È punito con una pena detentiva da uno a dieci anni chiunque intenzionalmente:
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Die Praxis geht davon aus, dass bei der Übertragung einer Krankheit, die eine lebenslange Behandlung mit physischen und psychischen Nebenwirkungen nach sich zieht (z. B. HIV), die dadurch hervorgerufene Beeinträchtigung der Integrität in einem mit einer Einwirkung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB vergleichbaren Ausmass liegen kann.
“Nachdem feststeht, dass der Beschuldigte seit dem Jahre 2010 HIV-positiv ist und mit der Privatklägerin seit November 2017 regelmässig ungeschützten Geschlechtsverkehr hatte, ist der objektive Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB angesichts der vorzitierten Rechtsprechung des Bundesgerichts grundsätzlich erfüllt. Zwar ist aufgrund der Entwicklungen in der Behandlung der Krankheit heute nicht mehr von einem mutmasslich tödlichen Verlauf auszugehen, weshalb die Anklage im entsprechenden Passus (vgl. Urk. 13 S. 4: "für gewöhnlich tödlich verlaufenden Krankheit") zu relativieren ist. Allerdings geht die Praxis zu Recht davon aus, dass im Falle einer Erkrankung die Notwendigkeit einer lebenslänglichen Behandlung mit den damit einhergehenden physischen und psychischen Nebenwirkungen die Integrität einer Person in vergleichbaren Ausmass verletzt wie eine Einwirkung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB (vgl. dazu BGE 141 IV 97, E. 2.4.1.).”
Bei dauerhaftem oder erst später auftretendem Schaden (z. B. post‑infektiöse Riechstörungen oder andere Nebenwirkungen) kann das Fehlen eines hinreichend belegten natürlichen und adäquaten Kausalzusammenhangs mit der ursprünglich beanstandeten Behandlung dazu führen, dass die Voraussetzungen der schwereren Tatbestände von Art. 122 StGB nicht erfüllt sind; in solchen Fällen bleibt allenfalls die Qualifikation als einfache Körperverletzung gerechtfertigt.
“Si l'existence d'une parosmie et d'une anosmie a été confirmée par le Pr N______, ce dernier a uniquement indiqué qu'elles étaient probablement post-infectieuses, ce qui est insuffisant pour retenir l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate avec les interventions de B______. Ce constat vaut également pour les acouphènes, dont le MP a été informé en 2018 par l'appelante. Quant au grave mal-être psychologique, associé à un état dépressif et d'épuisement, décrit dans l'acte d'accusation, il apparaît qu'il existe à tout le moins depuis l'ouverture du dossier AI de l'appelante et s'était notablement aggravé avec le temps, ce qui a d'ailleurs justifié l'octroi d'une rente entière d'invalidité en mars 2013. Il n'est dès lors pas possible d'en imputer l'existence aux interventions des mis en cause, lesquelles n'étaient en toute hypothèse pas propres à entraîner un tel état. Le limage des dents a quant à lui été effectué par le Dr L______, et non par l'un des deux intimés. Dans ces conditions, la qualification de lésions corporelles simples retenue par le premier juge doit être approuvée, les effets secondaires résiduels décrits ne revêtant à l'évidence pas une gravité comparable aux atteintes prévues par les deux premières hypothèses de l'art. 122 CP, mais se rapprochent au contraire de cas dans lesquels le Tribunal fédéral a exclu ce cas de figure (cf. arrêt 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 notamment). La plainte ayant été déposée largement plus de trois mois après la connaissance des lésions et de leurs auteurs (cf. supra ch. 4.2.1.in fine), force est de constater que le délai prévu par l'art. 31 CP n'a pas été respecté. S'agissant d'un empêchement définitif de procéder, c'est donc à juste titre que le TP a classé la procédure, tant s'agissant des faits retenus à charge de D______ que de ceux imputés à B______. L'appel sera par conséquent rejeté, sans qu'il soit besoin d'examiner la question de savoir si leurs actes ont été conformes ou non aux règles de l'art. 5. Le rejet de l'appel scelle le sort des prétentions en indemnisation formulées par l'appelante. 6. L'appelante, qui succombe, supportera les frais de la procédure envers l'État, comprenant un émolument d'arrêt de CHF 2'000.- (art. 428 al. 1 CPP et art. 14 let. e du règlement fixant le tarif des frais en matière pénale [RTFMP]).”
Fehlt der Nachweis der subjektiven Tatseite (insbesondere dolus eventualis), ist Art. 122 Abs. 1 StGB nicht erfüllt; in diesem Fall ist eine niedrigere Qualifikation (z. B. qualifizierte einfache Körperverletzung) zu prüfen.
“En outre, ce n’est pas un éventuel geste de défense de sa part qui aurait jugulé l’impact de l’assaut, par exemple, puisque la victime a déclaré ne pas avoir vu le couteau avant de recevoir les coups (jugement, p. 16, déjà citée). Au vu de ces faits, le « mobile futile l’ayant amené à agir » retenu par les premiers juges pour fonder la qualification des actes incriminés (jugement, p. 33) est pertinent en ce qui concerne l’appréciation de la culpabilité du prévenu mais ne permet pas de se prononcer sur la volonté de l’auteur au moment des faits. De même, retenir qu’ « en frappant à deux reprises avec un couteau à bout pointu dont la lame fait plus de dix centimètres sa victime dans la région épigastrique, il ne pouvait échapper à M.________ qu’il pouvait provoquer des lésions mettant la vie de B.________ en danger au vu du nombre important d’organes vitaux se trouvant dans cette région » n’implique pas que l’auteur se serait accommodé avec conscience et volonté du résultat sous la forme de lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 al. 1 CP, même si, se pliant à l’évidence, l’appelant a admis qu’il était dangereux de frapper quelqu’un au niveau de l’abdomen avec un couteau. Aucun élément au dossier ne permet de retenir que l’appelant se serait réellement accommodé de lésions corporelles graves. Les éléments constitutifs de la tentative (par dol éventuel) de lésions corporelles graves ne sont ainsi pas réunis. 5. Cela étant, les blessures infligées n’en sont pas moins significatives et leur gravité excède à l’évidence les voies de fait (cf. l’art. 126 CP). A défaut de mise en danger de la vie de la victime, respectivement de mutilation ou d’atteinte permanente, à savoir durable et non limitée dans le temps, qui aurait été portée au plaignant, c’est donc la qualification de lésions corporelles simples qualifiées qui doit être retenue. Comme le demande l’appelant, la déclaration de culpabilité doit être modifiée dans ce sens. L’appel doit donc être admis dans cette mesure. 6. Quant à l’appréciation de la culpabilité de l’auteur à l’aune de l’art.”
“Il n'est ainsi pas nécessaire que l'auteur ait souhaité la mort de la victime, ni que la vie de celle-ci ait été concrètement mise en danger, ni même qu'elle ait été blessée pour qu'une tentative d'homicide soit retenue dans la mesure où la condition subjective de l'infraction est remplie (arrêt du Tribunal fédéral 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.2 s.). La nature de la lésion subie par la victime et sa qualification d'un point de vue objectif est sans pertinence pour juger si l'auteur s'est rendu coupable de tentative de meurtre (ATF 137 IV 113 consid. 1.4.2 p. 115 s. ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.5). L'auteur ne peut ainsi valablement contester la réalisation d'une tentative de meurtre au motif que la victime n'a subi que des lésions corporelles simples. Il importe cependant que les coups portés aient objectivement exposé la victime à un risque de mort (arrêt du Tribunal fédéral 6B_86/2019 du 8 février 2019 consid. 2.1 et les références citées). 2.5. L'art. 122 al. 1 CP réprime celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger. La distinction entre une tentative d’homicide (art. 22 et 111 CP) et des lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 CP (réalisées ou tentées) tient essentiellement à l’intention de l’auteur. Si celle-ci englobe, même au titre du dol éventuel, le décès de la victime, les faits doivent être qualifiés de tentative de meurtre. 2.6.1. En l’espèce, l’appelant persiste à contester toute implication dans les faits reprochés, tandis que la victime le désigne comme son agresseur. Les déclarations de la partie plaignante sont claires, constantes et singulièrement mesurées, alors que les explications de l’appelant sont au mieux hésitantes au début de la procédure avant de devenir confuses, étant souligné qu’il n’a pas d’emblée nié les faits, ce qui paraît très surprenant pour une personne innocente, même s’il ne les a pas non plus admis. Il n’a par la suite fourni quasiment aucune explication sur les faits eux-mêmes, se contentant de nier et persistant à dire n’avoir rien vu.”
Bei Verurteilungen, in denen Art. 122 StGB zusammen mit weiteren Straftatbeständen festgestellt wird, rechnen die Gerichte die Straffolgen zusammen (Asperation/Addition). Art. 122 kann so als Strafgrundlage in eine mehrjährige Gesamtfreiheitsstrafe eingehen oder zu einer Zusatz- bzw. Teilfreiheitsstrafe führen.
“La peine privative de liberté peut être fixée ainsi : - peine de base pour l’infraction au sens de l’art. 122 CP : 660 jours - aggravation pour l’infraction au sens de l’art. 285 CP : + 60 jours - aggravation pour l’infraction au sens de l’art. 123 al. 2 CP : +75 jours - aggravation pour l’infraction au sens de l’art. 183 CP : + 200 jours Soit au total 995 jours”
“4 CP, le juge peut prononcer, en plus d’une peine avec sursis, une amende conformément à l’art. 106 CP. La combinaison de peines prévue par l'art. 42 al. 4 CP se justifie lorsque le sursis peut être octroyé mais que, pour des motifs de prévention spéciale, une sanction ferme accompagnant la sanction avec sursis paraît mieux à même d'amener l'auteur à s'amender. Elle doit contribuer, dans l'optique de la prévention tant générale que spéciale, à renforcer le potentiel coercitif de la peine avec sursis. Cette forme d'admonestation adressée au condamné doit attirer son attention sur le sérieux de la situation en le sensibilisant à ce qui l'attend s'il ne s'amende pas (ATF 134 IV 60 consid. 7.3.1). La combinaison prévue à l’art. 42 al. 4 CP constitue ainsi un « sursis qualitativement partiel » (ATF 134 IV I consid. 4.5.2). Sauf disposition contraire de la loi, le montant maximum de l’amende est de 10'000 fr. (at. 106 al. 1 CP). 7.3 Les lésions corporelles graves étaient passibles, selon l’art. 122 CP dans sa teneur au moment des faits, d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Il y a par ailleurs un concours d’infractions avec les menaces et le vol, commis à la même occasion, et une diffamation commise peu après, dans le cadre du même litige. Cette dernière infraction n’est passible, elle, que d’une peine pécuniaire. Le tribunal de police a considéré que la culpabilité de la prévenue était importante, qu’elle s’en était prise à l’intégrité corporelle de la plaignante, que son comportement en procédure était également un élément à charge car elle n’avait eu aucun scrupule à nier l’évidence et à se victimiser, rejetant la faute sur sa victime. Elle n’avait pas pris conscience de ses actes ni présenté des excuses ou regrets. Il n’y avait aucun élément à décharge. Le tribunal a estimé que les lésions corporelles valaient 120 jours-amende, à aggraver de 15 jours pour les menaces et de 15 jours pour le vol. La prévenue a fait preuve de sauvagerie et de cruauté.”
“Zusammengefasst wird die vorinstanzliche Strafe für die rechtskräftigen, nicht angefochtenen Schuldsprüche der versuchten schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB, des Diebstahls gemäss Art. 139 Ziff. 1 StGB, der mehrfachen Sachbeschädigung gemäss Art. 144 Abs. 1 StGB, des Hausfriedensbruchs gemäss Art. 186 StGB und der Übertretung gegen Art. 19a Ziff. 1 StGB bestätigt, womit eine Freiheitsstrafe von 8 Monaten als teil- weise Zusatzstrafe zum Urteil des Kantonsgerichts von Graubünden und eine Busse von CHF”
Bei Schusswaffentaten kann das Tatverschulden trotz Schussverletzungen im unteren Drittel des Strafrahmens anzusiedeln sein, wenn das Ausmass der physischen Verletzungsfolgen im Vergleich zu den denkbaren Verletzungen nicht besonders gravierend ist. Tatbezogene Umstände sind bei der Strafzumessung zu berücksichtigen; der Einsatz der Schusswaffe und mehrmaliges Schiessen sind dabei als erschwerend zu würdigen.
“In Bezug auf die schwere Körperverletzung, deren Strafrahmen gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB eine Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren vorsieht, ist das Tatverschulden in vollumfänglicher Übernahme der vorinstanzlichen Erwägungen (siehe hierzu angefochtenes Urteil, S. 33) noch im untersten Drittel anzusiedeln: In objektiver Hinsicht ist das Ausmass der physischen Verletzungsfolgen im Vergleich zu den im Rahmen dieses Straftatbestandes denkbaren Verletzungen nicht besonders gravierend. Auch wenn B____ (sel.) seine berufliche Tätigkeit infolge mangelnder Schmerzkontrolle und Taubheitsgefühl v.a. im Bereich des linken Unterschenkels und Fusses bis zu seinem Ableben nicht ausüben konnte, war er nach erfolgter Rekonvaleszenz dennoch in der Lage, wenn auch verbunden mit Schmerzen und Ermüdungserscheinungen, beinahe normal zu gehen. Allerdings ist in Bezug auf das Tatvorgehen erschwerend zu berücksichtigen, dass der Berufungskläger die Verletzungen mit einer Schusswaffe beigebracht und er ebenfalls nicht nur einmal, sondern obgleich er ihn beim ersten Mal schon getroffen hatte auch noch ein zweites Mal geschossen hat.”
Bei Art. 122 Abs. 2 ist gefordert, dass die Beeinträchtigung permanent zu verstehen ist – das heisst dauerhaft und nicht zeitlich begrenzt. Es genügt eine dauerhafte Funktionsminderung oder -störung; es ist hingegen nicht erforderlich, dass der Zustand definitiv unheilbar ist oder dass der Verletzten jede Aussicht auf Genesung genommen ist.
“1 La plaignante conteste tout d’abord la qualification de lésions corporelles simples au lieu de la qualification de lésions corporelles graves. 4.2 D'après l'art. 122 CP, commet une lésion corporelle grave et est puni d'une peine privative de liberté de dix ans au plus ou d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins quiconque, intentionnellement : blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1) ; mutile le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ; fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1 ; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid.”
“D’après l’art. 122 CP, commet une lésion corporelle grave et sera puni d’une peine privative de liberté d’un à dix ans quiconque, intentionnellement : blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1) ; mutile le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente (al. 2) ; fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l’auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d’une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d’ordre physique ou psychique. L’atteinte doit être permanente, c’est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n’est en revanche pas nécessaire que l’état soit définitivement incurable et que la victime n’ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1 ; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l’art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L’alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d’arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid.”
“122 CP celui qui aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, celui qui aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente, ou celui qui aura fait subir à une personne toute autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé physique, et sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Sur le plan objectif, l’art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, ainsi qu’un lien de causalité entre ces deux éléments (Rémy, in : Macaluso/ Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017, nn. 2-3 ad art. 122 CP). L’art. 122 CP, qui définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l’auteur provoque des lésions graves à la victime (Ibidem). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l’auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente (art. 122 al. 2 CP). Dans tous les cas, la loi vise une diminution ou une perte d’une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d’ordre physique ou psychique. L’atteinte doit être permanente, c’est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n’est en revanche pas nécessaire que l’état soit définitivement incurable et que la victime n’ait aucun espoir de récupération (TF 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.1.2 ; TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l’art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L’alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d’arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid.”
Die objektive Tatschwere ist durch eine Gesamtwürdigung zu bestimmen. Massgeblich sind u. a. das Ausmass der erlittenen Leiden, die Komplexität und Dauer der medizinischen Behandlung, die Dauer der Heilung bzw. der Arbeitsunfähigkeit, etwaige psychische Folgen sowie die Auswirkung auf die Lebensqualität. Mehrere weniger schwere Beeinträchtigungen können zusammen eine schwere Verletzung ergeben. Art und Intensität der Gewalteinwirkung (z. B. Angriffe auf Kopf/Hals, Stiche, Tritte, Einsatz von Stichwaffen) sind ebenfalls zu berücksichtigen und können das Verschulden erhöhen.
“1) ; mutile le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ; fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1 ; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (TF 6B_422/2019 précité consid.”
“Objektive Tatschwere Ausmass des verschuldeten Erfolgs bzw. Schwere der Verletzung oder Gefährdung des betroffenen Rechtsguts Die Körperverletzungsdelikte schützen einerseits das Rechtsgut der körperlichen Integrität und andererseits die körperliche und geistige Gesundheit (Christopher Geth, in: Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Auflage 2021, N 4 f. zu Vor Art. 122 StGB). Der Beschuldigte verpasste F.________ bei der Rolltreppe einen Schlag und einen Fusstritt. Aufgrund des Schuldspruchs wegen versuchter schwerer Körperverletzung ist das effektive Verletzungsbild jedoch nicht ausschlaggebend. Ins Gewicht fällt vorliegend wiederum die Gefährdung der körperlichen Unversehrtheit bzw. Gesundheit von F.________. Die Verletzungen, die hier im Raum stehen, hätten schwer wiegen können. Die mit dem Fusstritt verbundene Gewalteinwirkung auf den Kopfbereich von F.________ hätte zu schweren Körperverletzungen führen können. Im Vergleich zum Fusstritt in der Q.________ erscheint das Ausmass der Rechtsgutgefährdung hier etwas weniger schwerwiegend. In dieser Phase ist F.________ auch nicht bewusstlos zu Boden gegangen. Art und Weise der Herbeiführung der Rechtsgutverletzung/-gefährdung resp. Verwerflichkeit des Handelns (kriminelle Energie) Bei Gewaltdelikten spielt das Ausmass bzw. die Intensität der Gewalteinwirkung für die Einordnung der Tatschwere eine erhebliche Rolle.”
“Betreffend die objektive Tatschwere wird im angefochtenen Entscheid zu Recht darauf hingewiesen, dass das Vorgehen der Beschuldigten mittels unkon- trollierten Stichen auf den Kopf- bzw. Halsbereich geeignet war, auch innerhalb des Tatbestandes von Art. 122 StGB eine relativ schwere Verletzung zu bewirken und ihr Handeln dementsprechend von einer Gefährlichkeit zeugt, welche es nicht - 22 - mehr erlaubt, die Strafe im untersten Segment des zur Verfügung stehenden Strafrahmens festzusetzen. Hinzu kommt das kompromisslose und zielgerichtete Vorgehen gegen ein wehrloses, minderjähriges Opfer im gleichen Haushalt, was für dieses zusätzlich traumatisierend gewesen sein muss. Immerhin war die Tat nicht von langer Hand geplant, sondern ergab sich spontan im Rahmen eines Streites mit der Stieftochter, welche zuvor das ihre zur Auseinandersetzung bei- getragen hatte. Wenn die Vorinstanz vor diesem Hintergrund das objektive Tat- verschulden im mittleren Bereich ansiedelt, so ist dies nicht zu beanstanden.”
“Objektive Tatschwere Bei der objektiven Tatschwere ist zu berücksichtigen, dass der Beschuldigte im Rahmen einer gegenseitig geführten Auseinandersetzung mit dem Privatkläger 1 handelte, wobei er schnell und für den Privatkläger 1 in jenem Augenblick völlig überraschend zuschlug. Dieses Vorgehen war sehr brutal und durchaus skrupel- los. Ein Faustschlag gegen das Gesicht stellt zwar etwa im Vergleich zum Einsatz einer Hieb- oder Stichwaffe eine potentiell weniger gefährliche Vorgehensweise dar, doch wären lebensgefährliche Verletzungen des Privatklägers 1 auch so oh- ne weiteres möglich gewesen. Die tatsächlich eingetretenen Verletzungen in - 22 - Form eines Schädelbruchs und von Hirnblutungen sowie eines doppelten Kiefer- bruchs sind denn auch im Grenzbereich zu solchen anzusiedeln, die unter eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB zu subsumieren sind. Die Verletzungen führten zu mehreren operativen Eingriffen und über mehrere Wo- chen zu massiven Einschränkungen des Privatklägers 1 in der Nahrungsaufnah- me, wobei er über längere Zeit nur Flüssignahrung zu sich nehmen konnte. Der Privatkläger 1 war entsprechend auch vom 28. Dezember 2019 bis 19. Januar 2020 zu 100 % und danach bis zum 19. Februar 2020 zu 50 % arbeitsunfähig (Prot. I S. 36). Geht man in einem ersten Schritt hypothetisch von einem vollende- ten Delikt aus, ist ein erhebliches Verschulden gegeben und die Einsatzstrafe auf 4 Jahre anzusetzen.”
“Soweit der Beschwerdeführer wiederum davon ausgeht, er sei nicht wegen einer schweren Körperverletzung zu verurteilen bzw. sein Vorsatz sei lediglich auf eine einfache Körperveretzung gerichtet gewesen, kann auf die Beschwerde nicht eingegangen werden. Weiter ist der Beschwerdeführer der Ansicht, da er den Privatkläger 2 lediglich in den Arm gestochen und nicht an einer gefährlicheren Stelle getroffen habe, sei das Verschulden im untersten Bereich des Strafrahmens von Art. 122 StGB anzusiedeln. Dem Beschwerdeführer kann nicht gefolgt werden. Die Vorinstanz verletzt kein Bundesrecht mit ihrer Einschätzung, wonach das Tatverschulden bezüglich der lebensbedrohlichen Verletzung am Oberarm aufgrund der genannten Umstände nicht mehr leicht sei. Hierbei durfte sie auch die schwerwiegenden Folgen berücksichtigen, welche die Tat für den Privatkläger 2 noch heute zeitigt. Entgegen der Ansicht des Beschwerdeführers musste die Vorinstanz nicht zu seinen Gunsten davon ausgehen, dass er vom Privatkläger 2 provoziert wurde. Vielmehr war es der Beschwerdeführer, der nach der beendeten Auseinandersetzung in seiner Wohnung mit einem Messer bewaffnet und emotional geladen auf die Privatkläger zugegangen ist. Die Vorinstanz überschreitet in Anbetracht der von ihr aufgezeigten Umstände das ihr bei der Strafzumessung zustehende Ermessen nicht, indem sie davon ausgeht, das Tatverschulden wiege nicht mehr leicht.”
“Ausgangspunkt der Strafzumessung bildet das Tatverschulden des Berufungsklägers hinsichtlich der schwersten Straftat, der versuchten schweren Körperverletzung. Der gesetzliche Strafrahmen für schwere Körperverletzung beträgt 6 Monate bis 10 Jahre Freiheitsstrafe (Art. 122 StGB). Liegt bloss ein Versuch vor, kann das Gericht die Strafe mildern (Art. 22 Abs. 1 StGB). Hinsichtlich der objektiven Tatkomponenten ist zunächst auf das Ausmass des schuldhaft herbeigeführten Erfolges abzustellen. Vorliegend waren die Verletzungsfolgen bei B____ erheblich. Er erlitt komplizierte Brüche des Mittelgesichts mit Zertrümmerung der rechten Kieferhöhle, mit Brüchen und Einblutungen der rechten Augenhöhle und mit Brüchen der vorderen Zahnfächer im Oberkiefer rechts. Wie das Strafgericht feststellte, war er im Zeitpunkt der erstinstanzlichen Hauptverhandlung, mehr als 7 Monate nach der Tat, immer noch beeinträchtigt (Urteil S. 19, Akten S. 873). Schläge gegen den Kopf bergen stets das Risiko verheerender Verletzungen mit Todes- oder lebenslangen Verletzungsfolgen und müssen daher als gravierende Verletzungen bezeichnet werden. Dass B____ offenbar keine bleibenden Schäden davontrug, ist einzig dem Zufall zu verdanken und keineswegs das Verdienst des Berufungsklägers. Vom Verletzungserfolg her ist die erlittene Verletzung der körperlichen Integrität mithin nicht mehr im unteren Bereich anzusiedeln, was verschuldenserhöhend zu berücksichtigen ist.”
“Der Berufungskläger hat sich vorliegend der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB schuldig gemacht, wofür das Gesetz eine Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren vorsieht. Das Aussprechen einer Geldstrafe ist vorliegend nicht möglich. Strafmildernd kann gemäss Art. 22 Abs. 1 StGB der Versuch gewertet werden. Bei der Strafzumessung ist in einem ersten Schritt vom hypothetisch vollendeten Delikt auszugehen und das Verschulden festzulegen (Mathys, Leitfaden Strafzumessung, 2. Auflage, Basel 2019, Rz. 298 ff., mit Hinweisen auf die bundesgerichtliche Rechtsprechung; AGE SB.2018.112 vom 14. Oktober 2020 E. 3.1.2). Hinsichtlich der Begehungsweise ist zu berücksichtigen, dass es der Berufungskläger war, der auf sein späteres Opfer zuging und den Konflikt eröffnete. Im Verlauf der Auseinandersetzung griff er dann zum Taschenmesser und stach dem körperlich etwas unterlegenen Gegner in den Rücken. Aufgrund der Angriffsstelle an der Körperrückseite konnte sich der Gegner nur eingeschränkt gegen den Messerstich zur Wehr setzen. Die vollendete Tat mit einer bleibenden Lähmung des linken Arms oder einer Narbe am Hals wäre im mittleren Verschuldensbereich anzusiedeln und mit einer Einsatzstrafe von rund 4 Jahren zu sanktionieren.”
Die Verabreichung ätzender Stoffe, die zu einer nachweisbaren dauerhaften Entstellung bzw. bleibenden Narbenbildung führt, kann eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB darstellen.
“Il a ajouté que la cicatrice de la patiente était la résultante de la brûlure chimique au troisième degré, causée par l'application de l'acide. f. A______ a été déclarée en incapacité de travail à 100% du 8 au 15 mars 2021. g. Dans son rapport du 30 mars 2021, le Dr D______ a constaté que la lèvre supérieure de A______ était tuméfiée, avec la présence d'une longue cicatrice asymétrique, indurée et hypertrophique, d'environ 2 à 3 mm de large. Il a confirmé que sa patiente présentait des "séquelles de brûlures au niveau de sa lèvre supérieure". Il lui avait proposé de ne pas entreprendre de traitements complémentaires invasifs pour l'instant et l'avait dirigée vers une experte en massages thérapeutiques. Il envisageait, une fois la cicatrisation plus avancée, un traitement local, voire, éventuellement, une excision cicatricielle à terme, étant relevé que celle-ci pouvait également engendrer de nouvelles cicatrices. h. Le 9 avril 2021, A______ a déposé plainte pour lésions corporelles graves (art. 122 al. 2 CP), subsidiairement pour lésions corporelles par négligence (art. 125 CP) contre B______ et inconnu(s). Avant d'effectuer le "détatouage", B______ avait d'abord envisagé de l'envoyer vers un institut spécialisé. Elle s'était toutefois ravisée et avait décidé de procéder elle-même à l'intervention, alors qu'elle ne disposait pas du brevet nécessaire pour ce faire, et qu'elle connaissait les risques que comportait une injection d'acide lactique dans sa lèvre supérieure. À cause de ce comportement, elle se retrouvait durablement défigurée et devait attendre une année avant de pouvoir subir les traitements envisagés par les spécialistes qu'elle avait consultés. Par ailleurs, le Dr C______ avait expliqué, lors du troisième contrôle, que la cicatrice ne pourrait jamais totalement disparaître. Très choquée à la suite de cette nouvelle, elle avait perdu le sommeil et n'avait plus été capable de travailler pendant une semaine. Elle avait, en vain, tenté de trouver un accord amiable avec B______ afin d'être dédommagée pour les frais médicaux engendrés, les interventions médicales à venir et le tort moral consécutif à sa défiguration.”
“Auch im erstinstanzlichen Verhandlungsprotokoll ist festgehalten, dass die Narbe rund ein Jahr nach dem Tatgeschehen noch «deutlich sichtbar» sei (Akten SB.2021.121 S. 1241). Zudem führte der Privatkläger 4 aus, dass er erst seit dem Vorfall einen Bart trage, um die Narbe zu verdecken. Er sei dazu gezwungen um die Blicke der Menschen zu vermeiden. Er habe zum Zeitpunkt der erstinstanzlichen Verhandlung manchmal immer noch schlimme physische und psychische Schmerzen. So müsse er manchmal Schmerzmittel einnehmen und er sei gezwungen, Creme auf die Narbe aufzutragen; er könne zudem nicht in die pralle Sonne gehen, da es ihm sonst weh tue. Es sei aber schwierig, an die Medikamente ranzukommen, wenn man keine Papiere habe (Akten SB.2021.121 S. 1242). Entgegen den Ausführungen des Beschuldigten liegen demnach genügend Erkenntnisse vor, welche die Annahme einer (vollendeten) schweren Körperverletzungen erlauben. Die zugrundeliegende Tathandlung ist damit objektiv betrachtet als vollendete schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB zu qualifizieren. Aus den äusseren Umständen kann diesbezüglich auch zumindest auf einen Eventualvorsatz des Beschuldigten geschlossen werden, da er bei einem solchen (gezielten) Schnitt quer durch die linke Gesichtshälfte des Privatklägers 4 dessen bleibende arge Entstellung für möglich halten musste und zumindest auch in Kauf nahm. Ein Vorsatz in Bezug auf die schwere Körperverletzung wird vom Beschuldigten zudem nicht bestritten (zu Recht bringt der Beschuldigte im Vergleich zum vorinstanzlichen Verfahren auch nicht mehr vor, dass eine schuldunfähige Person keinen Vorsatz fassen könne [vgl. hierzu BGE 115 IV 221 E. 1; AGE SB.2017.28 E. 3.1.2; Bommer/Dittmann, in: Basler Kommentar, 4. Aufl., Basel 2019, Art. 19 StGB N 19]). Entgegen dem strafgerichtlichen Entscheid kann dem Beschuldigten jedoch kein Tötungsvorsatz vorgeworfen werden. Der Beschuldigte versetzte dem Privatkläger 4 gemäss Beweisergebnis die Verletzung mit dem Messer, als dieser sich vor dem Beschuldigten in der Hocke befand, um seine Musikbox in seinem Rucksack zu verstauen.”
Bei mehrmaligen, mit Wucht geführten Schlägen gegen eine wehrlose, am Boden liegende Person kann in der Praxis regelmässig Eventualvorsatz hinsichtlich einer schweren Körperverletzung bejaht werden; dies rechtfertigt eine Verurteilung wegen versuchter schwerer Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB, sofern keine Rechtfertigungs‑ oder Schuldausschlussgründe vorliegen.
“Gew. ‰ liegt gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung keine verminderte Schuldfähigkeit vor (vgl. Urteil BGer 6B_136/2016 vom 23. Januar 2017 E. 2.3 sowie explizit im Zusammenhang mit der Inkaufnahme einer schweren Körperverletzung auch BGer 6B_181/2015 vom 23. Juni 2015 E. 2.3). Unter diesen Umständen und bei diesem Tatvorgehen können schwere Verletzungen auftreten, was einem Täter, welcher mehrmals mit Wucht gegen ein wehrlos auf dem Rücken liegenden Opfer einschlägt, bewusst sein muss. Der Nachweis des Eventualvorsatzes auf eine schwere Körperverletzung ist daher erbracht. Wie sich nachfolgend zeigen wird, handelte der Beschuldigte 2 in Mittäterschaft zum Beschuldigten 1 (vgl. Ziff. 7.5.2a). Rechtfertigungs- und/oder Schuldausschlussgründe sind keine ersichtlich. Der Beschuldigte 1 ist daher wegen versuchter schwerer Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB zu verurteilen. b. Drohung i. Objektiver und subjektiver Tatbestand Wer jemanden durch schwere Drohung in Schrecken oder Angst versetzt, wird, auf Antrag, mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe bestraft (Art. 180 Abs. 1 StGB). Für die weiteren rechtlichen Ausführungen kann auf die zutreffenden Ausführungen der Vorinstanz verwiesen werden (pag. 1354 f.). ii. Subsumption und Fazit der Kammer Ein gültiger Strafantrag der Straf- und Zivilklägerin liegt vor (pag. 164). Wie beweiswürdigend festgestellt wurde, hat der Beschuldigte 1 der Straf- und Zivilklägerin während des Vorfalls vom 27. April 2017 mit dem Tod gedroht. Diese Todesdrohung stellt ohne weiteres eine schwere Drohung im Sinne der Bestimmung von Art. 180 Abs. 1 StGB dar, wird dadurch schliesslich gerade das Rechtsgut von Leib und Leben bedroht. Die Straf- und Zivilklägerin hat auch glaubhaft angegeben, dass sie diese Drohung ernst genommen hat. Aufgrund der Umstände, wie es zu dieser Todesdrohung kam, musste die Straf- und Zivilklägerin die Drohung auch ernst nehmen.”
“In rechtlicher Hinsicht kann zunächst in Bezug auf die Tatbestandsvariante des Unbrauchbarmachens eines wichtigen Organs wie insbesondere eines oder beider Augen auf die vorinstanzlich (S. 16 f. des angefochtenen Urteils) vorgenommene Subsumtion des oben erstellten Sachverhalts unter den Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 2 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 verwiesen werden. Wie bereits erwähnt, fällt mangels Anklage lediglich die Tatbestandsvariante gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB ausser Betracht. Die Ausführungen der Vorinstanz auf S. 17 des angefochtenen Urteils zur bundesgerichtlichen Rechtsprechung können allerdings auch in Bezug auf die Tatbestandsvariante der übrigen schweren Schädigung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB herangezogen werden. Was den angeklagten Versuch angeht, so erfüllen Faustschläge und Fusstritte, gerade gegen eine bereits am Boden liegende Person, regelmässig den Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung. In casu ist der Erfolg nicht eingetreten; mit der Nasenfraktur und der zweitägigen Arbeitsunfähigkeit kam es beim Privatkläger C.____ aktenkundig lediglich zu einer leichten Körperverletzung. Der Beschuldigte stellt im Rahmen seiner Berufung für den Fall des Nachweises des angeklagten Sachverhalts in Frage, dass er mit Eventualvorsatz (Art. 12 Abs. 2 Satz 2 StGB) oder gar mit direktem Vorsatz (Art. 12 Abs. 2 Satz 1 StGB) gehandelt hat. Er geht mithin allenfalls von einer bloss (bewusst) fahrlässigen Begehungsweise (Art. 12 Abs. 3 StGB) aus, weil darüber hinausgehende Umstände nicht nachgewiesen seien. Nur im Falle einer mindestens eventualvorsätzlichen Tatbegehung hat sich der Beschuldigte der versuchten schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig gemacht.”
Zu prüfen ist, ob das Kind die Qualität einer Geschädigten hat; dies setzt einen nachweisbaren Schaden voraus, der in kausalem Zusammenhang mit den den konkret vorgeworfenen Delikten steht. Fehlt ein solcher Zusammenhang, beeinflusst dies sowohl zivilrechtliche Anspruchsgrundlagen als auch die prozessuale Stellung (z. B. Teilnahmerechte bzw. Adhäsionsrechte).
“La seule évocation par un homme de la mise en danger de son épouse et de ses enfants ne suffit manifestement pas à démontrer l'existence d'une prétention tendant à la réparation d'un tort moral, même réduite à 1 fr. symbolique (TF 6B_329/2020 du 20 janvier 2021 consid. 1.3). Tant pour le lésé que pour ses proches, l'action civile par adhésion à la procédure pénale n'entre en ligne de compte que pour autant que ceux-ci puissent effectivement faire valoir des prétentions contre le prévenu lui-même. Tel ne sera pas le cas si ces prétentions ont déjà été tranchées civilement (CREP 12 janvier 2016/24), s'il n'existe aucun indice qu'une infraction a été commise (CREP 7 janvier 2014/232) ou si, en vertu du droit public, un agent de l'Etat n'est pas tenu personnellement de répondre du dommage qu'il cause dans l'exercice de ses fonctions (TF 6B_776/2015 du 29 janvier 2016 consid. 2.1). 3.3 En l’espèce, il est douteux que l’enfant Y.X.________ dispose du statut de victime pour les infractions dénoncées – à savoir les lésions corporelles graves (art. 122 CP) et/ou par négligence (art. 125 CP), la mutilation d’organes génitaux féminins (art. 124 al.1 CP), la mise en danger de la vie ou de la santé d’autrui (art. 127 CP) et la violation du devoir d’assistance ou d’éducation (art. 219 CP) – dès lors qu’on ne discerne aucun préjudice qui serait en lien de causalité avec les fautes reprochées, les causes de la souffrance de l’enfant apparaissant multiples (hémiplégie, harcèlement scolaire, séparation difficile de ses parents, conflit parental centré sur la transition de genre, relation père-enfant et dysphorie de genre). La question de savoir si l’enfant revêt la qualité de victime potentielle et, partant, celle de savoir si le recourant, qui est le père de l’enfant concerné, peut être qualifié de proche sous cet angle en vertu de l’art. 116 al. 2 CPP peut demeurer indécise, compte tenu des considérations qui suivent. En effet, à supposer qu’il puisse être considéré comme un proche de la victime potentielle, le recourant ne peut bénéficier des droits procéduraux conférés par le CPP, notamment celui de recourir contre une ordonnance de non-entrée en matière, que s’il rend vraisemblable qu’il est lui-même en droit de prétendre à une réparation morale en lien direct avec les faits reprochés.”
In der zitierten Entscheidung wurde trotz des Ausbleibens einer schweren Verletzung aufgrund des heftigen Angriffs direkter Vorsatz hinsichtlich einer schweren Körperverletzung bejaht. Der Beschuldigte wurde deshalb wegen versuchter schwerer Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB verurteilt.
“Demnach ist festzuhalten, dass der Beschuldigte den Privatkläger 1 im Treppenhaus zwar nicht in schwerer Weise verletzt hat, jedoch angesichts seines heftigen Angriffs direkter Vorsatz hinsichtlich einer schwere Körperverletzung an- zunehmen ist. In Bezug auf die Handlung im Treppenhaus ist der Beschuldigte deshalb aufgrund einer versuchten schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB zu verurteilen.”
“Demnach ist festzuhalten, dass der Beschuldigte den Privatkläger 1 im Treppenhaus zwar nicht in schwerer Weise verletzt hat, jedoch angesichts seines heftigen Angriffs direkter Vorsatz hinsichtlich einer schwere Körperverletzung an- zunehmen ist. In Bezug auf die Handlung im Treppenhaus ist der Beschuldigte deshalb aufgrund einer versuchten schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB zu verurteilen.”
Strafzumessung: Bei versuchter schwerer Körperverletzung öffnet Art. 22 Abs. 1 i.V.m. Art. 48a den Strafrahmen nach unten, sodass grundsätzlich auch eine Geldstrafe in Betracht kommen kann. Vor dem Hintergrund des Tatverschuldens ist in der Rechtsprechung und Lehre jedoch häufig davon ausgegangen worden, dass von der gesetzlich vorgesehenen Freiheitsstrafe nicht abgewichen werden sollte; bei schwerem Tatverschulden ist die Verhängung einer Geldstrafe i.d.R. nicht angezeigt.
“Ausgangspunkt der Strafzumessung bildet der Strafrahmen der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB, der eine Freiheitsstrafe von bis zu zehn Jahren vorsieht. Aufgrund der versuchten Tatbegehung ist ein fakultativer Strafmilderungsgrund gegeben, womit sich der Strafrahmen grundsätzlich nach unten öffnet (Art. 22 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 48a Abs. 1 StGB).”
“Es liegen somit zwei Rechtsgutsverletzungen vor und es gelangen die Grundsätze der Strafzumessung beim Zusammentreffen mehrere strafbarer Handlungen gemäss Art. 49 StGB zur Anwendung. Für beide Rechtsgutsverletzungen sind somit angemessene Strafen zu ermitteln. Eine (vollendete) schwere Körperverletzung nach Art. 122 StGB kann nur mit einer Freiheitsstrafe geahndet werden. Gemäss Art. 48a Abs. 2 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB könnte aufgrund der gegebenen Versuchsstrafbarkeit grundsätzlich auch auf eine Geldstrafe entschieden werden. Angesichts des Tatverschuldens ist es im vorliegenden Fall jedoch nicht angezeigt, von der Freiheitsstrafe als gesetzlich vorgesehen Regelsanktion abzuweichen (Niggli/ Maeder, in: Basler Kommentar, Strafrecht (StGB/JStG), 4. Aufl. 2019 [nachfolgend zitiert als BSK StGB-Verfasser], N 28 zu Art. 22 StGB). Beide Taten sind mit einer Freiheitsstrafe zu sanktionieren. Aufgrund der Gleichartigkeit der Strafarten ist in Anwendung von Art. 49 Abs. 1 StGB eine Gesamtstrafe auszufällen. Der Strafrahmen reicht gemäss Art. 122 StGB in seiner bis zum 30. Juni 2023 geltenden Fassung von einer Freiheitsstrafe von 6 Monaten bis zu 10 Jahren. Gründe für ein Über- oder Unterschreiten dieses Strafrahmens liegen nicht vor. Angesichts der ähnlichen Verletzungsbilder der beiden Geschädigten unterscheidet sich das Tatverschulden bei beiden Taten nicht und es lässt sich keine schwerste Straftat ermitteln. Nachfolgend wird die Einsatzstrafe ohne Bezugnahme auf eine konkrete geschädigte Person bestimmt und anschliessend im Sinne von Art. 49 Abs. 1 StGB angemessen erhöht. 18. Einsatzstrafe 18.1 Objektive Tatschwere Die Bewertung des Ausmasses des verschuldeten Erfolgs gestaltet sich bei gegebener Versuchsstrafbarkeit regelmässig schwierig. Wie die Vorinstanz zutreffend festhielt, hat der Beschuldigte mit seinem Vorgehen massiv in das Rechtsgut der körperlichen Integrität der Geschädigten eingegriffen (vgl. pag. 478 f.). Der Vorfall rief bei beiden Geschädigten leichte Verletzungen hervor und hatte auch psychische Auswirkungen.”
“Demzufolge ist mit der Vorinstanz von echter Konkurrenz zwischen der Beteiligung des Beschuldigten am Angriff und der versuchten schweren Körperverletzung auszugehen (Urk. 95 S. 61). Allfällige Rechtfertigungs- oder Schuldausschlussgründe (vgl. Erw. III.A.5.1.3 ff.) sind auch hier keine ersichtlich. IV. Sanktion 1.Die Vorinstanz hat sich zutreffend zu den theoretischen Ausführungen be- treffend die Strafzumessung geäussert, weshalb zur Vermeidung von Wiederho- lungen vollumfänglich hierauf verwiesen werden kann (Urk. 95 S. 72 ff.). - 37 - 2.Der Beschuldigte hat sich nach dem Ausgeführten sowie gestützt auf das vorinstanzliche Urteil des Angriffs, der versuchten schweren Körperverletzung, der mehrfachen Drohung, des mehrfachen Hausfriedensbruchs sowie des geringfügigen Diebstahls schuldig gemacht. Schwerstes Delikt ist die versuchte schwere Körperverletzung. Zum Tatzeitpunkt galt ein Strafrahmen von sechs Monaten bis zu zehn Jahren Freiheitsstrafe (Art. 122 Abs. 4 aStGB). Gemäss heutiger Fassung würde ein Strafrahmen von einem Jahr bis zu zehn Jahren Frei- heitsstrafe gelten (Art. 122 StGB). Da die neue Bestimmung für den Beschuldigten ungünstiger ist, ist auf die mildere altrechtliche Bestimmung abzu- stellen und von einem Strafrahmen von sechs Monaten bis zu zehn Jahren Freiheitsstrafe auszugehen. Wie die Vorinstanz zutreffend erwog, öffnet sich der Strafrahmen aufgrund des Versuchs nach unten und auch die Bindung an die Strafart entfällt (Urk. 95 S. 76). Entsprechend ist von einem Strafrahmen von 3 Tagessätzen Geldstrafe bis zu zehn Jahren Freiheitsstrafe auszugehen. Für die übrigen Delikte kommt – mit Ausnahme des geringfügigen Diebstahls, welcher nur mit Busse bestraft wird (Art. 172 ter Abs. 1 StGB) – grundsätzlich eine Freiheits- strafe oder eine Geldstrafe in Betracht. Aufgrund der vielen Vorstrafen des Beschuldigten, die teils einschlägig sind, und bei welchen er sich weder durch kurze unbedingte Freiheitsstrafen noch durch andere empfindliche Sanktionen von weiteren Delikten abhalten liess, ist nicht davon auszugehen, dass er sich durch eine bedingte oder unbedingte Geldstrafe von der Begehung weiterer Straftaten abhalten lassen wird (vgl.”
Ein Schuldspruch nach Art. 122 StGB kann mit der Aussprechung eines Strafverzichts verbunden werden; dies ist prozessrechtlich möglich und kommt in der Praxis vor.
Art. 122 erfasst auch psychische Gesundheitsschäden, wenn diese eine gewisse Schwere und Nachhaltigkeit aufweisen; nach der Rechtsprechung genügt eine blosse vorübergehende Befindlichkeitsstörung nicht, wohl aber etwa die Entstehung eines depressiven Zustands mit relativ dauerhaften und erheblichen Beeinträchtigungen.
“Sous réserve de circonstances particulières, l’annulation doit frapper uniquement la décision implicite elle-même, mais non pas l’ordonnance attaquée en tant que telle (CREP 18 octobre 2021/963 consid. 2.3 ; CREP 20 février 2014/143 consid. 2.2). 3. 3.1 Selon l’art. 122 CP, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2), celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d'une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Les lésions corporelles simples au sens de l’art. 123 CP sont définies par exclusion des lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle concerne les pathologies psychiques lorsque celles-ci revêtent une certaine importance. D’après la jurisprudence, il faut tenir compte du genre et de l’intensité de l’atteinte, d’une part, et, d’autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. Un simple trouble passager du sentiment de bien-être ne suffit pas. En revanche, une atteinte objectivement propre à générer une réelle souffrance psychique aux effets relativement durables et importants peut caractériser des lésions corporelles (ATF 134 IV 189 consid. 1.4). Le cas de figure type dans ce contexte se rapporte à la création d’un état dépressif (Corboz, Les infractions en droit suisse, 3e éd., Berne 2010, n. 14 ad art. 123 CP ; Dupuis et al., Petit Commentaire du Code pénal, 2e éd., Bâle 2017, n. 7 ad art. 123 CP). En matière de harcèlement psychologique au travail (mobbing), le Tribunal fédéral a relevé qu’une atteinte psychique pouvait être retenue en cas de propos et/ou d’agissements hostiles manifestés fréquemment et sur une période assez longue par une ou plusieurs personnes envers un tiers (TF 1B_730/2011 du 25 juin 2012 consid.”
Bei Überlegungen zu einer Verfahrenseinstellung oder zu einer Strafbefreiung reicht die reine Wiedergutmachung des Schadens nicht aus, wenn der Täter weiterhin die Rechtswidrigkeit seines Handelns bestreitet; ein anhaltendes Leugnen der Rechtswidrigkeit macht es trotz Wiedergutmachung unmöglich, anzunehmen, der Beschuldigte habe seine Verantwortung in einem Masse anerkannt, dass das öffentliche Interesse an der Verhängung einer Sanktion entfallen könnte. Für eine Klassierung oder Strafbefreiung muss der Beschuldigte durch die Wiedergutmachung zeigen, dass er seine Verantwortung übernimmt und zumindest die Rechtswidrigkeit oder zumindest die Fehlerhaftigkeit seines Handelns anerkennt.
“Ainsi, lorsque l'auteur de l'infraction persiste à nier l'illicéité de son acte, on ne peut conclure, malgré la réparation du dommage, qu'il a reconnu et assumé sa faute dans une mesure telle que l'intérêt public au prononcé d'une sanction serait devenu si ténu que l'on puisse y renoncer. En d'autres termes, pour bénéficier d'un classement ou d'une exemption de peine, le prévenu doit démontrer par la réparation du dommage qu'il assume ses responsabilités et reconnaît notamment le caractère illicite ou du moins incorrect de son acte (ATF 135 IV 12 consid. 3.5.3; arrêts du Tribunal fédéral 6B_130/2016 du 21 novembre 2016 consid.3.1 et 6B_152/2007 du 13 mai 2008 consid. 5.2.3 et 5.2.4). 3.5. L'art. 122 CP réprime notamment le comportement de celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale. L'art. 123 CP, intitulé lésions corporelles simples, concerne les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Il protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommage à la santé; il s'agit généralement de contusions, de meurtrissures, d'écorchures ou de griffures (ATF 119 IV 25 consid. 2a). Les infractions aux art. 123 et 126 CP se poursuivent, soit sur plainte (al. 1), soit d'office si l'auteur est le partenaire de la victime, pour autant qu'ils fassent ménage commun pour une durée indéterminée et que l'atteinte ait été commise durant cette période ou dans l'année qui a suivi la séparation (art. 123 al. 2 5ème § et 126 al. 2 let. c CP). Cette hypothèse vise une relation de concubinage stable (arrêts du Tribunal fédéral 6B_757/2020 du 4 novembre 2020 consid 2.2 et 6B_1057/2015 du 25 mai 2016 consid. 1.1), ce par quoi il faut entendre une communauté de vie d'une certaine durée, voire durable, entre deux personnes, qui présente une composante tant spirituelle que corporelle et économique, et qui est parfois désignée comme une communauté de toit, de table et de lit.”
Bei engem deliktischem Konnex (z. B. zwischen (versuchter) schwerer Körperverletzung und Raufhandel/Landfriedensbruch) kann eine Gesamtfreiheitsstrafe ausgesprochen werden. Bei der Strafzumessung kann die Deliktsmehrheit berücksichtigt werden; die Strafe ist dabei innerhalb des ordentlichen Strafrahmens der schwersten Tat zu bemessen.
“Für das Delikt der (versuchten) schweren Körperverletzung ist eine Freiheitsstrafe von einem Jahr bis zu zehn Jahren vorgesehen (Art. 122 StGB), wohingegen Raufhandel (Art. 133 StGB) und Landfriedensbruch (Art. 260 Abs. 1 StGB) mit Freiheitsstrafe bis zu 3 Jahren oder Geldstrafe geahndet werden. Aufgrund der Tatschwere (Art. 34 Abs. 1 StGB) kommt vorliegend für die (versuchte) schwere Körperverletzung nur eine Freiheitsstrafe in Betracht (vgl. unten E. 3.3.7). Es fragt sich, ob aufgrund der Verurteilungen wegen Raufhandels und Landfriedensbruchs eine Gesamtfreiheitsstrafe auszusprechen ist. Die Vorinstanz begründete die Aussprache einer Gesamtfreiheitsstrafe mit dem engen deliktischen Konnex zwischen der (versuchten) schweren Körperverletzung und den übrigen von B____ begangenen Delikten (vorinstanzliches Urteil Ziff. 4 [S. 65]).”
“Mit der Vorinstanz sind die Deliktsmehrheit sowie der Versuch innerhalb des ordentlichen Strafrahmens der schwersten Straftat zu berücksichtigen. Die Strafe ist vorliegend dementsprechend innerhalb des Strafrahmens von 6 Monaten bis zu 10 Jahren Freiheitsstrafe zu bemessen (Art. 122 StGB; Urk. 92 S. 20; BGE 136 IV 55 E. 5.8 mit Hinweisen). - 9 -”
“Während die schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB mit ei- ner sechs Monate bis zehn Jahren sanktioniert wird, beträgt der Strafrahmen für ein Vergehen gegen das Waffensetz gemäss Art. 33 Abs. 1 WG Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe. Wie nachfolgend zu zeigen sein wird, besteht bei beiden Delikten trotz Vorliegen eines Strafmilderungs- (schwere Körperverlet- zung) bzw. Strafschärfungsgrundes (Vergehen gegen das Waffengesetz) kein An- lass, den ordentlichen Strafrahmen zu verlassen.”
Eine verspätete oder unterlassene Weiterweisung im Rahmen einer behaupteten ärztlichen Pflichtverletzung kann Gegenstand eines Verfahrens nach Art. 122 StGB sein; dies zeigt der im Aktenauszug dargestellte Fall, in dem eine solche Unterlassung im Zusammenhang mit der späteren Amputation mehrerer Zehen gerügt wird.
“183 république et canton de Genève POUVOIR JUDICIAIRE P/4762/2023 ACPR/179/2025 COUR DE JUSTICE Chambre pénale de recours Arrêt du mercredi 5 mars 2025 Entre A______, domicilié ______, représenté par Me B______, avocat, recourant, contre l'ordonnance et mandat d'expertise médicale, rendu le 18 novembre 2024 par le Ministère public, et C______, domicilié ______, représenté par Me Vincent SPIRA, avocat, SPIRA + ASSOCIES, rue De-Candolle 28, 1205 Genève, LE MINISTÈRE PUBLIC de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 1213 Petit-Lancy, case postale 3565, 1211 Genève 3, intimés. EN FAIT : A. Par acte déposé le 2 décembre 2024, A______ recourt contre l'ordonnance du 18 novembre 2024, notifiée le 20 suivant, par laquelle le Ministère public a désigné, au titre d'expert, les Drs D______ et E______ et leur a confié le mandat de répondre à une liste de questions sur les causes ayant conduit à l'amputation des quatre orteils du pied gauche de C______. Le recourant conclut, sous suite de frais et dépens non chiffrés, à l'annulation de ladite ordonnance en tant qu'elle nomme les médecins précités et rejette implicitement ses questions et, cela fait, à la nomination d'un expert spécialiste FMH en diabétologie, à ce que la liste de ses 16 questions soit posée à celui-ci, subsidiairement, à l'annulation de l'ordonnance attaquée et au renvoi de la cause au Ministère public. B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : a. Le 1er mars 2023, C______ a déposé plainte pénale pour lésions corporelles graves (art. 122 CP) contre le médecin A______, qui se présente, sur son papier à en-tête, comme "spécialiste FMH médecine interne Diabète". Il reproche à ce dernier, qui avait été son médecin de janvier 2014 à octobre 2020 dans le cadre du traitement de son diabète de type II, d'avoir, à l'occasion de consultations entre juin et octobre 2020, violé les règles de l'art médical, en particulier en ne l'envoyant pas immédiatement aux urgences le 14 octobre 2020, alors que sa podologue lui avait signalé la présence de fibrine et indiqué qu'une radiographie de son pied et la prise d'antibiotiques étaient nécessaires, puis le 19 octobre suivant à l'occasion d'un examen, lors duquel le mis en cause s'était contenté de nettoyer la plaie et de prescrire une crème désinfectante. Or, le 25 octobre 2020, il avait constaté l'apparition de matière noire entre les espaces des trois plus petits orteils de son pied gauche. Le lendemain, sa podologue lui avait recommandé de se rendre sans délai aux urgences. Parallèlement, il avait appelé le Dr A______, qui lui avait conseillé d'aller à la clinique F______.”
Bei gemeinschaftlicher Tatbegehung kann die Mitwirkung an gefährlichen oder potentiell tödlichen Angriffen sowie das Mitführen von Waffen Anlass sein, die Beteiligten wegen schwerer Körperverletzung nach Art. 122 StGB zu verfolgen; unterschiedliche Intensitäten der verursachten Verletzungen bei den Beteiligten steht dem nicht zwingend entgegen.
“Par acte expédié le 20 décembre 2024, A______ recourt contre l'ordonnance du 9 décembre 2024, notifiée le surlendemain, par laquelle le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : TMC) a ordonné la prolongation de sa détention provisoire jusqu'au 29 janvier 2025. Le recourant conclut, sous suite de frais, à l'annulation de l'ordonnance précitée; principalement, à sa mise en liberté immédiate; subsidiairement, à sa mise en liberté immédiate assortie de mesures de substitution, qu'il énumère. Il sollicite également l'octroi de l'assistance judiciaire pour la procédure de recours et une indemnité pour son défenseur. B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : a. A______, ressortissant français, né le ______ 2001, a été arrêté le 13 octobre 2024 et placé en détention provisoire le 15 suivant jusqu'au 13 décembre 2024. b. Il est prévenu de tentative de meurtre (art. 111 CP cum 22 al. 1 CP), subsidiairement tentative de lésions corporelles graves (art. 122 CP cum 22 al. 1 CP), pour avoir, à Genève, le 13 octobre 2024, vers 08h50, à la hauteur de l'intersection entre les rues 1______ et 2______, de concert avec D______, après que ce dernier eut assené un coup de poing à E______ ayant eu pour effet de le faire chuter, assené à tout le moins trois coups de pied à ce dernier, notamment au visage, alors qu'il se trouvait au sol, acceptant l'éventualité que ses agissement eussent pu lui causer de graves lésions voire la mort et lui occasionnant de la sorte une plaie contuse superficielle à l'arrière de la tête, une plaie sous la lèvre inférieure, des ecchymoses sur le front et sur la paupière supérieure gauche, des plaies à l'intérieur de la bouche et un enfoncement des dents. c. Selon le rapport d'arrestation du 13 octobre 2024, un constat de lésions traumatiques a été effectué sur E______, lequel a permis de mettre en évidence les lésions précitées. Des constats de lésions traumatiques ont également été effectués sur les auteurs présumés de l'agression, à teneur desquels (i) le pied et la cheville gauche de A______ étaient tuméfiés, ces blessures étant en lien avec le coup de pied donné à E______, et (ii) D______ présentait une dermabrasion au niveau du dos de l'index droit.”
“Dans une lettre datée du 28 juin 2021 adressée au Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : TMC), qui l'a reçue le 30 suivant, A______ expose ne pas être d'accord avec la "lettre" reçue de ce dernier, à qui il demande de bien vouloir "vérifier [son] ordonnance de mise en détention pour des motifs de sûreté". b. Par acte expédié le 7 juillet 2021, A______, par son défenseur d'office, recourt contre l'ordonnance du 25 juin 2021, notifiée le 30 suivant à son avocat, par laquelle le TMC a prolongé sa détention pour des motifs de sûreté jusqu'au 22 septembre 2021. Il conclut à sa libération immédiate, le cas échéant avec les mesures de substitution qu'il plairait à la Chambre de céans d'ordonner. B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : a. A______, ressortissant algérien né en 1998, dépourvu de documents d'identité, a été placé en détention provisoire le 4 janvier 2021. b. Par acte d'accusation du 23 juin 2021, le Ministère public l'a renvoyé en jugement auprès du Tribunal correctionnel, pour lésions corporelles graves (art. 122 CP), menaces (art. 180 CP), séjour illégal (art. 115 al. 1 let. b LEI) et consommation de stupéfiants (art. 19a LStup). c. Il lui est reproché d'avoir, le soir du 31 décembre 2020, à Genève, au niveau de la route 1______, de concert avec C______, participé à une agression dirigée contre D______ et E______ à la suite de laquelle ce dernier a subi des lésions corporelles graves et déposé plainte pénale. Le jour des faits, C______, qui se trouvait en compagnie de A______ à l'abri de protection civile de H______ [GE] (ci-après : PC), avait provoqué E______, en lui disant qu'il allait le frapper avec un couteau. E______ n'avait pas pris cette menace au sérieux et l'incident en était resté là. Un peu plus tard dans la soirée, C______ et A______ étaient sortis de l'abri PC. E______, qui était sorti quelques minutes plus tard, s'était retrouvé face à eux au niveau de la route 1______. E______ et C______ s'étaient invectivés. À un moment indéterminé, D______, un ami de E______, était arrivé. C______ et A______ avaient chacun sorti un couteau et menacé E______ et D______, au moyen de ces armes.”
“- une plaie à bords irréguliers d'aspect contus au niveau du cuir chevelu en région pariéto-occipitale gauche, compatible avec un coup reçu à ce niveau avec un ustensile de cuisine. - des ecchymoses au niveau de la tempe gauche, du cou à droite, du dos et des membres supérieurs, et des dermabrasions au niveau des membres supérieurs et inférieur droit, trop peu spécifiques pour pouvoir se prononcer quant à leur origine précise, mais toutefois compatibles avec une chute dans les escaliers, telle que relatée par l'expertisé. E______ a présenté une hypotension artérielle et une tachycardie (sans état de choc) lors de sa prise en charge pré-hospitalière, toutefois la rapidité de prise en charge et les soins prodigués (remplissage vasculaire par solution saline) ont permis une rapide stabilisation de ses paramètres vitaux. Les lésions constatées n'ont pas concrètement mis en danger la vie de l'expertisé. e. Le 11 août 2022, le Procureur a prévenu A______ de tentative de meurtre (art. 111 CP cum 22 CP) subsidiairement de lésions corporelles graves (art. 122 CP) et d'agression (art. 134 CP), et de contravention à l’art. 19a LStup pour avoir à Genève, le 9 août 2022, vers 18h30, au numéro no. ______ de la rue 1______, [code postal] Genève, de concert avec D______, tenté de tuer E______, en lui assénant plusieurs coups de poêle et deux coups de couteau au niveau du flanc gauche lui causant des lésions, ayant nécessité une hospitalisation, en envisageant ou en acceptant pleinement que les coups portés aient une issue fatale au cas où elle se produirait. Il lui est également reproché de consommer régulièrement des stupéfiants, soit de la cocaïne. La même prévention a été retenue contre D______. f. Le même jour, E______ a été prévenu également de tentative de meurtre (art. 111 CP cum 22 CP) subsidiairement de lésions corporelles graves (art 122 CP) et d'agression (art. 134 CP), de dommages à la propriété (art. 144 CP) et de contravention à l'art. 19a LStup pour avoir, en substance, tenté de tuer A______, en lui assénant trois coups de couteau au niveau du flanc gauche et des coups de poing, lui causant des lésions ayant nécessité une opération et une hospitalisation.”
Eventualvorsatz (billigende Inkaufnahme) kann den subjektiven Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB erfüllen. Liegt eine solche Willensrichtung vor und tritt die schwere Verletzung nicht ein, begründet dies den Tatbestand eines Versuchs gemäss Art. 22 Abs. 1 StGB. Entscheidend ist, dass der Täter den als möglich erkannten Erfolgseintritt einer schweren Verletzung erkannt und in Kauf genommen hat.
“Im Sinne der bundesgerichtlichen Rechtsprechung zum Eventualvorsatz drängte sich dem Be- schuldigten unter den gegebenen Umständen die Verursachung einer schweren Verletzung als so wahrscheinlich auf, dass sein Verhalten vernünftigerweise nur als Inkaufnahme dieses Erfolgs ausgelegt werden kann. An dieser Stelle ist in Er- innerung zu rufen, dass Eventualvorsatz auch gegeben ist, wenn dem Beschuldig- ten der tatbestandsmässige Erfolg unerwünscht ist, er sich aber damit abfindet (BGE 133 IV 9 E. 4.1). Anhaltspunkte dafür, dass der Beschuldigte, wie von der Verteidigung vorgebracht, potenziell lediglich den Arm habe verletzen wollen, lie- gen keine vor. Der Beschuldigte hat folglich mit Wissen um die Gefährlichkeit sei- ner Handlung (Schnitt mit dem Messer ins Gesicht seines Opfers) unter billigender Inkaufnahme schwerer Verletzungen gehandelt und alles getan, um den Erfolg seiner Tathandlung herbeizuführen. Der point of no return wurde überschritten und die Tat ist ins Stadium des Versuchs getreten. Wie erwähnt, ist der Umstand, dass der Erfolg der schweren Körperverletzung nicht eingetreten ist, eine glückliche Fügung und nicht dem Verhalten des Beschuldigten zuzuschreiben. Es liegt ein vollendeter Versuch der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB vor.”
“Fazit Der Beschuldigte ist nach dem Gesagten für sein Verhalten der versuchten (eventual-)vorsätzlichen schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig zu sprechen. - 18 - IV. Strafe”
“Mit seinem Verhalten – sprich mit dem vorgängigen absichtlichen Rückwärtsfahren in das Auto von O.________ und dem anschliessenden mit quietschenden Reifen Vorwärtsfahren – legte der Beschuldigte sehr wohl eine Gleichgültigkeit an den Tag, die nur den Schluss zulässt, dass er eben gerade nicht aus pflichtwidriger Unvorsichtigkeit handelte. Obwohl er auf seiner Fahrt aufgrund der kurzen Distanzen kein allzu hohes Tempo erreicht haben dürfte, ist erstellt, dass der Beschuldigte sehr zügig gefahren sein muss und mindestens eine Geschwindigkeit hatte, die ausreichend dafür war, dass der Straf- und Zivilkläger aufgeladen und zwei bis drei Meter weiter vorne wieder abgeworfen wurde. Damit ist auf der Willensseite erstellt, dass der Beschuldigte bei seiner bewusst gestarteten Fahrt in die Laube (vgl. auch Ziff. 11 hiernach) den als möglich erkannten Erfolgseintritt einer schweren Verletzung erkannte und sich mit diesem abfand. Er handelte eventualvorsätzlich und erfüllte damit auch den subjektiven Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB. Weil der Straf- und Zivilkläger keine schweren Verletzungen erlitt, liegt lediglich ein Versuch im Sinne von Art. 22 Abs. 1 StGB vor. Allfällige Rechtfertigungs- oder Schuldausschliessungsgründe sind nicht ersichtlich. Der Beschuldigte ist in Anwendung von Art. 122 Abs. 3 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB der versuchten schweren Körperverletzung, begangen am 2. Oktober 2012 in E________ z.N. des Straf- und Zivilklägers, schuldig zu erklären.”
Die in Betracht stehende Höchststrafe nach Art. 122 StGB (bis zu zehn Jahren) wird in der Rechtsprechung bei der Prüfung der Verhältnismässigkeit von Untersuchungs- und Sicherheitshaft berücksichtigt. Eine derart zu erwartende Strafhöhe kann längere Haftdauern rechtfertigen, solange dadurch keine Überhaft entsteht.
“Der Beschwerdeführer wurde am 20. März 2024 verhaftet. Einschliesslich der angefochtenen Haftverlängerung beläuft sich die Haftdauer auf sechs Monate. Mit Blick auf die dem Beschwerdeführer vorgeworfenen Straftaten und die diesbezügliche im Verurteilungsfall zu erwartende Strafe droht noch keine Überhaft (vgl. Art. 122 StGB, wonach schwere Körperverletzung mit einer Freiheitsstrafe bis zu zehn Jahren bedroht ist; bei versuchter Tatbegehung kann die Strafe gemildert werden [Art. 22 Abs. 1 StGB]). Eine Verletzung des Beschleunigungsgebots, welche allenfalls die Rechtmässigkeit der Haft in Frage stellen könnte, kann ebenfalls nicht ausgemacht werden. Der Umstand, dass Gerichtsstandsabklärungen getroffen werden, steht einer Haft nicht entgegen, zumal die entsprechenden Verfahren in Haftfällen ebenfalls beförderlich vorangetrieben werden. Die Verlängerung der Untersuchungshaft um drei Monate erscheint zudem angesichts der noch geplanten Ermittlungshandlungen als verhältnismässig (vgl. S. 3 des Haftverlängerungsantrags vom 14. Juni 2024 [die zwischenzeitlich mutmasslich durchgeführte parteiöffentliche Einvernahmen der Zeugen L.________ und M.________; Gerichtsstandabklärung betreffend den mitbeschuldigten O.________, gegen welchen im Kanton Freiburg ein Verfahren wegen eines schwereren Delikts hängig sein soll; nach Festsetzung des Gerichtsstands: parteiöffentliche Einvernahme des Beschwerdeführers und der Mitbeschuldigten G.”
“Soweit der Beschwerdeführer die Frage der Überhaft aufwirft, ist festzuhalten, dass auch wenn die Sicherheitshaft bis zum 9. März 2023 verlängert wird unter Berücksichtigung der vom Beschwerdeführer in den Verfahren PEN 21 202 und PEN 22 569 bislang ausgestandenen Untersuchungs- und Sicherheitshaft sowie der im Verfahren PEN 21 202 für die Dauer von drei Monaten angeordneten Ersatzmassnahmen (vgl. Anklageschrift BJS 13 18706 vom 28. März 2021) keine Überhaft droht. Wie im Beschluss BK 22 214 vom 31. Mai 2022 E. 6.2 erörtert, kann im Falle einer Verurteilung wegen versuchter schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB eine Freiheitsstrafe von bis zu zehn Jahren ausgefällt werden kann. Wegen einfacher Körperverletzung gemäss Art. 123 StGB kann eine Freiheitsstrafe von bis zu drei Jahren oder wegen Veruntreuung gemäss Art. 138 StGB eine solche von bis zu fünf Jahren ausgefällt werden. Hinzu kommt, dass auch die Vergewaltigung im Verurteilungsfall mit einer Freiheitsstrafe von einem Jahr bis zu zehn Jahren bestraft würde. Anders als von der Verteidigung vorgebracht, kommt der vom Beschwerdeführer ausgestandene bzw. noch zu erstehende Freiheitsentzug nicht in die Nähe der zu erwartenden Strafe. Mithin droht noch keine Überhaft.”
“Zunächst ist daran zu erinnern, dass der Beschwerdeführer am 5. Januar 2022 festgenommen wurde und sich seit dem 8. Januar 2022 in Untersuchungshaft befindet. Mit Haftantrag vom 21. April 2022 beantragte das Regionalgericht, der Beschwerdeführer sei bis am 9. Dezember 2022 (letzter Tag der Hauptverhandlung) in Sicherheitshaft zu versetzen. Damit würde die beantragte Sicherheitshaft eine Zeitspanne von über sieben Monate umfassen. Die Vorinstanz hielt im angefochtenen Entscheid richtigerweise fest, dass für die Anordnung einer siebenmonatigen Sicherheitshaft keine gesetzliche Grundlage besteht und ordnete in analoger Anwendung von Art. 227 Abs. 7 StPO eine sechsmonatige Sicherheitshaft (Höchstdauer) an. Mit der Vorinstanz ist sodann festzuhalten, dass im Falle einer Verurteilung wegen versuchter schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB eine Freiheitsstrafe von bis zu 10 Jahren ausgefällt werden kann. Wegen einfacher Körperverletzung gemäss Art. 123 StGB kann sodann eine Freiheitsstrafe von bis zu drei Jahren oder wegen Veruntreuung gemäss Art. 138 StGB eine solche von bis zu fünf Jahren ausgefällt werden. Hinzu kommt, dass auch die mutmassliche Vergewaltigung (BJS 20 22363) im Verurteilungsfall mit einer Freiheitsstrafe von einem Jahr bis zu zehn Jahren bestraft würde. Damit käme die vom Beschuldigten bislang ausgestandene Untersuchungshaft und die vorinstanzlich angeordnete sechsmonatige Sicherheitshaft nicht in die Nähe der zu erwartenden Strafe. Mithin droht noch keine Überhaft. Da die Ermittlungshandlungen abgeschlossen sind und es in diesem Verfahrensstadium praktisch wenig wahrscheinlich ist, dass sich eine oder mehrere der fraglichen dringenden Tatverdächtigungen noch entkräften lassen, erscheint es grundsätzlich gerechtfertigt, eine sechsmonatige Sicherheitshaft anzuordnen.”
Vorrang gegenüber dem Angriff: Lässt sich eine vorsätzliche Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB nachweisen, absorbiert diese — soweit es den betreffenden Täter betrifft — den Angriffstatbestand (Konsumtion). Abgrenzung zu Art. 126 StGB: Entscheidend ist das Vorliegen tatsächlicher Läsionen; Art. 126 erfasst demgegenüber körperliche Eingriffe, die über das sozial Duldbare hinausgehen, aber keine Körperschäden/Läsionen verursachen.
“, Bern 2010, § 4 N 44, die sich für den Vorrang des Angriffstatbestandes ausspre- chen). Auch das Bundesgericht ging in seiner bisherigen Rechtsprechung von Vorrang des Köperverletzungsdelikts aus. So stellte es in BGE 135 IV 152 mit Verweis auf die bisherige Rechtsprechung für den Fall, dass die vorsätzliche oder fahrlässige Tötung oder Körperverletzung durch einen Beteiligten am Angriff nachgewiesen ist, fest, bei diesem konsumiere der Tötungstatbestand nach Art. 111 ff. StGB oder der Verletzungstatbestand nach Art. 122 ff. StGB den An- griffstatbestand nach Art. 134 StGB (BGE 135 IV 152 E. 2.1.2: "[...] s'il peut être établi que l'un des agresseurs, intentionnellement ou par négligence, cause la mort ou les lésions corporelles, l'infraction d'homicide au sens des art. 111 ss CP ou de lésions visée par les art. 122 ss CP absorbe, en ce qui le concerne, l'agression au sens de l'art. 134 CP."), wobei es den Vorrang des Verletzungsde- likts vor dem Angriff gerade nicht nur auf die schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB beschränkte, sondern auch die nachfolgenden Körperverlet- zungstatbestände des Strafgesetzbuchs, mithin die einfache Körperverletzung gemäss Art. 123 StGB, miteinbezog ("les art. 122 ss CP"). Die von der Staatsan- waltschaft vertretene Auffassung, wonach es schon aufgrund des höheren Straf- - 13 - rahmens des Angriffstatbestandes, der als Verbrechen ausgestaltet ist (Geldstrafe bis 5 Jahre Freiheitsstrafe), nicht sein könne, dass dieser durch den als Vergehen ausgestalteten Tatbestand der einfachen Körperverletzung (Geldstrafe bis 3 Jah- re Freiheitsstrafe) konsumiert werde, entspricht mithin nicht herrschender Lehre und Rechtsprechung. Mit dieser sowie mit der Vorinstanz ist folglich davon aus- zugehen, dass in der vorliegenden Konstellation der Angriffstatbestand durch den Tatbestand der einfachen Körperverletzung konsumiert wird.”
“L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. A titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1; arrêts 6B_782/2020 du 7 janvier 2021 consid. 3.1; 6B_385/2020 du 12 août 2020 consid. 2.1). Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommages à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n'a causé aucune douleur physique (ATF 134 IV 189 consid. 1.2). L'atteinte au sens de l'art. 126 CP présuppose une certaine intensité (arrêt 6B_1191/2019 du 4 décembre 2019 consid.”
Bezüglich Art. 122 Abs. 3 StGB genügt nach der zitierten Praxis eine in sachlicher, nicht übertrieben formalistischer Weise abgefasste Anklage, die in groben Zügen darlegt, die Beschuldigten hätten eine «schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit» in Kauf genommen. Ein sehr hoher Detaillierungsgrad der Darstellung ist nach dieser Rechtsprechung nicht erforderlich; die konkreten Varianten des Tatbestands müssen aus dem kurz und hinreichend genau geschilderten Sachverhalt ersichtlich sein.
“Überspitzt formalistische Anforderungen dürfen an die Anklageschrift nicht gestellt werden (vgl. Urteil 6B_966/2009 vom 25. März 2010 E. 3.3). Das Gericht ist an den in der Anklage wiedergegebenen Sachverhalt gebunden, nicht aber an dessen rechtliche Würdigung durch die Anklagebehörde (Art. 350 StPO; BGE 133 IV 235 E. 6.3; 126 I 19 E. 2a). Die Feststellung des Sachverhalts ist Aufgabe des Gerichts (6B_716/2014 vom 17. Oktober 2014 E. 2.3). Der Tatbestand der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 StGB kann in drei möglichen Tatbestandsvarianten zu einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB werden: Bei einer lebensgefährlichen Verletzung eines Menschen (Art. 122 Abs. 1 StGB), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachen eines wichtigen Organs oder Glieds eines Menschen, bleibender Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit oder argem und bleibendem Entstellen des Gesichts eines Menschen (Art. 122 Abs. 2 StGB) sowie bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Art. 122 Abs. 3 StGB). Vorliegend sind dem "möglichst kurz und genau" (vgl. Wortlaut von Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO) dargestellten Sachverhalt in der Anklageschrift die Worte, die Beschuldigten hätten in Kauf genommen, dass sie den Geschädigten "schwer verletzen", indem sie eine "schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit verursachen oder das Gesicht des Geschädigten arg und bleibend entstellen" und damit die möglichen Tatbestandsvarianten der bleibenden Verletzungen gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB wie auch des Auffangtatbestands gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB klar zu entnehmen. Betreffend die Tatbestandsvariante der bleibenden Schädigung durch "arges und bleibendes Entstellen des Gesichts" ist es insbesondere unerheblich, ob die Anklage nur auf eines oder beide Augen des Geschädigten Bezug nimmt, zumal ein derart hoher Detaillierungsgrad von einer Anklageschrift gerade nicht gefordert wird (vgl. nur Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO). In dieser Hinsicht ist der vorliegende Fall vergleichbar mit dem im Urteil des Bundesgerichts 6B_1180/2015 vom 13.”
“Überspitzt formalistische Anforderungen dürfen an die Anklageschrift nicht gestellt werden (vgl. Urteil 6B_966/2009 vom 25. März 2010 E. 3.3). Das Gericht ist an den in der Anklage wiedergegebenen Sachverhalt gebunden, nicht aber an dessen rechtliche Würdigung durch die Anklagebehörde (Art. 350 StPO; BGE 133 IV 235 E. 6.3; 126 I 19 E. 2a). Die Feststellung des Sachverhalts ist Aufgabe des Gerichts (6B_716/2014 vom 17. Oktober 2014 E. 2.3). Der Tatbestand der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 StGB kann in drei möglichen Tatbestandsvarianten zu einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB werden: Bei einer lebensgefährlichen Verletzung eines Menschen (Art. 122 Abs. 1 StGB), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachen eines wichtigen Organs oder Glieds eines Menschen, bleibender Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit oder argem und bleibendem Entstellen des Gesichts eines Menschen (Art. 122 Abs. 2 StGB) sowie bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Art. 122 Abs. 3 StGB). Vorliegend sind dem "möglichst kurz und genau" (vgl. Wortlaut von Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO) dargestellten Sachverhalt in der Anklageschrift die Worte, die Beschuldigten hätten in Kauf genommen, dass sie den Geschädigten "schwer verletzen", indem sie eine "schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit verursachen oder das Gesicht des Geschädigten arg und bleibend entstellen" und damit die möglichen Tatbestandsvarianten der bleibenden Verletzungen gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB wie auch des Auffangtatbestands gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB klar zu entnehmen. Betreffend die Tatbestandsvariante der bleibenden Schädigung durch "arges und bleibendes Entstellen des Gesichts" ist es insbesondere unerheblich, ob die Anklage nur auf eines oder beide Augen des Geschädigten Bezug nimmt, zumal ein derart hoher Detaillierungsgrad von einer Anklageschrift gerade nicht gefordert wird (vgl. nur Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO). In dieser Hinsicht ist der vorliegende Fall vergleichbar mit dem im Urteil des Bundesgerichts 6B_1180/2015 vom 13.”
Praxisrelevante Kriterien/Beispiele: Eine «arge» und bleibende Entstellung liegt etwa vor bei einer nicht mit kosmetischen Mitteln vollständig zu verbergenden Narbe vom Mundwinkel bis zum Ohransatz. Als vergleichbare Fälle wurden auch ca. 10–15 cm lange Schnittwunden angesehen. Eine etwa 6 cm lange Narbe wurde in der Rechtsprechung als am unteren Rand der Schwelle zur vollendeten schweren Körperverletzung bezeichnet. Ob im Einzelfall die Schwelle überschritten ist, hängt von Sichtbarkeit, Dauer, gegebenenfalls dauernder Beeinträchtigung der Mimik und weiteren Umständen ab.
“2) oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Betreffend die theoretischen Grundlagen zum objektiven und subjektiven Tatbestand von Art. 122 StGB kann auf die zutreffenden Ausführungen der Vorinstanz verwiesen werden (pag. 1543 ff.; S. 46 ff. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung): Die schwere Körperverletzung unterscheidet sich von der einfachen durch den Erfolg. Das Tatmittel wird nicht näher bezeichnet und ist daher auch unerheblich. Das Gleiche gilt für das Tatvorgehen. Eine schwere Körperverletzung liegt vorweg dann vor, wenn ein Mensch lebensgefährlich verletzt wird. Die Lebensgefahr muss eine unmittelbare sein. Die Abgrenzung von der einfachen Körperverletzung geschieht in der Weise, dass das Gesetz vorab lebensgefährliche Verletzungen als schwere Körperverletzung bezeichnet (BSK StGB-Roth/ Berkemeier, Art. 122 N 3 - 5). Zu den wichtigen Organen und Gliedern gehören alle wesentlichen Körperteile, insbesondere auch Schädel, Thorax und Becken, sowie lebenswichtige innere Organe (BSK StGB, a.a.O., N 11 zu Art. 122 StGB). Als wichtige Glieder gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine, Hände und Füsse, aber auch schon Handgelenke, Ellenbogen und Schultern, sowie Knie und Hüftgelenke (BSK StGB, a.a.O., N 12 zu Art. 122 StGB). Ob ein Organ als wichtig einzustufen ist, ist vorab nach dessen Funktion zu beurteilen. In erster Linie geht es um lebenswichtige Organe, wobei bei paarigen Organen wiederum die Beeinträchtigung des einen genügt (z.B. eine Niere, ein Auge, ein Ohr; BSK StGB, a.a.O., N 13 zu Art. 122 StGB). Eine schwere Körperverletzung liegt des Weiteren dann vor, wenn der Täter einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht. Gemeint ist eine dauernde und irreversible Beeinträchtigung der Gesundheit. Über den Grad der Beeinträchtigung schweigt sich das Gesetz aus (BSK StGB, a.a.O., N 16 u. 17 zu Art. 122 StGB). Die dritte Tatvariante betrifft die Entstellung im Gesicht. Sie muss «arg» sein, was nicht zutrifft bei relativ unauffälligen Narben und gut verheilenden Schnittwunden, wohl aber bei einer nicht ganz wegschminkbaren Narbe infolge einer Schnittwunde vom Mundwinkel bis zum Ohransatz (BSK StGB, a.”
“Eine solche ist gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung etwa anzunehmen bei «eine[r] lange[n], wenn auch gut verheilte[n] Narbe» «vom linken Mundwinkel bis zum Ohransatz», die «aber weiterhin deutlich sichtbar und auch mit kosmetischen Mitteln nicht vollständig zu verbergen» sei und das Opfer für immer kennzeichne. Hinzu komme «eine geringfügige mimische Beeinträchtigung, die namentlich beim Lachen auffalle». Selbst wenn eine Narbe (teilweise) kosmetisch überdeckt werden könne, führe der «Einsatz von Kosmetika [ ] nicht zur Beseitigung der Beeinträchtigung, weshalb die Narbe vollständig sichtbar» bleibe, wenn das Opfer aus irgendwelchen Gründen (z.B. infolge einer Allergie) darauf verzichte, kosmetische Produkte zu verwenden (BGE 115 IV 17 E. 2). Eine schwere Körperverletzung bejaht wurde auch im Falle von zwei 10 cm langen Schnittwunden, die sich über den Kieferknochen erstreckten, auch mit plastischer Chirurgie nicht zu beseitigen waren und selbst mit einem Bart sichtbar blieben (vgl. Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Aufl., Basel 2019, Art. 122 StGB N 18 unter Verweis auf ein Urteil des Geschworenengerichts ZH vom 26. Juni 2002). Die vorliegende Verletzungskonstellation ist mit den beiden genannten Beispielfällen sehr gut vergleichbar. So handelt es sich auch i.c. um eine Schnittwunde in der linken Gesichtshälfte, die sich über eine Länge von rund 10-15 cm über dem Unterkieferknochen von vor dem Kinn nach hinten bis zur Ohrspeicheldrüse erstreckt (IRM-Gutachten, Akten SB.2021.121 S. 1005 ff.) und deren Ausmass auf den Fotos der Krankenunterlagen eindrücklich aufgezeigt wird (Akten SB.2021.36 S. 855 ff.; vgl. auch Akten SB.2021.121 S. 834 f.). Auch die rund zwei Monate nach der Tat im Rahmen der Konfrontationseinvernahme vom 3. September 2020 aufgenommenen Bilder lassen die Narbe noch deutlich erkennen (vgl. Akten SB.2021.121 S. 885). Diese wäre ohne den Bart, den der Privatkläger 4 auf dem Foto trägt, noch ungleich offenkundiger ersichtlich. Auch im erstinstanzlichen Verhandlungsprotokoll ist festgehalten, dass die Narbe rund ein Jahr nach dem Tatgeschehen noch «deutlich sichtbar» sei (Akten SB.”
“Hierfür kommt einzig ein Baugerüst in Frage, in welches F____ unbestritten stürzte und welches vorstehende Kanten aufwies (Akten S. 661 ff., 846). Die Vorinstanz hat die Ursache der Rissquetschwunde den Schlägen und Tritten des Beschuldigten zugerechnet (Akten S. 1199), was dieser nicht angefochten hat. Die resultierende ca. 6 cm lange Narbe kann theoretisch zu einer Entstellung des Gesichtsbereichs führen. Den Akten ist jedoch nicht zu entnehmen, wie sehr die Narbe das Opfer noch beeinträchtigt. F____ brachte letztmals in der Einvernahme vom 17. August 2015 vor, dass die Narbe ihm beim Rasieren Schwierigkeiten bereite, weshalb er sich seit dem Vorfall einen Bart wachsen lasse, dies auch, um die Narbe zu verdecken (Akten S. 816). Ein solcher Taterfolg bewegt sich damit am unteren Rand der Schwelle zur vollendeten schweren Körperverletzung, welche in der Tatvariante nach Art. 122 Abs. 2 letzter Satzteil StGB eine bleibende und «arge» Entstellung des menschlichen Gesichts voraussetzt (vgl. Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Auflage, Basel 2019, Art. 122 StGB N 18). Die übrigen Verletzungen erreichen die Nähe zur schweren Körperverletzung nicht und das Opfer befand sich auch nicht in Lebensgefahr (Akten S. 740, 816). Dass vorliegend keine bleibende und arge Entstellung des Gesichts zurückblieb, ist auf äussere Umstände zurückzuführen, die sich der Beschuldigte nicht anrechnen lassen kann. Als er den alkoholisierten F____ brachial zu Boden schlug, hatte er keine Kontrolle über dessen Fall und Aufprall. Der Beschuldigte hat durch seinen Tatbeitrag sämtliche Voraussetzungen für den Eintritt des Taterfolgs geschaffen. In Würdigung dieser Umstände beträgt die Reduktion für den Versuch sechs Monate und es ist für die Tat in Übereinstimmung mit der Vorinstanz eine schuldangemessene Einsatzstrafe von 30 Monaten Freiheitsstrafe zu veranschlagen.”
Bei Vorliegen eines hinreichenden Verdachts muss die Staatsanwaltschaft grundsätzlich eine Untersuchung eröffnen; bei Zweifeln, sofern die Voraussetzungen für ein Nichteröffnen nicht mit absoluter Gewissheit vorliegen, ist die Untersuchung zu eröffnen.
“En revanche, si le rapport de police, la dénonciation ou les propres constatations du ministère public amènent à retenir l'existence d'un soupçon suffisant, il incombe en principe à ce dernier d'ouvrir une instruction (art. 309 al. 1 let. a CPP). Cela implique que les indices de la commission d'une infraction soient importants et de nature concrète, ce qui n'est pas le cas de rumeurs ou de suppositions (arrêt du Tribunal fédéral 6B_196/2020 du 14 octobre 2020 consid. 3.1). Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1; arrêt du Tribunal fédéral 6B_196/2020 précité). 4.2.1. L'art. 123 ch. 1 CP punit, du chef de lésions corporelles simples, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé que celle prévue par l'art. 122 CP. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommage à la santé. Elles constituent ainsi davantage en une perturbation momentanée du bien-être ou en une modification pathologique insignifiante, avec ou sans douleurs (ATF 134 IV 189 consid.”
Wenn das Opfer bereits infolge vorangegangener Schläge verletzt ist und wehrlos erscheint, kann ein weiterer Schlag gegen den Kopf unter den konkreten Umständen bereits eine lebensgefährliche Verletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB begründen. Ebenso reicht es aus, dass der Täter im Wissen oder unter Inkaufnahme der möglicherweise schon bestehenden Verletzungen gehandelt hat, sodass er mit einer lebensgefährlichen Folge rechnen musste.
“In einem nächsten Punkt ist entsprechend der Faustschlag des Beschuldigten für sich allein rechtlich zu behandeln. Wie die Vorinstanz zutreffend ausgeführt hat, können die im IRM-Gutachten festgestellten Verletzungen weder einem bestimmten Schlag noch einem bestimmten Beschuldigten zugeordnet werden. Fest steht auch, dass beim Opfer zahlreiche Verletzungen dokumentiert wurden und es in Folge der Gesamtheit der Schläge gegen seinen Kopf an einem zentralen Regulationsversagen infolge eines stumpfen Schädel-Hirn-Traumas gestorben ist (vgl. Akten S. 1330 ff.). Aus den Zeugenaussagen geht zudem hervor, dass sämtliche Schläge heftig und ausschliesslich gegen den Kopf gerichtet gewesen seien. Weiter gaben die Zeugen an, dass das Opfer nach dem Schlag des Beschuldigten zwar noch Reaktionen gezeigt habe und aufrecht, allerdings benommen gewesen sei (vgl. die Zusammenfassung der Zeugenaussagen im Urteil der Vorinstanz, S. 1917 ff.). In Übereinstimmung mit dem Strafgericht ist davon auszugehen, dass das Opfer nach dem Schlag des Beschuldigten bereits eine Verletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB aufwies (bejaht etwa im Zusammenhang mit Schädel-Hirn-Traumata, vgl. Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Aufl., Basel 2019, Art. 122 StGB N 5; Weder/Schweitzer, Der Begriff der Lebensgefahr im Strafrecht, in: forumpoenale, 1/2017, 25, 28). Indem der Beschuldigte im Wissen respektive unter Inkaufnahme möglicherweis bereits bestehender Verletzungen gegen das schmächtige und sich nicht wehrende Opfer erneut mit der Faust in dessen Gesichtsbereich schlug, musste er aufgrund der Gesamtumstände auch durchaus mit einer lebensgefährlichen Verletzung rechnen, zumal er die gemäss seinen Aussagen vorangegangenen Schläge von F____ stets als stark bezeichnete und wiederholt angab, dass sich das Opfer nie gewehrt habe. Es ergeht somit in Übereinstimmung mit dem vorinstanzlichen Entscheid ein Schuldspruch wegen schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB.”
Bei Konkurrenz mit anderen Delikten (etwa Art. 129 StGB oder Straftatbeständen mit höherem abstrakten Strafrahmen) ist nicht automatisch von einem Vorrang des Art. 122 StGB auszugehen. Zwischen Art. 122 und Art. 129 kann echte Konkurrenz bestehen; ein Vorrang von Art. 122 ist nur anzunehmen, wenn die Lebensgefährdung bereits als qualifizierendes Merkmal in der schweren Körperverletzung berücksichtigt ist. Bei Delikten mit einem höheren abstrakten Strafrahmen kann dieses andere Delikt den Vorrang haben.
“Schwerstes Delikt und abstrakter Strafrahmen Anders als die Vorinstanz ausführte (pag. 1418), ist als Einsatzstrafe von der qualifizierte Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz gemäss abstraktem Strafrahmen von einem bis zu 20 Jahren Freiheitsstrafe (Art. 19 Abs. 2 BetmG i.V.m. Art. 40 und 333 Abs. 1 StGB) und nicht von der schweren Körperverletzung mit einem Strafrahmen von sechs Monaten bis zu zehn Jahren Freiheitsstrafe (Art. 122 StGB) auszugehen.”
“Konkurrenz von Art. 129 StGB und Art. 122 StGB Zwischen dem Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung sowie der Gefährdung des Lebens besteht echte Konkurrenz (Stefan Maeder, a.a.O., N 62 zu Art. 129), zumal unechte Konkurrenz bzw. ein Vorrang von Art. 122 StGB gegenüber Art. 129 StGB gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung nur dann anzunehmen ist, wenn die Lebensgefährdung als qualifizierendes Merkmal bereits in der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) berücksichtigt ist (BGE 91 IV 193; s. auch Stefan Trechsel/Martino Mona, in: Trechsel/Pieth, Praxiskommentar Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2021, N 8 zu Art. 129). Es hat vorliegend somit ein Schuldspruch sowohl wegen versuchter schwerer Körperverletzung als auch wegen Gefährdung des Lebens, beides z.N. des Straf- und Zivilklägers, zu erfolgen.”
Nebenfolgen und Kosten/Entschädigungen: In Verfahren betreffend Art. 122 StGB kann das Gericht Nebenfolgen anordnen (z. B. Landesverweisung) sowie über zivile Entschädigungsansprüche und die Kosten des Verfahrens entscheiden. Da Art. 122 StGB ein Offizialdelikt ist, kann der Beschuldigte Anspruch auf Entschädigung seiner Verfahrensaufwendungen durch den Staat bzw. Kanton haben.
“Mai 2022 (G-Nr. DG210027) betreffend Dossier 4 zu bestätigen und es sei der Beschuldigte zu verpflichten, dem Privatkläger eine Ge- nugtuung von CHF 3'000.00 zzgl. 5% Zins ab dem 6. Juni 2020 zu be- zahlen. Im Mehrbetrag sei der Privatkläger mit seinem Begehren auf den Weg des Zivilprozesses zu verweisen. 3.Die Kosten des Verfahrens seien dem Beschuldigten aufzuerlegen, wo- bei die Kosten der unentgeltlichen Rechtsvertretung des Privatklägers (zzgl. 7.7% MwSt.) vorerst vom Staat zu übernehmen seien." ___________________________________ Erwägungen: I. Verfahrensgang und Gegenstand der Berufung 1.Verfahrensgang 1.1.Mit Urteil vom 12. Mai 2022 sprach das Bezirksgericht Hinwil den Beschul- digten der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB, des mehrfachen Angriffes im Sinne von Art. 134 StGB sowie des mehrfachen Raufhandels im Sinne von Art. 133 StGB schuldig. Vom Vorwurf der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB (Anklageschrift Ziff. 1 betr. Dossier 1) sprach es den Beschuldigten frei. Es bestrafte ihn mit 38 Monaten Frei- heitsstrafe und verwies ihn im Sinne von Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB für 7 Jahre des Landes unter Ausschreibung der Landesverweisung im Schengener Informa- tionssystem. Weiter entscheid es über die Zivilansprüche der Privatkläger sowie die Kosten- und Entschädigungsfolgen (Urk. 64 S. 98 ff.). 1.2.Gegen das im Dispositiv schriftlich zugestellte Urteil (Prot. I S. 48) liess der Beschuldigte rechtzeitig Berufung anmelden (Urk. 57; Art. 399 Abs. 1 StPO). Seine schriftliche Berufungserklärung erfolgte ebenfalls innert Frist (Urk. 65; Art. 399 Abs. 3 i.V.m. Art. 90 StPO). Mit Präsidialverfügung vom 21. Oktober 2022 - 8 - wurde der Staatsanwaltschaft und den Privatklägern 1–3 sowie 5 und 6 (der Pri- vatkläger 4 verzichtete durch Rückzug des Strafantrages sowie der Zivilklage auf Stellung als Privatklägerschaft) Frist angesetzt, um zu erklären, ob Anschlussbe- rufung erhoben werde, oder um begründet ein Nichteintreten zu beantragen (Urk.”
“Der Beschuldigte hat des Weiteren Anspruch auf Entschädigung seiner Aufwendungen im Beschwerdeverfahren (Art. 429 Abs. 1 StPO). Da es sich bei Art. 122 StGB um ein Offizialdelikt handelt, ist hinzunehmen, dass der Kanton Bern – und nicht die Beschwerdeführerin – den Beschuldigten zu entschädigen hat (vgl. Urteil des Bundesgerichts 6B_582/2020 vom 17. Dezember 2020 E. 4.2.5 f. [zur Publikation bestimmt]). Die Kostennote von Rechtsanwältin Dr. B.________ vom 17. März 2021 gibt zu Bemerkungen Anlass, da sie mit über CHF 5'000.00 deutlich zu hoch ist. Mit Blick auf Art. 17 Abs. 1 Bst. f i.V.m. Bst. e und b der Verordnung über die Bemessung des Parteikostenersatzes (PKV; BSG 168.811) sowie Art. 41 Abs. 3 Bst. a und b des Kantonalen Anwaltsgesetzes (KAG; BSG 168.11) erscheint die geltend gemachte Honorarforderung eindeutig als über dem gebotenen Aufwand liegend. Gemäss Art. 41 Abs. 2 des Kantonalen Anwaltsgesetzes (KAG; BSG 168.11) besteht die Tarifordnung für Strafrechtssachen aus Rahmentarifen. Gemäss Art. 41 Abs. 3 KAG bemisst sich der Parteikostenersatz innerhalb des Rahmentarifs nach dem in der Sache gebotenen Zeitaufwand (Bst. a), der Bedeutung der Streitsache sowie der Schwierigkeit des Prozesses (Bst.”
Ein wichtiges Organ oder Glied gilt dann als unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen in erheblichem Umfang beeinträchtigt sind. Die Rechtsprechung stellt häufig zusätzlich auf Dauerhaftigkeit ab (formuliert etwa als „dauernd und erheblich gestört“). Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, auch wenn sie dauerhaft ist.
“Il importe peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective (ATF 148 IV 409 consid. 2.2). 3. L'art. 125 al. 1 et 2 CP réprime le comportement de celui qui, par négligence, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Elle suppose la réalisation de trois conditions : une négligence, une atteinte à l'intégrité physique et un lien de causalité naturelle et adéquate entre ces deux éléments. 3.1. Une lésion corporelle est grave notamment lorsqu'aura été mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou aura été causé une incapacité de travail, une infirmité permanente, ou que la victime aura été défigurée d'une façon grave et permanente (art. 122 CP). Sont considérés comme des membres importants au sens de l'art. 122 al. 2 CP avant tout les extrémités, soit les bras et les jambes, ainsi que les mains et les pieds (M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar Strafrecht II : Art. 111-392 StGB, 2e édition, Bâle 2007, n. 11 ad art. 122 ; A. DONATSCH, Strafrecht III : Delikte gegen den Einzelnen, 9e édition, Zurich/Bâle/Genève 2008, p. 39). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative. Une atteinte légère ne suffit en revanche pas, même lorsqu'elle est durable et qu'il ne peut y être remédié (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid. 3.2.1 et 6B_26/2011 du 20 juin 2011 consid. 2.4.1). 3.2. Pour qu'il y ait négligence, deux conditions doivent être remplies. 3.2.1.1. La négligence suppose en premier lieu la violation d'un devoir de prudence. Un comportement viole le devoir de prudence lorsque l'auteur, au moment des faits, aurait pu et dû, au vu des circonstances, de ses connaissances et de ses capacités, se rendre compte qu'il mettait en danger des biens juridiquement protégés de la victime et qu'il excédait les limites du risque admissible (ATF 148 IV 39 consid.”
“Sep- tember 2019 E. 2.3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke. Ein wichtiges Organ oder Glied ist unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen erheblich gestört sind. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft und nicht behebbar ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2 S. 3; Urteile des Bundesgerichts 6B_257/2023 vom”
“4) Selon sa nature, un seul coup porté peut suffire pour retenir l'infraction de tentative d'homicide par dol éventuel (arrêts du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.2 ; 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.3 ; 6B_829/2010 du 28 février 2011 consid. 3.2). Le Tribunal fédéral retient que la tentative d'homicide intentionnel absorbe les lésions corporelles simples ou graves (ATF 137 IV 113 consid. 1.4 et 1.5, JdT 2011 IV 391). 1.1.3. L'art. 122 CP réprime celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2), celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 2 CP vise en premier lieu le cas de la mutilation - soit la perte définitive, une sévère dégradation ou une atteinte durable et irréversible - du corps, d'un membre ou d'un organe important (DUPUIS & al., Petit commentaire du Code pénal, 2ème éd., Bâle 2017, n° 11 ad art. 122 CP). Les membres importants comprennent, notamment, les bras, les jambes, les mains, les pieds, les coudes, les épaules et les genoux. Le pouce constitue également un membre important. En revanche, un petit doigt ou un lobe ne saurait revêtir cette qualité. Les organes importants sont avant tout les organes vitaux tels que le cerveau, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas et les reins. Les organes non-vitaux, par exemple, les yeux, la rate ou le pénis peuvent également être qualifiés d’importants (CR CP II-Rémy, n. 6 ad art. 122 CP). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid.”
“Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hinweisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke. Ein wichtiges Organ oder Glied ist unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen erheblich gestört sind. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft und nicht behebbar ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2 S. 3; Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3; je mit Hinweisen).”
“1), ou aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2), ou celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247, 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, mais bien la nature de celle-ci (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). Dans le cadre de l'art. 122 al. 2 CP, il n'est pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative. Une atteinte légère ne suffit en revanche pas, même lorsqu'elle est durable et qu'il ne peut y être remédié (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 p. 3 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid. 3.2.1). La clause générale de l'art. 122 al. 3 CP a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 al. 1 et 2 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave.”
“Wer fahrlässig einen Menschen am Körper oder an der Gesundheit schädigt, wird gemäss Art. 125 StGB auf Antrag mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe bestraft (Abs. 1). Ist die Schädigung schwer, so wird der Täter von Amtes wegen verfolgt (Abs. 2). Schwer ist eine Schädigung, wenn sie Art. 122 StGB entspricht (BGE 109 IV 18 E. 2a mit Hinweisen; Urteil 6B_126/2017 vom 1. Juni 2017 E. 3.3.1). Nach Art. 122 StGB wird wegen schwerer Körperverletzung bestraft, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1); wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2); wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten wie Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke (Urteile 6B_115/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3; 6B_405/2012 vom 7. Januar 2013 E. 3.2.1; je mit Hinweisen). Unbrauchbar ist ein wichtiges Organ oder Glied nur, wenn es in seinen Grundfunktionen erheblich gestört ist. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Was die bleibende Arbeitsunfähigkeit betrifft, genügt es, wenn diese in der angestammten Tätigkeit der verletzten Person besteht, zumal die in Art. 122 StGB vorausgesetzte Schwere der Körperverletzung auch aufgrund des Umstandes gegeben wäre, dass der verletzten Person dadurch ein Berufswechsel aufgezwungen wird (Urteil 6B_442/2019 vom 26. August 2019 E. 1.3.3 mit Hinweisen). Die in Art. 122 Abs. 1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter (Urteil 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art.”
Das Gericht kann bei mehreren Beschuldigten differenziert entscheiden und einzelne Beteiligte wegen versuchter schwerer Körperverletzung (Art. 122 StGB) verurteilen, während andere hiervon freigesprochen werden.
“_____ ist schuldig − der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB (Dossier 1) − des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB (Dossier 1) − des Raufhandels im Sinne von Art. 133 StGB (Dossier 5) − der Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz im Sinne von Art. 19 Abs. 1 lit. c BetmG (Dossier 4) − des rechtswidrigen Aufenthaltes im Sinne von Art. 115 Abs. 1 lit. b AIG i.V.m. Art. 61 Abs. 1 lit. c AIG (Dossier 4) 4. Der Beschuldigte B._____ wird freigesprochen vom Vorwurf des Betrugs im Sinne von Art. 146 Abs. 1 StGB (Dossier 2) 5. Der Beschuldigte I._____ ist schuldig des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB (Dossier 1) - 4 - 6. Der Beschuldigte I._____ wird freigesprochen vom Vorwurf der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB (Dossier 1) 7. Der Beschuldigte J._____ ist schuldig des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB (Dossier 1) 8. Der Beschuldigte J._____ wird freigesprochen vom Vorwurf der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB (Dossier 1) 9. Der Beschuldigte A._____ wird bestraft mit 33 Monaten Freiheitsstrafe, wo- von bis und mit heute 60 Tage durch Haft erstanden sind, sowie mit einer Geldstrafe von 10 Tagessätzen zu Fr. 10.–. 10. Der Vollzug der Geldstrafe wird aufgeschoben und die Probezeit auf 2 Jahre festgesetzt. 11. Der Vollzug der Freiheitsstrafe wird im Umfang von 27 Monaten aufgescho- ben und die Probezeit auf 2 Jahre festgesetzt. Im Übrigen (6 Monate, abzüg- lich 60 Tage, die durch Haft erstanden sind), wird die Freiheitsstrafe vollzo- gen. 12. Dem Beschuldigten A._____ wird die Weisung erteilt, am Eignungsgespräch für das Lernprogramm Do It bei der Abteilung Lernprogramme der Bewäh- rungs- und Vollzugsdienste des Kantons Zürich sowie im Eignungsfall am zielführenden Lernprogramm teilzunehmen. 13. Betreffend den Beschuldigten A._____ wird von der Anordnung einer Lan- desverweisung abgesehen. 14. Der Beschuldigte B._____ wird bestraft mit 42 Monaten Freiheitsstrafe, wo- von bis und mit heute 687 Tage durch Haft sowie durch vorzeitigen Mass- nahmeantritt erstanden sind, sowie einer Geldstrafe von 8 Tagessätzen zu Fr.”
“177 StGB (Dossier 3) 2. Der Beschuldigte A._____ wird freigesprochen vom Vorwurf der Gewalt und Drohung gegen Behörden und Beamte im Sinne von Art. 285 Ziff. 1 StGB (Dossier 3) 3. Der Beschuldigte B._____ ist schuldig − der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB (Dossier 1) − des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB (Dossier 1) − des Raufhandels im Sinne von Art. 133 StGB (Dossier 5) − der Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz im Sinne von Art. 19 Abs. 1 lit. c BetmG (Dossier 4) − des rechtswidrigen Aufenthaltes im Sinne von Art. 115 Abs. 1 lit. b AIG i.V.m. Art. 61 Abs. 1 lit. c AIG (Dossier 4) 4. Der Beschuldigte B._____ wird freigesprochen vom Vorwurf des Betrugs im Sinne von Art. 146 Abs. 1 StGB (Dossier 2) 5. Der Beschuldigte I._____ ist schuldig des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB (Dossier 1) - 4 - 6. Der Beschuldigte I._____ wird freigesprochen vom Vorwurf der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB (Dossier 1) 7. Der Beschuldigte J._____ ist schuldig des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB (Dossier 1) 8. Der Beschuldigte J._____ wird freigesprochen vom Vorwurf der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB (Dossier 1) 9. Der Beschuldigte A._____ wird bestraft mit 33 Monaten Freiheitsstrafe, wo- von bis und mit heute 60 Tage durch Haft erstanden sind, sowie mit einer Geldstrafe von 10 Tagessätzen zu Fr. 10.–. 10. Der Vollzug der Geldstrafe wird aufgeschoben und die Probezeit auf 2 Jahre festgesetzt. 11. Der Vollzug der Freiheitsstrafe wird im Umfang von 27 Monaten aufgescho- ben und die Probezeit auf 2 Jahre festgesetzt. Im Übrigen (6 Monate, abzüg- lich 60 Tage, die durch Haft erstanden sind), wird die Freiheitsstrafe vollzo- gen. 12. Dem Beschuldigten A._____ wird die Weisung erteilt, am Eignungsgespräch für das Lernprogramm Do It bei der Abteilung Lernprogramme der Bewäh- rungs- und Vollzugsdienste des Kantons Zürich sowie im Eignungsfall am zielführenden Lernprogramm teilzunehmen.”
Liegen Zweifel daran vor, ob lebensgefährliche Verletzungen im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB vorgelegen haben, sind medizinische Feststellungen (z. B. ein forensisches Sachverständigengutachten) sowie eine gerichtliche Prüfung der Kausalität und des konkreten Gefährdungsausmasses angezeigt und gegebenenfalls einzuholen.
“Die Vorinstanz ist der Ansicht, dass die Frage, ob sich M in Lebensgefahr befunden hat, angesichts der Tatsache, dass sie auf die Intensivstation des Universitätsspitals eingewiesen und während zwei Wochen in ein künstliches Koma versetzt werden musste, ernsthaft hätte geprüft werden müssen, und kritisiert, dass die Rekurrentin dies unterlassen habe (Vernehmlassung Rz. 27). Aufgrund der Angaben in der Fallschilderung kann jedenfalls ein medizinischer Laie nicht beurteilen, ob eine Lebensgefahr im Sinn von Art. 122 Abs. 1 StGB vorgelegen hat. Zudem dürfte eine Verurteilung wegen einer vollendeten lebensgefährlichen Körperverletzung bereits daran scheitern, dass ein Kausalzusammenhang zwischen dem Verhalten von B und der Erkrankung von M kaum nachweisbar ist (vgl. dazu oben E. 4.8). Dies ändert aber nichts daran, dass insbesondere im Hinblick auf die Frage des Versuchs nähere Ausführungen zu den Anforderungen an die Lebensgefahr wünschbar gewesen wären. Zudem kritisiert die Vorinstanz zu Recht, dass die Rekurrentin bei der Prüfung der schweren Körperverletzung das Thema der Kausalität überhaupt nicht behandelt hat (Vernehmlassung Rz. 27). Der Umstand, dass sie an anderer Stelle auf die Kausalität eingegangen ist (vgl. Vernehmlassung S. 5), ändert nichts daran, dass es an einer schlüssigen Begründung ihrer Feststellung, der Tatbestand der schweren Körperverletzung sei nicht gegeben (Lösung S. 9), fehlt, weil die Rekurrentin selbst feststellt, es sei nicht bekannt, ob eine akute Lebensgefahr bestanden habe (Lösung S.”
“3), welche die Vorinstanz nicht aufzeigt. Vorliegend spricht vielmehr gegen eine versuchte schwere Körperverletzung, dass der Beschwerdeführer den Geschädigten nicht in erster Linie verletzen, sondern seinen Chef verteidigen und dem Angriff ein Ende setzen wollte. Die Vorinstanz begründet die versuchte schwere Körperverletzung sodann damit, dass der Beschwerdeführer den Hammer "aus dem Hinterhalt" einsetzte, was jedoch keinerlei Einfluss auf die Frage hat, ob beim konkreten Hammerschlag aus medizinischer Sicht lebensgefährliche Verletzungen zu erwarten waren, da der Geschädigte den Hammerschlag tatsächlich nicht abwehren konnte. Auch zeigt die Vorinstanz nicht rechtsgenügend auf, weshalb eine konkrete und hohe Gefahr bestand, dass der Beschwerdeführer mit dem Hammer andere Bereiche des Kopfs, beispielsweise das Auge des Geschädigten als wichtiges Organ im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB treffen könnte. Dies bildet zudem nicht Gegenstand der Anklage, welche von einer versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB (durch Inkaufnahme von lebensgefährlichen Verletzungen wie z.B. eines Schädelbruchs und Hirnblutungen) ausgeht. Die Beschwerde ist in diesem Punkt begründet. Die Angelegenheit ist zur erneuten Beweiswürdigung an die Vorinstanz zurückzuweisen, welche gegebenenfalls ein Sachverständigengutachten im Sinne von Art. 182 ff. StPO einzuholen hat.”
Bei Art. 122 StGB wird die Verfolgung von Amts wegen eingeleitet; das Fehlen einer Strafanzeige durch die betroffenen Personen hindert die Verfolgung nicht per se.
“En l'espèce, le recourant est notamment prévenu de nombreuses infractions, dont des lésions corporelles graves (art. 122 CP), la mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP), ainsi que la séquestration et l'enlèvement (art. 183 CP). Ces dernières infractions sont passibles d'une peine privative de liberté de dix ans au plus (art. 122 CP), respectivement de cinq ans au plus (art. 129 et 183 CPP). Par conséquent, compte tenu de la gravité et des nombreux faits reprochés au recourant (en particulier les actes de violence commis à l'encontre de plus d'une dizaine de victimes), ainsi que de ses antécédents judiciaires, la détention subie par le recourant au jour de la décision entreprise (environ 36 mois) n'apparaît pas excessive au regard de la peine encourue concrètement en cas de condamnation. Le recourant soutient à tort, dans ce contexte, que la grande majorité des faits seraient prescrits. Le fait que plusieurs ex-compagnes n'auraient pas déposé plainte pénale n'est par ailleurs pas déterminant dès lors que les poursuites ont lieu d'office s'agissant des lésions corporelles graves (art. 122 CP), des lésions corporelles simples qualifiées (art.”
“En l'espèce, le recourant est notamment prévenu de nombreuses infractions, dont des lésions corporelles graves (art. 122 CP), la mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP), ainsi que la séquestration et l'enlèvement (art. 183 CP). Ces dernières infractions sont passibles d'une peine privative de liberté de dix ans au plus (art. 122 CP), respectivement de cinq ans au plus (art. 129 et 183 CPP). Par conséquent, compte tenu de la gravité et des nombreux faits reprochés au recourant (en particulier les actes de violence commis à l'encontre de plus d'une dizaine de victimes), ainsi que de ses antécédents judiciaires, la détention subie par le recourant au jour de la décision entreprise (environ 36 mois) n'apparaît pas excessive au regard de la peine encourue concrètement en cas de condamnation. Le recourant soutient à tort, dans ce contexte, que la grande majorité des faits seraient prescrits. Le fait que plusieurs ex-compagnes n'auraient pas déposé plainte pénale n'est par ailleurs pas déterminant dès lors que les poursuites ont lieu d'office s'agissant des lésions corporelles graves (art. 122 CP), des lésions corporelles simples qualifiées (art. 123 ch. 2 CP) et de la mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP). Enfin, compte tenu des nombreux paramètres entrant en considération lors de la fixation de la peine - prérogative appartenant au demeurant au juge du fond - et du principe d'individualisation en la matière (cf.”
Schwere Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 1 StGB kann in der Anklage subsidiär oder alternativ zu schwererer Tatvorwürfen aufgenommen werden. In Praxisfällen dient die Identifikation weiterer Beteiligter häufig massgeblich der konsistenten Aussage eines Kronzeugen. Verurteilungen anderer Mitbeschuldigter können aufgrund Nichtanfechtung bzw. Rückzugs von Berufungen rechtskräftig bleiben, was auch für Tatbestände nach Art. 122 Abs. 1 StGB gelten kann.
“besonders qualifizierter Raub, eventualiter qualifizierter Raub, subeventualiter einfacher Raub, subsubeventualiter qualifizierter Diebstahl, begangen durch D. , C. und E. 2.1 Anklageschrift2.1.1. In ihrer Anklageschrift vom 26. März 2020 (act. S 1-15) warf die Staatsanwaltschaft den drei Beschuldigten – neben dem im Berufungsverfahren nicht mehr zu prüfenden Tatbestand des Unterlassens der Nothilfe (Art. 128 al. 1 StGB) sowie der Sachbeschädigung (Art. 144 Abs. 1 StGB) und des Hausfriedensbruchs (Art. 186 StGB) – besonders qualifizierten Raub (Art. 140 Ziff. 1 StGB i.V.m. Art. 140 Ziff. 4 StGB), eventualiter qualifizierten Raub (Art. 140 Ziff. 1 StGB i.V.m. Art. 140 Ziff. 3 StGB), subeventualiter einfachen Raub (Art. 140 Ziff. 1 StGB), subsubeventualiter qualifizierten Diebstahl (Art. 139 Ziff. 1 und 3 StGB), sowie dem Beschuldigten D. zusätzlich Mord (Art. 112 StGB), eventualiter vorsätzliche Tötung (Art. 111 StGB), subeventualiter fahrlässige Tötung (Art. 117 StGB), subsubeventualiter schwere Körperverletzung (Art. 122 al. 1 StGB), sofern nicht durch qualifizierten Raub konsumiert, vor. So hätten die drei Beschuldigten gemeinschaftlich und arbeitsteilig resp. alleine, wissentlich und willentlich mit Gewalt gegen eine Person jemandem mehrere fremde bewegliche Sachen zur Aneignung weggenommen, um sich oder einen anderen damit unrechtmässig zu bereichern, respektive auf frischer Tat nach dem Diebstahl ertappt Gewalt gegen eine Person angewendet, und dadurch das Opfer in Lebensgefahr gebracht und ihm eine schwere Körperverletzung zugefügt. D. habe überdies besonders skrupellos einen Menschen vorsätzlich getötet, namentlich aus besonders verwerflichem Beweggrund, Zweck der Tat und Art der Ausführung, eventualiter fahrlässig den Tod eines Menschen verursacht (act. S 3, 15).”
“Die Staatsanwaltschaft beantragt, den Beschuldigten A._____ der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB schuldig zu sprechen und ihn mit einer Freiheitsstrafe von 4 ½ Jahren zu bestrafen, unter Auferlegung der Verfahrenskosten. Eventualiter verlangt sie Schuldspruch und Strafe wegen An- griffs im Sinne von Art. 134 StGB, ebenfalls unter Auferlegung der Untersu- chungskosten (Urk. 19 S. 1 f.). Zur Begründung verweist die Staatsanwaltschaft auf die rechtskräftigen Verurteilungen der Mittäter C._____, F._____, E._____, D._____ und H._____ (Urk. 19 S. 2). "Kronzeuge" bezüglich des zur Anklage ge- brachten Sachverhaltes sei tatsächlich der Mittäter H._____, dessen bisherige Aussagen sämtliche Mitbeschuldigten betreffend auch von der höchstrichterlichen Instanz mehrfach und fundiert gewürdigt worden seien (Urk. 19 S. 3). Im Wesent- lichen macht die Staatsanwaltschaft geltend, H._____ habe konstant und wider- - 28 - spruchsfrei ausgesagt, auch bezüglich der involvierten Personen, habe sein Mittä- ter zweifelsfrei auf Fotos und anlässlich Live-Begegnungen bei Einvernahmen er- kannt und habe sie als an der Auseinandersetzung am G.”
“Das Bundesgericht hat die Beschwerde in Strafsachen des Beschuldigten A._____ abgewiesen und infolge Nichtanfechtung der übrigen Schuldsprüche - 33 - bzw. Rückzugs der entsprechenden Berufungen bleiben die Verurteilungen aller anderen Beschuldigten gestützt auf die vorliegende Anklage rechtskräftig (Urk. 3/360 S. 69 f.), insbesondere auch diejenige des Beschuldigten D._____ wegen schwerer Körperverletzung im Sinne von aArt. 122 Abs. 1 StGB (SB170161, Urteil vom 10. April 2018, Dispositivziffer 2; Urk. 3/360 S. 71).”
Die Tatbestandsmässigkeit kann unabhängig von der Schuldfähigkeit vorliegen. Eine fehlende oder nicht selbstverschuldete Schuldunfähigkeit betrifft die Schuldseite und ist gesondert zu prüfen.
“Es ist festzustellen, dass der Antragsgegner den Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB im Zustand der nicht selbstverschuldeten Schuldunfähigkeit (dazu unten Ziff. III.) erfüllt hat. Die vollendete einfache Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 Abs. 1 StGB tritt infolge unechter Konkurrenz zurück (vgl. BGE 137 IV 113 E. 1.4.2). III. Schuldfähigkeit”
Für die Beurteilung des Vorsatzes nach Art. 122 Abs. 1 StGB kann die subjektive Zielrichtung (z. B. primär Verteidigung Dritter und Beendigung eines Angriffs) relevant sein. Bestehen begründete Zweifel, ob der Täter lebensgefährliche Verletzungen bewusst in Kauf genommen hat, kann dies die Qualifikation als versuchte schwere Körperverletzung beeinträchtigen und eine erneute Beweiswürdigung — gegebenenfalls unter Einholung eines sachverständigen Gutachtens — erforderlich machen.
“3), welche die Vorinstanz nicht aufzeigt. Vorliegend spricht vielmehr gegen eine versuchte schwere Körperverletzung, dass der Beschwerdeführer den Geschädigten nicht in erster Linie verletzen, sondern seinen Chef verteidigen und dem Angriff ein Ende setzen wollte. Die Vorinstanz begründet die versuchte schwere Körperverletzung sodann damit, dass der Beschwerdeführer den Hammer "aus dem Hinterhalt" einsetzte, was jedoch keinerlei Einfluss auf die Frage hat, ob beim konkreten Hammerschlag aus medizinischer Sicht lebensgefährliche Verletzungen zu erwarten waren, da der Geschädigte den Hammerschlag tatsächlich nicht abwehren konnte. Auch zeigt die Vorinstanz nicht rechtsgenügend auf, weshalb eine konkrete und hohe Gefahr bestand, dass der Beschwerdeführer mit dem Hammer andere Bereiche des Kopfs, beispielsweise das Auge des Geschädigten als wichtiges Organ im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB treffen könnte. Dies bildet zudem nicht Gegenstand der Anklage, welche von einer versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB (durch Inkaufnahme von lebensgefährlichen Verletzungen wie z.B. eines Schädelbruchs und Hirnblutungen) ausgeht. Die Beschwerde ist in diesem Punkt begründet. Die Angelegenheit ist zur erneuten Beweiswürdigung an die Vorinstanz zurückzuweisen, welche gegebenenfalls ein Sachverständigengutachten im Sinne von Art. 182 ff. StPO einzuholen hat.”
Bei unklarem oder beweisschwachem Sachverhalt sind für die Annahme einer (versuchten) schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB erhebliche und konkrete Anhaltspunkte erforderlich; liegen solche Hinweise nicht vor, ist typischerweise nur von einem Verdacht auf einfache Körperverletzung auszugehen.
“Dem Beschwerdeführer ist indessen darin zuzustimmen, dass mit Blick auf den von der Vorinstanz für das Bundesgericht verbindlich festgestellten Sachverhalt - im Rahmen des vorliegenden Verfahrens - einzig von einem hinreichenden Tatverdacht hinsichtlich einer (versuchten) einfachen Körperverletzung (Art. 123 StGB) und nicht bezüglich einer (versuchten) schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) auszugehen ist. Die Vorinstanz beschränkt sich nämlich darauf, festzustellen, die "von der Staatsanwaltschaft in ihrem Antrag auf Entsiegelung und Durchsuchung vorgebrachten Strafnormen" würden "im Bereich des Möglichen" liegen und es erscheine "nicht abwegig, dass ein Gürtelschlag an den Kopf bzw. ins Gesicht [...] eine versuchte schwere Körperverletzung darstellen [könnte]". Angesichts dieser knappen Ausführungen liegen bezüglich des Vorwurfs der (versuchten) schweren Körperverletzung gerade keine Hinweise erheblicher und konkreter Natur (siehe E. 2.1 hiervor) vor.”
“Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 ; ATF 138 IV 86 consid. 4.1 ; ATF 137 IV 219 consid. 7). 4.2. L'art. 125 al. 2 CP punit d'office, quiconque, par négligence, fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Sont graves au sens de l'art. 125 al. 2 CP, les lésions corporelles qui satisfont aux exigences de l'art. 122 CP (ATF 93 IV 12). Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). 4.3. En l'occurrence, aucun élément au dossier ne rend vraisemblable que l'erreur de médication aurait causé une atteinte grave à la santé du recourant. Il ressort au contraire des documents produits et des auditions menées qu'il a été en mesure de marcher jusque vers l'ambulance et que seul un état de somnolence a été constaté, à son arrivée aux urgences. En outre, contrairement à ce qu'il allègue, aucune perte de connaissance n'a été constatée, les éléments médicaux faisant état seulement de somnolence. Après sa prise en charge et la mise en œuvre du protocole ordinaire en cas d'intoxication médicamenteuse, son état s'est normalisé, sans aucune récidive par la suite. Enfin, ses paramètres vitaux étaient dans la norme. Il ressort ainsi des conclusions médicales que sa vie n'a jamais été menacée et que les hospitalisations ont essentiellement été dictées par un besoin de surveillance, par précaution.”
Bei Art. 122 StGB ist zunächst festzustellen, welche konkrete Verletzungsfolge vom Täter gewollt bzw. eingetreten ist; erst danach ist zu prüfen, ob dieser eingetretene Erfolg als «schwer» zu qualifizieren ist. Art. 122 erfasst einen tatsächlichen Erfolg (keine blossen Gefahrensituationen), weshalb auf das tatsächlich eingetretene Verletzungsbild abzustellen ist.
“Le juge ne doit pas non plus se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé si, d'un point de vue objectif, il existe des doutes quant à l'existence de ce fait. Il importe peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.3 ; 127 I 38 consid. 2a). 2.1.2. L'aveu est une preuve ordinaire qui n'a pas de valeur particulière. Il permet la condamnation de l'auteur lorsque le juge est convaincu qu'il est intervenu sans contrainte et paraît vraisemblable. Face à des aveux, suivis de rétractation, le juge doit se forger une conviction aussi bien sur les premières déclarations du prévenu que sur les nouvelles, valant rétractation, et apprécier les circonstances dans lesquelles celui-ci a modifié ses déclarations initiales (arrêts du Tribunal fédéral 6B_65/2016 du 26 avril 2016 consid. 2.2.1 ; 6B_157/2011 du 20 septembre 2011 consid. 1.2 ; 6B_626/2008 du 11 novembre 2008 consid. 2.1). 2.2. L'art. 122 CP punit d'une peine privative de liberté de dix au plus ou d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, aura défiguré une personne de façon grave et permanente (al. 2), ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). 2.2.1. Les lésions corporelles graves, prévues et punies par l'art. 122 CP, constituent une infraction de résultat supposant une lésion du bien juridiquement protégé, et non une simple mise en danger. Il faut donc tout d'abord déterminer quelle est la lésion voulue (même sous la forme du dol éventuel) et obtenue (sous réserve de la tentative). Ce n'est qu'ensuite qu'il faut déterminer si ce résultat doit être qualifié de grave, afin de distinguer les hypothèses de l'art.”
“La nature de la lésion subie par la victime et sa qualification d'un point de vue objectif est sans pertinence pour juger si l'auteur s'est rendu coupable de tentative de meurtre (ATF 137 IV 113 consid. 1.4.2 p. 115 s. ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.5). L'auteur ne peut ainsi valablement contester la réalisation d'une tentative de meurtre au motif que la victime n'a subi que des lésions corporelles simples. Il importe cependant que les coups portés aient objectivement exposé la victime à un risque de mort (arrêt du Tribunal fédéral 6B_86/2019 du 8 février 2019 consid. 2.1 et les références citées). 2.3.1. Les lésions corporelles graves, prévues et punies par l'art. 122 CP, constituent une infraction de résultat supposant une lésion du bien juridiquement protégé, et non une simple mise en danger. Il faut donc tout d'abord déterminer quelle est la lésion voulue (même sous la forme du dol éventuel) et obtenue (sous réserve de la tentative). Ce n'est qu'ensuite qu'il faut déterminer si ce résultat doit être qualifié de grave, afin de distinguer les hypothèses de l'art. 122 CPet celles de l'art. 123 CP(lésions corporelles simples). 2.3.2. L’art. 122 CP réprime, au titre de lésions corporelles graves, le comportement de celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), ou aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2), ou celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid.”
“): Die Abgrenzung der einfachen Körperverletzung von der schweren Körperverletzung und der Tätlichkeit lässt sich in objektiver Hinsicht nur aufgrund der tatsächlich resultierenden Folgen auf den Körper und die Gesundheit des Opfers vornehmen, das Tatmittel und das Tatvorgehen sind hierfür unerheblich. Nach dem Ausschlussprinzip liegt eine einfache Körperverletzung vor, wenn weder eine schwere Körperverletzung noch eine blosse Tätlichkeit gegeben ist. Um die Abgrenzung vornehmen zu können, muss auf den Wortlaut dieser Strafbestimmungen zurückgegriffen werden. Eine schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB liegt bei lebensgefährlichen Verletzungen, beim Unbrauchbarmachen eines wichtiges Organ oder Gliedes, bei der Verursachung einer irreversiblen Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit eines Menschen und darüber hinaus bei einer Schädigung vor, die hinsichtlich ihrer Qualität und ihrer Auswirkungen ebenfalls als schwer zu bezeichnenden ist, wobei u.a. Kriterien wie eine lange Dauer des Spitalaufenthalts und auch die erlittenen Schmerzen berücksichtigt werden können (BSK StGB – Roth/Berkemeier, 4. Auflage 2019, N 5 zu Art. 122 StGB.). Dem gesetzlichen Ausdruck von Art. 126 StGB entsprechend, muss eine nicht mehr bloss harmlose Beeinträchtigung der körperlichen Integrität oder des gesundheitlichen Wohlbefindens vorliegen, damit eine einfache Körperverletzung bejaht werden kann. Die körperliche Integrität ist dann im Sinne einer Körperverletzung beeinträchtigt, wenn innere oder äussere Verletzungen oder Schädigungen zugefügt wurden, die mindestens eine gewisse Behandlung und Heilungszeit erfordern, auch wenn sie unkompliziert sind und verhältnismässig rasch und problemlos ausheilen. Als Beispiele für einfache Körperverletzungen werden genannt: Knochenbrüche, Hirnerschütterungen, Quetschungen mit Blutergüssen und Schürfungen, sofern sie um einiges über blosse Kratzer hinausgehen. Auf blosse Tätlichkeiten ist umgekehrt zu erkennen, wenn Schürfungen, Kratzwunden, Quetschungen oder bloss blaue Flecken offensichtlich so harmlos sind, dass sie in kürzester Zeit vorübergehen und ausheilen (BSK StGB – Roth/Berkemeier, 4. Auflage 2019, N 3 f.”
Liegt bereits früh im Verfahren hinreichender Tatverdacht wegen Art. 122 StGB vor, hatte die Staatsanwaltschaft ab Anordnung erster Zwangsmassnahmen dafür zu sorgen, dass der Beschuldigte eine Verteidigung ernennt oder ihm eine amtliche Verteidigung zu bestellen ist. Erfolgt dies nicht, können die hierauf bezogenen Vernehmungen und andere Beweise Verwertungsbeschränkungen nach Art. 131 Abs. 3 StPO unterliegen.
“122 StGB herbeizuführen, war bereits anhand der Er- kenntnisse aus dem polizeilichen Untersuchungsverfahren erkennbar, dass gegen den von sämtlichen drei Auskunftspersonen als Täter bezeichneten Beschuldig- ten, der aus dem Kosovo stammt, ein hinreichender Tatverdacht auf eine vollen- dete (die Frage nach allfällig bleibenden Körperschäden war zu diesem Zeitpunkt noch offen) oder zumindest versuchte schwere Körperverletzung vorlag, hinsicht- lich welcher bei gelungenem Nachweis der Tat eine überjährige Freiheitsstrafe sowie eine obligatorische Landesverweisung in Betracht kommen würde. Dass die Staatsanwaltschaft diesen Tatverdacht ebenfalls relativ früh im Verfahren – jedenfalls aber vor der von ihr am 20. August 2020 angeordneten Einsetzung ei- ner notwendigen Verteidigung (Urk. 19/3) – hegte, ergibt sich denn auch aus dem Ermittlungsauftrag vom 19. Juni 2018, in welchem als mögliche Tatbestände – neben einfacher Körperverletzung und Tätlichkeiten – ausdrücklich eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erwähnt wird (Urk. 21/1 S. 2). Ent- sprechend hätte die Staatsanwaltschaft ab der Anordnung der ersten Zwangs- massnahme – mithin der Anordnung der Hausdurchsuchung am 1. März 2018 – darum besorgt sein müssen, dass der Beschuldigte eine Verteidigung ernennt oder ihm dann – gestützt auf Art. 132 Abs. 1 lit. a StPO – eine amtliche Verteidi- gung bestellen müssen. Vor diesem Hintergrund unterliegt die mit dem nicht ver- teidigten Beschuldigten am 29. März 2018 durchgeführte polizeiliche (Urk. 5/1 und 5/2) sowie die am 3. Januar 2020 erfolgte erste staatsanwaltschaftliche Ein- vernahme (Urk. 5/3) der Beweisverwertungseinschränkung von Art. 131 Abs. 3 StPO.”
“122 StGB herbeizuführen, war bereits anhand der Er- kenntnisse aus dem polizeilichen Untersuchungsverfahren erkennbar, dass gegen den von sämtlichen drei Auskunftspersonen als Täter bezeichneten Beschuldig- ten, der aus dem Kosovo stammt, ein hinreichender Tatverdacht auf eine vollen- dete (die Frage nach allfällig bleibenden Körperschäden war zu diesem Zeitpunkt noch offen) oder zumindest versuchte schwere Körperverletzung vorlag, hinsicht- lich welcher bei gelungenem Nachweis der Tat eine überjährige Freiheitsstrafe sowie eine obligatorische Landesverweisung in Betracht kommen würde. Dass die Staatsanwaltschaft diesen Tatverdacht ebenfalls relativ früh im Verfahren – jedenfalls aber vor der von ihr am 20. August 2020 angeordneten Einsetzung ei- ner notwendigen Verteidigung (Urk. 19/3) – hegte, ergibt sich denn auch aus dem Ermittlungsauftrag vom 19. Juni 2018, in welchem als mögliche Tatbestände – neben einfacher Körperverletzung und Tätlichkeiten – ausdrücklich eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erwähnt wird (Urk. 21/1 S. 2). Ent- sprechend hätte die Staatsanwaltschaft ab der Anordnung der ersten Zwangs- massnahme – mithin der Anordnung der Hausdurchsuchung am 1. März 2018 – darum besorgt sein müssen, dass der Beschuldigte eine Verteidigung ernennt oder ihm dann – gestützt auf Art. 132 Abs. 1 lit. a StPO – eine amtliche Verteidi- gung bestellen müssen. Vor diesem Hintergrund unterliegt die mit dem nicht ver- teidigten Beschuldigten am 29. März 2018 durchgeführte polizeiliche (Urk. 5/1 und 5/2) sowie die am 3. Januar 2020 erfolgte erste staatsanwaltschaftliche Ein- vernahme (Urk. 5/3) der Beweisverwertungseinschränkung von Art. 131 Abs. 3 StPO. 2.6.4. Dass vor diesem Hintergrund auch die Ergebnisse der Hausdurchsuchung – mithin vorwiegend die Sicherstellung des Elektroschockers – nicht verwertbar wären, ergibt sich daraus allerdings dennoch nicht. Das Gesetz sieht die Beweis- verwertungseinschränkung von Art.”
Wenn bei organisierten Kämpfen Kopftreffer erlaubt sind und dadurch eine erhebliche Gefahr schwerer Verletzungen besteht, begründet das Wissen hierüber in der Regel die Annahme, dass die Beteiligten nicht davon ausgehen konnten, schwere Körperverletzungen auszuschliessen; dies kann die Voraussetzung für Vorsatz nach Art. 122 StGB begründen.
“durch Verursachen einer Schädelfraktur, von Schädel-Hirn-Traumata, Verletzung von wichtigen Sin- nesorganen wie Mund, Nase oder Augen) und der Beschuldigte aussagte, er habe sich damals nicht überlegt, wie gefährlich Tritte gegen den Kopf seien, er aber deren Gefährlichkeit anerkannte. Es ist davon auszugehen, dass die Betei- ligten die Verletzungen nicht als Ziel des Kampfes angesehen haben, sondern durch diesen ihre kämpferischen Fähigkeiten haben messen wollen, worauf sie sich eine Zeit lang zuvor auch vorbereitet hatten. Auch wurden rudimentäre Re- geln abgemacht – mit den Schlägen aufzuhören bzw. höchstens ein- oder zwei- mal weiterzuschlagen, wenn jemand auf dem Boden liegt und sich nicht wehren kann sowie keine Schläge zwischen die Beine –, so dass gravierendste Verlet- zungen von vornherein vermieden würden. Angesichts des Umstands, dass ge- mäss den vereinbarten Regeln auch Schläge gegen den Kopf oder Nacken sowie auch Fusstritte gegen den Kopf und Schläge mit dem Ellbogen gegen den Kopf erlaubt waren, konnten die Beteiligten bzw. der Beschuldigte nicht davon ausge- hen, dass es nicht zu schweren Körperverletzungen im Sinne von Art. 122 StGB kommen würde; auch wenn dies nicht das Ziel des Kampfes war. Entsprechende Vereinbarungen, um solche Verletzungen auszuschliessen, wurden nicht unter- nommen. So traf auch der erste Fusstritt den Geschädigten, während er, gegen den Boden geneigt, mit einem am Boden liegenden Gegner kämpfte. Der Be- schuldigte kam von der Seite angerannt und verpasste dem Geschädigten (für diesen unerwartet) einen Fusstritt gegen den Kopf. Hätte der Geschädigte den Kopf in diesem Moment nach links gedreht, hätte ihn der Fusstritt des Beschuldig- ten mitten ins Gesicht getroffen. Der zweite Fusstritt gegen den Kopf traf den Ge- schädigten, als er wehrlos auf dem Boden lag und von mehreren Personen atta- - 20 - ckiert wurde. Einerseits konnte der Beschuldigte in der Dynamik des Gefechts und in Anbetracht des Umstands, dass die Kämpfenden von Zuschauenden zu- sätzlich angefeuert wurden, die Kraft seiner Fusstritte und deren Wirkung auf den Kopf des Geschädigten schlecht abschätzen bzw. war in dieser adrenalingelade- nen Situation gar nicht fähig dazu.”
Bei der Abgrenzung von dolus eventualis und Fahrlässigkeit (Art. 125 StGB) ist auf die subjektive Wahrscheinlichkeitseinschätzung des Täters bezüglich des schweren Erfolgs und auf die Schwere der Verletzung der Sorgfaltspflicht abzustellen. Zur Beurteilung dienen zudem äussere Umstände wie Motive und das Verhalten des Täters. Sind nach würdigungsgemässer Betrachtung ernstliche Zweifel an Vorsatz verbleibend, kommt die Qualifikation als fahrlässige Körperverletzung nach Art. 125 in Betracht.
“Des doutes abstraits ou théoriques, qui sont toujours possibles, ne suffisent certes pas à exclure une condamnation. La présomption d'innocence n'est invoquée avec succès que si l'intéressé démontre qu'à l'issue d'une appréciation exempte d'arbitraire de l'ensemble des preuves, le juge aurait dû éprouver des doutes sérieux et irréductibles sur sa culpabilité (ATF 124 IV 86 consid. 2a, JdT 1999 IV 136; ATF 120 Ia 31 consid. 2, JdT 1996 IV 79). 2.1.1. L'art. 125 CP punit, sur plainte, celui qui, par négligence, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé; l'alinéa 2 prévoit que si la lésion est grave, l'auteur sera poursuivi d'office. Cette infraction est réalisée lorsque trois éléments sont réunis : une négligence commise par l'auteur, une lésion corporelle subie par la victime et un lien de causalité naturelle et adéquate entre la négligence et la lésion. 2.1.2. Le résultat typique de l'art. 125 CP se définit en référence aux art. 122 et 123 CP. L'art. 122 CP prévoit qu'est puni d’une peine privative de liberté d’un à dix ans quiconque, intentionnellement, blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (let. a); mutile le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou rend ce membre ou cet organe impropre à sa fonction, cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d’une façon grave et permanente (let. b); fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (let. c). 2.1.3. Il faut ensuite, pour que l'art. 125 CP trouve application, que l'auteur ait violé les règles de la prudence que les circonstances lui imposaient pour ne pas excéder les limites du risques admissible (ATF 129 IV 119 consid. 2.2). 2.1.4. L'infraction de lésions corporelles par négligence suppose en général une action. On admet toutefois qu'une infraction de résultat puisse également être réalisée lorsque l'auteur omet, par sa faute, l'accomplissement d'un acte qu'il était juridiquement tenu d'accomplir.”
“4 ad art. 6 CPP et les références citées). Cette maxime n’oblige pas le magistrat à administrer d’office de nouvelles preuves lorsqu’il a déjà formé son opinion sur la base du dossier et parvient à la conclusion que les preuves en question ne sont pas décisives pour la solution du litige ou ne pourraient pas l’amener à modifier son opinion (TF 6B_524/2023 du 18 août 2023 consid. 3.1 ; TF 6B_317/2018 du 10 août 2018 consid. 3.2 et les arrêts cités). S’agissant des faits pertinents, l’autorité dispose d’une liberté d’appréciation étendue et il lui appartient, en fonction de la complexité du cas, de la gravité de l’infraction et des moyens financiers à sa disposition, de définir le stade à partir duquel les faits sont suffisamment élucidés (Moreillon/Parein-Reymond, op. cit., n. 8 ad art. 6 CPP et les références citées). 2.2.4 Selon l’art. 123 ch. 1 CP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé que celles énumérées à l’art. 122 CP sera, sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. 2.2.5 L'art. 125 al. 1 CP réprime le comportement de celui qui, par négligence, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. La réalisation de l'infraction réprimée par l'art. 125 CP suppose la réunion de trois éléments constitutifs, à savoir une négligence imputable à l'auteur, des lésions corporelles subies par la victime, ainsi qu'un lien de causalité naturelle et adéquate entre la négligence et les lésions (TF 6B_976/2023 du 29 novembre 2023 consid. 1.2 ; TF 6B_33/2021 du 12 juillet 2021 consid. 3.1; TF 6B_1081/2020 du 17 novembre 2021 consid. 1.2). Conformément à l'art. 12 al. 3 CP, il y a négligence si, par une imprévoyance coupable, l'auteur a agi sans se rendre compte ou sans tenir compte des conséquences de son acte. Il faut que l'auteur ait, d'une part, violé les règles de prudence que les circonstances lui imposaient pour ne pas excéder les limites du risque admissible et que, d'autre part, il n'ait pas déployé l'attention et les efforts que l'on pouvait attendre de lui pour se conformer à son devoir (ATF 143 IV 138 consid.”
“La condition pour une exemption de peine en raison de l’absence d’intérêt à punir réside dans le fait que l’acte incriminé, en rapport avec la faute et les conséquences, pèse significativement moins lourd que le cas typique de l’infraction en cause (ATF 138 IV 13 consid. 9, JdT 2012 IV 263 ; ATF 135 IV 130 consid. 5.3.3). L'importance de la culpabilité et celle du résultat dans le cas particulier doivent être évaluées par comparaison avec celle de la culpabilité et celle du résultat dans les cas typiques de faits punissables revêtant la même qualification ; en effet, il ne s'agit pas d'annuler, par une disposition générale, toutes les peines mineures prévues par la loi pénale. 3.1.2 Les infractions de lésions corporelles graves et simples sont régies par les art. 122 et 123 CP. Sur le plan objectif, l'art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l'intégrité physique ou à la santé, ainsi qu'un lien de causalité entre ces deux éléments (cf. notamment TF 6B_1058/2020 du 1er avril 2021 consid. 2.2 ; TF 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.1). Sur le plan subjectif, l'art. 122 CP définit une infraction de nature intentionnelle. Le dol éventuel suffit (TF 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.2 et les références citées). L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP (cf. TF 6B_1058/2020 du 1er avril 2021 consid. 2.2 ; TF 6B_782/2020 du 7 janvier 2021 consid. 3). Aux termes de l'art. 125 al. 1 CP, celui qui, par négligence, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé sera, sur plainte, puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Agit par négligence quiconque, par une imprévoyance coupable, commet un crime ou un délit sans se rendre compte des conséquences de son acte ou sans en tenir compte. L'imprévoyance est coupable quand l'auteur n'a pas usé des précautions commandées par les circonstances et par sa situation personnelle (art. 12 al. 3 CP). Le fait de provoquer ou d’aggraver un état maladif, voire d’en retarder la guérison se conçoit comme des lésions corporelles, qui doivent être qualifiées de simples si la pathologie demeure bénigne (ATF 119 IV 259 consid.”
“S'agissant de la distinction entre dol éventuel et négligence consciente, il faut relever que celui qui agit par dol éventuel s'accommode du résultat dommageable pour le cas où il se produirait, alors que celui qui agit par négligence consciente escompte – ensuite d'une imprévoyance coupable – que ce résultat, qu'il envisage aussi comme possible, ne se produira pas (ATF 133 IV 9 consid. 4.1 ; ATF 130 IV 58 consid. 8.3 ; ATF 125 IV 242 consid. 3c ; ATF 119 IV 1 consid. 5a). La distinction entre ces deux notions peut parfois s'avérer délicate, notamment parce que, dans les deux cas, l'auteur est conscient du risque de survenance du résultat. En ce qui concerne la preuve de l'intention, en l'absence d'aveux de la part de l'auteur, la question doit être tranchée en se fondant sur les circonstances extérieures, parmi lesquelles figurent la probabilité, connue de l'auteur, de la réalisation du risque et l'importance de la violation du devoir de prudence. Plus celles-ci sont élevées, plus l'on sera fondé à conclure que l'auteur a accepté l'éventualité de la réalisation du résultat. Peuvent aussi constituer des éléments extérieurs révélateurs les mobiles de l'auteur et la manière dont il a agi (ATF 133 IV 9 consid. 4.1 ; ATF 130 IV 58 consid. 8.4 ; ATF 125 IV 242 consid. 3c ; cf. ég. Dupuis et al., op. cit., n. 19 à 21 ad art. 111 CP). 3.2.2. Aux termes de l'art. 122 CP, se rend coupable de lésions corporelles graves celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 127 CP (exposition) prévoit que celui qui, ayant la garde d'une personne hors d'état de se protéger elle-même ou le devoir de veiller sur elle, l'aura exposée à un danger de mort ou à un danger grave et imminent pour la santé, ou l'aura abandonnée en un tel danger, sera puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Cette infraction suppose que l'auteur assume un devoir de garde ou un devoir de veiller sur la victime, synonymes de position de garant, qui peut résulter d'une relation de fait qualifiée tenant à un engagement de protéger autrui, dans le cadre de rapports de confiance et de proximité particuliers dont découle une obligation personnelle de sécurité à l'égard de la victime (TF 6B_473/2016 du 22 juin 2017 consid.”
“________ Prellmarken mit jeweils leichter Hämatomausbildung feststellen liessen; dies am Unterarm links mit Schwellung des Handgelenks, am Handgelenk rechts, an der Stirne frontal links, am Kopf okzipital links sowie am Rücken bzw. am Schulterblatt rechts. Entgegen den Ausführungen der Vorinstanz liegt vorliegend allerdings kein Bericht des IRM vor, welcher sich darüber aussprechen würde, ob die Verletzungen lebensbedrohlich waren oder ob diese folgenlos abheilen würden (S. 51 der erstinstanzlichen Urteilsbegründung, pag. 1373). Es kann jedoch festgehalten werden, dass die Verletzungen keine schwer entstellenden Narben oder bleibende, einschneidende Störungen hinterliessen. Es wurde auch kein Organ unbrauchbar gemacht. Die verschiedenen Verletzungen, welche D.________ zugefügt wurden, waren zwar schmerzhaft, die Beeinträchtigungen erforderten aber weder eine Hospitalisierung noch eine lange Behandlungs- oder Heilungszeit. Die Kammer stellt demnach in Übereinstimmung mit der Vorinstanz fest, dass der objektive Tatbestand von Art. 122 StGB nicht erfüllt ist. Dementsprechend ist nachfolgend zu prüfen, ob sich der Beschuldigte allenfalls der versuchten Tatbegehung strafbar gemacht hat. Zentral ist deshalb die Frage nach dem Willensinhalt des Beschuldigten, mit anderen Worten, ob er eine schwere Körperverletzung wollte (direkter Vorsatz) oder eine solche zumindest in Kauf nahm (Eventualvorsatz). Der Beschuldigte wurde dazu befragt, ob er wisse sei, welche Folgen ein Schlag mit einer Eisenkette gegen den Kopf eines Menschen haben kann. Darauf antwortete er einerseits, dass er es nicht wisse und andererseits, dass es nicht so gefährlich sein könne, da D.________ ja nicht zu Boden gefallen sei. Oberinstanzlich gab er sodann zu Protokoll, dass eine solche Einwirkung auf den menschlichen Körper eine Platzwunde zur Folge haben könnte. Vom Wissen des Beschuldigten lässt sich demnach mangels Vorliegens von konkret stringenten Aussagen nicht unbedacht auf seinen Willen schliessen. Deshalb muss gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung insbesondere auf die äusseren Umstände resp.”
Bei rückfallgefährdeten Tätern im partnerschaftlichen Bereich besteht nach den fachärztlichen Einschätzungen ein erhöhtes Risiko für erneute gewalttätige Übergriffe, darunter auch schwere Körperverletzungen im Sinne von Art. 122 StGB. Dieses Risiko wurde im angeführten Entscheid ausdrücklich als relevant für die Erwägung von Massnahmen nach Art. 64 StGB (bzw. ähnlichen Massnahmen) bezeichnet.
“Mittel- und langfristig sei von einem deutlich erhöhten Risiko für erneute gewalttätige Übergriffe im partnerschaftlichen Rahmen auszugehen (Gutachten vom 8. April 2021 S. 83, kantonale Akten). In seinen Antworten zu den Zusatzfragen präzisiert Dr. med. C.________ hierzu im Wesentlichen, mittel- und langfristig bestehe ein hohes Risiko für erneute gewalttätige Übergriffe im partnerschaftlichen Rahmen. Zu denken sei dabei an Nötigungen, Drohungen, einfache oder auch schwere Körperverletzungen (Schreiben des Gutachters vom 8. Juli 2021 S. 2, kantonale Akten). In der Risikoabklärung des JuWe vom 20. September 2021 wurde das Risikopotential allgemein als sehr hoch eingeschätzt. Für leichtgradige Gewaltdelikte sei das Risiko hoch, für mittelgradige Gewaltdelikte mittel und für schwerwiegende Gewaltdelikte mittel bis hoch (Risikoabklärung des JuWe vom 20. September 2021 S. 19, kantonale Akten). Gemäss den Einschätzungen der Fachpersonen besteht somit ein erhöhtes Risiko für schwerwiegende Gewaltdelikte, insbesondere auch schwere Körperverletzungen (Art. 122 StGB) und damit von Taten im Sinne von Art. 64 Abs. 1 StGB, d.h. Straftaten, die unter dem Gesichtspunkt von Art. 64a StGB relevant sind (Beschwerde S. 13).”
Die schweren Körperverletzungen nach Art. 122 StGB sind Offizialdelikte; die Strafverfolgung erfolgt von Amtes wegen. Das Fehlen einer Strafanzeige oder eines Strafantrags der Verletzten ist für die Einleitung und Fortführung der Strafverfolgung nicht entscheidend.
“b CPP), par exemple lorsque le délai pour déposer plainte prévu par l'art. 31 CP n'a pas été respecté (arrêt du Tribunal fédéral 6B_848/2018 du 4 décembre 2018 consid. 1.5). 3.2. Selon l'art. 31 CP, le droit de porter plainte se prescrit par trois mois. Le délai court du jour où l'ayant droit a connu l'auteur de l'infraction. 3.3. Sont poursuivies d'office, les lésions corporelles qualifiées de graves, soit si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 let. a CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 let. b CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 let. c CP). 3.4. En revanche, les lésions corporelles simples, à savoir toutes celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP), sont poursuivies sur plainte (art. 123 CP). Un hématome – qui résulte de la rupture de vaisseaux sanguins et laisse normalement des traces pendant plusieurs jours – constitue en principe une lésion corporelle simple (ATF 119 IV 25 consid. 2a; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1405/2017 du 10 juillet 2018 consid. 2.1 in fine). Il en va de même de blessures, meurtrissures, écorchures ou griffures, sauf si elles n’ont pas eu d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être, auquel cas il s'agit de voies de fait (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 3.5. En l'espèce, une altercation est survenue entre les parties, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2023, à l'issue de laquelle le recourant a présenté plusieurs blessures, constatées médicalement. Cela étant, aucun élément au dossier ne rend vraisemblable que ces lésions auraient causé une atteinte grave à sa santé, au sens de l'art.”
“Da es sich bei der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB um ein Offizialdelikt handelt, erübrigt sich die Prüfung, ob – wie von der Verteidi- gung für den Fall einer fahrlässigen Körperverletzung geltend gemacht (vgl. vorne Ziffer III./3.) – ein gültiger Strafantrag der Privatklägerin vorliegt. V. Strafe”
“En l'espèce, le recourant est notamment prévenu de nombreuses infractions, dont des lésions corporelles graves (art. 122 CP), la mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP), ainsi que la séquestration et l'enlèvement (art. 183 CP). Ces dernières infractions sont passibles d'une peine privative de liberté de dix ans au plus (art. 122 CP), respectivement de cinq ans au plus (art. 129 et 183 CPP). Par conséquent, compte tenu de la gravité et des nombreux faits reprochés au recourant (en particulier les actes de violence commis à l'encontre de plus d'une dizaine de victimes), ainsi que de ses antécédents judiciaires, la détention subie par le recourant au jour de la décision entreprise (environ 36 mois) n'apparaît pas excessive au regard de la peine encourue concrètement en cas de condamnation. Le recourant soutient à tort, dans ce contexte, que la grande majorité des faits seraient prescrits. Le fait que plusieurs ex-compagnes n'auraient pas déposé plainte pénale n'est par ailleurs pas déterminant dès lors que les poursuites ont lieu d'office s'agissant des lésions corporelles graves (art. 122 CP), des lésions corporelles simples qualifiées (art. 123 ch. 2 CP) et de la mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP). Enfin, compte tenu des nombreux paramètres entrant en considération lors de la fixation de la peine - prérogative appartenant au demeurant au juge du fond - et du principe d'individualisation en la matière (cf. art. 47 CP), aucune conclusion absolue quant à la quotité de la peine qui pourrait être prononcée ne peut être tirée de la comparaison avec d'autres affaires (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2). La cour cantonale a d'ailleurs souligné que le recourant s'en serait pris à l'intégrité corporelle et/ou la vie et/ou la liberté de pas moins de treize personnes, ce qui n'était pas le cas des deux affaires vaudoises évoquées par celui-ci; par ailleurs, à la différences de ces deux affaires, le recourant est également prévenu des infractions de lésions corporelles graves, séquestration et enlèvement. En conséquence, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral en jugeant que le principe de la proportionnalité demeurait respecté.”
Das Gericht kann trotz Schuldspruch gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB von einer Bestrafung absehen; dies wurde in der zitierten Rechtsprechung angewandt.
“Zusammenfassend hat sich der Berufungskläger der versuchten schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB schul- dig gemacht, wobei von einer Bestrafung abgesehen wird. Für die mit Berufung nicht angefochtenen Schuldsprüche der Tätlichkeiten gemäss Art. 126 Abs. 1 StGB, des mehrfachen Vergehens gegen das Waffengesetz gemäss Art. 33 Abs. 1 lit. a WG in Verbindung mit Art. 4 Abs. 1 lit. f, Art. 8 Abs. 1, Art. 8 Abs. 2 lit. a, Art. 11 und Art. 27 Abs. 1 WG, des mehrfachen Vergehens gegen das Betäu- bungsmittelgesetz gemäss Art. 19 Abs. 1 lit. c BetmG und der mehrfachen Über- tretung des Betäubungsmittelgesetzes gemäss Art. 19a Ziff. 1 BetmG hat das Be- rufungsgericht die Strafe neu festzusetzen (vgl. Art. 408 StPO; BGer 6B_798/2020 v.”
Psychiatrische Gutachten und medizinische Befunde können für die Beurteilung der Schwere der Störung, der Prognose und eines allfälligen Rückfall- oder Gefährlichkeitsrisikos massgeblich sein. Aus einer schweren, überdauernden psychischen Störung können negative Prognosen bzw. erhöhte Rückfallrisiken in Bezug auf schwere Gewaltdelikte abgeleitet werden, wenn die medizinische Expertise entsprechende Risikofaktoren benennt.
