Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 14 déc. 2018 (Normes procédurales et systèmes d’information), en vigueur depuis le 1erjuin 2019 (RO 2019 1413;FF 2018 1673). ↩
RS 142.31 ↩
Abrogé par l’annexe ch. 1 de la LF du 25 sept. 2015, avec effet au 1ermars 2019 (RO 2016 3101, 2018 2855;FF 2014 7771). ↩
Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 1 de la LF du 25 sept. 2015, en vigueur depuis le 1ermars 2019 (RO 2016 3101, 2018 2855;FF 2014 7771). ↩
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70 commentaries
Référence: LEI art. 80a ch. 70 Pour le contrôle de la légalité et de la proportionnalité de la détention, un juge unique du tribunal d'appel est compétent en tant que tribunal administratif.
“Der Beurteilte hat sein Gesuch um gerichtliche Überprüfung über seine Vertreterin am 6. März 2025, 10:19 Uhr, einreichen lassen. Mit dem heutigen Entscheid, der den Parteien kurz vor 09:00 Uhr vorab per E-Mail zugestellt wurde, ist diese Frist gewahrt. Zuständig zur Überprüfung der Haft ist ein Einzelrichter am Appellationsgericht als Verwaltungsgericht (Art. 80a Abs. 3 AIG in Verbindung mit § 2 des Gesetzes über den Vollzug der Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht [SG 122.300]). Der Beurteilte ist als Verfügungsadressat zur Gesuchstellung legitimiert.”
Selon l'art. 80a al. 7 LEI, la détention au titre du règlement Dublin doit prendre fin lorsque le motif de détention disparaît ou lorsqu'il apparaît que l'exécution de l'éloignement ou de l'expulsion est impraticable pour des raisons juridiques ou factuelles. La détention Dublin est — comme toute privation de liberté — aussi brève que possible et ne peut durer que le temps nécessaire, eu égard à la diligence requise, à l'exécution du transfert.
“Die Schweiz hat die Haftregeln im Rahmen des Dublin-Verfahrens in Art. 76a AIG (materielles Recht) und Art. 80a AIG (Verfahren) umgesetzt. Art. 76a Abs. 3 AIG konkretisiert die zeitlichen Vorgaben von Art. 28 Abs. 3 der Dublin-III-Verordnung (vgl. auch E. 4.2 hiernach). Daneben sieht Art. 76a Abs. 4 AIG eine Haft für renitente Personen vor, welche bis zu drei Monaten dauern kann (vgl. auch Urteile 2C_610/2021 vom 11. März 2022 E. 3.1, zur Publikation vorgesehen; 2C_199/2018 vom 9. Juli 2018 E. 4.3). Die Dublin-Haft hat - wie jeder Freiheitsentzug (vgl. Art. 31 BV i.V.m. Art. 10 Abs. 2 BV und Art. 36 BV) - so kurz wie möglich zu sein. Sie darf nicht länger dauern, als dies bei angemessener Handlungsweise notwendig ist, um die erforderlichen Verwaltungsverfahren mit der gebotenen Sorgfalt im Hinblick auf die Dublin-Überstellung abschliessen zu können (vgl. Art. 28 Abs. 3 der Dublin-III-Verordnung; vgl. auch Urteile 2C_610/2021 vom 11. März 2022 E. 2.3.1, zur Publikation vorgesehen; 2C_199/2018 vom 9. Juli 2018 E. 3.3). Gemäss Art. 80a Abs. 7 lit. a AIG wird die Haft beendet, wenn der Haftgrund entfällt oder sich erweist, dass der Vollzug der Weg- oder Ausweisung aus rechtlichen oder tatsächlichen Gründen undurchführbar ist.”
“Die Schweiz hat die Haftregeln im Rahmen des Dublin-Verfahrens in Art. 76a AIG (materielles Recht) und Art. 80a AIG (Verfahren) umgesetzt. Art. 76a Abs. 3 AIG konkretisiert die zeitlichen Vorgaben von Art. 28 Abs. 3 der Dublin-III-Verordnung (vgl. auch E. 4.2 hiernach). Daneben sieht Art. 76a Abs. 4 AIG eine Haft für renitente Personen vor, welche bis zu drei Monaten dauern kann (vgl. auch Urteile 2C_610/2021 vom 11. März 2022 E. 3.1, zur Publikation vorgesehen; 2C_199/2018 vom 9. Juli 2018 E. 4.3). Die Dublin-Haft hat - wie jeder Freiheitsentzug (vgl. Art. 31 BV i.V.m. Art. 10 Abs. 2 BV und Art. 36 BV) - so kurz wie möglich zu sein. Sie darf nicht länger dauern, als dies bei angemessener Handlungsweise notwendig ist, um die erforderlichen Verwaltungsverfahren mit der gebotenen Sorgfalt im Hinblick auf die Dublin-Überstellung abschliessen zu können (vgl. Art. 28 Abs. 3 der Dublin-III-Verordnung; vgl. auch Urteile 2C_610/2021 vom 11. März 2022 E. 2.3.1, zur Publikation vorgesehen; 2C_199/2018 vom 9. Juli 2018 E. 3.3). Gemäss Art. 80a Abs. 7 lit. a AIG wird die Haft beendet, wenn der Haftgrund entfällt oder sich erweist, dass der Vollzug der Weg- oder Ausweisung aus rechtlichen oder tatsächlichen Gründen undurchführbar ist.”
Référence : LEI art. 80a ch. 68 En cas de recours, l'autorité judiciaire compétente examine tant la légalité que l'adéquation de la détention. En pratique, les autorités peuvent, lors d'une libération, imposer des conditions ou des obligations (p. ex. l'obligation de se présenter).
“Enfin, le tribunal a relevé que les conditions de détention au Centre de détention administrative étaient adéquates, proportionnées et adaptées en vue d’assurer l’exécution du renvoi, et qu’aucune mesure moins incisive n’était apte à assurer ce renvoi. C. Par acte du 20 février 2024, X.________, par son conseil d’office, a recouru contre cette ordonnance en concluant principalement à sa réforme, en ce sens que sa libération immédiate est ordonnée, subsidiairement, qu’il est immédiatement libéré et astreint à l’obligation de se présenter, une fois par semaine, à l'Hôtel de Police municipale de Lausanne, rue Saint-Martin 33, 1005 Lausanne, et à collaborer à son renvoi une fois celui-ci concrètement exécutable, à défaut de quoi il sera placé en détention administrative. Plus subsidiairement, il a conclu à ce que la prolongation de sa détention administrative soit limitée à une durée d'un mois, soit jusqu'au 11 mars 2024. Il n’a pas été ordonné d’échange d’écritures. En droit : 1. 1.1 Le Tribunal des mesures de contrainte statue sur la légalité et l’adéquation de la détention administrative conformément à l’art. 80a al. 3 LEI (Loi fédérale sur les étrangers et l’intégration du 16 décembre 2005 ; RS 142.20) (art. 16a al. 2 LVLEI [Loi d'application dans le Canton de Vaud de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration du 18 décembre 2007 ; BLV 142.11]). Les décisions prononcées par le Tribunal des mesures de contrainte peuvent faire l’objet d’un recours auprès du Tribunal cantonal (art. 30 al. 1 LVLEI), soit auprès de la Chambre des recours pénale (art. 26 al. 1 ROTC [Règlement organique du Tribunal cantonal du 13 novembre 2007 ; BLV 173.31.1]), dans les dix jours dès la notification de la décision attaquée. L’acte de recours est signé et sommairement motivé (art. 30 al. 2 LVLEI). La procédure est régie par l'art. 31 LVLEI, qui renvoie pour le surplus aux dispositions de la LPA-VD (Loi sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 ; BLV 173.36). 1.2 En l’occurrence, déposé en temps utile et auprès de l’autorité compétente par une personne placée en détention administrative, agissant par son conseil d’office, qui a un intérêt digne de protection à la modification de l’ordonnance querellée, le recours est recevable.”
En pratique, les personnes détenues ont effectivement exercé le droit prévu à l'art. 80a al. 3 LEI. Les tribunaux ont procédé rapidement, dès réception de la requête, à un examen écrit de la légalité et de la proportionnalité de la détention; ces examens ont également eu lieu dans le cadre de procédures Dublin. En outre, les tribunaux ont profité de la possibilité de regrouper des procédures connexes.
“Verwaltungsgericht des Kantons Zürich 1. Abteilung VB.2024.00254 Urteil der Einzelrichterin vom 20. August 2024 Mitwirkend: Verwaltungsrichterin Sandra Wintsch, Gerichtsschreiberin Laura Diener. In Sachen A, vertreten durch RA B, diese substituiert durch C, Beschwerdeführer, gegen Migrationsamt des Kantons Zürich, Beschwerdegegner, betreffend gerichtliche Überprüfung der Dublin-Haft (G.-Nr. GI240061-L), hat sich ergeben: I. Das Migrationsamt des Kantons Zürich ordnete am 26. April 2024 an, dass A in Anwendung von Art. 76a Abs. 3 lit. a AIG bis 14. Juni 2024 in Dublin-Vorbereitungshaft genommen werde. II. A beantragte am 26. April 2024 sinngemäss die Überprüfung der Administrativhaft im Rahmen des Dublin-Verfahrens gemäss Art. 80a Abs. 3 AIG durch das Zwangsmassnahmengericht des Bezirksgerichts Zürich. Letzteres bestätigte mit Urteil vom 30. April 2024 die Haftanordnung und wies den sinngemässen Antrag auf Haftentlassung ab. III. Hiergegen erhob A am 10. Mai 2024 Beschwerde beim Verwaltungsgericht des Kantons Zürich und beantragte unter Kosten- und Entschädigungsfolge, das angefochtene Urteil aufzuheben und die unverzügliche Haftentlassung anzuordnen. Eventuell sei das angefochtene Urteil aufzuheben und die Sache zur Neubeurteilung an das Migrationsamt zurückzuweisen; subeventuell sei festzustellen, dass die angeordnete Haft unrechtmässig sowie unangemessen gewesen sei. Des Weiteren beantragte er, es sei ihm zufolge Mittellosigkeit unentgeltliche Rechtspflege und -verbeiständung zu gewähren und Rechtsanwältin B, substituiert durch C, als unentgeltliche Rechtsbeiständin einzusetzen sowie auf einen allfälligen Kostenvorschuss zu verzichten. Das Zwangsmassnahmengericht verzichtete am 14. Mai 2024 auf eine Vernehmlassung.”
“Le tribunal statue ce jour dans la cause A/2603/2024, respectant le délai de nonante-six heures prévu par les art. 80 al. 2 LEI et 9 al. 3 LaLEtr, la détention administrative de M. A______ ayant concrètement débuté le 12 août 2024 à 16h45, comme l’indique le procès-verbal d’audition (cf. à cet égard arrêts du Tribunal fédéral 2C_618/2011 du 1er septembre 2011 consid. 2 ; 2C_206/2009 du 29 avril 2009 consid. 5.1.1 et les références citées), tout en respectant la célérité préconisée eu égard à l’art. 80a al. 3 LEI dans la cause A/2593/2024, le courrier de l’intéressé demandant cet examen ayant été reçu le 12 août 2024 à 8h20 par le tribunal. 5. Selon l'art. 70 al. 1 LPA, l'autorité peut, d'office ou sur requête, joindre en une même procédure des affaires qui se rapportent à une situation identique ou à une cause juridique commune. 6. En l'occurrence, les causes A/2593/2024 et A/2603/2024 se rapportant à un complexe de faits connexes et opposant les mêmes parties, leur jonction sous la cause A/2593/2024 sera ordonnée. 7. Selon l’art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l’adéquation de la détention sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d’une procédure écrite. Cet examen peut être demandé à tout moment. 8. Toutefois, selon l’art. 80 al. 3 LEI, l’autorité judiciaire peut renoncer à la procédure orale lorsque le renvoi pourra vraisemblablement avoir lieu dans les huit jours suivant l’ordre de détention et si la personne concernée a donné son consentement écrit, étant précisé que si le renvoi ne peut être exécuté dans ce délai, la procédure orale a lieu au plus tard douze jours après l’ordre de détention. Le message du Conseil fédéral relatif à cette disposition précise : « dans la pratique, il s’avère de manière générale que la procédure en vue du prononcé d’une détention du droit en matière d’étrangers prend beaucoup de temps pour les autorités. C’est pour cette raison que l’alinéa 3 prévoit nouvellement que l’autorité peut renoncer à une procédure orale devant le juge de la détention lorsque le renvoi a lieu à bref délai et que la personne concernée a donné son accord écrit.”
“A______ a requis l’examen de la légalité et de l’adéquation de sa détention administrative, notamment en raison des conditions de détention à Favra. 9. Le 25 mars 2024, le commissaire de police, sur demande du tribunal, a transmis son dossier. 10. Dans le délai imparti, le conseil de M. A______ a présenté des observations. Compte tenu de la détention de 7 semaines demandée au sein de l’établissement de la Favra, son mandant s’opposait à sa détention. En effet, par jugement du 20 avril 2023, le tribunal de céans avait reconnu que les conditions de détention au sein de cet établissement étaient contraires à l’art. 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH - RS 0.101). Faute de solution alternative, il concluait à sa libération immédiate. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 4. En l'espèce, M. A______ a demandé par acte du 22 mars 2024 reçu par le tribunal le 25 mars 2024, que ce dernier contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention.”
LEI art. 80a n. 66 Les affections physiques ou psychiques n'interdisent pas automatiquement une détention ; elles peuvent toutefois rendre celle-ci inacceptable lorsque l'état de santé rend la détention entièrement déraisonnable. Les autorités doivent garantir en tout temps des conditions de détention appropriées ; le cas échéant, l'exécution de la détention peut s'effectuer dans une clinique ou dans d'autres locaux adaptés, sans qu'il soit nécessaire de la lever formellement.
“Die Inhaftierung muss sich insgesamt als verhältnismässig erweisen (Art. 5 Abs. 2 und Art. 36 Abs. 3 BV; Art. 28 Abs. 3 KV; Art. 76a Abs. 1 Bst. b AIG), weshalb zu prüfen ist, ob nicht eine weniger einschneidende Massnahme hinreichend wirksam wäre (Art. 76a Abs. 1 Bst. c AIG). Die Haft muss aufgrund sämtlicher Umstände geeignet und erforderlich erscheinen, um die Überstellung an den zuständigen Dublin-Staat zu gewährleisten; zudem hat sie in einem sachgerechten und zumutbaren Verhältnis zum angestrebten Zweck zu stehen (BGE 150 II 57 E. 3.1.4, 142 I 135 E. 4.1). Dabei ist auch den familiären Verhältnissen der inhaftierten Person und den Umständen des Haftvollzugs Rechnung zu tragen (vgl. Art. 80a Abs. 8 AIG). Zu beachten ist insbesondere, ob die betroffene Person hafterstehungsfähig ist (vgl. BVR 2010 S. 541 E. 4.5.1). Physische oder psychische Erkrankungen stehen einer Inhaftierung nicht ohne weiteres entgegen, sondern erst dann, wenn eine solche aufgrund des Krankheitszustands vollends unzumutbar wird. Die Behörden haben jedoch jederzeit angemessene Haftbedingungen zu gewährleisten (Art. 81 AIG), wobei es sich unter Umständen rechtfertigen kann, die Haft in einer Klinik oder anderen geeigneten Räumlichkeiten zu vollziehen. Hierfür braucht die Haft nicht formell aufgehoben zu werden; eine Verlegung im Rahmen des Haftvollzugs genügt (BGer 2C_444/2023 vom”
Le contrôle judiciaire de la détention prévu à l'art. 80a al. 3 LEI constitue une garantie procédurale indispensable ; une renonciation valable à ce contrôle n'est pas envisageable. Les tribunaux doivent entrer en matière sur une requête en contrôle de la détention ; un refus formel d'entrer en matière uniquement en raison de l'intitulé de la requête n'est pas indiqué.
“Dies führte letztlich zu einem Verzicht auf das Recht auf persönliche Freiheit selbst. Dabei handelt es sich aber um ein Grundrecht, auf das nicht verzichtet werden kann ("unverzichtbares Grundrecht"; vorstehend E. 4.4). Dies würde zudem dem Grundgedanken der Dublin-III-Verordnung, Rechtsgarantien und Rechtsschutz der Betroffenen zu stärken, massiv zuwiderlaufen. Das Recht auf erstmalige gerichtliche Überprüfung einer behördlich angeordneten Haft ist für einen demokratischen Rechtsstaat zu wichtig, als dass darauf dauerhaft verzichtet werden könnte. Aus diesem Grund kann auch nicht aus der anfänglich fehlenden Opposition gegen die Inhaftierung geschlossen werden, der Beschwerdeführer füge sich dem behördlichen Freiheitsentzug für die gesamte Dauer der Inhaftierung. Wenn Art. 80a Abs. 3 Satz 2 AIG statuiert, die Überprüfung könne jederzeit beantragt werden, folgt bereits aus deren Wortlaut, dass die Bestimmung einem Verzicht nicht zugänglich ist, was die Vorinstanz verkannt hat. Die gerichtliche Überprüfung der Haft gemäss Art. 80a Abs. 3 AIG stellt somit eine Verfahrensvorschrift dar, auf die - auch bei mängelfrei erklärtem Willen - nicht verzichtet werden kann.”
“Die Vorinstanz durfte somit nicht auf die Überprüfung der Haft verzichten und hätte auf das Gesuch um Haftüberprüfung eintreten müssen. Indem sie dies nicht tat, hat sie Art. 80a Abs. 3 AIG, Art. 31 Abs. 4 BV und Art. 5 Ziff. 4 EMRK verletzt. In überspitzt formalistischer Weise (BGE 149 III 12 E. 3.3.1) hat sie das Gesuch mangels entsprechender Bezeichnung auch nicht als Haftentlassungsgesuch anhand genommen, obwohl dieses doch dasselbe Ziel - die Überprüfung der Rechtmässigkeit der Haft mit dem Ziel der Beendigung der Haft - verfolgt hätte (vgl. auch nicht publ. E. 1.3). In der Verweigerung der gerichtlichen Überprüfung der Dublin-Haft liegt ein gewichtiger Verfahrensfehler, der zur Aufhebung des angefochtenen Entscheids führt (BGE 128 II 246 E. 3.6).”
La compétence des instances cantonales dépend du titre de détention sous-jacent : les mesures de contrainte en matière de droit des étrangers fondées sur l'art. 70 al. 2 et les art. 73 à 80a LEI sont examinées par le tribunal des mesures de contrainte ; la détention policière en vertu de la loi cantonale sur la police doit être traitée séparément.
“Zu beurteilen ist einzig, ob die Vorinstanz das Nichteintreten des Zwangsmassnahmengerichts zu Recht oder zu Unrecht geschützt hat (vgl. nicht publ. E. 1.2). Diesbezüglich ist entscheidend, welcher Hafttitel der Inhaftierung zugrunde lag. Umstritten ist, ob es sich bei der angeordneten Haft um eine Dublin-Haft nach Art. 76a AIG oder eine Polizeihaft gestützt auf § 33 ff. PolG/TG gehandelt hat. Je nachdem, auf welcher Rechtsgrundlage die angeordnete Haft beruht, BGE 150 II 57 S. 71 unterscheidet sich der einzuschlagende Rechtsmittelweg. Ausländerrechtliche Zwangsmassnahmen gestützt auf Art. 70 Abs. 2 AIG und Art. 73 bis Art. 80a AIG prüft im Kanton Thurgau das Zwangsmassnahmengericht (§ 5 der Verordnung des Regierungsrates vom 8. September 2009 zum Ausländer- und Integrationsgesetz, zum Freizügigkeitsabkommen und zum Asylgesetz [RRV AIG/FZA/AsylG/TG; RB 142.211]); gegen dessen Entscheid kann Beschwerde an das Verwaltungsgericht geführt werden (§ 54 Abs. 1 Ziff. 2 des Gesetzes vom 23. Februar 1981 über die Verwaltungsrechtspflege [VRG/TG; RB 170.1]). Die Rechtmässigkeit von polizeilichem Gewahrsam nach § 33 ff. PolG/TG wird hingegen - kantonal letztinstanzlich - vom Präsidium des Verwaltungsgerichts geprüft (§ 35 Abs. 3 PolG/TG). Verfahrensgegenstand bildet in beiden Verfahren die Rechtmässigkeit der Haft nach den jeweils geltenden Voraussetzungen.”
Référence : LEI art. 80a ch. 63 Un délai de huit jours ouvrables peut, selon la conception exposée dans la jurisprudence, être compatible avec les exigences constitutionnelles et celles de la CEDH en matière de « délai court » ; dans B 2022/124 il est en outre indiqué que des délais allant jusqu'à 14 jours sont considérés comme courts (voir CEDH, Herz/Allemagne, par. 73).
“Damit habe die Frist nicht deutlich länger als 96 Stunden gedauert und damit das Beschleunigungsgebot nicht verletzt. Nach Art. 80a Abs. 3 AIG wird die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Dublin-Haft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft (Satz 1); diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden (Satz 2). Über ein Haftentlassungsgesuch, welches die inhaftierte Person ebenfalls jederzeit einreichen kann, hat die richterliche Behörde gemäss Art. 80a Abs. 4 AIG innert acht Arbeitstagen in einem schriftlichen Verfahren zu entscheiden. Jede Person, der die Freiheit nicht von einem Gericht entzogen wird, hat gemäss Art. 31 Abs. 4 der Bundesverfassung der Schweizerischen Eidgenossenschaft (SR 101, BV) das Recht, jederzeit ein Gericht anzurufen, das so rasch wie möglich über die Rechtmässigkeit des Freiheitsentzugs entscheidet. Nach Art. 5 Ziff. 4 der Konvention zum Schutze der Menschenrechte und Grundfreiheiten (SR 0.101, EMRK) hat jede inhaftierte Person Anspruch auf richterliche Überprüfung der Haft innerhalb kurzer Frist. Die Bestimmungen konkretisieren das allgemeine Verbot der Rechtsverzögerung (vgl. Art. 29 Abs. 1 BV; G. Steinmann, in: Ehrenzeller/Schindler/ Schweizer/Vallender [Hrsg.], Die schweizerische Bundesverfassung, St. Galler Kommentar, 3. Aufl. 2014, N 23 zu Art. 29 BV). Fristen von bis zu 14 Tagen sind ausreichend (vgl. Urteil des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte 44672/98 vom 12. Juni 2003, Herz/Deutschland, Rz. 73; vgl.”
La compétence du tribunal au titre de l'art. 80a al. 3 LEI se limite à l'examen de la légalité et de la proportionnalité de la détention; les prétentions à indemnisation n'entrent pas dans le champ de cet examen.
“Il s’ensuit qu’à la date de l’ordre émis par le SPOP, il n’existait plus de fondement à la détention administrative du recourant, dès lors qu’il n’était plus possible d’assurer son renvoi au Luxembourg, l’Etat Dublin responsable étant la Suisse depuis le 10 juin 2021. L’une des conditions de l’art. 76a LEI, qui veut que la détention administrative soit prononcée « en vue d’assurer le renvoi de l’étranger dans l’Etat Dublin responsable » n’étant pas réalisée, il y a lieu de constater que cette détention administrative était illégale. Le recours doit ainsi être admis sur ce point et il y a lieu de constater que la détention administrative de S.________ pour la période du 25 juin au 1er juillet 2021 n’était pas conforme au principe de la légalité et était dès lors illicite. 3. Le recourant conclut à l’octroi d’une indemnité d’un montant de 1'750 fr., soit 250 fr. par jour illicite de détention. Le Tribunal des mesures de contrainte, confirmant que l’ordre de détention établi par le SPOP à l’endroit de S.________ était conforme aux principes de la légalité et de l’adéquation, n’a pas examiné les prétentions en indemnisation de l’intéressé. Il n’est en tout état de cause pas compétent pour le faire, son rôle se limitant, conformément à la teneur de l’art. 80a al. 3 LEI, à examiner la légalité et l’adéquation de la détention administrative. Son contrôle doit ainsi porter uniquement sur l’existence d’une base légale formelle et sur le respect des conditions légales propres au type de détention considéré (cf. Chatton/Merz, op. cit., n. 31 ad art. 80 aLEtr). Il en résulte que la conclusion du recourant tendant à l’allocation d’une indemnité de 1'750 fr. est irrecevable. 4. 4.1 En définitive, le recours doit être admis dans la mesure où il est recevable et l’ordonnance entreprise réformée en ce sens qu’il est constaté que la détention administrative de S.________ a été illicite du 25 juin au 1er juillet 2021. 4.2 Selon l'art. 25 al. 1 LVLEI, lorsque la personne détenue est indigente, le conseil d'office reçoit une indemnité à la charge de l'Etat, les dispositions relatives à la rémunération des défenseurs d'office en matière pénale étant applicables. Le conseil d’office du recourant a produit une liste des opérations faisant état d’un temps total consacré au mandat de 8,2 heures, soit 1,5 heure par lui-même et 6,7 heures par son avocate-stagiaire (P.”
LEI art. 80a n. 61 Conformément à la jurisprudence précitée, le délai pour statuer sur la demande de la personne détenue est de 96 heures à compter de la réception de la demande.
“Diese Prinzipien sind in Art. 80a Abs. 3 AIG (SR 142.20) festgehalten worden. Gemäss dieser Bestimmung werden Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Dublin-Haft auf Antrag der inhaftierten Person in einem schriftlichen Verfahren überprüft; diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden (Art. 80a Abs. 3 AIG). Die Frist bis zur Entscheidung beträgt 96 Stunden ab Eingang des Gesuchs (BGE 142 I 135 E. 3.3). Artikel 80a AIG setzt in verfahrensrechtlicher Hinsicht die Dublin-III-Verordnung um (Verordnung [EU] Nr. 604/2013 des Europäischen Parlaments und des Rates vom 26. Juni 2013 zur Festlegung der Kriterien und Verfahren zur Bestimmung des Mitgliedstaats, der für die Prüfung eines von einem Drittstaatsangehörigen oder Staatenlosen in einem Mitgliedstaat gestellten Antrags auf internationalen Schutz zuständig ist, ABl. L 180 vom 29. Juni 2013 S. 31 ff.; BGE 150 II 57 E. 3.1.4). Die Haftbestimmungen der Dublin-III-Verordnung sollen die Rechtsgarantien und den Rechtsschutz von Personen im Dublin-Verfahren stärken (BGE 150 II 57 E. 3.”
“Diese Prinzipien sind in Art. 80a Abs. 3 AIG (SR 142.20) festgehalten worden. Gemäss dieser Bestimmung werden Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Dublin-Haft auf Antrag der inhaftierten Person in einem schriftlichen Verfahren überprüft; diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden (Art. 80a Abs. 3 AIG). Die Frist bis zur Entscheidung beträgt 96 Stunden ab Eingang des Gesuchs (BGE 142 I 135 E. 3.3). Artikel 80a AIG setzt in verfahrensrechtlicher Hinsicht die Dublin-III-Verordnung um (Verordnung [EU] Nr. 604/2013 des Europäischen Parlaments und des Rates vom 26. Juni 2013 zur Festlegung der Kriterien und Verfahren zur Bestimmung des Mitgliedstaats, der für die Prüfung eines von einem Drittstaatsangehörigen oder Staatenlosen in einem Mitgliedstaat gestellten Antrags auf internationalen Schutz zuständig ist, ABl. L 180 vom 29. Juni 2013 S. 31 ff.; BGE 150 II 57 E. 3.1.4). Die Haftbestimmungen der Dublin-III-Verordnung sollen die Rechtsgarantien und den Rechtsschutz von Personen im Dublin-Verfahren stärken (BGE 150 II 57 E. 3.3.2).”
L'exception consistant à placer une personne détenue non pas dans un établissement de détention spécialisé, mais dans un établissement pénitentiaire ordinaire (p. ex. dans un service séparé) doit être interprétée strictement. Le motif d'une telle affectation doit être exposé de manière appropriée et concrète dans l'ordonnance de détention, afin que le tribunal de la détention puisse vérifier la licéité de la détention et les conditions de détention requises conformément à l'art. 16 de la directive sur le renvoi (cf. art. 80a al. 8 LEI).
“Es wird damit betont, dass es sich um eine eng auszulegende Ausnahme vom Grundsatz der getrennten Unterbringung in speziellen, hierfür konzipierten und für freiere Festhaltungsbedingungen geeigneteren Gebäuden handelt, die auch äusserlich erkennen lassen, dass es sich um den Vollzug einer administrativen Massnahme von sich illegal im Land aufhaltenden Drittstaatsangehörigen handelt und nicht um Haft oder Vollzug im Kontext von (mutmasslichen) Straftaten. Gemäss dem System des Art. 16 Abs. 1 Satz 1 der Rückführungsrichtlinie muss zudem ein administrativ anderweitig nicht bewältigbarer wichtiger Grund vorliegen, wenn die Haft ausnahmsweise nicht in einer speziellen Hafteinrichtung erfolgen und dennoch mit den schengenrechtlichen Vorgaben übereinstimmen soll. Der Grund für die Unterbringung in einer separaten Abteilung eines normalen Gefängnisses und nicht in einer speziellen Einrichtung ist in der Haftverfügung sachgerecht zu begründen, damit das Haftgericht die angegebenen Gründe im Hinblick auf die Zulässigkeit der Haft und der nach Art. 16 der Rückführungsrichtlinie erforderlichen Haftbedingungen überprüfen kann (vgl. Art. 80a Abs. 8 AIG und dazu BGE 146 II 201 E. 8).”
“Es wird damit betont, dass es sich um eine eng auszulegende Ausnahme vom Grundsatz der getrennten Unterbringung in speziellen, hierfür konzipierten und für freiere Festhaltungsbedingungen geeigneteren Gebäuden handelt, die auch äusserlich erkennen lassen, dass es sich um den Vollzug einer administrativen Massnahme von sich illegal im Land aufhaltenden Drittstaatsangehörigen handelt und nicht um Haft oder Vollzug im Kontext von (mutmasslichen) Straftaten. Gemäss dem System des Art. 16 Abs. 1 Satz 1 der Rückführungsrichtlinie muss zudem ein administrativ anderweitig nicht bewältigbarer wichtiger Grund vorliegen, wenn die Haft ausnahmsweise nicht in einer speziellen Hafteinrichtung erfolgen und dennoch mit den schengenrechtlichen Vorgaben übereinstimmen soll. Der Grund für die Unterbringung in einer separaten Abteilung eines normalen Gefängnisses und nicht in einer speziellen Einrichtung ist in der Haftverfügung sachgerecht zu begründen, damit das Haftgericht die angegebenen Gründe im Hinblick auf die Zulässigkeit der Haft und der nach Art. 16 der Rückführungsrichtlinie erforderlichen Haftbedingungen überprüfen kann (vgl. Art. 80a Abs. 8 AIG und dazu BGE 146 II 201 E. 8).”
Bien que l'art. 80a LEI ne fixe pas de délai maximal précis, les tribunaux, dans les affaires Dublin, ont en pratique conduit la procédure écrite de réexamen de manière à ce que le réexamen soit achevé dans le délai de 96 heures prévu par l'art. 80 LEI.
