des Beschuldigten die Mietkosten für dessen Wohnung und Geschäftsräumlichkeiten sowie die Instandsetzungskosten seiner Wohnung übernommen. Zudem habe sie die Todesfallkosten und weitere Kosten der Erbschaft zu tragen. Die beschlagnahmten Vermögenswerte seien ihr daher nicht verpflichtungsfrei und ohne Gegenleistung zugefallen. Diese Ausführungen überzeugen nicht. Mit dem Tod des Beschuldigten gingen die fraglichen Vermögenswerte wie bereits ausgeführt unmittelbar auf die Beschwerdeführerin 2 über. Sie hat das Erbe angenommen und wurde somit ohne weiteres Zutun Gesamteigentümerin der Erbmasse. Dieser Vorgang war nicht an die von ihr geltend gemachten Zahlungen von Miet-, Instandsetzungs- oder Todesfallkosten gebunden. Ebenfalls nicht massgeblich sein kann, dass die Erbschaft offenbar auch Passiven enthielt. Dies gilt jedenfalls in einem Fall wie hier, wo die Aktiven die Ersatzforderung zu decken vermögen. Die Beschwerdeführerin 2 musste mit anderen Worten keine eigene Leistung erbringen, um die Erbschaft erlangen zu können. Es fehlt somit an einem Austausch von Leistung und Gegenleistung, wie ihn Art. 70 Abs. 2 StGB für die Anwendbarkeit des Drittenprivilegs erfordern würde.”
Fehlt der Nachweis, dass die beschlagnahmten Werte als direkte und unmittelbare Folge der Straftat stammen (insbesondere wenn die zur Verknüpfung erforderliche «Papierspur» nicht rekonstruiert werden kann), kommt anstelle einer Einziehung regelmässig die Anordnung einer Ersatzforderung in Betracht.
“Mio. (hypothekarisch mit rund CHF 800'000.00 belastet); CHF 1‘765‘414.94 auf einem auf den Beschuldigten lautenden Konto bei der E.________ AG (Bank), stammend aus seinem Pensionskassenguthaben; EUR 10‘429.49 auf einem auf den Beschuldigten lautenden EUR-Konto bei der E.________ AG (Bank); CHF 67‘988.90 auf einem auf den Beschuldigten lautenden Konto bei der P.________ AG (Bank). Die in Art. 70 Abs. 1 StGB geforderte Anlasstat (tatbestandsmässige und rechtswidrige Tat) ist mit den Veruntreuungen ohne Weiteres gegeben. Die Vorinstanz gelangte zum Schluss, dass bei keinem der beschlagnahmten Vermögenswerte ein direkter Deliktskonnex vorliege, weshalb keine Einziehung nach Art. 70 StGB möglich sei. Demgegenüber seien die Voraussetzungen für eine Ersatzforderung erfüllt, weshalb die beschlagnahmten Gegenstände und Vermögenswerte im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung aufrechtzuerhalten seien.”
“A teneur de l'art. 70 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (al. 1); la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (al. 2). La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 p. 242 et les arrêts cités). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 p. 7 s.). Selon la jurisprudence, la confiscation peut porter tant sur le produit direct de l'infraction que sur les objets acquis au moyen de ce produit dans la mesure où les différentes transactions peuvent être identifiées et documentées ("Papierspur"; "paper trail"). Ce principe est valable non seulement en cas de remploi improprement dit ("unechtes Surrogat") - à savoir lorsque le produit de l'infraction est une valeur destinée à circuler et qu'elle est réinvestie dans un support du même genre (billets de banque, devises, chèques, avoirs en compte ou autres créances) -, mais également en cas de remploi proprement dit ("echtes Surrogat"), soit lorsque le produit du délit sert à acquérir un objet de remplacement (par exemple de l'argent sale finançant l'achat d'une villa).”
“Aufalge, Art. 70/71 N 56). Die sogenannte Ausgleichseinziehung steht wesentlich im Dienst des sozialethischen Gebots, dass der Täter nicht im Genuss eines durch strafbare Handlung erlangten Vorteils bleiben darf. Strafbares Verhalten soll sich nicht lohnen (BGE 144 IV 1 E. 4.2.1; ausführlich Marcel Scholl, in: Kommentar Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisation: Einziehung, Kriminelle Organisation, Finanzierung des Terrorismus, Geldwäscherei, Bd. I, 2018, N 86 ff. zu Art. 70 StGB). Die gleichen Überlegungen gelten für Ersatzforderungen des Staates. Durch die Festlegung einer Ersatzforderung soll verhindert werden, dass derjenige, welcher die Vermögenswerte bereits verbraucht oder sich ihrer entledigt hat, bessergestellt wird als jener, der noch über sie verfügt. Die Ersatzforderung gemäss Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung im Sinne von Art. 70 StGB (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 mit Hinweisen). Erforderlich ist, dass zwischen der Straftat und dem erlangten Vermögenswert ein Zusammenhang besteht. Das Bundesgericht verlangte in seiner amtlich publizierten Rechtsprechung verschiedentlich, es müsse ein Kausalzusammenhang in dem Sinne bestehen, dass die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheint (BGE 144 IV 285 E. 2.2 S. 287 mit Hinweisen). Eingezogen werden können nach der Rechtsprechung des Bundesgerichts neben den unmittelbar aus der Straftat stammenden Vermögenswerten auch die echten und unechten Surrogate, sofern die von den Original- zu den Ersatzwerten führenden Transaktionen identifiziert und dokumentiert werden können. Es ist mithin anhand einer Papierspur («paper trail») nachzuweisen, dass die einzuziehenden Werte an Stelle der deliktisch erlangten Originalwerte getreten sind. Ist die Papierspur nicht rekonstruierbar, so ist auf eine Ersatzforderung in entsprechender Höhe zu erkennen (BGE 126 I 97 E.”
“Autre est le statut des fonds séquestrés sur le compte auprès de G______, de l'appartement sis au I______, du produit de sa location et des pièces séquestrées selon l'inventaire du 26 janvier 2012. Force est à cet égard de constater que, bien que le Ministère public ait affirmé, dans la décision querellée, que "l'ensemble des avoirs séquestrés mentionnés supra représente le produit d'infractions pénales", son état de fait ne comporte aucun élément étayant cette conclusion. Les fonds séquestrés auprès de G______ sont en effet a priori issus d'un prêt hypothécaire octroyé par cet établissement. L'appartement du I______ a quant à lui été acquis bien avant la commission des infractions objet de la procédure, de sorte que les fonds en ayant permis l'acquisition ne sauraient à l'évidence en constituer le produit. Rien n'indique non plus que les biens séquestrés selon l'inventaire du 26 janvier 2012 (soit les objets retrouvés dans cet appartement) aient un lien avec la commission d'une infraction. Ils ne sauraient donc faire l'objet d'une confiscation en application de l'art. 70 CP, seule une créance compensatrice pouvant ici entrer en considération. Le grief des recourantes, qui critiquent la confiscation de ces biens, est dès lors pertinent. L'ordonnance entreprise devra être modifiée en conséquence, afin de substituer une créance compensatrice à une confiscation qui n'a pas lieu d'être. 5.7.3. À cet égard, l'instruction menée par le Ministère public a permis d'établir que, sur la somme totale de CHF 14'331'468.- et EUR 270'000.- perçue par D______ en lien avec les infractions commises au préjudice de B______ LTD, elle ne se trouve désormais enrichie plus que de CHF 5'745'421.-, somme qui fait l'objet de la confiscation confirmée ci-dessus (cf. ch. 5.7.1). Il y a par conséquent lieu de prononcer à son encontre une créance compensatrice pour le solde, soit CHF 8'586'047.- et EUR 270'000.-, en faveur de l'État. 5.8. Reste à déterminer si B______ LTD peut prétendre à l'allocation de dite créance compensatrice, de même qu'à la restitution en sa faveur des biens sujets à confiscation.”
Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB tritt subsidiär gegenüber der Herausgabe an den Verletzten ein. Werden die durch die Straftat erlangten (oder hierzu bestimmten) Vermögenswerte dem Geschädigten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt, kommt eine Einziehung nicht in Betracht.
“am 14. Juli 2020; vgl. Urk. 7/6, Adhoc-Postenauszug vom 8. Oktober 2020 betreffend Konto CH1). Folglich handelt es sich bei den auf dem - 30 - beschlagnahmten Firmenkonto befindlichen Vermögenswerten im Umfang von Fr. 80'216.-- abzüglich Fr. 6'609.-- um den Rest des Kreditbetrages. Da eine Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB subsidiär zur Herausgabe an den Verletzten ist und die Privatklägerin einen entsprechenden Antrag stellt, fällt eine Einziehung ausser Betracht. Dem Antrag der Privatklägerin folgend sind ihr die Ver- mögenswerte auf dem Konto bei der Credit Suisse, lautend auf die D._____ AG, CH1 (Saldo per 16. Juli 2020: Fr. 80'216.--), abzüglich Fr. 6'609.--, zur teilweisen Deckung ihrer Schadenersatzforderung herauszugeben. Art. 70 Abs. 2 StGB ist be- reits deshalb nicht einschlägig, weil der Beschuldigte mit der D._____ AG wirt- schaftlich identisch ist (Urk. 60 S. 49 und 51; E. VII.2. nachfolgend). Auch die übri- gen Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB liegen hier offensichtlich nicht vor.”
“Die Legitimation des Privatklägers zur Ergreifung von Rechtsmitteln der StPO setzt voraus, dass er im Sinn von Art. 115 Abs. 1 StPO geschädigt, das heisst durch die Straftat in seinen Rechten unmittelbar verletzt ist (vgl. Art. 382 Abs. 1 StPO). Die betreffende Handlung muss straf- und zivilrechtlich zugleich relevant sein (BGE 148 IV 432 E. 3.2.4). Deswegen ist im Sinn von Art. 115 Abs. 1 StPO in eigenen Rechten nur betroffen, wer Träger des durch die verletzte Strafnorm geschützten oder zumindest mitgeschützten Rechtsguts ist (BGE 145 IV 433; 141 IV 454 E. 2.3.1; 140 IV 155 E. 3.2). Der Geldwäschereitatbestand (Art. 305bis StGB) stellt Handlungen unter Strafe, die den Zugriff der Strafbehörde auf die aus einem Verbrechen stammende Beute behindern. Der Tatbestand schützt in erster Linie die Rechtspflege in der Durchsetzung des staatlichen Einziehungsanspruchs, mithin ein öffentliches Interesse. Die Einziehung erfolgt indessen nur dann zugunsten des Staats, wenn die Vermögenswerte nicht dem Geschädigten ausgehändigt werden können (Art. 70 Abs. 1 StGB). Daher richtet sich die Vereitelung der Einziehung bei Eigentums- und Vermögensdelikten auch gegen die individuellen Interessen desjenigen, der durch die Vortat geschädigt wurde (BGE 146 IV 211 E. 4.2; 145 IV 335 E. 3.1; 133 III 323 E. 5.1; 129 IV 322 E. 2.2.4; URSULA CASSANI, in: Commentaire Romand, Code pénal II, 2017, N. 10 f. zu Art. 305bis StGB). In dieser Hinsicht ist der beschwerdeführende Privatkläger als Träger des durch die verletzte Strafnorm (mit-) geschützten Rechtsguts in eigenen Rechten betroffen. Mit Blick auf den Ausgang des Verfahrens kann im Übrigen offenbleiben, wie es sich mit dem Erfordernis der potentiellen Auswirkung des vorinstanzlichen Freispruchs auf die Beurteilung der Zivilansprüche verhält (vgl. Art. 81 Abs. 1 lit. b Ziff. 5 BGG; BGE 148 IV 432; 141 IV 1 E. 1.1; 137 IV 246 E. 1.3.1).”
“Grundlagen Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Hinsichtlich dieser Bestimmung müssen zwei Schritte unterschieden werden. In einem ersten Schritt erfolgt die Wegnahme der durch eine Straftat erlangten Vermögenswerte. In einem zweiten Schritt werden die weggenommenen Vermögenswerte einer Person dem Staat oder dem Verletzten zugeordnet, wobei die Einziehung subsidiär zum Rückerstattungsanspruch des Verletzten ist (vgl. dazu Scholl, Vermögenseinziehung [Art. 70 StGB], in: Ackermann [Hrsg.], Kommentar Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisationen, Band I, Zürich 2018, § 4 N 71 ff.; Baumann, a.a.O., Art. 70/71 N 49).”
Die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB setzt einen Kausalzusammenhang voraus: Die Erlangung der einzuziehenden Vermögenswerte muss als direkte und unmittelbare Folge der Straftat erscheinen. Die Straftat muss als wesentliche beziehungsweise adäquate Ursache für den Vermögensvorteil gelten, und die Werte müssen typischerweise aus der begangenen Tat stammen.
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Si le montant des valeurs soumises à la confiscation ne peut être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation (art. 70 al. 5 CP). La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1; 144 IV 285 consid. 2.2; 144 IV 1 consid. 4.2.1). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid.”
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi par l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 150 IV 338 consid. 2.1.1; 145 IV 237 consid. 3.2.1). La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1; arrêt 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.3). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid.”
“Objekt der Einziehung sind Vermögenswerte, d.h. alle wirtschaftlichen Vor- teile, gleichgültig ob sie in einer Vermehrung der Aktiven oder einer Verminderung der Passiven bestehen. Immer muss es sich aber um einen geldwerten Vorteil handeln. Ebenfalls der Einziehung unterliegen die echten und unechten Surroga- te, sofern sie beim Täter oder einem Drittbegünstigten noch vorhanden sind und sofern die von den Original- zu den Ersatzwerten führenden Transaktionen identi- fiziert und dokumentiert werden können (H EIMGARTNER, in: Donatsch [Hrsg.], Orell Füssli Kommentar StGB, 21. Auflage, Zürich 2022, N 10 zu Art. 70 StGB; TRECH- SEL /JEAN-RICHARD-DIT-BRESSEL, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Praxiskommentar StGB, 4. Auflage, Zürich 2021, N 2 zu Art. 70 StGB; BGer 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020, E. 4.3.2). Die Einziehung gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB setzt voraus, dass zwischen dem erlangten Vermögenswert und der Straftat ein Kausalzusammenhang besteht, und zwar insofern, als die Erlangung des Vermögenswerts als direkte und unmit- telbare Folge der Straftat erscheint. Erforderlich ist, dass die Straftat die wesentli- che bzw. adäquate Ursache für die Erlangung des Vermögenswerts ist und dass der Vermögenswert typischerweise aus der Straftat herrührt (BGE 144 IV 285, E.”
Beschlagnahmte Sicherheitsleistungen/Kautionen sowie Kontoguthaben können als Vermögenswerte i.S.v. Art. 70 StGB der Beschlagnahme unterliegen und — etwa durch Anordnung gegenüber Banken — gesperrt oder zur Einziehung verwendet werden (vgl. Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO). Die Zuweisung an Berechtigte kann bereits durch die Untersuchungsbehörde erfolgen, wenn die Rechtslage hinreichend klar ist und keine vorrangigen Ansprüche Dritter geltend gemacht werden.
“A. Basel 2014, Art. 239 N 6). Im Falle einer Freigabe kann die Sicherheitsleistung zur Deckung der Geldstrafen, Bussen, Kosten und Entschädigungen verwendet werden (Art. 239 Abs. 2 StPO). Tritt der Freigabegrund in einem Zeitpunkt ein, wo über diese Kosten noch nicht abschliessend befunden worden ist, kann die Rückerstattung der Sicherheitsleistung an den Berechtigten nicht in Anwendung von Art. 239 Abs. 2 StPO verweigert werden. Der als Sicherheitsleistung erbrachte Betrag kann jedoch in Anwendung von Art. 268 StPO zur Kostendeckung beschlagnahmt werden (Härri, a.a.O, N 12, Frei/Zuberbühler Elsässer, a.a.O. N 7). Der Beschlagnahme unterliegen gemäss Art. 263 Abs. 1 lit. d StPO auch jene Vermögenswerte, die gestützt auf Art. 70 StGB einzuziehen sind.”
“le prélèvement du montant de CHF 5'059.00 (valeur au 19 novembre 2019) se trouvant sur le compte n°AW.________ (C.________) bloqué à la Banque D.________, par ordonnance du Ministère public du canton de Berne, criminalité économique, du 20 octobre 2016, en faveur du canton de Berne ; le montant de CHF 4'146.20 est confisqué (art. 70 CP) ; la Banque D.________ est priée de virer le montant de CHF 5'059.00 sur le compte du Tribunal dès l’entrée en force du jugement (numéro de compte à communiquer ultérieurement) ;”
“Die Zuweisung an den Geschädigten kann nicht erst durch das Sachgericht, sondern unter Vorbehalt eines kantonalen Rechtsmittels an eine richterliche Be- hörde bereits durch die Untersuchungsbehörde erfolgen. Voraussetzung hierfür ist, dass die Rechtslage hinreichend liquid ist und keine besseren Ansprüche Drit- ter geltend gemacht werden. Sind diese Voraussetzungen erfüllt, so ist die Zuwei- sung – ohne Rücksicht auf andere Gläubiger und Geschädigte – tatsächlich vor- zunehmen (BGE 128 I 129, E. 3.1.2 mit weiteren Hinweisen). Eine Rückerstattung ist jedoch ausgeschlossen, wenn ein gutgläubiger Dritter- werber Eigentum an den deliktisch erlangten Vermögenswerten erlangt hat. Im Konflikt zwischen dem Rückerstattungsanspruch des Geschädigten und den Rechten des nach Art. 70 Abs. 2 StGB geschützten Dritterwerbers gelangen die einschlägigen Bestimmungen des Sachenrechts zur Anwendung (Art. 933 ff., 938 f. ZGB; BGer 6B_403/2008 vom 24. November 2008, E. 2.3; H EIMGARTNER, a.a.O., N 8 zu Art. 70 StGB).”
Das Gericht hat Art. 70 Abs. 1 StGB auf eine als Sicherheitsleistung geleistete Kaution angewendet, weil diese nach den Feststellungen aus Drogengeschäften stammte; ebenso wurde beschlagnahmter Drogenerlös in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. Die als aus Straftaten stammend beurteilten Gelder konnten insoweit nicht zur Deckung der Verfahrenskosten nach Art. 239 Abs. 2 StPO verwendet werden.
“Weil vorliegend gemäss den obigen Ausführungen davon auszugehen ist, dass es sich bei den von A____ geleisteten Sicherheitsleistung um aus Drogengeschäften erlangtes Geld handelt, ist folgerichtig die von A____ beigebrachte Sicherheitsleistung in der Höhe von CHF 20'000. in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen und kann insofern nicht in Anwendung von Art. 239 Abs. 2 StPO zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet werden. B. Reisepässe, Identitätskarte und Drogenerlös Die mit Verfügung des Zwangsmassnahmengerichts Basel-Stadt vom 8. Oktober 2020 verfügte Sicherstellung von Reisepass und Identitätskarte von A____ wird demgegenüber aufgehoben. Ebenso wird die in Sachen G____ verfügte Sicherstellung des türkischen Passes (Effektenverwaltung: Verzeichnis 152044) und in Sachen C____ verfügte Sicherstellung des thailändischen Reisepasses (Effektenverwaltung: Verzeichnis 502260) aufgehoben. Der beschlagnahmte Drogenerlös (Pos. 1001, 1002, 1008 und Pos. 1137.1) wird demgegenüber in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB eingezogen. VI. KOSTEN A. Ordentliche Kosten”
“Etwas anderes wird auch von ihm selbst nicht vorgebracht. Mit Blick auf die dargelegten finanziellen Verhältnisse von A____ ist nicht ersichtlich, geschweige denn belegt, inwiefern A____ die Kautionsleistung aus legalem Erwerb aufgebracht haben könnte. Vielmehr drängt sich mit Blick auf seine durch das vorliegende Urteil erstellten umfangreichen Drogenhandelsaktivitäten der Schluss auf, dass die geleistete Kaution aus Verdiensten aus entsprechenden Geschäften finanziert wurde. Im Rahmen der Gewerbsmässigkeit wurde bereits aufgezeigt, dass A____ durch seine deliktische Tätigkeit einen Gewinn von deutlich mehr als dem Grenzwert der Gewerbsmässigkeit von CHF 10'000. erzielt haben musste, konnte er sich doch in einer Zeit, in der er keiner legalen Arbeit mehr nachging, unter anderem einen Ford Mustang für CHF 17'500. (in bar), eine Ferienreise im Wert von EUR 3'521. sowie eine [...] Tasche zum Preis von CHF 1'900. leisten. Das Gericht verfügt die Einziehung unter anderem von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind (Art. 70 Abs. 1 StGB). Die Einziehung ist ausgeschlossen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben hat und soweit er für sie eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber sonst eine unverhältnismässige Härte darstellen würde (Art. 70 Abs. 2 StGB). Weil vorliegend gemäss den obigen Ausführungen davon auszugehen ist, dass es sich bei den von A____ geleisteten Sicherheitsleistung um aus Drogengeschäften erlangtes Geld handelt, ist folgerichtig die von A____ beigebrachte Sicherheitsleistung in der Höhe von CHF 20'000. in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehen und kann insofern nicht in Anwendung von Art. 239 Abs. 2 StPO zur Deckung der Verfahrenskosten verwendet werden. B. Reisepässe, Identitätskarte und Drogenerlös Die mit Verfügung des Zwangsmassnahmengerichts Basel-Stadt vom 8. Oktober 2020 verfügte Sicherstellung von Reisepass und Identitätskarte von A____ wird demgegenüber aufgehoben. Ebenso wird die in Sachen G____ verfügte Sicherstellung des türkischen Passes (Effektenverwaltung: Verzeichnis 152044) und in Sachen C____ verfügte Sicherstellung des thailändischen Reisepasses (Effektenverwaltung: Verzeichnis 502260) aufgehoben.”
Die Einziehung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile; die Täterin soll nicht im Genuss eines durch die Straftat erlangten Vermögensvorteils bleiben. Die Ersatzforderung nach Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB und hat die Einziehung zu ersetzen; sie darf im Vergleich zur Einziehung weder Vorteile noch Nachteile bewirken. Die Ersatzforderung entspricht in der Regel dem Vermögenswert, der durch die strafbare Handlung erlangt worden wäre.
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind, sofern sie nicht der Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Einziehung bezweckt den Ausgleich deliktischer Vorteile. Die Täterin soll nicht im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleiben. Damit dienen die Einziehungsbestimmungen der Verwirklichung des sozialethischen Gebots, nach welchem sich strafbares Verhalten nicht lohnen soll (vgl. BGE 146 IV 201 E. 8.4.3; 144 IV 1 E. 4.2.1; 139 IV 209 E. 5.3; je mit Hinweisen). Die gleichen Überlegungen gelten für Ersatzforderungen des Staates. Es soll verhindert werden, dass die Täterin, welche die Vermögenswerte bereits verbraucht beziehungsweise sich ihrer entledigt hat, besser gestellt wird als jene, die sie noch hat (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2; 123 IV 70 E. 3; 119 IV 17 E. 2a; je mit Hinweisen). Die Ersatzforderung entspricht in ihrer Höhe deshalb grundsätzlich den Vermögenswerten, die durch die strafbaren Handlungen erlangt worden sind und somit der Vermögenseinziehung unterlägen, wenn sie noch vorhanden wären (Urteile 6B_989/2023 vom 22.”
“Das Gericht verfügt die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, so erkennt das Gericht auf eine Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Ersatzforderung gemäss Art. 71 StGB ist subsidiär zur Naturaleinziehung im Sinne von Art. 70 StGB (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2; Urteile 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 3.5, nicht publ. in: BGE 147 IV 479; 6B_439/2019 vom 12. September 2019 E. 2.3.1; je mit Hinweisen). Sie hat die Einziehung zu ersetzen und darf im Vergleich zu dieser weder Vorteile noch Nachteile bewirken (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2; 123 IV 70 E. 3; 119 IV 17 E. 2b). Der Sinn und Zweck der Einziehung bzw. der Ersatzforderung liegt im Ausgleich deliktischer Vorteile. Mit den Einziehungsbestimmungen soll verhindert werden, dass der Täter oder der Begünstigte im Genuss eines durch eine strafbare Handlung erlangten Vermögensvorteils bleibt. Strafbares Verhalten soll sich nicht lohnen (BGE 146 IV 201 E. 8.4.3; 144 IV 285 E. 2.2; 141 IV 317 E. 5.8.3; je mit Hinweisen).”
Das Drittprivileg nach Art. 70 Abs. 2 StGB setzt eine zivilrechtlich wirksame Übertragung von Eigentum oder zumindest ein dingliches Recht (z. B. Pfand) voraus; reine schuldrechtliche Ansprüche genügen in der Regel nicht. Als Beispiel ist der gutgläubige Erwerb gemäss Art. 935 ZGB (insbesondere bei Bargeld und Inhaberpapieren) relevant.
“-- umsetzte, hat er nach Art eines Berufes gehandelt, weil er einen namhaften Beitrag an die Kosten zur Finanzierung seiner Lebensgestaltung erzielt hat. Mithin hat sich der Beschuldigte des gewerbsmässigen betrügerischen Missbrauchs einer Datenverarbeitungsanlage gemäss Art. 147 Abs. 1 und Abs. 2 StGB schuldig gemacht. Die Versuche gehen in der Gewerbsmässigkeit auf (sog. normative Handlungseinheit; BGE 123 IV 113 E. 2c). 4. Zivilklage der Privatklägerin 3, Casino D. AG 4.1 Was die Zivilklage der Casino D. AG auf Herausgabe der inkriminierten Noten im Betrag von Fr. 72'800.-- gestützt auf Art. 935 ZGB betrifft, gilt es vorab zu prüfen, ob nicht die Privatklägerin 1, Bank B., einen Anspruch auf Restitution der betreffenden Noten hat. 4.2 Wie bereits im Rahmen des Tatbestandsmerkmals des Schadens erläutert (E. 3.4.3) sind durch Straftaten erlangte Vermögenswerte gemäss Art. 70 Abs. 1 in fine StGB, primär dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes zu restituieren. Diese strafrechtliche Regelung geht als öffentlich-rechtliche Regelung dem ZGB vor. Ein Restitutionsausschluss ist gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB nur vorgesehen, wenn ein Dritter die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und eine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat oder die Einziehung ihm gegenüber eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Art. 935 ZGB ist insofern relevant, als die Geltendmachung des Drittenprivilegs von Art. 70 Abs. 2 StGB voraussetzt, dass eine zivilrechtlich gültige Eigentumsübertragung stattgefunden hat (Scholl, in: Ackermann (Hrsg.), Kommentar Kriminelles Vermögen, Kriminelle Organisationen, Band I, 2018, Art. 70 N 328 ff.). 4.3 Es stellt sich somit zunächst die Frage, ob die Spezialbestimmung von Art. 935 ZGB, die auch einen gutgläubigen Erwerb von gestohlenem Bargeld und derartigen Inhaberpapieren vorsieht, vorliegend Geltung beansprucht. Die ratio legis liegt darin, die Verkehrsfähigkeit von Geld und Inhaberpapieren – im Unterschied zu anderen abhanden gekommenen Sachen, die gemäss Art. 934 Abs. 1 ZGB nicht erworben werden können – zu privilegieren. Deren Herkunft soll zu keinen rechtlichen Diskussionen Anlass geben, da der Vermutung der Integrität solcher Papiere zentrale Bedeutung für einen funktionierenden Zahlungsverkehr resp.”
“En matière de séquestre, le détenteur des objets ou valeurs patrimoniales faisant l'objet du séquestre a en principe qualité pour recourir (ATF 133 IV 278 consid. 1.3; arrêt 6B_861/2022 du 13 avril 2023 consid. 1). Le séquestre pouvant porter sur les biens de tiers à la procédure (cf. art. 105 al. 1 let. f, 263 CPP et 71 al. 1 et 3 CP en lien avec l'art. 70 al. 2 CP), ceux-ci disposent également en principe de la qualité pour recourir (arrêts 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 1; 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 1.4). Sont en particulier des tiers, au sens de l'art. 70 al. 2 CP, ceux jouissant d'un droit de propriété ou d'un droit réel limité (dont un gage) sur les biens faisant l'objet du séquestre; tel n'est en revanche pas le cas de celui qui se prévaut uniquement d'un droit personnel, de nature obligationnelle (cf. par exemple un contrat de mandat, de fiducie ou de prêt; arrêt 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.1, publié in SJ 2006 I 461); TRECHSEL/JEAN-RICHARD-DIT-BRESSEL, in TRECHSEL/PIETH [édit.], Praxiskommentar, Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4e éd. 2021, n° 11 in fine ad art. 70 CP; MADELEINE HIRSIG-VOUILLOZ, in Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd. 2021, n° 32 ad art. 70 CP; LAURA JACQUEMOUD-ROSSARI, La créance compensatrice : état des lieux de la jurisprudence, in SJ 2019 II p. 281, ch. V/A/1 p. 292).”
Bei bereits sequestrierten Vermögenswerten und bei internen Übertragungen ist eine Doppelberücksichtigung bei der Bestimmung der nach Art. 70 Abs. 1 StGB einzuziehenden Werte zu vermeiden. Auf Beträge, die aufgrund eines Sequesters bereits gesichert bzw. auf einem bereits konfiszierten Konto erfasst worden sind, sind diese Werte bei der Festsetzung der Einziehung nicht nochmals anzurechnen; sequestrierte Beträge können auf die Einziehung angerechnet werden.
