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Die Fortsetzung einer einmonatigen verdeckten Fahndung bedarf einer gerichtlichen Überprüfung durch die Staatsanwaltschaft.
“Estimant qu’elle ne pourrait que la reformuler en la paraphrasant, elle fait sienne la motivation détaillée et pertinente du Juge de police et s’y rallie (art. 82 al. 4 CPP) et la complète comme suit. 2.2. L’agent de police qui a abordé le prévenu à la suite de la publication de son annonce sur le site « petitesannonces.ch » était formé à la recherche secrète (DO 2000) et son attention a été attirée par le libellé de l’annonce du prévenu qui était suffisamment ambiguë (DO 2014). Il est évident que le prévenu n’allait pas publier une annonce claire et non codée pour rechercher un partenaire sexuel de moins de 16 ans sur un site ouvert à tout public ; les termes qu’il a utilisés dans son annonce, soit « Daddy cherche une queue de minet à sucer au jus », sont suffisamment explicites et reconnaissables des initiés pour éveiller les soupçons de la police quant aux véritables intentions de celui qui la publie. La formulation de l’art. 298b let. a CPP n’implique pas que l’infraction ait déjà été menée à son terme ; un vague soupçon est suffisant (cf. PC CPP, 2è éd. 2016, art. 298b CPP n. 4). Par conséquent, la police était fondée à agir pour connaître les intentions du prévenu quant à l’âge du « minet » recherché. D’ailleurs, les soupçons de l’agent de police se sont vérifiés puisque le prévenu a continué la conversation avec « C.________ » alors même que ce dernier lui a précisé être âgé de 14 ans. A.________ n’a pas été surpris et il n’a posé aucune question sur le fait qu’un mineur de 14 ans réponde à une annonce publiée sur un site érotique destiné à des majeurs. Au contraire, il lui a proposé une rencontre moins d’une heure après avoir eu connaissance de l’âge de son interlocuteur (DO 2012 et 2013). 2.3. Le Tribunal fédéral a récemment eu l’occasion de juger une cause similaire dans l’arrêt 7B_247/2022 du 12 septembre 2023. Il en ressort que le maintien de la communication de l’agent infiltré avec le prévenu est licite et l’agent de police est autorisé à s’assurer de ses véritables intentions (cf. consid. 4.2). Il n’est pas astreint à rester totalement passif (cf.”
Die Polizei darf aktive Kommunikation fortsetzen, um die tatsächlichen Absichten eines Verdächtigen abzuklären.
“Estimant qu’elle ne pourrait que la reformuler en la paraphrasant, elle fait sienne la motivation détaillée et pertinente du Juge de police et s’y rallie (art. 82 al. 4 CPP) et la complète comme suit. 2.2. L’agent de police qui a abordé le prévenu à la suite de la publication de son annonce sur le site « petitesannonces.ch » était formé à la recherche secrète (DO 2000) et son attention a été attirée par le libellé de l’annonce du prévenu qui était suffisamment ambiguë (DO 2014). Il est évident que le prévenu n’allait pas publier une annonce claire et non codée pour rechercher un partenaire sexuel de moins de 16 ans sur un site ouvert à tout public ; les termes qu’il a utilisés dans son annonce, soit « Daddy cherche une queue de minet à sucer au jus », sont suffisamment explicites et reconnaissables des initiés pour éveiller les soupçons de la police quant aux véritables intentions de celui qui la publie. La formulation de l’art. 298b let. a CPP n’implique pas que l’infraction ait déjà été menée à son terme ; un vague soupçon est suffisant (cf. PC CPP, 2è éd. 2016, art. 298b CPP n. 4). Par conséquent, la police était fondée à agir pour connaître les intentions du prévenu quant à l’âge du « minet » recherché. D’ailleurs, les soupçons de l’agent de police se sont vérifiés puisque le prévenu a continué la conversation avec « C.________ » alors même que ce dernier lui a précisé être âgé de 14 ans. A.________ n’a pas été surpris et il n’a posé aucune question sur le fait qu’un mineur de 14 ans réponde à une annonce publiée sur un site érotique destiné à des majeurs. Au contraire, il lui a proposé une rencontre moins d’une heure après avoir eu connaissance de l’âge de son interlocuteur (DO 2012 et 2013). 2.3. Le Tribunal fédéral a récemment eu l’occasion de juger une cause similaire dans l’arrêt 7B_247/2022 du 12 septembre 2023. Il en ressort que le maintien de la communication de l’agent infiltré avec le prévenu est licite et l’agent de police est autorisé à s’assurer de ses véritables intentions (cf. consid. 4.2). Il n’est pas astreint à rester totalement passif (cf.”