“A______ souhaitait une aide financière pour ses médicaments, ainsi que pour développer son projet de boulangerie en Egypte. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l’art. 8 al. 3 LaLEtr, les ordres de mise en détention du commissaire de police sont transmis sans délai au tribunal pour contrôle de la légalité et de l’adéquation de la détention. 3. L’art. 80a al. 3 LEI qui traite de l’examen de la légalité et de l’adéquation de la mise en détention Dublin et non d’une demande de mise en liberté, ne fixe pas de délai maximum précis à l’intérieur duquel l’autorité judiciaire saisie doit avoir statué, étant entendu que l’art. 80 LEI (décision et examen de la détention sous 96 heures dès la mise en détention) cède la place au nouvel art. 80a LEI (décision et examen de la détention dans le cadre de la procédure Dublin), lorsque sont en cause le règlement Dublin III et l’art. 76a LEI (TF 2C_207/2016 du 2 mai 2016, consi. 3.3 ; ATA/907/2015, consid. 7). 4. Le tribunal statue ce jour dans la cause A/2603/2024, respectant le délai de nonante-six heures prévu par les art. 80 al. 2 LEI et 9 al. 3 LaLEtr, la détention administrative de M. A______ ayant concrètement débuté le 12 août 2024 à 16h45, comme l’indique le procès-verbal d’audition (cf. à cet égard arrêts du Tribunal fédéral 2C_618/2011 du 1er septembre 2011 consid. 2 ; 2C_206/2009 du 29 avril 2009 consid. 5.1.1 et les références citées), tout en respectant la célérité préconisée eu égard à l’art. 80a al. 3 LEI dans la cause A/2593/2024, le courrier de l’intéressé demandant cet examen ayant été reçu le 12 août 2024 à 8h20 par le tribunal. 5. Selon l'art. 70 al. 1 LPA, l'autorité peut, d'office ou sur requête, joindre en une même procédure des affaires qui se rapportent à une situation identique ou à une cause juridique commune.”
Citation : LEI art. 80a n. 58 Selon la jurisprudence, des motifs très succincts suffisent pour les recours introduits pour la première fois contre une ordonnance de détention Dublin. En particulier, il n'est pas justifié d'exiger une motivation formelle stricte lorsque l'acte contesté lui‑même n'est pas suffisamment motivé. Globalement, il n'y a pas lieu d'imposer des exigences élevées quant à la motivation du premier recours contre la détention Dublin.
“Es trifft zwar zu, dass eine Beschwerde üblicherweise eine Begründung enthalten muss und ein absichtliches Weglassen bei rechtskundiger Vertretung einen Verstoss gegen Treu und Glauben darstellen kann (BGE 142 I 10 E. 2.4.7; ANDRÉ MOSER, in: Auer/Müller/Schindler, [Hrsg.], Kommentar zum Bundesgesetz über das Verwaltungsverfahren [VwVG], 2. Aufl. 2019, N. 17 zu Art. 52 VwVG). Dem Beschwerdeführer, bzw. seiner Rechtsvertreterin, war es aufgrund der nicht ausreichend begründeten Verfügung vom 21. Juni 2021 jedoch nur in sehr eingeschränktem Masse möglich, sich in seiner Beschwerde mit der Gründen der Haftanordnung auseinanderzusetzen, so dass die bloss knappe Begründung der erstmaligen Beschwerde nicht als rechtsmissbräuchlich zu werten ist. Ohnehin sind an die Begründung von erstmaligen Beschwerden gegen die Anordnung von Dublin-Haft keine hohen Anforderungen zu stellen. Dies folgt aus dem Umstand, dass die Anordnung von Dublin-Haft im Gegensatz zu anderen Formen der ausländerrechtlichen Administrativhaft (vgl. Art. 80 Abs. 2 AIG) nicht von Amtes wegen, sondern nur auf Antrag der betroffenen Person hin einer richterlichen Überprüfung unterzogen wird (Art. 80a Abs. 3 AIG; vgl. BGE 142 I 135 E. 2.3).”
art. 80a al. 3 LEI s'adresse aux personnes qui sont effectivement détenues au moment du dépôt de la demande. Que la vérification puisse être demandée «à tout moment» doit, selon l'interprétation, être entendue comme se rapportant à la période de détention effective ; les personnes qui ne sont plus détenues ne relèvent donc, en principe, pas de cette disposition.
“2 AIG spätestens nach 96 Stunden durch eine richterliche Behörde zu prüfen ist, wird die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Dublin-Ausschaffungshaft also nur überprüft, wenn die inhaftierte Person einen entsprechenden Antrag stellt. Strittig ist, wann dieser Antrag gestellt werden kann bzw. wie die Formulierung, es könne «jederzeit» eine Überprüfung beantragt werden, zu verstehen ist. 3.2 Der Sinngehalt einer Norm ist durch Auslegung zu ermitteln. Ausgangspunkt jeder Auslegung ist der Wortlaut. Das grammatikalische Element kann für sich allein Grundlage der Auslegung sein, wenn sich daraus zweifellos eine sachlich richtige Lösung ergibt. Ist aber der Gesetzestext nicht ganz klar und sind verschiedene Interpretationen möglich, muss nach seiner wahren Tragweite gesucht werden unter Berücksichtigung aller Auslegungselemente. Abzustellen ist dabei namentlich auf die Entstehungsgeschichte der Norm und ihren Zweck sowie auf die Bedeutung, die der Norm im Kontext mit anderen Bestimmungen zukommt (vgl. statt vieler BVR 2023 S. 25 E. 5.5, 2020 S. 476 E. 4.2, 2015 S. 263 E. 4.1). 3.3 Bereits der Wortlaut von Art. 80a Abs. 3 AIG legt ein anderes Verständnis der Regelung nahe als der Beschwerdeführer meint: Zwar enthält die Formulierung des zweiten Satzes mit dem Begriff «jederzeit» («à tout moment»; «in ogni tempo») keine zeitliche Begrenzung der statuierten Möglichkeit, eine Überprüfung zu beantragen. Gleichzeitig ist im ersten Satz aber von einem Antrag «der inhaftierten Person» («de la personne détenue»; «dello straniero incarcerato») die Rede, was impliziert, dass Personen gemeint sind, denen im Moment der Antragstellung tatsächlich die Freiheit entzogen ist. Umgekehrt bedeutet dies, dass eine Person, die nicht mehr inhaftiert ist, grundsätzlich keinen Antrag auf Überprüfung mehr stellen kann. Der zweite Satz der Bestimmung ist also im Licht des ersten und als Ergänzung zu diesem zu lesen: «Diese Überprüfung» – also die von der inhaftierten Person beantragte – kann jederzeit verlangt werden («Cet examen»; «Tale esame»). Die grammatikalische Auslegung legt damit nahe, dass der Begriff «jederzeit» eingeschränkt auf den Zeitraum der tatsächlichen Haft zu verstehen ist.”
“Für dieses Verständnis spricht auch die Entstehungsgeschichte der Norm: Der geltende Art. 80a Abs. 3 AIG enthält inhaltlich die gleiche Regelung wie seine (zuvor in Kraft stehende) Fassung vom 26. September 2014 betreffend Überprüfung einer vom Kanton (anstatt vom SEM) angeordneten Dublin-Ausschaffungshaft (AS 2015 S. 1846). Gemäss den Materialien entsprach diese Vorgängerbestimmung ihrerseits der damals geltenden Regelung gemäss Art. 80 Abs. 2bis (vgl. Botschaft des Bundesrats über die Genehmigung und die Umsetzung der Notenaustausche zwischen der Schweiz und der EU betreffend die Übernahme der Verordnungen [EU] Nr. 603/2013 und [EU] Nr. 604/2013 [Weiterentwicklungen des Dublin/Eurodac-Besitzstands], in BBl 2014 S. 2675, 2705). Art. 80 Abs. 2bis in der Fassung vom 18. Juni 2010 (AS 2010 S. 5931) hielt fest, dass Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Ausschaffungshaft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft werde; diese Überprüfung könne jederzeit beantragt werden. Für die Haftprüfung nach einem in der Empfangsstelle eröffneten Wegweisungsentscheid verwies die Bestimmung auf Art.”
“Zusammenfassend hat das ABEV in seiner Ausschaffungsanordnung weder Dublin-Haft noch Zwangsmassnahmen nach Art. 73 AIG angeordnet. Abgesehen davon bestehen auch keine Anhaltspunkte, wonach die Beschwerdeführerin tatsächlich in eine solche Haft versetzt worden wäre. Gleiches gilt für den polizeilichen Gewahrsam nach Art. 91 Bst. d PolG. Folglich ist die Vorinstanz richtigerweise zum Schluss gelangt, dass die in Art. 80a Abs. 3 AIG vorgesehene gerichtliche Haftüberprüfung keine Anwendung findet. Auch für ein Eintreten auf das Gesuch der Beschwerdeführerin gestützt auf Art. 73 Abs. 5 AIG fehlen hier die gesetzlichen Voraussetzungen. Das KZM war somit nicht zuständig für die Beurteilung des von der Beschwerdeführerin erhobenen Rechtsmittels. Eine Weiterleitung an das zuständige regionale Zwangsmassnahmengericht zur Überprüfung nach Art. 92 Abs. 1 PolG war nach dem Gesagten ebenfalls nicht angezeigt. Dennoch erweist sich der formelle Nichteintretensentscheid der Vorinstanz aus nachfolgenden Erwägungen als unrechtmässig.”
Lors du contrôle judiciaire prévu à l'art. 80a al. 8 LEI, il convient de tenir compte des situations familiales de la personne détenue et des circonstances de l'exécution de la détention. Il faut en particulier vérifier si la personne concernée est apte à purger la détention.
“E. 4.2). Dabei ist auch den familiären Verhältnissen der inhaftierten Person und den Umständen des Haftvollzugs Rechnung zu tragen (vgl. Art. 80a Abs. 8 AIG). Zu beachten ist insbesondere, ob die betroffene Person hafterstehungsfähig ist (vgl. BVR 2010 S. 541 E. 4.5.1). – Die Vorinstanz hat in ihrem Entscheid zutreffend dargelegt, dass die Haft im Licht der einschlägigen Kriterien verhältnismässig ist (angefochtener Entscheid S. 6). Der Beschwerdeführer bringt dagegen nichts vor. Gegenteilige Anhaltspunkte ergeben sich auch nicht aus den Akten.”
D'après les travaux préparatoires, l'art. 80a al. 3 LEI correspond en substance à des dispositions antérieures relatives au contrôle judiciaire de la détention en vue d'expulsion; la norme reprend ainsi la règle antérieure selon laquelle la légalité et l'adéquation de la détention peuvent, à la demande de la personne détenue, être examinées par une autorité judiciaire dans le cadre d'une procédure écrite.
“Für dieses Verständnis spricht auch die Entstehungsgeschichte der Norm: Der geltende Art. 80a Abs. 3 AIG enthält inhaltlich die gleiche Regelung wie seine (zuvor in Kraft stehende) Fassung vom 26. September 2014 betreffend Überprüfung einer vom Kanton (anstatt vom SEM) angeordneten Dublin-Ausschaffungshaft (AS 2015 S. 1846). Gemäss den Materialien entsprach diese Vorgängerbestimmung ihrerseits der damals geltenden Regelung gemäss Art. 80 Abs. 2bis (vgl. Botschaft des Bundesrats über die Genehmigung und die Umsetzung der Notenaustausche zwischen der Schweiz und der EU betreffend die Übernahme der Verordnungen [EU] Nr. 603/2013 und [EU] Nr. 604/2013 [Weiterentwicklungen des Dublin/Eurodac-Besitzstands], in BBl 2014 S. 2675, 2705). Art. 80 Abs. 2bis in der Fassung vom 18. Juni 2010 (AS 2010 S. 5931) hielt fest, dass Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Ausschaffungshaft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft werde; diese Überprüfung könne jederzeit beantragt werden. Für die Haftprüfung nach einem in der Empfangsstelle eröffneten Wegweisungsentscheid verwies die Bestimmung auf Art.”
Citation : LEI art. 80a n. 54 Si une personne tenue de quitter le territoire n’est pas placée dans un établissement de détention spécialisé, mais dans une prison ordinaire ou dans une section distincte d’une telle prison, les motifs pertinents et les vérifications concrètes y afférant doivent être exposés de manière appropriée et compréhensible dans l’ordonnance de détention. L’exposé doit permettre au tribunal de détention de vérifier l’admissibilité de la détention ainsi que les conditions requises au sens de l’art. 16 de la directive retour (et, corrélativement, les conditions de détention).
“Es wird damit betont, dass es sich um eine eng auszulegende Ausnahme vom Grundsatz der getrennten Unterbringung in speziellen, hierfür konzipierten und für freiere Festhaltungsbedingungen geeigneteren Gebäuden handelt, die auch äusserlich erkennen lassen, dass es sich um den Vollzug einer administrativen Massnahme von sich illegal im Land aufhaltenden Drittstaatsangehörigen handelt und nicht um Haft oder Vollzug im Kontext von (mutmasslichen) Straftaten. Gemäss dem System des Art. 16 Abs. 1 Satz 1 der Rückführungsrichtlinie muss zudem ein administrativ anderweitig nicht bewältigbarer wichtiger Grund vorliegen, wenn die Haft ausnahmsweise nicht in einer speziellen Hafteinrichtung erfolgen und dennoch mit den schengenrechtlichen Vorgaben übereinstimmen soll. Der Grund für die Unterbringung in einer separaten Abteilung eines normalen Gefängnisses und nicht in einer speziellen Einrichtung ist in der Haftverfügung sachgerecht zu begründen, damit das Haftgericht die angegebenen Gründe im Hinblick auf die Zulässigkeit der Haft und der nach Art. 16 der Rückführungsrichtlinie erforderlichen Haftbedingungen überprüfen kann (vgl. Art. 80a Abs. 8 AIG und dazu BGE 146 II 201 E. 8).”
“Es wird damit betont, dass es sich um eine eng auszulegende Ausnahme vom Grundsatz der getrennten Unterbringung in speziellen, hierfür konzipierten und für freiere Festhaltungsbedingungen geeigneteren Gebäuden handelt, die auch äusserlich erkennen lassen, dass es sich um den Vollzug einer administrativen Massnahme von sich illegal im Land aufhaltenden Drittstaatsangehörigen und um keine Sanktion für eine Straftat handelt. Gemäss dem System des Art. 16 Abs. 1 Satz 1 der Rückführungsrichtlinie muss zudem ein administrativ anderweitig nicht bewältigbarer wichtiger Grund vorliegen, wenn die Haft ausnahmsweise nicht in einer speziellen Hafteinrichtung erfolgen und dennoch mit den schengenrechtlichen Vorgaben übereinstimmen soll. Der Grund für die Unterbringung in einer separaten Abteilung eines normalen Gefängnisses und nicht in einer speziellen Einrichtung ist in der Haftverfügung sachgerecht zu begründen, damit das Haftgericht die angegebenen Gründe im Hinblick auf die Zulässigkeit der Haft und der nach Art. 16 der Rückführungsrichtlinie erforderlichen Haftbedingungen überprüfen kann (vgl. Art. 80a Abs. 8 AIG). Die wichtigen Gründe und die konkreten Abklärungen bezüglich der Unterbringung der ausreisepflichtigen Person sind in der Haftverfügung nachvollziehbar darzutun und zu belegen (BGE 146 II 201 E. 6.2.2, 7 und 8).”
“Es wird damit betont, dass es sich um eine eng auszulegende Ausnahme vom Grundsatz der getrennten Unterbringung in speziellen, hierfür konzipierten und für freiere Festhaltungsbedingungen geeigneteren Gebäuden handelt, die auch äusserlich erkennen lassen, dass es sich um den Vollzug einer administrativen Massnahme von sich illegal im Land aufhaltenden Drittstaatsangehörigen und um keine Sanktion für eine Straftat handelt. Gemäss dem System des Art. 16 Abs. 1 Satz 1 der Rückführungsrichtlinie muss zudem ein administrativ anderweitig nicht bewältigbarer wichtiger Grund vorliegen, wenn die Haft ausnahmsweise nicht in einer speziellen Hafteinrichtung erfolgen und dennoch mit den schengenrechtlichen Vorgaben übereinstimmen soll. Der Grund für die Unterbringung in einer separaten Abteilung eines normalen Gefängnisses und nicht in einer speziellen Einrichtung ist in der Haftverfügung sachgerecht zu begründen, damit der Haftrichter die angegebenen Gründe im Hinblick auf die Zulässigkeit der Haft und der nach Art. 16 der Rückführungsrichtlinie erforderlichen Haftbedingungen überprüfen kann (vgl. Art. 80a Abs. 8 AIG). Die wichtigen Gründe und die konkreten Abklärungen bezüglich der Unterbringung der ausreisepflichtigen Person sind in der Haftverfügung nachvollziehbar darzutun und zu belegen (BGE 146 II 201 E. 6.2.2, 8).”
Citation : LEI art. 80a n. 53 Dans les présentes décisions, le contrôle judiciaire de la détention a été exercé par un juge unique du Tribunal d'appel siégeant en qualité de tribunal administratif. Dans ces affaires, le respect du délai et la qualité pour agir du destinataire de l'ordonnance pour introduire la requête ont en outre été reconnus.
“Der Beurteilte hat sein Gesuch um gerichtliche Überprüfung am 28. April 2025, 13:48 Uhr, gestellt. Mit dem heutigen Entscheid, der den Parteien kurz vor 10:00 Uhr vorab per E-Mail zugestellt wurde, ist diese Frist gewahrt. Zuständig zur Überprüfung der Haft ist ein Einzelrichter am Appellationsgericht als Verwaltungsgericht (Art. 80a Abs. 3 AIG in Verbindung mit § 2 des Gesetzes über den Vollzug der Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht [SG 122.300]). Der Beurteilte ist als Verfügungsadressat zur Gesuchstellung legitimiert.”
“Der Beurteilte hat sein Gesuch um gerichtliche Überprüfung am 28. April 2025, 13:48 Uhr, gestellt. Mit dem heutigen Entscheid, der den Parteien kurz vor 10:00 Uhr vorab per E-Mail zugestellt wurde, ist diese Frist gewahrt. Zuständig zur Überprüfung der Haft ist ein Einzelrichter am Appellationsgericht als Verwaltungsgericht (Art. 80a Abs. 3 AIG in Verbindung mit § 2 des Gesetzes über den Vollzug der Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht [SG 122.300]). Der Beurteilte ist als Verfügungsadressat zur Gesuchstellung legitimiert.”
“Der Beurteilte hat sein Gesuch um gerichtliche Überprüfung über seine Vertreterin am 6. März 2025, 10:19 Uhr, einreichen lassen. Mit dem heutigen Entscheid, der den Parteien kurz vor 09:00 Uhr vorab per E-Mail zugestellt wurde, ist diese Frist gewahrt. Zuständig zur Überprüfung der Haft ist ein Einzelrichter am Appellationsgericht als Verwaltungsgericht (Art. 80a Abs. 3 AIG in Verbindung mit § 2 des Gesetzes über den Vollzug der Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht [SG 122.300]). Der Beurteilte ist als Verfügungsadressat zur Gesuchstellung legitimiert.”
LEI art. 80a n. 52 La légalité et l'adéquation de la détention au titre du règlement Dublin sont examinées, à la demande de la personne incarcérée, par une autorité judiciaire dans le cadre d'une procédure écrite. Cette demande de contrôle peut être présentée à tout moment.
“Gemäss Art. 80a Abs. 3 AIG wird die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Haft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft. Diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden.”
“Bei der Dublin-Haft kann eine ausländische Person in Haft genommen wer- den, wenn sie in den für das Asylverfahren zuständigen Dublin-Staat weggewie- sen werden soll und die Haft zur Sicherstellung der Wegweisung notwendig ist. Wird die Dublin-Haft vom Kanton gemäss Art. 80a Abs. 1 lit. b AIG angeordnet, so wird die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Haft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft. Diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden (Art. 80a Abs. 3 AIG). Anders als im Anwendungsbereich von Art. 80 AIG findet eine richterliche Prüfung bei der Anordnung von Dublin-Haft damit nur auf Beschwerde der betroffenen Person hin statt. Das Gesetz setzt dabei - ebenfalls im Gegensatz zu Art. 80 Abs. 2 AIG - keine nach Stunden oder Tagen bestimmte Frist fest, innert welcher diese be- schwerdeweise Prüfung der Dublin-Haft stattfinden muss.”
“Le tribunal statue ce jour dans la cause A/2603/2024, respectant le délai de nonante-six heures prévu par les art. 80 al. 2 LEI et 9 al. 3 LaLEtr, la détention administrative de M. A______ ayant concrètement débuté le 12 août 2024 à 16h45, comme l’indique le procès-verbal d’audition (cf. à cet égard arrêts du Tribunal fédéral 2C_618/2011 du 1er septembre 2011 consid. 2 ; 2C_206/2009 du 29 avril 2009 consid. 5.1.1 et les références citées), tout en respectant la célérité préconisée eu égard à l’art. 80a al. 3 LEI dans la cause A/2593/2024, le courrier de l’intéressé demandant cet examen ayant été reçu le 12 août 2024 à 8h20 par le tribunal. 5. Selon l'art. 70 al. 1 LPA, l'autorité peut, d'office ou sur requête, joindre en une même procédure des affaires qui se rapportent à une situation identique ou à une cause juridique commune. 6. En l'occurrence, les causes A/2593/2024 et A/2603/2024 se rapportant à un complexe de faits connexes et opposant les mêmes parties, leur jonction sous la cause A/2593/2024 sera ordonnée. 7. Selon l’art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l’adéquation de la détention sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d’une procédure écrite. Cet examen peut être demandé à tout moment. 8. Toutefois, selon l’art. 80 al. 3 LEI, l’autorité judiciaire peut renoncer à la procédure orale lorsque le renvoi pourra vraisemblablement avoir lieu dans les huit jours suivant l’ordre de détention et si la personne concernée a donné son consentement écrit, étant précisé que si le renvoi ne peut être exécuté dans ce délai, la procédure orale a lieu au plus tard douze jours après l’ordre de détention. Le message du Conseil fédéral relatif à cette disposition précise : « dans la pratique, il s’avère de manière générale que la procédure en vue du prononcé d’une détention du droit en matière d’étrangers prend beaucoup de temps pour les autorités. C’est pour cette raison que l’alinéa 3 prévoit nouvellement que l’autorité peut renoncer à une procédure orale devant le juge de la détention lorsque le renvoi a lieu à bref délai et que la personne concernée a donné son accord écrit.”
Les services administratifs (p. ex. l'OCPM) devraient éviter les retards ; dans la décision en l'espèce, il a été relevé que l'OCPM avait contacté tardivement les autorités étrangères compétentes. La légalité ou l'adéquation de la détention peut être demandée à tout moment en vertu de l'art. 80a al. 3 LEI. Les tribunaux fixent en pratique des délais et les communiquent également par courriel, comme le montre la décision.
“Le 20 février 2024, à 14h55, le commissaire de police a émis un ordre de mise en détention administrative à l’encontre de M. A______ pour une durée de sept semaines sur la base de l’art. 76a de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration du 16 décembre 2005 (LEI - RS 142.20). Il ressortait du dossier ainsi que des déclarations du précité que celui-ci n'avait aucun lieu de résidence fixe en Suisse, ni aucun lien particulier avec ce pays, ni non plus de source légale de revenu. Lors de son audition, l’intéressé a déclaré être d’accord de retourner dans le pays Dublin compétent. 9. Par courrier daté du 21 février 2023, parvenu au greffe le 23 février suivant, M. A______ a demandé au tribunal qu'il examine la légalité et l'adéquation de sa détention administrative. Il sollicitait son audition et l'assistance d'un avocat. 10. Par courrier électronique du 23 février 2024, le tribunal a invité le commissaire de police a lui transmettre son dossier et à déposer ses observations écrites le même jour, d’ici 15h00, conformément à la procédure prévue à l'art. 80a al. 3 LEI. 11. Le même jour, par retour de courriel, le commissaire de police a transmis son dossier au tribunal, précisant que ni lui ni l’OCPM n’avaient d’observations et pièces complémentaires à verser à la procédure. Ils restaient dans l’attente d’une réponse des autorités espagnoles. 12. Toujours le même jour, par courrier électronique, le tribunal a invité le conseil de l'intéressé à déposer ses observations écrites d’ici au lundi 26 février à 10h00. 13. Dans le délai imparti, le conseil de M. A______ a transmis ses observations. Il a conclu à la libération immédiate de son client, soit, subsidiairement à la réduction de la durée de sa détention à six semaines maximum, en application de l’art. 76a al.3 let. c LEI. En substance, l’Espagne était l’Etat Dublin responsable de M. A______ ce que l’OCPM savait déjà bien avant que le TAPEM ne prononce sa mise en liberté provisoire. Or, cet office avait tardé à contacter les autorités espagnoles afin d’anticiper son renvoi, ce qui aurait dû éviter sa mise en détention administrative.”
“Le 20 février 2024, à 14h55, le commissaire de police a émis un ordre de mise en détention administrative à l’encontre de M. A______ pour une durée de sept semaines sur la base de l’art. 76a de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration du 16 décembre 2005 (LEI - RS 142.20). Il ressortait du dossier ainsi que des déclarations du précité que celui-ci n'avait aucun lieu de résidence fixe en Suisse, ni aucun lien particulier avec ce pays, ni non plus de source légale de revenu. Lors de son audition, l’intéressé a déclaré être d’accord de retourner dans le pays Dublin compétent. 9. Par courrier daté du 21 février 2023, parvenu au greffe le 23 février suivant, M. A______ a demandé au tribunal qu'il examine la légalité et l'adéquation de sa détention administrative. Il sollicitait son audition et l'assistance d'un avocat. 10. Par courrier électronique du 23 février 2024, le tribunal a invité le commissaire de police a lui transmettre son dossier et à déposer ses observations écrites le même jour, d’ici 15h00, conformément à la procédure prévue à l'art. 80a al. 3 LEI. 11. Le même jour, par retour de courriel, le commissaire de police a transmis son dossier au tribunal, précisant que ni lui ni l’OCPM n’avaient d’observations et pièces complémentaires à verser à la procédure. Ils restaient dans l’attente d’une réponse des autorités espagnoles. 12. Toujours le même jour, par courrier électronique, le tribunal a invité le conseil de l'intéressé à déposer ses observations écrites d’ici au lundi 26 février à 10h00. 13. Dans le délai imparti, le conseil de M. A______ a transmis ses observations. Il a conclu à la libération immédiate de son client, soit, subsidiairement à la réduction de la durée de sa détention à six semaines maximum, en application de l’art. 76a al.3 let. c LEI. En substance, l’Espagne était l’Etat Dublin responsable de M. A______ ce que l’OCPM savait déjà bien avant que le TAPEM ne prononce sa mise en liberté provisoire. Or, cet office avait tardé à contacter les autorités espagnoles afin d’anticiper son renvoi, ce qui aurait dû éviter sa mise en détention administrative.”
La jurisprudence précise qu'une privation de liberté opérée uniquement dans le cadre de la garde à vue policière pour assurer un transfert au titre du règlement Dublin est illicite ; de telles détentions doivent être ordonnées conformément à l'art. 28 du règlement Dublin III et aux règles nationales pertinentes (art. 76a et art. 80a LEI).
“In einem vor kurzem ergangenen Urteil der grossen Kammer hielt der Gerichtshof zudem fest, dass der Haftzweck der Inhaftierung gestützt auf die Dublin-III-Verordnung im Erreichen der mit diesem Instrument im Bereich der Rückkehr, der Prüfung von Anträgen auf internationalen Schutz und der Überstellung von Drittstaatsangehörigen verfolgten Ziele und nicht in der Verfolgung oder Ahndung von Straftaten bestehe; angesichts der Schwere des mit einer Inhaftierung verbundenen Eingriffs in das in der Charta der Grundrechte der Europäischen Union verankerte Recht auf Freiheit sei die "[...] den zuständigen nationalen Behörden zuerkannte Befugnis, Drittstaatsangehörige in Haft zu nehmen, eng begrenzt [...]". Eine Inhaftierung könne "[...] nur unter Beachtung der allgemeinen und abstrakten Regeln, die deren Voraussetzungen und Modalitäten festlegen, angeordnet oder verlängert werden [...]" (Urteil des EuGH [Grosse Kammer] vom 8. November 2022 C-704/20 und C-39/21 Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid [von Amts wegen erfolgende Prüfung der Haft], Randnrn. 74 f.). Diese "allgemeinen und abstrakten Regeln" - so der EuGH - finden sich unter anderem in Art. 28 BGE 150 II 57 S. 68 Abs. 2, 3 und 4 der Dublin-III-Verordnung (Urteil Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid [von Amts wegen erfolgende Prüfung der Haft], Randnr. 76); sie stellen gemeinsam mit den nationalen Regeln zu ihrer Umsetzung (in der Schweiz: Art. 76a und Art. 80a AIG) "[...] die sich aus dem Unionsrecht ergebenden Normen dar,die die Voraussetzungen für die Rechtmässigkeit der Haft, auch unter dem Blickwinkel von Art. 6 der Charta [der europäischenUnion], festlegen" (Urteil Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid [von Amts wegen erfolgende Prüfung der Haft], Randnr. 77).”
“Wie dargelegt ist eine Inhaftnahme im Rahmen des Polizeigewahrsams gestützt auf kantonales Recht und ZAG ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat nicht zulässig (vorne E. 3.3.7); stattdessen muss ein solcher Freiheitsentzug gestützt auf - und unter den Voraussetzungen von - Art. 76a und Art. 80a AIG (respektive Art. 28 Dublin-III-Verordnung) erfolgen. Im vorliegend zu beurteilenden Fall liegen keinerlei Hinweise vor, dass andere, ausserhalb des Vollzugs der Dublin-Überstellung gelegene, Gründe für einen Polizeigewahrsam vorgelegen haben könnten; solche werden seitens des verfahrensbeteiligten Amtes auch nicht geltend gemacht. Im Gegenteil ergibt sich aus den Umständen der Inhaftierung ohne Weiteres, dass diese der Sicherung der Überstellung diente. Angesichts der Haftdauer von doch knapp 20 Stunden, zudem über Nacht im Kantonalgefängnis, handelte es sich sodann eindeutig um einen Freiheitsentzug resp. eine Haft im Sinne von Art. 28 Dublin-III-Verordnung, die nicht als bloss kurzfristige Festhaltung im Rahmen des Überstellungsvorgangs an sich betrachtet werden kann; dass es sich um Haft handelte, war auch im Verfahren vor der Vorinstanz nicht bestritten. Damit steht fest, dass die Beschwerdeführerin im Rahmen des Dublin-Verfahrens und ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat Malta inhaftiert wurde.”