“________ est reconnu coupable de crime contre la loi sur les stupéfiants avec mise en danger de la santé de nombreuses personnes, crime par métier contre la loi sur les stupéfiants, blanchiment d'argent et incitation à l'entrée, à la sortie ou au séjour illégal. 1.3 En application des art. 34, 40, 42, 44, 47, 49, 51 et 305bis ch. 1 CP, 19 al. 1 let. c en lien avec les art. 19 al. 2 let. a et c LStup, et 116 al. 1 let. a aLEtr, A.________ est condamné à • une peine privative de liberté de 51 mois, sans sursis, sous déduction de la détention avant jugement subie du 13 avril 2017 au 18 juin 2018, soit 432 jours, de 10 jours en compensation des mesures de substitution, et de la détention subie dès le 31 août 2020; et à • une peine pécuniaire de 30 jours-amende à CHF 10.- avec sursis, le délai d’épreuve étant fixé à 2 ans. 1.4 En application de l'art. 71 al. 1 CP, A.________ est astreint au paiement d'une créance compensatrice de CHF 5'000.-. 5. Expulsions obligatoires 5.1 En application de l'art. 66a al. 1 let. o CP, l'expulsion obligatoire de A.________ du territoire suisse est prononcée pour une durée de 5 ans. 5.5 Le Tribunal pénal de la Gruyère requiert que A.________ soit signalé au SIS. 6. Séquestres 6.3 En application des art. 70 al. 1 CP et 267 al. 3 CPP, le montant de CHF 2'000.-, séquestré le 13 avril 2017 au domicile de A.________, est confisqué et imputé sur la créance compensatrice prévue au chiffre 1.4 du présent dispositif. 7. En application des art. 421 et 426 CPP, les frais de procédure sont mis à la charge de A.________ à raison de 3/8, B.________ à raison de 2/8, C.________ à raison de 2/8, et D.________ à raison de 1/8. Ils sont fixés à CHF 6'000.- pour l'émolument de justice auquel s'ajoute l'émolument du Ministère public à hauteur de CHF 1'000.- et l'émolument du Tribunal des mesures de contraintes à hauteur de CHF 400.- pour A.________, l'émolument du Ministère public à hauteur de CHF 1'267.50 pour B.________, l'émolument du Ministère public à hauteur de CHF 794.50 pour C.________ et l'émolument du Ministère public à hauteur de CHF 850.- pour D.________, ainsi qu'à CHF 43'268.75 pour les débours (soit CHF 25'841.- à la charge de A.________, CHF 5'287.25 à la charge de B.________, CHF 3'611.25 à la charge de C.”
“S'agissant des virements internes, les précisions suivantes sont nécessaires. En ce qui concerne les virements internes de CHF 89'367.50 et de CHF 95'770.09 les 3 et 5 juillet 2007, de EUR 118'440.78 le 6 juillet 2007, de USD 167'138.- le 9 juillet 2007 et de EUR 39'867.08 le 10 juillet 2007, il en va de sommes qui ont toutes été transférées du compte n° 21 vers le compte de la société 3. Cette dernière relation a fait l'objet d'un séquestre le 29 août 2007 et les valeurs patrimoniales déposées sur celle-ci ont été confisquées par ordonnance pénale du 15 décembre 2020 rendue contre N. (cf. supra A.10). De même, la somme de EUR 535'000.- transférée en interne le 1er octobre 2007 de la relation n° 21 vers le compte de la société 32, puis transférée le même jour auprès de la banque 6, à Chypre, est comprise dans la somme de EUR 16'054'863.49 précitée. Il s'ensuit qu'il ne peut pas être tenu compte, dans la détermination des valeurs patrimoniales qui devaient être confisquées au sens de l'art. 70 al. 1 CP, des montants transférés en interne sur le compte de la société 3, qui a déjà été confisqué, ni du virement interne de EUR 535'000.- précité, au risque de retenir ce dernier montant deux fois. En revanche, il faut prendre en considération le virement interne de EUR 1'261.41 intervenu le 6 novembre 2007 entre le compte de Q. et celui de la société 32, ainsi que le virement interne de EUR 2'500'000.- intervenu le 8 août 2007 entre les relations des sociétés 1 et 62, puisque les comptes des sociétés 32 et 62 n'ont pas fait l'objet d'un séquestre ou d'une confiscation. Par conséquent, les sommes déterminantes au regard de l'art. 70 al. 1 CP se chiffrent à EUR 16'054'863.49 pour les virements vers l'étranger, à EUR 107'465.00 pour les retraits en espèces et à EUR 2'501'261.41 pour les virements internes, soit un montant total de EUR 18'663'589.90. 12.2.3 Toutes les sommes précitées proviennent d'actes de blanchiment non prescrits retenus contre A. Il s'ensuit que le principe de la confiscation de l'art.”
Bestehen hinreichende prima-facie‑Anhaltspunkte dafür, dass Vermögenswerte Folge einer Straftat sein könnten oder zur Veranlassung/Belohnung einer Straftat bestimmt waren, rechtfertigt dies nach den zitierten Entscheiden die vorsorgliche Sicherstellung der kontogebundenen Mittel mit Blick auf eine allenfalls spätere Einziehung gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB. Ein Sequester ist solange gerechtfertigt, wie eine ernsthafte Möglichkeit der Konfiskation prima facie fortbesteht; eine Aufhebung kommt nur in Betracht, wenn offensichtlich und zweifelsfrei feststeht, dass die materiellen Voraussetzungen einer Einziehung nicht vorliegen.
“À réception du recours, la cause a été gardée à juger sans échange d'écritures, ni débats. EN DROIT : 1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP), concerner une ordonnance sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. a CPP) et émaner du prévenu qui, partie à la procédure (art. 104 al. 1 let. a CPP), a qualité pour agir, ayant un intérêt juridiquement protégé à la modification ou à l'annulation de la décision querellée (art. 382 al. 1 CPP). 2. La Chambre pénale de recours peut décider d'emblée de traiter sans échange d'écritures ni débats les recours manifestement irrecevables ou mal fondés (art. 390 al. 2 et 5 a contrario CPP). Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations qui suivent. 3. Le recourant sollicite la levée du séquestre sur son compte. 3.1. Le séquestre, prévu par l'art. 263 CPP, a notamment pour but de préparer la confiscation au sens de l'art. 70 al. 1 CP, à teneur duquel le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. 3.2. En l'espèce, le recourant est prévenu de blanchiment d'argent (art. 305bis CP) pour avoir reçu son compte bancaire IBAN 1______ auprès de [la banque] B______ un montant de CHF 4'999.- appartenant à C______, laquelle avait été incitée frauduleusement par un auteur inconnu à effectuer cette transaction et avait déposé plainte pénale pour escroquerie. L'enquête pénale n'en est qu'à ses débuts et les soupçons pesant sur le recourant subsistent toujours ce stade, quand bien même il serait lui-même victime d'une escroquerie également. Partant, une levée du séquestre sur son compte apparaît prématurée. 4. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 5. Le recourant, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui seront fixés en totalité à CHF 500.”
“1.1 En l'espèce, les prévenus C. et D. sont soupçonnés d'avoir entravé l'identification de l'origine, la découverte et la confiscation de valeurs patrimoniales issues de possibles détournements de fonds au préjudice de la Banque E. Séquestrées en tant que potentiel résultat de l'infraction de blanchiment d'argent (art. 305bis CP) commis en Suisse, les valeurs patrimoniales déposées sur les comptes des sociétés A. Trust reg. et B. Ltd sont susceptibles d'être confisquées, au sens de l'art. 70 CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152; arrêt du Tribunal fédéral 6B_914/2009 consid. 2.2 in fine; 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 5.1). 2.1.2 Le séquestre en vue de confiscation, dit conservatoire, est prévu à l'art. 263 al. 1 let. d CPP. Cette mesure provisoire est destinée à préserver les objets ou les valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer. Il se fonde sur la vraisemblance et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application de l'art. 70 al. 1 CP semble, prima facie, subsister (ATF 139 IV 250 consid. 2.1 p. 252 ss; 137 IV 145 consid. 6.4 p. 151 ss et les références citées). Ce séquestre ne peut donc être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées et ne pourront l'être (ATF 140 IV 133; 139 IV 250; arrêt du Tribunal fédéral 1S_8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Tant que subsiste un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité criminelle, l'intérêt public commande qu'ils demeurent dans leur intégralité à la disposition de la justice (Julen Berthod, Commentaire romand, 2ème éd. 2019, n. 27 ad art. 263 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 1B_269/2018 du 26 septembre 2018 consid. 4.1). 2.1.3 Les provisions et honoraires déjà perçus par un avocat, en particulier à l'occasion d'une défense pénale, échappent au séquestre, en application de l'art. 70 al. 2 CP, si l'avocat ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid.”
“1.1 En l'espèce, les prévenus C. et D. sont soupçonnés d'avoir entravé l'identification de l'origine, la découverte et la confiscation de valeurs patrimoniales issues de possibles détournements de fonds au préjudice de la Banque E. Séquestrées en tant que potentiel résultat de l'infraction de blanchiment d'argent (art. 305bis CP) commis en Suisse, les valeurs patrimoniales déposées sur les comptes des sociétés A. Trust reg. et B. Ltd sont susceptibles d'être confisquées, au sens de l'art. 70 CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152; arrêt du Tribunal fédéral 6B_914/2009 consid. 2.2 in fine; 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 5.1). 2.1.2 Le séquestre en vue de confiscation, dit conservatoire, est prévu à l'art. 263 al. 1 let. d CPP. Cette mesure provisoire est destinée à préserver les objets ou les valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer. Il se fonde sur la vraisemblance et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application de l'art. 70 al. 1 CP semble, prima facie, subsister (ATF 139 IV 250 consid. 2.1 p. 252 ss; 137 IV 145 consid. 6.4 p. 151 ss et les références citées). Ce séquestre ne peut donc être levé que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées et ne pourront l'être (ATF 140 IV 133; 139 IV 250; arrêt du Tribunal fédéral 1S_8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Tant que subsiste un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité criminelle, l'intérêt public commande qu'ils demeurent dans leur intégralité à la disposition de la justice (Julen Berthod, Commentaire romand, 2ème éd. 2019, n. 27 ad art. 263 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 1B_269/2018 du 26 septembre 2018 consid. 4.1). 2.1.3 Les provisions et honoraires déjà perçus par un avocat, en particulier à l'occasion d'une défense pénale, échappent au séquestre, en application de l'art. 70 al. 2 CP, si l'avocat ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid.”
Die Einziehung kann auch gegen Dritte angeordnet werden; gutgläubige Erwerber sind jedoch geschützt, sofern sie die Vermögenswerte in Unkenntnis der Einziehungsgründe erworben und eine angemessene Gegenleistung erbracht haben oder die Einziehung für sie eine unverhältnismässige Härte darstellen würde.
“Si les valeurs délictueuses sont versées sur un compte bancaire, de sorte qu'elles seront mélangées avec des valeurs de provenance licite appartenant à l'auteur ou à un tiers, la confiscation directe d'un montant correspondant au montant des valeurs délictueuses reste possible tant qu'un lien de connexité peut être établi entre le compte et l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 3.1 ; SJ 2006 I 461 consid. 3.1 p. 463 ; N. SCHMID, Kommentar, Einziehung, Organisiertes Verbrechen, Geldwäscherei, vol. I, Zurich 1998, n. 50, 59 et 64 ad art. 59 CP). La confiscation doit être prononcée quel que soit le possesseur actuel des valeurs patrimoniales assujetties, qu'il soit ou non concerné par le contexte délictueux (L. MOREILLON / A. MACALUSO / N. QUELOZ / N. DONGOIS (éds), Commentaire romand, Code pénal I, art. 1-110 CP, 2ème éd., Bâle 2021, n. 12 ad art. 70). Elle peut donc être prononcée contre un tiers, à moins qu'il ait acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). 4.2. L'art. 70 al. 1 in fine CP exclut la confiscation lorsqu'il s'agit de rétablir le lésé dans ses droits. Le droit du lésé à la restitution et à l'attribution prime la confiscation (ATF 129 IV 322 consid. 2.2.4 p. 327). Lorsqu'il est possible d'identifier de manière claire l'origine des valeurs patrimoniales acquises au moyen d'une infraction, l'autorité peut ainsi ordonner la restitution au lésé, sans qu'il soit nécessaire de passer préalablement par une confiscation (ATF 122 IV 365 consid. 2 p. 374 ; M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI (éds), Code pénal - Petit commentaire, 2ème éd., Bâle 2017, n. 1-17 ad art. 70). Les prétentions du lésé prévalent donc sur l'intérêt étatique à confisquer (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2 ; L. MOREILLON / A. MACALUSO / N. QUELOZ / N. DONGOIS (éds), op.cit., n. 24 ad art. 70). 4.3.1. Lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles – parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées –, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent (art.”
Bei Einziehung vererbter Vermögenswerte ist zu prüfen, ob die Erben als gutgläubige Dritte im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB anzusehen sind. Gutgläubigkeit bedeutet, dass die Erben zum Zeitpunkt des Erwerbs keine Kenntnis von der deliktischen Herkunft hatten; in diesem Fall greift das Drittenprivileg. Sind die Erben nicht gutgläubig, kommt die Einziehung bzw. — vorbehaltlich der gesetzlichen Voraussetzungen — eine Ersatzforderung in Betracht.
“2 aCP, ne soient pas remplies, également les concernant. En d'autres termes, la question se pose de savoir si ceux-ci doivent également être de mauvaise foi ou s'ils sont de bonne foi, ne pas avoir fourni une contre-prestation adéquate ou que la mesure ne soit pas d'une rigueur excessive à leur égard. Dans l'ATF 141 IV 155, qui traite de la confiscation en mains des héritiers, cette question n'est pas expressément abordée. Cet arrêt conclut que la confiscation doit être prononcée à la charge des héritiers lorsque le de cujus a, par son comportement, réalisé les éléments constitutifs d'une infraction. Il n'examine pas si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, sont réalisées ou non par les héritiers (cf. ATF 141 IV 155 consid. 4.5 p. 168), bien qu'il semble que ceux-ci aient invoqué ce point (cf. ATF 141 IV 155 consid. 4 in fine p. 161). En revanche, dans l'arrêt 6B_664/2014 du 22 février 2018 consid. 8.4, le Tribunal fédéral a estimé que, lorsque le de cujus est lui-même un tiers, les conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, doivent être examinées en relation avec le de cujus et avec ses héritiers pour permettre une confiscation en leurs mains. Toutefois, ces deux situations ne devraient pas conduire à une solution différente et l'examen des conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, à l'égard des héritiers devrait être exigé dans tous les cas. En effet, si les héritiers ignorent que les valeurs héritées proviennent d'une infraction - que le de cujus ait lui-même réalisé les éléments constitutifs de cette infraction ou qu'il en ait simplement profité - ils seront amenés à accepter la succession alors que celle-ci pourrait être, finalement, déficitaire. Ils pourraient alors se retrouver débiteurs dans le cadre d'une succession qu'ils auraient répudiée s'ils avaient su que des valeurs patrimoniales seraient confisquées. Dans ce cas, les héritiers de bonne foi ne pourraient même pas se prévaloir de la rigueur excessive de la confiscation puisqu'ils ne seraient pas considérés comme des tiers.”
“Dans l'ATF 141 IV 155, qui traite de la confiscation en mains des héritiers, cette question n'est pas expressément abordée. Cet arrêt conclut que la confiscation doit être prononcée à la charge des héritiers lorsque le de cujus a, par son comportement, réalisé les éléments constitutifs d'une infraction. Il n'examine pas si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, sont réalisées ou non par les héritiers (cf. ATF 141 IV 155 consid. 4.5 p. 168), bien qu'il semble que ceux-ci aient invoqué ce point (cf. ATF 141 IV 155 consid. 4 in fine p. 161). En revanche, dans l'arrêt 6B_664/2014 du 22 février 2018 consid. 8.4, le Tribunal fédéral a estimé que, lorsque le de cujus est lui-même un tiers, les conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, doivent être examinées en relation avec le de cujus et avec ses héritiers pour permettre une confiscation en leurs mains. Toutefois, ces deux situations ne devraient pas conduire à une solution différente et l'examen des conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, à l'égard des héritiers devrait être exigé dans tous les cas. En effet, si les héritiers ignorent que les valeurs héritées proviennent d'une infraction - que le de cujus ait lui-même réalisé les éléments constitutifs de cette infraction ou qu'il en ait simplement profité - ils seront amenés à accepter la succession alors que celle-ci pourrait être, finalement, déficitaire. Ils pourraient alors se retrouver débiteurs dans le cadre d'une succession qu'ils auraient répudiée s'ils avaient su que des valeurs patrimoniales seraient confisquées. Dans ce cas, les héritiers de bonne foi ne pourraient même pas se prévaloir de la rigueur excessive de la confiscation puisqu'ils ne seraient pas considérés comme des tiers. Cela ne paraît pas conforme ni au but de la loi, ni au principe d'équité. Il y a ainsi lieu d'interpréter la jurisprudence en ce sens que l'autorité doit procéder à l'examen des conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, à l'égard des héritiers lorsqu'elle envisage une confiscation en leurs mains.”
“En effet, si les héritiers ignorent que les valeurs héritées proviennent d'une infraction - que le de cujus ait lui-même réalisé les éléments constitutifs de cette infraction ou qu'il en ait simplement profité - ils seront amenés à accepter la succession alors que celle-ci pourrait être, finalement, déficitaire. Ils pourraient alors se retrouver débiteurs dans le cadre d'une succession qu'ils auraient répudiée s'ils avaient su que des valeurs patrimoniales seraient confisquées. Dans ce cas, les héritiers de bonne foi ne pourraient même pas se prévaloir de la rigueur excessive de la confiscation puisqu'ils ne seraient pas considérés comme des tiers. Cela ne paraît pas conforme ni au but de la loi, ni au principe d'équité. Il y a ainsi lieu d'interpréter la jurisprudence en ce sens que l'autorité doit procéder à l'examen des conditions de l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, à l'égard des héritiers lorsqu'elle envisage une confiscation en leurs mains. Eu égard au renvoi de l'art. 71 al. 1 CP, resp. de l'art. 59 ch. 2 al. 1 aCP, à l'art. 70 al. 2 CP, resp. 59 ch. 1 al. 2 aCP, s'agissant des conditions au prononcé d'une créance compensatrice à l'encontre d'un tiers, les mêmes exigences s'appliquent au prononcé d'une créance compensatrice à l'encontre des héritiers. En d'autres termes, une créance compensatrice ne pourra être prononcée contre eux que s'ils sont de mauvaise foi ou, s'ils sont de bonne foi, que s'ils n'ont pas fourni une contre-prestation adéquate ou que le prononcé de la créance compensatrice n'est pas d'une rigueur excessive à leur égard.”
“6 Zu klären bleibt, ob es sich bei Ersatzforderungen gleich verhält. Die Frage, ob die Erben einer einziehungsbetroffenen Person zu einer Ersatzforderung verpflichtet werden können, ist in Lehre und Rechtsprechung bisher ungeklärt geblieben (vgl. Scholl, a.a.O., N. 89 zu Art. 71 StGB; BGE 141 IV 155 E. 4.5). In Konstellationen, in denen im Moment des Todeseintritts die Voraussetzungen, den Erblasser zu einer Ersatzforderung zu verpflichten, gegeben gewesen wären, geht Scholl jedoch «tendenziell» von der Zulässigkeit der Ersatzforderung gegen die Erbengemeinschaft aus. Dafür spreche der Zweck und die Rechtsnatur der Vermögenseinziehung sowie die ständige Rechtsprechung des Bundesgerichts, wonach auch Drittpersonen finanziell nicht von Straftaten profitieren sollten. Der Erbe solle nicht mehr erben, als er es getan hätte, wenn der Erblasser keine Straftaten begangen hätte (Scholl, a.a.O., N. 93 zu Art. 71 StGB). Diese Auffassung verdient Zustimmung. Im Gesetz ist die Definition des Dritten in Art. 71 Abs. 1 StGB die gleiche wie bei Art. 70 Abs. 2 StGB; es wird sogar darauf verwiesen. Auch aus der Botschaft geht hervor, dass der Gesetzgeber den Dritten bei der Einziehung und bei der Ersatzforderung gleich behandeln wollte (BBl. 1993 III 312 Ziff. 223.5). Eine generelle Ausnahme für Erben lässt sich dem Gesetz nicht entnehmen und ergibt sich auch nicht aus der höchstrichterlichen Rechtsprechung. Folglich müssen grundsätzlich auch Erben, unter Vorbehalt des Drittenprivilegs, mit einer Ersatzforderung nach Art. 71 Abs. 1 StGB belangt werden können. 5.7 Das Drittenprivileg greift in jedem Fall nur, wenn die Vermögenswerte in Unkenntnis von deren deliktischen Herkunft erworben wurden. Gutgläubigkeit in diesem Sinne ist gegeben, wenn der Dritte im Zeitpunkt des Erwerbs keine Kenntnis von der Anlasstat hatte. Für die Annahme von Bösgläubigkeit genügt es, wenn der Dritte die deliktische Herkunft der Vermögenswerte annehmen muss, das heisst wenn er beim Erwerb eventualvorsätzlich gehandelt hat (Schmid, a.a.O., N. 84 zu Art. 70-72 StGB; Botschaft BBl.”
Bei Anwendung von Art. 70 Abs. 5 StGB hat das Gericht die Schätzung des einziehbaren Deliktserlöses verhältnismässig zu begründen. Insbesondere verlangt die Rechtsprechung zumindest eine nachvollziehbare (auch rudimentäre) Darlegung, warum einzelne Abzugspositionen berücksichtigt werden; weitreichende pauschale Kürzungen ohne solche Begründung können die zulässige Ermessensausübung überschreiten.
“Die Vorinstanz verletzt kein Bundesrecht, wenn sie die von der Beschwerdegegnerin gegen den Beschwerdeführer angeordnete Ersatzforderung von USD 8'175'000.- schützt. Ihrer Begründung ist hingegen nicht zu folgen. Das von ihr primär angewandte (strikte) Bruttoprinzip ist aufgrund der dargelegten Rechtsprechung abzulehnen (siehe E. 4.3.3). Der subsidiären Berechnung der Vorinstanz unter Berücksichtigung des Grundsatzes der Verhältnismässigkeit, bei welcher sie den vom Beschwerdeführer vorgebrachten Abzügen weitgehend Rechnung trägt und namentlich eine (sehr) weitreichende Subtraktion von 50 % des Bruttoerlöses für die behauptete legale Geschäftstätigkeit vornimmt, kann ebenfalls nicht gefolgt werden. Denn diese bewegt sich nicht mehr im Rahmen der zulässigen Ermessensausübung in Anwendung von Art. 70 Abs. 5 StGB. Die Berücksichtigung der vom Beschwerdeführer beantragten Abzüge im Sinne einer Wahrunterstellung ist nicht per se zu beanstanden. Allerdings erforderte namentlich die Auswahl der einzelnen Positionen, die als Abzüge berücksichtigt werden, eine zumindest rudimentäre Begründung. Nicht nachvollziehbar bleibt insbesondere, weshalb die weitergeleiteten Bestechungsgelder nicht im erstellten Umfang (USD 22'668'814.-) berücksichtigt werden. Die Berechnung des einziehbaren Deliktserlöses durch die Beschwerdegegnerin, auf welche die Vorinstanz explizit verweist, dieser jedoch nicht folgt, bewegt sich demgegenüber im Rahmen der Anforderungen an die pflichtgemässe Ermessensausübung unter Art. 70 Abs. 5 StGB. Die Beschwerdegegnerin bringt in Anwendung des Verhältnismässigkeitsprinzips vom Bruttoerlös (USD 57'505'550.-) die weitergeleiteten Bestechungsgelder (USD 22'668'814.-), die in Brasilien geleistete Strafzahlung (USD 16'166'800.-) sowie die Steueraufwendungen von”
“102 CP), auquel s'ajouterait le cas échéant une amende de quelques milliers de francs en vertu de la LCD. Même en tenant compte encore des frais de justice, on est loin du montant de CHF 18'000'000.- séquestré. S'il semble avéré que l'activité de A______ AG génère un très important chiffre d'affaires, le Ministère public admet que seule une partie des transactions générées par le biais de sa plateforme internet pourrait être constitutive d'infractions pénales. Or, on ignore toujours, après plus de quatre ans d'enquêtes, quelles transactions seraient frauduleuses et pour quel montant. Le fait que les autorités allemandes articulent une somme de plus de EUR 50'000'000.- au titre de préjudice occasionné par les agissements de A______ AG dans ce pays et arguent un montant d'avoirs placés sous séquestre de EUR 17'000'000.- n'est pas déterminant pour justifier l'augmentation de l'assiette du séquestre litigieux en Suisse. Le prononcé d'amendes à l'étranger n'est pas non plus significatif pour la présente procédure et ne saurait, à ce titre, justifier le montant du séquestre. Quant à l'art. 70 al. 5 CP, s'il permet au juge du fond d'estimer le montant des valeurs soumises à confiscation dans les cas où elles proviennent de trafics clandestins, il ne dispense pas le magistrat instructeur de veiller au principe de la proportionnalité lorsqu'il prononce le séquestre. Enfin, le séquestre litigieux n'a pas pour effet de garantir une demande d'entraide étrangère, qui obéit à des règles spécifiques. Au vu de ce qui précède, le séquestre peut raisonnablement porter sur un montant maximal de CHF 12'000'000.-. Partant, l'ordonnance querellée viole le principe de la proportionnalité et sera annulée dans cette mesure. 3. Le recours est partiellement admis. 4. La recourante, qui obtient partiellement gain de cause, ne supportera pas les frais envers l'État (art. 428 al. 4 CPP). 5. La recourante, prévenue, sollicite le versement d'une indemnité de CHF 7'725.- au titre de ses frais d'avocat, correspondant à 5.5 heures d'activité au taux horaire associé de CHF 450.- et à 15 heures d'activité au taux horaire collaborateur de CHF 350.”
Für die Anordnung einer Einziehungs‑ oder Restitutionsbeschlagnahme genügen konkrete Anhaltspunkte, aus denen ein erheblicher Zusammenhang (Deliktskonnex) zwischen den Vermögenswerten und einer Straftat folgt; ein qualifizierter Verdacht ist hierzu nicht erforderlich. In der frühen Verfahrensphase werden geringere Anforderungen an die Begründung gestellt; die anfängliche Vermutung muss sich im Verlauf der Untersuchung indes weiter verdichten.
“Gemäss Art. 46 Abs. 1 VStrR sind unter anderem mit Beschlag zu belegen (a) Gegenstände, die als Beweismittel von Bedeutung sein können; (b) Gegenstände und andere Vermögenswerte, die voraussichtlich der Einziehung unterliegen (Art. 46 Abs. 1 VStrR). Als strafprozessuale Zwangsmassnahme setzt die Beschlagnahme im Verwaltungsstrafverfahren einen hinreichenden, objektiv begründeten konkreten Tatverdacht gegenüber dem Inhaber des Gegenstandes bzw. Vermögenswertes oder gegenüber einem Dritten voraus, wonach die betroffenen Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen (Art. 70 Abs. 1 StGB; Art. 197 Abs. 1 lit. b StPO; BGE 124 IV 313 E. 4; Urteil des Bundesgerichts 1B_277/2015 vom 12. Januar 2016 E. 4.2; TPF 2005 84 E. 3.1.2). An den hinreichenden Tatverdacht werden am Anfang der Untersuchung noch weniger hohe Anforderungen gestellt (BGE 124 IV 313 E. 4 S. 316; 122 IV 91 E. 4 S. 96; Urteile des Bundesgerichts 1S.16/2005 vom 7. Juni 2005 E. 5.2 und 8G.73/2002 vom 3. September 2002 E. 3-4).”
“Meistens lässt sich zum Zeitpunkt der Anordnung einer Beschlagnahme nicht zuverlässig entscheiden, ob die Vermögenswerte letztlich (wenn überhaupt) eingezogen oder aber dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Aus diesem Grund kann im Beschlagnahmebefehl auch offen bleiben, ob es um eine Vermögenseinziehungs- oder eine Restitutionsbeschlagnahme geht; wichtig ist einzig, dass aus ihm klar wird, dass die Beschlagnahme unter dem Gesichtspunkt der Abschöpfung mutmasslich unrechtmässiger Vermögensvorteile aus einer Straftat angeordnet wurde. Eine sowohl auf die Restitution wie die Einziehung gestützte Anordnung der Beschlagnahme erfüllt den gleichen Zweck (Bommer/Goldschmid, in: Basler Kommentar Schweizerische Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2023, N. 50 zu Art. 263 StPO). Die Sperrung erfolgte vorliegend mit Blick auf eine Einziehung bzw. eine Rückgabe an die Geschädigten (Art. 263 Abs. 1 Bst. c und d StPO). Die Restitutions- und die Einziehungsbeschlagnahme setzen voraus, dass die einzuziehenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Es müssen konkrete Anhaltspunkte für die Hypothese bestehen, dass betreffende Vermögenswerte in erheblichem Zusammenhang mit einem inkriminierten Verhalten stehen. Nicht erforderlich ist, dass diesbezüglich ein qualifizierter Verdacht besteht (Heimgartner, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2020, N. 18 zu Art. 263 StPO). Dieser Deliktskonnex wird (teilweise) bestritten und ist im Folgenden zu prüfen.”
“Die Restitutions- und die Einziehungsbeschlagnahme setzen voraus, dass die einzuziehenden Vermögenswerte durch eine Straftat erlangt worden sind (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Es müssen konkrete Anhaltspunkte für die Hypothese bestehen, dass betreffende Vermögenswerte in erheblichem Zusammenhang mit einem inkriminierten Verhalten stehen. Nicht erforderlich ist, dass diesbezüglich ein qualifizierter Verdacht besteht (Heimgartner, in: Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Aufl. 2020, N. 18 zu Art. 263 StPO). Der Konnex zwischen dem sich auf dem Konto .________ befindenden gesperrten Betrag von CHF 219'738.70 und den erwirtschafteten Erlösen aus dem mutmasslich illegalen Geschäftsmodell von E.________ und dem Beschwerdeführer ist zu bejahen. Es ist unbestritten und ergibt sich aus den Kontoauszügen der C.________ Bank, dass im Zeitraum ab Juni 2020 immer wieder namhafte Beträge von der F.________ GmbH auf dieses Konto transferiert wurden. Diese betrugen zwischen CHF 10'000.00 und CHF 20'000.00 pro Monat, teilweise sogar zwischen CHF 30'000.00 und CHF 45'000.00 pro Monat, wobei ein separater regelmässiger Zins im Bereich von CHF 2'100.00 bis CHF 2'500.”