Die verdeckte Fahndung ist nur zulässig, wenn die konkreten gesetzlichen Voraussetzungen im Einzelfall erfüllt sind und konventionelle Ermittlungen bereits erfolglos waren oder deren Durchführung unzumutbar erschwert wäre (verdecke Fahndung als letztes Mittel).
“Quoi qu'il en soit, en affirmant que son annonce ne laissait pas présumer " qu'un crime ou un délit avait été commis ", le recourant perd de vue que si l'application de l'art. 298b al. 1 CPP est conditionnée par l'existence de soupçons qu'un crime ou un délit a été commis, cette condition ne doit pas être interprétée restrictivement. Hormis que la loi n'exige rien de plus qu'un soupçon, cette disposition trouve déjà application lorsqu'un crime ou un délit est en cours de commission (ATF 143 IV 27 consid. 2.5; JEANNERET/GAUTIER, in Commentaire romand Code de procédure pénale, 2e éd. 2019, no 12 ad art. 298b CPP). Quant aux recherches policières secrètes effectuées en amont de l'acquisition de ce soupçon, elles ne sont pas pour autant nécessairement illicites. La condition posée par l'art. 298b al. 1 let. a CPP n'a, en effet, pas pour fonction d'exclure toutes recherches préventives de la police, mais, en délimitant le champ d'application des règles fédérales uniformes du CPP, de respecter les compétences cantonales (ATF 143 IV 27 consid 2.5; TANJA KNODEL, in Basler Kommentar, Strafprozessordnung, 3e éd. 2023, no 6 ad art. 298b CPP; JEANNERET/GAUTIER, in Commentaire romand Code de procédure pénale, 2e éd.”
“Im Weiteren wurde die versäumte unmittelbare Protokollierung durch die spätere Stellungnahme oder Aktennotiz der Kantonspolizei in gewissem, hier relevanten Umfang geheilt. Dies, wenn einerseits beachtet wird, dass die Drittperson, die die Polizei auf eine mögliche Straftat hinwies (den Tatverdacht äusserte), anonym bleiben wollte und dementsprechend wohl auch nicht zu einer protokollarischen Befragung bereit war. Auch bei einer unmittelbar nach Eingang des Hinweises erstellten Aktennotiz wäre daher die Person des Hinweisgebers namentlich nicht bekannt und es wäre somit nicht abschliessend verifizierbar, ob es sich dabei um eine aussenstehende Drittperson oder um eine Polizistin oder einen Polizisten gehandelt hat. Der Beschwerdeführer wurde durch die fehlende Protokollierung daher insofern, als es um die Feststellung geht, ob im frühen Stadium der Ermittlungen ein vager Anfangsverdacht bestand, nicht von einer wirksamen Verteidigung abgehalten oder in seinen Verteidigungsrechten eingeschränkt. Im vorliegenden Verfahren geht es um die Frage, ob ein Tatverdacht im Sinn von Art. 298b Abs. 1 StPO bestand. Nicht zu beantworten ist hingegen, ob die Anonymität der Person des Hinweisgebers im weiteren Strafverfahren aufrechterhalten werden kann, oder ob, wie vom Beschwerdeführer gefordert, der Hinweisgeber als Zeuge oder Auskunftsperson einzuvernehmen sein wird. Mit der vorstehend referierten Rechtsprechung ist es zumindest fraglich, ob die anonymen, vertraulichen Quellen als Grundlage für den fortbestehenden Tatverdacht und schliesslich einer Verurteilung genügen. Das braucht hier aber nicht entschieden zu werden. Aufgrund des vorliegenden Sachverhalts sowie der vorerwähnten Rechtslage und Rechtsdogmatik begründete der anonyme Hinweis auf eine konkrete Straftat (sexuelle Handlungen mit Kindern unter Hinweis auf die Chat-Plattform, den Usernamen und einen Wohnort im Kanton Thurgau) gegen den Beschwerdeführer als im Kanton Thurgau wohnhaften Nutzer der fraglichen Chatplattform den Anfangsverdacht, dass er auf besagter Chatplattform offensiv den Kontakt zu Minderjährigen sucht, um allenfalls ein persönliches Treffen zu terminieren, anlässlich dessen es zu sexuellen Handlungen mit eben diesen Minderjährigen kommt.”