“Soweit er sich überhaupt mit den Erwägungen im angefochtenen Entscheid zur Risikoeinschätzung befasst und nicht einfach früher erwähnte Argumente wiederholt, legt er keine Willkür dar, wenn er vorbringt, die unbestrittenen Auffälligkeiten respektive Hinweise auf eine Krankheit würden nicht zwangsläufig auf eine Gefährlichkeit "verweisen" und ohne Diagnose und ohne frühere Gewaltexzesse könne ein Rückfallrisiko nicht begründet werden. Die Vorinstanz legt jedenfalls nachvollziehbar dar, der Beschwerdeführer habe eine schwere und überdauernde psychische Störung, welche im Zusammenhang damit stehe, dass er aus völlig nichtigem Anlass auf seinen Bruder eingestochen und diesen dabei nicht unerheblich verletzt habe. Von der Gutachterin würden zahlreiche Risikofaktoren für das Vorliegen einer Rückfallgefahr im Hinblick auf erneute Gewaltdelikte genannt, weshalb von einer negativen Prognose für einen entsprechenden qualifizierten Rückfall, d.h. einer unmittelbaren und ernsthaften Gefahr einer massiven Verletzung oder Tötung - namentlich seines Bruders - auszugehen sei. Die Vorinstanz verletzt nicht Bundesrecht, wenn sie unter diesen Umständen eine ungünstige Prognose für ein gleichartiges, schweres Verbrechen bejaht, zumal die schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB mit Freiheitsstrafe von einem Jahr bis zu zehn Jahren und die vorsätzliche Tötung im Sinne von Art. 111 StGB mit Freiheitsstrafe nicht unter fünf Jahren bestraft wird. Gestützt auf das Vorabgutachten der medizinischen Expertin ist eine genügend hohe Eintretenswahrscheinlichkeit für ein schweres Gewaltverbrechen anzunehmen; etwas anderes macht der Beschwerdeführer auch nicht näher geltend.”
“), un rapport d'hospitalisation du 6 novembre 2020 (déjà produit en cours de procédure de première instance), une fiche descriptive sur le Sri Lanka d'avril 2021 de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) ainsi qu'un rapport de l'OSAR du 3 septembre 2020 intitulé « Sri Lanka : traitement psychiatrique et psychothérapie dans le Nord ». L. Par décision incidente du 20 mai 2021, le juge instructeur du Tribunal en charge du dossier a admis la demande d'assistance judiciaire totale et a désigné Me B._______ comme mandataire d'office. M. Après avoir été invité, par ordonnance du 20 mai 2021, à prendre position sur le recours du 30 avril 2021, le SEM en a proposé le rejet, dans sa détermination du 4 juin 2021. N. Par ordonnance du 16 juin 2021, le juge instructeur du Tribunal en charge du dossier a imparti au recourant un délai au 1er juillet 2021 pour déposer ses éventuelles observations. O. Par courrier du 1er juillet 2021, l'intéressé a pris position. P. P.a Selon un rapport de la (...) du 28 mars 2023 adressé au Ministère public, il a été arrêté le même jour, sur mandat d'amener délivré par celui-ci, pour agression (art. 134 CP) et lésions corporelles graves (art. 122 CP) ayant eu lieu le 6 septembre 2022. P.b Selon un rapport de renseignements de la (...) du 26 mai 2023, il a été libéré le 26 mai 2023. Q. Par ordonnance du 29 novembre 2023, le juge instructeur du Tribunal en charge du dossier lui a accordé un délai au 14 décembre 2023 - prolongé, suite à ses demandes, aux 12 et 29 janvier 2024 - pour lui faire parvenir un ou des rapports médicaux actualisés ayant trait à son état de santé actuel tant psychique que physique. R. Par courrier du 12 janvier 2024, l'intéressé a produit un certificat médical établi, le 3 janvier 2024, par un médecin du (...). Sur le plan somatique, celui-ci a indiqué que A._______ était suivi en (...) pour un (...) s'étant aggravé « dans le temps » et qu'il présentait une symptomatologie (...) persistante, malgré un traitement (...) bien conduit, raison pour laquelle un traitement de secours, sous la forme d'un (...), avait été ajouté à son traitement habituel. Il a estimé qu'en l'absence de son traitement quotidien, le risque d'une (.”
Bei Mittäterschaft kann ein Unterlassen — etwa das Wahrnehmen mitgeführter Waffen oder untätiges Abwarten trotz Einsicht in die Gefahr — die Zurechnung der von den anderen Tätern begangenen, versuchten schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB begründen. Ein solches Unterlassen kann als Beteiligung am Versuch gewertet werden.
“Vorinstanz Die Vorinstanz wertete das Verhalten des Beschuldigten 2 als versuchte schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB. Zur Begründung führte sie – nach Darlegung der rechtlichen Grundlagen – zusam- mengefasst aus, der Beschuldigte 2 habe zumindest den ersten Schlag mit einem Baseballschläger gegen den Kopf des Privatklägers mitbekommen. Sodann hät- ten die Täter in sichtbarer Weise einen Baseballschläger mit sich getragen, was auch der Beschuldigte 2 habe wahrnehmen müssen. Mit dem Einsatz des Base- ballschlägers, wie er schlussendlich erfolgt sei, habe der Beschuldigte 2 rechnen müssen, auch wenn er selbst keine Schläge ausgeführt habe. Indem er sich mit den anderen Tätern zusammen zum Tatort begeben habe, wobei mindestens ein Baseballschläger mitgetragen worden sei, habe der Beschuldigte 2 den Einsatz des Baseballschlägers zumindest billigend in Kauf genommen. Damit seien dem Beschuldigten 2 die Schläge gegen den Kopf des Privatklägers zurechenbar. Hin- gegen habe der Beschuldigte 2 nicht damit rechnen müssen, dass gegen den Pri- vatkläger ein Messer eingesetzt werde, könne doch nicht erstellt werden, der Be- schuldigte 2 habe gewusst, dass der Beschuldigte C.”
“Vorinstanz Die Vorinstanz wertete das Verhalten des Beschuldigten 2 als versuchte schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB. Zur Begründung führte sie – nach Darlegung der rechtlichen Grundlagen – zusam- mengefasst aus, der Beschuldigte 2 habe zumindest den ersten Schlag mit einem Baseballschläger gegen den Kopf des Privatklägers mitbekommen. Sodann hät- ten die Täter in sichtbarer Weise einen Baseballschläger mit sich getragen, was auch der Beschuldigte 2 habe wahrnehmen müssen. Mit dem Einsatz des Base- ballschlägers, wie er schlussendlich erfolgt sei, habe der Beschuldigte 2 rechnen müssen, auch wenn er selbst keine Schläge ausgeführt habe. Indem er sich mit den anderen Tätern zusammen zum Tatort begeben habe, wobei mindestens ein Baseballschläger mitgetragen worden sei, habe der Beschuldigte 2 den Einsatz des Baseballschlägers zumindest billigend in Kauf genommen. Damit seien dem Beschuldigten 2 die Schläge gegen den Kopf des Privatklägers zurechenbar. Hin- gegen habe der Beschuldigte 2 nicht damit rechnen müssen, dass gegen den Pri- vatkläger ein Messer eingesetzt werde, könne doch nicht erstellt werden, der Be- schuldigte 2 habe gewusst, dass der Beschuldigte C.”
Bei (versuchter) vorsätzlicher Tötung und schwerer Körperverletzung sieht Art. 122 Abs. 3 StGB ausschliesslich Freiheitsstrafe vor; weshalb — wenn weitere Delikte in engem sachlich‑zeitlichem Konnex zu diesen Tatbeständen stehen — für diese verbundenen Delikte ebenfalls Freiheitsstrafen anzuordnen sein können.
“Vorliegend sehen Art. 111 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 und Art. 122 Abs. 3 StGB in Bezug auf die versuchte vorsätzliche Tötung und die schwere Körperverletzung als Sanktion einzig eine Freiheitsstrafe vor, womit das Aussprechen einer Geldstrafe diesbezüglich nicht möglich ist. Da die übrigen Delikte in einem engen sachlichen und zeitlichen Konnex zu diesen beiden Straftatbeständen stehen, rechtfertigt es sich, für diese Delikte ebenfalls eine Freiheitsstrafe auszusprechen. Es kann insoweit auf die im Übrigen unangefochten gebliebenen Erwägungen der Vorinstanz verwiesen werden (angefochtenes Urteil, S. 31; vgl. hierzu auch BGer 6B_691/2022 vom 17. Oktober 2022 E. 5.3.1 mit weiteren Hinweisen). Selbst der Berufungskläger beantragt in seiner Berufungsbegründung das Aussprechen einer Freiheitsstrafe für das wiederholte Vergehen gegen das Waffengesetz und die Drohung (Akten S. 2686). Im Ergebnis ist daher für sämtliche Delikte eine Freiheitsstrafe als gleichartige Strafe auszufällen.”
“Vorliegend sehen Art. 111 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 und Art. 122 Abs. 3 StGB in Bezug auf die versuchte vorsätzliche Tötung und die schwere Körperverletzung als Sanktion einzig eine Freiheitsstrafe vor, womit das Aussprechen einer Geldstrafe diesbezüglich nicht möglich ist. Da die übrigen Delikte in einem engen sachlichen und zeitlichen Konnex zu diesen beiden Straftatbeständen stehen, rechtfertigt es sich, für diese Delikte ebenfalls eine Freiheitsstrafe auszusprechen. Es kann insoweit auf die im Übrigen unangefochten gebliebenen Erwägungen der Vorinstanz verwiesen werden (angefochtenes Urteil, S. 31; vgl. hierzu auch BGer 6B_691/2022 vom 17. Oktober 2022 E. 5.3.1 mit weiteren Hinweisen). Selbst der Berufungskläger beantragt in seiner Berufungsbegründung das Aussprechen einer Freiheitsstrafe für das wiederholte Vergehen gegen das Waffengesetz und die Drohung (Akten S. 2686). Im Ergebnis ist daher für sämtliche Delikte eine Freiheitsstrafe als gleichartige Strafe auszufällen.”
Kurzfristige bzw. unterjährige Arbeitsunfähigkeit führen nach der zitierten Rechtsprechung in der Regel nicht zur Qualifikation als vollendete schwere Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 2 StGB. Das Bundesgericht sieht eine 2½‑jährige Arbeitsunfähigkeit als Grenzfall (Urteil 6B_1254/2018, E. 2.4.1); in dem hier herangezogenen Entscheid reichte eine weniger als zehnmonatige Arbeitsunfähigkeit nicht für die Vollendung nach Art. 122 Abs. 2 StGB.
“DS1/5/5 Anhang 2; Urk. 101/1). Dass aufgrund von Schwindel keine Arbeiten in der Höhe möglich seien, wird dem Beschuldigten von seinem Arzt zwar auch noch am 27. April 2022 attestiert (Urk. 181). Ob und inwie- fern die Umschulungsmassnahme letztlich umgesetzt hat werden müssen, ist bis heute nicht bekannt. Insofern erweist sich die Prognose diesbezüglich nach wie vor als ungewiss und es kann nicht von dauernder Unmöglichkeit der bisherigen Erwerbstätigkeit gesprochen werden (vgl. Praxiskommentar StGB- T RECHSEL/GETH, 4. Aufl. 2021, Art. 122 N 7). Kommt hinzu, dass nach der bun- desgerichtlichen Rechtsprechung selbst eine 2 ½-jährige Arbeitsunfähigkeit erst - 31 - als Grenzfall zur Qualifikation als schwere Körperverletzung eingestuft wird (Urteil 6B_1254/2018 vom 17. September 2019, E. 2.4.1), weshalb letztlich auch aus der weniger als 10 Monate dauernden Arbeitsunfähigkeit des Privatklägers keine voll- endete Tatbegehung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB abgeleitet werden kann.”
“DS1/5/5 Anhang 2; Urk. 101/1). Dass aufgrund von Schwindel keine Arbeiten in der Höhe möglich seien, wird dem Beschuldigten von seinem Arzt zwar auch noch am 27. April 2022 attestiert (Urk. 181). Ob und inwie- fern die Umschulungsmassnahme letztlich umgesetzt hat werden müssen, ist bis heute nicht bekannt. Insofern erweist sich die Prognose diesbezüglich nach wie vor als ungewiss und es kann nicht von dauernder Unmöglichkeit der bisherigen Erwerbstätigkeit gesprochen werden (vgl. Praxiskommentar StGB- T RECHSEL/GETH, 4. Aufl. 2021, Art. 122 N 7). Kommt hinzu, dass nach der bun- desgerichtlichen Rechtsprechung selbst eine 2 ½-jährige Arbeitsunfähigkeit erst - 31 - als Grenzfall zur Qualifikation als schwere Körperverletzung eingestuft wird (Urteil 6B_1254/2018 vom 17. September 2019, E. 2.4.1), weshalb letztlich auch aus der weniger als 10 Monate dauernden Arbeitsunfähigkeit des Privatklägers keine voll- endete Tatbegehung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB abgeleitet werden kann.”
Bei Verurteilung wegen schwerer Körperverletzung (Art. 122 StGB) führt Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB grundsätzlich zur obligatorischen Landesverweisung für 5–15 Jahre. Dies gilt auch für den blossen Versuch und unabhängig davon, ob die Strafe unbedingt, bedingt, teilbedingt oder mit Sursis ausgesprochen wird; eine ausgesetzte Strafe schliesst die Anordnung der Landesverweisung nicht aus.
“Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB sieht für Ausländer, die wegen schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB verurteilt wurden, unabhängig von der Höhe der Strafe, die obligatorische Landesverweisung für 5-15 Jahre aus der Schweiz vor. Dies gilt auch bei einer Verurteilung für versuchte Deliktsbegehung (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 168 E. 1.4.1; Urteile 6B_716/2024 vom 4. Dezember 2024 E. 4.1.1; 6B_584/2024 vom 27. November 2024 E. 5.1).”
“Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB sieht für Ausländer, die wegen schwerer Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB verurteilt wurden, unabhängig von der Höhe der Strafe, die obligatorische Landesverweisung für 5-15 Jahre aus der Schweiz vor. Die Verurteilung des Beschwerdeführers wegen versuchter schwerer Körperverletzung blieb unangefochten. Der Beschwerdeführer ist damit als Staatsangehöriger von Sri Lanka grundsätzlich aus der Schweiz zu verweisen. Dabei muss die Landesverweisung unabhängig davon ausgesprochen werden, ob es beim Versuch geblieben ist und ob die Strafe bedingt, unbedingt oder teilbedingt ausfällt (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 168 E. 1.4.1).”
“Der Beschwerdeführer wird wegen mehrfacher versuchter schwerer Körperverletzung verurteilt. Gemäss Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB verweist das Gericht den Ausländer, der wegen schwerer Körperverletzung (Art. 122 StGB) verurteilt wird, unabhängig von der Höhe der Strafe für 5-15 Jahre aus der Schweiz. Die obligatorische Landesverweisung wegen einer Katalogtat im Sinne von Art. 66a Abs. 1 StGB greift grundsätzlich unabhängig von der konkreten Tatschwere (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 332 E. 3.1.3). Sie muss zudem unabhängig davon ausgesprochen werden, ob es beim Versuch geblieben ist und ob die Strafe bedingt, unbedingt oder teilbedingt ausfällt (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 168 E. 1.4.1). Von der Anordnung der Landesverweisung kann nur "ausnahmsweise" unter den kumulativen Voraussetzungen abgesehen werden, dass sie (1.) einen schweren persönlichen Härtefall bewirken würde und (2.) die öffentlichen Interessen an der Landesverweisung gegenüber den privaten Interessen des Ausländers am Verbleib in der Schweiz nicht überwiegen. Dabei ist der besonderen Situation von Ausländern Rechnung zu tragen, die in der Schweiz geboren oder aufgewachsen sind (Art. 66a Abs. 2 StGB; sogenannte Härtefallklausel). Die Härtefallklausel dient der Umsetzung des Verhältnismässigkeitsprinzips (vgl.”
“Ergebnis der Strafzumessung Zusammenfassend ist festzuhalten, dass der Beschuldigte für die ihm vorgeworfe- nen Straftaten mit einer Gesamtstrafe von 38 Monaten Freiheitsstrafe zu bestra- fen ist. V. Vollzug der Strafe Aufgrund der Höhe der Freiheitsstrafe kommt weder ein bedingter noch ein teilbe- dingter Vollzug in Betracht (vgl. Art. 42 und Art. 43 StGB). Die Freiheitsstrafe ist damit zu vollziehen. VI. Landesverweisung 1.Die rechtlichen Voraussetzungen der Anordnung und Dauer der Landesver- weisung bzw. des Absehens davon hat die Vorinstanz zutreffend und ausführlich dargestellt und es ist darauf zu verweisen (vgl. Urk. 64 S. 82 ff.). 2.Schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB und Angriff im Sinne von Art. 134 StGB sind Katalogtaten nach Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB, wobei auch der blosse Versuch einer Katalogtat von Art. 66a Abs. 1 StGB erfasst wird (vgl. BGE 144 IV 168 E. 1.4.1, Urteile des Bundesgerichts 6B_1024/2019 vom”
“Das Gericht verweist einen Ausländer, der wegen schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB verurteilt wird, unabhängig von der Höhe der Strafe für 5 bis 15 Jahre aus der Schweiz (Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB). Die obligatorische Landesverweisung wegen einer Katalogtat im Sinne von Art. 66a Abs. 1 StGB hängt somit grundsätzlich nicht von der konkreten Tatschwere ab (BGE 144 IV 332 E. 3.1.3). Keine Rolle spielt zudem, ob es sich um einen Versuch gehandelt hat und ob die Strafe bedingt, unbedingt oder teilbedingt ausgefällt wird (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1, 144 IV 168 E. 1.4.1; zum Ganzen BGer 6B_177/2020 vom 2. Juli 2020 E. 2.4.1). Der Berufungskläger ist Staatsangehöriger von Libyen und hat die zur Diskussion stehende versuchte schwere Körperverletzung verübt, nachdem die Bestimmungen über die Landesverweisung am 1. Oktober 2016 in Kraft getretenen waren. Er wird wegen einer Katalogtat gemäss Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB, verurteilt. Somit sind die Voraussetzungen einer obligatorischen Landesverweisung erfüllt.”
“-/heure plus la majoration forfaitaire de 20%, une vacation et l'équivalent de la TVA au taux de 7.7% en CHF 123.20. 8.5. L’état de frais du conseil juridique gratuit de l’intimé sera ramené à la même durée, cet avocat ayant une bonne connaissance de la procédure, pour avoir assisté son mandant depuis le début de la procédure. Il ne commandait donc qu’une préparation réduite. La majoration forfaitaire sera de 10%, le nombre d’heures d’activité dépassant dorénavant 30. La rémunération de Me D______ sera partant arrêtée à CHF 1'588.60 correspondant à 6h15 d'activité au tarif de CHF 200.-/heure plus la majoration forfaitaire de 10%, une vacation et l'équivalent de la TVA au taux de 7.7% en CHF 113.60. * * * * * PAR CES MOTIFS, LA COUR : Reçoit l'appel formé par A______ contre le jugement JTDP/142/2021 rendu le 5 février 2021 par le Tribunal de police dans la procédure P/11307/2020. L’admet partiellement. Annule ce jugement. Et statuant à nouveau : Déclare A______ coupable de lésions corporelles graves (art. 122 CP), de séjour illégal (art. 115 al. 1 litt. b LEI) et de consommation de stupéfiants (art. 19a al. 1 LStup). Condamne A______ à une peine privative de liberté de 18 mois, sous déduction de 176 jours de détention avant jugement (dont 67 jours en exécution anticipée de peine) (art. 40 CP). Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à trois ans (art. 42 et 44 CP). Avertit A______ de ce que, s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP). Condamne A______ à une amende de CHF 100.- (art. 106 CP). Prononce une peine privative de liberté de substitution d’un jour. Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée. Ordonne l'expulsion de Suisse de A______ pour une durée de cinq ans (art. 66a al. 1 CP). Dit que la peine prononcée avec sursis n'empêche pas l'exécution de l'expulsion durant le délai d'épreuve.”
“Dans ces conditions, il y a lieu de confirmer le sursis partiel de 7 mois prononcé par le premier juge s’agissant de la peine privative de liberté, avec un délai d’épreuve de trois ans, la Cour se référant pour le reste à la motivation du jugement attaqué (art. 82 al. 4 CPP) (cf. jugement attaqué, p. 48 à 53). 6. L’appelant conteste également son expulsion obligatoire de Suisse pour une durée de 7 ans, se prévalant à cet égard de la clause de rigueur de l’art. 66a al. 2 CP. En substance, il fait valoir que son expulsion le mettrait dans une situation personnelle grave dans la mesure où la situation en Afghanistan sur le plan sécuritaire et humanitaire menace concrètement la vie des habitants et où il n’a plus de famille proche dans ce pays, ses parents et ses frères et sœurs ayant émigré en Iran. Il soutient en outre que l’intérêt public à son expulsion ne l’emporte pas sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. 6.1. Aux termes de l’art. 66a al. 1 let. b CP, le juge expulse de Suisse pour une durée de 5 à 15 ans l’étranger qui est condamné notamment pour lésions corporelles graves (art. 122 CP) et/ou agression (art. 134 CP), quelle que soit la quotité de la peine prononcée à son encontre. La tentative d’une de ces infractions suffit (ATF 144 IV 168 consid. 1.4.1). Selon l'art. 66a al. 2 CP, le juge peut exceptionnellement renoncer à une expulsion lorsque celle-ci mettrait l'étranger dans une situation personnelle grave et que les intérêts publics à l'expulsion ne l'emportent pas sur l'intérêt privé de l'étranger à demeurer en Suisse. À cet égard, il tiendra compte de la situation particulière de l'étranger qui est né ou qui a grandi en Suisse. En l’espèce, l’appelant a commis deux infractions qui tombent sous le coup de l’art. 66a al. 1 let. b CP, à savoir une tentative de lésions corporelles graves et une agression. Il remplit donc a priori les conditions d’une expulsion, sous la réserve d’une application de l’art. 66a al. 2 CP, voire également des normes de droit international. 6.2. Les conditions pour appliquer l'art. 66a al. 2 CP sont cumulatives. Afin de pouvoir renoncer à une expulsion prévue par l'art.”
Liegt der Täter nach seinem konkreten Tatplan in der Vorstellung des Täters am Ende der strafbaren Tätigkeit, obwohl der tatbestandsmässige Erfolg ausbleibt, so ist von einem vollendeten Versuch auszugehen. Den zitierten Entscheiden zufolge tritt die fakultative Strafmilderung des Art. 22 Abs. 1 StGB regelmässig nicht ein, wenn das Ausbleiben des Erfolgs einzig glücklichen Umständen (Zufall) zuzuschreiben ist.
“In Ergänzung des vorinstanzlichen Entscheides bleibt schliesslich die ein- geklagte versuchte Tatbegehung zu prüfen. Ein vollendeter Versuch liegt dabei vor, wenn die strafbare Tätigkeit aus Sicht des Täters zu Ende geführt wird, der tat bestandsmässige Erfolg aber nicht eintritt (Art. 22 Abs. 1 StGB). Die Abgrenzung des vollendeten vom unvollendeten Versuch ist dabei auf der Grundlage des konkreten Tatplans vorzunehmen, wobei danach zu fragen ist, ob der Täter alle Voraussetzungen geschaffen hat, die nach seinem Plan zum Eintritt des Erfolges hätten führen sollen (Urteil 6S.46/2005 vom 2. Februar 2006, E. 10.4.2.). Im vorliegenden Fall hat der Beschuldigte die subjektiven Tatbestandsmerkmale der (eventual-)vorsätzlichen schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB erfüllt, worauf aber der tatbestandsmässige Erfolg – wie gesehen – ausgeblieben ist. Es ist dabei jedoch davon auszugehen, dass mit dem einen Schlag mit dem Stein auf den Kopf des Geschädigten die eigentliche Tathandlung aus Sicht des Beschuldigten abgeschlossen war und er somit alles Notwendige dafür getan hat, dass der Taterfolg eintreten konnte. Der Beschuldigte hat damit den Tatbestand der (vollendet) versuchten schweren Körperverletzung erfüllt. - 20 -”
“Der subjektive Tatbestand von Art. 122 StGB ist somit erfüllt. Nachdem der Beschuldigte den Privatkläger bereits je einmal massiv ins Gesicht geschla- gen und getreten hatte und erst auf Intervention von D._____ und C._____ vom - 44 - Privatkläger abliess, hatte er bereits alles getan, was zur Vollendung des Delikts nötig schien. Das Ausbleiben des tatbestandsmässigen Erfolgs ist mithin nicht ihm, sondern nicht in seiner Macht liegenden glücklichen Umständen zu verdan- ken. Es ist mithin – wie bereits die Vorinstanz – von einem vollendeten Versuch auszugehen.”
“Ausgangspunkt für die Bemessung der Strafe ist wie erwähnt der Strafrahmen für das abstrakt schwerste Delikt, was vorliegend die versuchte schwere Körperverletzung ist, welche gemäss Art. 122 StGB eine Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren vorsieht. Die in Art. 22 Abs. 1 StGB für den Versuch vorgesehene fakultative Strafmilderung kommt vorliegend nicht zum Zuge, ist es doch lediglich dem Zufall zu verdanken, dass die Tat nicht über das Versuchsstadium hinausgekommen ist (zum Versuch als Strafminderungsgrund siehe unten). Ergänzend sei erwähnt, dass die Verschärfung der Mindeststrafe für die schwere Körperverletzung per 1. Juli 2023 (Freiheitsstrafe von einem Jahr bis zu zehn Jahren) vorliegend infolge des Gesetzmässigkeitsprinzips und des Rückwirkungsverbots (Art. 1 und Art. 2 Abs. 1 StGB) nicht anwendbar ist. Hinsichtlich der objektiven Tatkomponenten ist zunächst auf das Ausmass des schuldhaft herbeigeführten Erfolges abzustellen. Wie das Strafgericht zutreffend festgehalten hat, trug vorliegend B____ massive Verletzungen vom Unfall davon. Konkret erlitt sie eine mehrfragmentäre Fraktur des rechten Schulterblattes, eine geringe dislozierte Fraktur des rechten Schlüsselbeins, eine akute Deckplattenimpression des Brustwirbelkörpers 5, eine gering dislozierte Fraktur des rechten Querfortsatzes des Lendenwirbelkörpers 5 sowie eine Beckenringfraktur mit einer Fraktur am Kreuzbein.”
Für die Prüfung des Versuchsstadiums genügt, dass die konkrete Tathandlung objektiv ein erkennbares Risiko der Lebensgefährdung geschaffen hat; das tatsächliche Verletzungsbild oder seine Einordnung ist dafür nicht ausschlaggebend.
“Il n'est ainsi pas nécessaire que l'auteur ait souhaité la mort de la victime, ni que la vie de celle-ci ait été concrètement mise en danger, ni même qu'elle ait été blessée pour qu'une tentative d'homicide soit retenue dans la mesure où la condition subjective de l'infraction est remplie (arrêt du Tribunal fédéral 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.2 s.). La nature de la lésion subie par la victime et sa qualification d'un point de vue objectif est sans pertinence pour juger si l'auteur s'est rendu coupable de tentative de meurtre (ATF 137 IV 113 consid. 1.4.2 p. 115 s. ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.5). Il importe cependant que les coups portés aient objectivement exposé la victime à un risque de mort (arrêt du Tribunal fédéral 6B_86/2019 du 8 février 2019 consid. 2.1 et les références citées). La jurisprudence a retenu qu'une tentative d'atteindre le cou de la victime impliquait un risque élevé de réalisation de l'infraction, c'est-à-dire la mort de la victime, risque reconnaissable à tout un chacun, et pouvait donc conduire à retenir que l'auteur ne pouvait ignorer le risque d'atteinte à la vie, risque qu'il acceptait (arrêt du Tribunal fédéral 6B_264/2022 du 8 mai 2023 consid. 2.7.) 2.1.4. Selon l'art. 122 CP, est puni d'une peine privative de liberté d'un à dix ans quiconque, intentionnellement blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger; mutile le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou rend ce membre ou cet organe impropre à sa fonction, cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d'une façon grave et permanente ou encore fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale. 2.1.5. En vertu de l'art. 123 ch. 1 CP, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé est puni sur plainte d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. L'auteur est poursuivi d'office, s'il fait usage notamment du poison, d'une arme ou d'un objet dangereux (art. 123 ch. 2 al. 1 CP). 2.1.6. En cas d'atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé par négligence, l'auteur sera puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire (art.”
“3a; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1177/2018 du 9 janvier 2019 consid. 1.1.3). Il n'est ainsi pas nécessaire que l'auteur ait souhaité la mort de la victime, ni que la vie de celle-ci ait été concrètement mise en danger, ni même qu'elle ait été blessée pour qu'une tentative d'homicide soit retenue, dans la mesure où la condition subjective de l'infraction est remplie (arrêt du Tribunal fédéral 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.2 s.). La nature de la lésion subie par la victime et sa qualification d'un point de vue objectif est sans pertinence pour juger si l'auteur s'est rendu coupable de tentative de meurtre (ATF 137 IV 113 consid. 1.4.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.5). Il importe cependant que les coups portés aient objectivement exposé la victime à un risque de mort (arrêt du Tribunal fédéral 6B_86/2019 du 8 février 2019 consid. 2.1). 2.2.4. Il y a lésions corporelles simples (art. 123 CP) en cas de lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. À titre d'exemples, l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). Même si le résultat n'aboutit qu'à des lésions corporelles simples, la mise en danger créée par les coups portés peut, de manière évidente, dépasser en intensité le résultat intervenu. En effet, le fait de porter des coups à la tête avec les poings, les pieds ou d'autres objets dangereux tels qu'une bouteille en verre est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_1385/2019 du 27 février 2020 consid. 4 ; 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.3.1 ; 6B_901/2014 du 27 février 2015 consid.”
“Il n'est ainsi pas nécessaire que l'auteur ait souhaité la mort de la victime, ni que la vie de celle-ci ait été concrètement mise en danger, ni même qu'elle ait été blessée pour qu'une tentative d'homicide soit retenue dans la mesure où la condition subjective de l'infraction est remplie (arrêt du Tribunal fédéral 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.2 et 1.3). La nature de la lésion subie par la victime et sa qualification d'un point de vue objectif est sans pertinence pour juger si l'auteur s'est rendu coupable de tentative de meurtre (ATF 137 IV 113 consid. 1.4.2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.5). L'auteur ne peut ainsi valablement contester la réalisation d'une tentative de meurtre au motif que la victime n'a subi que des lésions corporelles simples. Il importe cependant que les coups portés aient objectivement exposé la victime à un risque de mort (arrêt du Tribunal fédéral 6B_86/2019 du 8 février 2019 consid. 2.1). 2.1.4. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; plus récemment arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). La distinction entre lésions corporelles et voies de fait peut s'avérer délicate, notamment lorsque l'atteinte s'est limitée à des meurtrissures, des écorchures, des griffures ou des contusions. Ainsi, une éraflure au nez avec contusion a été considérée comme une voie de fait ; de même une meurtrissure au bras et une douleur à la mâchoire sans contusion.”
“En pratique, on retiendra le meurtre par dol éventuel lorsque l'on se trouve en mesure d'affirmer, compte tenu de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce, que l'auteur "s'est décidé contre le bien juridique" (ATF 133 IV 9 consid. 4.4, JdT 2007 I 573). Celui qui porte un coup de couteau dans la région des épaules et du buste lors d'une altercation dynamique doit s'attendre à causer des blessures graves. L'issue fatale d'un coup de couteau porté dans la région thoracique doit être qualifiée d'élevée et est notoire (arrêt du Tribunal fédéral 6B_230/2012 du 18 septembre 2012 consid. 2.3), y compris avec une lame plutôt courte (arrêt du Tribunal fédéral 6B_239/2009 du 13 juillet 2009 consid. 1 et 2.4) Selon sa nature, un seul coup porté peut suffire pour retenir l'infraction de tentative d'homicide par dol éventuel (arrêts du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.2 ; 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.3 ; 6B_829/2010 du 28 février 2011 consid. 3.2). Le Tribunal fédéral retient que la tentative d'homicide intentionnel absorbe les lésions corporelles simples ou graves (ATF 137 IV 113 consid. 1.4 et 1.5, JdT 2011 IV 391). 1.1.3. L'art. 122 CP réprime celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2), celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 2 CP vise en premier lieu le cas de la mutilation - soit la perte définitive, une sévère dégradation ou une atteinte durable et irréversible - du corps, d'un membre ou d'un organe important (DUPUIS & al., Petit commentaire du Code pénal, 2ème éd., Bâle 2017, n° 11 ad art. 122 CP). Les membres importants comprennent, notamment, les bras, les jambes, les mains, les pieds, les coudes, les épaules et les genoux. Le pouce constitue également un membre important.”
Tritte oder Kopfstösse gegen eine am Boden liegende, wehrlose Person können aufgrund der dadurch typischerweise möglichen schweren bzw. lebensgefährlichen Verletzungen als schwere Körperverletzung i.S.v. Art. 122 Abs. 1 qualifizieren. Fehlt die Vollendung, kann wegen der durch solche Handlungen begründeten Lebensgefahr der Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung erfüllt sein; eine versuchte mehrfache Erfüllung ist ebenfalls in der Rechtsprechung berücksichtigt.
“En l'absence d'aveux de la part de l'auteur, la question doit être tranchée en se fondant sur les circonstances extérieures, parmi lesquelles figurent la probabilité, connue de l'auteur, de la réalisation du risque et l'importance de la violation du devoir de prudence. Plus celles-ci sont élevées, plus l'on sera fondé à conclure que l'auteur a accepté l'éventualité de la réalisation du résultat dommageable (ATF 147 IV 439 consid. 7.3.1 ; 133 IV 222 consid. 5.3). Peuvent aussi constituer des éléments extérieurs révélateurs, les mobiles de l'auteur et la manière dont il a agi (ATF 133 IV 222 consid. 5.3 ; 130 IV 58 consid. 8.4 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_900/2022 du 22 mai 2023 consid. 2.1.2). 2.3.1. L'art. 122 aCP, dans sa teneur au moment des faits (art. 2 al. 1 CP a contrario), réprime le comportement de quiconque, intentionnellement, blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1) ou fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). Une lésion corporelle est grave notamment lorsque la victime a été blessée de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP). Cela suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247, 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, comme en cas de mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP), mais bien la nature de la blessure effectivement causée (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). La qualification juridique des lésions corporelles à la suite de coups de poing ou de pied dépend des circonstances concrètes du cas. Sont en particulier déterminantes la violence des coups portés et la constitution de la victime. Le fait de porter des coups à la tête avec les poings, les pieds ou d'autres objets dangereux tels qu'une bouteille en verre est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime, ce risque étant d'autant plus grand lorsque celle-ci gît au sol sans être en mesure de réagir ou de se défendre, notamment lorsqu'elle est inconsciente (arrêts du Tribunal fédéral 6B_148/2020 du 2 juillet 2020, consid.”
“Nachdem entgegen der Auffassung der Vertreterin des Privatklägers 1 eine Verurteilung wegen vollendeter schwerer Körperverletzung nicht in Frage kommt, ist der vorinstanzliche Schuldspruch zu bestätigen. Der Beschuldigte ist hinsicht- lich der mit den Fusstritten hervorgerufenen Gefahr einer lebensgefährlichen Ver- letzung zudem der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig zu sprechen. V. Sanktion”
“Beim Vorsatz dagegen geht es um die Umsetzung eines Handlungsentschlusses in die Wirklichkeit auf der Grundlage von sinnlich wahrgenommenen oder vorgestellten Tatumständen, was grundsätzlich auch bei fehlender Einsicht in das Unrecht möglich ist, weil es dazu des entsprechenden Wertungsaktes nicht bedarf (vgl. Bommer/Dittmann, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019, N. 19 zu Art. 19 StGB). Vorliegend setzte der Beschuldigte seinen Entschluss, in das Patrouillenfahrzeug zu fahren und sich dadurch das Leben zu nehmen, auf der Grundlage der von ihm wahrgenommenen konkreten Tatumstände in die Wirklichkeit um. Rechtfertigungsgründe liegen keine vor. Der Beschuldigte hat mit seinem Verhalten am 6. Dezember 2022 auf der Autobahn zwischen I.________(Ortschaft) und J.________(Ortschaft) zum Nachteil der Strafklägerin 1 und des Strafklägers 2 den Straftatbestand der versuchten vorsätzlichen schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 1 aStGB mehrfach erfüllt. Da in Art. 122 Abs. 1 StGB die Lebensgefährdung bereits als qualifizierendes Merkmal berücksichtigt ist, tritt Art. 129 StGB hinter Art. 122 Abs. 1 StGB zurück (Maeder, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019, N. 62 zu Art. 129 StGB). Infolgedessen erübrigen sich rechtliche Ausführungen zum Vorwurf der Gefährdung des Lebens i.S.v. Art. 129 StGB.”
Art. 122 StGB sieht als Strafart Freiheitsstrafe vor; die Verhängung einer Geldstrafe kommt demnach grundsätzlich nicht in Betracht. Bei Milderung kann das Gericht aber nach Art. 48a StGB von der angedrohten Strafart abweichen.
“Der Berufungskläger hat sich vorliegend unter anderem der versuchten schweren Körperverletzung schuldig gemacht, für die Art. 122 StGB eine Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren vorsieht, womit die Ausfällung einer Geldstrafe diesbezüglich nicht möglich ist (siehe zum fakultativen Strafmilderungsgrund beim Versuch gemäss Art. 22 Abs. 1 StGB unten E. 6.3.2). Weiter hat sich der Berufungskläger der mehrfachen qualifizierten groben Verletzung der Verkehrsregeln schuldigt gemacht, für die Art. 90 Abs. 3 SVG ebenfalls nur Freiheitsstrafe (von einem bis zu vier Jahren) vorsieht. Auch diesbezüglich kommt von vornherein keine Geldstrafe in Betracht. Für die ebenfalls gefällten Schuldsprüche wegen mehrfachen Diebstahls, Hehlerei, mehrfacher einfacher Körperverletzung, mehrfachen Hausfriedensbruchs, mehrfachen Fahrens in fahrunfähigem Zustand (Motorfahrzeug, andere Gründe), mehrfacher Entwendung eines Motorfahrzeugs zum Gebrauch, mehrfachen Führens eines Motorfahrzeugs trotz Verweigerung, Entzug oder Aberkennung des Ausweises sowie mehrfachen Vergehens gegen das Betäubungsmittelgesetz ist die Verhängung sowohl von Geld- wie auch Freiheitsstrafe möglich.”
“Der Berufungskläger hat sich vorliegend der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB schuldig gemacht, der eine Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren vorsieht (womit das Aussprechen einer Geldstrafe vorliegend nicht möglich ist; s. zum Strafmilderungsgrund jedoch hinten E. 6.3.2).”
“In einem zweiten Schritt ist für das (vollendete) Delikt die hypothetische tat- bezogene Strafe basierend auf der Tatschwere festzusetzen, wobei auch über die Strafart zu befinden ist. Wie dargelegt sieht Art. 122 StGB einen Strafrahmen von 6 Monaten bis 10 Jahren Freiheitsstrafe vor. Mildert das Gericht die Strafe, ist es nicht an die Mindeststrafe gebunden und kann auf eine andere als die angedrohte Strafart erkennen (vgl. Art. 48a StGB). Vor Berücksichtigung des Versuchs und der Täterkomponenten erscheint vorlie- gend für das vollendete Delikt eine Freiheitsstrafe von 11 Monaten als angemes- sen. Der Notwehrexzess wird dabei mit einer Strafminderung von 4 Monaten berücksichtigt; ohne diesen wäre die Strafe auf 15 Monate festzusetzen. Wie be- reits im Sachverhaltsabschnitt Treppenhaus ist das Delikt in casu nicht vollendet worden, womit die Strafe zu mildern ist (Art. 22 Abs. 1 StGB). Wie dargelegt ist hier ebenfalls von einem vollendeten Versuch auszugehen. Der Erfolg (schwere Körperverletzung) trat dabei auch hier nur aus Zufall nicht ein. Nicht notwendig war im Gegensatz zum Sachverhaltsabschnitt Treppenhaus jedoch das Eingreifen eines Dritten. In diesem Sinne hat die Strafmilderung hier verhältnismässig etwas höher, insgesamt jedoch aufgrund der Versuchsvollendung ebenfalls moderat auszufallen.”
Die besondere Schutzbedürftigkeit des Opfers (z. B. Kinder, wehrlose Personen oder Personen unter der Aufsicht des Täters; auch das Vorhandensein eines Kindes bei Gewalttaten gegen die Mutter) kann bei der Beurteilung der Schuld und der Schwere der Tat strafzumessungsrelevant sein und zu einer höheren Bestrafung führen. Die Würdigung erfolgt unter Berücksichtigung objektiver Tatmerkmale (Schwere der Verletzung, Reprehensibilität, Vermeidbarkeit der Gefährdung).
“Le Tribunal fédéral a en effet jugé que la réduction purement mathématique d'une peine hypothétique, comme le permettait l'ancienne jurisprudence, était contraire au système, restreignait de manière inadmissible le pouvoir d'appréciation du juge et conduisait à accorder un poids trop important à la diminution de la capacité cognitive ou volitive telle qu'elle a été constatée par l'expert (consid. 5.6). En bref, le juge doit procéder comme suit en cas de diminution de la responsabilité pénale : dans un premier temps, il doit décider, sur la base des constatations de fait de l'expertise, dans quelle mesure la responsabilité pénale de l'auteur doit être restreinte sur le plan juridique et comment cette diminution de la responsabilité se répercute sur l'appréciation de la faute. La faute globale doit être qualifiée et, au regard de l'art. 50 CP, le juge doit expressément mentionner le degré de gravité à prendre en compte. Dans un deuxième temps, il lui incombe de déterminer la peine hypothétique, qui correspond à cette faute. La peine ainsi fixée peut ensuite être, le cas échéant, modifiée en raison de facteurs liés à l'auteur ainsi qu'en raison d'une éventuelle tentative selon l'art. 22 al. 1 CP (consid. 5.7) (TF 6B_975/2015 du 7 avril 2016 ; TF 66_292/2017 du 14 novembre 2017 ; ATF 136 IV 55). 4.3. L’appelante s’est rendue coupable de lésions corporelles graves (art. 122 CP), qui sont passibles selon la loi d'une peine privative de liberté de 6 mois à 10 ans, et de violation du devoir d’assistance ou d’éducation (art. 219 CP), passible d'une peine privative de liberté de 3 ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Les faits sont très graves, la vie d’un enfant ayant été mise en danger. L’enfant a en outre subi de nombreuses lésions, nécessitant un suivi au long cours et présente un retard de développement. A charge, on retiendra que les infractions commises par l’appelante l’ont été à l’endroit d’une personne particulièrement vulnérable, sur laquelle elle avait le devoir de veiller. Elle a porté atteinte à la santé et au développement de l’enfant. Les infractions sont en concours. Elle a agi de manière purement égoïste, faisant preuve d’une impatience coupable face aux pleurs incompris de son enfant. En cours de procédure, elle a tout d’abord tenté de minimiser ses actes. Toutefois, à décharge, on retiendra qu’elle est finalement passée aux aveux dès sa deuxième audition, sans se chercher d'excuse.”
“Quant à B______, elle était sur les genoux de sa mère lorsque l'appelant a agressé celle-ci avec un tesson de bouteille et a elle-même été blessée par son père, de sorte que la mise en danger s'est également concrétisée sur le plan physique. Les déclarations de la mère des enfants in casu, dont il n'y a pas lieu de douter et que l'appelant ne conteste pas, se contentant de soulever l'absence de rapport médical, sont un indice supplémentaire de ce que le danger pour leur développement, s'est réalisé en l'occurrence. L'appelant n'a pu qu'avoir conscience qu'en exposant ses enfants aux actes de violence commis sur leur mère, il mettait concrètement en danger leur développement, ce qu'il a d'ailleurs admis en appel indiquant que de tels actes, s'ils étaient avérés, étaient de nature à traumatiser des enfants. Le verdict de culpabilité du chef de violation du devoir d'éducation et d'assistance sera ainsi confirmé. 3. 3.1.1. L'infraction à l'art. 111 CP est sanctionnée par peine privative de liberté de cinq ans au moins, les lésions corporelles graves par une peine privative de liberté de six mois à dix ans (art. 122 CP) et la violation du devoir d'éducation et d'assistance par une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire (art. 219 CP). 3.1.2. Selon l'art. 47 al. 1 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur, en tenant compte des antécédents et de la situation personnelle de ce dernier ainsi que de l'effet de la peine sur son avenir. La culpabilité est déterminée par la gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le caractère répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (art. 47 al. 2 CP). La culpabilité de l'auteur doit être évaluée en fonction de tous les éléments objectifs pertinents, qui ont trait à l'acte lui-même, à savoir notamment la gravité de la lésion, le caractère répréhensible de l'acte et son mode d'exécution (objektive Tatkomponente).”
Bei affekt- oder emotionsbedingter Einschränkung der Steuerungsfähigkeit kann der Täter dennoch vorsätzlich handeln, wenn er die Möglichkeit einer schweren Körperverletzung bewusst in Kauf nimmt (Inkaufnahme). Im entschiedenen Fall wurde das Verhalten als Inkaufnahme gewertet; die einmalige Abgabe des Schusses stellte in objektiver Hinsicht den Beginn der Ausführung dar und überschritt damit die strafbedrohte Schwelle zum Versuch nach Art. 22 Abs. 1 StGB.
“Er war in der fraglichen Nacht und besonders, nachdem ihm mit einer Mistgabel die Hand durchstochen wurde, emotional aufgewühlt («Das ging im Affekt», pag. 773 Z. 21; «Es gehen viele Emotionen durch den Kopf», pag. 775 Z. 13 f.; «Wir waren alle sehr geschockt», pag. 170 Z. 234), was eine kontrollierte Schussabgabe zusätzlich verunmöglichte. Der Beschuldigte sagte denn auch «gopferteli», als er gesehen hat, wo der Schuss beim [Hoflader] eingedrungen ist, und wiederholte anschliessend etwa 20 Mal, dass der Schuss zu hoch gewesen sei (pag. 156 Z. 407 f. und Z. 429 ff.; pag. 157 Z. 493 f.). Gegen die Schussgabe konnte sich die Personengruppe nicht wehren, sondern nur versuchen, rechtzeitig hinter dem Hoflader Deckung zu finden. Insgesamt hing es damit einzig vom Zufall ab, ob bei einem der Beschossenen eine schwere Verletzung resultierte. Das Handeln des Beschuldigten kann daher vernünftigerweise nur als Inkaufnahme eines solchen Erfolgs gewertet werden. Er hielt es für möglich und nahm in Kauf, durch den Schuss mit Hasenschrot in Richtung der Personengruppe den Tatbestand von Art. 122 Abs. 2 StGB zu verwirklichen. Indem er einmal abdrückte, begann er in objektiver Hinsicht mit der Ausführung der Tat und überschritt damit die strafbedrohte Schwelle zum Versuch gemäss Art. 22 Abs. 1 StGB. Der Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung ist erfüllt.”
Bei Art. 122 Abs. 3 StGB ist eine Gesamtbetrachtung möglich: mehrere einzelne Misshandlungen, die für sich nicht die Schwere von Abs. 3 erreichen, können durch ihre kumulative Wirkung zusammen eine «andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen und geistigen Gesundheit» bilden. Bei der Gesamtwürdigung sind insbesondere das Ausmass der erlittenen Leiden, die Häufigkeit und Dauer der Misshandlungen, die Länge und Komplexität der Behandlung sowie die Auswirkungen auf Heilungsdauer, Arbeitsfähigkeit und Lebensqualität zu berücksichtigen.
“Die nach dem Tod feststellbaren Verletzungen waren derart gehäuft, dass die einzelnen Wunden kaum mehr voneinander abgegrenzt werden konnten. Die Schläge müssen aufgrund der festgestellten Hämatome und Hautunterblutungen mit einer erheblichen Wucht ausgeführt worden sein, umso mehr als diese trotz der dunklen Hautfarbe von E.________ deutlich sichtbar waren. Es ist deshalb davon auszugehen, dass die von E.________ erlittenen Schmerzen für ein Kind in diesem Alter fast nicht erträglich waren. Was E.________ während dieser drei Monate erleben musste, war grausam und unmenschlich und grenzt angesichts der psychischen und seelischen Qualen an Folter. Werden die zahlreichen unterschiedlichen Misshandlungen nicht als einzelne Vorgänge, sondern in ihrer Gesamtheit betrachtet und wird dabei berücksichtigt, dass das Opfer starke körperliche Schmerzen und psychische und seelischen Nöte erleben musste und in ständiger Angst vor neuen Züchtigungen lebte, wird damit nach Ansicht des Gerichts das Ausmass der von Art. 122 Abs. 3 StGB geforderten Intensität eindeutig erreicht. C.________ hat die Misshandlungen allesamt mit Absicht vorgenommen. Angesichts der Häufigkeit und deren Intensität musste ihm bewusst sein, dass er dadurch die körperliche und vor allem die psychische und seelische Gesundheit von E.________ nachhaltig gefährdet und schädigt. Dass dies nicht sein Hauptziel war, wird ihm zuerkannt. Er nahm die psychischen und physischen Verletzungen jedoch in Kauf, womit der Tatbestand auch subjektiv erfüllt ist. Es ist von einer eventualvorsätzlichen Begehung auszugehen Gleiches gilt auch für A.________: Wie für C.________ war auch für sie ohne weiteres erkennbar, welche Folgen diese regelmässig wiederkehrenden Misshandlungen nicht nur auf den Körper, sondern auch auf die Seele von E.________ haben mussten. Zuzugestehen ist ihr, dass auch sie diese Auswirkungen nicht direkt anstrebte. Dadurch, dass sie nicht alle ihr zur Verfügung stehenden Mittel ausschöpfte, um E.________ aus dieser von Gewalt und Schmerz geprägten Situation zu befreien, nahm sie jedoch in Kauf, dass E.”
“a CPP) suppose que le Ministère public ait préalablement procédé à toutes les mesures d’instruction pertinentes susceptibles d’établir l’existence de soupçons suffisants justifiant une mise en accusation (CREP 10 mai 2016/305 et les références citées). 2.3 Au regard des art. 122 et 125 al. 2 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0), les lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente (art. 122 al. 2 CP). Dans tous les cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique (Dupuis et al. [éd.], Code pénal, Petit commentaire, 2e éd., Bâle 2017, n. 13 ad art. 122 CP). L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, 3e éd., Berne 2010, n. 10 ad art. 122 CP). En vertu de l’art. 122 al. 3 CP, qui constitue une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable, des lésions corporelles doivent aussi être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1 ; Dupuis et al., op. cit., n. 15 ad art. 122 CP). Il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383 ; Corboz, op. et loc. cit.). Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (TF 6B_447/2014 du 30 octobre 2014 consid.”
“Zwar ist die Privatklägerin bezüglich ihres Arms insbesondere bei Überkopf-Arbeiten als Folge des Angriffs eingeschränkt, eine gänzliche Unbrauchbarkeit des Arms liegt allerdings nicht vor. Ferner ist keine Entstellung des Gesichts eingetreten und auch die wässrige Rhinorroe – welche lästig und mitunter auch peinlich, aber ohne Schmerzen ist – reicht für sich alleine nicht, um eine bleibende Schädigung eines Organs oder Glieds zu begründen. Der Vorinstanz ist somit zuzustimmen, wonach weder die Tatbestandsvariante von Al. 1 noch diejenige von Al. 2 von Art. 122 StGB erfüllt ist; namentlich erfüllt jede einzelne Verletzung, die die Privatklägerin als Folge des Einwirkens auf den Kopf (bzw. als Sturzverletzung) erlitten hat, nicht das eine oder andere Tatbestandselement von Al. 2 von Art. 122 StGB. Fraglich ist letztlich, ob bei einer Gesamtbetrachtung unter Einbezug der gesamten Umstände eine «andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen und geistigen Gesundheit» im Sinne von Art. 122 Al. 3 StGB vorliegt. Vorab ist festzuhalten, dass die Beispiele (Ziff.”
Psychische Sekundärfolgen führen nicht automatisch zur Anwendung von Art. 122 StGB. Nur ganz erhebliche, kausal zurechenbare Beeinträchtigungen können die für Art. 122 erforderliche Schwere erreichen; dabei sind vorbestehende psychische Störungen und andere Ursachen zu berücksichtigen. Symptome wie posttraumatische Belastungsstörungen, Angst‑ oder Schlafstörungen oder Suizidgedanken sind nicht per se ausreichend.
“Dans le tableau lésionnel, il faut donc faire abstraction d’un décollement du vitré de l’œil gauche, d’une perforation du tympan gauche et de la fracture d’une incisive, faute d’un lien de causalité suffisamment établi avec le comportement du prévenu. Reste donc les lésions d’ordre psychique. S’il est incontestable que la violence du prévenu a provoqué une péjoration importante de l’état psychique de la plaignante, il est en revanche très difficile de faire la part des choses avec les pathologies psychiques préexistantes et les problèmes de dépendance à l’alcool et aux stupéfiants de P.________. Ainsi, les idées suicidaires et les décompensations psychiques avec hospitalisation ne peuvent pas être imputées exclusivement au comportement du prévenu. En revanche, il est certain que les séquelles post-traumatiques, telles que les troubles anxieux, les troubles du sommeil et les crises d’angoisse liées à la remémoration des scènes de violence sont imputables à la violence du prévenu. Elles ne constituent toutefois pas en elles-mêmes des lésions corporelles d’une gravité suffisante pour faire application de l’art. 122 CP. Quoi qu’il en soit, il n’est pas suffisamment établi non plus que le prévenu, dont les capacités cognitives sont limitées, ait pu avoir pleinement conscience de telles conséquences, de sorte que le caractère intentionnel d’une éventuelle infraction à l’art. 122 CP fait de toute manière défaut. L’infraction de lésions corporelles graves ne peut dès lors pas être retenue à l’encontre du prévenu. 6. 6.1 L’appelante conteste ensuite l’acquittement dont a bénéficié le prévenu du chef de prévention de contrainte sexuelle, s’agissant du cas B.6 ci-dessus. Elle fait valoir que, contrairement à ce qu’ont retenu les premiers juges, il serait établi qu’elle a été contrainte de faire des fellations au prévenu et que ce dernier a bien perçu son opposition. Elle prétend que, de toute manière, il savait qu’elle avait peur de lui et n’osait pas résister. 6.2 Conformément à l’art. 189 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0), se rend coupable de contrainte sexuelle celui qui, notamment en usant de menace ou de violence envers une personne, en exerçant sur elle des pressions d’ordre psychique ou en la mettant hors d’état de résister, l’aura contrainte à subir un acte analogue à l’acte sexuel ou un autre acte d’ordre sexuel.”
“S.v. Art 122 StGB schliessen lassen. Dass der Täter in Bezug auf eine nach dem Allgemeinverständnis «schwere» Beeinträchtigung der körperlichen Integrität (z.B. Nasenbeinbruch, «Kopfverletzung») eventualvorsätzlich gehandelt habe, lasse nicht den Schluss zu, dass er eine lebensgefährliche Verletzung oder eine andere schwere Schädigung i.S.v. Art. 122 StGB für möglich gehalten und billigend in Kauf genommen habe, da als schwere Körperverletzungen nur ganz erhebliche Beeinträchtigungen gelten, deren Eintritt und damit Inkaufnahme nicht leichthin angenommen werden könne (BGer 6B_161/2016 vom 12. Oktober 2016 E. 1.4.2). Zwar hat der Berufungskläger durch seinen Faustschlag und die dadurch herbeigeführten Knochenbrüche eine durchaus «schwere» Beeinträchtigung der körperlichen Integrität von B____ herbeigeführt, es kann aber nur aus diesem Umstand allein nicht darauf geschlossen werden, dass er «nur» mit seiner Faust und dem einzelnen ausgeführten Schlag eine schwere Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB herbeiführen wollte bzw. eine solche für möglich hielt und in Kauf nahm. Zugunsten des Berufungskläger gilt es auch auszuführen, dass derselbe Faustschlag bei einer anderen Person mit grosser Wahrscheinlichkeit weniger schwerwiegende Verletzungen hervorgerufen hätte, hält das Gutachten doch fest, dass das Stirnbein des Opfers mit einer Dicke von lediglich 2 bis 3 Millimetern unterdurchschnittlich dünn sei und einen derartigen Bruch daher begünstigt habe. Da sich der Berufungskläger beim Schlag dessen nicht bewusst war, ist anzunehmen, dass er es umso weniger für möglich hielt und in Kauf nahm, dass eine lebensgefährliche Verletzung oder eine andere schwere Schädigung bei B____ hätte eintreten können. Wie bereits festgehalten wurde, kann dem Berufungskläger auch nicht vorgehalten werden, er verfüge über «jahrelange Kampfsporterfahrung», weshalb er entsprechende Risiken besser einschätzen könnte und eine schwerere Verletzung in Kauf genommen habe. Entsprechend hat daher ein Schuldspruch wegen einfacher Körperverletzung zu erfolgen.”
Bei offensichtlich aussichtslosen Rechtsbegehren in Bezug auf Art. 122 StGB kann die Gewährung der unentgeltlichen Rechtspflege abgewiesen werden; im zitierten Entscheid wurden die Begehren als von vornherein aussichtslos beurteilt und der Antrag deshalb abgewiesen.
“A. 2014, Art. 132, N 10; BGE 129 I 129 E. 2.3.1; BGE 138 III 217 E. 2.2.4; je mit Hinweisen). Im vorliegenden Fall ist unter Hinweis auf die vorstehenden Erwägungen festzustellen, dass die Rechtsbegehren des Gesuchstellers angesichts der Diagnosen im Arztbericht sowie der publizierten Lehre und Praxis zum Tatbestand von Art. 122 StGB von vornherein aussichtslos waren. Die Gewinnaussichten erschienen damit offensichtlich beträchtlich geringer als die Verlustgefahren, weshalb der Antrag auf Gewährung der unentgeltlichen Rechtspflege abzuweisen ist.”
Bei unvollendeter Tat (Versuch) ist die frühere gesetzliche Mindeststrafe von 180 Tagessätzen nach den Quellen nicht bindend. Der Strafrahmen mit einer oberen Grenze von zehn Jahren bleibt jedoch massgeblich und kann als lex mitior Bedeutung haben.
“Vorliegend hat sich der Berufungskläger der versuchten schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB und der sexuellen Nötigung gemäss Art. 189 Abs. 1 StGB schuldig gemacht. Auszugehen ist von der Strafdrohung für schwere Körperverletzung, als abstrakt schwerstes Delikt, mit einer Mindeststrafe von 180 Tagessätzen Geldstrafe und einer oberen Strafgrenze von 10 Jahren Freiheitsstrafen, wobei die Mindeststrafe aufgrund der unvollendeten Tat nicht bindend ist (Niggli/Maeder, in: Basler Kommentar, 4. Auflage, 2019, Art. 22 StGB N 27, Strafrahmen von Art. 122 Abs. 1 StGB in der bis zum 1. Januar 2018 geltenden Version als lex mitior).”
Ein wichtiges Organ oder Glied gilt nach Art. 122 Abs. 2 StGB dann als unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört sind. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt nicht, auch wenn sie dauerhaft ist.
“Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hinweisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke. Ein wichtiges Organ oder Glied ist unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen erheblich gestört sind. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft und nicht behebbar ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2 S. 3; Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3; je mit Hinweisen).”
“1), ou aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2), ou celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247, 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, mais bien la nature de celle-ci (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). Dans le cadre de l'art. 122 al. 2 CP, il n'est pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative. Une atteinte légère ne suffit en revanche pas, même lorsqu'elle est durable et qu'il ne peut y être remédié (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 p. 3 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid. 3.2.1). La clause générale de l'art. 122 al. 3 CP a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 al. 1 et 2 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave.”
Schläge oder Tritte gegen den Kopf können bereits bei einmaliger Ausführung schwere, unter Umständen lebensgefährliche Hirnverletzungen herbeiführen. Die Rechtsprechung macht deutlich, dass deshalb auch ein einzelner heftiger Schlag oder Tritt die Voraussetzungen einer (versuchten) schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB erfüllen kann. Für die rechtliche Würdigung sind insbesondere die Intensität der Gewalteinwirkung, die Wehrlosigkeit oder Bewusstlosigkeit der verletzten Person sowie die konkreten Umstände des Einzelfalls (z. B. Opferverfassung, Einsatz von gefährlichen Gegenständen, Mehrpersoneneinwirkung) massgeblich.
“Sont en particulier déterminantes la violence des coups portés et la constitution de la victime. Le fait de porter des coups à la tête avec les poings, les pieds ou d'autres objets dangereux tels qu'une bouteille en verre est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime, ce risque étant d'autant plus grand lorsque celle-ci gît au sol sans être en mesure de réagir ou de se défendre, notamment lorsqu'elle est inconsciente (arrêts du Tribunal fédéral 6B_148/2020 du 2 juillet 2020, consid. 5.2 ; 6B_139/2020 du 1er mai 2020, consid. 2.3). 2.3.2. L'art. 123 ch. 1 aCP réprime le comportement de quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. La poursuite a lieu d'office si l'auteur fait usage du poison, d'une arme ou d'un objet dangereux (art. 123 ch. 2 hyp. 1 CP). Il y a lésions corporelles simples en cas de lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 2.3.3. Même si le résultat n'aboutit qu'à des lésions corporelles simples, la mise en danger créée par les coups portés peut, de manière évidente, dépasser en intensité le résultat intervenu. En effet, le fait d'asséner, en bande, de multiples coups à la tête d'une personne qui ne se défend pas et gît à terre et de frapper plus particulièrement avec les poings, les pieds ou d'autres objets dangereux tels qu'une bouteille en verre est propre à causer des lésions corporelles graves, voire même éventuellement la mort (ATF 135 IV 152 consid.”
“Objektive Tatschwere Ausmass des verschuldeten Erfolgs bzw. Schwere der Verletzung oder Gefährdung des betroffenen Rechtsguts Die Körperverletzungsdelikte schützen einerseits das Rechtsgut der körperlichen Integrität und andererseits die körperliche und geistige Gesundheit (Christopher Geth, in: Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Auflage 2021, N 4 f. zu Vor Art. 122 StGB). Als Folge des Fusstritts in der Q.________ sackte F.________ bewusstlos zu Boden, wobei er rückwärts ungebremst zunächst seitlich und dann auf den Rücken fiel. Nebst der mehrere Sekunden andauernden Bewusstlosigkeit litt er mehrere Tage unter anhaltenden Schmerzen im Hals- und Nackenbereich. Aufgrund des Schuldspruchs wegen versuchter schwerer Körperverletzung ist das effektive Verletzungsbild jedoch nicht ausschlaggebend. Ins Gewicht fällt vorliegend die Gefährdung der körperlichen Unversehrtheit bzw. Gesundheit von F.________. Die Verletzungen, die hier im Raum stehen, hätten schwer wiegen können. Die mit dem finalen Fusstritt verbundene Gewalteinwirkung auf den Kopfbereich von F.________ hätte zu invalidisierenden oder lebensgefährlichen Blutungen im Kopfinnern bzw. zu Hirnverletzungen führen können. Art und Weise der Herbeiführung der Rechtsgutverletzung/-gefährdung resp. Verwerflichkeit des Handelns (kriminelle Energie) Bei Gewaltdelikten spielt das Ausmass bzw. die Intensität der Gewalteinwirkung für die Einordnung der Tatschwere eine erhebliche Rolle.”
“Bei der Kopfregion handelt es sich um einen besonders sensiblen Bereich des menschlichen Körpers, welche die Sinnesorgane und das Gehirn beherbergt. So sind Tritte gegen den Kopf geeignet, schwerwiegende Verletzungen herbeizuführen (vgl. hierzu auch p. 51). Gerade Verletzungen der Hirnregion können gravierende Folgen nach sich ziehen. Gemäss dem Bundesgericht entspricht es der allgemeinen Lebenserfahrung, dass Fusstritte und Faustschläge im Kopfbereich eines am Boden liegenden Opfers – selbst wenn dieses sich zusammenrollt und den Kopf mit den Händen zu schützen versucht – zu schwerwiegenden Beeinträchtigungen der körperlichen Integrität führen können und damit – je nach Verletzung – eine versuchte oder vollendete schwere Körperverletzung darstellen (statt vieler siehe in Urteil des Bundesgerichts 6B_760/2017 vom 23. März 2018, E. 3.4). Auch das Regionalgericht Bern-Mittelland hat eine reiche Erfahrung mit Fällen von vollendeter oder versuchter schwerer Körperverletzung. Heftige Attacken – auch bloss mit den Fäusten – gegen den Kopf eines Menschen erfüllen oft den Tatbestand der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB, dasselbe gilt für Fusstritte gegen den Kopf. Es ist bekannt, dass tätliche Einwirkungen wie harte Schläge oder Tritte gegen den Kopf geeignet sind, schwere Verletzungen, wenn nicht gar Lebensgefahr herbeizuführen. Dieses Wissen ist auch dem Beschuldigten ohne Weiteres anzurechnen. Wer in aufgebrachter Stimmung mit dem Fuss aufzieht und gegen den Kopfbereich eines Menschen zutritt weiss, dass er durch dieses Verhalten schwere Verletzungen verursachen kann. Das Beweisergebnis lässt denn auch keinen anderen Schluss zu: A.________ wusste um die Gefährlichkeit von Tritten an den Kopf. Trotz dieses Wissens trat A.________ aber zu. Zur Frage der Intensität des Tritts ist vorauszuschicken, dass das Bundesgericht neben dem eigentlichen Fusstritt an den Kopf für den Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung kein aggravierendes Moment, etwa eine besondere Heftigkeit der Tritte, die Wehrlosigkeit des Opfers, die Traktierung mit weiteren Gegenständen oder die Einwirkung mehrerer Personen voraussetzt (Urteil des Bundesgerichts 6B_1180/2015 vom 13.”
“De plus, le fait que le Dr. G.________ ait constaté dans son rapport que la victime n’aura pas de cicatrices la défigurant et ne gardera pas de séquelles, ne suffit pas à exclure que le prévenu a causé, respectivement a tenté de causé de graves lésions corporelles à la victime. Aux termes de l'art. 122 CP, il n’est en effet pas nécessaire que l’auteur ait défiguré une personne de manière grave et permanente pour être condamné au titre de lésions corporelles graves, puisqu’il suffit notamment de blesser intentionnellement une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1) ou de faire subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). Par ailleurs, si l’auteur avait l’intention de causer des lésions corporelles graves, il y a – en l’absence de résultat – tentative de lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 CP, en lien avec l’art. 22 al. 1 CP. A cela s’ajoute que selon la jurisprudence, nul n'est censé ignorer que le fait de porter un et a fortiori plusieurs coups de pied à la tête est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime, ce risque étant d'autant plus grand lorsque celle-ci gît au sol sans être en mesure de réagir ou de se défendre, notamment lorsqu'elle est inconsciente (cf. ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2.2 p. 157; arrêts du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.3.1; 6B_901/2014 du 27 février 2015 consid. 2.7.3). La violence des coups portés constitue également un élément déterminant dans la qualification juridique: cf. arrêts du Tribunal fédéral 6B_924/2017 précité consid. 1.3.1; 6B_802/2013 du 27 janvier 2014 consid. 2.3.3; 6B_388/2012 du 12 novembre 2012 consid. 2.1.1 et 2.4). Ainsi, selon sa nature, un seul coup porté peut suffire pour retenir l'infraction de tentative d'homicide par dol éventuel (arrêts du Tribunal fédéral 6B_924/2017 précité consid.”
“La notion de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP constitue une notion juridique indéterminée soumise à interprétation. La jurisprudence reconnaît à l'autorité précédente un certain pouvoir d'appréciation, dont elle ne revoit l'exercice qu'avec retenue (ATF 129 IV 1 consid. 3.2; 115 IV 17 consid. 2a et b; plus récemment: arrêt 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.1.2). Selon la jurisprudence, le fait de porter des coups à la tête avec les poings, les pieds ou des objets dangereux est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime, ce risque étant d'autant plus grand lorsque par exemple celle-ci gît au sol sans être en mesure de réagir ou de se défendre, notamment lorsqu'elle est inconsciente (cf. ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2.2; arrêts 6B_139/2020 précité consid. 2.3; 6B_1385/2019 du 27 février 2020 consid. 4; 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.3.1; 6B_901/2014 du 27 février 2015 consid. 2.7.3). De même, les circonstances concrètes du cas, parmi lesquelles figurent la violence des coups portés et la constitution de la victime, sont particulièrement déterminantes au moment de qualifier juridiquement les lésions corporelles (arrêts 6B_139/2020 précité consid.”
“Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. A titre d'exemples, la jurisprudence cite notamment tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191 et les références citées ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). La poursuite a lieu d’office si l’auteur fait usage d’une arme ou d’un objet dangereux (art. 123 ch. 2 al. 1 CP). Un objet sera considéré comme dangereux lorsqu'il est conçu de manière telle qu'utilisé comme arme, il est propre à provoquer les blessures que causerait une arme employée dans les mêmes conditions (ATF 96 IV 16 consid. 3b p. 19). L'objet doit être propre à créer un risque de mort ou de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (ATF 101 IV 285 p. 287 ainsi que les références doctrinales citées par l'arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3). L’art. 123 CP décrit une infraction de nature intentionnelle. Le dol éventuel suffit (M. DUPUIS et. al., op. cit., n. 12 ad art. 122). 2.3.4. La qualification juridique de lésions corporelles à la suite de coups de poing ou de pied dépend des circonstances concrètes du cas. Sont en particulier déterminantes la violence des coups portés et la constitution de la victime. Le fait de porter des coups à la tête avec les poings, les pieds ou d'autres objets dangereux comme une bouteille en verre est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime, ce risque étant d'autant plus grand lorsque celle-ci gît au sol sans être en mesure de réagir ou de se défendre, notamment lorsqu'elle est inconsciente (arrêts du Tribunal fédéral 6B_148/2020 du 2 juillet 2020 consid. 5.2 ; 6B_139/2020 du 1er mai 2020 consid. 2.3). Toute personne capable d'un minimum de sens commun peut se rendre compte qu'un coup violent porté à la tête d'une personne qui n'est pas en état de se protéger peut entraîner une hémorragie cérébrale et, partant, une issue mortelle (arrêt du Tribunal fédéral 6B_148/2020 du 2 juillet 2020 consid.”
“Confronté à des versions contradictoires, il forge sa conviction sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents (arrêts du Tribunal fédéral 6B_623/2012 du 6 février 2013 consid. 2.1 et 6B_642/2012 du 22 janvier 2013 consid. 1.1). 2.2. Les lésions corporelles graves, prévues et punies par l'art. 122 CP, constituent une infraction de résultat supposant une lésion du bien juridiquement protégé, et non une simple mise en danger. Il faut donc tout d'abord déterminer quelle est la lésion voulue (même sous la forme du dol éventuel) et obtenue (sous réserve de la tentative). Ce n'est qu'ensuite qu'il faut déterminer si ce résultat doit être qualifié de grave, afin de distinguer les hypothèses de l'art. 122 CPet celles de l'art. 123 CP(lésions corporelles simples). Cela résulte clairement de la formulation légale, selon laquelle l'auteur doit avoir "blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger". Il faut donc qu'il y ait une blessure et que celle-ci soit de nature à mettre la vie en danger. Le danger n'intervient que pour qualifier la blessure de grave ; il ne peut pas suppléer la blessure (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). 2.2.1. L'art. 122 CP réprime le comportement de celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, aura défiguré une personne de façon grave et permanente, ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale. Le fait de porter des coups à la tête avec les poings, les pieds ou d'autres objets dangereux tels qu'une bouteille en verre est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime, ce risque étant d'autant plus grand lorsque celle-ci gît au sol sans être en mesure de réagir ou de se défendre, notamment lorsqu'elle est inconsciente (arrêts du Tribunal fédéral 6B_148/2020 du 2 juillet 2020, consid. 5.2 ; 6B_139/2020 du 1er mai 2020, consid. 2.3). L'art. 122 CP décrit une infraction de nature intentionnelle.”
Mehrere einzeln für sich nur geringfügige oder einfache Verletzungen können in ihrer Gesamtheit eine «schwere» Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB ergeben. Dafür ist eine Gesamtwürdigung vorzunehmen. Bei dieser Würdigung sind insbesondere die Intensität der erlittenen Leiden, die Komplexität und Dauer der medizinischen Behandlung (z. B. mehrere Operationen), die Dauer der Heilung bzw. des Arbeitsausfalls sowie die Auswirkungen auf die Lebensqualität und die Fähigkeit, alltägliche Tätigkeiten oder Hobbies auszuüben, zu berücksichtigen.
“2 CP), ou imposent notamment plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances et de nombreux mois d’arrêt de travail (casuistique ad art. 122 al. 3 CP : cf. PC CP, 2017, art. 122 CP n. 15). Cette disposition vise également des atteintes à la qualité de vie, par exemple des atteintes qui empêcheraient la victime d’accomplir des actes de la vie quotidienne ou de pratiquer des hobbies. Il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d’elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383). Il faut tenir compte d’une combinaison de critères liés à l’importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d’interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l’arrêt de travail, ou encore à l’impact sur la qualité de vie en général (PC CP, 2ème éd. 2017, art. 122 n. 15). Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l’art. 122 CP mais qui vont au-delà de l’atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). Sont concernées, outre les blessures ou les lésions internes (fractures sans complications, contusions, commotions cérébrales), la provocation ou l’aggravation d’un état maladif et les pathologies psychiques, lorsqu’elles revêtent une certaine importance. Sur ce dernier point, afin de déterminer ce qu’il en est, il y a lieu de tenir compte, d’une part, du genre et de l’intensité de l’atteinte et, d’autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. S’agissant en particulier des effets de l’atteinte, ils ne doivent pas être évalués uniquement en fonction de la sensibilité personnelle de la victime ; il faut bien plutôt se fonder sur les effets que l’atteinte peut avoir sur une personne de sensibilité moyenne placée dans la même situation. Les circonstances concrètes doivent néanmoins être prise en considération ; l’impact de l’atteinte ne sera pas nécessairement le même suivant l’âge de la victime, son état de santé, le cadre social dans lequel elle vit ou travaille, etc.”
“Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2). Les lésions corporelles sont considérées comme graves notamment si le corps, un membre ou un organe important est mutilé. Le terme de mutilation ne recouvre pas seulement la perte ou la destruction totale d'une fonction du corps humain. Il comprend également la sévère dégradation ou l'atteinte durable et irréversible d'un membre ou d'un organe, ledit membre ou organe étant ainsi atteint dans son fonctionnement. Les membres importants comprennent, notamment, les bras, les jambes, les mains, les pieds, les coudes, les épaules et les genoux (Marc Rémy in : Macaluso et al. [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, Bâle 2017, n° 6 ad art. 122 CP et les références citées). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2). Il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383 ; TF 6B_491/2021 du 23 mai 2022 consid. 2.1.1 et les références citées). Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.”
“L'alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (TF 6B_422/2019 précité consid. 5.1). Sur le plan subjectif, l'art. 122 CP définit une infraction de nature intentionnelle. Le dol éventuel suffit (TF 6B_388/2012 du 12 novembre 2012 consid. 2.2.1). L'intention de l'auteur doit en l'occurrence porter sur la gravité des lésions subies par la victime. Si l'intention de l'auteur ne porte que sur des lésions corporelles simples, mais que celui-ci cause néanmoins des lésions corporelles graves, ce dernier réalise les infractions de lésions corporelles simples intentionnelles (art. 123 CP) et graves par négligence (art. 125 al. 2 CP) en concours idéal parfait (ATF 134 IV 26 consid. 4). 4.3 4.3.1 Le premier juge a considéré que la victime avait « certes subi une incapacité de travail durant plusieurs semaines » mais qu’elle avait pu « reprendre ses activités professionnelles » et que si la perte de l’annulaire était « toujours douloureuse et inesthétique », elle pouvait mener une existence normale, car cela ne l’empêchait ni d’écrire, ni d’effectuer toutes les tâches du quotidien. Cette appréciation ne saurait être suivie.”
“122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 de cette disposition définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2; arrêts du Tribunal fédéral 6B_1404/2020 du 17 janvier 2022 consid. 2.2.1; 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383; arrêts du Tribunal fédéral 6B_675/2013 et 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. 1, 3ème éd. 2010, n°12 ad art. 122 CP). Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (arrêts du Tribunal fédéral 6B_675/2013 et 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Dupuis et al., Petit commentaire du Code pénal, 2ème éd. 2017, n°15 ad art. 122 CP). S'agissant de l'incapacité de travail, la jurisprudence n'exige pas que celle-là soit complète, ni que l'invalidité ait un caractère permanent (arrêt du Tribunal fédéral 6P.54/2002 du 22 novembre 2002 consid. 2.1.1). Des lésions corporelles peuvent être qualifiées de graves alors même qu'elles ne sont pas la cause d'une incapacité de travail complète ou permanente (arrêt du Tribunal fédéral 6B_373/2016 du 12 septembre 2016 consid. 2.2 in SJ 2017 I 22). Le Tribunal fédéral a ainsi reconnu qu'avait subi une lésion corporelle grave une victime ayant subi une diminution de sa capacité de gain de 30 % (arrêt du Tribunal fédéral 6S.”
“Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'alinéa 3 de cette disposition définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2; arrêts du Tribunal fédéral 6B_1404/2020 du 17 janvier 2022 consid. 2.2.1; 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383; arrêt du Tribunal fédéral 6B_675/2013 et 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. 1, 3e éd. 2010, n° 12 ad art. 122 CP). Il convient également de tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (arrêt du Tribunal fédéral 6B_675/2013; 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Dupuis et al., Petit commentaire du Code pénal, op. cit., n° 15 ad art. 122 CP). 4.4 En l'espèce, les faits relatés par le recourant dans sa plainte pénale et dans son recours ne sont pas constitutifs de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 3 CP. Le seuil d'intensité requis par cette infraction n'est manifestement pas atteint. Les faits relatés ne revêtent pas une importance comparable aux atteintes énumérées aux alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP. C'est donc à bon droit que le MPC n'est pas entré en matière à ce sujet et son raisonnement ne prête pas flanc à la critique.”
Als "andere schwere Schädigung" im Sinne der Generalklausel des Art. 122 Abs. 3 StGB kommen nur Beeinträchtigungen in Betracht, die hinsichtlich Qualität, Wirkung und Schwere mit den in den Abs. 1–2 genannten Folgen vergleichbar sind. Als Beispiele nennt die Rechtsprechung u. a. lange Bewusstlosigkeit, mehrmonatige Hospitalisation, ausserordentlich langer Heilungsprozess oder eine Arbeitsunfähigkeit über einen grossen Zeitraum. Ferner kann die Gesamtschau mehrerer einzelner, für sich noch nicht schwerer Beeinträchtigungen diese Schwelle erreichen.
“Nach Art. 122 StGB wird wegen schwerer Körperverletzung bestraft, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1); wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2); wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Die in Art. 122 Abs. 1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter (Urteil 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager ("plusieurs mois d'hospitalisation"), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes ("de nombreux mois d'incapacité de travail") verbunden ist (BGE 124 IV 53 E. 2; Urteile 6B_514/2019 vom 8. August 2019 E. 2; 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Im Übrigen kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_26/2011 vom 20. Juni 2011 E. 2.4.2).”
“Wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt, wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend ar- beitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt, wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verur- sacht, wird mit Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren bestraft (Art. 122 StGB). Eine lebensgefährliche Verletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB liegt dann vor, wenn die Lebensgefahr unmittelbar ist, der Todeseintritt ernstlich wahrscheinlich wird (Andreas Roth/Anne Berkemeier, in: Nigg- li/Wiprächtiger [Hrsg.], Basler Kommentar Strafrecht I, Art. 1-136 StGB, 4. Aufl., Basel 2019, N 5 zu Art. 122 StGB). Eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB liegt vor, wenn das wichtige Organ verstümmelt oder un- brauchbar gemacht wird, wenn es also "verloren geht" oder "in seinen Grundfunk- tionen dauernd und erheblich gestört ist" (vgl. Roth/Berkemeier, a.a.O., N 25 zu Art. 122 StGB). Mit der Generalklausel in Art. 122 Abs. 3 StGB werden schliesslich Fälle erfasst, welche den unter Abs. 2 beispielhaft aufgezählten Beeinträchtigun- gen hinsichtlich ihrer Qualität und ihrer Auswirkungen ähnlich sind.”
Unerfahrene oder unsachgemässe kosmetisch-medizinische Eingriffe — etwa eigenmächtiges Entfernen eines Tattoos durch Säureanwendung — können, wenn sie dauerhafte Entstellungen oder schwerwiegende gesundheitliche Folgen zur Folge haben, den Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 2 StGB erfüllen.
“Il a ajouté que la cicatrice de la patiente était la résultante de la brûlure chimique au troisième degré, causée par l'application de l'acide. f. A______ a été déclarée en incapacité de travail à 100% du 8 au 15 mars 2021. g. Dans son rapport du 30 mars 2021, le Dr D______ a constaté que la lèvre supérieure de A______ était tuméfiée, avec la présence d'une longue cicatrice asymétrique, indurée et hypertrophique, d'environ 2 à 3 mm de large. Il a confirmé que sa patiente présentait des "séquelles de brûlures au niveau de sa lèvre supérieure". Il lui avait proposé de ne pas entreprendre de traitements complémentaires invasifs pour l'instant et l'avait dirigée vers une experte en massages thérapeutiques. Il envisageait, une fois la cicatrisation plus avancée, un traitement local, voire, éventuellement, une excision cicatricielle à terme, étant relevé que celle-ci pouvait également engendrer de nouvelles cicatrices. h. Le 9 avril 2021, A______ a déposé plainte pour lésions corporelles graves (art. 122 al. 2 CP), subsidiairement pour lésions corporelles par négligence (art. 125 CP) contre B______ et inconnu(s). Avant d'effectuer le "détatouage", B______ avait d'abord envisagé de l'envoyer vers un institut spécialisé. Elle s'était toutefois ravisée et avait décidé de procéder elle-même à l'intervention, alors qu'elle ne disposait pas du brevet nécessaire pour ce faire, et qu'elle connaissait les risques que comportait une injection d'acide lactique dans sa lèvre supérieure. À cause de ce comportement, elle se retrouvait durablement défigurée et devait attendre une année avant de pouvoir subir les traitements envisagés par les spécialistes qu'elle avait consultés. Par ailleurs, le Dr C______ avait expliqué, lors du troisième contrôle, que la cicatrice ne pourrait jamais totalement disparaître. Très choquée à la suite de cette nouvelle, elle avait perdu le sommeil et n'avait plus été capable de travailler pendant une semaine. Elle avait, en vain, tenté de trouver un accord amiable avec B______ afin d'être dédommagée pour les frais médicaux engendrés, les interventions médicales à venir et le tort moral consécutif à sa défiguration.”
Bei versuchter schwerer Körperverletzung ist der Nichterfolg strafmindernd zu berücksichtigen. Das Ausmass der Strafreduktion richtet sich nach der Nähe zum tatbestandsmässigen Erfolg und nach der Schwere der eingetretenen tatsächlichen Folgen; je näher der Erfolg war und je schwerwiegender die Folgen, desto geringer die Reduktion.
“14) bezüglich der versuchten schweren Körperverletzung höchstens von einer leicht verminderten Schuldfähigkeit im Sinne von Art. 19 Abs. 2 StGB auszugehen ist, zumal sich die körperliche und psychische Verfassung des Be- schuldigten gemäss Gutachter im Vergleich zum Zustand, wie er bei der Begut- achtung im Jahre 2016 vorgelegen habe, erheblich verbessert habe. Der Be- schuldigte sei sozial stabiler, körperlich gesund und motivierter, als er es vor vier Jahren gewesen sei (Urk. 80 S. 56). Insgesamt vermag die subjektive Tatschwere, insbesondere unter Berücksichti- gung der höchstens leicht verschuldensreduzierend wirkenden Verminderung der Schuldfähigkeit, die objektive Tatschwere zu relativieren. Das Verschulden ist ge- samthaft dennoch als nicht mehr leicht einzustufen. Die Vorinstanz hat die hypo- thetische Einsatzstrafe auf 30 Monate Freiheitsstrafe reduziert, was sich als an- gemessen erweist. Als verschuldensunabhängige Tatkomponente ist zu berücksichtigen, dass der Privatkläger keine schweren Verletzungen im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB er- litt en hat, sondern ein Versuch im Sinne von Art. 22 Abs. 1 StGB vorliegt. Dies ist strafmindernd zu berücksichtigen. Das Ausmass der Strafreduktion hängt dabei von der Nähe des tatbestandsmässigen Erfolges und von der Schwere der tat- sächlichen Folgen der Tat ab. Die Reduktion der Strafe hat umso geringer auszu- fallen, je näher der tatbestandsmässige Erfolg und je schwerwiegender die Folgen der tatsächlichen Tat waren (BGE 121 IV 49 E. 1.b). Der Privatkläger erlitt nur leichte Verletzungen, welche keine längeren Beeinträchtigungen der körperlichen Integrität zur Folge hatten (vgl. Urk. 13/1). Obwohl dies nicht dem Zutun des Be- schuldigten, sondern vorwiegend dem Zufall zu verdanken ist, ist strafmindernd zu gewichten, dass der Eintritt des tatbestandsmässigen Erfolges einer schweren Körperverletzung nicht in unmittelbarer Nähe lag. Somit ist die Strafe auf 27 Mo- nate Freiheitsstrafe zu reduzieren. - 14 - 3.2. Raufhandel 3.2.1. Objektive Tatschwere Hinsichtlich der objektiven Tatschwere ist zu berücksichtigen, dass der Beschul- digte von Anfang an mit Faustschlägen und Stössen bis hin zu seinem massiven Fusstritt gegen den Privatkläger in den Raufhandel involviert gewesen ist.”
“14) bezüglich der versuchten schweren Körperverletzung höchstens von einer leicht verminderten Schuldfähigkeit im Sinne von Art. 19 Abs. 2 StGB auszugehen ist, zumal sich die körperliche und psychische Verfassung des Be- schuldigten gemäss Gutachter im Vergleich zum Zustand, wie er bei der Begut- achtung im Jahre 2016 vorgelegen habe, erheblich verbessert habe. Der Be- schuldigte sei sozial stabiler, körperlich gesund und motivierter, als er es vor vier Jahren gewesen sei (Urk. 80 S. 56). Insgesamt vermag die subjektive Tatschwere, insbesondere unter Berücksichti- gung der höchstens leicht verschuldensreduzierend wirkenden Verminderung der Schuldfähigkeit, die objektive Tatschwere zu relativieren. Das Verschulden ist ge- samthaft dennoch als nicht mehr leicht einzustufen. Die Vorinstanz hat die hypo- thetische Einsatzstrafe auf 30 Monate Freiheitsstrafe reduziert, was sich als an- gemessen erweist. Als verschuldensunabhängige Tatkomponente ist zu berücksichtigen, dass der Privatkläger keine schweren Verletzungen im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB er- litt en hat, sondern ein Versuch im Sinne von Art. 22 Abs. 1 StGB vorliegt. Dies ist strafmindernd zu berücksichtigen. Das Ausmass der Strafreduktion hängt dabei von der Nähe des tatbestandsmässigen Erfolges und von der Schwere der tat- sächlichen Folgen der Tat ab. Die Reduktion der Strafe hat umso geringer auszu- fallen, je näher der tatbestandsmässige Erfolg und je schwerwiegender die Folgen der tatsächlichen Tat waren (BGE 121 IV 49 E. 1.b). Der Privatkläger erlitt nur leichte Verletzungen, welche keine längeren Beeinträchtigungen der körperlichen Integrität zur Folge hatten (vgl. Urk. 13/1). Obwohl dies nicht dem Zutun des Be- schuldigten, sondern vorwiegend dem Zufall zu verdanken ist, ist strafmindernd zu gewichten, dass der Eintritt des tatbestandsmässigen Erfolges einer schweren Körperverletzung nicht in unmittelbarer Nähe lag. Somit ist die Strafe auf 27 Mo- nate Freiheitsstrafe zu reduzieren. - 14 - 3.2. Raufhandel 3.2.1. Objektive Tatschwere Hinsichtlich der objektiven Tatschwere ist zu berücksichtigen, dass der Beschul- digte von Anfang an mit Faustschlägen und Stössen bis hin zu seinem massiven Fusstritt gegen den Privatkläger in den Raufhandel involviert gewesen ist.”
“14) bezüglich der versuchten schweren Körperverletzung höchstens von einer leicht verminderten Schuldfähigkeit im Sinne von Art. 19 Abs. 2 StGB auszugehen ist, zumal sich die körperliche und psychische Verfassung des Be- schuldigten gemäss Gutachter im Vergleich zum Zustand, wie er bei der Begut- achtung im Jahre 2016 vorgelegen habe, erheblich verbessert habe. Der Be- schuldigte sei sozial stabiler, körperlich gesund und motivierter, als er es vor vier Jahren gewesen sei (Urk. 80 S. 56). Insgesamt vermag die subjektive Tatschwere, insbesondere unter Berücksichti- gung der höchstens leicht verschuldensreduzierend wirkenden Verminderung der Schuldfähigkeit, die objektive Tatschwere zu relativieren. Das Verschulden ist ge- samthaft dennoch als nicht mehr leicht einzustufen. Die Vorinstanz hat die hypo- thetische Einsatzstrafe auf 30 Monate Freiheitsstrafe reduziert, was sich als an- gemessen erweist. Als verschuldensunabhängige Tatkomponente ist zu berücksichtigen, dass der Privatkläger keine schweren Verletzungen im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB er- litt en hat, sondern ein Versuch im Sinne von Art. 22 Abs. 1 StGB vorliegt. Dies ist strafmindernd zu berücksichtigen. Das Ausmass der Strafreduktion hängt dabei von der Nähe des tatbestandsmässigen Erfolges und von der Schwere der tat- sächlichen Folgen der Tat ab. Die Reduktion der Strafe hat umso geringer auszu- fallen, je näher der tatbestandsmässige Erfolg und je schwerwiegender die Folgen der tatsächlichen Tat waren (BGE 121 IV 49 E. 1.b). Der Privatkläger erlitt nur leichte Verletzungen, welche keine längeren Beeinträchtigungen der körperlichen Integrität zur Folge hatten (vgl. Urk. 13/1). Obwohl dies nicht dem Zutun des Be- schuldigten, sondern vorwiegend dem Zufall zu verdanken ist, ist strafmindernd zu gewichten, dass der Eintritt des tatbestandsmässigen Erfolges einer schweren Körperverletzung nicht in unmittelbarer Nähe lag. Somit ist die Strafe auf 27 Mo- nate Freiheitsstrafe zu reduzieren. - 14 -”
Für die Abgrenzung zu Art. 123 (einfache Körperverletzung) und Art. 126 (Tätlichkeit) ist objektiv auf die Schwere der tatsächlich eingetretenen körperlichen oder geistigen Beeinträchtigung abzustellen; Tatmittel und Vorgehen sind hierfür unerheblich. Art. 122 listet sodann bestimmte schwere Fälle auf und enthält eine Generalklausel, die als Auffangtatbestand für sonstige schwerwiegende Schädigungen der körperlichen oder geistigen Gesundheit dient.
“Tatbestände von Art. 122 und 123 StGB Den Tatbestand der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB erfüllt, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt, den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt oder eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht. Auf Antrag ist wegen einfacher Körperverletzung zu bestrafen, wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise an Körper oder Gesundheit schädigt (Art. 123 Ziff. 1 StGB). Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt, wenn er Gift, eine Waffe oder einen gefährlichen Gegenstand gebraucht (Art. 123 Ziff. 2 StGB). Die schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB unterscheidet sich von der einfachen Körperverletzung nach Art. 123 StGB durch die Schwere des herbeigeführten Erfolgs. Die Abgrenzung von der einfachen Körperverletzung geschieht in der Weise, dass das Gesetz vorab lebensgefährliche Verletzungen als schwere Körperverletzungen bezeichnet (Abs. 1), sodann eine Reihe von Beispielfällen bzw. -gruppen auflistet (Abs. 2), die als schwere Verletzungen zu gelten haben, und schliesslich eine Generalklausel (Abs. 3) anführt. Letztere hebt insbesondere hervor, dass es nicht nur um die eigentliche körperliche Schädigung geht, sondern ebenso um die Beeinträchtigung der körperlichen oder geistigen Gesundheit (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar zum Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019 [nachfolgend BSK StGB-Autor], N 1 und 4 zu Art. 122). Art. 123 StGB erfasst alle Körperverletzungen, welche nicht schwer im Sinne von Art. 122 StGB, aber auch nicht mehr blosse Tätlichkeiten gemäss Art. 126 StGB sind, also namentlich das Zufügen äusserer oder innerer Verletzungen und Schädigungen wie unkomplizierte, verhältnismässig rasch und problemlos völlig ausheilende Knochenbrüche oder Hirnerschütterungen, durch Schläge, Stösse oder dergleichen hervorgerufene Quetschungen und Schürfungen, ausser wenn sie keine weitere Folge haben als eine vorübergehende harmlose Störung des Wohlbefindens.”
“): Die Abgrenzung der einfachen Körperverletzung von der schweren Körperverletzung und der Tätlichkeit lässt sich in objektiver Hinsicht nur aufgrund der tatsächlich resultierenden Folgen auf den Körper und die Gesundheit des Opfers vornehmen, das Tatmittel und das Tatvorgehen sind hierfür unerheblich. Nach dem Ausschlussprinzip liegt eine einfache Körperverletzung vor, wenn weder eine schwere Körperverletzung noch eine blosse Tätlichkeit gegeben ist. Um die Abgrenzung vornehmen zu können, muss auf den Wortlaut dieser Strafbestimmungen zurückgegriffen werden. Eine schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB liegt bei lebensgefährlichen Verletzungen, beim Unbrauchbarmachen eines wichtiges Organ oder Gliedes, bei der Verursachung einer irreversiblen Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit eines Menschen und darüber hinaus bei einer Schädigung vor, die hinsichtlich ihrer Qualität und ihrer Auswirkungen ebenfalls als schwer zu bezeichnenden ist, wobei u.a. Kriterien wie eine lange Dauer des Spitalaufenthalts und auch die erlittenen Schmerzen berücksichtigt werden können (BSK StGB – Roth/Berkemeier, 4. Auflage 2019, N 5 zu Art. 122 StGB.). Dem gesetzlichen Ausdruck von Art. 126 StGB entsprechend, muss eine nicht mehr bloss harmlose Beeinträchtigung der körperlichen Integrität oder des gesundheitlichen Wohlbefindens vorliegen, damit eine einfache Körperverletzung bejaht werden kann. Die körperliche Integrität ist dann im Sinne einer Körperverletzung beeinträchtigt, wenn innere oder äussere Verletzungen oder Schädigungen zugefügt wurden, die mindestens eine gewisse Behandlung und Heilungszeit erfordern, auch wenn sie unkompliziert sind und verhältnismässig rasch und problemlos ausheilen. Als Beispiele für einfache Körperverletzungen werden genannt: Knochenbrüche, Hirnerschütterungen, Quetschungen mit Blutergüssen und Schürfungen, sofern sie um einiges über blosse Kratzer hinausgehen. Auf blosse Tätlichkeiten ist umgekehrt zu erkennen, wenn Schürfungen, Kratzwunden, Quetschungen oder bloss blaue Flecken offensichtlich so harmlos sind, dass sie in kürzester Zeit vorübergehen und ausheilen (BSK StGB – Roth/Berkemeier, 4. Auflage 2019, N 3 f.”
Liegt eine Lebensgefährdung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB vor, tritt das Gefährdungsdelikt des Art. 129 StGB hinter die qualifizierende Lebensgefährdungsvariante des Art. 122 Abs. 1 zurück. Art. 122 Abs. 1 erfasst die Lebensgefährdung bereits als qualifizierendes Tatbestandsmerkmal, weshalb auf Art. 129 nicht gesondert abgestellt werden muss.
“Einsicht in das Unrecht der Tat setzt einen Akt normativer Wertung voraus, der Bestand und Geltung der Norm erfasst und dessen Vornahme aufgrund einer psychischen Störung ausnahmsweise ausgeschlossen sein kann. Beim Vorsatz dagegen geht es um die Umsetzung eines Handlungsentschlusses in die Wirklichkeit auf der Grundlage von sinnlich wahrgenommenen oder vorgestellten Tatumständen, was grundsätzlich auch bei fehlender Einsicht in das Unrecht möglich ist, weil es dazu des entsprechenden Wertungsaktes nicht bedarf (vgl. Bommer/Dittmann, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019, N. 19 zu Art. 19 StGB). Vorliegend setzte der Beschuldigte seinen Entschluss, in das Patrouillenfahrzeug zu fahren und sich dadurch das Leben zu nehmen, auf der Grundlage der von ihm wahrgenommenen konkreten Tatumstände in die Wirklichkeit um. Rechtfertigungsgründe liegen keine vor. Der Beschuldigte hat mit seinem Verhalten am 6. Dezember 2022 auf der Autobahn zwischen I.________(Ortschaft) und J.________(Ortschaft) zum Nachteil der Strafklägerin 1 und des Strafklägers 2 den Straftatbestand der versuchten vorsätzlichen schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 1 aStGB mehrfach erfüllt. Da in Art. 122 Abs. 1 StGB die Lebensgefährdung bereits als qualifizierendes Merkmal berücksichtigt ist, tritt Art. 129 StGB hinter Art. 122 Abs. 1 StGB zurück (Maeder, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019, N. 62 zu Art. 129 StGB). Infolgedessen erübrigen sich rechtliche Ausführungen zum Vorwurf der Gefährdung des Lebens i.S.v. Art. 129 StGB.”
Schwere Körperverletzung nach Art. 122 StGB kann auch durch pflichtwidriges Unterlassen verwirklicht werden. Dafür ist eine Garantenpflicht (Rechtspflicht zur Vornahme der unterlassenen Handlung) und die Möglichkeit, diese Handlung vorzunehmen, erforderlich. Bei Erfolgsdelikten muss der Erfolg durch das gebotene Handeln mit hoher Wahrscheinlichkeit hätte verhindert werden können (hypothetische Kausalität). Subjektiv muss der Täter um seine Garantenstellung, die daraus fliessende Handlungspflicht und seine Handlungsmöglichkeiten wissen sowie um den Erfolg, den er durch das Unterlassen hypothetisch verursacht oder nicht verhindert. Das Untätigbleiben muss auf diese Herbeiführung gerichtet sein; billigende Inkaufnahme (Eventualvorsatz) genügt.
“Gemäss Art. 122 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0; in der bis am 30. Juni 2023 gültig gewesenen Fassung) macht sich der schweren Körperverletzung u.a. strafbar, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt, vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht oder vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht. Eine schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB kann auch durch pflichtwidriges Unterlassen (Art. 11 StGB) begangen werden. Voraussetzung ist in diesem Fall eine Rechtspflicht zur Vornahme der unterlassenen Handlung (sog. Garantenstellung, vgl. Art. 11 Abs. 2 StGB) und die Möglichkeit, diese Handlung vorzunehmen. Bei Erfolgsdelikten ist zudem vorausgesetzt, dass der Eintritt der verpönten Schädigung durch das gebotene Handeln mit einem hohen Grad der Wahrscheinlichkeit hätte abgewendet werden können (hypothetische Kausalität; BGE 148 IV 39 E. 2.3.2, 109 IV 137 E. 2a; je mit Hinweisen; Donatsch, in: StGB / JStG Kommentar, 21. Aufl. 2022, N. 2 zu Art. 11 StGB mit Hinweisen). Subjektiv muss der Täter um seine Garantenstellung, die daraus fliessende Handlungspflicht im konkreten Fall sowie seine Handlungsmöglichkeiten wissen. Weiter muss er um den Erfolg wissen, den er hypothetisch kausal bewirkt bzw. nicht verhindert. Er muss durch sein Untätigbleiben dies alles herbeiführen wollen, wobei billigende Inkaufnahme (Eventualvorsatz) genügt (Niggli/Muskens, in: Basler Kommentar, Strafrecht, 4.”
“Gemäss Art. 122 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0; in der bis am 30. Juni 2023 gültig gewesenen Fassung) macht sich der schweren Körperverletzung u.a. strafbar, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt, vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht oder vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht. Eine schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB kann auch durch pflichtwidriges Unterlassen (Art. 11 StGB) begangen werden. Voraussetzung ist in diesem Fall eine Rechtspflicht zur Vornahme der unterlassenen Handlung (sog. Garantenstellung, vgl. Art. 11 Abs. 2 StGB) und die Möglichkeit, diese Handlung vorzunehmen. Bei Erfolgsdelikten ist zudem vorausgesetzt, dass der Eintritt der verpönten Schädigung durch das gebotene Handeln mit einem hohen Grad der Wahrscheinlichkeit hätte abgewendet werden können (hypothetische Kausalität; BGE 148 IV 39 E. 2.3.2, 109 IV 137 E. 2a; je mit Hinweisen; Donatsch, in: StGB / JStG Kommentar, 21. Aufl. 2022, N. 2 zu Art. 11 StGB mit Hinweisen). Subjektiv muss der Täter um seine Garantenstellung, die daraus fliessende Handlungspflicht im konkreten Fall sowie seine Handlungsmöglichkeiten wissen. Weiter muss er um den Erfolg wissen, den er hypothetisch kausal bewirkt bzw. nicht verhindert. Er muss durch sein Untätigbleiben dies alles herbeiführen wollen, wobei billigende Inkaufnahme (Eventualvorsatz) genügt (Niggli/Muskens, in: Basler Kommentar, Strafrecht, 4.”
Die Einordnung einer Verletzung als "lésion(s) corporelle(s) grave(s)" ist ein unbestimmter Rechtsbegriff, dessen Auslegung im pflichtgemässen Ermessen der zuständigen vorinstanzlichen Behörde liegt. Die Überprüfung dieses Ermessens durch höhere Instanzen erfolgt nur zurückhaltend.
“Sont ainsi également visées des atteintes qui empêcheraient la victime d'accomplir des actes de la vie quotidienne ou de pratiquer des hobbies (cf. ATF 105 IV 179; cf. NIGGLI/WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar, 4e éd. 2019, n. 22 ad art. 122 CP; (MACALUSO/MOREILLON/QUELOZ, Commentaire romand Code pénal II, 1ère éd. 2017, n. 9 ad art. 122). Une lésion corporelle grave peut, entre autres hypothèses, revêtir la forme d'une lésion grave et permanente (cf. art. 122 let. b CPP). Tel sera notamment le cas si un membre important est mutilé. Le terme de mutilation recouvre - outre la perte ou la destruction totale d'une fonction du corps humain - également la sévère dégradation ou l'atteinte durable et irréversible d'un membre (ou d'un organe) mettant en cause son fonctionnement (MACALUSO/MOREILLON/QUELOZ, Commentaire romand Code pénal II, 1 ère éd. 2017, n. 6 ad art. 122 CP; DUPUIS/MOREILLON/PIGUET/ET AL., Petit commentaire, 2 e éd. 2017, n. 11 ad art. 122 CP). En ce sens, une gêne certes durable mais légère ne suffit pas (ATF 129 IV 1 consid. 3.2). La notion de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP constitue une notion juridique indéterminée soumise à interprétation. La jurisprudence reconnaît à l'autorité précédente un certain pouvoir d'appréciation, dont elle ne revoit l'exercice qu'avec retenue (ATF 129 IV 1 consid. 3.2; 115 IV 17 consid. 2a et b; arrêt 6B_926/2022 du 8 juin 2023 consid. 1.2.3).”
Eine Gesamtschau mehrerer Verletzungen oder der Kombination körperlicher und psychischer Folgen (z. B. Posttraumatische Belastungsstörung) kann die Voraussetzungen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB erfüllen; die körperlichen und psychischen Auswirkungen sind ins Gewicht zu legen. Gleichwohl ist damit nicht automatisch jede Ansammlung weniger Beeinträchtigungen als «schwer» zu qualifizieren; das Ergebnis hängt von der Schwere und der konkreten Würdigung im Einzelfall ab.
“avis médical du 26 février 2024). Vu l'évolution de son état physique, l'intéressé devra vraisemblablement renoncer à réintégrer ses fonctions d'instructeur au sein de la police et doit s'attendre à une réorientation professionnelle vers des tâches de nature plus administrative. Sur le plan psychique, de nombreux symptômes caractéristiques d'un trouble de stress post-traumatique ont été relevés, l'intéressé présentant notamment une anxiété persistante, une humeur dépressive, une fatigue généralisée, des troubles significatifs du sommeil, une hypervigilance et des flashbacks (cf. attestations des 27 avril 2023 et 4 mars 2024). Si les lésions décrites supra n'ont pas mis sa vie concrètement en danger (art. 122 al. 1 CP) et ne peuvent pas non plus être considérées comme des lésions graves et permanentes (art. 122 al. 2 CP), le Tribunal considère que, prises dans leur ensemble, dites lésions revêtent une importance comparable pour pouvoir être qualifiées de graves sous l'angle de la clause générale prévue à l'art. 122 al. 3 CP. S'agissant de l'examen du lien de causalité, il ne fait aucun doute que les lésions subies par le plaignant trouvent leur origine dans le comportement du prévenu, l'intéressé ne souffrant d'ailleurs d'aucun problème particulier avant la survenance des faits. Ce sont dès lors bien ces derniers qui ont conduit à la péjoration de son état, tant sur le plan physique que psychique. Sur le plan subjectif, il y a lieu de retenir qu'en assénant un coup de poing au plaignant - alors que ce dernier était en état de décontraction et lui tournait le dos - et en l'étranglant, puis, une fois à terre, en continuant à se débattre avec violence, le prévenu a nécessairement envisagé et s'est, pour le moins, accommodé de lui causer des lésions graves. Les éléments constitutifs de lésions corporelles graves sont dès lors réalisés et le prévenu sera reconnu coupable de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 3 CP.”
“Weiter lässt der Privatkläger 1 anführen, neben der Arbeitsunfähigkeit von 10 Monaten und der Unmöglichkeit der bisherigen Berufsausübung leide er bis heute unter starken körperlichen Beeinträchtigungen (Schwindel, Kopfschmerzen, erforderli- che Medikamenteneinnahme, persistierendes Taubheitsgefühl in der Unterlippe sowie verminderte Sehkraft), die nach wie vor eine ärztliche Behandlung nötig machen würden, sowie unter Angststörungen, obschon er während längerer Zeit in psychotherapeutischer Behandlung gewesen sei (Urk. 100 S. 17 f.; Urk. 180 S. 8). Dem ist zu entgegnen, dass die psychischen Beschwerden nicht näher belegt werden konnten. Bezüglich der Arbeitsunfähigkeit sowie den übrigen körperlichen Gebrechen gilt das zuvor unter E. IV.3.4. Ausgeführte. Im Lichte der Rechtspre- chung, der Dauer der Arbeitsunfähigkeit und den weiteren relevanten Umständen erreichen die fraglos vorhandenen körperlichen Beeinträchtigungen des Privatklä- gers 1 auch gesamthaft gesehen noch knapp nicht die Qualität von schweren Ver- letzungen anderer Art im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB. Demgemäss kann auch unter diesem Aspekt – zu Gunsten des Beschuldigten – noch keine vollendete schwere Körperverletzung angenommen werden.”
“Erwägungen der Kammer Die Kammer kann sich der vorinstanzlichen Würdigung vollumfänglich anschliessen. Die aufgeführten Urteile wurden nachvollziehbar als Vergleiche beigezogen, wobei die Vorinstanz den konkreten Fall würdigte. Nebst den erlittenen Misshandlungen, welche die Vorinstanz zurecht als Folter bezeichnet und somit unter die Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB subsumiert hat, müssen auch die körperlichen Veränderungen aufgrund dauernden Erbrechens berücksichtigt werden. Das IRM hielt in ihrem Gutachten vom 9. Mai 2018 zuletzt fest, die Todesart müsse offen gelassen werden, da unklar sei, ob das wiederholte Erbrechen fremdverschuldet war. Dies kann nach dem abgeschlossenen Beweisverfahren klar bejaht werden. Die Beschuldigte schilderte von sich aus eindrücklich, wie E.________ durch ihren Partner immer wieder zum Essen und auch zum Trinken gezwungen wurde, bis sie mehrmals am Tag erbrechen musste. So fanden sich nebst den Bakterien, welche auf eine Infektion der Atemwege hindeutet, auch klare Veränderungen bzw. Verletzungen der Speiseröhre (pag. 709). Die durch körperliche Züchtigung erfolgten Verletzungen und die damit einhergehenden psychischen Folgen sind in ihrer Gesamtheit als schwere Körperverletzung zu würdigen. Der Einwand der Verteidigung, die Störung des Urvertrauens sei keine ICD-10 Diagnose und eine psychische Störung hätte abgeklärt werden müssen, bevor sie vom Gericht angenommen werden kann, ist nicht zu folgen.”
Bei divergentem Parteivortrag können ärztliche Befunde die behaupteten Verletzungen corroborieren und damit die Beurteilung der Aussagekraft der Parteien beeinflussen; dies kann auch für die Prüfung des Vorliegens einer nach Art. 122 StGB relevanten schweren Körperverletzung von Bedeutung sein.
“Ce n'est que si aucun acte d'enquête ne paraît pouvoir amener des éléments susceptibles de renforcer les charges contre la personne visée que le ministère public peut rendre une ordonnance de non-entrée en matière. En cas de doute sur la possibilité d'apporter ultérieurement la preuve des faits en question, la non-entrée en matière est exclue (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 9 ad art. 310). 3.2.1. Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). 3.2.2. Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). Sous l'effet d'un choc ou au moyen d'un objet, l'auteur dégrade le corps humain d'autrui, que la lésion soit interne ou externe ; il provoque une fracture, une foulure, une coupure ou toute autre altération constatable du corps humain (arrêt du Tribunal fédéral 6B_187/2015 du 28 avril 2015 consid. 2.1). 3.3. En l'espèce, si les versions des parties divergent sur le déroulement de l'altercation du 16 janvier 2023, aucun élément ne permet toutefois, à ce stade de la procédure, de dénier d'emblée et sans équivoque, tout crédit aux allégations du recourant – corroborées, s'agissant des lésions subies, par les constats médicaux produits –, ni de leur conférer une force probante moindre que celles des mis en cause. Au contraire, l'analyse du dossier met en lumière certaines contradictions dans le récit de ces derniers. En effet, B______ conteste avoir frappé le recourant, reconnaissant uniquement avoir séparé celui-ci et son père.”
“Ce n'est que si aucun acte d'enquête ne paraît pouvoir amener des éléments susceptibles de renforcer les charges contre la personne visée que le ministère public peut rendre une ordonnance de non-entrée en matière. En cas de doute sur la possibilité d'apporter ultérieurement la preuve des faits en question, la non-entrée en matière est exclue (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 9 ad art. 310). 3.2.1. Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). 3.2.2. Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). Sous l'effet d'un choc ou au moyen d'un objet, l'auteur dégrade le corps humain d'autrui, que la lésion soit interne ou externe ; il provoque une fracture, une foulure, une coupure ou toute autre altération constatable du corps humain (arrêt du Tribunal fédéral 6B_187/2015 du 28 avril 2015 consid. 2.1). 3.3. En l'espèce, si les versions des parties divergent sur le déroulement de l'altercation du 16 janvier 2023, aucun élément ne permet toutefois, à ce stade de la procédure, de dénier d'emblée et sans équivoque, tout crédit aux allégations du recourant – corroborées, s'agissant des lésions subies, par les constats médicaux produits –, ni de leur conférer une force probante moindre que celles des mis en cause. Au contraire, l'analyse du dossier met en lumière certaines contradictions dans le récit de ces derniers. En effet, B______ conteste avoir frappé le recourant, reconnaissant uniquement avoir séparé celui-ci et son père.”
Typische Tatmodalitäten, bei denen regelmässig eine Lebensgefahr im Sinn von Art. 122 Abs. 1 StGB bejaht wird, sind etwa Stichverletzungen in lebenswichtigen Körperregionen (z. B. Thorax, auch Verletzungen im Abdomen), schwere Schädel‑Hirn‑Traumata sowie äussere oder innere Blutungen. Ebenfalls können schwere Kopfverletzungen durch gewaltsames Schütteln von Säuglingen eine Gefährdung der Lebensgefahr begründen.
“Die Vorbringen des Beschwerdeführers verfangen nicht. Der Umstand, dass der Beschwerdeführer einem Zimmergenossen im Rahmen einer verbalen Auseinandersetzung ein Messer in den Bauch stiess, wiegt schwer. Die strafurteilende Behörde verurteilte ihn deswegen denn auch wegen versuchter schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB (kant. act. 41) und ging damit von einer lebensgefährlichen Körperverletzung aus, wobei der Beschwerdeführer gemäss den Ausführungen im Strafurteil gewusst habe, dass ein Messerstich in die Bauchregion zu schweren, allenfalls lebensgefährlichen Verletzungen führen könne, was dieser gewollt oder zumindest in Kauf genommen habe (kant. act. 41).Vorliegend besteht kein Raum mehr, diesen Sachverhalt zu seinen Gunsten zu relativieren. Das Gericht ist an rechtskräftige Erkenntnisse des Strafgerichts gebunden (vgl. Urteil des BGer 2C_995/2013 vom 24. April 2014 E. 3.1). Aus gleichem Grund ist auch dem Unterstützungsschreiben des damaligen Opfers kein entscheiderhebliches Gewicht beizumessen. Dass der Beschwerdeführer nunmehr (erneut) versucht, die rechtskräftig abgeurteilte Tat als «unglücklichen Vorfall» darzustellen (vgl. dazu auch Asylentscheid E-2280/2018 vom 2. August 2018 E. 9.6.1 undE. 9.6.3 [kant. act. 97 f.] sowie weiter kant. act. 112 und kant. act. 146) spricht demgegenüber für fehlende Einsicht und Reue in Bezug auf das Unrecht der Tat.”
“L'issue fatale d'un coup de couteau porté dans la région thoracique doit être qualifiée d'élevée et est notoire (arrêts du Tribunal fédéral 6B_798/2020 du 16 septembre 2020 consid. 3.2.2 ; 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.2 ; 6B_230/2012 du 18 septembre 2012 consid. 2.3 ; 6B_239/2009 du 13 juillet 2009 consid. 1 et 2.4). 2.1.6. Se borne à repousser une attaque, à défendre autrui ou à séparer les combattants au sens de l'art. 133 al. 2 CP, celui qui participe effectivement à la rixe par son engagement physique, mais qui a pour but exclusif de se protéger, protéger un tiers ou séparer les protagonistes. Il agit alors seulement pour défendre sa personne ou d'autres individus ou pour séparer les adversaires. Par son comportement, il ne provoque ni n'alimente le combat d'une quelconque manière. Il n'augmente pas les risques propres à la rixe, voire cherche à les éliminer (ATF 131 IV 150 consid. 2.1.2). 2.1.7. Une lésion corporelle est grave notamment lorsque la victime a été blessée de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP). Cela suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247, 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, comme en cas de mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP), mais bien la nature de la blessure effectivement causée (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). La qualification juridique des lésions corporelles à la suite de coups de poing ou de pied dépend des circonstances concrètes du cas. Sont en particulier déterminantes la violence des coups portés et la constitution de la victime. Le fait de porter des coups à la tête avec les poings, les pieds ou d'autres objets dangereux tels qu'une bouteille en verre est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime, ce risque étant d'autant plus grand lorsque celle-ci gît au sol sans être en mesure de réagir ou de se défendre, notamment lorsqu'elle est inconsciente (arrêts du Tribunal fédéral 6B_148/2020 du 2 juillet 2020, consid.”
“Sachverhalt: A. Die Staatsanwaltschaft des Kantons Schwyz erhob am 12. Februar 2020 Anklage wegen schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB gegen A.________. Sie wirft ihm vor, am 8. Januar 2019 seinen damaligen Angestellten B.________ an der U.________-strasse xxx in V.________ mit einem 2,7 kg schweren Winkelschleifer, der mittels Klebeband auf einem 1,365 m langen Holzstiel befestigt gewesen sei, vorsätzlich gegen den Kopf gestossen zu haben. Konkret habe er "den auf dem Holzstiel befestigten Winkelschleifer (ohne aufgesetzte Trennscheibe) " mit beiden Händen umfasst und B.________ "in einer mit beiden Armen ausgeführten horizontalen ruckartigen Bewegung einen Stoss gegen dessen Kopf" versetzt, wobei "der vertikal gehaltene Winkelschleifer" auf die linke Gesichts- und Schädelhälfte von B.________ getroffen sei. Durch diesen Stoss habe B.________ ein durch die beginnende Schocksymptomatik lebensgefährliches leichtes Schädel-Hirn-Trauma mit einem Bruch der Schädelkalotte linksseitig erlitten, wobei der Knochen stellenweise bis 1 cm gegen das Hirn verschoben gewesen sei (mehrfragmentäre Schädelkalottenimpressionsfraktur temporal links, teilweise bis zu 1 cm nach intrakraniell disloziert mit angrenzenden intrakraniellen Gasbläschen und geringe Flüssigkeitskollektion; Fraktureinstrahlung ins Mastoid links und ins linke Kiefergelenk, minimal dislozierte Fraktur des Os zygomaticum links und des Os nasale links).”
“Vor diesem Hintergrund ist auch die rechtliche Qualifikation der Verdachtslage in keiner Weise nachvollziehbar. Wie erwähnt, wird in der angefochtenen Verfügung der Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung bereits aus subjektiven Gründen verneint. Dem kann nicht gefolgt werden. Der schweren Körperverletzung macht sich namentlich schuldig, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Art. 122 Abs. 1 StGB). Die Lebensgefahr muss insofern eine unmittelbare sein, als dass ein Zustand herbeigeführt wurde, in dem sich die Möglichkeit des Todes dermassen verdichtet, dass sie zur ernstlichen und dringlichen Wahrscheinlichkeit wird. Die Lebensgefahr muss nicht notwendigerweise eine zeitlich unmittelbar akute sein. Massgebend ist vielmehr die erhebliche Wahrscheinlichkeit des tödlichen Verlaufs. In der Praxis kann Lebensgefahr vor allem im Zusammenhang mit Schädel-Hirn-Traumata sowie äusseren und inneren Blutungen vorkommen (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Aufl. 2019, Art. 122 N 5 StGB, mit Hinweisen). Subjektiv ist (Eventual-) Vorsatz erforderlich, der sich auf die Schwere der Verletzung beziehen muss. Ob der Täter die Tatbestandsverwirklichung in Kauf genommen hat, muss das Gericht bei Fehlen eines Geständnisses der beschuldigten Person aufgrund der Umstände entscheiden. Dazu gehören die Grösse des dem Täter bekannten Risikos der Tatbestandsverwirklichung, die Schwere der Sorgfaltspflichtverletzung, die Beweggründe des Täters und die Art der Tathandlung.”
“127 CP implique un danger concret, par quoi on vise un état de fait dans lequel il existe, d'après le cours ordinaire des choses, la probabilité ou un certain degré de possibilité que le bien juridique soit lésé, sans toutefois qu'un degré de probabilité supérieur à 50% soit exigé (ATF 123 IV 128 consid. 2a, JdT 1998 IV 136, Si 1997 609 ; TF 6B_473/2016, déjà cité, consid. 1.2.2). S'il s'agit d'un danger de mort, le texte légal n'exige pas que celui-ci soit en outre imminent. En revanche, s'il est question d'un danger pour la santé, ce dernier doit pouvoir être qualifié de grave, mais aussi d'imminent, soit susceptible de se concrétiser dans un avenir proche (TF 6B_1287/2018, déjà cité, consid. 2.1 ; TF 6B_473/2016, déjà cité, consid. 1.2.2 ; Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, 3e éd., Berne 2010, n. 11 ad art. 127 CP). L'infraction est intentionnelle, le dol éventuel s'avérant suffisant (TF 6B_143/2020 du 1er avril 2020 consid. 3.1 ; TF 6B_565/2019 du 12 juin 2019 consid. 4.2). L'art. 122 al. 1 CP suppose une lésion propre à mettre la vie de la victime en danger. Pour déterminer si le délinquant a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger au sens de l'art. 122 al. 1 CP, il faut analyser la nature de la blessure ; il faut une blessure, et celle-ci doit créer un danger de mort. Dans le cas de l'exposition, c'est en revanche le comportement adopté par l'auteur qui crée la mise en danger et aucune lésion n'est nécessaire (ATF 124 IV 53 ; TF 6S.287/2005 du 12 octobre 2005 consid. 3). Les lésions corporelles graves priment l'exposition ou la mise en danger de la vie d'autrui lorsqu'il est question de lésions qui créent un danger pour la vie de la victime (art. 122 al. 1 CP). Un concours idéal est théoriquement concevable si le comportement de l'auteur met la victime en danger de mort et engendre également des lésions corporelles graves autres que celles envisagées par l'art. 122 al. 1 CP (Dupuis et al. op. cit., n. 22 ad art. 122 CP). 3.3. 3.3.1. Les premiers juges ont considéré que la prévenue savait que secouer un nourrisson peut entraîner sa mort, ce qu'elle admet d'ailleurs ; que selon rapport du CURML, l'enfant avait subi des lésions cérébrales ayant mis sa vie en danger ; que la prévenue avait admis avoir d'abord lancé sa fille sur le lit en la tenant par les pieds, puis l'avoir prise sous les bras et violemment secouée jusqu'à ce qu'elle arrête de pleurer, ce qui constituait une violation grave du devoir de prudence ; que, s'agissant du mobile, elle avait pu envisager l'éventualité de s'en débarrasser, vu les troubles de l'attachement à sa fille qu'elle avait ; qu'il résultait du dossier qu'elle ne supportait pas ses pleurs qu'elle assimilait à des caprices quand les besoins de l'enfant étaient assurés ; que ses messages téléphoniques à son compagnon montraient sa lassitude ; et qu'après les faits elle avait privilégié son emploi ou ses problèmes de santé pour éviter d'aller voir l'enfant.”
Art. 122 setzt Vorsatz voraus; bei fahrlässigem Verhalten ist hingegen Art. 125 einschlägig. Für Art. 125 werden drei Elemente verlangt: eine dem Täter zurechenbare Sorgfaltspflichtverletzung (Fahrlässigkeit / Verschulden), das Vorliegen tatsächlich eingetretener Verletzungen sowie ein natürlicher und adäquater Kausalzusammenhang zwischen der Sorgfaltspflichtverletzung und den Verletzungen.
“1 CPP, le ministère public ordonne le classement de tout ou partie de la procédure notamment lorsqu'aucun soupçon justifiant une mise en accusation n'est établi (let. a) ou lorsque les éléments constitutifs d'une infraction ne sont pas réunis (let. b). La décision de classer la procédure doit être prise en application du principe "in dubio pro duriore", qui découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. et art. 2 al. 2 CPP en relation avec les art. 319 al. 1 et 324 al. 1 CPP; ATF 138 IV 86 consid. 4.2 p. 91). Ce principe vaut également pour l'autorité judiciaire chargée de l'examen d'une décision de classement. Il signifie qu'en règle générale, un classement ou une non-entrée en matière ne peut être prononcé par le ministère public que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions à la poursuite pénale ne sont pas remplies. Le ministère public et l'autorité de recours disposent, dans ce cadre, d'un certain pouvoir d'appréciation (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1; arrêt du Tribunal fédéral 6B_116/2019 du 11 mars 2019 consid. 2.1). 3.3. L'art. 122 CP réprime le comportement de quiconque, intentionnellement, blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (let. a), mutile le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou rend ce membre ou cet organe impropre à sa fonction, cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente, ou défigure une personne d'une façon grave et permanente (let. b) ou encore fait subir à une personne toute autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (let. c). 3.4. L'art. 125 réprime, sur plainte, le comportement de quiconque, par négligence, fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé (al. 1). Si la lésion est grave, l'auteur est poursuivi d'office (al. 2). 3.4.1. Pour qu'il y ait négligence (art. 12 al. 3 CP), il faut que l'auteur ait, d'une part, violé les règles de prudence que les circonstances lui imposaient pour ne pas excéder les limites du risque admissible et, d'autre part, qu'il n'ait pas déployé l'attention et les efforts que l'on pouvait attendre de lui pour se conformer à son devoir (arrêt du Tribunal fédéral 6B_170/2017 du 19 octobre 2017 consid.”
“4 ad art. 6 CPP et les références citées). Cette maxime n’oblige pas le magistrat à administrer d’office de nouvelles preuves lorsqu’il a déjà formé son opinion sur la base du dossier et parvient à la conclusion que les preuves en question ne sont pas décisives pour la solution du litige ou ne pourraient pas l’amener à modifier son opinion (TF 6B_524/2023 du 18 août 2023 consid. 3.1 ; TF 6B_317/2018 du 10 août 2018 consid. 3.2 et les arrêts cités). S’agissant des faits pertinents, l’autorité dispose d’une liberté d’appréciation étendue et il lui appartient, en fonction de la complexité du cas, de la gravité de l’infraction et des moyens financiers à sa disposition, de définir le stade à partir duquel les faits sont suffisamment élucidés (Moreillon/Parein-Reymond, op. cit., n. 8 ad art. 6 CPP et les références citées). 2.2.3 Selon l’art. 123 ch. 1 CP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé que celles énumérées à l’art. 122 CP sera, sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. 2.2.4 L'art. 125 al. 1 CP réprime le comportement de celui qui, par négligence, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. La réalisation de l'infraction réprimée par l'art. 125 CP suppose la réunion de trois éléments constitutifs, à savoir une négligence imputable à l'auteur, des lésions corporelles subies par la victime, ainsi qu'un lien de causalité naturelle et adéquate entre la négligence et les lésions (TF 6B_976/2023 du 29 novembre 2023 consid. 1.2 ; TF 6B_33/2021 du 12 juillet 2021 consid. 3.1; TF 6B_1081/2020 du 17 novembre 2021 consid. 1.2). Conformément à l'art. 12 al. 3 CP, il y a négligence si, par une imprévoyance coupable, l'auteur a agi sans se rendre compte ou sans tenir compte des conséquences de son acte. Il faut que l'auteur ait, d'une part, violé les règles de prudence que les circonstances lui imposaient pour ne pas excéder les limites du risque admissible et que, d'autre part, il n'ait pas déployé l'attention et les efforts que l'on pouvait attendre de lui pour se conformer à son devoir (ATF 143 IV 138 consid.”
Sowohl Art. 122 als auch Art. 123 schützen neben der körperlichen Integrität auch die körperliche und die psychische (geistige) Gesundheit. Psychische Beeinträchtigungen können damit tatbestandlich relevant sein und zur Erfüllung der Delikte nach Art. 122 bzw. Art. 123 führen, sofern sie die für die jeweilige Tat erforderliche Schwere erreichen.
“L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1; arrêts 6B_1257/2023 du 18 juin 2024 consid. 2.1.1; 6B_964/2023 du 17 avril 2024 consid. 4.1). Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommages à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n'a causé aucune douleur physique (ATF 134 IV 189 consid. 1.2; arrêts 6B_1257/2023 précité consid. 2.”
“Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt, wenn er Gift, eine Waffe oder einen gefährlichen Gegenstand gebraucht (Art. 123 Ziff. 2 StGB). Die schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB unterscheidet sich von der einfachen Körperverletzung nach Art. 123 StGB durch die Schwere des herbeigeführten Erfolgs. Die Abgrenzung von der einfachen Körperverletzung geschieht in der Weise, dass das Gesetz vorab lebensgefährliche Verletzungen als schwere Körperverletzungen bezeichnet (Abs. 1), sodann eine Reihe von Beispielfällen bzw. -gruppen auflistet (Abs. 2), die als schwere Verletzungen zu gelten haben, und schliesslich eine Generalklausel (Abs. 3) anführt. Letztere hebt insbesondere hervor, dass es nicht nur um die eigentliche körperliche Schädigung geht, sondern ebenso um die Beeinträchtigung der körperlichen oder geistigen Gesundheit (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar zum Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019 [nachfolgend BSK StGB-Autor], N 1 und 4 zu Art. 122). Art. 123 StGB erfasst alle Körperverletzungen, welche nicht schwer im Sinne von Art. 122 StGB, aber auch nicht mehr blosse Tätlichkeiten gemäss Art. 126 StGB sind, also namentlich das Zufügen äusserer oder innerer Verletzungen und Schädigungen wie unkomplizierte, verhältnismässig rasch und problemlos völlig ausheilende Knochenbrüche oder Hirnerschütterungen, durch Schläge, Stösse oder dergleichen hervorgerufene Quetschungen und Schürfungen, ausser wenn sie keine weitere Folge haben als eine vorübergehende harmlose Störung des Wohlbefindens. Wo indessen die auch nur vorübergehende Störung einem krankhaften Zustand gleichkommt (zum Beispiel durch Zufügen von erheblichen Schmerzen), ist eine einfache Körperverletzung gegeben (Trechsel/Geth, Praxiskommentar Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2021, N 2 zu Art. 123; BGE 103 IV 65 S. 70).”
“Rapport de la Commission des affaires juridiques du Conseil national du 3 mai 2018 sur l'initiative parlementaire "Modifier l'art. 53 CP", FF 2018 3881). Dans la perspective de la prévention générale, la confiance de la collectivité peut être renforcée, lorsque l'auteur reconnaît avoir violé une norme pénale et s'efforce de rétablir la paix publique. Ainsi, lorsque l'auteur de l'infraction persiste à nier l'illicéité de son acte, on ne peut conclure, malgré la réparation du dommage, qu'il a reconnu et assumé sa faute dans une mesure telle que l'intérêt public au prononcé d'une sanction serait devenu si ténu que l'on puisse y renoncer. En d'autres termes, pour bénéficier d'un classement ou d'une exemption de peine, le prévenu doit démontrer par la réparation du dommage qu'il assume ses responsabilités et reconnaît notamment le caractère illicite ou du moins incorrect de son acte (ATF 135 IV 12 consid. 3.5.3; arrêts du Tribunal fédéral 6B_130/2016 du 21 novembre 2016 consid.3.1 et 6B_152/2007 du 13 mai 2008 consid. 5.2.3 et 5.2.4). 3.5. L'art. 122 CP réprime notamment le comportement de celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale. L'art. 123 CP, intitulé lésions corporelles simples, concerne les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Il protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommage à la santé; il s'agit généralement de contusions, de meurtrissures, d'écorchures ou de griffures (ATF 119 IV 25 consid. 2a). Les infractions aux art. 123 et 126 CP se poursuivent, soit sur plainte (al.”
Art. 122 Abs. 2 setzt als Tatbestandsmerkmal eine bleibende (dauerhafte) Arbeitsunfähigkeit voraus. Im Unterschied zur Generalklausel des Abs. 3 ist dabei nicht die Kumulation mehrerer vorübergehender Beeinträchtigungen massgeblich; für Abs. 2 ist eine dauernde Arbeitsunfähigkeit erforderlich.
“Ja- nuar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hin- weisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Ar- beitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile des Bun- desgerichts 6B_257/2023 vom 7. August 2023 E. 3.1; 6B_1404/2020 vom”
“Ja- nuar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hin- weisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Ar- beitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile des Bun- desgerichts 6B_257/2023 vom 7. August 2023 E. 3.1; 6B_1404/2020 vom”
Art. 122 Abs. 2 erfasst v. a. Mutilation oder dauerhafte, schwerwiegende Beeinträchtigungen (Verlust, schwere Verschlechterung oder irreversible Funktionsstörung) wichtiger Glieder oder Organe sowie schwere und bleibende Entstellungen. Als «wichtige» Glieder/Organe werden in der Lehre und Rechtsprechung u. a. Arme, Beine, Hände, Füsse, Augen oder vitale Organe genannt; entscheidend ist, dass die Grundfunktionen erheblich beeinträchtigt sind. Hingegen genügen bloss kleinere oder rein ästhetische Schäden grundsätzlich nicht; dies gilt etwa für die Entfernung einzelner Zähne oder nicht als schwer zu bewertende kosmetische Beeinträchtigungen, sofern keine dauerhafte erhebliche Funktions- oder Entstellungsfolge vorliegt.
“2 CP vise en premier lieu le cas de la mutilation - soit la perte définitive, une sévère dégradation ou une atteinte durable et irréversible - du corps, d'un membre ou d'un organe important (DUPUIS & al., Petit commentaire du Code pénal, 2ème éd., Bâle 2017, n° 11 ad art. 122 CP). Les membres importants comprennent, notamment, les bras, les jambes, les mains, les pieds, les coudes, les épaules et les genoux. Le pouce constitue également un membre important. En revanche, un petit doigt ou un lobe ne saurait revêtir cette qualité. Les organes importants sont avant tout les organes vitaux tels que le cerveau, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas et les reins. Les organes non-vitaux, par exemple, les yeux, la rate ou le pénis peuvent également être qualifiés d’importants (CR CP II-Rémy, n. 6 ad art. 122 CP). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid. 3.2.1 et 6B_26/2011 du 20 juin 2011 consid. 2.4.1). Il y a également lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 2 CP en cas de défiguration, c'est-à-dire en cas de préjudice esthétique important et durable. Une lésion au visage importante mais non permanente ne suffit pas ; en revanche, une lésion, même médicalement guérie, qui laisse subsister une cicatrice durable qui gênera objectivement la victime dans l'expression de son visage, constitue une lésion grave (CORBOZ, Les infractions en droit suisse, Vol. I, 3ème éd., 2010, n. 11 ad art. 122 CP et les références citées). Enfin, cette disposition s’applique notamment aux blessures ayant nécessité plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d’arrêt de travail (CR CP II-Rémy, n° 9 ad art. 122 CP). L'infraction à l'art. 122 CP est intentionnelle, le dol éventuel étant toutefois suffisant. Ainsi, l'auteur doit avoir voulu causer des lésions corporelles graves ou, à tout le moins, avoir accepté cette éventualité (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2). 1.1.4. La distinction entre une tentative d'homicide (art. 22 et 111 CP) et des lésions corporelles graves au sens de l'art.”
“4) Selon sa nature, un seul coup porté peut suffire pour retenir l'infraction de tentative d'homicide par dol éventuel (arrêts du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.2 ; 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.3 ; 6B_829/2010 du 28 février 2011 consid. 3.2). Le Tribunal fédéral retient que la tentative d'homicide intentionnel absorbe les lésions corporelles simples ou graves (ATF 137 IV 113 consid. 1.4 et 1.5, JdT 2011 IV 391). 1.1.3. L'art. 122 CP réprime celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2), celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 2 CP vise en premier lieu le cas de la mutilation - soit la perte définitive, une sévère dégradation ou une atteinte durable et irréversible - du corps, d'un membre ou d'un organe important (DUPUIS & al., Petit commentaire du Code pénal, 2ème éd., Bâle 2017, n° 11 ad art. 122 CP). Les membres importants comprennent, notamment, les bras, les jambes, les mains, les pieds, les coudes, les épaules et les genoux. Le pouce constitue également un membre important. En revanche, un petit doigt ou un lobe ne saurait revêtir cette qualité. Les organes importants sont avant tout les organes vitaux tels que le cerveau, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas et les reins. Les organes non-vitaux, par exemple, les yeux, la rate ou le pénis peuvent également être qualifiés d’importants (CR CP II-Rémy, n. 6 ad art. 122 CP). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid.”
“Les extractions des dents 24, 25, 32 et 41 auxquelles avait procédé l'intimé 1 n'avaient, selon les différents médecins qui s'étaient prononcés, y compris l'expert, pas eu de conséquences particulières pour la recourante, si ce n'était la nécessité de les remplacer par des implants, ce qui avait été fait. Indépendamment de l'importance que l'on pouvait attacher à l'organe qu'était une dent, l'atteinte ne pouvait être qualifiée de grave, n'étant pas de nature, en soi, à provoquer une infirmité permanente ou de longues et graves souffrances. Le problème d'enfouissement de la dent 25 avait été jugé de nature purement esthétique par l'expert, le métal étant visible lorsque la recourante souriait, ce que l'on ne pouvait assimiler à une défiguration grave et permanente au sens de l'art. 122 al. 2 CP. La dent 24 avait certes été affectée d'une périimplantite. Le lien de causalité avec un geste de l'intimé 1 n'était toutefois pas établi avec une certitude suffisante, tant l'expert que la Dresse F.________ s'étant montrés hésitants quant à son origine. Il s'ensuivait qu'aucune lésion corporelle ne pouvait être imputée à l'intimé 1 sur ce point. La pose incorrecte des implants et du pont en 24 et 25 avait provoqué, selon le Dr E.________, des inflammations à répétition, rendant nécessaire une modification de leur position. La trop grande proximité de l'implant 24 avec la corticale vestibulaire entraînait, elle, une lyse osseuse périimplantaire et était susceptible, à terme, de conduire à une récession gingivale marquée et à des complications esthétiques. Il en allait de même de la pose incorrecte des implants en 31-32-41, qui laissait présager des lyses osseuses périimplantaires et des récessions gingivales. La présence de pus avait par ailleurs été constatée au niveau de ces implants.”
Per 1. Juli 2023 wurde Art. 122 StGB im Rahmen der Harmonisierung der Strafrahmen redaktionell in lit. a–c gegliedert; die Mindeststrafe wurde von sechs Monaten auf ein Jahr Freiheitsstrafe erhöht. Wortlaut und Tatbestandsinhalt wurden nach den Quellen nicht inhaltlich geändert; die Revision betraf vorab Gliederung und Strafmass.
“Übersicht Nach Art. 125 Abs. 1 StGB wird auf Antrag bestraft, wer fahrlässig einen Men- schen am Körper oder an der Gesundheit schädigt. Ist die Schädigung schwer, wird der Täter von Amtes wegen verfolgt (Abs. 2). Der Tatbestand setzt damit das unvorsätzliche Bewirken des tatbestandsmässigen Erfolgs der Körperverletzung, den Kausalzusammenhang zwischen Handlung und Erfolg (natürliche Kausalität), die Missachtung einer Sorgfaltspflicht sowie die Relevanz der Sorgfaltspflichtver- letzung für den Erfolgseintritt voraus. Diese Tatbestandsvoraussetzungen sind nachfolgend zu prüfen. Der Vollständigkeit halber ist darauf hinzuweisen, dass die für die Bestimmung der Schwere der Verletzung einschlägigen Bestimmungen Art. 122 StGB und Art. 123 StGB im Rahmen der StGB-Revision zur Harmonisierung der Strafrahmen seit der Tat revidiert worden sind (vgl. Botschaft zur Harmonisierung der Strafrahmen und zur Anpassung des Nebenstrafrechts an das geänderte Sanktionenrecht vom 25. April 2018, BBl 2018 2827 ff.). Die Revision betraf jedoch lediglich das Strafmass und die textliche Gliederung der genannten Bestimmungen, was vorliegend beides keine Rolle spielt. Der Wortlaut und der Inhalt der Bestimmungen haben sich nicht geändert.”
“Anwendbares Recht Hat der Täter ein Verbrechen oder Vergehen vor Inkrafttreten des neuen Strafgesetzbuches begangen, erfolgt die Beurteilung aber erst nachher, ist das neue Gesetz anzuwenden, wenn dieses für ihn das mildere ist (Art. 2 Abs. 2 StGB). Mit dem Bundesgesetz über die Harmonisierung der Strafrahmen (AS 2023 259), in Kraft getreten per 1. Juli 2023, wurde Art. 122 StGB revidiert und die Mindeststrafandrohung von sechs Monaten Freiheitsstrafe auf ein Jahr erhöht. Die unterschiedlichen Tatvarianten der schweren Körperverletzung wurden sodann in Bst. a-c strukturiert, jedoch keiner inhaltlichen Änderung unterzogen (vgl. BBl 2018 2827, S. 2858 f.). Der Beschuldigte beging die zu beurteilende Straftat vor der zwischenzeitlichen Revision des Art. 122 StGB durch Inkrafttreten des Bundesgesetzes über die Harmonisierung der Strafrahmen. Gemäss Art. 2 Abs. 2 StGB ist das im Tatzeitpunkt geltende Recht anzuwenden, es sei denn, das neue Recht sei für den Beschuldigten milder. Dies ist vorliegend nicht der Fall, sodass Art. 122 StGB in seiner bis zum 30. Juni 2023 geltenden Fassung zur Anwendung gelangt. Auch eine Anwendung des mit Bundesgesetz vom 17. Dezember 2021 über die Harmonisierung der Strafrahmen angepassten Strafrahmens von Art. 285 Abs. 1 StGB kommt vorliegend nicht in Betracht, da das neue Recht nicht zu einem milderen Ergebnis für den Beschuldigten führen würde.”
“damit rechnen musste, dem Privat- kläger durch sein Handeln schwere Verletzungen zuzufügen, wie namentlich ein schweres Schädel-/Hirntrauma mit Gehirnblutungen oder bleibende körperliche oder geistige Beeinträchtigungen, womit er sich für den Fall des Eintritts abge- funden hat. Näheres zur Tatbestandsverwirklichung folgt hernach im Rahmen der rechtlichen Würdigung des erstellten Sachverhaltes. 3.9.Auf den Videoaufnahmen ist ferner fraglos zu erkennen, dass der Beschul- digte zunächst zusammen mit dem Mann im gelben T-Shirt und dem Mann mit nackten Oberkörper sowie in der späteren "Phase 3" zusammen mit dem Mann mit Glatze und den Tattoos auf dem rechten Ohr teilweise abwechselnd auf den Privatkläger tätlich einwirkte. 4.Rechtliche Würdigung des (erstellten) Sachverhaltes 4.1.Unbestrittenermassen erlitt der Privatkläger durch den Vorfall keine schweren Verletzungen, sondern glücklicherweise nur eine 1 cm durchmessende Quetschung an der Oberlippeninnenseite, weswegen die Staatsanwaltschaft auch eine versuchte schwere Verletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB zur Anklage brachte (Urk. 23). Die Vorinstanz folgte dieser Auf- fassung, wohingegen die Verteidigung einen Schuldspruch wegen mehrfachen Tätlichkeiten postuliert (Urk. 49 S. 2; Urk. 78 S. 2). - 17 - 4.2.Bezüglich der objektiven und subjektiven Tatbestandsvoraussetzungen einer schweren Körperverletzungen (Art. 122 StGB) kann auf die Erwägungen der Vorinstanz verwiesen werden (Urk. 62 S. 16 f.). Im Rahmen der seit 1. Juli 2023 geltenden Harmonisierung der Strafrahmen für Gewalttaten (Bundesgesetz vom 17. Dezember 2021 über die Harmonisierung der Strafrahmen, AS 2023 259) wurde auch der Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB revidiert und zusätzlich mit lit. a-c versehen. Da das neue Recht eine Mindeststrafe von einem Jahr anstatt sechs Monaten Freiheitsstrafe vorsieht, erweist sich vor- liegend das alte Recht als das mildere (Art. 2 Abs. 2 StGB), weshalb nachfolgend aArt.”
Für Art. 122 StGB genügt Eventualvorsatz (dolus eventualis). Der Vorsatz muss sich dabei auf die schwere Schädigung selbst beziehen; es ist nicht erforderlich, dass der Täter gerade die tatsächlich eingetretene konkrete Folge im Einzelnen vorgestellt hat. Eine Tathandlung, die abstrakt geeignet ist, eine schwere Körperverletzung herbeizuführen, begründet jedoch nicht automatisch (Eventual-)Vorsatz. Zur Abgrenzung gegenüber bewusster Fahrlässigkeit sind deshalb nicht selten Rückschlüsse aus dem Tatvorgehen erforderlich.
“Die Abgrenzung von der einfachen Körperverletzung geschieht in der Weise, dass das Gesetz vorab lebensgefährliche Verletzungen als schwere Körperverletzungen bezeichnet (Abs. 1), sodann eine Reihe von Beispielfällen bzw. –gruppen auflistet (Abs. 2), die als schwere Verletzungen zu gelten haben, und schliesslich eine Generalklausel (Abs. 3) anführt. Letztere hebt insbesondere hervor, dass es nicht nur um die eigentliche körperliche Schädigung geht, sondern ebenso um die Beeinträchtigung der körperlichen oder geistigen Gesundheit (BSK StGB II-Roth/Berkemeier, 4. Aufl. 2019, Art. 122 N 1 ff.). Zu berücksichtigen sind unter der Generalklausel insbesondere eine lange Dauer des Spitalaufenthalts und der (vollen oder teilweisen) Arbeitsunfähigkeit, weiter der Grad und die Dauer der Invalidität sowie nicht zuletzt auch die erlittenen Schmerzen. Beispielsweise ist in BGE 101 IV 381 ein Schädelbruch, verbunden mit teilweisem Gehörverlust und Ohrensausen sowie verschiedenen Schnittwunden im Gesicht, deren Heilung nicht gesichert war, unter die Generalklausel von Art. 122 StGB subsumiert worden. Auf der subjektiven Seite ist Vorsatz gefordert, wobei Eventualdolus genügt. Der Vorsatz muss sich auf die schwere Schädigung selbst beziehen, wobei nicht gefordert ist, dass sich der Täter gerade die tatsächlich eingetretene Folge vorgestellt hat. Da die Abgrenzung des Willensinhaltes gegenüber einem blossen Vorsatz auf einfache Körperverletzung schwierig sein kann, müssen nicht selten vom Tatvorgehen aus Rückschlüsse auf den Willensinhalt des Täters gezogen werden (BSK StGB II-Roth/Berkemeier, a.a.O., Art. 123 N 35). Ergänzend und präzisierend stellt die Kammer hinsichtlich des subjektiven Tatbestandes fest, dass eine Tathandlung, die abstrakt geeignet ist, eine schwere Körperverletzung i.S.v. Art. 122 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0) herbeizuführen, für sich alleine noch nicht genügt, um den (Eventual-)Vorsatz des Täters hinsichtlich einer der in Art. 122 beschriebenen Folgen anzunehmen (BSK-StGB II-Roth/Berkemeier, a.a.O., Art. 122 N 25). Hinsichtlich der Abgrenzung zwischen Eventualvorsatz und bewusster Fahrlässigkeit wird in der Lehre Folgendes ausgeführt (BSK-StGB I-Niggli/Mader, 4.”
“Die Vorinstanz hat die rechtlichen Voraussetzungen der schweren vorsätz- lichen Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB zutreffend dargelegt und hernach erwogen, es sei unbestritten, dass die Beschuldigte wissentlich und willentlich ei- nen Schuss auf den Arm des Privatklägers abgegeben und diesen dadurch so schwer verletzt hat, dass es zu einem subtotalen Ausfall der Handfunktion ge- kommen ist und nicht davon ausgegangen werden kann, dass der Privatkläger in seiner angestammten Tätigkeit je wieder arbeitsfähig sein wird. Entsprechend seien der objektive und subjektive Tatbestand der schweren Körperverletzung er- füllt. Diese rechtliche Würdigung ist grundsätzlich zutreffend und es kann insoweit auf die vorinstanzlichen Ausführungen verwiesen werden (Urk. 66 S. 49). Festzu- halten ist dagegen, dass in subjektiver Hinsicht zu Gunsten der Beschuldigten da- von auszugehen ist, dass sie mit ihren Schussabgaben dem Privatkläger weder direkt- noch eventualvorsätzlich einen bleibenden Körperschaden beifügen wollte. Zu prüfen bleibt entsprechend, ob die Schussabgaben der Beschuldigten ange- sichts der ihr bekannten Wirkung der mit ihrer Dienstwaffe verwendeten Munition (Mannstopp-Munition; vgl.”
Tatmittel und konkrete Umstände sind für die rechtliche Würdigung nach Art. 122 StGB relevant. Der Einsatz gefährlicher Werkzeuge (z. B. Pistole als Schlagwerkzeug, harte längliche Gegenstände, Messer) oder ein hochdynamisches, weitgehend unkontrollierbares Tatgeschehen kann darauf schliessen lassen, dass lebensgefährliche Verletzungen in Kauf genommen wurden (Eventualvorsatz). Gleichwohl reicht die blosse abstrakte Eignung eines Tatmittels nicht automatisch für den Schluss auf Eventualvorsatz; es müssen die konkreten Umstände des Einzelfalls eine solche Gefährdung und deren Inkaufnahme tragen.
“Die Riss-Quetsch-Wunde musste genäht werden, die Verletzungen sind mittlerweile verheilt (pag. 579 ff., pag. 723 ff. und pag. 1197 Z. 38). Diese Verletzungen erreichen die Intensität der schweren Körperverletzung unbestrittenermassen nicht. Objektiv ist der Tatbestand der schweren Körperverletzung folglich nicht erfüllt. Mangels Erfolgseintritts stellt sich die Frage, ob in subjektiver Hinsicht von einer versuchten schweren Körperverletzung auszugehen ist. Gemäss dem Beweisergebnis ist erstellt, dass der Beschuldigte den Straf- und Zivilkläger 1 bewusst und gewollt mit der Pistole auf den Kopf schlug, damit allerdings nicht in erster Linie eine Verletzung bewirken, sondern die Schlägerei mit seinem Schwiegervater beenden wollte. Wer einer anderen Person mit einer gewissen Heftigkeit zweimal mit dem Griff einer gut 1 kg schweren Pistole auf den Kopf schlägt, riskiert allerdings die Herbeiführung von gravierenden Kopfverletzungen, einer Lebensgefahr, einer bleibenden Arbeitsunfähigkeit oder anderer gesundheitlicher Beeinträchtigungen im Sinne von Art. 122 StGB: Dafür sprechen nicht nur das Gewicht der Pistole, sondern auch die Beschaffenheit des Griffbodens, mit dem der Beschuldigte zuschlug: Aus dem Griff ragt der Magazinboden hervor, so dass der Griffboden gleich mehrere Kanten aufweist, welche Verletzungen verursachen können. In den Akten und insbesondere in den Dokumentationen zu den Verletzungen, zur Waffe und zur Anatomie des Beschuldigten gibt es zudem keinerlei Hinweise für die Annahme der Vorinstanz, die Schläge seien durch die Handballen gedämpft worden. Die Gefährlichkeit der Schläge zeigt sich zusätzlich in den Verletzungen, die der Straf- und Zivilkläger 1 erlitten hat: Diese erreichten zwar die Intensität einer schweren Körperverletzung nicht, er erlitt aber doch ein offenes Schädel-Hirn-Trauma, bei dem der Schädelknochen eingedrückt wurde. Dazu wurde im rechtsmedizinischen Gutachten vom 1. Oktober 2018 denn auch festgehalten, ein offenes Schädel-Hirn-Trauma berge die Gefahr von lebensgefährlichen Infektionen in der Schädelhöhle wie z.”
“Auch vermögen die seitens des Straf- und Zivilklägers erlittenen Beeinträchtigungen, in ihrer Gesamtheit betrachtet, die Qualifikation nicht zu rechtfertigen. Der Straf- und Zivilkläger hat objektiv „lediglich“ eine leichte Körperverletzung erlitten, weshalb der objektive Tatbestand der schweren Körperverletzung nicht erfüllt ist. Mangels Erfolgseintritts stellt sich die Frage, ob in subjektiver Hinsicht von einer versuchten schweren Körperverletzung auszugehen ist. In Bezug auf den Schlag auf den Kopf führte das IRM Folgendes aus (pag. 167): «Herr C.________ befand sich nicht in akuter Lebensgefahr. Es bleibt jedoch zu erwähnen, dass es bei stumpfer Gewalteinwirkung gegen den Kopf mit einem Gegenstand wie beispielsweise einer Metallstange zu schwerwiegenden Verletzungen wie zum Beispiel Knochenbrüchen und/oder Blutungen im Schädelinneren kommen könnte.». Der Schlag auf den Kopf des Straf- und Zivilklägers mit dem verwendeten, länglichen und harten Gegenstand war mithin ohne weiteres geeignet, eine lebensgefährliche Verletzung gemäss Art. 122 StGB herbeizuführen. Es war einzig dem Zufall zu verdanken, dass der Straf- und Zivilkläger nicht schwerwiegende Verletzungen davon getragen hat. Der objektive Tatbestand der schweren Körperverletzung wäre somit durch das Tatvorgehen des Beschuldigten ohne Weiteres erfüllbar gewesen. In subjektiver Hinsicht handelte der Beschuldigte vorliegend mindestens mit Eventualvorsatz. So ist beweismässig erstellt, dass der Beschuldigte den Gegenstand «kannte» und auch um dessen Beschaffenheit wusste. Aufgrund des erstellten Verletzungsbildes ist davon auszugehen, dass der Gegenstand geeignet war, mit hinreichender Wucht und einem einzigen Schlag Knochen zu brechen. Dass Schläge mit einem harten, eventuell metallenen Gegenstand auf die Knie und den Kopf eines Menschen zu sehr schweren, in der Kopfregion mithin bis zu lebensgefährlichen, Verletzungen führen können, entspricht der allgemeinen Lebenserfahrung. Dieses Wissen ist im konkreten Fall auch dem Beschuldigten anzurechnen. Die Knie und auch der Kopf gelten denn auch als sensible und heikle Körperregionen für schwerwiegende Verletzungen.”
“Objektive Tatschwere Von Art. 122 StGB geschützt ist das hohe Rechtsgut von Leib und Leben. In dieses wurde vorliegend insofern eingegriffen, als C.________ durch das mehrfache Zustechen des Beschuldigten mit einem 31cm langen, scharfen, Klappmesser an der Schulter und am Bein je eine Stichverletzung erlitten hat. Die Stichwunde an der Schulter war 4-5cm tief. Die erlittenen Verletzungen wiegten objektiv nicht sehr schwer und deren Heilung stellte sich als unproblematisch heraus. Eine akute Lebensgefahr bestand zu keinem Zeitpunkt. Wäre C.________ jedoch bloss geringfügig anders getroffen worden, was der Beschuldigte nicht kontrollieren konnte, wäre aufgrund der Nähe der Einstichstelle an der rechten Schulter zum Hals, Achselbereich und Brustkorb mit ungleich schwerwiegenderen Verletzungen zu rechnen gewesen. So hielt das IRM in seinem Bericht etwa fest, dass in diesem Bereich grössere Blutgefässe und Nerven verlaufen würden und eine Durchtrennung und/oder ein Anritzen grösserer Blutgefässe zu verschiedenen lebensbedrohlichen Zuständen hätte führen können.”
“Der Beschwerdeführer scheint zu verkennen, dass der Vorwurf auf versuchte schwere Körperverletzung lautet und zwar offensichtlich als mögliche, von ihm in Kauf genommene Folge mehrerer ungezielter Tritte durch ihn oder einen Mitbeschuldigten. Dies im Rahmen eines hochdynamischen, mithin einigermassen unkontrollierbaren Geschehens. Auf welche Weise und in welcher Form die schweren Verletzungen am Kopf hätten eintreten können - nämlich infolge eines Schädelbruchs, oder eines Schädelhirntraumas mit Hirnblutung -, wird in der Anklage hingegen deutlich beschrieben. Der Einwand des Beschwerdeführers, wonach sich seine Tritte gemäss verbindlicher Darstellung in der Anklage ausdrücklich nicht gegen den Kopf des Opfers gerichtet hätten, geht offensichtlich fehl. Zum einen ergibt sich dies aus der Anklage gerade nicht. Zum andern obliegt die Würdigung des Anklagesachverhalts ausschliesslich dem urteilenden Gericht (Art. 350 Abs. 1 StPO). Ebenso ergibt sich aus der Anklage, namentlich der darin genannten Gesetzesbestimmung des Art. 122 StGB, klar, dass dem Beschwerdeführer nicht bloss einfache, sondern versuchte schwere Körperverletzungen vorgeworfen werden. Er konnte sich denn auch ohne Weiteres gegen die erhobenen Vorwürfe und deren rechtliche Würdigung zur Wehr setzen und diese substanziiert bestreiten. Die Rüge ist unbegründet. Wie die in der Anklage umschriebenen Tatvorwürfe rechtlich zu würdigen sind, insbesondere auch, ob möglicherweise lebensgefährliche Tritte in der Kopfregion rechtsgenüglich erwiesen sind, ist keine Frage des Anklageprinzips, sondern stellt vom Sachgericht zu beurteilende Tat- und Rechtsfragen dar.”