Art. 70 Abs. 3 StGB kann auch bei strafbaren Handlungen mit Auslandsbezug zur Anwendung gelangen; die zitierte Entscheidung wies eine Verteidigungsrüge zurück, wonach das ausländische Recht für die Verjährung gelten müsse, weil die in der Schweiz begangenen Handlungen nicht lediglich akzessorisch zu einer im Ausland begangenen Haupttat waren.
“252 CP) doit être retenue s'agissant à la fois des passeports et des permis de conduire, ce qui aurait pour conséquence que la prescription serait atteinte et qu'aucune créance compensatrice ne pourrait être prononcée. La défense a en outre soutenu, lors de sa plaidoirie, que le droit irlandais devait s'appliquer s'agissant de la prescription, dès lors que l'infraction principale aurait été commise dans ce pays. L'appelant conteste par ailleurs la fixation du montant de la créance compensatrice et demande que celle-ci soit répartie avec les autres prévenus. Le MPC soutient qu'une créance compensatrice à hauteur de USD 200'000.- doit être ordonnée. (CAR 8.300.057 s.). 10.4 En l'espèce, la Cour a établi ci-devant que les infractions reprochées à A. en lien avec l'obtention des faux passeports irlandais et des faux permis de conduire lettons devaient être examinées sous l'angle, respectivement, de l'obtention frauduleuse d'une constatation fausse (supra, consid. II.1) et du faux dans les titres (supra, consid. II.2). La Cour a également indiqué que ces infractions n'étaient pas prescrites (supra, consid. II.1.3.6 et II.2.3.4.3). Les conditions de l'art. 70 al. 3 CP, qui traite de la prescription du droit d'ordonner la confiscation de valeurs et qui s'applique également au prononcé d'une créance compensatrice (Hirsig-Vouilloz, Commentaire romand, 2e éd. 2021, n. 42 ad art. 71 CP et la référence citée), sont par conséquent remplies. La Cour relève à cet égard que l'argument de la défense selon lequel le droit irlandais devrait s'appliquer s'agissant de la prescription tombe à faux, dès lors qu'il est erroné, en l'espèce, de parler – comme le fait la défense – d'infraction principale s'agissant de l'obtention des faux passeports. A. a en effet été condamné en tant que coauteur, étant notamment souligné que la Cour a relevé qu'il avait « collaboré de manière déterminante à la décision d'obtenir des passeports ainsi qu'à leur obtention » (supra, consid. II.1.3.3.5). Ses agissements sur le sol suisse ne constituent donc pas une infraction accessoire à une autre infraction, supposément principale, contrairement à ce qui vaut pour l'infraction de blanchiment d'argent (art.”
Das prozessuale Séquestre kann – auch zur Sicherung einer staatlichen Ausgleichsforderung (créance compensatrice) – Vermögenswerte von Dritten erfassen. Für ein derartiges Sicherstellungs‑Séquestre ist nicht zwingend ein connexer Verknüpfungsnachweis zwischen den zu sichernden Werten und der Straftat erforderlich. Unter gewissen Voraussetzungen können daher Drittbegünstigte von der Massnahme betroffen sein (vgl. Art. 71 Abs. 3 i.V.m. Art. 70 Abs. 2 StGB).
“Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 ; ATF 140 IV 57 précité ; TF 1B_398/2022 précité consid. 5.2), faute pour l’art. 71 al. 3 CP de l’exiger. La possibilité pour l’autorité d’instruction de placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à « la personne concernée » découle directement de cette dernière disposition. Par « personne concernée », il faut entendre non seulement l’auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d’une manière ou d’une autre, par l’infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l’art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1 ; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Au regard de la proportionnalité, tant que l’étendue de la mesure ne viole pas manifestement le principe de la proportionnalité, notamment sous l’angle du respect des conditions minimales d’existence, le séquestre en garantie d’une créance compensatrice doit être maintenu (ATF 141 IV 360 précité consid. 3.2). Il appartient par la suite à l’autorité de jugement de confisquer ce qui doit l’être et de maintenir pour le surplus le séquestre en vue de l’exécution de la créance compensatrice qu’elle prononcera (ATF 140 IV 57 précité consid. 4 ; Dupuis et al. [éd.], Petit commentaire, Code pénal, 2e éd., Bâle 2017, n. 18 ad art. 71 CP). 2.3 En l’espèce, s’il peut être donné acte au recourant que son ADN n’a pas été retrouvé sur la drogue saisie au domicile de C.________, il n’en demeure pas moins qu’il s’y est rendu le 8 novembre 2022, que plus d’un kilogramme de cocaïne a été retrouvé lors de la perquisition effectuée sur place, que lui-même a été interpellé peu après en possession de 5'000 fr.”
“Cependant, les probabilités d'une confiscation, respectivement du prononcé d'une créance compensatrice, doivent se renforcer au cours de l'instruction (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 96; arrêt 1B_144/2022 du 30 août 2022 consid. 3.1). Par ailleurs, l'autorité doit pouvoir décider rapidement du séquestre provisoire (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364; 140 IV 57 consid. 4.1.2 p. 64). De manière similaire à ce qui prévaut pour ordonner une créance compensatrice, un lien de connexité entre les biens et/ou valeurs à placer sous séquestre et les infractions examinées n'est pas exigé lorsque le séquestre est ordonné afin de garantir un tel prononcé (cf. art. 71 al. 3 CPP; ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2 p. 63). Par "personne concernée" au sens de l'art. 71 al. 3 CP, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP; ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2 p. 64).”
“c) ou qu'ils devront être confisqués (let. d). L'art. 71 al. 3 CP, permet par ailleurs à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des éléments du patrimoine de la personne concernée, par quoi il faut entendre non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP; arrêts du Tribunal fédéral 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1; 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). 3.2. Le séquestre prévu par l'art. 263 al. 1 let. d CPP a pour but de préparer la confiscation au sens des art. 69 et 70 CP. Selon cette dernière disposition, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). L'art. 70 al. 2 CP précise que la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Lorsque l'avantage illicite doit être confisqué, mais que les valeurs patrimoniales en résultant ne sont plus disponibles, parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées, de même, s'agissant de choses fongibles, lorsque celles-ci ont été mélangées au point que le "paper trail" ne peut plus être reconstitué, le juge en ordonne le remplacement par une créance compensatrice de l'État, d'un montant équivalent. Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 129 IV 107 consid. 3.2 p. 109); elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient (ATF 124 I 6 consid.”
Beim Séquestre sind bereits das Existenzminimum und die Verhältnismässigkeit zu beachten; eine Sicherstellung darf nicht ohne Prüfung diese Mindestbedürfnisse verletzen. Teilfreigaben (z. B. zur Sicherstellung einer effektiven Verteidigung oder für legitime Ansprüche wie tatsächlich licit erworbene Anwaltshonorare) sind nur in engen Grenzen und vorausgesetzt die freizugebenden Werte erscheinen als rechtlich unbedenklich, denkbar. Stehen Eigentum oder Herkunft der Werte hingegen noch in Streit, kann das Séquestre bis zur Entscheidung des materiellen Rechtsverhältnisses fortbestehen.
“Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés ; elle ne joue qu'un rôle de substitution de la confiscation en nature et ne doit donc, par rapport à celle-ci, engendrer ni avantage ni inconvénient. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée : elle est alors soumise aux mêmes conditions que la confiscation. Néanmoins, un lien de connexité entre les valeurs saisies et l'infraction commise n'est pas requis (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.4 ; ATF 140 IV 57 précité ; TF 1B_398/2022 du 13 décembre 2022 consid. 5.2). La possibilité pour l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la « personne concernée » découle directement de l'art. 71 al. 3 CP. Par « personne concernée » au sens de cette disposition, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Le séquestre tendant à garantir une éventuelle créance compensatrice peut porter sur tous les biens, valeurs et/ou revenus de l'intéressé ; il doit être maintenu tant qu'il ne viole pas le principe de la proportionnalité, notamment sous l'angle des conditions minimales d'existence (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). C'est devant le juge du fond au moment du prononcé de la créance compensatrice que la situation personnelle, notamment financière, du prévenu sera prise en considération (cf. art. 71 al. 2 CP ; ATF 141 IV 360 consid. 3.2 et la réf. cit.). Cependant, la question du respect des conditions minimales d'existence se pose lorsque le séquestre porte sur la totalité des revenus du prévenu. Dans une telle situation, assimilable matériellement à une saisie de salaire du droit des poursuites, il appartient à l'autorité pénale, déjà au stade du séquestre, de tenir compte de l'éventuelle atteinte du minimum vital du prévenu (ATF 141 IV 360 consid.”
“Tant que subsiste un doute sur la part des fonds qui pourrait provenir d'une activité criminelle, l'intérêt public commande qu'ils demeurent dans leur intégralité à la disposition de la justice (Valérie/Berthod, Commentaire romand, n° 27 ad art. 263 CPP; arrêt du Tribunal fédéral 1B_269/2018 du 26 septembre 2018 consid. 4.1). 4.3 L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel « le crime ne paie pas », cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 139 IV 209 consid. 5.3 p. 211 ss et les arrêts cités). 4.4 Si la question du caractère confiscable des provisions et honoraires déjà perçus par un avocat, en particulier à l'occasion d'une défense pénale, est discutée en doctrine et en jurisprudence et si le Tribunal fédéral admet qu'ils puissent échapper au séquestre, en application de l'art. 70 al. 2 CP, si l'avocat ignorait de bonne foi la provenance délictueuse de la somme qui lui a été versée et si cette bonne foi subsistait au moment où il a accompli sa contre-prestation (arrêt du Tribunal fédéral 1B_365/2012 du 10 septembre 2012 consid. 3.3, in: SJ 2013 I p. 13 et les références citées), l'avocat ne jouit pas, en matière de séquestre pénal et de confiscation, d'un statut spécial qui permettrait la distraction en sa faveur de sommes faisant l'objet d'un séquestre conforme aux prescriptions légales (décision de la Cour de justice genevoise ACPR/291/2021 du 3 mai 2021 consid. 2.4). Tout au plus, le Tribunal fédéral admet qu'une levée partielle du séquestre doit être ordonnée, lorsque, en l'absence d'assistance judiciaire, le séquestre en couverture des frais compromet une défense privée efficace, pour autant que les valeurs libérées sont de provenance licite (arrêt du Tribunal fédéral 1B_410/2015 du 14 juillet 2016 consid. 4.6; (Lembo/Nerushay, Commentaire romand, n° 11 ad art. 268 CPP).”
“En effet, le séquestre litigieux a été prononcé le 16 juin 2017 dans le cadre de l'instruction de faits potentiellement constitutifs d'abus de confiance (art. 138 CP), de gestion déloyale (art. 158 CP) et de faux dans les titres (art. 251 CP) à charge de plusieurs prévenus, dont B______. Certes, le Ministère public a reconnu que ce dernier n'avait pas apporté de contribution causale à la réalisation des infractions notamment reprochées à C______ et, partant, a classé la procédure ouverte contre lui. Cela étant, le prénommé sera, quant à lui, prochainement renvoyé en jugement devant le Tribunal de police, lequel devra établir si la somme de CHF 15'000.- constitue le résultat d'une infraction ou si elle était destinée à décider ou à récompenser l'auteur de cette infraction. Le juge du fond devra, en d'autres termes, déterminer si les fonds séquestrés constituent un avantage illicite et doivent être confisqués en application de l'art. 70 al. 1 CP ou, le cas échéant, examiner si la réserve en faveur du tiers de bonne foi (art. 70 al. 2 CP) doit s'appliquer. À cet égard, le droit de propriété sur la somme saisie est, en l'état, contesté, puisque tant les époux lésés que les recourants, acquéreurs qui arguent de leur bonne foi, le revendiquent. Par conséquent, il apparaît prématuré de lever le séquestre sur la base de l'art. 70 al. 2 CP. Cette mesure conservatoire peut ainsi continuer à subsister et c'est à bon droit que le Ministère public a retenu qu'il appartiendrait au juge du fond de statuer sur son sort dans le jugement final. 3. Justifiée, l'ordonnance querellée sera donc confirmée. 4. Les recourants, qui succombent, supporteront les frais envers l'État, qui seront fixés en totalité à CHF 1'500.- (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.03), émolument de décision compris. * * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Rejette le recours. Condamne A______ SA et B______, conjointement et solidairement, aux frais de la procédure de recours fixés en totalité à CHF 1'500.”
Art. 70 StGB kann auch dann Anwendung finden, wenn keine bestimmte, belangbare Täterperson festgestellt werden kann (z. B. weil der Täter nicht identifizierbar, verstorben, schuldunfähig oder ins Ausland geflohen ist), sofern zwischen der Straftat und den einzuziehenden Vermögenswerten ein connexer Kausalzusammenhang besteht. Die Straftat muss dabei wesentliche und adäquate Ursache der Erlangung der Werte sein, die Werte typischerweise aus der Tat stammen und die Erlangung als direkte und unmittelbare Folge der Tat erscheinen.
“69ss CP (Lembo/Julen-Berthod, in : Kuhn/Jeanneret [éd.], Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, art. 263 CPP N. 7-8 ; Piquerez/Macaluso, Procédure pénale suisse, 3e éd., 2011, N. 1391ss ; Pitteloud, Code de procédure pénale suisse, Commentaire à l’usage des praticiens, éd. Dike, Zurich, St-Gall, 2012, p. 770, N. 627). A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Tant les choses matérielles ou immatérielles obtenues par l’infraction que les économies réalisées grâce à elle constituent notamment des valeurs patrimoniales susceptibles d'être confisquées (ATF 119 IV 10 consid. 4c/bb ; Benoît Mauron, la valeur patrimoniale sujette à confiscation ou à restitution en procédure pénale, in PJA 2018 p. 1364, 1371). Selon la jurisprudence, l'art. 70 CP est applicable alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, car l'auteur ne peut être identifié, est décédé ou irresponsable, ou encore du fait qu'il ne peut être poursuivi en Suisse pour d'autres raisons, par exemple parce qu'il s'est enfui à l'étranger et qu'il n'a pas été extradé (ATF 128 IV 145 consid. 2c). Cela étant, il doit exister un rapport de connexité entre l'infraction et les valeurs patrimoniales à confisquer. L'infraction doit ainsi être la cause essentielle et adéquate de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en question. Il doit donc exister, entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales, un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 129 II 453 consid. 4.1 p. 461). Lorsque ces conditions sont remplies, le juge doit ordonner d’office une confiscation de sécurité (ATF 130 IV 143 consid. 3.3.1). Cette mesure conservatoire provisoire - destinée à préserver les objets ou les valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer - est fondée sur la vraisemblance et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application du Code pénal semble, prima facie, subsister.”
Bei Vermischung deliktischer und legaler Mittel ist nach der in der Lehre und Rechtsprechung bevorzugten Bodensatz-/Sockeltheorie allein der deliktische «Bodensatz» einziehungsfähig. Der deliktische Erlös bleibt dem Zugriff der Strafbehörden erhalten, solange auf dem betreffenden Konto ein Betrag in der Höhe des aus der Tat stammenden Nettogewinns nachweisbar bzw. isolierbar ist; Entnahmen sind erst dann relevant, wenn dieser Bodensatz angegriffen wird.
“En tout état, la confiscation des valeurs de remplacement est plus sûre pour l'Etat – ou les lésés – que l'octroi d'une créance compensatrice, pour le recouvrement de laquelle il devra concourir avec d'autres créanciers lors de la réalisation des biens séquestrés (Hirsig-Vouilloz, art. 70 n. 19). Le mélange d’argent délictueux avec de l’argent non délictuel ou l’afflux d’actifs délictueux dans un compte avec des actifs non délictueux (ou vice versa) est appelé dans la doctrine "mélange" ou "contamination". Les solutions radicales, selon lesquelles un tel mélange d’actifs délictuels avec des biens non délictuels exclut complètement la confiscation ou permet la confiscation de l’ensemble des biens d’origine mixte, doivent être rejetées. La doctrine mentionne plusieurs solutions (arrêt TF 6B_285/2018 du 17 mai 2019 consid. 1.4.2). Parmi celles-ci, la préférence devrait être donnée à la théorie dite du sédiment (Bodensatz-/Sockeltheorie). Selon cette théorie, développée en rapport avec la problématique du blanchiment d'argent, les prélèvements ultérieurs sur un compte "mélangé" doivent théoriquement être considérés comme non problématiques tant que le sédiment à la hauteur du bénéfice net de l’activité incriminée est toujours présent et donc récupérable au sens de l’art. 70 CP. Le produit délictuel peut ainsi toujours être confisqué auprès du bénéficiaire même si des dépenses ont été effectuées avec les valeurs mélangées, à condition qu'un montant correspondant à celui de l'infraction demeure sur le compte (ATF 147 IV 479 consid. 7.5.3; voir aussi BSK StGB I-Baumann, 4e éd. 2019, art. 70/71 n. 46; Delnon/Hubacher, Geldwäscherei und Teilkontamination, RPS 134/2016 326). Si le montant des valeurs soumises à la confiscation ne peut être déterminé avec précision ou si cette détermination requiert des moyens disproportionnés, le juge peut procéder à une estimation (art. 70 al. 5 CP). L'art. 70 al. 5 CP n'emporte aucun allègement des conditions de fond de la mesure de confiscation, mais consacre un allègement du fardeau de la preuve en ce qui concerne la détermination du montant à confisquer. L'estimation peut se rapporter à l'ensemble des facteurs qui, dans un cas concret, sont pertinents pour évaluer le montant à confisquer. La disposition permet donc de pallier une incertitude quantitative par différents facteurs d'estimation.”
“Für einen Durchgriff genügt entgegen der Auffassung der Vorinstanz und der Bundesanwaltschaft wie bereits erwähnt nicht, dass der Beschwerdeführer 2 Alleinaktionär der X. S.A. ist. Auch die mutmassliche Vermischung der Vermögenswerte mit Geldern legaler Herkunft vermag kein Ausweichen auf eine Ersatzforderung gegenüber dem Beschwerdeführer 2 persönlich zu begründen. Der deliktische Erlös ist nach der sog. Bodensatz-/Sockeltheorie vielmehr selbst dann noch bei der begünstigten Gesellschaft einziehbar, wenn mit den vermischten Vermögenswerten Ausgaben getätigt wurden, solange diese den legalen Anteil nicht übersteigen (vgl. dazu Urteile 6B_334/2019 vom 28. Januar 2020 E. 4.4.3; 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.2 mit Hinweisen auf die Lehre; vgl. auch BAUMANN, a.a.O., N. 73 in fine zu Art. 70/71 StGB, wonach Überweisungen seitens eines korruptiv begünstigten Unternehmens an Aktionäre, Arbeitnehmer, Organe und Zulieferer rein theoretisch so lange als unproblematisch zu erachten sind, als der Bodensatz im Umfange des Nettogewinns aus dem inkriminierten Geschäft beim Unternehmen noch vorhanden und damit im Sinne von Art. 70 StGB einziehbar ist). Dass gemäss der Bundesanwaltschaft von den von der L. Ltda. und der K. Ltda. in den Jahren 2012 bis 2015 vereinnahmten Kommissionen von USD 43'159'473.- bzw. USD 63'634'732.- nur ein kleiner Teil, nämlich USD 7'922'381.30 bzw. USD 6'341'888.20 (je nach Steuern), deliktischer Herkunft ist, spricht daher nicht für, sondern vielmehr gegen die Einziehbarkeit des deliktischen Erlöses beim Beschwerdeführer 2 persönlich und für die Einziehung (allenfalls in Form einer Ersatzforderung) bei den betroffenen Gesellschaften. Selbst wenn unklar wäre, ob die BGE 147 IV 479 S. 504 deliktischen Vermögenswerte bei den betroffenen Gesellschaften noch vorhanden sind, und daher eine Ersatzforderung auszusprechen wäre, wäre diese gegenüber den betroffenen Gesellschaften und nicht gegenüber dem Beschwerdeführer 2 persönlich zu verhängen, solange nicht erstellt ist, dass die Gelder diesem persönlich zuflossen. Daran ändert nichts, dass eine Ersatzforderung gegenüber den brasilianischen Gesellschaften als Vertragspartner von E.”
“Bei der Sockeltheorie sinkt der deliktische Zufluss gewissermassen auf den Boden des Gesamtvermögens ab. Entnahmen sind erst dann potenziell tatbestandsmässig, wenn dieser deliktische «Bodensatz» angetastet wird (Baumann, in: Basler Kommentar, Strafrecht, 4. Aufl. 2019, N. 46 zu Art. 70/71 StGB; Ackermann/Zehnder, in: Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, Band II, 2018, N. 363 zu Art. 305bis StGB). In Bezug auf die Einziehung bedeutet dies: Solange die Verfügungen über das Konto betragsmässig den Anteil des legalen Vermögens nicht überschreiten, bleibt die aus qualifizierten Vortaten herrührende Beute dem Zugriff der Strafjustiz erhalten (Delnon/Hubacher, Geldwäscherei und Teilkontamination, in: ZStrR 134/2016 S. 336). Delnon/Hubacher beschreiben die Vorteile der Bodensatzlösung zusammengefasst wie folgt (zustimmend: Pieth, in: Basler Kommentar, Strafrecht, 4. Aufl. 2019, N. 35 zu Art. 305bis StGB; Scholl, in: Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, Band I, 2018, N. 254 zu Art. 70 StGB; Trechsel/Jean-Richard, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 3. Aufl. 2018, N. 8 zu Art. 70 StGB): Anders als bei anderen Lösungsansätzen, bei denen das deliktische Geld je nach Theorie einen mehr oder weniger grossen Teil des Vermögens kontaminiere, gelte hier nur jenes Vermögen als deliktisch, welches tatsächlich aus der Vortat herrühre. Damit werde bei der Einziehung nicht in die Eigentumsfreiheit und andere verfassungsmässige Rechte des Täters eingegriffen und es komme beim Geldwäschereitatbestand nicht zu einer Überdehnung der Strafbarkeit, welche dem Völkerrecht, der Bundesverfassung und Art. 1 StGB zuwiderlaufe. Solange der Täter nicht in erkennbarer Weise über die kontaminierten Vermögenswerte verfüge, mache er sich nicht der Geldwäscherei strafbar. Auf der anderen Seite würden die deliktisch erlangten Gelder, da sie bildlich gesprochen auf den Grund des Kontos absinken würden, vollständig beim Täter bleiben. So liessen sie sich isolieren, was den Strafbehörden den Zugriff darauf erleichtere.”
Wer der Einziehung entgegenstehende Tatsachen behauptet, muss in zumutbarer Weise mitwirken; dies kann durch Vorlage von Kontoauszügen, Fotos oder sonstigen Belegen erfolgen. Die Einreichung solcher Unterlagen kann die Annahme stützen, der Dritte habe die Einziehungsgründe nicht gekannt oder seine Darstellung schlüssig gemacht.
“Die Vorinstanz erwägt, aufgrund der starken Kokain-Kontamination des Bargeldes sei davon auszugehen, dass es sich um Vermögenswerte handle, welche durch eine Widerhandlung gegen das BetmG erlangt worden seien. Diese Straftat sei jedoch nicht durch den Beschwerdegegner begangen worden. Gegen ihn sei kein Strafverfahren wegen Widerhandlung gegen das BetmG geführt worden, sondern wegen Geldwäscherei. Demnach sei eine Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB nicht möglich. Fraglich sei, ob der Beschwerdegegner als "Dritter" im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB einzustufen sei. Die Staatsanwaltschaft habe das Verfahren wegen Geldwäscherei mit der Begründung eingestellt, dass dem Beschwerdegegner nicht rechtsgenüglich habe nachgewiesen werden können, Kenntnis von der deliktischen Herkunft des Geldes gehabt zu haben. Aufgrund der vorgelegten Kontoauszüge sei nicht mit ausreichender Sicherheit auszuschliessen, dass sich der Beschwerdegegner tatsächlich für eine legale Beschaffung einer Bäckereimaschine in die Schweiz begeben habe. Der Beschwerdegegner habe mittels Kontoauszügen seine Behauptung der Überweisung von Barmittel an eine Agentur untermauert. Er habe angegeben, diese Barmittel unter Abzug von Spesen für den Erwerb einer Bäckereimaschine in Annemasse (F) und der Schweiz wieder in Empfang genommen zu haben. Zudem habe er Fotos von der zum Kauf beabsichtigten Bäckereimaschine eingereicht. Damit liege eine plausible Erklärung vor. Mit der Einreichung der Kontoauszüge und den Fotos sei der Beschwerdegegner seiner Mitwirkungspflicht nachgekommen.”
“Allerdings genügt im Einziehungsrecht die blosse Behauptung nicht, ein Vertrag wäre auch ohne Bestechungszahlungen abgeschlossen worden. Dass vorgängig Bestechungszahlungen flossen, ist bei rechtlich nicht geschuldeten staatlichen Leistungen vielmehr ein starkes Indiz dafür, dass damit ein Ermessensentscheid beeinflusst wurde, welcher ohne die Geldzahlung anders ausgefallen wäre (vgl. MÉGEVAND, a.a.O., S. 141). Die in Art. 10 Abs. 1 StPO verankerte Unschuldsvermutung gilt im Einziehungsrecht nicht. Wohl hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung zu beweisen. Wer der Einziehung entgegenstehende Tatsachen behauptet, muss bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken (vgl. Urteile 6B_1042/2019 vom 2. April 2020 E. 2.2.2; 6B_285/2018 vom 17. Mai 2019 E. 1.4.3; 6B_220/2018 vom 12. April 2018 E. 5; je mit Hinweisen für die Dritteinziehung nach Art. 70 Abs. 2 StGB). Vom Bestechenden bzw. Drittbegünstigten, der behauptet, ein Vertrag wäre auch ohne die Bestechungszahlungen zustande gekommen, darf daher verlangt werden, dass er seine Behauptung näher begründet und soweit zumutbar belegt. Ein strikter Beweis ist insofern nicht erforderlich. Dass die Bestechungszahlungen bei Ermessensentscheiden keinerlei Einfluss auf die Vertragsvergabe hatten und das sich aus solchen Zahlungen ergebende Indiz für eine Beeinflussung des bestochenen Beamten damit als widerlegt zu gelten hat, darf dennoch nicht leichthin, sondern nur bei Vorliegen besonderer Umstände angenommen werden.”
Art. 70 Abs. 2 StGB: Die beiden in Art. 70 Abs. 2 genannten Voraussetzungen sind kumulativ zu prüfen. Der Dritte muss in gutem Glauben erworben haben (Unkenntnis der Einziehungsgründe) und zugleich eine angemessene Gegenleistung erbracht haben oder es muss vorliegend ausserordentliche Härte vorliegen. Die Rechtsprechung wendet die Vorschrift restriktiv zugunsten des Anwendungszwecks der Einziehung an, namentlich wenn nicht bereicherte Dritte betroffen sind. Die Härte‑Klausel ist eng zu verstehen: es genügt nicht jede Verhältniswidrigkeit, sondern die Massnahme muss den Dritten in seiner wirtschaftlichen Lage besonders gravierend treffen. Im Stadium des provisorischen Séquestres darf dieses nur dann aufgehoben werden, wenn klar und unzweifelhaft feststeht, dass die materiellen Voraussetzungen einer Einziehung gegenüber dem Dritten definitiv nicht bestehen (insbesondere dass dessen gute‑Glaubens‑Status eindeutig festgestellt ist).
“La confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer". La confiscation suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1 et les arrêts cités; arrêt 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.3). C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP - soit d'une part la bonne foi du tiers et d'autre part la contre-prestation adéquate ou la rigueur excessive d'une éventuelle confiscation ultérieure (sur ces deux notions, arrêt 7B_17/2022 du 18 juillet 2023 consid. 2.1.3) - sont cumulatives (arrêt 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.3 et les arrêts cités).”
“Il doit exister un rapport de causalité entre l’infraction et l’objet saisi en vue de la confiscation (arrêt TF 1B_527/2022 du 21 avril 2023 consid. 2.1 et les références citées). Selon l’art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d’une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l’auteur d’une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. L’art. 70 al. 2 CP dispose que la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les valeurs dans l’ignorance des faits qui l’auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d’une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi. Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie (arrêts TF 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1 et 1B_615/2020 du 2 mars 2021 consid. 2.2. et les références citées; cf. ég. arrêt TC FR 502 2021 209 du 7 décembre 2021 consid. 3.2). La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Selon la jurisprudence, elle ne se rapporte pas à la notion civile consacrée à l'art.”
“La possibilité pour l’autorité d’instruction de placer sous séquestre, en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à « la personne concernée » découle directement de cette dernière disposition. Par « personne concernée », il faut entendre non seulement l’auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d’une manière ou d’une autre, par l’infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l’art. 70 al. 2 CP ; TF 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1 ; TF 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). Conformément à l’art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate lorsque les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit (TF 1B_426/2017 du 28 février 2018 consid. 3.2 et la référence citée). Quant à la clause de rigueur, elle n'a qu'une portée limitée. Il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée. A teneur du texte légal, il faut que la mesure frappe de manière particulièrement incisive le tiers dans sa situation économique (TF 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3; TF 6B_664/2014 du 22 février 2018 consid. 8.3; TF 6S.298/2005 du 24 février 2006 consid. 4.2). Le séquestre en vue de garantir une créance compensatrice est ainsi possible en application de l'art. 71 al. 3 CP. Cette disposition permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales appartenant à la personne concernée, sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale (ATF 141 IV 360 précité ; ATF 140 IV 57 précité ; Moreillon/Parein-Reymond, op.”