“Im vorliegend zu beurteilenden Fall liegen keinerlei Hinweise vor, dass andere, ausserhalb des Vollzugs der Dublin-Überstellung gelegene, Gründe für einen Polizeigewahrsam vorgelegen haben könnten; solche werden seitens des verfahrensbeteiligten Amtes auch nicht geltend gemacht. Im Gegenteil ergibt sich aus den Umständen der Inhaftierung ohne Weiteres, dass diese der Sicherung der Überstellung diente. Angesichts der Haftdauer von doch knapp 20 Stunden, zudem über Nacht im Kantonalgefängnis, handelte es sich sodann eindeutig um einen Freiheitsentzug resp. eine Haft im Sinne von Art. 28 Dublin-III-Verordnung, die nicht als bloss kurzfristige Festhaltung im Rahmen des Überstellungsvorgangs an sich betrachtet werden kann; dass es sich um Haft handelte, war auch im Verfahren vor der Vorinstanz nicht bestritten. Damit steht fest, dass die Beschwerdeführerin im Rahmen des Dublin-Verfahrens und ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat Malta inhaftiert wurde. Wegen der grundsätzlichen Unzulässigkeit einer Inhaftierung im Rahmen des Polizeigewahrsams in einer solchen Konstellation, ist materiell von einer Dublin-Haft im Anwendungsbereich von Art. 76a und Art. 80a AIG (respektive Art. 28 Dublin-III-Verordnung) auszugehen. Deren BGE 150 II 57 S. 72 Rechtmässigkeit - namentlich hinsichtlich der Voraussetzungen der Inhaftierung, der Verfahrensgarantien sowie der Haftbedingungen (vorne E. 3.1) - wäre durch das Zwangsmassnahmengericht des Kantons Thurgau zu beurteilen gewesen.”
La possibilité de demander un contrôle judiciaire en vertu de l'art. 80a al. 3 LEI est, selon les matériaux cités, destinée aux personnes qui, au moment du dépôt de la requête, sont effectivement privées de liberté. À la lumière de l'histoire de la loi et du message du Conseil fédéral, le terme «en tout temps» doit être entendu comme signifiant que le droit de recours peut être exercé pendant la durée de la détention — notamment jusqu'à l'exécution de la décision d'éloignement devenue définitive ou jusqu'à la fin de la mesure coercitive.
“3 AIG legt ein anderes Verständnis der Regelung nahe als der Beschwerdeführer meint: Zwar enthält die Formulierung des zweiten Satzes mit dem Begriff «jederzeit» («à tout moment»; «in ogni tempo») keine zeitliche Begrenzung der statuierten Möglichkeit, eine Überprüfung zu beantragen. Gleichzeitig ist im ersten Satz aber von einem Antrag «der inhaftierten Person» («de la personne détenue»; «dello straniero incarcerato») die Rede, was impliziert, dass Personen gemeint sind, denen im Moment der Antragstellung tatsächlich die Freiheit entzogen ist. Umgekehrt bedeutet dies, dass eine Person, die nicht mehr inhaftiert ist, grundsätzlich keinen Antrag auf Überprüfung mehr stellen kann. Der zweite Satz der Bestimmung ist also im Licht des ersten und als Ergänzung zu diesem zu lesen: «Diese Überprüfung» – also die von der inhaftierten Person beantragte – kann jederzeit verlangt werden («Cet examen»; «Tale esame»). Die grammatikalische Auslegung legt damit nahe, dass der Begriff «jederzeit» eingeschränkt auf den Zeitraum der tatsächlichen Haft zu verstehen ist. 3.4 Für dieses Verständnis spricht auch die Entstehungsgeschichte der Norm: Der geltende Art. 80a Abs. 3 AIG enthält inhaltlich die gleiche Regelung wie seine (zuvor in Kraft stehende) Fassung vom 26. September 2014 betreffend Überprüfung einer vom Kanton (anstatt vom SEM) angeordneten Dublin-Ausschaffungshaft (AS 2015 S. 1846). Gemäss den Materialien entsprach diese Vorgängerbestimmung ihrerseits der damals geltenden Regelung gemäss Art. 80 Abs. 2bis (vgl. Botschaft des Bundesrats über die Genehmigung und die Umsetzung der Notenaustausche zwischen der Schweiz und der EU betreffend die Übernahme der Verordnungen [EU] Nr. 603/2013 und [EU] Nr. 604/2013 [Weiterentwicklungen des Dublin/Eurodac-Besitzstands], in BBl 2014 S. 2675, 2705). Art. 80 Abs. 2bis in der Fassung vom 18. Juni 2010 (AS 2010 S. 5931) hielt fest, dass Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Ausschaffungshaft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft werde; diese Überprüfung könne jederzeit beantragt werden. Für die Haftprüfung nach einem in der Empfangsstelle eröffneten Wegweisungsentscheid verwies die Bestimmung auf Art.”
“): «Eine Person, der die Freiheit entzogen worden ist, hat nach [Art. 5 Ziff. 4 EMRK] das Recht, an einen Richter zu gelangen, der rasch-möglichst über die Rechtmässigkeit und die Verhältnismässigkeit der Haft zu entscheiden hat. Neu wird deshalb vorgesehen, dass […] die neue Ausschaffungshaft in der Empfangsstelle nach Artikel 13b Absatz 1 Buchstabe d des Bundesgesetzes vom 26. März 1931 über Aufenthalt und Niederlassung der Ausländer jederzeit – mithin bis zum Vollzug der rechtskräftigen Wegweisungsverfügung – bei der [Asylrekurskommission] angefochten werden kann.» Gemäss der bundesrätlichen Botschaft meint «jederzeit» also «jederzeit bis zum Vollzug der rechtskräftigen Wegweisungsverfügung», mithin jederzeit bis zur Beendigung der Zwangsmassnahme. Im Falle einer Ausschaffungshaft bedeutet dies, dass die Anfechtung gemäss aArt. 108 Abs. 4 AsylG bis zum Vollzug der Ausschaffung und damit bis zum Ende der Ausschaffungshaft erfolgen konnte. Da die hier interessierende Formulierung in Art. 80a Abs. 3 AIG aus aArt. 80 Abs. 2bis des Gesetzes übernommen und diese Bestimmung in Anlehnung an aArt. 108 Abs. 4 AsylG erlassen wurde, liegt nahe, dass auch Art. 80a Abs. 3 AIG die Möglichkeit der Anfechtung auf den Zeitraum der Haft beschränken will (vgl. hierzu Chatton/Merz, in: Nguyen/Amarelle [Hrsg.], Code annoté de droit des migrations, Volume II, Loi sur les étrangers [LEtr], 2017, Art. 80a N. 11 mit Hinweisen).”
“» Gemäss der bundesrätlichen Botschaft meint «jederzeit» also «jederzeit bis zum Vollzug der rechtskräftigen Wegweisungsverfügung», mithin jederzeit bis zur Beendigung der Zwangsmassnahme. Im Falle einer Ausschaffungshaft bedeutet dies, dass die Anfechtung gemäss aArt. 108 Abs. 4 AsylG bis zum Vollzug der Ausschaffung und damit bis zum Ende der Ausschaffungshaft erfolgen konnte. Da die hier interessierende Formulierung in Art. 80a Abs. 3 AIG aus aArt. 80 Abs. 2bis des Gesetzes übernommen und diese Bestimmung in Anlehnung an aArt. 108 Abs. 4 AsylG erlassen wurde, liegt nahe, dass auch Art. 80a Abs. 3 AIG die Möglichkeit der Anfechtung auf den Zeitraum der Haft beschränken will (vgl. hierzu Chatton/Merz, in: Nguyen/Amarelle [Hrsg.], Code annoté de droit des migrations, Volume II, Loi sur les étrangers [LEtr], 2017, Art. 80a N. 11 mit Hinweisen). 3.5 Diese Auslegung scheint zutreffend insbesondere auch mit Blick auf den Zweck der Norm und deren Bedeutung im Kontext mit der weiteren Regelung der Ausschaffungshaft und des Dublin-Verfahrens. Art. 80a Abs. 3 AIG stellt eine Spezialbestimmung zur Regelung gemäss Art. 80 Abs. 2 AIG dar, wonach Rechtmässigkeit und Angemessenheit der ordentlichen Ausschaffungshaft spätestens nach 96 Stunden durch eine richterliche Behörde zu überprüfen sind. Eine Überprüfung ist bei der Haft im Rahmen des Dublin-Verfahrens also nicht zwingend vorgesehen, sondern es besteht bloss die Möglichkeit, eine solche zu beantragen. Der Rechtsschutz geht bei der Dublin-Haft mithin weniger weit; die obligatorische Haftüberprüfung wird durch ein Antragsrecht der inhaftierten Person ersetzt. Eine zeitlich unbegrenzte Ausdehnung des eigens zu beantragenden Rechtsschutzes kann bei diesen Gegebenheiten nicht Sinn und Zweck der Regelung entsprechen. Vielmehr erscheint es stimmig, dass der Begriff «jederzeit» in Art. 80a Abs. 3 AIG klarstellt, dass die Überprüfung der Dublin-Haft zwar beantragt werden muss, dies aber während der Haft unabhängig von Rechtsmittelfristen und allfälligen Sperrfristen (vgl. Art. 80 Abs. 5 AIG) jederzeit geschehen kann.”
Citation : LEI art. 80a ch. 48 Lors de l'examen périodique du maintien en détention, il convient d'évaluer la situation familiale de la personne détenue — par exemple une procédure de mariage en cours — et son incidence sur la faisabilité de l'exécution de la mesure d'éloignement. L'autorité judiciaire est en principe liée par la décision d'éloignement et ne doit en vérifier la légalité matérielle que dans des cas exceptionnels, notamment lorsque la décision paraît manifestement illégale, arbitraire ou nulle.
“La détention administrative est dès lors une mesure apte et nécessaire à garantir l’exécution du renvoi et ne viole pas le principe de la proportionnalité, étant précisé que la durée de six semaines s’inscrit dans le cadre du délai ordinaire prévu par la loi (art. 76a al. 3 let. c LEI) et que l’intéressé est retenu à l’Etablissement de Favra, où les conditions sont appropriées en vue d’assurer l’exécution de son renvoi. 3. 3.1 Le recourant invoque la garantie du droit au mariage. Il fait valoir qu’il se serait rendu en Suisse pour pouvoir se marier, soutient que le dossier serait en cours de traitement et de finalisation dans le canton de Saint-Gall, et relève qu’aucun élément du dossier de laisserait entendre qu’il chercherait à invoquer abusivement les règles sur le regroupement familial ni qu’il ne remplirait pas les conditions d’une admission en Suisse après son union avec sa fiancée. Il reproche en outre au SPOP de ne pas avoir interpellé les autorités saint-galloises et investigué plus avant pour déterminer le stade de la procédure de célébration du mariage, voire, le cas échéant, la date prévisible de la tenue de celui-ci. 3.2 L'art. 80a LEI dispose notamment que, lorsqu'elle examine la décision de détention, de maintien ou de levée de celle-ci, l'autorité judiciaire tient compte de la situation familiale de la personne détenue et des conditions d'exécution de la détention (al. 8). La détention est levée notamment lorsque son motif n’existe plus ou que l'exécution du renvoi ou de l'expulsion s'avère impossible pour des raisons juridiques ou matérielles (al. 7 let. a). D'après la jurisprudence, le juge de la détention est lié par la décision de renvoi. Celui-ci doit en principe uniquement s'assurer qu'une décision de renvoi existe, sans avoir à vérifier la légalité de cette dernière. La procédure liée à la détention administrative ne permet donc pas, sauf cas exceptionnels, de remettre en cause le caractère licite de la décision de renvoi. Ce n'est que lorsque la décision apparaît manifestement inadmissible, soit lorsqu’elle est arbitraire ou nulle, que le juge de la détention peut, voire doit, refuser ou mettre fin à la détention administrative (TF 2C_587/2019 du 25 juin 2019 consid.”
LEI art. 80a n. 47 Lors de l'examen de la tolérabilité de la détention, l'autorité judiciaire doit examiner concrètement la situation de santé actuelle de la personne détenue et s'y pencher ; il ne suffit pas de se limiter à des indications générales ou à de simples renvois à des «motifs médicaux d'empêchement».
“dazu Urteil 2C_549/2021 vom 3. September 2021 E. 3.3) - im Verfahren vor dem Zwangsmassnahmengericht geheilt werden konnte. Ebenso kann offenbleiben, ob der Beschwerdeführer angesichts seiner gesundheitlichen Probleme überhaupt hafterstehungsfähig gewesen ist bzw. im Haftvollzug adäquat betreut worden ist und ob die kantonalen Behörden mildere Massnahmen nach Art. 76a Abs. 1 lit. c AIG ernsthaft geprüft haben. Diesbezüglich rechtfertigt sich allerdings folgende Bemerkung: Entgegen den Ausführungen im angefochtenen Urteil (vgl. E. 2.5) ist nicht ersichtlich, inwieweit das Zwangsmassnahmengericht die gesundheitliche Situation des Beschwerdeführers berücksichtigt hat. Es hat lediglich darauf verwiesen, dass der Gesundheitszustand dem Wegweisungsvollzug nicht entgehenstehe, und seiner Hoffnung Ausdruck verliehen, dass "im Falle medizinischer Hinderungsgründe" auf den Vollzug der Haft verzichtet werde. Wie erwähnt gehören die Umstände des Haftvollzugs zum Prüfungsprogramm des Haftgerichts (Art. 80a Abs. 8 AIG) und ist der Gesundheitszustand des Betroffenen namentlich bei der Beurteilung der Zumutbarkeit der Haft zu berücksichtigen (vgl. vorne E. 2.5.2). Angesichts der aktenkundigen gesundheitlichen Probleme des Beschwerdeführers hätte sich das Zwangsmassnahmengericht deshalb zwingend mit der aktuellen gesundheitlichen Situation befassen müssen.”
“dazu Urteil 2C_549/2021 vom 3. September 2021 E. 3.3) - im Verfahren vor dem Zwangsmassnahmengericht geheilt werden konnte. Ebenso kann offenbleiben, ob der Beschwerdeführer angesichts seiner gesundheitlichen Probleme überhaupt hafterstehungsfähig gewesen ist bzw. im Haftvollzug adäquat betreut worden ist und ob die kantonalen Behörden mildere Massnahmen nach Art. 76a Abs. 1 lit. c AIG ernsthaft geprüft haben. Diesbezüglich rechtfertigt sich allerdings folgende Bemerkung: Entgegen den Ausführungen im angefochtenen Urteil (vgl. E. 2.5) ist nicht ersichtlich, inwieweit das Zwangsmassnahmengericht die gesundheitliche Situation des Beschwerdeführers berücksichtigt hat. Es hat lediglich darauf verwiesen, dass der Gesundheitszustand dem Wegweisungsvollzug nicht entgehenstehe, und seiner Hoffnung Ausdruck verliehen, dass "im Falle medizinischer Hinderungsgründe" auf den Vollzug der Haft verzichtet werde. Wie erwähnt gehören die Umstände des Haftvollzugs zum Prüfungsprogramm des Haftgerichts (Art. 80a Abs. 8 AIG) und ist der Gesundheitszustand des Betroffenen namentlich bei der Beurteilung der Zumutbarkeit der Haft zu berücksichtigen (vgl. vorne E. 2.5.2). Angesichts der aktenkundigen gesundheitlichen Probleme des Beschwerdeführers hätte sich das Zwangsmassnahmengericht deshalb zwingend mit der aktuellen gesundheitlichen Situation befassen müssen.”
Référence : LEI art. 80a n. 46 Une renonciation unique et temporaire (p. ex. en cochant une seule fois) n'entraîne, selon la jurisprudence, pas une renonciation définitive au droit prévu à l'art. 80a al. 3 LEI. La personne concernée peut ultérieurement décider de solliciter de nouveau le contrôle judiciaire de la détention et en demander l'examen à tout moment.
“Vorliegend wurde dem Beschwerdeführer am 10. August 2023 durch das Migrationsamt mit Verfügung eröffnet, dass er in Dublin-Haft genommen werde. Auf der letzten Seite der Verfügung hatte er die Möglichkeit, ein Kreuz zu setzen entweder bei "Ich beantrage die gerichtliche Überprüfung der Haft" oder "Ich verzichte auf die gerichtliche Überprüfung der Haft" (Art. 105 Abs. 2 BGG). Da die Dublin-Haft anders als andere Formen der ausländerrechtlichen Administrativhaft (vgl. Art. 80 Abs. 2 AIG) nicht von Amtes wegen, sondern nur auf Antrag der betroffenen Person hin gerichtlich überprüft wird, dürfen an die Begründung von erstmaligen Beschwerden BGE 150 I 73 S. 78 gegen die Anordnung von Dublin-Haft keine hohen Anforderungen gestellt werden (BGE 142 I 135 E. 2.3). Dass der Beschwerdeführer die Möglichkeit hatte, allein durch das Ankreuzen die gerichtliche Überprüfung der Haft zu verlangen, mithin niederschwellig von seinem Recht gemäss Art. 80a Abs. 3 AIG Gebrauch zu machen, ist vor diesem Hintergrund angemessen. Wenn er von dieser Möglichkeit jedoch keinen Gebrauch machen möchte, was er durch Ankreuzen der zweiten Möglichkeit zum Ausdruck bringen kann, darf daraus nicht geschlossen werden, er würde dauerhaft auf die gerichtliche Überprüfung der Inhaftierung verzichten. Ein solcher Verzicht ist nicht zulässig.”
“Sicher steht es dem Beschwerdeführer frei, auf die Ausübung des Verfahrensrechtes zu verzichten, indem er von seinem Recht auf gerichtliche Überprüfung keinen Gebrauch macht und keine Überprüfung verlangt. In der vorliegenden Konstellation heisst das, kein Kreuz bei der ersten Auswahlmöglichkeit zu setzen. Dies hat er BGE 150 I 73 S. 79 getan und stattdessen in der ihm vorgelegten Entweder-oder-Situation die zweite Möglichkeit gewählt. Das kann jedoch lediglich bedeuten, dass der Beschwerdeführer für den Moment auf die Ausübung seines Rechts verzichtet, nicht aber, dass er dauerhaft auf das Recht an sich verzichtet. Er kann jederzeit auf seinen Entscheid zurückkommen, sein Recht auf gerichtliche Überprüfung ausüben und diese verlangen. Dies hat er nach zwei Wochen Haft getan. Die "jederzeitige" gerichtliche Überprüfung ist verfassungs-, konventions- und gesetzesrechtlich (Art. 80a Abs. 3 AIG) explizit vorgesehen (vorstehend E. 4.1-4.3). Eine Ausnahme, wonach dies nur gilt, sofern die betroffene Person nicht darauf verzichtet hat, gibt es nicht. Weder aus dem Ankreuzen der Möglichkeit, auf die Überprüfung zu verzichten, noch aufgrund der Tatsache, dass der Beschwerdeführer zunächst nicht gegen die Inhaftierung opponiert hat, durfte die Vorinstanz bundesrechtskonform schliessen, der Beschwerdeführer würde dauerhaft auf sein Recht auf gerichtliche Überprüfung der Rechtmässigkeit der Haft verzichten wollen und können.”
“Regeste Art. 5 Ziff. 4 EMRK, Art. 31 Abs. 4 BV, Art. 80a Abs. 3 AIG; kein Verzicht auf das Recht auf jederzeitige Haftüberprüfung im Dublin-Haftverfahren. Recht der inhaftierten Person, jederzeit ein Gericht anzurufen, gemäss Art. 31 BV und Art. 5 EMRK (E. 4.1 und 4.2); Konkretisierung des Grundsatzes in Art. 80a Abs. 3 AIG (E. 4.3); Voraussetzungen, um auf ein Verfahrensrecht zu verzichten (E. 4.4 und 4.5). Das verfassungs- und konventionsrechtlich garantierte und in Art. 80a Abs. 3 AIG für die Dublin-Haft normierte Recht ist die zentrale prozessuale Garantie im Dublin-Haftverfahren, um die inhaftierte Person vor einem willkürlichen Freiheitsentzug zu schützen. Auf dieses Recht kann nicht verzichtet werden (E. 4.7). Möchte die inhaftierte Person die Haft nicht sofort gerichtlich überprüfen lassen, kann sie auf die Ausübung des Rechts verzichten. Sie kann die Überprüfung aber jederzeit zu einem späteren Zeitpunkt verlangen (E. 4.8). Aufhebung des vorinstanzlichen Entscheids und Haftentlassung.”
LEI art. 80a n. 45 La détention prend fin lorsque le motif de la détention disparaît ou qu'il apparaît que l'exécution de la mesure d'éloignement ou de l'expulsion est irréalisable pour des raisons juridiques ou de fait. Selon la jurisprudence, de tels obstacles à l'exécution doivent reposer sur des circonstances nouvellement survenues; il convient d'exposer pourquoi l'exécution n'aurait pas été prévisible et, dès lors, irréalisable déjà avant la connaissance de ces nouvelles circonstances.
“Soweit der Beschwerdeführer ferner vorbringt, es bestehe mit dem superprovisorisch verfügten Vollzugsstopp vom 3. Mai 2022 ein rechtliches Vollzugshindernis im Sinne von Art. 80a Abs. 7 lit. a AIG, ist ihm nicht zu folgen. Er legt nicht dar, weshalb der Vollzug der Wegweisung vor Bekanntwerden der neuen Umstände, die zur Haftentlassung am 15. Juni 2022 führten, in absehbarer Zeit undurchführbar gewesen wäre. Mit Urteil vom 23. Mai 2022 wies das Bundesverwaltungsgericht die Beschwerde gegen die Wegweisungsverfügung vom 11. April 2022 im Übrigen ab (vgl. Art. 105 Abs. 2 BGG; vgl. auch E. 4.4 hiervor; Art. 99 Abs. 1 BGG). Der Vollzug der Wegweisung war bis zum Eintritt der neuen Umstände, die zur Entlassung des Beschwerdeführers aus der Haft am 15. Juni 2022 führten, somit absehbar.”
“Die Schweiz hat die Haftregeln im Rahmen des Dublin-Verfahrens in Art. 76a AIG (materielles Recht) und Art. 80a AIG (Verfahren) umgesetzt. Art. 76a Abs. 3 AIG konkretisiert die zeitlichen Vorgaben von Art. 28 Abs. 3 der Dublin-III-Verordnung (vgl. auch E. 4.2 hiernach). Daneben sieht Art. 76a Abs. 4 AIG eine Haft für renitente Personen vor, welche bis zu drei Monaten dauern kann (vgl. auch Urteile 2C_610/2021 vom 11. März 2022 E. 3.1, zur Publikation vorgesehen; 2C_199/2018 vom 9. Juli 2018 E. 4.3). Die Dublin-Haft hat - wie jeder Freiheitsentzug (vgl. Art. 31 BV i.V.m. Art. 10 Abs. 2 BV und Art. 36 BV) - so kurz wie möglich zu sein. Sie darf nicht länger dauern, als dies bei angemessener Handlungsweise notwendig ist, um die erforderlichen Verwaltungsverfahren mit der gebotenen Sorgfalt im Hinblick auf die Dublin-Überstellung abschliessen zu können (vgl. Art. 28 Abs. 3 der Dublin-III-Verordnung; vgl. auch Urteile 2C_610/2021 vom 11. März 2022 E. 2.3.1, zur Publikation vorgesehen; 2C_199/2018 vom 9. Juli 2018 E. 3.3). Gemäss Art. 80a Abs. 7 lit. a AIG wird die Haft beendet, wenn der Haftgrund entfällt oder sich erweist, dass der Vollzug der Weg- oder Ausweisung aus rechtlichen oder tatsächlichen Gründen undurchführbar ist.”
Le contrôle judiciaire de la légalité et de l'opportunité de la détention prévu à l'art. 80a al. 3 LEI peut être demandé à tout moment par écrit par la personne détenue. Le tribunal compétent (tribunal/tribunal administratif de première instance) peut confirmer, modifier ou annuler la décision de maintien en détention et, le cas échéant, ordonner la remise en liberté.
“A______ entendait se soustraire à son renvoi, d’autant qu’il s’était montré coopératif, notamment en contactant le Consulat égyptien le 7 écoulé afin d’accélérer la procédure d’octroi de ses documents de voyage. Il était pleinement conscient qu’il ne devait plus revenir en Suisse avec laquelle il n’avait aucune attache. Si l’OCPM avait d’emblée initié la procédure de retour dans le pays d’origine au lieu de viser une procédure Dublin, l’intéressé aurait pu gagner une dizaine de jours sur son départ. M. A______ souhaitait une aide financière pour ses médicaments, ainsi que pour développer son projet de boulangerie en Egypte. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l’art. 8 al. 3 LaLEtr, les ordres de mise en détention du commissaire de police sont transmis sans délai au tribunal pour contrôle de la légalité et de l’adéquation de la détention. 3. L’art. 80a al. 3 LEI qui traite de l’examen de la légalité et de l’adéquation de la mise en détention Dublin et non d’une demande de mise en liberté, ne fixe pas de délai maximum précis à l’intérieur duquel l’autorité judiciaire saisie doit avoir statué, étant entendu que l’art. 80 LEI (décision et examen de la détention sous 96 heures dès la mise en détention) cède la place au nouvel art. 80a LEI (décision et examen de la détention dans le cadre de la procédure Dublin), lorsque sont en cause le règlement Dublin III et l’art. 76a LEI (TF 2C_207/2016 du 2 mai 2016, consi. 3.3 ; ATA/907/2015, consid. 7). 4. Le tribunal statue ce jour dans la cause A/2603/2024, respectant le délai de nonante-six heures prévu par les art. 80 al. 2 LEI et 9 al. 3 LaLEtr, la détention administrative de M. A______ ayant concrètement débuté le 12 août 2024 à 16h45, comme l’indique le procès-verbal d’audition (cf. à cet égard arrêts du Tribunal fédéral 2C_618/2011 du 1er septembre 2011 consid. 2 ; 2C_206/2009 du 29 avril 2009 consid.”
“La durée de la détention prononcée, à savoir le maximal égal de sept semaines, est disproportionnée, compte tenu (i) de l’acceptation par M. A______ de son renvoi, (ii) des multiples vols possibles quotidiennement entre Genève et la Slovénie et (iii) de la confirmation des autorités slovènes du 4 mars 2024 qu’elles acceptent de reprendre en charge M. A______. Un vol pouvait être réservé sans délai. Même en tenant compte de l’annonce des détails du vol souhaité sept jours à l’avance par les autorités slovènes, la durée de détention de M. A______ ne saurait excéder trois semaines à compter du 26 février 2024. EN DROIT 1. Le Tribunal administratif de première instance est compétent pour examiner les demandes de levée de détention faites par l'étranger (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. g de la loi d'application de la loi fédérale sur les étrangers du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen peut être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019 ; JTAPI/720/2018 du 27 août 2018 ; JTAPI/13172018 du 13 février 2018 ; cf. aussi ATA/557/2017 du 16 mai 2017). 4. En l'espèce, M. A______ a dûment requis du tribunal qu'il contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention. 5. Le tribunal peut confirmer, réformer ou annuler la décision du commissaire de police ; le cas échéant, il ordonne la mise en liberté de l'étranger (cf.”
“On en voulait pour preuve qu'il avait quitté le canton de Genève pour le canton de Vaud lorsqu'on lui avait notifié l'interdiction de pénétrer sur le territoire genevois pour douze mois. Il avait pris conscience qu'il ne pouvait pas déposer une demande d'asile et acceptait maintenant de se rendre en Autriche. Il souhaitait néanmoins s'y rendre par ses propres moyens et récupérer au préalable des affaires dans le canton de Vaud. Il n'existait donc aucun élément concret faisant craindre qu'il entendait se soustraire à son renvoi. Le principe de proportionnalité n'était pas respecté car il remplissait les conditions d'une assignation à résidence, laquelle devait être ordonnée en lieu et place de sa détention administrative. EN DROIT 1. Le Tribunal administratif de première instance (ci-après le tribunal) est compétent pour examiner les demandes de levée de détention faites par l'étranger (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. g de la loi d'application de la loi fédérale sur les étrangers du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen peut être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019 ; JTAPI/720/2018 du 27 août 2018 ; JTAPI/13172018 du 13 février 2018 ; cf. aussi ATA/557/2017 du 16 mai 2017). 4. En l'espèce, M. A______ a dûment requis du tribunal qu'il contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention. 5. Le tribunal peut confirmer, réformer ou annuler la décision du commissaire de police ; le cas échéant, il ordonne la mise en liberté de l'étranger (cf.”
Si les examens médicaux visant à établir l'état de santé avaient encore été en suspens avant l'exécution de la détention, il aurait été, selon l'arrêt cité, indiqué de ne prononcer l'ordonnance de détention qu'après l'achèvement de ces examens. L'état de santé doit déjà être pris en compte au moment de l'ordonnance de détention en ce qui concerne la capacité à subir la détention et la faisabilité de son exécution (art. 80a al. 7 let. a LEI).
“Im vorliegenden Fall erging die Haftanordnung am 22. November 2021 - sie wurde dem Beschwerdeführer anlässlich eines Ausreisegesprächs persönlich ausgehändigt. Am 30. November 2021 bestätigte das Zwangsmassnahmengericht die "angeordnete, jedoch noch nicht vollzogene Haft" als rechtmässig und angemessen. In der Folge wurde der Beschwerdeführer erst am 1. Dezember 2021 und damit neun Tage nach der Haftanordnung verhaftet. Es ist unklar, weshalb sich die Berner Migrationsbehörden zu diesem Vorgehen entschlossen haben. Gemäss ihrer Stellungnahme vom 7. Dezember 2021 an das Verwaltungsgericht ist die Haft wegen medizinischen Abklärungen zum Gesundheitszustand des Beschwerdeführers vorerst nicht vollzogen worden. In diesem Fall wäre es allerdings angezeigt gewesen, die Haft erst nach Abschluss der notwendigen Abklärungen anzuordnen, weil der Gesundheitszustand des Betroffenen mit Blick auf die Hafterstehungsfähigkeit und die Durchführbarkeit des Vollzugs (Art. 80a Abs. 7 lit. a AIG) bereits bei der Haftanordnung zu berücksichtigen ist (vgl. MARTIN BUSINGER, Ausländerrechtliche Haft, Diss. Zürich 2015, S. 43 ff.).”
“Im vorliegenden Fall erging die Haftanordnung am 22. November 2021 - sie wurde dem Beschwerdeführer anlässlich eines Ausreisegesprächs persönlich ausgehändigt. Am 30. November 2021 bestätigte das Zwangsmassnahmengericht die "angeordnete, jedoch noch nicht vollzogene Haft" als rechtmässig und angemessen. In der Folge wurde der Beschwerdeführer erst am 1. Dezember 2021 und damit neun Tage nach der Haftanordnung verhaftet. Es ist unklar, weshalb sich die Berner Migrationsbehörden zu diesem Vorgehen entschlossen haben. Gemäss ihrer Stellungnahme vom 7. Dezember 2021 an das Verwaltungsgericht ist die Haft wegen medizinischen Abklärungen zum Gesundheitszustand des Beschwerdeführers vorerst nicht vollzogen worden. In diesem Fall wäre es allerdings angezeigt gewesen, die Haft erst nach Abschluss der notwendigen Abklärungen anzuordnen, weil der Gesundheitszustand des Betroffenen mit Blick auf die Hafterstehungsfähigkeit und die Durchführbarkeit des Vollzugs (Art. 80a Abs. 7 lit. a AIG) bereits bei der Haftanordnung zu berücksichtigen ist (vgl. MARTIN BUSINGER, Ausländerrechtliche Haft, Diss. Zürich 2015, S. 43 ff.).”