“Dies ergebe sich bereits aus dem Tatbestand der qualifizierten einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 Ziff. 2 Abs. 1 StGB, der gerade der besonderen Gefährlichkeit der Tathandlung Rechnung trage. Die Körperverletzung müsse mit einem Tatmittel verübt werden, das ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB bewirke. Da Körperteile wie Arme und Beine oder Schultern dabei nicht als gefährliches Werkzeug i.S.v. Art. 123 Ziff. 2 Abs. 1 StGB gelten würden, müssten bei abstrakt lebensgefährlichen Tathandlungen ohne Tatwerkzeuge weitere Umstände hinzutreten, die im konkreten Fall auf den Eintritt und die Inkaufnahme einer schweren Verletzung i.S.v. Art 122 StGB schliessen lassen. Dass der Täter in Bezug auf eine nach dem Allgemeinverständnis «schwere» Beeinträchtigung der körperlichen Integrität (z.B. Nasenbeinbruch, «Kopfverletzung») eventualvorsätzlich gehandelt habe, lasse nicht den Schluss zu, dass er eine lebensgefährliche Verletzung oder eine andere schwere Schädigung i.S.v. Art. 122 StGB für möglich gehalten und billigend in Kauf genommen habe, da als schwere Körperverletzungen nur ganz erhebliche Beeinträchtigungen gelten, deren Eintritt und damit Inkaufnahme nicht leichthin angenommen werden könne (BGer 6B_161/2016 vom 12. Oktober 2016 E. 1.4.2). Zwar hat der Berufungskläger durch seinen Faustschlag und die dadurch herbeigeführten Knochenbrüche eine durchaus «schwere» Beeinträchtigung der körperlichen Integrität von B____ herbeigeführt, es kann aber nur aus diesem Umstand allein nicht darauf geschlossen werden, dass er «nur» mit seiner Faust und dem einzelnen ausgeführten Schlag eine schwere Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB herbeiführen wollte bzw. eine solche für möglich hielt und in Kauf nahm. Zugunsten des Berufungskläger gilt es auch auszuführen, dass derselbe Faustschlag bei einer anderen Person mit grosser Wahrscheinlichkeit weniger schwerwiegende Verletzungen hervorgerufen hätte, hält das Gutachten doch fest, dass das Stirnbein des Opfers mit einer Dicke von lediglich 2 bis 3 Millimetern unterdurchschnittlich dünn sei und einen derartigen Bruch daher begünstigt habe.”
Leichte Verletzungen erreichen regelmässig nicht den Tatbestand des Art. 122 StGB. Hämathome, Blutergüsse oder oberflächliche Wunden werden in der Praxis meist als einfache Körperverletzung eingeordnet. Auch Schädigungen wie eine Schwellung oder eine Nasendeviation ohne dauerhafte Funktions- oder Formschäden sowie blosse Rötungen oder eine flüchtige Berührung des Halses ohne Würgen sprechen typischerweise gegen die für Art. 122 erforderliche Schwere der Verletzung.
“1 LCR et art. 3 al. 1 de l'ordonnance sur les règles de la circulation routière [OCR]). Chacun se conformera aux signaux et aux marques ainsi qu'aux ordres de la police. Les signaux lumineux priment les règles générales de priorité, les signaux de priorité et les marques routières (art. 27 al. 1 LCR et 68 al. 1 de l'ordonnance sur la signalisation routière [OSR]). Le feu rouge signifie "arrêt", alors que le feu vert signifie route libre (art. 68 al. 1bis et 2 OSR). Cette obligation vaut sans restriction. Il s'agit d'une prescription essentielle pour la sécurité du trafic (ATF 118 IV 84 consid. 2b = JdT 1992 I 759). Selon l'art. 100 al. 1 LCR, sauf disposition expresse et contraire de la loi, la négligence est aussi punissable. 3.2.4. L'atteinte à l'intégrité personnelle doit revêtir la forme de lésions corporelles graves ou simples au sens des articles 122 ou 123 CP. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). L’absence d’hématome ou de lésion organique ne suffit pas pour exclure la qualification de lésions corporelles simples. Encore faut-il que ces lésions (invisibles) ne soient pas insignifiantes ou sans importance (ATF 83 IV 42). Ont notamment été qualifiées de voies de fait des douleurs ressenties aux genoux par la victime d'un accident de voiture, malgré une persistance desdites douleurs au genou gauche à certains mouvements, notre Haute Cour ayant néanmoins précisé qu'il s'agissait d'un "cas limite" dans lequel il convenait de faire preuve de retenue (arrêt du Tribunal fédéral 1P.”
“Un coup de poing au visage donné avec une violence brutale propre à provoquer d'importantes meurtrissures, voire une fracture de la mâchoire, des dents ou de l'os nasal, doit être qualifiée de lésion corporelle simple ; de même de nombreux coups de poing et de pied provoquant chez l'une des victimes des marques dans la région de l'œil et une meurtrissure de la lèvre inférieure et chez l'autre une meurtrissure de la mâchoire inférieure, une contusion des côtes, des écorchures de l'avant-bras et de la main (ATF 134 IV 189 consid. 1.3 ; 119 IV 25 consid. 2a). 4.4. Selon l'art. 31 CP, le droit de porter plainte se prescrit par trois mois. Le délai court du jour où l'ayant droit a connu l'auteur de l'infraction. 4.5. 4.5. En l'espèce, les parties s'accordent sur le fait qu'une altercation est survenue entre elles le 10 ou le 11 août 2022 et qu'un coup, à tout le moins une gifle, a été porté par le mis en cause au recourant, ce qui est corroboré par les déclarations du frère du premier et par une voisine. Le recourant a de plus présenté plusieurs blessures, constatées médicalement. Ainsi, l'existence de lésions corporelles n'est pas remise en cause. Cela étant, il ne peut être retenu que ces lésions ont causé une atteinte grave à la santé du recourant, au sens de l'art. 122 CP. En effet, une tuméfaction et une déviation de l'os nasal ne revêtent pas la gravité nécessaire pour être considérées comme une lésion grave ou une mutilation, au sens de la jurisprudence sus-rappelée, pas plus qu'elles n'ont été de nature à mettre la vie du recourant en danger. La jurisprudence précitée qualifie par ailleurs expressément un coup de poing donné avec brutalité et la fracture du nez en résultant, de lésion corporelle simple. Par ailleurs, les pièces produites n'ont pas permis d'établir que le recourant aurait effectivement perdu une partie de l'odorat ni qu'il s'agirait d'une séquelle persistant à ce jour. La seule prise d'un rendez-vous chez une psychologue, près de deux ans après les faits ne permet également pas de retenir qu'il ferait face à des souffrances psychologiques importantes et permanentes. En effet, les explications du recourant selon lesquelles il ne dormirait pas bien et s'estimerait "traumatisé", ne permettent pas de retenir un lien suffisant avec la lésion, au vu du long laps de temps écoulé entre la prise du rendez-vous et celle-ci.”
“122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP), sont poursuivies sur plainte (art. 123 CP). Un hématome – qui résulte de la rupture de vaisseaux sanguins et laisse normalement des traces pendant plusieurs jours – constitue en principe une lésion corporelle simple (ATF 119 IV 25 consid. 2a; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1405/2017 du 10 juillet 2018 consid. 2.1 in fine). Il en va de même de blessures, meurtrissures, écorchures ou griffures, sauf si elles n’ont pas eu d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être, auquel cas il s'agit de voies de fait (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 3.5. En l'espèce, une altercation est survenue entre les parties, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2023, à l'issue de laquelle le recourant a présenté plusieurs blessures, constatées médicalement. Cela étant, aucun élément au dossier ne rend vraisemblable que ces lésions auraient causé une atteinte grave à sa santé, au sens de l'art. 122 CP. Au contraire, l'expertise médicale réalisée quelques heures après les faits constate que l'intéressé présentait des dermabrasions, des ecchymoses, des infiltrations hémorragiques de la sclère et une tuméfaction, principalement sur le côté gauche du visage, qui n'avaient pas mis en danger sa vie. En outre, rien ne permet de relier ces lésions corporelles aux pertes de mémoire et séquelles psychiques alléguées. Partant, conformément à la jurisprudence précitée, seules des lésions corporelles simples pourraient être retenues. Or, l'infraction en question est poursuivie sur plainte (art. 123 al. 1 CP). Le recourant a été entendu, à tout le moins, à quatre reprises, par les autorités pénales, dans les trois mois suivant les évènements du 14 et 15 janvier 2023 – les 15 et 16 janvier, le 16 mars et le 3 avril 2023 –. À ces occasions, il a pu s'exprimer et donner sa version des faits, y compris en français aux experts chargés de l'examiner. Par la suite, il s'est adressé, par écrit, à deux reprises, au Ministère public et a rédigé l'acte de recours.”
“wie der Beschwerdegegner 1 die Beschwerdeführerin – wie von ihr geltend gemacht – zu Boden wirft oder ob sie überhaupt zu Boden fällt. Weder die Aussagen der Parteien noch das Video lassen auf einen konkreten Tatablauf schliessen. Bezüglich des in der Beschwer- deschrift vorgebrachten Würgens ist zudem festzuhalten, dass die Beschwerde- führerin selber nicht ausgesagt hat, vom Beschwerdegegner 1 gewürgt worden zu sein. Auf die Frage hin, ob sie gewürgt worden sei, antwortete sie (vgl. Urk. 9/1/8/ 3 S. 27): "Wenn er mir die Hand um den Hals legt, ja, er legte seine Hand schon um meinen Hals." Damit beschreibt sie kein Würgen. Es fehlt ein mögliches Zu- drücken. Sodann ergeben sich, selbst wenn man davon ausgehen würde, dass die am 2. Januar 2021 bei der Beschwerdeführerin ärztlich festgestellten Verletzungen im Rahmen einer Auseinandersetzung zwischen ihr und dem Beschwerdegegner 1 entstanden wären, aus diesen keine Anhaltspunkte dafür, dass der Beschwerde- gegner 1 schwerwiegende Verletzungen im Sinne von Art. 122 StGB in Kauf ge- nommen hätte. Insbesondere kann aufgrund der gemäss Arztbericht am Kopf der Beschwerdeführerin festgestellten Rötung (vgl. Urk. 9/1/12/3 S. 2) nicht von einer - 11 - Heftigkeit des Zu-Boden-Schleuderns ausgegangen werden, die im konkreten Fall darauf schliessen liesse, dass der Beschwerdegegner 1 schwerwiegende Verlet- zungen in Kauf genommen hätte. Der Vorwurf der versuchten schweren (eventua- lvorsätzlichen) Körperverletzung lässt sich somit nicht anklagegenügend erstellen.”
Bei Zweckentfremdung gewöhnlicher Gegenstände (Umfunktionierung zur Waffe) gilt derselbe Massstab: Ein Gegenstand ist als gefährlich anzusehen, wenn sich aus der Art seiner Verwendung ergibt, dass er geeignet ist, Tod oder schwere Körperverletzungen zu verursachen. Die Beurteilung des gefährlichen Charakters richtet sich nach den konkreten Umständen des Gebrauchs und unterliegt dem pflichtgemässen Ermessen des Richters.
“2a/bb in JdT 2003 IV 151); un hématome, résultant de la rupture de vaisseaux sanguins, qui laisse normalement des traces pendant plusieurs jours, doit être qualifié de lésion corporelle (ATF 119 IV 25 consid. 2a). L'infraction est intentionnelle. L'auteur doit avoir agi avec conscience et volonté, le dol éventuel étant toutefois suffisant (Petit commentaire du code pénal, op. cit., N 12 ad art. 123 CP et les références citées). Par objet dangereux, le texte légal englobe tout objet qui, suivant les circonstances d'utilisation est de nature à causer facilement des blessures, voire même des atteintes importantes (ATF 111 IV 123, consid. 4; ATF 101 IV 285, JdT 1976 IV 138; arrêt du Tribunal fédéral 6S.151/2002 du 26 juin 2002, consid. 2.2). On parle ainsi d'objet dangereux lorsqu'un objet courant habituellement utilisé à des fins non agressives est détourné de sa destination usuelle et devient une arme par usage (ATF 96 IV 16, consid. 3, JdT 1970 IV 101; Petit commentaire du code pénal, op. cit., N 18 ad art. 123 CP). L'objet doit être propre à créer un risque de mort ou de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (ATF 101 IV 285; TF 6S.65/2002 du 26 avril 2002, consid. 3.2). Dans le cadre d'une affaire concernant les art. 224 à 226 CP, le Tribunal fédéral a opéré une distinction entre explosifs au sens de ces dispositions et objets dangereux. Il a ainsi exposé que des engins, même comprenant un élément explosif, qui dans leur emploi licite ne servent pas à des fins de destruction ou n'y sont pas destinés doivent être considérés comme des objets dangereux avec toutes les conséquences que cela comporte en cas d'usage délictueux (notamment l'application des dispositions sur les atteintes à l'intégrité corporelle) (ATF 104 IV 232 consid. 1a). 1.1.14. A teneur de l'art. 285 ch. 1 al. 1 aCP, celui qui, en usant de violence ou de menace, aura empêché une autorité, un membre d'une autorité ou un fonctionnaire de faire un acte entrant dans ses fonctions, les aura contraints à faire un tel acte ou se sera livré à des voies de fait sur eux pendant qu'ils y procédaient, sera puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire.”
“À titre d'exemples, la jurisprudence cite notamment tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191 et les références citées ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 3.1.2.2. L'art. 123 ch. 2 al. 1 CP prévoit que la poursuite a lieu d'office dans le cas aggravé, où l'auteur fait usage d'une arme ou d'un objet dangereux. Le caractère dangereux d'un objet se détermine en fonction de la façon dont il est utilisé (ATF 111 IV 123 consid. 4 p. 122 ; 101 IV 285, p. 286). Un objet sera considéré comme dangereux lorsqu'il est conçu de manière telle qu'utilisé comme arme, il est propre à provoquer les blessures que causerait une arme employée dans les mêmes conditions (ATF 96 IV 16 consid. 3b p. 19). L'objet doit être propre à créer un risque de mort ou de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (ATF 101 IV 285 p. 287 ainsi que les références doctrinales citées par l'arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3). La notion d'objet dangereux est vague, de sorte que le juge dispose d'un certain pouvoir d'appréciation. À titres d'exemples, le Tribunal fédéral a retenu la qualification d'objet dangereux pour une chope de bière lancée à la tête d'autrui (ATF 101 IV 285) ou un verre à cocktail d'une dizaine de centimètres (arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3), mais aussi pour un patin à glace lorsque l'auteur s'en sert pour frapper avec force la jambe d'une personne (ATF 111 IV 123). La jurisprudence cantonale a admis le caractère dangereux pour une canne de hockey maniée par un joueur expérimenté en direction du visage d'un autre joueur (RVJ 1986, p. 252), pour un appareil ménager de plusieurs kilos lancé au visage d'un tiers (PKG 1983 n. 14) ou encore pour le manche d'une pioche ou d'un balai dont l'auteur s'était servi pour donner des coups rageurs et aveugles (VAR 1946 p.”
“1 CP vise le cas où l'auteur des lésions corporelles simples a fait usage de poison, d'une arme ou d'un objet dangereux. La peine reste la même que celle prévue par l'art. 123 ch. 1 CP ; la seule différence par rapport à l'infraction de base est que la poursuite a lieu d'office (ATF 127 IV 97 consid. 1 b). Selon la jurisprudence, le caractère dangereux d'un objet se détermine en fonction de la façon dont il est utilisé (ATF 111 IV 123 ; ATF 101 IV 285 ; ATF 96 IV 16). Un objet sera considéré comme dangereux lorsqu'il est conçu de manière telle qu'utilisé comme arme, il est propre à provoquer les blessures que causerait une arme employée dans les mêmes conditions (ATF 96 IV 16 consid. 3b). C'est ainsi qu'un porte-plume est un instrument dangereux si l'on frappe la victime au visage avec sa pointe et qu'il ne l'est pas si l'on s'en sert comme d'une baguette (ATF 101 IV 285). D'après la doctrine dominante, l'objet doit être propre à créer un risque de mort ou de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (Trechsel/Pieth, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, Zurich/St Gallen 2013, n. 8 ad art. 123 CP ; Stratenwerth, Schweizerisches Strafrecht, Besonderer Teil I, 5e éd. 1995, n. 27 ad S 3, p. 66 ; dans ce sens, voir aussi ATF 101 IV 285). La notion d'objet dangereux est vague, de sorte que le juge dispose d'un certain pouvoir d'appréciation. A titre d'exemple, le Tribunal fédéral a retenu la qualification d'objet dangereux notamment pour une chope de bière lancée à la tête d'autrui (ATF 101 IV 285) et pour un patin à glace lorsque l'auteur s'en sert pour frapper avec force la jambe d'une personne (ATF 111 IV 123). 4.2.2 Aux termes de l'art. 128 CP, quiconque ne prête pas secours à une personne qu’il a blessée ou à une personne en danger de mort imminent, alors que l’on peut raisonnablement l’exiger de lui, étant donné les circonstances, quiconque empêche un tiers de prêter secours ou l’entrave dans l’accomplissement de ce devoir, est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.”
Bei der Prüfung von Art. 122 Abs. 3 StGB sind bei Kopf‑ und Gesichtsverletzungen die Gefährdung empfindlicher Organe und Nerven besonders zu berücksichtigen. Zahn‑ oder Kieferverletzungen sind restriktiv zu beurteilen; als «schwer» kommen sie nur in Betracht, wenn sie zu erheblichen Funktionsstörungen, dauerhaften Beeinträchtigungen oder chronischen Schmerzen führen. Anatomische Veränderungen (z. B. Zehenverkürzung) begründen nicht automatisch eine schwere Körperverletzung; entscheidend ist die Auswirkung auf Funktion und Integrität. Auch medizinisch indizierte und regelgerecht durchgeführte Eingriffe können unter Art. 122 Abs. 3 fallen, wenn sie eine dauerhafte oder erhebliche Beeinträchtigung mit langwierigen Leiden oder beträchtlichem Heilaufwand bewirken.
“Betreffend den Beschuldigten 1 a. Versuchte schwere Körperverletzung evtl. einfache Körperverletzung i. Rechtliche Grundlagen Den Tatbestand der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB erfüllt, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Art. 122 Abs. 1 StGB), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Art. 122 Abs. 2 StGB) oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Art. 122 Abs. 3 StGB). Weiter kann auf die zutreffenden rechtlichen Grundlagen der Vorinstanz verwiesen werden (pag. 1347 f.). ii. Vorprüfung unvollendete schwere Körperverletzung resp. Versuch Auf die zutreffenden rechtlichen Ausführungen der Vorinstanz kann verwiesen werden (pag. 1348 f.). Wie auch die Vorinstanz angenommen hat, ist das Mass einer einfachen Körperverletzung gemäss der Rechtsprechung zu Art. 123 StGB mit Blick auf die diversen Arztberichte und Fotos bei Weitem erfüllt. Die Straf- und Zivilklägerin erlitt eine Gehirnerschütterung, Knochenbrüche im Gesicht (mediale Orbitawand und eine Nasenbeinfraktur), schmerzhafte und tiefgehende Hautdurchtrennungen im Mundbereich, welche ihr normales Essen tagelang verunmöglicht haben und weiter auch Prellungen an Kopf, Gesicht, Hals, im oberen Brustbereich sowie an den Extremitäten. Die Verletzungen im Kopfbereich liegen im Bereich von heiklen resp. sensiblen Organen und Nerven (Urteile des BGer 6B_526/2020 vom 24. Juni 2021 E. 1.4 und 6B_529/2020 vom 14.”
“La notion de gravité doit être interprétée de manière restrictive vu la sanction sévère prévue par l'art. 122 ch. 1 CP. Dans une affaire de lésions dentaires, la Cour cantonale vaudoise a ainsi considéré qu'il n'y a pas mutilation, c'est-à-dire perte accidentelle ou ablation d'un membre ou d'une partie du corps, si ni la dent, ni la mâchoire n'ont été rendues impropres à leur fonction. La diminution de la vitalité de la mâchoire inférieure n'étant pas pathologique et le médecin-dentiste ne formulant aucune réserve pour l'avenir, on ne saurait voir une "grave" atteinte. Le polissage des dents et l'obturation en composite de l'angle mésial cassé de la dent 21 ne constituaient pas une infirmité ou une défiguration, en tout cas pas "grave", compte tenu de la qualité des travaux dentaires à l'époque actuelle, même si la pose éventuelle d'une couronne céramique n'était pas exclue (JdT 1988 IV p. 128). Le Tribunal fédéral a confirmé la qualification de lésions corporelles graves, sous l'angle de l'art. 122 al. 3 CP, pour une intervention dentaire injustifiée, ayant eu pour conséquence la détérioration de plusieurs dents saines, et ayant par ailleurs entrainé des difficultés masticatoires, la perte définitive et irrémédiable de l'émail, ainsi qu'une amputation du tissu de soutien de la mâchoire, traduisant une perte de hauteur d'occlusion, récupérable uniquement au moyen d'importants travaux de prothétique de toutes les dents mandibulaires. Depuis les interventions, le lésé était sujet à d'importantes douleurs quotidiennes, à savoir des céphalées, des nuchalgies ou cervicalgies et des douleurs de toute la sangle masticatoire. A chaque fois qu'il mangeait ou buvait, un choc, provoquant des douleurs, intervenait sur ses dents ayant perdu leur émail. Les douleurs ressenties étaient chroniques et ne pouvaient être diminuées qu'au prix d'un long traitement coûteux et complexe (arrêt du Tribunal fédéral 6B_447/2014 du 30 octobre 2014 consid. 3.2.2). 3.2.2. Il y a tentative lorsque l'auteur a réalisé tous les éléments subjectifs de l'infraction et manifesté sa décision de la commettre, alors que les éléments objectifs font, en tout ou en partie, défaut (ATF 140 IV 150 consid.”
“In einem Fall von Verkürzung der Zehen sei das Vorliegen einer schweren Körperverletzung nicht einmal zur Diskussion gestanden (BGE 124 IV 258). Eine Verkürzung der Zehen stelle eine Veränderung der Anatomie dar. Zudem sei bei einer Verkürzung der Zehen der mutilierende Effekt, also die Veränderung der körperlichen Integrität, ein zentraler Punkt. Die Veränderung der Anatomie könne auch eine Veränderung der Funktion des Fusses herbeiführen, währendem eine Hammerzehenoperation, also die Begradigung einer pathologisch gekrümmten Zehe, die ästhetische Anatomie wiederherstelle und die Funktion des Fusses als Ganzes erhalten bleibe. Die Hammerzehenoperation sei eine die Fehlstellung korrigierender Eingriff, während die Verkürzung einer Zehe ein ablativer Eingriff, also ein Eingriff, bei welchem ein Körperteil entfernt werde, darstelle. Die Operation von Hammerzehen stelle einen weniger schwerwiegenden Eingriff in die physische und psychische Integrität dar. Folglich sei die erforderliche Intensität zur Annahme einer schweren Körperverletzung nicht gegeben, womit die Anwendung der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB scheitere. Die fehlende Intensität zeige sich letztlich daran, dass die Beschwerdeführerin weder lange hospitalisiert noch lange arbeitsunfähig gewesen sei. Da das Vorliegen einer schweren Körperverletzung bereits am objektiven Tatbestand scheitere, sei auf den subjektiven Tatbestand nicht weiter einzugehen.”
“125 CP suppose la réalisation de trois conditions : une négligence, une atteinte à l'intégrité physique et un lien de causalité naturelle et adéquate entre ces deux éléments. Les interventions médicales réalisent les éléments constitutifs objectifs d'une lésion corporelle en tout cas si elles touchent à une partie du corps (par exemple lors d'une amputation) ou si elles lèsent ou diminuent, de manière non négligeable et au moins temporairement, les aptitudes ou le bien-être physiques du patient. Cela vaut même si ces interventions étaient médicalement indiquées et ont été pratiquées dans les règles de l'art (ATF 124 IV 258 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2 ; TF 6B_390/2018 du 25 juillet 2018 consid. 5.1). Des lésions corporelles sont graves notamment si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art 122 al. 1 CP), aura mutilé le corps d’une personne ou causé une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_907/2021 précité consid. 1.2 et les arrêts cités). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 précité consid. 1.2 et les arrêts cités). Toute atteinte à l'intégrité corporelle, même causée par une intervention chirurgicale, est ainsi illicite à moins qu'il n'existe un fait justificatif.”
Art. 122 StGB ist eine vorsätzliche Tatbestandsvariante; Vorsatz (auch dol éventuel) ist erforderlich. Blosse Schmerzen, medizinische Komplikationen oder blosse Hinweise auf eine unzweckmässige Behandlung begründen ohne konkrete Anhaltspunkte für einen Schädigungs- oder Inkaufnahmevorsatz nicht automatisch eine Qualifikation nach Art. 122 StGB.
“mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP), év. lésions corporelles graves (art. 122 CP), év. tentative de lésions corporelles graves (art. 22 CP cum art. 122 CP), év. lésions corporelles simples au moyen d'une arme (art. 123 al. 2 CP), év. tentative de lésions corporelles simples au moyen d'une arme (art. 22 cum art. 123 al. 2 CP), complicité de tentatives d'assassinat (art. 22 et 25 CP cum art. 112 CP), év. complicité de tentatives de meurtre (art. 22 et 25 CP cum art. 111 CP), év. complicité de tentative d'assassinat (art. 22 et 25 CP cum art. 112 CP) et complicité de mise en danger de la vie d'autrui (art. 25 CP cum art. 129 CP), év. complicité de tentative de meurtre (art. 22 et 25 cum art. 111 CP) et complicité de mise en danger de la vie d'autrui (art. 25 CP cum art. 129 CP), év. complicité de mise en danger de la vie d'autrui (art. 25 CP cum art. 129 CP), év. complicité de lésions corporelles graves (art. 25 CP cum art. 122 CP), év. complicité de tentative de lésions corporelles graves (art. 22 et 25 CP cum art. 122 CP), év. complicité de lésions corporelles simples au moyen d'une arme (art. 25 CP cum art. 123 al. 2 CP), év. complicité de tentative de lésions corporelles simples au moyen d'une arme (art. 22 et 25 CP cum art. 123 al. 2 CP), celles-ci étant également toutes des infractions intentionnelles – le dol éventuel étant suffisant – il serait aussi fastidieux qu’inutile d’examiner la réalisation de l’une d’entre elles. Il a été en effet retenu qu’il n’y avait aucune preuve sérieuse d’une intention quelconque de A.________ en lien avec l’une de ces infractions, ce que le Ministère public des mineurs n’a d’ailleurs pas fait, ayant conclu à ce que A.________ soit reconnu coupable de complicité de tentative d’assassinat et ayant axé sa plaidoirie sur cette infraction. V. Action civile”
“Il s'ensuit que des actes pénalement répréhensibles peuvent être atteints par la prescription avant qu'en survienne le résultat (ATF 134 IV 297 consid. 4.2 et les références citées). Le début de la prescription coïncide, en matière de lésions corporelles par négligence, avec le moment où l'auteur a agi contrairement à ses devoirs de prudence (ATF 122 IV 61 consid. 2a/aa; arrêts 6B_315/2016 du 1er novembre 2016 consid. 2.2; 6B_90/2014 du 29 janvier 2015 consid. 6.2). 3.5. En l'espèce, la recourante allègue souffrir d'une lésion des nerfs génitofémoraux apparue à la suite de son opération du 18 mai 2011, qu'elle qualifie de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP. À considérer que l'intensité "grave" serait acquise, cette infraction exige l'intention des auteurs. Or, la recourante ne saurait raisonnablement soutenir que c'est intentionnellement que les prévenus lui auraient occasionné la lésion dénoncée. À cet égard, elle s'est contentée de mentionner dans le "concerne" de sa plainte "lésions corporelles graves par dol éventuel (art. 122 CP)", sans autre explicitation. Ainsi, seul l'art. 125 CP peut entrer en ligne de compte. Or, l'action pénale est prescrite s'agissant des faits reprochés en lien avec l'opération du 18 mai 2011. En effet, le délai de sept ans sus-évoqué est arrivé à échéance au printemps 2018, sans qu'un jugement de première instance ne soit intervenu entre temps, les ordonnances de classement querellées ayant été rendues le 22 février 2022. La prescription étant acquise, il existe un empêchement de procéder définitif qui justifiait le classement, ce que les actes d'enquête proposés par la recourante ne saurait remettre en question. 4. La Chambre de céans n'étant pas liée par les motifs invoqués par les parties (art. 391 al. 1 let. a CPP), les classements déférés seront donc confirmés, par substitution de motifs (arrêts du Tribunal fédéral 6B_1335/2015 du 23 septembre 2016 consid. 2.3 et 1B_137/2012 du 25 juillet 2012 consid. 4.3). 5. La recourante, qui succombe, supportera les frais envers l'État, qui seront fixés en totalité à CHF 1'200.”
“Cette connaissance doit être suffisante pour permettre à l'ayant droit de considérer qu'il aurait de fortes chances de succès en poursuivant l'auteur, sans s'exposer au risque d'être attaqué pour dénonciation calomnieuse ou diffamation; de simples soupçons ne suffisent pas, mais il n'est pas nécessaire que l'ayant droit dispose déjà de moyens de preuve (ATF 126 IV 131 consid. 2a p. 132; arrêts du Tribunal fédéral 6B_441/2016 du 29 mars 2017 consid. 3.1 et les références; 6B_945/2008 du 23 janvier 2009 consid. 2.1). L'observation du délai de plainte fixé à l'art. 31 CP est une condition d'exercice de l'action publique (ATF 118 IV 325 consid. 2b p. 328/329), qui justifie un refus de mettre en œuvre la poursuite pénale lorsqu'elle n'est pas réalisée, ou le prononcé d'un non-lieu lorsque le juge d'instruction a procédé à des mesures d'instruction. 4.7. En l'espèce, la recourante allègue avoir subi des douleurs se traduisant dorénavant par un inconfort permanent à la suite de l'intervention dentaire litigieuse, qu'elle qualifie de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP, voire de lésions corporelles simples au sens de l'art. 123 ch. 2 al. 2 CP. Ces deux infractions exigent l'intention de l'auteur. Or, la recourante ne saurait raisonnablement soutenir que c'est intentionnellement que le prévenu lui aurait occasionné les douleurs dénoncées. Seul l'art. 125 CP peut donc entrer en ligne de compte. La recourante prétend que les lésions subies sont graves de sorte que l'infraction devrait être poursuivie d'office. Cela étant, sa vie n'a pas été mise en danger et elle n'a été ni mutilée ni défigurée, ni même n'a subi une incapacité de travail ou une infirmité permanente. Elle n'a pas non plus été victime d'une atteinte dont l'intensité est comparable aux lésions précitées. Certes, durant une longue période, d'importantes douleurs en lien avec le traitement effectué seraient apparues. Toutefois, elles n'ont engendré aucune complication nécessitant une hospitalisation ou un quelconque arrêt de travail. Par ailleurs, le traitement de "réhabilitation", auquel la recourante aurait recouru, n'a pas été un processus de guérison extraordinairement long l'obligeant à subir de multiples interventions chirurgicales dont les conséquences pourraient alors être qualifiées de graves.”
“Lorsque le recourant n'a subi aucun dommage du fait que le ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière au lieu d'une ordonnance de classement, il ne se justifie pas de l'annuler pour ce seul motif (arrêt TF 6B_875/2018 du 15 novembre 2018 consid. 2.2.2. et les réf. citées). 2.4. En l’espèce, il appert que, outre des missives au recourant, le Ministère public n’a fait que d’adresser un courrier le 4 janvier 2021 au Dr D.________, médecin traitant de A.________, afin qu’il réponde au questionnaire qu’il a établi concernant l’état de santé de son patient consécutivement à l’accident de travail survenu en 2011 à C.________. C’est alors sur la base de ce rapport médical que le Ministère public a rendu l’ordonnance de non-entrée en matière contestée. Au demeurant, le recourant n’évoque pas de préjudice ou désavantage qu’il aurait subi du fait que la procédure se soit terminée par une ordonnance de non-entrée en matière et la Chambre pénale n’en perçoit pas. Ainsi, même à supposer que les opérations menées par le Ministère public devaient être qualifiées d’actes d’instruction prohibant le prononcé d’une ordonnance de non-entrée en matière, rien ne justifierait d’annuler cette ordonnance, faute de préjudice. 3. 3.1. 3.1.1. Selon l’art. 122 CP, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale, sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Cette disposition décrit une infraction de résultat et de lésion (ATF 124 IV 53 consid. 2). Les éléments constitutifs de l’infraction sont au nombre de quatre, soit au plan objectif, un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, un lien de causalité entre les deux éléments précités, et sur le plan subjectif, l’intention (PC CP, 2e éd. 2017, art. 122 n. 2). L’art. 122 CP décrit une infraction de nature intentionnelle.”
“Auch hatte sie in der Zeit von 2015 bis 2017 mehrmals die Erfahrung gemacht, dass Schmerzen nach einer Operation nicht unbedingt verschwinden, sondern wieder kommen können. Insofern ist der Umstand, dass sie auch heute noch (meist belastungsabhängige) Schmerzen verspürt, nicht ausreichend, um eine schwere Körperschädigung i.S. von Art. 122 Abs. 3 StGB anzunehmen. Daran ändert das Vorbringen nichts, dass durch die behauptete Unnötigkeit des Eingriffs und das Hinderlich-Sein versteifter Zehen für den Golfsport zumindest Eventualvorsatz seitens des Beschuldigten anzunehmen wäre (pag. 06 034, Rz. 77): Im Verlaufseintrag vom 18. August 2017 (pag. 06 015) dokumentierte er plausibel das Gegenteil, nämlich dass er die gewählte Methode zur Hammerzehenkorrektur für die beste gehalten und dies mit Kollegen rückbesprochen hätte. Insofern kann aus dem «Aufheben» der Beugefunktion der Mittelgelenke der Zehen II-IV am linken Fuss der Beschwerdeführerin eindeutig nicht auf einen Verletzungsvorsatz i.S. von Art. 122 StGB geschlossen werden. Damit zielt offensichtlich auch das Argument ins Leere, dass sich die Vermutung der Inkaufnahme der schweren Körperverletzung erhärten würde, sollte der Beschuldigte zusätzlich von monetären Anreizen geleitet worden sein.”
“Sie ist nicht auf Gehhilfen angewiesen bzw. trägt die Schuheinlagen zumindest derzeit nicht (siehe Beschwerdeschrift, Rz. 23 sowie Beschwerdebeilage 5). Dem Vorbringen, ein Tatverdacht gegen den Beschuldigten ergebe sich aus der Einschätzung von Dr. F.________, welcher sowohl eine mangelnde Aufklärung wie auch eine falsch gewählte Operationsmethode attestiere (pag. 06 024, Rz. 44; pag. 06 029, Rz. 60 f.), kann nicht gefolgt werden. Weder eine fehlende Einwilligung noch eine unzweckmässig gewählte Operationsmethode allein vermögen einen Tatverdacht für eine schwere Körperverletzung zu begründen. Zur Beurteilung, ob eine schwere Körperverletzung vorliegt, ist es unerheblich, ob eine Einwilligung für den Eingriff vorlag und ob die Operationsmethode zweckmässig gewählt worden war, solange diese beiden Umstände objektiv nicht selbst den Schluss auf ein vorsätzliches, schwer schädigendes Handeln aufdrängen. Objektiv ergeben sich überdies keinerlei Hinweise auf eine Schädigungsabsicht im Sinne von Art. 122 StGB. Auch wenn dem Beschuldigten bewusst war, dass er die Zehen der Beschwerdeführerin versteifen und hierzu die Mittelgelenke entfernen würde, so geht aus den Akten hervor, dass er dies im Sinne einer erhofften (Wieder-)Ermöglichung des intensiven Golfspiels getan hatte (vgl. Verlaufseinträge vom 31. Mai 2017 und vom 18. August 2017, pag. 06 013 und pag. 06 015). Dabei ist es unerheblich, ob die Hammerzehen schon bei Dr. med. J.________ oder Dr. med. I.________ in Bezug auf das Golfspiel Thema waren oder nicht. In BGE 124 IV 258 wurde in einem ähnlichen Fall eine widerrechtliche Zehenverkürzung als einfache Körperverletzung gewertet, wobei die Frage einer schweren Körperverletzung nicht einmal diskutiert wurde. Konkret fassbare Hinweise, wonach der Beschuldigte durch den Eingriff das sportliche Fortkommen der Beschwerdeführerin hätte erschweren oder sogar verunmöglichen wollen, fehlen entsprechend gänzlich. Auch aus dem im Jahr 2020 festgestellten lmplantatebruch in der IV. Zehe kann nichts in Bezug auf eine schwere Körperverletzung abgeleitet werden.”
Stossartige oder multiple Messerstiche können, wenn sie zu Verletzungen führen, durch die die Lebenserhaltung des Verletzten in Gefahr gebracht wird (z. B. Hämopneumothorax), den Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 2 StGB erfüllen.
“Dans ce contexte, il est également reproché à : · G______ d'avoir tenté de tuer C______ en lui assénant intentionnellement, à tout le moins, cinq coups de couteau dans le dos, lui infligeant les lésions traumatiques suivantes : cinq plaies à bords nets au niveau du dos et de l'épaule droite, dont l'une au moins a provoqué un hémo-pneumothorax et une autre une fracture de l'acromion, un emphysème des tissus mous en région latéro-cervicale droite, des dermabrasions au niveau du front ainsi que des quatre membres, tout en envisageant et acceptant de tuer C______, lequel a survécu aux blessures infligées, subsidiairement, en agissant de la sorte, d'avoir intentionnellement blessé C______ de façon à mettre sa vie en danger, mutilé un organe important de ce dernier en lui causant un hémo-pneumothorax et de lui avoir ainsi intentionnellement fait subir une atteinte grave à son intégrité corporelle, faits qualifiés de tentative de meurtre (art. 22 cum 111 CP), subsidiairement de lésions corporelles graves (art. 122 al. 1, 2 et 3 CP) ; · à E______ d'avoir intentionnellement frappé A______, à quatre reprises au moins, et avec une force certaine, au moyen d'un objet contondant indéterminé, mutilant, à tout le moins, un organe important de la victime, soit son œil gauche, faits qualifiés de lésions corporelles graves (art. 122 al. 2 CP) ; · à C______ d'avoir, à tout au moins, donné un coup de poing au visage de E______ après l'avoir empoigné et amené au sol pour le maîtriser, lui causant ainsi tout ou partie des lésions traumatiques suivantes : plusieurs petites dermabrasions, la plupart infracentimétriques, au niveau du cuir chevelu, de l'oreille gauche, du nez à gauche, des membres supérieur et inférieur gauches, de l'épaule et du membre supérieur droits, dont une dermabrasion filiforme sur un doigt, faits qualifiés de lésions corporelles simples (art. 123 ch. 1 CP). B. Faits pertinents résultant du dossier de première instance Contexte a. C______ et M______, nièce de E______ et G______ ainsi que grande sœur de L______, ont formé un couple jusqu'en juin ou en juillet 2020, date à laquelle ils ont rompu en mauvais termes, s'accusant mutuellement d'infidélité. b. Le 17 août 2020, M______ a déposé plainte pénale contre C______ pour des faits de viol, contrainte et menaces. En substance, elle reprochait à son ex-compagnon de l'avoir, à la suite de leur rupture, menacée, notamment de mort, de même que sa famille et de l'avoir violée à deux reprises dans un hôtel à Genève en juillet 2020.”
Bei schweren Körperverletzungen (Art. 122 StGB) bildet der Tatrichter seine Überzeugung aufgrund der Gesamtschau konvergierender Beweismittel. Bei unklaren, aber nicht aussichtslos aufklärbaren Anhaltspunkten ist die Untersuchung fortzuführen, insbesondere wenn eine Verurteilung wahrscheinlicher oder gleich wahrscheinlich erscheint (in dubio pro duriore). Soweit die gesetzlichen Voraussetzungen erfüllt sind, können im Rahmen der Instruktion auch technische Überwachungsmittel zur Beweisgewinnung eingesetzt werden.
“Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.3). 2.1.2. Le juge du fait dispose d'un large pouvoir dans l'appréciation des preuves (ATF 120 Ia 31 consid. 4b). Confronté à des versions contradictoires, il forge sa conviction sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents. Les preuves doivent être examinées dans leur ensemble et l'état de fait déduit du rapprochement de divers éléments ou indices. Un ou plusieurs arguments corroboratifs peuvent demeurer fragiles si la solution retenue peut être justifiée de façon soutenable par un ou plusieurs arguments de nature à emporter la conviction (ATF 129 I 8 consid. 2.1 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_324/2017 du 8 mars 2018 consid. 1.1 ; 6B_1183/2016 du 24 août 2017 consid. 1.1 ; 6B_445/2016 du 5 juillet 2017 consid. 5.1). 2.2. L'art. 123 CP punit celui qui fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé qui ne peut être qualifiée de grave au sens de l'art. 122 CP. À titre d'exemples, la jurisprudence cite tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 et les arrêts cités). 2.3. L'art. 123 ch. 2 al. 6 CP indique que si l'auteur de l'infraction de lésions corporelles est le partenaire hétérosexuel ou homosexuel de la victime avec laquelle il fait ménage commun pour une durée indéterminée et que l'atteinte a été commise durant cette période ou dans l'année qui a suivi la séparation, la poursuite aura lieu d'office. La poursuite d'office de certaines infractions commises au préjudice du conjoint, dont les lésions corporelles simples, trouve sa justification dans le fait que par trop souvent les victimes de violences conjugales ne déposent pas de plainte pénale ou la retirent par peur de subir de nouveaux assauts, par culpabilité ou honte, pour des motifs de dépendance sociale, émotionnelle et économique, ou encore par espoir (Révision de l'art.”
“La procédure doit se poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en particulier en présence d'une infraction grave. En effet, en cas de doute s'agissant de la situation factuelle ou juridique, ce n'est pas à l'autorité d'instruction ou d'accusation mais au juge matériellement compétent qu'il appartient de se prononcer (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1; ATF 138 IV 86 consid. 4.1.2 et les références citées). En revanche, le Ministère public doit pouvoir rendre une ordonnance de non-entrée en matière dans les cas où il apparaît d’emblée qu’aucun acte d’enquête ne pourra apporter la preuve d’une infraction à la charge d’une personne déterminée (TF 6B_375/2020 précité ; TF 6B_541/2017 du 20 décembre 2017 consid. 2.2). 2.2.2 Selon l’art. 123 ch. 1 CP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé que celles énumérées à l’art. 122 CP sera, sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. L’art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. A titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1 et les réf. citées ; TF 6B_218/2019 du 27 juin 2019 consid. 1.1 ; TF 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 2.2.3 En vertu de l’art. 126 al. 1 CP, celui qui se sera livré sur une personne à des voies de fait qui n’auront causé ni lésion corporelle ni atteinte à la santé sera, sur plainte, puni d’une amende.”
“b) ou lorsqu'il est établi que certaines conditions à l'ouverture de l'action pénale ne peuvent pas être remplies ou que des empêchements de procéder sont apparus (let. d). Ces conditions doivent être interprétées à la lumière de la maxime "in dubio pro duriore", qui s'impose tant à l'autorité de poursuite qu'à l'autorité de recours durant l'instruction. Cette maxime exige qu'en cas de doute quant aux faits pertinents ou au droit applicable, le prévenu soit mis en accusation (ATF 138 IV 86 consid 4.1.1; arrêt du Tribunal fédéral 6B_874/2017 du 18 avril 2018 consid. 5.1). Face à des versions contradictoires des parties, il peut être exceptionnellement renoncé à une mise en accusation lorsqu'il n'est pas possible d'apprécier l'une ou l'autre version comme étant plus ou moins plausible et qu'aucun résultat n'est à escompter d'autres moyens de preuve (arrêt du Tribunal fédéral 6B_174/2019 du 21 février 2019 consid. 2.2 et les références citées). 4.2. Selon l'art. 122 al. 1 CP, une lésion corporelle est grave lorsque la victime a été blessée de façon à mettre sa vie en danger. L'art. 122 CP réprime également le comportement de celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, aura défiguré une personne de façon grave et permanente (al. 2), ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). La clause générale de l'alinéa 3 a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave.”
“Le ministère public peut utiliser des dispositifs techniques de surveillance aux fins de, notamment, observer ou enregistrer des actions se déroulant dans des lieux qui ne sont pas publics ou qui ne sont pas librement accessibles (art. 280 let. b CPP). L'utilisation de dispositifs techniques de surveillance est régie par les art. 269 à 279 CPP (art. 281 al. 4 CPP). Selon l'art. 269 al. 1 CPP, le ministère public peut ordonner la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication aux conditions suivantes : de graves soupçons laissent présumer que l'une des infractions visées à l'alinéa 2 a été commise (let. a) ; cette mesure se justifie au regard de la gravité de l'infraction (let. b) ; les mesures prises jusqu'alors dans le cadre de l'instruction sont restées sans succès ou les recherches n'auraient aucune chance d'aboutir ou seraient excessivement difficiles en l'absence de surveillance (let. c). Seules les infractions visées par le catalogue exhaustif de l'art. 269 al. 2 CPP peuvent justifier une surveillance. Au nombre de ces infractions figurent notamment les lésions corporelles graves (art. 122 CP) et la mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP). 2.4. À teneur de l'art. 179quater al. 1 CP, quiconque, sans le consentement de la personne intéressée, observe avec un appareil de prise de vues ou fixe sur un porteur d'images un fait qui relève du domaine secret de cette personne ou un fait ne pouvant être perçu sans autre par chacun et qui relève du domaine privé de celle-ci. 2.5. L'utilisation, par des particuliers, de caméras à des fins de protection des personnes ou de prévention d'actes de vandalisme tombe sous la loi fédérale du 19 juin 1992 sur la protection des données (LPD; RS 235.1) lorsque les images tournées montrent des personnes qui peuvent être identifiées. Selon l'art. 4 al. 2 LPD, le traitement de données doit être effectué conformément aux principes de la bonne foi et de la proportionnalité. La collecte de données personnelles et en particulier les finalités du traitement doivent être reconnaissables pour la personne concernée (art. 4 al. 4 LPD). La violation de ces principes constitue une atteinte à la personnalité (art.”
Bei der Prüfung der Tatbestandsvariante des Art. 122 Abs. 1 StGB ist konkret darzulegen, ob die Verletzung im Sinn von «lebensgefährlich» zu qualifizieren ist. Eine Vermischung der verschiedenen Tatbestandsvarianten oder eine unklare Begründung ist zu beanstanden.
“Die Vorinstanz beanstandet, dass der Rekurrent beim Tatbestand der schweren Körperverletzung die verschiedenen Tatbestandsvarianten vermische und die am nächsten liegende Tatbestandsvariante der lebensgefährlichen Verletzung nicht prüfe (Vernehmlassung Rz. 56). Der Rekurrent wendet dagegen ein, es möge zwar zutreffen, dass er das Adjektiv «lebensgefährlich» einmal an die falsche Stelle gesetzt habe. Abgesehen davon habe er aber nachgewiesen, dass er die Definitionen beherrsche (Replik Rz. 97). Dieser Einwand ist unbegründet. Mehrere Sätze in Rz. 61 der Lösung des Rekurrenten (Rekursbeilage 6) erwecken den Eindruck, dass er die Tatbestandsvarianten von Abs. 1 und 2 von Art. 122 StGB vermischt. Zudem prüft er nicht, ob die Verletzung von M als lebensgefährlich im Sinn von Art. 122 Abs. 1 StGB qualifiziert werden kann. Damit ist die Kritik der Vorinstanz berechtigt.”
Art. 122 Abs. 3 StGB kann verwirklicht werden, wenn schwere Körperverletzung vorsätzlich durch pflichtwidriges Unterlassen verursacht wird. Voraussetzung ist eine rechtliche Eingriffspflicht und dass es dem Pflichtigen möglich und zumutbar war, die Misshandlung zu verhindern oder Dritte (z. B. Nachbarn, Polizei, behandelnde Fachpersonen) einzuschalten.
“Vorwurf gemäss Anklageschrift (pag. 1727 ff.) 1) Schwere Körperverletzung (Art. 122 Abs. 3 StGB), vorsätzlich begangen durch pflichtwidriges Unterlassen in der Zeit von frühestens 14. November 2017 bis zum 15. Februar 2018 an der G.________(Strasse) in .________ Bern z.N. von () E.________, geb. 09.02.2010, wie folgt: Obwohl A.________ von Gesetzes wegen (Art. 296 ff. ZGB) dazu verpflichtet und es ihr auch möglich und zumutbar gewesen wäre, die Misshandlungen ihrer Tochter mit Hilfe von Dritten, namentlich der Nachbarn, der Kirche, der J.________, der sie im Spital AF.________ behandelnden Medizinpersonen oder der Polizei zu verhindern, duldete sie ohne dagegen einzuschreiten oder Hilfe zu holen, dass ihr Lebenspartner C.________ ihre gemeinsame Tochter E.________ fast täglich und z.T. über mehrere Stunden hinweg wiederholt mit ledernen Hosengürteln und Stromkabeln auf Rumpf und Extremitäten, mit offener Hand und Faust auf Rumpf und ins Gesicht schlug, sie mit Daumen und gekrümmtem Zeigefinger kombiniert mit einer Drehbewegung grossflächig an Armen und Beinen, namentlich an den Oberschenkeln kniff, ihren Kopf auf den Boden drückte, ihn festhielt und mit dem beschuhten Fuss dagegen trat, wenn sie nicht essen wollte, nach dem Essen oder Trinken erbrechen musste, bei den Turnübungen pausieren wollte oder nicht gehorchte.”
Bei Vorstrafen für schwere Gewaltdelikte (insbesondere schwere Körperverletzung nach Art. 122 StGB) kann die Anordnung und Durchsetzung ausschaffungsbezogener Massnahmen (Wegweisung, gegebenenfalls Ausschaffungshaft) wahrscheinlicher werden; die Durchführbarkeit des Vollzugs sowie dessen Verhältnismässigkeit (Eignung, Erforderlichkeit, Zumutbarkeit) sind zu prüfen.
“2 des Schweizerischen Strafgesetzbuchs vom 21. Dezember 1937 [StGB]). Massgebend ist dabei die Strafandrohung, nicht die konkret verhängte Strafe (BGr, 9. April 2018, 2C_260/2018, E. 4.3). 3.2.1 Während seiner vorläufigen Aufnahme in der Schweiz wurde der Beschwerdeführer mehrfach straffällig. Im Jahr 2011 wurde er wegen Vergehen gegen das Betäubungsmittelgesetz, 2015 wegen Drohung und versuchter Körperverletzung sowie wegen Vergehen gegen das Waffengesetz und mehrfacher Übertretung des Betäubungsmittelgesetzes verurteilt. Mit rechtskräftigem Urteil des Bezirksgerichts Zürich vom 31. August 2016 wurde der Beschwerdeführer sodann wegen qualifizierter Brandstiftung, schwerer Körperverletzung, versuchter Erpressung und einfacher Körperverletzung zu einer Freiheitsstrafe von 6 Jahren und 6 Monaten verurteilt. 3.2.2 Beim Tatbestand der qualifizierten Brandstiftung ist gemäss Art. 221 Abs. 2 StGB als Sanktion eine Freiheitsstrafe nicht unter drei Jahren vorgesehen. Der Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinn von Art. 122 StGB wird sodann mit einer Freiheitsstrafe von bis zu zehn Jahren bestraft. Es handelt sich mithin bei diesen Straftatbeständen um Verbrechen im Sinn von Art. 10 Abs. 2 StGB bzw. Art. 75 Abs. 1 lit. h AIG. Die Vorinstanz hat das Vorliegen des Haftgrunds nach Art. 76 Abs. 1 lit. b Ziff. 1 AIG folglich zu Recht bejaht. 3.2.3 Das Vorliegen des genannten Haftgrunds stellt der Beschwerdeführer denn auch nicht infrage. Zu prüfen sind im Folgenden indes die Vorbringen betreffend die Durchführbarkeit des Vollzugs sowie die Verhältnismässigkeit (Erforderlichkeit, Eignung und Zumutbarkeit) der Ausschaffungshaft. Als Erstes stellt der Beschwerdeführer die Durchführbarkeit des Wegweisungsverfahrens und damit dessen Eignung infrage. Sodann macht er geltend, die Wegweisung sei unzumutbar. 3.3 Die Ausschaffungshaft soll den Vollzug der Entfernungsmassnahme sicherstellen und muss deshalb ernsthaft geeignet sein, diesen Zweck zu erreichen, was nicht (mehr) der Fall ist, wenn die Weg- oder Ausweisung trotz der behördlichen Bemühungen nicht in einem dem konkreten Fall angemessenen Zeitraum vollzogen werden kann (BGE 130 II 56 E.”
“Ergebnis der Strafzumessung Zusammenfassend ist festzuhalten, dass der Beschuldigte für die ihm vorgeworfe- nen Straftaten mit einer Gesamtstrafe von 38 Monaten Freiheitsstrafe zu bestra- fen ist. V. Vollzug der Strafe Aufgrund der Höhe der Freiheitsstrafe kommt weder ein bedingter noch ein teilbe- dingter Vollzug in Betracht (vgl. Art. 42 und Art. 43 StGB). Die Freiheitsstrafe ist damit zu vollziehen. VI. Landesverweisung 1.Die rechtlichen Voraussetzungen der Anordnung und Dauer der Landesver- weisung bzw. des Absehens davon hat die Vorinstanz zutreffend und ausführlich dargestellt und es ist darauf zu verweisen (vgl. Urk. 64 S. 82 ff.). 2.Schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB und Angriff im Sinne von Art. 134 StGB sind Katalogtaten nach Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB, wobei auch der blosse Versuch einer Katalogtat von Art. 66a Abs. 1 StGB erfasst wird (vgl. BGE 144 IV 168 E. 1.4.1, Urteile des Bundesgerichts 6B_1024/2019 vom”
Bei einem einmaligen gefährlichen ärztlichen oder sonstigen Eingriff (z. B. eine einzelne Operation) liegt regelmässig eine einzige Tatseinheit vor; eine Qualifikation als wiederholte Tat oder als Tat in mehreren aufeinanderfolgenden Phasen ist nur bei einer ausdrücklichen oder impliziten gesetzlichen Grundlage für ein derartiges Verhalten gegeben (vgl. Quelle [0]). Für den Vorsatz nach Art. 122 StGB ist auf den Willensinhalt des Täters abzustellen; aus einem blossen Behandlungsentscheid oder aus den eingetretenen Folgen lässt sich Vorsatz nicht ohne konkrete, objektive Anhaltspunkte sicher folgern (vgl. Quelle [1]).
“C’est le cas lorsque le comportement défini par la norme présuppose par définition la commission d’actes séparés, tel que le brigandage, ou lorsque la norme définit un comportement durable se composant de plusieurs actes comme la gestion fautive. La commission d’actes séparés ou le comportement durable doivent expressément ou implicitement ressortir de la définition légale de l’infraction Dupuis et al. [éd.], Code pénal, Petit commentaire, 2e éd., Bâle 2017, n. 6 ad art. 98 CP). Tel n’est manifestement pas le cas des infractions des art. 123 et 125 CP. Une unité naturelle d'action est constituée par des actes séparés, mais qui procèdent d'une décision unique et apparaissent objectivement comme des événements formant un ensemble en raison de leur relation étroite dans le temps et l'espace (ATF 118 IV 91; Dupuis et al. [éd.], op. cit., n. 7 ad art. 98 CP). Il s’agit de la commission répétée d’infractions ou de la commission d’une infraction par étapes successives. Cette dernière notion doit être interprétée restrictivement (ATF 131 IV 83). En l’espèce, le comportement dangereux incriminé est celui par lequel le prévenu aurait provoqué, intentionnellement (art. 122 CP) ou par négligence (art. 125 CP), des lésions corporelles à la recourante. Ce comportement ne peut avoir eu lieu qu’une seule fois, lors de l’opération du 18 décembre 2013, qui a été précédée de l’intervention du 30 octobre 2013. Si c’est un comportement passif – une omission, par exemple un défaut d’information – qui était reproché au prévenu, celle-ci ne pourrait avoir eu lieu qu’avant l’opération. On ne voit pas en quoi l’opération du 18 décembre 2013 aurait pu consister en une commission répétée d’infractions ; on ne voit pas non plus en quoi il y aurait pu avoir commission d’une infraction par étapes successives. Au demeurant, la plaignante a toujours considéré que l’infraction qu’elle reproche au prévenu avait été commise le 18 décembre 2013, soit au moment de l’opération (cf. P. 4/1 et PV aud. 1). Elle s’est en effet plainte principalement du fait qu’elle avait été insuffisamment informée des risques de l’intervention. Les consultations qui ont eu lieu en 2014 n’étaient que des visites post-opératoires et elles doivent être considérées comme des conséquences de l’acte du 18 décembre 2013, au cours desquelles les fils ont été enlevés et les plaintes de la patiente examinées.”
“________ Prellmarken mit jeweils leichter Hämatomausbildung feststellen liessen; dies am Unterarm links mit Schwellung des Handgelenks, am Handgelenk rechts, an der Stirne frontal links, am Kopf okzipital links sowie am Rücken bzw. am Schulterblatt rechts. Entgegen den Ausführungen der Vorinstanz liegt vorliegend allerdings kein Bericht des IRM vor, welcher sich darüber aussprechen würde, ob die Verletzungen lebensbedrohlich waren oder ob diese folgenlos abheilen würden (S. 51 der erstinstanzlichen Urteilsbegründung, pag. 1373). Es kann jedoch festgehalten werden, dass die Verletzungen keine schwer entstellenden Narben oder bleibende, einschneidende Störungen hinterliessen. Es wurde auch kein Organ unbrauchbar gemacht. Die verschiedenen Verletzungen, welche D.________ zugefügt wurden, waren zwar schmerzhaft, die Beeinträchtigungen erforderten aber weder eine Hospitalisierung noch eine lange Behandlungs- oder Heilungszeit. Die Kammer stellt demnach in Übereinstimmung mit der Vorinstanz fest, dass der objektive Tatbestand von Art. 122 StGB nicht erfüllt ist. Dementsprechend ist nachfolgend zu prüfen, ob sich der Beschuldigte allenfalls der versuchten Tatbegehung strafbar gemacht hat. Zentral ist deshalb die Frage nach dem Willensinhalt des Beschuldigten, mit anderen Worten, ob er eine schwere Körperverletzung wollte (direkter Vorsatz) oder eine solche zumindest in Kauf nahm (Eventualvorsatz). Der Beschuldigte wurde dazu befragt, ob er wisse sei, welche Folgen ein Schlag mit einer Eisenkette gegen den Kopf eines Menschen haben kann. Darauf antwortete er einerseits, dass er es nicht wisse und andererseits, dass es nicht so gefährlich sein könne, da D.________ ja nicht zu Boden gefallen sei. Oberinstanzlich gab er sodann zu Protokoll, dass eine solche Einwirkung auf den menschlichen Körper eine Platzwunde zur Folge haben könnte. Vom Wissen des Beschuldigten lässt sich demnach mangels Vorliegens von konkret stringenten Aussagen nicht unbedacht auf seinen Willen schliessen. Deshalb muss gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung insbesondere auf die äusseren Umstände resp.”
Für den subjektiven Tatbestand von Art. 122 StGB genügt nach ständiger Rechtsprechung der Eventualvorsatz (dolus eventualis). Der Vorsatz muss sich dabei auf die schwere Schädigung selbst erstrecken (der Täter muss deren Verwirklichung für möglich halten und in Kauf nehmen). Trifft der Täter nur Vorsatz für einfache Körperverletzung, aber es treten schwere Verletzungen ein, so ist Art. 122 StGB grundsätzlich nicht schon dann erfüllt; in solchen Fällen kommen statt dessen die einschlägigen Bestimmungen (z. B. Art. 123 in Verbindung mit Art. 125) zur Anwendung. Für den Versuch von Art. 122 StGB genügt ebenfalls der Eventualvorsatz.
“L'alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (TF 6B_422/2019 précité consid. 5.1). Sur le plan subjectif, l'art. 122 CP définit une infraction de nature intentionnelle. Le dol éventuel suffit (TF 6B_388/2012 du 12 novembre 2012 consid. 2.2.1). L'intention de l'auteur doit en l'occurrence porter sur la gravité des lésions subies par la victime. Si l'intention de l'auteur ne porte que sur des lésions corporelles simples, mais que celui-ci cause néanmoins des lésions corporelles graves, ce dernier réalise les infractions de lésions corporelles simples intentionnelles (art. 123 CP) et graves par négligence (art. 125 al. 2 CP) en concours idéal parfait (ATF 134 IV 26 consid. 4). 4.3 4.3.1 Le premier juge a considéré que la victime avait « certes subi une incapacité de travail durant plusieurs semaines » mais qu’elle avait pu « reprendre ses activités professionnelles » et que si la perte de l’annulaire était « toujours douloureuse et inesthétique », elle pouvait mener une existence normale, car cela ne l’empêchait ni d’écrire, ni d’effectuer toutes les tâches du quotidien. Cette appréciation ne saurait être suivie.”
“Il importe peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective (ATF 145 IV 154 consid. 1). 3. 3.1.1. Se rend coupable de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP quiconque, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente, ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale. Les lésions corporelles simples sont par opposition définies par l'art. 123 CP comme des lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les lésions corporelles sont une infraction de résultat qui implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 134 IV 189 consid. 1.1). Il y a tentative lorsque l'auteur a réalisé tous les éléments subjectifs de l'infraction et manifesté sa décision de la commettre, alors que les éléments objectifs font, en tout ou en partie, défaut (art. 22 al. 1 CP ; ATF 140 IV 150 consid. 3.4 ; 137 IV 113 consid. 1.4.2 ; 131 IV 100 consid. 7.2.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1431/2020 du 8 juillet 2021 consid. 3.2). La tentative suppose toujours un comportement intentionnel, le dol éventuel étant toutefois suffisant. Il y a dol éventuel lorsque l'auteur tient pour possible la réalisation de l'infraction et l'accepte au cas où celle-ci se produirait, même s'il ne le souhaite pas (art. 12 al. 2 CP ; ATF 137 IV 1 consid. 4.2.3 ; 135 IV 152 consid. 2.3.2). Il faut donc qu'il existe un risque qu'un dommage puisse résulter de l'infraction, mais encore que l'auteur sache que ce danger existe (Wissensmoment) et qu'il s'accommode de ce résultat (Willensmoment), même s'il préfère l'éviter (cf.”
“2 und 3 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt, wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht, Subjektiv ist Vorsatz gefordert, wobei Eventualvorsatz genügt. Der Vorsatz muss sich auf die schwere Schädigung selbst beziehen. Gefordert ist indessen nicht, dass sich der Täter gerade die tatsächlich eingetretene Folge vorgestellt hat. Die Abgrenzung des Willensinhaltes gegenüber einem blossen Vorsatz auf einfache Körperverletzung einerseits oder gegenüber einem dolus eventualis auf Tötung des Opfers andererseits kann schwierig sein. Wie bei der einfachen Körperverletzung müssen deshalb nicht selten vom Tatvorgehen aus Rückschlüsse auf den Willensinhalt des Täters gezogen werden (Roth/Berkenmeier, in: Basler Kommentar, Strafrecht II, 4. Aufl. 2019, N. 25 zu Art. 122 StGB). Ein Versuch liegt vor, wenn der Täter, nachdem er mit der Ausführung eines Verbrechens oder Vergehens begonnen hat, die strafbare Tätigkeit nicht zu Ende führt oder der zur Vollendung der Tat gehörende Erfolg nicht eintritt oder dieser nicht eintreten kann (Art. 22 Abs. 1 StGB). Beim Versuch erfüllt der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale und manifestiert seine Tatentschlossenheit, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind (Urteil des Bundesgerichts 6B_45/2013 vom 18. Juli 2013, E. 1.3.4 mit Hinweisen). Beispielsweise sind Stiche mit einem Fleischmesser und einer Tranchiergabel gegen Bauch, Schulter, Gesäss, Rücken und Herzgegend, wenn das Opfer überlebt, als versuchte schwere Körperverletzung zu werten. Sie können zu lebensgefährlichen Verletzungen führen (Roth/Berkenmeier, a.a.O., N. 8 zu Art. 122 StGB mit Hinweisen). Wie beim vollendeten Delikt genügt auch beim Versuch der Eventualvorsatz (Niggli/Maeder, in: Basler Kommentar, Strafrecht II, 4. Aufl.”
“Versuch und Eventualvorsatz Ein Versuch liegt vor, wenn der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale erfüllt und seine Tatentschlossenheit manifestiert hat, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht wären (Trechsel/Geth, a.a.O., 4. Aufl. 2021, N 1 zu Vor Art. 22). Der subjektive Tatbestand von Art. 122 StGB erfordert Vorsatz im Sinne von Art. 12 Abs. 2 StGB (vgl. Roth/Berkemeier, a.a.O., N 25 zu Art. 122). Demnach begeht ein Verbrechen oder Vergehen vorsätzlich, wer die Tat mit Wissen und Willen ausführt, wobei vorsätzlich bereits handelt, wer die Verwirklichung der Tat für möglich hält und in Kauf nimmt (Eventualvorsatz). Nach bundesgerichtlicher Rechtsprechung liegt die Konstellation des Eventualvorsatzes vor, wenn der Täter den Eintritt des Erfolgs bzw. die Verwirklichung des Tatbestands für möglich hält, aber dennoch handelt, weil er den Erfolg für den Fall seines Eintritts in Kauf nimmt, sich mit ihm abfindet, mag er ihm auch unerwünscht sein. Ob der Täter die Tatbestandsverwirklichung in diesem Sinne in Kauf genommen hat, muss das Gericht bei Fehlen eines Geständnisses aufgrund der Umstände entscheiden. Dazu gehören die Grösse des dem Täter bekannten Risikos der Tatbestandsverwirklichung, die Schwere der Sorgfaltspflichtverletzung, die Beweggründe des Täters und die Art der Tathandlung.”
“Vorsätzlich begeht ein Verbrechen oder Vergehen, wer die Tat mit Wissen und Willen ausführt. Vorsätzlich handelt bereits, wer die Verwirklichung der Tat für möglich hält und in Kauf nimmt (Art. 12 Abs. 2 StGB). Eventualvorsatz, welcher zur Erfüllung des subjektiven Tatbestandes von Art. 122 StGB genügt, ist nach ständiger Rechtsprechung gegeben, wenn der Täter die Tatbestandsverwirklichung für möglich hält, aber dennoch handelt, weil er den Erfolg für den Fall seines Eintritts in Kauf nimmt, sich mit ihm abfindet, mag er ihm auch unerwünscht sein (BGE 147 IV 439 E. 7.3.1, 143 V 285 E. 4.2.2, 137 IV 1 E. 4.2.3; je mit Hinweisen). Die Abgrenzung zwischen Eventualvorsatz und bewusster Fahrlässigkeit kann im Einzelfall schwierig sein. Sowohl der eventualvorsätzlich als auch der bewusst fahrlässig handelnde Täter weiss um die Möglichkeit des Erfolgseintritts bzw. um das Risiko der Tatbestandsverwirklichung. Hinsichtlich der Wissensseite stimmen somit beide Erscheinungsformen des subjektiven Tatbestands überein. Unterschiede bestehen beim Willensmoment. Der bewusst fahrlässig handelnde Täter vertraut (aus pflichtwidriger Unvorsichtigkeit) darauf, dass der von ihm als möglich vorausgesehene Erfolg nicht eintreten, das Risiko der Tatbestandserfüllung sich mithin nicht verwirklichen werde.”
“Selon l’art. 122 CP, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale, sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Cette disposition décrit une infraction de résultat et de lésion (ATF 124 IV 53 consid. 2). Les éléments constitutifs de l’infraction sont au nombre de quatre, soit au plan objectif, un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, un lien de causalité entre les deux éléments précités, et sur le plan subjectif, l’intention (PC CP, 2e éd. 2017, art. 122 n. 2). L’art. 122 CP décrit une infraction de nature intentionnelle. Le dol éventuel suffit. L’auteur doit vouloir, au moins par dol éventuel, causer des lésions corporelles graves. Si le dol de ce dernier ne porte que sur des lésions corporelles simples et qu’il provoque néanmoins des lésions corporelles graves, il ne peut pas être puni par le biais de l’art. 122 CP, mais uniquement en application concurrente des art. 123 CP et 125 CP (PC CP, art. 122 n. 17). Si les premiers alinéas de l’art. 122 CP décrivent avec une certaine précision les atteintes subies, le troisième représente une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les hypothèses précédentes, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d’arrêt de travail (PC CP, art. 122 n. 15 et les réf. citées; CR CP II-Rémy, 2017, art.”
Psychische Spätfolgen können als (auch schwere) Schädigung der Gesundheit i.S.v. Art. 122 StGB zu qualifizieren sein. Für opferrechtliche Genugtuungsansprüche ist dabei die Kenntnis des Opfers bzw. der Zeitpunkt massgebend, in dem das Opfer erkennen konnte, dass es durch die Tathandlung schwer an der psychischen Gesundheit geschädigt wurde; dieser Zeitpunkt bestimmt den Beginn der Verwirkungsfrist.
“In einem mit den Bundesgerichtsurteilen 1C_498/2008 vom 9. Juli 2009 und 1C_140/2013 vom 23. Juli 2013 E. 4 beurteilten Fall wurde der Betroffene in den Jahren 1985 bis 1991 Opfer mehrfacher sexueller Handlungen mit Kindern (Art. 187 StGB) und mehrfacher sexueller Nötigung (Art. 189 StGB). Diese verursachten nach dem 1. Januar 1993 eine als schwere Körperverletzung (Art. 122 StGB) zu qualifizierende Schädigung der psychischen Gesundheit des Opfers (vgl. 1C_140/2013 vom 23. Juli 2013 E. 4, 1C_498/2008 vom 9. Juli 2009 Sachverhalt lit. A). Da das strafbare Verhalten vor dem Inkrafttreten des aOHG am 1. Januar 1993 erfolgte und die psychischen Spätfolgen kein Tatbestandselement der Sexualdelikte bildeten, lagen die Sexualdelikte ausserhalb des zeitlichen Anwendungsbereichs des aOHG (vgl. BGer 1C_498/2008 vom 9. Juli 2009 E. 5.2 f.). Folglich kam nur noch ein auf die Körperverletzung gestützter opferhilferechtlicher Genugtuungsanspruch in Betracht. Diesbezüglich stellte das Bundesgericht fest, dass die Verwirkungsfrist von Art. 16 Abs. 3 aOHG im Zeitpunkt begonnen habe, in dem das Opfer erkennen konnte, dass es infolge der von 1985 bis 1991 verübten sexuellen Übergriffe in seiner psychischen Gesundheit schwer geschädigt wurde (vgl. BGer 1C_140/2013 vom 23. Juli 2013 E. 5.4.3). Die schwere Schädigung der Gesundheit ist ein Tatbestandsmerkmal der schweren Körperverletzung.”
“Die Tatbestände der Körperverletzungen im Sinn von Art. 122 f. und Art. 125 StGB erfassen sowohl Beeinträchtigungen der körperlichen Integrität als auch der körperlichen und der geistigen Gesundheit (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Auflage 2019, Vor Art. 122 StGB N 12 f. und 15). Gemäss dem Arztbericht vom 29. Februar 2020 leidet der Rekurrent seit 1999 an einer posttraumatischen Belastungsstörung und einer rezidivierenden depressiven Störung (vgl. auch psychiatrisches Gutachten vom 7. September 2021 S. 8). Eine einfache Körperverletzung in der Form der Schädigung seiner psychischen Gesundheit hat der Rekurrent damit bereits im Jahr 1999 erlitten. Aufgrund des Arztberichts vom 29. Februar 2020 besteht auch kein Zweifel, dass diese Verletzung dem Rekurrenten seit 1999 bekannt gewesen ist. Folglich beurteilte sich ein Entschädigungsanspruch des Rekurrenten aus einer einfachen Körperverletzung zu seinem eigenen Nachteil ebenfalls nach dem aOHG (vgl. oben E. 2.1) und wäre ein solcher Anspruch ebenfalls verwirkt (vgl. oben E. 3.1 f.). Dies gälte selbst dann, wenn mit der Verschlechterung des Gesundheitszustands des Rekurrenten bzw. dem Eintritt seiner Arbeitsunfähigkeit und Invalidität eine neue zweijährige Verwirkungsfrist begonnen hätte (vgl. oben E.”
“In einem mit den Bundesgerichtsurteilen 1C_498/2008 vom 9. Juli 2009 und 1C_140/2013 vom 23. Juli 2013 E. 4 beurteilten Fall wurde der Betroffene in den Jahren 1985 bis 1991 Opfer mehrfacher sexueller Handlungen mit Kindern (Art. 187 StGB) und mehrfacher sexueller Nötigung (Art. 189 StGB). Diese verursachten nach dem 1. Januar 1993 eine als schwere Körperverletzung (Art. 122 StGB) zu qualifizierende Schädigung der psychischen Gesundheit des Opfers (vgl. 1C_140/2013 vom 23. Juli 2013 E. 4, 1C_498/2008 vom 9. Juli 2009 Sachverhalt lit. A). Da das strafbare Verhalten vor dem Inkrafttreten des aOHG am 1. Januar 1993 erfolgte und die psychischen Spätfolgen kein Tatbestandselement der Sexualdelikte bildeten, lagen die Sexualdelikte ausserhalb des zeitlichen Anwendungsbereichs des aOHG (vgl. BGer 1C_498/2008 vom 9. Juli 2009 E. 5.2 f.). Folglich kam nur noch ein auf die Körperverletzung gestützter opferhilferechtlicher Genugtuungsanspruch in Betracht. Diesbezüglich stellte das Bundesgericht fest, dass die Verwirkungsfrist von Art. 16 Abs. 3 aOHG im Zeitpunkt begonnen habe, in dem das Opfer erkennen konnte, dass es infolge der von 1985 bis 1991 verübten sexuellen Übergriffe in seiner psychischen Gesundheit schwer geschädigt wurde (vgl. BGer 1C_140/2013 vom 23. Juli 2013 E. 5.4.3). Die schwere Schädigung der Gesundheit ist ein Tatbestandsmerkmal der schweren Körperverletzung.”
Unmittelbare Lebensgefahr begründet nicht automatisch Eventualvorsatz zur Tötung. Damit die Inkaufnahme des Tötungserfolgs (Tötungsvorsatz) angenommen werden kann, sind neben der blossen Annahme einer unmittelbaren Lebensgefahr zusätzliche objektiv beachtliche Umstände erforderlich. Solche Umstände können namentlich vorliegen, wenn das Risiko in keiner Weise kalkulier- oder dosierbar ist und die geschädigte Person keinerlei Abwehrchance hat.
“Andernfalls würde ein auf unmittelbare Lebensgefahr gerichteter (Gefährdungs-)Vorsatz immer auch den Eventualvorsatz auf dessen Tötung in sich schliessen, sofern der Täter nicht annimmt, der drohende Erfolg könne durch sein eigenes Vorgehen oder das Verhalten eines anderen abgewendet werden, mit der Folge, dass sämtliche Straftatbestände, die tatbestandlich die vorsätzliche Herbeiführung einer (unmittelbaren) Lebensgefahr voraussetzen (vgl. Art. 122 Abs. 1, Art. 129 und 140 Ziff. 4 StGB), überflüssig würden (BGer 6B_1250/2013 vom 24. April 2015 E. 3.1 mit weiteren Hinweisen). Die Inkaufnahme des Tötungserfolgs (Tötungsvorsatz) ist daher von der «blossen» Inkaufnahme einer unmittelbaren Lebensgefahr (Gefährdungsvorsatz) zu unterscheiden. Liegt unmittelbare Lebensgefahr vor, kann noch nicht per se auch auf einen Tötungs-(eventual-)vorsatz geschlossen werden. Ist der Tötungserfolg lediglich als möglich, nicht aber als wahrscheinlich zu betrachten, müssen zusätzlich objektive Umstände für die Annahme sprechen, der Täter habe nicht nur das Risiko einer unmittelbaren Lebensgefahr im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB, sondern darüber hinaus ein Todesrisiko billigend in Kauf genommen (vgl. BGer 6B_1351/2016 vom 17. Mai 2017 E. 5; AGE SB.2020.101 vom 6. Oktober 2021 E. 4.3). Solche Umstände liegen namentlich vor, wenn der Täter das ihm bekannte Risiko in keiner Weise kalkulieren und dosieren kann und die geschädigte Person keinerlei Abwehrchancen hat (BGer 6B_1250/2013 vom 24. April 2015 E. 3.1).”
Eine "lebensgefährliche" Verletzung i.S.v. Art. 122 Abs. 1 StGB ist eine solche, die durch die Verletzung selbst ein konkretes, ernstlich wahrscheinliches Risiko des Todes begründet. Massgeblich ist die Natur der eingetretenen Verletzung und nicht primär das gefährliche Verhalten des Täters. Der Gefahrbegriff verlangt, dass sich die Möglichkeit des Todes derart verdichtet, dass ein tödlicher Verlauf ernstlich und dringlich wahrscheinlich wird; dies schliesst nicht aus, dass die Lebensgefahr latent vorliegen kann und nicht unbedingt ein unmittelbar bevorstehender Tod gegeben sein muss.
“Vor diesem Hintergrund ist auch die rechtliche Qualifikation der Verdachtslage in keiner Weise nachvollziehbar. Wie erwähnt, wird in der angefochtenen Verfügung der Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung bereits aus subjektiven Gründen verneint. Dem kann nicht gefolgt werden. Der schweren Körperverletzung macht sich namentlich schuldig, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Art. 122 Abs. 1 StGB). Die Lebensgefahr muss insofern eine unmittelbare sein, als dass ein Zustand herbeigeführt wurde, in dem sich die Möglichkeit des Todes dermassen verdichtet, dass sie zur ernstlichen und dringlichen Wahrscheinlichkeit wird. Die Lebensgefahr muss nicht notwendigerweise eine zeitlich unmittelbar akute sein. Massgebend ist vielmehr die erhebliche Wahrscheinlichkeit des tödlichen Verlaufs. In der Praxis kann Lebensgefahr vor allem im Zusammenhang mit Schädel-Hirn-Traumata sowie äusseren und inneren Blutungen vorkommen (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Aufl. 2019, Art. 122 N 5 StGB, mit Hinweisen). Subjektiv ist (Eventual-) Vorsatz erforderlich, der sich auf die Schwere der Verletzung beziehen muss. Ob der Täter die Tatbestandsverwirklichung in Kauf genommen hat, muss das Gericht bei Fehlen eines Geständnisses der beschuldigten Person aufgrund der Umstände entscheiden. Dazu gehören die Grösse des dem Täter bekannten Risikos der Tatbestandsverwirklichung, die Schwere der Sorgfaltspflichtverletzung, die Beweggründe des Täters und die Art der Tathandlung.”
“Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Les lésions corporelles graves constituent une infraction de résultat supposant une lésion du bien juridiquement protégé, et non une simple mise en danger. Il faut donc tout d'abord déterminer quelle est la lésion voulue (même sous la forme du dol éventuel) et obtenue (sous réserve de la tentative). Ce n'est qu'ensuite qu'il faut déterminer si ce résultat doit être qualifié de grave, afin de distinguer les hypothèses de l'art. 122 CP et celles de l'art. 123 CP (lésions corporelles simples). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247, 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, mais bien la nature de celle-ci (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). 3.2. L'art. 123 CP punit celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé, la poursuite ayant lieu d'office si l'auteur est le conjoint de la victime et que l'atteinte a été commise durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce. Cette infraction implique une atteinte importante à l'intégrité corporelle, comme l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid.”
“Plus précisément, pour qu’il y ait danger de mort au sens de l’art. 122 al. 1 CP, il faut que celui-ci soit causé par la blessure elle-même. La loi vise des lésions qui provoquent un état dans lequel le risque de décès n’est pas simplement possible d’un point de vue théorique, mais s’avère au contraire concret et sérieusement probable, sans pour autant qu’une issue fatale à brève échéance doive être envisagée. Un danger de mort latent suffit. Est déterminante l’existence d’une forte probabilité que les lésions infligées entraînent le décès de la victime, sans que ce danger doive être imminent. Est en outre sans influence le fait qu’une assistance médicale se trouvait à disposition, respectivement que la personne blessée a été prise en charge médicalement de manière rapide, ce qui aurait le cas échéant permis de lever rapidement le danger de mort (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 ; ATF 109 IV 18 consid. 2 ; Michel Dupuis et al., op. cit., nos 8-9 ad art. 122 CP ; Marc Rémy, in Commentaire romand, Code pénal II, 2017, no 5 ad art. 122 CP).”
Art. 122 erfasst neben Eingriffen in die körperliche Integrität auch Beeinträchtigungen der körperlichen und der psychischen (geistigen) Gesundheit. Soweit eine verletzungsbedingte Schädigung der psychischen Gesundheit bereits bekannt war, richtet sich der Beginn der (zweijährigen) Verwirkungsfrist nach dem Zeitpunkt, zu dem dem Geschädigten die Verletzung bekannt war; in einem solchen Fall kann ein Entschädigungsanspruch bereits verwirkt sein.
“Die Tatbestände der Körperverletzungen im Sinn von Art. 122 f. und Art. 125 StGB erfassen sowohl Beeinträchtigungen der körperlichen Integrität als auch der körperlichen und der geistigen Gesundheit (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Auflage 2019, Vor Art. 122 StGB N 12 f. und 15). Gemäss dem Arztbericht vom 29. Februar 2020 leidet der Rekurrent seit 1999 an einer posttraumatischen Belastungsstörung und einer rezidivierenden depressiven Störung (vgl. auch psychiatrisches Gutachten vom 7. September 2021 S. 8). Eine einfache Körperverletzung in der Form der Schädigung seiner psychischen Gesundheit hat der Rekurrent damit bereits im Jahr 1999 erlitten. Aufgrund des Arztberichts vom 29. Februar 2020 besteht auch kein Zweifel, dass diese Verletzung dem Rekurrenten seit 1999 bekannt gewesen ist. Folglich beurteilte sich ein Entschädigungsanspruch des Rekurrenten aus einer einfachen Körperverletzung zu seinem eigenen Nachteil ebenfalls nach dem aOHG (vgl. oben E. 2.1) und wäre ein solcher Anspruch ebenfalls verwirkt (vgl. oben E. 3.1 f.). Dies gälte selbst dann, wenn mit der Verschlechterung des Gesundheitszustands des Rekurrenten bzw. dem Eintritt seiner Arbeitsunfähigkeit und Invalidität eine neue zweijährige Verwirkungsfrist begonnen hätte (vgl. oben E.”
Beim Einsatz eines Messers oder bei sonstigen Handlungen mit offensichtlichem tödlichem Risiko kann Eventualvorsatz (dolus eventualis) häufig bejaht werden. Entscheidend sind die objektiv erhöhten Erfolgschancen und die konkreten Umstände des Handelns, namentlich die getroffene Körperregion (z. B. Brust- oder Bauchbereich), die Anzahl und Intensität der Treffer, die Art des Vorgehens (z. B. gezielte bzw. wuchtige Stiche) sowie die Dynamik und mangelnde Kontrollierbarkeit der Auseinandersetzung. Solche Umstände können die Eintrittswahrscheinlichkeit des Todes so deutlich erhöhen, dass der Täter den Erfolg ernstlich für möglich halten und in Kauf genommen haben muss.
“Er muss den Tod des Opfers nicht mit Gewissheit voraussehen, aber doch ernsthaft für möglich halten, und die Erfüllung des Tatbestands für den Fall, dass sie eintreten sollte, in Kauf nehmen bzw. sich damit abfinden, mag sie ihm auch unerwünscht sein. Eventualvorsatz ist zu bejahen, wenn sich der Eintritt des Erfolges als so wahrscheinlich aufdrängt, dass das Handeln vernünftigerweise nicht anders denn als Billigung des Erfolges ausgelegt werden kann. Je höher die Wahrscheinlichkeit des Erfolgseintritts ist, desto eher ist auf Inkaufnahme des Erfolges zu schliessen. Zu unterscheiden von der Inkaufnahme des Tötungserfolgs (Tötungsvorsatz) ist die «blosse» Inkaufnahme einer unmittelbaren Lebensgefahr (Gefährdungsvorsatz). Liegt unmittelbare Lebensgefahr vor, kann noch nicht per se auch auf einen Tötungs-(eventual-)vorsatz geschlossen werden. Ist der Tötungserfolg lediglich als möglich, nicht aber als wahrscheinlich zu betrachten, müssen zusätzlich objektive Umstände für die Annahme sprechen, der Täter hätte nicht nur das Risiko einer unmittelbaren Lebensgefahr i. S. v. Art. 122 Abs. 1 StGB, sondern darüber hinaus ein Todesrisiko billigend in Kauf genommen. Nur dann darf das Gericht vom Wissen des Täters auf dessen Willen schliessen. Solche Umstände sind bspw. darin zu sehen, dass der Täter das Tötungsrisiko in keiner Weise kalkulieren oder dosieren kann, das Ausbleiben des Erfolgs also zu einem grossen Teil von Glück und Zufall abhängig ist, oder das Opfer keinerlei Abwehrchancen hat (BSK StGB – Schwarzenegger, 4. Auflage 2019, N 7 f. zu Art. 111 StGB, m.w.H.). Dass Messerstiche in Brust und Bauch eines Menschen, den Tod zur Folge haben können, ist nach ständiger Rechtsprechung des Bundesgerichts für jedermann erkennbar und voraussehbar, in besonderem Masse bei "wuchtig und gezielt in den Bauch eines Widersachers" geführten Messerstichen (BGE 109 IV 5 E. 2; 6B_1240/2014 E. 3, Urteil 6B_148/2013 E. 4.4.). Weiter hat es festgehalten, dass ein Täter, der in einer dynamischen und aggressiven Auseinandersetzung mit einem Messer in den Bauch eines Menschen sticht, das hohe Risiko einer tödlichen Verletzung schafft (Urteil 6B_991/2015 E.”
“Auch hier weicht der Beschwerdeführer mehrfach vom vorinstanzlich festgestellten Sachverhalt ab, ohne dabei Willkür im angefochtenen Entscheid aufzuzeigen. Darauf kann nicht eingegangen werden. Die soeben wiedergegebenen Erwägungen der Vorinstanz zur rechtlichen Würdigung sind überzeugend. Demnach muss als allgemein bekannt vorausgesetzt werden, dass eine Verletzung in der Art, wie sie der Beschwerdeführer dem Privatkläger 2 beigebracht hat, lebensbedrohlich sein kann. Nachdem der Beschwerdeführer emotional aufgeladen das Messer willentlich im Rahmen einer kaum kontrollierbaren körperlichen Auseinandersetzung zum Einsatz brachte, hat er eine schwere Verletzung in Kauf genommen. Die Vorinstanz verletzt kein Bundesrecht, wenn sie gestützt auf die von ihr aufgezeigten Umstände den Eventualvorsatz bejaht. Dem Beschwerdeführer gelingt es nicht, darzulegen, inwiefern Bundesrecht verletzt sein sollte. Die Vorinstanz geht zu Recht davon aus, der Tatbestand von Art. 122 Abs. 1 StGB sei objektiv und subjektiv erfüllt. Entgegen der Behauptung des Beschwerdeführers verurteilt die Vorinstanz ihn zudem nicht gestützt auf Art. 122 Abs. 2 StGB. Seine diesbezügliche Kritik geht somit fehl.”
“Il y a tentative lorsque l'auteur a réalisé tous les éléments subjectifs de l'infraction et manifesté sa décision de la commettre, alors que les éléments objectifs font, en tout ou en partie, défaut (ATF 140 IV 150 consid. 3.4). La tentative de meurtre est donc retenue, lorsque l'auteur, agissant intentionnellement, commence l'exécution de cette infraction, manifestant ainsi sa décision de la commettre, sans que le résultat ne se produise. L'équivalence des deux formes de dol – direct et éventuel – s'applique à la tentative de meurtre (ATF 122 IV 246 consid. 3a ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1177/2018 du 9 janvier 2019 consid. 1.1.3). Il n'est ainsi pas nécessaire que l'auteur ait souhaité la mort de la victime, ni que la vie de celle-ci ait été concrètement mise en danger, ni même qu'elle ait été blessée pour qu'une tentative d'homicide soit retenue dans la mesure où la condition subjective de l'infraction est remplie (arrêt du Tribunal fédéral 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.2 s.). Il importe cependant que les coups portés aient objectivement exposé la victime à un risque de mort (arrêt du Tribunal fédéral 6B_86/2019 du 8 février 2019 consid. 2.1). 3.2. L'art. 122 al. 1 CP réprime celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger. 3.3.1. L'une des lésions occasionnées à F______ était de nature à mettre concrètement sa vie en danger et a nécessité une intervention chirurgicale en urgence absolue. Seule l'intercession rapide des secours a permis d'éviter une issue fatale. L'appelant a nié toute intention homicide, même s'il nourrissait des sentiments négatifs à l'encontre de sa victime. En revanche, il a maintenu avoir donné plusieurs coups de bas en haut ou de haut en bas, en direction de l'abdomen, mais sans viser, avec une lame de 5,5 cm. Le premier coup, assené subitement, a touché la partie supérieure de cette région du corps. Or, il est notoire que plusieurs organes vitaux se trouvent dans cette zone ou dans sa proximité immédiate. De même, un tel coup est à l'évidence susceptible de provoquer une hémorragie interne. Face à ces éléments, l'appelant ne peut qu'avoir envisagé et accepté l'éventualité de tuer sa victime, la survenance d'un tel résultat étant en l'espèce, au moment de son geste, si probable qu'il s'imposait nécessairement à son esprit.”
“Ils relatent au contraire unanimement qu’un couteau était dirigé lame contre la victime par le prévenu. Les explications du plaignant sont enfin corroborées par l’enregistrement audio au dossier et par les lésions constatées (P. 46). La lésion de défense au pouce peut s’expliquer par un geste d’écartement du couteau que la victime n’a pas exclu avoir fait. A l’opposé, le prévenu a varié dans ses déclarations, notamment au sujet d’un coup au thorax, qu’il n’a évoqué qu’après avoir lu les déclarations de son épouse. Même [...] ne confirme pas sa description donnée d’un B.________ se blessant lui-même avec le couteau tenu à trois mains. Enfin, il est également insolite que l’épouse du prévenu ait effacé la vidéo de l’altercation si celle-ci devait s’être déroulée conformément aux déclarations de son mari et qu’elle ait refusé de remettre son téléphone à la police en vue d’une extraction. Sur la base de ces faits, le Tribunal correctionnel a retenu l’infraction de lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 al. 1 CP, par dol éventuel, au stade de la tentative (art. 22 al. 1 CP). Les premiers juges ont considéré qu’en frappant à deux reprises, avec un couteau à bout pointu dont la lame fait plus de dix centimètres, sa victime dans la région épigastrique, il ne pouvait échapper au prévenu qu’il pouvait provoquer des lésions mettant la vie du plaignant en danger au vu du nombre important d’organes vitaux se trouvant dans cette région, ce que le prévenu admet d’ailleurs (PV aud. 5, l. 153 ss). Au vu de la manière d’agir de l’auteur, des deux coups assénés, de la partie du corps visée, de ses propos au moment des faits (« viens bâtard ») et du mobile futile l’ayant amené à agir, les premiers juges ont ainsi retenu qu’à tout le moins par dol éventuel, le prévenu avait su qu’il pouvait blesser sa victime de manière à mettre sa vie en danger et qu’il s’était accommodé de ce résultat. 4.2 Pour sa part, le prévenu a, à l’audience d’appel encore, dit admettre la matérialité des faits. Il a précisé cependant que la lame de son couteau faisait 13 cm (cf.”
Auch bei psychischen Erkrankungen kommt es für die Qualifikation als schwere Körperverletzung auf Dauerhaftigkeit an: Die Beeinträchtigung muss dauerhaft bzw. nicht auf kurze Zeit begrenzt sein. Anhaltspunkte hierfür können mehrere Monate bzw. eine über Monate bestehende Arbeitsunfähigkeit sein. Psychische Folgen können daher unter Art. 122 Abs. 2 (z. B. 'permanente Krankheit') oder — sofern sie nicht ausdrücklich von Abs. 2 erfasst sind, aber von vergleichbarer Schwere sind — unter Abs. 3 fallen.
“2 Le recourant expose qu'alors qu'il était en arrêt maladie à hauteur de 50 % depuis le 22 avril 2013, l'ancienne directrice de la CdC ne tenait pas compte des recommandations de son médecin et l'obligeait parfois à travailler plus que ce qui lui était recommandé. Son état de santé s'est détérioré et il a ensuite été en incapacité de travailler à hauteur de 100 % dès le 24 mars 2014 jusqu'en septembre 2015 (act. 1, p. 6 ss). À son avis, ces faits sont constitutifs de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 3 CP, infraction poursuivie d'office et dont la prescription est de 15 ans (art. 97 al. 1 let. b CP). 4.3 Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêts du Tribunal fédéral 6B_491/2021 du 23 mai 2022 consid. 2.1.1; 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1; 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'alinéa 3 de cette disposition définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid.”
“Une condamnation pour lésions corporelles par négligence au sens de l'art. 125 CP suppose la réalisation de trois conditions : une négligence, une atteinte à l'intégrité physique et un lien de causalité naturelle et adéquate entre ces deux éléments. Les interventions médicales réalisent les éléments constitutifs objectifs d'une lésion corporelle en tout cas si elles touchent à une partie du corps (par exemple lors d'une amputation) ou si elles lèsent ou diminuent, de manière non négligeable et au moins temporairement, les aptitudes ou le bien-être physiques du patient. Cela vaut même si ces interventions étaient médicalement indiquées et ont été pratiquées dans les règles de l'art (ATF 124 IV 258 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2 ; TF 6B_390/2018 du 25 juillet 2018 consid. 5.1). Des lésions corporelles sont graves notamment si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art 122 al. 1 CP), aura mutilé le corps d’une personne ou causé une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_907/2021 précité consid. 1.2 et les arrêts cités). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid.”
“1), aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d'une peine privative de liberté de six mois à dix ans (al. 4). Sur le plan objectif, l'art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l'intégrité physique ou à la santé, ainsi qu'un lien de causalité entre ces deux éléments; cette disposition définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l'auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in: Macaluso/ Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017, nn. 2-3 ad art. 122 CP). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid.”
Ein einmalig zielgerichteter Stich in den Oberkörper beziehungsweise in den Hals kann als Indiz dafür gewertet werden, dass der Täter mit lebensgefährlichem Vorsatz gehandelt hat und damit die Voraussetzungen von Art. 122 StGB (körperliche Verletzung, die das Leben gefährdet) erfüllen kann. Entsprechende Fälle des Bundesgerichts zeigen ferner, dass ein einzelner Stich unter Umständen auch den Beginn der Ausführung einer Tötungsabsicht und damit eine versuchte Tötung begründen kann, sofern die subjektiven Voraussetzungen vorliegen.
“La jurisprudence n'a pas limité la tentative de meurtre à celui qui vise le torse. Elle a également retenu qu'une tentative d'atteindre le cou de la victime impliquait un risque élevé de réalisation de l'infraction, c'est-à-dire la mort, risque reconnaissable à tout un chacun, et pouvait donc conduire à retenir que l'auteur ne pouvait ignorer le risque d'atteinte à la vie, risque qu'il acceptait (arrêts du Tribunal fédéral 6B_1035/2021 du 16 décembre 2021 consid. 2.4.2 ; 6B_935/2017 du 9 février 2018 consid. 1.3 ; 6B_264/2022 du 8 mai 2023 consid. 2.7). L'intention homicide peut être retenue lors d'un unique coup de couteau sur le haut du corps de la victime (arrêt du Tribunal fédéral 6B_148/2013 du 19 juillet 2013 consid. 2.4.2). Ce qui est déterminant est la volonté au moment où l'auteur porte les coups de couteau. Le fait qu'il a finalement renoncé à la commission de l'infraction n'influe pas sur sa volonté au moment de porter les coups de couteau (arrêt du Tribunal fédéral 6B_264/2022 du 8 mai 2023 consid. 2.8). 2.1.4. L'art. 122 CP sanctionne quiconque, intentionnellement, blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger. L'art. 123 CP sanctionne, sur plainte, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une atteinte autre que grave à l’intégrité corporelle ou à la santé (ch. 1). La poursuite a lieu d'office si l'auteur a fait usage du poison, d'une arme ou d'un objet dangereux (ch. 2). 2.2. En l'occurrence, l'appelant a asséné à l'intimé un coup de couteau au thorax, lui causant un hémo-pneumothorax sous tension. Il ne le conteste pas. Il souligne néanmoins, par la voix de son Conseil, que l'on ignore si le petit couteau à steak saisi au sol est à l'origine de cette blessure puisque son ADN ne s'y trouve pas. Il est vrai que l'examen du CURML s'avère non-concluant sur ce point. Du sang s'y trouve toutefois, tout comme le profil ADN de l'intimé. Quoi qu'il en soit, l'argument n'apparait pas décisif, ce que l'appelant concède, admettant s'être effectivement muni d'un "petit couteau de cuisine légèrement dentelé".”
“Il y a tentative au sens de l'art. 22 CP lorsque l'auteur a réalisé tous les éléments subjectifs de l'infraction et manifesté sa décision de la commettre, alors que les éléments objectifs font, en tout ou en partie, défaut (ATF 140 IV 150 consid. 3.4). Il y a donc tentative de meurtre, lorsque l'auteur, agissant intentionnellement, commence l'exécution de cette infraction, manifestant ainsi sa décision de la commettre, sans que le résultat ne se produise. L'équivalence des deux formes de dol – direct et éventuel – s'applique à la tentative de meurtre (ATF 122 IV 246 consid. 3a ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1177/2018 du 9 janvier 2019 consid. 1.1.3). Il n'est ainsi pas nécessaire que l'auteur ait souhaité la mort de la victime pour qu'une tentative d'homicide soit retenue dans la mesure où la condition subjective de l'infraction est remplie (arrêt du Tribunal fédéral 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.2 et 1.3). 2.1.4. Se rend coupable de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente, ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale. 2.1.5. On peut retenir l'intention homicide lors d'un unique coup de couteau sur le haut du corps de la victime (arrêts du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.2 ; 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.3 ; 6B_775/2011 du 4 juin 2012 consid. 2.4.2 ; 6B_829/2010 du 28 février 2011 consid. 3.2). Celui qui porte un coup de couteau dans la région des épaules et du buste lors d'une altercation dynamique doit en effet s'attendre à causer des blessures graves. L'issue fatale d'un coup de couteau porté dans la région thoracique doit être qualifiée d'élevée et est notoire (arrêts du Tribunal fédéral 6B_230/2012 du 18 septembre 2012 consid.”
Für die Qualifikation eines gefährlichen Tatmittels genügt das durch dessen konkrete Verwendung geschaffene Risiko einer Tötung oder einer schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB; das tatsächliche Eintreten schwerer Verletzungen ist hierfür nicht erforderlich. Ergibt sich hieraus, dass ein Gegenstand als gefährlich zu qualifizieren ist, führt der Gebrauch einer Waffe oder eines solchen Gegenstands zur Verfolgung von Amts wegen (Art. 123 Abs. 2 StGB).
“Versuchte einfache Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand Für den gezielten Wurf mit einer Plastikflasche in die Richtung der Polizeikräfte sprach das Strafgericht den Beschuldigten 1 der versuchten einfachen Körperverletzung mit einem gefährlichen Gegenstand schuldig. Ob ein Gegenstand gefährlich im Sinne von Art. 123 Ziff. 2 Abs. 2 StGB ist, hängt von der konkreten Art seiner Verwendung ab. Ein Gegenstand ist gefährlich, wenn er so verwendet wird, dass ein hohes Risiko einer Tötung oder einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB besteht. Ob tatsächlich schwere Verletzungen entstehen, ist für die Qualifikation der Gefährlichkeit des Gegenstands nicht entscheidend (BGE 111 IV 123 E. 4, 101 IV 285; BGer 6B_617/2019 vom 14. November 2019 E. 1.3.2, 6B_555/2018 vom 11. September 2018 E. 2.1.1, je m.w.H.). Eine schwere Verletzung gemäss Art. 122 StGB liegt u.a. vor bei einer lebensgefährlichen Verletzung (Abs. 1), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachung eines wichtigen Organs oder Gliedes eines Menschen (Abs. 2) oder bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Abs. 3). Der Vorsatz des Täters muss sich nur auf die Verwendung eines gefährlichen Gegenstands in diesem Sinne, nicht aber auf die Herbeiführung einer schweren Körperverletzung richten. Sofern keine schwere Verletzung eintritt und ein (Eventual-)Vorsatz hinsichtlich einer versuchten schweren Körperverletzung nicht nachweisbar ist, wird die Verwendung von leichteren und schweren Gläsern sowie von Glasflaschen als Wurf- oder Schlaginstrument gegen den Kopf bzw. das Gesicht einer Person regelmässig als einfache Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand qualifiziert (vgl. AGE SB.2022.30 vom 26. Februar 2024 E. 4.3 mit Hinweis auf die Rechtsprechung des Bundesgerichts sowie des Appellationsgerichts). Das Strafgericht ist im angefochtenen Urteil allerdings in dubio zum Schluss gelangt, dass es sich bei der Flasche, welche der Beschuldigte 1 in Richtung der Polizeibeamten geworfen hatte, nicht um eine Glas-, sondern um eine Plastikflasche gehandelt habe, was vorliegend zu bestätigen ist.”
“À titre d'exemples, la jurisprudence cite notamment tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191 et les références citées ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 3.1.2. L'art. 123 ch. 2 al. 1 CP prévoit que la poursuite a lieu d'office dans le cas aggravé où l'auteur fait usage d'une arme ou d'un objet dangereux. Le caractère dangereux d'un objet se détermine en fonction de la façon dont il est utilisé (ATF 111 IV 123 consid. 4 p. 122 ; 101 IV 285, p. 286). Un objet sera considéré comme dangereux lorsqu'il est conçu de manière telle qu'utilisé comme arme, il est propre à provoquer les blessures que causerait une arme employée dans les mêmes conditions (ATF 96 IV 16 consid. 3b p. 19). L'objet doit être propre à créer un risque de mort ou de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (ATF 101 IV 285 p. 287 ainsi que les références doctrinales citées par l'arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3). La notion d'objet dangereux est vague, de sorte que le juge dispose d'un certain pouvoir d'appréciation. À titres d'exemples, le Tribunal fédéral a retenu la qualification d'objet dangereux pour une chope de bière lancée à la tête d'autrui (ATF 101 IV 285) ou un verre à cocktail d'une dizaine de centimètres (arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3), mais aussi pour un patin à glace lorsque l'auteur s'en sert pour frapper avec force la jambe d'une personne (ATF 111 IV 123). En édictant l'art. 123 ch. 2 CP, le législateur n'a pas tenu compte du résultat, mais a voulu que l'auteur des lésions corporelles soit poursuivi d'office lorsqu'il avait utilisé une arme, du poison ou un objet dangereux, car le simple fait d'employer ces instruments le fait apparaître comme particulièrement dangereux, même si, dans le cas particulier, cet emploi n'a pas entraîné de graves blessures (ATF 96 IV 16 consid.”
“Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. A titre d'exemples, la jurisprudence cite notamment tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191 et les références citées ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). La poursuite a lieu d’office si l’auteur fait usage d’une arme ou d’un objet dangereux (art. 123 ch. 2 al. 1 CP). Un objet sera considéré comme dangereux lorsqu'il est conçu de manière telle qu'utilisé comme arme, il est propre à provoquer les blessures que causerait une arme employée dans les mêmes conditions (ATF 96 IV 16 consid. 3b p. 19). L'objet doit être propre à créer un risque de mort ou de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (ATF 101 IV 285 p. 287 ainsi que les références doctrinales citées par l'arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3). 3.1.3. Selon l'art. 22 CP, le juge peut atténuer la peine si l'exécution d'un crime ou d'un délit n'est pas poursuivie jusqu'à son terme ou que le résultat nécessaire à la consommation de l'infraction ne se produit pas ou ne pouvait pas se produire. Il y a tentative lorsque l'auteur a réalisé tous les éléments subjectifs de l'infraction et manifesté sa décision de la commettre, alors que les éléments objectifs font, en tout ou en partie, défaut (ATF 140 IV 150 consid. 3.4 p. 152). La tentative suppose toujours un comportement intentionnel. L'équivalence des deux formes de dol direct et éventuel s'applique également à la tentative (ATF 122 IV 246 consid. 3a p. 247 s. ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_139/2020 du 1er mai 2020 consid. 2.2). 3.1.4. La tentative de lésions corporelles graves par dol éventuel prime les lésions corporelles simples (arrêt du Tribunal fédéral 6B_954/2010 du 10 mars 2011, consid.”
Bei der Qualifikation nach Art. 122 StGB ist die Schwere der erlittenen Körperverletzung unter anderem anhand der Dauer des Spitalaufenthalts, von Bewusstlosigkeit, des Grades der Invalidität sowie der erlittenen Schmerzen zu beurteilen.
“Der Generalklausel des dritten Abschnitts von Art. 122 StGB vorgehend definiert die Bestimmung die schwere Körperverletzung als gegeben, wenn jemand lebensgefährlich verletzt, körperlich verstümmelt oder wenn jemandem ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar gemacht wird. Eine schwere Körperverletzung erleidet auch, wer aufgrund der Verletzung bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank wird oder wem das Gesicht arg und bleibend entstellt wird. Die andere schwere Schädigung des Köpers oder der körperlichen und geistigen Gesundheit eines Menschen gemäss dem dritten Abschnitt von Art. 122 StGB muss in ihrer Schwere mit den vorgenannten Beispielen vergleichbar sein. Zu berücksichtigen sind bei der Qualifikation der erlittenen Schwere einer Körperverletzung insbesondere die Dauer eines Spitalaufenthalts, der Bewusstlosigkeit oder der vollen oder teilweisen Arbeitsunfähigkeit sowie der Grad der Invalidität und der erlittenen Schmerzen (Trechsel/Geth, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Praxiskommentar StGB, 4. Auflage 2021, Art. 122 N 9).”
Art. 122 Abs. 3 bildet eine Generalklausel für sonstige schwere Schädigungen, die den in Abs. 1–2 genannten Tatbeständen in ihrer Bedeutung vergleichbar sind. Massgebliche Kriterien sind insbesondere: mehrmonatige Hospitalisation, lange und schwere Leidensdauer, monatelange Arbeitsunfähigkeit, die Komplexität und Dauer der Behandlung (z. B. vielfache chirurgische Eingriffe) sowie die Auswirkungen auf die Heilung, die Rekonvaleszenz und die Lebensqualität. Auch die Gesamtschau mehrerer zusammenwirkender Beeinträchtigungen kann die Qualifikation als schwere Schädigung rechtfertigen.
“PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, 2ème éd., Bâle 2019, n. 10a ad art. 310; L. MOREILLON/ A. PAREIN-REYMOND, Code de procédure pénale - Petit commentaire, 2ème éd., Bâle 2016, n. 1a ad art. 310). 2.2. L'art. 125 al. 1 CP réprime, sur plainte, le comportement de quiconque, par négligence, fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Si la lésion est grave, l'auteur est poursuivi d'office (art. 125 al. 2 CP). 2.3.1. Selon l'art. 122 CP, dans sa teneur antérieure au 1er juillet 2023, des lésions corporelles sont qualifiées de graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 3 CP représente une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (ATF 124 IV 53 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). 2.3.2. Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art.”
“oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3; seit dem 1. Juli 2023 lit. c). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel rechtfertigen (BGer 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2, 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2).”
“125 CP suppose la réalisation de trois conditions : une négligence, une atteinte à l'intégrité physique et un lien de causalité naturelle et adéquate entre ces deux éléments. Les interventions médicales réalisent les éléments constitutifs objectifs d'une lésion corporelle en tout cas si elles touchent à une partie du corps (par exemple lors d'une amputation) ou si elles lèsent ou diminuent, de manière non négligeable et au moins temporairement, les aptitudes ou le bien-être physiques du patient. Cela vaut même si ces interventions étaient médicalement indiquées et ont été pratiquées dans les règles de l'art (ATF 124 IV 258 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2 ; TF 6B_390/2018 du 25 juillet 2018 consid. 5.1). Des lésions corporelles sont graves notamment si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art 122 al. 1 CP), aura mutilé le corps d’une personne ou causé une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_907/2021 précité consid. 1.2 et les arrêts cités). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 précité consid. 1.2 et les arrêts cités). Toute atteinte à l'intégrité corporelle, même causée par une intervention chirurgicale, est ainsi illicite à moins qu'il n'existe un fait justificatif.”
“Damit übersieht er, dass die vorinstanzliche Sachverhaltsfeststellung nicht schon dann willkürlich ist, wenn eine andere Lösung oder Würdigung ebenfalls vertretbar oder gar zutreffender erscheint. Abgesehen davon ist die sorgfältige vorinstanzliche Beweiswürdigung ohnehin plausibler als die Version des Beschwerdeführers. Sodann wendet sich der Beschwerdeführer gegen die rechtliche Qualifikation seiner Tat als schwere Körperverletzung. Er macht geltend, eine abschliessende Beurteilung der Verletzungen sei nicht möglich, da B.________ rund zwei Jahre nach der Tat bei einer anderen Schiesserei getötet worden sei. Dabei übergeht er die überzeugende vorinstanzliche Erwägung, wonach offen bleiben kann, ob B.________ arbeitsunfähig geblieben wäre, wenn er am 8. Juni 2021 nicht erschossen worden wäre. Denn er sei wegen der geschilderten Beeinträchtigungen während zwei Jahren arbeitsunfähig gewesen. Mit Blick auf die langwierige Rekonvaleszenz und die psychischen Beeinträchtigungen bejaht die Vorinstanz eine schwere Körperverletzung auch gestützt auf die Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB. Der Beschwerdeführer übersieht, dass das Bundesgericht nur mit einer gewissen Zurückhaltung und nicht ohne Not von einer solchen Auffassung der Vorinstanz abweicht (BGE 129 IV 1 E. 3.2 S. 3; 115 IV 17 E. 2a und b; Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3). Jedenfalls kann entgegen dem Vorbringen des Beschwerdeführers nicht gesagt werden, dass eine Wiederaufnahme der Arbeit wahrscheinlich gewesen wäre.”
Der Einsatz gesundheitsschädlicher Stoffe (z. B. Ammoniak) kann, soweit dadurch schwere Gesundheitsschäden eintreten und der Täter dies vorsätzlich herbeiführt, den Tatbestand der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) erfüllen.
“Aufgrund seiner eigenen Aussagen ist schliesslich auch erstellt, dass A____ zur Tatzeit keine Neuroleptika zu sich nahm (vgl. dazu E. 5.6) bzw. offenbar keine Notwendigkeit der Einnahme solcher Medikamente bestand, was ebenfalls für einen (teilweise) erhaltenen Realitätsbezug spricht, was im Übrigen auch in seinem strategischen Aussageverhalten zum Ausdruck kommt (vgl. dazu E. 3.6.2.2). 3.7 Beweisergebnis Es ist nach dem zuvor Ausgeführten ohne ernsthaften Zweifel nachgewiesen, dass der Berufungskläger selbst die fragliche Matratze mit Ammoniakwasser getränkt und die Polizei zur Dingfestmachung eines vermuteten Einbrechers herbeigerufen hat. Ebenso ist erstellt, dass er die Polizisten ohne einen Hinweis auf das sich im Zimmer befindliche Ammoniak drängte, insbesondere das besagte Zimmer zu inspizieren. Das gesundheitsschädigende Potential von Ammoniak war ihm dabei bewusst. 4. Rechtliches 4.1 Tatbestand der einfachen Körperverletzung (mit Gift) 4.1.1 4.1.1.1 Art. 123 Ziff. 1 StGB erfasst alle Körperverletzungen, welche noch nicht als schwer im Sinne von Art. 122 StGB, aber auch nicht mehr als blosse Tätlichkeiten gemäss Art. 126 StGB zu werten sind. Die körperliche Integrität im Sinne einer Körperverletzung ist dann beeinträchtigt, wenn innere oder äussere Verletzungen oder Schädigungen zugefügt werden, die mindestens eine gewisse Behandlung und Heilungszeit erfordern, also etwa Knochenbrüche, auch wenn sie unkompliziert sind und verhältnismässig rasch und problemlos ausheilen, aber auch bereits Hirnerschütterungen, Quetschungen mit Blutergüssen und Schürfungen, sofern sie um einiges über blosse Kratzer hinausgehen. Auf blosse Tätlichkeiten ist umgekehrt dann zu erkennen, wenn Schürfungen, Kratzwunden, Quetschungen oder bloss blaue Flecken offensichtlich so harmlos sind, dass sie in kürzester Zeit vorübergehen und ausheilen. Auf eine Körperverletzung ist allerdings dann zu erkennen, wenn die bloss vorübergehende Störung des Wohlbefindens einem krankhaften Zustand gleichkommt, was zum Beispiel beim Herbeiführen eines Nervenschocks und dem Versetzen in einen Rausch- oder Betäubungszustand sowie dem Zufügen erheblicher Schmerzen der Fall sein kann (BGE 107 IV 40 E.”
Bestehende konstitutionelle oder psychische Prädispositionen des Opfers verhindern die Zurechnung nicht zwingend. Liegt durch das Täterverhalten eine derart erhebliche zusätzliche Ursache vor, dass sie als Hauptursache der eingetretenen Schäden gilt, und war dieses Verhalten nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge bzw. der allgemeinen Lebenserfahrung geeignet, die schweren Schäden herbeizuführen, so ist das Verhalten des Täters nicht nur conditio sine qua non, sondern auch adäquat kausal im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB.
“Dass der im Jahr 2013 erfolgte Messerangriff auf den Straf- und Zivilkläger möglicherweise ebenfalls mitursächlich war, vermag vorliegend den Kausalzusammenhang – wie bereits von der Vorinstanz richtigerweise dargelegt (pag. 371) – nicht zu unterbrechen. Selbst wenn der Straf- und Zivilkläger über eine konstitutionelle Prädisposition hinsichtlich psychischer Erkrankungen verfügt hätte, ist durch das Verhalten des Beschuldigten eine derart beachtliche andere Ursache hinzugekommen, dass diese als Hauptursache für die eingetretenen Schäden gelten muss. Im Übrigen musste der Beschuldigte gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung ohnehin mit einem Opfer rechnen, welches über eine gewisse Prädisposition verfügt. Das Verhalten des Beschuldigten war nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und der allgemeinen Lebenserfahrung geeignet, die eingetretenen Schäden zu bewirken. Demzufolge war das Verhalten des Beschuldigten nicht nur conditio sine qua non, sondern auch adäquat kausal für die beim Straf- und Zivilkläger eingetretene schwere Schädigung i.S.v. Art. 122 Abs. 3 StGB. Der objektive Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB ist somit erfüllt.”
Zwischen einer vorsätzlichen schweren Körperverletzung (Art. 122 Abs. 3 StGB) und der Unterlassung der Nothilfe (Art. 128 Abs. 1 StGB) kann Realkonkurrenz bestehen. Voraussetzung ist, dass die Unterlassung die Gefahr eines Erfolgs herbeiführt, der über den vom Täter in Kauf genommenen Verletzungserfolg hinausgeht, und dass sich die Hilfsbedürftigkeit des Opfers nicht allein aus der vorsätzlich herbeigeführten schweren Verletzung ergibt.
“387 hat das Bundesgericht festgehalten, dass der Täter, der jemandem vorsätzlich Verletzungen zufügt, die nicht ganz geringfügiger Natur sind, und das Opfer ohne die erforderliche Hilfe lässt, sich der einfachen Körperverletzung und der Unterlassung der Nothilfe im Sinne von Art. 128 StGB in Realkonkurrenz schuldig macht (BGE 111 IV 124 E. 2b; Urteil 1P.611/1999 vom 6. Dezember 1999 E. 2b). Dies ergibt sich daraus, dass der Täter den von Art. 123 StGB erfassten Deliktswillen mit den verursachten Verletzungen erfüllt hat. Wenn er das hilfsbedürftige Opfer zudem zurücklässt, geht er über den mit Art. 123 StGB erzielten Erfolg hinaus (BGE 111 IV 124 E. 2b). Ferner hat das Bundesgericht festgehalten, dass zwischen einer vorsätzlichen schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB und der Unterlassung der Nothilfe gemäss Art. 128 Abs. 1 erste Alternative StGB Realkonkurrenz besteht, wenn durch die Unterlassung der Nothilfe die Gefahr des Eintritts eines Erfolgs, der über den vom Täter in Kauf genommenen Verletzungserfolg hinausgeht, herbeigeführt wird, und deshalb die Hilfsbedürftigkeit des Opfers nicht allein in der vorsätzlich bewirkten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB begründet ist (Urteile 6P.113/2005 / 6S.352/2005 vom 25. März 2006 E. 8.4.2; 6S.391/2005 vom 25. März 2006 E. 4.4.2; vgl. Urteil 6B_1089/2017 vom 16. Mai 2018 E. 1.3 zur Abgrenzung zwischen einer fahrlässigen Körperverletzung und Unterlassung der Nothilfe).”
“Ferner hat das Bundesgericht festgehalten, dass der Täter, der jemandem vorsätzlich Verletzungen zufügt, die nicht ganz geringfügiger Natur sind, und das Opfer ohne die erforderliche Hilfe lässt, sich der einfachen Körperverletzung und der Unterlassung der Nothilfe im Sinne von Art. 128 StGB in Realkonkurrenz schuldig macht (BGE 111 IV 124 E. 2.b; Urteil 1P.611/1999 vom 6. Dezember 1999 E. 2.b). Dies ergibt sich daraus, dass der Täter den von Art. 123 StGB erfassten Deliktswillen mit den verursachten Verletzungen erfüllt hat. Wenn er das hilfsbedürftige Opfer zudem zurücklässt, geht er über den mit Art. 123 StGB erzielten Erfolg hinaus (BGE 111 IV 124 E. 2.b). Ferner hat das Bundesgericht festgehalten, dass zwischen einer vorsätzlichen schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB und der Unterlassung der Nothilfe gemäss Art. 128 Abs. 1 erste Alternative StGB Realkonkurrenz besteht, wenn durch die Unterlassung der Nothilfe die Gefahr des Eintritts eines Erfolgs, der über den vom Täter in Kauf genommenen Verletzungserfolg hinausgeht, herbeigeführt wird, und deshalb die Hilfsbedürftigkeit des Opfers nicht allein in der vorsätzlich bewirkten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB begründet ist (Urteile 6P.113/2005 und 6S.352/2005 vom 25. März 2006 E. 8.4.2; 6S.391/2005 vom 25. März 2006 E. 4.4.2; vgl. Urteil 6B_1089/2017 vom 16. Mai 2018 E. 1.3 zur Abgrenzung zwischen einer fahrlässigen Körperverletzung und Unterlassung der Nothilfe).”
Bei Grenzfällen ist eine Gesamtwürdigung vorzunehmen. Zu berücksichtigen sind namentlich das Ausmass und die Dauer der erlittenen Leiden, die Komplexität und Länge der medizinischen Behandlung (z. B. multiple Operationen), die Dauer der Heilung bzw. der Arbeitsunfähigkeit und der allgemeine Einfluss auf die Lebensqualität. Auch dauerhaft wahrnehmbare Entstellungen oder Narben können für die Qualifikation als schwere Körperverletzung sprechen.
“À teneur de l'art. 310 al. 1 let. a CPP, le ministère public rend immédiatement une ordonnance de non-entrée en matière s'il ressort de la dénonciation ou du rapport de police que les éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de l'action pénale ne sont manifestement pas réunis. Tel est le cas d'un défaut de plainte dans le délai de trois mois prescrit par l'art. 31 CP, s'agissant d'une infraction poursuivie uniquement sur plainte (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, 2ème éd., Bâle 2019, n. 10a ad art. 310; L. MOREILLON/ A. PAREIN-REYMOND, Code de procédure pénale - Petit commentaire, 2ème éd., Bâle 2016, n. 1a ad art. 310). 2.2. L'art. 125 al. 1 CP réprime, sur plainte, le comportement de quiconque, par négligence, fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Si la lésion est grave, l'auteur est poursuivi d'office (art. 125 al. 2 CP). 2.3.1. Selon l'art. 122 CP, dans sa teneur antérieure au 1er juillet 2023, des lésions corporelles sont qualifiées de graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 3 CP représente une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.”
“L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2). Les lésions corporelles sont considérées comme graves notamment si le corps, un membre ou un organe important est mutilé. Le terme de mutilation ne recouvre pas seulement la perte ou la destruction totale d'une fonction du corps humain. Il comprend également la sévère dégradation ou l'atteinte durable et irréversible d'un membre ou d'un organe, ledit membre ou organe étant ainsi atteint dans son fonctionnement. Les membres importants comprennent, notamment, les bras, les jambes, les mains, les pieds, les coudes, les épaules et les genoux (Marc Rémy in : Macaluso et al. [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, Bâle 2017, n° 6 ad art. 122 CP et les références citées). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2). Il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383 ; TF 6B_491/2021 du 23 mai 2022 consid. 2.1.1 et les références citées). Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (TF 6B_491/2021 précité consid.”
“4) ainsi qu'une longue et fine cicatrice du front au bout du nez et immédiatement perceptible, quatre ans et demi après les faits, en dépit du maquillage, par une personne située à une distance de 1m20 (arrêt du Tribunal fédéral 6B_907/2021 du 24 novembre 2021, c.1.3 et 1.4). Ne constituaient en revanche pas de telles lésions des douleurs de la mâchoire persistant malgré de plusieurs traitements, étant précisé que la victime n'avait pas été hospitalisée (arrêt du Tribunal fédéral 6B_514/2019 du 8 août 2019, c. 2.). L'infraction est intentionnelle et le dol éventuel suffit (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p.156). 1.1.3. L'art. 123 al. 1 CP punit, sur plainte, d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire quiconque, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. A teneur de l'art. 123 al. 2 § 2 CP, la peine sera une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire et la poursuite aura lieu d'office si le délinquant a fait usage du poison, d'une arme ou d'un objet dangereux. L'art. 123 CP concerne les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Une lésion corporelle existe dès qu'une action directe sur le corps humain, sous l'effet d'un choc ou au moyen d'un objet, a pour conséquence d'en dégrader l'état, à savoir notamment une fracture, une coupure, un hématome (Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, Berne 2010, n.7 ad 123 CP). A titre d'exemples, la jurisprudence cite tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 et les arrêts cités). Il en va de même d'un hématome visible pendant plusieurs jours, provoqué par un coup de poing dans la figure, dans la mesure où une telle marque est la conséquence de la rupture d'un vaisseau sanguin, dommage qui est une lésion du corps humain, même si elle est superficielle et de peu d'importance (ATF 119 IV 25 consid. 2a p. 27). La jurisprudence évoque également le cas de fractures sans complication et guérissant complètement (Dupuis et al.”
Einstellung: Auch bei (schwerer) fahrlässiger Körperverletzung kann die Staatsanwaltschaft das Verfahren einstellen. Verjährung: Zu beachten sind die Verjährungsfristen; so verjährt die Strafverfolgung bei einer angedrohten Höchststrafe von drei Jahren in 10 Jahren (Art. 97 Abs. 1 lit. c StGB), was Verfahrensentscheidungen beeinflussen kann.
“Die für die Montage der Holzrampe verantwortliche Person hat nach dem Gesagten mit überwiegender Wahrscheinlichkeit eine rechtswidrige fahrlässige Körperverletzung an der Beschwerdeführerin 1 begangen. Dass es sich dabei um eine schwere Körperverletzung nach Art. 125 Abs. 1 i.V.m. Art. 122 StGB handelt, ist offenkundig und unbestritten. Wer fahrlässig einen Menschen am Körper oder an der Gesundheit schädigt, wird mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe bestraft (Art. 125 Abs. 1 StGB). Die Strafverfolgung verjährt, wenn die für die Tat angedrohte Höchststrafe eine Freiheitsstrafe von drei Jahren ist, in 10 Jahren (Art. 97 Abs. 1 lit. c StGB). Es ist somit nachvollziehbar, dass die Staatsanwaltschaft Zürich-Limmat das Strafverfahren einstellte und dass die Beschwerdeführenden dies akzeptierten, weshalb daraus entgegen dem Beschwerdegegner (E. 2.2) nichts zu ihren Ungunsten abgeleitet werden kann.”
Für Eventualvorsatz nach Art. 122 Abs. 3 StGB genügt, dass der Täter es für möglich hätte halten müssen, eine schwere psychische Schädigung herbeizuführen; dabei ist nicht erforderlich, dass er sich die konkreten eingetretenen psychischen Folgen genau vorgestellt hat. Nach der Rechtsprechung kann bereits eine geringe, aber bestehende Wahrscheinlichkeit solcher schwerer psychischer Folgen genügen.
“Es sei nicht erforderlich, dass sich der Täter genau diejenigen Folgen vorgestellt habe, die eingetreten seien. Gestützt auf das Beweisergebnis sei deutlich, dass der Beschuldigte es für möglich habe halten müssen, den Straf- und Zivilkläger schwer schädigen zu können. Es sei nicht dermassen unwahrscheinlich, dass jemand durch einen solchen Vorfall ein schweres Trauma erleide und dieses daher nicht mehr der Handlung des Beschuldigten zugerechnet werden könne. Vorliegend habe der Beschuldigte im Dunkeln auf den Straf- und Zivilkläger eingeschlagen und dieser habe Todesangst erlitten. Dem Beschuldigten habe klar sein müssen, dass er den Straf- und Zivilkläger damit nicht nur körperlich, sondern auch psychisch schwer schädigen könne. Er könne sich nicht auf den Standpunkt stellen, das seelische Leid des Straf- und Zivilklägers sei nicht vorhersehbar gewesen. Demnach habe er mit Eventualvorsatz gehandelt und sei nach Art. 122 Abs. 3 StGB schuldig zu sprechen. Auch der Straf- und Zivilkläger stellte sich ebenfalls auf den Standpunkt, dass der subjektive Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB vorliegend erfüllt sei. So habe die Vorinstanz zutreffend erwogen, dem Beschuldigten habe bewusst sein müssen, dass durch sein Handeln auch psychische Folgen ausgelöst werden könnten, wie dies der Fall gewesen sei. Weiter werde von der Vorinstanz ausgeführt, dass es nicht unüblich und nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge erklärbar sei, dass ein Opfer nach einem körperlichen Übergriff eine psychische Belastungsphase haben könne. Die Auffassung der Vorinstanz, wonach die Heftigkeit der Reaktion angeblich derart unüblich sei, dass diese nicht mehr adäquat kausal sei, sei schlicht falsch. Der Beschuldigte habe zwar nicht wie ein Facharzt der Psychiatrie abschätzen können, welche Folgen eintreten könnten, es reiche jedoch, wenn dem Beschuldigten im Grundsatz bewusst gewesen sei, dass eine psychische Schädigung auftreten könnte. Es könne keine Rolle spielen, wie hoch die Wahrscheinlichkeit sei, dass jemand so reagiere. Es reiche auch nur eine geringe, aber intakte Wahrscheinlichkeit. Der Straf- und Zivilkläger sei am frühen Morgen aus dem Nichts verprügelt worden und dies könne durchaus zu einem längeren Heilungsverlauf führen.”
“Es sei nicht erforderlich, dass sich der Täter genau diejenigen Folgen vorgestellt habe, die eingetreten seien. Gestützt auf das Beweisergebnis sei deutlich, dass der Beschuldigte es für möglich habe halten müssen, den Straf- und Zivilkläger schwer schädigen zu können. Es sei nicht dermassen unwahrscheinlich, dass jemand durch einen solchen Vorfall ein schweres Trauma erleide und dieses daher nicht mehr der Handlung des Beschuldigten zugerechnet werden könne. Vorliegend habe der Beschuldigte im Dunkeln auf den Straf- und Zivilkläger eingeschlagen und dieser habe Todesangst erlitten. Dem Beschuldigten habe klar sein müssen, dass er den Straf- und Zivilkläger damit nicht nur körperlich, sondern auch psychisch schwer schädigen könne. Er könne sich nicht auf den Standpunkt stellen, das seelische Leid des Straf- und Zivilklägers sei nicht vorhersehbar gewesen. Demnach habe er mit Eventualvorsatz gehandelt und sei nach Art. 122 Abs. 3 StGB schuldig zu sprechen. Auch der Straf- und Zivilkläger stellte sich ebenfalls auf den Standpunkt, dass der subjektive Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB vorliegend erfüllt sei. So habe die Vorinstanz zutreffend erwogen, dem Beschuldigten habe bewusst sein müssen, dass durch sein Handeln auch psychische Folgen ausgelöst werden könnten, wie dies der Fall gewesen sei. Weiter werde von der Vorinstanz ausgeführt, dass es nicht unüblich und nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge erklärbar sei, dass ein Opfer nach einem körperlichen Übergriff eine psychische Belastungsphase haben könne. Die Auffassung der Vorinstanz, wonach die Heftigkeit der Reaktion angeblich derart unüblich sei, dass diese nicht mehr adäquat kausal sei, sei schlicht falsch. Der Beschuldigte habe zwar nicht wie ein Facharzt der Psychiatrie abschätzen können, welche Folgen eintreten könnten, es reiche jedoch, wenn dem Beschuldigten im Grundsatz bewusst gewesen sei, dass eine psychische Schädigung auftreten könnte. Es könne keine Rolle spielen, wie hoch die Wahrscheinlichkeit sei, dass jemand so reagiere. Es reiche auch nur eine geringe, aber intakte Wahrscheinlichkeit. Der Straf- und Zivilkläger sei am frühen Morgen aus dem Nichts verprügelt worden und dies könne durchaus zu einem längeren Heilungsverlauf führen.”
Prozesshinweis: Wird Art. 122 StGB in Anklageschrift oder Anträgen erwähnt, sollte dies konkretisiert werden (Angabe von Absatz/Ziffer). Bei frühem hinreichendem Tatverdacht auf eine versuchte oder vollendete schwere Körperverletzung ist die Staatsanwaltschaft ab Anordnung erster Zwangsmassnahmen darauf bedacht zu sein, dass der Beschuldigte eine Verteidigung ernennt oder eine amtliche Verteidigung zu bestellen ist; eine solche Bestellung kann in Betracht fallen.
“Weiter sei ein doppelter Instanzenzug vorgesehen, bevor man ans Bundesgericht (welches nicht Sachverhaltsinstanz sei) gelangen könne. Entsprechend sei der Instanzenzug nicht mehr eingehalten, wenn man den Würdigungsvorbehalt oberinstanzlich vorbringe. Man versuche vorliegend die Fehler der Vorinstanz zu korrigieren. Der Antrag der Staatsanwältin gehe über einen Würdigungsvorbehalt hinaus (pag. 2123). Art. 329 Abs. 2 StPO und 333 Abs. 1 StPO seien nicht einschlägig. Art. 329 Abs. 2 StPO richte sich an das Gericht. Das Gericht hätte die Sache an die Staatsanwaltschaft zurückweisen müssen. Dies sei vorliegend nicht der Fall gewesen. Die Generalstaatsanwaltschaft habe aus eigener Veranlassung gehandelt, weshalb die Norm nicht einschlägig sei. Gleich verhalte es sich mit Art. 333 Abs. 1 StPO. Vorliegend habe die Generalstaatsanwaltschaft (und nicht das Gericht) die Anklageergänzung vorgebracht. Gemäss Art. 325 lit. g StPO gehe es um den Absatz und die Ziffer. Die Generalstaatsanwaltschaft habe wiederum nur Art. 122 StGB aufgeführt, ohne Angabe eines Absatzes oder einer Ziffer. Das Prozessthema könne nicht festgesetzt werden (pag. 2135). Die Vertretung der Privatklägerin führte im Wesentlichen aus, dass die Staatsanwaltschaft bereits eine Prüfung einer vollendeten schweren Körperverletzung beantragt habe. Die Verteidigung habe mit der Anwendung aller Al. des Art. 122 rechnen müssen und hätte sich bereits vor erster Instanz dazu äussern können. Die Anklageschrift habe bereits vor erster Instanz sämtliche Verletzungen der Privatklägerin aufgezählt. Die vollständigen Verletzungen würden sich der Natur der Sache nach erst in den Folgewochen und -monaten zeigen. Bereits die vorbestehende Anklageschrift schliesse eine umfassende Würdigung unter Art. 122 StGB nicht aus. Falls man die Anklageschrift ergänzen müsste, würde es sich lediglich um Nuancen handeln (pag. 2123 f.).”
“122 StGB herbeizuführen, war bereits anhand der Er- kenntnisse aus dem polizeilichen Untersuchungsverfahren erkennbar, dass gegen den von sämtlichen drei Auskunftspersonen als Täter bezeichneten Beschuldig- ten, der aus dem Kosovo stammt, ein hinreichender Tatverdacht auf eine vollen- dete (die Frage nach allfällig bleibenden Körperschäden war zu diesem Zeitpunkt noch offen) oder zumindest versuchte schwere Körperverletzung vorlag, hinsicht- lich welcher bei gelungenem Nachweis der Tat eine überjährige Freiheitsstrafe sowie eine obligatorische Landesverweisung in Betracht kommen würde. Dass die Staatsanwaltschaft diesen Tatverdacht ebenfalls relativ früh im Verfahren – jedenfalls aber vor der von ihr am 20. August 2020 angeordneten Einsetzung ei- ner notwendigen Verteidigung (Urk. 19/3) – hegte, ergibt sich denn auch aus dem Ermittlungsauftrag vom 19. Juni 2018, in welchem als mögliche Tatbestände – neben einfacher Körperverletzung und Tätlichkeiten – ausdrücklich eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erwähnt wird (Urk. 21/1 S. 2). Ent- sprechend hätte die Staatsanwaltschaft ab der Anordnung der ersten Zwangs- massnahme – mithin der Anordnung der Hausdurchsuchung am 1. März 2018 – darum besorgt sein müssen, dass der Beschuldigte eine Verteidigung ernennt oder ihm dann – gestützt auf Art. 132 Abs. 1 lit. a StPO – eine amtliche Verteidi- gung bestellen müssen. Vor diesem Hintergrund unterliegt die mit dem nicht ver- teidigten Beschuldigten am 29. März 2018 durchgeführte polizeiliche (Urk. 5/1 und 5/2) sowie die am 3. Januar 2020 erfolgte erste staatsanwaltschaftliche Ein- vernahme (Urk. 5/3) der Beweisverwertungseinschränkung von Art. 131 Abs. 3 StPO. 2.6.4. Dass vor diesem Hintergrund auch die Ergebnisse der Hausdurchsuchung – mithin vorwiegend die Sicherstellung des Elektroschockers – nicht verwertbar wären, ergibt sich daraus allerdings dennoch nicht. Das Gesetz sieht die Beweis- verwertungseinschränkung von Art.”
Unter Art. 122 StGB können Verletzungen wie Schädel‑Hirn‑Trauma, Schädigung innerer Organe, Knochenbrüche (insbesondere wenn Operationen und umfangreiche Behandlungen erforderlich sind), Sehnenrisse oder länger andauernde Funktionsstörungen je nach Schweregrad als schwere Körperverletzung qualifiziert werden. Massgeblich ist eine umfassende Würdigung (Schwere der Leiden, Komplexität und Dauer der Behandlung, Länge der Heilungs‑/Arbeitsunfähigkeit, Auswirkungen auf die Lebensqualität).
“011507-DBT CHAMBRE DES RECOURS PENALE __________________________________________ Arrêt du 17 juillet 2024 __________________ Composition : Mme ELKAIM, vice-présidente Mmes Byrde et Courbat, juges Greffière : Mme Morotti ***** Art. 29 al. 2 Cst. ; 221 al. 1 let. a, 237, 238 al. 1 CPP Statuant sur le recours interjeté le 21 juin 2024 par K.J.________ contre l'ordonnance rendue le 10 juin 2024 par le Tribunal des mesures de contrainte dans la cause n° PE23.011507-DBT, la Chambre des recours pénale considère : En fait : A. a) Le 18 juin 2023, le Ministère public de l’arrondissement de l’Est vaudois (ci-après : le Ministère public) a ouvert une enquête préliminaire contre K.J.________ pour tentative de meurtre (art. 22 cum 111 CP [Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0]) subsidiairement lésions corporelles graves (art. 122 CP) et rixe (art. 133 CP), celui-ci ayant, le même jour peu après minuit au [...] à Lausanne, participé avec son cousin B.J.________ à une rixe, les opposant notamment à F.Q.________ et E.________, au cours de laquelle il a asséné un coup de couteau au précité au niveau du flanc gauche, avant de quitter les lieux précipitamment. A l’arrivée d’E.________ au CHUV, les médecins ont constaté que son rein gauche avait été atteint et qu’il avait du sang dans son abdomen, de telle sorte que son état a été évalué en NACA 5 (blessures avec risque vital immédiat qui sans traitement d’urgence évolueraient probablement vers le décès). Après avoir fui les autorités durant deux jours, K.J.________, qui a fait l’objet d’un signalement et dont le téléphone portable a été placé sous contrôle téléphonique rétroactif, s’est finalement présenté spontanément à la police le 20 juin 2023. L’audition d’arrestation par le Ministère public a eu lieu le 21 juin 2023. b) Par ordonnance du 23 juin 2023, le Tribunal des mesures de contrainte (TMC) a ordonné la détention provisoire de K.”
“2; arrêts du Tribunal fédéral 6B_1404/2020 du 17 janvier 2022 consid. 2.2.1; 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383; arrêts du Tribunal fédéral 6B_675/2013 et 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. 1, 3ème éd. 2010, n°12 ad art. 122 CP). Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (arrêts du Tribunal fédéral 6B_675/2013 et 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Dupuis et al., Petit commentaire du Code pénal, 2ème éd. 2017, n°15 ad art. 122 CP). S'agissant de l'incapacité de travail, la jurisprudence n'exige pas que celle-là soit complète, ni que l'invalidité ait un caractère permanent (arrêt du Tribunal fédéral 6P.54/2002 du 22 novembre 2002 consid. 2.1.1). Des lésions corporelles peuvent être qualifiées de graves alors même qu'elles ne sont pas la cause d'une incapacité de travail complète ou permanente (arrêt du Tribunal fédéral 6B_373/2016 du 12 septembre 2016 consid. 2.2 in SJ 2017 I 22). Le Tribunal fédéral a ainsi reconnu qu'avait subi une lésion corporelle grave une victime ayant subi une diminution de sa capacité de gain de 30 % (arrêt du Tribunal fédéral 6S.341/2005 du 27 octobre 2005 consid. 1.4). Dans un arrêt 6B_405/2012 daté du 7 janvier 2013, le Tribunal fédéral a considéré que la cour cantonale n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en retenant que constituait des lésions corporelles graves une fracture d'un avant-bras gauche, dont la réparation avait entraîné une neuropathie cubitale deux ans après les faits, les lésions, en plus de l'atteinte à la fonction du bras, ayant entraîné un lourd traitement médical et physiothérapeutique ainsi que de longues et graves souffrances, avec plusieurs mois d'incapacité de travail impliquant l'usage des deux mains, sans précision quant à la durée de l'arrêt.”
“Gemäss Art. 123 StGB macht sich der einfachen Körperverletzung schuldig, wer einen Menschen an Körper und Gesundheit schädigt und dabei nicht die Schwelle zur schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB überschreitet. Beeinträchtigt ist die körperliche Integrität im Sinne einer Körperverletzung, wenn innere oder äussere Verletzungen oder Schädigungen zugefügt werden, die mindestens eine gewisse Behandlung oder Heilungszeit erfordern. Die Notwendigkeit ärztlichen Beistands ist für die Abgrenzung zum Tatbestand der Tätlichkeit (Art. 126 StGB) aber nicht entscheidend (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar Strafrecht II, Niggli/Wiprächtiger [Hrsg.], 4. Auflage, Basel 2019, Art. 123 N 3 f.). Die höchstrichterliche Rechtsprechung tendiert dazu, bei über einen längeren Zeitraum verbleibenden Spuren der körperlichen Einwirkung, von einer Körperverletzung und nicht von einer Tätlichkeit auszugehen (Roth/Keshelava, in: Basler Kommentar Strafrecht II, Niggli/Wiprächtiger [Hrsg.], 4. Auflage, Basel 2019, Art. 126 StGB N 5). Die Herbeiführung eines Sehnenrisses ist als eine Verletzung der körperlichen Integrität zu werten. Da dieser nicht bereits innert weniger Stunden verheilt, ist in der Regel von einer einfachen Körperverletzung auszugehen.”
“Eine Körperverletzung ist u.a. schwer, wenn ein Mensch lebensgefährlich verletzt wird oder wenn der Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Men- schen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar wird (Art. 122 StGB). Die Privatklägerin B._____ erlitt diverse Verletzungen, so unter anderem ein Schädel-Hirn-Trauma, einen Bruch des”
“La gravité s’apprécie de manière objective et non en fonction de la sensibilité personnelle du lésé (ATF 131 IV 79 consid. 1.2 ; ATF 120 Ia 157 consid. 2d/bb). Les délits de peu de gravité, telles les voies de fait, qui ne causent pas de lésions, sont en principe exclus du champ d’application de la loi sur l’aide aux victimes d’infraction (LAVI ; RS 312.5) ; elles peuvent cependant suffire à fonder la qualité de victime si elles causent une atteinte notable à l’intégrité psychique du lésé (Perrier Depeursinge, CR CPP, n. 7 ad art. 116 CPP et les références citées). 2.4 Selon l'art. 123 ch. 1 CP, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé est puni sur plainte d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. L’art. 123 CP protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique, les lésions corporelles simples au sens de cette disposition étant définies par exclusion des lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 CP. 2.5 En l’espèce, à la suite du coup de pied reçu dans la jambe, le recourant a souffert d’une fracture et a dû subir une opération. Or selon la jurisprudence précitée, il suffit, pour admettre la qualité de victime au sens de l’art. 116 al. 1 CPP, que l’atteinte au sens de cette disposition soit rendue vraisemblable, ce qui est le cas en l’espèce compte tenu des explications et des pièces produites (cf. notamment P. 6/2). La qualité de victime doit ainsi être reconnue à M.________. 3. 3.1 Le recourant expose que contrairement à ce que le Procureur a retenu, l’auteur a été identifié et entendu, qu’il a subi une fracture à la jambe qui a nécessité une hospitalisation/opération, qu’il est en incapacité de travail depuis les faits et que ses conclusions civiles porteront notamment sur une indemnité pour perte de gain. Or, il vivait à l’étranger avant de revenir en Suisse peu avant les faits, mais n’a pas pu reprendre d’activité lucrative en raison des évènements précités.”
Für Art. 122 Abs. 1 StGB ist Vorsatz erforderlich; dolus eventualis kann genügen. Eine schwere Hirnverletzung kann eine Verletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 (Gefährdung des Lebens) darstellen. (Beispiele wie Säuglingsschütteln wurden in den Quellen so beurteilt.)
“2.1 ; TF 6B_473/2016, déjà cité, consid. 1.2.2 ; Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, 3e éd., Berne 2010, n. 11 ad art. 127 CP). L'infraction est intentionnelle, le dol éventuel s'avérant suffisant (TF 6B_143/2020 du 1er avril 2020 consid. 3.1 ; TF 6B_565/2019 du 12 juin 2019 consid. 4.2). L'art. 122 al. 1 CP suppose une lésion propre à mettre la vie de la victime en danger. Pour déterminer si le délinquant a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger au sens de l'art. 122 al. 1 CP, il faut analyser la nature de la blessure ; il faut une blessure, et celle-ci doit créer un danger de mort. Dans le cas de l'exposition, c'est en revanche le comportement adopté par l'auteur qui crée la mise en danger et aucune lésion n'est nécessaire (ATF 124 IV 53 ; TF 6S.287/2005 du 12 octobre 2005 consid. 3). Les lésions corporelles graves priment l'exposition ou la mise en danger de la vie d'autrui lorsqu'il est question de lésions qui créent un danger pour la vie de la victime (art. 122 al. 1 CP). Un concours idéal est théoriquement concevable si le comportement de l'auteur met la victime en danger de mort et engendre également des lésions corporelles graves autres que celles envisagées par l'art. 122 al. 1 CP (Dupuis et al. op. cit., n. 22 ad art. 122 CP). 3.3. 3.3.1. Les premiers juges ont considéré que la prévenue savait que secouer un nourrisson peut entraîner sa mort, ce qu'elle admet d'ailleurs ; que selon rapport du CURML, l'enfant avait subi des lésions cérébrales ayant mis sa vie en danger ; que la prévenue avait admis avoir d'abord lancé sa fille sur le lit en la tenant par les pieds, puis l'avoir prise sous les bras et violemment secouée jusqu'à ce qu'elle arrête de pleurer, ce qui constituait une violation grave du devoir de prudence ; que, s'agissant du mobile, elle avait pu envisager l'éventualité de s'en débarrasser, vu les troubles de l'attachement à sa fille qu'elle avait ; qu'il résultait du dossier qu'elle ne supportait pas ses pleurs qu'elle assimilait à des caprices quand les besoins de l'enfant étaient assurés ; que ses messages téléphoniques à son compagnon montraient sa lassitude ; et qu'après les faits elle avait privilégié son emploi ou ses problèmes de santé pour éviter d'aller voir l'enfant.”
“L'infraction est intentionnelle, le dol éventuel s'avérant suffisant (TF 6B_143/2020 du 1er avril 2020 consid. 3.1 ; TF 6B_565/2019 du 12 juin 2019 consid. 4.2). L'art. 122 al. 1 CP suppose une lésion propre à mettre la vie de la victime en danger. Pour déterminer si le délinquant a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger au sens de l'art. 122 al. 1 CP, il faut analyser la nature de la blessure ; il faut une blessure, et celle-ci doit créer un danger de mort. Dans le cas de l'exposition, c'est en revanche le comportement adopté par l'auteur qui crée la mise en danger et aucune lésion n'est nécessaire (ATF 124 IV 53 ; TF 6S.287/2005 du 12 octobre 2005 consid. 3). Les lésions corporelles graves priment l'exposition ou la mise en danger de la vie d'autrui lorsqu'il est question de lésions qui créent un danger pour la vie de la victime (art. 122 al. 1 CP). Un concours idéal est théoriquement concevable si le comportement de l'auteur met la victime en danger de mort et engendre également des lésions corporelles graves autres que celles envisagées par l'art. 122 al. 1 CP (Dupuis et al. op. cit., n. 22 ad art. 122 CP). 3.3. 3.3.1. Les premiers juges ont considéré que la prévenue savait que secouer un nourrisson peut entraîner sa mort, ce qu'elle admet d'ailleurs ; que selon rapport du CURML, l'enfant avait subi des lésions cérébrales ayant mis sa vie en danger ; que la prévenue avait admis avoir d'abord lancé sa fille sur le lit en la tenant par les pieds, puis l'avoir prise sous les bras et violemment secouée jusqu'à ce qu'elle arrête de pleurer, ce qui constituait une violation grave du devoir de prudence ; que, s'agissant du mobile, elle avait pu envisager l'éventualité de s'en débarrasser, vu les troubles de l'attachement à sa fille qu'elle avait ; qu'il résultait du dossier qu'elle ne supportait pas ses pleurs qu'elle assimilait à des caprices quand les besoins de l'enfant étaient assurés ; que ses messages téléphoniques à son compagnon montraient sa lassitude ; et qu'après les faits elle avait privilégié son emploi ou ses problèmes de santé pour éviter d'aller voir l'enfant.”
“L'infraction est intentionnelle, le dol éventuel s'avérant suffisant (TF 6B_143/2020 du 1er avril 2020 consid. 3.1 ; TF 6B_565/2019 du 12 juin 2019 consid. 4.2). L'art. 122 al. 1 CP suppose une lésion propre à mettre la vie de la victime en danger. Pour déterminer si le délinquant a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger au sens de l'art. 122 al. 1 CP, il faut analyser la nature de la blessure ; il faut une blessure, et celle-ci doit créer un danger de mort. Dans le cas de l'exposition, c'est en revanche le comportement adopté par l'auteur qui crée la mise en danger et aucune lésion n'est nécessaire (ATF 124 IV 53 ; TF 6S.287/2005 du 12 octobre 2005 consid. 3). Les lésions corporelles graves priment l'exposition ou la mise en danger de la vie d'autrui lorsqu'il est question de lésions qui créent un danger pour la vie de la victime (art. 122 al. 1 CP). Un concours idéal est théoriquement concevable si le comportement de l'auteur met la victime en danger de mort et engendre également des lésions corporelles graves autres que celles envisagées par l'art. 122 al. 1 CP (Dupuis et al. op. cit., n. 22 ad art. 122 CP). 3.3. 3.3.1. Les premiers juges ont considéré que la prévenue savait que secouer un nourrisson peut entraîner sa mort, ce qu'elle admet d'ailleurs ; que selon rapport du CURML, l'enfant avait subi des lésions cérébrales ayant mis sa vie en danger ; que la prévenue avait admis avoir d'abord lancé sa fille sur le lit en la tenant par les pieds, puis l'avoir prise sous les bras et violemment secouée jusqu'à ce qu'elle arrête de pleurer, ce qui constituait une violation grave du devoir de prudence ; que, s'agissant du mobile, elle avait pu envisager l'éventualité de s'en débarrasser, vu les troubles de l'attachement à sa fille qu'elle avait ; qu'il résultait du dossier qu'elle ne supportait pas ses pleurs qu'elle assimilait à des caprices quand les besoins de l'enfant étaient assurés ; que ses messages téléphoniques à son compagnon montraient sa lassitude ; et qu'après les faits elle avait privilégié son emploi ou ses problèmes de santé pour éviter d'aller voir l'enfant.”
Beim Notwehrexzess ist zu prüfen, ob infolge der Angriffssituation ein Erregungs- oder Erschütterungszustand vorlag und ob dieser vom Gericht als entschuldbar zu beurteilen ist; liegt ein entschuldbarer Zustand vor, kann die strafrechtliche Verantwortlichkeit wegen Mangels an Schuld entfallen.
“Plus la réaction de celui qui se défend aura atteint ou menacé l'agresseur, plus le juge se montrera exigeant quant au degré d'excitation ou de saisissement nécessaire. Il dispose à cet égard d'un certain pouvoir d'appréciation (ATF 102 IV 1 consid. 3b, JdT 1977 IV 69 ; TF 6B_1015/2014 précité ; 6B_889/2013 précité ; 6B_810/2011 précité). Lorsqu'un tel état est envisageable, il incombe au juge d'indiquer clairement si l'auteur était ou n'était pas en proie à l'excitation ou au saisissement et, dans l'affirmative, si l'état de trouble était ou n'était pas excusable (ATF 115 IV 167 consid. 1a ; TF 6B_269/2023 du 30 juin 2023 consid. 3.1). 3.2.3 Selon l'art. 123 ch. 1 CP, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé est puni sur plainte d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. L’art. 123 CP protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique, les lésions corporelles simples au sens de cette disposition étant définies par exclusion des lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 CP. 3.2.4 Les voies de fait, réprimées par l’art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommage à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n’a causé aucune douleur physique (ATF 134 IV 189 consid. 1.2 ; TF 6B_782/2020 du 7 janvier 2021 consid. 3.1). 3.2.5 Selon l’art. 180 al. 1 CP, quiconque, par une menace alarme ou effraie une personne est, sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. La menace suppose que l’auteur ait volontairement fait redouter à sa victime la survenance d’un préjudice, au sens large (ATF 122 IV 97 consid. 2b). Elle constitue un moyen de pression psychologique consistant à annoncer un dommage futur dont la réalisation est présentée comme dépendante de la volonté de l’auteur, sans toutefois qu’il soit nécessaire que cette dépendance soit effective (ATF 117 IV 445 consid.”
“Si cet excès provient d'un état excusable d'excitation ou de saisissement causé par l'attaque, l'auteur n'agit pas de manière coupable (al. 2). La défense excusable définit le comportement de l'individu qui se défend contre une agression injustifiée avec une énergie ou des moyens hors de proportion avec la gravité de l'attaque (DUPUIS & al., op. cit., n° 1 ad art. 16). Il y a notamment excès de légitime défense, lorsque l'acte ne se limite pas à protéger le bien juridique attaqué, mais tend en plus à punir l'agresseur. 1.1.7. L'art. 123 CP réprime le comportement de celui qui, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé (ch. 1). L'infraction sera poursuivie sur plainte. La poursuite aura en revanche lieu d'office s'il est le conjoint de la victime et que l'atteinte est commise durant le mariage ou dans l'année qui suit le divorce (ch. 2 al. 1 et 4). L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les lésions corporelles sont une infraction de résultat qui implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. Sont concernées en premier lieu les blessures ou les lésions internes. La jurisprudence évoque le cas de fractures sans complication et guérissant complètement, de contusions, de commotions cérébrales, de meurtrissures, d'écorchures, dans la mesure où il y a véritablement lésion et que ces dernières représentent davantage qu'un trouble passager et sans importance, en terme de bien-être (DUPUIS & al., op. cit., n° 6 ad art. 123 CP et références citées). A titre d'exemples, ont été reconnues comme des lésions corporelles simples un hématome sous-orbitaire lié à la rupture de vaisseaux sanguins avec épanchement sous-cutané provoqué par un coup de poing (ATF 119 IV 25), des traces de coups, encore visibles le lendemain, à la mâchoire et à l'oreille d'un enfant de deux ans (ATF 119 IV 1), ou encore une marque de coup de poing à l'œil et une contusion à la lèvre inférieure; une fracture de la mâchoire inférieure, des éraflures et égratignures à l'avant-bras et à la main (ATF 103 IV 70).”
Bei Versuchskonkurrenz können mehrere Versuche als strafverschärfender Umstand berücksichtigt werden; gleichzeitig kann der geringe Verwirklichungsgrad einer einzelnen Tat als strafmildernd in die Strafzumessung einfliessen. Beide Gesichtspunkte sind bei der Abwägung im Rahmen der Strafzumessung zu berücksichtigen.
“L’art. 122 CP prévoit le prononcé d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. En l’espèce, il y à la fois une circonstance aggravante, à savoir le concours de deux tentatives, et une circonstance atténuante, à savoir le degré de réalisation de la tentative.”