“Dans le cadre de l'examen de cette mesure, l'autorité statue sous l'angle de la vraisemblance, appréciant des prétentions encore incertaines. Elle doit se prononcer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir. Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation ou de créance compensatrice la saisie doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; arrêt du Tribunal fédéral 1B_660/2020 du 25 mars 2021 consid. 3.1). 2.2.1. La confiscation tend à empêcher que le produit d’une infraction et les bénéfices y relatifs (tels que les intérêts de capitaux illicites; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.3), respectivement les objets acquis en remploi de ce produit (par exemple, achat d’une villa moyennant de "l’argent sale"; arrêt du Tribunal fédéral 6B_367/2020 du 17 janvier 2022 consid.16.1 in fine), profitent à une personne, qu’il s’agisse de l’auteur du délit (art 70 al. 1 CP), du tiers ayant reçu lesdits produit/bénéfices/objets (art. 70 al. 2 CP a contrario) ou de l’héritier de ces auteurs et tiers après leur décès (ATF 141 IV 155 consid. 4.5; arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). 2.2.2. Selon l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les biens/valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Ces conditions sont cumulatives. Si l’une d’elles n’est pas réalisée, la mesure peut être prononcée alors même que l’intéressé a conclu une transaction en soi légitime. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate quand les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit. La clause de rigueur n’a qu'une portée limitée; en effet, il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée; il faut encore qu’elle le frappe de manière particulièrement incisive dans sa situation économique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid.”
“Cette banque connaissait en effet la précédente banque suisse, qui avait dans un premier temps reçu les actions par G.________ en garantie, situation qui ne fondait aucun indice de blanchiment au sens de l’art. 3.2.5 de l’annexe de l’OBA-FINMA. Le Ministère public a ajouté que les actions étaient soumises à un risque de dépréciation rapide au sens de l’art. 266 al. 5 CPP et qu’à l’inverse A.________ SA n’aurait aucune difficulté à se faire indemniser par la banque du préjudice résultant d’un gage qui n’aurait pas dû avoir lieu. Fondé sur ce qui précède et au regard du principe de la proportionnalité, il a ainsi rejeté la nouvelle de demande de mise sous séquestre formulée par A.________ SA. 3.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie (arrêt TF 1B_615/2020 du 2 mars 2021 consid. 2.2 et les réf.). La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Selon la jurisprudence, elle ne se rapporte pas à la notion civile consacrée à l'art. 3 CC. La confiscation ne peut ainsi pas être prononcée si le tiers sait simplement qu'une procédure pénale a été ouverte contre son partenaire commercial, mais ne dispose pas d'informations particulières. Il faut que le tiers ait une connaissance certaine des faits qui auraient justifié la confiscation ou, à tout le moins, considère leur existence comme sérieusement possible, soit qu'il connaisse les infractions d'où provenaient les valeurs ou, du moins, ait eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction.”
Zweck der Einziehung nach Art. 70 StGB ist es, zu verhindern, dass der Täter oder Dritte wirtschaftlich aus der Straftat profitieren; die Einziehung hat damit einen repressiven Charakter im Sinne von «le crime ne doit pas payer». Soweit in den Quellen ausgeführt, soll die Einziehung nicht dazu führen, dass der Staat sich auf Kosten des Verletzten bereichert (keine doppelte Belastung des Täters gegenüber dem Verletzten).
“Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1; 144 IV 1 consid. 4.2.1; arrêt 6B_1166/2023 du 13 juin 2024 consid. 2.1.1, destiné à publication). L'État ne doit pas s'enrichir aux dépens du lésé. L'art. 70 CP ne doit pas non plus exposer l'auteur à devoir restituer à double l'avantage illicite obtenu au moyen de l'infraction préalable (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.2 et les références citées).”
“Cela signifie que, dans le futur, ce danger doit exister et que, précisément pour cette raison, il faut ordonner la confiscation en tant que mesure de sécurité (ATF 137 IV 249 consid. 4.4 ; TF 6B_189/2022 du 30 novembre 2022 consid. 4.1). C’est l’usage qui est fait de l’objet lors de la commission de l’infraction ou sa destination prévue, qui lui confère son caractère dangereux et justifie ainsi sa confiscation (ATF 103 IV 76 consid. 2 ; JdT 1978 IV 72 ; Dupuis et al., op. cit., n. 11 ad art. 69 CP). En application de l’art. 69 al. 2 CP, le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits. Il s’agit d’éviter que la mise en circulation de ces biens permette la commission d’autres infractions (Dupuis et al., op. cit., n. 22 ad art. 69 CP). 5.2.2 Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation au sens de l'art. 70 CP suppose une infraction, des valeurs patrimoniales, ainsi qu'un lien de causalité tel que l'obtention des secondes apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première. L'infraction doit être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l'obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l'infraction en cause (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 144 IV 285 consid. 2.2 ; ATF 144 IV 1 consid. 4.2.1). Les valeurs patrimoniales confiscables se rapportent à tous les avantages économiques illicites obtenus directement ou indirectement au moyen d'une infraction, qui peuvent être déterminés de façon comptable en prenant la forme d'une augmentation de l'actif, d'une diminution du passif, d'une non-diminution de l'actif ou d'une non-augmentation du passif (ATF 144 IV 1 consid. 4.2.2 ; ATF 125 IV 4 consid. 2a/bb). Le but poursuivi au travers de l'art. 70 CP est d'empêcher qu'un comportement punissable ne procure un gain à l'auteur ou à des tiers, conformément à l'adage selon lequel "le crime ne doit pas payer" (ATF 145 IV 237 consid.”
“7 La confiscation au sens des art. 70 et ss. CP est également appelée confiscation de compensation (Ausgleichs- oder Abschöpfungseinziehung). Elle s’impose pour des motifs d’éthique sociale. Les avantages financiers obtenus par l’activité illicite doivent être supprimés, non parce qu’ils seraient une source d’infractions pour le futur, mais parce qu’il serait moralement inadmissible de laisser l’auteur de l’infraction en possession de biens patrimoniaux acquis au moyen d’une infraction. Il convient en effet d’enlever toute rentabilité à l’infraction, afin que le crime ne paie pas. La loi pénale ne remplirait pas sa fonction si ceux qui commettent des infractions, au détriment de ceux que les normes pénales sont censées protéger, pouvaient garder le produit de leur infraction. L’État ne doit pas non plus s’enrichir au dépend du lésé ; l’art. 70 CP ne doit ainsi pas non plus exposer l’auteur à devoir restituer à double l’avantage illicite obtenu au moyen de l’infraction préalable. La confiscation de l’art. 70 CP se distingue donc clairement du but de la confiscation de l’art. 69 CP, qui n’est pas ordonnée dans l’intérêt du lésé, mais vise à protéger la société d’une future menace provoquée par une nouvelle utilisation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d’une infraction (Madeleine HIRSIG-VOUILLOZ, op. cit. art. 70, n. 5, p. 1140 ss. et les références citées). 5.8 La confiscation suppose l’existence d’un acte illicite réunissant aussi bien les éléments objectifs que subjectifs d’une infraction, acte qui ne doit pas nécessairement être fautif. Il doit exister un rapport de connexité entre l’infraction commise, d’une part, et les valeurs saisies, d’autre part. L’infraction doit en effet être la cause essentielle, respectivement adéquate, de l’obtention des valeurs patrimoniales et celles-ci doivent typiquement provenir de l’infraction en cause. Les valeurs patrimoniales assujetties à la confiscation doivent revêtir la forme d’une augmentation de l’actif, d’une diminution du passif, d’une non-augmentation du passif ou d’une non-diminution de l’actif.”
“In virtù dell'art. 2 DPA e dell'art. 333 CP, le norme di diritto penale concernenti la confisca si applicano anche al diritto penale amministrativo (DTF 120 IV 365 consid. 1c; sentenza del Tribunale federale 6B_1304/2017 del 25 giugno 2018 consid. 5.3; sentenza della Corte dei reclami penali del Tribunale penale federale BV.2017.33 del 17 novembre 2017 consid. 2.3; Eicker/Frank/Achermann, op. cit., pag. 251 e segg.). Ai sensi dell'art. 70 CP, il giudice ordina la confisca dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l'autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (cpv. 1). Il diritto di ordinare la confisca si prescrive in sette anni; se il perseguimento del reato soggiace a una prescrizione più lunga, questa si applica anche alla confisca (cpv. 3). Se l'importo dei valori patrimoniali sottostanti a confisca non può essere determinato o può esserlo soltanto con spese sproporzionate, il giudice può procedere a una stima (cpv. 5). La confisca di valori patrimoniali in relazione con un reato ha carattere repressivo: ha lo scopo di impedire che il reo profitti dell'infrazione da lui commessa, evitando in tal senso che il crimine paghi (DTF 106 IV 336 consid. 3b/aa; 104 IV 228 consid. 6b). La confisca presuppone un comportamento che adempia i presupposti oggettivi e soggettivi di un reato e che sia illecito.”
Art. 70 Abs. 1 StGB wurde in den zitierten Entscheiden zur Einziehung von Drogenerlösen angewandt. Die Rechtsprechung nennt konkret die Einziehung von Bargeldbeträgen (auch in fremder Währung) und von Geldbeträgen, die in Verstecken (z. B. «Bunker») sichergestellt wurden.
“Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de sept ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que la peine doit être exécutée avant l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l’expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue (art. 69 CP). Ordonne la confiscation des boîtes, cartouches, téléphones, sacoche, revolver, pistolet, chargeur et matériel de conditionnement figurant sous chiffes 1, 4, 6, 7, 10, 11, 12, 13, 14 et 21 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation des téléphone, carte sim et quittance figurant sous chiffes 4, 8 et 9 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État de l'argent (CHF 130.-, EUR 2'030.-, CHF 4'350.- et EUR 1'440.-) figurant sous chiffres 2 et 17 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 70 al. 1 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État de l'argent (EUR 8'275.-, CHF 275.15, EUR 172.70 et CHF 40.-) figurant sous chiffres 1, 2 et 3 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 70 al. 1 CP). Ordonne la restitution à l'ayant droit des ticket, clefs et passeport figurant sous chiffres 3, 5, 8 et 19 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à l'ayant droit de la clef figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 au nom d'A______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ de l'argent (LEK 8'700.-) et passeport figurant sous chiffres 17 et 18 de l'inventaire n° 3______ du 29 juillet 2021 à son nom (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ des collier, bague et argent (USD 200.-, CAD 100.- et GBP 5.-) figurant sous chiffres 2, 6 et 7 de l'inventaire n° 4______ du 29 juillet 2021 à son nom (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux 4/5 des frais de la procédure de première instance, qui s'élèvent dans leur globalité à CHF 7'047.”
“La somme de CHF 157'893.15 (dont € 3'960.00 convertis le 3 septembre 2015 pour CHF 4'243.15), composée des montants saisis au domicile du prévenu et dans le « bunker » (D. 185-186), est confisquée conformément à l’art. 70 al. 1 CP, cette somme étant le résultat du trafic de drogues mis en place par le prévenu. Il est à ce propos précisé que ce montant comprend les CHF 10'600.00 saisis au domicile du prévenu, qui résultaient du trafic de ce dernier selon ses dires (D. 582 l. 736-740 ; 834 l. 506-508).”
“5 Bundesgesetz über die Ausländerinnen und Ausländer und über die Integration (AIG, SR 142.20) und Art. 6 Ziff. 1 des Schengener Grenzkodexes (Verordnung [EU] Nr. 2016/399 des Europäischen Parlaments und des Rates vom 9. März 2016 über einen Gemeinschaftskodex für das Überschreiten der Grenzen durch Personen; ABl. L 77 vom 23. März 2016), die Eintragung der Landesverweisung gemäss Art. 20 der Verordnung über den nationalen Teil des Schengener Informationssystems (N-SIS) und das SIRENE-Büro (N-SIS-Verordnung, SR 362.0) im Schengener Informationssystem, die Einziehung der beschlagnahmten Betäubungsmittel, Streckmittel und Betäubungsmittelutensilien (Pos. 1105, 1107, 1108, 1109, 1110, 1111, 1112, 1113, 1114, 1115, 1116, 1117), der beiden Mobiltelefone (Pos. 1001, 1101), der SIM-Karte sowie der SIM-Kartenhalterung (Pos. 1102, 1106) in Anwendung von Art. 69 Abs. 1 des Strafgesetzbuches (StGB, SR 311.0), die Einziehung des beschlagnahmten Drogenerlöses (CHF 1800., Pos. 1002, 1103 und EUR 285., Pos. 1104) in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB, die Rückgabe der beigebrachten Kleidungsstücke (Pos. 1003, 1004) an den Berufungsbeklagten unter Aufhebung der Beschlagnahme sowie die Beibehaltung der USB-Sticks mit den Mobiltelefonauswertungen (Pos.”
Nach Rechtsprechung und Lehre sind die strafrechtlichen Einziehungsnormen von Art. 70 StGB sinngemäss auch im Verwaltungsstrafrecht anwendbar.
“In virtù dell'art. 2 DPA e dell'art. 333 CP, le norme di diritto penale concernenti la confisca si applicano anche al diritto penale amministrativo (DTF 120 IV 365 consid. 1c; sentenza del Tribunale federale 6B_1304/2017 del 25 giugno 2018 consid. 5.3; sentenza della Corte dei reclami penali del Tribunale penale federale BV.2017.33 del 17 novembre 2017 consid. 2.3; Eicker/Frank/Achermann, op. cit., pag. 251 e segg.). Ai sensi dell'art. 70 CP, il giudice ordina la confisca dei valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato o erano destinati a determinare o a ricompensare l'autore di un reato, a meno che debbano essere restituiti alla persona lesa allo scopo di ripristinare la situazione legale (cpv. 1). Il diritto di ordinare la confisca si prescrive in sette anni; se il perseguimento del reato soggiace a una prescrizione più lunga, questa si applica anche alla confisca (cpv. 3). Se l'importo dei valori patrimoniali sottostanti a confisca non può essere determinato o può esserlo soltanto con spese sproporzionate, il giudice può procedere a una stima (cpv. 5). La confisca di valori patrimoniali in relazione con un reato ha carattere repressivo: ha lo scopo di impedire che il reo profitti dell'infrazione da lui commessa, evitando in tal senso che il crimine paghi (DTF 106 IV 336 consid. 3b/aa; 104 IV 228 consid. 6b). La confisca presuppone un comportamento che adempia i presupposti oggettivi e soggettivi di un reato e che sia illecito.”
Praktische Anwendungsfälle von Art. 70 Abs. 1 StGB zeigen die Rechtsprechung und Praxis in Form von: 1) Sperren/Beschlagnahmen von Bankkonten durch Staatsanwaltschaften; 2) Zuweisung von Restguthaben (z. B. nicht verwendete Kreditbeträge) zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands des Geschädigten; 3) konkrete Anordnungen im Urteil bzw. der Verfügung an Banken oder die Staatskasse, beschlagnahmte Kontoguthaben an den Geschädigten zu überweisen oder zu verteilen.
“oder wenn sie voraussichtlich einzuziehen sind (lit. d; sogenannte Einziehungsbe- - 29 - schlagnahme). Eine weitere Beschlagnahme regelte das Strafgesetzbuch altrechtlich in Art. 71 Abs. 3 StGB im Zusammenhang mit der Ersatzforderung (sogenannte Ersatzforderungsbeschlagnahme; vgl. nun Art. 263 Abs. 1 lit. e StPO). Ist die Beschlagnahme eines Gegenstands oder Vermögenswertes nicht vorher aufgehoben worden, so ist über seine Rückgabe an die berechtigte Person, seine Verwendung zur Kostendeckung oder über seine Einziehung im Endentscheid zu befinden (Art. 267 Abs. 3 StPO). Die Einziehung deliktischer Gegenstände und Vermögenswerte ist in Art. 69 ff. StGB geregelt. Nach Art. 70 Abs. 1 StGB verfügt das Gericht die Einziehung von Vermögenswerten, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Ver- letzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden (Art. 70 Abs. 1 StGB). Diese Bestimmung sieht eine Einziehung mithin nur vor, sofern der Vermögenswert nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des recht- mässigen Zustands ausgehändigt wird. Letzteres hat somit Vorrang vor der Einzie- hung (BGE 139 IV 209 E. 5.3 S. 209 mit Hinweis). 1.2.Mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Limmattal / Albis vom 16. Juli 2020 wurde ein Firmenkonto lautend auf die D._____ AG gesperrt. Das betreffende Konto (CH1) wies per 16. Juli 2020 einen Saldo von Fr. 80'216.-- auf (Urk. 7/3; Urk. 7/4, Beziehung Nr. 3, Vermögensausweis, S. 4). Mit der Vorinstanz (Urk. 60 S. 50 f.) kann festgehalten werden, dass es sich bei den fraglichen Gelder im We- sentlichen um Restanzen der von der Credit Suisse erlangten Kreditmittel handelt. Insbesondere ist erstellt, dass am 21. April 2020 auf das Firmenkonto der D._____ AG eine Gutschrift mit der Bezeichnung "Übertrag Covid-19 Kredit" von Fr. 500'000.-- erfolgte (vgl. Urk. 7/6, Adhoc-Postenauszug vom 24.”
“________]) sprach es sie frei. Die Berufung der D.________ Ltd. hiess es teilweise gut. Es wies die Bank E.________ AG in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB an, dieser beschlagnahmte Vermögenswerte auf den Konten der Anwaltskanzlei F.________ SL, von A.________, C.B.________, B.B.________, G.________ und der H.H.________ Galerie AG in Liq. in Höhe von insgesamt EUR 650'034.28 und CHF 88'819.99 (Stand 26. Oktober 2021) innert fünf Tagen seit Rechtskraft des Urteils zu überweisen (Dispositiv-Ziff. 4). Weiter sprach es der D.________ Ltd. in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB Restguthaben in Höhe von CHF 117'362.71 auf dem PC-Konto der Staatsanwaltschaft (von G.________ hinterlegte Sicherheit) zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands zu (Dispositiv-Ziff. 5). B.B.________ und A.________ verurteilte es in solidarischer Haftung zur Bezahlung von EUR 7'901'399.-- und CHF 190'000.-- Schadenersatz an die D.________ Ltd., zuzüglich 5% Zins seit dem 21. März 2018 und abzüglich der in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB zugesprochenen Beträge von insgesamt EUR 650'034.28 und CHF 88'819.99 (Stand 26. Oktober 2021) sowie CHF 117'362.71. Die Mehrforderung der D.________ Ltd. im Betrag von EUR 2'626'435.-- verwies es auf den Zivilweg (Dispositiv-Ziff. 6). Die Freigabe der bei der Bank E.________ AG beschlagnahmten Vermögenswerte der Gesellschaften der D._________-Gruppe erwuchs unangefochten in Rechtskraft. Dem Urteil liegt folgender Sachverhalt zugrunde: A.________ war ab Herbst 2008 auf der Suche nach einer Finanzierung für diverse Projekte seiner notleidenden, im Immobilienbereich tätigen Gesellschaft L.________ SL mit Sitz in Spanien, welche ihrerseits Inhaberin bzw. Halterin der einzigen Aktie der D.________ Ltd. mit Sitz in London war. A.________ war im englischen Handelsregister (Companies House) seit dem 18. September 2008 als "Director" der D.________ Ltd. eingetragen. A.________ und B.B.________ (nachfolgend auch: Beschuldigte) lernten sich spätestens im November 2008 kennen. Letzterer gab sich gegenüber Ersterem als Trader im Bereich hochrentabler "High Yield Investmentprogramme" aus.”
“Die auf dem PC-Konto der Staatsanwaltschaft hinterlegte Sicherheitsleistung des G____ in Höhe von CHF 407932.70 ist diesem nach dem Gesagten im Umfang von CHF 290'569.99 herauszugeben. Das Restguthaben in Höhe von CHF 117362.71 wird in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands der E____ zugesprochen. Die Staatsanwaltschaft wird angewiesen, die Guthaben innert fünf Tagen seit Rechtskraft des Urteils zu verteilen. Ein Doppelzahlungsrisiko (vgl. dazu BGE 117 IV 107 E. 2b; BGer 6B_326/2011 vom 14. Februar 2012 E. 2.3.3) von G____ besteht in vorliegendem Verfahren nicht, da gegen ihn keine Zivilforderungen geltend gemacht werden. Einem zukünftigen Risiko wird mit der Formulierung des vorliegenden Dispositivs, auf welches verwiesen werden kann, Rechnung getragen (vgl. dazu auch nachfolgend E. 9.4).”
“Dies ist vorliegend der Fall: Die durch die beiden Beschuldigten erhältlich gemachten Barmittel waren vor den inkriminierten Überweisungen Teil des Vermögens der E____, was die entsprechenden Kontoauszüge beweisen (vgl. dazu E. 4.1.1, 5.1.3, 5.3). Die bei der I____ beschlagnahmten Vermögenswerte auf den Konten der J____ ([...]), des C____ ([...] und [...]), der K____ ([...]), des A____ ([...]), des G____ ([...]) sowie der L____ ([...] und [...]) werden in Anwendung von Art. 70 Abs. 1 StGB zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands daher der E____ zugesprochen. Die I____ wird angewiesen, die beschlagnahmten Vermögenswerte in Höhe von insgesamt EUR 650'034.28 und CHF 88'819.99 (Stand 26. Oktober 2021) innert fünf Tagen seit Rechtskraft des Urteils an die Privatklägerin zu überweisen.”
Vermögenswerte sind nach Art. 70 StGB nur dann einzuziehen, wenn sie als Ergebnis oder Belohnung der Straftat oder zu deren Veranlassung bestimmt waren. Nach der Rechtsprechung kommen insbesondere Gegenstände, die allenfalls nur als Mittel zur Begehung dienten (z. B. Forderungen auf Patente/Aktenstände in den zitierten Fällen), sowie Gewinne Dritter (z. B. Erträge einer Bank aus der Vermögensverwaltung), nicht ohne weitere Prüfung als Einziehungsobjekte in Betracht. Entscheidend ist jeweils, ob die betreffende Vermögensposition das direkte Ergebnis der Straftat darstellt oder ob die Organisation darüber Verfügungs‑ bzw. Dispositionsbefugnis hatte; dies erfordert eine einzelfallbezogene Prüfung.
“Les recourantes se sont constituées parties plaignantes en invoquant exclusivement leur dommage respectif en raison de l’escroquerie qu’elles reprochent au prévenu et qui correspond aux investissements qu’elles ont effectués dans l’opération financières (prise de participation dans la holding pour CHF 60'000.- et octroi de prêts pour un montant de CHF 225'000.-). Aussi, on ne voit pas comment le refus de séquestrer les demandes de brevet, respectivement les brevets délivrés au prévenu par décision de l’IPI du 28 février 2023 – la question de l’objet du séquestre pouvant rester ouverte au vu de ce qui suit –, mettrait en péril des prétentions qu’elles n’ont jamais formulées en procédure pénale. Sous l’angle des dommages invoqués par les recourantes de CHF 60'000.- et de CHF 225'000.- en lien avec le reproche d’escroquerie et faisant eux l’objet de conclusions adhésives de leur part, il convient de relever que les demandes de brevet – voire les brevets actuellement –, ne sont pas le résultat de l’infraction d’escroquerie qu’elles reprochent au prévenu. En outre, leur restitution aux recourantes paraît exclue dès lors qu’elles ne les ont jamais détenues. Aussi, l’hypothèse d’une confiscation au sens de l’art. 70 CP et celle d’une restitution au lésé ne sont pas envisageables. Ce n’est qu’au stade du recours qu’elles invoquent pour la première fois comme motif du séquestre demandé, la garantie de leurs prétentions en paiement d’une éventuelle créance compensatrice (art. 71 al. 3 CP). Selon la jurisprudence précitée, cette configuration présuppose que l’hypothèse du prononcé d’une créance compensatrice entre en considération (arrêt TF 1B_100/2019 du 28 mars 2019 consid. 1.2). Or, les recourantes n’amorcent même pas le début d’une démonstration à cet égard. Elles ne motivent pas en quoi leurs conclusions civiles adhésives seraient mises en danger par le refus de séquestrer des biens de remplacement. Le prononcé d’une créance compensatrice en faveur de l’Etat et sa possible allocation aux lésés sont prévus aux art. 71 CP et 73 al. 1 let. c CP. Les recourantes ne soutiennent pas que les conditions permettant, le cas échéant, le prononcé d’une créance compensatrice, respectivement son allocation en leur faveur, seraient a priori réalisées.”
“Elles doivent ainsi faire la démonstration que leurs propres prétentions sont mises en danger par le refus de séquestrer les valeurs patrimoniales visées par leur demande de blocage, soit qu’elles pourraient se voir attribuer une créance compensatrice et que le refus de séquestrer des valeurs les prive de garantie en paiement, soit qu’elles pourraient prétendre à une restitution directe des valeurs. Les buts dans lesquels le séquestre des actions et des demandes de brevets a été demandé à la direction de la procédure ne sont pas si limpides. Dans leur recours, on comprend que les recourantes entendent protéger l’exécution d’une éventuelle créance compensatrice qui leur serait allouée et aussi demander la restitution des demandes de brevets, en tout cas pour D.________ SA. Dans leur demande de mise sous séquestre du 25 mai 2023, les recourantes semblaient motiver le séquestre des actions de K.________ SA à des fins confiscatoires (art. 70 CP), considérant que K.________ SA était « l’un des instruments utilisés dans le cadre de la tromperie dont (elles) ont été victimes » (p. 2). Or, la confiscation de valeurs patrimoniales au sens de l’art. 70 CP vise le résultat de l’infraction et les actions de K.________ SA que le prévenu détiendrait ne paraissent pas être le résultat direct de l’escroquerie dont se prétendent victimes les recourantes, celles-ci relevant du reste elles-mêmes qu’elles ont « servi » à commettre l’infraction d’escroquerie dénoncée. Elles reprochent en effet au prévenu d’avoir embelli la situation financière de G.________ SA, alors surendettée, en présentant des états financiers qui ne correspondaient pas à la réalité (dissimuler des dettes) et de leur avoir faussement affirmé qu’il détenait l’entier du capital-actions de G.________ SA qu’il allait ensuite vendre à la holding à créer (K.________ SA). Ces deux éléments, qui constituent une astuce selon les recourantes, les auraient incitées à investir dans le projet (D.________ SA a investi CHF 60'000.- pour acquérir une participation dans la holding K.________ SA et A.________ SA a prêté CHF 225'000.- à G.________ SA). Le résultat direct de l’infraction d’escroquerie reprochée correspond ainsi plutôt aux investissements faits par les recourantes dont elles demandent la réparation dans la procédure pénale.”
“dans son acte d'accusation. Dès lors, les gains que la banque B. peut avoir réalisés grâce à la gestion des avoirs de l'organisation criminelle ne constituent en l'espèce ni le résultat, ni la récompense de la seule infraction en cause, soit le blanchiment d'argent. Il s'ensuit qu'une confiscation ou une créance compensatrice ne peuvent pas être ordonnées, sur la base des art. 70 al. 1 et 71 al. 1 CP, pour ces gains. 12.2.4.3 L'art. 72 CP ne permet pas non plus le prononcé de mesures confiscatoires ou d'une créance compensatrice pour les gains de la banque résultant de la gestion des avoirs d'origine criminelle. En effet, la doctrine exclut que cette disposition permette le prononcé d'une créance compensatrice lorsque les valeurs patrimoniales d'une organisation criminelle ne sont plus disponibles. Selon la systématique légale, une créance compensatrice ne peut être prononcée qu'en application de l'art. 71 CP, disposition qui est rattachée matériellement à la confiscation compensatrice de l'art. 70 CP (cf. Seelmann/Thommen, in Kommentar Kriminelles Vermögen - Kriminelle Organisationen, Bd I, 2018, § 6, Einziehung von Vermögenswerten einer kriminellen Organisation, n° 35 ad art. 72 CP et les auteurs cités). En outre, l'art. 72 CP présuppose un pouvoir de disposition de l'organisation criminelle sur les valeurs patrimoniales à confisquer. En l'absence d'un pouvoir de disposition, des mesures confiscatoires ou une créance compensatrice pour des avantages dont une organisation criminelle aurait pu bénéficier ne sont pas envisageables (Baumann, in BSK-Strafrecht I, n° 7 ad art. 72 CP). En l'espèce, l'organisation criminelle de F. avait un pouvoir de disposition sur les valeurs patrimoniales déposées sur les relations ouvertes auprès de la banque B. Pour ce motif, il se justifie de prononcer la confiscation de l'intégralité des avoirs déposés sur les relations au nom de G., des sociétés 1 et 2, comme exposé ci-après (cf. infra consid. 13). En revanche, il n'apparaît pas que l'organisation avait un pouvoir de disposition ne serait-ce que sur une partie des gains que la banque a pu réaliser grâce à la gestion des avoirs d'origine criminelle.”
Die Gerichte ordnen die Einziehung und die Devolution der eingezogenen Vermögenswerte an den Staat an. Die Verwertung kann — je nach Fall — über Dritte wie ein Konkursamt erfolgen; der Verwertungserlös wird nach Abzug vorrangiger Rechte (insbesondere Grundpfandrechte) und Verwertungskosten verteilt und der Staatskasse zugeführt. Einzelne Gegenstände oder Beträge können in den Entscheiden dem Beschuldigten zurückgegeben werden, soweit dies angeordnet ist. In den vorliegenden Entscheiden wurden auch kleinere Geldbeträge der Staatskasse zugewiesen.