Lors de transferts effectués en application du règlement Dublin, une détention visant à garantir l'exécution du transfert relève du champ d'application des art. 76a et 80a LEI; les autorités administratives et judiciaires examinent, dans ces cas, la légalité et la proportionnalité de la détention. La jurisprudence aborde cette question notamment dans les cas où la personne concernée refuse un retour volontaire.
“Wie dargelegt ist eine Inhaftnahme im Rahmen des Polizeigewahrsams gestützt auf kantonales Recht und ZAG ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat nicht zulässig (vorne E. 3.3.7); stattdessen muss ein solcher Freiheitsentzug gestützt auf - und unter den Voraussetzungen von - Art. 76a und Art. 80a AIG (respektive Art. 28 Dublin-III-Verordnung) erfolgen. Im vorliegend zu beurteilenden Fall liegen keinerlei Hinweise vor, dass andere, ausserhalb des Vollzugs der Dublin-Überstellung gelegene, Gründe für einen Polizeigewahrsam vorgelegen haben könnten; solche werden seitens des verfahrensbeteiligten Amtes auch nicht geltend gemacht. Im Gegenteil ergibt sich aus den Umständen der Inhaftierung ohne Weiteres, dass diese der Sicherung der Überstellung diente. Angesichts der Haftdauer von doch knapp 20 Stunden, zudem über Nacht im Kantonalgefängnis, handelte es sich sodann eindeutig um einen Freiheitsentzug resp. eine Haft im Sinne von Art. 28 Dublin-III-Verordnung, die nicht als bloss kurzfristige Festhaltung im Rahmen des Überstellungsvorgangs an sich betrachtet werden kann; dass es sich um Haft handelte, war auch im Verfahren vor der Vorinstanz nicht bestritten. Damit steht fest, dass die Beschwerdeführerin im Rahmen des Dublin-Verfahrens und ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat Malta inhaftiert wurde.”
“Im vorliegend zu beurteilenden Fall liegen keinerlei Hinweise vor, dass andere, ausserhalb des Vollzugs der Dublin-Überstellung gelegene, Gründe für einen Polizeigewahrsam vorgelegen haben könnten; solche werden seitens des verfahrensbeteiligten Amtes auch nicht geltend gemacht. Im Gegenteil ergibt sich aus den Umständen der Inhaftierung ohne Weiteres, dass diese der Sicherung der Überstellung diente. Angesichts der Haftdauer von doch knapp 20 Stunden, zudem über Nacht im Kantonalgefängnis, handelte es sich sodann eindeutig um einen Freiheitsentzug resp. eine Haft im Sinne von Art. 28 Dublin-III-Verordnung, die nicht als bloss kurzfristige Festhaltung im Rahmen des Überstellungsvorgangs an sich betrachtet werden kann; dass es sich um Haft handelte, war auch im Verfahren vor der Vorinstanz nicht bestritten. Damit steht fest, dass die Beschwerdeführerin im Rahmen des Dublin-Verfahrens und ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat Malta inhaftiert wurde. Wegen der grundsätzlichen Unzulässigkeit einer Inhaftierung im Rahmen des Polizeigewahrsams in einer solchen Konstellation, ist materiell von einer Dublin-Haft im Anwendungsbereich von Art. 76a und Art. 80a AIG (respektive Art. 28 Dublin-III-Verordnung) auszugehen. Deren BGE 150 II 57 S. 72 Rechtmässigkeit - namentlich hinsichtlich der Voraussetzungen der Inhaftierung, der Verfahrensgarantien sowie der Haftbedingungen (vorne E. 3.1) - wäre durch das Zwangsmassnahmengericht des Kantons Thurgau zu beurteilen gewesen.”
“601 2023 11 601 2023 12 Arrêt du 28 mars 2023 Ie Cour administrative Composition Présidente : Anne-Sophie Peyraud Juges : Marianne Jungo, Dina Beti Greffière : Julie Eigenmann Parties A.________, recourant, représenté par Me Lea Hungerbühler, avocate contre Tribunal des mesures de contrainte, autorité intimée, Service de la Population et de Migrants, autorité intimée Objet Recours contre décision du Tribunal des mesures de contrainte, contrôle de la légalité et de l'adéquation de la détention (art. 80a LEI; procédure Dublin) après exécution du renvoi Recours (601 2023 11) du 7 février 2023 contre la décision du 26 janvier 2023 et requête d'assistance judicaire (601 2023 12) du même jour attendu que, par décision du 4 novembre 2022, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a refusé d'entrer en matière sur la demande d'asile déposée le 11 septembre 2022 par A.________, ressortissant du Burundi, et a prononcé son renvoi de Suisse vers l'Etat Dublin responsable, la Croatie; que, par arrêt du 18 novembre 2022, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours déposé par l'intéressé; que, lors de son audition du 5 décembre 2022 par le Service de la population et des migrants (SPoMi), l'intéressé a refusé de retourner volontairement en Croatie; que, par courriel du 9 janvier 2023, une collaboratrice de l'étude de Me Lea Hungerbühler a informé le SPoMi de la constitution de son mandat et a sollicité l'accès au dossier, qui lui a été communiqué le 12 janvier 2023; que, par décision du SPoMi du 17 janvier 2023, A.”
Citation: LEI art. 80a n. 41 Il ressort des dossiers de décision que des demandes de réexamen de la légalité et de l'adéquation de la détention à la suite de renvois au titre de Dublin ont été présentées. En outre, des examens de la détention ont été invoqués après qu'un renvoi avait déjà été exécuté.
“601 2023 19 601 2023 20 Arrêt du 14 avril 2023 Ie Cour administrative Composition Présidente : Anne-Sophie Peyraud Juges : Marianne Jungo, Dina Beti Greffier-stagiaire : Corentin Python Parties A.________, recourant, représenté par Me Lea Hungerbühler, avocate contre Tribunal des mesures de contrainte, autorité intimée Objet Recours contre décision du Tribunal des mesures de contrainte, contrôle de la légalité et de l'adéquation de la détention (art. 80a LEI; procédure Dublin) après exécution du renvoi Recours (601 2023 19) du 22 février 2023 contre la décision du 20 janvier 2023 et requête d'assistance judiciaire gratuite (601 2023 20) du même jour attendu que, par décision du 22 novembre 2022, le Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après SEM) a refusé d'entrer en matière sur la demande d'asile déposée le 4 novembre 2022 par A.________, ressortissant du Burundi né en 1998, et a prononcé son renvoi de Suisse vers l'Etat Dublin responsable, la Croatie; que, par arrêt du 7 décembre 2022, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours déposé par le précité; que, lors de son audition du 19 décembre 2022 par le Service de la population et des migrants (ci-après SPoMi), l'intéressé a refusé de retourner volontairement en Croatie; que, par décision du SpoMi du 17 janvier 2023, A.________ a été placé en détention administrative afin d'assurer l'exécution de son renvoi vers l'Etat Dublin responsable; que, par acte du même 17 janvier 2023, remis dans la boite courriel sécurisée du Tribunal des mesures de contrainte (ci-après TMC), l'intéressé a déposé une demande d'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention ainsi que d'accès au dossier; il a demandé l'assistance judiciaire et la désignation de sa mandataire en qualité de défenseure d'office; que, par vol du 19 janvier 2023, A.”
“601 2023 11 601 2023 12 Arrêt du 28 mars 2023 Ie Cour administrative Composition Présidente : Anne-Sophie Peyraud Juges : Marianne Jungo, Dina Beti Greffière : Julie Eigenmann Parties A.________, recourant, représenté par Me Lea Hungerbühler, avocate contre Tribunal des mesures de contrainte, autorité intimée, Service de la Population et de Migrants, autorité intimée Objet Recours contre décision du Tribunal des mesures de contrainte, contrôle de la légalité et de l'adéquation de la détention (art. 80a LEI; procédure Dublin) après exécution du renvoi Recours (601 2023 11) du 7 février 2023 contre la décision du 26 janvier 2023 et requête d'assistance judicaire (601 2023 12) du même jour attendu que, par décision du 4 novembre 2022, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a refusé d'entrer en matière sur la demande d'asile déposée le 11 septembre 2022 par A.________, ressortissant du Burundi, et a prononcé son renvoi de Suisse vers l'Etat Dublin responsable, la Croatie; que, par arrêt du 18 novembre 2022, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours déposé par l'intéressé; que, lors de son audition du 5 décembre 2022 par le Service de la population et des migrants (SPoMi), l'intéressé a refusé de retourner volontairement en Croatie; que, par courriel du 9 janvier 2023, une collaboratrice de l'étude de Me Lea Hungerbühler a informé le SPoMi de la constitution de son mandat et a sollicité l'accès au dossier, qui lui a été communiqué le 12 janvier 2023; que, par décision du SPoMi du 17 janvier 2023, A.”
Selon les matériaux relatifs à l'ancienne réglementation (en particulier à la version de l'art. 108 al. 4 LAsi), la possibilité de vérifier «à tout moment» la légalité et l'adéquation de la détention a été expressément conçue comme permanente jusqu'à l'exécution de la mesure d'éloignement. Cela étaye l'interprétation selon laquelle le «à tout moment» employé à l'art. 80a al. 3 LEI peut couvrir l'ensemble de la durée de la mesure de contrainte.
“2bis (vgl. Botschaft des Bundesrats über die Genehmigung und die Umsetzung der Notenaustausche zwischen der Schweiz und der EU betreffend die Übernahme der Verordnungen [EU] Nr. 603/2013 und [EU] Nr. 604/2013 [Weiterentwicklungen des Dublin/Eurodac-Besitzstands], in BBl 2014 S. 2675, 2705). Art. 80 Abs. 2bis in der Fassung vom 18. Juni 2010 (AS 2010 S. 5931) hielt fest, dass Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Ausschaffungshaft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft werde; diese Überprüfung könne jederzeit beantragt werden. Für die Haftprüfung nach einem in der Empfangsstelle eröffneten Wegweisungsentscheid verwies die Bestimmung auf Art. 105, 108, 109 und 111 des Asylgesetzes vom 26. Juni 1998 (AsylG; SR 142.31). Der durch diesen Verweis erfasste Art. 108 Abs. 4 AsylG regelt die Beschwerdefristen und enthielt in der damals geltenden Fassung vom 16. Dezember 2005 eine nahezu gleichlautende Regelung wie heute Art. 80a Abs. 3 AIG (AS 2006 S. 4760): «Die Überprüfung der Rechtmässigkeit und der Angemessenheit […] der Haft nach Artikel 13b Absatz 1 Buchstabe e ANAG kann jederzeit mittels Beschwerde beantragt werden.» Diese Bestimmung nannte zwar noch nicht klar «die inhaftierte Person» als Antragstellerin, enthielt aber bereits ausdrücklich die Möglichkeit, jederzeit eine Haftüberprüfung zu beantragen. Es rechtfertigt sich daher ein Blick in die Materialien zur Revision vom 16. Dezember 2005. In der einschlägigen Botschaft des Bundesrats wird zu Art. 108 Abs. 4 AsylG Folgendes ausgeführt (BBl 2002 S. 6845, 6904 f.): «Eine Person, der die Freiheit entzogen worden ist, hat nach [Art. 5 Ziff. 4 EMRK] das Recht, an einen Richter zu gelangen, der rasch-möglichst über die Rechtmässigkeit und die Verhältnismässigkeit der Haft zu entscheiden hat. Neu wird deshalb vorgesehen, dass […] die neue Ausschaffungshaft in der Empfangsstelle nach Artikel 13b Absatz 1 Buchstabe d des Bundesgesetzes vom 26. März 1931 über Aufenthalt und Niederlassung der Ausländer jederzeit – mithin bis zum Vollzug der rechtskräftigen Wegweisungsverfügung – bei der [Asylrekurskommission] angefochten werden kann.”
L'expression «à tout moment» doit être entendue, à la lumière de l'art. 80a al. 3 LEI, comme signifiant que le réexamen ne peut être demandé que par une personne à laquelle la liberté a effectivement été retirée au moment du dépôt de la demande; «à tout moment» se limite dès lors à la durée de la détention. Il ressort en outre des travaux préparatoires que cela vise à préciser que le droit de déposer une demande peut être exercé pendant la détention à tout moment et indépendamment d'autres délais de recours ou d'éventuels délais de suspension.
“Bereits der Wortlaut von Art. 80a Abs. 3 AIG legt ein anderes Verständnis der Regelung nahe als der Beschwerdeführer meint: Zwar enthält die Formulierung des zweiten Satzes mit dem Begriff «jederzeit» («à tout moment»; «in ogni tempo») keine zeitliche Begrenzung der statuierten Möglichkeit, eine Überprüfung zu beantragen. Gleichzeitig ist im ersten Satz aber von einem Antrag «der inhaftierten Person» («de la personne détenue»; «dello straniero incarcerato») die Rede, was impliziert, dass Personen gemeint sind, denen im Moment der Antragstellung tatsächlich die Freiheit entzogen ist. Umgekehrt bedeutet dies, dass eine Person, die nicht mehr inhaftiert ist, grundsätzlich keinen Antrag auf Überprüfung mehr stellen kann. Der zweite Satz der Bestimmung ist also im Licht des ersten und als Ergänzung zu diesem zu lesen: «Diese Überprüfung» – also die von der inhaftierten Person beantragte – kann jederzeit verlangt werden («Cet examen»; «Tale esame»). Die grammatikalische Auslegung legt damit nahe, dass der Begriff «jederzeit» eingeschränkt auf den Zeitraum der tatsächlichen Haft zu verstehen ist.”
“» Gemäss der bundesrätlichen Botschaft meint «jederzeit» also «jederzeit bis zum Vollzug der rechtskräftigen Wegweisungsverfügung», mithin jederzeit bis zur Beendigung der Zwangsmassnahme. Im Falle einer Ausschaffungshaft bedeutet dies, dass die Anfechtung gemäss aArt. 108 Abs. 4 AsylG bis zum Vollzug der Ausschaffung und damit bis zum Ende der Ausschaffungshaft erfolgen konnte. Da die hier interessierende Formulierung in Art. 80a Abs. 3 AIG aus aArt. 80 Abs. 2bis des Gesetzes übernommen und diese Bestimmung in Anlehnung an aArt. 108 Abs. 4 AsylG erlassen wurde, liegt nahe, dass auch Art. 80a Abs. 3 AIG die Möglichkeit der Anfechtung auf den Zeitraum der Haft beschränken will (vgl. hierzu Chatton/Merz, in: Nguyen/Amarelle [Hrsg.], Code annoté de droit des migrations, Volume II, Loi sur les étrangers [LEtr], 2017, Art. 80a N. 11 mit Hinweisen). 3.5 Diese Auslegung scheint zutreffend insbesondere auch mit Blick auf den Zweck der Norm und deren Bedeutung im Kontext mit der weiteren Regelung der Ausschaffungshaft und des Dublin-Verfahrens. Art. 80a Abs. 3 AIG stellt eine Spezialbestimmung zur Regelung gemäss Art. 80 Abs. 2 AIG dar, wonach Rechtmässigkeit und Angemessenheit der ordentlichen Ausschaffungshaft spätestens nach 96 Stunden durch eine richterliche Behörde zu überprüfen sind. Eine Überprüfung ist bei der Haft im Rahmen des Dublin-Verfahrens also nicht zwingend vorgesehen, sondern es besteht bloss die Möglichkeit, eine solche zu beantragen. Der Rechtsschutz geht bei der Dublin-Haft mithin weniger weit; die obligatorische Haftüberprüfung wird durch ein Antragsrecht der inhaftierten Person ersetzt. Eine zeitlich unbegrenzte Ausdehnung des eigens zu beantragenden Rechtsschutzes kann bei diesen Gegebenheiten nicht Sinn und Zweck der Regelung entsprechen. Vielmehr erscheint es stimmig, dass der Begriff «jederzeit» in Art. 80a Abs. 3 AIG klarstellt, dass die Überprüfung der Dublin-Haft zwar beantragt werden muss, dies aber während der Haft unabhängig von Rechtsmittelfristen und allfälligen Sperrfristen (vgl. Art. 80 Abs. 5 AIG) jederzeit geschehen kann.”
“Die verfassungskonforme Auslegung von Art. 80a Abs. 3 AIG führt zu keinem andern Ergebnis: Art. 5 Ziff. 4 EMRK garantiert jeder Person, «die festgenommen oder der die Freiheit entzogen ist» («Toute personne privée de sa liberté par arrestation ou détention»), das Recht zu beantragen, dass ein Gericht innerhalb kurzer Frist über die Rechtmässigkeit des Freiheitsentzugs entscheidet und «ihre Entlassung anordnet» («ordonne sa libération»), wenn der Freiheitsentzug nicht rechtmässig ist. Art. 31 Abs. 4 der Bundesverfassung (BV; SR 101) garantiert jeder Person, der die Freiheit nicht von einem Gericht entzogen wird, das Recht, jederzeit ein solches anzurufen. Nach der Rechtsprechung des Bundesgerichts ist diese Bestimmung in dem Sinn zu verstehen, dass das Gericht jederzeit und somit direkt soll angerufen werden können und nicht bloss auf indirektem Weg, wobei «jederzeit» namentlich heissen könne, dass die betroffene Person sofort nach dem Freiheitsentzug an die richterliche Behörde gelange (vgl. BGE 137 I 23 E. 2.4.2, 136 I 87 E. 6.5.2 mit Hinweisen).”
“Eine Überprüfung ist bei der Haft im Rahmen des Dublin-Verfahrens also nicht zwingend vorgesehen, sondern es besteht bloss die Möglichkeit, eine solche zu beantragen. Der Rechtsschutz geht bei der Dublin-Haft mithin weniger weit; die obligatorische Haftüberprüfung wird durch ein Antragsrecht der inhaftierten Person ersetzt. Eine zeitlich unbegrenzte Ausdehnung des eigens zu beantragenden Rechtsschutzes kann bei diesen Gegebenheiten nicht Sinn und Zweck der Regelung entsprechen. Vielmehr erscheint es stimmig, dass der Begriff «jederzeit» in Art. 80a Abs. 3 AIG klarstellt, dass die Überprüfung der Dublin-Haft zwar beantragt werden muss, dies aber während der Haft unabhängig von Rechtsmittelfristen und allfälligen Sperrfristen (vgl. Art. 80 Abs. 5 AIG) jederzeit geschehen kann. Ein solches Verständnis deckt sich auch mit Art. 80a Abs. 4 AIG, der eine analoge Regelung für die Haftentlassung enthält, die ebenfalls unabhängig von eigentlichen Sperrfristen «jederzeit» verlangt werden kann (vgl. dazu BBl 2014 S. 2675, 2706). 3.6 Die verfassungskonforme Auslegung von Art. 80a Abs. 3 AIG führt zu keinem andern Ergebnis: Art. 5 Ziff. 4 EMRK garantiert jeder Person, «die festgenommen oder der die Freiheit entzogen ist» («Toute personne privée de sa liberté par arrestation ou détention»), das Recht zu beantragen, dass ein Gericht innerhalb kurzer Frist über die Rechtmässigkeit des Freiheitsentzugs entscheidet und «ihre Entlassung anordnet» («ordonne sa libération»), wenn der Freiheitsentzug nicht rechtmässig ist. Art. 31 Abs. 4 der Bundesverfassung (BV; SR 101) garantiert jeder Person, der die Freiheit nicht von einem Gericht entzogen wird, das Recht, jederzeit ein solches anzurufen. Nach der Rechtsprechung des Bundesgerichts ist diese Bestimmung in dem Sinn zu verstehen, dass das Gericht jederzeit und somit direkt soll angerufen werden können und nicht bloss auf indirektem Weg, wobei «jederzeit» namentlich heissen könne, dass die betroffene Person sofort nach dem Freiheitsentzug an die richterliche Behörde gelange (vgl. BGE 137 I 23 E. 2.4.2, 136 I 87 E. 6.5.2 mit Hinweisen).”
Citation : LEI art. 80a n. 38 Le Tribunal fédéral a jugé que le délai pour le contrôle judiciaire selon l'art. 80a al. 3 LEI ne doit pas s'orienter sur les 8 jours ouvrables prévus à l'art. 80 al. 5 LEI, mais sur les 96 heures prévues à l'art. 80 al. 2 LEI. La durée de la procédure admissible dépend des circonstances de chaque cas, mais ne devrait toutefois pas être sensiblement supérieure à 96 heures.
“Das Verfahren der Dublin-Haft wird abschliessend in Art. 80a AIG geregelt und die allgemeinen Vorgaben von Art. 80 AIG finden keine Anwendung. Im Dublin-Verfahren wird die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Haft nur auf Antrag der inhaftierten Person hin durch eine richterliche Behörde "in einem schriftlichen Verfahren" überprüft (Art. 80a Abs. 3 AIG). Das Bundesgericht hat festgehalten, dass sich die entsprechende Frist nicht an den 8 Arbeitstagen für ein Entlassungsgesuch orientieren soll (vgl. Art. 80 Abs. 5 AIG), sondern an den 96 Stunden von Art. 80 Abs. 2 AIG. Die zulässige Verfahrensdauer richte sich nach den Umständen des Einzelfalls, sollte aber nicht deutlich länger sein als die Frist von 96 Stunden (BGE 142 I 135 E. 3.1; ANDREAS ZÜND, in: Spescha/Zünd/Bolzli/Hruschka/de Weck [Hrsg.], Migrationsrecht, 5. Aufl. 2019, N. 1 zu Art. 80a AIG).”
Citation : LEI art. 80a n. 37 Une détention visant à garantir l'exécution d'un transfert dans la procédure Dublin doit reposer sur les conditions spécifiques prévues par le règlement Dublin. Le Tribunal fédéral a précisé que le règlement Dublin III est applicable et que ces exigences sont prises en compte aux art. 76a et 80a LEI (conformément à l'art. 28 du règlement Dublin III).
“Haft im Sinne der Dublin-III-Verordnung entspreche dem Freiheitsentzug gemäss Art. 31 BV und Art. 5 EMRK (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.6). Nach Einleitung des Dublin-Verfahrens sind grundsätzlich nur die für dieses vorgesehenen Haftbestimmungen unter Ausschluss allfälliger weiterer administrativer Haftarten nach dem nationalen Recht anwendbar (BGr, 9. Juli 2018, 2C_199/2018, E. 4.2 mit Hinweis; 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.1.5 mit Hinweisen und E. 3.3.5). Für Polizeigewahrsam gestützt auf kantonales Recht in Verbindung mit dem ZAG bleibt gemäss der Rechtsprechung des Bundesgerichts kein Raum, "wenn dieser die Schwelle eines Freiheitsentzugs erreicht und die Inhaftnahme einzig zum Zweck erfolgt, eine Rückführung im Dublin-Verfahren sicher zu stellen" (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.7). Die Inhaftnahme ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat muss zwingend gestützt auf – und unter den Voraussetzungen von – Art. 76a und Art. 80a AIG (bzw. Art. 28 Dublin-III-Verordnung) erfolgen (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 4.2). 3.1.2 Gemäss Literatur und Praxis findet Art. 76a AIG auch auf Personen Anwendung, die sich illegal in der Schweiz aufhalten und hier kein Asylgesuch gestellt haben, die aber zuvor in einem anderen Dublin-Staat ein Asylgesuch eingereicht haben (Felix Baumann/Tarkan Göksu, Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht, Zürich/St. Gallen 2022, Rz. 76 mit Hinweisen; VGr, 16. Mai 2024, VB.2023.00646, E. 4.2 mit Hinweis). Die Dublin-Vorbereitungshaft nach Art. 76a Abs. 3 lit. a AIG kann erfolgen, wenn konkrete Hinweise vorliegen, dass ein anderer (Dublin-)Staat für die Behandlung des Asylgesuchs zuständig ist (Baumann/Göksu, Rz. 83). Mithin lässt sich die tatsächliche Festhaltung einer Person aus ausländerrechtlichen Gründen, die den Zweck eines Freiheitsentzugs erfüllt, bei konkreten Hinweisen darauf, dass ein anderer Dublin-Staat für die Behandlung des Asylgesuchs zuständig ist, nicht auf Art. 73 AIG stützen. Für diesen Zweck stehen nur Art.”
“Der Transport erfolgte dann – "aufgrund fehlender Kapazität" – aber am Morgen des 14. Juni 2023 ("um ca. 10 Uhr"). 3. Der Beschwerdeführer macht sinngemäss geltend, dass Art. 28 der Verordnung (EU) Nr. 604/2013 des Europäischen Parlaments und des Rates vom 26. Juni 2013 zur Festlegung der Kriterien und Verfahren zur Bestimmung des Mitgliedstaats, der für die Prüfung eines von einem Drittstaatsangehörigen oder Staatenlosen in einem Mitgliedstaat gestellten Antrags auf internationalen Schutz zuständig ist (ABl L 180 vom 29. Juni 2013 S. 31 ff.; nachfolgend: Dublin-III-Verordnung) und deren Umsetzung in Art. 76a und Art. 80a AIG die Inhaftnahme zur Sicherstellung des Wegweisungsvollzugs gestützt auf andere innerstaatliche Hafttitel ausschliessen würde. 3.1 3.1.1 Das Bundesgericht entschied kürzlich in einem Leitentscheid, dass bei einer Haft von Personen im Dublin-Verfahren zwecks Sicherstellung von Überstellungsverfahren die Dublin-III-Verordnung zur Anwendung komme. Diesen Anforderungen werde mit Art. 76a AIG und Art. 80a AIG Rechnung getragen (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.5). Haft im Sinne der Dublin-III-Verordnung entspreche dem Freiheitsentzug gemäss Art. 31 BV und Art. 5 EMRK (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.6). Nach Einleitung des Dublin-Verfahrens sind grundsätzlich nur die für dieses vorgesehenen Haftbestimmungen unter Ausschluss allfälliger weiterer administrativer Haftarten nach dem nationalen Recht anwendbar (BGr, 9. Juli 2018, 2C_199/2018, E. 4.2 mit Hinweis; 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.1.5 mit Hinweisen und E. 3.3.5). Für Polizeigewahrsam gestützt auf kantonales Recht in Verbindung mit dem ZAG bleibt gemäss der Rechtsprechung des Bundesgerichts kein Raum, "wenn dieser die Schwelle eines Freiheitsentzugs erreicht und die Inhaftnahme einzig zum Zweck erfolgt, eine Rückführung im Dublin-Verfahren sicher zu stellen" (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.7). Die Inhaftnahme ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat muss zwingend gestützt auf – und unter den Voraussetzungen von – Art.”
“Haft im Sinne der Dublin-III-Verordnung entspreche dem Freiheitsentzug gemäss Art. 31 BV und Art. 5 EMRK (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.6). Nach Einleitung des Dublin-Verfahrens sind grundsätzlich nur die für dieses vorgesehenen Haftbestimmungen unter Ausschluss allfälliger weiterer administrativer Haftarten nach dem nationalen Recht anwendbar (BGr, 9. Juli 2018, 2C_199/2018, E. 4.2 mit Hinweis; 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.1.5 mit Hinweisen und E. 3.3.5). Für Polizeigewahrsam gestützt auf kantonales Recht in Verbindung mit dem ZAG bleibt gemäss der Rechtsprechung des Bundesgerichts kein Raum, "wenn dieser die Schwelle eines Freiheitsentzugs erreicht und die Inhaftnahme einzig zum Zweck erfolgt, eine Rückführung im Dublin-Verfahren sicher zu stellen" (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.7). Die Inhaftnahme ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat muss zwingend gestützt auf – und unter den Voraussetzungen von – Art. 76a und Art. 80a AIG (bzw. Art. 28 Dublin-III-Verordnung) erfolgen (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 4.2). 3.1.2 Gemäss Literatur und Praxis findet Art. 76a AIG auch auf Personen Anwendung, die sich illegal in der Schweiz aufhalten und hier kein Asylgesuch gestellt haben, die aber zuvor in einem anderen Dublin-Staat ein Asylgesuch eingereicht haben (Felix Baumann/Tarkan Göksu, Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht, Zürich/St. Gallen 2022, Rz. 76 mit Hinweisen; VGr, 16. Mai 2024, VB.2023.00646, E. 4.2 mit Hinweis). Die Dublin-Vorbereitungshaft nach Art. 76a Abs. 3 lit. a AIG kann erfolgen, wenn konkrete Hinweise vorliegen, dass ein anderer (Dublin-)Staat für die Behandlung des Asylgesuchs zuständig ist (Baumann/Göksu, Rz. 83). Mithin lässt sich die tatsächliche Festhaltung einer Person aus ausländerrechtlichen Gründen, die den Zweck eines Freiheitsentzugs erfüllt, bei konkreten Hinweisen darauf, dass ein anderer Dublin-Staat für die Behandlung des Asylgesuchs zuständig ist, nicht auf Art. 73 AIG stützen. Für diesen Zweck stehen nur Art.”
LEI art. 80a n. 36 L'exécution de la mesure d'éloignement est réputée prévisible ou réalisable pour autant que, avant la connaissance de nouvelles circonstances, il n'existait aucun obstacle juridique ou de fait qui aurait déjà empêché son exécution à ce moment-là.
“Soweit der Beschwerdeführer ferner vorbringt, es bestehe mit dem superprovisorisch verfügten Vollzugsstopp vom 3. Mai 2022 ein rechtliches Vollzugshindernis im Sinne von Art. 80a Abs. 7 lit. a AIG, ist ihm nicht zu folgen. Er legt nicht dar, weshalb der Vollzug der Wegweisung vor Bekanntwerden der neuen Umstände, die zur Haftentlassung am 15. Juni 2022 führten, in absehbarer Zeit undurchführbar gewesen wäre. Mit Urteil vom 23. Mai 2022 wies das Bundesverwaltungsgericht die Beschwerde gegen die Wegweisungsverfügung vom 11. April 2022 im Übrigen ab (vgl. Art. 105 Abs. 2 BGG; vgl. auch E. 4.4 hiervor; Art. 99 Abs. 1 BGG). Der Vollzug der Wegweisung war bis zum Eintritt der neuen Umstände, die zur Entlassung des Beschwerdeführers aus der Haft am 15. Juni 2022 führten, somit absehbar.”
“S. 2, unpag. Haftakten ZMG 21 1322). Die familiären Verhältnisse stehen einer Ausschaffung demnach nicht entgegen, was der Beschwerdeführer selber nicht bestreitet. Auch die zulässige Haftdauer von sechs Wochen ab der Haftanordnung ist nicht überschritten (vgl. Art. 76a Abs. 3 Bst. c AIG). Die Haftanordnung erweist sich somit insgesamt als verhältnismässig. Haftbeendigungsgründe im Sinn von Art. 80a Abs. 7 AIG sind nicht ersichtlich. Insbesondere ist der Vollzug der Wegweisung des Beschwerdeführers, der über ein «Laissez-Passer Dublin» verfügt (vgl. Haftanordnung vom 1.11.2021, unpag. Haftakten ZMG 21 1322), nicht aus rechtlichen oder tatsächlichen Gründen undurchführbar.”
Le Tribunal des mesures de contrainte statue sur la légalité et l'adéquation de la détention administrative, conformément à l'art. 80a al. 3 LEI.