“Im Rahmen des angefochtenen Entscheids fällte die Vorinstanz für die versuchte schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB, die einfache Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 StGB und die Drohung im Sinne von Art. 180 Abs. 1 StGB eine Gesamtfrei- heitsstrafe von 36 Monaten, wovon 12 Monate für vollziehbar erklärt wurden und die restlichen 24 Monate bei einer Probezeit von 3 Jahren bedingt aufgeschoben wurden (Urk. 44 S. 22 ff., S. 28 f.). Daneben hat die Vorinstanz für die Hinderung einer Amtshandlung im Sinne von Art. 286 StGB eine separate Geldstrafe von 10 Tagessätzen zu Fr. 30.– ausgesprochen, deren Vollzug ebenfalls unter Anset- zung einer 3-jährigen Probezeit bedingt aufgeschoben wurde (Urk. 44 S. 28 f.). Berufungsweise lässt der Beschuldigte eine Freiheitsstrafe von lediglich 24 Monaten beantragen, was die Gewährung eines vollbedingten Strafvollzugs zulassen würde. Für die Hinderung einer Amtshandlung anerkennt die Beschul- digtenseite sodann die von der Vorinstanz ausgesprochene Geldstrafe von 10 Tagessätzen zu Fr. 30.– (Urk. 66 S. 11). - 9 -”
In der Rechtssache ist strittig, ob die Tathandlungen der einfachen oder der (versuchten) schweren Körperverletzung zuzuordnen sind; die Tatqualifikation wirkt sich auf den Strafrahmen aus. Daher ist die Frage der Subsumtion für die Strafbarkeit nach Art. 122 Abs. 4 StGB von praktischer Bedeutung.
“Unter den Parteien ist umstritten, ob die Tathandlungen von A. im Zusammenhang mit der im Kanton Thurgau zur Anzeige gebrachten tätlichen Auseinandersetzung (vgl. supra lit. A) unter den Tatbestand der einfachen oder der versuchten schweren Körperverletzung zu subsumieren ist. Der Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB wird mit einer Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren bestraft (Art. 122 Abs. 4 StGB), während sämtliche anderen A. vorgeworfenen Delikte eine mildere Strafandrohung vorsehen.”
“Unter den Parteien ist umstritten, ob die Tathandlungen von A. im Zusammenhang mit der im Kanton Thurgau zur Anzeige gebrachten tätlichen Auseinandersetzung (vgl. supra lit. A) unter den Tatbestand der einfachen oder der versuchten schweren Körperverletzung zu subsumieren ist. Der Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB wird mit einer Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren bestraft (Art. 122 Abs. 4 StGB), während sämtliche anderen A. vorgeworfenen Delikte eine mildere Strafandrohung vorsehen.”
Bei der Abgrenzung zur einfachen Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB ist eine gesamtheitliche Würdigung der Folgen vorzunehmen. Dabei sind insbesondere Dauer und Schwere der gesundheitlichen Beeinträchtigungen zu berücksichtigen (z. B. mehrmonatige Hospitalisation, länger dauernde Arbeitsunfähigkeit, anhaltende oder schwere Schmerzen). Auch die Kombination mehrerer einzelner Beeinträchtigungen kann gesamthaft die Schwelle zur schweren Körperverletzung erfüllen. Relevante Umstände für die Gesamtwürdigung sind daneben u. a. Grad und Dauer einer Invalidität, psychische Folgen, das Alter des Opfers sowie – soweit festgestellt – ein Rückfall mit verlängerter Arbeitsunfähigkeit.
“1.4. L'art. 125 CP absorbe les infractions à la LCR de mise en danger, en particulier l'art. 90 LCR, en l'absence de mise en danger d'autres personnes que le blessé (arrêt du Tribunal fédéral 6B_291/2015 du 18 janvier 2016 consid. 3.2 ; M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI [éds.], Petit commentaire, Code pénal, 2ème éd., Bâle 2017, n. 14 ad art. 125). 3.1.5. Le résultat typique de l'art. 125 CP se définit en référence aux art. 122 et 123 CP. Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération. L'al. 3 de cette disposition définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_491/2021 du 23 mai 2022 consid. 2.1.1). Il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383 ; B.”
“Gleiches hat im Ergebnis auch unter Berücksichtigung der Generalklausel gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB zu gelten. Diese findet Anwendung bei gleich schweren Verletzungen anderer Art, wobei im Sinne einer Gesamtbetrachtung insbesondere die Dauer des Spitalaufenthalts, die Dauer einer allfälligen Be- wusstlosigkeit und (vollen oder teilweisen) Arbeitsunfähigkeit sowie Grad und Dauer der Invalidität und der erlittenen Schmerzen zu berücksichtigen sind (vgl. - 32 - Praxiskommentar StGB-T RECHSEL/GETH, 4. Aufl. 2021, Art. 122 N 9). Der Privat- kläger 1 lässt hierzu geltend machen, er habe nicht nur Todesängste ausgestan- den und unvorstellbar starke Schmerzen verspürt, sondern auch mehrere Monate mit massiven Einschränkungen aufgrund der operativen Wiederherstellung des Kieferbereichs zu leben gehabt. Dies ist nicht von der Hand zu weisen. Weiter lässt der Privatkläger 1 anführen, neben der Arbeitsunfähigkeit von 10 Monaten und der Unmöglichkeit der bisherigen Berufsausübung leide er bis heute unter starken körperlichen Beeinträchtigungen (Schwindel, Kopfschmerzen, erforderli- che Medikamenteneinnahme, persistierendes Taubheitsgefühl in der Unterlippe sowie verminderte Sehkraft), die nach wie vor eine ärztliche Behandlung nötig machen würden, sowie unter Angststörungen, obschon er während längerer Zeit in psychotherapeutischer Behandlung gewesen sei (Urk.”
“So seien die Verletzungen, welche der Privatkläger aufgrund des heftigen und unvermittelten Schlages erlitten habe, als schwerwiegend und bleibend im Sinne von Art. 122 StGB einzustufen. Eine chronische Entzündung der Stirnhöhle mit Schleimansammlung sowie eine Schädigung des Gesichtsnervs seien klar bleibende Nachteile. Dies gelte auch für die prominente und arg entstellende Narbe im Gesicht sowie für den Umstand, dass das Opfer eine Metallplatte im Kopf habe. Die ständigen Kopfschmerzen seien nur mit Schmerzmitteln einigermassen auszuhalten, was einen Zustand «dauernden Krankseins» darstelle, wie er von der Rechtsprechung gefordert werde. Wenn die Gesundheitsbeeinträchtigungen schon nicht unter Art. 122 Abs. 1 und 2 StGB zu subsumieren seien, so sei doch zumindest die Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB durch die Entstellung der Narbe und die weiterhin bestehenden Kopfschmerzen erfüllt.”
“2), oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager ("plusieurs mois d'hospitalisation"), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes ("de nombreux mois d'incapacité de travail") verbunden ist (BGE 124 IV 53 E. 2; Urteile 6B_514/2019 vom 8. August 2019 E. 2 und 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Im Übrigen kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile des Bundesgerichts 6B_26/2011 vom 20. Juni 2011 E. 2.4 mit Hinweis und 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2). Hat der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale erfüllt und seine Tatentschlossenheit manifestiert, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind, liegt ein Versuch vor (vgl. Art. 22 Abs. 1 StGB). Der subjektive Tatbestand von Art. 122 StGB erfordert Vorsatz. Vorsätzlich begeht ein Verbrechen oder Vergehen, wer die Tat mit Wissen und Willen ausführt. Vorsätzlich handelt zudem bereits, wer die Verwirklichung der Tat für möglich hält und in Kauf nimmt (Art. 12 Abs. 2 StGB).”
“________ als Folge des Schlages erlitt, für sich alleine gesehen die Eingangskriterien einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 al. 2 StGB nicht erfüllt. Ein blosses Abstellen auf die zahlreichen einzelnen Verletzungen wäre im vorliegenden Fall aber nicht sachgerecht. Vielmehr braucht es eine Gesamtbetrachtung unter Einbezug der gesamten Umstände. Und da ist das Gericht der Überzeugung, dass die Kombination der diversen Verletzungen, zusammen mit dem Umstand, dass sowohl die Sensibilitätsstörung im Gesicht wie auch die Bewegungseinschränkungen und Schmerzen an der Schulter als Folge des Schlüsselbeinbruchs, beides nach heutigem Kenntnisstand bleibender Natur, die dadurch verursachten Einschränkungen im Alltag sowohl in körperlicher wie auch in gesellschaftlicher Hinsicht, und schliesslich auch das Risiko einer Verschlechterung der Problematik mit der gebrochenen Schraube am Rücken, und das alles in Verbindung mit dem hohen Alter des Opfers, ohne weiteres das Ausmass einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 al. 3 StGB annimmt. Unzutreffend ist demgegenüber die Behauptung, es handle sich um einen plötzlich (quasi aus dem Nichts) vorgebrachten Würdigungsvorbehalt: Seitens der Staatsanwaltschaft wurde mit Schreiben vom 13. Juni 2019 (pag. 485) der Brief der Privatklägerin vom 10. Juni 2019 (pag. 486) an die Vorinstanz weitergeleitet, verbunden mit dem Antrag, «im Hinblick auf die Hauptverhandlung Berichte der behandelnden Ärzte einzuholen und den Vorfall rechtlich auch unter dem Aspekt der vollendeten schweren Körperverletzung zu würdigen»; ein Doppel der Verfügung (inkl. Kopie des Schreibens der Privatklägerin) ging an die Verteidigung des Beschuldigten. Zwar erging bis zur Hauptverhandlung seitens der Vorinstanz keine Verfügung diesbezüglich (einzig in der Instruktionsverfügung vom 5. Juli 2019 wurde die Einholung eines Arztberichts bei Dr. R.________ angeordnet [pag. 509 ff.]). Das Vorgehen der Vorinstanz ist nach Ansicht der Kammer unter dem Titel «Würdigungsvorbehalt nach Art. 344 StPO» unzulässig.”
“Unter Berücksichtigung des von der Vorinstanz festgestellten Rückfalls ab dem 3. Dezember 2018, der eine erneute mehrmonatige Krankschreibung des Beschwerdeführers zur Folge hatte, liegt die Dauer der Arbeitsunfähigkeit insgesamt wohl an der Grenze dessen, was noch unter den Begriff der einfachen Körperverletzung im Sinne von Art. 123 StGB subsumiert werden kann. Wenn die Vorinstanz in gesamtheitlicher Würdigung der Unfallfolgen befunden hat, es liege keine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB vor, hält sie sich aber noch im Rahmen der bundesrechtlichen Vorgaben. Für das Bundesgericht besteht kein Anlass, in die vorinstanzliche Beurteilung einzugreifen.”
“________ a pu regagner son EMS (P. 98, p. 7). Cela ne permet toutefois pas d’affirmer, comme le fait l’appelant, que son hospitalisation a été de brève durée. L’EMS est un établissement hospitalier, respectivement semi-hospitalier. Les deux semaines d’hospitalisation au CHUV ne constituent donc pas un critère, puisqu’on ne peut pas parler d’un retour au domicile. Le rapport du CHUV mentionne que les blessures ont nécessité un suivi ambulatoire à la consultation de chirurgie plastique pour contrôle et soins des lésions (P. 98, p. 7). Par ailleurs, il ressort des déclarations de la fille de la victime qu’à la suite de l’événement du 28 mai 2018, L.________ s’est renfermée sur elle-même, mangeait beaucoup moins et a perdu du poids. Elle n’était plus autonome et il fallait l’alimenter entièrement. Quant au fils de la victime, il a trouvé sa mère plus craintive et moins enthousiaste, alors qu’elle était très expressive auparavant (jugement, p. 11). L’application de la clause générale énoncée par l’art. 122 al. 3 CP implique de considérer le comportement à l’origine de la lésion et d’apprécier de façon globale les faits, en tenant compte des conséquences dommageables pour l’intégrité corporelle et psychique de la victime. L’acte est abject. C’est le fait d’un aide-soignant. La victime avait nonante ans. Elle était sans défense. Les brûlures étaient étendues et profondes. On imagine sans peine la souffrance. De plus, l’atteinte sur le psychisme de la victime, au vu des déclarations de ses enfants, en plus des lésions physiques ayant entraîné un suivi médical de longue durée de la victime, est dès lors incontestablement durable – voire irréversible – , ce qui doit conduire à qualifier les lésions corporelles de graves. Le moyen doit être rejeté. 8. 8.1 Les deux appelants contestent la quotité des peines prononcées à l’égard de M.________. Le Ministère public requiert une peine privative de liberté de douze ans et le prévenu une peine privative de liberté de quinze mois au maximum, accompagnée d’un sursis pour le cas où l’homicide par négligence serait retenu, la peine devant être atténuée en application de l’art.”
Für Art. 122 Abs. 1 StGB genügt dolus eventualis. Für den Versuch ist ebenfalls bedingter Vorsatz ausreichend.
“Nach Art. 1 Abs. 1 lit. a und Abs. 2 lit. m JStG i.V.m. Art. 122 Abs. 1 StGB wird wegen schwerer Körperverletzung bestraft, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt. Vorsätzlich begeht ein Verbrechen oder Vergehen, wer die Tat mit Wissen und Willen ausführt. Vorsätzlich handelt bereits, wer die Verwirklichung der Tat für möglich hält und in Kauf nimmt (Art. 1 Abs. 2 lit. a JStG i.V.m. Art. 12 Abs. 2 StGB). Nach ständiger Rechtsprechung ist Eventualvorsatz gegeben, wenn der Täter den Eintritt des Erfolgs beziehungsweise die Tatbestandsverwirklichung für möglich hält, aber dennoch handelt, weil er den Erfolg für den Fall seines Eintritts in Kauf nimmt, sich mit ihm abfindet, mag er ihm auch unerwünscht sein (BGE 147 IV 439 E. 7.3.1 mit Hinweisen). Die Abgrenzung zwischen Eventualvorsatz und bewusster Fahrlässigkeit kann im Einzelfall schwierig sein. Sowohl der eventualvorsätzlich als auch der bewusst fahrlässig handelnde Täter weiss um die Möglichkeit des Erfolgseintritts bzw. um das Risiko der Tatbestandsverwirklichung. Hinsichtlich der Wissensseite stimmen somit beide Erscheinungsformen des subjektiven Tatbestands überein.”
“2 CP, celui qui participe effectivement à la rixe par son engagement physique, mais qui a pour but exclusif de se protéger, protéger un tiers ou séparer les protagonistes. Il agit alors seulement pour défendre sa personne ou d'autres individus ou pour séparer les adversaires. Par son comportement, il ne provoque ni n'alimente le combat d'une quelconque manière. Il n'augmente pas les risques propres à la rixe, voire cherche à les éliminer (ATF 131 IV 150 consid. 2.1.2). 3.2. L'art. 122 CP punit celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, aura défiguré une personne de façon grave et permanente (al. 2), ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3 ; 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247 ; 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Sur le plan subjectif, l'art. 122 CP définit une infraction de nature intentionnelle, le dol éventuel étant suffisant (arrêt du Tribunal fédéral 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.2). 3.3.1. Quiconque, de manière contraire au droit, est attaqué ou menacé d'une attaque imminente a le droit de repousser l'attaque par des moyens proportionnés aux circonstances ; le même droit appartient aux tiers (art. 15 CP). La légitime défense suppose une attaque, c'est-à-dire un comportement visant à porter atteinte à un bien juridiquement protégé, ou la menace d'une attaque, soit le risque que l'atteinte se réalise. Il doit s'agir d'une attaque actuelle ou à tout le moins imminente, ce qui implique que l'atteinte soit effective ou qu'elle menace de se produire incessamment (ATF 106 IV 12 consid.”
“Mit der Vorinstanz ist der Sachverhalt gemäss Anklageschrift als eventual- vorsätzlich versuchte schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB zu würdigen. Rechtfertigungs- und Schuldausschlussgründe liegen keine vor, weshalb der Beschuldigte entspre- chend schuldig zu sprechen ist.”
Mehrere erhebliche, aber nicht dauernde oder nicht bleibende Verletzungen begründen nicht automatisch die Tatbestandsvariante des Art. 122 Abs. 2 StGB (Schaden an wichtigen Gliedern/bleibende Nachteile). In den zitierten Entscheidungen wurde trotz mehrerer erheblicher Verletzungen Art. 122 Abs. 2 verneint; ebenso konnte eine Gesamtbetrachtung dazu führen, dass die Generalklausel nicht erfüllt war.
“Mit der Polizeirichterin ist festzustellen, dass sich aus den eingeholten Arztberichten ergibt, dass keine Lebensgefahr bestand (act. 4006, "la victime n'a jamais été en danger de mort"), so dass die Tatbestandsvariante von Art. 122 Abs. 1 StGB vorliegend nicht erfüllt ist. Gleiches gilt aufgrund der Aussagen des Privatklägers und der Arztberichte für das Verlieren oder die in seinen Grundfunktionen dauernde und erhebliche Störung eines wichtigen Glieds oder Organs (Art. 122 Abs. 2 StGB). Es bleiben somit die Tatvariante der bleibenden Nachteile (Art. 122 Abs. 2 StGB) und die Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB zu prüfen. Gemäss der Anklage erlitt der Privatkläger aufgrund des Unfalls Brüche und Traumas von Wirbeln im Hals- und Brustbereich, Brüche des rechten Schulterblattes, ein Trauma des linken Ellbogens, einen Bruch der Kniescheibe mit Verdacht der Schädigung des Kreuzbandes, eine leichte traumatische Rhabdomyolyse und Hämatome am Schädel sowie am Hirn. In der Anklage wurde festgehalten, dass es sich zwar um erhebliche Verletzungen handelt, diese jedoch die Voraussetzungen einer schweren Körperverletzung nicht erfüllen. Aus der Anklage ergibt sich keine bleibende Beeinträchtigung, eine bleibende Arbeitsunfähigkeit, eine lange oder besonders schmerzhafte Heilung oder sonstige anhaltende Auswirkungen auf die Lebensqualität des Privatklägers (act. 10000). Aus den für die Anklage als Grundlage dienenden Arztberichten der Klinik für Orthopädische Chirurgie vom 13.”
“Sie sei diesbezüglich im Alltag deutlich eingeschränkt und merke zum Beispiel nicht, wenn ihr die Nase laufe. Ausserdem sei die Situation für sie psychisch sehr belastend. Mit einer wesentlichen Besserung sei aus kieferchirurgischer Sicht nicht mehr zu rechnen (pag. 721). Die Claviculafraktur musste nach initialer Ruhigstellung mittels Gilchrist-Verband operativ versorgt werden (pag. 721), wobei die Fraktur nicht vollständig ausheilte und eine Pseudoarthrose persistiert (pag. 631). Die Beweglichkeit der rechten Schulter ist eingeschränkt und vor allem Überkopf-Arbeiten, z.B. Wäsche aufhängen, bereiten der Privatklägerin Schwierigkeiten (pag. 631). Gemäss IRM-Gutachten vom 15. November 2018 führten die aus dem Vorfall stammenden Brüche und anderweitigen Verletzungen nicht zu einer unmittelbaren Lebensgefahr für die Privatklägerin (vgl. pag. 224), womit der objektive Tatbestand von Art. 122 Al. 1 StGB nicht erfüllt ist. Auch gravierende bleibende Schäden oder Funktionseinschränkungen wichtiger Organe oder Glieder sind bei der Privatklägerin nicht vorhanden (vgl. Art. 122 Al. 2 StGB). Zwar ist die Privatklägerin bezüglich ihres Arms insbesondere bei Überkopf-Arbeiten als Folge des Angriffs eingeschränkt, eine gänzliche Unbrauchbarkeit des Arms liegt allerdings nicht vor. Ferner ist keine Entstellung des Gesichts eingetreten und auch die wässrige Rhinorroe – welche lästig und mitunter auch peinlich, aber ohne Schmerzen ist – reicht für sich alleine nicht, um eine bleibende Schädigung eines Organs oder Glieds zu begründen. Der Vorinstanz ist somit zuzustimmen, wonach weder die Tatbestandsvariante von Al. 1 noch diejenige von Al. 2 von Art. 122 StGB erfüllt ist; namentlich erfüllt jede einzelne Verletzung, die die Privatklägerin als Folge des Einwirkens auf den Kopf (bzw. als Sturzverletzung) erlitten hat, nicht das eine oder andere Tatbestandselement von Al. 2 von Art. 122 StGB. Fraglich ist letztlich, ob bei einer Gesamtbetrachtung unter Einbezug der gesamten Umstände eine «andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen und geistigen Gesundheit» im Sinne von Art.”
Psychische Beeinträchtigungen fallen grundsätzlich unter den Schutz der Körperverletzungsdelikte. Leichtere oder vorübergehende psychische Störungen entsprechen eher einfachen Körperverletzungen, während psychische Folgen, die eine dauerhafte oder erhebliche Minderung von Fähigkeiten bewirken, den Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 erfüllen können.
“On ne voit pas en quoi des propos tels que « on est bien d’accord que tous les problèmes de la classe ont été causés par X.________ » (P. 17, p. 4) seraient de nature à exposer le recourant au mépris dans sa qualité d’être humain (ATF 137 IV 313 consid. 2.1.1), de sorte que, même si la plainte avait été déposée à temps pour ces faits, la procédure aurait également été classée, les éléments constitutifs des infractions de diffamation et injure n’étant pas réalisés. 6. 6.1 Le recourant soutient que le premier juge ne nie pas les lésions corporelles psychiques qu’il a subies et que c’est à tort que celui-ci a retenu que le prévenu n’a pas eu l’intention de lui nuire. 6.2 6.2.1 Aux termes de l’art. 123 CP, se rend coupable de lésions corporelles simples et est puni, sur plainte, d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé que celle l’art. 122 CP (ch. 1). L’auteur est poursuivi d’office s’il fait usage du poison, d’une arme ou d’un objet dangereux, s’il s’en prend à une personne hors d’état de se défendre ou à une personne, notamment à un enfant, dont il a la garde ou sur laquelle il a le devoir de veiller, s’il est le conjoint de la victime et que l’atteinte est commise durant le mariage ou dans l’année qui suit le divorce, s’il est le partenaire enregistré de la victime et que l’atteinte est commise durant le partenariat enregistré ou dans l’année qui suit sa dissolution judiciaire, et s’il est le partenaire hétérosexuel ou homosexuel de la victime pour autant qu’ils fassent ménage commun pour une durée indéterminée et que l’atteinte soit commise durant cette période ou dans l’année qui suit la séparation (ch. 2). L’art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique.”
“L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1; arrêts 6B_1257/2023 du 18 juin 2024 consid. 2.1.1; 6B_964/2023 du 17 avril 2024 consid. 4.1). Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommages à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n'a causé aucune douleur physique (ATF 134 IV 189 consid. 1.2; arrêts 6B_1257/2023 précité consid. 2.”
“Le terme de mutilation recouvre – outre la perte ou la destruction totale d'une fonction du corps humain – également la sévère dégradation ou l'atteinte durable et irréversible d'un membre (ou d'un organe) mettant en cause son fonctionnement. Une atteinte légère ne suffit en revanche pas, même lorsqu'elle est durable et qu'il ne peut y être remédié (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_1333/2022 et 6B_1353/2022 du 2 octobre 2023 consid. 3.1). Sont considérés comme des membres importants au sens de l'art. 122 al. 2 CP avant tout les extrémités, soit les bras et les jambes, ainsi que les mains et les pieds (M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar Strafrecht II : Art. 111-392 StGB, 2e édition, Bâle 2007, n. 11 ad art. 122 ; A. DONATSCH, Strafrecht III : Delikte gegen den Einzelnen, 9e édition, Zurich/Bâle/Genève 2008, p. 39). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative. Dans tous les cas prévus par l'art. 122 CP, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêts du Tribunal fédéral 6B_1333/2022 et 6B_1353/2022 du 2 octobre 2023 consid. 3.1). 4.3. Constituent des lésions corporelles simples, poursuivies sur plainte uniquement, toutes celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). Un coup de poing au visage donné avec une violence brutale propre à provoquer d'importantes meurtrissures, voire une fracture de la mâchoire, des dents ou de l'os nasal, doit être qualifiée de lésion corporelle simple ; de même de nombreux coups de poing et de pied provoquant chez l'une des victimes des marques dans la région de l'œil et une meurtrissure de la lèvre inférieure et chez l'autre une meurtrissure de la mâchoire inférieure, une contusion des côtes, des écorchures de l'avant-bras et de la main (ATF 134 IV 189 consid.”
Bei Konstellationen mit besonderer Verantwortung für die Sicherheit (z. B. leitende Stellung auf einer Baustelle) oder bei herausfordernd risikoreichem Verhalten (z. B. rücksichtsloses Fahrverhalten) kann das Verhalten nach den dargestellten Präzedenzfällen als schwere Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB gewertet werden, sofern die subjektiven Tatbestandsmerkmale, insbesondere Vorsatz bzw. Eventualvorsatz, festgestellt werden können. Aussagen zur Bejahung des Vorsatzes sind fallabhängig und bedürfen einer konkreten Prüfung der Umstände.
“L'intervention d'une autre grue a été nécessaire pour soulever la structure et libérer la jambe du précité. Avant l'arrivée des enquêteurs, l'appelant C______ a accroché les câbles sur la structure de la flèche et convenu avec l'intimé H______ de ne pas parler de ce "problème" pour éviter à C______ d'être mis en cause. Selon les certificats médicaux produits, E______ a présenté, à la suite de cet accident, une fracture du fémur distal diaphyso‑métaphyso-épiphysaire articulaire multi-fragmentaire Gustilo 3A gauche, avec une fracture non déplacée du coin antérieur du plateau tibial externe gauche, une fracture plurifragmentaire de la fibula proximale et une dissection et sub-occlusion de l'artère fémorale superficielle gauche. En raison d'une évolution médicale défavorable, une amputation de la jambe gauche, à mi-cuisse, a été effectuée le 16 janvier 2019. 3.5.1. Les importantes blessures subies par E______, qui ont mené à l'amputation de sa jambe gauche et, par la même, à une infirmité permanente, constituent indiscutablement des lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP. 3.5.2.1. S'agissant du comportement adopté par l'appelant A______ dans le cadre de cet accident, il est relevé ce qui suit: En qualité de conducteur de travaux, A______ gérait le chantier dont il était responsable et assurait, sur ce dernier, une position de supériorité hiérarchique vis-à-vis des contremaîtres et des différentes catégories d'ouvriers, y compris l'appelant C______ et l'intimé E______, respectivement machiniste et manœuvre, auxquels il donnait des instructions quant aux tâches à accomplir, en particulier en l'absence du contremaître. Il ressort du dossier, notamment de ses propres déclarations, qu'il était également responsable, après le contremaître, de la sécurité sur le chantier. À cet égard, dans le cadre de son emploi, il avait en particulier suivi une formation d'assistant sécurité, laquelle s'était déroulée sur une période totale de six jours, et participait, avec les employés, à des séances mensuelles dédiées à la sécurité, dont il assurait la présentation, en alternance avec le contremaître.”
“Insgesamt setzt sich die Vorinstanz ausführlich und nachvollziehbar mit dem subjektiven Tatbestand von Art. 122 StGB auseinander. Die Vorinstanz durfte im Lichte der Rechtsprechung ohne Rechtsverletzung annehmen, dass der Beschwerdeführer durch sein Verhalten eine schwere Gefährdung der anderen Verkehrsteilnehmer bzw. das Eintreten einer schweren Körperverletzung in Kauf genommen hat. Mit der Vorinstanz kann vorliegend das Fahrverhalten des Beschwerdeführers nicht mehr als fahrerischer Fehler bzw. Überschätzung der eigenen Fahrfähigkeiten erachtet werden. Vielmehr geht die Vorinstanz angesichts der dargelegten Ausgangslage zutreffend davon aus, der Beschwerdeführer habe das Risiko eines schweren Verkehrsunfalls geradezu herausgefordert. Die vorinstanzliche Begründung erweist sich als schlüssig und was der Beschwerdeführer dagegen vorbringt, verfängt nicht. Er belässt es grösstenteils dabei, den vorinstanzlichen Ausführungen lediglich seine eigene Sicht der Dinge zu schildern. Er habe darauf vertraut, dass kein Unfall passiere, wobei er sich nicht gegen das geschützte Rechtsgut entschieden habe. Es liege gerade keiner jener krassen Fälle vor, in welchen Eventualvorsatz zu bejahen sei.”
Bei versuchter schwerer Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB kommt nur eine Freiheitsstrafe in Betracht; eine Geldstrafe erweist sich in der Praxis häufig als untauglich oder nicht zweckmässig. Bei der Bemessung von Gesamtstrafen ist die schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB als das schwerste Delikt heranzuziehen.
“Für die versuchte schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB i.V.m. Art. 22 Abs.1 StGB kommt einzig eine Freiheitsstrafe in Frage (vgl. Art. 122 Abs. 4 StGB). Die hypothetische verschuldensangemessene Strafe für die qualifi- ziert einfache Körperverletzung liegt über 180 Einheiten, sodass auch hierfür nur eine Freiheitsstrafe in Frage kommt. Unabhängig davon erschiene eine Geldstrafe beim in ungünstigen finanziellen Verhältnissen lebenden Beschuldigten weder einbringlich noch zweckmässig. Aufgrund seiner Vorstrafen ist nicht davon auszu- gehen, dass sich das Aussprechen einer Geldstrafe eignet, ihn von der Begehung weiterer Straftaten abzuhalten.”
“Für die Bemessung der Gesamt-Freiheitsstrafe ist von der schweren Körper- verletzung im Sinne von aArt. 122 Abs. 3 StGB als schwerstes Delikt auszugehen. Der vorliegend relevante Strafrahmen reicht von sechs Monaten bis zu zehn Jahren Freiheitsstrafe. - 66 -”
“Demnach ist festzuhalten, dass der Beschuldigte den Privatkläger 1 im Treppenhaus zwar nicht in schwerer Weise verletzt hat, jedoch angesichts seines heftigen Angriffs direkter Vorsatz hinsichtlich einer schwere Körperverletzung an- zunehmen ist. In Bezug auf die Handlung im Treppenhaus ist der Beschuldigte deshalb aufgrund einer versuchten schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB zu verurteilen.”
Wird in der Anklageschrift die Tatbestandsvariante der «lebensgefährlichen Verletzung» nicht ausdrücklich erhoben, fehlt dem Beschuldigten der Vorwurf hierzu und eine gerichtliche Beurteilung dieser Variante nach Art. 122 Abs. 1 StGB ist dem Anklageprinzip zufolge unzulässig.
“Mai 2016 zu beurteilenden: Dort wurde dem Beschuldigten vorgeworfen, er habe Fusstritte und Kniekicke gegen den Kopf und das Gesicht der Geschädigten verübt, wodurch er schwerwiegende Verletzungen zumindest in Kauf genommen habe (vgl. BGer a.a.O. E. 1.4.1). Die konkrete Beschreibung der gesundheitlichen Schäden oder des der Gesundheit zugrundeliegenden möglichen medizinischen Geschehens sei zur Wahrung der Verteidigungsrechte nicht notwendig (vgl. BGer a.a.O. E. 1.4.2). Es ist somit zunächst festzustellen, dass - entgegen der Auffassung des Beschuldigten - diesbezüglich dem Anklageprinzip genüge getan wurde und eine gerichtliche Beurteilung erfolgen durfte und darf. Was demgegenüber die seitens der Vorinstanz ebenfalls angenommene Tatbestandsvariante einer "lebensgefährlichen Verletzung" (vgl. S. 17 des angefochtenen Urteils) angeht, so ergibt sich ein derartiger Vorwurf, wie vom Beschuldigte zutreffend gerügt, nirgends in der Anklageschrift. Von einem diesbezüglichen Vorwurf wusste der Beschuldigte somit bis zur gerichtlichen Beurteilung nichts und er konnte sich dementsprechend auch nicht dagegen wehren. Daher ist bezüglich der Tatbestandsvariante der lebensgefährlichen Verletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB in der Tat festzustellen, dass das Anklageprinzip nicht gewahrt wurde, weshalb sich hier, entgegen der Auffassung der Vorinstanz, eine gerichtliche Beurteilung verbietet.”
“Mai 2016 zu beurteilenden: Dort wurde dem Beschuldigten vorgeworfen, er habe Fusstritte und Kniekicke gegen den Kopf und das Gesicht der Geschädigten verübt, wodurch er schwerwiegende Verletzungen zumindest in Kauf genommen habe (vgl. BGer a.a.O. E. 1.4.1). Die konkrete Beschreibung der gesundheitlichen Schäden oder des der Gesundheit zugrundeliegenden möglichen medizinischen Geschehens sei zur Wahrung der Verteidigungsrechte nicht notwendig (vgl. BGer a.a.O. E. 1.4.2). Es ist somit zunächst festzustellen, dass - entgegen der Auffassung des Beschuldigten - diesbezüglich dem Anklageprinzip genüge getan wurde und eine gerichtliche Beurteilung erfolgen durfte und darf. Was demgegenüber die seitens der Vorinstanz ebenfalls angenommene Tatbestandsvariante einer "lebensgefährlichen Verletzung" (vgl. S. 17 des angefochtenen Urteils) angeht, so ergibt sich ein derartiger Vorwurf, wie vom Beschuldigte zutreffend gerügt, nirgends in der Anklageschrift. Von einem diesbezüglichen Vorwurf wusste der Beschuldigte somit bis zur gerichtlichen Beurteilung nichts und er konnte sich dementsprechend auch nicht dagegen wehren. Daher ist bezüglich der Tatbestandsvariante der lebensgefährlichen Verletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB in der Tat festzustellen, dass das Anklageprinzip nicht gewahrt wurde, weshalb sich hier, entgegen der Auffassung der Vorinstanz, eine gerichtliche Beurteilung verbietet.”
Unter bestimmten Umständen können die Strafverfolgungsbehörden Eventualvorsatz betreffend (versuchte) schwere Körperverletzung in Betracht ziehen. Insbesondere wird in der Kommentierung zur Praxis während der COVID‑19‑Pandemie ausgeführt, dass bei bekannten Informationen über Ansteckungsgefahren unter Umständen ein hinreichender Tatverdacht für eine versuchte Körperverletzung (allenfalls auch schwere Körperverletzung) und damit Eventualvorsatz bejaht werden kann. Ebenso belegt die Rechtsprechung, dass der Einsatz alltäglicher Gegenstände als Waffen zu einer Anklage wegen schwerer Körperverletzung führen kann; die Beurteilung hängt jedoch von den konkreten Umständen des Einzelfalls ab.
“Zudem können unter Umständen bereits belastende Aussagen des mutmasslichen Opfers im Rahmen einer polizeilichen Befragung zur Begründung eines hinreichenden Tatverdachts genügen (vgl. Zimmerli, in: Donatsch et al. [Hrsg.], Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 3. Auflage, Zürich 2020, Art. 197 N 6 f.). Unter den in der Fallschilderung angegebenen Umständen mag es sein, dass die Wahrscheinlichkeit eines natürlichen Kausalzusammenhangs zwischen dem Verhalten des B und der Erkrankung der M zu gering ist, um bezüglich vollendeter Körperverletzungsdelikte einen hinreichenden Tatverdacht anzunehmen (vgl. Lösung S. 5; Replik S. 3 f.), wobei die Frage im vorliegenden Fall offenbleiben kann. Jedenfalls besteht aber eine erhebliche Wahrscheinlichkeit, dass die Strafbehörden unter den von M geschilderten Umständen und aufgrund der allgemein bekannten Informationen über Corona einen hinreichenden Tatverdacht betreffend eine versuchte einfache Körperverletzung gemäss Art. 123 Ziff. 1 Abs. 1 StGB und damit ein Vergehen (vgl. Art. 10 Abs. 3 StGB) oder gar eine versuchte schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB und damit ein Verbrechen (vgl. Art. 10 Abs. 2 StGB) sowie einen hinreichenden Tatverdacht betreffend Übertretungen gemäss Art. 83 Abs. 1 lit. h des Epidemiegesetzes (EpG, SR 818.101) und gemäss Art. 28 lit. h Covid-19-Verordnung besondere Lage (SR 818.101.26) bejahten. Gemäss der Lösung der Rekurrentin kann zwar argumentiert werden, dass es am (Eventual-)Vorsatz betreffend eine einfache Körperverletzung fehle (Lösung S. 9), was gemäss der Vorinstanz vertretbar ist (Vernehmlassung Rz. 27). Dies ändert aber nichts daran, dass eine erhebliche Wahrscheinlichkeit besteht, dass die Strafverfolgungsbehörden Eventualvorsatz zumindest bezüglich einer einfachen Körperverletzung unter den in der Fallschilderung angegebenen Umständen bejahen könnten (vgl. zur Frage des Vorsatzes eingehend Roos/Fingerhuth, COVID-19: Straf- und strafprozessrechtliche Implikationen, in: Helbing Lichtenhahn Verlag [Hrsg.], COVID-19, Basel 2020, S. 875 ff. N 24; Wohlers/Heneghan/Peters, Strafrecht in Zeiten der Pandemie, Zürich 2021, S.”
“Sachverhalt: A. Die Staatsanwaltschaft des Kantons Schwyz erhob am 12. Februar 2020 Anklage wegen schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB gegen A.________. Sie wirft ihm vor, am 8. Januar 2019 seinen damaligen Angestellten B.________ an der U.________-strasse xxx in V.________ mit einem 2,7 kg schweren Winkelschleifer, der mittels Klebeband auf einem 1,365 m langen Holzstiel befestigt gewesen sei, vorsätzlich gegen den Kopf gestossen zu haben. Konkret habe er "den auf dem Holzstiel befestigten Winkelschleifer (ohne aufgesetzte Trennscheibe) " mit beiden Händen umfasst und B.________ "in einer mit beiden Armen ausgeführten horizontalen ruckartigen Bewegung einen Stoss gegen dessen Kopf" versetzt, wobei "der vertikal gehaltene Winkelschleifer" auf die linke Gesichts- und Schädelhälfte von B.________ getroffen sei. Durch diesen Stoss habe B.________ ein durch die beginnende Schocksymptomatik lebensgefährliches leichtes Schädel-Hirn-Trauma mit einem Bruch der Schädelkalotte linksseitig erlitten, wobei der Knochen stellenweise bis 1 cm gegen das Hirn verschoben gewesen sei (mehrfragmentäre Schädelkalottenimpressionsfraktur temporal links, teilweise bis zu 1 cm nach intrakraniell disloziert mit angrenzenden intrakraniellen Gasbläschen und geringe Flüssigkeitskollektion; Fraktureinstrahlung ins Mastoid links und ins linke Kiefergelenk, minimal dislozierte Fraktur des Os zygomaticum links und des Os nasale links).”
Bei langandauernder seelischer Misshandlung von Kindern kann nach der Rechtsprechung der Tatbestand der schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 122 Abs. 3 StGB bejaht werden, insbesondere wenn durch die psychischen Folgen Symptome mit Krankheitswert entstehen (vgl. SK 19 325).
“die Anwendung von Art. 122 Abs. 3 StGB bejaht. Der Sachverhalt ereignete sich gemäss dem Geschworenengericht folgendermassen: - Zwei Kinder von fünf und acht Jahren seien von ihrem Vater und dessen Lebensgefährtin über Jahre hinweg gepeinigt, geschlagen, mit Klebeband an Wänden ruhig gestellt und vom Schlaf abgehalten worden. Zudem hätten sie kalte Duschen und Hunger erdulden müssen. Die betroffenen Mädchen hätten in ständiger Angst vor den Züchtigungen gelebt. Bei einem der Mädchen seien erste Anzeichen einer Persönlichkeitsstörung mit Krankheitswert festgestellt worden. Aufgrund der seelischen und psychischen Folgen hat das Gericht das Vorliegen einer schweren Körperverletzung bejaht, wobei explizit festgehalten wurde, dass die einzelnen Tathandlungen teilweise nicht einmal die Schwere einer Tätlichkeit erreicht hätten (zitiert in: Ryser Büschi, in: ZStStr – Zürcher Studien zum Strafrecht Band/Nr. 64, Familiäre Gewalt an Kindern, Eine Untersuchung der Umsetzung der staatlichen Schutzpflicht im Strafrecht, 2012, S 152). In einem weiteren Urteil vom”
Nicht selbstverschuldete Schuldunfähigkeit schliesst die Tatbestandserfüllung nach Art. 122 Abs. 1 StGB nicht aus; die Schuldfähigkeit ist separat zu prüfen.
“Es ist festzustellen, dass der Antragsgegner den Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB im Zustand der nicht selbstverschuldeten Schuldunfähigkeit (dazu unten Ziff. III.) erfüllt hat. Die vollendete einfache Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 Abs. 1 StGB tritt infolge unechter Konkurrenz zurück (vgl. BGE 137 IV 113 E. 1.4.2). III. Schuldfähigkeit”
Ein vorbestehender Gesundheitszustand oder eine Prädisposition der geschädigten Person bricht den Kausalzusammenhang nach Art. 122 StGB in der Regel nicht. Eine Unterbrechung der adäquaten Kausalität kommt nur in Betracht, wenn eine andere, gleichzeitig eintretende Ursache im konkreten Fall so aussergewöhnlich bzw. unerwartet ist, dass sie sich als die unmittelbarere und wahrscheinlichere Ursache des Erfolgs durchsetzt; die blosse Unvorhersehbarkeit dieser Nebenursache genügt alleine nicht.
“1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente (al. 2) et celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Sur le plan objectif, l’art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, ainsi qu’un lien de causalité entre ces deux éléments (Rémy, in: Macaluso/Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017 [ci-après : CR CP II], n. 2 ad art. 122 CP). L’art. 122 CP, qui définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l’auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in : CR CP II, op. cit., n. 3 ad art. 122 CP). S’agissant du lien de causalité naturelle et adéquate exigé par l’art. 122 CP, la jurisprudence admet un lien de causalité même si le comportement de l’auteur n’est pas la cause directe ou unique du résultat. Peu importe que le résultat soit dû à d’autres causes, notamment à l’état de la victime, à son comportement ou à celui de tiers (ATF 131 IV 145 consid. 5.2 ; TF 6B_71/2020 du 12 juin 2020 consid. 2.3.1). Le Tribunal fédéral a notamment admis qu’un état de santé déficient ou une prédisposition chez la victime ne constitue pas une circonstance propre à rompre le lien de causalité (ATF 131 IV 145 précité consid. 5.3). Il y a en revanche rupture du lien de causalité adéquate, l’enchaînement des faits perdant sa portée juridique, lorsqu’une autre cause concomitante – par exemple une force naturelle, le comportement de la victime ou celui d’un tiers – propre au cas d’espèce constitue une circonstance tout à fait exceptionnelle ou apparaît si extraordinaire que l’on ne pouvait pas s’y attendre. Cependant, cette imprévisibilité de l’acte concurrent ne suffit pas en soi à interrompre le lien de causalité adéquate.”
“Il y a rupture de ce lien de causalité adéquate, l'enchaînement des faits perdant sa portée juridique, si une autre cause concomitante - par exemple une force naturelle, le comportement de la victime ou celui d'un tiers - propre au cas d'espèce constitue une circonstance tout à fait exceptionnelle ou apparaît si extraordinaire que l'on ne pouvait pas s'y attendre. Cependant, cette imprévisibilité de l'acte concurrent ne suffit pas en soi à interrompre le lien de causalité adéquate. Il faut encore que cet acte ait une importance telle qu'il s'impose comme la cause la plus probable et la plus immédiate de l'événement considéré, reléguant à l'arrière-plan tous les autres facteurs qui ont contribué à amener celui-ci, notamment le comportement de l'auteur (arrêt du Tribunal fédéral 6B_735/2018 du 15 novembre 2018 consid. 3.1.1 ; ATF 134 IV 255 consid. 4.2.3 et 4.4.2 et les références citées). 2.2.3. L'atteinte à l'intégrité personnelle doit revêtir la forme de lésions corporelles graves ou simples au sens des articles 122 ou 123 CP. L'art. 123 CP punit celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Sont visées les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 et les références citées ; plus récemment arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). De même, sont également considérés comme des lésions corporelles simples des tuméfactions et rougeurs dans la région du sourcil et de l’oreille d’une grosseur d’environ 2 × 5 cm, et des douleurs à la palpation à la côte inférieure gauche (M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI [éds], Code pénal - Petit commentaire, 2ème éd.”
“0), celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente (al. 2) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans (al. 4). Sur le plan objectif, l’art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, ainsi qu’un lien de causalité entre ces deux éléments (Rémy, in: Macaluso/Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017 [ci-après : CR CP II], n. 2 ad art. 122 CP). L’art. 122 CP, qui définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l’auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in : CR CP II, op. cit., n. 3 ad art. 122 CP). S’agissant du lien de causalité naturelle et adéquate exigé par l’art. 122 CP, la jurisprudence admet un lien de causalité même si le comportement de l’auteur n’est pas la cause directe ou unique du résultat. Peu importe que le résultat soit dû à d’autres causes, notamment à l’état de la victime, à son comportement ou à celui de tiers (ATF 131 IV 145 consid. 5.2 ; TF 6B_71/2020 du 12 juin 2020 consid. 2.3.1). Le Tribunal fédéral a notamment admis qu’un état de santé déficient ou une prédisposition chez la victime ne constitue pas une circonstance propre à rompre le lien de causalité (ATF 131 IV 145 précité consid. 5.3). Il y a en revanche rupture du lien de causalité adéquate, l’enchaînement des faits perdant sa portée juridique, lorsqu’une autre cause concomitante – par exemple une force naturelle, le comportement de la victime ou celui d’un tiers – propre au cas d’espèce constitue une circonstance tout à fait exceptionnelle ou apparaît si extraordinaire que l’on ne pouvait pas s’y attendre.”
Bei behaupteter Notwehr ist die tatsächliche Herkunft des Angriffs wesentlich. Lässt sich nach Würdigung des Beweisergebnisses keine tatsächliche Notwehrlage feststellen, fällt die Rechtfertigungs- bzw. Straflosigkeit weg; in solchen Fällen kann — je nach Sachverhalt — stattdessen der Tatbestand einer (gegebenenfalls versuchten) schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB erfüllt sein.
“Es ist vorab dem Zufall zu verdanken, dass D.________ keine schwereren Verletzungen davongetragen hat. Die Verteidigung verlangte – wie bereits erstinstanzlich – auch oberinstanzlich einen Freispruch wegen Vorliegens einer Notwehrsituation (pag. 1529). Sie führte aus, dass der Beschuldigte lediglich den Angriff von D.________ abgewehrt habe. Die Notwehr sei subsidiär und verhältnismässig erfolgt. Da er ihn zudem bei der Verfolgung nicht getroffen habe, liege auch kein Notwehrexzess vor. Dieser Argumentation kann nicht gefolgt werden, da gestützt auf das vorliegende Beweisergebnis der Angriff klar vom Beschuldigten ausging und in keiner Weise von einem ihm unmittelbar drohenden Angriff und dessen verhältnismässiger Abwehr ausgegangen werden kann. Es lag somit eindeutig keine Notwehrlage vor. Der Beschuldigte hat durch sein Verhalten im Rahmen der angeklagten dynamischen Auseinandersetzung den Tatbestand der (eventualvorsätzlichen) versuchten schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 22 Abs. 1 i.V.m. Art. 122 StGB erfüllt und ist entsprechend schuldig zu erklären. Damit erübrigt sich eine Prüfung der Eventualanklage der einfachen Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand. IV. Strafzumessung 16. Allgemeines Was die theoretischen Ausführungen zur Strafzumessung betrifft, wird auf die vorinstanzliche Urteilsbegründung verwiesen (S. 74 ff. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung, pag. 1396 ff.). Hinsichtlich der theoretischen Ausführungen zur teilweisen retrospektiven Konkurrenz, erachtet es die Kammer demgegenüber als angezeigt diese an dieser Stelle kurz wiederzugegeben (S. 75 f. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung; pag. 1397 f.): Gemäss Art. 49 Abs. 2 StGB ist eine Zusatzstrafe auszusprechen, wenn das Gericht eine Tat zu beurteilen hat, die der Täter begangen hat, bevor er wegen einer anderen Tat verurteilt worden ist (sog. retrospektive Konkurrenz). Durch Ausfällung der Zusatzstrafe soll der Täter insgesamt nicht schwerer bestraft werden, als wenn alle strafbaren Handlungen (die neuen und die bereits abgeurteilten) gleichzeitig beurteilt worden wären.”
“________ s’est contenté d’essayer de se défendre, se mettant même « en boule » alors qu’il était à terre pour tenter de se protéger. Les agresseurs n’ont d’ailleurs à aucun moment allégué avoir été frappés par le plaignant. En dépit des mots utilisés par les parties pour décrire les événements, B.________ a donc bien subi une attaque unilatérale, de sorte que c’est l’infraction d’agression qui doit être retenue. Ce moyen doit être rejeté et la condamnation de l’appelant pour agression confirmée. 6. 6.1 L’appelant conteste également la qualification de lésions corporelles simples retenue par le Tribunal correctionnel s’agissant des faits commis au préjudice de D.________. Il soutient qu’elle n’aurait souffert que de vagues douleurs, lesquelles n’auraient laissé aucune trace si ce n’est un hématome au genou, de sorte que seules des voies de fait au sens de l’art. 126 CP auraient dû être retenues. 6.2 L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Aux termes de l'art. 123 ch. 1 al. 1 CP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé sera, sur plainte, puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. Afin de déterminer ce qu'il en est, il y a lieu de tenir compte, d'une part, du genre et de l'intensité de l'atteinte et, d'autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. A titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid.”
Bei brutalen Kämpfen mit den im entschiedenen Fall festgestellten Umständen kann eine wirksame Einwilligung in eine potenzielle schwere Körperverletzung regelmässig nicht angenommen werden; damit kommt kein Rechtfertigungsgrund nach Art. 122 StGB in Betracht.
“Vorliegend war das mitnichten der Fall, entsprechend auch nicht von "Sport" die Rede sein kann, zumal die rudimentär (wenn überhaupt) abgemachten Regeln für den vorlie- genden Kampf nicht einmal ausschlossen, dass mehrere Personen gleichzeitig auf eine auf dem Boden wehrlos liegende Personen von allen Seiten losgehen durften. Ein Fusstritt auf den Kopf einer mit dem Schlag nicht rechnenden bzw. auf dem Boden wehrlos liegenden Person hat denn auch nichts mit dem angege- benen Ziel des Kampfes, die eigene "Kampfkunst" zu messen, zu tun. Vor diesem Hintergrund kann mit der Vorinstanz nicht von einer gültigen Einwilligung in eine potentielle schwere Körperverletzung – wie dies in gewissen Sportarten möglich ist – ausgegangen werden. Es liegt entsprechend kein Rechtfertigungsgrund der Einwilligung vor, womit auch die von der amtlichen Verteidigung ins Feld geführte - 22 - Verletzung des Anklageprinzips ihre Grundlage verliert (Urk. 89 Rz. 5 f.). Die Um- stände des Kampfes sind jedoch bei der Strafzumessung zu berücksichtigen. 4.Fazit Zusammenfassend ist festzuhalten, dass der Beschuldigte mit Bezug auf Dos- sier 2 durch sein Verhalten den Tatbestand der versuchten eventualvorsätzlichen schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB erfüllt hat. Es liegen keine Rechtfertigungs- und Schuldausschluss- gründe vor. Der Beschuldigte ist entsprechend schuldig zu sprechen. C.Dossier 3 (Ziffer 4 der Anklageschrift) 1.Sachverhalt”
Art. 122 Abs. 3 StGB (Generalklausel) erfasst andere schwere Schädigungen des Körpers oder der Gesundheit, die hinsichtlich ihrer Qualität mit den in Abs. 1–2 genannten Verletzungen vergleichbar sind. In der Rechtsprechung werden hierzu u. a. lang andauernde Arbeitsunfähigkeit, ein schweres und lang andauerndes Krankenlager, ein ausserordentlich langer Heilungsprozess sowie schwerwiegende und andauernde psychische Störungen (z. B. posttraumatische Belastungsstörung, depressive Episoden) gezählt. Eine volle oder dauernde Arbeitsunfähigkeit bzw. Invalidität ist nicht erforderlich; auch längere zeitliche Arbeitsunfähigkeit (mehrere Monate bis Jahre) oder die Summierung mehrerer Beeinträchtigungen kann den Tatbestand erfüllen.
“Abs. 2 StGB zu bejahen. Dabei kann in Bezug auf die Kontrolle der neuropathischen Schmerzen offen bleiben, ob B____ (sel.) bleibend arbeitsunfähig geblieben wäre. Angesichts dessen, dass der Geschädigte zufolge der oben geschilderten Beeintr.htigungen, insbesondere der bewegungs- und belastungsabhängigen Schmerzen sowie des teils kompletten Sensibilitätsverlustes in den Beinen, bis zu seinem Ableben jedenfalls während zwei Jahren arbeitsunfähig gewesen war und namentlich auch mit Blick auf die langwierige Rekonvaleszenz sowie die aus dem traumatischen Ereignis resultierenden psychischen Beeinträchtigungen rechtfertigt sich die Qualifikation der schweren Körperverletzung überdies gestützt auf die Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB.”
“Die Arbeitsunfähigkeit des Straf- und Zivilklägers dauerte rund zwei Jahre (erst im März 2022 konnte er die Arbeit mit einem Pensum von 20% wiederaufnehmen, im Zeitpunkt der Berufungsverhandlung arbeitete er wieder mit einem Pensum von 80%). Der Straf- und Zivilkläger befand sich zudem auch noch zum Zeitpunkt der Berufungsverhandlung in psychologischer Behandlung, wenn auch nur noch telefonisch und unregelmässig. Weiter schilderte er eindrücklich, inwiefern der Vorfall noch heute Auswirkungen auf seinen psychischen Zustand, seine sozialen Kontakte und sein Leben insgesamt hat. Er sei vorher ein anderer Mensch gewesen (pag. 533 Z. 38). Die gesamthafte Beeinträchtigung des Straf- und Zivilklägers, insbesondere der Umfang der Arbeitsunfähigkeit und die Schwere der Verletzungen der psychischen Integrität, stellt zweifellos eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB dar. Eine irreversible Schädigung ist – wie bereits dargelegt – nicht notwendig. Soweit der Beschuldigte – wie bereits vor erster Instanz – erneut geltend machte, der objektive Taterfolg von Art. 122 Abs. 3 StGB sei ihm mangels Kausalität nicht zuzurechnen, kann ihm nicht gefolgt werden. Ein adäquater Kausalzusammenhang liegt vor, wenn ein Umstand nicht nur conditio sine qua non des Schadens, sondern auch nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und der allgemeinen Lebenserfahrung geeignet ist, den eingetretenen Erfolg zu bewirken, so dass der Eintritt dieses Erfolgs als durch die fragliche Bedingung wesentlich begünstigt erscheint (statt vieler: Urteil des Bundesgerichts 6B_1388/2017 vom 4. April 2018 E. 4.5.2 mit weiterem Hinweis). Der adäquate Kausalzusammenhang wird unterbrochen, wenn zu einer an sich adäquaten Ursache eine andere Ursache hinzutritt, die einen derart hohen Wirkungsgrad aufweist, dass erstere nach wertender Betrachtungsweise als rechtlich nicht mehr beachtlich erscheint. Entscheidend ist die Intensität der beiden Ursachen. Die Unvorhersehbarkeit einer Mitursache genügt für sich genommen nicht, um die Adäquanz zu unterbrechen. Denn unter Kausalitätsgesichtspunkten ist ursächlich alles, was irgendwie zu dem konkreten Erfolg beigetragen hat; alle Kausalfaktoren sind gleichwertig.”
“122 StGB zu verweisen (Urteil des Bundesgerichts 6B_135/2017 vom 20. November 2017, E. 2.1.1): Als eine von der Generalklausel im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB einbezogene «andere schwere Schädigung des Körpers oder der Gesundheit» kommen nur Beeinträchtigungen in Betracht, die hinsichtlich ihrer Qualität mit den in den beiden ersten Absätzen der Bestimmung aufgeführten Verletzungen vergleichbar sind. Dazu werden u.a. lange Bewusstlosigkeit, schweres und lang dauerndes Krankenlager, ausserordentlich langer Heilungsprozess oder Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes gezählt. Es muss anders als in Art. 122 Abs. 2 StGB, wonach unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit erforderlich ist, weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein. Mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, können in ihrer Summierung eine solche sein. So können Arbeitsunfähigkeit und Invalidität insgesamt mit anderen Umständen (wie langes Krankenlager) den Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB erfüllen. Die Vorinstanz subsumierte zu Art. 122 Abs. 3 StGB Folgendes (Ziff. III.1.4 der erstinstanzlichen Urteilsbegründung, pag. 371): Der Privatkläger ist im Urteilszeitpunkt seit 17 Monaten zu 100% arbeitsunfähig. Er erlitt nach dem Vorfall eine posttraumatische Belastungsstörung, welche anfänglich mit einer schweren zwischenzeitlich mit einer mittelgradig depressiven Episode einhergeht. Seit dem Vorfall befindet sich der Privatkläger durchgehend in psychologischer Behandlung. Der Privatkläger wurde durch den Vorfall in seinem alltäglichen Leben massiv eingeschränkt. Durch die Angstzustände mied er anfänglich während mehreren Monaten jeglichen sozialen Kontakt bis auf den zu seiner Frau und hatte überhaupt grosse Mühe das Haus zu verlassen und Termine wahrzunehmen. Das Unterwegssein löste bei ihm grosse Stress-reaktionen aus, die sich in Herzrasen, Hyperventilation, Zittern und Ohnmachtsgefühlen manifestierten. Mit Blick auf die lange Arbeitsunfähigkeit von 17 Monaten und die psychologische Behandlung, welche nach wie vor andauern, den Beeinträchtigungen im alltäglichen Leben und der erlittenen posttraumatischen Belastungsstörung mit einer mittelgradigen depressiven Episode ist vorliegend von einer anderen schweren Schädigung der geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel auszugehen.”
Als „andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit“ im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die in ihrer Schwere mit den in Abs. 1 und 2 genannten Fällen vergleichbar ist. Nach Rechtsprechung ist dies beispielsweise der Fall bei langer Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenhausaufenthalt, einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit über viele Monate. Zudem kann die Kombination verschiedener einzelner, für sich noch nicht schwerer Beeinträchtigungen in der Gesamtschau die Qualifikation nach Abs. 3 rechtfertigen.
“Nach Art. 122 StGB wird wegen schwerer Körperverletzung bestraft, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1); wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2); wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Die in Art. 122 Abs. 1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter (Urteil 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager ("plusieurs mois d'hospitalisation"), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes ("de nombreux mois d'incapacité de travail") verbunden ist (BGE 124 IV 53 E. 2; Urteile 6B_514/2019 vom 8. August 2019 E. 2; 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Im Übrigen kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_26/2011 vom 20. Juni 2011 E. 2.4.2).”
“2), oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager ("plusieurs mois d'hospitalisation"), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes ("de nombreux mois d'incapacité de travail") verbunden ist (BGE 124 IV 53 E. 2; Urteile 6B_514/2019 vom 8. August 2019 E. 2 und 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Im Übrigen kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile des Bundesgerichts 6B_26/2011 vom 20. Juni 2011 E. 2.4 mit Hinweis und 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2). Hat der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale erfüllt und seine Tatentschlossenheit manifestiert, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind, liegt ein Versuch vor (vgl. Art. 22 Abs. 1 StGB). Der subjektive Tatbestand von Art. 122 StGB erfordert Vorsatz. Vorsätzlich begeht ein Verbrechen oder Vergehen, wer die Tat mit Wissen und Willen ausführt. Vorsätzlich handelt zudem bereits, wer die Verwirklichung der Tat für möglich hält und in Kauf nimmt (Art. 12 Abs. 2 StGB).”
Ein wichtiges Organ oder Glied ist im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB "unbrauchbar", wenn seine Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört sind. Eine als «bleibende Arbeitsunfähigkeit» zu qualifizierende Beeinträchtigung muss dauernd bzw. nicht zeitlich begrenzt sein; es ist dagegen nicht erforderlich, dass eine vollständige und endgültige Heilung ausgeschlossen ist.
“Den objektiven Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erfüllt, wer einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2) oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hinweisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile 6B_1404/2020 vom 17.”
“Ce n'est qu'ensuite qu'il faut déterminer si ce résultat doit être qualifié de grave, afin de distinguer les hypothèses de l'art. 122 CP et celles de l'art. 123 CP (lésions corporelles simples ; ATF 124 IV 53 consid. 2). 2.2.2. Le premier alinéa de l'art. 122 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3 ; 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247 ; 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, comme en cas de mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP), mais bien la nature de la blessure effectivement causée (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). 2.2.3. Les lésions corporelles sont également graves si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP), c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). 2.2.4. La clause générale du troisième alinéa a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.”
Ergeben sich Anhaltspunkte für bleibende Entstellungen oder sonstige dauerhafte Tatfolgen, sind verfahrensrelevante Abklärungen – namentlich Befragungen des Verletzten zu anhaltenden körperlichen oder psychischen Folgen und gegebenenfalls ärztliche Feststellungen – für die Beurteilung, ob eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB vorliegt, regelmässig erforderlich.
“Insbesondere, weil die Vorinstanz darauf verzichtet hat, war eine Befragung zu allfälligen anhaltenden Folgen der Tat, welche eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB begründen könnten, für das Berufungsgericht unerlässlich. Anlässlich der Berufungsverhandlung konnte sich das Gericht ein Bild davon machen, ob der Geschädigte sechs Jahre nach der Tat bleibende, entstellende Gesichtsnarben aufweist. Zudem hatte er in seiner Einvernahme vom 3. September 2019 über Kopfschmerzen geklagt und dass er das Eishockeyspielen habe aufgeben müssen (Akten S. 128 f.), wozu er befragt werden konnte. Bezüglich der sichtbaren Tatfolgen konnte das Gericht feststellen, dass die Narben und die Beule zwar noch sichtbar sind, diese jedoch kein dominierendes Element in der Gesamterscheinung oder gar entstellend sind. Dies deckt sich mit den Schilderungen des Geschädigten, wonach er immer weniger darauf angesprochen werde. B____ hat zu seinem aktuellen Befinden geäussert, er habe ab und zu witterungsbedingt etwas Kopfweh. Anfangs habe er Narbenheilmittel auftragen müssen, Schmerzmittel habe er jedoch nicht gebraucht. Auch eine psychologische Betreuung habe er zu keinem Zeitpunkt für notwendig erachtet.”
“Insbesondere, weil die Vorinstanz darauf verzichtet hat, war eine Befragung zu allfälligen anhaltenden Folgen der Tat, welche eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB begründen könnten, für das Berufungsgericht unerlässlich. Anlässlich der Berufungsverhandlung konnte sich das Gericht ein Bild davon machen, ob der Geschädigte sechs Jahre nach der Tat bleibende, entstellende Gesichtsnarben aufweist. Zudem hatte er in seiner Einvernahme vom 3. September 2019 über Kopfschmerzen geklagt und dass er das Eishockeyspielen habe aufgeben müssen (Akten S. 128 f.), wozu er befragt werden konnte. Bezüglich der sichtbaren Tatfolgen konnte das Gericht feststellen, dass die Narben und die Beule zwar noch sichtbar sind, diese jedoch kein dominierendes Element in der Gesamterscheinung oder gar entstellend sind. Dies deckt sich mit den Schilderungen des Geschädigten, wonach er immer weniger darauf angesprochen werde. B____ hat zu seinem aktuellen Befinden geäussert, er habe ab und zu witterungsbedingt etwas Kopfweh. Anfangs habe er Narbenheilmittel auftragen müssen, Schmerzmittel habe er jedoch nicht gebraucht. Auch eine psychologische Betreuung habe er zu keinem Zeitpunkt für notwendig erachtet.”
Bei ausländischen Drittstaatsangehörigen kann eine Verurteilung nach Art. 122 StGB zur (obligatorischen oder fakultativen) Landesverweisung gemäss Art. 66a StGB führen. Eine Eintragung im (N‑)SIS erfolgt nur auf der Grundlage einer entsprechenden administrativen oder gerichtlichen Entscheidung bzw. auf Anordnung des richterlich verfügenden Organs.
“Erwägungen der Kammer Der Beschuldigte ist kosovarischer Staatsangehöriger und stammt damit aus einem Drittstaat. Mit vorliegendem Urteil wird er für sieben Jahre des Landes verwiesen. Es liegt somit eine nationale Ausschreibung vor, die auf einer Entscheidung der zuständigen Instanz beruht. Der Beschuldigte wurde erstinstanzlich insbesondere wegen versuchter schwerer Körperverletzung rechtskräftig schuldig gesprochen. Gemäss Art. 122 StGB wird die schwere Körperverletzung mit Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren bestraft. Das Höchstmass der Strafe beträgt somit offensichtlich mehr als ein Jahr Freiheitsstrafe, womit die Voraussetzung von Art. 24 Ziff. 2 Bst. a SIS-II-Verordnung bzw. von Art. 24 Ziff. 2 Bst. a i.V.m. Art. 24 Ziff. 1 Bst. a SIS-Verordnung-Grenze erfüllt ist. Zu prüfen ist gestützt auf die bundesgerichtliche Rechtsprechung zusätzlich, ob vom Beschuldigten eine Gefahr für die öffentliche Sicherheit oder Ordnung ausgeht. Der Beschuldigte verpasste dem Straf- und Zivilkläger mindestens zwei Faustschläge ins Gesicht, woraufhin dieser direkt zu Boden ging und auf dem Rücken liegend vom Beschuldigten mindestens vier Mal an den Kopf getreten wurde. Damit beging der Beschuldigte eine Straftat nach Art. 122 Abs. 1 und 3 i.V.m. Art. 22 StGB, für welche Art. 66a Abs. 1 Bst. b StGB die obligatorische Landesverweisung vorsieht. Er hat die körperliche Integrität des Straf- und Zivilklägers massiv verletzt.”
“Abteilung, vom 9. September 2021 wurde der Beschuldigte entsprechend dem eingangs aufge- führten Dispositiv der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB, der einfachen Körperverletzung im Sin- ne von Art. 123 Ziff. 1 Abs. 1 StGB sowie der mehrfachen Übertretung des Betäu- bungsmittelgesetzes im Sinne von Art. 19a Ziff. 1 BetmG schuldig gesprochen und mit einer teilbedingten Freiheitsstrafe von 32 Monaten, einer bedingten Geld- strafe von 60 Tagessätzen zu Fr. 30.– sowie einer Busse von Fr. 400.– bestraft. Ferner wurde er unter Ausschreibung im Schengener Informationssystem für die Dauer von 5 Jahren des Landes verwiesen. Es wurde sodann über die beschlag- nahmten Gegenstände und die Genugtuungsforderung des Privatklägers befun- den, und dem Beschuldigten wurden – mit Ausnahme der einstweilen abge- schriebenen Entschädigung der amtlichen Verteidigung – schliesslich die Kosten der Untersuchung und des gerichtlichen Verfahrens auferlegt (Urk. 39 bzw. 42 S. 39 ff.).”
“La peine privative de liberté de quatre ans et sept mois fixée par les premiers juges, non contestée en soi au-delà des déqualifications et de l'acquittement plaidés, ne prête pas le flanc à la critique. Elle correspond à une peine de quatre ans pour l'infraction objectivement la plus grave, la tentative de meurtre, augmentée de huit mois (peine hypothétique de 12 mois) pour la tentative de lésions corporelles graves, de cinq mois (peine hypothétique de huit mois) pour la violation du devoir d’assistance et d’éducation, réduite dans une proportion de 10 % de sa quotité totale, pour tenir compte de la responsabilité très légèrement restreinte du prévenu. Elle sera, partant, confirmée. 3.2. Le traitement ambulatoire (art. 63 CP) prononcé par le TCO, non contesté, et conforme aux conclusions des experts, dont il n'y a pas lieu de s'écarter, est également confirmé. Il est renvoyé au point 4.2 du jugement de première instance (art. 82 al. 4 CPP) à ce propos. 4. 4.1.1. En vertu de l'art. 66a al. 1 let. a et b CP, le juge expulse de Suisse pour une durée de cinq à quinze ans l'étranger qui est condamné pour infraction à l'art. 111 CP, respectivement à l’art. 122 CP. L'art. 66a al. 2 CP prévoit que le juge peut exceptionnellement renoncer à une expulsion lorsque celle-ci mettrait l'étranger dans une situation personnelle grave (première condition) et que les intérêts publics à l'expulsion ne l'emportent pas sur l'intérêt privé de l'étranger à demeurer en Suisse (deuxième condition). À cet égard, il tiendra compte de la situation particulière de l'étranger qui est né ou qui a grandi en Suisse. Les conditions posées par cette disposition sont cumulatives (ATF 144 IV 332 consid. 3.3). 4.1.2. Selon l'art. 20 de l'ordonnance sur la partie nationale du Système d'information Schengen (N-SIS) et sur le bureau SIRENE (Ordonnance N-SIS), les ressortissants d'Etats tiers ne peuvent être signalés aux fins de non-admission ou d'interdiction de séjour que sur la base d'une décision prononcée par une autorité administrative ou judiciaire. L'inscription dans le SIS des signalements aux fins d'expulsion pénale est requise par le juge ayant ordonné cette mesure. Un signalement dans le SIS présuppose que les conditions de signalement des art.”
Konkurrenz: Zwischen Art. 122 StGB und Art. 129 StGB kann echte Konkurrenz bestehen. Ist die Tötungsabsicht nicht feststellbar, das Verhalten aber objektiv lebensgefährlich, kommt Art. 129 zur Anwendung. Eine unechte Konkurrenz bzw. ein Vorrang von Art. 122 ist nur anzunehmen, wenn die Lebensgefährdung bereits als qualifizierendes Merkmal in der schweren Körperverletzung berücksichtigt ist.
“L’épouse avait souffert de nombreuses blessures et hématomes, notamment à la tête et d’une double fracture du poignet. Le Tribunal fédéral a considéré que les faits retenus ne permettaient pas de conclure qu'il existait un danger de mort, ni que l'auteur le connaissait et s'en était accommodé. Il aurait pu en aller autrement si l'auteur s'était acharné sur la tête de sa victime ou sur d'autres parties vitales du corps. 5.3.3 La tentative de meurtre absorbe les lésions corporelles, simples ou graves (ATF 137 IV 113 consid. 1.4 et 1.5). Elle exclut l'omission de prêter secours puisque l'intention homicide englobe nécessairement l'intention de ne pas prêter secours (Dupuis et al. [éd.], op. cit., n. 18 ad art. 128 CP). Un concours idéal entre l'art. 129 et l'art. 122 al. 2 ou 3 CP est concevable si le comportement de l'auteur met la victime en danger de mort et engendre également des lésions corporelles graves autres que celles envisagées par l'art. 122 al. 1 CP (Dupuis et al. [éd.], op. cit., n. 22 ad art. 122 CP). Un concours idéal entre l'art. 129 CP et l'art. 123 CP est également possible (Dupuis et al. [éd.], op. cit., n. 27 ad art. 123 CP). Il peut y avoir concours entre l'infraction d'omission de prêter secours et celle de lésions corporelles intentionnelles (Dupuis et al. [éd.], op. cit., n. 19 ad art. 128 CP). Si l’intention homicide, y compris sous la forme du dol éventuel, ne peut être établie avec suffisamment de certitude, mais que le comportement de l’auteur a objectivement et concrètement mis en danger la vie d’autrui, l’art. 129 CP est applicable (ATF 133 IV 1 consid. 5, JdT 2007 I 566). La délicate distinction entre tentative de meurtre par dol éventuel et mise en danger de la vie d’autrui devrait dépendre avant tout de la maîtrise qu’exerce l’auteur sur le danger qui lui est imputable. En d’autres termes, il s’agit de déterminer si l’auteur peut valablement considérer que le comportement adopté n’impliquera pas la lésion du bien juridique ou si, au contraire, il y a lieu de retenir qu’il s’accommode d’une telle éventualité, faute d’être à même d’exercer une véritable emprise sur le déroulement des événements (ATF 115 IV 8 consid.”
“Konkurrenz von Art. 129 StGB und Art. 122 StGB Zwischen dem Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung sowie der Gefährdung des Lebens besteht echte Konkurrenz (Stefan Maeder, a.a.O., N 62 zu Art. 129), zumal unechte Konkurrenz bzw. ein Vorrang von Art. 122 StGB gegenüber Art. 129 StGB gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung nur dann anzunehmen ist, wenn die Lebensgefährdung als qualifizierendes Merkmal bereits in der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) berücksichtigt ist (BGE 91 IV 193; s. auch Stefan Trechsel/Martino Mona, in: Trechsel/Pieth, Praxiskommentar Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2021, N 8 zu Art. 129). Es hat vorliegend somit ein Schuldspruch sowohl wegen versuchter schwerer Körperverletzung als auch wegen Gefährdung des Lebens, beides z.N. des Straf- und Zivilklägers, zu erfolgen.”
Auch relativ kleine oder alltägliche Gegenstände können als gefährliche Tatmittel im Sinne von Art. 122 StGB qualifizieren, wenn sie derart eingesetzt werden, dass dadurch ein hohes Risiko für eine schwere Körperverletzung entsteht (z. B. Scherbe von ca. 6–7 cm; geworfenes Bierglas/Flasche; Handfeuerwaffe als Schlagwaffe).
“Subsumtion Die Vorinstanz erwog in rechtlicher Hinsicht Folgendes (pag. 554 f., S. 38 f. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung): Vorliegend wurde der Privatkläger durch die Schläge mit der Handfeuerwaffe im Gesicht und am Kopf verletzt. Die Verletzungen konnten im Spital behandelt werden. Bleibende Schäden oder eine arge Entstellung des Gesichts sind nicht eingetreten. Damit fehlt der erforderliche Erfolgseintritt nach Art. 122 StGB. Der Tatbestand sieht einen Strafrahmen von sechs Monaten bis zehn Jahren vor. Es handelt sich somit um einen Verbrechenstatbestand nach Art. 10 Abs. 2 StGB, dessen versuchte Begehung strafbar ist. [...] Der Beschuldigte hat wiederholt mit der Schusswaffe auf den Kopf des Privatklägers eingeschlagen. Der Beschuldigte sass dabei auf dem Rücken des Privatklägers. Der Privatkläger versuchte sich zuerst noch zu winden. Die wiederholten Schläge des Beschuldigten erfolgten in seiner blinden Wut unkoordiniert, ungezielt und von seinen Rachegefühlen geleitet. Der Beschuldigte zielte dabei auf den Kopf des Beschuldigten und damit auf eine sensible Körperzone. Der Beschuldigte setzte als Tatmittel eine Handfeuerwaffe ein, womit seine Schläge ein noch grösseres Schadenspotential erreichten. Angesichts des dynamischen Geschehens auf dem Boden, der wiederholten und ungezielten Schläge auf einen sensiblen Bereich wie den Kopf und des Einsatzes einer Handfeuerwaffe als Schlagwaffe musste der Beschuldigte wissen, dass er eine schwere Schädigung oder eine arge Entstellung des Gesichts verursachen könnte.”
“Subsumtion Der Privatkläger 1 hat vom Herumfuchteln des Beschuldigten mit der ca. 6-7 cm grossen Scherbe keine Verletzungen davongetragen. Daraus ergibt sich, dass der objektive Tatbestand der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 Ziff. 1 StGB nicht erfüllt ist, womit lediglich eine versuchte Begehung in Betracht fällt. Gemäss Beweisergebnis riss der Privatkläger 1 den Beschuldigten von K.________ herunter und umklammerte ihn mit beiden Armen von hinten um den Brustbereich herum, als der Beschuldigte eine Scherbe in der Grösse von mindestens ca. 6-7 cm in die Faust nahm und damit gegen hinten in Richtung des Privatklägers 1 fuchtelte und versuchte ihn zu treffen. Der Beschuldigte war zu dem Zeitpunkt, als der Privatkläger 1 ihn packte, bereits in einem erhöhten Erregungszustand. In Übereinstimmung mit der Vorinstanz ist das Herumfuchteln mit einer 6-7 cm langen Scherbe mit scharfen Rändern während eines dynamischen Handgemenges zweifelsohne geeignet, die Gefahr einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB herbeizuführen. Die Qualifikation als gefährlicher Gegenstand ist damit eindeutig gegeben. Das Herumfuchteln mit der scharfen Scherbe stellte nach dem Plan des Beschuldigten auf dem Weg zum Erfolg den letzten entscheidenden Schritt dar, um dem Privatkläger 1 schwere Verletzungen zuzufügen. Nach den mehrmaligen Versuchen, ihn damit zu treffen, gab es für den Beschuldigten kein Zurück mehr. Der Taterfolg trat nur aus Zufall nicht ein, resp. konnte letztendlich nicht verwirklicht werden, weil der Privatkläger 1 der Scherbe ausweichen konnte, bzw. weil sich der Beschuldigte aufgrund der Wirkung des von AB.________ eingesetzten Pfeffersprays langsam beruhigte, worauf der Privatkläger 1 den Beschuldigten losliess und es ihm gelang, die Wohnung zu verlassen. Es entspricht der allgemeinen Lebenserfahrung, dass Scherben schwere Schnitt- oder Stichverletzungen generieren können und auch dem Beschuldigten war die Gefährlichkeit von Scherben insbesondere im Halsbereich gemäss seinen eigenen Aussagen bewusst (pag.”
“Allgemeine Ausführungen Gemäss Art. 123 Ziff. 1 StGB begeht eine einfache Körperverletzung, wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise (als in Art. 122 StGB umschrieben) an Körper oder Gesundheit schädigt. Der Grundtatbestand in Art. 123 Ziff. 1 StGB ist als Antragsdelikt ausgestaltet. Die qualifizierte Form der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 Ziff. 2 StGB ist gegeben, wenn zwar nach wie vor eine bloss einfache Körperverletzung bewirkt wird, das Tatvorgehen aber besonders gefährlich oder verwerflich erscheint. Besonders gefährlich ist das Vorgehen dann, wenn ein Tatmittel verwendet wird, welches ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erzeugt. Bei dieser qualifizierten Form bleibt zwar die Strafandrohung unverändert, hingegen entfällt das Antragserfordernis. Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019, N 11 f. zu Art. 123). Als gefährliche Tatmittel nennt Art. 122 Ziff. 2 Abs. 2 StGB Gift, Waffen oder gefährliche Gegenstände. Ein Gegenstand ist nicht schon von sich aus gefährlich. Aus der Art und Beschaffenheit an sich lässt sich noch kein Schluss auf seine Gefährlichkeit ziehen. Ausschlaggebend ist vielmehr, ob er nach seiner Beschaffenheit so eingesetzt wird, dass die Gefahr einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB herbeigeführt wird (Roth/Berkemeier, a.a.O., N 19 zu Art. 123). So kann praktisch jeder Gegenstand von einiger Robustheit, Festigkeit und Härte in einer tätlichen Auseinandersetzung gefährlich werden, wenn er eben in gefährlicher Weise eingesetzt wird (Roth/Berkemeier, a.a.O., N 21 zu Art. 123). So etwa ein geworfenes Bierglas oder Flaschen (vgl.”
Die Revisionen — namentlich die Reform des Sanktionenrechts (in Kraft seit 1.1.2018) und die Harmonisierung der Strafrahmen (in Kraft seit 1.7.2023) — betrafen vornehmlich das Strafmass und die textliche Gliederung von Art. 122 StGB. Die materiellen Tatbestandsmerkmale von Art. 122 StGB wurden materiell nicht geändert; die hierzu bestehende Rechtsprechung bleibt massgeblich.
“Gemäss Art. 122 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Ziff. 1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, BGE 150 IV 384 S. 386 gebrechlich oder geisteskrank macht oder das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Ziff. 2) oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Ziff. 3). Art. 122 StGB wurde mit der am 1. Juli 2023 in Kraft getretenen Harmonisierung der Strafrahmen (AS 2023 259; Botschaft vom 25. April 2018 zur Harmonisierung der Strafrahmen und zur Anpassung des Nebenstrafrechts an das geänderte Sanktionenrecht [BBl 2018 2827]) revidiert. Hinsichtlich der Tatbestandsmerkmale hat die Revision materiell keine Änderung gebracht und die diesbezügliche Rechtsprechung ist weiterhin massgebend. Ein Versuch liegt vor, wenn der Täter, nachdem er mit der Ausführung eines Verbrechens oder Vergehens begonnen hat, die strafbare Tätigkeit nicht zu Ende führt oder der zur Vollendung der Tat gehörende Erfolg nicht eintritt oder dieser nicht eintreten kann (Art. 22 Abs. 1 StGB). Beim Versuch erfüllt der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale und manifestiert seine Tatentschlossenheit, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind (BGE 140 IV 150 E. 3.4; BGE 137 IV 113 E. 1.4.2; je mit Hinweisen).”
“Gemäss Art. 122 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Ziff. 1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht oder das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Ziff. 2) oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Ziff. 3). Art. 122 StGB wurde mit der am 1. Juli 2023 in Kraft getretenen Harmonisierung der Strafrahmen (AS 2023 259; BBl 2018 2827) revidiert. Hinsichtlich der Tatbestandsmerkmale hat die Revision materiell keine Änderung gebracht und die diesbezügliche Rechtsprechung ist weiterhin massgebend. Ein Versuch liegt vor, wenn der Täter, nachdem er mit der Ausführung eines Verbrechens oder Vergehens begonnen hat, die strafbare Tätigkeit nicht zu Ende führt oder der zur Vollendung der Tat gehörende Erfolg nicht eintritt oder dieser nicht eintreten kann (Art.”
“Übersicht Nach Art. 125 Abs. 1 StGB wird auf Antrag bestraft, wer fahrlässig einen Men- schen am Körper oder an der Gesundheit schädigt. Ist die Schädigung schwer, wird der Täter von Amtes wegen verfolgt (Abs. 2). Der Tatbestand setzt damit das unvorsätzliche Bewirken des tatbestandsmässigen Erfolgs der Körperverletzung, den Kausalzusammenhang zwischen Handlung und Erfolg (natürliche Kausalität), die Missachtung einer Sorgfaltspflicht sowie die Relevanz der Sorgfaltspflichtver- letzung für den Erfolgseintritt voraus. Diese Tatbestandsvoraussetzungen sind nachfolgend zu prüfen. Der Vollständigkeit halber ist darauf hinzuweisen, dass die für die Bestimmung der Schwere der Verletzung einschlägigen Bestimmungen Art. 122 StGB und Art. 123 StGB im Rahmen der StGB-Revision zur Harmonisierung der Strafrahmen seit der Tat revidiert worden sind (vgl. Botschaft zur Harmonisierung der Strafrahmen und zur Anpassung des Nebenstrafrechts an das geänderte Sanktionenrecht vom 25. April 2018, BBl 2018 2827 ff.). Die Revision betraf jedoch lediglich das Strafmass und die textliche Gliederung der genannten Bestimmungen, was vorliegend beides keine Rolle spielt. Der Wortlaut und der Inhalt der Bestimmungen haben sich nicht geändert.”
“La réforme du droit des sanctions entrée en vigueur le 1er janvier 2018 a modifié non seulement les dispositions énoncées par la première instance, mais également certaines dispositions de la partie spéciale du CP, dont l’art. 122 relatif à l’infraction de lésions corporelles graves. Les éléments constitutifs de l’infraction n’ont pas été modifiés, contrairement à la peine-menace. Avant l’entrée en vigueur de cette réforme, il était prévu que l’auteur de lésions corporelles graves pouvait être puni « d’une peine privative de liberté de 10 ans au plus ou d’une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins » (art. 122 du Code pénal dans sa teneur avant la révision sur le droit des sanctions entrée en vigueur le 1er janvier 2018 [aCP ; RS 311.0]). En revanche, cette disposition dans sa version actuelle prévoit que l’auteur sera puni « d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans » (art. 122 CP). La peine prévue par le nouveau droit est donc plus sévère.”
Die Beeinträchtigung muss dauerhaft, also von dauernder und nicht nur vorübergehender Natur sein. Es ist hingegen nicht erforderlich, dass der Zustand endgültig unheilbar ist oder dass keinerlei Hoffnung auf Besserung besteht.
“2 CP avant tout les extrémités, soit les bras et les jambes, ainsi que les mains et les pieds (M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar Strafrecht II : Art. 111-392 StGB, 2e édition, Bâle 2007, n. 11 ad art. 122 ; A. DONATSCH, Strafrecht III : Delikte gegen den Einzelnen, 9e édition, Zurich/Bâle/Genève 2008, p. 39). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative. Dans tous les cas prévus par l'art. 122 CP, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêts du Tribunal fédéral 6B_1333/2022 et 6B_1353/2022 du 2 octobre 2023 consid. 3.1). 4.3. Constituent des lésions corporelles simples, poursuivies sur plainte uniquement, toutes celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). Un coup de poing au visage donné avec une violence brutale propre à provoquer d'importantes meurtrissures, voire une fracture de la mâchoire, des dents ou de l'os nasal, doit être qualifiée de lésion corporelle simple ; de même de nombreux coups de poing et de pied provoquant chez l'une des victimes des marques dans la région de l'œil et une meurtrissure de la lèvre inférieure et chez l'autre une meurtrissure de la mâchoire inférieure, une contusion des côtes, des écorchures de l'avant-bras et de la main (ATF 134 IV 189 consid. 1.3 ; 119 IV 25 consid. 2a). 4.4. Selon l'art. 31 CP, le droit de porter plainte se prescrit par trois mois. Le délai court du jour où l'ayant droit a connu l'auteur de l'infraction. 4.5. 4.5. En l'espèce, les parties s'accordent sur le fait qu'une altercation est survenue entre elles le 10 ou le 11 août 2022 et qu'un coup, à tout le moins une gifle, a été porté par le mis en cause au recourant, ce qui est corroboré par les déclarations du frère du premier et par une voisine.”
“Si ce dernier avait lui-même voulu faire disparaître son téléphone, il ne serait pas revenu sur place pour entreprendre des démarches avec les policiers en vue de le récupérer. Ce geste de la prévenue peut s’expliquer par son état d’énervement sur le moment, voire par la volonté qu’on n’y trouve pas les nombreux appels nocturnes qu’elle a passés ou les messages qu’ils se sont échangés, mais peu importe le mobile : les faits ne sont pas douteux. Il résulte du dossier que l’appareil en question est un IPhone. Un tel objet a une valeur supérieure à 300 fr., de sorte que l’infraction se poursuit d’office, malgré le retrait de plainte. Qu’il s’agisse d’un modèle 11 ou 12 n’est pas pertinent. L’instance précédente n’a donc pas violé la présomption d’innocence en retenant les faits constitutifs de lésions corporelles, menaces et vol. Appel de X.________ 4. 4.1 La plaignante conteste tout d’abord la qualification de lésions corporelles simples au lieu de la qualification de lésions corporelles graves. 4.2 D'après l'art. 122 CP, commet une lésion corporelle grave et est puni d'une peine privative de liberté de dix ans au plus ou d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins quiconque, intentionnellement : blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1) ; mutile le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ; fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid.”
“1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2), celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d'une peine privative de liberté de six mois à dix ans (al. 4). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêts du Tribunal fédéral 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1; 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 de cette disposition définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2; arrêts du Tribunal fédéral 6B_1404/2020 du 17 janvier 2022 consid. 2.2.1; 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383; arrêts du Tribunal fédéral 6B_675/2013 et 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. 1, 3ème éd. 2010, n°12 ad art.”
“1) ; mutile le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente (al. 2) ; fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l’auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d’une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d’ordre physique ou psychique. L’atteinte doit être permanente, c’est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n’est en revanche pas nécessaire que l’état soit définitivement incurable et que la victime n’ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1 ; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l’art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L’alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d’arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d’elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d’une combinaison de critères liés à l’importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d’interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l’arrêt de travail, ou encore à l’impact sur la qualité de vie en général (TF 6B_422/2019 précité consid.”
“Tel est notamment le cas en présence d’une coupure s’étendant de la commissure des lèvres à l’oreille lorsque subsiste une cicatrice qui gêne durablement l’expression du visage, tout comme en cas de lésions manifestes de la peau subsistant plusieurs années après une opération ratée (A. MACALUSO / L. MOREILLON / N. QUELOZ (éds), Commentaire romand, Code pénal II, vol. II, Partie spéciale : art. 111-392 CP, Bâle 2017, n. 8 ad art. 122 CP). L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Les lésions corporelles graves constituent une infraction de résultat supposant une lésion du bien juridiquement protégé, et non une simple mise en danger. Il faut donc tout d'abord déterminer quelle est la lésion voulue (même sous la forme du dol éventuel) et obtenue (sous réserve de la tentative). Ce n'est qu'ensuite qu'il faut déterminer si ce résultat doit être qualifié de grave, afin de distinguer les hypothèses de l'art. 122 CPet celles de l'art. 123 CP(lésions corporelles simples). 3.2. Quiconque, de manière contraire au droit, est attaqué ou menacé d'une attaque imminente a le droit de repousser l'attaque par des moyens proportionnés aux circonstances ; le même droit appartient aux tiers (art. 15 CP). Si l'auteur, en repoussant l'attaque, a excédé les limites de la légitime défense au sens de l'art. 15 CP, le juge atténue la peine (art. 16 al. 1 CP). Si cet excès provient d'un état excusable d'excitation ou de saisissement causé par l'attaque, l'auteur n'agit pas de manière coupable (art. 16 al. 2 CP). La légitime défense suppose une attaque, c'est-à-dire un comportement visant à porter atteinte à un bien juridiquement protégé, ou la menace d'une attaque, soit le risque que l'atteinte se réalise. Il doit s'agir d'une attaque actuelle ou à tout le moins imminente, ce qui implique que l'atteinte soit effective ou qu'elle menace de se produire incessamment (ATF 106 IV 12 consid. 2a p. 14 ; ATF 104 IV 232 consid.”
“1 Aux termes de l'art. 122 CP, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d'une peine privative de liberté de six mois à dix ans (al. 4). Sur le plan objectif, l'art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l'intégrité physique ou à la santé, ainsi qu'un lien de causalité entre ces deux éléments; cette disposition définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l'auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in: Macaluso/ Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017, nn. 2-3 ad art. 122 CP). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid.”
Zwischen der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) und der Gefährdung des Lebens (Art. 129 StGB) kann echte Konkurrenz bestehen; somit können beide Tatbestände nebeneinander verwirklicht und kumulativ bestraft werden. Ein Vorrang bzw. eine Rücktrittswirkung von Art. 122 ist nur dann anzunehmen, wenn die Lebensgefährdung bereits als qualifizierendes Merkmal in der schweren Körperverletzung berücksichtigt wurde.
“Konkurrenz von Art. 129 StGB und Art. 122 StGB Zwischen dem Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung sowie der Gefährdung des Lebens besteht echte Konkurrenz (Stefan Maeder, a.a.O., N 62 zu Art. 129), zumal unechte Konkurrenz bzw. ein Vorrang von Art. 122 StGB gegenüber Art. 129 StGB gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung nur dann anzunehmen ist, wenn die Lebensgefährdung als qualifizierendes Merkmal bereits in der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) berücksichtigt ist (BGE 91 IV 193; s. auch Stefan Trechsel/Martino Mona, in: Trechsel/Pieth, Praxiskommentar Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2021, N 8 zu Art. 129). Es hat vorliegend somit ein Schuldspruch sowohl wegen versuchter schwerer Körperverletzung als auch wegen Gefährdung des Lebens, beides z.N. des Straf- und Zivilklägers, zu erfolgen.”
“Konkurrenz von Art. 129 StGB und Art. 122 StGB Zwischen dem Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung sowie der Gefährdung des Lebens besteht echte Konkurrenz (Stefan Maeder, a.a.O., N 62 zu Art. 129), zumal unechte Konkurrenz bzw. ein Vorrang von Art. 122 StGB gegenüber Art. 129 StGB gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung nur dann anzunehmen ist, wenn die Lebensgefährdung als qualifizierendes Merkmal bereits in der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) berücksichtigt ist (BGE 91 IV 193; s. auch Stefan Trechsel/Martino Mona, in: Trechsel/Pieth, Praxiskommentar Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2021, N 8 zu Art. 129). Es hat vorliegend somit ein Schuldspruch sowohl wegen versuchter schwerer Körperverletzung als auch wegen Gefährdung des Lebens, beides z.N. des Straf- und Zivilklägers, zu erfolgen.”
Bei medizinischen Eingriffen kann die Einwilligung des Patienten die ansonsten strafbare Körperverletzung nach Art. 122 StGB rechtfertigen. Eine solche Einwilligung gilt nur, wenn der Patient zuvor vom behandelnden Arzt in klarer und verständlicher Weise und so vollständig wie möglich über Diagnose, Zweck und Art der Therapie, Risiken, Alternativen und Prognose aufgeklärt worden ist.
“Voraussetzung dazu, dass die Einwilligung als gültig und beachtlich anerkannt werden kann, ist in jedem Fall die ordentliche Aufklärung des Patienten. Das ist Sache des behandelnden Arztes. Er hat den Patienten eingehend über die Art des Eingriffs, dessen Zweck und Folgen, vor allem aber auch über mögliche Komplikationen zu informieren. Erst dann ist die Einwilligung auch von seinem tatsächlichen Willen gedeckt (Roth/Berkemeier in BSK-StGB I, 4. Aufl., Basel 2019, vor Art. 122 StGB, N. 24).”
“Cela vaut même si ces interventions étaient médicalement indiquées et ont été pratiquées dans les règles de l'art (ATF 124 IV 258 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2 ; TF 6B_390/2018 du 25 juillet 2018 consid. 5.1). Des lésions corporelles sont graves notamment si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art 122 al. 1 CP), aura mutilé le corps d’une personne ou causé une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_907/2021 précité consid. 1.2 et les arrêts cités). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 précité consid. 1.2 et les arrêts cités). Toute atteinte à l'intégrité corporelle, même causée par une intervention chirurgicale, est ainsi illicite à moins qu'il n'existe un fait justificatif. Dans le domaine médical, la justification de l'atteinte ne peut en principe venir que du consentement du patient, exprès ou que l'on peut présumer (ATF 124 IV 258 consid. 2). L'exigence de ce consentement découle ainsi du droit à la liberté personnelle et à l'intégrité corporelle. Il suppose, d'une part, que le patient ait reçu du médecin, en termes clairs, intelligibles et aussi complets que possible, une information sur le diagnostic, la thérapie, le pronostic, les alternatives au traitement proposé, les risques de l'opération, les chances de guérison, éventuellement sur l'évolution spontanée de la maladie et les questions financières, notamment relatives à l'assurance (ATF 133 III 121 consid.”
Liegt die wahnhafte Wahrnehmung eines (objektiv nicht vorhandenen) Angriffs in der Folge einer psychischen Erkrankung, begründet dies nach der zitierten Rechtsprechung keinen Irrtum im Sinne von Art. 13 Abs. 1 StGB. Eine solche wahnhafte Vorstellung kann demnach nicht als Grundlage für eine Putativnotwehr dienen; im entschiedenen Fall wurde dem Beschuldigten daher die schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB rechtswidrig zugerechnet.
“So entspreche es dem Konzept der Strafrechtsordnung, als Normalfall von einem Individuum auszugehen, das in der Lage sei, die Gebote und Verbote des Strafrechts zu erkennen und sein Verhalten danach auszurichten. Wer folglich aufgrund einer psychischen Krankheit «irrt», irre nicht im Sinne des Art. 13 Abs. 1 StGB. Die irrige Annahme eines schuldunfähigen Beschuldigten, die bei einem geistig gesunden Täter einen Sachverhaltsirrtum darstellen würde, sei mithin unbeachtlich, wenn sie auf die zur Schuldunfähigkeit führende Erkrankung des Beschuldigten zurückgehe. (BGE 147 IV 193 E. 1.4.6; vgl. auch Bommer, in: Basler Kommentar, 4. Aufl., Basel 2019, Vor Art. 19 StGB N 16). Da im vorliegenden Fall die wahnhafte Vorstellung des objektiv nicht vorliegenden Angriffs gerade auf die psychische Erkrankung des Beschuldigten zurückzuführen ist (vgl. sogleich eingehend E. 5), kann auch er sich nicht auf einen Irrtum im Sinne von Art. 13 Abs. 1 StGB berufen. Im Ergebnis kann ihm daher keine Putativnotwehr zugutegehalten werden. Im Ergebnis wird somit festgestellt, dass der Beschuldigte die Tatbestandsmerkmale der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB in rechtswidriger Weise erfüllt hat.”
“So entspreche es dem Konzept der Strafrechtsordnung, als Normalfall von einem Individuum auszugehen, das in der Lage sei, die Gebote und Verbote des Strafrechts zu erkennen und sein Verhalten danach auszurichten. Wer folglich aufgrund einer psychischen Krankheit «irrt», irre nicht im Sinne des Art. 13 Abs. 1 StGB. Die irrige Annahme eines schuldunfähigen Beschuldigten, die bei einem geistig gesunden Täter einen Sachverhaltsirrtum darstellen würde, sei mithin unbeachtlich, wenn sie auf die zur Schuldunfähigkeit führende Erkrankung des Beschuldigten zurückgehe. (BGE 147 IV 193 E. 1.4.6; vgl. auch Bommer, in: Basler Kommentar, 4. Aufl., Basel 2019, Vor Art. 19 StGB N 16). Da im vorliegenden Fall die wahnhafte Vorstellung des objektiv nicht vorliegenden Angriffs gerade auf die psychische Erkrankung des Beschuldigten zurückzuführen ist (vgl. sogleich eingehend E. 5), kann auch er sich nicht auf einen Irrtum im Sinne von Art. 13 Abs. 1 StGB berufen. Im Ergebnis kann ihm daher keine Putativnotwehr zugutegehalten werden. Im Ergebnis wird somit festgestellt, dass der Beschuldigte die Tatbestandsmerkmale der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB in rechtswidriger Weise erfüllt hat.”
Die Abgrenzung zwischen Eventualvorsatz und bewusster Fahrlässigkeit/Gefährdungsvorsatz kann im Einzelfall schwierig sein. Liegt nur eine blosse Möglichkeit des Todes vor, so rechtfertigt dies nicht ohne Weiteres den Schluss auf Tötungsvorsatz; ist der Tötungserfolg lediglich möglich, müssen zusätzliche objektive Umstände dafür sprechen, dass der Täter ein Todesrisiko bewusst in Kauf genommen hat. Bei der Beurteilung sind namentlich das Ausmass des bekannt gewesenen Risikos, die Schwere der Sorgfaltspflichtverletzung sowie die Abwehrchancen des Geschädigten zu berücksichtigen.
“Nach Art. 1 Abs. 1 lit. a und Abs. 2 lit. m JStG i.V.m. Art. 122 Abs. 1 StGB wird wegen schwerer Körperverletzung bestraft, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt. Vorsätzlich begeht ein Verbrechen oder Vergehen, wer die Tat mit Wissen und Willen ausführt. Vorsätzlich handelt bereits, wer die Verwirklichung der Tat für möglich hält und in Kauf nimmt (Art. 1 Abs. 2 lit. a JStG i.V.m. Art. 12 Abs. 2 StGB). Nach ständiger Rechtsprechung ist Eventualvorsatz gegeben, wenn der Täter den Eintritt des Erfolgs beziehungsweise die Tatbestandsverwirklichung für möglich hält, aber dennoch handelt, weil er den Erfolg für den Fall seines Eintritts in Kauf nimmt, sich mit ihm abfindet, mag er ihm auch unerwünscht sein (BGE 147 IV 439 E. 7.3.1 mit Hinweisen). Die Abgrenzung zwischen Eventualvorsatz und bewusster Fahrlässigkeit kann im Einzelfall schwierig sein. Sowohl der eventualvorsätzlich als auch der bewusst fahrlässig handelnde Täter weiss um die Möglichkeit des Erfolgseintritts bzw. um das Risiko der Tatbestandsverwirklichung. Hinsichtlich der Wissensseite stimmen somit beide Erscheinungsformen des subjektiven Tatbestands überein.”
“Andernfalls würde ein auf unmittelbare Lebensgefahr gerichteter (Gefährdungs-)Vorsatz immer auch den Eventualvorsatz auf dessen Tötung in sich schliessen, sofern der Täter nicht annimmt, der drohende Erfolg könne durch sein eigenes Vorgehen oder das Verhalten eines anderen abgewendet werden, mit der Folge, dass sämtliche Straftatbestände, die tatbestandlich die vorsätzliche Herbeiführung einer (unmittelbaren) Lebensgefahr voraussetzen (vgl. Art. 122 Abs. 1, Art. 129 und 140 Ziff. 4 StGB), überflüssig würden (BGer 6B_1250/2013 vom 24. April 2015 E. 3.1 mit weiteren Hinweisen). Die Inkaufnahme des Tötungserfolgs (Tötungsvorsatz) ist daher von der «blossen» Inkaufnahme einer unmittelbaren Lebensgefahr (Gefährdungsvorsatz) zu unterscheiden. Liegt unmittelbare Lebensgefahr vor, kann noch nicht per se auch auf einen Tötungs-(eventual-)vorsatz geschlossen werden. Ist der Tötungserfolg lediglich als möglich, nicht aber als wahrscheinlich zu betrachten, müssen zusätzlich objektive Umstände für die Annahme sprechen, der Täter habe nicht nur das Risiko einer unmittelbaren Lebensgefahr im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB, sondern darüber hinaus ein Todesrisiko billigend in Kauf genommen (vgl. BGer 6B_1351/2016 vom 17. Mai 2017 E. 5; AGE SB.2020.101 vom 6. Oktober 2021 E. 4.3). Solche Umstände liegen namentlich vor, wenn der Täter das ihm bekannte Risiko in keiner Weise kalkulieren und dosieren kann und die geschädigte Person keinerlei Abwehrchancen hat (BGer 6B_1250/2013 vom 24. April 2015 E. 3.1).”
“111 StGB N 7), ist nach ständiger Rechtsprechung gegeben, wenn der Täter die Tatbestandsverwirklichung für möglich hält, aber dennoch handelt, weil er den Erfolg für den Fall seines Eintritts in Kauf nimmt, sich mit ihm abfindet, mag er ihm auch unerwünscht sein (BGE 137 IV 1 E. 4.2.3 mit Hinweis; BGer 6B_1250/2013 vom 24. April 2015 E. 3.1). Das Gericht darf vom Wissen des Täters auf den Willen schliessen, wenn sich diesem der Eintritt des Erfolgs als so wahrscheinlich aufdrängte, dass die Bereitschaft, ihn als Folge hinzunehmen, vernünftigerweise nur als Inkaufnahme des Erfolgs ausgelegt werden kann (BGE 137 IV 1 E. 4.2.3; 133 IV 222 E. 5.3). Zu unterscheiden von der Inkaufnahme des Tötungserfolgs (Tötungsvorsatz) ist die «blosse» Inkaufnahme einer unmittelbaren Lebensgefahr (Gefährdungsvorsatz). Liegt unmittelbare Lebensgefahr vor, kann noch nicht per se auch auf einen Tötungs-(eventual-)vorsatz geschlossen werden. Ist der Tötungserfolg lediglich als möglich, nicht aber als wahrscheinlich zu betrachten, müssen zusätzlich objektive Umstände für die Annahme sprechen, der Täter habe nicht nur das Risiko einer unmittelbaren Lebensgefahr i. S. v. Art. 122 Abs. 1 StGB, sondern darüber hinaus ein Todesrisiko billigend in Kauf genommen (vgl. BGer 6B_1351/2016 vom 17. Mai 2017 E. 5).”
“Die Vorinstanz hat die Tatbestandsvoraussetzungen einer schweren Körperverletzung zutreffend widergegeben. Darauf kann vorab verwiesen werden (Urk. 51 S. 33 f.). Da es nach dem Dargelegten an einer vollendeten schweren Körperverletzung mangelt, ist rechtlich das Vorliegen einer versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB zu prüfen. Ob der Täter die Tatbestandsverwirklichung im Sinne des Eventualvor- satzes in Kauf genommen hat, muss das Gericht bei Fehlen eines Geständnisses aufgrund der Umstände entscheiden. Dazu gehören die Grösse des dem Täter bekannten Risikos der Tatbestandsverwirklichung, die Schwere der Sorgfalts- pflichtverletzung, die Beweggründe des Täters und die Art der Tathandlung. Je grösser die Wahrscheinlichkeit der Tatbestandsverwirklichung ist und je schwerer die Sorgfaltspflichtverletzung wiegt, desto näher liegt die Schlussfolgerung, der Täter habe die Tatbestandsverwirklichung in Kauf genommen. Das Gericht darf vom Wissen des Täters auf den Willen schliessen, wenn sich dem Täter der Ein- tritt des Erfolgs als so wahrscheinlich aufdrängte, dass die Bereitschaft, ihn als Folge hinzunehmen, vernünftigerweise nur als Inkaufnahme des Erfolgs ausge- legt werden kann (BGE 137 IV 1 E.”
Messerstiche insbesondere in Brust- oder oberen Körperbereiche sowie Schläge in besonders sensible Körperregionen oder mit harten/gefährlichen Gegenständen können ohne Weiteres geeignet sein, einen lebensgefährlichen Zustand i.S.v. Art. 122 StGB herbeizuführen. Solche Tatbegehungen können damit den objektiven Tatbestand erfüllen oder zumindest als versuchte schwere Körperverletzung mit Eventualvorsatz zu qualifizieren sein; die Einordnung richtet sich nach den Umständen des Einzelfalls.
“Wenn die beiden Beschuldigten dazu noch un- kontrolliert und mehrfach in besonders sensible Körperregionen ihrer Opfer sta- chen, konnten sie definitiv nicht von einem glimpflichen Verlauf ihrer Aktion ausge- hen, sondern mussten vielmehr ernsthaft mit schweren Folgen für Leib und Leben bis hin zum Tod ihrer Kontrahenten rechnen. 4.Fazit Der Sachverhalt der Anklage ist nach dem Gesagten mit den vorerwähnten Einschränkungen bzw. Präzisierungen sowohl in objektiver als auch in subjektiver - 43 - Hinsicht erstellt und in dieser Form der nachfolgenden rechtlichen Würdigung zu Grunde zu legen. IV. Rechtliche Würdigung 1.Einleitung 1.1.Die Vorinstanz hat sich zu den rechtlichen Voraussetzungen der den Be- schuldigten jeweils in Mittäterschaft vorgeworfenen versuchten vorsätzlichen Tö- tungen im Sinne von Art. 111 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB kurz geäussert (vgl. Urk. 104 S. 59 f.; Urk. 119/115 S. 58 f.). Darauf kann vorweg verwiesen werden (Art. 82 Abs. 4 StPO). Ergänzend ist festzuhalten, dass bei gefährlichen gewalttä- tigen Angriffen, welche nicht zum Ableben der Opfer führen, nebst dem eingeklag- ten Tatbestand der versuchten Tötung grundsätzlich auch eine (vollendete oder versuchte) schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Betracht fällt, wobei die entsprechende Abgrenzung unter anderem aufgrund der vom Täter wahrnehmbaren Nähe der Todesgefahr bzw. des Todeseintrittes zu bestimmen ist (vgl. Urteil des Bundesgerichtes 6B_1250/2013 vom 14. April 2015 E. 3.2; vgl. auch BJM 1997 S. 37 ff.). 1.2.Im Zusammenhang mit Messerangriffen geht die bundesgerichtliche Praxis differenziert vor und beurteilt jede Tat nach den Umständen des konkreten Einzel- falles, wobei insbesondere die Grösse des dem Täter bekannten Risikos der Tat- bestandsverwirklichung, die Schwere der Sorgfaltspflichtverletzung, die Beweg- gründe und die Art der Tathandlung eine Rolle spielen. Je grösser die Wahrschein- lichkeit der Tatbestandsverwirklichung ist und je schwerer die potentielle Rechts- gutsverletzung wiegt, umso näher liegt die Schlussfolgerung, der Täter habe die Tatbestandsverwirklichung in Kauf genommen (BGE 135 IV 12 E. 2.3.2; 134 IV 26 E. 3.2.2; 133 IV 9 E. 4.1). Dass bei der unkontrollierten Zufügung von Verletzungen mit einem Messer grundsätzlich die Gefahr eines tödlichen Verlaufes inhärent ist, gilt insbesondere dann, wenn besonders sensible Körperregionen wie Hals, Bauch oder Brust betroffen sind (vgl.”
“La jurisprudence n'a pas limité la tentative de meurtre à celui qui vise le torse. Elle a également retenu qu'une tentative d'atteindre le cou de la victime impliquait un risque élevé de réalisation de l'infraction, c'est-à-dire la mort, risque reconnaissable à tout un chacun, et pouvait donc conduire à retenir que l'auteur ne pouvait ignorer le risque d'atteinte à la vie, risque qu'il acceptait (arrêts du Tribunal fédéral 6B_1035/2021 du 16 décembre 2021 consid. 2.4.2 ; 6B_935/2017 du 9 février 2018 consid. 1.3 ; 6B_264/2022 du 8 mai 2023 consid. 2.7). L'intention homicide peut être retenue lors d'un unique coup de couteau sur le haut du corps de la victime (arrêt du Tribunal fédéral 6B_148/2013 du 19 juillet 2013 consid. 2.4.2). Ce qui est déterminant est la volonté au moment où l'auteur porte les coups de couteau. Le fait qu'il a finalement renoncé à la commission de l'infraction n'influe pas sur sa volonté au moment de porter les coups de couteau (arrêt du Tribunal fédéral 6B_264/2022 du 8 mai 2023 consid. 2.8). 2.1.4. L'art. 122 CP sanctionne quiconque, intentionnellement, blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger. L'art. 123 CP sanctionne, sur plainte, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une atteinte autre que grave à l’intégrité corporelle ou à la santé (ch. 1). La poursuite a lieu d'office si l'auteur a fait usage du poison, d'une arme ou d'un objet dangereux (ch. 2). 2.2. En l'occurrence, l'appelant a asséné à l'intimé un coup de couteau au thorax, lui causant un hémo-pneumothorax sous tension. Il ne le conteste pas. Il souligne néanmoins, par la voix de son Conseil, que l'on ignore si le petit couteau à steak saisi au sol est à l'origine de cette blessure puisque son ADN ne s'y trouve pas. Il est vrai que l'examen du CURML s'avère non-concluant sur ce point. Du sang s'y trouve toutefois, tout comme le profil ADN de l'intimé. Quoi qu'il en soit, l'argument n'apparait pas décisif, ce que l'appelant concède, admettant s'être effectivement muni d'un "petit couteau de cuisine légèrement dentelé".”
“Hinweise auf einen Spannungspneumothorax haben keine vorgelegen. Eine akute Lebensgefahr bestand nicht und eine andere schwere Schädigung ist nicht ersichtlich. Die Verletzung ist folgenlos abgeheilt. Der objektive Tatbestand der schweren Körperverletzung ist folglich nicht erfüllt. Zu prüfen ist, ob sich der Beschuldigte der versuchten schweren Körperverletzung schuldig gemacht hat. Diesbezüglich wurde im Beweisverfahren erstellt, dass der Beschuldigte den Strafkläger 4 mit einer kräftigen Bewegung mit einem Taschenmesser hinten links in den Brustkorb gestochen hat. Das IRM hielt neben den gemachten Befunden fest, dass durch den Angriff gegen den Brustkorb mit einem scharfen Gegenstandwie einem Messer lebensbedrohliche Verletzungen, wie beispielsweise ein Spannungspneumothorax oder Verletzungen von Blutgefässen, der Lunge oder des Herzens, verursacht werden könnten (pag. 160/4). Der Stich mit dem verwendeten Messer hinten links in den Brustkorb war mithin ohne weiteres geeignet, einen lebensbedrohlichen Zustand nach Art. 122 StGB herbeizuführen. Es war damit einzig dem Zufall zu verdanken, dass der Erfolg nicht eingetreten ist. Der objektive Tatbestand wäre demnach durch das konkrete Tatvorgehen des Beschuldigten erfüllbar gewesen. Beweismässig erstellt ist, dass der Stich mit dem Messer ohne vorgängige Auseinandersetzung überraschend und gezielt in den hinteren Bereich des Brustkorbes des Opfers erfolgte. Mögliche Abwehrbewegungen des Opfers konnte der Beschuldigte dabei unmöglich voraussehen. Obwohl dem Stich keine Auseinandersetzung bzw. kein Gerangel vorausging ist – wie die Generalstaatsanwaltschaft zu Recht einwendete – von einem dynamischen Geschehen auszugehen, bei dem unkontrolliert in den Brustbereich des Opfers gestochen wurde. Ohnehin wäre die rechtliche Würdigung keine andere, wenn der Beschuldigte gezielt in den Brustbereich gestochen hätte. Umso mehr nähme er damit das Risiko einer lebensgefährlichen Verletzung in Kauf. Dass ein Stich mit einem Messer in den Bereich des Brustkorbes beim Opfer zu sehr schweren bzw.”
“Objektive Tatschwere Von Art. 122 StGB geschützt ist das hohe Rechtsgut von Leib und Leben. In dieses wurde vorliegend insofern eingegriffen, als C.________ durch das mehrfache Zustechen des Beschuldigten mit einem 31cm langen, scharfen, Klappmesser an der Schulter und am Bein je eine Stichverletzung erlitten hat. Die Stichwunde an der Schulter war 4-5cm tief. Die erlittenen Verletzungen wiegten objektiv nicht sehr schwer und deren Heilung stellte sich als unproblematisch heraus. Eine akute Lebensgefahr bestand zu keinem Zeitpunkt. Wäre C.________ jedoch bloss geringfügig anders getroffen worden, was der Beschuldigte nicht kontrollieren konnte, wäre aufgrund der Nähe der Einstichstelle an der rechten Schulter zum Hals, Achselbereich und Brustkorb mit ungleich schwerwiegenderen Verletzungen zu rechnen gewesen. So hielt das IRM in seinem Bericht etwa fest, dass in diesem Bereich grössere Blutgefässe und Nerven verlaufen würden und eine Durchtrennung und/oder ein Anritzen grösserer Blutgefässe zu verschiedenen lebensbedrohlichen Zuständen hätte führen können.”
“Die Riss-Quetsch-Wunde musste genäht werden, die Verletzungen sind mittlerweile verheilt (pag. 579 ff., pag. 723 ff. und pag. 1197 Z. 38). Diese Verletzungen erreichen die Intensität der schweren Körperverletzung unbestrittenermassen nicht. Objektiv ist der Tatbestand der schweren Körperverletzung folglich nicht erfüllt. Mangels Erfolgseintritts stellt sich die Frage, ob in subjektiver Hinsicht von einer versuchten schweren Körperverletzung auszugehen ist. Gemäss dem Beweisergebnis ist erstellt, dass der Beschuldigte den Straf- und Zivilkläger 1 bewusst und gewollt mit der Pistole auf den Kopf schlug, damit allerdings nicht in erster Linie eine Verletzung bewirken, sondern die Schlägerei mit seinem Schwiegervater beenden wollte. Wer einer anderen Person mit einer gewissen Heftigkeit zweimal mit dem Griff einer gut 1 kg schweren Pistole auf den Kopf schlägt, riskiert allerdings die Herbeiführung von gravierenden Kopfverletzungen, einer Lebensgefahr, einer bleibenden Arbeitsunfähigkeit oder anderer gesundheitlicher Beeinträchtigungen im Sinne von Art. 122 StGB: Dafür sprechen nicht nur das Gewicht der Pistole, sondern auch die Beschaffenheit des Griffbodens, mit dem der Beschuldigte zuschlug: Aus dem Griff ragt der Magazinboden hervor, so dass der Griffboden gleich mehrere Kanten aufweist, welche Verletzungen verursachen können. In den Akten und insbesondere in den Dokumentationen zu den Verletzungen, zur Waffe und zur Anatomie des Beschuldigten gibt es zudem keinerlei Hinweise für die Annahme der Vorinstanz, die Schläge seien durch die Handballen gedämpft worden. Die Gefährlichkeit der Schläge zeigt sich zusätzlich in den Verletzungen, die der Straf- und Zivilkläger 1 erlitten hat: Diese erreichten zwar die Intensität einer schweren Körperverletzung nicht, er erlitt aber doch ein offenes Schädel-Hirn-Trauma, bei dem der Schädelknochen eingedrückt wurde. Dazu wurde im rechtsmedizinischen Gutachten vom 1. Oktober 2018 denn auch festgehalten, ein offenes Schädel-Hirn-Trauma berge die Gefahr von lebensgefährlichen Infektionen in der Schädelhöhle wie z.”
“Auch vermögen die seitens des Straf- und Zivilklägers erlittenen Beeinträchtigungen, in ihrer Gesamtheit betrachtet, die Qualifikation nicht zu rechtfertigen. Der Straf- und Zivilkläger hat objektiv „lediglich“ eine leichte Körperverletzung erlitten, weshalb der objektive Tatbestand der schweren Körperverletzung nicht erfüllt ist. Mangels Erfolgseintritts stellt sich die Frage, ob in subjektiver Hinsicht von einer versuchten schweren Körperverletzung auszugehen ist. In Bezug auf den Schlag auf den Kopf führte das IRM Folgendes aus (pag. 167): «Herr C.________ befand sich nicht in akuter Lebensgefahr. Es bleibt jedoch zu erwähnen, dass es bei stumpfer Gewalteinwirkung gegen den Kopf mit einem Gegenstand wie beispielsweise einer Metallstange zu schwerwiegenden Verletzungen wie zum Beispiel Knochenbrüchen und/oder Blutungen im Schädelinneren kommen könnte.». Der Schlag auf den Kopf des Straf- und Zivilklägers mit dem verwendeten, länglichen und harten Gegenstand war mithin ohne weiteres geeignet, eine lebensgefährliche Verletzung gemäss Art. 122 StGB herbeizuführen. Es war einzig dem Zufall zu verdanken, dass der Straf- und Zivilkläger nicht schwerwiegende Verletzungen davon getragen hat. Der objektive Tatbestand der schweren Körperverletzung wäre somit durch das Tatvorgehen des Beschuldigten ohne Weiteres erfüllbar gewesen. In subjektiver Hinsicht handelte der Beschuldigte vorliegend mindestens mit Eventualvorsatz. So ist beweismässig erstellt, dass der Beschuldigte den Gegenstand «kannte» und auch um dessen Beschaffenheit wusste. Aufgrund des erstellten Verletzungsbildes ist davon auszugehen, dass der Gegenstand geeignet war, mit hinreichender Wucht und einem einzigen Schlag Knochen zu brechen. Dass Schläge mit einem harten, eventuell metallenen Gegenstand auf die Knie und den Kopf eines Menschen zu sehr schweren, in der Kopfregion mithin bis zu lebensgefährlichen, Verletzungen führen können, entspricht der allgemeinen Lebenserfahrung. Dieses Wissen ist im konkreten Fall auch dem Beschuldigten anzurechnen. Die Knie und auch der Kopf gelten denn auch als sensible und heikle Körperregionen für schwerwiegende Verletzungen.”
“Wie die Vorinstanz zutreffend ausgeführt hat, können die im IRM-Gutachten festgestellten Verletzungen weder einem bestimmten Schlag noch einem bestimmten Beschuldigten zugeordnet werden. Fest steht auch, dass beim Opfer zahlreiche Verletzungen dokumentiert wurden und es in Folge der Gesamtheit der Schläge gegen seinen Kopf an einem zentralen Regulationsversagen infolge eines stumpfen Schädel-Hirn-Traumas gestorben ist (vgl. Akten S. 1330 ff.). Aus den Zeugenaussagen geht zudem hervor, dass sämtliche Schläge heftig und ausschliesslich gegen den Kopf gerichtet gewesen seien. Weiter gaben die Zeugen an, dass das Opfer nach dem Schlag des Beschuldigten zwar noch Reaktionen gezeigt habe und aufrecht, allerdings benommen gewesen sei (vgl. die Zusammenfassung der Zeugenaussagen im Urteil der Vorinstanz, S. 1917 ff.). In Übereinstimmung mit dem Strafgericht ist davon auszugehen, dass das Opfer nach dem Schlag des Beschuldigten bereits eine Verletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB aufwies (bejaht etwa im Zusammenhang mit Schädel-Hirn-Traumata, vgl. Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Aufl., Basel 2019, Art. 122 StGB N 5; Weder/Schweitzer, Der Begriff der Lebensgefahr im Strafrecht, in: forumpoenale, 1/2017, 25, 28). Indem der Beschuldigte im Wissen respektive unter Inkaufnahme möglicherweis bereits bestehender Verletzungen gegen das schmächtige und sich nicht wehrende Opfer erneut mit der Faust in dessen Gesichtsbereich schlug, musste er aufgrund der Gesamtumstände auch durchaus mit einer lebensgefährlichen Verletzung rechnen, zumal er die gemäss seinen Aussagen vorangegangenen Schläge von F____ stets als stark bezeichnete und wiederholt angab, dass sich das Opfer nie gewehrt habe. Es ergeht somit in Übereinstimmung mit dem vorinstanzlichen Entscheid ein Schuldspruch wegen schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB.”
Fusstritte gegen den Kopf (teilweise auch gegen den Rücken) können zur Qualifizierung als versuchte schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 i.V.m. Art. 22 StGB führen. Die Rechtsprechung prüft in solchen Fällen regelmässig die Abgrenzung zur einfachen Körperverletzung bzw. zur versuchten Tötung.
“einen glühenden Zigarettenstummel ins Gesicht gespickt. Auf sein Ver- halten angesprochen sei der Beschuldigte zurückgekehrt, habe den am Tisch sit- zenden I. am Körper gepackt und ihn in Richtung Tisch gedreht (Anklagezif- fer 1.5.a). Der ebenfalls am Tisch sitzende H. habe den Beschuldigten ebenfalls auf sein Verhalten angesprochen, woraufhin der Beschuldigte ihm mit der flachen Hand eine Ohrfeige verpasst habe (Anklageziffer 1.5.b). In der Folge sei es zu einer Auseinandersetzung zwischen H. und dem Beschuldigten gekommen, wobei beide zu Boden gefallen seien. Der Beschuldigte habe sich aufgerichtet und dem auf dem Boden zusammengekauerten H. ca. 5-10 Mal heftig mit der Faust gegen den Kopf und die Schulter geschlagen, sei aufgestan- den und habe dem immer noch am Boden liegenden und wehrlosen H. mehrere heftige Fusstritte gegen den Rücken, die Schultern, den Nacken und den Hinterkopf gegeben (Anklageziffer 1.5.a). Der Beschuldigte habe sich dadurch der versuchten schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB und der mehrfachen Tätlichkeiten gemäss Art. 126 Abs. 1 StGB schuldig gemacht (Anklageziffer 1.5). Am 27. Juli 2021 habe der Beschuldigte M. mehrmals nach Geld gefragt, was Letzterer jeweils verneinte. Der Be- schuldigte habe ihm sodann mit beiden Händen an die Hosentaschen gegriffen, ihn zu sich herangezogen und die Hosentaschen vergeblich nach Geld durch- sucht. Weiter habe er M. einen Fusstritt gegen den linken Oberschenkel gegeben. Weiter sei der Beschuldigte äusserst aggressiv aufgetreten, weshalb er von zwei unbekannten Männern zurückgehalten werden musste. Er habe sich dennoch losreissen können und M. verfolgt, welcher sich in einen Ein- gangsbereich begeben habe und sich durch das Schliessen der Eingangstüre in Sicherheit begab. M. sei in Angst und Schrecken versetzt worden. Der Be- schuldigte habe sich damit des versuchten Diebstahls gemäss Art. 139 Ziff. 1 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB, der Drohung gemäss Art. 180 Abs. 1 StGB und der Tätlichkeiten gemäss Art.”
“Gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer einen Menschen lebensgefährlich verletzt. Ein Versuch liegt vor, wenn der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale erfüllt und seine Tatentschlossenheit manifestiert hat, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind (Art. 22 Abs. 1 StGB; BGE 140 IV 150 E. 3.4; 137 IV 113 E. 1.4.2; je mit Hinweisen). Das Bundesgericht hat sich in seiner jüngeren Rechtsprechung verschiedentlich mit Körperverletzungen in Folge von Fusstritten gegen den Kopf des Opfers befasst, wobei teils die Abgrenzung der einfachen zur versuchten schweren Körperverletzung teils die Abgrenzung der Körperverletzungsdelikte zur versuchten eventualvorsätzlichen Tötung zur Beurteilung stand (vgl. Urteil 6B_1024/2017 vom 26. April 2018 E. 2.1.1 mit Hinweisen).”
“Nachdem entgegen der Auffassung der Vertreterin des Privatklägers 1 eine Verurteilung wegen vollendeter schwerer Körperverletzung nicht in Frage kommt, ist der vorinstanzliche Schuldspruch zu bestätigen. Der Beschuldigte ist hinsicht- lich der mit den Fusstritten hervorgerufenen Gefahr einer lebensgefährlichen Ver- letzung zudem der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig zu sprechen. V. Sanktion”
Bei der Strafzumessung können gleichzeitig erschwerende Umstände (z. B. Konkurrenz mehrerer Versuche) und mildernde Umstände (z. B. geringerer Realisierungsgrad der Versuchshandlung) berücksichtigt werden; ihre konkrete Gewichtung richtet sich nach dem Einzelfall.
Bei Art. 122 StGB kommen psychische Folgen nur dann als «permanente Krankheit» bzw. als sonstige schwere Schädigung der Gesundheit in Betracht, wenn sie dauerhaft bzw. von gewisser Dauer und Bedeutung sind. Vorübergehende oder leichte, rein passagere Störungen genügen nicht; es ist auf eine nicht nur zeitlich begrenzte Beeinträchtigung bzw. auf Auswirkungen von relevanter Dauer und Tragweite abzustellen.
“Sur le plan psychique, elle se prévaut de troubles anxieux et du sommeil, de pertes de mémoire, de crises d’angoisse liées à la remémoration des scènes de violence, d’idées suicidaires nécessitant des hospitalisations et d’un état d’alerte permanent. Elle soutient que l’ensemble de ce tableau lésionnel serait imputable au prévenu et que ces lésions, prises dans leur ensemble, seraient incontestablement graves. 5.2 Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l’auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente (art. 122 al. 2 CP). Dans tous les cas, la loi vise une diminution ou une perte d’une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d’ordre physique ou psychique. L’atteinte doit être permanente, c’est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n’est en revanche pas nécessaire que l’état soit définitivement incurable et que la victime n’ait aucun espoir de récupération (TF 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.1.2 ; TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l’art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L’alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d’arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d’elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d’une combinaison de critères liés à l’importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d’interventions chirurgicales), à la durée de la guérison, respectivement de l’arrêt de travail, ou encore à l’impact sur la qualité de vie en général (TF 6b_422/2019 précité consid.”
“________ de lésions corporelles graves sur la foi des seules déclarations de celui-ci en audience et d’attestations de son médecin établies deux années après les faits, alors que les certificats médicaux établis juste après les faits auraient indiqué que l’état de santé de la partie plaignante était normal. L’appelant conteste également avoir eu l’intention de blesser ses assaillants et affirme qu’il n’aurait eu d’autre intention que de maintenir ceux-ci à distance. L’aspect intentionnel de l’art. 123 ch. 2 al. 1 CP ferait ainsi défaut. 3.2 3.2.1 Aux termes de l'art. 122 CP, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d'une peine privative de liberté de six mois à dix ans (al. 4). Sur le plan objectif, l'art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l'intégrité physique ou à la santé, ainsi qu'un lien de causalité entre ces deux éléments; cette disposition définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l'auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in: Macaluso/ Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017, nn. 2-3 ad art. 122 CP). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid.”
“1 Aux termes de l'art. 122 CP, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d'une peine privative de liberté de six mois à dix ans (al. 4). Sur le plan objectif, l'art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l'intégrité physique ou à la santé, ainsi qu'un lien de causalité entre ces deux éléments; cette disposition définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l'auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in: Macaluso/ Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017, nn. 2-3 ad art. 122 CP). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid.”
“L'appréciation des preuves doit être examinée dans son ensemble. Il n'y a ainsi pas d'arbitraire si l'état de fait retenu pouvait être déduit de manière soutenable du rapprochement de divers éléments ou indices. De même, il n'y a pas d'arbitraire du seul fait qu'un ou plusieurs arguments corroboratifs apparaissent fragiles, si la solution retenue peut être justifiée de façon soutenable par un ou plusieurs arguments de nature à emporter la conviction (TF 6B_732/2021 du 24 février 2022 consid. 2.1 ; TF 6B_1189/2021 du 16 février 2022 consid. 3.1 ; TF 6B_802/2021 du 10 février 2022 consid. 1.1 et les références citées). 4.2.2 Aux termes de l’art. 123 ch. 1 CP, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé est puni sur plainte puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. L’art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l’art. 122 CP. Cette disposition protège non seulement l’intégrité corporelle, mais aussi la santé psychique (ATF 119 IV 25 consid. 2a). Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. A titre d’exemples, la jurisprudence cite l’administration d’injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l’aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n’ont pas d’autres conséquences qu’un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1). L'atteinte doit revêtir une certaine importance. Afin de déterminer ce qu'il en est, il y a lieu de tenir compte, d'une part, du genre et de l'intensité de l'atteinte et, d'autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. Une atteinte de nature et d'intensité bénignes et qui n'engendre qu'un trouble passager et léger du sentiment de bien-être ne suffit pas. En revanche, une atteinte objectivement propre à générer une souffrance psychique et dont les effets sont d'une certaine durée et d'une certaine importance peut être constitutive de lésions corporelles.”
Die Verabreichung von Kontrastmitteln oder sonstige medizinische Eingriffe können unter Umständen Tatbestandsmerkmale von Art. 122 StGB erfüllen, wenn durch vorsätzliches ärztliches Handeln schwere Körperverletzungen oder lebensgefährliche Reaktionen eintreten.
“La recourante conclut, sous suite de frais et indemnités, préalablement, à ce qu'elle soit autorisée à répliquer et "produire toutes autres pièces utilise à la cause", à l'annulation de l'ordonnance querellée et à ce qu'il soit constaté une violation des art. 125, 127, 129, 304 et 305 CP, en relation avec une violation des art. 9 et 29 Cst féd., ainsi que du principe "in dubio pro duriore"; cela fait, principalement, au renvoi du dossier au Ministère public avec injonction de donner suite aux actes d'enquête sollicités et de mettre en prévention la Dre B______ ou, subsidiairement, à ce que cette autorité transmette la cause au Tribunal de police. b. La recourante a versé les sûretés en CHF 1'000.- qui lui étaient réclamées par la Direction de la procédure. B. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier : a. Par courrier du 19 avril 2019, complété le 10 mai suivant, A______ a déposé plainte contre la Dre C______ – médecin radiologue auprès de la Clinique D______ (ci-après, la Clinique) –, ainsi que tout autre participant, pour lésions corporelles graves (art. 122 CP), exposition (art. 127 CP) et mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP). Le 22 janvier précédent, elle s'était rendue aux urgences de la Clinique, en raison d'une infection urinaire et d'une fièvre. Sur place, la Dre B______, médecin urgentiste, l'avait accompagnée chez E______, technicien en radiologie, pour lui faire passer un scanner, afin d'exclure tout risque de pyélonéphrite. Elle [A______] avait, d'abord, expliqué oralement à ce dernier avoir développé – lors d'un précédent scanner [au Centre F______], en 2012 – une allergie aux produits de contraste, puis avait mentionné dans le questionnaire idoine des symptômes tels que des "démangeaisons, rougeurs [et] boutons". E______ – [agissant selon les instructions de sa supérieure, la Dre C______] – lui avait tout de même injecté un produit de contraste, suite à quoi elle avait ressenti "de la chaleur et un endormissement de [s]es lèvres". Un instant plus tard, elle avait expliqué à la Dre B______ "qu'elle étouffait de plus en plus" et qu'elle ne parvenait plus à déglutir, ni à respirer.”
Art. 123 erfasst diejenigen Körperverletzungen, die nicht den Tatbestand der "schweren" Körperverletzung nach Art. 122 erfüllen, aber über blosse Tätlichkeiten im Sinne von Art. 126 hinausgehen. Als Beispiele gelten unter anderem Hämatome, Quetschungen, Schürfungen (écorchures), unkomplizierte Frakturen sowie psychische Beeinträchtigungen von gewisser Bedeutung. Art. 126 bleibt für vorübergehende, sozial noch tolerierte Störungen vorbehalten.
“L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les lésions corporelles sont une infraction de résultat qui implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; 135 IV 152 consid 2.1.1). À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures provoquées par des coups, des heurts ou d'autres causes du même genre, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; 107 IV 40 consid. 5c ; 103 IV 65 consid. 2c). Un coup de poing dans la figure ayant provoqué un hématome doit être sanctionné en application de l'art. 123 CP, parce qu'un hématome est la conséquence de la rupture d'un vaisseau sanguin, dommage qui est une lésion du corps humain, même si celle-ci est superficielle et de peu d'importance (ATF 119 IV 25 consid.”
“En revanche, si le rapport de police, la dénonciation ou les propres constatations du ministère public amènent à retenir l'existence d'un soupçon suffisant, il incombe en principe à ce dernier d'ouvrir une instruction (art. 309 al. 1 let. a CPP). Cela implique que les indices de la commission d'une infraction soient importants et de nature concrète, ce qui n'est pas le cas de rumeurs ou de suppositions (arrêt du Tribunal fédéral 6B_196/2020 du 14 octobre 2020 consid. 3.1). Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1; arrêt du Tribunal fédéral 6B_196/2020 précité). 4.2.1. L'art. 123 ch. 1 CP punit, du chef de lésions corporelles simples, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé que celle prévue par l'art. 122 CP. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommage à la santé. Elles constituent ainsi davantage en une perturbation momentanée du bien-être ou en une modification pathologique insignifiante, avec ou sans douleurs (ATF 134 IV 189 consid.”
“L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1; arrêts 6B_1257/2023 du 18 juin 2024 consid. 2.1.1; 6B_964/2023 du 17 avril 2024 consid. 4.1). Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommages à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n'a causé aucune douleur physique (ATF 134 IV 189 consid. 1.2; arrêts 6B_1257/2023 précité consid. 2.”
“Le terme de mutilation recouvre – outre la perte ou la destruction totale d'une fonction du corps humain – également la sévère dégradation ou l'atteinte durable et irréversible d'un membre (ou d'un organe) mettant en cause son fonctionnement. Une atteinte légère ne suffit en revanche pas, même lorsqu'elle est durable et qu'il ne peut y être remédié (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_1333/2022 et 6B_1353/2022 du 2 octobre 2023 consid. 3.1). Sont considérés comme des membres importants au sens de l'art. 122 al. 2 CP avant tout les extrémités, soit les bras et les jambes, ainsi que les mains et les pieds (M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar Strafrecht II : Art. 111-392 StGB, 2e édition, Bâle 2007, n. 11 ad art. 122 ; A. DONATSCH, Strafrecht III : Delikte gegen den Einzelnen, 9e édition, Zurich/Bâle/Genève 2008, p. 39). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative. Dans tous les cas prévus par l'art. 122 CP, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêts du Tribunal fédéral 6B_1333/2022 et 6B_1353/2022 du 2 octobre 2023 consid. 3.1). 4.3. Constituent des lésions corporelles simples, poursuivies sur plainte uniquement, toutes celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). Un coup de poing au visage donné avec une violence brutale propre à provoquer d'importantes meurtrissures, voire une fracture de la mâchoire, des dents ou de l'os nasal, doit être qualifiée de lésion corporelle simple ; de même de nombreux coups de poing et de pied provoquant chez l'une des victimes des marques dans la région de l'œil et une meurtrissure de la lèvre inférieure et chez l'autre une meurtrissure de la mâchoire inférieure, une contusion des côtes, des écorchures de l'avant-bras et de la main (ATF 134 IV 189 consid.”
“StGB (üble Nachrede bzw. Verleumdung) fällt (PK StGB- Trechsel/Lieber, 4. Aufl., Zürich/St. Gallen 2021, Art. 177 N 1). Nach Art. 177 Abs. 2 StGB kann der Richter den Täter von Strafe befreien, wenn der Be- schimpfte durch sein ungebührliches Verhalten zur Beschimpfung unmittelbar An- lass gegeben hat. Bei der Provokation handelt es sich um einen fakultativen Straf- befreiungsgrund, nicht um einen Rechtfertigungsgrund. Das Gesetz lässt in die- sem Fall im Bagatellbereich Selbstjustiz zu. Vorausgesetzt ist, dass der Täter un- mittelbar reagiert. Für den Entscheid über die Strafbefreiung ist nach dem Geset- zestext der urteilende Richter zuständig. Art. 319 Abs. 1 lit. e StPO ermächtigt je- doch die Staatsanwaltschaft bei Vorliegen der Voraussetzungen bereits im Vor- verfahren i.S. der Opportunität das Verfahren einzustellen (BSK StGB-Riklin, 4. Aufl., Basel 2019, Art. 177 N 19 ff.). 4.1.2.Art. 123 Ziff. 1 StGB erfasst alle Körperverletzungen, welche noch nicht als schwer im Sinne von Art. 122 StGB, aber auch nicht mehr als blosse Tätlich- keiten i. S. v. Art. 126 StGB zu werten sind. Dem gesetzlichen Ausdruck entspre- chend (Körperverletzung) ist eine nicht mehr bloss harmlose Beeinträchtigung der körperlichen Integrität oder des gesundheitlichen Wohlbefindens erforderlich. Die körperliche Integrität ist dann im Sinne einer Körperverletzung beeinträchtigt, wenn innere oder äussere Verletzungen oder Schädigungen zugefügt werden, die mindestens eine gewisse Behandlung und Heilungszeit erfordern, also etwa Kno- chenbrüche, auch wenn sie unkompliziert sind und verhältnismässig rasch und problemlos ausheilen, aber auch bereits Hirnerschütterungen, Quetschungen mit Blutergüssen und Schürfungen, sofern sie um einiges über blosse Kratzer hinaus- - 16 - gehen. Dass die körperlichen Beeinträchtigungen den Beizug eines Arztes nötig machen, ist jedoch nicht gefordert. Auf blosse Tätlichkeiten ist umgekehrt zu er- kennen, wenn Schürfungen, Kratzwunden, Quetschungen oder bloss blaue Fle- cken offensichtlich so harmlos sind, dass sie in kürzester Zeit vorübergehen und ausheilen (BSK StGB-Roth/Berkemeier, a.”
“Comme règle d'appréciation des preuves, la présomption d'innocence signifie que le juge ne doit pas se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé si, d'un point de vue objectif, il existe des doutes quant à l'existence de ce fait. Il importe peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective (ATF 138 V 74 consid. 7 ; ATF 127 I 38 consid. 2a ; ATF 124 IV 86 consid. 2a). 3.2.1. À teneur de l'art. 123 ch. 1 CP, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé est puni sur plainte d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les lésions corporelles sont une infraction de résultat qui implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 135 IV 152 consid 2.1.1). Un coup de poing au visage ayant provoqué un hématome doit être sanctionné par l'art. 123 CP, parce qu'un hématome est la conséquence de la rupture d'un vaisseau sanguin, dommage qui est une lésion du corps humain, même si celle-ci est superficielle et de peu d'importance (ATF 119 IV 25 consid. 2a). 3.2.2. Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommage à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n'a causé aucune douleur physique. 3.2.3. La distinction entre lésions corporelles et voies de fait peut s'avérer délicate, notamment lorsque l'atteinte s'est limitée à des meurtrissures, des écorchures, des griffures ou des contusions.”
Ob ein Gegenstand als gefährliches Tatmittel im Sinn von Art. 122 StGB gilt, richtet sich danach, wie er konkret verwendet wurde, nicht allein nach seiner blossen Beschaffenheit. Ein Alltagsgegenstand kann dann als gefährlich gelten, wenn sein Einsatz geeignet ist, das Risiko einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB herbeizuführen.
“À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; TF 6B_1257/2023 du 18 juin 2024 consid. 2.1.1 ; TF 6B_964/2023 du 17 avril 2024 consid. 4.1, non publié in ATF 150 IV 121). L’art. 123 ch. 2 al. 1 CP vise le cas où l’auteur des lésions corporelles simples a fait usage de poison, d’une arme ou d’un objet dangereux. Le caractère dangereux d'un objet se détermine en fonction de la façon dont il est utilisé. Ainsi, il a été admis qu’un porte-plume est un instrument dangereux si l’on frappe la victime au visage avec sa pointe, mais ne l’est pas si l’on s’en sert comme d’une baguette. En particulier, un objet sera considéré comme dangereux lorsqu'il est conçu de manière telle qu'utilisé comme arme, il est propre à provoquer les blessures que causerait une arme employée dans les mêmes conditions. De la façon dont il a été utilisé, l'objet doit être propre à générer un risque de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (ATF 101 IV 285 ; ATF 96 IV 16 consid. 3b ; TF 6B_926/2022 du 8 juin 2023 consid. 1.2.3 ; TF 6B_40/2021 du 29 septembre 2021 consid. 3.2.3). La réalisation de l'infraction de lésions corporelles simples suppose, outre l'existence d'une atteinte telle que décrite ci-dessus, un lien de causalité naturelle et adéquate avec le comportement reproché au prévenu (TF 7B_510/2023 du 16 mai 2024 consid. 2.2.2.2 ; TF 6B_218/2019 du 27 juin 2019 consid. 1.1.2). Celui-ci doit de plus avoir agi intentionnellement, le dol éventuel étant suffisant (ATF 134 IV 26 consid. 4 ; ATF 119 IV 1 consid. 5 ; TF 6B_218/2019 précité consid. 1.2). 4.2.2 Aux termes de l'art. 15 CP, quiconque, de manière contraire au droit, est attaqué ou menacé d'une attaque imminente a le droit de repousser l'attaque par des moyens proportionnés aux circonstances ; le même droit appartient aux tiers. La légitime défense suppose une attaque, c'est-à-dire un comportement visant à porter atteinte à un bien juridiquement protégé, ou la menace d'une attaque, soit le risque que l'atteinte se réalise.”
“1 StGB macht sich schuldig, wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise (als nach Art. 122 StGB) an Körper oder Gesundheit schädigt, wobei der Täter u.a. von Amtes wegen verfolgt wird, wenn diese Schädigung mit Gift, einer Waffe oder sonst einem gefährlichen Gegenstand verursacht wurde (Art. 123 Ziff. 2 StGB). Ob ein Gegenstand gefährlich ist oder nicht, ergibt sich aus der Verwendung desselben. Aufgrund der Art und Beschaffenheit des Gegenstandes an sich kann indessen nicht einfach auf dessen Gefährlichkeit geschlossen werden. Ein Stein, der als Wurfgeschoss oder Schlaginstrument eingesetzt wird, kann also durchaus gefährlich sein. Grundsätzlich gilt ein Gegenstand dann als gefährlich, wenn er so eingesetzt wird, dass daraus eine Körperverletzung resultieren könnte (vgl. Andreas Roth/Anne Berkemeier, Basler Kommentar StGB, 4. Aufl. 2019, Art. 123 N 19 ff.). Der Tatbestand der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 Ziff. 1 StGB erfasst alle Schädigungen am Körper, welche noch nicht als schwer im Sinne von Art. 122 StGB, aber auch nicht mehr als blosse Tätlichkeiten nach Art. 126 StGB zu werten sind. Die körperliche Integrität ist im Sinne einer einfachen Körperverletzung beeinträchtigt, wenn innere oder äussere Verletzungen oder Schädigungen zugefügt werden, die mindestens eine gewisse Behandlung und Heilungszeit erfordern, wie beispielsweise Quetschungen mit Blutergüssen und Schürfungen, sofern sie um einiges über blosse Kratzer hinausgehen. Auf blosse Tätlichkeiten ist umgekehrt zu erkennen, wenn Schürfungen, Kratzwunden, Quetschungen oder bloss blaue Flecken offensichtlich so harmlos sind, dass sie in kürzester Zeit vorübergehen und ausheilen (vgl. Andreas Roth/Anne Berkemeier, a.a.O., Art. 123 N 3 f., m.w.H.).”
“À titre d'exemples, la jurisprudence cite notamment tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191 et les références citées ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 3.1.2. L'art. 123 ch. 2 al. 1 CP prévoit que la poursuite a lieu d'office dans le cas aggravé où l'auteur fait usage d'une arme ou d'un objet dangereux. Le caractère dangereux d'un objet se détermine en fonction de la façon dont il est utilisé (ATF 111 IV 123 consid. 4 p. 122 ; 101 IV 285, p. 286). Un objet sera considéré comme dangereux lorsqu'il est conçu de manière telle qu'utilisé comme arme, il est propre à provoquer les blessures que causerait une arme employée dans les mêmes conditions (ATF 96 IV 16 consid. 3b p. 19). L'objet doit être propre à créer un risque de mort ou de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (ATF 101 IV 285 p. 287 ainsi que les références doctrinales citées par l'arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3). La notion d'objet dangereux est vague, de sorte que le juge dispose d'un certain pouvoir d'appréciation. À titres d'exemples, le Tribunal fédéral a retenu la qualification d'objet dangereux pour une chope de bière lancée à la tête d'autrui (ATF 101 IV 285) ou un verre à cocktail d'une dizaine de centimètres (arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3), mais aussi pour un patin à glace lorsque l'auteur s'en sert pour frapper avec force la jambe d'une personne (ATF 111 IV 123). En édictant l'art. 123 ch. 2 CP, le législateur n'a pas tenu compte du résultat, mais a voulu que l'auteur des lésions corporelles soit poursuivi d'office lorsqu'il avait utilisé une arme, du poison ou un objet dangereux, car le simple fait d'employer ces instruments le fait apparaître comme particulièrement dangereux, même si, dans le cas particulier, cet emploi n'a pas entraîné de graves blessures (ATF 96 IV 16 consid.”
“Allgemeine Ausführungen Gemäss Art. 123 Ziff. 1 StGB begeht eine einfache Körperverletzung, wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise (als in Art. 122 StGB umschrieben) an Körper oder Gesundheit schädigt. Der Grundtatbestand in Art. 123 Ziff. 1 StGB ist als Antragsdelikt ausgestaltet. Die qualifizierte Form der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 Ziff. 2 StGB ist gegeben, wenn zwar nach wie vor eine bloss einfache Körperverletzung bewirkt wird, das Tatvorgehen aber besonders gefährlich oder verwerflich erscheint. Besonders gefährlich ist das Vorgehen dann, wenn ein Tatmittel verwendet wird, welches ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erzeugt. Bei dieser qualifizierten Form bleibt zwar die Strafandrohung unverändert, hingegen entfällt das Antragserfordernis. Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019, N 11 f. zu Art. 123). Als gefährliche Tatmittel nennt Art. 122 Ziff. 2 Abs. 2 StGB Gift, Waffen oder gefährliche Gegenstände. Ein Gegenstand ist nicht schon von sich aus gefährlich. Aus der Art und Beschaffenheit an sich lässt sich noch kein Schluss auf seine Gefährlichkeit ziehen. Ausschlaggebend ist vielmehr, ob er nach seiner Beschaffenheit so eingesetzt wird, dass die Gefahr einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB herbeigeführt wird (Roth/Berkemeier, a.a.O., N 19 zu Art. 123). So kann praktisch jeder Gegenstand von einiger Robustheit, Festigkeit und Härte in einer tätlichen Auseinandersetzung gefährlich werden, wenn er eben in gefährlicher Weise eingesetzt wird (Roth/Berkemeier, a.a.O., N 21 zu Art. 123). So etwa ein geworfenes Bierglas oder Flaschen (vgl.”
Fehlende Anhaltspunkte für eine schwerwiegende Gesundheitsbeeinträchtigung sprechen gegen die Annahme einer (vollendeten) schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 2 StGB. Ebenso können episodisch auftretende, sich medikamentös beherrschen lassende Beschwerden nach den angeführten Entscheidungen grundsätzlich nicht die in Art. 122 Abs. 2 beispielhaft genannten Folgen erreichen. Bei unklarer oder unsicherer Prognose hinsichtlich bleibender Narbenbildung oder dauerhafter Entstellung kann aufgrund des Grundsatzes in dubio pro reo nicht von einer vollendeten schweren Körperverletzung ausgegangen werden.
“Le soupçon initial doit reposer sur une base factuelle plausible, laissant apparaître la possibilité concrète qu'une infraction ait été commise (ATF 141 IV 87 consid. 1.3.1). Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 ; ATF 138 IV 86 consid. 4.1 ; ATF 137 IV 219 consid. 7). 4.2. L'art. 125 al. 2 CP punit d'office, quiconque, par négligence, fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Sont graves au sens de l'art. 125 al. 2 CP, les lésions corporelles qui satisfont aux exigences de l'art. 122 CP (ATF 93 IV 12). Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). 4.3. En l'occurrence, aucun élément au dossier ne rend vraisemblable que l'erreur de médication aurait causé une atteinte grave à la santé du recourant. Il ressort au contraire des documents produits et des auditions menées qu'il a été en mesure de marcher jusque vers l'ambulance et que seul un état de somnolence a été constaté, à son arrivée aux urgences. En outre, contrairement à ce qu'il allègue, aucune perte de connaissance n'a été constatée, les éléments médicaux faisant état seulement de somnolence. Après sa prise en charge et la mise en œuvre du protocole ordinaire en cas d'intoxication médicamenteuse, son état s'est normalisé, sans aucune récidive par la suite.”
“So habe er keine Angst mehr im Nachtleben, er gehe normalerweise sowieso nicht an so Orte, wie zum Zeitpunkt des Vorfalls (Akten S. 1346). Der Bericht von Dr. [...] erwähnt sodann noch «andauernde und mit grosser Wahrscheinlichkeit bleibende Kopfschmerzen frontal im Bereich der Metallplatte im Stirnbereich» sowie «mit grosser Wahrscheinlichkeit bleibende Abhängigkeit von Kopfwehmittel[n]». Diesbezüglich gab der Privatkläger im Rahmen der Berufungsverhandlung zwar damit übereinstimmend an, noch an episodischen Kopfschmerzen im Bereich der Stirn zu leiden, die er vor der Verletzung nicht gehabt habe. Diese seien im Alltag jedoch die einzigen gesundheitlichen Beeinträchtigungen, die er Aufgrund des Vorfalls noch habe. Aufgrund seiner Aussagen, dass die Schmerzen nur in unregelmässigen Abständen auftreten, er mithin manchmal wochenlang schmerzfrei lebt und er die Kopfschmerzen im Falle ihres Auftretens problemlos mittels Einnahme eines rezeptfreien Schmerzmittels behandelt werden kann, sind diese Schmerzen jedoch hinsichtlich ihrer Qualität und ihrer Auswirkungen nicht mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB beispielhaft aufgezählten gesundheitlichen Beeinträchtigungen vergleichbar. Auch wird die geforderte Intensität nicht im Zusammenspiel mit den in der Rechtsprechung genannten anderen möglichen Umständen erreicht, da der Privatkläger sich nur zwei Tage im Universitätsspital Basel aufhielt und danach «lediglich» vier Wochen lang arbeitsunfähig war. Auch machte der Privatkläger nicht geltend, dass er aufgrund der Kopfschmerzen gewisse Hobbies nicht mehr ausüben könne. Aus diesem Grund sind die Voraussetzungen der (vollendeten) schweren Körperverletzung vorliegend nicht erfüllt. Für die Ausführungen zum Vorliegen der Versuchsstrafbarkeit kann auf die zutreffenden Erwägungen des Strafgerichts verwiesen werden, wird dieser Umstand doch von den Parteien auch nicht bestritten. Im Ergebnis ergeht somit in Übereinstimmung mit dem vorinstanzlichen Entscheid ein Schuldspruch wegen versuchter schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB.”
“der erstinstanzlichen Urteilsbegründung): Der Beschuldigte hat durch den Schlag mit einem mindestens faustgrossen Stein gegen den Kopf von C.________ an deren linken Stirnseite ein frisches Hämatom von 4cm Durchmesser mit einer 1cm langen Risswunde verursacht. Aus dem Bericht von Dr. med. I.________ (pag. 145 ff.) geht hervor, dass diese Verletzung ohne bleibenden Schaden oder entstellende Narbenbildung verheilen werde. Allerdings war an der Stirn von C.________ noch an der Hauptverhandlung eine deutliche Narbe ersichtlich (vgl. pag. 970 f.), weshalb das Gericht sich – auf Antrag der Verteidigung von C.________ – die Würdigung des als versuchte schwere Körperverletzung angeklagten Sachverhalts als vollendete schwere Körperverletzung vorbehalten hat. Diesbezüglich ist zu sagen, dass der Vorfall bei seiner Beurteilung durch das Gericht rund ein Jahr zurücklag. Die verursachte Narbe ist bei aktueller Betrachtung noch deutlich sichtbar, wobei aber immerhin fraglich ist, ob sie unter den vorgenannten Kriterien als arge und bleibende Entstellung i.S. Art. 122 Abs. 2 StGB qualifiziert werden könnte. Letztlich ist das Gericht jedoch der Auffassung, dass diese Frage offenbleiben kann. Da eine Abheilung ohne entstellende Narbenbildung nicht nur durch Dr. med. I.________ prognostiziert worden, sondern im weiteren Verlauf immer noch möglich ist, kann nach dem Grundsatz in dubio pro reo nicht von einer vollendeten schweren Körperverletzung ausgegangen werden. Lediglich der Vollständigkeit halber ist an dieser Stelle zu erwähnen, dass C.________ gemäss eigenen Aussagen vor ca. drei Jahren einen Velounfall gehabt habe, welcher ebenso zu einer Narbe an der Stirn geführt habe (pag. 326, Z. 648; pag. 327, Z. 654 ff.). Allerdings wird diese Tatsache wiederum dadurch relativiert, dass Dr. med. I.________ keine vorbestehenden Verletzungen hat feststellen können. Eine vollendete schwere Körperverletzung kann aus den obenstehend genannten Gründen – und aufgrund der Tatsache, dass C.________ weder lebensgefährlich verletzt wurde noch bleibende Schäden davontrug - nicht angenommen werden.”
Auch wenn keine akute Lebensgefahr im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB besteht: Folgen, die schwer, dauerhaft oder gravierend sind (z.B. eine HIV‑Infektion mit lebenslanger antiretroviraler Therapie und den damit verbundenen physischen und psychischen Nebenwirkungen), können nach der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB objektiv als qualifizierte (schwere) Körperverletzung gewertet werden.
“Die Vorinstanz hat die rechtlichen Grundlagen zum Tatbestand der schweren Körperverletzung korrekt wiedergegeben (vgl. Urk. 53 S. 17). Sie hat sich insbesondere auch ausführlich mit der bundesgerichtlichen Rechtsprechung zur Frage der Schwere der Körperverletzung bei einer HIV-Infektion befasst und dabei zu Recht festgehalten, dass das oberste Gericht aufgrund der Notwendigkeit der lebenslänglichen Einnahme von retroviralen Medikamenten mit - 16 - entsprechenden physischen und psychischen Nebenwirkungen in objektiver Hinsicht eine qualifizierte Körperverletzung im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB bejaht, auch wenn nach dem neusten Stand der Forschung nicht mehr von einer lebensgefährlichen Verletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB auszugehen ist (vgl. BGE 141 IV 97; Urteil 6B_1225/2019 vom 8. April 2020). Zu beachten bleibt namentlich auch, dass die subjektive Betroffenheit des Verletzten kein massgebliches Kriterium für die Würdigung des objektiven Tatbestandes der schweren Körperverletzung darstellt (BGE 141 IV 97, E. 2.4.1.).”