“Gleichwohl interessant ist der folgende Passus: "Die Nennung der E-Mail-Adresse durch den Beschwerdegegner war zwar geeignet, dessen Identifikation zu ermöglichen, sie begründete jedoch (noch) keinen Anfangsverdacht. Der Polizeieinsatz im Chat richtete sich folglich entgegen der Ansicht des Beschwerdegegners noch nicht nach der StPO. Um 14.46 Uhr sandte der Beschwerdegegner "Sabrina" ein Bild seines nackten Penis per E-Mail, im vermeintlichen Wissen darum, dass das Mädchen (erst) 14 Jahre alt war. Die Vorinstanz nimmt an, dass dieser Bildversand durch den Beschwerdegegner einen (Anfangs-)Verdacht auf die Begehung eines Verbrechens oder Vergehens begründete, nämlich den Verdacht auf versuchte Pornographie gemäss aArt. 197 Ziff. 1 StGB. Sie geht deshalb davon aus, dass der zunächst präventiv-polizeiliche Internet-Einsatz nach § 32d PolG/ZH zu diesem Zeitpunkt in eine strafprozessuale Fahndung nach Art. 298a ff. StPO überging. Diese Annahme ist – auch nach der Ansicht der Beschwerdeführerin – nicht zu beanstanden". Gemäss dem Urteil des Bundesgerichts 1B_404/2021 vom 19. Oktober 2021 E. 3.2 regelt die StPO die verdeckte Fahndung, wenn ein vager Verdacht besteht, dass eine Straftat begangen wurde. Art. 298b Abs. 1 lit. a StPO setze jedoch nicht voraus, dass die Straftat bereits abgeschlossen sei, da verdeckte Ermittlungen auch dann begründet werden könnten, wenn nur ein Verdacht bestehe, dass die Straftat noch nicht abgeschlossen sei. Das Kantonsgericht Freiburg führte in seinem Urteil 502 2023 77 vom 17. Mai 2023 in E. 3.2.1.4 aus, das Kriterium, anhand dessen bestimmt werde, ob die von der Polizei durchgeführten Handlungen unter das kantonale oder das Bundesrecht fallen würden, sei das Vorliegen eines Verdachts, der auf eine begangene Straftat hindeute. Die von der Polizei durchgeführten Handlungen könnten nur dann als verdeckte Überwachungsmassnahmen im Sinn der StPO eingestuft werden, wenn sie der Aufklärung einer bereits begangenen Straftat dienten. Die StPO regle die verdeckte Fahndung, wenn ein vager Verdacht bestehe, dass eine Straftat begangen worden sei. Art. 298b Abs. 1 lit. a StPO setze jedoch nicht voraus, dass die Straftat bereits abgeschlossen sei, da eine verdeckte Ermittlung auch dann begründet sein könne, wenn nur ein Verdacht bestehe, dass die Straftat noch nicht abgeschlossen sei.”
“Die Voraussetzungen für die Anordnung einer verdeckten Fahndung nach Art. 298b Abs. 1 StPO waren dem Gesagten zufolge erfüllt.”
Die Fristbegrenzung des Art. 298b Abs. 2 StPO dient der gerichtlichen Kontrolle von Polizeiermittlungen; dauern diese länger als ein Monat, ist für deren Fortsetzung die Staatsanwaltschaft zuständig, auch wenn die Ermittlungen anfänglich von der Polizei autorisiert wurden (die Polizeibewilligung ist zeitlich befristet).