“Dans ses déterminations du 5 mars 2024, le SPOP a conclu au rejet du recours déposé par P.________. Il a relevé que le prénommé était sans domicile connu, qu’il avait disparu du centre de Boudry entre les 26 janvier et 7 février 2024, malgré une assignation à résidence, que par déclaration signée le 22 février 2024, il avait exprimé sa volonté de rentrer en Algérie, qu’il ne disposait pas d’un document de voyage valable et qu’aucun élément au dossier ne permettait d’établir qu’il avait effectué les démarches nécessaires pour l’obtenir, soulignant que les retours en Algérie n’étaient pas réalisables en l’absence dudit document, et qu’enfin, l’intéressé s’opposait clairement à son transfert en Allemagne, pays Dublin responsable. Le 6 mars 2024, P.________ a déposé des déterminations. En droit : 1. 1.1 Le Tribunal des mesures de contrainte statue sur la légalité et l’adéquation de la détention administrative conformément à l’art. 80a al. 3 LEI (art. 16a al. 2 LVLEI [Loi d'application dans le Canton de Vaud de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration du 18 décembre 2007 ; BLV 142.11]). Les décisions prononcées par le Tribunal des mesures de contrainte peuvent faire l’objet d’un recours auprès du Tribunal cantonal (art. 30 al. 1 LVLEI), soit auprès de la Chambre des recours pénale (art. 26 al. 1 ROTC [Règlement organique du Tribunal cantonal du 13 novembre 2007 ; BLV 173.31.1]), dans les dix jours dès la notification de la décision attaquée. L’acte de recours est signé et sommairement motivé (art. 30 al. 2 LVLEI). La procédure est régie par l'art. 31 LVLEI, qui renvoie pour le surplus aux dispositions de la LPA-VD (Loi sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 ; BLV 173.36). 1.2 En l’occurrence, déposé en temps utile et auprès de l’autorité compétente, par une personne placée en détention administrative, qui a un intérêt digne de protection à la modification de l’ordonnance querellée, le recours est recevable.”
La légalité d'une détention dans le cadre d'une procédure Dublin est subordonnée aux garanties minimales en matière de détention prévues par le règlement Dublin III. Le Tribunal fédéral souligne que ce règlement fixe des limites strictes aux placements en détention en vue de la remise et que le législateur fédéral en a tenu compte aux art. 76a et 80a LEI, notamment en restreignant les conditions (p. ex. risque élevé d'évasion) et les conditions d'application.
“28 Dublin-III-Verordnung für die Inhaftierung von ausländischen Personen zwecks Sicherstellung von Überstellungsverfahren haftrechtliche Minimalgarantien aufstellt. Die Verordnung bezweckt, in ihrem Anwendungsbereich die Inhaftierung von Personen engen (einheitlichen) Grenzen zu unterwerfen; sie lässt deshalb keinen Raum für innerstaatliche Regelungen, welche ihren Schutzzweck einschränken. Das bedeutet, dass jede Inhaftnahme von Personen im Dublin-Verfahren, die (ausschliesslich) zwecks Sicherstellung von Überstellungsverfahren erfolgt, den (Mindest-)Voraussetzungen der Verordnung genügen muss. Dabei trifft die Dublin-III-Verordnung keine Unterscheidung zwischen unterschiedlichen innerstaatlichen Rechtsgrundlagen für die Inhaftierung: liegt eine Haft zwecks Sicherstellung von Überstellungsverfahren vor, kommt die Dublin-III-Verordnung zur Anwendung. Wegen der besonderen Anforderungen der Dublin-III-Verordnung sowohl in Bezug auf die Voraussetzungen der Haftanordnung als auch die Haftbedingungen hat der Bundesgesetzgeber in Art. 76a AIG und Art. 80a AIG besondere Bestimmungen vorgesehen, welche diesen Anforderungen Rechnung tragen. Der Bundesgesetzgeber war sich bewusst, dass diese Regelung - insbesondere betreffend die Voraussetzung einer erheblichen Fluchtgefahr und die gesetzlich abschliessend umschriebenen Gründe für deren Annahme (Art. 76a Abs. 1 AIG) - die Möglichkeiten zur Inhaftnahme von Personen im Dublin-Verfahren beschränkt.”
“Bei der vorliegend zu beurteilenden Streitsache stellt sich insbesondere die Frage, ob die Bestimmungen der Verordnung (EU) Nr. 604/2013 des Europäischen Parlaments und des Rates vom 26. Juni 2013 zur Festlegung der Kriterien und Verfahren zur Bestimmung des Mitgliedstaats, der für die Prüfung eines von einem Drittstaatsangehörigen oder Staatenlosen in einem Mitgliedstaat gestellten Antrags auf internationalen Schutz zuständig ist (Neufassung) (ABl. L 180 vom 29. Juni 2013 S. 31 ff.; nachfolgend: Dublin-III-Verordnung) und deren Umsetzung in Art. 76a und Art. 80a AIG (SR”
Référence : LEI art. 80a n. 33 Pour les premiers recours contre l'ordonnance de détention en vertu du règlement Dublin, des motivations succinctes suffisent souvent en pratique. Il n'existe pas d'exigences élevées quant à la motivation de ces recours initiaux ; une motivation brève ne doit pas être considérée d'emblée comme constitutive d'un abus de droit, notamment lorsque la décision rend plus difficile pour le recourant un examen approfondi.
“Es trifft zwar zu, dass eine Beschwerde üblicherweise eine Begründung enthalten muss und ein absichtliches Weglassen bei rechtskundiger Vertretung einen Verstoss gegen Treu und Glauben darstellen kann (BGE 142 I 10 E. 2.4.7; ANDRÉ MOSER, in: Auer/Müller/Schindler, [Hrsg.], Kommentar zum Bundesgesetz über das Verwaltungsverfahren [VwVG], 2. Aufl. 2019, N. 17 zu Art. 52 VwVG). Dem Beschwerdeführer, bzw. seiner Rechtsvertreterin, war es aufgrund der nicht ausreichend begründeten Verfügung vom 21. Juni 2021 jedoch nur in sehr eingeschränktem Masse möglich, sich in seiner Beschwerde mit der Gründen der Haftanordnung auseinanderzusetzen, so dass die bloss knappe Begründung der erstmaligen Beschwerde nicht als rechtsmissbräuchlich zu werten ist. Ohnehin sind an die Begründung von erstmaligen Beschwerden gegen die Anordnung von Dublin-Haft keine hohen Anforderungen zu stellen. Dies folgt aus dem Umstand, dass die Anordnung von Dublin-Haft im Gegensatz zu anderen Formen der ausländerrechtlichen Administrativhaft (vgl. Art. 80 Abs. 2 AIG) nicht von Amtes wegen, sondern nur auf Antrag der betroffenen Person hin einer richterlichen Überprüfung unterzogen wird (Art. 80a Abs. 3 AIG; vgl. BGE 142 I 135 E. 2.3).”
Compétente pour la vérification écrite prévue par l'art. 80a al. 3 LEI de la légalité et de la proportionnalité de la détention à la demande de la personne détenue est une autorité judiciaire (tribunal cantonal/tribunal administratif) ; pour les centres d'accueil, la Commission des recours en matière d'asile est mentionnée comme instance de contrôle. La vérification peut être demandée à tout moment. Le KZM vérifie la légalité des mesures coercitives pertinentes conformément aux art. 70 et 73–81 LEI.
“A______ a requis l’examen de la légalité et de l’adéquation de sa détention administrative, notamment en raison des conditions de détention à Favra. 9. Le 25 mars 2024, le commissaire de police, sur demande du tribunal, a transmis son dossier. 10. Dans le délai imparti, le conseil de M. A______ a présenté des observations. Compte tenu de la détention de 7 semaines demandée au sein de l’établissement de la Favra, son mandant s’opposait à sa détention. En effet, par jugement du 20 avril 2023, le tribunal de céans avait reconnu que les conditions de détention au sein de cet établissement étaient contraires à l’art. 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH - RS 0.101). Faute de solution alternative, il concluait à sa libération immédiate. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 4. En l'espèce, M. A______ a demandé par acte du 22 mars 2024 reçu par le tribunal le 25 mars 2024, que ce dernier contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention.”
“und sich weniger einschneidende Massnahmen nicht wirksam anwenden lassen (Bst. c). Gemäss Art. 80a Abs. 3 AIG wird die Rechtmässigkeit und Angemessenheit einer Dublin-Haft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft. Diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden. Alle diese Massnahmen – ausgenommen die Durchsuchung – zielen darauf ab, die Bewegungsfreiheit der Betroffenen (Art. 10 Abs. 2 der Bundesverfassung [BV; SR 101]) einzuschränken oder gänzlich aufzuheben (Martin Businger, a.a.O., S. 11). Das KZM überprüft die Rechtmässigkeit der Zwangsmassnahmen nach Art. 70 und 73 bis 81 AIG (vgl. Art. 31 Abs. 1 EG AIG und AsylG).”
“2bis (vgl. Botschaft des Bundesrats über die Genehmigung und die Umsetzung der Notenaustausche zwischen der Schweiz und der EU betreffend die Übernahme der Verordnungen [EU] Nr. 603/2013 und [EU] Nr. 604/2013 [Weiterentwicklungen des Dublin/Eurodac-Besitzstands], in BBl 2014 S. 2675, 2705). Art. 80 Abs. 2bis in der Fassung vom 18. Juni 2010 (AS 2010 S. 5931) hielt fest, dass Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Ausschaffungshaft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft werde; diese Überprüfung könne jederzeit beantragt werden. Für die Haftprüfung nach einem in der Empfangsstelle eröffneten Wegweisungsentscheid verwies die Bestimmung auf Art. 105, 108, 109 und 111 des Asylgesetzes vom 26. Juni 1998 (AsylG; SR 142.31). Der durch diesen Verweis erfasste Art. 108 Abs. 4 AsylG regelt die Beschwerdefristen und enthielt in der damals geltenden Fassung vom 16. Dezember 2005 eine nahezu gleichlautende Regelung wie heute Art. 80a Abs. 3 AIG (AS 2006 S. 4760): «Die Überprüfung der Rechtmässigkeit und der Angemessenheit […] der Haft nach Artikel 13b Absatz 1 Buchstabe e ANAG kann jederzeit mittels Beschwerde beantragt werden.» Diese Bestimmung nannte zwar noch nicht klar «die inhaftierte Person» als Antragstellerin, enthielt aber bereits ausdrücklich die Möglichkeit, jederzeit eine Haftüberprüfung zu beantragen. Es rechtfertigt sich daher ein Blick in die Materialien zur Revision vom 16. Dezember 2005. In der einschlägigen Botschaft des Bundesrats wird zu Art. 108 Abs. 4 AsylG Folgendes ausgeführt (BBl 2002 S. 6845, 6904 f.): «Eine Person, der die Freiheit entzogen worden ist, hat nach [Art. 5 Ziff. 4 EMRK] das Recht, an einen Richter zu gelangen, der rasch-möglichst über die Rechtmässigkeit und die Verhältnismässigkeit der Haft zu entscheiden hat. Neu wird deshalb vorgesehen, dass […] die neue Ausschaffungshaft in der Empfangsstelle nach Artikel 13b Absatz 1 Buchstabe d des Bundesgesetzes vom 26. März 1931 über Aufenthalt und Niederlassung der Ausländer jederzeit – mithin bis zum Vollzug der rechtskräftigen Wegweisungsverfügung – bei der [Asylrekurskommission] angefochten werden kann.”
LEI art. 80a ch. 31 Si la personne concernée est reconduite avant la prise de décision, une demande subsidiaire tendant à la constatation de l'illégalité de la détention devient sans objet.
“Die Ausschaffungshaft im Rahmen des Dublin-Verfahrens erweist sich nach dem Gesagten als rechtmässig und angemessen. Der Vollzug der Wegweisung ist sowohl in rechtlicher wie auch tatsächlicher Hinsicht durchführbar. Das Gesuch um Haftentlassung ist demzufolge abzuweisen (Art. 80a Abs. 7 lit. a AIG). Das Eventualbegehren auf Feststellung der Rechtswidrigkeit der Inhaftierung, das der Beurteilte für den Fall gestellt hat, dass er im Zeitpunkt der Entscheidfassung bereits zurückgeführt sein sollte (dazu Stellungnahme, Ziff. 9), wird gegenstandslos, nachdem das vorliegende Urteil noch vor der Überstellung nach Bulgarien ergeht.”
Dès que, après l’ouverture de la procédure Dublin, la détention sert exclusivement à assurer le transfert et que le seuil de la privation de liberté est atteint, le règlement Dublin III et sa transposition aux art. 76a et 80a LEI s’appliquent. Dans ce domaine d’application, la jurisprudence ne laisse pas de place à d’autres titres de détention internes, notamment la garde à vue cantonale.
“Regeste Art. 28 Dublin-III-Verordnung; Art. 76a und 80a AIG; Art. 6 und 19 ZAG; Polizeigesetz des Kantons Thurgau; Zulässigkeit von Polizeigewahrsam gestützt auf kantonales Recht und das ZAG zwecks Sicherstellung einer Rückführung im Anwendungsbereich der Dublin-III-Verordnung. Gegenüberstellung der Rechtsgrundlagen der sog. Dublin-Haft (E. 3.1) und des Polizeigewahrsams, insbesondere im Rahmen der Zwangsanwendung im Bereich des Asyl- und Ausländerrechts (E. 3.2). Art. 28 Dublin-III-Verordnung und dessen Umsetzung in Art. 76a und Art. 80a AIG stellen im Anwendungsbereich der Dublin-III-Verordnung Minimalgarantien für die Inhaftierung von ausländischen Personen zwecks Sicherstellung von Überstellungsverfahren auf (E. 3.3.1-3.3.5). Für Polizeigewahrsam gestützt auf kantonales Recht in Verbindung mit dem ZAG bleibt kein Raum, wenn dieser die Schwelle eines Freiheitsentzugs (E. 3.3.6) erreicht und die Inhaftnahme einzig zum Zweck erfolgt, eine Rückführung im Dublin-Verfahren sicherzustellen (E. 3.3.7). Anwendung auf den konkreten Fall (E. 4).”
“28 Dublin-III-Verordnung für die Inhaftierung von ausländischen Personen zwecks Sicherstellung von Überstellungsverfahren haftrechtliche Minimalgarantien aufstellt. Die Verordnung bezweckt, in ihrem Anwendungsbereich die Inhaftierung von Personen engen (einheitlichen) Grenzen zu unterwerfen; sie lässt deshalb keinen Raum für innerstaatliche Regelungen, welche ihren Schutzzweck einschränken. Das bedeutet, dass jede Inhaftnahme von Personen im Dublin-Verfahren, die (ausschliesslich) zwecks Sicherstellung von Überstellungsverfahren erfolgt, den (Mindest-)Voraussetzungen der Verordnung genügen muss. Dabei trifft die Dublin-III-Verordnung keine Unterscheidung zwischen unterschiedlichen innerstaatlichen Rechtsgrundlagen für die Inhaftierung: liegt eine Haft zwecks Sicherstellung von Überstellungsverfahren vor, kommt die Dublin-III-Verordnung zur Anwendung. Wegen der besonderen Anforderungen der Dublin-III-Verordnung sowohl in Bezug auf die Voraussetzungen der Haftanordnung als auch die Haftbedingungen hat der Bundesgesetzgeber in Art. 76a AIG und Art. 80a AIG besondere Bestimmungen vorgesehen, welche diesen Anforderungen Rechnung tragen. Der Bundesgesetzgeber war sich bewusst, dass diese Regelung - insbesondere betreffend die Voraussetzung einer erheblichen Fluchtgefahr und die gesetzlich abschliessend umschriebenen Gründe für deren Annahme (Art. 76a Abs. 1 AIG) - die Möglichkeiten zur Inhaftnahme von Personen im Dublin-Verfahren beschränkt.”
“Weiter erteilte der Beschwerdegegner am selben Tag der Kantonspolizei Zürich den Auftrag, den Beschwerdeführer dem Migrationsamt des Kantons Thurgau zuzuführen. Die Verfügung des Beschwerdegegners vom 12. Juni 2023 betreffend Haftanordnung wurde dem Beschwerdeführer am 13. Juni 2023 durch die Kantonspolizei Zürich eröffnet. Der Transportauftrag der Kantonspolizei Zürich an die Securitas AG, Regionaldirektion Zürich, erfolgte am 13. Juni 2023 um 7.34 Uhr, wobei als Transportdatum derselbe Tag angegeben wurde. Der Transport erfolgte dann – "aufgrund fehlender Kapazität" – aber am Morgen des 14. Juni 2023 ("um ca. 10 Uhr"). 3. Der Beschwerdeführer macht sinngemäss geltend, dass Art. 28 der Verordnung (EU) Nr. 604/2013 des Europäischen Parlaments und des Rates vom 26. Juni 2013 zur Festlegung der Kriterien und Verfahren zur Bestimmung des Mitgliedstaats, der für die Prüfung eines von einem Drittstaatsangehörigen oder Staatenlosen in einem Mitgliedstaat gestellten Antrags auf internationalen Schutz zuständig ist (ABl L 180 vom 29. Juni 2013 S. 31 ff.; nachfolgend: Dublin-III-Verordnung) und deren Umsetzung in Art. 76a und Art. 80a AIG die Inhaftnahme zur Sicherstellung des Wegweisungsvollzugs gestützt auf andere innerstaatliche Hafttitel ausschliessen würde. 3.1 3.1.1 Das Bundesgericht entschied kürzlich in einem Leitentscheid, dass bei einer Haft von Personen im Dublin-Verfahren zwecks Sicherstellung von Überstellungsverfahren die Dublin-III-Verordnung zur Anwendung komme. Diesen Anforderungen werde mit Art. 76a AIG und Art. 80a AIG Rechnung getragen (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.5). Haft im Sinne der Dublin-III-Verordnung entspreche dem Freiheitsentzug gemäss Art. 31 BV und Art. 5 EMRK (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.6). Nach Einleitung des Dublin-Verfahrens sind grundsätzlich nur die für dieses vorgesehenen Haftbestimmungen unter Ausschluss allfälliger weiterer administrativer Haftarten nach dem nationalen Recht anwendbar (BGr, 9. Juli 2018, 2C_199/2018, E. 4.2 mit Hinweis; 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.1.5 mit Hinweisen und E. 3.3.5). Für Polizeigewahrsam gestützt auf kantonales Recht in Verbindung mit dem ZAG bleibt gemäss der Rechtsprechung des Bundesgerichts kein Raum, "wenn dieser die Schwelle eines Freiheitsentzugs erreicht und die Inhaftnahme einzig zum Zweck erfolgt, eine Rückführung im Dublin-Verfahren sicher zu stellen" (BGr, 3.”
Le tribunal peut demander les dossiers et les écritures des autorités responsables; en pratique, ces dossiers sont transmis conformément à l'art. 80a al. 3 LEI et des délais sont accordés aux autorités ainsi qu'à la défense pour présenter des observations écrites.
“Le 20 février 2024, à 14h55, le commissaire de police a émis un ordre de mise en détention administrative à l’encontre de M. A______ pour une durée de sept semaines sur la base de l’art. 76a de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration du 16 décembre 2005 (LEI - RS 142.20). Il ressortait du dossier ainsi que des déclarations du précité que celui-ci n'avait aucun lieu de résidence fixe en Suisse, ni aucun lien particulier avec ce pays, ni non plus de source légale de revenu. Lors de son audition, l’intéressé a déclaré être d’accord de retourner dans le pays Dublin compétent. 9. Par courrier daté du 21 février 2023, parvenu au greffe le 23 février suivant, M. A______ a demandé au tribunal qu'il examine la légalité et l'adéquation de sa détention administrative. Il sollicitait son audition et l'assistance d'un avocat. 10. Par courrier électronique du 23 février 2024, le tribunal a invité le commissaire de police a lui transmettre son dossier et à déposer ses observations écrites le même jour, d’ici 15h00, conformément à la procédure prévue à l'art. 80a al. 3 LEI. 11. Le même jour, par retour de courriel, le commissaire de police a transmis son dossier au tribunal, précisant que ni lui ni l’OCPM n’avaient d’observations et pièces complémentaires à verser à la procédure. Ils restaient dans l’attente d’une réponse des autorités espagnoles. 12. Toujours le même jour, par courrier électronique, le tribunal a invité le conseil de l'intéressé à déposer ses observations écrites d’ici au lundi 26 février à 10h00. 13. Dans le délai imparti, le conseil de M. A______ a transmis ses observations. Il a conclu à la libération immédiate de son client, soit, subsidiairement à la réduction de la durée de sa détention à six semaines maximum, en application de l’art. 76a al.3 let. c LEI. En substance, l’Espagne était l’Etat Dublin responsable de M. A______ ce que l’OCPM savait déjà bien avant que le TAPEM ne prononce sa mise en liberté provisoire. Or, cet office avait tardé à contacter les autorités espagnoles afin d’anticiper son renvoi, ce qui aurait dû éviter sa mise en détention administrative.”
LEI art. 80a n. 28 L'expression «à tout moment» doit être comprise, selon l'approche d'interprétation exposée dans la source, comme signifiant que le contrôle peut certes être demandé sans limitation de temps pendant la période de détention; elle concerne toutefois les demandes émanant de personnes qui, au moment du dépôt de la demande, sont effectivement détenues.
“2 AIG spätestens nach 96 Stunden durch eine richterliche Behörde zu prüfen ist, wird die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Dublin-Ausschaffungshaft also nur überprüft, wenn die inhaftierte Person einen entsprechenden Antrag stellt. Strittig ist, wann dieser Antrag gestellt werden kann bzw. wie die Formulierung, es könne «jederzeit» eine Überprüfung beantragt werden, zu verstehen ist. 3.2 Der Sinngehalt einer Norm ist durch Auslegung zu ermitteln. Ausgangspunkt jeder Auslegung ist der Wortlaut. Das grammatikalische Element kann für sich allein Grundlage der Auslegung sein, wenn sich daraus zweifellos eine sachlich richtige Lösung ergibt. Ist aber der Gesetzestext nicht ganz klar und sind verschiedene Interpretationen möglich, muss nach seiner wahren Tragweite gesucht werden unter Berücksichtigung aller Auslegungselemente. Abzustellen ist dabei namentlich auf die Entstehungsgeschichte der Norm und ihren Zweck sowie auf die Bedeutung, die der Norm im Kontext mit anderen Bestimmungen zukommt (vgl. statt vieler BVR 2023 S. 25 E. 5.5, 2020 S. 476 E. 4.2, 2015 S. 263 E. 4.1). 3.3 Bereits der Wortlaut von Art. 80a Abs. 3 AIG legt ein anderes Verständnis der Regelung nahe als der Beschwerdeführer meint: Zwar enthält die Formulierung des zweiten Satzes mit dem Begriff «jederzeit» («à tout moment»; «in ogni tempo») keine zeitliche Begrenzung der statuierten Möglichkeit, eine Überprüfung zu beantragen. Gleichzeitig ist im ersten Satz aber von einem Antrag «der inhaftierten Person» («de la personne détenue»; «dello straniero incarcerato») die Rede, was impliziert, dass Personen gemeint sind, denen im Moment der Antragstellung tatsächlich die Freiheit entzogen ist. Umgekehrt bedeutet dies, dass eine Person, die nicht mehr inhaftiert ist, grundsätzlich keinen Antrag auf Überprüfung mehr stellen kann. Der zweite Satz der Bestimmung ist also im Licht des ersten und als Ergänzung zu diesem zu lesen: «Diese Überprüfung» – also die von der inhaftierten Person beantragte – kann jederzeit verlangt werden («Cet examen»; «Tale esame»). Die grammatikalische Auslegung legt damit nahe, dass der Begriff «jederzeit» eingeschränkt auf den Zeitraum der tatsächlichen Haft zu verstehen ist.”
Les personnes détenues doivent être informées de la possibilité de demander à tout moment un contrôle judiciaire de la détention conformément à l'art. 80a al. 3 LEI. Cette information peut être donnée oralement ou au moyen d'une fiche d'information et doit être fournie dans une langue compréhensible pour la personne concernée. Si la personne est représentée par une avocate ou un avocat, la notification ou l'information doit également être adressée à la représentation juridique. Les personnes détenues indigentes peuvent avoir droit à l'aide judiciaire gratuite et à la désignation d'un avocat commis d'office.
“Auch genügt es grundsätzlich, wenn die Orientierung mündlich erfolgt (BVR 2014 S. 105 E. 3.3 mit Hinweisen; Martin Businger, Ausländerrechtliche Haft, Diss. Zürich 2015, S. 220). Wenn die ausländische Person anwaltlich vertreten ist, so hat die Eröffnung auch an die Rechtsvertretung zu erfolgen (Art. 44 Abs. 4 VRPG i.V.m. Art. 137 der Schweizerischen Zivilprozessordnung vom 19. Dezember 2008 [Zivilprozessordnung, ZPO; SR 272]; Martin Businger, a.a.O., S. 220; Michel Daum, a.a.O., Art. 15 N. 6 f. und Art. 44 N. 53). Die Haftanordnung muss sodann eine Rechtsmittelbelehrung bzw. den Hinweis auf die Möglichkeit der Haftüberprüfung enthalten (Art. 41 Abs. 1 EG AIG und AsylG i.V.m. Art. 52 Abs. 1 Bst. d VRPG; Martin Businger, a.a.O., S. 225). 4.2 Aus den Akten ergibt sich, dass die vom 13. April 2023 datierende Haftanordnung dem Beschwerdeführer am 1. Mai 2023 eröffnet und er in einer ihm verständlichen Sprache (Dari) über seine Rechte informiert wurde. Die Hafteröffnung enthält namentlich den Hinweis auf die Möglichkeit gemäss Art. 80a Abs. 3 AIG, jederzeit eine Überprüfung der Haft zu beantragen (vgl. Vorakten MIDI [act. 7A] S. 272 f.). Auf der Empfangsbestätigung sowie auf dem Informationsblatt ist vermerkt, dass der Beschwerdeführer seine Unterschrift jeweils verweigert hat. Daraus ist jedoch nicht zu folgern, die Haft sei nicht oder nur mangelhaft eröffnet worden. Im Gegenteil ist aufgrund der Akten davon auszugehen, dass die Haft dem Beschwerdeführer eröffnet und in einer ihm verständlichen Sprache erläutert wurde. Dass er über die Anfechtungsmöglichkeit informiert wurde, ergibt sich auch aus den im vorinstanzlichen Verfahren eingereichten medizinischen Unterlagen: Gemäss dem Dokument «Verlauf Medizin» erfolgte im Rahmen des «Eintrittsgesprächs» vom 1. Mai 2023 auf der geschlossenen Station «Etoine» eine Rechtsmittelbelehrung (vgl. unpag. Vorakten ZMG [act. 2A]). Am 1. Mai 2023 wurde dem Beschwerdeführer ausserdem das rechtliche Gehör zur Wegweisung und zu einem Einreiseverbot gewährt (vgl. Vorakten MIDI [act. 7A] S.”
“Auf dem ihm ausgehändigten Merkblatt «Zwangsmassnahmen» war (einzig) die «Haftanordnung im Rahmen des Dublin-Verfahrens (Art. 80a Abs. 3 AIG)» angekreuzt. Aufgrund des Ausreisegesprächs Mitte August 2021 war ihm die Möglichkeit der Ausschaffungshaft bekannt, falls er nicht freiwillig nach Italien zurückkehren sollte (vgl. hinten E. 4.2); an diesem Gespräch wurde ihm zudem das «Dublin-Abkommen», das er nach eigenen Angaben bereits kannte, nochmals erläutert (vgl. Gesprächsprotokoll S. 1, Akten MIDI pag. 48, in Haftakten ZMG). Er war also im Zeitpunkt der Verhaftung jedenfalls in den Grundzügen darüber orientiert, weshalb er inhaftiert wurde. Insofern hat das ABEV das rechtliche Gehör des Beschwerdeführers nicht verletzt. 2.3.3 Soweit der Beschwerdeführer eine Gehörsverletzung in angeblichen Fehlinformationen des Merkblatts «Zwangsmassnahmen» sehen wollte (vgl. Eingaben vom 28.12.2021 [S. 2 Rz. 4; act. 10] und vom 18.1.2022 [S. 2 Rz. 2; act. 19]), kann ihm nicht gefolgt werden: Auf diesem Merkblatt ist der Abschnitt «Haftanordnung im Rahmen des Dublin-Verfahrens (Art. 80a Abs. 3 AIG)» individuell markiert (vgl. E. 2.3.2 hiervor). Dort steht geschrieben, dass die inhaftierte Person jederzeit die richterliche Haftüberprüfung beantragen und auch jederzeit ein Haftentlassungsgesuch einreichen kann (act. 7B [deutsche Version des Merkblatts]). Der Beschwerdeführer rügt nicht, das ihm in der Übersetzung ausgehändigte Merkblatt enthalte diesen Passus nicht. Es trifft zu, dass das Merkblatt nicht allzu glücklich gestaltet ist, wenn es weiter unten in einem letzten Abschnitt unter dem Titel «Ihre Rechte» unter anderem festhält, «die Haftanordnung [sei] nicht anfechtbar» und es könne «1 Monat nach der Haftüberprüfung bei der richterlichen Behörde ein Haftentlassungsgesuch [gestellt werden]». Da die Rechte des Beschwerdeführers gemäss Art. 80a Abs. 3 (und 4) AIG aber wie erwähnt speziell markiert waren, hatte er hiervon – namentlich von der Möglichkeit, jederzeit eine richterliche Haftüberprüfung zu beantragen – Kenntnis. Der Abschnitt «Ihre Rechte» hält im Übrigen als erstes fest, dass Inhaftierte mit ihrer Rechtsvertretung Kontakt aufnehmen können.”
“13 CEDH et d'assurer que le grief de violation de la CEDH soit d’abord examiné par le Tribunal fédéral avant de faire le cas échéant l’objet d’une procédure par-devant la Cour européenne des droits de l’homme. Dans de tels cas, contrairement aux règles générales, l’intérêt digne de protection ne doit donc plus être actuel pour que le Tribunal fédéral entre en matière sur le recours (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 portant précisément sur une détention dans le cadre de la procédure Dublin; cf. ég. arrêt TF 2C_599/2020 du 24 novembre 2020 consid. 3.2 et les références); que cette jurisprudence, rendue en lien avec l'intérêt digne de protection au sens de l'art. 89 al. 1 let. c LTF, s'applique mutatis mutandis et a fortiori aux procédures précédant le recours au Tribunal fédéral, soit en particulier à la procédure par-devant le TMC; qu'en l'espèce, le simple fait que le recourant a été libéré et renvoyé dans l'Etat Dublin responsable ne rendait par conséquent pas d'emblée sans objet sa demande d'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention au sens de l'art. 80a al. 3 LEI; qu'en outre, dans sa demande, le recourant se prévalait d'une violation de l'art. 5 CEDH qui protège le droit à la liberté et à la sûreté (ch. 7 de la demande); que, selon la jurisprudence précitée, rendue dans un cas similaire, le TMC, saisi après l'exécution du renvoi, ne pouvait partant pas refuser d'entrer en matière sur la demande expresse d'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention; que le recours doit ainsi être admis et la cause renvoyée à l'autorité intimée pour qu'elle entre en matière sur la demande du 18 janvier 2023; qu'en ce qui concerne la requête d'assistance judiciaire, rejetée par le TMC au motif que la demande d'examen était dénuée de chances de succès, il convient de relever que les personnes détenues qui requièrent l'examen de la légalité de la détention peuvent, si elles sont indigentes, prétendre à l'assistance judiciaire et à la désignation d'un défenseur d'office, indépendamment des chances de succès de leur cause (ATF 143 II 361 consid. 3.2); que le TMC devait par conséquent se limiter à examiner l'indigence du recourant et, cas échéant, lui accorder l'assistance judiciaire totale et lui désigner un défenseur d'office; que le recours doit ainsi être admis sur ce point aussi et la cause renvoyée à l'autorité intimée pour qu'elle statue sur la requête d'assistance judiciaire du 18 janvier 2023; que l'autorité intimée qui succombe est exonérée des frais de procédure (art.”