Bei der Beweiserhebung können Aussagen des Täters sowie Fotos und Videoaufnahmen als Indizien für eine Versuchshandlung im Sinne von Art. 122 StGB dienen (z. B. Äusserungen zur Tötungs- oder Verletzungsabsicht, Bild‑/Videomaterial zum Tathergang).
“Au vu des photos produites par le recourant (P. 9), il semble par ailleurs que F.________ a rapidement récupéré de ses blessures. S’il est ainsi vrai que les lésions occasionnées par le recourant paraissent plutôt assimilables à des lésions corporelles simples, ce constat n’exclut toutefois pas la commission d’infractions plus graves sous la forme d’une tentative. A cet égard, et comme l’a déjà relevé la Chambre des recours pénale dans son arrêt du 25 janvier 2024, le recourant à lui-même reconnu qu’il avait saisi un couteau qui se trouvait par terre, qu’il était arrivé derrière K.________, qu’il l’avait retourné et qu’il l’avait « coupé » en précisant en outre ce qui suit : « Je voulais le blesser à la figure pour qu’il redescende. C’est toujours lui qui tape et qui menace tout le monde (…). Je voulais lui faire une grosse cicatrice qui se verrait lorsque les gens le regarderaient (…) » (PV aud. 8, lignes 200-203). La défiguration constituant une atteinte grave à l’intégrité physique au sens de l’art. 122 CP, les seules déclarations du recourant pourrait ainsi suffire pour retenir une tentative de lésions corporelles graves. Il ressort par ailleurs des déclarations de la victime que le recourant aurait en réalité tenter de lui « découper la gorge » et avait clairement l’intention de le tuer, ce qu’il lui aurait d’ailleurs signifié en lui disant « maintenant tu es mort » lorsqu’il est tombé à terre (PV aud. 4, R. 5). Cette version semble être corroborée par les images vidéo produites par le recourant lui-même qui montrent que ce dernier s’est effectivement jeté soudainement et avec violence sur sa victime en dirigeant le couteau qu’il tenait à la main au niveau de la gorge (P. 1 produite par le recourant le 20 décembre 2023). Ces éléments constituent des indices suffisants pour envisager l’infraction de tentative de meurtre. Il s’ensuit que même si les lésions subies par la victime ont finalement été relativement légères, il existe toujours suffisamment d’indices de commission de l’infraction de tentative de meurtre, voire de tentative de lésions corporelles graves.”
“Au vu des photos produites par le recourant (P. 9), il semble par ailleurs que F.________ a rapidement récupéré de ses blessures. S’il est ainsi vrai que les lésions occasionnées par le recourant paraissent plutôt assimilables à des lésions corporelles simples, ce constat n’exclut toutefois pas la commission d’infractions plus graves sous la forme d’une tentative. A cet égard, et comme l’a déjà relevé la Chambre des recours pénale dans son arrêt du 25 janvier 2024, le recourant à lui-même reconnu qu’il avait saisi un couteau qui se trouvait par terre, qu’il était arrivé derrière K.________, qu’il l’avait retourné et qu’il l’avait « coupé » en précisant en outre ce qui suit : « Je voulais le blesser à la figure pour qu’il redescende. C’est toujours lui qui tape et qui menace tout le monde (…). Je voulais lui faire une grosse cicatrice qui se verrait lorsque les gens le regarderaient (…) » (PV aud. 8, lignes 200-203). La défiguration constituant une atteinte grave à l’intégrité physique au sens de l’art. 122 CP, les seules déclarations du recourant pourrait ainsi suffire pour retenir une tentative de lésions corporelles graves. Il ressort par ailleurs des déclarations de la victime que le recourant aurait en réalité tenter de lui « découper la gorge » et avait clairement l’intention de le tuer, ce qu’il lui aurait d’ailleurs signifié en lui disant « maintenant tu es mort » lorsqu’il est tombé à terre (PV aud. 4, R. 5). Cette version semble être corroborée par les images vidéo produites par le recourant lui-même qui montrent que ce dernier s’est effectivement jeté soudainement et avec violence sur sa victime en dirigeant le couteau qu’il tenait à la main au niveau de la gorge (P. 1 produite par le recourant le 20 décembre 2023). Ces éléments constituent des indices suffisants pour envisager l’infraction de tentative de meurtre. Il s’ensuit que même si les lésions subies par la victime ont finalement été relativement légères, il existe toujours suffisamment d’indices de commission de l’infraction de tentative de meurtre, voire de tentative de lésions corporelles graves.”
Bei der Beurteilung, ob psychische Folgeschäden die für eine schwere Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB erforderliche Bedeutung erreichen, sind die konkreten Umstände wie Alter, Gesundheitszustand und das soziale Umfeld — gegebenenfalls auch der Arbeitskontext — zu berücksichtigen. Die Prüfung hat objektiv zu erfolgen: Massgeblich ist die Wirkung, die die Schädigung auf eine durchschnittliche Person in vergleichbarer Lage ausüben würde; auf eine besondere Empfindlichkeit des Opfers ist nicht abzustellen.
“Une ordonnance de non-entrée en matière est immédiatement rendue s’il ressort de la dénonciation ou du rapport de police que les éléments constitutifs d’une infraction ou les conditions à l’ouverture de l’action pénale ne sont manifestement pas réunis (art. 310 al. 1 let. a CPP). Selon la jurisprudence, cette disposition doit être appliquée conformément à l'adage "in dubio pro duriore" (arrêt 6B_1456/2017 du 14 mai 2018 consid. 4.1 et les références citées). Celui-ci découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. et 2 al. 1 CPP en relation avec les art. 309 al. 1, 319 al. 1 et 324 CPP ; ATF 138 IV 86 consid. 4.2) et signifie qu'en principe, un classement ou une non-entrée en matière ne peuvent être prononcés par le Ministère public que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions à la poursuite pénale ne sont pas remplies. Le Ministère public et l'autorité de recours disposent, dans ce cadre, d'un certain pouvoir d'appréciation (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 ; 138 IV 86 consid. 4.1.2). 3.2. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; plus récemment, arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). L'art. 123 CP concerne les pathologies psychiques, lorsqu'elles revêtent une certaine importance. D'après la jurisprudence, il faut tenir compte du genre et de l'intensité de l'atteinte, d'une part, et, d'autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. Un simple trouble passager du sentiment de bien-être ne suffit pas. Par contre, une atteinte objectivement propre à générer une réelle souffrance psychique aux effets relativement durables et importants peut caractériser des lésions corporelles. On ne doit néanmoins pas tenir compte de la sensibilité particulière de la victime, mais se référer aux effets que pourrait produire l'atteinte en cause sur une personne moyenne placée dans une situation identique, en prenant en considération l'âge de la personne visée, son état de santé et le contexte social dans lequel elle évolue (ATF 134 IV 189 consid.”
“Afin de déterminer ce qu'il en est, il y a lieu de tenir compte, d'une part, du genre et de l'intensité de l'atteinte et, d'autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. Une atteinte de nature et d'intensité bénignes et qui n'engendre qu'un trouble passager et léger du sentiment de bien-être ne suffit pas. En revanche, une atteinte objectivement propre à générer une souffrance psychique et dont les effets sont d'une certaine durée et d'une certaine importance peut être constitutive de lésions corporelles. S'agissant en particulier des effets de l'atteinte, ils ne doivent pas être évalués uniquement en fonction de la sensibilité personnelle de la victime. Il faut bien plutôt se fonder sur les effets que l'atteinte peut avoir sur une personne de sensibilité moyenne placée dans la même situation. Les circonstances concrètes doivent néanmoins être prises en considération ; l'impact de l'atteinte ne sera pas nécessairement le même suivant l'âge de la victime, son état de santé, le cadre social dans lequel elle vit ou travaille, etc. (ATF 134 IV 189 consid. 1.4 p. 192 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1204/2017 du 17 mai 2018 consid. 3.1). 3.2.1. L'art. 122 CP énumère diverses hypothèses dans lesquelles les lésions corporelles graves doivent être retenues (al.1 [mise en danger de la personne blessée] et al. 2 [celui qui aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou celui qui aura causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente]), avant d'énoncer une clause générale (al. 3). Celle-ci a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). Il faut procéder à une appréciation globale et plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout représentant une lésion grave (arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid.”
“L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1; arrêts 6B_1257/2023 du 18 juin 2024 consid. 2.1.1; 6B_964/2023 du 17 avril 2024 consid. 4.1). Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommages à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n'a causé aucune douleur physique (ATF 134 IV 189 consid. 1.2). L'atteinte au sens de l'art. 126 CP suppose une certaine intensité (arrêts 6B_1257/2023 précité consid.”
Eine psychische Verschlechterung infolge eines tätlichen Angriffs kann den Erfolg «schwere Körperverletzung» im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB begründen, sofern ein adäquater Kausalzusammenhang zwischen Tat und psychischer Beeinträchtigung sowie die erforderliche subjektive Tatseite (mindestens Inkaufnahme der schweren Verletzung) vorliegen. Eine irreversible Schädigung ist nicht zwingend erforderlich; massgeblich ist die Gesamtwirkung der Verletzungen auf die körperliche und psychische Integrität.
“2 CP), le Tribunal considère que, prises dans leur ensemble, dites lésions revêtent une importance comparable pour pouvoir être qualifiées de graves sous l'angle de la clause générale prévue à l'art. 122 al. 3 CP. S'agissant de l'examen du lien de causalité, il ne fait aucun doute que les lésions subies par le plaignant trouvent leur origine dans le comportement du prévenu, l'intéressé ne souffrant d'ailleurs d'aucun problème particulier avant la survenance des faits. Ce sont dès lors bien ces derniers qui ont conduit à la péjoration de son état, tant sur le plan physique que psychique. Sur le plan subjectif, il y a lieu de retenir qu'en assénant un coup de poing au plaignant - alors que ce dernier était en état de décontraction et lui tournait le dos - et en l'étranglant, puis, une fois à terre, en continuant à se débattre avec violence, le prévenu a nécessairement envisagé et s'est, pour le moins, accommodé de lui causer des lésions graves. Les éléments constitutifs de lésions corporelles graves sont dès lors réalisés et le prévenu sera reconnu coupable de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 3 CP.”
“Die Arbeitsunfähigkeit des Straf- und Zivilklägers dauerte rund zwei Jahre (erst im März 2022 konnte er die Arbeit mit einem Pensum von 20% wiederaufnehmen, im Zeitpunkt der Berufungsverhandlung arbeitete er wieder mit einem Pensum von 80%). Der Straf- und Zivilkläger befand sich zudem auch noch zum Zeitpunkt der Berufungsverhandlung in psychologischer Behandlung, wenn auch nur noch telefonisch und unregelmässig. Weiter schilderte er eindrücklich, inwiefern der Vorfall noch heute Auswirkungen auf seinen psychischen Zustand, seine sozialen Kontakte und sein Leben insgesamt hat. Er sei vorher ein anderer Mensch gewesen (pag. 533 Z. 38). Die gesamthafte Beeinträchtigung des Straf- und Zivilklägers, insbesondere der Umfang der Arbeitsunfähigkeit und die Schwere der Verletzungen der psychischen Integrität, stellt zweifellos eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB dar. Eine irreversible Schädigung ist – wie bereits dargelegt – nicht notwendig. Soweit der Beschuldigte – wie bereits vor erster Instanz – erneut geltend machte, der objektive Taterfolg von Art. 122 Abs. 3 StGB sei ihm mangels Kausalität nicht zuzurechnen, kann ihm nicht gefolgt werden. Ein adäquater Kausalzusammenhang liegt vor, wenn ein Umstand nicht nur conditio sine qua non des Schadens, sondern auch nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und der allgemeinen Lebenserfahrung geeignet ist, den eingetretenen Erfolg zu bewirken, so dass der Eintritt dieses Erfolgs als durch die fragliche Bedingung wesentlich begünstigt erscheint (statt vieler: Urteil des Bundesgerichts 6B_1388/2017 vom 4. April 2018 E. 4.5.2 mit weiterem Hinweis). Der adäquate Kausalzusammenhang wird unterbrochen, wenn zu einer an sich adäquaten Ursache eine andere Ursache hinzutritt, die einen derart hohen Wirkungsgrad aufweist, dass erstere nach wertender Betrachtungsweise als rechtlich nicht mehr beachtlich erscheint. Entscheidend ist die Intensität der beiden Ursachen. Die Unvorhersehbarkeit einer Mitursache genügt für sich genommen nicht, um die Adäquanz zu unterbrechen. Denn unter Kausalitätsgesichtspunkten ist ursächlich alles, was irgendwie zu dem konkreten Erfolg beigetragen hat; alle Kausalfaktoren sind gleichwertig.”
Psychische Folgeschäden können unter Art. 122 Abs. 3 StGB fallen. Die Praxis betrachtet schwerwiegende, langandauernde psychische Störungen (z. B. komplexe PTBS), anhaltende Suizidgedanken sowie erhebliche Beeinträchtigungen von Konzentration und Gedächtnis als «andere schwere Schädigung» der Gesundheit. Nach der Rechtsprechung muss die Beeinträchtigung dauerhaft bzw. von längerer Dauer sein, sie muss aber nicht zwingend als endgültig irreversibel oder unheilbar gelten.
“Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêts 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1; 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 de cette disposition définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid.”
“Die bei der Privatklägerin 1 diagnostizierte komplexe posttraumatische Belas- tungsstörung (DSM-5 / ICD-10: F43.1) stellt vorliegend zweifelsohne eine schwere Schädigung der geistigen Gesundheit im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB dar. Der Verlaufsbericht der befassten Oberärztin des Kinderspitals Zürich vom 22. Februar 2023 hält insbesondere fest, die Privatklägerin 1 leide nach wie vor an wieder- kehrenden halluzinatorischen Symptomen und an einer ausgeprägten Ein- und Durchschlafstörung, welche eine psychopharmakologische Therapie erforderten - 61 - (Urk. 250 S. 6). Gemäss ergänzendem Verlaufsbericht derselben Oberärztin des Kinderspitals Zürich vom 15. November 2023 (Urk. 278) kämpft die Privatklägerin 1 immer noch – und dies über vier Jahre nach den letzten eingeklagten Vorfällen – mit den Auswirkungen der diagnostizierten psychischen Erkrankung. Die Rede ist unter anderem von Flashbacks, Einschränkungen bezüglich der Konzentrations- fähigkeit, der Beziehungsgestaltung und der beruflichen Fussfassung. Die Privat- klägerin 1 ist demnach auch Jahre nach den Misshandlungen durch die Beschul- digten noch erheblich dadurch tangiert. Ihre Psyche wurde – wie nachfolgend zu zeigen ist – durch die zahlreichen gewalttätigen und sexuellen Übergriffe der Be- schuldigten derart verletzt, dass eine schwere Körperverletzung vorliegt.”
“Nach der bundesgerichtlichen Rechtsprechung und der herrschenden Lehre liegt Idealkonkurrenz zwischen der Verletzung der Art. 187 und 189 StGB mit Art. 122 StGB vor. Dies ist vorliegend auch nicht grundsätzlich bestritten. Was die rechtlichen Grundlagen und die Praxis zum Tatbestand der schweren Körperverletzung nach der vorliegend anzuwendenden Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB (andere schwere Schädigung des Körpers oder der Gesundheit) sowie die bei C.________ festgestellten Leiden und psychischen Verletzungen anbelangt, kann auf die zutreffenden Ausführungen im angefochtenen Urteil verwiesen werden (E. II. E., S. 24 – 29; Art. 82 Abs. 4 StPO). Neu ergibt sich aus dem Bericht von Dr. med. T.________, Freiburger Netzwerk für psychische Gesundheit, vom 7. Februar 2023, dass C.________ seit Ende Januar 2023 starke Suizidgedanken habe, weshalb sie sich an ihre Psychologin gewandt habe. Am Notfalltermin vom 4. Februar 2023 sei eine Hospitalisation vereinbart worden. Anlässlich der Besprechung mit Dr. T.________ habe C.________ erwähnt, dass sie seit mindestens Anfang Februar eine starke Beeinträchtigung von Aufmerksamkeit, Konzentration und der Gedächtnisleistung festgestellt habe, was es ihr schwierig mache, ihre Arbeit im Rahmen ihrer Lehrstelle als Fachangestellte Gesundheit auf der U.________ am V.________ zu bewältigen. C.________ habe Angst, dass es ihr psychisch nie bessergehen werde, dass es keine Möglichkeit gäbe, ihren Leidensdruck zu verringern.”
“Die Arbeitsunfähigkeit des Straf- und Zivilklägers dauerte rund zwei Jahre (erst im März 2022 konnte er die Arbeit mit einem Pensum von 20% wiederaufnehmen, im Zeitpunkt der Berufungsverhandlung arbeitete er wieder mit einem Pensum von 80%). Der Straf- und Zivilkläger befand sich zudem auch noch zum Zeitpunkt der Berufungsverhandlung in psychologischer Behandlung, wenn auch nur noch telefonisch und unregelmässig. Weiter schilderte er eindrücklich, inwiefern der Vorfall noch heute Auswirkungen auf seinen psychischen Zustand, seine sozialen Kontakte und sein Leben insgesamt hat. Er sei vorher ein anderer Mensch gewesen (pag. 533 Z. 38). Die gesamthafte Beeinträchtigung des Straf- und Zivilklägers, insbesondere der Umfang der Arbeitsunfähigkeit und die Schwere der Verletzungen der psychischen Integrität, stellt zweifellos eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB dar. Eine irreversible Schädigung ist – wie bereits dargelegt – nicht notwendig. Soweit der Beschuldigte – wie bereits vor erster Instanz – erneut geltend machte, der objektive Taterfolg von Art. 122 Abs. 3 StGB sei ihm mangels Kausalität nicht zuzurechnen, kann ihm nicht gefolgt werden. Ein adäquater Kausalzusammenhang liegt vor, wenn ein Umstand nicht nur conditio sine qua non des Schadens, sondern auch nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und der allgemeinen Lebenserfahrung geeignet ist, den eingetretenen Erfolg zu bewirken, so dass der Eintritt dieses Erfolgs als durch die fragliche Bedingung wesentlich begünstigt erscheint (statt vieler: Urteil des Bundesgerichts 6B_1388/2017 vom 4. April 2018 E. 4.5.2 mit weiterem Hinweis). Der adäquate Kausalzusammenhang wird unterbrochen, wenn zu einer an sich adäquaten Ursache eine andere Ursache hinzutritt, die einen derart hohen Wirkungsgrad aufweist, dass erstere nach wertender Betrachtungsweise als rechtlich nicht mehr beachtlich erscheint. Entscheidend ist die Intensität der beiden Ursachen. Die Unvorhersehbarkeit einer Mitursache genügt für sich genommen nicht, um die Adäquanz zu unterbrechen. Denn unter Kausalitätsgesichtspunkten ist ursächlich alles, was irgendwie zu dem konkreten Erfolg beigetragen hat; alle Kausalfaktoren sind gleichwertig.”
Bei einer Teileinstellung wirkt der Schutz des ne‑bis‑in‑idem nur in Bezug auf die ausdrücklich eingestellten Tatsachen bzw. die konkret bezeichneten Folgen; er verhindert nicht generell, dass dieselben Tatsachen unter einer anderen rechtlichen Qualifikation (z. B. schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB) geprüft oder anders gewürdigt werden, soweit diese nicht durch die Teileinstellung ausdrücklich erfasst sind.
“5 betreffend eine tätliche Auseinandersetzung). Die Vereinbarkeit von Schuldspruch und Teileinstellungsverfügung mit dem Grundsatz "ne bis in idem" ergibt sich auch daraus, dass eine Verfahrenseinstellung - auch wenn die Einstellungsverfügung (im Betreff) in der Regel einen gesetzlichen Straftatbestand erwähnt - immer in Bezug auf einen bestimmten Tatvorwurf und nicht hinsichtlich eines bestimmten Straftatbestandes bzw. einer rechtlichen Würdigung erfolgt (vgl. Art. 319 StPO). Das Gericht prüft die rechtliche Würdigung frei (vgl. Art. 350 Abs. 1 StPO). Indes geht eine mildere rechtliche Würdigung in der Regel auch mit einer günstigeren Einschätzung der Beweislage einher. Ist kein entsprechender Tatverdacht erhärtet (vgl. Art. 319 Abs. 1 lit. a StPO), erübrigen sich rechtliche Erwägungen. Auf eine tätliche Auseinandersetzung mit beweismässig strittigem Umfang der Verletzungsfolgen übertragen bedeutet dies zum Beispiel, dass die Teileinstellung nicht hinsichtlich des Tatbestands der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB ergeht, sondern hinsichtlich konkreter, vom Opfer geltend gemachter (schwerer) Verletzungsfolgen, welche mangels eines hinreichenden Tatverdachts keinen Eingang in die Anklage fanden. Auch deshalb kann nicht gesagt werden, eine Teileinstellung erfasse zwingend immer den ganzen Lebenssachverhalt. BGE 148 IV 124 S. 134”
“Lorsqu'un classement partiel est ordonné dans une procédure dans le cadre de laquelle il n'était pas possible mais qu'il entre néanmoins en force, il exclut toute condamnation à raison des mêmes faits. L'autorité de jugement ne peut plus se saisir des faits classés sans violer le principe « ne bis in idem » (ATF 144 IV 362 consid. 1.4 p. 366 ss). Toujours selon le Tribunal fédéral, la conformité de la condamnation et de l’ordonnance de classement partiel avec le principe « ne bis in idem » résulte de ce que le classement d’une procédure est toujours effectué en lien avec l’accusation de certains faits et non d’une infraction ou d’une appréciation juridique en particulier. Lorsqu’aucun soupçon juridique n’est établi, les considérations juridiques deviennent superflues. Transposé par exemple à une altercation physique dont la gravité des lésions qui en découle restent controversée eu égard aux preuves, cela signifie que l’ordonnance de classement partiel ne concerne pas l’infraction de lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 CP mais les conséquences concrètes des lésions (graves) alléguées par la victime, lesquelles n’ont pas été intégrées à l’accusation en raison d’un manque de soupçon suffisant laissant présumer une infraction. C’est aussi la raison pour laquelle l’on ne saurait dire qu’une ordonnance de classement partiel concerne impérativement l’ensemble de l’état de fait (ATF 144 IV 362 consid. 1.3.1 p. 365 s.). Le Ministère public ne peut pas rejeter de manière arbitraire la modification ou le complément d’une accusation s’agissant d’une qualification juridique plus sévère et doit procéder dans le doute selon le principe « in dubio pro duriore ». 2.3. La forme et le contenu de l’ordonnance de classement sont régis par les art. 80 et 81 CPP (art. 320 al. 1 CPP). L’ordonnance de classement doit être motivée et rendue par écrit (art. 80 al. 2 CPP). En tant que prononcé de clôture de la procédure, elle contient une introduction, un exposé des motifs, un dispositif et l’indication des voies de droit (art. 81 CPP).”
“De telles ordonnances de classement partiel n’ont par conséquent pas pour but le classement de l’ensemble de la procédure mais uniquement de fixer l’objet de la procédure judiciaire. L’effet de blocage du principe « ne bis in idem » d’une ordonnance de classement partiel entrée en force ne se rapporte qu’aux circonstances concernées par le classement partiel et non pas simultanément aux accusations formulées dans l’acte d’accusation (ibidem consid. 2.6.6). Toujours selon le Tribunal fédéral, la conformité de la condamnation et de l’ordonnance de classement partiel avec le principe « ne bis in idem » résulte de ce que le classement d’une procédure est toujours effectué en lien avec l’accusation de certains faits et non d’une infraction ou d’une appréciation juridique en particulier. Lorsqu’aucun soupçon juridique n’est établi, les considérations juridiques deviennent superflues. Transposé par exemple à une altercation physique dont la gravité des lésions qui en découle restent controversée eu égard aux preuves, cela signifie que l’ordonnance de classement partiel ne concerne pas l’infraction de lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 CP mais les conséquences concrètes des lésions (graves) alléguées par la victime, lesquelles n’ont pas été intégrées à l’accusation en raison d’un manque de soupçon suffisant laissant présumer une infraction. C’est aussi la raison pour laquelle l’on ne saurait dire qu’une ordonnance de classement partiel concerne impérativement l’ensemble de l’état de fait (ibidem). Le Ministère public ne peut pas rejeter de manière arbitraire la modification ou le complément d’une accusation s’agissant d’une qualification juridique plus sévère et doit procéder dans le doute selon le principe « in dubio pro duriore ». 3. Le recourant fait valoir que le Procureur n’aurait procédé à aucune mesure d’instruction complémentaire, qu’il n’aurait pas examiné la question du lien de causalité entre toutes les lésions alléguées et documentées, et les faits dénoncés. Le magistrat aurait également omis de mentionner la fracture d’une côte subie par le recourant et surtout, il aurait passé totalement sous silence les rapports médicaux établis par les médecins allemands et produits le 25 janvier 2022 qui démontraient la gravité des lésions subies et leur caractère durable.”
Bei Anwendung der Generalklausel ist eine gesamtheitliche Würdigung der Auswirkungen vorzunehmen. Dabei sind insbesondere zu berücksichtigen: Dauer des Spitalaufenthalts (oder schweren Krankenlagers), Dauer und Grad der Arbeitsunfähigkeit/Invalidität, Bewusstlosigkeit, die erlittenen Schmerzen sowie die Kombination mehrerer einzelner Beeinträchtigungen, die zusammen in ihrer Schwere mit den in Art. 122 Abs. 2 genannten Fällen vergleichbar sind.
“28) zugunsten des Beschuldigten und mangels entgegenstehender Beweise davon aus, dass er überzeugt war, einen Anspruch auf das vom Privatkläger verlangte Geld zu ha- ben, so liegt keine Absicht unrechtmässiger Bereicherung vor und beide Tatbe- stände fallen von vornherein ausser Betracht. 2.1.Hinsichtlich des Zufügens der Verletzungen steht ausser Zweifel, dass diese die Intensität einer einfachen Körperverletzung erreichen. Das wird auch von der Verteidigung nicht in Abrede gestellt (Urk. 72 S. 28 f.; Prot. II S. 28). Zu prüfen ist indes, ob eine versuchte (oder gar vollendete) schwere Körperverlet- zung vorliegt. 2.2.Eine schwere Körperverletzung setzt voraus, dass das Opfer lebensgefähr- lich verletzt wird, oder der Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Opfers verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar gemacht wird, oder dass das Opfer bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank gemacht wird, oder dass das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt wird (Art. 122 StGB). Ebenso stellt es im Sinne einer Generalklausel eine schwere Körperverletzung dar, wenn eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit des Opfers verursacht wird (Art. 122 StGB). Mit dieser Generalklausel sollen Fälle erfasst werden, welche den anderen zuvor aufgezähl- ten Beeinträchtigungen hinsichtlich ihrer Qualität und ihrer Auswirkungen ähnlich - 26 - sind. Zu berücksichtigen sind unter dieser Generalklausel insb. eine lange Dauer des Spitalaufenthalts und der (vollen oder teilweisen) Arbeitsunfähigkeit, weiter der Grad und die Dauer der Invalidität sowie nicht zuletzt auch die erlittenen Schmerzen. So kann, wenn zwar nicht direkt eine bleibende Arbeitsunfähigkeit oder eine irreversible gesundheitliche Beeinträchtigung vorliegt, dann auf schwere Körperverletzung erkannt werden, wenn der Grad der Beeinträchtigung doch er- heblich ist, die wenigstens teilweise Heilung lange Zeit dauerte und überdies grosse Schmerzen verursachte. Insbesondere kann eine Kombination verschiede- ner Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverlet- zung gelten könnten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung recht- fertigen (BSK StGB-ROTH/BERKEMEIER, Basler Kommentar, Strafgesetzbuch, 4.”
“Der Generalklausel des dritten Abschnitts von Art. 122 StGB vorgehend definiert die Bestimmung die schwere Körperverletzung als gegeben, wenn jemand lebensgefährlich verletzt, körperlich verstümmelt oder wenn jemandem ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar gemacht wird. Eine schwere Körperverletzung erleidet auch, wer aufgrund der Verletzung bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank wird oder wem das Gesicht arg und bleibend entstellt wird. Die andere schwere Schädigung des Köpers oder der körperlichen und geistigen Gesundheit eines Menschen gemäss dem dritten Abschnitt von Art. 122 StGB muss in ihrer Schwere mit den vorgenannten Beispielen vergleichbar sein. Zu berücksichtigen sind bei der Qualifikation der erlittenen Schwere einer Körperverletzung insbesondere die Dauer eines Spitalaufenthalts, der Bewusstlosigkeit oder der vollen oder teilweisen Arbeitsunfähigkeit sowie der Grad der Invalidität und der erlittenen Schmerzen (Trechsel/Geth, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Praxiskommentar StGB, 4. Auflage 2021, Art. 122 N 9).”
“Den objektiven Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erfüllt, wer einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2) oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E.”
“1 StGB (Versuch) kann vorab auf die zutreffenden Erwägungen der Vorinstanz verwiesen werden (pag. 1498 ff., S. 40 ff. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung). Die Vorinstanz hielt zum Tatbestand der schweren Körperverletzung insbesondere fest, was folgt (pag. 1498, S. 40 der erstinstanzlichen Urteilsbegründung): So kann, wenn zwar nicht direkt eine bleibende Arbeitsunfähigkeit oder eine irreversible gesundheitliche Beeinträchtigung i. S. v. Abs. 2 vorliegt, dann auf schwere Körperverletzung erkannt werden, wenn der Grad der Beeinträchtigung doch erheblich ist, die wenigstens teilweise Heilung lange Zeit dauerte und überdies grosse Schmerzen verursachte (BSK STGB II-Roth/Berkemeier, N 21 zu Art. 122). Beispielsweise ist in BGE 101 IV 381 ein Schädelbruch, verbunden mit teilweisem Gehörverlust und Ohrensausen sowie verschiedenen Schnittwunden im Gesicht, deren Heilung nicht gesichert war, unter die Generalklausel von Art. 122 StGB subsumiert worden. Ergänzend bzw. teilweise wiederholend ist Folgendes festzuhalten: Nach Art. 122 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2), oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Als «andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit» im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager («plusieurs mois d'hospitalisation»), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes («de nombreux mois d'incapacité de travail») verbunden ist (BGE 124 IV 53 E.”
“): Die Abgrenzung der einfachen Körperverletzung von der schweren Körperverletzung und der Tätlichkeit lässt sich in objektiver Hinsicht nur aufgrund der tatsächlich resultierenden Folgen auf den Körper und die Gesundheit des Opfers vornehmen, das Tatmittel und das Tatvorgehen sind hierfür unerheblich. Nach dem Ausschlussprinzip liegt eine einfache Körperverletzung vor, wenn weder eine schwere Körperverletzung noch eine blosse Tätlichkeit gegeben ist. Um die Abgrenzung vornehmen zu können, muss auf den Wortlaut dieser Strafbestimmungen zurückgegriffen werden. Eine schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB liegt bei lebensgefährlichen Verletzungen, beim Unbrauchbarmachen eines wichtiges Organ oder Gliedes, bei der Verursachung einer irreversiblen Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit eines Menschen und darüber hinaus bei einer Schädigung vor, die hinsichtlich ihrer Qualität und ihrer Auswirkungen ebenfalls als schwer zu bezeichnenden ist, wobei u.a. Kriterien wie eine lange Dauer des Spitalaufenthalts und auch die erlittenen Schmerzen berücksichtigt werden können (BSK StGB – Roth/Berkemeier, 4. Auflage 2019, N 5 zu Art. 122 StGB.). Dem gesetzlichen Ausdruck von Art. 126 StGB entsprechend, muss eine nicht mehr bloss harmlose Beeinträchtigung der körperlichen Integrität oder des gesundheitlichen Wohlbefindens vorliegen, damit eine einfache Körperverletzung bejaht werden kann. Die körperliche Integrität ist dann im Sinne einer Körperverletzung beeinträchtigt, wenn innere oder äussere Verletzungen oder Schädigungen zugefügt wurden, die mindestens eine gewisse Behandlung und Heilungszeit erfordern, auch wenn sie unkompliziert sind und verhältnismässig rasch und problemlos ausheilen. Als Beispiele für einfache Körperverletzungen werden genannt: Knochenbrüche, Hirnerschütterungen, Quetschungen mit Blutergüssen und Schürfungen, sofern sie um einiges über blosse Kratzer hinausgehen. Auf blosse Tätlichkeiten ist umgekehrt zu erkennen, wenn Schürfungen, Kratzwunden, Quetschungen oder bloss blaue Flecken offensichtlich so harmlos sind, dass sie in kürzester Zeit vorübergehen und ausheilen (BSK StGB – Roth/Berkemeier, 4. Auflage 2019, N 3 f.”
“Il faut bien plutôt se fonder sur les effets que l'atteinte peut avoir sur une personne de sensibilité moyenne placée dans la même situation. Les circonstances concrètes doivent néanmoins être prises en considération ; l'impact de l'atteinte ne sera pas nécessairement le même suivant l'âge de la victime, son état de santé, le cadre social dans lequel elle vit ou travaille, etc. (ATF 134 IV 189 consid. 1.4 p. 192 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1204/2017 du 17 mai 2018 consid. 3.1). 3.2.1. L'art. 122 CP énumère diverses hypothèses dans lesquelles les lésions corporelles graves doivent être retenues (al.1 [mise en danger de la personne blessée] et al. 2 [celui qui aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou celui qui aura causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente]), avant d'énoncer une clause générale (al. 3). Celle-ci a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). Il faut procéder à une appréciation globale et plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout représentant une lésion grave (arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid. 3.2.1 et 6B_518/2007 du 15 novembre 2007 consid. 3). Sous l'angle de cette clause générale, il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement, notamment la multiplicité des interventions chirurgicales, à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (M. DUPUIS / L. MOREILLON / C. PIGUET / S. BERGER / M. MAZOU / V. RODIGARI [éds], Petit commentaire, Code pénal, 2ème éd.”
Art. 122 Abs. 3 StGB erfasst – neben physischen Folgen – auch schwere Beeinträchtigungen der psychischen Gesundheit. Die Praxis qualifiziert etwa langandauernde psychische Erkrankungen (z. B. PTBS) mit erheblichen Auswirkungen auf Alltag und Arbeitsfähigkeit als «andere schwere Schädigung der geistigen Gesundheit», wobei die Beeinträchtigung dauerhaft bzw. von längerer Dauer sein muss, eine endgültige Unheilbarkeit jedoch nicht erforderlich ist.
“1 CP), les fait s'étant déroulés et étant connus du plaignant au plus tard le 21 mars 2014, dernier jour de travail œuvré de ce dernier auprès de la CdC, sa plainte, déposée le 22 janvier 2021, est manifestement tardive (act. 1.1 p. 9 s.). Le droit de porter plainte se prescrit par trois mois à compter du jour où l'ayant droit a connu l'auteur de l'infraction (art. 31 CP). Les conditions à l'ouverture de l'action pénale ne sont pas réunies pour poursuivre la prétendue infraction de lésions corporelles par négligence (art. 310 al. 1 let. a CPP). 4.2 Le recourant expose qu'alors qu'il était en arrêt maladie à hauteur de 50 % depuis le 22 avril 2013, l'ancienne directrice de la CdC ne tenait pas compte des recommandations de son médecin et l'obligeait parfois à travailler plus que ce qui lui était recommandé. Son état de santé s'est détérioré et il a ensuite été en incapacité de travailler à hauteur de 100 % dès le 24 mars 2014 jusqu'en septembre 2015 (act. 1, p. 6 ss). À son avis, ces faits sont constitutifs de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 3 CP, infraction poursuivie d'office et dont la prescription est de 15 ans (art. 97 al. 1 let. b CP). 4.3 Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêts du Tribunal fédéral 6B_491/2021 du 23 mai 2022 consid.”
“Abs. 2 StGB zu bejahen. Dabei kann in Bezug auf die Kontrolle der neuropathischen Schmerzen offen bleiben, ob B____ (sel.) bleibend arbeitsunfähig geblieben wäre. Angesichts dessen, dass der Geschädigte zufolge der oben geschilderten Beeintr.htigungen, insbesondere der bewegungs- und belastungsabhängigen Schmerzen sowie des teils kompletten Sensibilitätsverlustes in den Beinen, bis zu seinem Ableben jedenfalls während zwei Jahren arbeitsunfähig gewesen war und namentlich auch mit Blick auf die langwierige Rekonvaleszenz sowie die aus dem traumatischen Ereignis resultierenden psychischen Beeinträchtigungen rechtfertigt sich die Qualifikation der schweren Körperverletzung überdies gestützt auf die Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB.”
“Seit dem Vorfall befindet sich der Privatkläger durchgehend in psychologischer Behandlung. Der Privatkläger wurde durch den Vorfall in seinem alltäglichen Leben massiv eingeschränkt. Durch die Angstzustände mied er anfänglich während mehreren Monaten jeglichen sozialen Kontakt bis auf den zu seiner Frau und hatte überhaupt grosse Mühe das Haus zu verlassen und Termine wahrzunehmen. Das Unterwegssein löste bei ihm grosse Stress-reaktionen aus, die sich in Herzrasen, Hyperventilation, Zittern und Ohnmachtsgefühlen manifestierten. Mit Blick auf die lange Arbeitsunfähigkeit von 17 Monaten und die psychologische Behandlung, welche nach wie vor andauern, den Beeinträchtigungen im alltäglichen Leben und der erlittenen posttraumatischen Belastungsstörung mit einer mittelgradigen depressiven Episode ist vorliegend von einer anderen schweren Schädigung der geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel auszugehen. Die psychischen Folgen aus dem Vorfall wiegen derart schwer, dass diese objektiv eine schwere Körperverletzung i.S.v. Art. 122 Abs. 3 StGB darstellen. Diesen zutreffenden Ausführungen schliesst sich die Kammer – auch mit Blick auf die erwähnte bundesgerichtliche Rechtsprechung – vollumfänglich an. Die Arbeitsunfähigkeit des Straf- und Zivilklägers dauerte rund zwei Jahre (erst im März 2022 konnte er die Arbeit mit einem Pensum von 20% wiederaufnehmen, im Zeitpunkt der Berufungsverhandlung arbeitete er wieder mit einem Pensum von 80%). Der Straf- und Zivilkläger befand sich zudem auch noch zum Zeitpunkt der Berufungsverhandlung in psychologischer Behandlung, wenn auch nur noch telefonisch und unregelmässig. Weiter schilderte er eindrücklich, inwiefern der Vorfall noch heute Auswirkungen auf seinen psychischen Zustand, seine sozialen Kontakte und sein Leben insgesamt hat. Er sei vorher ein anderer Mensch gewesen (pag. 533 Z. 38). Die gesamthafte Beeinträchtigung des Straf- und Zivilklägers, insbesondere der Umfang der Arbeitsunfähigkeit und die Schwere der Verletzungen der psychischen Integrität, stellt zweifellos eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art.”
“Diesen zutreffenden Ausführungen schliesst sich die Kammer – auch mit Blick auf die erwähnte bundesgerichtliche Rechtsprechung – vollumfänglich an. Die Arbeitsunfähigkeit des Straf- und Zivilklägers dauerte rund zwei Jahre (erst im März 2022 konnte er die Arbeit mit einem Pensum von 20% wiederaufnehmen, im Zeitpunkt der Berufungsverhandlung arbeitete er wieder mit einem Pensum von 80%). Der Straf- und Zivilkläger befand sich zudem auch noch zum Zeitpunkt der Berufungsverhandlung in psychologischer Behandlung, wenn auch nur noch telefonisch und unregelmässig. Weiter schilderte er eindrücklich, inwiefern der Vorfall noch heute Auswirkungen auf seinen psychischen Zustand, seine sozialen Kontakte und sein Leben insgesamt hat. Er sei vorher ein anderer Mensch gewesen (pag. 533 Z. 38). Die gesamthafte Beeinträchtigung des Straf- und Zivilklägers, insbesondere der Umfang der Arbeitsunfähigkeit und die Schwere der Verletzungen der psychischen Integrität, stellt zweifellos eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB dar. Eine irreversible Schädigung ist – wie bereits dargelegt – nicht notwendig. Soweit der Beschuldigte – wie bereits vor erster Instanz – erneut geltend machte, der objektive Taterfolg von Art. 122 Abs. 3 StGB sei ihm mangels Kausalität nicht zuzurechnen, kann ihm nicht gefolgt werden. Ein adäquater Kausalzusammenhang liegt vor, wenn ein Umstand nicht nur conditio sine qua non des Schadens, sondern auch nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und der allgemeinen Lebenserfahrung geeignet ist, den eingetretenen Erfolg zu bewirken, so dass der Eintritt dieses Erfolgs als durch die fragliche Bedingung wesentlich begünstigt erscheint (statt vieler: Urteil des Bundesgerichts 6B_1388/2017 vom 4. April 2018 E. 4.5.2 mit weiterem Hinweis). Der adäquate Kausalzusammenhang wird unterbrochen, wenn zu einer an sich adäquaten Ursache eine andere Ursache hinzutritt, die einen derart hohen Wirkungsgrad aufweist, dass erstere nach wertender Betrachtungsweise als rechtlich nicht mehr beachtlich erscheint.”
Bei einer Katalogtat nach Art. 122 StGB wiegt das öffentliche Interesse an einer Landesverweisung grundsätzlich schwer. Schwere oder wiederholte Taten erhöhen dieses Interesse und können die Anordnung einer Landesverweisung auch bei langjährigem Aufenthalt des Ausländers rechtfertigen. Bei der Prüfung der Härtefallklausel sind dagegen Integrationsfaktoren und soziale Bindungen (z. B. sprachliche, kulturelle oder familiäre Verbindungen sowie Aufenthalt seit der Kindheit) zu berücksichtigen; solche Umstände können im Einzelfall das Absehen von der Landesverweisung rechtfertigen.
“Das öffentliche Interesse an der Landesverweisung wiegt mit Blick auf die begangene Katalogtat (Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB) schwer. Wie die Vorinstanz zutreffend zusammenfasst, übte der Beschwerdeführer aus nichtigem Anlass - aufgrund einer banalen Auseinandersetzung wegen eines Feuerzeugs - massive Gewalt (insbesondere Faustschläge gegen den Kopf und erheblichen Druck auf den Hals des Opfers) aus. Er schuf auf diese Weise (eventualvorsätzlich) eine hohe Gefahr für schwere Verletzungen (namentlich Hirnschäden) des höchsten Rechtsguts (Leib und Leben) (vgl. Urteil E. IV.3a/bb S. 26, E. V.4c S. 43 sowie vorstehend E. 2.5.2 und E. 2.6.2). Die Vorinstanz berücksichtigt, dass der Beschwerdeführer mit Jahrgang 1987 seit seinem fünften Altersjahr ununterbrochen in der Schweiz lebt, weist aber zu Recht auch darauf hin, dass er sprachlich und kulturell mit dem Heimatstaat nach wie vor verbunden ist und dort über ein tragfähiges soziales Umfeld verfügt, was die Härte der Landesverweisung mindert (vgl. Urteil E. V.3a/dd f. S. 35 f. sowie E. V.4b/bb S. 40). Ferner zeigt sie anschaulich auf, dass er sich trotz seiner langen Aufenthaltsdauer in der Schweiz hier nicht erfolgreich sozial und wirtschaftlich integrieren konnte.”
“Der Beschwerdeführer wird wegen mehrfacher versuchter schwerer Körperverletzung verurteilt. Gemäss Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB verweist das Gericht den Ausländer, der wegen schwerer Körperverletzung (Art. 122 StGB) verurteilt wird, unabhängig von der Höhe der Strafe für 5-15 Jahre aus der Schweiz. Die obligatorische Landesverweisung wegen einer Katalogtat im Sinne von Art. 66a Abs. 1 StGB greift grundsätzlich unabhängig von der konkreten Tatschwere (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 332 E. 3.1.3). Sie muss zudem unabhängig davon ausgesprochen werden, ob es beim Versuch geblieben ist und ob die Strafe bedingt, unbedingt oder teilbedingt ausfällt (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 168 E. 1.4.1). Von der Anordnung der Landesverweisung kann nur "ausnahmsweise" unter den kumulativen Voraussetzungen abgesehen werden, dass sie (1.) einen schweren persönlichen Härtefall bewirken würde und (2.) die öffentlichen Interessen an der Landesverweisung gegenüber den privaten Interessen des Ausländers am Verbleib in der Schweiz nicht überwiegen. Dabei ist der besonderen Situation von Ausländern Rechnung zu tragen, die in der Schweiz geboren oder aufgewachsen sind (Art. 66a Abs. 2 StGB; sogenannte Härtefallklausel). Die Härtefallklausel dient der Umsetzung des Verhältnismässigkeitsprinzips (vgl.”
“Ergebnis Im Ergebnis erweist sich für die begangene mehrfache schwere Körperverletzung eine Freiheitsstrafe von 52 Monaten als angemessen. Aufgrund des Verschlechte- rungsverbots (vgl. dazu vorne unter E. I.2.) bleibt es damit bei der von der Vorinstanz ausgefällten Freiheitsstrafe von 46 Monaten, trotz des im Berufungsver- fahren erfolgten teilweisen Freispruchs. Der Anrechnung der erstandenen Haft steht nichts entgegen, diesbezüglich kann auf die Ausführungen der Vorinstanz verwiesen werden (Urk. 63 S. 67 E. V.G.). IV. Landesverweisung 1.Die Vorinstanz hat die rechtlichen Grundlagen für die Anordnung einer Landesverweisung zutreffend wiedergegeben und richtig festgehalten, dass sich der Beschuldigte als Ausländer mit der mehrfachen schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB einer Katalogtat im Sinne von Art. 66a StGB (Art. 66a - 37 - Abs. 1 lit. b StGB) schuldig gemacht hat, weshalb grundsätzlich obligatorisch eine Landesverweisung im Sinne von Art. 66a StGB anzuordnen ist. Davon kann nur abgesehen werden, wenn die Landesverweisung für den Beschuldigten einen schweren persönlichen Härtefall darstellen würde und die öffentlichen Interessen an der Landesverweisung gegenüber den privaten Interessen des Beschuldigten am Verbleib in der Schweiz nicht überwiegen (Urk. 63 S. 70 f. E. VIII.1.-4.), auf die entsprechenden Ausführungen kann verwiesen werden. Teilweise rekapitulierend und ergänzend ist was die theoretischen Grundlagen betrifft festzuhalten, dass das Bundesgericht in seinem Urteil vom 4. Dezember 2019 (6B_690/2019 E. 3.4.4.) seine Rechtsprechung zur Härtefallregelung bei der Landesverweisung präzisiert und zusammengefasst festgehalten hat, ob bei einer Person ein Härtefall vorliegt, weil sie "in der Schweiz geboren oder aufgewachsen" ist, bestimme sich weder anhand von starren Altersvorgaben, noch führe eine bestimmte Anwesenheits- dauer automatisch zur Annahme eines Härtefalls.”
“E. 2.4.1. m.H.). Ausgangspunkt und Massstab für die Interessenabwägung ist die Schwere des Verschuldens, die sich in der Dauer der verfahrensauslösenden Freiheitsstrafe niederschlägt; auch eine einmalige Straftat kann eine aufenthaltsbeendende Massnahme rechtfertigen, wenn die Rechtsgutverletzung schwer wiegt (BGE 145 IV 364 E. 3.5.2). Zum öffentlichen Interesse ist in casu festzuhalten, dass die vom Beschuldigten begangene versuchte schwere Körperverletzung ein Verbrechen darstellt. Art. 122 StGB schützt die körperliche und gesundheitliche Integrität des Menschen als sein höchstes Gut neben dem Leben. Die Tat des Beschuldigten betrifft damit eines der höchsten Rechtsgüter. Es liegt hinsichtlich der versuchten schweren Körper- verletzung ein geradezu klassischer Anwendungsfall von Art. 66a StGB vor. Ratio legis der Einführung dieser Gesetzesbestimmung war unstreitig, gefährliche aus- ländische Täter aus dem Land zu entfernen und so die Bevölkerung zu schützen. Wer sich derart wie in dem erstellten Sachverhalt aufführt, ist ein solch gefährli- cher Täter und verdient keinen Schutz seiner persönlichen Interessen an einem Verbleib in der Schweiz. Aus diesem Grund ist der Beschuldigte auch zu einer mehrjährigen Freiheitsstrafe zu verurteilen. Nur am Rande sei bemerkt, dass aus der Qualifizierung des Verschuldens als "nicht mehr leicht" nichts zugunsten des Beschuldigten abgeleitet werden kann. Diese Relativierung seines Verschuldens betrifft nicht das Delikt der schweren Körperverletzung als solches, welches zu den Verbrechen zählt, sondern lediglich die konkrete Einordnung innerhalb des weiten, von 6 Monaten bis zu 10 Jahren reichenden Strafrahmens für die schwere Körperverletzung.”
Schwere, entstellende Narben können jedenfalls als „lésions graves“ im Sinne von Art. 122 StGB qualifizieren. Eine behauptete Provokation der Opfer rechtfertigt nicht ohne Weiteres den Einsatz überwältigender Gewalt; im entschiedenen Fall konnten die Voraussetzungen der Notwehr nicht festgestellt werden.
“1 = SJ 2018 I 385 ; 6B_346/2016 du 31 janvier 2017 consid. 2.1.2). 3.3. En l’espèce, il résulte des photographies versées à la procédure et des constatations médicales que l’appelant a causé à sa victime des cicatrices importantes et défigurantes. Les cicatrices sur la partie gauche du visage, notamment celle au niveau du front et celle entre l’œil et la bouche, modifient profondément l’expression du visage ; la troisième est effectivement moins frappante sur les images produites. La partie plaignante elle-même a de la peine à se regarder dans un miroir. Il ne fait aucun doute que ces cicatrices sont objectivement graves et défigurent la victime, modifiant de façon irréversible l’aspect de son visage, essentiel dans la communication et l’interaction avec autrui. Contrairement à ce que soutient l’appelant, ces cicatrices ne se confondent pas avec les traits du visage, puisqu’il n’y a aucune symétrie et que seul le côté gauche présente ces lésions. Il s’agit donc bel et bien de lésions graves au sens de l’art. 122 CP. C’est en vain que l’appelant se prévaut d’une provocation de la victime. Indépendamment d’éventuels propos inadéquats, dont il importe finalement peu de savoir s’ils ont été tenus ou pas, l’attitude de la victime sur les images filmées de la scène ne justifie en aucun cas une agression, puisqu’elle est tranquillement assise sur une chaise. C’est l’appelant qui se lève, qui s’empare d’un verre, qui le brise une première fois sur le visage de la partie plaignante puis lui assène un second coup très violent avec un tesson de verre alors que la victime cherche à se protéger et à le repousser. Les conditions d’une légitime défense, pour autant que ce soit ce que plaidait l’appelant en invoquant une provocation, ne sont à l’évidence pas remplies. Le verdict de culpabilité pour lésions corporelles graves doit dès lors être confirmé. 4. 4.1. Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il prend en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que l'effet de la peine sur son avenir (al.”
Fehlt der Vorsatz für die schwere Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 1 StGB, kann das Verhalten zu einer Herabstufung auf minder schwere Tatbestände führen; Liegen die Voraussetzungen für die versuchten schweren Körperverletzung (auch in Form dolus eventualis) nicht vor, wird oftmals eine qualifizierte, aber weniger gravierende Verletzungsdelikte-Qualifikation gewählt oder auf den Versuch anderer Delikte abgestellt.
“Nach dem bisher Vorgefallenen war die Privatklägerin zwar nicht mehr in der Lage, körperlichen Widerstand zu leisten, sie sprach aber an die Adresse des Beschuldigten immerhin die verbale Warnung aus, dass eine Vergewaltigung eine harte Bestrafung nach sich ziehen würde. Dennoch liess der Beschuldigte nicht von sich aus von der Privatklägerin ab, sondern erst, als die Polizei an der Wohnungstür klingelte. 7.2.Was die Prüfung des inneren Sachverhalts anbelangt, so besteht in die- sem Zusammenhang eine erhebliche Überschneidung von Tat- und Rechtsfragen (vgl. BGE 137 IV 1 E. 4.2.3 m.w.H.), weshalb es sich aufdrängt, darauf im Rah- men der nachfolgenden Erwägungen zur rechtlichen Würdigung einzugehen. Die- selbe Überschneidung von Tat- und Rechtsfragen gilt zudem in Bezug darauf, in welchem Geisteszustand sich der Beschuldigte während des inkriminierten Über- griffs auf die Privatklägerin befand (vgl. Urteil Bundesgericht 6B_1363/2019 vom 19. November 2020 E. 1.2.4.2 m.w.H.). Auch dieser Punkt wird deshalb im Zu- sammenhang mit der nachstehenden Beurteilung der Schuldfähigkeit abzuhan- deln sein. IV. Rechtliche Würdigung 1.Die Vorinstanz hat das Vorgehen des Beschuldigten rechtlich als ver- suchte schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB in Verbin- dung mit Art. 22 Abs. 1 StGB sowie als versuchte Schändung im Sinne von Art. 191 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB gewürdigt (Urk. 81 S. 47 ff.). In ihrer Berufung erhebt die Staatsanwaltschaft keine Einwände gegen die Sub- sumtion der Sexualstraftat. Wie vor Vorinstanz (Urk. 23 S. 5; Urk. 45 S. 6 f.) bean- - 23 - tragt sie aber eine Qualifikation der Gewalttat als versuchte Tötung im Sinne von Art. 111 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB (Urk. 85 S. 2; Urk. 123 S. 1). Demgegenüber verlangt die Verteidigung, dass der Beschuldigte nur wegen Ver- übung einer Tat in selbstverschuldeter Schuldunfähigkeit gemäss Art. 263 Abs. 2 StGB schuldig gesprochen wird. Im Eventualstandpunkt akzeptiert sie eine Verur- teilung wegen versuchter schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB. In jedem Fall habe zudem ein Freispruch hinsichtlich des Sexualdelikts zu erfolgen (Urk. 126 S. 1). 2.1.Die Vorinstanz kommt hinsichtlich des gewaltsamen Übergriffs zum Schluss, dass der Beschuldigte lediglich mit Bezug auf den Tatbestand der schweren Körperverletzung (Art.”
“En outre, ce n’est pas un éventuel geste de défense de sa part qui aurait jugulé l’impact de l’assaut, par exemple, puisque la victime a déclaré ne pas avoir vu le couteau avant de recevoir les coups (jugement, p. 16, déjà citée). Au vu de ces faits, le « mobile futile l’ayant amené à agir » retenu par les premiers juges pour fonder la qualification des actes incriminés (jugement, p. 33) est pertinent en ce qui concerne l’appréciation de la culpabilité du prévenu mais ne permet pas de se prononcer sur la volonté de l’auteur au moment des faits. De même, retenir qu’ « en frappant à deux reprises avec un couteau à bout pointu dont la lame fait plus de dix centimètres sa victime dans la région épigastrique, il ne pouvait échapper à M.________ qu’il pouvait provoquer des lésions mettant la vie de B.________ en danger au vu du nombre important d’organes vitaux se trouvant dans cette région » n’implique pas que l’auteur se serait accommodé avec conscience et volonté du résultat sous la forme de lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 al. 1 CP, même si, se pliant à l’évidence, l’appelant a admis qu’il était dangereux de frapper quelqu’un au niveau de l’abdomen avec un couteau. Aucun élément au dossier ne permet de retenir que l’appelant se serait réellement accommodé de lésions corporelles graves. Les éléments constitutifs de la tentative (par dol éventuel) de lésions corporelles graves ne sont ainsi pas réunis. 5. Cela étant, les blessures infligées n’en sont pas moins significatives et leur gravité excède à l’évidence les voies de fait (cf. l’art. 126 CP). A défaut de mise en danger de la vie de la victime, respectivement de mutilation ou d’atteinte permanente, à savoir durable et non limitée dans le temps, qui aurait été portée au plaignant, c’est donc la qualification de lésions corporelles simples qualifiées qui doit être retenue. Comme le demande l’appelant, la déclaration de culpabilité doit être modifiée dans ce sens. L’appel doit donc être admis dans cette mesure. 6. Quant à l’appréciation de la culpabilité de l’auteur à l’aune de l’art.”
Bei der Prüfung der Schuld und der Strafzumessung sind die persönlichen Verhältnisse des Täters (z. B. Herkunft, Erziehung, Lebensweise) zu berücksichtigen; charakterliche Auffälligkeiten können nur im Rahmen der Schuldwürdigung Bedeutung haben. Ebenfalls zu berücksichtigen sind psychische Störungen und eine allenfalls verminderte Steuerungsfähigkeit, was die Schuldfähigkeit und die Strafzumessung mindern kann. Liegt dagegen Schuldunfähigkeit im Sinne von Art. 19 Abs. 1 StGB vor, entfällt die Strafe; es kommen — je nach Fall — zivil- oder strafrechtliche Massnahmen, namentlich auch ambulante Massnahmen, in Betracht.
“Il convient, à cet égard, de tenir compte de la condition personnelle de l'auteur, notamment des mœurs et valeurs de sa communauté d'origine, de son éducation et de son mode de vie, en écartant les traits de caractère anormaux ou particuliers, tels qu'une irritabilité marquée ou une jalousie maladive, qui ne peuvent être pris en considération que dans l'appréciation de la culpabilité (arrêts du Tribunal fédéral 6B_719/2009 du 3 décembre 2009 consid. 1.3. et 6B_158/2009 du 1er mai 2009 consid. 2, avec référence aux ATF 108 IV 99 consid. 3b p. 102 et 107 IV 105 consid. 2b/bb p. 106). La qualification de meurtre passionnel a notamment été niée à l'encontre d'un individu qui se résout, sans qu'aucun comportement blâmable ou humiliant n'ait été tenu à son égard, à tuer l'homme que son ex-compagne avait récemment épousé car il ne supportait plus le constat d'une rupture définitive (ATF 119 IV 202). 2.4.1. Une lésion corporelle est grave notamment lorsque la victime a été blessée de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP). L'infraction est intentionnelle, le dol éventuel étant suffisant (M. DUPUIS et al., op. cit., n. 17 ad art. 122). 2.4.2. L'art. 123 CP réprime, sur plainte, les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite notamment tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). L'infraction est intentionnelle, le dol éventuel étant suffisant (M. DUPUIS et al., op. cit., n. 12 ad art. 123). La poursuite a lieu d'office si l'auteur est le conjoint de la victime et que l'atteinte a été commise durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce (art. 123 ch. 2 al. 4 CP). 2.4.3. Le Tribunal fédéral retient que la tentative d'homicide intentionnel absorbe les lésions corporelles simples ou graves (ATF 137 IV 113 consid.”
“122 StGB erstreckte und er insofern mithin lediglich mit Eventualvorsatz handelte. Verschuldens- bzw. strafmindernd ist hierbei zudem die psychische Erkrankung des Beschuldigten zu berücksichtigen. So leidet der Beschuldigte gemäss psychi- atrischem Gutachten von Dr. med. H._____ an einer paranoiden Persönlichkeits- störung und war zudem angetrunken, wobei sich indessen keine Hinweise auf ei- ne Störung der Bewusstseinstätigkeit ergaben (Urk. 13/13 S. 41). Ebenso beste- - 23 - hen keine Hinweise auf eine tatzeitaktuell mangelnde Fähigkeit des Beschuldig- ten, das Verbotene einer wie auch immer gearteten Körperverletzung zu erken- nen (Urk. 13/13 S. 44). Indessen ist dem Beschuldigten gemäss psychiatrischem Gutachten eine im mittleren Grade verminderte Steuerungsfähigkeit und damit in diesem Grade verminderte Schuldfähigkeit zuzubilligen (Urk. 13/13 S. 45). Unter Berücksichtigung auch der subjektiven Zumessungsgründe ist das Ver- schulden zwar zu relativieren, dennoch ist von einem – innerhalb des Strafrah- mens von Art. 122 StGB – keineswegs mehr leichten Verschulden auszugehen. Die Einsatzstrafe ist auf 2 ½ Jahre Freiheitsstrafe zu senken.”
“Die Vorinstanz hat in ihrem Urteil – dem Antrag der Staatsanwaltschaft fol- gend – gestützt auf das psychiatrische Gutachten vom 1. November 2018 der Psychiatrischen Universitätsklinik Zürich ("PUK"; Urk. 1/12/20) sowie deren Er- gänzungsgutachten vom 10. November 2020 (Urk. 1/12/31) die Schuldunfähigkeit des Antragsgegners zum Tatzeitpunkt festgestellt (Urk. 45 S. 17 ff.). Auf diese zu- treffenden Ausführungen kann verwiesen werden (Art. 82 Abs. 4 StPO). Der An- tragsgegner hat somit im Ergebnis den Tatbestand der versuchten schweren Kör- perverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB erfüllt, wofür er infolge Schuldunfähigkeit im Sinne von Art. 19 Abs. 1 StGB jedoch nicht zu bestrafen ist. III. Ambulante Massnahme”
Bei der Prüfung der Rechtfertigung nach Art. 15 (Notwehr) ist zu prüfen, ob ein aktueller oder zumindest unmittelbar drohender Angriff vorlag und ob die Abwehr nach den Umständen verhältnismässig war. Liegen diese Voraussetzungen vor, können Abwehrhandlungen, die sonst Tatbestände des Art. 122 erfüllen würden, als rechtmässig gelten.
“a CPP, le ministère public rend immédiatement une ordonnance de non-entrée en matière s'il ressort de la dénonciation ou du rapport de police que les éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de l'action pénale ne sont manifestement pas réunis. Cette disposition doit être appliquée conformément à l'adage in dubio pro duriore (cf. art. 5 al. 1 Cst. et 2 al. 2 CPP en relation avec les art. 319 al. 1 et 324 al. 1 CPP ; ATF 138 IV 86 consid. 4.2), ce qui signifie qu'en principe un classement ou une non-entrée en matière ne peuvent être prononcés par le ministère public que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions à la poursuite pénale ne sont pas remplies (ATF 146 IV 68 consid. 2.1). La procédure doit se poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en particulier en présence d'une infraction grave. En effet, en cas de doute s'agissant de la situation factuelle ou juridique, ce n'est pas à l'autorité d'instruction ou d'accusation mais au juge matériellement compétent qu'il appartient de se prononcer (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1). 4.2. À teneur de l'art. 122 CP, est puni quiconque, intentionnellement, porte gravement atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale d'une personne. Selon l'art. 123 ch. 1 CP, est puni, sur plainte, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé. 4.3. L'art. 15 CP prévoit que quiconque, de manière contraire au droit, est attaqué ou menacé d’une attaque imminente a le droit de repousser l’attaque par des moyens proportionnés aux circonstances; le même droit appartient aux tiers. 4.4. En l'espèce, les faits dénoncés par le recourant à l'égard de la mise en cause ont eu lieu la nuit durant laquelle il a commis, sur celle-ci, un viol, une séquestration et des lésions corporelles simples. Dès lors, s'il devait s'avérer que la mise en cause a effectivement porté les coups décrits par le recourant, et causé à celui-ci les lésions constatées, ces actes seraient très vraisemblablement déclarés licites, conformément à l'art. 15 CP, car la précitée était en droit de repousser l'attaque dont elle était l'objet.”
“Il n'augmente pas les risques propres à la rixe, voire cherche à les éliminer (ATF 131 IV 150 consid. 2.1.2). 3.2. L'art. 122 CP punit celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, aura défiguré une personne de façon grave et permanente (al. 2), ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3 ; 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247 ; 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Sur le plan subjectif, l'art. 122 CP définit une infraction de nature intentionnelle, le dol éventuel étant suffisant (arrêt du Tribunal fédéral 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.2). 3.3.1. Quiconque, de manière contraire au droit, est attaqué ou menacé d'une attaque imminente a le droit de repousser l'attaque par des moyens proportionnés aux circonstances ; le même droit appartient aux tiers (art. 15 CP). La légitime défense suppose une attaque, c'est-à-dire un comportement visant à porter atteinte à un bien juridiquement protégé, ou la menace d'une attaque, soit le risque que l'atteinte se réalise. Il doit s'agir d'une attaque actuelle ou à tout le moins imminente, ce qui implique que l'atteinte soit effective ou qu'elle menace de se produire incessamment (ATF 106 IV 12 consid. 2a; 104 IV 232 consid. c ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_600/2014 du 23 janvier 2015 consid. 5.1 non publié in ATF 141 IV 61). S'agissant en particulier de la menace d'une attaque imminente contre la vie ou l'intégrité corporelle, celui qui est visé n'a évidemment pas à attendre jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour se défendre ; il faut toutefois que des signes concrets annonçant un danger incitent à la défense.”
Fehlt ein Geständnis, darf das Gericht aus dem äusseren Tatvorgehen auf den inneren Willen (Eventualvorsatz) schliessen. Relevante Indizien sind insbesondere der dem Täter bekannte Grad der Eintrittswahrscheinlichkeit des tatbestandsmässigen Erfolgs, die Schwere der Verletzung der Sorgfaltspflicht, die Beweggründe, die Art der Tathandlung, eingesetzte Tatmittel sowie die Wehrlosigkeit oder Verfassung des Opfers. Dabei gilt: Nicht schon allein das Wissen um eine mögliche Erfolgseintritt reicht für den Schluss auf Inkaufnahme; es müssen weitere Umstände hinzutreten. Das Gericht hat die für den Eventualvorsatz relevanten tatsächlichen Umstände hinreichend darzulegen, damit ersichtlich wird, aus welchen Gesichtspunkten es auf Eventualvorsatz geschlossen hat.
“Un ou plusieurs arguments corroboratifs peuvent demeurer fragiles si la solution retenue peut être justifiée de façon soutenable par un ou plusieurs arguments de nature à emporter la conviction (arrêts du Tribunal fédéral 6B_623/2012 du 6 février 2013 consid. 2.1 ; 6B_642/2012 du 22 janvier 2013 consid. 1.1). Rien ne s'oppose à ce que le juge ne retienne qu'une partie des déclarations d'un témoin globalement crédible (ATF 120 Ia 31 consid. 3 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_637/2012 du 21 janvier 2013 consid. 5.4). Faute d'aveux de l'auteur, le juge ne peut, en règle générale, déduire la volonté interne de l'intéressé qu'en se fondant sur des indices extérieurs et des règles d'expérience. Font partie de ces circonstances l'importance, connue de l'auteur, de la réalisation du risque, la gravité de sa violation du devoir de diligence, ses mobiles et sa façon d'agir (arrêt du Tribunal fédéral 6B_38/2021 du 14 février 2022 consid. 3.3). 3.2. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. À titre d'exemples, la jurisprudence cite notamment tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 3.2.1. En l'espèce, les versions des parties s'opposent diamétralement, si bien qu'il convient d'examiner les autres éléments figurant à la procédure ainsi que la crédibilité des déclarations de chacune. 3.2.2.1. Les explications de l'intimé paraissent en elles-mêmes crédibles. Il s'est montré clair et constant devant les autorités pénales et n'a pas cherché à exagérer la situation. Il a par ailleurs admis avoir des cicatrices et hématomes résultant de la liposuccion et que les coups reçus n'avaient pas aggravé son état postopératoire. Il s'est de plus vu délivrer un constat médical – exploitable pour les raisons évoquées ci-dessus (cf.”
“Das Gericht darf vom Wissen auf den Willen schliessen, wenn sich diesem die Verwirklichung der Gefahr als so wahrscheinlich aufdrängte, dass die Bereitschaft, sie als Folge hinzunehmen, vernünftigerweise nur als Inkaufnahme des Erfolgs ausgelegt werden kann (BGE 147 IV 439 E. 7.3.1, 137 IV 1 E. 4.2.3; BGer 6B_1424/2020 vom 31. Januar 2022 E. 1.3.3). Eventualvorsatz kann indessen auch vorliegen, wenn der Eintritt des tatbestandsmässigen Erfolgs nicht in diesem Sinne sehr wahrscheinlich, sondern bloss möglich war. Doch darf nicht allein aus dem Wissen des Täters um die Möglichkeit des Erfolgseintritts auf dessen Inkaufnahme geschlossen werden. Vielmehr müssen weitere Umstände hinzukommen (BGE 133 IV 9 E. 4.1, 133 IV 1 E. 4.5; je mit Hinweisen; BGer 6B_908/2017 vom 15. März 2018 E. 1.4). Solche Umstände liegen namentlich vor, wenn der Täter das ihm bekannte Risiko nicht kalkulieren und dosieren kann und das Opfer keine Abwehrchancen hat (BGE 133 IV 1 E. 4.5, 131 IV 1 E. 2.2). Auch der Umstand, dass eine Tathandlung abstrakt geeignet ist, eine schwere Körperverletzung herbeizuführen, genügt für sich nicht ohne Weiteres, um (Eventual-) Vorsatz des Täters hinsichtlich einer der in Art. 122 StGB beschriebenen Folgen anzunehmen. Vielmehr muss die Körperverletzung mit einem Tatmittel (Gift, Waffe oder ein gefährlicher Gegenstand) verübt werden, das ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung bewirkt (BGer 6B_161/2016 vom 12. Oktober 2016 E. 1.4.2). Was der Täter weiss, will und in Kauf nimmt, betrifft eine innere Tatsache und ist Tatfrage. Rechtsfrage ist hingegen, ob im Lichte der festgestellten Tatsachen der Schluss auf Eventualvorsatz begründet ist (vgl. oben E. 2.1.7; BGE 141 IV 369 E. 6.3, 137 IV 1 E. 4.2.3, 135 IV 152 E. 2.3.2; BGer 6B_1424/2020 vom 31. Januar 2022 E. 1.3.4). Da sich Tat- und Rechtsfragen insoweit teilweise überschneiden, hat das Sachgericht die in diesem Zusammenhang relevanten Tatsachen möglichst erschöpfend darzustellen, damit erkennbar wird, aus welchen Umständen es auf Eventualvorsatz geschlossen hat (BGer 6B_213/2019 vom 26. August 2019 E. 4.3.3, 6B_908/2017 vom 15. März 2018 E. 1.3.4).”
“Auf den Inhalt des Vorsatzes wird mitunter aus dem Vorgehen geschlossen: «Wer dem Gegner mit brutaler Wucht die Faust ins Gesicht schlägt, sieht die Möglichkeit von zum mindesten einfachen Verletzungen so nahe vor sich, dass er sie billigt» (BGE 121 IV 249 E. 3b S. 255). Ob der Täter die Tatbestandsverwirklichung in Kauf genommen hat, muss das Gericht bei Fehlen eines Geständnisses des Berufungsklägers aufgrund der konkreten Umstände entscheiden. Dazu gehören die Grösse des dem Täter bekannten Risikos der Tatbestandsverwirklichung, die Schwere der Sorgfaltspflichtverletzung, die Beweggründe des Täters und die Art der Tathandlung. Je grösser die Wahrscheinlichkeit der Tatbestandsverwirklichung ist und je schwerer die Sorgfaltspflichtverletzung wiegt, desto eher darf gefolgert werden, der Täter habe die Tatbestandsverwirklichung in Kauf genommen (BGE 135 IV 12 E. 2.3.2 S. 17 mit Hinweisen). Dass eine Tathandlung abstrakt geeignet ist, eine schwere Körperverletzung i. S. v. Art. 122 herbeizuführen, genügt für sich nicht ohne Weiteres, um (Eventual-)Vorsatz des Täters hinsichtlich einer der in Art. 122 beschriebenen Folgen anzunehmen (vgl. Roth/Berkemeier, a.a.O., Art. 122 StGB N 25). Ein Versuch liegt vor, wenn der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale erfüllt und seine Tatentschlossenheit manifestiert hat, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind (Art. 22 Abs. 1 StGB; BGE 140 IV 150 E. 3.4 S. 152; 137 IV 113 E. 1.4.2 S. 115; je mit Hinweisen).”
Eine gezielte Schussabgabe aus kurzer Distanz auf Kopf‑ oder Augenbereich kann die für Art. 122 Abs. 2 StGB erforderliche Gefährdungsabsicht (bewusste Inkaufnahme schwerer Verletzungen) begründen; so erwogen im entschiedenen Fall.
“mehrmals mit den Fäusten ins Gesicht geschlagen. Da- durch habe sich B. an der rechten Gesichtshälfte verletzt, aber aufgrund der geringfügigen Art der Verletzung auf eine Arztkonsultation verzichtet. Im An- schluss an diese Auseinandersetzung seien A. und B. um ca. 00:45 im C. in D. Höhe Eingang F., erneut aufeinandergetroffen. Als sich B. A. genähert habe, habe A. eine Softair-Pistole hervor- gezogen, sie auf den Kopf von B. gerichtet und ohne Vorwarnung aus nächster Nähe eine oder zwei Kugeln auf ihn abgeschossen. Dabei habe sich B. am rechten Auge eine Augenprellung, eine Verletzung an der Oberlidkan- te, ein Hornhautödem und eine Blutung in der Vorderkammer zugezogen. Zusätz- lich habe sich eine Wassereinlagerung im Zentrum der Netzhaut gezeigt. Durch die Schussabgabe aus einer Distanz von ca. 30-100 cm habe A. zumindest in Kauf genommen, dass er mit seiner Handlung B. im Ge- sicht/Augenbereich schwer verletzen werde. A. sei deshalb der versuchten schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig zu sprechen (StA act. 1.15).”
Ergibt die Verfügung nicht klar, ob konkrete Tatsachenvorwürfe, die einen Tatbestand nach Art. 122 StGB betreffen könnten, geprüft oder als nicht festgestellt angesehen wurden, darf die Staatsanwaltschaft nicht pauschal von der Verfolgung absehen. In solchen Fällen ist eine ausdrückliche dispositive Entscheidung nötig; andernfalls ist die Sache an das Strafverfolgungsorgan zur formellen Entscheidung (Rückweisung/Renvoi) zu verweisen.
“également arrêts du Tribunal fédéral 6B_819/2018 du 25 janvier 2019 consid. 3.8 et 6B_84/2020 du 22 juin 2020 consid. 2.1.2). 5.2. En l'espèce, contrairement à ce que soutient le Ministère public, la problématique n'est pas celle d'une qualification juridique différente de faits, mais de faits précis – le lancer d'un objet métallique en direction de la recourante – non retenus dans la décision, sans qu'il ne soit clair, à la lecture de l'ordonnance querellée, s'ils ont été considérés comme non établis ou simplement été omis dans la subsomption juridique. Le chiffre 1 du dispositif de l'ordonnance querellée se limite à refuser l'entrée en matière sur les faits "en tant qu'ils concernent l'infraction de dommages à la propriété, s'agissant des dégâts causés sur la porte de l'appartement" de la recourante. La partie "en droit" de ladite ordonnance semble également se rapporter uniquement à cet aspect de la plainte de la recourante. Or, les motifs ayant conduit le Ministère public à écarter une infraction aux art. 122 CP ou 123 CP ne peuvent être inférés de l'ordonnance entreprise. La recourante – à qui le Ministère public a octroyé l'assistance judiciaire simultanément au prononcé de l'ordonnance querellée – n'était pas assistée d'un conseil durant la procédure préliminaire. Arabophone, elle a déposé plainte pénale lors d'une audition devant la police, sans qualifier les infractions dénoncées – ce qu'elle n'était pas tenue de faire –. Or, il ressort clairement de son audition du 6 novembre 2022 qu'elle reprochait au mis en cause d'avoir tenté de l'atteindre avec un objet métallique, qu'elle avait réussi à éviter et qui avait heurté la porte vitrée de l'immeuble. Dans ces circonstances, le Ministère public ne pouvait considérer, sans rendre une ordonnance séparée de classement ou de non-entrée en matière, que les infractions aux art. 122 CP, subsidiairement 123 CP, n'étaient pas réalisées. Par conséquent, le recours est fondé sur ce point. La cause sera renvoyée au Ministère public pour qu'il rende une décision formelle concernant l'éventuelle atteinte à l'intégrité corporelle de la recourante.”
Bei Kumulation werden Freiheitsstrafen in der Praxis häufig in Tagen bemessen und zusammengerechnet (z. B. kumulierte Gesamtsanktion von 995 Tagen). Zudem kann Art. 122 StGB bei der Anordnung einer Ersatzfreiheitsstrafe für nicht bezahlte Bussen herangezogen werden.
“La peine privative de liberté peut être fixée ainsi : - peine de base pour l’infraction au sens de l’art. 122 CP : 660 jours - aggravation pour l’infraction au sens de l’art. 285 CP : + 60 jours - aggravation pour l’infraction au sens de l’art. 123 al. 2 CP : +75 jours - aggravation pour l’infraction au sens de l’art. 183 CP : + 200 jours Soit au total 995 jours”
“La peine privative de liberté peut être fixée ainsi : - peine de base pour l’infraction au sens de l’art. 122 CP : 660 jours - aggravation pour l’infraction au sens de l’art. 285 CP : + 60 jours - aggravation pour l’infraction au sens de l’art. 123 al. 2 CP : +75 jours - aggravation pour l’infraction au sens de l’art. 183 CP : + 200 jours Soit au total 995 jours”
“Der vom persönlichen Erscheinen an der Hauptverhandlung dispensierte C. wird der versuchten schweren Körperverletzung, der mehrfachen versuchten Nötigung, der mehrfachen Drohung sowie der Übertretung des Betäubungsmittelgesetzes schuldig erklärt und verurteilt zu einer Freiheitsstrafe von 14 Monaten, unter Anrechnung des vom 24. bis 27. September 2018 ausgestandenen Freiheitsentzugs von 3 Tagen, sowie zu einer Busse von CHF 100.00, im Falle schuldhafter Nichtbezahlung der Busse tritt an deren Stelle eine Ersatzfreiheitsstrafe von 1 Tag, in Anwendung von Art. 122 StGB (i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB), Art. 180 Abs. 1 StGB, Art. 181 StGB (i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB), Art. 40 StGB, Art. 49 Abs. 1 StGB, Art. 51 StGB, Art. 106 StGB sowie Art. 336 Abs. 3 StPO.”
Video- und andere objektive Beweismittel können bei Bagatell- oder Strassenereignissen die Rekonstruktion des Geschehens ermöglichen und so auch Anhaltspunkte für Vorsatz oder Eventualvorsatz liefern. Soweit aus Aufnahmen erkennbar ist, dass der Beschuldigte eine Tathandlung in Richtung lebensgefährdender Körperbereiche ausgeführt hat, kann dies für die subjektive Würdigung (insbesondere die Kenntnis um die Möglichkeit schwerer Verletzungen) herangezogen werden, selbst wenn aus den Bildern ein tatsächlicher Treffer nicht festgestellt werden kann.
“Il n’en demeure pas moins que ces imprécisions portent sur des points secondaires, sans importance pour l’issue de la cause, dès lors que tous les protagonistes, à l’exception notable du prévenu, s’accordent sur tous les points essentiels et notamment sur le fait que l’intéressé a agressé le plaignant. A cet égard, on soulignera, à l’instar du Juge de police, qu’une bagarre est une scène dynamique. Aussi, il est parfaitement compréhensible et même logique que les témoins qui y ont assisté n’aient pas tous retenu les mêmes éléments de cette altercation. Certes encore, la séquence vidéo versée au dossier ne fait pas état de l’ensemble des faits reprochés, mais uniquement de la fin de l’altercation. Quoi qu’en dise l’intéressé, cette séquence, à elle seule, permet de confirmer sa condamnation pour les chefs de prévention en cause, comme on y reviendra plus avant (cf. infra consid. 3). Il s’ensuit le rejet de l’appel sous l’angle de l’établissement des faits. 3. 3.1. L’appelant invoque ensuite une violation du droit fédéral, singulièrement de l’art. 122 CP, faisant valoir pour l’essentiel que les éléments constitutifs de cette infraction ne seraient ici pas réalisés. En bref, il souligne que seules des lésions corporelles simples ont été constatées médicalement. Or, à la lecture de son argumentation, il appert qu’il s’en prend, en réalité, une nouvelle fois, à l’établissement des faits. 3.2. Dans ces circonstances, en tant que l’appelant fonde son argumentation non sur la base des faits retenus par la Juge de police – et repris à son compte par la Cour –, dont il n'a pourtant pas démontré la fausseté (cf. supra consid. 2.), mais sur la base de faits qu’il invoque librement (il en va notamment ainsi lorsque le prévenu conteste avoir agressé le plaignant), il n'articule aucun grief recevable tiré de l'application erronée du droit matériel, de sorte que son grief tombe à faux. Par conséquent, en tant que l’appelant s’en prend à nouveau à l’établissement des faits, la Cour se limitera à renvoyer à ce qui a été dit plus haut à ce sujet, dès lors que l’appelant se borne, une nouvelle fois, à répéter des griefs déjà soulevés (cf.”
“Wie die Vorinstanz zutreffend festhielt, lassen sich die dem Beschuldigten vorgeworfenen Handlungen ohne Weiteres anhand der Filmaufnahmen erstellen. Die Filmaufnahmen bilden das Geschehen aus unterschiedlichen Blickwinkeln ab. Es ist deutlich zu sehen, dass der Beschuldigte in Richtung des Kopfes von L._____ kickt. L._____ gab anlässlich der staatsanwaltschaftlichen Einvernahme vom 12. Mai 2021 an, er habe keine Fusstritte gegen den Kopf erhalten, sondern auf die Schulter (Urk. D2/5 F/A 17 ff.). Erstellt ist anhand der Videos jedenfalls, dass der Beschuldigte in Richtung des Kopfes von L._____ gekickt hat; dass er ihn getroffen hat, kann nicht erstellt werden. In subjektiver Hinsicht werden dem Beschuldigten lediglich die Fusstritte gegen den Kopf von L._____ zum Vorwurf gemacht. Er habe um die Möglichkeit von lebensgefährlichen oder schweren Ver- letzungsfolgen gewusst und solche Verletzungsfolgen auch gewollt oder zumin- dest in Kauf genommen. Darauf ist im Rahmen der rechtlichen Würdigung einzu- gehen. 2.Rechtliche Würdigung 2.1.Den Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erfüllt, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1), den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend ar- beitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2) oder eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verur- sacht (Abs. 3). Demgegenüber begeht eine einfache Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 Abs. 1 StGB, wer einen Menschen in einer anderen Weise an Körper und Gesundheit schädigt. An dieser Stelle ist festzuhalten, dass der Ge- schädigte L._____ auf die Stellung eines Strafantrags ausdrücklich verzichtet hat (Urk. D2/2), womit die Bestrafung wegen einfacher Körperverletzung als ein An- tragsdelikt nicht in Frage kommt. Hinsichtlich der Voraussetzungen eines Ver- - 17 - suchs gemäss Art. 22 Abs. 1 StGB und des für die Erfüllung des Tatbestandes der schweren Körperverletzung im Sinne von Art.”
“EN FAIT : A. Par acte expédié au greffe de la Chambre de céans le 30 mars 2021, A______ recourt contre l'ordonnance du 18 mars 2021, notifiée le lendemain, par laquelle le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : TMC) a refusé sa demande de mise en liberté et prolongé sa détention provisoire jusqu'au 22 mai 2021. Le recourant conclu, sous suite de frais, à l'annulation de l'ordonnance précitée et à sa mise en liberté immédiate, moyennant l'obligation de déférer à toute convocation et de se présenter au poste de police une fois par semaine, l'interdiction de contact avec les personnes impliquées dans la procédure, le dépôt de ses documents d'identité et l'interdiction de quitter la Suisse. B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : a. A______, de nationalité érythréenne, né le ______ 1995, est placé en détention provisoire depuis le 23 juin 2020. b. Il est prévenu de tentative de meurtre (art. 22 al. 1 cum art. 111 CP), lésions corporelles graves (art. 122 CP), mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP) et rixe (art. 133 CP). Il lui est reproché d'avoir, à Genève, le 21 juin 2020, aux environs de 07h30, dans le quartier des I______, au cours d'une altercation avec D______, à laquelle a ultérieurement pris part E______, asséné à tout le moins un coup de tesson de bouteille à la gorge de D______, dans l'intention de le tuer ou s'accommodant à tout le moins d'un tel résultat, le blessant grièvement. c. Lors de l'arrivée de la police sur les lieux, D______ et A______ étaient tous deux blessés. Selon la police, les images de vidéosurveillance démontraient qu'une course poursuite avait débuté à la rue 1______. Les protagonistes avaient ensuite tourné "à" la rue 2______, où ils avaient commencé à se battre. La bagarre avait continué à la rue 3______, où les principaux protagonistes avaient été interpellés. Il ressortait des images que la bagarre avait en premier lieu concerné A______ et D______. Ils avaient été rejoints par F______, qui avait tenté de les séparer.”
Irrtum über den Kausalverlauf: Liegt beim Täter ein Irrtum über den Kausalverlauf vor, kann dadurch der subjektive Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB entfallen. Entscheidend ist, ob der Täter zumindest im Grundsatz mit psychischen Folgen rechnen musste; nach den Quellen reicht dafür auch eine nur geringe, aber vorhandene Wahrscheinlichkeit des Eintritts aus.
“Zwischenfazit Zwar ist der objektive Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB vorliegend gegeben. Da sich der Beschuldigte aber in einem Irrtum über den Kausalverlauf befand, ist der subjektive Tatbestand der schweren Körperverletzung gemäss der Hauptanklage nicht erfüllt und der Beschuldigte kann nicht für die eingetretenen psychischen Verletzungsfolgen des Straf- und Zivilklägers schuldig gesprochen werden.”
“Weiter werde von der Vorinstanz ausgeführt, dass es nicht unüblich und nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge erklärbar sei, dass ein Opfer nach einem körperlichen Übergriff eine psychische Belastungsphase haben könne. Die Auffassung der Vorinstanz, wonach die Heftigkeit der Reaktion angeblich derart unüblich sei, dass diese nicht mehr adäquat kausal sei, sei schlicht falsch. Der Beschuldigte habe zwar nicht wie ein Facharzt der Psychiatrie abschätzen können, welche Folgen eintreten könnten, es reiche jedoch, wenn dem Beschuldigten im Grundsatz bewusst gewesen sei, dass eine psychische Schädigung auftreten könnte. Es könne keine Rolle spielen, wie hoch die Wahrscheinlichkeit sei, dass jemand so reagiere. Es reiche auch nur eine geringe, aber intakte Wahrscheinlichkeit. Der Straf- und Zivilkläger sei am frühen Morgen aus dem Nichts verprügelt worden und dies könne durchaus zu einem längeren Heilungsverlauf führen. Der Beschuldigte seinerseits vertrat die Auffassung, dass die Vorinstanz zum richtigen Ergebnis gelangt sei. Zwar vertrete er die Auffassung, dass der Erfolg gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB bereits mangels Kausalität nicht zurechnet werden dürfte. Ob man einen Irrtum über den Kausalverlauf annehme oder bereits bei der Kausalität abwürge, führe aber letztlich zum gleichen Ergebnis. Bereits die Kausalität sei deshalb zu verneinen, weil mehrere Ursachen für die psychischen Beschwerden des Straf- und Zivilklägers in Frage kommen würden. So die Messerattacke im Jahr 2013, wie dies Herr Dr. med. L.________ und M.________ attestiert hätten, die Prädisposition des Straf- und Zivilklägers, die Corona-Pandemie oder die fehlende Medikation. Es sei zudem nicht verständlich, dass der Straf- und Zivilkläger dermassen psychisch kaputt sei. Mangels adäquater Kausalität sei dies dem Beschuldigten nicht zuzurechnen. Dieser habe nicht mit einer solchen Reaktion rechnen müssen. Die Vorinstanz habe auf der subjektiven Seite einen Irrtum über den Kausalverlauf angenommen. Dies sei eine Alternative und im Ergebnis auch richtig. Der Beschuldigte sei über die Prädisposition nicht informiert gewesen und habe demnach nicht mit dem Eintreten einer solchen Reaktion rechnen müssen.”
“Zwischenfazit Zwar ist der objektive Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB vorliegend gegeben. Da sich der Beschuldigte aber in einem Irrtum über den Kausalverlauf befand, ist der subjektive Tatbestand der schweren Körperverletzung gemäss der Hauptanklage nicht erfüllt und der Beschuldigte kann nicht für die eingetretenen psychischen Verletzungsfolgen des Straf- und Zivilklägers schuldig gesprochen werden.”
Im Fall des Notwehrexzess ist für Art. 122 Abs. 3 StGB Vorsatz und Schuldfähigkeit gesondert zu prüfen; dies kann sich auf die Beurteilung als Versuch (Art. 22 Abs. 1) sowie auf Fragen verminderter Schuldfähigkeit nach Art. 16 Abs. 1 auswirken.
Art. 122 StGB schützt die körperliche Integrität einer Person; diese Schutzwirkung reicht nach herrschender Darstellung und Rechtsprechung von der Geburt bis zum Tod. Nach dieser Auffassung ist der Fötus im Mutterleib nicht Träger des Schutzes aus Art. 122 StGB. Tätlichkeiten, die den Fötus schädigen, sind demnach nicht über Art. 122, sondern allenfalls über die Bestimmungen zu Eingriffen in das Leben des Fötus (Art. 118 ff. StGB) oder zivilrechtliche Ansprüche zu erfassen. Die Rechtsprechung teilt diese Grenze etwa in Fällen, in denen Handlungen vor der Geburt Schädigungen verursachten, die sich erst nach der Geburt zeigen.
“La protection du premier est fragmentaire et limitée à sa destruction intentionnelle, de sorte qu'un comportement que le droit pénal tolère à l'égard d'un embryon ne peut pas être déclaré ultérieurement comme pénalement relevant lorsque le statut vital change. Ainsi, la situation où le fœtus vit peu de temps après avoir été séparé du corps de sa mère relève de l'interruption de grossesse. Il en va de même si des comportements lèsent le fœtus, mais que la mort n'intervient que bien plus tard après la naissance (irradiation, médicaments, consommation de drogue) : seule est envisageable l'application des art. 118 et suivants CP (Schwarzenegger/Stössel, Basler Kommentar - Strafrecht I, 4ème éd. 2018, n. 31 ad Intro. à l'art. 111 CP). Le Tribunal fédéral a ainsi retenu que le fait de frapper une femme enceinte dans le bas-ventre, occasionnant la perte de l'enfant, était constitutif de lésions corporelles commises au préjudice de celle-ci, mais non de l'enfant (arrêt du Tribunal fédéral 6P.4/2004 du 27 avril 2004 consid. 5). L'art. 122 CP énonce : "Est puni d'une peine privative de liberté d'un à dix ans quiconque, intentionnellement : blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (let. a); mutile le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou rend ce membre ou cet organe impropre à sa fonction, cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d'une façon grave et permanente (let. b); fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (let. c)." L'objet de la protection fournie par cette norme est l'intégrité corporelle de l'être humain. Cette protection s'étend, à l'instar de ce qui a déjà relevé plus haut, de la naissance à la mort (Roth / Berkenmeier, Basler Kommentar - Strafrecht I, 4ème éd. 2018, n. 6 ad Intro. à l'art. 122 CP). Ainsi, le fœtus n'est protégé, par le truchement des art. 118 et suivants CP, que contre une atteinte à sa vie, mais non contre des lésions corporelles.”
“Il n'est d'ailleurs pas soutenu que c'est le processus de la naissance ou des complications survenus durant celle-ci qui auraient causé les problèmes de santé de l'appelant, mais l'exposition in utero aux effets d'un médicament. Il s'ensuit que c'est le fœtus qui a été potentiellement touché par les comportements reprochés par l'appelant. L'appelant ne convainc donc pas lorsqu'il prétend que, dans un tel cas de figure, seul l'enfant déjà né et présentant donc des problèmes de santé est la victime de lésions corporelles graves. Le droit pénal suisse n'offre pas de protection au fœtus, même lorsqu'il naît ensuite et porte les stigmates de substances absorbées pendant la grossesse par sa mère. Ni la mère, ni l'enfant né ne sont pénalement les victimes des actes reprochés. Il s'ensuit que la seule protection offerte serait celle des art. 118 et suivants CP (interruption de grossesse) qui n'entrent manifestement pas en considération, puisque le médicament incriminé n'a eu aucune incidence sur le déroulement de la grossesse, pour le moins sur sa durée. Ainsi, il manque, pour appliquer l'art. 122 CP qui réprime les lésions corporelles, une personne vivante victime de celles-ci. Les faits reprochés ne sont donc pas pénalement relevants. Il s'ensuit que la prescription pénale, par hypothèse, plus longue n'entre pas en considération. Le résultat n'apparaît pas choquant dans la mesure où une protection pénale ne serait pas nécessaire sous l'angle du droit à la vie, puisque, comme il a été vu, la voie civile aurait pu permettre à l'appelant d'obtenir réparation. Que cette réparation ne lui soit en l'espèce pas offerte en raison de l'écoulement du délai de prescription du droit civil n'emporte pas non plus une atteinte excessive à ses intérêts dignes de protection. Par conséquent, les griefs de l'appelant seront rejetés sur ce point encore.”
“En l'espèce, l'appelant soutient que la prescription plus longue du droit pénal serait applicable, de sorte que sa prétention ne serait pas prescrite en dépit de l'échéance des délais de prescription résultant du droit civil. En effet, selon lui, les comportements imputés aux intimés seraient constitutifs de lésions corporelles graves commises par dol éventuel. Le Tribunal a rejeté cette argumentation en soulignant que les comportements reprochés avaient eu lieu avant le déclenchement de l'accouchement. Par conséquent, ils échappaient au droit pénal. Ce raisonnement est correct. Le fait que l'art. 122 CP soit, comme l'invoque l'appelant, une infraction de résultat, ne change rien à cela. En effet, la mère de l'appelant était enceinte de celui-ci lorsqu'elle a pris le médicament incriminé. Il s'ensuit que les effets du médicament se sont produits alors que l'appelant n'était pas encore "en vie" au sens du droit pénal suisse. Le fait que des malformations n'aient, par hypothèse, pas été détectées avant la naissance n'est pas déterminant. Il n'est d'ailleurs pas soutenu que c'est le processus de la naissance ou des complications survenus durant celle-ci qui auraient causé les problèmes de santé de l'appelant, mais l'exposition in utero aux effets d'un médicament. Il s'ensuit que c'est le fœtus qui a été potentiellement touché par les comportements reprochés par l'appelant. L'appelant ne convainc donc pas lorsqu'il prétend que, dans un tel cas de figure, seul l'enfant déjà né et présentant donc des problèmes de santé est la victime de lésions corporelles graves. Le droit pénal suisse n'offre pas de protection au fœtus, même lorsqu'il naît ensuite et porte les stigmates de substances absorbées pendant la grossesse par sa mère.”
“Le Tribunal fédéral a ainsi retenu que le fait de frapper une femme enceinte dans le bas-ventre, occasionnant la perte de l'enfant, était constitutif de lésions corporelles commises au préjudice de celle-ci, mais non de l'enfant (arrêt du Tribunal fédéral 6P.4/2004 du 27 avril 2004 consid. 5). L'art. 122 CP énonce : "Est puni d'une peine privative de liberté d'un à dix ans quiconque, intentionnellement : blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (let. a); mutile le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou rend ce membre ou cet organe impropre à sa fonction, cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d'une façon grave et permanente (let. b); fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (let. c)." L'objet de la protection fournie par cette norme est l'intégrité corporelle de l'être humain. Cette protection s'étend, à l'instar de ce qui a déjà relevé plus haut, de la naissance à la mort (Roth / Berkenmeier, Basler Kommentar - Strafrecht I, 4ème éd. 2018, n. 6 ad Intro. à l'art. 122 CP). Ainsi, le fœtus n'est protégé, par le truchement des art. 118 et suivants CP, que contre une atteinte à sa vie, mais non contre des lésions corporelles. Par exemple, un enfant né avec des mutilations ou des déformations consécutives à un avortement raté n'est pas appréhendé par le droit pénal (Ibid., n. 7 ad Intro. à l'art. 122 CP). Il en va de même lors de l'ingestion d'un médicament par la mère qui impacte l'état de santé du fœtus, la doctrine citant le THALIDOMIDE, soit un anti-émetique aux effets tératogènes (Perrenoud, La protection de la maternité, 2015, p. 17). La CourEDH a jugé, dans une affaire concernant une interruption de grossesse déclenchée involontairement par un médecin, que le point de départ du droit à la vie relève de la marge d'appréciation des Etats, en particulier lorsqu'il n'existe pas de consensus au sein de la majorité desdits Etats et lorsque cette question donne lieu à débats au sein des Etats eux-mêmes. Il s'ensuivait que l'art. 2 CEDH (qui protège le droit à la vie) n'imposait pas l'obligation d'instaurer un mécanisme de répression pénale lors d'atteinte involontaire au droit à la vie ou à l'intégrité physique, d'un fœtus en l'occurrence.”
Zwischen vorsätzlicher schwerer Körperverletzung (Art. 122 Abs. 3 StGB) und Unterlassung der Nothilfe kann Realkonkurrenz bestehen, wenn das Unterlassen die Gefahr oder den Eintritt eines Erfolgs herbeiführt, der über den durch die vorsätzlich verursachten Verletzungen bereits verwirklichten Erfolg hinausgeht; das gilt, wenn die Hilfsbedürftigkeit des Opfers nicht allein durch die vorsätzlich verursachte schwere Verletzung begründet ist.
“Nach der bundesgerichtlichen Rechtsprechung ist der Täter, der nach Begehung eines unvollendeten Tötungsversuchs das dabei verletzte Opfer hilflos liegen lässt, nicht auch wegen Unterlassung der Nothilfe zu bestrafen, weil der im Versuch geäusserte Tötungswille auch den Willen zur Unterlassung der Hilfeleistung in sich einschliesst (BGE 87 IV 7). Ferner BGE 150 IV 384 S. 387 hat das Bundesgericht festgehalten, dass der Täter, der jemandem vorsätzlich Verletzungen zufügt, die nicht ganz geringfügiger Natur sind, und das Opfer ohne die erforderliche Hilfe lässt, sich der einfachen Körperverletzung und der Unterlassung der Nothilfe im Sinne von Art. 128 StGB in Realkonkurrenz schuldig macht (BGE 111 IV 124 E. 2b; Urteil 1P.611/1999 vom 6. Dezember 1999 E. 2b). Dies ergibt sich daraus, dass der Täter den von Art. 123 StGB erfassten Deliktswillen mit den verursachten Verletzungen erfüllt hat. Wenn er das hilfsbedürftige Opfer zudem zurücklässt, geht er über den mit Art. 123 StGB erzielten Erfolg hinaus (BGE 111 IV 124 E. 2b). Ferner hat das Bundesgericht festgehalten, dass zwischen einer vorsätzlichen schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB und der Unterlassung der Nothilfe gemäss Art. 128 Abs. 1 erste Alternative StGB Realkonkurrenz besteht, wenn durch die Unterlassung der Nothilfe die Gefahr des Eintritts eines Erfolgs, der über den vom Täter in Kauf genommenen Verletzungserfolg hinausgeht, herbeigeführt wird, und deshalb die Hilfsbedürftigkeit des Opfers nicht allein in der vorsätzlich bewirkten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB begründet ist (Urteile 6P.113/2005 / 6S.352/2005 vom 25. März 2006 E. 8.4.2; 6S.391/2005 vom 25. März 2006 E. 4.4.2; vgl. Urteil 6B_1089/2017 vom 16. Mai 2018 E. 1.3 zur Abgrenzung zwischen einer fahrlässigen Körperverletzung und Unterlassung der Nothilfe).”
Ergeben sich wesentliche Tatbestandsmerkmale nur aus nicht glaubhaften Aussagen, kann der erforderliche vorsätzliche Tatbestand von Art. 122 Abs. 1 StGB oft nicht als nachgewiesen gelten; in den angeführten Entscheiden führte dies zur Freisprechung.
“Als Zwischenfazit gilt es zu konstatieren, dass weder die Aussagen des Pri- vatklägers 1 noch jene der Privatklägerin 2 als glaubhaft bezeichnet werden kön- nen. Namentlich bestehen unüberwindbare Zweifel daran, dass der Beschuldigte versucht haben soll, mit einem Schraubenschlüssel gegen den Kopf des Privat- - 42 - klägers 1 geschlagen zu haben, wie dies in der Anklage umschrieben ist . Unter Berücksichtigung der Tatsache, dass diese Handlung weder vom Privatkläger 1 noch von der Privatklägerin 2 nach der Tat erwähnt, sondern erst ein halbes Jahr später in einer doch als übertrieben zu bezeichnenden und abgesprochen wirken- den Art und Weise geltend gemacht worden ist, sowie in Anbetracht des Um- stands, dass sich der Privatkläger 1 daraus eine erhebliche Genugtuung erhoffte, lassen sich die versuchten Schlagversuche gegen den Kopf des Privatklägers 1 nicht erstellen. Der Beschuldigte ist deshalb schon aus sachverhaltsmässigen Gründen vom Vorwurf der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB freizusprechen.”
“Fazit Aufgrund des Beweisergebnisses hat sich der noch relevante Lebenssachverhalt nicht wie in der Anklage geschildert verwirklicht und kann der Anklagevorwurf be- züglich der Tathandlung des Beschuldigten nicht erstellt werden. Eine Rückwei- sung der Anklage an die Staatsanwaltschaft zur Änderung/Ergänzung erübrigt sich nach dem Gesagten (siehe E. II.3.4 und 3.5). Entsprechend ist der Beschul- - 33 - digte vom Vorwurf der eventualvorsätzlichen schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB freizusprechen. III. Strafzumessung”
Psychische Langzeitschäden, namentlich eine diagnostizierte komplexe posttraumatische Belastungsstörung, können eine "andere schwere Schädigung der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB darstellen. Im vorliegenden Entscheid werden die psychischen Verletzungen zudem ausdrücklich als über jene hinausgehend beurteilt, die gewöhnlich in sexuellen Handlungen inhärent sind, weshalb neben den sexuellen Handlungen eine schwere Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB bejaht wurde.
“Der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB macht sich schuldig, wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht. Die Staats- anwaltschaft macht geltend, die Privatklägerin 1 habe aufgrund der wiederholten physischen Gewalterfahrungen als auch durch die wiederholten sexuellen Gewalt- erfahrungen durch ihre Mutter (die Beschuldigte 2) und ihren Stiefvater (den Be- schuldigten 1) eine komplexe posttraumatische Belastungsstörung (DSM-5 / ICD- 10: F43.1) entwickelt. Die Beschuldigten hätten gewusst, dass die Privatklägerin 1 durch die jahrelangen körperlichen Misshandlungen unter starken Angstzuständen gelitten habe und hätten dies zumindest in Kauf genommen. Weiter hätten sie ge- wusst, dass sie die Privatklägerin 1 durch ihre Verhaltensweise in ihrer seelischen Entwicklung gefährden und ihr gravierende psychische Schäden der eingetretenen Art zufügen könnten, was sie zumindest in Kauf genommen hätten (Urk.”
“Im vorliegenden Fall gehen die psychischen Verletzungen über jene hinaus, welche normalerweise sexuellen Handlungen immanent sind. Die schwere Körper- verletzung hat deshalb vorliegend neben den sexuellen Handlungen Bestand. Aufgrund des Ausgeführten sind die beiden Beschuldigten der schweren Körper- verletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB schuldig zu sprechen. D. Verletzung der Fürsorge- oder Erziehungspflicht”
“Die bei der Privatklägerin 1 diagnostizierte komplexe posttraumatische Belas- tungsstörung (DSM-5 / ICD-10: F43.1) stellt vorliegend zweifelsohne eine schwere Schädigung der geistigen Gesundheit im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB dar. Der Verlaufsbericht der befassten Oberärztin des Kinderspitals Zürich vom 22. Februar 2023 hält insbesondere fest, die Privatklägerin 1 leide nach wie vor an wieder- kehrenden halluzinatorischen Symptomen und an einer ausgeprägten Ein- und Durchschlafstörung, welche eine psychopharmakologische Therapie erforderten - 61 - (Urk. 250 S. 6). Gemäss ergänzendem Verlaufsbericht derselben Oberärztin des Kinderspitals Zürich vom 15. November 2023 (Urk. 278) kämpft die Privatklägerin 1 immer noch – und dies über vier Jahre nach den letzten eingeklagten Vorfällen – mit den Auswirkungen der diagnostizierten psychischen Erkrankung. Die Rede ist unter anderem von Flashbacks, Einschränkungen bezüglich der Konzentrations- fähigkeit, der Beziehungsgestaltung und der beruflichen Fussfassung. Die Privat- klägerin 1 ist demnach auch Jahre nach den Misshandlungen durch die Beschul- digten noch erheblich dadurch tangiert. Ihre Psyche wurde – wie nachfolgend zu zeigen ist – durch die zahlreichen gewalttätigen und sexuellen Übergriffe der Be- schuldigten derart verletzt, dass eine schwere Körperverletzung vorliegt.”
Fehlende oder unzureichende medizinische Unterlagen (z. B. ärztliches Gutachten oder aktuelle Fotodokumentation) können die sichere Feststellung einer Défiguration (bleibenden Entstellung) verhindern. Fehlt ein derartiger Nachweis, kann der Strafbestand nach Art. 122 StGB mangels nachgewiesenem Erfolgsergebnis nicht begründet und allenfalls als Versuch qualifiziert werden, wie in der zitierten Entscheidung dargelegt.
“En présence d’une bagarre recherchée et voulue par les deux protagonistes, c’est donc en vain que l’appelant se prévaut de la légitime défense. Il a en effet provoqué l’altercation, à tout le moins conjointement avec son adversaire, ce qui exclut l’art. 15 CP. Il faut ainsi retenir que l’appelant a causé intentionnellement les coups de couteau à la victime, à l’occasion d’un corps à corps qui les a opposés, dont les motifs exacts souffrent de demeurer inconnus. 2.7.3. Il est indubitable qu’un coup de couteau en travers du visage est susceptible d’altérer gravement la physionomie de celui qui en est victime ; les photos figurant à la procédure sont éloquentes. La Cour constate néanmoins qu’aucune information n’a été fournie par la victime quant à l’évolution de sa lésion, sur laquelle les légistes ne se sont pas prononcés et n’ont d’ailleurs pas été invités à le faire. L’intimé n’a pas fourni la moindre pièce médicale permettant d’évaluer si la cicatrice de ses lésions constitue une défiguration – tombant sous le coup de l’art. 122 CP – ou pas ; il n’a pas même transmis une photographie permettant de constater l’apparence actuelle de son visage. Or, compte tenu des progrès des techniques médicales et de l’âge relativement jeune du blessé, il ne peut être complètement exclu que la lésion se soit suffisamment résorbée pour échapper à la qualification de « défiguration ». Dans ces circonstances, et au bénéfice du doute, la Cour retiendra qu’il n’est pas établi que le coup de couteau a occasionné des lésions graves à la victime ; le résultat nécessaire à la consommation de l'infraction n’est pas démontré. Dans la mesure néanmoins où une telle lésion ne peut être portée que dans l’intention de défigurer celui qui en est victime, les faits seront qualifiés de tentative de lésions corporelles graves au sens des art. 22 et 122 CP, infraction qui absorbe les lésions corporelles simples infligées. Le jugement entrepris sera dès lors réformé en ce sens. 3. 3.1. Selon l’art. 47 CP, le juge fixe la peine d’après la culpabilité de l’auteur.”
Bei fahrlässigen Körperverletzungsdelikten nach Art. 122 StGB ist neben Verschulden und Verletzungsfolge stets auch der Kausalzusammenhang zu prüfen. Bei Unterlassungen bzw. bei der Frage der Vermeidbarkeit des Erfolgs genügt es in der Praxis, dass das Verhalten des Täters nach einem hypothetischen, pflichtgemässen Alternativverhalten mit hoher Wahrscheinlichkeit ursächlich für den Erfolg war.
“Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. A titre d’exemples, la jurisprudence cite l’administration d’injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l’aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n’ont pas d’autres conséquences qu’un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; TF 6B_652/2023 du 11 décembre 2023 consid. 1.1.4 et les réf. citées). L’art. 123 ch. 2 CP décrit différents cas aggravés qui se poursuivent d’office. Il en va ainsi si le délinquant fait usage du poison, d’une arme ou d’un objet dangereux (al. 2). Une condamnation pour lésions corporelles suppose que l'auteur ait causé le résultat incriminé par son comportement (art. 122 et 123 CP) ou par la violation de son devoir de prudence (art. 125 CP). Un lien de causalité doit être établi à cet égard (Dupuis et al., op. cit., n. 11 ad art. 123 CP et n. 16 ad art. 122 CP). Un comportement viole le devoir de prudence lorsque l'auteur, au moment des faits, aurait pu et dû, au vu des circonstances, de ses connaissances et de ses capacités, se rendre compte qu'il mettait en danger des biens juridiquement protégés de la victime et qu'il excédait les limites du risque admissible (ATF 143 IV 138 consid. 2.1 ; ATF 135 IV 56 consid. 2.1 et les références citées). Lorsque des normes spécifiques destinées à éviter les accidents et à assurer la sécurité commandent un comportement déterminé, le contenu et l'étendue du devoir de prudence se déterminent en premier lieu d'après ces normes (ibid.). Le devoir de prudence relatif à la protection des travailleurs découle notamment des art. 328 al. 2 CO (Code des obligations du 30 mars 1911 ; RS 220) et 82 LAA, ou encore de l'ordonnance sur la prévention des accidents (TF 6B_515/2016 du 29 mai 2017 consid. 2.4.2). Une violation du devoir de prudence peut aussi être retenue au regard des principes généraux (ATF 135 IV 56 consid.”
“Dies ändert aber nichts daran, dass insbesondere im Hinblick auf die Frage des Versuchs nähere Ausführungen zu den Anforderungen an die Lebensgefahr wünschbar gewesen wären. Zudem kritisiert die Vorinstanz zu Recht, dass die Rekurrentin bei der Prüfung der schweren Körperverletzung das Thema der Kausalität überhaupt nicht behandelt hat (Vernehmlassung Rz. 27). Der Umstand, dass sie an anderer Stelle auf die Kausalität eingegangen ist (vgl. Vernehmlassung S. 5), ändert nichts daran, dass es an einer schlüssigen Begründung ihrer Feststellung, der Tatbestand der schweren Körperverletzung sei nicht gegeben (Lösung S. 9), fehlt, weil die Rekurrentin selbst feststellt, es sei nicht bekannt, ob eine akute Lebensgefahr bestanden habe (Lösung S. 8), und in ihren Ausführungen betreffend die schwere Körperverletzung keinen Grund nennt, weshalb der Tatbestand im Fall der Bejahung einer Lebensgefahr nicht erfüllt wäre. Zudem ist ihre Aussage, «[e]eine schwere Schädigung liegt vor, wenn die Gefahr des Todes wahrscheinlich ist» (Lösung S. 8), falsch und vermischt sie damit Abs. 1 und 3 von Art. 122 StGB. Dass der Tatbestand der einfachen Körperverletzung nicht erfüllt sei, hat die Rekurrentin zwar mit dem nach Ansicht der Vorinstanz vertretbaren Argument, der Vorsatz sei zu verneinen (vgl. Vernehmlassung Rz. 27), nachvollziehbar begründet. Da der Kausalzusammenhang als objektives Tatbestandselement grundsätzlich vor dem Vorsatz als subjektives Tatbestandselement zu prüfen ist und eine erhebliche Wahrscheinlichkeit besteht, dass die Strafbehörden Eventualvorsatz bejahen könnten (vgl. oben E. 4.3.3), ist die Vorinstanz trotzdem zu Recht der Ansicht, dass die Rekurrentin die Frage der Kausalität auch bei der Prüfung der einfachen Körperverletzung hätte ansprechen sollen (vgl. Vernehmlassung Rz. 27). Zudem erwecken die folgenden Ausführungen der Rekurrentin den unzutreffenden Eindruck, der Kausalzusammenhang sei erstellt: «Ein Hervorrufen eines krankhaften körperlichen Zustandes muss hier wohl bejaht werden. Eine einfache Körperverletzung liegt demnach vor.» (Lösung S. 9). Schliesslich ist die Vorinstanz der Ansicht, dass die Rekurrentin die Frage des Selbstverschuldens von M auch bei den vorsätzlichen Körperverletzungsdelikten hätte thematisieren sollen (Vernehmlassung Rz.”
“Zu beurteilen bleibt die Frage der Vermeidbarkeit des Erfolges, unter welchem Titel praxisgemäss ein hypothetischer Kausalverlauf untersucht und geprüft wird, ob der Erfolg bei pflichtgemässem Verhalten des Täters ausgeblieben wäre, wobei es für die Zurechnung des Erfolgs genügt, wenn das Verhalten des Täters mindestens mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit die Ursache des Erfolgs gebildet hat. Diesbezüglich steht ohne Weiteres fest, dass die fehlende Absturzsicherung bei einer Arbeitshöhe von rund viereinhalb Metern auf einem nicht durchbruchsicheren Glasdach mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit ursächlich für den Unfall und die damit verbundene Verletzungsfolge gewesen ist. Dass es sich im Übrigen bei den vom Privatkläger beim Unfall zugezogenen Verletzungen um eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB handelt, ist bereits bei der Prüfung des Anklagevorwurfs gegen den Beschuldigten B.____ festgestellt worden (vgl. oben E. 4.2.f/hh). Damit ist die Vermeidbarkeit des Erfolgseintritts zweifellos zu bejahen. Keine Fragen stellen sich schliesslich zur Gleichwertigkeit von Unterlassung und aktivem Tun. Bei pflichtgemässem Alternativverhalten von C.____, d.h. bei Absicherung des Gefahrenbereichs nach den einschlägigen gesetzlichen Normen, wäre es höchstwahrscheinlich nicht zum Unfall des Privatklägers gekommen. Schliesslich ist es notorisch, dass Arbeiter unter Arbeits- und Termindruck oder angesichts einer durch Sicherheitsvorkehrungen empfundenen Umständlichkeit die Eigensicherung gelegentlich zurückzustellen versucht sind und sich damit selbst gefährden. In diesem Sinne hat sich denn auch der Beschuldigte B.____ vernehmen lassen (oben E. 4.2.f/ff). Genau dieser Gefährdung hat der Arbeitgeber vorzubeugen, zumal die Sicherungstechnik die Kernkompetenz des Gerüstbauers ist oder zumindest sein sollte (vgl.”
“La causalité adéquate peut toutefois être exclue si une autre cause concomitante, par exemple une force naturelle, le comportement de la victime ou d'un tiers, constitue une circonstance tout à fait exceptionnelle ou apparaît si extraordinaire que l'on ne pouvait pas s'y attendre. Cependant, cette imprévisibilité de l'acte concurrent ne suffit pas en soi à interrompre le lien de causalité adéquate. Il faut encore que cet acte ait une importance telle qu'il s'impose comme la cause la plus probable et la plus immédiate de l'événement considéré, reléguant à l'arrière-plan tous les autres facteurs qui ont contribué à amener celui-ci, notamment le comportement de l'auteur (ATF 134 IV 255 consid. 4.4.2; ATF 133 IV 158 consid. 6.1). Pour écarter la causalité adéquate en raison de la rupture de ce lien, il ne suffit pas de mettre en évidence le caractère inhabituel, voire fautif du comportement de la victime. Il faut encore que ce comportement relègue à l'arrière-plan celui de l'auteur (ATF 143 III 242 consid. 3.7; ATF 134 IV 255 consid. 4.4.2; TF 6B_1371/2017 du 22 mai 2018 consid. 1.4.2). 3.2 En l’espèce, il est constant que les lésions dont a souffert et souffre toujours A.A.________ doivent être qualifiées de graves au sens de l’art. 122 CP. Ses blessures ont en effet mis sa vie en danger comme cela ressort des divers documents médicaux figurant au dossier. En outre, des séquelles neurologiques importantes perdurent à ce jour, près de deux ans après les faits, et l’enfant risque d’en souffrir sa vie durant. De surcroît, il a été hospitalisé durant près de six mois après l’accident et il a subi et devra encore subir des interventions chirurgicales. Il convient encore de déterminer si l’appelant a fait preuve d’imprévoyance coupable au sens de l’art. 12 al. 3 CP et s’il aurait pu – en usant des précautions commandées par les circonstances et par sa situation personnelle – éviter l’accident. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du rapport d’expertise, qu’au point de choc, A.A.________ circulait sur sa trottinette à une vitesse comprise entre 9 km/h et 11 km/h et que l’appelant roulait à une vitesse de 45 km/h à 47 km/h. Le mur d’enceinte de l’école, d’une hauteur de 1.3 m, masquait le jeune garçon jusqu’à environ 1.”
Art. 122 Abs. 2 setzt eine schwerwiegende, in der Regel dauernde Beeinträchtigung voraus. Ein wichtiges Organ oder Glied gilt nach der Rechtsprechung als unbrauchbar, wenn seine Grundfunktionen dauerhaft und erheblich gestört sind; eine rein leichte Beeinträchtigung genügt nicht, auch wenn sie dauerhaft ist. Bleibende Arbeitsunfähigkeit genügt, wenn sie in der angestammten Tätigkeit besteht und dadurch - etwa durch erzwungenen Berufswechsel - die Schwere der Verletzung begründet wird.
“Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hinweisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke. Ein wichtiges Organ oder Glied ist unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen erheblich gestört sind. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft und nicht behebbar ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2 S. 3; Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3; je mit Hinweisen).”
“Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hinweisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke. Ein wichtiges Organ oder Glied ist unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen erheblich gestört sind. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft und nicht behebbar ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2 S. 3; Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3; je mit Hinweisen).”
“1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2) oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke (BGer 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 20. April 2018 E. 4.3). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (BGer 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2, 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summierung eine solche sein (BGer 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2).”
“Wer fahrlässig einen Menschen am Körper oder an der Gesundheit schädigt, wird gemäss Art. 125 StGB auf Antrag mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe bestraft (Abs. 1). Ist die Schädigung schwer, so wird der Täter von Amtes wegen verfolgt (Abs. 2). Schwer ist eine Schädigung, wenn sie Art. 122 StGB entspricht (BGE 109 IV 18 E. 2a mit Hinweisen; Urteil 6B_126/2017 vom 1. Juni 2017 E. 3.3.1). Nach Art. 122 StGB wird wegen schwerer Körperverletzung bestraft, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1); wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2); wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten wie Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke (Urteile 6B_115/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3; 6B_405/2012 vom 7. Januar 2013 E. 3.2.1; je mit Hinweisen). Unbrauchbar ist ein wichtiges Organ oder Glied nur, wenn es in seinen Grundfunktionen erheblich gestört ist. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Was die bleibende Arbeitsunfähigkeit betrifft, genügt es, wenn diese in der angestammten Tätigkeit der verletzten Person besteht, zumal die in Art. 122 StGB vorausgesetzte Schwere der Körperverletzung auch aufgrund des Umstandes gegeben wäre, dass der verletzten Person dadurch ein Berufswechsel aufgezwungen wird (Urteil 6B_442/2019 vom 26. August 2019 E. 1.3.3 mit Hinweisen). Die in Art. 122 Abs. 1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter (Urteil 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art.”
Für die Qualifikation als «schwere» Verletzung genügt nach Art. 122 Abs. 2 StGB, dass die Beeinträchtigung dauerhaft bzw. über längere Zeit besteht; es ist nicht erforderlich, dass der Zustand endgültig unheilbar ist oder jede Aussicht auf Erholung ausgeschlossen ist.
“1 L’appelante conteste encore l’acquittement du prévenu du chef de prévention de lésions corporelles graves en lien avec le cas B.4 ci-dessus et soutient que les lésions seraient graves tant en raison des atteintes physiques que des atteintes psychiques subies. Sur le plan physique, elle se prévaut d’un décollement du vitré de l’œil gauche, d’une perforation du tympan gauche et de la fracture d’une incisive, lésions qui ont fait l’objet de plusieurs constats médicaux. Sur le plan psychique, elle se prévaut de troubles anxieux et du sommeil, de pertes de mémoire, de crises d’angoisse liées à la remémoration des scènes de violence, d’idées suicidaires nécessitant des hospitalisations et d’un état d’alerte permanent. Elle soutient que l’ensemble de ce tableau lésionnel serait imputable au prévenu et que ces lésions, prises dans leur ensemble, seraient incontestablement graves. 5.2 Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l’auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente (art. 122 al. 2 CP). Dans tous les cas, la loi vise une diminution ou une perte d’une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d’ordre physique ou psychique. L’atteinte doit être permanente, c’est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n’est en revanche pas nécessaire que l’état soit définitivement incurable et que la victime n’ait aucun espoir de récupération (TF 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.1.2 ; TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l’art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L’alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d’arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid.”
“Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêts 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1; 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 de cette disposition définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid.”
“Dans les procédures où l'accusation repose essentiellement sur les déclarations de la victime, auxquelles s'opposent celles du prévenu et lorsqu'il n'est pas possible d'estimer que certaines dépositions sont plus crédibles que d'autres, le principe " in dubio pro duriore " impose en règle générale, au stade de la clôture de l'instruction, que le prévenu soit mis en accusation. Cela vaut en particulier lorsqu'il s'agit de délits commis typiquement " entre quatre yeux " pour lesquels il n'existe souvent aucune preuve objective (TF 6B_193/2018 du 3 juillet 2018 consid. 2.1 et les arrêts cités). Enfin, le constat selon lequel aucun soupçon justifiant une mise en accusation n’est établi (art. 319 al. 1 let. a CPP) suppose que le Ministère public ait préalablement procédé à toutes les mesures d’instruction pertinentes susceptibles d’établir l’existence de soupçons suffisants justifiant une mise en accusation (CREP 10 mai 2016/305 et les références citées). 2.3 Au regard des art. 122 et 125 al. 2 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0), les lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente (art. 122 al. 2 CP). Dans tous les cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique (Dupuis et al. [éd.], Code pénal, Petit commentaire, 2e éd., Bâle 2017, n. 13 ad art. 122 CP). L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, 3e éd., Berne 2010, n. 10 ad art. 122 CP). En vertu de l’art. 122 al. 3 CP, qui constitue une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable, des lésions corporelles doivent aussi être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid.”
Beispiele für Tatformen, die nach der Rechtsprechung bereits den Versuch der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) erfüllen können, sind etwa Fusstritte oder Faustschläge gegen den Kopf, Steinwürfe in das Innere eines Fahrzeugs, einzelne Stiche oder Schnitte sowie schwunghafte Messerangriffe auf den Torso. Auch ein heftiger Schlag mit einer Glasflasche, wobei die Flasche zu Bruch geht, ist als geeignet bezeichnet worden, schwere oder lebensgefährliche Verletzungen herbeizuführen und damit den Versuch zu begründen.
“Soweit der Beschwerdeführer ausführt, die Aussagen von F.________ seien nicht glaubhaft, denn wenn er die Fusstritte so gesehen habe, hätte er auch genau gesehen, wie das Messer ins Spiel gekommen sei, und zwar bis zum Schluss (vgl. S. 4 der abschliessenden Bemerkungen), ist ihm entgegenzuhalten, dass F.________ in derzeit als nachvollziehbar erscheinender Weise erklärt hat, dass er etwas zurück gegangen sei resp. sich schnell weggedreht habe, als er das Messer gesehen habe. Es sei ihm «zu heiss» geworden (vgl. Z. 24 f., 34 f., 55, 62 des Protokolls der delegierten Einvernahme vom 19. Oktober 2024). Es ist demnach durchaus möglich, dass er diesen Teil des Vorfalls nicht beobachtet hat. Die Beschwerdekammer in Strafsachen vertritt zudem nach wie vor die Auffassung, dass Fusstritte gegen den Kopf den Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung erfüllen können (vgl. E. 6.3.6 des Beschlusses BK 24 178 vom 15. Mai 2024; vgl. ferner Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, Strafrecht, 4. Aufl. 2019, N. 8 zu Art. 122 StGB mit Hinweisen, wonach es bezüglich Fusstritten und Faustschlägen in den Kopfbereich eines am Boden liegenden Opfers – selbst wenn dieses sich zusammenrollt und den Kopf mit den Händen zu schützen versucht – gemäss der Rechtsprechung des Bundesgerichts der allgemeinen Lebenserfahrung entspricht, dass diese zu schwerwiegenden Beeinträchtigungen der körperlichen Integrität führen können und damit – je nach Verletzung – eine versuchte oder vollendete schwere Körperverletzung darstellen; vgl. statt vieler: Urteil des Bundesgerichts 6B_321/2023 vom 16. Juni 2023 E. 3.2.5 mit zahlreichen Hinweisen).”
“Der Beschuldigte hat den Stein zwar nicht gezielt in Richtung des Privatklä- gers geworfen. Er hat den Stein jedoch angesichts des vom Privatkläger erlittenen Stirnbeinbruchs ungefähr auf Kopfhöhe und mit einem nicht unerheblichen - 11 - Kraftaufwand in das Innere des Personenwagens hineingeworfen. Der Vorinstanz ist insbesondere darin beizupflichten, dass der zur Erfüllung des objektiven Tatbe- stands der schweren Körperverletzung notwendige Erfolg nicht eingetreten ist, nachdem der Privatkläger als Folge des Steinwurfs keine schweren bzw. lebens- gefährlichen Verletzungen im Sinne von Art. 122 StGB erlitten hat (vgl. D1 Urk. 6/6 S. 8). Allerdings ist das Vorgehen des Beschuldigten geeignet, um schwere, ja lebensgefährliche Verletzungen zu bewirken. Gemäss dem Institut für Rechts- medizin der Universität Zürich stellt ein Steinwurf insbesondere gegen den Kopf grundsätzlich einen lebensgefährdenden Vorgang dar, da es hierdurch insbeson- dere zu lebensbedrohlichen Hirnblutungen kommen kann (D1 Urk. 6/6 S. 8). Durch den Steinwurf in das Innere des Personenwagens hat der Beschuldigte den letzten entscheidenden Schritt getan, von dem es in der Regel kein Zurück mehr gibt, wo- mit das Versuchsstadium erreicht ist. Daran ändert offensichtlich nichts, dass der Wurf wie die Verteidigung betont keine lebensbedrohliche Verletzung zur Folge hatte (Urk. 78 S. 9).”
“Wie bei der einfachen Körperverletzung müssen deshalb nicht selten vom Tatvorgehen aus Rückschlüsse auf den Willensinhalt des Täters gezogen werden (Roth/Berkenmeier, in: Basler Kommentar, Strafrecht II, 4. Aufl. 2019, N. 25 zu Art. 122 StGB). Ein Versuch liegt vor, wenn der Täter, nachdem er mit der Ausführung eines Verbrechens oder Vergehens begonnen hat, die strafbare Tätigkeit nicht zu Ende führt oder der zur Vollendung der Tat gehörende Erfolg nicht eintritt oder dieser nicht eintreten kann (Art. 22 Abs. 1 StGB). Beim Versuch erfüllt der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale und manifestiert seine Tatentschlossenheit, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind (Urteil des Bundesgerichts 6B_45/2013 vom 18. Juli 2013, E. 1.3.4 mit Hinweisen). Beispielsweise sind Stiche mit einem Fleischmesser und einer Tranchiergabel gegen Bauch, Schulter, Gesäss, Rücken und Herzgegend, wenn das Opfer überlebt, als versuchte schwere Körperverletzung zu werten. Sie können zu lebensgefährlichen Verletzungen führen (Roth/Berkenmeier, a.a.O., N. 8 zu Art. 122 StGB mit Hinweisen). Wie beim vollendeten Delikt genügt auch beim Versuch der Eventualvorsatz (Niggli/Maeder, in: Basler Kommentar, Strafrecht II, 4. Aufl. 2019, N. 2 zu Art. 22 StGB), Gemäss Art. 12 Abs. 2 StGB begeht ein Verbrechen oder Vergehen, wer die Tat mit Wissen und Willen ausführt, wobei bereits vorsätzlich handelt, wer die Verwirklichung der Tat für möglich hält und in Kauf nimmt. Für den Nachweis des Vorsatzes darf der Richter vom Wissen des Täters auf den Willen schliessen, wenn sich dem Täter die Verwirklichung der Gefahr als so wahrscheinlich aufdrängte, dass die Bereitschaft, sie als Folge hinzunehmen, vernünftigerweise nur als Inkaufnahme des Erfolges ausgelegt werden kann. Zu den äusseren Umständen, aus denen dieser Schluss gezogen werden kann, gehört auch die Grösse des dem Täter bekannten Risikos der Tatbestandsverwirklichung und die Schwere der Sorgfaltspflichtverletzung. Je grösser die Wahrscheinlichkeit der Tatbestandsverwirklichung ist und je schwerer die Sorgfaltspflichtverletzung wiegt, desto näher liegt die tatsächliche Schlussfolgerung, der Täter habe die Tatbestandsverwirklichung in Kauf genommen (Urteil des Bundesgerichts 6S.”
“cm tief gehende Stich- bzw. Schnittverletzung am rechten Oberbauch, ca. 4 cm unterhalb des rechten Rippenbogens, zugefügt hat. Da keine unmittelbare Lebensgefahr bestand und diese Verletzungen in der Folge dank der medizinischen Versorgung ohne Weiteres mit einer Knopfnaht sowie einer Tetanusimpfung versorgt werden konnten und problemlos wieder verheilten resp. gravierende Beeinträchtigungen glücklicherweise ausblieben, mangelt es vorliegend am objektiven Tatbestand einer schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB. Zu prüfen ist aber, ob eine Strafbarkeit wegen Versuchs vorliegt. Der alkoholisierte, enthemmte und aggressive Beschuldigte ging zum zweiten Mal mit seinem scharfen Messer (Gesamtlänge: 28 cm, Klingenlänge: 14,5 cm, Klingenbreite max: 3,8 cm; pag. 817), welches er in seiner rechten Hand hielt, mit Schwung auf den Geschädigten H.________ zu, nachdem er diesem bereits mit der gleichen Hand, ebenfalls mit dem Messer in der Hand, einen heftigen Schlag gegen dessen linke Schulter versetzt hatte und von diesem daraufhin mit dem Bein weggetreten worden war. Wer mit einem solchen Messer in dieser Weise schwunghaft, enthemmt und alkoholisiert auf den Torso eines Menschen losgeht, muss aufgrund der unkontrollierbaren Dynamik mit einer tiefen Stich- oder Schnittverletzung rechnen, welche lebenswichtige Organe treffen, lebenswichtige Blutgefässe durchtrennen oder schwere Verletzungen auch im Halsbereich verursachen kann. Gerade ein tiefer Stich in der Region des rechten Rippenbogens kann die Leber, den Magen, die Gedärme oder die Lunge schwer schädigen.”
“Für die Privatklägerin bestand gemäss dem rechtsmedizinischen Gutachten vom 21. April 2022 aufgrund der erlittenen Schnitt- bzw. Stichverletzungen am Kopf bzw. an der Schulter zu keinem Zeitpunkt eine unmittelbare Lebensgefahr (Urk. 7/11 S. 10). Bleibende körperliche Schäden sind aufgrund der Aktenlage ebenfalls nicht zu erwarten. Die Beschuldigte hat den objektiven Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB folglich nicht vollumfäng- lich erfüllt. Wie indessen bereits die Vorinstanz mit zutreffender Begründung fest- gehalten hat (vgl. Urk. 49 S. 29), war bereits der erste inkriminierte Messerstich ohne Weiteres geeignet, weitergehende lebensgefährliche Verletzungen am Kopf bzw. an der Schulter zu verursachen, da sich in diesen Bereichen grosse Blutge- fässe wie die Schläfen- oder Halsschlagader und lebenswichtige Organe wie das Gehirn befinden (vgl. Urk. 7/11 S. 10). Dass die Beschuldigte mit diesem ausge- führten Stich den entscheidenden Schritt in das Verbrechen, von dem es kein Zu- rück mehr gab, bereits getätigt hat, bedarf schliesslich keiner weiteren Erörterung, so dass zumindest das Versuchsstadium der Tat erreicht wurde.”
“Die Handlung des Beschuldigten den Geschädigten M._____ betreffend würdigte die Vorinstanz als versuchte schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB und Art. 16 Abs. 1 StGB. Der Geschädigte M._____ habe durch den Schlag mit einer Glasflasche gegen den Kopf eine Schnittverletzung am Ohr erlitten, welche genäht werden musste. Eine Lebensgefährdung, bleibende Schädigung oder Entstellung sei nicht einge- treten. Der objektive Tatbestand der schweren Körperverletzung sei nicht erfüllt, indes liege eine Versuchsstrafbarkeit vor, bei welcher der Vorsatz des Beschul- digten mit Bezug auf alle objektiven Tatbestandsmerkmale vorliege. Ein heftiger Schlag mit einer Glasflasche gegen den Kopf eines Menschen, wobei die Flasche dabei sogar zu Bruch gegangen sei, sei geeignet, zu einem Schädelbruch oder einer Hirnblutung zu führen. Durch die scharfen Kanten der zerbrochenen Flasche hätten zudem entstellende Schnitte im Gesicht des Geschädigten gedroht. Indem der Beschuldigte um die Möglichkeit schwerer Verletzungen durch das Schlagen mit einer Glasflasche wusste und dennoch so handelte, habe er diese in Kauf ge- nommen.”
Medizinische Befunde und ärztliche Zeugnisse sind für die Prüfung des Vorliegens einer schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB von zentraler Bedeutung. Sie können das Ausmass der Verletzungen, das Vorhandensein bzw. die Intensität von Schmerzen sowie Art und Angemessenheit der Schmerzbehandlung dokumentieren und damit die Strafbarkeitsqualifikation und die Rechtsfolgen beeinflussen. Die Praxis berücksichtigt solche Gutachten und ärztlichen Unterlagen bei der Abwägung, wobei auch der Zeitpunkt und die Substanz der Befunde relevant sein können.
“Die vorinstanzlichen Ausführungen sind auch in Bezug auf den Vorwurf der fahrlässigen schweren Körperverletzung nicht zu beanstanden. Keinen Anlass zur Kritik gibt zunächst der Umstand, dass die Vorinstanz zur Beantwortung der Frage, ob eine schwere Körperverletzung vorliegt, die von der Verstorbenen erlittenen Schmerzen berücksichtigt (vgl. ROTH/BERKEMEIER, in: Basler Kommentar, Strafrecht, 4. Aufl. 2019, N. 21 zu Art. 122 StGB). Die Vorinstanz verweist in diesem Zusammenhang auf die Ausführungen der amtlichen Gutachterin. Diese führte aus, die Verstorbene scheine adäquat gegen Schmerzen behandelt worden zu sein (inkl. Morphininfusion). Ob eine andere Behandlung (insbesondere das Pausieren der Chemotherapie und eine frühere Behandlung mit Virostatika) das Leiden bzw. die Schmerzen beeinflusst hätten, sei eher abschlägig zu beantworten (act. 8/G/13, Antwort auf Frage 6a/b/c; vgl. oben E. 4.5.3). Wenn die Vorinstanz gestützt auf diese gutachterlichen Feststellungen das Vorliegen einer schweren Körperverletzung verneint, ist dies nicht zu beanstanden. Was der Beschwerdeführer dagegen vorbringt, ist nicht stichhaltig. Es trifft nicht zu, dass die amtliche Gutachterin ausgeführt haben soll, die Patientin habe nicht gelitten. Vielmehr bejaht die amtliche Gutachterin das Vorliegen einer adäquaten Schmerzbehandlung und verneint damit (zumindest implizit) einzig, dass die Verstorbene "übermässige Schmerzen" erlitten habe.”
“Der Privatkläger 1 beantragt einen (zusätzlichen) Schuldspruch wegen vollendeter schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB. Eventualiter sei der Beschuldigte der versuchten schweren Körperverletzung schuldig zu spre- chen. Die Verurteilung wegen vollendeter schwerer Körperverletzung habe ge- mäss den ärztlichen Zeugnissen und Unterlagen unabhängig davon zu ergehen, - 29 - ob der Stampftritt des Beschuldigten als erstellt erachtet werde oder nicht (Urk. 180 S. 6 ff.).”
“Si la juridiction d'appel jouit d'un plein pouvoir d'examen sur tous les points attaqués du jugement (art. 398 al. 2 CPP précité), la procédure se fonde néanmoins sur les preuves administrées pendant la procédure préliminaire et la procédure de première instance (art. 389 al. 1 CPP). En effet, l'immédiateté des preuves ne s'impose pas en instance d'appel (TF 6B_481/2020 précité). 3. 3.1 L’appelant conteste que l’on puisse qualifier les lésions subies par A.Y.________ de lésions corporelles graves sur la foi des seules déclarations de celui-ci en audience et d’attestations de son médecin établies deux années après les faits, alors que les certificats médicaux établis juste après les faits auraient indiqué que l’état de santé de la partie plaignante était normal. L’appelant conteste également avoir eu l’intention de blesser ses assaillants et affirme qu’il n’aurait eu d’autre intention que de maintenir ceux-ci à distance. L’aspect intentionnel de l’art. 123 ch. 2 al. 1 CP ferait ainsi défaut. 3.2 3.2.1 Aux termes de l'art. 122 CP, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d'une peine privative de liberté de six mois à dix ans (al. 4). Sur le plan objectif, l'art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l'intégrité physique ou à la santé, ainsi qu'un lien de causalité entre ces deux éléments; cette disposition définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l'auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in: Macaluso/ Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017, nn. 2-3 ad art. 122 CP). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art.”
Der Einsatz von Schrotmunition mit breiter Streuwirkung kann dolus eventualis hinsichtlich schwerer Verletzungen (z. B. Lebensgefahr, Verlust des Augenlichts, Entstellung) begründen, auch wenn tatsächlich keine schwere Verletzung eingetreten ist. Relevante Faktoren sind das erkennbare Risiko, die breite Streuwirkung, die Zielrichtung auf Personen sowie die Kenntnis, dass sich Personen in Schussrichtung aufhalten; dies lässt sich anhand ballistischer Bewertungen als «sehr hoch» eingestuftes Gefährdungspotential unterstützen.
“Solche Umstände liegen namentlich vor, wenn der Täter das ihm bekannte Risiko nicht kalkulieren und dosieren kann und das Opfer keine Abwehrchancen hat (Urteil des Bundesgerichts 6B_464/2017 vom 7. August 2017 E. 1.3). Führt der Täter, nachdem er mit der Ausführung eines Verbrechens oder eines Vergehens begonnen hat, die strafbare Tätigkeit nicht zu Ende, macht er sich gemäss Art. 21 Abs. 1 StGB des unvollendeten Versuchs strafbar. Beim Versuch erfüllt der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale, ohne dass alle objektiven Merkmale verwirklicht wären. Nach der Rechtsprechung gehört zur «Ausführung» der Tat im Sinne von Art. 21 Abs. 1 StGB jede Tätigkeit, die nach dem Plan, den sich der Täter gemacht hat, auf dem Weg zur Tatbestandsverwirklichung den letzten entscheidenden Schritt darstellt, von dem es in der Regel kein Zurück mehr gibt, es sei denn wegen äusserer Umstände, die eine Weiterverfolgung der Absicht erschweren oder verunmöglichen (BGE 131 IV 100 E. 7.2.1). Vorliegend trug niemand eine schwere Verletzung des Körpers davon, weshalb der objektive Tatbestand von Art. 122 Abs. 2 StGB nicht erfüllt ist. Der Beschuldigte nahm beim Schuss mit Schrot der Marke [Munition] in die Tenne in Richtung der sich dort aufhaltenden Gruppe von Personen jedoch in Kauf, durch einen Treffer eine schwere Verletzung – namentlich Lebensgefahr, den Verlust des Augenlichts oder eine Entstellung des Gesichts – zu verursachen. Er wusste, dass sich in Schussrichtung Personen in der beleuchteten (pag. 773 Z. 17 f.) Tenne befanden. Diese Personen zu treffen, war denn auch das eigentliche Ziel der Schussabgabe («Ich habe […] ihm eine gä. Ich habe auf die Füsse geschossen», pag. 773 Z. 12 f.). Die Streuwirkung der Schussabgabe war breit (pag. 355) und gemäss ballistischer Berechnung des KTD war die Gefahr für Leib und Leben «sehr hoch» bzw. je nach Trefferlage hätten «schwere oder gar tödliche Verletzungen» verursacht werden können (pag. 337). Die Gefahr war in Tat und Wahrheit noch höher als im Bericht dargestellt, da der Berechnung eine Schussdistanz von 16 Metern zu Grunde gelegt wurde, der Beschuldigte aber aus näherer Distanz geschossen hatte.”
Gefährlichkeit eines Gegenstands bestimmt sich nach seiner konkreten Verwendung. Ein Gegenstand ist dann gefährlich, wenn er so eingesetzt wird, dass ein hohes Risiko für Tod oder eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB entsteht. Subjektiv genügt Vorsatz, gegebenenfalls in Form von Eventualvorsatz; dieser muss sich auf die Verwendung des gefährlichen Tatmittels beziehen. (Vgl. v.a. Rechtsprechung und Lehre z. B. zu geworfenen Biergläsern/Flaschen, Plastikwasserflaschen u.ä.)
“Versuchte einfache Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand Für den gezielten Wurf mit einer Plastikflasche in die Richtung der Polizeikräfte sprach das Strafgericht den Beschuldigten 1 der versuchten einfachen Körperverletzung mit einem gefährlichen Gegenstand schuldig. Ob ein Gegenstand gefährlich im Sinne von Art. 123 Ziff. 2 Abs. 2 StGB ist, hängt von der konkreten Art seiner Verwendung ab. Ein Gegenstand ist gefährlich, wenn er so verwendet wird, dass ein hohes Risiko einer Tötung oder einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB besteht. Ob tatsächlich schwere Verletzungen entstehen, ist für die Qualifikation der Gefährlichkeit des Gegenstands nicht entscheidend (BGE 111 IV 123 E. 4, 101 IV 285; BGer 6B_617/2019 vom 14. November 2019 E. 1.3.2, 6B_555/2018 vom 11. September 2018 E. 2.1.1, je m.w.H.). Eine schwere Verletzung gemäss Art. 122 StGB liegt u.a. vor bei einer lebensgefährlichen Verletzung (Abs. 1), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachung eines wichtigen Organs oder Gliedes eines Menschen (Abs. 2) oder bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Abs. 3). Der Vorsatz des Täters muss sich nur auf die Verwendung eines gefährlichen Gegenstands in diesem Sinne, nicht aber auf die Herbeiführung einer schweren Körperverletzung richten. Sofern keine schwere Verletzung eintritt und ein (Eventual-)Vorsatz hinsichtlich einer versuchten schweren Körperverletzung nicht nachweisbar ist, wird die Verwendung von leichteren und schweren Gläsern sowie von Glasflaschen als Wurf- oder Schlaginstrument gegen den Kopf bzw.”
“1 CP vise le cas où l'auteur des lésions corporelles simples a fait usage de poison, d'une arme ou d'un objet dangereux. La peine reste la même que celle prévue par l’art. 123 ch. 1 CP ; la seule différence par rapport à l'infraction de base est que la poursuite a lieu d'office (ATF 127 IV 97 consid. 1b). Selon la jurisprudence, le caractère dangereux d'un objet se détermine en fonction de la façon dont il est utilisé (ATF 111 IV 123 ; ATF 101 IV 285 ; ATF 96 IV 16). Un objet sera considéré comme dangereux lorsqu'il est conçu de manière telle qu'utilisé comme arme, il est propre à provoquer les blessures que causerait une arme employée dans les mêmes conditions (ATF 96 IV 16 consid. 3b). C'est ainsi qu'un porte-plume est un instrument dangereux si l'on frappe la victime au visage avec sa pointe et qu'il ne l'est pas si l'on s'en sert comme d'une baguette (ATF 101 IV 285). D'après la doctrine dominante, l'objet doit être propre à créer un risque de mort ou de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (Trechsel/Pieth, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, Zurich/St Gallen 2013, n. 8 ad art. 123 CP ; Stratenwerth, Schweizerisches Strafrecht, Besonderer Teil I, 5e éd., Berne 1995, n. 27 ad § 3, p. 66 ; dans ce sens, voir aussi ATF 101 IV 285). La notion d'objet dangereux est vague, de sorte que le juge dispose d'un certain pouvoir d'appréciation. A titre d'exemple, le Tribunal fédéral a retenu la qualification d'objet dangereux notamment pour une chope de bière lancée à la tête d'autrui (ATF 101 IV 285) et pour un patin à glace lorsque l'auteur s'en sert pour frapper avec force la jambe d'une personne (ATF 111 IV 123). La réalisation de l'infraction de lésions corporelles simples suppose, outre l'existence d'une atteinte telle que décrite ci-dessus, un lien de causalité naturelle et adéquate avec le comportement reproché au prévenu. Celui-ci doit de plus avoir agi intentionnellement. Le dol éventuel suffit (TF 6B_218/2019, déjà cité, consid. 1.2). 3.2 En l’espèce, face aux dénégations de l’appelant quant au fait qu’il avait, lui aussi, frappé Q.”
“2 StGB ist gegeben, wenn zwar nach wie vor eine bloss einfache Körperverletzung bewirkt wird, das Tatvorgehen aber besonders gefährlich oder verwerflich erscheint. Besonders gefährlich ist das Vorgehen dann, wenn ein Tatmittel verwendet wird, welches ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erzeugt. Bei dieser qualifizierten Form bleibt zwar die Strafandrohung unverändert, hingegen entfällt das Antragserfordernis. Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar Strafrecht, 4. Aufl. 2019, N 11 f. zu Art. 123 [nachfolgend zitiert BSK StGB-Autor]). Als gefährliche Tatmittel nennt Art. 122 Ziff. 2 Abs. 2 StGB Gift, Waffen oder gefährliche Gegenstände. Ein Gegenstand ist nicht schon von sich aus gefährlich. Aus der Art und Beschaffenheit an sich lässt sich noch kein Schluss auf seine Gefährlichkeit ziehen. Ausschlaggebend ist vielmehr, ob er nach seiner Beschaffenheit so eingesetzt wird, dass die Gefahr einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB herbeigeführt wird (BSK StGB-Roth/Berkemeier, N 19 zu Art. 123). So kann praktisch jeder Gegenstand von einiger Robustheit, Festigkeit und Härte in einer tätlichen Auseinandersetzung gefährlich werden, wenn er eben in gefährlicher Weise eingesetzt wird (BSK StGB-Roth/Berkemeier, N 21 zu Art. 123). So etwa ein geworfenes Bierglas oder Flaschen (vgl. BGE 101 IV 285; BGer 6B_181/2017 vom 30. Juni 2017). Subjektiv ist Vorsatz gefordert, wobei Eventualvorsatz genügt. Der Vorsatz bzw. der Eventualvorsatz muss sich auch auf die Qualifikationsmerkmale beziehen, ansonsten fällt die Amtsverfolgung ausser Betracht (BSK StGB-Roth/Berkemeier, N 35 f. zu Art. 123). Ein Versuch (Art. 22 Abs. 1 StGB) liegt vor, wenn der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale erfüllt und seine Tatentschlossenheit manifestiert hat, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind. Zum Versuch gehört folglich der Entschluss des Täters, eine Straftat zu begehen, und die Umsetzung dieses Tatentschlusses in eine Handlung.”
Zu der zum Zeitpunkt der entschiedenen Fälle geltenden gesetzlichen Mindeststrafe von 6 Monaten: Die Rechtsprechung stellt fest, dass diese Mindestquote auch bei versuchter schwerer Körperverletzung in Betracht kommt, vor allem wenn die Inkaufnahme massiver oder bleibender Verletzungen dem Tatbestand zugerechnet wird. Gleichzeitig kann die Strafe beim Versuch im Vergleich zur Vollendung wegen des Ausbleibens der tatbestandsmässigen Folge und verminderten Verschuldens herabgesetzt werden.
“2 des strafgerichtlichen Urteils) zu Recht erwogen, dass die Inkaufnahme von massiven und bleibenden Verletzungen dem Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung inhärent sei. Diesem Umstand wird mit der gesetzlich vorgesehenen Mindeststrafe von 6 Monaten Rechnung getragen. Ein Unterschreiten dieses Strafrahmens wäre auch bei Anwendung von Art. 22 Abs. 1 StGB nur dann gerechtfertigt, wenn sowohl die objektiven Tatfolgen wie auch das subjektive Verschulden geringfügig erscheinen. Dies ist vorliegend nicht der Fall. Der Berufungskläger hat relativ schwerwiegende Verletzungen im Augenbereich verursacht und mit seinem Verhalten bewusst das Risiko einer bleibenden Schädigung geschaffen. Dieses subjektive Element fällt verschuldenserhöhend ins Gewicht. Angesichts der Tatsache, dass sich das Risiko nicht verwirklichte und der Berufungskläger eventualvorsätzlich handelte, hat die Strafe jedoch im Vergleich zum direktvorsätzlichen und vollendeten Delikt massgeblich tiefer auszufallen. Daher ist die Strafe in Würdigung der subjektiven Tatkomponenten auf 12 Monate zu erhöhen, was im Ergebnis mit Blick auf den Strafrahmen von Art. 122 StGB noch einem leichten Verschulden entspricht.”
“Il convient d’ajouter à cela que le degré de réalisation de la tentative retenu ne justifie en l’espèce pas le prononcé d’un autre genre de peine (même si cela serait théoriquement possible selon les art. 22 al. 1 et 48a al. 2 CP), vu en particulier la quotité qui sera retenue. La première instance a décidé d’infliger au prévenu une peine privative de liberté aussi pour les lésions corporelles simples. Ce choix est correct. En effet, les lésions corporelles simples ont été commises en lien temporel étroit avec la tentative de lésions corporelles graves (au cours de la même altercation), et elles démontrent que le grand potentiel de violence du prévenu n’avait pas diminué par rapport aux infractions réprimées par la justice des mineurs (qui avait déjà prononcé une peine privative de liberté). Des considérations de prévention spéciale et l’exercice efficace du droit de punir de l’Etat commandent le prononcé d’une peine privative de liberté. Selon la jurisprudence, c’est dans le cadre de l’infraction la plus grave que la peine doit être fixée (ATF 136 IV 55 consid. 5.8), principe dont il n’y a pas lieu de s’écarter en l’espèce. C’est donc le maximum de 10 ans prévu par l’art. 122 CP qui a vocation à s’appliquer. Il sied encore de préciser que ce n’est pas le minimum légal d’un an (modification législative entrée en vigueur le 1er juillet 2023, voir ch. IV.16.2) qui s’applique, mais bien le minimum de 6 mois que la loi prévoyait au moment de la commission des infractions (art. 2 al. 2 CP). Comme pour les deux autres peines, c’est en l’espèce la peine prononcée en première instance, à savoir 36 mois, qui détermine la quotité maximale admissible.”
Mehrere einzelne leichte oder weniger schwere Beeinträchtigungen können in ihrer Summe eine «andere schwere Schädigung» im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB darstellen. Es ist hierfür weder eine volle noch eine dauernde Arbeitsunfähigkeit bzw. dauernde Invalidität erforderlich.
“1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2) oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hinweisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke. Ein wichtiges Organ oder Glied ist unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen erheblich gestört sind. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft und nicht behebbar ist (BGE 129 IV 1 E.”
“Ja- nuar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hin- weisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Ar- beitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile des Bun- desgerichts 6B_257/2023 vom 7. August 2023 E. 3.1; 6B_1404/2020 vom”
“1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied un- brauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht oder das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2) oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigun- - 54 - gen des Körpers resp. der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen in Frage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten Folgen in ihrer Schwere vergleich- bar sind. Dabei kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile des Bundesgerichts 6B_257/2023 vom”
“2) oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke (BGer 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 20. April 2018 E. 4.3). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (BGer 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2, 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summierung eine solche sein (BGer 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2).”
“1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter (Urteil 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager ("plusieurs mois d'hospitalisation"), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes ("de nombreux mois d'incapacité de travail") verbunden ist (BGE 124 IV 53 E. 2; Urteile 6B_514/2019 vom 8. August 2019 E. 2; 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Im Übrigen kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_26/2011 vom 20. Juni 2011 E. 2.4.2).”
“Demgemäss ist wegen schwerer Körperverletzung zu verurteilen, wer eine andere schwere Schädigung des Körpers, der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht. Mit dieser Generalklausel sollen Fälle erfasst werden, welche mit den unter Abs. 2 beispielhaft aufgezählten Beeinträchtigungen hinsichtlich ihrer Qualität und ihrer Auswirkungen vergleichbar sind. Dazu werden unter anderem lange Bewusstlosigkeit, schweres und lang dauerndes Krankenlager, ein ausserordentlich langer Heilungsprozess oder Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes gezählt. Es muss anders als in Art. 122 Abs. 2 StGB, wonach unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit erforderlich ist, weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein. Mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, können in ihrer Summierung eine solche sein. So können Arbeitsunfähigkeit (verneint bei 3 Monaten, zweieinhalb Jahre als Grenzfall) und Invalidität insgesamt mit anderen Umständen (wie langer Spitalaufenthalt [ab einem halben Jahr] oder Intensität der Schmerzen) den Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB erfüllen (BGE 124 IV 53 E. 2, 101 IV 381 E. 1b; BGer 6B_442/2019 vom 26. August 2019 E. 1.3.2, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2, 6B_135/2017 vom 20. November 2017 E. 2.1.1; vgl. auch Roth/Berkemeier, a.a.O., Art. 122 N 20). Zu berücksichtigen sind auch Faktoren, welche zwar die berufliche Tätigkeit nicht erheblich beeinträchtigen, dem Betroffenen aber insofern eine Einbusse der Lebensqualität bringen, als er Hobbies nicht mehr ausüben kann (vgl. BGE 105 IV 179 [nicht nummerierte E.]; Roth/Berkemeier, a.a.O., Art. 122 N 22). Vorliegend liegt zwar ein Arztbericht von Dr. [...] vom 10. Januar 2022 vor, der mögliche Gesundheitsbeeinträchtigungen des Privatklägers beschreibt, dabei handelt es sich jedoch in einigen Punkten um reine Mutmassungen («wahrscheinliche»; «mit grosser Wahrscheinlichkeit»). Auch gab der Privatkläger selbst an, dass er sich gar nicht mehr in regelmässiger ärztlicher Behandlung befinde, da für ihn die Sache «eigentlich abgeschlossen» sei (Akten S. 1345). Es ist aus diesem Grund auch nicht davon auszugehen, dass der Arztbericht auf aktuellen Befunden hinsichtlich des Privatklägers beruht.”
Auch wenn bereits eine Verurteilung wegen Tätlichkeiten erfolgt ist, kann die Staatsanwaltschaft wegen schwerer Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB ermitteln und anklagen.