“En l'espèce, la première phase des recherches, durant laquelle un agent se présentant sous le profil d'un mineur est entré en contact avec le recourant relevait des recherches secrètes préventives. La mise en route de ces investigations n'a pas fait l'objet d'un contrôle par le juge mais la décision n'en reposait pas moins sur une base légale définissant les conditions de telles mesures. Si l'autorisation a été donnée par la police elle-même, elle ne pouvait l'être que pour une durée déterminée d'un mois, après quoi c'est au ministère public que serait revenue la compétence d'en autoriser la poursuite (cf. art. 33b LPol/FR; art. 298b al. 2 CPP; v. supra consid. 2.4.5 s.). Ces investigations ont ainsi été effectuées dans un cadre procédural clair et prévisible (cf. arrêts CEDH Texeira de Castro c. Portugal du 9 juin 1998 [requête n° 25829/94] § 38; Ramanauskas c. Lituanie [Grande Chambre] du 5 février 2008 [requête no 74420/01] § 64; Vanyan c. Russie, du 15 mars 2006 [requête no 53203/99], § 46 et 47).”
Verdeckte präventive Polizeirecherchen/Präventionsrecherchen sind zulässig, sofern eine kantonale Rechtsgrundlage besteht und die übrigen Voraussetzungen, namentlich die Verhältnismässigkeit (Art. 36 BV), gewahrt sind.
“Quoi qu'il en soit, en affirmant que son annonce ne laissait pas présumer " qu'un crime ou un délit avait été commis ", le recourant perd de vue que si l'application de l'art. 298b al. 1 CPP est conditionnée par l'existence de soupçons qu'un crime ou un délit a été commis, cette condition ne doit pas être interprétée restrictivement. Hormis que la loi n'exige rien de plus qu'un soupçon, cette disposition trouve déjà application lorsqu'un crime ou un délit est en cours de commission (ATF 143 IV 27 consid. 2.5; JEANNERET/GAUTIER, in Commentaire romand Code de procédure pénale, 2e éd. 2019, no 12 ad art. 298b CPP). Quant aux recherches policières secrètes effectuées en amont de l'acquisition de ce soupçon, elles ne sont pas pour autant nécessairement illicites. La condition posée par l'art. 298b al. 1 let. a CPP n'a, en effet, pas pour fonction d'exclure toutes recherches préventives de la police, mais, en délimitant le champ d'application des règles fédérales uniformes du CPP, de respecter les compétences cantonales (ATF 143 IV 27 consid 2.5; TANJA KNODEL, in Basler Kommentar, Strafprozessordnung, 3e éd. 2023, no 6 ad art. 298b CPP; JEANNERET/GAUTIER, in Commentaire romand Code de procédure pénale, 2e éd. 2019, no 12 ad art. 298b CPP). De telles recherches préventives secrètes, qui sont fréquentes dans le domaine de la surveillance des communications sur des sites de rencontre en vue de protéger l'intégrité sexuelle des mineurs (cf. ATF 143 IV 27 consid. 4.1.3; KNODEL, loc. cit.), sont ainsi licites pour peu qu'elles reposent sur une base légale cantonale et répondent aux autres exigences posées par l'art.”
Die verdeckte Fahndung nach Art. 298b StPO setzt einen strafprozessualen Anfangsverdacht voraus.