“Condamne A______ à une peine privative de liberté de 8 mois, sous déduction de 121 jours de détention avant jugement (art. 40 CP). [ … ] Condamne A______ à une amende de CHF 400.- (art. 42 al. 4 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de 4 jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne, par prononcé séparé, le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Renvoie la partie plaignante D______ à agir par la voie civile (art. 126 al. 2 CPP). Constate que A______ acquiesce aux conclusions civiles de C______ (art. 124 al. 3 CPP). Condamne A______ à payer à C______ EUR 4'000.- et CHF 60.-, avec intérêts à 5% dès le 3 septembre 2023, à titre de réparation du dommage matériel (art. 41 CO). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales transférées par la police Fribourgeoise et transmises au Service financiers du pouvoir judiciaire (art. 70 CP). Rejette les conclusions en indemnisation de A______ (art. 429 CPP). Fixe à CHF 5'275.30 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'603.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à due concurrence la créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure avec les valeurs patrimoniales séquestrées (art. 442 al. 4 CPP). " Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal de police, au Secrétariat d'État aux migrations ainsi qu'à l'Office cantonal de la population et des migrations. La greffière : Sarah RYTER Le président : Vincent FOURNIER Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al.”
“Selon la même disposition, il renvoie la partie plaignante à agir par la voie civile lorsque la partie plaignante n'a pas chiffré ses conclusions de manière suffisamment précise ou ne les a pas suffisamment motivées (al. 2 let. b). 3.1.4. Chacun est tenu de réparer le dommage qu'il cause à autrui d'une manière illicite, soit intentionnellement, soit par négligence ou imprudence (art. 41 al. 1 CO). La preuve du dommage incombe au demandeur (art. 42 al. 1 CO). 3.2. En l'espèce, il sera fait droit aux conclusions civiles du plaignant B______ en lien avec les retraits frauduleux effectués au moyen de sa carte bancaire, le prévenu ayant acquiescé à celles-ci. Par conséquent, il sera condamné à verser au plaignant B______ EUR 4'000.- et CHF 60.-, avec intérêt à 5% dès le 3 septembre 2023, à titre de réparation du dommage matériel. Quant au plaignant A______, il sera envoyé à agir par la voie civile. Frais, indemnisations et sort des valeurs patrimoniales 4. Les valeurs patrimoniales transférées par la police Fribourgeoise seront confisquées, dévolues à l'Etat des et transmises au Service financiers du pouvoir judiciaire (art. 70 CP). 5. Au vu de l'issue de la cause, le prévenu sera condamné aux frais de la procédure, lesquels s'élèvent à CHF 1'603.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP). Compte tenu de l’annonce d’appel du prévenu à l’origine du présent jugement motivé, ce dernier sera condamné à un émolument complémentaire de jugement de CHF 600.- conformément à l'art. 9 al. 2 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale (RTFMP; E 4.10.03) 6. La créance de l'Etat portant sur les frais de la procédure sera compensée à due concurrence avec les valeurs patrimoniales séquestrées (art. 442 al. 4 CPP). 7. Vu le verdict de culpabilité pour l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, aucune indemnité ne sera accordée au prévenu (art. 429 CPP). 8. Le défenseur d'office du prévenu sera indemnisé selon détails figurant en pied de jugement (art. 135 CPP). PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Déclare X______ coupable de vol (art. 139 ch. 1 CP), de vol d'importance mineure (art.”
“Sachverhalt: A. Mit Verfügung vom 28. Juni 2005 beschlagnahmte die Staatsanwaltschaft des Kantons St. Gallen im Strafverfahren gegen A.________ und B.________ die Eigentumswohnung U.________, Grundstück V.________, Grundbuch W.________, einschliesslich zweier Schuldbriefe. B.________ war zu jenem Zeitpunkt Eigentümerin des Grundstücks. Mit Strafurteil des Kreisgerichts St. Gallen vom 13. Dezember 2007 wurden das beschlagnahmte Grundstück und die Schuldbriefe gestützt auf Art. 70 StGB eingezogen und die Verwertung angeordnet. Über B.________ wurde am 11. Mai 2009 der Konkurs eröffnet, welcher vom Konkursamt Nidwalden durchgeführt wurde. Mit Strafurteil vom 14. Dezember 2009 bestätigte das Kantonsgericht St. Gallen die Einziehung und Verwertung des Grundstücks in W.________ einschliesslich der beiden Schuldbriefe. Das Urteil erwuchs in Rechtskraft. B. Am 31. Dezember 2009 teilte die Staatsanwaltschaft St. Gallen dem Konkursamt Nidwalden mit, dass die Verwertung des Grundstücks in W.________ zweckmässigerweise über das dortige Konkursamt (Nidwalden) erfolgen sollte, wobei vorgängig die Schuldbriefe zu löschen und der Verwertungserlös, abzüglich der Grundpfandrechte und der Verwertungskosten, der Staatskasse St. Gallen zuzuführen sei. Am 4. Mai 2011 verwertete das Konkursamt Nidwalden das Grundstück für Fr. 915'437.65. Nach Abzug von Gebühren und Auslagen sowie Abzug für Grundpfandrechten (Fr. 229'962.70 an eine Bank und Fr. 226'750.-- an die Staatsanwaltschaft St. Gallen für die Schuldbriefe) verblieb ein Netto-Erlös von Fr.”
“Condamne A______ à une peine privative de liberté de 22 mois, sous déduction de 337 jours de détention avant jugement (77 jours au titre de la détention provisoire et 262 jours au titre de la détention pour des motifs de sûreté) (art. 40 CP). Révoque le sursis octroyé le 29 janvier 2021 par le Tribunal de police de Genève à la peine pécuniaire de 180 jours-amende à CHF 10.- l'unité, sous déduction de 4 jours de détention avant jugement (art. 46 al. 1 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 5 ans (art. 66a al. 1 let. o CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS ; RS 362.0). Ordonne le maintien en détention pour des motifs de sûreté de A______ (art. 231 al. 1 CPP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat du solde des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 9 août 2021 et sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ du 11 novembre 2021 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des objets figurant sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n° 4______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Prend acte de ce que les frais de la procédure de première instance ont été arrêtés à CHF 2'632.-. Condamne A______ au paiement de ces frais. Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'705.-, comprenant un émolument de décision de CHF 1'500.-. Met l'intégralité de ces frais à la charge de A______. Prend acte de ce que le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseure d'office, a été arrêté à CHF 5'385.- en première instance. Arrête à CHF 1'421.65.- TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______ pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Secrétariat d'Etat aux migrations, à l'Office fédéral de la Police ainsi qu'à l'Office cantonal de la population et des migrations. La greffière : Julia BARRY Le président : Vincent FOURNIER Indication des voies de recours : Conformément aux art.”
“Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable F______ n° d'appel 6______ figurant sous chiffre 23 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des pièces figurant sous chiffres 1, 3, 4, 12, 13, 14, 16, 19 et 28 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des pièces figurant sous chiffres 31 et 38 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la pièce figurant sous chiffre 39 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la pièce figurant sous chiffre 364262 de l'inventaire n° 7______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat de l'argent figurant sous chiffre 364265 de l'inventaire n° 7______ (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des sommes de CHF 33.50 figurant sous chiffre 17, de CHF 222.95 et EUR 330.- figurant sous chiffre 21, de CHF 1'700.- et EUR 0.74 figurant sous chiffre 24 de l'inventaire n° 3______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ du portemonnaie figurant sous chiffre 27 de l'inventaire n° 3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Prend acte de ce que le Tribunal correctionnel a arrêté à CHF 9'374.00 l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). Statuant le 3 mars 2022 Condamne A______ au paiement des frais de la procédure préliminaire et de première instance à hauteur de CHF 11'873.60 et laisse (temporairement) le solde de ces frais à la charge de l’Etat. Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'775.-, comprenant un émolument de jugement de CHF 1'500.-. Met un tiers de ces frais, soit CHF 597.70 à la charge de A______ et laisse le solde de ces frais à la charge de l'Etat. Arrêt à CHF 1'942.90, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseur d'office de A______ pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, à l'Etablissement fermé de B______, au Secrétariat d'Etat aux migrations, à l'Office cantonal de la population et des migrations, au Service de probation et d’insertion et au Service d’application des peines et mesures.”
Nach der in der Rechtsprechung genannten «Sedimenttheorie» können bei zeitnahen Barabhebungen deliktische Werte anteilig in Form der auf dem Konto verbleibenden Beträge eingezogen werden; es ist dabei nach der genannten Entscheidung nicht erforderlich, zusätzlich eine Ersatzforderung zu bilden.
“________ est impossible dès lors que ces prélèvements ont eu lieu en espèces, force est de constater qu'ils correspondent à deux prélèvements en espèces effectués à des dates très rapprochées, soit un montant de CHF 25'000.- prélevé le 1er mai 2018 et un montant de CHF 25'000.- prélevé le 28 décembre 2018 (DO 14723). Un lien direct peut ainsi être établi entre le compte de l'appelante et les infractions commises par le prévenu, même si les valeurs délictueuses ont été mélangées avec des valeurs de provenance licite appartenant à l'appelante. Dans ces conditions, et à tout le moins à hauteur de CHF 37'000.- (27'000 + 10'000), les valeurs figurant sur ce compte peuvent en application de la théorie dite du sédiment (consid. 7.1.2 ci-avant) faire l'objet d'une confiscation et il n'est pas nécessaire de recourir à une créance compensatrice. Il en résulte que, si les conditions de l'art. 70 al. 2 CP sont remplies, c'est bien une confiscation, comme requis par le Ministère public, voire même une restitution au lésé au sens de l'art. 70 al. 1 CP, qu'il s'agira de prononcer. 7.3.2. Contrairement à ce que les premiers juges ont admis, il y a lieu de constater que l'appelante revêt la qualité de tiers acquéreur et non de tiers bénéficiaire au sens de la jurisprudence citée ci-avant. En effet, si les fonds dont elle a bénéficié provenaient certes des infractions commises, il ne lui sont pas parvenus immédiatement et directement par celles-ci, mais bien par l'intermédiaire du prévenu. Il convient par conséquent d'examiner dans quelle mesure elle était de mauvaise foi ou, si elle était de bonne foi, si elle a fourni une contreprestation adéquate ou si le prononcé de la confiscation est d'une rigueur excessive à son égard. En ce qui concerne la condition de la bonne foi, l'appelante fait valoir qu'elle n'a jamais été mise au courant, ni a eu un quelconque soupçon quant à l'activité délictueuse de son mari et qu'elle était totalement ignorante quant à l'origine délictuelle de leur train de vie. Elle a ainsi expliqué qu'elle savait que son mari "s'occupait des finances" à D.”
Eine Beschlagnahme als provisorische Massnahme entbindet nicht von der Prüfung von Art. 70 Abs. 2 StGB. Die Voraussetzungen nach Art. 70 Abs. 2 müssen zwar nicht in jedem Fall bereits abschliessend bewiesen sein, doch ist bei der prozessualen Abwägung zu berücksichtigen, ob eine spätere Konfiskation voraussichtlich ist; zudem ist ein Séquestre nur zu verweigern, wenn eine künftige Konfiskation unzweifelhaft ausgeschlossen ist.
“Januar 2021 nicht gelang, einen nachvollziehbaren Grund darzutun, weshalb er die Überweisung mit «Provisionsabrechnung» betitelte, wenn es sich doch um eine Darlehensrückzahlung gehandelt haben soll (vgl. Z. 344 ff. des Protokolls). Allein aus dem Umstand, dass der Beschwerdeführer den überwiesenen Betrag nicht von seinem Bankkonto abgehoben hat, lässt sich ebenfalls nicht ohne weiteres auf eine Gutgläubigkeit schliessen, ist es doch ebenso denkbar, dass der Beschwerdeführer von einer Abhebung absah, weil er erst gar nicht mit einer Beschlagnahme rechnete oder da er, wie es von der Straf- und Zivilklägerin vorgebracht wird, damit rechnete, dass er das Geld zurückbezahlen muss. Der Behauptung des Beschwerdeführers, er habe die CHF 30'000.00 gutgläubig entgegengenommen, kann somit nicht gefolgt werden. Das Fehlen einer gleichwertigen Gegenleistung sowie die Bösgläubigkeit des Beschwerdeführers wurden von der Staatsanwaltschaft hinreichend dargelegt. Aufgrund der Beschlagnahme als lediglich provisorische Massnahme müssen diese Bedingungen nicht abschliessend bewiesen sein (vgl. E. 3.5 hiervor). Im Übrigen stellt die Beschlagnahme auch keine unverhältnismässige Härte gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB dar, was selbst der Beschwerdeführer nicht geltend macht. Die Voraussetzungen der Forderungsbeschlagnahme sind folglich vorliegend erfüllt.”
“6.5.2, paru in SJ 2021 I p. 305). 2.2.2. Selon l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les biens/valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Ces conditions sont cumulatives. Si l’une d’elles n’est pas réalisée, la mesure peut être prononcée alors même que l’intéressé a conclu une transaction en soi légitime. S'agissant de la contre-prestation, elle n'est pas adéquate quand les valeurs patrimoniales ont été remises à titre gratuit. La clause de rigueur n’a qu'une portée limitée; en effet, il ne suffit pas que la mesure de confiscation à l'égard du tiers soit disproportionnée; il faut encore qu’elle le frappe de manière particulièrement incisive dans sa situation économique (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3). Pour qu'un séquestre puisse être refusé en application de l'art. 70 al. 2 CP, le prononcé d’une future confiscation doit être d'emblée et indubitablement exclu (arrêt du Tribunal fédéral 1B_660/2020 précité). 2.2.3. Une saisie est proportionnée lorsqu’elle porte sur des avoirs dont on peut admettre qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués. L'intégralité des fonds doit demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu'il existe un doute sur la part de ceux-ci qui pourrait provenir d'une activité criminelle (arrêt du Tribunal fédéral 1B_356/2021 du 21 septembre 2021 consid. 3.1). D’après le message du Conseil fédéral concernant la modification du code pénal suisse et du code pénal militaire du 30 juin 1993, lorsque la confiscation n’est que partielle et qu’elle porte sur un objet indivisible, le tiers acquéreur "pourrait [alors] avoir le choix" entre le paiement d’une soulte (ce qui s’apparenterait à une créance compensatrice) et la participation au produit de réalisation de l’objet confisqué (FF 1993 III 301). 2.3.1. En l’occurrence, A______ conteste avoir commis la plupart des faits qui lui sont reprochés, qu’il impute à G______.”
Nach der zitierten Rechtspraxis kann Art. 70 Abs. 5 StGB zur Anwendung gelangen, wenn bei komplexen, teils grenzüberschreitenden Online‑Transaktionen eine exakte Bestimmung der einzuziehenden Vermögenswerte nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand möglich ist. In dem entschiedenen Fall wurde der konfiszierbare Betrag unter Berücksichtigung des Gesamtumsatzes der Plattform geschätzt; der Entscheid nennt exemplarisch Schätzbeträge in Millionenhöhe, ohne dies als generell zwingend auszusagen.
“Le fonctionnement de cette dernière, tel que décrit dans les conditions générales figurant sur le site internet de A______ AG – soit la mise en relation d'un vendeur détenteur d'un billet permettant l'accès à un événement culturel ou sportif et d'un acquéreur de ce billet –, ne correspondait ainsi pas complètement à l'exploitation réelle faite par A______ AG de ladite plateforme. De nombreux particuliers continuaient de déposer des plaintes pénales contre elle, en Suisse et à l'étranger, pour se plaindre de ses pratiques commerciales qualifiées de déloyales voire d'escroquerie. Vu le contexte de fait particulièrement complexe dans lequel coexistaient d'innombrables transactions effectuées sur le plan international par le biais de la plateforme internet exploitée par A______ AG dont une partie ne prêtait pas le flanc à la critique alors que d'autres étaient problématiques sous l'angle du droit pénal, soit en raison de l'identité réelle du vendeur (particulier ou A______ AG), soit en raison des restrictions auxquelles est soumise la revente ou la transmission de billets par leur émetteur (cf. F______, G______ et H______), soit encore en raison du mode de fonctionnement de la plateforme, il était impossible de chiffrer avec précision les montants perçus par A______ AG à la suite de la commission d'une infraction. L'art. 70 al. 5 CP permettait toutefois de confisquer des valeurs patrimoniales dont le montant ne pouvait être déterminé avec précision. Le chiffre d'affaires résultant, selon les propres déclarations des prévenus, du nombre colossal de transactions effectuées chaque année par A______ AG par le biais de sa plateforme internet, était de plusieurs millions. Il était ainsi raisonnable d'estimer que les ventes de billets pouvant être constitutives d'infractions pénales avaient procuré à A______ AG des revenus illicites et donc à terme confiscables d'à tout le moins CHF 15'000'000.-. Le montant des fonds actuellement séquestrés, soit CHF 3'000'000.- ne permettait pas de couvrir le produit des infractions qu'il lui était reproché d'avoir commises au préjudice des plaignantes et d'autres lésés cumulé à l'éventualité d'une peine sous forme d'amende. Il se justifiait ainsi d'arrêter à CHF 18'000'000.- le montant total des avoirs de la prévenue devant être placé sous séquestre. D. a. À l'appui de son recours, A______ AG reproche une nouvelle fois au Ministère public d'avoir fixé le montant du séquestre de manière arbitraire, celui-ci étant totalement disproportionné au regard du préjudice allégué par les parties plaignantes.”
“Le Ministère public ne pouvait se fonder sur de telles pièces au regard de la nature purement fiscale de l'infraction qui lui était reprochée par les autorités allemandes et, de surcroît, sur des éléments de preuves datant de plus de dix ans. À cela s'ajoutait que par arrêt du 1er décembre 2020, le Tribunal fédéral avait rejeté le recours interjeté par le SECO contre le jugement du Tribunal de commerce de Zurich du 11 mars 2020 le déboutant de son action civile contre elle pour pratiques déloyales. Elle avait demandé au Ministère public d'examiner l'impact de ce jugement sur la présente procédure, à la lumière des art. 23 et 24 LCD. Or, cette demande était restée sans suite. Elle ajoute qu'il serait sans pertinence pour la procédure en cours qu'elle ait été condamnée pour certaines pratiques de vente, notamment en Italie et en Australie. Enfin, le Ministère public admettait lui-même que seule une partie des transactions opérées sur la plateforme internet A______ était sujette à des soupçons relevant du droit pénal. Le raisonnement du Ministère public en lien avec l'art. 70 al. 5 CP ne saurait également être suivi. Le flux des transactions en ligne pouvait être reconstitué et était ainsi déterminable. Elle s'exposerait au maximum à une amende de CHF 5'000'000.- si elle était reconnue coupable d'escroquerie et de CHF 5'000.- en cas de violation de la LCD. Même si le préjudice potentiel ne pouvait être chiffré avec exactitude à ce stade, on pouvait augurer qu'il s'agirait d'un montant bien inférieur au montant séquestré. Enfin, rien ne permettait de penser qu'un futur recouvrement éventuel serait compromis. Elle était une entreprise commerciale active, de sorte qu'elle n'encourait aucun risque d'insolvabilité. b. Dans ses observations du 21 octobre 2021, le Ministère public conclut au rejet du recours, sous suite de frais, et persiste dans son ordonnance querellée. Il existait un soupçon suffisant que d'innombrables ventes sur la plateforme internet A______ violaient la LCD, voire l'art. 146 CP. Aussi, le séquestre prononcé à hauteur de CHF 18'000'000.- devait être maintenu.”
“Le Ministère public ne pouvait se fonder sur de telles pièces au regard de la nature purement fiscale de l'infraction qui lui était reprochée par les autorités allemandes et, de surcroît, sur des éléments de preuves datant de plus de dix ans. À cela s'ajoutait que par arrêt du 1er décembre 2020, le Tribunal fédéral avait rejeté le recours interjeté par le SECO contre le jugement du Tribunal de commerce de Zurich du 11 mars 2020 le déboutant de son action civile contre elle pour pratiques déloyales. Elle avait demandé au Ministère public d'examiner l'impact de ce jugement sur la présente procédure, à la lumière des art. 23 et 24 LCD. Or, cette demande était restée sans suite. Elle ajoute qu'il serait sans pertinence pour la procédure en cours qu'elle ait été condamnée pour certaines pratiques de vente, notamment en Italie et en Australie. Enfin, le Ministère public admettait lui-même que seule une partie des transactions opérées sur la plateforme internet A______ était sujette à des soupçons relevant du droit pénal. Le raisonnement du Ministère public en lien avec l'art. 70 al. 5 CP ne saurait également être suivi. Le flux des transactions en ligne pouvait être reconstitué et était ainsi déterminable. Elle s'exposerait au maximum à une amende de CHF 5'000'000.- si elle était reconnue coupable d'escroquerie et de CHF 5'000.- en cas de violation de la LCD. Même si le préjudice potentiel ne pouvait être chiffré avec exactitude à ce stade, on pouvait augurer qu'il s'agirait d'un montant bien inférieur au montant séquestré. Enfin, rien ne permettait de penser qu'un futur recouvrement éventuel serait compromis. Elle était une entreprise commerciale active, de sorte qu'elle n'encourait aucun risque d'insolvabilité. b. Dans ses observations du 21 octobre 2021, le Ministère public conclut au rejet du recours, sous suite de frais, et persiste dans son ordonnance querellée. Il existait un soupçon suffisant que d'innombrables ventes sur la plateforme internet A______ violaient la LCD, voire l'art. 146 CP. Aussi, le séquestre prononcé à hauteur de CHF 18'000'000.- devait être maintenu.”
Die Ersatzforderung beschränkt sich nicht auf das unmittelbare Tatprodukt; sie erstreckt sich auf das wirtschaftliche Ergebnis der Straftat, also das unmittelbare Produkt sowie daraus erzielte Vorteile, Erträge und Gewinne. Die Ersatzforderung soll den deliktischen Vorteil in entsprechender Höhe ausgleichen bzw. ersetzen, wenn die konfiszierbaren Vermögenswerte nicht mehr verfügbar sind.
“Les causes à l'origine de l'indisponibilité des valeurs illicites sont sans importance, qu'elles aient été dissimulées, aliénées, consommées, perdues, voire mélangées s'agissant de choses fongibles. 5.2.2. Pour prononcer une créance compensatrice, encore faut-il que les valeurs (produit de l'infraction) soient confiscables. Les conditions de la confiscation doivent être réunies à la différence près que les valeurs qui devraient être confisquées (produit de l'infraction) ne sont plus disponibles. En raison de son caractère subsidiaire, la créance compensatrice ne peut en effet être ordonnée que si, dans l'hypothèse où les valeurs patrimoniales auraient été disponibles, la confiscation eût été prononcée ; elle est alors soumise aux mêmes conditions que cette mesure. Il en découle que la créance compensatrice non seulement dépend de la confiscation, mais encore s'y substitue. Le juge devra prononcer une créance compensatrice aux conditions suivantes : - les conditions de la confiscation de valeurs patrimoniales illicitement acquises auprès de l'auteur, respectivement de tiers, doivent être remplies au regard de l'art. 70 CP ; - les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles ; - l'auteur n'a pas entièrement dédommagé le lésé ou ce dernier ne se sera pas vu restituer directement les valeurs patrimoniales en rétablissement de ses droits. 5.2.3. En principe, le montant de la créance compensatrice est de la même valeur que le produit de l'activité délictueuse. Cela résulte de l'art. 71 al. 1 CP qui prévoit que la créance compensatrice doit être "d'un montant équivalent" à l'avantage illicite. L'étendue et l'importance des actifs qui peuvent être confisqués sont déterminées à partir du résultat économique de l'infraction perpétrée. On entend par résultat de l'infraction tant le produit immédiat de celle-ci que tout avantage économique obtenu grâce à l'infraction, ainsi que les revenus et gains générés par le produit de l'infraction ; en revanche, il n'y a pas lieu de tenir compte d'éventuels intérêts moratoires, compensatoires ou autres. La créance compensatrice, pas plus que la confiscation, ne constituent une forme de réparation du dommage, et cela quand bien même les participants à un acte illicite sont tenus de réparer le dommage qui en découle ; elle ne doit pas être confondue avec l'action acquilienne prévue par l'art.”
“1 StGB unterliegen Vermögenswerte, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, der Einziehung, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Sind die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte nicht mehr vorhanden, kann auf einer Ersatzforderung des Staates in gleicher Höhe erkannt werden (Art. 71 Abs. 1 StGB). Die Untersuchungsbehörde kann im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen (Art. 71 Abs. 3 StGB; sog. Ersatzforderungsbeschlagnahme). So lange die Untersuchung noch nicht abgeschlossen ist und die Möglichkeit einer Ersatzforderung besteht, muss die Sicherungsmassnahme aufrechterhalten bleiben. Die Behörde muss schnell entscheiden, was es ausschliesst, dass sie komplexe Rechtsfragen löst oder dass sie vor dem Entscheid darauf wartet, genau und vollständig über den Sachverhalt unterrichtet worden zu sein (BGE 141 IV 360 E. 3.2 mit Hinweisen). Die zu beschlagnahmende Ersatzforderung entspricht in ihrer Höhe grundsätzlich den Vermögenswerten, die durch die Anlasstat erlangt worden sind und somit der Einziehung von Art. 70 StGB unterlägen, wenn sie noch vorhanden wären. Die Höhe der Ersatzforderung kann im Sinne des Art. 70 Abs. 5 StGB geschätzt werden (vgl. Konopatsch, StGB Annotierter Kommentar, 2020 N. 13 f. zu Art. 71 StGB mit Hinweisen; Trechsel/Jean-Richard, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2021, N. 17 zu Art. 70 StGB).”
“3.1 Les appelant soutiennent que le Tribunal de police ne pouvait pas prononcer une créance compensatrice, dès lors qu’il a retenu une violation de la maxime d’accusation, à savoir que l’état de fait des deux ordonnances rendues le 6 octobre 2020 était lacunaire. 3.2 Selon l'art. 70 al. 1 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0), le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. La confiscation a un caractère répressif ; elle tend à empêcher l'auteur de profiter du produit de l'infraction. Il convient d'ôter toute rentabilité à l'infraction, afin que le « crime ne paie pas ». Si le gain a pour source un acte juridiquement légal, il n'y a pas matière à confiscation (ATF 129 IV 107 consid. 3.3 ; Dupuis et alii, Petit commentaire du Code pénal, 2e éd., Bâle 2017, n. 1 ad art. 70 CP et les réf.). Aux termes de l'art. 71 al. 1 CP, lorsque les valeurs patrimoniales à confisquer ne sont plus disponibles, le juge ordonne leur remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent. La créance compensatrice doit avoir pour but d'absorber effectivement un avantage illicite (ATF 119 IV 17 consid. 2c ; Dupuis et alii, op. cit. n. 9 ad art. 71 CP). En règle générale, elle doit être arrêtée selon le principe des recettes brutes (cf. ATF 124 I 6 consid. 4b/bb ; ATF 119 IV 17 consid. 2a ; TF 6B_352/2014 du 22 mai 2015 consid. 8.1, non publié aux ATF 141 IV 273 ; Dupuis et alii, op. cit., n. 10 ad art. 71 CP). 3.3 Les appelants ont été libérés pour les motifs suivants (jugement, consid. 3, pp. 27-28) : « Il convient tout d'abord de constater que l'état de fait des ordonnances pénales rendues le 6 octobre 2020 à l'encontre des deux prévenus est lacunaire et ne remplit pas les conditions de l'art. 325 CPP. Si les ordonnances pénales précitées désignent bien le lieu de la commission de l'infraction et la période litigieuse, on ignore tout de la description des actes qui leur sont reprochés.”
Bei der Einziehungsbeschlagnahme (Art. 263 Abs. 1 StPO) handelt es sich um eine provisorische, konservative Massnahme; die Zulässigkeit richtet sich nach einer summarischen Voraussetzungenprüfung. Im Einziehungsrecht gilt die Unschuldsvermutung nicht. Gleichwohl muss der Staat die Voraussetzungen der Einziehung darlegen und beweisen; wer der Einziehung entgegenstehende Tatsachen vorbringt, ist zur zumutbaren Mitwirkung bei deren Beweiserhebung verpflichtet. Im Unterschied dazu müssen nach Art. 71 Abs. 3 StGB beschlagnahmte Vermögenswerte nicht notwendigerweise einen Zusammenhang mit der untersuchten Straftat aufweisen.
“d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson unter anderem beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände oder Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind. Bei der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO handelt es sich um eine provisorische konservative Massnahme. Sie bezweckt die Erhaltung von Gegenständen und Vermögenswerten, welche das Sachgericht einziehen könnte. Die Einziehungsbeschlagnahme gründet auf einer Wahrscheinlichkeit und rechtfertigt sich, solange die blosse Möglichkeit der Einziehung durch das Sachgericht «prima facie» zu bestehen scheint (BGE 140 IV 57 E. 4.1.1 mit Hinweisen). Entsprechend ihrer Natur als provisorische konservative prozessuale Massnahme sind bei der Beurteilung der Zulässigkeit der Beschlagnahme – anders als bei der definitiven Einziehung – nicht alle Tat- und Rechtsfragen abschliessend zu beurteilen. Die Beschlagnahme ist nur aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 139 IV 250 E. 2.1; Urteil des Bundesgerichts 1B_556/2021 vom 29. November 2021 E. 3.2). Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB sind Vermögenswerte einzuziehen, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die in Art. 10 Abs. 1 StPO verankerte Unschuldsvermutung gilt im Einziehungsrecht nicht. Wohl hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung zu beweisen. Wer der Einziehung entgegenstehende Tatsachen behauptet, muss bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken (vgl. Urteile 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 6.5.2.2; 6B_1042/2019 vom 2. April 2020 E. 2.2.2).”