LEI art. 80a ch. 26 L'autorité judiciaire statue, dans une procédure écrite, sur la demande de mise en liberté déposée par la personne détenue dans un délai de huit jours ouvrables.
“zu Art. 76a AIG). In gleicher Weise zu prüfen und zu begründen ist, ob nicht bereits eine weniger einschneidende Massnahme hinreichend wirksam wäre (Art. 76a Abs. 1 lit. c AIG) und die Festhaltung sich insgesamt als verhältnismässig erweist (Art. 5 Abs. 2 und Art. 36 Abs. 2 und Abs. 3 BV; Art. 76a Abs. 1 lit. b AIG). Die Haft muss aufgrund sämtlicher Umstände geeignet und erforderlich sein, um die Überstellung an den zuständigen Dublin-Staat sicherzustellen; zudem hat sie in einem sachgerechten und zumutbaren Verhältnis zum angestrebten Zweck zu stehen (BGE 142 I 135 E. 4.1 mit Hinweisen). Die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Haft wird auf Antrag der inhaftierten Person in einem schriftlichen Verfahren überprüft; diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden (Art. 80a Abs. 3 AIG). Ferner kann die inhaftierte Person jederzeit ein Haftentlassungsgesuch einreichen; über ein solches hat die richterliche Behörde innert acht Arbeitstagen in einem schriftlichen Verfahren zu entscheiden (Art. 80a Abs. 4 AIG).”
“Es werden keine Kosten erhoben. Der Entscheid ist A____, alias B____ in einer für ihn verständlichen Sprache durch das Migrationsamt zu eröffnen. Mitteilung an: - A____, alias B____ - Migrationsamt Basel-Stadt - Staatssekretariat für Migration. VERWALTUNGSGERICHT BASEL-STADT Der Einzelrichter für Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht Dr. Peter Bucher Rechtsmittelbelehrung Gegen diesen Entscheid kann unter den Voraussetzungen von Art. 82 ff. des Bundesgerichtsgesetzes (BGG) innert 30 Tagen Beschwerde in öffentlich-rechtlichen Angelegenheiten erhoben werden. Die Beschwerdeschrift ist fristgerecht dem Bundesgericht, 1000 Lausanne 14, einzureichen. Diese ist mit einem Antrag und einer Begründung zu versehen. Die Beschwerde hat keine aufschiebende Wirkung. Die inhaftierte Person kann jederzeit beim Verwaltungsgericht Basel-Stadt, Bäumleingasse 1, 4051 Basel, ein Haftentlassungsgesuch einreichen. Über das Gesuch hat die richterliche Behörde innert acht Arbeitstagen in einem schriftlichen Verfahren zu entscheiden (Art. 80a Abs. 4 AIG). Bestätigung Dieses Urteil wurde A____, alias B____ durch das Migrationsamt in _________________ Sprache eröffnet.”
Lorsqu'une détention Dublin est ordonnée par le canton en vertu de l'art. 80a al. 1 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention sont examinées par une autorité judiciaire dans le cadre d'une procédure écrite. Cet examen a lieu à la demande de la personne détenue et peut être exigé à tout moment ; la loi ne prévoit pas de délai fixé en heures ou en jours pour l'examen judiciaire.
“Bei der Dublin-Haft kann eine ausländische Person in Haft genommen wer- den, wenn sie in den für das Asylverfahren zuständigen Dublin-Staat weggewie- sen werden soll und die Haft zur Sicherstellung der Wegweisung notwendig ist. Wird die Dublin-Haft vom Kanton gemäss Art. 80a Abs. 1 lit. b AIG angeordnet, so wird die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Haft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft. Diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden (Art. 80a Abs. 3 AIG). Anders als im Anwendungsbereich von Art. 80 AIG findet eine richterliche Prüfung bei der Anordnung von Dublin-Haft damit nur auf Beschwerde der betroffenen Person hin statt. Das Gesetz setzt dabei - ebenfalls im Gegensatz zu Art. 80 Abs. 2 AIG - keine nach Stunden oder Tagen bestimmte Frist fest, innert welcher diese be- schwerdeweise Prüfung der Dublin-Haft stattfinden muss.”
“Bei der Dublin-Haft kann eine ausländische Person in Haft genommen wer- den, wenn sie in den für das Asylverfahren zuständigen Dublin-Staat weggewie- sen werden soll und die Haft zur Sicherstellung der Wegweisung notwendig ist. Wird die Dublin-Haft vom Kanton gemäss Art. 80a Abs. 1 lit. b AIG angeordnet, so wird die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Haft auf Antrag der inhaftierten Person durch eine richterliche Behörde in einem schriftlichen Verfahren überprüft. Diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden (Art. 80a Abs. 3 AIG). Anders als im Anwendungsbereich von Art. 80 AIG findet eine richterliche Prüfung bei der Anordnung von Dublin-Haft damit nur auf Beschwerde der betroffenen Person hin statt. Das Gesetz setzt dabei - ebenfalls im Gegensatz zu Art. 80 Abs. 2 AIG - keine nach Stunden oder Tagen bestimmte Frist fest, innert welcher diese be- schwerdeweise Prüfung der Dublin-Haft stattfinden muss.”
L'art. 80a LEI est — en lien avec l'art. 76a LEI — également applicable aux personnes qui n'ont pas déposé de demande d'asile en Suisse, mais qui ont auparavant présenté une demande dans un autre État Dublin. La détention préparatoire au titre de Dublin exige des indices concrets quant à la compétence d'un autre État Dublin ; une mise en détention visant uniquement à assurer le transfert doit reposer sur l'art. 76a/80a LEI.
“Haft im Sinne der Dublin-III-Verordnung entspreche dem Freiheitsentzug gemäss Art. 31 BV und Art. 5 EMRK (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.6). Nach Einleitung des Dublin-Verfahrens sind grundsätzlich nur die für dieses vorgesehenen Haftbestimmungen unter Ausschluss allfälliger weiterer administrativer Haftarten nach dem nationalen Recht anwendbar (BGr, 9. Juli 2018, 2C_199/2018, E. 4.2 mit Hinweis; 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.1.5 mit Hinweisen und E. 3.3.5). Für Polizeigewahrsam gestützt auf kantonales Recht in Verbindung mit dem ZAG bleibt gemäss der Rechtsprechung des Bundesgerichts kein Raum, "wenn dieser die Schwelle eines Freiheitsentzugs erreicht und die Inhaftnahme einzig zum Zweck erfolgt, eine Rückführung im Dublin-Verfahren sicher zu stellen" (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.7). Die Inhaftnahme ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat muss zwingend gestützt auf – und unter den Voraussetzungen von – Art. 76a und Art. 80a AIG (bzw. Art. 28 Dublin-III-Verordnung) erfolgen (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 4.2). 3.1.2 Gemäss Literatur und Praxis findet Art. 76a AIG auch auf Personen Anwendung, die sich illegal in der Schweiz aufhalten und hier kein Asylgesuch gestellt haben, die aber zuvor in einem anderen Dublin-Staat ein Asylgesuch eingereicht haben (Felix Baumann/Tarkan Göksu, Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht, Zürich/St. Gallen 2022, Rz. 76 mit Hinweisen; VGr, 16. Mai 2024, VB.2023.00646, E. 4.2 mit Hinweis). Die Dublin-Vorbereitungshaft nach Art. 76a Abs. 3 lit. a AIG kann erfolgen, wenn konkrete Hinweise vorliegen, dass ein anderer (Dublin-)Staat für die Behandlung des Asylgesuchs zuständig ist (Baumann/Göksu, Rz. 83). Mithin lässt sich die tatsächliche Festhaltung einer Person aus ausländerrechtlichen Gründen, die den Zweck eines Freiheitsentzugs erfüllt, bei konkreten Hinweisen darauf, dass ein anderer Dublin-Staat für die Behandlung des Asylgesuchs zuständig ist, nicht auf Art. 73 AIG stützen. Für diesen Zweck stehen nur Art.”
“Haft im Sinne der Dublin-III-Verordnung entspreche dem Freiheitsentzug gemäss Art. 31 BV und Art. 5 EMRK (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.6). Nach Einleitung des Dublin-Verfahrens sind grundsätzlich nur die für dieses vorgesehenen Haftbestimmungen unter Ausschluss allfälliger weiterer administrativer Haftarten nach dem nationalen Recht anwendbar (BGr, 9. Juli 2018, 2C_199/2018, E. 4.2 mit Hinweis; 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.1.5 mit Hinweisen und E. 3.3.5). Für Polizeigewahrsam gestützt auf kantonales Recht in Verbindung mit dem ZAG bleibt gemäss der Rechtsprechung des Bundesgerichts kein Raum, "wenn dieser die Schwelle eines Freiheitsentzugs erreicht und die Inhaftnahme einzig zum Zweck erfolgt, eine Rückführung im Dublin-Verfahren sicher zu stellen" (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 3.3.7). Die Inhaftnahme ausschliesslich zwecks Sicherstellung der Überstellung in den Dublin-Empfängerstaat muss zwingend gestützt auf – und unter den Voraussetzungen von – Art. 76a und Art. 80a AIG (bzw. Art. 28 Dublin-III-Verordnung) erfolgen (BGr, 3. August 2023, 2C_142/2023, E. 4.2). 3.1.2 Gemäss Literatur und Praxis findet Art. 76a AIG auch auf Personen Anwendung, die sich illegal in der Schweiz aufhalten und hier kein Asylgesuch gestellt haben, die aber zuvor in einem anderen Dublin-Staat ein Asylgesuch eingereicht haben (Felix Baumann/Tarkan Göksu, Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht, Zürich/St. Gallen 2022, Rz. 76 mit Hinweisen; VGr, 16. Mai 2024, VB.2023.00646, E. 4.2 mit Hinweis). Die Dublin-Vorbereitungshaft nach Art. 76a Abs. 3 lit. a AIG kann erfolgen, wenn konkrete Hinweise vorliegen, dass ein anderer (Dublin-)Staat für die Behandlung des Asylgesuchs zuständig ist (Baumann/Göksu, Rz. 83). Mithin lässt sich die tatsächliche Festhaltung einer Person aus ausländerrechtlichen Gründen, die den Zweck eines Freiheitsentzugs erfüllt, bei konkreten Hinweisen darauf, dass ein anderer Dublin-Staat für die Behandlung des Asylgesuchs zuständig ist, nicht auf Art. 73 AIG stützen. Für diesen Zweck stehen nur Art.”
Citation : LEI art. 80a n. 23 Les affections physiques ou psychiques n’empêchent pas automatiquement une détention ; ce n’est que lorsque la détention devient totalement inacceptable eu égard à l’état de santé que le placement peut s’effectuer dans des établissements appropriés (p. ex. une clinique), sans qu’il soit nécessaire de lever formellement la détention. Les autorités doivent à tout moment garantir des conditions de détention adéquates.
“Die Inhaftierung muss sich insgesamt als verhältnismässig erweisen (Art. 5 Abs. 2 und Art. 36 Abs. 3 BV; Art. 28 Abs. 3 KV; Art. 76a Abs. 1 Bst. b AIG), weshalb zu prüfen ist, ob nicht eine weniger einschneidende Massnahme hinreichend wirksam wäre (Art. 76a Abs. 1 Bst. c AIG). Die Haft muss aufgrund sämtlicher Umstände geeignet und erforderlich erscheinen, um die Überstellung an den zuständigen Dublin-Staat zu gewährleisten; zudem hat sie in einem sachgerechten und zumutbaren Verhältnis zum angestrebten Zweck zu stehen (BGE 150 II 57 E. 3.1.4, 142 I 135 E. 4.1). Dabei ist auch den familiären Verhältnissen der inhaftierten Person und den Umständen des Haftvollzugs Rechnung zu tragen (vgl. Art. 80a Abs. 8 AIG). Zu beachten ist insbesondere, ob die betroffene Person hafterstehungsfähig ist (vgl. BVR 2010 S. 541 E. 4.5.1). Physische oder psychische Erkrankungen stehen einer Inhaftierung nicht ohne weiteres entgegen, sondern erst dann, wenn eine solche aufgrund des Krankheitszustands vollends unzumutbar wird. Die Behörden haben jedoch jederzeit angemessene Haftbedingungen zu gewährleisten (Art. 81 AIG), wobei es sich unter Umständen rechtfertigen kann, die Haft in einer Klinik oder anderen geeigneten Räumlichkeiten zu vollziehen. Hierfür braucht die Haft nicht formell aufgehoben zu werden; eine Verlegung im Rahmen des Haftvollzugs genügt (BGer 2C_444/2023 vom”
La présence d'un laissez‑passer (LP Dublin) ne constitue pas automatiquement un motif de cessation de la détention au sens de l'art. 80a al. 7 LEI. Dans la mesure où cela ressort des décisions, la détention peut rester licite si l'exécution de l'éloignement est juridiquement et en pratique réalisable malgré le LP.
“Sodann hat der Beschwerdeführer im Asylverfahren zwar geäussert, sein Bruder halte sich in der Schweiz auf (vorne E. 5.2). Auch wenn dies zutreffen sollte, stehen die familiären Verhältnisse einer Ausschaffungshaft jedoch nicht entgegen, was der Beschwerdeführer selber nicht bestreitet. Die gemäss den Haftanordnungen vom 25. August und 8. November 2021 vollzogene Haft erweist sich somit insgesamt als verhältnismässig. Die Feststellung des ZMG, dass keine Haftbeendigungsgründe im Sinn von Art. 80a Abs. 7 AIG vorgelegen haben (angefochtener Entscheid S. 8), ist zu Recht unbestritten geblieben. Insbesondere war der Wegweisungsvollzug des Beschwerdeführers, der über ein «Laissez-Passer [LP] Dublin» verfügte (vgl. Haftanordnung vom”
“Auch wenn zutreffen mag, dass der Beschwerdeführer und seine Partnerin seit ihrem Kennenlernen in Griechenland soweit möglich zusammengelebt haben, hat das Bundesverwaltungsgericht bei der Überprüfung des Asylentscheids des SEM erwogen, dass bei ihnen nicht von einer dauerhaften, gelebten Beziehung im Sinn von Art. 8 EMRK ausgegangen werden kann. Es ist weder vorgebracht noch ersichtlich, inwiefern sich an dieser Einschätzung in der Zwischenzeit etwas geändert hätte. In Bezug auf das Ehevorbereitungsverfahren ist zudem festzuhalten, dass ein solches grundsätzlich auch ohne Wohnsitz der betroffenen Personen in der Schweiz möglich ist, weshalb der Beschwerdeführer dieses auch im Ausland abwarten kann (vgl. vorne E. 4.2.3). Die familiären Verhältnisse stehen einer Überstellung demnach nicht entgegen. Auch die zulässige Haftdauer von sechs Wochen ab der Haftanordnung ist nicht überschritten (vgl. Art. 76a Abs. 3 Bst. c AIG). Die Haftanordnung erweist sich somit insgesamt als verhältnismässig. Haftbeendigungsgründe im Sinn von Art. 80a Abs. 7 AIG sind nicht ersichtlich. Insbesondere ist der Vollzug der Wegweisung des Beschwerdeführers, der über ein «Laissez-Passer Dublin» verfügt (vgl. Haftanordnung MIDI vom 29.10.2021, unpag. Haftakten ZMG 21 1266), nicht aus rechtlichen oder tatsächlichen Gründen undurchführbar.”
Référence : LEI art. 80a n. 21 La légalité et la proportionnalité de la détention administrative ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, à la demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire (notamment par le tribunal administratif de première instance). L'examen se déroule par procédure écrite ; la demande peut être présentée à tout moment.
“A______ a requis l’examen de la légalité et de l’adéquation de sa détention administrative, notamment en raison des conditions de détention à Favra. 9. Le 25 mars 2024, le commissaire de police, sur demande du tribunal, a transmis son dossier. 10. Dans le délai imparti, le conseil de M. A______ a présenté des observations. Compte tenu de la détention de 7 semaines demandée au sein de l’établissement de la Favra, son mandant s’opposait à sa détention. En effet, par jugement du 20 avril 2023, le tribunal de céans avait reconnu que les conditions de détention au sein de cet établissement étaient contraires à l’art. 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH - RS 0.101). Faute de solution alternative, il concluait à sa libération immédiate. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 4. En l'espèce, M. A______ a demandé par acte du 22 mars 2024 reçu par le tribunal le 25 mars 2024, que ce dernier contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention.”
“A______ a requis l’examen de la légalité et de l’adéquation de sa détention administrative, notamment en raison des conditions de détention à Favra. 12. Le 25 mars 2024, le commissaire de police, sur demande du tribunal, a transmis son dossier. 13. Dans le délai imparti, le conseil de M. A______ a présenté des observations. Compte tenu de la détention de 7 (recte 6) semaines demandée au sein de l’établissement de la Favra, son mandant s’opposait à sa détention. En effet, par jugement du 20 avril 2023, le tribunal de céans avait reconnu que les conditions de détention au sein de cet établissement étaient contraires à l’art. 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH - RS 0.101). Faute de solution alternative, il concluait à sa libération immédiate. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 4. En l'espèce, M. A______ a demandé par acte du 22 mars 2024 reçu par le tribunal le 25 mars 2024, que ce dernier contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention.”
“A______ était désormais fragrant, les principes de célérité, de nécessité et d’adéquation de la détention n’étant à l’évidence pas respectés. Il persistait donc dans ses conclusions. 11. Par courriel du 18 janvier 2024 à 17h50, l’OCPM a transmis au tribunal copie de la décision de refus de reprise en charge de M. A______ par les autorités espagnoles qui leur avait été envoyée le même jour à 16h06. L’OCPM précisait que la détention administrative satisfaisait aux condition des art. 75 al. 1 let. g et 76 al. 1 let. b ch. 1, 3 et 4 LEI. EN DROIT 1. Le Tribunal administratif de première instance est, de façon générale, compétent pour procéder à l'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention administrative décidée en vue du renvoi (art. 115 al. 2 et 116 al. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d de la loi d'application de la loi fédérale sur les étrangers du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 3. En l'espèce, M. A______ a, sous la plume de son conseil, demandé par acte dûment motivé du 15 janvier 2024 reçu par le tribunal le 16 janvier 2024, que ce dernier contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention.”
“Par courriel du 26 février 2024, faisant suite à une demande de renseignements du tribunal par courriel du même jour, le commissaire de police a expliqué avoir pris contact avec la personne responsable du dossier au SEM qui lui avait indiqué que les autorités espagnoles avaient été contactées en date du 8 février 2024 et bénéficiaient d'un délai de réponse au 8 mars 2024. Le délai d'un mois qui prévalait dans ce cas, conformément à la réglementation DUBLIN, était dû au fait que l'Espagne ne figurait plus dans le relevé EURODAC. C'était l'Allemagne, dans sa réponse négative du 7 février 2024, qui avait désigné l'Espagne comme compétente. 15. Cet échange de courriel a été transmis au conseil de M. A______, pour information. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 4. En l'espèce, M. A______ a dûment requis du tribunal qu'il contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention et a pu exposer ses motifs, par écrit, par l'intermédiaire d'un conseil désigné d'office conformément à la loi.”
“A______, sous la plume de son conseil, a transmis des déterminations le 16 février 2024. Au moment de se rendre en Suisse, il vivait avec sa femme et sa fille à Montpellier, il n’avait eu aucune volonté de s’installer en Suisse. Dès sa sortie de prison, il avait manifesté son intention de se rendre en France : il n’avait dès lors aucunement l’intention de se soustraire à son renvoi. La durée de la détention était disproportionnée puisque les démarches avaient déjà débuté avec les autorités françaises. De plus, elle était illicite car contraire aux art. 76a al. 1 LEI et au Règlement Dublin III. Il concluait à la levée de la détention, subsidiairement à la réduction de sa durée à deux semaines. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 4. En l'espèce, M. A______ a demandé par acte du 13 février 2024 reçu par le tribunal le 16 février 2024, que ce dernier contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention.”
Le contrôle judiciaire en vertu de l'art. 80a LEI porte sur la légalité et la proportionnalité de la privation de liberté. Faute de base légale, l'autorité judiciaire ne peut pas statuer sur une prétention au retour en Suisse.
“Die Vorinstanz hat in Anwendung des massgebenden kantonalen Verfahrensrechts erwogen, dass ein Anspruch auf unentgeltliche Rechtspflege unter den kumulativ zu erfüllenden Voraussetzungen der Bedürftigkeit des Gesuchstellers und der fehlenden Aussichtslosigkeit des Rechtsmittels bestehe (§ 81 Abs. 1 und 2 des Gesetzes [des Kantons Thurgau] vom 23. Februar 1981 über die Verwaltungsrechtspflege [VRG/TG; RB 170.1]; vgl. auch Art. 29 Abs. 3 BV). Sie hat sodann - unter Berücksichtigung der massgebenden bundesgerichtlichen Rechtsprechung (vgl. u.a. BGE 141 III 369 E. 4.1; 128 I 225 E. 2.5.1; Urteile 2C_412/2023 vom 22. Dezember 2023 E. 3.2; 5A_311/2023 vom 6. Juli 2023 E. 3.1) - die Bedürftigkeit des Beschwerdeführers geprüft und verneint. Zudem hat sie festgehalten, dass sich das Rechtsmittel des Beschwerdeführers auch als aussichtslos erweise. Dies, weil das Zwangsmassnahmengericht einzig die Rechtmässigkeit und die Verhältnismässigkeit eines Freiheitsentzugs im Rahmen einer angeordneten Haft nach Art. 80a AIG (SR 142.20) oder eines polizeilichen Gewahrsams nach dem kantonalen Polizeigesetz habe beurteilen können; demgegenüber habe es mangels gesetzlicher Grundlage nicht über einen Rückreiseanspruch des Beschwerdeführers in die Schweiz entscheiden können. Folglich sei es nicht berechtigt gewesen, das Migrationsamt anzuweisen, wie vom Beschwerdeführer beantragt, seine Rückkehr in die Schweiz anzuordnen bzw. durchzuführen. In der Folge hat die Vorinstanz das Gesuch um unentgeltliche Rechtspflege abgewiesen.”
En cas de détention dans le cadre de la procédure Dublin, conformément à l'art. 80a LEI, il n'est pas nécessaire d'entendre au préalable la personne concernée. Il suffit que la personne détenue soit informée immédiatement après l'arrestation des motifs de la détention ainsi que de ses droits.
“August 2021, adressiert an die Kantonspolizei Bern, Ausländer- und Bürgerrechtsdienst (ABD), ordnete das ABEV gegenüber dem Beschwerdeführer die Haft im Rahmen des Dublin-Verfahrens an und beauftragte den ABD, die Überstellung nach Italien «zu organisieren» (Akten MIDI pag. 61 ff., in Haftakten ZMG). Am 29. September 2021 hielt die Kantonspolizei Bern den Beschwerdeführer im Rückkehrzentrum Worb an, gewährte ihm «das rechtliche Gehör betreffend eine allfällige Verhängung eines Einreiseverbots» und verbrachte ihn zunächst auf die Polizeiwache Worb für die «Erledigung der Formalitäten» und anschliessend ins RG Bern (Berichtsrapport vom 29.9.2021 [act. 7C]). Gleichentags wurde ihm die Haftanordnung vom 25. August 2021 ausgehändigt (vgl. Empfangsbestätigung vom 25.8.2021 mit Vermerk «Unterschrift verweigert» [act. 7A]), zusammen mit den Merkblättern «Vollzug von Zwangsmassnahmen im Schweizerischen AIG» und «Dublin-Haft Art. 80a AIG», je in ihm verständlicher Sprache (bei act. 7D; deutsche Version des Merkblatts «Zwangsmassnahmen» act. 7B). Das Merkblatt «Zwangsmassnahmen» enthält unter anderem eigens Hinweise zur Dublin-Haft nach Art. 80a AIG und zum Anspruch auf unentgeltliche Rechtsberatung und ‑vertretung in diesem Verfahren. Das Merkblatt «Dublin-Haft» enthält nochmals spezifisch die Information, als inhaftierte Person unentgeltlich Rechtsberatung und ‑vertretung in Anspruch nehmen zu können. 2.3.2 Entgegen dem Beschwerdeführer (vgl. Eingabe vom 28.12.2021 S. 2 Rz. 3 [act. 10]) setzt der Anspruch auf rechtliches Gehör nicht voraus, dass er vor der Haftanordnung anzuhören ist. Vielmehr genügt es, wenn er nach der Verhaftung sofort über die Gründe der Haft und seine Rechte informiert wird (vgl. vorne E. 2.2; in diesem Sinn auch Stellungnahme des ABEV vom 21.12.2021 S. 1 [act. 7] mit Verweis auf Art. 30 Abs. 2 EG AIG und AsylG). Auf dem ihm ausgehändigten Merkblatt «Zwangsmassnahmen» war (einzig) die «Haftanordnung im Rahmen des Dublin-Verfahrens (Art. 80a Abs. 3 AIG)» angekreuzt. Aufgrund des Ausreisegesprächs Mitte August 2021 war ihm die Möglichkeit der Ausschaffungshaft bekannt, falls er nicht freiwillig nach Italien zurückkehren sollte (vgl.”
Une demande d'aide judiciaire gratuite et de représentation d'office pour une procédure en vertu de l'art. 80a al. 3 LEI peut être rejetée si la requête est manifestement vouée à l'échec; dans un tel cas, il convient d'examiner les chances de succès de la requête en contrôle de la détention et un rejet sans octroi de l'aide judiciaire est possible.
“Wie das Rechtsmittel vor der Vorinstanz ist auch die Verwaltungsgerichtsbeschwerde als von vornherein aussichtslos zu bezeichnen (vgl. vorne E. 5.2 f.). Daran vermag der Umstand nichts zu ändern, dass die Auffassung des Beschwerdeführers, er könne die erstandene Haft auch nach der Haftentlassung jederzeit unter dem Titel der Haftüberprüfung gemäss Art. 80a Abs. 3 AIG auf deren Rechtmässigkeit untersuchen lassen, einen gewissen Begründungsaufwand (namentlich die Auslegung der genannten Bestimmung) nach sich zog. Nachdem der festgestellte Eröffnungsmangel einem rechtzeitigen Haftprüfungsantrag offensichtlich nicht entgegengestanden hätte, bestanden auch im Verfahren vor dem Verwaltungsgericht von Vornherein kaum Erfolgsaussichten, was für den rechtlich vertretenen Beschwerdeführer erkennbar sein musste. Das Gesuch um unentgeltlichen Rechtspflege und Verbeiständung ist somit abzuweisen, ohne dass die Prozessarmut zu prüfen wäre. Angesichts der besonderen Verhältnisse rechtfertigt es sich indes, auf die Erhebung von Verfahrenskosten zu verzichten (Art. 108 Abs. 1 VRPG). Das Gesuch um unentgeltliche Rechtspflege für das verwaltungsgerichtliche Verfahren kann damit soweit die Verfahrenskosten betreffend als gegenstandslos geworden abgeschrieben werden. Demnach entscheidet der Einzelrichter:”
Référence : LEI art. 80a n. 17 Dans le canton de Bâle-Ville, la demande de remise en liberté peut être déposée auprès du Tribunal administratif de Bâle-Ville; l'autorité judiciaire statue sur la demande par procédure écrite dans un délai de huit jours ouvrables.
“Es werden keine Kosten erhoben. Der Entscheid ist A____, alias B____ in einer für ihn verständlichen Sprache durch das Migrationsamt zu eröffnen. Mitteilung an: - A____, alias B____ - Migrationsamt Basel-Stadt - Staatssekretariat für Migration. VERWALTUNGSGERICHT BASEL-STADT Der Einzelrichter für Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht Dr. Peter Bucher Rechtsmittelbelehrung Gegen diesen Entscheid kann unter den Voraussetzungen von Art. 82 ff. des Bundesgerichtsgesetzes (BGG) innert 30 Tagen Beschwerde in öffentlich-rechtlichen Angelegenheiten erhoben werden. Die Beschwerdeschrift ist fristgerecht dem Bundesgericht, 1000 Lausanne 14, einzureichen. Diese ist mit einem Antrag und einer Begründung zu versehen. Die Beschwerde hat keine aufschiebende Wirkung. Die inhaftierte Person kann jederzeit beim Verwaltungsgericht Basel-Stadt, Bäumleingasse 1, 4051 Basel, ein Haftentlassungsgesuch einreichen. Über das Gesuch hat die richterliche Behörde innert acht Arbeitstagen in einem schriftlichen Verfahren zu entscheiden (Art. 80a Abs. 4 AIG). Bestätigung Dieses Urteil wurde A____, alias B____ durch das Migrationsamt in _________________ Sprache eröffnet.”
Dans la procédure Dublin, la détention peut être admissible afin d'assurer le transfert vers l'État Dublin compétent. Quant aux conditions matérielles, il y a lieu de se fonder sur l'art. 76a LEI, en référence à l'art. 28 al. 2 du règlement Dublin III; les règles de procédure sont fixées par l'art. 80a LEI.
“Die Inhaftierung einer Person im Rahmen eines Dublin-Verfahrens ist erlaubt, wenn sie die Sicherstellung des Überstellungsverfahrens in den zuständigen Dublin-Staat bezweckt (vgl. Art. 28 Abs. 2 Dublin-III-Verordnung in Verbindung mit dem Bundesbeschluss vom 26. September 2014 über die Genehmigung und die Umsetzung des Notenaustausches zwischen der Schweiz und der EU betreffend die Übernahme der Verordnung [EU] Nr. 604/2013 zur Festlegung der Kriterien und Verfahren zur Bestimmung des Mitgliedstaats, der für die Prüfung eines Antrags auf internationalen Schutz zuständig ist [AS 2015 1841 ff.]). Die Voraussetzungen dazu bestimmen sich im Rahmen von Art. 28 Dublin-III-Verordnung nach Art. 76a AIG (SR 142.20) sowie - in Bezug auf das Verfahren - nach Art. 80a AIG.”
LEI art. 80a n. 15 Si la demande de réexamen ou de mise en liberté est déposée dans le délai de 96 heures, une audience orale peut, à titre exceptionnel, être ordonnée lorsque, par exemple, cela est nécessaire pour respecter ce délai.