“285a StPO liegt vor, wenn Angehörige der Polizei oder Personen, die vorübergehend für polizeiliche Aufgaben angestellt sind, unter Verwendung einer durch Urkunden abgesicherten falschen Identität (Legende) durch täuschendes Verhalten zu Personen Kontakte knüpfen mit dem Ziel, ein Vertrauensverhältnis aufzubauen und in ein kriminelles Umfeld einzudringen, um besonders schwere Straftaten aufzuklären. Um eine nicht genehmigungsbedürftige verdeckte Fahndung gemäss Art. 298a StPO handelt es sich hingegen, wenn Polizeiangehörige im Rahmen kurzer Einsätze ohne Erkennbarkeit ihrer wahren Identität und Funktion Verbrechen und Vergehen aufzuklären versuchen und dabei insbesondere Scheingeschäfte abschliessen oder den Willen zum Abschluss vortäuschen (Abs. 1). Verdeckte Fahnderinnen oder Fahnder werden nicht mit einer Legende ausgestattet (Abs. 2 Satz 1); sie bedienen sich jedoch einfacher Lügen, indem sie etwa über ihr Geschlecht, ihr Alter und ihren Wohnort unwahre Angaben machen oder in Chat-Räumen beispielsweise ein Pseudonym verwenden. Die Voraussetzungen für diese verdeckte Fahndung finden sich in Art. 298b StPO. Das entscheidende Abgrenzungskriterium für die Anwendbarkeit der StPO gegenüber der hier von der Staatsanwaltschaft ausgeschlossenen präventiven Vorermittlung nach kantonalem Polizeirecht ist der strafprozessuale Anfangsverdacht. Die Bestimmungen der StPO über die verdeckte (Ermittlung und) Fahndung finden nur Anwendung, wenn ein Tatverdacht vorliegt. Verdeckte (Ermittlung und) Fahndung sind lediglich zur Abklärung bereits begangener oder in Ausführung begriffener Straftaten zulässig. Erfolgen Ermittlungshandlungen vor Vorliegen eines Tatverdachts im Rahmen einer Kontaktnahme oder Vorermittlung zur Verhütung künftiger Straftaten, handelt es sich nicht um Massnahmen des Strafprozessrechts, sondern um eine klassische präventive polizeiliche Tätigkeit. Die Kompetenz zu ihrer Regelung liegt bei den Kantonen. In BGE 143 IV 27 ging es – anders als hier – um einen Fall präventiver Vorermittlung nach dem PolG ZH. Gleichwohl interessant ist der folgende Passus: "Die Nennung der E-Mail-Adresse durch den Beschwerdegegner war zwar geeignet, dessen Identifikation zu ermöglichen, sie begründete jedoch (noch) keinen Anfangsverdacht.”
Für die Anordnung einer verdeckten Fahndung genügt strafprozessualer Anfangsverdacht; auch ein bloss vager oder nur aus anonymem Hinweis bzw. konkreten Verdachtsmomenten resultierender Verdacht kann ausreichend sein.
“Quoi qu'il en soit, en affirmant que son annonce ne laissait pas présumer " qu'un crime ou un délit avait été commis ", le recourant perd de vue que si l'application de l'art. 298b al. 1 CPP est conditionnée par l'existence de soupçons qu'un crime ou un délit a été commis, cette condition ne doit pas être interprétée restrictivement. Hormis que la loi n'exige rien de plus qu'un soupçon, cette disposition trouve déjà application lorsqu'un crime ou un délit est en cours de commission (ATF 143 IV 27 consid. 2.5; JEANNERET/GAUTIER, in Commentaire romand Code de procédure pénale, 2e éd. 2019, no 12 ad art. 298b CPP). Quant aux recherches policières secrètes effectuées en amont de l'acquisition de ce soupçon, elles ne sont pas pour autant nécessairement illicites. La condition posée par l'art. 298b al. 1 let. a CPP n'a, en effet, pas pour fonction d'exclure toutes recherches préventives de la police, mais, en délimitant le champ d'application des règles fédérales uniformes du CPP, de respecter les compétences cantonales (ATF 143 IV 27 consid 2.5; TANJA KNODEL, in Basler Kommentar, Strafprozessordnung, 3e éd. 2023, no 6 ad art. 298b CPP; JEANNERET/GAUTIER, in Commentaire romand Code de procédure pénale, 2e éd.”