“Auch wenn in der Begründung der Beschlagnahmeverfügung unter anderem die Rechtsgrundlagen von Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO und Art. 70 Abs. 1 StGB genannt werden, hat die Staatsanwaltschaft die angefochtene Verfügung ausdrücklich dahingehend begründet, dass die Beschlagnahme im Hinblick auf die Durchsetzung einer Ersatzforderung erfolgte (vgl. die von der Kammer hinzugefügten Hervorhebungen). Dadurch, dass die Staatsanwaltschaft die Voraussetzungen der Ersatzforderungsbeschlagnahme im Sinne von Art. 71 Abs. 3 StGB als erfüllt erachtet hat, sind implizit auch die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 1 StGB bejaht worden, was mit Blick auf die bei Beschlagnahmeverfügungen geltende summarische Begründungspflicht (vgl. E. 4.2) ausreicht. Inwiefern diese Voraussetzungen vorliegend nicht erfüllt sein sollten, wird vom Beschwerdeführer nicht dargelegt. Anders als er meint, brauchen nach Art. 71 Abs. 3 StGB beschlagnahmte Vermögenswerte denn auch keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen. Damit unterscheidet sich dieser strafprozessuale Arrest von der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO, bei welcher ein Konnex zwischen der Tat und den mit Beschlag belegten Vermögenswerten bestehen muss (Urteil des Bundesgerichts 7B_291/2023 vom 12. Oktober 2023 E. 3.2 mit Verweis auf BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 mit Hinweisen).”
Die Voraussetzungen von Art. 70 Abs. 2 StGB sind kumulativ: Die Einziehung bzw. die Ersatzforderung gegenüber einem Dritten ist ausgeschlossen nur, wenn (1) der Dritte die Vermögenswerte in Gutgläubigkeit erworben hat und (2) entweder eine angemessene Gegenleistung erbracht worden ist oder die Einziehung für den Dritten eine unverhältnismässige Härte darstellen würde. Im Sequestre‑Stadium kann eine vorsorgliche Freigabe nur erfolgen, wenn die Gutgläubigkeit des Dritten klar und endgültig feststeht; die Gegenleistung muss im Regelfall vor dem Übergang der Werte erbracht worden sein.
“2 CP dispose que la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les valeurs dans l’ignorance des faits qui l’auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d’une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi. Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie (arrêts TF 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1 et TF 1B_615/2020 du 2 mars 2021 consid. 2.2 et les références citées; cf. ég. arrêt TC FR 502 2021 209 du 7 décembre 2021 consid. 3.2). 2.4. En l’espèce, peu importe que la somme de CHF 20'000.- qui compose principalement le compte bancaire litigieux provienne de la société L.________ SA ou de J.________ SA, ou que cette somme fasse « partie intégrante de la somme transférée par J.________ SA à A.________ SA en date des 31 août 2022 et 21 septembre 2022 », comme le prétend la recourante (cf. recours p. 7), ce que conteste le Ministère public dans ses déterminations. Il suffit en effet de constater que personne ne retient que cet argent provient du prévenu – ou de sa société d’alors, à savoir D.________ SA. Force est ainsi de constater que le lien de causalité entre les infractions reprochées au prévenu et le compte banque séquestré n’a pas été rendu vraisemblable – ce qui aurait été suffisant au stade du séquestre – par le Ministère public, ni dans son ordonnance ni dans ses déterminations, ce dernier semblant d’ailleurs plutôt concéder l’inverse (« Il ne semble donc pas y avoir de lien direct avec la société D.”
“Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (arrêts 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2; 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb; arrêt 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2 et les arrêts cités). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP - soit d'une part la bonne foi du tiers et d'autre part la contre-prestation adéquate ou la rigueur excessive d'une éventuelle confiscation ultérieure - sont cumulatives (arrêt 6B_1017/2022 du 7 juin 2023 consid. 7.1.2). Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction (arrêt 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.3). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Selon la jurisprudence, elle ne se rapporte pas à la notion civile consacrée à l'art. 3 CC. La confiscation ne peut ainsi pas être prononcée si le tiers sait simplement qu'une procédure pénale a été ouverte contre son partenaire commercial, mais ne dispose pas d'informations particulières. Il faut que le tiers ait une connaissance certaine des faits qui auraient justifié la confiscation ou, à tout le moins, considère leur existence comme sérieusement possible, soit qu'il connaisse les infractions d'où provenaient les valeurs ou, du moins, ait eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction. En d'autres termes, la confiscation à l'égard d'un tiers ne sera possible que si celui-ci a une connaissance - correspondant au dol éventuel - des faits justifiant la confiscation.”
“c) ou qu'ils devront être confisqués (let. d). L'art. 71 al. 3 CP, permet par ailleurs à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des éléments du patrimoine de la personne concernée, par quoi il faut entendre non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP; arrêts du Tribunal fédéral 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4.1; 1B_583/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2.1 et les références citées). 4.2. Le séquestre prévu par l'art. 263 al. 1 let. d CPP a pour but de préparer la confiscation au sens des art. 69 et 70 CP. Selon cette dernière disposition, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). L'art. 70 al. 2 CP précise que la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. 4.3. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (arrêt du Tribunal fédéral 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1). Cependant, pour qu'un séquestre puisse être refusé au stade de la procédure préliminaire, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction.”
“Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364; arrêt 1B_635/2020 du 5 mai 2021 consid. 3.1). Les probabilités d'une confiscation, respectivement du prononcé d'une créance compensatrice, doivent cependant se renforcer au cours de l'instruction (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 96; arrêt 1B_356/2021 du 21 septembre 2021 consid. 3.1). Un séquestre peut en effet apparaître disproportionné lorsque la procédure dans laquelle il s'inscrit s'éternise sans motifs suffisants (ATF 132 I 229 consid. 11.6 p. 247; arrêt 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.1). Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers (1) si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et (2) cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2 et les arrêts cités).”
“PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, 2ème éd., Bâle 2019, n. 1 et 7 ad art. 263). 4.2.2. L'art. 71 al. 3 CP permet à l'autorité d'instruction de placer sous séquestre, en vue de l'exécution d'une créance compensatrice, des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. Le but de cette mesure est d'éviter que celui qui a disposé des objets ou valeurs à confisquer soit privilégié par rapport à celui qui les a conservés (ATF 129 IV 107, consid. 3.2, p. 109) Les termes "personnes concernée" au sens de l'art. 71 al. 3 CPP, comprennent non seulement l'auteur mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 1B_213/2013 du 27 septembre 2013 consid. 4). La créance compensatrice ne peut toutefois être prononcée contre un tiers que dans la mesure où les conditions prévues à l'art. 70 al. 2 CP ne sont pas réalisées (art. 71 al. 1 in fine CP). 4.2.3. En vertu de l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Les conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP – d'une part la bonne foi du tiers et, d'autre part, la contre-prestation adéquate ou la rigueur excessive d'une éventuelle confiscation ultérieure – sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Pour qu'un séquestre puisse être refusé au stade de l'instruction en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction.”
Bei Vermögenswerten (z. B. Konten, Immobilien) kann die Konfiskation gegenüber bereits bestehenden privilegierten Bankansprüchen zurücktreten: Sequester können bis zur Höhe einer vorrangigen Bankforderung aufgehoben bzw. dem vorrangigen Gläubiger zugewiesen werden, der verbleibende Betrag kann konfisziniert werden. Gleichzeitig können Sequester subsidiär zur Sicherung einer späteren kompensatorischen Staatsschuld (Art. 71 StGB) oder anderer staatlicher Ansprüche aufrechterhalten werden.
“50, avec intérêts à 5% dès le 5 mars 2021, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance (art. 433 al. 1 CPP). Déboute J______ de ses conclusions civiles à l'encontre de E______. Condamne C______ à payer à J______ EUR 8'728'482.05, avec intérêts à 5% dès le 3 juin 2016, à titre de réparation du dommage matériel (art. 41 CO). Condamne C______ à verser à J______ CHF 66'120.-, avec intérêts à 5% dès le 5 mars 2021, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance (art. 433 al. 1 CPP). Lève le séquestre sur le bien immobilier lot PPE 7______/15 sis 8______ à Genève respectivement sur le produit de sa vente et sur les loyers relatifs à cet immeuble, déposés sur le compte de consignation du pouvoir judiciaire CH83 0078 8000 A325 7183 1, à concurrence de CHF 967'737.85, correspondant au montant de la créance privilégiée de [la banque] AE______, le solde devant être confisqué (art. 70 al.1 CP). Ordonne la confiscation des avoirs figurant sur le compte n° 9______ ouvert au nom de AF______ CORP auprès de la H______ à Genève (art. 70 al. 1 CP). Prononce à l'encontre de C______, en faveur de l'Etat de Genève, une créance compensatrice d'un montant de CHF 611'500.-, celle-ci s'éteignant automatiquement dans la mesure du paiement par C______ (art. 71 al. 1 CP). Prononce à l'encontre de C______, en faveur de l'Etat de Genève, une créance compensatrice d'un montant de EUR 191'950.90, celle-ci s'éteignant automatiquement dans la mesure du paiement par C______ (art. 71 al. 1 CP). Ordonne le maintien, en vue de l'exécution de la créance compensatrice (art. 71 al. 3 CP), subsidiairement en garantie du paiement des indemnités dues aux parties plaignantes (art. 268 al. 1 let. a CPP), des séquestres : - des valeurs déposées dans le safe relatif à la relation bancaire n° 10______ ouverte auprès de G______ au nom de C______. - du bien immobilier lot PPE 7______/16, COP 7______/16-1 et COP 7______/16-2 sis 8______ à Genève appartenant à C______, respectivement du produit de la vente de ce bien.”
Die Rechtsprechung anerkennt, dass unter bestimmten Voraussetzungen von der Form der Rechtsbeziehungen abgesehen werden kann (Durchgriff). Insbesondere kann bei wirtschaftlicher Identität zwischen natürlichen Personen und einer Gesellschaft oder wenn Vermögenswerte über ein Scheingeschäft/«Strohmann» lediglich formal übertragen wurden, auf den wirtschaftlich Berechtigten durchgegriffen werden; in solchen Fällen ist eine Einziehung bzw. eine sichernde Massnahme gegenüber dem wirtschaftlich Berechtigten bzw. gegenüber dem tatsächlich Begünstigten möglich.
“Un séquestre est proportionné lorsqu'il porte sur des objets ou des avoirs dont on peut admettre en particulier qu'ils pourront être vraisemblablement confisqués en application du droit pénal. Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 ; TF 1B_481/2021 du 4 novembre 2021). L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; TF 1B_481/2021 précité consid. 2.2 ; TF 1B_356/2021 du 21 septembre 2021 consid. 3.1). Le séquestre en vue de l’exécution d’une créance compensatrice vise des éléments du patrimoine non seulement de l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, d’un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP). La jurisprudence a aussi admis qu'un séquestre ordonné sur la base de l'art. 71 al. 3 aCP peut viser les biens d'une société tierce, dans les cas où il convient de faire abstraction de la distinction entre l'actionnaire – auteur présumé de l'infraction – et la société qu'il détient, selon la théorie dite de la transparence ("Durchgriff"). Il en va de même dans l'hypothèse où le prévenu serait – dans les faits et malgré les apparences – le véritable bénéficiaire des valeurs cédées à un "homme de paille" ("Strohmann") sur la base d'un contrat simulé (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2 ; TF 7B_525/2023 du 10 novembre 2023 consid. 3.2 ; TF 6B_439/2019 du 12 septembre 2019 consid. 2.3.2). 3.2.2 Aux termes de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits.”
“Die Zwangsmassnahme der Beschlagnahme ist in Art. 263 ff. StPO geregelt. Gemäss Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände und Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind (sogenannte Einziehungsbeschlagnahme). Neben den weiteren Beschlagnahmearten in der Strafprozessordnung (vgl. Art. 263 Abs. 1 Bst. a-c und Art. 268 StPO) regelt das Strafgesetzbuch in Art. 71 Abs. 3 StGB eine Beschlagnahme im Zusammenhang mit der Ersatzforderung (sogenannte Ersatzforderungsbeschlagnahme). Danach kann die Untersuchungsbehörde im Hinblick auf die Durchsetzung der Ersatzforderung Vermögenswerte des Betroffenen mit Beschlag belegen. Als «Betroffener» im Sinne von Art. 71 Abs. 3 StGB gilt nicht nur der Täter. Eine Ersatzforderungsbeschlagnahme nach Art. 71 Abs. 3 StGB ist unter gewissen Voraussetzungen auch gegenüber einem durch die Straftat begünstigten Dritten möglich (Art. 71 Abs. 1 in Verbindung mit Art. 70 Abs. 2 StGB). Sie ist zudem zulässig, wenn es sich beim Dritten wirtschaftlich um dieselbe Person handelt und demgemäss die Voraussetzungen für einen Durchgriff vorliegen. Dasselbe gilt hinsichtlich der Vermögenswerte, die wirtschaftlich betrachtet im Eigentum der beschuldigten Person stehen, weil sie etwa nur durch ein Scheingeschäft an einen «Strohmann» übertragen worden sind (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2 S. 64 mit Hinweisen). Die beschlagnahmten Vermögenswerte brauchen keinen Zusammenhang zur untersuchten Straftat aufzuweisen (BGE 140 IV 57 E. 4.1.2). Damit unterscheidet sich dieser strafprozessuale Arrest von der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO, bei welcher ein Konnex zwischen der Tat und den mit Beschlag belegten Vermögenswerten bestehen muss (vgl. zum Ganzen auch Urteil des Bundesgerichts 6B_439/2019 vom 12. September 2019 E. 2.3.1 f.). 5. Aus den edierten Kontoauszügen ergibt sich, dass die mutmasslich deliktisch erlangten Vermögenswerte im Umfang von Euro 150'000.00 am 23.”
“Afin de garantir le prononcé d'une créance compensatrice, l'art. 59 ch. 2 al. 3 aCP, resp. 71 al. 3 CP, permet à l'autorité de placer sous séquestre des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction, appartenant à la personne concernée. Par "personne concernée" au sens de cette disposition, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 59 ch. 2 al. 1 renvoyant à l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP; resp art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP). La jurisprudence a admis qu'un séquestre ordonné sur la base de l'art. 59 ch. 2 al. 3 aCP, resp. 71 al. 3 CP, peut viser les biens d'une société tierce, dans les cas où il convient de faire abstraction de la distinction entre l'actionnaire - auteur présumé de l'infraction - et la société qu'il détient, selon la théorie dite de la transparence (" Durchgriff "). Il en va de même dans l'hypothèse où le prévenu serait - dans les faits et malgré les apparences - le véritable bénéficiaire des valeurs cédées à un "homme de paille" (" Strohmann ") sur la base d'un contrat simulé (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2 p. 64). Un tiers peut être, dans des circonstances particulières, tenu des engagements d'un débiteur avec lequel il forme une identité économique. En effet, selon le principe de la transparence, on ne peut pas s'en tenir sans réserve à l'existence formelle de deux personnes juridiquement distinctes lorsque tout l'actif ou la quasi-totalité de l'actif d'une personne morale appartient soit directement, soit par personnes interposées, à une même personne, physique ou morale; malgré la dualité de personnes à la forme, il n'existe pas deux entités indépendantes, la personne morale étant un simple instrument dans la main de son auteur, qui, économiquement, ne fait qu'un avec elle.”
“Ce n'est que dans le cadre du jugement au fond que seront examinés l'éventuel prononcé définitif de la créance compensatrice et sa possible allocation au lésé (cf. art. 73 al. 1 let. c CP). Il en résulte que tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une possibilité qu'une créance compensatrice puisse être ordonnée, la mesure conservatoire doit être maintenue, car elle se rapporte à des prétentions encore incertaines (ATF 139 IV 250 consid. 2.1 et les arrêts cités). L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2; TF 1B_193/2019 du 23 septembre 2019 consid. 3.1). Par « personne concernée » au sens de l’art. 71 al. 3 CP, on entend non seulement l'auteur, mais aussi, à certaines conditions, un tiers favorisé, d'une manière ou d'une autre, par l'infraction (cf. art. 71 al. 1 CP renvoyant à l'art. 70 al. 2 CP). La jurisprudence a admis qu'un séquestre ordonné sur la base de l'art. 71 al. 3 CP peut viser les biens d'une société tierce, dans les cas où il convient de faire abstraction de la distinction entre l'actionnaire – auteur présumé de l'infraction – et la société qu'il détient, selon la théorie dite de la transparence (« Durchgriff »). Il en va de même dans l'hypothèse où le prévenu serait – dans les faits et malgré les apparences – le véritable bénéficiaire des valeurs cédées à un « homme de paille » (« Strohmann ») sur la base d'un contrat simulé (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.2; TF 6B_1000/2019 du 19 février 2020 consid. 16.4.1; TF 6B_439/2019 du 12 septembre 2019 consid. 2.3.2). Un tiers peut être, dans des circonstances particulières, tenu des engagements d'un débiteur avec lequel il forme une identité économique. En effet, selon le principe de la transparence, on ne peut pas s'en tenir sans réserve à l'existence formelle de deux personnes juridiquement distinctes lorsque tout l'actif ou la quasi-totalité de l'actif d'une personne morale appartient soit directement, soit par personnes interposées, à une même personne, physique ou morale; malgré la dualité de personnes à la forme, il n'existe pas deux entités indépendantes, la personne morale étant un simple instrument dans la main de son auteur, qui, économiquement, ne fait qu'un avec elle.”
Bei Verwertungserlösen zeigt die Praxis, dass nach Art. 70 Abs. 1 StGB Teile des Erlöses als Rückerstattung an Verletzte ausgekehrt und andere Teile eingezogen werden; ein verbleibender Saldo wird an das Betreibungsamt übergeben und kann schliesslich zur Deckung betreibungs- oder verfahrensrechtlicher Ansprüche bzw. zur Verrechnung mit staatlichen Kosten herangezogen werden.
“En application de l'art. 267 al. 1 CPP, le produit de la vente de l'immeuble de BY.________, par CHF 37'859.55, est remis à l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut pour suite utile en lien avec la poursuite n° ckckck introduite par E.________, G.________ et F.________ à l'encontre de A.________. iii. En application des art. 263 al. 1 let. b, 267 al. 3, 268 al. 1 let. a et 442 al. 4 CPP, le solde éventuel du produit de la vente de l'immeuble de BY.________, après règlement de la poursuite n° ckckck de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduite par E.________, G.________ et F.________, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.________. 12.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de AA.________ est levé. ii. En application de l’art. 70 al. 1 i.f. CP., la somme de CHF 150'000.- (AA.________) est restituée à C.________ et D.________. iii. En application de l'art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 122'000.- (AA.________) est confisquée. iv. En application de l'art. 267 al. 1 CPP, le solde du produit de la vente de l'immeuble de AA.________, par CHF 552'430.-, est remis à l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut pour suite utile en lien avec les poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA à l'encontre de A.________. v. En application des art. 263 al. 1 let. b, 267 al. 3, 268 al. 1 let. a et 442 al. 4 CPP, le solde éventuel du produit de la vente de l'immeuble de AA.________, après règlement des poursuites n° ckckck, cmcmcm et cncncn de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduites par E.________, G.________ et F.________, K.________ et J.________ SA, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.”
Bei Geldwäscherei: Vermögenswerte, die bereits gebleicht sind oder sich im Prozess des Waschens befinden, gelten nach der Rechtsprechung als Ergebnis der Geldwäscherei und sind gestützt auf Art. 70 Abs. 1 StGB konfiszierbar. Ebenso kann die Vergütung des Geldwäschers als Produkt dieser Tat konfiziert werden.
“Le séquestre des objets suivants a également été ordonné, qui appartiennent à G. (cf. la rubrique 8.8 du dossier), à savoir une enveloppe blanche A4 intitulée «Documents for client» contenant ces objets: · a. «Certifica con vista a la solicitud 06-90564 no 263108» de la République du Panama; · b. Document original n° 12.109 du 19 mai 2006 concernant la société 33; · c. Copie du document sous lettre b n° 12.109. Ces documents sont en lien avec les activités ou les avoirs de l'organisation criminelle dont F. était membre, ce qui justifie leur confiscation (art. 69 al. 1 CP). 11.3 Durant la procédure, le MPC a aussi procédé au séquestre de la somme de CHF 12'382.20 déposée sur le compte de consignation de la Banque nationale suisse (BNS), qui résulte de la saisie de 80 billets de EUR 50.- et de 40 billets de EUR 200.- au domicile de D. le 31 mars 2009 (objets séquestrés nos 1.1 et 1.2). Ces billets constituant l'objet et le bénéfice de l'infraction de blanchiment d'argent retenue contre D., leur confiscation se justifie également, en application de l'art. 70 al. 1 CP. 12. Créances compensatrices (art. 70 et 71 CP) 12.1 A teneur de l'art. 70 al. 1 CP, le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction. Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, soit une augmentation de la probabilité de garder l'argent, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art.”
“le montant recyclé) constitue le chiffre d'affaires visé par l'art. 305bis ch. 2 let. c CP et non les honoraires touchés par l'intermédiaire financier (arrêts du Tribunal fédéral 6B_724/2012 du 24 juin 2013 consid. 7.2 et 6B_461/2018 du 24 janvier 2019 consid. 9.1). 4.1.10 Les valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d p. 152). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 59 ch. 1 al. 1 aCP, resp. de l'art. 70 al. 1 CP. De même, la rétribution de l'auteur du blanchiment constitue également un produit confiscable de cette infraction (arrêt du Tribunal fédéral 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). 4.2 L'infraction de blanchiment d'argent dans le cas d'espèce 4.2.1 La circonstance aggravante du blanchiment d'argent Comme mentionné précédemment (cf. supra consid. 3.5 et 3.6), C. et D. ont été reconnus coupables de participation à une organisation criminelle, au sens de l'art. 260ter CP, le premier pour la période du 15 mai 2005 au mois de janvier 2009, le second pour la période du 15 mai 2005 au 16 janvier 2009. Les actes qui leur sont reprochés au titre du blanchiment d'argent présentent des liens matériels, personnels et temporels manifestes avec leur participation à l'organisation criminelle dont F. était membre. Dès lors, si les comportements qui leur sont reprochés au chapitre de l'infraction de blanchiment devaient être établis, la circonstance aggravante de l'art. 305bis ch.”
“En raison de son caractère accessoire, le blanchiment d'argent exige la preuve à la fois d'un acte d'entrave, d'un crime préalable ainsi que d'un lien entre les valeurs patrimoniales et cette infraction préalable (ATF 145 IV 335 consid. 3.1 p. 341 s.). La condamnation pour blanchiment ne suppose pas la connaissance précise du crime préalable et de son auteur. Le lien entre le crime à l'origine des fonds et le blanchiment d'argent est donc volontairement ténu. L'exigence d'un crime préalable suppose cependant que les valeurs patrimoniales proviennent d'un crime (ATF 138 IV 1 consid. 4.2.2 p. 5). En matière de blanchiment d'argent, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale, et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, découlant directement de l'infraction de blanchiment. L'argent blanchi ou en voie de blanchiment est dès lors confiscable en lui-même, indépendamment de l'infraction l'ayant généré. Dans ces conditions, l'argent blanchi ou en voie de blanchiment constitue le résultat de l'infraction de blanchiment au sens de l'art. 70 al. 1 CP (arrêt du Tribunal fédéral 6S_667/2000 du 19 janvier 2001 consid. 3c). 5.3. En l'espèce, au moment où il a été contrôlé en possession des sommes d'argent séquestrées, le prévenu a expliqué qu'elles lui avaient été confiées pour leur transport à K______ [Emirats arabes unis] pour "procéder à des achats divers" dont il ne connaissait pas le détail, mais qui s'inscriraient dans le cadre des activités commerciales des sociétés et personnes ayant fait appel à lui. Soutenant ne pas agir de façon professionnelle, il a admis ne pas s'être renseigné sur les origines de ces montants, au demeurant importants. Il a déclaré que ce voyage était rendu nécessaire par le fait que les banques n'acceptaient pas de transactions sur des montants aussi élevés – un tel motif étant en lui-même suspect. En outre, la perquisition effectuée à son domicile a révélé la présence d'un coffre-fort et d'une machine professionnelle de comptage d'argent, ce qui permet de douter du caractère non professionnel de la prestation fournie.”
Ist die Anlasstat einer längeren Verfolgungsverjährung als sieben Jahre unterworfen, richtet sich die Verjährung des Rechts zur Einziehung nach dieser längeren Frist (Art. 70 Abs. 3 StGB). So kann dies etwa bei qualifizierten Widerhandlungen gegen das BetmG der Fall sein, die eine Mindestfreiheitsstrafe von einem Jahr vorsehen; die einschlägige Rechtsprechung wendet Art. 70 Abs. 3 StGB auch in Fällen an, in denen Mitwirkung oder Co‑Täterschaft vorliegt, soweit die relevanten Tatbeiträge unter die längere Verjährungsfrist fallen.
“Hinsichtlich der Dauer der Verfolgungsverjährungsfrist ist zu ermitteln, ob die hier in Frage stehende Anlasstat eine Verjährungsfrist von mehr als 7 Jahren aufweist. Trifft dies zu, so richtet sich der Eintritt der Einziehungsverjährung nach dieser Frist (Art. 70 Abs. 3 StGB). Art. 19 Abs. 2 BetmG sieht für eine qualifizierte Widerhandlung gegen das BetmG eine Strafdrohung von mindestens einem Jahr Freiheitsstrafe vor. Die Fassung von Art. 19 BetmG, welche am 24. September 2006 galt, sah für «schwere Fälle», insbesondere den gewerbsmässigen Handel, ebenfalls eine Strafe von mindestens einem Jahr Zuchthaus oder Gefängnis vor (Fassung gemäss Ziff. I des BG vom 20. März 1975, in Kraft ab 1. August 1975 [AS 1975 1220 1228; BBl 1973 I 1348]). Der Strafrahmen reicht demnach von einem bis zu 20 Jahren Freiheitsstrafe (Art. 19 Abs. 2 BetmG in Verbindung mit Art. 40 Abs. 2 StGB; dies gilt auch für das per 24. September 2006 geltende Recht, das bis zu 20 Jahre Zuchthaus vorsah: aArt. 35 StGB, Fassung gemäss Ziff. I des BG vom 18. März 1971, in Kraft ab 1. Juli 1971 [AS 1971 777 807; BBl 1965 I 561]). Da das BetmG keine speziellen Bestimmungen zur Verjährung enthält, gelten nach Massgabe von Art. 26 BetmG und Art. 333 Abs. 1 StGB die Bestimmungen des allgemeinen Teils des StGB zur Verfolgungsverjährung.”
“252 CP) doit être retenue s'agissant à la fois des passeports et des permis de conduire, ce qui aurait pour conséquence que la prescription serait atteinte et qu'aucune créance compensatrice ne pourrait être prononcée. La défense a en outre soutenu, lors de sa plaidoirie, que le droit irlandais devait s'appliquer s'agissant de la prescription, dès lors que l'infraction principale aurait été commise dans ce pays. L'appelant conteste par ailleurs la fixation du montant de la créance compensatrice et demande que celle-ci soit répartie avec les autres prévenus. Le MPC soutient qu'une créance compensatrice à hauteur de USD 200'000.- doit être ordonnée. (CAR 8.300.057 s.). 10.4 En l'espèce, la Cour a établi ci-devant que les infractions reprochées à A. en lien avec l'obtention des faux passeports irlandais et des faux permis de conduire lettons devaient être examinées sous l'angle, respectivement, de l'obtention frauduleuse d'une constatation fausse (supra, consid. II.1) et du faux dans les titres (supra, consid. II.2). La Cour a également indiqué que ces infractions n'étaient pas prescrites (supra, consid. II.1.3.6 et II.2.3.4.3). Les conditions de l'art. 70 al. 3 CP, qui traite de la prescription du droit d'ordonner la confiscation de valeurs et qui s'applique également au prononcé d'une créance compensatrice (Hirsig-Vouilloz, Commentaire romand, 2e éd. 2021, n. 42 ad art. 71 CP et la référence citée), sont par conséquent remplies. La Cour relève à cet égard que l'argument de la défense selon lequel le droit irlandais devrait s'appliquer s'agissant de la prescription tombe à faux, dès lors qu'il est erroné, en l'espèce, de parler – comme le fait la défense – d'infraction principale s'agissant de l'obtention des faux passeports. A. a en effet été condamné en tant que coauteur, étant notamment souligné que la Cour a relevé qu'il avait « collaboré de manière déterminante à la décision d'obtenir des passeports ainsi qu'à leur obtention » (supra, consid. II.1.3.3.5). Ses agissements sur le sol suisse ne constituent donc pas une infraction accessoire à une autre infraction, supposément principale, contrairement à ce qui vaut pour l'infraction de blanchiment d'argent (art.”
Zum Ausschluss der Einziehung nach Art. 70 Abs. 2 StGB gilt im Sequestrierungsstadium ein restriktiver Massstab: Eine verweigernde Entscheidung setzt voraus, dass die Gutgläubigkeit des Dritten klar und endgültig feststeht bzw. dass eine spätere Einziehung von vornherein und ohne Zweifel ausgeschlossen ist. Blosses Vorbringen genügt in frühen Verfahrensphasen regelmässig nicht; dort rechtfertigt die blosse Wahrscheinlichkeit der Einziehungsgründe vorsorgliche Massnahmen wie den Sequester. Im weiteren Verlauf der Untersuchung muss sich der Verdacht verfestigen, damit der Erhalt der Massnahme weiterhin gerechtfertigt bleibt.
“Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue. L'autorité doit pouvoir statuer rapidement (cf. art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 141 IV 360 consid. 3.2). Au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (A. KUHN / Y. JEANNERET / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 17/22 ad art. 263). 4.2. Un séquestre ne peut être prononcé à l'égard d'un tiers si celui-ci a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui auraient justifié la confiscation, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive (art. 70 al. 2 CP). Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut, d'une part, qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. S'agissant, d'autre part, de la contre-prestation, elle doit avoir été fournie avant que le tiers ne reçoive les valeurs d'origine illégale. C'est en tenant compte de toutes les circonstances du cas d'espèce qu'il faut décider si une contre-prestation adéquate existe (arrêt du Tribunal fédéral 1B_116/2021 du 5 mai 2021 consid. 5.2). Jusqu'au 1er janvier 2024, le CPP ne comprenait pas de dispositions sur le séquestre de valeurs patrimoniales en vue de l’exécution d’une créance compensatrice, ce qui était toutefois réglé à l’art. 71 al. 3 CP, lequel permettait de séquestrer des valeurs patrimoniales sans lien de connexité avec les faits faisant l'objet de l'instruction pénale. Pour plus de clarté, cette disposition du CP a été abrogée et son contenu introduit à l’art.”
“2 CP dispose que la confiscation n’est pas prononcée lorsqu’un tiers a acquis les valeurs dans l’ignorance des faits qui l’auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d’une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés. L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi. Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie (arrêts TF 1B_22/2017 du 24 mars 2017 consid. 3.1 et 1B_615/2020 du 2 mars 2021 consid. 2.2. et les références citées; cf. ég. arrêt TC FR 502 2021 209 du 7 décembre 2021 consid. 3.2). La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Selon la jurisprudence, elle ne se rapporte pas à la notion civile consacrée à l'art. 3 CC. La confiscation ne peut ainsi pas être prononcée si le tiers sait simplement qu'une procédure pénale a été ouverte contre son partenaire commercial, mais ne dispose pas d'informations particulières. Il faut que le tiers ait une connaissance certaine des faits qui auraient justifié la confiscation ou, à tout le moins, considère leur existence comme sérieusement possible, soit qu'il connaisse les infractions d'où provenaient les valeurs ou, du moins, ait eu des indices sérieux que les valeurs provenaient d'une infraction.”
“La confiscation suppose également un lien de causalité tel que l'obtention des valeurs patrimoniales apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de l'infraction (ATF 145 IV 237 consid. 3.2.1 ; ATF 141 IV 155 consid. 4.1 et les références citées ; TF 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.2). 4.1.5 Conformément à l'art. 70 al. 2 CP, la confiscation n'est pas prononcée lorsqu'un tiers a acquis les valeurs dans l'ignorance des faits qui l'auraient justifiée, et cela dans la mesure où il a fourni une contre-prestation adéquate ou si la confiscation se révèle d'une rigueur excessive. Selon la jurisprudence, les règles sur la confiscation doivent être appliquées de manière restrictive lorsque des tiers non enrichis sont concernés (TF 1B_59/2019 du 21 juin 2019 consid. 3.2 et les références citées). L'esprit et le but de la confiscation excluent en effet que la mesure puisse porter préjudice à des valeurs acquises de bonne foi dans le cadre d'un acte juridique conforme à la loi (ATF 115 IV 175 consid. 2b/bb ; TF 1B_343/2019 du 23 janvier 2020 consid. 4.1). Les deux conditions posées à l'art. 70 al. 2 CP sont cumulatives. Si elles ne sont pas réalisées, la confiscation peut être prononcée alors même que le tiers a conclu une transaction en soi légitime, mais a été payé avec le produit d'une infraction. Le tiers ne doit pas avoir rendu plus difficile l'identification de l'origine et de la découverte des actifs d'origine criminelle ou leur confiscation. Pour qu'un séquestre puisse être refusé à ce stade de la procédure en application de l'art. 70 al. 2 CP, il faut qu'une confiscation soit d'emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers soit clairement et définitivement établie. La notion de bonne foi pénale du tiers porte sur l'ignorance des faits qui justifieraient la confiscation, soit de son caractère de récompense ou de produit d'une infraction. Selon la jurisprudence, elle ne se rapporte pas à la notion civile consacrée à l'art. 3 CC. La confiscation ne peut ainsi pas être prononcée si le tiers sait simplement qu'une procédure pénale a été ouverte contre son partenaire commercial, mais ne dispose pas d'informations particulières.”
In der zitierten Entscheidung wurde festgestellt, dass die Verfolgungsverjährung eingetreten ist; die Entscheidung verweist auf die Gesetzesänderungen von 2002, 2007 (terminologische Anpassung) und 2014, wonach sich die Verjährungsfristen unter anderem auf 15 bzw. später 10 und 7 Jahre änderten.
“Vorab ist auf die Vorbringen der Beschwerdeführerin, wonach die Beschuldigte bzw. Herr H.________ «bei der Untersuchung 2004 falsche Angaben» gemacht habe, einzugehen. Für ein solches Verhalten liegen keinerlei Hinweise vor, was sich bereits – soweit Herrn H.________ betreffend – aus den Verfahren U 10 24921 und U 10 30886 der Staatsanwaltschaft Bern-Mittelland ergibt. Wie bereits die Staatsanwaltschaft und die Generalstaatsanwaltschaft zutreffend ausführten, ist für diese Vorfälle sowohl nach dem zum damaligen Zeitpunkt geltenden Recht als auch nach den aktuellen Bestimmungen sowie unter Berücksichtigung des geltenden Grundsatzes der «lex mitior» (Art. 2 Abs. 2 StGB) die Verfolgungsverjährung eingetreten. Die Bestimmungen des Strafgesetzbuches betreffend die Verfolgungsverjährung sind per 1. Oktober 2002 geändert worden. Danach verjährte die Strafverfolgung in 15 Jahren, wenn die Tat mit Gefängnis von mehr als drei Jahren oder Zuchthaus bedroht ist (Art. 70 Abs. 1 lit. b StGB), und in sieben Jahren, wenn die Tat mit einer anderen Strafe bedroht ist (lit. c). Diese Regelung entsprach mit einer terminologischen Anpassung (Freiheitsstrafe statt Zuchthaus und Gefängnis) derjenigen, wie sie aufgrund des am 1. Januar 2007 in Kraft gesetzten revidierten Allgemeinen Teils des Strafgesetzbuches Geltung hatte (Art. 97 Abs. 1 und 3 StGB). Am 1. Januar 2014 trat wiederum eine neue Fassung von Art. 97 Abs. 1 StGB in Kraft, wonach die Strafverfolgung in 10 Jahren verjährt, wenn die Tat mit einer Freiheitsstrafe von drei Jahren bedroht und in sieben Jahren, wenn die Tat mit einer anderen Strafe bedroht ist (Art. 97 Abs. 1 Bst. c und d StGB). Damit wurde das Verfahren auch vor diesem Hintergrund zu Recht eingestellt.”
Für die Ausgleichungseinziehung nach Art. 70 StGB genügt ein unrechtmässig erlangter Vermögensvorteil. Ob dieser als Tatgewinn oder als Tatlohn erlangt wurde, ist unbeachtlich.
“Bezüglich der Voraussetzungen der Ausgleichungseinziehung nach Art. 70 StGB ist vorab auf die zutreffenden Erwägungen der Vorinstanz zu verweisen (Urk. 34 S. 31 f.). So erwog sie zutreffend, dass eine solche stets einen unrecht- mässig erlangten Vermögensvorteil voraussetze. Ob dieser durch die Begehung einer Straftat (Tatgewinn) oder zur Belohnung einer Straftat (Tatlohn) erlangt wur- de, ist unerheblich.”
Unrechtmässig bzw. durch eine Straftat erlangte Pensionskassen-/Vorsorgeguthaben (LPP) fallen als Vermögenswerte unter die Einziehung nach Art. 70 Abs. 1 StGB und können konfiskiert oder zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands weitergegeben werden.
“________ et D.________ est partiellement admis. II. Les chiffres 2, 3, 4, 9, 11 à 19, 21 à 25 et 31 du dispositif du jugement du Tribunal pénal économique du 5 octobre 2021 ont dorénavant la teneur suivante: 2. [supprimé] 3. A.________ est reconnu coupable d’abus de confiance qualifié (envers C.________ et D.________, H.________, BD.________, AY.________, BF.________, BG.________, BH.________ et BI.________, BJ.________, BK.________, BL.________ et les investisseurs de la fondation AJ.________), de gestion déloyale qualifiée (envers AE.________, B.________ Ltd in liquidation, BU.________ et BE.________) et de faux dans les titres. 4. En application des art. 138 ch. 2, 158 ch. 1 al. 3 et ch. 2, 251 ch. 1 CP; 40, 47 et 49 CP, A.________ est condamné à une peine privative de liberté ferme de 7 ans, sous déduction des 614 jours de détention subis du 27 août 2015 au 2 mai 2017 et de 172 jours de mesures de substitution à la détention subis dès le 3 mai 2017 (art. 51 CP). 9.i. En application de l’art. 70 al. 1 CP, la somme de CHF 124'935.75 (avoirs LPP illicites) est confisquée. ii. [supprimé] 11.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de BY.________ est levé. ii. En application de l'art. 267 al. 1 CPP, le produit de la vente de l'immeuble de BY.________, par CHF 37'859.55, est remis à l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut pour suite utile en lien avec la poursuite n° ckckck introduite par E.________, G.________ et F.________ à l'encontre de A.________. iii. En application des art. 263 al. 1 let. b, 267 al. 3, 268 al. 1 let. a et 442 al. 4 CPP, le solde éventuel du produit de la vente de l'immeuble de BY.________, après règlement de la poursuite n° ckckck de l'Office des poursuites du district de la Riviera – Pays-d'Enhaut introduite par E.________, G.________ et F.________, est acquis à l’Etat par compensation avec les frais de procédure d’appel et de première instance dus à l’Etat par A.________. 12.i. Le séquestre du produit de la vente de l'immeuble de AA.”
“Das mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Limmattal / Albis vom 12. März 2019 (Urk. 13/5) gesperrte Guthaben von Fr. 50'000.– auf dem Pensionskassen- konto des Beschuldigten ist Teil des Vermögens, welches der Beschuldigte im Konkursverfahren verheimlicht hat, und somit kein rechtmässig erlangtes Vorsor- gekapital. Er hat dieses Guthaben durch die Straftat erlangt, wegen der er heute verurteilt wird. Es ist deshalb zur (teilweisen) Wiederherstellung des rechtmässi- gen Zustandes dem Konkursamt Schlieren zu überweisen (Art. 70 Abs. 1 StGB). Es obliegt sodann dem Konkursamt, das erhaltene Geld an die zu Verlust ge- kommenen Gläubiger gemäss deren Rangordnung zu verteilen (Art. 269 Abs. 1 SchKG). - 17 - VII.”
Ein strafrechtlicher Sequester bzw. eine strafrechtliche Blockierung, die auf die spätere Konfiskation oder Rückgabe nach Art. 70 StGB abzielt, kann die Zwangsvollstreckung Dritter beeinträchtigen. Praktisch kann dies die Realisierung und die Verteilung des Pfandobjekts verhindern und dadurch den Ertrag für zivilrechtliche Gläubiger mindern. Die Rechtsprechung weist zudem darauf hin, dass in solchen Fällen der Staat provisorisch an der Verwertung teilnehmen kann, sodass pfandrechtliche Gläubiger den Verwertungserlös mit dem Staat teilen müssen. Ob und in welchem Umfang ein laufendes Exekutionsverfahren gehindert wird, hängt von den konkreten Voraussetzungen des strafrechtlichen Sequesters und der Möglichkeit der späteren Konfiskation oder Rückgabe nach Art. 70 ab.
“Ove mira a garantire la successiva confisca del fondo gravato o la sua restituzione alla persona lesa giusta l’art. 70 CP, il blocco penale ne impedisce la realizzazione nella procedura esecutiva (DTF 131 III 657 consid. 3.2) e fa correre ai creditori pignoranti il rischio che al termine del procedimento penale il fondo venga confiscato (art. 44 LEF), ovvero distratto dal patrimonio dell’escusso e pertanto dall’attivo destinato a garantire i loro crediti (DTF 142 III 176 consid. 3.1.1). Ma anche se il blocco assume i tratti di un semplice sequestro conservativo a garanzia dell’esecuzione del risarcimento equivalente, che secondo l’art. 71 cpv. 3 CP non conferisce alcun privilegio allo Stato o alla persona lesa, secondo la giurisprudenza del Tribunale federale lo Stato, a favore del quale potrebbe essere ordinato il risarcimento equivalente, partecipa di diritto in via provvisoria a un eventuale pignoramento in corso in applicazione analogica dell’art. 281 LEF (già citata DTF 142 III 178 seg. consid. 3.4). Significa che i creditori pignoranti dovranno condividere il provento della realizzazione del fondo con lo Stato, ciò che potrebbe condurre, a seconda del valore del fondo, a una riduzione del dividendo sul quale essi avrebbero potuto contare senza la partecipazione dello Stato.”
“Il fatto poi che nel 2018 i fondi erano posti sotto sequestro penale già dal 2011 non ne ostava al pignoramento, anche senza un previo “co-sequestro” (DTF 93 III 93 consid. 3), ma solo alla realizzazione e alla distribuzione (art. 44 LEF; DTF 131 III 657 consid. 3.2), finché ne rimanevano possibili la confisca o la restituzione giusta l’art. 70 CP – mentre il sequestro conservativo in vista dell’esecuzione del risarcimento equivalente previsto dall’art. 71 cpv. 3 CP non conferisce alcun privilegio allo Stato o alla persona lesa (DTF 142 III 176 consid. 3.1; sentenza della CEF”
“382 république et canton de Genève POUVOIR JUDICIAIRE P/6441/2016 ACPR/270/2021 COUR DE JUSTICE Chambre pénale de recours Arrêt du lundi 26 avril 2021 Entre A______, domicilié ______, comparant par Me B______, avocat, recourant, contre le refus de levée de séquestre rendu le 17 février 2021 par le Ministère public, et LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3, intimé. Vu : - la procédure ouverte, le 17 avril 2016, contre C______ pour infraction à la LStup et le séquestre de son compte auprès de D______ SA; - la constitution de Me B______ à la défense des intérêts de C______ le 19 avril 2016 et la révocation du mandat le 8 novembre suivant; - le courrier du 26 février 2018 par lequel Me B______ a demandé la levée partielle du séquestre pénal du compte de C______; - le refus du Ministère public du 28 février 2018; - le courrier du 16 février 2021 par lequel Me B______ a renouvelé la demande de levée de séquestre; - le refus renouvelé du 17 février 2021 du Ministère public, notifié à une date inconnue, au motif que "ces fonds proviennent de la commission d'une infraction pénale et qu'ils seront, au terme de la procédure, confisqués au sens de l'art. 70 CP"; - le recours du 1er mars 2021 formé par Me A______, sous la plume de Me B______, concluant, préalablement, à lui autoriser l'accès à la procédure et lui donner 1'occasion de compléter son recours; au fond, lever le séquestre pénal des avoirs de C______ auprès de D______ SA dans la mesure nécessaire pour recouvrer sa créance de CHF 10'280.- avec intérêts et frais; - les observations du Ministère public. Attendu que : - il ressort du recours que Mes A______ et B______ avaient été mandatés pour la défense du prévenu; ils avaient cessé d'occuper faute pour ce dernier d'avoir versé les provisions; ils avaient obtenu un séquestre civil sur le compte du prévenu auprès de D______ SA et Me B______ avait cédé sa créance à Me A______. L'Office des poursuites ayant fait savoir qu'il ne pouvait exécuter la réquisition de continuer la poursuite en raison du séquestre pénal frappant les avoirs du prévenu, Me A______ avait sollicité la levée de ce séquestre à due concurrence.”
Die deliktische Herkunft von Vermögenswerten kann auch ohne detaillierte Kenntnis der konkreten Tatumstände (insbesondere Täter, Ort und Zeit einzelner Tathandlungen) festgestellt werden. Bei Vermögenswerten aus Betäubungsmitteldelikten reicht nach der Rechtsprechung eine Gesamtschau von Indizien zur plausiblen Zuordnung; eine detaillierte Umschreibung jeder einzelnen Straftat ist nicht erforderlich.
“Nicht verlangt wird hingegen, dass die Behörde auch detaillierte Kenntnis der Tatumstände und des Täters hat, inklusive Ort und Zeit der einzelnen Tathandlungen; ein strikter Beweis der (Vor-) Tat ist nicht erforderlich (BGE 138 IV 1 E. 4.2.2; 120 IV 323 E. 3d; Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweisen). Dies gilt nicht nur für den Nachweis der verbrecherischen Herkunft der Gelder im Sinne des Geldwäschereitatbestands von Art. 305bis Ziff. 1 StGB (BGE 138 IV 1 E. 4.2.2; 120 IV 323 E. 3d; Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweisen), sondern a maiore minus auch für die selbstständige Einziehung, mit welcher kein strafrechtlicher Schuldvorwurf an die von der Einziehung betroffene Person einhergeht. Gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB ist die Einziehung von Vermögenswerten deliktischer Herkunft vielmehr auch beim gutgläubigen Dritten zulässig, sofern dieser keine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat. Anders als beim Geldwäschereivorwurf im Sinne von Art. 305bis StGB, auf welchen sich die zuvor zitierten Bundesgerichtsentscheide beziehen, müssen die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte auch nicht zwingend aus einem Verbrechen herrühren (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Der Nachweis der deliktischen Herkunft von Vermögenswerten aus Betäubungsmitteldelikten kann nach der Rechtsprechung daher auch ohne Kenntnis der konkreten Tatumstände, insbesondere von Täter, Ort und Zeit der einzelnen Tathandlungen, als erbracht gelten (Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweisen). Eine Einziehung ist folglich auch ohne detaillierte Umschreibung der konkreten Betäubungsmitteldelikte möglich (Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5 mit Hinweis). Daran ist trotz der Kritik in der Lehre (vgl. PETER ALBRECHT, forumpoenale 6/2020, Rechtsprechung Nr. 43, Besprechung des Urteils 6B_1042/2019, S. 436 f.) festzuhalten (Urteil 6B_1390/2020 vom 8. Juni 2022 E. 2.2.5).”
“1; 6B_887/2018 vom 13. Februar 2019 E. 4.2; 6B_659/2014 vom 22. Dezember 2017 E. 7.5). Dies gilt nicht nur für den Nachweis der verbrecherischen Herkunft der Gelder im Sinne des Geldwäschereitatbestands von Art. 305bis Ziff. 1 StGB (BGE 138 IV 1 E. 4.2.2; 120 IV 323 E. 3d; Urteile 6B_216/2021 vom 16. Februar 2022 E. 2.1; 6B_1118/2021 vom 17. November 2021 E. 2.2), sondern a maiore minus auch für die selbstständige Einziehung, mit welcher kein strafrechtlicher Schuldvorwurf an die von der Einziehung betroffene Person einhergeht. Gemäss Art. 70 Abs. 2 StGB ist die Einziehung von Vermögenswerten deliktischer Herkunft vielmehr auch beim gutgläubigen Dritten zulässig, sofern dieser keine gleichwertige Gegenleistung erbracht hat (oben E. 2.2.3). Anders als beim Geldwäschereivorwurf im Sinne von Art. 305bis StGB, auf welchen sich die zuvor zitierten Bundesgerichtsentscheide beziehen, müssen die der Einziehung unterliegenden Vermögenswerte auch nicht zwingend aus einem Verbrechen herrühren (vgl. Art. 70 Abs. 1 StGB). Der Nachweis der deliktischen Herkunft von Vermögenswerten aus Betäubungsmitteldelikten kann nach der Rechtsprechung daher auch ohne Kenntnis der konkreten Tatumstände, insbesondere von Täter, Ort und Zeit der einzelnen Tathandlungen, als erbracht gelten (vgl. Urteile 6B_216/2021 vom 16. Februar 2022 E. 2.4 f.; 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E. 5.4 f.; 6B_220/2018 vom 12. April 2018 E. 6). Eine Einziehung ist folglich auch ohne detaillierte Umschreibung der konkreten Betäubungsmitteldelikte möglich (vgl. Urteil 6B_216/2021 vom 16. Februar 2022 E. 2.5). Daran ist trotz der Kritik in der Lehre (vgl. ALBRECHT, a.a.O., S. 436 f.) festzuhalten.”
“Aufgrund der dargelegten Indizien kann die deliktische Herkunft des vorliegend in Frage stehenden Barbetrags bejaht werden, zumal die Beschwerdeführerin bzw. deren Rechtsvertreter eine legale Herkunft des Geldes nicht plausibel zu behaupten vermögen. Ohne die einzelnen Delikte hinsichtlich Ort, Zeit und Täter umschreiben zu müssen, ist davon auszugehen, dass die beschlagnahmten Vermögenswerte durch qualifizierte Widerhandlungen gegen das BetmG (gewerbsmässiger Handel mit Betäubungsmitteln) erlangt wurden. Folglich sind die Einziehungsvoraussetzungen gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB erfüllt.”
“Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB sind Vermögenswerte einzuziehen, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Auf die deliktische Herkunft kann aus Indizien wie einer hohen Kokain-Kontamination des Bargeldes geschlossen werden. Die blosse Kokain-Kontamination genügt für den Nachweis der (deliktischen) Herkunft von Bargeld aus Drogenhandel in der Regel nicht, wenn als Grund für die Kontamination der blosse Besitz von Kokain zum Eigenkonsum nicht ausgeschlossen werden kann. Für den Nachweis der deliktischen Herkunft der Gelder bedarf es in diesem Fall weiterer Indizien wie der Stückelung des grossen Geldbetrages in vorwiegend kleinen Banknoten, des Transports des Geldes in zwei Kleidervakuumsäcken sowie des Fehlens einer plausiblen Erklärung für die legale Herkunft eines grossen Geldbetrages (Urteile des Bundesgerichts 6B_1322/2020 vom 16. Dezember 2021 E.”
Die Einziehung nach Art. 70 StGB erstreckt sich in der Praxis auf werthaltige Vermögenswerte, namentlich Geldbeträge und sonstige patrimoniale Werte, die aus einer Straftat herrühren oder zur Begehung/Belohnung einer Straftat bestimmt waren. In den Gerichtsentscheiden werden solche Einziehungen häufig mit konkreten Betragssummen im Dispositiv ausgewiesen.
“186 CP), de tentative de violation de domicile (art. 22 al. 1 cum art. 186 CP) et d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEI). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 4 ans, sous déduction de 333 jours de détention avant jugement (dont 143 jours en exécution anticipée de peine) (art. 40 CP). Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de 5 ans (art. 66a al. 1 let. d CP). Dit que l'exécution de la peine prime celle de l'expulsion (art. 66c al. 2 CP). Ordonne le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS) (art. 20 de l'ordonnance N-SIS; RS 362.0). Ordonne la confiscation et la destruction des pieds de biche figurant sous chiffres 1 et 2 de l'inventaire n°41349920230420, de la scie figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°42431420230809 et des objets figurant sous chiffres 1 à 6 de l'inventaire n°42612720230826 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'Etat des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 5 de l'inventaire n°42608620230826 (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ des objets figurant sous chiffres 1 à 4 de l'inventaire n°42608620230826 (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 8'947.50, y compris un émolument de jugement de CHF 1'000.- (art. 426 al. 1 CPP). Fixe à CHF 6'075.75 l'indemnité de procédure due à Me B______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP)." Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, à l'Etablissement fermé de la Brenaz, à l'Office cantonal de la population et des migrations, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. La greffière : Sonia LARDI DEBIEUX Le président : Fabrice ROCH Indication des voies de recours : Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art.”
“En ce qui concerne la consommation de stupéfiants, il sera condamné à une amende de CHF 100.-. Sort des objets et valeurs patrimoniales séquestrés 4.1.1. Selon l'art. 69 CP, alors même qu'aucune personne déterminée n'est punissable, le juge prononce la confiscation des objets qui ont servi ou devaient servir à commettre une infraction ou qui sont le produit d'une infraction, si ces objets compromettent la sécurité des personnes, la morale ou l'ordre public (al. 1). Le juge peut ordonner que les objets confisqués soient mis hors d'usage ou détruits (al. 2). 4.1.2. Le juge prononce la confiscation des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction ou qui étaient destinées à décider ou à récompenser l'auteur d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits (art. 70 al. 1 CP). 4.2. Les stupéfiants seront séquestrés, confisqués et détruits (art. 69 CP). Quant aux valeurs patrimoniales, elles seront séquestrées et confisquées, vu leur provenance délictuelle (art. 70 CP). Frais et indemnisation 5. Vu le verdict condamnatoire, le prévenu sera condamné aux frais de la procédure (art. 426 al. 1 CPP). 6. L'indemnité due au défenseur d'office sera fixée conformément à l'art. 135 CPP. PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL DE POLICE statuant contradictoirement : Déclare A______ coupable d'entrée illégale (art. 115 al. 1 let. a LEI), de violation d'une interdiction de pénétrer dans une région déterminée (art. 119 al. 1 LEI), de vente de stupéfiants (art. 19 al. 1 let. c LStup), de détention de stupéfiants (art. 19 al. 1 let. d LStup), d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 al. 1 CP) et de consommation de stupéfiants (art. 19a ch. 1 LStup). Condamne A______ à une peine pécuniaire de 180 jours-amende sous déduction de 3 jours de détention avant jugement (art. 34 et 51 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 20.-. Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à 3 ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art.”
“Condamne A______ à une peine pécuniaire de 50 jours-amende (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 10.-. Condamne A______ à une amende de CHF 300.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution de trois jours. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Renonce à révoquer le sursis octroyé le 19 octobre 2022 par le Ministère public du canton de Genève, mais adresse un avertissement à A______ et prolonge le délai d'épreuve d'un an (art. 46 al. 2 CP). Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°5______, sous chiffre 1 de l'inventaire n°1______, sous chiffre 1 de l'inventaire n° 2______ et sous chiffre 4 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°6______, sous chiffre 2 de l'inventaire n°1______, sous chiffre 1 de l'inventaire n°2______ (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des téléphones portables figurant sous chiffre 3 de l'inventaire n°1______, sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______ et sous chiffre 1 de l'inventaire n°3______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à A______ des écouteurs sans fil figurant sous chiffres 2 et 3 de l'inventaire n°3______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Prend acte de ce que l'indemnité pour la procédure préliminaire et de première instance due à Me B______, défenseure d'office de A______, a été fixée à CHF 1'538.50 (art. 135 CPP). Condamne A______ aux 95% des frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 1'166.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- et un émolument de jugement complémentaire de CHF 600.- (art. 426 al. 1 CPP). Arrête les frais de la procédure d'appel à CHF 1'675.-, y compris un émolument d'arrêt de CHF 1'500.-. Met 80% de ces frais, soit CHF 1'340.-, à la charge de A______ et laisse le solde à la charge de l'État. Arrête à CHF 654.”
“-, y compris un émolument d'arrêt de CHF 1'800.-. Met la moitié de ces frais, soit CHF 1'347.50, à la charge de A______, 1/10ème de ceux-ci, soit CHF 269.50, à la charge de D______, et laisse le solde à la charge de l'État. * * * Prend acte de ce que le Tribunal correctionnel a fixé à CHF 14'913.80 l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseure d'office de A______, pour la procédure préliminaire et de première instance (art. 135 CPP). Arrête à CHF 1'099.05, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______ pour la procédure d'appel. Prend acte de ce que le Tribunal correctionnel a fixé à CHF 10'429.25 l'indemnité de procédure due à Me F______, défenseure d'office de D______, pour la procédure préliminaire et de première instance (art. 135 CPP). Arrête à CHF 2'489.25, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me F______ pour la procédure d'appel. * * * Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 3______ du 11 août 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 3______ du 11 août 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ du 18 août 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 4______ du 18 août 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 5______ du 28 septembre 2022 (art. 70 CP). Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone portable figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 5______ du 28 septembre 2022 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la destruction des objets figurant sous chiffres 1 à 4 et 6 à 8 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 9 de l'inventaire n° 6______ du 9 février 2023 (art.”
“Confirme le jugement entrepris, dont le dispositif est le suivant : "Déclare A______ coupable d'infraction à l'art. 119 al. 1 LEI, s'agissant du 23 juin 2020, d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup et de violation simple des règles de la circulation routière (art. 90 al. 1 LCR). Acquitte A______ d'infraction à l'art. 119 al. 1 LEI, s'agissant du 15 février 2021 et d'infractions aux art. 91a al. 1 et 92 al. 1 LCR. Condamne A______ à une peine pécuniaire de 90 jours-amende, sous déduction de un jour-amende, correspondant à un jour de détention avant jugement (art. 34 CP). Fixe le montant du jour-amende à CHF 30.-. Condamne A______ à une amende de CHF 150.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution d'un jour. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat de la somme figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°1______ (art. 70 CP). Ordonne le séquestre, la confiscation et la dévolution à l'Etat de la somme figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______, à hauteur de CHF 700.- et ordonne la restitution à A______ du solde de cette somme (art. 70 CP et art. 267 al. 1 et 3 CPP). Ordonne la restitution à A______ de la somme figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 1______, du téléphone portable, de la carte d'identité et de l'attestation figurant sous chiffres 1, 3 et 4 de l'inventaire n°2______ (art. 267 al. 1 et 3 CPP). Condamne A______ à une participation aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 1'590.00, à hauteur de CHF 700.- (art. 426 al. 1 CPP). Compense à hauteur de CHF 700.- les valeurs séquestrées figurant sous chiffre 2 de l'inventaire n° 2______ avec la créance de l'Etat envers A______ portant sur les frais de procédure (art. 442 al. 4 CPP). Fixe à CHF 9'676.85 l'indemnité de procédure due à Me C______, défenseur d'office de A______ (art. 135 CPP). (…) Fixe l'émolument complémentaire de jugement à CHF 600.”