“Sachverhalt A. £ Am 23. Dezember 2016 reichte B. Strafantrag wegen Körperverlet- zung/Tätlichkeiten gegen A. ein und konstituierte sich als Zivilkläger. Am 24. Dezember 2016 stellte A. Strafantrag gegen B. wegen Tätlichkei- ten/Körperverletzung. B. Die Staatsanwaltschaft Graubünden verurteilte B. mit Strafbefehl vom 7. Juni 2018 wegen Tätlichkeiten gemäss Art. 126 Abs. 1 StGB und bestrafte ihn mit einer Busse von CHF 300.00. Gegen A. eröffnete die Staatsanwaltschaft Graubünden am 4. Juli 2018 eine Strafuntersuchung wegen schwerer Körperver- letzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB. C. Am 24. September 2018 erhob die Staatsanwaltschaft Graubünden Ankla- ge gegen A ._ _. Die Hauptverhandlung vor Regionalgericht Plessur fand am 15. Januar 2019 statt. Das Regionalgericht Plessur sprach A. schuldig der Tätlichkeiten, der versuchten schweren Körperverletzung, des mehrfachen Verge- hens gegen das Waffengesetz, der Übertretung des Waffengesetzes, des mehrfa- chen Vergehens gegen das Betäubungsmittelgesetz sowie der mehrfachen Über- tretung des Betäubungsmittelgesetzes. Es bestrafte ihn mit einer bedingten Gelds- trafe von 270 Tagessätzen zu CHF 50.00 und einer Busse von CHF 800.00. Die Ersatzfreiheitsstrafe für die Busse legte das Regionalgericht auf 8 Tage fest. D. Gegen dieses Urteil erklärte A. (fortan Berufungskläger) am 5. März 2019 Berufung. Der Berufungskläger begehrt die Aufhebung des Schuldspruches wegen versuchter schwerer Körperverletzung und verlangt stattdessen einen Schuldspruch wegen einfacher Körperverletzung. Zugleich verlangt er einen Frei- spruch vom Vorwurf der Übertretung des Waffengesetzes.”
Nach Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB ist ein Ausländer, der wegen schwerer Körperverletzung (Art. 122 StGB) verurteilt wird, grundsätzlich obligatorisch für 5–15 Jahre aus der Schweiz zu verweisen, unabhängig von der Höhe der verhängten Strafe. Die Rechtsprechung stellt klar, dass dies grundsätzlich auch den blossen Versuch erfasst.
“Gemäss Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB verweist das Gericht den Ausländer, der wegen schwerer Körperverletzung (Art. 122 StGB) verurteilt wird, unabhängig von der Höhe der Strafe für 5-15 Jahre aus der Schweiz. Die obligatorische Landesverweisung wegen einer Katalogtat im Sinne von Art. 66a Abs. 1 StGB greift grundsätzlich unabhängig von der konkreten Tatschwere (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 332 E. 3.1.3). Sie muss zudem unabhängig davon ausgesprochen werden, ob es beim Versuch geblieben ist und ob die Strafe bedingt, unbedingt oder teilbedingt ausfällt (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 168 E. 1.4.1).”
“Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB sieht für Ausländer, die wegen schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB verurteilt wurden, unabhängig von der Höhe der Strafe, die obligatorische Landesverweisung für 5-15 Jahre aus der Schweiz vor. Dies gilt auch bei einer Verurteilung für versuchte Deliktsbegehung (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 168 E. 1.4.1; Urteile 6B_716/2024 vom 4. Dezember 2024 E. 4.1.1; 6B_584/2024 vom 27. November 2024 E. 5.1).”
“Der Beschwerdeführer wird wegen mehrfacher versuchter schwerer Körperverletzung verurteilt. Gemäss Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB verweist das Gericht den Ausländer, der wegen schwerer Körperverletzung (Art. 122 StGB) verurteilt wird, unabhängig von der Höhe der Strafe für 5-15 Jahre aus der Schweiz. Die obligatorische Landesverweisung wegen einer Katalogtat im Sinne von Art. 66a Abs. 1 StGB greift grundsätzlich unabhängig von der konkreten Tatschwere (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 332 E. 3.1.3). Sie muss zudem unabhängig davon ausgesprochen werden, ob es beim Versuch geblieben ist und ob die Strafe bedingt, unbedingt oder teilbedingt ausfällt (BGE 146 IV 105 E. 3.4.1; 144 IV 168 E. 1.4.1). Von der Anordnung der Landesverweisung kann nur "ausnahmsweise" unter den kumulativen Voraussetzungen abgesehen werden, dass sie (1.) einen schweren persönlichen Härtefall bewirken würde und (2.) die öffentlichen Interessen an der Landesverweisung gegenüber den privaten Interessen des Ausländers am Verbleib in der Schweiz nicht überwiegen. Dabei ist der besonderen Situation von Ausländern Rechnung zu tragen, die in der Schweiz geboren oder aufgewachsen sind (Art. 66a Abs. 2 StGB; sogenannte Härtefallklausel). Die Härtefallklausel dient der Umsetzung des Verhältnismässigkeitsprinzips (vgl.”
Der Tatbestand der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) sieht eine Strafandrohung von sechs Monaten bis zu zehn Jahren vor. Damit genügt bereits das im Gesetz vorgesehene Höchstmass von mindestens einem Jahr für die Voraussetzungen von Art. 24 Ziff. 2 lit. a der SIS‑II‑Verordnung, sodass Art. 122 StGB als Eintragungsfall in Frage kommen kann. Liegt die konkret ausgesprochene Freiheitsstrafe über der Jahresschwelle, erhöht dies die Relevanz eines Eintrags.
“Der Berufungskläger ist als Staatsangehöriger von Marokko Drittstaatsangehöriger und somit Angehöriger eines Staates, der nicht zur Europäischen Union oder der Europäischen Freihandelsassoziation (EFTA) angehört. Art. 24 Abs. 2 Bst. a SIS-II-Verordnung setzt nicht voraus, dass die Tat mit einer Mindestfreiheitsstrafe von einem Jahr bedroht ist. Es genügt, wenn der entsprechende Straftatbestand eine Freiheitsstrafe im Höchstmass von einem Jahr oder mehr vorsieht (BGE 147 IV 340 E. 4.6). Der Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB sieht eine Strafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren vor, was gemäss der vorweggenommenen Interessenabwägung in Art. 24 Ziff. 2 lit. a SIS-II-Verordnung als Eintragungsfall gilt. Auch liegt die konkret ausgesprochene teilbedingt zu vollziehende Freiheitsstrafe von 27 Monaten, davon 13 Monate unbedingt, über der Jahresschwelle. Es bleibt zu klären, ob auch die konkrete Interessenlage für die Angemessenheit der Eintragung spricht. Dürfte der Berufungskläger das Gebiet der Europäischen Union nicht mehr betreten, würde die Aufrechterhaltung einer Beziehung zu seinen noch kleinen Kindern stark erschwert, wenn nicht gar verunmöglicht. Der Berufungskläger ist teilweise in Italien aufgewachsen und hat Familienangehörige in Italien und Frankreich. Eine Integration wäre ihm daher auch im grenznahen Ausland möglich, sofern er sich dort niederlassen darf. Eine Aufrechterhaltung der Beziehung zu seinen Kindern wäre unter diesen Umständen viel einfacher möglich. Dies soll ihm nicht verwehrt werden.”
“Der Berufungskläger ist als Staatsangehöriger von Sri Lanka Drittstaatsangehöriger und somit Angehöriger eines Staates, der nicht zur Europäischen Union oder der Europäischen Freihandelsassoziation (EFTA) angehört. Es genügt, wenn der Straftatbestand eine Freiheitsstrafe im Höchstmass von einem Jahr oder mehr vorsieht (BGE 147 IV 370 E. 4.6). Im vorliegenden Fall sieht der Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB (gemäss der im Zeitpunkt des vorinstanzlichen Urteils geltenden Fassung des StGB) eine Strafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren vor, was gemäss der vorweggenommenen Interessenabwägung in Art. 24 Ziff. 2 lit. a SIS-II-Verordnung als Eintragungsfall gilt. Auch liegt die konkret ausgesprochene unbedingt zu vollziehende Freiheitsstrafe von 4¼ Jahren deutlich über der Jahresschwelle. Vorliegend ist nicht ersichtlich und vom Berufungskläger auch nicht zureichend dargelegt worden aus welchen Gründen auf einen Eintrag im N-SIS zu verzichten wäre. So bestehen insbesondere keine Hinweise dafür, dass der Beschuldigte besondere Beziehungen zu einem Schengenstaat aufweist, die gegen eine Ausschreibung sprechen. Den Akten lassen sich auch keinerlei Hinweise zu im grenznahen Umfeld zur Schweiz lebenden Verwandten des Berufungsklägers entnehmen, deren Existenz für einen Verzicht auf den Eintrag sprechen würde. Daran vermag auch der Aufenthalt seiner Schwester in Norwegen nichts zu ändern, zumal keine nähere Bindung zu ihr als zu den übrigen Angehörigen in Sri Lanka besteht.”
In vergleichbaren Fällen der schweren Körperverletzung wurden in der Praxis mehrjährige Einsatzstrafen verhängt; die genannten Entscheide liegen typisch im Bereich von ca. 2½ bis knapp 4 Jahren. In Einzelfällen sind auch Freiheitsstrafen von 39 Monaten bzw. 60 Monaten genannt worden.
“Insgesamt ist das Tatverschulden des Berufungsklägers daher als nicht mehr leicht bis mittelschwer einzustufen. In Würdigung der Umstände erscheint vor Berücksichtigung der Täterkomponenten daher, in Übereinstimmung mit der Vorinstanz, eine Einsatzstrafe von 3 Jahren Freiheitsstrafe als schuldangemessen. Eine solche Einsatzstrafe ist entgegen den Vorbringen der Staatsanwaltschaft nicht als zu tief anzusehen, hält sie doch dem Vergleich mit ähnlich gelagerten Fällen mit vergleichbarem Verschulden stand, bei denen nach Art. 122 StGB similäre Einsatzstrafen ausgesprochen wurden (AGE SB.2013.18 von 8. April 2014 E. 6 [Einsatzstrafe von 2 ¾ Jahren Freiheitsstrafe für (vollendete) schwere Körperverletzung], SB.2018.52 vom 27. Februar 2019 E. 6.3.2 [Einsatzstrafe für versuchte schwere Körperverletzung von 2 ½ Jahren], SB.2018.128 vom 30. Oktober 2019 E. 5.2.2 [Einsatzstrafe für versuchte schwere Körperverletzung von «mindestens 2 ½ Jahren Freiheitsstrafe»], SB.2021.81 vom 11. Januar 2022 E. 6.3.2 [Einsatzstrafe für (vollendetet) schwere Körperverletzung von 3 Jahren und 10 Monaten]).”
“und BGer 6B_1096/2010 vom 7. Juli 2011 E. 4.2). Bei einem Strafrahmen, der von sechs Monaten bis zu zehn Jahren Freiheitsstrafe reicht (Art. 122 StGB), erscheint eine Einsatzstrafe für die vollendete Tat von 3 ¼ Jahren (entsprechend 39 Monaten) als angemessen.”
Zur Anklagepraxis bei der Tatbestandsvariante «arges und bleibendes Entstellen des Gesichts» genügt in der Anklageschrift eine knappe, nicht überdetaillierte Darstellung. Es ist ausreichend anzugeben, dass der Täter in Kauf genommen habe, den Geschädigten schwer zu verletzen; ein hoher Detaillierungsgrad (z. B. konkrete Bezugnahme auf ein oder beide Augen) ist nicht erforderlich.
“123 StGB kann in drei möglichen Tatbestandsvarianten zu einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB werden: Bei einer lebensgefährlichen Verletzung eines Menschen (Art. 122 Abs. 1 StGB), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachen eines wichtigen Organs oder Glieds eines Menschen, bleibender Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit oder argem und bleibendem Entstellen des Gesichts eines Menschen (Art. 122 Abs. 2 StGB) sowie bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Art. 122 Abs. 3 StGB). Vorliegend sind dem "möglichst kurz und genau" (vgl. Wortlaut von Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO) dargestellten Sachverhalt in der Anklageschrift die Worte, die Beschuldigten hätten in Kauf genommen, dass sie den Geschädigten "schwer verletzen", indem sie eine "schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit verursachen oder das Gesicht des Geschädigten arg und bleibend entstellen" und damit die möglichen Tatbestandsvarianten der bleibenden Verletzungen gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB wie auch des Auffangtatbestands gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB klar zu entnehmen. Betreffend die Tatbestandsvariante der bleibenden Schädigung durch "arges und bleibendes Entstellen des Gesichts" ist es insbesondere unerheblich, ob die Anklage nur auf eines oder beide Augen des Geschädigten Bezug nimmt, zumal ein derart hoher Detaillierungsgrad von einer Anklageschrift gerade nicht gefordert wird (vgl. nur Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO). In dieser Hinsicht ist der vorliegende Fall vergleichbar mit dem im Urteil des Bundesgerichts 6B_1180/2015 vom 13. Mai 2016 zu beurteilenden: Dort wurde dem Beschuldigten vorgeworfen, er habe Fusstritte und Kniekicke gegen den Kopf und das Gesicht der Geschädigten verübt, wodurch er schwerwiegende Verletzungen zumindest in Kauf genommen habe (vgl. BGer a.a.O. E. 1.4.1). Die konkrete Beschreibung der gesundheitlichen Schäden oder des der Gesundheit zugrundeliegenden möglichen medizinischen Geschehens sei zur Wahrung der Verteidigungsrechte nicht notwendig (vgl.”
“Ungenauigkeiten sind solange nicht von entscheidender Bedeutung, als für die beschuldigte Person keine Zweifel darüber bestehen, welches Verhalten ihr angelastet wird (Urteil 6B_100/2014 vom 18. Dezember 2014 E. 2.3.1, mit Hinweis). Überspitzt formalistische Anforderungen dürfen an die Anklageschrift nicht gestellt werden (vgl. Urteil 6B_966/2009 vom 25. März 2010 E. 3.3). Das Gericht ist an den in der Anklage wiedergegebenen Sachverhalt gebunden, nicht aber an dessen rechtliche Würdigung durch die Anklagebehörde (Art. 350 StPO; BGE 133 IV 235 E. 6.3; 126 I 19 E. 2a). Die Feststellung des Sachverhalts ist Aufgabe des Gerichts (6B_716/2014 vom 17. Oktober 2014 E. 2.3). Der Tatbestand der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 StGB kann in drei möglichen Tatbestandsvarianten zu einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB werden: Bei einer lebensgefährlichen Verletzung eines Menschen (Art. 122 Abs. 1 StGB), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachen eines wichtigen Organs oder Glieds eines Menschen, bleibender Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit oder argem und bleibendem Entstellen des Gesichts eines Menschen (Art. 122 Abs. 2 StGB) sowie bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Art. 122 Abs. 3 StGB). Vorliegend sind dem "möglichst kurz und genau" (vgl. Wortlaut von Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO) dargestellten Sachverhalt in der Anklageschrift die Worte, die Beschuldigten hätten in Kauf genommen, dass sie den Geschädigten "schwer verletzen", indem sie eine "schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit verursachen oder das Gesicht des Geschädigten arg und bleibend entstellen" und damit die möglichen Tatbestandsvarianten der bleibenden Verletzungen gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB wie auch des Auffangtatbestands gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB klar zu entnehmen. Betreffend die Tatbestandsvariante der bleibenden Schädigung durch "arges und bleibendes Entstellen des Gesichts" ist es insbesondere unerheblich, ob die Anklage nur auf eines oder beide Augen des Geschädigten Bezug nimmt, zumal ein derart hoher Detaillierungsgrad von einer Anklageschrift gerade nicht gefordert wird (vgl.”
“Ungenauigkeiten sind solange nicht von entscheidender Bedeutung, als für die beschuldigte Person keine Zweifel darüber bestehen, welches Verhalten ihr angelastet wird (Urteil 6B_100/2014 vom 18. Dezember 2014 E. 2.3.1, mit Hinweis). Überspitzt formalistische Anforderungen dürfen an die Anklageschrift nicht gestellt werden (vgl. Urteil 6B_966/2009 vom 25. März 2010 E. 3.3). Das Gericht ist an den in der Anklage wiedergegebenen Sachverhalt gebunden, nicht aber an dessen rechtliche Würdigung durch die Anklagebehörde (Art. 350 StPO; BGE 133 IV 235 E. 6.3; 126 I 19 E. 2a). Die Feststellung des Sachverhalts ist Aufgabe des Gerichts (6B_716/2014 vom 17. Oktober 2014 E. 2.3). Der Tatbestand der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 StGB kann in drei möglichen Tatbestandsvarianten zu einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB werden: Bei einer lebensgefährlichen Verletzung eines Menschen (Art. 122 Abs. 1 StGB), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachen eines wichtigen Organs oder Glieds eines Menschen, bleibender Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit oder argem und bleibendem Entstellen des Gesichts eines Menschen (Art. 122 Abs. 2 StGB) sowie bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Art. 122 Abs. 3 StGB). Vorliegend sind dem "möglichst kurz und genau" (vgl. Wortlaut von Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO) dargestellten Sachverhalt in der Anklageschrift die Worte, die Beschuldigten hätten in Kauf genommen, dass sie den Geschädigten "schwer verletzen", indem sie eine "schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit verursachen oder das Gesicht des Geschädigten arg und bleibend entstellen" und damit die möglichen Tatbestandsvarianten der bleibenden Verletzungen gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB wie auch des Auffangtatbestands gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB klar zu entnehmen. Betreffend die Tatbestandsvariante der bleibenden Schädigung durch "arges und bleibendes Entstellen des Gesichts" ist es insbesondere unerheblich, ob die Anklage nur auf eines oder beide Augen des Geschädigten Bezug nimmt, zumal ein derart hoher Detaillierungsgrad von einer Anklageschrift gerade nicht gefordert wird (vgl.”
Bei einem gezielten Schnitt durch Gesichtspartien lässt die Entscheidungsgrundlage den Schluss zu, dass der Täter zumindest Eventualvorsatz hinsichtlich einer bleibenden (argen) Entstellung hatte bzw. diese für möglich hielt und in Kauf nahm.
“Auch im erstinstanzlichen Verhandlungsprotokoll ist festgehalten, dass die Narbe rund ein Jahr nach dem Tatgeschehen noch «deutlich sichtbar» sei (Akten SB.2021.121 S. 1241). Zudem führte der Privatkläger 4 aus, dass er erst seit dem Vorfall einen Bart trage, um die Narbe zu verdecken. Er sei dazu gezwungen um die Blicke der Menschen zu vermeiden. Er habe zum Zeitpunkt der erstinstanzlichen Verhandlung manchmal immer noch schlimme physische und psychische Schmerzen. So müsse er manchmal Schmerzmittel einnehmen und er sei gezwungen, Creme auf die Narbe aufzutragen; er könne zudem nicht in die pralle Sonne gehen, da es ihm sonst weh tue. Es sei aber schwierig, an die Medikamente ranzukommen, wenn man keine Papiere habe (Akten SB.2021.121 S. 1242). Entgegen den Ausführungen des Beschuldigten liegen demnach genügend Erkenntnisse vor, welche die Annahme einer (vollendeten) schweren Körperverletzungen erlauben. Die zugrundeliegende Tathandlung ist damit objektiv betrachtet als vollendete schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB zu qualifizieren. Aus den äusseren Umständen kann diesbezüglich auch zumindest auf einen Eventualvorsatz des Beschuldigten geschlossen werden, da er bei einem solchen (gezielten) Schnitt quer durch die linke Gesichtshälfte des Privatklägers 4 dessen bleibende arge Entstellung für möglich halten musste und zumindest auch in Kauf nahm. Ein Vorsatz in Bezug auf die schwere Körperverletzung wird vom Beschuldigten zudem nicht bestritten (zu Recht bringt der Beschuldigte im Vergleich zum vorinstanzlichen Verfahren auch nicht mehr vor, dass eine schuldunfähige Person keinen Vorsatz fassen könne [vgl. hierzu BGE 115 IV 221 E. 1; AGE SB.2017.28 E. 3.1.2; Bommer/Dittmann, in: Basler Kommentar, 4. Aufl., Basel 2019, Art. 19 StGB N 19]). Entgegen dem strafgerichtlichen Entscheid kann dem Beschuldigten jedoch kein Tötungsvorsatz vorgeworfen werden. Der Beschuldigte versetzte dem Privatkläger 4 gemäss Beweisergebnis die Verletzung mit dem Messer, als dieser sich vor dem Beschuldigten in der Hocke befand, um seine Musikbox in seinem Rucksack zu verstauen.”
Ein einzelner Faustschlag gegen den Kopf begründet nicht ausnahmslos die Inkaufnahme einer schweren Körperverletzung. Ob die Tathandlung die Inkaufnahme eines schweren Erfolgs bedeutet, hängt von den konkreten situativen Umständen (z. B. Überraschungseffekt, körperlicher Zustand des Opfers) und dem Zufall ab. Ergibt sich, dass der tatbestandsmässige Erfolg nicht eingetreten ist, ist gegebenenfalls auf einen Versuch gemäss Art. 22 Abs. 1 StGB zu prüfen.
“September 2020 E. 3.2.2). Ausserdem hatte sie Schmerzen und der Vorfall trug einen Spitalaufenthalt von zwei Tagen sowie eine 100%-ige Arbeitsunfähigkeit von zehn Tagen nach sich. Anlässlich der Berufungsverhandlung fünf Jahre nach dem Vorfall machte sie geltend, sie könne wegen der Nase nicht mehr richtig atmen. Weiter hatte die Straf- und Zivilklägerin nicht nur anlässlich des Vorfalls grosse Angst, was das spontane Urinieren auslöste, sondern die Handlungen der beiden Beschuldigten haben auch psychische Folgen bei ihr ausgelöst, welche eine psychotherapeutische Behandlung notwendig machten. An den posttraumatischen Belastungsstörungen (Panikattacken und Schlafstörungen) litt die Straf- und Zivilklägerin noch anlässlich der Berufungsverhandlung. In welchem Masse die Schäden bei der Straf- und Zivilklägerin noch vorhanden sind, erscheint der Kammer aber nach dem Ablauf dieser Zeit zumindest als fragwürdig. Es darf daher nicht angenommen werden, dass es sich dabei um bleibende Schäden im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB handelt. Da der Beschuldigte 1 die Straf- und Zivilklägerin resp. deren Kopf noch festhielt, kann nicht davon ausgegangen werden, die Matratze habe gross nachgegeben. Lebensgefährliche Verletzungen trug die Straf- und Zivilklägerin keine davon. Ihre Verletzungen erreichen den Schweregrad einer schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit, mithin einer schweren Körperverletzung, noch gerade nicht. Unter Berücksichtigung des Überraschungseffektes in der Nacht vom 27. April 2017 bei der schon schlafenden sowie der durch Substanzen beeinträchtigten Straf- und Zivilklägerin ist es dem Zufall zu verdanken, kam es nicht zu einer schweren Körperverletzung. Der tatbestandsmässige Erfolg der schweren Körperverletzung trat jedoch nicht ein, weshalb ein Versuch gemäss Art. 22 Abs. 1 StGB zu prüfen ist. Wie bereits die Vorinstanz ausführte, genügt ein Faustschlag gegen den Kopf alleine nicht, um in jedem Fall die Inkaufnahme einer schweren Körperverletzung zu begründen.”
Ist die Fortdauer der Untersuchungshaft wegen Kollusionsgefahr nicht mehr konkret begründbar (etwa weil wesentliche Vernehmungen bereits abgeschlossen sind und es sich um ein Offizialdelikt handelt), ist die Fortdauer der Haft unverhältnismässig. Dem verbleibenden Kollusionsrisiko kann mit Ersatzmassnahmen, namentlich einem gerichtlichen Kontaktverbot (vgl. Art. 237 Abs. 2 lit. g StPO), begegnet werden.
“September 2020 bereits die Schlusseinvernahme des Beschwerdeführers stattgefunden. Die Vorinstanz hielt denn auch entsprechend fest, dass die Strafuntersuchung kurz vor dem Abschluss stehe und die Anklage beim Gericht zeitnah zu erwarten sei. Gemäss den vorinstanzlichen Ausführungen beruht der gegen den Beschwerdeführer erhobene Tatvorwurf der versuchten schweren Körperverletzung auf den Aussagen mehrerer Auskunftspersonen, insbesondere jener zweier Zeuginnen, zu denen der Beschwerdeführer offenbar keine persönliche Beziehung hat. Zwar ist nicht ausgeschlossen, dass das Sachgericht zumindest die beiden Zeuginnen erneut anhören wird (vgl. oben E. 3.4). Nachdem - soweit ersichtlich - aber noch nicht zur Hauptverhandlung vorgeladen wurde, besteht aktuell bloss die Möglichkeit weiterer Anhörungen durch das Sachgericht. Bei der vorliegenden Sachlage und unter Berücksichtigung, dass die befragten Personen grösstenteils sowohl von der Polizei als auch von der Staatsanwaltschaft einvernommen worden sind und es sich bei der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB um ein Offizialdelikt handelt, welches von Amtes wegen verfolgt wird, ist die Fortdauer der Untersuchungshaft wegen Kollusionsgefahr nicht mehr gerechtfertigt und erweist sich als unverhältnismässig. Dem verbleibenden Kollusionsrisiko ist vielmehr mit Ersatzmassnahmen, namentlich einem Kontaktverbot gemäss Art. 237 Abs. 2 lit. g StPO, zu begegnen.”
Bei der Prüfung von Art. 122 StGB können Umstände des Opfers die Annahme einer lebensgefährlichen Verletzung schwächen. So hat das Bundesgericht bzw. kantonale Rechtsprechung erwogen, dass Schläge bei abgefedertem Liegen (z. B. im Bett) weniger lebensgefährlich erscheinen können und dass das Fehlen akuter Atemnot oder eines länger andauernden Würgens gegen das Vorliegen unmittelbarer Lebensgefahr spricht. Auch die Möglichkeit zur Verteidigung des Opfers ist als relevanter Umstand zu berücksichtigen.
“Es habe durchaus eine Chance bestanden, sich gegen den Angriff zu wehren, was B____ auch getan habe. Es habe ihn nicht völlig überraschend getroffen. Hinzu komme, dass die Schläge da B____ auf einem Bett gelegen habe im Gegensatz zu Schlägen, die jemand auf hartem Boden liegend verpasst erhalte, ein wenig abgefedert worden seien. Die von der Vorinstanz zitierten Bundesgerichtsentscheide seien nicht vergleichbar, denn bei den dort beurteilten Sachverhalten habe damit gerechnet werden müssen, dass das Opfer bei einem Schlag ins Gesicht zu Boden falle und sich dadurch schwer verletzen könne. Dies sei vorliegend nicht der Fall gewesen, habe B____ doch im Bett gelegen. Ausserdem habe er sich keine schweren Schädel-Hirnverletzungen wie in den genannten Urteilen zugezogen. Nach Ansicht des Berufungsklägers sei der Versuch einer schweren Körperverletzung subjektiv nicht erfüllt, auch nicht eventualvorsätzlich, womit vorliegend nur eine vollendete einfache Körperverletzung vorliege (Berufungsbegründung, Akten S. 949 ff.). 3.6.1.3 Eine schwere Körperverletzung nach Art. 122 StGB begeht, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (lit. a) oder wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht oder das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (lit. b) oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (lit. c). Vorsätzlich begeht ein Verbrechen oder Vergehen, wer die Tat mit Wissen und Willen ausführt. Vorsätzlich handelt bereits, wer die Verwirklichung der Tat für möglich hält und in Kauf nimmt (Art. 12. Abs. 2 StGB). Der Versuch ist in Art. 22 StGB geregelt. Das Gesetz enthält hierfür keine eigentliche Definition. Nach der bundesgerichtlichen Rechtsprechung liegt ein Versuch vor, wenn der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale erfüllt und seine Tatentschlossenheit manifestiert hat, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht wären (BGE 140 IV 150 E.”
“Auch seinen Schilderungen zufolge ist sodann davon auszugehen, dass er wäh- rend des Gerangels mit den Beschwerdegegnern 1 und 2 stets sprechen und schreien konnte und die Beschwerdegegner 1 und 2 auf Letzteres hin von ihm ab- liessen. Ein länger andauerndes Würgen, das zu akuter Atemnot geführt hätte, steht nicht zur Diskussion. Auch die vom Beschwerdeführer nunmehr aufgestellte Behauptung, im Zusammenhang mit dem strittigen Vorfall hospitalisiert worden zu sein, ist weder von ihm belegt noch findet sie in den Akten eine Stütze. Er wurde unmittelbar im Anschluss an die Auseinandersetzung im Freibad polizeilich be- fragt (vgl. Urk. 14/1; Urk. 14/5). Weder die dabei bildlich festgehaltenen körperli- chen Beeinträchtigungen noch seine damaligen subjektiven Bekundungen deuten darauf hin, dass er dringend der ärztlichen Versorgung bedurfte. Der Beschwer- deführer benennt denn auch keine konkret behandelten weitergehenden Verlet- zungen, sondern begnügt sich mit der Angabe, es seien nicht nur Schürfwunden gewesen. Demnach bestehen offenkundig keinerlei Hinweise darauf, dass die Beschwerde- gegner 1 und 2 dem Beschwerdeführer allenfalls unter Art. 122 StGB fallende, d. h. schwerste oder gar potentiell lebensgefährliche Verletzungen oder Schädi- gungen an wichtigen Organen oder Gliedern zugefügt oder ihn anderweitig in un- mittelbare Lebensgefahr im Sinne von Art. 129 StGB gebracht hätten. Ebenso wenig gibt es Grund zur Annahme, die Beschwerdegegner 1 und 2 hätten sich bezüglich entsprechend schwerwiegender Folgen ihres Handelns möglicherweise gleichgültig verhalten, geschweige denn solche gar gewollt. Allein der Umstand, dass der Beschwerdeführer in den "Schwitzkasten" bzw. einen Würgegriff ge- nommen wurde, begründet jedenfalls keine diesbezüglichen Anhaltspunkte. Ge- stützt auf die dargelegten objektiven Umstände und insbesondere auch die Schil- derungen des Beschwerdeführers steht vielmehr von vornherein ausser Frage, dass das Würgen für sich oder dadurch hervorgerufene Verletzungen eine unmit- - 7 - telbare Todesgefahr schufen, weshalb die genannten Tatbestände ausscheiden (vgl. BGE 124 IV 55 = Pra 87 [1998] Nr.”
Liegt frühzeitig ein hinreichender Tatverdacht auf schwere Körperverletzung (Art. 122 StGB) vor, sind defensive prozessuale Massnahmen, namentlich die rasche Prüfung und gegebenenfalls Anordnung einer notwendigen Verteidigung nach Art. 132 StPO, zu erwägen.
“122 StGB herbeizuführen, war bereits anhand der Er- kenntnisse aus dem polizeilichen Untersuchungsverfahren erkennbar, dass gegen den von sämtlichen drei Auskunftspersonen als Täter bezeichneten Beschuldig- ten, der aus dem Kosovo stammt, ein hinreichender Tatverdacht auf eine vollen- dete (die Frage nach allfällig bleibenden Körperschäden war zu diesem Zeitpunkt noch offen) oder zumindest versuchte schwere Körperverletzung vorlag, hinsicht- lich welcher bei gelungenem Nachweis der Tat eine überjährige Freiheitsstrafe sowie eine obligatorische Landesverweisung in Betracht kommen würde. Dass die Staatsanwaltschaft diesen Tatverdacht ebenfalls relativ früh im Verfahren – jedenfalls aber vor der von ihr am 20. August 2020 angeordneten Einsetzung ei- ner notwendigen Verteidigung (Urk. 19/3) – hegte, ergibt sich denn auch aus dem Ermittlungsauftrag vom 19. Juni 2018, in welchem als mögliche Tatbestände – neben einfacher Körperverletzung und Tätlichkeiten – ausdrücklich eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erwähnt wird (Urk. 21/1 S. 2). Ent- sprechend hätte die Staatsanwaltschaft ab der Anordnung der ersten Zwangs- massnahme – mithin der Anordnung der Hausdurchsuchung am 1. März 2018 – darum besorgt sein müssen, dass der Beschuldigte eine Verteidigung ernennt oder ihm dann – gestützt auf Art. 132 Abs. 1 lit. a StPO – eine amtliche Verteidi- gung bestellen müssen. Vor diesem Hintergrund unterliegt die mit dem nicht ver- teidigten Beschuldigten am 29. März 2018 durchgeführte polizeiliche (Urk. 5/1 und 5/2) sowie die am 3. Januar 2020 erfolgte erste staatsanwaltschaftliche Ein- vernahme (Urk. 5/3) der Beweisverwertungseinschränkung von Art. 131 Abs. 3 StPO. 2.6.4. Dass vor diesem Hintergrund auch die Ergebnisse der Hausdurchsuchung – mithin vorwiegend die Sicherstellung des Elektroschockers – nicht verwertbar wären, ergibt sich daraus allerdings dennoch nicht. Das Gesetz sieht die Beweis- verwertungseinschränkung von Art.”
Psychische Langzeitfolgen können unter die Generalklausel des Art. 122 Abs. 3 StGB fallen, wenn die Gesamtheit der Beeinträchtigungen in ihrer Bedeutung mit den in Abs. 1–2 genannten schweren Verletzungen vergleichbar ist. Als vergleichsrelevante Umstände werden in der Rechtsprechung u. a. langandauernde Arbeitsunfähigkeit, schweres/ lang dauerndes Krankenlager, ausserordentlich langer Heilungsprozess oder die Summation mehrerer Beeinträchtigungen (z. B. PTBS mit anhaltender Arbeitsunfähigkeit) genannt.
“Depuis la survenance des faits, le plaignant est en incapacité totale de travail, étant précisé qu'à teneur des constatations faites par le médecin du travail en février 2024, une reprise est exclue à ce stade (cf. avis médical du 26 février 2024). Vu l'évolution de son état physique, l'intéressé devra vraisemblablement renoncer à réintégrer ses fonctions d'instructeur au sein de la police et doit s'attendre à une réorientation professionnelle vers des tâches de nature plus administrative. Sur le plan psychique, de nombreux symptômes caractéristiques d'un trouble de stress post-traumatique ont été relevés, l'intéressé présentant notamment une anxiété persistante, une humeur dépressive, une fatigue généralisée, des troubles significatifs du sommeil, une hypervigilance et des flashbacks (cf. attestations des 27 avril 2023 et 4 mars 2024). Si les lésions décrites supra n'ont pas mis sa vie concrètement en danger (art. 122 al. 1 CP) et ne peuvent pas non plus être considérées comme des lésions graves et permanentes (art. 122 al. 2 CP), le Tribunal considère que, prises dans leur ensemble, dites lésions revêtent une importance comparable pour pouvoir être qualifiées de graves sous l'angle de la clause générale prévue à l'art. 122 al. 3 CP. S'agissant de l'examen du lien de causalité, il ne fait aucun doute que les lésions subies par le plaignant trouvent leur origine dans le comportement du prévenu, l'intéressé ne souffrant d'ailleurs d'aucun problème particulier avant la survenance des faits. Ce sont dès lors bien ces derniers qui ont conduit à la péjoration de son état, tant sur le plan physique que psychique. Sur le plan subjectif, il y a lieu de retenir qu'en assénant un coup de poing au plaignant - alors que ce dernier était en état de décontraction et lui tournait le dos - et en l'étranglant, puis, une fois à terre, en continuant à se débattre avec violence, le prévenu a nécessairement envisagé et s'est, pour le moins, accommodé de lui causer des lésions graves. Les éléments constitutifs de lésions corporelles graves sont dès lors réalisés et le prévenu sera reconnu coupable de lésions corporelles graves au sens de l'art.”
“Zu prüfen bleibt mithin auch oberinstanzlich, ob der objektive Tatbestand der Generalklausel gemäss Abs. 3 von Art. 122 StGB (Hauptanklage) erfüllt ist. Auch hier kann vorab auf die theoretischen Ausführungen der Vorinstanz verwiesen werden (Ziff. III.1.2 der erstinstanzlichen Urteilsbegründung, pag. 369). Ergänzend ist auf die bundesgerichtliche Rechtsprechung zur Generalklausel von Art. 122 StGB zu verweisen (Urteil des Bundesgerichts 6B_135/2017 vom 20. November 2017, E. 2.1.1): Als eine von der Generalklausel im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB einbezogene «andere schwere Schädigung des Körpers oder der Gesundheit» kommen nur Beeinträchtigungen in Betracht, die hinsichtlich ihrer Qualität mit den in den beiden ersten Absätzen der Bestimmung aufgeführten Verletzungen vergleichbar sind. Dazu werden u.a. lange Bewusstlosigkeit, schweres und lang dauerndes Krankenlager, ausserordentlich langer Heilungsprozess oder Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes gezählt. Es muss anders als in Art. 122 Abs. 2 StGB, wonach unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit erforderlich ist, weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein. Mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, können in ihrer Summierung eine solche sein. So können Arbeitsunfähigkeit und Invalidität insgesamt mit anderen Umständen (wie langes Krankenlager) den Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB erfüllen. Die Vorinstanz subsumierte zu Art. 122 Abs. 3 StGB Folgendes (Ziff. III.1.4 der erstinstanzlichen Urteilsbegründung, pag. 371): Der Privatkläger ist im Urteilszeitpunkt seit 17 Monaten zu 100% arbeitsunfähig. Er erlitt nach dem Vorfall eine posttraumatische Belastungsstörung, welche anfänglich mit einer schweren zwischenzeitlich mit einer mittelgradig depressiven Episode einhergeht. Seit dem Vorfall befindet sich der Privatkläger durchgehend in psychologischer Behandlung. Der Privatkläger wurde durch den Vorfall in seinem alltäglichen Leben massiv eingeschränkt.”
Die Qualifikation richtet sich nach dem einschlägigen Erfolg. Lebensgefährdung ist gemäss der zitierten Rechtsprechung bzw. Literatur bereits als qualifizierendes Merkmal in Art. 122 Abs. 1 erfasst; Art. 129 (Gefährdung des Lebens) tritt daher hinter Art. 122 Abs. 1 zurück.
“Einsicht in das Unrecht der Tat setzt einen Akt normativer Wertung voraus, der Bestand und Geltung der Norm erfasst und dessen Vornahme aufgrund einer psychischen Störung ausnahmsweise ausgeschlossen sein kann. Beim Vorsatz dagegen geht es um die Umsetzung eines Handlungsentschlusses in die Wirklichkeit auf der Grundlage von sinnlich wahrgenommenen oder vorgestellten Tatumständen, was grundsätzlich auch bei fehlender Einsicht in das Unrecht möglich ist, weil es dazu des entsprechenden Wertungsaktes nicht bedarf (vgl. Bommer/Dittmann, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019, N. 19 zu Art. 19 StGB). Vorliegend setzte der Beschuldigte seinen Entschluss, in das Patrouillenfahrzeug zu fahren und sich dadurch das Leben zu nehmen, auf der Grundlage der von ihm wahrgenommenen konkreten Tatumstände in die Wirklichkeit um. Rechtfertigungsgründe liegen keine vor. Der Beschuldigte hat mit seinem Verhalten am 6. Dezember 2022 auf der Autobahn zwischen I.________(Ortschaft) und J.________(Ortschaft) zum Nachteil der Strafklägerin 1 und des Strafklägers 2 den Straftatbestand der versuchten vorsätzlichen schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 1 aStGB mehrfach erfüllt. Da in Art. 122 Abs. 1 StGB die Lebensgefährdung bereits als qualifizierendes Merkmal berücksichtigt ist, tritt Art. 129 StGB hinter Art. 122 Abs. 1 StGB zurück (Maeder, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019, N. 62 zu Art. 129 StGB). Infolgedessen erübrigen sich rechtliche Ausführungen zum Vorwurf der Gefährdung des Lebens i.S.v. Art. 129 StGB.”
Praxis: Bei bestimmten, besonders gefährlichen Tatmodalitäten kommt die Rechtsprechung häufig zum Schluss, dass der Täter den Eintritt schwerer Verletzungen zumindest in Kauf genommen hat (dolus eventualis). Typische, in den Entscheiden wiederkehrende Konstellationen sind z.B. heftige Schläge oder Tritte gegen den Kopf bzw. gegen eine wehrlose Person, Stiche in die Oberkörperregion, Schläge mit (zerbrechender) Flasche, Schussabgaben aus nächster Nähe oder der Einsatz von Feuerwerk/Explosivem gegen Personen, der Einsatz einer Handfeuerwaffe als Schlaginstrument sowie hinterrücks oder überraschend ausgeführte Angriffe. In solchen Fällen rechtfertigen die äusseren Umstände regelmässig den Schluss auf Eventualvorsatz, sodass ein vorsätzliches Delikt (gegebenenfalls versucht) nach Art. 122 StGB in Betracht kommt.
“Trotzdem trat er mehrmals mit dem Fuss auf R. ein, welcher wehrlos am Boden lag, womit die begangene Sorgfalts- pflichtverletzung als schwer zu bezeichnen ist. Was die Beweggründe des Be- schuldigten betrifft, konnte seine Version, R. habe ihn angegriffen und auf ihn eingeschlagen, weil der Beschuldigte ihn Junky nannte, nicht erstellt werden (vgl. E. 3.2.4). Naheliegender erscheint die Erklärung von R., der Beschul- digte sei auf ihn los, weil er mit dessen Ex-Freundin unterwegs gewesen sei (StA act. 2.2/10 Frage 5). Dazu passt, dass der Beschuldigte R. geschrieben hät- te, ob er mit S. geschlafen hätte (StA act. 2.2/10 Frage 13), und S. ihre Beziehung mit dem Beschuldigten als schwer zu beschreiben bezeichnete (StA act. 2.2/14 Frage 1). Insofern kann davon ausgegangen werden, dass der Beschuldigte aus Eifersucht handelte oder aber aus nichtigem Anlass. Insgesamt ergibt sich aus den erwähnten Umständen, dass der Beschuldigte die Tatbe- standsverwirklichung, d.h. die Zufügung von Verletzungen i.S.v. Art. 122 StGB, mindestens für möglich halten musste, aber dem Zufall überliess und so in Kauf nahm. Damit handelte er zumindest eventualvorsätzlich.”
“Dasselbe gilt für das Vor- bringen, der Geschädigte habe eine Jacke und darunter noch Kleidung getragen, sodass der Widerstand auf die Klinge erhöht gewesen sei (Urk. 45 S. 4, Urk. 77 S. 4). Der Beschuldigte konnte keinesfalls darauf vertrauen, dass das Messer die Jacke nicht durchdringen würde. Dass der Beschuldigte solche Aspekte überhaupt in seine Gedanken einbezog, bevor er zustach, ist als lebensfremd zu taxieren und wurde denn auch durch den Beschuldigten selbst an keiner Stelle behauptet. Angesichts der äusseren Umstände, die der Tathandlung zugrunde liegen, ist vor- liegend als evident zu erachten, dass der Beschuldigte eine schwere Verletzung des Geschädigten in Kauf genommen hat und damit hinsichtlich einer schweren Körper- verletzung eventualvorsätzlich handelte. Der Tatsache, dass es bei einer oberfläch- lichen Wunde blieb, wird Rechnung getragen, indem von blossem Versuch ausge- gangen wird. - 13 - 3.Fazit Nach dem Ausgeführten ist der Beschuldigte in Bestätigung des vorinstanzlichen Entscheides der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig zu sprechen. Rechtfertigungs- oder Schuldausschlussgründe liegen nicht vor. V. Strafzumessung A.Freiheitsstrafe 1.Strafrahmen”
“) – ernsthaft mit einer Schädelfraktur und gegebenenfalls mit erheblichen Verletzungen der hirnorganischen Strukturen rechnen, zumal die scha- rfen Kanten des abgebrochenen Glases ohne Weiteres geeignet sind, schwere (insbesondere Schnitt-)Verletzungen hervorzurufen, vor allem, wenn die Schlagbe- wegung – wie hier – trotz zerbrechender Flasche noch zu Ende geführt wird. Daran vermögen auch die Einwände der Verteidigung, dass die verwendete 1-Liter-Fla- sche rund und nicht etwa eckig und überdies nicht besonders solide gewesen sei (Urk. 93 S. 8), nichts zu ändern. Einhergehend mit der zutreffenden Auffassung der Vorinstanz (Urk. 109 E. IV.E.9.) liegt vielmehr der Schluss nahe, dass sich dem Beschuldigten 1 – angesichts der erstellten Heftigkeit seines Schlages – die Gefahr eines Zerbrechens der Flasche als äusserst wahrscheinlich aufdrängen musste. - 46 - Die Wahrscheinlichkeit von schweren Verletzungen war demnach derart gross und das Ausmass der Pflichtverletzung derart eklatant, dass seine Verhaltensweise nicht anders interpretiert werden kann, als er zumindest in Kauf genommen hat, den Beschuldigten 1 lebensgefährliche oder anderweitige schwere Verletzungen im Sinne von Art. 122 StGB zuzufügen. Auch die im Übrigen erstellte Art und Weise der Tatbegehung lässt keine anderen Schlüsse zu. Aufgrund des erstellten Tather- gangs wird nämlich klar, dass der Beschuldigte 1 genügend Zeit hatte und darauf verwendete, den Flaschenschlag auf den Privatkläger 1 gezielt auszuführen, zumal er zunächst einige Meter bis zur Haltestellenbank lief, diese hernach überquerte und dabei noch die Flasche von der linken in die rechte Hand wechselte. Einherge- hend mit der zutreffenden Auffassung der Vorinstanz (Urk. 109 E. IV.E.9.) kann sein Verhalten vernünftigerweise nur so gedeutet werden, dass er lebensgefährli- che oder andere schwere Verletzungen des Getroffenen billigend in Kauf nahm, wobei er alles unternommen hat, was zur Vollendung des Delikts erforderlich ge- wesen wäre.”
“Ein wuchtiger Wurf mit einem Schotterstein von nicht unbeträchtlichem Gewicht und nicht unbeträchtlicher Grösse (kleine Kaffeetasse) aus nächster Nähe ins Gesicht bzw. auf den Kopf bzw. das Gesicht eines Menschen ist ohne Weiteres geeignet, schwerste Verletzungen oder Entstellungen zu verursachen. Entgegen der Ansicht der Verteidigung ist auf den Videoaufnahmen erkennbar, dass der Beschuldigte die Steine zwei Mal aus - 12 - nächster Nähe und mit grosser Wucht warf, namentlich holt er aus und dreht seinen gesamten Oberkörper bei der schwungvollen Wurfbewegung mit (vgl. Kamera 21 02:17:36 Uhr; Kamera 12, 02:17:25 bis 02:17:39). So kam es auch im vorliegenden Fall zu empfindlichen Verletzungen im Gesicht des Privatklägers 1, die weit schlim- mer hätten ausfallen können. Der Beschuldigte hat alles unternommen, damit der tatbestandsmässige Erfolg eintreten kann. Dass er nicht eintrat, ist allein dem Zufall zu verdanken. In subjektiver Hinsicht erfordert der Tatbestand der versuchten schweren Körper- verletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung Art. 22 Abs. 1 StGB vor- sätzliches, das heisst gemäss Art. 12 Abs. 2 StGB wissentliches und willentliches Handeln in Bezug auf sämtliche objektive Tatbestandselemente. Der Täter muss in der Absicht handeln, einen Menschen zu schwer zu verletzen, wobei Eventualvor- satz genügt. Eventualvorsatz liegt vor, wenn der Täter den Eintritt des Erfolgs für möglich hält, aber dennoch handelt, weil er ihn in Kauf nimmt, mag er ihm auch unerwünscht sein (vgl. dazu statt Weiterer BGE 133 IV 1 E. 4.1, m.w.H.). Nach der Rechtsprechung darf das Gericht vom Wissen des Täters auf den Willen schlies- sen, wenn sich dem Täter die Verwirklichung der Gefahr als so wahrscheinlich auf- drängte, dass die Bereitschaft, sie als Folge hinzunehmen, vernünftigerweise nur als Inkaufnahme des Erfolges ausgelegt werden kann (vgl. dazu statt Weiterer BGE 130 IV 58 E. 8.4, m.w.H.). Beim Nachweis des Vorsatzes kann sich das Gericht - soweit der Täter nicht geständig ist - regelmässig nur auf äusserlich fest- stellbare Indizien und Erfahrungsregeln stützen, die ihm Rückschlüsse von den äusseren Umständen auf die innere Einstellung des Täters erlauben.”
“Subsumtion Die Vorinstanz erwog in rechtlicher Hinsicht Folgendes (pag. 554 f., S. 38 f. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung): Vorliegend wurde der Privatkläger durch die Schläge mit der Handfeuerwaffe im Gesicht und am Kopf verletzt. Die Verletzungen konnten im Spital behandelt werden. Bleibende Schäden oder eine arge Entstellung des Gesichts sind nicht eingetreten. Damit fehlt der erforderliche Erfolgseintritt nach Art. 122 StGB. Der Tatbestand sieht einen Strafrahmen von sechs Monaten bis zehn Jahren vor. Es handelt sich somit um einen Verbrechenstatbestand nach Art. 10 Abs. 2 StGB, dessen versuchte Begehung strafbar ist. [...] Der Beschuldigte hat wiederholt mit der Schusswaffe auf den Kopf des Privatklägers eingeschlagen. Der Beschuldigte sass dabei auf dem Rücken des Privatklägers. Der Privatkläger versuchte sich zuerst noch zu winden. Die wiederholten Schläge des Beschuldigten erfolgten in seiner blinden Wut unkoordiniert, ungezielt und von seinen Rachegefühlen geleitet. Der Beschuldigte zielte dabei auf den Kopf des Beschuldigten und damit auf eine sensible Körperzone. Der Beschuldigte setzte als Tatmittel eine Handfeuerwaffe ein, womit seine Schläge ein noch grösseres Schadenspotential erreichten. Angesichts des dynamischen Geschehens auf dem Boden, der wiederholten und ungezielten Schläge auf einen sensiblen Bereich wie den Kopf und des Einsatzes einer Handfeuerwaffe als Schlagwaffe musste der Beschuldigte wissen, dass er eine schwere Schädigung oder eine arge Entstellung des Gesichts verursachen könnte.”
“Der Vorinstanz ist darin zuzustimmen, dass es gesamthaft einzig vom Zufall abhängig war, ob eine der beschossenen Personen schwer verletzt wurde. Zu denken ist insbesondere an eine schwere Verletzung im Kopfbereich, namentlich der Augen. Die unter den angeführten Umständen erfolgte Schussabgabe muss als Inkaufnahme eines solchen Erfolgs beurteilt werden. Wenn der Beschwerdeführer alsdann einen Sachverhaltsirrtum behauptet, weicht er in unzulässiger Weise vom verbindlich festgestellten Sachverhalt ab (Art. 105 Abs. 1 BGG), welcher vor Bundesgericht nur unter dem Aspekt der Willkür gerügt werden kann (Art. 97 Abs. 1 BGG). Es sind keine Anhaltspunkte für einen solchen Irrtum des Beschwerdeführers ersichtlich. Dass ein Schuss auf einen Menschen aus einer mit Schrotpatronen geladenen Waffe aus relativ kurzer Distanz schwere Körperverletzungen, namentlich im Kopf- und Halsbereich, verursachen kann, entspricht zudem dem Allgemeinwissen. Die gegen den Schuldspruch wegen versuchter schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB gerichteten Rügen erweisen sich insgesamt als unbegründet.”
“Il lui est également reproché d'avoir, à Genève: - le 2 août 2021 vers 00h30, à la BD______ 49 à BB______ [GE], intentionnellement tiré des pièces d'artifice d'abord sur un fourgon de police chargé du maintien de l'ordre, sur des pompiers en intervention et des agents de police municipale en service, et, ce faisant, d'une part empêché les fonctionnaires précités de faire un acte entrant dans leurs fonctions et, d'autre part, tenté – par dol éventuel – de causer une atteinte grave à l'intégrité corporelle des personnes visées (chiffre 1.7.1. de l'acte d'accusation); - puis, postérieurement à l'épisode précité, à l'intersection de l'avenue BE______ et de la BD______ , une nouvelle fois intentionnellement tiré des pièces d'artifice sur un fourgon de police chargé du maintien de l'ordre, et, ce faisant, d'une part empêché les fonctionnaires précités de faire un acte entrant dans leurs fonctions et, d'autre part, tenté – par dol éventuel – de causer une atteinte grave à l'intégrité corporelle des personnes visées (chiffre 1.7.2. de l'acte d'accusation), faits qualifiés de tentative de lésions corporelles graves et de menace contre les autorités et les fonctionnaires au sens des art. 122 CP cum art. 22 CP et 285 CP. i. Il lui est aussi reproché d'avoir, à Genève, le 2 août 2021, peu après 00h30, à la BD______ à BB______ [GE], intentionnellement tiré trois pièces d'artifice sur un couple de passants, soit K______ et L______, étant précisé que les projectiles ne les ont pas directement atteints, mais sont passés tout au plus à deux ou trois mètres d'eux, provoquant la chute au sol de la précitée et lui causant des douleurs généralisées aux hanches, aux épaules, au dos, à la nuque, aux genoux et au poignet gauche, ainsi que des dermabrasions aux genoux, et, dans les jours qui ont suivi, un choc psychique accompagné de céphalées et de vomissements, son état ayant nécessité un arrêt de travail de quatre jours et d'avoir ainsi envisagé et accepté que les tirs atteignent K______ et L______ et leur causent une atteinte grave à l'intégrité corporelle, faits qualifiés de lésions corporelles simples avec usage d'un objet dangereux au sens de l'art. 123 ch. 2 CP et de tentative de lésions corporelles graves au sens de l'art.”
“Auch wenn die Heftigkeit des Schlages nicht abschliessend beurteilt werden kann, ist aufgrund der Nähe sowie der vom Berufungskläger eindrücklich beschriebenen Wut gegenüber B____ davon auszugehen, dass der Schlag eine gewisse Intensität aufgewiesen hat. Vorliegend haben zudem die Alkoholisierung beider Beteiligten, das dynamische Geschehen sowie das Herantreten von hinten und völlig überraschende Zuschlagen das Risiko einer schweren Verletzung massiv erhöht, zumal diese Umstände auch dazu geführt haben, dass das dem Berufungskläger bekannte Risiko nicht mehr kalkuliert werden konnte. Wie die Vorinstanz zu Recht festgehalten hat, war es dem Opfer aufgrund des überraschenden Angriffs sodann weder möglich auszuweichen noch den Schlag abzuwehren und den Aufprall der Flasche abzufedern. Ausserdem handelt es sich bei einer Flasche, die als Schlaginstrument benutzt wird, grundsätzlich um einen gefährlichen Gegenstand. All dies steigert in diesem konkreten Fall das Risiko des Erfolgeintritts sowie die Inkaufnahme einer schweren Verletzung massiv. Demnach ist das Verhalten des Berufungsklägers als Inkaufnahme einer schweren Körperverletzung zu verstehen und der subjektive Tatbestand von Art. 122 StGB ist erfüllt. Es ergeht somit ein Schuldspruch wegen versuchter schwerer Körperverletzung.”
“Das Risiko, dass sich der Privatkläger unter diesen Umständen schwer verletzen würde, sei es direkt aufgrund des Schlages oder eines unkontrollierten Sturzes auf den Asphalt, war erheblich. Der Berufungskläger kannte all diese Umstände und musste aufgrund des hinterrücks ausgeführten Schlages wissen, dass dem Privatkläger rasche und angemessene Ausweichreaktionen verunmöglicht waren. Schliesslich handelte der Berufungskläger aus völlig nichtigem Anlass. Unter diesen Umständen kann nicht zweifelhaft sein, dass er mit seinem Faustschlag eine lebensgefährliche Körperverletzung bzw. eine bleibende Schädigung seines Gegenübers zumindest billigend in Kauf genommen hat. Im vorliegenden Fall kommt jedoch hinzu, dass der Berufungskläger dem verletzt am Boden liegenden Opfer darüber hinaus gemäss dem Beweisergebnis einen Fusstritt gegen das Gesicht versetzte, was ebenfalls eine (weitere) schwere Körperverletzung zur Folge hätte haben können. Dieser Fusstritt war ebenfalls wuchtig, da er zu weiteren Verletzungen, insbesondere dem Bruch des Jochbogens, geführt hat. Somit hat der Berufungskläger auch hierbei den Erfolg einer ernsthaften Kopfverletzung und damit einen nach Art. 122 StGB tatbestandsmässigen Verletzungserfolg im Sinne eines Eventualvorsatzes klarerweise in Kauf genommen. Zusammenfassend kann das Einschlagen und der Tritt auf den Kopf des Opfers somit nicht anders als die Inkaufnahme des Risikos einer schweren Schädigung beurteilt werden.”
Für Art. 122 Abs. 3 StGB ist eine detaillierte medizinische Schilderung der möglichen Verletzungsfolgen in der Anklageschrift nicht erforderlich. Es genügt, wenn die Anklage darlegt, die Beschuldigten hätten schwerwiegende oder bleibende Schädigungen der körperlichen oder geistigen Gesundheit zumindest in Kauf genommen.
“122 StGB werden: Bei einer lebensgefährlichen Verletzung eines Menschen (Art. 122 Abs. 1 StGB), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachen eines wichtigen Organs oder Glieds eines Menschen, bleibender Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit oder argem und bleibendem Entstellen des Gesichts eines Menschen (Art. 122 Abs. 2 StGB) sowie bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Art. 122 Abs. 3 StGB). Vorliegend sind dem "möglichst kurz und genau" (vgl. Wortlaut von Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO) dargestellten Sachverhalt in der Anklageschrift die Worte, die Beschuldigten hätten in Kauf genommen, dass sie den Geschädigten "schwer verletzen", indem sie eine "schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit verursachen oder das Gesicht des Geschädigten arg und bleibend entstellen" und damit die möglichen Tatbestandsvarianten der bleibenden Verletzungen gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB wie auch des Auffangtatbestands gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB klar zu entnehmen. Betreffend die Tatbestandsvariante der bleibenden Schädigung durch "arges und bleibendes Entstellen des Gesichts" ist es insbesondere unerheblich, ob die Anklage nur auf eines oder beide Augen des Geschädigten Bezug nimmt, zumal ein derart hoher Detaillierungsgrad von einer Anklageschrift gerade nicht gefordert wird (vgl. nur Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO). In dieser Hinsicht ist der vorliegende Fall vergleichbar mit dem im Urteil des Bundesgerichts 6B_1180/2015 vom 13. Mai 2016 zu beurteilenden: Dort wurde dem Beschuldigten vorgeworfen, er habe Fusstritte und Kniekicke gegen den Kopf und das Gesicht der Geschädigten verübt, wodurch er schwerwiegende Verletzungen zumindest in Kauf genommen habe (vgl. BGer a.a.O. E. 1.4.1). Die konkrete Beschreibung der gesundheitlichen Schäden oder des der Gesundheit zugrundeliegenden möglichen medizinischen Geschehens sei zur Wahrung der Verteidigungsrechte nicht notwendig (vgl. BGer a.a.O. E. 1.4.2). Es ist somit zunächst festzustellen, dass - entgegen der Auffassung des Beschuldigten - diesbezüglich dem Anklageprinzip genüge getan wurde und eine gerichtliche Beurteilung erfolgen durfte und darf.”
“122 StGB werden: Bei einer lebensgefährlichen Verletzung eines Menschen (Art. 122 Abs. 1 StGB), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachen eines wichtigen Organs oder Glieds eines Menschen, bleibender Arbeitsunfähigkeit, Gebrechlichkeit oder Geisteskrankheit oder argem und bleibendem Entstellen des Gesichts eines Menschen (Art. 122 Abs. 2 StGB) sowie bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Art. 122 Abs. 3 StGB). Vorliegend sind dem "möglichst kurz und genau" (vgl. Wortlaut von Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO) dargestellten Sachverhalt in der Anklageschrift die Worte, die Beschuldigten hätten in Kauf genommen, dass sie den Geschädigten "schwer verletzen", indem sie eine "schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit verursachen oder das Gesicht des Geschädigten arg und bleibend entstellen" und damit die möglichen Tatbestandsvarianten der bleibenden Verletzungen gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB wie auch des Auffangtatbestands gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB klar zu entnehmen. Betreffend die Tatbestandsvariante der bleibenden Schädigung durch "arges und bleibendes Entstellen des Gesichts" ist es insbesondere unerheblich, ob die Anklage nur auf eines oder beide Augen des Geschädigten Bezug nimmt, zumal ein derart hoher Detaillierungsgrad von einer Anklageschrift gerade nicht gefordert wird (vgl. nur Art. 325 Abs. 1 lit. f StPO). In dieser Hinsicht ist der vorliegende Fall vergleichbar mit dem im Urteil des Bundesgerichts 6B_1180/2015 vom 13. Mai 2016 zu beurteilenden: Dort wurde dem Beschuldigten vorgeworfen, er habe Fusstritte und Kniekicke gegen den Kopf und das Gesicht der Geschädigten verübt, wodurch er schwerwiegende Verletzungen zumindest in Kauf genommen habe (vgl. BGer a.a.O. E. 1.4.1). Die konkrete Beschreibung der gesundheitlichen Schäden oder des der Gesundheit zugrundeliegenden möglichen medizinischen Geschehens sei zur Wahrung der Verteidigungsrechte nicht notwendig (vgl. BGer a.a.O. E. 1.4.2). Es ist somit zunächst festzustellen, dass - entgegen der Auffassung des Beschuldigten - diesbezüglich dem Anklageprinzip genüge getan wurde und eine gerichtliche Beurteilung erfolgen durfte und darf.”
Für die Anerkennung der Opferqualität genügt ein tatbestandsmässiges und rechtswidriges Verhalten, sofern die körperliche, psychische oder sexuelle Beeinträchtigung unmittelbare Folge dieses Verhaltens ist; die Kausalität zwischen Tat und Beeinträchtigung sowie deren Erheblichkeit sind dabei von Bedeutung.
“Unabdingbare Voraussetzung für die Anerkennung der Opferqualität ist eine Straftat. Dabei genügt ein tatbestandsmässiges und rechtswidriges Verhalten. Ob der Täter bzw. die Täterin ermittelt oder strafrechtlich verurteilt worden ist, sich schuldhaft verhalten hat oder vorsätzlich oder - soweit der betreffende (subjektive) Tatbestand auf diese Weise erfüllt werden kann - fahrlässig gehandelt hat, spielt keine Rolle (vgl. Art. 1 Abs. 3 OHG; BGE 143 IV 154 E. 2.3.2; 134 II 308 E. 5.5; je mit Hinweisen; Urteil 1C_521/2020 vom 4. Oktober 2021 E. 4.1). Die betroffene Person muss weiter durch die Straftat in ihrer körperlichen, psychischen oder sexuellen Integrität beeinträchtigt worden sein. Erforderlich ist, dass diese Beeinträchtigung unmittelbare Folge des tatbestandsmässigen Verhaltens ist, wie dies etwa bei einer schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB) oder einer Vergewaltigung (Art. 190 StGB) immer der Fall ist. Die Beeinträchtigung muss zudem von einer gewissen Schwere sein (vgl. BGE 129 IV 95 E. 3.1; 129 IV 216 E. 1.2.1; je mit Hinweisen; BGE 128 I 218 E. 1.2; vgl. auch Urteil 1B_259/2021 vom 19. August 2021 E. 2.1 [zu Art. 116 Abs. 1 StPO]).”
Als «andere schwere Schädigung» im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen in Betracht, die in ihrer Schwere mit den in Abs. 2 genannten vergleichbar sind. Als Beispiel werden mehrmonatige Spitalaufenthalte genannt. Zudem kann die Kumulation mehrerer einzelner Beeinträchtigungen, die für sich allein nicht schwerwiegend wären, in der Gesamtschau die Qualifikation nach der Generalklausel rechtfertigen. Im Unterschied zu Art. 122 Abs. 2 StGB müssen Arbeitsunfähigkeit oder Invalidität im Rahmen von Abs. 3 nicht dauerhaft und vollständig sein.
“oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3; seit dem 1. Juli 2023 lit. c). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel rechtfertigen (BGer 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2, 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2).”
“2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke (BGer 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 20. April 2018 E. 4.3). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (BGer 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2, 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summierung eine solche sein (BGer 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2).”
Bei unklarer Sach- oder Rechtslage ist grundsätzlich die Fortführung des Verfahrens anzustreben (in dubio pro duriore); die zuständige Behörde soll die materielle Entscheidung dem zuständigen Gericht überlassen. Die Staatsanwaltschaft darf eine Nicht‑Eintrittsverfügung bzw. Einstellung nur treffen, wenn auf der Grundlage der verfügbaren Tatsachen klar ersichtlich ist, dass kein hinreichender Verdacht besteht oder dass auch nach allen zumutbaren Ermittlungen mit hoher Wahrscheinlichkeit ein Freispruch zu erwarten ist. Insbesondere bei schweren Straftatbeständen (vgl. Art. 122 StGB) ist eher von einer Weiterverfolgung auszugehen.
“Au stade de la non-entrée en matière, on ne peut admettre que les éléments constitutifs d'une infraction ne sont manifestement pas réalisés que lorsqu'il n'existe pas de soupçon suffisant conduisant à considérer un comportement punissable ou lorsqu'un éventuel soupçon initial s'est entièrement dissipé. En revanche, si le rapport de police, la dénonciation ou les propres constatations du ministère public amènent à retenir l'existence d'un soupçon suffisant, il incombe en principe à ce dernier d'ouvrir une instruction (art. 309 al. 1 let. a CPP). Cela implique que les indices de la commission d'une infraction soient importants et de nature concrète, ce qui n'est pas le cas de rumeurs ou de suppositions. Le soupçon initial doit reposer sur une base factuelle plausible, laissant apparaître la possibilité concrète qu'une infraction ait été commise (ATF 141 IV 87 consid. 1.3.1; arrêt du Tribunal fédéral 6B_196/2020 du 14 octobre 2020 consid. 3.1). Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte (arrêt 6B_196/2020 précité; ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1; ATF 138 IV 86 consid. 4.1). 3.2. L'art. 122 CP réprime le comportement de quiconque, intentionnellement, blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (let. a), mutile le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou rend ce membre ou cet organe impropre à sa fonction, cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d'une façon grave et permanente (let. b) ou encore fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (let. c). 3.3. L'art. 123 ch. 1 CP vise, du chef de lésions corporelles simples, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. 3.4. Aux termes de l'art. 14 CP, quiconque agit comme la loi l'ordonne ou l'autorise se comporte de manière licite, même si l'acte est punissable en vertu du présent code ou d'une autre loi. 3.5. A teneur de l'art. 218 CPP, lorsque l'aide de la police ne peut être obtenue à temps, un particulier a le droit d'arrêter provisoirement une personne s'il l'a surprise en flagrant délit de crime ou de délit ou l'a interceptée immédiatement après un tel acte (al.”
“En effet, en cas de doute s’agissant de la situation factuelle ou juridique, ce n’est pas à l’autorité d’instruction ou d’accusation mais au juge matériellement compétent qu’il appartient de se prononcer (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1, JdT 2017 IV 357 ; ATF 138 IV 86 consid. 4.1.1 ; TF 6B_1177/2022 du 21 février 2023 consid. 2.1). En revanche, le Ministère public doit classer la procédure s’il apparaît, sur la base de faits assez clairs pour qu’il n’y ait pas lieu de s’attendre à une appréciation différente de l’autorité de jugement (ATF 143 IV 241 précité consid. 2.2.1), qu’un renvoi aboutirait selon toute vraisemblance à un acquittement. Le constat selon lequel aucun soupçon justifiant une mise en accusation n’est établi (art. 319 al. 1 let. a CPP) suppose que le Ministère public ait préalablement procédé à toutes les mesures d’instruction pertinentes susceptibles d’établir l’existence de soupçons suffisants justifiant une mise en accusation (CREP 4 août 2020/603 et les réf. citées). 2.2.2 L’art. 123 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0) réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l’art. 122 CP. Cette disposition protège l’intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. A titre d’exemples, la jurisprudence cite l’administration d’injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l’aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n’ont pas d’autres conséquences qu’un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1; TF 6B_652/2023 du 11 décembre 2023 consid. 1.1.4 et les réf. citées). L’art. 123 ch. 2 CP décrit différents cas aggravés qui se poursuivent d’office. Il en va ainsi si le délinquant fait usage du poison, d’une arme ou d’un objet dangereux (al. 2). 2.2.3 L’art. 134 CP réprime par une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire le comportement de quiconque participe à une agression dirigée contre une ou plusieurs personnes au cours de laquelle l’une d’entre elles ou un tiers aura trouvé la mort ou subi une lésion corporelle.”
“2) et signifie qu'en principe, un classement ou une non-entrée en matière ne peuvent être prononcés par le ministère public que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions à la poursuite pénale ne sont pas remplies. Le ministère public et l'autorité de recours disposent, dans ce cadre, d'un certain pouvoir d'appréciation. La procédure doit se poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en particulier en présence d'une infraction grave (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 ; 138 IV 86 consid. 4.1.2). Face à des versions contradictoires des parties, il peut être exceptionnellement renoncé à une mise en accusation lorsqu'il n'est pas possible d'apprécier l'une ou l'autre version comme étant plus ou moins plausible et qu'aucun résultat n'est à escompter d'autres moyens de preuve (arrêt du Tribunal fédéral 6B_174/2019 du 21 février 2019 consid. 2.2). 4.2. L'art. 123 CP réprime le comportement de celui qui aura causé à un tiers des lésions corporelles simples. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les lésions corporelles sont une infraction de résultat qui implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 134 IV 189 consid. 1.1; ATF 135 IV 152 consid 2.1.1). Relèvent de cette disposition les fractures sans complication guérissant complètement, des meurtrissures, des écorchures, des griffures provoquées par des coups, des heurts ou d'autres causes du même genre (ATF 119 IV 25 consid. 2). L'art. 123 CP vise en particulier toutes les dégradations du corps humain, externes ou internes, à la suite d'un choc ou de l'emploi d'un objet, telles les fractures, les foulures, les coupures et les hématomes (arrêt du Tribunal fédéral 6B_187/2015 du 28 avril 2015 consid. 2.1). Un coup de poing dans la figure ayant provoqué un hématome doit, déjà, être sanctionné en application de l'art. 123 CP, parce qu'un hématome est la conséquence de la rupture d'un vaisseau sanguin, dommage qui est une lésion du corps humain, même si celle-ci est superficielle et de peu d'importance (ATF 119 IV 25).”
“b) ou lorsqu'il est établi que certaines conditions à l'ouverture de l'action pénale ne peuvent pas être remplies ou que des empêchements de procéder sont apparus (let. d). Ces conditions doivent être interprétées à la lumière de la maxime "in dubio pro duriore", qui s'impose tant à l'autorité de poursuite qu'à l'autorité de recours durant l'instruction. Cette maxime exige qu'en cas de doute quant aux faits pertinents ou au droit applicable, le prévenu soit mis en accusation (ATF 138 IV 86 consid 4.1.1; arrêt du Tribunal fédéral 6B_874/2017 du 18 avril 2018 consid. 5.1). Face à des versions contradictoires des parties, il peut être exceptionnellement renoncé à une mise en accusation lorsqu'il n'est pas possible d'apprécier l'une ou l'autre version comme étant plus ou moins plausible et qu'aucun résultat n'est à escompter d'autres moyens de preuve (arrêt du Tribunal fédéral 6B_174/2019 du 21 février 2019 consid. 2.2 et les références citées). 4.2. Selon l'art. 122 al. 1 CP, une lésion corporelle est grave lorsque la victime a été blessée de façon à mettre sa vie en danger. L'art. 122 CP réprime également le comportement de celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, aura défiguré une personne de façon grave et permanente (al. 2), ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). La clause générale de l'alinéa 3 a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave.”
“La procédure doit se poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en particulier en présence d'une infraction grave. En effet, en cas de doute s'agissant de la situation factuelle ou juridique, ce n'est pas à l'autorité d'instruction ou d'accusation mais au juge matériellement compétent qu'il appartient de se prononcer (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1; ATF 138 IV 86 consid. 4.1.2 et les références citées). En revanche, le Ministère public doit pouvoir rendre une ordonnance de non-entrée en matière dans les cas où il apparaît d’emblée qu’aucun acte d’enquête ne pourra apporter la preuve d’une infraction à la charge d’une personne déterminée (TF 6B_375/2020 précité ; TF 6B_541/2017 du 20 décembre 2017 consid. 2.2). 2.2.2 Selon l’art. 123 ch. 1 CP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé que celles énumérées à l’art. 122 CP sera, sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. L’art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. A titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1 et les réf. citées ; TF 6B_218/2019 du 27 juin 2019 consid. 1.1 ; TF 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 2.2.3 En vertu de l’art. 126 al. 1 CP, celui qui se sera livré sur une personne à des voies de fait qui n’auront causé ni lésion corporelle ni atteinte à la santé sera, sur plainte, puni d’une amende.”
Der Versuch der schweren Körperverletzung (Art. 122 Abs. 1 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB) wird als Katalogtat im Sinne von Art. 66a Abs. 1 StGB erfasst; damit kommt in der Regel die obligatorische Landesverweisung in Betracht. Auch der Wegfall der strafrechtlichen Vollendung ändert nichts daran, dass der Versuch erfasst wird. Von der Landesverweisung kann nur in Ausnahmefällen unter den kumulativen Voraussetzungen des Art. 66a Abs. 2 StGB abgesehen werden; diese Härtefallklausel ist restriktiv anzuwenden. Die Relevanz der Katalogtatregelung kann zudem bei der Beurteilung der Gefährdung und der Frage einer Wegweisung Bedeutung erlangen, selbst wenn die entsprechende Bestimmung zum Tatzeitpunkt noch nicht anwendbar war.
“Der Beschuldigte ist afghanischer Staatsangehöriger und hat sich in Form einer versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB einer Katalogtat nach Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB schul- dig gemacht. Die obligatorische Landesverweisung wegen einer Katalogtat im Sinne von Art. 66a Abs. 1 StGB greift grundsätzlich unabhängig von der konkreten Tatschwere (BGE 144 IV 332 E. 3.1.3). Auch der Versuch wird von der Katalogtat erfasst (BGE 144 IV 168 E. 1.4.1). Von der Anordnung der Landesverweisung kann nur "ausnahmsweise" unter den kumulativen Voraussetzungen abgesehen werden, dass sie (1.) einen schweren persönlichen Härtefall bewirken würde und (2.) die öffentlichen Interessen an der Landesverweisung gegenüber den privaten Interessen des Ausländers am Verbleib in der Schweiz nicht überwiegen (Art. 66a Abs. 2 StGB). Mit dieser sog. Härtefallklausel soll dem Verhältnismässigkeitsprin- zip Rechnung getragen werden. Sie ist restriktiv anzuwenden (BGE 146 IV 105 E. 3.4.2; 144 IV 332 E. 3.1.1 f.). Nach der bundesgerichtlichen Rechtsprechung lässt sich zur kriteriengeleiteten Prüfung des Härtefalls im Sinne von Art.”
“Die Tat richtete sich gegen die höchsten Rechtsgüter überhaupt (Leib und Leben) und führte in der Folge zu einer längerfristigen Freiheitsstrafe (vgl. BGE 139 I 16 E. 2.1 m.w.H.). Wie bereits im Asylentscheid festgestellt wurde, wiegt sein Verschulden schwer (vgl. Urteil des BVGer E-2280/2018 vom 2. August 2018 E. 9.6.3 [kant. act. 98]). Es kann somit nicht von einer lediglich geringfügigen Straftat ausgegangen werden. Die Verurteilung wegen versuchter schwerer Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 1 StGB i.V. mit Art. 22 Abs. 1 StGB würde denn auch bei Tatbegehung nach dem 1. Oktober 2016 eine mehrjährige obligatorische Landesverweisung rechtfertigen (vgl. Art. 66a Abs. 1 Bst. b StGB; zur obligatorischen Landesverweisung beim Tatversuch vgl. Urteil des BGer 6B_1379/2017 E. 1.4.1.). Obwohl diese Bestimmung auf die vorliegende Straftat noch nicht anwendbar war, zeigt sie auf, welche Bedeutung Verfassungs- und Gesetzgeber dieser Straftat im Rahmen der Beurteilung der Gefährdung der öffentlichen Sicherheit und Ordnung beimessen. Kommt hinzu, dass der Beschwerdeführer der mit der Wegweisung einhergehenden Verpflichtung zur Ausreise aus der Schweiz nach Abschluss des Asylverfahrens nicht nachgekommen ist und die ihm angesetzte Ausreisefrist nicht eingehalten hat. Dafür wurde er mit Strafbefehl der Staatsanwaltschaft Limmattal / Albis vom 19. Dezember 2018 zu einer bedingten Geldstrafe von 50 Tagessätzen unter Ansetzung einer Probezeit von 3 Jahren verurteilt (kant. act. 200 ff.). Seine Delinquenz führte zu einer zweijährigen Eingrenzung des Beschwerdeführers auf das Gemeindegebiet Y.”
Eventualvorsatz liegt vor, wenn der Täter die Verursachung schwerer Verletzungen als derart wahrscheinlich einschätzt, dass sein Verhalten als billigende Inkaufnahme dieses Erfolgs zu werten ist. Eventualvorsatz kann auch dann gegeben sein, wenn der tatbestandsmässige Erfolg unerwünscht ist, der Täter sich aber damit abfindet (vgl. BGE 133 IV 9 E. 4.1). Wird dadurch der "point of no return" überschritten, befindet sich die Tat im Stadium des Versuchs; das Ausbleiben des Erfolgs kann eine glückliche Fügung und nicht dem Verhalten des Täters zuzuschreiben sein.
“Im Sinne der bundesgerichtlichen Rechtsprechung zum Eventualvorsatz drängte sich dem Be- schuldigten unter den gegebenen Umständen die Verursachung einer schweren Verletzung als so wahrscheinlich auf, dass sein Verhalten vernünftigerweise nur als Inkaufnahme dieses Erfolgs ausgelegt werden kann. An dieser Stelle ist in Er- innerung zu rufen, dass Eventualvorsatz auch gegeben ist, wenn dem Beschuldig- ten der tatbestandsmässige Erfolg unerwünscht ist, er sich aber damit abfindet (BGE 133 IV 9 E. 4.1). Anhaltspunkte dafür, dass der Beschuldigte, wie von der Verteidigung vorgebracht, potenziell lediglich den Arm habe verletzen wollen, lie- gen keine vor. Der Beschuldigte hat folglich mit Wissen um die Gefährlichkeit sei- ner Handlung (Schnitt mit dem Messer ins Gesicht seines Opfers) unter billigender Inkaufnahme schwerer Verletzungen gehandelt und alles getan, um den Erfolg seiner Tathandlung herbeizuführen. Der point of no return wurde überschritten und die Tat ist ins Stadium des Versuchs getreten. Wie erwähnt, ist der Umstand, dass der Erfolg der schweren Körperverletzung nicht eingetreten ist, eine glückliche Fügung und nicht dem Verhalten des Beschuldigten zuzuschreiben. Es liegt ein vollendeter Versuch der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB vor.”
“Im Sinne der bundesgerichtlichen Rechtsprechung zum Eventualvorsatz drängte sich dem Be- schuldigten unter den gegebenen Umständen die Verursachung einer schweren Verletzung als so wahrscheinlich auf, dass sein Verhalten vernünftigerweise nur als Inkaufnahme dieses Erfolgs ausgelegt werden kann. An dieser Stelle ist in Er- innerung zu rufen, dass Eventualvorsatz auch gegeben ist, wenn dem Beschuldig- ten der tatbestandsmässige Erfolg unerwünscht ist, er sich aber damit abfindet (BGE 133 IV 9 E. 4.1). Anhaltspunkte dafür, dass der Beschuldigte, wie von der Verteidigung vorgebracht, potenziell lediglich den Arm habe verletzen wollen, lie- gen keine vor. Der Beschuldigte hat folglich mit Wissen um die Gefährlichkeit sei- ner Handlung (Schnitt mit dem Messer ins Gesicht seines Opfers) unter billigender Inkaufnahme schwerer Verletzungen gehandelt und alles getan, um den Erfolg seiner Tathandlung herbeizuführen. Der point of no return wurde überschritten und die Tat ist ins Stadium des Versuchs getreten. Wie erwähnt, ist der Umstand, dass der Erfolg der schweren Körperverletzung nicht eingetreten ist, eine glückliche Fügung und nicht dem Verhalten des Beschuldigten zuzuschreiben. Es liegt ein vollendeter Versuch der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB vor.”
Soweit aus den vorliegenden Akten manifest ersichtlich ist, dass für eine Tat im Sinne von Art. 122 StGB weder die Täterbeziehbarkeit noch eine beweisbare, schwere Körperverletzung vorliegt und auch kein Ermittlungsakt zu erwarten ist, der diese Beweislage ändern könnte, ist eine Nichtanhandnahme durch das Amt möglich. Blosse, nicht durch eine plausible Tatsachengrundlage gestützte Behauptungen über schwerwiegende Folgen rechtfertigen für sich allein weder die Eröffnung eines Strafverfahrens noch die Gewährung unentgeltlicher Rechtspflege, wenn die Erfolgsaussichten offenkundig aussichtslos sind.
“Une non-entrée en matière vise aussi des cas où la preuve d'une infraction, soit de la réalisation en fait de ses éléments constitutifs, n'est pas apportée par les pièces dont dispose le ministère public. Il faut que l'insuffisance de charges soit manifeste. De plus, le procureur doit examiner si une enquête, sous une forme ou sous une autre, serait en mesure d'apporter des éléments susceptibles de renforcer les charges contre la personne visée. Ce n'est que si aucun acte d'enquête ne paraît pouvoir amener des éléments susceptibles de renforcer les charges contre la personne visée que le ministère public peut rendre une ordonnance de non-entrée en matière. En cas de doute sur la possibilité d'apporter ultérieurement la preuve des faits en question, la non-entrée en matière est exclue (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, 2e éd., Bâle 2019, n. 9 ad art. 310; R. PFISTER-LIECHTI (éd.), La procédure pénale fédérale, Fondation pour la formation continue des juges suisses, Berne 2010, p. 62 ; DCPR/85/2011 du 27 avril 2011). 4.2. Selon l'art. 122 CP, se rend coupable de lésions corporelles graves, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), ou aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 123 CP réprime, quant à lui, du chef de lésions corporelles simples, les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Quelle que soit la qualification de la lésion – simple ou grave –, un lien de causalité doit exister entre la survenance de celle-ci et l’acte reproché (B. CORBOZ, Les infractions en droit suisse, vol. I, 3ème éd., Berne 2010, n. 14 ad art. 122 et n. 16 ad art. 123 CP). 4.”
“Lorsque le recourant n'a subi aucun dommage du fait que le ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière au lieu d'une ordonnance de classement, il ne se justifie pas de l'annuler pour ce seul motif (arrêt TF 6B_875/2018 du 15 novembre 2018 consid. 2.2.2. et les réf. citées). 2.4. En l’espèce, il appert que, outre des missives au recourant, le Ministère public n’a fait que d’adresser un courrier le 4 janvier 2021 au Dr D.________, médecin traitant de A.________, afin qu’il réponde au questionnaire qu’il a établi concernant l’état de santé de son patient consécutivement à l’accident de travail survenu en 2011 à C.________. C’est alors sur la base de ce rapport médical que le Ministère public a rendu l’ordonnance de non-entrée en matière contestée. Au demeurant, le recourant n’évoque pas de préjudice ou désavantage qu’il aurait subi du fait que la procédure se soit terminée par une ordonnance de non-entrée en matière et la Chambre pénale n’en perçoit pas. Ainsi, même à supposer que les opérations menées par le Ministère public devaient être qualifiées d’actes d’instruction prohibant le prononcé d’une ordonnance de non-entrée en matière, rien ne justifierait d’annuler cette ordonnance, faute de préjudice. 3. 3.1. 3.1.1. Selon l’art. 122 CP, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale, sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Cette disposition décrit une infraction de résultat et de lésion (ATF 124 IV 53 consid. 2). Les éléments constitutifs de l’infraction sont au nombre de quatre, soit au plan objectif, un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, un lien de causalité entre les deux éléments précités, et sur le plan subjectif, l’intention (PC CP, 2e éd. 2017, art. 122 n. 2). L’art. 122 CP décrit une infraction de nature intentionnelle.”
“A. 2014, Art. 132, N 10; BGE 129 I 129 E. 2.3.1; BGE 138 III 217 E. 2.2.4; je mit Hinweisen). Im vorliegenden Fall ist unter Hinweis auf die vorstehenden Erwägungen festzustellen, dass die Rechtsbegehren des Gesuchstellers angesichts der Diagnosen im Arztbericht sowie der publizierten Lehre und Praxis zum Tatbestand von Art. 122 StGB von vornherein aussichtslos waren. Die Gewinnaussichten erschienen damit offensichtlich beträchtlich geringer als die Verlustgefahren, weshalb der Antrag auf Gewährung der unentgeltlichen Rechtspflege abzuweisen ist.”
“Auch für die Kammer ist es eindeutig, dass die Tatbestandselemente von Art. 122 StGB nicht erfüllt sind. Dementsprechend war die Nichtanhandnahme des Verfahrens rechtens. Zur Begründung kann zunächst auf die Ausführungen des Beschuldigten im Beschwerdeverfahren – namentlich bezüglich der Antragsfrist in Bezug auf eine mögliche einfache Körperverletzung – verwiesen werden (vorne E. 5.5) Des Weiteren ist zum Werdegang der Beschwerdeführerin sowie zur Problematik ihres linken Fusses auf die Darlegungen in der angefochtenen Verfügung, S. 12-14, zu verweisen (siehe auch pag. 06 025-029). Die Kammer anerkennt, dass es für die Beschwerdeführerin nicht einfach ist, mit den Einschränkungen ihres linken Fusses umzugehen. Allerdings liegt hier ein zu beurteilender Sachverhalt vor, der sehr weit weg von dem ist, was eine (eventualvorsätzlich begangene) schwere Körperverletzung im Sinne des Strafrechts darstellen könnte. Im Lichte der zutreffenden Argumentation der Staatsanwaltschaft, welcher die Kammer nur wenig hinzuzufügen hat, bleibt an dieser Stelle insbesondere zu den rechtlichen Gesichtspunkten auszuführen was folgt: Die hier vorliegende blosse Behauptung, der Beschuldigte habe durch die Versteifung der Zehen die (angestrebte) beschwerdeführerische Profigolfkarriere zerstört, genügt den Anforderungen an eine plausible Tatsachengrundlage für eine Verfahrenseröffnung nicht.”
«Unbrauchbar» im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB liegt vor, wenn ein wichtiges Organ oder Glied in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist. Eine bloss leichte Beeinträchtigung reicht nicht aus.
“Nach Art. 122 StGB macht sich strafbar, wer vorsätzlich einen Menschen le- bensgefährlich verletzt (Abs. 1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied un- brauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht oder das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2) oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigun- - 54 - gen des Körpers resp. der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen in Frage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten Folgen in ihrer Schwere vergleich- bar sind. Dabei kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile des Bundesgerichts 6B_257/2023 vom”
“Den objektiven Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erfüllt, wer einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2) oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke (BGer 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 20. April 2018 E. 4.3). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (BGer 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2, 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E.”
“1), ou aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2), ou celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247, 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, mais bien la nature de celle-ci (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). Dans le cadre de l'art. 122 al. 2 CP, il n'est pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative. Une atteinte légère ne suffit en revanche pas, même lorsqu'elle est durable et qu'il ne peut y être remédié (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 p. 3 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid. 3.2.1). La clause générale de l'art. 122 al. 3 CP a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 al. 1 et 2 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave.”
Liegen konkrete, konkrete Indizien für eine lebensgefährliche Verletzung im Sinne von Art. 122 StGB vor, besteht grundsätzlich die Pflicht, Ermittlungen (Eröffnung der Instruktion) durchzuführen; blosse Gerüchte oder abstrakte Vermutungen genügen dafür nicht. Im Urteilstadium gilt die Unschuldsvermutung: für einen Freispruch müssen nicht bloss theoretische Zweifel, sondern ernstliche und irreduzible Zweifel an der Feststellung des tatbestandsmässigen Erfolgs bestehen.
“Au stade de la non-entrée en matière, on ne peut admettre que les éléments constitutifs d'une infraction ne sont manifestement pas réalisés que lorsqu'il n'existe pas de soupçon suffisant conduisant à considérer un comportement punissable ou lorsqu'un éventuel soupçon initial s'est entièrement dissipé. En revanche, si le rapport de police, la dénonciation ou les propres constatations du ministère public amènent à retenir l'existence d'un soupçon suffisant, il incombe en principe à ce dernier d'ouvrir une instruction (art. 309 al. 1 let. a CPP). Cela implique que les indices de la commission d'une infraction soient importants et de nature concrète, ce qui n'est pas le cas de rumeurs ou de suppositions (arrêt du Tribunal fédéral 6B_196/2020 du 14 octobre 2020 consid. 3.1). Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1; arrêt du Tribunal fédéral 6B_196/2020 précité). 4.2.1. L'art. 123 ch. 1 CP punit, du chef de lésions corporelles simples, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé que celle prévue par l'art. 122 CP. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommage à la santé. Elles constituent ainsi davantage en une perturbation momentanée du bien-être ou en une modification pathologique insignifiante, avec ou sans douleurs (ATF 134 IV 189 consid.”
“1 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse (Cst.) et 10 al. 3 CPP, concerne tant le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves au sens large (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.1 et 127 I 28 consid. 2a). En tant que règle sur le fardeau de la preuve, la présomption d'innocence signifie, au stade du jugement, que ce fardeau incombe à l'accusation et que le doute doit profiter au prévenu. Comme règle d'appréciation des preuves, cette présomption signifie que le juge ne doit pas se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé si, d'un point de vue objectif, il existe des doutes quant à l'existence de ce fait. Il importe peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective (ATF 145 IV 154 consid. 1). 3. 3.1.1. Se rend coupable de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP quiconque, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente, ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale. Les lésions corporelles simples sont par opposition définies par l'art. 123 CP comme des lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les lésions corporelles sont une infraction de résultat qui implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 134 IV 189 consid. 1.1). Il y a tentative lorsque l'auteur a réalisé tous les éléments subjectifs de l'infraction et manifesté sa décision de la commettre, alors que les éléments objectifs font, en tout ou en partie, défaut (art.”
“Des doutes abstraits ou théoriques, qui sont toujours possibles, ne suffisent certes pas à exclure une condamnation. La présomption d'innocence n'est invoquée avec succès que si l'intéressé démontre qu'à l'issue d'une appréciation exempte d'arbitraire de l'ensemble des preuves, le juge aurait dû éprouver des doutes sérieux et irréductibles sur sa culpabilité (ATF 124 IV 86 consid. 2a, JdT 1999 IV 136; ATF 120 Ia 31 consid. 2, JdT 1996 IV 79). 2.1.1. L'art. 125 CP punit, sur plainte, celui qui, par négligence, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé; l'alinéa 2 prévoit que si la lésion est grave, l'auteur sera poursuivi d'office. Cette infraction est réalisée lorsque trois éléments sont réunis : une négligence commise par l'auteur, une lésion corporelle subie par la victime et un lien de causalité naturelle et adéquate entre la négligence et la lésion. 2.1.2. Le résultat typique de l'art. 125 CP se définit en référence aux art. 122 et 123 CP. L'art. 122 CP prévoit qu'est puni d’une peine privative de liberté d’un à dix ans quiconque, intentionnellement, blesse une personne de façon à mettre sa vie en danger (let. a); mutile le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou rend ce membre ou cet organe impropre à sa fonction, cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d’une façon grave et permanente (let. b); fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (let. c). 2.1.3. Il faut ensuite, pour que l'art. 125 CP trouve application, que l'auteur ait violé les règles de la prudence que les circonstances lui imposaient pour ne pas excéder les limites du risques admissible (ATF 129 IV 119 consid. 2.2). 2.1.4. L'infraction de lésions corporelles par négligence suppose en général une action. On admet toutefois qu'une infraction de résultat puisse également être réalisée lorsque l'auteur omet, par sa faute, l'accomplissement d'un acte qu'il était juridiquement tenu d'accomplir.”
Frühzeitige Notfallberichte oder konkrete medizinische Befunde können das Vorliegen einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB als möglich erscheinen lassen. Solche medizinischen Feststellungen können daher die prozessuale Beurteilung beeinflussen (etwa die Zuteilung einer notwendigen Verteidigung oder die Frage der Verfolgung von Amtes wegen). Medizinische Befunde können umgekehrt auch gegen das Vorliegen einer schweren Körperverletzung sprechen.
“Die Vorinstanz erwägt, entgegen dem Beschwerdeführer liege (derzeit) kein Fall notwendiger Verteidigung im Sinne von Art. 130 lit. b StPO vor. Bereits im Zeitpunkt der polizeilichen Einvernahme des Beschwerdeführers vom 24. August 2024 habe der Notfallbericht des Spitals Wetzikon vorgelegen, welcher über die Verletzungsfolgen der tätlichen Auseinandersetzung beim Geschädigten Aufschluss gebe. Würde die Staatsanwaltschaft gestützt darauf von schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB ausgehen bzw. wäre im für die Beurteilung relevanten Zeitpunkt der Aufbietung des Anwalts der ersten Stunde davon ausgegangen worden, wäre dem Beschwerdeführer eine notwendige Verteidigung beigegeben worden. Damit scheide (derzeit) auch eine obligatorische Landesverweisung im Sinne von Art. 66a StGB aus. Zur Wahrung der Interessen des Beschwerdeführers sei auch keine amtliche Verteidigung im Sinne von Art. 132 Abs. 1 lit. b StPO geboten. So seien keine besonderen Schwierigkeiten in tatsächlicher Hinsicht ersichtlich. Der dem Beschwerdeführer vorgeworfene Sachverhalt (eine Schlägerei mit mindestens drei Faustschlägen seitens des Beschwerdeführers) sei durchaus einfach gelagert und auch für einen juristischen Laien ohne Weiteres überschaubar und verständlich, sodass sich der Beschwerdeführer dagegen grundsätzlich selber ausreichend zur Wehr setzen könne. Ebenso wenig seien rechtliche Schwierigkeiten auszumachen. Soweit der Beschwerdeführer eine Notwehrsituation geltend mache, seien damit keine rechtlichen Schwierigkeiten verbunden, denen er allein nicht gewachsen wäre.”
“Die vorinstanzlichen Ausführungen sind auch in Bezug auf den Vorwurf der fahrlässigen schweren Körperverletzung nicht zu beanstanden. Keinen Anlass zur Kritik gibt zunächst der Umstand, dass die Vorinstanz zur Beantwortung der Frage, ob eine schwere Körperverletzung vorliegt, die von der Verstorbenen erlittenen Schmerzen berücksichtigt (vgl. ROTH/BERKEMEIER, in: Basler Kommentar, Strafrecht, 4. Aufl. 2019, N. 21 zu Art. 122 StGB). Die Vorinstanz verweist in diesem Zusammenhang auf die Ausführungen der amtlichen Gutachterin. Diese führte aus, die Verstorbene scheine adäquat gegen Schmerzen behandelt worden zu sein (inkl. Morphininfusion). Ob eine andere Behandlung (insbesondere das Pausieren der Chemotherapie und eine frühere Behandlung mit Virostatika) das Leiden bzw. die Schmerzen beeinflusst hätten, sei eher abschlägig zu beantworten (act. 8/G/13, Antwort auf Frage 6a/b/c; vgl. oben E. 4.5.3). Wenn die Vorinstanz gestützt auf diese gutachterlichen Feststellungen das Vorliegen einer schweren Körperverletzung verneint, ist dies nicht zu beanstanden. Was der Beschwerdeführer dagegen vorbringt, ist nicht stichhaltig. Es trifft nicht zu, dass die amtliche Gutachterin ausgeführt haben soll, die Patientin habe nicht gelitten. Vielmehr bejaht die amtliche Gutachterin das Vorliegen einer adäquaten Schmerzbehandlung und verneint damit (zumindest implizit) einzig, dass die Verstorbene "übermässige Schmerzen" erlitten habe.”
“Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 ; ATF 138 IV 86 consid. 4.1 ; ATF 137 IV 219 consid. 7). 4.2. L'art. 125 al. 2 CP punit d'office, quiconque, par négligence, fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Sont graves au sens de l'art. 125 al. 2 CP, les lésions corporelles qui satisfont aux exigences de l'art. 122 CP (ATF 93 IV 12). Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). 4.3. En l'occurrence, aucun élément au dossier ne rend vraisemblable que l'erreur de médication aurait causé une atteinte grave à la santé du recourant. Il ressort au contraire des documents produits et des auditions menées qu'il a été en mesure de marcher jusque vers l'ambulance et que seul un état de somnolence a été constaté, à son arrivée aux urgences. En outre, contrairement à ce qu'il allègue, aucune perte de connaissance n'a été constatée, les éléments médicaux faisant état seulement de somnolence. Après sa prise en charge et la mise en œuvre du protocole ordinaire en cas d'intoxication médicamenteuse, son état s'est normalisé, sans aucune récidive par la suite. Enfin, ses paramètres vitaux étaient dans la norme. Il ressort ainsi des conclusions médicales que sa vie n'a jamais été menacée et que les hospitalisations ont essentiellement été dictées par un besoin de surveillance, par précaution.”
Bei schwerwiegenden Delikten im sozialen Nahraum kann sich aus Gründen der Spezialprävention die Verhängung von Freiheitsstrafen gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB rechtfertigen.
“Vorliegend sehen sowohl die versuchte Körperverletzung als auch die sexuelle Nötigung eine Geld- oder Freiheitsstrafe vor (Art. 122 Abs. 1 StGB in der bis zum 1. Januar 2018 geltenden Version als lex mitior, ebenso Art. 34 StGB in der alten Fassung als lex mitior Geldstrafe bis 360 Tagessätze möglich). Nicht nur weisen die Delikte insbesondere einen zeitlichen Konnex auf, da sie innerhalb einer kurzen Zeitspanne geschehen sind, sondern ähneln sie sich auch vom Vorgehen. So handelt es sich um schwerwiegende Delikte gegen die körperliche Integrität im sozialen Nahraum. Auch rechtfertigt sich aus Gründen der Spezialprävention die Verhängung von Freiheitsstrafen in Bezug auf beide Schuldsprüche, da der Berufungskläger so vom Asperationsprinzip profitiert (vgl. BGer 6B_1216/2017 vom 11. Juni 2018 E. 1.1.1 und 6B_523/2017 vom 23. August 2018 E. 1.3.2).”
Das Abfeuern einer Schusswaffe bzw. einer Softair aus kurzer Distanz kann als bedingter Vorsatz (in Kauf nehmen) hinsichtlich einer schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 122 Abs. 2 StGB gewertet werden.
“mehrmals mit den Fäusten ins Gesicht geschlagen. Da- durch habe sich B. an der rechten Gesichtshälfte verletzt, aber aufgrund der geringfügigen Art der Verletzung auf eine Arztkonsultation verzichtet. Im An- schluss an diese Auseinandersetzung seien A. und B. um ca. 00:45 im C. in D. Höhe Eingang F., erneut aufeinandergetroffen. Als sich B. A. genähert habe, habe A. eine Softair-Pistole hervor- gezogen, sie auf den Kopf von B. gerichtet und ohne Vorwarnung aus nächster Nähe eine oder zwei Kugeln auf ihn abgeschossen. Dabei habe sich B. am rechten Auge eine Augenprellung, eine Verletzung an der Oberlidkan- te, ein Hornhautödem und eine Blutung in der Vorderkammer zugezogen. Zusätz- lich habe sich eine Wassereinlagerung im Zentrum der Netzhaut gezeigt. Durch die Schussabgabe aus einer Distanz von ca. 30-100 cm habe A. zumindest in Kauf genommen, dass er mit seiner Handlung B. im Ge- sicht/Augenbereich schwer verletzen werde. A. sei deshalb der versuchten schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 2 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig zu sprechen (StA act. 1.15).”
Bei Art. 122 StGB liegt eine "lebensgefährliche Verletzung" vor, wenn die erlittene Verletzung ein konkretes, nicht nur theoretisches Risiko des Todes begründet; entscheidend ist, dass die Möglichkeit des Todes ernstlich und mit erheblicher Wahrscheinlichkeit besteht. Ein latent vorhandener, aber ernstlich wahrscheinlicher Todesgefahrzustand genügt; das Vorhandensein oder die rasche Gewährung medizinischer Hilfe führt nicht automatisch dazu, dass die Gefährdung nicht als lebensgefährlich zu qualifizieren ist.
“2), aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (hyp. 3), sera puni d'une peine privative de liberté de six mois à dix ans. L'infraction à l'art. 122 aCP est intentionnelle, le dol éventuel étant toutefois suffisant. Il est réalisé dès que l'auteur envisage le résultat dommageable, mais agit néanmoins ou ne fait pas ce qui est en son pouvoir pour l'éviter ou en atténuer les conséquences, s'accommodant de ce résultat pour le cas où il se produirait, même s'il ne le souhaite pas (ATF 131 IV 1 consid. 2.2). L'art. 122 al. 1 aCP vise les blessures mettant la vie en danger, soit des lésions provoquant un état dans lequel le risque de décès n'est pas simplement possible théoriquement, mais s'avère au contraire concret et sérieusement probable, sans pour autant qu'une issue fatale à brève échéance doive être envisagée. Un danger de mort latent suffit. Est déterminante l'existence d'une forte probabilité que les lésions infligées entraînent le décès de la victime (Petit commentaire du code pénal, op. cit., N 9 ad art. 122 CP et les références citées). 1.1.13. Selon l'art. 123 ch. 1 aCP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé sera, sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. Dans les cas de peu de gravité, le juge pourra atténuer la peine (art. 48a). La peine sera une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire et la poursuite aura lieu d’office, si le délinquant a fait usage du poison, d’une arme ou d’un objet dangereux (art. 123 ch. 2 ab initio aCP). L'art. 123 aCP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 aCP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les lésions corporelles sont une infraction de résultat qui implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191 ; ATF 135 IV 152 consid 2.”
“Plus précisément, pour qu’il y ait danger de mort au sens de l’art. 122 al. 1 CP, il faut que celui-ci soit causé par la blessure elle-même. La loi vise des lésions qui provoquent un état dans lequel le risque de décès n’est pas simplement possible d’un point de vue théorique, mais s’avère au contraire concret et sérieusement probable, sans pour autant qu’une issue fatale à brève échéance doive être envisagée. Un danger de mort latent suffit. Est déterminante l’existence d’une forte probabilité que les lésions infligées entraînent le décès de la victime, sans que ce danger doive être imminent. Est en outre sans influence le fait qu’une assistance médicale se trouvait à disposition, respectivement que la personne blessée a été prise en charge médicalement de manière rapide, ce qui aurait le cas échéant permis de lever rapidement le danger de mort (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 ; ATF 109 IV 18 consid. 2 ; Michel Dupuis et al., op. cit., nos 8-9 ad art. 122 CP ; Marc Rémy, in Commentaire romand, Code pénal II, 2017, no 5 ad art. 122 CP).”
“Wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt, wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend ar- beitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt, wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verur- sacht, wird mit Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren bestraft (Art. 122 StGB). Eine lebensgefährliche Verletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB liegt dann vor, wenn die Lebensgefahr unmittelbar ist, der Todeseintritt ernstlich wahrscheinlich wird (Andreas Roth/Anne Berkemeier, in: Nigg- li/Wiprächtiger [Hrsg.], Basler Kommentar Strafrecht I, Art. 1-136 StGB, 4. Aufl., Basel 2019, N 5 zu Art. 122 StGB). Eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB liegt vor, wenn das wichtige Organ verstümmelt oder un- brauchbar gemacht wird, wenn es also "verloren geht" oder "in seinen Grundfunk- tionen dauernd und erheblich gestört ist" (vgl. Roth/Berkemeier, a.a.O., N 25 zu Art. 122 StGB). Mit der Generalklausel in Art. 122 Abs. 3 StGB werden schliesslich Fälle erfasst, welche den unter Abs. 2 beispielhaft aufgezählten Beeinträchtigun- gen hinsichtlich ihrer Qualität und ihrer Auswirkungen ähnlich sind.”
“Die schwere Körperverletzung unterscheidet sich von der einfachen durch den Erfolg. Für das vorliegende Verfahren interessieren im Prinzip diejenigen der lebensgefährlichen Verletzung und der Generalklausel ("[...] andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit [...]"). Die Lebensgefahr muss eine unmittelbare sein. Es genügt nicht, dass die Verlet- zung einigermassen gefährlich ist und die Möglichkeit des Todes in die Nähe rückt, wie dies z.B. bei einem Beinbruch der Fall sein kann (Praxiskommentar StGB-T RECHSEL/GETH, 3. Aufl., Zürich/St. Gallen 2018, N 2 zu Art. 122 StGB). Vielmehr muss ein Zustand herbeigeführt worden sein, in dem sich die Möglich- keit des Todes dermassen verdichtete, dass sie zur ernstlichen und dringlichen Wahrscheinlichkeit wurde (BGE 109 IV 18, S. 20). Unter einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen Gesundheit verstehen sich Fälle, welche den unter Art. 122 StGB aufgezählten Beeinträchtigungen hinsichtlich ih- rer Qualität und ihrer Auswirkungen ähnlich sind (D ONATSCH, Strafrecht III - Zür- cher Grundrisse des Strafrechts, 11. Aufl., Zürich 2018, § 13 S. 54). Dabei wird v.a. auf die Länge des Krankenlagers, die Heilungsdauer oder Arbeitsunfähigkeit abgestellt (DONATSCH in Donatsch/Heimgartner/Isenring/Weder [Hrsg.], Schweize- risches Strafgesetzbuch mit V-StGB-MStG und JStG, 20. Aufl., Zürich 2018, N 15 zu Art. 123 StGB). Eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, welche für sich alleine noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, können in ihrer gesamtheitlichen Betrachtung diese Tatbestandsvariante ebenfalls erfüllen (vgl. siehe BSK StGB-R OTH/BERKEMEIER, 3. Aufl., Basel 2019, N 21 zu Art. 122 StGB, - 32 - m.w.H.). Der Antragssachverhalt umschreibt die zugefügten Verletzungen und qualifiziert diese als lebensgefährlich. Umstände, die sie unter dem Aspekt einer "anderen schweren Schädigung" im Sinne des Ausgeführten als schwere Verlet- zung qualifizieren würden, sind nicht erwähnt.”
“Der Privatkläger erlitt schwere mehrfache Brüche des Gesichtsschädels (insbesondere Mittelgesichtsbrüche und ein Nasenbeinbruch), überwiegend klein- fleckige Hauteinblutungen und Oberhautdefekte an den Lidhäuten und Wangen sowie über dem linken Schulterblatt und dem linken Aussenknöchel, kräftige Schwellungen der Lippen, fleckenförmige Einblutungen des Lippenrotes der Ober- lippe sowie Schleimhautdefekte an den Lippeninnenseiten sowie eine Gehirner- schütterung mit Bewusstlosigkeit bei einer GCS (Glasgow Coma Scale) von 5 und einer schweren Funktionsstörung des Gehirns. Die Verletzungen machten unmit- telbar eine gut einen Monat dauernde stationäre Behandlung mit vier Operationen in der Klinik für Unfallchirugie des Universitätsspitals Zürich (Urk. 20/6 S. 1) und einen anschliessenden rund drei Wochen dauernden Aufenthalt in einer Rehabili- tationsklinik (Urk. 20/14) notwendig. Gemäss Gutachten des Instituts für Rechts- medizin vom 8. Juli 2014 bestand für den Privatkläger aufgrund der erlitten Ver- letzungen beim Auffinden am Tatort aber auch im Verlauf der Spitalbehandlung im Universitätsspital Zürich aufgrund von typischen, auch unter optimalen Bedin- gungen nicht sicher zu verhindernden Komplikationen unmittelbare Lebensgefahr (vgl. Urk. 19/6 S. 6 ff.). Die dem Privatkläger tatsächlich zugefügten Verletzungen liegen von ihrer Schwere her damit im oberen Bereich derjenigen Beeinträchti- - 50 - gungen, die unter den Straftatbestand der schweren Körperverletzung von Art. 122 StGB fallen. Dass der Privatkläger nicht starb, ist im Wesentlichen dem Zufall bzw. dem Umstand zu verdanken, dass ärztliche Hilfe rasch und effizient erfolgte. Davon ausgehend scheint eine leichte Reduktion der hypothetischen Einsatzstrafe für das vollendete Delikt auf 4 ¼ Jahre Freiheitsstrafe als angemes- sen.”
Bei versuchter schwerer Körperverletzung ist die Strafmilderung insbesondere von der Nähe des tatbestandsmässigen Erfolges und von der Schwere der tatsächlich eingetretenen Folgen abhängig. Das Zufallsausbleiben des Erfolgs kann strafmildernd berücksichtigt werden, wirkt jedoch häufig nur begrenzt bzw. in geringerem Umfang.
“Bei der objektiven Tatschwere des vollendeten Delikts ist zu berücksichti- gen, dass der Beschuldigte mit seinem schwachen Bein bzw. Fuss trat, dennoch aber Tritte von einer nicht beachtlichen Intensität ausführte. Auch trat er beide Male auf den Geschädigten, als dieser entweder mit einem Tritt gar nicht rech- nete, da der Beschuldigte von der Seite auf den Geschädigten zu gerannt kam, oder er sich nicht schützen konnte, da er bereits Schläge anderer Beteiligter ab- wehren musste. Zu berücksichtigen ist auch, dass die Beteiligten sich die Fäuste bandagiert und einen Zahnschutz getragen sowie sich auf den Kampf vorbereitet haben. Dennoch galten für den Kampf nur rudimentäre Regeln, welche eine Ge- fährdung der Beteiligten nicht ausschlossen. Da L._____ keine schwere Verlet- zung im Sinne von Art. 122 StGB davon trug, blieb es bei einem Versuch einer solchen, was zu einer Minderung der Strafe innerhalb des ordentlichen Strafrah- mens führt. In Anbetracht des Umstands, dass das Ausmass der Strafreduktion von der Nähe des tatbestandsmässigen Erfolges und der Schwere der tatsächli- chen Folgen der Tat abhängt, ist zu festzuhalten, dass es reiner Zufall ist, dass der Geschädigte keine ernsthaften Verletzungen davon trug; die Dynamik der Kampfhandlungen war für den einzelnen Beteiligten auch schwer beeinflussbar. Allerdings muss strafmindernd berücksichtigt werden, dass der Eintritt des tatbe- standsmässigen Erfolges einer schweren Körperverletzung zu keinem Zeitpunkt - 39 - ein Thema war. Das objektive Verschulden ist angesichts des Strafrahmens von 6 Monaten bis zu 10 Jahren Freiheitsstrafe als leicht zu qualifizieren.”
“Der Tatbestand der schweren Körperverletzung sieht nach Art. 122 StGB Freiheitsstrafe zwischen sechs Monaten und zehn Jahren vor. Für die vorab als Einsatzstrafe festzulegende Sanktion der versuchten schweren Körperverletzung ist bezüglich der objektiven Tatschwere zunächst auf das Ausmass des schuldhaft herbeigeführten Erfolges abzustellen. Da es vorliegend beim Versuch blieb, ist insoweit die Nähe des Erfolges von Bedeutung (Trechsel/Affolter-Eijsten, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 2. Auflage, Zürich 2013, Art. 47 N 18). Die Vorinstanz hat zutreffend erwogen, da der Berufungskläger mit einer zusammenhängenden Handlung zweimal denselben Tatbestand erfüllt habe und es damit sinnvoll erscheine, anstelle einer Einsatzstrafe die Strafzumessung für beide Tatbestände zusammen vorzunehmen.”
“2 des strafgerichtlichen Urteils) zu Recht erwogen, dass die Inkaufnahme von massiven und bleibenden Verletzungen dem Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung inhärent sei. Diesem Umstand wird mit der gesetzlich vorgesehenen Mindeststrafe von 6 Monaten Rechnung getragen. Ein Unterschreiten dieses Strafrahmens wäre auch bei Anwendung von Art. 22 Abs. 1 StGB nur dann gerechtfertigt, wenn sowohl die objektiven Tatfolgen wie auch das subjektive Verschulden geringfügig erscheinen. Dies ist vorliegend nicht der Fall. Der Berufungskläger hat relativ schwerwiegende Verletzungen im Augenbereich verursacht und mit seinem Verhalten bewusst das Risiko einer bleibenden Schädigung geschaffen. Dieses subjektive Element fällt verschuldenserhöhend ins Gewicht. Angesichts der Tatsache, dass sich das Risiko nicht verwirklichte und der Berufungskläger eventualvorsätzlich handelte, hat die Strafe jedoch im Vergleich zum direktvorsätzlichen und vollendeten Delikt massgeblich tiefer auszufallen. Daher ist die Strafe in Würdigung der subjektiven Tatkomponenten auf 12 Monate zu erhöhen, was im Ergebnis mit Blick auf den Strafrahmen von Art. 122 StGB noch einem leichten Verschulden entspricht.”
Eine länger andauernde Arbeitsunfähigkeit kann die Tatfolgen derart verschärfen, dass sie in die Nähe einer schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 2 StGB rücken (vgl. SB200498). Ob hingegen der Umstand, dass der Verletzte seine angestammte Tätigkeit weiter ausüben kann, ihm aber «nicht mehr der gesamte Arbeitsmarkt offensteht», grundsätzlich als bleibende Arbeitsunfähigkeit im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB zu werten ist, ist offen geblieben (vgl. 6B_20/2021).
“Angesichts des bei der versuchten (eventual-)vorsätzlichen Tötung erlitte- nen Eingriffs in die physische und – mit deutlich langwierigeren Folgen als die physischen Verletzungen – psychische Integrität des Privatklägers und der rechtswidrigen sowie schuldhaften Verursachung derselben durch den Beschul- digten sind die Voraussetzungen für die Zusprechung einer Genugtuung zweifels- ohne gegeben. Der von der Vorinstanz festgesetzte Betrag von Fr. 20'000.– be- wegt sich am oberen Rand der Bandbreite der in ähnlichen Fällen zugesproche- nen Genugtuungssummen (vgl. Landolt, Genugtuungsrecht, Datenbank, Such- masken "Kopfverletzung" und "Kopfverletzung, posttraumatische Belastungsstö- rung", wobei in jüngster Zeit allerdings eine Tendenz zu höheren Genugtuungs- summen zu erkennen ist). Der Privatkläger trug von der Tat nebst einer langen und auffälligen Narbe am Hals insbesondere psychische Folgen davon, indem er seit der Tat von Panikattacken und Albträumen heimgesucht wird und deswegen auch auf Medikamente angewiesen ist bzw. sogar mehrmonatige, stationäre psy- chologische Hilfe in Anspruch nehmen musste. Hinzu kommt eine seit der Tat an- dauernde Arbeitsunfähigkeit, welche die Tatfolgen in die Nähe einer schweren Körperverletzung rückt (vgl. Art. 122 Abs. 2 StGB). Vor diesem Hintergrund er- scheint die vorinstanzlich zugesprochene Genugtuungssumme als (gerade noch) angemessen und ist zu bestätigen. - 38 -”
“Entgegen der Auffassung des Beschwerdeführers ist es jedenfalls nicht geradezu unhaltbar, wenn die Vorinstanz angesichts dieser Aussage und der medizinischen Befunde davon ausging, bei der Tätigkeit als Lagermitarbeiter / Staplerfahrer könne auf die Bedürfnisse des Beschwerdeführers Rücksicht genommen werden und er sei daher in der Lage, diese weiterhin auszuüben. Im Übrigen hat die Vorinstanz auch nicht verkannt, dass die Fehlstellung des V. Strahls dauerhaft ist. Wohl ging sie zu Gunsten des Beschwerdegegners 2 von einer "noch weiteren Heilungsmöglichkeit" aus, "als bisher eingetreten ist", präzisierte dies indessen dahingehend, als die von der am 22. Oktober 2020 im Kantonsspital Baselland durchgeführten Korrekturosteotomie erwartete Verbesserung "nur geringgradig" sein würde. Die in diesem Zusammenhang erhobene Rüge der Gehörsverletzung geht fehl, da der Beschwerdeführer nicht präzise angibt, mit welchen im kantonalen Verfahren vorgebrachten Argumenten sich die Vorinstanz darüber hinaus im Einzelnen hätte auseinandersetzen müssen. Somit ist für das Bundesgericht die Feststellung der Vorinstanz massgebend, wonach der Beschwerdeführer in seiner angestammten Tätigkeit zu 100 % arbeitsfähig ist. Ob es aber grundsätzlich eine bleibende Arbeitsunfähigkeit im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB begründen kann, wenn die verletzte Person wohl noch in ihrem angestammten Tätigkeitsgebiet arbeitsfähig ist, ihr aber "nicht mehr der gesamte Arbeitsmarkt offensteht", braucht an dieser Stelle nicht erörtert zu werden, zumal die Vorinstanz keine dahingehenden Feststellungen getroffen hat und der Beschwerdeführer nicht aufzeigt, dass sie dies hätte tun müssen (vgl. E. 2.1 hiervor).”
Sind gegen mehrere verfahrensrelevant miteinander verknüpfte Personen Strafuntersuchungen eröffnet, hat die Staatsanwaltschaft nach Auffassung der Rechtsprechung grundsätzlich alle betroffenen Personen dem Strafrichter zu überweisen, damit dieser über die strafrechtliche Beurteilung der zusammenhängenden Taten entscheidet. Ein einseitiges Weiterverfolgen einer Partei bei gleichzeitiger Einstellung der gegen andere gerichteten Verfahren kann die Unschuldsvermutung und verwandte Verfahrensrechte verletzen.
“2 CEDH s’étend aussi aux procédures judiciaires qui précèdent le renvoi de l’inculpé en jugement (ATF 147 I 386 consid. 1.2 et les références citées). Lorsque des instructions pénales sont ouvertes contre des protagonistes dont les comportements sont intimement liés, le Ministère public doit tous les renvoyer en jugement afin que le juge matériellement compétent se prononce sur les conditions de réalisation des infractions. S’agissant du cas dans lequel deux personnes portent plainte l’une contre l’autre pour la même infraction, le ministère public viole la présomption d’innocence de la première personne s’il renvoie celle-ci en jugement mais décide de classer la procédure dirigée contre la deuxième personne au motif qu’elle a agi en état de légitime défense (ATF 147 I 386 consid. 1.5 ; Luisoni, Le classement violant la présomption d’innocence de la partie plaignante, in : www.lawinside.ch/1076/). 2.3 2.3.1 L'art. 123 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0) réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. A titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; TF 6B_782/2020 du 7 janvier 2021 consid. 3.1 ; TF 6B_385/2020 du 12 août 2020 consid. 2.1). Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommage à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n'a causé aucune douleur physique (ATF 134 IV 189 consid. 1.2). L'atteinte au sens de l'art. 126 CP présuppose une certaine intensité (TF 6B_1191/2019 du 4 décembre 2019 consid.”
“Une condamnation aux frais ne peut se justifier que si, en raison du comportement illicite du prévenu, l'autorité était légitimement en droit d'ouvrir une enquête. Elle est en tout cas exclue lorsque l'autorité est intervenue par excès de zèle, ensuite d'une mauvaise analyse de la situation ou par précipitation (arrêts du Tribunal fédéral 6B_429/2017 du 14 février 2018 consid. 5.1 ; 6B_1176/2015 du 23 novembre 2016 consid. 1.1 ; 6B_380/2016 du 16 novembre 2016 consid. 5.2). La mise des frais à la charge du prévenu en cas d'acquittement ou de classement de la procédure doit en effet rester l'exception (ATF 116 Ia 162 consid. 2c). 3.4. En l’espèce, le Ministère public a retenu que le rôle du recourant, qui alléguait avoir tenté de défendre son frère en repoussant C______ avec les mains, voire les pieds, demeurait indéterminé à l'issue de l'instruction, soit notamment après l'audition des victimes, des témoins et des autres prévenus. Faute de soupçon suffisant, il a classé la procédure s'agissant des infractions de lésions corporelles graves (art. 122 CP) et d'agression (art. 134 CP). En motivant la mise à sa charge d'une partie des frais de la procédure et le refus de l'indemnité sollicitée par le fait qu'en participant à l'altercation et en donnant des coups à C______, le prévenu avait violé le droit civil non écrit qui interdit de créer un état de fait propre à causer un dommage à autrui sans prendre les mesures nécessaires afin d'en éviter la survenance, démontrant ainsi sa faute, le Procureur a visé le même comportement que celui ayant donné lieu au classement de la procédure, en sa faveur. Or, il est exclu, sous peine de violer la présomption d'innocence dont bénéficie le recourant, de justifier une mise à la charge des frais et/ou un refus d'indemnité en motivant celui-ci par les mêmes faits que ceux ayant conduit au prononcé de l'ordonnance de classement. Il en résulte que le chiffre 5 du dispositif de l'ordonnance querellée sera annulé et que les frais de première instance seront laissés à la charge de l'État. Par contre, le respect du double degré de juridiction doit conduire à annuler le chiffre 6 du dispositif de la décision querellée et à renvoyer la cause à l'autorité précédente pour qu'elle se détermine à nouveau sur l'indemnité (art.”
Als «andere schwere Schädigung» im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die in ihrer Schwere mit den in Abs. 1–2 genannten Fällen vergleichbar ist. Dies ist etwa dann anzunehmen, wenn die Schädigung mit einer langen Bewusstlosigkeit, einer mehrmonatigen Hospitalisation, einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit über viele Monate verbunden ist. Weiter kann die kumulative Würdigung mehrerer einzelner Beeinträchtigungen, die für sich noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, insgesamt zur Annahme einer «anderen schweren Schädigung» führen.
“1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter (Urteil 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager ("plusieurs mois d'hospitalisation"), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes ("de nombreux mois d'incapacité de travail") verbunden ist (BGE 124 IV 53 E. 2; Urteile 6B_514/2019 vom 8. August 2019 E. 2; 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Im Übrigen kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_26/2011 vom 20. Juni 2011 E. 2.4.2).”
“Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêts 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1; 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 de cette disposition définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid.”
“Beispielsweise ist in BGE 101 IV 381 ein Schädelbruch, verbunden mit teilweisem Gehörverlust und Ohrensausen sowie verschiedenen Schnittwunden im Gesicht, deren Heilung nicht gesichert war, unter die Generalklausel von Art. 122 StGB subsumiert worden. Ergänzend bzw. teilweise wiederholend ist Folgendes festzuhalten: Nach Art. 122 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2), oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Als «andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit» im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager («plusieurs mois d'hospitalisation»), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes («de nombreux mois d'incapacité de travail») verbunden ist (BGE 124 IV 53 E. 2; Urteile des Bundesgerichts 6B_514/2019 vom 8. August 2019 E. 2 und 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Im Übrigen kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile des Bundesgerichts 6B_26/2011 vom 20. Juni 2011 E. 2.4 mit Hinweis und 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2). Hat der Täter sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale erfüllt und seine Tatentschlossenheit manifestiert, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind, liegt ein Versuch vor (vgl.”
“2 StGB gelten vor allem die Extremitäten wie Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke (Urteile 6B_115/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3; 6B_405/2012 vom 7. Januar 2013 E. 3.2.1; je mit Hinweisen). Unbrauchbar ist ein wichtiges Organ oder Glied nur, wenn es in seinen Grundfunktionen erheblich gestört ist. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Was die bleibende Arbeitsunfähigkeit betrifft, genügt es, wenn diese in der angestammten Tätigkeit der verletzten Person besteht, zumal die in Art. 122 StGB vorausgesetzte Schwere der Körperverletzung auch aufgrund des Umstandes gegeben wäre, dass der verletzten Person dadurch ein Berufswechsel aufgezwungen wird (Urteil 6B_442/2019 vom 26. August 2019 E. 1.3.3 mit Hinweisen). Die in Art. 122 Abs. 1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter (Urteil 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager ("plusieurs mois d'hospitalisation"), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes ("de nombreux mois d'incapacité de travail") verbunden ist (BGE 124 IV 53 E. 2; Urteile 6B_514/2019 vom 8. August 2019 E. 2; 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Im Übrigen kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteil 6B_26/2011 vom 20. Juni 2011 E. 2.4 mit Hinweis). Der Begriff der schweren Körperverletzung ist mit Blick auf den Einzelfall auszulegen. In Grenzfällen weicht das Bundesgericht nur mit einer gewissen Zurückhaltung von der Beurteilung der Vorinstanz ab (BGE 129 IV 1 E.”
Bei der Beurteilung, ob eine «lésion grave et permanente» im Sinne von Art. 122 StGB vorliegt, erfolgt eine gemischte objektiv-subjektive Würdigung; dabei sind die persönliche Situation und insbesondere die berufliche Lage der betroffenen Person zu berücksichtigen.
“Il y a lésion grave et permanente selon l’al. 2 de l’art. 122 CP dans plusieurs cas de figure. Est d’abord appréhendée la perte définitive, mais aussi une sévère dégradation ou une atteinte durable et irréversible, d’un membre ou d’un organe important, selon une appréciation mêlant des critères objectifs et subjectifs, en lien avec la situation et la profession de la victime. Ensuite, doit également être prise en compte toute diminution ou perte d’une faculté humaine subie par la victime, de manière durable ou permanente, liée à des atteintes d’ordre physique ou psychique. Il n’est pas nécessaire que la pathologie soit incurable. Finalement, une défiguration, soit un préjudice esthétique grave, important et permanent, doit elle aussi être qualifiée de lésion corporelle grave (Michel Dupuis et al., op. cit., nos 11-14 ad art. 122 CP).”
Bei mehrfachen, zeitlich nahe beieinanderliegenden und ähnlich gelagerten schweren Delikten im sozialen Nahraum kann sich aus Gründen der Spezialprävention die Verhängung von Freiheitsstrafen rechtfertigen.
“Vorliegend sehen sowohl die versuchte Körperverletzung als auch die sexuelle Nötigung eine Geld- oder Freiheitsstrafe vor (Art. 122 Abs. 1 StGB in der bis zum 1. Januar 2018 geltenden Version als lex mitior, ebenso Art. 34 StGB in der alten Fassung als lex mitior Geldstrafe bis 360 Tagessätze möglich). Nicht nur weisen die Delikte insbesondere einen zeitlichen Konnex auf, da sie innerhalb einer kurzen Zeitspanne geschehen sind, sondern ähneln sie sich auch vom Vorgehen. So handelt es sich um schwerwiegende Delikte gegen die körperliche Integrität im sozialen Nahraum. Auch rechtfertigt sich aus Gründen der Spezialprävention die Verhängung von Freiheitsstrafen in Bezug auf beide Schuldsprüche, da der Berufungskläger so vom Asperationsprinzip profitiert (vgl. BGer 6B_1216/2017 vom 11. Juni 2018 E. 1.1.1 und 6B_523/2017 vom 23. August 2018 E. 1.3.2).”
Die Generalklausel von Art. 122 StGB erfasst auch schwere Beeinträchtigungen der geistigen Gesundheit. Nach Lehre und Rechtsprechung kann unter dieser Generalklausel auch eine zwar nicht bleibende, aber langandauernde Arbeitsunfähigkeit oder Invalidität infolge psychischer Störungen dem Tatbestand der schweren Körperverletzung unterfallen.
“Trotz der einfachen Körperverletzung in der Form einer posttraumatischen Belastungsstörung und einer rezidivierenden depressiven Störung hat der Rekurrent gemäss dem Arztbericht vom 29. Februar 2020 immer 100 % gearbeitet (vgl. auch psychiatrisches Gutachten vom 7. September 2021 S. 8). Erst seit August 2019 ist der Rekurrent arbeitsunfähig und erst seit August 2020 invalid (vgl. oben E. 5.1.1 und 5.1.6). Unter diesen Umständen fragt sich, ob die seit dem Jahr 2019 eingetretene Verschlimmerung der Beeinträchtigung der psychischen Gesundheit des Rekurrenten unter Berücksichtigung ihrer Folgen allenfalls eine neue Straftat in der Form einer schweren Körperverletzung im Sinn von Art. 122 oder Art. 125 Abs. 2 StGB begründet. In Betracht kommen dabei höchstens eine bleibende Arbeitsunfähigkeit oder Geisteskrankheit und eine andere schwere Schädigung der geistigen Gesundheit. Mit der bleibenden Arbeitsunfähigkeit oder Geisteskrankheit ist eine dauernde und irreversible Beeinträchtigung der Gesundheit gemeint (Roth/Berkemeier, a.a.O., Art. 122 StGB N 16). Gestützt auf die Generalklausel der anderen schweren Schädigung der geistigen Gesundheit kann zumindest unter Mitberücksichtigung weiterer Beeinträchtigungen auch eine zwar nicht bleibende, aber lange dauernde Arbeitsunfähigkeit oder Invalidität unter den Tatbestand der schweren Körperverletzung subsumiert werden (vgl. Geth, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], StGB Praxiskommentar, 4. Auflage, Zürich 2021, Art. 122 N 9; Roth/Berkemeier, a.a.O., Art. 122 StGB N 21). Eine bleibende Arbeitsunfähigkeit oder Invalidität des Rekurrenten ist auch mit dem reduzierten Beweismass der überwiegenden Wahrscheinlichkeit nicht erstellt (vgl. insb. oben E. 5.1.6). Hingegen erscheint es denkbar, die Beeinträchtigung seiner psychischen Gesundheit unter Mitberücksichtigung der seit 2019 eingetretenen Folgen unter der Generalklausel als schwere Körperverletzung zu qualifizieren. Ob die Qualität und die Auswirkungen der Verletzung dafür tatsächlich genügen, kann offenbleiben, weil der Tatbestand der schweren Körperverletzung aus den nachstehenden Gründen ohnehin nicht erfüllt wäre (vgl.”
“Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt, wenn er Gift, eine Waffe oder einen gefährlichen Gegenstand gebraucht (Art. 123 Ziff. 2 StGB). Die schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB unterscheidet sich von der einfachen Körperverletzung nach Art. 123 StGB durch die Schwere des herbeigeführten Erfolgs. Die Abgrenzung von der einfachen Körperverletzung geschieht in der Weise, dass das Gesetz vorab lebensgefährliche Verletzungen als schwere Körperverletzungen bezeichnet (Abs. 1), sodann eine Reihe von Beispielfällen bzw. -gruppen auflistet (Abs. 2), die als schwere Verletzungen zu gelten haben, und schliesslich eine Generalklausel (Abs. 3) anführt. Letztere hebt insbesondere hervor, dass es nicht nur um die eigentliche körperliche Schädigung geht, sondern ebenso um die Beeinträchtigung der körperlichen oder geistigen Gesundheit (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar zum Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019 [nachfolgend BSK StGB-Autor], N 1 und 4 zu Art. 122). Art. 123 StGB erfasst alle Körperverletzungen, welche nicht schwer im Sinne von Art. 122 StGB, aber auch nicht mehr blosse Tätlichkeiten gemäss Art. 126 StGB sind, also namentlich das Zufügen äusserer oder innerer Verletzungen und Schädigungen wie unkomplizierte, verhältnismässig rasch und problemlos völlig ausheilende Knochenbrüche oder Hirnerschütterungen, durch Schläge, Stösse oder dergleichen hervorgerufene Quetschungen und Schürfungen, ausser wenn sie keine weitere Folge haben als eine vorübergehende harmlose Störung des Wohlbefindens. Wo indessen die auch nur vorübergehende Störung einem krankhaften Zustand gleichkommt (zum Beispiel durch Zufügen von erheblichen Schmerzen), ist eine einfache Körperverletzung gegeben (Trechsel/Geth, Praxiskommentar Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2021, N 2 zu Art. 123; BGE 103 IV 65 S. 70).”
“Une ordonnance de non-entrée en matière doit être rendue lorsqu'il existe des empêchements de procéder (art. 310 al. 1 let. b CPP), par exemple lorsque le délai pour déposer plainte prévu par l'art. 31 CP n'a pas été respecté (arrêt du Tribunal fédéral 6B_848/2018 du 4 décembre 2018 consid. 1.5). 3.2. Selon l'art. 122 al. 1 CP, une lésion corporelle est grave lorsque la victime a été blessée de façon à mettre sa vie en danger. L'art. 122 CP réprime également le comportement de celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, aura défiguré une personne de façon grave et permanente (al. 2), ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). La clause générale de l'alinéa 3 a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). 3.3. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. 3.4. Se rend coupable de menaces celui qui, par une menace grave, alarme ou effraie une personne. L'infraction est poursuivie sur plainte (art. 180 CP). 3.5. Les infractions aux art. 123 et 180 CP se poursuivent, soit sur plainte (al. 1), soit d'office si l'auteur est le partenaire de la victime, pour autant qu'ils fassent ménage commun pour une durée indéterminée et que l'atteinte ait été commise durant cette période ou dans l'année qui a suivi la séparation (al. 2). Cette seconde hypothèse vise une relation de concubinage stable (arrêts du Tribunal fédéral 6B_757/2020 du 4 novembre 2020 consid 2.2 et 6B_1057/2015 du 25 mai 2016 consid.”
Für die Einstufung einer fahrlässigen Schädigung als «schwer» im Sinne von Art. 125 Abs. 2 StGB sind die Kriterien von Art. 122 Abs. 1–3 massgeblich; dies umfasst auch die Generalklausel von Art. 122 Abs. 3.
“Gemäss Art. 125 Abs. 1 StGB wird mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe bestraft, wer fahrlässig einen Menschen am Körper oder an der Gesundheit schädigt. Ist die Schädigung schwer, so wird der Täter von Amtes wegen verfolgt (Art. 125 Abs. 2 StGB). Der objektive Tatbestand der Körperverletzung muss bei fahrlässiger Begehung in genau gleicher Weise gegeben sein wie bei vorsätzlicher (BSK StGB-Roth/Keshelava, 4. Aufl. 2019, Art. 125 Rz 2). Nach einhelliger Lehre und Praxis ist im Übrigen eine Körperverletzung schwer im Sinne von Art. 125 Abs. 2 StGB, wenn sie die Qualifikationsmerkmale der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 erfüllt (BSK StGB-Roth/Keshelava, Art. 125 Rz 4). Nach Art. 122 StGB wird mit Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren bestraft, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt, den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig macht, eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (schwere Körperverletzung). Wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise an Körper oder Gesundheit schädigt, wird auf Antrag mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe bestraft (Art. 123 Ziff. 1 StGB; einfache Körperverletzung). Die in Art. 122 Abs. 1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter. Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager ("plusieurs mois d'hospitalisation"), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes ("de nombreux mois d'incapacité de travail") verbunden ist (Urteil BGer 6B_20/2021 vom 17.”
“Wer fahrlässig einen Menschen am Körper oder an der Gesundheit schä- digt, wird, auf Antrag, mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe be- straft (Art. 125 Abs. 1 StGB). Ist die Schädigung schwer, so wird der Täter von Amtes wegen verfolgt (Art. 125 Abs. 2 StGB). Nach Art. 122 StGB begeht eine schwere (vorsätzliche) Körperverletzung, wer vorsätzlich einen Menschen le- bensgefährlich verletzt (Abs. 1), wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied un- brauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2) oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Als eine von der Generalklausel i.S.v. Art. 122 Abs. 3 StGB einbezogene "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesund- heit" kommen nur Beeinträchtigungen in Betracht, die hinsichtlich ihrer Qualität mit den in Abs. 1 und 2 derselben Bestimmung aufgeführten Verletzungen ver- - 6 - gleichbar sind (statt vieler R OTH/BERKEMEIER, in: Niggli/Wiprächtiger [Hrsg.], Bas- ler Kommentar, Strafrecht I, 4. Aufl.”
Fehlt eine konkrete Lebensgefahr (Art. 122 Abs. 1), schliesst dies nicht aus, dass die gesamthaft erlittenen körperlichen und psychischen Folgen — etwa somatische Verletzungen zusammen mit Symptomen eines posttraumatischen Belastungsstörung — nach der Generalklausel als schwere Folgen bewertet werden können.
“Il est en outre astreint à un suivi physiothérapeutique lourd, des séances d'ergothérapie étant également prévues. Depuis la survenance des faits, le plaignant est en incapacité totale de travail, étant précisé qu'à teneur des constatations faites par le médecin du travail en février 2024, une reprise est exclue à ce stade (cf. avis médical du 26 février 2024). Vu l'évolution de son état physique, l'intéressé devra vraisemblablement renoncer à réintégrer ses fonctions d'instructeur au sein de la police et doit s'attendre à une réorientation professionnelle vers des tâches de nature plus administrative. Sur le plan psychique, de nombreux symptômes caractéristiques d'un trouble de stress post-traumatique ont été relevés, l'intéressé présentant notamment une anxiété persistante, une humeur dépressive, une fatigue généralisée, des troubles significatifs du sommeil, une hypervigilance et des flashbacks (cf. attestations des 27 avril 2023 et 4 mars 2024). Si les lésions décrites supra n'ont pas mis sa vie concrètement en danger (art. 122 al. 1 CP) et ne peuvent pas non plus être considérées comme des lésions graves et permanentes (art. 122 al. 2 CP), le Tribunal considère que, prises dans leur ensemble, dites lésions revêtent une importance comparable pour pouvoir être qualifiées de graves sous l'angle de la clause générale prévue à l'art. 122 al. 3 CP. S'agissant de l'examen du lien de causalité, il ne fait aucun doute que les lésions subies par le plaignant trouvent leur origine dans le comportement du prévenu, l'intéressé ne souffrant d'ailleurs d'aucun problème particulier avant la survenance des faits. Ce sont dès lors bien ces derniers qui ont conduit à la péjoration de son état, tant sur le plan physique que psychique. Sur le plan subjectif, il y a lieu de retenir qu'en assénant un coup de poing au plaignant - alors que ce dernier était en état de décontraction et lui tournait le dos - et en l'étranglant, puis, une fois à terre, en continuant à se débattre avec violence, le prévenu a nécessairement envisagé et s'est, pour le moins, accommodé de lui causer des lésions graves.”
“Il est en outre astreint à un suivi physiothérapeutique lourd, des séances d'ergothérapie étant également prévues. Depuis la survenance des faits, le plaignant est en incapacité totale de travail, étant précisé qu'à teneur des constatations faites par le médecin du travail en février 2024, une reprise est exclue à ce stade (cf. avis médical du 26 février 2024). Vu l'évolution de son état physique, l'intéressé devra vraisemblablement renoncer à réintégrer ses fonctions d'instructeur au sein de la police et doit s'attendre à une réorientation professionnelle vers des tâches de nature plus administrative. Sur le plan psychique, de nombreux symptômes caractéristiques d'un trouble de stress post-traumatique ont été relevés, l'intéressé présentant notamment une anxiété persistante, une humeur dépressive, une fatigue généralisée, des troubles significatifs du sommeil, une hypervigilance et des flashbacks (cf. attestations des 27 avril 2023 et 4 mars 2024). Si les lésions décrites supra n'ont pas mis sa vie concrètement en danger (art. 122 al. 1 CP) et ne peuvent pas non plus être considérées comme des lésions graves et permanentes (art. 122 al. 2 CP), le Tribunal considère que, prises dans leur ensemble, dites lésions revêtent une importance comparable pour pouvoir être qualifiées de graves sous l'angle de la clause générale prévue à l'art. 122 al. 3 CP. S'agissant de l'examen du lien de causalité, il ne fait aucun doute que les lésions subies par le plaignant trouvent leur origine dans le comportement du prévenu, l'intéressé ne souffrant d'ailleurs d'aucun problème particulier avant la survenance des faits. Ce sont dès lors bien ces derniers qui ont conduit à la péjoration de son état, tant sur le plan physique que psychique. Sur le plan subjectif, il y a lieu de retenir qu'en assénant un coup de poing au plaignant - alors que ce dernier était en état de décontraction et lui tournait le dos - et en l'étranglant, puis, une fois à terre, en continuant à se débattre avec violence, le prévenu a nécessairement envisagé et s'est, pour le moins, accommodé de lui causer des lésions graves.”
Die frühere Fassung von Art. 122 StGB sah neben einer Freiheitsstrafe bis zu zehn Jahren auch eine Geldstrafe von mindestens 180 Tagessätzen vor. Mit der Revision des Sanktionsrechts, die am 1. Januar 2018 in Kraft trat, wurde der Strafrahmen vereinheitlicht; Art. 122 sieht seither eine Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren vor.
“Strafrahmen und Zumessungsgrundsätze Die Bestimmung von Art. 122 StGB (schwere Körperverletzung) sieht einen Straf- rahmen von sechs Monaten bis zu zehn Jahren Freiheitsstrafe vor. Die Vorinstanz ging fälschlicherweise noch von einem unteren Strafrahmen von 180 Tagessätzen Geldstrafe aus (vgl. die per 1. Januar 2018 in Kraft getretene Revision der Strafar- ten und Strafrahmen mit Bundesgesetz vom 19. Juni 2015 [AS 2016 1249; BBl 2012 4721]). Tätlichkeiten im Sinne von Art. 126 Abs. 1 StGB werden mit Busse geahndet. Hinsichtlich der Zumessungsgrundsätze kann grundsätzlich auf die zutreffenden Erwägungen der Vorinstanz verwiesen werden (Urk. 45 S. 38 – 40).”
“La réforme du droit des sanctions entrée en vigueur le 1er janvier 2018 a modifié non seulement les dispositions énoncées par la première instance, mais également certaines dispositions de la partie spéciale du CP, dont l’art. 122 relatif à l’infraction de lésions corporelles graves. Les éléments constitutifs de l’infraction n’ont pas été modifiés, contrairement à la peine-menace. Avant l’entrée en vigueur de cette réforme, il était prévu que l’auteur de lésions corporelles graves pouvait être puni « d’une peine privative de liberté de 10 ans au plus ou d’une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins » (art. 122 du Code pénal dans sa teneur avant la révision sur le droit des sanctions entrée en vigueur le 1er janvier 2018 [aCP ; RS 311.0]). En revanche, cette disposition dans sa version actuelle prévoit que l’auteur sera puni « d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans » (art. 122 CP). La peine prévue par le nouveau droit est donc plus sévère.”
Für die Anwendung von Art. 122 StGB ist eine bestimmte Schwere der Gesundheitseinbusse erforderlich; dazu zählen auch dauerhafte oder gravierende Folgen wie bleibende Taubheit oder anhaltende psychische Störungen. Bei der Würdigung ist die Kausalität zwischen Tat und Gesundheitsfolge insbesondere im Hinblick auf die adäquate Ursache zu prüfen.
“Das fahrlässige Erfolgsdelikt als Handlungsdelikt setzt einen durch eine Tathandlung herbeigeführten Eintritt eines Erfolgs voraus (vgl. Stefan Trechsel/Bijan Fateh-Moghadam, a.a.O., N 24). Die Körperverletzungsdelikte gemäss Art. 122 ff. StGB schützen einerseits die körperliche Integrität und andererseits die körperliche und geistige Gesundheit. Aus der Abstufung der Tatbestände in Art. 122 ff. StGB ergibt sich, dass stets eine bestimmte Schwere der Einbusse an Gesundheit vorliegen muss (vgl. Christopher Geth, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl., Vor Art. 122 N 4 f., m.w.H.). Als einfach gelten alle Körperverletzungen, die nicht schwer i.S.v. Art. 122 StGB, aber auch nicht mehr blosse Tätlichkeiten i.S.v. Art. 126 StGB sind. Sobald auch bloss vorübergehende Störungen einem krankhaften Zustand gleichkommen, ist eine einfache Körperverletzung gegeben (vgl. Stefan Trechsel/Christopher Geth, a.a.O., Art. 123 N 2, mit Hinweis auf die bundesgerichtliche Rechtsprechung).”
“Aucun constat d’antécédent médical, respectivement de comorbidité de quelque ordre que ce soit n’a en revanche été observé. A l’inverse, il apparaît que I.________ a présenté des symptômes de stress post-traumatique, puisqu’il a entrepris un suivi psychologique en août 2020, en raison d’une humeur très basse et d’une anxiété marquée avec la peur d’être agressé à tout moment par des inconnus ; qu’il a perdu l’ensemble de ses capacités de travail et ne parvient plus non plus à assumer son rôle de père, passant son temps isolé dans sa chambre (P. 104). S’agissant de la surdité, il ressort des rapports établis successivement qu’elle ne s’est pas améliorée malgré l’administration d’un traitement de corticoïdes et plusieurs consultations successives (P. 60/2 ; P. 69 ; P. 75 ; P. 83 ; P. 108). Au vu de ce qui précède, et notamment de la gravité des lésions causées et de leurs circonstances, c’est à juste titre que les premiers juges ont retenu, d’une part, que les lésions corporelles causées par V.________ étaient graves au sens de l’art. 122 CP et, d’autre part, qu’elles s’inscrivaient – sans que l’on ne puisse objectivement mettre en évidence la moindre rupture – dans un rapport de causalité naturelle et adéquate avec les actes appréhendés. Le moyen de l’appelant sur ce point doit être rejeté. La relation de causalité entre la surdité de I.________ et les faits du 4 juillet 2019 doit être retenue. Pour le surplus, on donnera acte à l’appelant que « l’intime conviction » exprimée par les premiers juges n’a effectivement pas sa place ici, la notion de causalité adéquate étant une question de droit et non de fait. 4. Violence ou menace contre les autorités ou les fonctionnaires 4.1 L’appelant considère en substance qu’il doit être libéré de cette infraction car ce n’est pas de son fait mais de celui de son trouble mental. Autrement dit, l’appelant plaide l’irresponsabilité. 4.2 Aux termes de l’art. 285 ch. 1 al. 1 CP, celui qui, en usant de violence ou de menace, aura empêché une autorité, un membre d’une autorité ou un fonctionnaire à faire un acte entrant dans ses fonctions, les aura contraints à faire un tel acte ou se sera livré à des voies de fait sur eux pendant qu’ils y procédaient, sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.”
Auch im Notwehrexzess kann Vorsatz vorliegen; damit ist eine Verurteilung wegen versuchten schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB möglich (vgl. in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 und Art. 16 Abs. 1 StGB).
“Im Ergebnis ist der Beschuldigte demnach für sein Verhalten in der Zelle K. aufgrund einer versuchten schweren Körperverletzung im Notwehrexzess gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB und Art. 16 Abs. 1 StGB zu verurteilen.”
Bei älteren oder besonders verletzlichen Opfern kann bereits ein heftiger Schlag — etwa ins Gesicht — dazu führen, dass der Täter das Eintreten einer schweren Körperverletzung zumindest eventualvorsätzlich in Kauf nimmt. Ob dies zutrifft, hängt von der Heftigkeit des Schlages und der Verfassung des Opfers ab; es ist daher keine automatische, sondern eine fallabhängige Annahme.
“Aus dem aktuellsten Arztbericht von Dr. O.________ gehe hervor, dass er die Privatklägerin nach dem Verfassen seines letzten Berichts noch acht weitere Male untersucht habe. Meistens sei es dabei um nicht mit der Straftat zusammenhängende Beschwerden gegangen. Eine Besserung der gesundheitlichen Schäden habe sich seit der ersten Beurteilung gemäss Dr. O.________ allerdings nicht gezeigt. Gemäss den Feststellungen der aktuellen Hausärztin der Privatklägerin leide diese noch immer an einer posttraumatischen Belastungsstörung. In rechtlicher Hinsicht machte die Vertretung der Privatklägerin geltend (pag. 2142 f.), man wisse vorliegend nicht ganz genau, ob es sich um einen heftigen Faustschlag oder einen sehr heftigen Schlag mit der flachen Hand gehandelt habe. Es komme auf die Heftigkeit des Schlags sowie auf die Verfassung des Opfers an (Urteil des Bundesgerichts 6B_802/2013 vom 27. Januar 2014 E. 2.3.3). Vorliegend erfülle die Gesamtheit der erlittenen Beeinträchtigungen den objektiven Tatbestand von Art. 122 Al. 3 StGB. Man hätte durchaus auch Art. 122 Al. 2 StGB plausibel vertreten können. Zum subjektiven Tatbestand lasse sich festhalten, dass wer einer älteren Frau mit einer solchen Wucht ins Gesicht schlage, mit einem Sturz und einer schweren Körperverletzung rechnen müsse. Es möge sein, dass der Beschuldigte nicht mit einem direkten Vorsatz gehandelt habe, allerdings habe er das verheerende Resultat des Übergriffs eventualvorsätzlich in Kauf genommen.”
Bei Mehrfachstraftaten bildet die versuchte schwere Körperverletzung (Art. 122 Abs. 4 StGB) den Ausgangspunkt für die Festlegung der Einsatzstrafe; andere, andersartige Delikte (z.B. Angriff) sind sodann durch Asperation anzupassen. Eine Gesamtstrafe kann nur bei gleichartigen Strafen gebildet werden; ungleichartige Strafen sind kumulativ zu verhängen. Strafschärfungs- und Strafmilderungsgründe führen nur bei aussergewöhnlichen Umständen zu einer Überschreitung des ordentlichen Strafrahmens.
“1 StGB in Anwendung des Aspe- rationsprinzips (BGE 144 IV 313 E. 1.1.; BGE 141 IV 61 E. 6.1.2; je mit Hinweisen). Darauf sowie auf die zutreffenden vorinstanzlichen Erwägungen (Urk. 62 S. 22 f.) kann verwiesen werden. 1.2.Die Bildung einer Gesamtstrafe ist nur bei gleichartigen Strafen möglich. Ungleichartige Strafen sind kumulativ zu verhängen, da das Asperationsprinzip nur greift, wenn mehrere gleichartige Strafen ausgesprochen werden. Mehrere gleich- artige Strafen liegen vor, wenn das Gericht im konkreten Fall für jeden einzelnen Normverstoss gleichartige Strafen ausfällen würde. Dass die anzuwendenden Strafbestimmungen abstrakt gleichartige Strafen androhen, genügt nicht (BGE 142 IV 265 E. 2.3.2; BGE 138 IV 120 E. 5.2; je mit Hinweisen). 1.3.Der Tatbestand der (versuchten) schweren Körperverletzung sieht von Gesetzes wegen nur eine Freiheitsstrafe als Sanktionsart vor und weist einen abstrakten Strafrahmen von sechs Monaten bis zehn Jahre Freiheitsstrafe auf (aArt. 122 Abs. 4 StGB). Der Tatbestand des Angriffs ist mit Freiheitsstrafe bis zu - 20 - fünf Jahren oder Geldstrafe bedroht (Art. 134 StGB). Im Ergebnis ist der Vorinstanz betreffend Strafart beizupflichten (vgl. Urk. 62 S. 23). Schon aus spezialpräventiven Gesichtspunkten – der mehrfach vorbestrafte Beschuldigte hat sich in der Ver- gangenheit weder von bedingten Freiheitsstraften noch unbedingten Freiheits- strafen bzw. Bussen beeindrucken lassen (vgl. Urk. 18/5; Urk. 36; Prot. I S. 7 f. und Urk. 77 S. 7 ff.) – kommt entgegen den Ausführungen der Verteidigung für den begangenen Angriff nur eine Freiheitsstrafe in Betracht. Ausgangspunkt der Straf- zumessung bildet demnach die versuchte schwere Körperverletzung, wofür eine Einsatzstrafe festzulegen ist, welche in der Folge für den Angriff angemessen zu asperieren ist. 1.4.Strafschärfungs- und Strafmilderungsgründe führen nur bei aussergewöhn- lichen Umständen dazu, die Grenzen des ordentlichen Strafrahmens zu verlassen und sie nach oben oder unten zu erweitern (BGE 136 IV 55 E.”
Die Strafuntersuchung wurde wegen versuchter schwerer Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB (i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB) ausgedehnt.
“Juni 2019 bis 3. Oktober 2019 in Polizeihaft mit anschliessen- der Untersuchungshaft. Vom 4. Oktober 2019 bis zum 9. Dezember 2020 befand er sich im vorzeitigen Strafvollzug. C. B. reichte am 12. Juni 2019 eine Zivilklage gegen den Beschuldigten ein. D. Mit Verfügung vom 13. Juni 2019 der Staatsanwaltschaft Graubünden wur- de Rechtsanwalt Alexander Egli als amtlicher Verteidiger des Beschuldigten ein- gesetzt. Mit Verfügung vom 18. September 2019 wurde er sodann auf eigenes Ersuchen hin aus dem Amt entlassen. Mit Verfügung vom 24. September 2019 ernannte die Staatsanwaltschaft Graubünden Rechtsanwalt Mario Thöny als amt- lichen Verteidiger, welcher mit Verfügung des erstinstanzlichen Strafgerichts vom 8. Dezember 2020 aus seinem Amt entlassen wurde. Am 3. Februar 2021 wurde Rechtsanwalt Erich Vogel als amtlicher Verteidiger ernannt. E. Mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Graubünden vom 2. September 2019 wurde die Strafuntersuchung ausgedehnt wegen versuchter schwerer Körperver- letzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB etc. F. Am 21. Juli 2020 erhob die Staatsanwaltschaft Graubünden Anklage gegen den Beschuldigten. Darin wird ihm zusammengefasst vorgeworfen, er habe sich geweigert, sich gegenüber einer uniformierten Securitrans Patrouille auszuweisen. Eine 48-stündige Wegweisung vom Areal des Bahnhofs C. habe er miss- achtet. Er habe sich in der erneuten Kontrolle aggressiv verhalten und mehrmals versucht, sich der Kontrolle zu entziehen, was ihm schliesslich durch Flucht ge- lungen sei. Der Beschuldigte habe sich der Hinderung einer Amtshandlung gemäss Art. 286 StGB und des Ungehorsams gegen Anordnungen eines Sicher- heitsorgans des öffentlichen Verkehrs gemäss Art. 9 BGST schuldig gemacht (An- klageziffer 1.1). Weiter soll der Beschuldigte am frühen Morgen des 12. Mai 2019 im Rahmen eines verbalen Streits D. als "Nuttensohn" bezeichnet haben. Im Anschluss an diesen verbalen Streit sei es zwischen dem Beschuldigten und D. zu einer körperlichen Rangelei gekommen, in welcher der Beschuldigte D.”
“Juni 2019 bis 3. Oktober 2019 in Polizeihaft mit anschliessen- der Untersuchungshaft. Vom 4. Oktober 2019 bis zum 9. Dezember 2020 befand er sich im vorzeitigen Strafvollzug. C. B. reichte am 12. Juni 2019 eine Zivilklage gegen den Beschuldigten ein. D. Mit Verfügung vom 13. Juni 2019 der Staatsanwaltschaft Graubünden wur- de Rechtsanwalt Alexander Egli als amtlicher Verteidiger des Beschuldigten ein- gesetzt. Mit Verfügung vom 18. September 2019 wurde er sodann auf eigenes Ersuchen hin aus dem Amt entlassen. Mit Verfügung vom 24. September 2019 ernannte die Staatsanwaltschaft Graubünden Rechtsanwalt Mario Thöny als amt- lichen Verteidiger, welcher mit Verfügung des erstinstanzlichen Strafgerichts vom 8. Dezember 2020 aus seinem Amt entlassen wurde. Am 3. Februar 2021 wurde Rechtsanwalt Erich Vogel als amtlicher Verteidiger ernannt. E. Mit Verfügung der Staatsanwaltschaft Graubünden vom 2. September 2019 wurde die Strafuntersuchung ausgedehnt wegen versuchter schwerer Körperver- letzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB etc. F. Am 21. Juli 2020 erhob die Staatsanwaltschaft Graubünden Anklage gegen den Beschuldigten. Darin wird ihm zusammengefasst vorgeworfen, er habe sich geweigert, sich gegenüber einer uniformierten Securitrans Patrouille auszuweisen. Eine 48-stündige Wegweisung vom Areal des Bahnhofs C. habe er miss- achtet. Er habe sich in der erneuten Kontrolle aggressiv verhalten und mehrmals versucht, sich der Kontrolle zu entziehen, was ihm schliesslich durch Flucht ge- lungen sei. Der Beschuldigte habe sich der Hinderung einer Amtshandlung gemäss Art. 286 StGB und des Ungehorsams gegen Anordnungen eines Sicher- heitsorgans des öffentlichen Verkehrs gemäss Art. 9 BGST schuldig gemacht (An- klageziffer 1.1). Weiter soll der Beschuldigte am frühen Morgen des 12. Mai 2019 im Rahmen eines verbalen Streits D. als "Nuttensohn" bezeichnet haben. Im Anschluss an diesen verbalen Streit sei es zwischen dem Beschuldigten und D. zu einer körperlichen Rangelei gekommen, in welcher der Beschuldigte D.”