“Der Beurteilte hat sein Gesuch um gerichtliche Überprüfung am 6. März 2025, frühestens zur Festnahmezeit um 15:30 Uhr, eingereicht. Mit dem heutigen Entscheid, der dem Beurteilten, seinem Vertreter und dem Migrationsamt im Anschluss am die mündliche Verhandlung (eine solche wurde ausnahmsweise aufgrund der drängenden Zeit zur Einhaltung der 96-Stunden-Frist angeordnet [vgl. dazu Jucker, a.a.O., Art. 80a N 8]) im Dispositiv ausgehändigt wurde, ist diese Frist gewahrt. Zuständig zur Überprüfung der Haft ist ein Einzelrichter am Appellationsgericht als Verwaltungsgericht (Art. 80a Abs. 3 AIG in Verbindung mit § 2 des Gesetzes über den Vollzug der Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht [SG 122.300]).”
LEI art. 80a n. 14 En cas de défaut d'ouverture de l'ordonnance de détention, le délai pour déposer la requête en réexamen de la détention ne commence à courir qu'à compter de l'ouverture/notification effective de l'ordonnance de détention. Si le délai est ainsi respecté, le tribunal compétent doit entrer en matière sur la requête en réexamen de la détention. Le renvoi de l'affaire peut s'imposer en raison de la nature formelle des règles de procédure violées.
“Juni 2023 eröffnet, begann die zehntägige Frist gemäss dem von der Vorinstanz als sinngemäss anwendbar erachteten Art. 31 Abs. 3 lit. a EG AIG und AsylG am 2. Juni 2023 zu laufen und endete am 12. Juni 2023 (vgl. Art. 41 Abs. 1 und 2 VRPG/BE). Mit der Eingabe vom 7. Juni 2023 wurde diese Frist gewahrt, weshalb das Kantonale Zwangsmassnahmengericht auf den Haftüberprüfungsantrag des Beschwerdeführers hätte eintreten müssen. Die Beschwerde erweist sich damit als begründet. Die Sache ist zu neuem Entscheid an das Kantonale Zwangsmassnahmengericht zurückzuweisen (Art. 107 Abs. 2 BGG), auf dass dieses über die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der vorliegend strittigen Dublin-Haft befinde. Auf die weiteren Rügen des Beschwerdeführers (namentlich Verletzung von Art. 80a Abs. 3 AIG, Art. 5 Ziff. 2 EMRK und Art. 31 Abs. 4 BV) einzugehen, erübrigt sich. Es kann daher insbesondere dahingestellt bleiben, ob die durch die Vorinstanz mittels analoger Anwendung von Art. 31 Abs. 3 lit. a EG AIG und AsylG herbeigeführte zeitliche Beschränkung des in Art. 80a Abs. 3 AIG statuierten Anspruchs inhaftierter Personen auf jederzeitige Haftüberprüfung (vgl. E. 3.7 des angefochtenen Urteils) zulässig war oder nicht. Da der Eröffnungsmangel der Haftanordnung nicht geheilt wurde, erweist sich eine Rückweisung der Sache aufgrund der formellen Natur des verletzten Verfahrensrechts, d.h. ungeachtet der Begründetheit der materiellen Vorbringen des Beschwerdeführers, als sachgerecht (vgl. zur formellen Natur der Verfahrensrechte am [Haupt-]Beispiel des Anspruchs auf rechtliches Gehör statt vieler BGE 148 IV 22 E. 5.5.2; 142 II 218 E. 2.8.1; Urteil 2C_910/2022 vom 8. Januar 2024 E. 3.3.2).”
“Wurde dem Rechtsvertreter des Beschwerdeführers die Haftanordnung vom 13. April 2023 erst am 1. Juni 2023 eröffnet, begann die zehntägige Frist gemäss dem von der Vorinstanz als sinngemäss anwendbar erachteten Art. 31 Abs. 3 lit. a EG AIG und AsylG am 2. Juni 2023 zu laufen und endete am 12. Juni 2023 (vgl. Art. 41 Abs. 1 und 2 VRPG/BE). Mit der Eingabe vom 7. Juni 2023 wurde diese Frist gewahrt, weshalb das Kantonale Zwangsmassnahmengericht auf den Haftüberprüfungsantrag des Beschwerdeführers hätte eintreten müssen. Die Beschwerde erweist sich damit als begründet. Die Sache ist zu neuem Entscheid an das Kantonale Zwangsmassnahmengericht zurückzuweisen (Art. 107 Abs. 2 BGG), auf dass dieses über die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der vorliegend strittigen Dublin-Haft befinde. Auf die weiteren Rügen des Beschwerdeführers (namentlich Verletzung von Art. 80a Abs. 3 AIG, Art. 5 Ziff. 2 EMRK und Art. 31 Abs. 4 BV) einzugehen, erübrigt sich. Es kann daher insbesondere dahingestellt bleiben, ob die durch die Vorinstanz mittels analoger Anwendung von Art. 31 Abs. 3 lit. a EG AIG und AsylG herbeigeführte zeitliche Beschränkung des in Art. 80a Abs. 3 AIG statuierten Anspruchs inhaftierter Personen auf jederzeitige Haftüberprüfung (vgl. E. 3.7 des angefochtenen Urteils) zulässig war oder nicht. Da der Eröffnungsmangel der Haftanordnung nicht geheilt wurde, erweist sich eine Rückweisung der Sache aufgrund der formellen Natur des verletzten Verfahrensrechts, d.h. ungeachtet der Begründetheit der materiellen Vorbringen des Beschwerdeführers, als sachgerecht (vgl. zur formellen Natur der Verfahrensrechte am [Haupt-]Beispiel des Anspruchs auf rechtliches Gehör statt vieler BGE 148 IV 22 E. 5.5.2; 142 II 218 E. 2.8.1; Urteil 2C_910/2022 vom 8. Januar 2024 E. 3.3.2).”
Quand bien même la personne concernée a déjà été libérée ou expulsée, elle peut, en vertu de l'art. 80a al. 3 LEI, demander le contrôle judiciaire de la légalité et de l'adéquation de la détention, pour autant qu'elle allègue de manière étayée (défendable) une violation de la CEDH. Dans de tels cas, la jurisprudence admet l'existence d'un intérêt digne de protection, bien qu'il n'y ait plus de détention actuelle.
“2 CPJA n'est réalisée, la Cour de céans ne peut pas, dans le cas particulier, revoir l'opportunité de la décision querellée; que le recourant fait valoir que c'est à tort que le TMC a considéré que sa demande d'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention au sens de l'art. 80a al. 3 de la loi du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l’intégration (LEI; RS 142.20) est devenue sans objet en raison du fait que son renvoi a été exécuté le 18 janvier 2023 à 8.25 heures; qu'aux termes de l'art. 76a al. 1 LEI, l’autorité compétente peut, afin d’assurer son renvoi dans l’État Dublin responsable, mettre l’étranger en détention sur la base d’une évaluation individuelle lorsque les conditions sont remplies; qu'en outre, selon l'art. 80a al. 1 let. a LEI, la compétence d’ordonner une détention au sens de l’art. 76a LEI ressortit, s’agissant d’une personne qui séjourne dans un centre de la Confédération, au canton qui a été désigné comme compétent pour exécuter le renvoi en vertu de l’art. 46 al. 1bis 3e phrase de la loi du 26 juin 1998 sur l’asile (LAsi; RS 142.31) et, dans les autres cas, au canton sur le territoire duquel se situe le centre; qu'enfin, conformément à l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l’adéquation de la détention sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d’une procédure écrite, cet examen pouvant être demandé à tout moment; que, selon la jurisprudence, l’intérêt digne de protection au sens de l'art. 89 al. 1 let. c LTF est donné dans les causes portant sur une détention en application du droit des étrangers même si le recourant a déjà été libéré au moment de la décision et demande que l'illégalité de la détention soit constatée, à condition qu’il se prévale de manière soutenable (vertretbar) d'une violation de la CEDH. Il s'agit en effet de garantir de cette manière un recours effectif au sens de l’art. 13 CEDH et d'assurer que le grief de violation de la CEDH soit d’abord examiné par le Tribunal fédéral avant de faire le cas échéant l’objet d’une procédure par-devant la Cour européenne des droits de l’homme. Dans de tels cas, contrairement aux règles générales, l’intérêt digne de protection ne doit donc plus être actuel pour que le Tribunal fédéral entre en matière sur le recours (ATF 142 I 135 consid.”
“13 CEDH et d'assurer que le grief de violation de la CEDH soit d’abord examiné par le Tribunal fédéral avant de faire le cas échéant l’objet d’une procédure par-devant la Cour européenne des droits de l’homme. Dans de tels cas, contrairement aux règles générales, l’intérêt digne de protection ne doit donc plus être actuel pour que le Tribunal fédéral entre en matière sur le recours (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 portant précisément sur une détention dans le cadre de la procédure Dublin; cf. ég. arrêt TF 2C_599/2020 du 24 novembre 2020 consid. 3.2 et les références); que cette jurisprudence, rendue en lien avec l'intérêt digne de protection au sens de l'art. 89 al. 1 let. c LTF, s'applique mutatis mutandis et a fortiori aux procédures précédant le recours au Tribunal fédéral, soit en particulier à la procédure par-devant le TMC; qu'en l'espèce, le simple fait que le recourant a été libéré et renvoyé dans l'Etat Dublin responsable ne rendait par conséquent pas d'emblée sans objet sa demande d'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention au sens de l'art. 80a al. 3 LEI; qu'en outre, dans sa demande, le recourant se prévalait d'une violation de l'art. 5 CEDH qui protège le droit à la liberté et à la sûreté (ch. 7 de la demande); que, selon la jurisprudence précitée, rendue dans un cas similaire, le TMC, saisi après l'exécution du renvoi, ne pouvait partant pas refuser d'entrer en matière sur la demande expresse d'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention; que le recours doit ainsi être admis et la cause renvoyée à l'autorité intimée pour qu'elle entre en matière sur la demande du 18 janvier 2023; qu'en ce qui concerne la requête d'assistance judiciaire, rejetée par le TMC au motif que la demande d'examen était dénuée de chances de succès, il convient de relever que les personnes détenues qui requièrent l'examen de la légalité de la détention peuvent, si elles sont indigentes, prétendre à l'assistance judiciaire et à la désignation d'un défenseur d'office, indépendamment des chances de succès de leur cause (ATF 143 II 361 consid. 3.2); que le TMC devait par conséquent se limiter à examiner l'indigence du recourant et, cas échéant, lui accorder l'assistance judiciaire totale et lui désigner un défenseur d'office; que le recours doit ainsi être admis sur ce point aussi et la cause renvoyée à l'autorité intimée pour qu'elle statue sur la requête d'assistance judiciaire du 18 janvier 2023; que l'autorité intimée qui succombe est exonérée des frais de procédure (art.”
Le contrôle de la détention en vertu de l'art. 80a LEI s'effectue dans la procédure Dublin par voie écrite et uniquement sur demande de la personne concernée. L'art. 80a LEI ne prévoit, contrairement à l'art. 80 LEI, aucun délai légal de traitement.
“Der Beschwerdeführer bringt vor, dass die Haftüberprüfung der Vorinstanz nicht innert der Frist von 96 Stunden nach Einreichung des Gesuchs erledigt wor- den und damit Art. 80 Abs. 2 AIG verletzt sei. Seiner Meinung nach ist diese Be- stimmung auch auf die Haftüberprüfung im Dublin-Verfahren nach Art. 80a AIG anwendbar. Der in der früheren Fassung von Art. 80a AIG enthaltene Verweis auf Art. 109 AsylG sei per 1. März 2019 gestrichen worden. Daher finde die Recht- sprechung des Bundesgerichts (BGE 142 I 135), welches für die Haftüberprüfung im Dublin-Verfahren eine längere Frist für zulässig erachtete, keine Anwendung mehr. Es sei daher angezeigt, auch hierfür die in Art. 80 Abs. 2 AIG statuierte Frist von 96 Stunden heranzuziehen, zumal es sich um die allgemeine Regelung zur Haftüberprüfung handle (act. A.1, N 11 ff.). Dieser Argumentation kann nicht gefolgt werden. Art. 80a AIG sieht im Gegensatz zu Art. 80 AIG keine gesetzliche Behandlungsfrist vor. Sowohl die Lehre (Martin Businger, Ausländerrechtliche Haft, Zürich 2015, S. 229 ff .; Andreas Zünd, in: Spescha et al. [Hrsg.], Kommentar Migrationsrecht, 5. Aufl., Zürich 2019, N 1 zu Art. 80a AIG) wie auch die Rechtsprechung (BGE 142 I 135 E. 3) sehen den Grund für die unterschiedliche Regelung darin, dass die Haftüberprüfung nach Art. 80 AIG von Amtes wegen in einem mündlichen Verfahren erfolgt, während die Überprüfung nach Dublin-Verfahren lediglich auf Antrag der betroffenen Person hin und in einem schriftlichen Verfahren geschieht.”
Dans le dossier présent, l'information relative à la possibilité, prévue à l'art. 80a al. 3 LEI, de demander à tout moment un réexamen de la détention a été fournie dans une langue compréhensible pour la personne détenue (dari).
“Aus den Akten ergibt sich, dass die vom 13. April 2023 datierende Haftanordnung dem Beschwerdeführer am 1. Mai 2023 eröffnet und er in einer ihm verständlichen Sprache (Dari) über seine Rechte informiert wurde. Die Hafteröffnung enthält namentlich den Hinweis auf die Möglichkeit gemäss Art. 80a Abs. 3 AIG, jederzeit eine Überprüfung der Haft zu beantragen (vgl. Vorakten MIDI [act. 7A] S. 272 f.). Auf der Empfangsbestätigung sowie auf dem Informationsblatt ist vermerkt, dass der Beschwerdeführer seine Unterschrift jeweils verweigert hat. Daraus ist jedoch nicht zu folgern, die Haft sei nicht oder nur mangelhaft eröffnet worden. Im Gegenteil ist aufgrund der Akten davon auszugehen, dass die Haft dem Beschwerdeführer eröffnet und in einer ihm verständlichen Sprache erläutert wurde. Dass er über die Anfechtungsmöglichkeit informiert wurde, ergibt sich auch aus den im vorinstanzlichen Verfahren eingereichten medizinischen Unterlagen: Gemäss dem Dokument «Verlauf Medizin» erfolgte im Rahmen des «Eintrittsgesprächs» vom 1. Mai 2023 auf der geschlossenen Station «Etoine» eine Rechtsmittelbelehrung (vgl. unpag. Vorakten ZMG [act. 2A]). Am 1. Mai 2023 wurde dem Beschwerdeführer ausserdem das rechtliche Gehör zur Wegweisung und zu einem Einreiseverbot gewährt (vgl. Vorakten MIDI [act. 7A] S.”
Pour l'ordonnance de la détention prévue à l'art. 76a LEI, les cantons sont compétents (art. 80a al. 1 LEI). L'existence d'un risque important de fuite doit être appréciée et motivée au cas par cas; il faut également indiquer pourquoi aucune mesure moins contraignante ne suffit et pourquoi la détention est, dans son ensemble, proportionnée.
“Die Schweiz hat die Dublin-III-Haftregeln in Art. 76a (materielles Recht) bzw. Art. 80a (Verfahren) AIG umgesetzt. Die Gründe für die Annahme einer erheblichen Fluchtgefahr im Sinne von Art. 28 Abs. 2 Dublin-III-Verordnung sind in Art. 76a Abs. 2 AIG gesetzlich umschrieben (Art. 76a Abs. 2 lit. a-j AIG); diese Aufzählung ist abschliessend (BGE 142 I 135 E. 4.1 mit Hinweisen; Urteil 2C_199/2018 vom 9. Juli 2018 E. 4.1). Zur Anordnung von Haft gestützt auf Art. 76a AIG sind die Kantone zuständig (Art. 80a Abs. 1 AIG). Die Anzeichen dafür, dass eine erhebliche Fluchtgefahr besteht, dürfen nicht nur gestützt auf die gesetzlichen Haftgründe vermutet, sondern müssen im Einzelfall geprüft und begründet werden (Art. 28 Abs. 2 Dublin-III-Verordnung; vgl. CHATTON/MERZ, in: Code annoté de droit des migrations, Nguyen/Amarelle [Hrsg.], 2017, N. 14 ff. zu Art. 76a AIG). In gleicher Weise zu prüfen und zu begründen ist, ob nicht bereits eine weniger einschneidende Massnahme hinreichend wirksam wäre (Art. 76a Abs. 1 lit. c AIG) und die Festhaltung sich insgesamt als verhältnismässig erweist (Art. 5 Abs. 2 und Art. 36 Abs. 2 und Abs. 3 BV; Art. 76a Abs. 1 lit. b AIG). Die Haft muss aufgrund sämtlicher Umstände geeignet und erforderlich sein, um die Überstellung an den zuständigen Dublin-Staat sicherzustellen; zudem hat sie in einem sachgerechten und zumutbaren Verhältnis zum angestrebten Zweck zu stehen (BGE 142 I 135 E. 4.1 mit Hinweisen). Die Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Haft wird auf Antrag der inhaftierten Person in einem schriftlichen Verfahren überprüft; diese Überprüfung kann jederzeit beantragt werden (Art.”
Lors de l'examen de l'ordonnance, du maintien et de la levée de la détention en vertu de l'art. 80a al. 8 LEI, le principe de proportionnalité doit être respecté. L'autorité doit vérifier si des mesures efficaces, moins contraignantes, seules ou combinées, suffisent (p. ex. assignation du lieu de résidence, interdictions d'accès à certaines régions, obligations de se présenter, dépôt de garanties ou remise de documents de voyage), comme le mentionne la jurisprudence.
“b et c LEI, la détention doit être proportionnée et, en quelque sorte comme élément de l’examen de la proportionnalité, il ne doit pas y avoir d’autres mesures moins coercitives qui puissent être appliquées de manière efficace, point également retenu explicitement à l’art. 28 par. 2 du Règlement Dublin III. Alors que jusqu’à présent le droit national et son application ne donnaient que peu d’importance à ce point, les autorités devront dans le cas de l’art. 76a LEI envisager d’autant plus des mesures plus légères, respectivement moins contraignantes. Entrent en ligne de compte comme mesures uniques ou combinées entre elles, l’assignation d’un lieu de résidence, l’interdiction de pénétrer dans une région déterminée (cf. art. 74 LEI), l’obligation de se présenter régulièrement à l’autorité, fournir des sûretés financières appropriées ou déposer ses documents de voyage (cf. art. 64e LEI). A l’examen de l’ensemble des circonstances s’ajouteront notamment aussi les éléments mentionnés à l’art. 80a al. 8 LEI, à savoir la situation familiale de la personne détenue et les conditions d’exécution de la détention (Chatton/Merz, Code annoté de droit des migrations, vol. II : Loi sur les étrangers, Berne 2017, n. 16 ad art. 76a LEI).”
“b et c LEI, la détention doit être proportionnée et, en quelque sorte comme élément de l’examen de la proportionnalité, il ne doit pas y avoir d’autres mesures moins coercitives qui puissent être appliquées de manière efficace, point également retenu explicitement à l’art. 28 par. 2 du Règlement Dublin III. Alors que jusqu’à présent le droit national et son application ne donnaient que peu d’importance à ce point, les autorités devront dans le cas de l’art. 76a LEI envisager d’autant plus des mesures plus légères, respectivement moins contraignantes. Entrent en ligne de compte comme mesures uniques ou combinées entre elles, l’assignation d’un lieu de résidence, l’interdiction de pénétrer dans une région déterminée (cf. art. 74 LEI), l’obligation de se présenter régulièrement à l’autorité, fournir des sûretés financières appropriées ou déposer ses documents de voyage (cf. art. 64e LEI). A l’examen de l’ensemble des circonstances s’ajouteront notamment aussi les éléments mentionnés à l’art. 80a al. 8 LEI, à savoir la situation familiale de la personne détenue et les conditions d’exécution de la détention (Chatton/Merz, Code annoté de droit des migrations, vol. II : Loi sur les étrangers, Berne 2017, n. 16 ad art. 76a LEI). 2.2 En l’espèce, le recourant ne conteste plus que son délai de transfert en France a été prolongé de douze mois à compter du 8 juillet 2021, soit à l’échéance du délai de six mois après l’acceptation de reprise en charge par la France (cf. art. 29 Règlement Dublin III). Il ne conteste plus non plus que la condition posée par l’art. 76a al. 1 let. a LEI – à savoir que des éléments concrets font craindre que l’étranger n’entende se soustraire au renvoi – est réalisée. En revanche, il fait valoir que l’autorité intimée n’a pas examiné si une mesure moins coercitive que la détention administrative était applicable dans son cas, comme par exemple l’obligation de se présenter en un lieu déterminé, éventuellement sous la menace d’une sanction, de sorte que l’ordre de détention du 3 mai 2022 violerait le principe de proportionnalité.”
La demande de réexamen peut être présentée à tout moment par la personne détenue ; la procédure se déroule par écrit. Les représentants judiciaires ou les défenseurs peuvent faire valoir la demande de réexamen au nom de la personne détenue par des écritures ou par une requête écrite.
“Par courriel du 26 février 2024, faisant suite à une demande de renseignements du tribunal par courriel du même jour, le commissaire de police a expliqué avoir pris contact avec la personne responsable du dossier au SEM qui lui avait indiqué que les autorités espagnoles avaient été contactées en date du 8 février 2024 et bénéficiaient d'un délai de réponse au 8 mars 2024. Le délai d'un mois qui prévalait dans ce cas, conformément à la réglementation DUBLIN, était dû au fait que l'Espagne ne figurait plus dans le relevé EURODAC. C'était l'Allemagne, dans sa réponse négative du 7 février 2024, qui avait désigné l'Espagne comme compétente. 15. Cet échange de courriel a été transmis au conseil de M. A______, pour information. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 4. En l'espèce, M. A______ a dûment requis du tribunal qu'il contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention et a pu exposer ses motifs, par écrit, par l'intermédiaire d'un conseil désigné d'office conformément à la loi.”
“A______ était désormais fragrant, les principes de célérité, de nécessité et d’adéquation de la détention n’étant à l’évidence pas respectés. Il persistait donc dans ses conclusions. 11. Par courriel du 18 janvier 2024 à 17h50, l’OCPM a transmis au tribunal copie de la décision de refus de reprise en charge de M. A______ par les autorités espagnoles qui leur avait été envoyée le même jour à 16h06. L’OCPM précisait que la détention administrative satisfaisait aux condition des art. 75 al. 1 let. g et 76 al. 1 let. b ch. 1, 3 et 4 LEI. EN DROIT 1. Le Tribunal administratif de première instance est, de façon générale, compétent pour procéder à l'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention administrative décidée en vue du renvoi (art. 115 al. 2 et 116 al. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d de la loi d'application de la loi fédérale sur les étrangers du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 3. En l'espèce, M. A______ a, sous la plume de son conseil, demandé par acte dûment motivé du 15 janvier 2024 reçu par le tribunal le 16 janvier 2024, que ce dernier contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention.”
“On en voulait pour preuve qu'il avait quitté le canton de Genève pour le canton de Vaud lorsqu'on lui avait notifié l'interdiction de pénétrer sur le territoire genevois pour douze mois. Il avait pris conscience qu'il ne pouvait pas déposer une demande d'asile et acceptait maintenant de se rendre en Autriche. Il souhaitait néanmoins s'y rendre par ses propres moyens et récupérer au préalable des affaires dans le canton de Vaud. Il n'existait donc aucun élément concret faisant craindre qu'il entendait se soustraire à son renvoi. Le principe de proportionnalité n'était pas respecté car il remplissait les conditions d'une assignation à résidence, laquelle devait être ordonnée en lieu et place de sa détention administrative. EN DROIT 1. Le Tribunal administratif de première instance (ci-après le tribunal) est compétent pour examiner les demandes de levée de détention faites par l'étranger (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. g de la loi d'application de la loi fédérale sur les étrangers du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen peut être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019 ; JTAPI/720/2018 du 27 août 2018 ; JTAPI/13172018 du 13 février 2018 ; cf. aussi ATA/557/2017 du 16 mai 2017). 4. En l'espèce, M. A______ a dûment requis du tribunal qu'il contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention. 5. Le tribunal peut confirmer, réformer ou annuler la décision du commissaire de police ; le cas échéant, il ordonne la mise en liberté de l'étranger (cf.”
“A______ entendait se soustraire à son renvoi, d’autant qu’il s’était montré coopératif, notamment en contactant le Consulat égyptien le 7 écoulé afin d’accélérer la procédure d’octroi de ses documents de voyage. Il était pleinement conscient qu’il ne devait plus revenir en Suisse avec laquelle il n’avait aucune attache. Si l’OCPM avait d’emblée initié la procédure de retour dans le pays d’origine au lieu de viser une procédure Dublin, l’intéressé aurait pu gagner une dizaine de jours sur son départ. M. A______ souhaitait une aide financière pour ses médicaments, ainsi que pour développer son projet de boulangerie en Egypte. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l’art. 8 al. 3 LaLEtr, les ordres de mise en détention du commissaire de police sont transmis sans délai au tribunal pour contrôle de la légalité et de l’adéquation de la détention. 3. L’art. 80a al. 3 LEI qui traite de l’examen de la légalité et de l’adéquation de la mise en détention Dublin et non d’une demande de mise en liberté, ne fixe pas de délai maximum précis à l’intérieur duquel l’autorité judiciaire saisie doit avoir statué, étant entendu que l’art. 80 LEI (décision et examen de la détention sous 96 heures dès la mise en détention) cède la place au nouvel art. 80a LEI (décision et examen de la détention dans le cadre de la procédure Dublin), lorsque sont en cause le règlement Dublin III et l’art. 76a LEI (TF 2C_207/2016 du 2 mai 2016, consi. 3.3 ; ATA/907/2015, consid. 7). 4. Le tribunal statue ce jour dans la cause A/2603/2024, respectant le délai de nonante-six heures prévu par les art. 80 al. 2 LEI et 9 al. 3 LaLEtr, la détention administrative de M. A______ ayant concrètement débuté le 12 août 2024 à 16h45, comme l’indique le procès-verbal d’audition (cf. à cet égard arrêts du Tribunal fédéral 2C_618/2011 du 1er septembre 2011 consid. 2 ; 2C_206/2009 du 29 avril 2009 consid.”
Dans les dossiers présentés, des fiches d'information («Exécution des mesures coercitives» et «Détention au titre de Dublin — art. 80a LEI») ont été remises au détenu dans une langue compréhensible, qui indiquent expressément que les personnes détenues peuvent bénéficier, dans le cadre de cette procédure, d'une assistance et d'une représentation juridiques gratuites.
“August 2021, adressiert an die Kantonspolizei Bern, Ausländer- und Bürgerrechtsdienst (ABD), ordnete das ABEV gegenüber dem Beschwerdeführer die Haft im Rahmen des Dublin-Verfahrens an und beauftragte den ABD, die Überstellung nach Italien «zu organisieren» (Akten MIDI pag. 61 ff., in Haftakten ZMG). Am 29. September 2021 hielt die Kantonspolizei Bern den Beschwerdeführer im Rückkehrzentrum Worb an, gewährte ihm «das rechtliche Gehör betreffend eine allfällige Verhängung eines Einreiseverbots» und verbrachte ihn zunächst auf die Polizeiwache Worb für die «Erledigung der Formalitäten» und anschliessend ins RG Bern (Berichtsrapport vom 29.9.2021 [act. 7C]). Gleichentags wurde ihm die Haftanordnung vom 25. August 2021 ausgehändigt (vgl. Empfangsbestätigung vom 25.8.2021 mit Vermerk «Unterschrift verweigert» [act. 7A]), zusammen mit den Merkblättern «Vollzug von Zwangsmassnahmen im Schweizerischen AIG» und «Dublin-Haft Art. 80a AIG», je in ihm verständlicher Sprache (bei act. 7D; deutsche Version des Merkblatts «Zwangsmassnahmen» act. 7B). Das Merkblatt «Zwangsmassnahmen» enthält unter anderem eigens Hinweise zur Dublin-Haft nach Art. 80a AIG und zum Anspruch auf unentgeltliche Rechtsberatung und ‑vertretung in diesem Verfahren. Das Merkblatt «Dublin-Haft» enthält nochmals spezifisch die Information, als inhaftierte Person unentgeltlich Rechtsberatung und ‑vertretung in Anspruch nehmen zu können. 2.3.2 Entgegen dem Beschwerdeführer (vgl. Eingabe vom 28.12.2021 S. 2 Rz. 3 [act. 10]) setzt der Anspruch auf rechtliches Gehör nicht voraus, dass er vor der Haftanordnung anzuhören ist. Vielmehr genügt es, wenn er nach der Verhaftung sofort über die Gründe der Haft und seine Rechte informiert wird (vgl. vorne E. 2.2; in diesem Sinn auch Stellungnahme des ABEV vom 21.12.2021 S. 1 [act. 7] mit Verweis auf Art. 30 Abs. 2 EG AIG und AsylG). Auf dem ihm ausgehändigten Merkblatt «Zwangsmassnahmen» war (einzig) die «Haftanordnung im Rahmen des Dublin-Verfahrens (Art. 80a Abs. 3 AIG)» angekreuzt. Aufgrund des Ausreisegesprächs Mitte August 2021 war ihm die Möglichkeit der Ausschaffungshaft bekannt, falls er nicht freiwillig nach Italien zurückkehren sollte (vgl.”
“mit Vermerk «Unterschrift verweigert» [act. 7A]), zusammen mit den Merkblättern «Vollzug von Zwangsmassnahmen im Schweizerischen AIG» und «Dublin-Haft Art. 80a AIG», je in ihm verständlicher Sprache (bei act. 7D; deutsche Version des Merkblatts «Zwangsmassnahmen» act. 7B). Das Merkblatt «Zwangsmassnahmen» enthält unter anderem eigens Hinweise zur Dublin-Haft nach Art. 80a AIG und zum Anspruch auf unentgeltliche Rechtsberatung und ‑vertretung in diesem Verfahren. Das Merkblatt «Dublin-Haft» enthält nochmals spezifisch die Information, als inhaftierte Person unentgeltlich Rechtsberatung und ‑vertretung in Anspruch nehmen zu können.”