“Inventaire n° 3______ Ordonne la confiscation et la destruction des objets et documents figurant sous chiffres 2 à 7 de l'inventaire n° 3______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n°3______, sous déduction des sommes déjà restituées (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ de la montre figurant sous chiffre 8 de l'inventaire n°3______. Inventaire n°4______ Ordonne la confiscation et la destruction du téléphone figurant sous chiffre 1 de l'inventaire n° 4______ (art. 69 CP). Ordonne la restitution à A______ des documents et clés figurant sous chiffres 2 à 6 de l'inventaire n°4______. Inventaire n° 5______ Ordonne la confiscation et la destruction de la drogue, des objets et des téléphones figurant sous chiffres 1 à 3, 6, 8, 10 à 12, 14, 22 à 30 de l'inventaire n°5______ (art. 69 CP). Ordonne la confiscation et la dévolution à l'État des valeurs patrimoniales figurant sous chiffres 4, 5 et 9 de l'inventaire n°5______ (art. 70 CP). Ordonne la restitution à A______ de la clé, des documents et des objets figurant sous chiffres 7, 13, 15 à 21 de l'inventaire n°5______, étant précisé que les documents figurant sous chiffres 15 et 16 et que les clés figurant sous chiffre 19 ont déjà été restituées. Condamne A______ aux frais de la procédure préliminaire et de première instance, qui s'élèvent à CHF 23'014.90.-, y compris un émolument de jugement de CHF 1'500.- (art. 426 al. 1 CPP). Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 2'265.-, qui comprennent un émolument de CHF 2'000.- (art. 428 al. 1 CPP). Prend acte de ce que la rémunération de Me C______, défenseure d'office de A______, a été fixée à CHF 30'507.95 pour la procédure de première instance. Arrête à CHF 2'102.-, TVA comprise, le montant des frais et honoraires de Me C______, défenseure d'office de A______, pour la procédure d'appel. Notifie le présent arrêt aux parties. Le communique, pour information, au Tribunal correctionnel, à la prison de B______, au Secrétariat d'État aux migrations, à l'Office fédéral de la police et à l'Office cantonal de la population et des migrations.”
“10 Ecstasy-Pillen von total 7.5 Gramm 2.5.4. 13 Pillen, vermutlich Kaugummis 2.5.5. 1 Kaugummipackung mit BM-Rückständen 2.6. 2 Säcke aus Küchenschrank (Ass. C1): 2.6.1. 1 Sack mit weissem Pulver, 132.7 Gramm 2.6.2. 1 Sack mit weissem Pulver, 44.8 Gramm 2.7. 1 elektronische BM-Waage (Ass. D1 / KTD 003) 2.8. 1 Trichter aus PET-Flasche (Ass. D2 / KTD 005) 2.9. 1 elektronische BM-Waage (Ass. E1) 2.10. 3 elektronische BM-Waagen (Ass. E8) 2.11. 3 Minigrip mit weissem Pulver (Ass. E2) 2.12. 4 Minigrip mit weissem Pulver (Ass. E5) 2.13. 1 Minigrip mit braunem Pulver (Ass. E9) 2.14. 1 Mobiltelefon Nokia, grau/silbern (Ass. E3) 2.15. 1 Mobiltelefon Samsung, schwarz (Ass. E4) 2.16. 1 Mixer mit BM-Rückständen (Ass. E6) 2.17. Glas mit weissem Pulver (Ass. E7) 2.18. 1 Trainerhose „Jordan“, kurz, gelb-schwarz (KTD 028) 2.19. 2 Abdeckungen von BM-Waagen mit BM-Rückständen (Ass. D7 / KTD 001 + 002) 2.20. 1 PET-Flasche (Ass. D8 / KTD 004) 3. Der beschlagnahmte Geldbetrag von CHF 18'782.60 wird eingezogen (Art. 70 StGB). 4. Dem zuständigen Bundesamt wird die Zustimmung zur Löschung des erstellten DNA-Profils (PCN-Nr.________) von A.________ nach Ablauf der gesetzlichen Frist erteilt (Art. 16 Abs. 1 lit. e DNA-ProfilG). 5. […] 6. Dem für die Führung von AFIS zuständigen Dienst wird die Zustimmung zur Löschung der erhobenen biometrischen erkennungsdienstlichen Daten von A.________ nach Ablauf der gesetzlichen Frist erteilt (Art. 17 Abs. 1 lit. e i.V.m. Art. 19 Abs. 1 Verordnung über die Bearbeitung biometrischer erkennungsdienstlicher Daten). 7. […] 8. [Eröffnungsformel] 2. Berufung Gegen dieses Urteil meldete die amtliche Verteidigung des Beschuldigten, Rechtsanwältin E.________, mit Schreiben vom 07. September 2020 form- und fristgerecht die Berufung an und ersuchte überdies um Entlassung aus dem amtlichen Mandat (pag. 1099). Mit Verfügung vom 11. September 2020 wurde dem Antrag entsprochen und Rechtsanwältin E.________ aus dem amtlichen Mandat entlassen. Als amtliche Verteidigung des Beschuldigten ab 23.”
“homologué les conventions conclues le 5 mai 2020 entre C.________ et X.________ ainsi qu’entre C.________ et V.________ et constate que les actions civiles sont devenues sans objet ; 2. dit [que] l’action civile n’a pas engendré de frais particuliers ; - ordonné : 1. la confiscation des objets suivants pour destruction (art. 69 CP) : - valise Samsonite ; - sac "portugais" ; - sac "portugais" ; - sacs "portugais" ; - sac noir ; - sac noir et rose ; - sac de voyage "Sports" ; - balance digitale ; - balance digitale ; - sac bleu "Cokpit" ; - sac brun "Cucci" ; - sac Gommy ; - appareil à mettre sous-vide ; - balance "intertronic" ; - matériel pour un pistolet à air comprimé ; - diverses notices ; - téléphone portable avec carte SIM ; - spray au poivre ; - diverses notices et 1 document bancaire ; - téléphone portable (IMEI AB.________) ; - clef d’appartement ; - badge ; - divers matériaux d’emballage vides ; - 1 montre pour homme ; - 1 permis de conduire CH vierge ; 2. la confiscation du montant de CHF 138'401.41 (art. 70 CP) ; 3. que l’effacement du profil d’ADN prélevé sur la personne de C.________ et répertorié sous le numéro PCN AD.________ soit effectué (art. 16 al. 1 let. e de la Loi sur les profils d’ADN) ; 4. que l’effacement des données signalétiques biométriques prélevées soit effectué par le service chargé de la gestion d’AFIS après l’échéance du délai prévu par la loi (art. 17 al. 1 let. e en relation avec l’art. 19 al. 1 de l’Ordonnance sur le traitement des données signalétiques biométriques) ; C. […] D. […] E. […] F. Dispositions communes - ordonné : 1. la prise en charge par le canton de Berne des frais non imputables aux prévenus A.________, C.________ et E.________, soit CHF 1'440.00 ; 2. la notification du jugement […] ; 3. la communication du jugement […]. 2.3 Par courrier du 20 mai 2020 (D. N/p. 641), le Ministère public du canton de Berne, Région Jura bernois-Seeland, a annoncé l'appel contre le jugement rendu à l’encontre de A.________ et C.________. 3. Deuxième instance 3.1 Par mémoire du 13 octobre 2020 (D.”
In besonders schweren Fällen ist die Strafverfolgungsbehörde verpflichtet, die Einziehung der nach Art. 70 Abs. 1 StGB erfassten Vermögenswerte zu prüfen und — sofern eine Rückgabe an den Verletzten nicht in Betracht kommt — gegebenenfalls anzuordnen; dies folgt aus dem gebotenen Grundsatz, dass sich die Straftat nicht lohnen darf.
“Elles relèvent aussi une contradiction du Ministère public au sujet de la consultation du dossier qui, d'une part, leur interdit d’y accéder et, d'autre part, autorise toutes les parties à y avoir accès. Sur le fond, s'agissant d'une affaire particulièrement grave, l'autorité de poursuite devait être guidée par l'adage "le crime ne paie pas", ce qui l'obligeait à confisquer les valeurs patrimoniales provenant d'une infraction si elles ne devaient pas être restituées au lésé. De plus, les chances d'obtenir une condamnation n'étaient nullement insignifiantes et l’art. 49 al. 2 CP relatif au concours rétrospectif n’était pas applicable selon la jurisprudence en vigueur. Enfin, cette probabilité était importante au regard des pièces qu’elles avaient produites, notamment celles qui manquaient dans la P/1______/2013 et la sentence londonienne, qui retenait l’existence d’un pot-de-vin en faveur de C______. En renonçant à poursuivre les mis en cause, l'ordonnance querellée consacrait une violation du principe in dubio pro duriore. Conformément à l'art. 70 al. 1 CP, la confiscation des valeurs patrimoniales qui provenaient d'une infraction ou qui étaient destinées à décider et à récompenser l'auteur d'une infraction devait impérativement être ordonnée. b. H______ conclut au rejet du recours, avec suite de frais. Les conclusions civiles des recourantes n'étaient pas invocables en tant qu'elles avaient été obtenues à l’occasion d’une condamnation par défaut et faisaient l'objet d'un arbitrage pendant à O______ [Suède]. Il n'y avait pas de violation du droit d'être entendu du fait de l’interdiction d’accès au dossier, les recourantes, émanation d'un État étranger, n'ayant pas obtenu ce droit en procédure d'entraide et il n’était pas soutenable qu’elles puissent y remédier dans une procédure nationale. L’art. 108 CPP ne leur conférait pas un droit inconditionnel à la consultation du dossier. Le classement était suffisamment motivé. La décision était compréhensible s'agissant du volet R______, qui ne le concernait pas. Au fond, il était juste de renoncer à la poursuite puisque celle-ci ne pourrait aboutir qu'à une peine insignifiante et que les intérêts des recourantes étaient préservés par les multiples procédures qu'elles avaient intentées à l'étranger.”
Die Einziehungsbeschlagnahme ist eine provisorische, konservatorische Massnahme, die auf Wahrscheinlichkeit beruht und dazu dient, Vermögenswerte zu sichern, die das Sachgericht allenfalls einziehen könnte. Im Einziehungsrecht findet die Unschuldsvermutung keine Anwendung; gleichwohl muss der Staat die für eine Einziehung erforderlichen Voraussetzungen beweisen. Wer Tatsachen entgegenhält, hat bei der Beweiserhebung in zumutbarer Weise mitzuwirken. Der Fortbestand der Sicherstellung ist zu überprüfen; mit Fortgang der Untersuchung müssen die Anhaltspunkte für eine spätere Einziehung an Wahrscheinlichkeit gewinnen, damit die Aufrechterhaltung der Massnahme gerechtfertigt bleibt.
“d StPO können Gegenstände und Vermögenswerte einer beschuldigten Person oder einer Drittperson unter anderem beschlagnahmt werden, wenn die Gegenstände oder Vermögenswerte voraussichtlich einzuziehen sind. Bei der Einziehungsbeschlagnahme nach Art. 263 Abs. 1 Bst. d StPO handelt es sich um eine provisorische konservative Massnahme. Sie bezweckt die Erhaltung von Gegenständen und Vermögenswerten, welche das Sachgericht einziehen könnte. Die Einziehungsbeschlagnahme gründet auf einer Wahrscheinlichkeit und rechtfertigt sich, solange die blosse Möglichkeit der Einziehung durch das Sachgericht «prima facie» zu bestehen scheint (BGE 140 IV 57 E. 4.1.1 mit Hinweisen). Entsprechend ihrer Natur als provisorische konservative prozessuale Massnahme sind bei der Beurteilung der Zulässigkeit der Beschlagnahme – anders als bei der definitiven Einziehung – nicht alle Tat- und Rechtsfragen abschliessend zu beurteilen. Die Beschlagnahme ist nur aufzuheben, wenn ihre Voraussetzungen offensichtlich nicht erfüllt sind (BGE 139 IV 250 E. 2.1; Urteil des Bundesgerichts 1B_556/2021 vom 29. November 2021 E. 3.2). Gemäss Art. 70 Abs. 1 StGB sind Vermögenswerte einzuziehen, die durch eine Straftat erlangt worden sind oder dazu bestimmt waren, eine Straftat zu veranlassen oder zu belohnen, sofern sie nicht dem Verletzten zur Wiederherstellung des rechtmässigen Zustandes ausgehändigt werden. Die in Art. 10 Abs. 1 StPO verankerte Unschuldsvermutung gilt im Einziehungsrecht nicht. Wohl hat der Staat dennoch sämtliche Voraussetzungen für eine Einziehung zu beweisen. Wer der Einziehung entgegenstehende Tatsachen behauptet, muss bei der Beweiserhebung jedoch in zumutbarer Weise mitwirken (vgl. Urteile 6B_379/2020 vom 1. Juni 2021 E. 6.5.2.2; 6B_1042/2019 vom 2. April 2020 E. 2.2.2).”
“La mesure doit pouvoir être ordonnée rapidement, ce qui exclut la résolution de questions juridiques complexes (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 ; voir les arrêts cités par Julen Berthod, op. cit., n. 25 ad art. 263 CPP). Toutefois, le degré de probabilité exigé variera selon l’avancement de la procédure. Ainsi, il importe que les présomptions se renforcent au cours de l’enquête et que l’existence d’un lien de connexité entre le bien séquestré et les actes délictueux puisse être considérée comme hautement vraisemblable pour que le maintien du séquestre pendant une période prolongée se justifie (TF 1B_481/2021 du 4 novembre 2021 consid. 2.2 et les réf. cit. ; Julen Berthod, op. cit., n. 26 ad art. 263 CPP et les références citées). 2.1.2 Le séquestre en vue de confiscation, prévu par l’art. 263 al. 1 let. d CPP, est une mesure conservatoire provisoire – destinée à préserver les objets ou les valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer – fondée sur la vraisemblance et se justifie aussi longtemps qu'une simple possibilité de confiscation en application du Code pénal semble, prima facie, subsister. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel « le crime ne paie pas », cette mesure a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction. Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1, JdT 2014 IV 305). C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 précité, JdT 2014 IV 305). 2.1.3 Lorsque l'avantage illicite doit être confisqué, mais que les valeurs patrimoniales en résultant ne sont plus disponibles – parce qu'elles ont été consommées, dissimulées ou aliénées –, le juge ordonne le remplacement par une créance compensatrice de l'Etat d'un montant équivalent (art.”
“Il a toutefois été jugé que la saisie pouvait avoir pour objet des biens, certes présents dans le patrimoine concerné, mais dépourvus d'une connexité immédiate avec l'infraction (arrêt du Tribunal fédéral 1P.94/1990 du 15 juin 1990). L'autorité doit pouvoir décider rapidement du séquestre (art. 263 al. 2 CPP), ce qui exclut qu'elle résolve des questions juridiques complexes ou qu'elle attende d'être renseignée de manière exacte et complète sur les faits avant d'agir (ATF 116 Ib 96 consid. 3a; arrêt du Tribunal fédéral 1B_421/2011 du 22 décembre 2011 consid. 3.1 et 3.3). Ainsi, au début de l'enquête, un soupçon crédible ou un début de preuve de l'existence de l'infraction reprochée suffit à permettre le séquestre, ce qui laisse une grande place à l'appréciation du juge. On exige toutefois que ce soupçon se renforce au cours de l'instruction pour justifier le maintien de la mesure (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, Bâle 2019 n. 17-22 ad art. 263). 2.2. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel "le crime ne paie pas", la confiscation de valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 139 IV 209 consid. 5.3 et les arrêts cités). Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 129 II 453 consid. 4.1 ; ATF 140 IV 57 consid. 4.1 et les nombreuses références citées). C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1). Le séquestre pénal doit être maintenu tant que subsiste une probabilité de confiscation (SJ 1994 p.”
“Tant que l'instruction n'est pas achevée et que subsiste une probabilité de confiscation, de créance compensatrice ou d'une allocation au lésé, la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364). L'intégralité des fonds doit demeurer à disposition de la justice aussi longtemps qu'il existe un doute sur la part de ceux-ci qui pourrait provenir d'une activité criminelle. Le séquestre ne peut donc être levé (art. 267 CPP) que dans l'hypothèse où il est d'emblée manifeste et indubitable que les conditions matérielles d'une confiscation ne sont pas réalisées, et ne pourront l'être (arrêts du Tribunal fédéral 1B_311/2009 du 17 février 2010 consid. 3 in fine et 1S.8/2006 du 12 décembre 2006 consid. 6.1). Les probabilités d'une confiscation, respectivement du prononcé d'une créance compensatrice, doivent cependant se renforcer au cours de l'instruction et doivent être régulièrement vérifiées par l'autorité compétente, avec une plus grande rigueur à mesure que l'enquête progresse (ATF 122 IV 91 consid. 4 p. 96). 3.3. L'art. 70 al. 1 CP autorise le juge à confisquer des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction, si elles ne doivent pas être restituées au lésé en rétablissement de ses droits. Inspirée de l'adage selon lequel "le crime ne paie pas", la confiscation de valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'une infraction a pour but d'éviter qu'une personne puisse tirer avantage d'une infraction (ATF 139 IV 209 consid. 5.3 et les arrêts cités). Pour appliquer cette disposition, il doit notamment exister entre l'infraction et l'obtention des valeurs patrimoniales un lien de causalité tel que la seconde apparaisse comme la conséquence directe et immédiate de la première (ATF 129 II 453 consid. 4.1; ATF 140 IV 57 consid. 4.1 et les nombreuses références citées). C'est en particulier le cas lorsque l'obtention des valeurs patrimoniales est l'un des éléments constitutifs de l'infraction ou constitue un avantage direct découlant de la commission de l'infraction (ATF 140 IV 57 consid. 4.1.1). 3.4. En l'espèce, le recourant a requis et obtenu, en avril 2020, un prêt COVID de CHF 25'000.”
Fehlt ein plausibler Kausalzusammenhang zwischen der gegen eine Person erhobenen Straftat und den betroffenen Vermögenswerten, ist eine im Urteil angeordnete Einziehung zu unterlassen bzw. ein bereits verfügter Sequester aufzuheben. Für einen präventiven Sequester ist es Sache der Staatsanwaltschaft, den Zusammenhang zumindest glaubhaft zu machen; liegt diese Plausibilisierung nicht vor, sind die Sicherungsmassnahmen nicht gerechtfertigt.
“________ SA, ou que cette somme fasse « partie intégrante de la somme transférée par J.________ SA à A.________ SA en date des 31 août 2022 et 21 septembre 2022 », comme le prétend la recourante (cf. recours p. 7), ce que conteste le Ministère public dans ses déterminations. Il suffit en effet de constater que personne ne retient que cet argent provient du prévenu – ou de sa société d’alors, à savoir D.________ SA. Force est ainsi de constater que le lien de causalité entre les infractions reprochées au prévenu et le compte banque séquestré n’a pas été rendu vraisemblable – ce qui aurait été suffisant au stade du séquestre – par le Ministère public, ni dans son ordonnance ni dans ses déterminations, ce dernier semblant d’ailleurs plutôt concéder l’inverse (« Il ne semble donc pas y avoir de lien direct avec la société D.________ SA. »; cf. ordonnance attaquée p. 2). Or, il ressort de la jurisprudence susmentionnée qu’un tel lien de causalité est nécessaire, faute de quoi l’objet ou la valeur patrimoniale en question ne pourra pas être confisquée au sens de l’art. 70 CP, une confiscation sur la base de l’art. 69 CP (objets dangereux) n’entrant en l’espèce manifestement pas en considération. Il n’est ainsi pas pertinent que le prévenu ait été l’unique ayant droit économique du compte bancaire séquestré à l’époque du versement du montant de CHF 20'000.-, contrairement à ce que prétend le Ministère public. Si cette position devait être suivie, cela reviendrait en effet à autoriser un séquestre sur tous les biens du prévenu (étant précisé au demeurant qu’il n’est plus ayant droit économique de ce compte à l’heure actuelle), ce quel que soit le rapport avec l’infraction, ce qui n’est pas admissible dans le cadre d’un séquestre confiscatoire, au contraire d’un séquestre en couverture des frais (cf. art. 268 CPP) ou d’un séquestre en garantie d’une créance compensatrice (cf. arrêt TC FR 502 2024 101 du 23 août 2024 consid. 2.3 et les références citées). L’autorité intimée ayant cependant justifié le séquestre litigieux uniquement sur la base de l’art. 263 al.”
“Die Beschwerde ist unbegründet. Der Vorinstanz ist zuzustimmen, dass nach bundesgerichtlicher Rechtsprechung zu Art. 73 StGB (und dem insofern gleichlautenden Art. 70 StGB) ein Kausalzusammenhang bestehen muss zwischen dem beschlagnahmten Vermögenswert, worauf ein Anspruch erhoben wird, und der gegen den Ansprecher gerichteten Straftat. Aus dem von ihr angerufenen Urteil 1B_581/2012 vom 27. November 2012 kann die Beschwerdeführerin nichts zu ihren Gunsten ableiten. Demnach setzt Art. 73 StGB zwar einen direkten Konnex zwischen dem Anlassdelikt und der bei diesem Delikt geschädigten Person, nicht aber zwischen dem Anlassdelikt und dem beschlagnahmten Vermögenswert voraus. Auch aus diesem Entscheid erhellt, dass ein Anspruch nach Art. 73 StGB nur besteht, wenn zwischen dem Anlassdelikt und der bei diesem Delikt geschädigten Person ein direkter Konnex besteht (so auch NIKLAUS SCHMID, Kommentar Einziehung, Organisiertes Verbrechen, Geldwäscherei, Band I, 2. Aufl. 2007, N. 15 zu Art. 73 StGB). Gemäss vorgenanntem Autor unterliegen einer Einziehung zugunsten des Geschädigten "nur Werte, die aus dem Delikt stammen, bei welchem der Ansprüche aus Art. 73 StGB erhebende Geschädigte Verletzter ist" (NIKLAUS SCHMID, a.”
“Der Anspruch der geschädigten Person auf Verwendung zu ihren Gunsten nach Art. 73 StGB beschlägt nur Vermögenswerte, die das Ergebnis einer gegen sie gerichteten Straftat sind (BGE 122 IV 365 E. III.2b; Urteile 6B_1084/2022, 1096/2022 vom 5. April 2023 E. 7.1; 6B_1126/2013 vom 21. Juli 2014 E. 2.3; je mit Hinweisen). Zwischen Schaden, Anlasstat und zuzusprechenden Werten muss ein doppelter Konnex bestehen. Erstens muss der gemäss Art. 73 StGB geltend gemachte Schaden "durch" die Anlasstat entstanden sein, d.h. zwischen Schaden und Anlasstat muss ein Kausalzusammenhang bestehen. Zweitens muss diese Anlasstat dieselbe sein, aus dem auch die zuzusprechenden Werte (Geldstrafe, Busse, eingezogene Gegenstände etc.) stammen. Die gemeinsame Anlasstat ist somit verbindendes Glied zwischen den zuzusprechenden Werten und dem auszugleichenden Schaden. Nicht deliktskonnexe Vermögenswerte können hingegen höchstens indirekt nach Beschlagnahme und SchKG-Vollstreckung der Ersatzforderung zugunsten der geschädigten Person verwendet werden. Art. 73 StGB (und Art. 70 StGB) sind nicht darauf ausgelegt, als Vollstreckungshilfe für Zivilgeschädigte zu wirken und für diese den Anspruch unter Umgehung des SchKG vorwegzunehmen bzw. sicherzustellen (FLORIAN BAUMANN, in: Basler Kommentar, Strafrecht I, 4. Aufl. 2019, N. 11 ff. zu Art. 73 StGB).”
“1 CPP dispone che, se il motivo del sequestro viene meno, il pubblico ministero oppure il giudice dispone il dissequestro e restituisce gli oggetti o i valori patrimoniali agli aventi diritto. L’inchiesta in questione è terminata ed il magistrato inquirente ha prospettato l’emanazione di un decreto di abbandono, non avendo ravvisato indizi in capo a chicchesia per il reato di omicidio colposo. Il primo presupposto per il mantenimento del sequestro, segnatamente l’esistenza di sufficienti indizi di reato giusta l’art. 197 cpv. 1 lit. b CPP, è quindi venuto a cadere. 3.4.2.2. A fronte di quanto sopra, non è chiaro a che titolo il procuratore pubblico abbia deciso di mantenere il sequestro dell’orologio in questione, limitandosi - come visto - ad indicare che non sarebbe possibile escludere un passaggio di proprietà del citato bene. Neppure il sequestro può essere mantenuto a fini di confisca, aspetto che peraltro il procuratore pubblico nemmeno sostiene. Si è detto che l’art. 70 CP presuppone valori patrimoniali che costituiscono il prodotto di un reato oppure che erano destinati a determinare o a ricompensare l’autore di un reato. Aspetto evidentemente non contemplato in concreto. 3.4.3. Si rileva infine che non spetta al magistrato inquirente sostituirsi al giudice civile in caso di un eventuale contenzioso legato alla successione di __________. In siffatte circostanze, visto come il mantenimento del sequestro non è giustificato, il procuratore pubblico provvederà a dissequestrare il citato orologio a favore degli aventi diritto, segnatamente la comunione ereditaria di __________. 3.5. Alla luce di quanto sopra esposto, il decreto qui impugnato deve essere annullato e gli atti dell’incarto MP __________ ritornati al magistrato inquirente per i suoi incombenti.”
Bei komplexen Transfer‑ und Investitionsstrukturen kann die Identifikation der Herkunft von Mitteln erschwert sein. Wenn es hingegen ausreichend plausibel ist, dass auf Konten Gelder aus einer strafbaren Tätigkeit stammen und die Gutgläubigkeit des Erwerbers nicht klar nachgewiesen ist, steht dies der Anordnung eines Sequesters zur Sicherstellung der Mittel im Sinne von Art. 70 Abs. 2 StGB nicht entgegen.
“S’agissant de la question de la confiscation auprès d’un tiers, notamment sous l’angle de la vraisemblance d’une créance compensatrice, laquelle ne peut être exclue à ce stade, il faut relever que, dans le cas d’espèce, il n’est tout simplement pas possible de se substituer à une analyse approfondie des flux par des spécialistes. Dans l’intervalle, il convient donc de garantir la disponibilité des fonds séquestrés. En l’état, et comme cela a été exposé ci-dessus, il est suffisamment vraisemblable que des fonds déposés sur le compte [...] du recourant proviennent d’une activité délictueuse. Rien ne permet de dire, à ce stade de l’enquête, qu’une confiscation serait d’emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers serait clairement et définitivement établie (art. 70 al. 2 et 71 al. 1 CP ; cf. supra consid. 4.1.5). Par ailleurs, au vu de la complexité des transferts et investissements auxquels le recourant s’est livré, on ne peut clairement pas affirmer, sous l’angle de l’art. 70 al. 2 CP, que ce dernier n’a pas rendu plus difficile l’identification de l’origine et de la découverte des actifs d’origine criminelle ou leur confiscation (cf. supra consid. 4.1.5). Enfin, toujours sous l’angle de l’art. 70 al. 2 CP, le recourant fait valoir que la confiscation de ses avoirs se révèlerait d’une rigueur excessive dès lors qu’elle le priverait de ses cryptoactifs ainsi que du produit des investissements lesquels constitueraient une source de revenu (acte de recours, ch. 48, p. 17). Il prétend en outre qu’il n’aurait perçu aucun revenu en tant qu’administrateur et président du conseil d’administration de la société [...]. En l’occurrence, le recourant n’a produit aucune pièce propre à établir sa situation financière. De plus, le fait que la société précitée n’aurait pas réalisé un bénéfice imposable en 2021, pour ses quatre premiers mois d’activité (cf. acte de recours, annexe 24), ne signifie pas encore qu’il n’aurait touché aucun salaire ni même qu’il ne percevrait pas d’autres sources de revenu.”
“S’agissant de la question de la confiscation auprès d’un tiers, notamment sous l’angle de la vraisemblance d’une créance compensatrice, laquelle ne peut être exclue à ce stade, il faut relever que, dans le cas d’espèce, il n’est tout simplement pas possible de se substituer à une analyse approfondie des flux par des spécialistes. Dans l’intervalle, il convient donc de garantir la disponibilité des fonds séquestrés. En l’état, et comme cela a été exposé ci-dessus, il est suffisamment vraisemblable que des fonds déposés sur le compte [...] du recourant proviennent d’une activité délictueuse. Rien ne permet de dire, à ce stade de l’enquête, qu’une confiscation serait d’emblée et indubitablement exclue, respectivement que la bonne foi du tiers serait clairement et définitivement établie (art. 70 al. 2 et 71 al. 1 CP ; cf. supra consid. 4.1.5). Par ailleurs, au vu de la complexité des transferts et investissements auxquels le recourant s’est livré, on ne peut clairement pas affirmer, sous l’angle de l’art. 70 al. 2 CP, que ce dernier n’a pas rendu plus difficile l’identification de l’origine et de la découverte des actifs d’origine criminelle ou leur confiscation (cf. supra consid. 4.1.5). Enfin, toujours sous l’angle de l’art. 70 al. 2 CP, le recourant fait valoir que la confiscation de ses avoirs se révèlerait d’une rigueur excessive dès lors qu’elle le priverait de ses cryptoactifs ainsi que du produit des investissements lesquels constitueraient une source de revenu (acte de recours, ch. 48, p. 17). Il prétend en outre qu’il n’aurait perçu aucun revenu en tant qu’administrateur et président du conseil d’administration de la société [...]. En l’occurrence, le recourant n’a produit aucune pièce propre à établir sa situation financière. De plus, le fait que la société précitée n’aurait pas réalisé un bénéfice imposable en 2021, pour ses quatre premiers mois d’activité (cf. acte de recours, annexe 24), ne signifie pas encore qu’il n’aurait touché aucun salaire ni même qu’il ne percevrait pas d’autres sources de revenu. Il résulte de ce qui précède que les conditions d’un séquestre de type conservatoire au sens de l’art. 263 al. 1 let. d CPP sont réalisées. Partant, c’est à juste titre que le Ministère public a ordonné le séquestre des avoirs déposés sur le compte [.”
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