Bei Verurteilungen wegen versuchter Straftaten nach Art. 122 StGB entfaltet die Verurteilung grundsätzlich die Pflichtfolgewirkung von Art. 66a Abs. 1 StGB (z. B. Ausweisung). Ein Verzicht auf die Ausweisung kann jedoch nach Art. 66a Abs. 2 StGB geprüft und angeordnet werden, insbesondere wenn die Ausweisung für die betroffene Person eine schwerwiegende persönliche Situation bedeuten würde oder die privaten Interessen des Verurteilten die öffentlichen Interessen an der Ausweisung überwiegen (vgl. auch Art. 8 EMRK).
“Le recourant ne conteste pas non plus que sa condamnation pour tentative de lésions corporelles graves (art. 122 CP cum art. 22 CP) entraîne en principe son expulsion obligatoire en application de l'art. 66a al. 1 let. b CP (cf. ATF 146 IV 105 consid. 3.4.1; 144 IV 168 consid. 1.4.1 pour l'application de l'art. 66a al. 1 CP en cas de tentative). Il demande en revanche qu'il y soit renoncé en vertu des art. 66a al. 2 CP et 8 CEDH, son expulsion étant susceptible de le placer dans une situation personnelle grave, d'une part, et son intérêt privé à demeurer en Suisse l'emportant sur les intérêts publics à son expulsion, d'autre part.”
Bei wiederholten, gleichartigen Gewaltdelikten oder bei umfangreicher Tatmehrheit kann das mit Art. 122 StGB geschützte Gefährdungsbild als erhöht gewertet werden, was die Strafzumessung tendenziell verschärft; in der Praxis wurden bei derartigem Tatbild bereits mehrjährige Freiheitsstrafen verhängt, wobei wegen der Vielzahl und Schwere der Taten auch Strafquoten bis in die Nähe der gesetzlichen Obergrenze in Betracht kommen können.
“Vesely sowie die Gerichtsschreiberin MLaw A. Donatsch Urteil vom 8. April 2021 in Sachen 1. A._____, Beschuldigter und Berufungskläger 1 verteidigt durch Rechtsanwalt MLaw X._____ gegen Staatsanwaltschaft I des Kantons Zürich, vertreten durch Staatsanwältin lic. iur. C. Kauf, Anklägerin und Berufungsbeklagte sowie Anschlussberufungsklägerin betr. Beschuldigter 1 sowie 2. B._____, Beschuldigter 2 amtlich verteidigt durch Rechtsanwalt lic. iur. Y._____ betreffend mehrfache versuchte schwere Körperverletzung etc. Berufung gegen ein Urteil des Bezirksgerichtes Zürich, 9. Abteilung, vom 19. Februar 2020 (DG190230) - 2 - Anklage: Die Anklageschrift der Staatsanwaltschaft I des Kantons Zürich vom 20. August 2019 ist diesem Urteil beigeheftet (Urk. 26/05). Urteil der Vorinstanz: (Urk. 91 S. 123 ff.) "Das Gericht erkennt: 1. Der Beschuldigte A._____ ist schuldig − der mehrfachen versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB sowie − des Raufhandels im Sinne von Art. 133 StGB. 2. Der Beschuldigte B._____ wird von den Vorwürfen − der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB, − der einfachen Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 Abs. 1 StGB so- wie − des Raufhandels im Sinne von Art. 133 StGB freigesprochen. 3. Der Beschuldigte C._____ ist schuldig des Raufhandels im Sinne von Art. 133 StGB. 4. Der Beschuldigte A._____ wird bestraft mit 6 Jahren Freiheitsstrafe, wovon bis und mit heute 523 Tage durch Untersuchungs- und Sicherheitshaft erstanden sind. 5. Der Beschuldigte C._____ wird bestraft mit einer Geldstrafe von 70 Tagessätzen zu CHF 80, wovon bis und mit heute 34 Tagessätze als durch Haft geleistet gelten. 6. Die Freiheitsstrafe des Beschuldigten A._____ wird vollzogen. - 3 - 7. Der Vollzug der Geldstrafe des Beschuldigten C._____ wird aufgeschoben und die Probezeit auf 2 Jahre festgesetzt.”
“Durch Art. 122 StGB wird einerseits die körperliche Integrität geschützt. Andererseits schützen die Art. 122 ff. StGB die körperliche und geistige Gesundheit. Der Beschwerdeführer ist u.a. wegen versuchter einfacher Körperverletzung mit Gift, Waffe oder gefährlichem Gegenstand, Tätlichkeiten, Angriffs und Raufhandels (pag. 425 ff.) vorbestraft. Es handelt sich dabei um schwere Vergehen und Verbrechen, welche ebenfalls gegen Leib und Leben gerichtet sind. Es liegen damit gleichartige Straftaten vor.”
“Afin d'éviter d'empiéter sur les compétences du juge du fond, le juge de la détention ne tient en principe pas compte de l'éventuel octroi, par l'autorité de jugement, d'un sursis, d'un sursis partiel ou d'une libération conditionnelle (ATF 145 IV 179 consid. 3.4 ; ATF 143 IV 168 consid. 5.1) ; pour entrer en considération sur cette dernière hypothèse, son octroi doit être d'emblée évident (TF 1B_571/2019 du 19 décembre 2019 consid. 4.1). 5.2.2 Compte tenu des nombreux paramètres entrant en considération lors de la fixation de la peine – prérogative appartenant au demeurant au juge du fond – et du principe d'individualisation en la matière (cf. art. 47 CP), aucune conclusion absolue quant à la quotité de la peine qui pourrait être prononcée ne peut être tirée de la comparaison avec d'autres affaires (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 ; TF 1B_185/2020 du 29 avril 2020 consid. 4.1 et 4.2). 5.3 En l’espèce, compte tenu du très grand nombre d’infractions reprochées, dont les plus graves sont passibles d’une peine privative de liberté de 10 ans (cf. art. 122 CP), respectivement 5 ans (cf. art. 129 et 183 CP), du concours entre celles-ci et des antécédents du recourant, la peine privative de liberté encourue est supérieure à la détention subie. Partant, le principe de proportionnalité est respecté. En outre, en vertu du principe d’individualisation de la fixation de la peine, aucune comparaison ne saurait être faite entre la présente affaire et celles jugées par la Cour d’appel pénale, cela d’autant moins que le recourant s’en serait pris – en l’état – à l’intégrité corporelle et/ou à la vie et/ou à la liberté de pas moins de treize personnes, ce qui n’est pas le cas dans les deux affaires évoquées par celui-ci. Dans son arrêt du 2 septembre 2020, la Chambre de céans avait du reste rejeté ce même argument, déjà soulevé par le recourant, par le même raisonnement. 6. Il résulte de ce qui précède que le recours, manifestement mal fondé, doit être rejeté sans échange d'écritures (art. 390 al. 2 CPP) et l'ordonnance entreprise confirmée. Les frais de la procédure de recours sont fixés à 1’210 fr.”
“Erstinstanzliches Urteil Mit Urteil vom 2. Dezember 2022 erkannte das Regionalgericht Bern-Mittelland (Kollegialgericht; nachfolgend Vorinstanz) betreffend A.________ (nachfolgend Beschuldigter) was folgt (pag. 1496 ff.; Hervorhebungen im Original): A. A.________ I. Das Strafverfahren gegen A.________ wegen Übertretung des Betäubungsmittelgesetzes (Art. 19a Ziff. 1 BetmG), begangen am 7./8. Juli 2021 in Bern, durch Konsum von Betäubungsmitteln wird eingestellt (Art. 11 Abs. 1 StPO), ohne Ausrichtung einer Entschädigung und ohne Ausscheidung von Verfahrenskosten. II. A.________ wird schuldig erklärt: der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB), begangen mit D.________ der Tätlichkeiten (Art. 126 Abs. 1 StGB), begangen mit D.________ am 12. November 2021 in Bern, zum Nachteil von E.________ des Angriffs (Art. 134 StGB), begangen mit D.________ am 12. November 2021 in Bern (AKS Ziff. I.A.); der Vergehen gegen das Waffengesetz (Art. 33 Abs. 1 lit. a WG i.V.m. Art. 12 Abs. 1 lit. i WV), mehrfach begangen durch Tragen eines Reizstoff-Sprays (CS) am 12. November 2021 in Bern (AKS Ziff. I.B.1.); Besitz eines Reizstoff-Sprays (CS) am 9. Dezember 2021 in Bern (AKS Ziff. I.B.1.); des Vergehens gegen das Ausländer- und Integrationsgesetz (Art. 119 Abs. 1 AIG), begangen am 12. November 2021 in Bern (AKS Ziff. I.B.2.); des geringfügigen Diebstahls (Art. 139 Ziff. 1 i.V.m. 172ter Abs. 1 StGB), begangen am 8. Dezember 2021 zum Nachteil der G.________ in Bern (AKS Ziff. I.B.3.); der Übertretung des Betäubungsmittelgesetzes (Art. 19a Ziff.”
Der Einsatz eines spitzen oder sonst gefährlichen Tatwerkzeugs und ein gezielter Angriff auf das Gesicht können die Annahme einer Qualifikation nach Art. 122 Abs. 3 StGB stützen. Bei der Beurteilung sind insbesondere Art des Tatwerkzeugs und die Angriffsweise zu berücksichtigen.
“Schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB In der Folge floh D. raschen Schrittes zu seinem Vater C. C. hatte seinen Personenwagen auf einem Parkfeld der Bar Ritrovo bei der Sägenstrasse in Chur parkiert, wo er auf seinen Sohn wartete. A. folgte D. zügigen Schrittes. Da C. - vor seinem Fahr- zeug stehend - bemerkt hatte, dass etwas nicht in Ordnung war, fragte er A ._, was das Problem sei und breitete fragend seine Arme aus, um auch seinen Sohn, der zwischenzeitlich hinter ihm stand, vor A. zu schützen. A. ging zügig, mit erhobener geballter rechter Hand, mit welcher er den spitzen gefährlichen Gegenstand, vermutlich ein Messer, umfasste, auf C. zu und schnitt mit dem aus der Faust ragenden spitzen Gegenstand gezielt - mit einer schnellen, heftigen Abwärtsbewe- gung - ins Gesicht von C ._ _. Dadurch fügte A. C. eine 20 cm lange und”
“Schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 3 StGB In der Folge floh D. raschen Schrittes zu seinem Vater C. C. hatte seinen Personenwagen auf einem Parkfeld der Bar Ritrovo bei der Sägenstrasse in Chur parkiert, wo er auf seinen Sohn wartete. A. folgte D. zügigen Schrittes. Da C. - vor seinem Fahr- zeug stehend - bemerkt hatte, dass etwas nicht in Ordnung war, fragte er A ._, was das Problem sei und breitete fragend seine Arme aus, um auch seinen Sohn, der zwischenzeitlich hinter ihm stand, vor A. zu schützen. A. ging zügig, mit erhobener geballter rechter Hand, mit welcher er den spitzen gefährlichen Gegenstand, vermutlich ein Messer, umfasste, auf C. zu und schnitt mit dem aus der Faust ragenden spitzen Gegenstand gezielt - mit einer schnellen, heftigen Abwärtsbewe- gung - ins Gesicht von C ._ _. Dadurch fügte A. C. eine 20 cm lange und”
Abgrenzung zu einfachen/qualifizierten Körperverletzungen: Einfache Körperverletzungen (Art. 123) werden grundsätzlich auf Anzeige verfolgt. Die qualifizierte Form der einfachen Körperverletzung (Art. 123 Ziff. 2) rechtfertigt bei Verwendung besonders gefährlicher Tatmittel — etwa Gift, Waffen oder gefährliche Gegenstände (Beispielaufzählung in den Quellen) — den Wegfall des Antragscharakters und führt zur Verfolgung von Amtes wegen. Dabei ist ein Gegenstand nicht schon aus seiner blossen Beschaffenheit heraus automatisch als gefährlich zu qualifizieren.
“Allgemeine Ausführungen Gemäss Art. 123 Ziff. 1 StGB begeht eine einfache Körperverletzung, wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise (als in Art. 122 StGB umschrieben) an Körper oder Gesundheit schädigt. Der Grundtatbestand in Art. 123 Ziff. 1 StGB ist als Antragsdelikt ausgestaltet. Die qualifizierte Form der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 Ziff. 2 StGB ist gegeben, wenn zwar nach wie vor eine bloss einfache Körperverletzung bewirkt wird, das Tatvorgehen aber besonders gefährlich oder verwerflich erscheint. Besonders gefährlich ist das Vorgehen dann, wenn ein Tatmittel verwendet wird, welches ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erzeugt. Bei dieser qualifizierten Form bleibt zwar die Strafandrohung unverändert, hingegen entfällt das Antragserfordernis. Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019, N 11 f. zu Art. 123). Als gefährliche Tatmittel nennt Art. 122 Ziff. 2 Abs. 2 StGB Gift, Waffen oder gefährliche Gegenstände. Ein Gegenstand ist nicht schon von sich aus gefährlich. Aus der Art und Beschaffenheit an sich lässt sich noch kein Schluss auf seine Gefährlichkeit ziehen.”
“2) et signifie qu'en principe, un classement ou une non-entrée en matière ne peuvent être prononcés par le ministère public que lorsqu'il apparaît clairement que les faits ne sont pas punissables ou que les conditions à la poursuite pénale ne sont pas remplies. Le ministère public et l'autorité de recours disposent, dans ce cadre, d'un certain pouvoir d'appréciation. La procédure doit se poursuivre lorsqu'une condamnation apparaît plus vraisemblable qu'un acquittement ou lorsque les probabilités d'acquittement et de condamnation apparaissent équivalentes, en particulier en présence d'une infraction grave (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 ; 138 IV 86 consid. 4.1.2). Face à des versions contradictoires des parties, il peut être exceptionnellement renoncé à une mise en accusation lorsqu'il n'est pas possible d'apprécier l'une ou l'autre version comme étant plus ou moins plausible et qu'aucun résultat n'est à escompter d'autres moyens de preuve (arrêt du Tribunal fédéral 6B_174/2019 du 21 février 2019 consid. 2.2). 4.2. L'art. 123 CP réprime le comportement de celui qui aura causé à un tiers des lésions corporelles simples. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les lésions corporelles sont une infraction de résultat qui implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 134 IV 189 consid. 1.1; ATF 135 IV 152 consid 2.1.1). Relèvent de cette disposition les fractures sans complication guérissant complètement, des meurtrissures, des écorchures, des griffures provoquées par des coups, des heurts ou d'autres causes du même genre (ATF 119 IV 25 consid. 2). L'art. 123 CP vise en particulier toutes les dégradations du corps humain, externes ou internes, à la suite d'un choc ou de l'emploi d'un objet, telles les fractures, les foulures, les coupures et les hématomes (arrêt du Tribunal fédéral 6B_187/2015 du 28 avril 2015 consid. 2.1). Un coup de poing dans la figure ayant provoqué un hématome doit, déjà, être sanctionné en application de l'art. 123 CP, parce qu'un hématome est la conséquence de la rupture d'un vaisseau sanguin, dommage qui est une lésion du corps humain, même si celle-ci est superficielle et de peu d'importance (ATF 119 IV 25).”
Telefonlokalisierungen bzw. Anwesenheitsindizien können den dringenden Tatverdacht in Fällen nach Art. 122 StGB erheblich stützen. Bei Tatkomplexen mit mehreren Beteiligten kommt den Zeugenaussagen für die Aufklärung der Täterrolle eine entscheidende Bedeutung zu; in einzelnen Fällen kann daher die weitere Analyse von Telefondaten entbehrlich sein.
“Allerdings lässt sich in dieser Hinsicht mühelos namentlich dem Protokoll der polizeilichen Einvernahme vom 14. Oktober 2020 entnehmen, dass das Mobiltelefon des A.________ um den Tatzeitpunkt herum in der Nähe des Tatorts lokalisiert werden konnte. Eine plausible Erklärung für dieses in besonderem Masse belastende Indiz gab er nicht ab, auf Fragen zum weiteren Tagesablauf antwortete er kaum oder ausweichend, so dass aufgrund seines (Aussage-)Verhaltens vielmehr bei ihm anzunehmen ist, dass er eine tiefere Verstrickung in den untersuchungsgegenständlichen Vorfall vom 28. Juni 2020 zu vertuschen sucht. Die naheliegende Anwesenheit des A.________ deckt sich denn auch mit den in ihrem Berichtsrapport vom 30. Juni 2020 geschilderten Beobachtungen der Kantonspolizei Bern, die bereits am 11. August 2020 und 23. September 2020 aktenkundig waren. Damit präsentiert sich der Tatverdacht insbesondere der versuchten schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 22 i.V.m. Art. 122 StGB, eventuell der schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB, nicht weniger dringend als am 23. September”
“Ainsi, les témoins N______, J______ et la partie plaignante L______, qui avaient incriminé F______, ne s'étaient pas tenus à proximité directe de celui-ci et de la victime. Les témoins O______, P______, Q______ et L______ n'avaient pas vu le coup mais la victime tomber ou déjà au sol. Le témoin K______ était par ailleurs derrière E______, qui, de par sa taille imposante, l'avait masqué. F______ avait en outre toujours contesté avoir porté le coup à E______, expliquant depuis sa première audition qu'un inconnu était arrivé à sa gauche et avait porté ledit coup. H______ avait admis, quant à lui, avoir asséné un crochet à la victime dans le but de défendre F______. Cette version avait été confirmée par I______, lequel s'était trouvé à proximité immédiate des protagonistes et qui avait vu H______ agir, bien qu'au début de la procédure, vu leurs liens d'amitié, il avait tenté de protéger celui-ci. Le classement partiel de la procédure devait ainsi être ordonné à l'égard de F______ pour les infractions de tentative de meurtre (art. 22 et 111 CP) et de lésions corporelles graves (art. 122 CP), la procédure devant suivre sa voie pour le surplus. Au vu des éléments de preuve figurant au dossier, les faits avaient été suffisamment établis, les actes sollicités n'étant pas susceptibles d'apporter d'éléments nouveaux, inédits et probants, permettant de modifier cette conviction. F______, G______ et H______ avaient été confrontés à plusieurs reprises et l'analyse de leurs données téléphoniques, déjà traitées par la police, était inutile. Il en allait de même des analyses biologiques sur la bague de H______. Toutes réquisitions de preuve en lien avec les prétentions civiles des parties plaignantes n'étaient pas non plus pertinentes puisqu'elles avaient été renvoyées à agir au civil. Les réquisitions de preuve sollicitées devaient ainsi être rejetées (art. 139 al. 2 et 138 al. 2 CPP). D. a. Dans son recours, E______ soutient que le Ministère public avait omis de prendre en considération des éléments significatifs pour apprécier les faits. H______ avait expliqué n'avoir pas vu tomber la victime après le coup qu'il lui avait porté, si bien que ce geste n'avait pas pu être décisif.”
Ärztliche Befunde und medizinische Berichte sind häufig entscheidend dafür, ob eine Verletzung als lebensgefährlich einzustufen ist und somit die Tatbestandsvariante des Art. 122 Abs. 1 StGB erfüllt ist. Solche Berichte können die erlittenen Verletzungen belegen und so die Abgrenzung zu anderen Varianten des Art. 122 unterstützen.
“Des motifs de fait peuvent justifier la non-entrée en matière. Il s'agit des cas où la preuve d'une infraction, soit de la réalisation en fait de ses éléments constitutifs, n'est pas apportée par les pièces dont dispose le ministère public. Il faut que l'insuffisance de charges soit manifeste. De plus, le ministère public doit examiner si une enquête, sous une forme ou sous une autre, serait en mesure d'apporter des éléments susceptibles de renforcer les charges contre la personne visée. Ce n'est que si aucun acte d'enquête ne paraît pouvoir amener des éléments susceptibles de renforcer les charges contre la personne visée que le ministère public peut rendre une ordonnance de non-entrée en matière. En cas de doute sur la possibilité d'apporter ultérieurement la preuve des faits en question, la non-entrée en matière est exclue (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds), op. cit., n. 9 ad art. 310). 3.2.1. Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). 3.2.2. Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). Sous l'effet d'un choc ou au moyen d'un objet, l'auteur dégrade le corps humain d'autrui, que la lésion soit interne ou externe ; il provoque une fracture, une foulure, une coupure ou toute autre altération constatable du corps humain (arrêt du Tribunal fédéral 6B_187/2015 du 28 avril 2015 consid. 2.1). 3.3. En l'espèce, si les versions des parties divergent sur le déroulement de l'altercation du 16 janvier 2023, aucun élément ne permet toutefois, à ce stade de la procédure, de dénier d'emblée et sans équivoque, tout crédit aux allégations du recourant – corroborées, s'agissant des lésions subies, par les constats médicaux produits –, ni de leur conférer une force probante moindre que celles des mis en cause.”
“Mit der Polizeirichterin ist festzustellen, dass sich aus den eingeholten Arztberichten ergibt, dass keine Lebensgefahr bestand (act. 4006, "la victime n'a jamais été en danger de mort"), so dass die Tatbestandsvariante von Art. 122 Abs. 1 StGB vorliegend nicht erfüllt ist. Gleiches gilt aufgrund der Aussagen des Privatklägers und der Arztberichte für das Verlieren oder die in seinen Grundfunktionen dauernde und erhebliche Störung eines wichtigen Glieds oder Organs (Art. 122 Abs. 2 StGB). Es bleiben somit die Tatvariante der bleibenden Nachteile (Art. 122 Abs. 2 StGB) und die Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB zu prüfen. Gemäss der Anklage erlitt der Privatkläger aufgrund des Unfalls Brüche und Traumas von Wirbeln im Hals- und Brustbereich, Brüche des rechten Schulterblattes, ein Trauma des linken Ellbogens, einen Bruch der Kniescheibe mit Verdacht der Schädigung des Kreuzbandes, eine leichte traumatische Rhabdomyolyse und Hämatome am Schädel sowie am Hirn. In der Anklage wurde festgehalten, dass es sich zwar um erhebliche Verletzungen handelt, diese jedoch die Voraussetzungen einer schweren Körperverletzung nicht erfüllen. Aus der Anklage ergibt sich keine bleibende Beeinträchtigung, eine bleibende Arbeitsunfähigkeit, eine lange oder besonders schmerzhafte Heilung oder sonstige anhaltende Auswirkungen auf die Lebensqualität des Privatklägers (act.”
Die Gefährlichkeit eines (Alltags-)Gegenstands bemisst sich nach seiner konkreten Verwendung; ein an sich harmloser Gegenstand kann zur gefährlichen Waffe werden, wenn er derart eingesetzt wird, dass dadurch ein hohes Risiko von Tod oder einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB entsteht.
“Versuchte einfache Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand Für den gezielten Wurf mit einer Plastikflasche in die Richtung der Polizeikräfte sprach das Strafgericht den Beschuldigten 1 der versuchten einfachen Körperverletzung mit einem gefährlichen Gegenstand schuldig. Ob ein Gegenstand gefährlich im Sinne von Art. 123 Ziff. 2 Abs. 2 StGB ist, hängt von der konkreten Art seiner Verwendung ab. Ein Gegenstand ist gefährlich, wenn er so verwendet wird, dass ein hohes Risiko einer Tötung oder einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB besteht. Ob tatsächlich schwere Verletzungen entstehen, ist für die Qualifikation der Gefährlichkeit des Gegenstands nicht entscheidend (BGE 111 IV 123 E. 4, 101 IV 285; BGer 6B_617/2019 vom 14. November 2019 E. 1.3.2, 6B_555/2018 vom 11. September 2018 E. 2.1.1, je m.w.H.). Eine schwere Verletzung gemäss Art. 122 StGB liegt u.a. vor bei einer lebensgefährlichen Verletzung (Abs. 1), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachung eines wichtigen Organs oder Gliedes eines Menschen (Abs. 2) oder bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Abs. 3). Der Vorsatz des Täters muss sich nur auf die Verwendung eines gefährlichen Gegenstands in diesem Sinne, nicht aber auf die Herbeiführung einer schweren Körperverletzung richten. Sofern keine schwere Verletzung eintritt und ein (Eventual-)Vorsatz hinsichtlich einer versuchten schweren Körperverletzung nicht nachweisbar ist, wird die Verwendung von leichteren und schweren Gläsern sowie von Glasflaschen als Wurf- oder Schlaginstrument gegen den Kopf bzw. das Gesicht einer Person regelmässig als einfache Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand qualifiziert (vgl. AGE SB.2022.30 vom 26. Februar 2024 E. 4.3 mit Hinweis auf die Rechtsprechung des Bundesgerichts sowie des Appellationsgerichts). Das Strafgericht ist im angefochtenen Urteil allerdings in dubio zum Schluss gelangt, dass es sich bei der Flasche, welche der Beschuldigte 1 in Richtung der Polizeibeamten geworfen hatte, nicht um eine Glas-, sondern um eine Plastikflasche gehandelt habe, was vorliegend zu bestätigen ist.”
“Allgemeine Ausführungen Gemäss Art. 123 Ziff. 1 des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB; SR 311.0) begeht eine einfache Körperverletzung, wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise an Körper oder Gesundheit schädigt. Der Grundtatbestand gemäss Art. 123 Ziff. 1 StGB ist als Antragsdelikt ausgestaltet. Die qualifizierte Form der einfachen Körperverletzung gemäss Art. 123 Ziff. 2 StGB ist gegeben, wenn zwar nach wie vor eine bloss einfache Körperverletzung bewirkt wird, das Tatvorgehen aber besonders gefährlich oder verwerflich erscheint. Besonders gefährlich ist das Vorgehen dann, wenn ein Tatmittel verwendet wird, welches ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erzeugt. Bei dieser qualifizierten Form bleibt zwar die Strafandrohung unverändert, hingegen entfällt das Antragserfordernis. Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar Strafrecht, 4. Aufl. 2019, N 11 f. zu Art. 123 [nachfolgend zitiert BSK StGB-Autor]). Als gefährliche Tatmittel nennt Art. 122 Ziff. 2 Abs. 2 StGB Gift, Waffen oder gefährliche Gegenstände. Ein Gegenstand ist nicht schon von sich aus gefährlich. Aus der Art und Beschaffenheit an sich lässt sich noch kein Schluss auf seine Gefährlichkeit ziehen. Ausschlaggebend ist vielmehr, ob er nach seiner Beschaffenheit so eingesetzt wird, dass die Gefahr einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB herbeigeführt wird (BSK StGB-Roth/Berkemeier, N 19 zu Art. 123). So kann praktisch jeder Gegenstand von einiger Robustheit, Festigkeit und Härte in einer tätlichen Auseinandersetzung gefährlich werden, wenn er eben in gefährlicher Weise eingesetzt wird (BSK StGB-Roth/Berkemeier, N 21 zu Art.”
“2 StGB ist dann gegeben, wenn zwar nach wie vor eine bloss einfache Körperverletzung bewirkt wird, das Tatvorgehen aber besonders gefährlich oder verwerflich erscheint. Besonders gefährlich ist das Vorgehen dann, wenn ein Tatmittel verwendet wird, welches ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 122 erzeugt (BSK StGB-Roth/Berkemeier, Art. 123 N 11). Bei diesen qualifizierten Formen bleibt die Strafandrohung zwar unverändert, hingegen entfällt das Antragserfordernis. Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt. Qualifizierte einfache Körperverletzung liegt unter anderem dann vor, wenn als Tatmittel ein gefährlicher Gegenstand eingesetzt wird. Ein Gegenstand ist nicht von sich aus, per se, gefährlich. Aus der Art und Beschaffenheit an sich lässt sich noch kein Schluss auf seine Gefährlichkeit ziehen (Trechsel/Fingerhuth, StGB Praxiskommentar, 3. Aufl. 2018, Art. 123 N 8). Ausschlaggebend ist vielmehr, ob er nach seiner Beschaffenheit so eingesetzt wird, dass die Gefahr einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB herbeigeführt wird (BSK StGB-Roth/Berkemeier, Art. 123 N 19; BGE 101 IV 285). So kann praktisch jeder Gegenstand von einiger Robustheit, Festigkeit und Härte in einer tätlichen Auseinandersetzung gefährlich werden, wenn er eben in gefährlicher Weise eingesetzt wird. Gemäss Rechtsprechung handelt es sich etwa bei Schlägen ins Gesicht mit einem Eishockeyschläger oder bei blindem und wuchtigem Losschlagen mit einem Besen- und Pickelstiel als Schlaginstrument um den Einsatz eines gefährlichen Gegenstandes (Trechsel/Fingerhuth, StGB Praxiskommentar, 3. Aufl. 2018, Art. 123 N 13). Ebenso ist ein aus einer rotweissen Bauplanke herausgebrochenes Stück ein gefährlicher Gegenstand, wenn damit auf eine Person eingeschlagen wird. Dass die daraus resultierenden Verletzungen des Opfers nicht schwer sind, ist für die Qualifizierung unter Art. 123 Ziff. 2 StGB unerheblich (BSK StGB-Roth/Berkemeier, Art. 123 N 64). Subjektiv ist (Eventual-)Vorsatz erforderlich, der sich auch auf die Qualifikationsmerkmale erstrecken muss.”
Dauerhafte Entstellungen, die mit chronischen Schmerzen oder wesentlichen funktionellen Beeinträchtigungen einhergehen, können den Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB erfüllen. Die Rechtsprechung bringt dies etwa bei anhaltenden schweren Verletzungen des Gesichts und Hals nach fehlgeschlagener Schönheitsoperation sowie bei gravierenden zahnärztlichen Schädigungen mit chronischen Schmerzen und Beeinträchtigung der Mastikation zum Ausdruck.
“Selon le Tribunal fédéral, il y a matière à parler d'atteinte grave au sens de cette clause générale, lorsque la victime d'une opération de chirurgie esthétique ayant échoué reste, plus de six ans après l'opération, sévèrement atteinte dans son apparence par des lésions au visage et au cou qui lui causent, de surcroît, des douleurs chroniques (arrêt du Tribunal fédéral 6B_115/2009 du 13 août 2009 consid. 6.1 et 6.2). Il en va de même d'une victime qui, à la suite d'un traitement dentaire sur une quarantaine de sessions, s'est vu arracher et tailler des dents saines, deux de ses prémolaires et molaires ayant également été altérés, provoquant de la sorte une importante infection, laquelle a nécessité une prise en charge urgente, un impact sur la mastication et les fonctions digestives, ainsi que des douleurs chroniques qui ne pourront être diminuées qu'après un long traitement coûteux et complexe (arrêt du Tribunal fédéral 6B_447/2014 du 20 octobre 2014 consid. 3). 4.3. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. La poursuite aura lieu d'office si l'auteur s'en est pris à une personne hors d'état de se défendre ou à une personne, notamment à un enfant, dont il avait la garde ou sur laquelle il avait le devoir de veiller (art. 123 ch. 2 al. 2 CP). Dans ce dernier cas, le législateur a tenu à protéger de manière spéciale toute victime se trouvant, au moment des faits, "hors d'état de se défendre" ou sous le devoir de garde, respectivement de veille, de l'auteur (A. MACALUSO / L. MOREILLON / N. QUELOZ (éds), Commentaire romand, Code pénal II, vol. II, Partie spéciale : art. 111-392 CP, Bâle 2017, n. 18 ad art. 123). Une victime se trouve hors d'état de se défendre si elle n'a pas la moindre chance d'être à même de faire face à son agresseur et aux actes par lesquels ce dernier la menace. L'incapacité à se défendre peut résulter de caractéristiques physiques (âge, faible constitution, pathologie somatique) ou psychiques (pathologie psychique), mais pas obligatoirement (ATF 129 IV 1 consid. 3.3 = JdT 2006 IV 2; 85 IV 124 consid.”
“Selon le Tribunal fédéral, il y a matière à parler d'atteinte grave au sens de cette clause générale, lorsque la victime d'une opération de chirurgie esthétique ayant échoué reste, plus de six ans après l'opération, sévèrement atteinte dans son apparence par des lésions au visage et au cou qui lui causent, de surcroît, des douleurs chroniques (arrêt du Tribunal fédéral 6B_115/2009 du 13 août 2009 consid. 6.1 et 6.2). Il en va de même d'une victime qui, à la suite d'un traitement dentaire sur une quarantaine de sessions, s'est vu arracher et tailler des dents saines, deux de ses prémolaires et molaires ayant également été altérés, provoquant de la sorte une importante infection, laquelle a nécessité une prise en charge urgente, un impact sur la mastication et les fonctions digestives, ainsi que des douleurs chroniques qui ne pourront être diminuées qu'après un long traitement coûteux et complexe (arrêt du Tribunal fédéral 6B_447/2014 du 20 octobre 2014 consid. 3). 4.3. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. La poursuite aura lieu d'office si l'auteur s'en est pris à une personne hors d'état de se défendre ou à une personne, notamment à un enfant, dont il avait la garde ou sur laquelle il avait le devoir de veiller (art. 123 ch. 2 al. 2 CP). Dans ce dernier cas, le législateur a tenu à protéger de manière spéciale toute victime se trouvant, au moment des faits, "hors d'état de se défendre" ou sous le devoir de garde, respectivement de veille, de l'auteur (A. MACALUSO / L. MOREILLON / N. QUELOZ (éds), Commentaire romand, Code pénal II, vol. II, Partie spéciale : art. 111-392 CP, Bâle 2017, n. 18 ad art. 123). Une victime se trouve hors d'état de se défendre si elle n'a pas la moindre chance d'être à même de faire face à son agresseur et aux actes par lesquels ce dernier la menace. L'incapacité à se défendre peut résulter de caractéristiques physiques (âge, faible constitution, pathologie somatique) ou psychiques (pathologie psychique), mais pas obligatoirement (ATF 129 IV 1 consid. 3.3 = JdT 2006 IV 2; 85 IV 124 consid.”
Bei einem gegenwärtigen, unbehandelten psychischen Störungsbild kann das zitierte psychiatrische Gutachten von einem moderaten bis hohen Risiko wiederholter gewalttätiger Straftaten ausgehen; dies wurde im Entscheid als relevanter Umstand für die Beurteilung eines konkreten Rückfallrisikos im Zusammenhang mit Delikten nach Art. 122 StGB herangezogen und zur Prüfung der Voraussetzungen für Untersuchungshaft herangezogen (vgl. Entscheid und Gutachten).
“En l'espèce, l'autorité précédente a tout d'abord indiqué que dans la mesure où la recourante ne figurait pas au casier judiciaire et n'avait donc jamais été condamnée pour tentative de meurtre (art. 22 al. 1 CP en relation avec l'art. 111 CP), lésions corporelles graves (art. 122 CP) et lésions corporelles simples au moyen d'un objet dangereux (art. 123 ch. 2 CP), soit les infractions pour lesquelles une enquête pénale avait été ouverte contre elle depuis le 11 septembre 2023, il convenait d'examiner à l'aune de l'art. 221 al. 1 bis CPP, et non de l'art. 221 al. 1 let. c CPP, l'éventuel risque de récidive qu'elle présentait. À tout le moins deux des infractions précitées dont la recourante était fortement soupçonnée de s'être rendue coupable, au vu des faits qui lui étaient reprochés, pouvaient être constitutives d'un crime (cf. art. 10 al. 1 et 2 CP) parce que passibles respectivement d'une peine privative de liberté de cinq ans au moins (cf. art. 111 CP) et d'une peine privative de liberté de dix ans au plus (cf. art. 122 CP); les crimes redoutés étaient très graves dès lors qu'ils concernaient la vie et l'intégrité corporelle. Il en résultait que les deux premières conditions posées par l'art. 221 al. 1 bis CPP étaient remplies. La Juge cantonale a ensuite indiqué, s'agissant de la troisième condition - soit un pronostic sérieusement défavorable de réitération imminente d'un crime grave du même genre - qu'il résultait du rapport d'expertise psychiatrique du 30 avril 2024 qu'en l'absence d'une prise en charge psychiatrique et médicamenteuse adéquate, la recourante présentait un risque de récidive de comportements violents qualifié de modéré à élevé. Ce risque était à mettre en relation avec l'actuel trouble schizo-affectif, type mixte, continu, lequel constituait, quoi qu'en pensât la recourante (cf. recours cantonal, par. 11.3), un grave trouble mental, durable et sévère dans son cas. Les experts avaient en outre précisé que les facteurs de protection susceptibles de contrebalancer le risque de récidive apparaissaient très faibles si l'expertisée ne bénéficiait d'aucune prise en charge psychiatrique psychothérapeutique et médicamenteuse.”
Auch bei Unzurechnungsfähigkeit/Urteilsunfähigkeit bleibt – namentlich gegenüber Ausländerinnen und Ausländern – die Möglichkeit bestehen, eine Ausweisung oder eine Massnahme anzuordnen. Die Anordnung einer solchen Ausweisung oder Massnahme ist jedoch unter Beachtung des Verhältnismässigkeitsprinzips zu prüfen.
“59 à 61 ou 64"; "Il giudice può espellere dal territorio svizzero per un tempo da tre a quindici anni lo straniero condannato a una pena o nei confronti del quale è pronunciata una misura ai sensi degli articoli 59-61 o 64 per un crimine o un delitto non previsto nell'articolo 66a"). Toutefois, et quand bien même le texte allemand ne résout pas cette ambiguïté de façon absolue, tel ne peut avoir été l'intention du législateur. En effet, il serait complètement illogique que seul le prévenu irresponsable faisant l'objet d'une mesure en raison d'une infraction n'entrant pas dans la liste des infractions de l'art. 66a CP (qui comprend les infractions les plus graves du code), et dont les faits seraient donc d'une gravité relative, puisse faire l'objet d'une expulsion facultative. Selon une interprétation à la lettre du texte, un prévenu ayant occasionné, en état d'irresponsabilité, des lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP, voire un homicide au sens de l'art. 111 CP, ne pourrait pas faire l'objet d'une mesure d'expulsion, l'art. 122 CP figurant à l'art. 66a al. 1 lit. b CP, qui ne permet l'expulsion qu'en cas de prononcé d'une peine, alors que si les faits ne devaient être qualifiés "que" de lésions corporelles simples au sens de l'art. 123 CP, l'art. 66abis CP pourrait conduire au prononcé d'une expulsion. Les comparaisons pourraient se multiplier à l'absurde, et démontrent que, nonobstant la teneur française et italienne de l'art. 66abis CP, le législateur a bel et bien souhaité introduire, par cette disposition, la possibilité de prononcer une mesure d'expulsion pour les personnes reconnues irresponsables, sans égard à la nature des faits (remplissant les éléments constitutifs de crimes ou de délits) qui leur sont imputés, et non la réserver aux seules infractions ne faisant pas partie du catalogue de l'art. 66a CP (dans le même sens : M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, op. cit., n. 4 ad art. 66abis CP). 5.2.3. La doctrine qui a examiné cette question souligne unanimement que le prononcé d'une expulsion pour un prévenu reconnu irresponsable doit être guidé par le respect du principe de proportionnalité, et renvoie aux principes et à la jurisprudence développés pour l'examen de la clause de rigueur de l'art.”
“59 à 61 ou 64"; "Il giudice può espellere dal territorio svizzero per un tempo da tre a quindici anni lo straniero condannato a una pena o nei confronti del quale è pronunciata una misura ai sensi degli articoli 59-61 o 64 per un crimine o un delitto non previsto nell'articolo 66a"). Toutefois, et quand bien même le texte allemand ne résout pas cette ambiguïté de façon absolue, tel ne peut avoir été l'intention du législateur. En effet, il serait complètement illogique que seul le prévenu irresponsable faisant l'objet d'une mesure en raison d'une infraction n'entrant pas dans la liste des infractions de l'art. 66a CP (qui comprend les infractions les plus graves du code), et dont les faits seraient donc d'une gravité relative, puisse faire l'objet d'une expulsion facultative. Selon une interprétation à la lettre du texte, un prévenu ayant occasionné, en état d'irresponsabilité, des lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP, voire un homicide au sens de l'art. 111 CP, ne pourrait pas faire l'objet d'une mesure d'expulsion, l'art. 122 CP figurant à l'art. 66a al. 1 lit. b CP, qui ne permet l'expulsion qu'en cas de prononcé d'une peine, alors que si les faits ne devaient être qualifiés "que" de lésions corporelles simples au sens de l'art. 123 CP, l'art. 66abis CP pourrait conduire au prononcé d'une expulsion. Les comparaisons pourraient se multiplier à l'absurde, et démontrent que, nonobstant la teneur française et italienne de l'art. 66abis CP, le législateur a bel et bien souhaité introduire, par cette disposition, la possibilité de prononcer une mesure d'expulsion pour les personnes reconnues irresponsables, sans égard à la nature des faits (remplissant les éléments constitutifs de crimes ou de délits) qui leur sont imputés, et non la réserver aux seules infractions ne faisant pas partie du catalogue de l'art. 66a CP (dans le même sens : M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, op. cit., n. 4 ad art. 66abis CP). 5.2.3. La doctrine qui a examiné cette question souligne unanimement que le prononcé d'une expulsion pour un prévenu reconnu irresponsable doit être guidé par le respect du principe de proportionnalité, et renvoie aux principes et à la jurisprudence développés pour l'examen de la clause de rigueur de l'art.”
Bei Verurteilungen nach Art. 122 StGB kann eine Landesverweisung angeordnet und im Schengener Informationssystem (SIS) ausgeschrieben werden. Kantons- und Bundesgerichte weisen ferner darauf hin, dass Untersuchungshaft und die drohende Anordnung einer Landesverweisung für ausländische Beschuldigte zu einer erheblichen Verfahrensbelastung und zu grosser Unsicherheit über ihr weiteres Schicksal führen können.
“Mit Urteil des Bezirksgerichts Zürich vom 5. Dezember 2022 wurde der Beschul- digte A._____ der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig gesprochen. Von den Vor- würfen der einfachen Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 StGB und des Raufhandels im Sinne von Art. 133 Abs. 1 StGB wurde er freigesprochen. Der Be- schuldigte wurde mit einer bedingten Freiheitsstrafe von 24 Monaten unter Anrech- nung der erstandenen Haft bestraft. Die Probezeit wurde auf zwei Jahre festge- setzt. Zudem wurde eine Landesverweisung von fünf Jahren ausgesprochen und deren Ausschreibung im Schengener Informationssystem angeordnet. Es wurde über diverse beschlagnahmte Gegenstände entschieden. Weiter wurde die Ab- nahme einer DNA-Probe und die Erstellung eines DNA-Profils angeordnet und über die Zivilforderungen des Privatklägers entschieden. Die Kosten der Untersuchung und des erstinstanzlichen Gerichtsverfahrens wurden, mit Ausnahme der Kosten der amtlichen Verteidigung und des Kostenanteils für den unentgeltlichen Rechts- beistand des Privatklägers, dem Beschuldigten auferlegt.”
“mehrfa- chen Raufhandel, Anklageschrift Ziff. 3 und 5 betr. Dossier 3), 2 (Freispruch vom Vorwurf der versuchten schweren Körperverletzung, Anklageschrift Ziff. 1 betr. Dossier 1), 9 (Vormerknahme des Rückzugs der Zivilforderungen des Privatklägers 4) und 13 (Kostenaufstellung) in Rechtskraft erwachsen ist. 3.Schriftliche Mitteilung mit nachfolgendem Urteil. 4.Gegen Ziffer 1 dieses Entscheids kann bundesrechtliche Beschwerde in Strafsachen erhoben werden. Die Beschwerde ist innert 30 Tagen, von der Zustellung der vollständigen, begründeten Ausfertigung an gerechnet, bei der I. strafrechtlichen Abteilung des Bundesgerichtes (1000 Lausanne 14) in der in Art. 42 des Bundesge- richtsgesetzes vorgeschriebenen Weise schriftlich einzureichen. Die Beschwerdelegitimation und die weiteren Beschwerdevoraussetzungen richten sich nach den massgeblichen Bestimmungen des Bundesgerichtsge- setzes. Es wird erkannt: 1.Der Beschuldigte ist ferner schuldig der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB (Anklageschrift Ziff. 2 betr. Dos- sier 2) und des mehrfachen Angriffes im Sinne von Art. 134 StGB (Anklageschrift Ziff. 4 betr. Dossier 3 sowie Ziff. 6 und 7 betr. Dossier 4 und 5). 2.Der Beschuldigte wird bestraft mit 38 Monaten Freiheitsstrafe, wovon bis und mit heute 1'100 Tage durch Untersuchungs- und Sicherheitshaft sowie vorzeitigen Strafvollzug erstanden sind. - 54 - 3.Der Beschuldigte wird im Sinne von Art. 66a lit. b StGB für 7 Jahre des Lan- des verwiesen. 4.Es wird die Ausschreibung der Landesverweisung (Einreise- und Aufent- haltsverweigerung) im Schengener Informationssystem angeordnet. 5.Der Privatkläger 1 (C._____) wird mit seiner Schadenersatz- und Genugtu- ungsforderung auf den Weg des Zivilprozesses verwiesen. 6.Der Privatkläger 3 (D._____) wird mit seiner Schadenersatz- und Genugtu- ungsforderung auf den Weg des Zivilprozesses verwiesen. 7.Der Privatkläger 5 (B._____) wird mit seiner Schadenersatzforderung auf den Weg des Zivilprozesses verwiesen.”
“(Rechtsmittel) " Berufungsanträge: (Prot. II S. 8 f.) a) Der Verteidigung des Beschuldigten: (Prot. II S. 10) 1. Es sei das erstinstanzliche Urteil im Schuldpunkt gemäss Ziffer 1 bis 5 vollumfänglich aufzuheben und im Zivilpunkt zu bestätigen. 2. Es sei die Anschlussberufung der Staatsanwaltschaft vollumfänglich abzu- weisen. - 4 - 3. Dementsprechend sei der Beschuldigte vom Vorwurf der schweren Körper- verletzung freizusprechen und auf die Zivilforderung nicht einzutreten. Dies alles unter Kostenfolge zu Lasten des Staates. b) Der Staatsanwaltschaft: (Urk. 94) 1. Es sei das Urteil des Bezirksgerichts Zürich vom 25. Juni 2019 bezüglich des Schuldpunktes und der Nebenfolgen des Urteils und den Kostenfolgen zu bestätigen. 2. Der Beschuldigte sei mit 5 ½ Jahren Freiheitsstrafe zu bestrafen. Erwägungen: I. Verfahrensgang 1. Das Bezirksgericht Zürich, 1. Abteilung, sprach den Beschuldigten am 25. Juni 2019 der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB schul- dig, bestrafte ihn mit einer teilbedingten Freiheitsstrafe von 3 Jahren, wobei 12 Monate (abzüglich 78 Tage, die bereits durch Haft erstanden waren) zu voll- ziehen waren und der Vollzug der restlichen 24 Monate bedingt aufgeschoben wurde, unter Ansetzung einer Probezeit von zwei Jahren. Das Gericht verwies den Beschuldigten in Anwendung von Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB zudem für 5 Jahre des Landes und ordnete die Ausschreibung der Landesverweisung im Schengener Informationssystem an. Weiter wurde die Herausgabe der sicherge- stellten Gegenstände des Geschädigten B._____ sowie die Vernichtung der übri- gen archivierten Asservate angeordnet. Schliesslich erfolgte die ausgangsgemäs- se Regelung der Kosten und Entschädigungsfolgen (Urk. 51 S. 49 ff.). Das Urteil wurde den Parteien gleichentags mündlich eröffnet (Prot. I S. 23 ff.). Gegen die- ses Urteil meldeten sowohl die Staatsanwaltschaft am 27. Juni 2019 (Urk.”
“Der Ver- weis der Staatsanwaltschaft auf angebliche Vorgaben der Oberstaatsanwalt- schaft, welche dieser Rechtsprechung zuwiderzulaufen würden, wäre damit unbe- hilflich. Eine massgebliche Senkung des Satzes aufgrund der Dauer der Haft von CHF 200.– auf CHF 150.– für 20 Tage bzw. CHF 100.– für 10 Tage, mithin eine Reduktion um bis zu 50 % pro Tag, rechtfertigt sich vorliegend demnach nicht. Auch aus den konkreten Umständen des vorliegenden Falles lässt sich kein Grund für eine Senkung des Tagessatzes ableiten: Unbestrittenermassen hatten die 40 Tage Haft keine unerhebliche Wirkung auf den Beschwerdeführer. Den Ak- ten ist zu entnehmen, dass der Beschwerdeführer, abgesehen von einer bedingt - 6 - vollziehbaren Geldstrafe aus dem Jahr 2021 in der Höhe von 120 Tagessätzen betreffend Strassenverkehrsdelikten und Hehlerei, verbunden mit einer Busse, keine Vorstrafen in der Schweiz aufweist (siehe Strafregisterauszug; Urk. 8/1/19). Die vorliegenden Gefängniserfahrungen waren somit für den Beschwerdeführer die ersten. Was die zur Untersuchungshaft führende Anlasstat betrifft, wiegt der Vorwurf der versuchten schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB i. V. m. Art. 22 Abs. 1 StGB) nicht leicht. Ausserdem handelt es sich dabei um eine Katalogtat der obligatorischen Landesverweisung (Art. 66a Abs. 1 lit. b StGB). Der Be- schwerdeführer hätte als Ausländer bzw. Staatsangehöriger vom C._____ somit im Falle einer Verurteilung die Anordnung einer Landesverweisung befürchten müssen. Es ist nachvollziehbar, dass die Untersuchungshaft und die Ungewiss- heit über sein Schicksal, über seine Arbeitsstelle und über den weiteren Verlauf des Strafverfahrens eine nicht unerhebliche Belastung für den Beschwerdeführer darstellten.”
Die mit Art. 122 StGB verbundene relative Strafdrohung kann bei der Beurteilung der Fluchtgefahr und damit bei Entscheidungen über Anordnung oder Verlängerung von Untersuchungshaft relevant sein; eine erhebliche zu erwartende Strafe spricht für einen höheren Fluchtanreiz und kann die Verhältnismässigkeitsprüfung mitprägen.
“________ gelungen sei, eine neue Stelle zu finden, kann daraus nicht abgeleitet werden, dass auch der Beschwerdeführer umgehend wieder Arbeit finden würden. Dies umso weniger, als dass gegen ihn – anders als gegen E.________ – ein Strafverfahren wegen versuchter schwerer Körperverletzung und Angriffs läuft. Wie die Staatsanwaltschaft bereits im Haftantrag anführte, gab der Beschwerdeführer anlässlich der Hafteröffnungseinvernahme sodann an, dass er zwar gerne hierbleiben und arbeiten würde, er aber nach Polen zurückkehren möchte, sollte er die Stelle tatsächlich verloren haben. Er möchte keine Probleme mehr (Akten ARR 24 23, pag. 14 Z. 302-304). Zumal mit der Staatsanwaltschaft, wie gezeigt, davon ausgegangen werden muss, dass der Beschwerdeführer (unabhängig von den genauen Umständen) weiss, dass er bei der K.________(Firma) keine Anstellung mehr hat und ihn im Falle des Verbleibens in der Schweiz hohe Lebenskosten erwarten würden, ist das Vorliegen eines Fluchtanreizes zu bejahen. Hinzu kommt, dass er im Falle einer Verurteilung die Verfahrenskosten zumindest anteilsmässig zu tragen hat und ihm eine empfindliche Strafe droht. Gemäss Art. 122 StGB wird eine schwere Körperverletzung mit Freiheitstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren bestraft; im Falle eines Versuchs kann das Gericht die Strafe mildern (Art. 22 Abs. 1 StGB). Bei einem Angriff im Sinne von Art. 134 StGB reicht der abstrakte Strafrahmen von Geldstrafe hin bis zu fünf Jahren Freiheitstrafe. Auch wenn nicht ausgeschlossen werden kann, dass eine allfällige Strafe bedingt oder teilbedingt ausgesprochen werden könnte, ist gestützt auf die Akten keine verlässliche – den Haftgrund der Fluchtgefahr ausschliessende – Prognose möglich. Wie der Beschwerdeführer in den Schlussbemerkungen vorbringt, geht aus seinem Schweizer Strafregisterauszug zwar hervor, dass dieser in der Schweiz nicht vorbestraft ist. Da er jedoch erst im Januar 2024 in die Schweiz gekommen ist, kann daraus nicht ohne Weiteres auf einen guten Leumund geschlossen werden. Ob dem Beschwerdeführer im Falle einer Verurteilung ein (teil-)bedingter Vollzug gewährt werden könnte, ist noch nicht mit hinreichender Wahrscheinlichkeit absehbar (vgl.”
“Soweit der Beschwerdeführer die Frage der Überhaft aufwirft, ist festzuhalten, dass auch wenn die Sicherheitshaft bis zum 9. März 2023 verlängert wird unter Berücksichtigung der vom Beschwerdeführer in den Verfahren PEN 21 202 und PEN 22 569 bislang ausgestandenen Untersuchungs- und Sicherheitshaft sowie der im Verfahren PEN 21 202 für die Dauer von drei Monaten angeordneten Ersatzmassnahmen (vgl. Anklageschrift BJS 13 18706 vom 28. März 2021) keine Überhaft droht. Wie im Beschluss BK 22 214 vom 31. Mai 2022 E. 6.2 erörtert, kann im Falle einer Verurteilung wegen versuchter schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB eine Freiheitsstrafe von bis zu zehn Jahren ausgefällt werden kann. Wegen einfacher Körperverletzung gemäss Art. 123 StGB kann eine Freiheitsstrafe von bis zu drei Jahren oder wegen Veruntreuung gemäss Art. 138 StGB eine solche von bis zu fünf Jahren ausgefällt werden. Hinzu kommt, dass auch die Vergewaltigung im Verurteilungsfall mit einer Freiheitsstrafe von einem Jahr bis zu zehn Jahren bestraft würde. Anders als von der Verteidigung vorgebracht, kommt der vom Beschwerdeführer ausgestandene bzw. noch zu erstehende Freiheitsentzug nicht in die Nähe der zu erwartenden Strafe. Mithin droht noch keine Überhaft.”
“familiären Umfeld, welche eine starke Verwurzelung in der Schweiz erkennen liessen, hat der Beschwerdeführer keine gemacht und sind auch nicht ersichtlich. Weiter ist auch sein Einwand unbehelflich, dass Spanien Schweizer Staatsbürger für Straftaten die in der Schweiz begangen worden seien, ohne weiteres ausliefere. Auch bei einer befürchteten Ausreise in ein Land, das die beschuldigte Person grundsätzlich an die Schweiz ausliefern bzw. stellvertretend verfolgen könnte, fällt die Annahme von Fluchtgefahr nicht ohne weiteres dahin (vgl. BGE 145 IV 503 E. 2.2 mit Hinweisen). Schliesslich kommt hinzu, dass der einschlägig vorbestrafte Beschwerdeführer angesichts der ihm vorgeworfenen grossen Anzahl an teilweise (sehr) schweren Delikten bei einer möglichen Verurteilung mit einer empfindlichen Strafe rechnen muss. Die Strafandrohung bei der ihm unter anderem vorgeworfenen mehrfachen (versuchten) vorsätzlichen Tötung gemäss Art. 111 StGB lautet auf eine Freiheitsstrafe nicht unter fünf Jahren, bei einer Verurteilung wegen schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB reicht der Strafrahmen von einer Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren. Folglich ist es nicht zu beanstanden, wenn die Vorinstanz erwog, die Schwere der drohenden Strafe spreche ebenfalls für eine erhebliche Gefahr, der Beschwerdeführer könnte fliehen. Die Bejahung der Fluchtgefahr durch die Vorinstanz hält nach dem Gesagten vor Bundesrecht stand. Besteht somit nebst dem allgemeinen Haftgrund des dringenden Tatverdachts mit Fluchtgefahr einer der besonderen Haftgründe, sind die Voraussetzungen für die Verlängerung der Untersuchungshaft erfüllt. Es kann offen bleiben, ob auch noch Kollusions- bzw. Wiederholungsgefahr besteht.”
“1 CP étant réalisé, l'autorité de recours peut se dispenser d'examiner le risque, alternatif, de réitération (arrêt du Tribunal fédéral 1B_322/2019 du 17 juillet 2019 consid. 3.3 et la jurisprudence citée). 5. Le recourant soulève une violation du principe de la proportionnalité. 5.1. À teneur des art. 197 al. 1 et 212 al. 3 CPP, les autorités pénales doivent respecter le principe de la proportionnalité lorsqu'elles appliquent des mesures de contrainte, afin que la détention provisoire ne dure pas plus longtemps que la peine privative de liberté prévisible. Selon une jurisprudence constante, la possibilité d'un sursis, voire d'un sursis partiel, n'a en principe pas à être prise en considération dans l'examen de la proportionnalité de la détention préventive (ATF 133 I 270 consid. 3.4.2 p. 281-282 ; 125 I 60 ; arrêts du Tribunal fédéral 1B_750/2012 du 16 janvier 2013 consid. 2, 1B_624/2011 du 29 novembre 2011 consid. 3.1 et 1B_9/2011 du 7 février 2011 consid. 7.2). 5.2. In casu, le recourant est renvoyé en jugement notamment pour lésions corporelles graves en co-activité. Selon l'art. 122 CP, l'auteur de lésions corporelles graves est puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Le recourant est également accusé de menaces (art. 180 CP), séjour illégal (art. 115 LEI) et consommation de stupéfiants (art. 19a LStup). La prolongation ordonnée, qui porte la détention avant jugement à un peu plus de huit mois, demeure ainsi en deçà de la peine menace et celle concrètement encourue par le recourant, si les soupçons du Ministère public étaient confirmés. Le principe de la proportionnalité n'est dès lors pas violé. 6. Aucune mesure de substitution (art. 237 CPP) n'est apte à pallier le risque très élevé de fuite, et le recourant n'en propose d'ailleurs pas. 7. Le recours s'avère ainsi infondé et doit être rejeté. 8. Le recourant, qui succombe, supportera les frais envers l'État, fixés en totalité à CHF 900.-, y compris un émolument de décision (art. 428 al. 1 CPP et 13 al. 1 du Règlement fixant le tarif des frais en matière pénale, RTFMP ; E 4 10.”
Bei dringendem Tatverdacht schwerer Körperverletzung (Art. 122 StGB) kann die Praxis eine Verlängerung der Untersuchungshaft zur Abklärung noch offener Verfahrensschritte, etwa eines forensisch-psychiatrischen Gutachtens, als verhältnismässig ansehen. Als Überhaft gilt die Verlängerung insbesondere dann nicht, wenn die bisherige und die beantragte Gesamthaftdauer noch nicht in grosse zeitliche Nähe zur voraussichtlich zu erwartenden Freiheitsstrafe rückt.
“Die Akten lassen keine Verletzung des Beschleunigungsgebots erkennen, welche die Haftentlassung zur Folge haben müsste. Dem Beschwerdeführer werden versuchte schwere Körperverletzung i.S.v. Art. 22 i.V.m. Art. 122 StGB, eventuell schwere Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB, Diebstahl i.S.v. Art. 139 StGB, Drohung i.S.v. Art. 180 StGB und Gewalt und Drohung gegen Behörden und Beamte i.S.v. Art. 285 StGB vorgeworfen und droht entsprechend immer noch eine empfindliche Freiheitsstrafe. Allein vor dem Hintergrund des Vorwurfs der versuchten schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 22 i.V.m. Art. 122 StGB, eventuell der schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 122 StGB, ist Überhaft derzeit ausgeschlossen. Angesichts der dem Beschwerdeführer zur Last gelegten Straftaten fällt die Gesamtheit der bisherigen Haftdauer und derjenigen der beantragten Verlängerung um drei Monate, das heisst bis am 8. Februar 2021, noch nicht in grosse zeitliche Nähe der im Falle einer rechtskräftigen Verurteilung konkret zu erwartenden Dauer der freiheitsentziehenden Sanktion. Die noch anstehenden Verfahrensschritte bedeuten immer noch einen Zeitbedarf, der mit der Verlängerung der Untersuchungshaft um drei Monate in Einklang steht, nachdem die Staatsanwaltschaft am 8. Juli 2020 die forensisch-psychiatrische Begutachtung des Beschwerdeführers in Auftrag gab und das entsprechende Gutachten noch aussteht.”
Bei der Abgrenzung und in Konkurrenzprüfungen ist zu beachten, dass (versuchte) schwere Körperverletzung je nach konkreten Voraussetzungen subsidiär zu einer (versuchten) Tötung geprüft werden kann und umgekehrt. Einfachere Tatbestände (z. B. einfache Körperverletzung, Tätlichkeiten) werden bei Vorliegen einer (versuchten) schweren Körperverletzung regelmässig durch diese konsumiert.
“Angeklagter Sachverhalt Dem Beschuldigten wird mit Ziff. I.1. der Anklageschrift vom 6. Februar 2023 vorgeworfen was folgt (pag. 1188 ff.; inkl. Anpassung anlässlich der vorinstanzlichen Hauptverhandlung gemäss pag. 1418 und 1437; Hervorhebungen im Original): Versuchte vorsätzliche Tötung (Art. 111 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB) evtl. schwere Körperverletzung (Art. 122 StGB) evtl. versuchte schwere Köperverletzung (Art. 122 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB), einfache Körperverletzung (Art. 123 Ziff. 1 StGB), einfache Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand (Art. 123 Ziff. 1 i.V.m. Ziff. 2 StGB) sowie Drohung (Art.180 Abs. 1 StGB), begangen am 11.05.2022, um ca.”
“La recourante est, selon les faits retenus, fortement soupçonnée d'avoir, le soir du 10 septembre 2023, donné au concierge de l'immeuble où elle résidait un coup de couteau dans l'abdomen lui perforant l'estomac (sans toutefois engager son pronostic vital) et donc d'avoir commis des actes constitutifs de tentative de meurtre (art. 22 al. 1 CP en relation avec l'art. 111 CP), subsidiairement lésions corporelles graves (art. 122 CP) et plus subsidiairement lésions corporelles simples au moyen d'un objet dangereux (art. 123 ch. 2 CP). Il s'agit notamment de crimes, respectivement de délits graves prétendument perpétrés contre l'intégrité corporelle d'autrui (cf., sur ce point, ATF 143 IV 9 consid. 2.7). Ainsi, il y a en l'occurrence lieu de retenir que la recourante est fortement soupçonnée d'avoir à tout le moins gravement porté atteinte à l'intégrité physique d'autrui en commettant un crime ou un délit grave au sens de l'art. 221 al. 1 bis let. a CPP.”
“Erfüllt eine Handlung mehrere Tatbestände oder mehrmals denselben Tatbestand, so spricht man von (ungleichartiger bzw. gleichartiger) Idealkonkurrenz; erfüllen mehrere Handlungen eines Täters mehrmals denselben oder verschiedene Tatbestände, so spricht man von (gleichartiger bzw. ungleichartiger) Realkonkurrenz (vgl. BGE 133 IV 297 E. 4.1). Unechte Konkurrenz (Gesetzeskonkurrenz) liegt vor, wenn eine oder mehrere Handlungen zwar verschiedene Tatbestände des Gesetzes erfüllen, aber jeweils nur ein Tatbestand anzuwenden ist. Echte Konkurrenz ist dann anzunehmen, wenn der Täter durch sein Verhalten verschiedene Tatbestände erfüllt, die nicht im Ausschlussverhältnis zueinanderstehen (Trechsel/Seelmann, in: Praxiskommentar Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2021, N. 1 f. zu Art. 49 StGB). Die (versuchte) eventualvorsätzliche schwere Körperverletzung geht – bei Vorliegen von gewissen Voraussetzungen; in casu: Wissen des Täters um die Gefährlichkeit seines Handelns – der (vollendeten) qualifizierten einfachen Körperverletzung vor (Roth/Berkemeier, a.a.O., N. 28 zu Art. 122 StGB mit Verweis auf das Urteil des BGer 6B_954/2010 vom 10. März 2021; vgl. auch die Urteile des Obergerichts des Kantons Bern SK 18 123 vom 5. Dezember 2018 E. 14; SK 17 481 vom 16. August 2018 E. 15.2 sowie SK 16 99 f. vom 21. September 2017 E. 12.1.1). Als Mittäter gilt nach bundesgerichtlicher Rechtsprechung, «wer bei der Entschliessung, Planung oder Ausführung eines Deliktes vorsätzlich und in massgebender Weise mit anderen Tätern zusammenwirkt, so dass er als Hauptbeteiligter dasteht» (statt vieler Urteil des BGer 6B_127/2021 vom 27. September 2021 E. 4.1). In objektiver Hinsicht verlangt die Mittäterschaft keine direkte Beteiligung oder gar «Herrschaft» über die Ausführung der konkreten Straftat. Auch die massgebliche Tatherrschaft bzw. «Mit-Tatherrschaft» begründende Beteiligung an der Entschlussfassung bzw. an der Planung oder Koordination kann genügen. Jedem Mittäter werden dabei – in den Grenzen seines (Eventual-)Vorsatzes – die kausalen Tatbeiträge der anderen Mittäter angerechnet (zum Ganzen Forster, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4.”
“Entsprechend ist mit der Vorinstanz und entgegen den Ausführungen der Ver- teidigung von einer körperlichen und psychischen Beeinträchtigung auszugehen, welche die Intensität einer einfachen Körperverletzung erreicht, weshalb der Tat- bestand des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB erfüllt ist. Die Vorinstanz hat sich in der Folge überzeugend zur Konkurrenzfrage eines Angriffs zur ebenfalls erfüllten versuchten schweren Körperverletzung geäussert. Zweifelsohne übertraf vorlie- gend die Gefährdung der körperlichen Integrität den eingetretenen Erfolg des An- griffs, weshalb unter Verweis auf die Erwägungen der Vorinstanz (Urk. 62 S. 20 f.) von echter Konkurrenz auszugehen ist und zusätzlich ein Schuldspruch wegen An- griffs im Sinne von Art. 134 StGB zu ergehen hat (vgl. BGE 135 IV 152 E. 2.3.2.2.). 4.4.Anzumerken bleibt lediglich der Vollständigkeit halber, dass die von der Staatsanwaltschaft im Rahmen der rechtlichen Würdigung zusätzlich geltend ge- machten Tatbestände der mehrfachen einfachen Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 StGB und der Tätlichkeiten im Sinne von Art. 126 Abs. 1 StGB durch den Tatbestand der (versuchten) schweren Körperverletzung im Sinne von - 19 - aArt. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB konsumiert werden (vgl. so auch die Vorinstanz Urk. 62 S. 21). 5.Fazit Der Beschuldigte ist der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von aArt. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB sowie des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB schuldig zu sprechen. Rechtfertigungsgründe sind zudem keine ersichtlich und werden auch nicht geltend gemacht, zumal die Verteidigung explizit betonte, sie plädiere nicht auf Notwehr oder Putativnotwehr (Prot. II S. 7). III. Sanktion 1.Grundlagen 1.1.Das Bundesgericht hat die Grundsätze der Strafzumessung nach Art. 47 ff. StGB und die an sie gestellten Begründungsanforderungen wiederholt dargelegt (BGE 136 IV 55 E. 5.4 ff., mit Hinweisen). Entsprechendes gilt für die Bildung der Einsatz- und der Gesamtstrafe nach Art. 49 Abs. 1 StGB in Anwendung des Aspe- rationsprinzips (BGE 144 IV 313 E. 1.1.; BGE 141 IV 61 E. 6.1.2; je mit Hinweisen). Darauf sowie auf die zutreffenden vorinstanzlichen Erwägungen (Urk.”
Bei der Abgrenzung von dolus eventualis und bewusster Fahrlässigkeit sind besonders die vom Täter erkannte Wahrscheinlichkeit des Eintritts der schweren Verletzung und das Gewicht der Pflichtverletzung zu berücksichtigen. Das Tatgericht muss die für seinen Schluss auf Inkaufnahme relevanten tatsächlichen Umstände hinreichend darlegen. Liegt nur ein geringes Risiko des Eintritts einer schweren Schädigung vor (etwa bei einmaligen, vergleichsweise wenig gefährlichen Taten), kann dies gegen die Annahme von Eventualvorsatz sprechen und zur Beurteilung als einfache Körperverletzung führen.
“Für den Beschuldigten sei es nicht erkennbar gewesen, dass C____ sich durch einen Sturz eine Verletzung zuziehen könnte, die über das Mass der Tätlichkeit, welche der Stoss darstelle, hinausgehen könnte. 3.1.5 Art. 123 Ziff. 1 StGB erfasst alle Körperverletzungen, welche noch nicht als schwer im Sinne von Art. 122 StGB, aber auch nicht mehr als blosse Tätlichkeiten gemäss Art. 126 StGB zu werten sind. Die körperliche Integrität im Sinne einer Körperverletzung ist dann beeinträchtigt, wenn innere oder äussere Verletzungen oder Schädigungen zugefügt werden, die mindestens eine gewisse Behandlung und Heilungszeit erfordern, also etwa Knochenbrüche, auch wenn sie unkompliziert sind und verhältnismässig rasch und problemlos ausheilen, aber auch bereits Hirnerschütterungen, Quetschungen mit Blutergüssen und Schürfungen, sofern sie um einiges über blosse Kratzer hinausgehen (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar Strafrecht, 4. Auflage 2019, Art. 123 StGB N 5; Geth, in: Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Auflage 2021, Art. 123 StGB N 2). Eine schwere Körperverletzung ist nach Art. 122 StGB anzunehmen, wenn diese lebensgefährlich ist, oder wenn der Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar gemacht, ein Mensch bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank gemacht, oder das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt wird, oder wenn eine andere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen eintritt. Des eventualvorsätzlichen Versuchs macht sich strafbar, wer mit seinem Handeln die Verwirklichung einer solchen Schädigung für möglich hält und in Kauf nimmt, wenn die Schädigung dabei nicht oder in geringerem Ausmass eintritt (Art. 12 Abs. 2; Art. 22 Abs. 1 StGB). Was der Täter weiss, will und in Kauf nimmt, betrifft eine innere Tatsache und ist Tatfrage. Rechtsfrage ist hingegen, ob im Lichte der festgestellten Tatsachen der Schluss auf Eventualvorsatz begründet ist (BGE 141 IV 369 E. 6.3, 137 IV E. 4.2.3, 135 IV 152 E. 2.3.2; BGer 6B_1424/2020 vom 31.”
“Der Berufungskläger hat dagegen vorgebracht, weder lebensgefährliche Verletzungen am Kopf noch eine schwere Schädigung der körperlichen oder geistigen Gesundheit sowie insbesondere auch keine bleibende Beeinträchtigung oder die Zerstörung eines wichtigen Organs in Kauf genommen zu haben. Zudem habe das Bundesgericht in einem Urteil festgehalten, dass ein Schlagen, resp. heftiges Wegstossen mit der Hand, in welcher sich ein Bier bzw. eine kleine Bierflasche befinde, nicht mit einem Schlag mit einer Bierflasche gegen den Kopf gleichgesetzt werden könne (6B_908/2017 vom 15. März 2018 E. 1.4). Somit sei davon auszugehen, dass ein Schlag mit der am Bauch gehaltenen Flasche, und damit die Inkaufnahme schwerer Verletzungsfolgen, gerade eben nicht vorliege, zumal eine Getränkeflasche, die derart in der Hand liege, einen kraftvollen und gezielten Schlag verhindere. Auch das IRM-Gutachten habe überdies bestätigt, dass es sich nicht um einen wuchtigen Schlag gehandelt habe. Obwohl es sich beim Gesicht um eine sensible Körperregion handle, könne nicht per se davon ausgegangen werden, dass bei einem Schlag mit einer Flasche eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Kauf genommen werde. Immerhin habe der Berufungskläger nur ein einzelner Schlag mit der Flasche getätigt, was entschieden gegen ein hohes Risiko des Erfolgseintritts einer schweren Körperverletzung spreche. Auch der Umstand, dass der Geschädigte nach dem Schlag noch in der Lage gewesen sei, den Berufungskläger zu packen und auf den Boden zu reissen, schliesse den nahen Eintritt des Erfolgs und damit die Inkaufnahme aus. Der Berufungskläger habe vielmehr auf den Nichteintritt des Erfolgs vertraut bzw. diesen gar nicht ernsthaft in Betracht gezogen, da er sich im Moment des Schlages nicht bewusst gewesen sei, eine Flasche in der Hand zu halten. Auch nicht beurteilen lasse sich ohne genaue Analyse die Gefahr, dass die Flasche hätte zerbrechen können. Aus all diesen Gründen habe in Bezug auf die versuchte schwere Körperverletzung ein Freispruch zu erfolgen und es werde ein Schuldspruch wegen einfacher Körperverletzung beantragt (Berufungsbegründung, Akten S. 670 ff.; Plädoyer AV, zweitinstanzliche HV, Akten S.”
“Dass die Wahrscheinlichkeit der Tatbestandsver- wirklichung einer schweren Körperverletzung (Verstümmelung eines Organs, Entstellung etc.) vorliegend so gross war, dass davon ausgegangen werden darf, der Beschuldigte habe diesen Erfolg gebilligt und daher in Kauf genommen, lässt sich nicht mit hinreichender Wahrscheinlichkeit annehmen. Auch das Motiv des Beschuldigten – er wollte den Privatkläger 2 durch Gewaltanwendung zum Gang zur Bank und zur Geldzahlung bewegen – spricht dagegen, dass er diesen komplett ausser Gefecht setzen wollte. Entgegen der Auffassung der Vorinstanz kann daher nicht mit Bestimmtheit angenommen werden, es habe sich dem Beschuldigten bei seinen Schlägen die Gefahr einer schweren Körperverletzung als so wahrschein- lich aufgedrängt, dass diese vernünftigerweise nur als Inkaufnahme einer schweren Schädigung und damit als gewollt ausgelegt werden können, gleichwohl ihm das Risiko einer solchen durchaus bewusst gewesen sein musste. Aus diesen Gründen sind die Voraussetzungen für eine versuchte schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in subjektiver Hinsicht vorliegend nicht erfüllt. 3.8.2.8. Demgegenüber ist der subjektive Tatbestand der einfachen Körperver- letzung gegeben. Der Beschuldigte schlug den Holzstock wissentlich und willentlich und damit direktvorsätzlich im Sinne von Art. 12 Abs. 2 erster Satz StGB auf den Privatkläger 2 und musste damit rechnen, die vorliegend dokumentierten Verlet- zungen zu verursachen. 3.8.2.9. Die Qualifikation als gefährlicher Gegenstand gemäss Art. 123 Ziff. 2 Abs. 2 StGB setzt voraus, dass die konkrete Art und Weise seiner Verwendung die Gefahr einer schweren Schädigung nach Art. 122 StGB mit sich bringt (BGE 101 IV 286). Dieses Erfordernis ist vorliegend zu bejahen. Zwar handelt es sich bei einem Holzstock grundsätzlich nicht um einen gefährlichen Gegenstand. Der Beschuldigte verwendete diesen jedoch bewusst als Schlaginstrument, schlug damit mit Wucht an die obere Körperhälfte des Privatklägers 2 und traf denn auch dessen Unterarm und die Brustgegend.”
“Das Gericht darf vom Wissen auf den Willen schliessen, wenn sich diesem die Verwirklichung der Gefahr als so wahrscheinlich aufdrängte, dass die Bereitschaft, sie als Folge hinzunehmen, vernünftigerweise nur als Inkaufnahme des Erfolgs ausgelegt werden kann (BGE 147 IV 439 E. 7.3.1, 137 IV 1 E. 4.2.3; BGer 6B_1424/2020 vom 31. Januar 2022 E. 1.3.3). Eventualvorsatz kann indessen auch vorliegen, wenn der Eintritt des tatbestandsmässigen Erfolgs nicht in diesem Sinne sehr wahrscheinlich, sondern bloss möglich war. Doch darf nicht allein aus dem Wissen des Täters um die Möglichkeit des Erfolgseintritts auf dessen Inkaufnahme geschlossen werden. Vielmehr müssen weitere Umstände hinzukommen (BGE 133 IV 9 E. 4.1, 133 IV 1 E. 4.5; je mit Hinweisen; BGer 6B_908/2017 vom 15. März 2018 E. 1.4). Solche Umstände liegen namentlich vor, wenn der Täter das ihm bekannte Risiko nicht kalkulieren und dosieren kann und das Opfer keine Abwehrchancen hat (BGE 133 IV 1 E. 4.5, 131 IV 1 E. 2.2). Auch der Umstand, dass eine Tathandlung abstrakt geeignet ist, eine schwere Körperverletzung herbeizuführen, genügt für sich nicht ohne Weiteres, um (Eventual-) Vorsatz des Täters hinsichtlich einer der in Art. 122 StGB beschriebenen Folgen anzunehmen. Vielmehr muss die Körperverletzung mit einem Tatmittel (Gift, Waffe oder ein gefährlicher Gegenstand) verübt werden, das ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung bewirkt (BGer 6B_161/2016 vom 12. Oktober 2016 E. 1.4.2). Was der Täter weiss, will und in Kauf nimmt, betrifft eine innere Tatsache und ist Tatfrage. Rechtsfrage ist hingegen, ob im Lichte der festgestellten Tatsachen der Schluss auf Eventualvorsatz begründet ist (vgl. oben E. 2.1.7; BGE 141 IV 369 E. 6.3, 137 IV 1 E. 4.2.3, 135 IV 152 E. 2.3.2; BGer 6B_1424/2020 vom 31. Januar 2022 E. 1.3.4). Da sich Tat- und Rechtsfragen insoweit teilweise überschneiden, hat das Sachgericht die in diesem Zusammenhang relevanten Tatsachen möglichst erschöpfend darzustellen, damit erkennbar wird, aus welchen Umständen es auf Eventualvorsatz geschlossen hat (BGer 6B_213/2019 vom 26. August 2019 E. 4.3.3, 6B_908/2017 vom 15. März 2018 E. 1.3.4).”
“S'agissant de la distinction entre dol éventuel et négligence consciente, il faut relever que celui qui agit par dol éventuel s'accommode du résultat dommageable pour le cas où il se produirait, alors que celui qui agit par négligence consciente escompte – ensuite d'une imprévoyance coupable – que ce résultat, qu'il envisage aussi comme possible, ne se produira pas (ATF 133 IV 9 consid. 4.1 ; ATF 130 IV 58 consid. 8.3 ; ATF 125 IV 242 consid. 3c ; ATF 119 IV 1 consid. 5a). La distinction entre ces deux notions peut parfois s'avérer délicate, notamment parce que, dans les deux cas, l'auteur est conscient du risque de survenance du résultat. En ce qui concerne la preuve de l'intention, en l'absence d'aveux de la part de l'auteur, la question doit être tranchée en se fondant sur les circonstances extérieures, parmi lesquelles figurent la probabilité, connue de l'auteur, de la réalisation du risque et l'importance de la violation du devoir de prudence. Plus celles-ci sont élevées, plus l'on sera fondé à conclure que l'auteur a accepté l'éventualité de la réalisation du résultat. Peuvent aussi constituer des éléments extérieurs révélateurs les mobiles de l'auteur et la manière dont il a agi (ATF 133 IV 9 consid. 4.1 ; ATF 130 IV 58 consid. 8.4 ; ATF 125 IV 242 consid. 3c ; cf. ég. Dupuis et al., op. cit., n. 19 à 21 ad art. 111 CP). 3.2.2. Aux termes de l'art. 122 CP, se rend coupable de lésions corporelles graves celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 127 CP (exposition) prévoit que celui qui, ayant la garde d'une personne hors d'état de se protéger elle-même ou le devoir de veiller sur elle, l'aura exposée à un danger de mort ou à un danger grave et imminent pour la santé, ou l'aura abandonnée en un tel danger, sera puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Cette infraction suppose que l'auteur assume un devoir de garde ou un devoir de veiller sur la victime, synonymes de position de garant, qui peut résulter d'une relation de fait qualifiée tenant à un engagement de protéger autrui, dans le cadre de rapports de confiance et de proximité particuliers dont découle une obligation personnelle de sécurité à l'égard de la victime (TF 6B_473/2016 du 22 juin 2017 consid.”
Für die Abgrenzung von Art. 122 Abs. 1 StGB ist auf die Natur und die Schwere der tatsächlich erlittenen Verletzung abzustellen, nicht auf das gefährliche Verhalten des Täters. Bei der Beurteilung ist eine gesamthafte Betrachtung vorzunehmen: mehrere einzelne, für sich genommen leichte Verletzungen können zusammen ein Bild ergeben, das als schwere Verletzung zu qualifizieren ist.
“Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Les lésions corporelles graves constituent une infraction de résultat supposant une lésion du bien juridiquement protégé, et non une simple mise en danger. Il faut donc tout d'abord déterminer quelle est la lésion voulue (même sous la forme du dol éventuel) et obtenue (sous réserve de la tentative). Ce n'est qu'ensuite qu'il faut déterminer si ce résultat doit être qualifié de grave, afin de distinguer les hypothèses de l'art. 122 CP et celles de l'art. 123 CP (lésions corporelles simples). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247, 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, mais bien la nature de celle-ci (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). 3.2. L'art. 123 CP punit celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé, la poursuite ayant lieu d'office si l'auteur est le conjoint de la victime et que l'atteinte a été commise durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce. Cette infraction implique une atteinte importante à l'intégrité corporelle, comme l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid.”
“Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Les lésions corporelles graves constituent une infraction de résultat supposant une lésion du bien juridiquement protégé, et non une simple mise en danger. Il faut donc tout d'abord déterminer quelle est la lésion voulue (même sous la forme du dol éventuel) et obtenue (sous réserve de la tentative). Ce n'est qu'ensuite qu'il faut déterminer si ce résultat doit être qualifié de grave, afin de distinguer les hypothèses de l'art. 122 CP et celles de l'art. 123 CP (lésions corporelles simples). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247, 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, mais bien la nature de celle-ci (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). 3.2. L'art. 123 CP punit celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé, la poursuite ayant lieu d'office si l'auteur est le conjoint de la victime et que l'atteinte a été commise durant le mariage ou dans l'année qui a suivi le divorce. Cette infraction implique une atteinte importante à l'intégrité corporelle, comme l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid.”
Je nach Schwere und Folgen der Verletzungen (z. B. schwere Gesichts‑ oder Hirnverletzungen; ggf. intra‑/extracapsuläre Implantatruptur) können die Taten unter Art. 122 StGB als schwere Körperverletzung fallen. Solche Verletzungen werden in der Praxis im oberen Bereich des Tatbestands verortet und können die Anwendung des hohen Strafrahmens (bis zu 10 Jahren) rechtfertigen. Soweit solche Körperverletzungen bestehen, können daraus zudem zivilrechtliche Forderungen folgen, deren Beurteilung – insbesondere die Beweislast der zivilrechtlichen Ansprüche – anspruchsvoll sein kann.
“1 CPP) et de fournir dans la mesure du possible celles-ci, car le fardeau de la preuve des faits qui fondent les conclusions civiles reste supporté par la partie plaignante malgré la maxime d’instruction (art. 8 CC ; art. 6 CPP ; Perrier Depeursinge/Gabarski/Muskens, Action civile adhésive au procès pénal. No man’s land procédural ?, in : SJ 2021 II 185 ss, spéc. 201). Certes, les faits apparaissent simples matériellement. Pour autant, la recourante s’exprime de manière malaisée en français, à telle enseigne qu’elle a été entendue avec l’assistance d’un interprète lors de son audition comme prévenue le 10 février 2022 (PV aud. 6, p. 2), en dépit du fait qu’elle exploite un lieu de prostitution à Renens depuis douze ans selon ses propres dires (PV aud. 3, p. 1 ; PV aud. 6, p. 3). En outre, elle fait l’objet d’une contre-plainte, déposée par Z.________. Qui plus est, la qualification d’au moins une partie des infractions en cause reste encore indécise. En effet, il n’est pas à exclure, à ce stade, que, selon sa gravité et sa durée, l’éventuelle rupture intra-et extra-capsulaire de l’implant mammaire gauche de la plaignante constitue des lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 CP. Dans cette mesure, c’est dès lors de manière quelque peu prématurée que le Ministère public relève que les faits de la cause sont clairs sur le plan pénal et ne présentent aucune difficulté quant à leur qualification juridique, respectivement, comme il l’ajoute dans ses déterminations du 13 octobre 2022, que la qualification de lésions corporelles graves doit d’ores et déjà être exclue. Surtout, les éventuelles prétentions civiles qui découleraient de cette possible atteinte corporelle pourraient s’avérer difficiles à apprécier. Enfin, la recourante, secrétaire de formation (PV aud. 6, p. 2), ne saurait être présumée disposer de connaissances juridiques qui lui permettaient de pourvoir seule à la défense de ses intérêts. 3.3 Compte tenu de ce qui précède, force est de retenir que la recourante n’est pas en mesure de défendre seule ses intérêts dans la présente procédure pénale. Partant, elle remplit les conditions d’octroi de l’assistance judiciaire gratuite au sens de l’art. 136 al. 2 let.”
“Der Privatkläger erlitt schwere mehrfache Brüche des Gesichtsschädels (insbesondere Mittelgesichtsbrüche und ein Nasenbeinbruch), überwiegend klein- fleckige Hauteinblutungen und Oberhautdefekte an den Lidhäuten und Wangen sowie über dem linken Schulterblatt und dem linken Aussenknöchel, kräftige Schwellungen der Lippen, fleckenförmige Einblutungen des Lippenrotes der Ober- lippe sowie Schleimhautdefekte an den Lippeninnenseiten sowie eine Gehirner- schütterung mit Bewusstlosigkeit bei einer GCS (Glasgow Coma Scale) von 5 und einer schweren Funktionsstörung des Gehirns. Die Verletzungen machten unmit- telbar eine gut einen Monat dauernde stationäre Behandlung mit vier Operationen in der Klinik für Unfallchirugie des Universitätsspitals Zürich (Urk. 20/6 S. 1) und einen anschliessenden rund drei Wochen dauernden Aufenthalt in einer Rehabili- tationsklinik (Urk. 20/14) notwendig. Gemäss Gutachten des Instituts für Rechts- medizin vom 8. Juli 2014 bestand für den Privatkläger aufgrund der erlitten Ver- letzungen beim Auffinden am Tatort aber auch im Verlauf der Spitalbehandlung im Universitätsspital Zürich aufgrund von typischen, auch unter optimalen Bedin- gungen nicht sicher zu verhindernden Komplikationen unmittelbare Lebensgefahr (vgl. Urk. 19/6 S. 6 ff.). Die dem Privatkläger tatsächlich zugefügten Verletzungen liegen von ihrer Schwere her damit im oberen Bereich derjenigen Beeinträchti- - 50 - gungen, die unter den Straftatbestand der schweren Körperverletzung von Art. 122 StGB fallen. Dass der Privatkläger nicht starb, ist im Wesentlichen dem Zufall bzw. dem Umstand zu verdanken, dass ärztliche Hilfe rasch und effizient erfolgte. Davon ausgehend scheint eine leichte Reduktion der hypothetischen Einsatzstrafe für das vollendete Delikt auf 4 ¼ Jahre Freiheitsstrafe als angemes- sen.”
“Il convient d’ajouter à cela que le degré de réalisation de la tentative retenu ne justifie en l’espèce pas le prononcé d’un autre genre de peine (même si cela serait théoriquement possible selon les art. 22 al. 1 et 48a al. 2 CP), vu en particulier la quotité qui sera retenue. La première instance a décidé d’infliger au prévenu une peine privative de liberté aussi pour les lésions corporelles simples. Ce choix est correct. En effet, les lésions corporelles simples ont été commises en lien temporel étroit avec la tentative de lésions corporelles graves (au cours de la même altercation), et elles démontrent que le grand potentiel de violence du prévenu n’avait pas diminué par rapport aux infractions réprimées par la justice des mineurs (qui avait déjà prononcé une peine privative de liberté). Des considérations de prévention spéciale et l’exercice efficace du droit de punir de l’Etat commandent le prononcé d’une peine privative de liberté. Selon la jurisprudence, c’est dans le cadre de l’infraction la plus grave que la peine doit être fixée (ATF 136 IV 55 consid. 5.8), principe dont il n’y a pas lieu de s’écarter en l’espèce. C’est donc le maximum de 10 ans prévu par l’art. 122 CP qui a vocation à s’appliquer. Il sied encore de préciser que ce n’est pas le minimum légal d’un an (modification législative entrée en vigueur le 1er juillet 2023, voir ch. IV.16.2) qui s’applique, mais bien le minimum de 6 mois que la loi prévoyait au moment de la commission des infractions (art. 2 al. 2 CP). Comme pour les deux autres peines, c’est en l’espèce la peine prononcée en première instance, à savoir 36 mois, qui détermine la quotité maximale admissible.”
Wegen der Unschärfe der Norm ist eine restriktive Auslegung geboten: Die Anwendung soll auf manifeste Fälle beschränkt bleiben. Dauerhafte körperliche oder psychische Folgeschäden müssen als wahrscheinlich erscheinen, sodass die Entwicklung des Minderjährigen gefährdet ist. Für ein solches Ergebnis ist typischerweise wiederholtes Handeln oder eine andauernde Verletzung der Aufsichts- bzw. Sorgfaltspflicht erforderlich; eine geringfügige Ausübung des Züchtigungsrechts reicht hierfür nicht aus.
“En pratique, il sera souvent difficile de déterminer quand il y aura un risque pour le développement du mineur. Il sera en particulier difficile de distinguer les atteintes qui devront relever de l'art. 219 CP des traumatismes qui font partie de la vie de tout enfant. Vu l'imprécision de la disposition, la doctrine recommande de l'interpréter de manière restrictive et d'en limiter l'application aux cas manifestes. Des séquelles durables, d'ordre physique ou psychique, devront apparaître vraisemblables, de telle sorte que le développement du mineur sera mis en danger. Pour provoquer un tel résultat, il faudra normalement que l'auteur agisse de façon répétée ou viole durablement son devoir ; une transgression du droit de punir de peu d'importance ne saurait déjà tomber sous le coup de l'art. 219 CP (arrêt du Tribunal fédéral 6B_457/2013 du 29 octobre 2013 consid. 2). 3.3. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. La poursuite aura lieu d'office si l'auteur s'en est pris à une personne hors d'état de se défendre ou à une personne, notamment à un enfant, dont il avait la garde ou sur laquelle il avait le devoir de veiller (art. 123 ch. 2 al. 2 CP). 3.4. En l'occurrence, il est incontesté que les parties traversent un important conflit conjugal caractérisé par de nombreuses ramifications procédurales, tant sur le plan civil que pénal. Il ressort également de la procédure que l'exercice du droit de visite du père est rendu difficile, notamment en raison du refus de l'enfant de se rendre chez ce dernier. À plusieurs occasions, la police a été contrainte d'intervenir, les parents ne parvenant pas à gérer seuls le passage du mineur de la mère au père. On ne saurait contester que l'existence de relations père-fils est un facteur favorisant le développement harmonieux de l'enfant. Toutefois, au vu de la situation inextricable et des reproches constants qui émanent des deux parents à l'égard de l'autre, il apparaît impossible de mettre sur le compte de la seule mère les difficultés que rencontre l'enfant, dès lors que c'est précisément ce conflit des deux parents qui paraît les générer.”
Liegt erhebliche Zweifel am oder kein hinreichender Nachweis des Kausalzusammenhangs vor, kommt eine Anklage wegen Erfolgsdelikten nach Art. 122 Abs. 1 StGB typischerweise nicht in Betracht. Unter solchen Umständen kann die Staatsanwaltschaft von einer Anklage und von der Einholung eines Gutachtens absehen; ein Gutachten wird nur dann eingeholt, wenn davon aus Sicht der Behörde eine realistische Aussicht auf Klärung besteht. Ergibt die Vorprüfung hingegen, ein Gutachten könne den Kausalzusammenhang möglicherweise beweisen, wird die Staatsanwaltschaft ein solches nach den Entscheiden von Amtes wegen veranlassen.
“Aus den nachstehenden Gründen sind die gemäss der Vorinstanz empfehlenswerten Beweisanträge auf Einholung eines Gutachtens sogar geeignet, die Interessen von B zu beeinträchtigen. Dass im Prüfungsfall ein Kausalzusammenhang zwischen dem Verhalten von B und der Ansteckung oder Erkrankung von M oder eine Lebensgefahr für M ohne ein Gutachten als bewiesen betrachtet werden könnte, erscheint ausgeschlossen. Zur Verhinderung von Schuldsprüchen wegen Erfolgsdelikten, welche die betreffenden Tatbestandselemente voraussetzen, sind die erwähnten Beweisanträge daher überflüssig. Unter den in der Fallschilderung erwähnten Umständen besteht eine erhebliche Wahrscheinlichkeit, dass die Staatsanwaltschaft ohne Einholung eines Gutachtens zum Schluss käme, dass der Kausalzusammenhang auch mit einem solchen nicht bewiesen werden könnte, und daher von sich aus ohne Einholung eines Gutachtens keine Erfolgsdelikte, die einen solchen voraussetzen, zur Anklage brächte. Damit käme insbesondere weder eine Anklage wegen vollendeter lebensgefährlicher Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB noch eine Anklage wegen vollendeter Gefährdung des Lebens gemäss Art. 129 StGB in Betracht, weshalb auch ein Gutachten zur Frage der Lebensgefahr obsolet wäre. In diesem Fall führte ein Beweisantrag auf Einholung eines Gutachtens bloss zu einer unnötigen erheblichen Verzögerung und Verteuerung des Verfahrens. Falls die Staatsanwaltschaft zum Schluss käme, der Kausalzusammenhang könnte mit einem Gutachten möglicherweise bewiesen werden, würde sie ein solches unabhängig von einem diesbezüglichen Beweisantrag ohnehin von Amtes wegen einholen. Aus den vorstehenden Gründen ist es entgegen der Ansicht der Vorinstanz offensichtlich nicht zu beanstanden, dass der Rekurrent B keine Beweisanträge auf Beizug der medizinischen Spitalakten und Einholung eines rechtsmedizinischen Gutachtens empfohlen hat.”
“Aus den nachstehenden Gründen ist der gemäss der Vorinstanz empfehlenswerte Beweisantrag auf Einholung eines Gutachtens sogar geeignet, die Interessen von B zu beeinträchtigen. Dass im Prüfungsfall eine Lebensgefahr oder ein Kausalzusammenhang zwischen dem Verhalten von B und der Ansteckung oder Erkrankung von M oder eine Lebensgefahr für M ohne ein Gutachten als bewiesen betrachtet werden könnte, erscheint ausgeschlossen. Zur Verhinderung von Schuldsprüchen wegen Erfolgsdelikten, welche die betreffenden Tatbestandselemente voraussetzen, sind die erwähnten Beweisanträge daher überflüssig. Unter den in der Fallschilderung erwähnten Umständen besteht eine erhebliche Wahrscheinlichkeit, dass die Staatsanwaltschaft ohne Einholung eines Gutachtens zum Schluss käme, dass der Kausalzusammenhang auch mit einem solchen nicht bewiesen werden könnte, und daher von sich aus ohne Einholung eines Gutachtens keine Erfolgsdelikte, die einen solchen voraussetzen, zur Anklage brächte. Damit käme insbesondere weder eine Anklage wegen vollendeter lebensgefährlicher Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 StGB noch eine Anklage wegen vollendeter Gefährdung des Lebens gemäss Art. 129 StGB in Betracht, weshalb auch ein Gutachten zur Frage der Lebensgefahr obsolet wäre. In diesem Fall führte ein Beweisantrag auf Einholung eines Gutachtens bloss zu einer unnötigen erheblichen Verzögerung und Verteuerung des Verfahrens. Falls die Staatsanwaltschaft zum Schluss käme, der Kausalzusammenhang könnte mit einem Gutachten möglicherweise bewiesen werden, würde sie ein solches unabhängig von einem diesbezüglichen Beweisantrag ohnehin von Amtes wegen einholen. Aus den vorstehenden Gründen ist es entgegen der Ansicht der Vorinstanz offensichtlich nicht zu beanstanden, dass die Rekurrentin B keine Beweisanträge auf Beizug der medizinischen Spitalakten und Einholung eines rechtsmedizinischen Gutachtens empfohlen hat.”
Bei Art. 122 StGB sind subjektive Tatkomponenten für die Strafzumessung bedeutsam. Die Vorsatzform (z. B. Eventualvorsatz statt direkten Vorsatz) kann zu einer deutlich milderen Strafe führen. Fragen der Schuldfähigkeit bzw. verminderte Schuldfähigkeit wirken sich ebenfalls auf die Sanktion aus: Schuldunfähigkeit kann zur Folge haben, dass nicht bestraft, sondern therapeutische Massnahmen angeordnet werden; verminderte Schuldfähigkeit kann strafmildernd berücksichtigt werden.
“2 des strafgerichtlichen Urteils) zu Recht erwogen, dass die Inkaufnahme von massiven und bleibenden Verletzungen dem Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung inhärent sei. Diesem Umstand wird mit der gesetzlich vorgesehenen Mindeststrafe von 6 Monaten Rechnung getragen. Ein Unterschreiten dieses Strafrahmens wäre auch bei Anwendung von Art. 22 Abs. 1 StGB nur dann gerechtfertigt, wenn sowohl die objektiven Tatfolgen wie auch das subjektive Verschulden geringfügig erscheinen. Dies ist vorliegend nicht der Fall. Der Berufungskläger hat relativ schwerwiegende Verletzungen im Augenbereich verursacht und mit seinem Verhalten bewusst das Risiko einer bleibenden Schädigung geschaffen. Dieses subjektive Element fällt verschuldenserhöhend ins Gewicht. Angesichts der Tatsache, dass sich das Risiko nicht verwirklichte und der Berufungskläger eventualvorsätzlich handelte, hat die Strafe jedoch im Vergleich zum direktvorsätzlichen und vollendeten Delikt massgeblich tiefer auszufallen. Daher ist die Strafe in Würdigung der subjektiven Tatkomponenten auf 12 Monate zu erhöhen, was im Ergebnis mit Blick auf den Strafrahmen von Art. 122 StGB noch einem leichten Verschulden entspricht.”
“Die Vorinstanz hat in ihrem Urteil – dem Antrag der Staatsanwaltschaft fol- gend – gestützt auf das psychiatrische Gutachten vom 1. November 2018 der Psychiatrischen Universitätsklinik Zürich ("PUK"; Urk. 1/12/20) sowie deren Er- gänzungsgutachten vom 10. November 2020 (Urk. 1/12/31) die Schuldunfähigkeit des Antragsgegners zum Tatzeitpunkt festgestellt (Urk. 45 S. 17 ff.). Auf diese zu- treffenden Ausführungen kann verwiesen werden (Art. 82 Abs. 4 StPO). Der An- tragsgegner hat somit im Ergebnis den Tatbestand der versuchten schweren Kör- perverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB erfüllt, wofür er infolge Schuldunfähigkeit im Sinne von Art. 19 Abs. 1 StGB jedoch nicht zu bestrafen ist. III. Ambulante Massnahme”
“Par chance et dans des circonstances qui ne dépendaient pas de lui, A.________ n'a causé que des lésions corporelles simples à C.________, à savoir une fracture crânienne ouverte, d'un diamètre d'environ 5 cm, avec plusieurs fragments osseux enfoncés, une contusion (ecchymose) du parenchyme cérébral, une hémorragie sous-arachnoïdienne (côté gauche) ainsi qu'un hématome sous-dural (côté gauche). Les effets à long terme des lésions de C.________ ne sont pas encore connus, étant précisé que des crises d'épilepsie et des déficits cognitifs ne peuvent pas être exclus. 2. Première instance 2.1 Pour la description des différentes étapes de la procédure préliminaire et de première instance, il est renvoyé aux motifs du jugement du 20 avril 2021 (D. 596-601). 2.2 Par jugement du 20 avril 2021 (D. 568-572), le Tribunal régional Jura bernois-Seeland a : - constaté que A.________ a commis les faits énoncés au chiffre I.1 de l'acte d'accusation du 23 novembre 2020 constitutifs de l'infraction de lésions corporelles graves (art. 122 CP), infraction commise le 10 avril 2020, à Bienne, au préjudice de C.________. - constaté qu'au moment de commettre les faits énoncés au ch. I ci-dessus, A.________ souffrait de troubles psychiatrique (schizophrénie paranoïde), de sorte qu'il se trouvait en état d'irresponsabilité pénale au sens de l'art. 19 al. 1 CP ; - ordonné une mesure thérapeutique institutionnelle de traitement des troubles mentaux de A.________ (art. 59 al. 3 CP), selon les indications de l'expertise psychiatrique du Prof. Dr méd. H.________ du 1er mars 2021, à savoir dans un foyer qui accepte des prises en charge au sens de l'art. 59 CP ; ce foyer, en étroite collaboration avec le suivi psychiatrique, devant également s'occuper de la prise en charge sociale de A.________ (cf. p. 31 let. e de l'expertise) ; la détention provisoire, respectivement pour des motifs de sûreté de 376 jours étant imputée à raison de 376 jours sur la mesure institutionnelle prononcée ; - mis les frais de la procédure, composés de CHF 12'450.”
“23), wurden die Parteien am 21. September 2021 zur mündlichen Urteilseröffnung auf den 27. Oktober 2021 vorgeladen (Urk. 111; Prot. II S. 28). II. Strafzumessung 1. Vorbemerkung Die Vorinstanz bestrafte den Beschuldigten mit 33 Monaten Freiheitsstrafe unter Anrechnung von insgesamt 44 Tagen erstandener Untersuchungshaft (Urk. 55 S. 21). Da einzig der Beschuldigte Berufung gegen das vorinstanzliche Urteil er- hoben hat, fällt eine strengere Bestrafung aufgrund des Verschlechterungsverbo- tes ausser Betracht (Verbot der reformatio in peius; Art. 391 Abs. 2 StPO). Der - 8 - Beschuldigte beantragt im Berufungsverfahren die Bestrafung mit einer Freiheits- strafe von nicht mehr als 14 Monaten, unter Anrechnung der bereits erstandenen Untersuchungshaft von 44 Tagen (Urk. 104 S. 1). 2. Allgemeine Grundsätze Die allgemeinen Regeln und Kriterien der Strafzumessung wurden im vorinstanz- lichen Urteil zutreffend wiedergegeben und der massgebliche Strafrahmen für die schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB korrekt mit Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren abgesteckt (Urk. 55 S. 10 ff.). Dies braucht nicht wiederholt zu werden. Für den Raufhandel im Sinne von Art. 133 StGB be- trägt der massgebliche Strafrahmen Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geld- strafe. Strafmilderungs- und Strafschärfungsgründe sind innerhalb des gegebe- nen Strafrahmens strafmindernd bzw. straferhöhend zu berücksichtigen. Eine Schuldunfähigkeit des Beschuldigten im Sinne von Art. 19 Abs. 1 StGB ist vorlie- gend nicht gegeben und wird auch nicht geltend gemacht (vgl. Urk. 45 S. 15 ff.; Urk. 104 S. 10). Anlässlich des Jugendstrafverfahrens wurde beim Beschuldigten mit Gutachten von Dr. med. C._____ vom 2. Dezember 2016 eine hyperkinetische Störung des Sozialverhaltens sowie ein Cannabisabhängigkeitssyndrom diagnos- tiziert. Damals hielt der Gutachter zudem fest, dass der Beschuldigte zum Tat- zeitpunkt vollumfänglich fähig gewesen sei, das Unrecht seiner Taten einzusehen, während seine Fähigkeit, einsichtsgemäss zu handeln, störungsbedingt derart beeinträchtigt gewesen sei, dass daraus eine mindestens leichtgradige Verminde- rung der Schuldfähigkeit abgeleitet werden könne (Gutachten bei den Akten des Jugendstrafverfahrens des Kantons Aargau, JA.”
Auch bei Erkenntnis oder Feststellung von Schuldunfähigkeit kann gegenüber der betroffenen Person eine Landesverweisung (Ausweisung/Ausschaffung) oder eine andere Massnahme gemäss spezialgesetzlicher Bestimmungen in Betracht gezogen werden.
“66a, celui-ci a été condamné à une peine ou a fait l’objet d’une mesure au sens des art. 59 à 61 ou 64"; "Il giudice può espellere dal territorio svizzero per un tempo da tre a quindici anni lo straniero condannato a una pena o nei confronti del quale è pronunciata una misura ai sensi degli articoli 59-61 o 64 per un crimine o un delitto non previsto nell'articolo 66a"). Toutefois, et quand bien même le texte allemand ne résout pas cette ambiguïté de façon absolue, tel ne peut avoir été l'intention du législateur. En effet, il serait complètement illogique que seul le prévenu irresponsable faisant l'objet d'une mesure en raison d'une infraction n'entrant pas dans la liste des infractions de l'art. 66a CP (qui comprend les infractions les plus graves du code), et dont les faits seraient donc d'une gravité relative, puisse faire l'objet d'une expulsion facultative. Selon une interprétation à la lettre du texte, un prévenu ayant occasionné, en état d'irresponsabilité, des lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP, voire un homicide au sens de l'art. 111 CP, ne pourrait pas faire l'objet d'une mesure d'expulsion, l'art. 122 CP figurant à l'art. 66a al. 1 lit. b CP, qui ne permet l'expulsion qu'en cas de prononcé d'une peine, alors que si les faits ne devaient être qualifiés "que" de lésions corporelles simples au sens de l'art. 123 CP, l'art. 66abis CP pourrait conduire au prononcé d'une expulsion. Les comparaisons pourraient se multiplier à l'absurde, et démontrent que, nonobstant la teneur française et italienne de l'art. 66abis CP, le législateur a bel et bien souhaité introduire, par cette disposition, la possibilité de prononcer une mesure d'expulsion pour les personnes reconnues irresponsables, sans égard à la nature des faits (remplissant les éléments constitutifs de crimes ou de délits) qui leur sont imputés, et non la réserver aux seules infractions ne faisant pas partie du catalogue de l'art. 66a CP (dans le même sens : M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER, op. cit., n. 4 ad art. 66abis CP). 5.”
Bei Körperverletzungsdelikten sind zivilrechtlich insbesondere Schadenersatz und Genugtuung typische Klageziele; bei schweren physischen oder psychischen Folgen kann die Genugtuung aufgrund der Schwere der Persönlichkeitsverletzung in Geld zugesprochen werden.
“Wie die Vorinstanz in der angefochtenen Verfügung zutreffend festgehalten hat, finden sich im Gesuch des Beschwerdeführers um unentgeltliche Rechtspflege keine Ausführungen zu seinen privatrechtlichen Ansprüchen gegen die beschuldigten Personen. Er hat darin jedoch erklärt, dass er durch die angeblich begangene Straftat ein schweres Schädelhirntrauma erlitten habe und aufgrund der dadurch verursachten irreversiblen Schädigung erwerbsunfähig bleiben werde (vgl. Vorakten act. 2 S. 4 f.). Falls die beschuldigten Personen aufgrund dieser Vorwürfe wegen schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB verurteilt würden, erscheint es offensichtlich, dass eine Adhäsionsklage des Beschwerdeführers auf Schadenersatz und Genugtuung nicht aussichtslos wäre. Die genügenden Prozesschancen der Zivilklage gemäss Art. 136 Abs. 1 lit. b StPO ergäben sich somit im Falle einer Verurteilung ohne Weiteres aus den Akten sowie aus der Natur der untersuchten Straftat. Nach der oben dargelegten Rechtsprechung des Bundesgerichts durfte die Vorinstanz deshalb die Prozesschancen aufgrund dieser besonderen Umstände nicht allein aufgrund mangelnder Ausführungen zur Zivilklage verneinen. Es bleibt damit jedoch offen, ob die Beschwerde vom 26. Juli 2021 gegen die Einstellungsverfügung der Staatsanwaltschaft genügende Prozesschancen hat. Die Vorinstanz äussert sich in der angefochtenen Verfügung mit keinem Wort zu den Prozessaussichten im Strafpunkt. Insbesondere setzt sie sich nicht mit den Ausführungen des Beschwerdeführers auseinander, wonach die Staatsanwaltschaft aufgrund der Beweislage sowie des Grundsatzes in dubio pro duriore verpflichtet sei, Anklage gegen die beschuldigten Personen zu erheben.”
“2), et que la relation pourra être maintenue, lors de vacances de l'enfant hors de Suisse, ainsi que grâce aux moyens de communication d'aujourd'hui. Au vu de l'ensemble de ces éléments, l'appelant ne se trouve pas dans une situation personnelle grave et les intérêts publics à l'expulsion, compte tenu des infractions commises, l'emportent clairement sur l'intérêt privé de celui-ci à demeurer en Suisse. Au vu de sa bonne situation (financière, professionnelle et psychologique) au Maroc, avant son arrivée en Suisse, tout porte à penser que sa réintégration dans son Etat d'origine est possible. En l'absence de réalisation des conditions de la clause de rigueur, aucun examen de la proportionnalité n'est nécessaire. La durée de cinq ans articulée en première instance apparaît comme proportionnée aux circonstances du cas d'espèce. Infondé, l'appel doit être rejeté sur ce point et l'expulsion de l'appelant pour une durée de cinq ans confirmée. Il n'y a pas lieu d'étendre la mesure d'expulsion prononcée à l'ensemble de l'espace Schengen, l'expulsion du territoire suisse suffisant à atteindre le but recherché. 6. 6.1.1. Selon l'art. 122 CPP, en qualité de partie plaignante, le lésé peut faire valoir des conclusions civiles déduites de l'infraction par adhésion à la procédure pénale (al. 1), les mêmes droits appartenant aux proches de la victime, dans la mesure où ils font valoir contre le prévenu des conclusions civiles propres (al. 2). 6.1.2. Les conclusions civiles consistent principalement en des prétentions en dommages-intérêts (art. 41 ss de la loi fédérale complétant le Code civil suisse [CO]) et en réparation du tort moral (art. 47 et 49 CO) dirigées contre le prévenu (A. KUHN / Y. JEANNERET [éd.], Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse, 2ème éd., 2019, n. 16 s. ad art. 122). 6.1.3. Selon l'art. 49 al. 1 CO, celui qui subit une atteinte illicite à sa personnalité a droit à une somme d'argent à titre de réparation morale, pour autant que la gravité de l'atteinte le justifie et que l'auteur ne lui ait pas donné satisfaction autrement. 6.2. L'octroi d'une réparation morale à l'intimée F______ se justifie sur le principe, notamment au vu du rapport médical des HUG du 27 novembre 2019, faisant état de la persistance de souffrances notables en lien avec les faits et la procédure pénale qui s'en est suivie et de plusieurs hospitalisations.”
Wird die Eintrittswahrscheinlichkeit eines schweren Verletzungserfolgs als besonders hoch eingeschätzt und war dem Täter die Gefährlichkeit seines Handelns bewusst, spricht dies für dolus eventualis hinsichtlich schwerer Körperverletzung oder — wenn auch der Tod in Kauf genommen wurde — für eine dementsprechende Versuchskonstellation. In der Rechtsprechung kann sich dies namentlich bei wiederholten, heftigen Angriffen oder beim gemeinschaftlichen, massiven Zuschlagen aus den objektiven Umständen ergeben und zur Qualifikation als versuchte schwere Körperverletzung (bzw. gegebenenfalls versuchter Tötung bei Einbeziehung des Todeserfolgs) führen.
“Par acte expédié le 20 décembre 2024, A______ recourt contre l'ordonnance du 9 décembre 2024, notifiée le surlendemain, par laquelle le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : TMC) a ordonné la prolongation de sa détention provisoire jusqu'au 29 janvier 2025. Le recourant conclut, sous suite de frais, à l'annulation de l'ordonnance précitée; principalement, à sa mise en liberté immédiate; subsidiairement, à sa mise en liberté immédiate assortie de mesures de substitution, qu'il énumère. Il sollicite également l'octroi de l'assistance judiciaire pour la procédure de recours et une indemnité pour son défenseur. B. Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure : a. A______, ressortissant français, né le ______ 2001, a été arrêté le 13 octobre 2024 et placé en détention provisoire le 15 suivant jusqu'au 13 décembre 2024. b. Il est prévenu de tentative de meurtre (art. 111 CP cum 22 al. 1 CP), subsidiairement tentative de lésions corporelles graves (art. 122 CP cum 22 al. 1 CP), pour avoir, à Genève, le 13 octobre 2024, vers 08h50, à la hauteur de l'intersection entre les rues 1______ et 2______, de concert avec D______, après que ce dernier eut assené un coup de poing à E______ ayant eu pour effet de le faire chuter, assené à tout le moins trois coups de pied à ce dernier, notamment au visage, alors qu'il se trouvait au sol, acceptant l'éventualité que ses agissement eussent pu lui causer de graves lésions voire la mort et lui occasionnant de la sorte une plaie contuse superficielle à l'arrière de la tête, une plaie sous la lèvre inférieure, des ecchymoses sur le front et sur la paupière supérieure gauche, des plaies à l'intérieur de la bouche et un enfoncement des dents. c. Selon le rapport d'arrestation du 13 octobre 2024, un constat de lésions traumatiques a été effectué sur E______, lequel a permis de mettre en évidence les lésions précitées. Des constats de lésions traumatiques ont également été effectués sur les auteurs présumés de l'agression, à teneur desquels (i) le pied et la cheville gauche de A______ étaient tuméfiés, ces blessures étant en lien avec le coup de pied donné à E______, et (ii) D______ présentait une dermabrasion au niveau du dos de l'index droit.”
“La probabilité de la survenance du résultat, soit la mort de la victime, est dès lors particulièrement élevée, ce dont tout un chacun doit être conscient. Il n'est pas nécessaire qu'il y ait une certitude à ce propos (arrêt du Tribunal fédéral 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.3). Cela étant, peu importe que le résultat ne se soit pas produit, puisque c'est le propre de la tentative, qui suppose la réalisation des éléments subjectifs d'une infraction par opposition aux éléments objectifs et permet ainsi de réprimer un acte, même lorsque le résultat ne s'est pas produit, pour peu que cet acte soit sous-tendu par la volonté de l'auteur portant sur les éléments objectifs de l'infraction. La tentative par dol éventuel de causer des lésions corporelles graves prime ainsi les lésions corporelles simples réalisées (arrêt du Tribunal fédéral 6B_954/2010 du 10 mars 2011 consid. 3.4 in fine ; M. NIGGLI / H. WIPRÄCHTIGER [éds], Basler Kommentar Strafrecht II : Art. 111-392 StGB, 3ème éd., Bâle 2013, n. 28 ad art. 122). 2.2.5. La distinction entre tentative d'homicide (art. 22 cum 111 CP) et lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP (réalisées ou tentées) tient essentiellement à l'intention de l'auteur. Si celle-ci englobe, même au titre du dol éventuel, le décès de la victime, les faits doivent être qualifiés de tentative de meurtre. La qualification de tentative de lésions corporelles graves a été confirmée dans le cas d'un auteur qui avait frappé à l'aide d'une batte de baseball la tête de la victime, lui occasionnant une plaie du cuir chevelu ayant nécessité sept points de suture (arrêt du Tribunal fédéral 6B_612/2013 du 8 novembre 2013). À Genève, une tentative de lésions corporelles graves a également été retenue pour des faits lors desquels l'auteur avait donné une série de coups violents avec une barre métallique en direction du visage de sa victime, lui provoquant une plaie au crâne d'environ quatre centimètres (AARP/377/2017 du 21 juin 2017). 2.2.6. Est un coauteur celui qui collabore, intentionnellement et de manière déterminante, avec d'autres personnes à la décision de commettre une infraction, à son organisation ou à son exécution, au point d'apparaître comme l'un des participants principaux ; il faut que, d'après les circonstances du cas concret, la contribution du coauteur apparaisse essentielle à l'exécution de l'infraction.”
“Erfüllt eine Handlung mehrere Tatbestände oder mehrmals denselben Tatbestand, so spricht man von (ungleichartiger bzw. gleichartiger) Idealkonkurrenz; erfüllen mehrere Handlungen eines Täters mehrmals denselben oder verschiedene Tatbestände, so spricht man von (gleichartiger bzw. ungleichartiger) Realkonkurrenz (vgl. BGE 133 IV 297 E. 4.1). Unechte Konkurrenz (Gesetzeskonkurrenz) liegt vor, wenn eine oder mehrere Handlungen zwar verschiedene Tatbestände des Gesetzes erfüllen, aber jeweils nur ein Tatbestand anzuwenden ist. Echte Konkurrenz ist dann anzunehmen, wenn der Täter durch sein Verhalten verschiedene Tatbestände erfüllt, die nicht im Ausschlussverhältnis zueinanderstehen (Trechsel/Seelmann, in: Praxiskommentar Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2021, N. 1 f. zu Art. 49 StGB). Die (versuchte) eventualvorsätzliche schwere Körperverletzung geht – bei Vorliegen von gewissen Voraussetzungen; in casu: Wissen des Täters um die Gefährlichkeit seines Handelns – der (vollendeten) qualifizierten einfachen Körperverletzung vor (Roth/Berkemeier, a.a.O., N. 28 zu Art. 122 StGB mit Verweis auf das Urteil des BGer 6B_954/2010 vom 10. März 2021; vgl. auch die Urteile des Obergerichts des Kantons Bern SK 18 123 vom 5. Dezember 2018 E. 14; SK 17 481 vom 16. August 2018 E. 15.2 sowie SK 16 99 f. vom 21. September 2017 E. 12.1.1). Als Mittäter gilt nach bundesgerichtlicher Rechtsprechung, «wer bei der Entschliessung, Planung oder Ausführung eines Deliktes vorsätzlich und in massgebender Weise mit anderen Tätern zusammenwirkt, so dass er als Hauptbeteiligter dasteht» (statt vieler Urteil des BGer 6B_127/2021 vom 27. September 2021 E. 4.1). In objektiver Hinsicht verlangt die Mittäterschaft keine direkte Beteiligung oder gar «Herrschaft» über die Ausführung der konkreten Straftat. Auch die massgebliche Tatherrschaft bzw. «Mit-Tatherrschaft» begründende Beteiligung an der Entschlussfassung bzw. an der Planung oder Koordination kann genügen. Jedem Mittäter werden dabei – in den Grenzen seines (Eventual-)Vorsatzes – die kausalen Tatbeiträge der anderen Mittäter angerechnet (zum Ganzen Forster, in: Basler Kommentar Strafgesetzbuch, 4.”
“Dass die Wahrscheinlichkeit der Tatbestandsver- wirklichung einer schweren Körperverletzung (Verstümmelung eines Organs, Entstellung etc.) vorliegend so gross war, dass davon ausgegangen werden darf, der Beschuldigte habe diesen Erfolg gebilligt und daher in Kauf genommen, lässt sich nicht mit hinreichender Wahrscheinlichkeit annehmen. Auch das Motiv des Beschuldigten – er wollte den Privatkläger 2 durch Gewaltanwendung zum Gang zur Bank und zur Geldzahlung bewegen – spricht dagegen, dass er diesen komplett ausser Gefecht setzen wollte. Entgegen der Auffassung der Vorinstanz kann daher nicht mit Bestimmtheit angenommen werden, es habe sich dem Beschuldigten bei seinen Schlägen die Gefahr einer schweren Körperverletzung als so wahrschein- lich aufgedrängt, dass diese vernünftigerweise nur als Inkaufnahme einer schweren Schädigung und damit als gewollt ausgelegt werden können, gleichwohl ihm das Risiko einer solchen durchaus bewusst gewesen sein musste. Aus diesen Gründen sind die Voraussetzungen für eine versuchte schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in subjektiver Hinsicht vorliegend nicht erfüllt. 3.8.2.8. Demgegenüber ist der subjektive Tatbestand der einfachen Körperver- letzung gegeben. Der Beschuldigte schlug den Holzstock wissentlich und willentlich und damit direktvorsätzlich im Sinne von Art. 12 Abs. 2 erster Satz StGB auf den Privatkläger 2 und musste damit rechnen, die vorliegend dokumentierten Verlet- zungen zu verursachen. 3.8.2.9. Die Qualifikation als gefährlicher Gegenstand gemäss Art. 123 Ziff. 2 Abs. 2 StGB setzt voraus, dass die konkrete Art und Weise seiner Verwendung die Gefahr einer schweren Schädigung nach Art. 122 StGB mit sich bringt (BGE 101 IV 286). Dieses Erfordernis ist vorliegend zu bejahen. Zwar handelt es sich bei einem Holzstock grundsätzlich nicht um einen gefährlichen Gegenstand. Der Beschuldigte verwendete diesen jedoch bewusst als Schlaginstrument, schlug damit mit Wucht an die obere Körperhälfte des Privatklägers 2 und traf denn auch dessen Unterarm und die Brustgegend.”
“Für den Nachweis des Vorsatzes kann sich das Gericht – soweit der Täter nicht geständig ist – regelmässig nur auf äusserlich feststellbare Indizien und auf Erfahrungsregeln stützen, die ihm Rückschlüsse auf die innere Einstellung des Täters erlauben (Urteil des Bundesgerichts 6B_73/2015 vom 25. November 2015 E. 1.3.2). 15. Subsumtion Gemäss oberinstanzlichem Beweisergebnis erkannte der Beschuldigte das Fahrzeug der Geschädigten und sah, dass sich beide darin befanden. Er wendete, um ihnen hinterher zu fahren, beschleunigte seine Fahrt im 3. Gang auf 139 km/h und fuhr mit seinem Auto frontal in das Heck des 70 km/h schnell fahrenden Autos der Geschädigten. Beide Geschädigten erlitten durch die Kollision keine lebensgefährlichen Verletzungen oder bleibende Schädigungen. C.________ klagte über Schmerzen der Hals- und Brustwirbelsäule, erlitt eine ausgeprägte Muskelverspannung im ganzen Schultergürtelbereich und litt unter der psychischen Belastung durch den Unfall (p. 200 f. und p. 204 f.). D.________ erlitt lediglich leichte Beschwerden der Halswirbelsäule. Sie wies eine muskuläre Dysbalance im Schultergürtel und Rückenbereich auf (p. 217 f.). Die Verletzungen der Geschädigten erreichen somit nicht die für den objektiven Tatbestand von Art. 122 StGB verlangte Schwere. Gemäss oberinstanzlichem Beweisergebnis hatte der Beschuldigte jedoch die Absicht gefasst, die Geschädigten zu verletzen. Aus den objektiven Umständen seines Verhaltens ergibt sich dabei klar, dass er bewusst schwerwiegende, die Geschädigten in ihrer Arbeitsfähigkeit nachhaltig einschränkende oder gar lebensbedrohliche Verletzungen verursachen wollte: So beschleunigte er sein Fahrzeug nach dem Passieren des Ortsendschilds H.________ (Ort) im 3. Gang auf 139 km/h bzw. betätigte das Gaspedal voll und musste anhand des rasch kleiner werdenden Abstands zum Fahrzeug der Geschädigten erkannt haben, dass diese mit deutlich geringerer Geschwindigkeit fuhren. Seine hohe Geschwindigkeit muss er dabei auch aufgrund des Motorenlärms, den der benzinbetriebene Vierzylinder-Viertaktmotor im Auto des Beschuldigten mit einer Motordrehzahl von bis zu 6702 U/min verursachte, wahrgenommen haben. Bis zur Kollision bremste er seine Geschwindigkeit nicht ab, sodass sein Fahrzeug nach der Crash-Abschaltung noch weitere 300 Meter auf dem geraden Streckenabschnitt weiterfuhr.”
“Für die Geschädigten kam die Kollision mit dem deutlich schneller fahrenden Fahrzeug des Beschuldigten, wie er wusste, praktisch aus dem Nichts und sie hatten keinerlei Möglichkeit, sich darauf vorzubereiten oder die Handhabung ihres Fahrzeugs entsprechend anzupassen. Infolge der unerwarteten Kollision kam das Fahrzeug der Geschädigten von der Strasse ab, drehte sich um die eigene Achse und kam vor einer Baumreihe zu stehen. Der Beschuldigte hatte nach dem Aufprall gegen das Fahrzeug der Geschädigten, wie er wusste, keine Möglichkeit, auf die Situation Einfluss zu nehmen. Es bestand aufgrund der Umstände eine grosse Wahrscheinlichkeit für ernste Folgen der Auffahrkollision, beispielsweise durch ein Überschlagen des Fahrzeugs der Geschädigten, einen ungebremsten Aufprall gegen ein Hindernis oder ähnliche naheliegende Unwägbarkeiten, wodurch die Geschädigten gravierende Verletzungen davongetragen hätten. Dass dies nicht eingetreten ist, war purer Zufall. Durch sein Verhalten hat der Beschuldigte seinen Willen manifestiert, besonders schwere Verletzungen i.S.v. Art. 122 StGB zu verursachen. Der Beschuldigte ist somit der versuchten schweren Körperverletzung, mehrfach begangen am 28. Dezember 2018 in Langenthal zum Nachteil von C.________ und D.________ schuldig zu erklären. IV. Strafzumessung 16. Rechtliche Grundlagen Es wird auf die korrekten vorinstanzlichen Erwägungen zu den rechtlichen Grundlagen der Strafzumessung verwiesen (Ziff. V.1. des erstinstanzlichen Urteilsmotivs; pag. 476 ff.). 17. Methodik und Gesamtstrafenbildung Wie die Vorinstanz zutreffend ausführte, hat der Beschuldigte durch eine Handlung die physische Integrität zweier Personen verletzt bzw. schwer zu verletzen versucht (BGE 124 IV 145). Es liegen somit zwei Rechtsgutsverletzungen vor und es gelangen die Grundsätze der Strafzumessung beim Zusammentreffen mehrere strafbarer Handlungen gemäss Art. 49 StGB zur Anwendung. Für beide Rechtsgutsverletzungen sind somit angemessene Strafen zu ermitteln. Eine (vollendete) schwere Körperverletzung nach Art.”
Fusstritte und Faustschläge in den Kopfbereich eines am Boden liegenden Opfers können — je nach Gewaltintensität und den konkreten Umständen — eine versuchte oder vollendete schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB begründen.
“Soweit der Beschwerdeführer ausführt, die Aussagen von F.________ seien nicht glaubhaft, denn wenn er die Fusstritte so gesehen habe, hätte er auch genau gesehen, wie das Messer ins Spiel gekommen sei, und zwar bis zum Schluss (vgl. S. 4 der abschliessenden Bemerkungen), ist ihm entgegenzuhalten, dass F.________ in derzeit als nachvollziehbar erscheinender Weise erklärt hat, dass er etwas zurück gegangen sei resp. sich schnell weggedreht habe, als er das Messer gesehen habe. Es sei ihm «zu heiss» geworden (vgl. Z. 24 f., 34 f., 55, 62 des Protokolls der delegierten Einvernahme vom 19. Oktober 2024). Es ist demnach durchaus möglich, dass er diesen Teil des Vorfalls nicht beobachtet hat. Die Beschwerdekammer in Strafsachen vertritt zudem nach wie vor die Auffassung, dass Fusstritte gegen den Kopf den Tatbestand der versuchten schweren Körperverletzung erfüllen können (vgl. E. 6.3.6 des Beschlusses BK 24 178 vom 15. Mai 2024; vgl. ferner Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, Strafrecht, 4. Aufl. 2019, N. 8 zu Art. 122 StGB mit Hinweisen, wonach es bezüglich Fusstritten und Faustschlägen in den Kopfbereich eines am Boden liegenden Opfers – selbst wenn dieses sich zusammenrollt und den Kopf mit den Händen zu schützen versucht – gemäss der Rechtsprechung des Bundesgerichts der allgemeinen Lebenserfahrung entspricht, dass diese zu schwerwiegenden Beeinträchtigungen der körperlichen Integrität führen können und damit – je nach Verletzung – eine versuchte oder vollendete schwere Körperverletzung darstellen; vgl. statt vieler: Urteil des Bundesgerichts 6B_321/2023 vom 16. Juni 2023 E. 3.2.5 mit zahlreichen Hinweisen).”
“Sont en particulier déterminantes la violence des coups portés et la constitution de la victime. Le fait de porter des coups à la tête avec les poings, les pieds ou d'autres objets dangereux tels qu'une bouteille en verre est susceptible d'entraîner de graves lésions et même la mort de la victime, ce risque étant d'autant plus grand lorsque celle-ci gît au sol sans être en mesure de réagir ou de se défendre, notamment lorsqu'elle est inconsciente (arrêts du Tribunal fédéral 6B_148/2020 du 2 juillet 2020, consid. 5.2 ; 6B_139/2020 du 1er mai 2020, consid. 2.3). 2.3.2. L'art. 123 ch. 1 aCP réprime le comportement de quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. La poursuite a lieu d'office si l'auteur fait usage du poison, d'une arme ou d'un objet dangereux (art. 123 ch. 2 hyp. 1 CP). Il y a lésions corporelles simples en cas de lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 2.3.3. Même si le résultat n'aboutit qu'à des lésions corporelles simples, la mise en danger créée par les coups portés peut, de manière évidente, dépasser en intensité le résultat intervenu. En effet, le fait d'asséner, en bande, de multiples coups à la tête d'une personne qui ne se défend pas et gît à terre et de frapper plus particulièrement avec les poings, les pieds ou d'autres objets dangereux tels qu'une bouteille en verre est propre à causer des lésions corporelles graves, voire même éventuellement la mort (ATF 135 IV 152 consid.”
“Im Vordergrund stehen Delikte gegen die körperliche und sexuelle Integrität. In der Regel gilt, je schwerer die drohende Tat ist, desto höher ist auch die Gefährdung der Sicherheit anderer (BGE 146 IV 136 E. 2.2 und 143 IV 9 E. 2.6-2.7, je mit Hinweisen). Auch diese Voraussetzungen (Schwere der drohenden Delikte und haftrelevante [unmittelbare und erhebliche] Sicherheitsgefährdung) sind zu bejahen. Die nun untersuchungsgegenständlichen (versuchten) schweren Körperverletzungen sind mit Freiheitsstrafe bis zu zehn Jahren bedroht und Raufhandel wird mit einer Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren bestraft, womit Verbrechen und schwere Vergehen vorliegen (Art. 122 und 133 Abs. 1 i.V. Art. 10 StGB; bei versuchter Tatbegehung kann die Strafe gemildert werden [Art. 22 Abs. 1 StGB]). Der Beschwerdeführer scheint im Rahmen von Auseinandersetzungen nicht in der Lage zu sein, sich zu beherrschen resp. angemessen zu reagieren. Dass das Opfer 1 (wie auch das Opfer 2) letztlich keine schweren Verletzungen im Sinne von Art. 122 StGB erlitten hat, ist – wie bereits erwähnt – nur dem Zufall geschuldet. Ungeachtet dessen können seine Verletzungen aber auch nicht bagatellisiert werden, wurden ihm anlässlich der Auseinandersetzung doch der Unterarm gebrochen und eine Rissquetschwunde im Gesicht zugefügt. Selbst wenn die Tathandlungen des Beschwerdeführers anlässlich des Vorfalls vom 2. Juli 2023 lediglich unter den Straftatbestand der einfachen Körperverletzung subsumiert würde, handelte es sich – wie ebenfalls bereits dargelegt (E. 5.4.1 am Ende) – um ein schweres Vergehen. Betroffen ist in jedem Fall die physische Integrität. Erneut ist daran zu erinnern, dass es nach der bundesgerichtlichen Rechtsprechung der allgemeinen Lebenserfahrung entspricht, dass Fusstritte und Faustschläge in den Kopfbereich eines am Boden liegenden Opfers – selbst wenn sich dieses zusammenrollt und den Kopf mit den Händen zu schützen versucht – zu schwerwiegenden Beeinträchtigungen der körperlichen Integrität führen können (vgl. etwa Urteil des Bundesgerichts 6B_321/2023 vom 16.”
Liegt bereits bei den Ermittlungen ein hinreichender Tatverdacht auf schwere Körperverletzung (Art. 122 StGB) vor, hätte die Staatsanwaltschaft ab der Anordnung der ersten Zwangsmassnahme für die Bestellung oder Ernennung einer Verteidigung sorgen müssen. Unterbleibt dies, können bestimmte unverteidigte Vernehmungen der Beweisverwertungseinschränkung nach Art. 131 Abs. 3 StPO unterliegen.
“122 StGB herbeizuführen, war bereits anhand der Er- kenntnisse aus dem polizeilichen Untersuchungsverfahren erkennbar, dass gegen den von sämtlichen drei Auskunftspersonen als Täter bezeichneten Beschuldig- ten, der aus dem Kosovo stammt, ein hinreichender Tatverdacht auf eine vollen- dete (die Frage nach allfällig bleibenden Körperschäden war zu diesem Zeitpunkt noch offen) oder zumindest versuchte schwere Körperverletzung vorlag, hinsicht- lich welcher bei gelungenem Nachweis der Tat eine überjährige Freiheitsstrafe sowie eine obligatorische Landesverweisung in Betracht kommen würde. Dass die Staatsanwaltschaft diesen Tatverdacht ebenfalls relativ früh im Verfahren – jedenfalls aber vor der von ihr am 20. August 2020 angeordneten Einsetzung ei- ner notwendigen Verteidigung (Urk. 19/3) – hegte, ergibt sich denn auch aus dem Ermittlungsauftrag vom 19. Juni 2018, in welchem als mögliche Tatbestände – neben einfacher Körperverletzung und Tätlichkeiten – ausdrücklich eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB erwähnt wird (Urk. 21/1 S. 2). Ent- sprechend hätte die Staatsanwaltschaft ab der Anordnung der ersten Zwangs- massnahme – mithin der Anordnung der Hausdurchsuchung am 1. März 2018 – darum besorgt sein müssen, dass der Beschuldigte eine Verteidigung ernennt oder ihm dann – gestützt auf Art. 132 Abs. 1 lit. a StPO – eine amtliche Verteidi- gung bestellen müssen. Vor diesem Hintergrund unterliegt die mit dem nicht ver- teidigten Beschuldigten am 29. März 2018 durchgeführte polizeiliche (Urk. 5/1 und 5/2) sowie die am 3. Januar 2020 erfolgte erste staatsanwaltschaftliche Ein- vernahme (Urk. 5/3) der Beweisverwertungseinschränkung von Art. 131 Abs. 3 StPO. 2.6.4. Dass vor diesem Hintergrund auch die Ergebnisse der Hausdurchsuchung – mithin vorwiegend die Sicherstellung des Elektroschockers – nicht verwertbar wären, ergibt sich daraus allerdings dennoch nicht. Das Gesetz sieht die Beweis- verwertungseinschränkung von Art.”
Im Notwehrexzess kann Art. 122 StGB auch bei Versuchsanwendung (vgl. Art. 22 Abs. 1 StGB) zur Verurteilung führen; ein Erfolgseintritt ist nicht erforderlich. Die Entscheidung kann unter Einbezug der Regeln zum Notwehrexzess (Art. 16) erfolgen.
“Sachverhalt A. Das Regionalgericht Plessur sprach A. mit Urteil vom 6. Januar 2023 der versuchten schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB, begangen in Notwehrhilfeexzess im Sinne von Art. 15 StGB i.V.m. Art. 16 Abs. 1 StGB, und der Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz gemäss Art. 19a Ziff. 1 BetmG schuldig. Dafür bestrafte es ihn mit einer Freiheits- strafe von 12 Monaten und einer Busse von CHF 100.00 bzw. einem Tag Ersatz- freiheitsstrafe bei schuldhafter Nichtbezahlung der Busse, unter Anrechnung der erstandenen Polizei- und Untersuchungshaft. Von einer Landesverweisung wurde abgesehen. Die Zivilklage von B. gegen A. im Umfang von CHF 3'000.00 wurde infolge Anerkennung abgeschrieben. B. Gegen dieses Urteil erhob die Staatsanwaltschaft Berufung. A. (fort- an Beschuldigter) erhob Anschlussberufung. C. Die Berufungsverhandlung fand am 19. April 2024 statt. Anlässlich dieser beantragte die Staatsanwaltschaft, der Beschuldigte sei zusätzlich zum erfolgten Schuldspruch wegen Widerhandlung gegen das Betäubungsmittelgesetz gemäss Art. 19a Ziff. 1 BetmG schuldig zu sprechen der versuchten schweren Körperver- letzung gemäss Art.”
Für die subjektive Tatseite von Art. 122 StGB ist Vorsatz erforderlich; bedingter Vorsatz (dol éventuel) ist ausreichend.
“Il n'augmente pas les risques propres à la rixe, voire cherche à les éliminer (ATF 131 IV 150 consid. 2.1.2). 3.2. L'art. 122 CP punit celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, aura défiguré une personne de façon grave et permanente (al. 2), ou aura intentionnellement fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 1 CP suppose une blessure créant un danger immédiat de mort. La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3 ; 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247 ; 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Sur le plan subjectif, l'art. 122 CP définit une infraction de nature intentionnelle, le dol éventuel étant suffisant (arrêt du Tribunal fédéral 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.2). 3.3.1. Quiconque, de manière contraire au droit, est attaqué ou menacé d'une attaque imminente a le droit de repousser l'attaque par des moyens proportionnés aux circonstances ; le même droit appartient aux tiers (art. 15 CP). La légitime défense suppose une attaque, c'est-à-dire un comportement visant à porter atteinte à un bien juridiquement protégé, ou la menace d'une attaque, soit le risque que l'atteinte se réalise. Il doit s'agir d'une attaque actuelle ou à tout le moins imminente, ce qui implique que l'atteinte soit effective ou qu'elle menace de se produire incessamment (ATF 106 IV 12 consid. 2a; 104 IV 232 consid. c ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_600/2014 du 23 janvier 2015 consid. 5.1 non publié in ATF 141 IV 61). S'agissant en particulier de la menace d'une attaque imminente contre la vie ou l'intégrité corporelle, celui qui est visé n'a évidemment pas à attendre jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour se défendre ; il faut toutefois que des signes concrets annonçant un danger incitent à la défense.”
Vorübergehende Gesundheitsstörungen oder solche, die sich nach der medizinischen Behandlung normalisieren, genügen für Art. 122 Abs. 2 StGB in der Regel nicht. Gleiches gilt für episodische Kopfschmerzen, die sich nur unregelmässig zeigen und mit frei verkäuflichen Schmerzmitteln beherrschbar sind, sowie für rein kosmetische Beeinträchtigungen ohne dauerhafte Funktionsstörung. Entscheidend ist das Vorliegen einer bleibenden oder dauerhaften Beeinträchtigung (z. B. dauerhafte Infirmität, dauerhafte Arbeitsunfähigkeit oder eine schwere und bleibende Entstellung), die in den genannten Fällen nicht festgestellt wurde.
“Le soupçon initial doit reposer sur une base factuelle plausible, laissant apparaître la possibilité concrète qu'une infraction ait été commise (ATF 141 IV 87 consid. 1.3.1). Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 ; ATF 138 IV 86 consid. 4.1 ; ATF 137 IV 219 consid. 7). 4.2. L'art. 125 al. 2 CP punit d'office, quiconque, par négligence, fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Sont graves au sens de l'art. 125 al. 2 CP, les lésions corporelles qui satisfont aux exigences de l'art. 122 CP (ATF 93 IV 12). Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). 4.3. En l'occurrence, aucun élément au dossier ne rend vraisemblable que l'erreur de médication aurait causé une atteinte grave à la santé du recourant. Il ressort au contraire des documents produits et des auditions menées qu'il a été en mesure de marcher jusque vers l'ambulance et que seul un état de somnolence a été constaté, à son arrivée aux urgences. En outre, contrairement à ce qu'il allègue, aucune perte de connaissance n'a été constatée, les éléments médicaux faisant état seulement de somnolence. Après sa prise en charge et la mise en œuvre du protocole ordinaire en cas d'intoxication médicamenteuse, son état s'est normalisé, sans aucune récidive par la suite.”
“So habe er keine Angst mehr im Nachtleben, er gehe normalerweise sowieso nicht an so Orte, wie zum Zeitpunkt des Vorfalls (Akten S. 1346). Der Bericht von Dr. [...] erwähnt sodann noch «andauernde und mit grosser Wahrscheinlichkeit bleibende Kopfschmerzen frontal im Bereich der Metallplatte im Stirnbereich» sowie «mit grosser Wahrscheinlichkeit bleibende Abhängigkeit von Kopfwehmittel[n]». Diesbezüglich gab der Privatkläger im Rahmen der Berufungsverhandlung zwar damit übereinstimmend an, noch an episodischen Kopfschmerzen im Bereich der Stirn zu leiden, die er vor der Verletzung nicht gehabt habe. Diese seien im Alltag jedoch die einzigen gesundheitlichen Beeinträchtigungen, die er Aufgrund des Vorfalls noch habe. Aufgrund seiner Aussagen, dass die Schmerzen nur in unregelmässigen Abständen auftreten, er mithin manchmal wochenlang schmerzfrei lebt und er die Kopfschmerzen im Falle ihres Auftretens problemlos mittels Einnahme eines rezeptfreien Schmerzmittels behandelt werden kann, sind diese Schmerzen jedoch hinsichtlich ihrer Qualität und ihrer Auswirkungen nicht mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB beispielhaft aufgezählten gesundheitlichen Beeinträchtigungen vergleichbar. Auch wird die geforderte Intensität nicht im Zusammenspiel mit den in der Rechtsprechung genannten anderen möglichen Umständen erreicht, da der Privatkläger sich nur zwei Tage im Universitätsspital Basel aufhielt und danach «lediglich» vier Wochen lang arbeitsunfähig war. Auch machte der Privatkläger nicht geltend, dass er aufgrund der Kopfschmerzen gewisse Hobbies nicht mehr ausüben könne. Aus diesem Grund sind die Voraussetzungen der (vollendeten) schweren Körperverletzung vorliegend nicht erfüllt. Für die Ausführungen zum Vorliegen der Versuchsstrafbarkeit kann auf die zutreffenden Erwägungen des Strafgerichts verwiesen werden, wird dieser Umstand doch von den Parteien auch nicht bestritten. Im Ergebnis ergeht somit in Übereinstimmung mit dem vorinstanzlichen Entscheid ein Schuldspruch wegen versuchter schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 Abs. 1 i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB.”
“En effet, outre le fait que sa vie n’a pas été mise en danger par le non-déplacement de la Dresse B.________ et qu’elle a pu recommencer à travailler en mars 2013 (P. 8/2/7, p. 1), la seule séquelle consécutive à la nécrose du lambeau de l’abdomen est une cicatrice de 15 cm dans le dos en raison du prélèvement d’un autre lambeau, qui n’implique aucune infirmité. Le Prof. Z.________ a par ailleurs constaté que le résultat était très satisfaisant, tant que sur le plan fonctionnel qu’esthétique (P. 8/2/3, p. 2). Les troubles psychiques diagnostiqués le 3 juin 2019 par le Centre de psychiatrie et psychothérapie des Toises (épisode dépressif moyen avec syndrome somatique et état de stress post-traumatique chronique ; P. 8/2/7, p. 2) se réfèrent à la période de huit consultations effectuées du 11 mars au 8 mai 2019, soit six ans et demi après l’échec de la reconstruction du sein gauche, sans aucune attestation de suivi psychiatrique antérieur ou même postérieur à ce laps de temps. La recourante ne paraît donc pas souffrir d’une lésion grave et permanente au sens de l’art. 122 al. 2 CP. L’infraction de lésions corporelles graves ne saurait être prise en compte pour ce motif déjà, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’élément subjectif de l’infraction. On notera cependant que rien ne permet de retenir l’hypothèse du dol éventuel. Certes, l’employeur de la Dresse B.________ a reconnu que celle-ci avait failli à ses obligations en ne se déplaçant pas. Pour autant, cela ne signifie pas que, par son inaction, l’intéressée ne pouvait qu’envisager la possibilité de causer des lésions corporelles graves à sa patiente et en s’accommodant de ce résultat pour le cas où il se produirait. Il ressort en effet du rapport infirmier (P. 6/2) que la praticienne a été appelée entre 20h et 22h, qu’elle a ordonné un contrôle aux heures et la pose de sangsues, que celles-ci ont été commandées entre 22 h et 2h, que la pose des sangsues s’est déroulée entre 2h et 6h, que, durant ce laps de temps, l’infirmière a constaté une légère amélioration de la coloration, un lambeau bien chaud et des sangsues engorgées, et qu’elle a rappelé la doctoresse entre 6h et 8h pour lui expliquer la situation.”
“Mit der Polizeirichterin ist festzustellen, dass sich aus den eingeholten Arztberichten ergibt, dass keine Lebensgefahr bestand (act. 4006, "la victime n'a jamais été en danger de mort"), so dass die Tatbestandsvariante von Art. 122 Abs. 1 StGB vorliegend nicht erfüllt ist. Gleiches gilt aufgrund der Aussagen des Privatklägers und der Arztberichte für das Verlieren oder die in seinen Grundfunktionen dauernde und erhebliche Störung eines wichtigen Glieds oder Organs (Art. 122 Abs. 2 StGB). Es bleiben somit die Tatvariante der bleibenden Nachteile (Art. 122 Abs. 2 StGB) und die Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB zu prüfen. Gemäss der Anklage erlitt der Privatkläger aufgrund des Unfalls Brüche und Traumas von Wirbeln im Hals- und Brustbereich, Brüche des rechten Schulterblattes, ein Trauma des linken Ellbogens, einen Bruch der Kniescheibe mit Verdacht der Schädigung des Kreuzbandes, eine leichte traumatische Rhabdomyolyse und Hämatome am Schädel sowie am Hirn. In der Anklage wurde festgehalten, dass es sich zwar um erhebliche Verletzungen handelt, diese jedoch die Voraussetzungen einer schweren Körperverletzung nicht erfüllen. Aus der Anklage ergibt sich keine bleibende Beeinträchtigung, eine bleibende Arbeitsunfähigkeit, eine lange oder besonders schmerzhafte Heilung oder sonstige anhaltende Auswirkungen auf die Lebensqualität des Privatklägers (act. 10000). Aus den für die Anklage als Grundlage dienenden Arztberichten der Klinik für Orthopädische Chirurgie vom 13. März 2020 (act. 4006) und 10. Juli 2020 (act. 4008) lässt sich entnehmen, dass sich der Privatkläger ein erstes Mal vom 9.”
“31 CP, étant relevé que l'appelante avait connaissance, à tout le moins depuis novembre 2014, époque à laquelle elle a consulté la Dresse I______ en urgence, voire décembre 2014, date du rapport du Dr H______, tant des éléments constitutifs des infractions dénoncées - quand bien même le dommage allégué a continué d'évoluer - que de leur éventuel auteur. 4.2.2. Les extractions des dents 24, 25, 32 et 41 auxquelles a procédé B______ n'ont, selon les différents médecins qui se sont prononcés, y compris l'expert K______, pas eu de conséquences particulières pour la patiente, si ce n'est la nécessité de les remplacer par des implants, ce qui a été fait. Indépendamment de l'importance que l'on peut attacher à l'organe qu'est une dent, l'atteinte ne saurait dès lors être qualifiée de grave, n'étant pas de nature, en soi, à provoquer une infirmité permanente ou de longues et graves souffrances. Le problème d'enfouissement insuffisant de la dent 25 a été jugé de nature purement esthétique par l'expert, le métal étant visible lorsque l'appelante sourit, ce que l'on ne saurait assimiler à une défiguration grave et permanente au sens de l'art. 122 al. 2 CP. La dent 24 a certes été affectée d'une périimplantite. Le lien de causalité avec un geste de B______ n'est toutefois pas établi avec une certitude suffisante, tant l'expert K______ que la Dresse I______ s'étant montrés hésitants sur son origine. Il s'ensuit qu'aucune lésion corporelle ne peut être imputée à B______ sur ce point. La pose incorrecte des implants et du pont en 24 et 25 a provoqué, selon H______, des inflammations à répétition, rendant nécessaire une modification de leur position. La trop grande proximité de l'implant 24 avec la corticale vestibulaire entraînait, elle, une lyse osseuse périimplantaire et était susceptible, à terme, de conduire à une récession gingivale marquée et à des complications esthétiques. Il en allait de même de la pose incorrecte des implants en 31-32-41, qui laissait présager des lyses osseuses périimplantaires et des récessions gingivales. La présence de pus a par ailleurs été constaté au niveau de ces implants. Même en admettant que ces interventions de B______ ne répondaient pas aux règles de l'art, l'on ne saurait en déduire des conséquences assimilables à des lésions corporelles graves.”
Im Verkehr mit Kindern gilt nach der Rechtsprechung ein Prinzip erhöhter Vorsicht; eine daraus resultierende Verletzung eines Sorgfaltspflichtgebots ist bei der Beurteilung verkehrsrechtlicher Sorgfaltspflichten relevant. Art. 122 StGB dagegen setzt vorsätzliches Handeln voraus; dol eventuale genügt, doch muss sich die subjektive Einstellung des Täters auf die Schwere der eingetretenen Verletzungen beziehen. Die besondere Verletzlichkeit eines Opfers (z. B. eines Kindes) kann nur berücksichtigt werden, wenn sie dem Täter bekannt war.
“2 LCR consacre le principe de la méfiance selon lequel une rencontre avec un enfant âgé de dix ans ou moins est en règle générale si dangereuse que le conducteur doit, indépendamment d'indices concrets que l'enfant en question va se comporter incorrectement, faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter un accident. Le conducteur qui agit néanmoins selon le principe de la confiance à l'endroit d'un enfant viole un devoir de prudence (ATF 129 IV 282, consid. 2.2.2.2.1). Selon l'art. 36 al. 4 LCR, le conducteur qui veut engager son véhicule dans la circulation, faire demi-tour ou marche arrière ne doit pas entraver les autres usagers de la route ; ces derniers bénéficient de la priorité. L'ordonnance précise qu'avant de démarrer, le conducteur s'assurera qu'il ne met en danger aucun enfant ou autre usager de la route. Lorsque le véhicule masque la vue vers l'arrière, le conducteur ne reculera pas sans l'aide d'une tierce personne, à moins que tout danger ne soit exclu (art. 17 al. 1 OCR). 3.3. L'atteinte à l'intégrité personnelle doit revêtir la forme de lésions corporelles graves ou simples au sens des articles 122 ou 123 CP. L'art. 122 CP punit celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne de façon grave et permanente, ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale. L'art. 123 CP punit celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Sont visées les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid.”
“3 et les références citées ; TF 6B_366/2020 et TF 6B_404/2020 du 17 novembre 2020 consid. 3.1.1 ; TF 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.1.2). Peuvent également constituer des éléments extérieurs révélateurs les mobiles de l'auteur et la manière dont il a agi (ATF 138 V 74 précité). Sur le plan subjectif, l'art. 122 CP définit une infraction de nature intentionnelle. Le dol éventuel suffit (TF 6B_388/2012 du 12 novembre 2012 consid. 2.2.1; Rémy, in : CR CP II, op. cit., nn. 14 s. ad art. 122 CP). L'intention de l'auteur doit porter sur la gravité des lésions subies par la victime. Si l'intention de l'auteur ne porte que sur des lésions corporelles simples, mais que celui-ci cause néanmoins des lésions corporelles graves, ce dernier réalise les infractions de lésions corporelles simples intentionnelles (art. 123 CP) et graves par négligence (art. 125 al. 2 CP) en concours idéal parfait (ATF 134 IV 26 précité consid. 4 ; TF 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.2 ; Rémy, in : CR CP II, op. cit., n. 15 ad art. 122 CP ; Stratenwerth/Jenny/Bommer, Schweizerisches Strafrecht, Besonderer Teil I : Straftaten gegen Individualinteressen, 7e éd. 2010, n. 34 p. 75). Selon la jurisprudence, l'analyse de l'élément subjectif en matière de lésions corporelles résultant de coups de poing dépend des circonstances concrètes de chaque cas d'espèce. Parmi les critères déterminants à prendre en compte figurent la violence des coups portés et la constitution de la victime (TF 6B_388/2012 précité consid. 2.4.2). Le fait qu'un comportement apparaisse propre, dans l'abstrait, à causer des lésions corporelles (objectivement) graves au sens de l'art. 122 CP ne suffit pas sans autre à retenir l'intention (TF 6B_161/2016 du 12 octobre 2016 consid. 1.4.2). La fragilité de la victime ne peut être prise en compte que si elle était connue de l'auteur (TF 6B_922/2018 précité ; Trechsel/Geth, in : Trechsel/Pieth [éd.], Schweizerisches Strafgesetzbuch : Praxiskommentar, 4e éd., Zurich/St-Gall 2021, n. 10 ad art. 122 CP). 4.3 Athlétique et puissant, l’appelant est un sportif ; il a travaillé comme agent de sécurité, a l’expérience des bagarres et se décrit comme un ancien bagarreur.”
Gezielte, massive Fusstritte gegen den Kopf begründen nach der Rechtsprechung eine hohe objektive und subjektive Tatschwere. In vergleichbaren Fällen wurde unterstellt, dass bei Vorliegen einer tatbestandsmässigen schweren Verletzung eine mehrjährige Freiheitsstrafe (z. B. hypothetisch 36 Monate) als angemessene Einsatzstrafe in Betracht kommt.
“Die Intensität des ausgeführten Trittes gegen den Privatkläger bringt die zum Tatzeitpunkt vorhandene erhebliche Gewaltbereitschaft und Aggressivität des Beschuldigten sowie eine Gleichgültigkeit gegenüber der körperlichen Integri- tät eines anderen Menschen zum Ausdruck. Andererseits zeugt das Tatvorgehen des Beschuldigten von unbedachtem, aus dem Augenblick heraus triebhaftem, unreflektiertem und von Kontrollverlust geprägten Handeln. Die Verteidigung macht diesbezüglich geltend, der Beschuldigte habe sich in höchster Aufregung befunden, als er gesehen habe, dass sein Bruder stark geblutet habe (Urk. 45 S. 15; Urk. 104 S. 8). Auch der Beschuldigte bestätigte, dass er so in Rage ge- kommen sei, weil er Angst um seinen Bruder und sich selbst gehabt habe (Urk. - 11 - 2/3 S. 3). Er habe nur seinen Bruder in Schutz genommen. Er habe gesehen, dass dieser geblutet habe. Seine Regel sei, dass derjenige, der seinen Bruder an- fasse, tot sei (Urk. 2/11 S. 2 f.). Vorausgesetzt, der tatbestandsmässige Erfolg der schweren Körperverletzung wäre durch eine im Sinne von Art. 122 StGB schwere oder lebensgefährliche Verletzung eingetreten, läge insgesamt eine keineswegs mehr leichte objektive Tatschwere vor. Die Vorinstanz erachtet dafür eine hypo- thetische Einsatzstrafe von 36 Monaten Freiheitsstrafe als angemessen. Dem kann beigepflichtet werden. 3.1.2. Subjektive Tatschwere Was die subjektive Tatschwere anbelangt, ist zu gewichten, dass der Beschuldig- te dem Privatkläger einen gezielten und massiven Fusstritt gegen den Kopf ver- passte und dadurch schwere Kopfverletzungen in Kauf nahm. Als Beweggrund für seine Handlung gilt Rache für die Verletzung seines Bruders. Zwar wurde im Vor- feld nicht nur sein Bruder, sondern auch er durch den Privatkläger mit einem Messer verletzt. Als sein Tritt erfolgte, war dem Privatkläger das Messer aller- dings bereits abgenommen und dieser auf den Boden gedrückt worden. Die Ge- fahr, welche ursprünglich vom Privatkläger ausgegangen war, war somit bereits gebannt, sodass der Fusstritt des Beschuldigten gegen den Kopf des Privatklä- gers keinesfalls gerechtfertigt gewesen war.”