“Im Weiteren wurde die versäumte unmittelbare Protokollierung durch die spätere Stellungnahme oder Aktennotiz der Kantonspolizei in gewissem, hier relevanten Umfang geheilt. Dies, wenn einerseits beachtet wird, dass die Drittperson, die die Polizei auf eine mögliche Straftat hinwies (den Tatverdacht äusserte), anonym bleiben wollte und dementsprechend wohl auch nicht zu einer protokollarischen Befragung bereit war. Auch bei einer unmittelbar nach Eingang des Hinweises erstellten Aktennotiz wäre daher die Person des Hinweisgebers namentlich nicht bekannt und es wäre somit nicht abschliessend verifizierbar, ob es sich dabei um eine aussenstehende Drittperson oder um eine Polizistin oder einen Polizisten gehandelt hat. Der Beschwerdeführer wurde durch die fehlende Protokollierung daher insofern, als es um die Feststellung geht, ob im frühen Stadium der Ermittlungen ein vager Anfangsverdacht bestand, nicht von einer wirksamen Verteidigung abgehalten oder in seinen Verteidigungsrechten eingeschränkt. Im vorliegenden Verfahren geht es um die Frage, ob ein Tatverdacht im Sinn von Art. 298b Abs. 1 StPO bestand. Nicht zu beantworten ist hingegen, ob die Anonymität der Person des Hinweisgebers im weiteren Strafverfahren aufrechterhalten werden kann, oder ob, wie vom Beschwerdeführer gefordert, der Hinweisgeber als Zeuge oder Auskunftsperson einzuvernehmen sein wird. Mit der vorstehend referierten Rechtsprechung ist es zumindest fraglich, ob die anonymen, vertraulichen Quellen als Grundlage für den fortbestehenden Tatverdacht und schliesslich einer Verurteilung genügen. Das braucht hier aber nicht entschieden zu werden. Aufgrund des vorliegenden Sachverhalts sowie der vorerwähnten Rechtslage und Rechtsdogmatik begründete der anonyme Hinweis auf eine konkrete Straftat (sexuelle Handlungen mit Kindern unter Hinweis auf die Chat-Plattform, den Usernamen und einen Wohnort im Kanton Thurgau) gegen den Beschwerdeführer als im Kanton Thurgau wohnhaften Nutzer der fraglichen Chatplattform den Anfangsverdacht, dass er auf besagter Chatplattform offensiv den Kontakt zu Minderjährigen sucht, um allenfalls ein persönliches Treffen zu terminieren, anlässlich dessen es zu sexuellen Handlungen mit eben diesen Minderjährigen kommt.”
“Gleichwohl interessant ist der folgende Passus: "Die Nennung der E-Mail-Adresse durch den Beschwerdegegner war zwar geeignet, dessen Identifikation zu ermöglichen, sie begründete jedoch (noch) keinen Anfangsverdacht. Der Polizeieinsatz im Chat richtete sich folglich entgegen der Ansicht des Beschwerdegegners noch nicht nach der StPO. Um 14.46 Uhr sandte der Beschwerdegegner "Sabrina" ein Bild seines nackten Penis per E-Mail, im vermeintlichen Wissen darum, dass das Mädchen (erst) 14 Jahre alt war. Die Vorinstanz nimmt an, dass dieser Bildversand durch den Beschwerdegegner einen (Anfangs-)Verdacht auf die Begehung eines Verbrechens oder Vergehens begründete, nämlich den Verdacht auf versuchte Pornographie gemäss aArt. 197 Ziff. 1 StGB. Sie geht deshalb davon aus, dass der zunächst präventiv-polizeiliche Internet-Einsatz nach § 32d PolG/ZH zu diesem Zeitpunkt in eine strafprozessuale Fahndung nach Art. 298a ff. StPO überging. Diese Annahme ist – auch nach der Ansicht der Beschwerdeführerin – nicht zu beanstanden". Gemäss dem Urteil des Bundesgerichts 1B_404/2021 vom 19. Oktober 2021 E. 3.2 regelt die StPO die verdeckte Fahndung, wenn ein vager Verdacht besteht, dass eine Straftat begangen wurde. Art. 298b Abs. 1 lit. a StPO setze jedoch nicht voraus, dass die Straftat bereits abgeschlossen sei, da verdeckte Ermittlungen auch dann begründet werden könnten, wenn nur ein Verdacht bestehe, dass die Straftat noch nicht abgeschlossen sei. Das Kantonsgericht Freiburg führte in seinem Urteil 502 2023 77 vom 17. Mai 2023 in E. 3.2.1.4 aus, das Kriterium, anhand dessen bestimmt werde, ob die von der Polizei durchgeführten Handlungen unter das kantonale oder das Bundesrecht fallen würden, sei das Vorliegen eines Verdachts, der auf eine begangene Straftat hindeute. Die von der Polizei durchgeführten Handlungen könnten nur dann als verdeckte Überwachungsmassnahmen im Sinn der StPO eingestuft werden, wenn sie der Aufklärung einer bereits begangenen Straftat dienten. Die StPO regle die verdeckte Fahndung, wenn ein vager Verdacht bestehe, dass eine Straftat begangen worden sei. Art. 298b Abs. 1 lit. a StPO setze jedoch nicht voraus, dass die Straftat bereits abgeschlossen sei, da eine verdeckte Ermittlung auch dann begründet sein könne, wenn nur ein Verdacht bestehe, dass die Straftat noch nicht abgeschlossen sei.”
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