“3 Zur Haftanordnung vom 25. August 2021 ergibt sich Folgendes: 2.3.1 Mit Schreiben vom 25. August 2021, adressiert an die Kantonspolizei Bern, Ausländer- und Bürgerrechtsdienst (ABD), ordnete das ABEV gegenüber dem Beschwerdeführer die Haft im Rahmen des Dublin-Verfahrens an und beauftragte den ABD, die Überstellung nach Italien «zu organisieren» (Akten MIDI pag. 61 ff., in Haftakten ZMG). Am 29. September 2021 hielt die Kantonspolizei Bern den Beschwerdeführer im Rückkehrzentrum Worb an, gewährte ihm «das rechtliche Gehör betreffend eine allfällige Verhängung eines Einreiseverbots» und verbrachte ihn zunächst auf die Polizeiwache Worb für die «Erledigung der Formalitäten» und anschliessend ins RG Bern (Berichtsrapport vom 29.9.2021 [act. 7C]). Gleichentags wurde ihm die Haftanordnung vom 25. August 2021 ausgehändigt (vgl. Empfangsbestätigung vom 25.8.2021 mit Vermerk «Unterschrift verweigert» [act. 7A]), zusammen mit den Merkblättern «Vollzug von Zwangsmassnahmen im Schweizerischen AIG» und «Dublin-Haft Art. 80a AIG», je in ihm verständlicher Sprache (bei act. 7D; deutsche Version des Merkblatts «Zwangsmassnahmen» act. 7B). Das Merkblatt «Zwangsmassnahmen» enthält unter anderem eigens Hinweise zur Dublin-Haft nach Art. 80a AIG und zum Anspruch auf unentgeltliche Rechtsberatung und ‑vertretung in diesem Verfahren. Das Merkblatt «Dublin-Haft» enthält nochmals spezifisch die Information, als inhaftierte Person unentgeltlich Rechtsberatung und ‑vertretung in Anspruch nehmen zu können. 2.3.2 Entgegen dem Beschwerdeführer (vgl. Eingabe vom 28.12.2021 S. 2 Rz. 3 [act. 10]) setzt der Anspruch auf rechtliches Gehör nicht voraus, dass er vor der Haftanordnung anzuhören ist. Vielmehr genügt es, wenn er nach der Verhaftung sofort über die Gründe der Haft und seine Rechte informiert wird (vgl. vorne E. 2.2; in diesem Sinn auch Stellungnahme des ABEV vom 21.12.2021 S. 1 [act. 7] mit Verweis auf Art. 30 Abs. 2 EG AIG und AsylG). Auf dem ihm ausgehändigten Merkblatt «Zwangsmassnahmen» war (einzig) die «Haftanordnung im Rahmen des Dublin-Verfahrens (Art.”
Référence : LEI art. 80a ch. 6 Même si une requête en constatation de l'illégalité de la détention est pendante, la détention peut se poursuivre en vue d'un renvoi Dublin. Si le renvoi est exécuté avant qu'une décision ne soit réputée intervenue, la requête en constatation devient sans objet.
“Die Ausschaffungshaft im Rahmen des Dublin-Verfahrens erweist sich nach dem Gesagten als rechtmässig und angemessen. Der Vollzug der Wegweisung ist sowohl in rechtlicher wie auch tatsächlicher Hinsicht durchführbar. Das Gesuch um Haftentlassung ist demzufolge abzuweisen (Art. 80a Abs. 7 lit. a AIG). Das Eventualbegehren auf Feststellung der Rechtswidrigkeit der Inhaftierung, das der Beurteilte für den Fall gestellt hat, dass er im Zeitpunkt der Entscheidfassung bereits zurückgeführt sein sollte (dazu Stellungnahme, Ziff. 9), wird gegenstandslos, nachdem das vorliegende Urteil noch vor der Überstellung nach Bulgarien ergeht.”
Référence : LEI art. 80a ch. 5 Ponctualité en cas de détention très brève : une demande déposée en lien temporel immédiat avec l'ordonnance de détention, au sens de l'art. 80a al. 3 LEI, est considérée comme déposée en temps utile et doit être examinée au fond. Les demandes d'examen présentées après la fin de la détention ne sont admises qu'à titre exceptionnel, notamment lorsqu'il existe un intérêt digne de protection à obtenir une constatation ou lorsque sont soulevés des griefs suffisamment étayés fondés sur l'art. 5 CEDH.
“Davon zu unterscheiden ist die Möglichkeit, eine bereits angefochtene Haft nach deren Beendigung trotz Wegfalls des aktuellen und praktischen Interesses noch überprüfen zu lassen, soweit ausreichend begründet und in vertretbarer Weise («griefs défendables») eine Verletzung von Garantien der EMRK gerügt wird oder ein fortbestehendes Feststellungsinteresse an der Beantwortung einer Frage besteht, die sich jederzeit unter gleichen oder ähnlichen Umständen wieder stellen und die wegen der Dauer des Verfahrens kaum je rechtzeitig einer endgültigen Beurteilung zugeführt werden kann (vgl. hierzu BVR 2018 S. 310 E. 7.3; Michael Pflüger, in Herzog/Daum [Hrsg.], Kommentar zum bernischen VRPG, 2. Aufl. 2020, Art. 79 N. 2 i.V.m. Art. 65 N. 21; sowie statt vieler BGE 147 II 49 E. 1.2.1; E. 3.7 hiernach). Für das Anheben einer Überprüfung der Rechtmässigkeit des staatlichen Handelns erst nach Beendigung der Ausschaffungshaft bzw. die Frage einer staatlichen Haftung für allfälligen widerrechtlich verursachten Schaden besteht die Möglichkeit, ein Staatshaftungsgesuch einzureichen (vgl. Art. 5 Ziff. 5 EMRK, Art. 71 Abs. 1 der Verfassung des Kantons Bern [KV; BSG 101.1], Art. 100 ff. des Personalgesetzes vom 16. September 2004 [PG; BSG 153.01]; zur Unterscheidung zwischen Haftprüfungs- und Haftentschädigungsverfahren im Strafprozessrecht vgl. BGE 146 I 115 [BGer 1B_111/2020 vom 31.3.2020] nicht publ. E. 1; BGer 2C_696/2020 vom 23.12.2021 E. 1.3.4.2, 1B_618/2019 vom 20.1.2020 E. 1; je mit weiteren Hinweisen). 3.7 Zusammenfassend ergibt die Auslegung von Art. 80a Abs. 3 AIG, dass eine Überprüfung von Rechtmässigkeit und Angemessenheit der Dublin-Haft nach der genannten Bestimmung jederzeit beantragt werden kann, solange die betroffene Person sich in Haft befindet. Die Auffassung des Beschwerdeführers, er könne auch nach der Beendigung der Haft diese noch jederzeit richterlich überprüfen lassen, erweist sich damit als unzutreffend. Im Folgenden ist darum zu prüfen, ob der Beschwerdeführer rechtzeitig um Überprüfung der Dublin-Haft ersucht hat. Nachdem er am 1. Mai 2023 in der UPD inhaftiert wurde, erfolgte am 3. Mai 2023 seine Ausschaffung nach Bulgarien. Aufgrund der sehr kurzen Haftdauer rechtfertigt es sich, für die Frage der Rechtzeitigkeit nicht streng auf den Zeitpunkt der Beendigung der Haft abzustellen, zumal die Überprüfung einer Zwangsmassnahme nicht dadurch vereitelt werden sollte, dass diese nur von kurzer Dauer ist. Ein in unmittelbarem zeitlichen Zusammenhang mit der Haftanordnung eingereichter Antrag um Haftüberprüfung hätte daher noch als rechtzeitig zu gelten und müsste vom ZMG materiell behandelt werden.”
“13 CEDH et d'assurer que le grief de violation de la CEDH soit d’abord examiné par le Tribunal fédéral avant de faire le cas échéant l’objet d’une procédure par-devant la Cour européenne des droits de l’homme. Dans de tels cas, contrairement aux règles générales, l’intérêt digne de protection ne doit donc plus être actuel pour que le Tribunal fédéral entre en matière sur le recours (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 portant précisément sur une détention dans le cadre de la procédure Dublin; cf. ég. arrêt TF 2C_599/2020 du 24 novembre 2020 consid. 3.2 et les références); que cette jurisprudence, rendue en lien avec l'intérêt digne de protection au sens de l'art. 89 al. 1 let. c LTF, s'applique mutatis mutandis et a fortiori aux procédures précédant le recours au Tribunal fédéral, soit en particulier à la procédure par-devant le TMC; qu'en l'espèce, le simple fait que le recourant a été libéré et renvoyé dans l'Etat Dublin responsable ne rendait par conséquent pas d'emblée sans objet sa demande d'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention au sens de l'art. 80a al. 3 LEI; qu'en outre, dans sa demande, le recourant se prévalait d'une violation de l'art. 5 CEDH qui protège le droit à la liberté et à la sûreté (ch. 7 de la demande); que, selon la jurisprudence précitée, rendue dans un cas similaire, le TMC, saisi après l'exécution du renvoi, ne pouvait partant pas refuser d'entrer en matière sur la demande expresse d'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention; que le recours doit ainsi être admis et la cause renvoyée à l'autorité intimée pour qu'elle entre en matière sur la demande du 18 janvier 2023; qu'en ce qui concerne la requête d'assistance judiciaire, rejetée par le TMC au motif que la demande d'examen était dénuée de chances de succès, il convient de relever que les personnes détenues qui requièrent l'examen de la légalité de la détention peuvent, si elles sont indigentes, prétendre à l'assistance judiciaire et à la désignation d'un défenseur d'office, indépendamment des chances de succès de leur cause (ATF 143 II 361 consid. 3.2); que le TMC devait par conséquent se limiter à examiner l'indigence du recourant et, cas échéant, lui accorder l'assistance judiciaire totale et lui désigner un défenseur d'office; que le recours doit ainsi être admis sur ce point aussi et la cause renvoyée à l'autorité intimée pour qu'elle statue sur la requête d'assistance judiciaire du 18 janvier 2023; que l'autorité intimée qui succombe est exonérée des frais de procédure (art.”
LEI art. 80a ch. 4 L'autorité administrative doit, d'office et en permanence, vérifier si les conditions de détention sont toujours remplies. Si ces conditions cessent d'être réunies, l'autorité doit d'office lever la détention ou libérer la personne détenue.
“Dès l’accord de réadmission donné par les autorités de l’Etat Dublin responsable, la détention prévue par l’art. 76a al. 3 let. a LEI passe directement dans la phase de procédure visée par l’art. 76a al. 3 let. c LEI, qui concerne le transfert proprement dit dans l’Etat Dublin responsable et prévoit une durée de détention maximale de six semaines. Il convient à cet égard de préciser que le fait de passer d'une phase à l'autre de la procédure de renvoi Dublin, au sens des let. a à c de l'art. 76a al. 3 LEI, ne semble pas donner lieu à des ordres de détention successifs ou à des demandes de prolongation de la détention, dès lors que l'examen d'une telle détention peut être requis à tout moment (art. 80a al. 3 LEI) et la libération sollicitée en tout temps (art. 80a al. 4 LEI). C'est donc l'autorité administrative qui doit d'office et constamment vérifier que les conditions de la détention administrative sont encore remplies, et, à défaut, lever la détention de son propre mouvement (Gregor CHATTON/Laurent MERZ, op. cit., n° 26 ad art. 80a LEI, p. 901). 17. En l’espèce, M. A______ qui n'est pas au bénéfice d'une autorisation de courte durée, de séjour ou d'établissement, a notamment été condamné pour vol, au sens de l'art. 139 ch. 1 CP, soit une infraction qui constitue un crime selon l'art. 10 al. 2 CP. Par ailleurs, l'intéressé a violé à plusieurs reprises l'interdiction qui lui avait été faite par le commissaire de police de pénétrer dans le canton de Genève, raison pour laquelle il a également été condamné pour infraction à l'art. 119 al. 1 LEI. Au vu du comportement adopté jusqu'ici par l’intéressé - étant souligné qu'il a été condamné quatre fois en l'espace de deux mois -, il y a tout lieu de considérer qu'il n'a aucune intention de se plier aux décisions des autorités ni de collaborer avec ces dernières dans le cadre de son refoulement. Il existe ainsi des éléments concrets faisant craindre que, s'il était laissé en liberté, il se soustrairait à son renvoi de Suisse, laquelle mesure ne pourrait être mise en œuvre par les services concernés, faute de pouvoir localiser l'intéressé en temps utile.”
“Dès l’accord de réadmission donné par les autorités de l’Etat Dublin responsable, la détention prévue par l’art. 76a al. 3 let. a LEI passe directement dans la phase de procédure visée par l’art. 76a al. 3 let. c LEI, qui concerne le transfert proprement dit dans l’Etat Dublin responsable et prévoit une durée de détention maximale de six semaines. Il convient à cet égard de préciser que le fait de passer d'une phase à l'autre de la procédure de renvoi Dublin, au sens des let. a à c de l'art. 76a al. 3 LEI, ne semble pas donner lieu à des ordres de détention successifs ou à des demandes de prolongation de la détention, dès lors que l'examen d'une telle détention peut être requis à tout moment (art. 80a al. 3 LEI) et la libération sollicitée en tout temps (art. 80a al. 4 LEI). C'est donc l'autorité administrative qui doit d'office et constamment vérifier que les conditions de la détention administrative sont encore remplies, et, à défaut, lever la détention de son propre mouvement (Gregor CHATTON/Laurent MERZ, op. cit., n° 26 ad art. 80a LEI, p. 901). 17. En l’espèce, M. A______ qui n'est pas au bénéfice d'une autorisation de courte durée, de séjour ou d'établissement, a notamment été condamné pour vol, au sens de l'art. 139 ch. 1 CP, soit une infraction qui constitue un crime selon l'art. 10 al. 2 CP. Par ailleurs, l'intéressé a violé à plusieurs reprises l'interdiction qui lui avait été faite par le commissaire de police de pénétrer dans le canton de Genève, raison pour laquelle il a également été condamné pour infraction à l'art. 119 al. 1 LEI. Au vu du comportement adopté jusqu'ici par l’intéressé - étant souligné qu'il a été condamné quatre fois en l'espace de deux mois -, il y a tout lieu de considérer qu'il n'a aucune intention de se plier aux décisions des autorités ni de collaborer avec ces dernières dans le cadre de son refoulement. Il existe ainsi des éléments concrets faisant craindre que, s'il était laissé en liberté, il se soustrairait à son renvoi de Suisse, laquelle mesure ne pourrait être mise en œuvre par les services concernés, faute de pouvoir localiser l'intéressé en temps utile.”
“Dès l’accord de réadmission donné par les autorités de l’Etat Dublin responsable, la détention prévue par l’art. 76a al. 3 let. a LEI passe directement dans la phase de procédure visée par l’art. 76a al. 3 let. c LEI, qui concerne le transfert proprement dit dans l’Etat Dublin responsable et prévoit une durée de détention maximale de six semaines. Il convient à cet égard de préciser que le fait de passer d'une phase à l'autre de la procédure de renvoi Dublin, au sens des let. a à c de l'art. 76a al. 3 LEI, ne semble pas donner lieu à des ordres de détention successifs ou à des demandes de prolongation de la détention, dès lors que l'examen d'une telle détention peut être requis à tout moment (art. 80a al. 3 LEI) et la libération sollicitée en tout temps (art. 80a al. 4 LEI). C'est donc l'autorité administrative qui doit d'office et constamment vérifier que les conditions de la détention administrative sont encore remplies, et, à défaut, lever la détention de son propre mouvement (Gregor CHATTON/Laurent MERZ, op. cit., n° 26 ad art. 80a LEI, p. 901). 17. En l’espèce, M. A______ qui n'est pas au bénéfice d'une autorisation de courte durée, de séjour ou d'établissement, a notamment été condamné pour vol, au sens de l'art. 139 ch. 1 CP, soit une infraction qui constitue un crime selon l'art. 10 al. 2 CP. Par ailleurs, l'intéressé a violé à plusieurs reprises l'interdiction qui lui avait été faite par le commissaire de police de pénétrer dans le canton de Genève, raison pour laquelle il a également été condamné pour infraction à l'art. 119 al. 1 LEI. Au vu du comportement adopté jusqu'ici par l’intéressé - étant souligné qu'il a été condamné quatre fois en l'espace de deux mois -, il y a tout lieu de considérer qu'il n'a aucune intention de se plier aux décisions des autorités ni de collaborer avec ces dernières dans le cadre de son refoulement. Il existe ainsi des éléments concrets faisant craindre que, s'il était laissé en liberté, il se soustrairait à son renvoi de Suisse, laquelle mesure ne pourrait être mise en œuvre par les services concernés, faute de pouvoir localiser l'intéressé en temps utile.”
Dans les cas évoqués, aucun motif de cessation de la détention au sens de l’art. 80a al. 7 LEI n’apparaît ; les ordonnances de détention ont été jugées, dans l’ensemble, proportionnées.
“Die Haftanordnung erweist sich somit insgesamt als verhältnismässig. Haftbeendigungsgründe im Sinn von Art. 80a Abs. 7 AIG sind nicht ersichtlich. Der Antrag, es sei die Rechtswidrigkeit der Haft – insbesondere wegen fehlender Hafterstehungsfähigkeit – festzustellen, erweist sich als unbegründet.”
“Schliesslich verfügt der Beschwerdeführer in der Schweiz nicht über Familienangehörige (vgl. Protokoll der Erstbefragung UMA vom 9.4.2021, Ziff. 3.02, act. 6A Beilage 4). Die familiären Verhältnisse stehen einer Ausschaffung demnach nicht entgegen, was der Beschwerdeführer selber nicht bestreitet. Auch die zulässige Haftdauer von sechs Wochen ab der Haftanordnung ist nicht überschritten (vgl. Art. 76a Abs. 3 Bst. c AIG; vorne E. 3.4). Die Haftanordnung erweist sich somit insgesamt als verhältnismässig. Haftbeendigungsgründe im Sinn von Art. 80a Abs. 7 AIG sind nicht ersichtlich. Insbesondere ist der Vollzug der Wegweisung des Beschwerdeführers, der über ein «Laissez-Passer Dublin» verfügt (vgl. Haftanordnung vom 22.11.2021, unpag. Haftakten ZMG 21 1323), nicht aus rechtlichen oder tatsächlichen Gründen undurchführbar.”
“Auch wenn zutreffen mag, dass der Beschwerdeführer und seine Partnerin seit ihrem Kennenlernen in Griechenland soweit möglich zusammengelebt haben, hat das Bundesverwaltungsgericht bei der Überprüfung des Asylentscheids des SEM erwogen, dass bei ihnen nicht von einer dauerhaften, gelebten Beziehung im Sinn von Art. 8 EMRK ausgegangen werden kann. Es ist weder vorgebracht noch ersichtlich, inwiefern sich an dieser Einschätzung in der Zwischenzeit etwas geändert hätte. In Bezug auf das Ehevorbereitungsverfahren ist zudem festzuhalten, dass ein solches grundsätzlich auch ohne Wohnsitz der betroffenen Personen in der Schweiz möglich ist, weshalb der Beschwerdeführer dieses auch im Ausland abwarten kann (vgl. vorne E. 4.2.3). Die familiären Verhältnisse stehen einer Überstellung demnach nicht entgegen. Auch die zulässige Haftdauer von sechs Wochen ab der Haftanordnung ist nicht überschritten (vgl. Art. 76a Abs. 3 Bst. c AIG). Die Haftanordnung erweist sich somit insgesamt als verhältnismässig. Haftbeendigungsgründe im Sinn von Art. 80a Abs. 7 AIG sind nicht ersichtlich. Insbesondere ist der Vollzug der Wegweisung des Beschwerdeführers, der über ein «Laissez-Passer Dublin» verfügt (vgl. Haftanordnung MIDI vom 29.10.2021, unpag. Haftakten ZMG 21 1266), nicht aus rechtlichen oder tatsächlichen Gründen undurchführbar.”
“S. 2, unpag. Haftakten ZMG 21 1322). Die familiären Verhältnisse stehen einer Ausschaffung demnach nicht entgegen, was der Beschwerdeführer selber nicht bestreitet. Auch die zulässige Haftdauer von sechs Wochen ab der Haftanordnung ist nicht überschritten (vgl. Art. 76a Abs. 3 Bst. c AIG). Die Haftanordnung erweist sich somit insgesamt als verhältnismässig. Haftbeendigungsgründe im Sinn von Art. 80a Abs. 7 AIG sind nicht ersichtlich. Insbesondere ist der Vollzug der Wegweisung des Beschwerdeführers, der über ein «Laissez-Passer Dublin» verfügt (vgl. Haftanordnung vom 1.11.2021, unpag. Haftakten ZMG 21 1322), nicht aus rechtlichen oder tatsächlichen Gründen undurchführbar.”
L'art. 80a al. 3 LEI doit être compris comme une disposition spéciale par rapport à l'art. 80 al. 2 LEI : en cas de détention dans le cadre de la procédure Dublin, la norme ne prévoit pas une révision judiciaire obligatoire au plus tard après 96 heures. La personne détenue n'a, en revanche, que le droit de demander à une autorité judiciaire qu'elle vérifie la légalité et l'adéquation de la détention ; le terme «à tout moment» employé par la loi doit, selon le libellé et le but de la disposition, être interprété comme signifiant qu'une telle demande peut être présentée à tout moment pendant la durée effective de la détention.
“Diese Auslegung scheint zutreffend insbesondere auch mit Blick auf den Zweck der Norm und deren Bedeutung im Kontext mit der weiteren Regelung der Ausschaffungshaft und des Dublin-Verfahrens. Art. 80a Abs. 3 AIG stellt eine Spezialbestimmung zur Regelung gemäss Art. 80 Abs. 2 AIG dar, wonach Rechtmässigkeit und Angemessenheit der ordentlichen Ausschaffungshaft spätestens nach 96 Stunden durch eine richterliche Behörde zu überprüfen sind. Eine Überprüfung ist bei der Haft im Rahmen des Dublin-Verfahrens also nicht zwingend vorgesehen, sondern es besteht bloss die Möglichkeit, eine solche zu beantragen. Der Rechtsschutz geht bei der Dublin-Haft mithin weniger weit; die obligatorische Haftüberprüfung wird durch ein Antragsrecht der inhaftierten Person ersetzt. Eine zeitlich unbegrenzte Ausdehnung des eigens zu beantragenden Rechtsschutzes kann bei diesen Gegebenheiten nicht Sinn und Zweck der Regelung entsprechen. Vielmehr erscheint es stimmig, dass der Begriff «jederzeit» in Art. 80a Abs. 3 AIG klarstellt, dass die Überprüfung der Dublin-Haft zwar beantragt werden muss, dies aber während der Haft unabhängig von Rechtsmittelfristen und allfälligen Sperrfristen (vgl. Art. 80 Abs. 5 AIG) jederzeit geschehen kann.”
“Bereits der Wortlaut von Art. 80a Abs. 3 AIG legt ein anderes Verständnis der Regelung nahe als der Beschwerdeführer meint: Zwar enthält die Formulierung des zweiten Satzes mit dem Begriff «jederzeit» («à tout moment»; «in ogni tempo») keine zeitliche Begrenzung der statuierten Möglichkeit, eine Überprüfung zu beantragen. Gleichzeitig ist im ersten Satz aber von einem Antrag «der inhaftierten Person» («de la personne détenue»; «dello straniero incarcerato») die Rede, was impliziert, dass Personen gemeint sind, denen im Moment der Antragstellung tatsächlich die Freiheit entzogen ist. Umgekehrt bedeutet dies, dass eine Person, die nicht mehr inhaftiert ist, grundsätzlich keinen Antrag auf Überprüfung mehr stellen kann. Der zweite Satz der Bestimmung ist also im Licht des ersten und als Ergänzung zu diesem zu lesen: «Diese Überprüfung» – also die von der inhaftierten Person beantragte – kann jederzeit verlangt werden («Cet examen»; «Tale esame»). Die grammatikalische Auslegung legt damit nahe, dass der Begriff «jederzeit» eingeschränkt auf den Zeitraum der tatsächlichen Haft zu verstehen ist.”
“4 EMRK] das Recht, an einen Richter zu gelangen, der rasch-möglichst über die Rechtmässigkeit und die Verhältnismässigkeit der Haft zu entscheiden hat. Neu wird deshalb vorgesehen, dass […] die neue Ausschaffungshaft in der Empfangsstelle nach Artikel 13b Absatz 1 Buchstabe d des Bundesgesetzes vom 26. März 1931 über Aufenthalt und Niederlassung der Ausländer jederzeit – mithin bis zum Vollzug der rechtskräftigen Wegweisungsverfügung – bei der [Asylrekurskommission] angefochten werden kann.» Gemäss der bundesrätlichen Botschaft meint «jederzeit» also «jederzeit bis zum Vollzug der rechtskräftigen Wegweisungsverfügung», mithin jederzeit bis zur Beendigung der Zwangsmassnahme. Im Falle einer Ausschaffungshaft bedeutet dies, dass die Anfechtung gemäss aArt. 108 Abs. 4 AsylG bis zum Vollzug der Ausschaffung und damit bis zum Ende der Ausschaffungshaft erfolgen konnte. Da die hier interessierende Formulierung in Art. 80a Abs. 3 AIG aus aArt. 80 Abs. 2bis des Gesetzes übernommen und diese Bestimmung in Anlehnung an aArt. 108 Abs. 4 AsylG erlassen wurde, liegt nahe, dass auch Art. 80a Abs. 3 AIG die Möglichkeit der Anfechtung auf den Zeitraum der Haft beschränken will (vgl. hierzu Chatton/Merz, in: Nguyen/Amarelle [Hrsg.], Code annoté de droit des migrations, Volume II, Loi sur les étrangers [LEtr], 2017, Art. 80a N. 11 mit Hinweisen). 3.5 Diese Auslegung scheint zutreffend insbesondere auch mit Blick auf den Zweck der Norm und deren Bedeutung im Kontext mit der weiteren Regelung der Ausschaffungshaft und des Dublin-Verfahrens. Art. 80a Abs. 3 AIG stellt eine Spezialbestimmung zur Regelung gemäss Art. 80 Abs. 2 AIG dar, wonach Rechtmässigkeit und Angemessenheit der ordentlichen Ausschaffungshaft spätestens nach 96 Stunden durch eine richterliche Behörde zu überprüfen sind. Eine Überprüfung ist bei der Haft im Rahmen des Dublin-Verfahrens also nicht zwingend vorgesehen, sondern es besteht bloss die Möglichkeit, eine solche zu beantragen. Der Rechtsschutz geht bei der Dublin-Haft mithin weniger weit; die obligatorische Haftüberprüfung wird durch ein Antragsrecht der inhaftierten Person ersetzt.”
La compétence judiciaire pour l'examen de la détention au sens de l'art. 80a al. 3 LEI a été confirmée et appliquée dans la pratique; les décisions indiquent l'existence de possibilités de recours ou d'appel auprès des instances cantonales.
“Dans ses déterminations du 5 mars 2024, le SPOP a conclu au rejet du recours déposé par P.________. Il a relevé que le prénommé était sans domicile connu, qu’il avait disparu du centre de Boudry entre les 26 janvier et 7 février 2024, malgré une assignation à résidence, que par déclaration signée le 22 février 2024, il avait exprimé sa volonté de rentrer en Algérie, qu’il ne disposait pas d’un document de voyage valable et qu’aucun élément au dossier ne permettait d’établir qu’il avait effectué les démarches nécessaires pour l’obtenir, soulignant que les retours en Algérie n’étaient pas réalisables en l’absence dudit document, et qu’enfin, l’intéressé s’opposait clairement à son transfert en Allemagne, pays Dublin responsable. Le 6 mars 2024, P.________ a déposé des déterminations. En droit : 1. 1.1 Le Tribunal des mesures de contrainte statue sur la légalité et l’adéquation de la détention administrative conformément à l’art. 80a al. 3 LEI (art. 16a al. 2 LVLEI [Loi d'application dans le Canton de Vaud de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration du 18 décembre 2007 ; BLV 142.11]). Les décisions prononcées par le Tribunal des mesures de contrainte peuvent faire l’objet d’un recours auprès du Tribunal cantonal (art. 30 al. 1 LVLEI), soit auprès de la Chambre des recours pénale (art. 26 al. 1 ROTC [Règlement organique du Tribunal cantonal du 13 novembre 2007 ; BLV 173.31.1]), dans les dix jours dès la notification de la décision attaquée. L’acte de recours est signé et sommairement motivé (art. 30 al. 2 LVLEI). La procédure est régie par l'art. 31 LVLEI, qui renvoie pour le surplus aux dispositions de la LPA-VD (Loi sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 ; BLV 173.36). 1.2 En l’occurrence, déposé en temps utile et auprès de l’autorité compétente, par une personne placée en détention administrative, qui a un intérêt digne de protection à la modification de l’ordonnance querellée, le recours est recevable.”
“Par courriel du 26 février 2024, faisant suite à une demande de renseignements du tribunal par courriel du même jour, le commissaire de police a expliqué avoir pris contact avec la personne responsable du dossier au SEM qui lui avait indiqué que les autorités espagnoles avaient été contactées en date du 8 février 2024 et bénéficiaient d'un délai de réponse au 8 mars 2024. Le délai d'un mois qui prévalait dans ce cas, conformément à la réglementation DUBLIN, était dû au fait que l'Espagne ne figurait plus dans le relevé EURODAC. C'était l'Allemagne, dans sa réponse négative du 7 février 2024, qui avait désigné l'Espagne comme compétente. 15. Cet échange de courriel a été transmis au conseil de M. A______, pour information. EN DROIT 1. Le tribunal est compétent pour examiner d’office la légalité et l’adéquation de la détention administrative (art. 115 al. 1 et 116 al. 1 de la loi sur l’organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d LaLEtr). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. 3. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 4. En l'espèce, M. A______ a dûment requis du tribunal qu'il contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention et a pu exposer ses motifs, par écrit, par l'intermédiaire d'un conseil désigné d'office conformément à la loi.”
“A______ était désormais fragrant, les principes de célérité, de nécessité et d’adéquation de la détention n’étant à l’évidence pas respectés. Il persistait donc dans ses conclusions. 11. Par courriel du 18 janvier 2024 à 17h50, l’OCPM a transmis au tribunal copie de la décision de refus de reprise en charge de M. A______ par les autorités espagnoles qui leur avait été envoyée le même jour à 16h06. L’OCPM précisait que la détention administrative satisfaisait aux condition des art. 75 al. 1 let. g et 76 al. 1 let. b ch. 1, 3 et 4 LEI. EN DROIT 1. Le Tribunal administratif de première instance est, de façon générale, compétent pour procéder à l'examen de la légalité et de l'adéquation de la détention administrative décidée en vue du renvoi (art. 115 al. 2 et 116 al. 1 de la loi sur l'organisation judiciaire du 26 septembre 2010 - LOJ - E 2 05 ; art. 7 al. 4 let. d de la loi d'application de la loi fédérale sur les étrangers du 16 juin 1988 - LaLEtr - F 2 10). 2. Selon l'art. 80a al. 3 LEI, la légalité et l'adéquation de la détention ordonnée dans le cadre d'une procédure Dublin sont examinées, sur demande de la personne détenue, par une autorité judiciaire au terme d'une procédure écrite. Cet examen pouvant être demandé à tout moment. La LaLEtr, qui n'a pas été mise en jour suite à l'adoption et l'entrée en vigueur des art. 76a et 80a LEI, ne définit pas la compétence et ne détermine pas la procédure applicable dans les cas de figure envisagés par ces dispositions. Il ne fait néanmoins pas de doute que la compétence du tribunal est donnée s'agissant des demandes formées par les personnes détenues sur la base de l'art. 76a LEI (cf. not. JTAPI/817/2021 du 20 août 2021 confirmé par ATA/903/2021 du 3 septembre 2021; JTAPI/1004/2020 du 19 novembre 2020 confirmé par ATA/1252/2020 du 8 décembre 2020 ; JTAPI/803/2019 du 6 septembre 2019). 3. En l'espèce, M. A______ a, sous la plume de son conseil, demandé par acte dûment motivé du 15 janvier 2024 reçu par le tribunal le 16 janvier 2024, que ce dernier contrôle la légalité et l'adéquation de sa détention.”