Bei der Strafzumessung ist für den Gesamtfall grundsätzlich die schwerste Straftat massgebend. Für Art. 122 StGB bedeutet dies: Zuerst ist innerhalb des für die schwere Körperverletzung geltenden Strafrahmens die schuldangemessene Einsatzstrafe festzulegen; anschliessend sind allfällige Zuschläge (Asperation nach Art. 49 ff. StGB) oder Reduktionen vorzunehmen. Ergibt die schwerste Tat nur einen Versuch, ist die hypothetisch schuldangemessene Strafe für die Vollendung zu bilden und diese sodann unter Berücksichtigung der Minderung gemäss Art. 22 Abs. 1 StGB zu reduzieren.
“Konkretes Vorgehen und Strafrahmen Die Beschuldigte hat sich der schweren Körperverletzung und der Nötigung, beides mehrfach begangen durch pflichtwidriges Unterlassen schuldig gemacht. Bereits an dieser Stelle kann vorweggenommen werden, dass die Kammer auf Grund des Gesamtzusammenhangs sowie aus spezialpräventiven Gesichtspunkten für beide zu sanktionierenden Delikte eine Freiheitsstrafe als zweckmässige und angemessene Sanktion erachtet. Damit gelangt nachfolgend das Asperationsprinzip gemäss Art. 49 Abs. 1 StGB vollumfänglich zur Anwendung. Entsprechend der bundesgerichtlichen Rechtsprechung ist zunächst der Strafrahmen für die schwerste Straftat zu bestimmen und alsdann die Einsatzstrafe für die schwerste Tat innerhalb dieses Strafrahmens festzusetzen (Urteil des BGer 6B_157/2014 vom 26. Januar 2015 E. 2.2. mit Hinweisen). Die schwerste Straftat bildet vorliegend die schwere Körperverletzung. Die Strafandrohung für die schwere vorsätzliche Körperverletzung beträgt Freiheitsstrafe bis zu zehn Jahren oder Geldstrafe nicht unter 180 Tagessätzen (Art. 122 StGB). In einem zweiten Schritt ist die Einsatzstrafe aufgrund der Nötigung in Anwendung von Art. 49 Abs. 1 StGB angemessen zu erhöhen. Da hier einzig ein Strafschärfungsgrund (Asperation) vorliegt und keine Strafmilderungsgründe ersichtlich sind, reicht der Strafrahmen von einer Geldstrafe von 181 Tagessätzen bis zu zehn Jahren Freiheitsstrafe.”
“rechtskräftig geworden ist. Für die schwere Körperverletzung ist gemäss Art. 122 StGB einzig das Ausfällen einer Freiheitsstrafe (6 Monate bis 10 Jahre) möglich. Die beiden übrigen Delikte (Unterlassung der Buchführung sowie Widerhandlungen gegen das SVG) können mit einer Geldstrafe oder einer Freiheitsstrafe bis zu 3 Jahren sanktioniert werden. Die höchste abstrakte Strafdrohung findet sich im vorliegenden Fall in Art. 122 StGB (schwere Körperverletzung). Der Strafrahmen reicht somit von sechs Monaten Freiheitsstrafe bis zu 10 Jahren Freiheitsstrafe. Der ordentliche Rahmen ist nur zu verlassen, wenn aussergewöhnliche Umstände vorliegen und die für die betreffende Tat angedrohte Strafe im konkreten Fall zu hart bzw. zu milde erscheint (BGE 136 IV 55 E. 5.8). Vorliegend sind keine solche aussergewöhnlichen Umstände ersichtlich, auf Grund welcher der ordentliche Strafrahmen zu verlassen wäre. Bildet ein versuchtes Delikt die schwerste Straftat im Sinne von Art. 49 Abs. 1 StGB, ist bei der Bildung der Einsatzstrafe in einem ersten Schritt die schuldangemessene Strafe für das vollendete Delikt festzulegen. Die derart ermittelte hypothetische Strafe ist in der Folge unter Berücksichtigung des fakultativen Strafmilderungsgrunds von Art. 22 Abs. 1 StGB zu reduzieren (Urteil des Bundesgerichts 6B_466/2013 vom 25. Juli 2013, E. 2.3.1 mit Hinweis). Im Weiteren ist festzuhalten, dass der ordentliche Strafrahmen durch Strafschärfungs- oder Strafmilderungsgründe nicht automatisch erweitert wird.”
“Il convient d’ajouter à cela que le degré de réalisation de la tentative retenu ne justifie en l’espèce pas le prononcé d’un autre genre de peine (même si cela serait théoriquement possible selon les art. 22 al. 1 et 48a al. 2 CP), vu en particulier la quotité qui sera retenue. La première instance a décidé d’infliger au prévenu une peine privative de liberté aussi pour les lésions corporelles simples. Ce choix est correct. En effet, les lésions corporelles simples ont été commises en lien temporel étroit avec la tentative de lésions corporelles graves (au cours de la même altercation), et elles démontrent que le grand potentiel de violence du prévenu n’avait pas diminué par rapport aux infractions réprimées par la justice des mineurs (qui avait déjà prononcé une peine privative de liberté). Des considérations de prévention spéciale et l’exercice efficace du droit de punir de l’Etat commandent le prononcé d’une peine privative de liberté. Selon la jurisprudence, c’est dans le cadre de l’infraction la plus grave que la peine doit être fixée (ATF 136 IV 55 consid. 5.8), principe dont il n’y a pas lieu de s’écarter en l’espèce. C’est donc le maximum de 10 ans prévu par l’art. 122 CP qui a vocation à s’appliquer. Il sied encore de préciser que ce n’est pas le minimum légal d’un an (modification législative entrée en vigueur le 1er juillet 2023, voir ch. IV.16.2) qui s’applique, mais bien le minimum de 6 mois que la loi prévoyait au moment de la commission des infractions (art. 2 al. 2 CP). Comme pour les deux autres peines, c’est en l’espèce la peine prononcée en première instance, à savoir 36 mois, qui détermine la quotité maximale admissible.”
Bei Mittäterschaft erfüllen die gemeinsamen objektiven und subjektiven Tatbestandsmerkmale die Voraussetzungen von Art. 122 Abs. 1 StGB; so hat das Gericht in der zitierten Entscheidung ausgeführt, dass der Mittäter die Tatbestandsmerkmale der vollendeten schweren Körperverletzung verwirklicht hat.
“A. Zürich 2018, N 4 zu Art. 134; Urteil des Bundesgerichts 6B_79/2016 vom 16. Dezember 2016 E. 2.2. und 2.3-2.4). Entsprechend hat auch der Beschuldigte A._____ als Mittäter die objektiven und subjektiven Tatbestandselemente der vollendeten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB erfüllt. Im Übrigen kann auf die diesbezüglichen Erwägungen im Urteil vom 10. April 2018 zur Vermeidung unnötiger Wiederho- lungen verwiesen werden (Urk. 3/360 E. III.B.1 S. 22 f.). V. Strafe”
Zur Verwirklichung des Tatbestands nach Art. 122 StGB muss die Verletzung durch das Verhalten des Täters verursacht sein. Erforderlich sind sowohl ein natürlicher als auch ein adäquater Kausalzusammenhang. Ein adäquater Kausalzusammenhang liegt vor, wenn das Verhalten nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und den Erfahrungen des Lebens geeignet war, den eingetretenen Erfolg herbeizuführen oder ihn mindestens zu begünstigen.
“Gemäss Art. 122 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1); wer den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2); oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Demgegenüber wird nach Art. 123 StGB wegen einfacher Körperverletzung bestraft, wer einen Menschen in anderer Weise an Körper oder Gesundheit schädigt. Die Verletzung des Geschädigten muss jeweils durch das Verhalten der Täterin verursacht worden sein. Erforderlich ist sowohl ein natürlicher als auch ein adäquater Kausalzusammenhang. Der adäquate Kausalzusammenhang ist zu bejahen, wenn das Verhalten geeignet war, nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und den Erfahrungen des Lebens einen Erfolg wie den eingetretenen herbeizuführen oder mindestens zu begünstigen (vgl.”
“Gemäss Art. 122 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1); wer den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2); oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Demgegenüber wird nach Art. 123 StGB wegen einfacher Körperverletzung bestraft, wer einen Menschen in anderer Weise an Körper oder Gesundheit schädigt. Die Verletzung des Geschädigten muss jeweils durch das Verhalten der Täterin verursacht worden sein. Erforderlich ist sowohl ein natürlicher als auch ein adäquater Kausalzusammenhang. Der adäquate Kausalzusammenhang ist zu bejahen, wenn das Verhalten geeignet war, nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und den Erfahrungen des Lebens einen Erfolg wie den eingetretenen herbeizuführen oder mindestens zu begünstigen (vgl.”
“Gemäss Art. 122 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1); wer den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2); oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Demgegenüber wird nach Art. 123 StGB wegen einfacher Körperverletzung bestraft, wer einen Menschen in anderer Weise an Körper oder Gesundheit schädigt. Die Verletzung des Geschädigten muss jeweils durch das Verhalten der Täterin verursacht worden sein. Erforderlich ist sowohl ein natürlicher als auch ein adäquater Kausalzusammenhang. Der adäquate Kausalzusammenhang ist zu bejahen, wenn das Verhalten geeignet war, nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und den Erfahrungen des Lebens einen Erfolg wie den eingetretenen herbeizuführen oder mindestens zu begünstigen (vgl.”
Bei der Abgrenzung zu Art. 123 sind das objektiv gefährliche Verhalten und der für «schwere» Verletzungen erforderliche Schwereerfolg massgeblich. Art. 122 setzt objektiv eine konkrete schwere Gefährdung bzw. eine schwere Schädigung voraus; subjektiv handelt es sich um ein Vorsatzdelikt. Nach den Entscheiden kann dolus eventualis für Art. 122 genügen, wenn der Täter die konkrete schwere Gefährdung in Kauf genommen hat. Fehlt vorsätzliche Willensrichtung, kommen je nach Sachverhalt Art. 123 (bei weniger schweren Verletzungen) oder allenfalls Art. 125 (bei Fahrlässigkeit) in Betracht.
“La condition pour une exemption de peine en raison de l’absence d’intérêt à punir réside dans le fait que l’acte incriminé, en rapport avec la faute et les conséquences, pèse significativement moins lourd que le cas typique de l’infraction en cause (ATF 138 IV 13 consid. 9, JdT 2012 IV 263 ; ATF 135 IV 130 consid. 5.3.3). L'importance de la culpabilité et celle du résultat dans le cas particulier doivent être évaluées par comparaison avec celle de la culpabilité et celle du résultat dans les cas typiques de faits punissables revêtant la même qualification ; en effet, il ne s'agit pas d'annuler, par une disposition générale, toutes les peines mineures prévues par la loi pénale. 3.1.2 Les infractions de lésions corporelles graves et simples sont régies par les art. 122 et 123 CP. Sur le plan objectif, l'art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l'intégrité physique ou à la santé, ainsi qu'un lien de causalité entre ces deux éléments (cf. notamment TF 6B_1058/2020 du 1er avril 2021 consid. 2.2 ; TF 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.1). Sur le plan subjectif, l'art. 122 CP définit une infraction de nature intentionnelle. Le dol éventuel suffit (TF 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.2 et les références citées). L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP (cf. TF 6B_1058/2020 du 1er avril 2021 consid. 2.2 ; TF 6B_782/2020 du 7 janvier 2021 consid. 3). Aux termes de l'art. 125 al. 1 CP, celui qui, par négligence, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé sera, sur plainte, puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Agit par négligence quiconque, par une imprévoyance coupable, commet un crime ou un délit sans se rendre compte des conséquences de son acte ou sans en tenir compte. L'imprévoyance est coupable quand l'auteur n'a pas usé des précautions commandées par les circonstances et par sa situation personnelle (art. 12 al. 3 CP). Le fait de provoquer ou d’aggraver un état maladif, voire d’en retarder la guérison se conçoit comme des lésions corporelles, qui doivent être qualifiées de simples si la pathologie demeure bénigne (ATF 119 IV 259 consid.”
“3a ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1177/2018 du 9 janvier 2019 consid. 1.1.3). Il n'est ainsi pas nécessaire que l'auteur ait souhaité la mort de la victime, ni que la vie de celle-ci ait été concrètement mise en danger, ni même qu'elle ait été blessée pour qu'une tentative d'homicide soit retenue dans la mesure où la condition subjective de l'infraction est remplie (arrêt du Tribunal fédéral 6B_246/2012 du 10 juillet 2012 consid. 1.2 s.). La nature de la lésion subie par la victime et sa qualification d'un point de vue objectif est sans pertinence pour juger si l'auteur s'est rendu coupable de tentative de meurtre (ATF 137 IV 113 consid. 1.4.2 p. 115 s. ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_924/2017 du 14 mars 2018 consid. 1.4.5). Il importe cependant que les coups portés aient objectivement exposé la victime à un risque de mort (arrêt du Tribunal fédéral 6B_86/2019 du 8 février 2019 consid. 2.1 et les références citées). La distinction entre une tentative d’homicide (art. 22 et 111 CP) et des lésions corporelles graves au sens de l’art. 122 CP (réalisées ou tentées) tient ainsi essentiellement à l’intention de l’auteur. Si celle-ci englobe, même au titre du dol éventuel, le décès de la victime, les faits doivent être qualifiés de tentative de meurtre. 2.4. Selon l'art. 128 CP, est puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire, celui qui n'a pas prêté secours à une personne qu'il a blessée ou à une personne en danger de mort imminent, alors que l'on pouvait raisonnablement l'exiger de lui, étant donné les circonstances. Le comportement punissable consiste, de la part de celui qui a causé la blessure, à ne pas prêter secours à la personne blessée (B. CORBOZ, Les infractions en droit suisse, 3ème éd., Berne 2010, n. 10 ad art. 128). Cette disposition réprime un délit de mise en danger abstraite par pure omission (ATF 121 IV 18 consid. 2a p. 20). Le secours qui doit être prêté se limite aux actes que l'on peut raisonnablement exiger de l'auteur compte tenu des circonstances. Seuls sont exigés les actes de secours qui sont possibles et qui peuvent être utiles.”
Bei mehrfacher Tatbegehung kann Art. 122 Abs. 1 StGB in mehreren Anklagepunkten geltend gemacht werden; die Praxis kennt daher die Verfolgung mehrerer versuchter schwerer Körperverletzungsdelikte nach Art. 122 Abs. 1 StGB.
“Sigrist-Tanner sowie die Gerichtsschreiberin MLaw T. Künzle Urteil vom 2. Mai 2022 in Sachen A._____, Beschuldigter und Berufungskläger amtlich verteidigt durch Rechtsanwalt MLaw X1._____ gegen Staatsanwaltschaft I des Kantons Zürich, vertreten durch Staatsanwalt lic. iur. A. Knauss, Anklägerin und Berufungsbeklagte betreffend mehrfache versuchte schwere Körperverletzung etc. und Widerruf Berufung gegen ein Urteil des Bezirksgerichts Zürich, 4. Abteilung, vom 8. Juli 2021 (DG210008) - 2 - Anklage: Die Anklageschrift der Staatsanwaltschaft I des Kantons Zürich vom 19. Januar 2021 (act. D1/21) ist diesem Urteil beigeheftet. Urteil der Vorinstanz: (Urk. 60 S. 94 ff.) "Es wird beschlossen: 1. Das Verfahren betreffend Betäubungsmittelkonsum vor dem 8. Juli 2018 wird ein- gestellt. 2. Schriftliche Mitteilung mit nachfolgendem Erkenntnis. Es wird erkannt: 1. Der Beschuldigte A._____ ist schuldig − der mehrfachen versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB, − des Raubes im Sinne von Art. 140 Ziff. 1 Abs. 1 StGB, − der einfachen Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 Abs. 1 StGB, − der Entwendung zum Gebrauch im Sinne von Art. 94 Abs. 4 SVG, − des Diebstahls im Sinne von Art. 139 Ziff. 1 StGB, − des mehrfachen Ungehorsams gegen amtliche Verfügungen im Sinne von Art. 292 StGB, − der Nötigung im Sinne von Art. 181 StGB, − des Vergehens gegen das Betäubungsmittelgesetz im Sinne von Art. 19 Abs. 1 lit. b und c BetmG sowie − der mehrfachen Übertretung von Art. 19a Ziff. 1 BetmG. 2. Der Beschuldigte wird bestraft mit 5 Jahren Freiheitsstrafe, wovon 270 Tage durch Haft erstanden sind und einer Busse von Fr. 500.–. 3. Die Busse ist zu bezahlen. - 3 - 4. Bezahlt der Beschuldigte die Busse schuldhaft nicht, so tritt an deren Stelle eine Ersatzfreiheitsstrafe von 5 Tagen. 5. Der bedingte Vollzug bezüglich der mit Strafbefehl der Staatsanwaltschaft Zürich- Sihl vom 2.”
Der Tatbestand der (versuchten) schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB) konsumiert nach der zitierten Rechtsprechung daneben geltend gemachte leichtere Delikte wie mehrfache einfache Körperverletzung (Art. 123 Ziff. 1) und Tätlichkeiten (Art. 126 Abs. 1).
“Zweifelsohne übertraf vorlie- gend die Gefährdung der körperlichen Integrität den eingetretenen Erfolg des An- griffs, weshalb unter Verweis auf die Erwägungen der Vorinstanz (Urk. 62 S. 20 f.) von echter Konkurrenz auszugehen ist und zusätzlich ein Schuldspruch wegen An- griffs im Sinne von Art. 134 StGB zu ergehen hat (vgl. BGE 135 IV 152 E. 2.3.2.2.). 4.4.Anzumerken bleibt lediglich der Vollständigkeit halber, dass die von der Staatsanwaltschaft im Rahmen der rechtlichen Würdigung zusätzlich geltend ge- machten Tatbestände der mehrfachen einfachen Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 StGB und der Tätlichkeiten im Sinne von Art. 126 Abs. 1 StGB durch den Tatbestand der (versuchten) schweren Körperverletzung im Sinne von - 19 - aArt. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB konsumiert werden (vgl. so auch die Vorinstanz Urk. 62 S. 21). 5.Fazit Der Beschuldigte ist der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von aArt. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB sowie des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB schuldig zu sprechen. Rechtfertigungsgründe sind zudem keine ersichtlich und werden auch nicht geltend gemacht, zumal die Verteidigung explizit betonte, sie plädiere nicht auf Notwehr oder Putativnotwehr (Prot. II S. 7). III. Sanktion 1.Grundlagen 1.1.Das Bundesgericht hat die Grundsätze der Strafzumessung nach Art. 47 ff. StGB und die an sie gestellten Begründungsanforderungen wiederholt dargelegt (BGE 136 IV 55 E. 5.4 ff., mit Hinweisen). Entsprechendes gilt für die Bildung der Einsatz- und der Gesamtstrafe nach Art. 49 Abs. 1 StGB in Anwendung des Aspe- rationsprinzips (BGE 144 IV 313 E. 1.1.; BGE 141 IV 61 E. 6.1.2; je mit Hinweisen). Darauf sowie auf die zutreffenden vorinstanzlichen Erwägungen (Urk. 62 S. 22 f.) kann verwiesen werden. 1.2.Die Bildung einer Gesamtstrafe ist nur bei gleichartigen Strafen möglich. Ungleichartige Strafen sind kumulativ zu verhängen, da das Asperationsprinzip nur greift, wenn mehrere gleichartige Strafen ausgesprochen werden.”
“Zweifelsohne übertraf vorlie- gend die Gefährdung der körperlichen Integrität den eingetretenen Erfolg des An- griffs, weshalb unter Verweis auf die Erwägungen der Vorinstanz (Urk. 62 S. 20 f.) von echter Konkurrenz auszugehen ist und zusätzlich ein Schuldspruch wegen An- griffs im Sinne von Art. 134 StGB zu ergehen hat (vgl. BGE 135 IV 152 E. 2.3.2.2.). 4.4.Anzumerken bleibt lediglich der Vollständigkeit halber, dass die von der Staatsanwaltschaft im Rahmen der rechtlichen Würdigung zusätzlich geltend ge- machten Tatbestände der mehrfachen einfachen Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 StGB und der Tätlichkeiten im Sinne von Art. 126 Abs. 1 StGB durch den Tatbestand der (versuchten) schweren Körperverletzung im Sinne von - 19 - aArt. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB konsumiert werden (vgl. so auch die Vorinstanz Urk. 62 S. 21). 5.Fazit Der Beschuldigte ist der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von aArt. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB sowie des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB schuldig zu sprechen. Rechtfertigungsgründe sind zudem keine ersichtlich und werden auch nicht geltend gemacht, zumal die Verteidigung explizit betonte, sie plädiere nicht auf Notwehr oder Putativnotwehr (Prot. II S. 7). III. Sanktion 1.Grundlagen 1.1.Das Bundesgericht hat die Grundsätze der Strafzumessung nach Art. 47 ff. StGB und die an sie gestellten Begründungsanforderungen wiederholt dargelegt (BGE 136 IV 55 E. 5.4 ff., mit Hinweisen). Entsprechendes gilt für die Bildung der Einsatz- und der Gesamtstrafe nach Art. 49 Abs. 1 StGB in Anwendung des Aspe- rationsprinzips (BGE 144 IV 313 E. 1.1.; BGE 141 IV 61 E. 6.1.2; je mit Hinweisen). Darauf sowie auf die zutreffenden vorinstanzlichen Erwägungen (Urk. 62 S. 22 f.) kann verwiesen werden. 1.2.Die Bildung einer Gesamtstrafe ist nur bei gleichartigen Strafen möglich. Ungleichartige Strafen sind kumulativ zu verhängen, da das Asperationsprinzip nur greift, wenn mehrere gleichartige Strafen ausgesprochen werden.”
Langwierige Rekonvaleszenz oder psychische Beeinträchtigungen können die Qualifikation als schwere Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen. Auch ein mehrmonatiger Spitalaufenthalt kann hierfür bereits genügen.
“Damit übersieht er, dass die vorinstanzliche Sachverhaltsfeststellung nicht schon dann willkürlich ist, wenn eine andere Lösung oder Würdigung ebenfalls vertretbar oder gar zutreffender erscheint. Abgesehen davon ist die sorgfältige vorinstanzliche Beweiswürdigung ohnehin plausibler als die Version des Beschwerdeführers. Sodann wendet sich der Beschwerdeführer gegen die rechtliche Qualifikation seiner Tat als schwere Körperverletzung. Er macht geltend, eine abschliessende Beurteilung der Verletzungen sei nicht möglich, da B.________ rund zwei Jahre nach der Tat bei einer anderen Schiesserei getötet worden sei. Dabei übergeht er die überzeugende vorinstanzliche Erwägung, wonach offen bleiben kann, ob B.________ arbeitsunfähig geblieben wäre, wenn er am 8. Juni 2021 nicht erschossen worden wäre. Denn er sei wegen der geschilderten Beeinträchtigungen während zwei Jahren arbeitsunfähig gewesen. Mit Blick auf die langwierige Rekonvaleszenz und die psychischen Beeinträchtigungen bejaht die Vorinstanz eine schwere Körperverletzung auch gestützt auf die Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB. Der Beschwerdeführer übersieht, dass das Bundesgericht nur mit einer gewissen Zurückhaltung und nicht ohne Not von einer solchen Auffassung der Vorinstanz abweicht (BGE 129 IV 1 E. 3.2 S. 3; 115 IV 17 E. 2a und b; Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3). Jedenfalls kann entgegen dem Vorbringen des Beschwerdeführers nicht gesagt werden, dass eine Wiederaufnahme der Arbeit wahrscheinlich gewesen wäre.”
“oder wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3; seit dem 1. Juli 2023 lit. c). Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel rechtfertigen (BGer 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2, 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2, 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2).”
Bei der Abgrenzung zwischen einfacher und schwerer Körperverletzung ist auf das erkennbare Schadenspotenzial des Verhaltens und auf die konkrete Verwendung des Tatmittels abzustellen; ob ein Gegenstand primär zu angreifenden Zwecken eingesetzt wurde, ist hierbei relevant. Eine fehlende exakte zeitliche Aufschlüsselung des Einsatzes steht einer Würdigung des tatbestandsrelevanten Einsatzes nicht notwendigerweise entgegen, sofern die tatsächliche Verwendung des Mittels und das Schadenspotenzial hinreichend feststellbar sind.
“Rileva inoltre che la questione non presenterebbe alcuna relazione con i fatti avvenuti presso la stazione di servizio. 6.2. Sta di fatto che, nella fattispecie, la spranga in ferro non è stata utilizzata dal ricorrente per eseguire esercizi ginnici, bensì per picchiare B.________. Ciò, sia prima della tappa alla stazione di servizio, sia successivamente, da parte di F.________, nel pestaggio avvenuto a Y.________. Il ricorrente non considera questi accertamenti e non sostanzia quindi arbitrio alcuno. La circostanza secondo cui, prima dei fatti incriminati, la spranga in ferro sia servita al ricorrente per altri scopi non modifica tali accertamenti e non è pertanto decisiva. 7. 7.1. Il ricorrente sostiene, a titolo abbondanziale, ch'egli dovrebbe essere prosciolto dal reato di tentate lesioni gravi ripetute anche perché, dal referto del medico legale, risulta che le lesioni riscontrate non hanno comportato per la vittima un pericolo reale ed imminente per la sua vita. 7.2. Secondo l'art. 122 CP, nella versione in vigore fino al 30 giugno 2023, è colpevole di lesioni gravi chiunque intenzionalmente ferisce una persona mettendone in pericolo la vita (cpv. 1), chiunque intenzionalmente mutila il corpo, un organo o arto importante di una persona, o le produce la perdita dell'uso di un tale organo o arto, o le cagiona permanentemente incapacità al lavoro, infermità o malattia mentale, o le sfregia in modo grave e permanente il viso (cpv. 2), chiunque intenzionalmente cagiona un altro grave danno al corpo o alla salute fisica o mentale di una persona (cpv. 3). L'art. 122 CP è stato oggetto di una revisione nel contesto dell'armonizzazione delle pene, che non ha comunque modificato dal profilo materiale la fattispecie punibile (DTF 150 IV 384 consid. 4.2.1). L'autore che, avendo cominciato l'esecuzione di un crimine o di un delitto, non compie o compie senza risultato o senza possibilità di risultato tutti gli atti necessari alla consumazione del reato, può essere punito con pena attenuata (art.”
“Entgegen der Auffassung der Vorinstanz bedarf es hierfür keiner exakten Aufschlüsselung, wann genau die Eisenkette offen und wann geschlossen zum Einsatz gebracht wurde. Schliesslich wurde die Auseinandersetzung durch die Vollzugsverantwortliche U.________ beendet. Drei Tage nach dem Vorfall hatte D.________ immer noch Schmerzen am Rücken und am Kopf und einen Tag später spontanes Nasenbluten und musste während mehreren Tagen Schmerzmittel einnehmen. III. Rechtliche Würdigung 15. Versuchte schwere Körperverletzung, evtl. einfache Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand (Ziff. 1 der Anklageschrift) 15.1. Theorie/abstrakte Ausführungen 15.1.1. Objektiver und subjektiver Tatbestand der schweren Körperverletzung Für die theoretischen Ausführungen zum objektiven und subjektiven Tatbestand der schweren Körperverletzung wird vollumfänglich – unter Vorbehalt der nachstehenden Ergänzungen durch die Kammer – auf die erstinstanzliche Urteilsbegründung verwiesen (S. 50 f. der erstinstanzlichen Urteilsbegründung, pag. 1372 ff.): Den Tatbestand der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB erfüllt, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt, den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt oder eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht. Die schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB unterscheidet sich von der einfachen Körperverletzung nach Art. 123 StGB durch die Schwere des herbeigeführten Erfolgs. Die Abgrenzung von der einfachen Körperverletzung geschieht in der Weise, dass das Gesetz vorab lebensgefährliche Verletzungen als schwere Körperverletzungen bezeichnet (Abs. 1), sodann eine Reihe von Beispielfällen bzw. –gruppen auflistet (Abs. 2), die als schwere Verletzungen zu gelten haben, und schliesslich eine Generalklausel (Abs. 3) anführt. Letztere hebt insbesondere hervor, dass es nicht nur um die eigentliche körperliche Schädigung geht, sondern ebenso um die Beeinträchtigung der körperlichen oder geistigen Gesundheit (BSK StGB II-Roth/Berkemeier, 4.”
“également arrêts du Tribunal fédéral 6B_819/2018 du 25 janvier 2019 consid. 3.8 et 6B_84/2020 du 22 juin 2020 consid. 2.1.2). 5.2. En l'espèce, contrairement à ce que soutient le Ministère public, la problématique n'est pas celle d'une qualification juridique différente de faits, mais de faits précis – le lancer d'un objet métallique en direction de la recourante – non retenus dans la décision, sans qu'il ne soit clair, à la lecture de l'ordonnance querellée, s'ils ont été considérés comme non établis ou simplement été omis dans la subsomption juridique. Le chiffre 1 du dispositif de l'ordonnance querellée se limite à refuser l'entrée en matière sur les faits "en tant qu'ils concernent l'infraction de dommages à la propriété, s'agissant des dégâts causés sur la porte de l'appartement" de la recourante. La partie "en droit" de ladite ordonnance semble également se rapporter uniquement à cet aspect de la plainte de la recourante. Or, les motifs ayant conduit le Ministère public à écarter une infraction aux art. 122 CP ou 123 CP ne peuvent être inférés de l'ordonnance entreprise. La recourante – à qui le Ministère public a octroyé l'assistance judiciaire simultanément au prononcé de l'ordonnance querellée – n'était pas assistée d'un conseil durant la procédure préliminaire. Arabophone, elle a déposé plainte pénale lors d'une audition devant la police, sans qualifier les infractions dénoncées – ce qu'elle n'était pas tenue de faire –. Or, il ressort clairement de son audition du 6 novembre 2022 qu'elle reprochait au mis en cause d'avoir tenté de l'atteindre avec un objet métallique, qu'elle avait réussi à éviter et qui avait heurté la porte vitrée de l'immeuble. Dans ces circonstances, le Ministère public ne pouvait considérer, sans rendre une ordonnance séparée de classement ou de non-entrée en matière, que les infractions aux art. 122 CP, subsidiairement 123 CP, n'étaient pas réalisées. Par conséquent, le recours est fondé sur ce point. La cause sera renvoyée au Ministère public pour qu'il rende une décision formelle concernant l'éventuelle atteinte à l'intégrité corporelle de la recourante.”
Die Infizierung mit dem HI‑Virus kann den objektiven Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 Abs. 3 StGB erfüllen. Massgeblich ist die durch die lebenslange Einnahme antiretroviraler Medikamente mit den damit verbundenen physischen und psychischen Nebenwirkungen begründete dauerhafte, schwerwiegende Beeinträchtigung der körperlichen oder geistigen Gesundheit; dies gilt auch, wenn nach heutigem Stand nicht mehr grundsätzlich von einer lebensgefährlichen Erkrankung auszugehen ist. Die subjektive Betroffenheit des Verletzten ist für die Würdigung des objektiven Tatbestands nicht massgeblich.
“Die Vorinstanz hat die rechtlichen Grundlagen zum Tatbestand der schweren Körperverletzung korrekt wiedergegeben (vgl. Urk. 53 S. 17). Sie hat sich insbesondere auch ausführlich mit der bundesgerichtlichen Rechtsprechung zur Frage der Schwere der Körperverletzung bei einer HIV-Infektion befasst und dabei zu Recht festgehalten, dass das oberste Gericht aufgrund der Notwendigkeit der lebenslänglichen Einnahme von retroviralen Medikamenten mit - 16 - entsprechenden physischen und psychischen Nebenwirkungen in objektiver Hinsicht eine qualifizierte Körperverletzung im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB bejaht, auch wenn nach dem neusten Stand der Forschung nicht mehr von einer lebensgefährlichen Verletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 1 StGB auszugehen ist (vgl. BGE 141 IV 97; Urteil 6B_1225/2019 vom 8. April 2020). Zu beachten bleibt namentlich auch, dass die subjektive Betroffenheit des Verletzten kein massgebliches Kriterium für die Würdigung des objektiven Tatbestandes der schweren Körperverletzung darstellt (BGE 141 IV 97, E. 2.4.1.).”
“Nachdem feststeht, dass der Beschuldigte seit dem Jahre 2010 HIV-positiv ist und mit der Privatklägerin seit November 2017 regelmässig ungeschützten Geschlechtsverkehr hatte, ist der objektive Tatbestand der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB angesichts der vorzitierten Rechtsprechung des Bundesgerichts grundsätzlich erfüllt. Zwar ist aufgrund der Entwicklungen in der Behandlung der Krankheit heute nicht mehr von einem mutmasslich tödlichen Verlauf auszugehen, weshalb die Anklage im entsprechenden Passus (vgl. Urk. 13 S. 4: "für gewöhnlich tödlich verlaufenden Krankheit") zu relativieren ist. Allerdings geht die Praxis zu Recht davon aus, dass im Falle einer Erkrankung die Notwendigkeit einer lebenslänglichen Behandlung mit den damit einhergehenden physischen und psychischen Nebenwirkungen die Integrität einer Person in vergleichbaren Ausmass verletzt wie eine Einwirkung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB (vgl. dazu BGE 141 IV 97, E. 2.4.1.).”
“Gemäss Art. 231 des Schweizerischen Strafgesetzbuchs (StGB; SR 311.0) macht sich strafbar, wer aus gemeiner Gesinnung eine gefährliche übertragbare menschliche Krankheit verbreitet. Eine schwere Körperverletzung im Sinn der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB begeht, wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht. Die Infizierung mit dem HI-Virus erfüllt nach der Rechtsprechung des Bundesgerichts angesichts der tiefgreifenden und lebenslangen Beeinträchtigung der körperlichen und psychischen Gesundheit den objektiven Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB (BGE 141 IV 97 E. 2.4; bestätigt mit Urteil des Bundesgerichts 6B_1225/2019 vom 8. April 2020 E. 1.1.2). Art. 122 StGB setzt Vorsatz voraus. Vorsätzlich begeht ein Verbrechen oder Vergehen, wer die Tat mit Wissen und Willen ausführt (Art. 12 Abs. 2 Satz 1 StGB). Vorsätzlich handelt bereits, wer die Verwirklichung der Tat für möglich hält und in Kauf nimmt (Art. 12 Abs. 2 Satz 2 StGB). Eine Verurteilung der HIV-infizierten Person wegen vorsätzlicher schwerer Körperverletzung fällt nach der Rechtsprechung indessen ausser Betracht, wenn der Partner/die Partnerin in Kenntnis der Infektion und des Übertragungsrisikos freiverantwortlich mit dem ungeschützten Sexualkontakt einverstanden ist und das Geschehen mitbeherrscht (BGE 131 IV 1 E.”
“En revanche, le Ministère public doit pouvoir rendre une ordonnance de non-entrée en matière dans les cas où il apparaît d’emblée qu’aucun acte d’enquête ne pourra apporter la preuve d’une infraction à la charge d’une personne déterminée (TF 6B_541/2017 du 20 décembre 2017 consid. 2.2). 2.2.2 Aux termes de l'art. 122 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0), se rend coupable de lésions corporelles graves celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ou celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). Selon le Tribunal fédéral, eu égard à la grave altération de la santé physique et psychique qu'elle entraîne, à vie, la contamination par le VIH constitue une lésion corporelle grave au sens de la clause générale de l'art. 122 al. 3 CP (ATF 141IV 97 consid. 2.4, JdT 2015 IV 251). Constituent également des maladies dangereuses transmissibles la peste, le typhus, la variole, le choléra, la poliomyélite, la tuberculose, la diphtérie, l’hépatite B et C ou encore la scarlatine (Dupuis et al. [édit], Petit commentaire du Code pénal, 2e éd., Bâle 2017, n. 12 ad art. 231 CP et les réf. citées). 2.2.3 2.2.3.1 Se rend coupable de contrainte selon l'art. 181 CP celui qui, en usant de violence envers une personne ou en la menaçant d'un dommage sérieux, ou en l'entravant de quelque autre manière dans sa liberté d'action, l'aura obligée à faire, à ne pas faire ou à laisser faire un acte. La menace est un moyen de pression psychologique consistant à annoncer un dommage futur dont la réalisation est présentée comme dépendante de la volonté de l'auteur, sans toutefois qu'il soit nécessaire que cette dépendance soit effective (ATF 117 IV 445 consid. 2b ; 106 IV 125 consid. 2a, JdT 1981 IV 106 ; plus récemment TF 6B_705/2020 du 12 août 2020 consid.”
Bei Anzeigen wegen schwerer Körperverletzungen können auch Leitungs- und Aufsichtsverantwortliche wegen Verletzung ihrer Garantenpflichten strafrechtlich verfolgt werden, sofern ihnen vorgeworfen wird, notwendige Schutz- oder Warnmassnahmen unterlassen zu haben.
“Ils avaient indiqué que certains enfants n’avaient pas été suffisamment nourris, laissés seuls sans surveillance durant un temps prolongé, enfermés dans une chambre pendant plusieurs (deux ou trois) heures, fait l’objet d’actes de contention de manière disproportionnée, fait l’objet de violences physiques soit bousculés ou secoués, n’avaient bénéficié d’aucune intervention des adultes lors de phases d’automutilation et avaient fait l’objet d’un manque de soins d’hygiène. L’équipe d’éducateurs et d’infirmiers était alors constituée de L______, M______, N______, O______, P______ et Q______. Certains enfants avaient dû être hospitalisés en raison de leur état nutritionnel problématique ou, pour l’un d’eux, parce qu’il présentait des plaies. La directrice générale de l’office médico‑pédagogique (ci-après : OMP) avait également dénoncé ces faits, et provoqué l’ouverture de la procédure pénale P/1______/2021. La plainte a donné lieu à l’ouverture de la procédure pénale P/2______/2021. c. Le 11 octobre 2022, le Ministère public a ordonné la jonction de la procédure P/3______/2022 avec la procédure P/2______/2021, ouverte à la suite de la plainte déposée le 11 juillet 2022 par J______ et sa mère R______ pour des faits survenus dans le même contexte. La plainte – avec constitution de partie plaignante – était formée pour lésions corporelles graves (art. 122 CP), exposition (art. 127 CP), omission de prêter secours (art. 128 CP), mise en danger de la vie d’autrui (art. 129 CP), remise à des enfants de substances pouvant mettre leur vie en danger (art. 136 CP), séquestration (art. 183 CP) et violation du devoir d’assistance et d’éducation. Elle était dirigée contre les auteurs directs, dont l’identité était inconnue, des maltraitances subies par J______ lorsqu’il était pensionnaire du foyer d’août 2018 à août 2020, ainsi que contre la conseillère d’État en charge du département, contre S______, directeur de l’OMP de 2005 à 2018, et les directeurs qui lui avaient succédé, contre les directeurs successifs du foyer, notamment A______, ainsi que contre tout autre fonctionnaire qui avait pu violer son devoir de dénoncer. d. Le 23 mai 2023, A______ a été mis en prévention par le Ministère public pour violation du devoir d’assistance ou d’éducation. Il lui était reproché d’avoir, en sa qualité de directeur du foyer C______ entre le 15 mai 2019 et le 31 août 2020, alors qu’il avait été informé par des éducateurs remplaçants de comportements inadéquats, voire dangereux, de la part de plusieurs éducateurs du foyer envers les enfants qui y étaient placés, omis d’alerter sa hiérarchie et de prendre les mesures qu’imposait la situation et qui étaient nécessaires pour assurer la protection des enfants et éviter tout risque de réitération, alors qu’il était garant de la sécurité de ces enfants, mettant ainsi leur développement physique ou psychique en danger.”
Die Abgrenzung zwischen schwerer (Art. 122 StGB) und einfacher Körperverletzung (Art. 123 StGB) erfolgt durch eine objektive Gesamtwürdigung. Bei der Beurteilung, ob eine Verletzung als «schwer» einzustufen ist, sind insbesondere zu berücksichtigen: das Ausmass der erlittenen Leiden (einschliesslich Intensität der Schmerzen), die Komplexität und Länge der Behandlung, die Dauer der Heilung bzw. der Arbeitsunfähigkeit sowie die Auswirkungen auf die allgemeine Lebensqualität. Sachverhalte, bei denen einzelne Beeinträchtigungen für sich genommen nicht schwer genug sind, können in der Gesamtschau zusammen eine schwere Körperverletzung bilden.
“2 CP), ou imposent notamment plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances et de nombreux mois d’arrêt de travail (casuistique ad art. 122 al. 3 CP : cf. PC CP, 2017, art. 122 CP n. 15). Cette disposition vise également des atteintes à la qualité de vie, par exemple des atteintes qui empêcheraient la victime d’accomplir des actes de la vie quotidienne ou de pratiquer des hobbies. Il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d’elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383). Il faut tenir compte d’une combinaison de critères liés à l’importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d’interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l’arrêt de travail, ou encore à l’impact sur la qualité de vie en général (PC CP, 2ème éd. 2017, art. 122 n. 15). Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l’art. 122 CP mais qui vont au-delà de l’atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). Sont concernées, outre les blessures ou les lésions internes (fractures sans complications, contusions, commotions cérébrales), la provocation ou l’aggravation d’un état maladif et les pathologies psychiques, lorsqu’elles revêtent une certaine importance. Sur ce dernier point, afin de déterminer ce qu’il en est, il y a lieu de tenir compte, d’une part, du genre et de l’intensité de l’atteinte et, d’autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. S’agissant en particulier des effets de l’atteinte, ils ne doivent pas être évalués uniquement en fonction de la sensibilité personnelle de la victime ; il faut bien plutôt se fonder sur les effets que l’atteinte peut avoir sur une personne de sensibilité moyenne placée dans la même situation. Les circonstances concrètes doivent néanmoins être prise en considération ; l’impact de l’atteinte ne sera pas nécessairement le même suivant l’âge de la victime, son état de santé, le cadre social dans lequel elle vit ou travaille, etc.”
“2) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). L'art. 122 al. 3 CP représente une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (ATF 124 IV 53 consid. 2; arrêt du Tribunal fédéral 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). 2.3.2. Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). Sont concernées, outre les blessures ou les lésions internes (fractures sans complications, contusions, commotions cérébrales), la provocation ou l'aggravation d'un état maladif et les pathologies psychiques, lorsqu'elles revêtent une certaine importance. Sur ce dernier point, afin de déterminer ce qu'il en est, il y a lieu de tenir compte, d'une part, du genre et de l'intensité de l'atteinte et, d'autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. S'agissant en particulier des effets de l'atteinte, ils ne doivent pas être évalués uniquement en fonction de la sensibilité personnelle de la victime; il faut bien plutôt se fonder sur les effets que l'atteinte peut avoir sur une personne de sensibilité moyenne placée dans la même situation. Les circonstances concrètes doivent néanmoins être prises en considération; l'impact de l'atteinte ne sera pas nécessairement le même suivant l'âge de la victime, son état de santé, le cadre social dans lequel elle vit ou travaille, etc.”
“L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2). Les lésions corporelles sont considérées comme graves notamment si le corps, un membre ou un organe important est mutilé. Le terme de mutilation ne recouvre pas seulement la perte ou la destruction totale d'une fonction du corps humain. Il comprend également la sévère dégradation ou l'atteinte durable et irréversible d'un membre ou d'un organe, ledit membre ou organe étant ainsi atteint dans son fonctionnement. Les membres importants comprennent, notamment, les bras, les jambes, les mains, les pieds, les coudes, les épaules et les genoux (Marc Rémy in : Macaluso et al. [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, Bâle 2017, n° 6 ad art. 122 CP et les références citées). Les atteintes énumérées par les al. 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'al. 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les al. 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2). Il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383 ; TF 6B_491/2021 du 23 mai 2022 consid. 2.1.1 et les références citées). Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (TF 6B_491/2021 précité consid.”
“1) ; mutile le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou cause à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou défigure une personne d'une façon grave et permanente (al. 2) ; fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3). Des lésions corporelles sont graves, notamment, si l'auteur a causé intentionnellement une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes (art. 122 al. 2 CP). Dans tous ces cas, la loi vise une diminution ou une perte d'une faculté humaine subie par la victime, liée à des atteintes d'ordre physique ou psychique. L'atteinte doit être permanente, c'est-à-dire durable et non limitée dans le temps ; il n'est en revanche pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (TF 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1 ; TF 6B_675/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1). Les atteintes énumérées par les alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP ont un caractère exemplatif. L'alinéa 3 définit pour sa part une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les alinéas 1 et 2, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'arrêt de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 ; TF 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (TF 6B_422/2019 précité consid.”
“1 ; 6B_608/2017 du 12 avril 2018 consid. 3.1). 3.1.3. Lorsqu'il est confronté à des versions contradictoires, le juge forge sa conviction quant aux faits sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents (arrêts du Tribunal fédéral 6B_623/2012 du 6 février 2013 consid. 2.1 et 6B_642/2012 du 22 janvier 2013 consid. 1.1). Les déclarations de la victime, entendue comme témoin, constituent un élément de preuve que le juge apprécie librement (arrêts du Tribunal fédéral 6B_614/2012 du 15 février 2013 consid. 3.2.5 ; 6B_716/2010 du 15 novembre 2010 consid. 1.3 et 6B_360/2008 du 12 novembre 2008 consid. 4.3). 3.1.4. Aux termes de l'art. 123 ch.1 al. 1 CP, quiconque, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé sera, sur plainte, puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Cette disposition réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Les lésions corporelles sont une infraction de résultat qui implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 ; 135 IV 152 consid 2.1.1). 3.1.5. Les voies de fait, réprimées par l'art. 126 CP, se définissent comme des atteintes physiques qui excèdent ce qui est socialement toléré et qui ne causent ni lésions corporelles, ni dommage à la santé. Une telle atteinte peut exister même si elle n'a causé aucune douleur physique. Une éraflure au nez avec contusion a été considérée comme une voie de fait ; de même une meurtrissure au bras et une douleur à la mâchoire sans contusion (ATF 134 IV 189 consid. 1.2 et 1.3). La distinction entre lésions corporelles et voies de fait peut s'avérer délicate. Dans les cas limites, il faut tenir compte de l'importance de la douleur provoquée, afin de déterminer s'il s'agit de lésions corporelles simples ou de voies de fait.”
“2; arrêts du Tribunal fédéral 6B_1404/2020 du 17 janvier 2022 consid. 2.2.1; 6B_907/2021 du 24 novembre 2021 consid. 1.2; 6B_514/2019 du 8 août 2019 consid. 2). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383; arrêts du Tribunal fédéral 6B_675/2013 et 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. 1, 3ème éd. 2010, n°12 ad art. 122 CP). Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (arrêts du Tribunal fédéral 6B_675/2013 et 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Dupuis et al., Petit commentaire du Code pénal, 2ème éd. 2017, n°15 ad art. 122 CP). S'agissant de l'incapacité de travail, la jurisprudence n'exige pas que celle-là soit complète, ni que l'invalidité ait un caractère permanent (arrêt du Tribunal fédéral 6P.54/2002 du 22 novembre 2002 consid. 2.1.1). Des lésions corporelles peuvent être qualifiées de graves alors même qu'elles ne sont pas la cause d'une incapacité de travail complète ou permanente (arrêt du Tribunal fédéral 6B_373/2016 du 12 septembre 2016 consid. 2.2 in SJ 2017 I 22). Le Tribunal fédéral a ainsi reconnu qu'avait subi une lésion corporelle grave une victime ayant subi une diminution de sa capacité de gain de 30 % (arrêt du Tribunal fédéral 6S.341/2005 du 27 octobre 2005 consid. 1.4). Dans un arrêt 6B_405/2012 daté du 7 janvier 2013, le Tribunal fédéral a considéré que la cour cantonale n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en retenant que constituait des lésions corporelles graves une fracture d'un avant-bras gauche, dont la réparation avait entraîné une neuropathie cubitale deux ans après les faits, les lésions, en plus de l'atteinte à la fonction du bras, ayant entraîné un lourd traitement médical et physiothérapeutique ainsi que de longues et graves souffrances, avec plusieurs mois d'incapacité de travail impliquant l'usage des deux mains, sans précision quant à la durée de l'arrêt.”
Als «wichtige Glieder» im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten: Arme und Beine sowie Hände und Füsse; auch Handgelenke werden in der Rechtsprechung erwähnt.
“Ein wichtiges Organ oder Glied ist nach der Rechtsprechung im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB unbrauchbar, wenn es in seinen Grundfunktionen dauernd und erheblich gestört ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Als andere schwere Schädigungen des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommen Beeinträchtigungen infrage, die mit den in Art. 122 Abs. 2 StGB erwähnten in ihrer Schwere vergleichbar sind. Dies ist etwa der Fall, bei einem mehrmonatigen Spitalaufenthalt (BGE 124 IV 53 E. 2). Sodann kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_922/2018 vom 9. Januar 2020 E. 4.1.2; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2; je mit Hinweisen). Anders als Art. 122 Abs. 2 StGB, der unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit voraussetzt, muss im Rahmen der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein, sondern es können mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, in ihrer Summe eine solche sein (Urteile 6B_1404/2020 vom 17. Januar 2022 E. 2.2.1, nicht publ. in BGE 148 IV 124; 6B_1254/2018 vom 17. September 2019 E. 2.3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke. Ein wichtiges Organ oder Glied ist unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen erheblich gestört sind. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft und nicht behebbar ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2 S. 3; Urteile 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2; 6B_115/2018 und 6B_116/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3; je mit Hinweisen).”
“Wer fahrlässig einen Menschen am Körper oder an der Gesundheit schädigt, wird gemäss Art. 125 StGB auf Antrag mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe bestraft (Abs. 1). Ist die Schädigung schwer, so wird der Täter von Amtes wegen verfolgt (Abs. 2). Schwer ist eine Schädigung, wenn sie Art. 122 StGB entspricht (BGE 109 IV 18 E. 2a mit Hinweisen; Urteil 6B_126/2017 vom 1. Juni 2017 E. 3.3.1). Nach Art. 122 StGB wird wegen schwerer Körperverletzung bestraft, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1); wer vorsätzlich den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2); wer vorsätzlich eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten wie Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke (Urteile 6B_115/2018 vom 30. April 2018 E. 4.3; 6B_405/2012 vom 7. Januar 2013 E. 3.2.1; je mit Hinweisen). Unbrauchbar ist ein wichtiges Organ oder Glied nur, wenn es in seinen Grundfunktionen erheblich gestört ist. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2). Was die bleibende Arbeitsunfähigkeit betrifft, genügt es, wenn diese in der angestammten Tätigkeit der verletzten Person besteht, zumal die in Art. 122 StGB vorausgesetzte Schwere der Körperverletzung auch aufgrund des Umstandes gegeben wäre, dass der verletzten Person dadurch ein Berufswechsel aufgezwungen wird (Urteil 6B_442/2019 vom 26. August 2019 E. 1.3.3 mit Hinweisen). Die in Art. 122 Abs. 1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter (Urteil 6B_992/2015 vom 1. Juni 2016 E. 2.4.2). Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art.”
“Sep- tember 2019 E. 2.3.2). Als wichtige Glieder im Sinne von Art. 122 Abs. 2 StGB gelten vor allem die Extremitäten, Arme und Beine sowie Hände und Füsse, aber auch etwa Handgelenke. Ein wichtiges Organ oder Glied ist unbrauchbar, wenn dessen Grundfunktionen erheblich gestört sind. Eine nur leichte Beeinträchtigung genügt hingegen nicht, selbst wenn sie dauerhaft und nicht behebbar ist (BGE 129 IV 1 E. 3.2 S. 3; Urteile des Bundesgerichts 6B_257/2023 vom”
Vorstrafen wegen ähnlicher Gewaltstraftaten sind als gleichartige Delikte zu werten und sprechen für Rückfall- bzw. Gefährlichkeitsaspekte; sie können daher in die Gefährlichkeitsbeurteilung nach Art. 122 StGB einbezogen werden.
“Durch Art. 122 StGB wird einerseits die körperliche Integrität geschützt. Andererseits schützen die Art. 122 ff. StGB die körperliche und geistige Gesundheit. Der Beschwerdeführer ist u.a. wegen versuchter einfacher Körperverletzung mit Gift, Waffe oder gefährlichem Gegenstand, Tätlichkeiten, Angriffs und Raufhandels (pag. 425 ff.) vorbestraft. Es handelt sich dabei um schwere Vergehen und Verbrechen, welche ebenfalls gegen Leib und Leben gerichtet sind. Es liegen damit gleichartige Straftaten vor.”
In besonderen Fallkonstellationen kann der gezielte Einsatz gefährlicher Mittel — etwa das absichtliche Abfeuern von Feuerwerkskörpern gegen Einsatzkräfte oder Personen — als Versuch der schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB gewertet werden.
“Il lui est également reproché d'avoir, à Genève: - le 2 août 2021 vers 00h30, à la BD______ 49 à BB______ [GE], intentionnellement tiré des pièces d'artifice d'abord sur un fourgon de police chargé du maintien de l'ordre, sur des pompiers en intervention et des agents de police municipale en service, et, ce faisant, d'une part empêché les fonctionnaires précités de faire un acte entrant dans leurs fonctions et, d'autre part, tenté – par dol éventuel – de causer une atteinte grave à l'intégrité corporelle des personnes visées (chiffre 1.7.1. de l'acte d'accusation); - puis, postérieurement à l'épisode précité, à l'intersection de l'avenue BE______ et de la BD______ , une nouvelle fois intentionnellement tiré des pièces d'artifice sur un fourgon de police chargé du maintien de l'ordre, et, ce faisant, d'une part empêché les fonctionnaires précités de faire un acte entrant dans leurs fonctions et, d'autre part, tenté – par dol éventuel – de causer une atteinte grave à l'intégrité corporelle des personnes visées (chiffre 1.7.2. de l'acte d'accusation), faits qualifiés de tentative de lésions corporelles graves et de menace contre les autorités et les fonctionnaires au sens des art. 122 CP cum art. 22 CP et 285 CP. i. Il lui est aussi reproché d'avoir, à Genève, le 2 août 2021, peu après 00h30, à la BD______ à BB______ [GE], intentionnellement tiré trois pièces d'artifice sur un couple de passants, soit K______ et L______, étant précisé que les projectiles ne les ont pas directement atteints, mais sont passés tout au plus à deux ou trois mètres d'eux, provoquant la chute au sol de la précitée et lui causant des douleurs généralisées aux hanches, aux épaules, au dos, à la nuque, aux genoux et au poignet gauche, ainsi que des dermabrasions aux genoux, et, dans les jours qui ont suivi, un choc psychique accompagné de céphalées et de vomissements, son état ayant nécessité un arrêt de travail de quatre jours et d'avoir ainsi envisagé et accepté que les tirs atteignent K______ et L______ et leur causent une atteinte grave à l'intégrité corporelle, faits qualifiés de lésions corporelles simples avec usage d'un objet dangereux au sens de l'art. 123 ch. 2 CP et de tentative de lésions corporelles graves au sens de l'art.”
“Il lui est également reproché d'avoir, à Genève: - le 2 août 2021 vers 00h30, à la BD______ 49 à BB______ [GE], intentionnellement tiré des pièces d'artifice d'abord sur un fourgon de police chargé du maintien de l'ordre, sur des pompiers en intervention et des agents de police municipale en service, et, ce faisant, d'une part empêché les fonctionnaires précités de faire un acte entrant dans leurs fonctions et, d'autre part, tenté – par dol éventuel – de causer une atteinte grave à l'intégrité corporelle des personnes visées (chiffre 1.7.1. de l'acte d'accusation); - puis, postérieurement à l'épisode précité, à l'intersection de l'avenue BE______ et de la BD______ , une nouvelle fois intentionnellement tiré des pièces d'artifice sur un fourgon de police chargé du maintien de l'ordre, et, ce faisant, d'une part empêché les fonctionnaires précités de faire un acte entrant dans leurs fonctions et, d'autre part, tenté – par dol éventuel – de causer une atteinte grave à l'intégrité corporelle des personnes visées (chiffre 1.7.2. de l'acte d'accusation), faits qualifiés de tentative de lésions corporelles graves et de menace contre les autorités et les fonctionnaires au sens des art. 122 CP cum art. 22 CP et 285 CP. i. Il lui est aussi reproché d'avoir, à Genève, le 2 août 2021, peu après 00h30, à la BD______ à BB______ [GE], intentionnellement tiré trois pièces d'artifice sur un couple de passants, soit K______ et L______, étant précisé que les projectiles ne les ont pas directement atteints, mais sont passés tout au plus à deux ou trois mètres d'eux, provoquant la chute au sol de la précitée et lui causant des douleurs généralisées aux hanches, aux épaules, au dos, à la nuque, aux genoux et au poignet gauche, ainsi que des dermabrasions aux genoux, et, dans les jours qui ont suivi, un choc psychique accompagné de céphalées et de vomissements, son état ayant nécessité un arrêt de travail de quatre jours et d'avoir ainsi envisagé et accepté que les tirs atteignent K______ et L______ et leur causent une atteinte grave à l'intégrité corporelle, faits qualifiés de lésions corporelles simples avec usage d'un objet dangereux au sens de l'art. 123 ch. 2 CP et de tentative de lésions corporelles graves au sens de l'art.”
Bei Gesetzeskonkurrenz tritt die tatsächlich eingetretene einfache Körperverletzung gegenüber der versuchten schweren Körperverletzung im Wege der Gesetzeskonkurrenz zurück.
“Nach dem Gesagten ergehen gegen den Berufungskläger in Übereinstimmung mit dem vorinstanzlichen Entscheid Schuldsprüche wegen (eventualvorsätzlicher) versuchter schwerer Körperverletzung gemäss Art. 122 in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB sowie wegen mehrfacher (eventualvorsätzlicher) einfacher Körperverletzung gemäss Art. 123 Ziff. 1 StGB. Zu ergänzen ist, dass die bei B____ tatsächlich eingetretene einfache Körperverletzung gegenüber der versuchten schweren Körperverletzung zu ihrem Nachteil im Wege der Gesetzeskonkurrenz zurücktritt (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Auflage, Basel 2019, Art. 122 StGB N 28 mit weiteren Hinweisen). Diese Schuldsprüche treten neben die bereits in Rechtskraft erwachsenen erstinstanzlichen Schuldsprüche (siehe oben E. 1.2.2), betreffend welche auf die unangefochten gebliebenen rechtlichen Erwägungen des Strafgerichts verwiesen werden kann (erstinstanzliches Urteil, Akten, S. 19831992).”
“Entsprechend ist mit der Vorinstanz und entgegen den Ausführungen der Ver- teidigung von einer körperlichen und psychischen Beeinträchtigung auszugehen, welche die Intensität einer einfachen Körperverletzung erreicht, weshalb der Tat- bestand des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB erfüllt ist. Die Vorinstanz hat sich in der Folge überzeugend zur Konkurrenzfrage eines Angriffs zur ebenfalls erfüllten versuchten schweren Körperverletzung geäussert. Zweifelsohne übertraf vorlie- gend die Gefährdung der körperlichen Integrität den eingetretenen Erfolg des An- griffs, weshalb unter Verweis auf die Erwägungen der Vorinstanz (Urk. 62 S. 20 f.) von echter Konkurrenz auszugehen ist und zusätzlich ein Schuldspruch wegen An- griffs im Sinne von Art. 134 StGB zu ergehen hat (vgl. BGE 135 IV 152 E. 2.3.2.2.). 4.4.Anzumerken bleibt lediglich der Vollständigkeit halber, dass die von der Staatsanwaltschaft im Rahmen der rechtlichen Würdigung zusätzlich geltend ge- machten Tatbestände der mehrfachen einfachen Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 StGB und der Tätlichkeiten im Sinne von Art. 126 Abs. 1 StGB durch den Tatbestand der (versuchten) schweren Körperverletzung im Sinne von - 19 - aArt. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB konsumiert werden (vgl. so auch die Vorinstanz Urk. 62 S. 21). 5.Fazit Der Beschuldigte ist der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von aArt. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB sowie des Angriffs im Sinne von Art. 134 StGB schuldig zu sprechen. Rechtfertigungsgründe sind zudem keine ersichtlich und werden auch nicht geltend gemacht, zumal die Verteidigung explizit betonte, sie plädiere nicht auf Notwehr oder Putativnotwehr (Prot. II S. 7). III. Sanktion 1.Grundlagen 1.1.Das Bundesgericht hat die Grundsätze der Strafzumessung nach Art. 47 ff. StGB und die an sie gestellten Begründungsanforderungen wiederholt dargelegt (BGE 136 IV 55 E. 5.4 ff., mit Hinweisen). Entsprechendes gilt für die Bildung der Einsatz- und der Gesamtstrafe nach Art. 49 Abs. 1 StGB in Anwendung des Aspe- rationsprinzips (BGE 144 IV 313 E. 1.1.; BGE 141 IV 61 E. 6.1.2; je mit Hinweisen). Darauf sowie auf die zutreffenden vorinstanzlichen Erwägungen (Urk.”
Bei Unterlassungen genügt für die Zurechnung des tatbestandlichen Erfolgs, dass das Unterlassen mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit kausal für den Erfolg war. Unterlassung ist dem aktiven Tun gleichwertig zu beurteilen. Die Frage der Vermeidbarkeit des Erfolgs wird hypothetisch geprüft: es ist zu beurteilen, ob bei pflichtgemässem Alternativverhalten der Täterfolg ausgeblieben wäre.
“6). Fahrlässig begeht ein Verbrechen oder Vergehen sodann, wer die Folge seines Verhaltens aus pflichtwidriger Unvorsichtigkeit nicht bedenkt oder darauf nicht Rücksicht nimmt. Pflichtwidrig ist die Unvorsichtigkeit, - 19 - wenn der Täter nicht die Vorsicht beachtet, zu der er nach den Umständen und nach seinen persönlichen Verhältnissen verpflichtet ist (Art. 12 Abs. 3 StGB). Ins- besondere muss der Täter mit seinem Verhalten eine Sorgfaltspflicht verletzt haben (PK StGB-TRECHSEL/FATEH-MOGHADAM, 4. Aufl. 2021, Art. 12 N. 29). Mithin muss der Täter den eingetretenen Erfolg verursacht oder mitverursacht haben, wobei sein Handeln pflichtwidrig unvorsichtig gewesen sein muss und der Erfolg sich als Auswirkung gerade der durch den Sorgfaltsmangel geschaffenen Gefahr darstellt (BSK StGB-NIGGLI/MAEDER, Art. 12 N. 88). 4.2.Eintritt des tatbestandlichen Erfolgs Die vom Privatkläger erlittenen Verletzungen sind zweifellos als schwer im Sinne von Art. 122 StGB zu qualifizieren. Er erlitt mehrere Rippenfrakturen, eine Scham- beinastfraktur, Lungenquetschung, Beschädigung von Milz und Niere, Wirbel- säulenverletzungen, Schädelhirntraumata, offene Oberarmfrakturen, einen Schien- beinbruch und mehrere Brüche am linken Fuss, welcher in der Folge amputiert werden musste (vgl. Urk. 26/1-17). 4.3.Verursachung des Erfolges durch ein Unterlassen”
“Mit einer blossen - bestrittenen - Anweisung an den Geschädigten, nicht auf dem Dach zu telefonieren, hat er den allgemein einleuchtenden Vorschriften offensichtlich nicht genügt. Anderweitige, unterbrechenskausal zu wertende Umstände werden nicht vorgebracht und sind auch nicht ersichtlich. dd) In Hinsicht auf die Vermeidbarkeit des Erfolges, d.h. die Frage, ob der Erfolg bei pflichtgemässem Verhalten des Täters ausgeblieben wäre - wobei es für die Zurechnung des Erfolgs genügt, wenn das Verhalten des Täters mindestens mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit die Ursache des Erfolgs gebildet hat - steht ohne Weiteres fest, dass das unterlassene Abhalten von der Arbeitsausführung in einer Höhe von rund viereinhalb Metern auf einem nicht durchbruchsicheren Glasdach bei gleichzeitig fehlender Absturzsicherung mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit ursächlich für den Unfall und die damit verbundene Verletzungsfolge gewesen ist. Dass es sich im Übrigen bei den vom Privatkläger beim Unfall zugezogenen Verletzungen um eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB handelt, steht ohne Frage fest. Damit ist die Vermeidbarkeit des Erfolgseintritts zweifellos zu bejahen. Keine Probleme stellen sich schliesslich bei der Gleichwertigkeit von Unterlassung und aktivem Tun. Bei pflichtgemässem Alternativverhalten von B.____, d.h. bei Absicherung des Gefahrenbereichs nach den einschlägigen gesetzlichen Normen bzw. beim Abhalten vom Tätigwerden im Gefahrenbereich ohne Verwendung von Schutzmassnahmen, wäre es höchstwahrscheinlich nicht zum Unfall des Privatklägers gekommen. Gestützt auf diese Darlegungen ist der Beschuldigte B.____ in Abweisung seiner diesbezüglichen Berufung und in Bestätigung des angefochtenen Urteils der fahrlässigen schweren Körperverletzung durch Unterlassung nach Art. 125 Abs. 2 StGB (in Verbindung mit Art. 8 Abs. 2 lit. a BauAV, Art. 19 Abs. 1 BauAV, Art. 32 Abs. 1 lit. a BauAV und Art. 35 Abs. 1 BauAV) schuldig zu erklären. 4.3 a) Den Beschuldigten C.____ hat die Vorinstanz mangels einer Sorgfaltspflichtverletzung von der Anklage der fahrlässigen schweren Körperverletzung freigesprochen und diesbezüglich im Wesentlichen dargelegt, C.”
“Mit einer blossen - und im Übrigen bestrittenen - Anweisung an den Geschädigten, sich nicht auf das Dach zu begeben, hat er weder diesen Gefahrenherd mittels geeigneten Massnahmen entschärft, noch hat er den allgemein einleuchtenden Vorschriften genügt. Anderweitige, unterbrechenskausal zu wertende Umstände werden nicht vorgebracht und sind auch nicht ersichtlich. dd) Zu beurteilen bleibt die Frage der Vermeidbarkeit des Erfolges, unter welchem Titel praxisgemäss ein hypothetischer Kausalverlauf untersucht und geprüft wird, ob der Erfolg bei pflichtgemässem Verhalten des Täters ausgeblieben wäre, wobei es für die Zurechnung des Erfolgs genügt, wenn das Verhalten des Täters mindestens mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit die Ursache des Erfolgs gebildet hat. Diesbezüglich steht ohne Weiteres fest, dass die fehlende Absturzsicherung bei einer Arbeitshöhe von rund viereinhalb Metern auf einem nicht durchbruchsicheren Glasdach mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit ursächlich für den Unfall und die damit verbundene Verletzungsfolge gewesen ist. Dass es sich im Übrigen bei den vom Privatkläger beim Unfall zugezogenen Verletzungen um eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB handelt, ist bereits bei der Prüfung des Anklagevorwurfs gegen den Beschuldigten B.____ festgestellt worden (vgl. oben E. 4.2.f/hh). Damit ist die Vermeidbarkeit des Erfolgseintritts zweifellos zu bejahen. Keine Fragen stellen sich schliesslich zur Gleichwertigkeit von Unterlassung und aktivem Tun. Bei pflichtgemässem Alternativverhalten von C.____, d.h. bei Absicherung des Gefahrenbereichs nach den einschlägigen gesetzlichen Normen, wäre es höchstwahrscheinlich nicht zum Unfall des Privatklägers gekommen. Schliesslich ist es notorisch, dass Arbeiter unter Arbeits- und Termindruck oder angesichts einer durch Sicherheitsvorkehrungen empfundenen Umständlichkeit die Eigensicherung gelegentlich zurückzustellen versucht sind und sich damit selbst gefährden. In diesem Sinne hat sich denn auch der Beschuldigte B.____ vernehmen lassen (oben E. 4.2.f/ff). Genau dieser Gefährdung hat der Arbeitgeber vorzubeugen, zumal die Sicherungstechnik die Kernkompetenz des Gerüstbauers ist oder zumindest sein sollte (vgl.”
Bei der Gesamtwürdigung sind insbesondere zu berücksichtigen: die Komplexität und Länge der Behandlung (z. B. mehrmonatiger Krankenhausaufenthalt, zahlreiche Operationen), die Dauer der Heilung bzw. Rekonvaleszenz, eine mehrmonatige Arbeitsunfähigkeit sowie das Ausmass und die Dauer der erlittenen Leiden. Ebenfalls zu würdigen ist die Beeinträchtigung der allgemeinen Lebensqualität und Leistungsfähigkeit. Mehrere einzelne Beeinträchtigungen, die für sich allein nicht schwer sind, können zusammen eine schwere Schädigung im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB ergeben.
“Il faut procéder à une appréciation globale: plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave (ATF 101 IV 383; arrêt du Tribunal fédéral 6B_675/2013 et 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. 1, 3e éd. 2010, n° 12 ad art. 122 CP). Il convient également de tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (arrêt du Tribunal fédéral 6B_675/2013; 6B_687/2013 du 9 janvier 2014 consid. 3.2.1; Dupuis et al., Petit commentaire du Code pénal, op. cit., n° 15 ad art. 122 CP). 4.4 En l'espèce, les faits relatés par le recourant dans sa plainte pénale et dans son recours ne sont pas constitutifs de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 3 CP. Le seuil d'intensité requis par cette infraction n'est manifestement pas atteint. Les faits relatés ne revêtent pas une importance comparable aux atteintes énumérées aux alinéas 1 et 2 de l'art. 122 CP. C'est donc à bon droit que le MPC n'est pas entré en matière à ce sujet et son raisonnement ne prête pas flanc à la critique. 5. 5.1 Le recourant prétend que F. et K. auraient établi une note de service (act. 1.5) mentionnant que le recourant s'était connecté le 25 mars 2014 au réseau de la CdC, information qui serait erronée et démentie par la pièce B01 (act. 1.4), qui indique « Startup, Last logon 21.03,2014@ 08:02:52… », soit une dernière connexion en date du 21 mars 2014 à 08h02m52s. Le recourant estime que ce document a été rédigé dans le but de justifier, a posteriori, la citation de son nom dans la dénonciation pénale faite contre lui pour violation du secret professionnel (act. 1, p. 13 s.). Selon lui, il faut tenir compte de la qualité de spécialistes en sécurité informatique des auteurs de la note qui revêt une crédibilité accrue.”
“La blessure subie doit être telle qu'à un certain moment, une issue fatale ait pu survenir, qu'elle a créé un état dans lequel la possibilité de la mort s'impose de manière telle qu'elle est vraisemblable, sérieuse et proche (ATF 131 IV 1 consid. 1.1 p. 3, 125 IV 242 consid. 2b/dd p. 247, 109 IV 18 consid. 2c p. 20). Pour trancher la question, il ne faut pas analyser le comportement dangereux adopté par l'auteur de la blessure, mais bien la nature de celle-ci (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56). Dans le cadre de l'art. 122 al. 2 CP, il n'est pas nécessaire que l'état soit définitivement incurable et que la victime n'ait aucun espoir de récupération (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Un organe ou un membre important est inutilisable lorsque ses fonctions de base sont atteintes de manière significative. Une atteinte légère ne suffit en revanche pas, même lorsqu'elle est durable et qu'il ne peut y être remédié (ATF 129 IV 1 consid. 3.2 p. 3 ; arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid. 3.2.1). La clause générale de l'art. 122 al. 3 CP a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 al. 1 et 2 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). Afin de déterminer si la lésion est grave, il faut procéder à une appréciation globale : plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout constituant une lésion grave. Il faut tenir compte d'une combinaison de critères liés à l'importance des souffrances endurées, à la complexité et à la longueur du traitement (multiplicité d'interventions chirurgicales, etc.), à la durée de la guérison, respectivement de l'arrêt de travail, ou encore à l'impact sur la qualité de vie en général (arrêt du Tribunal fédéral 6B_422/2019 du 5 juin 2019 consid. 5.1). Selon la jurisprudence, la causalité adéquate sera admise même si le comportement de l'auteur n'est pas la cause directe ou unique du résultat.”
“2 StGB, wenn sie die Qualifikationsmerkmale der schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 erfüllt (BSK StGB-Roth/Keshelava, Art. 125 Rz 4). Nach Art. 122 StGB wird mit Freiheitsstrafe von sechs Monaten bis zu zehn Jahren bestraft, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt, den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig macht, eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (schwere Körperverletzung). Wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise an Körper oder Gesundheit schädigt, wird auf Antrag mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe bestraft (Art. 123 Ziff. 1 StGB; einfache Körperverletzung). Die in Art. 122 Abs. 1 und 2 StGB genannten Beeinträchtigungen haben beispielhaften Charakter. Als "andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit" im Sinne der Generalklausel von Art. 122 Abs. 3 StGB kommt nur eine Beeinträchtigung in Frage, die mit den genannten Sachlagen in ihrer Schwere vergleichbar ist. Dies ist etwa der Fall, wenn sie mit einer langen Bewusstlosigkeit, einem schweren und lang dauernden Krankenlager ("plusieurs mois d'hospitalisation"), einem ausserordentlich langen Heilungsprozess oder einer Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes ("de nombreux mois d'incapacité de travail") verbunden ist (Urteil BGer 6B_20/2021 vom 17. März 2021 E. 2.2 mit Hinweisen). Im Übrigen kann eine Kombination verschiedener Beeinträchtigungen, die für sich allein noch nicht als schwere Körperverletzung gelten, diese Qualifikation in der gesamtheitlichen Würdigung im Rahmen der Generalklausel nach Art. 122 Abs. 3 StGB rechtfertigen (Urteil BGer 6B_26/2011 vom 20. Juni 2011 E. 2.4 mit Hinweis). Der Begriff der schweren Körperverletzung ist ein unbestimmter Rechtsbegriff, der mit Blick auf den Einzelfall auszulegen ist (Urteil BGer 6B_442/2019 vom 26. August 2019 E. 1.3.1). Bei der Beurteilung der Schwere der Beeinträchtigung lehnt das Bundesgericht die Reduktion der rechtlichen Würdigung auf einen rein subjektiven Massstab und die subjektive Wahrnehmung des Opfers ab (BGE 141 IV 97 E.”
Art. 122 erfordert Vorsatz; dolus eventualis genügt. Trägt der Täter nur Vorsatz hinsichtlich einfacher Körperverletzungen (Art. 123), führt dies nicht automatisch zur Anwendung von Art. 122; in einem solchen Fall ist die Bestrafung nach Art. 123 (gegebenenfalls nebst Art. 125) angezeigt. Ferner ist Wissen um eine Lebensgefahr nicht ohne Weiteres identisch mit Tötungsvorsatz: Zwischen einem auf die Gefährdung des Lebens gerichteten Gefährdungsvorsatz und einem Eventualvorsatz zur Tötung ist zu unterscheiden.
“Le mobbing n'est pas une infraction retenue par le code pénal. Cependant, le comportement de l'employeur ou des collègues de la victime peut constituer une infraction pénale, notamment des lésions corporelles simples. L'infraction suppose la réunion de trois conditions : un comportement dangereux et intentionnel, des lésions corporelles simples et un lien de causalité entre le comportement de l'auteur et les lésions corporelles simples subies par la victime (TF 1B_730/2011 du 25 juin 2012 consid. 4.2). L’infraction de lésions corporelles graves de l’art. 122 CP est intentionnelle. Le dol éventuel suffit. Si le dol de l’auteur ne porte que sur des lésions corporelles simples au sens de l’art. 123 CP et qu’il provoque néanmoins des lésions graves, il ne peut être puni par le biais de l’art. 122 CP, mais uniquement en application concurrente des art. 123 CP et 125 CP (ATF 134 IV 26 consid. 4, JdT 2009 IV 43, SJ 2008 I 289 ; Dupuis et al. [éd.], Petit commentaire du Code pénal, 2e éd., Bâle 2017, n. 17 ad art. 122 CP). 4.1.2.3 4.1.2.3.1 Les premiers juges ont retenu la contrainte, sous forme de stalking, et les lésions corporelles graves par négligence. Ils ont relevé que l’appelant avait agi de manière répétée, sur plus de neuf mois, et que la plaignante avait eu peur de lui, au point que sa santé avait été durablement atteinte. Ils ont estimé qu’au-delà de la fibromyalgie dont souffrait la plaignante – dont le lien de causalité naturelle et adéquate avec le harcèlement et les brimades subis ne pouvait être affirmé – le comportement de l’appelant avait entraîné un syndrome anxieux et dépressif moyen qui avait généré des arrêts de travail, mais également un suivi régulier auprès de psychiatres et psychothérapeutes durant plusieurs années, alors qu’avant son emploi chez l’appelant, F.________ n’avait jamais rencontré de problème psychiatrique. Se fondant notamment sur l’expertise réalisée par le Centre d’Expertises Médicales (ci-après : CEMed) le 28 mai 2019 (dossier B. P. 13), le tribunal de première instance a retenu que les agissements de l’appelant avaient encore un impact sur la qualité de vie de la plaignante et étaient dès lors constitutifs de lésions corporelles graves.”
“122 CP, celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger, celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanente, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale, sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Cette disposition décrit une infraction de résultat et de lésion (ATF 124 IV 53 consid. 2). Les éléments constitutifs de l’infraction sont au nombre de quatre, soit au plan objectif, un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, un lien de causalité entre les deux éléments précités, et sur le plan subjectif, l’intention (PC CP, 2e éd. 2017, art. 122 n. 2). L’art. 122 CP décrit une infraction de nature intentionnelle. Le dol éventuel suffit. L’auteur doit vouloir, au moins par dol éventuel, causer des lésions corporelles graves. Si le dol de ce dernier ne porte que sur des lésions corporelles simples et qu’il provoque néanmoins des lésions corporelles graves, il ne peut pas être puni par le biais de l’art. 122 CP, mais uniquement en application concurrente des art. 123 CP et 125 CP (PC CP, art. 122 n. 17). Si les premiers alinéas de l’art. 122 CP décrivent avec une certaine précision les atteintes subies, le troisième représente une clause générale destinée à englober les lésions du corps humain ou les maladies qui ne sont pas prévues par les hypothèses précédentes, mais qui revêtent une importance comparable et qui doivent être qualifiées de graves dans la mesure où elles impliquent plusieurs mois d’hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d’arrêt de travail (PC CP, art. 122 n. 15 et les réf. citées; CR CP II-Rémy, 2017, art. 122 n. 9 et les réf. citées). Sont notamment considérées comme lésions corporelles graves, les atteintes physiques d'une certaine gravité telles que blessure avec mise en danger de la vie, mutilation, incapacité de travail, infirmité ou maladie mentale permanentes, défiguration ou toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (CR CP II-Rémy, 2017, art. 122 n. 10). 2.4.2. Selon l’art. 123 ch. 1 1er § CP, celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne une autre atteinte à l’intégrité corporelle ou à la santé sera, sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.”
“1 StGB gewürdigt (Urk. 81 S. 47 ff.). In ihrer Berufung erhebt die Staatsanwaltschaft keine Einwände gegen die Sub- sumtion der Sexualstraftat. Wie vor Vorinstanz (Urk. 23 S. 5; Urk. 45 S. 6 f.) bean- - 23 - tragt sie aber eine Qualifikation der Gewalttat als versuchte Tötung im Sinne von Art. 111 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB (Urk. 85 S. 2; Urk. 123 S. 1). Demgegenüber verlangt die Verteidigung, dass der Beschuldigte nur wegen Ver- übung einer Tat in selbstverschuldeter Schuldunfähigkeit gemäss Art. 263 Abs. 2 StGB schuldig gesprochen wird. Im Eventualstandpunkt akzeptiert sie eine Verur- teilung wegen versuchter schwerer Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB. In jedem Fall habe zudem ein Freispruch hinsichtlich des Sexualdelikts zu erfolgen (Urk. 126 S. 1). 2.1.Die Vorinstanz kommt hinsichtlich des gewaltsamen Übergriffs zum Schluss, dass der Beschuldigte lediglich mit Bezug auf den Tatbestand der schweren Körperverletzung (Art. 122 StGB), nicht aber auf denjenigen der vor- sätzlichen Tötung (Art. 111 StGB) eventualvorsätzlich gehandelt hat (vgl. Urk. 81 S. 51 ff.). Dieser sog. Eventualvorsatz liegt gemäss ständiger Rechtsprechung dann vor, wenn der Täter sich mit dem Eintritt der Tatbestandsverwirklichung ab- findet, mag sie ihm auch unerwünscht sein (BGE 147 IV 439 E. 7.3.1; 137 IV 1 E. 4.2.3). Allerdings kann aus dem Wissen des Täters um die Möglichkeit der Tat- bestandsverwirklichung nicht unbesehen auf deren Inkaufnahme geschlossen werden. Sicheres Wissen um die unmittelbare Lebensgefahr, also um die Mög- lichkeit des Todes, ist nicht identisch mit sicherem Wissen um die Tatbestands- verwirklichung und kann sowohl mit (eventuellem) Tötungsvorsatz als auch mit bewusster Fahrlässigkeit bezüglich der Todesfolge einhergehen (BGE 133 IV 1 E. 4.1 m.w.H.). Entsprechend diesen Erwägungen hält das Bundesgericht in Be- zug auf die voluntative Vorsatzkomponente bei Tötungsdelikten fest, dass ein auf unmittelbare Lebensgefahr gerichteter Gefährdungsvorsatz zu unterscheiden ist von einem Eventualvorsatz auf Tötung.”
Entscheide zeigen, dass z.B. Glas- oder schwere Flaschen (insbesondere auch ein abgebrochener Flaschenhals), ein Stuhlbein, eine überwiegend aus Metall bestehende Krücke oder ein Eishockeyschläger/Patin bzw. ähnliche robuste Gegenstände als «gefährliche Gegenstände» i.S.v. Art. 122 ff. qualifiziert werden können, sofern ihre Beschaffenheit und insbesondere die konkrete Art der Verwendung ein hohes Risiko einer Tötung oder schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB begründen.
“Versuchte einfache Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand Für den gezielten Wurf mit einer Plastikflasche in die Richtung der Polizeikräfte sprach das Strafgericht den Beschuldigten 1 der versuchten einfachen Körperverletzung mit einem gefährlichen Gegenstand schuldig. Ob ein Gegenstand gefährlich im Sinne von Art. 123 Ziff. 2 Abs. 2 StGB ist, hängt von der konkreten Art seiner Verwendung ab. Ein Gegenstand ist gefährlich, wenn er so verwendet wird, dass ein hohes Risiko einer Tötung oder einer schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB besteht. Ob tatsächlich schwere Verletzungen entstehen, ist für die Qualifikation der Gefährlichkeit des Gegenstands nicht entscheidend (BGE 111 IV 123 E. 4, 101 IV 285; BGer 6B_617/2019 vom 14. November 2019 E. 1.3.2, 6B_555/2018 vom 11. September 2018 E. 2.1.1, je m.w.H.). Eine schwere Verletzung gemäss Art. 122 StGB liegt u.a. vor bei einer lebensgefährlichen Verletzung (Abs. 1), bei Verstümmelung oder Unbrauchbarmachung eines wichtigen Organs oder Gliedes eines Menschen (Abs. 2) oder bei einer anderen schweren Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen (Abs. 3). Der Vorsatz des Täters muss sich nur auf die Verwendung eines gefährlichen Gegenstands in diesem Sinne, nicht aber auf die Herbeiführung einer schweren Körperverletzung richten. Sofern keine schwere Verletzung eintritt und ein (Eventual-)Vorsatz hinsichtlich einer versuchten schweren Körperverletzung nicht nachweisbar ist, wird die Verwendung von leichteren und schweren Gläsern sowie von Glasflaschen als Wurf- oder Schlaginstrument gegen den Kopf bzw. das Gesicht einer Person regelmässig als einfache Körperverletzung mit gefährlichem Gegenstand qualifiziert (vgl. AGE SB.2022.30 vom 26. Februar 2024 E. 4.3 mit Hinweis auf die Rechtsprechung des Bundesgerichts sowie des Appellationsgerichts). Das Strafgericht ist im angefochtenen Urteil allerdings in dubio zum Schluss gelangt, dass es sich bei der Flasche, welche der Beschuldigte 1 in Richtung der Polizeibeamten geworfen hatte, nicht um eine Glas-, sondern um eine Plastikflasche gehandelt habe, was vorliegend zu bestätigen ist.”
“Es steht nach dem Beweisergebnis fest, dass R____ als Folge der von A____ ausgeführten Schläge eine Kopfplatzwunde erlitten hat. Diese Verletzung ist mit dem Strafgericht (vorinstanzliches Urteil S. 37 f.) als einfache Körperverletzung im Sinne von Art. 123 Ziff. 1 StGB zu qualifizieren. Indem der Berufungskläger jedoch mehr als einmal und unter Verwendung eines Stuhlbeins auf den Kopf von R____ geschlagen hat, bestand die Gefahr von weitaus schlimmeren Verletzungen, die das Ausmass einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB hätten erreichen können. Bewirkt die konkrete Art und Verwendung eines Gegenstandes eine derartige Gefahr, ist dieser als gefährlicher Gegenstand im Sinne von Art. 123 Ziff. 2 Abs. 2 StGB zu qualifizieren (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar, 4. Auflage 2019, Art. 123 StGB N 19, 64; Geth, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Auflage, Zürich 2021, Art. 123 N 8). Vorliegend sind somit alle Tatbestandsmerkmale von Art. 123 Ziff. 1 und 2 Abs. 2 StGB erfüllt.”
“Wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise an Körper oder Gesundheit schädigt, wird, auf Antrag, mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe bestraft (Art. 123 Ziff. 1 Strafgesetzbuch [StGB, SR 311.0]). Die Strafe ist Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder Geldstrafe, und der Täter wird von Amtes wegen verfolgt, wenn er Gift, eine Waffe oder einen gefährlichen Gegenstand gebraucht (Art. 123 Ziff. 2 Abs. 2 StGB). Ein gefährlicher Gegenstand liegt gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung dann vor, wenn durch dessen Beschaffenheit sowie die Art und Weise seiner Verwendung das hohe Risiko einer schweren Schädigung im Sinne von Art. 122 StGB besteht (BGE 112 IV 13 E. 2, 111 IV 123 E. 4; Trechsel/Geth, in: Trechsel/Pieth [Hrsg.], Praxiskommentar StGB, 4. Aufl. 2021, Art. 123 N 5). Auch der rechtlichen Würdigung des Sachverhalts durch die Vorinstanz ist vollumfänglich zu folgen. Wie im angefochtenen Urteil treffend erwogen wird und zu Recht unbestritten ist, liegt in rechtlicher Hinsicht auf der Hand, dass die Berufungsklägerin durch den Schlag ins Gesicht der Privatklägerin mit der grösstenteils aus Metall bestehenden Krücke die erforderliche Gefahr einer schweren Schädigung geschaffen hat (vgl. BGer 6B_99/2013 vom 10. Juni 2013 E. 2.3, 6S.87/2005 vom 21. Oktober 2005, 6S.65/2002 vom 26. April 2002 E. 3). Zu denken ist dabei an bleibende Verletzungen der Augen oder gar an lebensgefährliche Kopfverletzungen, sei es durch den Schlag selbst oder einen allenfalls durch diesen verursachten Sturz, womit der objektive Tatbestand gegeben ist. Auch in Bezug auf die subjektiven Tatbestandselemente besteht kein Anlass zu Diskussionen.”
“Tatkomponenten Die Richtlinien des Verbands Bernischer Richterinnen und Richter, Staatsanwältinnen und Staatsanwälte (VBRS) sehen für gewisse Deliktskategorien normierte Strafen vor. Die Kammer ist nicht an diese Richtlinien gebunden, sie können jedoch als Orientierungspunkte dienen (Urteil des BGer 6B_510/2019 vom 8. August 2019 E. 4.3). Geschütztes Rechtsgut ist die körperliche Integrität und die körperliche und geistige Gesundheit (Trechsel/Fingerhuth, in: Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 4. Aufl. 2021, N. 4 f. zu vor Art. 122 StGB). Ad Objektive Tatschwere: Der Beschuldigte schlug bewusst und gezielt eine Bierflasche dergestalt auf den Tisch, dass sie entzweibrach und der Flaschenhalsstumpf zur gefährlichen Waffe wurde. Er tat dies in unmittelbarer Anwesenheit von C.________, ging mit dem Gegenstand umgehend auf ihn los und machte mindestens einmal aus nächster Nähe eine Stichbewegung gegen dessen Bauch. Dass er ihn verfehlte und C.________ keine Verletzung davontrug war unter den gegebenen Umständen reiner Zufall. Hätte der Beschuldigte C.________ mit seinem Stich nicht verfehlt, wäre von einer erheblichen Verletzung des geschützten Rechtsguts auszugehen. Immerhin hat der Beschuldigte nachweislich lediglich einmal zugestochen und dann (vorerst) von C.________ abgelassen. Bei einem abgebrochenen Flaschenhals handelt es sich aber um einen besonders gefährlichen Gegenstand, weil damit – anders als bspw. mit einem Messer – gleich mit mehreren scharfkantigen Flächen und Spitzen bei einem einzigen schwungvollen Stich grossflächige resp.”
“28, Urk. D1/13/3+5). Weiter ist mit der Vorinstanz darauf hinzuweisen, dass der Beschuldigte die Stärke seiner Schläge mit 6 auf einer Skala von 1 bis 10 angab und auch der Privatkläger erklärte, dass die Schläge mit der Flasche "wirklich heftig" gewesen seien, der Beschuldigte die Flasche am Flaschenhals gehalten und voll auf den Vorderkopf zugeschlagen ha- be (Urk. 46 S. 28 f. mit weiteren Verweisen). Von einer gewissen Heftigkeit kann somit ausgegangen werden, zumal eine Jack Daniel's – Whiskeyflasche in der Regel aus schwerem Glas besteht und damit bei einem entsprechenden Schlag eine gewisse Wucht immanent ist . Die Vorinstanz folgerte zutreffend, dass unter Würdigung der konkreten Umstände die Wahrscheinlichkeit des Erfolgseintritts derart naheliegend gewesen ist , dass davon ausgegangen werden muss, dass der Beschuldigte eine schwere Verletzung des Privatklägers im Sinne von Art. 122 StGB zumindest billigend in Kauf genommen hat und er sich der möglichen - 20 - Folgen seines Handelns bewusst sein musste. Damit handelte er eventualvorsätz- lich im Sinne von Art. 12 Abs. 2 StGB.”
“À titre d'exemples, la jurisprudence cite notamment tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1 p. 191 et les références citées ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1283/2018 du 14 février 2019 consid. 2.1). 3.1.2.2. L'art. 123 ch. 2 al. 1 CP prévoit que la poursuite a lieu d'office dans le cas aggravé, où l'auteur fait usage d'une arme ou d'un objet dangereux. Le caractère dangereux d'un objet se détermine en fonction de la façon dont il est utilisé (ATF 111 IV 123 consid. 4 p. 122 ; 101 IV 285, p. 286). Un objet sera considéré comme dangereux lorsqu'il est conçu de manière telle qu'utilisé comme arme, il est propre à provoquer les blessures que causerait une arme employée dans les mêmes conditions (ATF 96 IV 16 consid. 3b p. 19). L'objet doit être propre à créer un risque de mort ou de lésion corporelle grave au sens de l'art. 122 CP (ATF 101 IV 285 p. 287 ainsi que les références doctrinales citées par l'arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3). La notion d'objet dangereux est vague, de sorte que le juge dispose d'un certain pouvoir d'appréciation. À titres d'exemples, le Tribunal fédéral a retenu la qualification d'objet dangereux pour une chope de bière lancée à la tête d'autrui (ATF 101 IV 285) ou un verre à cocktail d'une dizaine de centimètres (arrêt du Tribunal fédéral 6B_590/2014 du 12 mars 2015 consid. 1.3), mais aussi pour un patin à glace lorsque l'auteur s'en sert pour frapper avec force la jambe d'une personne (ATF 111 IV 123). La jurisprudence cantonale a admis le caractère dangereux pour une canne de hockey maniée par un joueur expérimenté en direction du visage d'un autre joueur (RVJ 1986, p. 252), pour un appareil ménager de plusieurs kilos lancé au visage d'un tiers (PKG 1983 n. 14) ou encore pour le manche d'une pioche ou d'un balai dont l'auteur s'était servi pour donner des coups rageurs et aveugles (VAR 1946 p.”
“2 StGB ist dann gegeben, wenn zwar nach wie vor eine bloss einfache Körperverletzung bewirkt wird, das Tatvorgehen aber besonders gefährlich oder verwerflich erscheint. Besonders gefährlich ist das Vorgehen dann, wenn ein Tatmittel verwendet wird, welches ein hohes Risiko einer schweren Körperverletzung i.S.v. Art. 122 erzeugt (BSK StGB-Roth/Berkemeier, Art. 123 N 11). Bei diesen qualifizierten Formen bleibt die Strafandrohung zwar unverändert, hingegen entfällt das Antragserfordernis. Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt. Qualifizierte einfache Körperverletzung liegt unter anderem dann vor, wenn als Tatmittel ein gefährlicher Gegenstand eingesetzt wird. Ein Gegenstand ist nicht von sich aus, per se, gefährlich. Aus der Art und Beschaffenheit an sich lässt sich noch kein Schluss auf seine Gefährlichkeit ziehen (Trechsel/Fingerhuth, StGB Praxiskommentar, 3. Aufl. 2018, Art. 123 N 8). Ausschlaggebend ist vielmehr, ob er nach seiner Beschaffenheit so eingesetzt wird, dass die Gefahr einer schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB herbeigeführt wird (BSK StGB-Roth/Berkemeier, Art. 123 N 19; BGE 101 IV 285). So kann praktisch jeder Gegenstand von einiger Robustheit, Festigkeit und Härte in einer tätlichen Auseinandersetzung gefährlich werden, wenn er eben in gefährlicher Weise eingesetzt wird. Gemäss Rechtsprechung handelt es sich etwa bei Schlägen ins Gesicht mit einem Eishockeyschläger oder bei blindem und wuchtigem Losschlagen mit einem Besen- und Pickelstiel als Schlaginstrument um den Einsatz eines gefährlichen Gegenstandes (Trechsel/Fingerhuth, StGB Praxiskommentar, 3. Aufl. 2018, Art. 123 N 13). Ebenso ist ein aus einer rotweissen Bauplanke herausgebrochenes Stück ein gefährlicher Gegenstand, wenn damit auf eine Person eingeschlagen wird. Dass die daraus resultierenden Verletzungen des Opfers nicht schwer sind, ist für die Qualifizierung unter Art. 123 Ziff. 2 StGB unerheblich (BSK StGB-Roth/Berkemeier, Art. 123 N 64). Subjektiv ist (Eventual-)Vorsatz erforderlich, der sich auch auf die Qualifikationsmerkmale erstrecken muss.”
Für Art. 122 StGB genügt adäquate Kausalität auch dann, wenn das Täterverhalten nicht die alleinige oder direkte Ursache des schweren Ergebnisses ist. Nach der Rechtsprechung bricht weder der Zustand oder eine Vorerkrankung der verletzten Person noch das Verhalten der Opfer oder Dritter grundsätzlich den Kausalzusammenhang. Eine Unterbrechung liegt nur vor, wenn eine zugleich eingetretene andere Ursache im konkreten Fall derart aussergewöhnlich ist, dass das Geschehen seine juristische Tragweite verliert; die blossen Unvorhersehbarkeit eines konkurrierenden Akts genügt demgegenüber nicht automatisch, um die adäquate Kausalität zu durchbrechen.
“122 CP (dans sa version en vigueur au moment de la mise en accusation), celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente (al. 2) et celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Sur le plan objectif, l’art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, ainsi qu’un lien de causalité entre ces deux éléments (Rémy, in: Macaluso/Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017 [ci-après : CR CP II], n. 2 ad art. 122 CP). L’art. 122 CP, qui définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l’auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in : CR CP II, op. cit., n. 3 ad art. 122 CP). S’agissant du lien de causalité naturelle et adéquate exigé par l’art. 122 CP, la jurisprudence admet un lien de causalité même si le comportement de l’auteur n’est pas la cause directe ou unique du résultat. Peu importe que le résultat soit dû à d’autres causes, notamment à l’état de la victime, à son comportement ou à celui de tiers (ATF 131 IV 145 consid. 5.2 ; TF 6B_71/2020 du 12 juin 2020 consid. 2.3.1). Le Tribunal fédéral a notamment admis qu’un état de santé déficient ou une prédisposition chez la victime ne constitue pas une circonstance propre à rompre le lien de causalité (ATF 131 IV 145 précité consid. 5.3). Il y a en revanche rupture du lien de causalité adéquate, l’enchaînement des faits perdant sa portée juridique, lorsqu’une autre cause concomitante – par exemple une force naturelle, le comportement de la victime ou celui d’un tiers – propre au cas d’espèce constitue une circonstance tout à fait exceptionnelle ou apparaît si extraordinaire que l’on ne pouvait pas s’y attendre.”
“1), celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente (al. 2) et celui qui, intentionnellement, aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans. Sur le plan objectif, l’art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, ainsi qu’un lien de causalité entre ces deux éléments (Rémy, in: Macaluso/Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017 [ci-après : CR CP II], n. 2 ad art. 122 CP). L’art. 122 CP, qui définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l’auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in : CR CP II, op. cit., n. 3 ad art. 122 CP). S’agissant du lien de causalité naturelle et adéquate exigé par l’art. 122 CP, la jurisprudence admet un lien de causalité même si le comportement de l’auteur n’est pas la cause directe ou unique du résultat. Peu importe que le résultat soit dû à d’autres causes, notamment à l’état de la victime, à son comportement ou à celui de tiers (ATF 131 IV 145 consid. 5.2 ; TF 6B_71/2020 du 12 juin 2020 consid. 2.3.1). Le Tribunal fédéral a notamment admis qu’un état de santé déficient ou une prédisposition chez la victime ne constitue pas une circonstance propre à rompre le lien de causalité (ATF 131 IV 145 précité consid. 5.3). Il y a en revanche rupture du lien de causalité adéquate, l’enchaînement des faits perdant sa portée juridique, lorsqu’une autre cause concomitante – par exemple une force naturelle, le comportement de la victime ou celui d’un tiers – propre au cas d’espèce constitue une circonstance tout à fait exceptionnelle ou apparaît si extraordinaire que l’on ne pouvait pas s’y attendre. Cependant, cette imprévisibilité de l’acte concurrent ne suffit pas en soi à interrompre le lien de causalité adéquate.”
“3), il fait valoir que ce cocktail serait susceptible d’avoir un effet sur la respiration et de provoquer une chute de la tension artérielle, une hypothermie, des vertiges, des chutes, ainsi qu’une perte de conscience notamment. 3.2 Aux termes de l’art. 122 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0), celui qui, intentionnellement, aura blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (al. 1), aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente (al. 2) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans (al. 4). Sur le plan objectif, l’art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, ainsi qu’un lien de causalité entre ces deux éléments (Rémy, in: Macaluso/Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017 [ci-après : CR CP II], n. 2 ad art. 122 CP). L’art. 122 CP, qui définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l’auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in : CR CP II, op. cit., n. 3 ad art. 122 CP). S’agissant du lien de causalité naturelle et adéquate exigé par l’art. 122 CP, la jurisprudence admet un lien de causalité même si le comportement de l’auteur n’est pas la cause directe ou unique du résultat. Peu importe que le résultat soit dû à d’autres causes, notamment à l’état de la victime, à son comportement ou à celui de tiers (ATF 131 IV 145 consid. 5.2 ; TF 6B_71/2020 du 12 juin 2020 consid. 2.3.1). Le Tribunal fédéral a notamment admis qu’un état de santé déficient ou une prédisposition chez la victime ne constitue pas une circonstance propre à rompre le lien de causalité (ATF 131 IV 145 précité consid. 5.3). Il y a en revanche rupture du lien de causalité adéquate, l’enchaînement des faits perdant sa portée juridique, lorsqu’une autre cause concomitante – par exemple une force naturelle, le comportement de la victime ou celui d’un tiers – propre au cas d’espèce constitue une circonstance tout à fait exceptionnelle ou apparaît si extraordinaire que l’on ne pouvait pas s’y attendre.”
“1), aura mutilé le corps d’une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d’une façon grave et permanente (al. 2) ou aura fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l’intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (al. 3), sera puni d’une peine privative de liberté de six mois à dix ans (al. 4). Sur le plan objectif, l’art. 122 CP suppose un comportement dangereux, une atteinte grave à l’intégrité physique ou à la santé, ainsi qu’un lien de causalité entre ces deux éléments (Rémy, in: Macaluso/Moreillon/Quéloz [éd.], Commentaire romand, Code pénal II, 2017 [ci-après : CR CP II], n. 2 ad art. 122 CP). L’art. 122 CP, qui définit une infraction de résultat, vise tout comportement par lequel l’auteur provoque des lésions graves à la victime (Rémy, in : CR CP II, op. cit., n. 3 ad art. 122 CP). S’agissant du lien de causalité naturelle et adéquate exigé par l’art. 122 CP, la jurisprudence admet un lien de causalité même si le comportement de l’auteur n’est pas la cause directe ou unique du résultat. Peu importe que le résultat soit dû à d’autres causes, notamment à l’état de la victime, à son comportement ou à celui de tiers (ATF 131 IV 145 consid. 5.2 ; TF 6B_71/2020 du 12 juin 2020 consid. 2.3.1). Le Tribunal fédéral a notamment admis qu’un état de santé déficient ou une prédisposition chez la victime ne constitue pas une circonstance propre à rompre le lien de causalité (ATF 131 IV 145 précité consid. 5.3). Il y a en revanche rupture du lien de causalité adéquate, l’enchaînement des faits perdant sa portée juridique, lorsqu’une autre cause concomitante – par exemple une force naturelle, le comportement de la victime ou celui d’un tiers – propre au cas d’espèce constitue une circonstance tout à fait exceptionnelle ou apparaît si extraordinaire que l’on ne pouvait pas s’y attendre. Cependant, cette imprévisibilité de l’acte concurrent ne suffit pas en soi à interrompre le lien de causalité adéquate.”
Bei der Abgrenzung zwischen Tätlichkeit (Art. 126), einfacher (Art. 123) und schwerer Körperverletzung (Art. 122) ist eine Gesamtwürdigung vorzunehmen. Zu prüfen sind insbesondere die Art und die Intensität der Einwirkung sowie deren objektiver Einfluss auf das psychische Befinden der betroffenen Person (unter Berücksichtigung der konkreten Umstände wie Alter, Gesundheitszustand, sozialer Kontext). Nur psychische Beeinträchtigungen von gewisser Dauer und Bedeutung können zur Qualifikation als (einfache oder allenfalls schwere) Körperverletzung beitragen; blosse, vorübergehende Störungen des Wohlbefindens genügen nicht.
“Aux termes de l'art. 123 ch. 1 CP, quiconque, intentionnellement, fait subir à une personne une autre atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé est puni sur plainte d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Selon l'art. 123 ch. 2 CP, l'auteur est poursuivi d'office s'il s'en prend à une personne hors d'état de se défendre ou à une personne, notamment à un enfant, dont il a la garde ou sur laquelle il a le devoir de veiller (al. 2), ou s'il est le conjoint de la victime et que l'atteinte est commise durant le mariage ou dans l'année qui suit le divorce (al. 3). L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés. À titre d'exemples, la jurisprudence cite l'administration d'injections, la tonsure totale et tout acte qui provoque un état maladif, l'aggrave ou en retarde la guérison, comme les blessures, les meurtrissures, les écorchures ou les griffures, sauf si ces lésions n'ont pas d'autres conséquences qu'un trouble passager et sans importance du sentiment de bien-être (ATF 134 IV 189 consid. 1.1; arrêt 6B_964/2023 du 17 avril 2024 consid. 4.1). Afin de déterminer ce qu'il en est, il y a lieu de tenir compte, d'une part, du genre et de l'intensité de l'atteinte et, d'autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. Une atteinte de nature et d'intensité bénignes et qui n'engendre qu'un trouble passager et léger du sentiment de bien-être ne suffit pas. En revanche, une atteinte objectivement propre à générer une souffrance psychique et dont les effets sont d'une certaine durée et d'une certaine importance peut être constitutive de lésions corporelles.”
“2.2.2.1. L'art. 123 CP réprime les lésions du corps humain ou de la santé qui ne peuvent pas être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP. Cette disposition protège l'intégrité corporelle et la santé tant physique que psychique. Elle implique une atteinte importante aux biens juridiques ainsi protégés (ATF 134 IV 189 consid. 1). Le fait de provoquer ou d'aggraver un état maladif, voire d'en retarder la guérison, se conçoit aussi comme des lésions corporelles, qui doivent être qualifiées de simples si la pathologie demeure bénigne (DUPUIS ET AL., Petit commentaire, Code pénal, 2 e éd. 2017, n. 7 ad art. 123 CP et les références citées). Une atteinte psychique peut suffire à la réalisation de l'infraction. Pour justifier la qualification de lésions corporelles, une telle atteinte doit toutefois revêtir une certaine importance. Afin de déterminer ce qu'il en est, il y a lieu de tenir compte, d'une part, du genre et de l'intensité de l'atteinte et, d'autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. Une atteinte de nature et d'intensité bénignes et qui n'engendre qu'un trouble passager et léger du sentiment de bien-être ne suffit pas.”
“Afin de déterminer ce qu'il en est, il y a lieu de tenir compte, d'une part, du genre et de l'intensité de l'atteinte et, d'autre part, de son impact sur le psychisme de la victime. Une atteinte de nature et d'intensité bénignes et qui n'engendre qu'un trouble passager et léger du sentiment de bien-être ne suffit pas. En revanche, une atteinte objectivement propre à générer une souffrance psychique et dont les effets sont d'une certaine durée et d'une certaine importance peut être constitutive de lésions corporelles. S'agissant en particulier des effets de l'atteinte, ils ne doivent pas être évalués uniquement en fonction de la sensibilité personnelle de la victime. Il faut bien plutôt se fonder sur les effets que l'atteinte peut avoir sur une personne de sensibilité moyenne placée dans la même situation. Les circonstances concrètes doivent néanmoins être prises en considération ; l'impact de l'atteinte ne sera pas nécessairement le même suivant l'âge de la victime, son état de santé, le cadre social dans lequel elle vit ou travaille, etc. (ATF 134 IV 189 consid. 1.4 p. 192 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_1204/2017 du 17 mai 2018 consid. 3.1). 3.2.1. L'art. 122 CP énumère diverses hypothèses dans lesquelles les lésions corporelles graves doivent être retenues (al.1 [mise en danger de la personne blessée] et al. 2 [celui qui aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou celui qui aura causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou aura défiguré une personne d'une façon grave et permanente]), avant d'énoncer une clause générale (al. 3). Celle-ci a pour but d'englober les cas de lésions du corps humain ou de maladies, qui ne sont pas cités par l'art. 122 CP, mais qui entraînent néanmoins des conséquences graves sous la forme de plusieurs mois d'hospitalisation, de longues et graves souffrances ou de nombreux mois d'incapacité de travail (ATF 124 IV 53 consid. 2 p. 56 s.). Il faut procéder à une appréciation globale et plusieurs atteintes, dont chacune d'elles est insuffisante en soi, peuvent contribuer à former un tout représentant une lésion grave (arrêts du Tribunal fédéral 6B_405/2012 du 7 janvier 2013 consid.”
Wiederholte oder konkrete Todesdrohungen sowie konkrete Vorbereitungshandlungen (z. B. Mitführen oder Erwerb einer Stichwaffe oder eines Gewehrs) können zusammen mit weiteren Umständen (z. B. Vorstrafen, psychischer Verfassung, konkreten Weges‑ oder Präsenzplanungen) ein realistisches Risiko des Übergehens zur Tat im Hinblick auf schwere Körperverletzung (Art. 122 StGB) begründen und damit die Anordnung von Untersuchungshaft wegen Gefahr des Übergehens zur Tat rechtfertigen.
“3 supra), il convient de tenir compte du fait qu’il a été condamné pour des faits de même nature et qu’il a réitéré ses agissements alors qu’il avait été formellement mis en garde par la procureure. Contrairement à ce que le recourant soutient, il y a lieu de constater qu’il a bel et bien menacé de commettre un crime. On rappellera à cet égard qu’il a notamment proféré les menaces suivantes le 16 mai 2023 : « Je vais tuer la curatrice si je ne peut pas déposer plainte penale pour vole de sous au réseau. !!!! [sic] » et « Je vais m acheter un pistolet a bille et je la one shoot lors du reseau […] J espere que vous avez bien compris que j ai 32 ans et si il faut je la tue. Sa commence a m ernerver cette histoire de curatelle de merde…. Donc prenez ma plainte ou je fais un malheur. A l office des curatelles… [sic] ». Or, ce n’est pas uniquement la crainte de la commission d’éventuelles menaces qui fonde le placement de D.________ en détention provisoire, mais celle de la mise à exécution des menaces de mort qu’il avait proférées, à savoir qu’il s’en prenne physiquement et gravement à sa curatrice ou à une tierce personne et se rende coupable de lésions corporelles graves (art. 122 CP) ou de meurtre (art. 111 CP), ces infractions pouvant être considérées comme graves puisque les biens juridiques menacés sont l’intégrité corporelle et la vie. Pour le surplus, il y a lieu de considérer que les développements de l’ordonnance attaquée sur le risque de passage à l’acte sont convaincants et que l’appréciation faite par le Tribunal des mesures de contrainte est adéquate, la Chambre de céans s’y ralliant intégralement. En effet, les propos tenus par le recourant sont graves et inquiétants, surtout si on les met en perspective avec son antécédent et les troubles psychiatriques dont il semble souffrir. On rappellera à cet égard qu’il avait évoqué à plusieurs reprises l’usage d’une arme et qu’il avait acquis par le passé un pistolet à billes, qui a été saisi et détruit dans l’intervalle. En outre, il convient de relever que, contrairement à ce qu’il fait valoir, il a mis à exécution sa menace tendant à ternir l’image de H.________ en tenant des propos attentatoires à son honneur sur les réseaux sociaux.”
“Il suffit que le passage à l'acte apparaisse comme hautement vraisemblable sur la base d'une appréciation globale de la situation personnelle de l'intéressé et des circonstances. En particulier en cas de menace d'infractions violentes, on doit prendre en considération l'état psychique de la personne soupçonnée, son imprévisibilité ou son agressivité (ATF 140 IV 19 consid. 2.1.1 ; ATF 137 IV 122 précité). Plus l'infraction redoutée est grave, plus la mise en détention se justifie lorsque les éléments disponibles ne permettent pas une évaluation précise de ce risque (ATF 140 IV 19 précité consid. 2.2.2 et les références citées ; TF 1B_587/2020 du 10 décembre 2020 consid. 3.2 ; TF 1B_79/2023 du 24 février 2023 consid. 4.2.1). 4.3 En l’espèce, contrairement à ce que le recourant déclare, ce n’est pas uniquement la crainte de la commission d’éventuelles menaces qui fonde son placement en détention provisoire, mais celle de la mise à exécution des menaces de mort qu’il a proférées, à savoir qu’il s’en prenne physiquement et gravement à son épouse et se rende coupable de lésions corporelles graves (art. 122 CP) ou de meurtre (art. 111 CP). Ces infractions constituent des crimes et elles peuvent sans aucun doute être considérées comme graves puisque les biens juridiques menacés sont l’intégrité corporelle et la vie. S’agissant du pronostic, il est défavorable, le prévenu ayant pris des dispositions concrètes pour s’en prendre à son épouse, puisqu’il s’est rendu, muni d’un couteau, à la gare où il savait qu’elle prenait son train chaque matin et qu’il l’a attendue à cet endroit. Le fait qu’il ne soit pas allé directement chez son épouse n’est pas de nature à remettre en cause ce pronostic, au contraire ; le prévenu a pu envisager qu’elle n’ouvre pas la porte ou ressentir quelques scrupules à agir devant ses filles. De plus, l’état psychologique du prévenu est également inquiétant puisque, comme l’a indiqué la défense, celui-ci est « perdu, déstabilisé et dépressif ». Il est ainsi à craindre, que sous le coup d’une forte émotion ou d’une frustration, celui-ci mette ses menaces de mort à exécution, d’autant plus qu’il a manifestement tendance à agir avec impulsivité, puisqu’il n’a pas hésité à menacer à nouveau son épouse par écrit, malgré l’injonction du Procureur et sa condamnation – certes non définitive – à trois mois de peine privative de liberté avec sursis pendant deux ans, prononcée trois semaines plus tôt.”
Im Arbeitskontext kann das Zulassen bzw. Unterlassen erforderlicher Schutzmassnahmen (z. B. fehlende Absturzsicherung) eine Garantenpflichtverletzung darstellen. Liegt hierdurch ein Erfolg in Form einer schweren Körperverletzung vor, kann diese dem Pflichtverletzer zugerechnet werden. Für die Zurechnung genügt es, dass das pflichtwidrige Verhalten mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit kausal für den Erfolg war.
“) hat das Universitätsspital Basel festgehalten, der Beckenringbruch liege nahe an der Vena femoralis cumunis sowie an multiplen Gefässen im kleinen Becken, wobei eine Ruptur dieser Gefässe lebensbedrohlich sei. Der Betroffene habe sich nicht in unmittelbarer Lebensgefahr befunden, allerdings hätte eine unmittelbare Lebensgefahr bestanden, wenn keine sofortige ärztliche Versorgung stattgefunden hätte. Aufgrund der Verletzungen seien bleibende Schäden zu erwarten, erfahrungsgemäss würden nur 40% der Patienten mit schweren Beckenverletzungen wieder berufstätig. Es sei nicht absehbar, wie lange die andauernde Arbeitsunfähigkeit andauere. Ferner hat die SUVA mit Schreiben vom 26. Juni 2018 an die Öffentliche Arbeitslosenkasse (act. 615) mitgeteilt, dass der Privatkläger seit seinem Unfall vom 13. Mai 2014 durchgehend bis zum 31. Mai 2018 vollumfänglich arbeitsunfähig gewesen sei. In Anbetracht dieser medizinischen Einschätzungen steht fraglos fest, dass der Privatkläger aufgrund des Unfalles vom 13. Mai 2014 eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB bzw. Art. 125 Abs. 2 StGB erlitten hat. g) aa) Im Zusammenhang mit der rechtlichen Subsumption ergibt sich aufgrund des erstellten Sachverhaltes in einem ersten Schritt, dass B.____ am Arbeitsort an der E.____strasse in X.____ zum Unfallzeitpunkt am 13. Mai 2014 Gruppenchef des Zweimannteams und folglich der direkte Vorgesetzte des Privatklägers gewesen ist. Damit hat der Beschuldigte B.____ gegenüber dem Privatkläger A.____ zweifellos eine Garantenstellung innegehabt. bb) In einem nächsten Schritt ist sodann gemäss dem erstellten Sachverhalt klar, dass B.____ es entgegen den einschlägigen Bestimmungen von Art. 8 Abs. 2 lit. a BauAV, Art. 19 Abs. 1 BauAV, Art. 32 Abs. 1 lit. a BauAV und Art. 35 Abs. 1 BauAV sowie der augenscheinlichen örtlichen Notwendigkeit zumindest zugelassen hat, dass der Privatkläger ungesichert Arbeiten auf einem nicht durchbruchsicheren Glasdach mit einer Absturzhöhe von mehr als drei Metern (konkret rund viereinhalb Metern) getätigt hat, obwohl er gewusst hat, dass zur Gewährleistung der Sicherheit die hierfür erforderliche Absturzsicherung in Form eines Anseilschutzes zu verwenden gewesen wäre.”
“Mit einer blossen - und im Übrigen bestrittenen - Anweisung an den Geschädigten, sich nicht auf das Dach zu begeben, hat er weder diesen Gefahrenherd mittels geeigneten Massnahmen entschärft, noch hat er den allgemein einleuchtenden Vorschriften genügt. Anderweitige, unterbrechenskausal zu wertende Umstände werden nicht vorgebracht und sind auch nicht ersichtlich. dd) Zu beurteilen bleibt die Frage der Vermeidbarkeit des Erfolges, unter welchem Titel praxisgemäss ein hypothetischer Kausalverlauf untersucht und geprüft wird, ob der Erfolg bei pflichtgemässem Verhalten des Täters ausgeblieben wäre, wobei es für die Zurechnung des Erfolgs genügt, wenn das Verhalten des Täters mindestens mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit die Ursache des Erfolgs gebildet hat. Diesbezüglich steht ohne Weiteres fest, dass die fehlende Absturzsicherung bei einer Arbeitshöhe von rund viereinhalb Metern auf einem nicht durchbruchsicheren Glasdach mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit ursächlich für den Unfall und die damit verbundene Verletzungsfolge gewesen ist. Dass es sich im Übrigen bei den vom Privatkläger beim Unfall zugezogenen Verletzungen um eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB handelt, ist bereits bei der Prüfung des Anklagevorwurfs gegen den Beschuldigten B.____ festgestellt worden (vgl. oben E. 4.2.f/hh). Damit ist die Vermeidbarkeit des Erfolgseintritts zweifellos zu bejahen. Keine Fragen stellen sich schliesslich zur Gleichwertigkeit von Unterlassung und aktivem Tun. Bei pflichtgemässem Alternativverhalten von C.____, d.h. bei Absicherung des Gefahrenbereichs nach den einschlägigen gesetzlichen Normen, wäre es höchstwahrscheinlich nicht zum Unfall des Privatklägers gekommen. Schliesslich ist es notorisch, dass Arbeiter unter Arbeits- und Termindruck oder angesichts einer durch Sicherheitsvorkehrungen empfundenen Umständlichkeit die Eigensicherung gelegentlich zurückzustellen versucht sind und sich damit selbst gefährden. In diesem Sinne hat sich denn auch der Beschuldigte B.____ vernehmen lassen (oben E. 4.2.f/ff). Genau dieser Gefährdung hat der Arbeitgeber vorzubeugen, zumal die Sicherungstechnik die Kernkompetenz des Gerüstbauers ist oder zumindest sein sollte (vgl.”
“In Hinsicht auf die Vermeidbarkeit des Erfolges, d.h. die Frage, ob der Erfolg bei pflichtgemässem Verhalten des Täters ausgeblieben wäre - wobei es für die Zurechnung des Erfolgs genügt, wenn das Verhalten des Täters mindestens mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit die Ursache des Erfolgs gebildet hat - steht ohne Weiteres fest, dass das unterlassene Abhalten von der Arbeitsausführung in einer Höhe von rund viereinhalb Metern auf einem nicht durchbruchsicheren Glasdach bei gleichzeitig fehlender Absturzsicherung mit einem hohen Grad an Wahrscheinlichkeit ursächlich für den Unfall und die damit verbundene Verletzungsfolge gewesen ist. Dass es sich im Übrigen bei den vom Privatkläger beim Unfall zugezogenen Verletzungen um eine schwere Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB handelt, steht ohne Frage fest. Damit ist die Vermeidbarkeit des Erfolgseintritts zweifellos zu bejahen. Keine Probleme stellen sich schliesslich bei der Gleichwertigkeit von Unterlassung und aktivem Tun. Bei pflichtgemässem Alternativverhalten von B.____, d.h. bei Absicherung des Gefahrenbereichs nach den einschlägigen gesetzlichen Normen bzw. beim Abhalten vom Tätigwerden im Gefahrenbereich ohne Verwendung von Schutzmassnahmen, wäre es höchstwahrscheinlich nicht zum Unfall des Privatklägers gekommen. Gestützt auf diese Darlegungen ist der Beschuldigte B.____ in Abweisung seiner diesbezüglichen Berufung und in Bestätigung des angefochtenen Urteils der fahrlässigen schweren Körperverletzung durch Unterlassung nach Art. 125 Abs. 2 StGB (in Verbindung mit Art. 8 Abs. 2 lit. a BauAV, Art. 19 Abs. 1 BauAV, Art. 32 Abs. 1 lit. a BauAV und Art. 35 Abs. 1 BauAV) schuldig zu erklären.”
Auch wenn die tatsächlich zugezogenen Verletzungen geringfügig sind, schliesst dies nicht aus, dass ein Versuch der schweren Körperverletzung (und bei entsprechendem Tatvorsatz und Indizien ggf. ein Versuch der Tötung) vorliegt; für das Vorliegen eines Versuchs ist massgeblich, dass der Täter die Tatentschlossenheit und die subjektiven Tatmerkmale verwirklicht hat, obwohl die objektiven Tatbestandsmerkmale nicht (vollständig) eingetreten sind.
“La circostanza secondo cui, prima dei fatti incriminati, la spranga in ferro sia servita al ricorrente per altri scopi non modifica tali accertamenti e non è pertanto decisiva. 7. 7.1. Il ricorrente sostiene, a titolo abbondanziale, ch'egli dovrebbe essere prosciolto dal reato di tentate lesioni gravi ripetute anche perché, dal referto del medico legale, risulta che le lesioni riscontrate non hanno comportato per la vittima un pericolo reale ed imminente per la sua vita. 7.2. Secondo l'art. 122 CP, nella versione in vigore fino al 30 giugno 2023, è colpevole di lesioni gravi chiunque intenzionalmente ferisce una persona mettendone in pericolo la vita (cpv. 1), chiunque intenzionalmente mutila il corpo, un organo o arto importante di una persona, o le produce la perdita dell'uso di un tale organo o arto, o le cagiona permanentemente incapacità al lavoro, infermità o malattia mentale, o le sfregia in modo grave e permanente il viso (cpv. 2), chiunque intenzionalmente cagiona un altro grave danno al corpo o alla salute fisica o mentale di una persona (cpv. 3). L'art. 122 CP è stato oggetto di una revisione nel contesto dell'armonizzazione delle pene, che non ha comunque modificato dal profilo materiale la fattispecie punibile (DTF 150 IV 384 consid. 4.2.1). L'autore che, avendo cominciato l'esecuzione di un crimine o di un delitto, non compie o compie senza risultato o senza possibilità di risultato tutti gli atti necessari alla consumazione del reato, può essere punito con pena attenuata (art. 22 cpv. 1 CP). Vi è tentativo quando l'autore ha realizzato tutti gli elementi soggettivi del reato e manifestato la sua decisione di commetterlo, ma gli elementi oggettivi difettano in tutto o in parte (DTF 140 IV 150 consid. 3.4; 137 IV 113 consid. 1.4.2). 7.3. Il ricorrente non fa riferimento agli art. 122 e 22 CP e non fa pertanto valere una violazione di queste disposizioni secondo i requisiti dell'art. 42 cpv. 2 LTF. Accennando alla mancata realizzazione di un pericolo per la vita della vittima, il ricorrente disattende ch'egli è stato condannato per avere commesso il reato di lesioni gravi nella forma del tentativo.”
“Objektive Tatkomponenten Die Körperverletzungsdelikte schützen einerseits das Rechtsgut der körperlichen Integrität und die körperliche und geistige Gesundheit andererseits (Trechsel/Geth, in: Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 3. Aufl. 2018, N. 4 f. zu Vor Art. 122 StGB). Ausführungen zum Ausmass des verschuldeten Erfolgs gestalten sich vorliegend insofern schwierig, als dass die Tat nur versucht begangen wurde und verschiedene hypothetische Verletzungsbilder vorstellbar sind. Aufgrund des Schuldspruchs wegen versuchter schwerer Körperverletzung ist das effektive Verletzungsbild nicht ausschlaggebend. Zu berücksichtigen ist, dass der Privatkläger immerhin mehrere Verletzungen am Kopf, der Nase (u.a. Nasenbeinbruch) sowie am Rumpf (u.a. Fraktur der”
“Au vu des photos produites par le recourant (P. 9), il semble par ailleurs que F.________ a rapidement récupéré de ses blessures. S’il est ainsi vrai que les lésions occasionnées par le recourant paraissent plutôt assimilables à des lésions corporelles simples, ce constat n’exclut toutefois pas la commission d’infractions plus graves sous la forme d’une tentative. A cet égard, et comme l’a déjà relevé la Chambre des recours pénale dans son arrêt du 25 janvier 2024, le recourant à lui-même reconnu qu’il avait saisi un couteau qui se trouvait par terre, qu’il était arrivé derrière K.________, qu’il l’avait retourné et qu’il l’avait « coupé » en précisant en outre ce qui suit : « Je voulais le blesser à la figure pour qu’il redescende. C’est toujours lui qui tape et qui menace tout le monde (…). Je voulais lui faire une grosse cicatrice qui se verrait lorsque les gens le regarderaient (…) » (PV aud. 8, lignes 200-203). La défiguration constituant une atteinte grave à l’intégrité physique au sens de l’art. 122 CP, les seules déclarations du recourant pourrait ainsi suffire pour retenir une tentative de lésions corporelles graves. Il ressort par ailleurs des déclarations de la victime que le recourant aurait en réalité tenter de lui « découper la gorge » et avait clairement l’intention de le tuer, ce qu’il lui aurait d’ailleurs signifié en lui disant « maintenant tu es mort » lorsqu’il est tombé à terre (PV aud. 4, R. 5). Cette version semble être corroborée par les images vidéo produites par le recourant lui-même qui montrent que ce dernier s’est effectivement jeté soudainement et avec violence sur sa victime en dirigeant le couteau qu’il tenait à la main au niveau de la gorge (P. 1 produite par le recourant le 20 décembre 2023). Ces éléments constituent des indices suffisants pour envisager l’infraction de tentative de meurtre. Il s’ensuit que même si les lésions subies par la victime ont finalement été relativement légères, il existe toujours suffisamment d’indices de commission de l’infraction de tentative de meurtre, voire de tentative de lésions corporelles graves.”
“Unbestrittenermassen erlitt der Privatkläger durch den Vorfall keine schweren Verletzungen, sondern glücklicherweise nur eine 1 cm durchmessende Quetschung an der Oberlippeninnenseite, weswegen die Staatsanwaltschaft auch eine versuchte schwere Verletzung im Sinne von Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 StGB zur Anklage brachte (Urk. 23). Die Vorinstanz folgte dieser Auf- fassung, wohingegen die Verteidigung einen Schuldspruch wegen mehrfachen Tätlichkeiten postuliert (Urk. 49 S. 2; Urk. 78 S. 2). - 17 - 4.2.Bezüglich der objektiven und subjektiven Tatbestandsvoraussetzungen einer schweren Körperverletzungen (Art. 122 StGB) kann auf die Erwägungen der Vorinstanz verwiesen werden (Urk. 62 S. 16 f.). Im Rahmen der seit 1. Juli 2023 geltenden Harmonisierung der Strafrahmen für Gewalttaten (Bundesgesetz vom 17. Dezember 2021 über die Harmonisierung der Strafrahmen, AS 2023 259) wurde auch der Tatbestand der schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB revidiert und zusätzlich mit lit. a-c versehen. Da das neue Recht eine Mindeststrafe von einem Jahr anstatt sechs Monaten Freiheitsstrafe vorsieht, erweist sich vor- liegend das alte Recht als das mildere (Art. 2 Abs. 2 StGB), weshalb nachfolgend aArt. 122 StGB zu prüfen ist (vgl. dazu auch hernach im Rahmen der Straf- zumessung E. III.). Da der objektive Tatbestand einer schweren Körperverletzung im Sinne von aArt. 122 StGB unbestrittenermassen nicht erfüllt ist, stellt sich die Frage eines Versuchs. Beim Versuch erfüllt die beschuldigte Person sämtliche subjektiven Tatbestandsmerkmale und manifestiert ihre Tatentschlossenheit, ohne dass alle objektiven Tatbestandsmerkmale verwirklicht sind (BGE 140 IV 150 E. 3.4; Urteil des Bundesgerichts 6B_1018/2019 vom 20. Mai 2020 E. 1.2.5). Vorliegend wurde bereits im Rahmen der Sachverhaltserstellung aufgezeigt, dass der Beschuldigte durch sein Vorgehen schwere Verletzungen in Kauf nahm.”
Abgrenzung Art. 122 ↔ Art. 123/125: Massgeblich ist der Schwereerfolg. Art. 122 erfasst namentlich lebensgefährliche Verletzungen sowie Fälle wie Verstümmelung oder Unbrauchbarmachen eines wichtigen Organs oder Gliedes, bleibende Arbeitsunfähigkeit, schwere dauerhafte Entstellung oder sonstige schwerwiegende Schädigungen der körperlichen oder geistigen Gesundheit. Fehlen solche Schwerefolgen, kommen – je nach Vorsatz- bzw. Verschuldensform – Art. 123 (vorsätzliche einfache Körperverletzung) oder Art. 125 (fahrlässige Verletzung) in Betracht.
“Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt, wenn er Gift, eine Waffe oder einen gefährlichen Gegenstand gebraucht (Art. 123 Ziff. 2 StGB). Die schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB unterscheidet sich von der einfachen Körperverletzung nach Art. 123 StGB durch die Schwere des herbeigeführten Erfolgs. Die Abgrenzung von der einfachen Körperverletzung geschieht in der Weise, dass das Gesetz vorab lebensgefährliche Verletzungen als schwere Körperverletzungen bezeichnet (Abs. 1), sodann eine Reihe von Beispielfällen bzw. -gruppen auflistet (Abs. 2), die als schwere Verletzungen zu gelten haben, und schliesslich eine Generalklausel (Abs. 3) anführt. Letztere hebt insbesondere hervor, dass es nicht nur um die eigentliche körperliche Schädigung geht, sondern ebenso um die Beeinträchtigung der körperlichen oder geistigen Gesundheit (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar zum Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2019 [nachfolgend BSK StGB-Autor], N 1 und 4 zu Art. 122). Art. 123 StGB erfasst alle Körperverletzungen, welche nicht schwer im Sinne von Art. 122 StGB, aber auch nicht mehr blosse Tätlichkeiten gemäss Art. 126 StGB sind, also namentlich das Zufügen äusserer oder innerer Verletzungen und Schädigungen wie unkomplizierte, verhältnismässig rasch und problemlos völlig ausheilende Knochenbrüche oder Hirnerschütterungen, durch Schläge, Stösse oder dergleichen hervorgerufene Quetschungen und Schürfungen, ausser wenn sie keine weitere Folge haben als eine vorübergehende harmlose Störung des Wohlbefindens. Wo indessen die auch nur vorübergehende Störung einem krankhaften Zustand gleichkommt (zum Beispiel durch Zufügen von erheblichen Schmerzen), ist eine einfache Körperverletzung gegeben (Trechsel/Geth, Praxiskommentar Schweizerisches Strafgesetzbuch, 4. Aufl. 2021, N 2 zu Art. 123; BGE 103 IV 65 S. 70).”
“Tatbestände von Art. 122 und 123 StGB Den Tatbestand der schweren Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB erfüllt, wer vorsätzlich einen Menschen lebensgefährlich verletzt, den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt oder eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht. Auf Antrag ist wegen einfacher Körperverletzung zu bestrafen, wer vorsätzlich einen Menschen in anderer Weise an Körper oder Gesundheit schädigt (Art. 123 Ziff. 1 StGB). Der Täter wird von Amtes wegen verfolgt, wenn er Gift, eine Waffe oder einen gefährlichen Gegenstand gebraucht (Art. 123 Ziff. 2 StGB). Die schwere Körperverletzung gemäss Art. 122 StGB unterscheidet sich von der einfachen Körperverletzung nach Art. 123 StGB durch die Schwere des herbeigeführten Erfolgs. Die Abgrenzung von der einfachen Körperverletzung geschieht in der Weise, dass das Gesetz vorab lebensgefährliche Verletzungen als schwere Körperverletzungen bezeichnet (Abs.”
“Der tatbestandsmässige Erfolg liegt bei der fahrlässigen einfachen Körper- verletzung nach Art. 125 Abs. 1 StGB in Verbindung mit Art. 123 StGB im Eintritt der Schädigung des Körpers oder der Gesundheit eines Menschen, wobei die Ver- letzung weder die Voraussetzungen von Art. 122 StGB (schwere Körperverlet- zung) noch diejenigen von Art. 126 StGB (Tätlichkeit) erfüllt. Schwer ist eine Kör- perverletzung namentlich im Falle von lebensgefährlichen Verletzungen oder von bleibenden schweren Verletzungen von Organen, Gliedern oder Gesicht. Eine Tät- lichkeit andererseits liegt bei einer das allgemein übliche und gesellschaftlich ge- duldete Mass überschreitenden physischen Einwirkung auf einen Menschen vor, welche keine Schädigung des Körpers oder der Gesundheit zur Folge hat. Der Beschuldigte macht sich gemäss Art. 125 StGB nur strafbar, wenn er den Delikt- serfolg (Körperverletzung) mit seinem Verhalten auch kausal bewirkt hat. Ein Ver- halten ist im natürlichen Sinne kausal, wenn es nicht weggedacht werden kann, ohne dass auch der eingetretene Erfolg entfiele. Dieses Verhalten braucht nicht die alleinige oder unmittelbare Ursache des Erfolgs zu sein. Mit dieser Bedin- gungsformel (conditio sine qua non) wird ein hypothetischer Kausalzusammen- hang untersucht und dabei geprüft, was beim Weglassen bestimmter Tatsachen geschehen wäre.”
“Art. 123 Ziff. 1 StGB erfasst alle Körperverletzungen, die noch nicht als schwer im Sinne von Art. 122 StGB, aber auch nicht als blosse Tätlichkeiten im Sinne von Art. 126 StGB zu werten sind (Roth/Berkemeier, in: Basler Kommentar Strafrecht I, 4. Auflage 2018, Art. 123 StGB N 3 m.w.H.). Voraussetzung für eine einfache Körperverletzung nach Art. 123 StGB ist eine Verletzung oder Schädigung, die mindestens eine gewisse Behandlung und Heilungszeit erfordert, so etwa Knochenbrüche, aber auch Hirnerschütterungen, Quetschungen mit Blutergüssen und Schürfungen, sofern sie um einiges über blosse Kratzer hinausgehen (Roth/Berkemeier, a.a.O., Art. 123 StGB N 5 und 8 m.H.). Gemäss Art. 122 StGB macht sich der schweren Körperverletzung schuldig, wer einen Menschen lebensgefährlich verletzt (Abs. 1); wer den Körper, ein wichtiges Organ oder Glied eines Menschen verstümmelt oder ein wichtiges Organ oder Glied unbrauchbar macht, einen Menschen bleibend arbeitsunfähig, gebrechlich oder geisteskrank macht, das Gesicht eines Menschen arg und bleibend entstellt (Abs. 2); oder wer eine andere schwere Schädigung des Körpers oder der körperlichen oder geistigen Gesundheit eines Menschen verursacht (Abs. 3). Subjektiv ist (Eventual-) Vorsatz erforderlich, der sich auch auf die Qualifikationsmerkmale erstrecken muss. Auf den Inhalt des Vorsatzes wird mitunter aus dem Vorgehen geschlossen: «Wer dem Gegner mit brutaler Wucht die Faust ins Gesicht schlägt, sieht die Möglichkeit von zum mindesten einfachen Verletzungen so nahe vor sich, dass er sie billigt» (BGE 121 IV 249 E. 3b S. 255). Ob der Täter die Tatbestandsverwirklichung in Kauf genommen hat, muss das Gericht bei Fehlen eines Geständnisses des Berufungsklägers aufgrund der konkreten Umstände entscheiden.”
“En revanche, si le rapport de police, la dénonciation ou les propres constatations du ministère public amènent à retenir l'existence d'un soupçon suffisant, il incombe en principe à ce dernier d'ouvrir une instruction (art. 309 al. 1 let. a CPP). Cela implique que les indices de la commission d'une infraction soient importants et de nature concrète, ce qui n'est pas le cas de rumeurs ou de suppositions. Le soupçon initial doit reposer sur une base factuelle plausible, laissant apparaître la possibilité concrète qu'une infraction ait été commise (ATF 141 IV 87 consid. 1.3.1). Dans le doute, lorsque les conditions d'une non-entrée en matière ne sont pas réalisées avec une certitude absolue, l'instruction doit être ouverte (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.1 ; ATF 138 IV 86 consid. 4.1 ; ATF 137 IV 219 consid. 7). 4.2. L'art. 125 al. 2 CP punit d'office, quiconque, par négligence, fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé. Sont graves au sens de l'art. 125 al. 2 CP, les lésions corporelles qui satisfont aux exigences de l'art. 122 CP (ATF 93 IV 12). Des lésions corporelles sont graves si l'auteur a blessé une personne de façon à mettre sa vie en danger (art. 122 al. 1 CP), a mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants ou causé à une personne une incapacité de travail, une infirmité ou une maladie mentale permanentes, ou a défiguré une personne d'une façon grave et permanente (art. 122 al. 2 CP) ou encore a fait subir à une personne toute autre atteinte grave à l'intégrité corporelle ou à la santé physique ou mentale (art. 122 al. 3 CP). Les lésions corporelles simples sont celles qui ne peuvent être qualifiées de graves au sens de l'art. 122 CP, mais qui vont au-delà de l'atteinte physique ne causant pas de dommage à la santé qui caractérise les voies de fait (art. 126 CP). 4.3. En l'occurrence, aucun élément au dossier ne rend vraisemblable que l'erreur de médication aurait causé une atteinte grave à la santé du recourant. Il ressort au contraire des documents produits et des auditions menées qu'il a été en mesure de marcher jusque vers l'ambulance et que seul un état de somnolence a été constaté, à son arrivée aux urgences.”
Bei schweren gesundheitlichen Folgen (Art. 122 StGB) können technische Überwachungsmassnahmen angeordnet werden (vgl. Art. 269 StPO). Die besondere Gewalt des Tatmittels kann die hierfür erforderlichen schweren Verdachtsmomente stützen; zugleich sind Subsidiaritäts- und Verhältnismässigkeitsgesichtspunkte (ultima ratio) zu prüfen.
“Tel est le cas en l'occurrence, au vu des considérations qui suivent. 3. La recourante soutient en substance que la mise en oeuvre d'une surveillance téléphonique à son encontre violerait le principe de subsidiarité (art. 269 al. 1 let. c CPP). 3.1.1. Selon l'art. 269 al. 1 CPP, le ministère public peut ordonner la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication aux conditions suivantes : de graves soupçons laissent présumer que l'une des infractions visées à l'alinéa 2 de cette même disposition a été commise (let. a); cette mesure se justifie au regard de la gravité de l'infraction (let. b); les mesures prises jusqu'alors dans le cadre de l'instruction sont restées sans succès ou les recherches n'auraient aucune chance d'aboutir ou seraient excessivement difficiles en l'absence de surveillance (let. c). Seules les infractions visées par le catalogue exhaustif de l'art. 269 al. 2 CPP peuvent justifier une surveillance; parmi celles-ci figurent en particulier les lésions corporelles graves (art. 122 CP). 3.1.2. Ainsi, en sus des conditions posées à l'art. 269 al. 1 let. a et b CPP, une surveillance ne peut être autorisée que si elle respecte le principe de subsidiarité (art. 269 al. 1 let. c CPP). Celui-ci présuppose notamment que l'autorité examine d'abord si une autre mesure moins incisive peut atteindre le résultat recherché (ultima ratio; ATF 142 IV 289 consid. 2.3 p. 295 s.). Pour déterminer ensuite si ces mêmes indices permettent une surveillance secrète ou s'ils devraient être étayés préalablement, le stade de la procédure au moment où une telle mesure est sollicitée ne peut être ignoré. Il convient d'anticiper le défaut de résultat des démarches entreprises pour identifier les auteurs recherchés, motif qui permet d'ailleurs de rejeter tout grief en lien avec une éventuelle violation du principe de subsidiarité (cf. art. 269 al. 1 let. c CPP). 3.2. En l'espèce, l'infraction à l'origine de la surveillance querellée n'est pas contestée, ni son mode d'exécution particulièrement violent.”
“Sur le fond, il devait être acquitté dès lors qu'il avait été condamné pour des faits sur lesquels il n'avait jamais été mis en prévention, que le verdict reposait principalement sur des preuves inexploitables et qu'au demeurant l'infraction de lésion corporelles simples n'était pas réalisée faute d'intention et de lien de causalité entre les injures et les séquelles, au vu notamment de suivis psychologiques antérieurs. A______ conclut à l'octroi d'une indemnité en CHF 27'137.65 pour ses honoraires d'avocat durant la procédure. c. B______ conclut au rejet de l'appel, relevant que si son auteur avait requis le retrait des retranscriptions écrites des termes dénigrants et violents qu'il avait utilisés, celui-ci n'en contestait toutefois ni la teneur, ni la systématique, lesquelles ressortaient sans ambiguïté notamment du résumé dactylographié par ses propres soins, de l'audition des deux médecins et du résumé que le Tribunal a soumis au prévenu lors de l'audience de jugement. Par ailleurs, pour toute défense, il prétendait à une réciprocité dans l'injure qui ne trouvait aucune assise dans le dossier. En tout état, la Cour avait la faculté de demander l'apport des enregistrements afin de clore définitivement le débat. Au vu des importantes séquelles à sa santé et personnalité, l'infraction pouvait être qualifiée de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 CP, ce qui aurait justifié des mesures techniques de surveillance, de sorte que les enregistrements effectués par ses soins n'étaient pas inexploitables selon la pesée des intérêts en présence. En tout état, les transcriptions établies par ses soins, d'une part, et ses propres souvenirs et déclarations, d'autre part, n'avaient rien d'illégal ; il en allait de même des notes prises par les doctoresses lors des consultations et de leurs témoignages. Le but d'une instruction était justement d'établir les faits dans leur intégralité, celui d'un avis de prochaine clôture d'informer que ceux présentés sont réputés établis et suffisants pour la poursuite pénale. L'ordonnance pénale à laquelle l'appelant s'était opposée détaillait de manière exhaustive les faits pour lesquels il était poursuivi, permettant à ce dernier de solliciter d'éventuels actes d'instruction complémentaires et préparer sa défense. Ainsi, celui-ci ne pouvait prétendre avoir ignoré les charges retenues contre lui. B______ requiert une indemnité pour la procédure d'appel en CHF 4'800.”
Im vorliegenden Entscheid wurde festgestellt, dass mangels Vorliegens von Rechtfertigungs‑ oder Schuldausschlussgründen der Beschuldigte sich der versuchten schweren Körperverletzung nach Art. 122 StGB i.V.m. Art. 22 Abs. 1 schuldig machte.
“Mangels Vorliegens von Rechtfertigungs- oder Schuldausschlussgründen machte sich der Beschuldigte 1 demnach ferner der versuchten schweren Körper- verletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB schul- dig. E. Ergebnis 1.Damit hat sich der Beschuldigte 1 des Raufhandels im Sinne von Art. 133 Abs. 1 StGB; der Gewalt und Drohung gegen Behörden und Beamte im Sinne von Art. 285 Ziff. 1 StGB; sowie der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig gemacht. 2.Die Beschuldigte 2 hat sich ihrerseits des Raufhandels im Sinne von Art. 133 Abs. 1 StGB; sowie - 47 - der Gewalt und Drohung gegen Behörden und Beamte im Sinne von Art. 285 Ziff. 1 StGB schuldig gemacht. V. Strafzumessung und Vollzug A.Änderung des Sanktionenrechts Die Beschuldigten 1 und 2 haben die zu beurteilenden Straftaten vor Inkrafttreten der seit 1. Januar 2018 geltenden neuen Bestimmungen des allgemeinen Teils des Strafgesetzbuches (Änderung des Sanktionenrechts; AS 2016 1249) begangen. Das geltende (neue) Recht ist daher im konkreten Fall nur anzuwenden, sofern es für die beiden Beschuldigten zu einem günstigeren Ergebnis führt (Art.”
“Mangels Vorliegens von Rechtfertigungs- oder Schuldausschlussgründen machte sich der Beschuldigte 1 demnach ferner der versuchten schweren Körper- verletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB schul- dig. E. Ergebnis 1.Damit hat sich der Beschuldigte 1 des Raufhandels im Sinne von Art. 133 Abs. 1 StGB; der Gewalt und Drohung gegen Behörden und Beamte im Sinne von Art. 285 Ziff. 1 StGB; sowie der versuchten schweren Körperverletzung im Sinne von Art. 122 StGB in Verbindung mit Art. 22 Abs. 1 StGB schuldig gemacht. 2.Die Beschuldigte 2 hat sich ihrerseits des Raufhandels im Sinne von Art. 133 Abs. 1 StGB; sowie - 47 - der Gewalt und Drohung gegen Behörden und Beamte im Sinne von Art. 285 Ziff. 1 StGB schuldig gemacht. V. Strafzumessung und Vollzug A.Änderung des Sanktionenrechts Die Beschuldigten 1 und 2 haben die zu beurteilenden Straftaten vor Inkrafttreten der seit 1. Januar 2018 geltenden neuen Bestimmungen des allgemeinen Teils des Strafgesetzbuches (Änderung des Sanktionenrechts; AS 2016 1249) begangen. Das geltende (neue) Recht ist daher im konkreten Fall nur anzuwenden, sofern es für die beiden Beschuldigten zu einem günstigeren Ergebnis führt (Art. 2 Abs. 2 StGB; DONATSCH in: DONATSCH/HEIMGARTNER/ISENRING/WEDER [HRSG.], Kommen- tar zum StGB,”
Unterlässt der Staatsanwalt eine förmliche Entscheidung über die Verfolgung bestimmter, in der Anzeige gerügter Sachverhaltsaspekte (z. B. Einstellungs- oder Nichtanhandnahmeentscheid), ist dies unzulässig. Vielmehr muss das Verfahren diesbezüglich abgeklärt und ausdrücklich durch eine separate, formelle Entscheidung behandelt werden.
“également arrêts du Tribunal fédéral 6B_819/2018 du 25 janvier 2019 consid. 3.8 et 6B_84/2020 du 22 juin 2020 consid. 2.1.2). 5.2. En l'espèce, contrairement à ce que soutient le Ministère public, la problématique n'est pas celle d'une qualification juridique différente de faits, mais de faits précis – le lancer d'un objet métallique en direction de la recourante – non retenus dans la décision, sans qu'il ne soit clair, à la lecture de l'ordonnance querellée, s'ils ont été considérés comme non établis ou simplement été omis dans la subsomption juridique. Le chiffre 1 du dispositif de l'ordonnance querellée se limite à refuser l'entrée en matière sur les faits "en tant qu'ils concernent l'infraction de dommages à la propriété, s'agissant des dégâts causés sur la porte de l'appartement" de la recourante. La partie "en droit" de ladite ordonnance semble également se rapporter uniquement à cet aspect de la plainte de la recourante. Or, les motifs ayant conduit le Ministère public à écarter une infraction aux art. 122 CP ou 123 CP ne peuvent être inférés de l'ordonnance entreprise. La recourante – à qui le Ministère public a octroyé l'assistance judiciaire simultanément au prononcé de l'ordonnance querellée – n'était pas assistée d'un conseil durant la procédure préliminaire. Arabophone, elle a déposé plainte pénale lors d'une audition devant la police, sans qualifier les infractions dénoncées – ce qu'elle n'était pas tenue de faire –. Or, il ressort clairement de son audition du 6 novembre 2022 qu'elle reprochait au mis en cause d'avoir tenté de l'atteindre avec un objet métallique, qu'elle avait réussi à éviter et qui avait heurté la porte vitrée de l'immeuble. Dans ces circonstances, le Ministère public ne pouvait considérer, sans rendre une ordonnance séparée de classement ou de non-entrée en matière, que les infractions aux art. 122 CP, subsidiairement 123 CP, n'étaient pas réalisées. Par conséquent, le recours est fondé sur ce point. La cause sera renvoyée au Ministère public pour qu'il rende une décision formelle concernant l'éventuelle atteinte à l'intégrité corporelle de la recourante.”
“382 al. 1 CPP). 1.2.1. Lorsque le ministère public n'entend réprimer qu'une partie des faits dans le contexte d'une ordonnance pénale, il doit statuer conformément aux formes prévues par le CPP, c'est-à-dire prononcer simultanément une ordonnance pénale, d'une part, et une ordonnance de classement, d'autre part. Lorsque le ministère public ne rend pas deux décisions séparées mais une ordonnance pénale qui contient un classement implicite, la voie de droit ouverte à la partie plaignante pour contester ce classement est celle du recours ordinaire prévu à l'art. 322 al. 2 CPP (ATF 138 IV 241 consid. 2.4 à 2.6). 1.2.2. En l'occurrence, contrairement à ce que soutient le Ministère public, la problématique n'est pas celle d'une qualification juridique différente des faits, mais de faits non retenus dans la décision (faute de lien de causalité). Or, sans rendre une ordonnance de classement séparée, le Ministère public a considéré, dans son ordonnance pénale litigieuse, que l'infraction à l'art. 122 CP n'était pas réalisée. Partant, dans la mesure où la recourante reproche au Ministère public un classement implicite contenu dans l'ordonnance pénale du 23 avril 2020, et où son recours a été formé dans le délai prescrit (art. 385 al. 1 et 396 al. 1 CPP) - les formalités de notification (art. 85 al. 2 CPP) n'ayant pas été observées -, celui-ci est recevable (art. 322 al. 2 CPP). En conséquence, le recours contre l'ordonnance pénale en tant qu'elle classe l'infraction à l'art. 122 CP est recevable. 2. 2.1. Aux termes de l'art. 319 al. 1 let. b CPP, le ministère public ordonne le classement de tout ou partie de la procédure lorsque les éléments constitutifs d'une infraction ne sont pas réunis. La décision de classer la procédure doit être prise en application du principe "in dubio pro duriore", qui découle du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst. et art. 2 al. 2 CPP en relation avec les art. 319 al. 1 et 324 al. 1 CPP ; ATF 138 IV 86 consid. 4.2). Ce principe vaut également pour l'autorité judiciaire chargée de l'examen d'une décision de classement.”
Psychische Folgen können – zusammen mit körperlichen Beeinträchtigungen oder weiteren Umständen – in ihrer Kumulation eine «andere schwere Schädigung des Körpers oder der Gesundheit» i.S.v. Art. 122 Abs. 3 StGB bilden. Dies gilt etwa bei einer diagnostizierten posttraumatischen Belastungsstörung mit mittelgradiger depressiver Episode, länger andauernder Arbeitsunfähigkeit und erheblichen Einschränkungen im Alltagsleben.
“avis médical du 26 février 2024). Vu l'évolution de son état physique, l'intéressé devra vraisemblablement renoncer à réintégrer ses fonctions d'instructeur au sein de la police et doit s'attendre à une réorientation professionnelle vers des tâches de nature plus administrative. Sur le plan psychique, de nombreux symptômes caractéristiques d'un trouble de stress post-traumatique ont été relevés, l'intéressé présentant notamment une anxiété persistante, une humeur dépressive, une fatigue généralisée, des troubles significatifs du sommeil, une hypervigilance et des flashbacks (cf. attestations des 27 avril 2023 et 4 mars 2024). Si les lésions décrites supra n'ont pas mis sa vie concrètement en danger (art. 122 al. 1 CP) et ne peuvent pas non plus être considérées comme des lésions graves et permanentes (art. 122 al. 2 CP), le Tribunal considère que, prises dans leur ensemble, dites lésions revêtent une importance comparable pour pouvoir être qualifiées de graves sous l'angle de la clause générale prévue à l'art. 122 al. 3 CP. S'agissant de l'examen du lien de causalité, il ne fait aucun doute que les lésions subies par le plaignant trouvent leur origine dans le comportement du prévenu, l'intéressé ne souffrant d'ailleurs d'aucun problème particulier avant la survenance des faits. Ce sont dès lors bien ces derniers qui ont conduit à la péjoration de son état, tant sur le plan physique que psychique. Sur le plan subjectif, il y a lieu de retenir qu'en assénant un coup de poing au plaignant - alors que ce dernier était en état de décontraction et lui tournait le dos - et en l'étranglant, puis, une fois à terre, en continuant à se débattre avec violence, le prévenu a nécessairement envisagé et s'est, pour le moins, accommodé de lui causer des lésions graves. Les éléments constitutifs de lésions corporelles graves sont dès lors réalisés et le prévenu sera reconnu coupable de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 3 CP.”
“122 StGB zu verweisen (Urteil des Bundesgerichts 6B_135/2017 vom 20. November 2017, E. 2.1.1): Als eine von der Generalklausel im Sinne von Art. 122 Abs. 3 StGB einbezogene «andere schwere Schädigung des Körpers oder der Gesundheit» kommen nur Beeinträchtigungen in Betracht, die hinsichtlich ihrer Qualität mit den in den beiden ersten Absätzen der Bestimmung aufgeführten Verletzungen vergleichbar sind. Dazu werden u.a. lange Bewusstlosigkeit, schweres und lang dauerndes Krankenlager, ausserordentlich langer Heilungsprozess oder Arbeitsunfähigkeit während eines grossen Zeitraumes gezählt. Es muss anders als in Art. 122 Abs. 2 StGB, wonach unter anderem eine bleibende Arbeitsunfähigkeit erforderlich ist, weder die Arbeitsunfähigkeit voll noch die Invalidität dauernd sein. Mehrere Beeinträchtigungen, die für sich allein keine schwere Körperverletzung darstellen, können in ihrer Summierung eine solche sein. So können Arbeitsunfähigkeit und Invalidität insgesamt mit anderen Umständen (wie langes Krankenlager) den Tatbestand von Art. 122 Abs. 3 StGB erfüllen. Die Vorinstanz subsumierte zu Art. 122 Abs. 3 StGB Folgendes (Ziff. III.1.4 der erstinstanzlichen Urteilsbegründung, pag. 371): Der Privatkläger ist im Urteilszeitpunkt seit 17 Monaten zu 100% arbeitsunfähig. Er erlitt nach dem Vorfall eine posttraumatische Belastungsstörung, welche anfänglich mit einer schweren zwischenzeitlich mit einer mittelgradig depressiven Episode einhergeht. Seit dem Vorfall befindet sich der Privatkläger durchgehend in psychologischer Behandlung. Der Privatkläger wurde durch den Vorfall in seinem alltäglichen Leben massiv eingeschränkt. Durch die Angstzustände mied er anfänglich während mehreren Monaten jeglichen sozialen Kontakt bis auf den zu seiner Frau und hatte überhaupt grosse Mühe das Haus zu verlassen und Termine wahrzunehmen. Das Unterwegssein löste bei ihm grosse Stress-reaktionen aus, die sich in Herzrasen, Hyperventilation, Zittern und Ohnmachtsgefühlen manifestierten. Mit Blick auf die lange Arbeitsunfähigkeit von 17 Monaten und die psychologische Behandlung, welche nach wie vor andauern, den Beeinträchtigungen im alltäglichen Leben und der erlittenen posttraumatischen Belastungsstörung mit einer mittelgradigen depressiven Episode ist vorliegend von einer anderen schweren Schädigung der geistigen Gesundheit im Sinne der Generalklausel auszugehen.”
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